Revue de presse du Jeudi 30 Juillet 2020

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La ZLECAf mérite les efforts des États africains

https://magazinedelafrique.com La Banque mondiale considère qu’une Zone de libre-échange continentale aura des effets bénéfiques pour l’Afrique. Pas tant par elle-même que par ce qu’elle induit en matière de réformes économiques, gains de productivité, et meilleures gouvernances.
La Banque mondiale publie un volumineux rapport vantant les mérites de l’attendue ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine). Laquelle représente « une véritable occasion » de stimuler la croissance, de réduire la pauvreté et d’élargir l’inclusion économique sur le continent.
« La Zone a la capacité d’accroître les possibilités d’emploi et les revenus, ce qui contribue à élargir les perspectives de tous les Africains », résume Albert Zeufack, économiste en chef de la BM pour l’Afrique. Qui reprend les conclusions principales du rapport  : « La Zlecaf devrait permettre de sortir de la pauvreté modérée environ 68 millions de personnes et de rendre les pays africains plus compétitifs.

« La création d’un marché unique à l’échelle du continent pour les biens et les services, les affaires et les investissements restructurera les économies africaines. La ZLECAf montrerait au monde que le continent est en train de devenir un chef de file de la promotion du commerce mondial. »

« Néanmoins, reconnaît l’économiste, la réussite de sa mise en œuvre sera primordiale. « Il conviendra notamment de suivre attentivement ses effets sur tous les travailleurs – femmes et hommes, qualifiés et non qualifiés –, dans tous les pays et secteurs afin de garantir que l’accord porte pleinement ses fruits. »
Selon les calculs de la BM, la Zone permettrait, toutes choses égales par ailleurs, d’augmenter les revenus de l’Afrique de 450 milliards de dollars d’ici à 2035 (soit une progression de 7 %) tout en ajoutant 76 milliards $ aux revenus du reste du monde.
Les exportations africaines pourraient augmenter de 560 milliards $, essentiellement dans le secteur manufacturier. Bien menée, la ZLECAf favoriserait une progression salariale plus importante pour les femmes (+10,5 %) que pour les hommes (+9,9 %). Et plus importante pour le salaire des travailleurs non qualifiés (+10,3%) que des travailleurs qualifiés (+9,8%).
L’extrême pauvreté diminuerait partout en Afrique, notamment dans les régions où les taux de pauvreté sont élevés aujourd’hui. L’Afrique de l’Ouest en particulier  : la BM calcule que 12 millions de personnes sortiraient de l’extrême pauvreté, plus d’un tiers du total de l’Afrique.
La baisse serait de 9,3 millions en Afrique centrale, de 4,8 millions en Afrique de l’Est et de 3,9 millions en Afrique australe. Par exemple, en Guinée-Bissau, le taux de pauvreté passerait de 37,9 % à 27,7 % ; au Mali, le taux passerait de 14,4 % à 6,8 % ; au Togo, de 24,1 % à 16,9 %.

Réduction des coûts

Sur les 450 milliards de dollars de revenus supplémentaires générés par la ZLECAf, 292 milliards proviendraient du renforcement des mesures de facilitation des échanges. Elles visent à lever les freins bureaucratiques et à simplifier les procédures douanières.
Ainsi, la libéralisation des tarifs douaniers constituerait-elle une étape importante. Toutefois, elle n’augmenterait les revenus que de 0,2%, si elle n’était pas accompagnée d’autres mesures facilitant les échanges. Il faudra, recommande la BM, réduire les formalités administratives, simplifier les procédures douanières et favoriser l’intégration des entreprises africaines dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Les économistes ne cachent pas que ces améliorations « nécessiteront des efforts importants » de la part des pays qui devront atténuer les contraintes douanières qui pèsent sur les entreprises et les commerçants.

Les économistes calculent que le temps de passage en douane pourrait diminuer de 32% au Nigeria, de 24% en RD Congo, de 18% au Cameroun, de 9% en Côte d’Ivoire, etc. Avec, en corollaire, une réduction des coûts induits de l’ordre de 10%. Pour des pays comme le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, le bénéfice serait bien moindre.
Autant qu’une étude prospective des bienfaits du libre-échange en Afrique, le rapport de la Banque mondiale se veut un guide du bon usage. Il précise ainsi que la création d’un marché continental exigera « une action volontariste pour réduire tous les coûts commerciaux ».
Il faudra adopter des lois et réglementations permettant aux marchandises, aux capitaux et aux informations de traverser librement les frontières. Les pays devront créer un environnement commercial compétitif à même de stimuler la productivité et l’investissement, et de promouvoir la compétitivité vis-à-vis de l’extérieur ainsi que les investissements étrangers. Ces dispositions amélioreront la productivité et l’innovation des entreprises africaines.
Certes, à court terme, l’application de la ZLECAf pourrait se traduire, dans « quelques secteurs », par des destructions d’emplois. Les gouvernements devront alors instaurer des filets de sécurité et des dispositifs de reconversion adaptés. D’ailleurs, les pouvoirs publics devront concevoir des politiques visant à mieux préparer leur main-d’œuvre à tirer parti des nouvelles opportunités.

Hausse des recettes des États, à terme

Dans un premier temps, l’impact de la ZLECAf sur les recettes fiscales sera faible pour la plupart des pays. Les revenus douaniers diminueraient de moins de 1,5% pour la plupart, à l’exception de la République du Congo (-3,4%) ou de la RD Congo (-2,1%).
Premièrement, les importations en provenance des pays africains représentent une petite part des recettes tarifaires pour la plupart des pays (moins de 10% en moyenne). Deuxièmement, la plupart des recettes tarifaires peuvent être protégées de la libéralisation par l’exclusion de certaines lignes.
À moyen terme, l’impact global sur les recettes tarifaires d’importation devrait être positif, dans le scénario de la ZLECAf, au niveau régional. Bien que les tarifs diminuent, l’augmentation du volume des importations conduit à une perception plus élevée des recettes tarifaires. Lesquelles augmenteraient de 3%, davantage si la croissance économique est meilleure qu’attendu.

Renforcer la résilience

La concrétisation du potentiel de la ZLECAf sera forcément retardée, du fait de la pandémie de Covid-19. Laquelle devrait entraîner jusqu’à 79 milliards $ de pertes de production en Afrique pour la seule année 2020. La Banque mondiale constate que le coronavirus a provoqué des perturbations majeures dans les échanges commerciaux sur le continent, notamment pour des biens essentiels tels que les fournitures médicales et les denrées alimentaires.
C’est pourquoi, en développant le commerce régional, en abaissant le coût des échanges et en rationalisant les procédures aux frontières, « la mise en œuvre effective de l’accord aidera les pays africains à renforcer leur résilience ». Son application favorisera les réformes de fond nécessaires pour stimuler la croissance à long terme.
« La création d’un marché unique à l’échelle du continent pour les biens et les services, les affaires et les investissements restructurera les économies africaines », considère Caroline Freund, directrice du pôle Commerce, investissement et compétitivité. « La mise en œuvre de la ZLECAf serait un grand pas en avant pour l’Afrique, en montrant au monde que le continent est en train de devenir un chef de file de la promotion du commerce mondial. »
Rapport complet (en anglais), sur  :  https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/34139
Par Kimberly Adams et Paule Fax

ANAMBE–185 ha de riz de contre saison dans les eaux : Un investissement de 200 millions perdu

https://www.lequotidien.sn Des épis et grains de riz de 135 parcelles, soit 185 ha, cultivées en contre saison dans le bassin de l’Anambé, sud du Sénégal, sont à terre, engloutis par les eaux de pluie. Faute de suffisamment de moissonneuses, les producteurs des secteurs 4 et 5 ont ainsi perdu plus de 200 millions de francs investis sur fonds propres lors de cette campagne. Ils s’interrogent sur leur avenir proche.
Le constat est amer : les producteurs de riz des secteurs 4 et 5 des terres aménagées de la vallée de l’Anambé, sud du pays, ont perdu un investissement de plus de 200 millions de francs Cfa consentis dans 135 parcelles pour la campagne de culture de contre saison qui vient de s’achever. Le préfet du département, Saïd Dia, a fait un tour dans la zone samedi dernier, pour en faire le constat. A l’issue de la tournée, il a dit : «Je suis venu constater ce qui m’a été déclaré. Les dégâts sont énormes. Ce sont des aléas. Nous avons connu une installation précoce des pluies. Ce n’est la faute de personne. Il faut mettre tout en œuvre pour encourager les producteurs à continuer. Nous ne promettons rien. Heureusement que j’ai trouvé là le directeur général de la Sodagri, très au fait de la situation.»
Le Dg de la Sodagri, Alpha Bocar Baldé, qui était de la partie, a apporté plus d’éclairages. Il a dit : «Il s’agit de 135 parcelles des secteurs 4 et 5 qui sont irrécupérables. Les épis sont à terre dans l’eau, des graines ont même commencé à germer.» Poursuivant ses explications, il ajoute : «L’Etat était conscient de cette menace au début. C’est pourquoi le chef de l’Etat a ordonné la mise à disposition de 1,2 milliard de francs Cfa pour l’achat de matériels lourds. Nous avons mis deux moissonneuses à chenille dans la zone qui sont insuffisantes pour satisfaire la demande. C’est dur, surtout que ce sont les producteurs qui ont entièrement financé leur campagne.»
Dans la vallée se trouvent 12 moissonneuses pneumatiques qui, malheureusement, une fois la terre trempée, ne peuvent plus entrer dans les rizières.
Dans un de nos papiers paru le 16 juin dernier, nous titrions que 300 ha de riz étaient menacés dans l’Anambé, faute de moissonneuses adaptées. Entre-temps, le 27 juin précisément, l’Etat a mis à disposition 2 moissonneuses à chenille qui ont pu sauver près de la moitié.
Les 135 parcelles de riz perdues ne sont ni récoltables ni cultivables pour la saison pluviale, a dit Omar Baldé, président de la Fédération des producteurs du bassin de l’Anambé (Feproba). Des producteurs qui se projettent sur la campagne de contre saison prochaine. M. Baldé a ajouté : «L’importance de cette visite pour nous, c’est de pousser l’Etat à nous soutenir pour que nous puissions, à défaut de nous engager dans la campagne d’hivernage, au moins de pouvoir faire la contre saison prochaine. Nous avons mis plus de 200 millions de francs Cfa dans cette présente campagne, sur fonds propres.» Pour ceux qui peuvent encore s’engager dans cette campagne pluvieuse, il va se poser le problème de l’accès aux intrants (engrais et produits phytosanitaires). «Nous avons un contentieux avec la Banque agricole, qui a refusé de financer cette campagne. Et comme nous ne pouvons pas vendre notre production, nous ne pouvons pas autofinancer celle-ci», a dit un producteur.
Le Dg de la Sodagri, Alpha Bocar Baldé, a promis d’engager des négociations avec la Der et la Banque agricole pour trouver les financements dont le bassin a besoin.
A défaut d’avoir assez de moissonneuses à chenille capables de pénétrer dans les sols lourds du bassin après la pluie et satisfaire la demande en la matière, le président de la Feproba, Omar Baldé, propose aux producteurs de souscrire à l’assurance agricole, de se doter de semences à cycle court et de démarrer les semis avant le 15 février.

Une baisse de 4,1% est attendue en 2020 dans l’activité du raffinage de pétrole

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) note que pour le raffinage de pétrole, l’activité est attendue en baisse de 4,1% en 2020 dans un contexte d’effondrement des cours du baril de pétrole lié aux mesures de confinement total ou partiel pris un peu partout dans le monde pour limiter l’évolution de la pandémie.
En effet, elle indique dans ses « perspectives économiques » qu’avec la chute drastique de la demande en produits pétroliers combinée avec des stocks importants, les cours du baril ont affiché une baisse historique jusqu’à atteindre un niveau en deçà des 20 dollars dans le courant du mois d’avril 2020.
Malgré la chute des cours des matières premières, l’effet de la propagation de la Covid-19 s’est traduit par la rupture des chaînes d’approvisionnement, laquelle a durement affecté l’activité de raffinage dès les premiers mois de la crise, martèle la Dpee. Qui confie enfin que la baisse attendue de la demande, devrait se traduire par un repli des importations d’huiles brutes de pétrole.Bassirou MBAYE

EXPLOITATION PETROLE SENEGAL : Woodside s’oppose à un partenariat avec Lukoil

http://www.enqueteplus.com La compagnie pétrolière Woodside est contre la cession des parts de Cairn Energy à Lukoil. Elle ambitionne d’augmenter sa participation dans le projet Sangomar.
Encore un autre revirement dans l’exploration des blocs pétroliers RSSD (Rufisque, Sangomar offshore, Sangomar profond). Il se trouve que l’Australienne Woodside petroleum envisage d’empêcher Lukoil de devenir partenaire du projet pétrolier Sangomar.  Dans ce dessein, l’entreprise peut faire valoir son droit d’égaler l’offre de Lukoil (400 millions de dollars US), pour l’achat des parts de Cairn Energy. La cession des parts a été actée lundi et ce schéma devrait permettre d’augmenter la participation de Woodside (40 % actuellement) dans le premier champ pétrolier du Sénégal, comme elle le souhaite depuis peu. Surtout que Far Limited cherche également à vendre tout ou partie de sa participation de 15 % dans ledit projet.
En effet, la compagnie n’a pas pu financer sa part du projet, mais reste silencieuse quant au moment de la transaction. Reste à savoir si elle compte également se tourner vers les Russes.
De son côté, Woodside compte, selon son porte-parole, ‘’examiner toutes ces options’’. L’entreprise a déclaré hier que l’accord entre le Russe Lukoil et Cairn Energy est soumis à l’approbation des coentreprises de la joint-venture et du gouvernement sénégalais qui, pour sa part, suit de très près la situation.
Par ailleurs, le Russe figure sur une liste américaine d’entreprises russes sanctionnées pour des transactions liées à des projets pétroliers en eau profonde.Ces multiples rebondissements cachent mal la guerre sous-jacente entre les différentes compagnies impliquées. En effet, un mois plus tôt, Far Limited a été mise en défaut par l’Australien (qui avait émis un appel de fonds) pour retard de paiement. Toutefois, selon nos sources, le Sénégal n’a rien à craindre. ‘’C’est l’entreprise Woodside qui a réagi ; elle en a le droit.  A ce stade, les choses se passent entre les compagnies. A mon avis, tout cela est plus ou moins dû au contexte de Covid-19, car au niveau international, beaucoup de programmes sont chamboulés. Et, en règle générale, c’est comme cela que les choses se passent dans le marché pétrolier, surtout quand il s’agit d’exploration. Il est prévu dans les textes que les compagnies qui n’ont pas les moyens d’arriver à un autre niveau de développement cèdent leurs parts. Ce qu’il faut savoir, c’est que le Sénégal reçoit beaucoup de demandes de permis. Plusieurs compagnies sont intéressées par le pétrole sénégalais. Donc, de mon point de vue, il n’y aura pas véritablement d’impact sur le projet, à part sur le timing. Mais il va y avoir d’autres compagnies, car l’enjeu est très intéressant’’, confie l’une d’elles.
Aux Sénégalais qui réclament le rachat de ces actions par le gouvernement, elle fait savoir que ‘’les parts en question sont d’un montant tellement énorme pour un pays pauvre, que c’est clair que l’Etat n’a pas les moyens de le faire’’.  EMMANUELLA MARAME FAYE

Arn Vogel décline les ambitions de Mastercard pour l’Afrique : “Comment Mastercard contribue à faire progresser l’autonomisation économique en Afrique”

https://www.financialafrik.com Présente dans plus de 200 pays au monde avec 60 points d’acceptation un peu partout, Mastercard a pour ambition de mettre sa technologie et son savoir-faire à la disposition des institutions financières, des opérateurs monétiques et des gouvernements clients. L’objectif, est rendre les paiements plus pratiques, plus sécurisés et plus simples.
“Nous pouvons prendre n’importe quelle transaction, de carte ou de compte à compte et l’envoyer au destinataire en toute sécurité”, déclare Arn Vogel, directeur du groupe pour l’Afrique subsaharienne francophone. Invité de l’émission PIB de Financial Afrik, monsieur Vogel a estimé que le digital est important pour Mastercard et concerne aujourd’hui le e-commerce, la téléphonie mobile. “Il est important de capter tous ces paiements et de s’assurer qu’ils soient sécurisés”. Et de préciser : “nous avons pour mission de digitaliser le cash en Afrique et de participer à l’inclusion financière”.
Avec un bureau à Dakar et à Abidjan, deux pôles majeurs de l’Afrique Subsaharienne francophone, Mastercard a investi dans les fintech africaines novatrices. Cas de Jumia avant son introduction à la Bourse de New York ‘NYSE) ou encore de Oltio, une Fintech en Afrique du Sud, spécialisée dans l’authentification des porteurs dans le paiement mobile. Sur le plan social, Mastercard a noué des partenariats avec l’alliance pour les vaccins (GAVI) pour un programme pilote à fort impact social.

