Revue de presse du Jeudi 25 Juin 2020

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DÉCÈS DE PAPE MALICK SY, PORTE-PAROLE DU KHALIFE GÉNÉRAL DES TIDJANES

http://www.emedia.sn/-Pape Malick Sy est décédé. Selon des informations obtenues par emedia.sn, confirmées par des sources proches de la famille, le porte-parole du khalife général des tidjanes est décédé, ce jeudi, des suites d’une maladie.
Il est le benjamin de la famille du 1er khalife d’El Hadji Malick Sy, Serigne Babacar Sy. Il a succédé à Serigne Abdou Aziz Sy à son décès comme porte-parole de la famille.

La croissance de l’Afrique subsaharienne devrait désormais ressortir à -3, 2% en 2020 (FMI)

 (Agence Ecofin) – Le FMI vient de revoir à la baisse, ses projections de croissance pour l’Afrique subsaharienne. L’institution projette désormais une contraction du PIB de la région de l’ordre de 3, 2% contre 1, 6% dans ses projections d’avril, soit une hausse de 1, 6 point de pourcentage.
Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales, le Fonds monétaire international (FMI) a procédé à une mise à jour de ses projections de croissance pour l’Afrique subsaharienne suite à la crise sanitaire de covid-19.
Pour l’institution, le PIB de l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer un repli de 3, 2% en 2020, soit une hausse de 1, 6 point de pourcentage par rapport à son précédent rapport sur les perspectives de l’économie mondiale du mois d’avril qui projetait un recul de 1, 6%. Au niveau mondial, la croissance devrait se contracter de 4, 9 % cette année, c’est-à-dire de 1, 9 point de pourcentage de plus que les précédentes estimations.
Le FMI emboite ainsi le pas de manière plus alarmiste à la Banque mondiale qui, dans son dernier rapport, a projeté une contraction du PIB de l’Afrique subsaharienne de l’ordre de 2, 8% cette année.
Dans le même sens, le FMI estime que les deux premières économies de la région, à savoir : le Nigeria et l’Afrique du Sud connaitront des récessions plus importantes avec respectivement -5, 4% et -8% (contre -3, 2% et -7, 1% selon la Banque mondiale) en 2020.
Ces projections à la baisse sont la conséquence d’un impact négatif plus important que prévu de la pandémie de covid-19 sur l’activité au cours du premier semestre 2020. Et « la reprise devrait être plus progressive qu’attendu », fait remarquer l’institution.
Comme pratiquement toutes les régions du monde, les économies d’Afrique subsaharienne connaissent un ralentissement profond marqué par une nette diminution de la production de services et de la consommation. La mobilité des personnes reste encore faible en raison des mesures restrictives prises par les Etats afin de limiter la propagation de la pandémie. Autant de facteurs qui ont un effet « désastreux » sur le marché du travail, associé à une contraction du commerce mondial.
Le FMI estime toutefois que la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait repartir à la hausse en 2021 pour atteindre 3, 4%, soit 0, 7 point de pourcentage de moins que les projections d’avril. Au niveau mondial, ce regain d’activité économique devrait se matérialiser par une croissance de 5, 4 %, soit 0, 4 point de pourcentage de moins que les précédentes projections.
Les perspectives de reprise économique pourraient toutefois se détériorer en cas de réapparition de la pandémie à des endroits où le pic épidémique semble avoir été franchi ; ce qui nécessitera le retour à un certain nombre de mesures de confinement.Borgia Kobri

L’Afrique subsaharienne reste un relais de croissance mondiale sur 2020/2021, selon les projections réajustées du FMI

 (Agence Ecofin) – Avec une progression cumulée de +0, 2% de son PIB sur la période 2020 et 2021 et un niveau d’endettement relativement faible, l’Afrique subsaharienne sera un relais de croissance mondiale. La région sera battue par les pays émergents d’Asie, mais offre bien plus d’opportunités.
L’Afrique demeure un relais de croissance sur la période 2020/2021, selon les projections réajustées du Fonds monétaire international (FMI) sur l’économie mondiale pour la période sous revue.
Dans le détail, l’institution multilatérale basée aux Etats-Unis a revu à la baisse ses prévisions de récession pour le continent noir en 2020 et anticipe désormais une baisse de 3, 2% du PIB sur cette année, contre -1, 6% lors des projections d’avril 2020.
Il est prévu que la région renoue avec la croissance en 2021 (+3, 4%), contrairement à la prévision précédente qui annonçait une deuxième récession (-0, 7%). Sur les deux années, l’Afrique subsaharienne devrait donc s’attendre à une hausse faible, mais positive de 0, 2%. Seules les économies émergentes d’Asie feront mieux, avec un gain de PIB de 6, 6% sur la même période.
L’Afrique subsaharienne offre plus d’opportunités, avec des coûts d’entrée à l’investissement qui peuvent être assez bas et un cadre règlementaire qui est beaucoup moins restrictif que dans des pays comme la Chine, premier moteur de la croissance mondiale et l’Inde qui la suit immédiatement. L’Afrique subsaharienne possède l’essentiel des matières premières qui seront nécessaires à la relance de l’économie mondiale, et surtout est très faiblement endettée.
A la fin de l’année 2019, le stock de la dette publique extérieure du continent était de seulement 325 milliards $, soit moins de 15% de son PIB estimé de 2019. Par contre, les pays développés entreront dans ces deux années de relance post-covid-19 avec une dette publique qui atteindra 132, 1% de leur produit intérieur brut, selon le FMI et une dette des entreprises tout aussi importante.
La croissance économique de cette partie du monde sera aussi négative sur les deux ans. La hausse de 4% du PIB en 2021 n’effacera pas le recul de 8% estimé en 2020.Idriss Linge

Investissements étrangers : une année en bémol pour l’Afrique

https://www.lepoint.fr/afrique/PRÉVISIONS. Le rapport que vient de publier la Cnuced en dit long sur ce qui attend l’Afrique quant aux IDE. 2019 avait été en berne,  2020 risque d’être pire.
Les investissements directs étrangers (IDE) vers le continent africain chutent. Sous l’effet du double choc de la pandémie du coronavirus et de la faiblesse des cours des matières premières, en particulier du pétrole, les flux d’IDE vers le continent devraient se contracter entre 25 % et 40 %, selon le rapport sur les investissements dans le monde 2020, publié par la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement).

Une tendance mondiale de baisse

Cette tendance ne concerne pas que l’Afrique. Cette année pour l’ensemble des pays, ce sera probablement une chute de 40 % des flux d’IDE qui se poursuivra en 2021, avec une baisse de 5 % à 10 %, estiment les économistes de la Cnuced. Il faudra attendre 2022 pour espérer un rebond. Toutes les régions du monde sont touchées. Les investissements directs étrangers, qui avaient été de 1 540 milliards de dollars en 2019, vont chuter sous le seuil des 1 000 milliards de dollars en 2020, une première depuis 2005. Les 5 000 premières multinationales, qui représentent la majeure partie de l’IDE, anticipent des réductions de bénéfices de l’ordre de 40 % en moyenne pour 2020. Pire, certains secteurs sinistrés anticipent des pertes colossales. De fait, la baisse des bénéfices nuira aux bénéfices réinvestis, qui représentent en moyenne plus de 50 % des IDE, selon la Cnuced. « Bien que toutes les industries soient affectées, plusieurs industries de services, notamment l’aviation, l’hôtellerie, le tourisme et les loisirs, sont durement touchées, une tendance qui devrait persister pendant un certain temps », a déclaré James Zhan, directeur des investissements et des entreprises de la Cnuced. De quoi mettre à mal les efforts visant à promouvoir la diversification économique et l’industrialisation en Afrique. La crise du Covid-19 est arrivée à un moment où les IDE étaient déjà en retrait, le continent ayant enregistré une baisse de 10 % des flux d’entrée en 2019 à 45 milliards de dollars.

Espoir de rétablissement

Sur le moyen et long terme, les économistes de la Cnuced se montrent plus confiants et espèrent un retour des investissements, notamment du fait que les grandes économies mondiales dans leurs relations avec les pays africains tendent à privilégier les investissements dans les infrastructures, les ressources mais aussi le développement industriel. « Les investissements en provenance de ces pays, qui bénéficient à des degrés divers d’appui politique, bien qu’ils soient affectés par l’impact conjoint du Covid-19 et dans une certaine mesure par les faibles cours des matières premières, pourraient être relativement plus résilients », souligne le rapport. Un deuxième facteur pourrait aussi jouer en faveur d’un retour des investissements : le renforcement de l’intégration régionale avec la zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Après des années de débats, la Zleca a été officiellement lancée en juillet 2019, avec un démarrage prévu pour 2020. À court terme, il est primordial de limiter l’ampleur du ralentissement des investissements et de limiter les coûts économiques et humains de la pandémie. À plus long terme, la diversification des flux d’investissement vers l’Afrique et leur utilisation pour une transformation structurelle reste un objectif clé.

Les IDE dispatchés région par région

Pour l’Afrique du Nord, les entrées d’IDE ont diminué de 11 % pour s’établir à 14 milliards de dollars en 2019. Seule l’Égypte, qui est restée le principal bénéficiaire de l’IDE en Afrique, a enregistré une augmentation de 11 % à 9 milliards de dollars. En revanche, les flux d’IDE destinés au Maroc ont chuté de 55 % pour s’établir à 1, 6 milliard de dollars en 2019. Le montant le plus bas de ces six dernières années.
Ce n’est pas l’Afrique seulement qui est concernée par la baisse des investissements directs étrangers. C’est un phénomène mondial.  ©
L’Afrique subsaharienne, après une augmentation importante en 2018, a connu une contraction de 10 % des flux d’IDE en 2019 pour atteindre 32 milliards de dollars. « L’Afrique australe a été la seule sous-région à avoir reçu des entrées de capitaux plus élevées en 2019 (une augmentation de 22 % à 4, 4 milliards de dollars), mais uniquement en raison du ralentissement du désinvestissement net de l’Angola », souligne le rapport. Les entrées de capitaux en Afrique du Sud ont diminué de 15 % pour atteindre 4, 6 milliards de dollars en 2019, malgré des investissements clés dans les mines, la fabrication (automobiles, biens de consommation) et les services (finance et banque).
Les investissements vers l’Afrique de l’Ouest ont diminué de 21 % pour s’établir à 11 milliards de dollars en 2019. Cette évolution s’explique en grande partie par la forte baisse des investissements au Nigeria et au Ghana. En revanche, les IDE vers la Côte d’Ivoire et vers le Sénégal ont grimpé respectivement de 63 % et 16 % pour atteindre tous les deux un milliard de dollars.
En Afrique de l’Est, les flux d’IDE ont aussi diminué de 9 % pour s’établir à 7, 8 milliards de dollars. En Éthiopie, les tensions politiques ont été en grande partie responsables de la contraction de près d’un quart des entrées de capitaux à 2, 5 milliards de dollars. De même, au Kenya, les IDE ont chuté de 18 % à 1, 3 milliard de dollars, malgré plusieurs nouveaux projets dans les domaines de l’informatique et des soins de santé.

Un nouveau chapitre

Cette année, le rapport intègre un nouveau chapitre sur les investissements dans les secteurs des Objectifs de développement durable (ODD) pour 2030, fixés par les Nations unies. L’analyse montre que les flux internationaux du secteur privé vers quatre des dix domaines clés des ODD n’ont pas augmenté de manière substantielle depuis l’adoption des objectifs en 2015. La promotion des investissements dans les infrastructures, les énergies renouvelables, l’eau et l’assainissement, l’alimentation et l’agriculture et les soins de santé s’avère nécessaire. Ce chapitre déploie tout un plan d’actions pour y parvenir.
« En tant que tel, le rapport sur l’investissement dans le monde de cette année est une lecture indispensable pour les décideurs et un outil important pour la communauté internationale du développement. Je recommande ses informations et son analyse à un large public mondial », commente Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies.
« La crise pourrait être un catalyseur pour un processus de transformation structurelle de la production internationale cette décennie, et une opportunité pour une durabilité accrue, mais cela dépendra de la capacité à tirer parti de la nouvelle révolution industrielle et à surmonter le nationalisme économique croissant », prévient-il aussi.  Par Sylvie Rantrua

 «En cas de récession économique, le Sénégal»(Economiste)

https://actunet.net/

Quelles peuvent être les conséquences d’une récession économique pour le Sénégal ?

Une récession, c’est le lieu de le rappeler, correspond à une phase de diminution de l’activité économique. Elle décrit tout simplement un ralentissement du rythme de la croissance économique sur deux trimestres consécutifs. Cette année, le Sénégal attendait une augmentation de son Pib (croissance) estimée à 6, 87%. Aujourd’hui, avec cette pandémie, tous les partenaires techniques et financiers (Fmi, Bm, Bad, Ue…) sont formels : elle ne sera en fait que de 1%. Sous ce rapport, la déclaration du Président de la République Macky Sall sur la récession ne me surprend guère, parce que je l’avais dit déjà depuis le 18 mars, lorsque l’on n’arrivera pas à une maîtrise rapide de la pandémie, nous vivrons au meilleur des cas une récession et au pire des cas une dépression. En réalité, l’économie de notre pays est fortement liée à l’économie mondiale. Ce qui veut dire que même avec zéro cas on aurait souffert. Même sans état d’urgence, sans couvre-feu, sans confinement, la pandémie pèserait sur notre économie. Ce choc, qualifié d’historique par l’Oms, a des conséquences fâcheuses sur d’abord une dégradation de notre Pib qui jusqu’ici était estimé à 15.000 Milliards Cfa, qui va nous maintenir dans le rang des pays sous-développés avec son corolaire de Pib/habitant encore très faible, de l’ordre de plus ou moins 2000$, qui s’effondre. Ensuite, des marges de manœuvre encore faibles, car le stock de la dette est déjà très important, atteignant 9200 milliards Cfa, soit 65% du Pib ; ce qui ne nous laisse pas beaucoup de possibilité, non seulement dans son paiement, mais également dans sa recomposition. Egalement, la récession renforce notre dépendance et notre vulnérabilité énergétique. Aujourd’hui, la facture pétrolière, 10% du Pib, soit 60% de nos recettes d’exportation, se situe à environ 900 milliards Cfa, constituant un lourd fardeau pour nos finances publiques déjà éprouvées par des recettes fiscales amoindries, par l’arrêt de l’activité… Et enfin, un effondrement des sources de financement pour l’Etat et à la fois pour tous les acteurs économiques. En somme, cette croissance plus faible, engendre un chômage, des niveaux de richesses à partager plus faibles et, par voie de conséquence, une augmentation relative de la pauvreté pouvant déboucher sur des tensions sociales.

Pensez-vous que le désastre économique sera majeur si l’on sait que nous dépendons de l’extérieur, également fortement touché par la pandémie ?

Notre dépendance de l’extérieur est très accrue. Les importations totales de notre pays se chiffrent à près de 3000 milliards de Cfa dont, rien que celles en riz se situent à 500 milliards Cfa – une vraie tyrannie du riz au regard de nos capacités -. 90% du lait vendu au Sénégal est importé sous forme de poudre pour plus de 100 milliards Cfa. Le Sénégal importe environ 70% de ses besoins en produits alimentaires. Tout cela n’est pas sans conséquences. À la fin de la plupart des chaînes d’approvisionnement et peu intégré dans les chaînes de valeurs mondiales, le Sénégal, après la crise actuelle, devrait tout faire – après avoir gagné le pari Santé bien évidemment – augmenter l’investissement dans les secteurs-clés pour un retour en force de la politique industrielle qui reclasse les agriculteurs. Une industrialisation agricole est inévitable.

Quelles peuvent être les meilleures solutions pour faire face à une récession économique si effectivement nous ne parvenons pas à vaincre le virus ?

Si l’on veut éviter que cette pandémie ne rende des forts plus forts dans un pays affaibli, il nous faut renforcer notre Arsenal pour protéger nos entreprises stratégiques. En fait, le Sénégal présente quatre caractéristiques particulières rendant l’aspect économique de cette crise très difficile. La faiblesse des revenus, l’informalité (80%, 3% et 40%), la sous-industrialisation, le financement monétaire (la difficulté d’utiliser la planche à billet) ne permettent pas à notre pays d’atteindre les niveaux de réponses de 10% du Pib des pays développé (10%). Alors, qu’est-ce qu’il faudra faire ? Creuser d’avantage les déficits budgétaires, sortir des sentiers battus et saisir la situation du Covid-19 pour mettre l’accent sur nos capacités à développer les segments de l’économie locale (le lait dans le Fouta, le cuir à Ngaye, les mangues en Casamance etc.).
Dans une telle situation la souveraineté d’État et la solidarité commune commande à retrouver l’esprit d’État, celui du progrès par l’État. Cela passe par des plans de relance exempts d’embûches. Dans cette situation de scénario noir deux possibilités nous guettent selon le choix des politiques économiques.

