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HÎpital Le Dantec : les assurances du ministre des Finances Moustapha Ba sur les 3 hectares restants du foncier  

https://actusen.sn Face aux dĂ©putĂ©s pour dĂ©fendre son projet de budget, le ministre de la SantĂ© et de l’Action sociale a Ă©tĂ© beaucoup interpelĂ© sur la construction de l’hĂŽpital Le Dantec qui continue de susciter la polĂ©mique. Mais c’est le ministre des Finances qui a pris la parole pour apporter des explications face Ă  cette requĂȘte. Il a donnĂ© des dĂ©tails clairs qui finissent par convaincre les parlementaires. «Aucune dĂ©cision dĂ©finitive n’a Ă©tĂ© prise quant Ă  la question de la cession du foncier, je le dis solennellement. Le jour oĂč on sera disposĂ© Ă  cĂ©der ce foncier, ce sont les dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires qui vont rĂ©gir cette cession», assure Moustapha Ba.

LUTTE CONTRE LES FLUX FINANCIERS ILLICITES : Une rĂ©union cruciale Ă  l’ONU

https://www.enqueteplus.com Pendant que le monde a les yeux rivĂ©s sur la Coupe du monde Qatar-2022, il se joue ce mercredi Ă  New York une rĂ©union cruciale pour les pays en dĂ©veloppement. AprĂšs plusieurs tentatives avortĂ©es, les Africains vont essayer de faire adopter leur rĂ©solution relative Ă  la lutte contre les flux financiers illicites. Une initiative qui n’est pas pour plaire Ă  certaines organisations comme l’OCDE (Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomique).

L’Afrique perd chaque annĂ©e 80 Ă  100 milliards de dollars Ă  cause des flux financiers illicites. Depuis 2014, des pays se battent Ă  travers le Groupe de haut niveau de l’Union africaine sur les FFI, dirigĂ© par l’ancien prĂ©sident sud-africain Thabo Mbeki, pour arrĂȘter cette hĂ©morragie financiĂšre.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que l’hypocrisie occidentale ne leur facilite pas du tout la tĂąche. Dans une interview rĂ©cente avec ‘’EnQuĂȘte’’, une de ses collaboratrices, Souad Aden-Osman, dĂ©nonçait  : ‘’On constate surtout un double langage de la part de ces pays. Officiellement, ils sont avec nous Ă  travers des programmes de l’UE, de l’OCDE, de Giz ; ils contribuent aux efforts de renforcement des capacitĂ©s de nos pays dans le cadre de cette lutte. Mais, d’un autre cĂŽtĂ©, quand il s’agit de gĂ©rer de maniĂšre concrĂšte le cadre global qui rĂ©git ces questions, dans le cadre notamment de la collecte de taxes, ce sont les premiers Ă  s’opposer, Ă  enlever tout ce qui est favorable aux pays en dĂ©veloppement.’’ D’habitude trĂšs concilient et patient, Thabo Mbeki semble de plus en plus perdre patience, face Ă  la duplicitĂ© et au double langage de certains États membres de l’OCDE, qui font tout leur possible pour retarder les initiatives africaines dans le cadre de cette lutte. Son communiquĂ© parvenu, hier, Ă  ‘’EnQuĂȘte’’ en dit long sur ses apprĂ©hensions, malgrĂ© le ton assez diplomatique utilisĂ©. Saluant la dĂ©claration des ministres africains des Finances -en date du mois de mai – appelant Ă  des nĂ©gociations sur une convention fiscale des Nations Unies et l’engagement du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies Ă  soutenir cette initiative, il rĂ©affirme  : ‘’Je soutiens pleinement la crĂ©ation d’un processus intergouvernemental inclusif Ă  l’Ă©chelle mondiale au sein des Nations Unies. J’ai exhortĂ© toutes les organisations internationales et tous les États membres Ă  rĂ©sister aux tentatives visant Ă  bloquer cette Ă©tape importante ; ce qui remettrait en cause notre engagement mondial Ă  lutter contre les flux financiers illicites et l’abus fiscal des entreprises Ă  l’appui des objectifs de dĂ©veloppement durable.’’

Les Africains pour un processus intergouvernemental inclusif

De l’avis de Mbeki, la mise en Ɠuvre de cette initiative est une Ă©tape Ă©vidente et nĂ©cessaire pour faire face Ă  la menace mondiale des flux financiers illicites, y compris l’abus fiscal des multinationales. Un objectif qui, estime-t-il, est d’une importance capitale au regard de la tĂąche consistant Ă  renforcer les efforts mondiaux Ă  l’appui de la cible 16.4 des objectifs de dĂ©veloppement durable. L’absence d’une architecture inclusive pour la coopĂ©ration fiscale internationale, poursuit le communiquĂ©, est l’un des principaux problĂšmes identifiĂ©s par le Groupe de haut niveau sur les FFI en Afrique. ‘’Compte tenu de l’urgence permanente de combler cette lacune, ainsi que le leadership continu des pays africains, j’ai Ă©tĂ© ravi d’accueillir en mai de cette annĂ©e la dĂ©claration de la CEA sur la coopĂ©ration fiscale internationale ; la dĂ©claration des ministres africains des finances de la CEA, qui a appelĂ© Ă  l’ouverture immĂ©diate de nĂ©gociations sur un accord de coopĂ©ration fiscale internationale’’. En lieu et place des normes aujourd’hui Ă©laborĂ©es par l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomique, le Groupe de haut niveau de l’UA demande, en fait, des normes mondiales plus ambitieuses, la crĂ©ation de mĂ©canismes de transparence et de responsabilitĂ© pour atteindre l’objectif de lutte contre les flux financiers illicites ; enfin la mise en place d’un organisme fiscal intergouvernemental inclusif placĂ© sous l’égide des Nations Unies. Telle est en tout cas le vƓu  du G77 et de la Chine depuis maintenant longtemps.

Thabo Mbeki appelle les amis de l’Afrique Ă  rĂ©sister Ă  toute tentative de revenir sur l’accord

Si l’OCDE s’active de maniĂšre souterraine pour faire capoter le projet, Mbeki et Cie ont pu jusque-lĂ  compter sur le soutien de beaucoup d’États, dont la Chine, et de personnalitĂ©s comme le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies pour la dĂ©fense de la cause. DĂ©jĂ  en septembre dernier, rappelle l’ancien prĂ©sident sud-africain, Antonio Guterres avait promis que son bureau soutiendrait de telles nĂ©gociations. ‘’Dans ce rapport, insiste-t-il, il a soulignĂ© le manque d’inclusivitĂ© de tous les instruments et forums actuels en matiĂšre de fiscalitĂ© internationale et de transparence. Je crois savoir que les discussions actuelles au sein de la deuxiĂšme commission de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies se sont bien dĂ©roulĂ©es. Seuls quelques pays ayant encore des inquiĂ©tudes avant l’adoption. Je demande instamment Ă  tous les amis de l’Afrique de rĂ©sister Ă  toute tentative de revenir sur l’accord conclu sur cette question’’. Pour Thabo Mbeki, il n’y a pas d’alternative Ă  l’approche inclusive mondiale, si les États veulent mettre un terme Ă  ce flĂ©au. ‘’Il est clair, souligne-t-il, qu’aprĂšs dix ans de tentatives de rĂ©forme des rĂšgles fiscales internationales, qu’il n’y a pas de substitut Ă  l’approche inclusive mondiale.  Je demande instamment aux pays de rester engagĂ©s Ă  l’Ă©laboration d’une convention fiscale des Nations Unies et Ă  encourager l’OCDE Ă  jouer un rĂŽle de soutien Ă  cet Ă©gard’’. Selon les informations d’’EnQuĂȘte’’, le texte va passer aujourd’hui et court le risque de ne pas ĂȘtre adoptĂ© du fait du lobbying intense des pays dĂ©veloppĂ©s membres de l’OCDE qui tiennent Ă  prĂ©server certains privilĂšges de leurs multinationales. DĂ©jĂ , soufflent nos interlocuteurs, la rĂ©solution africaine a Ă©tĂ© presque vidĂ©e de sa substance. Mais mĂȘme le peu qui reste, ils ne veulent pas que ça passe.‘’Pour moi c’est inadmissible’’, met en garde ce fonctionnaire Ă  Addis-Abeba

Budget du ministùre de la sante et de l’action (Msas) : plus de 272 milliards pour l’exercice 2023

https://www.sudquotidien.sn Le budget, pour l’exercice 2023, du ministĂšre de la SantĂ© et de l’Action sociale (Msas) a Ă©tĂ© adoptĂ© hier, mercredi 23 novembre  par les dĂ©putĂ©s en sĂ©ance plĂ©niĂšre. Il est arrĂȘtĂ© Ă  la somme de 272 milliards 474 millions 429 mille 114 francs Cfa en autorisations d’engagement et 242,474 milliards FCFA en crĂ©dits de paiement. Le secteur de la SantĂ© et de l’Action sociale a suscitĂ© beaucoup d’intĂ©rĂȘts de la part des parlementaires. Hier, mercredi 23 novembre, plusieurs questions urgentes ont Ă©tĂ© soulevĂ©es pendant les dĂ©bats, lors du vote du projet de budget de ce ministĂšre. La prise en charge maternelle et nĂ©onatale est revenue constamment dans les prises de paroles, avec la construction de structures sanitaires et de renforcement du personnel afin d’augmenter les chances de survie des femmes et des nouveau-nĂ©s. Sur les infrastructures existantes, les dĂ©putĂ©s ont portĂ© le plaidoyer pour le renforcement du plateau mĂ©dical. Le dĂ©putĂ© Abdoulaye Wilane de la mouvance prĂ©sidentielle a invitĂ©  la ministre Dr Marie KhĂ©messe Ngom Ndiaye Ă  apporter des prĂ©cisions sur le budget consacrĂ© au relĂšvement du plateau technique de l’ensemble des structures hospitaliĂšres du SĂ©nĂ©gal. L’affectation de personnel qualifiĂ© dont des spĂ©cialistes n’a pas Ă©tĂ© en reste, quand on sait que plusieurs zones du pays en sont dĂ©pourvues ou le ratio demeure insignifiant, avec un spĂ©cialiste dans un domaine pour une ou deux rĂ©gions. La dotation en ambulances mĂ©dicalisĂ©s reste aussi une prioritĂ© pour les dĂ©putĂ©s qui, dans leur majoritĂ©, ont fait des demandes au ministre de la SantĂ© pour leurs localitĂ©s, ainsi que la disponibilitĂ© des mĂ©dicaments de premiĂšres nĂ©cessitĂ©s. Sans oublier la prise en charge des personnes en situation de dialyse, avec les problĂšmes de rupture d’intrants que certains ont soulevĂ© dans le site des hangar

LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE (CMU)

Les dĂ©putĂ©s ont portĂ© le plaidoyer auprĂšs de la ministre de la SantĂ© et de l’Action sociale pour le paiement de la dette de la Couverture maladie universelle due aux structures de santĂ©. Selon plusieurs parlementaires, ces retards de paiements ou encore ces dettes plombent le bon fonctionnement de plusieurs structures et rendent difficiles l’acquisition des intrants dans ces structures.

DEMOLITION DE L’HOPITAL ARISTIDE LE DANTEC

Des dĂ©putĂ©s ont interpellĂ© la ministre de la SantĂ© sur les problĂšmes de Le Dantec, qui a Ă©tĂ© dĂ©moli pour ĂȘtre reconstruite, afin d’en faire un nouvel hĂŽpital de nouvelle gĂ©nĂ©ration. Des dĂ©putĂ©s, comme WorĂ© Sarr du Parti dĂ©mocratique sĂ©nĂ©galaise (PDS), ont interpellĂ© la tutelle sur le problĂšme des contractuels dont une grande partie tarde Ă  ĂȘtre enrĂŽlĂ©e ou redĂ©ployĂ©e dans les autres structures. Pour ceux qui ont Ă©tĂ© rĂ©affectĂ©s, elle a demandĂ©, Ă  quand la prise en charge de leurs salaires ? A quand le rĂšglement des fournisseurs de cet hĂŽpital ? Une autre dĂ©putĂ© a posĂ© le problĂšme du statut des internes. «Les internes des hĂŽpitaux n’ont pas de statut. Pour ceux qui Ă©taient Ă  Le Dantec et qui ont Ă©tĂ© redĂ©ployĂ©s, ils ne bĂ©nĂ©ficient pas de logement et leurs indemnitĂ©s qui devaient leur ĂȘtre affectĂ©es pour le logement ne sont toujours pas affectĂ©es», a avancĂ© l’honorable Rama Bodian. Et de renseigner  : «il Ă©tait convenu d’enrĂŽler dans la fonction publique 45 internes chaque annĂ©e, qu’en est-il?». Denise ZAROUR MEDANG

Plus de 272 milliards de francs CFA allouĂ©s au ministĂšre de la santĂ© et de l’action sociale

Dakar, 23 nov (APS)- Plusieurs dĂ©putĂ©s ont invitĂ© mercredi leurs collĂšgues Ă  l’élĂ©gance rĂ©publicaine et Ă  Ă©viter les paroles obscĂšnes dans leur prise de parole Ă  l’hĂ©micycle lors de la sĂ©ance plĂ©niĂšre consacrĂ©e Ă  l’examen du budget 2023 du ministĂšre de la santĂ©, arrĂȘtĂ© Ă  272 474 429 114 CFA en autorisations d’engagements et 242 474 429 117 CFA en crĂ©dits de paiements. ‘’Nous devons prĂŽner l’élĂ©gance rĂ©publicaine. Un dĂ©putĂ© doit ĂȘtre Ă  la hauteur de sa fonction. Nous avons Ă©tĂ© choisis par le peuple’’, a lancĂ© le dĂ©putĂ© Abdoulaye Willane de la mouvance prĂ©sidentielle. ‘’Nous devons ĂȘtre plus responsables et plus sereins‘’, a-t-il ajoutĂ© lors de sa prise de parole au cours du dĂ©bat budgĂ©taire lancĂ© avec une premiĂšre liste de 126 orateurs. ‘’J’invite les dĂ©putĂ©s les plus ĂągĂ©s Ă  donner le bon exemple. Nous devons aider Ă  arrondir les angles et Ă©viter les querelles’’, a pour sa part soulignĂ© Mame Saye Ndiaye, dĂ©putĂ© du dĂ©partement de Bambey. ‘’Nous (les plus ĂągĂ©s) devons ĂȘtre les arbitres pour que les plus jeunes aient un bon comportement et un langage digne‘’, a-t-elle aussi plaidĂ©. Pour la dĂ©putĂ© Awa DiĂšne ‘’le comportement nourrit le comportement. Nous devons veiller Ă  nos paroles et Ă  notre comportement’’. ‘’Notre comportement doit ĂȘtre irrĂ©prochable car nous devons respecter les populations que nous reprĂ©sentons Ă  l’AssemblĂ©e’’, a encore dit le dĂ©putĂ© Mamadou CissĂ©. SKS/MD

Mamadou Lamine Diallo : «Le budget 2023 de Macky Sall n’est  pas rassurant»

Le Ministre du budget A. M. Ba a eu le temps d’exposer ses connaissances sur l’analyse de la dette. Il conteste le chiffre de 73% du stock de la dette sur le PIB, au dĂ©triment  de sa rĂ©putation. Il  estime qu’il faut soustraire la dette des organismes publics liĂ©s Ă  l’administration centrale parce  qu’ils ne contribuent pas aux revenus de l’Etat. Erreur ou faute. Ces organismes contribuent au PIB, leurs dettes qui engagent l’Etat doivent ĂȘtre prises en compte. Le SĂ©nĂ©gal dĂ©passe les 70%, le seuil UEMOA, de la dette par rapport au PIB. Sans compter les arriĂ©rĂ©s intĂ©rieurs, ces dĂ©penses des entreprises pour le compte de l’Etat, qu’on refuse d’engager au niveau de la direction gĂ©nĂ©rale du budget, les hĂŽpitaux, les universitĂ©s privĂ©es, les sociĂ©tĂ©s de transport, le BTP et  les hydrocarbures. Ces arriĂ©rĂ©s intĂ©rieurs sont estimĂ©s Ă  1300 milliards.

