cropped-LOGO-RP
Loading ...

«LE MICROCRÉDIT TUE LE POUVOIR ÉCONOMIQUE DES FEMMES» Par Maimouna Astou Yade

“Allons droit au but : le système de la microfinance est un système sexiste, patriarcal et capitaliste, un système vicieux qui finance les écarts ou manquements des hommes dans les ménages des sociétés patriarcales. A l’heure où on parle de l’accès des femmes aux crédits pour assurer leur autonomisation économique, la féminisation de la pauvreté se radicalise, les femmes sont de plus en plus endettées et restent soumises à  un système qui renforce le capital financier des hommes.

Il est déplorable de voir nos États cautionner des taux d’intérêt excessifs ( 13 à 20 % ) imposés aux femmes par les institutions de microfinance. Un moyen cynique de maintenir les femmes dans une position de ce qu’on peut appeler «  les Pauvres endettées ».

Cette problématique nous concerne toutes et tous, l’autonomisation économique des femmes est chantée dans un système qui finance la pauvreté des femmes. Si nous nous mettons d’accord sur le fait que  les systèmes de microfinance appauvrissent davantage les femmes et renforcent les inégalités de genre, alors il ne sera pas difficile de déterminer à quel point cette situation fait vivre une reproduction sociale condamnée à perpétuer la pauvreté structurelle des femmes et des ménages. Ce cercle vicieux financier autour duquel tournent les femmes crée quotidiennement les conditions grotesques de maintien continu des emprunts auprès des institutions de microfinance. Ces prêts, qui sont remboursés plus chers, deviennent désormais les raquettes-secours pour renforcer le rôle reproductif des femmes dans les ménages patriarcaux. Le schéma d’une telle machination politico-économique est validé par une organisation sociale où l’homme dispose de tous les privilèges pour détenir l’ensemble des ressources disponibles et d’avoir le droit d’en disposer à sa guise. Les points de disparité se croisent certainement quelque part ( Différences par rapport à la race, à la religion, au sexe, à la situation de handicap entre autres). A qui profite chaque disparité qui nait d’une discrimination ? Une analyse intersectionnelle de la pratique de la microfinance au Sénégal par exemple et en Afrique généralement interpelle directement le militantisme du « décolonialisme » car allie à juste titre le patriarcat, la dette coloniale, le racisme et les accords coloniaux de souche entre l’Afrique et ses colons La valorisation du travail non rémunéré des femmes semble être une supercherie féministe aux yeux des hommes heureux du système qui les favorise sans filtre. La participation d’un homme dans les charges du ménage est quantifiable, calculable et constitue une marque de service accomplie, de dignité assumée et assurée. Celle de la femme par contre, insignifiant pour beaucoup, ne constitue pour eux que de petites contributions financières répétitives  qui, aux yeux de la société patriarcale, est directement affiliée à sa posture d’épouse.

La logique patriarcale considère cette participation ( quantifiable ou non)  des femmes dans le fonctionnement du ménage comme le ticket gagnant du paradis céleste, une théorie que « les religions patriarcales » semblent bien cautionner et encourager. Le mal est profond !  

Ces petites contributions financières répétitives, pour compléter la location de la maison ou de l’appartement, s’occuper des frais de scolarisation des enfants, pour une urgence médicale (…), sont supportées par des prêts gracieusement distribués aux femmes dans le besoin ou à des femmes qui certes ont eu un projet économique ambitieux  mais seront obligées d’en faire des fonds d’entretien des maisons des hommes. Les IMF ont réussi à saper le système initial de financement des femmes, certes un système informel mais équilibré car incarnant  la version originale de l’économie sociale et solidaire L’apport de l’État dans ce processus d’encadrement de ces systèmes de cotisation et de financement informels « tontines » était d’offrir aux femmes la possibilité de formaliser ce système et de se positionner au cœur de la gestion de ces initiatives. Les pratiques alternatives aux financement des projets économiques des femmes par des institutions de microcrédit  doivent être au cœur du combat des femmes. Comment les femmes peuvent travailler sur le développement de systèmes de microfinance véritablement sociaux et solidaires  et qui leur donnent la possibilité d’être grandement impliquées dans la gestion de ces institutions financières, avec l’accompagnement structurel de l’État ?

Le mouvement féministe sénégalais se penche sur les grands défis des femmes a l’ère POST COVID19, des problématiques structurelles qui persistent malgré une croissance économiques nationale estimée a 2 chiffres.

La transformation structurelle de l’économie, du PSE,  ne semble pas transformer les conditions de vie des femmes. D’ici 2023, le défi relatif au développement d’une économie compétitive, inclusive et résiliente, comme noté dans les grands défis du PAP2 2019-2023 sera sûrement différé à une date ultérieure. La justice sociale intègre une justice économique qui promeut les droits économiques des femmes en réponse aux fortes disparités de genre dans l’accès aux différentes ressources. Le mouvement féministe sénégalais occupe l’espace civique pour remettre en question les pratiques sociales qui défavorisent la femme, pour orienter le vrai débat public vers les sujets qui garantissent l’équilibre social et le respect de la dignité des Sénégalaises. Le monde consacre chaque année 16 jours pour animer une campagne mondiale contre les violences faites aux femmes. Cette année, notre campagne met la justice économique et l’éco féminisme au cœur de notre programme. Le cycle de la violence conjugale trouve des interactions logiques entre les violences économiques, les violences psychologiques et les violences physiques et arrive à démontrer que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles est un combat holistique.Les institutions de microfinance appauvrissent les femmes!”Maimouna Astou YADE,Féministe radicale, Activiste

Transition énergétique : Oulimata Sarr préconise « suffisamment » de temps et de ressources financières

Dakar, 1er déc (APS) – Les pays africains doivent disposer de ‘’suffisamment de temps’’ et « de ressources financières concessionnelles » pour réussir leur transition énergétique, a soutenu, jeudi, la ministre sénégalaise de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Oulimata Sarr. « Il est essentiel que les pays africains disposent suffisamment de temps et de ressources financières concessionnelles pour réussir leur transition énergétique qui requière des investissements massifs dans différents secteurs », a-t-elle dit, citant l’énergie, la santé, l’environnement et l’agriculture.

La ministre s’exprimait lors de la troisième édition de la table ronde africaine à l’initiative de Global perspectives group (GPI) sur le thème : « Assurer une transition énergétique juste’’.

La Directrice générale de la GPI, Ingrid Hamm, et plusieurs personnalités étrangères ont pris part à la rencontre. « Cette table ronde est une occasion de rappeler à la communauté nationale, la nécessité pour l’Afrique de mener une transition juste et équitable et est en phase avec les enjeux géopolitiques énergétiques économique de notre temps », a précisé la ministre. Selon elle, ‘’la relance durable’’ des économies africaines a été fortement impactée par la guerre en Ukraine et ses conséquences sur les prix des denrées de première nécessité et de ressources énergétiques’’. ‘’Ces différentes crises nous rappellent l’acuité et l’urgence de trouver une réponse à la question du financement des économies africaines afin de permettre au continent de réaliser très rapidement son développement économique pour un bien être durable de ses populations’’, a-t-elle insisté. Elle a soutenu que ‘’ce développement durable passe nécessairement par une transition énergétique juste qui permettra aux Etats africains d’utiliser les énergies de transition comme le gaz pour octroyer de l’énergie à un prix abordable à plus de 640 millions d’africains’’. Cette solution, a-t-elle insisté, est ‘’un impératif pour un développement inclusive et en ligne avec les objectifs du développement durable de 20/30 et de l’agenda 20/63 de l’Union africaine’’. Elle a rappelé que l’Afrique ‘’n’est responsable que de 3% des émissions, mais subit pleinement les conséquences du changement climatique. Ces dernières sont mises en évidence par la désertification, la sécheresse, les inondations, autant de fléau auxquelles nous faisons face avec des moyens limités’’.

Toutefois, la ministre de l’Economie a indiqué que cette question est ‘’une responsabilité partagée’’, d’où le plaidoyer autour des moyens.

‘’C’est pourquoi le sujet du financement constitue un volet important pour permettre à nos pays de s’adapter en investissant sur les énergies renouvelables à un prix abordable’’, a-t-elle dit. Le Directeur général des Partenariats internationaux pour la commission européenne, Koen Doens, qui est intervenu en visioconférence, a réaffirmé la volonté de l’Europe de renforcer son partenariat avec l’Afrique. Il s’agira, a-t-il dit, d’aider le continent à créer un cadre de coopération et atteindre les objectifs énergétiques et à stabiliser ses sources d’énergie.SK/ASB/OID

Le projet de budget 2023 du ministère du pétrole et des énergies est arrêté à 313 635 494 056 FCFA avec une baisse de plus de 500 milliards par rapport à 2021-2022

https://www.dakaractu.com Le projet de budget 2023 du ministère du pétrole et des énergies est soumis à la représentation nationale en séance plénière ce vendredi. C’est la ministre Aïssatou Sophie Gladima qui fait face aux parlementaires ce matin. Son budget pour l’année 2022-2023 est arrêté à 313 635 494 056 FCFA. Il est scindé par programmes  : optimisation du système d’offre d’électricité, électrification rurale et Énergies renouvelables et la sécurisation et l’approvisionnement en hydrocarbures et combustibles domestiques, pilotage, coordination et gestion administrative. La séance est présidée par la vice-présidente, Aïssatou Sow Diawara. Le budget précédent, pour rappel, était arrêté à 817.883.384.320 FCFA. Une baisse considérable de 504 247 890 264 francs CFA.

le secteur privé invité à soumissionner par groupement

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloLe Directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), Saër Niang, a invité les entreprises locales à mutualiser leurs forces pour augmenter leur chance de gagner des marchés publics. Au Sénégal, 67 % des marchés de la commande publique, passés sur les deux dernières années, ont été exécutés par les entreprises locales selon les rapports d’audit et de gestion des années 2020 et 2021 de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) publiés mercredi 30 novembre 2022 à Dakar.

Ce taux, bien que salutaire, peut être amélioré si l’on en croit le Directeur général de l’ARMP, Saër Niang.

« Il faut mettre en confiance le secteur privé national et lui permettre d’arriver à remporter les marchés. Aujourd’hui, si 67 % des marchés sont entre ses mains, seul ou en groupement, nous pouvons peut-être arriver à l’améliorer pour atteindre 80 voire 85 % », a-t-il déclaré. Pour y arriver, « nous encourageons le secteur privé à davantage aller en groupements. Il ne sert à rien d’aller toujours seul, d’être un singleton dans un environnement concurrentiel. (Car) les gens peuvent tirer leur épingle du jeu en favorisant les groupements entre entreprises locales », a-t-il souligné. Au Sénégal et dans l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa), l’essentiel des groupements qui soumissionnent à la commande publique sont l’œuvre, selon M. Niang, d’une entreprise locale et celle étrangère. « Les entreprises nationales doivent aujourd’hui se parler et aller ensemble. Si elles le font, il y a de fortes chances que dans les années à venir elles remportent 100 % des marchés. Nous devons tout faire pour que la collaboration au niveau communautaire soit renforcée », a-t-il plaidé. Saër Niang est convaincu que si le Sénégal veut avoir un secteur privé national fort, « il faut que les autorités contractantes jouent correctement le jeu».  Cela, d’autant plus que les textes permettent, dans un appel d’offre ouvert international, que les sociétés sénégalaises ou communautaires aient un taux de préférence de 15 %. « Cela veut dire qu’elles peuvent être 15 % plus chères par rapport aux entreprises extra-communautaires et gagner le marché », a-t-il indiqué. En 2020 et 2021, environ trente mille marchés ont été passés chaque année pour un budget d’environ 2600 milliards de FCFA. Ceux-ci sont dominés par les marchés de travaux qui représentent à peu près 85 % de la commande publique. Les appels d’offres ont représenté près de 82 à 85 % des marchés passés. Par ailleurs, les ententes directes, autrefois calculées par la valeur, sont désormais mesurées par le nombre. Cela a permis de passer de 6 % voire 7 % en 2018 et 2019 à 4 % et 5 % durant les deux dernières années.

« Nous pouvons retenir que la transparence est respectée dans les marchés publics qui, pour l’essentiel, sont passés par appel d’offre, le mécanisme par défaut de passation des marchés », s’est réjoui le Directeur général de l’ARMP.

En outre, le nombre de recours de contestation sur l’attribution des marchés a drastiquement diminué ces deux dernières années. D’environ 400, il y a quelques années, ils sont respectivement passés à 200 et 175 recours en 2020 et 2021. « Cette baisse drastique est due à la professionnalisation consécutive aux diverses formations octroyées aux agents contractants et la transparence dans l’attribution des marchés », a soutenu Saër Niang. S’agissant des entreprises étrangères qui opèrent sur le territoire national, il a fait savoir que celles-ci sont dominées par les sociétés chinoises qui gagnent 18 % des appels d’offres. Elles sont suivies par les entreprises françaises et turques qui sont autour de 4 %. Les sociétés allemandes, marocaines et émiraties complètent la liste avec environ 3 % des parts de marché.ARD/te/APA

Rapport 2020/2022 de l’Armp : Dérives sur les dépenses liées à la Covid-19

Le rapport de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) révèle plusieurs errements dans la cadre de l’exécution des marchés relatifs à la lutte contre la Covid-19. Plusieurs dérives ont été notées dans « les dépenses Covid-19 » qui étaient hors contrôle du Code des marchés. En témoignent quelques cas figurant dans les rapports 2020 et 2021 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp). En effet, concernant la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), les auditeurs révèlent : « plusieurs liasses de pièces justificatives des dépenses effectuées au titre de la lutte contre le Covid-19, pour un montant global de quatre milliards deux-cent- trente-trois millions neuf-cent-soixante-onze mille huit-cent-quatre-vingt-seize (4 233 971 896) Fcfa n’ont pas été mises à notre disposition. Aussi, « nous n’avons par conséquent pas pu mettre en œuvre les diligences requises pour nous assurer de la conformité des procédures d’attribution et de suivi de l’exécution physique et financière des opérations y relatives aux stipulations contractuelles « , renseignent les auditeurs.