Un Rebond ou un Plongeon ?

Pour éviter le dernier, quelques solutions au banc d’essai sont versées dans le panier : aller très vite vers la mise en place d’un Isf (impôt sur la fortune, ndlr) pour trouver des revenus supplémentaires, gagner le combat de l’annulation des dettes, taxer davantage les multinationales, et enfin, mettre en place un revenu universel pour renforcer le lien social, diminuer les inégalités et bâtir une justice sociale. Par Abdoulaye MBOW

Annulation des dettes : l’initiative G20 a un effet limité

https://www.financialafrik.com>
Le moratoire sur le paiement des intérêts du G20 vise à aider à libérer des ressources
fiscales en Afrique pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Dans une note, l’agence
Standard & Poor’s estime que sur les 21 souverains africains qu’elle évalue , «les charges
d’intérêts domestiques sont plus élevées que les charges d’intérêts externes. Le
moratoire est uniquement destiné aux intérêts extérieurs dus, il ne concerne donc
qu’une partie de la dette ».
Alors que les stocks de la dette extérieure des souverains africains notés sont toujours dominés par les prêts bilatéraux publics, les paiements d’intérêts dus aux créanciers du secteur privé sont plus élevés que ceux des  créanciers publics.
En effet, le coût d’emprunt auprès des créanciers du secteur privé est beaucoup plus élevé; les créanciers officiels ont tendance à fournir un financement à très faible coût avec des contrats à long terme.
Tout accord de suspension de la dette ne diminue en rien à la nécessité de poursuivre les réformes et l’assainissement budgétaire qui finiront par réduire les charges d’intérêt et d’offrir une flexibilité budgétaire à moyen et à long terme.

L’ECONOMISTE DEMBA MOUSSA DEMBELE SUR ECO/CFA : La malheureuse échappée solitaire des francophones

http://www.sudonline.sn/-L ’économiste Demba Moussa Dembélé trouve que la sortie du président Nigérian Muhammadou Buhari est tout à fait raisonnable. «Ce que le président Nigérian a essayé de faire, c’est de recadrer les choses pour dire que l’ECO, c’est une idée qui vient de loin, une idée lancée par des pays de la zone non CFA. Ensuite, que cette monnaie engage les 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Le 29 juin 2019, le sommet des chefs d’Etats et de gouvernement avait adopté à l’unanimité que la nouvelle monnaie s’appellerait Eco, avec une banque centrale et un système de change flexible. Donc, c’est une prise de position logique»
Après ce long chemin parcouru, «c’est étonnant de voir les pays francophones vouloir aller substituer l’Eco au franc Cfa à eux seuls. Autrement dit, les huit pays de l’Union économique monétaire ouest africain. Parce que c’est contraire à la décision des quinze pays membres». C’est pourquoi, il les appelle à la raison afin qu’«ils puissent tous continuer le programme adopté dans l’intérêt de la communauté des quinze pays membres de la communauté». Il ajoute : «sincèrement je crois que c’est inacceptable qu’on prenne une décision à quinze et que d’autres se détachent pour dire nous nous allons y aller d’abord et vous après».
Aujourd’hui, tient-il à légitimer : «aller à l’Eco dans ces conditions de pandémie de la covid-19, avec la récession qui va frapper tous ces pays est déraisonnable. Et aucun des critères ne satisfait aux critères de convergence avec cette pandémie qui bouleverse tout, aussi bien au plan économique et financier». Confortant le président Buhari, il dira : «Tous les budgets programmes qui avaient été adoptés au début de 2020 ne sont plus valables parce que la pandémie a tout bouleversé».
Dans ses explications M. Dembélé dira : «l’Uemoa a suspendu son pacte de convergence. Ce qui veut dire qu’il n’est plus possible de régler la question des défi cits budgétaires». Par conséquent, s’interroge l’économiste : «comment peuvent ils aller à l’Eco tout seuls dans ces conditions?» Ce que le président Buhari a laissé entendre, croit savoir Demba Moussa Dembélé c’est : «Revenons à la table de négociations en agissant en fonction des impacts de la covid-19».
Pour rappel, c’est en marge d’une réunion extraordinaire virtuelle de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone monétaire ouest-africaine (Zmao), que le président Muhammadu Buhari s’est dit préoccupé de la décision des pays francophones qui forment l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de remplacer le franc Cfa par l’Eco, adoptant ainsi la monnaie commune de la Cedeao avant les autres membres. Enfin, a-til dit : «Nous ne pouvons pas nous ridiculiser en entrant dans un syndicat, pour se désintégrer potentiellement au plus tôt lorsque nous y entrons».

Importations du Sénégal : Une baisse de 20, 0% observée en avril 2020

https://www.lejecos.com/-Les importations de biens, sont passées de 486, 2 milliards au mois de mars 2020 à 389, 0 milliards en avril 2020, soit une baisse de 20, 0% (- 97, 7 milliards). L’information émane de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) dans son Point mensuel de conjoncture de mai 2020.
Cette diminution, explique-t-on, est le résultat du repli de la valeur des importations de « machines, appareils et moteurs » (-37, 4 milliards), de produits pétroliers (-31, 2 milliards), de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (-8, 9 milliards) et de produits pharmaceutiques (-3, 0 milliards). La baisse observée au niveau des importations de produits pétroliers est due essentiellement au recul des achats à l’extérieur des huiles brutes de pétrole de 41, 8 milliards, atténuée, toutefois, par les achats de produits pétroliers raffinés (+10, 5milliards), en variation mensuelle.
En glissement annuel, ajoute la Dpee, les importations de biens se sont accrues de 20, 7% (+66, 8 milliards), tirées, principalement, par le renforcement des achats à l’étranger de produits pétroliers (+34, 0 milliards), de produits alimentaires (+29, 4 milliards), de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+13, 8 milliards) et de produits pharmaceutiques (+1, 5 milliard). Concernant les produits pétroliers, la hausse est liée à la fois au renforcement de la valeur des achats à l’étranger de produits raffinés (+18, 4 milliards) et d’huiles brutes de pétrole (+15, 1 milliards) sur la période. Pour ce qui est des produits alimentaires, l’augmentation est imputable à la progression des importations de riz (+22, 8 milliards) et d’« huiles, graisses animales et végétales » (+4, 8 milliards).
Concernant les importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa, elles sont évaluées à 5, 8 milliards au mois d’avril 2020 contre 8, 4 milliards le mois précédent, soit une baisse de 30, 9% (-2, 6 milliards). Elles ont, ainsi, représenté 1, 5% de la valeur totale des importations de biens au mois d’avril 2020 contre 1, 7% le mois précédent.
La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 72, 8% en avril 2020 contre 64, 2% le mois précédent. Les achats en provenance de ce pays ont, principalement, porté sur les « fruits et légumes comestibles » et les matières plastiques artificielles qui en ont représenté, respectivement, 17, 3% et 12, 7% sur la période.Adou FAYE

Climat des affaires : La Dpee note une dégradation en avril 2020

https://www.lejecos.com/-En avril 2020, le climat des affaires (calculé sur la base des soldes d’opinions des chefs d’entreprises) s’est dégradé en variation mensuelle et s’est situé en dessous de sa moyenne de long terme. Selon la Direction de la planification et des études économiques (Dpee),
cette situation reflète l’orientation défavorable des opinions des industriels, entrepreneurs de bâtiment et travaux publics et prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur a également perdu 9, 5 points, en avril 2020.
Dans l’industrie, renseigne la Dpee, l’insuffisance de la demande (44%), l’approvisionnement difficile en matières premières (28%), la concurrence supposée déloyale (22%) et les difficultés de recouvrement des créances (22%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est tassé (-3, 7 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux perspectives de production.
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, la Dpee note que les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (67%), la concurrence supposée déloyale (33%), la fiscalité (33%), l’accès difficile au crédit (33%) et l’insuffisance de la demande (33%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est affiché moins reluisant (- 10, 5 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et aux commandes (publiques et privées).
Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (63%), l’insuffisance de la demande (50%), la concurrence jugée déloyale (25%) et la fiscalité (25%) comme les principales entraves à l’activité, en avril 2020. En sus, le climat des affaires s’est dégradé de 3, 5 points dans le sous-secteur, en rythme mensuel.
S’agissant du commerce, l’approvisionnement difficile en marchandises (67%), l’accès difficile au crédit (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%) et l’insuffisance de la demande (67%) sont les principales contraintes évoquées par les interviewés, en avril 2020. Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1, 9 point) en rythme mensuel, sous l’effet de l’amélioration du solde d’opinion relatif aux perspectives de commandes.Adou FAYE

Dépôt des états financiers par voie numérique : La Dgid lance l’application Sen-etafi

https://www.lejecos.com/–Pour faciliter le dépôt des états financiers, la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid) a mis en service une application dénommée sen-etafi, accessible gratuitement à l’ensemble des acteurs. Selon la Dgid, la plateforme fait interagir ses services, les membres de l’Onecca et les contribuables.
A travers un communiqué de presse, la Dgid explique que Sen-etafi permet le dépôt en ligne et en toute sécurité de l’attestation de visa et des états financiers annuels (bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie, notes), conformément aux obligations de déclarations y afférentes.
A l’en croire, la plateforme sen-etafi fait interagir trois (3) acteurs à savoir les membres de l’Onecca qui établissent les ETAFI et/ou délivrent l’attestation de visa comportant une signature électronique, le contribuable qui reçoit (accède) à l’attestation de visa et aux états financiers mis à disposition par l’expert-comptable ou le comptable agréé et procède au dépôt en ligne et enfin les services de la Dgid qui réceptionnent les documents et en accusent réception par une notification adressée au contribuable.
« Les usagers concernés sont maintenant invités à s’inscrire en ligne », invite la structure dirigée par Bassirou Samba Niass. Qui informe que l’échéance de dépôt des états financiers de l’exercice 2019, initialement fixée au 30 avril 2020, est désormais portée au 31 juillet 2020, délai de rigueur.
A noter, selon la structure, que  la décision n°010468 du 11 juin 2020 portant sur le dépôt électronique des états financiers rend obligatoire le dépôt en ligne des états financiers pour les contribuables immatriculés à la Direction des grandes entreprises (Dge) et à la Direction des moyennes entreprises (Dme).
« L’accès à la plateforme se fait directement via le lien https://sen-etafi.dgid.sn ou à travers le site web de la
Dgid www.impotsetdomaines.gouv.sn. Un guide d’utilisation et une vidéo de formation sont disponibles sur ce
site », fait savoir la Dgid avant de souligner enfin que pour les besoins d’assistance technique et d’information sur
l’utilisation de la plateforme, un service de support est accessible par mail à l’adresse support-etafi@dgid.sn .Bassirou MBAYE

Réouverture de l’usine Pharmaceutique Médis au Sénégal : la position intransigeante des actionnaires tunisiens bloque les négociations

https://www.pressafrik.com/Arriérés de salaires, salaires de reprise et gouvernance de l’entreprise ont été les trois points au menu des négociations triparties entre la Direction, les Employés et l’Etat pour la relance des activés de Médis Sénégal. Médis Sénégal ? cette industrie pharmaceutique fermée il y a quelques mois et qui fabriquait, entre autres médicaments, la fameuse chloroquine ! Hier, elle a « refusé » toutes les propositions de l’État.
Face à la rupture dans les pharmacies de certains médicaments de santé publique (Paracétamol, Fer, Gardénal, Sédaspir, Parégorique), fabriqués par Médis Sénégal, le président de la république avait, selon nos sources, demandé au ministre des Finances et du budget de prendre les mesures nécessaires pour le redémarrage en urgence des activités de la société pharmaceutique Médis Sénégal, en collaboration avec les ministères en charge de la Santé et de l’industrie (cf. Lettre n°01306 Pr/SGPr/CF du 21 avril 2020).
Pour accélérer le processus, l’État aurait promis de mettre sur la table un montant de 5 milliards de francs pour l’augmentation de ses parts dans le capital de l’entreprise. Ce, afin d’aider Médis Sénégal à avoir du cash pour l’approvisionnement en intrants et le paiement des salaires.

Les employés bandent les muscles et réclament la tête des fautifs…

Courant mai et juin 2020, trois rounds de négociations ont, selon nos informations, été effectués entre la direction et les employés sous la supervision d’agents des ministères des Finances et de l’industrie. « Les trois points énumérés concernent d’abord le paiement des arriérés de 6 mois salaires. Sur ce point, les employés ont exigé le payement de toutes les sommes dues mais la Direction a proposé de payer 30 % des sommes en indemnités. De son côté, l’Etat a demandé à la Direction de dégager une enveloppe satisfaisante et soutenable. Le deuxième concernait les salaires de reprise. Les employés ont proposé de suspendre la prime de performance jusqu’à nouvel ordre. La Direction, elle, a proposé de supprimer 10 rubriques salariales sur les 15 avec des pourcentages appliqués et une suppression de tous les avantages et primes. L’Etat a, de son côté, proposé de garder 13 rubriques salariales sur les 15 et une suspension de la prime de performance jusqu’à nouvel ordre. Le troisième point concernait la gouvernance de l’entreprise. Pour ce point, les employés ont exigé le départ des responsables « fautifs » (Directeur site, responsable des ressources humaines, responsable financier). Mais, l’Etat a, lui, demandé à Médis d’apporter des corrections sur la Direction de l’entreprise », confient nos sources.
Toujours à en croire nos sources, les employés de Médis Sénégal ont accepté les propositions de l’Etat « bien que ça sera difficile avec les engagements bancaires que nous avons déjà contractés.

La Direction de Médis Sénégal a rejeté les propositions 

Mais, nous révèle-t-on, « la Direction de Médis a refusé les propositions de l’Etat en campant toujours sur ses positions. » Selon nos sources, ce refus de Médis Sénégal aurait bloqué toutes les négociations. « La Direction générale de Médis veut diminuer drastiquement les salaires des employés (réduction de 10% à 50 % des salaires et suppression de tous les avantages) avant tout redémarrage de la production et les employés disent ne pas pouvoir concéder à de telles réductions qui sont une violation du code du travail. Les agents du ministère des Finances et du ministère de l’industrie disent qu’ils vont rendre compte à leurs ministres de tutelle. La lecture que font les employés de la situation est que la Direction générale de Médis veut définitivement fermer l’entreprise sans payer aucun droit aux travailleurs ». L’Etat va-t-il céder face aux caprices des Tunisiens actionnaires majoritaires de Medis et sacrifier ses « fils » ? Wait and see ! Le Témoin AYOBA FAYE

Aéroport de Yoff : La décision de confier 30 hectares à la CDC va permettre à l’État d’encaisser au moins 60 milliards, selon le ministre des Finances.

https://www.dakaractu.com/La décision de confier une assiette foncière disponible de 30 hectares à l’Aéroport de Yoff, à la Caisse de Dépôts et de Consignations (CDC) va permettre au Trésor public d’encaisser au moins 60 milliards de francs CFA. C’est en tout cas, l’avis du ministre des Finances et du Budget.
« Nous pensons que dans cette zone, le prix du mètre carré devrait aller au-delà de 200 mille FCFA et nous pensons que pour les 30 hectares l’État va gagner 60 milliards qui vont être reversés dans les caisses. Un montant qu’on pourrait utiliser pour les projets importants du président de la République », a précisé Abdoulaye Daouda Diallo, dans un entretien diffusé sur la RTS.
Le ministre renseigne que l’assiette foncière disponible de 30 hectares à l’Aéroport de Yoff sera valorisée à partir d’un appel d’offres et à travers des offres publiques d’aménagement et de vente. Les parcelles qui seront issues de cet aménagement, dit-il, seront vendues aux sénégalais qui seraient intéressés. Et la manne financière estimée à plus de 60 milliards va grossir les caisses de l’État.
La partie du foncier de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar confiée à la CDC est de 30 ha sur les 60 qui sont disponibles, selon le ministre des Finances. « Il faut rappeler que l’aéroport restera en exploitation et c’est juste une partie qui n’est plus nécessaire à l’utilisation de cette infrastructure que le Chef de l’État a décidé de confier à la Caisse de dépôts et consignations par simple souci d’équité et de transparence », a-t-il dit.
L’idée selon le ministre des Finances est de renforcer l’aménagement durable et la valorisation équitable de la zone.  « Aujourd’hui, le terrain a de la valeur. C’est le président Macky Sall qui décidera de l’affectation de ce montant. Mais, je crois savoir qu’un montant de l’ordre de 20 milliards devrait être affecté à la construction des 100 mille logements », a indiqué le ministre Diallo.

