Revue de presse du Dimanche 28 Juin 2020

Partagez ce contenu!

A GORÉE, LA PLACE DE L’EUROPE DEVIENT PLACE DE LA LIBERTÉ ET DE LA DIGNITÉ HUMAINE

Dakar, 28 juin (APS) – Le Conseil municipal de Gorée a décidé de rebaptiser la Place de l’Europe, Place de la liberté et de la dignité humaine ‘’face à la vague de violence raciale dont la communauté noire et afrodescendante est régulièrement victime’’, a appris l’APS.
’’Le Conseil municipal de l’île de Gorée a adopté à l’unanimité le projet de délibération portant changement de dénomination de la Place de l’Europe qui devient la nouvelle Place de la Liberté et de la dignité humaine’’, indique le communiqué rendu public à l’issue d’une réunion tenue samedi à la mairie de Gorée.
L’inauguration de la ‘’Place de l’Europe’’ rénovée, sur l’Ile de Gorée, symbole de la traite négrière au large de Dakar, avait suscité en 2018 une levée de boucliers d’associations, qui réclamaient qu’elle soit rebaptisée. Cette place a été inaugurée une première fois en 2003.
Selon le Conseil municipal, ’’cette mesure fait partie des actions importantes décidées par la municipalité de Gorée, site remarquable de la mémoire de la Traite et de l’esclavage des noirs pendant 4 siècles et classé à ce titre Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1978 en réponse à la persistance des actes de racisme et de violence dans le monde’’.
’’Face à la vague de violence raciale dont la communauté noire et afrodescendante est régulièrement victime (dont la dernière en date a coûté la vie à George Floyd (…), la communauté de l’île mémoire veut être à l’avant-garde du combat pour l’éradication totale et définitive de toutes les formes de racisme, particulièrement celles dirigées contre les personnes de Race noire (….)’’,  soulignent les élus de Gorée dans le communiqué publié sur le site goreenews.
Selon le Conseil municipal, cette action s’inscrit ’’dans une logique de mise en cohérence du Parcours de visite mémorielle de Gorée dans lequel le Pèlerinage à la Maison des Esclaves, sanctuaire de la traite transatlantique et la visite de la Place de la Liberté seront les étapes les plus importantes’’.
’’C’est ainsi qu’il a été adopté le principe du déplacement de la Statue de la Libération de l’esclavage située à côté de la Maison des Esclaves vers la nouvelle Place de la Liberté’’, explique l’instance.
Des manifestations d’hommage à George Floyd et à toutes les victimes de crimes raciaux contre les personnes noirs ou afrodescentes seront organisées avec le concours d’artistes Sénégalais de renom en marge de la cérémonie d’inauguration de ladite place, annonce t-on.
Le communiqué signale qu’un comité scientifique comprenant outre des membres du Conseil Municipal, des intellectuels artistes et représentants de l’autorité étatique, des partenaires et personnes ressources ’’a été mis en place en vue d’élaborer dans les meilleurs délais le document conceptuel et d’orientation de cet important projet’’.
Le conseil municipal a remercié le chef de l’État Macky Sall ’’pour son soutien à cette initiative de la collectivité territoriale insulaire’’ et la représentation de l’Union européenne au Sénégal pour ’’sa disponibilité constante à assister la commune de Gorée de sa volonté de promouvoir la Liberté et de l’égalité’’.OID

« Le racisme n’est pas un accident, c’est un écosystème », par Achille Mbembe

https://www.seneplus.com https://qg.media Le philosophe et historien camerounais Achille Mbembe a accordé un entretien fleuve exclusif à QG depuis Johannesbourg, en Afrique du Sud. Il revient pour nous sur les manifestations consécutives à la mort de George Floyd, sur le sens de celles organisées en France par le Comité pour Adama, sur la polémique autour des statues de figures de la colonisation, et la nouvelle ère qui s’ouvre pour le combat contre le racisme à travers le monde
Il est l’un des intellectuels les plus importants de notre époque. Le philosophe et historien camerounais Achille Mbembe, auteur de De la postcolonie,  aux éditions La Découverte, et professeur à l’université du Witwatersrand, à Johannesbourg en Afrique du Sud, a accordé un entretien fleuve exclusif à QG, revenant sur les manifestations consécutives à la mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai dernier, sur ce qu’elles illustrent en matière de racisme, un « écosystème » à ses yeux. Aux États-Unis, mais aussi en France, où le déni est également puissant dans le débat public à ce sujet. Cette interview est également l’occasion pour lui d’évoquer les accusations d’antisémitisme lancées à son encontre par deux universitaires allemands, et aussi d’évoquer le regard porté sur le décès de George Floyd à travers le continent africain. Interview par Jonathan Baudoin

QG  : Quel regard portez-vous sur les manifestations contre le racisme organisées dans le monde occidental après la mort de George Floyd, le 25 mai dernier  ?

Achille Mbembe  :  J’espère vivement que c’est un pas de plus sur le chemin vers une nouvelle conscience planétaire. À travers ces manifestations se sont exprimés des sentiments de colère et d’indignation, voire de rage. Mais nous avons également assisté à ce qu’il faut bien appeler un deuil collectif. Il était en effet important que cette vie et ce corps honnis et souillés par un dispositif d’Etat, la police, soient publiquement reconnus comme la vie et le corps d’une personne humaine dont la perte est, par définition, incalculable.
Ce deuil était œcuménique dans la mesure où il a rassemblé des personnes humaines de toutes les couleurs. Ceci signifie, et je voudrais y croire, que pour une fois, le malheur n’aura pas seulement frappé les communautés ordinairement racisées. D’autres se seront reconnus dans le calvaire de George Floyd, dans la croix de la race que les personnes d’origine africaine et plusieurs autres sont obligées de porter partout à travers le monde. Contrairement au policier assassin, ils auront entendu son cri et auront perçu, par-delà son visage, bien des images de leur propre visage.
L’amplitude de ces manifestations montre par ailleurs que la lutte contre le racisme sera universelle, ou alors qu’elle n’aboutira point. C’est ce pesant d’universalisme qui, du reste, aura fait la force des grands mouvements de libération humaine depuis le 18ème siècle, qu’il s’agisse de l’indépendance d’Haïti, de l’abolition de l’esclavage, de la décolonisation, du mouvement des droits civiques ou de l’abolition de l’Apartheid.
Car, contrairement à ce que prétendent certains, c’est bel et bien le système esclavagiste, le système colonial et le racisme qui sont des expressions du séparatisme, de la sécession, ou de ce que j’appelle le désir d’apartheid.
J’espère enfin qu’à l’occasion de ces manifestations, nous aurons tous compris que le racisme existe. Qu’il n’est pas un accident, mais un écosystème. Qu’il n’est pas une menace à laquelle seule une partie de l’humanité est exposée. Qu’il menace notre capacité à tous de respirer et de respirer ensemble. Et c’est donc à s’attaquer à cette écologie qu’il s’agit de se consacrer, plus que jamais.

QG  : Plus généralement, comment les pays africains réagissent-ils à cette histoire tragique  ?

La plupart des gouvernements africains ne sont guère conscients des enjeux de mémoire, ni des choix éthico-politiques qui devraient en découler. Dans l’ensemble, les élites africaines ne comprennent pas que pour se réapproprier des ressorts de notre monde, l’Afrique a besoin de reconquérir son regard sur elle-même et sur ses diasporas. Je doute, par exemple, qu’il y ait plus de trois ou quatre pays africains ou l’histoire des Africains-Américains, des Afro-Caribéens ou des Afro-Brésiliens soit enseignée dans les programmes scolaires. Cette abdication, y compris au regard de la pensée, nous aura causé d’énormes préjudices. Ce défaut de conscience historique explique, en très grande partie, la servilité dont elles font preuve à l’égard des ex-puissances coloniales. Elles ont un rapport trouble à la mémoire et lui préfèrent l’oubli et l’amnésie.
La situation est cependant relativement différente parmi les jeunes générations, du moins il faut l’espérer. L’exécution de George Floyd a donné, je dirais, un coup d’accélérateur à un mouvement qui lui préexistait, un grand mouvement culturel, intellectuel et artistique qui travaille le continent depuis quelques années et qui a pour nom le mouvement de la « décolonisation ». De l’Afrique du Sud au Kenya, du Zimbabwe au Sénégal et au Congo, l’injonction de “décoloniser” travaille l’imagination des nouvelles générations.
L’objectif de ce mouvement est de faire de l’Afrique sa puissance propre et son centre propre. Dans le domaine de la pensée critique, de l’écriture et des arts en général, une jonction est en train de se faire entre l’Afrique et ses diverses diasporas. Si elle veut jouer un rôle décisif dans le monde qui vient, l’Afrique devrait faire du 21ème siècle le siècle de ses diasporas. En organisant méthodiquement la jonction avec celles-ci, elle peut contribuer à changer le visage du monde.

QG : Étant donné que vous enseignez, ou avez enseigné, aux États-Unis, analysez-vous cet homicide comme une démonstration macabre du racisme institutionnel au sein de ce pays ?

Il faut d’abord dire que des faits comme celui-ci, c’est-à-dire l’exécution extra-judiciaire d’une personne noire sur le trottoir d’une grande ville américaine, ne sont absolument pas nouveaux. Il ne s’agit pas d’un accident, non plus. Non seulement, ils se répètent sur la durée, mais encore, ils font partie de la substance même des États-Unis.
J’irai plus loin. Je dirai qu’il y a une dimension proprement négrophage dans le concept même des États-Unis. En tant qu’idée et en tant que projet, les États-Unis exigent, pour leur reproduction dans la durée, que de temps à autre, un homme noir de préférence, mais aussi des femmes noires, soient sacrifiés. Ce sacrifice se déroule de plusieurs manières. Il est l’œuvre de la police, au détour de rencontres qui se soldent généralement, soit par la mort de la cible ou alors par sa mutilation corporelle. Le corps noir demeure, de ce point de vue, la pierre angulaire dans la logique de reproduction du pouvoir raciste.
L’autre modalité du sacrifice des vies noires aux États-Unis, notamment au sortir de la période dite Jim Crow, c’est-à-dire de la ségrégation formelle, c’est l’incarcération. Le nombre de personnes noires enfermées, aujourd’hui, dans les lieux de détention aux États-Unis, est largement supérieur à la proportion de la population noire au sein de la population américaine. Cet élément de disproportionnalité, d’excès, de gaspillage programmé des vies relève de ce que j’ai appelé une nécropolitique. Cette logique de la mutilation a toujours régi les rapports entre l’État américain et les personnes marquées comme noires. Et les États-Unis ne seraient pas les États-Unis si tel n’était le cas.

QG : En quoi est-ce consubstantiel aux États-Unis ?

La violence faite aux Noirs n’a pas besoin d’être justifiée. Elle est une sorte de violence originaire et immaculée, celle que l’on inflige à ceux et celles qui sont marqués en tant que noirs, c’est-à-dire à ceux-là qui ont été frappés d’ignominie et qui sont supposés porter pour l’éternité les traces de l’avilissement. Donc oui, c’est consubstantiel à la réalité, à la forme, et je dirais même à la substance des États-Unis.
C’est ce qui fait la différence entre la domination de classe et la domination de race. Le racisé est celui ou celle qui est censée porter en lui ou en elle les stigmates d’un déshonneur originaire. Ce déshonneur natal et l’avilissement qui en découle, on lui fait croire qu’il ne lui sera jamais possible de s’en laver une bonne fois pour toutes. Le traitement qu’il subit est une sorte de rituel qui vise à le lui rappeler constamment, à le replacer dans la structure d’un souvenir appelé à revêtir les marques de la hantise. Cette sorte de souillure supposée indélébile, l’ouvrier n’en fait point l’épreuve. Il peut y échapper, alors qu’au racisé, une telle libération n’est pas permise. Voilà pourquoi la race n’est pas soluble dans la classe.

QG  : En France, les sujets relatifs aux violences policières à caractère raciste sont souvent décrits comme une importation de la grille de lecture états-unienne. Y-a-t-il un déni du racisme institutionnel en France, selon vous  ? Comment l’expliquez-vous  ?

Comme toujours, l’autruche se cache la tête dans le sable. (Rires) Bientôt ils vous diront que Le Code noir constituait un immense progrès dans l’histoire universelle des droits de l’homme !
Je veux bien admettre que l’histoire de la France n’est pas exactement l’histoire des États-Unis, ni celle de l’histoire du Brésil ou de l’Afrique du Sud, ces autres grandes matrices du racisme moderne. Mais, s’il est quelque chose que nous savons du racisme et qui est commun à tous les régimes du racisme, c’est qu’au fond, leur force leur est toujours venue de leur caractère transnational. En fait, il n’y a guère d’ADN du racisme qui soit purement national. Les régimes du racisme ne cessent de se plagier les uns les autres, de se copier, et s’il est quelque chose qui les aura caractérisé tout au long des trois à quatre derniers siècles, c’est leur puissance mimétique.
Les « chaînes racistes » non seulement circulent, sont connectées les unes aux autres, mais elles se soutiennent mutuellement. Pour se déployer et perdurer, le racisme aux États-Unis a besoin du racisme dans les Caraïbes. Le racisme en Australie a besoin du racisme aux États-Unis.  Même chose pour le racisme en Afrique du Sud qui a besoin du racisme dans les colonies portugaises et ainsi de suite. Il n’y a aucun régime du racisme qui ait survécu dans l’isolement. Pour survivre, chaque régime a besoin de s’inscrire dans une longue chaîne, et la France n’a jamais échappe à cette règle ! L’habitus raciste, les codes institutionnels et juridiques du racisme, ses technologies et dispositifs concrets ont toujours voyagé et circulé, et pas uniquement de la colonie vers la métropole et vice versa, mais surtout entre les diverses métropoles. Il faut ne rien comprendre à la genèse du monde moderne pour prétendre le contraire.
Il en est de même de ce que l’on appelle de nos jours les brutalités policières, lesquelles vont de pair avec l’inflation carcérale et la prolifération des camps et autres lieux d’enfermement dans le monde, bref : avec les logiques de frontiérisation. Tout cela est un système lui-même sous-tendu par une économie politique, et souvent les mêmes entreprises multinationales et les mêmes industries dites de la sécurité. Lorsqu’on parle de la militarisation de la police aujourd’hui, qu’il s’agisse de la France ou des États-Unis, cette militarisation, l’extension quasi-indéfinie des pouvoirs de la police, tout cela opère à peu près partout selon les mêmes logiques et les mêmes schémas racistes.
On rapatrie en métropole des techniques et des tactiques expérimentées sur les théâtres des guerres d’occupation en Iraq, en Afghanistan, en Syrie et en Palestine et on les applique dans les guerres internes qui opposent désormais les États y compris démocratiques a des fractions de leurs propres citoyens juges superflus. Je juge donc irrecevable cette espèce de prétexte selon lequel on importerait en France des catégories d’analyses tirées d’une expérience étrangère qui ne tiendrait pas compte du réel français. Cela flatte peut-être le narcissisme français, mais cela n’avance pas d’un iota le combat contre le racisme en France, ou ailleurs.

QG : Est-ce que ce déni hexagonal peut être battu en brèche avec les manifestations lancées depuis le début du mois de juin par le Comité la Vérité pour Adama, par exemple ?

C’est un système, une structure de la violence, qu’il faut abattre. Il faut assécher les ressources y compris imaginaires dont il a besoin pour sa reproduction violente. Pour y parvenir, il faudra relancer, sur une échelle à la fois locale et planétaire, la lutte universelle contre le racisme. Comme l’ont montré le Comité pour Adama et Black Lives Matter, ceci exige de repenser de fond en comble la pédagogie et les formes de présence et d’action, notamment dans les milieux populaires. Il faut inventer de nouvelles manières de se protéger de la violence de la police, voire de la contrer, notamment la où elle tend à devenir un danger pour la démocratie elle-même.
Combattre le racisme exige par ailleurs de tisser des ponts avec d’autres plateformes, de pluraliser les types de manifestations, d’intensifier des actions symboliques dont l’objectif est d’interrompre publiquement le cours violent des choses et de décoloniser les imaginaires. Les tactiques d’interruption et de disruption, le recours à la loi, l’utilisation des technologies info-communicationnelles et des artefacts interactifs, tout cela doit être mis craintivement à contribution. Mais tout aussi capital est l’investissement dans la réflexion critique. Si nous en sommes au stade où l’on est aujourd’hui, c’est aussi grâce à l’apport incalculable des grands courants de pensée qui ont accompagné nos luttes pour la remontée en humanité : la Négritude, le féminisme décolonial, les études queer, les études de genre, les théories postcoloniales, les théories de l’intersectionnalité, la critique de la race. Cette éducation à l’utilisation de nos facultés critiques est essentielle pour les luttes en vue de la réparation culturelle et symbolique.
Enfin, l’éveil à une nouvelle conscience planétaire ne sera guère possible si l’on ne réalise pas que le racisme constitue, au même titre que la dégradation de la biosphère, l’un des graves dangers qui pèsent sur l’espèce humaine en général, et pas seulement sur les personnes dites non-blanches. Il est l’un des grands facteurs d’entropie sur la planète parce qu’il ne s’attaque pas seulement au champ des relations sociales et à notre monde mental. Ses effets sur l’environnement naturel sont réels et destructeurs.

QG : En prolongement de ces manifestations, des statues de personnages liés à l’esclavage ou la colonisation (Christophe Colomb, Edward Colston, Léopold II) ont été déboulonnées aux États-Unis, au Royaume-Uni, ou en Belgique. En France, certains militants antiracistes veulent en faire autant concernant les statues de Colbert, ou de Bugeaud, gouverneur général de l’Algérie, par exemple. Qu’est-ce que cela vous inspire comme réflexion ?

C’est une bonne chose. C’est un appel à reconstruire un espace public qui soit véritablement symbolique de notre désir d’en-commun. La matérialisation de ce désir d’en-commun peut, en certaines circonstances, exiger que l’on débarrasse l’espace public de statues de personnages sadiques, qui ont été de véritables prédateurs et assassins, des génocidaires et des bourreaux pour les peuples lointains. Certains d’entre eux ont en effet été à l’origine de processus qui ont conduit à la liquidation de cultures entières, à la destruction d’habitats et d’environnements perdus a jamais, ou au pillage et au vol de biens et d’objets qui ne leur appartenaient pas. Il faut donc, démocratiquement, se poser la question de savoir ce qu’on célèbre à travers ces personnages hideux ? Que cherche-t-on à glorifier ? Quelles valeurs cherche-t-on à réaffirmer et quel monde de relations cherche-t-on à construire ?
En décolonisant l’espace public, on déprogrammera et on désactivera l’habitus raciste. D’autres paradigmes esthétiques deviendront possibles. La statue, phallique et viriliste, laissera le champ a d’autres possibles, à davantage de polyphonie, à une redistribution plus équitable du sensible. On libérera d’autres pratiques créatives et d’autres imaginaires et l’on apprendra d’autres manières de faire communauté, d’énoncer et de communiquer le commun.

