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Toujours plus lourd, le fardeau de la dette des pays les plus pauvres

https://www.financialafrik.com 62 milliards de dollars dont plus de 66% dus à la seule Chine. C’est le montant du service de la dette des pays les plus pauvres en 2022. Selon le nouveau rapport sur la dette internationale de la Banque mondiale, ce montant est en augmentation de 35% sur une année soit la plus forte progression depuis 2000, peu après le lancement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

Les pays les plus pauvres sont ceux éligibles aux financements de l’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel de la Banque Mondiale. Fin 2021, la dette extérieure de ces pays s’élevait à 9 000 milliards de dollars, soit plus du double de son montant d’il y a dix ans. Le rapport estime que 60 % des pays les plus pauvres sont actuellement exposés à un risque élevé de surendettement ou sont déjà surendettés.

Le document révèle ainsi qu’à la fin de l’année 2021, les paiements du service de la dette extérieure à long terme publique et garantie par l’État des pays éligibles à l’IDA s’élevaient à 46,2 milliards de dollars, soit l’équivalent de 10,3 % de leurs exportations de biens et services et de 1,8 % de leur revenu national brut (RNB). Ces pourcentages sont en nette augmentation par rapport à 2010, quand ils étaient respectivement de 3,2 % et 0,7 %. En 2022, le service de la dette des pays IDA devrait augmenter de 35 % pour atteindre plus de 62 milliards de dollars, c’est-à-dire l’une des plus fortes progressions annuelles de ces deux dernières décennies. La Chine devrait représenter 66 % des paiements dus au service de la dette publique bilatérale dans les pays IDA. L’Empire du Milieu qui a pourtant officiellement annulé la dette de nombreux pays africains reste le principal prêteur bilatéral des pays IDA fin 2021 avec 49 % de leur encours de dette bilatérale, contre 18 % en 2010. Face à la forte montée du service de la dette aggravée par la hausse des taux d’intérêt, la Banque Mondiale conseille de privilégier certaines dépenses. « La crise de la dette à laquelle sont confrontés les pays en développement s’est aggravée », souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass. « Une approche globale est nécessaire pour résorber la dette, accroître la transparence et faciliter une restructuration plus rapide, afin que les pays puissent privilégier les dépenses qui soutiennent la croissance et réduisent la pauvreté. À défaut, de nombreux pays et leurs gouvernements seront en butte à une crise budgétaire et à l’instabilité politique, et des millions de personnes sombreront dans la pauvreté. » La croissance mondiale a fortement marqué le pas en 2022. Alors que le monde est confronté à un resserrement général des politiques monétaires et budgétaires sans précédent depuis 50 ans, le risque d’une récession planétaire l’année prochaine s’est amplifié. La dépréciation des devises a aggravé la situation de nombreux pays en développement dont la dette est libellée en dollars. Par conséquent, l’amélioration du ratio dette/RNB en 2021 est probablement temporaire. Au cours de la dernière décennie, la composition de la dette des pays IDA a considérablement changé. Ainsi, la part de la dette extérieure contractée auprès de créanciers privés a fortement progressé  : fin 2021, les économies à revenu faible et intermédiaire devaient 61 % de leur dette publique et garantie par l’État à des prêteurs privés, soit une augmentation de 15 points de pourcentage par rapport à 2010. Dans les pays éligibles à l’IDA, 21 % de la dette extérieure était due à des créanciers privés à la fin de l’année dernière, soit 16 points de plus qu’en 2010.

THÉRÈSE FAYE DIOUF PRÉSENTE LE FOGALOG À PARIS

https://emedia.sn Thérèse Faye Diouf, Administrateur Général du Fongip était, ce samedi à Paris, à la tête d’une délégation comprenant quelques Directeurs du FONGIP, à la cérémonie de remise de clés à des Sénégalais de la Diaspora, dans le cadre du programme des 100.000 logements. S’exprimant à cette occasion, es revenu sur les contours du FOGALOG à travers lequel le FONGIP joue un rôle majeur dans cette ambitieuse politique de l’Etat du Sénégal pour faciliter le logement à nos compatriotes, notamment ceux vivant à l’extérieur. « Je rappelle que le FONGIP est chargé de la mise en œuvre du mécanisme de financement des acquéreurs de logements, à travers son sous-Fonds de Garantie pour l’Accès au Logement, dénommé « FOGALOG ». La présence du FONGIP, ici à Paris, se justifie donc amplement et témoigne de notre engagement résolu à jouer convenablement notre partition dans la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière d’accès des Sénégalais de l’extérieur au logement », a-t-elle soutenu. Avant de poursuivre  : « pour faire écho à la volonté du Chef de l’Etat, le FONGIP et le Fonds pour l’Habitat Social (FHS) ont signé une convention de gestion, le 16 février 2021, dans le but de faciliter l’acquisition des logements sociaux, à travers l’octroi de crédits hypothécaires. Dans le même sillage, le FONGIP a aussi signé des conventions de garantie avec quatre (05) banques établies au Sénégal, en vue d’opérationnaliser l’accord-cadre signé le 4 octobre 2021, entre le FONGIP, le FHS et l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Sénégal (APBEFS) ». Thérèse Faye Diouf a rappelé que cet accord-cadre a défini quatre (4) guichets pour mieux encadrer et sécuriser les différentes interventions dans le cadre de cet important programme. Il s’agit précisément  : du guichet des personnes à revenus irréguliers avec une quotité de garantie de 50% ; pour ce guichet il faut noter la mise en place d’un mécanisme incitatif d’accompagnement des femmes acquéreurs avec un relèvement de la quotité de garantie à 60 % ; du guichet des salariés à revenus modestes avec une quotité de garantie de 35 % ; du guichet des Sénégalais de l’extérieur avec une quotité de 50 % ; du guichet des adhérents des coopératives d’habitat avec une quotité fixée en fonction du profil de risque de chaque coopérative. « Pour l’opérationnalisation du guichet des Sénégalais de l’extérieur à qui 20 % des logements sont exclusivement réservés, le FONGIP a procédé, le 06 septembre 2022, voilà près de trois mois, jour pour jour, à la signature d’une convention de garantie portefeuille avec l’UM-PAMECAS. Il me plait de rappeler que cette convention, qui a principalement pour objectif de faciliter le financement de l’acquisition de logements construits par la Société d’Aménagement et de gestion (SAGE Immobilier SA), concerne exclusivement les Sénégalais de l’extérieur avec une quotité de garantie 50% et un plafond de défaut de 30 % du portefeuille garanti », a-t-elle dit. Pour finir, elle a réitéré leur engagement et leur entière disponibilité à instruire avec célérité les dossiers des demandeurs de crédits pour l’accès au logement. CMS

Commande publique : l’ARMP capitalise l’expertise française

https://www.sudquotidien.sn L’Autorité de régulation des marchés publics (Arm) a organisé samedi dernier, à Dakar une conférence sur la commande publique à l’institut de régulation des marchés publics.

L’Armp tient à se performer. Et pour ce faire, elle a organisé samedi dernier une conférence dont l’objectif est de s’inspirer de ce qui se fait de meilleure en matière de passation des marchés publics en France.

A ce savoir-faire, Mansour Diop, premier président de l’autorité de régulation des marchés publics (Armp) de soutenir ceci  :  « On a besoin de s’améliorer parce que les marchés publics c’est un domaine par essence évolutif ». Donc, « s’inspirer de ce qui se fait ailleurs pour s’améliorer, pour renforcer le dispositif qu’on a, qui est un dispositif qui est à mon avis pertinent, qui est efficace, mais qui a besoin parfois sur certains aspects d’être développé », a-t-il expliqué. Pour ce qui est de la dématérialisation qu’estimant n’avoir pas été saisi par l’Armp, M. Diop se dit rassurer par le projet décrit par le directeur des Statistiques et de la documentation en l’occurrence Ousseynou Cissé. A l’en croire, « ce projet à terme va nous valoir un dispositif extrêmement pertinent et adapté. Parce que dans ce domaine si tu y vas un peu de la transparence, il y va également de l’efficacité des procédures ». Le professeur Abdoulaye Sakho, non mois Directeur de l’institut de régulation des marchés publics donnant son avis sur la flexibilité ou non du code des marchés publics sénégalais dit ceci  :  « Le code des marchés est flexible mais par moment il est assez rigide aussi. Tout dépend de la phase dans laquelle on est. Mais, c’est un bon code actuellement d’autant plus que sur la base de ce code, l’Armp a fait d’énormes progrès dans le contrôle ». Ce qui, à ces yeux lui fait dire que « le code n’est pas mauvais ». Mais, « c’est peut-être la manière dont on applique qui ne ménage pas les choses », a relevé l’expert en commande public. Sous ce rapport M. Sakho n’exclut pas des changements à ce niveau, car selon lui, « plus on avancera, peut-être on aura besoin de modifié certaines choses. On a parlé de la dématérialisation, elle est là. Il faut la faire de manière très intelligente. Il faudra utiliser les dispositions sur le code des marchés publics pour peut-être des objectifs économiques », a-t-il recommandé. Répondant à la question de savoir ce qu’il y a à éviter dans les marchés PPP Me Charles Eric Thoor, avocat  collaborateur Sénior (Cabinet Bignon Lebray France), indique  : « Le PPP c’est une très belle formule. C’est une manière de commander des ouvrages techniques de haut niveau et également d’avoir une exploitation qui vient derrière par des professionnels. Donc, ce n’est pas une formule à condamner bien au contraire, elle doit être encouragé et poursuivi ». Concernant les risques de l’asymétrie entre les différents acteurs, il soutient  : « Il faut être conscient qu’un PPP c’est un contrat qui est engageant pour les finances publiques. On n’utilise pas un PPP pour aller acheter des légumes dans la cantine on utilise un PPP pour aller construire de l’infrastructure. Et qui dit projet d’infrastructures dit attention particulière.Ousmane Goudiaby

Maroc : Le fisc démantèle une grosse fraude dans les assurances

https://www.financialafrik.com  Pendant des années, les compagnies d’assurance adossées aux groupes bancaires du Royaume organisaient des montages fiscaux agressifs sur les rachats partiels des placements d’épargne-retraite de leurs clients, cadres et salariés de leurs maisons mères. La Direction Générale des Impôts (DGI) a démasqué cette « ingénierie » qui a coûté 60 millions de dollars au Trésor marocain en trois ans. Et ce n’est qu’une estimation partielle. Les premières notifications de redressements fiscaux sont parties. La peur gagne par ailleurs les professions libérales où se recrutent les clients des placements d’assurance-vie. Elles redoutent qu’elles soient la prochaine cible du fisc.     600 Par Abashi Shamamba

La Diaspora sénégalaise d’Espagne vent debout contre Aïssata TALL SALL

http://www.walf-groupe.com A l’hémicycle lors de l’examen du budget du ministère des Affaires étrangères, le député de la 15ème région, Amadou Diallo, avait dénoncé la volonté de l’Etat de déplacer le Consulat général qui se trouve à Madrid vers Barcelone. Malgré cet appel, l’Etat semble faire la sourde oreille. C’est pourquoi, les Sénégalais établis à Madrid ont haussé le ton. Ndiawar Seck et ses camarades ont qualifié cette décision d’«injuste, irréfléchie et impopulaire qui va porter préjudice à presque toute la communauté sénégalaise en Espagne». Ils ont suggéré au ministre des Affaires étrangères et au gouvernement la création de Consulats honoraires partout en Espagne en lieu et place de déplacer le Consulat général à Barcelone. La patronne de la diplomatie sénégalaise, Me Aïssata Tall Sall, avait annoncé que le Consulat général sis à Madrid sera déplacé à Barcelone.Magib GAYE 

THÉÂTRE-ABSENCE DE POLITIQUE CULTURELLE, PROBLÈMES DE VISA…Diagnostic des maux dans les pays arabes et africains 

https://www.enqueteplus.com Les difficultés rencontrées par les dramaturges africains et arabes pour diffuser leurs œuvres, en particulier en dehors des frontières de leur pays, ont été étalées lors d’un colloque organisé dans le cadre des Journées théâtrales de Carthage 2022. En vue d’examiner les pistes de production et de distribution des théâtrales dans les pays arabes et africains, les Journées théâtrales de Carthage 2022 consacrent un symposium sur la question. Lors du colloque d’ouverture, les intervenants ont d’abord pointé du doigt l’absence d’une politique culturelle dans la plupart des pays.

