Edition du Soir du Mercredi 24 Juin 2020

Partagez ce contenu!

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 24 JUIN 2020

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des Ministres, le mercredi 24 juin 2020, à 10 heures, au Palais de la République.

Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, rappelé au Gouvernement l’impératif d’accentuer la vigilance, l’engagement communautaire et la mobilisation permanente des personnels et services de l’Etat, afin d’asseoir la maîtrise durable de la pandémie de la COVID-19 et sa gestion inclusive et efficace.

Le Président de la République a, à ce titre, invité les ministres concernés à prendre toutes les dispositions requises en vue de la reprise, dans les meilleures conditions, des enseignements, pour les classes d’examen, prévue demain, jeudi 25 juin 2020.

Le Chef de l’Etat a, en outre, invité le Ministre des Finances et du Budget, les Ministres en charge du Développement Communautaire, de l’Economie et du Travail à accélérer l’exécution de la phase d’application finale des mesures financières, fiscales et sociales du Programme de Résilience Economique et Sociale, préparatoires au déploiement imminent de la phase de relance.

Le Président de la République a, dans cet élan, informé le Conseil qu’il présidera prochainement une réunion consacrée au Programme de Relance de l’économie nationale, qui s’inscrira dans le cadre de la réalisation de l’objectif stratégique visé par le Plan Sénégal Emergent (PSE), référentiel unique des politiques publiques, c’est-à-dire : « Un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un État de droit ».

Le Chef de l’Etat a, dans ce contexte, souligné la haute priorité qui sera consacrée par le Programme de Relance aux secteurs de la santé et de la protection sociale, mais également au développement de nouvelles capacités productives et à leur transformation locale grâce à la densification du tissu de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de Petites et Moyennes Industries (PMI) sénégalaises.

Le Président de la République a, à cet égard, indiqué, aux membres du Gouvernement, l’importance de consolider la mutualisation des ressources des structures publiques d’encadrement et de financement des PME/PMI. Il a, dans cet esprit, engagé davantage le Ministre de l’Economie sociale et Solidaire, en relation avec la Délégation à l’Enreprenariat Rapide et les institutions d’appui technique et de microfinance, à élargir les actions d’autonomisation économique par le renforcement significatif des activités de formation et de financement des femmes et des jeunes sur l’ensemble du territoire national.

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, demandé au Ministre des Finances et du Budget, en relation avec les ministres chargés de l’Intérieur et de l’Environnement, d’accorder une attention particulière aux programmes initiés par l’Agence de Sécurité de proximité (ASP) et l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte (ASRGM) au moment où il est attendu pour l’année 2020, une pluviométrie importante sur toute la bande sahélienne et soudanienne.

Le Président de la République a, dans le même ordre d’idées, invité le Ministre de la Fonction Publique à finaliser, sans délai, le processus de recrutement de personnels techniques et interministériels prévus pour les années 2019 et 2020.

Le Président de la République, au titre de la gestion et du suivi des affaires intérieures, a rappelé au Gouvernement, la nécessité de mobiliser toute la production nominale des infrastructures et dispositifs hydrauliques disponibles, afin d’assurer la distribution régulière et suffisante de l’eau potable aux populations.

Le Chef de l’Etat a, dans le cadre du déploiement du programme national de villes vertes intelligentes, instruit le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre en charge de l’Urbanisme de prendre toutes les dispositions adéquates et immédiates, en vue de finaliser, avec le concours des services du Cadastre, la cartographie intégrale des assiettes foncières relevant des Pôles urbains de Diamniadio, du Lac Rose et de Daga Kholpa.

Le Président de la République a, dans cette dynamique, informé le Conseil, de sa décision de confier l’assiette foncière disponible de 30 hectares à l’Aéroport de Yoff à la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC), afin de renforcer l’aménagement durable et la valorisation équitable de la zone concernée à travers des offres publiques d’aménagement et de vente, répondant aux principes de transparence et de rentabilité pour l’Etat.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique.

Au titre des Communications,

Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’exécution du budget.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale.

Le Ministre de la Fonction publique et du Renouveau du Service public a fait le point sur le programme de recrutement de l’Etat pour l’année en cours.

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait le point sur l’exécution du Programme de Résilience économique et sociale.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la gestion de la pandémie de la COVID-19.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la mise en place des intrants et matériels agricoles.

Le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement a fait le point sur les projets de mobilisation des ressources en eau.

Le Ministre de l’Education nationale a fait le point sur le réaménagement du calendrier scolaire, en ce qui concerne l’année scolaire 2019-2020.

Le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime a fait une communication sur la Stratégie portuaire nationale.

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable a fait une communication sur les nouvelles assiettes foncières à classer.

Le Ministre de la Culture et de la Communication a fait le point sur l’état d’avancement du déploiement de la couverture du réseau de diffusion de la Télévision Numérique Terrestre (TNT).

Le Ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (PSE) a fait le point sur les avancées et la mise en œuvre des réformes prioritaires.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

  • Le Projet de décret prorogeant l’année scolaire 2019-2020 ;
  • Le Projet de décret portant à soixante-cinq (65) ans l’âge d’admission à la retraite des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et docteurs vétérinaires.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris la décision suivante :

Monsieur Salihou KEITA, Economiste, Spécialiste en Passation des Marchés publics, précédemment Secrétaire général de l’Agence nationale de la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), est nommé Directeur général du Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), en remplacement de Monsieur Cheikh NDIAYE admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Fait à Dakar, le 24 juin 2020, Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement, Ndèye Tické Ndiaye DIOP

Macky Sall, «ami de tous les pays»

https://www.jeuneafrique.com/ Depuis son arrivée au pouvoir, Macky Sall œuvre au réchauffement de ses relations avec la plupart de ses homologues, de l’Afrique de l’Ouest à la Chine. Une approche qui lui a permis tout à la fois de multiplier les projets de partenariat et d’asseoir son leadership.
«Je demande à nos partenaires d’accompagner la résilience du continent africain en annulant sa dette. » Le 25 mars, le président Macky Sall lançait un appel solennel à la communauté internationale. Sur le plateau de France 24, le 17 avril, il qualifiait de « préliminaire » le moratoire sur la dette bilatérale des pays les plus pauvres que venaient d’annoncer le G20 et le Club de Paris. À l’heure où les économies du monde entier sont ébranlées par la pandémie de Covid-19, le chef de l’État a revêtu le costume de porte-parole des économies africaines.
Cette posture témoigne de la montée en puissance progressive du leadership sénégalais, alimentée ces dernières années par une offensive diplomatique que l’on pourrait qualifier d’amicale. « La vocation de mon pays, depuis l’indépendance, est d’être ami de tous les pays et de n’avoir aucun ennemi », raconte même Macky Sall dans son autobiographie Le Sénégal au cœur, parue en 2019.
S’il n’a pas inventé le concept déjà plébiscité sous Léopold Sédar Senghor, le président a en revanche renouvelé le style. Du temps d’Abdoulaye Wade, héraut du panafricanisme, la diplomatie se faisait le verbe haut, quitte à froisser certains. « Sous Wade, c’était la diplomatie des coups d’éclat, comme sa visite à Benghazi dans l’avion de Nicolas Sarkozy. Avec Macky Sall, le ton a changé, c’est plus subtil », résume le chercheur Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute.
Plus subtil et plus fédérateur. En témoigne la photographie inédite de la prestation de serment qui s’est tenue le 2 avril 2019 à Dakar. L’événement a des allures de sommet de l’Union africaine. Alors qu’il vient d’être réélu à la tête du pays, Macky Sall reçoit une myriade de chefs d’État dans la grande salle du Centre des expositions de Diamniadio. Sont présents les alliés tels que l’Ivoirien Alassane Ouattara ou le Rwandais Paul Kagame, mais aussi les contempteurs d’hier, à l’image du Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, dont la présence est perçue comme les prémices d’un réchauffement entre les deux pays.

 «Ceinture de sécurité», MACKY SALL A REFAÇONNÉ LES RELATIONS DU SÉNÉGAL DANS LA SOUS-RÉGION

Décrit par un collaborateur comme un « homme de protocole qui ne fait pas de vagues », Macky Sall a néanmoins refaçonné les relations du Sénégal dans la sous-région. Si Dakar a toujours joui d’un certain leadership à l’échelle ouest-africaine, profitant des soubresauts politiques de ses voisins, jamais le Pays de la teranga n’avait eu autant d’alliés parmi eux. Une « ceinture de sécurité » venue remplacer un «cercle de feu», selon l’image employée….RÉSERVÉ AUX ABONNÉS Par Manon Laplace

 «80% DES EMPLOIS INTERMÉDIAIRES VONT DISPARAÎTRE»

http://www.emedia.sn/–Enseignant chercheur à l’université de Thiès, Mounir Ndiaye était, ce matin, l’un des invités de la matinale d’Iradio pour parler de l’économie sénégalaise face à la récession mondiale.
D’emblée, il fait un petit rappel pour dire que le Sénégal vient de boucler les quatre premières années, en fin 2018, du Plan Sénégal Emergent qui a été l’occasion d’injection de plus de 6000 milliards de francs CFA. Alors que renseigne-t-il le plan d’actions prioritaires prévoyait l’injection de 9700 milliards de francs CFA avec 60 % attendus du secteur privé. « Mais malheureusement, le secteur privé n’a pas répondu à l’appel. C’est l’Etat du Sénégal qui a sorti l’essentiel des 6000 milliards qui ont été investis, avec, selon les chiffres de l’ANSD, 2056 milliards d’endettement supplémentaires qui a porté la dette du Sénégal en fin 2018 à presque 53% du PIB et nous avons une croissance cumulée de 25% sur les quatre années. Nous avons une productivité qui tourne autour de 22 à 23% », rappelé Mounir Ndiaye qui constate que le PSE n’a pas produit le résultat escompté. Car, justifie-t-il  : « Nous nous attendions à une croissance de 7, 1% en moyenne ». D’après le professeur, aujourd’hui, avec le choc de la Covid-19, on s’est rendu compte des vulnérabilités de l’économie sénégalaise. A l’en croire, les pays qui, aujourd’hui sont résilients sur le plan de la gestion de la Covid-19 sont les pays qui ont un secteur privé debout. Dans tous les pays du monde ce sont les grands investisseurs qui sont appelés par l’Etat pour négocier un plan de résilience.

