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Le secteur minier concentre 37, 9 % des exportations sénégalaises (ministre)

Dakar, 20 Nov (APS) – Le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Bâ, a indiqué samedi que 37,9% des exportations du pays concernent le secteur minier, soit 733 milliards de francs CFA en valeur.  »Le secteur minier concentre 37,9% de nos exportations, soit en valeur la somme de 733 milliards de francs CFA. Ce secteur, c’est aussi une production de 646 milliards de francs CFA, soit 6,7% des recettes fiscales », a-t-il dit. Bâ intervenait lors du passage du ministre des Mines et de la Géologie, Oumar Sarr, qui défendait le budget alloué à son département estimé à plus de 8 milliards de francs CFA.

Les indicateurs ont montré que ce secteur est relativement dynamique et contribue de façon active dans la formation de la richesse nationale, a rappelé Mamadou Moustapha Ba.

Insistant sur l’importance du secteur des mines dans la richesse nationale, il a souligné qu’il y a six prélèvements qui y sont effectués.  »Il s’agit des permis d’exploitation, la redevance superficielle, la redevance minière, la contribution spéciale sur  les produits des mines et des carrières, l’impôt sur le bénéfice et la retenue à la source sur les revenus des valeurs mobilières », a-t-il listé. Sur l’intervention du député de l’opposition Abass Fall concernant la distribution de dividendes issues des revenus miniers, il a expliqué qu’elle montant de 300 milliards de francs CFA avancé par l’élu de Yéwi Askan Wi. Le ministre Bâ a soutenu que le montant réel est de 190 milliards 473 millions 684 mille 214 francs CFA. Cette somme a été distribuée par Sabadola Gold Opérations (SGO) et Massao SA et concerne, selon le ministre les gestions 2020 et 2021.AT/AKS

Ministère des Mines et de la Géologie : un budget de plus de 8 milliards de francs soumis à l’examen des députés

(APS) – Le projet de budget du ministère des Mines et de la Géologie pour l’exercice 2023 soumis à l’examen des députés ce samedi s’élève à plus de 8 milliards de francs Cfa, a appris l’APS de source officielle. Il est arrêté notamment à la somme de 8 milliards 044 millions 830 mille 006 francs CFA en autorisation d’engagement et en crédits de paiement, d’après le rapport du projet déjà examiné en commission. Les travaux de cette plénière ont démarré à 10 heures 30 minutes sous la direction du président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop. Ce budget est réparti en programmes de pilotage, de coordination et de gestion administrative pour un montant de 832, 1 millions de francs en autorisation d’engagement et en crédits de paiement. Le programme dédié aux mines va être doté d’un montant de 4 milliards 277 millions 518 mille 704 francs CFA en autorisation de paiement et en crédits de paiement. La Géologie constitue le troisième programme auquel sera allouée une somme d’un milliard 935 millions 125 mille 039 francs CFA.

Enseignement supérieur : Un budget de plus de 334 milliards CFA

https://www.seneweb.com Le budget du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation  pour l’année est arrêté à 334 623 519 025 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et à 262 591 519 025 FCFA en crédits de paiement (CP). Moussa Baldé fait face aux parlementaires, ce dimanche, dans le cadre du marathon budgétaire pour l’année 2023. Pour l’exercice 2023, les crédits attribués au programme éducation supérieure s’élèvent à 174 323 267 460 FCFA en autorisations d’engagement et 148 823 267 460 FCFA en crédits de paiement. Autre programme, les  Œuvres sociales universitaires. En effet, pour l’exercice 2023, les crédits alloués à ce programme sont estimés à 154 485 073 587 FCFA en autorisations d’engagement tandis que les crédits de paiement sont arrêtés à 107 953 073 587 FCFA. S’agissant du Programme  sur le  Pilotage, la Gestion et Coordination administrative, il  est évalué à 5 815 177 978 FCFA en autorisations d’engagement et en crédits de paiement. En commission, la présentation du projet du budget, Monsieur le Ministre a fait le bilan de l’exercice en cours du département en charge de l’Enseignement supérieur, avant d’indiquer les perspectives pour l’année 2023.

Un budget de 113 milliards de francs prévu pour le ministère de la Communication

Dakar, 20 nov (APS) – Les députés ont examiné, samedi, jusque tard dans la soirée, le projet de budget du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique arrêté à plus de 113 milliards de francs Cfa, a constaté l’APS. La séance, à laquelle a pris part le ministre Moussa Bocar Thiam et ses collaborateurs, a été présidée par Malick Diop, le troisième vice-président de l’Assemblée nationale. Le projet du budget, dont une copie du résumé a été remise à la presse s’articule autour de quatre programmes. Il s’agit du programme  » pilotage,  coordination et gestion d’administration, avec des crédits évalués à 593 381 837 en autorisation d’engagement et en crédits de paiement. Concernant le programme  » développement et encadrement du secteur de la communication », les crédits alloués sont de l’ordre de  14 319 234 028 F en autorisation d’engagement et en crédit de paiement. S’agissant celui relatif à l’économie numérique,  les crédits sont fixés à  98 102 175 651 F en autorisation d’engagement et à  12 960 155 651 F en crédits  de paiement. S’agissant du secteur postal,  des crédits estimés à  6 316 345 169 F en autorisation d’engagement crédits et crédits de paiement ont été annoncés.ABD/AKS

Plus de 85 milliards pour le ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique

Dakar, 18 nov (APS) – Les députés ont adopté, vendredi soir, le projet de budget de 2023 du ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique arrêté à la somme de 85 340 344 196 F CFA en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) contre 112 242 120 521 F CFA en AE et 107 242 120 521 F CFA en CP, un an auparavant. La séance plénière dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, a démarré, peu après 9 heures, en présence du ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Seydou Sow, et du ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba. Le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy a également assisté à la séance plénière. D’après le rapport de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, le projet de budget sera exécuté à travers quatre programmes : ‘’ Pilotage, coordination et gestion administrative’’, ‘’aménagement et développement urbains’’, ‘’logement, construction d’équipements’’ et ‘’infrastructures publics et cadre de vie’’. Le projet de budget 2023 de ce ministère s’inscrit ‘’dans la poursuite de la mise en œuvre des programmes Zéro Déchet” et Zéro Bidonville avec, pour ce dernier, surtout sa composante phare, le projet 100.000 logements’’, indique le rapport. Le document souligne que ‘’les efforts pour l’insertion socio-économique et professionnelle des jeunes et des femmes seront poursuivis, à travers divers programmes dont le programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion des jeunes dénommé ‘’Xëyu Ndaw ñi’’. Les députés ont plaidé pour la revalorisation des rémunérations des travailleurs de l’UCG et l’amélioration des moyens matériels des agents de l’urbanisme. Ils ont en outre suggéré ‘’une meilleure articulation fonctionnelle’’ des ministères chargés des secteurs de l’urbanisme, des domaines, du cadastre, de l’assainissement et de l’environnement dans la mise en œuvre des programmes de logements.AN/OID/ASB

EXAMEN DU BUDGET DU MINISTÈRE DE L’URBANISME : Les problèmes du foncier et les logements sociaux au centre des discussions, l’Ucg adulé

https://www.jotaay.net Le budget du ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique est passé de plus de 112 milliards en autorisation d’engagement et 107 milliards et quelques en crédit de paiement pour 2022 à 85.340.344.196 en autorisation d’engagement et crédit de paiement cumulés pour 2023. Une baisse de 20 milliards qui s’explique, selon le ministre des Finances, par l’état d’avancement des travaux des projets et programmes dans le secteur, mais aussi une rationalisation des dépenses liées à la location de bureaux. Les députés ont néanmoins soulevé les problèmes fonciers dont souffre le Sénégal, les lenteurs notées dans l’exécution du programme des 100.000 logements, entre autres. Le budget du ministère de l’Urbanisme pour l’année 2023 a été examiné et validé hier par l’Assemblée nationale avec 97 voix. Une séance plénière dont les débats ont tourné principalement autour du foncier au Sénégal, mais aussi l’avancement de l’exécution du programme des 100.000 logements. Selon Guy Marius Sagna, le foncier est une bombe àretardement qu’il faut neutraliseravant qu’elle nous explose en pleine figure. Le député accuse le Président Macky Sall et son régime d’être les acteurs de la spoliation foncière qui secoue toutes les parties du pays.

Aly Mané dément et recadre Guy Marius Sagna

Le député socialiste Aly Mané n’a pas raté Guy Marius. «Si vous êtes là à parler de foncier, c’est parce que vous n’êtes pas maire et ne connaissez pas le fonctionnement de l’administration.On ne peut dilapider des terres aussi facilement,le foncier est bien encadré. Lorsqu’on accuse des fonctionnaires de l’administration territoriale, du ministère ou des impôts et du trésor, vous devez être en mesure de le justifier», dit-il. Le président du conseil départemental de Niorode magnifier le travail de l’Ucg.

Ahmed Aïdara dénonce ce qui se passe dans le littoral de Guédiawaye

Ahmed Aïdara, lui, a porté son habit de maire de la ville pour faire face à Abdoulaye Sow. Rappelant les dispositifs de la loi qui confèrent au maire de ville un droit de regard sur le droit d’aménagement et d’équipement dans les villes, Ahmed Aidara a assuré qu’à Guédiawaye, rien ne se fera sans les populations et la mairie. «Il faut que ce soit clair, vous n’allez rien pouvoir faire à Guédiawaye à l’insu de la population et de la mairie. Nous avions d’ailleurs décidé de descendre sur la bande littorale pour exiger l’arrêt des travaux. Listant les bénéficiaires des terrains aménagés sur le littoral de Guédiawaye, le premier magistrat de la ville de Guédiawaye déclare  : «Senput 1 et 2 ont plus de 200 parcelles, Racineblding 4 hectares, les agents des impôts et domaines ont 4 hectaresaussi, coopérative du cadastre 5 hectares et d’autres personnalités dont l’une est là parmi nous».

Mame Diarra Fam  : «je ne travaille pas avec Macky Sall, mais je sais apprécier les bons résultats»

S’il y a un point sur lequel majorité comme opposition sont tombées d’accord, c’est le mérite de l’Ucg. Des salves de félicitations et d’encouragement pour Mass Thiam,Directeur général de l’Ucg ont marqué la séance, hier. Tous les députés de tous les bords ont salué le travail de M. Thiam. Mame Diarra Fam, avec sa casquette à l’effigie de l’Ucg, a loué haut et fort les mérites de ce dernier. Répondant à l’interpellation de Guy Marius concernant les enveloppes reçues avant le passage de certains ministres, la députée libérale assure que personne ne peut la mettre à sa botte.«Nous avons dépassé l’âge de la pierre taillée. Moi personnellement je suis une véritable noble, je ne me fais pas acheter. Mais je témoignerai ma satisfaction à tous ceux qui m’ont manifesté de la considération», a-t-elle lancé. Mame Diarra Fam a par la suite fait un fort plaidoyer pour l’augmentation des moyens de l’Ucg. « Tout le monde sait que je ne travaille pas avec Macky Sall, mais je sais apprécier les bons résultats. Félicitation à Mass Thiam et bonne continuation pour son travail. Il est clair que je vais voter le budget», suggère-t-elle.

Sokhna Ba : «le milieu de l’immobilier doit être assaini avec l’organisation d’états généraux ou Crd»

La cadette de l’hémicycle a axé son intervention sur la diminution du cout du loyer. «Ce n’est pas la première fois que le Président nous parle de baisse de loyer et les bailleurs avaient trouvé des subterfuges pour contrer la mesure ; la situation a même empiré.On peut dès lors se demander si la méthode adoptée par le Président Macky Sall est la bonne ?», s’interroge-t-elle. Sokhna Ba d’évoquer ensuite les problèmes de stationnement à Dakar. Le milieu de l’immobilier doit être assaini, selon Sokhna Ba, «il urge d’organiser des états généraux ou des Crd pour régler une bonne fois pour toutes les problèmes des cautions».

Pape Djibril Fall  : «pourquoi l’Etat a zappé la Sn-Hlm et la Sicap pour donner les 100.000logements au ministère de l’Urbanisme»

Le programme des 100.000 logements aussi a cristallisé les débats, chaque député intervenant cherchait à savoir soit la part réservée à son terroir, soit l’état d’avancement des travaux. D’autres comme Pape Djibril Fallétaientpréoccupés par la transparence dans la gestion dudit projet.Il dit ne pas comprendre pourquoi l’Etat a zappé la Sn-Hlm et la Sicap alors que ces deux sociétés interviennent exclusivement dans ce domaine, pour donner le programme de 100 mille logements au ministère de l’Urbanisme. Mieux, le député s’interroge sur pourquoi le département de Abdoulaye Saydou Sow adécidéà son tour de zapper les entreprises locales pour confier cet important projet à des entreprises étrangères à qui on aaccordé des exonérations.Ndeye Khady DIOUF

LOI DE FINANCES 2023 : Un vote dans la difficulté

https://www.enqueteplus.com Le vote de la dette publique et des recettes des pouvoirs publics a été très serré, hier, même pour la section qui concerne l’Assemblée nationale. Les députés de l’opposition ont notamment regretté l’augmentation de la dette. Le vote du projet de loi de finances initiale 2023 a été laborieux, hier, dans la lignée de toutes les plénières qui ont eu lieu depuis l’installation de cette 14e législature. En effet, les députés de l’opposition et les non-alignés se sont beaucoup appesantis sur la question de la dette. Pour eux,  le Sénégal  n’a plus de marge de manœuvre concernant son endettement, contrairement à certains pays membres de l’UEMOA, puisqu’en l’espace de 10 ans, le volume de la dette a plus que doublé. Ils ont ainsi demandé les mécanismes mis en place pour la maîtriser, notamment le plafond de la dette publique. Regrettant la hausse de cette dette, Mamadou Lamine Diallo et Guy Marius Sagna ont estimé que le budget 2023 ‘’ne sert qu’à soutenir la politique de Macky Sall’’. En effet, la loi de finances initiale 2023 met en exergue la volonté du gouvernement de poursuivre la mise en œuvre de son important programme économique et social. Mais les députés de l’opposition considèrent que le Programme des bourses sociales et familiales (BSF) constitue un mécanisme qui instaure l’assistanat social. Dans la même veine, Pape Djibril Fall se demande comment, en 2023, on peut parler de budget-solution. Pour lui, cela traduit l’échec du gouvernement. Le député Fall et Cie se sont, en outre, informés sur la hausse considérable de la dette constatée en 2011, malgré l’initiative PPTE de 2006. Et d’après eux, le budget 2023 ne fait pas ressortir les difficultés rencontrées par notre pays. Ils ont, à ce propos, relevé le recul progressif du Sénégal au classement de l’Indice de développement humain (IDH) depuis 2011, tout en souhaitant que le gouvernement communique sur le classement de notre pays dans des instruments de mesure internationaux tels que l’IDH. Ils ont, en ce sens, demandé à être édifiés sur la fiabilité de certains chiffres, comme le taux de croissance réel du PIB. De plus, les députés ont déploré l’examen du projet de LFI 2023, en l’absence du projet de loi de règlement (PLR) de l’exercice 2021, en considérant qu’une bonne analyse sous l’angle de la sincérité du premier ne pourrait se faire sans le second. À ce propos, des députés ont soutenu que le retard dans la transmission du PLR 2021 était dû à la non-disponibilité du rapport de la Cour des comptes sur l’exécution de la loi de finances (RELF) et la déclaration générale de conformité (DGC).

