Revue de presse du Mercredi 29 Juillet 2020

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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE MACKY SALL A NGAPAROU : BABACAR ET MOI

http://www.sudonline.sn/ Absent lors de la cérémonie de levée du corps, en raison du sommet de la Cedeao sur le Mali, lundi dernier, le Président de la République, Macky Sall a présenté hier, mardi 28 juillet, ses condoléances à la famille du défunt PDG du Groupe Sud Communication, Babacar Touré. A Ngaparou où il s’est rendu et devant la famille et les proches du défunt, il a salué la mémoire et le dévouement d’un grand serviteur. Il s’est rappelé un pionnier de l’entreprise de presse qui a accepté de travailler avec lui pour le développement du pays
En évoquant ses relations avec le défunt qui repose désormais à Touba il a déclaré : « au-delà du Sénégal, son décès est une perte immense pour l’Afrique toute entière car ses dimensions ont dépassé les frontières du Sénégal ». Le Président de la République a loué les qualités et salué la mémoire du défunt membre fondateur du Groupe Sud Communication, Babacar Touré. Très affecté par la mort de l’ancien président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), le Président de la République a dit sa solidarité indéfectible envers sa famille. « Babacar avait des relations avec tout le monde. C’est pourquoi son rappel à Dieu a été une grande perte et une grande tristesse ».
Mieux, dit-il, « hier (lundi -Ndlr), lors du Sommet des Chefs d’Etat de la Cedeao sur le Mali, je leur ai dit que le Sénégal est en deuil parce qu’un de ses illustres fils reconnu dans le milieu professionnel et dans la presse a été rappelé à Dieu. Il était aussi un pionnier qui a mis en place une entreprise de presse, Sud Communication. Je leur ai fait savoir qu’en Afrique de l’Ouest, il dirigeait la radio télévision de la Cedeao. Il était un panafricaniste, un ami de beaucoup de Chefs d’Etat. J’ai cité le Président guinéen Alpha Condé et le Président Ibrahima Boubacar Keita du Mali. Après, le Président Alassane Ouattara a dit lui aussi que Babacar Touré et lui étaient des ami. Ils m’ont tous présenté leurs condoléances.Cela montre la dimension de Babacar Touré au-delà du Sénégal et le travail qu’il a pu faire en ce qui concerne la communication et la démocratie».

 «JE VAIS ACCEPTER POUR VOUS CE QUE JE N’AI PAS ACCEPTÉ POUR VOS PRÉDÉCESSEURS»

Macky Sall est également revenu sur ses bonnes relations avec le défunt. « Quand j’accédais à la tête du Sénégal, je l’ai appelé. Je lui ai dit : Babacar, vous êtes mon grand frère. Je connais votre parcours. J’ai été témoin, d’une part lorsque j’étais Premier ministre, et d’autre avant de l’être. Je pense qu’il est temps de vous ’engager pour le développement du Sénégal. Il me dit, je n’ai jamais travaillé pour l’Etat mais vous êtes mon petit frère, je vais accepter pour vous ce que je n’ai pas accepté pour vos prédécesseurs parce que je n’ai jamais travaillé dans le gouvernement malgré les relations que j’avais avec Abdoulaye Wade et Abdou Diouf. J’ai insisté et il a accepté. Je lui ai dit lui confier le Cnra et libre à lui de choisir ses collaborateurs et il m’a proposé une liste de 8 personnes que j’ai acceptée », a rappelé Macky Sall. Ce qui lui fait dire : «en ce qui concerne la liberté de la presse, on n’a aucun problème».
Allant plus loin, le Président de la République a fait savoir que Babacar Touré l’a soutenu dans la politique, notamment lors des élections présidentielles de 2019. Pour Macky Sall, les enfants de Babacar Touré peuvent «être fiers du travail et de l’héritage que leur a laissés leur père».
La foule était immense hier, mardi 28 juillet, à la maison mortuaire. Parmi elle, on peut citer Serigne Abdou Khadre, Mame Khary Mbacké, Collé Ardo Sow, Pape Sambaré Diop, Serigne Djily Mbacké, Khady Touré sœur de Babacar Touré, la présidente du Cese, Aminata Touré, entre autres. Décédé dimanche dernier 26 juillet à l’hôpital Principal de Dakar, Babacar Touré a été inhumé le lendemain à Touba

LES PRIX ONT AUGMENTÉ DE 0, 5 % AU 2E TRIMESTRE 2020 (ANSD)

Dakar, 28 juil (APS) – L’Indice harmonisé des prix à la consommation a progressé de 0, 5 % au deuxième trimestre 2020, comparativement à celui précédent, a annoncé mardi l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Les prix à la consommation ont progressé de 0, 5% comparativement au trimestre précédent. Cette évolution est tirée par la hausse des prix des produits locaux et importés au cours du même trimestre, a indiqué la structure dans une note d’analyse des prix à la consommation
Le document consulté par l’APS lie également cette hausse des prix au renchérissement des coûts des produits alimentaires et boissons non alcoolisés et des prix des services de restaurants, d’hôtels et de communication.
En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2, 7%, sous l’effet essentiellement d’un accroissement des prix des services de ’’transports’’, des ’’produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’, des services de ’’restaurants et hôtels »et de« communication’’, fait savoir l’ANSD.
Elle signale que le rapport des prix moyens des six premiers mois de 2020 sur ceux de 2019 s’est établi à +2,4%, alors que le taux d’inflation annuel moyen est de 1,7%.AKS/OID

Exportations du Sénégal;Augmentation de 22,4% au premier trimestre 2020

https://www.lejecos.com  «Les exportations sont évaluées au premier trimestre 2020 à 590,9 milliards de FCFA contre 482,7 milliards de FCFA au trimestre précédent, soit une augmentation de 22,4%. L’information est de l’Agence nationale sur la statistique et la démographie (Ansd) dans sa publication « Note sur les évolutions économiques récentes ».
Ce relèvement est essentiellement dû à celui des expéditions de produits arachidiers (85,4 milliards de FCFA contre 38,2 milliards de FCFA au trimestre précédent), de produits pétroliers (+24,2%), d’engrais minéraux (7,2 milliards de FCFA contre 2,1 milliards de FCFA au trimestre précédent) et de produits halieutiques (+4,7%) », renseigne l’Ansd. Cependant, la baisse des ventes à l’extérieur de titane et zircon (-21,6%) a atténué cette tendance à la hausse.
Comparées au premier trimestre 2019, les exportations ont connu un relèvement de 6,4%. Les principaux produits exportés, au cours de la période sous revue, sont l’or industriel (87,2 milliards de FCFA), les produits halieutiques (86,8 milliards de FCFA), les produits arachidiers (85,4 milliards de FCFA), les produits pétroliers (42,6 milliards de FCFA), et l’acide phosphorique (41,2 milliards de FCFA). Les principaux pays clients du Sénégal sont la République Populaire de Chine (15,3%), la Suisse (13,2%), le Mali (9,4%), l’Inde (7,3%) et la Côte d’Ivoire (6,0%).
Sur la même période, l’Ansd note que les importations du Sénégal sont ressorties à 1122,6 milliards de FCFA contre 1132,9 milliards de FCFA au trimestre précédent, soit une baisse de 0,9%. Cette contraction est imputable au repli des achats à l’extérieur de sucres et produits sucrés (-62,8%), de boissons et tabacs (-33,4%), de produits laitiers, fruits et légumes (-32,5%) et de matériels de transport et pièces détachées (-10,0%). Toutefois, l’augmentation des importations de produits pétroliers (+33,6%) a atténué cette tendance baissière.
Comparées au premier trimestre 2019, les importations ont connu une augmentation de 16,3%. Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers (232,2 milliards de FCFA), les machines et appareils (172,6 milliards de FCFA), les matériels de transport et pièces détachées (99,7 milliards de FCFA) et les produits céréaliers (98,6 milliards de FCFA). Les principaux pays fournisseurs du Sénégal sont la France (18,8%), le Nigéria (10,4%), la Chine (10,0%), la Belgique (4,5%) et les Pays-Bas (4,5%).Adou FAYE

Prix à la consommation : Une baisse de 0,7% enregistrée au premier trimestre 2020

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié sa « Note sur les évolutions économiques récentes ». Dans le document, elle renseigne qu’au premier trimestre 2020, les prix à la consommation et ceux de production industrielle ont connu des baisses respectives de 0,7% et 1,7%.
«Les prix de production des services spécialisés, scientifiques et techniques ont également baissé de 0,2%. Toutefois, les prix de production des services de soutien et de bureau et ceux des services d’hébergement et de restauration ont augmenté respectivement de 0,6% et de 0,2%. Tout de même, il est noté une stagnation des prix des services immobiliers, et de ceux des services de transport et d’entreposage. Au même moment, le coût de la construction a enregistré une hausse de 0,3%. S’agissant des échanges extérieurs, les prix des produits à l’exportation se sont relevés de 2,2% tandis que ceux à l’importation ont affiché une baisse légère de 0,01% en variation trimestrielle », lit-on dans le document.
Selon  l’Ansd, sur les trois premiers mois de l’année 2020, le marché international est marqué par une hausse des cours des produits alimentaires, malgré leurs fortes baisses enregistrées au cours des mois de février et mars 2020, par suite d’une contraction de la demande liée à la pandémie du Covid-19. Comparés au quatrième trimestre 2019, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a augmenté de 0,9%, en raison du renchérissement des produits laitiers (+5,2%), des céréales (+2,2%), du sucre (+5,4%) ainsi que des huiles (+4,8%). Au plan interne, les prix à la consommation se sont repliés de 0,7% comparativement au trimestre précédent. Cette diminution fait suite à celle des prix des produits locaux, modérée par la hausse de ceux des produits importés.
Par ailleurs, cette évolution est conjointement expliquée par le retrait des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ainsi que des services de « santé ». En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1%. Cette hausse résulte de celle des prix des services de « transports », des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », des services de « restaurants et hôtels » et des « biens et services divers ».Adou FAYE

UN GAIN DE 7, 9 % DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE AU 1ER TRIMESTRE 2020

Dakar, 28 juil (APS) – L’activité industrielle est ressortie en hausse de 7, 9 % au cours des trois premiers mois de 2020 comparativement au trimestre précèdent, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette évolution résulte de la performance réalisée dans les industries du papier et du carton, mécaniques (+26,1%), alimentaires (+21,7%), des matériaux de construction (+6,5%) ainsi que dans les industries extractives (+4,2%), rapporte la note sur les évolutions économiques récentes de la structure.
Un dynamisme atténué par le recul de 12 % de l’activité dans les industries textiles et du cuir, de 4, 7 % de la production d’énergie, et de 0, 2 % enregistré dans le secteur des industries chimiques, indique le rapport consulté à l’APS.
En comparaison de son niveau du premier trimestre 2019, la production industrielle a progressé de 1 %, relève l’ANSD.AKS/AS

Le Japon accompagne la riposte du Sénégal

https://www.financialafrik.com Ce mardi 28 juillet 2020, à 10 heures, Monsieur Amadou HOTT, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, et Son Excellence ARAI TATSUO, Ambassadeur du Japon au Sénégal, ont procédé à la signature de l’Échange de Notes relatif à la fourniture d’équipements médicaux, dans le cadre du Programme de Développement économique et social du Japon pour le Sénégal.
Ce don d’un montant de cinq cent millions (500 000 000) de Yens, soit environ deux milliards cinq cent millions (2 500 000 000) de FCFA est destiné à la fourniture : d’équipements médicaux ;d’équipements et/ou de matériels relatifs à l’utilisation et à la maintenance des équipements médicaux ;de tout équipement et/ou matériel nécessaire aux structures sanitaires de destination ;de services nécessaires pour l’acquisition et le transport des produits ;de services de formation et autres services nécessaires pour l’utilisation et la maintenance des équipements médicaux ;et, enfin, de services de consultants.
Cet important appui du Japon vise à soutenir les efforts du Gouvernement du Sénégal, dans le cadre de la riposte contre la COVID-19.
« Il me plait, pour illustrer la présence du Japon à nos côtés, de rappeler, la participation de votre pays dans la réalisation des projets et programmes dans les secteurs les plus importants de notre développement, notamment  : l’éducation et la formation professionnelle ; l’hydraulique ; le transport maritime ; la santé ; l’énergie » a déclaré Monsieur le Ministre Amadou HOTT.
Pour sa part, Son Excellence l’Ambassadeur a mis l’accent sur le fait que ce montant « mis à la disposition du Sénégal pour la réalisation de son Projet de Développement Economique et Social permettra au Gouvernement sénégalais d’acquérir un lot d’équipements médicaux de haute qualité notamment pour améliorer le système de santé dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 ».
Cet appui intervient en cette année 2020 où le Sénégal et le Japon commémoreront le 60ème anniversaire de leurs relations diplomatiques, et le 40ème anniversaire de l’envoi de volontaires japonais au Sénégal, deux évènements très représentatifs de la solide amitié qui lie les deux peuples.

Bons covid-19 : le Sénégal ouvre le bal de la 2 ème phase et assure

https://www.financialafrik.com L’Etat du Sénégal a ouvert, mardi 28 juillet, le bal de la deuxième phase des bons covid-19 avec un taux de couverture exceptionnel de 388%, créant un embouteillage d’ordres devant le guichet UMOA-Titres. L’opération a été souscrite pour un montant total de 400 milliards de FCFA dont 103,13 milliards retenus.
Avec des taux multiples et inférieurs ou égal au plafond fixé à 3,25%, les titres de Dakar ont été plébiscités le plus en Côte d’ivoire (119 milliards proposés), au Sénégal (71 milliards proposés), au Togo (119 milliards proposés), au Burkina Faso (62,5 milliards proposés) et au Bénin (58 milliards proposés). Mais les investisseurs ayant soumissionnés au Togo ont été les plus retenus, avec un montant de 43,13 milliards de FCFA, soit 42% du montant retenu.
En rappel, le Sénégal avait déjà levé le même montant (103,13 milliards de FCFA) lors de la première phase des bons covid-19 mis en place au deuxième trimestre de l’année par l’Agence UMOA-Titres en collaboration avec la Banque centrale (BCEAO) pour permettre aux États de mobiliser les ressources financières destinées à faire face aux urgences liées à la lutte contre la maladie du nouveau coronavirus (Covid-19).  Nephthali Messanh Ledy

La durée de vie de la mine d’or Mako prolongée jusqu’en 2027

https://www.dakarmatin.com La mine d’or Mako rapportera davantage à Resolute et à l’Etat sénégalais. Le potentiel minéral du projet a en effet été revu à la hausse dans un nouveau plan minier, qui prévoit une production de 900 000 onces d’or jusqu’en 2027. Cela ne pouvait pas mieux tomber vu le cours actuel du métal jaune.
La mine d’or Mako au Sénégal peut encore produire 900 000 onces d’or jusqu’en 2027, à un coût global de 900 $ l’once. C’est ce qui ressort d’un nouveau plan publié ce lundi par Resolute, la compagnie propriétaire du projet, qui précise que la production annuelle sur les cinq prochaines années sera de 140 000 onces d’or.
« Mako s’est révélée être une mine d’or exceptionnelle […]. Nous sommes ravis d’augmenter la production totale de la mine et d’en prolonger la durée de vie, ce qui augmentera les avantages économiques qu’elle apporte aux communautés locales et à la population sénégalaise en général », a commenté John Welborn, PDG de Resolute, ajoutant que le potentiel du projet pourrait encore augmenter grâce à de futurs programmes d’exploration dans la région.
Pour rappel, la mine d’or Mako est entrée en production en janvier 2018, devenant l’un des deux actifs phares de la compagnie avec le projet Syama au Mali. Avec ces nouvelles prévisions, la production totale sur la durée de vie du projet (9 ans contre 7 auparavant) augmente de 39 % pour atteindre 1,24 million d’onces.

PODOR–Introduction de la culture de l’arachide : Le coup de maître des paysans de Mbolo Birane

https://www.lequotidien.sn L’hivernage s’installe peu à peu dans le département de Podor. Ce faisant, l’Union Galoya, une structure au service du développement de l’agriculture locale, a mis à la disposition des paysans des communes de Mbolo Birane et de Doumga Lao des semences sélectionnées d’arachide pour permettre d’avoir des rendements meilleurs avec des saisons de pluie très courtes.
Les années passées, l’option de l’Union Galoya a été de doter les producteurs de semences de mil et de niébé adaptées aux aléas climatiques. Pour avoir réussi cette initiative, la structure, en collaboration avec les producteurs, a permis de disposer d’un grenier de semences dans les localités où cette initiative a été concrétisée. L’année dernière, le nombre de paysans ayant sollicité l’Union Galoya pour disposer de ces semences a augmenté. Toujours dans son objectif de booster l’agriculture locale sous pluie, la structure a reçu une commande d’une tonne d’arachide qu’elle a mise en vente, moyennant une somme forfaitaire. Dans la commune de Mbolo Birane où l’agriculture sous pluie est régulière, notamment la zone du Diéri, située au Sud à environ 20 km de la route nationale, les producteurs ont reçu une bonne quantité de semences d’arachide. A Thilouki par exemple, 42 producteurs ont bénéficié de 630 kg d’arachide et à Lour, 15 producteurs se sont partagé 150 kg de semences d’arachide. Si ces deux localités se sont taillées la part du lion dans le cadre de la distribution de ces semences d’arachide, c’est parce qu’elles sont les principales zones de production agricole, notamment de l’agriculture sous pluie. Elles ont ainsi eu le mérite d’être les localités d’essai des cultures d’arachide dès les premières années du programme de l’Union Galoya soutenu par des partenaires comme Kawolor. Les 220 kg de semences d’arachide restants ont été distribués aux producteurs de cinq localités comme Lougué, Mbolo Birane…
Mamadou Hott, producteur à Thilouki et bénéficiaire de ce programme depuis les premières années d’essai, explique qu’il a eu de bons rendements ces années passées. Il ajoute : «Aujourd’hui avec l’arachide je me concentre mieux sur l’agriculture, car si les rendements suivent, je serai dans quelques années un grand producteur à l’image de ceux du Baol ou du Sine-Saloum.» Son voisin de champ, Alassane Top, informe qu’il s’est organisé pour avoir trois champs : un pour le mil, un autre pour le niébé et un troisième champ d’arachide. Et pour lui, la réussite de cette campagne agricole est un sacerdoce.
Le sieur Guèye, un producteur rencontré à Lour, révèle qu’il avait commandé plus que ce qu’on lui a donné en semences d’arachide. Pourquoi demander une grande quantité alors que c’est la première année d’essai ? Il répond qu’il avait réussi les années d’essai pour le mil et le niébé sélectionnés et que ce n’est pas avec l’arachide qu’il allait échouer.
Interpellé sur les objectifs visés par le programme dans un milieu connu pour l’agriculture irriguée, Aboubacry Diop dit Dembayel, chargé du suivi à l’Union Galoya, explique  que l’heure est à la promotion de l’agriculture sous pluie qui fait nourrir les familles. Et pour cela, il faut un plan d’encadrement des paysans pour faire d’eux des producteurs. Il ajoute qu’il est prévu dans le programme de sa structure la consolidation de la disponibilité des intrants agricoles, l’élargissement de la carte agricole à l’échelle départementale, l’installation de fermes agricoles dans la quasi-totalité des villages des communes de Mbolo Birane et Galoya Toucouleur et plus tard dans tout l’arrondissement de Saldé.
Avec les prévisions pluviométriques prometteuses, l’introduction de semences sélectionnées et avec cette première année de culture de l’arachide, l’Union Galoya et les producteurs de la commune de Mbolo Birane s’attendent à des rendements agricoles record.

