Revue de presse du Lundi 29 Juin 2020

Partagez ce contenu!

La suspension du service de la dette par le G20 aura finalement un faible impact sur l’Afrique

 (Agence Ecofin) – Le volume de ressources disponibles grâce à l’initiative de suspension de la dette du G20 est estimé à 1, 9 milliard $ pour 21 pays africains notés par S&P Global Ratings. Il est faible comparé aux besoins effectifs. De plus, des parts importantes sont capturées par quelques pays seulement.
L’initiative du G20 visant à soutenir les budgets des pays africains face à la covid-19 en suspendant le remboursement des intérêts dus entre mai et décembre 2020 ne profitera finalement pas de manière significative au continent, selon une récente analyse de S&P Global Ratings. L’agence de notation a tiré ces conclusions en examinant l’impact de cet engagement sur 21 pays qu’elle note.
Pour l’ensemble de ces Etats, les intérêts à payer cette année sont estimés à 46 milliards $, mais 73% de ce montant représente le service de la dette intérieure et seulement 27% sont dus au niveau international. En valeur absolue, le service de la dette ciblé par le G20 pour les 21 pays analysés ne représente que 12, 5 milliards $. Or la part qui a commencé à faire l’objet de suspension est celle de la dette bilatérale qui n’est que de 15%, soit environ 1, 9 milliard $.
La part la plus importante de ces intérêts (65%) est due à des créanciers privés internationaux et 20% à des créanciers multilatéraux. Pour ces deux catégories de créanciers, des discussions sont en cours, notamment en ce qui concerne les créanciers privés. Mais aucune décision n’a encore été prise. Les pays africains bénéficiaires de l’initiative du G20 hésitent à avancer sur ce dossier, car il y a le risque de voir leurs notes souveraines dégradées.
Enfin, sur les 1, 9 milliard de suspension effective de service de la dette, 58% iront à trois pays notamment l’Angola (27%), le Kenya (23%) et le Sénégal (8%). Le reste des pays (18) se partagera un allègement de seulement 798 millions $. Rien qu’en prenant en compte l’Ethiopie, le Nigeria et la République démocratique du Congo, cette somme doit aider une population combinée d’au moins 380 millions d’habitants.
Si finalement un mécanisme est trouvé pour la suspension du service de la dette due aux créanciers privés internationaux, cela ne devrait libérer que 8, 1 milliards $. Sur cette somme 5 pays bénéficieraient de 77% et les autres du reste. S&P Global Ratings sur cette base recommande aux pays de poursuivre leurs consolidations fiscales.
Mais ce ne sera pas une chose facile pour tout le monde. En République du Congo, la dette publique a déjà atteint les 125%, selon des estimations du Fonds monétaire international. Le pays a même déjà entamé un processus de restructuration de sa dette avec des banques et autres créanciers de la CEMAC, la sous-région à laquelle il appartient. Pour d’autres pays comme le Nigeria et le Ghana, l’inquiétude vient du poids considérable du remboursement de la dette sur les dépenses publiques, qui est au-dessus de 50%, même si la part due sur le marché international reste relativement faible.
Alors que de nombreux analystes annoncent de gros risques économiques pour l’Afrique en raison de la covid-19, on découvre chaque jour que ce gros fournisseur des matières premières au monde bénéficie peu de la solidarité internationale. Selon l’Institute of International Finance (IIF), ce sont près de 12 000 milliards $ d’engagements qui ont été pris par les pays développés pour affronter la pandémie et ses conséquences.Idriss Linge

Sodagri : Le Ministère De L’agriculture Renforce Les Moyens Des Producteurs

La vision du président Macky Sall sur le secteur de l’agriculture se traduit par des actions concrètes à l’endroit des producteurs de la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI).
Et c’est le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural qui traduit cette politique par l’accompagnement des producteurs. Ainsi ces producteurs de la SODAGRI dans le bassin de l’Anambé viennent de réceptionner deux moissonneuses à chenille.
Ce sont des machines-tracteurs qui vont s’activer dans la moisson du riz dans des périmètres couverts d’eau. Un travail que les moissonneuses à pneus ne pouvaient pas effectuer ; car ces engins ne peuvent pas descendre dans des périmètres contenant de l’eau. Et justement l’arrivée de ces deux moissonneuses à chenille est une grosse bouffée d’oxygène pour les différents producteurs du bassin.
Si le maire de la commune de Médina Chérif s’est félicité de ces actions du ministre Moussa Baldé qu’il qualifie de « roi de l’agriculture. Et Mamadou Ibrahima Gano d’ajouter que l’autosuffisance alimentaire en riz est sur la bonne voie grâce au ministre Moussa Baldé qui accompagne les producteurs en matériels et en intrants.
Des arguments renchéris par la fédération des producteurs qui a laissé éclater sa joie. Oumar Baldé président de cette structure précise que la production à l’hectare a fortement augmenté en contre saison avec cette mécanisation de l’agriculture sous la houlette de Moussa Baldé qui avant d’occuper ce département ministériel, était le DG de la SODAGRI.
Ces engins viennent satisfaire au plus vite la doléance des producteurs sur le manque de matériels de récolte, occasionnant des pertes en riz. Prenant la parole, le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural précise que cet appui s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement de la SODAGRI et de la SAED en moissonneuses batteuses. Ceci aussi dans le cadre de la riposte contre la pandémie de la covid 19.
Ce programme de renforcement de ces deux vallées est financé à hauteur de 1 200 000 F qui va permettre l’achat de 19 moissonneuses. Pour le bassin de l’Anambé, le professeur Moussa Baldé assure qu’on est à 30% de renforcement d’équipements agricoles. D’ailleurs deux autres moissonneuses à chenille sont attendues incessamment et vont porter le nombre à quatre pour Anambé.
Dans tous les cas, ce mariage d’amour entre le ministre Moussa Baldé et les producteurs de par la SODAGRI, achève les conditions à une autosuffisance alimentaire en riz. Pourtant jusqu’en 2013, les producteurs étaient dans la détresse et la galère, comme un désert parce qu’il n’y avait pratiquement pas de machines ou matériels performants à une agriculture de développement.ELHADJI MAEL COLY

REFINANCEMENT DE L’ECONOMIE SÉNÉGALAISE – Les banques étrangères appelées à la rescousse

NETTALI.COM – Le gouvernement doit impérativement inciter les banques étrangères de la place au refinancement de l’économie, alors que l’on redoute le scénario d’une récession économique. L’idée est portée conjointement par Mamour Cissé et Mounirou Ndiay
Au lendemain de la sortie du chef de l’Etat dans les colonnes du Financial Times où il évoque la perspective d’une récession économique, I-Radio/ItV posent le débat afférent aux solutions à mettre en œuvre pour endiguer les contrecoups néfastes de la Covid-19. En clair, invités à la Matinale animé ce 24 juin par Alassane Samba Diop, l’économiste Mounirou Ndiaye et l’opérateur économique Mamour Cissé, ont demandé au gouvernement d’édicter des mesures incitatives devant obliger les banques étrangères au refinancement d notre économie
« Dans des pays comme la France et l’Angleterre, aujourd’hui pour emprunter, le système de planches à billets est utilisé. Ils empruntent à un taux nul, alors que nous, nous empruntions avec des taux d’intérêt autour de 6%. Nous sommes rationnés, parce que nous dépendons d’un taux d’intérêt qui nous est imposé de l’étranger »,  fait constater Mounirou Ndiaye, pointant « des problèmes liés à la maîtrise de l’information ». « Cela nous ramène à la question de l’autonomie monétaire », précise-t-il.  Pour cet enseignant, quand bien même l’avènement d’une nouvelle monnaie, il faut redéfinir les paradigmes du financement de l’économie sénégalaise
L’économiste suggère à l’Etat de revoir le Plan Sénégal émergent, en le réajustant par rapport aux finalités de la Force Covid-19. « Les 1000 milliards F Cfa, c’est de l’argent que l’on mobilise et qui n’est pas encore disponible. Il faut revoir les moteurs de la croissance. Il y avait de nombreuses anomalies avec le Plan Sénégal émergent. Le quart du budget de l’Etat, soit près de 930 à 960 milliards, sert à payer la dette, chaque an », dit M. Ndiaye.
Mamour Cissé trouve aberrant que le minimum d’effort, face à la Covid-19, vienne de la BNDE et de la Banque agricole (notamment en ce qui concerne les semences et intrants agricoles), alors que les banques marocaines détiennent 80% de parts de marché (dans la géographie des systèmes financiers au niveau national).
« Il y a une disponibilité financière énorme au Sénégal. Le ministre en charge du Budget doit faire appliquer des taxes pour inciter ces banques à financer l’économie. Sur 1000 milliards que l’on doit mobiliser, on n’en a que 400 », déplore l’ancien directeur de cabinet du président Abdoulaye Wade.
En outre, Mounirou Ndiaye et Mamour Cissé  attirent l’attention des autorités sur un fait qui préjudicie à la bonne marche des entreprises locales : pour éclipser leurs concurrents sénégalais, Chinois et Turcs, par exemple, sont soutenus par des modèles comme China Eximbank ou Eximbank de Turquie.  Ce qui fait que les entreprises de ces pays étrangers raflent de gros marchés au Sénégal au détriment des locaux dont les dossiers sont souvent forclos.

L’ECONOMIE SÉNÉGALAISE FACE A LA RÉCESSION – Quelles solutions ?

NETTALI.COM – Alors que le scénario d’une récession économique est redouté, Mamour Cissé et Mounirou Ndiaye alertent conjointement sur les contrecoups néfastes de la progression du coronavirus et exhortent l’Etat au patriotisme économique. Globalement, ils ont milité pour un retour à l’agriculture et un meilleur appui au privé national aux fins d’aider à endiguer le chômage des jeunes.
Dans une interview accordée à Financial Times et parue le 23 juin dernier, le chef de l’Etat a intégré la perspective d’une récession économique, devant l’ampleur des dégâts causés par le coronavirus. « L’impact économique est énorme. Au cours des 5 dernières années, le Sénégal a connu une croissance annuelle de pas moins de 6, 5%. Maintenant, même si tout se passe bien, la croissance sera de 1%. Si cette pandémie de poursuit, nous serons en récession, cela ne fait aucun doute », a dit le président de la République Macky Sall.
Dans la foulée, I-Radio avec Alassane Samba Diop a organisé lors de sa matinale du 24 jui, un débat sur le thème sous le titre « L’économie sénégalais face à la récession  : quelles solutions ? ». Alassane Samba Diop avait pour invités l’économiste Mounirou Ndiaye et l’ex-directeur de cabinet du  président Abdoulaye Wade et non moins opérateur économique Mamour Cissé.

Mounirou Ndiaye a d’emblée relevé « les relations d’interdépendance entre l’économie et la santé ». « Quelqu’un qui n’est pas en bonne santé, ne peut pas avoir un rendement adéquat au travail», déclare l’enseignant.

Rappelant qu’en 2019, le taux de croissance tournait autour e 6, 3 à 6, 5 %, l’économiste a précisé que « l’on parle de  récession quand le taux de croissance est en dessous de la barre de 0% ». « Globalement, pour l’Afrique, le Fonds monétaire international projette un taux de croissance autour de 1, 1% », mentionne M. Ndiaye; ajoutant : «  Il faut renforcer cette capacité d’adaptation des jeunes sénégalais en période de crise, soutenir les Pme pour qu’elles créent de la richesse. Il faut des ressources stables pour créer de la richesse. C’est important que le secteur privé national bénéficie davantage des Grands travaux de l’Etat. Un taux de croissance de 1 % pour nous est insuffisant. Or, il nous faut des taux aux environs de 6% (de manière soutenue)  pour sortir de la pauvreté ».
Ainsi, croit-il savoir  : « S’il n’y a pas reprise normale de l’activité durant le quatrième trimestre, on peut s’attendre à une récession.  A l’heure actuelle, on ne peut pas encore parler de récession ».
Appréhendant les contrecoups néfastes d’un tel scénario, Mamour Cissé a mis l’accent sur les 90% de la population qui sont dans l’informel et qui pourraient subir cette récession, faute d’un schéma formel de reconversion. Il en veut pour exemple :  « En cette période de l’année, avec la proximité de la Tabaski, l’argent qui s’échangeait autour de Sandaga,   s’établissait à 5 milliards, aujourd’hui c’est moins de 2 milliards ».
Mamour exhorte le gouvernement à changer de cap en mettant l’accent sur l’agriculture qui doit porter la croissance et aider à régler le problème de l’autosuffisance alimentaire. « Il nous faut des industries de substitution par rapport à l’importation. Notre vallée (du fleuve Sénégal) peut nourrir toute l’Afrique de l’Ouest, pour autant qu’il y ait la volonté politique. Il faut encadrer les paysans pour pouvoir capitaliser sur les subventions de l’Etat au secteur. Ceux qui bénéficient  des engrais sont bien localisés et identifiables. Il faut que l’Etat interdise l’importation de riz pour inciter à la consommation du riz de la vallée. D’ici 3 ans, il nous faut atteindre une production de 1500 000 tonnes de riz. Ce qui a soutenu la création du Fonds de promotion économique (Fpe), c’est cette ambition de fixer de façon durale les populations à l’intérieur du pays »,  renchérit Mamour Cissé.
De son côté, Mounirou Ndiaye illustre par la trajectoire économique de l’Inde vers l’émergence. Ce pays, nous rappelle-t-il,   s’est doté d’un secteur privé très résilient face aux effets socio-économiques du Coronavirus.

Uemoa : Baisse de l’activité économique au 1er trimestre 2020

https://www.lejecos.com Selon le « Bulletin trimestriel des statistiques, premier trimestre 2020 » de la Bceao , une baisse de l’activité économique est notée.
« Le rythme de l’activité économique dans l’Uemoa a baissé au premier trimestre 2020, dans un contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19. Le produit intérieur brut de l’Uemoa s’est accru au premier trimestre 2020 de 3, 3%, sur un an, contre 6, 0% un trimestre plus tôt », lit-on dans le document.
Selon la Bceao, la nette décélération de l’activité économique dans l’Union est surtout imprimée par le secteur tertiaire, dont la contribution s’est réduite de 1, 8 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 1, 8 point. La contribution du secteur secondaire est quant à elle ressortie à 0, 7 point de pourcentage, en baisse de 0, 7 point de pourcentage par rapport à celle enregistrée un trimestre plus tôt.
L’apport du secteur primaire à la croissance a été de 0, 9 point de pourcentage, soit 0, 2 point de moins par rapport au quatrième trimestre 2019.
Le taux d’inflation dans l’Uemoa, en rythme annuel, est ressorti à 1, 3% à fin mars 2020, après -0, 5% trois mois plus tôt. Le rebond du niveau général des prix est essentiellement imputable à la composante «Alimentaires», dont la contribution à l’inflation totale est passée de -0, 6 point de pourcentage à fin décembre 2019 à 0, 8 point de pourcentage à fin mars 2020.
La progression des prix des produits alimentaires est essentiellement observée au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et au Sénégal, en rapport avec un renchérissement des produits de la pêche ainsi que de tubercules et plantains, en lien avec la faiblesse de l’offre sur les marchés. Par ailleurs, une augmentation des prix des produits céréaliers a été enregistrée dans les pays sahéliens, notamment au Niger, en rapport avec la baisse de la production.
L’évolution des prix alimentaires traduit également les effets des perturbations des circuits de distribution induites par la pandémie du Covid-19.Adou FAYE

Remboursement de dettes : La BHS va décaisser 621, 584699 millions de FCFA le 10 Juillet

https://www.lejecos.com Selon le Dépositaire central/ Banque de Règlement, la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) procédera le 10 Juillet 2020 au paiement des intérêts semestriels de l’emprunt obligataire « DIASPORA BONDS BHS 6, 25% 2019-2024 pour un montant global net d’impôts de 621 584 699 (Six cent-vingt-un millions Cinq cent quatre-vingt-quatre mille six cent quatre-vingt-dix-neuf franc cfa).
Pour rappel, la BHS a émis un emprunt obligataire par appel public à l’épargne, de type Diaspora Bonds, dénommé « BHS 6, 25% 2019-2024 »,  d’un montant de 20 milliards de Fcfa qui vise à permettre à la Banque de renforcer ses moyens financiers pour faire face au financement des nombreux programmes de logements en cours dans les Pôles urbains.
Il s’étale sur 5 ans dont deux ans de différé en capital et sera rémunérée à 6, 25% l’an. Les intérêts seront payés semestriellement.
Les revenus liés à ces obligations sont exonérés d’impôt pour les souscripteurs résidant au Sénégal et soumis à la fiscalité en vigueur dans le pays de résidence des souscripteurs au moment des paiements.Adou FAYE

Uemoa : Le solde commercial est ressorti déficitaire de 118, 6 milliards de FCFA au 1er trimestre 2020

https://www.lejecos.com Selon la Bceao , le taux de change effectif réel (Tcer) a baissé de 3, 8% au premier trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année passée, traduisant un gain de compétitivité de l’Union, qui résulte d’un différentiel d’inflation favorable à l’Union (-2, 2%) par rapport à ses partenaires, couplé au repli du taux de change effectif nominal (-1, 6%). L’information est contenue dans son « Bulletin trimestriel des statistiques -1er trimestre 2020 ».
«Le solde commercial de l’Union est ressorti déficitaire de 118, 6 milliards au premier trimestre 2020, en amélioration de 345, 32 milliards par rapport à la même période de l’année précédente, du fait d’une progression des exportations (+4, 3%) dans un contexte de repli des importations (-2, 9%) », ajoute la Bceao.
Concernant la masse monétaire dans l’Uemoa, la Bceao révèle qu’elle a progressé de 11, 4% en rythme annuel, en raison d’une augmentation des avoirs extérieurs nets (+22, 7%) et des créances intérieures (+9, 2%).
Sur le marché monétaire, le taux moyen pondéré des injections de liquidité à une semaine s’est situé à 2, 8956% au premier trimestre 2020, en baisse de 52 points de base par rapport au trimestre précédent. De même, sur le marché interbancaire, le taux d’intérêt sur le compartiment à une semaine est ressorti en baisse de 22 points de base pour s’établir à 4, 1209% au premier trimestre 2020.
Au niveau des conditions de banque, il est relevé une légère hausse des taux débiteurs. En effet, hors taxes et charges, le taux débiteur moyen s’est établi à 6, 68% au premier trimestre 2020, contre 6, 63% à la même période de l’année précédente.
Le taux d’intérêt moyen appliqué aux dépôts à terme a, pour sa part, progressé de 15 points de base, passant de 5, 35% au premier trimestre 2019 à 5, 50% au cours du premier trimestre 2020.Adou FAYE

LA CHRONIQUE MEDIA : Idiovisuel – Sénégal, terre promise !