Cap sur les commerçants et les PME

“En 2019, nous avons atteint, au niveau mondial, 500 millions de consommateurs inclus dans le système financier. L’objectif est d’atteindre 1 milliard d’ici 2025 dont 50 millions de PME et 25 millions de femmes entrepreneurs. Le plus grand pourcentage de ces trois indicateurs viendra de l’Afrique”. S’agissant de l’inclusion des PME et des micro-entreprises, la première étape sera de mettre à leur disposition des moyens d’acceptation de paiement, en présentiel ou à distance. “C’est l’un de nos axes stratégiques pour le développement du e-commerce en Afrique”, a declaré Arn Vogel.
Ensuite, il faudra leur donner des moyens de paiements, carte virtuelle d’abord, puis carte pré-payée. Les TPE classiques restant chers, Mastercard pense innover dans ce domaine avec des technologies consistant à faire de chaque téléphone un moyen d’acceptation et de paiement. En réglant la question des paiements et de l’acceptation, l’entreprise aura plus de visibilité sur son chiffre d’affaires et accédera plus facilement aux prêts et aux services du système bancaire mais aussi facilitera la relation entre les PME et les Etats et institutions financières. Le deuxième volet de l’intervention de Mastercard concerne le citoyen, à travers la mise à disposition d’abord de cartes virtuelles, des moyens de paiement en ligne et des paiements en code QR. “Nous comptons travailler beaucoup avec les Fintech africaines, sur plusieurs aspects dont l’authentification, poursuit M. Vogel. “Nous avons dans chaque région des laboratoires qui se penchent sur les problématiques locales “.
En Afrique subsaharienne, ce laboratoire se trouve à Nairobi, au Kenya, et traite des questions spécifiques de la région. Dans ce pays d’Afrique de l’Est, une plateforme a été lancée pour digitaliser le chiffre d’affaires des petits commerçants. L’expérience s’étendra progressivement vers d’autres pays.

Perspectives post covid

Dans le contexte de Covid-19, Mastercard a mis en place un fonds de 300 millions de dollars pour accompagner la relance, en partenariat avec 40 gouvernements.” Depuis le début de la pandémie, nous avons augmenté nos limites du paiement sans contact”, ce qui fait qu’on a moins besoin de taper le code pin sur le terminal. Du reste, l’avenir du paiement de la carte est la digitalisation. “Le plastique n’est plus le seul moyen. Sa numérisation est importante. Mais nous croyons vraiment au paiement par code QR”, précise le haut cadre de Mastercard, qui rappelle le slogan de son groupe : “doing well by doing good”. Pour sûr, la mutation des moyens de paiement avance à grands pas. “Nous avons actuellement 1 million de points d’acceptation de code QR en Afrique”, déclare-t-il. Le Nigeria et la Tanzanie sont les pays les plus avancés en la matière. Il faudrait maintenant, aux yeux de M. Vogel créer un écosystème pour enrôler les petits commerçants de manière à réduire le cash et accompagner les transferts de la diaspora (8% du PIB du Sénégal). La consolidation de ces mutations passe par un cadre règlementaire robuste. “Le vrai concurrent de Mastercard c’est le cash”, considère Arn Vogel, persuadé que les opportunités se construisent sur le long terme.  Dominique Mabika

Disruption bancaire Par Abdou Diaw, Journaliste économique

Nsia et Orange ont décidé de conjuguer leurs efforts pour conquérir de nouveaux débouchés et poursuivre leur dynamique d’expansion en lançant Orange bankAfrica (Oba). Ces deux mastodontes, leaders dans leurs domaines d’expertises respectifs, les assurances et les télécommunications, viennent ainsi de poser un nouveau jalon devant conduire à une véritable transformation du système bancaire ouest africain. Ils bousculent les codes classiques de l’univers bancaire et entendent imprimer une nouvelle touche dans ce secteur si concurrentiel et évolutif.
Ces deux firmes viennent ainsi concrétiser un vieux projet. L’arrivée de la banque orange a fait naître des fantasmes et suscité l’espoir au sein des usagers de la banque. Oba serait-elle un établissement financier de plus ou va-t-elle révolutionner le secteur ? Au regard des produits annoncés dans le portefeuille de services, l’on présume une rupture dans l’offre.
Cette nouvelle banque ambitionne de proposer aux clients une offre de crédit et d’épargne simple et accessible à tout moment depuis son mobile. Elle entend également répondre aux besoins d’une grande partie de la population, souvent exclue du monde bancaire classique, en lui permettant d’emprunter ou d’épargner de faibles montants essentiels pour son quotidien.
Bref, les deux pontes visent à devenir l’acteur de référence de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest.
Aujourd’hui, face à l’avancée fulgurante des services du numérique, à l’émergence d’une classe moyenne, à l’exigence plus accentuée des consommateurs en qualité de services, réfléchir à de nouveaux types de produits plus innovants et accessibles devient un impératif. Qu’il s’agisse des secteurs des assurances, des finances ou des télécommunications, l’usager semble insatiable et aspire toujours à découvrir une nouveauté. C’est pourquoi l’avènement d’une banque orange vient étancher cette soif des consommateurs. D’éternels insatisfaits !
Le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter la première institution est loin d’être fortuit. D’abord, c’est le siège du géant des assureurs, Nsia ; et ensuite, elle est la première puissance économique de l’Uemoa et la 3ème de l’espace Cedeao. Autant de facteurs qui font de ce pays la porte d’entrée du projet du duo Nsia-Orange. Et ces derniers ne comptent guère s’en arrêter en si bon chemin.
Inévitablement, le Sénégal, deuxième puissance économique de l’Union, sera la prochaine cible pour l’installation de l’Oba, si l’on se réfère à la vision prospective et conquérante des promoteurs de ce projet qui souhaitent se déployer à la place de Dakar à partir de 2021.
L’avertissement est donc lancé aux acteurs du système bancaire et des institutions de microfinance du Sénégal. Ils devront faire face à un nouvel acteur qui entend prendre toute sa place dans l’environnement bancaire avec ses palettes d’innovations en bandoulière.

Les 26 banques et 4 établissements financiers que compte le Sénégal resteront-ils les bras croisés face à la grande offensive d’Orange bankAfrica (Oba)?

Quoi qu’il en soit, une réadaptation au contexte de l’émergence de la finance digitale s’impose à ces établissements classiques qui essaient, tant bien que mal, de suivre les tendances. La disruption, qui fait référence aux perturbations et transformations digitales, poursuit son expansion dans le milieu bancaire et des finances.
L’implantation d’Oba au Sénégal et le développement fulgurant des Fintechvont certainement redéfinir les cartes dans l’environnement bancaire, le système de la microfinance et le secteur des transferts d’argent au Sénégal.
La création de ce modèle de banque laisse apparaitre deux préoccupations à prendre en considération. D’abord, l’on s’interroge sur l’avenir des structures de transferts d’argent qui utilisent la plateforme des opérateurs de téléphonie mobile et d’internet pour réaliser leurs transactions. Malmenés et poussés jusque dans leurs derniers retranchements par d’autres acteurs du marché, ces opérateurs devront désormais se battre pour résister à la grande offensive de Nsia et d’Orange.
L’autre interrogation porte sur le futur des institutions de microfinance qui seront contraintes à partager avec l’Oba le marché sénégalais.  Cette préoccupation est d’autant plus fondée que le Pdg de Nsia, Jean KacouDiagou, avertit : « Les institutions de microfinance ont plus à craindre d’Oba que les banques classiques parce que nous n’avons pas les mêmes cibles ».
Le message est clair. Qu’on se le tienne pour dit, les Sfd doivent se retrousser les manches pour batailler dur afin de préserver leurs parts de marché à défaut de les accroître. Oba s’investira sans doute pour capter cette frange importante de la population exclue du système bancaire classique grâce à l’utilisation plateformes numériques.
C’est pour dire que de chaudes empoignades se profilent à l’horizon dans le paysage bancaire sénégalais, surtout avec l’arrivée prochaine de la banque postale au Sénégal. Aux dernières informations, le groupe La Poste travaillait à obtenir son agrément auprès de la Bceao et les autorisations nécessaires pour pouvoir faire du crédit.Par Abdou Diaw,Journaliste économique

Relance des Chemins de fer : un grand projet en études de faisabilité

https://www.pressafrik.com La révélation a été faite récemment à Louga par le Directeur Général de la Nouvelle société des trains du Sénégal Mr Oumar Boune khatab Sylla par ailleurs président du mouvement Valeurs.
Le DG de la Société des Trains du Sénégal a annoncé à Louga le projet de relance des Chemins de fer au Sénégal initié par le Président Macky Sall et dont les tenants et aboutissants sont en train d’être examinés pour la mise en oeuvre prochaine de sa réalisation. Dans la première phase de réalisation du projet, sept régions du Sénégal seront concernées puis suivront les sept autres régions dans la deuxième phase a tenu à préciser Mr Sylla. Il a rappelé toute la détermination du cgef de l’Etat à relancer les anciennes voies ferroviaires et à en créer de nouvelles partout au Sénégal où le besoin se fera sentir et où les possibilités de faisabilité seront offertes et ouvertes.
Le DG de la STS s’est longuement épanché sur la nouvelle politique des Chemins de fer que le président Macky Sall veut instaurer au Sénégal pour répondre aux aspirations profondes des sénégalais dans ce sens. Il a ensuite abordé le volet de la crise du coronavirus qui a-t-il rappelé est en train de faire des ravages partout au monde entier en général. C’est pourquoi il a exhorté les Lougatois à respecter les recommandations des autorités sanitaires et administratives.  le président du Mouvement valeurs a conclu sa déclaration par réitérer son engagement sans faille à tout faire pour oeuvrer pour le développement socio-économique de louga sa ville natale.

Téléphonie- Augmentation intempestive des tarifs : l’allusion à peine voilée de Macky Sall à l’opérateur leader

https://www.dakaractu.com  Le Chef de l’Etat Macky Sall sévit enfin face à l’augmentation sans crier gare des tarifs des produits par les opérateurs de téléphonie. Une allusion à peine voilée du Chef de l’Etat, en conseil des ministres, à l’opérateur leader du marché, en demandant à l’ARTP de veiller « à la soutenabilité des tarifs appliqués aux consommateurs ».
En effet, le Chef de l’État, sur l’impératif d’intensifier la mise en œuvre de la stratégie « Sénégal Numérique 2025 », a rappelé au Gouvernement, l’urgence de bâtir un Sénégal Emergent à travers l’accélération de l’aménagement numérique du territoire national afin de favoriser l’accès universel, à moindre coût, aux services numériques de qualité. C’est donc ainsi qu’il a demandé à l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) de veiller davantage à la qualité du service délivré par les opérateurs aux usagers, ainsi qu’à la soutenabilité des tarifs appliqués aux consommateurs.

Nouvelle tarification d’orange : «Le médecin après la mort de Macky Sall»,Moustapha Diakhaté

https://directnewsinfo.com Une semaine après la mise en place de la nouvelle tarification d’orange, le président de la république s’est prononcé sur le sujet. Une réaction qui ne suffi pas selon Moustapha Diakhaté.
« Face à l’inertie de l’Artp et le silence assourdissant du Ministre de la Communication à la suite de la scandaleuse nouvelle tarification d’Orange, des clients, abandonnés à eux-mêmes par leur Etat, ont engagé le combat contre le fait accompli, le dictat de l’opérateur et lancé dans les réseaux sociaux des journées de boycott de l’opérateur Orange » explique l’ancien députe.pour lui « Personne ne peut convaincre les Sénégalais que le Président de la République, l’homme le plusieurs informé pays, ou son Ministre en charge du secteur de la téléphonie, ne soient pas au courant de la hausse des tarifs décidée par Orange. »
Avant d’ajouter qu’ « aucun opérateur ne peut décider de manière unilatérale à augmenter les prix de ses prestations sans aviser le régulateur. Il s’y ajoute la présence d’un Représentant du Président de la République dans le Conseil d’Administration de la Sonatel. »
Moustapha Diakhaté estime par ailleurs qu’il faut aller au-delà « d’un simple rappel des missions et prérogatives de l’Artp de « veiller davantage à la qualité du service délivré par les opérateurs aux usagers,ainsi qu’à la soutenabilité des tarifs appliqués aux consommateurs » ».
« Le Président de la République doit faire annuler la mesure haussière et de prendre aussi des sanctions à l’encontre du Directeur l’Artp pour manquements à ses obligations d’encadrement des tarifs » exige l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakar.

Adduction d’eau ptable : quand d’honnêtes citoyens paient le laxisme d’une gestion chaotique Par Dr Thierno NDOUR

L’arrivée de Sen’Eau dans la gestion du réseau d’eau potable hérité de la SDE est marquée par de grosses inquiétudes et une souffrance accrue des ménages sénégalais dans l’accès à l’eau. Il ne passe presque plus une seule journée sans que les populations ne manifestent leur raz-le-bol. Le comble est entrain de produire à Diamniadio sud-extension où en 2012, tout comme la SENELEC avec un coût et un procédé similaires, pour une extension du réseau de la SDE sur près de 150 m, nous avions supporté un coût global de près de 3 millions de fcfa, précisément 2 952 970fcfa sur la base d’un moratoire avec 50% du coût initialement versé, le reste étalé sur quelques mois (6mois au max.) en raison de +/- 250 000 fcfa par mois.
Après avoir respecté strictement les termes du contrat avec la SDE d’alors, nous avions libéré ce bout de réseau afin de permettre aux populations locales de disposer d’eau à moindre coût à domicile. Car, en tant qu’extension privée, pour s’y raccorder elles devraient payer très peu pendant les cinq années suivantes (2013/2013 – 2017/2018). Mais certains voisins ont estimé trop cher leur accès au tuyau (jusqu’à +/- 150 000fcfa). Alors que, pour nous, ce geste n’est autre qu’un acte citoyen et humain pour soulager la souffrance de la population locale et ainsi contribuer au développement de la zone. C’est, en effet, grâce à ces extensions (électricité et eau) d’un coût global d’environ 6 millions de FCFA que les constructions ont très rapidement vu le jour et la zone entièrement habitée.
Huit années plus tard et quelques mois après l’avènement de l’ère «SEN’EAU», nous avons reçu dans la facture n°11-03-171-835 de notre compteur référencée n° 116019520720, une réclamation de 620 312 fcfa comme arrière de paiement à cette extension sous peine de voir le compteur retiré. Pourtant cette extension sert maintenant à Sen’Eau de prolonger ses raccordements dans la zone maintenant totalement couverte par un nouveau projet d’AEP. Malgré un courrier adressé à SEN’EAU en date du 30 juin 2020 avec ampliations à la SONES, à la Direction Générale de SEN’EAU et au Ministre de l’Eau, nous estimons être injustement coincés entre le marteau de la SDE et l’Enclume de Sen’Eau au vu des menaces persistants de SEN’EAU (lettres de IS 32 01 10 du 08/07/2020 et N°0000598 MG/GF-N°209/2020-DCL du 20/07/2020) . En tant que citoyens sénégalais très insatisfaits de la prestation de nos Sociétés d’Eau, nous faisons confiance à notre Justice afin la machine du capitalisme aveugle n’enraye pas nos droits élémentaires d’accès à l’eau.
Cet article s’inscrit dans le cadre d’une sensibilisation de l’opinion nationale et internationale sur l’impérieux combat global, citoyen et responsable, auquel les sénégalais doivent s’engager. Dans un contexte de Covid-19, à la suite d’immenses efforts de l’Etat du Sénégal dans presque tous les secteurs, une meilleure qualité du service publique en général, et celle du service de l’eau en particulier eu égard au caractère vital de cette denrée, doivent être placées au cœur du contrôle citoyen vis-à-vis de nos Sociétés d’eau plus orientées vers le profit que la gestion qualitative ou la rigueur administrative requises encore moins le social desappauvrissant.Dr Thierno NDOUR,2551 / 2553, Dimniadio sud-extension-Rufisque – Dakar

Réciprocité à l’Ue : Irène Mingasson parle d’émotivité des autorités sénégalaises (Audio)

https://senego.com L’Union européenne a fermé son espace aérien au Sénégal qui a appliqué la réciprocité. Une réaction des autorités sénégalaises considérée par Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne à Dakar, comme émotive.