Alioune Sarr,Ministre du Tourisme et des Transports aériens remet un chèque de 66.600.000 aux travailleurs de Ex Air Afrique

https://www.seneweb.com Ce mardi 28 juillet 2020, le Ministre du tourisme et des transports aériens a remis un chèque de soixante six millions six cent mille (66.600.000) aux travailleurs de l’Ex Air Afrique, dans le cadre de la couverture du reliquat de leurs indemnités de départ.
Ce geste de haute portée sociale, traduit la volonté de son Excellence M. Macky Sall Président de la République, de trouver une solution définitive à la situation sociale de ces braves travailleurs de l’ex compagnie continentale.
Les représentants du personnel, par la voie de M. Mody Diop ont exprimé toute leur gratitude à l’endroit du Chef de l’État et de son gouvernement, pour toutes les dispositions prises pour leur apporter soutien et assistance.

La notion du temps, un goulot d’étranglement de l’administration sénégalaise Par Denis Ndour

Le 12 Avril  2016 le Président de la république avait lancé au niveau du centre CICAD de Diamniadio, les réformes pour la modernisation de l’administration sénégalaise et disait je le cite  :  « l’administration doit s’adapter aux exigences des citoyens et être au service des usagers par sa proximité, sa simplicité, sa disponibilité,sa célérité,sa lisibilité et l’efficacité de son action.»,une bonne initiative mais  malheureusement elle n’a pas du tout impacté le service de qualité dont le citoyen a droit.                        
A qui imputer la responsabilité quand le citoyen lamda est frustré parce qu’il a perdu 840  jours pour juste obtenir un papier administratif?Au président de la république pour son manque de leadership?Au Directeur de service pour son ignorance sur le fonctionnement du travail confié aux subalternes?                  
Au Commissaire ou au commandant pour leur absence de contrôle au niveau de leur base?Comme une tradition, nous entendons souvent  des citoyens se plaindre de lenteur  administrative  à tous les niveaux (police, gendarmerie, mairie, impôts et domaines, préfecture, sous- préfecture, caisse de sécurité sociale, inspection du travail,service des mines,tribunal,ministères,IPRES, hôpitaux,Senelec,Sen’EAU,banques…).
Pourquoi le citoyen devrait forcément perdre des heures voire des jours de travail pour courir derrière un papier administratif ou un service public quelconque?Même le président de la République parle «de fast track» pour vous dire combien le problème de la lenteur administrative se fait sentir jusqu’au sommet de l’ETAT.Pourtant le régime actuel se vante  d’une administration moderne et efficace avec son PAMA (programme d’appui à la modernisation del’Administration)

Mais comment parler d’administration moderne ?

quand un citoyen quitte Dakar son lieu de résidence pour aller à Ziguinchor chercher un extrait de naissance mais est obligé de rentrer  bredouille car l’officier d’Etat civil qui doit signer n’est pas présent. Pourtant une centralisation numérique des données pouvait permettre au citoyen d’obtenir son extrait de naissance quelque soit son domicile ou sa résidence.
quand l’immigré qui a juste 4 semaines de vacances doit retourner dans son pays de travail bredouille parce que l’agent administratif ou l’autorité qui s’occupe de son dossier n’est jamais présent ou joue au cache-cache pour attendre d’être soudoyé afin d’accélérer la cadence de la procédure. Pourtant sans même payer un billet d’avion les démarches devraient pouvoir se faire en ligne et le document authentifié électroniquement puis envoyé via email ou  par mail quand le policier qui vous prend votre permis de conduire puis vous demande d’aller payer votre contravention et une fois arrivée au commissariat personne ne peut retrouver votre permis quand lors d’un accident pour faire un constat il faut attendre plus de quatre heures de temps(agent non disponible, ou encore pas de carburant) quand un même terrain est vendu à plusieurs personnes et tous ayant un papier administratif justifiant la même  propriété, signé par le même service.quand certaines institutions de l’Etat n’ont même pas de téléphone fixe encore moins d’email. (impossible de se renseigner sans se déplacer physiquement)quand des sites web officiels du gouvernement ne sont jamais à jour et en particulier le portail du journal officiel (une entrave au droit à l’information), on ne peut parler d’administration moderne.
En réalité la plupart des agents qui délivrent les papiers administratifs ou  qui exécutent certaines tâches demandées par la hiérarchie,  n’ont aucune notion de la gestion du temps.Il arrive même qu’ils vous fassent attendre dans un service puis vous oublient «they just don’t
care»Non seulement ils vous font perdre votre précieux temps donc de l’argent mais aussi en font perdre à l’Etat en termes de rendement quand il s’agit de payer une redevance.
Quelle notion avons-nous du temps en Afrique et au Sénégal en particulier?
Les américains disent «time is money,le temps c’est de l’argent»,ou
encore les écritures saintes  nous disent «il y a un temps pour tout…».On  décrit souvent l’africain comme  peu soucieux du temps ou vivant  hors  du temps, c’est pourquoi les anthropologues et les ethnologues ont des approches différentes sur le rapport temps et culture.Nous entendons souvent lors des rencontres de toutes sortes parler de « l’heure sénégalaise » pour justifier le retard d’une autorité lors d’une cérémonie officielle ou le retard de démarrage d’uneréunion.Pour inviter l’administration et les citoyens à une meilleure prise de conscience de l’importance de la gestion du temps,faisons d’abord un état des lieux sur les horaires dutravail.                    
L’un des objectifs de l’instauration de la journée continue  était de faire  gagner du temps et de l’argent a l’Etat et au travailleur, avec le problème de transport, du climat avec la chaleur…etc
Ainsi légalement le travail devait débuter à 7h00 et finir à 16h00 avec une heure de pause. Avec la covid19, le 25 Mars 2020 le Président avait changé les horaires  donc de 9h00 à 15h00 ensuite lors de son message du 29 juin 2020 il a décidé que cela soit de 8h00 à 17h00 avec une heure de pause à 13h30.

Faites le tour des services de l’administration sénégalaise il n’y aura pas plus de 40% des employés qui respectent scrupuleusement ces horaires. Dans la pratique le constat est là  :

-Non seulement l’agent arrive en retard mais doit aussi prendre 30 mn à 40 mn tranquillement pour son petit déjeuner avant de s‘occuper des citoyens qui l’attendent.
– L’heure de pause pour certains peut durer jusqu’à deux heures de temps  sans justification.
–Sans oublier certaines pratiques de tricherie quand l’agent se présente dépose ses affaires puis au bout de deux heures disparait pour revenir à l’heure de la descente ou même ne revient pas du
Tout
-En fin de semaine quand vous faites le tour dans beaucoup de services, vous allez constater que certains employés anticipent le weekend et rentrent à la maison juste après la prière du vendredi vers 14h00
Quand les employés du secteur privé se plaignent de l’abus de leurs employeurs sur les heures exagérées de travail, les agents de l’administration eux se réjouissent de travailler pour peu de temps tout en gagnant beaucoup d’argent.
C’est à la fois du laxisme et du vol quand le contribuable sénégalais doit payer la totalité du salaire des agents de l’Etat qui travaillent la moitié des heures qui leur ont été assignées.
Une administration moderne doit se mesurer non seulement par la qualité du service rendu  mais aussi par un recrutement d’agents compétents qui accomplissent un travail avec courtoisie, imbus de professionnalisme et d’efficacité et qui sont efficients dans la diligence des dossiers qu’ils gèrent.
Aujourd’huila vitesse du numérique nous fait gagner énormément de temps, nous sommes dans l’ère de l’agenda électronique, de la planification électronique ;  autrement dit autant la gestion du temps a  de l’importance dans une entreprise autant elle devrait compter dans une administration qui se veut moderne. Quelque que soit la pertinence du leader qui va diriger le Sénégal demain si la rigueur et la discipline relative à la gestion du temps  n’est pas appliquée  à tous les niveaux de l’administration cela nous prendra des  décennies pour nous développer.Denis NDOUR,Human rights specialist   Email :  denisndour@gmail.com

Politisation et instrumentalisation des hauts fonctionnaires : le «spoil system» comme remède Par Cheikh Faye

L’une des premières déceptions de la première alternance, intervenue en 2000, était le recyclage de plusieurs hauts fonctionnaires qui s’étaient illustrés, avec beaucoup de zèle, comme bras armés du régime du PS et du Président Abdou Diouf. Leur principale ligne de défense paraissait imparable  :  « nous ne sommes que des serviteurs de l’État, nous n’avons fait qu’obéir à des ordres ». Ce genre argument, outre sa légèreté, car on n’exécute pas des ordres manifestement illégaux, renseigne sur la faiblesse des valeurs d’éthique de leurs auteurs. Après la seconde alternance, qui a porté Macky Sall à la tête du pays, cette politique de recyclage a repris de plus belle manière. Elle s’est même amplifiée avec une politisation à outrance des hauts fonctionnaires ainsi qu’à une instrumentalisation de certains magistrats et du commandement territorial. Jamais dans l’histoire administrative et judiciaire du Sénégal les hauts fonctionnaires, garants du bon fonctionnement du service public, n’ont été aussi vassalisés pour ne pas dire domestiqués par le pouvoir politique en place. Ils ne font même plus semblant pour sauver les apparences. Ils se plient en quatre pour satisfaire les désirs et la volonté du Prince, seul détenteur du pouvoir constitutionnel de nommer à tous les emplois civils et militaires. Fidèles à leurs propres intérêts d’abord, puis à ceux du Chef du moment, ces hauts fonctionnaires sont des as de la stratégie du retournement de veste. Ils réussissent généralement à survivre à tous les régimes. Ils donnent l’impression que rien n’a changé en dépit des alternances survenues, du fait de la reproduction et de la perpétuation de leurs mauvaises pratiques notamment la patrimonialisation de l’Administration publique. D’où la question de la pertinence d’adopter le « Spoil system » comme outil de nettoyage de la haute fonction publique advenant une prochaine alternance de régime. Le système des dépouilles, plus connu sous son appellation anglo-saxonne « Spoil system », vient des États-Unis où il est chose courante. Il consiste, lorsqu’il y a changement de régime (démocrate ou républicain), à congédier une grande partie de la haute fonction publique trouvée sur place pour avoir les coudées franches et réaliser les changements pour lesquels le nouveau Président est élu.

Des remparts, garants de la continuité et de la neutralité du service public devenus des vassaux

La politisation ouverte et outrancière des hauts fonctionnaires est néfaste sur l’organisation et le fonctionnement des services publics, lesquels reposent sur un certain nombre principes universellement consacrés  : la continuité, la mutabilité (l’adaptabilité), l’accessibilité, l’égalité, la neutralité et la transparence. Elle a des conséquences, immédiates et visibles, notamment sur la gestion des carrières dans l’Administration publique  : les promotions, les nominations et le maintien dans une fonction sont décidés davantage sur la base de critères purement partisans (être militant du parti au pouvoir) que sur celle des critères de mérite et de compétence. Plusieurs situations réelles peuvent étayer une telle assertion.
En effet, la gestion foncière n’a jamais été aussi décriée depuis l’avènement de la première alternance et a pris une ampleur inouïe avec la seconde alternance. Elle a donné lieu à des spoliations de terres massives, à des affectations indues de lots sur une partie du littoral et à des spéculations démesurées sur les prix du foncier au Sénégal, particulièrement à Dakar. Cette période de déprédation accélérée correspond à celle d’une politisation jamais vue dans l’Administration des Impôts et Domaines. Pourtant, cette Administration a produit, par le passé, de hauts fonctionnaires qui alliaient compétence, intégrité, sens de l’État et, surtout, respectueux de l’obligation de réserve (Ousmane Ndiaye, Massamba Ndiaye, Demba Samba Diallo, etc.), même si on pouvait présumer qu’ils n’étaient pas hostiles au PS, alors au pouvoir. Pareil pour l’Administration du Trésor avec des figures emblématiques de la trempe d’Ousmane Diop, Mamadou Lamine Loum, Malick Camara Ndiaye, Abdou Bame Gueye et Aïssatou Niang Ndiaye pour ne citer que ceux-là. On était même arrivé à un consensus tacite, dans le souci d’une saine gestion des finances publiques, en décidant que les Ministres en charge du Budget soient des personnes du sérail reconnues pour leur neutralité politique. Ce consensus tacite a été vite jeté à la poubelle par Macky Sall, quelques années après son arrivée au pouvoir. C’est sous sa gouvernance qu’on a vu, par exemple, le Directeur des Impôts et Domaines, le Directeur des Domaines et le Directeur de l’Agence comptable des Grands Projets, par ailleurs Président de l’Amicale des Inspecteurs du Trésor, faire de la politique active, diriger des mouvements de soutien qui occupent le terrain davantage qu’un parti politique et s’illustrer dans les « œuvres sociales ». Personne n’ose poser la question d’où ils tirent ou ont tiré tant de ressources au risque paraître comme une personne méchante, envieuse et jalouse.
Cette politisation des hauts fonctionnaires n’a épargné aucun segment des services publics. Même la magistrature est touchée comme le prouve le cas du Directeur général du Petit Train de Banlieue. Il était membre du mouvement « Dolly Macky » (à Louga) avant de le quitter pour fonder le mouvement « Valeurs », qu’il préside, et dont le but principal est d’appuyer politiquement le Président Macky Sall. Il prétend en avoir le droit dès lors qu’il est en détachement et ne jouit pas de son traitement (salaire) de magistrat. Ce qui est évidement un argument fallacieux, car lorsqu’on est en détachement, on continue de bénéficier de ses droits à l’avancement et de retraite dans son corps d’origine, en l’occurrence celui des magistrats. En termes simples, il demeure magistrat. Il viole ainsi les dispositions de l’article 11 de la Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats. En dépit d’un rappel à l’ordre de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS), il persiste dans ses activités politiques, car se sentant certainement protégé quelque part. Il n’est pas, hélas, seul dans cette situation.
La politisation peut prendre, également, des tournures dramatiques et désastreuses pour l’image de l’Administration publique et des principes qui fondent son fonctionnement. L’illustration la plus parfaite est celle de l’ancien Directeur des transports routiers au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. En 2016, il a été arrêté, puis inculpé pour corruption et de concussion en lien avec l’établissement des permis de conduire, du traitement des dossiers d’agrément et de licences de transport. Il s’est vu décerner un mandat de dépôt, avec ses acolytes, puis emprisonné. Étant responsable du parti au pouvoir dans son patelin, il a très vite bénéficié d’une liberté provisoire alors que ses complices continuaient de croupir en prison. Certes, il a été relevé de ses fonctions de Directeur, mais c’était pour le bombardé Président du Conseil d’administration du Fonds d’entretien routier autonome du Sénégal (FERA). En somme, il a bénéficié d’une promotion !
Quid de l’Administration territoriale ? Nul besoin de disserter là-dessus tant qu’il est établi que les Gouverneurs (une relique coloniale qui ne se justifie plus avec les différentes réformes des collectivités locales) et les Préfets se croient investis d’une mission de « soldats de tout régime en place ». Même s’ils abstiennent de faire la politique ouvertement, ils sont manipulés et instrumentalisés par l’Autorité politique à l’égard de laquelle ils manifestent une loyauté sans borne alors qu’ils sont censés être loyaux à l’État seulement. Même la prestigieuse Inspection générale d’État (IGE) n’est pas épargnée, car elle recèle, en son sein, des personnes qui sont accusées d’avoir eu un passé politique actif au profit du parti au pouvoir et/ou ont pris part indirectement aux élections présidentielles alors qu’elles étaient en détachement (notamment en organisant le convoyage de militants vers leurs circonscriptions électorales).

Nécessité de nettoyer la haute fonction publique au moyen du « Spoil system »

Le « Spoil system » (système des dépouilles) fait partie des mœurs administratives et politiques américaines. Lorsqu’un nouveau Président américain élu s’installe, il procède au renouvèlement, quasi complète, de la haute fonction publique trouvée sur place. Aucun Département ministériel ni grande organisation publique n’est épargné par cet nettoyage à grande eau. Ce n’est pas tous les hauts fonctionnaires qui vont se faire désigner la porte, mais quelques-uns seulement (entre 4 000 et 5 000) sur les 2 millions de fonctionnaires que comptent le pays. Il s’agit des hauts fonctionnaires qui occupaient des postes de responsabilité dans l’Administration dirigée par le Président sortant. Le but de ce congédiement massif de hauts fonctionnaires est de permettre au Président nouvellement installé, d’une part, de s’appuyer sur une Administration qui lui est dévouée et, d’autre part, de réaliser les engagements électoraux sur la base desquels il est élu. Le Sénégal ne pourra pas faire l’économie d’un tel nettoyage en cas de survenance d’une nouvelle alternance. Ce sera le prix à payer pour remettre l’Administration publique sur les rails.
Le principal avantage du « Spoil system » est de permettre un renouvellement des élites administratives avec l’arrivée de nouveaux profils et de nouvelles compétences issues d’horizons divers (public, privé, universités, think tank, ONG, etc.). Cette façon de faire est porteuse de nouvelles idées et de nouvelles pratiques susceptibles de favoriser les réformes envisagées. Toutefois, il convient de souligner que le « Spoil system » tel que pratiqué aux États-Unis a des limites, car il peut aussi favoriser la nomination, en guise de retour d’ascenseur, de personnes qui n’ont aucun mérite sinon celui d’avoir contribué à l’élection du nouveau Président. C’est pour cela qu’il faudrait l’adapter à notre contexte et à nos besoins. Par exemple, il sera nécessaire d’asseoir des procédures de nomination transparentes, basées sur des critères de sélection clairs, de rigoureuses enquêtes de moralité et d’une implication de l’Assemblée nationale (audition des candidats en commissions) pour certains postes.
Il est temps que nos hauts fonctionnaires sachent que les textes d’aujourd’hui, qui leur octroient de nombreux avantages notamment des garanties statutaires et pour certains des retraites « honorifiques », ne sont pas coulés dans le béton ad vitam aeternam. Ils sont susceptibles de changements, voire de remise en cause totale lorsqu’arrivera au pouvoir un Président de la République plus regardant, plus rigoureux et qui pense aux générations à venir en privilégiant les intérêts du pays sur ceux purement corporatistes. Les lois votées et les décrets pris, sont destinés à être défaits et ne pourraient résister pas à une volonté politique ferme. La loi n° 1987-14 du 28 avril 1987 portant radiation des cadres des personnels des Forces de police en est une preuve. Personne n’avait cru que cela était possible. Pourtant, tous les policiers finirent par être congédiés. À méditer.Cheikh Faye,  Ph.D

PRESERVATION ET PROTECTION DE LA PLAGE PUBLIQUE D’ANSE BERNARD DE DAKAR PAR MOUSSA NDIAYE

Monsieur le Président de la République,

Par décret décret N° 2017/525 du 10/04/2017 portant déclassement sur la Corniche Est de Dakar, il a été procédé au déclassement par distraction du domaine public maritime de 3548 mètres carrés de terrain.
L’assiette foncière visée selon l’information qui circule, concerne la Plage Publique de Kootou, plus connue sous l’appellation de Plage d’Anse Bernard de Dakar Plateau.
Certes, il entre dans les prérogatives de l’Etat du Sénégal de procéder au déclassement d’une assiette foncière distraite du domaine Public maritime, mais l’information la plus inquiétante est que la plage publique précitée après déclassement pourrait être attribuée à un promoteur sud-africain, la SAOTA pour qu’y soit érigé un hôtel.