A la mairie de Malika, concernant la gestion 2020, les auditeurs notent : «En raison de l’importance des limitations relevées plus haut (ndlr, plusieurs factures introuvables) nous n’avons pas suffisamment d’éléments permettant d’asseoir la régularité des dé penses Covid-19. En raison des limitations citées ci-avant, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la conformité de la passation des marchés de la commune de Malika aux dispositions du Code des marchés au titre de la gestion 2020 >>.

Quid de la gestion 2020 de Dakar Dem Dikk ? « Le montant total des dépenses dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, identifiées à partir des états financiers pendant la mission d’audit, s’élève à 89 124 854 FCFA Htva. Nous notons que la cellule de passation des marchés n’a pas été impliquée dans l’exécution de ces dépenses. Au terme de cette revue, nous présentons ci- après le résumé des principales observations découlant de nos t travaux : la date du bon de livrai- son est antérieure celle du bon de commande, pour 37% en nombre des dépenses effectuées, soit 7 sur 19; le bon de livraison t n’est pas fourni, pour 16% en Cri nombre des dépenses effectuées, soit 3 sur 19; le bon de livraison concerne une quantité inférieure à celle mentionnée dans la facture, pour 5% en nombre des dépenses effectuées, soit 1 sur 19; le pv de réception n’est pas fourni, pour 16% en nombre des dépenses effectuées, soit 3 sur 19; la facture du fournisseur n’est pas fournie, pour 53% en nombre des dé penses effectuées, soit 10 sur 19 les preuves de paiements ne sont pas fournies, pour 95% en nombre des dépenses effectuées, soit 18 sur 19; une consultation de fournisseurs aurait pu être faite pour plus de transparence et d’économie, pour 100% en nombre des dépenses effectuées; pas de preuve justificative de la capacité technique et juridique du fournisseur, pour 79% en nombre des dépenses effectuées, soit 15 sur 19 ».

Les auditeurs citent aussi « l’attribution récurrente de marchés à un même fournisseur ». En effet, écrivent-ils, « Vivendia a été attributaire de 4 marchés sur les 19 représentant en valeur 58 475 000 Fcfa Htva sur 89 124 854 Fcfa soit 66% de la valeur totale des dépenses identifiées liées à la Covid-19 ».

Le même constat est valable au ministère de la Culture et de la Communication. « Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, le ministère de la Culture a eu à effectuer une (01) dépense liée à la Covid-19 relative à l’achat de matériels de protection contre le covid-19 pour un montant global de 2 848 638 Fcfa. La revue a permis de noter que les dates et références au niveau des lettres d’invitation ont été modifiées à la main .De plus, les documents relatifs à l’exécution ne nous ont pas été communiqués. En 2020 toujours, l’acquisition de denrées alimentaires pour se- cours aux indigents, par la mairie de Hann Bel-Air a été passée au crible. Sur ce marché de 174,274 millions de Fcfa, les auditeurs précisent : « la liste des daaras bénéficiaires des dotations de denrées alimentaires et les ton- nages qui leur ont été affectés, ne sont pas dûment renseignées pour attester de la réception effective des denrées par leurs destinataires désignés ». Un autre marché de 6,2 millions de Fcfa concernant l’acquisition de denrées alimentaires pour les secours a été passé au crible. « La facture du fournisseur n’est pas datée. L’absence de date ‘sur les documents de passation des marchés, ne nous permet pas de rattacher l’opération concernée au marché. La liste des bénéficiaires des dotations de denrées alimentaires et les tonnages qui leur ont été affectés ne sont pas dûment renseignées, pour attes- ter de la réception effective des denrées par leurs destinataires désignés », soutiennent les auditeurs. Enfin, au niveau de la Der/Fj, « le de réception des supports média acquis dans le cadre de la communication sur le plan de résilience, pour un montant global de 91 034 050 Fcfa ne porte que sur un montant de 18 349 000 Fcfa; il subsiste un écart non justifié de 72 685 050 Fcfa », selon les vérificateurs.Avec Libération

L’efficacité des politiques publiques de développement au menu d’un colloque

Dakar, 1 er déc (APS) – L’efficacité des politiques publiques de développement est au menu d’un colloque international, ouvert, jeudi, à Dakar, pour contribuer à la recherche et à la diffusion de connaissances sur l’analyse d’impact des politiques et programmes de développement, a constaté l’APS.

‘’Ce colloque est organisé dans le cadre d’un master qu’on appelle master aide à la décision d’évaluation des politiques publiques qui a été une demande publique de l’Etat du Sénégal’’, a indiqué le directeur de l’Ecole nationale de la statistique et de l’analyse économique, Idrissa Diagne.

Selon lui, ce programme est mis en œuvre pour réaliser des activités qui regroupent le monde professionnel et les instituts, les universités du Sénégal. Il a précisé que le master est ouvert aux étudiants et aux professionnels venant de différents ministères tels que le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, le ministère de l’Enseignement supérieur, le ministère du Pétrole ainsi que d’autres structures. ‘’La collecte de données doit effectivement occuper une place importante’’, a dit M. Diagne, notant qu’il peut y avoir des impacts. Il a souligné que cette problématique d’évaluation d’impacts a été identifiée comme un élément d’amélioration des politiques mises en œuvre. ‘’Il y a d’autres impacts qui sont réalisés (…) et des études doivent être planifiées à ces niveaux-là’’, a ajouté Idrissa Diagne. A l’en croire, l’importance de ces études dans l’aide à la décision est de voir si les ressources publiques sont utilisées pour donner des outils relatifs aux objectifs attendus.NNN/OID/ASB

Programme décennal des inondations : le budget alloué exécuté à 66,64%, selon Serigne Mbaye Thiam

Diamniadio, 1er déc (APS) – Le budget alloué à la première phase du programme décennal de gestion des inondations (PDGI) a été exécuté à hauteur de 66,64%, soit 511 134 298 456 de francs CFA sur un total de 766 milliards, a indiqué, jeudi, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam. « L’évaluation faite en septembre 2021 montre que le programme initial a été exécuté à hauteur de 511 134 298 456 F CFA, soit 66,64 % », a-t-il déclaré à l’ouverture d’un atelier de formulation du Programme décennal de gestion des inondations (PDGI) pour 2023-2033.

Les sous-programmes “les plus avancés” dans la mise en œuvre de la première phase du PDGI concernent les volets aménagement du territoire et gestion des eaux pluviales, avec “respectivement 212,07 % et 159,31 % de réalisation par rapport aux prévisions de 2012”, a-t-il dit.

Selon Serigne Mbaye Thiam, les prévisions financières du PDGI montrent que sur le budget estimatif de 766 milliards FCFA arrêté pour la période 2012-2022, 5,5 milliards ont été affectés au volet aménagement du territoire contre 277 milliards pour la composante gestion des eaux pluviales. De même, “483 milliards” de francs CFA sont revenus à la composante relative à la restructuration urbaine et au relogement des populations, selon le ministre de l’Eau et de l’Assainissement. Il a en revanche fait état d’une “contre-performance” concernant la composante “restructuration urbaine et relogement”, dont le taux de réalisation a été arrêté à 11,76 %. “Ces résultats ont été atteints grâce à une mobilisation financière de l’État et de ses partenaires”, s’est félicité Serigne Mbaye Thiam. Le Programme décennal de gestion des inondations a été mis en place en 2012, en vue de regrouper “l’ensemble des actions destinées à lutter contre les inondations”, a rappelé le ministre.AT/BK/ASG

Le Programme décennal de gestion des inondations conforme aux besoins des territoires (ministre)

Diamniadio, 1er déc (APS) – Le ministre de l’Eau et de l’assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a souligné jeudi à Dakar la cohérence de la seconde génération du Programme décennal de gestion des inondations (PDGI) avec les besoins des terroirs en matière d’aménagement et de protection de l’environnement. “Cette seconde génération du Programme décennal de gestion des inondations (PDGI) correspond bien aux besoins ressentis par les territoires. Ce programme sera en lien étroit avec les politiques de développement, d’aménagement et de protection de l’environnement », a-t-il dit. Serigne Mbaye Thiam intervenait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formulation du Programme décennal de gestion des inondations (PDGI), une rencontre tenue à Diamniadio, au siège du ministère de l’Eau et de l’Assainissement.

Selon lui, le programme décennal de gestion des inondations (2023-2033) devrait permettre “de traiter les questions de gestion et de prévention des risques à des échelles pertinentes”.

Les solutions qui seront préconisées par les participants à l’issue de leurs travaux de deux jours, doivent tenir compte du contexte du changement climatique, de la gestion à l’échelle des bassins versants et de l’acceptabilité sociale avec des indicateurs “spécifiques, mesurables, ambitieux, mais réalistes et temporels” (SMART). “Cette rencontre va offrir l’opportunité aux différentes parties prenantes impliquées dans la prévention et la gestion du risque inondation d’identifier les acquis liés aux solutions déjà mises en œuvre, de mesurer leur impact, d’analyser les points à améliorer et de proposer un portefeuille de solutions innovantes qui vont contribuer au renforcement de la résilience de la population pour la prochaine décennie”, a déclaré le ministre Dans cette perspective, cet atelier de formulation participe de la capitalisation des solutions déjà mises en œuvre par les différents acteurs, y compris celles provenant des communautés locales victimes des inondations.AT/BK/ASG

Baisse et application des prix  : Le Marché d’intérêt national comme arbitre

https://lequotidien.sn Lieu de ventes et d’échanges commerciaux, le Marché d’intérêt national (Min) de Diamniadio offre toutes les commodités et garanties aux usagers, notamment les acteurs du secteur du commerce et, ce sur toute la chaîne de transmission. Pour un bon suivi et contrôle de l’application de la baisse des prix, les acteurs prônent la mise en selle et l’appropriation dudit marché qui pourrait jouer le rôle non seulement de régulateur, mais aussi permettre un meilleur dialogue entre les différents acteurs. Ce serait un gâchis de laisser le Marché d’intérêt national en l’état, en dehors du système, pour veiller à une meilleure application des prix fixés par le gouvernement du Sénégal à l’issue des concertations avec les acteurs du secteur du commerce. Ce lieu de ventes et d’échanges commerciaux offre toutes les commodités et garanties aux usagers, notamment les acteurs du secteur du commerce et, ce sur toute la chaîne de transmission. C’est un marché de standard international qui doit prendre toute sa place et jouer pleinement son rôle de régulateur au regard des nouvelles mesures et de l’urgence de poursuivre et de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs. «Le marché a un rôle central» à jouer dans la régulation des prix, assure Arona Ngom, Secrétaire municipal de la mairie de Diamniadio qui abrite l’infrastructure. Quand bien même, l’Etat a consenti des efforts visant à alléger le panier de la ménagère par la baisse des prix, M. Ngom fera remarquer que «nous sommes tous au courant des problèmes liés à la cherté de la vie d’une part et d’autre part de la spéculation» dont font l’objet certains produits de première consommation. Dans un Etat organisé, le gouvernement doit se doter d’organes et/ou d’entités qui régulent le marché. A cet effet, notre interlocuteur de renseigner  : «Le Marché d’intérêt national est un dispositif important pouvant participer à la régulation du marché.» Pour lui, la vocation première du marché est d’«assurer la disponibilité de produits frais» sur le marché. Suffisant pour lui de plaider pour une meilleure régulation des prix par la mise en place d’un dispositif avec le déploiement d’un dispositif de contrôleur économique au niveau du Min pour veiller au respect des prix, mais aussi et surtout de travailler pour la fréquentation et une meilleure appropriation du marché par les acteurs. Saïd Tarafi est un Marocain, importateur-exportateur de fruits, notamment la mandarine. Il ne cache pas l’importance du Marché d’intérêt national dans la facilitation des échanges commerciaux, mais aussi de la facilitation de la conservation et des commodités que le marché offre. Fièrement, il lance  : «j’ai déjà pris mon magasin. Il est immatriculé C11, avec la clef en main» en guise de preuve. Ousmane Ba, responsable du marché de fruits dit «pack» de Diamniadio, s’inscrit dans le même registre pour dire que le Marché d’intérêt national est «une opportunité pour nous». «C’est un lieu d’harmonisation des prix. Il nous offre aussi l’avantage de faire la rencontre d’autres commerçants avec lesquels nous pourrions collaborer et développer des activités», a expliqué le sieur Ba. C’est le même son de cloche chez Bassirou Ba, responsable du Regroupement des commerçants de la rue El hadj Mbaye Guèye (ex-Sandiniérie), réputée pour ses échanges commerciaux, notamment en fruits, qui n’a pas manqué de saluer l’ouverture d’esprit et le leadership du Dg du Marché d’intérêt national, Mohamedou A. Mbaye. Le Marché d’intérêt national est un service public de gestion des marchés dont l’accès est réservé aux producteurs et commerçants qui contribuent à l’organisation et à l’animation des circuits de distribution des produits agro-alimentaires, à l’instauration d’une concurrence saine et loyale dans ces secteurs économiques et participe à l’objectif de sécurité alimentaire des populations. Les opérateurs présents sur ledit marché sont des grossistes ou des importateurs de produits agricoles ; les clients, des restaurateurs privés ou collectifs, des comités d’entreprises et des centrales d’achat de la grande distribution. Il est un lieu de négoce de gros dont la mission  est de proposer à l’ensemble des Sénégalais, une alimentation sûre, diversifiée et en quantité suffisante, en droite ligne de la politique publique en la matière inscrite dans le programme du président de la République.