QG : En mai dernier, vous avez été accusé d’antisémitisme en Allemagne, en raison du parallèle que vous avez fait entre la politique de colonisation en Israël et l’apartheid en Afrique du Sud dans votre ouvrage Politiques de l’inimitié. Considérez-vous cette accusation d’antisémitisme comme un moyen de discréditer votre pensée « postcoloniale » ?

Je l’ai affirmé à plusieurs reprises, ma réflexion ne se situe pas dans le courant dit postcolonial à l’égard duquel je n’éprouve par ailleurs aucune hostilité. En vérité, je me serai intéressé à mille et une choses. S’il fallait à tout prix attribuer un qualificatif à l’effort auquel j’ai contribué avec plusieurs autres, je dirais qu’il aura consisté à faire émerger une pensée de la traversée. Traversée de quoi sinon d’un vaste écran ? Je m’en rends compte, tout dans ma vie m’aura poussé de ce côté, du côté de l’advenir, c’est-à-dire, en fin de compte, de la sortie. D’où mon refus obstiné de la captation, et mon intérêt pour les synthèses impures, pour la figure du « passant » dont je fais l’éloge dans la conclusion de Politiques de l’inimitié.
Pour ce qui est de la controverse en Allemagne, je n’y accorde aucune importance même si elle m’a, un moment, fort irrité et a irrité un très grand nombre de collègues partout dans le monde. Elles sont à vrai dire le fait d’un politicien local et d’un bureaucrate allemand, et j’ai reçu le soutien de près de centaines d’universitaires, intellectuels et artistes et chercheurs du monde entier. Ces deux personnages qui ne m’ont jamais lu, et ne comprennent rien à ce que je fais, m’ont en effet accusé de ce crime. Car je le précise : à mes yeux, l’antisémitisme est un crime. M’auraient-ils lu, ils auraient compris que je n’établis même pas de parallèle entre l’Apartheid en Afrique du sud et la politique israélienne dans les Territoires occupés. Je n’ai jamais cru qu’il existait un parallèle entre ces deux trajectoires historiques. Si véritablement je voulais critiquer l’Etat d’Israël, je ne manquerais point de justificatifs. Je commencerais par dénoncer, par exemple, le soutien qu’il apporta il n’y a pas longtemps au régime d’Apartheid en Afrique du sud, y compris dans le domaine nucléaire. J’évoquerais, dans le présent, le traitement inhumain qu’il réserve aux migrants africains, ou le soutien aux tyrannies postcoloniales. Or, dans les bouts de phrase incriminés, je m’appuie sur des travaux effectués par des chercheurs israéliens pour simplement noter que la situation en Palestine rappelle « la métaphore de l’apartheid ».
Mais vous le comprenez bien, mes deux pourfendeurs n’ont cure d’exégèse ! Tout ce qui les intéresse, c’est de s’adonner au racisme sans en avoir l’air, sous le beau prétexte de la lutte contre l’antisémitisme. Leur objectif est de réduire certains d’entre nous au silence. Pour ce faire, ils s’efforcent de rendre toxique tout discours sur la colonisation et l’esclavage et toute référence au racisme. Ils prétendent que chaque fois que l’on évoque la mémoire de l’esclavage, la colonisation, l’apartheid ou le racisme, ce n’est jamais vraiment dans le but de parler de ces faits. C’est toujours, consciemment ou inconsciemment, un code pour pratiquer l’antisémitisme.
Tout cela fait partie de l’instrumentalisation cynique et sordide de l’antisémitisme par des gens qui, sous couvert de la lutte contre l’antisémitisme, cherchent en réalité à pratiquer libéralement le racisme. Il s’agit d’une lutte nécessaire, mais de tels acteurs la mettent au service, non pas de la vérité et de la justice, mais au service d’une politique de puissance. Je n’accorde absolument aucun crédit à de telles accusations et elles ne m’empêcheront pas de continuer la somme de travail critique, que moi-même et beaucoup d’autres, faisons.

QG  : Cette année 2020, troublée par le Coronavirus, correspond au 60e anniversaire des indépendances de plusieurs pays africains, notamment dans l’Afrique francophone. Mais est-ce que ces indépendances sont effectives ou bien fictives, à vos yeux  ?

Comme je vous le disais, il y a un instant, dans les milieux culturels, intellectuels et artistiques africains aujourd’hui, le mot d’ordre est à la décolonisation. À première vue, ceci tendrait à dire qu’au fond, l’indépendance n’a jamais eu lieu. Ou si elle a eu lieu, elle ne correspond pas à ce à quoi on s’attendait. Et par conséquent, la tâche de remettre l’Afrique debout, sur ses propres jambes, ce projet reste d’actualité. Il relève en effet de l’urgence, dans le monde fragmenté, déchiré, dans lequel sévit, de plus en plus, la politique de la force.
Je crois qu’il faudrait en effet évaluer les indépendances africaines à l’aune de ce qui reste à accomplir. Le continent doit redevenir sa force propre, un lieu de refuge et de protection et un vaste espace de circulation pour ses enfants. Ceci suppose que les frontières héritées de la colonisation soient abolies, que le “droit de retour” des personnes d’origine africaine disséminées dans le monde soit constitutionalise. Celles des personnes d’origine africaine disséminées partout dans le monde, qui le veulent, pourraient aller et venir et au besoin, se réinstaller sur le continent. Bref, il reste énormément à faire si l’Afrique doit peser, d’un poids propre, dans la géopolitique du monde. Des forces à la fois externes et internes l’empêchent, pour le moment, d’y parvenir et c’est à construire de nouvelles coalitions pour mettre fin à cette double prédation, qu’il faut, à mon avis, s’atteler.Propos recueillis par Jonathan Baudoin
Achille Mbembe est philosophe, historien, politologue, membre du Wits Institute for Social & Economic Research de l’université du Witwatersrand (Johannesbourg, Afrique du Sud) et professeur d’histoire et de sciences politiques à l’université du Witwatersrand. Il est l’auteur, notamment, de De la postcolonie,  ou encore de Critique de la raison nègre,  aux éditions La Découverte.

Le blanchiment de la peau, un fantasme aussi dangereux que tabou

https://www.marieclaire.fr Encore largement répandu, le blanchiment de la peau fait des ravages sur la santé… En silence. Aujourd’hui, encore peu de victimes osent se manifester et alerter sur ses dangers.
Quand j’ai décidé de me lancer dans une enquête sur la dépigmentation et la pratique du blanchiment de la peau, je n’imaginais pas que la tâche serait aussi ardue. Après plusieurs relances, une mise en contact avec une association spécialisée et un appel ciblé sur les réseaux sociaux, toutes mes demandes sont restées lettre morte.
Lorsque j’ai discuté de mes difficultés à trouver des témoignages sur le sujet avec Isabelle Mananga Ossey, fondatrice du Label Beauté Noire – association spécialisée sur ces problématiques – l’explication était toute trouvée. Selon elle, les adeptes de la pratique évitent de témoigner par peur d’être stigmatisés dans les médias. « Il y a tout un imaginaire autour de ces questions qu’il faut absolument démanteler, car ces personnes sont des victimes », explique-t-elle.

Un sujet tabou

C’est un fait : si la pratique touche énormément de personnes, elle reste encore aujourd’hui largement passée sous silence. Ce que confirme le dermatologue Antoine Mahe :  « Lorsque l’on aborde la question de la dermatologie des peaux noires, les problèmes liés à la dépigmentation sont récurrents, surtout sur le continent africain. Pour autant,  ce sont des questions qui restent assez méconnues dans le milieu médical, même si les choses bougent un peu. »

Idem pour ce qui est de la législation à en croire

Isabelle Mananga Ossey, qui s’est heurtée à un vide juridique lorsqu’elle a décidé de monter son association. « Il y a dix-neuf ans, j’ai demandé à ce que l’on prenne en compte ces problématiques au ministère de la Santé car il y avait un vide en France à ce niveau-là. J’ai continué mon combat en alertant les pouvoirs publics. En 2005, j’ai monté mon association pour aider les victimes et pallier à cette inertie étatique. » Et de poursuivre :  « Nous avons alerté les fabricants de cosmétiques en leur disant qu’il fallait mettre en garde les consommateurs. Nous avons alors créé un label qualité et mis en place un cabinet de certification pour accompagner les consommateurs. »

De l’éclaircissement à la dépigmentation  

Dans ma quête de témoignages, ma mère a fini par se révéler être un témoin de choix. Son histoire partagée entre le Congo et la France, et ses fréquentations, l’ont menée à s’interroger sur ces questions. Elle n’a jamais cherché à dépigmenter sa peau, mais depuis l’adolescence, période à laquelle sa peau a été marquée par l’acné, elle utilise des produits anti-tache et éclaircissants. Selon elle, la plupart des personnes cherchent d’abord à unifier leur teint.

Avec le temps, les peaux foncées ont en effet tendance à souffrir d’hyperpigmentation.

Mais la dépigmentation est aussi très répandue dans le monde entier, notamment en Afrique et en Asie, depuis des décennies. 
En revanche, ce qui va faire la différence, ce sont les produits utilisés et la manière dont on se les procure. Le milieu social va donc être déterminant. « La plupart des femmes en Afrique s’éclaircissent la peau. Elles ne veulent pas forcément la décaper, mais celles issues des villages, qui ont peu de moyens, vont avoir tendance à se procurer des produits sur les marchés locaux qui ne sont soumis à aucune législation. De mauvaise qualité,  ils vont avoir des conséquences dramatiques, parfois définitives, sur la peau », me précise-t-elle. « Comme cela n’intéresse personne, les femmes vont partir dans tous les sens par manque d’information,
ajoute Isabelle Mananga Ossey. Il y a aussi un gros problème de sémantique, ‘éclaircissant’, ‘blanchissant’, ‘dépigmentant’… C’est le flou artistique ! « 

Une pression sociale lourde 

Qu’est-ce qui pousse les personnes à vouloir blanchir leur peau ?  Pour toutes celles avec qui je me suis entretenue, les raisons sont sociales. « Les motivations déclarées par les patients sont le plus souvent l’imitation. On veut ressembler à une soeur, à une tante, à un ami qui a le teint plus clair », souligne Antoine Mahe.
Pour ma mère, la pression des hommes peut également être un déclencheur pour les femmes, notamment dans une société congolaise patriarcale :  « Là-bas, certaines femmes partent du principe que si elles ne se blanchissent pas la peau, plus personne ne va les regarder”. De son côté, la chanteuse à succès Aya Nakamura a confié dans une interview que ses anciens producteurs lui auraient conseillé de se faire blanchir la peau pour plaire à un plus large public. Preuve que ces problématiques affectent tous les milieux.
Pour la doctorante en Histoire contemporaine Amarillys S., les causes sont plus complexes et peuvent varier d’un contexte géographique à l’autre. « Le blanchiment de la peau est un phénomène universel. Les raisons pour lesquelles on le fait doivent varier en fonction du contexte culturel et géographique,  et je ne suis pas sûre que cette pratique toujours eu le même sens. Mais ce dont je suis à peu près sûre, c’est qu’elle découle toujours d’une pression sociale. Typiquement, aux États-Unis, beaucoup d’afro-américains s’éclaircissent la peau. Une Diana Ross ou un chanteur comme Prince… On a vu l’évolution de leur carnation au fil du temps. Ils se sont peut-être dit qu’il n’auraient pas eu la même carrière sans avoir à passer par là. En Asie, peut-être que ça n’a pas du tout la même portée. »

Des recettes maison dangereuses

Le boom de certains produits comme l’hydroquinone en dermatologie puis en cosmétiquen’est pas étranger à l’essor de ce phénomène.
“L’hydroquinone est un produit qui a été découvert par des scientifiques dans les années 30 pour soigner les cas d’hypermélanose et d’hyperpigmentation. Ils se sont rendus compte que ce composé organique éclaircissait la peau. Si bien que les scientifiques disaient aux médecins de ne pas le prescrire à long terme aux patients. Ils avaient remarqué que ce produit avait des effets secondaires »,  me raconte ma mère. Utilisé à des fins médicales, il va progressivement s’infiltrer dans le marché de la cosmétique. « Ma cousine ajoutait du Paic Citron à ses pommades à l’hydroquinone pour accélérer le processus. Elle étalait la substance sur son corps, enfilait un ensemble de jogging, et laissait agir parfois pendant une semaine. On appelait cette technique le ‘choco’ qui signifie ‘sauna’ en langue Lari car la peau chauffait. Au bout de quelques jours, la peau se dépigmentait. Les femmes et les hommes réservaient généralement cette méthode pour les grands événements », se remémore ainsi ma mère avec effroi.

Depuis 2001, la France a interdit à la vente les produits cosmétiques à base d’hydroquinone.

Cependant, il est encore possible de s’en procurer clandestinement, principalement via Internet. À Paris, dans des pharmacies de quartiers comme celui de Château-Rouge notamment, il est également possible de trouver facilement des crèmes et des gels à base de ce composé, de corticoïdes et même de plomb. Et pour cause, le marché mondial de la dépigmentation constitue une manne financière conséquente. Selon l’institut Global Industry Analysts, le chiffre d’affaires de ce créneau pourrait atteindre les 31 milliards de dollars d’ici 2024.

Des effets sur la santé parfois dramatiques

Problème : l’usage excessif de produits décapants peut avoir des conséquences irréversibles sur la peau et sur la santé. « Ce sont le plus souvent des pathologies mineures, rassure le Docteur Mahe. L’hydroquinone finalement ce n’est pas le pire. Les produits les plus dangereux sont ceux comprenant du mercure et des corticoïdes. »
Néanmoins, « Nous avons relevé des cas d’insuffisance rénale, de diabète mais aussi de cancers de la peau« , alerte Isabelle Mananga Ossey. Et ma mère d’ajouter :  « Ma cousine a aujourd’hui des plaies sur les deux jambes qui ne cicatrisent plus. En l’auscultant, plusieurs médecins ont pris conscience que c’était l’utilisation de produits abrasifs qui avaient abîmé sa peau. Son épiderme a totalement été rongé. Il lui faudrait une greffe de la peau, autrement elle devra se faire amputer. »

Éduquer et soigner

Aujourd’hui, la priorité réside dans l’accès aux soins et l’accompagnement des victimes de la dépigmentation. « On compare cette pratique à l’addiction aux drogues, or, c’est plus une dépendance psychologique que biochimique, précise le Docteur Mahe. Mon rôle est donc d’accompagner, de donner des conseils aux malades. Ce qui est important, c’est de faire de la prévention et ne pas tomber dans le jugement moral. »
Le travail de terrain d’acteurs comme Isabelle Mananga Ossey et Antoine Mahe prouve que le chemin est encore long pour endiguer définitivement ces pratiques. En parler est déjà un premier pas.Par Aphélandra Siassia

Le Sénégal à l’épreuve de la récession : adieu «l’émirat gazier» ?

https://fr.sputniknews.com Le coronavirus est passé par là. Il tue, mais il déstabilise de grands projets économiques et financiers à travers le monde. Le Sénégal, potentiel futur «émirat gazier», est ainsi contraint de revoir ses ambitions à la baisse dans ce secteur. Avec l’urgence de régler dans l’immédiat les conséquences désastreuses d’une récession imprévue.
Les déclarations du Président Macky Sall au journal britannique Financial Times du 23 juin ont sonné l’alerte et font craindre des lendemains difficiles pour l’économie sénégalaise et, surtout, pour les populations. «Si la pandémie de Covid-19 se poursuit, le Sénégal risque la récession économique. […] Cela ne fait aucun doute», a lâché le chef de l’État sénégalais. Après cinq années successives de croissance soutenue d’au moins 6, 5%, le pays ne pourra pas dépasser 1% en 2020 «même si tout se passe bien». Le Président Sall, après avoir pourtant tablé sur une croissance d’environ 3% dès les premiers effets de la pandémie, met aujourd’hui le curseur sur les «effets dévastateurs» du Covid-19.
«Cette récession, tous les économistes l’ont vue venir. Nous avons dit à haute voix que le Président Sall était un peu trop optimiste de tabler sur une croissance de 3%. Pour moi, même 1% serait une performance inespérée du fait de notre modèle économique presque entièrement dépendant de l’étranger», souligne l’économiste sénégalais Mbaye Sylla Khouma interrogé par Sputnik.

Il y a de l’eau dans le gaz… et le pétrole

Pour un pays comme le Sénégal, explique à Sputnik un ex-haut fonctionnaire du ministère de l’Économie et des Finances, la récession est «une baisse d’activité qui se traduirait par d’importantes moins-values fiscales par rapport aux prévisions. Quand on sait que 85 à 90% des recettes fiscales vont au paiement du service de la dette et aux salaires des fonctionnaires, on peut dire que la survie dépendra de la perfusion des bailleurs et de coupes sombres dans les programmes d’investissement publics de l’État». En plus de «la désorganisation de la campagne agricole, les secteurs secondaire et tertiaire seraient très affectés», précise cet ancien fonctionnaire qui a préféré gardé l’anonymat.

Au Sénégal, la rébellion en Casamance peut-elle courir le risque de la paix ?

Un autre gros souci s’est imposé au gouvernement, c’est la remise en cause des grands projets bâtis autour des hydrocarbures. Depuis 2014 en effet, le Sénégal est dans le cercle des futurs grands producteurs de gaz et, dans une moindre mesure, de pétrole grâce aux découvertes des compagnies Kosmos Energy, Cairn, Woodside Energy et de leurs partenaires. Les réserves de gaz sont estimées à 700 milliards de mètres cubes. Celles de pétrole, autour de 500 millions de barils, devaient permettre au Sénégal de produire «une moyenne de 100.000 à 120.000 barils/jour» à partir de 2021. Aujourd’hui, cette échéance n’est plus tenable, confirme Macky Sall qui table sur un retard «d’un à deux ans» dans l’exploitation du gaz et du pétrole.
«Ce que le Président Sall n’a pas dit, c’est : que fait-on justement à partir du moment où on sait avec certitude que le pétrole et le gaz ne seront pas là aux dates indiquées ? », interpelle Mbaye Sylla Khouma.