En effet, selon une information publiée sur le site de la SAOTA

(cf https://www.saota.com/project/hotelanse/?fbclid=IwAR055z5YAk6TdWI_BhZG W R O d L d X l – zCYHyyEX0zGSAsywyPu8w5xLm3tv9E#1 ) et relayée par le compte Instagram d’Afropolitan magazine, un hôtel appelé Hôtel Anse de Dakar (https:/ /www.instagram. com/p/BB0wHgmwHi2/) est en voie d’être construit sur la Plage Publique d’Anse Bernard de Dakar.
Aussi, devant la gravité de la situation nous sommes réunis le 20 juillet 2020 au 108 Avenue Lamine Gueye dakar et en assemblée générale le 25 a l’Ecole Abbé Pierre Sock de Dakar Plateau. je vous saisis par la présente au nom des personnes et organisations qui étaient présentes : messieurs Abdou Khadre Gaye, écrivain , Président de l’ONG Emad, El Hadj Ndiaga Samb, Président des jeunes lebu, moussa Wane, notable au Penc de Gouye Salane, Mamadou Alpha Nabé, Koba Dabo, Cheikhou Oumar Gaye, Babacar Ndao, Alpha Ba tous membres du collectif citoyen Dakar Plateau Biñu Bëgë, Matar Gaye Président de l’Association des Pécheurs Côtiers, Babacar Souare du pénc de Kaye Findiw et les jumeaux Assane et Ousseynou de l’AFAS. Suite à cette rencontre une assemblée générale s’est tenue le samedi 25 juillet au Collège Abbé Pierre Sock, de la Rue du Liban (Ex rue Tobiac) a Dakar Plateau, des acteurs communautaires, des autorités coutumières Lébu, ainsi des membres du conseil municipal de la Commune de dakar Plateau ainsi que les populations y étaient présents.
Monsieur le Président de la République, vous n’êtes pas sans ignorer que sur le littoral de la Presqu’ile du Cap Vert, la quasi-totalité des plages est classée dangereuse, exception faite de la plage d’Anse Bernard qui est la seule ouverte au public. Elle reçoit de ce fait les populations dakaroises. Anse Bernard reste une des rares plages de la région de Dakar épargnée par le fléau des noyades, qui, rien que ces derniers temps, ou à peine la saison estivale a démarré, a déjà fait ailleurs 46 victimes. Aucun cas n’est à déplorer à Anse Bernard. S’y ajoute, monsieur le Président de la République, que l’accès libre à la mer, par l’existence de plages publiques est un élément de la qualité de vie au Sénégal.
Notre façade maritime d’environ 750 km de côtes est un don de dieu. mieux, la préservation par l’Etat du Sénégal du caractère public d’une plage comme celle d’Anse Bernard pourrait s’analyser comme un élément d’une politique publique de promotion du droit à un environnement sain des populations tel que figurant dans un des quinze points du referendum de 2016. Si bien que nous estimons que toute cession par voie de bail de la Plage Publique d’Anse Bernard de Dakar Plateau à un promoteur hôtelier qui aura pour conséquences la privatisation et la privation de la dite plage serait d’une gravité extrême et ne serait alors conforme à l’exigence d’équité et de justice sous laquelle vous voulez placer votre magistère, voire, pourrait s’analyser comme une atteinte a un droit constitutionnel.
Et il nous sera très difficile, nous populations, d’accepter pour toujours la perte de cette dernière plage publique, pas seulement pour nous-mêmes, mais pour les générations futures. Ce d’autant que cette perte viendra s’ajouter à celles déjà survenues de plusieurs plages de Dakar Plateau comme, Ndaali , occupée par le projet de l’Hôtel Hilton, Boussera, sur la Corniche Est, occupée par une demeure privée, Ngadié, sur la Corniche Ouest cédée a des promoteurs immobiliers et a des particuliers. Nous vous invitons alors à user de votre autorité pour que le projet précité, privant les populations de l’accès a une plage publique ne s’implante pas à Anse Bernard. Nous vous invitons également à prendre toutes les mesures utiles pour que cette plage continue de rester publique dans l’intérêt des populations.
En vous remerciant d’avance pour l’intérêt que vous porterez à cette question éminemment environnementale et sociale, nous vous prions, monsieur le Président de la République, d’agréer l’expression de notre très haute considération. Moussa NDIAYE,Juriste-Conseil d’Entreprise,Expert en Gouvernance Locale Conseiller Juridique de l’ONG EMAD,108 Avenue Lamine Gueye, 2e Etage, Dakar, BP : 21725 Dakar Ponty E-mail :  moyis5@hotmail.fr

156 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 64 nouveaux guéris, 2 nouveaux décès et 28 cas graves en réanimation.

Sur 1963 tests réalisés, 156 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 7,95%. Il s’agit de 128 cas contacts suivis et 28 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Popenguine (3), Thiès (3), Guédiawaye (2), Pikine (2), Touba (2), Rufisque (2), Ziguinchor (2), Diamnadio (1), Diourbel (1), Fatick (1), Kaolack (1), Keur Massar (1), Mbao (1), Mbour (1), Mermoz (1), Ndoffane (1), Ouakam (1), Richard-Toll (1) et Vélingara (1).
64 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
28 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
2 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 9961 cas positifs dont 6655 guéris, 200 décès et 3105 encore sous traitement.

Covid-19 : où en est vraiment l’Afrique ?

https://www.lepoint.fr/afrique ANALYSE. L’épidémie prend lentement et sûrement de la vitesse sur un continent dont la fiabilité des statistiques est sérieusement interrogée.
Comme le soulignait le 12 juin dernier Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, s’il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100 000 cas sur le continent africain, seuls 18 ont été nécessaires pour franchir celle des 200 000. À l’heure où nous écrivons ces lignes, 828 214 cas et 17 509 décès y ont été détectés.
Cela ne représente qu’une part infime des cas et décès mondiaux. En d’autres termes, alors que la pandémie a déjà fait des ravages en Europe et en Amérique, le continent africain, lui, reste moins touché qu’annoncé – alors que l’impact économique, les difficultés nutritionnelles et la baisse de la couverture vaccinale provoqués par l’épidémie sont d’ores et déjà très notables.
Pourquoi le continent africain semble-t-il relativement épargné ?C’est la question que beaucoup se posent, et plusieurs explications ont été avancées.
Tout d’abord, l’expérience acquise dans la gestion d’épidémies antérieures, et en particulier de la maladie à virus Ebola avec la mobilisation des soignants formés, la réactivation d’infrastructures existantes, de centres de traitement ou de détection.
Ensuite, la jeunesse de la population irait de pair avec des formes asymptomatiques de la maladie.
Enfin, la prévalence des comorbidités serait plus faible qu’en Europe et plusieurs facteurs protégeraient la population  : par exemple, des prédispositions génétiques, la rencontre fréquente avec d’autres virus (hypothèse de l’immunité croisée).
Certains éléments laissent cependant craindre une évolution moins favorable. En effet, l’accès au diagnostic, renforcé dès le début de la crise, reste sous contraintes logistiques ou d’approvisionnement en tests à l’échelle du continent. Les chiffres disponibles ne montrent donc que la partie émergée de l’iceberg.
Par ailleurs, on sait que les comorbidités comme l’obésité, le diabète et l’hypertension artérielle sont en pleine expansion chez les adultes en Afrique.
De plus, il semble que le nombre de cas notifiés soit à la hausse dans de nombreux pays tout en restant sur un plateau élevé dans d’autres, avec un nombre de reproduction entre 1 et 1,5.
Enfin, en République démocratique du Congo comme au Mali, au Gabon, au Cameroun et au Sénégal, des témoignages de soignants et d’acteurs de la riposte au Covid-19 font état de transferts de patients vers des structures extrahospitalières, et d’une augmentation de la transmission communautaire et du nombre d’appels au Samu (Service d’aide médicale urgente).
D’autres témoignages sont certes plus rassurants, notamment sur la situation dans les hôpitaux, mais la peur de la contagion retarde la prise en charge de situations cliniques engageant le pronostic vital, en particulier les urgences obstétricales.
La mobilisation des équipes médicales face à l’épidémie de Covid-19 a ainsi un impact négatif sur la prise en charge d’autres pathologies et sur les soins en général, comme on a pu le voir avec l’épidémie d’Ebola.
Enfin, l’OMS a déjà alerté sur des difficultés d’accès aux denrées alimentaires susceptibles de conduire à une augmentation de la malnutrition. Autant dire qu’in fine, le véritable impact de la pandémie en Afrique est mal connu.

Au-delà des chiffres…

L’analyse des données des centres africains de contrôle et de prévention des maladies est intéressante à maints égards. Notre analyse (voir la figure ci-dessous) confirme que plus on teste, plus on compte de cas, bien évidemment, et que l’incidence cumulée des cas notifiés de Covid-19 est directement proportionnelle au pourcentage de la population testée.
Dans le détail, on voit ainsi qu’en Afrique du Sud (numéro 41 sur la figure), où l’incidence est très forte, le taux de testing est élevé, alors qu’en Tanzanie et au Burundi (numéros 44 et 6), c’est l’inverse. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Ghana (numéros 38, 11, 7 et 20), quant à eux, se trouvent dans une situation intermédiaire. À proportion testée identique, les écarts d’incidence cumulée traduisent des situations épidémiologiques contrastées et/ou des recommandations de dépistage variables. La situation du testing et, par conséquent, l’incidence cumulée du Covid-19 apparaissent donc très hétérogènes.
On observe ensuite que la proportion des décès parmi les malades (CFR, ou Case Fatality Rate) est d’autant plus faible que de nombreux tests sont effectués. Et ce qui est frappant, c’est l’hétérogénéité de cette létalité d’un pays à l’autre (voir la figure ci-dessous) lorsque peu de tests sont réalisés, reflétant des indications de diagnostic et des capacités de prise en charge variables.
On note également, dans bien des pays, que le nombre de cas quotidiennement notifiés n’augmente pas comme il l’a fait sur les autres continents en début d’épidémie  : une stabilité que l’on peut légitimement attribuer au plafonnement du nombre de cas pouvant être confirmés chaque jour, du fait de capacités diagnostiques limitées ou de tests dont l’indication est ciblée (formes symptomatiques).
Cependant, l’introduction au Cameroun de la stratégie « Track Test and Treat » (introduction de tests de diagnostic rapides) va dans le sens opposé. Cette stratégie a permis d’effectuer des tests nettement plus nombreux dans dix régions affectées et une augmentation importante des cas a été observée dès leur mise en place début mai. Ces constats illustrent la grande hétérogénéité de la pandémie en Afrique.
En somme, qu’il s’agisse des cas quotidiennement notifiés, de l’incidence cumulée ou de la proportion des décès, les chiffres officiels ne peuvent pas refléter à eux seuls la diffusion réelle de la pandémie, tout comme aux États-Unis, où les cas pourraient être dix fois plus nombreux que ce que les statistiques indiquent.

Des initiatives complémentaires de dépistage doivent être prises

Pour l’heure, les tests ne sont préconisés que pour les cas suspects, les personnes avec qui ceux-ci ont été en contact et le personnel soignant. Or pour mieux apprécier l’ampleur de l’épidémie, il conviendrait d’élargir massivement l’accès aux tests virologiques ou de mettre en place des algorithmes intégrant des tests antigéniques et sérologiques, comme au Cameroun.
On pourrait aussi mener des enquêtes épidémiologiques en population générale ou au sein de groupes particuliers (soignants, institutions fermées, enfants, hébergement dense…) utilisant des tests sérologiques validés  : c’est ce qui a été réalisé en avril-mai à Genève, où les chercheurs ont constaté que pour chaque cas notifié il y avait eu 11 personnes infectées.
C’est aussi ce qui est en cours au Mali à travers des protocoles d’enquêtes sérologiques transversales et en série, en milieux urbain et rural, dans la population générale, chez les enfants, les femmes enceintes et les travailleurs de la santé. Aussi, les actions doivent être encouragées et poursuivies dans le domaine de la surveillance active, du dépistage précoce, de la gestion des cas, de l’isolation, de la recherche des contacts, de la distanciation physique et des essais thérapeutiques et vaccinaux dans le contexte africain. Il faut encourager les pays et équipes africaines de recherche impliquées dans la gestion de la pandémie à travailler en réseau, en collaboration avec les partenaires, notamment l’OMS et le CDC-Afrique de l’Union africaine.
Autre action à préconiser  : évaluer le respect des mesures barrières par la population. À Bukavu et Kinshasa (comme nous l’expliquons dans un article à paraître dans Tropical Medicine and Health), en République démocratique du Congo, dans cinq quartiers (trois rues servant de référence pour chacun d’eux) et chaque mercredi, du 17 juin au 8 juillet 2020, il a été constaté que le masque est très peu utilisé, en dépit des recommandations officielles.
À l’évidence, de telles observations, ajoutées aux tests virologiques et sérologiques, pourraient aider les pouvoirs publics à ajuster leur réponse à l’épidémie. Au bilan, constatant les nombreuses inconnues qui demeurent quant à la réalité de l’épidémie africaine, ses déterminants et ses conséquences, et soucieux d’en prendre la mesure pour ajuster la riposte, nous recommandons  : un accroissement des capacités diagnostiques et l’intégration de tests antigéniques et sérologiques validés dans les algorithmes nationaux ; l’ajout d’indicateurs de l’observance des mesures de prévention et d’indicateurs hospitaliers aux tableaux de bord de suivi ; une réorientation des modalités de réponse à l’épidémie afin d’assurer une continuité des services de santé courants préventifs et curatifs ; l’inclusion des communautés dans la coconstruction des messages/informations sur les mesures barrières ; une recherche coordonnée intégrant diversité disciplinaire et thématique (prévention, diagnostic, clinique, thérapeutique, conséquences humaines, sociétales et économiques) afin de comprendre et d’éclairer les décisions de santé publique, de faire taire rumeurs et désinformation.  Par Yap Boum, Abdoulaye Touré, Jean-François Etard, Cheikh Tidiane Ndour, Leon Tshilolo, Philippe Katchunga Bianga, Samba Sow* pour The conversation.com
* Les auteurs de cet article remercient pour leur contribution René Écochard (université Lyon-1, France) ; Benjamin Longo-Mbenza (faculté de médecine, université de Kinshasa, République démocratique du Congo) ; Youssouf Traoré (président de la Société malienne de gynécologie-obstétrique et membre du Comité national de crise pour la lutte contre la Covid-19, Bamako, Mali).

Pr. Massamba Diouf : « ON POURRAIT ATTEINDRE JUSQU’À 70% DU NOMBRE DE NOUVEAUX CAS APRÈS LA TABASKI »

http://www.emedia.sn L’allègement des mesures restrictives dans la lutte contre le coronavirus n’est pas sans conséquence. Le Sénégal, selon le Pr. Massamba Diouf, expert en épidémiologie, interrogé par Vox Populi, a enregistré une augmentation de 30% des cas depuis l’assouplissement des mesures. « Nous avons noté une observation de près de 30% du nombre de cas depuis la levée des mesures. C’est-à-dire à la date du 30 juin où plusieurs mesures restrictives ont été levées notamment l’état d’urgence assorti du couvre-feu », a fait savoir le professeur. Qui ajoute  : « Après la Tabaski, on pourrait s’attendre à une augmentation du nombre de cas. On pourrait aller jusqu’à 50%. On peut même aller jusqu’à 70% du nombre de nouveaux cas après la tabaski ».
Toutefois, il renseigne que cela pourrait accélérer la dynamique d’évolution de la maladie et peut être même nous amener à une fin heureuse de la maladie. « Il faudrait très rapidement, qu’au mois d’août, on puisse avoir le maximum de malades, pour qu’après on note une baisse ou une diminution du nombre de nouveaux cas de coronavirus ».