Der 

https://www.enqueteplus.com Au niveau de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes (Der/FJ), le traitement des dossiers est enrôlé au niveau d’un pôle emploi. Les étapes qui suivent sont l’entretien téléphonique et les visites de site. L’objectif est d’aider les bénéficiaires à la structuration du projet au besoin ou à éviter les détournements d’objectif. C’est dans ce cadre que la cheffe de Programme agriculture et élevage au niveau de la Der/FJ était hier à Guédiawaye. D’après Yaye Touty Diop Diallo, c’est pour constater la finalisation des inscriptions au niveau du pôle emploi de cette partie de la banlieue dakaroise. ‘’L’objectif, pour nous, est qu’en deux semaines, on puisse ratisser tout le Sénégal. Au moment où je suis ici à Guédiawaye, il y a cinq autres équipes qui sont sur le terrain pour faire exactement la même chose avec les différentes demandes des différents secteurs que gère la Der/FJ. La prochaine étape constituera à faire les comités d’investissement en accord avec les autorités administratives, puisque les pôles emplois sont gérés sous leur autorité. De concert avec la déléguée, les différents projets vont être validés, faire le nécessaire avec les institutions financières partenaires pour mettre en place les financements. Actuellement, c’est la phase de finalisation, puisqu’on avait déjà entamé les entretiens téléphoniques. Nous allons finaliser avec les visites de terrain pour les aider à avoir des devis, des factures. Ceci pour compléter le projet dans les semaines. Dès que c’est validé, les bénéficiaires vont recevoir leur financement. Ce sera en fin d’année où au plus tard au mois de janvier’’ a indiqué Mme Diallo.

Lancement de la 5G : Le Sénégal connecté en 2023 

https://lequotidien.sn Le rapport avec internet va changer. Si les opérateurs de téléphonie mobile ont anticipé en laissant les tests techniques, la tutelle s’est également préparée à lancer la 5G. Le cahier des charges étant dans sa dernière ligne droite, va incessamment être publié. La 5G au Sénégal ! Ça sera une réalité dans quelques mois. C’est le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) qui l’a assuré hier. «Le Sénégal est déjà au rendez-vous de la 5G. Les travaux se poursuivent au niveau de l’Artp et de l’ensemble des ministères concernés de manière collégiale. Un cahier des charges va être produit pour que le lancement commercial de la 5G puisse avoir lieu en 2023. Un certain nombre d’opérateurs ont commencé la phase-pilote sur la 5G un peu partout au Sénégal», a déclaré Abdoul  Ly. Faut-il le rappeler, des opérateurs de téléphonie mobile avaient démarré les tests techniques. Il ne restait que le cadre régulatif. Chose qui est désormais faite. En effet, le cahier des charges est déjà sur le circuit administratif. Il va, incessamment, être publié. Ce qui permettra de lancer la commercialisation de la 5G qui va révolutionner le rapport avec internet. Cette technologie, qui est plus rapide que la 4G, va ouvrir le champ des possibles. C’est une opportunité que l’industrie ne va pas hésiter à utiliser. Des changements majeurs sont attendus dans la télémédecine. «C’est clair que la 5G est une technologie vers laquelle il faut aller. Mais elle demande un environnement mûr, car elle peut développer l’industrie. Nous sommes dans le bon timing. Le lancement commercial va se faire très rapidement», a rétorqué Abdou Ly pour prendre le contrepied de ceux qui pensent que cette technologie a accusé du retard pour son lancement au Sénégal. Par ailleurs, Abdoul Ly, qui était au forum sur le développement des services à valeur ajoutée, s’est expliqué sur l’issue heureuse du contentieux entre Wave et Orange. Le Directeur général de l’Artp parle «d’obligation intelligente» pour contraindre Orange, la maison mère de Orange money, principale concurrente de Wave, à laisser la marque au pingouin vendre du crédit. «Nous avons résolu le problème entre Wave et Orange. L’ouverture des deux acteurs a permis d’avoir une solution profitable à tout le monde. Ça sera partout le cas. Nous obligerons quand il le faudra, mais nous écouterons d’abord pour trouver une solution idoine à l’ensemble des problèmes qui nous seront posés», a indiqué Abdoul Ly. Qui dira devant l’insistance des médias : «Obliger de façon intelligente, c’est cela la conciliation.

L’obligation peut être une solution, mais tant que les gens sont assez intelligents.»

Ly a profité de la tribune offerte par la 5ème édition du Forum d’échange sur le développement des services à valeur ajoutée pour polir l’image de l’Artp. «C’est un brainstorming autour de l’évolution du secteur. Les services à valeur ajoutée sont les locomotives de l’économie numérique. Nous voulons savoir comment aider davantage nos champions. C’est dans cette logique que s’inscrit ce forum. C’est la position de toujours de l’Artp. On veut anticiper sur les problèmes, afin de mieux réguler le secteur. C’est pourquoi nous sommes à l’écoute des acteurs. Nous avons le bâton, mais avant son utilisation, nous préférons être à l’écoute et utiliser la sanction comme dernier recours. Nous cherchons le juste milieu pour l’intérêt général. Si nos champions sont affaiblis, cela va entraîner un affaiblissement de leur capacité de recrutement», a-t-il déclaré.Par Malick Gaye – mgaye@lequotidien.sn

Interdiction de manifester : Quand certains Taximen fustigent «les motifs fallacieux et l’excès de zèle» du préfet de Dakar,Mor Talla Tine.

https://www.dakaractu.com Certains Taximen sont très remontés contre Mor Talla Tine, préfet de Dakar qui s’adonne à des interdictions qu’ils qualifient d’inopportunes et sans raison valable. Après leur première marche qui avait été interdite la semaine dernière, le regroupement des Taximen urbains du Sénégal est encore recalé par l’autorité territoriale. Certains d’entre eux pensent que le préfet ne donne que des motifs fallacieux. Pire, ils trouvent que le préfet est totalement dans l’excès de zèle. En réalité, ces usagers de la route considèrent qu’à la place de ces décisions sans fondement valable, devraient être remplacées par d’autres options qui permettraient aux citoyens qu’ils sont, d’exprimer leur mécontentement dans le calme, le respect. Par exemple, déployer des moyens pour encadrer leur activité, serait une possibilité qu’ils apprécieraient de la part du préfet de Dakar à qui, ils ont voulu lancer un message clair.

Marche interdite du regroupement des Taximen du Sénégal : «Une décision préfectorale sans motif valable», selon le RTUS

https://www.dakaractu.com Suite à sa demande de manifestation déposée sur la table du préfet de Dakar, le Regroupement des Taxis Urbains du Sénégal a vu sa requête rejetée. Dans une note signée ce jeudi par le commissaire de la police de Dieuppeul, le préfet de Dakar interdit l’organisation d’une marche le vendredi 02 décembre 2022 de 10 heures à 15 heures, sur l’itinéraire « Rond-point Liberté 5 – Allée Khalifa Ababacar SY – Rond-point Jet d’eau » pour des motifs de risque de trouble à l’ordre public et entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Des motifs balayés d’un revers de main par le regroupement des Taximan du Sénégal parmi lesquels, Malick Diop, SG de cette association qui s’est exprimé au téléphone de Dakaractu. Rappelons que cette marche était envisagée par les Taximen du Sénégal pour dénoncer plusieurs difficultés que rencontrent le secteur du transport public,  particulièrement les taxis. D’après le secrétaire général et chargé de la communication du RTUS, dans les prochaines heures, une annonce sur la conduite à tenir fera suite à cette décision préfectorale contestée.

Secteur primaire

https://www.enqueteplus.com Le gouvernement du Sénégal et l’Intersyndicale du secteur primaire regroupant des travailleurs de l’aquaculture, de l’agriculture et de l’élevage ont signé un accord portant sur 60 % du montant initial des indemnités, a-t-on appris jeudi du ministère de la Fonction publique. ‘’Sous la présidence de Gallo Ba, Ministre chargé de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public, les deux parties ont signé un accord portant sur 60 % du montant initial des indemnités’’, précise un communiqué reçu à l’APS La même source indique que le ministère de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public a organisé une rencontre avec l’Intersyndicale du secteur primaire regroupant le Syndicat des travailleurs des pêches et de l’aquaculture du Sénégal (Sytraps), le Syndicat national des techniciens et travailleurs de l’agriculture (Synttas) et le Syndicat national des techniciens de l’élevage du Sénégal (SNTES). La rencontre s’est tenue à la salle de conférence du ministère. Le communiqué signale qu’il est prévu “un comité technique chargé d’étudier la possibilité de mettre en place un fonds commun dans le secteur primaire, afin d’améliorer les conditions de travail des agents”.

Macky Sall au doyen Amadou Makhtar Mbow : «je lui exprime toute notre gratitude pour avoir cédé sa riche bibliothèque à l’Université qui porte son nom»

https://actusen.sn L’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio a été officiellement inaugurée, ce jeudi par le président de la république. Pour Macky Sall, cette université ne saurait trouver meilleur parrain. «Engagé volontaire de la seconde guerre mondiale, enseignant, ministre, secrétaire général de l’Unesco, pour ne citer que ces quelques fonctions qu’il a eu à assumer avec brio, auteur de plusieurs publications, le Doyen Amadou Makhtar Mbow est un homme multidimensionnel au parcours prestigieux. Nous nous souviendrons du combat tenace qu’il a mené à la tête de l’Unesco pour un nouvel ordre mondial de l’information», a fait savoir le locataire du palais. «Je salue avec respect, le Doyen Amadou Makhtar Mbow et lui exprime toute notre gratitude pour avoir cédé sa riche bibliothèque à l’Université qui porte son nom. C’est un grand geste», a-t-il magnifié.Mansour SYLLA

Macky Sall rappelle le “parcours prodigieux” de Amadou Mahtar Mbow

https://www.seneweb.com “Avec le patriarche Amadou Mahtar Mbow, un illustre fils du Sénégal, cette université ne saurait trouver meilleur parrain”, a d’emblée souligné Macky Sall lors de l’inauguration de l’Université de Diamniadio. Le chef  de  l’État a ensuite évoqué le parcours riche et exemplaire de l’ancien Directeur général de l’UNESCO : “Engagé volontaire de la 2e guerre mondiale, enseignant, Ministre, Directeur général de l’UNESCO, auteur de plusieurs publications, le doyen Amadou Mahtar Mbow est un homme multidimensionnel au parcours prodigieux. Nous nous souviendrons toujours du combat tenace qu’il a mené à la tête de l’UNESCO pour un nouvel ordre mondial de l’information. Je salue avec respect et affection le doyen Mbow et lui exprime toute notre gratitude pour avoir cédé sa riche bibliothèque à l’Université qui porte son nom. C’est tout un symbole de transmission du savoir”. Le Président en exercice de l’Union africaine a conclu en invitant les étudiants à s’inspirer du parcours de leur parrain. Je souhaite que vous mesuriez l’honneur qui vous est fait d’avoir comme parrain le patriarche Amadou Mahtar Mbow, a-t-il souligné.  Que chacun de vous aille consulter le CV du parrain et méditer sur son riche parcours pour en faire une source d’inspiration et de résilience dans la quête de l’excellence”.

Inauguration de l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio

Dakar, 1er déc (APS) – Le chef de l’État Macky Sall a procédé, jeudi, à l’inauguration de la deuxième université publique de Dakar, qui porte le nom du Professeur Amadou Makhtar Mbow, ancien directeur général de l’UNESCO. Nichée au cœur de la nouvelle ville de Diambiadio, entre le stade Abdoulaye Wade et le Centre international de Conférence Abdou Diouf (CICAD), l’UAM est entièrement orientée vers les métiers des sciences et technologies, des sciences économiques et de Gestion et des sciences sociales, avec une attention particulière accordée aux formations professionnelles. ‘’Avec cette inauguration, notre pays vient de franchir une étape de qualité dans sa marche résolue vers le Sénégal émergent avec cette université qui vient renforcer le cerveau et le capital intellectuel de la nouvelle ville de Diamnoadio pour en faire une ville moderne et inclusive », a déclaré Macky Sall. L’UAM, a-t-il fait savoir,  »cest deux amphithéâtres d’une capacité de 1500 places chacune, une grande bibliothèque universitaire, des laboratoires de dernière génération, six pavillons d’une capacités de 3000 lits et un restaurant de 1000 places assises. » Selon lui, cette université qui s’affirme déjà comme ‘’un pôle d’excellence » avec son admission au CAMES, vient renforcer la cartographie universitaire du Sénégal.