NETTALI.COM – Le tableau qu’il nous a été donné de lire de l’économie sénégalaise, est bien sombre. Un tableau tellement sombre que les Sénégalais n’ont pas besoin de l’interview du Président Sall dans le « Financial Times » pour se rendre compte que le Sénégal file tout droit vers la récession si la pandémie venait à durer. 1% prédit-on, pour le moment. 1, 1%, un peu mieux selon les prévisions du  FMI. Enfin c’est pareil tout ça.
On parle en effet de récession lorsque le taux de croissance d’un pays est en dessous de la barre de 0%. En d’autres termes que le taux de croissance est négatif. Et il est vrai qu’avec la pandémie, la machine de l’économie Sénégalaise est bien grippée car l’activité comme partout ailleurs, est plombée. Macky Sall, en faisant cette annonce sur une probable récession, était dans la communication pure et simple. Et disons-le clairement dans l’anticipation pour rendre compte d’une évidence et faire avaler aux Sénégalais, un scénario catastrophe avant l’heure. Il a eu en tout cas beaucoup de facilités à faire cette déclaration car cette pandémie, il est vrai, sert de couverture au piteux état de l’économie sénégalaise, mais bien plus encore au modèle de développement dont on sait qu’il connait des insuffisances. Qui oserait le critiquer pour cela d’autant plus que le Covid-19, puisqu’il s’agit d’une pandémie, a frappé toutes les économies du monde ? Et même les mieux tenues.
Seulement l’homme d’affaires Mamour Cissé et l’économiste Mounirou Ndiaye, mettent un bémol à cet argument. Ils sont unanimes à dire que les économies les plus résilientes face au Covid-19, sont les pays où le secteur privé national est fort. Ce qui n’est point le cas du Sénégal.
Mounirou Ndiaye est d’ailleurs sceptique sur le Plan Sénégal Emergent (Pse) et suggère à l’Etat de le revoir en le réajustant par rapport aux finalités de la Force Covid-19. « Les 1000 milliards F Cfa, c’est de l’argent que l’on mobilise et qui n’est pas encore disponible. Il faut revoir les moteurs de la croissance. Il y avait de nombreuses anomalies avec le Plan Sénégal émergent. Le quart du budget de l’Etat, soit près de 930 à 960 milliards, sert à payer la dette, chaque an », a conseillé celui-ci .
L’homme d’affaires Cissé lui, exhorte le gouvernement à changer de cap en mettant l’accent sur l’agriculture qui doit porter la croissance et aider à régler le problème de l’autosuffisance alimentaire :  « Il nous faut des industries de substitution par rapport à l’importation. Notre vallée (du fleuve Sénégal) peut nourrir toute l’Afrique de l’Ouest, pour autant qu’il ait la volonté politique. Il faut encadrer les paysans pour pouvoir capitaliser sur les subventions de l’Etat au secteur. Ceux qui bénéficient  des engrais sont bien localisés et identifiables. Il faut que l’Etat interdise l’importation de riz pour inciter à la consommation du riz de la vallée. D’ici 3 ans, il nous faut atteindre une production de 1 500 000 tonnes de riz. Ce qui a soutenu la création du Fonds de promotion économique (Fpe), c’est cette ambition de fixer de façon durable les populations à l’intérieur du pays »
L’économiste qui revient à la charge, illustre cela par la trajectoire économique de l’Inde vers l’émergence. Ce pays, nous rappelle-t-il,   s’est doté d’un secteur privé très résilient face aux effets socio-économiques du Coronavirus et ne manque pas de préciser : « Il faut renforcer cette capacité d’adaptation des jeunes sénégalais en période de crise, soutenir les Pme pour qu’elles créent de la richesse. Il faut des ressources stables pour créer de la richesse. C’est important que le secteur privé national bénéficie davantage des Grands travaux de l’Etat. Un taux de croissance de 1 % pour nous est insuffisant. Or, il nous faut des taux aux environs de 6% (de manière soutenue)  pour sortir de la pauvreté ». Ainsi, croit-il savoir  : « S’il n’y  pas reprise normale de l’activité durant le quatrième trimestre, on peut s’attendre à une récession.  A l’heure actuelle, on ne peut pas encore parler de récession ».

Pour un secteur privé national fort….

Un secteur privé national fort. Le mot est lâché. Et cela fait longtemps que les Sénégalais le crient sur tous les toits, au moment où les grands chantiers de l’Etat sont tous confiés à des entreprises étrangères : des Françaises, en passant par des Turques, Chinoises, Marocaines et maintenant Israéliennes. Que des miettes pour les Sénégalais qui doivent se contenter de rôles d’éternels sous-traitants. Le building administratif, la Cité de l’émergence (bâtie par le Marocain Addoha) ou encore l’autoroute Ila Touba, ces édifices n’auraient-ils pas pu être construits par la Sicap, Sipres, SN HLM ou encore par la CSE de feu Aliou Sow, Jean Lefbvre de Bara Tall, etc ?
Et pourtant, nous ont expliqué les sieurs Cissé et Ndiaye, lorsqu’il s’est agi de participer financièrement à la solidarité liée au Covid 19, toutes ces sociétés étrangères ont fait le choix de remettre des sommes de l’ordre de 200 milliards à leurs états respectifs, citant au passage, les entreprises marocaines. La seule exception que cite l’économiste, c’est Seneginda, une entreprise indienne qui aurait offert 4000 tonnes de riz. Mounirou Ndiaye, de relever que les banques marocaines représentent pourtant 80% du système bancaire sénégalais. Un fait déplorable et même scandaleux  a été souligné par lui et Mamour Cissé. C’est la forclusion de dossiers de Sénégalais ayant des comptes dans les banques marocaines. Ces dernières affirment-ils, ne font ni plus, ni moins que trouver une entreprise chérifienne pour la financer à la place du Sénégalais et sur le même projet. Qu’ajouter de plus ?
Mounirou Ndiaye et Mamour Cissé  attirent ainsi l’attention des autorités sur un fait qui préjudicie à la bonne marche des entreprises locales. Pour éclipser leurs concurrents sénégalais, Chinois et Turcs, par exemple, sont soutenus par des banques d’export telles que Exim.  C’est quand même déconcertant la facilité avec laquelle ces entreprises éliminent les sénégalaises sur les grands chantiers de leur propre pays !
Ce que Mamour Cissé trouve d’autant plus aberrant, c’est que pour un secteur aussi difficile que le financement de l’agriculture, le minimum d’effort, face à la Covid-19, vienne en particulier de la Banque Agricole (Ex- Crédit Agricole) et de la Bnde notamment en ce qui concerne les semences et intrants agricoles). Financer l’agriculture, quelle activité à risques ! Une activité fortement dépendante des variations climatiques, mais qui peut faire énormément de bien à l’économie, si elle est vraiment prise au sérieux. La Banque Agricole (Ex-CNCA ou Crédit Agricole) est d’ailleurs l’une des rares à s’investir dans ce domaine, de par sa vocation et son expertise. Dans la réalité, les autres banques étrangères essaient de capter du business sur la chaîne de valeur en évitant de courir les mêmes risques de financement de l’agriculture sénégalaise en amont. Une telle banque aussi engagée pour un des poumons de l’économie, devrait être encore et encore plus fortement soutenue par l’Etat, d’autant plus qu’elle finance, en plus de l’agriculture, d’autres secteurs de l’économie notamment la chaîne de valeurs. L’État devrait au-delà mieux armer les banques sénégalaises dans leur globalité (Banque Régionale de Marchés, Banque de l’habitat, BNDE, etc) puisqu’elles peinent dans leur propre pays, là où les marocaines et françaises occupent l’essentiel du système bancaire. Il pourrait à cet effet fortement inciter les entreprises publiques et ses fonctionnaires à y faire des dépôts plus importants. De même qu’un secteur privé national mieux soutenu, à y ouvrir des comptes.
Ndiaye et Cissé pensent que l’Etat pour s’endetter, ferait d’ailleurs mieux de le faire auprès des Sénégalais plutôt qu’à l’étranger. Un financement extérieur qui engendre des intérêts de toute façon exorbitants. « Dans des pays comme la France et l’Angleterre, aujourd’hui pour emprunter, le système de planches à billets est utilisé. Ils empruntent à un taux nul, alors que nous, nous empruntions avec des taux d’intérêt autour de 6%. », a indiqué Mounirou Ndiaye, précisant qu’il est même plus facile de négocier directement avec le Sénégalais lorsque l’Etat n’est pas en mesure de faire face à une échéance. Il en veut pour preuve le contexte de solidarité lié au Covid pendant lequel, les Sénégalais ont vraiment mis la main à la poche même si l’objectif de 1000 milliards n’a pas été atteint, le gouvernement n’ayant rassemblé que 400 milliards, pour l’heure.

Changer de paradigme

La pandémie du Covid 19 a en tout cas montré à beaucoup d’états combien la question de la souveraineté est à prendre au sérieux surtout par rapport à certains secteurs stratégiques tels que la santé, l’eau, l’électricité, les télécommunications, certaines industries etc. La question s’est posée à beaucoup de gouvernants dont les Etats ont été durement touchés par la pandémie. Elle a mis à nu leur dépendance vis-à-vis de la Chine sur le moment, notamment dans la  production de masques et d’écouvillons nécessaires aux tests de dépistage. Personne n’avait vu venir et beaucoup ont davantage compris l’importance de se recentrer sur la recherche et la maîtrise sur ses entreprises, en lieu et place de favoriser les délocalisations tous azimuts et l’ouverture aux multinationales mues que par des intérêts capitalistiques.
Il n’y a en réalité  que les pays africains pour ne pas se rendre compte qu’il faut désormais changer de paradigme en essayant d’adapter leur développement aux atouts qu’ils détiennent, c’est-à-dire le capital humain et l’intelligence, faute de disposer de capitaux. Le génie Sénégalais s’est en effet beaucoup illustré avec la création de respirateurs artificiels, quoique non homologués ou d’appareils de lavage des mains ou encore avec la confection de masques de protection. Une manière de dire qu’il suffit de quelque émulation pour susciter des vocations. Voici en tout une occasion en or pour des pays comme le Sénégal de réorienter l’enseignement dans le sens de la marche du monde en mettant l’accent sur les domaines techniques et scientifiques. Non pas que le pays de Senghor n’ait pas besoin des matières littéraires et des sciences humaines, mais une évidence est qu’il doive davantage s’orienter vers la recherche tout en favorisant le développement de l’informatique, du numérique, de l’intelligence artificielle, la médecine et d’autres secteurs de pointe.
L’équation des programmes de la  formation de manière générale (métiers, formation professionnelle, etc) de l’enseignement général (scolaire, lycée, enseignement supérieur, etc) la recherche, doit à ce titre être rapidement résolue.  Dans l’enseignement général par exemple, cela reviendrait à impulser un type d’enseignement en lien avec les langues locales et internationales, telles que l’anglais pour non seulement une meilleure appropriation par les Sénégalais qui ont des difficultés avec le français, mais encore pour plus d’ouverture au monde.
Renforcer l’enseignement technique au niveau secondaire et créer de véritables filières de métiers pour éviter de pousser des bataillons d’élèves vers un enseignement général forcé, source d’échecs scolaires massifs. Cela n’est pas sans rapport avec l’émulation à créer chez les artisans, tout en renforçant leurs capacités. Qu’en sera-t-il de l’artisan de Ngaay si on ne l’encourage pas en consommant bien plus les chaussures qu’il produit par une meilleure politique de labelisation ? Mounirou Ndiaye illustre d’ailleurs cet état de fait par la trajectoire économique de l’Inde vers l’émergence. Alors que tout le monde se moquait des ordinateurs indiens qui faisaient beaucoup de bruits, les Indiens ont continué à s’en servir. Aujourd’hui, ils en sont fiers. Il relèvera d’ailleurs une incongruité qui est de se demander où apprendront à travailler les Sénégalais si ce n’est au Sénégal. Ce pays, nous rappelle l’économiste,   s’est doté d’un secteur privé très résilient face aux effets socio-économiques du Coronavirus et aux chocs exogènes en général.
Il y a aussi l’exemple des dragons de l’Asie du Sud-Est qui ont su opérer leur remontée technologique sur les pays occidentaux en nouant des partenariats gagnant-gagnant dans le domaine industriel. Le monde d’aujourd’hui est celui de l’intelligence. Il faut se rendre à l’évidence que les gaps les plus faciles à résorber entre pays développés et moins développés, sont ceux technologiques.
Que peut-on réellement attendre de Moustapha Diop, le ministre de l’Industrie qui se promettait récemment d’être le bouclier de Macky Sall, alors qu’il est attendu sur le terrain de la relance de l’économie ? En dehors du fait d’être un politicien professionnel, il n’a tout simplement pas le profil de l’emploi. Il se pose de fait, un véritable problème d’ambition de Macky Sall dans le domaine de l’industrie. Et pourtant, il s’agit surtout aujourd’hui de sauver de l’asphyxie, le nombre important de PME/PMI vouées à la mort pour raison de Covid ; de mettre aussi en place un tissu de PME/PMI ; d’ accompagner et de renforcer les industries déjà en place.

Comment continuer à laisser prospérer un secteur informel aussi important ? L’Etat rate là une occasion en or pour doper ses recettes, mais surtout son tissu de TPE/PME/PMI dans un domaine qui peut être un vivier énorme de talents et de vocations.

Organiser et encourager le secteur privé national en lui confiant les grands chantiers de l’Etat voire en mettant les entreprises nationales en joint-venture avec des étrangères au besoin, à condition qu’elles aient une meilleure expertise dans le domaine en question. Voilà une solution plus acceptable et un des moyens de l’accompagner, de lui rendre sa dignité et de compter logiquement sur lui en cas de crise. Il est vraiment urgent d’investir la recherche et l’innovation en soutenant et orientant les jeunes talentueux, la formation vers des secteurs plus à leur portée et en rapport avec des domaines créateurs de richesses et pouvant rapidement transformer la société et la vie des gens. L’informatique, le numérique et l’intelligence artificielle, voilà des niches intéressantes. Ce n’est pas en effet un hasard si les plus grandes capitalisations boursières du monde d‘aujourd’hui se notent parmi les entreprises du numérique : Apple, Google, Amazon, facebook, etc.
Quoi de plus simple dès lors que de s’orienter vers ce créneau suffisamment porteur et novateur. La preuve par le secteur du transfert d’argent qui a connu un boom sans précédent au Sénégal  : Joni Joni, Wari, Wizall, Orange Money, Free money, Agricash, etc. Les noms foisonnent. De même que des noms bien connus dans le domaine du numérique et de la technologie tels que Gaïndé, In Touch, Cactus, Akilee etc. Ces marques ont fait faire en si peu de temps, un grand bond à la société sénégalaise en accélérant le transfert d’argent, les services de paiement de factures, l’achat et la vente en ligne, les services de dédouanement, etc et en facilitant la vie des Sénégalais. Qu’est- ce qui fait la différence entre le Sénégal et un pays développé dans le domaine de l’intelligence si ce n’est l’environnement à réinventer et à adapter ? Une raison bien évidente d’investir ce secteur qui peut valoir beaucoup de satisfaction et en même temps rattraper les pays qui nous devancent dans l’industrie classique qui demande des investissements massifs dont ne disposent pas nos pays. Les start up ont une belle arme pour eux, leur matière grise et la volonté nécessaires.
PS : Pendant qu’au Sénégal, l’on hésite sur la question de savoir si on devrait débaptiser certains édifices qui portent le nom d’infâmes colons qui auraient massacré des milliers de Sénégalais, aux Etats Unis, cela va être enfin fait, suite à une demande des étudiants restée lettre morte en 2015. La prestigieuse université de Princeton a décidé de retirer le nom -et pas n’importe lequel, celui du 28ème président de Etats Unis, Woodrow Wilson, élu pour deux mandats consécutifs de 1913 à 1921 – de son école des affaires internationales. Le père fondateur de la société des nations (ancêtre de l’ONU) a commis le crime de laisser les Etats du Sud pratiquer la ségrégation et autorisé les ministères fédéraux à séparer de leurs employés noirs de leurs employés blancs et d’avoir officiellement fait projeter un film raciste « La naissance d’une nation » en liant intimement la naissance des Etats Unis à la suprématie blanche.  Une manière de dire combien les symboles peuvent être importants. L’Afrique ne semble pas très pressée de se débarrasser des vestiges de la colonisation et ses dirigeants semblent s’y complaire à travers l’Eco qui est une sorte de CFA bis et qui traduit toujours lé dépendance monétaire. L’expérience montre que nos dirigeants sont plus compatissants lorsque des événements horribles concernent des Français. Ils étaient Charlie hier. Ils n’ont même pas fait référence à Georges Floyd. Il y a longtemps qu’ils ont déserté leurs responsabilités. Et sans leadership digne de ce nom, difficile de voir l’Afrique se débarrasser des chaînes du néocolonialisme et de la pauvreté.