Pandémie et sa liste macabre : le Sénégal enregistre sa plus jeune victime du coronavirus, un homme de 24 ans

https://www.lactuacho.com Matam a enregistré lundi, avec un  jeune de 24 ans, son premier cas de décès lié au Covid-19, a indiqué le directeur du centre hospitalier régional de  Ourossogui, Mamadou Ndiaye.
Le défunt, un homme âgé de 24 ans, était admis dimanche dans un état ‘’très fatigué’’. Il est finalement décédé lundi, à 20 heures, a indiqué le Dr Ndiaye de Matam .
Le test effectué sur ses prélèvements a permis d’établir qu’il était porteur du nouveau coronavirus.
Les cas positifs sont en hausse de 30% depuis la décision du Président Macky Sall d’alléger les mesures

DIOUF SARR Et Le Pic De La Pandémie Au Sénégal : Si Ce N’était Pas Hier Ou Avant-Hier, Ce Sera Aujourd’hui Ou Peut-Être Demain

http://www.walf-groupe.com/ «Si le pic, du point de vue statistique, est considéré comme un point culminant de l’évolution d’une épidémie, donc il est derrière». Une réplique que Diouf Sarr apporte sans doute à Dr David Houeto, maître de Conférences agrégé en promotion de la santé et engagement communautaire à l’Université de Parakou au Bénin, envoyé spécial de l’Oms au Sénégal qui avait démenti le ministère de la Santé en juin dernier.
Le débat sur l’atteinte du pic du nouveau coronavirus au Sénégal est loin de s’estomper. Après le démenti de Dr David Houeto, maître de Conférences agrégé en promotion de la santé et engagement communautaire à l’Université de Parakou au Bénin, envoyé spécial de l’Oms au Sénégal, le ministre de la Santé et de l’Action sociale est revenu à la charge, hier. En effet, profitant de la réunion de coordination avec les partenaires techniques et financiers sur la Covdi-19, Abdoulaye Diouf Sarr n’est pas passé par quatre chemins pour apporter sa réplique à l’agent de l’Oms. «Je me demande si c’est un débat pertinent. Si le pic du point de vue statistique est considéré comme un point culminant de l’évolution d’une épidémie, donc il est derrière nous parce que, depuis qu’on a 177 patients on ne l’a pas encore. Si véritablement le pic est apprécié d’une autre manière sur le plan psychosociologique, je me demande en tout cas quelle est la pertinence de ce débat», martèle Diouf Sarr. «Aujourd’hui, personne ne peut dire qu’on a atteint le pic de la maladie au Sénégal. Parce que les cas continuent chaque jour. Mais dès qu’on commence à noter moins de cas positifs, on pourra parle de pic. Si on s’amuse à faire des prévisions sur le pic, on va toujours se tromper», recadrait l’envoyé spécial de l’Oms. Dr David Houeto s’exprimait lors d’un atelier de formation sur la communication des risques et engagement communautaire (Crec) sur la Covid-19.
Hier en marge de la rencontre avec ses partenaires, Diouf Sarr affirme qu’il y a des tests qui montrent des résultats de temps en temps à des niveaux assez inquiétants. Cela veut dire, dit-il, que maladie est encore là et il faut être réaliste et savoir qu’il faut la combattre dans la durée. Toutefois le chef du département de la Santé estime que le Sénégal garde toujours la tête sur les épaules et notre pays a engagé cette lutte dans la durée avec des performances relatives. Il rappelle que «nous sommes à quelques jours de la Tabaski, une fête extrêmement importante où les Sénégalais ont l’habitude de bouger». Sur ce, il réitère son appel à rester et fêter la Tabaski là où on est. Le faisant, c’est un comportement citoyen qui va empêcher la propagation et la dispersion de la maladie. «Il faut absolument oser le dire, le répéter et demander à chaque Sénégalais d’être assez citoyen de ce point de vue pour éviter de disperser et de propager la malade»,  lance-t-il.
«Je pense que nous sommes sur la bonne voie même si des défis persistent. Nous sommes dans la bonne voie dans la mesure où quand vous regardez à l’échelle africaine, le Sénégal est assez bien positionné dans certaines interventions et des défis persistent aussi dans d’autres interventions. Et nous pensons qu’aujourd’hui, pour le suivi des contacts par exemple, le Sénégal a une bonne position. Et je pense aussi que la transparence dans la gestion est un atout du Sénégal. Ça il faut le reconnaître», ajoute Dr Lucie Emboa, représentante résidente de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) au Sénégal. Qui souligne que les défis persistent parce qu’il faut que les communautés puissent s’engager. Et pour Dr Emboa, cet engagement doit se faire grâce à la communication de risque. Car, à l’en croire, une population qui n’est pas engagée ne peut pas se permettre d’arrêter la circulation du virus.Samba BARRY

DIOUF SARR Pour Le Confinement Des Sénégalais, La Première Dame Fait Du «Khawaré»

http://www.walf-groupe.com Après une première recommandation, ce week-end dernier, qui n’a pas encore été suivie, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Sarr insiste toujours sur la limitation des déplacements liés à la célébration de la fête de Tabaski
Laquelle fête sera célébrée après -demain, vendredi 31 juillet 2020. Face à un mutisme pressant de Macky Sall et de ses collègues, en l’occurrence Aly Ngouille Ndiaye chargé de la Sécurité publique et Oumar Youm, chargé des Transports terrestres, il s’est permis de revenir à la charge, hier, lors du point journalier sur la situation de la pandémie au Sénégal. «Que chaque Sénégalais reste là où il est. C’est un moment de risque pour la propagation de la pandémie. Des dispositions sont prises pour sécuriser les points de vente mais le risque fondamental que moi je souligne, c’est le risque de propagation dû à la circulation des Sénégalais à l’intérieur du pays», persiste-t-il soutenant que le déplacement pour les besoins de la fête n’est pas recommandé.
Ce dernier qui dit tirer la sonnette d’alarme au regard de la propagation rapide du coronavirus et l’explosion des cas, se ridiculise davantage, non pas seulement du fait de l’ignorance totale de sa recommandation par ses pairs, mais le fait de passer sous silence cette vidéo qui circule sur la toile. Dans laquelle vidéo qui dure, à peu près 2 minutes, on aperçoit la première Dame, Marième Faye Sall, au milieu d’une foule, dans un endroit fermé, entourée de griots, entre autres proches, et accompagnée de ses fils, elle célébrait en communion le mariage de la fille du défunt Ousmane Masseck Ndiaye, «l’ami intime du chef de l’Etat». Toujours dans la vidéo, on note un délassement sur le port de masques. A l’exception d’elle et de quelques personnes, certains des invités, en l’occurrence le griot des VIP, Alassane Mbaye ne se sont pas protégés.
Cependant, en renouvelant, hier, sa recommandation, Diouf Sarr a omis volontairement d’insister sur le respect des mesures barrière  suite à cette cérémonie à laquelle a assisté la première Dame qui devrait montrer le bon exemple. Au-delà d’outrepasser les recommandations des autorités sanitaires consistant à respecter la distanciation sociale, la première Dame qui a assisté en public à cet évènement s’expose, elle-même, et le fait autant pour le palais de la République. Salif KA

Propagation et chiffres non maîtrisés,levée des mesures, faible létalité…Et si l’Immunité collective était déjà opérationnelle au Sénégal

https://www.pressafrik.com Chaque décès causé par la pandémie de Covid-19 est de trop. Toutefois la vague de décès crainte par les organismes internationaux tels que l’OMS et les Nations Unies n’a pas eu lieu en Afrique, après cinq mois de circulation du virus. Prenant l’exemple du Sénégal où moins de 0,66% de la population seulement a été testé, les chiffres communiqués par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale ne renseignent pas vraiment sur l’ampleur exacte de la propagation du virus. 9805 personnes seulement ont été déclarés positives au nouveau Coronavirus depuis le 02 mars au Sénégal. Mais la réalité est tout autre si l’on considère que la bataille contre la propagation du virus est perdue depuis l’apparition et la multiplication des cas issus de la transmission communautaire (au moins 1548 dénombrés à ce jour). Officiellement rejetée par les autorités sanitaires du Sénégal, la stratégie de l’immunité collective est-elle dans une phase d’expérimentation inconsciente dans un pays où presque toutes les mesures de restrictions ont été levées ? PressAfrik fait une petite étude comparative de la sévérité de la pandémie entre l’Europe qui est sortie de la zone rouge après avoir enregistré des centaines de milliers de morts et des pays africains comme le Sénégal où le taux de létalité reste très faible malgré une forte propagation du virus.

Dans une interview accordée au site d’informations sénégalais Emedia Invest, an avril, le professeur Didier Raoult évoquait l’écosystème de l’Afrique sub-saharienne pour expliquer un développement différent de la pandémie de Covid-19.

Selon le Directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée, cette partie de la planète pourrait avoir une réaction différente à la propagation du virus grâce à son à ses spécificités régionales, dont la consommation courante de traitements antipaludiques.
« L’Afrique sous-tropicale est relativement protégée du coronavirus par rapport aux autres pays. (…) Il est possible aussi qu’il y ait une espèce de protection qui peut être due à l’écosystème africain. Et parmi ces éléments, il y a le fait de la prise de beaucoup d’anti-paludiques qui sont efficaces contre le coronavirus. Donc, il est possible que la distribution du virus soit différente en Afrique subsaharienne que ce qu’elle est en Europe« , confiait-il à nos confrères.
Force est de constater que plus de quatre (4) mois après l’arrivée du virus en Afrique subsaharienne (le premier cas au Sénégal a été enregistré le 02 mars 2020), le taux de létalité est largement plus bas comparé à celui en Europe après le même temps de circulation. En Europe, les premiers cas ont été détectés en France le 24 janvier, puis en Allemagne le 28 janvier et en Italie le 29 janvier. Au 17 mars, tous les pays européens ont déclaré au moins un cas confirmé.
Un peu moins de deux mois plus tard, l’Europe a été déclarée officiellement « nouvel épicentre de la pandémie« , par l’Organisation mondiale de la Santé.
Si l’on compare les chiffres et les périodes de circulation accrue du virus. Entre le 24 janvier (entrée du virus en Europe) et le 29 mars, il y a eu des centaines de milliers cas confirmés (271 931) dans les cinq pays les plus touchés et des milliers des morts (19 930).

En deux mois de circulation du virus l’Italie était à 92 472 cas positifs pour 10 023 décès enregistrés; l’Espagne à 72 248 cas pour  5982 décès; l’Allemagne affichait 52 547 cas pour 389 décès; la France, 37 575 personnes malades pour 2517 décès; la Grande Bretagne, 17 089 cas pour 1019 décès. (Voir tableau)

En début juillet, soit près de sept (7) mois après le début de la pandémie en Europe, la Russie a recensé plus de 660 000 cas confirmés de Covid-19, le Royaume-Uni plus de 280 000 cas, l’Espagne et l’Italie chacune plus de 240 000 cas, la Turquie plus de 200 000 cas, l’Allemagne près de 200 000 cas, et la France 166 000 cas.
Le Royaume-Uni, pays d’Europe le plus meurtri a enregistré plus de 43 000 décès, l’Italie, près de 35 000 décès, la France, plus de 29 900 décès, l’Espagne, plus de 28 300 décès et la Russie plus de 10 000 décès. En proportion de la population, la Belgique est avec 85 décès pour 100 000 habitants le pays le plus durement touché, avant le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, la Suède et la France.

L’hécatombe prédite par l’OMS et l’ONU tarde à se réaliser en Afrique

A la date de ce mardi 28 juillet 2020, le continent africain est à 860 732 cas confirmés déclarés pour 18 187 décès après près de cinq (5) mois de circulation du virus. En moins de temps, la pandémie de Covid-19 a touché plus de personnes et tué beaucoup plus d’Européens.
Partant du constat selon lequel, les politiques de Santé publique et les systèmes de gouvernance des pays de l’Occident sont plus performants et plus organisés que ceux des pays sous-développés et mal gouvernés comme le Sénégal, il devient légitime de se demander pourquoi l’hécatombe prédite par l’Organisation mondiale de la Santé et les Nations Unies n’est toujours pas au rendez-vous. « (…) Je crains qu’on aura en Afrique des millions et des millions de personnes infectées et même si la population est plus jeune que dans le Nord, que dans les pays le plus développés, il y aura nécessairement des millions de morts« , déclarait M. Guterres au cours d’un entretien diffusé par RFI, le 28 mars 2020.
Quatre mois plus tard, le virus a fait le tour du continent, infecté près d’un million de personnes sans faire autant de morts que dans un seul des pays les plus meurtris par la pandémie. Prenons l’exemple de la France qui a enregistré 30 195 décès. Un pays où le taux d’immunité collective à la Covid-19 est estimé entre 5 et 10%.

L’exemple des cas communautaires au Sénégal qui montre que les chiffres officiels de personnes contaminées sont relativement faux

Au Sénégal, le ministère de la Santé et de l’Action sociale estime le nombre de cas confirmés à 9805 à ce jour, depuis le premier cas enregistré le 02 mars 2020. Un chiffre à prendre avec des pincettes. D’abord parce que le nombre de personnes testées ne représente même pas 0,66% de la population (moins de 100 000 personnes testées sur une population de plus de 15 millions d’individus). Ensuite, avec au moins 1548 cas issus de la transmission communautaire, la propagation du virus dans les quatorze régions du pays est beaucoup plus large. Au moins 1500 personnes ont été contaminées par d’autres qui sont encore inconnues des services du ministère de la Santé. Ces dernières ont circulé avec le virus et contaminé des milliers d’autres personnes qui n’ont certainement pas été testées. Une petite analyse de votre journal en ligne datant du 22 avril dernier montrait comment la bataille contre la propagation du virus au Sénégal a été perdue depuis longtemps :
47 cas communautaires au Sénégal, la bataille de la propagation perdue d’avance… Comment éviter le chaos occidental.
Logique pour logique, avec la levée des mesures de restrictions, des centaines de milliers de personnes sont entrées en contact avec des personnes infectées (asymptomatiques ou pas). La rapidité avec laquelle le virus se transmet et le taux de positivité des personnes testées au Sénégal (la dernière mesure du gouvernement est de tester uniquement les cas suspects qui présentent des symptômes), qui tourne autour de 10%, l’on pourrait facilement se retrouver avec 100 000 cas confirmés, si un million de personnes venaient à être testées demain.

Un taux de létalité très faible… l’immunité collective déjà en marche ?

Le Sénégal a enregistré pas moins de 198 décès liés à la Covid-19 (à ce mardi 28 juillet 2020), selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Et malgré une hausse relativement importante du nombre de décès entre juin et juillet, le taux de létalité reste très faible si on le compare à celui des pays européens ou américains. A noter que les autorités ont exigé des tests post-mortem dans toutes les structures de santé du pays pour détecter des cas de Covid-19.
Egalement un taux de guérison élevé est à noter au Sénégal et dans plusieurs pays africains. Sur 9681 cas confirmés, les médecins sénégalais ont réussi à guérir les 6591 patients à ce jour.
Selon le Bureau prospective Économique (agence gouvernementale) dirigé Moubarak Lo
l’indice de sévérité du Sénégal est passé de 0,88 le 19 juillet à 0,84 le 26 juillet, soit une sévérité faible qui fait que le pays se situe au 86e rang mondial, soit une perte de 24 places dans le classement mondial, en une semaine et au 30e rang africain.
La théorie de l’ancien Coordonnateur du Programme national de lutte contre le Paludisme (PNLP), le Docteur Moussa Thior, sur l’immunité collective semble tenir la route. « Il faut laisser le virus circuler et arrêter d’ameuter les populations. Dans le cadre d’une maladie comme le coronavirus, les cas communautaires, c’est une très bonne chose, je pèse mes mots. Il faut laisser le virus circuler, ça va contribuer à développer l’effet de protection de masse« , a-t-il déclaré en mai dernier avant d’être recadré par d’autres spécialistes comme le Professeur Seydi qui parlait à l’époque de stratégie suicidaire.
Aujourd’hui, avec la multiplication des cas communautaires, la majeure partie de la population sénégalaise a été en contact avec le virus. D’autant plus que ces porteurs « intraçables » du virus ont licence pour se déplacer de régions en régions avec la reprise de la circulation interurbaine. C’est à se demander si l’immunité collective n’est pas déjà en pleine phase d’expérimentation.

L’immunité collective est définie sur le site internet de l’Institut Pasteur comme le pourcentage d’une population donnée qui est immunisée/protégée contre une infection à partir duquel un sujet infecté introduit dans cette population ne va plus transmettre le pathogène car il rencontre trop de sujets protégés. Cette immunité de groupe, ou collective, peut être obtenue par l’infection naturelle ou par la vaccination (s’il existe un vaccin bien entendu). 

La rédaction a essayé d’entrer en contact avec la Directrice de la Santé publique et non mois présidente du Comité national de gestion des épidémies (Cnge), Marie Khémesse Ngom Ndiaye et le Docteur Moussa Thior pour recueillir leur avis sur cette analyse. Les appels émis et Sms envoyés sont restés jusqu’ici sans réponse.AYOBA FAYE

Démolition du marché Sandaga  : Le préfet fixe un nouvel ultimatum aux commerçants

https://actusen.sn Que les commerçants de Sandaga se le tiennent pour dit. Après le report de la démolition, annoncée du marché, ils sont encore sommés de quitter les lieux au plus tard le dimanche 2 août prochain à savoir le surlendemain de la tabaski. Dans un arrêté rendu public, ce lundi 27 juillet, le préfet du département, Alioune Badara Samb a invité les occupants à regagner le site des Champs de course avant cette date. Ce, conformément à leur engagement. L’autorité préfectorale prévient, également, que toutes les dispositions seront prises pour faire libérer les emprises.

AIDE ALIMENTAIRE (2)  : La réplique du Csa

« Par solidarité citoyenne et par devoir républicain, le Chef de l’État avait choisi de distribuer des denrées alimentaires à certaines catégories sociales représentatives des vulnérabilités ainsi qu’à des vecteurs sociaux en vue d’atténuer les difficultés inhérentes à la pandémie de covid19. Les opérations inédites par leur ampleur et leur consistance, conduites dans la plus grande transparence par le Ministère du Développement Communautaire et de l’Equité Sociale et Territoriale dans une démarche participative, avait mobilisé les Forces de Défense et de Sécurité, les Autorités Administratives Déconcentrées, les Elus locaux, les Associations Communautaires de Base, les Délégués de quartiers jusqu’aux Badienu Gox. Elles connurent un succès considérable que tentent vainement de salir des embusqués nihilistes à volonté, dans une publication parue dans un quotidien le Lundi 27/07/2020.
Lorsqu’on fonde son raisonnement sur des bases fausses, on arrive aux conclusions que l’on veut. Ces élucubrations de politiciens en mal d’affirmation s’avèrent insignifiantes aux regards des satisfactions publiquement exprimées par les bénéficiaires qui ne tarissent pas d’éloges et de prières à l’endroit du Chef de l’État. La vérité scientifique a pour fondement l’objectivité dont elle se nourrit pour être convaincante et recueillir l’accord des esprits.
En effet, comme ça était dit lors du déjeuner de presse organisé par le ministère pour faire à date le bilan sommaire, le budget prévisionnel de l’opération d’aide alimentaire était de 69 milliards de francs CFA. Suite à l’avis de commande ouverte le montant des attributions pour l’acquisition, en gros, des denrées était de 54 532 712 000 FCFA pour un million de ménages. Ce montant divisé par le million de ménages nous donne 54 532,712 FCFA le coût du kit sans transport, sans manutention, sans frais de ciblage. Etc…

Les économies réalisées dans cette phase ont encouragé le Chef de l’Etat à décider d’élargir l’aide alimentaire à 100 milles ménages supplémentaires.

La même règle appliquée aux 100 000 ménages supplémentaires donne un coût global de 5 453 271 200 FCFA, ainsi le coût global des denrées pour les 1 100 000 ménages serait de 59 985 983 200 FCFA.
Le montant global à payer pour le transport ne dépassera pas 2 milliards de FCFA. Il a été aussi clairement dit lors de cette rencontre avec les journalistes, qu’à ce jour le montant global de toutes les dépenses effectuées dans le cadre de l’aide alimentaire s’élève à 60.709.694.520 FCFA dont :
Acquisition des denrées : 57.289.289.292 FCFA
Transport et manutention : 1.599.595.586 FCFA
Acquisition des oignons et pomme de terre pour appuyer à la commercialisation de la production locale à travers une convention avec la DER : 1 milliard FCFA :
Toutes les autres dépenses : 820.809.642 FCFA et concernent le paiement des 5000 vérificateurs, l’impression des bons matières et des bons d’enlèvement, frais de communication, l’appui aux comités de ciblage dans les 14 régions du pays etc…
A noter que l’acquisition des oignons et de la pomme de terre était décidée au moment où les producteurs craignaient des pertes post récolte.
Cependant, le montant des livraisons de denrées et des services transports effectués et non encore facturés ne devrait pas dépasser les 2,5 milliards de FCFA.
Par conséquent, les économies réalisées dans le cadre cette opération sont réelles et ne peuvent être niées par tout citoyen animé de bonne foi.
Ainsi, au-delà de l’efficacité prônée par le Code des Obligations de l’Administration en matière de commande publique, nous avons fait preuve d’efficience c’est-à-dire réaliser les objectifs de la commande publique en dépensant moins que le budget prévu.
Aujourd’hui, toute la procédure de passation des marchés a été approuvée par le Partenaire au Développement (la BID) qui accompagne l’État dans le financement de l’opération. La revue de la procédure de passation des marchés a été concluante et la décision de financement approuvée par les hautes instances des PTF.