«C’est toute une stratégie qui prend l’eau»

Entre investissements prévus mais plombés par le Covid-19 d’une part et d’autre part les nouvelles stratégies envisagées,  le Comité d’orientation stratégique des secteurs du pétrole et du gaz (COS PETROGAZ) créé par Macky Sall s’échine à trouver un juste milieu qui ferait aboutir les projets initiaux.
«Les compagnies et les techniciens sont en train d’y travailler pour évaluer», affirme laconiquement à Sputnik Barthélémy Sène, conseiller technique en communication du ministre sénégalais du Pétrole et des Énergies.
En réalité, le Sénégal prévoyait de faire du gaz la ressource fondamentale pour enfin amorcer son projet d’industrialisation en profitant d’une énergie disponible en quantité, en qualité et à un moindre coût.
«Le coût de l’énergie est pour le moment un de nos désavantages majeurs pour attirer des investisseurs dans l’industrie. Donc, avec le projet gaz qui va accuser un grand retard, c’est toute une stratégie qui prend l’eau. Il faudra investir sur les installations de transformation du gaz en énergie mais en achetant la matière première à l’étranger, ce qui donne moins de contrôle comparé à une production locale», analyse Mbaye Sylla Khouma

Comment atténuer les effets du Covid-19

Sénégal : de Dakar à Saint-Louis, l’héritage colonial en question

Pour l’heure, le Sénégal est obligé de constater qu’«à cause du confinement» le Covid-19 a fortement déréglé «les circuits de production et d’approvisionnement» de tous les projets pétroliers dans le monde, indique un communiqué de Petrosen, la société nationale qui gère les portefeuilles de l’État dans les secteurs du gaz et du pétrole. Une situation compliquée pour certaines compagnies partenaires de l’État mais très impactées par une situation sanitaire imprévue. Cependant, Mbaye Sylla Khouma propose une autre piste.
«Le Covid-19 peut être un accélérateur de la dégradation économique, car il a produit un choc sur l’offre et sur la demande. Néanmoins, il peut aussi être une chance pour nous obliger à accélérer la transformation de notre modèle économique en arrêtant d’être dépendant de l’étranger pour manger et pour se soigner. Si, dès cette année, nous surproduisons en céréales et arachides, nous pourrions atténuer les effets post Covid-19.»

Sénégal, le feu couve sous la bombe foncière, l’État promet des sanctions

Synonyme d’appauvrissement des populations et de contraintes macro-économiques lourdes, la récession pourrait s’installer au Sénégal dans la durée. Alors que l’État tient coûte que coûte à ses projets pétro-gaziers porteurs de revenus monétaires, d’autres économistes suggèrent des alternatives.
«Le Sénégal ne sera pas un pays pétrolier mais gazier. Il faut oublier le pétrole et mettre l’accent sur l’agriculture et l’agro-industrie. Faisons de sorte que le pétrole soit une cerise sur le gâteau, mais pour cela faisons déjà le gâteau avec le potentiel agricole», exhorte l’économiste Sylla-Khouma. Par Momar Dieng

LUTTE COORDONNÉE CONTRE LA COVID 19 : EL GHAZOUANI CABLE MACKY SALL

http://www.emedia.sn Le président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani s’est entretenu au téléphone avec le président sénégalais Maky Sall, en quarantaine après avoir été en contact avec un malade du Covid-19. Selon l’Agence mauritanienne d’information (Ami), les deux chefs d’Etat ont échangé sur les questions d’intérêt commun relatives à la propagation de la pandémie coronavirus (Covid-19) et ses conséquences sur les deux peuples frères.
Cet entretien téléphonique intervient au moment les nombres de cas de contamination et de décès explosent dans les deux pays. Le Président Macky Sall a félicité le Président de la République pour la tenue à Nouakchott du sommet des Chefs d’États du G5 Sahel et de la France dans ce contexte particulier, tout en réitérant ses souhaits pour son succès.
À la date du vendredi 26 juin, la Mauritanie comptait 3.907 cas confirmés de Covid-19, pour 120 décès et 1.280 guérisons. Pour sa part, le Sénégal a dénombré, ce samedi 27 juin, 6459 cas, 102 décès et 4.255 guérisons.
Les deux chefs d’Etat ont aussi échangé sur une réouverture très prochaine de la frontière entre les deux pays. Fermée depuis fin mars pour lutter contre la pandémie, cette réouverture devrait permettre aux citoyens bloqués de part et d’autre du fleuve de regagner leurs domiciles et lieux de travail. Babacar FALL

Emmanuel Macron en Mauritanie le 30 juin pour le sommet du G5 Sahel

http://www.enqueteplus.com Emmanuel Macron se rendra mardi à Nouakchott pour participer à un sommet du G5 Sahel afin de faire le point sur la lutte antijihadiste dans cette région où sont déployés plus de 5 000 soldats français.
Cette réunion du G5 Sahel dans la capitale mauritanienne se tiendra six mois après le sommet de Pau (Sud-Ouest de la France) où avait été décidé d’intensifier la lutte antijihadiste dans un contexte de dégradation généralisée de la situation sécuritaire des pays sahéliens.
Le chef de l’État français fera l’aller-retour dans la journée depuis Paris pour s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali), ainsi qu’avec le président de la Commission de l’Union africaine et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie.
Il était initialement prévu qu’Emmanuel Macron face un détour par Dakar pour rencontrer son homologue sénégalais, mais en raison de la mise « en quarantaine » du président Macky Sall, qui a été en contact avec une personne atteinte par le Covid-19, la rencontre a été annulée (Macky Sall lui-même a été testé négatif).

Visioconférence des pays de la coalition pour le Sahel

Après cet échange à huis-clos, les six dirigeants se réuniront en visioconférence avec « plusieurs chefs d’État et de gouvernement de pays et d’organisations membres de la coalition pour le Sahel », dont le président du Conseil européen, Charles Michel, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a précisé l’Élysée.
La situation sécuritaire est précaire, avec des attaques jihadistes récurrentes et des violences intercommunautaires qui ont fait 4 000 morts en 2019, cinq fois plus qu’en 2016 selon l’ONU. Six mois après le sommet de Pau, « la situation sécuritaire s’améliore » mais « reste profondément fragile », a récemment résumé la ministre française des Armées, Florence Parly.
Depuis Pau et l’envoi de 500 militaires français supplémentaires, l’opération Barkhane et ses partenaires sahéliens ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite « des trois frontières » entre Mali, Burkina Faso et Niger, sanctuaire du groupe État islamique au grand Sahara (EIGS). D’autres opérations ont également été menées dans le centre et le nord du Mali, où les forces françaises ont tué début juin le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Abdelmalek Droukdal.Par Jeune Afrique avec AFP

Pont de Rosso entre le Sénégal et la Mauritanie : la famille Wedady attributaire de travaux connexes

https://www.financialafrik.com Grands travaux de Mauritanie (GTM) et Tendel, deux entreprises privées basées à Nouakchott, ont remporté un contrat de travaux connexes dans le cadre du projet de pont de Rosso d’un montant de plus de 80 millions € dont l’objectif est de faciliter la circulation des personnes et des biens entre la Mauritanie et le Sénégal.
GTM, filiale BTP du groupe familial Wedady dont l’activité multiforme va du génie civil au secteur bancaire en passant par les mines, les hydrocarbures et le commerce général, est attributaire du lot 1 du contrat en question pour un montant de 1, 95 millions $ et Tendel, adjudicataire du lot 2 pour 786 milles $ devront prendre en charge la réhabilitation d’écoles, de deux marchés et trois postes de santé à Rosso (Mauritanie).
La réhabilitation d’autant de marchés et de postes est également prévue à Rosso Sénégal dans le cadre du projet de pont mixte mauritano-sénégalais. Les travaux connexes du projet du pont de Rosso procèdent des doléances des habitants de deux Rosso et visent à améliorer l’accessibilité aux infrastructures socio-économiques dans les deux localités. Pour rappel, le contrat du contrôle des travaux connexes a été déjà attribué en mars dernier au consortium malien CIRA SAS/SGIE SA en mars dernier. La famille Wedady est réputée proche de l’ancien président mauritanien , Mohamed Ould Abdel Aziz, engagé dans une guerre ouverte actuellement avec son successeur selon les spéculations des gazettes de Nouakchott.  Samba Camara

GROSSES CRAINTES SUR L’APPROVISIONNEMENT DU MARCHÉ EN MOUTONS

http://www.emedia.sn L’impact de la crise sanitaire liée au coronavirus sera très fortement ressenti pour la fête de la Tabaski. Avec tout un monde quasiment à l’arrêt et les restrictions sur les déplacements transfrontaliers, l’approvisionnement du pays en mouton pour les besoins du sacrifice d’Abraham fait nourrir des craintes aux autorités.
En marge d’une rencontre avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Elevage et des productions animales, Samba Ndiobène Kâ, a ainsi tiré la sonnette d’alarme pour alerter la communauté musulmane. Pour le ministre, les fidèles feraient mieux de se procurer un mouton le plus tôt possible, même si 810 000 têtes sont espérées d’ici à fin juillet.
« J’invite les populations à acheter tôt leur mouton. S’ils attendent à deux jours de la Tabaski pour le faire, croyant que les prix vont baisser, ça risque de poser des problèmes. Qu’ils prennent leurs dispositions pour acheter leur mouton. S’ils achètent tôt par exemple à une semaine de la Tabaski et qu’il est senti qu’il y a plus de rush sur le marché, il sera possible pour les opérateurs d’aller à nouveau à l’intérieur du pays et même hors de nos frontières pour aller chercher les moutons », a détaillé le ministre, qui tient toutefois à ce que l’offre nationale soit d’abord suffisamment mobilisée et prévoit, en ce sens, « une tournée nationale auprès des grands points de convergence pour mobiliser l’offre nationale et stimuler également les importations ».
Toutefois, pour rassurer les fidèles musulmans, M. Kâ a donné des gages que l’Etat prendra les dispositions requises pour assurer un approvisionnement correct du marché, entre exonération des droits et taxes liés à l’importation du bétail, réduction des mesures de contrôle aux frontières et la hausse du Fonds d’appui à la stabulation (Fonstab) dont une partie est destinée à la Tabaski 2020. « L’année dernière, on avait pu financer que pour 63 millions FCFA. Cette année, au moment où je vous parle, on a pu financer jusqu’à 1, 337 milliard F CFA, correspondant à plus de 700 projets pour l’opération Tabaski ».

Takaski 2020 : La Mauritanie disposée à octroyer au Sénégal 450.000 moutons

https://www.ndarinfo.com Le ministre mauritanien du développement rural, Dy O. Zein a déclaré que la Mauritanie était disposée à répondre à la demande du Sénégal de lui octroyer 450.000 moutons pour la fête d’Al Adha.
Cette annonce a été faite lors d’une rencontre par vidéoconférence entre le ministre et son homologue sénégalais des ressources animales, Samba N’Diobene Ka, consacrée à l’organisation de l’opération de vente des moutons de sacrifice pour l’année 2020.
Les deux ministres ont par ailleurs évoqué d’autres questions relatives à cette opération, notamment l’ouverture des frontières entre les deux pays pendant 90 jours répartis en deux étapes, 45 jours avant la fête et 45 jours après la fête, afin de permettre aux éleveurs mauritaniens de pouvoir vendre leur bétail restant après la fête.
Trois points de passage ont été fixés au niveau de Rosso, Boghé et Matam à Tifondé Civé.
Le ministre sénégalais a déclaré que son pays assurera aux éleveurs mauritaniens toutes les conditions de confort et de sécurité sur le territoire sénégalais, leur facilitera le transport et les dispensera des taxes et des droits de douane liés à l’opération.
Il a ajouté que chaque camion transportant le bétail destiné à cette opération sera muni d’un laissez-passer spécial afin d’éviter d’éventuels obstacles.
Des points de vente ont été fixés, dotés de points d’eau, d’éclairage et d’aliments de bétail, en plus du respect des dispositions sanitaires exigées en période du covid-19 afin de préserver la santé des marchands de bétail et les éleveurs tout au long de cette période.Ndarinfo avec saharamedias.net

Création de l’Eco et les récentes réticences du Nigéria, Ne cédons pas devant les «ECO- sceptiques» ! Par Ibrahima Sène

1-Analyse du contexte de ces nouvelles réticences

A l’approche de l’échéance fatidique du 1er juillet 2020 que les Chefs d’Etat de la CEDEAO s’étaient fixée pour la création de l’ECO, avec la mise en place d’une Banque Centrale Fédérale qui devrait désigner un panier de devises auquel la nouvelle monnaie allait être arrimée par une parité flexible, des réticences se font encore jour de la part du Nigéria.
En effet, le Nigéria avait mis comme préalable à la création de la monnaie commune CEDEAO, la sortie des pays de l’UEMOA de la Zone Franc, et les économistes y ajoutaient des critères de convergence issus du Consensus de Washington, à satisfaire par les Etats concernés.
Ce sont ces deux exigences qui ont fait naître un « climat Eco scepticisme » qui rendait peu crédible l’avènement de cette monnaie commune, et mettait en dérision l’échéance du 1er juillet pour sa création.
Mais voilà, sans tambour ni trompette, les Chefs d’Etat de l’UEMOA,  le 21 décembre 2019,  par la voix de leur Président en exercice, le Président OUATTARA de Côte d’Ivoire, annonçaient le démarrage de sortie de la Zone franc et l’adoption de l’ECO à la place du CFA à la date prévue par les Chefs d’Etat de la CEDEAO, le 1er juillet 2020  !
Cette décision mit en branle toute une multitude d’économistes, dont des africains, des universitaires et de la société civile bien en vue, pour tenter de présenter cette décision comme un « non évènement », et l’Eco adopté, comme « un avatar du CFA », pour entretenir le préjugé du Nigéria sur l’incapacité des Chefs d’Etat de l’UEMOA de rompre avec leur dépendance monétaire vis à vis de la France et de la Zone Euro.
C’est ainsi que la décision de mettre fin à l’obligation de déposer 50%  de ses réserves extérieures dans un Compte d’opération du Trésor Français,   d’y retirer toutes leurs réserves pour les placer dans les comptes de la BCEAO, et du retrait de tous les représentants de la France des organes de gouvernance de la BCEAO et de la nouvelle monnaie, est présentée à l’opinion comme des «  manœuvres de la France » pour pouvoir continuer à contrôler la monnaie commune CEDEAO, ou d’empêcher son avènement.
Ils ont fondé leurs critiques sur le fait que la France ait accepté de continuer à garantir la parité fixe de la nouvelle monnaie avec l’Euro, et à fournir la BCEAO en Euros en cas de besoins.
Ces critiques préconisaient une cessation immédiate de cette garantie comme preuve de rupture totale avec la France, en se taisant sur les risques de plonger les économies des pays de l’UEMOA dans la tourmente, face à une dévaluation brutale de la nouvelle monnaie et l’accélération de la fuite des capitaux qui en découleraient.
Une telle sortie brutale de la Zone Franc allait compromettre pour longtemps l’avènement de la monnaie commune.
Surtout, ils ont fait semblant d’ignorer le fait que la France n’aurait pas accepté cette garantie si les Etats de l’UEMOA avaient retiré leurs réserves d’or logées dans la Banque de France, en même temps que leurs réserves en devises du Trésor Français  !
Heureusement pour les Etats de l’UEMOA, la crise de la pandémie du coronavirus est venue prouver à quel point, il est nécessaire de garder cette garantie de la France, pour leur permettre de ne pas rajouter à leur crise budgétaire, une crise monétaire qui les précipiterait dans la récession.
C’est ainsi que le PIB de l’Union était évalué à 3, 3%, au premier trimestre 2020 au début de la pandémie, et est projeté à 2, 6% pour toute l’année, contre une prévision initiale de 6, 6%  !
Le taux d’inflation dans la zone UEMOA s’est établi, en glissement annuel, à 1, 5% à fin avril, après 1, 3% pendant le mois précédent, comme l’a indiqué le Bulletin des statistiques de la BCEAO.
Par contre, le Nigéria qui a à gérer à la fois une crise budgétaire et une crise monétaire, est plongé dans la récession avec un PIB qui devrait se situer cette année à moins 3, 4 %.
Jusqu’à présent, la Banque Centrale Nigériane cherche à éviter de laisser flotter le naira en le soutenant à un taux fixe en puisant sur ses réserves de change les ramenant aujourd’hui, à 36 milliards de dollars.
Mais la chute des prix du pétrole qui continue, le Nigéria s’approchent du seuil clé de 30 milliards de dollars fixé par le patron de la banque centrale.
Dans un pays qui vit déjà une inflation de 12, 4% au mois de mai, contre 12, 34% en avril, la chute continue du baril pourrait obliger les autorités à mettre en place un régime de change régi par le marché, qui va entraîner une hyper inflation porteuse d’implosion sociale, qui ajournerait encore longtemps la création de l’Eco.
Nous devons procéder avec prudence et respecter le processus convenu pour atteindre notre objectif collectif tout en nous traitant les uns les autres avec le plus grand respect. Sans cela, nos ambitions pour une Union monétaire stratégique en tant que bloc de la CEDEAO pourraient très bien être sérieusement menacées’’.

2-Les justifications données par le Nigéria

Dans une correspondance du 11 février 2020, adressée aux Chefs d’Etat de l’UEMOA, le Président du Nigéria a « sollicité une prolongation du délai pour le lancement de la monnaie unique », qui devrait intervenir le 1er juillet 2020 comme convenu avec tous les Chefs d’Etat de la CEDEAO.
Il justifie sa requête par le fait que « les critères de convergence n’ont pas été remplis par la majorité des pays », et le Président de Guinée Alpha Condé de préciser lors d’une vidéo conférence ce mardi 23 juin avec ses homologues Zone monétaire Ouest Africaine qu’il partage avec le Nigéria entre autres, tout en étant d’accord avec son homologue a précisé que « nous devons avoir la possibilité de l’appliquer soit avant le 5 décembre 2020, soit de nous donner une marge »  !
Ce n’est donc plus la dépendance monétaire des pays de l’UEMOA qui bloque la création de la monnaie commune de la CEDEAO, l’Eco le 1er juillet 2020, comme nombre d’économistes et d’universitaires l’ont soutenu après la décision historique du 21 Décembre 2019 des Chefs d’Etat de l’UEMOA évoquée plus haut, mais c’est la « non atteinte des critères de convergence par la plupart des Etats de la CEDEAO »  !
Il devient donc clair qu’en s’accrochant au « respect des critères de convergence » pour créer l’Eco CEDEAO le 1er juillet 2020, qui, pourtant, a empêché jusqu’ici, la « Zone Monétaire Ouest Africaine » (ZMOA) de se doter d’une monnaie commune, le Nigéria prouve qu’il n’est pas encore prêt à consolider l’intégration économique de pays membres de la CEDEAO, par l’adoption d’une monnaie commune, suite à l’adoption d’un « Tarif Extérieur Commun »  !
Le Nigéria rejoint ainsi les « Eco – pessimistes » qui dès le départ ont théorisé l’impossibilité de la création de cette monnaie commune à cause des « critères de convergence » issus du « Consensus de Washington » qui limitent arbitrairement le déficit budgétaire à 3%, le taux d’Inflation à 3%, le taux d’endettement extérieur à 70% du PIB, la Masse salariale à 25% des Recettes fiscales.
Le respect de ces critères dont se nourrit le Capitalisme libéral que ne s’appliquent pas les Etats Unis, ont tellement détruit les services publics de Santé, d’Education et de Transports au profit du privé, que même les grandes puissances européennes ont dû les suspendre pour tenter de faire face à la pandémie.
En Afrique, ces « critères de convergence » freinent toute perspective de résorption de nos lourds déficits en Infrastructure, notamment de Transport routier et ferroviaire  !
Les Etats de l’UEMOA ont donc saisi l’opportunité qu’offre la pandémie pour à leur tour suspendre sine die ces « critères de convergence » qui ont longtemps freiné leur développement et la consolidation de leur intégration économique.
Il est donc étonnant que le Nigéria se refuse d’exploiter cette opportunité pour libérer son Economie de ces freins, mais cherche à imposer leur respect par tous les pays de la CEDEAO avant de créer l’Eco  !
Même le Président de Guinée, en demandant le report de la création de l’Eco du 1er juillet au 5 Décembre 2020, est conscient qu’il est impossible de faire respecter par la majorité des Etats, ces « critères de convergence », prouvant ainsi que les réticences du Nigéria sont infondées  !
Ces critères de convergence n’ont pas été un préalable pour créer la Zone Franc pour se doter d’une monnaie commune, le Fr CFA, ni pour créer l’Euro Zone au sein de l’Union Européenne, pour se doter d’une monnaie commune, l’Euro.