‘’Le Sénégal jouit d’une réputation auprès de ses partenaires techniques et financiers’’

Prenant la parole, le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba, a apporté des réponses par rapport à la dette publique. ‘’Nous nous endettons, parce que le Sénégal jouit d’une réputation auprès de ses partenaires techniques et financiers, à la conduite de la politique économique et sociale’’, a-t-il déclaré, précisant que le Sénégal est dans la catégorie des pays à risque de surendettement modéré. ‘’Notre pays garde sa capacité à faire face à sa dette à court, moyen et long terme’’, a-t-il dit. Mamadou Moustapha Ba a ajouté que l’encours de la dette, qui correspond au stock des emprunts contractés par l’État, doit être analysé en référence à celle de l’Administration centrale, d’autant que la dette contingente des autres administrations publiques n’est pas prise en compte. Par conséquent, en perspective de comparaison, ’’la dette de l’Administration reste le référentiel en la matière ; celle-ci était estimée, en fin juin, à 11 326 milliards F CFA’’. Ce qui représente, selon lui, 67 % du PIB, alors que les projections pour fin décembre 2022, prévoient 68 % du PIB. Quant au service de la dette, montant payé, chaque année, pour le remboursement de celle-ci, il s’élève, au titre de cet exercice, à 1 693,9 milliards F CFA. Concernant le niveau d’évolution de la dette, le ministre a rappelé qu’en 2000, le montant de la dette était de 2 416 milliards F CFA, soit 76,3 % du PIB. En 2006, la dette du Sénégal a été, en partie, épongée (1 112,6 milliards F CFA), faisant ainsi baisser le taux à 20,9 % du PIB. De 2006 à 2012, le taux d’accroissement annuel de la dette était de 21,8 %. Or, malgré l’encours, le taux d’accroissement moyen annuel est actuellement de 14,1 %, a-t-il précisé. Sur la souveraineté budgétaire, Mamadou Moustapha Ba a indiqué que les recettes internes sont projetées à 3 640,5 milliards F CFA et les ressources extérieures totales du budget sont constituées de dons budgétaires, de dons en capital et des prêts projets, représentant 946,9 milliards F CFA dans le PLFI 2023. Sur ces dons en capital, il a précisé que leur faible taux d’exécution de l’année dernière est dû aux retards dans le démarrage du Millenium Challenge Corporation (MCC). Il a également précisé que des plans d’engagement et de trésorerie élaborés par les ministres sectoriels permettent de mettre en cohérence le niveau de collecte des recettes avec le rythme de décaissement.

Sincérité budgétaire

Concernant la sincérité budgétaire, le ministre a, d’abord, mis en exergue le cycle ‘’vertueux’’ de la préparation du budget avec toutes les contraintes auxquelles il est assujetti. En effet, celui-ci démarre en février avec le cadrage budgétaire où il est question des potentialités de recettes, ainsi que des demandes des différents ministères. Pour cette année, il a souligné que les demandes étaient supérieures à 10 000 milliards F CFA. Ces données ont ensuite été transmises au ministère de l’Économie qui a procédé à un cadrage macro-économique, contraignant l’État à un budget de 6 400 milliards F CFA. Il a ainsi soutenu que si ‘’le gouvernement avait passé outre ce cadrage, alors le budget n’aurait pas été pas sincère’’. Par rapport à la fiabilité des données économiques et financières, Mamadou Moustapha Ba a relevé que le Sénégal a adhéré à la norme statistique du FMI (Norme spéciale de diffusion des données).  Elle s’inscrit dans la politique de promotion de la transparence des politiques publiques nationales en matière monétaire, budgétaire, économique et financière. La NSDD est, désormais, une norme de référence internationale qui sert notamment à évaluer les progrès réels en matière de transparence dans les politiques publiques. Au sujet  du déficit, il a rappelé qu’il a été contenu jusqu’avant la Covid-19. Toutefois, il est passé à 6,4 % en 2020, 6,3 % en 2021, puis 6,2 % en 2022, et pour 2023, il espère qu’il sera ramené à 5,5 %. Poursuivant, il a indiqué que le déficit a été couvert avec des emprunts suivant des conditions concessionnelles. Il a, à ce propos, fait noter que le Sénégal est dans le marché des eurobonds depuis 2009.

26 milliards F CFA prévus pour la CMU

Apportant une réponse au sujet du taux de croissancele gouvernement a indiqué que le FMI projette une croissance exceptionnelle de 8,1 %, alors que les services étatiques, qui sont au plus près des chiffres, tablent sur un taux de 10,1 %. Selon la ministre Oulimata Sarr, l’écart se trouverait au niveau de l’appréciation de l’impact de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Elle a rappelé que selon le FMI, le démarrage effectif de GTA pour le gaz se fera au premier trimestre 2024, alors que les services du ministère chargé du pétrole sont formels quant au démarrage de la production dès le quatrième trimestre de l’année 2023. Une autre différence d’ordre méthodologique relevant de la valorisation des produits du pétrole et du gaz a été notée. D’ailleurs, dit-elle, ‘’le FMI est disposé à échanger avec les autorités compétentes du Sénégal sur cette question, tout en espérant ainsi que cette instance va revoir ses chiffres’’. Toujours sur le taux de croissance de 10,1 % en 2023, la ministre a souligné qu’il est porté par les secteurs primaire, secondaire et tertiaire qui devraient enregistrer respectivement un taux de 4, 9 %, 22, 4 % et 6, 7 %.  Sur l’énergie, il a été indiqué qu’une amélioration a été notée à la faveur de la puissance électrique installée qui a permis d’avoir une puissance de 1 689 mégawatts en 2021. Concernant la subvention de l’énergie, ‘’elle concerne beaucoup plus les compensations tarifaires, le différentiel de transport et les pertes commerciales sur les hydrocarbures. Il fera ainsi noter que le litre d’essence à la pompe, qui est de 890 F CFA, devrait coûter 1 162 F CFA. Ainsi, une subvention d’environ 200 F CFA est faite à chaque fois qu’un automobiliste achète un litre d’essence. Quant au gasoil, il est de 655 F CFA, alors qu’il devrait coûter 1 058 F CFA, si l’on s’alignait sur les chiffres établis sur le marché international’’, a-t-on indiqué. Au chapitre des bourses de sécurité familiale, Mamadou Moustapha Ba  a annoncé que ce programme, financé sur ressources internes, est cité en exemple dans le monde. ‘’Des partenaires comme la Banque mondiale sont venus soutenir le programme à hauteur de 70 milliards F CFA, dans le cadre d’un projet d’appui aux filets sociaux’’, a-t-il soutenu. ‘’Ce programme ne constitue guère un système d’assistanat, mais plutôt une manière d’impacter les indicateurs’’. Concernant la CMU, le ministre a annoncé que 26 milliards F CFA sont prévus pour l’exercice 2023. Sur les arriérés de paiement, il a informé qu’un plan d’apurement est prévu pour les résorber. Relativement à la baisse des investissements, il a précisé qu’elle découle d’une volonté affichée de l’État pour permettre au privé local de mieux s’y mettre, tout en développant le capital humain. Concernant les ex-agents de la Sotrac et d’Ama Sénégal, le ministre a indiqué que ‘’la question sera traitée par l’agent judiciaire de l’État’’. D’ailleurs, dit-il, un budget de 13 milliards F CFA est prévu à cet effet.BABACAR SY SEYE

Budget de fonctionnement 2023

https://www.enqueteplus.com La loi de finances de l’année 2023 a été votée hier. Le montant de la dette publique, pour la gestion au cours de cette période, est arrêté à la somme de 424 325 000 000 F CFA en AE et 424 325 000 000 F CFA en CP. Quant au budget de la présidence de la République, il a été arrêté à la somme de 71 682 309 408 F CFA en AE et 71 682 309 408 F CFA en CP. En ce qui concerne l’Assemblée nationale, pour la gestion 2023,  elle est dotée de 20 758 015 137 F CFA en AE et 20 758 015 137 F CFA en CP. Et le Haut conseil des collectivités territoriales a la somme de 9 160 000 000 F CFA en AE et 9 160 000 000 F CFA en CP, tandis que le Conseil économique, social et environnemental détient 7 541 040 284 F CFA en AE et 7 541 040 284 F CFA en CP. La Cour suprême, elle,  a droit à un budget de 3 315 088 622 F CFA en AE et 3 315 088 622 en CP. Celui du Conseil constitutionnel est arrêté à la somme de 1 144 028 000 F CFA en AE et 1 144 028 000 F CFA en CP. La Cour des comptes est à 10 530 981 575 F CFA en AE et 10 530 981 575 F CFA en CP. Enfin, la primature a un budget de 29 451 920 235 F CFA en AE et 29 451 920 235 F CFA en CP.

L’ambition du gouvernement est de juguler, dans les meilleurs délais, les effets néfastes du coût élevé de la vie, tout en parachevant les chantiers en cours et en créant les conditions d’une dynamisation des activités de production, la création de revenus et d’emplois décents.

En fait, il s’agit d’un ‘’budget pour apporter des solutions’’ et qui permet, en premier lieu, de ‘’protéger les ménages et de contenir l’inflation à travers la maitrise, voire la baisse des prix et l’amélioration des revenus afin de préserver au maximum le pouvoir d’achat des citoyens’’. …Pour l’Etat, le budget de solution, c’est aussi le budget qui permet de bien tenir les finances publiques. Pour cela, ‘’le gouvernement s’imposera la rigueur dans l’exécution de la loi de finances, aussi bien pour ce qui est de la mobilisation des ressources que pour ce qui concerne la gestion des dépenses. Le budget de solution permettra enfin de respecter les ambitions de politique économique et sociale de Monsieur le Président de la République’’. Ainsi, d’après les membres du gouvernement, une place prépondérante à la poursuite des investissements dans le secteur de la santé (hôpital de Tivaouane, projet de construction d’une unité de vaccins contre la Covid-19/Madiba, projet de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, etc.), au renforcement significatif du secteur agricole (opérations d’aménagement hydroagricole et de création de fermes agropastorales, renforcement des équipements), à la préservation des marqueurs sociaux (bourses de sécurité familiale, CMU, Promovilles, PUDC, projets de désenclavement des terroirs, projet d’électrification rurale de 2 000 villages, Der et Puma), ainsi qu’à la poursuite des projets d’infrastructures : projet pilote Bus Rapid Transit (BRT), projet de construction de la desserte ferroviaire Dakar – AIBD avec la seconde phase du TER, Programme de modernisation des infrastructures judiciaires, etc.

Examen projet de la loi de finances 2023 : l’argumentaire de l’honorable député Abdoulaye Vilane sur la sincérité des projections

https://www.sudquotidien.sn Les députés de la 14e législature sont convoqués ce jeudi 17 novembre 2022, à l’hémicycle à l’effet d’examiner le projet de la loi de finances 2023. Prenant la parole lors des débats, l’honorable député Abdoulaye Vilane a tenu à attirer l’attention de ses collègues députés sur la sincérité des projections budgétaires. Abordant la question sur les recettes 2023, l’honorable député Abdoulaye Vilane a tenu à attirer l’attention de ses collègues sur  la sincérité des projections : « Je voudrais attirer votre attention chers Honorables collègues, sur le fait que les projections ont été faites dans le cadre de la collaboration entre les services de prévisions macro économiques logés au niveau du Ministère de l’économie du plan et de la coopération et les régies de recettes, qui dépendent du ministère des finances et du budget. Elles tiennent compte des niveaux de réalisations des recettes sur les dernières années, du niveau de recouvrement des recettes pour la gestion en cours, des dispositions et mesures fiscales nouvelles à venir. C’est dire donc que les projections sont sincères et tiennent donc compte des informations disponibles au moment de la préparation du budget », a-t-il expliqué en haut du pupitre. Pour ce qui est de la dette, le parlementaire de soutenir  : « malgré les nombreuses interrogations et préoccupation soulevées par nos honorables, il faut préciser qu’elle reste aujourd’hui encore soutenable, car je voudrais vous rappeler que le ratio d’endettement de l’administration centrale (11 326/PIB de 16 922) est bien de 66,93% ; en deçà du seuil communautaire de 70%, auquel il se rapporte ». A ce titre, le député non moins, président du conseil départemental de Kaffrine d’inviter à ses collègues députés : «  Je vous invite à lire le rapport sur la situation économique du pays produit par le FMI et repris par la presse du 16 novembre, qui a montré toute sa satisfaction sur les principaux domaines que sont la dette, la croissance, les recettes et l’inflation »OG

La BCEAO célèbre ses 60 ans 

https://www.financialafrik.com La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) célèbre son soixantième anniversaire les 24 et 25 nombre 2022 à Dakar. La commémoration sera marquée par l’organisation d’un symposium international portant sur le thème « Les Banques Centrales dans un monde en mutation ». Ce symposium international prévu le 24 novembre au Centre International des Conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniado sera suivi  de la cérémonie d’installation officielle du Gouverneur de la BCEAO, Monsieur Jean-Claude Kassi BROU, le 25 novembre au siège de l’institution. Le Gouverneur Jean-Claude Kassi BROU a été nommé par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UMOA, réunie le 4 juin 2022, et a prêté serment le 8 juillet 2022 au Siège de la BCEAO.

UMOA : Le Sénégal réussit une levée de 35 milliards FCFA sur le marché des titres publics

https://www.sikafinance.com L’accélération des rendements et des émissions au-dessous du pair font de plus en plus attirer les investisseurs et ce, malgré les tensions inflationnistes persistantes dans l’UEMOA. Fermant le bal des émissions de la semaine après les émissions de la Guinée Bissau et du Mali, le Sénégal vient de marquer sa 5e intervention sur la maturité de 364 jours, sa 8e sur la maturité de 3 ans et sa 5e sur la maturité de 7 ans en 2022. L’Etat du Sénégal a en effet levé le 18 novembre dernier 35,6 milliards FCFA, soit une hausse de 656 millions FCFA par rapport au montant mis en adjudication lors de son émission précédente sur le marché des titres publics. Attirant la participation d’une dizaine d’investisseurs de la région, cette adjudication a obtenu un taux de couverture de 101,87% avec des offres de souscription provenant de 5 pays qui sont ressorties à 35,6 milliards FCFA, dont 30,5 milliards sur la maturité de 182 jours, 3,5 milliards sur la maturité de 3 ans et 1,65 milliards sur la maturité de 7 ans. Toutes les soumissions ayant été retenues, le taux d’absorption s’est établi donc à 100%. Dans le détail, les rendements moyens pondérés du BAT (364 jours), de l’OAT (3 ans) et de l’OAT (7 ans) ont évolué en sens dispersé comparativement aux opérations précédentes du pays sur les mêmes maturités. Ainsi, ils se sont établis en hausse à 3,52% pour le BAT de 364 jours, stables à 5,31% pour l’OAT de 3 ans et en baisse à 5,97% pour l’OAT de 7 ans.Mamadou Diao Barry

UMOA : Les microfinances quadruplent à 38 milliards FCFA leur profit en 2021

https://www.sikafinance.com Principales soutiens financiers des PME et TPME, les institutions de microfinances de l’UEMOA, très impactées par la Covid-19, ont retrouvé leur niveau de performance d’avant la pandémie. Deux cent huit (208) au total, ces microfinances ou systèmes financiers décentralisés (SFD) ont dégagé un profit de 38,3 milliards FCFA (58,39 millions d’euros) en 2021, selon les données de la Commission Bancaire. En comparaison aux 8 milliards FCFA (12,2 millions €) enregistrés en 2020, ce résultat net est en progression de 381%. Une hausse principalement due à l’atténuation de l’impact de la crise sanitaire sur le secteur sur cette période. Affichant un voyant vert, le Produit net financier de ces SFD est ressorti à 287 milliards FCFA (+16%) en 2021. Le produit global d’exploitation a augmenté à 314,6 milliards FCFA (+15%) en 2021. Quant au résultat brut d’exploitation, il a franchi les 70 milliards FCFA pour s’établir à 76,81 milliards FCFA (+51,7%) sur la période. Soutenu par ce dernier indicateur ainsi que par les provisions nettes sur risques qui ont replié de 11%, le résultat d’exploitation est passé de 45 millions FCFA en 2020 à 31,8 milliards FCFA en 2021, soit un bond de 70 238,2% en rythme annuel. A noter qu’à fin 2021, ces établissements ont affiché un total de bilan de 2 879,9 milliards FCFA (4,39 milliards €), en augmentation de 12,3% par rapport à fin 2020. La croissance des actifs des SFD de grande taille a été enregistrée dans tous les pays de l’UMOA.Olivia Yao

SAINT-LOUIS : AUTONOMISATION DES JEUNES ET DES FEMMES : La Der/FJ finance 500 jeunes 

https://www.enqueteplus.com La déléguée générale de l’Entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes (Der/FJ), Mame Aby Sèye, a profité de sa tournée dans la région de Saint-Louis pour procéder à l’inauguration du guichet unique de formalisation à la Chambre de commerce régionale  et au lancement d’un nouveau dispositif de financement de l’autonomisation digitalisée des jeunes. Une enveloppe d’une valeur de 150 millions F CFA a été distribuée à 500 jeunes entrepreneurs de la région, dont 117 issus du département de Saint-Louis.   Le financement a été toujours un épineux problème pour les jeunes entrepreneurs de Saint-Louis.

Des difficultés auxquelles la délégation  générale de l’Entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes (Der/FJ) s’est attaquée pour renverser la tendance et accompagner les jeunes et les femmes dans différentes activités génératrices de revenus.