Revenant sur le choix du Professeur Amadou Makhtar Mbow, le chef de l’État a soutenu que  »cette université ne saurait trouver meilleur parrain autre que cet illustre et digne fils du Sénégal, cet homme multidimensionnel au parcours élogieux. »

‘’Engagé volontaire à 19 ans dans la Deuxième Guerre mondiale, professeur puis ministre de l’Education nationale du Sénégal au moment des indépendances et premier Directeur général africain à diriger une organisation spécialisée du système des Nations unies, j’invite les étudiants a parcourir le CV du parrain pour s’en inspirer », a-t-il dit. Pour sa part, le recteur de l’UAM, Pr Ibrahima Ciss, a affirmé que l’université est dotée d’infrastructures dignes des meilleures universités d’Afrique et du monde, répondant aux normes universitaires pour des conditions optimales d’etudes et de recherches. De son côté, le représentant des étudiants, Lamarana Ba, tout en remerciant le chef de l’État pour la construction de ce  »bijou », a sollicité l’enrôlement de plus d’enseignants pour éviter le problème des masters. Un plaidoyer entendu par Macky Sall qui  a demandé au recteur, en rapport avec le le ministre de l’enseignement supérieur d’anticiper sur cette problématique. Le chef de l’Etat a également saisi cette occasion pour exhorter en retour les étudiants ‘’au travail et au sens élevé des responsabilités ». La fille du parrain, Pr Awa Mbow Kane, qui s’est exprimée au nom de la famille a quant elle invité les étudiants à s’approprier le viatique de leur illustre père : « J’apprends donc je suis. J’éduque, donc je vis ». Dans cette optique, elle a annoncé que le professeur Amadou Makhtar Mbow a décidé de faire don de sa bibliothèque personnelle, constituée de dix mille livres, à l’UAM.MK/OID

Des universitaires maliens lauréats de la 2e édition du Prix Macky Sall pour la recherche

Dakar, 2 déc (APS) – Le premier prix de la deuxième édition du prix Macky Sall pour la recherche a décernée, jeudi, a des professeurs chercheurs de l’Université de Bamako pour leur travail sur la ‘’pharmacopée et médecine traditionnelles africaines, a constaté l’APS. Ils ont reçu leur prix des mains du chef de l’Etat, Macky Sall, jeudi, en marge de la cérémonie d’inauguration de l’université Ahmadou Mahtar Mbow, la deuxième université publique de Dakar, construite dans la nouvelle ville de Diamniadio. Les lauréats font partie d’une plateforme de recherche et d’innovation portant sur la production et la commercialisation de médicaments à usage humain et vétérinaire, issus de la pharmacopée africaine.

“Un sujet d’actualité qui interpelle tous les décideurs”, a souligné le président Sall, en allusion à la recherche sur de nouveaux médicaments. Il estime que « le soutien à cette activité essentielle au progrès de l’humanité reste encore insuffisant dans nos pays”

Dotée de 100 millions de francs CFA, la deuxième édition du prix Macky Sall pour la recherche vise à accompagner  des  projets fédérateurs, sur le thème  général de la résilience des économies des pays de l’espace CAMES face aux crises internationales. Le premier prix, d’un montant de 60 millions FCFA, est revenu à des chercheurs de l’université de Bamako, dirigée par le professeur Rokya Saganogo. Les deuxième (25 millions FCFA) et troisième prix (15 millions FCFA) ont été attribués à des chercheurs ivoiriens dont les travaux portent respectivement sur “Gouvernance et le Développement” et “Langues, Société, Culture et Civilisations.” Le prix Macky Sall pour la recherche est organisé sous l’égide du CAMES, le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. Il fait partie du Fonds Macky Sall pour la recherche (FMSR) qui bénéficie d’une subvention de 1 milliard de francs CFA que le président sénégalais a décidé de doubler, avec l’ambition de pérenniser la recherche. “Vu l’importance de ce projet, je double le montant du prix qui passe de deux milliards de francs CFA. J’instruis le ministre de l’Enseignement supérieur, Moussa Baldé, ainsi que le Premier ministre, Amadou Ba, pour que cet argent soit versé avant le mois d’avril”, a déclaré Macky Sall Les crédits alloués au Fonds Macky Sall pour la recherche (FMSR) sont logés dans un compte à terme dont les intérêts – 50 millions par an – ont permis jusqu’ici, au Cames d’organiser un agenda de deux ans pour organiser ce grand prix.MK/BK

Il y a 78 ans,des anciens combattants étaient massacrés par des militaires français au camp de Thiaroye

Dakar, 1er déc (APS) – Il y a 78 ans, plusieurs anciens combattants africains, de retour d’Europe après avoir participé à la Deuxième guerre mondiale, avaient été massacrés par des militaires français au camp de Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour avoir réclamé leurs arriérés de solde et prime de démobilisation.

Dans un tweet, le chef de l’Etat sénégalais a déclaré : ‘’Nous n’oublierons jamais Thiaroye 44 !’’.

‘’Ce 1ere décembre marque le 78e anniversaire de l’événement douloureux du massacre de Tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye. Je salue leur mémoire et rends hommage à leur contribution décisive à la Libération des peuples contre le nazisme. Nous n’oublierons jamais Thiaroye 44 !’’, a twitté Macky Sall, jeudi. Plusieurs anciens combattants africains, avaient été massacrés le 1er décembre 1944, par des militaires français au camp de Thiaroye. Ils réclamaient leurs arriérés de solde et prime de démobilisation, après avoir participé à la libération de la France sous l’occupation nazie. Communément appelés “tirailleurs sénégalais”, ces soldats venaient des colonies françaises d’Afrique, du Sénégal, du Bénin, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, de la Centrafrique, du Niger, du Gabon et du Togo. Les événements ayant conduit au massacre d’anciens tirailleurs sénégalais à Thiaroye (banlieue dakaroise), en décembre 1944, ont été « tout simplement épouvantables, insupportables », avait estimé le président français François Hollande en 2014 à Dakar.

« Les événements qui ont eu lieu ici en décembre 1944 sont tout simplement épouvantables, insupportables. (…) Alors, je voulais venir ici à Thiaroye, j’en avais fait la promesse lors de ma première venue ici à Dakar au président de la République (Macky Sall) », avait-t-il indiqué

Le chef de l’Etat français procédait à la remise symbolique, à son homologue sénégalais Macky Sall, des Archives de « Thiaroye 44 », au cimetière des Tirailleurs sénégalais de Thiaroye, à l’issue des travaux du 15ème Sommet de la Francophonie. De nombreux militaires, des anciens combattants et des officiels sénégalais ainsi que des diplomates des deux pays et autorités locales, avaient pris part à la cérémonie empreinte d’émotion. « Je voulais réparer une injustice et saluer la mémoire d’hommes qui portaient l’uniforme français et sur lesquels, les Français avaient retourné leurs fusils, car c’est ce qui s’est produit’’, avait souligné le président Hollande. ‘’Ce fut la répression sanglante de Thiaroye’’, avait commenté le chef de l’Etat français, longuement revenu sur cette histoire des martyrs de Thiaroye 44. Le président sénégalais, Macky Sall, avait pour sa part, salué la présence de son homologue français sur ces lieux en hommage aux tirailleurs. Selon lui, cela « traduit en acte sa parole tenu le 12 octobre 2012 à Dakar, à l’occasion de sa première visite en Afrique après son élection à la tête de la France ».

La Journée du Tirailleur sénégalais

« La cérémonie qui nous réunit sur ce site mémoire, témoin vous l’avez rappelé d’un événement douloureux de notre histoire commune, illustre en même temps nos valeurs partagées au sein de la Francophonie, valeurs de paix, de liberté et d’égale dignité des peuples’’, avait déclaré le chef de l’Etat sénégalais. Il avait ajouté : « (…) Nous sommes ici pour commémorer une vérité historique, si dure qu’elle ait été. C’est cela aussi le devoir de mémoire ».  »(…) Nous sommes reconnaissants, martyrs de Thiaroye 44, je salue votre mémoire. Reposez en paix pour l’éternité », avait conclu Macky Sall Ce 1er décembre consacré ‘’Journée du Tirailleur’’, le ministre des Forces armées s’est rendu à Thiaroye pour, dit-il, ‘’sacrifier à un devoir de mémoire, consacré par le calendrier républicain, à l’endroit de nos Tirailleurs sénégalais’’. ‘’Cette perpétuation de la célébration de la Journée du Tirailleur sénégalais traduit la volonté du président Macky Sall, de magnifier l’œuvre de ces hommes exceptionnels, qui ont marqué de manière indélébile notre mémoire collective’’, a déclaré Me Sidiki Kaba. Il a rappelé que ‘’cette appellation de Tirailleurs sénégalais, devenue générique à partir du mois de mai 1900, désignait les soldats issus des colonies françaises d’Afrique noire’’.

    ‘’Participation à l’effort de guerre »

‘’Aussi, devant ce Mémorial de Thiaroye 44, symbole d’une génération de feu plus récente, nous sommes heureux d’évoquer de nouveau cette mémoire combattante, en particulier celle de la génération de feu de 14-18’’, a-t-il dit. Cette année, les commémorations portent sur le thème : ‘’L’appel à l’Afrique de la France : le sang versé et l’effort de guerre des populations noires des colonies françaises’’. Pour le ministre, ‘’ce thème a l’avantage de prendre en charge les exploits des tirailleurs jalonnés de faits d’armes glorieux, mais également la participation à l’effort de guerre des populations noires des colonies françaises d’Afrique’’. Selon lui, ‘’en tout état de cause, ces colonies ont payé un lourd tribut durant ce premier conflit mondial’’. Il a rappelé que ‘’l’enfer du front n’était pas seulement dû à la puissance de feu des belligérants, mais également à l’inexpérience des tirailleurs sénégalais pour les guerres modernes européennes’’. Pour Me Kaba, ‘’le sacrifice et la contribution substantielle de nos populations à l’effort de guerre pendant la Première Guerre mondiale n’ont pas encore été suffisamment appréhendés à leur juste valeur’’. C’est pourquoi, il estime qu’il ‘’est un devoir pour les générations actuelles de s’approprier les nobles valeurs de courage, de bravoure, d’abnégation, d’honneur, plusieurs fois séculaires et profondément ancrées dans notre continent’’. Selon lui, ‘’ce sont ces valeurs dont sont héritières nos Forces armées que nous avons conceptualisées dans les notions de Diom, de Ngor et de Fit’’. ‘’Nous ne devons ménager aucun effort pour vivifier le devoir de mémoire et assurer sa transmission aux générations futures’’, a dit le ministre. Il a souligné que ‘’les jeunesses africaines doivent se montrer dignes et fières de ces devanciers et, avec les jeunesses du monde entier, retenir comme leçon de vie que +Si la guerre divise les peuples pour un temps, l’Histoire doit pouvoir les rapprocher pour toujours+’’. ‘’Et nos tirailleurs pourront alors reposer en paix parce que la postérité reconnaîtra la valeur de leur contribution à l’avènement d’un Monde Libre et apaisé dans lequel, ensemble, nous pourrons faire face aux problèmes de développement économique plus urgents’’, a-t-il dit, concluant par la devise de l’Armée : ‘’On nous tue, on ne nous déshonore pas’’.OID/ASB

Pathé Badiane : pose de la première pierre d’une stèle dédiée à Maba Diakhou Bâ

Pathé Badiane (Nioro), 30 nov (APS) –  Le ministre de la Culture et du Patrimoine, Aliou Sow, a posé, mercredi, la première pierre d’une stèle destinée, selon lui, à ‘’traduire la dimension religieuse du résistant Maba Diakhou Bâ’’, qui vainquit les forces coloniales françaises dirigée par le gouverneur Pinet Laparade lors d’une bataille qui eut lieu à Pathé Badiane, dans le département de Nioro, le 30 novembre 1865. ‘’Suivant les instructions de son excellence, le président de la République Macky Sall, le ministère de la Culture et du Patrimoine historique entend travailler, de manière résolue, à réaliser une stèle en forme de Alwa pour traduire la dimension religieuse de Maba Diakhou Bâ’’, a expliqué le ministre lors de la cérémonie qui s’est tenue à Pathé Badiane, à l’occasion de la quatrième édition de la commémoration de cette grande bataille.

En plus de la stèle, une mosquée sera aussi construite sur le site pour le recueillement des visiteurs.  

Aliou Sow a promis des bourses et subventions pour les chercheurs qui s’intéressent à l’œuvre et à la vie de Maba Diakhou Bâ. ‘’Nous nous engageons également à faire un film mémoriel pour donner du contenu culturel sans oublier la promotion d’une représentation théâtrale sur son œuvre et sur l’ensemble de ses actions pour que la jeune génération puisse s’en inspirer’’, a-t-il ajouté. Il encourage tous les acteurs culturels et artistiques à œuvrer dans ce sens par « la création multiforme de pièces de théâtre, de livres, de musique et autres, afin de nous sauver de l’oubli (…)’’. Sow a rappelé que Maba Diakhou Bâ avait constitué une ‘’véritable université’’ avec des maîtres de rang ‘’ultra élevé’’, dont Mame Mor Anta Saly Bâ, père de Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Abdoulaye Niass, père de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima dit Baye, entre autres érudits, pour enseigner le Coran, diffuser et consolider la foi islamique. ‘’Ici, à Pathé Badiane, nous réapprenons que notre pays se construit depuis très longtemps et que de dignes enfants ont posé des jalons importants au prix de sacrifices immenses par le sang de la dignité et de l’honneur, dans le souci de porter haut l’étendard des grandes valeurs et l’objectif de donner un sens à la vie’’, a poursuivi le ministre de la Culture et du Patrimoine historique.ADE/ASG/OID

ITW-GORGUI WADE NDOYE, INITIATEUR DU ‘’GINGEMBRE LITTERAIRE’’ : ‘’Replacer l’Afrique au cœur de l’agenda mondial’’

https://www.enqueteplus.com L’on commence à se familiariser au ‘’Gingembre de ContinentPremier’’. Le Sénégal a déjà accueilli trois éditions du ‘’Gingembre littéraire’’ et la quatrième s’ouvre ce matin à Dakar. Son initiateur, le journaliste Gorgui Wade Ndoye, nous en dit plus dans cet entretien.