C’est une prioritĂ© de les rĂ©gler pour distribuer des revenus au sein de la population afin de faire face Ă  la chertĂ© de la vie

. BBY dit recevoir 3640 milliards en recettes en 2023 et demande aux dĂ©putĂ©s d’autoriser le PrĂ©sident Macky Sall Ă  emprunter pour 2345 milliards sur les marchĂ©s financiers et  Ă  accepter 278 milliards en dons auprĂšs des PTF, soit 72% des recettes de l’Etat. VoilĂ  qui inquiĂšte le peuple, on emprunte pour plus de 70% des recettes de l’Etat pour des dĂ©penses qui n’ont aucun impact sur l’emploi et les inĂ©galitĂ©s sociales. En plus, nous n’avons aucun contrĂŽle sur les dĂ©penses programmĂ©es. Nous en voulons pour preuve, le building administratif, l’universitĂ© A. M. Mbow, le stade municipal de SĂ©dhiou, etc. Combien de marchĂ©s programmĂ©s dans le budget sont mal exĂ©cutĂ©s, surfacturĂ©s et mal orientĂ©s ? L’IGE a relevĂ© que des crĂ©dits de fonctionnement Ă©taient utilisĂ©s pour payer des salaires. Le budget n’est pas sincĂšre. C’est Ă©vident. Il nourrit  la corruption et favorise des flux financiers illicites de  200 milliards par an. VoilĂ  le systĂšme qui maintient 1 400 000 mĂ©nages dans des trappes de pauvretĂ© et 200 000 familles dans la classe moyenne. La politique de Macky Sall, c’est pour les 2%, la classe moyenne, et les entreprises Ă©trangĂšres. Il faut rĂ©former ce systĂšme et c’est le moment.

Le taux de pauvreté a baissé de 5% entre 2012 et 2019 (étude)

Dakar, 24 nov (APS) – Les rĂ©sultats de l’étude du Bureau opĂ©ration du suivi du Plan SĂ©nĂ©gal Ă©mergent (BOS PSE) font Ă©tat d’une diminution de 5% du taux de pauvretĂ© au SĂ©nĂ©gal avec un nombre de pauvres passĂ© de 6 300 000 entre 2001 et 2011 Ă  6 032 056 entre 2012 et 2019, a appris l’APS. L’étude a Ă©tĂ© menĂ©e sur la base des statistiques de l’Agence nationale de la statistique et de la dĂ©mographie (ANSD) avec l’accompagnent du ministĂšre du DĂ©veloppement communautaire et du Programme des nations unies pour le dĂ©veloppement pour la pĂ©riode de 2011 Ă  2018. ‘’On a essayĂ© de diagnostiquer les rĂ©sultats publiĂ©s par l’ANDS. Globalement l’étude a montrĂ© que le taux de pauvres du SĂ©nĂ©gal a baissĂ© de 5%’’, a dit M. Ousseynou Kane, directeur gĂ©nĂ©ral du Bureau OpĂ©ration du suivi du plan SĂ©nĂ©gal Ă©mergent.

L’étude dĂ©montre aussi que le SĂ©nĂ©gal a le plus faible taux de pauvretĂ© dans l’espace UEMOA avec (37,8%).

Selon le M. Kane, qui s’exprimait en marge d’un atelier de restitution nationale sur l’étude de la transition dans la pauvretĂ© et inĂ©galitĂ©s des revenus, ce rĂ©sultat s’explique par les politiques socioĂ©conomiques entreprises par l’Etat notamment ‘’les performances’’ du Plan SĂ©nĂ©gal Ă©mergent, le rĂ©fĂ©rentiel des politiques publiques mis en Ɠuvre depuis 2014. ‘’Le PSE a Ă©tĂ© un moteur de lutte contre les inĂ©galitĂ©s et la pauvretĂ©. En 2014, le SĂ©nĂ©gal a pris une dĂ©cision ferme d’harmoniser ses politiques Ă©conomiques et d’investir des moyens assez importants dans la crĂ©ation de richesses qui favorisent la rĂ©duction de la pauvreté’’ a-t-il-expliquĂ©. Selon les rĂ©sultats de l’étude, il y a plus de pauvres dans les rĂ©gions sud et nord-est du SĂ©nĂ©gal que dans le reste du pays. ‘’En ce qui concerne le niveau de pauvres par rĂ©gion en 2018, il ressort de l’analyse que les rĂ©gions de SĂ©dhiou (65,7%), de KĂ©dougou (61,9%), de Tambacounda (61,9%), de Kolda (56,6%) et de Ziguinchor (51,1%) sont les plus touchĂ©es par la pauvreté’’, rĂ©vĂšle l’étude. Le directeur gĂ©nĂ©ral du BOS estime ainsi que les politiques de ciblage du SĂ©nĂ©gal doivent ĂȘtre renforcĂ©es pour lutter efficacement contre la pauvretĂ© et les inĂ©galitĂ©s sociales. ‘’Nous devons avoir des politiques de ciblage de transferts monĂ©taires mais aussi dĂ©velopper des initiatives allant dans le sens de la formation, de l’éducation, du dĂ©veloppement humain et de la protection sociale’’, a-t-il-suggĂ©rĂ©. L’étude renseigne Ă©galement que ‘’le manque d’emplois, le manque de terres et la chertĂ© de la vie sont entre autres les principales causes de la pauvreté’’, au SĂ©nĂ©gal. Dans la rubrique des recommandations, les experts du BOS suggĂšrent ‘’une analyse sur l’efficience des filiĂšres agricoles comparativement aux appuis et subventions de l’Etat afin d’identifier les spĂ©culations et les stratĂ©gies les plus pertinentes pour favoriser la rĂ©silience des mĂ©nages agricoles’’.ABD/OID

Etude sur la transition dans la pauvretĂ© au SĂ©nĂ©gal : les mĂ©nages qui s’activent dans l’agriculture ont les taux les plus Ă©levĂ©s

https://www.sudquotidien.sn En vue de mieux apprĂ©cier la transition de la pauvretĂ© au SĂ©nĂ©gal, le Bureau OpĂ©rationnel de Suivi du Plan SĂ©nĂ©gal Émergent (BOS/PSE) a conduit une Ă©tude sur la transition dans la pauvretĂ© et les inĂ©galitĂ©s de revenus entre 2011 et 2019 au SĂ©nĂ©gal. A cet effet, un atelier de restitution nationale a Ă©té  organisĂ© hier,  mercredi 23 novembre. Cette Ă©tude a rĂ©vĂ©lĂ© que les mĂ©nages des branches d’activitĂ©s du commerce et de l’agriculture ont les taux de transition dans la pauvretĂ© les plus Ă©levĂ©s. Les mĂ©nages des branches d’activitĂ©s du commerce et de l’agriculture ont les taux de transition dans la pauvretĂ© les plus Ă©levĂ©s. C’est ce qu’a rĂ©vĂ©lĂ© l’étude sur la transition dans la pauvretĂ© et les inĂ©galitĂ©s de revenus entre 2011 et 2019 au SĂ©nĂ©gal. Cette Ă©tude, conduite par le Bureau OpĂ©rationnel de Suivi  du Plan SĂ©nĂ©gal Emergent (BOS/PSE), a Ă©tĂ© rendue publique hier, mercredi 23 novembre. Toutefois  l’analyse a montrĂ© que  les efforts de sortie de la pauvretĂ© sont notĂ©s dans des secteurs prioritaires tels que les services (tourisme, Ă©ducation, santĂ©). Les rĂ©sultats ressortis de cette Ă©tude relĂšvent que plus de 64,9% de la diffĂ©rence du budget de consommation entre pauvres et non pauvres est expliquĂ©e par les disparitĂ©s en termes d’éducation, de santĂ© et de milieu de rĂ©sidence, etc. Ainsi, 35,1% de cette mĂȘme diffĂ©rence est due Ă  une discrimination pure. L’enquĂȘte  observe Ă©galement que les diffĂ©rences de consommation entre les riches et les pauvres sont expliquĂ©es en grande partie par les dimensions «Economie» et «Genre». Ces deux  dimensions contribuent Ă  plus des deux tiers (74%) de l’écart.

5,53% DE LA POPULATION SORTENT DE LA PAUVRETE

Les rĂ©sultats issus des panels synthĂ©tiques ont montrĂ© qu’entre 2011 et 2018, la proportion de la population sortant dans la pauvretĂ© (5,53%) est supĂ©rieure Ă  celle basculant dans la pauvretĂ© (0,19%). En d’autres termes, 5,53% de la population sortent de la pauvretĂ©, tandis que 0,19% tombe dans la pauvretĂ©. Cependant, la proportion de mĂ©nages frappĂ©s par la trappe Ă  pauvretĂ© est toujours inquiĂ©tante : environ 37%. La part de la population basculant dans la pauvretĂ© est plus Ă©levĂ©e en milieu rural qu’en milieu urbain. Une analyse de la matrice de transition en fonction de la    population rĂ©vĂšle que celle sortant de la pauvretĂ© est plus importante en milieu urbain (3,89%) qu’en milieu rural (2,52%). En outre, les rĂ©sultats ont montrĂ© que la proportion de mĂ©nages basculant dans la pauvretĂ© est 2 fois plus Ă©levĂ©e dans les mĂ©nages dirigĂ©s par une femme que dans les mĂ©nages dirigĂ©s par un homme. L’étude a indiquĂ© que le  SĂ©nĂ©gal a le niveau de pauvretĂ© le plus bas dans la zone UEMOA. Des  recommandations ont Ă©tĂ© formulĂ©es Ă  l’issue de  cette enquĂȘte, pour rĂ©duire la pauvretĂ© au SĂ©nĂ©gal. D’abord, il faut avoir une politique de ciblage des transferts de fonds en faveurs des pauvres, en adoptant une approche sortie de pauvretĂ©. Ensuite, l’enquĂȘte recommande de renforcer la rĂ©silience des mĂ©nages, en ciblant surtout ceux du milieu rural et dirigĂ©s par des femmes. Enfin, il est conseillĂ© de prendre en compte, dans la stratĂ©gie de sortie, les disparitĂ©s entre les  rĂ©gions. NDEYE AMINATA CISSE

JOURNÉE MONDIALE DE LA PÊCHE : Le cri de dĂ©tresse des acteurs du secteur 

https://www.enqueteplus.com La JournĂ©e mondiale de la pĂȘche a vĂ©cu. Au SĂ©nĂ©gal, des organisations s’activant dans ce secteur se sont rencontrĂ©es Ă  Ouakam pour s’adresser aux autoritĂ©s Ă©tatiques. Elles ont mis en garde contre l’implantation d’usines de farine et d’huile de poisson considĂ©rĂ©es comme un danger pour la pĂȘche. En mĂȘme temps, l’inĂ©vitable dĂ©bat des licences de pĂȘche refait surface. Le manque de poisson inquiĂšte de plus en plus les pĂȘcheurs et les mĂ©nages sĂ©nĂ©galais. Depuis des annĂ©es, la sardinelle se fait rare et est devenue presque introuvable. Conscientes de cette situation, des organisations de pĂȘche ont lancĂ© l’alerte pour la niĂšme fois. Lundi, coĂŻncidant avec la JournĂ©e mondiale de la pĂȘche (JMP), la Coalition des pĂȘcheurs artisanaux a fait face Ă  la presse Ă  Ouakam pour tirer la sonnette.  »Les communautĂ©s de pĂȘcheurs sĂ©nĂ©galais unissent leurs forces pour lutter contre la mauvaise gestion des pĂȘches et l’industrie destructrice de la farine de poisson, qui compromettent l’accĂšs Ă  la nourriture et aux emplois », dĂ©clarent-ils. À l’occasion de cette rencontre, pĂȘcheurs et transformatrices de Ouakam et ceux de Kayar ont exigĂ© plus de transparence dans la gestion des pĂȘches, mais aussi, une meilleure reconnaissance du travail des femmes transformatrices de poisson et la fermeture des usines de farine. À cet effet, les diffĂ©rentes organisations du secteur de la pĂȘche artisanale, membres de la ConfĂ©dĂ©ration nationale interprofessionnelle de la pĂȘche artisanale du SĂ©nĂ©gal (Conipas) et du RĂ©seau des femmes de la pĂȘche du SĂ©nĂ©gal (Refepas) ont adressĂ© des messages Ă  l’État du SĂ©nĂ©gal.

La publication du registre des navires de pĂȘche industrielle autorisĂ©s rĂ©clamĂ©e

Au vu des risques et menaces de disparition qui pĂšsent sur le poisson, ces acteurs ont demandĂ© qu’il y ait une meilleure protection des ressources halieutiques pour la durabilitĂ© des mĂ©tiers de la pĂȘche et la sĂ©curitĂ© alimentaire et nutritionnelle des populations. Ce n’est pas tout. Ils ont vivement demandĂ© aux autoritĂ©s Ă©tatiques la publication du registre des navires de pĂȘche industrielle autorisĂ©s Ă  pĂȘcher dans les eaux du pays, seul moyen d’avoir des informations sur les bateaux qui ont le droit de pĂȘcher au SĂ©nĂ©gal, mais surtout de lutter contre la pĂȘche Illicite non rĂ©glementĂ©e et non dĂ©clarĂ©e (INN). Karim Sall est catĂ©gorique. Ces navires doivent ĂȘtre interdits d’accĂšs dans les zones de pĂȘche. Le prĂ©sident de l’organisation dĂ©clare :  »Ce que nous demandons, c’est le gel immĂ©diat des licences des bateaux en question. » Pour M. Sall, ces derniers sont Ă  l’origine de la surexploitation des petits pĂ©lagiques tant convoitĂ©s par les mĂ©nages sĂ©nĂ©galais. Embouchant la mĂȘme trompette, la prĂ©sidente du RĂ©seau des femmes de la pĂȘche artisanale au SĂ©nĂ©gal a rĂ©agi pour s’interroger sur le nombre de licences qui existent Ă  l’heure actuelle. Diaba Diop de demander : « Il y en a combien ? On ne sait pas exactement le nombre de bateaux qui ont leur licence. On a besoin de connaĂźtre leur nationalitĂ©, leur identitĂ©, les types de matĂ©riel qu’ils utilisent pour la pĂȘche. »

Encore le problĂšme des usines de farine

Comme en tĂ©moignent les nombreuses contestations contre leur implantation au SĂ©nĂ©gal, les usines de farine et d’huile de poisson posent de vĂ©ritables problĂšmes aux populations locales. Et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a alertĂ©, Ă  plusieurs reprises, sur la situation critique des stocks de petits poissons pĂ©lagiques et a identifiĂ© l’impact dĂ©vastateur que l’industrie de la farine et de l’huile de poisson avait sur la biodiversitĂ© marine, sur les emplois et sur la disponibilitĂ© de nourriture en Afrique de l’Ouest. D’aprĂšs elle,  »les usines utilisent du poisson frais propre Ă  la consommation humaine pour approvisionner les marchĂ©s mondiaux de l’alimentation animale, malgrĂ© les rĂšgles qui interdisent ces pratiques. Le pouvoir d’achat de ces entreprises leur permet de surenchĂ©rir sur les femmes transformatrices de poisson et les consommateurs locaux. Ce qui fait grimper les prix et menace les emplois des transformatrices et la sĂ©curitĂ© alimentaire des populations ». C’est, par consĂ©quent, la raison pour laquelle les acteurs de la pĂȘche veulent que ces usines arrĂȘtent. Ainsi, ils demandent le gel pur et simple de leur implantation, ainsi que la rĂ©alisation d’audits d’impacts environnementaux et sociaux (EIES) des entreprises qui sont encore en activitĂ©. Ce, pour s’assurer de leur conformitĂ© avec la rĂ©glementation nationale. Selon les communautĂ©s de pĂȘcheurs, les usines de farine ont, au mĂȘme titre que les bateaux, contribuĂ© Ă  la surexploitation de la ressource halieutique. D’ailleurs, les rĂ©centes protestations des habitants de Kayar contre une usine espagnole Ă©tablie dans la ville montrent l’ampleur de la situation. Des contestations appuyĂ©es et soutenues par les populations de Ouakam. Et ils l’ont fait savoir. « Nous sommes avec nos frĂšres et sƓurs, acteurs de la pĂȘche Ă  Kayar. Il faut chasser ces usines. C’est dommage et inquiĂ©tant de voir que notre pays importe du poisson. Et pourtant, cela n’arrange pas du tout les femmes vendeuses et transformatrices ». Par ailleurs, ces derniĂšres ont formulĂ© des requĂȘtes pour ĂȘtre reconnues Ă  leur juste valeur. Dans ce dessein, elles demandent la signature du dĂ©cret de reconnaissance et de professionnalisation des mĂ©tiers de la transformation artisanale des produits halieutiques. Il s’agit d’une vieille dolĂ©ance de prĂšs de dix ans.El hadji FodĂ© Sarr