« IL FAUT SE FOCALISER SUR LE RENFORCEMENT DU SECTEUR PRIVÉ ET INFORMEL »

« Au Sénégal, l’Etat a été seul. Toutes ces multinationales bancaires à qui on a octroyé les marchés publics ne sont pas perceptibles en cette période de crise. Ce qui fait que le principal enseignement c’est qu’il faut maintenant dorénavant se focaliser sur la fortification ou le renforcement du secteur privé et du secteur informel », a analysé Mounir Ndiaye. Lequel a révélé que 80% des emplois intermédiaires vont disparaitre.
A cet effet, il estime que les trois secteurs prioritaires qui doivent être les cibles pour en faire des moteurs de la croissance dorénavant sont le secteur agricole, le secteur privé et numérique. « Il faut veiller à avoir un plan de relance du secteur privé, un plan de fortification du secteur privé. Nous savons qu’aujourd’hui la révolution numérique est en train de créer un chômage silencieux qui se développe parce que les emplois intermédiaires disparaissent », dit-il. Avant d’ajouter  : « aujourd’hui, quand vous achetez votre billet d’avion, vous le faites sur internet, vous appauvrissez une agence de voyage qui est obligé de fermer et vous enrichissez une plateforme de vente en ligne qui est anglaise ou américaine. Ceci est un chômage silencieux. En plus, les Sénégalais qui étaient dans les ventes de cartes téléphoniques qui avaient des multiservices vont disparaitre parce qu’aujourd’hui tout peut être fait avec le téléphone portable. Donc, tous ces emplois sont en train de disparaitre ».
A son avis, même si on dit que la technologie crée du chômage, la création des technologies et leur fonctionnement créent de l’emplois, aussi. « Il faut qu’on se positionne sur la création de ces technologies pour pouvoir compenser les pertes d’emplois qui sont escomptés dans un future proche », dit-il. Aliou DIOUF

CHAMP PÉTROLIER SANGOMAR : UNE MISE EN DÉFAUT NOTIFÉE À FAR RSSD (MINISTÈRE)

Dakar, 24 juin (APS) – Le ministère des Pétroles et des Energies annonce la mise en défaut de FAR RSSD SA, situation notifiée à cette entreprise sommée de remédier à ses défaillances dans un délai de 6 mois, avant de jouir à nouveau de ses droits dans le cadre du partenariat impliquant notamment Woodside, au sein de l’association opérant sur les blocs pétroliers Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD), dans lesquels se trouve le champ pétrolier Sangomar.

Le bloc pétrolier de Sangomar offshore a été découvert en 2014 à 90 kilomètres du littoral sud sénégalais.

’’FAR Limited a annoncé à la bourse d’Australie, la mise en défaut de sa filiale FAR RSSD SA, partenaire au sein de l’Association qui opère sur les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD) dans lesquels se trouve le champ pétrolier Sangomar’’, lit-on dans un communiqué du ministère du Pétrole et des Energies
Selon le communiqué, cette notification de défaillance intervient à la suite d’un appel de fonds émis en mai 2020 par Woodside pour le mois de juin 2020 et d’un retard de paiement de FAR RSSD SA qui disposait d’un délai d’un (1) mois pour régler l’appel de fonds conformément à ses obligations.
Il s’en est suivi une notification de mise en défaut par l’opérateur Woodside Energy BV à l’endroit de FAR RSSD SA, indique la même source.
Elle explique qu’à partir de cette notification de mise en défaut, ’’FAR RSSD SA n’est autorisé ni à participer aux réunions du Comité des Opérations, ni à exercer son droit de vote durant la période de défaillance’’.
De plus, ’’FAR RSSD dispose d’un délai de six (6) mois à compter de ladite mise en défaillance pour remplir ses obligations aux fins de rétablir ses droits au sein de l’Association’’, souligne le texte
Il signale que « cette notification de défaillance a été introduite en vertu des dispositions de l’Accord d’Association (JOA) qui régit l’organisation au sein de la Joint-Venture (JV) entre les différents contractants présents dans les blocs susmentionnés’’.
’’En ce sens, note le communiqué, le Ministère du Pétrole et des Energies porte une attention particulière à l’évolution de cette situation et enjoint l’opérateur à veiller à ce que cette défaillance ne mette pas en péril le développement pérenne de la phase 1 du projet Sangomar’’.

Aussi, l’Etat du Sénégal, avec PETROSEN et les partenaires privés du projet, ’’reste vigilant pour la préservation des intérêts nationaux’’, peut-on lire.

Entre 100 000 et 120 000 barils par jour sont attendus des gisements de Sangomar Offshore Profond et Sangomar Offshore, dont les réserves ont été estimées à 2, 5 milliards de barils.
L’association opérant sur les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD) dans lesquels se trouve le champ pétrolier Sangomar, est composée de Woodside Energy (35%, Opérateur), Cairn Energy (40%), FAR RSSD (15%) et PETROSEN (10%).BHC/BK/ASG

BLOC PÉTROLIER SANGOMAR : LES COMPAGNIES PARTENAIRES TRAVAILLENT À MINIMISER LES EFFETS DE LA COVID-19 (REPRÉSENTANT)

Dakar, 24 juin (APS) – La compagnie pétrolière Woodside et ses partenaires travaillent à minimiser les impacts de la COVID-19 sur le développement du champ pétrolier Sangomar, dont les premiers barils sont attendus en 2023, a annoncé son représentant pays, Cheikh Guèye.
« Nous travaillons avec la joint-venture (JV), avec l’Etat, les contractants, les sous-traitants pour minimiser les impacts de la COVID-19 » sur le développement de ce champ pétrolier découvert en 2014 à 90 kilomètres du littoral sud sénégalais, a-t-il dit dans un entretien téléphonique avec l’APS.
La joint-venture constituée pour l’exploitation des blocs pétroliers Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond est constituée de Woodside (l’opérateur), Capricorn Senegal Limited (filiale de Cairn Energy PLC), FAR Limited et de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN).

Les parties prenantes à ce partenariat ont démarré début 2020, les travaux de développement du champ pétrolier Sangomar.

Aussi bien Woodside que les autres sociétés constituant cette joint-venture, ’’nous sommes dans l’obligation de respecter l’accord d’association. A partir de là, la décision finale d’investissement ayant été prise, nous sommes tenus de respecter tous les prescriptions de l’accord d’association », a indiqué M. Guèye.
Concernant la notification de la mise en défaut de FAR RSSD, partenaire au sein de l’Association qui opère sur les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD), dans lesquels se trouve le champ pétrolier Sangomar, le représentant pays de Woodside indique que  » FAR n’a pas payé un appel de fonds »
« Dans le cadre du projet, on fait des appels de fonds régulièrement. Les partenaires de la Joint-venture font régulièrement des appels de fonds pour pouvoir payer les factures. Elle n’a pas répondu aux appels de fonds du mois de juin, l’accord d’association prévoit ce cas de figure en cas de non-paiement d’appels de fonds », avance Cheikh Guèye.
Une notification de mise en demeure a été adressée à cette entreprise, au terme de laquelle FAR RSSD SA est sommée de remédier à ses défaillances dans un délai de 6 mois, avant de jouir à nouveau de ses droits.

Le représentat-pays de Woodside confirme par ailleurs que le projet Sangomar devrait produire son premier baril en 2023.

Entre 100 000 et 120 000 barils par jour sont attendus des gisements de Sangomar Offshore Profond et Sangomar Offshore, dont les réserves ont été estimées à 2, 5 milliards de barils.BHC/BK/ASG

Chaque sénégalais a parlé 127 minutes au téléphone durant le premier trimestre 2020

https://www.financialafrik.com/Le parc global de lignes de la téléphonie mobile au Sénégal, pays de 15 millions d’habitants, s’établit à 17.948.492 au premier trimestre 2020, selon l’Observatoire de la téléphonie mobile de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Ce parc connait une progression de 5, 72% par rapport au premier trimestre 2019 où il s’établissait à 16.977.104 lignes.
Cependant, le parc global de lignes de la téléphonie mobile enregistre une légère progression de 0, 37% comparé au quatrième trimestre de l’année 2019 où il s’élevait à 17.880.594. La répartition de ce parc mobile par opérateur place l’opérateur Sonatel (Groupe Orange) en tête avec 9.936.251 lignes, soit une part de marché de 55, 35% contre 53, 55% en décembre 2019. La deuxième est occupée par l’opérateur Free avec 4.404.424 lignes, soit une part de marché de 24, 53% contre 26, 43% en décembre 2019. La dernière place est occupée par l’opérateur Expresso avec 3.607.817 lignes, soit une part de marché de 20, 10% contre 20, 02% en décembre 2019.
Les données de l’ARTP indiquent une part prépondérante du parc prépayé avec 17.705.489 (+0, 36% par rapport au quatrième trimestre 2029) contre 243.003 (+2, 18%) pour le post payé au 31 mars 2020. Le taux de pénétration du mobile au Sénégal (rapport entre le nombre total de lignes de téléphonie mobile et celui de la population) est de 110, 73% au 31 mars 2020 contre 110, 31% au 31 décembre 2019 et 107, 95% en mars 2019. Ce taux de pénétration se situe à 109, 23% pour le prépayé et 1, 50% pour le post payé.
Le volume des communications émises a également augmenté au cours du trimestre sous revue : 2, 281 milliards de minutes cumulées contre 2, 037 milliards de minutes cumulées au trimestre précédent. Selon l’ARTP, l’évolution mensuelle de l’usage moyen voix sortant par ligne est de 127 minutes contre 102 minutes en décembre 2019. Pour les SMS, le trafic est estimé à 370, 5 millions cumulés au cours du premier trimestre 2020 contre 377, 3 millions en décembre 2019, soit une baisse de 0, 58%. L’usage moyen mensuel sortant par ligne est de 21 SMS, soit le même nombre à la fin du quatrième trimestre 2019, mais une unité de moins par rapport au premier trimestre 2019. En comparaison, chaque français passe 78 minutes par jour au téléphone.  Albert Savana

Plus de 600 millions d’abonnés mobiles en Afrique bénéficieront de la première plate-forme de santé numérique du genre

https://www.financialafrik.com/ « Avec cette plate-forme, nous avons la possibilité d’atteindre entre 600 millions et 800 millions d’abonnés mobiles en Afrique », déclare Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), lors du lancement virtuel de la Plate-forme africaine de communication et d’information pour la santé et l’action économique (ACIP), le 23 juin 2020.
L’ACIP est un outil mobile pour l’information et la communication à double sens entre les citoyens et les gouvernements. Il fournit aux groupes de travail nationaux et régionaux sur le COVID des données d’enquête générées par les utilisateurs et des informations sanitaires et économiques exploitables qui permettront aux autorités de mieux analyser les problèmes liés à la pandémie et de mettre en œuvre des réponses appropriées.
Dr John Nkengasong, Directeur du CDC-Afrique, indique que la plate-forme offre « une opportunité unique de changer la façon dont nous menons la surveillance des maladies, d’améliorer notre capacité à acquérir de bonnes données en temps opportun et de s’assurer que tous les Africains comptent ».
Le lancement a été présidé par le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui salue l’initiative et note qu’elle « répond aux demandes d’assistance des États membres pour la collecte et le traitement des données essentielles pour répondre efficacement au COVID-19 ».
Le Président de Guinée, Alpha Condé s’engage à « convaincre les 55 États membres de l’UA d’adhérer à cette initiative (ACIP) ». Il dit que les incertitudes entourant le COVID-19 incitent fortement l’Afrique à embrasser rapidement la quatrième révolution industrielle, garantissant un meilleur accès à Internet et à un prix abordable.
Mme Songwe déplore également la question de l’accès à Internet et à un prix abordable en Afrique, déclarant : « Dans une période de pandémie et de crise économique, il est encore plus difficile pour les gens de dépenser le peu de ressources dont ils disposent pour s’offrir un accès ».
La bonne nouvelle, cependant, c’est que pendant que la CEA travaille avec des parties prenantes clés pour résoudre le problème de l’accès à Internet, de sa fiabilité et des coûts, l’ACIP peut déjà atteindre plus de 80% des utilisateurs de téléphones mobiles en Afrique sans que les coûts habituels ne leur soient imposés.