On connait le concept ‘’Café littéraire’’. Vous nous faites découvrir le « Gingembre littéraire ». Comment est né ce concept et d’où vient le nom ? 

Le « Gingembre de ContinentPremier », du nom du magazine panafricain éponyme, a pour ambition de replacer l’Afrique des idées, celle qui se pense par elle-même, en dehors des clichés et des stéréotypes déstabilisateurs, au cœur de l’agenda mondial. C’est un concept qui se décline en « Gingembre littéraire », « économique », « politique », etc., selon les thématiques abordées et les personnalités invitées. Il s’agit donc d’ouvrir un espace de réflexions, en toute liberté, de manière inclusive et dans la générosité, pour permettre aux Africains et à ceux qui s’intéressent véritablement à ce grand continent berceau de l’Humanité et des Civilisations, de penser et de proposer des solutions aux défis qui assaillent l’Afrique, mais aussi l’humanité dont elle est solidaire. Le temps où l’on imposait des cadres de penser et de faire aux Africains est plus que révolu. Le gingembre est une plante qu’on retrouve presque partout dans le monde et ses vertus médicinales sont prouvées. Son goût épicé donne aussi du caractère à nos conférences-débats où de grands intellectuels, hommes et femmes de tout âge se retrouvent au-delà de leur différence à cogiter ensemble sur le passé, le présent et l’avenir de l’Afrique, mais aussi du monde. Le « Gingembre », lancé officiellement le 1er mai 2019, à la Maison internationale des associations de Genève, dans la grande salle Mahatma Ghandi, avec plus de 200 personnes, s’inscrit ainsi dans le cycle global de nos réflexions entamé aux Nations Unies, à Genève, depuis 2012 sur « La place de l’Afrique dans le monde : démocratie et souveraineté ».

Aujourd’hui commence un nouveau cycle de conférences. Parlez-nous de cette nouvelle édition ? 

Nous ouvrons la quatrième édition du « Gingembre de ContinentPremier », sur la thématique générale « Vivre ensemble : les médias traditionnels et les réseaux sociaux au service de la cohésion sociale », à la place du Souvenir africain, à  9 h 30, avec quatre panels animés par des personnalités de divers horizons reconnues chacune dans son domaine. Ensuite, nous aurons un autre panel à l’école de journalisme Ejicom, à Keur Gorgui, demain vendredi, pour finir en apothéose à l’amphithéâtre Crac de l’université Gaston Berger de Saint-Louis, ville où le journalisme sénégalais est né. Il s’agit, globalement, de reconstruire les stratégies utiles au vivre-ensemble : éducation à la citoyenneté, identités socioculturelles, quelle responsabilité des médias ? Quand on évoque la responsabilité des médias, l’on ne peut ignorer le rôle combien détestable et criminel joué par une certaine presse au Rwanda, en 1994, mais aussi en Côte d’Ivoire, à la suite de la crise postélectorale. Nous avons donc, dans cette édition de 2022, invité des journalistes amis aussi des politiques de ces deux pays pour témoigner, afin que ce qui s’est passé dans ces deux pays de cette Afrique qui nous est tous si chère, ne puisse plus se reproduire. Avoir des témoins de l’histoire de manière physique, virtuelle, orale ou par l’écrit, oblige à être plus humble et à mieux questionner l’exercice de ce métier du journalisme si noble, mais malheureusement agressé et violé dans ses fondements par beaucoup qui s’en servent et/ou qui devraient le protéger.

Médias et cohésion sociale  : le thème de cette année. Pourquoi ce choix ? 

L’ère numérique a facilité l’accès à l’information, la création et le partage de connaissances, favorisant ainsi les échanges et le dialogue interculturel. Cependant, la montée de discours haineux et le ‘’terrorisme’’ verbal en ligne démontrent que la technologie numérique a également engendré un certain nombre de défis. L’un d’eux est l’établissement d’un juste équilibre entre la liberté d’expression en ligne d’une part, et, d’autre part, le respect de la dignité humaine et du vivre-ensemble. Quel rôle jouent les médias traditionnels et les réseaux sociaux dans notre quotidien et l’éducation des populations ? Quelle place tiennent-ils au sein du cercle familial, amical ou professionnel ? Quelle importance prennent-ils dans notre relation aux autres ? Quelles conduites adopter pour réduire les mauvais usages et surtout pour préserver le lien et le dialogue entre les populations ? Autant de questions qui seront traitées par ces éminences grises amies, aussi le public qui participera à la cagnotte réflexive. Naturellement, comme nous le rappelons dans notre note conceptuelle, l’objectif de ce ‘’Gingembre’’ vise à dessiner les pas menant vers la paix, la liberté d’expression et la vie dans une atmosphère de respect et de cohésion sociale. Il s’agit également de se pencher sur le rôle des médias traditionnels et des nouveaux médias dans le vivre-ensemble. Dans ce contexte, ces journées de réflexion s’interrogeront sur les raisons pour lesquelles il est essentiel de renforcer un journalisme libre et de qualité, afin de permettre aux médias de contribuer efficacement à leur véritable rôle : informer et éduquer. Plus précisément, les interdépendances entre liberté d’expression, droit à l’information, paix, inclusion et cohésion sociale seront explorées.

Cette année, il y a des hommes et femmes de médias à qui vous voulez rendre hommage (Babacar Touré, Sidy Lamine Niasse, Eugénie Rokhaya Aw, etc.). Que retenez-vous de ces grands de la presse sénégalaise ?

La grande dame Eugènie Aw, icône du journalisme sénégalais, c’était une vie de combat, un engagement de tous les jours, qui va au-delà de sa seule corporation des médias.  Elle n’est pas que journaliste ; c’était aussi une féministe, une révolutionnaire, une militante engagée à gauche. La journaliste patriote est un exemple qui a été de tous les combats pour la démocratie, le pluralisme et la souveraineté du Sénégal. Notre dernière rencontre, c’était l’année dernière au Warc, à l’occasion d’une conférence organisée par la professeure Penda Mbow. Eugénie Aw était là encore, magistrale, se faisant la défenseure de la jeunesse qu’il faut comprendre et écouter. Babacar Touré, c’est d’abord un humaniste absolu et un visionnaire. C’est aussi l’aîné journaliste doué de tous les talents, une belle plume, qui a été de tous les combats de la démocratie sénégalaise. Babacar Touré, c’est le pionnier de la presse indépendante, un exemple pour des générations de journalistes. Aujourd’hui encore, la liberté d’expression et le pluralisme médiatique doivent tant au talent du fondateur du groupe Sud. J’aurais tant aimé le connaître personnellement, même si j’ai été pendant des années le correspondant de ‘’Sud Quotidien’’ en Suisse. Beaucoup de personnes qu’il a soutenues dans l’ombre se souviennent également d’un discret et bienfaiteur, notamment des étudiants à qui il a offert des bourses d’études. Le cheikh Sidy Lamine Niasse, ‘’c’est la quête de vérité qui l’a fait entrer en journalisme, comme on entre en religion, armé d’une conscience sacerdotale. Si seule la vérité est révolutionnaire, alors, il faut la dire. Par l’écrit d’abord, qui est verbe, la parole qui est action, l’image qui est création’’. Ces mots, ce sont ceux de Babacar Touré, qui a eu la chance de dire sa reconnaissance à Sidy Lamine Niasse de son vivant. C’était à la faveur de l’inauguration du nouveau siège du groupe Walfadjri, un après-midi du 1er avril 2010. Comme l’avait si bien résumé le fondateur de Sud, le regretté Sidy Lamine Niasse, c’est le journaliste, l’Intellectuel islamiste, l’homme d’idées, ouvert et curieux sur tout.  C’est surtout un symbole pour tous ces lettrés en langue arabe, même au pays de Senghor. Par sa détermination, son parcours et sa créativité, le patron du groupe Walf symbolisait la curiosité de l’intellectuel. C’était aussi un patron de presse écouté, une voix reconnue, avec laquelle les intellectuels, les politiques et le Sénégalais lambda aimaient à dialoguer. Il fut un ami et un frère pour moi, quand j’étais le président des clubs d’arabe du lycée Abdoulaye Sadji et des anciens de ce lycée de Rufisque à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Il a fait le déplacement dans mon quartier à Colobane II Sud pour une conférence et deux fois à Gaston Berger. Je le vois encore, lui avec tout ce qu’il représentait en termes de savoirs, me demander ce que je pensais de son exposé et de venir s’asseoir dans la chambre d’étudiant le 7G4/D. Merci à eux, à tous nos valeureux confrères qui nous ont quittés et qui devraient nous servir de référence. Nous devons préserver leur héritage intellectuel et humain.BABACAR SY SEYE

Casamance : Environ 1 975 000 m2 de terres déminés (directeur CNAMS)

Ziguinchor, 1 er déc (APS) – Environ 1.975.000 mètres carrés de terres ont déjà été déminés dans les régions de Sédhiou et Ziguinchor (sud), a révélé, jeudi, le directeur du Centre national d’actions antimines du Sénégal (CNAMS), Barham Thiam.

« Le déminage se poursuit. C’est une question délicate qui demande l’adhésion de toutes les parties au conflit casamançais. La discrétion anime notre évolution sur le terrain. Tout se passe bien. Aujourd’hui, avec nos partenaires, nous avons déminé environ 1.975.000 mètres carrés dans les régions de Sédhiou et Ziguinchor », a déclaré M. Thiam.

Dans cet entretien accordé à l’APS, lors de la célébration des 40 ans de l’ONG “Humanité et inclusion/ handicap international (HI )”, un des partenaires principaux du CNAMS, il a souligné qu’il reste “environ 1.700.000  mètres carrés de terres à déminer” . « Ces terres se trouvent dans le département de Goudomp (Sédhiou), particulièrement dans le Niaga et le Kaour et dans les départements de Ziguinchor, Bignona et Oussouye », a-t-il précisé, rappelant que la région de Kolda est considérée comme libérée des mines. Barham Thiam signale que l’ONG “Humanité et inclusion/handicap International” ( HI  ) est en train de travailler au déminage du secteur de Nyassia, dans le département de Ziguinchor. « Avec cette dynamique de paix qui est enclenchée, plus rien ne pourra nous arrêter à davantage déminer », a-t-il assuré. Selon son responsable Ousmane Diallo, de 1998 à 2022,  HI a déminé 800.000 mètres carrés de terres en Casamance. Il a ajouté qu’en 2022, l’organisation a traité 90.000 mètres carrés pour une remise à disposition aux populations et relevé 143 mines et des restes d’explosifs de guerre. En 40 ans de présence en Casamance, dit-il, HI a réalisé de nombreux investissements dans les domaines de l’éducation et de la santé. Elle a également appuyé les populations déplacées de retour, compte non tenu des actions de  sensibilisation et de plaidoyer menées sur le handicap et l’inclusion et la formation de 120 enseignants sur l’éducation aux risques.MNF/ASG/BK

Macky Sall invité en Israël

Dakar, 1 er déc (APS) – Le Sheikh Moafaq Tarif, chef spirituel de la communauté Druze d’Israël, en mission officielle au Sénégal, dit être porteur d’un message d’invitation du président israélien à son homologue sénégalais.

‘’Je suis venu porter un message d’invitation du président de l’Etat d’Israël pour le président Macky Sall. Il s’agit d’une invitation mais aussi d’un message de paix de l’Israël », a-t-il déclaré.

Le chef spirituel de la communauté Druze s’exprimait lors d’une conférence de presse à Dakar pour faire le point de sa première visite au Sénégal. Selon Sheikh Moafaq Tarif, par ailleurs, président de la haute cour d’appel religieuse Druze, cette visite permettra au président du Sénégal de ‘’mieux  s’imprégner des traditions et des activités de l’Etat hébreu, de rencontrer les communautés religieuses et pouvoir se faire sa propre opinion ». ‘’Lors de ma rencontre avec le président Macky Sall, je lui ai expliqué l’état de la coexistence religieuse en Israël, l’harmonie entre lequel les différentes communautés y vivent et la possibilité pour chacun de vivre son culte mais aussi la possibilité pour chaque culte de veiller à sa communauté’’, a-t-il dit.

Sheikh Moafaq Tarif s’est félicité de ‘’l’accueil chaleureux » qui lui a été réservé et a magnifié ‘’l’esprit de vivre ensemble et le dialogue interreligieux » qui existent au Sénégal.  