Alors, ces nihilistes à volonté, qui refusent l’efficacité et ignorent l’efficience, sont-ils plus experts que les fonctionnaires de cette Banque?

En réalité, du ciblage des bénéficiaires à l’acquisition des produits et le choix des transporteurs, un processus rigoureux et transparent a abouti au choix des meilleurs prestataires éligibles (fournisseurs et transporteurs). Nonobstant les dispositions du décret 2020-781 du 18 Mars 2020 portant dérogation au code des marchés publics, les règles d’éthique et de bonne gouvernance en matière d’achats publics ont été respectées, l’ARMP consultée par écrit pour mieux éclairer la démarche, et les avis de commande en procédure d’urgence publiés dans les journaux de la place.
Entre les estimations et les réalisations, nos contradicteurs prétendument des Cadres aspirant à la gouvernance n’admettent pas qu’il puisse exister des écarts corrigibles en plus ou en moins.
Cette pratique universellement admise doit-elle être refusée au Ministère de tutelle parce que dirigé par le beau-frère du Chef de l’État? Singulière et nauséabonde perception qui enfourche l’ostracisme et la haine à l’assaut d’un citoyen compétent et foncièrement altruiste.
La multiplication de 66.000 F par 1.100.000 donne effectivement 72.600.000.000 F. Cette prévision pondérée par les négociations d’un DAGE transparent et rigoureux engendre un gain profitable aux finances publiques
Pour le reste, nous invitons les uns et les autres à se référer au document de présentation du Programme d’Assistance Alimentaire qui explique le processus et le document d’attribution des marchés qui révèle les prix d’acquisition des denrées.
Une fois la voie tracée, il convient d’être sourd aux esprits subalternes et aux rancœurs inavouées pour tendre vers les objectifs que subliment la pertinence de l’action et la sincérité de la démarche.
Ibrahima Diao,Directeur du Commissariat à la Sécurité Alimentaire »

Député Mor Kane : «Tests à 40 mille frs, une manière pour l’Etat de retirer ses 12,5 milliards»

https://www.dakarmatin.com Beaucoup de Sénégalais seraient bloqués à Dakar  à cause de la nouvelle mesure consistant à faire le test du Covid-19 à 40 mille F Cfa, selon Mor Kane. Le député Pds de l’Europe du Sud accuse le gouvernement du Sénégal de vouloir retirer les 12,5 milliards distribués à la diaspora dans le cadre de Force Covid-19. «Il y avait mieux à faire» : c’est la note du député Mor Kane à la gestion du Covid-19 par le gouvernement. Le député estime qu’on devait puiser dans le fonds du Covid-19 de 1 000 milliards pour construire des hôpitaux équipés pour prendre en charge les Sénégalais.
Le ministre de la Santé devrait tirer des enseignements de cette crise sanitaire qui a entraîné une crise économique au Sénégal. Toute l’économie est paralysée. Le gouvernement devrait subventionner les denrées alimentaires et les factures d’eau et d’électricité. C’était mieux que de distribuer des denrées alimentaires.
En outre, il constate que les autorités se sont «empressées» de lever les mesures restrictives liées à la pandémie. «Le gouvernement a fui ses responsabilités. Si le confinement était maintenu jusque-là, je pense qu’on serait parvenu à maîtriser la pandémie», parie M. Kane.
En sus de cela, le député de l’Europe du Sud voit derrière la décision de faire payer le test à 40 mille francs Cfa aux voyageurs «une manière pour le gouvernement du Sénégal de retirer les 12,5 milliards qu’il a mis à la disposition des Sénégalais de l’extérieur dans le cadre du Force-Covid-19». Il révèle ajoute : «Chaque jour, 300 personnes sont testées à Touba moyennant 40 mille chacune. Si on fait le calcul, cela fait des milliards.»Senego

Annette Seck Ndiaye  : «la Pharmacie nationale d’approvisionnement doit être en mesure de commander le produit en urgence quel qu’il soit, sans avoir à attendre un appel d’offres ou demander une autorisation spéciale»

https://actusen.sn La Pharmacie nationale d’approvisionnement qui est au cœur de la lutte contre la Covid 19, et en mesure de commander le produit en urgence sans demander une autorisation spéciale. C’est du moins l’avis de sa directrice, dans un entretien accordé à SourceA dans sa livraison de ce mercredi.
«Je pense que, autant on doit rester dans la transparence, autant les contrôles peuvent être à postériori plutôt qu’à priori, pour éviter tous les goulots d’étranglement. Nous avons besoin de célérité, lorsqu’un médicament peut ne pas exister et que le besoin se crée au fur et à mesure. La Pharmacie nationale d’approvisionnement doit être en mesure de commander le produit en urgence quel qu’il soit, sans avoir à attendre un appel d’offres ou demander une autorisation spéciale. Par contre, la ‘’Pna’’ n’est pas opposée à un contrôle, qui est important surtout, lorsqu’on commande une certaine quantité de produits», a expliqué Annette Seck Ndiaye.

Dialogue national : Le président Famara Ibrahima Sagna présente son bilan à mi-parcours

http://lesoleil.sn Le Comité de pilotage du Dialogue national (Cpdn), dirigé par Famara Ibrahima Sagna, vient de réaliser un documentaire qui permet aux Sénégalais de mieux appréhender les enjeux de ce cadre d’échanges. Dans ce film intitulé « le Sénégal au cœur du Dialogue national », le Cpdn fait un bilan à mi-parcours de ses activités.
Le Comité de pilotage du Dialogue national (Cpdn), qui s’est résolu à créer un climat propice à un dialogue inclusif entre les différentes forces vives de la Nation, comme souhaité par le Chef de l’État, a présenté à l’opinion publique l’état d’avancement de ses travaux à travers trois films. Ces documentaires permettent aux Sénégalais de suivre l’évolution des travaux, notamment la cérémonie officielle de lancement du Dialogue national, le 28 mai 2019, l’installation officielle du président et des membres du Comité, le 26 décembre 2019, et un focus sur le kaléidoscope de cette instance via sa composition, son organisation, son fonctionnement et ses activités. Dans ces productions, le Cpdn montre qu’il a pu aborder des questions essentielles et proposer des mesures économiques et sociales en vue de renforcer la dynamique de croissance du pays. Une démarche ancrée dans la recherche de solutions pour éradiquer les écueils rencontrés.
Présidée par le général Mamadou Niang, la Commission politique a eu une longueur d’avance sur les autres, dans la mesure où elle a démarré ses activités depuis mai 2019. Elle est presque à la dernière ligne droite vu qu’elle a pu trouver des consensus sur plusieurs thématiques abordées.
La Commission économique et sociale, présidée par Baïdy Agne, le patron du Conseil national du patronat (Cnp), a mis en place quatre sous-commissions. Elle a mis en exergue, entre autres points, la nécessité de renforcer le patriotisme économique et la préférence nationale. Elle n’a pas manqué de formuler des propositions qui seront reversées dans son rapport général. Aussi prévoit-elle des auditions avec d’autres. La Commission a également examiné les préoccupations des secteurs primaire et informel. Pendant ce temps, elle a envoyé des correspondances aux secteurs secondaire et tertiaire.
La Commission paix et sécurité, pilotée par le général Mamadou Sow, est également en train de dégager des voies et moyens pour proposer des solutions concrètes et adaptées aux enjeux de paix et de sécurité. À l’image des autres commissions, elle mise sur la mutualisation des actions pour promouvoir les meilleures stratégies, apaiser les foyers de tension et lutter contre la délinquance. Elle s’est entretenue avec la Direction de la gendarmerie nationale, des maires, des délégués de quartier, des religieux, etc.
La Commission ressources naturelles, dirigée par le général Abdoulaye Fall, a pu démarrer ses travaux le 30 janvier 2020 et ainsi inscrire ses travaux dans la limite des trois thématiques majeures  : le pétrole et le gaz, les mines et forêts, le foncier et les eaux. De même, elle a pu rencontrer des responsables de Petrosen, du Comité Cos-Petrogaz, des experts indépendants, la Direction des eaux et des forêts, des opérateurs économiques et privés. La Commission considère que les résultats enregistrés jusqu’ici constituent une substance consistante pour son rapport, car tenant à une plus grande transparence dans l’exploitation des ressources naturelles.
Pour sa part, la Commission environnement et cadre de vie, présidée par Rokhiatou Gassama, a touché du doigt des manquements dans la gestion des questions environnementales, dans un contexte de changement climatique. Elle a cependant salué les efforts de l’État avec le Plan Sénégal émergent (Pse) à l’horizon 2035. Selon elle, des initiatives comme « Le cleaning day » qui a suscité une mobilisation populaire aideront à faire du Sénégal un pays propre en améliorant son cadre de vie. En attendant de produire un rapport final, la Commission compte s’appuyer sur une approche participative et des échanges interactifs avec les différents acteurs.
La Commission modernisation de l’État et lutte contre la corruption, pilotée par Diakaria Diaw, a mis en place un comité adhoc et un comité de rédaction. Elle s’inscrit dans la même perspective que les autres commissions en vue de fixer les contours d’un État moderne et performant avec des mécanismes de contrôle qui minimiseront la corruption et de parvenir à une bonne articulation des mécanismes institutionnels pour promouvoir l’efficacité et l’efficience du service public.
Quant à la Commission décentralisation et territorialisation des politiques publiques, qui a sa tête l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ, et celle nommée Synthèse, conduite par Marie Angélique Sagna Savané, elles ont pu dégager un calendrier de travail et amorcer des réflexions.Matel BOCOUM

Dialogue politique : «Pourquoi il est nécessaire de reprendre le processus» (société civile)

https://www.seneweb.com La pandémie de la Covid-19 a impacté tous les secteurs et bloqué certaines activités, notamment le dialogue politique. Et depuis plusieurs mois, la date de la reprise de ses activités n’a pas encore été fixée. Une situation qui risque de causer un nouveau report des élections locales prévues en mars 2021.
C’est pourquoi le Front de résistance nationale (Frn) a demandé la reprise du dialogue. Un plaidoyer qui est, selon Moundiaye Cissé de l’Ong 3D, plus qu’important.
«La reprise est plus qu’importante ; c’est une nécessité. Cela permettra d’éviter un nouveau report des élections locales de 2021, qui serait un report de trop. L’Etat doit faire des concessions pour éviter une telle situation», souligne le membre de la société civile.
Pour le secrétaire exécutif de l’Ong 3D, «on ne peut pas être dans un pays où il n’y a aucune visibilité sur le calendrier électoral. Le dialogue doit reprendre pour que l’audit du fichier et l’évaluation des élections soient».

Gouvernement d’union nationale : Idrissa Seck non-partant

https://www.seneweb.com Le parti Rewmi d’Idrissa Seck ne fera pas partie des membres de l’éventuel gouvernement d’union nationale que le président Macky Sall serait en train de peaufiner. C’est du moins ce qu’a fait savoir le directeur de l’école du parti «orange», Yankhoba Seydi.
«Les valeurs qu’Idrissa Seck incarne ne riment même pas avec ce que les gens disent de lui. Le parti Rewmi n’a pas besoin de faire partie d’un gouvernement d’union nationale», a-t-il déclaré sur les ondes de la Rfm.
Il ajoute : «Nous sommes un parti politique et nous comptons participer aux prochaines élections. Nous savons qu’il y a des camarades de Rewmi qui manœuvrent pour le rapprochement entre Macky et Idy, mais cela n’aboutira pas.»
Pour Yankhoba Seydi, le président du Conseil départemental de Thiès «n’a parlé avec personne et ne compte aller nulle part».

Liberté provisoire pour Mamadou Diop, Pdg de l’Iseg (mise à jour)

Libération Sénégal online La Chambre d’accusation vient d’accorder la liberté provisoire à Mamadou Diop, Pdg de l’Iseg. Il était placé sous mandat de dépôt pour pédophilie, détournement de mineure et corruption de mineure. Son avocat, Me Alassane Cissé, nous a confirmé la nouvelle. Pour autant, Mamadou Diop reste sous contrôle judiciaire, selon les informations de Libération online.

Questekki : «La réforme de la gouvernance foncière est devenue une urgence absolue»(Mamadou Lamine Diallo)

https://www.dakaractu.com Dans sa question économique de la semaine (la QES TEKKI), le député Mamadou Lamine Diallo fustige la vente des appartements de Eden Rock qui appartenaient à Bibo Bourgi le co-accusé de Karim Wade. En vendant ces appartements, le gouvernement valide l’occupation du Domaine Public Maritime est-il d’avis.
« On le sait, le foncier risque de devenir un point de cristallisation des injustices du régime BBY. En effet, prenons quelques exemples, le DPM de la Corniche Ouest de Dakar. Le ministre Fofana a reconnu les occupations illégales de ce domaine et a promis un gel des travaux en attendant une concertation. Il a même dans une tribune accepté des mesures proposées par la Société Civile, le Perl. Pourtant le gouvernement veut vendre des appartements saisis sur Bibo Bourgi par la CREI et situés sur le DPM. Quelle contradiction ! En vendant ces appartements, le gouvernement valide l’occupation du DPM. Les plages Anse Bernard auraient été déclassées par l’Etat et cédées à des Sud-Africains selon plusieurs concitoyens. On attend la clarification du ministre Fofana en campagne électorale permanente et très prompt à attaquer l’opposition patriotique et responsable », a écrit Diallo.
Concernant le foncier en zone rurale, accuse t-il,  « l’alliance des maires corrompus et la direction des domaines font des ravages. Comment peut-on expliquer en l’état actuel de la législation, qu’une société qui a pignon sur rue certes comme Sedima, peut en 5 ans se retrouver avec un titre foncier de 225 ha qui correspond à une valorisation de 45 milliards de francs. Quelle mise en valeur de la Sedima lui a permis d’obtenir cette propriété? Sur les terres requalifiées de lotissement de Djilakh dans la commune de Sindia, un titre foncier a été octroyé à la Sedima. Sauf à dédommager la Sedima, comment l’Etat peut lui retirer ce titre foncier sous peine d’être accusé de favoriser l’insécurité juridique ».
Selon MLD enfin, la réforme de la gouvernance foncière est devenue une urgence absolue tant l’instinct de prédation domine dans le foncier à BBY.

Mali : Les conclusions du sommet de la CEDEAO sont une menace pour l’opposition, selon TAS

https://www.dakaractu.com Les conclusions du Sommet extraordinaire ayant réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ne sont pas du pain béni. Tout au contraire, selon Thierno Alassane Sall de la République des Valeurs, les cinq chefs d’État qui ont fait le déplacement au Mali pour jouer leur partition dans la médiation « semblent rouler pour le Président élu IBK ».
En effet, selon l’ancien ministre de l’énergie dans le Gouvernement de Mohamed Dionne « la CEDEAO menace non pas la rébellion au Nord du Mali, ni Boko-Haram, ou le MFDC, mais l’opposition malienne. La CEDEAO invoque la Constitution pour sauver IBK qui a violé celle-ci par un putsch électoral. Menacer un peuple pacifique là où perdurent des rébellions est signe d’impuissance », a t-il tweeté
Pour rappel, l’organisation régionale a demandé la démission des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le président de l’Assemblée nationale. Elle exige aussi la recomposition rapide de la Cour constitutionnelle et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Sous peine de sanctions, la CEDEAO exige que ces mesures soient mises en œuvre au plus tard le 31 juillet.

Ngouda Fall Kane remet ses habits d’Ige

https://actunet.net Ancien Inspecteur général d’État (Ige) et ex-président de la Cellule nationale de traitement des informations financières, Ngouda Fall Kane remet ses habits de “fouineur”. Dans cet entretien accordé à Tribune, il revient de long en large sur le contenu des derniers rapports de l’Inspection générale d’État (Ige), ses vraies missions et orientations. Non sans rappeler nombre de fautes commises, les affaires Khalifa Sall et Aliou Sall qu’il a lui-même vérifiées à Guédiawaye.

Votre appréciation sur le contenu des rapports de l’Inspection générale d’État (Ige)… 

Comme j’ai eu à le dire lors du plateau de “l’Essentiel”, il faut savoir distinguer les rapports particuliers qui sont régulièrement transmis au président de la République avec des recommandations. Ces rapports sont issus des contrôles et autres enquêtes faites par les Inspecteurs généraux d’État. À la suite de la transmission faite, via le vérificateur général, le président de la République approuve les rapports autant dans leur contenu que dans leurs recommandations qui deviennent des directives présidentielles. Ils sont ensuite transmis au Bureau de suivi et de coordination, qui était à l’époque rattaché à la Primature et actuellement au Secrétariat général de la Présidence et dirigé par un Inspecteur général d’État. Il est chargé de faire le dispatching de ces rapports particuliers. Donc, il y a un rapport géré par l’Ige, un autre transmis à la Cour des comptes s’il est constaté des fautes de gestion. Il y a aussi un rapport envoyé au ministère de la Justice s’il y a des faits susceptibles d’être transmis à la Justice pour “demande d’information judiciaire” ou de “poursuites judiciaires”. Il ne faut pas oublier qu’il y a également un rapport remis à l’organe ou le ministère contrôlé pour une mise en œuvre. Au bout d’un certain temps, l’Ige est en mesure de se rendre à nouveau sur le terrain pour constater l’état d’avancement des directives présidentielles.

Qu’est-ce que vous voulez démontrer exactement ?  

Ce qui veut dire que des informations sont régulièrement transmises au président de la République via le Bureau de suivi et de coordination. C’est pourquoi je disais qu’une commission de suivi des directives n’est pas nécessaire. En plus de ces rapports particuliers remis au président – il en est le seul destinataire – il y a les rapports annuels consacrés par l’article 9 de la loi de 2011 qui fait obligation à l’Ige de faire un rapport d’activité sur l’état de la gouvernance publique qu’elle transmet au plus tard le 31 mars de l’année suivante. Ces rapports sont élaborés suivant une démarche typologique. On dégage les faits saillants qui apparaissent. Autrement dit, donner l’opportunité au président de pouvoir prendre des décisions. À ce niveau, on n’a pas besoin de nommer les gens, de les désigner. C’est le même genre de rapport qu’élabore la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Donc, on n’a pas besoin de citer les personnes nommément. On se limite au processus et aux faits, même si les structures sont signalées.