« En tant qu’opérateurs, nous pouvons renoncer aux frais de Données de services supplémentaires non structurées (USSD) car il est probable que de nombreuses personnes aux prises avec la pandémie dans certaines zones rurales ne disposent pas de temps de communication », affirme Robert Shuter, PDG de MTN. Il déclare que le caractère unique de l’initiative ACIP incite MTN et ses « concurrents à convenir qu’il s’agit d’un domaine de collaboration et de coopération ».

M. Shuter précise que la technologie peut être utilisée sur n’importe quel téléphone portable ou appareil et que la plate-forme « présente un menu très simple aux utilisateurs et nous permet de collecter des informations très importantes que les décideurs politiques peuvent utiliser pour identifier et localiser les problèmes et les zones sensibles ».
Les ministres africains en charge des TIC qui participent également au lancement, exhortent les parties prenantes à garantir qu’il y ait des synergies entre l’ACIP et les efforts fournis dans le domaine de la technologie numérique pour lutter contre le COVID-19 au niveau national.
Le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao, appelle les régulateurs africains et les ministres des TIC à « soutenir cette nouvelle plate-forme ». Il déclare que l’intelligence artificielle et les méga données sont au cœur de l’ACIP et que le soutien des régulateurs des télécommunications de chaque pays est « absolument nécessaire ».
Trente-six États membres africains ont déjà adhéré à l’initiative. La plate-forme permettra également aux groupes de travail sur le COVID de déployer des ressources sanitaires et économiques pour atténuer les effets de la pandémie.
Boutheina Guermazi, qui dirige la Pratique mondiale du développement numérique, de la Banque mondiale, se déclare réconfortée de voir « la rapidité avec laquelle l’Afrique a réagi pour créer cette plate-forme », réunissant les principales parties prenantes du continent pour tirer parti de l’analyse mobile des méga données.

« Nous savons que des informations précises et à jour sur les modèles de mobilité agrégés anonymisés pourraient clairement être utilisées pour surveiller, prévoir les épidémies et planifier les activités à l’avenir », dit-elle.

Lacina Kone, PDG de Smart Africa, décrit l’ACIP comme « l’une des initiatives numériques qui, selon nous, transformera l’Afrique ». Il félicite la CEA pour son rôle d’avoir mobilisé les principaux opérateurs mobiles, régulateurs et gouvernements africains sur une plate-forme unique.
« L’année 2020 devra être une année où nous adoptons et accélérons la collaboration grâce à la transformation numérique. Elle devra entrer dans l’histoire comme une période charnière pour l’Afrique d’un point de vue technologique, sanitaire et économique », déclare M. Kone.
Mme Songwe exhorte les jeunes africains à « travailler avec nous » pour concevoir des systèmes et des plates-formes d’intelligence artificielle qui peuvent être sélectionnés pour obtenir de meilleures données et aider à identifier et « garantir que le secteur informel fasse partie intégrante d’un tissu économique actif de notre continent ».
Elle remercie l’UIT, Smart Africa, l’Union africaine, la Banque mondiale, l’OMS, MTN, Orange, Safaricom, Vodacom, Airtel et toutes les parties prenantes pour leur contribution au projet.

10 pays contrôlent 50% des réserves mondiales d’or (quid de l’Afrique ?)

https://www.financialafrik.com/-Dix pays contrôlent 49, 37% des réserves mondiales d’or. Selon les données de Buyshares.co.uk , les réserves mondiales cumulées d’or sont de 1, 85 milliard d’onces. Les dix pays contrôlent 913, 29 millions d’onces d’or (ou 25 891 tonnes), les États-Unis prenant la tête avec 286, 86 millions d’onces, soit 15, 5% du total des réserves mondiales d’or. L’Allemagne est deuxième avec 188, 63 millions d’onces, ce qui représente 6, 4% de la réserve mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) suit avec 99, 4 millions d’onces, devant l’Italie (86, 47 millions d’onces), la France (85, 91 millions d’once), la Russie (80, 90 millions d’onces), la Chine (69, 54 millions d’onces), la Suisse (36, 76 millions d’onces). Les 26, 96 millions d’onces du Japon le placent au neuvième rang pour représenter 1, 5% des réserves mondiales. L’Inde est au dixième rang avec 22, 11 millions d’onces représentant 1, 2% des réserves mondiales d’or. Ainsi, aucun pays africain ne figure dans le top ten mondial, ce qui est paradoxal au vu du rôle de l’Afrique, comme pourvoyeuse de ce métal jaune.
Au fil des années, les banques centrales ont continué à accumuler des réserves d’or car elle joue un rôle clé dans la couverture contre l’inflation. Selon le rapport de recherche Buyshares.co.uk : , “les banques centrales pourraient continuer à stocker de l’or dans leurs réserves en raison de la profonde incertitude liée à la pandémie de coronavirus.
Avec le marché boursier qui a connu des dépressions historiques , les banques centrales considèrent l’or comme l’option parfaite pour protéger l’économie en cas de crise similaire à l’avenir. Derrière le métal jaune, le lithium occupe la première place avec 492, 37 milliards d’onces de réserves mondiales. Les réserves en argent sont les plus élevées au monde avec 19, 3 milliards d’onces. L’or occupe la troisième place avec 1, 85 milliard d’onces de réserves, suivi du palladium avec 1, 21 milliard d’onces, tandis que le platine a les réserves les moins élevées avec 1 milliard.Albert Savana

 Haïti, soeur ainée de l’Afrique subsaharienne, ruinée par les ONG et un Etat budgétivore Par Bob Duval, Port-au-Prince

https://www.financialafrik.com/Prince Werley Nortreus : « les Haïtiens sont punis pour être la première nation noire qui a aidé et enseigné à de nombreux pays comment obtenir leur liberté »;
Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. En 2010, l’île a fait la une de la presse internationale suite à un tremblement de terre de magnitude 7, 0 qui a détruit sa capitale et défiguré d’autres villes. L’on estime que plus de 250 000 personnes ont été tuées par le séisme et depuis lors, malgré la mobilisation de l’aide internationale, Haïti n’a pas réussi à s’en remettre et reste le pays le plus pauvre du monde en 2020.
Cela alors que des milliards de dollars ont été collectés pour remettre le pays sur la bonne voie. «Haïti était autrefois le pays le plus riche des Caraïbes. Riche en diamants, or, pétrole, gaz naturel et autres ressources dignes, mais plus maintenant. Malheureusement, Haïti est devenu le pays le plus pauvre du monde. Les ONG en sont responsables en grande partie”, déclare Werley Nortreus, leader politique et fondateur de Vanyan Sòlda Ayiti et A New Haïti Before 2045 (ANHB 2045). L’artiste, musucien, auteur et entrepreneur, PDG de Ceraphin Corporation, veut changer la donne à travers plusieurs mouvements comme le  “Haitians Lives Matter». “les Haïtiens sont punis pour être la première nation noire qui a aidé et enseigné à de nombreux pays comment obtenir leur liberté”, déclarait-il dans un magazine britannique.
Selon les statistiques, Haïti est le seul pays d’Amérique qui est pauvre et ne prospère jamais. Soeur aînée de l’Afrique subsaharienne, la contrée de Toussaint Louverture a accédé à l’indépendance en 1804 mais les profondes cicatrices de l’inégalité sont restées. La société est restée rigoureusement hiérarchique et raciale, et les dirigeants post-coloniaux du pays ont exploité la population en général. Cette dynamique sociale et politique a perduré jusqu’à l’ère moderne, laissant une trace d’officiels corrompus dans son sillage. «Oui, Haïti a eu la chance de survivre après le tremblement de terre de 2010, mais il semble que l’argent qui a été donné a disparu. Les organisations qui ont reçu l’argent et le gouvernement haïtien sont tous responsables de ce que Haïti est devenu en 2020 », fustige Werley Nortreus, le leader politique.
Les milliards collectés ont disparu. En plus de l’argent collecté au niveau international, la Croix-Rouge américaine avait levé environ 1 milliard de dollars. Selon les enquêtes menées par des avocats haïtiens et des militants des droits de l’homme en Haïti, cet argent n’a servi qu’à construire 6 petites maisons. «Oui, c’est vrai, la Croix-Rouge américaine a collecté près d’un milliard de dollars pour les victimes du séisme en Haïti, mais elle n’a construit que 6 petites maisons, s’est enfuie avec l’argent et a laissé les haïtiens morts. Malheureusement, personne ne sait ce qui est arrivé à l’argent qu’ils ont collecté au nom des Haïtiens», dénonce Werley Nortreus sur une station de radio locale en Haïti appelée Bon Déjeuner ! Radio et BDR ! Live.
Après le tremblement de terre de 2010, les organisations humanitaires internationales ont colleté plus de 10 milliards USD à Haïti. L’idée était de saisir l’opportunité de la destruction du tremblement de terre pour créer une infrastructure plus forte et une économie plus productive. Bien que des progrès aient été accomplis, ils sont loin d’être conformes à ce qui avait été promis. En fait, les racines des problèmes de développement et des crises politiques d’aujourd’hui remontent bien plus loin que le tremblement de terre de 2010.
Outre les effets négatifs évidents du colonialisme, les puissances étrangères ont continué de jouer un rôle négatif dans le développement du pays depuis l’indépendance arrachée avec les armes. Quand la France a quitté le pays en 1804, elle avait exigé qu’Haïti l’indemnise pour la perte de ses anciens esclaves. Ce n’est qu’en 1947 que cette «dette» évaluée à 22 milliards de dollars de notre époque a été intégralement remboursée. Ce fardeau initial pour le jeune État nouvellement indépendant a entraîné un désavantage fondamental important. Cependant, les Haïtiens à travers Haïti ont également dénoncé la famille Clinton et les démocrates américains pour avoir recueilli d’autres milliards de dollars lors du tremblement de terre de 2010, puis les ont laissés pour morts. L’afflux d’ONG internationales et d’agences des Nations unies a provoqué un large éventail de déceptions et, dans certains cas, même des dommages directs. L’on pense même que le contingent népalais de maintien de la paix des Nations unies a amené le choléra avec eux, ce qui, à ce jour, selon l’ACAPS, a causé plus de 754 738 cas de choléra, dont 9 068 décès depuis le début de l’épidémie en octobre 2010.

La transition énergétique du Sénégal est une référence en Afrique de l’Ouest Par Ousseynou NDIAYE

Le Sénégal prend des mesures concrètes pour s’éloigner du fioul lourd et du charbon et se diriger vers le solaire et l’éolien, tout en accroissant ses capacités de production électrique. En matière d’énergie, le Sénégal donne le ton dans la région et fixe un objectif ambitieux d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025. Explorons comment ce pays s’y prend pour atteindre ses ambitions ! Géographiquement, le Sénégal est le pays le plus occidental de l’Afrique continentale, pointant vers l’Atlantique. Plus de 60% de la population sénégalaise ont accès à l’électricité. C’est l’un des taux d’accès les plus élevés d’Afrique de l’Ouest. Presque tous les citadins ont accès à l’énergie, mais l’électrification rurale est à la traîne : il y a encore 1, 1 million de foyers dans le pays sans électricité.
Dans la poursuite de son objectif d’accès universel, le gouvernement sénégalais envisage un réseau moderne, fiable et diversifié. D‘ici 2030, il entend porter sa capacité de production à 2, 5 Gw, avec une plus grande prédominance du gaz naturel et au moins 30% d’énergies renouvelables.
Le Sénégal a la bonne combinaison de facteurs pour atteindre cet objectif pionnier et un avantage majeur sur les pays voisins grâce à un cadre réglementaire qui favorise un mix énergétique et la quasi-libéralisation de la production avec l’entrée de producteurs indépendants.