Interpelé sur le rôle que joue la communauté Druze dans le cadre des relations entre Israël et la Palestine, le guide spirituel a souligné qu’elle mène régulièrement des médiations entre l’Etat d’Israël et les autres communautés religieuses notamment musulmanes. Sheikh Moafaq Tarif a formulé des prières pour l’équipe nationale du Sénégal qui joue la Coupe du monde Qatar 2022. L’ambassadeur de l’Etat d’Israël à Dakar, Ben Bourgel, qui a traduit les propos du Sheikh en français, se dit ‘’très satisfait » des relations diplomatiques entre l’Etat du Sénégal et son pays.ABD/OID/ASB

Initiative «Grain from Ukraine» : le coup de fil de Volodymyr Zelensky à Macky Sall

http://lesoleil.sn Le chef de l’Etat, sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (Ua), a annoncé dans un tweet avoir reçu jeudi un appel de son homologue ukrainien, Volodymyr  Zelensky. Ce dernier l’a informé de son initiative «Grain from Ukraine» et de son plan de paix. D’autres sujets d’intérêt commun ont aussi été abordés. « Je remercie le Président @ZelenskyyUa de son appel, ce jour, pour m’informer de son initiative « Grain from Ukraine » et de son plan de paix. Nous avons également discuté d’autres sujets d’intérêt commun »n, a écrit Macky Sall. La guerre en Ukraine n’épargne aucun pays et l’Afrique subit les revers avec des pénuries de céréales importées d’Ukraine et de Russie. Les deux pays sont engagés dans une bataille d’influence . C’est dans ce contexte que l’Ukraine a lancé un programme baptisé «Grain from Ukraine» (Céréales en provenance d’Ukraine), notamment à destination des pays africains.

LA GIFLE DE TROP PAR OUMOU WANE

Ce jeudi 1er décembre, le contrat social a été rompu au sein de notre Assemblée. Désormais, même les députés empruntent le fonctionnement des voyous et des délinquants. Le crime devient désormais possible jusque dans l’hémicycle La honte ! C’est le mot qui me vient à l’esprit. Et le dégoût, le sentiment qui m’envahit devant ces images qui suscitent l’indignation aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. Une flèche de plus plantée dans la dignité des femmes.

Ce jeudi 1er décembre, le contrat social a été rompu au sein de notre Assemblée nationale. Désormais, même les députés empruntent le fonctionnement des voyous et des délinquants.

Hier, les membres de l’opposition Massata Samb et Mamadou Niang ont littéralement tabassé la députée de la majorité Amy Ndiaye Gniby, lors de l’examen du budget du ministère de la Justice et ces gestes aussi inattendus en ce lieu qu’ignobles et violents, constituent une violation des droits humains et posent un sérieux défi à notre démocratie. De purs hommes ou des sous-hommes ? Non, un homme qui se respecte ne doit pas être capable de violences sur les femmes et il est urgent pour l’État de changer la loi et de mettre les femmes à l’abri de la violence politique, car la violence à l’égard des femmes dans un parlement entrave gravement leur capacité à s’acquitter du mandat pour lequel elles ont été élues. Un pays est souvent à l’image de sa classe politique, et quel bien triste spectacle. De la violence verbale à la violence physique, il n’y a qu’un bras celui de Massata Samb, ou un pied, celui de Mamadou Niang. Le crime devient désormais possible jusque dans l’hémicycle. Le pays va mal. Et le mal est profond. Qu’avons-nous appris ces dernières années ? De quels spectacles a-t-on été les témoins indésirables ? Dans notre pays coule un poison qui a un nom, la haine, comme un serpent dans nos âmes et nos veines, qui nous fait juge et en même temps nous condamne et fait de nous ses complices. On s’entend sans se comprendre et le seul sentiment qui compte finalement, c’est de haïr. L’opposition a encore le culot de réclamer des excuses publiques à Amy Ndiaye Gniby à qui elle reproche de prétendus propos polémiques sur Serigne Moustapha Sy, guide moral des moustarchidines et président fondateur du Parti de l’Unité et du Rassemblement. Mais n’est-ce pas plutôt au peuple d’exiger des excuses de la classe politique ? Car qu’en est-il de l’exemplarité de nos dirigeants et du modèle qu’ils sont sensés donner à nos enfants ? Ainsi quand nous ne sommes pas d’accord avec une femme, il faudrait la frapper. Ce comportement machiste et irresponsable continue de saper les droits des femmes à participer librement et équitablement à la société.

D’ordinaire, dans l’imaginaire collectif, les délinquants misogynes, sont des agresseurs plutôt pauvres et mal éduqués et non des députés ! Mais aujourd’hui, la vidéo de l’agression a été diffusée sur Internet et les réseaux sociaux, contribuant, en plus de la violence faite à une femme, à l’image catastrophique rendue de notre pays.

On ne sait pas encore quelles seront les conséquences de ce triste spectacle qu’ont offert des parlementaires sénégalais à la face du monde. C’est du flagrant délit qui ne doit pas rester impuni. En attendant, on ne peut que constater que la violence contre les femmes en politique est un échec moral de notre société. Il me plairait cependant d’entendre toutes les femmes s’indigner, majorité ou opposition, associations ou leaders d’opinions car là ce n’est plus de la politique, c’est une agression contre une de nos sœurs. Dieu merci, devant ces heures les plus sombres de l’histoire de notre Assemblée nationale, deuxième institution du Sénégal, je me réjouis que les femmes aient le droit de vote dans notre pays, sinon je me dis que l’avenir serait une tragédie.

Grève de la faim de Pape Alé Niang : les décisions prises par le journaliste en cas de danger

https://actusen.sn Me Ciré Clédor Ly a apporté des précisions sur la grève de la faim entamé par le journaliste Pape Alé Niang en prison. L’avocat a fait savoir que son client a pris la décision de ne pas recevoir des soins d’administration pénitentiaire en cas de besoin. ” Je tenais à confirmer que Pape Alé Niang a pris la décision irrévocable d’entamer une grève de la faim à partir de demain vendredi matin. Par ailleurs il a fait savoir qu’il n’acceptera aucune intervention médicale de qui que ce soit s’il advenait qu’il se trouve en danger en dehors de son médecin personnel. L’administration pénitentiaire est informée de cette décision et a aussi toutes les coordonnées de son médecin personnel”, a précisé Me Ly. Par conséquent, souligne la robe noire, son client a aussi refusé de recevoir des soins de l’administration pénitentiaire.

FONCIER DE YEUMBEUL-NORD : Le maire annonce un audit pour 2023

https://www.enqueteplus.com Dans la commune de Yeumbeul-Nord, 492 parcelles ont été attribuées à de tierces personnes par l’équipe municipale sortante. Le nouveau maire, Babacar Ndao, avait promis de faire un audit. Il l’a annoncé hier, lors d’un point de presse. Au moment de briguer les suffrages des populations de Yeumbeul-Nord, lors des dernières élections locales, le candidat de la coalition Yewwi Akan Wi avait promis de faire l’audit du foncier dans cette commune du département de Keur Massar, une fois élu. Babacar Ndao compte tenir cette promesse qui, selon lui, est une demande sociale.

Hier, lors d’un point de presse, il a annoncé qu’il va demander aux conseillers municipaux d’inscrire dans le budget de 2023 une ligne de crédit destiné à faire cet audit du foncier.

‘’On doit le faire pour savoir ce qui nous reste comme lopins de terre. Ce qui nous appartient et ce qui est entre les mains des autres personnes. Une fois cet audit terminé, on verra. Les résultats vont déterminer la suite à prendre. Nous avons des infrastructures à construire et des financements sont disponibles. Donc, vous comprenez l’urgence que nous avons’’, déclare le maire. Babacar Ndao est revenu sur l’épineuse question des 492 parcelles remises à de tierces personnes par l’équipe sortante. A ses dires, depuis qu’il a été élu maire, il ne cesse de recevoir des demandes de construction, mais pour l’heure, il n’a encore rien signé, car il faut qu’il sache d’abord les conditions d’attribution desdits terrains. ‘’Un décret affectant une superficie de 20 ha à cette commune a été signé en 2015. Il y a une bonne partie réservée à la construction des infrastructures sociales de base. Maintenant, sur cette même superficie, on a remis à 492 personnes des terrains dont les 76 appartiennent aux conseillers municipaux sortants. Moi qui vous parle, j’en ai une qu’est le n°14. C’était à la suite d’une délibération municipale, puisque les conseillers municipaux étaient dans le bénévolat. Maintenant, les autres, on ne sait pas dans quelles conditions on leur a octroyé leurs parcelles. Il faut que je veille sur ça. C’est la raison pour laquelle je n’ai encore signé aucune autorisation de construction’’.

Il ajoute  : ‘’Je suis en train de travailler avec les services compétents, pour en savoir davantage. Si c’est légal, je vais faire ce que la loi me permet, au contraire, aussi, on fera ce que de droit. Cette superficie appartient à la population yeumbeuloise du Nord. Donc, elle va leur revenir. Je suis un légaliste. Tout ce que je vais faire va s’appuyer sur la loi.’’

En effet, le maire souligne qu’il a la liste de tous les bénéficiaires. Étant donné qu’elle comporte des données personnelles, il va consulter des experts, avant de la publier. ‘’Je ne peux pas dire, si oui ou non, tous les bénéficiaires sont de la commune. Mais ce qui est sûr est que le moment venu, la population sera informée, car nous travaillons pour elle. Tant que ce n’est pas clair, il n’y aura pas de construction. Nous allons agir en toute légalité. Il ne s’agit pas, non plus, d’une chasse aux sorcières, mais juste pour éclaircir un point sombre, car la population a besoin de comprendre. Nous ne sommes pas dans des histoires de règlements de compte avec l’équipe sortante, vu que j’ai été conseiller municipal pendant deux mandats. Je précise aussi que je ne suis pas ami avec le maire sortant. On ne s’est pas vu, depuis mon installation, ni en public ni en privé, mais il n’empêche que nous sommes tous de la commune’’, souligne Babacar Ndao. CHEIKH THIAM

AMINATA TOURE ACCULE ISMAÏLA MADIOR FALL

https://www.sudquotidien.sn L’ancien Premier ministre a profité de son temps de parole pour interpeller le Garde des Sceaux ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sur sa position sur le troisième mandat. Aminata Touré demande au ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, d’avoir une position tranchée sur le troisième mandat. Sa prise de parole hier, jeudi 1er décembre, a été axée sur cette spéculation autour d’une troisième candidature du président de la République, Macky Sall. L’ancien Premier ministre, Aminata Touré, a profité de son temps de parole pour interpeller le Garde des Sceaux ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sur sa position sur le troisième mandat. «Vous avez joué un rôle considérable dans la rédaction de la Constitution de 2016.

Vous êtes parmi ceux qui l’ont rédigée. Vous avez dit, à la télé et dans les médias, qu’elle a été verrouillée. En conséquence, «nul ne peut faire deux mandats consécutifs». Tu l’as défendu partout, je l’ai fait moi aussi. Je veux que tu le dises de façon assumée, devant cette Assemblée, et tu le répètes pour une quatrième fois, puisque tu l’as déjà fait en trois reprises, ‘’nul ne peut faire deux mandats consécutifs !’’»

Mieux, selon l’ancienne tête de liste de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), lors des législatives du 31 juillet 2022, «plusieurs milliards ne doivent pas être dépensés que pour des leurres». «Ce qu’on précise maintenant sur le Constitution, ne l’était pas en 2016», continuet-elle. La thèse défendue au temps est, selon l’ancien Premier ministre : «le président Macky Sall terminera son magistère en 2024.» Pour elle, Ismaïla Madior Fall doit s’exprimer de façon tranchée sur la question. «Parlez au Sénégal, comme cet intellectuel qui joue un rôle important dans la stabilité d’un pays. Réaffirmez ici que le président de la République doit être fidèle à la Constitution», soutient Aminata Touré. Cependant, les députés de la majorité n’ont pas apprécié cette sortie de leur ancienne camarade de parti. Sira Ndiaye demande à Aminata Touré de remettre son poste de député à la coalition Bennoo Bokk Yaakaar. Fanta Sall lui emboite le pas, sous les applaudissements de ses collègues. Pour Demba Diop Sy, aucune loi n’est rétroactive. Et il n’existe pas dans la Constitution un article qui interdit au président de la République de se présenter pour un troisième mandat. Pour Aïssatou Sow Diawara, le président de la République a droit à un troisième mandat. De son côté, Aniyeu Mbengue lui est d’avis que le président Macky Sall a droit à un second quinquennat. Fatou NDIAYE

Ismaël Madior Fall esquive sur le 3eme mandat : «J’assume mes positions politiques»

Le ministre de la Justice n’a pas été prolixe devant les parlementaires pour répondre à certaines questions posées par ces derniers. Selon Ismaël Madior Fall, s’il cherchait l’humilité, il serait resté dans des amphithéâtres. Etant ministre et homme politique, il donc assume ses positions politiques. Le garde de Sceaux se dit étonné d’entendre que le Sénégal a une justice à double vitesse. Il n’en est rien, estime-t-il, puisque, selon lui, la justice est incontrôlable. Elle a sa manière de fonctionner. C’est ce qui se passe toujours dans les grandes nations. Le Sénégal a une Justice de qualité où très souvent l’État est condamné. « La prochaine réforme est d’encadrement de la criminalisation du viol que nous allons vous proposer» dit-il, relate LeTémoin. D’après Ismaïl Madior Fall, le bracelet électronique va résoudre beaucoup de problèmes. A l’en croire, la modernisation de la Justice est bien une réalité au Sénégal avec un certain nombre de réformes qui ont déjà été opérées. Aucune Justice n’est parfaite, convient-il, il n’en est pas moins vrai que notre Justice est un modèle de référence, d’après le Garde des Sceaux. « Nous avons une justice de qualité » a-til martelé devant les parlementaires.