Quand L’Oréal supprime le mot “blanchissement” : militantisme ou marketing ?

https://www.financialafrik.com Débusquer le racisme derrière chaque expression ou l’art de s’attaquer aux symptômes pour mieux cacher les causes. C’est la nouvelle loi du marché. Celle qui force Mars à réfléchir à faire évoluer son célèbre Oncle Ben’s, soit la marque de riz la plus vendue depuis la deuxième guerre mondiale, afin d’adhérer à la tendance Black Live Matters et, au passage, de continuer à engranger des ventes. Le patron d’Amazon, Jeff Bezos, a atteint le niveau de Che Guevera, du commerce en ligne s’entend, en chassant un client agacé par l’écriteau “Black Live Matters”. Un de perdu, mille de trouvés. Le voilà qui rejoint le discours dominant rappelant sous certains égards, quarante ans plus tard, l’éphémère«Touche pas à mon pote»d’un certain Bernard Henri Levy avec Harlem Désir, Fodé Sylla et Malek Boutih.
Poussant sa remise en question encore plus loin, L’Orèal a décidé de suspendre les notions “éclaircissants” ou “blanchissant”, indique le géant français des cosmétiques dans un communiqué publié en anglais samedi 27 juin, sans plus de détails, notamment sur un retrait immédiat ou non des rayons. Pour sa part, la filiale indienne d’Unilever a choisi de rebaptiser sa crème éclaircissante pour la peau jusque-là commercialisée sous le nom de “Fair & Lovely”. L’entreprise anglo-néerlandaise a promis de ne plus recourir au mot “Fair” car la marque se dit “engagée à célébrer tous les tons de peau”
Pour n’avoir pas pris la vague au bon moment, Facebook a vu sa capitalisation boursière fondre de 7 milliards de dollars, vendredi, alors que la liste des grandes marques internationales promettant de boycotter le réseau social s’était considérablement allongée. Pressée par Coca Cola et Unilever, Mark Zuckerberg a fini par intégrer une notice anti-raciste sur le réseau sans atteindre, dans ce registre, twitter. Le petit oiseau avait envoyé un courageux carton jaune symbolique à Donald Trump lorsque celui-ci avait déclaré que “si les émeutes reprennent, les balles reprennent” dans son registre “la loi et l’ordre” tiré du répertoire des suprémacistes blancs.
Toute occasion étant bonne pour le buzz et, acte ultime du capitalisme, la vente, les marques surfent donc sur la vague et font de l’”anti-racism washing” pendant que de petites mains en Asie conditionnent la marchandise et que des mineurs en Afrique, variables d’ajustement en temps de pandémie, travaillent avec ou sans masque et sans couverture sociale, à expédier la marchandise. Bien entendu, la division violente du travail n’est pas en cause.
Pour autant, le réflexe des grandes marques de l’Occident (pendant ce temps, l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient sont étrangement à l’écart du débat) , toutes genou à terre, dans une posture marketing ou militante en hommage à George Floyd, bien qu’insuffisant, est à saluer. Est-ce le début de la moralisation du capitalisme sachant que tous ceux qui s’y sont essayé ont échoué ?
Pourvu que l’anti-racisme, aussi puissant que les mouvements des “indignés” et de “Occupy Wall Street” ne soit pas qu’une rose d’été sous fond de protestations devant les statues inertes alors que des lois et règles vivantes empêchent le continent africain d’évoluer dans les chaînes de valeur pour accéder au marché à conditions égales. A coup sûr, les marques n’auront pas le chèque blanc vis-à-vis des consommateurs qui savent lire, derrière le discours, la réalité des conditions de production et de partage des profits et le conservatisme des conseils d’administration monocolores merveilleusement oubliés. Adama WADE

La sénégalaise Aicha Evans dans le big deal entre Zoox et Amazon

https://www.financialafrik.com Sensation aux USA. Amazon rachète Zoox , le spécialiste des voitures électriques sans chauffeur, pour 1, 2 milliard de dollars. La startup dirigée  par une africaine, la sénégalaise Aicha Evans, 51 ans, permet  au numéro un mondial de commerce en ligne d’envisager d’associer la vente à la livraison rapide par voiture-robot.
La startup a levé jusque-là 1 milliard de dollars auprès notamment du canadien Breyer Capital, Lux Capital et du milliardaire australien,   Mike Cannon-Brookes, patron de Altassian.
Fort d’un parcours remarquable, Aicha Evans a travaillé dans plusieurs entreprises et occupé des postes  de direction. Directrice en charge de la stratégie  à Intel pendant 12 ans, elle a intégré Zoom en tant que CEO en janvier 2019 suite au départ de l’un des fondateurs.
Suite à ce rachat de Zoox par Amazon, le leader du commerce en ligne a déclaré que Aicha Evans, PDG de Zoox, et Jesse Levinson, co-fondateur et CTO de Zoox, continueront de diriger l’équipe.
Avant Intel et Zoox, Evans a passé 10 ans dans divers postes de gestion d’ingénierie chez Rockwell Semiconductors, Conexant et Skyworks. Elle a été nommée au conseil d’administration de l’Institut Anita Borg en 2016 et au conseil de surveillance de SAP en 2017. Evans détient un baccalauréat en génie informatique de l’Université George Washington.  Albert Savana

A Dakar, le front de mer cède du terrain sous les assauts des promoteurs

AFP–Une matinée a suffi aux bulldozers pour faire tomber des pans de la colline du phare de Mamelles. Le site, d’où la vue est à couper le souffle, subit les assauts des promoteurs immobiliers, comme une bonne partie du front de mer de Dakar.
Fin mai, un homme s’est présenté avec un permis et a entrepris de terrasser au pied de la colline pour construire un hôtel, causant la stupéfaction des habitants et des élus locaux, raconte Mamadou Mignane Diouf, de l’ONG Forum social.
Pourtant, « ici, personne ne doit construire », dit-il, car la colline, surmontée d’un phare emblématique depuis 1864, est une zone verte protégée.
La capitale sénégalaise, métropole de trois millions d’habitants en rapide expansion sous la pression de l’exode rural, se sent de plus en plus à l’étroit sur sa péninsule qui s’enfonce dans l’Atlantique.
Depuis des années, les promoteurs ont pris pour cible son rivage de carte postale, érigeant hôtels et résidences de luxe et défigurant petit à petit le paysage en se jouant d’une législation complexe et peu appliquée.
Les Dakarois ordinaires se plaignent de cette privatisation du littoral, qui réduit l’accès à la mer et aux plages dans une ville manquant cruellement d’espaces de loisirs collectifs.

Electrochoc

La destruction d’une partie de la colline des Mamelles, bien que loin d’être un fait sans précédent, a constitué un électrochoc et soulevé de nombreuses protestations.
Avec la colline voisine, surmontée de l’imposant monument de la Renaissance africaine, bâti par la Corée du Nord, les deux monticules volcaniques d’une centaine de mètres de haut portent le nom évocateur de « Mamelles ». Elles sont un élément reconnaissables entre tous du paysage, auxquels les Dakarois sont attachés. Leurs abords sont déjà largement urbanisés.
Après des protestations dans la presse et sur les réseaux sociaux, la police a interrompu le terrassement, qui laisse un trou béant au ton ocre.
« Ils ont déjà causé beaucoup de dégâts », regrette M. Diouf en parcourant un amas de gravats et en se demandant « pourquoi quelques privilégiés pensent qu’eux seuls ont droit d’accéder au littoral, de le privatiser, de le fermer et de permettre uniquement à eux et à leur famille d’y accéder au détriment des autres Sénégalais ».
Le ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, assure à l’AFP que le gouvernement du président Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, travaille à une nouvelle loi de protection du littoral.
Mais l’attribution sous les précédents régimes de titres de propriété et de permis de bâtir signifie que de nombreux projets immobiliers vont probablement se poursuivre, explique-t-il avec une dose de fatalisme.
« Il faut sauvegarder les parties non occupées, faire en sorte que les Sénégalais et la population dakaroise y aient accès », dit-il.

« La loi des plus forts »

Pays pauvre de 16 millions d’habitants, le Sénégal s’est engagé dans un programme de développement et de modernisation. La construction d’autoroutes, le développement de carrières de calcaire et la construction à tout-va de logements pèsent sur l’environnement, déjà mis à mal par le changement climatique et la déforestation sauvage.
Pour Marianne Alice Gomis, une élue dakaroise spécialiste d’urbanisme, « le problème principal vient des titres liés à la propriété foncière », le cadastre étant très lacunaire.
La majorité des constructions à Dakar sont illégales, dit-elle, en soulignant que de nombreux responsables méconnaissent les codes urbanistiques.
Mme Gomis cite en exemple un conflit qui oppose sa commune (subdivision de Dakar), Mermoz-Sacré-Coeur, au promoteur d’un projet d’appartements qui verrait le jours aux abords d’une des plus grandes plages. La commune de Mermoz affirme que le terrain litigieux se situe sur son territoire. Le promoteur détient un permis de bâtir, mais il a été délivré par une commune voisine.Le maire de Mermoz, Barthélémy Diaz, a qualifié l’opération « d’agression flagrante sur le domaine public maritime » et estimé qu’il « s’agit d’une contribution significative de ce promoteur à l’érosion côtière ». « Et c’est cela qui est inadmissible », a-t-il ajouté.
Balla Magassa,  43 ans, est propriétaire d’un petit bar sur ce qui reste de la plage des Mamelles, au pied de la colline. Déjà entouré de bâtiments, il craint d’être définitivement chassé par de nouveaux projets. « C’est simplement la loi des plus forts », dit-il.Dakar (AFP) –        © 2020 AFP

Pénurie d’eau au Sénégal : Seydou Guèye s’exprime sur les raisons de ce problème

https://www.vivafrik.com Malgré la propagation de la pandémie du coronavirus, la capitale sénégalaise connaît un autre problème qui risque de faire beaucoup de dégâts : c’est la pénurie d’eau qui affecte plusieurs quartiers de Dakar.
Il s’agit notamment de Keur Massar, des Parcelles Assainies, de Derklé, de Grand Dakar, de Grand-Yoff, de Yeumbeul pour ne citer que ces localités qui, depuis plusieurs mois, peuvent rester plus de 3 jours sans eau, obligeant les populations à se ruer sur les sachets d’eau ou l’eau minérale.
Face à cette situation, le ministre conseiller en communication du président de la République, Seydou Guèye, a profité de son émission sur les ondes de la radio privée Sud FM pour expliquer les raisons de la pénurie d’eau à Dakar et à l’intérieur du pays. Et c’est pour disculper la nouvelle société délégataire (par contrat d’affermage) du service public d’alimentation en eau potable.
En termes clairs, invité de l’émission « Objection » le dimanche 28 juin 2020 sur Sud FM, Seydou Guèye a pointé du doigt « une conjonction de plusieurs facteurs ». « On fait plus que le constater cette pénurie. On y apporte des solutions. J’exprime ma compassion et celle du gouvernement aux hommes et femmes, aux ménages sénégalais qui ont des difficultés à avoir une alimentation correcte en eau en quantité et en qualité suffisantes », a-t-il lance d’emblée.
« Il faut considérer que nous sommes dans une phase de pic de la consommation due à la saison », a-t-il confié au présentateur de l’émission. Selon lui, « pour comprendre ce qui se joue, il faut savoir qu’il y a une conjonction de plusieurs facteurs. D’abord, nous avons engagé des travaux de maintenance à Ngithie, qui contribue pour 50 000 m3 d’eau par jour. Il y a également les dysfonctionnements des forages du littoral qui ont eu des problèmes d’alimentation en électricité. Il y a la faible force des surpresseurs de Mékhé et de Kanète. La pression est faible et on alimente difficilement Ouakam », a encore renchéri le ministre conseiller en communication du président de la République.
Qui prédit un retour à « une situation à la normale » dans quelques semaines, souligne qu’en termes de production, « nous avons retrouvé 436 000 m3 d’eau sur un nécessaire de 450 000 m3. Donc, nous sommes à un peu moins de 14 000 m3 de déficit ».
D’ailleurs insiste-t-il pour exempter la société de distribution d’eau de tout reproche, « la Sones, qui assure l’exploitation, n’a remonté aucun grief contre la Sen’Eau ».
Cette pénurie d’eau engendre une situation très compliquée en ces temps de pandémie de covid-19 où il faut se laver les mains et respecter une certaine hygiène.Moctar FICOU /

Seydou Guèye : « tous les baux situés sur la Corniche seront retirés»

https://www.dakarmatin.com Le gouvernement a engagé des procédures pour le retrait des baux au niveau du littoral de la Corniche de Dakar. « La finalité est de restituer toutes les emprises à l’Etat », selon le ministre conseiller de la Communication à la présidence de la République, Seydou Guèye. Cette position a été exprimée, ce dimanche à l’émission ’’Objection’’, à Sud fm.
Pour Seydou Guèye, ceux qui les accusent de bradage foncier, surtout au niveau du littoral, ont tort. Parce que, a-t-il indiqué, ceux qui ont acquis des terres sur la Corniche de Dakar l’ont eu bien avant l’arrivée du président Macky Sall au pouvoir. « On se rend compte que l’essentiel des baux qui ont donné des droits aux projets qui sont érigés ont été signés bien avant 2012. Pour l’essentiel, ce sont les autorités de la ville de Dakar qui avaient donné les autorisations », a-t-il rappelé.

Aide à la Diaspora : «L’Etat va encore décaisser 6 milliards la semaine prochaine»

iGFM-(Dakar) Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Ba, a révélé ce dimanche qu’une autre enveloppe de 6 milliards 250 millions de Fcfa sera dégagée pour compléter l’aide  financière destinée à la diaspora sénégalaise. Il a fait cette annonce dans une interview accordée à la TFM.
Il a également précisé qu’une partie de cette enveloppe sera distribuée à  200 000 sénégalais inscrits sur la plateforme mise en place par le ministère dans le cadre du Force Covid-19, et une autre grande partie sera consacré au rapatriement de sénégalais bloqués à l’étranger.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Ba, a aussi expliqué que près de 5 milliards 725 millions ont déjà été distribués à nos compatriotes établis dans la Diaspora, dans le cadre de l’Aide d’urgence.

Amadou Ba : «Le Sénégal est très impliqué dans le processus de restauration de la stabilité au Mali»

iGFM-(Dakar) Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Ba, a révélé ce dimanche que le Sénégal est très préoccupé par la situation qui prévaut en ce moment au Mali, pays ami et frère du Sénégal. Il soutient d’ailleurs que notre pays est très impliqué dans les processus de négociation pour un retour définitif de la paix dans ce pays. La preuve, nous avons déployé un très grand contingent pour le maintien de la paix dans ce pays ».
Amadou Ba a également affirmé que le Président de la République, Macky Sall, suit de très prés la situation politique du Mali, notamment la révolution engagé par l’Imam Mahmoud Dicko qui réclame la démission de l’actuel président Malien, Ibrahima Boubacar Keita. « Le président de la République participe au dialogue avec les parties concernées, mais dans le respect de la légalité et de la légitimité des institutions maliennes », a déclaré Amadou Ba dans une interview accordée à la TFM.

Les 300 ex-employés de l’entreprise SATAR réclament le paiement de leurs indemnités de licenciement

https://www.dakaractu.com Au départ, ils étaient au nombre de 515 ex-employés remerciés par l’entreprise SATAR en charge de la construction du projet « coeur de Kaolack », qui exigaient le paiement intégral de leurs indemnités de licenciement évaluées à plusieurs millions de francs CFA.
À l’arrivée, les 215 travailleurs qui avaient accepté de se syndiquer ont eu gain de cause en recevant leur dû estimé à plus 800 millions ( première tranche).  Aujourd’hui, les 300 restants ont décidé de monter au créneau pour dire aux autorités qu’ils font également partie de ceux qui travaillaient pour cette entreprise et qu’ils doivent également être pris en compte dans la distribution de l’enveloppe financière.
Les anciens travailleurs de la SATAR ont aussi invité les autorités administratives et judiciaires à « diligenter un arbitrage équitable », afin qu’ils reçoivent leur argent…

Centrale électrique flottante turque – Une bombe sur l’écologie et la santé des sénégalais

https://www.leral.net Sans rien ajouter à l’environnement, le Sénégal fait partie des pays les plus pollués du monde. Avec l’annonce de la centrale électrique flottante turque, les menaces écologiques sont énormes. Et sanitaires.
Suite à des révélations glaçantes comme l’a titre le journal Tribune, la centrale électrique flottante de la Turquie a coûté au Sénégal très cher. « Exorbitant », annonce sa source. Mais, au-delà de cette manne récoltée par le pays d’Erdogan, il y a les conséquences écologiques sur le pays, menaçant davantage la couche d’ozone et l’écosystème.
Le comble aussi c’est la santé des populations qui est menacée. Des spécialistes prédisent des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

Bradage du foncier : Amadou Ba lave Macky Sall

iGFM-(Dakar) Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Ba estime que la responsabilité du bradage du foncier qui secoue le Sénégal ne peut nullement être imputée au chef de l’Etat Macky Sall. « Il y’a s-agit d’un problème qui était là, bien avant l’arrivée du président Macky Sall au pouvoir. D’ailleurs tout le monde est témoin des efforts considérables qu’il a fourni pour régler ce problème. Nul n’a le droit d’associer son nom à ces problèmes sur foncier », a déclaré l’allié de Macky Sall dans une interview accordée à la TFM, ce dimanche.