Terres de l’aéroport : La vente de 30 ha confiée à la Cdc

https://www.lequotidien.sn/Alors que beaucoup espéraient voir le chef de l’Etat décider d’en finir avec le bradage des terres de l’aéroport Senghor, Macky Sall a décidé d’en officialiser le dépeçage. Il a confié à la Caisse des dépôts le soin d’en assurer l’aménagement et la vente.
Le débat sur le bradage des terres de l’aéroport Léopold Sédar Senghor va prendre une autre tournure avec la décision finale du chef de l’Etat. Macky Sall a tout simplement, décidé de mettre en vente les derniers vestiges de terre encore disponibles sur cette assiette foncière objet de toutes les convoitises ces dernières années. Le communiqué du Conseil des ministres d’hier est tout à fait clair et sans équivoque, quand il déclare :  «Le Président de la République a, (…) informé le Conseil, de sa décision de confier l’assiette foncière disponible de 30 hectares à l’aéroport de Yoff à la Caisse des dépôts et des consignations (Cdc), afin de renforcer l’aménagement durable et la valorisation équitable de la zone concernée à travers des offres publiques d’aménagement et de vente.»
On se rappelle qu’il n’y a pas longtemps, Le Quotidien faisait état, dans son n°5187 du mercredi 10 juin dernier, des instructions du chef de l’Etat au directeur des Domaines, M. Mame Boye Diao, de bloquer toutes les attributions des terres dans l’assiette de l’ancien aéroport international. La sortie du chef de l’Etat faisait suite à des révélations de diverses sources, qui indiquaient que la prédation avait quasiment atteint les limites du hangar de l’aéroport où était gardé l’avion de commandement du chef de l’Etat.
Quand la décision avait été prise de délocaliser l’aéroport de la ville de Dakar de Yoff à Diass, le président de la République avait décidé de confier la gestion de «Senghor» à l’Armée de l’Air, dans l’idée que personne ne s’aventurerait à toucher à un seul lopin de terre confié aux militaires. Malheureusement, il s’est avéré que cela n’a pas empêché une prédation à grande échelle, couverte par des complicités à tous les niveaux de l’Etat. Il a fallu que des activistes citoyens et des personnes de bonne volonté s’en émeuvent, pour que la question soit posée sur la place publique. La sortie du chef de l’Etat avait laissé espérer que les choses allaient rentrer dans l’ordre et les dernières parcelles de terres préservées.
Macky Sall vient de mettre fin aux dernières illusions. Il faut espérer que, comme dit le communiqué du Conseil des ministres, le dernier bradage réponde véritablement «aux principes de transparence et de rentabilité pour l’Etat». Même s’il faille se poser la question de savoir quelle rentabilité l’Etat pourrait-il chercher dans la vente de 30 ha de terres, fussent-ils parmi les plus chers de la ville de Dakar.
D’autres qui vont être encore plus déçus sont ces activistes qui avaient lancé une pétition pour transformer cette partie de Dakar en jardin, pour en faire un dernier poumon vert de la capitale, vu que la forêt de Mbao est également en train de disparaître comme peau de chagrin.
Pour finir, le chef de l’Etat déclare vouloir vendre 30 ha sur les 60 ha qui font l’objet de convoitises. Est-ce à dire que les pouvoirs publics estiment que les 30 autres ha sont déjà irrémédiablement perdus, ou alors, serait-ce une manière d’affirmer que la dernière assiette constituera la partie à réserver à l’aéroport ?

Abdoulaye Daouda DIALLO : «je Suis Dépité Par Le Débat Sur Le Bradage Du Littoral»

http://www.walf-groupe.com/-Le ministre des Finances et du Budget dit ne comprendre les accusations portées contre le régime de Macky SALL sur le bradage du foncier. Sur le plateau de la RTS,  Abdoulaye Daouda DIALLO,   qui s’en insurge, trouve que les véritables coupables ne sont pas pointés du doigt
« Je suis dépité par le débat sur le bradage du littoral. Les attributions faites sur la Corniche l’ont été avant l’arrivée du Président Macky SALL et la plupart de ces attributions sont l’œuvre de maires qui sont de l’opposition. On ne peut pas prêter au Chef de l’Etat de spoliation, ça n’existe pas », s’est défendu Abdoulaye Daouda DIALLO.  Avant de s’interroger : « Comment peut-on imputer au régime de Macky SALL des attributions antérieures à son arrivée au pouvoir»
Selon l’argentier de l’Etat, Macky SALL a d’ores déjà pris les devants pour l’aménagement de ces espaces. « Pour la bande du littoral de Guediawaye, et même sur tout le reste de la bande qui longe la VDN 3, le Président a prévu un plan d’aménagement qui sera fait en concertation avec les populations locales et les collectivités locales », a-t-il indiqué.

Les terres de la commune de Mbane en danger ! Par Sidaty Sow

L’accaparement des milliers d’hectares de terres les plus fertiles et les plus proches des eaux du lac de guiers, accompagné d’un bouleversement du vécu des populations autochtones, ne suffit pas pour cette entreprise d’agro-business étrangers, installéedans la commune de Mbane, dénommée SENINDIA. Elle récupèreen grande quantité (par des véhicules) les déjections animales auprès des exploitations familiales d’élevage, pour fertiliser ses exploitations agricoles ; ce qui est undanger écologique.

Les déjections animales : « l’Or des éleveurs »

Cette société privée a très tôt compris, que les déjections animales sont des nutriments essentiels à la vitalité et à la productivité durable de la terre. Elles vont permettre à cette entreprise agricole de fertiliser, à moindre coût ses terres et de développer une productivité durable, sans utilisation excessive d’engrais chimiques, dont le kilogramme coûte dix fois plus cher qu’un kilogramme de fumier.
Cette activité est une réelle menace écologique, qui pourrait aboutir à une perte énorme du tapis herbacé auquel les éleveurs dépendent en grande partie, chaque année pour nourrir leurs animaux.
En effet, les déjections animales, constituent la plus grande quantité de matière organique des terres du Jeeri, et dans toute la zone du Ferlo. Il est évident qu’une saison très pluvieuse ne suffit pas seulement pour le développement de l’herbe ; la pluie doit tomber sur des sols riches en matières organiques pour permettre à l’herbe de se développer vite et abondamment.Les productions des plantes sont fortement tributaires de la disponibilité en minéraux essentiels  à  la  croissance  des plantes  (azote,   phosphore,   potassium),   encore  appelés  nutriments. De ce fait, l’élevage extensif, notamment de par sa mobilité dans le terroir, est un acteur essentiel dans l’organisation des cycles des nutriments et du carbone et donc de la gestion de la fertilité des sols
Le véritable mal de cette pratique, réside dans le fait que les éleveurs n’ont pas su comprendre que l’existence et la productivité durable de leur système d’élevage pastoral, sont interconnectées aux déjections animales. Beaucoup montrent une satisfaction de se débarrasser de ces déjections animales qu’ils considèrent comme des ordures alors que « c’est de l’or dur » pour un agriculteur averti.
Pourtant, la SEN INDIA pourrait s’inspirer et participer au renforcement du systèmeintégré agriculture élevage, dans la zone qui permet aux éleveurs de récupérer les résidus de récolte par l’introduction des troupeaux, dans les parcelles agricoles après chaque récolte et de permettre directement les dépôts des déjections animales. Ce système permettrait aux éleveurs de bénéficier largement des résidus de récolte de leurs terres expropriées, par cette société et de mettre fin à cette menace environnementale qui risque d’être fatale, d’ici quelques années si le rythme de ramassage des déjections animales n’est pas rompu.
Nous attirons l’attention de tous les acteurs (société civile, politique, recherche scientifique, producteurs, etc.), à agir pour lutter contre cette dégradation environnementale grandissante, qui menace la productivité durable des terres d’élevage et d’agriculture sous pluies.
Nous invitons particulièrement les éleveurs de la commune de Mbane, à arrêter de dilapider leur « Or ».  En gros, pour une équilibre écologique durable, les éleveurs doivent préférer nourrir leurs terres que des agrobusiness qui sont aujourd’hui devenus les véritables « Jom leydi » (maitre de la terre), dans la vallée du fleuve Sénégal ; ce qui un paradoxe à la promotion de l’auto-emploi par le développement de l’entrepreneuriat rural.Sidaty Sow Géographe spécialisé en développement rural

EXPLOITATION DE L’OR AU SENEGAL : Les mille et une difficultés des bijoutiers  

http://www.enqueteplus.com/Manque d’équipements et absence de matière première. Ce sont les principales difficultés auxquelles sont confrontés les bijoutiers réunis au sein de l’Association nationale des bijoutiers teugue table (ANB2T).
Les bijoutiers sont confrontés à d’énormes difficultés. Hier, lors d’une assemblée générale, l’Association nationale des bijoutiers teugue table (ANB2T) a étalé ses problèmes. L’un des membres, Baba Thiam, souligne qu’ils font face à des difficultés qui ont pour noms absence d’équipements pour exploiter et produire les bijoux, manque de matière première pour exposer le produit fini dans les marchés et centres commerciaux, dans le pays comme à l’international.
‘’On se débrouille avec les moyens du bord pour fabriquer de jolis bijoux qui font la fierté des femmes et un peu partout, mais nous aimerions que le chef de l’Etat soit au courant de nos doléances pour nous aider à les régler. Nous attendons beaucoup de lui sur ce point-là. Les bijoux constituent des garanties pour un pays, mais aussi pour une famille, car ils ont de la valeur. Qu’on nous équipe, à travers des lignes de crédit. Que l’accès à la matière première soit une réalité et, enfin, qu’on nous garantisse juridiquement’’, déclare M. Thiam.
Le représentant de Mbour, qui portait leur parole, d’ajouter que leur métier est bien connu dans le monde et surtout en Afrique où, dans les plus grandes bijouteries, ce sont des Sénégalais qui y sont et enseignent les rudiments du métier aux natifs de ces pays. ‘’Nous attendons aussi une politique de la bijouterie de la part de nos autorités, pour l’intérêt du pays.

L’or de Sabadola, nous ne le voyons pas. On ne fait que l’entendre’’, poursuit-il.

Ces artisans  veulent être accompagnés par une banque spéciale qui va financer les gens qui sont dans le secteur. Tant que les banques ne financent pas les matières premières, selon lui, la balance commerciale ne sera pas stable. ‘’Le secteur de la bijouterie peut assurer 85 % de la TVA, si l’Etat lui donne de la matière première et un bon équipement. Donc, si on s’assoie autour d’une table, cette question pourrait être réglée et nous allons leur donner nos recommandations et propositions. Vous imaginez que c’est un secteur qui ne doit pas être négligé. En ce moment, on est autour de 5 et 10 % de TVA, ce qui est très petit. On utilise de la chimie, de l’art et du service. Elle peut offrir un pourcentage très élevé’’, a renchéri Baba Thiam.  Pour qui les bijoux importés n’ont pas d’intérêt pour le Sénégal, car on ne peut les réparer, vu qu’ils ne sont pas pleins, mais creux.
Donc, c’est une grande perte pour le pays, conclut-il, que le secteur donne une TVA de 5 % à la douane. CHEIKH THIAM

Cheikh Bamba Diaby : un talent précoce en ingénierie robotique

(Agence Ecofin) – Au Sénégal, une jeune pousse impressionne depuis un certain moment. Il s’appelle Cheikh Bamba Diaby (photo), il a 16 ans, et il est passionné de robotique. Le garçon est déjà auteur de multiples inventions toutes plus intéressantes et utiles les unes que les autres. Voyez plutôt.
Tout commence par une mauvaise manipulation qui bloque le téléphone mobile de sa sœur, explique-t-il. N’ayant pas d’argent pour le faire débloquer par un technicien, il se débrouille pour y parvenir par lui-même, en suivant des tutos sur le net. Piqué au jeu, il acquiert au fil des jours des connaissances qu’il met à profit pour exprimer son génie créatif.
Une station de mesure de taille, une serrure à carte, un capteur de température et d’humidité, un détecteur de mouvement sont autant d’appareils et gadgets mis au point par Cheikh Bamba Diaby ces derniers mois. Le prochain Edison ?

PENURIE D’EAU A DAKAR : Les populations contraintes à des nuits blanches

http://www.sudonline.sn/Ce n’est pas encore la fin du calvaire dans certains quartiers de la capitale. La pénurie d’eau persiste dans des localités de Dakar comme Ouakam, Nord-Foire et Cité Damel. Dans ces quartiers, les habitants sont obligés de veiller toute la nuit pour s’approvisionner en eau. Ils déplorent la situation et plaident pour un retour à la normale de l’approvisionnement en eau
Des populations de Dakar continuent de subir de plein fouet la pénurie d’eau. Au quartier Nord-Foire, l’eau ne coule que tard dans la soirée. Privés du liquide précieux toute la journée, les habitants sont contraints de veiller toute la nuit pour approvisionner leurs réserves d’eau. A défaut, ils devront débourser de l’argent pour acheter de l’eau. «Nous passons les nuits à attendre l’eau et le matin il faut vaquer à nos occupations. Il faut se lever à 4h du matin pour espérer avoir le peu qui coule jusqu’à 6h, et là c’est la coupure», se désole Fatimata Barry trouvée dans un arrêt de bus sur la route menant vers l’aéroport Léopold Sédar Senghor.
Selon cette mère de famille, «la situation est devenue intenable, surtout dans ce contexte de pandémie du coronavirus où le respect des conditions d’hygiène est essentiel». On retrouve la même situation à Ouakam.
Dans ce quartier aussi, l’approvisionnement en eau est irrégulier, depuis quelques semaines. Un dysfonctionnement qui a fini de bouleverser le quotidien des habitants. Tout près du garage des «cars  rapides», Awa Diouf est assise devant son étal de légumes. Elle nous confie son difficile quotidien, à cause de la pénurie d’eau. «Je ne dors plus, ni la nuit, ni la journée. On est fatigués du manque d’eau. On passe la nuit devant le robinet. Ce qui est le plus difficile, c’est que le débit est faible, l’eau coule au compte-gouttes. Du coup, je ne dors plus parce que pendant la journée, je dois vaquer à mes occupations pour pouvoir rentrer avec un peu d’argent. J’ai de petits enfants et mon mari travaille la nuit», raconte la jeune femme.
Mieux, dit elle, «on limite nos besoins en eau, sinon on est obligés d’acheter et ce ne sera pas facile». Elle plaide pour le retour à la normale dans les plus brefs délais. A Cité Damel aussi, le manque d’eau persiste. Les robinets sont à sec durant toute la journée. «On est restés une semaine privée d’eau. Maintenant, l’eau coule, mais c’est juste tard dans la soirée. C’est ma fille qui se charge de veiller. Mais, là, elle doit reprendre l’école. Je ne sais pas comment je vais faire», confie Oumy Coulibaly. «Vraiment, on est fatigués», lâche-t-elle. En effet, plusieurs quartiers de Dakar sont confrontés à un manque d’eau depuis des semaines. Si dans certains quartiers, la situation est revenue à la normale, dans d’autres, l’eau ne coule que tard dans la soirée, avec parfois un débit très faible.

Le Ministre Zahra Iyane Thiam armée à nouveau par le Président Macky Sall en Conseil des ministres

https://www.leral.net/-En tournée nationale depuis le 12 juin dans le cadre du programme d’appui sectoriel Covid-19 pour renforcer financièrement les mutuelles d’épargne et de crédit et les acteurs de l’économie sociale et solidaire qui sont impactés par la pandémie du coranavirus, le Ministre Zahra Iyane Thiam devra poursuivre ses actions à l’intérieur du pays.
En effet, le président de la République Macky Sall, lors du Conseil des ministres de ce mercredi, a beaucoup insisté sur ce secteur tant stratégique pour sa politique de développement. Il a ainsi, à cet égard, indiqué, aux membres du Gouvernement, l’importance de consolider la mutualisation des ressources des structures publiques d’encadrement et de financement des PME/PMI.
Dans le même esprit, le Chef de l’État a engagé le Ministre de l’Economie sociale et Solidaire, en relation avec la Délégation à l’Enrepreneuriat Rapide et les institutions d’appui technique et de microfinance, à davantage élargir les actions d’autonomisation économique, par le renforcement significatif des activités de formation et de financement des femmes et des jeunes sur l’ensemble du territoire national.