3-Conclusion

Pourquoi devrions-nous donc faire de ces obstacles artificiels, un préalable impossible à satisfaire, pour doter la CEDEAO d’une monnaie commune l’Eco  ?
Ceux qui n’ont jamais voulu d’une CEDEAO forte, puisque, économiquement, monétairement et militairement intégrée, en l’occurrence, la France et l’Allemagne, sont en train de réussir, avec les nouvelles réticences du Nigéria, leur but, qui est d’empêcher qu’elle réduise leurs influences dans les Etats membres, et se présente en concurrent sérieux dans le vaste marché africain intégré par la création de la « Zone de Libre Echange Economique Continentale » (ZLECA).
Les pan- africanistes de la CEDEAO, notamment du Nigéria et des autres pays de la ZMOA, en rapport avec ceux de l’UEMOA, devraient se rassembler et se mobiliser, pour empêcher que les « Eco-sceptiques » ne l’emportent.
La pandémie du Covid-19 nous donne l’opportunité historique de nous libérer des freins à notre développement et à notre intégration  ! Ne la ratons pas  ! Ibrahima Sène PIT/SENEGAL, Dakar le 26 juin 2020

L’IMPACT DE LA COVID-19 SUR LES SECTEURS ÉNERGÉTIQUES AU MENU D’UNE UNE TABLE-RONDE MINISTÉRIELLE, MARDI

Dakar,  27 juin (APS) – L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) organise, mardi, à partir de 11h GMT, par visioconférence, une table-ronde ministérielle sur l’impact de la Covid-19 sur les secteurs énergétiques en Afrique, a appris l’APS.
Cette rencontre regroupera les ministres en charge de l’Energie des pays africains et plusieurs pays membres de l’AIE, indique le ministère sénégalais du ministère du Pétrole et des Energies dans un communiqué.
La visio-conférence sera coprésidée par le Directeur Exécutif de l’AIE, Dr. Fatih Birol, et le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé.
Les représentants de plusieurs organismes internationaux (Nations unies, le FMI, la Banque mondiale) ainsi que plusieurs organismes sous régionaux (les cinq (5) pools électricité du continent africain, ARA, APPO, etc.) participeront aux discussions.
La rencontre a pour objectifs  : ‘’faire le bilan des effets du Covid-19 et de ses répercussions sur le secteur de l’énergie en Afrique ; explorer le rôle vital des investissements énergétiques dans la reprise économique de l’Afrique’’.
Il s’agira aussi de ‘’partager les vues sur les actions qui peuvent être prises pour garantir une priorité des investissements énergétiques en Afrique’’ et de ‘’clarifier le rôle que pourra jouer l’AIE et les partenaires des pays africains pour soutenir ces efforts’’.OID

PÉTROLE : LA PRODUCTION DU 1ER BARIL PRÉVUE EN 2022 ET 2023

http://www.emedia.sn Dans un entretien accordé à Financial Times, le chef de l’Etat fait état du report de deux ans de la production du premier baril de pétrole au Sénégal en raison de la crise de la Covid-19. Le Directeur général de la Société africaine de Raffinage (SAR), Serigne Mboup, invité du Jury du dimanche a été interpellé sur cette sortie de Macky Sall ainsi que sur celle de la société pétrolière australienne, Woodside, qui indique que Sangomare est en bonne voie pour la production du premier baril de pétrole en 2023.
D’emblée, Serigne Mboup a tenu à préciser qu’il n’y a pas de contradiction entre la déclaration du chef de l’Etat et celle de Woodside. Il parle, à son avis, le même langage. Cette précision étant, le Directeur général de la Sar, confirme que « la production est prévue entre 2022/2023. On a intégré les impacts de la pandémie et il y a ce glissement qui est encore contenu dans les fourchettes prévisionnelles parce que le vrai risque aurait été de n’avoir pas levé les fonds auparavant. Et le Sénégal a eu cette chance formidable d’avoir bouclé tout son processus avant que la pandémie n’inonde le monde en février. Nous sommes sécurisés parce que tous nos projets fonctionnent. Nous avons sécurisé l’approvisionnement à partir du Nigéria ».
Poursuivant, il rassure les sénégalais pour dire que le planning de réalisation de développement de Sangomar et GTA a été un grand succès pour le Sénégal. « En général, quand vous avez des découvertes en eau profonde, vous avez 7 ans pour arriver au « first-Oïl ». Le Sénégal a réussi une grande performance de pouvoir boucler en 4 ans tout ce processus avec des décisions qui avaient été prises mais surtout une volonté politique manifeste d’aller vite.
Donc, les décisions finales d’investissement sur des projets de plusieurs milliards de dollars avec des technologies complexes ont pu être bouclés pour Sangomar en janvier 2020 et pour Tortue en décembre 2018. C’est cela qui a permis de sécuriser le financement. La production du premier baril de pétrole ne subira qu’un léger glissement de quelques mois », explique-t-il. A l’en croire, le Sénégal est dans son temps puisque l’exploration est arrêtée partout, on ne lève plus d’argent sur le marché financier. « Les Sénégalais peuvent être confiants, nous serons dans les délais », renseigne-t-il.
Par ailleurs, il a fait savoir que les contrats relatifs à l’exploitation du pétrole et du gaz ont été bien négociés. « J’ai eu le privilège, d’avoir négocié et signé ce contrat de Sangomar en 2004 », révèle-t-il. Pour ce qui est du défi de d’augmenter la capacité de raffinage de la SAR, Serigne Mboup d’indiquer qu’ils ne sont pas en panne sèche. Selon lui, tous les 15 jours, il y a une réunion d’approvisionnement dirigée par le ministère de l’Energie. Et, à chaque fois, on met sur la table la production de la SAR et tous les stocks qu’il y a dans le pays et on définit la part à importer pour satisfaire le marché. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA (Photo)

Report production du premier baril de pétrole : le DG de la SAR confirme Woodside, contredit Macky en y mettant les formes

https://www.pressafrik.com Invité du plateau Jury Du Dimanche de i-Radio ce 28 juin 2020, le Directeur général de la Société Africaine de Raffinage (SAR) a assuré que la production du premier baril de pétrole au Sénégal peut être attendue au plus tard en 2023.  « La production est prévue entre 2022-2023. On a intégré les impacts de la pandémie et il y a ce glissement qui est encore contenu dans les fourchettes prévisionnelles parce que le vrai risque aurait été de n’avoir pas levé les fonds auparavant. Et le Sénégal a eu cette chance formidable d’avoir bouclé tout son processus avant que la pandémie n’inonde le monde en février. Nous sommes sécurisés parce que tous nos projets fonctionnent. Nous avons sécurisé l’approvisionnement à partir du Nigéria« , a affirmé Serigne Mboup face au journaliste Mamoudou Ibra Kane
Pour rappel, dans un entretien accordé à Financial Times, le Président Macky Sall avait fait état du report de deux ans de la production du premier baril de pétrole au Sénégal en raison de la crise de la Covid-19. Avant la société Woodside ne prenne le contre-pied du chef de l’Etat sénégalais en déclarant qu’aucun report n’était prévu en ce qui concerne l’exploitation du pétrole. « Woodside prend note des récents rapports des médias indiquant que le Sénégal a été contraint de retarder ses premiers projets pétroliers et gaziers jusqu’à deux ans en raison de la pandémie. Woodside réitère que la production du premier baril de pétrole de la phase 1 de développement du champ de Sangomar, reste sur la bonne voie pour 2023, conformément aux directives précédentes« , déclare la firme partenaire dans un communiqué.
Interpellé sur ces deux sorties contradictoires de Macky et de la société Woodside, Serigne Mboup qui confirme plutôt la société pétrolière australienne, en indiquant que Sangomar est en bonne voie pour la production du premier baril de pétrole en 2023, a tenu à ne pas froisser son patron. Selon lui, il n’y a pas de contradiction entre la déclaration du chef de l’Etat et celle de Woodside. Il parle, à son avis, le même langage.
A propos du planning de réalisation de développement de Sangomar et GTA, Serigne Mboup assure cela a été un grand succès pour le Sénégal. »En général, quand vous avez des découvertes en eau profonde, vous avez 7 ans pour arriver au « first-Oïl ». Le Sénégal a réussi une grande performance de pouvoir boucler en 4 ans tout ce processus avec des décisions qui avaient été prises mais surtout une volonté politique manifeste d’aller vite. », dit-il.

PÉNURIE : «L’APPROVISIONNEMENT DU SÉNÉGAL N’A JAMAIS ÉTÉ MENACÉ»

http://www.emedia.sn/ « Il n’y a jamais eu de tempête pour menacer l’approvisionnement sécurisé du pays ou le fonctionnement continu de la SAR »  ! Cette précision de taille est faite par le directeur général de la SAR, Serigne Mboup, invité du Jury dimanche. Une déclaration qu’il a faite pour prendre le contre-pied de ceux qui prédisaient des lendemains sombres à la SAR en avançant une possible pénurie des produits pétroliers. Il reconnaît qu’il y a eu certes des problèmes chez l’un de leurs actionnaires en l’occurrence LOCAFRIQUE qui détient 34% du capital mais précise-t-il  : « Le fonctionnement de la société n’a jamais été impacté. La Sar est bâtie sur un socle solide. Car, il a l’Etat du Sénégal qui est l’actionnaire majoritaire avec 46% du capital. En sus, il y a d’autres actionnaires comme Total, ITOC, entre autres. Donc, 54 % du capital de la Sar est détenu par ces privés et ces compagnies sont connues dans le pétrole pour leur rigueur», dit-il.

« Cet argent qui sert à sécuriser l’approvisionnement ne provient d’aucun actionnaire »

Rassurant les Sénégalais afin qu’ils ne nourrissent aucune inquiétude, le maire de la commune de Pire de renchérir  : « il n’y a pas de risque de pénurie parce que le système d’approvisionnement est sécurisé de tout le temps. Depuis la pandémie, le président de la République a donné des instructions fermes au ministre de l’Energie, au ministre des Finances avec les autorités de la SAR et nous avons travaillé sur des schémas de sécurisation ».
Etayant ses propos, M. Mboup indique que les banques leurs font toujours confiance. La preuve, soutient-il  : « cet argent qui sert à sécuriser l’approvisionnement ne provient d’aucun actionnaire. C’est la SAR qui négocie avec des banques avec un système l’aide du crédit ».

35 mille tonnes de fuel approvisionnés à la Senelec

Pour prouver que la SAR n’a aucun problème, il révèle les investissements qui ont été faits pour bien assurer l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. « Il a fallu à peu près, trois bateaux de brut. C’est à peu près un million de baril par bateau. Si vous êtes à 30 dollars c’est 30 millions. Il a fallu approvisionner la Senelec en fuel. C’est 35 mille tonnes de fuel, c’est à peu près 4 à 5 milliards de francs CFA par cargaison et nous avons, avec des institutions financières de la place, signé des conventions de lignes de crédits qui nous permettent de sécuriser, entre 4 et 5 bateaux », dévoile-t-il. Et d’ajouter avec assurance  : « Les banques nous font toujours confiance dans la mesure où nous sommes en train de signer des conventions pour accompagner l’investissement et diversifier notre partenariat ».

« Il n’y a aucune hausse en vue »

Pour ce qui est de la dette de la SAR, il indique qu’elle a été maitrisée grâce au efforts faits par l’Etat. « La dette est cyclique. La dernière dette cristallisée en fin décembre portait sur 100 milliards de francs CFA et le gouvernement avait trouvé des mécanismes pour payer cette dette », dit-il. A la question de savoir s’il n’y a pas risque de hausse des prix de l’électricité, du gaz et du carburant, Serigne Mboup répond de façon formelle  : « il n’y aucune hausse en vue ». Se voulant on ne peut plus clair, il poursuit son argumentaire  : « je pense que, vu le marché international et la volonté du gouvernement d’administrer les prix et tous les efforts que le gouvernement a faits quand le baril avait atteint 80 dollars, je ne pense qu’aujourd’hui que les conditions du marché fassent que les prix doivent augmenter. Il n’y a pas à affoler ou à avoir peur. Il n’y a pas aujourd’hui une hausse en vue ». Auparavant, il a révélé que lors du dernier conseil d’administration qu’ils ont fait c’est Amadou et ses actionnaires qui ont siégé au nom de Locafrique.

COVID-19 : seuls 4 pays africains admis dans l’espace Shengen

https://www.financialafrik.com C’est ce samedi  à 16 heures GMT que les pays de l’Union Européenne devraient se prononcer sur l’ouverture de l’espace Shengen à partir du 11 juillet prochain. Cette liste élaborée sur la base de «pays à situation épidémiologique similaire avec l’Europe» exclut le continent africain à l’exception de quatre pays : l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Rwanda.
A ces pays s’ajoutent 9 autres du reste du monde (Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Uruguay). La Chine complète le dispositif mais sous «condition de réciprocité»,
c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis, les voyageurs d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.
La grande curiosité de cette liste, à côté de l’exclusion de l’Afrique (un non événement tant le continent est habitué )  est l’absence des
États-Unis de Donald Trump, pays le plus touché par la pandémie.
La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours.
La liste sera revue toutes les deux semaines. Reste à savoir si l’Afrique imitera l’attitude adoptée par l’Europe vis-à-vis de la Chine en exigeant la réciprocité.  Albert Savana

DEVELOPPEMENT DES INDUSTRIES CREATIVES ET CULTURELLES : Les acteurs entre informel, souci de financements et éclosion numérique 

http://www.enqueteplus.com Défaut de formalisation, d’organisation, difficultés d’accès au financement, etc. Ce sont, entre autres, les écueils auxquels font face les acteurs sénégalais des industries créatives et culturelles, face à l’expansion des outils de diffusion numérique. Des challenges qui font que le secteur peine à être un levier de développement économique du pays et notamment pour la relance post-Covid-19.
La culture peut être considérée comme un vrai levier de développement, si elle est bien organisée, structurée, avec les financements qu’il faut. En Afrique, sa contribution au produit intérieur brut (PIB) est à peine de 3 %. Au Nigeria, même avec Nollywood qui est le deuxième employeur du pays, qui génère entre 500 et 800 millions de dollars par an en production cinématographique, la contribution des industries créatives au PIB n’est que de 2 %. Mais au Sénégal, il est difficile, jusque-là, d’établir des statistiques sur la part du secteur dans l’économie nationale. ‘’Un peu partout en Afrique, la musique bouillonne, de même que l’industrie audiovisuelle. Mais nous avons remarqué que le secteur est gangrené par l’informel. La plupart des acteurs ne sont pas dans des structures formelles. C’est la raison pour laquelle les gens retrouvent difficilement les statistiques sur la culture. Mais il y en a qui s’en sortent. Il y a des gens qui savent que pour participer au développement d’un pays, il faut être formel, s’organiser et que les choses se fassent dans les règles de l’art, pour qu’on puisse développer un business durable’’, explique la patronne de Prince Arts, Ngoné Ndour, jointe au téléphone d’EnQuête.
D’après cette productrice de musique, de jeunes talents sortent des œuvres tout le temps. ‘’Mais cela s’arrête là. Peut-être au bout d’une année, ces artistes-là n’auront pas assez de moyens pour pouvoir continuer leur carrière. Mais quand on est dans une structure formelle, on est obligé de mettre une stratégie pour que l’entreprise puisse exister et perdurer’’, témoigne-t-elle.
Comme Ngoné Ndour, le réalisateur de ‘’Tundu Wundu’’ et de ‘’Dérapages’’ soutient que la culture est un moyen pour promouvoir le Sénégal. ‘’Pour les séries télévisées, l’offre n’était pas adéquate par rapport au public. On a des consommateurs qui sont friands d’un certain type de produit. Il y a quelques années, les productions n’étaient pas destinées à la consommation de masse. C’était des productions de prestige. Mais depuis ces dernières années, on a constaté qu’il y a des productions qui intéressent les populations’’, dit Lahad Wone.
Pour le réalisateur, Il n’y a pas de secret. Si le produit est en ‘’adéquation avec la demande’’, il y aura des millions d’entrées. ‘’Si on donne au public quelque chose qui l’intéresse, le secteur peut se développer rapidement d’ici quelques années. Le problème est plus éditorial que structurel. Tout le monde ne peut pas faire des films qui sont à la hauteur, pour des festivals. Un produit audiovisuel ou cinématographique, comme tout autre produit, doit satisfaire une certaine demande’’, ajoute-t-il. Toutefois, M. Wone est optimiste et assure que le secteur est sur la ‘’bonne voie’’. Et, croit-il, l’expérience de certaines boites montre que c’est peut-être la voie à suivre, comme le Nigeria l’a fait. Pour lui, le problème n’est pas seulement lié aux infrastructures. ‘’Au début, on disait qu’il n’y avait pas de salle de cinéma. Maintenant, on en a au moins trois et ce n’est pas pour autant que les choses ont évolué. Donc, le souci se trouve ailleurs. Est-ce que les gens sont en train de produire des films ou séries pour attirer un public qui paie 1 000, 1 500 F CFA pour les voir  ? ’’, se demande-t-il.