LE MINISTRE-CONSEILLER SEYDOU GUEYE SUR LE FONCIER DU LITTORAL : «La politique du Président, ce n’est pas le bradage mais l’aménagement»

http://www.sudonline.sn Le bradage du littoral a été l’œuvre des précédents régimes et les autorisations ont été signées par les autorités de la ville de Dakar. C’est en substance ce qu’a dit le ministre conseiller, porte-parole de la présidence. Invité à l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 28 juin, Seydou Guèye indique que la politique du chef de l’Etat n’est pas de brader, mais plutôt de procéder à un aménagement concerté.
La lancinante question du bradage du littoral qui a tenu en haleine le peuple sénégalais s’est invitée à l’émission Objection de la radio privée Sud Fm d’hier, dimanche 28 juin.
En effet, le ministre conseiller, porte-parole de la présidence, Seydou Guèye a, à l’image du ministre de l’Urbanisme, de l’hygiène publique et du logement, Abdou Karim Fofana, dégagé la responsabilité du régime actuel dans ce scandale foncier. Il dira que «pour l’essentiel, les baux qui ont été érigés ont été signés bien avant 2012 et pour l’essentiel, c’étaient les autorités de la ville de Dakar qui avaient donné les autorisations». Il a ainsi rejeté la faute sur les régimes précédents, même si par ailleurs, il estime qu’il ne faudrait qu’ils se renvoient la balle ou les accusations.
Le porte-parole de la présidence a, en outre, informé du travail qui est en train d’être fait par le gouvernement pour régler ce problème du littoral. Il indique «qu’il y a une procédure qui est engagée pour le retrait des beaux». La finalité, explique-t-il, «c’est de restituer tous les emprises à l’Etat pour qu’on puisse développer les stratégies sur le littoral». Sur ce point, il a tenu à préciser que «le président a dit que sa politique, ce n’est pas le bradage, mais c’est plutôt l’aménagement».
Parlant de la politique du régime en place sur le littoral, Seydou Guèye révèle que l’objectif est d’avoir une gouvernance foncière irréprochable, vertueuse. Selon lui, les services de l’Etat travaillent, en rapport avec les orientations politiques du président, dans la perspective d’un aménagement concerté du littoral et une gouvernance régulière à travers des réformes au niveau des domaines.
Cela, avec comme but de corser davantage les procédures de régulation ou d’attribution des baux. Parce que, conformément à la révision de la Constitution qui consacre des droits au peuple sénégalais sur les ressources naturelles et sur le foncier, «il faut faciliter la jouissance et l’accès à la mer à tous les Sénégalais avec le compromis qu’il faut trouver pour les aménagements de rentabilisation du foncier en termes d’équipements, d’infrastructures hôteliers, d’espaces de convivialité», assure-t-il.

Projet de réhabilitation : le marché Sandaga sera rasé ce vendredi

https://www.pressafrik.com Il y aura de l’électricité ce vendredi au marché Sandaga, situé au cœur de la capitale sénégalaise. Des cantines et le bâtiment qui abrite le marché éponyme seront rasés sauf changement à la dernière minute. Mais le collectif des commerçants « And Taxawu Sandaga » qui dénoncent leur non-implication dans ce projet, parle de coup de force de l’Etat.
Selon L’As, les occupants ont été sommés de quitter les lieux au plus tard vendredi. Et pour les rassurer, le ministre de l’Urbanisme, du Cadre de vie et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana qui pilote le projet, a informé que l’Etat a déjà mis 500 millions de F Cfa pour reloger les commerçants aux champs de courses et les conciliabules sont terminés.
Mais cela ne suffit pas si l’on en croit au porte-parole des commerçants. Il regrette que son organisation « And Taxawu Sandaga » n’ait pas été impliquée dans le processus. « Il n’y a pas eu d’inclusion. Nous ne sommes pas contre le projet, mais il y a un préalable. Le ministre doit s’y soumettre d’abord, nous impliquer », a-t-il pesté. Ajoutant que : « Si on nous avait consultés, on n’aurait pas dépensé 500 millions de F Cfa pour nous reloger là où personne n’ira. On aurait pu trouver un immeuble de 5 étages à Dakar avec cela ».
Des sources du journal renseignent que le Khalife général des mourides a béni le projet, mais recommande des concertations. Une rencontre sous l’égide du porte-parole du Khalife, Serigne Abdou Khadre Mbacké, est même prévue ce lundi entre les commerçants et le gouvernement, informe le journal.
Pour rappel, l’État du Sénégal va débloquer 10 milliards de F Cfa pour ce projet de réhabilitation et de modernisation du marché Sandaga, qui sera livré en 2021. Ledit projet sera constitué d’un bâtiment reconstitué avec une mezzanine et un parking en sous-sol et rez-de-chaussée, en plus de 949 étals aux vendeurs de légumes, fruits, poissons, et autres denrées.Aminata Diouf

Bavure policière à Gadaye : le collectif des victimes des maisons démolies porte plainte contre l’Etat

https://www.pressafrik.com Le collectif des victimes des 253 maisons démolies à la cité Gadaye de Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise en 2013, annonce une plainte contre l’Etat du Sénégal et contre la police nationale pour « coups et blessures ». C’est suite à la violence que certains de ses membres dont deux femmes, ont subi lors de leur grève de la faim le 22 juin dernier.
« Le collectif des victimes de Gadaye informe que les deux femmes qui avaient subies des actes barbares lors des affrontements avec la police à Gadaye viennent d’être admises à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff, ex-CETEO, l’une en urgence, l’autre en soin intensif », a informé le porte-parole dudit collectif.
Ainsi, a annoncé Cheikh Traoré « Le collectif a décidé de porter plainte contre l’Etat du Sénégal, la police nationale, et le policier qui avait commis cet acte qui a été formellement identifié ».
Le sieur Traoré et les autres victimes des maisons démolies de Gadaye regrettent le silence total des autorités étatiques notamment « le ministre de l’Intérieur qui est le chef de la police nationale et l’ensemble des organismes de défense des droits de l’homme».
Ces victimes de Gadaye préviennent qu’elles retourneront incessamment sur le terrain pour exiger leurs biens Aminata Diouf

JUSTICE : LE SYTJUST PROLONGE SA GRÈVE

http://www.emedia.sn Le Syndicat des travailleurs de la justice poursuit son mouvement d’humeur, décrétant 72 heures renouvelables de grève à compter de ce lundi, 29 juin. « La lutte continue », annonce son Secrétaire général, El Hadj Boun Aya Malick Diop, joint par iRadio.
Selon le syndicaliste, « cette grève est la conséquence du comportement du ministre de la Justice, Me Malick Sall. Qui feint d’ignorer la paralysie du secteur, résultant de l’exercice du droit de grève par les travailleurs de la Justice, qui ne demandent que la mise en œuvre des réformes portées par des décrets déjà signés, et la matérialisation du protocole d’accord signée le 17 octobre 2018 par le gouvernement et le SYTJUST ». Dié BÂ

112 nouveaux cas, 27 cas graves, 3 nouveaux décès et 50 malades guéris

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, ce lundi 29 juin 2020… Sur 956 tests effectués, 112 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 11, 7%.
Il s’agit de 99 cas contacts déjà suivis et 13 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont répartis comme suit : 02 à Colobane, 02 à Rufisque, 02 à Touba, 01 à Sipress, 01 à Dalifort, 01 à Keur Massar, 01 à Kaolack, 01 à Mbao, 01 à Nord Foire et 01 à Plateau.
Le Directeur de cabinet du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 50 patients qui étaient sous traitement et de 27 cas graves. Trois (3) nouveaux décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés dimanche 28 juin 2020.
A ce jour le Sénégal compte 6698 cas déclarés positifs dont 4341 guéris, 108 décédés et donc 2248 sous traitement.

 CHANGEMENT DE PARADIGME SUR LES AYANTS-DROIT AU DEPISTAGE : Dr Mohamed Lamine Ly parle d’une omerta qui ne dit pas son nom

http://www.sudonline.sn Suite à la lettre circulaire du ministre de la Santé et de l’action sociale sur les ayants-droit aux tests de dépistage du coronavirus au Sénégal pour les cas contacts, le docteur Mohamed Lamine Ly spécialiste de la santé publique considère cette décision comme une omerta qui ne dit pas son nom sur les principaux indicateurs de pandémie, à savoir les vrais taux de prévalence et de mortalité de la Covid-19.
Désormais, les tests de coronavirus seront plus sélectifs chez les cas contacts. Seuls y auront désormais droit ceux d’entre eux, présentant des symptômes, et ceux asymptomatiques mais jugés vulnérables,   à savoir dont l’âge est supérieur à 50 ans et/ou en présence de co-morbidités. Cette note circulaire du ministre de la Santé et de l’action sociale qui parle de “réajustement stratégique”, est sur la place.
Selon le docteur Mohamed Lamine Ly qui réagissait à travers cette sortie : «on peut douter de la pertinence d’un tel choix, quand on sait que les dangers de propagation du coronavirus émanent précisément des personnes jeunes, souvent exemptes de co-morbidités, pauci-ou asymptomatiques, à l’origine de cas communautaires, dont le nombre est en train d’exploser actuellement ».
Et de poursuivre  : « c’est dire que le système sanitaire doit se donner le maximum de chances pour que l’identification des personnes-contacts (ou traçage) soit la plus exhaustive possible en tablant sur les mécanismes communautaires plus compatibles avec nos réalités socioculturelles et le respect de nos droits et libertés  ».
Pour le docteur Ly, au moment où le nombre de décès dépasse la barre fatidique de 100, « nos autorités semblent avoir opté, sinon pour la dissimulation, tout au moins pour une omerta qui ne dit pas son nom sur les principaux indicateurs de pandémie, à savoir les vrais taux de prévalence et de mortalité de la Covid-19 ».
Au regard des gaps énormes en dépistage des cas, relevés par plusieurs spécialistes de la santé qui prônaient le dépistage massif, le docteur Mohamed Lamine Ly a souligné  que «  les professionnels africains de la santé publique se sont rendus compte, depuis l’épidémie d’Ébola, que la maîtrise des causes de décès est devenue un impératif, malgré le caractère embryonnaire des systèmes d’enregistrements des faits d’Etat civil et des statistiques vitales dans leurs pays ».
Et de poursuivre  : « notre pays, avec un nombre officiel de 105 morts, se trouve à la croisée des chemins. Il est temps que les autorités se mettent à la hauteur des enjeux ». Il a en outre relevé que « la plupart des professionnels de santé de notre pays, depuis les fonctionnaires et experts de la santé publique jusqu’aux spécialistes les plus pointus sont unanimes sur le fait que l’approche exclusivement curative est suicidaire dans ce genre de pandémie ». Et de conclure  : « la voie de salut réside dans une approche de responsabilisation communautaire, qui laisse plus d’espace aux initiatives locales. Cela suppose le partage de données fiables avec les acteurs locaux, la transparence et la redevabilité dans la conduite des actions publiques. Et que le discours des autorités doit redevenir crédible pour espérer entraîner les larges masses dans le combat contre la pandémie »

Retour au calme chez les médecins doctorants de Diamniadio et Dalal Diaam : Des solutions apportées à leurs doléances dans la lutte conte la COVID-19

http://www.lactuacho.com Les médecins doctorants grévistes de Diamniadio et Dala Diaam  ont décidé hier après leur  mouvement d’humeur de remettre leurs blouses  : des solutions ont été apportées à leur doléances dans la lutte conte la COVID-19
: Oui ils ont annoncé la fin de leur mouvement, à travers une note publique qui dit que le collectif a été reçu par la Directrice générale des établissements de santé, en présence d’autres autorités.
« Suite à cette rencontre, des solutions ont été apportées à l’ensemble de leurs points de revendication, entre autres, la reconnaissance, par le ministère de tutelle, de la présence de ces médecins-doctorants dans les CTE, la garantie des prestations médicales effectuées au cours de leurs exercices, et la couverture médicale et juridique par les structures hospitalières concernées, la délivrance d’une attestation à la fin de la pandémie, et le reversement d’une somme en compensation des arriérés revendiqués par le collectif. »
Pour rappel, un peu avant, consternés par une décision plus que frustrante des autorités, ces médecins doctorants avait décidé de retirer leurs blouses et « la cessation de toutes les activités de prestation médicale » dans les Centres de Diamniadio et Diaam.

Grève du personnel de santé, Mauvaise prise en charge à domicile de cas positifs, Égarement de prélèvements entre autres errements : Face au Coronavirus, la réponse grippée du Sénégal.

https://www.dakaractu.com Le Sénégal avait pris les devants pour circonscrire la propagation du Coronavirus sur son territoire. Vingt et un jours après l’apparition du premier cas déclaré sur le sol sénégalais, l’état d’urgence et déclaré. Ainsi, les rassemblements sont interdits, les écoles fermées. Idem pour l’espace aérien et les frontières terrestres et maritimes. Il s’agissait pour notre pays, de danser plus vite que cette maladie qui avait déjà montré qu’elle peut se jouer des plateaux techniques les plus performants.
Le Sénégal n’étant pas dans le cercle des pays les plus équipés en médecine, la bataille de la prévention devait coûte que coûte être gagnée. C’est d’ailleurs la recommandation du Comité national de gestion des épidémies dont les avis étaient très écoutés par le président de la République.

Dans sa tenue de chef, Macky Sall entame des consultations sans discrimination aucune pour ne pas dire que toutes les couches de la population ont été reçues au Palais. Même ses opposants les plus hostiles ont accepté de le rencontrer au nom de la lutte contre un ennemi commun : la COVID-19.

L’Assemblée nationale vote une loi d’habilitation pour lui permettre de prendre les décisions qui siéent dans les meilleurs délais. Un chef d’Etat sénégalais n’a jamais été aussi soutenu dans une crise que Macky Sall. Preuve de cette carte blanche donnée au régime en place au début de la lutte, les violences policières contre les récalcitrants au premier jour du couvre-feu ont presque été approuvées par la majorité des sénégalais. Le président de la République avait les coudées franches pour bouter hors de nos frontières le coronavirus.
Mais il est vite rattrapé par la situation économique difficile d’un pays pauvre très endetté.
Le tissu économique national étant dominé par le secteur informel, le confinement pourtant réclamé par une partie de la population ne pouvait être envisagé au risque de plonger des millions de famille dans une dèche sans précédent. En plus de mettre en place un plan d’accompagnement des familles les plus vulnérables, avec au moins une enveloppe de 69 milliards FCFA, décision a été prise le 11 mai d’alléger les mesures restrictives pour permettre à l’économie nationale de reprendre timidement son souffle. Visiblement, c’est ce qu’il ne fallait pas faire.
Aux yeux de beaucoup de sénégalais, l’État avait montré les signes d’une démission face à un virus qui ne disait pas son dernier mot.  Du 02 mars au 11 mai, c’est-à-dire en 70 jours, 1886 cas avaient été recensés. Or, en 50 jours, la courbe est passée de 1886 patients déclarés positifs le 11 mai à 6586 le 28 juin, donc 4700 cas supplémentaires. Rien que pour le mois de juin, 72 décès ont été enregistrés, soit une moyenne de deux morts par jour. Un record depuis le début de l’épidémie dans notre pays.
Il est certes à noter la multiplication des tests de diagnostic mais ces chiffres sont révélateurs de la propagation fulgurante de la maladie dans la population d’où l’emploi de l’expression transmission par voie communautaire dans les communiqués quotidiens du ministère de la Santé. Cette dissémination va avec son corollaire, l’augmentation des cas graves et des décès.

La situation est devenue tellement incontrôlable que la réouverture des classes pour les élèves en classe d’examen programmée initialement le 02 juin, sera reportée au 25 du même mois. Apparemment pour le gouvernement du Sénégal, il faut sauver l’année scolaire, quel que soit le prix à payer.

En même temps, les hôpitaux n’ont plus de places pour accueillir les nouveaux malades. Des sites sont aménagés pour la prise en charge des cas dits asymptomatiques. Seulement, depuis quelques jours, ces sites ont atteint leur capacité d’accueil.
Conséquence  : beaucoup de malades sont aujourd’hui suivis à domicile. Et parfois ce n’est même pas le cas. Dans un district sanitaire de Dakar, au moins une trentaine de personnes testées positives sont priées de rester chez elles et d’observer les gestes barrières pour ne pas contaminer leur entourage.
Un entourage qui ne fait pas l’objet d’un traçage systématique. Or, c’est ce qui était pourtant de mise pour isoler le virus
Selon les témoignages que nous avons recueillis, se faire tester après avoir été exposé au virus relève aujourd’hui du parcours du combattant. Et pour ceux qui y sont parvenus, le risque de voir ses prélèvements égarés est très élevé. Les prélèvements des enfants d’une femme testée positive ont été égarés.
L’Institut Pasteur et les services du ministère de la Santé se renvoient la balle.
À côté de ces errements, le non-paiement des doctorants en 7e et 8e année de médecine engagés dans les centres de traitement. Ces étudiants qui ont suspendu leurs travaux de thèse pour se consacrer à la cause nationale ont été presque insultés par le ministère de la Santé qui, au bout de quatre mois de présence régulière dans les CTE au chevet des malades, leur fait savoir que rien ne le liait. Ils en tirent toutes les conséquences en mettant temporairement un terme à leur prestation dans les CTE de Diamniadio et de Dallal Diam.