 «L’attitude du ministre de la Justice est en total déphasage avec les instructions du Président de la République» (SYTJUST)

https://www.dakaractu.com/-Le Syndicat des Travailleurs de la Justice a rendu publique une déclaration ce 24 juin 2020. Le Sytjust estime que le ministre de la Justice, Me Malick Sall, a passé outre les instructions du Président de la République qui demande de veiller à l’instauration d’un dialogue social permanent et à la stabilité. Voici In extenso la déclaration des syndicalistes…
Le Ministre de la Justice, Monsieur Malick SALL a adopté à l’encontre des travailleurs de la Justice une attitude en total déphasage avec les instructions du Président de la République.
En effet, « le Président de la République a, par ailleurs, demandé au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de veiller à l’instauration d’un  dialogue social permanent et à la stabilité, avec toutes les composantes et acteurs de la Justice », tel que dit dans le communiqué du conseil des ministres du mercredi 17 juin 2020. Jusqu’à présent, le Ministre de la Justice n’a pas mis en œuvre cette directive, malgré la grève qui paralyse le service public de la Justice. Ce comportement constitue sans nul doute une défiance du Ministre de la Justice contre l’autorité du Président de la République.
Le Ministre de la Justice n’en est pas à son coup d’essai. Effectivement, « le Président de la République a, au titre de la gestion et du suivi des affaires intérieures, évoqué la question des revendications des greffiers et autres acteurs de la Justice. Il a demandé au Ministre de la Justice et au Ministre des Finances de procéder au règlement consensuel des revendications du syndicat des travailleurs de la Justice », tel que lu dans le communiqué du conseil des Ministres du mercredi 19 février 2020. Cette instruction du Président de la République est restée sans effet parce que le Ministre de la Justice refuse visiblement de jouer sa partition, malgré que le Ministre des Finances ait pris toutes les dispositions techniques qui lui incombaient.
Non seulement le Ministre de la Justice est on ne peut plus clair dans une défiance, mais il a pris la responsabilité historique d’essayer de convaincre le Président de la République et le Gouvernement de remettre en question tous les acquis des travailleurs de la Justice actés soit par des décrets présidentiels ou par le protocole d’accord du 17 octobre 2018 dûment signé par l’Etat du Sénégal et le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYJUST).
Cette tentative de saboter la vie et la dignité des hommes et femmes qui assurent le bon fonctionnement du service public de la Justice ne laisse au SYSTJUST que l’option du combat qu’il compte mener avec une détermination plus grande que le dessein destructeur de Monsieur Malick SALL qui portera l’entière responsabilité des conséquences de la lutte sur la qualité du service public de la Justice.
Par conséquent, le SYJUST continue la lutte en décrétant 48 heures de grève renouvelables couvrant les jeudi 25 et vendredi 26 juin 2020 pour toujours exiger :
➢ La mise en œuvre du protocole d’accord du 17 octobre 2018 devant aboutir à l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature et l’institution d’une prime d’assistance judiciaire pour les acteurs administratifs de la Justice;
➢ La publication au Journal officiel des décrets  n° 2018 – 2259 du 14 décembre 2018, n° 2018 – 2260 du 14 décembre 2018 et n° 2018 – 2261 du 14 décembre 2018 pour l’effectivité de l’élargissement de l’assiette du fonds commun des greffes;
➢ L’organisation des formations préalables au reclassement des travailleurs de la Justice dans leurs nouveaux corps et nouvelles hiérarchies respectifs, en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019-413 portant création du Centre de Formation judiciaire (CFJ) et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019-575 du 5 février 2019 modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut du cadre des fonctionnaires de la Justice.Fait à Dakar, le 24 juin 2020, Le Bureau Exécutif National

Financement du projet de surveillance électronique des détenus : Un bracelet à 5 milliards

https://www.lequotidien.sn/Les autorités judiciaires accélèrent la cadence pour réaliser le désengorgement des prisons, qui risquent d’exploser. Mardi, le projet de loi portant port du bracelet électronique pour les détenus a été examiné en commission à l’Assemblée nationale. C’est le projet de loi n° 21/ 2020 modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal et consacrant le placement sous surveillance électronique comme mode d’aménagement des peines. Mais, cette réforme a un coût : sur une cible de 1000 à 2000 condamnés, d’après le ministre de la Justice, Me Malick Sall, le montant dans un premier temps va être de 5 milliards de francs Cfa. Il est inscrit dans la politique de l’Etat visant à substituer l’incarcération par des mesures de nature à faciliter la réinsertion sociale, à désengorger les prisons, et pour une maîtrise de la population carcérale. Cette loi une fois votée donnera carte blanche aux juges des Cours et tribunaux de pouvoir l’appliquer en lieu et place de la peine privative de liberté.
Cependant le texte est clair : des conditions sont fixées à ceux qui doivent bénéficier de cette innovation. «Le placement sous surveillance électronique n’est applicable aux personnes condamnées pour détournements de deniers publics que s’il y a remboursement ou restitution de l’intégralité de la valeur détournée ou soustraite, à celles condamnées pour délits douaniers qu’après paiement de la valeur de l’objet de la fraude et, s’il y a lieu, de la totalité des droits et taxes dus», clarifie le projet de loi.
D’après toujours le texte, «la juridiction de jugement peut également prescrire le placement sous surveillance électronique en cas de condamnation à une peine d’emprisonnement partielle assortie du sursis ou du sursis avec mise à l’épreuve lorsque la partie ferme de la peine est inférieure ou égale à 3 ans». Mais la décision de placement sous surveillance électronique ne peut être prise qu’avec l’accord du condamné, et s’il s’agit d’un mineur, qu’avec l’accord de ses père ou mère ou celui de la personne qui assure sa garde. Et lorsque le lieu désigné n’est pas le domicile du condamné, la décision de placement sous surveillance électronique ne peut être prise qu’avec l’accord du maître des lieux, sauf s’il s’agit d’un lieu public.
Autre chose, le placement sous surveillance électronique comporte, pour le condamné, une interdiction, en dehors des périodes autorisées, de s’absenter de son domicile ou du lieu fixé par la décision y tenant lieu.
La personne placée sous surveillance électronique a aussi l’obligation de répondre aux convocations du juge de l’application des peines ou de toute autorité publique désignée dans la décision ou par le juge de l’application des peines. Sinon, prévient le législateur, sera puni de la peine prévue et selon les cas spécifiés, l’inculpé, le prévenu, l’accusé ou le condamné qui se soustrait ou tente de se soustraire à la surveillance électronique, notamment en élevant ou en altérant le procédé électronique de surveillance.
Cette réforme permettra de soulager les agents de l’Administra­tion pénitentiaire, qui gèrent 37 prisons surpeuplées. En septembre 2019, elles comptaient 11 547 détenus alors que leur capacité d’accueil est de 4224. Ce qui constitue un taux d’occupation de 273%.

Entre absence d’eau et de blocs sanitaires fonctionnels dans le département de Louga : 120 écoles touchées

https://actusen.sn/-C’est ce jeudi que les cours, suspendus, depuis l’apparition de la maladie du coronavirus, vont reprendre. Mais dans certains établissements, les conditions ne sont pas réunies pour accueillir les élèves. Et c’est le cas du département de Louga. En effet, selon SourceA, 43 Etablissements ne disposent pas de point d’eau, là où 77 Ecoles privées de toilettes. Les thermoflashs, n’en parlons même pas ! Le journal d’ajouter que dans les Ecoles implantées sur la périphérie des villes à 40 Km, le déficit en latrines scolaires ou l’inaccessibilité des toilettes font que beaucoup d’enfants préfèrent aller se soulager dans la nature.

REPRISE DES COURS DANS LES CLASSES D’EXAMEN, CE JOUR : Rentree sous tension

http://www.sudonline.sn/L’école sénégalaise entame la deuxième tentative de réouverture de ses classes d’examen, ce jeudi, sur fond de persistance de la maladie à coronavirus qui touche le pays depuis le 02 mars dernier. Après un premier départ raté le 02 juin dernier, voilà que l’école force encore la rentrée alors que la maladie s’incruste, avec plus de 6000 infections dont 196 cas communautaires. Néanmoins, les autorités persistent à la relance de l’école en assurant des dispositions prises pour le respect barrières alors que les syndicats d’enseignants et les parents d’élèves se montrent circonspects face à la mesure gouvernementale

DIOURBEL : Les syndicalistes menacent de boycotter

La reprise des cours, ce 25 juin, est menacée à cause du non-respect du protocole d’accord. Le coordonnateur du G7 avertit les autorités académiques. Selon lui, si les manquements notés dans le déficit de masques ne sont pas réglés, la reprise sera boycottée par le G7.
L a réouverture pour les élèves en classes d’examen connait beaucoup de difficultés. Le protocole sanitaire risque de ne pas être opérationnel dans certains établissements scolaires où on note un déficit de masques. Dans une école située au quartier Keur Yeli dans la commune de Diourbel, sur un besoin de 483 masques, il n’y a que près de 443 masques disponibles soit un déficit de 40 masques .Au collège d’enseignement moyen de Bambey sérère, il y a un seul thermo flash pour plus de 300 élèves. Ce qui est en deçà de la norme qui prévoit un thermo flash pour 100 élèves. Le coordonnateur du G7 de Diourbel Mamadou Ndiaye se veut clair : «il nous a été signalé que les masques mis à la disposition des élèves et des enseignants étaient en nombre insuffisant. Nous tenons à préciser que si de tels manquements ne sont pas corrigés pour la reprise du 25 juin, le G7 prendra toutes ses responsabilités. Il se réservera de boycotter la reprise des cours».

LE CONSEIL DEPARTEMENTAL EQUIPE LYCEES ET COLLEGES PUBLICS ET PRIVES

Le Conseil départemental de Diourbel a équipé 34 collèges et lycées publiques et privées qui relèvent de sa compétence. Il s’agit de 21 écoles publiques et 13 écoles privées. Tous les 34 établissements scolaires ont reçu une quantité de 8000 masques. Des articles d’appui ont été mis à la disposition de l’inspection départementale de l’éducation et de la formation avec au total 1000 autres masques. Tous les 34 établissements du Moyen et secondaire ont reçu des lave-mains pour une quantité de 40 pour 40 litres et 15 lave-mains de 200 litres. Chaque établissement a eu un carton de Madar et de gel. Pour Abdou Khadim Guèye, le Président du Conseil départemental de Diourbel, toutes les dispositions ont été prises à son niveau pour une bonne reprise des enseignements apprentissages dans le respect des mesures barrières.

MBOUR-MANQUE DE MASQUES ET PRODUITS HYDRO-ALCOOLISES : La commune comble le déficit de l’appui gouvernemental

La reprise ne va souffrir d’aucun manquement : c’est du reste le point de vue de la communauté éducative de Mbour. En effet, le maire de la commune Fallou Sylla, après un état des lieux exhaustif, a débloqué une enveloppe de près de 5 millions de francs pour corriger tous les impairs. Il a livré hier, mercredi, au représentant de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation de Mbour 1, en complément de l’apport du gouvernement, un lot de 3000 masques, en plus de 200 gels hydro alcoolisés, 100 lave-mains et 50 cartons de savon. Une commande supplémentaire de 1000 masques va compléter le geste de la municipalité dans les prochains jours.
Pour le maire Fallou Sylla, les efforts consentis pour les 225 écoles de la commune doivent être sanctionnés par un redémarrage des cours car tout est au point. Pour le représentant de l’Inspection de l’Ief de Mbour, le geste de la mairie est apprécié par toute la communauté éducative car, selon lui, c’est une seconde dotation après la reprise ratée. Il a rassuré de la possibilité d’une bonne reprise des cours. Mouhamadou Keita, le président départemental de la fédération des parents d’élèves se réjouit de la disponibilité de la municipalité, et invite à la vigilance et au respect des gestes barrières. Un groupe de quatre écoles plombées par des problèmes de factures impayées vont cependant se débrouiller avec les moyens du bord.

SAINT-LOUIS : Des manquements notés par les enseignants obligés de faire avec les moyens du bord

La réouverture, ce jeudi 25 juin, des classes d’examen s’annonce difficile dans l’Académie de la région de Saint-Louis où les responsables de syndicats d’enseignants dénoncent le nonrespect par le Gouvernement du protocole sanitaire. À cela s’ajoutent l’insuffisance du dispositif de sécurité prévu pour les établissements scolaires dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19.
L’absence de toilettes et le manque d’eau criard noté ces derniers temps ne rassurent pas du tout les enseignants qui seront obligés de faire avec les moyens du bord dans cette réouverture des classes d’examen.
Pour tous les responsables de syndicats d’enseignants que nous avons interrogés sur la question relative à la réouverture des classes d’examen de ce jeudi 25 juin, le constat est partout le même. « Rien n’a changé ni augmenté par rapport au dispositif mis en place lors de la tentative de réouverture des classes d’examen, le 02 juin dernier. » Du manque d’eau à l’absence de toilettes au niveau de plusieurs écoles en passant par l’insuffisance des produits hygiéniques et détergents prévus pour la lutte contre la propagation de la Covid-19 dans les établissements scolaires, ce sont là des questions qui préoccupent énormément les syndicalistes. « Ils n’ont pas respecté du tout le protocole sanitaire qui a été mis en place au préalable par les autorités étatiques. Ils avaient promis de remettre 03 masques à chaque élève mais il se trouve que certains élèves n’auront même pas un masque. Également, pour un établissement qui compte une centaine d’élèves, tu y trouves un seul gel hydro alcoolique ou 01 à 02 Madar », a renseigné Mbaye Diop de la section Saint-Louis du Syndicat National de l’Enseignement Élémentaire (SNEEL) qui regrette avant tout l’insuffisance des thermo-flashs au niveau de l’Inspection de l’éducation et de la formation de Saint-Louis département.
 » À Saint-Louis département, il n’y a que 73 thermo-flashs pour plus de 120 établissements scolaires. Donc il y a vraiment problème », a-t-il ajouté. Une tournée est d’ailleurs prévue dans la matinée de ce jeudi 25 juin par les autorités académiques sous la présidence du Gouverneur de la région. L’objectif sera de constater de visu l’effectivité de la reprise des cours au niveau des différents établissements scolaires.ADAMA NDIAYE, Samba Niébé BA et YVES TENDENG

REAMENAGEMENT DES PROGRAMMES SCOLAIRES : Mamadou Talla acte la décision

http://www.sudonline.sn/-C’est officiel maintenant. Le calendrier scolaire sera réaménagé pour permettre d’intégrer la période d’examen prévue durant tout le mois de septembre pour les élèves qui retournent à l’école aujourd’hui jeudi 25 juin, à l’heure de la Covid-19. C’est à travers une circulaire qui porte la signature du ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, et dont nous avons reçu copie hier, mercredi 24 juin
La rentrée scolaire pour les élèves en classe d’examen se déroule aujourd’hui, jeudi 25 juin, mais ce sera avec un allègement et une adaptation des programmes pour permettre de passer les examens au mois de septembre prochain. Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a acté la décision du réaménagement des programmes scolaires à travers une circulaire qu’il a signée le 22 juin 2020 et qui s’adresse aux inspecteurs d’Académie et chefs d’établissement de l’enseignement moyen et secondaire général et technique. « Pour compter de la période du 25 juin au 28 août 2020, les programmes scolaires en vigueur subissent des modifications consécutives à la crise de la pandémie de la Covid-19, dans les disciplines ci-après : allemand, anglais, arabe, économie familiale et sociale, éducation technologique, électrotechnique, espagnol, français, histoire-géographie et éducation civique, lettres classiques, mathématiques, philosophie, portugais, russe, sciences physiques et sciences de la vie et de la terre », lit-on dans le document dont nous avons reçu copie hier, mercredi 24 juin. Le réaménagement des programmes est retenu à travers des propositions des différents collèges de l’Inspection Générale de l’Education et de la Formation. Pour ainsi permettre d’intégrer la période d’examen prévue durant tout le mois de septembre, il est procédé à l’élimination de certains points des programmes.

PRISE EN CHARGE DES DIFFERENTS PROGRAMMES POUR LES MATHEMATIQUES

Toutefois, concernant les mathématiques, le réajustement est un peu différent des autres matières. « Les différents objets mathématiques à aborder dans chacune des classes terminales et de troisième nous semblent essentiels pour une tenue adéquate des futurs bacheliers dans les différentes filières de formation de l’enseignement supérieur auxquelles les baccalauréats obtenus donnent droit, respectivement des élèves admis en classe de seconde», explique le collège des mathématiques, Mieux, note le collège, «il nous a été remorqué qu’il y a une grande disparité dans les progressions suivies par les collèges sur le terrain. C’est pourquoi, ajoute le collège, «nous optons pour une prise en charge intégrale des différents programmes».
Pour ainsi atteindre cet objectif, le collège fixe un plan de travail avec des «opportunités liées contexte». Il s’agit des «effectifs de 20 élèves au maximum par cohorte, une possibilité de faire prendre en charge une classe par différents professeurs qui travaillent parallèlement en collaboration étroite, des élèves motivés pour qui il n’a jamais été question de ne pas faire les examens, des ressources numériques et audiovisuelles disponibles ». Le ministre de l’Education nationale ordonne ainsi l’application des différentes mesures. «Les inspecteurs d’Académie et les chefs d’établissement veilleront, chacun en ce qui le concerne, à l’application de ces directives», souligne Mamadou Talla.

