LITIGE FONCIER À NDINGLER : «IL Y A UNE RÉELLE ABSENCE DE COMMUNICATION»

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LITIGE FONCIER À NDINGLER : «IL Y A UNE RÉELLE ABSENCE DE COMMUNICATION»

http://www.emedia.sn nLa situation conflictuelle à Ndingler pourrait être évitée s’il y avait une communication à l’avance. C’est la conviction de l’ancien directeur des Domaines, en retraite, Alé Sylla. Invité à l’émission Lr du Temps, ce dimanche, sur Iradio, M. Sylla note qu’il y a des projets agricoles qu’initient des investisseurs dans le monde rural et qui nécessitent forcément un consentement des populations à la base pour sa réussite. « Il y a un modèle d’affaire qui implique au préalable un accord sincère, transparent sur les objectifs qui sont visés par l’investisseur. Qu’est-ce les populations doivent attendre de cet investissement et comment les intégrés dans le projet pour qu’ils se sentent pas exclus », a-t-il indiqué. Pour lui, il ne s’agit pas simplement de faire de la Rse (responsabilité sociétale d’entreprise). « Il faudrait que les règles soient définies dès le départ », a-t-il suggéré.
Sur la même lancée, l’ancien DG Domaine note qu’il y a des organisations comme IPAR (Initiative Prospective Agricole et Rurale) qui sont en train de réfléchir sur un schéma foncier qui pourrait permettre de réconcilier les intérêts des investisseurs et ceux des populations. « Si au préalable, les populations avaient été informées, dans la mise en œuvre, qu’il s’agissait d’un projet qui portait sur une superficie aussi important de 300 hectares, qu’on leur permet de dire leurs mots sur la superficie qui est accordée et les enjeux de cette acquisition, on se retrouverait pas aujourd’hui dans cette situation où on a deux camps diamétralement opposés », pense M. Sylla qui déplore, aussi, l’absence de communication les élus locaux et les populations.
En tout état de cause, son co débatteur, Gilles Yabi estime qu’il faudrait une exploitation des terres pour combler le gap de la dépendance alimentaire. « Il ne suffit pas décréter une volonté de souveraineté alimentaire. La question, c’est qu’est-ce que l’on a fait pendant trois à quatre décennies pour que l’on puisse produire plus et mieux, en suivant l’évolution démographique très forte de nos populations », a-t-il souligné. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA (Photo)


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