Mais, selon nos informations, le mal est plus profond et ils ne seraient pas les seuls concernés par ce dédain des autorités. Les spécialistes qui devaient percevoir une prime selon leur spécialité, n’ont encore rien reçu. De même que les agents de nettoyage qui officient dans les sites aménagés pour les patients asymptomatiques.

C’est d’ailleurs en réponse à ce manque de considération, qu’ils ont eux aussi abandonné leurs postes et leur absence n’a pas tardé à se faire ressentir du côté du Hangar des pèlerins. Des images reçues ce samedi 27 juin, révélaient une face hideuse du site avec des ordures jonchés dans les couloirs et des toilettes plus qu’insalubres au grand dam de ses occupants.
Aux dernières nouvelles, le ministère aurait répondu favorablement aux revendications des grévistes. Ce qui veut dire qu’on devrait revenir à la normale. Mais ces dernières semaines, les autorités en charge de la riposte auront suffisamment montré que leurs épaules sont frêles pour mener à bien les missions à elles assignées. La barre doit être redressée pour éviter au Sénégal d’être le dernier de la classe dans la riposte africaine contre la COVID-19.

Vivre avec le coronavirus, le seul choix de Macky Par Madiambal Diagne

Un peu partout dans le monde, les Etats se sont rendu compte des limites de leur modèle socio-économique et les différents plans d’urgence dans les grandes puissances ressemblent davantage à des programmes pour préserver l’existant et rectifier bien des mauvaises décisions prises dans un passé récent. «Il nous faudra réinventer notre futur», pour reprendre le mot du Président Macron. Les contradictions entre les actions menées par les différents membres d’un ensemble comme l’Union européenne pour faire face à la crise et répondre aux préoccupations de leurs populations montrent que les Etats seront davantage poussés à faire des arbitrages entre les préoccupations purement nationales face à des enjeux partagés. L’Union européenne a compris la nécessité de serrer les coudes entre ses Nations et développer une solidarité agissante. Ainsi a-t-elle pu lancer, pour la première fois de son histoire, un emprunt de plus de 750 milliards d’euros au titre d’une dette communautaire. Une logique de navigation à vue a pu qualifier l’action de bien des Etats. Le Sénégal s’était montré proactif en anticipant sur un Plan de résilience économique et sociale. Après trois mois d’Etat d’urgence, les limites quant à la lutte contre la propagation du coronavirus ont pu être identifiées. Face à la nécessité de relancer l’économie du pays et d’éviter tout enlisement social, il est évident qu’une tentative de retour à la normale, malgré la présence du virus, devra être faite.
La vulnérabilité de toutes les Nations s’est révélée au grand jour avec le coronavirus. Pour le cas d’un pays comme le Sénégal, les contraintes techniques du système sanitaire, le choc au tourisme et la dépendance du pays aux appuis de la diaspora sont des enseignements majeurs. Le sursaut viendra d’une prise de conscience humble des limites, d’une réorganisation dans plusieurs domaines.

Le sous-dimensionnement des systèmes sanitaires

La pandémie du coronavirus interpelle stoïquement sur la faiblesse des systèmes sanitaires africains. Cette fragilité s’explique par le nombre insuffisant de lits d’hôpitaux, la faiblesse des plateaux médicaux et le nombre modeste de médecins et personnels médicaux en comparaison au poids démographique. Le Sénégal a pu sortir la tête de l’eau durant les deux premiers mois de la pandémie grâce à un personnel bien formé, des investissements qui ont pu être faits dans l’urgence. Cependant, le mois de juin, avec la multiplication des contaminations et des cas graves, a causé une augmentation subite du nombre de décès. Les craintes des professionnels de la santé sur une saturation des hôpitaux, comme cela a été le cas dans d’autres pays, étaient bien justifiées au regard de la situation actuelle. Avec un assouplissement des mesures et gestes barrières un peu partout dans le pays, il peut être craint que le virus soit encore là pour plusieurs mois.
Un réajustement des politiques sociales avec davantage de dépenses dans la santé doit être impératif dans l’après-coronavirus. Le défaut des équipements de santé se paie cher et on ne peut que s’alarmer face à cette situation. Le Président Sall a pu quelque part anticiper en donnant un curseur social au Plan Sénégal émergent (Pse). C’est ainsi que quatre nouveaux hôpitaux étaient déjà en chantier à Touba, Sédhiou, Kaffrine et Kédougou et seront réceptionnés dans quelques mois avec une capacité totale de quelque 1 000 lits et des équipements modernes. De nouvelles infrastructures hospitalières et de santé devront être inscrites en tête des priorités du nouveau plan quinquennal d’investissements en préparation.

Le choc au tourisme et aux transports aériens

Le tourisme est le secteur qui ressent de plein fouet les effets de la propagation du coronavirus. La fermeture des frontières, la baisse des flux de touristes, la réduction des activités directes et connexes, l’arrêt total sur bien des sites hôteliers font envisager le pire dans un secteur occupant une partie considérable de la population active du Sénégal. Le tourisme représente plus de 8% du Pib du continent africain, avec pas moins de 1, 4 milliard de touristes qui ont visité l’Afrique en 2018, d’après l’Organisation internationale du tourisme. Ces chiffres rapportés au Sénégal correspondent à un peu plus de 1 million 400 mille personnes qui ont visité le pays en 2017. Ce chiffre a pu connaître une hausse ces trois dernières années avec l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) se positionnant comme un hub. Les effets dévastateurs du Covid-19 sur le secteur touristique et les transports aériens poussent donc le Sénégal à affecter 45 milliards aux transports aériens, 15 milliards aux établissements hôteliers sous la forme de crédits et 12 milliards aux réceptifs réquisitionnés dans la prise en charge de personnes en contact avec des malades. Ces mesures visent à sauvegarder les emplois et éviter qu’une filière majeure peine à décoller de nouveau après des crises dont les dernières en date sont l’épidémie Ebola et l’exigence du visa d’entrée sénégalais.
Les efforts pour constituer une flotte nationale prometteuse avec Air Sénégal connaissent un coup d’arrêt avec la fermeture du trafic aérien suite à la propagation du coronavirus et des mesures d’endiguement. La sauvegarde de l’outil Air Sénégal est impératif, quels que puissent être les effets de la crise, d’autant plus que la compagnie a pu transporter un peu plus de 390 mille passagers en 2019. Il faudrait dans cette même logique qu’une compagnie sénégalaise, dirigée par des investisseurs privés, à savoir Transair, soit également assistée dans l’effort pour atténuer les impacts du Covid-19 sur les transports aériens. Transair opère depuis quelques années dans le Sénégal et dans la sous-région, permettant de désenclaver des parties du territoire. C’est une compagnie qui a pu connaître une bonne croissance depuis sa création et qui avait pu assurer un service public fort appréciable, surtout durant les longues années où le Sénégal était dépourvu d’un pavillon national. Qu’une crise comme celle du Covid-19 la mette à genoux serait un échec pour nos pouvoirs publics et démotivant pour bien des entrepreneurs dans différentes filières de notre économie !

Du tourisme

La question du tourisme interpelle nos autorités et nos populations pour une relance domestique forte. L’opportunité est enfin présentée pour une promotion effective du tourisme d’intérieur et d’une valorisation de nos terroirs. L’exemple se doit de venir d’en haut. Il n’y aura meilleur appui à l’économie de nos régions que si les Sénégalais se décident enfin à visiter leur pays. Les réceptifs hôteliers devraient, dans cette dynamique, adapter leurs prix pour permettre à la clientèle locale d’accéder à leurs services plus facilement. Les subventions et autres aides de l’Etat au profit des hôteliers pourraient être consacrées à une prise en charge partielle des coûts des séjours des nationaux dans les réceptifs.

Le coût social de la baisse des envois des migrants

Les envois de fonds des diasporas africaines sont des ressources considérables pour les populations du continent. La Commission économique pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies estime que ses ressources «devaient atteindre 65 milliards de dollars en 2020». Les effets du Covid-19 dont la perte d’emplois en Europe, en Amérique du Nord ainsi que la pratique du confinement mettent une partie de la diaspora africaine dans une situation trouble qui aura des conséquences dans des pays comme le nôtre. La Banque mondiale estime qu’au niveau international, les remises des migrants baisseront de 20% en 2020. Une telle situation peut s’avérer complexe pour un pays comme le nôtre où les envois de fonds des migrants sénégalais ont représenté entre 2015 et 2018 près de 10% du Produit intérieur brut (Pib), nous mettant dans le cercle des dix pays africains les plus tributaires des envois de fonds de leur diaspora, aux côtés des Comores, de l’Egypte, du Liberia, du Togo ou encore du Zimbabwe. Il va de soi que les ressources envoyées par les émigrés sénégalais vont énormément manquer à notre économie puisque beaucoup de nos compatriotes se trouvent dans des pays où les effets économiques du Covid-19 n’ont pas encore fini de se faire ressentir.
Les conséquences de cette pandémie sur la stabilité économique de la diaspora sénégalaise et sa contribution au bien-être des populations sont à prendre en compte. Le Professeur de relations internationales Roy Germano développe une théorie intéressante sur le poids des ressources envoyées par les diasporas sur le bien-être économique et social dans leur pays d’origine. Dans son ouvrage Outsourcing welfare : How the money immigrants send home contributes to stability in developing countries, il démontre avec les exemples des diasporas latino-américaines et africaines que les fonds envoyés par celles-ci sont gages de stabilité sociale et politique en plus de créer un mieux-être des populations en assurant les différents besoins des familles. Il faut voir le volume de transfert de fonds de la diaspora sénégalaise qui est passé en 2 000 de 233 millions de dollars américains à 2 200 millions de dollars en 2017 (près de 1 100 milliards de francs Cfa) sous ce prisme. Ces envois ont été encouragés par la mise en service de nombreux systèmes simples et souples de transferts de fonds. Des ressources considérables destinées à nos populations se réduiront cette année à cause des effets du Covid-19 partout dans le monde. Il appartiendra aux Etats africains de faire face de façon lucide et responsable au défaut de filet socio-économique qu’assurent nos diasporas.

Un Etat d’urgence en question

La question d’une prorogation de l’Etat d’urgence après trois mois se pose à différents niveaux au Sénégal. La lutte contre la propagation du coronavirus a exigé à ses débuts une prise de mesures exceptionnelles et un impératif de célérité. Cette situation a poussé à l’adoption d’une loi habilitant le président de la République à prendre par ordonnances des mesures relevant du domaine de la loi et l’instauration d’un Etat d’urgence. Certaines des mesures restrictives accompagnant l’Etat d’urgence se sont révélées contraignantes, voire dommageables pour des populations, dont les pratiques quotidiennes se heurtaient à ces réglementations d’exception.

Un jeu de desserrement des mesures et de traitements

 d’exception s’est imposé pour finir par vider l’Etat d’urgence de tout son sens dans un contexte de lutte sanitaire. Cette valse ou ces hésitations ou atermoiements dans l’application des mesures liées à l’Etat d’urgence ont pu faire peser dans l’opinion une idée d’impréparation, d’absence de coordination ou d’une navigation à vue. L’image de l’Etat a pu également en pâtir avec des actes de défiance par différents milieux sociaux.
Il semble maintenant que la voie serait de prôner un retour progressif à la normale en imposant le respect des mesures barrières et en accompagnant du mieux les populations. La reprise des cours pour les classes d’examen, la réouverture des lieux publics, l’autorisation des transports interurbains sont les premiers tests majeurs. De toute façon, il n’y a pas d’autre alternative. Il faudra vivre avec le Covid-19 comme nous vivons déjà tant bien que mal avec le Vih, la tuberculose, le paludisme ou bien d’autres pathologies qui se sont déjà révélées plus meurtrières au sein de notre population. Qui plus est, le Sénégal n’a plus le choix dans un contexte où tous les pays du monde ont décidé de s’ouvrir et de relancer chacun son économie. Il n’y a plus à travers le monde un pays qui voudrait s’entêter à continuer de fermer ses frontières et de confiner l’ensemble de sa population.

Suppression Du Poste De Premier Ministre : Seydou Guèye Parle D’un Choix Assumé

https://www.xibaaru.sn Invité de l’émission Objection sur la Sud Fm, Seydou Guèye s’est exprimé sur la question de la suppression du poste de Premier Ministre. Selon le chargé de la communication de la Présidence, il s’agit là d’un choix de gouvernance assumé qui donne des résultats en termes d’efficacité.
« Ce sont des options de gouvernance qui ont été prises et mises œuvre avec toutes les adaptations requises au niveau de l’organisation de l’Etat. L’objectif de cette réforme était de raccourcir les cycles de la prise de décision par le président de la République puisque le niveau de l’instruction de la décision par le Premier ministre a été enlevé. Ça donne une meilleure maîtrise et un meilleur suivi des dossiers », confie Seydou Guèye.

Remaniement en vue : Macky drague l’opposition et la société civile

https://www.seneweb.com S’achemine-t-on vers un remaniement ministériel en pleine pandémie de Covid-19? Selon Walf Quotidien qui vend la mèche, le casting pourrait être annoncé pour bientôt.
Macky Sall, retiré au niveau de sa seconde résidence de Popenguine où il s’est autoconfiné, profiterait de sa villégiature pour réfléchir sur un réaménagement technique du gouvernement.
Mieux, des caciques de l’opposition et des membres de la société civile devraient faire leur entrée dans ce gouvernement en gestation.

Coronavirus : Macky Sall va prolonger l’état d’urgence et le couvre-feu

https://actusen. C’est Vox Populi qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce lundi. Selon nos confrères. Le président de la République va saisir, une nouvelle fois, l’Assemblée nationale pour prolonger, pour une durée d’un mois, l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu. Ce, pour combattre l’épidémie à coronavirus.