Le casse-tête de l’accès aux financements

Au-delà de l’équation de l’organisation du secteur, de la qualité des produits mis sur le marché, Ngoné Ndour a, par ailleurs, fait comprendre que le plus gros souci pour les acteurs évoluant dans les industries culturelles et créatives, est le manque de ressources financières. ‘’Au niveau des institutions financières,  il y a un manque de confiance vis-à-vis des entreprises culturelles. Même au niveau de Prince Arts, c’est vraiment exceptionnel de trouver un financement auprès de ces dernières. C’est un secteur instable et elles ne prennent pas de risque. Cet écueil retarde le développement de ce secteur. Donc, beaucoup de structures qui existent en Afrique travaillent sur fonds propres’’, confie-t-elle.
Ainsi, pour avoir ces fonds, ces entreprises essaient de sortir des œuvres qu’elles vendent. Et aujourd’hui, pour y arriver, la patronne de Prince Arts souligne qu’il faut ‘’oublier’’ tout ce qui est analogique. Car les cassettes et les CD n’existent plus. ‘’Les gens se rabattent sur le numérique et là, on ne peut pas jauger ce qu’on va avoir. On sort son produit et le paiement n’est pas rentable’’, soutient-elle.
Beaucoup des problèmes du secteur culturel découlent de son manque d’organisation. Ngoné Ndour trouve que si un secteur est ‘’très bien organisé’’, c’est parce que les gens qui le constituent sont ‘’très bien formés’’. Or, elle rappelle que dans le secteur de la musique au Sénégal, la majeure partie des artistes ‘’ne sont pas formés’’. ‘’Ils ne sont pas instruits. Mais vu les dernières évolutions, cela bouillonne. Et pour promouvoir le secteur, il faut que les gens prennent le risque et que l’Etat aussi puisse mettre des mécanismes nécessaires tels que les fonds de garantie afin que les institutions financières puissent mettre à la disposition des artistes des crédits et qu’ils en profitent pour mieux investir et développer leur business’’, suggère-t-elle.
En réalité, si les banques n’accordent pas de financement à ces acteurs des industries créatives, le réalisateur de ‘’Tundu Wundu’’ estime que c’est parce qu’elles ne connaissent pas encore les acteurs. ‘’Pour avoir un crédit, c’est presque impossible au Sénégal. J’ai eu à le tenter plusieurs fois. Mais, d’un côté, je comprends les banques, parce qu’ils n’ont pas de chiffres réels pour pouvoir nous juger. On ne peut pas dire qu’on prête de l’argent à quelqu’un pour faire un film sans être sûr que le film sera vendu après et qu’il sera rentable’’, argue Lahad Wone. Selon lui, dès qu’ils arriveront à une ‘’transparence’’, ou à attirer des publics avec des éléments concrets, les institutions financières pourront leur prêter de l’argent. ‘’C’est un secteur un peu aléatoire pour l’instant. Donc, c’est à notre niveau qu’on doit s’organiser pour donner des chiffres aux banquiers pour qu’ils soient rassurés. Ce qui peut être des preuves par rapport à notre rentabilité. D’ici quelque temps, les banquiers vont comprendre avec les séries, car c’était nouveau pour eux’’, prédit-il.
Ainsi, M. Wone relève que le seul circuit de financement qui existe maintenant, pour eux, ce sont les subventions, les fonds étrangers, le Fopica, la Francophonie, etc. ‘’Même si c’est le parcours du combattant, parce que cela prend énormément de temps pour l’avoir. Nous, nous sommes adaptés au contexte. Le sponsoring nous permet également de financer nos productions’’, dit-il.

Une musique qui s’exporte difficilement 

Pour participer au rayonnement de l’économie nationale, les produits des industries créatives ont également besoin d’être consommés au-delà de leur pays. Cependant, d’après Ngoné Ndour, la musique sénégalaise a ‘’des difficultés pour s’exporter’’, quand on la compare avec la musique nigériane. ‘’La musique sénégalaise se vend plus autour de la communauté sénégalaise qui est à l’étranger. Maintenant, chaque chose en son temps. On a notre mbalax, notre musique pure qui est notre identité et qu’on ne peut pas juste prendre pour dire que la musique sénégalaise n’est pas exportable. Je pense qu’il faut la travailler et peut-être que ce n’est pas encore le moment, pour amener certaines communautés à la consommer’’, regrette la productrice. Or, elle signale qu’il y a plein d’artistes qui essaient de toucher d’autres sonorités pour un public beaucoup plus large. ‘’La génération qu’on a aujourd’hui, aime les sonorités diversifiées autres que le mbalax. C’est vrai aussi qu’il y a beaucoup de déchets et du n’importe quoi qui sort. Mais il faut y travailler sérieusement et il y a des professionnels qui peuvent ouvrir de bons canaux pour que notre musique puisse être consommée à l’étranger. Parce que c’est un problème de consommation. On a une musique un peu brouillon qui est, malgré tout, populaire au Sénégal’’, poursuit-elle.
Pour ceux qui ont pu réussir des choses à l’étranger, d’après elle, c’est parce qu’ils ont pu faire beaucoup de collaborations. ‘’C’est comme cela qu’on touche tout le monde. Malheureusement, actuellement, ce qui est un peu dommage, c’est que les jeunes artistes manquent de collaboration. Par exemple, avec la musique nigériane, il y a beaucoup de duos, de reprises, les musiciens collaborent beaucoup. A ce niveau, au Sénégal, il reste énormément de choses à faire. Il y a une méfiance qui est là autour des artistes. Or, cela ne fait pas progresser la musique. Chacun est dans son coin essayant de faire quelque chose. Même à partir d’une collaboration, on peut faire exploser sa carrière. D’autres peuvent faire des collaborations locales qui peuvent être intéressantes’’, analyse Ngoné Ndour.

Saisir les opportunités du numérique

Malgré ces difficultés, ces acteurs peuvent cependant se rabattre sur le numérique pour vendre leur art. Et M. Wone trouve que c’est un outil ‘’extraordinaire’’ qui démocratise leur travail. ‘’Quand je commençais, il y avait une salle de montage et cela coûtait excessivement cher. Là maintenant, les maisons de production, les réalisateurs peuvent rester plus de temps en montage. On peut acheter moins cher une caméra et on n’a pas besoin de faire des pellicules ou d’envoyer cela en France. Donc, le numérique nous permet de nous exprimer. Et tous les jours, beaucoup de gens sont en train de produire du contenu’’, note le réalisateur.
Mai, il relève qu’il y a aussi des inconvénients.  D’après lui, tout le monde peut ‘’se penser réalisateur, producteur’’. Car l’outil est accessible. ‘’Cependant, à la fin, pour faire un bon produit, il faudra la même rigueur, le même professionnalisme, quel que soit le matériel ou la technologie. Cela facilite les choses, mais ne garantit pas la qualité. Si le scénario est mal écrit, il n’y a rien à faire. On n’aura pas un bon rendu. Si on atteint un certain nombre de vues, la diffusion en ligne peut être rentable. Le problème qu’on a le plus avec les séries, c’est les diffuseurs. Quand les diffuseurs n’achètent pas les droits, les producteurs sont laissés à eux-mêmes’’, déplore Lahad Wone. Qui souligne que dans les autres pays où les choses fonctionnement normalement, les gens procèdent par préachat. Ils donnent de l’argent au producteur pour faire un film. ‘’Au Sénégal, il n’y a pas de chaine qui participe à la production. Il faut adapter, en fonction du contexte, le niveau de production. Mais avec la concurrence, les gens mettent de plus en plus d’argent’’, dit-il.MARIAMA DIEME

L’Unacois/Yessal réclame à l’Etat ses 156 conteneurs et ses 40 tonnes de sachets plastiques

https://www.leral.net L’Unacois/Yessal ne compte pas lâcher l’affaire ses produits plastiques saisis par l’Etat. A travers le ministère de l’Environnement et du Développement durable, malgré la prolifération du plastique, l’on ne compte pas non plus faire comme en 2015.
Des conteneurs de plastiques ont été saisis, en application de la loi effective depuis le 20 avril dernier. L’Union nationale des associations de commerçants, opérateurs et industriels du Sénégal (Unacois/Yessal) a révélé que la douane a mis la main sur quelque 40 tonnes de sachets plastiques, d’une valeur équivalente à 120 millions de F CFA et 156 conteneurs de plastiques dédouanés d’une valeur de 5, 5 milliards de F CFA.Et l’Unacois/Yessal de réclamer l’arrêt des saisies et la libération des stocks déjà dédouanés, en cette période de Covid-19 impactant tous les secteurs d’activités, tout en assurant les autorités de leur accompagnement pour la mise en œuvre de la loi.

L’Etat décidé à poursuivre le combat

Dans un entretien accordé à Sud Quotidien, le 25 avril 2020, Abdou Karim Sall avait indiqué que les conditions juridiques pour l’entrée en vigueur de la loi sur le plastique sont réunies. Quant à celles techniques et matérielles, elles se mettront en place au fur et mesure de l’application de la loi.
Cela démontre, selon lui, que «l’Etat ne doit pas attendre que toutes les conditions soient réunies pour mettre en place une loi. Dans certaines situations d’urgence, comme c’est le cas actuellement avec l’ampleur de la pollution plastique, il faut légiférer et passer à l’action. Le reste suivra. Car, plus nous attendrons, plus le mal va empirer et atteindre le point de non-retour», avait-il garanti.
S’agissant de la circulation des sachets, le ministre de l’Environnement avait promis l’arrêt des importations. «Ce dont je suis sûr, c’est qu’aucune autorisation d’importation de sachets plastiques ne sera délivrée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Au cas où ces sachets plastiques entrent frauduleusement dans le pays, les services de contrôle habilités procéderont à leur saisie, conformément à la loi, et infligeront aux contrevenants les sanctions prévues», avait-il prévenu.

ABDOUL AZIZ DIOP : «LE FONCIER EST SÉCURISÉ MAIS…»

http://www.emedia.sn Conseiller spécial du chef de l’État, Abdoul Aziz Diop, réoriente le débat autour du littoral. Invité de Lr du temps, émission d’Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 28 juin, il a soutenu que « les problèmes fonciers tels qu’on en parle au Sénégal ne reflètent pas la réalité. »
C’est ainsi qu’a-t-il expliqué, insistant sur « la particularité » de Dakar  : « Un quart de la population sénégalaise vit à Dakar. Il s’Y ajoute que nous vivons dans cette partie extravertie du territoire dans cette zone côtière du territoire. Dakar concentrant un peu plus de quatre millions d’habitants sur une superficie qui ne dépasse pas à 28 pour cent du territoire national. »
Une situation décrite comme « grand déséquilibre » par Diop. Recommandant d’ »interroger cette anomalie » selon laquelle « 25 pour cent (Des Sénégalais) vivent sur 0, 28 pour cent de leur territoire, il a invité les Sénégalais « à reconquérir leur pays pour l’habiter et le valoriser. »
Pour conclure, a-t-il souligné  : « Tant que le problème n’est pas posé en ces termes, il y aura toujours des litiges fonciers, (…) Et à partir du moment où parfois des fonctionnaires se prévalent de l’immunité et administrent mal la politique foncière, bonjour les dégâts ».
S’agissant de la vive polémique autour du bradage du littoral, il a martelé que « si le territoire national fait 100 pour cent de superficie, ce dont il faut se rendre compte, c’est qu’il n’y a qu’un peu plus de 5 pour cent des terres du Sénégal qui sont immatriculées. Puisque les chiffres de 5 pour cent remontent à novembre 2015. Cela veut dire que 95 pour cent des terres du Sénégal ne sont pas immatriculées et sont dans le Domaine national. A partir du moment où seulement 5 pour cent des terres du Sénégal sont immatriculés, et sont partagés entre l’État et des tiers privés. Cela veut dire que nous vivons dans un pays où le foncier est plutôt sécurisé. Contrairement à ce qui se dit, et à ce que l’on entend. On entend beaucoup de bruits, on parle beaucoup de contentieux. Dié BA & Pape D. DIALLO (Photo)

Ndengler : le petit paysannat face à l’agrobusiness Par Adama Diouf

Les défenseurs de la cause agricole, comme le charismatique M amadou Cissokho, sont formels : la réduction de la pauvreté en Afrique passe par l’agriculture paysanne. Mais au Sénégal, ce message est tombé dans l’oreille d’un sourd. Depuis les programmes d’ajustements structurels des années 90, on assiste à une véritable dépossession des terres agricoles au profit des multinationales, des riches industriels locaux, des spéculateurs et de vulgaires hommes politiques reconvertis en hommes d’affaires. L’Etat est l’initiateur et l’acteur principal de ce bradage et d’accaparement foncier. Le contentieux opposant les pauvres paysans de Ndengler et du grand industriel sénégalais Babacar Ngom, le propriétaire de SEDIMA, en est une parfaite illustration.
L’agriculture paysanne et l’agrobusiness sont deux modèles antagonistes et ne peuvent cohabiter pacifiquement. Le premier s’inscrit dans une logique de développement pour le paysan, et le second dans la logique du marché, renforçant le capitalisme. Le chef du village de Ndengler l’a bien expliqué : “Babacar Ngom veut nourrir des poussins, et nous voulons nourrir des êtres humains”.
Au Sénégal, l’appel au retour à l’agriculture prôné par l’Etat est une véritable arnaque, une tromperie qui contribue à la paupérisation accrue du monde rural. Et à l’enrichissement illicite d’une minorité.
Dans un post sur Facebook, qu’elle a dépublié après, la fille de Babacar Ngom, Anta, directrice de SEDIMA, a vanté les mérites et les qualités de son père. Un père “honnête”, “digne”,
qui “déploie toute son énergie et son engagement pour apporter sa contribution au développement du Sénégal”. Et cerise sur le gâteau, un père “qui a tout donné à son pays, ne mérite pas autant d’injustice”. De quelle injustice parle-t-elle ?
D’un père privilégié de la République et qui profite bien des largesses de l’Etat ? D’un père qui s’octroie 300 hectares de terres au détriment de valeureux et dignes paysans dont leur survie dépend de leurs exploitations ? D’un père qui prive de l’héritage à de nombreuses familles ?
Dans cette affaire, Babacar ngom, comme le laisse croire sa fille, n’est pas une victime, mais un coupable. Un coupable protégé par l’Etat du Sénégal au détriment de la masse paysanne de Ndengler

Litige foncier à Ndengler : Les victimes en ordre de bataille

https://senego.com Ndengler va continuer de réclamer les 80 hectares de terres appartenant à 40 familles d’agriculteurs et d’éleveurs. Le chargé de la communication de l’Association pour le développement de Sandock (Ads) parle d’une erreur du Conseil municipal de Sindia qui a délibéré sur du foncier relevant de la compétence de la commune de Ndiaganiao. Djiga Tine a demandé au Président de la République, Macky Sall ayant signé le titre foncier de l’homme d’affaire Babacar Ngom de rectifier le tire.
Les victimes ne comptent pas baisser les bras en si bon chemin. Djiga Tine et Cie veulent mener le combat jusqu’au bout. “Il y a l’homme d’affaire Babacar Ngom dont la commune de Sindia avait fait une délibération. Malheureusement, dans cette délibération là, les terres de Ndengler en font partie. Alors que Ndengler ne fait pas partie de la commune de Sindia. 80 hectares des terres de ces pauvres paysans en font partie“, a dénoncé M. Tine ajoutant que depuis  lors, ces paysans n’ont plus accès à ces terres.

40 familles dont des paysans et des éleveurs

Djiga Tine a du mal a concevoir que “40 familles” composées des paysans et d’éleveurs soient déposséder aussi facilement de leurs terres par un homme d’affaire. “Il est venu avec son titre foncier en disant que les terres m’appartiennent. Il a proposé aux 40 familles une enveloppe de 2 millions de F Cfa. Vous imaginez 40 familles divisées par 2 millions, ça fait 50.000 par famille“, a-t-il calculé indiquant que cela ne veut rien dire.

Réaction du chef de village

Selon le chargé de la communication de l’Association pour le développement de Sandock (Ads), le chef de village considère comme un “piétinement de leur dignité“, l’acte posé par Babacar Ngom consistant à leur proposer la somme de 2 millions de F Cfa.

Combat

L’homme d’affaire a déjà son titre foncier avec la complicité de la haute autorité, Macky Sall, a affirmé M. Tine. Mais dit-il à qui veut l’entendre, les populations de la zone, vont soutenir leurs “pauvres parents “afin qu’ils puissent récupérer leurs  terres.

Me Doudou NDOYE : «Les Avocats Des Victimes De Gadaye N’ont Pas Fait Leur Travail»

http://www.walf-groupe.com La recrudescence des litiges fonciers ne concerne pas que le Sénégal. Au regard des textes législatifs, le code domanial continuera d’être source de conflits dans le continent noir, dixit Me Doudou NDOYE qui était l’invité spécial de l’émission Balance sur Walf-Tv
«Il faut un diagnostic sans complaisance du droit foncier permettant de lever les impairs hérités des colons», a laissé entendre l’avocat, avant d’indiquer l’impérative révision du code foncier africain rédigé en 1904 par Napoléon.
Au sujet des 253 familles victimes de Gadaye, Me NDOYE fait savoir que la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS) n’a pas le droit de démolir la maison d’une personne en dehors d’une décision de justice. La DSCOS est une branche de la gendarmerie chargée de surveiller les titres fonciers de l’Etat ou du domaine national. Elle n’a pas le pouvoir sur la base de sa propre autorité détruire la maison d’une personne. C’est la justice qui peut se prononcer sur cette question. «C’est une voie d’exécution. Sa mission est de constater. C’est le juge qui condamne et autorise la destruction. Sur le problème de Gadaye, ceux qui ont remporté le procès, ont un ou des avocats. Où est/sont-il (s) ? C’est à eux de mener le combat. Qu’ils fassent leur boulot. S’ils l’avaient bien fait, il n’y aurait pas de grève de la faim», clôt-il.