Une interprétation négative

Revenant sur la réciprocité qui est un “principe logique et normal dans ce contexte”,  Irène Mingasson, sur la rfm jeudi, de souligner que la “recommandation de l’Ue a été interprétée de manière négative par certains au Sénégal. Cette réaction émotionnelle est tout à fait compréhensive. Il faut relativiser la portée de cette recommandation”

Voyages essentiels

Même si le Sénégal n’est pas sur cette liste à l’instant, argue-t-elle, cela n’entrave pas les personnes qui ont besoin de voyager (voyages essentiels). Et “les négociations sont en cours en toute amitié, en tout esprit de partenariat, en toute confiance, entre l’Etat du Sénégal, l’Ue et les pays individuellement”.Ecoutez :

LE SÉNÉGAL TIENT SON GRAND PRIX POUR LE REBOISEMENT ET L’ENVIRONNEMENT

http://www.emedia.sn/\ Des écologistes le réclamaient, c’est désormais acté  : le Sénégal a son Grand prix pour le reboisement et la protection de l’Environnement. Une étape de plus franchie et un choix judicieux, estime l’environnementaliste Adams Tidiani.
Le fondateur des métiers de l’environnement et de la métrologie approuve mais insiste sur un aspect. Il invite le ministre de tutelle à mobiliser les vrais acteurs pour la réussite de la politique de reboisement au Sénégal.
Un autre écologiste qui salue ce grand prix  : Aly haïdar. Mais au-delà des acteurs, l’ancien ministre de l’Environnement demande l’implication des maires.
Aly Haïdar ajoute  : reverdir le pays revient à lever les blocages administratifs qui polluent parfois certaines initiatives.
Au-delà du grand prix du chef de l’Etat pour le reboisement et pour la protection de l’Environnement, Macky Sall a demandé aux ministères concernés d’accélérer la cadence pour le recrutement progressif de 10. 000 jeunes volontaires. Leur mission sera d’appuyer l’agence sénégalaise de la reforestation et de la grande muraille verte à concrétiser ses défis environnementaux. Papa Ibrahima NDIAYE

UN BANQUIER À EMEDIA

http://www.emedia.sn Dr. Mabouba Diagne, vice-président de la Banque pour l’Investissement et du développement de la CEDEAO, a rendu mercredi une visite d’amitié au Groupe E-Media INVEST.
Récemment nommé à la tête de cette importante banque d’investissement, notre compatriote jouit d’une grosse réputation dans les mieux de la haute finance internationale.
Malgré un calendrier chargé et un bref séjour familial, Dr Mabouba Diagne, ancien de l’UGB, a tenu à effectuer cette visite pour encourager une initiative majeure impulsée par des amis qui « font autorité dans le journalisme ».
En l’absence du Directeur Général de E-Media, Mamoudou Ibra Kane, parti pour le Fouta pour les besoins de la Tabaski, c’est Alassane Samba Diop, Directeur de iRadio et iTV et Mamadou Ndiaye, Directeur de la Communication qui l’ont accueilli.
Ainsi, Dr. Mabouba Diagne a eu de profonds échanges avec le Top Management qui l’a reçu avec chaleur tout en se sentant également honoré par cette marque de sympathie de ce brillant banquier. Pape D. DIALLO (Photos)

Tabaski 2020 : les Sénégalais se ruent vers le mouton, malgré la crise de la Covid-19

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloAprès une fête de l’Aїd el-Fitr célébrée dans la plus grande sobriété à cause de la pandémie du coronavirus, les Sénégalais sont bien décidés à fêter de la plus belle manière l’Aïd al-Adha ou « fête du sacrifice », malgré l’aggravation de la situation sanitaire et les prix exorbitants des moutons.
La crise économique et sociale consécutive à la Covid-19 n’y pourra rien. Les Sénégalais fêteront comme à l’accoutumée la Tabaski. L’envie apparait en tout cas dans toutes les discussions et dans les actes posés en prélude de l’événement. Les tailleurs ont fait le plein de commandes. Et désormais, c’est autour des vendeurs de moutons de se frotter les mains.
« Tous les béliers que vous voyez ici ont été vendus. Seuls quelques-uns ne le sont pas encore. Mais ils trouveront bien preneur d’ici le jour-j », informe Malick Ciss, qui vend ses bêtes à la place publique de Ngor, un petit village du district ouest de Dakar.
Assis confortablement sous sa tente de camping, M. Cissé découpe des cartons destinés à l’alimentation de ses nombreux moutons. L’on croirait qu’il manque de preneurs pour sa marchandise.  Mais tel n’est pas le cas. C’est juste qu’« après avoir  payé leurs béliers, certains clients me les confient  faut d’avoir où les garder jusqu’au jour de la fête ».

« La Tabaski est bien antérieure à la Covid-19. Et quelle que soit la situation, les gens célébreront cette fête. Vous imaginez un Sénégal sans Tabaski ? Cela n’arrivera probablement jamais, sinon ça serait la fin du monde », ironise-t-il, tout souriant.*

A quelques encablures de là, Badara Samb réajuste la tente abritant ses moutons pour se protéger de la chaleur de plomb qui se dégage à ce moment de la journée. La trentaine révolue, le jeune homme affirme ne pas ressentir les effets du coronavirus sur son business.
« Cela fait une quinzaine d’années que j’évolue dans le secteur, mais je n’ai pas noté de changement comparé aux années précédentes. Les gens achètent les moutons comme d’habitude. On ne se plaint pas vraiment », dit-il.
Ce sentiment de satisfaction se lit également sur le visage des éleveurs peuls qui ont élu domicile aux alentours du Stade Léopold Sédar Senghor. Moins nombreux que d’habitude, ces hommes, reconnaissables à travers leur accoutrement et leurs bâtons placés entre les épaules, affirment tirer leur épingle du jeu malgré le contexte actuel du coronavirus.
« Les gens viennent petit à petit. Et s’ils continuent à ce rythme-là, j’espère bien pouvoir vendre tous mes moutons », confie le jeune Oumar Hanne, venu de Podor (nord), il y a de cela deux jours.
Même si « les clients se déplacent à compte-goutte », Abou Diallo, tout comme Oumar Hanne, pense bien pouvoir vendre la totalité des têtes qu’il a convoyées depuis Ourossogui (nord).

Des prix exorbitants

Pour juguler la circulation du coronavirus à travers les cas importés, l’Etat du Sénégal avait décidé de fermer toutes ses frontières, celles terrestres comprises. Même si cette mesure ne concerne pas les importations de moutons, elle a rendu difficile le déplacement des éleveurs maliens et mauritaniens qui d’habitude approvisionnaient le marché sénégalais.
De même, nombre de Sénégalais qui importaient les bovidés à partir de ces pays limitrophes n’ont pas effectué le déplacement pour diverses raisons dont le coût élevé du transport.
Ainsi, plusieurs endroits de Dakar, autrefois transformés en marchés de moutons en cette période, sont déserts. Se dirige-t-on vers une pénurie de l’animal tant prisé par les Sénégalais ? Le Ministre de l’Élevage et des Productions Animales, Samba Ndiobène Kâ, répond par la négative.
En visite  samedi dernier dans certains points de vente de moutons dans le cadre de l’opération Tabaski 2020, M. Ka s’est dit « très satisfait » quant à la situation du marché où il a noté « un surplus de plus de 1000 têtes contrairement à l’année passée à la même période ».
Le ministre a par ailleurs invité les Sénégalais à prendre toutes leurs dispositions pour se procurer leurs moutons à temps et éviter les rassemblements et bousculades de dernière minute.
L’appel de trop, selon l’éleveur Cheikh Ndiaye pour qui cette invite du ministre est à l’origine de l’augmentation des prix. « En tant que premier responsable du secteur, il n’aurait pas dû tenir ces propos », fustige-t-il avant de s’interroger : « Si un Thiogghal (mouton issu de l’élevage extensif) ne peut pas coûter moins de 100 000 FCfa, à combien devons-nous vendre nos moutons dont l’élevage coûte une fortune ? »
Même s’il reconnait que la rareté du produit en est pour quelque chose, il insiste sur le fait que le ministre aurait dû jouer la carte de l’assurance à la place de l’alerte.
Au point de vente situé aux abords du Stade Léopold Sédar Senghor, les personnes désireuses de se procurer une bête sont visibles partout. Cheikh Diop lui en est à sa deuxième visite. La première s’étant soldée par un échec, le jeune homme garde un maigre espoir pour la seconde.
« Un petit bélier qui coûte normalement 75 000 voire 80 000  F CFA est vendu à 125 000 F CFA ou plus. À ce rythme-là, beaucoup de personnes comme moi risquent de ne pas immoler un mouton », lâche-t-il, la mine renfrognée.
« Les vendeurs auraient dû prendre en compte la situation de la pandémie pour revoir leur prix. Mais ils ne le font pas. Les gens n’ont pas d’argent. Tout le monde vit la crise », peste-t-il, avant de s’empresser vers un autre enclos pour tenter d’y trouver une bête.
« Les prix sont vraiment chers. Même avec 100 000 F CFA, nous n’arrivons pas à avoir un mouton. Alors que les années précédentes, avec moins de cette somme-là, on pouvait avoir de quoi passer une bonne fête », se désole de son côté Ahmed Thiam, accompagné de sa maman.
Pour l’éleveur Harouna Deddi Sow les béliers méritent bien leurs prix. A l’en croire, tout dépend du prix des produits destinés à l’alimentation du bétail. « Comme vous le voyez, ces moutons sont bien nourris et bien entretenus. Et cela a un coût. Evidemment, il faut que nous puissions au moins amortir nos investissements, à défaut d’avoir des bénéfices », dit-il, du haut de ses 55 ans d’expérience dans le secteur.
Selon M. Sow, le contexte du coronavirus convoqué par certains clients ne peut prospérer vu que les produits alimentaires non pas diminué pour autant.ARD/te/APA

MACKY PRIE CHEZ LUI

http://www.emedia.sn Comme lors de la Korité, le président Macky Sall va encore effectuer la prière de la Tabaski chez lui à Mermoz, Dakar. Selon l’Obs, la présidence n’avait pas pris les dispositions habituelles c’est-à-dire une visite de repérage du site encore moins à une séance de reconnaissance des lieux.
A la grande mosquée de Dakar où Macky Sall sacrifie à la prière de l’Aïd-el-Kebir depuis sa nomination à la magistrature suprême, en mars 2012, on a attendu, en vain, la sécurité présidentielle. Mais, selon l’Obs, si la présidence de la république n’a pas jugé nécessaire d’inspecter les lieux, c’est parce que le président de la République, Macky Sall n’effectuera pas la prière de Tabaski sur les lieux. « La grande mosquée est fermée depuis l’avènement de la Covid-19. Et comme une mesure de réouverture n’a pas encore été prise, elle ne va pas accueillir la prière de Tabaski », a déclaré Imam Oumar Diène, Secrétaire général des Imams et Oulémas interrogé par le journal. Le président de la République va effectuer la prière chez lui.
Cependant, selon Imam Diène, d’un commun accord, la coordination des Imams de Dakar-Plateau, a décidé de prier à la rue Dial Diop de Rebeuss. « Comme nous l’avons fait lors de la Korité, pour la Tabaski également, nous allons prier à la rue Dial Diop de Rebeuss. Nous allons respecter les gestes barrières, chacun va venir avec sa propre natte », a-t-il expliqué.
En revanche, si la grande mosquée de Dakar reste fermée, la mosquée omarienne, elle, sera ouverte, ce vendredi. L’autre mosquée qui va ouvrir ses portes aux musulmans pour la prière de la fête de la Tabaski, Massalikul Jinaan. La Grande mosquée de la communauté mouride à Dakar va, elle aussi, effectuer la prière de Tabaski.

TABASKI 2020 : LE MESSAGE DE KARIM WADE AUX SÉNÉGALAIS

La communauté musulmane du Sénégal va célébrer, ce vendredi, la fête de l’Aïd-el-Kebir communément appelée Tabaski. En prélude à cette fête, le fils de l’ancien président de la République présente ses vœux aux Sénégalais. « Nous célébrons cette année la fête de l’Aid El Kébir dans un contexte très particulier, marqué par la lourde présence de la pandémie du Coronavirus dans notre pays et partout à travers le monde », a rappelé Karim dans un communiqué de presse. Avant d’ajouter  : « La situation sanitaire inédite en cours nous appelle tous, quelle que soit notre appartenance politique, ethnique ou religieuse à travailler de concert, pour endiguer la pandémie du coronavirus, en respectant les mesures barrières recommandées par les autorités de la santé ».
Par ailleurs, Karim Wade a profité de l’occasion pour formuler ses « vœux chaleureux » de prompt rétablissement à l’endroit des malades et des prières ardentes pour le repos de l’âme de celles et ceux qui ont rendu l’âme. Aliou DIOUF

Tabaski 2020 : le Chef de l’Etat accorde la Grâce à 674 personnes

Elles sont 674 personnes à être graciées par le Président de la République. Ces dernières auront ainsi la chance de passer la fête de la Tabaski auprès de leurs proches, a annoncé aujourd’hui, le Ministère de la Justice dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn.
Toutefois, renseigne le communiqué, cette mesure de clémence ne concerne que «des délinquants primaires, des condamnés présentant des gages de réadaptation sociale, des personnes âgées de plus de 65 ans, de grands malades et des mineurs».Maguette Ndao

NOUVEAU DIRECTEUR AFRIQUE AU QUAI D’ORSAY, BIGOT S’ATTEND À UNE MISSION « DIFFICILE ET COMPLIQUÉE’’

Dakar, 30 jul (APS) – L’ancien ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, nommé au poste de directeur Afrique et Océan Indien au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, dit s’attendre à une mission « difficile et compliquée » à son nouveau poste.
Ce sera une mission « difficile et compliquée », parce que la relation entre la France et l’Afrique demeure « très étroite », avec beaucoup de sujets à traiter, a justifié le diplomate.
Il a notamment évoqué, parmi ces sujets, la promotion des campus universitaires et la nécessité de veiller à la réponse à la pandémie du coronavirus pour « être à la hauteur des besoins économiques et sanitaires’’.
Selon lui, il faut aussi être en mesure de répondre aux situations de crise en apportant un soutien et suivre les processus électoraux pour promouvoir les idéaux démocratiques, et tous les chantiers définis par le président Emmanuel Macron.
« Vous avez suivi le discours de Ouagadougou avec toutes les décisions prises, notamment le passeport talent, la promotion des échanges avec la diaspora, les entreprises africaines, etc. », a-t-il dit.
Ce discours avait été prononcé par le président français le 28 novembre 2017, dans la capitale burkinabè devant 800 étudiants. Il avait alors annoncé les axes de la relation qu’il veut fonder entre la France et le continent africain sous son magistère.
M. Bigot, qui a confirmé sa nomination annoncée en conseil des ministres le 22 juillet dernier, s’est dit « très heureux’ de la confiance placée en sa personne, évoquant « une mission passionnante et difficile’’.

Selon lui, elle va lui « permettre d’être au cœur de la mise en œuvre de la politique africaine du président de la République » française.

Christophe Bigot souligne qu’avec cette nomination, « c’est une belle marque de confiance et un beau défi ». « C’est l’occasion aussi d’être en contact, comme je l’ai fait beaucoup pendant les quelques mois où je me suis occupé de la coalition pour le Sahel’’, a-t-il ajouté.
Il espère aussi pouvoir être en contact avec des amis sénégalais.
« C’est une relation étroite et qui a des volets politiques bien sûr, mais aussi de développement avec l’Agence française de développement (AFD) et aussi militaire, tout ce qui est coopération, sécurité en Afrique et dans d’autres domaines variés, à savoir, l’éducation, la culture, la santé », indique-t-il.
Christophe Bigot est désormais chargé avec son équipe de mettre en œuvre la politique française décidée par le président Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères, dans le cadre de la relation entre la France et l’Afrique.
M. Bigot était depuis septembre 2019 Envoyé spécial de la France pour le Sahel et aussi le secrétaire général pour la Coalition pour le Sahel.
« J’ai eu à mettre en œuvre cette coalition, à créer des partenariats, à recruter des effectifs, à lancer cette idée. Sous l’autorité du ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, nous avons pu donner un sens à cette coalition », a-t-il souligné.
Il a déclaré que « les choses ont avancé » lors du Sommet du G5 Sahel à Nouakchott, en Mauritanie, auquel plusieurs pays africains avaient été associés, sous l’égide du président français Emmanuel Macron.
« C’est un signe aussi que la mobilisation à la fois de l’Union européenne et en dehors progresse pour donner plus de solidarité avec le Sahel, une région avec des défis et des besoins en termes de développement, de sécurité, de gouvernance », a-t-il dit. Il relève que les choses ont beaucoup progressé en termes de mobilisation internationale et européenne.
Polytechnicien, Christophe Bigot, ancien ambassadeur de la France en Israël puis au Sénégal, est un ancien de la Direction générale de la sécurité extérieure. FKS/ASG/BK

RENFORCEMENT DE CAPACITÉS SUR LES GESTES BARRIÈRES DANS LES STRUCTURES TOURISTIQUES

Dakar, 29 juil (APS) – L’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT) a organisé récemment une session de renforcement de capacités sur les gestes barrières dans les structures touristiques, a appris l’APS.
Cette formation a été organisée en partenariat avec les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) et le Service d’Hygiène.
Les organisateurs ont délivré, mardi, ’’des certificats aux participants du programme de renforcement de capacités sur les gestes barrières en matière de sécurité sanitaire et d’hygiène au niveau des structures touristiques’’.
Selon le communiqué transmis à l’APS, les formations, d’une durée de cinq (5) jours a ciblé les Agences de voyages, de tourisme et de transports touristiques, les structures d’hébergement touristique et restaurants, les guides touristiques et les artisans ainsi que les antennes/points focaux dans chaque pôle touristique.
L’ASPT souligne que ’’ces activités visent à contribuer efficacement à la riposte contre la Covid-19 et à la relance des activités touristiques’’.