DES MOTS SUR DES MAUX – Démocratie énervée Par CALAME

http://www.sudonline.sn L’isolement volontaire depuis le 24 juin du président de la République, malgré un test (négatif) à la Covid-19, pour une durée d’au moins deux semaines, a répandu la rumeur (on dit qu’elle est le plus vieux média du monde) de la vacance du pouvoir. Dès le lendemain, sur la chaîne de la télévision publique, à une heure de grande écoute, le ministre Seydou Guèye, son conseiller en communication, y coupe court et déclare  :  « L’État n’a aucun problème de continuité. Donc, il n’y a aucune vacance du pouvoir, il n’y a pas besoin d’intérim. Le Président, à partir de sa position de chef de l’État, de commandant des troupes, continue à gérer la situation de la façon la plus normale. Encore une fois, il n’est pas malade»
L’article 39 de la Constitution votée par référendum en mars 2016 énonce les conditions de la vacance du pouvoir  :  «En cas de démission, d’empêchement ou de décès, le Président de la République est suppléé par le président de l’Assemblée nationale. Au cas où celui-ci serait lui-même dans l’un des cas ci-dessus, la suppléance est assurée par l’un des vice-présidents de l’Assemblée nationale dans l’ordre de préséance».
En ces temps de Coronavirus, l’Assemblée nationale, elle-même a vu 26 de ses députés de la Commission des Lois, placés sous surveillance médicale, après avoir été en contact avec une des leurs, contaminée. Mais ceci n’est qu’une parenthèse. L’interprétation “populaire” de cet article relatif à la vacance du pouvoir, au-delà des sarcasmes qui s’en sont suivis dans les réseaux sociaux, pose plus sérieusement une fois encore, la question de l’aménagement du pouvoir au sommet de l’Etat. Chacun des Présidents a eu un rapport particulier avec cet aménagement, rapport, il est vrai résultant d’un contexte politique précis, mais qui est également fonction, plus subtilement, de la personnalité même de chacun d’eux. Senghor, dominé par les doutes d’une nation naissante nouvellement indépendante, est demeuré hésitant à couper le cordon ombilical le liant à la France.
Sa francophilie en est assurément la raison et l’attrait s’est traduit par une reproduction constitutionnelle hexagonale. Même si, soit-dit en passant, en ces temps-là, les Etats à qui l’indépendance venait d’être accordée, ont eu du mal à se départir du modèle de la puissance qui les avait colonisés. Pour Senghor, très vite, l’exercice du pouvoir va révéler la difficulté d’avoir un pouvoir exécutif bicéphale, avec un Président de la République et un « Président du Conseil ».
La crise de décembre 1962 qui n’en finit pas de faire parler d’elle, presque 60 ans après, achève la difficulté d’avoir un attelage de deux hommes forts, tant du point de vue de leurs pouvoirs que du point de vue des personnalités respectives de Senghor lui-même et Mamadou Dia.
Sorti « victorieux » du conflit qui l’a opposé au Président du Conseil Mamadou Dia, Senghor traduit en termes constitutionnels la prépondérance du chef de l’Etat  : le poste de Premier ministre est supprimé, les ministres et les secrétaires d’Etat doivent lui rendre compte, sans perdre de vue, qu’ils peuvent être démis à tout moment. Mieux, ils ne sont responsables que devant lui. Le Sénégal rompt donc avec sa “tradition” parlementaire et dans le même temps, la conception senghorienne du pouvoir est mise en exergue. Le pouvoir ne se partage plus. De ce point de vue précis, c’est l’héritage qu’il a légué à tous ses “illustres” successeurs. La bonne marche de l’Etat requiert que soit “répudié” tout schéma de dyarchie.
Fatigué d’être le centre de la vie politique, lassé d’une prépondérance qui pourrait très vite «dévaloriser» la fonction présidentielle en la banalisant, parce que obligé de se mêler de tout, Senghor nomme un Premier Ministre, mais dont fonction n’a plus rien à voir avec celle du « président du Conseil » de 1962. Le Premier ministre est sous la dépendance étroite du Président, lequel détermine la politique de la Nation et peut quand il veut le révoquer.
La création de la fonction ne doit pas, non plus, faire illusion : aucune volonté d’amorce pour changer la substance du régime. Ici, il s’agit simplement de trouver un « collaborateur », dont la loyauté sera, on le devine bien après les événements de 1962, une qualité essentielle. L’homme qui sera choisi pour occuper le poste est conforme aux arrières pensées du Président  : administrateur effacé, ancien secrétaire général de la Présidence, n’ayant a priori nulle ambition politique, le Premier ministre Abdou Diouf paraît bien faire l’affaire.
Sa longévité à ce poste en atteste. Il l’a occupé sans discontinuer de 1970 à 1981. Il est juste de retenir du passage de Senghor, l’ouverture pluraliste, cette particularité longtemps sénégalaise, en un temps où le monopartisme était la règle un peu partout sur le continent africain, même si celui-ci est resté limité à l’époque, le Président voyant dans un pluralisme sans borne un «  péril mortel  » pour une démocratie jeune. La présidence d’Abdou Diouf est plus contrastée. En plus de la suppression puis du rétablissement de la fonction de Premier ministre, en 1983 et en 1991 respectivement, la création du Sénat en 1998, le réaménagement du pouvoir judiciaire avec la réforme de 1992, la réforme de mai 1981, qui a ravi la palme est celle qui fait sauter le verrou de la limitation du nombre de partis politiques, consacrant une liberté que d’aucuns, jusqu’à présent estiment l’usage abusif.
Le « libéralisme » politique de la présidence de Diouf constituera une sorte de marque de fabrique de la démocratie sénégalaise, alors perçue comme une exception heureuse en Afrique. C’est sans doute cela qui explique que notre pays n’ait pas connu le rite de la « Conférence nationale », des cénacles élargis à toutes les « forces vives », où la parole critique se libère, où le pouvoir politique consent à entendre ceux qu’il a longtemps ignorés ou réprimés, s’il ne le partage avec eux. Malgré ces avancées, d’autres réformes presque unilatérales, fortement inspirées à Abdou Diouf par son parti dont la longévité au pouvoir, a réduit la lucidité et donné le mirage d’une invincibilité qui n’en était qu’illusoire  : la suppression du « quart bloquant », le retour au septennat, sont autant d’initiatives regardées, au moins dans le pays, comme des reniements démocratiques.
Et l’homme, ne partageant le pouvoir avec personne semblait avoir perdu le sens des nuances démocratiques, même si on ne doute pas qu’il se soit converti à l’autocratie, l’usure du pouvoir l’a éloigné des réalités et affaibli son jugement politique. En 2000, quand survient la première alternance, la ferveur constitutionnaliste accompagne celle politique. L’une des principales promesses de l’opposition qui venait d’accéder au pouvoir, a été la mise en place d’un « régime parlementaire ».
Le débat institutionnel se trouve alors placé au cœur du projet politique des nouveaux gouvernants, et une Constitution est bientôt adoptée, dont on escomptait qu’elle éviterait les dérives de l’ancienne. Mais ce n’était qu’une illusion. L’illusion qu’il suffit d’avoir de bons textes pour avoir une bonne pratique des institutions. Comme jamais dans notre histoire, l’aménagement du pouvoir n’a sans doute paru aussi compromis dans des querelles partisanes, voire personnelles. La Constitution elle, a perdu de sa solennité, les réformes de circonstances en ont tué la majesté. Entre 2001 et 2010, elle a été modifiée au moins une dizaine de fois, mais manquant toujours cruellement de précisions qui ne prémunissent pas d’interprétations que l’on constate encore aujourd’hui, malgré le « oui » accordé à une Constitution votée par référendum en mars 2016.
C’est sous les mandats de Abdoulaye Wade que la question du partage de pouvoir s’est posée, jusqu’à la caricature. Dès élu, alors que la coalition qui l’a porté au pouvoir discutait des différents postes à pourvoir, il lui signifia d’entrée que « c’est (lui) l’élu  ». Vice-présidence, dyarchie, héritier, ces mots n’ont jamais été autant utilisés que sous Abdoulaye Wade, Secrétaire national du Parti démocratique sénégalais ou président de la République. La captation politique du pouvoir pour ses fils politiques, Idrissa Seck, puis Macky Sall, ensuite familiale et politique pour son fils biologique, chargée à un moment d’une polarisation affective et émotionnelle forte, pour l’un ou pour l’autre selon les séquences politiques, n’en a pas moins empêché qu’ils ont lavé leur linge sale en public, faisant de celui-ci un espace de règlement des conflits domestiques et politiques.
Devenu président de la République, après avoir lui-même été Premier ministre, Macky Sall n’en n’a pas moins éprouvé trois, à ce jour. Le dernier en date, dont le poste a été supprimé en avril 2019, est apparu, en quelques déclarations, en quelques formules à l’emporte-pièce, en quelques interviews trop abruptes, comme un homme qui ne doute point. Il a traversé la station primatoriale sans vraiment la marquer. Impérieux et annonçant les pires avanies à ceux qui se permettaient d’émettre des réserves sur les programmes et/ou les actes posés par le Président de la République, il a déployé un tapis sous les pieds de ce dernier, qui n’en demandait sûrement autant et qui s’en débarrassa sans mettre de gant. Macky Sall devient dans le même temps, chef du gouvernement.
Exit le poste de Premier des ministres. Mohammed Boun Abdhallah Dionne est nommé ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République. Sans Premier ministre depuis plus d’une année, interpellé de toutes parts par toutes les couches de la population à qui il a demandé « d’apprendre à vivre avec la Covid-19, Macky Sall, Sall, «à partir de sa position de chef de l’État, de commandant des troupes, continue à gérer la situation de la façon la plus normale», pour reprendre Seydou Guèye, en ce temps de loi d’habilitation qui nous régit depuis le 1er avril. Et ce n’était pas un poisson. Dans ce pays qui a le goût de l’homme providentiel doté de tous pouvoirs, le «quinquennat, cette démocratie énervée» comme lu quelque part, les éléments constitutifs de la gestion pouvoir, n’ont pas beaucoup varié. Or, c’est une pratique, une culture des uns et des autres qui aide un pouvoir à faire ses preuves

Alassane Kitane : «Troisième Mandat…Une Question De Décence Et De Pudeur, Pas De Droit»

Depuis quelques temps, des juristes, des hommes politiques et quelques leaders d’opinion, soulèvent un débat qui aurait dû être tranché par Macky Sall depuis longtemps pour éviter des soubresauts périlleux dans le futur. Il avait toute la latitude de faire ajouter une disposition transitoire pour régler la question de savoir si le mandat de sept ans est concerné par le décompte. Profitant de cette faille, ses juristes font du tapage pour instiller dans les esprits la plausibilité d’une quête de troisième mandat par l’actuel président. Il faut savoir que parmi les scientifiques il y en a dont la probité morale est intellectuelle est indubitable  : le Pr Jacques Mariel Nzouankeu est de ceux-là. Mais certains scientifiques sont des serviteurs de causes, d’intérêts ou de l’idéologie. C’est difficile donc de ne pas croire qu’il n’y a pas parmi ces gens des volontaires ou des agents d’une entreprise de communication dont la synchronie est d’ailleurs suspecte. On dirait un piano sur les touches duquel on joue avec frénésie, mais aussi par calcul méticuleux, des notes destinées à habituer durablement nos oreilles à consommer la symphonie. Rien n’est fortuit dans le choix des personnes et dans le timing des sorties, relativement à l’actualité et aux actes posés par le Président. La question que nous nous posons quant à nous est de savoir si le bon sens et l’éthique ne suffisent pas à trancher contre un troisième mandat du Président Macky Sall.
La Constitution émane du peuple, elle est la traduction de la volonté du peuple en Loi. Mais nous savons tous qu’il peut y avoir écart, et même trahison, entre la volonté du peuple et la façon dont elle est transcrite en lois par les spécialistes. Rousseau n’avait sans doute pas tort de penser qu’il faudrait des dieux pour donner des lois aux hommes. Ce que le peuple veut et qu’il a montré en 2012, c’est : JAMAIS PLUS DE DEUX MANDATS. Entre ce que le peuple veut et ce qui a été réellement écrit dans la Loi, qui a la précellence ? Mais la question préjudicielle qui nous sera servie est de savoir : qui est habilité à dire ce que le peuple veut ? La réponse nous paraît évidente : c’est le Conseil constitutionnel ou le peuple lui-même en reprenant, par la rue, sa souveraineté. « La première et plus importante maxime du gouvernement légitime ou populaire, (…) est de suivre en tout la volonté générale ; mais pour la suivre il faut la connaitre, et surtout la bien distinguer de la volonté particulière en commençant par soi-même ; distinction toujours fort difficile à faire, et pour laquelle il n’appartient qu’à la plus sublime vertu de donner de suffisantes lumières » disait fort justement Rousseau (« Discours sur l’économie politique » In Tome V de l’Encyclopédie en 1755).
Parmi les défenseurs de la légalité d’une candidature de Macky à un autre mandat en 2024, il y en a qui évoquent la décision du Conseil constitutionnel N°1/C/2016 du 15 Février 2016. Or, même si on n’est pas juriste, on sait que le Conseil constitutionnel a été saisi, non sur le nombre de mandats, mais sur la question de savoir si la réduction du mandat pouvait s’appliquer à celui en cours. Le reste est maintenant une question d’inférences de juristes ; car le droit est parfois comme l’axiomatique en mathématique  : c’est de la cohérence du raisonnement que les conclusions tirent leur force et leur validité. Il faut dire d’ailleurs que cette saisine du Conseil constitutionnel n’était pas opportune, il suffisait à Macky, pour honorer sa parole, de démissionner. Mieux, si la modification constitutionnelle ne vise pas le mandat, mais la personne « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs », (j’allais ajouter « quelle que soit la durée du mandat et quel que soit le régime de la Constitution considérée ») la révision de 2016 serait non seulement inutile, mais aussi nocive pour l’idéal qui était poursuivi.
C’est quoi finalement l’esprit de la Loi ? Quelle est sa finalité ? A quoi sert une Constitution ? Voilà pourquoi il est légitime de s’étonner que notre pays n’ait toujours pas opté pour une Cour constitutionnelle qui aurait plus de prérogatives et de liberté. Pourquoi Macky avait-il alors changé la Constitution sur ce point (étant entendu qu’il aurait pu passer par l’Assemblée nationale pour changer la durée du mandat) dès lors que celle de Wade avait déjà réglé le problème ? Donc les théoriciens du troisième mandat sont en train de nous suggérer que Macky a justement changé la Constitution, non pour la consolider, mais pour la déconsolider ; qu’il n’a pas saisi le Conseil constitutionnel pour diminuer son mandat, mais pour installer une confusion ; non pour ne pas faire comme Wade mais justement pour faire comme lui ! C’est donc ça le piètre génie politique de ce Président ?
Conclusion  : donc Macky a voulu arnaquer ses compatriotes ! Macky nous aurait proposé une révision constitutionnelle pour finalement prétendre à trois mandats (soit dix-sept ans de pouvoir ! ) alors qu’il avait saisi le Conseil constitutionnel pour savoir si son premier mandat pouvait être réduit de sept à cinq ? C’est quoi ce charabia ? Pourquoi voulait-il alors réduire son mandat ? Dans l’esprit de Macky Sall, inspirateur de la Constitution, douze ans de Wade, c’est trop, mais lui peut non seulement faire douze ans, mais aussi prétendre à plus ! Quand-est-ce que ce ping-pong constitutionnel va donc cesser, étant entendu que le prochain président pourra faire voter une nouvelle Constitution, laisser la porte ouverte à des interprétations « dé-consolidantes » pour parler comme l’autre ?
Notre pays ne mérite pas ce jeu de ping-pong ; notre démocratie doit stabiliser certaines questions qui relèvent du bon sens et non du droit. Nous ne sommes pas un peuple qui balbutie, démocratiquement parlant. Sous ce rapport, ceux qui théorisent et font l’apologie d’un mandat illimité méritent d’être poursuivis en justice pour perversion de la Loi et incitation à la forfaiture. Ces chefs d’inculpation seraient, en tout cas, moins farfelus que ceux pour lesquels le commissaire Boubacar Sadio avait été inquiété. La science est utile, mais elle n’est pas indispensable à l’homme. En revanche, un homme qui vivrait sans aucune forme de sagesse cesserait d’être un homme. Ce qu’il nous faut sur cette question, c’est en fin de compte, une étincelle de lucidité et de sagesse de la part du Président Macky Sall. Il ne faut pas rêver, les lois ne peuvent pas tout régler dans une société humaine  : il y a des choses qui relèvent davantage de la sagesse humaine que du droit positif.  Nous devons, sous ce rapport, exiger que dans la future Cour constitutionnelle, d’anciens Présidents de la république, des professeurs titulaires de philosophie et de sociologie, siègent à côté des professeurs de droit.Alassane K. KITANE

BIENTOT UN AN APRES SA LIBERATION–QUE RESTE-T-IL DU “KHALIFE” DE DAKAR ?

NETTALI.COM  – Jadis présenté comme un sérieux prétendant à la magistrature suprême, Khalifa Ababacar Sall semble de plus en plus relégué au second rang dans la hiérarchie des ténors de la classe politique sénégalaise. Bientôt un an après sa sortie de prison, mais l’homme ne dégage plus une grande envie de se battre.
Khalifa Ababacar Sall est-il toujours prêt, comme tout homme politique, à donner des coups et en recevoir ? La question taraude l’esprit des observateurs. Tant l’ancien maire de la ville de Dakar ne donne plus l’image d’un combattant prêt à en découdre avec ses adversaires. Pourtant, l’ex-secrétaire politique du Parti socialiste (Ps) était jusqu’à une période assez récente présenté comme un sérieux prétendant au fauteuil présidentiel. Mais il semble que son long séjour à la sinistre prison de Rebeuss a laissé des séquelles et lui a peut-être fait perdre le goût du combat politique.
Arrêté en mars 2017 dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Khalifa Sall était sans doute dans la phase la plus ascendante de son parcours politique. Trois ans plus tôt, il rempilait à la tête de la municipalité de la capitale malgré le combat farouche que lui a mené le pouvoir de Macky Sall. D’ailleurs, son arrestation avait été interprétée comme “une manoeuvre politique destinée à écarter le charismatique ancien maire de Dakar de la course à la présidentielle de février 2019“.
Et malgré les critiques et dénonciations aussi bien au Sénégal qu’ailleurs, le pouvoir de Macky Sall est resté droit dans ses bottes. Au terme d’un procès de plus de deux mois, Khalifa Ababacar Sall, alors député et maire de Dakar, est condamné à 5 ans de prison ferme pour escroquerie portant sur des deniers publics.  Il perd, par la suite, ses mandats de député et de maire de Dakar. Ce n’est que le dimanche 29 septembre 2019 qu’il recouvre la liberté. Macky Sall profite d’un vent de réconciliation qui souffle sur le pays après l’inauguration de la mosquée Massalikul Jinaan pour lui accorder une remise totale de peine. Deux de ses anciens collaborateurs, dont Mbaye Touré, proche de la famille du khalife général des mourides, sont aussi graciés. Ce dimanche-là, Khalifa Ababacar Sall fait un triomphe dans les rues de Dakar. Des centaines de Dakarois sortent pour l’acclamer. Mais ceux qui pensaient que le “Khalife” de Dakar allait vite reprendre sa marche victorieuse vont vite déchanter.
En dehors de quelques rares et timides sorties, l’ancien maire de Dakar qui a, entre temps, perdu des soutiens comme Moussa Sy des Parcelles Assainies et Banda Diop de la Patte d’Oie, disparaît de la circulation. Il faudra attendre l’apparition de la Covid-19 au Sénégal pour le voir répondre à l’appel du Président Macky Sall. Et c’est un homme visiblement affaibli qui sort de l’audience avec le chef de l’Etat. Avant de clamer son soutien au gouvernement dans sa lutte contre le coronavirus. Ce qui n’est pas pour plaire à son fidèle lieutenant, Barthélemy Dias.
Mais que reste-t-il de la force de frappe de Khalifa Sall ? Difficile à mesurer. Toujours est-il que le doute s’installe dans les rangs de Taxawu Dakar. Et certains n’excluent plus un rapprochement avec le pouvoir de Macky Sall. L’épouse de ce dernier est allée présenter ses condoléances à la famille de Khalifa Sall suite au décès de sa tante. Et la dernière sortie du maire de Grand-Yoff sur la gestion de la crise de la Covid-19 a davantage semé le doute sur les intentions de son mentor. Madiop Diop n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Mansour Faye, beau-frère du Président Macky Sall. Est-ce suffisant pour parler d’un rapprochement ou d’une éventuelle entrée du camp de Khalifa Sall dans un gouvernement ? L’avenir nous édifiera.