Profitant de sa visite de terrain dans la région Nord, la déléguée générale de la Der/FJ a remis, hier, à 117 jeunes et femmes entrepreneurs du département de Saint-Louis des financements rapides allant de 300 mille à un million  de francs CFA. De jeunes entrepreneurs qui s’activent  dans les secteurs du commerce, de l’agriculture, de l’élevage, de l’aviculture, de la couture, de la location de matériel de construction, du tourisme, de la restauration et autres activités. L’occasion a été également saisie par Dr Mame Aby Sèye pour se réjouir des conditions de rapidité dans lesquelles ses services ont diligenté les dossiers des bénéficiaires. ‘’Nous avons pu ainsi nous enquérir des conditions dans lesquelles ces jeunes bénéficiaires des financements sont enrôlés, identifiés, localisés dans les différentes communes du département et avoir une idée précise de la qualité de la demande de financement et leur secteur d’activité. Ce qui est avantageux dans ce nouveau système, c’est que cette plateforme d’enrôlement est également  accessible aux gouverneurs et aux préfets, et permet rapidement d’enrôler les futurs bénéficiaires de financements compris entre 300 mille et un million de francs CFA’’, a déclaré la déléguée générale de la Der/FJ. D’après elle, le nano-crédit a été pris comme référence pour ces financements. ’’Nous avons choisi le contact direct  aux jeunes entrepreneurs par des notifications sur leur téléphone portable pour leur signaler qu’ils ont bénéficié d’un financement et qu’ils viennent signer au niveau du pôle-emploi de Saint-Louis, leurs contrats et tous les documents. C’est rapide et discret et nous avons l’ambition d’élargir et de démocratiser ce financement à travers le pôle-emploi qui est la porte d’entrée’’, a expliqué Mame Aby Sèye. Toutefois, elle a invité les bénéficiaires à rembourser pour en faire bénéficier d’autres qui attendent sur la liste. ‘’La Der vous a fait des facilités de remboursement. Les remboursements du financement s’effectuent  à partir d’un délai de trois mois et s’étalent sur 15 mois, pour ceux qui ont bénéficié de moins d’un million, et de  18 mois pour un million et plus’’, a insisté la  déléguée générale de la Der. Dr Mame Aby Sèye a aussi procédé à l’inauguration du guichet unique de formalisation des entreprises, qui va permettre, en moins de 24 heures, à des entrepreneurs de la région de Saint-Louis de se faire immatriculer et de bénéficier d’un ninéa et d’un registre de commerce à la Chambre  de commerce de Saint-Louis.

IBRAHIMA BOCAR SENE (SAINT LOUIS)

Podor : les producteurs sollicitent l’accroissement des aménagements agricoles

Podor, 18 nov (APS) – Les acteurs du développement, parmi lesquels des leaders paysans regroupés au sein d’une entité dénommée Association locale pour le développement économique de Podor (ALDEP) sollicitent l’accroissement des aménagements agricoles. Lors d’un atelier tenu jeudi à la base de la SAED de Nianga-Podor, en présence de Aboubacry Sow directeur général de la SAED, ils ont présenté et validé un document de projet de promotion des initiatives de développement économique de Podor (P-PIDEP) dont le coût financier est estimé à 18.921.920.000 FCFA. Le projet qui s’imbrique dans le plan Sénégal émergent (PSE), cible les 22 communes que compte le département de Podor et s’articule au tour quatre composantes. La première, pour un montant de 109.348.000.000 FCFA, est relative au développement agricole et fait ressortir ‘’un besoin urgent de création d’aménagements hydroagricoles de 9500 hectares, de de réhabilitation de 6500 hectares, de reprofilages d’axes hydrologiques sur un linéaire de 120 kilomètres et la fourniture de matériels et équipements agricoles’’. Le projet entend promouvoir le développement socio-économique et va mettre en place un ‘’Fonds d’appui aux initiatives territoriales de 5 milliards de FCFA,’’ en relation avec les communes de manière à ‘’encourager l’entreprenariat rural’’ et participer la création de richesses pour les ménages.

‘’Pour aider à l’atteinte ces objectifs la capacitation des organisations des producteurs et des acteurs institutionnels est nécessaire’’, selon les promoteurs du P-PIDEP qui accordent une grande importance à cette composante chiffrée à 1.372.176.000 FCFA.

La quatrième composante concerne la coordination du projet pour un coût de 3.201.744.000 FCFA. Le directeur général de la SAED a salué ‘’cette initiative endogène’’ qui arrive dans un contexte marqué par le changement de dénomination du ministère de l’Agriculture avec la prise en compte de ‘’l’aspect souveraineté alimentaire’’. Selon Aboubacry Sow ‘’le coût financier du projet estimé à près de 119 milliards n’est pas exorbitant’’ au moment où le chef de l’Etat a lancé ‘’la stratégie de la souveraineté alimentaire’’. ‘’Le projet sera versé dans ce cadre-là’’, a-t-il promis.AHD/AMD/OID

LA SENELEC ET HUAWEI SIGNENT UN MÉMORANDUM D’ENTENTE

https://emedia.sn La 17ème session de l’Assemblée Générale du WAPP a été un prétexte pour matérialiser un partenariat stratégique entre Huawei et Senelec. En effet, indique Pape Demba Biteye, Dg de la Senelec, cet accord est une avancée importante pour Senelec dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication et particulièrement dans la digitalisation. « Conscients des progrès réalisés sur des technologies, telles que la 5G, I’IoT et le Cloud, Senelec et Huawei ont décidé de travailler ensemble afin de matérialiser l’axe 05 du Plan de Développement Stratégique  : Innovation. Diversification », a-t-il déclaré. Il faut dire que la signature de ce mémorandum d’entente permettra aux deux entités de collaborer dans les domaines de la coopération dans la conception et la planification de projets de recherche et d’innovation et de digitalisation particulièrement avec la mise en place d’un réseau national 100/200G en technologie DWDM. Ensuite, dans l’organisation de colloques, séminaires, conférences, concernant les solutions Télécoms. etc. Et enfin dans le partage de technologie pour l’homologation des nouvelles solutions Télécoms et transfert de compétences. Pour sa part, Monsieur Lionel LIU, Président Sous Régional de Huawei (Sénégal, Mali, Niger, Gambie, Guinée-Bissau, Cap-Vert), revenant sur cet accord a rappelé que Huawei étant un fournisseur de services et de solutions numériques, a parvenu à un accord sur la coopération stratégique en matière des TIC. « Nous avons convenu d’identifier et de promouvoir des activités conjointes de solutions Télécoms, qui contribueront à la transformation digitale de la Senelec qui en fera bénéficier sa clientèle sur le moyen terme », a-t-il dit. Il a rappelé que lors du Salon Gitex qui s’est tenu à Dubaï en octobre2022, Senelec et Huawei sont parvenus à un accord sur la coopération stratégique en matière des TIC. Les Parties conviennent d’identifier et de promouvoir des activités conjointes de solutions Télécoms, qui contribueront à la transformation digitale de Senelec. « Aujourd’hui, à cette belle occasion de la 17ème assemblée général du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain, nous y sommes finalement, à la confirmation de ce partenariat », a-t-il aussi écrit dans son discours. CMS

Grève secteur primaire

https://www.enqueteplus.com Le secteur des médias n’est pas le seul à être menacé. Les travailleurs du secteur primaire, en grève depuis septembre dernier, sont dans une situation peu enviable. ‘’L’Intersyndicale des travailleurs du secteur primaire fustige avec la dernière énergie les menaces et les intimidations du ministre des Pêches et de l’Économie maritime Pape Sagna Mbaye qui a sorti un arrêté hier pour réquisitionner tous les agents d’un service. Cela est  une violation flagrante du droit de grève garanti par la Constitution.  En effet, avec la grève du secteur primaire, les acteurs de la pêche avaient des difficultés énormes pour exporter leurs produits. Par la suite, ils ont fait des pressions sur le ministre, prétextant que leurs produits doivent être exportés, sinon ils perdront des clients à l’étranger au profit de la Mauritanie, du Maroc et de la Côte d’Ivoire’’, dénoncent les grévistes dans un communiqué de presse. ‘’Ce dernier a fini par céder aux désirs des industriels en réquisitionnant tous les agents de la Direction des industries de transformation de la pêche (DITP), de la Direction de la surveillance des pêches (DPSP) et les chefs de poste des services déconcentrés. Cette réquisition est non seulement illégale, inopportune et n’est basée sur aucun fondement juridique. En outre, ce  qui est grave dans sa décision, le ministre a réquisitionné un agent à Ziguinchor qui est déjà réquisitionné par son préfet et pis encore, un autre agent qui est en congé depuis dix jours est aussi réquisitionné. Ce tâtonnement du ministre montre à suffisance qu’il veut la confrontation et nous allons faire face’’, relatent-ils.

…‘’Au demeurant, depuis le début de notre mouvement d’humeur, monsieur Pape Sagna Mbaye ne s’est jamais impliqué personnellement pour remédier à cette crise.

D’ailleurs, lors  d’une rencontre avec lui, il nous a bien dit qu’il n’est pas notre avocat pour nous défendre. Un tel propos est indigne d’unministre  de   la   République   qui,   au   lieu   de   chercher   des   solutions,   préfère   des   menaces   et   des intimidations. Depuis sa nomination, le ministre Pape Sagna Mbaye ne se préoccupe pas de ses agents qui, pourtant, sans eux, il n’aura pas les résultats escomptés’’, regrettent les travailleurs. ‘’Les pratiques politiciennes au sein du ministère risquent de tanguer le département vers une déroute. Considérant   toutes   ces     attitudes   du   ministre   qui   présagent   rien   de   bon,   l’Intersyndicale   des travailleurs du secteur primaire demande purement et simplement sa démission, car il a montré son incapacité à gérer le département ministériel de la pêche’’, concluent-ils.

Appel à une révision des textes encadrant le contrôle sanitaire des animaux

Dakar, 20 nov (APS) – Le président du Conseil national de la Maison des éleveurs du Sénégal, Isamïla Sow, a appelé, samedi, à la révision des textes législatifs encadrant la police sanitaire des animaux et le contrôle des produits alimentaires. ‘’Nous invitons l’Etat à réviser les textes législatifs relatifs à la police sanitaire des animaux et au contrôle des produits alimentaires. Ces textes sont obsolètes et inadaptés aux réalités actuelles du secteur de l’élevage’’, a-t-il notamment dit lors d’une conférence de presse. La rencontre avec les journalistes à laquelle a pris part le directeur général de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS), Harouna Gallo Ba, faisait suite à un mouvement d’humeur déclenché à la suite d’informations faisant état d’un supposé abattage sans certification d’animaux destinés à la consommation. Le président de l’Association nationale des professionnels de la viande, Doudou Fall, le président du foirail, Mamadou Talla, les responsables syndicaux du secteur ont également participé à cette conférence de presse.

Isamaïla Sow a également appelé l’Etat à prendre toutes les mesures idoines afin de permettre un service de production et de distribution pérenne de viandes au profit des populations.

Il a félicité le directeur de la SOGAS, Harouna Galo Ba pour avoir réussi à assurer la continuité  du service et de servir loyalement les familles sénégalaises en viande de qualité. Il a invité les agents grévistes à plus de retenu et de responsabilité face à cette situation qui risque d’annihiler la relation de confiance et de solidarité. Le directeur général de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS), Harouna Gallo Ba s’est dit ému et sensible d’avoir ce soutien des éleveurs du Sénégal et des professionnels du secteur. Il a rappelé que sa mission se limitait à faire un service de prestation dans le cadre du contrat qui le lie la SOGAS  à l’Etat du Sénégal. ‘’Ma mission n’est pas de contrôler, ni d’inspecter la viande’’, a-t-il précisé, rappelant que ce rôle incombait aux vétérinaires.AN/AKS

Le Dg de Sogas aux vétérinaires : «Je suis pressé de recevoir cette plainte…»

https://senego.com Le directeur   de la Société de Gestion des Abattoirs du Sénégal (Sogas)   n’a pas tardé de répondre à l’Intersyndicale du secteur primaire  qui a décidé de porter plainte contre lui; auprès du procureur de la République. Il accuse Gallo Ba  d’approvisionner le marché avec de la viande non contrôlée  . Ce Samedi, lors d’une conférence du conseil National de la Maison des éleveurs du Sénégal (CNMDE), Gallo Ba a déclaré « qu’un fonctionnaire vétérinaire qui jouit de toutes ses facultés mentales ne peut pas porter plainte contre lui. Je suis pressé de recevoir cette plainte. Ils ont affaire avec l’Etat du Sénégal et non avec la Sogas qui a un contrat de concession avec l’Etat. Ma mission n’est pas de contrôler. »

Plainte contre le directeur de Sogas : Le CNMDE apporte son soutien à Galo Ba…

https://senego.com Les vétérinaires de la Société de Gestion des Abattoirs du Sénégal (Sogas) en grève depuis quelques temps, avaient décidé de porter plainte contre le directeur pour tentative de mise en danger la santé de la population. Ce samedi, en conférence de presse, le conseil National de la Maison des éleveurs du Sénégal (CNMDE) a apporté la réplique à L’intersyndicale. « Les menaces ne passeront pas…Nous appelons à ces agents à plus de retenues et de responsabilités face à cette situation qui risque d’annihiler la relation de confiance et solidarité qui nous a toujours animées », a déclaré Ismaila Sow. Le président du Conseil Nationale de la maison des éleveurs du Sénégal de soutenir que le directeur a assuré la continuité du service en viande de qualité, malgré les blocages. Les travailleurs accusent le directeur de la Sogas d’approvisionner le marché avec de la viande non contrôlée et non inspectée. « Le responsable de l’établissement a autorisé l’abattage des animaux destinés à la consommation sans un contrôle sanitaire. »

75 % des nouveaux prix exécutés entre Dakar et Kaffrine

https://www.jotaay.net Les commerçants grossistes seraient en train d’appliquer les nouveaux prix fixés par les autorités étatiques compétentes sur les denrées de première nécessité concernées. Ainsi, le taux d’exécution des nouveaux prix serait à hauteur de 75% entre Dakar et Kaffrine. L’information a été donnée par le ministre du Commerce Abdou Karim Fofana. Il effectuait, hier, une tournée à Pikine et Guédiawaye, histoire de passer en revue les actions de contrôle et de mise en application des nouveaux prix édictés par le président de la République, Macky Sall. Le ministre se dit satisfait de l’application des nouveaux prix par les grossistes et demi-grossistes ainsi que les boutiquiers dans la banlieue dakaroise. «Il y a un très fort taux d’application des nouveaux prix», a déclaré Abdou Karim Fofana. Qui poursuit : «après la prise des mesures le 5 novembre, nous avons laissé neuf (9) jours aux commerçants afin de leur permettre d’écouler leurs stocks. Au 7ème jour, nous avons commencé la phase d’affichage pour informer les populations. Ainsi, le lundi, nous avons entamé la phase contrôle. Et on a noté à Dakar un taux de 56% : mardi et mercredi, on a eu 65%. Et hier (vendredi), on est à 75% et nous comptons accentuer nos efforts pour atteindre les 100%». Le ministre note cependant des difficultés sur la facturation entre les producteurs, grossistes et demi-grossistes.  Qui sont invités à donner aux boutiquiers et autres détaillants des factures d’achats conformes aux prix.