Parier sur les énergies renouvelables

Selon les données de la Banque mondiale, l’année dernière, près de 80% de la capacité du réseau de 940 Mw au Sénégal était constituée de fioul lourd (67%) et de charbon (12%), avec du solaire (12%) et de l’hydroélectricité importée (9%) représentant le reste.
Dans la poursuite de son objectif de 30% d’énergies renouvelables d’ici 2030, le Sénégal investit dans le solaire pour profiter de la lumière solaire abondante du pays. En 2015, le solaire ne représentait que 0, 4% du mix énergétique du Sénégal, mais avec la construction de cinq centrales solaires d’une puissance totale de 120 Mw en 2016-2017, ce nombre est passé à 12% en 2018. Avec deux autres centrales solaires de 30 Mw en phase de planification, cette tendance devrait se poursuivre.
Le Sénégal exploitera également bientôt des vents de plus de 6 mètres/seconde lors de l’ouverture du plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest en 2020. Développée par la société néerlandaise des énergies renouvelables Lekela power, la ferme de 46 turbines de Taïba Ndiaye devrait produire 158, 7 Mw à partir de l’année prochaine, fournissant de l’énergie à plus de deux millions de personnes, et représentant 15% du mix énergétique du Sénégal. Parallèlement, des projets sont en cours sur les fleuves Gambie et Sénégal pour augmenter la part de l’hydroélectricité dans la production d’énergie de 81 Mw en 2017 à 256 Mw en 2020.

Réduire les coûts et stimuler l’électrification

Les récentes découvertes de vastes réserves de pétrole et de gaz au large des côtes sénégalaises permettront non seulement au Sénégal d’éliminer le charbon et de développer davantage d’énergies renouvelables à travers la conversion au gaz des unités de production existantes, mais également de réduire considérablement les coûts énergétiques du Sénégal, car le pays n’aura plus besoin d’importer de Hfo (Fioul lourd) coûteux. Senelec – le service public d’Etat du Sénégal qui détient environ 50% de la capacité de production du Sénégal et achète également la production de producteurs d’électricité indépendants (Ipp) – peut utiliser ces économies pour maintenir les prix de l’énergie bas et stables pour les consommateurs.
Le Sénégal est un chef de file en Afrique de l’Ouest pour sa stabilité et sa bonne planification énergétique. Le pays a des sites très favorables à la production d’énergie et, en tant que pays stable, il y a moins de risques pour les investisseurs étrangers.
Le Sénégal a été l’un des premiers pays subsahariens à ouvrir la production d’électricité au secteur privé dans les années 90. Depuis lors, une série de politiques réglementaires favorables – telles que les concessions régionales et les programmes de licence – ont encouragé la production d’énergie privée, en particulier dans les zones rurales. Des entreprises privées construisent des micro-réseaux solaires et des fournisseurs d’énergie solaire hors réseau, comme Oolu solar, fournissent des systèmes solaires domestiques fiables et abordables directement aux ménages éloignés. La décentralisation de l’énergie grâce aux mini-réseaux devient une réalité grâce aux énergies renouvelables.

Le Sénégal montre l’exemple

Wärtsilä est opérationnel au Sénégal depuis 1996 et environ 40% de la production nationale d’énergie sont fournis par les centrales de Wärtsilä. De la gestion et de l’exploitation des usines de Senelec à la fourniture d’équipements et de services aux fabricants privés, les solutions intelligentes de Wärtsilä, telles que la centrale Flexicycle de 130 Mw à Mbour, contribuent à améliorer l’efficacité de la production, de la distribution et de l’intégration des sources d’énergie du Sénégal. Par ailleurs, le Sénégal a placé la production d’énergie et l’accès universel à l’énergie au cœur de son programme phare de développement – le Plan pour un Sénégal émergent (Pse) – qui établit une vision simple, des objectifs spécifiques et une stratégie cohérente.
De l’augmentation de la capacité de production à la création d’une gamme de nouvelles opportunités d’emploi, l’accent mis par le Sénégal sur les énergies renouvelables commence à porter ses fruits. La plupart des prévisions indiquent que le pays atteindra son objectif de 30% d’énergies renouvelables avant l’échéance cible. La réalisation de l’accès universel, en particulier dans les zones rurales, est plus difficile, mais le Sénégal essaie différentes méthodes pour augmenter les chiffres tout en se concentrant sur les énergies renouvelables, y compris les concessions rurales et les programmes de licence, le déploiement de l’énergie solaire hors réseau et la réduction des coûts du réseau.
D’autres pays peuvent apprendre du Sénégal en reproduisant l’engagement et la vision du gouvernement sur la façon dont il souhaite que le marché se développe. Plus largement, les gouvernements devraient chercher à refléter avec fierté les projets renouvelables réussis à travers l’Afrique. Bien que chaque pays ait son propre cadre, si la technologie a été essayée et testée ailleurs, nous ne voyons aucune raison pour laquelle cela ne puisse pas être utilisé comme modèle.Ousseynou NDIAYE, Directeur des Opérations régionales Wärtsilä, Afrique de l’Ouest et du Nord

Dr Adrien Coly, Président du Partenariat National de l’eau du Sénégal : «Il faut des changements de mode consommation de l’eau»

http://lesoleil.sn/L’hydrologue, Adrien Coly, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis apporte, au cours de cet entretien, des explications sur la récurrence du manque d’eau à Dakar. En plus de la croissance démographique, l’universitaire indexe le non respect des normes de construction et surtout nos modes de consommation. Le Dr Adrien Coly a proposé un jet de solutions pour résoudre la problématique d’approvisionnement de Dakar en eau.

Docteur Coly, vous dirigez le Partenariat national de l’eau, pouvez-vous revenir sur ses missions ?

J’ai été élu président du Partenariat national de l’eau du Sénégal (Pnes), il y a deux ans. Le partenariat réunit tous les acteurs de l’eau et même ceux qui ne sont pas acteurs. En réalité, toute personne intéressée ou passionnée des questions d’eau peut devenir membre. Il est structuré en huit collèges : l’administration, la société civile, les organismes de bassins, les jeunes et les femmes, les universités… Cette structuration répond à un souci de prendre en considération plusieurs centres d’intérêts. Notre rôle, c’est de promouvoir une gestion intégrée en faisant en sorte que l’ensemble des intentions de gestion soit mis en adéquation pour que chacun puisse satisfaire son besoin dans la mesure du possible.

Quels sont vos chantiers prioritaires ?

Nous sommes en train de construire l’écosystème qui prévient les problèmes d’eau au Sénégal. Au sein de cet écosystème chacun devrait être capable d’avoir une réponse organisée, validée correspondant à ses usages. Ce dialogue constitue notre urgence. L’autre priorité, c’est de mobiliser le secteur privé. Nous savons tous que l’eau est source de valeur. Il y a une chaîne de valeur extraordinaire. Et, nous voulons mobiliser les entreprises qui fabriquent des tuyaux et des réservoirs pour construire une économie autour des questions liées à l’eau. Dans cette dimension entrepreneuriale, notre finalité, c’est de créer du profit pour ces gens. Nous allons vers une entreprise sociale. A cela, s’ajoute la question de dialogue politique qui, à mon avis, est fondamentale. Aujourd’hui, on parle des Objectifs du développement durable (Odd), mais très peu de personnes sont sensibilisées sur cette question et ne connaissent pas les dispositifs politiques mis en œuvre. Dans la démarche politique, il y a des faiblesses. C’est pour cela que nous devons mobiliser une citoyenneté participative pour le dialogue politique autour des questions d’eau.

La région de Dakar est confrontée, de temps à autre, à un manque d’eau. Qu’est-ce qui peut l’expliquer ?

Il y a des situations conjoncturelles et structurelles qui sont liées à la gestion du réseau d’approvisionnement de l’eau potable. Des situations structurelles que l’Etat essaie de prendre en charge. On peut citer d’abord la croissance démographique de la ville de Dakar. Cette croissance mérite une réponse en quantitative. Il faut dire que du point de vue structurel, il y a aussi la question de l’aménagement, parce que dans les différents quartiers de Dakar, les gens construisent R+4 où il était prévu seulement un rez-de-chaussée. En construisant R+4, l’eau ne peut pas arriver de manière soutenue jusqu’au 4ème étage. En respectant ces normes, les propriétaires augmentent les besoins en eau à injecter dans le dispositif. Comment voulez satisfaire tout le monde ? Ceux qui sont en amont du réseau vont bénéficier de plus que ceux qui sont en aval. Il y a cette dimension qui concerne les utilisateurs parce que les propriétaires des maisons ne sont pas alignés sur les programmations, c’est-à-dire le dimensionnement du réseau.

Il y a aussi la vétusté du réseau…

L’autre problème est lié à la qualité du réseau. Il y a beaucoup de pertes d’eau dues au vieillissement des canalisations. Le fait d’assurer l’approvisionnement en eau de Dakar à partir de Keur Momar Sarr pose des défis. Il faut s’attendre à ce qu’il y ait des pertes sur l’itinéraire, qu’il y ait des pannes parfois. Mais on ne peut pas tout temps communiquer sur ces problèmes. Par contre, il faut plutôt faire régulièrement la maintenance des infrastructures pour satisfaire les besoins en des populations en quantité et en qualité. Par ailleurs, des personnes interviennent sans prendre des autorisations.

Les populations espéraient qu’avec l’arrivée de Sen-Eau, les choses allaient s’améliorer. Mais ce n’est pas le cas pour le moment. Quelle lecture en faites-vous ?

Je me pose la question de savoir si cela est lié à l’arrivée de Sen’Eau ? Sen’Eau, c’est comme le boutiquier de votre coin qui vend simplement des biscuits. Lorsque les installations de la biscuiterie ne peuvent pas produire suffisamment de biscuits, il faudra s’attendre à une rupture dans l’approvisionnement. Ceci me fait retourner la question à la Sones qui est responsable du patrimoine et des investissements. Sen’Eau exploite le réseau pour vendre de l’eau. Certes, l’entreprise a une part de responsabilité dans les stratégies. D’une manière globale, la Sones est en train de faire des efforts pour suivre la demande induite par la croissance démographique. Mais, il y a une variabilité saisonnière liée à la demande en période de chaleur.
Je dois préciser que lorsque nous parlons de population, ce n’est pas uniquement le nombre. Mais nous parlons aussi de la qualité de vie de ces populations. Lorsque vous habitez dans une maison du village de Soutou en Casamance, vous n’aurez pas besoin de beaucoup d’eau qu’un habitant d’une villa carrelée de Dakar. La qualité de vie augmente aussi la demande en eau. En plus, de Dakar concentre 80% des industries qui ont une demande en eau importante. A cela, il faut ajouter les hôtels qui consomment énormément d’eau. La demande accroît à Dakar. Maintenant, est-ce que la réponse est aujourd’hui bonne ? A notre humble avis de gestionnaire de ressources en eau, nous pensons qu’à côté de cet effort de produire de l’offre, il faut réaménager la demande en eau et changer la stratégie.
Dans le domaine de l’eau, on a peu innové. On amène de l’eau à Dakar qui est stockée dans les réservoirs des Mamelles et on la distribue. Lorsque que ces réservoirs traversent des difficultés, les populations souffrent. En plus de cela, beaucoup de ménages stockent l’eau dans les réservoirs. Cette stratégie individuelle ne permet pas d’avoir un stock important. Tous ne maîtrisent pas les technologies permettant de stockage d’eau dans un foyer. Il faut réfléchir à un stockage au sein des communautés pour éviter de mobiliser des camions. On peut penser à des réservoirs au sol ou surmonter dans les lieux publics pour un stockage de l’eau de qualité. En somme, il nous faut beaucoup d’innovations dans le domaine de l’eau et de l’assainissement et aussi des changements de mode consommation de cette ressource.