Amadou Ba sur ses relations avec Macky Sall “C’est lui qui a sollicité mon aide en politique”(vidéo)

https://www.jotaay.net Après la victoire de l’Alliance pour la République (Apr) à la précédente présidentielle de février 2019, l’ancien Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a été nommé au poste de ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Une nomination ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive. Nombre d’observateurs avaient avancé la thèse selon laquelle, Amadou Ba, s’était senti lésé. Arguant que l’homme a voulu resté à son département d’avant le remaniement. Invité à la Tfm, M. Ba a saisi l’occasion pour revenir sur ses rapports avec le Président de la République, Macky Sall.
C’est contre toute attente qu’Amadou Ba déconstruit toutes les théories agitées autour de cette affaire de nomination. Le ministre des Affaires étrangères qui affirme que les relations qui le lient à Macky Sall sont immenses à bien des égards. Même si, ajoute-t-il, il ne faisait pas partie de ceux qui ont accompagné l’actuel locataire du Palais de Roume dans la marche vers la magistrature suprême en 2012. “C’est en 2013 qu’il (Ndlr : Macky Sall) qu’il m’a appelé pour me dire qu’il va me nommer ministre de l’économie et des finances. J’ai accepté et je me suis donné à fond (…)“, a conté Amadou Ba précisant que pendant ses trois premières années, il n’avait pas de carte de l’Apr. Ce, jusqu’à ce que le Président l’invite à l’aider sur le plan politique. Chose, dit-il, qu’il n’a pu réfuté.

2016, l’an fatidique

A en croire Amadou Ba, son entrée dans l’attelage gouvernemental de Macky Sall remonte en 2013. Mais l’année 2016 aura été fatidique en ce sens qu’il a coïncidé avec le référendum.”Nous étions victorieux par la grâce de Dieu. Et j’ai participé à la victoire sur le plan qu’on m’avait confié aux Parcelles Assainies“, a-t-il dit indiquant que c’était la veille des législatives de 2017 qu’il a été informé que son nom figure sur les listes.

Amadou Ba : »Le président a toujours confiance en moi»

iGFM-(Dakar) «Je connais Ousmane Sonko parce qu’il a été mon collègue aux impôts et domaines, mais je ne suis pas fou pour le soutenir alors que je suis dans l’administration. Ces accusations me font rire.», C’est en ces termes que le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba a encore réfuté les accusations selon lesquelles, il serait le sponsor de la campagne présidentielle du leader du Parti Pastef, Ousmane Sonko.
Amadou Ba a également profité de l’interview qu’il a accordée à la TFM pour répondre à ses détracteurs qui l’accusent de lorgner le fauteuil du président dans le parti pour les prochaines élections. «Je me bats pour le président Macky Sall et pour la continuité de sa vision. La loyauté est une vertu sur laquelle je ne transige pas. Et c’est cette loyauté qui me lie au Chef de l’Etat. Et je pense que, si je suis encore dans le gouvernement, C’est parce que le président de la République me fait encore confiance. », a déclaré Amadou Ba.
Le responsable de l’APR a également clos le débat sur ses relations supposées tendues avec ses camarades de parti. Il soutient qu’il n’a jamais tenu des propos discourtois à l’endroit de ses camarades de parti, et de Macktar Cissé en particulier comme le supposent certains.

Accusé d’être proche de Sonko – Amadou Bâ se lave à grande eau et…

https://www.leral.net Le ministre des Affaires Etrangères, Amadou Bâ , invité de Pape Ngagne Ndiaye s’est dédouané de la proximité avec Ousmane Sonko, le plus en vue des opposants. Il était invité à la TFM ce dimanche.
Il en a profité pour pour répondre aux accusations portées contre lui sur ses ambitions politiques et son agenda caché.
« Macky Sall a fait tellement pour moi, que ça ne me traverse jamais l’esprit de poser un acte de défiance ou de trahison envers lui. En 2012, je ne l’ai pas soutenu parce que j’etais un fonctionnaire à qui le Président a fait confiance pour me nommer dans son gouvernement, à ma grande surprise.
A propos des accusations comme soutien de Sonko, vraiment je ne suis pas fou pour faire une chose pareille et les gens qui m’accusent de trahison ou d’avoir un agenda personnel sont incapables de fournir la moindre preuve », s’est-il lavé à grande eau..

EDITION SPECIALE SUR TFM – Qu’est-ce qui fait courir Amadou Bâ ?

NETTALI.COM – Alors que les téléspectateurs attendaient une annonce officielle de la part du ministre des Affaires Etrangères dans une « Edition Spéciale » de la TFM, ce dimanche 28 juin, ils ont eu droit à une sortie aux allures d’agenda personnel d’Amadou Ba. Ce dernier n’aura au finish fait que désigner des lieux communs, en s’exerçant à démontrer sa « loyauté » à Macky Sall. Qu’est-ce qui a bien pu motiver cette tribune ?
Quel prétexte a pu bien motiver cette « Edition spéciale » avec Amadou Bâ, que la Tfm nous a servie ce dimanche soir ? On aurait compris qu’un événement d’une envergure diplomatique particulière eût lieu ou d’autres questions relevant de la zone de compétence du ministre des Affaires, mais rien de tout cela à l’arrivée. De nombreux spectateurs de la Tfm ont dû rester sur leur faim après avoir suivi l’émission drivée par le binôme Abdoulaye Cissé et Pape Ngagne Ndiaye.
Il coule de source que tout ce qu’il y a de « spécial » dans cette édition, ne le sera qu’aux yeux du chef de la diplomatie sénégalaise qui a profité de cette tribune pour donner des gages de loyauté au président de la République. Ce, dans un contexte où des soupçons sont portés sur sa personne au sujet de la succession de Macky Sall, et sur fond de rumeurs croissantes mettant en perspective la formation d’un nouveau gouvernement et une histoire de cabales politiques. En d’autres termes, Amadou Bâ a réédité le numéro qu’il a servi, il y a quelques mois, aux auditeurs du « Jury du Dimanche » de Iradio, quand il s’est agi pour lui de balayer d’un revers de la main toutes les rumeurs qui lui prêtent de monter une cabale dans les entrailles du pouvoir aux fins de se mettre sur orbite pour succéder à Macky Sall.
Prenez un exemple ! Au cours de cet entretien avec Tfm où le champ lexical de la « loyauté » a été épuisé, le ministre des Affaires étrangères ne cessait de répéter qu’il doit son ascension à la confiance du chef de l’Etat et qu’il ne ménagera aucun effort pour mériter cette confiance. « Je n’ai rien fait pour aider le président Macky Sall à accéder au pouvoir en 2012, non plus je n’ai pas posé un acte pour tenter d’empêcher son élection. J’étais un fonctionnaire au service de la République à la tête de la Direction générale des impôts et domaines et quand il m’a trouvé sur place, il m’a renouvelé sa confiance, avant de me nommer ministre en septembre 2013. C’est lui qui m’a demandé de soutenir son action politique et c’est ce que je fais depuis 2016 avec tout l’engagement nécessaire », rassure l’invité de la Tfm.
Il a aussi insisté sur le fait qu’il n’avait pas la carte de l’Apr, et que ce n’est que par le bon vouloir de Macky Sall qu’il est arrivé à ce niveau, reprenant les éléments de langage de Mame Mbaye Niang, qui lui dénie toute légitimité historique pour pouvoir prétendre succéder à l’actuel président de la République.

Au sujet de Ousmane Sonko, il a nié avoir fiancé la campagne de cet opposant, alors que Pape Ngagne Ndiaye le relance sur les rumeurs qui le décrivent comme le bailleur du leader de Pastef. M. Bâ se montre d’ailleurs plus explicite en wolof recherché : « sama khèl khalatouko Dofouma dofanéwoumako di dimbli kène en tant qu’agent de l’Etat ».  (En tant qu’agent expérimenté de l’Etat je ne suis pas si fou pour oser financer un opposant).

L’édition spéciale a également servi de prétexte à Amadou Bâ pour minimiser les remous notés dans les rangs de l’Alliance pour la République aux Parcelles Assainies. « Ce n’est pas mon leadership qui est contesté, ils me reprochent d’être parfois absent et je suis en train de corriger », rectifie-t-il.
Le ministre a toutefois enté de relativiser la portée de l’apport de son supposé rival, le maire Moussa Sy, dans la victoire du candidat Macky Sall dans cette commune très stratégique de la capitale. Ainsi, dira-t-il : « Nous avons renversé la tendance dans la commune depuis 2016, nous avons encore gagné aux législatives de 2017, quel que soit par ailleurs l’apport de Mousa Sy ».
En somme, le chef de la diplomatie, qui dit qu’il n’existe aucun nuage entre le chef de l’Etat et lui, renouvelle son allégeance à Macky Sall et promet de l’accompagner « sur tous les plans », jusqu’en 2035. Sauf qu’en 2035,

Moustapha DIAKHATE : «Macky SALL A Violé La Loi Relative Au Domaine National»

http://www.walf-groupe.com Dans un post sur sa page Facebook intitulé «Ndengler, la face rurale d’une prédation foncière»,  l’ancien Chef de cabinet du chef de l’Etat, Moustapha Diakhaté indique que le fautif dans cette affaire, n’est personne d’autre que «le Président de la République, Macky Sall».
Ce dernier qui sort un autre décret différent de celui brandi par la fille du patron de  la Sedima, souligne qu’«en octroyant par le décret n°2015-548 en date du 23 avril 2015, des terres de d’une superficie de plusieurs hectares du domaine national, Macky Sall a violé la Loi N° 64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national ». Selon lui, l’article 8 de ladite loi stipule que   «les terres de la zone des terroirs sont affectées aux membres des communautés rurales qui assurent leur mise en valeur et les exploitent sous le contrôle de l’Etat et conformément aux lois et règlements».
En vertu de cette disposition, Moustapha Diakhaté qui appuie son argumentaire sur trois points, explique que, l’Etat n’est pas propriétaire du domaine national pour pouvoir l’affecter à un privé. «Ce sont les collectivités territoriales qui sont les seules habilitées à donner des terres du Domaine national aux seuls membres de la collectivité et non le Président de la République. Pour disposer d’un lopin de terre d’une collectivité territoriale il faut, au préalable, appartenir à la Collectivité territoriale. Ce qui n’est manifestement le cas pour Monsieur Babacar Ngom», déplore-t-il.  Avant de préciser que «le décret n°2015-548 en date du 23 avril 2015 privatisant une partie des terres de Ndengler est illégale et discriminatoire. Il viole la loi N° 64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national et sape dangereusement l’égalité des citoyens devant la loi en attribuant un titre de propriété à l’agro-business. Alors que la loi sur le domaine national l’interdit pour les membres de la Collectivité territoriale de Ndiaganiao.  Il remet également en cause les grands principes du domaine national que sont la non transmissibilité, l’inaliénabilité et l‘incessibilité des terres. C’est aussi une grave menace pour la décentralisation, par la réduction du degré d’implication des collectivités locales dans la gestion des domaines».Salif KA

Foncier À Ndingler : Bassirou Diomaye Faye Détruit Babacar Ngom, Champion national ou vampire national ?

« Vous voulez nourrir des poussin, nous voulons nourrir des humains » _ Vieux Galgoor Dione. Patriarche à Ndingler.
La création de champions nationaux aptes à aller à la conquête de la sous-région, de l’Afrique voire du monde est un pilier fort de mon engagement en politique. Le patriotisme économique est à mes yeux sacré. Mais j’abhorre l’injustice au plus haut point. Je déteste voir les supposés plus forts écraser les plus faibles.
Ne tuons pas nos champions nationaux. Mais ne laissons nos champions nationaux muter en vampires sans foi ni loi ou en capitalistes cyniques et dépourvus de l’éthique minimale des affaires.
A Ndingler intervient un couple de bienfaiteurs (Roland Rince et Gisou Rince) par le truchement de leur association « Cœurs et mains liés ». Des blancs pure souche, de nationalité française. Quand ils sont arrivés dans ce village auquel l’Etat n’a presque rien donné, tout le monde a su qu’ils avaient l’âme humaine et sensible. J’ignore leur confession mais ils ont agi en croyants.
La liste de leurs réalisations au profit des habitants est éloquente et le bail se poursuit :
ü Construction de 4 salles + clôture entière de l’école ;
ü Construction de logements pour les Enseignants ;
ü Construction d’une case de santé ;
ü Dotation d’une ambulance ;
ü Dotation du moulin à mil pour réduire la pénibilité des travaux des femmes ;
ü Construction du local qui abrite le moulin à mil ;
ü Construction d’une case des tout-petits ;
ü Construction d’une boutique pour le village + marchandises de départ d’une d’environ de huit-cent mille (800.000) francs ;
ü Construction d’un foyer des jeunes ;
ü Formation d’une cohorte de jeunes dans les domaines suivants : santé, électricité et couture ;
ü Forage de quatre (04) puits ;
ü Achats de chèvres pour certains villageois dans le cadres des dons circulaires qu’ils ont initiés ;
ü Prise en charge de frais médicaux pour certains villageois etc.
Il y a un (01) an, Roland Rince est décédé. Et madame Rince s’est fait le devoir de perpétuer l’œuvre de l’association qu’elle partageait avec son mari. Pourtant, ils n’ont pris aucun centimètre carré aux paysans de Ndingler. Aucun !
A ceux qui disent que Babacar Ngom est un modèle de réussite, je dis, sans savoir sur quoi cette réussite est bâtie, que je partage votre opinion. La success story telle que racontée parle pour lui… Mais aucune réussite ne donne droit à nulle personne le droit d’extorquer, d’affamer et finalement de tuer les plus pauvres.
Les agissements violents à Ndingler m’ont ôté toute l’estime que j’ai pu avoir pour l’homme. Je le trouve cynique. Je le trouve inhumain. Au-delà de l’entrepreneur intrépide sous les dehors duquel il apparait, l’affaire de Ndingler a mis à nu, son vrai visage.
Lorsque, poursuivi par la clameur Akilee, il fut contraint par les membres du club des investisseurs de publier une lettre d’excuses au peuple sénégalais, voilà ce qu’il eût dit : « Le vendredi est pour les jours de la semaine ce qu’est le Ramadan parmi les autres mois de l’année, ai-je appris d’un Saint Homme.
Ce vendredi 22 mai 2020 est le dernier de ce mois béni qui, dans quelques jours, in chaa Allah, nous offrira l’heureuse opportunité d’unir nos cœurs dans la paix de la Korité.
Le mois béni du Ramadan, et spécialement le jour de l’Aïd, est toujours une occasion de nous tourner vers Allah (SWT), Lumière des Cieux et de la Terre, pour implorer Sa Miséricorde et clamer Ses Bienfaits. Il est le Maître de l’Univers et du Temps.
Aussi, réfugié auprès de Lui, je saisis l’occasion pour demander pardon aux membres de ma famille, à mes amis, à mes collaborateurs, à mes interlocuteurs de chaque jour, à mes compagnons de route dans la vie sociale et dans les affaires et à tous mes compatriotes.
La main sur le cœur, je vous dis à toutes et tous « Bal lenn ma akh » !
J’ai, en lisant cette lettre à l’époque été pris par le devoir (mais l’affaire Ndingler était trop sérieuse pour être noyée par le scandale Akilee) de lui rappeler que le mois du ramadan est certes un mois de pardon. Mais c’est aussi le mois de la miséricorde.
Quand il demandait pardon à l’occasion de ce mois béni, il ne manifestait parallèlement aucune pitié, aucune miséricorde pour de pauvres paysans abandonnés à eux-mêmes qui ne doivent leur salut, en partie, qu’à l’action humanitaire et désintéressée d’un couple de bienfaiteurs toubabs bons teints.
La relative légalité alléguée par certains ne saurait cacher le cynisme qui a irrigué la démarche d’accaparement des terres. Ce n’est pas une question de loi sur le domaine national ou que sais-je encore. Ce qui s’est passé à Ndingler est un vol. Point barre.
Quand, sachant que la délibération de la commune de Sindia a empiété sur les champs des cultivateurs de Ndingler, Babacar Ngom est allé voir les villageois pour leurs promettre monts et merveilles dans le seul but de les spolier de leurs terres, la réponse de ces paysans viscéralement attachés à la terre a été un non sans équivoque. Et les 2.000.000 de nos pauvres francs vicieusement dégainés n’ont pas réussi à les faire plier. Di-gni-té !
En ce moment-là aucun droit de propriété n’était né à son profit. Ni décret, ni bail, ni titre foncier n’existaient. Mais malgré le refus, à lui, opposé, il s’est servi de sa proximité avec le Président de la République et d’une certaine bureaucratie pour les spolier honteusement. Il reste, par sa cupidité, le seul fautif dans cette histoire. Il sera l’unique responsable de tout ce qui arrivera.
Ces gens que j’ai écoutés me raconter leur rage et leur amertume sont déterminés. Ils ne comptent pas mourir de faim et regarder leur progéniture mourir de faim, dans l’anonymat total. Ils préféreraient mourir dans leurs champs, en martyrs et garder leur dignité jusqu’à leur dernier souffle.
Et pourtant il s’y est rendu et a vu l’écart abyssal entre le niveau de vie des villageois et son confort bourgeois mérité. Quel cynisme !
Entamer une procédure administrative visant à spolier 40 familles de pauvres paysans, sachant qu’ils n’en seront guère informés et ensuite venir leur opposer un droit de propriété né de cette procédure, il faut être au sommet de la pyramide de l’immoralité et de la cupidité pour le faire. Babacar Ngom _ Sédima l’aura réussi. Au nom des poussins.Bassirou Diomaye Faye

Lass Badiane : «Ministres, DG Et Autres, Soyez Visibles Et Audibles»

Le Président Macky SALL vous a sorti du chômage et de la précarité. Il vous a nommé à des postes de responsabilité avec des avantages qui vous ont permis de réaliser non pas vos objectifs mais vos rêves. De par vos positions, vous avez pu avoir : des passeports diplomatiques, prendre l’avion, un million de fcfa pour la première fois…
Si vous entendez M. le ministre, DG, président, conseiller, chargé de mission… c’est grâce au président Macky SALL ! Alors qu’il y’a des militants et responsables politiques beaucoup plus méritants et légitimes que vous, et qui n’ont jamais bénéficié de ces nominations et avantages. Et pourtant ils continuent à dépenser leur énergie et leur argent pour la réussite du président Macky SALL.
Donc SOYEZ RECONNAISSANTS envers le Président qui vous a tout donné et ne vous demande que des choses simples.
Concentrez-vous autour de l’essentiel qui est la matérialisation de ses projets structurants en faveur des populations.
Le président Macky Sall est quotidiennement victime d’une campagne de calomnie, d’attaques infondées et de crapulerie de la part d’une opposition faiblarde et manipulatrice, qui ignore qu’accorder à Macky Sall le respect dû à son rang, c’est faire preuve d’attachement aux valeurs démocratiques et à la protection des institutions de notre République particulièrement la plus haute d’entre elles, incarnée par celui que les sénégalaises et sénégalais ont renouvelé leur confiance, il y’a juste …15 mois.
Il suffit juste d’aller expliquer à nos concitoyens de manière très simple les efforts consentis par le gouvernement à travers les médias afin d’éviter qu’ils soient manipulés par ce populisme et ce bavardage béant.
Une simple prise de conscience vous permettra de réaliser cet objectif, notre objectif.VIVE LA RÉPUBLIQUE ! VIVE LE SÉNÉGAL ! VIVE MACKY SALL ! LASS BADIANE RESPONSABLE APR GRAND YOFF, PRÉSIDENT MOUVEMENT DIEUM KANAM .