‘’Il est important que nos gouvernements mettent en place des politiques culturelles, parce que la politique est le pont de ce monde.

Quand le monde se meurt avec toutes sortes de guerres, c’est dans des espaces comme ça (JTC) que les gens peuvent se rencontrer’’, déclare la comédienne sénégalaise Patricia Gomis. Elle regrette une léthargie du théâtre dans son pays. ‘’Le Sénégal a été un des pays phares du théâtre dans les années 1960. Nous avions des compagnies qui tournaient dans le monde entier. Aujourd’hui, le théâtre sénégalais est en train de mourir. Et c’est triste pour un pays qui a eu un président poète qui a défendu le théâtre dans le monde’’, dit-elle. ‘’Il faut qu’on se réveille et qu’on rouvre ces pages de la culture et du théâtre’’, poursuit-elle. Hugues Serge Limbvani est le directeur du Festival international de théâtre-danse-cirque du Congo-Maloba. Il a abondé dans le même sens. ‘’Le théâtre africain vit aujourd’hui une période très compliquée. Parce qu’il y a une baisse drastique des moyens de financement qui nous permettent de renouveler ses formes et de se déployer dans le monde. Du coup, les formes sont changées. Il n’y a plus de rêve. On fait des spectacles réduits. C’est lié au manque de politique culturelle dans nos États’’, peste-t-il. En effet, bien que certains pays aient connu quelques tentatives d’autonomie artistique et économique au niveau des structures théâtrales, celles-ci se limitent à des initiatives individuelles et ne sont pas en mesure d’opérer et créer des changements globaux et radicaux. L’activité théâtrale-production et distribution a une dépendance vis-à-vis de l’État. L’on assiste à une entrave du marché d’art permettant aux œuvres de rayonner dans le monde. Celles-ci souffrent d’un manque de représentation même dans leur pays et leur présence se limite à quelques festivals dans les pays arabes, ce qui réduit la durée de vie de l’œuvre, d’après le directeur du colloque, le professeur émérite Mohamed Messaoud Idriss. D’où la nécessité de créer un réseau arabe et africain qui s’engage dans la distribution et la coproduction. Hugues Serge Limbvani appelle donc à la création de théâtres fonctionnels, c’est-à-dire liés au problème de la société pour créer l’engagement chez le public. ‘’Les Africains doivent se rendre compte qu’avant d’aller balayer chez l’autre, il faut d’abord balayer chez soi. Je pense que nous devons d’abord penser nos créations pour notre public. Une fois que ce dernier est conquis, nous pouvons penser à aller conquérir ailleurs. Il y a des spectacles qui sont créés chez nous pour le peuple européen. Ça veut dire que même  le contenu est modifié. Et comme le contenu ne parle plus au public, il ne vient plus au théâtre », regrette-t-il.

Problème de visa

L’autre problème évoqué est lié au visa. Les intervenants plaident en faveur d’un mécanisme ou un programme de discussions avec surtout la partie européenne, pour changer son traitement des dossiers de créateurs, en créant un visa créatif. D’après eux, il est illogique de priver un créateur d’un voyage devant lui permettre de présenter sa production. Obtenir un visa, c’est un véritable casse-tête pour les artistes africains et arabes. Hugues Serge Limbvani en a fait les frais. ‘‘Je faisais mon spectacle à Montréal. Et j’ai une jeune comédienne congolaise qui devait quitter Brazzaville. Pour faire transition à Paris pour faire son visa de Canada parce qu’à  Brazzaville, on n’a pas d’ambassade de Canada, il faut aller à Kinshasa, mais ça prend deux mois. Or, quand on le fait à Paris, le visa sort le même jour. J’avais l’accord de l’ambassade de Canada, mais la France a refusé le visa de transit, alors que la personne ne devait même pas y rester pendant une journée’’, relate-t-il. Ainsi, il a été obligé d’utiliser ses réseaux. Il a contacté des ministres français qui ont téléphoné à l’ambassade pour qu’elle délivre un visa d’urgence. ‘’On était tellement en retard qu’on a demandé à la personne d’aller à l’aéroport pour qu’on fasse un visa sans même qu’elle ait besoin de remplir des papiers’’, note-t-il. Cette anecdote le pousse à dire que le talent ne suffit plus, qu’il y a d’autres éléments qui entrent en ligne de compte. ‘’Pour que la personne reçoive le visa, il faut qu’elle ait des attachés solides dans son pays, c’est-à-dire être marié, avoir des enfants. Mais on a vu même des femmes qui, une fois arrivées en Europe, ne sont pas revenues », dit-il. Déboussolés, les metteurs en scène ne savent plus à quel saint se vouer. Ainsi, ils sont obligés de prendre des Africains en Europe, pour se simplifier la tâche. Pour sa part, la directrice des JTC, Nissaf Ben Hafsiya, a rappelé que l’organisation de ce colloque s’inscrit dans la continuité avec d’autres ateliers, performances et spectacles, et dans le cœur d’une tradition instaurée par cette manifestation.BABACAR SY SEYE (ENVOYE SPECIAL)

Déclaration de Politique générale : le coup d’éclat des journalistes en faveur de Pape Alé Niang

https://www.seneweb.com L’acte a surpris plus d’un en ce jour important pour le gouvernement du Sénégal. Les journalistes ont, en effet, brandi des tee-shirts rouges en demandant la libération de leur confrère Pape Alé Niang. Pendant une dizaine de minutes, les professionnels de l’information ont bloqué le démarrage de la Déclaration de Politique Générale du Premier ministre Amadou Ba. En réponse à cet acte, les militants de Benno Bokk Yakaar se sont mis à crier le nom du président de la République Macky Sall. En outre, des gendarmes ont fait le tour du box attribué aux journalistes pour leur prendre les tee-shirts rouges. Le Président de l’Assemblée a finalement rappelé à l’ordre la salle avant de donner la parole au Premier ministre.

Arrivée du PM à l’Assemblée nationale prise d’assaut par le public

Dakar, 12 déc (APS) – Un public nombreux a pris d’assaut l’Assemblée nationale où le Premier ministre Amadou Ba vient d’arriver pour prononcer sa déclaration de politique générale. Les membres du gouvernement avaient déjà pris place  dans l’enceinte de l’hémicycle avant l’arrivée du Premier ministre. Les responsables des différentes institutions de l’Etat sont aussi présents, de même que les dignitaires coutumiers et religieux et les membres du corps diplomatique accrédité au Sénégal. Nommé Premier ministre le 17 septembre dernier, Amadou Bâ va faire sa déclaration de politique générale devant les 165 députés de l’Assemblée générale réunis en séance solennelle. Amadou Ba est le premier chef du gouvernement sénégalais depuis 2019, ce poste ayant été supprimé avant d’être rétabli en décembre 2021. Il succède à Mahammed Boun Abdallah Dione, qui a occupé le poste de Premier ministre du 6 juillet 2014 au 14 mai 2019, en remplacement de Aminata Touré.FKS/SKS/BK/ASG

DPG Amadou Bâ,Pm  : «C’est un exercice auquel je me consacre avec humilité»

https://www.dakaractu.com A l’occasion de sa déclaration de politique générale (DPG), le Premier ministre Amadou Bâ magnifie le choix porté sur sa personne pour conduire ce gouvernement de combat. Face aux parlementaires, le Premier ministre a manifesté sa loyauté et sa détermination à servir la vision du président de la République « C’est un exercice auquel je me consacre avec humilité, mesurant le privilège que m’offre le président de la République de servir le Sénégal sous sa haute autorité et la gravité de la responsabilité qui est mienne de donner corps à sa vision. Je renouvelle ma loyauté sans condition à servir sur la base éclairée et éclairant les intérêts supérieurs des Sénégalais … » fait savoir Amadou Bâ.

Assemblée nationale : Les contours de la Déclaration de politique générale (Dpg)

http://lesoleil.sn Le Premier ministre du Sénégal, Amadou, Ba va faire sa déclaration de politique générale ce lundi 12 décembre. Un exercice par lequel le chef du Gouvernement engage la responsabilité de son équipe devant l’Assemblée nationale en présentant son programme de gouvernance. L’usage veut que, après leur nomination, les Premiers ministres se présentent devant les députés pour exposer de manière solennelle les grands axes de leurs programmes de gouvernement et les principales mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre. Il s’agit d’une tradition républicaine. Amadou Ba, 61 ans, inspecteur des impôts et des domaines a été nommé Premier ministre du Sénégal, samedi 17 septembre. M. Ba est ancien ministre de l’Economie et des Finances, de l’Economie, des Finances et du Plan puis ministre des Affaires étrangères. Il est le premier à occuper le poste de Premier ministre après sa restauration en décembre dernier. Il est le quatrième Premier ministre du Président Macky Sall, après Abdoul Mbaye (2012-2013), Aminata Touré (2013-2014) et Mahammed Dionne (2014-2019).O.BA

Déclaration de politique générale : Une occasion pour le PM de dévoiler sa personnalité

http://lesoleil.sn La Déclaration de politique générale, un des symboles de la République, va revêtir, cette année, un caractère particulier. Si, pour certains, elle va servir à exposer les grands axes de la politique gouvernementale, pour d’autre ce sera l’occasion pour le Premier ministre de dévoiler sa personnalité politique. Le Premier ministre Amadou Ba, va procéder, le 17 décembre prochain au plus tard, à l’Assemblée nationale, à la Déclaration de politique générale (Dpg) du Gouvernement. Cette dernière vise à présenter au peuple sénégalais les grandes orientations du Chef de l’État. Nommé le 17 septembre dernier, il doit s’acquitter de ce rituel républicain.  « Son face à face avec les députés sera une occasion pour lui de faire valoir son expérience politique. Il doit marquer son empreinte personnelle. Ce rituel peut être considéré comme un exercice personnel du Chef du Gouvernement appelé à révéler sa personnalité politique devant l’Assemblée nationale. Il passe pour un moment de valorisation de la personnalité du Premier ministre », souligne le politologue Mamadou Sy Albert. Et de poursuivre  :  « Le peuple va l’écouter et chercher à découvrir sa capacité d’écoute, de persuasion et de réaction face à l’adversité politique. On prêtera aussi attention à ses capacités à faire des propositions et contrepropositions devant un parlement qui risque d’être critique face à sa Dpg ». Il rappelle que la particularité de cette Dgp réside dans le fait que le Premier ministre Amadou Ba a été nommé à quelques mois de la présidentielle. Eu égard à l’importance cette tradition républicaine que constitue la Dpg, des leaders de l’opposition et membres de la société civile avaient exigé qu’il s’attelle à cet exercice avant l’examen des lois de finances 2023. Mais pour le spécialiste du droit parlementaire, Alioune Souaré, le Chef du Gouvernement s’inscrit dans les délais requis. « La Dpg est régie par l’article 55 de la Constitution qui évoque ce principe. Elle est soutenue par l’article 97 du Règlement intérieur qui accorde, au Premier ministre, un délai de 3 mois après l’entrée en fonction de son Gouvernement », explique-t-il. Dans ce sillage, le Premier ministre dispose, selon ses explications, de la possibilité d’attendre la deuxième phase ou la fin du marathon budgétaire pour se présenter devant l’institution parlementaire. « Le vote du budget passe en priorité. Il est primordial avec un délai de 60 jours qui lui est imparti après l’installation des nouveaux députés », précise M. Souane.