Pour la rĂ©glementation de la transformation artisanale des produits de la pĂȘche

APA-Dakar (SĂ©nĂ©gal)Le plaidoyer est portĂ© par le RĂ©seau des femmes de la pĂȘche artisanale du SĂ©nĂ©gal (Refepas). Le secteur de la transformation des produits halieutiques draine des foules au SĂ©nĂ©gal, mais la mise aux normes internationales laisse Ă  dĂ©sirer. Pour inverser cette tendance, le projet USAID SĂ©nĂ©gal « Dekkal Geej » mis en Ɠuvre par Winrock encadre les femmes transformatrices pour tirer plus de profit de cette activitĂ©. Ce faisant, ces derniĂšres ont lancĂ©, mardi Ă  Dakar, un plaidoyer pour la finalisation du DĂ©cret portant sur la rĂ©glementation de la transformation artisanale des produits de pĂȘche. Elles ont invitĂ© « le ministre de la PĂȘche et de l’Economie maritime Ă  prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la finalisation » dudit DĂ©cret. Dans une dĂ©claration lue au terme d’un atelier de rĂ©flexion sur « la professionnalisation de la transformation artisanale des produits halieutiques : Ă©tat d’avancement et prochaines Ă©tapes », Mme Diaba Diop, prĂ©sident du Refepas a soulignĂ© que le manque de professionnalisation dans le secteur de la transformation des produits halieutiques est une contrainte au dĂ©veloppement Ă©conomique des femmes et Ă  la durabilitĂ© de la pĂȘche. Toutes choses qui font dire Ă  Ibrahima LĂŽ, chef de la division de la pĂȘche artisanale qu’une bonne partie de la production halieutique est transformĂ©e de maniĂšre artisanale, mais que cette filiĂšre souffre jusqu’à prĂ©sent d’un problĂšme de lĂ©gislation car, il n’y a pas de DĂ©cret qui l’organise. « De ce fait, les femmes qui s’activent dans ce domaine ont vu l’intervention de beaucoup d’étrangers qui les concurrencent. Il est donc nĂ©cessaire de procĂ©der Ă  la signature d’un DĂ©cret qui va organiser ce mĂ©tier pour le professionnaliser et le rendre beaucoup plus attractif », a indiquĂ© M. LĂŽ, rappelant que le projet de DĂ©cret existe depuis 2017.TE/APA

Marché central au poisson

https://www.enqueteplus.com Il y a de cela quelques jours, le ministre des PĂȘches et de l’Économie maritime a portĂ© son choix sur le maire de la commune de Guinaw-Rails Nord, Waldiodio Ndiaye, pour diriger le marchĂ© central au poisson de Pikine. Moins d’une semaine aprĂšs sa nomination, une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© organisĂ©e hier par le comitĂ© des dĂ©lĂ©guĂ©s dudit marchĂ©. Selon leur porte-parole, ils ont jugĂ© nĂ©cessaire de convier cette rencontre pour informer tous les acteurs sur la nouvelle situation qui existe dans ce marchĂ©. Selon Abdoulaye Sarr, le marchĂ© est passĂ©  depuis quelques annĂ©es entre les mains de trois ministres des PĂȘches, Ă  savoir Oumar GuĂšye, Alioune Ndoye et actuellement Pape Sagna Mbaye. Le constat, selon lui, est que d’Oumar GuĂšye Ă  ce jour, le marchĂ© est considĂ©rĂ© par les trois directeurs comme un ‘’citron’’. ‘’La seule chose que nous acteurs rĂ©clamons est un comitĂ© de gestion. On sait trĂšs bien que le ministre a les prĂ©rogatives de nommer un directeur. C’est une lutte que nous menons depuis longtemps. Il faut qu’il soit mis en place pour contrĂŽler le marchĂ© dont toutes les richesses sont internes, puisqu’il n’y a pas de dotation, ni de subvention. C’est uniquement nous-mĂȘmes qui faisons fonctionner ce marchĂ©. On ne peut pas comprendre que les acteurs s’acquittent de leurs droits et que les dirigeants ne font pas leurs devoirs. Nous avons dans le marchĂ© des problĂšmes d’électricitĂ©, de coupures d’eau, de gestion interne et rien n’a Ă©tĂ© fait dans ce sens. Nous disons niet. Nous disons au ministre de la PĂȘche  qu’il est libre de nommer un directeur, mais au moins qu’il soit accompagnĂ© par une commission de gestion forte par les acteurs et pour les acteurs. C’est une condition sine qua non pour nous. Pour qu’il y ait une parfaite entente avec le nouveau DG, il faut impĂ©rativement cette commission pour que les recettes du marchĂ© puissent ĂȘtre utilisĂ©es comme il se doit’’, a indiquĂ© M. Sarr. D’aprĂšs lui, ils sont prĂȘts Ă  dialoguer avec le

Application de la baisse des prix : les boutiquiers détaillants en grÚve jeudi et vendredi

https://actusen.sn Pour dĂ©noncer la dĂ©cision de Macky Sall et son gouvernement de faire baisser les prix des produits de premiĂšres nĂ©cessitĂ©s, les boutiquiers dĂ©taillants ont dĂ©cidĂ© d’observer une grĂšve le jeudi et le vendredi. L’association nationale des boutiquiers dĂ©taillants du SĂ©nĂ©gal qui Ă©tait en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale Ă  ThiĂšs, ce mercredi, a fait part de ses difficultĂ©s depuis l’entrĂ©e en vigueur des nouveaux prix sur le marchĂ©. « Vendre sans une marge bĂ©nĂ©ficiaire est un suicide collectif pour l’ensemble des boutiquiers. Sur le sucre, nous avons une marge bĂ©nĂ©ficiaire de 1100 Fcfa sans transport ni emballage, pour le riz, 750 Fcfa, pour l’huile c’est 500 Fcfa. Pour le lait en poudre on nous impose de vendre Ă  perte parce qu’on achĂšte le kilogramme Ă  2920 Fcfa et on nous demande de vendre Ă  2700 Fcfa. C’est pour toutes ces raisons qui nous avons dĂ©cidé de partir en grĂšve le 24 novembre pour 48 heures. Aucune boutique ne sera ouverte pendant deux jours. Nous invitons que tous les boutiquiers prĂ©sents sur le territoire national Ă  respecter ce mot d’ordre », a dĂ©clarĂ© Aliou Ba, prĂ©sident de ladite association. Il prĂ©vient les autoritĂ©s que « cette forfaiture » ne passera pas. Pour pousser l’Etat Ă  revenir sur sa dĂ©cision, les boutiquiers du SĂ©nĂ©gal n’excluent pas de ne pas renouveler les produits concernĂ©s par baisse une fois leur stocks terminĂ©s.Saly SAGNE (Actusen.sn)

Immobilier–Pour fĂ©dĂ©rer l’écosystĂšme du secteur : Le «Club de l’immobilier du SĂ©nĂ©gal mis en place

https://lequotidien.sn Des professionnels du secteur de l’immobilier lancent le «Club de l’immobilier du SĂ©nĂ©gal (Cisen)», afin de fĂ©dĂ©rer l’écosystĂšme du secteur.

 «Manque de lisibilitĂ©, de structuration, de reprĂ©sentativitĂ© et de vue d’ensemble du marché», telles sont, entre autres, les contraintes qui freinent le dĂ©veloppement du secteur de l’immobilier sĂ©nĂ©galais.

Conscients de cela, les professionnels se sont retroussĂ© les manches pour lever ces freins. Ils ont mis en place le «Club de l’immobilier du SĂ©nĂ©gal (Cisen)». Lequel «vise Ă  rĂ©unir des professionnels passionnĂ©s dans un rĂ©seau d’influence, Ă  vulgariser des informations vĂ©rifiĂ©es auprĂšs des professionnels du secteur mais aussi du grand public, Ă  croiser les connaissances et les compĂ©tences, Ă  collecter et partager des donnĂ©es du marchĂ© en vue d’anticiper sur ses mutations et tendances, et enfin Ă  contribuer Ă  l’effort de formation des prochains acteurs du secteur, pour une meilleure prise en compte des enjeux de notre territoire», expliquent les initiateurs. Il regroupe ainsi, des promoteurs, architectes, amĂ©nageurs de territoire, dĂ©veloppeurs, constructeurs, banquiers, assureurs, gestionnaires de biens, syndics, bureaux d’études et de contrĂŽle, investisseurs, notaires, urbanistes, avocats, gĂ©omĂštres, etc. La nouvelle organisation «se veut Ă©galement partenaire des dĂ©cideurs publics pour mieux contribuer Ă  l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral». «Notre dĂ©marche sera de nous rapprocher des institutionnels et des collectivitĂ©s locales pour identifier les enjeux majeurs sur lesquels le club pourrait rĂ©flĂ©chir et proposer des solutions concrĂštes Ă  mettre en Ɠuvre par le secteur privé», mentionne un document, qui cite MariĂšme Ngom, prĂ©sidente du Cisen. EmboĂźtant le pas Ă  leur prĂ©sidente, Fatou Tanor Dieng, la SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du club dit  : «Nous sommes acteurs de notre territoire et ambitionnons de devenir un organe qui compte dans l’industrie immobiliĂšre de notre zone.»

Le club se veut par ailleurs, ĂȘtre «reprĂ©sentatif de tous les secteurs directs et connexes de l’industrie immobiliĂšre au SĂ©nĂ©gal : rĂ©sidentiel, bureaux, commerce, hĂŽtellerie, logistique, infrastructures, etc.».

«Nous partons du principe que si l’industrie de l’immobilier se porte bien dans un pays, les autres filiĂšres iront mieux, qu’il s’agisse de la santĂ©, de l’éducation, du logement, des infrastructures et de la logistique, et autres. Quand le bĂątiment va, tout va», renseigne Amadou Dieng de la commission marketing digital et intelligence marchĂ© de cette organisation associative, qui entend fĂ©dĂ©rer l’écosystĂšme de l’immobilier au SĂ©nĂ©gal dans un contexte de marchĂ© en forte croissance.dialigue@lequotidien.sn

DĂ©veloppement des Ă©changes nord-sud : L’Italie prospecte le SĂ©nĂ©gal 

https://lequotidien.sn L’Italie est disposĂ©e Ă  augmenter sa prĂ©sence Ă©conomique au SĂ©nĂ©gal. Une mission composĂ©e de son secteur privĂ© est Ă  Dakar pour explorer les voies et moyens d’accroĂźtre le partenariat entre les deux pays.  – La restriction des dĂ©placements causĂ©e par la pandĂ©mie du Covid-19 Ă©tant dĂ©passĂ©e, les affaires reprennent. C’est dans cette logique qu’une mission italienne sĂ©journe actuellement Ă  Dakar. L’objectif est d’explorer les opportunitĂ©s de partenariat avec des entreprises sĂ©nĂ©galaises.

L’industrie, l’agriculture, le packaging sont, entre autres, les secteurs oĂč l’Italie peut apporter un plus au secteur privĂ© national.

«L’Italie, avec ses secteurs public et privĂ©, est prĂȘte Ă  approfondir la collaboration avec le SĂ©nĂ©gal qui est un partenaire crucial», a rappelĂ© l’ambassadeur d’Italie au SĂ©nĂ©gal. «Le message c’est qu’avec le soutien du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, cette mission avec plusieurs entreprises italiennes peut tĂ©moigner de l’attention grandissante consacrĂ©e au SĂ©nĂ©gal. Elle peut contribuer positivement au potentiel de croissance avec des partenariats agro-alimentaires et l’emballage», a affirmĂ© Giovanni Umberto De Vito.

Une position partagĂ©e par Mbareck Diop, vice-prĂ©sident du Conseil national du patronat sĂ©nĂ©galais (Cnp) qui a confiĂ© ceci : «Nous connaissons le dynamisme de la CoopĂ©ration italienne, mais il y a du chemin Ă  faire puisqu’il y a encore beaucoup de potentiel Ă  exploiter.»

Il a ajoutĂ© que le privĂ© sĂ©nĂ©galais en gĂ©nĂ©ral, le Cnp en particulier, marque sa disponibilitĂ© pour explorer encore les voies de partenariats gagnant-gagnant. Pour sa part, Matar CissĂ© de la commission pĂȘche, qui a reprĂ©sentĂ© le prĂ©sident de la  Chambre de commerce de Dakar, Abdoulaye Sow, a mis l’accent sur l’importance des investissements dans l’agriculture, la transformation des produits agricoles, les emballages, la pĂȘche, entre autres. Par ailleurs, le reprĂ©sentant de la Banque africaine de dĂ©veloppement (Bad) au SĂ©nĂ©gal a rappelĂ© que leur stratĂ©gie-pays repose sur deux domaines que sont les infratructures et la transformation de l’agriculture. Mouhamed ChĂ©rif a rĂ©itĂ©rĂ© la disponibilitĂ© de la Bad Ă  accompagner davantage les initiatives allant dans le sens du dĂ©veloppement des infrastructures et de la transformation de l’agriculture au SĂ©nĂ©gal. Pour Carlo Romeo, le directeur pour l’internationalisation des entreprises du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres de l’Italie, «le continent africain va se transformer. Nos entreprises disposent de technologies innovantes et peuvent beaucoup aider. L’idĂ©e est de crĂ©er des synergies, afin de renforcer notre relation et ouvrir de nouveaux politiques de dĂ©veloppement comme l’infrastructure, l’industrialisation (
) Nous considĂ©rons le SĂ©nĂ©gal comme un partenaire de choix. Cette mission Ă©conomique permet de renforcer le partenariat avec le SĂ©nĂ©gal.Nous osons croire qu’il  sera fructueux pour la suite».mgaye@lequotidien.sn