Assemblée nationale : la difficulté d’accès aux réseaux téléphoniques dans certaines zones,fortement décriée par les parlementaires

https://www.dakaractu.com L’impossibilité d’accéder aux différents réseaux téléphoniques hors de Dakar est un réel problème.  À cet effet, la majeure partie des députés qui viennent de l’intérieur du pays ont abordé cette question. C’est les cas du député de Médina Yoro Foula Mamadou Cissé, qui a fustigé la gestion des opérateurs téléphoniques du Sénégal qui n’assurent pas la couverture du réseau dans les recoins du Sénégal, ce qui impacte sérieusement les populations locales…

Crises des inégalités : l’Onu dénonce l’hypermondialisation néolibérale

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-L’Institut de recherche des Nations unies pour le développement social (UNRISD, sigle anglais), dans son nouveau rapport, appelle à la création d’un nouveau contrat éco-social pour construire un avenir plus égalitaire. Rédactrice en chef d’un site panafricain d’informations sportives, Courani Diarra n’aurait jamais imaginé qu’elle perdrait son travail parce que « malade de la Covid-19 ». « Durant mon premier mois de Covid-19, j’étais dans un sale état. J’ai été sous oxygène pendant deux semaines, mais cela ne m’empêchait pas de me soucier du boulot. Durant toute ma convalescence, j’ai essayé de travailler, de donner des directives… En plus, je n’étais pas payée parce que j’étais… malade », se remémore-t-elle. Malgré son abnégation et l’envie de porter ce site qui venait de naitre, « j’ai perdu mon travail alors que je ne m’y attendais pas du tout. Psychologiquement, j’avais déjà trouvé un peu inélégant le fait de ne pas être payée parce que malade, alors que je fais partie des gens qui se sont le plus protégés. Au-delà de l’inélégance, je trouvais que c’est injuste », peste-t-elle. Si Courani n’a pas économiquement souffert de ce licenciement, les personnes qui bénéficiaient de son assistance durant cette période d’exception ont quant à elles durement senti le changement de statut de leur bienfaiteur. Tout comme Courani Diarra, Aïcha Dia n’a pas reçu de préavis de licenciement de l’entreprise agroalimentaire pour laquelle elle travaillait. « Quand j’ai perdu mon emploi, je suis restée des semaines sans le dire à ma famille. Chaque jour, je me levais et allais chercher du travail. Je devais de l’argent à mon école car c’était moi qui payais mes études et celle de ma petite sœur. Je devais finir ma dernière année, mais malheureusement je n’ai pas pu faire ma soutenance. J’ai épuisé toutes mes réserves mais ce n’était pas suffisant », explique-t-elle avec amertume. Aujourd’hui encore, elle cherche toujours un travail stable pour subvenir à ses besoins. Courani Diarra et Aïcha Dia font certainement partie des quelque 120 millions de personnes victimes de l’extrême pauvreté consécutive à la Covid-19 et identifiées par le rapport sur les inégalités de l’Institut de recherche des Nations unies pour le développement social. S’il est vrai que la pandémie a creusé les disparités entre pauvres et riches, le rapport montre que cette situation est le résultat d’un système dans lequel l’inégalité et l’injustice sont intégrées par conception. Le document associe ainsi les crises multiples et les inégalités croissantes auxquelles nous sommes confrontés aux choix politiques promus à l’époque de l’hypermondialisation néolibérale. « Les dommages causés par la Covid-19, le VIH et les autres pandémies ne sont pas que le résultat des virus sur la santé humaine, mais ils ont aussi élargi les fissures de notre société inégalitaire », déclare la directrice exécutive de l’UNRISD, Winnie Byanyima, citée dans le rapport. Ce dernier présente un monde en état de fracture, confronté à des crises graves, à des inégalités croissantes et à des problèmes de santé publique. Ces problématiques ne sont cependant pas une faille du système, mais une caractéristique de celui-ci, explique l’organisme onusien, précisant que l’inégalité amplifie ces différentes défaillances. Pour inverser cette tendance, les chercheurs de l’UNRISD proposent la création d’un nouveau contrat éco-social et une approche politique fondée sur des économies alternatives, des politiques sociales transformatrices, un multilatéralisme réimaginé et des solidarités renforcées. Cette approche devrait ainsi permettre de lutter contre les inégalités, briser le cycle des crises multiples et imbriquées et œuvrer à un avenir plus égalitaire, plus juste et plus durable.ARD/te/APA

l’UE avec la diaspora pour combattre la migration irrégulière

APA – Dakar (Sénégal)-Cofinancé par l’Union européenne (UE), le programme Pasped appuie les projets d’entrepreneurs de la diaspora au Sénégal dans la lutte contre l’émigration irrégulière. L’Europe veut couper le mal à la racine. Alors que des centaines de milliers de jeunes africains continuent de risquer leur vie sur la Méditerranée pour entrer dans le Vieux Continent et accéder à« l’eldorado », l’Union européenne (UE), l’Agence de la coopération italienne et d’autres partenaires testent de nouvelles approches pour leur donner de nouvelles perspectives socioéconomiques sur le continent.

C’est ainsi que le Projet de contraste à la migration irrégulière à travers l’appui au secteur privé et à la création d’emplois au Sénégal (Pasped) a présenté jeudi 11 novembre à Dakar les 51 entreprises sélectionnées parmi 1197 propositions et qui bénéficient d’un financement total de plus d’un million d’euros, réparti entre 5000 et 30.000 euros.

Les projets retenus sont basés dans les six régions du programme, à savoir Dakar, Thiès, Saint-Louis, Louga, Diourbel, Kaolack, et cinq multi-régions entre Dakar, Thiès et Saint-Louis, expliquent les promoteurs. Plusieurs secteurs d’activité sont couverts notamment l’artisanat, l’élevage, la pêche, la transformation de produits agricoles, l’industrie, les services (tourisme, éducation, hôtellerie), et les entreprises (location de machines de production, gestion d’événements). Ils sont menés par des Sénégalais résidant en Italie, en Espagne, en France et en Allemagne. L’un d’eux est le styliste Malick Niang, originaire de Saint-Louis (nord) et qui travaille dans l’innovation de la mode sénégalaise à Turin, en Italie. Avec son frère Mbaye Niang, il a lancé à Saint-Louis, cette « ville d’hospitalité et d’élégance » du Nord du Sénégal, l’atelier Baobab Couture qui emploie des jeunes dont certains étaient tentés par l’émigration irrégulière. « Nous avons réussi notre pari. Pas mal de jeunes viennent chez nous pour demander du travail », se réjouit Mbaye Niang, ajoutant que « rien n’est impossible. Pour réussir, il faut travailler ». Pour le représentant de la Délégation de l’UE au Sénégal, Amaury Hoste, le Pasped est « une expérience positive » qui a engendré de « bons résultats » et des « acquis importants ». C’est la raison pour laquelle il appelle l’ensemble des parties prenantes, particulièrement les entrepreneurs de la diaspora, à « valoriser ces acquis » en continuant de travailler ensemble, en se structurant et en se renforçant parce que « c’est un travail de longue haleine ». De son côté, le directeur de la Microfinance du Sénégal, Moussa Dieng, s’est réjoui des « résultats positifs » du projet sans omettre « les difficultés » rencontrés par les Sénégalais de la diaspora qui entreprennent dans leur pays. Mais « l’Etat sera (à leurs côtés) à travers ses différents mécanismes » tels que le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes (DER/FJ) pour les accompagner, a-t-il rassuré. Le profil des bénéficiaires du Pasped est « intéressant », d’après les promoteurs qui précisent que 67% d’entre eux « sont titulaires d’un diplôme ou d’un certificat de formation professionnelle ». Douze des attributaires ont moins de 35 ans (23%) dont 24 sont des femmes entrepreneuses (46 %) qui viennent d’Italie et de France. La grande majorité est déjà employée, avec un emploi salarié ou en gérant une activité indépendante, précisent les initiateurs du projet.ODL/te/APA

ÉLIMINATION DU PALUDISME À L’HORIZON 2030 : La longue et douloureuse marche du Sénégal

https://www.enqueteplus.com Le Sénégal veut éliminer définitivement le paludisme, à l’horizon de 2030. La route reste longue, avec un regain de contaminations, entre 2020 et 2021, et une augmentation de la morbidité dans la même période. Selon le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le nombre de cas confirmés de paludisme a considérablement augmenté, entre 2020 et 2021, passant de 445 313 cas en 2020, à 536 850 cas en 2021, soit une augmentation de 20,56 %. Il en est de même pour le nombre de décès liés au paludisme, qui est passé de 373 en 2020, à 399 en 2021, soit une augmentation de 6,97 %. C’est pourquoi, pour être au rendez-vous de l’élimination du paludisme attendue à l’horizon 2030, le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS), à travers le PNLP, a élaboré trois plans nationaux, à savoir : le plan d’accélération vers l’élimination, le plan de plaidoyer et le plan de gestion des résistances des vecteurs aux insecticides, pour une période allant de 2022 à 2025.

Hier, lors de la cérémonie de lancement de ce programme, le directeur de cabinet du MSAS, Alphonse Thiaw, a confié que des interventions n’ont jamais cessé d’être mises en œuvre pour alléger le fardeau de cette maladie. Aujourd’hui, plus que la réduction du fardeau du paludisme, le Sénégal est inscrit dans la dynamique de l’éliminer en 2030, conformément aux recommandations de l’OMS dans la Stratégie technique mondiale 2016-2030, renseigne-t-il.

Pour cela, poursuit le Dr Thiaw, la contribution chacun devient cruciale, car la lutte contre le paludisme incombe à tous les segments de la société. ‘’L’évaluation du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2016-2020 a montré des performances encourageantes, notamment une mortalité liée au paludisme qui a diminué de 51 %, entre 2015 et 2019, et une réduction de la morbidité proportionnelle palustre qui a diminué de 37,6 %. Il en est de même pour la prévalence parasitaire qui a diminué de 3 % à 0,3 %, entre 2013 et 2019. Ainsi, en 2020, 65 % de la population générale, soit 10 938 363 personnes, vivaient sous un seuil de cinq cas de paludisme pour 1 000 habitants’’, annonce le directeur de cabinet. Ainsi, selon le Dr Thiaw, ‘’la réduction de la transmission palustre est devenue une réalité au Sénégal. Cependant, poursuit-il, prétendre réussir son élimination, d’ici 2030, présente des défis auxquels nous devons tous faire face, car le temps nous est compté. Le plan visant à accélérer le processus d’interruption de la transmission locale du paludisme est d’une importance capitale ; il devra permettre d’atteindre les objectifs du pays en 2025, conformément au Plan stratégique national 2021-2025. Dans les interventions clés de lutte contre le paludisme, la lutte anti-vectorielle occupe une place primordiale’’, annonce-t-il. Car, souligne le collaborateur du ministre, il apparait, de plus en plus, des vecteurs résistants aux insecticides. De ce fait, l’efficacité du plan d’accélération vers l’élimination sera ainsi grandement influencée par une mise en œuvre correcte du plan de gestion de la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides. ‘’L’élaboration du Plan national de plaidoyer pour la période 2022-2025 avec l’appui du Speak Up Africa et des partenaires techniques et financiers, selon lui, permettra de renforcer la mobilisation des ressources domestiques et internationales pour le financement de ces différents plans’’. C’est pourquoi le Dr Thiaw invite l’ensemble des partenaires à apporter leurs concours techniques et financiers aux médecins-chefs de région et de considérer la lutte contre le paludisme au rang de priorité dans la gestion de la lutte contre les maladies transmissibles.

36,23 milliards F CFA de budget, pour la période 2022-2025

Dans son intervention, le coordinateur du PNLP a souligné l’impératif d’interrompre la transmission locale du paludisme dans, au moins 80% des districts qui étaient éligibles en 2019, de réduire la morbidité d’au moins 75 % par rapport à 2019, pour la période 2022-2025. En ce qui concerne la période 2026-2030, il sera question, indique le Dr Doudou Sène, du maintien de l’interruption de la transmission dans les districts ayant éliminé durant la phase 1 (2022- 2025). De ce fait, renseigne-t-il, le plan national de plaidoyer a pour objectifs généraux de mobiliser des ressources domestiques pour la lutte contre le paludisme au Sénégal et de maintenir la lutte contre le paludisme dans l’agenda des pouvoirs publics. A cela s’ajoute l’engagement des pouvoirs publics pour une meilleure priorisation de la lutte contre le paludisme au Sénégal. De ce sens, il faudra amener l’État à mobiliser des ressources domestiques suffisantes pour l’achat intégral des intrants (TDR, ACT, Artésunate injectable, Primaquine, Milda, Sulfadoxine Pyriméthamine) dans la lutte contre le paludisme, d’ici 2025. Également, l’objectif est d’amener 20 % à 80 % des collectivités territoriales à financer les activités de lutte contre le paludisme inscrites dans les plans opérationnels des collectivités territoriales (POCT), d’ici 2025. Le secteur privé ne sera pas laissé en rade. Les entreprises seront sollicitées dans la mobilisation des ressources domestiques pour le financement de la lutte contre le paludisme. L’idéal sera d’amener le secteur privé d’entreprises à mobiliser au moins 6 % du gap total du budget de la lutte contre le paludisme, d’ici fin décembre 2025 ; d’amener au moins 50 % des acteurs privés d’entreprises intervenant dans la lutte contre le paludisme à aligner leurs interventions avec les stratégies du PNLP et les besoins de la région médicale concernée, d’ici fin décembre 2025, entre autres. En attendant, le budget total prévu pour la période 2022-2025 est de l’ordre de 36,23 milliards F CFA. CHEIKH THIAM

Association sage-femmes 

https://www.enqueteplus.com Venu prendre part aux journées scientifiques de l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal, le directeur de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS), a lancé un appel à l’endroit de l’État pour la mise en place des ordres des sages-femmes et des infirmiers.  Selon le Pr. Daouda Faye, c’est la seule chose à faire pour assainir ces deux corporations qui sont agressées de partout. « Vous les sages-femmes, on vous accuse de ne pas être courtoises envers les patientes.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais la population.Vous êtes indexées.Il faut régler  cela. Et pour y arriver, il urge de régler le problème de l’accueil. Il faut juguler cette question et définitivement. Je pense aussi que votre corps subit des agressions de la part des intrus du corps médical. Donc, il faut que l’État finalise l’Ordre des sages-femmes comme celui des infirmiers.

C’est une urgence. Ces deux ordres doivent être mis sur pied comme ceux des médecins et des pharmaciens. C’est la meilleure façon de réglementer ces deux corps », a souhaité le directeur de l’ENDSS. Par ailleurs, dans leur présentation, les sages-femmes ont partagé leurs perspectives pour une meilleure prise en charge de leurs doléances. Il s’agit, entre autres, d’accompagner les jeunes sages-femmes pour l’employabilité, faire le plaidoyer pour l’effectivité de l’Ordre des sages-femmes au Sénégal, d’élaborer un plan de mobilité des sages-femmes, initier des projets de recherche pour valoriser la pratique sage-femme, lutter contre les VBG (sécurité des sages-femmes), veiller à l’accréditation des écoles de formation en santé des sages-femmes. …Les camarades de Bigué Ba Mbodj, la présidente de  l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal (ANFES), souhaitent une meilleure implication de leur structure dans toutes les politiques de santé de la reproduction et tout ce qui touche à la pratique des sages-femmes, faire le plaidoyer pour l’inscription de la journée internationale de la sage-femme dans l’agenda du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS), créer la maison de la sage-femme qui va servir de cadre d’encadrement et de formation des jeunes, initier le journal de la sage-femme afin de capitaliser les recherches, faire la cartographie des sages-femmes au Sénégal, faire le plaidoyer pour la reconnaissance du diplôme de sage-femme au niveau supérieur, œuvrer  pour la pérennisation de l’ANSFES et, enfin, d’organiser le prochain congrès ICM Africa en zone francophone.   Concernant les défis à relever, l’ANFES a fait état de l’amélioration de la formation initiale, l’existence d’un plan de carrière des sages-femmes et l’amélioration de la pratique sage-femme, entre autres.

LE 18E SOMMET S’OUVRE EN TUNISIE APRÈS 4 ANS DE DOUTES

https://emedia.sn Le coup d’envoi du 18e Sommet de la Francophonie est donné. L’événement, qui se tient samedi 19 et dimanche 20 novembre, à Djerba en Tunisie, réunira les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Il marquera, entre autres, le début de la présidence tunisienne de l’organisation. Mais jusqu’à très récemment, la tenue de l’événement restait incertaine. Initialement prévue en 2020, cette 18e édition est reportée une première fois en raison de la pandémie de Covid-19. Un an plus tard, en 2021, la Tunisie est en proie à des manifestations. Une partie de la population s’oppose au renforcement des pouvoirs du président Kaïs Saïed. Un climat de tensions qui avait poussé les États membres de la Francophonie à reporter une nouvelle fois l’événement, officiellement pour permettre à la Tunisie de l’organiser dans « les conditions les plus optimales ».