Tradition républicaine

La Dpg, qui constitue un événement majeur dans l’agenda républicain, permet au Premier ministre de faire un exposé sur le programme du Gouvernement, de présenter le point sur la situation financière sur l’environnement économique et de dégager des perspectives. Selon la constitutionnaliste et docteur en droit public, Ndeye Seynabou Dionne, la Dpg revêt une grande importance. « Elle donne l’opportunité au Premier ministre d’exposer, de manière solennelle, les grands axes de son programme de Gouvernement et les principales mesures qu’il souhaite mettre en œuvre », explique-t-elle. D’ailleurs, interpelé lors d’un séminaire de la coalition présidentielle, le Chef du Gouvernement, Amadou Ba, avait souligné qu’il s’était entouré de toutes les dispositions pour répondre à cette exigence républicaine. Il a annoncé aussi que le programme du Gouvernement est axé, entre autres, sur les changements climatiques, les inondations, les mesures sociales, la question de l’emploi des jeunes. Pour le spécialiste du droit parlementaire, Alioune Souané, s’il est difficile de revisiter les différentes Dpg, il y a lieu de noter que c’est une tradition républicaine bien respectée dans notre pays depuis les indépendances. « Les députés ont la possibilité de donner leurs avis, lors de débats bien encadrés, sur les orientations du Gouvernement qui doit convaincre de la pertinence de son programme. Ils seront suivis par un vote de confiance qui n’est pas obligatoire. Le Premier ministre se soumet exceptionnelle à cet exercice », ajoute-t-il.

Le vote de confiance en question

Pour la première fois dans l’histoire parlementaire du Sénégal, la mouvance présidentielle dispose d’une majorité étriquée. Elle a 82 députés, contre 80 pour l’opposition et 3 députés non-inscrits. Ndeye Seynabou Dionne craint qu’une situation nouvelle ne se produise à l’Assemblée nationale. « Cette déclaration a pour but de bénéficier du vote de confiance de la part des 165 députés de la 14ème législature. Mais s’il y a rejet de la Dpg par l’Assemblée, le Gouvernement doit démissionner. Avec la situation économique et politique tendue, ce grand oral risque de ne pas être du tout repos. Le pouvoir ne bénéficie que d’une relative majorité », souligne la docteure en droit public. Pour cette 14ème législature, l’opposition a envoyé le plus grand nombre de député de l’histoire à l’Assemblée nationale. Des parlementaires qui sont décidés à tenir tête à la majorité présidentielle. D’ailleurs, les événements qui ont émaillé leur installation sont illustratifs et suscitent encore des inquiétudes. « C’est la première fois dans l’histoire politique du Sénégal qu’un Chef d’un Gouvernement va faire face à un Parlement qui ne lui est pas totalement acquis et favorable. Il y a un équilibre des forces entre la majorité et l’opposition. L’Assemblée nationale ne lui est acquise qu’à moitié », fait Mamadou Sy Albert. Tout comme lui, Mme Dionne estime qu’il est difficile d’occulter la particularité de cette législature qui se démarque des précédentes et remet en question la nécessité du vote de confiance, longtemps considéré comme une tradition. « Il faut s’attendre à tout avec cette législature dans la mesure où il n’y a pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale », soutient Mme Dionne.Matel BOCOUM

DPG : le mot d’ordre reçu au sein du camp du pouvoir

https://www.sudquotidien.sn Le Premier ministre Amadou BA est attendu à l’Assemblée nationale, ce lundi 12 décembre 2022, pour faire sa Déclaration de politique générale (DPG). Les Echos renseigne que pour l’évènement, la majorité présidentielle a déjà sonné la mobilisation. Pour éviter que l’opposition ne leur ravisse la vedette la consigne donnée est que les femmes et les jeunes se présentent à l’hémicycle le plus tôt ce lundi pour occuper toutes les places et apporter leur soutien au Pm et aux ministres de la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY).

LA FORTE MOBILISATION DES SOUTIENS DU PM AMADOU BA

https://emedia.sn Il y a foule devant l’’Assemblée nationale, ce lundi 12 décembre 2022. Le Premier ministre Amadou BA doit faire sa Déclaration de politique générale (Dpg). En attendant, un policier est en train de réguler la circulation pour éviter des embouteillages. Des militants du Premier ministre Amadou BA ont fait le déplacement en masse, a constaté Emedia. Ils sont mobilisés depuis 06 heures du matin, a-t-on appris sur place. À 9 heures passées, certains sont bloqués à l’entrée filtrée par les gendarmes. « Je suis fatiguée. Je suis debout depuis ce matin », se lamente une militante, s’exprimant en langue pulaar. Plusieurs artistes sont également au rendez-vous dont Daro Mbaye, trouvée assise devant l’Assemblée nationale. Les batteurs de tam-tam sont en service. Marietou Ndiaye, une des responsables, et son groupe de femmes venues de Yarakh, reconnaissent qu’elles ont accusé du retard. « C’est pour ça qu’on n’a pu entrer mais Amadou BA vaut tous ces sacrifices », déclare-t-elle. Loin de se décourager, la responsable multiplie les coups de fil pour trouver une solution. Pour se frayer le passage, des femmes ont chanté pour attendrir les gendarmes. La tactique n’est pas encore payante. Une chose est sûre, compte tenu de la longue attente, des militants ne pensent pas à rentrer bredouille.

La DPG,au-delà de la ‘’feuille de route’’

Dakar, 11 déc (APS) – Après Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Mahamad Boune Abdallah Dionne, le Premier ministre Amadou Ba va prononcer sa Déclaration de politique générale (DPG), lundi devant l’Assemblée nationale, un exercice au cours duquel le chef du gouvernement expose sa feuille de route, mais tente aussi d’imprimer sa marque, ce qui passe quelquefois par des expressions et autres formules qui entrent dans la légende politique. Premier chef du gouvernement sous Macky Sall, Abdoul Mbaye est passé devant les députés le lundi 10 septembre 2012 pour présenter ‘’la vision du président de la République’’, laquelle ‘’s’est enrichie de patientes séances d’écoute, de discussions et de partage avec les Sénégalaises et Sénégalais de tous les âges et de toutes les conditions, des villes, mais aussi des villages et hameaux les plus reculés du pays’’. ‘’Cette vision est condensée dans le programme Yoonu Yokuté du candidat qu’il fut. Elle s’inspire également de la marche du monde, marquée notamment par une série de crises, qui ont fini de remettre en cause bien des doctrines et approches en matière de développement économique. Cette vision, c’est celle d’un Sénégal émergent, abritant une société sur le chemin du progrès, solidaire et adossée à des valeurs telles que le respect de soi-même, de l’autre et du bien public ; sans oublier : la justice, l’équité, le sens du devoir’’, déclarait Abdoul Mbaye

  ‘’Une ère de ruptures’’

Il n’avait pas manqué de redire ‘’avec force’’ que le ‘’plus grand atout’’ du Sénégal était ‘’cette confiance retrouvée, cet espoir qui renaît depuis le 25 mars 2012’’ avec l’élection de Macky Sall. Abdoul Mbaye invitait à ‘’bâtir sur cette confiance et cet espoir +un contrat de confiance, de croissance et de solidarité+ qui engagerait l’Etat, les partenaires sociaux et le secteur privé, à renforcer la paix sociale dans les entreprises, dans l’espace et les structures publiques, dans les écoles et universités, pour consolider les conditions d’une croissance partagée’’ Il disait avoir ‘’le profond sentiment’’ que le Sénégal était ‘’entré dans une ère nouvelle. Une ère de ruptures qui annonce de nouvelles perspectives pour hisser le Sénégal au rang des nations émergentes’’ Selon lui, les compatriotes ‘’rêvent d’un Sénégal nouveau’’ à construire ‘’ensemble, patiemment, avec ardeur, avec générosité, avec rigueur’’. ‘’Nous le construirons en faisant face à tous les défis. Défis que ne sont capables d’effacer ni les beaux discours, ni une quelconque magie, ni les artifices de la politique politicienne. Mais que nous nous engageons à relever par une action et une méthode partagées (…)’’, disait le Premier ministre ‘’Ce sera alors pour faire renaître l’espoir d’un redressement de notre pays dans la durée. Nous avons confiance. Or, la confiance est au cœur de la performance, parce que réussir c’est d’abord croire que c’est possible. Ayant pleinement pris conscience que nous n’avons choix que de réussir, choisissons de forger notre destin. Que Dieu, le Tout Puissant, en donne la force à chacun de nous et qu’il répande sa Grâce infinie et sa divine Miséricorde sur le Sénégal. Amine’’, concluait-il Aminata Touré, nommée chef du gouvernement le 1er septembre 2013, en remplacement d’Abdoul Mbaye, était appelée à diriger un gouvernement de 32 ministres Mme Touré fait sa déclaration de politique générale (DPG) le 28 octobre. Devant l’Assemblée nationale, elle partage une vision articulée autour de trois axes essentiels, à savoir ‘’la prise en charge des urgences sociales et la correction des inégalités ; la relance de l’économie pour une croissance génératrice d’emplois ; la consolidation de l’Etat de droit avec le renforcement de la bonne gouvernance et le développement local’’ Mme Touré disait avoir fait le choix d’entretenir les députés ‘’de réalisations concrètes sur lesquelles le gouvernement s’engage d’ici 2017’’

‘’Placer le citoyen sénégalais au cœur’

Selon elle, c’était ‘’le choix de la transparence, dicté par le souci de rendre nos actions plus lisibles, pour permettre à tout citoyen de mesurer, à chaque échéance, le niveau de satisfaction de ses attentes’’. ‘’C’est un choix fondé sur notre engagement de tenir aux Sénégalais à tout moment un discours de vérité. Est-ce que tout sera fait tout de suite ? Non, il nous faudra étaler nos efforts dans le temps et être patient. Est ce que cela sera facile, non ! Il nous faudra opérer des ruptures qui bousculeront quelques unes de nos habitudes et ce ne sera pas toujours aisé’’, disait-elle ‘’Mais, ajoutait la Première ministre, par le dialogue responsable, nous pouvons bâtir des consensus forts qui nous permettront de placer les intérêts du Sénégal, les intérêts de tous les Sénégalais, ceux des villes, des villages, de la banlieue ou de la diaspora au cœur de nos démarches respectives’’ Le projet économique et social porté par le gouvernement avait ‘’pour ambition de placer le citoyen sénégalais au cœur de son action’’, selon Aminata Touré. Elle promettait des ‘’réformes importantes dans l’environnement des affaires et au sein de notre Administration, en vue d’accélérer la croissance de l’économie, assurer la création massive d’emplois et générer des revenus plus importants pour les ménages’’ Elle estimait qu’il ‘’n’y a aujourd’hui d’autres alternatives sérieuses que de travailler, travailler d’arrache-pied et souvent dans l’urgence, tout en construisant les bases solides pour l’avenir’’