Pour faire face à la criminalité financiÚre : Le Giaba arme les Centif

https://lequotidien.sn Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) a rĂ©uni Ă  Saly Portudal, les prĂ©sidents des Cellules nationales de traitement des informations financiĂšres (Centif) de ses pays membres, afin de renforcer leurs capacitĂ©s sur la criminalitĂ© financiĂšre. Les prĂ©sidents des Cellules nationales de traitement des informations financiĂšres (Centif), qui sont les correspondants rĂ©gionaux du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) et les membres des groupes sur l’évaluation et la conformitĂ© (Gec), sont en conclave Ă  Saly, pour la 2Ăšme Ă©dition de la formation des chefs de dĂ©lĂ©gation. Cette rencontre a pour objectif de voir comment le Giaba doit renforcer les qualitĂ©s des discussions pendant l’adoption des rapports d’évaluation mutuelle et des rapports de suivi. «Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit de crimes transnationales. Ce qui fait appel Ă  un travail de synergie et de collaboration. Cet atelier vise Ă  voir comment nous pouvons contribuer Ă  mieux prendre Ă  bras-le-corps ces deux flĂ©aux et surtout former les chefs de dĂ©lĂ©gation, afin qu’ils soient mieux outillĂ©s et qu’ils aient plus de connaissances et cela aiderait la rĂ©gion Ă  surmonter cet obstacle qui est le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme», a dĂ©clarĂ© le Dg du Giaba, qui prĂ©sidait hier Ă  Saly, l’ouverture de cette 2e Ă©dition de la formation des chefs de dĂ©lĂ©gation. Edwin Harris Jr explique qu’aujourd’hui, «la communautĂ© mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, sous la conduite du Gafi, fait face Ă  des prĂ©occupations relatives au faible niveau de contributions des Etats membres aux discussions sur les Rapports d’évaluation mutuelle (Rem) et les Rapports de suivi (Rds), ainsi que la soumission de commentaires adĂ©quats pour le projet de Rem diffusĂ©s au rĂ©seau mondial». Le Directeur gĂ©nĂ©ral a soulignĂ©, entre autres prĂ©occupations, «le faible niveau de participation et de contribution des Etats membres du Giaba aux Ă©valuations mutuelles. La participation passive des Etats membres du Giba a eu un impact nĂ©gatif sur la prise de dĂ©cision et la rĂ©alisation d’un consensus sur les questions», regrette M. Harris Jr. C’est pourquoi, le Giaba veut-il amĂ©liorer la qualitĂ© et la cohĂ©rence des processus et rapports d’évaluation mutuelle  et de suivi. De l’avis de la prĂ©sidente de la Centif, «le SĂ©nĂ©gal peut tirer de grands profits dans cette formation, puisque nous sommes dans la rĂ©gion ouest-africaine et le SĂ©nĂ©gal, comme tous les Etats membres de cette rĂ©gion, est confrontĂ© aux flĂ©aux de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme». «Donc par cette formation, nous serons bien outillĂ©s pour mener cette lutte de façon efficace. C’est la tendance au niveau mondial. Il y aura toujours des dĂ©linquants et vous voyez le niveau de criminalitĂ© financiĂšre augmenter, donc c’est une lutte permanente. Le fait que le Giaba nous outille pour qu’on puisse avoir les armes nĂ©cessaires et lutter de façon efficace, c’est vraiment une bonne chose», s’est rĂ©jouie la patronne de la Centif, Ramatoulaye Gadio Agne. Par Alioune Badara CISS(Correspondant) –

Dakar abrite un atelier de sensibilisation sur la loi uniforme de l’UMOA sur les infractions boursiĂšres

Dakar, 23 Nov (APS) – Des acteurs et rĂ©gulateurs du marchĂ© financier sous rĂ©gional ainsi que des membres du corps judicaire sĂ©nĂ©galais, notamment des magistrats et des avocats, ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©s, mercredi, sur la nouvelle loi uniforme de l’Union monĂ©taire ouest africain (UMOA) relative aux infractions boursiĂšres, a constatĂ© l’APS. L’atelier de sensibilisation s’est tenu ce matin Ă  Dakar Ă  l’initiative de l’AutoritĂ© des marchĂ©s financiers de l’Union monĂ©taire ouest africain (UMOA). Il s’inscrit dans la continuitĂ© des journĂ©es de sensibilisation sur la Loi Uniforme relative aux infractions boursiĂšres au sein de l’UMOA dont le lancement s’est dĂ©roulĂ© Ă  Cotonou, le 15 juillet 2022, suivi des Ă©tapes d’Abidjan, le 03 octobre 2022, de Bamako et de LomĂ©, le 02 novembre 2022, de Ouagadougou, le 7 novembre 2022 et de Niamey le 08 novembre 2022, a prĂ©cisĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’AutoritĂ© des marchĂ©s financiers de l’UMOA, Ripert BossoukpĂ©.

Cette nouvelle disposition juridique vise notamment Ă  rendre effective ‘’la rĂ©pression des comportements dĂ©lictueux » sur le marchĂ© financier par l’établissement d’une ‘’panoplie de sanctions proportionnelles et dissuasives », a-t-on appris des organisateurs.

Aussi, est-il indispensable et urgent de ‘’transposer cette loi pour renforcer l’intĂ©gritĂ© et la transparence du marchĂ© financier rĂ©gional », lit-on dans un document remis aux participants La mĂȘme source note que cet atelier devrait permettre de mettre l’accent sur la collaboration attendue entre les autoritĂ©s judiciaires et le Conseil rĂ©gional de l’épargne publique et des marchĂ©s financiers de l’UMOA (CREMPF) en vue d’une application effective et efficiente de la loi uniforme. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’AutoritĂ© des marchĂ©s financiers de l’UMOA, Ripert BossoukpĂ© a indiquĂ© que cette loi communautaire constitue un ‘’cadre pertinent », qui rĂ©pond aux besoins de ‘’flexibilitĂ© mais aussi de sĂ©curitĂ© pour les Ă©metteurs et les investisseurs », afin de permettre au marchĂ© financier rĂ©gional de ‘’consolider et d’approfondir les performances exceptionnelles observĂ©es depuis quelques annĂ©es ». Il a rĂ©vĂ©lĂ© que cinq ans aprĂšs la crĂ©ation du marchĂ© financier de l’UMOA, le constat a montrĂ© que ‘’la sanction sur la base administrative n’est pas suffisante ».

Dans cette perspective, il estime que cette disposition juridique est l’aboutissement d’un ‘’chantier majeur » pour le marchĂ© financier rĂ©gional, parlant d’un ‘’outil dĂ©diĂ© Ă  la protection de l’épargne ».

Parlant d’un ‘’levier essentiel » de financement de l’économie, Ripert BossoukpĂ© a insistĂ© sur un ‘’marchĂ© financier efficace et sain » pour jouer pleinement ce rĂŽle En cela, a-t-il affirmĂ©, ‘’cette loi uniforme dĂ©finit de façon prĂ©cise les incriminations et les peines applicables et dĂ©termine clairement les interactions entre les juridictions rĂ©pressives nationales et l’AutoritĂ© des MarchĂ©s Financiers de l’UMOA ». ‘’Au regard du rĂŽle que joue ce marchĂ© dans le financement de nos Ă©conomies et des mutations en cours, il Ă©tait impĂ©ratif de disposer de cet instrument juridique pour renforcer la crĂ©dibilitĂ©, prĂ©venir la dĂ©linquance financiĂšre et rĂ©primer au besoin les contrevenants, dans un contexte de recrudescence d’offres des placements sous diverses formes », a dĂ©clarĂ© le directeur de cabinet du ministre de la Justice Ă  l’ouverture de l’atelier. Abdoul Hamid Ndiaye a aussi Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© de prendre de ‘’mesures effectives pour sanctionner sur des bases lĂ©gales, tout acte contraire aux intĂ©rĂȘts et au bon fonctionnement des marchĂ©s financiers et des Ă©conomies ».

Selon lui ce texte vient combler un ‘’vide juridique », en ce qui concerne la dĂ©finition et les peines relatives aux infractions boursiĂšres au sein des huit Etats membres de l’UMOA.

‘’Cette loi uniforme qui va Ă©tablir plus de confiance dans le marchĂ© financier rĂ©gional devrait permettre Ă©galement de prĂ©venir des crises sociales rĂ©sultant de placements hasardeux », a ajoutĂ© M. Ndiaye. Le directeur de cabinet du ministre de la Justice a par ailleurs relevĂ© qu’avec l’adoption d’une lĂ©gislation pĂ©nale spĂ©cifique permettant de sanctionner les comportements boursiers dĂ©lictueux, le marchĂ© financier de l’UMOA intĂšgre davantage les standards internationaux dans son fonctionnement. Il a aussi Ă©voquĂ© la perspective d’attirer de plus en plus de ‘’capitaux tant nationaux qu’étrangers » pour financer les projets de dĂ©veloppement des pays de l’Union. Ndiaye a rĂ©affirmĂ© la disponibilitĂ© du gouvernement du SĂ©nĂ©gal ‘’(
) Ă  prendre les mesures qui s’imposent, afin d’assurer, dans les meilleurs dĂ©lais, la transposition de la loi uniforme dans l’ordonnancement juridique national pour permettre son application effective ».SMD/MD

ConfĂ©rence publique du groupe Alkuma sur la responsabilitĂ© sociĂ©tale d’entreprise dans les mines

Dakar, 23 nov (APS) – Le groupe de presse Alkuma, basĂ© Ă  Tambacounda (est), annonce organiser, le 3 dĂ©cembre prochain, une confĂ©rence publique sur le thĂšme « Mines et ResponsabilitĂ© sociĂ©tale d’entreprise, quels dĂ©fis et opportunitĂ©s pour les collectivitĂ©s territoriales : le cas de la rĂ©gion de KĂ©dougou ».

Cette rencontre, la deuxiĂšme du genre, est organisĂ©e dans le cadre de son concept “ConfĂ©rence au Carrefour des idĂ©es d’Alkuma”, consistant Ă  “organiser de grandes confĂ©rences publiques sur des thĂ©matiques d’actualitĂ©â€, selon un communiquĂ© du promoteur de ce groupe de presse.

Il prĂ©cise que le directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© des mines du SĂ©nĂ©gal (SOMISEN SA), Ousmane CissĂ©, a Ă©tĂ© choisi pour introduire cette confĂ©rence, avec comme modĂ©rateur Kalidou Cissokho, directeur de l’Agence rĂ©gionale de dĂ©veloppement (ARD) de KĂ©dougou. Le groupe Alkuma rappelle avoir dĂ©jĂ  organisĂ©, le 7 aoĂ»t 2021, Ă  Tambacounda, sa premiĂšre confĂ©rence publique sur le thĂšme “PĂ©trole et gaz au SĂ©nĂ©gal : quels dĂ©fis et opportunitĂ©s pour les rĂ©gions pĂ©riphĂ©riques comme Tambacounda”. Selon le communiquĂ©, la confĂ©rence prĂ©vue le 3 dĂ©cembre vise Ă  “rĂ©duire ou annihiler le dĂ©ficit de communication et d’incomprĂ©hension entre  les sociĂ©tĂ©s miniĂšres et  les populations locales”. Sont attendus Ă  cette confĂ©rence publique, des experts, autoritĂ©s administratives, Ă©lus locaux, des sociĂ©tĂ©s miniĂšres, chefs religieux, des reprĂ©sentants d’associations de jeunes et de femmes, la sociĂ©tĂ© civile, ainsi que des entrepreneurs locaux, des responsables de projets et programmes, entre autres participants. Elle sera retransmise en direct sur plusieurs plates-formes digitales et sur les ondes de la radio Alkuma Fm, dont les responsables disent avoir bĂąti leur offre Ă©ditoriale “’sur les valeurs conjuguĂ©es de l’entreprenariat privĂ© et du service au public”BK/MD

«Conflit social réglé à Expresso Sénégal» : le syndicat des travailleurs dément le ministre de la Communication

https://www.pressafrik.com Dans le cadre de ses visites de courtoisie, le ministre de la Communication, de l’Economie NumĂ©rique TĂ©lĂ©communications, Moussa Bocar THIAM, Ă©tait l’hĂŽte de la sociĂ©tĂ© Expresso SĂ©nĂ©gal, le lundi 21 novembre. En s’adressant Ă  la presse le ministre a annoncĂ© publiquement que « le conflit social qui existait entre la Direction gĂ©nĂ©rale et le Syndicat des travailleurs est dĂ©finitivement rĂ©glĂ© ». Le comitĂ© sectoriel Expresso SĂ©nĂ©gal affiliĂ© au Syndicat national des travailleurs des postes et tĂ©lĂ©communications (SNTPT) a, Ă  travers un communiquĂ© de presse signĂ© par le SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, apportĂ© un dĂ©menti au ministre de la Communication. « Monsieur le Ministre connaissait-il la nature, l’ampleur et l’impact du conflit pour se rĂ©jouir aussi facilement de l’accord signĂ© entre les parties ? Au lendemain de sa nomination, les travailleurs, Ă  travers les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, lui ont adressĂ© un courrier le 26 octobre 2022 demandant la poursuite des nĂ©gociations arrĂȘtĂ©es officiellement par son SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral le 24 octobre, le courrier est restĂ© sans rĂ©ponse », peut-on lire dans le communiquĂ©. Mieux, le comitĂ© sectoriel ajoute que le 29 octobre une « lettre de demande d’audience est adressĂ©e au Ministre par les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, sans rĂ©ponse.

Beaucoup d’appels tĂ©lĂ©phoniques et de message envoyĂ©s par le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du syndicat sont restĂ©s vains ».

« En rendant visite Ă  la sociĂ©tĂ© Expresso, Monsieur le Ministre savait-il qu’il y’avait un conflit social ? », s’interroge-t-il. Selon le syndicat des travailleurs d’Expresso SĂ©nĂ©gal « il a eu droit Ă  un accueil en catimini organisĂ© directement dans le bureau du DG en prĂ©sence de deux directeurs sĂ©nĂ©galais et des collaborateurs soudanais uniquement. Tout le reste de l’audience Ă©tait constituĂ© de sa dĂ©lĂ©gation. Monsieur le Ministre a-t-il fait cette remarque ? »

« Vous n’avez pas le droit de parler Ă  notre nom »

« Monsieur le Ministre a-t-il demandĂ© Ă  voir ou Ă  parler aux travailleurs ou leurs reprĂ©sentants. Monsieur le Ministre a-t-il demandĂ© Ă  voir ou Ă  parler aux responsables du syndicat », questionne le syndicat des travailleurs. Qui ajoute : « Ses prĂ©dĂ©cesseurs avaient eu droit Ă  un accueil chaleureux de tout le personnel et mĂȘme des visites des diffĂ©rents services ». « L’accord dont se rĂ©joui Monsieur le Ministre est une compression d’effectif renvoyant 44 pĂšres et mĂšres de famille sĂ©nĂ©galaise au chĂŽmage sous prĂ©texte de difficultĂ©s Ă©conomiques dans un «secteur de pleine croissance qui n’a aucune difficultĂ© » disait son prĂ©dĂ©cesseur dans un communiquĂ© du 22 AoĂ»t 2022 », rappelle le syndicat des travailleurs d’Expresso SĂ©nĂ©gal. Toutefois, le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral fustige les agissements de Moussa Bocar Thiam Ă  l’endroit des travailleurs d’Expresso SĂ©nĂ©gal. « Monsieur le Ministre, pour avoir ignorĂ© royalement les travailleurs de Expresso et leurs inquiĂ©tudes, vous n’avez pas le droit de parler Ă  leur nom. Monsieur le Ministre, pour avoir refusĂ© de rencontrer les responsables syndicaux et dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, vous n’avez pas le droit de les remercier », dĂ©plore le communiquĂ© parvenu Ă  PressAfrik.

Conflit foncier sur 46 parcelles dans la commune de Tivaouane Peulh : le maire attendu Ă  la Dic

https://actusen.sn Le maire de Tivaouane Peulh, Momar Sokhna Diop, devait ĂȘtre, hier, Ă  la Division des investigations criminelles (Dic) pour dĂ©fĂ©rer Ă  sa convocation dans une affaire de 46 parcelles de sa commune. Mais, il n’était pas sur les lieux, demandant aux enquĂȘteurs de diffĂ©rer l’audience, afin de lui permettre d’apporter des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponses aux accusations Ă  lui faites. De sources judiciaires, il est attendu dans la semaine dans les locaux de la Dic. ‘’SourceA’’ qui donne l’information dans sa parution de ce jeudi, prĂ©cise que que dossier dont il est question remonte Ă  2015. Le promoteur immobilier, A. A. T. Lopes, avait remportĂ© la bataille judiciaire contre une dame, M. D. B. Diop qui lui devait 46 parcelles. Ce, suite au refus de celle-ci de respecter le protocole d’accord qu’ils avaient signĂ©.