18e Sommet de la francophonie : «Le numérique nous facilite et nous complique la vie à la fois»,(Macky Sall)

https://senego.com Le Président Macky Sall a pris part à la cérémonie d’ouverture du 18e Sommet de la francophonie à laquelle étaient présents plus de vingt chefs d’Etat et de Gouvernement. Il a été question de la gouvernance de l’internet dans un contexte de globalisation des menaces véhiculées par le biais des réseaux sociaux qui peuvent exposer autant les Etats que les populations vulnérables, notamment les jeunes, à des situations de fragilité. Selon Macky Sall, la thématique sur le numérique comme outil prioritaire de la Francophonie soulève en filigrane plusieurs questions, en raison de l’ambivalence même des bouleversements générés par la transformation digitale. « Le numérique nous facilite et nous complique la vie à la fois. La révolution du digital continue en effet de transformer de façon positive l’économie et la vie quotidienne, en ouvrant des perspectives et des opportunités toujours plus vastes et plus prometteuses », déclare-t-il. « Mais par ses dérives multiformes, elle impacte négativement la vie privée des gens, les systèmes sécuritaires, politiques et économiques, en même temps qu’elle porte atteinte à l’ordre social. Elle pose également d’autres défis majeurs liés à la protection des données personnelles, à la place de l’humain dans le processus de production, à la fiscalité des entreprises du numérique et à la diffusion à grand débit des fake news », ajoute Macky Sall.

SÉNÉGAL, LAÏCITÉ ET SÉCULARISME PAR BABACAR FALL

Le post sur Facebook de Mary Teuw Niane du 14 septembre 2022 : « la laïcité, un tabou étranger à notre culture » me donne l’occasion de revenir sur un sujet qui est un nœud gordien pour l’évolution de la République Le post sur Facebook de Mary Teuw Niane du 14 septembre 2022 : « la laïcité, un tabou étranger à notre culture » me donne l’occasion de revenir sur un sujet qui est un nœud gordien pour l’évolution de la République. Qu’est-ce qu’un citoyen ? Quel sens donner au pacte social, ou pour reprendre la magnifique expression senghorienne, « notre commun vouloir de vie commune. » Mais avant, il est nécessaire de clarifier le débat et cerner ses enjeux.

La laïcité à la française 

La première définition formelle de la laïcité fut exprimée, en 1881, par Ferdinand Buisson, philosophe, homme politique et cofondateur de la ligue des droits de l’homme en 1898. Il considère la laïcité comme le résultat d’un processus historique au cours duquel la sphère publique s’est affranchie du pouvoir de la religion. Il en résulte l’État laïque, neutre à l’égard de tous les cultes, indépendant de tous les clergés, pour réaliser l’égalité de tous les citoyens devant la loi, avec des droits assurés en dehors de toute condition religieuse et la liberté de tous les cultes. Cette spécificité française trouve sa traduction dans la loi dite de séparation de l’église et de l’Etat de 1905. Les historiens sont tous d’accord aujourd’hui pour démontrer qu’il y a plusieurs modèles qui se sont affrontés lors des débats parlementaires de l’époque. Cependant dans le cadre de cette analyse, je retiendrai le modèle majoritaire porté par Aristide Briand et Jean Jaurès. Jean Baubérot le définit ainsi  : « La loi non seulement assure la liberté de conscience et le libre exercice des cultes (article 1) mais respecte l’organisation de chaque religion (article 4), même si aucune religion n’est désormais « reconnue » ni financée sur fonds publics (article 2). La laïcité ainsi définie par la loi autour de la liberté de conscience, comporte une dimension qui déborde l’aspect strictement individuel. Avec l’instauration d’aumôneries sur fonds publics (fin de l’article 2), avec la dévolution gracieuse des édifices du culte, propriété publique, aux associations cultuelles et diocésaines (articles 7 à 17), avec la construction, dès les années 1920, de la Grande Mosquée de Paris, la loi de 1905 et son application ultérieure ont fait que, dans certains cas, l’exercice de la liberté de conscience comme « liberté de culte », garantie par l’article 1 de la loi de 1905, doit l’emporter sur l’absence de subvention. C’est la position constante du Conseil d’État en France, et d’associations comme la Ligue de l’enseignement ou la Ligue des droits de l’homme qui a aussi permis enfin, durant les années 2000 la construction de carrés musulmans dans beaucoup de cimetières et de centaines de mosquées dans plusieurs villes de France. Pour les sociologues des religions, la laïcité française ne constitue pas une exception, mais s’inscrit dans la même dynamique historique que les différents sécularismes qui ont traversé l’histoire mondiale. Enfin, Mary Teuw ne comprend pas le concordat en Alsace-Moselle  : « en France même, le principe de la laïcité n’est pas universel. » En fait ce dont il s’agit, c’est du statut spécifique des trois départements d’Alsace-Moselle, qui n’étaient pas français de la fin de la guerre de 1870-1871 à 1919 (après la Première Guerre mondiale). Les lois de laïcisation de l’école publique et la loi de 1905 ne leur ont donc pas été appliquées quand elles ont été votées.  Ces trois départements ont globalement, conservé le régime issu de la loi Falloux de 1850 (pour l’école publique) et le régime du Concordat et des Articles organiques (1802) qui induit un financement des « cultes reconnus » et le paiement de leur clergé sur fonds publics. Quand ces départements sont redevenus français leur régime spécifique a été maintenu « à titre provisoire ». Non seulement ce « provisoire » dure encore, mais le Conseil constitutionnel a rendu une décision selon laquelle un tel statut juridique est conforme à la laïcité de la République énoncée par la Constitution.

Définition et historique du concept de sécularisme

Le terme sécularisme est un anglicisme. Il s’agit d’une doctrine selon laquelle la religion ne doit pas avoir, ni chercher à avoir de pouvoir politique ou législatif. Elle prône la séparation de l’Eglise et de l’Etat et affirme en corollaire que le pouvoir politique ne doit pas intervenir dans les affaires propres aux institutions religieuses. Le sécularisme désigne une tendance objective et universelle à faire passer les valeurs sociales du domaine du sacré à celui du profane. On peut le penser comme l’exigence de la séparation des institutions séculières du gouvernement et de la religion, mais il ne s’y réduit pas. Il renvoie à la désacralisation de l’organisation sociale perçue non pas comme une donnée naturelle exigeant l’adhésion automatique aux valeurs établies, mais plutôt comme un produit de l’histoire des politiques humaines.

Sécularisme et sécularisation en Europe

Le processus historique de sécularisation est d’abord apparu sous la chrétienté médiévale ou dans les empires islamiques et sans aucun doute dans d’autres sociétés également. L’art, le droit, ou la politique conquièrent au fil du temps leur autonomie à l’égard d’une pensée religieuse qui les avait d’abord fondés. La séparation est acquise entre les différents segments de la vie sociale. La religion n’est plus que l’un d’entre eux et non celui qui donnait sens à tous. Elle se manifeste dans l’émergence d’aspirations, d’attitudes et de comportements nouveaux. Dans beaucoup de pays de culture catholique la logique fut celle de la laïcisation. La religion s’est trouvée reléguée dans la sphère privée. En pays protestant, l’émancipation de la religion s’est opérée selon une logique de sécularisation, moins conflictuelle. Dans ce cadre, les activités publiques exercées par des groupes religieux sont reconnues juridiquement, y compris leur contribution à l’éducation citoyenne (par des cours de religion dans les écoles publiques, par exemple). La construction européenne favorise également la diffusion du principe de la dissociation croissante de la confession religieuse du domaine public et son intégration croissante dans la sphère privée. Et la Convention Européenne des Droits de l’Homme de novembre 1950 (article 9) a consacré les principes de tolérance et de liberté religieuse.

Sécularisme dans le reste du monde

Dans certaines sociétés de culture musulmane contemporaine, la séparation entre le processus de sécularisation et celui de laïcisation est mieux affirmée, et cela pour deux raisons. La première est que le combat pour la modernité fut essentiellement un combat contre la domination coloniale et non contre un ennemi intérieur (le clergé catholique en France par exemple). L’aspiration à l’émancipation du joug colonial imposait la nécessité de maintenir des contradictions provoquées par le processus de modernisation sociale. La religion en sortit à la fois renforcée et rénovée par l’addition d’une dimension identitaire. La seconde est que l’appel aux réformes et à la modernisation est venu, souvent, des élites religieuses, qui sont les alliées privilégiées des acteurs politiques majeurs. Ces derniers comptent sur elles non seulement pour neutraliser les courants conservateurs religieux (sous le masque du réformisme souvent et contre les confréries), mais également pour ses politiques. Les relations entre Léopold Sédar Senghor, ses compagnons et les différentes personnalités religieuses dans les périodes pré et post indépendance s’inscrivent dans ce contexte.

On peut parler d’un « islam républicain » en écoutant cette vidéo témoignage avec cet interview à la télévision française de Serigne Fallou Mbacké sur ses rapports avec le président Senghor.

https://youtu.be/jnRIXu9yy4o La description que donne Serigne Fallou Mbacké de ces relations, correspond exactement à ce que l’on désigne sous le concept de sécularisme. La religion ne doit pas s’occuper de politique et la politique ne doit pas s’occuper de religion. Dans le cas de la fin de l’empire ottoman et de la proclamation de la République turque, Jean François Bayart, politologue (in Islam républicain. Fayard) montre que l’islam est le « fil caché » qui relie les deux systèmes. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle Mustafa Kemal Atatürk a cherché à dépecer les institutions de leur manteau islamique, les « Jeunes Ottomans » se sont en fait inscrits dans une longue durée où l’islam a servi de fondement – certes pas le seul – pour bâtir la République turque. Les musulmans ont fini par endosser la République et les sécularistes se sont faits à son visage islamique On le voit donc, l’histoire mondiale est traversée par ces deux processus, le sécularisme et la laïcité qui indiquent deux conceptions du rapport entre le religieux et le politique. En Occident, le processus de séparation entre les deux sphères s’inscrit sur la longue durée, sur les autres continents le phénomène est moins visible et prend d’autres formes qui épousent l’histoire sociale de chaque pays. En Inde par exemple où le sécularisme s’est le mieux épanoui, toutes les religions sont présentes dans la sphère publique. Le résultat est le même qu’en Occident dans la mesure où les croyances se valaient toutes du point de vue de l’Etat indien, encore récemment jusqu’à l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite hindoue avec le BJP de Narendra Modi.

Le sécularisme indien s’inscrivait dans une longue tradition de multiculturalisme et de tolérance religieuse qui commence avec l’empereur bouddhiste Ashoka, qui a régné au IIIe siècle avant notre ère.

Mais ce passé seul, ne suffit pas pour maintenir cette tradition de tolérance, car sans les hommes comme Gandhi et Nehru pour le traduire en termes politiques et institutionnels, il n’y aurait pas de sécularisme à l’indienne aujourd’hui. Gandhi se battait pour la reconnaissance du religieux sur un mode collectif dans l’Inde nouvelle alors que, pour Nehru l’appartenance religieuse devait finir par passer au second plan, sinon s’effacer derrière des identités individuelles. A l’exemple de l’Inde, le sécularisme a été un formidable facteur de cohésion sociale dans beaucoup d’Etats, de pays de culture musulmane dans le monde. Il a permis de transcender les clivages confessionnels. On était citoyen d’abord, locuteur de telle ou telle langue, et puis éventuellement animiste, hindou, musulman, bouddhiste ou chrétien. Le sécularisme a permis sinon de gommer totalement, au moins d’amoindrir les différences liées à l’appartenance religieuse des citoyens.

La laïcité comme concept constitutionnel au Sénégal

Mary Teuw Niane expose un peu plus clairement, pour une fois, une opinion jusque-là dominante, y compris au début de notre Etat-nation, chez les « réformateurs musulmans » (critiques des rapports confréries et autorités publiques, souvent issus des mouvances wahabites) dans les années pré et post indépendance. Cette conception repose sur le refus de la séparation de la religion et de l’Etat ou plutôt de sa neutralité face aux confréries et au clergé catholique et prône la contribution des religions à l’éducation des enfants (enseignement public des religions et financements des écoles coraniques). C’est ce que propose Mary Teuw Niang dans cette critique de la laïcité au Sénégal  : « L’inscription du principe de la laïcité dans la Constitution de notre pays est … surtout le moyen invisible de couper le cordon ombilical des religions avec notre société. Ceci malgré le fait que la religion joue un rôle fondamental dans la formation de notre jeunesse et la construction de sa personnalité. »

Au-delà de l’éducation, on comprend que ce qui est en jeu c’est la question des sources (religieuses ou profanes) de notre Droit et de la Constitution, comme Loi Suprême.

Dans sa comparaison avec les pays européens il cite  : « sur les vingt-sept (27) pays de l’Union européenne (UE), la France est le seul pays qui a inscrit le principe de la laïcité dans sa constitution. Le principe de la séparation des Églises et de l’État n’est inscrit que dans la constitution de huit (8) pays au niveau de l’Union Européenne : Hongrie, Lettonie, Portugal, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie, Suède et France. » Mary Teuw montre une incompréhension de l’historicité des rapports entre autorités ecclésiastiques et Etats dans les exemples européens cités. La tradition gallicane de certains Etats européens a toujours reposé sur l’ambition de garder la haute main sur les églises, avec une volonté farouche de les maintenir à l’écart du pouvoir du Pape. Cette tradition qui a commencé en France et a abouti à la séparation par la loi de 1905, a concerné toute l’Europe. En Grande Bretagne, ce processus, après la rupture de l’église catholique d’Angleterre avec Rome consacre l’église anglicane sous l’autorité de la royauté. Une autre tradition européenne est incarnée par les Etats du Nord de l’Europe, scandinaves et anglosaxons protestants pour qui les principes de laïcité et de séparation de l’Eglise et de l’Etat sont constitutifs du fonctionnement de l’Etat. Car le protestantisme est avant tout un système de conduite autonome de la personne. Dieu et le monde sont dans des galaxies séparées et entre les deux, le fidèle organise lui-même une relation de compromis. C’est ne rien comprendre à l’éthique protestante pour reprendre l’expression de Max Weber, que d’assimiler ces situations léguées par l’histoire de chacune de ces nations. Les bâtisseurs de la République, de Senghor à Mamadou Dia tous profondément croyants, au moment de poser les fondements d’un Etat moderne, n’ont pas regardé du côté des Etats dont l’inspiration constitutionnelle était les textes sacrés comme certaines républiques ou monarchies islamiques en Afrique et au Moyen Orient, mais plutôt des Etats séculiers modernes en Europe, en Asie et en Amérique. L’histoire leur a donné raison au regard de l’évolution de ces Etats durant les périodes pré et post indépendance par rapport à ceux qui n’ont pas opté très clairement pour une séparation entre la religion et la gestion des affaires publiques. Les guerres civiles, les conflits de nationalité, les poussées des hordes de fanatiques djihadistes actuelles témoignent du danger de l’ambigüité ou de l’absence de choix clairs sur le modèle de l’Etat.

J’ai toujours pensé que la laïcité de l’Etat au Sénégal, constituait un impensé chez les pères fondateurs de notre République.

Ce parti pris, que je soupçonne, délibéré de leur part, résulte pour moi, de l’appréhension de l’ampleur du combat pour la dissolution du système colonial raciste et de l’indigénat. Et par ailleurs, du temps qu’il leur fallait pour construire et mettre en œuvre les concepts de citoyenneté sénégalaise et africaine. Il n’est que de lire les débats qui, à partir de 1948, traversent les rangs des bâtisseurs de l’Etat-nation à travers les journaux « Condition Humaine » et « l’Unité » ensuite organe du BDS et du BPS sur la fin de l’empire colonial français et l’AOF pour le mesurer. Comment rompre avec cet oxymore du projet colonial de la constitution française de 1958 d’assimilation/égalité ? Avec le recul historique on peut se représenter ces hommes et femmes d’Etat, face à cette question existentielle de fonder un Etat moderne, sur un territoire dont l’Etat français depuis deux siècles s’est évertué à éradiquer toutes les représentations institutionnelles précoloniales. Mais les formations sociales sur le territoire du nouvel Etat gardent néanmoins la mémoire et les traditions de système d’inégalité et de domination et de système d’ordre, pour reprendre les concepts de A. Bara Diop dans son anthropologie de la société wolof. Comment assurer l’unité politique des diverses formations sociales et populations vivant sur ce territoire par un Etat dont les structures intrinsèques résultent d’un héritage de domination de deux siècles et par exemple quel rôle pour les autorités coutumières, chefs de canton, chefs de village, cadis ? Le projet politique que portent ces bâtisseurs et fondateurs (de Blaise Diagne à Galandou Diouf, en passant par Lamine Guèye, Mamadou Dia, et tous leurs compagnons militants, syndicalistes), depuis toujours est de construire un Etat républicain pour fonder une nation de citoyens sénégalais. Mary Teuw Niane dans son post polémique dit  : « Dans nos tropiques africains francophones, la laïcité est la plus grande arnaque politique, sociale et culturelle que les pères fondateurs de notre constitution nous ont léguée. » C’est faire injure à ces pères fondateurs qui auront arpenté, visité chaque ville, village, canton du Sénégal, discuté avec les autorités coutumières, confrériques de ne pas avoir réfléchi sur ce qui devait définir les citoyens de ce pays. Et surtout de ne pas avoir une idée précise sur la nature de la nation qu’ils avaient l’ambition de construire, malgré des appartenances religieuses, confrériques, linguistiques différentes, des modes de vie, d’habiter, des systèmes fonciers et de modes de production extrêmement variés. Je relisais récemment la belle biographie d’Ibrahima Seydou Ndaw, parue chez l’harmatan en 2013, et l’autobiographie de Assane Seck « Sénégal, émergence d’une démocratie moderne » pour soupeser le degré de tension intellectuelle, les débats et le combat politique dans lesquels ils étaient tous plongés à cette époque. Le concept de laïcité pour définir la nature de la république tranche, pour moi, le clivage interne au sein des fondateurs à propos de la notion de liberté comme principe fondateur de ce qu’est un citoyen sénégalais. La mention « démocratique et sociale » résulte d’un compromis entre les différents courants. Senghor et ses compagnons distinguaient parfaitement ce que les historiens actuels nomment les sécularismes, pour distinguer entre la laïcité à la française et les autres formes, mais qui reposent tous sur la liberté de conscience, la citoyenneté sans fondement religieux et la séparation de l’État et de la religion.