Ces dernières années, il y a eu la réalisation de beaucoup de forages. Cela n’augmente-t-il pas la pression sur les nappes ?

Les études montrent qu’il y a eu une pression très forte sur les nappes de Dakar. Ce qui fait qu’ils sont allés jusqu’au Lac de Guiers où on a construit des usines de traitement qui transfèrent l’eau vers Dakar. L’un des problèmes, ce n’est pas le pompage à partir de la nappe. Celle-ci est polluée à Dakar à cause du défaut d’assainissement. Les quartiers sont assis sur une nappe basaltique. Ces habitations ont concouru à réduire le niveau de la qualité de ces nappes. Actuellement, la nappe de Thiaroye n’est plus utilisée à cause des pollutions.

Quel est votre point de vue sur le dessalement d’eau de mer ?

Vous savez entre 1999 et 2000, j’ai participé à l’élaboration du document degestion de l’eau à l’horizon de 2025. Je suis très heureux de voir comment sur une génération, les réponses apportées à la problématique de l’eau. Dans cette vision, vous constaterez que nous avons proposé la solution de dessalement d’eau de mer. Il faut considérer que l’eau de mer est une ressource d’opportunité. Mais nous ne devons pas nous concentrer sur le dessalement qui exige la consommation de l’énergie.  En plus, la mer qui est source d’eau reçoit toutes les pollutions. A cela s’ajoute l’exploitation pétrolière qui peut augmenter les risques de populations de cette eau avec tous les navires qui interviendront autour de ces plateformes. Des villes comme Barcelone ont adopté le dessalement d’eau de mer.Propos recueillis par Eugène KALY et Idrissa SANE

Mamour Cissé PSD Jant Bi : « L’idéal est que la mobilisation des 1000 milliards soient internes… »

https://directnewsinfo.com/=Le leader de PSD  Jant Bi Mamour Cissé est formel. Sur les ondes de iRadio, il a indiqué dans le cadre de Force  Covid-19 que le Gouvernement  a  mobilisé 400 milliards sur les 1000 milliards qu’il compte dégager.
Selon lui, cette mobilisation aurait pu être plus bénéfique sur le plan interne. Et d’ajouter que le Sénégal enregistre 89 morts de la Covid-19.
A son avis, certains disent que c’est l’Etat qui a relâché mais pour lui, c’est surtout un problème de citoyenneté et de respect scrupuleux des mesures de prévention.

 Bradage des terres à Thiès : L’ancien juge Ibrahima Hamidou Dème et Cie se rebellent

https://www.seneweb.com/Contre le bradage des terres «de pauvres citoyens» à Thiès, des acteurs politiques et des mouvements citoyens ont mis en place un collectif pour la préservation du patrimoine foncier de Thiès.
Ancien magistrat et président du mouvement Ensemble, par ailleurs porte-parole dudit collectif, Ibrahima Hamidou Dème a annoncé, sur la Rfm, ce mercredi 24 juin, une saisine de la Cour suprême par voie de référés, pour la violation d’un de leurs droits fondamentaux qu’est le droit sur le patrimoine foncier.
Egalement, il exige la publication de tous les procès-verbaux de désaffectation et de réaffectation des parcelles par les collectivités locales, mais aussi par les autorités administratives locales.

SPÉCULATION FONCIÈRE : LES MAIRES DE THIÈS APPORTENT LA RÉPLIQUE À IBRAHIMA DÈME

http://www.emedia.sn/Aussitôt après la sortie du Collectif pour la défense du patrimoine foncier de Thiès, les maires de la Ville de Thiès apportent la réplique. Pour Lamine Diallo, Pape Bassirou Diop et Alioune Sow respectivement maires des communes de Thiès Nord, Thiès Est et Thiès Ouest, l’ex juge Ibrahima Amadou Dème emprunte une mauvaise piste. « Il est écrit qu’une personne attributaire d’une parcelle qui ne la valorise pas après deux ans d’attribution, l’administration procède immédiatement à la désaffectation » rappelle Lamine Diallo.
« Ce ne sont pas des Thiessois qui parlaient hier, mais des politiciens bien identifiés qui étaient demandeurs de parcelles. Non servis, ils se transforment en donneurs de leçons. Nous nous sentons diffamés. Il est trop facile de se lever et porter des accusations sur d’honnêtes citoyens. Il dit que la Cour suprême sera saisie, nous aussi nous n’écartons rien pour laver notre honneur », avertit le maire de Thiès Nord.
Dans leur sortie, ces édiles s’en prennent directement à l’ancien magistrat devenu homme politique. « Le juge Dème est un gars qui se croyait intelligent et qui est pris dans son propre piège quand il démissionnait de l’administration et les conséquences sont désastreuses pour lui. l veut se faire un nom en politique en portant des accusations gratuites sans fondement », lance Lamine Diallo.
À propos de l’attribution et la désaffectation des parcelles, il explique le processus  : « Nous sommes dans une ville organisée. Il y a une commission compétente sur le foncier. Elle est dirigée par le maire de la Ville, Talla Sylla. Depuis que nous sommes à la tête des trois communes, il n’y a pas eu de lotissement. Donc comment le juge Dème peut parler de bradage foncier ? » s’interroge le maire, membre du parti Rewmi d’Idrissa Seck.

Puis, il avoue que des parcelles ont été affectées à des personnes, « d’honnêtes citoyens mais malheureusement, ces parcelles n’ont pas était valorisées. Donc une désaffectation a été faite. Il n’y a rien d’illégal en cela », se dédouane-t-il.

À la ville de Thiès aussi, le président de la commission domaniale, Dénéba Sall, conteste la sortie d’Ibrahima Amidou Dème et son collectif. Selon M. Sall, les procédures de désaffectation de parcelles ont toujours été respectées à la lettre. Et, concernant la bretelle de l’entrée de Thiès sur l’avenue Caen, Dénéba Sall estime que l’ex magistrat « fait dans l’amalgame car, sur cette assiette, il s’agit d’un titre foncier. » Isidore A. SÈNE

KÉDOUGOU-Cri du cœur des habitants de Mako : «assis sur une mine d’or aucun village de la commune n’est électrifié» (Idrissa Diallo)

https://www.dakaractu.com/-Les habitants de Mako, commune de Tomoronkoto, à travers Dakaractu, ont lancé un cri du cœur à l’endroit de l’État du Sénégal pour une électrification de leur commune à l’instar des autres. Selon Idrissa Diallo, habitant du village de Mako « c’est un gros village qui fait plus de 3.400 habitants qui a trois écoles élémentaires, un collège et un lycée, mais on n’est pas électrifié. On a zéro village électrifié dans la commune de Tomoronkoto. Le chef de l’État qui nous a toujours soutenu doit penser à nous électrifier, c’est plus qu’une urgence c’est une sur priorité ». Pour rappel, le village de Mako est assis sur une mine d’or qui est exploitée par « petewol mining de mako ».

MARIAMA BA ET LIMAMOULAYE PRÊTS, LE PRIVÉ CATHOLIQUE DUBITATIF

http://www.emedia.sn/ La reprise des cours pour les candidats à l’examen est prévue demain jeudi, 25 juin 2020. Au niveau du lycée d’Education, Mariama Ba, tout est fin prêt. Selon la proviseure du Lycée, Ramatoulaye Sarr, le matériel édicté sur le protocole sanitaire est bien en place. « Avec l’aide de la mairie, nous avons pu désinfecter l’école. Tout le dispositif est prêt pour que nous puissions démarrer dès demain », a-t-elle signalé. S’il y a des difficultés, ce sera au niveau du transport, relève la proviseure.
« Pour les élèves, il n’aura pas de problème, parce qu’une fois à l’école, ils seront en régime d’internat. Mai, s pour les enseignants, signale Mme Ramatoulaye Sarr, il y a le risque lié avec les déplacements en chaloupe. « Nous leur donnons la possibilité de loger dans l’établissement. Mais, pour ceux ou celles qui sont des pères ou des mères de famille et qui ne peuvent pas être dans ces dispositions, c’est là ou va résider les difficultés. La navette pourrait bien être compliquée pour eux. Et nous ne pouvons pas agir à ce niveau. N’empêche, nous avons essayé de jouer avec les emplois du temps pour amoindrie ces problèmes qui sont liés au transport », explique-t-elle sur Iradio.
À Seydina Limamou Laye, le plus grand lycée du Sénégal niché dans la banlieue dakaroise, on s’active aussi pour ne pas manquer le rendez-vous du 25 juin. Tout comme à Mariama Ba, Limamou Laye est fin prêt pour une bonne reprise des cours. « Nous étions prêts pour la date du 2 juin. Donc, ce 25 juin, nous sommes aussi prêts. Tout le matériel est pratiquement au point. Nous avons suffisamment de masques et des lave-mains. C’est peut-être le gel qu’il faudrait renforcer », a indiqué le proviseur du lycée, Mandaw Mbaye.

L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE MET L’ETAT FACE À SES RESPONSABILITÉS

Au niveau des établissements privés catholiques, la reprise sera aussi effective. Mais, elle se fera avec beaucoup d’appréhensions. La secrétaire générale du syndicat national des enseignants catholiques du Sénégal, Marie Yvette Diop Keita, évoque encore des manquements dans le protocole sanitaire de certains établissements scolaires. Elle met le gouvernement face à ses responsabilités parce que la situation épidémiologique est toujours catastrophique, juge-t-elle. « Nous allons rouvrir comme tout le monde tout en mettant le gouvernement devant ses responsabilités. Puisqu’ils ont promis de tout mettre en œuvre pour que rien ne manque. Nous avons des responsables qui surveillent de près ce qui se passe dans les deux premiers jours. Nous attendons leurs rapports. Nous avions signalé des manquements dans certains établissements à Ziguinchor, nous attendons de voir », a-t-elle déclaré, sur les ondes de Iradio. Babacar FALL

Ce qu’on sait sur les 95 nouveaux cas positifs

Libération Sénégal online-Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, ce mercredi, 95 nouveaux cas positifs au coronavirus. Selon la plateforme dédiée visité par Libération online, ces cas sont répartis entre les districts de Dakar-Ouest (11), Dakar-Centre (20), Dakar-Nord (16), Dakar-Sud (7), Touba (1), Guédiawaye (6), Mbao (6), Pikine (1), Keur Massar (4), Thiès (1), Yeumbeul (3), Ziguinchor (7), Diamniadio (3), Vélingara (1), Popenguine (3), Diourbel (1), Bignona (3) et Kanel (1)

Dette hospitalière : Le Sames déterre la hache de guerre

https://www.seneweb.com/La dette hospitalière étouffe les établissements sanitaires.  Ainsi, le Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames), qui s’est réuni en session ordinaire ce samedi 20 juin 2020, pour se prononcer sur les questions du secteur de la santé, a évoqué cet aspect afin d’y trouver des solutions définitives.
«En effet, au lieu de payer ses dettes aux structures de santé, conformément à l’instruction du chef de l’Etat, l’Agence de la couverture maladie universelle (Acmu) propose une convention dans laquelle elle demande aux directeurs d’hôpitaux de renoncer à une partie des montants dus et validés», a d’emblée fait savoir le docteur Amadou Yéri Camara et ses camarades.