Selon elle, ’’l’objectif est de renforcer les capacités et performances des acteurs privés du tourisme en vue d’apporter une contribution à la préservation et au développement de l’offre touristique en pleine pandémie’’.

Au cours de la formation, l’accent a été mis sur le protocole sanitaire de riposte anti-Covid-19, un document mis en place par le ministère du Tourisme et des Transports aériens , le ministère de la Santé, et le guide de bonnes pratiques de l’ASPT.
Les bénéficiaires de la formation ont été outillés sur les gestes barrières indispensables, les nouveaux réflexes en matière de sécurité sanitaire et d’hygiène dans les structures touristiques.
Il s’agit notamment des réflexes à ’’adopter à l’accueil et le contact avec les clients’’, précise le communiqué, notant que ’’des cas pratiques sur les méthodes de gestion des clients, des cas suspects ont été au menu de ces formations’’.OID/AKS

LE SÉNÉGAL FRANCHIT LA BARRE DES 10.000 CAS ET DES 200 DÉCÈS

Dakar, 30 juil (APS – Le Sénégal a franchi jeudi la barre des 10.000 cas de coronavirus et des 200 décès, a appris l’APS du ministère de la Santé.
Quatre patients ont succombé mercredi au nouveau coronavirus, tandis que 145 nouvelles infections sont venues porter à 10.106 le nombre de cas confirmés depuis le 2 mars, date d’apparition de la maladie au Sénégal, a annoncé El Hadj Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention médicale au ministère de la Santé.
Au total, 1.547 tests ont été effectués au cours des dernières vingt-quatre heures, pour un taux de positivité de 9,37 %.
Vingt-neuf des personnes nouvellement infectées l’ont été par le biais de la transmission communautaire, les 116 autres étant des cas contacts suivis par les services sanitaires.
Quarante-huit patients, dont l’état est jugé grave, se trouvent en réanimation. Soixante-dix patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris, ce qui porte à 6.725 le nombre des guérisons recensées depuis le 2 mars.
Les centres de traitement des personnes infectées par le coronavirus accueillent à ce jour 3.176 malades.ASG/ESF

145 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,70 nouveaux guéris, 4 nouveaux décès et 48 cas graves en réanimation

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19, ce jeudi 30 juillet 2020…Sur 1547 tests effectués, 145 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 9,37 %. Il s’agit de 116 contacts suivis dans les centres de traitement et 29 issus de la transmission communautaire repartis comme suit :
Saint-Louis (5), Thiès (4), Guédiawaye (2) , Mbao (2), Diourbel (1), Grand Yoff (1), HLM Grand Yoff (1), Joal (1), Kédougou (1), Keur Massar (1), Khombole (1), Coki (1), Parcelles Assainies (1), Pikine (1), Richard Toll (1), Rufisque (1), Touba (1) et Ziguinchor (1)
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 70 patients qui étaient sous traitement, 48 cas graves admis en réanimation et 4 nouveaux décès liés à la Covid-19.
A ce jour, le Sénégal compte 10.106 cas confirmés, dont 6.725 guéris, 204 décédés, et donc  3.176 malades sous traitement.

Riposte au covid-19 : Mgr Benjamin Ndiaye lance un appel à la patience et à la persévérance

https://www.jotaay.net L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye lance un appel à la patience et à la persévérance. D’après lui, ces derniers temps, ils ont noté un relâchement par rapport aux mesures barrières.

Chiffres…

“Les gens font comme si le mal n’existait pas, alors que les chiffres sont effrayants. Une discipline de vie collective doit être mieux promue pour le bien de tous. C’est un appel fort”, déclare Mgr Benjamin Ndiaye.

Invitation…

Selon l’archevêque de Dakar, il a entendu le ministre de la santé inviter les populations à célébrer les prochaines fêtes musulmanes, en restant à Dakar, puisque c’est le point focal de la pandémie pour nous, parce qu’en allant au village, on court le risque de transmettre la maladie à d’autres personnes.

Appel…

“C’est un appel citoyen et qui me fait penser que nous tous, chrétiens comme musulmans, nous devons nous armer et être attentifs aux indicateurs sociaux qui peuvent sortir des manifestations religieuses”, poursuit Mgr Benjamin Ndiaye sur Fidespost.

Allées du Centenaire : les commerçants chinois, cibles privilégiées des braqueurs.

https://www.dakarmatin.com Samedi dernier, une boutique tenue par un ressortissant chinois aux allées du Centenaire (Dakar) a fait l’objet d’un braquage spectaculaire. Six hommes se sont introduits dans ce commerce, ont fermé la porte qui donne sur la rue et ont tenu en respect les occupants des lieux avant de subtiliser la somme de 96 millions de francs CFA.
Filmé par une caméra de vidéo-surveillance, leur forfait ne restera pas impuni puisqu’ils ont été arrêtés 72 heures, après les faits.

Seulement, ça ne risque pas d’arrêter les malfaiteurs. « Ce genre de cambriolages est récurrent ici, surtout en période de fête », se désole un commerçant sénégalais dont la boutique fait face au commerce dévalisé samedi 25 juillet.

Selon lui, la recurrence de ces cambriolages s’explique par l’absence de mesures visant à sécuriser davantage cette partie de la Capitale. Lui-même raconte avoir été témoin d’un braquage au préjudice du propriétaire du magasin où il officie comme vendeur.
Cependant, s’il ne tenait qu’à lui, les commerçants chinois qui sont établis aux Allées du Centenaires ces dernières années devraient être plus prudents quant à la manière dont ils conservent leur argent. Modou Cissé invite ses homologues chinois à placer leur argent dans les banques pour se mettre à l’abri de braquages.
Celui de samedi dernier n’a en tout cas pas été une réussite pour ses auteurs qui se sont tous fait prendre par la Division des investigations criminelles (DIC).
Le chef du « commando », connu des services de police pour avoir été lui-même policier a commis l’erreur d’émettre un appel au moment de son coup qu’il croyait être celui du siècle.

Affaire du policier radié qui dirigeait le braquage aux Allées du Centenaire  : ce que l’on sait sur Mohamed Gassama

https://actusen.sn Rebondissement dans l’affaire du policier révoqué, chef de la bande qui a braqué, en pleine journée, le magazin d’un Chinois aux Allées du Centenaires. Libération qui relate ce sujet dans sa parution de ce jeudi a fait de nouvelles révélations sur la personne.
Nommé Mohamet Gassama, il était policier stagiaire avant sa révocation. En juin 2020, il a été arrêté par la Sûreté urbaine pour vol dans un véhicule en stationnement à Ouest Foire. Le journal d’ajouter que, Gassama a été relaxé au bénéfice au doute. La hiérarchie qui avait jugé les faits graves, avait décidé de le révoquer.

Le Sytjust poursuit (toujours) sa grève

https://www.seneweb.com Les uns et les autres continuent, à juste titre, de se poser une question plus que légitime : les travailleurs du Temple de Thémis ont-ils reçu leur salaire du mois dernier ? En attendant, le (Sytjust) est plus que jamais déterminé dans la lutte pour la satisfaction de sa plateforme revendicative. En mouvement d’humeur depuis un mois, il a encore décrété un mot d’ordre de grève de 24 heures renouvelables couvrant le jeudi 30 juillet 2020.
Dans un communiqué parvenu à L’AS, le Syndicat des travailleurs de la justice (Systjust) lance un appel au gouvernement pour qu’il arrête « les dérives du ministre de la Justice, Me Malick Sall, qui tente de remettre en cause les droits acquis des travailleurs de la justice générés par des décrets dûment signés par le président de la République et par un protocole d’accord signé par le gouvernement et le syndicat, le 17 octobre 2018 ».

Bras de fer Sytjust-Me Malick Sall : Pr Ismaïla Madior Fall a-t-il miné le terrain de son successeur ?

https://www.pressafrik.com Le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) et l’actuel garde des Sceaux se regardent en chiens de faïence. La cause, pour des raisons jugées politiques, un protocole signé par l’ex-ministre de la Justice, Pr Ismaïla Madior Fall, dont le président de la République aurait signé le décret mais qui tarde à être publié dans le Journal officiel. Le Syjust, pour sa part, parle de continuité de l’Etat et exige la publication du décret au Journal Officiel.
L’ex-ministre de la Justice, Pr Ismaïla Madior Fall, aurait-il tourné en bourrique le Sytjust ? Beaucoup sont tentés de répondre par l’affirmative à cette question. En effet, la veille de la dernière présidentielle, les camarades de Me Boun Aya Malick Diop, le secrétaire général du Sytjust, avaient accentué la pression sur lui. Et il avait fini par céder à leurs revendications. C’est ainsi qu’un protocole d’accord a été scellé entre le gouvernement et les travailleurs. Un an et demi plus tard, il apparaît que le Pr Fall, en signant cet accord, avait miné le terrain à son successeur, en particulier, et au gouvernement en général.

Ce même si, dans le cadre très tendu de la pré-campagne électorale pour la présidentielle de 2019, cet accord était passé inaperçu.

En tout cas, nul n’avait perçu ses vraies conséquences. Il prévoit notamment l’accès des greffiers à une nouvelle hiérarchie au bout d’une ancienneté de dix ans au oins, au corps des Administrateurs des greffes et l’accès des greffiers après dix ans d’ancienneté à la hiérarchie A2. Ce qui constitue une disparité dans le fonctionnement et les règles d’organisation du centre de formation judiciaire. De même, l’article 50 du décret 2019-413 permet aux greffiers hiérarchie B2 ayant accompli au moins dix ans d’ancienneté, d’intégrer le corps des Administrateurs de greffe hiérarchie A1 après une formation de douze mois au C.F.J (Centre de Formation Judiciaire).
L’article 51 du même décret prévoit que les greffiers ayant accompli moins de dix années de service B2 peuvent demander leur admission au CFJ pour une formation de douze mois conduisant à l’obtention du diplôme de greffier classé à la catégorie A2. L’article 49 du décret permet aux greffiers en chef B1 d’intégrer le corps des ADG A1 après une formation de douze mois au CFJ etc.

Le Sytjust exige l’application du décret

Aujourd’hui, l’application de ce décret pose problème car le Sytjust exige sa publication au Journal officiel tandis que le gouvernement, lui, veut manifestement faire machine arrière. « C’est un protocole d’accord qui a connu un début d’exécution avec le paiement de deux mois de primes dues aux travailleurs de la justice. C’est un droit acquis dès lors qu’il y a accord et qu’il y a eu un début d’exécution. Les autres sont des décrets dûment signés par le président de la République qui nous donnent des acquis. Ce que nous demandons seulement, c’est l’application des décrets que le chef de l’Etat a signés. Il n’y a pas une nouvelle demande. Ce sont des décrets qui ont été signés il y a plus d’une année. Un accord qui a été conclu entre le gouvernement et le Sytjust il y a presque deux ans. On ne demande que leur mise en œuvre » a révélé Aya Boun Malick Diop.
Selon le secrétaire général du Sytjust, lui et ses camarades ont attendu 14 mois après l’installation du nouveau ministre de la Justice, Me Malick sall, pour déposer un préavis de grève. « Il n’y a eu aucune réaction. Nous avons fait des sorties. C’est à ce moment que le garde des Sceaux s’est mis à vouloir remettre en cause tout ce que nous avions obtenu avec ses prédécesseurs. Cela n’est pas normal. Nous sommes dans un Etat de droit, il y a le principe de la continuité de l’Etat. Donc tout ce qui a été conclu avec les prédécesseurs de l’actuel ministre doit être mis en œuvre. Aujourd’hui, les travailleurs de la justice ont le droit et la vérité de leur côté. Nous sommes prêts à poursuivre le combat jusqu’à avoir satisfaction de nos doléances » a-t-il précisé d’un ton ferme.
A la question de savoir si l’ex-garde des sceaux, Pr ismaël Madior Fall, ne les a pas eus avec les accords signés en 2018, Me Aya Boun Malick Diop botte en touche. « Ce n’est pas une question de tromperie. Dès qu’un Etat s’engage, inéluctablement, il y aura une mise en œuvre de ses engagements quelle que puisse être la période. Quand un Etat signe un engagement, quel que puisse être le contexte, il faut lui accorder une bonne foi. C’est ma conviction des choses » s’est-il défendu avant de conclure sur la rencontre initiée par le Haut conseil du dialogue social. « On ne cherchait pas un accord à l’occasion de cette rencontre mais nous voulions entendre le ministre nous dire quand est ce qu’il va mettre en œuvre les décrets qu’il a trouvés, ces réformes trouvées clef en mains. Malheureusement, lors de cette rencontre, le ministre ne nous a donné aucun argument convaincant comme quoi il a des difficultés. Il nous a dit de manière évasive qu’il y a des contradictions par-ci et par-là, mais rien de clair. C’est forts de cette situation de confusion que nous avons quitté la rencontre en sachant qu’il est dans un certain dilatoire et qu’il n’est pas prêt à satisfaire nos exigences. Au sortir de cette rencontre, nous avons décrété un autre mouvement de 72 heures » a-t-il conclu.
C’est dire qu’un véritable dialogue de sourds s’est installé entre les travailleurs de la justice et leur ministre de tutelle au grand dam des citoyens.Le Témoin

Ranérou Réclame Ses Gazelles Au Ministre Abdou Karim Sall

https://www.xibaaru.sn Le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall est dans de beaux draps…L’histoire des gazelles torturées et tuées refait encore surface. Et cette fois ce sont les autorités locales qui lui réclament le retour de ces espèces rares dans leur parc.
Ranérou donne un ultimatum pour le retour des gazelles Oryx : Par la voix du Président du Conseil départemental de Ranérou Aliou Demba Sow, les populations mettent en garde les autorités qui détiennent les gazelles. « Si les gazelles ne sont pas rendues dans les 15 jours, nous irons les chercher de force », a confié Aliou Demba Sow à l’Obs

Décès d’El Hadj Hamidou Diallo

https://www.dakarmatin.com Le président du mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal a tiré sa révérence, ce mercredi. El Hadj Hamidou Diallo sera inhumé cette après-midi au cimetière musulman de Yoff.
L’homme était principalement connu pour son fervent combat pour l’amélioration des conditions de vie des insuffisants rénaux.

Déclaration de patrimoine -Moussa Diop : « Bokkuma ci moo gën du man rek”*

https://www.leral.net Le directeur général de Dakar Dem Dikk révèle qu’il s’est déjà acquitté de son devoir de déclaration de patrimoine depuis longtemps, peut-on lire sur sa page Facebook.
“Depuis le 1er avril 2015, je me suis acquitté de mon devoir de déclaration de patrimoine auprès de l’OFNAC. Que la transparence dans la gestion des affaires publiques soit une affaire de tout un chacun.Bokkuma ci moo gën du man rek”, peut-on lire sur sa page Facebook.

Après presque 3 années de «brouille»,le Pr Macky Sall et Pierre Goudiaby Atépa

https://kewoulo.info Les retrouvailles souhaitées par de nombreuses personnalités entre le chef de l’Etat, Macky Sall, et l’architecte Pierre Goudiaby Atépa ont eu lieu ce mercredi 29 juillet. Profitant de ces retrouvailles, qui ne vont certainement pas manquer de faire couler beaucoup d’encre, les deux personnalités sont restées pendant 3 heures d’horloge. A passer en revue la situation politique nationale. Mais aussi à évoquer des questions qui ont trait à l’actualité nationale. Du coté du palais comme de l’entourage de Pierre Goudiaby Atépa aucune information n’a filtré sur ce long tête à tête.