Application du principe laïque au Sénégal ou le sécularisme sénégalais

La constitution de 2001 révisée en 2016, mentionne dans son préambule : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, les accords et règlements des nations unies et de l’union africaine (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 décembre 1979, la Convention relative aux Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989 et la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981. ) L’article 1, alinéa premier de la constitution de la République proclame  : « la République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances. Dans un article, paru dans Ethiopiques n°22-1980, le recteur Seydou Madani Sy dit de la constitution de 1963 révisée (dernière révision lors de la rédaction de cette analyse le 24 avril 1981) : « l’idéologie laïque qui sous-tend la Constitution du Sénégal n’est pas une idéologie de combat, puisqu’il n’y a pas, comme en France à l’origine par exemple, une hostilité aux Eglises et à l’Islam. La laïcité mise en œuvre se rattache à l’idéologie laïque qui déclare l’incompétence de l’Etat à l’égard de ce qui excède le gouvernement du temporel, impliquant le refus de proposer, ou même de cautionner une explication de l’homme et du monde. Mais c’est un Etat qui, à l’égard de toutes les options, professe a priori la même attitude d’impartialité. » On peut définir la laïcité sénégalaise comme une laïcité compréhensive.

Mieux, contrairement à ce que laisse entendre Mary Teuw Niane, dans la nouvelle constitution de 2001, révisée par référendum en mars 2016, plusieurs articles s’inscrivent dans cette logique de laïcité positive et compréhensive à rebours de la conception française.

L’article 4 qui traite des partis politiques, interdit l’identification à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une partie du territoire. L’Article 5 interdit tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse. L’article 8 proclame que la république du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales… dont les libertés religieuses. Les articles 20 et 22 qui consacrent le droit à l’éducation de tous les enfants et le devoir des parents, demandent que l’Etat veille à l’exercice de ce droit. Et plus encore, et à croire que Mary Teuw tout ministre qu’il fut, n’a pas lu la Constitution, l’Etat sénégalais reconnaît la contribution des institutions religieuses à l’éducation des enfants. Les institutions et les communautés religieuses ou non religieuses sont également reconnues comme moyens d’éducation. Et enfin l’article 24 consacre la place de la religion dans l’espace public comme jamais : « la liberté de conscience, les libertés et les pratiques religieuses ou cultuelles, la profession d’éducateur religieux sont garanties à tous, sous réserve de l’ordre public. Les institutions et les communautés religieuses ont le droit de se développer sans entrave. Elles sont dégagées de la tutelle de l’Etat. Elles règlent et administrent leurs affaires d’une manière autonome. » Je partage cet avis du recteur Thierno Madany Sy dans son analyse de l’application du concept de laïcité au Sénégal  : « la neutralité religieuse de l’Etat s’interprète comme donnant libre cours au développement sans entraves des Institutions et Communautés religieuses. » En effet, à l’analyse, on distingue très clairement les différences majeures entre la laïcité à la française et la version du principe laïque choisie dans notre pays. Non seulement l’Etat sénégalais n’ignore pas les religions, mais entretient des relations normales et très étroites avec les Confréries musulmanes et le clergé catholique, y compris à travers le programme d’investissements annuel dans les cités religieuses et inscrits dans la programmation budgétaire annuelle de l’Etat. Et en fonctionnement, les subventions aux écoles privées catholiques constituent une part importante des financements de l’éducation. Les écoles privées catholiques, comme les autres, non confessionnelles, sont considérées comme membres à part entière du service public de l’Education. Il faudrait être sourd et aveugle, pour ne pas saisir la part extrêmement importante que prennent, dans les programmes des radios et télévisions, les cérémonies et autres manifestations religieuses. Et lors des différentes commémorations religieuses (confrériques et catholique) l’Etat en grand apparat et de façon solennelle est présent.

En conclusion, il me semble que la question qui est au cœur des agitations et des polémiques sur la laïcité au Sénégal, est celle de la nature de notre Etat-nation, celle que ses bâtisseurs nous ont léguée. C’est celle de notre récit national.  Quelle narration notre nation renvoie-t-elle aux citoyens que nous sommes ? Quelles sont ses valeurs essentielles à transmettre ?

En 1959, Senghor (Nation et voie africaine du socialisme. Présence africaine) en donnait un aperçu  : « la Patrie, c’est le pays sérère, le pays malinké, le pays sonrhaï, le mossi, le baoulé, le fon. […] Loin de renier les réalités de la patrie, la Nation s’y appuiera, plus précisément elle s’appuiera sur leurs vertus, leur caractère de réalités, partant sur leur force émotionnelle. […] Au terme de sa réalisation, la Nation fait, de provinces différentes, un ensemble harmonieux. […]  Nous prendrons garde à ne pas tomber dans l’une des tentations de l’État-nation, qui est l’uniformisation des personnes à travers les patries » Je pense que la laïcité ou le sécularisme de la République permet le déploiement d’une histoire nationale pleinement africaine qui s’appuie sur la diversité de notre peuple, de ses terroirs, de ses langues et des valeurs qu’elles véhiculent. En somme, accepter de continuer à s’enrichir de « l’humanisme soudanais » pour reprendre l’expression de l’historien Sékéné Mody Sissokho. www.bfbac.combabfall33@gmail.com

Une marche à Dakar pour la libération du journaliste Pape Alé Niang

Dakar, 18 nov (APS) – Des centaines de journalistes, ont battu le macadam, vendredi après-midi, à Dakar, à l’appel de la Coordination des associations de presse (CAP), pour réclamer la libération de leur confère Pape Ale Niang, directeur du Site d’information Dakar Matin. Des membres de l’opposition, de la société civile et du Collectif pour la libération des détenus politiques (COLIDEP), ont participé à cette marche partie de l’ex-école normale jusqu’au rond-point Jet d’eau. Les manifestants ont battu le pavé sans anicroche sous haute surveillance des forces de police, brandissant des pancartes sur lesquelles, on pouvait lire, entre autres,  »libérez Pape Ale Niang » ou  »A bas le monstre ». Pape Alé Niang, patron du site d’information Dakar Matin, très critique envers les dirigeants actuels du Sénégal, est arrêté depuis le 6 novembre pour ‘’divulgation d’informations (…) de nature à nuire à la défense nationale’’, ‘’recel de documents administratifs et militaires’’ et ‘’diffusion de fausses nouvelles’’. Inculpé depuis le 9 novembre, il est placé en détention préventive à la Maison d’arrêt de Sébikotane, dans le département de Rufisque. Dans une déclaration lue à la fin de la marche, la CAP ‘’exige – encore une fois – la libération immédiate et inconditionnelle de Pape Alé Niang emprisonné dans l’exercice normal de ses fonctions de journaliste’’. Elle rappelle au gouvernement du Sénégal ‘’que la liberté de presse n’est ni négociable, ni à marchander’’ .OID/ASB

Me Moussa Bocar Thiam aux souteneurs de PAN : «Je suis solidaire au combat des journalistes…»

https://www.dakaractu.com Le ministre de la communication, des télécommunications et de l’économie numérique a répondu aux interpellations des députés sur le cas de Pape Alé Niang. Me Moussa Bocar Thiam, depuis que cette affaire a éclaté, a gardé la même posture. Il invite les députés à faire la part des choses. « Il ne faut pas confondre liberté de la presse et anarchie. Les journalistes ont un organe qui est le tribunal des pairs appelé, Cored. Ce n’est pas parce que vous êtes un soi- disant journaliste d’investigation que l’on doit se permettre de tout faire », précise le ministre devant les députés qui ont soulevé la question et se sont indignés de l’incarcération de Pape Alé Niang. Me Moussa Bocar Thiam reconnaît que les journalistes ont bien raison, par solidarité de corps, de soutenir leur confrère. Mais pour le ministre, le patron de Dakar Matin ne fait plus partie de la corporation. « Cette mobilisation des journalistes est compréhensible. Je suis solidaire du combat des journalistes. Mais Pape Alé n’a même plus de carte de presse. Il ne fait plus que de la politique. Il nous faut sauvegarder notre image et savoir que le combat de Pape Alé n’est pas celui de tous les journalistes », finira le ministre qui n’a pas d’ailleurs duré pour répondre à la multitude de questions des députés.

PRESSE OUEST-AFRICAINE : Le traitement réservé aux journalistes inquiète AfricTivistes

https://www.enqueteplus.com ‘’L’année 2022 est particulièrement sombre pour les journalistes ouest-africains dont les libertés ont été à plusieurs reprises menacées et restreintes’’, constate, dans un communiqué AfricTivistes. D’ailleurs, au Sénégal, le journaliste et directeur de publication du site Dakarmatin, Pape Alé Niang, est en prison depuis le 6 novembre dernier, pour divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la défense nationale, de recel de documents administratifs et militaires, et de diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques. Ses confrères n’arrêtent, depuis, de mener des actions pour sa libération, dont une marche. Cette situation n’est pas singulière. ‘’Au Mali, le journaliste-blogueur Malick Konaté est victime, depuis le 31 octobre 2022, de menaces et harcèlements, après la diffusion d’une enquête intitulée « Ligne rouge” de la chaîne française BFM TV consacrée à la société militaire privée Wagner. Monsieur Konaté, en sa qualité de journaliste reporter d’images (JRI) indépendant, a réalisé pour la chaîne des interviews sur l’association Yerewolo qui fait la promotion de relations politiques entre le Mali et la Russie. Et depuis la diffusion du documentaire de BFM TV, ce dernier fait l’objet d’une campagne de dénigrement et de haine sur les réseaux sociaux, mettant sa vie ainsi que celle de sa famille en danger’’, rappelle AfricTivistes. La chaîne de télévision Joliba TV News du Mali a été suspendue depuis le 2 novembre 2022 pour deux mois par la Haute autorité de la communication (HAC) après la diffusion d’un éditorial critique du journaliste malien Mohamed Attaher Halidou sur la gestion de la transition politique par la junte au pouvoir. ‘’AfricTivistes rappelle que le droit à la liberté d’expression est protégé par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 9 de la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples. La Déclaration de principes sur la liberté́ d’expression en Afrique de l’Union africaine en son point treize rappelle que “la liberté́ d’expression ne devrait pas être restreinte pour des raisons d’ordre public ou de sécurité́ nationale, à moins qu’il existe un risque réel de menace imminente d’un intérêt légitime et un lien causal direct entre la menace et l’expression”, rappelle l’organisation. Aussi, “nul ne doit faire l’objet de sanction pour avoir livré en bonne foi des informations sur des comportements illégaux ou qui divulguent des menaces sérieuses pour la santé, la sécurité ou l’environnement, sauf lorsque l’imposition de sanctions sert un intérêt légitime et est nécessaire dans une société́ démocratique”. Ainsi, Cheikh Fall et Cie se désole de la situation de la liberté des journalistes et des médias en Afrique de l’Ouest. Ils condamnent ‘’fermement ces tentatives de musèlement des voix des acteurs des médias qui sont des signes patents du recul démocratique dans les pays de la région’’. Ils rappellent qu’en ‘’République de Guinée, rien qu’en 2022, l’association Presse solidaire a dénombré, le 2 novembre 2022, huit cas d’agressions perpétrées contre les journalistes. En Côte d’Ivoire, le directeur de publication du journal ‘le Panafricain’, Barthélemy Tehin a été placé sous contrôle judiciaire le 5 octobre 2022, après avoir traité l’affaire d’une supposée corruption impliquant un agent des douanes. Quelques jours après, le 10 octobre, c’est le directeur de la radio Poufire FM, Hamed Kassambara, qui sera arrêté pour outrage et diffamation envers des autorités étatiques via les réseaux sociaux. Le 19 octobre 2022 au Burkina Faso, le groupe de presse Oméga Médias informait l’opinion avoir reçu plusieurs enregistrements de menaces graves et directes à l’endroit de son personnel et d’une volonté manifeste d’incendier leurs locaux’’. Cette liste n’est pas exhaustive. ‘’Cette spirale de violences et de harcèlements contre les journalistes est devenue vraiment inquiétante (…) AfricTivistes demande aux autorités africaines de protéger tous les acteurs de la société de l’information dans l’exercice de leur métier et les exhorte singulièrement à garantir l’intégrité physique et morale des journalistes précités, afin qu’ils puissent continuer d’exercer librement leur métier sans menaces’’, fait-on savoir dans la note. L’organisation demande également ‘’à l’Union africaine (UA) et à la CEDEAO, conformément à la Déclaration de principes sur la liberté d’expression de prendre au sérieux les menaces et d’agir pour plus de protection des journalistes. Nous appelons les forces vives africaines et les organisations de la société civile du continent à travailler pour protéger le secteur des médias africains pour consolider la démocratie en Afrique, seul gage de paix et de stabilité dans le continent’’.

DÉBATS HORS CONTEXTE !

https://emedia.sn Le top départ des plénières du marathon budgétaire, marqué hier par l’examen du budget des institutions, a été l’objet de débats de faible niveau entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition. En lieu et place des débats de hautes factures pouvant amorcer un nouveau tournant dans la gestion des deniers publics, ce sont plutôt des prises de parole hors contexte qui ont animé hier l’hémicycle dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2023. Convoqués pour se pencher sur le budget des institutions, entre autres la Présidence, l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), la Primature, le Conseil constitutionnel, les nouveaux députés (du pouvoir comme de l’opposition) ont finalement glissé sur le terrain politique. Député-maire de Guédiawaye, Ahmed Aïdara est le premier à donner le ton des l’entame de la séance. « Sur quoi on veut être édifié ? C’est les royalties ainsi que la véritable part de l’Etat dans les contrats pétroliers, une fois que débutera la production de nos ressources gazières. On a mentionné cette question en commission. Mais au final, rien de tout cela ne figure sur le rapport de la commission de finances. En plus, nous savons tous que c’est ça qui est à l’origine de votre volonté de briguer une troisième candidature », a t- il crié. Au comble des vociférations, est venu se pointer sur la tribune son camarade, Salim Daffé, député de Yewwi askan wi. Et à en croire ce dernier, le texte relatif au projet de loi de finances soumis à l’appréciation des parlementaires est loin d’être « exhaustif ». S’adressant au rapporteur général, il a martelé avoir interpellé, lors des travaux de commission, le Garde des Sceaux sur l’invalidité d’une troisième candidature de Macky Sall. « Le ministre de la Justice m’avait rétorqué qu’à l’époque, le Conseil constitutionnel lui-même avait rejeté l’insertion d’une disposition transitoire dans l’article qui stipule que ‘’nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Et aujourd’hui, dans ce rapport, je ne vois nulle part cette question que j’avais posée au ministre », s’est-il indigné. Pour sa part, Ahmed Bengelloune de Benno bokk yaakaar a félicité le Président Macky Sall à propos de la dernière note de satisfaction que le Fmi a récemment livré sur l’économie sénégalaise. Toujours dans ce climat de confusion qui a régné à l’Assemblée nationale, ce sera au tour d’un député de la coalition au pouvoir de franchir le rubicond en apostrophant le camp de l’opposition, l’injure à la bouche, une fois à la tribune. Installant ainsi un bref chaos qui a débouché sur des empoignades entre parlementaires. Falilou MBALLO

EXAMEN DU PROJET DE BUDGET DU MINISTERE DE L’URBANISME : Les «nombreux postes» de responsabilité de Abdoulaye Sow s’invitent au débat

https://www.jotaay.net Alors que le débat sur le cumul de mandat fait rage dans le Pastef, Guy Marius Sagna àréussi hier à déplacer le curseur sur Abdoulaye Saydou Sow, le temps d’une séance plénière. Undébat sur ses nombreuxpostes de responsabilité s’est vite posé. Maire de Kaffrine, ministre de l’Urbanisme et vice-président de la Fédération sénégalaise de football, trois postes occupées par une seule personne  : Abdoulaye Saydou Sow. Guy Marius Sagna et Cheikh Thioro Mbacké estiment que c’est trop prenant.