Reprise des cours : Le Lycée Thierno Seydou Nourou Tall revient sur sa décision (Audio)

https://senego.com/-Après l’annonce de la non-reprise des cours ce jeudi 25 juin, le lycée Thierno Seydou Nourou Tall a décidé de rouvrir ses portes aux élèves en classe d’examen. Selon la proviseur de cet établissement scolaire, Anni Coly Sané, la question de l’eau a été finalement résolue.
Enfin. Le Lycée Thierno Seydou Nourou Tall dit oui à la reprise des cours après cent jours de fermeture en raison de la pandémie du coronavirus. Le manque d’eau agité au sein de l’établissement il y a quelques jours n’est plus d’actualité. “Nous avions annoncé avec toute la communauté que l’école ne serait pas ouverte parce qu’elle ne pouvait pas l’être dans les conditions que nous avions constaté depuis la semaine dernière, et plus fortement depuis vendredi, il n’y avait pas une seule goutte d’eau dans l’école. Malgré la présence de six citernes de plus de 1000, 2000, parfois 3000 litres d’eau. A cet date là, tout n’était pas en place pour pouvoir recevoir des élèves qui avaient besoin d’eau pour se nettoyer le plus régulièrement possible, pour se désaltérer à l’occasion“, a déclaré Mme Sané qui ajoute qu’ils pris langue avec toute la communauté.

“Bel épilogue”

Ce sont les professeurs qui ont dit en premier qu’il ne fallait reprendre les cours dans les conditions où il n’y avait pas d’eau. “Et ils ont raison“, a estimé la proviseur se réjouissant du “bel épilogue” qu’a eu la situation.

Organisation des cours

La proviseur a également indiqué qu’ils auront une vingtaine d’élèves par classe. Selon elle, un rapport a été fait pour expliquer que la distanciation – physique – est respectée.

Fortes pluies en Casamance : dans le département de Goudomp, les élèves n’ont pas pu rejoindre les classes

https://www.pressafrik.com/Alors que le gouvernement du Sénégal a fixé pour ce 25 juin, la réouverture partielle des écoles pour les élèves en classes d’examen (CM2, 3e, Terminale), la pluie n’a pas manqué au rendez-vous en Casamance. En effet, de fortes pluies sont en train de s’abattre dans la région de Sédhiou depuis 7 heures ce matin. Selon les témoignages d’une élèves de classe de Terminale, au lycée de Samine une localité de Moyenne-Casamance, située dans le département de Goudomp et la région de Sédhiou, à proximité de la frontière avec la Guinée-Bissau, personne n’est sorti à cause des pluies.
« Depuis 07 heures, il pleut ici. On ne peut pas sortir sous la pluie pour se rendre au lycée », a indiqué un élève en classe de Terminale qui a préféré gardé l’anonymat. Dans la commune de Simbandi Balante, les élèves n’ont pas effectué le déplacement également à cause de la pluie.
Interpellé sur le respect des mesures barrières, la même source soutient que pour le moment, on ne leur a pas remis de masques. « Les gens ne respectent rien. On ne nous a pas remis de masques, peut être demain une fois à l’école, on aura les masques s’il ne pleut pas encore. Nous étions 75 dans notre classe avant la pandémie du Covid-19. Maintenant nous sommes 25 par classe. Je ne sais pas si les mesures barrières seront respectées. Ici en Casamance notre premier souci, c’est la pluie », soutient la candidate en  classe de terminal L’, au lycée de Samine.

Le Privé catholique réclame les mensualités aux parents d’élèves

https://senego.com/-Le directeur de l’office diocésain de l’Enseignement privé catholique réclame lla scolarité des élèves aux parents. Mais faut-il payer un service non exécuté ?
Abbé Georges Grégoire Diouf, au coeur des explications,   craie en main,   tente de convaincre.

L’instruction d’un élève est annuel et…

“S’il faut sauver cette année, faire tout pour qu’elle soit valide, cela  voudrait dire que l’on doit faire des efforts. Logiquement, tous devraient s’acquitter de leurs devoirs”, tient-il à souligner d’emblée sur la rfm. Non sans dire que l’instruction d’un élève dans un établissement est annuel.

…Ce contrat doit être respecté

Et, ce contrat doit être respecté, a avancé Abbé Georges Grégoire Diouf. Qui précise que l’année scolaire est assez spéciale. Mais cette année scolaire ne sera certainement pas une année blanche. Alors le paiement de la scolarité annuelle ne devrait pas être difficile à comprendre pour ceux qui ont inscrit leurs enfants et pour lesquels l’année scolaire ne sera pas blanche, mais validée.

Les parents ont fait le choix…

D’après le directeur de l’office diocésain de l’Enseignement privé catholique, au delà de l’enseignement en ligne, des exercices sont donnés pour faire travailler les enfants afin de maintenir le contrat.  S’y ajoute que les parents ont fait le choix d’inscrire leurs enfants dans les écoles privées. Et le système doit être maintenu par tous.

…Eviter que le système tombe

Toutes choses qui font dire à l’abbé que logiquement les parents devraient payer pour éviter que le système tombe. “Ils auront bien tort de dire qu’ils ne paieront pas et c’est absolument faire erreur, parce que l’enfant qui continue dans nos établissements devrait s’acquitter de ces devoirs-là.
La reprise des cours pour les classes d’examen, c’est aujourd’h jeudi 25 juin. Au moment où la maladie se propage avec inquiétude. Et le risque est là pour tous les acteurs.

SENEGAL : L’Education nationale et la Roulette Russe Par Lamine Aysa Fall , Inspecteur de l’Education et de la Formation

La pandémie du coronavirus a imposé un retard dans le déroulement des enseignements/ apprentissages qui, à son tour, confronte l’école sénégalaise à une situation inédite où plusieurs centaines d’écoles se retrouvent en danger de disparition du fait de l’installation progressive de l’hivernage.
Ainsi des classes colmatées en abris provisoires risquent fort de  disparaître de la carte scolaire sous l’assaut répété de la mousson africaine et de ses précipitations abondantes, atteignant les 1500 millimètres. Paradoxalement, ce sont les régions les plus pluvieuses du pays qui comptent le plus grand nombre de classes sous forme d’abris provisoires (Sédhiou (21, 8% des classes), Kolda (16, 3%), Ziguinchor (12, 6%), et Kédougou (10, 5%)). C’est sous une telle menace destructrice que le Ministre de l’Education compte organiser, ce jeudi 25 juin, la reprise des cours pour les classes d’examen au Sénégal. Quid des autres classes intermédiaires ?
Au Sénégal, l’enseignant est au cœur d’un faisceau de relations dont il est censé avoir une pleine maîtrise. Sa conscience sur la nature de son activité en tant que métier de relations humaines le positionne souvent en épicentre du dispositif « enseignemental ».  Ce métier est une relation intime entre un enseignant, des apprenants, des savoirs et un environnement. Mais, un enseignant fait plus que transmettre des savoirs. Dans les localités les plus reculées, il est le juge en tout, le conseiller, l’avocat, l’ingénieur, l’analyste politique, l’infirmier parfois. Les services qu’il rend à la communauté d’accueil sont divers et multiples, et dépassent souvent son domaine de compétences. La centralité de sa position exige que nous soyons dans un rapport de co-construction avec lui, des grands changements que nous désirons imprimer à notre société. Sur ses épaules, repose un pan important du système éducatif.
Au-delà de son rôle dans la transmission des savoirs, il a la responsabilité de la gestion de tout ce qui intéresse son établissement. Mais, le résultat attendu n’est pas toujours satisfaisant et embarrasse souvent toute la communauté. Toutefois, avant de sombrer dans une sorte de généralisation abusive, nous verrons d’abord la source de ce qui semble être un gros leurre, avant de proposer une lueur, une clé de dénouement de ce problème.
A y voir de plus clair, l’essentiel des ambitions contenues dans la loi d’orientation 91-22 du 16 février 1991 qui gouverne l’Education n’a été jusqu’ici qu’un tissu de vaines promesses. On se rappelle aussi que le Sénégal s’était fixé le pari de « scolariser la totalité des enfants âgés de 7 à 12 ans » avant la fin de l’année 2010 (cf. Plan Décennal de l’Education et de la Formation). Nous sommes en 2020, et le retard est de plus en plus béant. Le Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence (PAQUET) n’aura pas aidé à enrôler « la totalité » des enfants sénégalais scolarisables. Nous sommes inscrits dans une perspective improductive d’adoption de modes et de modèles étrangers. En vérité, l’autre n’avait pas raison, « notre école craint bien le courant d’air ». Les vents soufflant depuis l’extérieur vêtus d’habits réformateurs ne nous réussissent toujours pas
Evidemment, nous n’estampillons aucun courant du sceau de l’innovation, s’il n’est accompagné d’une belle enveloppe financière. C’est dire donc que souvent, nous qualifions d’ « innovations » dans notre système éducatif, des envies ou désirs de bailleurs. Et là-dessus, aucun des différents ministres qui se sont succédé au MEN depuis 2000, n’a pu réussir à éviter le piège. Aussi, judicieusement recoupées, peut-on écrire un magnifique pamphlet pour le système éducatif avec les promesses d’amélioration du système de ces différentes personnalités.
Notre système d’enseignement apparaît comme un large champ d’expérimentation des laboratoires étrangers. Dès lors, il y a comme un flagrant malentendu entre les missions exprimées dans l’article 5 de la loi d’orientation 91-22 du modifiée et le style de gestion actuel de l’Education nationale sénégalaise.
Cette loi stipule : « L’Education nationale est démocratique. Elle donne à tous, les chances égales de réussite. Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation correspondant à ses aptitudes sans discrimination de sexe, d’origine sociale, de race, d’ethnie, de religion ou de nationalité ». Alors, notre école est-elle démocratique ? Une Education démocratique place la démocratie en plein centre de sa mise en œuvre. Dans le processus de décisions, elle considère que la voix d’un élève est égale à celle d’un enseignant. Elle a pour objectif de donner une entière liberté à l’apprenant au cours de ses apprentissages. Est-ce vraiment cela notre école ? Avons-nous atteint ce stade ? Nos enfants ont-ils des chances égales de réussite ? L’année-Covid que nous sommes en train de vivre, n’a-t-elle pas fini de nous prouver que les enfants nantis ont plus de chance de réussir les apprentissages dans le cadre du télé-enseignement, du fait du matériel adéquat dont ils peuvent disposer ? L’apprenant issu d’une famille à revenus modestes, sans aucun matériel didactique moderne, a-t-il les mêmes chances de réussite que l’enfant nanti ayant tout le nécessaire à disposition ? Ce n’est pas le propre des pays pauvres, notre système tel que pensé et mis en œuvre, ne cesse de creuser les écarts et favoriser les inégalités.
Bien sûr qu’un malentendu fondamental est bien perceptible au niveau des moyens déclarés injectés (476.940.066.492 FCFA en 2019)  et le manque noté dans presque tous les domaines, de la maternelle à l’université. Sinon, existerait-il encore des écoles entières constituées d’ « abris provisoires permanents » ? Et pourtant, nous notons toujours une résistance de près de 6500 classes sous forme d’abris provisoires (dont 3979 à l’Elémentaire public). Sans entrer dans les détails de la gestion de l’hygiène de nos potaches, à l’heure où se prépare la réouverture des écoles pour les classes d’examen, nous ne pouvons manquer de souligner avec une profonde indignation, l’existence de 1922 écoles élémentaires n’ayant pas de latrines (cabines de toilettes). Depuis le temps où les parents et syndicats d’enseignants se plaignent de ce manque, peu d’efforts ont été faits, alors que tous les Ministres savent qu’il suffit juste près de 73 milliards de FCFA pour relooker ce visage hideux de l’école sénégalaise. Ou peut-être que cela n’a-t-il jamais été une priorité pour eux ?

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A entendre les responsables syndicaux enseignants, la recherche d’efficacité et d’efficience gouverne l’ensemble des points de leurs plateformes revendicatives. Ils sont tous mus par un désir inébranlable de toujours faire de meilleurs résultats. Entre 2009 et 2010, les bailleurs de fonds de notre Ecole avaient réussi à vendre à l’Etat du Sénégal un tout nouveau type de gouvernance portant l’appellation de Gestion Axée sur les Résultats (GAR). En effet, l’Etat avait longtemps mis le focus sur le déroulement des activités ou les ressources injectées dans l’activité, et il était arrivé le moment d’essayer de se centrer sur les résultats, de se focaliser sur les performances. Et depuis, les relais sur le terrain parcourraient les « bassins » polarisant les Inspections d’Education et de la Formation à coup de séminaires, de formations et d’ateliers dans le but de former les formateurs sur le sujet. Cet achat de la GAR par l’Education Nationale a-t-il produit les changements escomptés ? Sommes- nous arrivés à bonne gare
Que nenni ! Mais, nous avions refusé de croire que chaque nouvel « achat » d’innovation ou de « réformette » était une arnaque de plus. Parce que derrière l’intitulé ronflant de chaque innovation, se cachent un vaste projet d’aliénation  de l’avenir de nos enfants et une volonté manifeste de marchandisation de l’école. Ceci causera sans nul doute une perte progressive de repère. Nous avons fini par comprendre que les Chefs d’établissement, les Directeurs d’école, et les Enseignants craie-en-main intègrent avec une forte dose de subjectivité cet outil de gestion, en perdant de vue la quête d’efficacité et d’efficience dont il est enceint. C’est bien ce manque d’objectivité des intervenants qui floue et altère l’innovation. C’est cette perte sans cesse d’efficacité qui a fait dire à un ancien directeur d’Ecole de Formation d’Instituteurs que « l’école sénégalaise était malade de ses directeurs et chefs d’établissement ».
Ainsi, tout le changement qui devait découler d’un bon usage de ses nouveaux instruments de gestion est toujours attendu. Et pourtant, les Directeurs et chefs d’établissement bénéficient régulièrement de formations en gestion administrative ou de mises à niveau. Beaucoup d’entre eux, devenus de véritables managers, ont fini par croire qu’ils étaient aussi des chefs d’entreprise. Malheureusement, beaucoup de ces « entreprises scolaires » vont faire beaucoup d’argent. Tout le problème est là ! La GAR s’étendra sur toute la gestion hormis le volet financier. L’opacité et le manque de transparence y auraient statut de loi. Ces managers en oublient souvent que toute leur gestion devait tendre vers la mobilisation de la structure pour la réussite de l’apprenant. Parallèlement, au lieu de se « professionnaliser » pour devenir de vrais leaders pédagogiques, ils se suffisent à rester du moins de bons gestionnaires, sinon de preux comptables-matières.
Aujourd’hui à l’heure où règne en maîtresse la COVID-19, l’Ecole sénégalaise a exprimé un grand besoin : celui d’avoir des directeurs et chefs d’établissement aux compétences avérées, avec en bandoulière de pertinents projets d’établissement sous-tendus par une vision claire. Ces attributs s’avèrent fondamentaux pour une intervention efficace dans un milieu où l’enseignant, au nom de l’autonomie et de l’entière responsabilité dans « sa classe », semble être jaloux de ses privilèges. L’éducation doit impérativement être une réussite de diverses rencontres. Elle est une croisée entre un manager d’établissement (leader pédagogique) et une équipe pédagogique. Cette dernière n’est pas la somme arithmétique des enseignants d’un établissement. Elle est un ensemble d’intervenants ayant un même projet pédagogique et visant les mêmes objectifs. Notre école est aussi un carrefour entre des enseignants et des apprenants, mais aussi elle symbolise une rencontre entre de jeunes apprenants (très jeunes quelques fois) et des savoirs. Aussi ces savoirs constituent-ils la culture. La culture étant tout ce qui peut s’ajouter à notre naturalité. Par exemple, l’acte de manger est naturel, c’est le propre de toute la création, mais la façon de le faire varie d’un groupe humain à un autre : c’est cela sa culture. Et pour cette raison, nous la définissons comme un savoir acquis au contact des sollicitations liées à  notre évolution.
En dernière analyse, la pandémie de la Covid-19 nous aura appris que la facilité de la gestion de l’école sénégalaise reposait simplement sur une redéfinition des priorités de l’Education nationale. Mais encore que la réussite des grandes missions dépendait de l’audace à résister aux commandes souvent en déphasage avec les vrais besoins de notre système éducatif. L’école doit échapper au phénomène de mode. Elle doit demeurer une « école nationale » comme le veut la loi d’orientation 91-22 modifiée, c’est-à-dire qu’elle n’est pas qu’ouverture « aux vents fécondants ». C’est une nécessité aujourd’hui d’avoir un œil sur ce qui se fait ailleurs, mais il faut éviter de tomber dans le piège ironique du copiage inspiré par la peur de la solitude dans la prise de décision. Et comme le disait M. TALLA, un éminent formateur de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation (FASTEF), « l’imitation est une sorte de soumission, puisque celui qui imite n’a pas, dans une certaine mesure, le courage d’aller seul ». Innover, c’est donc avoir l’audace d’aller seul. C’est bien mieux que de passer son temps à jouer à la Roulette Russe avec l’avenir de notre jeunesse.
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(Source : Recensement scolaire 2018-DPRE/MEN)Lamine Aysa FaInspecteur de l’Education et de la Formation, Citoyen de Thiès-ville, lamineaysa@gmail.com