«Cette tentative d’arnaque ne passera pas et tous les agents de santé feront face»

Avant de poursuivre : «Il en est de même pour le remboursement des coûts de prise en charge de la gratuité des enfants âgés de 0 à 5 ans au niveau des districts sanitaires dont les montants validés ont été amputés sans aucun critère précisé. Et en lieu et place, l’Acmu propose un montant insignifiant représentant parfois le dixième du montant réel dû à rembourser immédiatement aux structures, sous condition que ces dernières renoncent au reste de la dette constatée jusqu’en décembre 2019.»
A en croire ces syndicalistes, «cette tentative d’arnaque ne passera pas et tous les agents de santé feront face». «Le Sames n’exclut aucune méthode de lutte, si l’Acmu persiste dans ce chantage basé sur la détresse financière des structures de santé», ont-ils prévenu.

«Même de petits conseillers techniques à l’Acmu se permettent d’accuser de vol les responsables des structures de santé»

Egalement, le Ben «dénonce les atteintes répétées à l’honorabilité et à la dignité des agents de santé par les sorties médiatiques du ministre du Développement communautaire et ses directeurs d’agence qui, incapables de faire face à leurs responsabilités pour payer leurs dettes, accusent sans preuve et jettent le discrédit sur le secteur de la santé, en total manque de solidarité gouvernementale».
«Même de petits conseillers techniques à l’Acmu se permettent d’accuser de vol les responsables des structures de santé. Comment peut-on voler une dette ? L’incompétence et le ridicule ne tuent pas ! Cela ne nous étonne guère, puisque ces agences servent juste à caser la clientèle politique», ont renseigné les membres du Sames.

Le Secrétaire particulier d’Aly Ngouille Ndiaye décède de la Covid-19

https://www.seneweb.com/ Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, est en deuil.
Et pour cause, Seneweb a appris de sources autorisées que son secrétaire particulier, Adjudant Major Moussa Diop, premier cas de la Covid-19 au sein de ce département ministériel, a finalement succombé.
Il est décédé, ce mercredi 24 juin, dans un centre de traitement épidémiologique de Dakar.
Pour rappel, près de 30 membres du personnel du ministère sont contaminés.
Au moment où nous mettons sous presse, les responsables du ministère sont en conclave

Pourquoi le Sames n’exclut pas les 100 décès au Sénégal

https://www.dakaractu.com/La barre des 100 morts liés à la Covid-19, va être franchie, sous peu, au Sénégal. Avoir ce bilan macabre est, pour les membres du Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) une possibilité. ‘’Le relâchement constaté dans la population est global y compris au sein des forces de défense et de sécurité chargées d’appliquer les mesures de port obligatoire des masques dans les lieux publics et dans les transports. Les agents de santé sont laissés à eux-mêmes  ! Nos patients diabétiques, hypertendus, cancéreux et nos ainés succombent de plus en plus et de jour en jour, et bientôt la barre des 100 décès sera franchie’’.
Ledit Syndicat autonome des médecins dit exiger ‘’le respect et la sécurité des agents de santé et va demander purement et simplement l’arrêt des missions de prélèvement sur le terrain si l’Etat ne prend pas ses responsabilités pour la protection des agents. Et même si le Sames comprend la nécessité de faire reprendre les activités économiques brandie par l’Etat, la cacophonie des décisions prises par l’Etat a conduit à la banalisation de la maladie par la population et le message subconscient  :  L’Etat est passé à autre chose’’, a annoncé le Ben, dans un communiqué parcouru par Dakaractu.
Le Sames, dans le même document d’appeler le président Macky Sall et son gouvernement de se ressaisir. ‘’L’Etat doit se ressaisir et suivre les indications du Comité national de gestion des épidémies’’ (Cnge). Aujourd’hui, il est nécessaire de faire comprendre et appliquer les mesures de port obligatoire des masques dans les lieux publics et mettre assez de ressources pour assurer correctement les missions de terrain des districts. C’est le sens qu’il faut donner au geste posé par l’Ordre national des médecins du Sénégal et les autres ordres qui ont fait des dons en équipements de protection, nous les en remercions très vivement’’.
‘’N’est-ce pas le moment de supprimer les institutions comme le Hcct (Haut conseil des collectivités territoriales) et le Cese (Conseil Economique, Social et Environnemental) à l’utilité douteuse pour consacrer les ressources économisées aux véritables priorités sanitaires et éducatives ?’’, s’interroge le syndicat des médecins

RÉQUISITOIRE DU PARQUET  : Cheikh Yérim Seck n’ira pas en prison

Libération Sénégal online Déféré au parquet à la suite d’une affaire d’avortement présumé, le journaliste Cheikh Yérim Seck n’ira pas en prison. Selon les informations exclusives de Libération online, le parquet vient de demander l’ouverture d’une information judiciaire au doyen des juges. Dans son réquisitoire, le ministère public a requis le placement sous contrôle judiciaire du journaliste. Les auditions vont démarrer.Plus d’informations à venir.

Cheikh Yérim Seck sous contrôle judiciaire

Libération Sénégal online-Conformément au réquisitoire du parquet, le journaliste Cheikh Yérim Seck vient d’être placé sous contrôle judiciaire, selon les sources autorisées de Libération online.
La même mesure a été appliquée aux trois autres protagonistes de ce dossier.

Cheikh Yérim Seck arrêté et déféré

Libération Sénégal online-Cheikh Yérim Seck a été arrêté et déféré au parquet tout comme les autres personnes citées dans cette affaire d’avortement. Au moment où ces lignes sont écrites, le journaliste est dans la cave du Palais de Justice, selon le correspondant sur place de Libération online.Plus d’informations à venir

Les militants de «Nittu Degg » libres

Libération Sénégal online–Interpellés hier, les militants de «Nittu Degg» et leurs compagnons de lutte qui manifestaient contre le bradage du littoral ont été libérés sans charge. Le parquet a classé sans suite le dossier. Ils viennent de sortir de la cave du Palais de Justice, selon le correspondant sur place de Libération online.

Dossier Karim Xrum Xax : les avocats de la défense vont introduire une demande de liberté provisoire

https://www.dakarmatin.com/C’est hier mardi que la condamnation d’Abdou Karim Guèye alias «Xrum Xax» a été notifiée aux avocats de la défense. Ainsi, ces derniers vont introduire une demande de liberté provisoire pour raison de santé, selon la Rfm. Ceci, en attendant de plaider le fond du dossier devant la Cour d’appel de Dakar. L’un des avocats, Me Khoureychi Ba, a informé que l’état de santé de son client, par ailleurs leader de Nittu Dëgg Valeurs, «est extrêmement inquiétant». Poursuivi pour provocation à un attroupement armé et outrage à agent, Abdou Karim Guèye «Xrum Xax» a été condamné, le mercredi 13 mai, à une peine de 3 mois d’emprisonnement devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Non satisfait de cette décision rendue, l’activiste a interjeté appel.

Guy Marius, Xrum Xax, Commissaire Sadio : Ces nouveaux ‘’opposants’’ à Macky

https://www.dakarmatin.com/La nature a horreur du vide. Au moment où Macky croyait avoir fait ‘’pacifié’’ l’environnement politique avec des manœuvres réussies de réduction de l’opposition à sa plus simple expression, une autre race de semeurs de trouble voit le jour.
Guy Marius Sagna a totalisé une trentaine d’arrestations tandis que Abdou Karim Gueye surnommé Karim Xrum Xax, actuellement en détention, en a quelques-unes. Assane Diouf dit ‘’insulteur public numéro un’’ a subi sa seconde détention même si celle-ci est pour le moment préventive.
A côté de ces activistes, d’autres comme le Commissaire Boubacar Demba Sadio s’invitent dans ‘’le macky’’ avec la même hargne de dire ‘’non  ! ’ à tout ce qui est en train de se passer.
La même détermination qui avait poussé le juge Dème, l’ancien Commissaire Keita, le Colonel Ndao, pour ne citer que ceux-là à entrer dans le jeu ‘’politique’’ même si nombre d’entre eux n’ont pas sollicité les suffrages des Sénégalais.
Bien sûr, la société civile classique et les partis politiques traditionnels sont toujours là. Si Alioune Tine, Gassama, Birahim Seck, Assane Dioma Ndiaye, Ousmane Sonko, etc. sont toujours au front, leurs engagements ne sont pas les mêmes qu’au temps de l’ancien Président Abdoulaye Wade.
Sonko n’était pas là à l’époque et continue son combat politique, mais il est bien seul dans un landerneau politique où beaucoup semblent avoir déposé les armes.
Les manifestations de ‘’Aar linu bokk’’ sont en général suivies, mais l’opposition a été remorquée, c’est qui est rare dans l’histoire de notre pays.

Nous devons à la vérité de faire remarquer que Macky a respecté sa promesse de réduire celle-ci à sa plus simple expression. Qui comprend aujourd’hui les silences d’Idrissa Seck et d’Abdoulaye Wade ?

Décidément, les temps ont changé.
Alors, ces ‘’opposants’’ de type nouveau, ces hommes et ses femmes déterminés à restaurer l’Etat de droit, à assoir la bonne gouvernance et à lutter contre l’injustice et l’instrumentalisation des institutions se sont signalés au public avec une détermination sans faille.
Souvent sans moyens et ressources, peu suivis par le peuple, ils agissent en solitaire. C’est pourquoi, le régime ne se fait aucune peine à les embastiller. Ils entrent et ressortent de la prison d’une façon parfois déconcertante.
Macky qui croyait avoir apaisé son règne se frotte à eux. Et comme leurs poids sont limités, ils deviennent plus agressifs allant même jusqu’à l’injure.
Ce qui est remarquable, c’est que des individus dont les parcours ne prédestinaient pas à ces types d’engagements se lancent de plus en plus.
Il ressort de tout cela qu’aucun gouvernant ne peut espérer, dans la durée, agir en toute liberté sans une forme de contrôle direct de ses concitoyens.
D’ailleurs, il est même préférable qu’il en soit ainsi. Si l’on exclut les dérapages, il va de soi que nos dirigeants ont tout intérêt à écouter ses sons de cloche autres que ce qu’ils entendent souvent de collaborateurs complaisants.
Il est inutile alors de les mettre en prison à moins de délits graves pouvant porter atteinte, réellement, à la stabilité ou à la sécurité publique.

L’offense au Chef de l’Etat est un délit désuet, anachronique et dangereux. C’est une réponse du berger à la bergère. C’est de la vengeance.