‘’Miséricorde divine’’

‘’C’est le défi que compte relever le gouvernement. En réalité (…), le travail est un acte de foi tel que nous l’enseignent nos religions. C’est seulement à travers le travail, l’organisation, la discipline et la rigueur que les grandes nations se sont construites. Et c’est à travers le travail, l’organisation, la discipline et la rigueur que le Sénégal se construira’’, affirmait-elle L’exécution de la ‘’feuille de route’’ du gouvernement se fera ‘’dans un contexte de défis, mais aussi un contexte d’opportunités à saisir’’, selon la PM, qui concluait ainsi son intervention : ‘’Qu’Allah, dans Sa miséricorde divine, guide nos actions et leur insuffle sa Grâce infinie pour que notre cher Sénégal retrouve une place de choix au sein des nations prospères », concluait-elle Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a prononcé sa DPG le 5 décembre 2017 Devant l’Assemblée nationale, il promettait de ‘’renforcer les capacités productives et accélérer la transformation structurelle de l’économie ; asseoir les bases solides de l’émergence ; promouvoir la stabilité et la gouvernance, assurer une mise en œuvre cohérente, engager les réformes majeures et promouvoir un dialogue avec les acteurs’’

‘’Servir notre Peuple’

Dionne disait vouloir ‘’servir’’ le peuple sénégalais, ce qui signifie ‘’avant tout faire le choix de veiller sur ses intérêts ; œuvrer à réaliser ses aspirations ; travailler à satisfaire ses attentes et à traduire son rêve en une réalité quotidienne’’. ‘’Servir notre Peuple, c’est faire le choix d’exalter la vertu, de combattre l’injustice, de protéger les plus faibles, de promouvoir la démocratie, la transparence et l’équité’’, affirmait-il. Dans sa conclusion, il soulignait que ‘’les ambitions sont fortes, mais elles sont à la mesure de nos aspirations légitimes à un mieux-être’’. ‘’Nous sommes aujourd’hui à un tournant de notre histoire où les équilibres sociaux exigent une amélioration notable des conditions de vie des populations et de meilleures perspectives pour notre pays. C’est tout le sens du Programme Sénégal émergeant (PSE) qui vise à consolider les bases durables d’une activité économique plus intense, générant des emplois pour les jeunes, de la richesse pour les ménages et de la plus-value pour l’entreprise’’, disait-il. Selon lui, il y avait ‘’dans le regard des Sénégalaises et des Sénégalais’’ qu’il croisait ‘’tous les jours, ou vivant dans le pays profond, cette envie irrépressible de progrès social ». Il appelait à ‘’travailler ardemment, avec vigueur, en remettant chaque jour le métier sur l’ouvrage, c’est là la clé du progrès économique et social’’

 ‘’Le Sénégal de tous, un Sénégal pour tous’

Le PM Dionne avait aussi exalté ‘’le génie créatif’’ du peuple sénégalais, qui est, selon lui, ‘’un peuple qui a su à toutes les périodes charnières de son histoire, faire preuve de qualité exceptionnelle d’action, de générosité et de solidarité’’ ‘’Osons donc nous engager, ensemble, dans la voie du progrès pour construire le Sénégal de nos rêves. Osons entreprendre pour engager, de manière résolue, la construction d’une société plus juste et plus inclusive, une société plus équitable, plus solidaire, une société où la prospérité doit constituer un levier pour élargir les services sociaux de base et servir de rempart contre l’exclusion sociale’’, lançait-il ‘’Que le Tout Puissant inspire nos actions dans cette direction’’, concluait-il Le 5 décembre 2017, Mahammad Dionne se présentait à nouveau devant la représentant nationale pour une DPG, sous le sceau d’un ‘’Sénégal de tous, le Sénégal pour tous’’, selon une formule empruntée au chef de l’Etat. Selon lui, ‘’la vision +d’un Sénégal de tous, d’un Sénégal pour tous+, porté par le PSE, c’est d’abord un Sénégal sans exclusion, où tous les citoyens bénéficient des mêmes chances et des mêmes opportunités pour réaliser leur potentiel et prendre en main leur destin’’. ‘’C’est aussi un Sénégal avec un Etat qui rassure le citoyen en lui assurant une gouvernance vertueuse et un partage équitable des ressources ; un Etat qui associe le citoyen à ses décisions par une écoute attentive ; un Etat qui prend soin du citoyen et réalise ses attentes. C’est aussi un Etat qui combat la précarité, l’injustice sociale, les inégalités, l’insécurité, l’iniquité et la vulnérabilité’’, disait-il. ‘’+Le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous+ c’est également un pays de grande prospérité, d’une réelle inclusion et d’une forte cohésion sociale ; un pays où l’on produit plus de richesses et où règne une forte solidarité envers les moins favorisés, notamment les jeunes et les femmes’’,déclarait-i ‘’Que la miséricorde du Tout-Puissant se répande sur le Sénégal. Je vous remercie de votre bienveillante attention’’, concluait-il.OID/BK/ASG

POURQUOI AMADOU BA DOIT VAINCRE ET CONVAINCRE

https://emedia.sn Ce jour, le Premier ministre sera écouté. Il sera observé. Il sera aussi provoqué. C’est cela l’exercice de la Déclaration de la politique générale. À Amadou Ba d’avoir les mots qu’il faut pour répondre aux maux qui l’attendent. C’est le texte qu’il va lire. Mais c’est surtout le contexte de veille de Présidentielle et de succession ambiante qu’il va subir. La Déclaration de politique générale (Dpg) est, en principe, un grand oral pour un nouveau Premier ministre, non pas, comme on l’entend, de déclarer « sa » politique, mais de dire comment il entend exécuter la politique du chef de l’Etat. Parce qu’en définitive, il est celui qui détermine la politique de la Nation. Amadou va donc, ce lundi 12 décembre 2022, s’adresser aux députés et dérouler les grandes lignes de ce qui lui a été assigné par le président de la République. Mais, une chose est de faire cette déclaration, une autre est de la faire accepter, de la rendre intelligible, de la faire adhérer au public. C’est là qu’intervient la communication. Ici, la forme peut-être plus importante que le fond. Bien des Premiers ministres ont vu leur carrière politique prendre une nouvelle tournure, en bon ou en mauvais, après leur passage au test. Entre les belles formules et les annonces, il y en a souvent eu, et qui ont marqué les esprits. Tout est également dans le porteur du message. Et dans son rendu. Idrissa Seck a su hypnotiser et impressionner son monde par ses mots clés populaires et son éloquence, puisant son inspiration de la série populaire de Moussa Sène Abs, T.T. Fons… Ces réalisateurs et producteurs, disait Seck, dans sa Dpg du 3 février 2003, nous ont inculqué deux compatriotes que tous les Sénégalais connaissent et pour lesquels ils ont une grande sympathie , parce qu’en vérité, ils se reconnaissent en eux  : l’un s’appelle Goorgoorlu, l’autre Ndioublang, le droit et la vertu ». L’on a attendu un Sénégal paradisiaque pour la suite. Mais justement, selon plusieurs confidences, c’est de là que seraient partis ses premiers accrocs avec Abdoulaye Wade, qu’il voyait plus comme un « père » que comme le président de la République. Car, il se dit qu’en ce moment-là, Wade s’est senti inexistant dans cette Dpg, estimant que Seck avait, dans son style, fait croire qu’il déroulait sa propre politique. Pour le reste, les autres, Macky Sall, Hadjibou Soumaré ou encore Souleymane Ndéné Ndiaye, la leçon était sue. Plus du présidentiel dans le dosage que du Pm. Mais, sans doute aussi, c’est parce que Me Wade n’a jamais senti de menace sur son fauteuil de la part des successeurs de Idrissa Seck. Et c’est là l’un des défis qui attendent Amadou Ba.

Vaincre les adversaires, convaincre le chef

Les erreurs politiques se paient cash. Et Amadou Ba se sait suivi et épié. C’est le sens de son silence. « discrétion » pour d’autres. Il sera provoqué, attaqué, et peut-être même hué. Toute la différence entre les « bons » politiciens réside dans leur capacité à encaisser les coups et à distribuer des réparties. On ne peut lui dénier cette carapace sans laquelle il ne serait sans doute pas là où il est aujourd’hui, après cette parenthèse hors du gouvernement. Loin du pouvoir tout simplement. Au point que même les plus avertis avaient oublié de la leçon du relativisme  : « On n’est jamais mort en politique ! » Même s’il est vrai que le responsable de l’Apr aux Parcelles assainies doit remercier les circonstances politiques de mars 2021 qui ont fait de lui, comme d’autres « victimes » du 1er novembre 2020, des aimants qui attirent Macky Sall sur eux. Ce lundi, donc, Ba doit vaincre les adversaires. Convaincre les sceptiques. Et surtout celui qui l’a choisi, le chef de l’Etat, comme l’homme qu’il faut à cette place-là très convoitée. De cela pourrait dépendre aussi le choix éventuel du même Macky Sall sur celui qui pourrait être son candidat en 2024. S’il ne l’est pas. Voilà pourquoi le contexte, le texte qu’il va lire aussi, sont sensibles pour l’ancien ministre de l’Economie, des finances et du plan.

« Contentieux » avec Khalifa Sall et Sonko

Pourquoi devrait-il d’ailleurs échapper à l’opposition, surtout celle-là qui tient tête à la majorité présidentielle, encore fragile et relative ? Quand d’autres Pm ont eu du fil à retordre en dépit d’une majorité écrasante et mécanique, Amadou Ba ne peut être en reste. Et dans cette 14 législature, il ne manque pas d’objecteurs. Même si Khalifa Sall n’est pas là, les élus de Taxawu Senegaal peuvent bien lui rappeler le blocage de l’emprunt obligataire de la Ville de Dakar, que Barthélémy Dias continue de réclamer. Même si Ousmane Sonko n’est pas député, Birame Soulèye Diop et Cie pourraient aussi lui remémorer l’affaire des 94 milliards et la radiation de leur leader. Et encore, les consignes ne manqueront pas pour ceux qui croient qu’en dépit des velléités de troisième candidature de Macky Sall, Ba pourrait être un autre plan (B, C…). Ce n’est pas pour rien qu’il est le fusible que personne- ou presque- ne voit bizarrement.Il se plait dans ce dessin.Et c’est peut-être le schéma aussi.Ah,la politique et ses tics!Hamath KANE

Macky Sall érige en  »priorité » l’amélioration des conditions de vie des populations

Dakar,11 déc (APS) – La priorité doit être accordée à l’amélioration des conditions de vie des populations, a soutenu, dimanche, le chef de l’Etat qui a opposé une fin de non recevoir à l’achat de véhicules pour les maires et présidents de Conseil départemental. ‘’L’argent qui était destiné à acheter des voitures pour les députés, les maires, les membres du Conseil économique, social et environnemental, du Haut conseil des collectivités territoriales,  pour un montant de 30 milliards de francs CFA va être utilisé pour améliorer les conditions de vie des populations, augmenter les montants de la Bourse de sécurité familiale et construire des routes’’, a-t-il déclaré. Intervenant lors de la Journée nationale de la décentralisation, Macky Sall a soutenu qu’il est impensable d’acheter plus de 1 000 voitures de type 4×4 pour les 601 collectivités, 165 députés, et les membres du CESE et du HCCT.