Manifestation non autorisée : Les médecins internes gazés par la police

Les mĂ©decins internes des hĂŽpitaux ont goĂ»tĂ© mardi Ă  l’odeur Ăącre des grenades lacrymogĂšnes. ChoquĂ©s par le mĂ©pris dont ils font l’objet de la part des autoritĂ©s, ces blouses blanches ont voulu Ă  deux reprises organiser des marches pacifiques pour se faire entendre. Mais le PrĂ©fet de Dakar interdit leurs manifestations. Finalement, ils ont improvisĂ© hier une marche entre rond-point Fann et le ministĂšre de la SantĂ© et de l’Action Sociale. AprĂšs un point de presse, ces blouses blanches ont pris la direction du ministĂšre de la SantĂ©. C’est lĂ  que sont intervenues les forces de l’ordre qui les ont gazĂ©es, renseigne L’As.

Conservation–Patrimoine historique : Le SĂ©nĂ©gal s’oriente vers la digitalisation

https://lequotidien.sn Le ministre de la Culture et du patrimoine historique s’engage dans un programme de digitalisation de ses archives, a informĂ© Aliou Sow. Selon lui, dans les jours Ă  venir, Ă  travers un partenariat dĂ©veloppĂ© avec des amis du SĂ©nĂ©gal, le gouvernement va lancer le programme de digitalisation du patrimoine historique. – En matiĂšre de gestion du patrimoine historique, mais Ă©galement des fonds documentaires, le SĂ©nĂ©gal est totalement dĂ©pendant, a regrettĂ© Aliou Sow, ministre de la Culture et du patrimoine historique. Un fait colonial, selon le ministre, que le SĂ©nĂ©gal compte trĂšs vite corriger. «L’ñme d’une Patrie ce sont ses archives, ses faits documentĂ©s et bien prĂ©servĂ©s», a soulignĂ© le ministre de la Culture et du patrimoine, qui s’exprimait lors du clap de lancement du film de Moe Sow, intitulé  : 1776  : Ceerno Syleymaan Baal, au Grand Théùtre Doudou Ndiaye Coumba Rose. «Les archives du SĂ©nĂ©gal ont souffert de l’absence d’une prĂ©servation de qualitĂ©. Mais heureusement aujourd’hui, la digitalisation nous permet de nous rattraper, de nous rĂ©inventer et de rectifier ce qui peut l’ĂȘtre», souligne Aliou Sow. A l’en croire, le chef de l’Etat Macky Sall, en changeant l’appellation du dĂ©partement du ministĂšre de la Culture qui Ă©tait jadis ministĂšre de la Culture et de la communication, en lui donnant une nouvelle orientation (ministĂšre de la Culture et du patrimoine historique), insiste particuliĂšrement sur la dimension patrimoine historique et s’engage dans un programme de digitalisation de ses archives. Il informe que dans les jours Ă  venir, Ă  travers un partenariat dĂ©veloppĂ© avec des amis du SĂ©nĂ©gal, le gouvernement va lancer le programme de digitalisation du patrimoine historique. Dans un dĂ©bat mondial, marquĂ© par la restitution des Ɠuvres volĂ©es ou injustement rapatriĂ©es en Occident, le ministre Aliou Sow estime que le SĂ©nĂ©gal est dans un contexte favorable Ă  des nĂ©gociations lui permettant d’accĂ©der et de rĂ©cupĂ©rer ses archives. «Sachez-le trĂšs bien, les archives, qui sont trop dĂ©favorables Ă  leurs dĂ©tenteurs, ne seront pas facilement mises Ă  la disposition de ceux-lĂ  qui pourront reconstituer les grandes vĂ©ritĂ©s des rapports de forces», a-t-il prĂ©cisĂ©. Dans le passĂ©, il y a aussi eu des faits de domination, mais le plus important, c’étaient les faits de rĂ©sistance. «On est assez dĂ©pendants, mais je pense que de plus en plus, mĂȘme en Occident, des partisans et des militants de la vĂ©ritĂ© veulent que l’histoire tronquĂ© prenne fin et que la vĂ©ritĂ© soit mise en avant», a-t-il laissĂ© entendre, car estimant que le rĂ©cit mĂ©moriel, tronquĂ©, ne peut plus persister et durer. Le ministre d’ajouter, pour le regretter, «ce que nous ne contrĂŽlons pas, nous ne pouvons que nĂ©gocier. Et c’est lĂ  oĂč la diplomatie culturelle du SĂ©nĂ©gal est attendue», dit-il.

«Nous avons l’ambition d’avoir une citĂ© du cinĂ©ma»

Pour le ministre, Aliou Sow, l’ambition du SĂ©nĂ©gal aujourd’hui, c’est de retrouver ses archives et le SĂ©nĂ©gal aura des alliĂ©s, des partisans pour pouvoir recrĂ©er ce qui doit l’ĂȘtre de la maniĂšre la plus fidĂšle aux faits du passĂ©. «Nous avons l’ambition d’avoir une citĂ© du cinĂ©ma», a-t-il lancĂ©. En ce sens, il estime que la réécriture crĂ©dible et conforme Ă  la rĂ©alitĂ© du SĂ©nĂ©gal, Ă  travers l’Histoire gĂ©nĂ©rale du SĂ©nĂ©gal, est une belle opportunitĂ© pour le SĂ©nĂ©gal de pouvoir remettre au goĂ»t du jour, ce que la jeunesse ignore. Aliou Sow de rappeler Ă©galement que le SĂ©nĂ©gal a des hĂ©ros, des faits de gloire, une histoire, une narration historique Ă  partager avec cette jeune gĂ©nĂ©ration pour qu’elle s’approprie cette histoire de grande valeur, qu’elle soit dĂ©complexĂ©e, mais aussi qu’elle sache qu’elle a beaucoup de choses Ă  valoriser, Ă  partager dans le cadre du dialogue des civilisations et des cultures. Par ailleurs, concernant la rĂ©daction en cours de l’Histoire gĂ©nĂ©rale du SĂ©nĂ©gal, instituĂ©e et encouragĂ©e par le chef de l’Etat, il plaide pour qu’on revisite et rĂ©vise le contenu des enseignements surtout, dit-il, en science politique, en valeur dĂ©mocratique, en civilisation et en littĂ©rature. «Aujourd’hui, tout le monde est d’accord que la charte du MandĂ© n’est ni une fiction ni un rĂ©cit nostalgique, mais il s’agit de faits rĂ©els et qui sont dĂ©montrĂ©s», renseigne le Pr Aliou Sow. «Si on rĂ©vise le passĂ© avec rigueur, on se rend compte que la rĂ©volution du Fouta est bien antĂ©rieure et a portĂ© des valeurs plus fortes, plus robustes et de la meilleure des maniĂšres au 18Ăšme siĂšcle ». Rappelant les principes et valeurs qu’incarnĂ©s Ceerno Sileymaan Baal, Aliou Sow estime que tout cela mĂ©rite d’ĂȘtre revisitĂ©. «Autant que la rĂ©volution du Fouta, cette dĂ©marche est Ă©galement rĂ©volutionnaire, positivement patriotique, mais aussi intellectuellement audacieuse. Elle est Ă  cĂ©lĂ©brer et Ă  soutenir», souligne-t-il pour magnifier le travail de Moe Sow, le rĂ©alisateur du film sur Ceerno Souleymane Baal. Par Ousmane SOW

Accrochage entre l’ArmĂ©e et le Mfdc : des tirs Ă  l’arme lourde entendus Ă  Bignona et Ă  la frontiĂšre avec la Gambie depuis,hier

https://actusen.sn AprĂšs une longue pĂ©riode d’accalmie, les accrochages ont repris entre des Ă©lĂ©ments supposĂ©s appartenir au Mouvement des forces dĂ©mocratiques de la Casamance (Mfdc) et l’armĂ© nationale. Selon les informations de nos confrĂšres de ZikFm, des tirs Ă  l’arme lourde ont Ă©tĂ© entendus dans le Nord de Bignona, mais aussi dans cette zone vers la frontiĂšre avec la Gambie. La reprise des combats serait une riposte des rebelles contre les opĂ©rations de sĂ©curisation, notamment la destruction de toutes les bases supposĂ©es du Mfdc, des champs de chanvre indien et de lutte contre le trafic de bois, engagĂ©es par l’armĂ©e nationale.

Falsification de son rĂšglement intĂ©rieur aprĂšs les scandales de ttrafic de faux billets et de passeports diplomatiques : quand l’AssemblĂ©e perd le nord!

https://www.sudquotidien.sn DeuxiĂšme institution de la RĂ©publique, la vie de l’AssemblĂ©e nationale sous le magistĂšre du prĂ©sident Macky Sall semble rythmĂ©e de scandales. AprĂšs les affaires liĂ©es au trafic de faux billets, aux passeports diplomatiques et aux impĂŽts impayĂ©s, la reprĂ©sentation parlementaire est de nouveau secouĂ©e par une affaire de falsification de son rĂšglement intĂ©rieur. L’AssemblĂ©e nationale du SĂ©nĂ©gal est-elle devenue une institution Ă  scandales sous le magistĂšre du prĂ©sident Macky Sall ? En tout cas, depuis quelques temps, des affaires scabreuses impliquant des membres de l’hĂ©micycle voire directement cette deuxiĂšme institution de la RĂ©publique ne cessent d’alimenter l’actualitĂ©. DerniĂšre en date, l’affaire de falsification du rĂšglement intĂ©rieur de l’AssemblĂ©e nationale distribuĂ© aux dĂ©putĂ©s de la quatorziĂšme lĂ©gislature. En effet, dans une lettre adressĂ©e au prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Amadou Mame Diop le 11 novembre dernier, l’honorable dĂ©putĂ© Mamadou Lamine Diallo a demandĂ© le retrait du rĂšglement intĂ©rieur au motif que ce texte « intitulĂ© rĂšglement intĂ©rieur Ă©dition juillet 2021, est au mieux faux, au pire falsifiĂ© et manipulĂ©. » En effet, Ă  en croire le 7Ăšme vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, dans cette version mise Ă  jour de ce document de base du travail parlementaire, certaines dispositions de la loi 2019-14 du 28 octobre 2019 supprimĂ©es avec l’abrogation du Poste de Premier ministre ont Ă©tĂ©, en violation de l’article 121, rĂ©intĂ©grĂ©es en catimini sans faire l’objet d’adoption par l’AssemblĂ©e nationale. Les articles concernĂ©s par cette falsification sont entre autres 5, 60, 61, 90, 97, 98 et 99 dudit rĂšglement intĂ©rieur. S’exprimant le jeudi 17 novembre dernier lors de l’examen du projet de loi de finance 2023, le prĂ©sident du mouvement Tekki, membre du groupe parlementaire « LibertĂ©s, dĂ©mocratie et changement » est revenu Ă  la charge en annonçant une « plainte contre X pour faux et usage de faux ». Auparavant, c’est l’ancien prĂ©sident du groupe parlementaire des libĂ©raux sous le rĂ©gime du prĂ©sident Wade qui est montĂ© au crĂ©neau pour dĂ©noncer Ă©galement ce faux rĂšglement intĂ©rieur de l’AssemblĂ©e nationale. Dans un petit message partagĂ© sur son compte Facebook, le 16 novembre dernier, Doudou Wade s’interrogeait pour savoir si « Les dĂ©putĂ©s auront le courage de retirer et mettre sous scellĂ©s le faux rĂšglement intĂ©rieur ???? » Il faut dire que ce n’est pas une premiĂšre que cette deuxiĂšme institution de la RĂ©publique soit directement ou indirectement impliquĂ©e dans une affaire de faux. Le 20 novembre 2019, le dĂ©putĂ© du parti au pouvoir, l’Alliance pour la RĂ©publique (Apr), Seydina Fall alias Bougazelli avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© par un dĂ©tachement de la Section de Recherches de la gendarmerie pour trafic prĂ©sumĂ© de faux billets de banque aux abords de l’AssemblĂ©e nationale aprĂšs plusieurs jours de filature. Toujours dans cette liste des scandales impliquant directement ou indirectement l’institution parlementaire, on peut citer Ă©galement, l’affaire de trafic de passeports diplomatiques sur la base de faux mariages, dans laquelle deux dĂ©putĂ©s membres du parti au pouvoir ont Ă©tĂ© reconnus coupables et condamnĂ©s par la justice. A ces scandales impliquant des membres de l’AssemblĂ©e nationale, il faut Ă©galement ajouter celui des « impĂŽts de 2,7 milliards impayĂ©s de l’AssemblĂ©e nationale ». RĂ©vĂ©lĂ©e par le leader de Pastef, Ousmane Sonko, au cours d’un panel « Les samedis de l’Économie », cette affaire avait embrasĂ© toute la RĂ©publique Ă  l’époque au point que l’actuel Premier ministre, Amadou Ba, qui Ă©tait au moment des faits ministre de l’Économie, des Finances et du Plan fĂ»t obligĂ© d’enclencher une procĂ©dure de radiation de la fonction publique Ă  l’encontre de Sonko. Élu dĂ©putĂ© Ă  l’issue des Ă©lections lĂ©gislatives de 2017, Ousmane Sonko reviendra Ă  la charge sur cette polĂ©mique relative Ă  l’impĂŽt des dĂ©putĂ©s pour dĂ©clarer encore lors d’une Ă©mission sur une tĂ©lĂ©vision privĂ©e « que le dĂ©putĂ© sĂ©nĂ©galais paie 1.500 FCFA d’impĂŽts », faveur qu’il n’a pas manquĂ© d’ailleurs de dĂ©noncer avec force. InterpellĂ© sur cette question, son collĂšgue dĂ©putĂ© du groupe de l’opposition, Mamadou Diop Decroix, a indiquĂ© pour sa part qu’il « est manifeste que comparĂ© au systĂšme d’imposition appliquĂ© aux salariĂ©s, le systĂšme d’imposition appliquĂ© aux dĂ©putĂ©s induit une diffĂ©renciation trĂšs nette en faveur du dĂ©putĂ© et qui permet donc de dire que le dĂ©putĂ© ne paie pas le juste impĂŽt mĂȘme s’il paie bel et bien un impĂŽt».

Quand la prĂ©sidence de la RĂ©publique « tripatouille» Ă  l’AssemblĂ©e !

Aussi surprenante que cela puisse paraitre, l’AssemblĂ©e nationale n’est pas la seule institution de la RĂ©publique Ă  ĂȘtre impliquĂ©e dans une affaire de faux sous le magistĂšre de l’actuel chef de l’Etat. Le 09 juillet 2020, la prĂ©sidence de la RĂ©publique Ă  travers son portail internet s’était elle aussi prĂȘtĂ©e Ă  ce jeu de faux et usage de faux Ă  travers la falsification de l’article 60 de la Constitution du 22 janvier 2001. Dans ce faux article 60 de la Constitution, il est indiqué  : « Tout dĂ©putĂ© qui dĂ©missionne de son parti ou en est exclu en cours de lĂ©gislature est automatiquement dĂ©chu de son mandat. Les dĂ©putĂ©s dĂ©missionnaires ou exclus de leur parti sont remplacĂ©s dans les conditions dĂ©terminĂ©es par une loi organique ». Cette publication de l’article falsifiĂ© 60 de la Constitution du 22 janvier 2001 intervenait en pleine crise alimentĂ©e par des attaques rĂ©pĂ©tĂ©es du dĂ©putĂ© Moustapha Cisse Lo, par ailleurs premier vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale contre ses camarades et autres alliĂ©s.  Ainsi, pour se donner les moyens de le dĂ©pouiller non seulement de son poste de vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale mais aussi de dĂ©putĂ©, il a Ă©tĂ© procĂ©dĂ© Ă  la publication de ce faux article de 60 de la Constitution du 22 janvier 2001 dont la bonne version stipule que  : « Tout dĂ©putĂ©Ì qui dĂ©missionne de son parti en cours de lĂ©gislature est automatiquement dĂ©chu de son mandat. Il est remplacĂ©Ì dans les conditions dĂ©terminĂ©es par une loi organique ». Cette manipulation tendancieuse de la Constitution avait poussĂ© l’ancien Premier ministre du premier gouvernement de Macky Sall Ă  monter au crĂ©neau. « Nous tenons Ă  attirer l’attention des citoyens sur le fait que les dispositions constitutionnelles relative Ă  l’article 60 de la Constitution mises en ligne sur le site officiel de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique sont diffĂ©rentes de la version officielle. Il s’agit d’une fraude Ă  la Constitution. Cela est bien Ă©videmment contraire Ă  la loi », avait lancĂ© Abdou Mbaye dans un texte. Cependant, malgrĂ© la gravitĂ© d’une telle situation, aucune mesure conservatoire n’a Ă©tĂ© prise par l’autoritĂ© pour situer les responsabilitĂ©s dans cette manipulation tendancieuse de la charge fondamentale.