Or, avec les réseaux sociaux, le monde évolue même si c’est parfois d’une façon regrettable.
C’est pourquoi, il faudra désormais éviter l’emprisonnement systématique de jeunes qui se défoulent sur les réseaux sociaux et trouver des peines alternatives si des délits sont commis.
Et ceux qui sont actuellement dans les liens de la détention doivent pouvoir bénéficier de la clémence du Chef de l’Etat qui doit prendre conscience du fait que l’écrasante majorité des sénégalais ne cautionnent nullement qu’on lui manque de respect.
Mieux, si on les ignore, ils sombrent, si on les arrête, ils brillent. Et ils l’ont tellement compris qu’ils ne vont jamais se priver de l’occasion de briller par des actions pouvant motiver leur arrestation.Le Procureur va-t-il continuer à jouer leur jeu ?

Badara Gadiaga dresse un « tableau noir » du 23 juin : «Nos aînés nous ont clairement trahis.Le processus vers la révolution est totalement raté…»

https://www.dakaractu.com/-23 juin 2011- 23 juin 2020, neuf ans déjà que des pans entiers de la nation sénégalaise était prête à défendre la démocratie.
Aujourd’hui, il est clair que tout un chacun peut faire son propre bilan de ces neuf années qui ont suivi cette lutte acharnée qui a, d’ailleurs valu quelques morts.
Ainsi, le responsable du parti Rewmi au niveau du département de Dakar, tirant à boulets rouges sur le régime et ceux qui étaient à cette période de lutte, parmi les plus remarqués, a fait un bilan négatif de toutes ces années qui ont suivi le 23 juin 2011.

 » Le 23 juin a marqué notre génération. Ce qui est cependant le plus déplorable est cette trahison notée depuis neuf ans.

Car, ceux contre qui nous luttions, sont aujourd’hui, ceux qui sont dans ce régime et comblés de privilèges », déplore Badara Gadiaga qui est d’ailleurs l’un des jeunes qui étaient au front avec cette mouvance du M23.
Précisant sa pensée sur ce qu’il appelle « la trahison de nos aînés », le membre du secrétariat exécutif national du parti Rewmi regrettera catégoriquement cette situation qui prévaut au niveau de l’assemblée nationale. « Quand je vois aujourd’hui, un député se lever pour affirmer publiquement qu’il est un député de Macky Sall, je suis totalement choqué car, le peuple attendait mieux d’une législature dirigée par quelqu’un qui était au front en même temps que nous, pour réclamer justice », rappellera l’homme politique du Rewmi.
Selon toujours Mr Gadiaga, « nous avons simplement confondu les étapes de lutte car, c’est une évolution que nous avons eue à la place d’une révolution qui était l’objectif. »
Selon lui, les combats sont brouillons et parfois, dans un désordre total.  » Nous avons l’habitude de mener des combats qui n’ont pas de suite ni une évolution notoire. Quand on entame une lutte et qu’on ouvre parallèlement une autre, c’est parce que l’inexpérience est notre qualificatif… »

LETTRE AUX SACRIFIÉS DE L’ALTERNANCE : “Sur vos tombes ils ont bâti des palaces ! Par Alassane K. KITANE

Les hommes valeureux n’ont pas peur de mourir, ce dont ils ont peur c’est de vivre dans l’indignité ou de mourir pour les petites causes, celles mesquines. Les jeunes qui ont sacrifié leur vie parce qu’ils étaient engagés dans un combat qu’ils croyaient juste et noble sont donc plus honorables que ceux qui ont rusé avec eux en les envoyant, de façon probablement superflue, périr sur le bûcher. Ils croyaient mourir pour quelque chose au moment où ceux qui les encourageaient à mourir voulaient simplement, par le nombre de morts, s’assurer leur ascension ainsi que leur assomption.
On a sacrifié des vies pour des destins personnels : c’est une évidence empirique ! On a dévoyé le combat pour plus de démocratie et de transparence : des coupeurs de « route démocratique » et des pirates ont arraisonné l’admirable navire rempli d’espoirs et d’entrain pour s’en approprier. On a bercé la jeunesse dans le rêve d’un Sénégal différent et meilleur, on l’a excitée d’espérances folles, on l’a précipitée vers l’abime de la mort pour simplement susciter l’émoi ici et ailleurs. Des jeunes ainsi anesthésiés par des enchanteurs sans vergogne ont sacrifié leur vie pour que le Sénégal change, mais en fin de compte il a simplement changé de mains et pas de destination ni même de manière de faire.
Les héritiers de cette alternance douloureuse ne savent pas qu’ils se comportent en charognards : c’est évident que le poids du sang a pesé très lourd dans la balance électorale de 2012 ! Car ils sont nombreux à avoir fait ce raisonnement lucide : une victoire de Wade en 2012 installerait ce pays dans un bain de sang impossible à endiguer. Ce n’est pas sûr que ceux qui ont bénéficié de ce vote aient envie de comprendre les raisons ultimes de certains suffrages.
Ils ont usurpé un combat dans le seul but d’en récolter les dividendes : ils n’ont jamais été animés par une volonté de réformer ce pays. Ils sont en train de légitimer tous les crimes et péchés qu’ils dénonçaient hier, ils sont devenus subitement riches, ils ont construit des villas en un temps record au moment où les routes du pays sont majoritairement impraticables. Ils se prélassent tous les jours dans les hôtels au moment où les populations de la banlieue sont noyées dans des inondations. Jeunes sacrifiés de l’alternance, si vous saviez ce que les coachs de la mort ont fait de votre combat ! Je vois des journalistes naguère directeurs de conscience devenus courtisans du Prince, je vois des défenseurs des droits de l’Homme transformés en défenseurs de causes injustes. Je vois des rappeurs devenus activistes, mais dont l’abnégation est trahi par des joues étonnamment épanouies depuis l’alternance : comment peut-on combattre l’enrichissement illicite tout en s’enrichissant par le biais de la politique ? Je vois un Président se défendre de s’être illicitement enrichi en des termes si lamentablement maladroits « ça ne fait même pas deux milliards » ! Ainsi estime-t-il son patrimoine. C’est ce qu’on appelle une dénégation qui enfonce et ternit plus qu’elle n’absout.
Ce qui devrait être des mausolées pour les martyrs de la démocratie a été donc honteusement travesti en palaces pour des hédonistes que les délices de la vie ont définitivement emprisonnés dans les dédales de l’incohérence. Quant aux théoriciens du troisième mandat, ils devraient vraiment interroger leur courte mémoire  : comment ces gens peuvent-ils penser aux morts du 23 Juin et dormir la nuit ? Ces parasites de la république qui ont l’art de faire alliance avec tous les présidents ne respectent ni l’esprit du 23 juin ni même les martyrs qui y ont laissé leur vie. Quelle honte  ! Le cartel politico-économique qui dirige présentement le Sénégal corrompt tout le monde, emprisonne les adversaires et insultent ceux qui ont l’outrecuidance de garder leur lucidité. J’entends la voix des martyrs s’interrogeant ainsi : « qu’est-ce que tous ces intellectuels trouvent d’attrayant dans l’action ou la vision d’un Président comme Macky ? ». A ces martyrs je répondrais : « rien, sinon les honneurs et les faveurs de la république ». Ces intellectuels faussaires dont se plaignent Pascal Boniface et les autres (ceux qui l’accusent de plagiat) ont dénaturé la démocratie en France et l’ont inhibée au Sénégal ; et il urge de les combattre sans fléchir.

Maroc, un futur champion d’Afrique?

https://www.lepoint.fr/afrique/ LETTRE ÉCO D’AFRIQUE. Une récente note de Politique économique qualifie le Maroc pour « un rôle de locomotive pour une co-émergence harmonieuse du continent ». Quelle en est vraiment la probabilité ?
Intitulée « Vers des changements de structures pour une co-émergence africaine  : le rôle du Maroc comme futur hub industriel et locomotive d’intégration », la note de Politique économique en question a pour auteur un Sénégalo-Suisse, le Dr Papa Demba Thiam, spécialiste en développement régional et expert en développement industriel basé sur les chaînes de valeurs. Préparée sous l’égide de l’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS) présidé par Abdelmalek Alaoui, cette note qualifie le Maroc pour jouer « un rôle de locomotive pour une co-émergence harmonieuse du continent ». Son auteur y expose « des éléments de stratégie qui pourraient aider à transformer le Maroc, potentiel corridor industriel, en plusieurs « centres de croissance multipolaires » (CCMP) diffusant des opportunités d’investissements intégrés et complémentaires entre l’Afrique et le reste du monde ». Il y propose un modèle de financement du développement basé sur des « partenariats stratégiques public-privé sur les chaînes de valeurs » (PSCV). L’impulsion serait donnée par des fonds publics limités pour générer des investissements privés massifs orientés par des « stratégies d’interface » et réduire ainsi l’endettement des États.

Le roi Mohammed VI est monté en première ligne des fronts ouverts par la crise du Covid-19. 

Le constat majeur à partir duquel le DPapa Demba Thiam désigne le Maroc comme pays pouvant servir de pionnier dans cette démarche est que « les économies des marchés émergents sont mieux structurées pour lutter efficacement contre les effets sanitaires et économiques d’une pandémie comme le Covid-19, que de nombreuses économies occidentales qui souffrent de la prégnance de leurs structures fossilisées ». « Cela rend leur reconversion difficile dans le cadre de rapatriements de chaînes de valeurs stratégiques », poursuit-il, faisant allusion à la volonté de relocalisation affichée notamment par nombre de responsables économiques européens. Une fois cela dit, se pose la question suivante  : que faire de cet avantage ? La note de Politique économique, produite en mai dernier, propose de « réinventer les économies africaines en les bâtissant sur leurs forces ». Des opportunités ne manqueront pas de naître de ce modèle économique et spatial innovant qui va « distribuer des potentiels de croissance intégrés et complémentaires dans les espaces économiques du continent ».

Pour le Dr Papa Demba Thiam, le Maroc peut être une locomotive dans la dynamique de co-émergence qui doit accompagner la Zleca. 

Pour le Dr Papa Demba Thiam, le Maroc a de sérieux atouts pour transformer ses avantages comparatifs en avantages compétitifs. La manière jugée exemplaire dont le royaume chérifien a réorienté son outil industriel au plus fort de la crise sanitaire du Covid-19 n’est pas pour démentir cette assertion. Et celle mise en branle pour mieux maîtriser sa relance économique est intéressante en ce qu’elle conjugue des réflexions et initiatives à fort impact tournées autant vers la création et le développement de nouvelles chaînes de valeurs locales que vers le renforcement et l’adoption de nouveaux modes opératoires de coopération internationale. Revue de détails sur l’enchaînement des mesures et réflexions qui ont été concrétisées.

Relancer l’économie, oui, mais dans le respect de la sécurité sanitaire

Le confinement allégé, une exigence s’est d’emblée imposée  : il faut ouvrir l’économie sans compromettre la sécurité sanitaire des populations, notamment celles qui présentent un risque élevé de développer des complications vis-à-vis du Covid-19. Sur ce point, le gouvernement de Sâadeddine El Othmani a été ferme comme l’illustre la prudence méthodique avec laquelle il a abordé le déconfinement et prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet.

Le chef du gouvernement Saadeddine El-Othmani doit gérer d’importantes contraintes en même temps que la relance économique post-Covid-19. 