Guy Marius Sagna : «j’ai compté 6 postes de responsabilité rien que pour vous»

Guy Marius Sagna a le don de cristalliser toutes les attentions autour de sa personne. Étant parmi les premiers intervenants lors de l’examen du budget du ministère de l’Urbanisme, le député activiste a relevé les nombreuses fonctions occupées par Abdoulaye Sow. «Ne le prenez pas mal, mais je crois que vous en avez un peu trop. J’ai compté 6 postes de responsabilité que vous occupez actuellement, alors que votre travail de ministre devrait vous prendre tout votre temps. Vous avez été programmé aujourd’hui parce que vous devez vous rendre au Qatar, ce qui n’est pas une priorité, selon moi», a-t-il fait noter. Guy pense que Abdoulaye Sow aurait pu laisser la vice-présidence de la Fédération sénégalaise de Football à quelqu’un d’autre. Le député de Yewwi de dénoncer ensuite ce qu’il appelle la «kaffrinisation» du ministère de l’Urbanisme.«Vous ne vous cachez même pas. Vous vous servez de nos ressources pour caser votreclientèle politique, c’est indécent», dit-il.

Cheikh Thioro Mbacké : «Guy a raison, vous avez beaucoup trop de responsabilités»

Le député de Touba a d’abordfélicité le ministre de l’Urbanisme pour le travail abattu surtout par l’Ucg qui mérite, selon lui, une hausse des fonds qu’on lui a alloués. Même si Cheikh Thioro Mbacké ne nie pas le pragmatisme du ministère de l’Urbanisme dans l’exécution de ses programmes, il voudrait qu’Abdoulaye Saydou Sow se consacre davantageà son ministère. «Guy Marius Sagna a raison, vous avez beaucoup trop de responsabilités. Déjà que vous êtes maire de Kaffrine, ministre de l’Urbanisme, je pense que la vice-présidence de laFédération de football devrait revenir à quelqu’un d’autre».

Malick Fall  : «gardez votre poste à la Fédération, on ne sait jamais ce qui peut se passer les mercredis soirs»

Le maire de Diourbel n’a pas approuvé la position de Guy Marius Sagna concernant le cumul de fonctions de Abdoulaye Sow. Pour lui, tant que son travail n’en souffre pas, il peut continuer à s’activer dans le domaine du sport. «Je ne vois pas pourquoi vous devriez quitter cotre passion pour vous consacrer exclusivement à un ministère ; ce sont les résultats qui comptent et vous en faites suffisamment», dit-il avant de lancer à Abdoulaye Sow  : «gardez votre poste à la fédération on ne sait jamais ce qui peut se passer les mercredis soirs ».

Abdou Mbacké Dolly  : «la seule tache noire avec vous, c’est le fait dedéfendre la 3e candidature deMacky»

Embouchant la même trompette, Abdou Mbacké Dolly signe un RAS pour celui qu’il dit considérer comme son petit-frère et son ami. « Je ne vais pas me dédire, vous êtes un bon ministre. Nous nous sommes connus dans le Pds et vous êtes resté cette personne correcte et compétente», a-t-il soutenu. Abdou Mbacké Dolly estime lui aussi que les nombreux postes de responsabilité de Abdoulaye Sow dont on parle ne posent aucunement problème puisque ce sont les résultats qui comptent. Vous avez le droit d’aimer le sport et de vous investir pour. «A mon niveau, je pense que ce n’est pas le vrai débat», affirme-t-il. Et sur un ton taquin, Abdou Mbacké Dolly souligne que la seule tache noire avec Abdoulaye Sow, c’est le fait qu’il défende la 3e candidature du Président Macky Sall.

Farba Ngom  : «si les députés connaissaient votre patriotisme…»

Avant de témoignerson soutien à Abdoulaye Saydou Sow, Farba Ngom s’est d’abord attaqué à ses collègues de l’opposition «Monsieur le Président légitime, 83 députés ont voté pour vous. Je crois que certains doivent être cohérents dans leurs actes, si vous refusez de prononcer le nom du président et de vous conformer aux règles de bienséance pour l’accueillir, vous devez aussi être conséquents et refuser de répondre à ses convocations», a-t-il fulminé d’emblée. Se tournant vers le ministre de l’Urbanisme, il dit assumer entièrement son amitié avec celui-ci. «Je suis fier de vous parce que vous êtes un travailleur», dit-il, avant de poursuivre  : «lorsqu’il a été nommé ministre alors qu’il était Directeur du Coud, les étudiants avaient manifesté pour s’opposer à son départ. C’est parce que vous faites correctement votre travail, vous êtes au service du peuple. Si les députés connaissaient votre patriotisme, ils voteraient votre budget sans débat ou allaient se garder de déposer des doléances ou s’attarder sur les détails de vos postes de responsabilité». A l’en croire, ccertains ont évoqué dans leurs interventions le foncier, « Ousmane Sweet, je le rebaptise ainsi, le titre foncier 4407 près de l’aéroport, sait ce que je dis». Pour lui,on ne peut pas se construire autour du mensonge.Ndeye Khady DIOUF

Cumul de fonctions : la réponse salée de Abdoulaye Saydou Sow au député Guy Marius Sagna 

https://actusen.sn Attaque pour attaque. Le député Guy Marius Sagna aurait tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant d’accabler le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’hygiène publique sur le cumul de fonctions. En effet, l’activiste qui a tenu ces propos, ce vendredi à l’Assemblée nationale, a en effet reçu une réponse à la hauteur de son attaque. Et c’est Abdoulaye Saydou Sow qui a profité de son temps de parole pour descendre en flamme le parlementaire de la coalition Yewwi Askan Wi. «Honorable député, Guy Marius Sagna, il faut que vous nous respectiez. Je n’ai pas cumulé de mandats. Vous faites de la confusion. Je suis ministre de la République par la confiance du président de la République, Macky Sall. Personne n’y peut rien. Les populations de Kaffrine ont souverainement décidé de mettre à leur conseil municipal», a répliqué  le vice-président de la Fédération sénégalaise de football. «Si vous respectez les lois et règlements de ce pays, vous devez respecter cette volonté des Kaffrinois de me mettre à la tête de leur commune. Moi je respecte la volonté des Ziguinchorois de vous conduire à l’Assemblée nationale donc il faut que vous respectiez les Kaffrinois qui ont voté pour moi», a t-il répliqué. «Je suis ministre de la République et maire de Kaffrine. J’ai renoncé à tout salaire et de carburant et aucun de mes déplacements n’est payé par la mairie. Le cabinet du maire de Kaffrine a 0F de carburant. Je ne suis pas quelqu’un qui a renoncé à des salaires et qui paye des billets d’avion par la mairie de sa commune. Il faut qu’on soit clair. Je respecte votre position», ajoute-t-il. Refusant de s’en arrêter par-là, Abdoulaye Saydou Sow lance cette pique à Guy Marius Sagna : «il faut qu’on respecte ma position. Lorsque je termine les activités, je suis libre d’aimer le football comme vous aimez votre Frapp. Donc respecter votre Frapp et laisser moi avec ma Fédération». Aussi, ajoute Abdoulaye Sow, «A la Fédération, je ne reçois ni perdium, ni indemnités, ni quoi que ce soit. Je le fais parce que tout simplement j’aime ce pays et j’aime ma passion. J’aurais été mal à l’aise si aujourd’hui par l’une de ces activités, un de mes chantiers ne soit pas terminé. À la mairie de Kaffrine, vous verrez que je ne suis pas loin d’être un des meilleurs maires de ce pays».

EXPULSION DE YANCOBA DIATTARA DE L’HOTEL DES LIONS : La vérité des faits https://www.enqueteplus.com Y’a-t-Il de l’eau dans le gaz dans les relations entre le nouveau ministre des Sport et certains fédéraux ? En tout cas, les informations recueillies, après les révélations selon Yankhoba Diattara, s’est fait virer de l’Hôtel Handball Association Complex de Doha qui accueille les Lions de la Téranga à Doha, renforcent l’idée selon laquelle, le tout nouveau patron du sport sénégalais dérange certains. En effet, des sources généralement bien informées soulignent que cette information parue dans la presse, hier, est ‘’farfelue’’ et dénuée de tout fondement. Dans la mesure où, c’est le ministre lui-même qui a décidé d’aller loger ailleurs, malgré le fait qu’une chambre et un bureau lui aient été alloués, par l’organisation du mondial. Ainsi, dit-on, il ne loge pas dans l’hôtel des Lions, mais, y occupe le bureau qui lui a été attribué et qui lui permet de travailler et de recevoir ses collaborateurs, les membres de l’encadrement des Lions et les autres. Ainsi, pour connaître les soubassements de cette affaire, dit-on, il faut suivre la piste des intérêts financiers stratégiques. Nous y reviendrons.

Pour une présidentielle apaisée et transparente en 2024 : ce que Alioune Tine a conseillé à Macky Sall

https://actusen.sn En tant observateur et lanceur d’alerte, le fondateur d’Afrika Jomm center continue d’attirer l’attention du président sur la nécessité de poser de jalons forts pour pour calmer le climat politique en ébullition. Pour Aliou Tine il est temps que le chef de l’État prend en comptes ses conseils. A travers un post sur son compte Twitter, le défenseur des droits de l’homme invite Macky Sall à convoquer la classe politique sénégalaise pour une transition négociée. «Il est temps que le Président Macky Sall prête attention à mes conseils et rencontre tous les leaders de Yewwi, Wallu, Aar Sénégal et les indépendants de l’Assemblée nationale pour examiner les possibilités d’une transition négociée et inclusive pour une présidentielle apaisée et transparente en 2024», a indiqué le fondateur de Afrikajom Center sur twitter.

Barth et l’ambition de rendre les Dakarois ponctuels

https://actunet.net La ponctualité n’est pas le fort des Sénégalais. Et Barthélémy Dias est décidé à prendre à bras le corps ce problème en tentant de faire arriver les Dakarois à l’heure.Ainsi dans dans le cadre de la modernisation et de l’aménagement de l’agglomération, le maire de la Capitale a initié le programme « Dakar à l’heure » qui consiste à « installer des horloges urbaines dans certains ronds-points et axes stratégiques de la ville dans le but d’améliorer la culture de la gestion du temps des agents économiques ». Ce projet (farfelu ?) a amusé Ousseynou Nar Gueye, éditorialiste sénégalais, fondateur du site Sentract.sn dans une chronique sur Jeune Afrique : “Kézaco ? À l’heure et à l’ère où l’horloge parlante de Paris a cessé il y a quelques mois de fonctionner – faute d’usagers qui y appelaient –, Dias fils veut donc installer des Big Ben partout dans la capitale sénégalaise ? Seront-ce des horloges mécaniques ou numériques ? Tant qu’à faire, peut-être l’imposant Monument de la Renaissance africaine, qui surplombe Dakar depuis son plus haut sommet que sont les Mamelles, devrait-il en accueillir une qui serait vue de partout dans la ville ?”

Massification l’AFP : Moustapha Niasse offre 50.000 cartes de membre aux nouveaux adhérents…

https://www.dakaractu.com À l’occasion des causeries du mois de l’AFP, qui ont débuté ce samedi 19 novembre 2022 au siège du parti à Sacré-Cœur, le secrétaire général du parti Moustapha Niasse relance l’animation et la massification du parti tout en promettant de mettre gratuitement sur la table, un lot de 50.000 cartes de membre destinées aux nouveaux militants qui veulent adhérer au parti. Selon lui, si on vend la carte à 100 f ou 300f, il se pourrait qu’un militant de l’AFP veuille adhérer mais sans pour autant avoir les moyens d’acheter une carte, c’est pourquoi : « j’ai décidé de mettre sur la table un lot de 50 000 cartes à destination des militants, qu’on va distribuer gratuitement, sans intérêt ni clanisme… », a-t-il déclaré. Il conclura en précisant que « la distribution de ces cartes offertes se fera par commission et le détenteur de la carte sera un vrai militant ou militante de l’AFP, et son nom et le numéro de sa carte d’électeur seront répertoriés dans nos registre

Causerie du mois de l’AFP : Moustapha Niasse relance le dialogue et appelle à l’union des cœurs…

https://www.dakaractu.com À la veille des 23 ans de l’AFP, son secrétaire général, Moustapha Niasse, a présidé ce samedi 19 novembre 2022, le premier numéro des causeries du mois. Une initiative du parti pour faire l’évaluation du parti et donner le coup d’envoi de la relance, de l’animation et de la massification du parti, sous le thème : L’Afp sur l’échiquier politique national : ancrage idéologique, intelligence des situations et prospective. « Je suis heureux que cette importante manifestation soit dédiée aux femmes et aux jeunes, qui sont venus massivement à ce carrefour d’échanges, de collecte de l’information, et de la formation. Je salue votre engagement, votre fidélité à nos idéaux communs et votre détermination à fructifier le patrimoine que nous avons acquis ensemble, pendant vingt-trois années de combat pour notre pays et pour nos populations… », a déclaré Moustapha Niasse, le SG de l’AFP. Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale, dans un contexte où les tensions notées sur la scène internationale rejaillissent sur le continent africain et tout particulièrement sur notre sous-région, l’AFP a le devoir de jouer sa partition, dans la gestion des enjeux capitaux que sont le développement, la stabilité, la cohésion et la sécurité de notre pays. Patiemment, ils ont défini une vision et élaboré une méthode pour participer aux compétitions électorales, en contribuant à l’approfondissement de la démocratie si chère à notre jeune nation et à la construction d’un Sénégal à l’orée de l’économie pétrolière et gazière… Il terminera par affirmer que depuis le 16 juin 1999 jusqu’à ce jour, 19 novembre 2022, le parti a veillé sur la pérennisation de ce socle fondateur, qui est à la fois sa boussole et l’essentiel de son identité. La liberté d’expression au sein des différentes échelles d’animation et de ses structures, de la cellule à la coordination régionale, la prise de décision démocratique au sein du parti…

Aliou, ton masque est déjà tombé ! Par Ibrahima Baba SALL*

Au Sénégal, certains poltrons n’osant pas affirmer leur appartenance politique, se réfugient le plus simplement du monde dans des organisations de droit de l’homme ou dans la société civile. La société civile digne de ce nom est un catalyseur dans la vie publique, un pont qui doit relier les hommes et le monde de la politique. Ce n’est malheureusement pas le cas dans notre pays où des politiciens de dernier acabit de la trempe de Aliou Tine essaient de tromper le peuple en cherchant à se cagouler avec le masque d’observateur ou de lanceur d’alerte. Mais ils ne parviendront pas à leur fin et cela saute aux yeux. Comment quelqu’un qui n’est pas à équidistance des partis politiques peut-il jouer la médiation entre les acteurs politiques ? Aliou vous avez déjà et manifestement pris position. En effet, vous avez fait une interprétation tendancieuse de la Constitution en parlant hâtivement de « calmer le climat politique en ébullition » ou de « transition négociée et inclusive pour une présidentielle apaisée et transparente en 2024». Vous avez exclu d’office le Président Macky Sall à qui vous demandez de « donner une réponse claire aux crises politiques et aux crises de l’État de droit, en disant qu’il ne sera pas candidat en 2024″. Sur quoi vous fondez-vous pour dire de telles sottises ? Le pays est loin d’être en ébullition et le Président Macky SALL n’a nullement besoin de dialoguer avec les leaders de Yewwi Askan Wi pour soi-disant apaiser un climat politique qui est tout à fait stable. Qu’est-ce qui doit obliger le Président Macky SALL à déclarer sa candidature ou pire à dire qu’il ne sera pas candidat en 2024 ? Sur quel article de la Constitution vous fondez-vous pour dire que le Président Macky SALL ne peut pas être candidat en 2024 ? N’est-ce pas vous qui avez, en 2012, on se demande encore sur quelle base, demandé qu’on accorde au Président Abdoulaye Wade une transition de deux ans ? Décidément, vous êtes un magicien qui agit sans foi ni loi ! L’article 27 de notre Charte fondamentale est on ne peut plus claire sur la question. » La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. » Cette Constitution a été adoptée par le Référendum de 2016 qui avait vu une majorité écrasante des Sénégalais voter oui. Le Conseil Constitutionnel qui, dans sa Décision n°1/C/2016 du 12 février 2016, avait répondu à la saisine du Président Macky SALL sur la possibilité de la réduction du mandat que : « le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle » ; en conséquence, avait-il ajouté dans son argumentaire que : « la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président ne peut pas s’appliquer au mandat en cours. » Le peuple, par voie référendaire, a donc balisé un second mandat de cinq ans au Président Macky Sallet le Conseil Constitutionnel a conforté le peuple dans ce choix. Le moment venu, le Président Macky SALL répondra favorablement à l’appel du peuple pour qui le second mandat est une demande sociale voire une exigence. En effet, il sait que le Président Macky SALL est une chance pour le Sénégal et pour l’Afrique et il préfère continuer avec lui plutôt que de remettre son destin entre les mains d’aventuriers qui ne sont même pas capables de gouverner une commune. La stabilité du pays est dans le rétablissement de la vérité que vous, qui prétendez être des observateurs ou des lanceurs d’alerte », devez faire à l’endroit du peuple que vous ne pouvez, heureusement, pas tromper. En attendant Aliou et compagnie, l’Etat, garant de la stabilité des institutions et de la paix sociale de notre pays, veille au grain pour que force reste à la loi.A bon entendeur, salut !* Député Maire de Bakel .