BABACAR A DIEU Par Henriette Niang Kandé

« Brillant » est le mot qui vient tout de suite à l’esprit de ceux qui l’ont connu. Que dire, quoi dire de lui ? Sa rigueur professionnelle ? Son esprit d’équipe ? Sa grande courtoisie et son respect absolu des personnes ? Ses réalisations ? Sa générosité ? Son «même-pas-peur-du risque » ? Son exquise élégance ? Ses coups de gueule ou ses froncements de sourcils ? La clairvoyante détermination de ses engagements ?
Babacar était un Sénégalais atypique engagé, toujours à disséquer les actes et les choses, sous un angle original, en partager des aspects ignorés ou négligés et proposer des voies inattendues. En cela, il n’était pas un modèle (toujours reproductible), mais une référence.
Atypique, parce que dans ce pays où l’on a vite fait de mettre les gens dans des catégories, Babacar, était à la fois, mouride, urbain, rural, « rurbain » et « assimilé » comme il se définissait lui-même, non sans ajouter dans un éclat de rire : « qu’est-ce que tu crois ? Il n’y a pas que vous qui êtes civilisés ».   Sa capacité d’adaptation est son intelligence.  Babacar est un personnage de roman.
Il s’est battu, avec d’autres, pour que ce « qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire le journalisme », soit l’assise du vécu démocratique dans sa liberté d’expression. Ce ne fut pas facile. Mais  la méfiance et la frilosité de nombre d’acteurs locaux, l’européocentrisme de certains et l’afro pessimisme des uns n’ont jamais émoussé ses ardeurs dans cette démarche d’appropriation par les hommes et femmes du métier, des instruments et moyens de lutte pour leurs droits et leur protection. En homme de combats, jusqu’au soir de sa vie qui est tombé trop tôt, il n’a pas hésité, un seul instant,  de signer ou de prendre la tête de revendications qu’il jugeait justes, démocratiques, en y apportant le prestige de son nom.
Un jour que nous  étions au bureau, en pleine réunion, son téléphone sonne. A le regarder écouter la personne qui lui parlait, c’était une mauvaise nouvelle. En effet on lui annonçait, le décès d’un de ses compagnons de lutte. Il quitta la salle de réunion, alla se réfugier dans son bureau et y resta des heures entières. Au moment  de rentrer chez lui, il dit : « quand on reçoit une telle information, c’est à sa propre vie – donc à sa propre mort – que l’on raccorde celle d’un proche, d’un être cher ».
Le lendemain, il écrit en hommage de cet être cher qu’il venait de perdre : « Un être supérieur dont la résonance feutrée s’insinue dans les éclats évanescents d’une humilité vécue sans ascétisme aseptisée ou démonstrative. Une humilité vraie, vécue comme une appréhension submersible et dissolvante. « Tu es poussière et tu retourneras poussière». Il aura eu le temps et les moyens physiques, intellectuels et spirituels de survoler les espaces, de saupoudrer avec cette fine touche, qui marque de façon indélébile, des esprits et des êtres de toutes origines, de tous horizons. Envoyé auprès des siens, officiant au nom de tous, il avait choisi d’être, parmi les siens, c’est-à-dire préoccupé par l’humain, le spirituel, le divin, au sens non divinatoire du terme. Il en avait le charisme. Il en avait le savoir et le savoir-être. Il en avait l’esprit. Un homme dont l’humilité est finalement devenue lumière ».  De qui parlait-il ? De son ami, de lui-même, ou des deux à la fois, au singulier ? N’ayant pas les mots pour parler aussi bien de lui, je lui emprunte les siens.
À lui, à cet homme rare qui m’a accordé sa confiance morale et son estime intellectuelle, qui avait compris l’importance de pratiquer le Bien dans une absolue discrétion , je dis mon immortelle gratitude.

HOMMAGE A BABACAR TOURE : Seul un homme de principes, noble, courageux peut devenir un journaliste engagé, plein de talents et de convictions Par Mme Fatimé Raymonne Habre

Nous avons fait la connaissance de Babacar Touré, il y a de cela plus de 20 années. Il était venu à nous pour connaître le Président Hissein Habré. Feu Djily Mbaye lui avait dit qu’il était venu nous rendre visite, ce, juste avant de prendre le lendemain, son vol pour la Suisse pour subir une sérieuse intervention chirurgicale qui, malheureusement, lui fut fatale.
Babacar Touré était un homme simple, sympathique, d’un commerce agréable, plein bd’humour aussi. Quelqu’un qu’on avait plaisir à recevoir et à échanger avec lui. Homme intelligent et cultivé, il discutait politique, économie, gestion de nos États, difficultés des relations avec la France avec le Président Habré. C’est par lui que nous fîmes aussi la connaissance de nombreuses personnes au Sénégal. Il avait encouragé Cherif Elvalide Seye aujourd’hui, décédé, paix à son âme, qui avait commencé à écrire un livre sur le Président Habré mais qu’il ne pût finir malheureusement.
Le lancement de l’affaire Hissein Habré a été une épreuve difficile pour lui. En tant que frère, il n’a ménagé aucun effort pour dire ses vérités aux hommes politiques dirigeant le Sénégal tout au long de ces 20 années de harcèlement judiciaire.
C’est la raison pour laquelle, sa position sur les poursuites judiciaires contre le Président Habré a dérangé les réseaux françafricains, d’où les initiatives du journal françafricain Jeune Afrique, véritable tête de pont des attaques sur le plan international contre le Président Habré, qui avait parlé de lui, dans un article, le réduisant à celui qui venait « prendre régulièrement le thé avec Hissein Habré ».
Homme de principes et homme debout, fidèle en amitié, il a rendu visite au Président Habré au Cap Manuel. Très ému lors de sa visite, il a montré qu’il était un géant avec un cœur de lion mais aussi un cœur sensible. Dégoûté par ce côté misérable de la basse politique, disait-il, et, par cette effroyable injustice dont le Sénégal ne peut sortir indemne. Et c’est parce que Babacar était un homme de cette qualité qu’il a pu être un journaliste de talent, de conviction et exercé sa passion avec noblesse, dignité, engagement et éthique. Quoi d’étonnant qu’il soit cité en exemple aujourd’hui à l’unanimité par la profession.
Peut-on être un homme engagé, indépendant, défendant une ligne éditoriale de progrès, de défense des intérêts nationaux, être un homme du Sud avec un véritable et sincère esprit du Sud dans la sphère médiatique, sans connaître des remous ou des difficultés avec le pouvoir politique à un moment donné de votre parcours ? Pratiquement impossible. Il a traversé avec son groupe dans la discrétion des moments difficiles et ce que j’ai admiré en lui ; c’est qu’il avait en plus la politesse de ne jamais gémir considérant qu’il plaignait ceux qui voulaient le faire plier. Il est resté debout, digne et c’est ce qui comptait le plus pour lui.
La mise en place de la cellule de communication des Chambres Africaines avec un budget de 800 millions de francs forte d’un contrat avec 3 agences de communication chargées de mobiliser les médias pour accompagner les CAE, et dont l’objectif principal était de masquer les errements de ce tribunal illégitime et illégal mais aussi les violations graves des règles qui encadrent un procès juste et équitable, l’a profondément choqué. Sa conception du journalisme en prenait un sacré coup.
On dit souvent que la Vie vous amène des problèmes, des difficultés graves mais qui sont, quelque part, des mises à l’épreuve que le Tout Puissant met sur la route de tous ceux qui vont se mobiliser, soit pour faire le Bien, soit au service du Mal et chacun rendra compte au Jugement Dernier. Cette épreuve difficile que nous continuons à supporter nous a permis d’apprendre tant de choses. Babacar Touré, un frère, un digne fils du Sénégal rempli de valeurs, de principes, d’estime de soi, fait partie d’un type d’hommes qui se fait rare dans nos pays.
Il était un homme plein de Amane et d’Îmaane.
Nous avons été heureux de te connaître, Babacar.
Que le Tout Puissant te classe parmi les bénéficiaires de sa Clémence et de sa Générosité. Aamiine !Mme Fatimé Raymonne Habré.Dakar, le 29/07/2020

Babacar, la presse perd son emblême Par Ibrahim Bakhoum

« Arrivera un jour, te dis-je,  où dans ce pays, personne ne pourra parler de Journalisme sans y associer ton nom ». On était en 1986.Et depuis, je ne sais combien de fois je t’ai rappelé cette prédiction, question de te dire que j’avais vu juste. Ce qui est arrivé est très largement au-delà de ce que je croyais voir venir. La réponse que tu me servis sur le moment est encore fraîche dans ma mémoire.  « Tu penses que je travaille pour la gloriole » ?, me lanças-tu,…”
Maison de la Presse Babacar TOURE. Cette fois Mbaye, tu ne pourras ni décliner ni même faire attendre. C’est comme si le Président Macky SALL prenait une petite revanche.
En 2012, le Chef de l’Etat avait dû s’y prendre par deux fois avant de te convaincre d’accepter la Présidence du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel. On est en septembre. Ceux qui suivaient le dossier savent que, même la composition du Collège du CNRA avait pris un temps plus long que d’ordinaire. Tu avais demandé et obtenu que les futurs Conseillers fussent politiquement peu ou pas du tout marqués. Surtout pas du tout partisans. Logique, Macky te laissa le choix de la désignation des membres de ton équipe. Et tu t’abstins de copinage. Certains de tes futurs collaborateurs ne t’avaient jamais rencontré et il y en avait dont tu ne découvris le visage que le jour où, dans une prise de parole publique au King Fahd Palace, le Chef de l’Etat t’a lancé un « oui, Monsieur le Président, j’ai validé votre liste ». Voilà pour la petite histoire.
Ceux qui un moment, ruèrent dans les brancards de la dénonciation avaient tout faux, estimant que le Président de la République venait de donner « à un concurrent », des droits de vie et de mort sur les autres éditeurs. On pouvait les comprendre. Le Groupe Sud dont tu étais jusqu’alors le PDG, avait déjà sa radio. Une première comme investissement privé dans la chaîne de valeur de la Communication audiovisuelle au Sénégal. Là encore, tu t’illustras en pionnier.
Acteur des médias, tu avais tout ton mandat durant à la tête du CNRA, mis l’accent sur la pédagogie et le contact direct avec les éditeurs, même et surtout ceux qui à travers des programmes, se rendaient coupables de sorties de pistes éthique et déontologique. Pour une stricte observance de la loi, tu n’avais non plus jamais voulu te laisser prendre en défaut. Ton successeur a trouvé la tradition dans la maison ; il est resté dans la continuité. Vous avez en commun d’être des journalistes.

REUSSIR LA TRANSITION

Arrivé au terme de ta mission en 2018, tu t’es abstenu de retourner immédiatement à tes fonctions éditoriales. L’élégance républicaine t’avait éloigné des pages de Sud. Parce que devenu régulateur, tu avais choisi de ne jamais être juge et partie. Même si concernant la publication phare du groupe tu ne t’étais pas laissé aller à l’indifférence, tu avais fait le pari de ne jamais te laisser surprendre à prendre parti pour le quotidien dont tu proposas le titre de l’ancêtre, SUD MAGAZINE.
C’était un jour de 1985. Le petit cercle de cinq confrères des quatrième, sixième et septième promotions du CESTI réunis chez toi à HAMO 1 avait tellement rêvé de panafricanisme et de libération et/ou liberté pour les peuples du Sud, que ta proposition de nom pour ce que nous allions créer, avait tout de suite obtenu l’adhésion des quatre autres. Une dizaine d’années plus tard, tu parlas de Sud comme d’une « galaxie éclatée », parce que quelques uns de ceux qui avaient été là aux premières heures ou venus plus tard, s’étaient ouvert d’autres pistes entreprenariales, sans jamais rompre avec la famille. Fairplay et grand Seigneur comme on ne peut plus, tu avais accompagné financièrement l’initiative du premier des quatre, parti faire cavalier seul.
Pendant ce temps, sous ton influence, ton entregent, ton portefeuille relationnel qui débordait largement les frontières de notre pays, SUD renforçait sa place dans la construction d’une opinion publique de plus en plus regardante sur la gouvernance publique. C’était le projet. L’emblème aux « 3 lettres d’or » avait réussi une initiative inédite. Tu t’es souvent plu à le dire dans des moments de plaisanterie : ce qui est devenu aujourd’hui le Groupe Multimédia Sud Communication était au départ, un produit-passe temps pour de jeunes journalistes ayant chacun un port d’attache professionnel avec salaire relativement correct.
Abdoulaye Ndiaga Sylla, Sidy Gaye et Ibrahima Fall étaient encore au quotidien gouvernemental Le Soleil, où tu fis stage es qualités étudiant au CESTI. La fréquentation Ecole-milieu du travail avait pu vous faire tisser des rapports de confiance mutuelle en la valeur professionnelle de chacun. Plus tard, vous rattrapa le besoin incompressible d’expression plurielle et de libération éditoriale. Il vous fallut pouvoir pratiquer le journalisme tel que vous l’aviez appris, ce que ne pouvaient pas toujours permettre les médias dits d’Etat. Parmi ces derniers l’Agence de Presse Sénégalaise. Là aussi tu as été stagiaire.

ET LE SOLEIL PERDIT DE BRILLANTES PLUMES

Le besoin d’indépendance comme en rêve tout jeune journaliste avait été si souvent manifeste dans les attitudes de tes confrères et futurs co-fondateurs de Sud, que nul ne fut surpris par la démission de Sylla, Fall et Gaye. Le Soleil venait de perdre de bons analystes et versa à l’entreprise de Presse en gestation, de redoutables polémistes.  Aussi, beaucoup y compris dans le milieu professionnel, ne donnèrent-ils pas cher d’un compagnonnage durable entre fortes têtes.  Tu savais tout cela. Il y avait respect des différences et tu es parvenu, en bon meneur d’hommes, à créer un esprit d’entreprise en capitalisant sur les contradictions, les atouts et le tempérament de chacun.
De ton poste à ENDA, où ton assistante Mame Fatou Fall s’occupait de dactylographier tes premiers textes destinés à ce qui va devenir SUD Magazine, tu coordonnais déjà le contenu du premier numéro de la publication, à l’origine trimestrielle. La Une fut consacrée, en février 1986, à l’éminent Pr Cheikh Anta DIOP. Le projet panafricaniste prenait déjà forme. La plateforme démocratique n’a plus jamais quitté l’espace public dont tu devins une figure, des plus illustres, des plus emblématiques.
Un éditorial signé Babacar TOURE emballait tout ce que le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest d’alors avaient comme intellectuels et personnalités politiques de premier plan. Ainsi Sud Magazine d’abord, Sud Hebdo ensuite, le quotidien et la radio FM successivement, ont réussi à donner un autre nouveau visage à la presse papier et à la radio, dans un pays pas vierge d’initiatives privées, mais pour des expériences qui, dans le secteur, ont fait long feu. Les Titres qui suivirent la naissance de Sud hebdo complétèrent le tableau de la bien nommée « bande des quatre », ou encore les « 4 Mousquetaires ».  Walfadjri, le Cafard Libéré et le Témoin arrivaient sur le marché.
En toi Babacar, les hommes et femmes des médias, les universitaires d’ici et d’ailleurs venaient de découvrir un maître, un militant du journalisme. La profession s’en trouvait rapidement rendue plus attractive, et des jeunes sortis d’Ecoles ou se faisant encadrer sur le tas et le tard pour certains, ne rêvaient que de cette profession où la liberté d’expression côtoyait et se renforçait du devoir assumé de responsabilité.
Sud passé quotidien en 1993, la radio Sud FM ouverte l’année suivante, en 1994, tu eus l’idée de donner de la chance à ceux dont le concours très sélectif du Cesti pouvait briser le rêve de devenir Journaliste ou Communicant.

ASSURER LA FORMATION POUR PRESERVER LA RELEVE

L’explosion médiatique que tu voyais venir appelait davantage de personnels bien préparés aux fonctions sociales d’information par voie de Presse. Et naquit en 1996, l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication (ISSIC), dont la seule évocation renvoyait à Abdou Latif Coulibaly devenu plus tard, figure emblématique du journalisme d’investigation. « L’Ecole de Latif »  s’était fait un nom, une enseigne dans l’Enseignement Supérieur.
Une décennie venait alors de s’écouler depuis le matin où, fouettés par le vent frisquet des mois de décembre, nous faisions le pied de gru devant le hangar, à cette heure encore fermé, de l’ADP.  Je cherchai les mots pour te distraire autrement, vu ton humeur du moment. Tu venais de te demander pourquoi il y avait  si peu d’engagés (nous n’étions que deux en vérité), pour assurer la manutention de la publication, au Km 2,5 Boulevard du Centenaire. Sud Magazine avait ses locaux à la rue de Bayeux en centre-ville. Une petite pièce au fond d’une cour, après que nous avions un temps durant, quasi squaté le salon de Mme TOURE, chez toi en proche banlieue de Dakar.
Tu avais aussi relevé à cet instant, que nous avions été les principaux rédacteurs des articles de l’édition dont nous étions invités à aller enlever le tirage. La Messagerie qui distribuait tout ce qui était publications de qualité au Sénégal, faisait l’essentiel de son chiffre d’affaires avec les journaux français et la presse africaine de Paris. Le Titre Sud faisait encore ses petits pas dans le monde des médias qui comptent. Pour te calmer ce matin donc, je t’ai sorti quelques mots dont je n’avais moi-même, pas mesuré la portée prémonitoire.