Mais, il est dit et soutenu que l’Ige a violé la loi en étant restée cinq ans sans publier un seul rapport… 

À ce niveau, je suis parfaitement d’accord, d’autant que l’Ige a une mission normative parce qu’elle est appelée à apprécier les projets de textes qui sont soumis au président de la République. Mais, elle est appelée également à apprécier sur le terrain l’application des dispositions qui découlent de la loi et des règlements. Donc, l’Ige aurait dû éviter cela. Je crois qu’à l’avenir, ils ne vont le refaire. Mais, cela peut ne pas être le seul élément de réponse. Dans tous les cas, c’est un retard regrettable. L’important est de retenir que les rapports particuliers sont régulièrement transmis au président de la République.

Le Vérificateur général devait-il faire du forcing pour déposer les rapports parce qu’étant au terme de son mandat ?  

Il faut verser dans l’objectivité. Donc, je ne peux pas abonder dans ce sens. En tout cas, il y a eu un retard et il l’a comblé. Il faut certes déplorer les retards comme j’ai eu à le dire, mais affirmer cela, n’est pas tout à fait vrai. Ce qui est sûr, l’institution doit présenter à temps ses rapports à la date de chaque 31 mars. Même la Cour des comptes a accusé des retards.

Des rapports publiés sans l’ombre du Prodac, des bourses familiales, le Pudc, etc. Ce qui a poussé des voix à défendre que l’Ige cherche à défendre des proches du président. Est-ce vrai ? 

Encore une fois, je rappelle qu’il s’agit de rapports d’activités. On prend les faits saillants qui présentent un intérêt pédagogique à la prise de décision. L’Ige ne peut présenter que les activités des organes vérifiés. Si elle n’a pas vérifié le Prodac et autres, comment voulez-vous qu’elle puisse donner des éléments ? Il y a des évènements dont on parle sur la place publique tels que Pétrotim. De ce point de vue, quel intérêt d’en parler dans un rapport ? Je ne le vois pas.

Véritablement, pensez-vous que l’Ige joue pleinement son rôle dans la gouvernance financière et la reddition des comptes ?  

Dans toutes les missions effectuées, c’est ce que l’Ige fait dans les rapports particuliers dont le contenu n’est pas accessible au public. Quand l’Ige vérifie, tout ce qui est constaté en matière de fautes de gestion, manquements d’application, tout est mis dans le rapport particulier. Beaucoup de mesures administratives, de corrections…, proviennent de ces rapports. Il y a aussi des mesures de discipline financière qui sont prises par la Chambre de discipline de la Cour des comptes. Donc, l’Ige est un élément clé, incontournable dans la lutte pour l’instauration de la bonne gouvernance dans le pays. Personne ne peut le nier. C’est indiscutable  ! Il faut tout simplement accélérer le processus de transmission des dossiers à bonne date.

Certains acteurs de la société civile plaident pour la délocalisation de l’Ige de la présidence. Bonne proposition ? 

J’ai défendu cette idée il y a un bon moment. En 2018, je parlais déjà de la délocalisation de l’Ige. En tout cas, c’est un organe de contrôle interne. Il faut, à mon avis, lui donner plus d’indépendance dans le sens souhaité par la résolution des Nations-Unies. Donc, il faut aujourd’hui marcher dans ce sens, même s’il faut dire que les Ige travaillent sans aucune contrainte.
J’ai vérifié la Ville de Guédiawaye sans aucune contrainte.

Avez-vous trouvé des cafards ? 

Je n’ai trouvé aucun cafard  ! Je dois même dire que c’est l’une des villes les mieux gérées. J’ai trouvé des cafards pour les années antérieures mais pas sous le magistère d’Aliou Sall. Peut-être qu’il venait d’arriver. En tout cas, je dois dire que c’était en 2018. D’ailleurs, c’est le dernier rapport auquel j’ai participé en tant qu’Ige. Nous disons tout ce que nous constatons. Personne ne peut appeler.

La ville de Dakar c’est vous aussi ? 

Non  ! La ville de Dakar ce n’est pas moi. Ce qui est sûr, les Ige n’ont mis que ce qu’ils ont vu. Il faut que les gens soient prudents. Ce n’est pas Khalifa Sall qui a été vérifié, mais la ville de Dakar. Les Ige ont énormément apprécié l’organisation administrative. Maintenant, une Caisse d’avance est une procédure exceptionnelle de la dépense publique. Elle est gérée sous la responsabilité du Receveur municipal. Sur le plan de la légalité des dépenses de cette caisse, le gérant est responsable. L’Ige n’a pas demandé que l’on fasse une information judiciaire contre Khalifa Sall. Elle a demandé l’ouverture d’une information judiciaire dans le cadre de la gestion de cette caisse. Cette caisse ne peut être des fonds politiques. Ce n’est pas vrai. Une caisse doit être justifiée. C’est ce que disent la loi et le règlement. Personne ne peut le nier. Elle répond à des règles de fonctionnement. S’il y a des fautes, il appartient à la justice de faire son travail.

Est-ce qu’on ne demande pas aux Ige d’aller fouiller de potentiels adversaires ? 

Non  ! Pas du tout  ! Le dire c’est insulter l’Ige qui est un corps d’élite. Elle a eu en son sein de grandes personnalités de l’État, de grands serviteurs de l’État. Des gens qui ont tout fait pour l’État du Sénégal. D’anciens directeurs généraux des impôts, des douanes qui ont une parfaite connaissance dans le fonctionnement de l’Administration centrale que décentralisée. Donc, le dire est faux. Même le Vérificateur général ne peut modifier les recommandations faites par les Ige qui sont sous la responsabilité exclusive du président de la République. J’ai fait beaucoup de vérifications. Personne ne peut me demander une telle chose.

Dans tous les cas, que pensez-vous de la gouvernance financière au Sénégal ? 

Il y a des problèmes. Il y a beaucoup de manquements. Donc, tout ce qui a été constaté, surtout en termes de détournements de deniers publics, doivent être judiciarisés. Il faut adopter une telle démarche. Il faut une réelle célérité dans le traitement judiciaire de plusieurs dossiers.

Donc, il y a des efforts à faire ? 

Effectivement, il y a énormément d’efforts à faire. Au nom de la reddition des comptes, il faut que des efforts soient faits. Mais aussi, dans le sens de la réforme de l’administration partant du choix des hommes, la structure et les procédures. Il nous faut savoir que l’administration devient des administrations quand on la pénètre. Et, chaque administration a sa particularité. Dans tous les textes, le code d’éthique, de déontologie existe. Mais, il faut les appliquer à tous les niveaux et à toutes les échelles. Mais, cela ne suffit pas. Il faut insister sur le choix des hommes et l’optimisation des procédures. Seulement, je dois juste dire que cela a commencé. Il y a des réformes profondes au niveau des impôts avec la dématérialisation des déclarations fiscales et le paiement des taxes. Au niveau des douanes, c’est pareil en termes d’efforts, dans le cadre de la dématérialisation des processus de dédouanement. C’est le cas au niveau de la direction de la Comptabilité publique.réalisé par Abdoulaye MBOW

Bassirou Diomaye Faye dénonce vigoureusement le manque de professionnalisme de Mamoudou Ibra Kane

XALIMANEWS : Bassirou Diomaye Faye revient sur la dernière chronique radiophonique du directeur d’ITV, Mamoudou Ibra Kane. Ce dernier n’a pas manqué de réduire l’implication du coordonnateur du Mouvement des cadres patriotes à un dessein politique et à une bataille opposant Pastef à l’APR, le parti au pouvoir. Ce que dénonce Bassirou Diomaye Faye, soulignant au passage le manque de professionnalisme flagrant du journaliste et son parti pris manifeste dans ce dossier.

Serigne Bass Abdou Khadre : « on ne peut être aimé de tout le monde,mais je… »

https://www.leral.net Serigne Bass Abdou Khadre, suite à sa réaction contre le Directeur de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, a tenu à répondre à ses détracteurs. Le porte parole des Mouride affirme qu’il n’accepterait aucun chantage.
Serigne Bass Abdou Khadre poursuit : « tous les grands hommes sont victimes de mauvaise langue. C’est vrai cependant que l’on ne peut pas être aimé de tout le monde, mais je continuerai mon travail auprès du khalife », dit-il.
Visiblement excédé, il balance : « je n’accepterai aucun chantage, mais j’accorde mon pardon à mes pourfendeurs ».
Pour rappel, il avait été recadré par le journaliste El Modou Guèye, après sa réaction sur le Dg de l’Onas.

Réconciliation avec Yakham et Farba : Cissé Lo dément les «griots»de l’apr

https://www.dakarmatin.com  « Je peux pardonner et demander même des excuses à tout le monde mais, sauf à Yakham et à Farba. Ces derniers m’ont touché au cœur. Ils ont offensé ma dignité, mon honneur. Je leur exige des excuses publiques » Je n’ai jamais dit à un quelconque griot que je suis prêt à passer l’éponge sur le différend qui me lie à eux. Ils ont tronqué, falsifié le discours que j’ai tenu devant eux, chez moi. Qu’ils aillent dans les médias pour revenir sur leurs propos offensants sur ma personne »

L’identité de l’agresseur du Pr Seydi dévoilée

https://www.beut7.com Le Pr Moussa Seydi a été victime d’agression dimanche dernier, vers 17 h, par un conducteur de scooter. Ce dernier l’a traité de lâche et de criminel, alors qu’il assistait à l’inhumation d’un ami au cimetière de Yoff. Cependant, son agresseur a été arrêté et placé en position de garde à vue. Selon Libération, l’identité de ce dernier a été dévoilée. Le mis en cause est un ingénieur qui travaille dans une société automobile basée en France. Lors de son audition, il s’est encore offusqué de la décision de l’État d’interdire le rapatriement des corps de Sénégalais morts de la Covid-19

Vol de 96 millions : Le présumé cerveau est un policier radié pour extorsion de fonds

https://www.seneweb.com La boutique d’un ressortissant Chinois a été braqué, en plein jour, aux Allées du centenaire.
Les malfrats ont emporté 96 millions Fcfa. Six personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue à la Division des investigations criminelles (Dic).
Un policier radié dirigeait le cambriolage, selon les informations de Libération. Il a été chassé de la police pour vol et extorsion de fonds.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 29/07/2020

Le Synttas reçu par le ministre de l’Agriculture Pr Moussa Baldé

Après plusieurs mois de mouvement d’humeur pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail et l’augmentation de salaires, le syndicat national des travailleurs et techniciens de l’agriculture (Synttas) a été reçu hier par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Pr Moussa Baldé, en présence de ses collaborateurs. Il a été décidé, lors de la rencontre, de la mise en place d’un comité de concertation et de dialogue afin d’entamer les négociations sur la plateforme revendicative. Le comité est présidé par le secrétaire général du ministère qui va mener les négociations avec les syndicalistes, en présence des directeurs nationaux du département ministériel. Les syndicalistes ont salué la mesure prise par le ministre Moussa Baldé afin que la paix revienne dans le secteur agricole.

Décès De Babacar Touré : L’hommage Posthume De Sidiki Kaba…

Quelle profonde douleur m’a saisi, terrifié et réduit depuis hier dans un silence toujours encore étonné face à la disparition de Babacar Toure, une immense plume à qui me liait une solide amitié de trente ans.
L’homme à la plume alerte et toujours avisée aura dédié toute sa vie si riche à la lutte pour le triomphe du panafricanisme et celui des droits de l’homme. C’est dans ce combat que j’ai connu intimement et profondément Babacar, un citoyen de l’Afrique pour laquelle il nourrissait le rêve de retrouver toutes ses splendeurs qui ont contribué à bâtir le monde depuis l’Égypte antique.
Je n’ai jamais connu une plume si sublime, si dense qui exaltait la démocratie et exhalait les senteurs d’une espérance d’une Afrique plurielle épanouie à travers les voies multiples pour un seul amour de la mère-patrie.
Babacar était un démocrate achevé et son immense culture fut dédié à cet idéal pour lequel il s’investissait sans relâche et avec un courage fascinant.
Je puis témoigner que chacune de nos nombreuses rencontres et de nos échanges studieux s’est cristallisée comme une obsession sur son amour presque tyrannique sur la construction d’un destin radieux pour le Sénégal dans des États unis d’Afrique comme horizon du combat panafricaniste et la réalisation de relations Sud-Sud pour un monde plus équitable et plus solidaire. En cela, le combat de Babacar Toure a enjambé le Sénégal et l’Afrique pour porter, par la plume, l’universalité fraternelle.
Je voudrais donc m’incliner pieusement devant cette icône de la presse privée et indépendante, ce fendeur de l’Aube des médias africains qui apportent aujourd’hui un supplément d’âme aux démocraties africaines en gestation.
Il reposera sans doute en paix pour avoir réussi de très belle manière sa part dans le jardin de la démocratie et des libertés au Sénégal en Afrique et dans le monde. Repose en paix géant d’une plume dans les combats utiles ! Me Sidiki Kaba,Ministre des Forces armées

Initiateur Du Journal En Wolof,Babacar TOURE Élevé Par Ses Pairs

http://www.walf-groupe.com Décédé avant-hier à l’hôpital Principal de Dakar des suites d’une maladie, le Président-fondateur du Groupe Sud Communication repose désormais au cimetière de Touba. La presse, dans son ensemble, lui a adressé hier, son dernier au revoir, lors de la levée du corps.
C’est une ambiance de tristesse qui prévaut à la rédaction de Sud-Fm à Sacré-Cœur, ce lundi 27 juillet 2020, au lendemain du rappel à Dieu de Babacar Touré. L’endroit grouille de monde. Journalistes, animateurs, invités viennent apporter leur témoignage au défunt patron de presse qui, de son vivant, s’est distingué dans son art. Hormis la conversation avec la voix rauque du réceptionniste avec un vigile, un silence de cathédrale règne sur les lieux. La rédaction centrale qui se trouve au deuxième étage est vidée de son monde. L’ambiance est morose et triste. Seuls, les responsables sont sur place en train de faire le travail de coordination. Depuis avant-hier, jour de disparition de leur Pdg, ils n’ont pas fermé les yeux. La fatigue et le sentiment de la perte d’un être cher se manifestent malgré le masque
La rédactrice en chef a les yeux rouges et bouffis. «Nous sommes fatigués parce qu’on a passé la nuit à la rédaction à prendre des réactions pour alimenter les éditions de ce matin. Aujourd’hui également, on est à la rédaction depuis 5 heures du mat’ pour faire les directs et prendre les réactions. Actuellement, toute l’équipe est sur le terrain. Les correspondants appuyés de quelques éléments de Dakar sont à Touba pour les besoins de l’inhumation», renseigne Ndèye Marème Ndiaye, le trémolo de la voix, qui assure les fonctions de Rédactrice en chef de la radio Sud Fm.

«Il n’interférait pas dans la rédaction»

Parlant du défunt, elle précise  :  «C’est avec une grande tristesse que l’on a appris le rappel à Dieu du Président directeur général du Groupe Sud Communication. C’était un pionnier de la presse privée. Il a beaucoup œuvré pour une presse libre, l’avancement de la démocratie. Nous, de la jeune génération, il va forcément nous manquer. Nous ne l’avons pas bien connu mais nous retenons de lui un professionnel, une personne multidimensionnelle quelqu’un qui a beaucoup œuvré pour l’avancement de la presse sénégalaise. Même si on n’a pas cheminé ensemble, nous avons retenu beaucoup de chose de Babacar Touré. Il n’a jamais appelé à la radio pour dire prenait telle ou telle autre personnalité». «Il n’interférait pas dans la rédaction. Mais si on faisait des coquilles ou fautes professionnelles à l’antenne, il tenait personnellement à nous appeler ou à appeler le directeur général de la radio pour recadrer untel journaliste. Il était regardant et nous suivait de près. Il était toujours à nos côtés et nous prodiguait des conseils», témoigne la Rédactrice en chef de Sud-Fm qui avait à ses côtés le Directeur technique de la première radio privée du Sénégal.

Babacar Touré, initiateur du journal en wolof

Également frappé par la douleur, Alioune Badara Cissé qui a cheminé depuis le début de l’aventure Sud Fm a également été envahi par la tristesse. Et cela se manifestait sur sa voix diluée par le masque rouge du Coronavirus. «Comme Sidy Lamine Niass, Babacar Touré fait partie des pionniers de la presse. Il a œuvré pour que la presse se développe. Il a fait que la langue wolof soit prise en compte. A l’époque, il y avait que des brèves pour le wolof. Avec Sud, il y a une révolution du journalisme avec l’introduction du journal en wolof. Ils ont même coatché Mme Wade à parler wolof. C’est un pionnier de la presse. C’est le monde de la presse qui perd parce que des hommes comme Babacar Touré, Sidy Lamine Niass… qui disparaissent c’est la nouvelle génération qui va en pâtir», témoigne Alioune Badara qui est à Sud Fm depuis 1996. Il rappelle, «l’année dernière lors de la célébration de la 25 ème anniversaire de Sud Fm, ce jour là il avait prononcé un discours fleuve. Il avait parlé durant une bonne heure. Il avait prodigué des conseils à la jeune génération. Lorsqu’il est parti, on a su que cet homme balisait le terrain pour ses successeurs. Il avait un regard sur ce que nous faisions». A SudQuotidien, on n’a pu accéder à la rédaction. Avec la pandémie du Coronavirus, c’est le télétravail qui est encore de rigueur. Reporter au Desk politique de Sud Quotidien, Jean Michel Diatta qui est de la jeune génération de reporters de Sud ne connaît pas le défunt pour apporter un témoignage. «Durant tout le temps que j’ai passé à Sud, je ne l’ai jamais vu», renseigne Jean Michel. Magib GAYE

«Babacar Touré était un fervent combattant de la liberté»

iGFM-(Dakar) La Présidente du Conseil Economique Social et Environnemental, Aminata Touré, a rendu hommage à l’un des pionniers de la presse privée, Babacar Touré. Elle a décrit le patron du Groupe Sud Communication comme « un fervent combat de la liberté » dans notre pays. Aminata Touré a également salué la décision du chef de l’Etat qui a décidé  de donner le nom de Babacar Touré à la maison de la presse.

Abdoulatif Coulibaly sur son hommage à Babacar Touré : «J’ai voulu écrire, mais j’ai pas pu…»

IGFM – Sur sa page facebook, Abdou Latif Coulibaly confesse qu’il a essayé d’écrire pour rendre hommage à Babacar Touré, mais il n’a pas pu.

Voici son texte.