Problèmes d’eau, de toilettes, de tables-bancs…Mais où est donc passé l’argent de la coopérative dans les écoles ?

https://www.leral.net L’école publique sénégalaise fait souvent face à beaucoup de problèmes, poussant certains à s’interroger sur l’utilisation de l’argent de la coopérative dans les établissements publics. Par curiosité, votre site Leral a décidé de lever un coin du voile. Ce, avec l’aide d’un enseignant.
Les écoles publiques sénégalaises sont souvent confrontées à d’énormes difficultés liées au manque d’eau, de tables-bancs, de toilettes…Une situation, qui a fait l’objet de plusieurs sorties pour interpeller nos dirigeants. Récemment, avec la reprise des cours, beaucoup de voix se sont levées pour dénoncer certains problèmes.
Ce qui pousse beaucoup de Sénégalais à poser des questions sur l’argent de la coopérative dans les écoles. Certains vont plus loin en s’interrogeant sur l’utilisation de cette somme symbolique que les élèves versent en début d’année et qui varie entre 2000, 3000, 4000 à 5000 FCfa…
Pour répondre à cette question qui taraude l’esprit des Sénégalais, Leral s’est entretenu avec un enseignant. Et sous couvert de l’anonymat, ce dernier a levé un coin du voile. Selon lui, chaque école peut avoir chaque année 1 million, 1, 5 million voire même 2 millions ou plus, une fois l’argent collecté.
En tout cas, ça dépend des écoles, précise notre source. Bien qu’étant conscient que cette somme est insuffisante, notre interlocuteur a tout de même soutenu qu’avec un Directeur d’école honnête, cet argent-là de la coopérative peut régler beaucoup de problèmes dans les établissements.
« Tout ce que l’on fait à l’école, c’est à travers cet argent-là, ça règle pas mal de problèmes à l’école mais vous savez, il y a des gens corrompus partout », confie notre source. Qui renseigne que des fois avec le paiement de l’électricité, de la femme de ménage, du gardien, « c’est un peu difficile de régler certains problèmes, car ce n’est pas tous les élèves qui participent à la coopérative ».
L’enseignant n’a pas manqué de faire certaines révélations : « Vous savez, des fois l’Etat verse des millions dans ces écoles mais ce sont certains Directeur corrompus qui les utilisent à d’autres fins, ils utilisent l’argent pour leur compte personnel. Mais l’argent de l’école doit servir à l’école. J’ai vécu l’expérience et ça a fait l’objet de disputes à plusieurs reprises entre moi et mes collègues ».Leral.net

Cheikh Mbow, directeur exécutif de la COSYDEP : «Écouter les conséquences de la Covid-19 pour ‘repenser’ nos méthodes dans le système éducatif»

http://www.enqueteplus.com Cette situation inédite liée à la crise de la pandémie du coronavirus doit certainement permettre de tirer les leçons et de repartir sur de nouvelles bases. Une approche qui demande beaucoup de solidarité, mais également d’engagement des différentes couches de la société. C’est ce qu’évoque le directeur exécutif de la coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique, dans « L’Entretien » qui est revenu sur l’actualité scolaire, notamment avec cette reprise récente du 25 juin 2020.
Dans ce face à face avec Dakaractu, Cheikh Mbow s’est félicité de la prise en charge de certaines questions relatives à la reprise des cours telles ces dispositions sanitaires préalables même si d’autres points restent à mettre en place.
Une année blanche, comme le pensent certains, est loin de convaincre le directeur exécutif de la Cosydep. « Nous devons faire preuve d’ingéniosité et de créativité pour que les enfants, demain, ne nous jugent pas. Ce serait un échec pour nous qu’ils aient une conception négative de notre gestion scolaire face à la pandémie », déclare Cheikh Mbow.
Par ailleurs, il informera que dans une perspective d’inclusion et d’équité, des efforts ont été aussi faits pour que les élèves en classes intermédiaires puissent trouver aussi leur compte dans les méthodes prises dans ce contexte pour bien gérer l’année scolaire. Il a également été question d’insister sur l’académisation des réponses avec les réalités différentes des localités pour qu’une adaptation à leur contexte puisse se faire à l’occasion de cette reprise.
Dans cette période où le monde éducatif traverse une crise sans précédent,  les acteurs de l’éducation sont appelés à penser autrement et, dans une optique de modernisation, on devra avoir recours à des méthodes nouvelles et inclusives pour qu’enfin, notre système éducatif se défasse des pratiques anciennes qui l’affectent…

UN DOCTORANT REVISITE L’EXERCICE DE LA VIOLENCE DANS L’ESPACE OUEST-AFRICAIN

Dakar, 28 juin (APS) – La violence a été un « catalyseur » des dynamiques politique, économique, sociale et même religieuse dans l’espace ouest-africain, a soutenu samedi, Lamine Faye, doctorant en histoire médiévale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Faye est l’auteur de la thèse « Guerre et art de la guerre dans l’Ouest-africain au temps des grands empires  : des dynamiques contrastées », soutenue par visioconférence à l’amphithéâtre 2 de la faculté des lettres et sciences humaines. Il a obtenu la mention très honorable et les félicitations du jury

Le professeur Abdoulaye Bathily a présidé le jury composé du professeur à la retraite de l’Université de Yaoundé (Cameroun), Thierno Mouctar Bah, spécialiste de l’histoire militaire, et du directeur de thèse, Idrissa Bâ.

Les professeurs Martin Klein de l’Université de Toronto (Canada) et Antonio de Almeida Mendes de l’Université de Nantes (France), ont pris part à cette soutenance par visioconférence en raison de la pandémie du nouveau coronavirus.
Dans son étude, Lamine Faye analyse le phénomène de l’exercice de la violence en tant que « facteur de structuration et d’organisation » et « instrument de démantèlement » de cet espace géographique.
Dès lors, il a tenté d’appréhender « les conditions d’exercice de la violence, de ses différentes formes, des moyens mis en œuvre, mais surtout de ses effets pratiques sur les sociétés concernées ».
Dans la partie occidentale du Sahara, Lamine Faye a mis en exergue « les facteurs qui rythment la dynamique hégémonique », notamment le contrôle des oasis, les parcours de pâturage, des étapes indispensables dans le commerce transsaharien.
Il a analysé la naissance du mouvement almoravide au milieu du XIe siècle qui réussit à imposer « une domination politique et militaire » basée sur une « armée bien organisée et disciplinée », soulignant que les fondements des campagnes militaires sont plutôt politiques et économiques et non idéologiques.
Du côté soudanais, il a évoqué l’introduction du cheval, l’amélioration des techniques de montée, les armes en fer qui constituent « des facteurs importants dans l’art de la guerre » dans cet espace ouvert facilitant ainsi les campagnes de razzia et les conquêtes territoriales.
Il a par ailleurs noté des bouleversements dans la géopolitique soudanaise avec des Etats jusque-là modestes comme Tekrur et Silla, dans la vallée du fleuve Sénégal qui affirment leur volonté d’émancipation du Ghana.
De ces luttes pour une nouvelle hégémonie au Soudan occidental autour du XIIIe siècle, le Mali parvient à s’imposer en mettant en place une large coalition, a-t-il signalé, soulignant que d’autres acteurs comme les Touareg du Sahara et les Mossis vont organiser des incursions dans les villes commerciales maliennes.
Mais, à partir du XVe siècle, des crises politiques et la multiplication d’agressions venant de l’extérieur vont affaiblir l’Etat et l’armée, ce qui a permis à Sonni Ali Ber de sortir son pays de l’ombre, grâce au contrôle des villes importantes de la vallée du Niger, a-t-il dit.

Lamine Faye a soutenu que l’apparition de nouveaux acteurs comme les Marocains, en Afrique du Nord et les Portugais au niveau des côtes africaines, va complexifier davantage la géopolitique régionale.

« Dans ces bouleversements géopolitiques, l’islam en tant que facteur idéologique est souvent mobilisé pour justifier des projets politiques », a-t-il conclu, parlant notamment d’une « nouvelle cartographie avec des frontières mobiles » entre un « Bilâd al-islam » (territoire d’islam) et un « Bilâd al-harb » (territoire de guerre).ASB/OID

COVID-19 : 127 NOUVELLES CONTAMINATIONS RAPPORTÉES CE DIMANCHE

Dakar, 28 juin (APS) – Le ministère de la Santé a rapporté dimanche 127 nouvelles contaminations au coronavirus, portant à 6586 le nombre de cas recensés dans le pays depuis le 2 mars.
Sur 1179 tests effectués au cours des dernières 24h, 127 sont revenus positifs.
Il s’agit de 104 cas contacts suivis, 02 cas importés, enregistrés à Saint-Louis, et 21 cas issus de de la transmission communautaire recensés à Dakar (12) Kaolack (02), Thiès (02), Kaffrine (01), Touba (01), Bignona (01), Diourbel (01) et Mbour (01), a précisé Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention au ministre de la santé.
36 patients ont été déclarés guéris tandis que 27 cas graves sont pris en charge dans les structures de réanimation.
Trois nouveaux décès ont été rapportés par les autorités.
A ce jour, 6586 cas ont été déclarés positifs dont 4291 guéris, 105 décédés, 2189 sous traitement.OID

Covid-19 : les 10 pays les plus affectés en Afrique

https://www.financialafrik.com L’Afrique du Sud est le pays du continent le plus affecté par la pandémie covid-19 avec 124 590 cas positifs depuis le début de la pandémie, 2 340 décès et 64 111. Pretoria présente néanmoins les meilleures infrastructures médicales du continent et peut compter sur la puissance de sa médecine, qui l’a vu lancer jeudi le premier programme d’essai d’un vaccin covid-19, pour contenir la pandémie.
Derrière, arrive l’Egypte avec 62 755 cas positifs depuis le début de la pandémie, 2 620 décès et 16 737 guérisons. En troisième position, vient le Nigeria avec 23 298 cas positifs, 554 décès et 8 253 guérisons à relativiser par rapport à une population estimée à 170 millions d’habitants. Premier pays à déconfiner après juste trois semaines de restrictions, le Ghana présente 15 834 cas positifs, 103 décès et 11 755 guéris.
Pour sa part, l’Algérie avec 12 685 cas positifs; 885 décès et 9 066 guérisons présente l’un des taux de mortalité au covid-19 les plus élevés du continent. En Afrique Centrale, le Cameroun est devenu l’épicentre de la pandémie avec 12 592 cas positifs, 313 décès et 10 100 guéris, mais avec un des taux de guérison les plus élevés. Arrive ensuite le Maroc, avec 11 633 cas positifs, 218 décès et 8 656 guérisons, devant le Soudan, avec 9 257 cas positifs, 572 décès et 4 014 guérisons. La Côte d’Ivoire et le Sénégal bouclent le top 10 des pays les plus affectés du continent avec respectivement (8 739 cas positifs; 64 décès; 3 587 guéris) et (6 354 cas positifs; 98 décès; 4 193 guéris) .
Par région, c’est l’Afrique Australe qui est la zone la plus affectée du continent avec  129 699 cas positifs, 2 404 décès et 66 454 guérisons, tout juste devant l’Afrique du Nord (92 674 cas déclarés ; 3 910 décès ; 36 847 guérisons), l’Afrique de l’ouest (69 955 cas positifs; 1 235 décès 37 881 guéris), l’Afrique de l’Est  (34 421; 1 032; 15 814) et l’ Afrique Centrale (32659 cas; 702 décès; 16061 guérisons.) En tout, au 26 juin, le continent africain recense 359 408 cas déclarés, 9 283 décès et 173 057 guérisons. A noter que 42% des décès sont recensés en Afrique du Nord.  Albert Savana

RIPOSTE À LA COVID-19 : RÉAJUSTEMENT OU FUITE EN AVANT  ? Par Dr Mohamed Lamine LY, Médecin, spécialiste en santé publique

Au moment, où le nombre de décès dépasse la barre fatidique de 100, nos autorités semblent avoir opté, sinon pour la dissimulation, tout au moins  pour une omerta qui ne dit pas son nom sur les principaux indicateurs de pandémie, à savoir les vrais taux de prévalence et de mortalité de la COVID-19.
Les mesures d’assouplissement prises par le gouvernement censées permettre la reprise des activités socio-économiques ont eu pour conséquence naturelle  l’augmentation des contacts au sein de la population, induisant du coup une hausse de la transmission du virus. De telle sorte que le pic annoncé de 771 cas observé durant la semaine du 11 au 17 mai dernier a été dépassé pendant la semaine du 15 au 21 juin 2020, avec 798 cas.
S’il faut regretter l’absence de compliance de plusieurs de nos concitoyens aux mesures préventives édictées par les pouvoirs publics, il revient aux autorités politiques de jouer leur partition en initiant, avec les professionnels de la santé, des stratégies pour casser les chaines de transmission grâce au dépistage, au traçage et à l’isolement.
Alors qu’on s’attendait à une augmentation du nombre de tests de dépistage, le ministère de la Santé vient de publier une nouvelle lettre-circulaire accompagnée d’une fiche technique pour procéder à un « réajustement stratégique », rendant encore plus drastiques les conditions d’accès au test pour les cas-contacts. Seuls y auront désormais droit ceux d’entre eux, présentant des symptômes et ceux asymptomatiques mais jugés vulnérables (âge supérieur à 50 ans et/ou présence de comorbidités).
On peut douter de la pertinence d’un tel choix, quand on sait que les dangers de propagation du coronavirus émanent précisément des personnes jeunes, souvent exemptes de comorbidités, pauci- ou asymptomatiques,  à l’origine de cas communautaires,  dont le nombre est en train d’exploser actuellement.
C’est dire que le système sanitaire doit se donner le maximum de chances pour que l’identification des personnes-contacts (ou traçage) soit la plus exhaustive possible en tablant sur les mécanismes communautaires plus compatibles avec nos réalités socio-culturelles et le respect de nos droits et libertés.

L’isolement des cas positifs, qu’ils soient ou non symptomatiques et de leurs contacts va aider à ralentir la propagation du coronavirus.

Au regard des gaps énormes en dépistage des cas, qui empêche à l’opinion, d’avoir une visibilité sur le niveau réel de la COVID-19, il ne reste plus, dès lors, que les formes graves et les décès pour surveiller l’impact de la pandémie dans la population générale et sur l’offre de soins.
Les professionnels africains de la santé publique se sont rendu compte, depuis l’épidémie d’Ébola, que la maîtrise des causes de décès est devenue un impératif, malgré le caractère embryonnaire des systèmes d’enregistrements des faits d’état civil et des statistiques vitales dans leurs pays.
Notre pays, avec un nombre officiel de 102 morts, se trouve à la croisée des chemins. Il est temps que les autorités se mettent à la hauteur des enjeux.
La plupart des professionnels de santé de notre pays, depuis les fonctionnaires et experts de la santé publique jusqu’aux spécialistes les plus pointus sont unanimes sur le fait que l’approche exclusivement curative est suicidaire dans ce genre de pandémie.
La voie de salut réside dans une approche de responsabilisation communautaire, qui laisse plus d’espace aux initiatives locales.
Cela suppose le partage de données fiables avec les acteurs locaux, la transparence et la redevabilité dans la conduite des actions publiques.
Le discours des autorités doit redevenir crédible pour espérer entraîner les larges masses dans le combat contre la pandémie. Dr Mohamed Lamine LY, Médecin, spécialiste en santé publique

Les conclusions de l’essai Recovery réfutant l’hydroxychloroquine sont-elles solides ? Par Dr Georges Borgès Da Silva*

Le Pr Didier Raoult s’est prononcé sur l’essai Recovery. Rappelons que cet essai vient d’interrompre la poursuite du traitement par l’hydroxychloroquine car ce médicament n’apportait pas d’amélioration par rapport au groupe témoin. Le taux de mortalité était de 25, 7% dans le groupe prenant de l’hydroxychloroquine et de 23, 5 % dans le groupe placebo (pas de différence significative). Il n’y avait pas de preuve d’effet bénéfique autre.
Les Marx Brothers font de la science : l’exemple de RECOVERY
[https://youtu.be/RW_7xxVJZmk]

Voici mon avis sur les critiques que fait le Pr Raoult :

Effectivement, certains entrants dans l’essai n’ont pas eu de test diagnostique (nous nous en étonnons aussi). Mais les auteurs de l’essai expliquent sur quels signes cliniques et d’imagerie ils ont pu intégrer ces malades avec une très forte présomption de Covid19 (cf. page 7 du protocole d’essai clinique). Mais ce qui est à retenir, c’est que la répartition dans les groupes, hydroxychloroquine ou placebo, s’est faite par tirage au sort et il n’y a aucune raison de mettre en cause le résultat de l’étude car aucun groupe n’a été favorisé puisque la répartition était aléatoire.
C’est vrai que la dose d’hydroxychloroquine est particulièrement élevée et expose à un risque cardiaque. Les auteurs ont expliqué qu’il s’agissait d’obtenir la même concentration pulmonaire du médicament que celle qui s’était révélée efficace dans les expérimentations de laboratoire. Ils mettent en balance le risque médicamenteux par rapport au risque infectieux qu’ils estiment supérieur. Ils expliquent cela à la page 22 de leur protocole d’essai clinique. Il apparait qu’ils n’ont eu aucune complication cardiaque, probablement grâce au contexte de surveillance hospitalière (monitoring cardiaque). Ce qui n’est pas correct du côté du Pr Raoult, c’est qu’il fait croire que les auteurs anglais ne connaissent pas l’utilisation de l’hydroxychloroquine en voulant les faire passer pour des nuls alors qu’ils ont clairement expliqué les raisons de ce dosage. Pourtant, les auteurs anglais ont voulu donner toutes les chances à l’hydroxychloroquine de montrer son efficacité et ça n’a rien donné.
le Pr Raoult indique que c’est au premier stade qu’il faut intervenir avec la chloroquine (position qui varie dans ses différentes déclarations), le second est traité grâce à des médicaments comme des corticoïdes et le troisième est du ressort du réanimateur. “On ne peut pas prévoir le même médicament pour ces trois stades”. Il veut nous faire croire que dans l’essai clinique anglais le traitement a été identique tout au long de l’évolution de la maladie. Pourtant, rien ne l’indique. Bien au contraire  : dans le rapport de l’essai il est mentionné que les traitements adjuvants devront être mentionnés (oxygénation, ventilation, dialyse, etc.). Seuls les traitements directs contre le virus étaient exclus puisque l’objectif de l’essai était justement de comparer l’efficacité de ces médicaments.
La mortalité est effectivement importante dans les deux groupes (hydrochloroquine et placebo). Un tel taux de mortalité hospitalière s’est aussi vu dans certains départements français (28, 3 % dans le département de l’Indre, bilan du 31 mai 2020). Une explication est à rechercher du côté des mutations virales (des publications l’ont mentionné pour expliquer les différences de taux de mortalité selon les pays et les régions). Mais d’autres explications émanant des auteurs devraient certainement venir (âges avancés des malades ? Commorbidités importantes ? etc.).
Il nous faut attendre les publications des résultats de cet essai clinique pour nous prononcer de manière plus fondée. https://www.financialafrik.com/

A propos de l’auteur

Georges Borgès Da Silva est médecin spécialiste de santé publique, diplômé de médecine et santé tropicales et diplômé de pédiatrie préventive de la Faculté de médecine de Marseille (France). Il a acquis un certificat en initiation à l’informatique générale au Conservatoire national des arts et métiers.

Retour de cas importés : L’Aibd en « zone de turbulence », (rapatriée)

https://www.jotaay.net Des cas importés sont se encore signalés sur la carte sanitaire du pays, ce vendredi 26 juin. Selon les résultats des examens virologiques, 15 personnes ont été testées positives à partir de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Le retour de ces dits cas est dû suite à la décision du gouvernement de rapatrier les Sénégalais bloqués à l’étranger à cause de la pandémie de la Covid-19.
Toutefois, des rapatriés continuent de critiquer le système mis en place par les autorités sanitaires pour procéder aux tests de dépistage du coronavirus. En provenance des États-Unis, une passagère du premier vol de rapatriement a narré sa mésaventure à l’Aibd, durant cette période de Covid-19. Il n’y pas de mesures barrières encore moins de mise en isolement.