Assemblée nationale : Ismaïla Madior mis à l’épreuve

https://www.sudquotidien.sn Les députés de l’opposition ont arboré des brassards rouges, hier jeudi, tout le long de la plénière.  Selon Abass Fall, c’est une façon de dénoncer la domestication de la Justice par l’Exécutif. Les échanges à l’hémicycle ont été aussi marqués par l’affaire Pape Alé Niang, l’arrestation de proches du leader Ousmane Sonko, accusés d’être parmi les Forces spéciales et le cas Karim Wade dont les députés de Wallu ont fortement plaidé la révision du procès. La mort de Didier Badji et Fulbert Sambou a été aussi évoquée par les parlementaires.  Les députés ont reproché aussi au Garde des Sceaux ministre de la Justice, la partialité de l’institution judiciaire. L’affaire Amy Ndiaye a poussé les députés de l’opposition à demander plus de considération pour les femmes. La candidature à un troisième mandat  du président Macky Sall a pris une bonne part dans les discussions.FN

Violence contre la députée Amy Ndiaye : les femmes parlementaires de BBY réservent le droit d’ester en justice si…

https://www.pressafrik.com Les députées femmes du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakaar ont fait face à la presse, ce jeudi pour condamner fermement les violences faites aux femmes. En effet, lors de l’examen du projet de budget du ministère de la justice, ce jour un député de YEWI ASKANWI à assener un coup ‘’violent’’ à sa collègue maire de Gniby Amy NDIAYE. Ces dernières exigent à leurs collègues de l’opposition de présenter des excuses publiques à Amy Ndiaye. Dans le cas contraire, elles comptent saisir la justice. « L’examen du projet de budget du ministère de la Justice, ce jour a été l’occasion pour un député de YEWI ASKANWI se prévalant du PUR dont Moustapha SY est le président d’honneur, d’assener un coup violent à notre collègue maire de Gniby Amy NDIAYE, pendant qu’un autre député du même parti lui donnait un coup de pied au ventre. Les femmes parlementaires de la coalition BBY condamnent fermement ces actes odieux d’une autre époque qui intervient en pleine quinzaine de la lutte contre les violences faites aux femmes,…. Nous femmes députées du groupe Benno nous réservons le droit d’ester en justice si nos collègues de l’opposition ne présentent pas des excuses publiques à notre honorable collègue et sœur Amy Ndiaye. Les députés Massata Samb et Mamadou Niang de Yewi Askan seront tenus responsables de tout ce qui arrivera à notre collègue Amy Ndiaye, en état de grossesse », a déclaré Adji Mergane kanouté, vice-présidente du groupe parlementaire BBY. Poursuivant sa déclaration, elle soutient : « Au moment où partout dans le monde entier la femme vient d’être généreusement célébrée, au moment où dans notre pays, son Excellence, le Président Macky Sall consolide les acquis de hautes luttes relatifs aux droits des femmes, au moment où le chef de l’Etat prône la masculinité positive, deux hommes députés de Yewi Askan wi se permettent d’agresser physiquement, publiquement notre collègue Amy Ndiaye, sans aucun respect pour la femme ni pour l’institution parlementaire que nous députés, avons l’obligation de préserver. Nous femmes députées du groupe parlementaire Benno s’insurgeront contre toute violence à l’encontre de nos honorables collègues, sous toutes ces formes ». Mieux ajoute Adji Mergane kanouté : « Aujourd’hui notre sœur, collègue, l’honorable députée maire Amy Ndiaye a été attaquée, insultée, giflée, rabaissée et humiliée dans l’exercice de ses fonctions de députe au service du peuple. Demain, à qui le tour ? Nous femmes parlementaires du Groupe Parlementaire Benno Bokk Yaakaar groupe Benno invitons le Président de l’Assemblée nationale, notre collègue Amadou Mame Diop à appliquer rigoureusement le règlement intérieur. Nous femmes députées du groupe BBY considérons que l’immunité parlementaire ne saurait prévaloir dans ce cas d’espèces, car c’est du flagrant délit. L’opinion nationale et internationale est témoin oculaire ».

LA DÉPUTÉ AMY NDIAYE ENCEINTE,SES COLLÈGUES DE BBY EXIGENT L’APPLICATION DE LA LOI

https://emedia.sn Les femmes de la coalition Benno Bokk Yaakaar ont condamné jusqu’à la dernière énergie les incidents qui se sont produits, ce jeudi, à l’Assemblée nationale avec l’agression de la député Amy Ndiaye et maire de Gniby. En effet, elles invitent le président Amadou Mame Diop à appliquer rigoureusement le règlement intérieur. « Nous femmes députées du groupe Benno Bok Yaakaar considérons que l’immunité parlementaire ne saurait prévaloir dans ce cas d’espèces car c’est du flagrant délit. L’opinion nationale et internationale est témoin oculaire », ont-elles écrit. Avant de poursuivre  : « nous femmes députées du groupe Benno nous réservons le droit d’ester en justice si nos collègues de l’opposition ne présente pas des excuses publiques à notre honorable collègue et sœur Amy Ndiaye. Les députés Massata Samb et Mamadou Niang de Yewi Askan wi seront tenus responsables de tout ce qui arrivera à notre collègue Amy Ndiaye, en état de grossesse ». Toutefois, disent-elles, Il est important de rappeler que les leaders de Yewi Askanwi, lors de leur conférence de presse avait exhorté leurs militants et sympathisants à attaquer physiquement l’honorable député Amy NDIAYE par conséquent, il sont les premiers responsables et coupables. CMS

Amy NDIAYE giflée, les femmes de Benno exigent des « excuses publiques »

http://www.walf-groupe.com A la suite de l’agression de la députée Amy Ndiaye, les femmes de Benno Bokk Yakaar ont tenu un point de presse dans le nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale’’ pour s’insurger contre ce qu’elles qualifient «d’odieux». «Nous, femmes députées du groupe parlementaire de Benno, s’insurgeons contre toutes les violences à l’encontre de nos honorables collègues, sous tous ses formes. Aujourd’hui, notre sœur, collègue, l’honorable députée maire Amy Ndiaye a été attaquée, insultée, giflée, rabaissée et humiliée dans l’exercice de ses fonctions de député au service du peuple. Demain à qui le tour ?», s’interroge la députée Adji Mbergane Kanouté, porte-parole du jour des femmes députées membres de la coalition Benno bokk yakaar. De ce fait, la parlementaire qui avait à ses côtés la quasi-totalité de ses collègues a invité le président de l’Assemblée nationale «à appliquer rigoureusement» le règlement intérieur. «Nous, femmes députées du groupe Benno Bokk Yakaar, considérons que l’immunité parlementaire ne saurait prévaloir dans ce cas d’espèces car c’est du flagrant délit. L’opinion nationale et internationale est un témoin oculaire», indique-t-elle en soulignant qu’elles se réservent le droit d’ester en justice si leurs collègues membres de l’opposition (Massata Samb l’auteur de la gifle et Mamadou Niang qui lui aurait administré un coup de pied au ventre, Ndlr) ne présentent pas des excuses publiques Ndèye M. SEYE

Boubacar Boris Diop soutient Amy Ndiaye Gniby : « Elle n’a proféré aucun mot injurieux »

https://www.seneweb.com Les soutiens se multiplient pour  la députée Amy Ndiaye Gniby . Cette fois, c’est l’écrivain Boubacar Boris Diop qui est monté au créneau pour dénoncer cette violence inouïe contre la parlementaire. « Solidarité totale avec l’honorable Aminata Ndiaye Gniby brutalisée à l’Assemblée nationale. Même si elle a exprimé son opinion avec véhémence, elle n’a proféré aucun mot injurieux. Et de toute façon ce déchaînement de violence est juste inadmissible, surtout en un tel lieu », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Me Clédor Ly,avocat de Sonko : « Si le Juge n’avait pas organisé la confrontation… »

iGFM – (Dakar) Le mardi prochain, le doyen des Juges fera une confrontation entre Ousmane Sonko et Adji Sarr. Me Ciré Clédor Ly, un des avocats du leader de Pastef ne crache pas sur ladite confrontation. Il s’exprimait sur la Rfm. « Si le Juge d’instruction n’avait pas organisé de confrontation, du point de vue procédural le parquet va éterniser ce dossier. Il va demander un supplétif. Et ce supplétif allait étirer encore plus longuement ce dossier qui n’en est pas un. Donc c’est une façon pour le juge d’instruction de barrer la route au parquet du point de vue procédurale. Il y a aussi que toutes les personnes qui ont été citées dans ce dossier n’ont pas été entendues. Je pense qu’avant cette confrontation, toutes les personnes citées devaient être entendues. Je pense aussi que depuis le départ, cette affaire n’avait pas lieu d’être instruite. Mais tout le monde comprend qu’au-delà  de la recherche d’une vérité ou d’une justice il y a des enjeux plus  importants. C’est en fait l’intrusion du politique dans le champ judiciaire. Tout le monde le sait. »

APRÈS LE REJET DE SON RECOURS À LA COUR SUPREME : Seydina Oumar Touré tourne définitivement la page mais annonce la saisine de la Haute Cour de Justice de la Cedeao

https://www.jotaay.net Seydina Oumar Touré dit tourner définitivement la page sur un éventuel retour à la Gendarmerie nationale. Cela, après avoir reçu la réponse de la Cour suprême du Sénégal, suite à son recours pour excès de pouvoir relatif à sa radiation des cadres de cette entité de l’armée. Cependant, l’ex capitaine annonce qu’il va saisir la Haute Cour de Justice de la Cedeao pour dénoncer la violation de ses droits. L’ex-capitaine Oumar Touré a tourné définitivement le dos à la Maréchaussée. Le brillant ancien adjoint au commandant de la Section de Recherches ne veut plus entendre parler de la Gendarmerie. C’est dans une note qu’il l’a annoncé. «Le 25 novembre 2022, j’ai reçu information par l’entremise de mon avocat Me Moussa Sarr, de la décision de rejet de la Cour suprême du Sénégal de mon recours pour excès de pouvoir, contre le décret numéro 2021-830 relatif à ma radiation des cadres de la Gendarmerie nationale sénégalaise», explique-t-il d’emblée dans la lettre. Avant de préciser  : «ce recours fut uniquement pour le principe et n’avait nullement pour but un éventuel retour en gendarmerie, mais la correction d’une iniquité manifeste». Pour Seydina Touré, cette décision de la Cour suprême de rejeter son recours l’a particulièrement surpris. En effet, pour lui, cela montre que les officiers des armées, toutes catégories confondues, restent exposés au bon vouloir de l’autorité administrative. «Il en ressort qu’il n’existe désormais aucune marge de manœuvre au chef militaire sur la sanction statutaire de ses administrés. Ce qui constitue un précédent dangereux à mon avis, parce que fragilisant et banalisant substantiellement l’état militaire qui est déjà très contraignant dans notre pays».

Même s’il affirme que cette page est définitivement tournée, Capitaine Touré déclare qu’il saisira la Haute cour de justice de la Cedeao, pour dénoncer la violation de ses droits et contester encore une fois cette radiation illégale. Car pour lui, il y va du respect de l’Etat de droit et de la préservation de la reluisante réputation de la démocratie de notre pays.

Dans sa lettre, Seydina Oumar Touré n’a pas manqué de donner des conseils à ses sympathisants et proches. «Je vous exhorte à prendre exemple sur ce qui vous semble bien en moi, parce que tout n’a pas été bon dans ma démarche, qui peut-être est reprochable et perfectible vue sous un certain angle. L’homme est né imparfait et le demeurera, je vous prie donc de pardonner toute attitude qui vous a semblé inappropriée et qui était peut-être inopportune», exhorte-t-il Avant de conclure  : «une nouvelle page que j’appréhende avec un regard empreint d’optimisme, et dépourvue de rancœur, s’ouvre dans ma vie. Nous en écrirons ensemble les lignes, les paragraphes et les chapitres, dans la paix, la concorde et l’amour filial,valeurs cardinales que nous ont léguées nos ancêtres».Khadidjatou D. G

Disparition des militaires : la famille de Didier Badji annonce une plainte, un responsable de l’Apr visé

https://www.pressafrik.com La famille de l’Adjudant-chef de la Gendarmerie, Didier Badji, disparu depuis le 19 novembre avec son ami le Sergent Fulbert Sambou (retrouvé mort au large du Cap Manuel le 23 novembre dernier), a décidé de passer à la vitesse supérieure. Une plainte va être déposée, selon leur avocat Me Patrick Kabou. Ce dernier se base sur des affirmations faites sur le plateau de l’émission « Ndoumbélane » du vendredi 26 novembre par un responsable du parti APR (au pouvoir) du nom de Amath Suzanne Kamara. Selon ce dernier, les deux militaires ont été abattus et leur disparition est intimement liée avec l’affaire Pape Alé Niang. « Après concertation avec la famille et les proches de M. Didier BADJI, Après lecture d’un quotidien sénégalais sur l’affaire concernant les deux sous officiers, Après visualisation de l’émission « Ndoubélane » où un homme politique faisait des affirmations assez précises sur la situation des deux sous-officiers, la famille, dans la recherche de la vérité, et sans infos, ne peut rester dans l’expectative », a écrit Me Kabou sur son compte Twitter. Avant d’ajouter : « C’est dans ce sens que se fiant pleinement aux informations de ce quotidien et aux affirmations de cet homme politique, une plainte sera déposée dans les jours à venir. Cette plainte permettra à la justice de prendre en compte les seules infos publiques détenues jusqu’à présent »

La plainte de Mame Mbaye Niang contre Sonko atterri à la DIC

https://www.pressafrik.com Des nouvelles de la plainte annoncée par Mame Mbaye Niang contre Sonko. D’après les Echos, l’actuelle ministre du Tourisme a saisi le procureur qui à son tour a remis le dossier à la Division des investigations criminelles (Dic) qui mène l’enquête. Selon la procédure, une convocation sera envoyée à Ousmane Sonko. Selon Mame Mbaye Niang, le leader de Pastef a porté de « fausses allégations » sur sa personne en affirmant qu’il a été épinglé par le rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) suite à la passation de marché au Prodac alors qu’il était ministre de la Jeunesse. « Moi Mame Mbaye Niang, citoyen sénégalais en appelle à sa dignité ou tout au moins pour ce qui lui en reste pour aller sans bruit, ni point de presse, ni incitation à un mortel combat, produire devant la justice le rapport de l’IGE qu’il dit détenir depuis fort longtemps et qu’il a gardé minutieusement », a déclaré le plaignant, lors d’un point de presse.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 02/12/2022

Qui pour succéder à Aliou Sall ?