LE SUCCES AU-DELA DES ESPERANCES

« Arrivera un jour, te dis-je,  où dans ce pays, personne ne pourra parler de Journalisme sans y associer ton nom ». On était en 1986.Et depuis, je ne sais combien de fois je t’ai rappelé cette prédiction, question de te dire que j’avais vu juste. Ce qui est arrivé est très largement au-delà de ce que je croyais voir venir. La réponse que tu me servis sur le moment est encore fraiche dans ma mémoire.  « Tu penses que je travaille pour la gloriole » ?, me lanças-tu,  histoire de me signifier que ton rêve n’était pas de célébrité ni de vedettariat. Tu n’avais pas vu venir, car te voilà largement auréolé de gloire. La preuve irréfutable en est administrée par le torrent d’éloges qui coulent dans tous les médias du pays et hors du Sénégal, depuis l’annonce de ton retrait définitif de la scène, dimanche 25 juillet 2020.
Après le professionnel, nous nous économisons relativement à ce qui fait que j’ai souvent parlé de toi comme d’une sécurité sociale ambulante. Ta main n’a jamais quitté ta poche. Des milliers de familles dans ce pays et ailleurs peuvent en témoigner. Il y a quelque trois semaines encore, je te le répétait après un appel de ton collaborateur et homme de confiance Ousmane NDIAYE,  qui ne se signalait jamais sans la bonne nouvelle : « le grand m’a demandé de t’envoyer … »
Le lendemain du dernier message de ce même Ousmane, tu m’annonçais être sur le chemin de chez ton médecin. Optimiste comme j’eus souvent raison de l’être, j’attendais le jour que j’espérais évident et proche, où tu me dirais comme de précédentes fois,  « Ok B… tout va bien je suis à Ngaparou ». Je te voyais te sortir de la maladie. Erreur ; on t’a sorti de chez le toubib. L’imposant gabarit avait refroidi.
Adieu Mbaye. Mes condoléances à ta famille, à Ndèye Fatou ta fille qui dut si souvent, les samedis après 13 h, sommeiller seule à la devanture de son Ecole maternelle. Là, attendait la gamine, que vienne la chercher le papa occupé à cogiter sur le menu d’une revue à la prochaine parution improbable, parce qu’il fallait aux fondateurs se cotiser pour aller à l’imprimerie.
Ces condoléances vont à tous les tiens, aux frères et sœurs, à la maman de Ndèye Fatou qui eut un moment à imaginer un « club des épouses dont les maris rentrent tard ». C’était au début de Sud quotidien avec des bouclages tirant en longueur, tous les soirs. Illustration d’un paradoxe car certains jours,  il s’y passait une ambiance exactement comme on ne pouvait imaginer se comporter, ces « mécontents » et/ou « rebelles », présumés hostiles à l’ordre établi. Se représentait-on ces journalistes comme une faune d’individus incapables de plaisanteries, de moments d’évasion joyeuse même sur le lieu de travail ?

UN TON PAS AU GOUT DES AMIS

Vu de l’extérieur et victime d’un imaginaire qui accompagna ses fondateurs mais surtout alimenté par le physique de celui qui passait devant, Sud était une affaire de gens austères, voire prétentieux… opposés au Pouvoir. Le Président Abdou Diouf et son Premier ministre Habib Thiam étaient pourtant tous deux du cercle de ceux dont on pouvait dire que Babacar avait l’écoute. De ces deux plus hautes personnalités de la République, on peut imaginer que tu connaissais l’office, la table le jardin et peut-être un bout d’arrière-cour. Ce qui n’avait aucune incidence sur la politique éditoriale de Sud. Tu avais tenu à garder tes amis à distance pendant que les journalistes s’occupaient à « informer juste et vrai ». La maison n’était pas à un paradoxe près.
Au lendemain de ton départ pour le voyage sans retour, Mamadou Amat parlait encore de ton sens de l’humour. Lui Yamatélé imbattable sur ce registre, sait de quoi il parle. Outre vos relations personnelles, il anima pour Sud hebdo, une célèbre chronique au titre de critique télé. Un redoutable observateur qui troublait le sommeil des agents d’antenne et présentateurs du JT de l’alors unique chaîne au Sénégal. Cela lui valut ce pseudonyme de Yamatélé, que lui attribuèrent les cibles de ces mises au point. C’était en référence au petit bonhomme du dessin animé qui portait toujours son poste partout, sur l’épaule. Tu n’eus pas tort de lui ouvrir les pages de la publication, creuset de diversités d’opinions et de talents, le tout au service d’un journalisme loin des règlements de compte personnels et de la propagande ; que celle-ci soit assumée ou déguisée. Amat qui était à l’APS savait qu’il arrivait à la rédaction de s’animer d’anecdotes et de blagues entre reporters qui se vouaient un égal et mutuel respect.
Et chacun parmi les déjà anciens de la Rédaction qui se rajeunissait, avait une étiquette. Celle-ci renvoyait à son style ou à des expressions qui se retrouvaient souvent dans ses textes. Sidy Gaye le chroniqueur économique était sur des  « Boulevards », quand Ibrahima Fall, « petit chef » chroniqueur politique et militant de gauche, décortiquait  ses « Vulgates » devant un Abdoulaye Ndiaga Sylla incarnant la sagesse et la combativité syndicale. Il avait été secrétaire général du Synpics, et à ce titre négociateur à tes côtés, de la Convention Collective de 1991.
Loin du syndicat et exclusivement pour Sud, et plus d’une fois, il t’est arrivé d’être mis en minorité dans une mesure à prendre. Pour ne pas lâcher prise, tu faisais remettre la discussion à plus tard, le temps d’aligner Sylla, sur ton point de vue. A la reprise, on disait rarement non à Ndiaga. Et tu gagnais. Je t’ai souvent rappelé ces épisodes du parcours de Sud. Dans la bonne humeur.
Certains autres jours, tout prenait des allures de grand place joyeuse, A tel point qu’on pouvait craindre pour l’heure du bouclage.  Mais les femmes et hommes préposés au traitement des menus avaient la main. Une fois les informations recoupées, vérifiées et consolidées, sortir du texte entrait dans l’ordinaire d’un journal normal. C’était aussi Sud.

ILS ETAIENT LA AUSSI

Babacar, je sais qu’il y a de ces personnes qui nous quittés et dont tu ne supporterais que leur nom et apport ne soient pas rappelés quand on parle des débuts de Sud. Comme des humains, nous avions déjà en projet de revisiter tout cela au 35 ème anniversaire, en 2021. Parmi eux, Mansour Niang Niamagne qui conçut et accompagna la charte graphique du magazine depuis Hamo1.  Paul Nejem de l’imprimerie Saint Paul que tu te plaisais à appeler Petit Paul.  Il avait été un complice des premières heures. Et Sud Magazine pouvait espérer paraître, même si l’enveloppe commençait à révéler une solvabilité peu évidente de celui qui signait les bons de commande, toi Babacar, en l’occurrence. Mais Paul et toi saviez manoeuver dans une mutuelle confiance. Il t’a devancé auprès du Créateur SWT depuis des années. Paix à son âme, lui qui dès le début, crut en des jeunes certes volontaires et engagés mais si peu prêts financièrement. Tu étais crédible, cela suffisait au fournisseur.
Tu ne t’en étais pas arrêté à trouver les moyens de faire imprimer Sud Magazine. Tu eus l’idée de faire sponsoriser le projet jeune, par l’ancien Président du Sénégal. Léopold Sédar Senghor n’était plus aux affaires mais tu obtins un rendez-vous aux Dents de la Mer, sa résidence privée. Il te proposa de lui présenter un projet de Lettre qu’il signa après t’avoir assuré que Sud Magazine était agréable à lire. « Le ton est bon », voilà ses mots.
Babacar TOURE, la Presse sénégalaise et celle ouest africaine francophone notamment, te doivent d’avoir connu un essor qui n’est, depuis lors, plus jamais remis en question. Partout naissent des Titres privés avec plus ou moins de chance de longévité. La démocratie s’en est trouvée à l’ordre du jour dans tous les pays de la sous région, même si les multiples soubresauts peuvent laisser une impression d’impréparation, telle que voulue et cultivée par des Pouvoirs politiques multi décennaux. Ce qu’il serait extrêmement dangereux de défendre, c’est l’idée que rien ne peut se faire contre les projets dictatoriaux. La Presse pourra assumer et poursuivre ses fonctions de vigie de la démocratie, si chacun de tes héritiers professionnels s’emploie à préserver et vivifier le legs.

ILS ONT SAUVE LA DEMOCRATIE

Tu as déjà reçu en son temps, des confidences sur comment la Presse privée, Sud notamment, avait gêné et fait renoncer à un projet de liquidation de l’opposition sénégalaise. On sortait d’élections troubles en 1988. Et dans les cercles huppés de l’establishment on n’en revenait pas. La question était pour les décideurs, de savoir d’où sortaient donc ces journalistes inconnus aux tableaux des fils de, neveux de, frère de…
C’est vrai qu’un coup d’œil sur les pièces d’état civil pouvait intriguer un peu plus. Entre 145 à 150 km voire davantage au sud ou à l’ouest de la capitale comme lieu de naissance, pour des perturbateurs de l’ordre établi par la puissance étatique, cela s’expliquait difficilement.
Tout politiquement engagé que tu fusses, on ne pouvait te classer au niveau social de cet autre révolutionnaire, fils de Dakar né à Niamey et tué à la prison de Gorée en 1973. Comme Oumar Blondin Diop, tu fis tes humanités à l’école de la gauche radicale. Ce que tu en as gardé a fait de toi l’homme d’une immense générosité dont le talent professionnel et le combat démocratique sont salués partout. Politiquement cultivé, journalistiquement aguerri, l’histoire bientôt tri décennal de Sud a révélé en toi un grand homme intègre, digne et bon.
Ton nom se prononce encore avoir bonheur et fierté dans les couloirs du CNRA dont tu as proposé au Chef de l’Etat de nommer à la présidence, un autre Babacar, alors que tu terminais ton mandat. Et conseiller de l’ombre tu le restas pour aider à aplanir les rapports entre le Régulateur de l’Audiovisuel et des éditeurs qui s’essayaient à la sortie de route.

PRENDS TA MAISON ET REPOSE EN PAIX

On n’aura jamais tout dit te concernant, post mortem. Et comme tu sus allier vision, professionnalisme, rigueur et sociabilité,  nous allons faire comme tu aimais recommander. Faire ou dire chaque chose en son temps, mais le faire ou le dire quand on aura fini de s’assurer que nul ne s’engagera sur une piste aventureuse du fait des seuls écrits d’un journaliste.
A chaque étape son sujet. De quelques étapes de la marche des Sud-produits et de ta gouvernance de la Régulation de l’Audiovisuel, nous parlerons une prochaine fois avec le soutien d’autres acteurs au sein du Groupe et de l’institution.
Repose en Paix Mbaye. Mais ton nom figurera sur tous les communiqués, cartons d’invitation ou supports publicitaires portant sur toutes activités et manifestions à tenir dans ou pas loin du majestueux immeuble qui trône sur la rue 5 angle Corniche, à Dakar. Une consécration décidée par le Président Macky Sall et mérité incontestablement par l’incontournable Babacar TOURE, lorsqu’il s’agit d’honorer la PRESSE.
Nous savons ce que nous avons perdu. L’ancien enseignant au Cesti, formateur de la plupart d’entre notre génération, ancien fonctionnaire de l’Unesco à Paris et Dakar a eu le mot juste. Diomansi BOMBOTE assimile ta disparition à une « amputation ». Elle est incurable parce que le membre séparé du corps n’est jamais remplaçable à l’identique de l’originel.
Tu me confiais, pas plus tard que l’année dernière, que tu étais « un être des eaux ». Te voici désormais majestueusement face à la mer, avec vue imprenable sur l’Océan Atlantique. Cette fois, Mbaye je te le redis, impossible d’opposer au Conseil des ministres ta célèbre adresse à Diouf. A Macky et pour cette distinction, tu ne pourras pas dire « Non Monsieur le Président ! ».

Mon hommage à Kader et à Babacar Par Mamadou AMAT, Journaliste

Voilà que Babacar Touré tire sa révérence alors que je n’ai même pas fini de pleurer mon aîné et ami Kader Diop, ce très grand agencier comme moi [attention, le « comme moi » ici s’applique juste à « agencier » et pas forcément au reste], qui vient de partir sur la pointe des pieds rejoindre sa douce et inséparable moitié. Les témoignages ont été nombreux et unanimes sur les qualités tant humaines, morales que professionnelles de cet ancien ténor de Radio-Sénégal de la grande époque ainsi que de la respectable Agence France presse (AFP), dont il a dirigé le bureau dakarois de nombreuses années avant de prendre sa retraite. Une retraite très active puisqu’il l’a mise à profit pour donner des cours de journalisme dans certains instituts de la place. Mais itou une retraite d’où la tiré Alpha Abdallah Sall [autre illustre disparu], alors à la tête du syndicat dont il cherchait à compléter la superstructure par la mise en place d’un Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie dans les médias (Cred), qui a aujourd’hui muté [tel un virus] en l’actuel Cored. Avec Kader, qui en était le président, et Mbaye Sidy Mbaye, le porte-parole, j’étais un des membres sur qui ces deux esclavagistes comptaient le plus souvent pour la rédaction des communiqués que la structure publiait périodiquement. Restant effacé aux yeux de l’extérieur, mais très efficace pour nous de l’intérieur, Kader, fidèle à son tempérament de bosseur de l’ombre, donnait la fausse impression d’avoir abdiqué au profit du porte-parole qui, par ses nombreuses sorties dans les médias, ne faisait qu’accomplir, et bien assurer et assumer, sa fonction de porte-voix, de vitrine. Deux très grands professionnels qui, pour avoir bossé ensemble à Radio-Sénégal, s’entendaient comme larrons en foire. Je vois d’ici Mbaye Sidy me menacer du doigt pour l’avoir traité de larron. LOL, ou plutôt MDR pour ceux dont l’anglais est bancal. Avec « Grand Kédeur », comme je l’appelais avec un accent anglais pas du tout bancal, l’on comprend aisément l’expression « forcer le respect ». Qui que vous soyez, quels que soient vos rang et fonctions, Kader ne se gênait jamais de vous livrer le fond de sa pensée, même s’il savait que vous ne seriez pas content. La franchise et la vérité, voilà les deux éléments de son credo. Mais bon, tout ce qui devait être su de Kader a été dit et écrit, de fort belle manière, par ceux et celles qui lui ont rendu, avant moi, ces hommages bien mérités auxquels il a eu droit dans les médias. Et dans les cœurs.
A présent, passons à Babacar Touré, dont je fus l’un des compagnons de route au tout début de la belle et extraordinaire aventure du groupe Sud. Je me souviens de ce soir de l’an de grâce 1985 où, en compagnie d’Abdoulaye Ndiaga Sylla, il est passé à la maison pour s’accorder avec moi sur le rôle qui devait être le mien dans l’animation de Sud-Magazine, le mensuel des débuts qui allait donner naissance à tout ce qui est là aujourd’hui. Travaillant déjà à temps plein pour l’APS comme chef du service des reportages, j’optai pour les pages détente, jouant les verbicrucistes par la création de grilles de mon cru et imaginant des jeux de culture générale en questions/réponses… Mais j’ai fait la connaissance de B.T. bien plus tôt que ça. Et, histoire de rigoler un peu, je l’appelais « mon apprenti ». En effet, c’est moi qui fus le premier à encadrer l’étudiant de première année du Cesti lors du stage qu’il vint effectuer, durant les vacances 1978, au bureau régional de l’APS à Thiès. Absolument ! Bien qu’il fût mon aînée de quelques années, Babacar est entré au Cesti au moment où j’en sortais. Frais émoulu de l’école des Canadiens et des Français, j’assurais l’intérim du chef du bureau de Thiès avec, derrière la tête, l’idée de contribuer à valoriser l’information régionale, alors parent pauvre de l’actualité nationale. Admis en stage d’été à l’agence nationale, Babacar demanda à effectuer celui-ci à mes côtés, qui plus est dans dans la ville de notre enfance… Ce furent des moments mémorables pour lui comme pour moi. Et nous nous plaisions, par la suite, à ressasser les très bons moments passés ensemble, mais surtout les nombreux reportages que nous réalisâmes alors sur la pêche à Kayar, Potou, Fass-Boye ou le tourisme sur la petite Côte, notamment au Club Aldiana et à Saly Portudal, encore en grande partie en chantier et dans une zone en plein boom touristique.
Sous des dehors apparemment farouches, Babacar dissimulait un énorme sens de l’humour, ce qui faisait de nos rencontres à tous les deux ou de nos entretiens téléphoniques des moments d’inextinguibles fous rires et de grand  bonheur. Avec son sens de la répartie et son esprit d’à-propos, Babacar n’était jamais pris au dépourvu. Au lancement de Sud-Hebdo, qui paraissait alors deux fois par mois avant de devenir vraiment hebdomadaire, c’est lui qui me suggéra l’idée d’animer une rubrique sur la télévision, un défi pas très évident au départ, mais que je me fis fort de relever en livrant une lecture très personnelle de la façon dont certaines émissions de la télé nationale étaient conduites. Quatre années durant, entre 1987 et 1991, Yamatélé [le sobriquet qui me désignait du fait que je gobais quasiment tout ce qui passait sur la lucarne imagique] publiait chaque jeudi une chronique très suivie par le public et par les agents de l’ORTS. A ce propos, Babacar m’a un jour servi une réponse qui nous a encore fait rire à gorge déployée tous les deux, il y a quelque temps, quand je lui ai rappelé le sondage qu’il avait commandé et qui faisait de la chronique de Yamatélé et des éditos de Babacar Touré les deux lectures préférées du public. Du tac au tac, il me fit la réponse suivante : « Toi tu écris chaque semaine et moi, seulement quand l’actualité le commande. Tu me fais de la concurrence déloyale ! »
Tenez, voici une anecdote où s’illustrent en même temps Kader et Babacar. Le premier nommé venait de se voir attribuer le Prix Pierre Mille du meilleur reportage, décerné par le Syndicat de la presse française d’Outre-mer et destiné à récompenser un journaliste de la presse écrite ou audiovisuelle francophone. Très fier de Kader et inspiré par cette récompense, je décidai de créer le Prix Yamatélé Pile pour distinguer le premier présentateur du journal télévisé de l’ORTS qui réussirait à tenir pile-poil dans le créneau 20h30-21h00. Quand Ibrahima Souleymane Ndiaye réussit la prouesse, Babacar Touré s’amusa beaucoup de mon idée et ordonna au comptable de me remettre la somme nécessaire à l’achat et à la gravure d’un trophée en forme de coupe du monde ! Comme je n’avais pas trop froid aux yeux à l’époque, je suis allé personnellement à la rédaction du journal télévisé remettre le trophée à Ibrahima S. Ndiaye, ce dans une atmosphère sympathique, bon enfant et hilarante. A noter, pour finir, que je ne me souviens pas avoir une seule fois entendu Babacar Touré m’appeler autrement que par le sobriquet « Amo », déclinant ainsi la première des trois premières personnes du verbe aimer conjugué en latin : Amo, Amas, Amat…
Kader Diop et Babacar Touré, grands professionnels aimés et respectés, reposez en paix. Vous pouvez, car je peux vous certifier que pour vous au moins, les hommages qui vous ont été rendus sont vraiment sincères. Ce qui n’est pas forcément le cas pour tout le monde…