Pour le chef de l’Etat, ‘’cet argent ne doit pas être un confort pour ceux qui servent l’Etat ».

‘’A cause de la crise et de la situation économique, il n’est pas raisonnable de mettre 30 milliards de francs pour l’achat de voitures destinées aux maires, députés et membres du Conseil économique, social et environnemental et du Haut conseil des collectivités territoriales’’, a dit Sall. Il a rappelé que même le gouvernement n’achète plus de voiture, précisant que les ministres louent des véhicules, car ‘’c’est une politique nouvelle ». Macky Sall a encore rappelé que pour les députés, depuis deux ans, l’Assemblée nationale n’achète plus de voitures. Il a laissé entendre que les députés auront une indemnité représentative, estimant que c’est ‘’la meilleure méthode. ‘’Il ne faut pas que l’Etat achète plus d’un millier de voitures juste pour les serviteurs de l’Etat. Ce n’est pas cohérent et je le ferais pas’’, a t-il tranché. ‘’C’est la politique que je veux mener. C’est peut être difficile, mais la priorité doit être donnée à la population », a t-il dit. Selon lui, ‘’dans les collectivités locales, soit c’est la commune qui achète la voiture du maire, soit à partir des fonds qui leur sont alloués ou encore avec une indemnité donnée au maire ou au président du Conseil départemental. La voiture sera remboursable le temps que dure son mandat’’, a-t-il suggéré.AT/OID

Alioune Ousmane Sall explique les raisons de la création de l’Agence nationale de l’état civil

Dakar, 11 déc (APS) – Les résultats obtenus par la direction de l’état civil ont amené le président de la République à créer une Agence nationale de l’Etat civil, a t-on appris, dimanche. ‘’Cette décision est motivée par les résultats obtenus par la direction de l’état civil surtout dans le cadre de la modernisation du secteur à travers ses différents projets et programmes », a expliqué le directeur de l’état civil, Alioune Ousmane Sall.

Selon lui, ‘’c’est aussi une recommandation forte du comité scientifique qui était chargé de réfléchir sur les solutions à apporter aux goulots d’étranglement notés dans le secteur de la décentralisation’’.

Alioune Ousmane Sall réagissait en marge de la célébration de la 2ème édition de la Journée nationale de la décentralisation présidée par le chef de l’Etat, Macky Sall. Dans son intervention, le chef de l’Etat a annoncé la création d’une Agence nationale de l’état civil. Le directeur de l’Etat civil a rappelé que le comité scientifique avait aussi proposé l’érection de l’organe national en charge de l’Etat civil en ‘’une structure autonome avec un statut juridique ». Il a ajouté que cet organe devait être doté de moyens. A cela s’ajoute l’institutionnalisation d’une semaine nationale de l’Etat civil au ‘’regard des différentes réalisations » de la direction de l’état civil ces dernières années. ‘’Il s’agit de l’élaboration de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC) à l’horizon 2022-2026, l’élaboration d’un avant-projet de loi sur l’introduction des procédés informatiques dans l’état civil, la réalisation de la cartographie des 596 centres d’état civil, des greffes et des 14 tribunaux de Grande instance’’, a soutenu Aliou Ousmane Sall. Il a également cité la mise en œuvre d’un plan de communication et de sensibilisation sur les faits d’état civil, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de formation des officiers et agents et auxiliaires d’état civil. ‘’Il faut noter aussi que ces différentes actions ont été réalisées, en général, grâce au Programme Nekkal de la direction de l’état civil qui vise à contribuer au respect des droits des personnes liées à la reconnaissance de leur identité par l’amélioration du système d’information de l’état civil et la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique sécurisé’’, a expliqué M. Sall.AT/OID

ARRESTATIONS,VIOLENCES,3E MANDAT,TENSIONS…Souleymane Ndéné brise le silence

https://www.enqueteplus.com Au Sénégal, les tensions politiques et les arrestations ont fini par vicier le débat politique. Hier, Souleymane Ndéné Ndiaye s’est prononcé sur plusieurs de ces sujets, lors de l’émission ‘’Grand Jury’’ de la RFM. Sauf sur l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr.  »Je n’ai jamais parlé de cette affaire, parce que je ne la connais pas. L’affaire est pendante au niveau de la justice.

Le mieux, c’est d’attendre ce qui va se passer après. Ce que je peux dire, c’est qu’elle a coûté la vie à 14 personnes en mars 2021.

Ce qui est vraiment regrettable », a déclaré l’ancien Premier ministre sous Wade. Il faut dire que cette affaire crée énormément de tensions dans le pays. Face à cette situation, Souleymane Ndéné Ndiaye alerte : « Il ne faut pas installer le pays dans des troubles. » Ainsi, il appelle le président Macky Sall et Ousmane Sonko à s’inspirer des anciens présidents et adversaires politiques Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.  »C’est vrai qu’ils n’ont pas les mêmes caractères que ces anciens présidents, mais le président Sall et M. Sonko doivent suivre leurs pas. Le problème est que M. Sall et M. Sonko sont très jeunes. Alors que Wade et Diouf étaient très mûrs. Ils pouvaient s’écouter et s’entendre. En effet, ils se sont connus dans le passé, c’est pourquoi leur adversité ne posait pas un certain nombre de problèmes. Quant à M. Sall et M. Sonko, ils ne se sont pas assez connus dans le passé, avant de se croiser sur le chemin de la politique ». Arrestation de PAN : ‘’Un journaliste ne doit pas rester impuni’’ Concernant l’arrestation de Pape Alé Niang, il a déclaré : « Je suis avocat et, en plus, je ne suis pas dans le dossier. C’est pourquoi je préfère ne pas commenter l’affaire de monsieur Pape Alé Niang. Ce que je voudrais dire, c’est que liberté rime toujours avec responsabilité. Un journaliste ne doit pas rester impuni. Ce n’est pas parce qu’on est journaliste qu’on doit être au-dessus de la loi.

Quand on affirme une chose, il faut être en mesure de la prouver. » Récemment, on a assisté à de nombreuses arrestations d’opposants. La dernière en date est celle de Fadilou Keita, responsable politique du Pastef.

Face à cette situation, l’ancien Premier ministre rappelle que tous les citoyens sont égaux devant la loi.  »Il ne faut pas qu’il y ait une dispense d’infractions pour une catégorie de personnes. La loi doit s’appliquer à tous. On ne doit pas orienter les arrestations uniquement vers les opposants. Ce n’est pas ça la démocratie ». Toutefois, en dépit de son appel à une justice juste et équitable, le leader de l’Union nationale pour le peuple (UNP)/Bokou Djeum met en garde contre tout dérapage. Pour lui, la démocratie n’est pas aussi synonyme d’insultes ou d’offenses. Il y a des limites. « La démocratie, ce n’est pas faire dans l’excès. On ne doit pas en abuser. Il me semble que les gens qui insultent oublient que ceux qui sont invectivés ont des familles ». La question de la troisième candidature L’autre sujet brûlant est celui de la troisième candidature. Souleymane Ndéné Ndiaye, à l’instar du chef de l’État, s’inscrit dans une logique de ménager le suspense. « Le moment (de parler) n’est pas encore arrivé. Je ne peux pas me prononcer encore sur l’éventuelle candidature du président Macky Sall. Je dirai ma position, le moment venu », laisse-t-il entendre. Avant d’ajouter : « Nul ne peut faire deux mandats consécutifs. Les gens ne cessent de brandir cette disposition comme argument.

Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que chacun peut en faire la lecture qu’il veut. »  »J’ai appelé la députée Ami Ndiaye Gniby… »

La question de l’Assemblée nationale a aussi été abordée, lors de l’émission, notamment les violences qui ont émaillé la session budgétaire. Souleymane Ndéné Ndiaye a fait la leçon aux parlementaires, en citant l’écrivain Albert Camus : « Élevons ce pays en élevant son langage. » Il ajoute : « Il ne sert à rien d’invectiver. C’est ce genre de situation qui m’avait poussé à démissionner de la 12e législature, en 2012. Je ne pouvais pas supporter certains mots déplacés. Et pour éviter de me bagarrer avec qui que ce soit, j’ai fini par démissionner. » Selon le président de l’UNP, la violence est présente dans toutes les Assemblées nationales du monde et en tout temps. Mais sauf que, cette fois-ci, les parlementaires ont poussé le bouchon trop loin. « Depuis la nuit des temps, il y a toujours des scènes de violence dans les Assemblées nationales. Mais aller jusqu’à agresser une femme, c’est vraiment excessif. J’ai appelé Ami Ndiaye, depuis le Qatar, pour lui marquer ma solidarité ».

Le maire de Ndiob, Oumar Ba, porté à la tête de l’Association des maires du Sénégal (AMS)

Dakar, 11 déc (APS) – Le maire de Ndiob (Fatick), Oumar Ba, a été élu, dimanche, président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), a appris l’APS. L’AMS organisait son Assemblée générale en marge de la Journée nationale de la Décentralisation présidée le même jour par le chef de l’Etat. Oumar Ba remplace l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall. L’Association des départements (ADS) qui organisait elle aussi son Assemblée générale a porté à sa tête Youssouf Bengeloun, président du Conseil départemental de Kaolack. Le président du Conseil départemental de Tambacounda, Mamadou Kassé, est le nouveau Secrétaire général de l’ADS. Oury Baïlo Diallo, maire de Vélingara, a été élu président de l’Union des associations d’élus locaux (UAEL) dont le Secrétariat général est revenu au maire de Gaé, Abdou Khadre Ndiaye, candidat du Sénégal au Conseil des Collectivités Territoriales de l’Uemoa.

Ça craint pour le 3ème mandat de Macky…la gifle des Etats-Unis

https://www.xibaaru.sn Le troisième mandat de Macky serait menacé par les grandes démocraties de ce monde. Et surtout un communiqué du Trésor américain visant un Président Africain qui a forcé un troisième mandat vient d’être publié. Et ceci jette un pavé dans la mare de Macky Sall. Ce dernier voit son chantier du troisième mandat compromis. Macky Sall pourrait-il être poursuivi comme ce Président de l’Afrique de l’Ouest qui a massacré son peuple qui s’opposait à son troisième mandat ? Macky pourrait-il être contraint de renoncer à ce mandat de trop par les USA qui accueillent en ce moment le sommet Afrique-Etats-Unis… Les Etats-Unis d’Amérique s’étaient opposés à la candidature de Me Abdoulaye Wade à un troisième mandat en 2012 et n’avaient pas hésité à le lui faire savoir. A l’époque, Barack Obama qui venait de se faire Président des Etats-Unis d’Amérique, avait même refusé de recevoir à la Maison blanche, le Président Abdoulaye Wade, alors en séjour à Washington. Ce désaveu subi par Me Abdoulaye Wade, Macky Sall risque lui aussi de connaître ce même sort… Ce qui complique la tâche pour Macky Sall, c’est que les Etats-Unis d’Amérique sont en ce moment dirigés par un Démocrate qui se trouve être Joe Biden. Contrairement aux Républicains, les Démocrates ne s’accommodent pas avec les régimes qui violent certaines règles dans leurs pays. Les Démocrates ont l’habitude de faire des ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats. Fidèles à leur ligne, ils n’hésitent pas à faire voter des lois au sein de leur parlement (Chambre des Représentants, Sénat) pour couper l’aide américaine au développement vis-à-vis des Etats où le pouvoir ne respecte pas certaines règles. Concernant Macky Sall, même s’il n’a pas encore reçu un avertissement ouvert de la part des Etats-Unis, mais ceci pourrait intervenir le jour où il annoncerait ouvertement sa candidature à un troisième mandat. Signe que les Américains verraient d’un mauvais œil sa candidature en 2024, le Trésor public des USA vient de publier un communiqué dans lequel il impose des sanctions à l’encontre de l’ancien Président de la Guinée, Alpha Condé.