Vacances en pleine pandémie : dans les plages, les populations décrètent la fin l’Etat d’urgence

https://www.pressafrik.com/La fin de l’Etat d’urgence au Sénégal ? En tout cas les populations semblent avoir déjà signé le « décret ». Malgré la présence du Coronavirus au pays, les vacances ont fortement démarré. Les plages sont envahies par un monde fou à l’instar de celles sur la Corniche. Les Sénégalais ont ainsi repris leurs vieilles habitudes. Notre reporter a fait une randonnée sur la Corniche.
C’est déjà les vacances. une forte chaleur s’est emparée de la capitale depuis le début du mois de juin. Et le moins que l’on puisse dire est que le « dé-confinement » a libéré les gens qui ont déserté leurs maisons pour le grand air. Apprendre à vivre avec le virus est à la mode depuis que le président Sall a lancé le message. Les rues et autres espaces publics sont ainsi investis au point d’oublier les gestes barrières conseillés pour éviter de choper le virus. Le gel hydro-alcoolique, les masques ne sont plus à la mode comme au début de la pandémie où beaucoup de personnes en disposaient dans leurs sacs. bref, la crainte du début n’est plus d’actualité, nos compatriotes étant habitués au méchant virus qu’ils ne prennent plus au sérieux.
Dimanche 21 juin dernier. La Corniche refuse du monde. D’un côté, les habitués de cet espace s’adonnent à leur jogging. Si certains sont à pieds, d’autres font leur mise en train à vélo. Les installations pour permettre aux pratiquants de faire la musculation sont prises d’assaut. Des appareils qui peuvent être vecteurs de transmission. Mais les gens ne semblent guère se préoccuper de cet aspect. D’ailleurs, il est rare de voir un d’entre eux avec un masque. Abdoulaye, visage couvert de sueur, s’entraîne sur le sable face à la mer. Les vagues ne le dérangent point. « Je viens souvent à la Corniche pour m’entraîner, une façon de maintenir la forme. Certes, la maladie est bien dans le pays et gagne du terrain, mais on ne peut plus rester confiné dans les maisons avec cette canicule. Je suis un sportif. Je ne peux rester une semaine sans m’entraîner. Je réveille mes muscles. J’ai mon masque dans mon sac. Quand je termine, je fais trempette.
Cependant pour rentrer, je porte le masque », explique le quadra avant de reprendre ses mouvements.

Le masque à rudes épreuves

De l’autre côté, des enfants, accompagnés de leurs parents, jouent dans une aire qui leur est destinée. rares sont ceux qui ont mis le masque au visage. Idem pour leurs parents. un petit joue et crie avec ses amis sur l’aire de jeu. Il n’a pas de masque sur lui. « Le masque m’étouffe quand je joue, je préfère l’enlever», dit le garçon pressé de rejoindre ses camarades. De nombreux véhicules sont stationnés près du littoral, source de conflit pour bradage. Des bulldozers sont stationnés, prêts certainement à tout détruire. Entre l’hôtel qui est à côté et l’espace vide, il y a une petite ruelle. Des centaines de jeunes de tout âge s’y dirigent. Ceux qui portent le masque peuvent se compter. Ce qui reste de cette partie de la plage est investie par des centaines de jeunes. De petits groupes se forment. Si certains font trempette, d’autres s’adonnent à une partie de lutte. Les plus petits jouent sur la rive. Le décor est également féminin avec de belles demoiselles assises sous des tentes.

« Nous ne croyons pas à cette maladie »

Avec le bradage du littoral, ce petit espace est envahi par un nombre impressionnant de personnes. Matar, 18 ans, qui vient de sortir de la mer fait sécher ses habits sur une grotte. « Grand, je ne porte pas de masque. Le port de masque me fatigue. Je suis venu avec mes amis. Je t’assure que personne d’entre nous n’a mis de masque. Nous ne croyons pas à cette maladie », lance guilleret le garçon.
De la minute qui suit, un autre de ses camardes le rejoint. « Matar, j’ai beaucoup nagé. Je me repose un peu », dit-il à son pote. Avant de répondre à notre interpellation. « Le virus est dans l’eau ? Non, non, non grand. On dit qu’il faut se laver les mains et être tout le temps propre. Je pense qu’un nageur remplit tous ces critères », lance le jeune homme avec un brin d’ironie qui fait éclater de rire son ami Matar.
Aicha, la vingtaine révolue, assise sur une grotte surveillant les bagages de son petit ami, se fait des selfies. « Durant presque trois mois, je n’ai pas vu mon copain. On discutait sur WhatsApp par appel vidéo pour se voir. Mais là, puisque le président de la République a levé les mesures de restrictions, nous nous revoyons à chaque fois que c’est possible. Nous avons pensé venir aujourd’hui à la plage et se divertir un peu. On porte bien des masques dans la rue pour éviter les policiers, mais quand nous sommes seuls, il n’y a pas de masque possible », dit-elle toute souriante.

Seuls deux policiers pour la surveillance

De l’autre côté de l’hôtels e trouvant sur la Corniche, deux policiers surveillent la plage. La baignade est interdite. ils sont nombreux à prendre place sur des bancs installés par les vendeurs de poissons grillés. Les plus téméraires ont préféré partir de l’autre côté pour pouvoir se baigner. Amadou Diop demande à ses amis de rejoindre l’autre plage. « Allons de l’autre côté parce que la police ignore que les gens sont de l’autre côté. Il y a plein de monde là-bas », souffle-t-il à ses potes.
A la « Place du souvenir », des mannequins occupent cet après – midi les lieux. Garçons et filles s’entraînent à bien se tenir sur un podium suivant les conseils de leur encadreur. Le public présent semblait bien apprécier le déhanchement de certaines nymphes. Pour ces naïades, le port du masque ne semble pas être leur préoccupation. Les rares qui en portent l’ont mis au menton comme un accessoire de luxe. A côté, des « rollers » font des acrobaties à donner des vertiges. Assurément, les vacances ont bien démarré à Dakar sans trop se soucier de la pandémie qui n’a pas donné de feu vert pour laisser les gens circuler librement.Le Témoin AYOBA FAYE

Gestion de la pandémie par le Sénégal : Dr Bousso fait le point et des révélations

https://www.dakarmatin.com/Sur l’augmentation des cas de décès, Dr Abdoulaye Bousso a révélé sur le plateau de la TFM, qu’aujourd’hui, il y a 25% de décès dans les réanimations. Selon le directeur du Centre des Opérations d’urgences sanitaires (COUS), le nombre élevé de décès était « prévu », compte tenu des malades avec des pathologies chroniques. 60% des personnes contaminées sont asymptomatiques et le problème est qu’elles pensent qu’elles ne sont pas malades mais ce sont elles qui contaminent et propagent le virus. 160 agents de santé sont infectés. Pour Dr Bousso, aujourd’hui, aucun pays n’a de solution mais au Sénégal on se félicite déjà d’avoir un taux de 65% de guérisons.

Dette de la Cmu : le Sames fustige la démarche du directeur de l’Acmu

https://actusen.sn/Le Syndicat autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) exige le remboursement total de la dette contractée dans le cadre de la couverture maladie universelle. Pour le Sames, c’est “le moment de supprimer les institutions comme le HCCT et le CESE à l’utilité douteuse pour consacrer les ressources économisées aux véritables priorités sanitaires et éducatives”.
“En effet, au lieu de payer ses dettes aux structures de santé conformément à l’instruction du Chef de l’Etat, l’Agence de la Couverture maladie universelle (Acmu) propose une convention dans laquelle elle demande aux directeurs d’hôpitaux de renoncer à une partie des montants dus et validés. Il en est de même pour le remboursement des coûts de prise en charge de la gratuité des enfants âgés de 0 à 5 ans au niveau des districts sanitaires dont les montants validés ont été amputés sans aucun critère précisé, et en lieu et place, l’Acmu propose un montant insignifiant représentant parfois le dixième du montant réel dû à rembourser immédiatement aux structures sous condition que ces dernières renoncent au reste de la dette constatée jusqu’en décembre 2019”, dénoncent les blouses blanches dans un communiqué parvenu à “Actusen.sn”.
“Cette tentative d’arnaque ne passera pas et tous les agents de santé feront face. Le Sames n’exclut aucune méthode de lutte si l’Acmu persiste dans ce chantage basé sur la détresse financière des structures de santé”, avertit le bureau exécutif national.
“Le Sames dénonce également les atteintes répétées à l’honorabilité et à la dignité des agents de santé par les sorties médiatiques du Ministre du Développement communautaire et ses directeurs d’agences qui, incapables de faire face à leurs responsabilités pour payer leurs dettes accusent sans preuves et jettent le discrédit sur le secteur de la santé en totale manque de solidarité gouvernementale. Même de petits conseillers techniques à l’Acmu se permettent d’accuser de vol les responsables des structures de santé. Comment peut-on voler une dette, l’incompétence et le ridicule ne tuent pas ! Cela ne nous étonne guère puisque ces agences servent juste à caser la clientèle politique”.

L’âge de la retraite fixée à 65 pour les médecins, pharmaciens…

https://actusen.sn/-La décision a été adoptée en Conseil des ministres de ce mercredi 24 juin 2020. Au titre des  textes législatifs et  réglementaires,   “le Conseil a examiné et adopté le Projet de décret portant à soixante-cinq (65) ans l’âge d’admission à la retraite des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et docteurs vétérinaires”, informe le communiqué du Conseil des ministres.

Macky en quarantaine : Macron annule sa visite à Dakar

https://www.seneweb.com/ Le président français était annoncé, mardi prochain, à Dakar.Mais, Emmanuel Macron a annulé sa visite dès qu’il a appris que Macky Sall s’est mis s’est mis en quatorzaine après avoir été en contact avec un cas positif, informe Libération.
Macron devait venir au Sénégal pour visiter l’institut Pasteur de Dakar en marge de la réunion du G5 Sahel en Mauritanie.

Retour sur les péripéties du test de Macky Sall et la peur au Palais

L’Observateur relate les péripéties de l’histoire du test de Macky Sall et de sa mise en quarantaine.
Selon des sources du journal, c’est après la réunion du Conseil des ministres que le chef de l’État a appris qu’il a été en contact avec un cas positif à la Covid-19.
Sa première réaction ? « Je veux être testé », a-t-il balancé à ses proches collaborateurs. Avant les résultats des tests, la peur envahit le Palais.
Mais, fort heureusement, les résultats sont revenus positifs. Sa mise en quarantaine prend fin le 8 juillet prochain.

La liste des contacts de la députée Yéya Diallo, connue

https://actusen.sn/-L’épidémie du coronavirus a frappé à la porte de l’Assemblée nationale. Et c’est le député Yéya Diallo qui a été testée positive. Les parlementaires qui étaient en contact avec elle, ont été placés sur la liste des «contacts suivis» par le ministère de la santé. Selon L’As dans sa livraison de ce jeudi, les ministres Néné Fatoumata Tall, Malick Sall et Abdou Karim Fofana, le député Mamadou Lamine Diallo sont parmi les contacts de la députée contaminée. La parlementaire membre du Parti socialiste (Ps) a été également en contact avec la jeune députée Soda Marème Ndiaye et l’activiste Maïmouna Bousso.

Aly Ngouille Ndiaye attristé par le décès de son assistant, le Major Moussa Diop

https://actusen.sn/Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille, a présenté ses condoléances, suite au rappel à Dieu de son assistant, le Major Moussa Diop. «C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de mon assistant, le Major Moussa Diop, quelques heures après le décès de son père, survenu ce même jour. Mon cabinet vient ainsi de perdre un homme d’une grande rigueur professionnelle. Un homme courtois et très respectueux.
Le Major Moussa Diop était un collaborateur très distingué par le sérieux avec lequel il faisait son travail. Il était à son poste aux premières heures de la matinée et ne quittait son bureau que tard dans la soirée, après mon départ. J’ai perdu un très bon collaborateur, un homme dévoué pour son travail. Un fervent musulman.
En cette douloureuse circonstance, je présente mes sincères condoléances à toute sa famille, aux membres de mon cabinet et à ses frères d’armes de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Puisse Allah SWT, dans sa bonté infinie, lui accorder son pardon. Que leurs âmes reposent aux plus hauts des paradis, Amine», a témoigné le patron de la place Washington.

Affaire Cbao : Réplique de Bocar Samba Dièye à Abdoul Mbaye

https://www.seneweb.com/Après la récente sortie l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye sur une télévision de la place, dans l’affaire opposant Bocar Samba Dièye à la Cbao, c’est au tour du commerçant de donner sa version. Il dément l’ex-patron de cette banque qui soutient avoir bien rangé la traite à l’origine de leur litige, avant son départ.
‘’Depuis quand une banque en contentieux avec un client de plus de 5 milliards 650 millions peut-elle encore lui octroyer un crédit de 11 milliards remboursé entièrement ?’’, s’interroge, en conférence de presse ce mercredi, Famara Ibrahima Cissé, président de l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif), qui défend actuellement Bocar Samba Dièye.
Selon Cissé, ‘’les irrégularités notées dans les documents attestent qu’il n’y a jamais eu dans cette transaction une quelconque traite. Il s’agit en réalité d’un scénario monté de toutes pièces par des délinquants financiers pensant profiter des faiblesses physiques et financières de Bocar Samba Dièye.’’

Adama Soumaré : «La Covid-19 nécessite-t-elle le soutien de l’informel et la reconnaissance des droits de ses citoyens actifs?»

https://www.dakaractu.com/-L’économie informelle avec ses travailleurs rendent la ville plus dynamique, contribuent au fonds municipal, permet aux multinationales d’écouler facilement leurs biens et services.

Ces travailleurs vivent au jour le jour d’un emploi occasionnel dont dépendent plusieurs familles au Sénégal.