La Maison de la Presse à la mesure de Ton nom, Babacar Touré PAR EUGÉNIE R. AW

Ton nom sera donc au fronton de la Maison de la Presse. Ainsi en ont décidé les autorités sénégalaises. Comment l’en rendre digne? La tâche nous revient à nous, les journalistes pour que cette Maison soit digne de Toi. Parce qu’elle doit incarner ton Souffle. Etre : A la hauteur de Toi, pionnier d’une presse africaine libre, indépendante, plurielle, porteuse d’actualité et de réflexion critique, elle offrira pensée, recherche, formation d’avenir, inspirée par tes écrits
A la dimension de Toi, homme de l’Afrique, homme de l’international, elle s’obligera à être ouverte au Continent et au monde. A la mesure de Toi, être de générosité et de solidarité, elle sera attentive, veilleuse au service des demandes, des besoins d’une presse en développement. Cette Maison de la Presse, pour te rendre honneur, sera la maison des journalistes, la maison de la profession, notre refuge, celle qui portera éthique et déontologie ; ouverte à tous les confrères, à toutes les consœurs d’où qu’ils viennent, lorsqu’eux et elles défendant l’honneur de notre métier, sont mis en danger. Cette Maison nous offrira, connaissance et assistance. Elle sera productrice de pensée, de projets.
Elle représentera, Babacar, ta vie toujours continuée, toujours renouvelée. Les défis que tu poses passé/présent, cette Maison de la Presse, devenue notre Maison commune, les fera connaître dans les écoles de formation, à la jeune génération, mais aussi au-delà de nos frontières. Le chantier est un immense défi, il demande que la Maison de la Presse se renouvelle, se questionne, que les institutions qui la gèrent soit ouvertes à ton image, qu’elles n’aient pas peur d’une politique profondément citoyenne et professionnelle. Nous croyons que la puissance de Ton nom, nous inspirera, y compris nous de la presse.
Ainsi la Maison de la Presse sera digne de ton histoire et de ton Nom, toi Babacar, devenu par ta plume, Maître de la Parole.

Si la Dignité Devait Porter le Nom d’une Personne,Elle s’appellerait Babacar Touré PAR DAME BABOU

J’ai eu l’énorme privilège de pratiquer Babacar Touré que ses proches appelaient Mbaye et les plus proches encore, Baye Mbaye, aussi bien dans sa vie publique professionnelle que dans celle personnelle et privée
Son immense talent et son professionnalisme sont contenus dans ce qu’il considérait comme son enfant : le journal Sud. Si ce n’était que ça ! Son indéniable contribution dans les luttes démocratiques, ne s’est pas limitée aux frontières du Sénégal.
Comme une mise en garde, sous sa signature, son dernier article sur la violence, a fait le tour de la question de la « Ceinture de Feu » autour du Sénégal. Combien de foyers, en Afrique de l’Ouest, au bord de l’embrasement, Babacar Touré a magistralement aidé à éteindre sans chercher à en tirer une quelconque gloriole?
Posez la question au Président Ibrahim Boubacar Keita, dit IBK, s’il n’aurait pas tout donné, pour avoir aujourd’hui Babacar, son compagnon de lutte depuis 40 ans, comme facilitateur grâce à ses talents de diplomate et son relationnel, apaiser la vive tension qui règne dans son pays. Quant à la classe politique de la Mauritanie, toutes obédiences confondues, combien de fois Babacar Touré a contribué à éviter l’éclatement de ce pays frère, où il a fourbi ses armes pendant ses années clandestines. .

Si la pudeur ne l’interdisait pas, des centaines d’individus au statut social modeste, auraient dit en public que s’ils vivent encore dans la dignité avec leurs familles, la main discrète Babacar y est pour grand-chose.

Demandez aux dizaines, voire les centaines de pères de famille qui doivent à Babacar la présence de leurs enfants dans les écoles et universités les plus prestigieuses au monde Mais toutes ces facettes de la vie du fondateur du Groupe Sud Communication sont soit déjà connus du grand public ou ont fait l’objet de témoignages depuis la disparition de celui qui est mon-plus-que-frère. Je veux évoquer ici, le rapport œcuménique que Baye Mbaye entretenait avec la Dignité. Il aimait nous rappeler que si on vous dit que quelqu’un a vendu sa dignité, la réponse doit être immédiatement : « Ce n’est pas vrai. S’il en avait il ne la vendrait pas » (Bunu la nee diw jaay na ngoram, nee leen booba da koo amul woon).
Au cours de ces périodes où Babacar et toute son équipe de Sud ont souvent fait l’objet de pressions et voir de chantages durant le magistère de présidents du Sénégal, Babacar n’a jamais fléchi. Le courage de mon frère ne se limitait pas à sa vie intellectuelle et morale. Son courage physique n’avait d’égale qu’à ses origines de descendant de Burba Jolof.
Entre autres situations périlleuses, je me souviens du jour ou Sud FM était fermée par le gouvernement Wade. Des policiers envoyés par le ministre Ousmane Nom sont venus occuper nos bureaux. L’un de ces policiers qui s’était adossé au cadre d’un tableau de grande valeur s’est fait remonter les bretelles par le cousin de Babacar, Dane Sall. Quand ce policier a voulu s’attaquer à Dane, j’ai dû physiquement m’interposer pour empêcher Babacar de lui faire passer un mauvais quart d’heure. On pourrait me rétorquer qu’être physiquement courageux ne sort pas nécessairement de l’ordinaire.
Par contre, être courageux en privé, face aux « puissants » de ce monde, ne saurait relever que de l’attitude d’un homme qui ne joue pas avec sa dignité. J’ai eu l’incroyable privilège (que je ne m’explique toujours pas) de voir Babacar, et à plusieurs occasions, interagir en privé avec des Chefs d’Etat, des princes de Royaumes et d’Emirats, des dirigeants d’institutions financières internationales (Babacar fut un membre éminent du groupe des Conseillers africains de la Banque mondiale), avec le Secrétaire d’Etat américain, des milliardaires en devises ou en CFA, des ministres ou des diplomates, des autorités du système des Nations-Unies, je peux témoigner que Babacar Touré n’a jamais eu, devant ces « puissants », un seul acte ou le plus petit comportement qui trahisse son sens de la dignité.
Quand d’aucuns pollueraient les nouveaux médias de ces « rencontres avec » ou que d’autres se verraient accusés de tel ou tel délit, le nom de Babacar Touré n’a jamais été cité dans une quelconque manœuvre qui aurait entachée sa dignité. Je dois dire qu’il m’a pris beaucoup d’efforts émotionnels pour écrire ce témoignage. Car je ne suis pas sûr que Baye Mbaye aurait aimé qu’on dévoile les aspects-là de sa vie, lui qui a tout fait pour que tout soit de toute discrétion. Mais je considère qu’étant parmi les personnes qui peuvent se glorifier d’être un ami, un frère et un proche de ce géant qui vient de nous quitter, je dois à la postérité lui dire qu’elle doit trouver en Babacar Touré le modèle qu’elle n’a pas à aller chercher ailleurs.

«MON HISTOIRE SINGULIÈRE AVEC BABACAR TOURÉ…» Par Babacar FALL

Jusque-là, cette histoire entre le défunt journaliste, Babacar Touré et Adji Mbaye, alors jeune bachelière, était méconnue. Entre les deux, il fallut un trait d’union. Et ce fut le journaliste Alassane Samba Diop, Directeur de iRadio et iTV. Il y a huit ans, alors qu’elle venait de décrocher son baccalauréat, en 2012, Série S2, Adji Mbaye avait bénéficié d’une préinscription et devait aller continuer ses études au Japon.
Mais les moyens faisaient défaut à ses parents. Sa doléance, publiée dans le journal Observateur, Adji finit par trouver un bienfaiteur inconnu qui se révéla être feu Babacar Touré, qui décaissa plusieurs millions afin de lui permettre de poursuivre son rêve. Seulement, il n’a jamais voulu qu’on révélât à Adji ou à ses parents son identité. « Je n’en revenais pas lorsque j’ai reçu l’appel de tonton Alassane Samba Diop qui m’informait du décès Babacar Touré, qui fut donc mon bienfaiteur que je ne connaissais pas. Le plus surprenant est qu’il n’a jamais voulu révéler son identité. Il a toujours préféré l’anonymat alors que c’est lui qui m’a permis de réaliser mon rêve », a témoigné Adji. Son geste envers moi restera gravé à jamais dans ma mémoire. Je continuerai toujours de prier pour le repos de son âme ».
Aujourd’hui titulaire d’un Master II en Management en Business administratif, Adji Mbaye réside présentement en Asie, par la grâce du don de Babacar Touré, décédé avant qu’elle ne rentre au bercail.

AVEC BABACAR (MBAYE) TOURÉ PAR MAKHTAR DIOUF

EXCLUSIF SENEPLUS – Lors de notre dernière rencontre, il me propose devant sa fille, de coécrire avec moi un livre. Je lui donne mon accord et lui demande, comme l’idée vient de lui, de choisir le thème. Un projet qui ne verra pas le jour
Lorsque j’apprends la nouvelle ce lundi à 6h 30 sur sa radio Sud Fm, ma première pensée va vers sa fille étudiante en compagnie de qui il est venu me rendre visite à la maison, il y a quelques mois. Comme il le faisait chaque année. C’est la dernière fois qu’on s’est vu, mais nous sommes restés en correspondance.
Ma première rencontre rapprochée avec lui a lieu au milieu des années 1980 dans un avion qui nous amène à Cotonou pour une conférence. C’est en plein vol qu’il vient vers moi pour se présenter et me dire qu’il a été mon étudiant au département de Sciences économiques de l’Ucad et qu’il est maintenant dans le journalisme. Il est en compagnie de mon ami Mbaye Sidy Mbaye.
Lorsqu’il lance le journal Sud-Hebdo dans cette masure qui leur sert de  local au centre – ville à la rue Raffenel (actuelle rue Joseph Gomis),  avec son escouade de talentueux et téméraires jeunes intellectuels-journalistes comme Abdoulaye Ndiaga Sylla, Alain Agboton, Ibrahima Fall, Vieux Savané, Abdou Latif Coulibaly, Sidy Gaye … je fais partie des premiers à les accompagner, à les encourager. Je les ai suivis dans leur audacieuse aventure jusqu’à la création de la radio Sud-Fm et du quotidien Sud où j’envoie pour publication tous mes articles d’intervention sur l’actualité.

Depuis lors, une solide amitié entre nous. Il me rend visite au moins une fois chaque année. Lorsque je lui dis que je ne sors pas beaucoup, il me rétorque que lui non plus ne sort pas beaucoup, ayant jeté ses bases à Ngaparou, et d’ajouter  : « Sortir d’ailleurs pour aller où ? ».

Il m’appelait toujours ‘’Grand’’ au téléphone, et ‘’Grand frère’’ au courrier.  Dans le dernier email que je lui envoie le 21 mai 2020, je le taquine en ces termes  : ‘’Babacar le confiné’’.  Il me fait cette réponse  :  Salam, grand frère. Le covid m’a empêché d’effectuer mon Ziar du Ramadan. Il veut me dire qu’il respecte la recommandation ‘’Restez chez vous’’ pour éviter la diffusion du virus.
C’est lors de notre dernière rencontre qu’il me propose devant sa fille, de coécrire avec moi un livre. Je lui donne mon accord et lui demande, comme l’idée vient de lui, de choisir le thème. Un projet qui ne verra pas le jour.
Je n’ai pas pu aller à la levée de corps, ayant reçu la visite de cet indésirable que certains appellent ‘’migraine’’.  Je suis resté à la maison avec un exemplaire du Coran pour lui faire tout ce que recommande l’Islam à l’intention des chers disparus. Je me joins naturellement à tous les hommages mérités et sincères qui lui ont été rendus.
Au décès de sa compatriote, la grande romancière George Sand en 1876, Victor Hugo a ses mots  :  Je pleure une morte. Je salue une immortelle. Nombreux sont ceux qui, sans l’exprimer, ont murmuré des propos semblables dans leurs cœurs à l’endroit de Babacar Mbaye Touré. Mais lui qui n’avait rien d’un rabat-joie, plutôt farceur, avec son goût pour la plaisanterie, il aurait sûrement souhaité que personne ne soit triste à l’occasion de son rappel à Dieu.
Dans mon ordinateur figurent deux adresses email qui ne seront plus mis à contribution, mais qui ne seront pas effacés : babacarsud@yahoo.fr et  mbayeture@gmail.com.

“Quatre mousquetaires” pour une presse privée libre

http://www.sudonline.sn L’engagement des “quatre mousquetaires” de la presse marque un tournant décisif dans la perception de la presse privée au Sénégal. Plongé dans ses souvenirs nostalgiques, Abdoulaye Bamba Diallo remémore cette époque qui a constitué un déclic dans la situation de la A la fin des années 80, un collectif d’Editeurs composé de quatre journalistes, (Abdoulaye Bamba Diallo, Babacar Touré, Mamadou Oumar Ndiaye et Sidy Lamine Niass), défie le pouvoir socialiste de Abdou Diouf pour porter un combat révolutionnaire qui a contribué à l’évolution de la presse privée, comme a tenu à le préciser Abdoulaye Bamba Diallo. C’est un conseiller du président Abdou Diouf qui leur a collé ce sobriquet, comme dans le roman d’Alexandre Dumas du même titre, explique Mamadou Oumar Ndiaye. Trente ans après ce combat, le duo encore vivant du quarté (Sidy Lamine Niasse est décédé en décembre 2018, Babacar Touré ayant rendu l’âme dimanche dernier) revient avec Sudquotidien sur ce combat qui a fait tache d’huile. En effet, la reconnaissance de la presse privée, l’attribution annuelle de l’aide à la presse et la pluralité des organes sont entre autres, les fruits de cette lutte. De l’origine du sobriquet, aux difficultés rencontrées au regard actuel de la situation de la presse écrite, ces précurseurs d’une presse privée libre témoignent. L’article qui a été réalisé, il y a quelques semaines, est publié ce jour en hommage au président Babacar Touré.