Les États-Unis imposent des sanctions et gèlent les avoirs d’Alpha Condé

A travers ce communiqué publié vendredi, Washington reproche à Alpha Condé d’avoir violemment réprimé une manifestation de l’opposition en Guinée contre sa candidature à un troisième mandat. Et les sanctions que veut le Trésor public américain à l’endroit de l’ancien Président de la Guinée renversé par un coup d’Etat en 2021, c’est le gel de tous ses avoirs aux Etats-Unis ainsi que l’interdiction de toute relation commerciale avec lui. Alpha Condé paie ainsi pour des faits commis en 2019 à cause de sa volonté de se maintenir coûte que coûte au pouvoir et qui avait suscité la création la création dans son pays, la Guinée, d’un collectif. C’est ce collectif qui, en octobre 2019, avait organisé de nombreuses manifestations qui se sont heurtées à une répression meurtrière. Les Démocrates américains sont plus que jamais regardants lorsqu’il s’agit de questions touchant la violation des Droits humains. Que se passera-t-il avec Macky Sall, s’il tord le cou à la Constitution et déclare sa candidature à un troisième mandat en 2024 ? Le Sénégal va basculer alors dans une zone de turbulence, puisque, l’opposition ici aussi, ne va pas se laisser faire. Elle appellera à des manifestations qui seront alors sévèrement réprimées. Ce qui attirera l’attention de l’opinion internationale sur le Sénégal, et ainsi faire réagir l’administration américaine avec les Démocrates au pouvoir. Macky Sall risque ainsi de subir des sanctions de la part des Etats-Unis d’Amérique. Ce qui pourrait pousser d’autres Etats occidentaux à suivre l’exemple américain. Macky Sall va vers un désaveu au plan international, s’il présente sa candidature à un troisième mandat en 2024.Mame Penda Sow pour

Macky se perd…il fait la promotion de la « racaille politique »

https://www.xibaaru.sn Les dernières heures de la gouvernance du président Macky Sall sont très mouvementées. Le chef de l’Etat fait face à une opposition décidée à le faire partir en 2024. Cette armée est dirigée par le radical Ousmane Sonko. Mais cette opposition n’est pas le principal problème auquel fait face le locataire du Palais. Il s’est lancé dans une vaste opération de recasement de ses anciens collaborateurs oubliés dans la formation du gouvernement. Une opération qui fait la promotion de la racaille politique. S’il y a un chef de l’Etat qui aime s’entourer de personnes contestées, c’est bien Macky Sall. Son gouvernement est gangrené de ministres, DG ou conseillers « catastrophes ». Perdu par son entourage, il procède à des nominations partisanes. Les personnes qu’il a dernièrement ramenées aux affaires sont les plus détestées des sénégalais. Serigne Bassirou Guèye en est un exemple frappant. Débarqué du parquet, il se retrouve à l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC). Et pourtant l’ancien Procureur est accusé par l’opposition d’avoir falsifié des PV pour enfoncer le leader du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF). D’ailleurs Ousmane Sonko a porté plainte contre lui. Serigne Bassirou Guèye a toujours joué le jeu du pouvoir. Beaucoup voient en lui le bras armé de Macky Sall pour éliminer des adversaires politiques. Caser cette personne à l’OFNAC reviendrait à relancer la traque des biens mal acquis. Mais cette traque risque d’être orientée contre les adversaires du pouvoir. Serigne Bassirou Guèye n’est pas le seul « paria » à être promu. Mamour Diallo a été épinglé dans un rapport de l’OFNAC pour une affaire de corruption de plus de 94 milliards. Son dossier a été transmis au Procureur de l’époque (Serigne Bassirou Guèye) pour une poursuite judiciaire. Mais l’affaire est au point mort. Il est aussi accusé d’être au cœur du présumé complot contre Ousmane Sonko. Tout cela n’a pas empêché son retour aux affaires. Le patron de Benno Bokk Yakaar l’a nommé directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS). Quelques jours après, il a même déjeuné avec Macky Sall. Comme quoi le boss est content de lui. Que dire de l’élection de Coura Macky ? Cette bonne dame n’a aucune compétence pour être au sein de l’hémicycle. Elle n’a que l’insulte à la bouche. Pourtant ses limites n’ont pas empêché qu’elle soit une députée de Benno Bokk Yakaar. Ces nominations poussent les sénégalais à se poser des questions sur l’autorité du chef de l’Etat. Dans un pays normal, il serait impensable de voir Mame Mbaye Niang et Cheikh Oumar Anne revenir dans le gouvernement. Aucun président normal n’enverrait Coura Macky à l’hémicycle. Mais le locataire du Palais ne sait plus quoi faire. À force de vouloir faire plaisir à tout le monde, il s’engouffre dans les abîmes. Toutes ces personnes qu’il a nommées ne lui servent à rien. Ils sont incapables de défendre les projets du chef de l’Etat. Leur retour ne fait que confirmer l’amour de Macky Sall pour la « racaille politique ». Des personnes comme Mamour Diallo et Serigne Bassirou Guèye donnent à l’opposition des atouts essentiels pour combattre le régime. Les sales casseroles qu’ils traînent serviront d’angle d’attaque à Sonko et Cie. Le locataire ne doit s’en prendre qu’à lui si ces personnes précipitent son départ. Mais cela est loin de déranger Macky Sall. Le chef de l’Etat nomme selon ses envies et humeurs. Ce qui risque de précipiter sa chute. Toutes ces personnes qu’il a ramenées aux affaires ne le soutiendront jamais pour son troisième mandat. Mieux, ils lui tourneront le dos au moindre faux pas. Alors, le locataire du Palais a intérêt à surveiller ses arrières….Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru

Association de maires : Yewwi répond à Macky Sall

https://www.igfm.sn Ce dimanche, le président Macky Sall a déclaré «qu’il ne peut exister qu’une seule association des maires dans ce pays». Yewwi Askan Wi, qui a mis en place une association d’élus parallèle, vient de répliquer. «Macky SALL fait encore une fois preuve de ses dérives autoritaires et dictatoriales en soutenant que ‘‘Le Sénégal n’aura qu’une seule Association des maires’’», a déclaré Yewwi Askan Wi dans son communiqué de presse parcouru par iGFM. La coalition de l’opposition précise que la liberté d’association est consacrée par la Charte fondamentale du Sénégal. Et donc, «il est loisible à un groupe de seulement trois élus de créer une association.»

MAÏMOUNA BOUSSO CONFORTE GUY MARIUS SAGNA DANS SA POSITION

https://emedia.sn Devant le Jdd ce dimanche, Maïmouna Bousso s’est exprimée sur la Déclaration de politique générale (Dpg) du Premier ministre, Amadou BA, attendu à l’Assemblée nationale demain lundi, 12 décembre. Le membre de Yewwi Askan Wi (Yaw) a rappelé que la falsification du règlement intérieur soulevée par les députés de l’opposition dont Mamadou Lamine Diallo lui en empêche. Dans son argumentaire, elle a soutenu qu’après la restauration du poste de Premier ministre l’impératif était d’en faire de même pour les prérogatives qui concernent le chef du gouvernement. « Il me semble qu’en 2019, le Président Macky Sall avait supprimé le poste de Pm même si par la suite il l’a ramené mais, quand il a fait cette procédure, il a ôté la possibilité au Pm de faire sa Dpg », a-t-elle dit, soulignant que leurs députés (opposition) ont attiré l’attention du président de l’Assemblée nationale, Dr Amadou Mame Diop, sur ce point. En effet, après le leader de Tekki et allié du Pds, Guy Marius Sagna, membre du groupe parlementaire Yaw a écrit au Premier ministre, Amadou BA, lui indiquant « qu’il faudrait d’abord procéder à la modification du règlement intérieur de l’hémicycle avant de procéder à une quelconque Dpg. » « La loi organique n°2019-14 du 28 octobre 2019 modifiant et complétant la loi organique n°2002-20 du 15 mai 2002 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, déclarée conforme par le Conseil constitutionnel, par sa Décision n°2/C/2019 du 23 octobre 2019, a supprimé les rapports entre le Premier Ministre et l’Assemblée nationale ainsi que le mot « Premier Ministre ». Elle ne prévoit pas de (Dpg) ni de Premier Ministre », a écrit l’opposant. Dié BA, Pape Doudou DIALLO (Photo)

Maïmouna Bousso : «Je n’ai jamais été militante de Karim Wade»

https://www.xibaaru.sn Maïmouna Bousso était l’invitée du Jury du dimanche. Le leader du mouvement « Forces Citoyennes » est revenue sur le sens de son engagement, politique. Elle a défendu sa position de militante contre l’injustice. Avant de préciser qu’elle n’a jamais été militante de Karim Wade. « Je n’ai jamais été militante de Karim Wade, a-t-elle corrigé. Ceux qui me suivent savent que je suis assez constante dans mon engagement citoyen qui est un engagement sincère, patriotique. Depuis 2011 jusqu’à maintenant, nous luttons contre les injustices, pour plus démocratie, pour un État de droit. Cela nous a amenés par moment à soutenir untel ou un autre parce qu’il est dans une situation d’injustice et de traque due à sa position politique. Pour cela, nous n’allons pas changer que ce soit pour un nommé Karim Wade, Khalifa Ababacar Sall, ou aujourd’hui Ousmane Sonko. Nous sommes toujours sur cette même lancée. Nous ne sommes pas dans l’opposition parce que c’est un choix délibéré (mais) nous pensons que c’est là où les populations ont plus besoin de nous pour porter leurs doléances », a-t-elle déclaré.

Maïmouna Bousso : «Je ne regrette pas avoir élu Macky Sall…en 2012»

https://www.xibaaru.sn Elle siège aujourd’hui au sein de la Conférence des leaders de la Coalition Yewwi Askan Wi (Yaw) en tant qu’opposante, mais Maïmouna Bousso a soutenu entre 2012 et 2019 l’actuel président de la République, Macky Sall, et le président du parti Rewmi, Idrissa Seck, ex-opposant devenu allié du chef de l’État. La présidente du mouvement ‘’Forces citoyennes’’ ne regrette pas ses choix. Elle l’a fait savoir devant le Jury du dimanche (Jdd), ce 11 décembre 2022. « Je ne regrette pas d’avoir élu le Président Macky Sall, en 2012, a-t-elle assumé. C’est le destin. En 2011, je fais partie des pionnières de cette lutte contre la 3e candidature. Nous risquions notre vie à la Place de l’Obélisque, et à la Place de l’Indépendance. Parce que nous croyions vraiment à cette alternance proposée par le Président Macky Sall. Nous avons jugé en 2019 que l’alternative proposée par Idrissa Seck était la bonne, (et) nous l’avons soutenu. »

À l’heure du bilan, elle retient « qu’il faut apprendre de ses choix » pour « faire de meilleurs choix dans l’avenir. » Mais, aujourd’hui, l’opposante estime que le président réélu en 2019 « a trahi la confiance du peuple sénégalais », en s’éloignant, dit-elle, de la rupture promise.