ALIOUNE SOUARE,ANCIEN DEPUTE,SPECIALISTE DU DROIT PARLEMENTAIRE : « L’impact d’un faux rĂšglement intĂ©rieur peut affecter considĂ©rablement la lĂ©galitĂ© des travaux en cours ».

« La souverainetĂ© de la loi est la base sur laquelle repose la RĂ©publique. Et si, des personnes s’adonnent Ă  la transgresser ou Ă  la tripatouiller, c’est alors pour mettre le pays en pĂ©ril.  La loi doit avoir le dessus sur les hommes, et non les hommes prennent le dessus sur la loi. L’AssemblĂ©e nationale est une institution de la RĂ©publique, personne n’a le droit de modifier subrepticement son rĂšglement intĂ©rieur. Le chapitre 30, Ă  son article 121, dĂ©termine les conditions de la rĂ©vision dudit rĂšglement intĂ©rieur. Toute modification est impĂ©rativement soumise Ă  la plĂ©niĂšre de l’AssemblĂ©e nationale et, sur la prĂ©sentation d’un rapport de la commission des lois, de la dĂ©centralisation, du travail et des droits humains. Pour dire, l’impact d’un faux rĂšglement intĂ©rieur peut affecter considĂ©rablement la lĂ©galitĂ© des travaux en cours. N’oublions pas que c’est l’article 62 de la Constitution qui Ă©voque le principe et dĂ©finit le contour sur lequel s’exerce le rĂšglement intĂ©rieur. Et pour rappeler, les derniĂšres modifications du rĂšglement intĂ©rieur remontent Ă  la sĂ©ance tenue par l’AssemblĂ©e nationale, le vendredi 11 octobre 2019 et c’est la seule sous la 13Ăšme lĂ©gislature oĂč il y a eu l’adoption d’une proposition de loi modifiant les articles suivants : premier, 5, 18, 19, 24, 34,36, 41, 44, 60, 61, 90, 97,98, 99, 102 et 115. En somme, 17 articles sont modifiĂ©s et adoptĂ©s par l’AssemblĂ©e nationale. Puis la loi est promulguĂ©e par Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, le 28 octobre 2019, aprĂšs avoir obtenu un avis conforme du Conseil constitutionnel, par sa DĂ©cision n°2/C/2019 du 23 octobre 2019. Ainsi, elle est publiĂ©e officiellement sous la loi organique n° 2019-14 du 28 octobre 2019 modifiant et complĂ©tant la loi organique 2002-20 du 15 mai 2002 portant rĂšglement intĂ©rieur de l’AssemblĂ©e nationale. Maintenant, c’est ce texte qui devait intĂ©gralement, sans y changer une virgule, ĂȘtre reproduit dans le livret remis aux dĂ©putĂ©s de la 14Ăšme lĂ©gislature. Malheureusement, sur 17 articles que l’Assemble nationale a dĂ©jĂ  ratifiĂ©s, les 10 y sont correctement insĂ©rĂ©s et les 7 autres (art. 5,-60,61,97,98 et 99) sont tripatouillĂ©s, en violation de l’art.121 dudit rĂšglement intĂ©rieur. En dĂ©finitive, sur ces 7 articles prĂ©citĂ©s, on a reconduit toutes les phrases qui touchent au Premier ministre, alors que celles-ci sont supprimĂ©es dans la loi organique n° 2019-14 officiellement promulguĂ©e, le 28 octobre 2019 ».Par Nando Cabral Gomis

Constat–Succession Ă  la tĂȘte de l’Afp : Moustapha Niasse maintient toujours le suspense

https://lequotidien.sn Il faudra attendre encore pour connaĂźtre le nom du futur successeur de Moustapha Niasse Ă  la tĂȘte de l’Alliance des forces de progrĂšs (Afp). Le patron de cette formation politique, membre de la Coalition Benno bokk yaakaar (Bby), a soutenu que ce changement Ă  la direction de l’Afp ne s’opĂ©rera qu’à l’issue d’un congrĂšs. Le successeur de Moustapha Niasse Ă  la tĂȘte de l’Alliance des forces de progrĂšs (Afp) ne sera pas connu de sitĂŽt. Le leader de l’Afp entretient toujours le flou autour cette question. Lors des «Causeries du mois» de ce parti, organisĂ©es par l’école du parti,  Moustapha Niasse a encore laissĂ© entendre que sa succession ne se fera qu’au cours d’un congrĂšs. Mais comme  il l’avait annoncĂ© l’annĂ©e derniĂšre, lors de l’anniversaire du parti, il n’a toujours pas retenu  de date pour ce congrĂšs. Le congrĂšs de l’Afp reste encore un mystĂšre.

Cependant, leader de l’Afp a tenu Ă  rassurer qu’il n’a pas de dauphin. «Je n’ai pas de prĂ©tendant.

C’est au parti de choisir par le  congrĂšs. Le parti n’a pas d’autre SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Le moment venu, je vais partir, mais c’est au congrĂšs de choisir. Il y a, au moins, 39 ou 50 personnes qui peuvent remplacer le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral», a dit Moustapha Niasse. Selon toujours le leader de l’Afp, leur parti nourrit toujours l’idĂ©e d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixĂ©es depuis sa crĂ©ation. «L’Afp est une entitĂ© dĂ©mocratique qui Ă©volue dans le temps et dans l’espace avec des idĂ©es, des principes, des procĂ©dures et des objectifs, le tout reposant sur le verbe et l’action. VoilĂ  pourquoi le 10 novembre, au cours du SecrĂ©tariat permanent exĂ©cutif (Spe), il a Ă©tĂ© exprimĂ© que nous devrions, par rapport aux Ă©chĂ©ances que nous attendons pour fĂ©vrier 2024,  dialoguer directement avec le Peuple sĂ©nĂ©galais, l’écouter, l’entendre, le comprendre et tenir de ce qu’il pense et de ce qu’il espĂšre pour continuer notre marche vers les objectifs que nous visions  depuis 1999», a fait savoir Moustapha Niasse. Avant de magnifier l’idĂ©e de la causerie du mois. «Elle  est venue d’un souci de mĂ©thode pour canaliser, en notre sein, notre parti pour continuer de lui donner un contenu pratique et pragmatique, pĂ©dagogique et politique Ă  bon  escient, en partant des rĂ©alitĂ©s continuelles et quotidiennes, locales du Peuple sĂ©nĂ©galais dans sa vie de tous les jours et dans l’espĂ©rance qui l’anime, amĂ©liorer ses modes de vie et l’amener, dans l’unitĂ© et la conservation, Ă  un SĂ©nĂ©gal de paix et d’unitĂ© qui va vers son destin», a expliquĂ© le patron de l’Afp. «Dans un contexte oĂč les tensions sont notĂ©es sur la scĂšne internationale et qui ont rejailli sur le continent africain, particuliĂšrement dans notre  sous-rĂ©gion. Notre parti, l’Afp, a le devoir de jouer sa partition dans les enjeux capitaux que sont le dĂ©veloppement, la stabilitĂ©, la cohĂ©sion et la sĂ©curitĂ© de notre pays.»

Mais malgrĂ© ces ambitions politiques, le leader de l’Afp confirme l’ancrage de sa formation politique dans la Coalition Benno bokk yaakaar (Bby). «Je vais rĂ©affirmer ici, au nom de tous les camarades, l’ancrage  de l’Afp dans le Benno bokk yaakaar», a clarifiĂ© l’ancien prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, selon qui, le chef de l’Etat lui a confiĂ© la rĂ©forme de cette coalition prĂ©sidentielle.

Par ailleurs, le leader de l’Afp’ a annoncĂ© le renouvellement des instances de base de leur parti depuis les cellules jusqu’au niveau national. «C’est un programme qui se dĂ©roule Ă©tape par Ă©tape, de maniĂšre mĂ©thodique et conformĂ©ment au rĂšglement intĂ©rieur du parti. Dans quinze jours, toutes les cellules recevront dĂ©jĂ  leur quota de cartes», a annoncĂ© Moustapha Niasse, qui a pris la dĂ©cision de ne pas vendre les cartes, mais de les distribuer gratuitement aux militants. «L’Afp a pris la dĂ©cision d’offrir Ă  ceux qui en sont membres et qui seront prĂ©alablement identifiĂ©s  comme membres de l’Afp. Tout adhĂ©rent de l’Afp, la carte lui sera remise tout en veillant Ă  ce que tout soit menĂ© de façon mĂ©thodique», a-t-il soulignĂ©. Par Justin GOMIS – 

YEWWI ASKAN WI SUR LA SITUATION DU PAYS : L’opposition met en garde contre un basculement 

https://www.enqueteplus.com La ConfĂ©rence des leaders de la coalition Yewwi Askan Wi a tenu, hier, un point de presse. Ousmane Sonko, Khalifa Sall et compagnie se sont, une fois de plus, exprimĂ©s sur l’actualitĂ© politique du pays. Les opposants ont ainsi fustigĂ© les dĂ©tentions arbitraires, le budget allouĂ© au gouvernement et ont Ă©voquĂ© tant d’autres sujets. La Coupe du monde n’a pas endormi les leaders de Yewwi Askan Wi. Alors que les SĂ©nĂ©galais ont encore le cƓur meurtri, Ă  cause de la dĂ©faite des Lions, Ousmane Sonko et compagnie ont tenu un point de presse pour s’adresser aux concitoyens. Le prĂ©sident de la confĂ©rence de cette coalition a soulignĂ© que les urgences du moment ont motivĂ© leur rencontre. Khalifa Sall d’expliquer : « Le pays bascule. Il y a beaucoup de problĂšmes. La chertĂ© de la vie, l’injustice, les dĂ©lestages, les dĂ©tentions arbitraires
 VoilĂ  pourquoi nous avons dĂ©cidĂ© de parler aux SĂ©nĂ©galais. » L’ancien maire de Dakar a profitĂ© de l’occasion pour fĂ©liciter et encourager l’Ă©quipe nationale de football. Confiant, il croit en la victoire des coĂ©quipiers de Kalidou Koulibaly, lors de leurs prochaines sorties. Mieux, il est convaincu que le SĂ©nĂ©gal peut atteindre les demi-finales. AprĂšs cette parenthĂšse, le socialiste a Ă©voquĂ© l’emprisonnement du journaliste Pape AlĂ© Niang Ă  qui il apporte son soutien. « Macky Sall n’a pas le droit d’emprisonner Pape AlĂ© Niang. Sa libĂ©ration est une obligation », dit-il.

 »Macky Sall ne connaĂźt pas la prison  »

L’affaire Pape AlĂ© Niang, soulevĂ©e par Khalifa Sall, a Ă©tĂ© le prĂ©texte pour parler de la situation judiciaire du pays, de façon gĂ©nĂ©rale. À l’instar de ses camarades de Yewwi qui ont fustigĂ© les  »dĂ©tentions arbitraires », Ousmane Sonko a accusĂ© le chef de l’État d’ĂȘtre le recordman dans ce domaine.  »Macky Sall a battu le record de la dĂ©tention pour crime d’opinion. C’est une perte de temps de parler de l’indĂ©pendance de la justice. Elle n’est pas libre. Pire, on joue avec elle. Nous n’avons aucun intĂ©rĂȘt Ă  monter des foules contre elle, mais nous devons alerter », laisse-t-il entendre. D’aprĂšs ses dires, le journaliste Pape AlĂ© Niang n’aurait jamais passĂ© une seule nuit en prison, si son dossier avait atterri entre d’autres mains. « Des avocats m’ont parlĂ© Ă  propos de l’affaire Pape AlĂ© Niang. Ils m’ont dit que pour amener ceux qui ne sont pas du cĂŽtĂ© du pouvoir en instruction, il y a deux Ă  trois juges Ă  qui on donne les dossiers. Et donc, si l’affaire Pape AlĂ© Niang avait Ă©tĂ© traitĂ©e par un autre juge que ceux-lĂ , il allait ĂȘtre libĂ©rĂ© le jour mĂȘme de son arrestation. C’est pourquoi je vous dis que la magistrature est tout sauf indĂ©pendante ». Loin de s’en arrĂȘter lĂ , le candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2024 a ajoutĂ© : « Ce que Pape AlĂ© Niang a dit pour ĂȘtre arrĂȘtĂ©, je l’ai dit avant en confĂ©rence de presse. Alors pourquoi ne sont-ils pas venus me prendre ? » Sur cette affaire Pape AlĂ© Niang, le coordonnateur de la coalition Yaw, DĂ©thiĂ© Fall, y est aussi allĂ© de ses piques : « Macky Sall n’a jamais fait la prison. Il ne la connaĂźt pas. C’est pourquoi il emprisonne les gens comme il veut. Et pourtant, c’est quelqu’un qui a peur de la prison. On se souvient en 2008, quand il a Ă©tĂ© convoquĂ© par la Dic. Ce jour-lĂ , il avait alertĂ© tout le monde, parce qu’il avait peur.

Finalement, le président Wade a été clément. »

La dĂ©tention des gardes du corps d’Ousmane Sonko n’a pas laissĂ© indiffĂ©rent M. Fall. Pour lui, ces derniers doivent impĂ©rativement ĂȘtre libĂ©rĂ©s.  »Macky Sall n’a d’autre choix que de libĂ©rer les hommes de sĂ©curitĂ© d’Ousmane Sonko. Sous le rĂ©gime de cet homme, il y a Ă©normĂ©ment de dĂ©tenus politiques », dit-il. Ainsi, selon DĂ©thiĂ© Fall, le chef de l’État veut, soit intimider les SĂ©nĂ©galais ou les priver de leur libertĂ©. Mais, pense-t-il, c’est peine perdue.  »S’il pense qu’il peut empĂȘcher les SĂ©nĂ©galais de dire ce qu’ils pensent, il se trompe. Ils sont naturellement fiers et tiennent beaucoup Ă  leur liberté », ajoute-t-il, fustigeant tout autre emprisonnement. Ces nombreuses dĂ©tentions, aux yeux de Cheikh Tidiane Youm, n’honorent pas le chef de l’État. Le responsable politique du Pur de marteler : « Il est le prĂ©sident le plus impopulaire de l’histoire du SĂ©nĂ©gal. C’est lui qui a le plus violĂ© la Constitution, le plus grand manipulateur en tant que chef d’État. Il risque de sortir par la petite porte. Il oublie que rien n’est plus avec lui. Ni le ciel ni la terre, encore moins le peuple sĂ©nĂ©galais. »

‘’C’est un budget de rĂ©pression’’

Depuis quelques jours, le gouvernement passe Ă  l’AssemblĂ©e nationale pour le vote du budget des diffĂ©rents dĂ©partements. Cependant, les leaders de l’opposition sont loin d’ĂȘtre enchantĂ©s par ces budgets dont les votes se succĂšdent. Ousmane Sonko est de ceux qui les ont jetĂ©s en pĂąture. « FĂ©licitations Ă  nos dĂ©putĂ©s qui, dans l’hĂ©micycle, tiennent tĂȘte Ă  ceux de l’autre camp. Ils n’ont votĂ© aucun des budgets qui leur sont prĂ©sentĂ©s. Globalement, c’est un budget qui n’est pas sincĂšre.