Le successeur de Aliou Sall à la tête de l’Association des maires du Sénégal (Ams) sera connu la semaine prochaine à l’occasion de la journée de la décentralisation qui sera présidée par le chef de l’Etat. On annonce déjà des candidatures de Woury Baïlo Diallo maire de Vélingara, de Oumar Ba maire de Ndiob, de Abdou Khadre Ndiaye de Gaya et El hadj Malick Gaye Dg de l’Agetip et maire Ndiandane. Si dans les chaumières, il se dit que Aliou Sall bat campagne pour le maire de Gaya, Abdou Khare Ndiaye, d’autres sources confient que Oumar Bâ de Ndiob est bien placée d’autant qu’il serait le candidat du patron. Seulement, ce serait mal vu que le président de la République soit de Fatick et que celui des maires aussi soit de la même région. Pour beaucoup de maires, le dg de l’Agetip présente le meilleur profil. Sauf qu’il lui faut l’aval du chef de l’Etat pour se présenter. Or … En tout été de cause, le jeudi 8 décembre, la page de Aliou Sall sera tournée

Déthié Fall a rendu visite à Pape Alé Niang

Notre confrère ne s’ennuie pas à la prison de Sébikotane où il est incarcéré depuis une vingtaine de jours. Le président du parti PRP, Déthié Fall, a rendu visite hier à Pape Alé Niang à la prison de Sébikotane. Le mandataire de Yewwi Askan wi aux dernières élections dit avoir trouvé un homme serein, responsable, engagé et suffisamment préparé face à l’épreuve. Pour Déthié Fall, PAN ne mérite pas cette injustice eu égard à son engagement aux côtés du peuple sénégalais et à tout ce qu’il a fait pour la défense et la consolidation de la démocratie. L’opposant lui rend ainsi hommage et demande à tous de rester mobilisés pour sa libération car sa place n’est pas la prison.

Le guide spirituel de la communauté druze d’Israël au Palais

Le leader spirituel de la communauté druze d’Israël en séjour à Dakar a sollicité une audience au chef de l’Etat. C’est ainsi que Sheikh Moafaq Tarif a été reçu hier par le Président Macky Sall au Palais. Le leader spirituel de la communauté druze d’Israël, le Sheikh Moafaq Tarif, est à Dakar pour les besoins d’un colloque interreligieux. Il est également porteur d’un message du Premier ministre israélien. Au sortir de l’audience, le leader spirituel de la communauté druze d’Israël s’est dit très satisfait de la richesse du dialogue confessionnel au Sénégal.

Plus de 6.000 jeunes enrôlés par la CMU

L’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (Anacmu) a enrôlé hier 6 000 jeunes, recrutés dans le cadre du programme «Xëyu ndaw yi», par l’Agence Sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (Asergmv). Les deux agences ont signé hier une convention de partenariat pour une prise en charge médicale de ces jeunes qui n’ont pas les moyens de se prendre en charge. Dans le souci d’assurer une sécurité sociale à ce personnel, indique le Directeur général de l’Asergmv, Omar Abdoulaye Bâ, l’institution qu’il dirige a porté son choix sur la Couverture Maladie Universelle (Cmu) pour le volet assurance maladie. A l’en croire, les jeunes sont exposés à des risques à cause de l’utilisation du matériel et les conditions du terrain. C’est pourquoi, le Conseil de surveillance de l’Agence a réaménagé le budget afin de dégager 60 millions Fcfa pour la couverture maladie universelle des jeunes. Pour sa part, le patron de la Cmu, Dr Bocar Mamadou Daff, soutient que l’offre de la Cmu est plus avantageuse aujourd’hui sur le marché. A l’en croire, une fois la convention signée, l’Agence de la grande muraille verte va communiquer les dossiers des 6.000 jeunes travailleurs recrutés aux services régionaux. Selon Dr Bocar Mamadou Daff, la CMU prend en charge de 50% à 80% des frais médicaux.

Enseigner l’histoire de Thiaroye 44 à l’école

Les organisateurs du Festival Thiaroye 44 continuent de plaider pour l’enseignement à l’école de l’histoire des tirailleurs tués dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1944 par le colonisateur, pour avoir osé réclamer leurs droits de primes de guerre. Ils sollicitent également l’érection d’un monument à l’intérieur du camp de Thiaroye pour la mémoire des tirailleurs. Pour la dixième édition du festival qui a débuté depuis hier, il y aura des séances de projection de films et des panels pour retracer cette tragédie. L’oubli de Thiaroye 44 Restons sur cette tragédie qui est en passe d’être rangée dans les tiroirs de l’oubli. Ce qui constitue aux yeux du leader de la République des Valeurs (Rv) un deuxième massacre. Dans l’infinie liste des massacres du colon, a indiqué Thierno Alassane Sall, Thiaroye est une tragédie à part. Il souligne que des soldats armés de mitrailleuses ont tiré sur des soldats encore au lit, fauchés par cette France qu’ils ont libérée, pour avoir juste réclamé leur dû. Le silence et l’oubli sont un second massacre, dit-il. En revanche, le chef de l’Etat lui a posté un tweet pour rendre hommage à ces héros inconnus. Macky Sall a salué leur mémoire.

Grève générale des agents municipaux

La grève générale des travailleurs des collectivités territoriales et «And Gueuseum» a été largement suivie à Pikine. Dans toutes les communes, les agents ont respecté le mot d’ordre de grève pour réclamer la hausse de leurs salaires au même titre que les fonctionnaires.

Embouteillages à l’autopont de Keur Massar

Inauguré lors de la campagne électorale pour les législatives, l’autopont de Keur Massar avait suscité beaucoup d’espoir pour l’amélioration de la mobilité urbaine. Mais le constat aujourd’hui est que les embouteillages demeurent. Les automobilistes et les usagers continuent de souffrir. Pire, certains marchands commencent à revenir sur les lieux pour ramener l’anarchie malgré la surveillance des lieux par les agents municipaux.

Décès de l’ancien maire de Pikine Ouest

Pikine est en deuil. L’ancien maire de Pikine-Ouest, Pape Malick Hanne (2009-2014), est décédé hier à l’âge de 74 ans. Le brillant inspecteur du travail qui avait intégré la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) où il a pris sa retraite, était également un grand acteur sportif pour avoir dirigé l’As Niayes. Amoureux de Pikine, il ne cessait de défendre cette commune de la banlieue. D’ailleurs, il avait présidé les assises lors desquelles il a défendu l’environnement et le patrimoine foncier de Pikine. En plus, Pape Malick Hanne était très engagé aux côtés des populations pour l’extension du grand cimetière musulman de Pikine. Il sera inhumé ce vendredi après la grande prière, après la levée du corps à la grande mosquée de Pikine Icotaf.

 Ziarra annuel de Thierno Bachir Mountaga Tall

Le Préfet de Dakar a présidé hier la réunion du comité départemental de développement (CDD) préparatoire de la 9e édition de la ziarra dédiée à Mouhamadoul Bachir Mountaga Daha Tall, Khalife général de la famille Omarienne. L’évènement est prévu les vendredi 23 et samedi 24 décembre 2022 à Ouakam, à la Cité Cheikh Oumar Foutiyou Tall (terminus P7). Les membres de la famille de Thierno Mountaga Habibou Tall, les Moukhadams, les présidents de dahiras ainsi que les jeunes des «Konu » étaient présents à la rencontre. Le porte-parole du jour, El Hadji Ciré Kane, par ailleurs coordonnateur des dahiras «Konu», a passé en revue l’ensemble des besoins pour une bonne organisation de la ziarra. Après les différentes interventions des chefs des services concernés, le Préfet a réitéré la matérialisation des engagements pris, et a promis de mettre en place un comité de suivi en rapport avec le comité d’organisation. Dans le cadre du renforcement du dialogue inter-confrérique, l’événement de cette année aura comme parrain d’honneur Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass Baye, guide spirituel de la Faydatou Tidiane.

Sida : 12 patients perdus de vue au centre de santé de Diourbel

Au total, douze patients atteints du sida, sous traitement au Centre de santé Sidi Guissé de Diourbel, sont actuellement perdus de vue, a-t-on appris, jeudi, de l’assistante sociale Maty Thiam Dieng. De juillet à septembre 2022, on est à 12 patients perdus de vue sur un total de 114 malades sous traitement antirétroviraux, au Centre de santé Sidi Guissé, a précisé Mme Dieng, par ailleurs gestionnaire de données du programme VIH/Sida du district sanitaire de Diourbel. Elle s’exprimait au cours d’un entretien accordé à l’APS dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Ceux perdus de vue, a-t-elle précisé, sont des patients atteints du VIH/Sida, sous traitement antirétroviral et qui sont absents depuis 28 jours après leur dernier rendez-vous. Pour rechercher ces gens, nous tentons d’entrer en contact avec eux par téléphone ou par des visites à domicile, a-t-elle expliqué. Selon elle, en général, c’est difficile de les retrouver car ils donnent souvent de fausses adresses ou de faux numéros de téléphone. Toutefois, a-t-elle relevé, certains reviennent au centre après une absence prolongée. La gestionnaire a précisé que parmi les 114 patients sous traitement au niveau du Centre de santé Sidi Guissé, il y a cinq enfants, 85 femmes et 25 hommes. L’assistante sociale a fait savoir que la moyenne d’âge des 114 personnes atteintes et suivies au centre Sidi Guissé varie de 35 à 45 ans en général. Selon elle, quand un sujet malade respecte le traitement, accepte tôt le traitement et la maladie, il peut vivre jusqu’à un âge très avancé. Mais le problème, d’après Mme Dieng, est que les personnes atteintes se cachent à cause de la stigmatisation, alors que c’est une maladie chronique comme les autres maladies chroniques.

La marche des taximen interdite

Le regroupement des taxis urbains du Sénégal va devoir revoir sa stratégie de lutte contre la concurrence déloyale des particuliers, clandos et maintenant les motos Jakarta. Car, le Préfet de Dakar a interdit leur marche prévue ce vendredi dans la matinée sur l’itinéraire rond-point Liberté 5-Allées Khalifa Ababacar Sy-Rond-point Jet d’eau. L’autorité préfectorale évoque les motifs de troubles à l’ordre public et entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Des motivations infondées aux yeux des taximen. Ils voulaient manifester contre les difficultés du secteur du transport urbain, particulièrement les taxis.

Camp de chirurgie de la cataracte aux Parcelles Assainies

La commune des Parcelles Assainies (Capa), en collaboration avec l’Ong Direct Aid Sociéty, a organisé un camp de chirurgie de la cataracte du 26 au 30 novembre dernier. Un camp qui a permis la consultation et des interventions chirurgicales au laser sur 1 200 patients, gratuitement. Une action que compte pérenniser l’institution municipale, selon le maire Jamil Sané. Ce dernier annonce d’ailleurs dans les jours à venir une autre journée de consultations ophtalmologiques et un camp de cataracte avec remise de lunettes gratuitement.

Colère des apéristes du Ndoucoumane

Les femmes et jeunes de l’Alliance pour la République (Apr) de Kaffrine et de tout le Ndoucoumane prennent la défense du maire de Gniby, Amy Ndiaye qui a reçu hier une gifle de son collège le député́ Massata Samb, lors de la séance plénière. Dans une déclaration reçue à «L’As », ils condamnent la violence et la barbarie du député de l’opposition. En transférant le terrorisme au cœur de l’Assemblée Nationale, disent-ils, ils ont franchi un palier dans leur désir de détruire la République et notre vivre ensemble. A en croire les sympathisants de la victime, la gravité de cet acte est une alerte sur le danger que pourrait constituer l’avènement de ces sombres individus à la tête de notre pays. Pour ces raisons, les femmes et jeunes de Kaffrine apportent leur soutien total au député Amy Ndiaye. Ils souhaitent la mobilisation de toutes les femmes et de tous les jeunes contre de tels actes annonciateurs du chaos qui guette notre pays. Ils réclament la saisine de la justice.