« Bonjour a tous. Moins de 24 heures après la mise en terre de mon frère Babacar Touré, je confesse que beaucoup d’amis m’ont dit qu’ils ont en vain cherché dans tous les supports un hommage rédigé par moi à la gloire de cet illustre disparu. J’ai essayé mais je n’ai pas pu. Je n’ai jamais pu aller au-delà d’un paragraphe j’ai alors renoncé. J’ai compris que je n’y arriverai pas maintenant. Je me souviens, lui-même, à la plume pourtant si brillante et féconde, m’avouera ses peines à écrire une ligne pour rendre hommage à un être qui lui était très cher. Il y renonça.
Vous pouvez me comprendre. Je lui dois plus qu’un hommage furtivement rendu. Merci pour votre compassion. Merci pour vos encouragements suggérant  aux autres compagnons et à moi même de perpétuer sa mémoire. On vous entend. Cela dit, je reçois vos condoléances avec le sentiment que nous avons en partage cette peine et cette tristesse qui accablent tous, suite au rappel à Dieu de Babacar.
Un homme dont la vie a été consacrée, comme chacun de nous le rappelle, depuis l’annonce de sa disparition et avec justesse, à notre idéal commun d’une presse professionnelle qui reçoit le respect qu’elle donne. Je suis très touché par vos messages privés et publics qui sont la preuve d’une marque d’attention affectueuse à mon égard. Merci pour vos condoléances. La grâce de Dieu se répande sur nous tous. Merci encore mes sœurs et frères. Prions Dieu qu’Ils nous accordent afin que nous rendions hommage à la hauteur de ce que Babacar et de ce qu’il a fait pour son pays ».

Hommage à Babacar Touré, vétéran des médias indépendants au Sénégal Par Pape Samba Kane, Journaliste et écrivain, membre fondateur de l’hebdomadaire satirique Le Cafard Libéré, Pape Samba Kane a fondé et dirigé plusieurs quotidiens sénégalais depuis les années 1980

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal/ Décédé à 69 ans, Babacar Touré, fondateur du Groupe Sud et ancien président du CNRA, était l’un des principaux pionniers des médias indépendants au Sénégal. Son confrère Pape Samba Kane, qui a longtemps cheminé à ses côtés, lui rend un dernier hommage.
L’éloge funèbre comporte des difficultés dont la plus ardue est de ne pas se laisser aller à parler de soi autant, sinon plus, que du défunt. Or évoquer la mémoire de Babacar Touré, journaliste et patron de presse, c’est à la fois revisiter le parcours de celui qui fut un ami durant ces vingt dernières années, un confrère respecté et estimé depuis quarante ans et le protagoniste d’une odyssée à laquelle j’ai moi-même participé : celle de la création de médias indépendants dans le Sénégal des années 1980.
Babacar Touré fut en effet le fondateur du groupe Sud Communication, qui a joué un rôle central, avec d’autres organes de presse, dans l’approfondissement de la démocratie au Sénégal. Sud Hebdo, s’il ne fut pas le premier titre lancé par « BT » et ses amis, a en tout cas fait office de navire amiral lors des premières batailles – toujours décisives – que menèrent les animateurs de cette presse émergente et plurielle du milieu des années 1980, jusque vers le milieu des années 1990. Une période qu’au Sénégal on qualifiait d’ »années de braise ».
Le pays, alors présidé par le socialiste Abdou Diouf, et qui n’avait jamais connu d’alternance politique, vit alors émerger quelques titres emblématiques du combat pour les libertés politiques et civiques, à commencer par la liberté de la presse. Par ordre d’apparition :  Le Cafard Libéré (un hebdomadaire satirique dont je fus l’un des cofondateurs), Sud Hebdo (où officiait Babacar Touré), Walfadjri (dans son format tabloïd) et Le Témoin. Ces quatre hebdomadaires, surnommés à l’époque « Les Quatre Mousquetaires », gagnèrent d’âpres combats, de concert ou chacun de leur côté, selon leur ligne éditoriale, leurs ambitions, leurs moyens respectifs…

Parti de presque rien

Mais toujours – en dépit d’une concurrence parfois rude – ils surent rester solidaires dès lors qu’il s’agissait de protéger la profession, les entreprises de presse, les journalistes.. Comme le rappelle Babacar Touré dans une vidéo qui circule depuis quelques jours, tirée d’une intervention devant de jeunes journalistes juste après qu’il a quitté la présidence du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), la concurrence est nécessaire « quand elle est saine et salutaire ». C’est suivant ce principe que le groupe Sud, parti de presque rien, s’est rapidement hissé au rang de plus puissante entreprise de presse du Sénégal.
Avant cela, Babacar Touré avait dû prendre ses responsabilités. En 1985, à la tête d’un groupe de jeunes journalistes qui se sentaient à l’étroit dans le carcan du quotidien national Le Soleil, média d’Etat par excellence, où les salaires tombent à chaque fin de mois et où la sécurité de l’emploi est garantie, BT décide d’abandonner cette quasi-sinécure pour se lancer dans ce qui, alors, relevait d’une véritable aventure : la presse indépendante.
À l’époque, celle-ci n’est qu’embryonnaire. Outre les médias d’État et quelques feuilles semi-clandestines d’obédience politique, divers titres paraissaient puis disparaissaient, toujours aux mains de francs tireurs issus de tous les milieux imaginables… sauf celui des journalistes.

Démocraties bancales

Une génération de jeunes journalistes issus – comme Babacar – du Cesti (Centre d’études des sciences et techniques de l’information) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) sont alors attirés par les espaces de liberté défrichés par leurs aînés mais insuffisamment ou mal exploités à leurs yeux. L’arrivée de la gauche au pouvoir en France, en 1981, a conduit une génération d’Africains à exprimer ouvertement leur aspiration au changement. Tout cela aboutira au fameux sommet de La Baule et aux Conférences nationales, lesquelles accoucheront au forceps de démocraties bancales en Afrique.
En quittant Le Soleil, des rêves pleins la tête, avec Ndiaga Sylla, Ibrahima Fall, Sidy Gaye et quelques autres dont les noms sont restés gravés dans le livre d’histoire des médias indépendants, Babacar Touré savait, comme ses compagnons, que rien n’était gagné d’avance et qu’il leur faudrait conquérir centimètre par centimètre la marge de manœuvre éditoriale et entrepreneuriale à laquelle ils aspiraient face à un pouvoir d’État qui ne voyait pas d’un bon œil l’émergence d’une presse crédible, libre et bientôt puissante. C’était la preuve d’un grand courage et d’un engagement sans faille pour une cause à laquelle il fallait être prêt à sacrifier à la fois confort et sécurité.
Armé de son charisme, de ses réels talents de journaliste et d’une stature intellectuelle incontestée, armé de qualités que l’on n’apprend dans aucune école et qui font les leaders, Babacar Touré pilota son navire amiral, Sud Hebdo, sans jamais lâcher la barre. Prenant les coups quand il ne pouvait les esquiver, les rendant s’il le fallait, et pas avec le dos du sabre. Durant toutes ces années, il s’est battu, en véritable « guerrier », pour asseoir la viabilité d’un groupe de presse qui pourrait lui survivre.

Radio emblématique

Sous la férule de ce capitaine d’industrie des médias, le groupe Sud a hissé haut l’étendard de la presse privée indépendante, au point – ce qui était complètement nouveau au Sénégal – de voir, à partir des années 1990, des jeunes sortis du prestigieux Cesti choisir d’y faire carrière plutôt que de courir à la RTS ou au Soleil, ces médias d’État plus sécurisants.
Après que Sud Hebdo fut devenu Sud Quotidien, suivra l’inauguration, en 1994, de la première radio privée du Sénégal : Sud FM-Sen radio. Babacar en fit un événement majeur que la mémoire collective entretient jusqu’à ce jour : parmi les invités de marque, pas moins de quatre chefs d’État et diverses personnalités d’envergure du monde économique et du fonctionnariat international.

Petites gens

À l’occasion de la célébration des 25 ans ans de cette radio emblématique, dans ce qui restera l’un des derniers éditoriaux de de cette grande plume, il consacrera la moitié de son ample papier à relater l’irruption, au milieu de ce grand cérémonial protocolaire, d’un petit groupe d’artistes et de marginaux consacrés, dépenaillés et hirsutes. Il y avait là Joe Ouakam, l’artiste éclectique, Djibril Diop Mambetty, maître-cinéaste, tous deux amis des « petites gens » vivant dans les marges de Dakar, ou encore le peintre Ibou Diouf et quelques autres figures de l’underground dakarois.
Suivront, pour parachever son œuvre, la LCA, projet de chaîne de télévision qui restera embryonnaire, puis la belle réussite que sera l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic).
La fin de l’histoire, qui verra Babacar se détacher progressivement du management au quotidien du groupe, révélera au monde des aspects de sa personnalité  que sa présence dans l’espace public avait longtemps occultés. C’est son sens de l’amitié, sa disponibilité et surtout sa générosité discrète, et donc élégante.
Je ne saurai terminer cet hommage sans revenir sur sa plume aiguisée, dont la maîtrise éclate dans son tout dernier éditorial, consacré à la violence polymorphe qui caractérise la société sénégalaise. Un édito qui m’a rappelé ces lignes de Baudelaire, dans Conseils aux jeunes littérateurs  : « Comme une écriture lisible sert à éclairer la pensée, et comme la pensée calme et puissante sert à écrire lisiblement ; car le temps des mauvaises écritures est passé ».

HOMMAGE A BABACAR TOURE – MAURITANIE : Babacar Touré, un monument de la presse sénégalaise et africaine

http://www.sudonline.sn/Un grand baobab du Sahel s’affaisse en ce début d’hivernage. De l’océan indien au rivage du Sahara l’Afrique est unanime pour saluer la mémoire de fidélité et d’intégrité du disparu qui demeurera une référence. Les Mauritaniens rendent hommage à ce géant décédé le dimanche 26 juillet dernier dans la capitale sénégalaise suite à une courte maladie

MOHAMED VALL O. BELLAL : PRÉSIDENT DE LA CENI, ANCIEN MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET ANCIEN AMBASSADEUR DE LA MAURITANIE AU SÉNÉGAL

J’ai appris avec une profonde émotion la triste nouvelle du décès du journaliste écrivain, fondateur du Groupe Sud fm, Babacar Touré, qu’ALLAH, le Tout-Puissant l’accueille en son vaste Paradis. En cette douloureuse circonstance, j’exprime aux membres de la famille du défunt et, à travers eux, à son groupe journalistique et médiatique, à ses amis et à ses fans, mes vives condoléances et ma sincère compassion. Babacar Touré était sans nul doute le doyen de la presse écrite dans notre sous-région, et l’un de ses grands et vertueux pionniers. Je puis témoigner de son professionnalisme et de son engagement constant, sincère et indéfectible au service de l’amitié mauritano-sénégalaise. Je partage les sentiments des membres de la famille du regretté suite à cette perte cruelle, la volonté divine étant imparable, implorant le Très-Haut de leur accorder patience et réconfort, de rétribuer amplement le défunt pour ses œuvres au service de la paix et de l’entente entre la Mauritanie et le Sénégal.

DR KANE HAMIDOU BABA : PRÉSIDENT CVE

J’ai appris avec beaucoup de peine la disparition de Babacar Touré, cet éminent pionnier de la presse privée africaine en général, sénégalaise en particulier. Il aura marqué plusieurs générations des médias par ses qualités professionnelles émérites, son sens profond de la déontologie et son altruisme. Babacar Touré était aussi un militant de la cause africaine qui entretenait d’étroites relations avec bon nombre de dirigeants africains, mais tout aussi convaincu, qu’il était, qu’une activité critique était à la base de toute relation honnête. Il avait fait de ce principe un sacerdoce. Une conscience en éveil permanent s’est éteinte ce dimanche 26 juillet 2020. Repose en Paix, grand baobab du Sénégal et de l’Afrique ! Que la terre de Touba, qui a bercé ta foi, te soit légère ! A ta famille éplorée, à ta famille professionnelle orpheline, à tes amis du Sénégal, de la Mauritanie, ta seconde patrie, d’Afrique et du monde entier, nos condoléances les plus émues. Qu’Allah SWT t’accueille dans le meilleur de ses Paradis

DR LÔ GOURMO :   Adieu, patriote intransigeant et internationaliste conséquent..

Précurseur de la presse libre au Sénégal et dans toute l’Afrique de l’ouest, patriote intransigeant et défenseur des causes justes, un grand ami de notre peuple- qui joua un rôle de premier importance dans le rapprochement des peuples mauritanien et sénégalais, notamment durant la terrible époque dite des années de braise, Babacar Touré vient de nous quitter. Les forces démocratiques de notre pays , à l’instar de celles du Sénégal, ont perdu un de leurs meilleurs alliés et défenseurs, un homme de principe, intransigeant, attentionné, chaleureux et d’une franchise légendaire. L’UFP en particulier perd un camarade et un ami qui s’est toujours tenu à ses côtés depuis des décennies pour faire face à toutes les adversités. Repose en paix, Babacar, tes amis et camarades reconnaissants te porteront à jamais dans leur coeur. Que cette terre que tu aimais tant te soit légère. Qu’ Allah t’accueille dans son paradis..

LADJI TRAORÉ, DÉPUTÉ :  Un grand baobab du Sahel vient de s’effondrer en ce début d’hivernage.

Un frère et un grand ami , Babacar Touré. Il était un grand militant du Mouvement estudiantin de l’Université de Dakar en 1968. C’est là qu’il a noué de solides relations avec les étudiants mauritaniens. Après le mouvement de contestation enclenché par les étudiants de l’université de Dakar, certains ont été renvoyés parmi lesquels les étudiants mauritaniens. C’est dans ce contexte que mon jeune frère Babacar Touré est venu vivre en Mauritanie avec beaucoup de ses amis et continuer la lutte. A l’époque, j’ai été membre fondateur du Mouvement National démocratique ( MND) qui comprenait des sections d’élèves, d’étudiants et de syndicalistes , j’ ai fait sa connaissance par l’intermédiaire des étudiants du MND . Ayant appris que je fus élève du lycée Van VOLLENHOVEN de Dakar et entretenait des relations amicales avec des membres du Mouvement de l’opposition sénégalaise, notamment le PAI devenu plus tard PIT , feu Babacar Touré m’était particulièrement lié et fréquentait mon domicile . C’est ainsi qu’il était lié à ma première épouse nigériane, Marie Edet, et nous venions tous les deux de sortir de prison. Ainsi, après le licenciement de Marie Edet de l’Ambassade du Nigeria à Nouakchott , Son Excellence, l’Ambassadeur Jiegua a bien voulu embaucher Babacar Touré à sa place, durant quelques années avant son départ pour le CANADA, pour parfaire sa formation de journaliste . Quelques années après, de retour du CANADA, il créa son premier journal avant le SUD Quotidien. Depuis des relations très étroites dans le domaine de la communication ont continué entre nous. Apres les événement de 1989 entre la Mauritanie et le Sénégal , je n’oublierai jamais le courage de Babacar Touré , qui pour mieux couvrir les événements et la situation des déportés , a bien voulu employer un journaliste mauritanien déporté au Sénégal et dont le grand frère, un haut gradé de l’armée, avait été tué . Nous avons toujours entretenu des relations personnelles et familiales très chaleureuses. Mon frère Babacar Touré a été rappelé à Dieu : paix à son âme et qu’ALLAH l’accueille en son saint paradis. Amine

TÉMOIGNAGE DES INTELLECTUELS ET CADRES POLITIQUES MAURITANIENS

Babacar Touré, pionnier de la presse sénégalaise et africaine était également un panafricain .
Toute l’Afrique, de l’océan indien au rivage du Sahara est unanime pour saluer la mémoire de fidélité et d’intégrité du disparu. Au moment où l’hygiène socio -politique est à la flagornerie et à la recherche des prébendes, Babacar était incorruptible et ne transigeait pas sur ses principes. En outre, comme le disait un chef d’État africain, c’était le plus Mauritanien des Sénégalais. Ayant vécu dans ce pays, il avait tissé de fortes relations avec les Mauritaniens. Il n’hésitait pas à souligner que ce pays était sa seconde patrie. Dans les moments sombres de notre histoire politique une lueur est apparue pour fustiger dans un article mémorable,  » La raison du plus fou « , en mettant en exergue les liens multiples de sang, d’histoire, et de géographie qu’aucun fou ne peut altérer, ni effacer. Dans d’autres circonstances, il a toujours été du côté de notre peuple, notamment lors des graves événements survenus à la suite des événements survenus après les élections présidentielles de 2003. C’est à ce démocrate épris de justice et de libertés que nous rendons cet hommage de la Mauritanie, à un ami fidèle de notre Peuple, et présentons nos sincères condoléances à sa famille, au Peuple Sénégalais frère, à son Président et à la presse Sénégalaise et africaine. Que la généreuse Terre du Sénégal lui soit légère. Ses frères et amis : Mohamed Abdallahi Kharchi, ancien Ministre, -Moussa Fall Président de Parti de parti politique -Dr N’DIAYE Kane, ancien Ministre, Sid’Amed Habott, ancien Député, Pr Ndiawar Kane -Me Maroufa Diabira, ancien ministre ancien Bâtonnier du Barreau de la Mauritanie.SYNTHÈSE AOB EVEIL HEBDO
Les familles CISSE, DIOP, FALL, TRAORE, N’DIAYE, SOUMARE, ABBAS, GUEYE, WANE, ELEYA, BOUAMATOU, SY, ALHOUSSEINI, HAMZA, SARR, DAFFA, MESSAOUD, BOYE, HAIDARA, BA, KANE ont le regret de vous faire part du rappel à ALLAH SWT de leur ami et frère BABACAR TOURE journaliste et Président Fondateur du Groupe SUD COMMUNICATIONS Sénégal. Et vous informent qu’une cérémonie de récital de coran lui sera dédiée le Mardi 28 JUILLET 2020 à 17H00 après la prière de l’ASR à la Mosquée de l’Imam THIERNO BAL derrière le Ministère du Pétrole au 5° Arrondissement à Nouakchott Nous invitons tous ceux qui l’ont connu à venir assister à cette cérémonie. A ceux qui ne pourront pas y assister nous demandons de lui adresser 11 LIKLASS INA ILAHI WE INA ILEYHI RAJIUN SYNTHESE AOB EVEIL HEBDO

HOMMAGE A BABACAR TOURE : Du journalisme d’après Babacar Touré ! PAR NDIAGA LOUM*

La dernière fois que je t’ai revu, c’est ce jour du 23 septembre 2013, lors d’un colloque initié par notre cher ami Ibrahima Sarr (alors directeur du CESTI et ancien de Sud Quotidien) sur le thème : « Des médias en démocratie : les défis de la formation et de l’information », tu me disais ceci : « je sais que c’est Latif qui est ton ami, mais, là, je t’ai en main, je ne te lâcherai plus ». Je passe sur ces mots sympathiques tenus alors qu’on dissertait publiquement sur la pertinence scientifique du quatrième pouvoir et du cinquième pouvoir. Quelle modestie ! Quelle grandeur !
Quelle générosité ! J’aurais tellement voulu te revoir pour te dire ma gratitude et mon admiration !
De générosité, j’en ai entendu des témoignages multiples sur toi que je n’ai pu eu l’occasion de te rapporter de vive voix lors de cette brève rencontre. Ton ami, Tamsir (ancien directeur des études de l’ISSIC que j’ai perdu de vue depuis plus de 20 ans) me disait en 1998, alors que j’enquêtais sur l’ascension fulgurante du groupe Sud Communication dans le paysage médiatique africain et francophone : « Babacar, BT, quand tu le rencontres, lou mou yore diox la ko, il vide ses poches ».
Bref, je n’insisterai pas sur tes qualités humaines, je laisse d’autres mieux informés que moi parce qu’étant très proches de toi en parler. Je préfère retenir la leçon de journalisme que tu as donnée durant ce riche et exemplaire parcours professionnel. Me vient alors en souvenir un événement majeur ayant profondément marqué l’histoire politique récente du Sénégal et durant lequel tu as enseigné par la plume et le comportement, combien Spinoza avait raison de lier dans la pensée sophistiquée et la praxis domestiquée les deux notions de liberté et de responsabilité