Pour autant, depuis qu’on parle de la pandémie, le secteur informel n’a obtenu aucun soutien financier ou appui en matériels de la part de l’Etat alors que leur secteur est l’un des plus impactés. Les travailleurs de l’informel, des actifs utiles à la société et à l’économie nationale. Laissés pour compte alors que d’autres secteurs d’activités sont concrètement soutenus, les travailleurs de l’informel se sont très vite organisés pour participer à la lutte contre la propagation de la pandémie.
Malgré la précarité de leur travail, les récupérateurs et récupératrices de Mbeubeuss ont mobilisé des fonds propres pour se procurer des masques  et en donner aux riverains de la décharge de Mbeubeuss à Malika, les restauratrices, les  lingères et les marchandes de marché, pour ne citer que ces branches, respectent les mesures barrières. Par ailleurs, le travail informel a une fonction sociale et économique particulièrement dans les pays en développement comme le nôtre. Des citoyens sénégalais ont su créer leurs propres emplois face au chômage et au manque d’emploi.
Cette économie offre des produits et des services accessibles et utiles, hausse le niveau de vie des ménages et les rend indépendants. D’après la troisième édition du rapport Femmes et hommes dans l’économie informelle (9 janvier 2020) de l’Organisation Internationale du Travail, « en Afrique, 85, 8 pour cent des emplois sont informels. 93 pour cent de l’emploi informel dans le monde se trouvent dans les pays émergents et en développement ».
L’Enquête Régionale Intégrée sur l’Emploi et le Secteur Informel de 2017 de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANDS) estime la «proportion de l’emploi informel dans les secteurs non agricoles à 93, 3  pour les hommes, 97, 7 pour les femmes, 95, 4 au Sénégal ». Une gestion et une réglementation inclusives de l’espace public bénéficieraient à tous Au Sénégal, où les systèmes de santé publique sont faibles et où l’emploi informel est important, le gouvernement doit agir dès maintenant pour protéger à la fois la santé et les revenus des populations les plus vulnérables et de leurs communautés.
Pour trouver des interventions pratiques et appropriées, il doit, au niveau national et local, travailler sur un plan coordonné de réponses aux crises qui implique les groupes communautaires de base qui sont au premier plan des luttes quotidiennes de survie. Les associations de vendeurs de rue, les organisations de ramasseurs de déchets, les syndicats de gargotières, de domestiques et les réseaux de travailleurs à domicile doivent être considérés comme des partenaires. C’est le moment de dialoguer sans tension et sans discrimination.
Les expériences des récupérateurs, des lingères, des vendeurs de rue, des marchandes.ds de marché et des restauratrices, sont dignes d’intérêt. En lieu et place d’une approche répressive, il faudrait plutôt une écoute empathique et attentive avec comme unique préoccupation de bien comprendre les problèmes et les solutions proposées.
Il nous semble utile d‘ impliquer les organisations de travailleurs de l’Informel dans le processus de recherche de solutions adéquates et durables sur les difficultés récurrentes, mettre en place, avec les organisations de travailleurs, un cadre unitaire qui les représente réellement face aux autorités étatiques et locales et  instaurer un dialogue, immédiatement après la crise sanitaire, autour du Haut Conseil du Dialogue Social et avec les organisations de travailleurs de l’informel représentées par les acteurs, pour réfléchir et trouver des solutions à une occupation régulière, organisée et inclusive de l’espace public.
Elaborer un plan de travail cohérent, entre les autorités et toutes les parties prenantes, sur la formalisation des organisations de travailleurs informels selon la recommandation 204 de l’OIT et l’extension de la protection sociale à ces mêmes travailleurs.
Autoriser les travailleurs à retrouver leurs lieux de travail lorsque la crise est terminée. Cette dernière ne devrait pas être une opportunité à des restrictions permanentes. Car les Sénégalais  dans la précarité doivent continuer à vivre pour ne pas dire survivre en préservant et en augmentant leurs moyens de subsistances.Adama Soumaré, Coordinateur Dakar Ville Focale/WIEGO

Moussa Tine : «On a raté. beaucoup trop de tournants»

https://actunet.net Du 23 juin 2011, dont découle l’élection de Macky Sall, au 23 juin 2020 célébré une année après sa réélection, le Sénégal a enregistré, du point de vue de Moussa Tine, un grand bond en mal gouvernance. Il y a, dit-il, un recul démocratique. «On a les mêmes débats qui reviennent, les questions de fichier électoral, de troisième mandat, l’indépendance de la justice, l’équilibre dans le traitement de l’information à la Rts, la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République, l’indépendance dans la justice, le manque de transparence dans la gestion budgétaire. C’est le même débat que nous avons, même du point de vue économique», assure Moussa Tine face à Pape Alé sur Sen Tv, ce mercredi.
Se projetant en 2024, il pose des exigences de transparence électorale. «Macky Sall croit au pouvoir de la force. Le pouvoir judiciaire, le pouvoir financier, le pouvoir économique… Il est redoutable en politique, car il se bat sans principes. Il s’en fiche. Il sait se battre. Ce n’est pas à son honneur (…). La seule chose qu’on demande c’est que la justice ne soit pas instrumentalisée pour éliminer des candidats. C’est tout ce qu’on demande pour une bonne application de la loi, parce qu’aujourd’hui la loi est en sa faveur. Il peut se présenter à toutes les élections qu’il veut. Personne ne peut l’en empêcher. Du point de vue de la légalité, de la loi, aujourd’hui il a le pouvoir et il a le droit d’être candidat s’il le veut», prévient Moussa Tine.
Selon lui, la revendication qui sous tendait le 23 juin est ratée. «On a raté beaucoup trop de tournants. C’est ce que montrent les images des femmes brutalisées par la police à Gadaye, les interdictions de manifester, les détentions arbitraires. Le commissaire Sadio interpelé, Abdou Karim Guèye en prison, au même moment on libère des proches du pouvoir qui ont maille à partir avec la justice. On a voulu construire un Sénégal neuf, c’était ça l’idée des Assises nationales ; on voulait travailler pour plus d’indépendance au niveau de la justice ; on voulait rééquilibrer la sphère institutionnelle», rappelle Moussa Tine.
À ses yeux, le nœud du problème réside dans l’indépendance de la justice et le leadership politique. «Tous les scandales dont on parle ne devraient pas être de mise. La faute à la classe politique d’abord. Beaucoup de ceux qui avaient porté la lutte ont trahi la cause. Il y en a qui sont restés debout, mais la plupart de ceux qui assuraient le leadership ont soit baissé les bras ou ont été neutralisés. Pour construire un État de droit les politiciens doivent arrêter leurs calculs d’épiciers. Il faut que, de plus en plus, ils inscrivent leur action sur des principes, des idéaux partagés. Il faut réformer la justice de telle sorte que personne ne puisse plus l’instrumentaliser. On a l’impression que les juges n’existent même pas, on pense qu’il n’y a qu’une seule volonté qui vaille : c’est la volonté du président de la République», juge Tine. Par Mohamed NDJIM

Plainte de 7TV

http://www.enqueteplus.com/-La directrice générale de la  7TV a déposé, hier, une plainte à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane contre Massamba Mbengue et Momar Ndoye pour agression physique avec usage d’arme blanche, vandalisme et destruction de biens appartenant à autrui, et contre Youssou Ndoye, un des « Jaraaf » de Ouakam, pour injures publiques, diffamation et association de malfaiteurs. Maimouna Ndour Faye a écrit dans sa plainte qu’hier,   dans l’après-midi, un de ses cameramen, Pape Ousseynou Ngom, a été envoyé au quartier des Mamelles pour recueillir une déclaration du comité de gestion d’une mosquée de ladite localité.
Après avoir effectué sa collecte, poursuit-elle, son cadreur a été pris à partie par 2 jeunes, Massamba Mbengue et Momar Ndoye. « Ils ont agressé physiquement notre caméraman avec usage d’arme blanche et arraché son matériel de travail (la caméra). Ne s’arrêtant pas en si mauvais chemin, les sieurs Mbengue et Ndoye ont tenté de détruire volontairement la caméra en la cognant brutalement contre un mur.
Présentement, elle est inutilisable, parce qu’elle est totalement endommagée.  Momar Ndoye, le fils de Youssou Ndoye, l’un des « Jaraaf » autoproclamés de Ouakam, a dit devant témoin qu’il nourrissait une haine féroce contre la 7TV. Eu égard à toutes ces considérations, je viens vers votre haute autorité porter plainte contre ces 3 personnes pour que justice soit faite », lit-on dans cette lettre au commandant Mbengue.

L’état de santé de l’activiste Abdou Karim Gueye est extrêmement inquiétant selon son avocat

Xalimanews-L’état de santé de l’activiste Abdou Karim Gueye se dégrade de plus en plus et ses avocats vont introduire une demande de liberté provisoire pour raison de santé. Me Khoreychi Ba, un de ses conseils, explique la procédure qu’ils sont en train de suivre pour faire libérer leur client le temps que le dossier soit plaidé dans le fond : « il est au plus mal et son état de santé est extrêmement inquiétant. Ce que nous avons pu faire en rapport avec le Procureur Général c’est d’accélérer la delivrance du jugement ce qui a été fait depuis hier malgré la situation de grève que l’on connaît au tribunal et le parquet du Dgi est saisi pour finaliser le rapport d’appel. Et si c’est fini, la Cour d’appel sera saisie. Et il restera au sevice du procureur général de nous trouver au plus vite un enrôlement même s’il le faut en chambre du conseil pour que l’on puisse obtenir au plus vite une liberté provisoire en attendant que le fond du dossier soit plaidé », explique la robe noire sur les ondes de la Rfm.Mariama Kobar Saleh

“LE MAL DE VOIR” – III. LE RÉGIME DE FAIDHERBE ET LA MISE EN VALEUR DES RESSOURCES DE LA COLONIE – SUITE ET FIN ! PAR ABDOULAYE BATHILY

http://www.sudonline.sn/Analyser le processus de la colonisation et celui de la présence française dans la colonie du Sénégal, tel était l’objectif d’une contribution du Professeur Abdoulaye Bathily présentée à l’Université de Paris 7 Jussieu, en 1974. Dans le sillage des deux dernières éditions où il a été question du rôle et de l’œuvre de Faidherbe, des stratégies militaire et diplomatique de la France métropolitaine, Sud Quotidien propose à ses lecteurs dans son édition du jour, le dernier jet de cette contribution majeure pour apporter au débat en cours et mettre en perspective par l’histoire, le rôle du gouverneur Louis Faidherbe dans cette séquence de l’histoire du Sénégal
C’est sous le régime de Faidherbe que la reconversion économique de la colonie fut achevée. Cette reconversion est symbolisée par la création de la Banque du Sénégal dès 1855. La gomme constituait encore l’essentiel des exportations mais son déclin était rendu irréversible moins à cause de la concurrence de la gomme du Kordofan que de l’usage de plus en plus généralisée de produits de substitution par l’industrie métropolitaine. Au contraire de la gomme, l’arachide qui venait d’être haussée au rang de culture d’exportation connut une expansion considérable.
Au cours de la période faidherbienne, la production doubla (3 000 à 6 000 tonnes). Faidherbe voulut même encourager un Français, le marquis de Rays, à construire une usine de fabrication d’huile d’arachide. Mais le conseil d’administration de la colonie, dominé par les négociants et armateurs rejeta cette décision sous le prétexte que “l’exportation de l’huile serait la ruine de la colonie”. En effet, la transformation de l’arachide sur place aurait entrainé une diminution de 70 % des tonnages transportés ce qui aurait paralysé la navigation.
Pour accroître les revenus de l’administration, l’impôt per capita fut institué dans les territoires annexés. Dans le Haut-Fleuve où la culture de l’arachide était moins développée, des paysans se trouvèrent dans l’obligation d’émigrer en Gambie et au Sénégal occidental pour vendre leur force de travail comme ouvriers agricoles saisonniers (navetan), d’autres s’engagèrent comme matelots sur la flottille fluviale et surtout la marine marchande qui se développa par suite de l’aménagement des rades de Saint-Louis Rufisque et K.aolack et de la construction du port de Dakar par Pinet-Laprade (1857). Cette émigration prit une dimension plus considérable, que l’administration décida dès les années 1860, de faire payer les impots en espèce par les populations. Nous touchons ici, aux racines du problème de la main- d’œuvre immigrée sénégalaise en France.
Faidherbe lutta pour la suppression de l’esclavage et envoya même une lettre de démission au Ministre pour protester contre la décision d’envoyer une cargaison d’esclaves (“ engagés à temps”) aux Antilles. Cette attitude était sans doute dictée par des convictions humanitaires mais elle pouvait tout aussi bien obéir aux principes capitalistes de la “liberté du travail” dont Faidherbe avait jugé l’- efficacité par la réorganisation du système de conscription des tirailleurs comme indiqué plus haut.
La doctrine économique nouvelle était qu’en face de l’impossibilité d’une mise en valeur du Sénégal, par une colonie de peuplement européen comme en Algérie, il fallait faire développer les ressources par les habitants eux-mêmes sous la direction de l’administralion. D’où la nécessité de conserver sur place une main-d’œuvre libre que l’on inciterait à la culture de l’arachide et autres produits exigés par l’économie métropolitaine. Cependant ce principe de la liberté du travailleur ne pouvait pas être pleinement appliqué dans la colonie comme en métropole. L’insuffisance des ressources de l’appareil d’Etat colonial et l’hypertrophie relative de son instrument de répression amenèrent la bureaucratie coloniale à avoir recours systématiquement aux solutions de contrainte.
Ainsi, aux lois sur l’esclavage furent substitués des textes légalisant la corvée et le travail forcé, frappant les populations des régions conquises. Les règles qui régissent le système capitaliste à la métropole sont inefficientes dans une colonie. Non seulement à cause du phénomène de dépendance économique, centre périphérie, mais surtout en raison de la nécessité vitale pour le système colonial dans son ensemble de se défendre à tout moment contre l’opposition tantôt sourde, tantôt explosive du peuple dominé. Pour ce faire le capitalisme est obligé d’enfreindre sa propre légalité par conséquent, l’économie et les superstructures juridico-institutionnelles qu’il introduit dans la colonie ne peuvent être bâties à son exacte image mais en sont la caricature. Sous ce rapport, la bourgeoisie dont le slogan était “Liberté, Egalité, Fraternité “ au temps de Faidherbe, n”hésite pas à appliquer au Sénégal des lois établissant la distinction entre “sujets” et “citoyens français”. Défense était faite aux “sujets” de quitter sans autorisation, les territoires sous protectorat où ils habitaient. Ils n’avaient pas de droits politiques dans le cadre du système colonial. Le Commandant de cercle introduit par Faidherbe devint le maitre Jacques, ayant droit de regard jusque dans les conflits privés.

RELATIONS DE FAIDHERBE AVEC LA BOURGEOISIE COLONIALE.

Dans leur tentative d’interprétation de l’expansion coloniale française en Afrique occidentale, certains historiens dont le plus en vue est aujourd’hui Kanya-Forstner voient dans les réalisations du régime faidherbien l’œuvre personnelle du gouverneur Celui-ci est présenté comme un individu hors-série et initiateur d’un “ impéria1isme militaire” qui, contrairement à la thèse de Lénine aurait été à l’origine de la conquête. Nous ne pouvons discuter ici de cette question théorique fondamentale qui a suscité et suscite encore des débats passionnés dont les motivations de classe sont évidentes. Faisons simplement quelques remarques pour éclairer notre sujet. Il est certain que la forte personnalité de Faidherbe, sa persévérance non moins que son intelligence politique et militaire et son profond patriotisme ont joué un rôle très important dans l’- expansion coloniale, Cependant, certains de ses prédécesseurs comme André Brüe, plusieurs fois directeur de la Compagnie du Sénégal (1697-1720) et que Berlioux qualifiait de “père de l’A.O.F”, à l’instar de Faidherbe tout comme les gouverneurs Schmaltz, baron Roger et Bouet-Willaumez avaient une vision également grandiose des intérêts de la France au Sénégal et possédaient de remarquables qualités personnelles. Que Faidherbe ait réussi dans une tâche où ils avaient échoué relève donc des données autres que celle s’attachant à leur individualité propre. Nous avons déjà mentionné que Faidherbe fut le premier à avoir gouverné sans interruption pendant une longue période (sept ans).
Mettant à profit sa propre expérience et celle de ses devanciers ainsi que la disposition générale des esprits en faveur de l’application des plans de colonisation dressés avant lui, il acquit une autorité considérable voire une large autonomie de décision qui manquaient à ses prédécesseurs. Mais surtout il renforça sa position par les liens solides d’amitié qu’il entretenait avec les membres les plus influents de la bourgeoisie coloniale comme le gros négociant Hilaire Maurel, cofondateur de Maurel et Prom. Maurel était signataire de la pétition rédigée par les négociants de Saint-Louis en 1854 et qui demandait la réorganisation économique de la colonie et un séjour prolongé des gouverneurs. C’est lui qui intervint auprès de son ami, le ministre de la Marine, Ducos, pour la nomination de Faidherbe, comme précédemment mentionné.
Le gouverneur entretint également de bonnes relations personnelles avec les membres du Conseil d’Administration de la colonie qui jouait pratiquement le rôle d’organe de décision politique et dont les membres les plus influents étaient les négociants et les gros traitants. Certes ces relations ne furent pas toujours sans difficultés. L’on a vu comment les négociants bloquèrent la proposition de Faidherbe pour l’installation d’huileries à la colonie. Ce sont eux encore qui, en 1860, obligèrent Faidherbe à signer le traité mettant fin aux hostilités contre El Haj Umar et délimitant les possessions respectives de la France et du conquérant toucouleur. Craignant que la poursuite de la guerre ne nuisit aux opérations commerciales, ils optèrent pour “une politique de paix et de bonne volonté fondée sur l’intérêt mutuel” , contre la volonté de conquête territoriale des militaires Mais chaque fois que les transactions semblaient menacées par des groupes locaux, le commerce n’hésita pas à avoir recours aux troupes pour défendre ce qu’il considérait comme son droit.
Répondant à l’appel des commerçants de Saint-Louis dont les affaires étaient menacées de ruine dans le Haut-Fleuve à la suite du blocus des comptoirs de la région par les partisans d’EI Haj Umar regroupés à Gemu, Faidherbe sur pied une expédition qui détruisit le village (octobre 1859) . Les conflits surgis au sein de l’appareil d’Etat colonial entre le groupe économique et le groupe politico-militaire ont été presque toujours résolus en dernière instance au bénéfice des intérêts immédiats ou lointains de la bourgeoisie coloniale. Sans rejeter complètement le rôle des motivations personnelles (désir de gloire) ou les autres déterminants psychologiques que l’on peut déceler derrière l’action d’individus comme Faidherbe et d’autres chefs militaires, les faits démontrent amplement que la colonisation a été fondamentalement l’œuvre de la bourgeoisie coloniale.
Les relations entre cette dernière et le gouvernement de la colonie ont été décrites en termes clairs par Faidherbe lui-même : “Il en est ainsi chaque fois qu’une mesure prise dans le but d’obtenir des résultats avantageux pour l’avenir, trouble momentanément sur un point les opérations commerciales. Les commerçants voient surtout leur intérêt du moment; qu’ils fassent fortune en quelques années au Sénégal pour rentrer alors en France, il n’en faut généralement pas davantage pour les contenter. Le gouvernement doit lui, se préoccuper de l’avenir de la colonie. Dans un moment où toutes les puissances de l’Europe jetaient leur dévolu sur l’Afrique, comme un nouvel et immense marché d’exploiter, il ne fallait pas que la France, qui avait l’avance sur elles toutes, dans cette partie du monde, se laissât distancer par ses rivales “.
En conclusion, rappelons ces quelques idées essentielles : confronté aux tâches de la conquête, Faidherbe trouva dans l’étude des sociétés sénégalaises, les instruments de sa politique. Utilisant tour à tour, la force brutale, la ruse politique, l’intoxication idéologique dans ses relations avec les Africains, il réussit à imposer le système colonial au bénéfice de la bourgeoisie coloniale. Les caractéristiques fondamentales du sous-développement sénégalais étaient apparues dès cette période. Aux anciennes barrières sociales, son régime en ajouta de nouvelles et approfondit les conflits au sein des peuples et des Etats. 11 est donc erroné de le présenter comme le bâtisseur de l’unité nationale sénégalaise dont le contenu social et la nature politique ne peuvent d’ailleurs être correctement définis que par rapport à la réalité de la contradiction antagonique existant entre les intérêts de la bourgeoisie coloniale (et néo-coloniale) et son allié local d’une part, et d’autre part les aspirations du peuple sénégalais à une indépendance réelle. Les masses sénégalaises, à supposer qu’elles aient besoin de héros, ne peuvent choisir en tout état de cause, Faidherbe. La conception d’un Sénégal indépendant, en dehors de la tutelle française était totalement étrangère à la vision du monde et l’idéal faidherbiens
.Que les idéologues du néocolonialisme glorifient l’œuvre de Faidherbe pour se concilier l’impérialisme, cela est conforme à leurs options de classe. Cependant, par un traitement dialectique, les militants politiques peuvent et doivent étudier l’œuvre faidherbienne comme toute autre pour contribuer à sa démystification mais surtout pour acquérir une connaissance scientifique des lois du développement social sans laquelle la théorie et la praxis révolutionnaire ne seraient comme disait Lénine que “charlatanisme.Par Abdoulaye BATHILY