C’est un budget de rĂ©pression ».

Cheikh Tidiane Youm est du mĂȘme avis que Sonko. Il va plus loin et dĂ©clare  : ‘’Ce n’est pas un budget d’investissement, mais un budget de prĂ©campagne pour 2024. C’est pourquoi nos dĂ©putĂ©s ont refusĂ© de le voter. Nous sommes fiers d’eux. » Il ne manque pas de souligner que les SĂ©nĂ©galais ne mangent presque plus Ă  leur faim. D’aprĂšs lui, des mĂ©nages n’arrivent Ă  assurer qu’un seul repas par jour. Ainsi, d’aprĂšs le leader du Pastef, certains ministres ont esquivĂ© des questions posĂ©es par les dĂ©putĂ©s de l’opposition, lors de leur passage Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Ce qui ne sera pas sans consĂ©quence. « Nos dĂ©putĂ©s ont posĂ© un certain nombre de questions sur la gestion des affaires du pays. Et ils n’ont pas de rĂ©ponse. Il y aura des suites judiciaires », prĂ©vient-il. Sonko exige donc une transparence dans la gouvernance. Selon lui, le prĂ©sident Macky Sall a liquidĂ© le pays, parce que, tout simplement, il y a le pĂ©trole et le gaz tant convoitĂ©s par les Occidentaux. Il invite, par la mĂȘme occasion, le ministre des Mines et celui de l’Économie et des Finances Ă  un dĂ©bat public. L’occasion pour lui de dĂ©montrer que le rĂ©gime a vendu le pays.

Sonko dĂ©nonce ce qui s’est passĂ© Ă  Fann

Hier, des vidĂ©os montrant des forces de l’ordre et de sĂ©curitĂ© lancer des grenades lacrymogĂšnes au sein de l’hĂŽpital Fann ont circulĂ© sur la toile. Ousmane Sonko est revenu sur ces incidents : « Ce sont des internes qui ne font mĂȘme pas cinquante personnes. Ils rĂ©clament leur statut et on les maltraite comme ça. Pourquoi cet acte, alors qu’au SĂ©nĂ©gal nous manquons de mĂ©decins ? Par rapport aux normes de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), le SĂ©nĂ©gal est trĂšs en deçà, que ce soient le nombre de postes de santĂ©, de cases de santĂ©, d’hĂŽpitaux, de mĂ©decins, de spĂ©cialistes, de sages-femmes, d’infirmiers
 Et malgrĂ© tout, on malmĂšne des internes trĂšs bien formĂ©s, parce que tout simplement, ils veulent travailler et servir leur pays ». Apportant son soutien Ă  ces mĂ©decins, le maire de Ziguinchor dĂ©clare : « C’est normal, ce qu’ils demandent. On a mĂȘme augmentĂ© le salaire des brancardiers, dans les hĂŽpitaux, des ambulanciers, bref de tous. Mais pas pour les internes. C’est injuste ! » Pour lui, c’est de cette façon que gouverne le prĂ©sident Macky Sall. Sur la mĂȘme lancĂ©e, il a multipliĂ© par zĂ©ro les dĂ©cisions du gouvernement sur la rĂ©duction du coĂ»t des denrĂ©es alimentaires. Pour lui, les mesures prises ne peuvent absolument pas rĂ©gler le problĂšme. Il est convaincu que le prĂ©sident Macky Sall n’est pas en mesure de proposer des mesures structurelles, parce que, croit-il, ce dernier a Ă©chouĂ© dĂšs le dĂ©part. Pour arriver Ă  rĂ©duire les prix et aider les SĂ©nĂ©galais, M. Sonko a trouvĂ© la solution dans l’autonomie, notamment dans l’autosuffisance alimentaire. Bref, le pays doit importer peu et exporter beaucoup. Et pour ce faire, il pense qu’il faut revaloriser le secteur agricole et tous les secteurs de dĂ©veloppement.EL HADJI FODÉ SARR

ThiĂšs–Les responsables de l’Apr se lamentent : «ThiĂšs est dans le flou le plus total»

https://lequotidien.sn «A-t-on dĂ©cidĂ©, au mĂ©pris de la collĂ©gialitĂ© dans la dĂ©marche et de la solidaritĂ© qui cimente toute coalition Ă©lectorale, de signer de façon unilatĂ©rale, l’acte de dĂ©cĂšs de la coalition Mbourou ak sow ? Quelle signification donner aux initiatives parcellaires et, Ă  la limite, fractionnistes, du Parti Rewmi ? Serait-on en train de poser les premiers actes d’un divorce graduel et cyclique ? Ou est-ce une maniĂšre pour le Rewmi de monter les enchĂšres et de mettre la pression sur le PrĂ©sident Macky Sall ? A quelles fins ?» Aujourd’hui dans l’opposition Ă  ThiĂšs, les responsables de l’Apr interpellent directement leur patron  : «Monsieur le PrĂ©sident Macky Sall, nous estimons que vous ne devrez plus rien attendre de ceux qui vous ont maladroitement et honteusement mis face Ă  une situation politique inconfortable. La percĂ©e foudroyante d’une opposition arrogante n’est que la consĂ©quence d’une nĂ©gligence d’une Ă©lite qui a fini de montrer son impuissance Ă  apporter des rĂ©ponses pertinentes aux lĂ©gitimes prĂ©occupations des populations. Si la volontĂ© de changement radical au niveau de notre mouvance ne trouve pas un dĂ©but de matĂ©rialisation, le rĂ©veil pourrait ĂȘtre fatal. Vous ĂȘtes trĂšs mal conseillĂ© et mal entourĂ©, Monsieur le PrĂ©sident. Vous avez beaucoup fait, Ă©normĂ©ment fait. Pourquoi ce vote rĂ©pĂ©titif de rejet ? ProcĂ©dez Ă  une grande lessive, Monsieur le PrĂ©sident. L’heure est trĂšs grave. 2024 c’est dĂ©jĂ  demain.»

Les apéristes sont «les agneaux du sacrifice des retrouvailles»

Le responsable politique Apr Ă  ThiĂšs-Ouest, Edouard Latouffe, cadre Ă  la Lonase, est catĂ©gorique  : «Nous avons acceptĂ© Ă  ThiĂšs, durant les Locales, d’ĂȘtre les agneaux du sacrifice des retrouvailles.» Loin de lui, dit-il, l’idĂ©e de «remuer le couteau dans la plaie», mais, constate-t-il, «le seul et unique tort de Abdou Mbow, Maodo Malick Mbaye et des autres acteurs de l’Apr, est d’avoir acceptĂ© sans broncher, l’arbitrage partial et tendancieux sur le choix des tĂȘtes de liste aux Locales. Par devoir de loyautĂ©, ils se sont rĂ©servĂ©s de contester les choix, fussent-ils aux antipodes de la cohĂ©rence et de l’efficacité». Faisant partie de ceux qui ont applaudi des deux mains les retrouvailles Macky Sall-Idrissa Seck autour de l’alliance Mburu ak Soow, Latouffe regrette aujourd’hui  : «Le constat est sidĂ©rant et rĂ©voltant. ThiĂšs est dans le flou le plus total.» Le cadre Ă  la Lonase note que «c’est un secret de polichinelle que le Mburu ak Soow a entraĂźnĂ© un effacement graduel et irrĂ©versible de notre majoritĂ© initiale et actuelle de l’échiquier politique local. Le plus grave est qu’aucune Ă©valuation n’a jusqu’ici Ă©tait faite afin que nous jaugeons les causes profondes de nos dĂ©faites (Locales et LĂ©gislatives)». Il estime qu’«au cas oĂč le PrĂ©sident Macky Sall renoncerait Ă  une candidature constitutionnellement validĂ©e, toute candidature de substitution aura besoin de son soutien». A en croire Edouard Latouffe, «si le prĂ©sident Idrissa Seck se prĂ©sente, dans le contexte actuel, contre le candidat de la majoritĂ©, les chances d’accĂ©der au Palais seront hypothĂ©quĂ©es par une absence de discours de rupture et d’offre programmatique alternative. La chaise qu’il a laissĂ©e vide dans le cadre des retrouvailles a Ă©tĂ© entre-temps occupĂ©e par Ousmane Sonko. Le prĂ©sident Idrissa Seck a besoin du parrainage de sa candidature par le PrĂ©sident Macky Sall au cas oĂč ce dernier renoncerait librement Ă  se reprĂ©senter».Par Cheikh CAMARA – Correspondant

PDS : Abdoulaye Wade réduit le nombre de militant exigé pour monter un secteur

https://www.pressafrik.com La cellule de communication du Parti DĂ©mocratique SĂ©nĂ©galais (PDS) a, Ă  travers un communiquĂ© annoncĂ© que le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral National, Me Abdoulaye Wade a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire le nombre de militants exigĂ© pour monter un secteur qui passe de 100 Ă  50. « Dans le cadre des opĂ©rations de placement, de vente et de renouvellement des structures du parti et conformĂ©ment Ă  l’article 9 des statuts du PDS, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral National, Me Abdoulaye Wade a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire le nombre de militants exigĂ© pour monter un secteur de 100 Ă  50 », lit-on dans un communiquĂ© du PDS parvenu Ă  PressAfrik. Cette modification, poursuit le communiqué «  sera prĂ©sentĂ©e au prochain congrĂšs pour en faire une disposition statutaire ». D’ aprĂšs le document, l’objectif est « d’assurer un meilleur ancrage des bases du parti et un meilleur maillage du territoire national pour pouvoir remporter les prochaines Ă©chĂ©ances Ă©lectorales dont les Ă©lections du 24 fĂ©vrier 2024 ». Le PDS rappelle que les opĂ©rations de placement de vente des cartes des membres du parti ont dĂ©marrĂ© le 11 Septembre 2021 et avaient Ă©tĂ© suspendues en raisons des Ă©lections locales et lĂ©gislatives. « Le 24 octobre 2022 suite Ă  la circulaire N°10/SGN/PDS/22 du SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral National, nous avons repris les opĂ©rations de placement de vente des cartes et, Ă  ce jour, plus d’un million de cartes ont Ă©tĂ© distribuĂ©es », souligne le communiquĂ©.

Gestion des Domaines communautaires–Prodac,champ de bataille : Sonko attaque,Mame Mbaye rĂ©plique par une plainte

https://lequotidien.sn Mame Mbaye Niang a dĂ©clarĂ© hier avoir portĂ© plainte contre Ousmane Sonko pour diffamation, dans le cadre de l’affaire dite des 29 milliards de Prodac. La guerre entre Mame Mbaye Niang et Ousmane Sonko est ouverte. En confĂ©rence de presse hier, le ministre du Tourisme et des loisirs a annoncĂ© avoir portĂ© plainte pour diffamation contre Ousmane Sonko auprĂšs du procureur de la RĂ©publique. «J’ai portĂ© plainte aujourd’hui (hier) au niveau du procureur afin que M. Ousmane Sonko produise ce rapport de l’Ige (Inspection gĂ©nĂ©rale d’Etat). Ça ne sera pas la mĂȘme chose. Ce n’est plus comme auparavant. On est dans un pays de droit. Ousmane Sonko dans son exposĂ©, dit dĂ©tenir un rapport de l’inspection gĂ©nĂ©rale d’Etat qui m’aurait Ă©pinglĂ©, rapport relatif au marchĂ© passĂ© par le programme des domaines dites activitĂ©s communautaires pour la construction des domaines agricoles communautaires», indique M. Mame Mbaye Niang. Pour lui, cette plainte est une occasion pour le «leader du Pastef de dĂ©poussiĂ©rer le rapport de l’Ige qui m’épingle et qu’il dit dĂ©tenir, pour le prĂ©senter Ă  la justice». «Pour quelqu’un qui aspire Ă  diriger un pays, il devrait connaĂźtre les bases de l’Administration. Cela lui aurait permis de comprendre que dans une tutelle technique, surtout pour un projet, assimilĂ© Ă  l’agence et qui a un conseil de surveillance, avant le ministre de tutelle, de pareils exercices de manigances ne sauraient se faire», dit-il.

Mame Mbaye Niang insiste sur son innocence. «Je n’ai rien Ă  me reprocher. Je rĂ©itĂšre qu’il n’y a aucun rapport qui m’épingle. J’en appelle Ă  la dignitĂ© de Sonko pour qu’il aille, sans pousser Ă  un Mortal Kombat, dĂ©poussiĂ©rer le rapport de l’Ige qu’il dit dĂ©tenir», insiste-t-il.

Mame Mbaye Niang, qui a dĂ» faire face aux mĂȘmes accusations Ă  l’AssemblĂ©e nationale lundi lors du vote du budget de son ministĂšre, assure qu’il est disposĂ© Ă  dĂ©missionner de tous ses postes et de se livrer Ă  la justice. «Si c’est lui qui dit la vĂ©ritĂ© dans cette histoire, au moment opportun, je suis prĂȘt Ă  renoncer Ă  tout privilĂšge de juridiction et je me soumettrai Ă  la justice», promet-il. Il poursuit  : «Il est vrai que les profondeurs de la langue française ne me sont pas accessibles. Encore moins pour lui (Ousmane Sonko) qui accuse sans la moindre modestie. Cependant, qu’il me soit permis de rappeler que je suis contrĂŽleur de la navigation aĂ©rienne et ingĂ©nieur technologue. J’ai aussi trois autres mĂ©tiers qui me permettent d’auditer et de contrĂŽler des aĂ©roports. (
.) Quand j’étais contrĂŽleur aĂ©rien, Sonko sortait de l’Ena et ce que je gagnais Ă©tait deux fois plus important.» Une dĂ©claration Ă  la suite de la dĂ©claration de Sonko que le ministre Niang ne parlerait pas correctement le français. Cette affaire est nĂ©e suite aux dĂ©clarations du leader de Pastef qui assure que l’ancien ministre de la Jeunesse a Ă©tĂ© Ă©pinglĂ© dans l’affaire des 29 milliards F Cfa du Programme des domaines communautaires par l’Inspection gĂ©nĂ©rale d’Etat. A l’époque, il s’agissait d’un rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des finances (Igf), qui avait Ă©tĂ© dĂ©classifiĂ© en 2018 par le ministre des Finances Amadou Ba. C’est en fĂ©vrier 2017, qu’une mission de l’inspection gĂ©nĂ©rale des finances a Ă©tĂ© envoyĂ©e au Prodac pour vĂ©rifier la gestion financiĂšre de ce programme initiĂ© par le PrĂ©sident Sall pour booster l’emploi des jeunes en milieu rural. Avec le programme, il Ă©tait prĂ©vu l’amĂ©nagement de 30 mille ha et l’enrĂŽlement de 300 mille jeunes dans les Domaines agricoles Communautaires (Dac) situĂ©s Ă  SĂ©fa (rĂ©gion de SĂ©dhiou), Keur Samba KĂąne (Diourbel), Keur Momar Sarr (Louga) et Ă  Itato (KĂ©dougou) pour un coĂ»t global de 29 milliards 600 millions de F Cfa. Le projet Ă©tait exĂ©cutĂ© par l’organisme israĂ©lien Green 2000, avec un financement gĂ©rĂ© par Locafrique de Khadim Ba. Ce sont les retards de dĂ©caissement de Locafrique qui avaient Ă©tĂ© Ă  la base de l’envoi de l’Igf pour contrĂŽler le Prodac. Par Bocar SAKHO –

Disparition de l’adjudant-chef Didier Badji et du Sergent Fulbert Sambou : un corps sans vie retrouvĂ© par un pĂȘcheur

https://actusen.sn La gendarmerie nationale du SĂ©nĂ©gal est secouĂ©e depuis le dĂ©but du Week-end par une disparition de deux de ses agents. ‘’LibĂ©ration’’ qui relate cette affaire dans sa parution de ce jeudi, renseigne qu’un corps sans vie a Ă©tĂ© retrouvĂ© par un pĂȘcheur. D’aprĂšs le journal, il a Ă©tĂ© formellement Ă©tabli, hier soir que le corps sans vie, dĂ©couvert dans l’aprĂšs-midi au large du Cap Manuel, est celui de Fulbert Sambou et non de l’adjudant-chef Didier Badji. EvoquĂ©e, ajoute le journal, la piste d’une disparition volontaire Ă©cartĂ©e dĂšs le dĂ©but de l’enquĂȘte.