LE SENS DE LA RESPONSABILITÉ LORS DU CONFLIT SÉNÉGALO-MAURITANIEN

En 1989, survinrent des accrochages entre populations sénégalaises et mauritaniennes sur le long des frontières séparant les deux pays. Ces petits incidents tournèrent par la suite à une recrudescence de la violence entre citoyens mauritaniens et sénégalais. Une question intéressante serait de savoir s’il existait en ce moment grave de l’- histoire du Sénégal, une presse suffisamment responsable, sachant faire preuve de discernement, ayant en plus une capacité d’influence pour décliner les réactions des deux États vers le bon sens et non dans le sens choisi en général par des populations qui traversaient une sorte de folie collective passagère ?
C’est là qu’il faudrait particulièrement mettre l’accent sur le discours de rupture élaboré en cette circonstance par le responsable moral du groupe Sud, Babacar Touré (BT) dans un éditorial resté historique qui indiquait la position originale de son groupe de presse. Sud Hebdo s’était comporté à l’époque des faits, plus comme un éclaireur de l’opinion que comme un simple reflet de l’opinion. Pourtant, qu’il eût été confortable de s’aligner sur les réactions populaires ! Il fustigea les « manchettes de la presse qui rivalisaient de catastrophismes et diatribes à volonté » et qui avaient contribué, à coup sûr, à chauffer à blanc des esprits déjà désorientés par la crise économique et sociale que chaque Sénégalais vivait dans sa chair. Le président du groupe Sud Communication critiqua également l’attitude des autorités sénégalaises et mauritaniennes qui avaient agi « sous le coup de l’émotion » et d’une certaine « dynamique de groupe ».
Ne prenant partie ni pour l’État sénégalais, ni pour l’État mauritanien, Sud Hebdo fit porter aux autorités politiques des deux pays la responsabilité de n’avoir pas fourni les efforts nécessaires pour calmer les événements. L’éditorialiste de Sud Hebdo rapportait qu’il ressortait des consultations entre les ministres de l’intérieur des deux pays que les deux parties s’engageaient à circonscrire l’incident dans sa dimension locale, à porter aide et assistance aux familles des victimes, à assurer la protection et la sécurité des ressortissants des pays voisins sur leurs territoires respectifs. Mais comme l’affirmait Babacar Touré « cet accord n’aura pas été appliqué avec toute la diligence que requièrent la gravité de la situation et la vivacité des passions ».
Faisant preuve d’un sens de la responsabilité qui tranchait avec tout discours populiste, Babacar Touré affirmait que les représailles étaient beaucoup plus prévisibles du côté sénégalais, mais ajoutait-il, « la nonchalance et le nombre réduit des forces de l’ordre, qui bien souvent ont regardé faire des pillards avant de réagir tardivement, ont été particulièrement troublants ».
Pour faire bonne mesure, BT affirmait aussi que du côté mauritanien « la fermeté a été tardive ». Nulle autorité ayant un pouvoir d’agir ne fut épargnée par les critiques virulentes du fondateur du groupe Sud Com. Ni le parti au pouvoir à l’époque des faits (le Parti socialiste) qui ne s’était pas manifesté pour protéger « nos hôtes », ni les partis d’opposition qui ne s’étaient pas interposés pour garantir la sécurité des victimes.
Ni encore le Président Abdou Diouf qui, selon l’éditorialiste de Sud Hebdo, n’avait rien trouvé de mieux à faire que « de disserter sur la Charte Culturelle », ni le chef de l’opposition de l’époque, Abdoulaye Wade, qui s’était tu alors qu’il fût d’habitude si prolixe.

La sentence finale et retentissante encore aujourd’hui du Président du Groupe Sud fut fatale : « Dans ces conditions, disait-il, parler de démocratie sénégalaise devient une insulte à la conscience démocratique ». Cette position éclairée et singulière du groupe Sud Communication lui valut tant d’inimitiés dans les cercles du pouvoir.

Le groupe Sud Communication avait simplement compris que les mentalités naissantes au Sénégal après tous ces événements et les réactions collectives violentes qui en découlaient, exigeaient une nouvelle façon de concevoir l’information et de redéfinir le rôle de la presse, surtout celle dite indépendante. Tout le monde n’avait pas interprété cette évolution de la même manière. C’est donc ce rapport étroit au contexte et au sens de l’histoire qui fait la particularité de Sud Communication. Pourtant, qu’il eût été plus facile dans ce contexte de porter en bandoulière un patriotisme de circonstance !
BT avait préféré se poser ces questions qui fâchent, ne craignant point les effets d’anticonformisme et refusant le diktat confortable de la pensée unique. Se poser toutes ces questions au nom d’une éthique de la responsabilité, c’était, selon BT, refuser de diluer son honnêteté intellectuelle dans une sorte d’hypocrisie collective symbolisée par ce mot « masla » fondé sur la sacralité de prétendues traditions (fussent-elles républicaines), comme s’il en existait de figées, de fixes ou de définitives. Il mesurait le poids symbolique de la ligne éditoriale d’un groupe de presse privé pour devoir assumer cette responsabilité collective dans un moment exceptionnel et crucial de l’histoire d’un pays. Quoique cela coutât ! Parfois, il faut aller à contresens de l’opinion majoritaire pour aller dans le sens de l’- histoire professait Hannah Arendt qui plaçait le journaliste et l’historien dans la catégorie des « diseurs de vérité » en raison de la forte estime rattachée à ces professions et sous-tendues par un idéal d’autonomie, de liberté.

L’ATTACHEMENT A LA LIBERTÉ : L’INCARNATION PERSONNIFIÉE DES DEUX ÉTHIQUES DE WEBER.

Attention, la fonction de « diseur de vérité » ne rimait pas forcément avec une idéologie du misérabilisme chez BT, voilà pourquoi il a très tôt lancé l’idée d’un groupe multimédia privé, sans doute le premier en Afrique francophone (magazine, quotidien, radio, société de marketing, site web, école de journalisme, télé émettant de Paris faute d’autorisation au Sénégal). L’option radicale multimédia devait ainsi assurer l’autonomie du groupe de presse et protéger la liberté des journalistes. Pour ce faire, il pouvait compter sur ses compagnons historiques, tous démissionnaires du quotidien national Le Soleil, pour, disaient-ils, « faire le journalisme tel qu’on l’avait appris à l’école » : je pense à A. Ndiaga Sylla, Sidy Gaye, aux défunts Cherif El Walid Sèye et Ibrahima Fall, à d’autres plus jeunes qui sont venus après, comme Latif Coulibaly, Oumar Diouf Fall, tous exécutants audacieux et courageux des idées novatrices et des rêves de grandeur du groupe Sud.
À la source de cette clairvoyance nourrie par un profond patriotisme économique et adossé à un certain nationalisme linguistique inspiré sans doute par l’enseignement de Cheikh Anta Diop, Babacar Touré n’avait pas besoin de se référer au fondateur du journal Le Monde Beuve-Mery qui disait qu’« il ne faut pas laisser nos moyens de vivre l’emporter sur nos raisons de vivre ».
Lui, le patriote, fier des ressources humaines de son pays et de l’expertise locale avait juste besoin d’avoir comme référent spirituel le Grand-Père, l’auteur de « Asirou Mahal Abrari », Serigne Touba : «je cheminais en vérité lors de ma marche vers l’Exil…». BT avait juste besoin comme référence intellectuelle l’auteur de L’Aventure ambigüe, Cheikh Hamidou Kane : « lorsque la main est faible, l’esprit court de grands risques car c’est elle qui le défend ».

HOMMAGE A BABACAR TOURE : Adieu Babacar l’Africain ! Par Kaaw Touré

Le Sénégal pleure son fils, nous autres Mauritaniens pleurons un Mauritanien d´adoption et un panafricaniste dans l´âme. Pendant mon exil au Sénégal, j´ai eu la chance de connaitre Babacar et toute sa ”bande” des pionniers de la presse indépendante au Sénégal et en Afrique
De la rue Raffenel, j´ai connu Babacar, Feu Ibrahima Fall, Sidi Gaye, Tidiane Kassé de Walf, Saphie Ly et plus tard mon ami Abdoul Latif Coulibaly, Vieux Savané, Grand Demba Ndiaye l´homme de Hamadi Hounaré, Bocar Niang, Thierno Talla, Malick Rokhy Ba dit ”le faux toucs”, Aissatou Alioune Fall , mon grand captif Abdoulaye Sackou Faye, Babacar Dione, Feu Thiémokho Coulibaly le photographe, Michel Diouf, Omar Diouf Fall, Mamadou N´diaye, Pascal Faye, Cécile Sow, Alexis Bies, Mamadou Lamine Diatta, Moussa Diarra, Oumar kouressy du Mali, mon autre captif feu Mame Ollé Faye, feu Madior Fall, Bakary Domingo Mané et les autres à l´immeuble Fahd. Ce que j´admirais dans cette rédaction, c´est sa diversité africaine, c´était presque la CEDEAO en miniature. On y retrouvait presque des journalistes originaires de toute la sous région, ce qui reflétait la philosophie panafricaine du groupe Sud-com.
Sud était devenu ma seconde famille où je comptais mes meilleurs amis aussi bien au Sud quotidien qu´à la radio SUD-FM sen radio. Babacar était un Mauritanien d´adoption et était intéressé par l´évolution de la situation politique en Mauritanie pour y avoir vécu et travaillé à l´ambassade de l´Algérie pendant son ”exil” mauritanien.
Après l´arrestation de nos camarades Flamistes, suite à la publication du ”Manifeste du négro-mauritanien opprimé”, il était le premier journaliste africain à se rendre dans notre pays pour faire un reportage dans un spécial numéro de Sud magazine daté du 4 janvier 1987 sur la Mauritanie. Je garde toujours et précieusement ce numéro dans mes archives avec un titre évocateur : « Quels choix pour la Mauritanie »? Après le transfert de nos camarades à la prison de Oualata, nous avions mené à partir de Dakar une campagne internationale de dénonciation auprès de la presse africaine et des organisations internationales des droits de l´homme comme Amnesty International afin de sauver la vie de nos militants détenus.
Suite à cette pression, Taya céda et autorisa la visite de la presse internationale. Le 12 décembre 1988, la prison est ouverte pour la première fois aux personnes étrangères. Babacar Touré, directeur de publication de l´hebdomadaire sénégalais Sud Hebdo,.et le très complaisant journaliste et ami du régime Abdel Aziz Dahmani de Jeune Afrique accompagnés de leur ”ange gardien” Fadili ould Mohamed directeur de la synthèse au ministère de l´intérieur comme nous l’a rapporté Babacar Touré, le gouverneur de la région Mohamed ould Mohamed Lemine, le préfet, le régisseur de la prison, s´entretiennent à Oualata avec les détenus militaires, et à Aioun, avec les prisonniers civils.
D´emblée Fadili tient à préciser aux prisonniers qu´ils n´ont pas en face d´eux une mission d´enquête mais juste une mission de constation, et le gouverneur de marteler ”pas de syndicalisme et vous ne parlerez qu´en votre nom personnel”. S´adressant aux prisonniers choisis, il avertit qu’il « est juste question de vous entretenir avec vos hôtes sur vos conditions de détention que vous connaissez au même titre que tout le monde”
En fait les régles du jeu avaient été fixées dès mercredi, au cours d´une séance de travail au ministère de l´intérieur nous rapportait notre ami Babacar Touré. L´objectif de la visite n´était rien d´autre que de faire constater aux journalistes l´amélioration des conditions de détention des prisonniers et des prises de photos pour démentir notre campagne internationale et la mort annoncée par Amnesty international du commissaire Ly Mamadou, du journaliste Ibrahima Sarr et de l´ingénieur Sow Amadou Mokhtar. Mais le régime était incapable d’infirmer les décès du plus célèbre écrivain mauritanien Tène Youssouf Gueye, de BA Alassane Oumar, de BA Abdoul Ghoudouss et de Djigo Tafssirou ainsi que la maladie des dizaines de prisonniers qui étaient sous traitement médical pour cause de mauvaises conditions de détention.
Après leur retour Babacar nous fait le compte rendu de la situation de nos camarades et nous rassure un peu. Je l´ai vu pour la dernière fois dans son bureau le vendredi 25 juin 1999, quelques jours avant mon expulsion du Sénégal. Je venais de quitter le bâtiment de la direction de la sûreté d´Etat où j’ai échappé à une tentative de kidnapping et d´extradition vers la Mauritanie. Ce jour-là, j´avais pris un taxi à qui j´ai demandé de me déposer à l´immeuble Fahd, siège du Groupe SUDCOM où je pouvais trouver réfuge. J´ai trouvé mes amis et frères Mika Lom, Bocar Niang, Housseinou BA et Grand Demba auxquels je fis le récit de ma mésaventure. lls m´ont informé que Babacar était dans son bureau. J´y suis entré pour la première fois et j´y ai retrouvé mon ami Latif Coulibaly, le doyen Ndiaga Sylla. On s´est salué et je l´ai taquiné en disant que son bureau était digne d´un bourgeois et non d´un révolutionnaire, un homme de gauche comme lui. Il éclata de rire et m´accueillit chaleureusement. Je lui ai parlé de toutes les menaces qui pesaient sur moi, de ma mise en demeure et comment j´ai quitté en catimini le ministère de l´intérieur.
On parla de la Mauritanie, il me raconta son exil dans notre pays où il comptait de très grands amis. Nous abordâmes aussi ses relations avec le MND et les FLAM. Je le taquinais en disant qu´il était plus proche du Mnd dans ses approches et analyses sur la Mauritanie et il soutint le contraire en m´affirmant qu´ íl avait aussi des amis Flamistes. Il cita le nom de son ami Ibrahima Sarr qui fut de sa promotion au CESTI. Il me parla de sa visite à Oualata en 1988 et me donna quelques conseils pour ma sécurité. Il me raccompagna jusqu`à la porte de son bureau et me tapota l´épaule avec des mots : ”Courage jeune homme, tu es un vrai Touré et les Touré sont de vrais Djambars mais tiens-moi informé pour la suite …”. Telles furent les images et les paroles qui me sont revenues à l´esprit lorsque j´ai appris la triste nouvelle. Babacar était un diplomate au vrai sens du mot, un intellectuel engagé, un panafricaniste de conviction mais surtout un grand combattant de la liberté.
La presse sénégalaise perd un de ses pionniers et l´Afrique un de ses plus dignes fils et avocats et nous un ami, un frère. Il est parti mais il restera à jamais gravé dans nos mémoires. Je ne peux finir cet hommage sans paraphraser Martin Gray qui disait : « Etre fidèle à ceux qui sont morts, ce n’est pas s’enfermer dans sa douleur. Il faut continuer à semer ses rêves, à creuser son sillon droit et profond, comme ils l’auraient fait eux-mêmes ou comme nous l’aurions fait avec eux et pour eux. Etre fidèle à ceux qui sont morts, c’est vivre comme ils auraient vécu et les faire vivre en nous ». (Le livre de la vie). Adieu B.T , paix éternelle à ton âme Diambar.Amine. Et la lutte continue ! Kaaw Touré depuis la Suède
Le Sénégal pleure son fils, nous autres Mauritaniens pleurons un Mauritanien d´adoption et un panafricaniste dans l´âme. Pendant mon exil au Sénégal, j´ai eu la chance de connaitre Babacar et toute sa ”bande” des pionniers de la presse indépendante au Sénégal et en Afrique

HOMMAGE A BABACAR TOURE  : Ta vie a été un don pour ton pays – PAR A AZIZE KÉBÉ

Bouquet d’hommages aux pétales de cœur
Aux fragrances des essences d’ailleurs
Cette symphonie de prières
Qui t’a raccompagné
Sur terre
A croisé en écho celles affluence de là-haut
T’accueillant sous cette terre de Touba
L’élue du chantre de l’Élu
Ton subtile sourire halo sur ton visage
Illuminé par un rai venant d’on ne sait où
Révélait l’épicycle des élus du ciel Bénis de Dieu ces bienheureux
Éperdus dans leurs suppliques
Sur ton chemin vers les ultimes demeures
Ton murmure inaudible mais perçu
Par les cœurs ouverts aux Réalités
Ah ! Si seulement disais-tu
Mes amis, si seulement vous saviez
Immense est le pardon de mon Seigneur
Qui m’a honoré ici et pour toujours
Babacar, Mbaye Toure, BT
Sur terre tu as élevé le dessein
Quand le souffle expire
Et que ne reste que l’empreinte.

Babacar, tu t’en vas Par ELIE-CHARLES MOREAU, POETE

Et c’est un monde irrecensable qui fait passer d’un mur l’autre le divin décret
Babacar, tu t’en vas
Alors que les nuits tout de frayeurs nous environnent comme pour corser l’affreuse laideur des jours Babacar, tu t’en vas
Et nos prières t’accompagnent
Et le ciel s’ouvre plus ample et splendide
Conseillé d’étoiles qui sourient
Parant les danses inénarrables d’anges de toute beauté
Babacar, tu t’en vas ?
Tu peux partir,
Grand-frère et de premier ordre
En Ma sélecte et sélective famille
De coeur et d’esprit
Tu peux partir, Babacar :
Et nul grief contre toi
Pour toi il n’est que compassion et sérénité
Pour toi certitude que Le Paradis t’est résidence et en ses sphères des plus splendides
Babacar, tu t’en vas ?
Tu peux partir, Mon Grand !
Et avec l’assurance de missions bellement accomplies
Alliées à tellement de gestes et faits d’utilités sans conteste
Babacar, tu t’en vas ?
Tu peux partir
Et résonnent dans les coeurs de tout un peuple
Et les coeurs de tous les peuples qui t’avavaient aimé et adopté
La sourate du Culte pur
Et tellement de prières d’éternel et inaliénable repos !
Car tu fus un baroudeur,
Grand-frère
Et de classe presqu’exceptionnelle, pour sûr !
Babacar, tu t’en vas ?
Tu peux partir, heureux et bienheureux !
Et à raison, Mon Grand ! Pars, donc !
Le Paradis de depuis le ciel pour toi est entrebâillé, Mon Grand !
Monte, lors, et renais ! Prends encore et comme toujours une longueur d’avance sur nous ! Monte et renais avant nous, Babacar !
Nous t’avons aimé et c’est irrémissible, Mon Grand !


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