«LA STATUE DE FAIDHERBE À SA PLACE DANS UN MUSÉE»

http://www.emedia.sn Faut-il déboulonner la statue de Faidherbe ? Le politiste et essayiste, Hamidou Anne, a tranché. Invité de Lr du temps, émission de Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 28 juin, il a indiqué que celle-ci avait sa place dans un Musée.
« Il faut décontextualiser les choses et revenir dans un débat beaucoup plus global et complexe, a-t-il expliqué. Aujourd’hui, la mort de George Floyd a poussé le monde à un examen de conscience. Aujourd’hui, aux États-Unis, en France, en Angleterre, et partout, se repose la question de l’histoire et de la mémoire, la question aussi de la célébration des hommes qui ont marqué l’histoire de ces pays-là. Il y a des réponses qui sont aussi diverses que variées. Emmanuel Macron dit qu’il n’y aura pas de statues à déboulonner comme il n’y aura pas d’histoires à effacer sur l’histoire de France. On lui reconnait sa vision même si nous ne sommes pas d’accord. »

« La statue de Faidherbe, une cicatrice visible »

Parce que, a-t-il argumenté, « le point de vue d’où l’on part est extrêmement important. C’est le point de vue d’un Français qui a refusé de reconnaître que la colonisation fut un crime contre l’humanité peut être différent du mien sur les aspects idéologiques et politiques. La statue de Faidherbe est un peu ce qu’on peut appeler une cicatrice visible. Je parlais tout à l’heure de (re) contextualisation. Il y a le débat sur l’histoire et la mémoire. Qu’est-ce que l’histoire ? C’est l’ensemble des faits qui se sont déroulés et sur lesquels nous avons aucune prise, et aucune possibilité de transformation ou de changement. L’histoire, c’est les faits et il faut les enseigner comme la colonisation. Mais il y a la mémoire, c’est ce qu’on décide de figer, de garder, et de célébrer. Ce débat est très complexe et il faut y aller avec des pincettes. On parle aujourd’hui de Faidherbe. Mais est-ce qu’on parle de Ngalandou Diouf ? De Blaise Diagne ? Tout dans notre histoire sénégalaise n’est pas glorieux. Je relisais hier un texte que Ngaladou Diouf a écrit, soutenant le Maréchal Pétain lors de la tentative de débarquement des troupes de la France libre sur Dakar. Ngalandou Diouf a eu des propos élogieux sur le Maréchal Petain. Qui est aujourd’hui frappé d’indignité nationale en France, dans son propre pays et personne n’imagine une statue du Maréchal Pétain à Vichy, à Paris, à Strasbourg, à Tours, ou ailleurs. Donc, il est important de revenir à l’histoire, de (re) contextualiser les choses, de faire complexifier mais sur certaines questions d’être sans concession. »
De son point de vue, « Faidherbe, qui a participé à une entreprise de déshumanisation des populations sénégalaises, n’a plus sa place sur la place qui porte son nom, qu’il faut aussi débaptiser. Mais la statue de Faidherbe a sa place dans un Musée, pour témoigner de l’histoire ». Dié BA

Stop aux scandales  fonciers et à l’occupation anarchique du littoral (mouvement IDEAL)

http://yerimpost.com Le mouvement IDEAL exprime sa vive indignation face à l’anarchie entretenue dans la gouvernance foncière au Sénégal. Faisant fi des dispositions constitutionnelles sur les ressources naturelles consacrées par le référendum de 2016, des critères d’intérêt général et d’utilité publique au fondement des législations sur le domaine national et le domaine public, des groupes politico-affairistes, avec la bienveillance de la haute administration, font main basse systématiquement sur les dernières réserves foncières du triangle Dakar-Thiès-Mbour et des agglomérations urbaines de l’intérieur. En zones rurales, les terres agrosylvopastorales les plus attrayantes du domaine national sont accaparées et défigurées par une poignée de firmes étrangères et de « happy few » locaux au détriment des exploitations agricoles et pastorales familiales marginalisés dans des poches qui se réduisent comme peau de chagrin. Face aux spéculateurs et accumulateurs du capital foncier, les ruraux sont poussés à l’exode, tandis que les citadins locataires par défaut, sont exclus financièrement des circuits d’accès à la propriété individuelle des parcelles d’habitation et des logements dont les prix exorbitants prennent l’ascenseur pendant que les revenus sont quasiment gelés.
L’hyper-concentration de la propriété foncière est la conséquence volontaire de la neutralisation et de l’obstruction volontaire des législations foncières, d’aménagement du territoire et d’urbanisme par le régime actuel qui pratique la stratégie du laissez aller selon les principes du fait accompli et de la loi du plus fort. Les imperfections de la législation sur le domaine national et le domaine de l’Etat ne sont toujours pas corrigés malgré l’annonce d’une réforme foncière et d’une politique foncière dans la loi d’orientation agrosylvopastorale de 2004. La Commission nationale de réforme foncière (CNRF) créée par décret le 06 décembre 2012, a été dissoute prématurément par le Chef de l’Etat par Décret du 16 mai 2017. LA CNRF venait juste de remettre, le 20 avril 2017, lors d’une séance spéciale, un Document de politique foncière au Chef de l’Etat qui n’a jamais donné suite au rapport. L’enterrement du débat sur la réforme foncière et la politique foncière n’a pas empêché l’opportunisme réglementaire consistant à créer sans aucune concertation des zones économiques spéciales et des pôles urbains sur les terres du domaine national, et à déclasser frénétiquement des portions toujours plus importantes du domaine forestier classé et du domaine public maritime.
Concernant justement le littoral, en plus des effets néfastes de l’érosion côtière, il subit les assauts répétés des spéculateurs fonciers avides, profitant opportunément des effets d’aubaine du déclassement du domaine public maritime, de la cupidité des élus locaux et du concours complice des administrations territoriales et de contrôle, au mépris de toute norme d’aménagement. L’imprécision juridique et institutionnelle des zones côtières, justifie en partie les occupations anarchiques et irrégulières constatées sur le littoral. Elles s’expriment en toute impunité par des occupations sans titre, lorsque les titres existent, souvent les bénéficiaires en abusent en s’octroyant des droits qui vont au-delà de ce que leur confèrent ces derniers
Pour corriger ces imperfections, un projet de loi sur le littoral est dans le circuit administratif depuis 2012. Une large concertation a été organisée dans les différentes régions littorales du Sénégal en vue de recueillir l’avis des différentes parties prenantes à la gestion du littoral. Le projet, après avoir été soumis aux observations d’un comité de lecture, a reçu l’avis de la Cour suprême, mais tarde encore à passer en Conseil des Ministres avant son dépôt sur le bureau de l’Assemblée Nationale.  Le 22 octobre 2016, lors de la cérémonie de clôture de la Conférence nationale sur le développement durable (CNDD), le Premier Ministre annonçait que le projet de loi littoral sera articulé avec la réforme foncière. Malgré la nouvelle polémique créée par l’accaparement des terres sur la corniche de Dakar et les Niayes, le projet de loi sur le littoral semble relégué aux oubliettes. En conseil des Ministres du 10 juin 2020, le chef de l’Etat propose un énigmatique Plan global d’Aménagement durable et de valorisation optimale du Littoral national. Le gouvernement ne peut ignorer l’existence d’une Stratégie nationale de gestion intégrée des zones côtières adoptée depuis 2013 et dont l’actualisation de même que l’élaboration d’un Plan de gestion intégrée des zones côtières est prévue dans le cadre du Programme de gestion du Littoral Ouest Africain (WACA) financé par la Banque Mondiale et mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable.
A l’analyse, l’immobilisme, l’incohérence et l’inconséquence sont la marque des politiques foncières du régime actuel qui profite de la confusion institutionnelle et juridique pour enrichir des affairistes et récompenser ses amis politiques en prélevant abusivement les ressources du patrimoine national.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 29/06/2020

Grogne contre la patronne des domaines de Guédiawaye

Il y a de l’électricité dans l’air à Guédiawaye plus précisément au service des domaines. Les échos de la colère des populations contre la patronne locale des domaines, Adja Aïssatou Niang, résonnent fort. En effet, les contribuables qui avaient pourtant vomi l’ancien chef du service des domaines commencent à regretter ce dernier. Pour eux, sa remplaçante ne fait pas l’affaire. On lui reproche d’avoir alourdi les procédures inutilement, mais aussi d’être souvent absente bloquant de facto le fonctionnement du service. Une situation qui affecte également les notaires qui, désormais, vont devoir suivre une longue procédure notamment en allant voir le conservateur pour se faire délivrer «une autorisation à céder» qui devait se faire auprès du chef des domaines. D’après nos informations, si Adja Aïssatou Niang a adopté le «low track» c’est surtout pour éviter de connaître le même sort que son prédécesseur qui a été évincé sur intervention d’un dignitaire religieux qu’il avait déchu de son terrain. Quoi qu’il en soit, la nouvelle patronne des domaines de Guédiawaye n’est pas bien appréciée par les usagers pour les lenteurs qu’elle a entrainées dans le service.

Un détenu de la Mac de Diourbel testé positif

C’était la panique hier (dimanche 28 juin 2020) à la Maison d’Arrêt et de Correction (Mac) de Diourbel où un détenu a été testé positif à la Covid-19. L’information a été annoncée après la publication des tests virologiques de la région médicale de Diourbel. Ce qui a suscité une grosse panique à cause de la promiscuité dans laquelle vivent les détenus. A rappeler qu’avant la prison de Diourbel, le premier détenu testé positif a été détecté à la Mac de Thiès.

Mort d’un détenu de la MAC de Thiès

Un pensionnaire de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Thiès a rendu l’âme vendredi dernier des suites d’une maladie. Selon nos sources, il était malade et a été évacué au centre hospitalier régional de Thiès où il a malheureusement rendu l’âme. Selon nos sources, il était incarcéré depuis 2 mois environ pour des faits de meurtre. Mais à la Mac de Thiès, notre source révèle que les prisonniers ont enclenché une grève de la faim le vendredi, pour protester contre les longues détentions, mais aussi leurs conditions de vie. Et sur ce plan, les gardes pénitentiaires ne sont pas bien lotis, eux qui sont en confinement depuis le mois de mars dernier et dans des conditions particulièrement mauvaises. D’où leur manque de motivation.

Saisie de 100 balles de sachets plastiques à Diourbel

La subdivision régionale des Douanes de Diourbel a opéré hier une saisie de 100 balles de sachets plastiques. La marchandise, qui a été saisie au poste de contrôle situé à la sortie de la commune de Diourbel, a été mise sous scellé à la brigade. Selon le lieutenant Pape Amadou Sougou, chef de la brigade mobile, deux personnes ont été interpellées à bord d’un véhicule de transport de marchandises. Cette saisie entre dans le cadre de la lutte contre les sachets plastiques.

Youssou Ndour porte plainte contre le frère utérin de Birane Ndour

Le jeune frère utérin du Dg de Gfm Birane Ndour a été entendu à la Brigade de recherche le week-end dernier sur plainte de patron de Gfm. D’après des sources de «L’As», il est reproché à ce dernier une gestion opaque des fonds générés par la plateforme digitale du groupe Gfm dont il était en charge. Hier, nos radars ont aperçu Ndiaga Ndour devant la Brigade de recherche. Renseignement pris, il y était également entendu dans le cadre de ce dossier qui risque d’avoir des excroissances insoupçonnées si la machine judiciaire va à son terme. Quoi qu’il en soit, l’affaire installe déjà un profond malaise d’autant plus que le portable du jeune garçon qui a été licencié depuis février de Gfm, a été confisqué par les pandores . Nous y reviendrons..

Karim Xurum Xax

Les forces démocratiques du Sénégal(FDS) et Frapp continuent d’exiger la libération de Abdou Karim Guèye alias «Karim Xurum Xax» du mouvement «Nittu Dëgg Valeurs». Dans un communiqué conjoint, ces deux organisations qualifient son arrestation d’arbitraire. D’après eux, l’emprisonnement de «Karim Xurum Xax» témoigne encore une fois d’une gouvernance fondée sur la violence de la force aveugle et du chantage judiciaire. Les libertés fondamentales des citoyens sont bafouées tous les jours, s’en désolent-ils. Pour les FDS et Frapp, le coronavirus est un prétexte, pour le président Macky Sall, de réduire au silence notre démocratie. Mais, préviennent-ils, cela ne passera pas, car les Sénégalais tiennent à la démocratie et à la liberté. Ils soulignent par ailleurs que la santé du prisonnier politique se détériore de plus en plus et sa vie est en danger. Les Fds et Frapp tiendront Macky Sall pour responsable de tout ce qui arrivera à Abdou Karim Gueye. Ils lancent un appel à la mobilisation pour sa libération.

Les précisions de la Direction de l’Agence pour la CMU

La Direction générale de l’Agence pour la Couverture Maladie Universelle (Acmu) brise le silence pour répondre à la section Sames qui l’accuse de bloquer l’application du décret instituant l’Indemnité de Représentation Médicale (IRM). Selon Bocar Mamadou Daff, la direction générale ne ménagera aucun effort pour améliorer la situation des agents concernés. D’ailleurs, il dit avoir rencontré les responsables de la Section Sames et même du secrétaire général national auprès de qui il s’est engagé à trouver un consensus autour de cette question. Par ailleurs, il se félicite du déménagement des Almadies à Sacré-Cœur 3, ce qui permet à l’Agence de faire des économies de 40 millions Fcfa. Dans la même dynamique de rationalisation de ses ressources, la Direction générale a instruit tous les services régionaux de réduire drastiquement leurs charges locatives pour rationaliser davantage les dépenses. Des mesures qui devraient également permettre à l’Agence de faire des économies de plus de 30 millions Fcfa par an. Bocar Mamadou Daff dément toutefois une supposée augmentation de salaire d’une catégorie d’agents. Il invite la section Sames à se concentrer sur l’essentiel.

Un Sénégalais se suicide par le feu au Maroc

Un compatriote qui séjourne depuis maintenant un an au Maroc a abrégé sa vie samedi, d’après le correspondant de la «Rfm». Ahmed Coly âgé de 37 ans s’est donné la mort. Il s’est transformé en torche humaine dans son appartement à Salé, une ville située non loin de Rabat. Pour le moment, les raisons de son suicide restent inconnues. D’après les voisins, la victime ne souffrait pas de troubles psychiques. La police a ouvert une enquête.

Khalifa Sall – Anne Hidalgo

A peine les résultats des élections municipales en France sont-ils tombés que l’ancien maire de Dakar envoie un message de félicitation à l’édile de Paris, Anne Hidalgo. Khalifa Sall dit accueillir avec une grande joie l’excellente nouvelle de sa réélection à la mairie de Paris. Pour Khalifa Sall, la large victoire de Anne Hidalgo et la confiance renouvelée des Parisiens confortent son ambition pour Paris symbolisée par un projet socialiste et écologiste. Il se dit convaincu qu’elle sera à la hauteur de cette confiance et qu’elle continuera, comme au cours de son premier mandat, à transformer Paris et à en faire une ville plus ouverte, plus solidaire, plus résiliente et plus attractive. Il faut rappeler que le maire de Paris, Anne Hidalgo, avait défendu Khalifa Sall lors de son incarcération.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*