Voici, l’intégralité de son histoire ! Mon arrivée à AIBD en temps de Covid-19

« L’embarquement à New York : Je me suis tenue à plus de 5 minutes assise en train de regarder nos compatriotes faire la queue pour rentrer dans l’avion, sans distanciation, pendant que les agents de Delta les suppliaient de garder la distance. À savoir que l’embarquement Delta se fait normalement par zone mais nos compatriotes ne respectent jamais ça. Comme d’habitude je me suis assise jusqu’à ce qu’ils s’installent tous, avant d’embarquer à mon tour. »

Disposition de l’avion « Boeing 767 en disposition 2-3-2. La seule distanciation était le blocage du siège du milieu sur les sièges à 3. » Arrivée à Aibd

« Débarquement sans encombres, formalités police, récupération des bagages normal quoi. Seul hic la climatisation est éteinte.
Oui vous m’avez bien entendu, pas de climatisation à Aibd. Dans l’avion on nous a parlé des systèmes de filtration d’air spéciaux pour éviter Covid et à l’aéroport aucune circulation d’air, pas de ventilateur et pas de climatisation. Quelle ironie !
Après la récupération des bagages, nous voilà en rang pour se faire tester pour la Covid. Rang très désorganisé avec à la tête un agent qui après avoir fait passer les personnes âgées et mamans avec bébés, a commencé à faire sa loi et laisser passer qui il veut. Pas de distanciation !
Entre temps toujours pas de clim ou de ventilation, on était tous en rang dans la chaleur à dégouliner comme n’importe quoi, et avec l’air stagnant en temps de pandémie. J’ai appelé Aibd 3 fois, ils m’ont assuré qu’ils allaient l’allumer. Rien du tout !
Il m’a fallu 2 heures de queue pour qu’enfin je décide de me faufiler parce que Monsieur l’agent avait décidé de punir mon rang et de nous faire passer en dernier car on s’était plaints de son organisation douteuse. J’arrive devant un docteur qui prend les formulaires remplis dans l’avion. »

Et ma température…

« Il me donne mon kit de test et je vais me faire tester chez d’autres agents en tenue de protection. On me dit c’est bon vous pouvez partir. Aucune mention de l’auto-quarantaine chez soi pendant 14 jours ou des gestes à respecter.
Tout ce qu’ils ont dit aux gens c’est que si vous êtes positif on vous appellera d’ici 48-72 heures, si on ne vous appelle pas c’est que c’est négatif.
Voilà un peu un aperçu de la gestion Covid à l’aéroport.
En bonus je vous mets les formulaires qu’on nous a demandé de remplir ».

Les dures vérités de Serigne Mbaye Sy Mansour devant Diouf Sarr : «Dans la gestion de la COVID, il y a démission de l’autorité…Ce n’est pas à l’État de régenter les mosquées…»

http://www.enqueteplus.com Il y avait une foule de fidèles regroupés chez le défunt Papa Malick Sy pour les besoins de la cérémonie de 3 ème jour du rappel à Dieu du porte-parole des Tidianes. Le moment solennel  n’a pas empêché au Khalife général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour, d’être fidèle à son caractère d’homme au franc-parler.  Évoquant la gestion de la COVID-19 devant Abdoulaye Diouf Sarr, le Ministre  de la Santé, le Khalife a appelé l’État du Sénégal à faire preuve de courage dans sa communication en disant la vérité aux sénégalais.
« Monsieur le ministre ! L’État doit dire aux sénégalais qu’il n’y a pas de remède, il faut se préserver ou mourir !  » selon le sage de Tivaouane.
« Ce qu’on a noté avec le déconfinement n’est qu’une démission alors qu’un responsable ne démissionne pas face à un drame du peuple. » Autre point noir dans la gestion de la COVID soulevé par le Khalife des Tidianes, c’est la réouverture des mosquées.  « À ce sujet, l’État est allé au delà de ses prérogatives en voulant instaurer la distanciation physique dans les mosquées. Ce qui est absurde, car l’Islam exige des rangs serrés entre fidèles dans une mosquée. Que l’État évite de se mêler des mosquées !  »
Dans son speech, le Ministre a affirmé pris bonne note des remarques du Khalife, avant  de rappeler les relations qui le lient au marabout depuis 1996. Ce qu’a confirmé Serigne Babacar Sy avant de prier pour le ministre Diouf Sarr qui est un ami et un frère…

La grande mosquée Omarienne peut à nouveau accueillir les fidèles

http://yerimpost.com/ Fermée au public depuis le 7 mars en raison des travaux de rénovation, la mosquée Cheikh-Oumar-Foutiyou, située dans le quartier de La Médina, à Dakar, a rouvert ses portes, hier (Vendredi), pour accueillir les fidèles venus accomplir la prière du vendredi.
Le président de la République, Macky Sall, avait promis de rénover la mosquée Cheikh-Oumar-Foutiyou, plus connue sous le nom de «mosquée omarienne» lors d’une visite, fin janvier, chez le khalife de la famille d’El Hadj Omar Foutiyou Tall. La prière s’est déroulée dans le plus grand respect des mesures barrières édictées pour éviter la propagation de la Covid-19.

DAROU SALAM-L’édition 2020 du magal s’accommode de la pandémie de la covid-19 sur instruction du Khalife Général des Mourides.

https://www.dakaractu.com À l’instar des autres événements religieux comme le Kazu Rajab, le magal de Serigne Abdou Lahad Mbacké, celui de Serigne Souhaïbou ou celui encore de Serigne Mame Mor Diarra etc… Darou Salam a décidé de célébrer l’édition 2020 dans la sobriété. Cela pour répondre favorablement à l’appel lancé par le Khalife Général des Mourides allant dans le sens d’éviter les grands rassemblements dans ce contexte de covid-19.
La précision a été faite, samedi, par Serigne  Cheikh Anta Mbacké qui était allé rencontrer Serigne Mountakha Mbacké Bassirou.
L’idée sera de célébrer l’accueil jadis réservé à  Serigne Touba lors de son retour d’exil par son frère cadet et disciple Serigne Cheikh Anta Mbacké. L’édition  2020 est prévue le 11 juillet prochain.

 L’impact de la Covid -19 sur les activités des femmes du secteur informel : entre pertes de revenu et abandon ?

http://www.enqueteplus.com La maladie à coronavirus qui a fini de mettre l’économie mondiale à genoux,   a été également durement ressentie  par les femmes travaillant dans le secteur informel. Ces femmes domestiques, vendeuses au marché, ou propriétaires de petites entreprises se sont retrouvées durement impactées par la covid-19, car il leur est quasiment impossible d’acquérir leur gagne-pain sans une présence physique sur leur lieu de travail.
Pour beaucoup de femmes vivant dans des conditions de précarité,   le défi est de survivre au jour le jour. Elles sont employées de maison, femmes évoluant dans les PME ou autres s’activant dans le commerce du sexe. Trois catégories de femmes qui font l’objet de notre reportage. Comment s’en sortent-elles en cette période de pandémie de la covid-19  ?
Appelons-la Ndèye Sène. La trentaine, sérère bon teint, Ndèye partage une chambre de bonne avec trois de ses amies au quartier de Ouest-Foire / Dakar.
Employée de maison aux Almadies, elle est en chômage technique depuis l’apparition de la maladie au Sénégal. Son employeur l’a contrainte à rester chez elle pour plus de précaution, dit-elle. Mère de deux enfants, Ndèye cumulait son travail de domestique avec celui de lingère chez certains particuliers pour pouvoir payer sa chambre de location, et envoyer de l’argent à ses parents restés au village. Obligée de rester chez elle,  elle vit difficilement les contrecoups de la maladie.
«  Je me suis séparée du père de mes enfants et je suis venue dans la capitale pour travailler.  Il y a de cela plusieurs années que je travaille comme bonne  mais mon employeur qui me payait 75.000 s’est séparé de moi, arguant que ce n’est pas sûr avec le virus qui circule. Je suis donc obligée de rester chez moi  alors que j’ai besoin d’argent pour survivre. Ici à Ouest-Foire, la location est élevée. La chambre que nous occupons c’est le garage de la maison que le propriétaire a modifié pour nous la louer. Il nous la loue à 60.000 fcfa. Chacune de nous donne 20.000 pour le prix du logement. J’envoie en plus de l’argent à mes parents. Ce que j’arrive à rassembler sert à payer ma location, ma nourriture et même les masques de protection c’est un client de lessive qui me le procure. C’est vraiment difficile, faute de soutien. »
Autre femme, autre condition de vie ! K. Nd est une charmante jeune demoiselle. Elancée et claire de peau, elle doit faire dans les 50 kg. Son travail elle l’exerce la nuit comme prostituée. Mais depuis l’apparition de la maladie et le couvre-feu imposé par les autorités, elle ne sort plus la nuit pour arpenter les rues à la recherche de clients. Son travail, elle le négocie dorénavant par téléphone. Les endroits où elle trouvait facilement des clients comme les bars et les boîtes de nuit sont fermés à cause du coronavirus. Les rares clients qui appellent le font dans la journée et elle se déplace chez eux pour la passe. Un travail qu’elle fait dans la journée avant 20h à cause du couvre-feu. « Il arrive que je parte voir un client l’après-midi, mais il souhaite que je passe la nuit. J’accepte du moment qu’il paie le prix. Vous savez ce n’est plus comme avant. Je n’ai plus de clients comme avant et les prix sont revus à la baisse. Parfois je suis obligée d’accepter pour mes besoins personnels. Tenez, j’ai  même abandonné ma chambre de location pour partager une minuscule chambre sans salle de bain avec une autre collègue comme ça on se cotise pour payer la chambre a 50.000 fcfa. La covid-19 nous a vraiment impacté. Quand  je trouve un client, il y’a certaines choses que je ne  fais plus comme embrasser sur la bouche. Et avant de passer à l’acte, on se lave et nous mettons des masques. »
Pourtant les filles de joie même avec quelques mesures sont exposées à la maladie. À Ziguinchor par exemple, une prostituée Bissau guinéenne a été testée positive à la covid-19. Sa concitoyenne, le gérant et son personnel ont été mis en quatorzaine et  les potentiels clients recherchés
https://www.dakaractu.com/Covid-19-a-Ziguinchor-Une-prostituee-bissau-guineenne-testee-positif-a-la-Covid-19-sa-concitoyenne-le-gerant-et-son_a188656.html
La pandémie de COVID-19, selon l’Organisation internationale du travail (OIT)  a eu un effet dévastateur en Afrique, notamment dans l’économie informelle où 325 millions de travailleurs gagnent leur vi https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/multimedia/video/institutional-videos/WCMS_744295/lang–fr/index.htm
Au Sénégal particulièrement, les mesures de confinement prises par le président de la République  Macky Sall ont eu un impact significatif sur les activités des femmes qui s’activent dans les entreprises informelles dont beaucoup avaient d’ailleurs fermé boutique.
C’est le cas de Mme Ndao, une femme qui tient un restaurant qui a pignon sur rue à Yoff mais qui a baissé rideau. Ses activités étaient quasiment à l’arrêt depuis la période du confinement. Les rares clients qui venaient avant l’heure du couvre-feu imposé ne lui permettaient plus de payer les salaires de ses trois employés. La seule solution qui s’imposait nous dira-t-elle, c’était une fermeture provisoire en attendant la suite des événements. Un coup durement ressenti dans son quotidien de mère, elle qui doit gérer la dépense quotidienne et les besoins de ses nombreux enfants élèves, car son mari qui se trouve être en Italie ne lui envoie presque plus d’argent, confronté lui même, à quelques soucis financiers dus à la Covid-19 qui a touché sérieusement son pays d’accueil.
Mme Ndao comme beaucoup d’autres, a dû faire avec les moyens du bord pour survivre.
Ainsi pour aider les familles vulnérables, l’État dans son programme de résilience, a lancé l’aide alimentaire d’urgence. Huit millions de Sénégalais, soit la moitié de la population du pays sont concernés, au premier rang les ménages en situation de vulnérabilité déjà enregistrés et ceux, « sans revenus fixes et réguliers ».
Au Sénégal selon une enquête, il existe plus de 408.000 petites et moyennes entreprises dont 97% sont issues du secteur informel. Ainsi, en décidant de l’ouverture et de la fermeture des marchés à des heures précises, cela porte préjudice à beaucoup de travailleurs issus des petites et moyennes entreprises et donne par ricochet un sacré coup à notre économie.
Pour Idrissa Diabira, Directeur Général de l’ADEPME, plusieurs paramètres sont en jeu. Certes la situation est difficile, mais il faut des approches graduelles. La réduction des heures de travail avec le couvre-feu impacte les acteurs et notre économie, toutefois le remède ne devrait pas être plus terrible que le mal
https://www.dakaractu.com/Idrissa-Diabira-Directeur-ADPME-%C2%A0Les-entreprises-en-difficulte-sont-amenees-a-nous-saisir-pour-%C2%A0_a186540.html
Le ministre de la femme entend appuyer les femmes dans l’informel qui sont touchées de plein fouet par l’épidémie de coronavirus. Un arrêt de travail est même constaté pour certaines unités économiques, selon Mme Ndèye Saly Diop Dieng. Aussi, en plus du programme de résilience économique et sociale du Gouvernement, elle entend apporter son aide à ces femmes qui représentent 33, 5% du secteur informel.
https://www.dakaractu.com/Covid-19-Impact-economique-dans-l-informel-le-ministre-de-la-femme-appelle-a-masquer-les-femmes-du-secteur_a187972.html
Après des mois d’arrêt de travail une partie de l’économie sénégalaise redémarre timidement avec le déconfinement progressif. Un redémarrage des activités pour nos trois femmes qui ne crient pas encore victoire. Le virus étant toujours bien présent…

HIVERNAGE ET COVID-19 : Le péril du paludisme guette

http://www.enqueteplus.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a intérêt à bien dérouler le plan de contingence contre le paludisme. Avec l’hivernage et les patients qui évitent les structures de santé, il y a de fortes chances que cette pathologie soit beaucoup plus mortelle que la Covid-19. Le coordonnateur du PNLP tire la sonnette d’alarme.
L’hivernage a débuté au Sénégal. Une période où le paludisme cause beaucoup de dommages. Avec la crise sanitaire, le pays va apprendre à vivre avec deux maladies. La situation est d’autant plus grave que les deux pathologies ont pratiquement les mêmes symptômes. Ce qui fait dire au coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Docteur Doudou Sène, qu’ils ont un double défi à relever. C’est-à-dire garantir la mise en œuvre des programmes et barrer la route à la Covid-19.
De l’avis de Dr Sène, le mieux est de surfer sur les vagues de la Covid et essayer de mener tant bien que mal leurs différentes activités. Parce que, fait-il savoir, l’expérience a montré qu’en cas de pandémie, il y a plus de morts liées au paludisme.
‘’On s’est rendu compte, en 2014, lors d’Ebola en Guinée et en Sierra Leone, qu’il y a eu plus de 14 mille morts supplémentaires liées au paludisme. Ce sont les mêmes impacts, actuellement. Parce la population a commencé à fuir les structures de santé, le personnel de santé aussi avait peur. Donc, toutes ces leçons sont tirées par notre système de santé’’, explique le médecin.
Ce dernier souligne, toutefois, que le ministère est en train de faire beaucoup d’efforts pour protéger la population du paludisme. A l’en croire, le palu est une grande priorité de santé publique, face à la Covid. Parce que, souligne le Dr Sène, cette maladie reste mortelle, quand il n’y a pas de traitement. Alors qu’on peut avoir la Covid sans pour autant mourir de cette maladie. L’important, selon lui, c’est d’abord de garantir la mise en œuvre de leurs activités, pour protéger la population, mais également veiller à limiter la propagation de la Covid.
En plus de cela, ajoute le spécialiste, il y a la prise en charge précoce des cas. Sur ce point, il demande aux populations de se rendre dans les structures de santé, en cas de fièvre. ‘’On leur fait le test de diagnostic rapide (TDR). Si c’est le paludisme, on traite, si c’est la Covid, on vous prend en charge’’, précise-t-il.  Pour le médecin, le pays est en en guerre. Donc, ce n’est pas parce qu’il y a un malade ou quelqu’un touché par une balle qu’on doit arrêter. ‘’La guerre, c’est toutes ses composantes. Il faudra garantir ce combat pour que les gens soient dans une bonne santé. Covid, paludisme et toutes les autres maladies qu’il y a, nos pays n’ont pas les moyens de supporter autant de catastrophes sanitaires de cette ampleur. Il commence déjà à pleuvoir dans certaines zones. Si on ne maintient pas les activités, il y a des fortes chances que le paludisme soit beaucoup plus mortelle que la Covid elle-même’’, prévient le Dr Sène.

‘’Les femmes enceintes doivent assurer le traitement préventif intermittent‘’

Pour le coordonnateur du PNLP, il urge de faire le plaidoyer afin que les populations continuent d’utiliser les moustiquaires imprégnées. Car, révèle-t-il, le paludisme devient très grave dans des zones où il y a une disparition progressive de cette maladie. ‘’Parce qu’il y a une baisse de l’immunité des populations. Donc, quand on a un palu, rapidement, on développe la forme grave qui peut être mortelle, plus mortelle que la Covid-19. Les femmes enceintes doivent assurer le traitement préventif intermittent. Ce traitement les protège et protège le fœtus’’, conseille le médecin.
Cependant, il précise qu’ils n’ont pas croisé les bras, depuis le mois de mars. Déjà, sur instruction du ministre, il a été demandé à chaque programme d’élaborer un plan de contingence pour dérouler les activités prévues. C’est ainsi que les partenaires les ont accompagnés dans la mise en œuvre. Il s’agit de dérouler les aspersions intra-domiciliaires. C’est aussi une pulvérisation des maisons avec des produits d’insecticides pour réduire les vecteurs responsables de transmission de la maladie.  Selon lui, ils ont déjà démarré à Makacolibantang et à Kédougou, en garantissant la sécurité des agents par la dotation en masques et en gels hydro-alcooliques. ‘’La campagne se déroule bien, en respectant les mesures barrières. Normalement, nous devons terminer d’ici la semaine prochaine. A Makacolibantang, on est à presque 90 % de couverture. A Kédougou, nous sommes à plus de 60 %. La progression est un peu plus lente’’.
Une autre campagne, renseigne le Dr Sène, est prévue pour la chimio-prévention saisonnière du paludisme dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kaolack et Diourbel. Le lancement a été fait hier à Diourbel. Cette campagne, de l’avis du médecin, constitue un grand défi, parce qu’il s’agit d’administration de médicaments. ‘’Avec toutes les mauvaises informations qu’il y a pendant cette Covid, nous sommes obligés de beaucoup communiquer pour faire comprendre aux populations qu’il est important de se protéger’’, s’inquiète-t-il.  Avant de soutenir que cette procédure est la même que quand on donnait la nivaquine. ‘’Maintenant, c’est le fansidar à base de sulfadoxine pyriméthamine associé à l’amodiaquine qu’on administre aux enfants de 3 mois à 10 ans avec trois passages. Pour Kédougou, c’est quatre passages. A la fin de chaque mois, on administre ces médicaments qui leur permettent de se protéger’’, informe le coordonnateur du PNLP.
Dans les régions de Matam et de Louga, le PNLP a prévu de faire les aspersions intra-domiciliaires dans les zones à forte transmission. Les sites dans ces régions sont là où il y a une forte prévalence de la maladie. Cette situation est un peu compliquée, reconnait Dr Sène, car le pays avait atteint la pré-élimination du paludisme dans cette zone. Mais, avec la Banque islamique de développement, le programme a trouvé un financement qui permet de dérouler cette campagne dans les districts de Matam, Kanel, Ranérou et Linguère.
Le paludisme a connu une baisse de plus de la moitié des cas en 2019 au Sénégal.  Le pays était à 530 745 cas en 2018. En 2019, il s’est retrouvé avec 35 400 cas confirmés. Soit une réduction d’environ 28 % sur l’ensemble du territoire national. Le nombre de décès a également chuté.  Il était de 550 en 2018, contre 260 décès pour 2019, une réduction de plus de 51 %.
Selon le docteur Doudou Sène, ces résultats sont obtenus grâces aux actions menées en 2018, notamment la grande campagne de distribution de Milda. ‘’Neuf millions de moustiquaires ont été distribuées. Mais c’est également grâce à la prise en charge précoce des cas, avec la stratégie de Pcadom (prise en charge à domicile des cas). Celle-ci permet de recenser rapidement les cas suspects et de les tester’’VIVIANE DIATTA

FIN DE LA QUARANTAINE POUR ALY NGOUILLE NDIAYE

http://www.emedia.sn Aly Ngouille Ndiaye est sorti de sa quarantaine. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique avait vu son département fortement affecté par le Coronavirus. Un de ses proches collaborateurs a même perdu la vie des suites du coronavirus.
Le maire de Linguère, testé négatif, était en quarantaine conformément au protocole sanitaire. Mais la période d’incubation est terminée pour aly Ngouille Ndiaye. C’est lui-même qui fait l’annonce via les réseaux sociaux. « Après avoir décidé de me mettre en quatorzaine conformément au protocole sanitaire, je suis heureux de vous annoncer qu’à son terme ce samedi, j’ai effectué un test au Covid-19 qui est revenu négatif. Je remercie tous les sénégalais et sénégalaises pour leurs prières et soutiens. Chers amis, parents et sympathisants, être négatif n’est pas synonyme d’immunité. Je vous invite tous à observer les mesures barrières pour que nous combattions la pandémie. Mes pensées et prières pour mon Assistant le Major Moussa Diop rappelé à Dieu, qu’Allah le Tout Puissant l’accueille au Paradis ainsi que tous les disparus. Je prie également pour un prompt rétablissement de tous mes collaborateurs, ainsi que tous les malades. Que Dieu nous préserve », a-t-il écrit sur sa page Facebook et son compte Twitter Babacar FALL.