« 80% des jeunes sont des marchands ambulants », a-t-elle affirmé, soulignant que « le long des trottoirs de Dakar, vous ne voyez que des jeunes. » Alors qu’ils sont « valides et vaillants, (ces derniers) n’ont rien d’autre à faire que de vendre », se désole-t-elle, par ailleurs, tout en niant « toute volonté de l’État d’avoir des industries. » Maïmouna Bousso, reprise par Emedia, soutient mordicus que du fait de sa trajectoire, « le président Sall n’avait pas le droit à l’erreur ». « La priorité, ce n’est pas le Brt, des stades, le Ter à milliards, la priorité, c’est l’éducation des jeunes, la santé pour tous, la sécurité de nos enfants, de nos filles et de nos mères. Il est passé complètement à côté », a-t-elle poursuivi. Avant de rappeler que depuis 2014, avec le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr-opposition), son mouvement a participé à toutes les plateformes constituées contre le régime en place.

DES BANDITS ATTAQUENT UNE STATION PUIS OUVRENT LE FEU SUR DES POLICIERS

https://emedia.sn Alors que l’attaque d’un multiservice à Mbour qui a coûté la vie à deux personnes est encore sur toutes les lèvres, un autre braquage a été enregistré à Touba Ndamatou. Selon nos radars, des hommes encagoulés ont attaqué une station-service dans la nuit du 11 au 12 décembre 2022. Munis d’armes, les malfrats ont emporté avec eux plus de 3 millions de francs CFA. Auparavant, ils avaient volé un pickup avec lequel ils se sont rendus à la station. Alertés, les éléments de la police se sont rendus immédiatement sur les lieux. Les malfrats ont tiré des balles sur la voiture des éléments du commissaire Thiombane avant de se fondre dans la nature. Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. Une enquête a été ouverte par la police pour mettre la main sur cette bande armée. CMS

Pourquoi pas un Mondial 2030 Maroc-Sénégal ? Par Madiambal DIAGNE

Les Lions de l’Atlas se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du monde 2022. Cette belle prouesse sportive fait du Maroc le premier pays africain à arriver à ce stade de la compétition. L’Equipe marocaine a jusqu’ici réalisé un parcours sans faute, avec un groupe soudé, solidaire et vaillant, mais surtout avec un jeune coach, Walid Regragui, ancien footballeur, jeune supplétif des coaches Wahid Halilodzic et Hervé Renard, sans grade ni grande expérience hors de son pays, et sur qui on ne misait pas un dirham quand il prenait en charge le groupe, il y a seulement quatre mois pour, dit-il avec malice, «jouer le pompier de service». Ce groupe Maroc est encore capable d’un nouvel exploit contre la France ce mercredi 14 décembre 2022 et pourquoi pas, soulever le trophée mondial au soir du 18 décembre 2022 ! La grosse performance du Maroc permettra indubitablement de rebattre les cartes sur l’échiquier du football. Le Maroc qui a couru, depuis des décennies, après le rêve d’organiser une Coupe du monde de football, vient de remplir un critère sportif, de cocher une cage sans doute pas toujours déterminante. Mais, à la vérité, un pays qui a l’atout de faire désormais partie des quatre meilleures nations de football, devrait avoir son pesant dans les futures décisions de la Fédération internationale de football association (Fifa), notamment dans le choix d’un pays hôte de la plus célèbre des compétitions sportives. De surcroit, le Maroc a éliminé des grandes écuries comme l’Espagne, le Portugal et la Belgique. Le Maroc a essuyé à cinq reprises un revers. Régulièrement, sa candidature à l’organisation de la Coupe du monde de football a été infructueuse. L’espoir était immense lors du dernier vote pour le choix du pays hôte de la Coupe du monde 2026, mais l’intransigeance de la diplomatie américaine, avec un Président Donald Trump qui menaçait publiquement de couper les aides aux pays qui voteraient contre les Etats-Unis, avait eu raison du dossier du Maroc. Sur 203 votants, le royaume chérifien avait recueilli 65 voix. Après le vote en 2010 de l’attribution de l’organisation du Mondial 2022 au Qatar, en vue d’une plus grande transparence dans les choix, le système de vote à la Fifa avait été changé et la règle «un pays un vote» est désormais plus que jamais de rigueur. Les Usa vont donc, avec le Mexique et le Canada, accueillir la prochaine Coupe du monde de 2026. Le Maroc ne s’est pas découragé pour autant et a annoncé à nouveau une candidature pour l’édition de 2030.

Le Maroc cherche un pays co-organisateur

Le Maroc présente un dossier éloquent pour pouvoir organiser seul la Coupe du monde de football. Seulement, la Fifa semble s’inscrire désormais dans une logique de promouvoir la co-organisation de la Coupe du monde par plusieurs pays, d’autant qu’elle envisage d’élargir le nombre de participants pour faire passer les équipes qualifiées de 32 à 48. L’idée serait sous-tendue par une volonté d’instaurer plus d’équité sportive, mais aussi de rendre la compétition plus inclusive. C’est ainsi que l’Angleterre a annoncé sa candidature avec des pays voisins comme l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles. Le Portugal et l’Espagne voudraient aussi se mettre ensemble pour demander la co-organisation du Mondial 2030. Gianni Infantino, président de la Fifa, n’a pas voulu être insensible à l’ambition du Maroc d’accueillir la compétition et lors du troisième sommet exécutif du football de la Fifa à Marrakech, du 15 au 17 janvier 2019, il avait laissé entendre qu’il était favorable à une candidature conjointe entre Rabat (Maroc), Madrid (Espagne) et Porto (Portugal), pour organiser la Coupe du monde 2030. La déclaration avait fâché le président de l’Uefa, Aleksander Ceferin, qui ne voudrait pas entendre parler d’une Coupe du monde organisée par des pays de deux continents, c’est-à-dire deux confédérations différentes. Cette position avait d’ailleurs été celle que défendait Infantino, avant de faire un revirement spectaculaire. Pour leur part, les autorités espagnoles avaient voulu saisir la passe pour proposer, par la voix du Premier ministre, Pedro Sanchez, en visite au Maroc, une candidature conjointe Espagne-Maroc-Portugal. L’idée semble ainsi définitivement acquise que la Coupe du monde 2030 sera attribuée sous le format d’une co-organisation, comme cela avait été le cas en 2002 pour le Japon et la Corée et en 2026, pour le trio Usa-Mexique-Canada. L’Afrique devrait revendiquer le droit d’organiser une nouvelle fois la Coupe du monde sur son sol. C’était en 2010 que la Fifa avait organisé pour la première fois la Coupe du monde de Football sur le continent noir. L’Afrique du Sud dont la candidature avait été portée par la «Mandelamania», avait ravi la vedette au Maroc. La diplomatie sénégalaise ne serait-elle pas assez audacieuse pour proposer une co-organisation avec le Maroc ? Naturellement, le Maroc a plus d’atouts pour diriger l’opération, mais l’apport du Sénégal pourrait être important.

Le dossier du Sénégal ne sera point ridicule

Encore une fois, le Sénégal ne pourrait pas avoir la prétention de jouer le leader du duo avec le Maroc, mais il pourra accueillir plusieurs matchs sur son sol. D’ailleurs, en vue d’une certaine continuité géographique avec le Maroc, des matchs pourraient être offerts à la Mauritanie. L’Angleterre par exemple, prévoirait le même schéma d’offrir des matchs à L’Eire. Si la Mauritanie est impliquée et intéressée dans le projet, elle pourrait rénover et agrandir son stade de Nouakchott de 40 000 places pour mieux répondre aux exigences d’un match de Coupe du monde de football. Soyons même plus osé en intégrant la Côte d’Ivoire à l’opération. Elle organise la Can 2023 et aura également des infrastructures aux normes. L’Euro 2020 s’est joué sur plusieurs pays et le Mondial nord-américain de 2026 épousera le même modèle d’organisation. Pour son dossier de candidature pour le Mondial 2026, le Maroc avait dévoilé 14 stades dont 12 sélectionnés par la Fifa et le Maroc prévoyait d’investir 3 milliards de dollars pour terminer les travaux en chantiers. Il est à rappeler que le Qatar, pour l’édition 2022, n’a présenté que huit stades. La différence quant au nombre de stades s’explique par le souci ou la nécessité de satisfaire la volonté de la Fifa d’augmenter le nombre de pays qualifiés dès l’édition 2026. Le Sénégal pourra ajouter dans le dossier de candidature au moins trois stades dignes d’accueillir des matchs de Coupe du monde. Ce seront le Stade Abdoulaye Wade de Diamniado, le Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar (en rénovation), et l’un des stades démontables de la Coupe du monde du Qatar qui serait déjà offert au Sénégal par les autorités qataries. A l’horizon 2030, le Sénégal aura fini de régler les questions de mobilité, avec ses projets en cours de réalisation, d’autoroutes, de lignes de trains et des aéroports régionaux. Les compagnies aériennes Royal air Maroc et Air Sénégal permettront de fluidifier les déplacements. Déjà qu’il ne faudrait pas plus de 2h 30 pour rallier le Sénégal au Maroc, alors qu’en Russie, pour la Coupe du monde de 2018, il fallait la durée d’un vol long courrier pour relier certaines villes choisies pour abriter des matchs. Ce sera la même situation en 2026 entre les Usa, le Canada et le Mexique. En outre, la jonction par voie routière de Dakar à Tanger devra pouvoir être une réalité. La capacité hôtelière du Sénégal est en forte courbe ascendante et de nouveaux investissements pourraient être encouragés. Le Sénégal sera bien prêt avant l’échéance car il aura à abriter les Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) en 2026 et peut s’autoriser aussi à accueillir une Coupe d’Afrique des nations de football. Ce sera une certaine cohérence événementielle et sportive. Du reste, ce qui va le plus plaider pour une synergie entre le Sénégal et le Maroc, ce sera la proximité de leurs populations tant pour des raisons socio-culturelles, historiques, que pour des raisons de proximité diplomatique entre les deux pays. Les autorités sénégalaises et marocaines affichent des positions identiques sur les questions internationales. Le Discours de la fête du trône, l’événement le plus important dans l’agenda de l’Etat marocain, avait été prononcé le 6 novembre 2016 à partir de Dakar où le Roi Mohammed VI était en séjour. C’était une première qu’un tel événement fût célébré dans un pays étranger par le Souverain, et les Marocains se plaisaient à dire que «si c’est au Sénégal, c’est encore chez nous». C’est dire ! Par ailleurs, dans un vote, le Sénégal pourra décrocher certaines voix qui devraient fatalement manquer au Maroc. Il s’y ajoute que le partenariat du Sénégal avec le Maroc donnera un ancrage plus évident de l’Afrique au Sud du Sahara dans l’organisation de la manifestation.

Le Maroc, qui tape avec insistance aux portes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour devenir membre de cette organisation sous-régionale, serait logique et cohérent en tendant la main à des pays de cet espace pour, ensemble, réaliser un projet de cette envergure.