Disparition de deux gendarmes originaires de Kanfountine : le maire de la localitĂ© trĂšs inquiet demande Ă  l’Etat de tout mettre en Ɠuvre pour les retrouver

https://actusen.sn La tristesse s’est emparĂ©e de l’Ile de Niomoune, depuis l’annonce de la disparition de deux militaires originaires de cette localitĂ© de la commune de Kanfountine. Selon le maire, les populations vivent une situation trĂšs Ă©prouvante depuis qu’elles ont pris la nouvelle de la disparition de leurs deux fils. « En tant que maire et parent, j’exprime ma profonde prĂ©occupation, mon soutien et ma compassion aux familles et Ă  la population de Kanfountine qui sont sous le choc et dans l’inquiĂ©tude extrĂȘme. C’est trĂšs difficile ! », a lancĂ© David Diatta au micro de la Rfm. Face Ă  la gravitĂ© de la situation, il invite l’Etat Ă  tout mettre en Ɠuvre pour retrouver les deux Ă©lĂ©ments de la gendarmerie nationale qui n’ont pas donnĂ© signe de vie depuis samedi dernier.  « Je lance un vibrant appel pour que les recherches soient beaucoup plus accentuĂ©es. Tout ce qui nous prĂ©occupe c’est de retrouver ces dignes fils de Niomoune saint et sauf. A noter que le Parquet du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a informĂ©, hier, la disparition de l’Adjudant-Chef de la Gendarmerie Didier Badji en service Ă  l’Inspection GĂ©nĂ©rale d’État et du Sergent Fulbert Sambou de la Direction des Renseignements militaire. Selon le procureur de la RĂ©publique qui Ă©voque l’article 11 du code de procĂ©dure pĂ©nale lui permettant de rendre publics des Ă©lĂ©ments objectifs tirĂ©s des procĂ©dures en cours, une enquĂȘte judiciaire a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  la Brigade PrĂ©vĂŽtale de la Gendarmerie Nationale.Saly SAGNE (Actusen.sn)

Les dĂ©boires s’enchainent pour Kabirou Mbodj

https://www.igfm.sn Les dĂ©boires judiciaires s’enchaĂźnent pour Kabirou Mbodjie, le fondateur de Wari. EcrouĂ© Ă  Paris pour un triple viol et sous le coup d’une information judiciaire ouverte Ă  Dakar pour blanchiment et fraude fiscale portant sur 3 milliards de Fcfa, il sera sĂ»rement l’absent le plus prĂ©sent ce jeudi devant la Chambre d’accusation de Dakar. Kabirou Mbodjie avait Ă©tĂ© accusĂ© de viol par sa niĂšce. Des faits qui se seraient dĂ©roulĂ©s dans son appartement situĂ© en centre-ville. Mais Ă  la suite de l’instruction, le parquet avait, dans son rĂ©quisitoire, constatĂ© la prescription des faits en indiquant qu’Ă  l’Ă©poque (2017) le viol Ă©tait un dĂ©lit pas un crime. Le juge avait rendu une ordonnance dans ce sens. Mais l’avocat de la victime prĂ©sumĂ©e, Me Baboucar CissĂ©, qui dĂ©nonce le fait que le juge soit restĂ© 3 ans sans poser le moindre acte d’instruction comme tentait de saboter le dossier, Ă  fait appel Ă  cette ordonnance qui sera en procĂšs ce jeudi.

Comment Mountaga Sy a trompĂ© Macky sur les 2000 emplois
Regardez l’arnaque point par point

Comment le PrĂ©sident de la RĂ©publique a pu ĂȘtre aussi naĂŻf pour se faire avoir aussi bĂȘtement par le DG Mountaga Sy sur les 2000 emplois promis Ă  la jeunesse dans le secteur de la manutention au Port Autonome de Dakar ? Et pourtant, Macky Sall l’avait remerciĂ© et fĂ©licitĂ© en public et en conseil des ministres pour cette innovation qui allait sans doute baisser le taux de chĂŽmage
Ndeketeyo, le DG mentait. Le mot « mentir » est mĂȘme petit pour qualifier ce qu’a fait ce DG
Xibaaru vous mĂšne sur les traces de la grande arnaque orchestrĂ©e par Mounataga Sy pour en mettre plein les yeux


Mountaga Sy DG du Port Autonome de Dakar (PAD)

https://www.xibaaru.sn Dans l’art de la supercherie, Mountaga Sy est passĂ© maĂźtre. Et Macky Sall est tombĂ© naĂŻvement dans son piĂšge. AprĂšs avoir menĂ© des investigations, Xibaaru est Ă  mĂȘme de rĂ©vĂ©ler comment Mountaga Sy a su mener toute une opĂ©ration qui n’était en fait que du
saupoudrage, du tape-Ă -l’Ɠil destinĂ© Ă  tromper le PrĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall. Mountaga Sy, Le DG du Port Autonome de Dakar (PAD), sait qu’avec le PrĂ©sident de la RĂ©publique, rien n’est de trop pour offrir des emplois aux jeunes
 Fraichement nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral du PAD, aprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă  la tĂȘte de l’APIX, Mountaga Sy dĂ©barque, et promet d’offrir 2000 emplois aux jeunes, en se permettant mĂȘme de lancer un appel d’offres Ă  cet effet. Le rush a Ă©tĂ© si grand au PAD envahi par des milliers de jeunes en quĂȘte d’emplois. HĂ©las, la dĂ©sillusion a Ă©tĂ© grande auprĂšs de tous ces jeunes pleins de rĂȘves qui avaient envahi le bureau d’emploi du MĂŽle 10 oĂč ils avaient Ă©tĂ© orientĂ©s pour dĂ©poser leurs demandes d’emplois et se faire aussitĂŽt embaucher
 Ils sont loin du bout du tunnel. Dans le bureau d’emploi qui les reçoit au MĂŽle 10, on leur demande d’abord la photocopie de leur carte d’identitĂ© nationale, une photo d’identitĂ© ainsi que leur numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. On les fait passer une visite mĂ©dicale, Ă  l’issue de laquelle, ils se font attribuer un numĂ©ro de matricule. Du saupoudrage !

Ainsi, le lundi 21 novembre dernier, les jeunes qui avaient investi les lieux, sont tombés des nues. Tant la désillusion a été grande pour eux.

On les a tout simplement indiquĂ©s  : « Ici ce n’est pas une embauche permanente. Tout dĂ©pend lorsqu’un bateau arrive. Sans bateau, pas de travail. Mais quand il y a un bateau, le chef d’équipe choisit d’abord les anciens dockers ensuite s’il reste de la place, il appelle les matricules selon ses besoins. La journĂ©e est Ă  7000 Fcfa. » Il faut dire que pour ces milliers de jeunes qui avaient envahi pour la circonstance les lieux, rien ne pouvait contenir la colĂšre. Ils en veulent à Macky Sall et Ă  son rĂ©gime. Ils se sentent abusĂ©s. C’est pourquoi, aprĂšs avoir flairĂ© toute la tromperie de Mountaga Sy, nouveau Directeur gĂ©nĂ©ral du PAD, ils sont retournĂ©s chez eux dĂ©couragĂ©s. Non sans avoir auparavant dĂ©chirĂ© les bouts de papiers sur lesquels Ă©taient inscrits leurs numĂ©ros de matricule. Il y en a mĂȘme qui, plus suspicieux parmi eux, ont rĂ©clamĂ© avant de quitter les lieux, que leur soient remis leurs photocopies de carte d’identitĂ© nationale, ainsi que leurs photos d’identitĂ©, car soupçonnant que cela pouvait servir Ă  remplir les fiches de parrainage du candidat de Benno Bokk Yaakar pour la prĂ©sidentielle de 2024. Mountaga Sy est un grand trompeur. Il a rĂ©ussi Ă  faire tomber dans son panneau le PrĂ©sident de la RĂ©publique, qui naĂŻvement s’est mis Ă  le fĂ©liciter publiquement. Finalement, tout ceci se retourne contre le rĂ©gime, tant ces milliers de jeunes qui pleins d’espoirs avaient envahi les locaux du MĂŽle 10 du PAD, sont retournĂ©s pleins d’amertume chez eux.Papa Ndiaga DramĂ© pour

A qui appartiennent les terres de l’aĂ©roport LSS de Dakar ?
Par Mamadou Lamine Diallo

J’insiste et c’est important, la terre du SĂ©nĂ©gal appartient au peuple, en particulier, celle de l’emprise libĂ©rĂ©e par le dĂ©classement de l’aĂ©roport LSS. C’est un enjeu, les prĂ©dateurs sont Ă  l’affĂ»t et les projets sont Ă©laborĂ©s exclusivement par l’Etat BBY. Pourtant, le peuple a son mot Ă  dire. Le cimetiĂšre catholique Saint Lazare de BĂ©thanie doit s’étendre forcĂ©ment et c’est possible. Les SĂ©nĂ©galais catholiques doivent avoir la possibilitĂ© d’ĂȘtre enterrĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de leurs  proches. Le PrĂ©sident Macky Sall doit octroyer des terres de l’aĂ©roport LSS au cimetiĂšre catholique. Tout n’est pas financier dans la vie. Je pense aussi que c’est l’occasion de construire des citĂ©s pour les cadres et travailleurs Ă©mĂ©rites. Il faut soutenir la Sicap, la Sn HLM. On ne doit pas privilĂ©gier les spĂ©culateurs et autres blanchisseurs de capitaux qui poussent Ă  la hausse le prix du foncier au dĂ©triment des patriotes sĂ©nĂ©galais. Ce n’est pas l’amĂ©nagement de la corniche, Ă  18 milliards qui seront auditĂ©s un jour, qui va cacher la prĂ©dation du domaine public maritime de Dakar. Il est temps que la loi sur le foncier soit revue et remette le peuple dans ses droits Ă  travers ses dĂ©putĂ©s en particulier.Mamadou Lamine Diallo

Mody Niang, non plutÎt «Maudit» Niang !

Eh oui l’officier d’état civil recevant ta dĂ©claration de naissance aurait pu mentionner sur ton acte de naissance « Maudit » au lieu de  Mody pour mieux coller Ă  ta personne, ta personnalitĂ©, ton passĂ©, bref ta vie de vieux mercenaire, Ă  la vie nĂ©gativement chargĂ©e de haine et de ressentiments ! En fait Mody, tu es vraiment maudit par ta  haine, ton acharnement sans raison qui caractĂ©risent ta personnalitĂ©.

Tous les SĂ©nĂ©galais se rappellent que tu avais les mĂȘmes attitudes envers le PrĂ©sident Abdoulaye Wade et sa famille.

Aujourd’hui, tu jettes encore ton dĂ©volu sur le PrĂ©sident Macky SALL et encore sur sa famille. On serait tentĂ© de se poser la question de savoir ce que tu as fait dans ta vie, de quels mĂ©rites pourrais-tu te vanter par rapport Ă  ces deux prĂ©sidents qui ont rendu les plus grands services Ă  leur pays. La rĂ©ponse Ă  une telle question paraĂźt tout Ă  fait Ă©vidente. Mody, non j’avais oubliĂ© « Maudit », tu fais partie de cette race de soi-disant intellectuels qui s’adonnent Ă  ce qu’on pourrait qualifier de « prostitution intellectuelle ». En effet, tu es un mercenaire Ă  la solde de  commanditaires politiciens qui vous changent de discrĂ©diter le PrĂ©sident Macky SALL. Mais c’est peine perdue, car toute entreprise de destruction aveugle des Ɠuvres du PrĂ©sident Macky Sall est vouĂ©e d’avance Ă  l’Ă©chec car des sentinelles, debout, se dresseront sur les chemins des malhonnĂȘtes pourfendeurs pour le rĂ©tablissement de la vĂ©ritĂ©. « Maudit », malĂ©diction ne peut ĂȘtre plus grande que de vouloir contrecarrer la volontĂ© du bon Dieu et des SĂ©nĂ©galais. Ces derniers ont portĂ© leur choix sur le PrĂ©sident Macky SALL et n’ont pas du tout regrettĂ© ce choix, eu Ă©gard aux rĂ©alisations importantes faites par le PrĂ©sident durant les 10 ans pendant lesquels il a prĂ©sidĂ© aux destins de notre pays.

Inutile de rappeler, au plan national, son bilan élogieux que nos compatriotes connaissent et approuvent.

Sur le plan international, son bilan Ă  mi parcours Ă  la tĂȘte de l’Union Africaine est dĂ©jĂ  largement positif et au-dessus des attentes de ceux qui lui avaient leur confiance en le mettant Ă  la tĂȘte de cette prestigieuse institution. Depuis lors, il dĂ©fend de la meilleure des maniĂšres le continent africain qui bĂ©nĂ©ficie, par l’entregent du PrĂ©sident Macky Sall, de plus de respect et de considĂ©ration. Au sommet du G 20 qui vient d’ĂȘtre organisĂ© rĂ©cemment en IndonĂ©sie, il a plaidĂ© pour que l’Union Africaine obtienne un siĂšge de membre permanent  au sein de cette organisation et sa requĂȘte, acceptĂ©e, sera Ă©tudiĂ©e au prochain sommet. En effet, le PrĂ©sident Macky SALL est convaincu que l’Afrique doit ĂȘtre  prĂ©sente dans les grandes instances oĂč se prennent les dĂ©cisions importantes pour la marche du monde. C’est la raison pour laquelle aussi bien le SĂ©nĂ©gal que l’Afrique sont fiers de lui. Il est un patrimoine prĂ©cieux, un trĂ©sor que tout le  continent aimerait prĂ©server. Dans cette volontĂ©,  les SĂ©nĂ©galais seront les premiers, eux qui ont dĂ©jĂ  fait, n’en dĂ©plaise Ă  « Maudit » et compagnie, du second mandat une exigence voire un « impĂ©ratif catĂ©gorique » pour parler comme le philosophe. « Maudit », « La haine n’est qu’une des formes de l’ignorance » disait Édouard Herriot. Alors apprenez davantage Ă  connaĂźtre le PrĂ©sident Macky SALL et votre haine se dissepera pour que vous soyez vraiment Mody Ibrahima Baba SALL,DĂ©putĂ© Maire de Bakel.

Amadou BĂą sans bureau ni cabinet : Qu’en est-il rĂ©ellement ? 

https://www.seneweb.com Le 17 novembre, le journal BĂ©s Bi, repris par Seneweb, donnait  l’information selon laquelle, deux mois aprĂšs sa nomination, le Premier ministre, Amadou Ba, n’aurait ni bureau ni cabinet constituĂ©. Nos confrĂšres de Jeune Afrique renseignent qu’en rĂ©alitĂ©, le chef du gouvernement a pris ses quartiers au Petit Palais, Ă©difice proche de la RĂ©sidence de France, et oĂč habitent gĂ©nĂ©ralement les Premiers ministres. Selon un collaborateur proche de Amadou Ba, citĂ© par JA, ce lieu offre “un avantage de taille, puisque le chef du gouvernement peut se rendre trĂšs vite au palais prĂ©sidentiel en cas d’urgence sans ĂȘtre bloquĂ© dans les embouteillages. Ce collaborateur de Amadou Ba, qui s’est exprimĂ© sous le couvert de l’anonymat, estime d’ailleurs que le PM n’a pas « l’intention de quitter ses nouveaux bureaux ». Quant Ă  la polĂ©mique liĂ©e Ă  la non constitution de son cabinet, la mĂȘme source indique que les services de la primature sont totalement fonctionnels et que « le cabinet du chef de gouvernement, composĂ© de quinze membres, est au complet »