Abdoulaye Sèye Moreau est mort

https://www.ferloo.com Le membre d’honneur de la Fiba, Abdoulaye Sèye Moreau a tiré sa révérence ce samedi. Cette légende du basket, fondateur par ailleurs du Dakar Université Club avait 91 ans.
Abdoulaye Sèye, l’ancien président de la FIBA est une icône de l’histoire du basketball sénégalais en particulier, et celle sportive en général. Sa carrière sportive a démarré dans les clubs sénégalais de 1955 à 1965 en tant que joueur notamment au Foyer France Sénégal où il sera sacré champion d’AOF en 1955. Il est d’ailleurs fondateur du Dakar Université Club.
Il devient ensuite arbitre international, président de la commission des arbitres, président de FSBB, président de l’AFABA (ancienne appellation de la FIBA), 2e africain président de la FIBA, président du CNOSS.

Affaire Bocar Samba Dièye ou un bout d’os à ronger par des individus en quête de notoriété (La cellule communication de Monsieur Abdoul Mbaye)

Commençons par rétablir encore une fois la vérité, Bocar Samba Dièye avait été fidèle à la BIAO-S aux moments les plus difficiles. Recherchant des actionnaires sénégalais pour cette banque dont la recapitalisation avait été confiée à Abdoul Mbaye, ce dernier lui a proposé, sous forme de faveur, d’en devenir un des actionnaires avec d’autres compatriotes, ce qu’il avait accepté.
Il a en outre bénéficié de tous les concours possibles au sein de cet établissement dont il était devenu sans aucun doute possible le client sénégalais le plus important.
Ayant pris la décision de créer une nouvelle banque en 1997 (nom de code : « Alpha Bank »), Abdoul Mbaye lui a proposé, ainsi qu’à d’autres compatriotes triés sur le volet, d’en devenir actionnaire. Il a reçu à ce titre l’étude de faisabilité, a donné son accord et a libéré un premier montant de 10 millions fcfa.
Une opportunité s’offrant avec la reprise de la BST, ceux (dont lui) qui avaient déjà libéré une partie du capital de « Alpha Bank » en cours de constitution ont accepté de souscrire au capital de la BST en reconstitution pour des montants absolument identiques et parfois en accroissant leur participation. Le projet « Alpha Bank » est devenu celui de la BST à redresser.

Ainsi :

• Abdoul Mbaye n’a jamais fait payer une étude de faisabilité à B S Dieye. A défaut qu’il le prouve ;
• Les sommes qu’il a versées ont toutes servi à libérer sa participation à l’augmentation du capital de la BST. A défaut qu’il le prouve ;
• Le redressement de la BST était un dossier confié à feu Aliou Sow, qui a accepté d’accueillir des actionnaires que Abdoul Mbaye lui a proposés à condition de ne pas perdre la majorité du capital. B S Dieye ne pouvait donc en aucun cas prétendre à 25% de ce capital comme il l’aurait soutenu. Il n’a donc jamais été trahi. Par contre, il a été signataire d’un pacte d’actionnaire par lequel il accepte expressément le niveau de sa participation parmi d’autres clauses.
Par contre, en participant au capital de la BST, B S Dieye a, sans aucun doute possible et grâce à Abdoul Mbaye, réalisé l’investissement le plus profitable de toute son existence. Même s’il le tait pour éviter l’expression d’une reconnaissance à l’endroit de Abdoul Mbaye, il n’a jamais soutenu le contraire.
C’était en 1999. Les anciennes équipes de la CBAO puis de la BST se souviendront à quel point ce brave homme, opérateur économique souvent cité en exemple par leur directeur général, était porté en estime par ce dernier.Il était un modèle pour tout entrepreneur.
Enfin, il est difficile de comprendre comment on pourrait retenir qu’une vente d’actions à un non-actionnaire respectant la loi et les conditions fixées dans les statuts de la société concernée pourrait correspondre à un « complot secret » dirigé contre l’un de ses actionnaires les plus modestes.
C’est après le départ de Abdoul Mbaye de la BST en 2006 que les affaires de B.S. Dieye auraient périclité.
Nous conseillons donc à tout ce beau monde qui s’arrache ce dossier, de produire la décision de justice et de continuer leurs procédures judiciaires. BS Dieye a contesté le débit d’une traite de plusieurs milliards plusieurs années plus tard. Il ne s’en serait pas rendu compte ! Celle-ci a été retrouvée et il a perdu devant la justice. Il n’a pas jugé utile de poursuivre sa défense car la vérité a été rétablie. De plus, il ne s’agit point d’un dossier Bocar Samba Dièye contre Abdoul Mbaye mais plutôt entre Bocar Samba Dièye et la banque CBAO.
Nous lui conseillons de faire confiance à ses avocats, plutôt qu’à une bande de populistes qui cherche à gagner en notoriété.
Et d’ailleurs, nous invitons Monsieur Famara Ibrahima Cissé, et toute personne qui s’accroche à ce dossier mais également monsieur Bocar Samba Dièye, ses soutiens et ses avocats à un débat public.
Nous vous ferons juste noter que tout ce qui sera dit sur la base de mensonges visant à porter atteinte à l’honorabilité de Abdoul MBAYE fera l’objet d’une plainte pour diffamation.
Nous vous invitons à débattre ce Samedi 04 Juillet.
Nous vous informerons à travers la presse du lieu de cette activité. Nous vous prions de ne pas dépasser 10 personnes afin de pouvoir respecter les mesures barrières édictées par l’Etat du Sénégal.Nous sommes joignables au 338687475 de 10h à 17h ou par email sur actsenegaltv@gmail.com.Fait à Dakar, le 27 Juin 2020, La cellule communication de Monsieur Abdoul Mbaye

Enjeu des locales aux Parcelles Assainies : Cap Emergence promet la défaite à Moussa Sy…

https://senego.com Sa gestion à la tête de la municipalité décriée, sa nouvelle nomination en tant que PCA du Port autonome de Dakar trop controversée, le camp du maire de la commune des Parcelles Assainies se plaît depuis quelques temps à lancer des piques à des responsables qui ont affirmé sans complaisance ne pas se reconnaître dans la gouvernance locale
Dans ce régistre des répondeurs automatiques et de la profusion d’insanités, El Hadji Malick Gangué l’affidé de Moussa Sy en a reçu pour son grade, après avoir attaqué Bocar Diongue, le coordonnateur du Mouvement “Cap Emergence”. “Quand on se permet de chanter les louanges de celui que le président Macky Sall considère comme un gros poisson pourri, au point de lui reconnaître un génie politique, à la vision exceptionnelle avant de le présenter comme un travailleur acharné, il faudrait en rire”.
Mieux, les membres de Cap Emergence ont revisité le passé politique du maire Moussa Sy pour le prendre comme “le bourgmestre le plus médiocre du Sénégal dont le seul exploit est d’avoir trahi des compagnons comme Pape Diop de Bokk Guis-Guis et Khalifa Sall de Takhawu Dakar pour rejoindre les vertes prairies du pouvoir. De grands hommes politiques qui l’ont pourtant bien aidé à atteindre le sommet”.
Mais le cas Moussa Sy semble tout aussi préoccupant pour les camarades de Bocar Diongue qu’il n’a jamais raté les transhumants lorsqu’il s’agit de dénoncer leur inconstance, et sa nomination au poste aussi stratégique de PCA, compte tenu de son niveau, renvoie selon eux, à une image peu reluisante à la jeune génération.
Comme le ralliement de Moussa Sy au camp du pouvoir va inéluctablement impacter les choix et ambitions pour le fauteuil de maire des Parcelles Assainies, Cap Emergence affûte déjà ses armes et promet une cinglante défaite au maire qui, toujours selon eux, a fini d’importuner ses administrés

NIASSE ET TANOR ONT DIVERTI MACKY PENDANT SEPT ANS PAR SIRÉ SY

EXCLUSIF SENEPLUS – Ils ont fait faire au président, durant sept ans, leur propre combat (personnel) contre Wade à travers la traque des biens supposés mal acquis

– PRÉSIDENT ET GESTION DE CRISE, ‘’QUAND L’HEURE EST GRAVE ! ’’

L’adage dit que c’est au pied du mur que l’on reconnaît le maître-maçon. Dans la même temporalité, c’est par et dans la gestion de crise(s) de magnitude ‘’secousse du régime’’ sur l’échelle d’une Nation-État, que l’on apprécie les choix, les décisions et le leadership d’un chef d’Etat dans sa fonction de président de la République. Le Think Tank Africa WorldWide Group vous propose une toute nouvelle série du Feuilleton managérial : Président et Gestion de crise, ‘’quand l’heure est grave ! ’’, de cinq (5) épisodes, entièrement et exclusivement consacré à et sur le président Macky Sall. Pour ce cinquième et dernier épisode, Macky, ex-otage de Benno ?
La traque des biens supposés mal acquis, n’est pas à vrai dire, pour le moment, une crise mais plutôt un scandale parce que son processus de mise en œuvre a abouti à une impasse fort dommageable. Car, en termes de gouvernance politique dans son versant de reddition des comptes, quand on commence une entreprise de cette ampleur et de cette portée, on ne s’arrête pas au beau milieu de la mer. Même houleuse. En stratégie de combat, un général ne prend jamais sur lui, l’initiative d’une attaque contre des lignes adverses, s’il n’est pas prêt à aller jusqu’au bout, tout en étudiant au préalable les points forts et les points faibles de l’adversaire mais aussi, lui-même le général, ses points forts et ses points faibles.
En politique, les fautes se payent cash. Et l’une des fautes de stratégie politique au débit du président Macky Sall durant son mandat 2012-2019, a été la traque des biens supposés mal acquis. Entendons-nous bien : la reddition des comptes est une exigence démocratique et une demande sociale. En tout temps (pour tous les régimes) et en tout lieu (sur toutes les affaires publiques). Cependant, faire une reddition des comptes, de manière sélective, s’appelle un règlement de compte politique. Lequel règlement de compte politique a fini par diviser en deux camps, la propre famille du président Macky Sall. Souvenir pour souvenir, quand certains pontes du défunt régime de Wade ont été convoqués par la gendarmerie nationale, la propre grande sœur du président Macky, qui vit en France, avait piqué une crise….
Le président Macky Sall s’est créé lui-même ses propres adversaires et s’est aliéné lui-même des soutiens de taille, quand il venait tout juste d’être élu de fort belle manière en 2012. Seulement, voilà, si le film de l’histoire pouvait être rembobiné, certainement le président Macky, n’accepterait pas qu’on lui fasse mener un combat par procuration. La seule circonstance atténuante pour Macky Sall dans cette affaire de  »chasse aux sorcières », c’est qu’il a été divertit par Moustapha Niass et feu Ousmane Tanor Dieng,  qui ont fait faire au président, durant sept ans (2012-2019), un combat par procuration : leur propre combat (personnel) contre le président Ablaye Wade. Et comme le dit la sagesse Wolof, quand on ne peut pas atteindre directement son adversaire, on s’en prend à ses plus proches, à sa famille. C’est donc de l’échec de cette périlleuse entreprise inachevée et sélective qu’est la traque des biens supposés mal acquis, qui est le point de départ d’un certain désamour entre une frange grossissante de Sénégalais envers leur président. Et que la gestion ambivalente de la Covid-19, a, on ne peut plus, creusé.
Maintenant que le président Macky Sall a peut-être réalisé, tardivement, qu’il a été divertit, en étant embarqué sur une fausse-vraie piste, va-t-il entreprendre ‘’une rectification du tir’’ ? Benno Siggil Sénégal, après l’avoir porté au pouvoir et à bout de souffle, Macky Sall va-t-il mettre en place et conjuguer avec cette nouvelle majorité présidentielle, celle-là qui l’a porté au pouvoir en 2019 ? Le président va-t-il s’émanciper du PS, de l’AFP et de Benno Siggil Sénégal ? Lui seul le sait.Think Tank Africa WorldWide Group

Le Khalife Général Des Tidjanes À Dakar

https://www.xibaaru.sn Le Khalife Général des Tidjanes Serigne Babacar Sy Mansour était l’hôte, hier, de la capitale sénégalaise. Le gardien du temple de Seydi El Hadji Malick Sy y était pour les besoins de présentation de condoléances à la proche famille de son défunt porte-parole, Serigne Pape Malick Sy, décédé le jeudi 25 Juin 2020.
Le Khalife Général des Tidjanes a été reçu à la Cité « Keur Gorgui » où avait élu domicile le très regretté fils cadet de Serigne Babacar Sy Malick. L’on a noté, au cours de la cérémonie, la présence remarquée de parents, talibés, amis, sympathisants et autres connaissances du disparu dont l’honorable député et premier vice-président de l’Assemblée nationale,  Moustapha Cissé Lo. Ce dernier n’a pas lésiné sur les moyens pour participer à une bonne tenue des funérailles. Ibrahima NGOM

Kounkané : En cette période d’hivernage, l’insalubrité et la dégradation des routes font bon ménage

https://kewoulo.info On n’en parle jamais assez de l’insalubrité à Kounkané. Dans cette commune rurale de l’arrondissement de Saré Coly Sallé dans le département de Vélingara (sud), l’accroissement de l’insalubrité et la dégradation des routes  ont pris des proportions inquiétantes pour un assainissement sain et agréable. Face à cette situation la population est en train de développer une certaine insensibilité.
Avec la saison pluvieuse, les habitants de plusieurs quartiers de Kounkané ne savent où mettre le pied après la pluie à cause des nombreuses flaques d’eaux qui décorent de nombreuses rues. La faute incombe  aux autorités locales mais aussi à la population elle-même. Des caniveaux bouchés et des rues détériorées, les eaux de pluie n’y passent plus… justement parce que, faute de poubelles, la population jette les ordures soit dans la rue, soit dans les caniveaux. Ce qui fait que les eaux des pluies stagnent partout dans les rues et bloquent le passage aux piétons et rendent difficile même les passages des motos et des véhicules.
Avec l’installation de la saison des pluies, ces caniveaux à ciel ouvert transformés en dépotoirs d’ordures par les riverains demeurent aux yeux de tous des endroits qui dégagent des odeurs nauséabondes. «Nous sommes obligés de nous boucher quelque fois le nez, car ces odeurs sont insupportables», se plaint un passant rencontré à la route nationale numéro six. (R N 6) En plein centre-ville, le calvaire reprend ses droits pour les usagers de la route reliant la R N 6 à la sous- préfecture en passant par le marché. Comme chaque hivernage, ils ont du mal à circuler, en raison de la forte dégradation de ce tronçon dont le trajet demeure un véritable parcours du combattant.
Une situation qui préoccupe profondément la plupart des commerçants trouvés au marché de Kounkané. « Nous ne pouvons pas comprendre que cet endroit reste ainsi depuis plus d’une année, alors que c’est une route principale. Il est temps que les autorités compétentes prennent des mesures à fin de sortir les populations de ces mares », regrette un boutiquier sous le couvert de l’anonymat. Interrogé sur la réfection de ce tronçon, le maire de la commune de Kounkané, Mohamed Ndourou Baldé affirme que la municipalité avait commencé de remblayage cet axe, mais faute de moyens plus soutenus qui intègrent des canalisations et des procédés de drainages des eaux de pluies, ce travail n’est pas arrivé à terme.
«Il faut noter que les investissements de la municipalité ne sont que le résultat du choix des populations lors de l’élaboration du budget qui est désormais participatifs », a soutenu le maire avant d’ajouter qu’ils verront avec les budgets participatifs si cette question sera inscrite comme priorité parmi les propositions, vu que les populations ont priorisé l’extension électrique, l’éducation et la santé. Selon lui, la construction ou la réfection d’une route nécessite un lourd investissement. Donc, c’est avec la réfection de la piste Kounkané – Teyel dans les prochains mois, qu’ils verront ce qu’ils pourront faire. Pour l’instant, c’est la seule solution qui a été proposée par l’idylle de la commune de Kounkané en faveur de cette route. Tout porte donc à croire que les usagers de ce tronçon devront encore garder leur mal en patience.  Diarga Baldé, Correspondant à Kolda

Ousmane Sonko : « Ces 3 raisons pour lesquelles je ne vais jamais rejoindre Macky »

https://www.seneweb.com « Ousmane Sonko est catégorique. Si le Président Macky Sall, lui proposait un poste de responsabilité, il le déclinerait, sans ciller.
Dans un entretien accordé au site spécialisé dans la langue Wolof, « LuDefuWaxu », le leader de Pastef explique sa ferme position, par trois raisons principales.
« Premièrement, il n’y a aucun aspect sur lequel, Macky et moi, avons la même vision (…).
Deuxièmement, nous n’avons pas le même programme. J’estime que le Pse n’est pas bon, contrairement à mon programme de campagne, qui est adossé à ma vision (…)
Troisièmement, la manière dont Macky dirige le pays ne nous inspire aucune admiration, bien au contraire.
Je pense que Macky n’a ni la compétence, ni la légitimité encore moins le courage que sa mission requiert. Macky Sall se contente juste d’être au service de la France. »


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*