Sidy Mohamed Mbaye, témoin dans l’affaire Adji Sarr, auditionné hier par le Doyen des juges

https://www.jotaay.net L’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr avance à grands pas. Le Doyen des juges est à fond dans le dossier. Selon nos radars, Maham Diallo a entendu Sidy Mohamed Mbaye, l’ami de Adji Sarr. Mais il nous revient que l’audition n’a pas tiré en longueur. Sidy Mohamed Mbaye est rentré quelques minutes après avoir été reçu. Qu’est-ce que le Doyen des juges lui voulait ? Notre langue au chat. Même si…Même si… A la semaine prochaine chers lecteurs.

Opération de sécurisation mixte police-gendarmerie : 143 individus interpellés dans les régions de Thiès et de Diourbel

https://www.seneweb.com Suite à quelques actes de banditisme perpétrés de  Zac-Mbao, au  Pôle urbain de Diamniadio ou encore à Rufisque, les autorités sécuritaires ont sorti la grosse artillerie pour assurer la protection des personnes et de leurs biens C’était à l’occasion d’une opération coup-de-poing mixte opérée dans la nuit  du vendredi au samedi au niveau des régions de Dakar, de Diourbel et de Thiès. Ainsi la gendarmerie et la police ont mutualisé leurs forces pour ratisser large dans ces trois localités. Le ministre de l’intérieur Antoine Félix Diome est allé au front, hier nuir, en compagnie du Lieutenant-Colonel Abdou Mbengue, commandant de la Légion Ouest de la gendarmerie nationale, du Commissaire Divisionnaire Ibrahima Diop, Directeur de la Sécurité Publique ( Dsp), du commissaire El Hadji Cheikh Dramé, chef du commissariat central de Dakar, entre autres autorités sécuritaires. Ainsi le premier flic du pays a parcouru les coins et les recoins de la capitale sénégalaise pour constater de visu l’impressionnant dispositif sécuritaire déployé au niveau des quartiers chauds de Dakar.

L’énorme coup de filet de la gendarmerie et la police dans les régions de Thiès et Diourbel

Dans le cadre de la lutte contre la délinquance et le grand banditisme, la police et la gendarmerie ont réussi à perturber la quiétude des délinquants dans les régions de Thiès et Diourbel. Selon les informations exclusives de Seneweb, les forces de défense et de sécurité ont interpellé 143 personnes pour diverses infractions. Dans la nuit du vendredi au samedi, les pandores et les limiers de ces deux régions ont contrôlé 279 individus, interpellé143 dont 104 pour vérification d’identité, 03 pour vol, 02 pour détention et usage de chanvre indien, 28 pour prostitution, entre autres.

41 véhicules et 29 motos immobilisés

Au cours de cette opération coup-de-poing mixte, les éléments engagés ont contrôlé 365 véhicules dont 41 immobilisés. Selon des sources de Seneweb, 29 motos ont été immobilisées pour défaut de présentation de pièces Pour rappel, la police et la gendarmerie ont déroulé cette opération sur l’étendue des régions de Thiès et de  Diourbel.

A Doha, Macky Sall a remis le drapeau national aux Lions

Doha (Qatar), 20 nov (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall a remis dimanche en milieu de matinée à Doha (Qatar) le drapeau national aux Lions qui entrent en lice lundi à la Coupe du monde 2022, a constaté l’envoyé spécial de l’APS. Arrivé en début de matinée à Doha en provenance de Djerba(Tunisie), le président Sall s’est déplacé jusqu’au camp de base du Sénégal (Duhail handball sports hall) avec son épouse Marième Faye Sall pour remettre le drapeau aux Lions. Il a été accueilli sur place par le ministre des Sports, Yankhoba Diattara et des membres de la Fédération sénégalaise de football. Le Sénégal débute la Coupe du monde lundi à partir de 16 heures  contre les Pays-Bas au stade Al Thumama de Doha.BHC/AKS

Forfait de Mané, objectif…Le message poignant de Macky Sall à l’endroit des Lions

iGFM (DOHA) Le président Macky Sall a envoyé un message poignant aux Lions du Sénégal, ce dimanche, à l’occasion de la cérémonie de remise du drapeau national, à la veille de leur premier match de Coupe du monde.

Pr Abdoulaye Sakho : «CE QU’IL FAUT POUR RÉSOUDRE L’ÉQUATION DE L’ABSENCE DE MANÉ »

https://emedia.sn L’international sénégalais, Sadio Mané, ne jouera pas la Coupe du monde Qatar 2022. Blessé en club, il a subi une opération avec succès qui l’écarte des terrains pour au moins trois mois. Lors de l’émission Jury du Dimanche, Mamoudou Ibra Kane a demandé à son invité, le Pr Abdoulaye Sakho, agrégé de Droit privé, directeur fondateur du Master du droit de la régulation et du Master du droit du sport, comment le coach devrait-il résoudre l’équation de l’absence de Mané ? Pour répondre à cette interrogation, le co-auteur du livre « Gestion du football sénégalais  : 11 éléments pour comprendre » précise qu’au plan tactique, il n’est pas fort en question d’entraîneur mais, dit-il, au plan du discours, « le connaissant, je sais qu’Aliou Cissé va faire face. Il a décidé de ne pas remplacer Sadio parce que, peut-être, il est en train de dire que je vais m’appuyer sur ce garçon-là pour être aussi un relais. Parce que la posture actuelle, la situation actuelle de Sadio dans cette équipe nationale est en train d’en faire un dirigeant futur. Et peut-être qu’ils ont déjà commencé à l’habituer à cette posture-là ». Par ailleurs, le Pr Abdoulaye Sakho, n’exclut pas de voir Sadio Mané faire le déplacement au Qatar. « Il est en convalescence et il peut faire le déplacement. Il ne faut pas exclure qu’il se déplace au Qatar ou alors qu’il fasse, avec aujourd’hui les moyens de communication, des zooms avec ses coéquipiers. En tout cas, le discours de Sadio est attendu », a-t-il déclaré sur les ondes de la 90.3 iRadio. Avant de poursuivre  : « je crois qu’en dehors de Sadio il n’y a pas d’autres individualités qui se dégagent. Et c’est ça la force de notre équipe. Sur son maintien dans la liste, je ne suis pas sûr que ce sont des préoccupations financières qui font qu’il n’a pas été remplacé. On peut dire qu’il a envie d’avoir le titre si on est sacré champion ». Cheikh Moussa SARR, Abdoulaye SYLLA (Photo)

Pr Abdoulaye Sakho  : «IL Y’A LA POSSIBILITÉ DE FAIRE QUELQUE CHOSE MÊME SI SADIO N’EST PAS LÀ»

https://emedia.sn Dans quelques heures, le monde entier va vibrer au rythme de la Coupe du monde Qatar 2022. Notre pays, le Sénégal également qualifié pour ce mondial, fera son entrée en lice demain lundi face à la Hollande sans son meilleur joueur, Sadio Mané. Ainsi, Mamoudou Ibra Kane a reçu dans le Jury du Dimanche, le Pr Abdoulaye Sakho, agrégé de Droit privé, directeur fondateur du Master du droit de la régulation et du Master du droit du sport. Interrogé sur la blessure du numéro 10 des lions, le co-auteur du livre « Gestion du football sénégalais  : 11 éléments pour comprendre » renseigne que nous sénégalais nous sommes tristes actuellement. « Tristes d’abord pour le garçon parce qu’on sait, peut-être, que ça aurait dû être son mondial. Parce que Sadio s’était préparé pour ce mondial. Peut-être qu’il aura la chance de refaire un autre mondial. Je le lui souhaite vivement parce qu’il le mérite. Il a 30 ans et on espère que cette blessure sera bientôt un vilain souvenir », a-t-il soutenu.

« On a rien à envier à la Hollande »

Ceci dit, l’invité du JDD sur la 90.3 iRadio, rappelle cette citation qui dit  : « un seul être vous manque et c’est le désert ». C’est pour dire que notre équipe est très dépendante de Sadio Mané. « Il nous manquera énormément mais, nous sommes dans une compétition. Et on est une équipe », souligne le Pr Abdoulaye Sakho. Il faut dire que les lions du Sénégal affronteront les Pays Bas pour leur premier match. Selon l’invité du JDD, les ouvertures nous réussissent. Et, il rêve de voir les lions faire à nouveau un bon match. « Parce que, dit-il, le Sénégal a dépassé le stade des exploits. « On est dans une situation où on joue d’égal à égal avec les grandes nations de football. Côté équipe, on n’a rien à envier à la Hollande. Ils jouent dans les mêmes clubs. Nous sommes champions d’Afrique et nous sommes le Sénégal. Donc, je crois qu’il y’a la possibilité de faire quelque chose même si Sadio n’est pas là », pense-t-il.

« CE QUE DEVAIT FAIRE LE CNRA POUR TROUVER UNE SOLUTION » (PR SAKHO)

https://emedia.sn Le coup d’envoi de la coupe du monde Qatar 2022 sera donné dans quelques heures. Pendant ce temps, le match entre le Groupe Emedia et New World concernant les droits de transmission de la Coupe du Monde Qatar 2022 attribués à la RTS qui, on le rappelle, avait perdu l’appel d’offre face à Emedia suit son cours. Invité du Jury du Dimanche, le Pr Abdoulaye Sakho, agrégé de Droit privé, directeur fondateur du Master du droit de la régulation et du Master du droit du sport, a été interpellé sur les droits de retransmission de la coupe du monde. Sa réponse  : « les droits télés pour les comprendre il faut une approche économique et une approche juridique. L’économie, c’est que c’est un marché. Un marché dans lequel on va puiser pour trouver des produits. Les produits qu’on va trouver ce sont les droits sur les productions indépendantes et les droits télés. Ce qui nous intéresse, ce sont les droits télés. Et les droits télés, ils s’expriment sur un marché dans lequel il y’a l’offre et la demande ».

Il poursuit  : « la caractérisation est que pour celui qui offre il est sûr de gagner. Il ne perdra jamais.

Emedia a saisi la commission de la concurrence de l’Uemoa. je ne suis pas au tribunal pour dire qui a raison ou qui a tort. Mais, je crois qu’aujourd’hui d’après ce que j’ai vu, la commission de l’Uemoa déclare recevable l’action qui a été intentée par le groupe Emedia contre l’attribution à la Rts. Ça veut dire que c’est digne d’intérêt malgré tout ». Interrogé sur la position de la Fifa par rapport à ce qui se passe, le Pr Abdoulaye Sakho indique que la Fifa veut que le maximum de personnes regardent les matchs. « La Fifa a déjà cédé à un intermédiaire. Quand vous cédez vous avez donné à quelqu’un. Par contre le problème il est pendant actuellement devant la justice communautaire. Donc, on reste à l’état et on diffuse. Toutefois, ce serait intéressant que le Cnra appelle les gens autour d’une table pour trouver une solution », préconise-t-il. Cheikh Moussa SARR

Les Lions reçoivent une visite d’encouragement du patron de la CAF

(APS) – Le président de la Confédération africaine de football(CAF), le sud-africain Patrice Motsepe, a rendu une visite aux Lions du Sénégal, à la veille de leur entrée en lice dans la Coupe du monde 2022 organisée par le Qatar, a constaté l’envoyé spécial de l’APS. Accompagné de ses collaborateurs, le patron de la CAF s’est rendu au Duail handball sports hall de Doha ou se préparent les Lions du Sénégal. Patrice Motsepe a ainsi encouragé les champions d’Afrique avant leur premier match, en louant le talent des Lions.

Ismail Jakobs out, Aliou Cissé fait appel à un renfort…

https://www.jotaay.net C’est une situation dans laquelle personne ne s’attendait. Le latéral gauche de l’AS Monaco, Ismail Jakobs ne pourra  pas jouer le premier match du Sénégal contre les Pays-Bas en raison de problèmes administratifs. En effet, sa demande de changement de nationalité sportive n’a pas encore été approuvée par la FIFA. Alors que l’espoir était encore permis de le voir arborer le maillot des lions pour le deuxième match contre le Qatar, un nouveau revirement de situation a eu lieu. Le sélectionneur national aurait choisi de remplacer Ismail Jakobs par le défenseur d’Anderlecht Moussa Ndiaye. Le footballeur âgé de 20 ans va donc connaître sa première grande expérience internationale. Lui qui confiait à Seneweb son rêve de porter le maillot des lions dans une grande compétition.

Qatar 2022 : Aliou Cissé confirme la sélection de Moussa Ndiaye

Doha (Qatar), 20 nov (APS) – Le sélectionneur des Lions du Sénégal, Aliou Cissé, a confirmé, dimanche, la convocation du défenseur Moussa Ndiaye en remplacement d’Ismaila Jakobs confronté à des problèmes administratifs. Lions du Sénégal démarrent la Coupe du monde lundi en rencontrant au stade Al Thumama à partir de 16 heures l’équipe des Pays-Bas. S’exprimant en conférence Aliou Cissé a expliqué que le latéral gauche de Monaco (élite française) avait ‘’quelques soucis administratifs’’, la FIFA considérant que l’ancien pensionnaire des sélections de petites catégories d’Allemagne était inéligible pour la sélection sénégalaise. Le défenseur du RSC Anderlecht (élite belge) Moussa Ndiaye a été appelé samedi pour rejoindre le groupe. C’est un  » joueur très  promoteur », a commenté Cissé. Ancien pensionnaire d’Aspire, Moussa Ndiaye est passé par l’équipe B du Barcelone (élite espagnole) avant de rejoindre la Belgique. Il a été membre des équipes de petites catégories du Sénégal.BHC/AKS

Kalidou Koulibay :  » Les Lions vont jouer pour faire honneur  à Sadio Mane ‘

Le capitaine de l’équipe nationale de football du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a réaffirmé dimanche l’engagement des Lions à honorer Sadio Mané par une bonne participation à la Coupe du monde qui s’ouvre le même jour au Qatar.  »Permettez-moi d’avoir une pensée pour notre maestro, notre leader technique, notre frère d’arme Sadio Mane. Absent de cette cérémonie, en raison d’une blessure. Nianthio, tu nous manques, soit rassuré nous jouerons pour te faire honneur », a dit Koulibaly lors de la cérémonie de réception du drapeau national des mains du président Macky Sall. Le capitaine des Lions du Sénégal a également fait part de la détermination de ses coéquipiers à défendre valeureusement les couleurs nationales ‘’comme Sadio Mané sait le faire’’.  » Nous porterons haut le flambeau de notre nation et du continent. Nous jouerons pour aller le plus loin possible dans cette compétition pour la nation. Nous allons faire honneur aux peuples africains », a promis le défenseur des Lions devant le chef de l’Etat.BHC/AKS