Il y a lieu de souligner que l’organisation d’une Coupe du monde est une formidable opportunité pour un pays. Les nations qui se bousculent pour inviter la planète foot ne le font pas seulement pour le prestige ou pour l’aspect ludique ou festif. Une Coupe du monde rapporte gros, génère de grosses retombées économiques et sociales et constitue une vitrine sans pareille pour vendre un pays, une destination touristique ou d’investissements. Tout sera question d’audace, de volonté politique ou d’ambition. Ils seront sans doute nombreux à rester réducteurs pour ne pas oser le challenge et inhiber toute ambition, mais l’opportunité de chercher à s’engager aux côtés du Maroc est à saisir par notre pays. En 2013, quand on dessinait dans ces colonnes, les perspectives du pétrole et du gaz ou les autoroutes ou les lignes du Ter ou encore la ville future de Diamniadio, d’aucuns s’esclaffaient en parlant de délire. Ces réalités sont pourtant devenues notre quotidien maintenant. Les perspectives économiques du Sénégal autorisent des investissements certes importants, mais dont la rentabilité n’est pas discutable.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 12/12/2022

Khalifa Sall sur l’importance des Collectivités Territoriales…

A l’occasion de la célébration de la journée nationale de la décentralisation, l’ancien maire de Dakar fait un plaidoyer pour le renforcement des ressources des Collectivités Territoriales. Khalifa Sall demeure persuadé que les collectivités locales ont un rôle central à jouer dans l’impulsion du développement. Que l’on ne s’y trompe guère, dit-il, pour être effectif et global, l’essor économique sera d’abord et par-dessus tout local. Par conséquent, soutient l’ancien maire de Dakar, la croissance harmonieuse de notre pays passe inéluctablement par le renforcement des politiques dédiées aux collectivités territoriales. Selon le leader de Taxawu Sénégal, l’Acte III de la décentralisation, au-delà de prôner une communalisation intégrale, doit prioritairement s’atteler au renforcement économique des collectivités afin de leur permettre de propulser de véritables leviers de développement social et d’épanouissement économique. A l’en croire, les mécanismes internationaux de coopération au développement, s’ils veulent demeurer efficaces, sont impérativement tenus d’impliquer les collectivités locales dans la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques. Il est en outre clair, à ses yeux, que dans le cadre des compétences transférées, les ressources traditionnelles allouées ne permettent pas aux mairies de relever tous les défis et attentes placés en elles. Il est par ailleurs essentiel de revaloriser le statut des salariés des collectivités locales, à l’instar des fonctionnaires, plaide M. Sall qui estime que ces dignes travailleurs constituent le cœur de métier des politiques locales.

El hadji Malick Gaye a retiré sa candidature à l’AMS

Candidat au poste de président de l’association des maires du Sénégal (Ams), le maire de Ndiandane s’est finalement désisté. A l’en croire, le Président Macky Sall a demandé aux Directeurs généraux et aux ministres de se retirer, lors d’une audience samedi. El hadji Malick Gaye dit mesurer avec émotion l’engouement et la mobilisation suscités par sa candidature auprès des maires. Selon lui, ceci prouve à souhait que ses efforts à la tête de l’Agetip au service des collectivités territoriales n’ont pas été vains. Il ambitionnait de donner à l’AMS un ancrage institutionnel confirmé et un rayonnement international affirmé.

Galère des sages-femmes du programme ISMEA

Les sages-femmes recrutées dans le cadre du programme Innovation pour la santé des mères et des enfants d’Afrique (ISMEA) sont dans la dèche. Ces braves dames qui sauvent des vies dans les coins les plus reculés du pays souffrent le martyre ces temps-ci. Elles attendent toujours leurs salaires du mois de novembre. Une sage-femme affectée dans une des régions ciblées par le programme a lancé un cri de détresse sur la page Facebook des femmes médecins pour qu’elles soient régularisées dans les meilleurs délais. Selon la blouse blanche, leurs contrats sont arrivés à terme en fin octobre et renouvelés en début novembre. Seulement, se désole la sage-femme, les salaires tardent à tomber alors qu’elles sont en location et les charges familiales attendent. A l’en croire, elles n’osent pas aller en grève de peur d’être licenciées. Ces blouses blanches interpellent le ministre de la Santé et de l’Action Sociale. Car elles avaient vécu l’année passée une situation similaire et on avait coupé, dit-elle, entre 70 et 100 millions sans explications.

Les tenues de danseuses brésiliennes suscitent le tollé

Les tenues de danseuses brésiliennes lors d’une soirée de Wally Seck dans un hôtel ont suscité un grand tollé, surtout sur les réseaux sociaux. L’Ong Jamra s’est saisie de l’affaire, estimant que les danseuses brésiliennes, sous prétexte de «danse exotique », se livrent à un scandaleux exhibitionnisme sexuel. Selon Mame Matar Guèye, la vague d’indignations qui agite toujours de larges franges de l’opinion a contraint l’organisation à tenir d’urgence, comme le recommande l’Islam, et comme l’Ong Jamra avait fait avec Oustaz Ahmed Cissé, une «Shura » avec la famille du chanteur et les organisateurs de cette singulière soirée, «aux antipodes de nos valeurs socio-culturelles ».

Consultation populaire sur le rétablissement de la peine capitale

Face à l’insécurité galopante surtout dans les villes, Les Ong Jamra et Darul Khurann veulent une consultation populaire sur le rétablissement de la peine capitale. Ces deux organisations invitent le chef de l’État Macky Sall, en sa qualité de garant de la sécurité de tous, à convoquer d’urgence un conseil présidentiel spécial sur la question et de le faire assortir d’une consultation référendaire. Car, disent-elles, les populations sont sous la hantise de l’insécurité, notamment celles qui n’ont pas les moyens de se bunkeriser ou de se doter d’une sécurité privée. A les en croire, il sera ainsi donné aux populations, exaspérées et angoissées par cette criminalité galopante, l’opportunité de se prononcer librement sur le rétablissement ou non de la peine capitale. Selon Mame Matar Guèye de Jamra, cette peine va permettre aux populations de retrouver la sérénité, en faisant ainsi changer l’insécurité de camp. Cependant, ces organisations pensent que cette situation constitue en soi un aveu d’échec, en termes d’éducation des masses, de sécurité publique, de lutte contre le chômage endémique, de paupérisation des couches sociales déshéritées, de toxicomanie juvénile, de prolifération des salles de jeux de hasard et des bars clandestins…

Pape Alé Niang interné dans une clinique

Notre confrère Pape Alé Niang ne tenait plus après son audition sur le fond par le doyen des juges d’instruction à cause de la diète qu’il observe depuis une dizaine de jours. C’est ainsi qu’à son retour à la prison de Sébikotane, son état de santé s’est sérieusement dégradé nécessitant une évacuation. Ainsi dans la nuit, il a été évacué par son médecin dans une clinique de la place pour y être hospitalisé.

Reed Brody publie un livre sur l’affaire Hissein Habré…

Défenseur des victimes de l’ancien chef de l’Etat tchadien, Reed Brody publie un livre sur l’affaire Hissein Habré. La cérémonie de présentation de l’ouvrage intitulé «La Traque d’un dictateur » s’est tenue vendredi à la Cour pénale internationale. Dans ce récit au rythme effréné, selon un communiqué reçu à «L’As », Brody retrace en détails comment avec son équipe internationale d’enquêteurs et de victimes, ils sont parvenus à dénicher des preuves, saisir des tribunaux et des gouvernements réticents et sensibiliser l’opinion publique, afin de faire traduire Hissein Habré en justice au Sénégal où il a été condamné en 2016 avant de mourir en 2021. Bien que riche en rebondissements, ajoute la même source, le récit de l’affaire Habré montre qu’avec suffisamment de persévérance, de ruse et d’imagination, les survivants et leurs alliés sont capables de faire traduire en justice même les pires criminels. Le livre comporte également une préface de Jacqueline Moudeïna, avocate principale des victimes d’Hissein Habré. …

et travaille actuellement pour faire juger Yahya Jammeh

Spécialisé dans les crimes de guerre, l’auteur du livre soutient également depuis cinq ans les efforts visant à traduire en justice l’ancien président de la Gambie, Yahya Jammeh. Pour juger Yahya Jammeh, aujourd’hui exilé en Guinée Equatoriale, Brody prône la création d’un tribunal hybride entre la Gambie et la Cedeao à l’instar des Chambres africaines extraordinaires entre le Sénégal et l’Union africaine qui ont jugé Hissein Habré. Selon Brody, « si tous les pays de la sous-région dont des ressortissants ont été victimes du régime de Jammeh – le Ghana, le Sénégal, le Nigeria, etc…- s’allient et font pression sur la Guinée Equatoriale, il deviendra difficile pour elle de refuser son extradition.

Désherbage du grand cimetière de Pikine

Le grand cimetière musulman de Pikine a refusé hier du monde à l’occasion de la journée traditionnelle de nettoiement sous l’initiative par le collectif «Aar sama suuf, yokk sama armeel» dirigé par Daouda Guèye. Ce dernier qui a remercié les populations de la banlieue qui se sont mobilisées pour la réussite de la journée d’investissement humain et l’État pour l’extension du cimetière, a sollicité l’accélération des travaux, la prise en charge correcte du personnel qui y officie, le renforcement de la sécurité par la densification du réseau d’éclairage public.

L’association «Elleinad allo la terre» au secours des femmes

Mise sur pied depuis 2007 par la Suissesse Danielle Neukom, de son nom d’artiste Elleinad, «Elleinad-Allô la Terre » est une association d’entraide aux femmes, qui développe le système de micro-crédits dans les zones rurales, urbaines et dans les banlieues, plus précisément dans les localités de Dionewar, Ouest Foire en passant par Ndiaganiao, Nioro du Rip, Mbour, Pikine, Guédiawaye et HLM Grand-Médine. Depuis plusieurs années, «Allo la Terre» s’est illustrée dans la lutte pour l’autonomisation des femmes et leur formation. A cet effet, plusieurs jeunes et femmes ont bénéficié des sessions de formation grâce à «Allo la Terre », mais aussi des crédits pour développer leurs activités économiques.

Doudou Ka se déploie à Tambacounda et frustre…

Alors qu’il peine à gagner la commune de Ziguinchor, le ministre des Transports Aériens, Doudou Ka, déploie ses ailes dans la région de Tambacounda. Car ses souteneurs sont en train de mobiliser les populations rurales du Sénégal oriental pourtant déjà acquises à la cause du Président Macky Sall, en perspective du conseil des ministres décentralisé à Tambacounda en fin décembre. Ils promettent de mobiliser 40 cars pour l’accueil du Président Macky Sall. C’est dire que le responsable de l’Apr à Ziguinchor est en train d’enfoncer une porte déjà ouverte. Reste à savoir la réaction des apéristes de Tambacounda, notamment Me Sidiki Kaba et Cie.

Le chef de l’Etat agacé par les problèmes de sonorisation

Le Président Macky Sall a failli vivre hier le cauchemar au King Fahd à cause d’une longue coupure d’électricité en présence de ses homologues. Même si cette fois-ci, il s’agit d’un problème de micro. Lors de son allocution dimanche, à l’occasion de la célébration de la journée de la décentralisation, la sonorisation a été coupée deux fois. Cela avait même commencé à agacer le chef de l’Etat qui s’adressait aux maires et présidents de conseils départementaux. Finalement, les choses sont revenues à la normale. Toujours est-il que le directeur du grand théâtre devrait se faire des soucis car pour une rencontre aussi importante, certains couacs sont intolérables.

Le ministre Mamadou Talla réussit le pari de l’organisation

Restons à la cérémonie de la journée dédiée à la décentralisation pour dire que le ministre des Collectivités Territoriales, Mamadou Talla et ses collaborateurs ont réussi le pari de l’organisation. D’ailleurs, il a été félicité par le Président Macky Sall qui a estimé qu’un cadre doit pouvoir s’adapter rapidement partout où il est muté.