ABDOULAYE BAMBA DIALLO, CAFARD LIBERE

L’origine du sobriquet ? C’est un surnom qui nous avait été épinglé à Babacar Touré de Sud, Mamadou Oumar Ndiaye du Témoin, Sidy Lamine Niasse de Walfadjri et moi-même, Abdoulaye Bamba Diallo du Cafard Libéré à l’époque. Nous étions les quatre groupes privés ou indépendants à côté du Soleil. On avait la particularité que le Témoin paraissait le mardi, Cafard Libéré le mercredi, Sud Hebdo, le jeudi, et Walfadjri, le vendredi. L’environnement de la presse n’était pas très favorable à l’exercice. Nous avions tous des exercices prioritaires. On n’arrivait pas à supporter nos charges. On avait entamé une série d’actions consistant à alerter l’opinion et l’Etat sur le fait que nous étions un secteur d’activité professionnel, mais aussi culturel et économique et créateur d’emplois et de valeur ajoutée, autant sur le plan économique et culturel que sur le plan de la liberté d’opinion. Notre existence était menacée et l’Etat ne faisait rien. Ce qui avait déclenché notre colère à l’époque est que la seule imprimerie qui existait, les Nouvelles imprimeries du Sénégal (Nis), avait été vendue par l’Etat du Sénégal à un groupe privé français. Nous en étions choqués et étonnés que l’Etat rétrocède l’unique imprimerie de presse qui existait à l’époque à un groupe privé français et, à côté, ne faisait rien pour la presse privée du Sénégal. On avait entamé une série d’actions : initiation d’une journée sans presse, c’est-à-dire que chaque journal ne sortait pas le jour de sa parution. Ça qui nous a mené à une semaine sans presse. Il était prévu une marche de l’hôtel Indépendance au palais de la République. Nous avons tenu une conférence de presse à l’hôtel indépendance et sur ces entrefaites, des médiateurs de l’Etat dont le ministre de l’Intérieur de l’époque, Famara Ibrahima Sagna, sont entrés en contact avec nous. Des négociations ont été menées. Sur cette base, l’Etat a pris des actions notamment à l’endroit de la presse. C’est à la base de l’initiative du fonds d’aide à la presse (actuelle aide à la presse). L’Etat nous a rétrocédé la Grande Imprimerie Africaine (GIA), l’autre imprimerie qui existait. Le financement de la délégation à la réinsertion à l’emploi que nous avons pu acquérir nous a permis d’avoir une coopérative pour l’achat d’intrants, notamment de papier journal.

POURSUITE D’UNE TRADITION DE COMBAT POUR LES LIBERTÉS

On avait un environnement ou l’exploitation de l’entreprise de presse était structurellement déficitaire. Nous n’étions pas les seuls à être logés sous cette enseigne. Même les entreprises publiques de l’information, que ça soit le quotidien national, aussi étaient soumis aux mêmes contraintes. Mais l’avantage est que le Soleil avait déjà une ligne de subvention étatique et budgétaire. Je tiens à préciser que des ainés avaient entamé ce combat pour la quête de liberté de la presse, de l’opinion de la démocratie, pour le droit à l’information. Il y a eu des pionniers comme Abdourahmane Cissé, Mame Less Dia, Abdou Salam Kane, Boubacar Diop, Boubacar Obeye Diop, Abdourahmane Diop. Il y a eu des traditions de presse libre et indépendante au Sénégal. Elle ne date pas seulement de cette époque des “quatre mousquetaires”. Elle date depuis l’époque coloniale. Je me suis simplement arrêté au segment de la presse écrite, mais même dans la presse audiovisuelle, il y a en d’autres. Je pense au doyen Kader Diop, Gabriel Jacques Gomis qui était à la fois à la radio et à la presse écrite, Henry Mendy, Julien Kélefa Sané et beaucoup d’autres. Ily a même des journalistes sportifs. La presse sportive a été aussi une des pionnières dans le pluralisme de la presse privée au Sénégal. Les “quatre mousquetaires” n’ont fait que poursuivre une tradition qui était prégnante dans la presse sénégalaise depuis le départ.

UNE PRESSE ÉCRITE ENTREPRENANTE MAIS OBNUBILÉE PAR LE SENSATIONNEL

Il faut saluer une chose, les nouvelles générations sont très dynamiques, entreprenantes, très audacieuses, quelquefois outrageantes aux yeux de certains, mais je crois que c’est heureux que ça soit ainsi. Ce que je constate par ailleurs, est que la presse écrite accorde trop d’importance aux faits divers et à l’anecdote. En retour sur les questions majeures, je suis assez nostalgique des grandes enquêtes, des dossiers fouillés en profondeur et qui permettent à des spécialistes de se prononcer, de donner des éclairages pour aider les gens à mieux comprendre. Sur ce plan, la presse a encore à faire plus d’espace. C’est aussi une presse très moderne qui n’est pas en déphasage avec son époque. C’est son avantage.

MAMADOU OUMAR NDIAYE, LE TEMOIN

Durant l’hivernage 1990, alors on avait entrepris une série d’alertes en direction du pouvoir d’alors, le président Abdou Diouf et donc, il y avait quatre hebdomadaires. La presse privée était constituée en tout et pour tout de quatre hebdomadaires. Il y avait Sud hebdo, Walfadjri Hebdo, le Cafard Libéré et le Témoin qui venait de naitre. La presse en cette époque-là, traversait des difficultés. Les gens ne connaissaient pas très bien la presse écrite pour y mettre leurs annonces. Elle était considérée comme un partisan de l’opposition parce que jusque là, c’était le règne de la presse d’Etat comme le Soleil, Radio Sénégal, la télévision nationale, l’Agence de presse sénégalaise… Mais, les annonceurs considéraient qu’ils ne pouvaient pas mettre la publicité dans cette presse réduite à vivre des recettes de la vente. On sait que dans le business-model de la presse écrite, 80% des ressources proviennent de la publicité et seules 20% des ventes. Donc, c’était absolument impossible de vivre des ventes et donc, on avait organisé une conférence de presse à l’hôtel Indépendance à l’époque pour lancer un appel aux autorités disant qu’on risquait de ne pas pouvoir traverser l’hivernage dans ces conditions. On envisageait d’organiser une marche en compagnie de nos familles, nos employés sur la place de l’Indépendance pour protester contre la précarité de nos conditions. Ça avait fait tilde à l’époque et le président Abdou Diouf qui ne voulait pas voir des journalistes organiser une marche qui serait couverte par la presse internationale et relayée à travers le monde, avait pris contact avec nous par le biais de Famara Ibrahima Sagna qui était ministre de l’intérieur de l’époque pour engager des négociations avec nous dans l’espoir de résoudre les problèmes auxquels nous étions confrontés.

UN ENGAGEMENT DÉCLENCHÉ PAR UNE MOROSITÉ FINANCIERE

A l’époque, l’aide à la presse n’existait pas. C’est après notre conférence de presse de cette année-là, que pour la première fois, l’aide à la presse soit versée. Pour la première fois, chaque organe a reçu 10 millions, ce qui fait que le gouvernement avait débloqué 40 millions pour nos quatre organes. C’était en août 1990. L’aide à la presse figurait dans la loi depuis 1979, mais elle n’avait jamais été appliquée. Il a fallu le mouvement de cette année pour que le gouvernement commence à la verser et depuis lors, la pratique continue. L’autre difficulté est que nous étions confrontés à un problème d’expédition des journaux pour nos abonnés des régions. A l’époque, c’était par la poste ou parle train que les journaux étaient expédiés mais, les tarifs étaient trop chers pour qu’on puisse s’en sortir. Pendant les négociations que nous avions engagées avec le gouvernement, le directeur général de la Poste et Famara Ibrahima Sagna nous avait fixé des tarifs de faveur. Les tarifs que la Poste appliquait étaient cassés pour le compte de la presse, ce qui fait que l’expédition des journaux par la Poste ne coûtait pratiquement rien. On avait aussi obtenu des réductions pour emprunter le train. La régie des sociétés nationales de chemin de fer nous avait accordé des réductions de 50%. Il suffisait juste pour celui qui veut voyager par le chemin de fer à présenter la carte de presse. On avait également obtenu des réductions sur les vols d’Air Sénégal qui était une société totalement publique. Là également, sur présentation de la carte de presse, on ne payait que 50% du prix du billet d’avion. Ensuite, il y avait les frais de raccordement aux lignes téléphoniques qui étaient très chers, mais pour tout cela on avait obtenu des réductions.

LA RECONNAISSANCE, LA RANÇON DE LA LUTTE

C’était la première fois dans l’histoire que la presse privée était reconnue en tant que telle comme interlocutrice des pouvoirs publics. A l’époque, la presse privée n’était pas considérée. Mais, à partir de ce combat-là, on a acquis une reconnaissance des pouvoirs publics qui nous ont considérés comme des interlocuteurs responsables avec qui il était possible d’engager des négociations et de discuter mais également ça nous a permis d’avoir droit de cité. Parce à l’époque, la presse privée ne comptait en rien. Elle ne participait pas aux conférences de presse. Elle n’était conviée à rien. Mais à partir de ce moment, on a gagné en légitimité au niveau des pouvoirs publics et il y a eu réellement une reconnaissance de la presse écrite qui est allée crescendo jusqu’à aujourd’hui que la privée soit incontournable et pèse même plus lourde que la presse d’Etat. Mais, c’est un processus qui a commencé à ce moment-là. La fierté que nous avons eue à l’époque du Parti socialiste, il y avait une tendance fasciste qui menaçait d’écraser la presse privée, mais à partir de ce moment-là, cette tendance a perdu le combat au profit de la tendance démocratique du Parti socialiste au pouvoir à l’époque qui avait compris qu’on ne pouvait plus ignorer la presse privée qui s’imposait de plus en plus comme une réalité incontournable. Le souvenir, c’est la reconnaissance du pouvoir public et par la même occasion de l’opinion elle-même qui a adoubé cette presse privée, a fait corps avec elle, l’a accompagnée et adoptée.

UNE PRESSE ÉCRITE EN FIN DE CYCLE

La presse écrite est en fin cycle. C’est une tendance lourde au niveau mondial. Elle vit ses derniers moments. Il y a certains qui ont même dit qu’avant 2020, elle aurait disparu. Elle résiste encore, mais je crois qu’elle n’en a pas pour longtemps. Elle est obligée aujourd’hui de faire sa mutation. De plus en plus, des entreprises de presse écrite ont des sites internet qui se développent. Souvent, ce sont ces sites internet qui font vivre la version papier. La presse écrite en version papier telle qu’on l’a connaissait, est condamnée et n’a plus d’avenir. L’avenir est au numérique, ça c’est incontestable. Des gens comme moi sont les derniers des mohicans de la presse écrite, après je pense qu’elle n’existera plus. Malheureusement, parce qu’elle aura été vaincue par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Des journaux emblématiques au niveau mondial ont disparu parce que tout simplement, le public a basculé sur le numérique, la publicité, les annonceurs aussi. La presse écrite est à la traine. Elle est même dépassée par les réseaux sociaux. Elle survit parce qu’elle a des journalistes de talent plus expérimentés que ceux qui sont dans les réseaux sociaux. Mais ça ne va pas durer. D’ici à un grand maximum de 10 ans, on ne parlera plus de presse écrite malheureusement et c’est bien dommage. Un autre business-model en matière de presse va émerger. Elle a déjà émergé d’ailleurs. Comme on le voit aujourd’hui, les jeunes générations ne lisent pas les journaux papiers. Elles s’informent à travers l’internet. Elles n’achètent plus des journaux en papier. Le lectorat qui connaissait la civilisation du papier est vieillissant.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 30/07/2020

La DIC arrête une bande de braqueurs dirigée par un ex cadre de la police

La Division des Investigations Criminelles (DIC) a mis fin aux agissements d’une bande de malfaiteurs dirigée par un ex-cadre radié de la Police. Les éléments de la Dic avaient engagé des investigations à la suite d’une plainte d’un ressortissant chinois. Le magasin de ce dernier, sis aux allées du Centenaire, avait fait l’objet d’un braquage, le 21 juillet 2020, en plein jour, par des individus. Le chef du bureau des relations publiques de la Police précise toutefois que contrairement aux informations diffusées à travers les réseaux sociaux et dans certains organes de presse, au lieu de 96 000 000 FCFA, c’est une somme de 70 000 000 FCFA qui a été emportée par les malfaiteurs en plus de téléphones portables Iphone, Xmax et des Power Bank. A l’en croire, les investigations en cours de la Dic ont, pour le moment, permis l’interpellation du cerveau de la bande qui est un ex-agent radié des cadres de Police et un de ses acolytes.

Renforcement des contrôles techniques des camions

Un camion dont le conducteur a perdu le contrôle a tué récemment trois personnes à Yoff Apexy 2 à côté du centre aéré BCEAO. Ce qui remet en cause la fiabilité des visites techniques des véhicules. En conseil des ministres hier, le président de la République a abordé la problématique. Revenant sur l’application de la règlementation sur la circulation des gros-porteurs, il a requis auprès du ministre des Transports terrestres, du ministre de l’Intérieur et du ministre des Forces Armées, le renforcement systématique des contrôles techniques de la circulation des camions et autres gros-porteurs, en particulier dans les centres urbains et périurbains.,

Mort tragique de l’étudiant Idrissa Lam en Russie

Idrissa Alfouseynou Lam, inscrit dans une université russe en Relations internationales, a été mortellement fauché par un train le jeudi 23 juillet entre 07h et 8h. Selon le président de l’Ong Horizon Sans Frontière, il n’a pas survécu à ses blessures. L’étudiant est décédé ce lundi 27 juillet à 14h 25. Originaire de la région de Matam, il laisse derrière lui une famille effondrée et une veuve résidant à Usine. La famille de cet étudiant âgé 25 ans réclame la lumière sur les circonstances du drame. Ainsi le frère de la victime demande l’ouverture d’une enquête et lance un appel au président de la République pour le rapatriement de la dépouille mortelel.

Les sermons des Imams de Guinaw rails Sud axés sur la Covid-19

Les imams de la Commune de Guinaw rails Sud ont décidé d’axer une partie de leurs sermons de la prière de Tabaski sur la Covid-19. L’imam Dame Ndiaye explique cette décision par le relâchement des populations, notamment le non-respect de gestes barrières. L’édile de Guinaw rails Sud, Abdoulaye Diop a profité de la cérémonie de remise de secours à près de 200 familles pour cette grande fête religieuse, pour exprimer son adhésion à la décision des imams.

Série de décès à Pikine

Deux décès ont été enregistrés hier à Pikine dans des conditions suspectes. Le premier se nomme Ibra Ng. Il a été retrouvé mort dans sa chambre à Yeumbeul-Nord en état de décomposition avancée. Le corps sans vie a été par la suite inhumé sur place par les sapeurs-pompiers en collaboration avec la famille, sur ordre des autorités judiciaires, après le constat de la Police. La chambre a été désinfectée. Le second décès a eu lieu hier, en début de soirée à Pikine, près du stade. Nos sources renseignent qu’il s’agit d’un homme dont on ignore l’identité pour le moment. Il est subitement tombé en marchant avant de décéder sur le coup. Une mort subite qui a intrigué les passants.

Colère des travailleurs de la Satrec

Les travailleurs de la Satrec vont une fois de plus passer une triste fête de Tabaski à cause du non-paiement de leurs salaires, à en croire nos sources. Ils n’ont pas encore reçu leurs avances Tabaski. Nos interlocuteurs informent que le Directeur général, Chaouki Haidous a donné 21 000 FCFA à chaque travailleur au dépôt des produits finis et au garage mécanicien. Les autres sont tout simplement zappés. Ce qui choque les travailleurs, c’est que la Satrec a chargé un camion bondé de moutons pour un montant qui dépasse les 10 millions qu’elle va offrir à d’autres personnes à Kaolack.

Abdou Karim Sall et le maire de Mbao soldent leurs comptent devant la justice

Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall, par ailleurs responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr), et son adversaire, le maire de Mbao, Ablaye Pouye alias « Obama » soldent leurs comptes devant dame justice. Des sources de «L’As» renseignent que le ministre Abdou Karim Sall a servi une citation directe à quatre militants proches du maire de Mbao pour injures sur sa page Facebook et menaces de mort. Il s’agit de Fatou Salma Guèye, Moussa Seck, Libasse Pouye et Dior Sarr. D’ailleurs, nos sources précisent que le procès qui était prévu avant-hier au tribunal de Pikine a été renvoyé jusqu’au 25 août 2020.

Le Baobab, Balla Sidibé est tombé

Le monde des arts a perdu le talentueux Balla Sidibé du mythique orchestre Baobab. Il est décédé hier à la suite d’une courte maladie. Pour le ministre de la Culture Abdoulaye Diop, c’est un baobab du mythique orchestre Baobab qui est tombé. Au nom des populations de Sédhiou et de celui du président de la République, Abdoulaye Diop présente à ses familles biologique et musicale et à l’ensemble du peuple sénégalais ses condoléances..

Le président Adama Barrow en quarantaine

La pandémie de la Covid-19 affecte de hautes autorités gambiennes. La présidence de la République de Gambie informe que le président Adama Barrow a été en contact avec la vice-présidente, Dr Isatou Touray qui est testée positive à la covid-19. Par mesure de prudence, le chef de l’Etat Adama Barrow s’est auto confiné immédiatement pour une durée de deux semaines


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