Moustapha Diakhaté : “Les domestiques sénégalaises du Liban vivent un véritable esclavage …”

https://senego.com/Les domestiques sénégalaises du Liban vivent un véritable esclavage sans le moindre accompagnement et protection aussi bien de l’État libanais que sénégalais, selon l’ancien ministre-conseiller Moustapha Diakhaté.

Sécurité…

“Depuis plusieurs décennies le Liban a choisi de ne pas assurer la sécurité et la dignité des domestiques qui viennent travailler sur son territoire”, déclare Moustapha Diakhaté.

Générosité…

D’après M. Diakhaté, pendant ce temps, le gouvernement sénégalais fait preuve d’une très grande générosité et d’hospitalité pour les ressortissants libanais au Sénégal.

Contrat…

“Après le riz de l’aide alimentaire d’urgence, une bonne partie de Com’ gouvernementale dont l’inauguration de l’Aéroport Blaise Diagne, la Conférence pour l’aménagement du territoire, le forum de l’habitat et encore un contrat de communication de l’Apix lors la réception de l’Airbus A 330 Neo, a été octroyée à un ressortissant libanais”, ajoute M. Diakhaté.

Mesures…

Pour Moustapha Diakhaté, le Sénégal doit prendre des mesures fortes et exiger des autorités libanaises de mettre un terme aux traitements inhumains et dégradants que subissent quotidiennement nos compatriotes au Liban.

Election présidentielle 2024-« Ce sera l’humiliation pour Macky Sall si… »

https://www.leral.net/-Le commissaire Boubacar Sadio ne lâche pas l’affaire. Il affirme que Macky Sall sera humilié s’il tente de se présenter pour un troisième mandat en 2024.
Auteur d’une contribution violente il y a quelques jours, ce qui lui avait valu une audition à la Section de recherches de la gendarmerie, avant d’être relâché, le commissaire Boubacar Sadio, pensait pourtant que c’était Rebeuss sa prochaine destination. « Je ne m’attendais pas à rentrer chez moi. Je pensais qu’en quittant le tribunal, c’était directement Rebeuss », dit-il dans un entretien avec Rewmi.
Pas froid aux yeux pour un sou, il pousse le bouchon. « Macky Sall est un locataire au Palais présidentiel, quelqu’un d’autre le remplacera. S’il se présente en 2024, il risque l’humiliation », lâche-t-il, sans sourciller.

Ubuntu, le cadeau de l’Afrique au monde?

https://www.lepoint.fr/afrique/-Mungi Ngomane, petite-fille de Desmond Tutu, a consacré un livre à cette philosophie bantoue. Par ces temps troublés, cet ouvrage prend tout son sens.
Mungi Ngomane, petite fille de Desmond Tutu, est diplômée en études internationales et diplomatie, fervente défenseuse des droits de l’homme et de l’émancipation féminine. Elle travaille en tant que consultante pour des ONG.
Se voir en autrui, se mettre à sa place, apprendre à l’écouter pour mieux le comprendre… Voilà quelques principes qui pourraient nous permettre de vivre en harmonie, dans le respect et la bienveillance, s’ils étaient appliqués par la majorité d’entre nous. Une douce utopie ? Une urgence, plutôt, comme nous le rappelle douloureusement l’actualité outre-Atlantique qui oblige une fois de plus des êtres humains à scander dans la rage et la douleur : « Black Lives Matter !  »
Le énième déni d’humanité que constitue la mort de George Floyd intervient à une période où le monde, après avoir fait son examen de conscience, s’interroge sur son avenir. Avec la pandémie de Covid-19 et le confinement de la moitié de la planète, nous avons vu la façon dont nous étions tous liés les uns aux autres, nous l’avons éprouvé dans notre chair. Chez beaucoup, cette crise a fait émerger un réel désir de changement.
À travers Ubuntu – Je suis car tu es – Leçons de sagesse africaine,  publié fin 2019 chez HarperCollins, Mungi Ngomane s’adresse précisément à ceux qui aspirent à un monde plus juste.
La philosophie Ubuntu a eu un impact direct sur l’histoire de l’Afrique du Sud.

Ubuntu, une philosophie humaniste

En langue xhosa, le terme ubuntu désigne l’humanité. En kinyarwanda, la générosité. C’est un concept qui existe dans presque toutes les langues bantoues d’Afrique et qui englobe la notion de communauté et d’interdépendance entre les êtres humains. Ubuntu est illustré clairement en zoulou et en bantou par le proverbe « Umuntu, ngumuntu, ngabantu », que l’on pourrait traduire par « l’individu n’est individu qu’à travers d’autres individus ». Autrement dit,  « je suis parce que tu es ».
Le Prix Nobel de la paix Desmond Tutu, qui a toujours prôné avec ferveur ubuntu, en a résumé l’essence ainsi : « Mon humanité est entremêlée, inextricablement liée, à la tienne. Lorsque je te déshumanise, je m’inflige le même traitement inexorablement. »
Un homme a incarné cette philosophie :  il s’agit de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela. Pendant la lutte contre le régime ségrégationniste de son pays, au cours de ses vingt-sept ans d’emprisonnement et à sa libération,  Nelson Mandela est toujours resté fidèle aux valeurs véhiculées par ubuntu. C’est en s’appuyant sur celles-ci qu’avec l’archevêque Desmond Tutu ils ont permis à l’Afrique du Sud de se relever au lendemain de l’apartheid en évitant le bain de sang. Après les premières élections démocratiques du pays en 1994, ils ont en effet entamé une politique de réconciliation nationale avec la création de la commission Vérité et Réconciliation.
« J’ai souvent dit qu’ubuntu était l’un des plus grands cadeaux que l’Afrique ait faits à cette planète », écrit Mgr Desmond Tutu dans la préface d’Ubuntu – Je suis car tu es. « Un cadeau dont, malheureusement, peu de gens connaissent l’existence. »

Un livre de développement fraternel

Avec ces « 14 leçons de la nation arc-en-ciel », comme elle les a nommées, Mungi Ngomane reprend le flambeau de son grand-père en essayant à son tour de partager la philosophie ubuntu avec le plus grand nombre.
Conseils pratiques, citations inspirantes, textes étayés de cas concrets, l’ouvrage pourrait ressembler à un livre de développement personnel classique. Mais dans la forme seulement, car, dans le fond, le livre nous pousse à nous décentrer et touche à l’universel en célébrant la diversité et l’intérêt commun.
De la première leçon, « Se voir dans autrui », à la dernière, « Apprendre à écouter permet de mieux entendre », le lecteur va essayer d’améliorer la qualité de sa relation à l’autre. Il va aussi apprendre à se respecter et à prendre soin de lui-même, sans sombrer dans l’individualisme qui règne dans le monde occidental. « Le principe sous-jacent le plus crucial d’ubuntu est sans doute le respect, autant pour soi-même que pour autrui », explique Mungi Ngomane. « L’idée est simple : si une personne se respecte elle-même, elle est beaucoup plus susceptible de faire de même pour les autres. »
Pour illustrer ubuntu, l’autrice va s’appuyer sur l’expérience sud-africaine, bien sûr, mais aussi prendre des exemples partout dans le monde : au Lesotho, par exemple, au Rwanda ou encore au Royaume-Uni, où Mungi Ngomane est la marraine de la Tutu Fondation UK. Ces textes font écho, car nous pouvons tous nous retrouver dans la plupart des situations abordées.
Certains aspects de notre vie sont peut-être déjà empreints de cette philosophie, d’autres moins, voire pas du tout. Ubuntu – je suis car tu es nous invite à revoir ou améliorer notre manière d’être au monde en nous engageant auprès des autres et en faveur de la planète, même par de toutes petites actions. Cette lecture riche en enseignements ouvre la voie à un apprentissage de toute une vie.  Par Sénami Juraver

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 25/06/2020

Demba Traoré requiert la perpétuité contre Mouhamadou M. Ndiaye du PUR

Le réquisitoire du procureur est salé. Mohamadou Moustapha Ndiaye, présumé meurtrier du jeune Ibou Diop tué lors des affrontements entre la garde du candidat du PUR à la présidentielle de 2019, Issa Sall et des jeunes de Tambacounda, risque un séjour carcéral à vie. Du moins si la chambre criminelle de Tambacounda suit le réquisitoire du procureur Demba Traoré qui a requis la perpétuité contre cet élément de la sécurité d’Issa Sall. Le tout nouveau procureur adjoint de Dakar a été moins sévère hier lors du procès à l’endroit des autres éléments de ladite sécurité du candidat du PUR. Apres près d’une décennie, Demba Traoré quitte Tamba pour retrouver quelqu’un qu’il connait bien : Serigne Bassirou Guèye qui fut Procureur de Tamba .

Renforcement de la sécurité aux plages de Guédiawaye

Face à la propagation de la pandémie de la Covid-19, la multiplication des cas communautaires et des noyades, la Police a dépêché un important dispositif sécuritaire sur les plages de Guédiawaye pour les sécuriser. Car depuis quelques jours, des limiers en civil ou en tenue jalonnent les plages de Guédiawaye pour dissuader les jeunes qui viennent s’y entrainer ou se baigner. Et gare aux récalcitrants.

Le déclassement du littoral fait oublier le pétrole

Décidemment Guédiawaye est au-devant de la scène depuis quelques jours à cause du littoral. Ainsi après le pétrole qui avait suscité une levée de boucliers contre le maire Aliou Sall, c’est autour du foncier sur le littoral de polluer l’atmosphère social et politique. Deux camps s’affrontent indirectement. Le premier est contre le déclassement du littoral dénommé «Aar sunu suf, aar sunu littoral» et l’autre est en phase avec les maires : « Nioy nangu ». A qui profite cette division des populations de Guédiawaye ?

Résilience économique à Mont-Rolland

A ce jour, la commune de MontRolland, département de Tivaouane, n’a enregistré aucun cas positif à la Covid-19. Et aujourd’hui, le Comité communal de riposte a décidé de relancer les activités économiques à travers un plan de résilience économique. Ce plan prend surtout en charge les secteurs économiques clés, en l’occurrence l’agriculture et l’élevage. Pour l’élevage, il est prévu d’acquérir 20 tonnes d’aliment de bétail. Il s’y ajoute l’enclenchement d’un processus d’identification de semences fourragères qui seront mises à la disposition des éleveurs. En ce qui concerne l’agriculture, puisque l’Etat a déjà donné des semences d’arachides, le plan prévoit la dotation de semences hâtives de gombo aux femmes et des semences de tomates pour les hommes. Dans ce cadre, l’Organisation Non Gouvernementale (Ong) Eclosion a apporté son appui financier au comité local à travers un chèque qui a été remis par Mme Guèye Ndèye Fatou Diagne, chef de projet à Eclosion.

Autosuffisance en solution hydroalcoolique

Dans le cadre de la prévention, le comité communal de riposte contre le coronavirus de Mont Rolland vise l’autosuffisance en solution hydro-alcoolique, préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms). C’est ainsi que le maire Yves Lamine Ciss a financé une session de formation pour les scouts et guides qui ont engagé la bataille de la production. Pour le maire Yves Lamine Ciss, la prévention est actuellement l’arme essentielle pour maîtriser la progression de la pandémie. C’est pourquoi le comité local de Mont-Rolland tient une réunion hebdomadaire depuis le début de l’épidémie, pour évaluer le niveau d’exécution du plan de lutte et réorienter les actions, pour une meilleure efficacité. Sur l’origine du fléau, il soutient que «c’est l’homme qui a rompu l’équilibre écologique et c’est ce qui est à la base de tous les malheurs qui nous arrivent aujourd’hui. Il y a beaucoup de maladies qui apparaissent parce que tout simplement, nous sommes en train de détruire notre environnement et c’est pourquoi, même après le coronavirus, d’autres calamités risquent de nous guetter».

Les militants de «Nittu Dëgg» et des «Gilets rouges» libres

Une quinzaine de militants de Nittu Dëgg Valeurs et des Gilets rouges ont recouvré la liberté hier. Ils étaient arrêtés la veille pour manifestation non autorisée. Déférés au parquet, ces activistes ont été entendus par le substitut du procureur, Cissokho qui a classé le dossier sans suite. Pour rappel, ces jeunes activistes ont voulu manifester le 23 juin dernier pour réclamer la libération de Karim Xrum Xax et dire non au bradage du littoral. D’ailleurs, les avocats du jeune activiste en détention veulent déposer une demande de mise en liberté provisoire en faveur du jeune homme dont l’état de santé n’était pas des meilleurs.

Guy Marius Sagna

L’activiste le plus célèbre qui a même ravi la vedette aux ténors de l’opposition y compris la révélation Ousmane Sonko est surveiller comme du lait sur le feu par le régime. C’est que d’après nos interlocuteurs le leader de Frapp entend rééditer son coup en manifestant devant les grilles du Palais. C’est d’ailleurs ce qui avait entrainé la chute du commissaire central de Dakar. Qu’il se le tienne pour dit , le Commissaire Abdou Wahabou Sall et ses hommes sont déterminés à faire échec à ce projet d Guy Marius Sagna.

Rewmi sur le bradage du patrimoine foncier

Le vent de protestation contre l’accaparement du foncier souffle à Thiès. Des activistes et hommes politiques indexent les maires de Rewmi de la cité du Rail. Mais ces derniers et le président de Rewmi Idrissa Seck balaient d’un revers de main ces accusations. Ils précisent qu’ils ne sauraient ni cautionner ni participer à un bradage du patrimoine foncier national. Pour le cas spécifique de Thiès, indiquent les responsables de Rewmi, les attributions sont gérées par une commission présidée par le maire de la ville. Ils indexent ainsi le maire Talla Sylla.


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