Parmi les cordons en place, il y a celui des tests PCR sur lesquels le gouvernement a décidé de faire un effort conséquent lui permettant d’atteindre le niveau de 40 000 tests par jour.
Dans la même veine que le gouvernement, le patronat, représenté par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a décidé d’adopter, « sur hautes instructions royales », et avant la fin du confinement, une politique de dépistage massif des salariés des entreprises du secteur privé. « L’objectif, dit la CGEM, est de protéger les salariés et garantir une reprise des activités dans de bonnes conditions ». Reposant sur des tests PCR considérés comme plus adaptés à des situations où la prévalence du virus est faible, cette opération a été déployée en tandem par l’organisme patronal marocain et le ministère de la Santé.

Comment cela a-t-il été organisé ?

D’abord, il a fallu trouver le moyen de garantir un meilleur ciblage. Pour ce faire, un algorithme a été adopté pour faire ressortir en priorité les entreprises à tester et cela sur la base de critères sanitaire, social, sectoriel et économique. Précision  : « un autre algorithme a été établi pour le choix des salariés au sein d’une même entreprise », explique-t-on à la CGEM. Parallèlement, une stratégie de monitoring de l’évolution du virus a été établie à travers la réalisation, sur l’ensemble du territoire, de tests d’échantillons représentatifs par des méthodes sérologiques. Pour d’ores et déjà en mesurer la portée et la pertinence, il convient de retenir que cette campagne de dépistage massif engagée depuis le 3 juin 2020 dans toutes les régions du Maroc a vu l’inscription en 20 jours de près de 450 000 salariés, dont 166 316 ont déjà été dépistés. Et l’objectif de 40 000 dépistages/jour est toujours visé.
Cette convergence de vues entre le gouvernement et le patronat a été un véritable atout dans le maillage du royaume pour repérer au plus tôt toute source de contamination. Il faut dire qu’il a permis de sanctuariser les lieux de travail et de faire des actifs des vigies pour les familles. Dans un pays où le tourisme représente quelque 10 % du PIB et a attiré 13 millions d’étrangers l’an dernier, ce dépistage massif a aussi été une manière d’envoyer un signal de sécurité à la clientèle. Plus besoin pour elle en effet de s’interroger sur la bonne santé des employés des hôtels et restaurants fréquentés. Une fois ce préalable sanitaire réglé, le pays a pu se consacrer à la relance économique proprement dite.

Relancer l’économie avec une partition maîtrisée

Dès la 3e semaine de mai 2020, la CGEM a proposé un Plan de relance économique, synthèse de 25 plans de relance sectoriels. C’est lors de la 8e réunion du Comité de veille économique (CVE) qu’il a été présenté par Chakib Alj et Mehdi Tazi, respectivement président et vice-président général de l’organisme patronal. Qualifié d’« intégré, massif, cohérent et équilibré entre l’État, le secteur privé et le citoyen » autour des notions de « confiance, de transparence, d’efficacité et d’inclusion », ce plan a été le résultat d’une large consultation lancée mi-avril auprès de l’ensemble des acteurs participant à la gouvernance de la CGEM, des membres du bureau aux fédérations en passant par les sections régionales, les groupes parlementaires et les commissions.

Les propositions du patronat

Parmi les principaux axes du plan du patronat, il y a la mise en place de mesures transversales aptes autant à permettre de sauvegarder le niveau de l’offre et réduire les pertes accumulées pendant la période de l’état d’urgence, que soutenir les charges fixes des entreprises. Il y a aussi la stimulation de la demande avec le concours de l’État par la commande publique, l’accélération des partenariats publics-privés (PPP), la mise en place de fonds publics-privés pour la reconstitution des fonds propres des entreprises, les incitations à faire consommer du « made in Morrocco » et une baisse temporaire de la TVA pour les secteurs fortement concurrencés par l’informel.

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) dirigé par le tandem Chakib Alj-Mehdi Tazi, respectivement président et vice-président général, a choisi, en entente avec le gouvernement, de multiplier les tests de dépistage dans les entreprises. 

Sur le volet du financement, la Confédération a préconisé « l’instauration de mécanismes de crédits à long terme conditionnés, attractifs et automatiques pour les entreprises notamment les TPE et les PME, mais aussi des dispositifs de « quasi-fonds propres » en faveur des entreprises de tailles intermédiaires (ETI) et des grandes entreprises ». Toujours sur le volet financier, la CGEM a souligné « la nécessité d’accélérer l’inclusion financière de toute la population à travers le paiement mobile, ou encore le e-Gov, pour simplifier la relation entreprise-administration ». Enfin, elle a affirmé « la nécessité de mettre en place très rapidement des mécanismes de réduction des délais de paiement, en orientant les aides apportées aux entreprises publiques et aux grandes entreprises vers le paiement de leurs fournisseurs ».
Enfin, le social. Sur ce point, la Confédération a appelé à élargir la sécurité sociale et l’assurance maladie obligatoire (AMO) aux populations qui n’en bénéficient pas encore, à savoir les professions libérales, les commerçants,  etc.

Des contraintes importantes pour le gouvernement

Face à ces propositions, la tâche du gouvernement est ardue. Pour relancer l’économie proprement dite, il doit plancher sur la loi de finances rectificative de 2020, sur le projet de loi de finances de 2021, et digérer les 23 memoranda que le Premier ministre a dit avoir déjà reçus en date du 16 juin en même temps qu’il a évoqué le projet de création d’un « fonds d’investissement public » pour notamment soutenir la création d’emplois. C’est le minimum pour se remettre du choc des quelque 132 000 entreprises (près de 60 % du secteur structuré) momentanément fermées, des 950 000 salariés impactés ainsi que de la suspension des revenus des 4, 3 millions de familles travaillant dans le secteur informel.
Alors qu’il doit accorder la plus grande attention aux chantiers sociaux, le gouvernement va devoir trouver de la cohérence au milieu d’impératifs économiques et budgétaires divers  : ainsi du pouvoir d’achat des ménages, des budgets des secteurs prioritaires comme l’enseignement, la santé et bien sûr le tourisme ; du déficit du compte courant creusé en 2020 à 10, 3 % du PIB, du repli des exportations de 15, 8 %, du recul des recettes de voyage de 60 %, de celui des transferts des marocains résidents à l’étranger (MRE) de 25 % et des IDE tombés à 1, 5 % du PIB, alors que le déficit budgétaire monterait à 7, 6 % et l’endettement du Trésor à 75, 3 %. Dans le même temps, sur les cinq premiers mois de 2020, les recettes ordinaires ont diminué de 10 %, particulièrement impactées par le recul des rentrées fiscales, le ratio de la dette publique totale devant alors monter à 91, 7 % du PIB.
De cette sévère réalité, le gouvernement a semblé tirer une plus forte motivation à faire de cette crise une opportunité. Et cela s’est vu dans les pistes de réflexion avancées au Parlement par le ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique, encouragé par la souplesse dont a fait preuve l’outil industriel marocain, au plus fort de la crise sanitaire avec la fabrication locale de masques et respirateurs.

Relance économique  : le gouvernement pose le cadre industriel

Devant la représentation nationale, Moulay Hafid Elalamy a expliqué combien pour rester compétitif, le Maroc avait une carte à jouer sur les plans industriel et digital pour réussir sa relance économique. Dans un exposé extrêmement bien articulé, illustrant une vision claire de ce qu’il veut pour le Maroc, le ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique s’est fait le chantre de la limitation au maximum des importations, non dans une logique protectionniste, mais pour développer et produire sur place tout ce qui pourrait l’être. Le ministre a ainsi mis en avant des exemples de niches industrielles et commerciales dont les entreprises marocaines pourraient s’emparer. Ainsi celles des équipements sanitaires, de certaines pièces et de composants automobiles, de produits intermédiaires,  etc. Et cela sans faire de concession à la qualité des produits ou services aux normes internationales. Ainsi, Moulay Hafid Elalamy s’est dit favorable à une plus forte implication des associations de consommateurs pour un meilleur rapport qualité-prix.

Ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique, Moulay Hafid Elalamy veut faire jouer au Maroc une partition adaptée aux défis de développement et d’intégration qui l’attendent. 

Pour conforter cette dynamique entrepreneuriale et rassurer les investisseurs marocains quant à la prise de risques, il envisage de constituer une « banque de projets » ciblant des niches pré-identifiés. Dans une telle configuration, c’est comme si l’État gérait une banque d’affaires pour épauler les entrepreneurs dans le montage et le financement de leurs projets.
Dans une plus large mesure, le gouvernement est prêt à accompagner les entrepreneurs pour leur permettre de produire ce qui est importé, mais aussi ce qui ne l’est pas malgré l’existence d’une demande potentielle. Pour optimiser les résultats en la matière, le ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique compte être vigilant sur l’orientation des flux d’investissement des structures étatiques comme la Caisse de dépôt et de gestion mais aussi, sur d’éventuelles concurrences déloyales qui porteraient préjudice aux entreprises marocaines. « Je suis prêt à activer les clauses de sauvegarde s’il le faut », dit-il.

Quid de la question de la relocalisation notamment dans le secteur automobile où le Maroc est très concerné ?

Dans ce domaine, l’arme absolue, c’est bien sûr le savoir-faire, mais aussi et surtout la compétitivité. Jusque-là, le Maroc a su allier ces deux qualités pour le plus grand bonheur du groupe PSA et de Renault-Nissan. Mieux, dans un contexte où les constructeurs français pourraient être tentés de rapatrier leur production de voitures électriques, la polyvalence des équipes techniques marocaines pourrait les faire réfléchir. En tout cas, pour le moment, ce marché ne représente que 5 %. Son retrait ne pourrait donc pas mettre en péril les 95 % qu’occupe la construction de voitures thermiques. Cette question de la voiture électrique fait d’ailleurs rebondir l’intérêt pour le Maroc d’intégrer dans sa réflexion et ses initiatives industrielles, les questions de la transition énergétique et du changement climatique. Autant dire que pour le Maroc, la décarbonisation des processus dans les chaînes de valeurs locales est un enjeu important.

Relancer l’économie dans une dynamique d’énergie « propre »

Cela n’a pas échappé au ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, pour qui, dans les années à venir, il faudrait diminuer la part d’éléments fossiles pour avoir des chances d’accéder au marché mondial. Ce constat l’a conduit à préconiser le renforcement des atouts du Maroc dans les énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire, et de confirmer l’objectif de 52 % dans le mix énergétique car, désormais, non seulement, il faudra faire face aux contraintes économiques nées de la crise sanitaire du Covid-19, mais il faudra aussi anticiper ce qui est parti pour être une forte tendance mondiale.

Avocate spécialiste des questions énergétiques et climatiques, Ghalia Mokhtari est convaincue que le Maroc ne pourra pas faire l’économie d’une politique volontariste pour favoriser les investissements dans les énergies propres.

Sur cette question, l’Institut marocain de l’intelligence stratégique lui donne raison. Sous la plume de Ghalia Mokhtari, avocate au barreau de Casablanca et spécialiste des financements de projets énergétiques, l’IMIS vient de publier une analyse stratégique qui explique pourquoi le Maroc post-Covid ne peut échapper à des politiques climatiques et énergétiques innovantes. Pour l’auteure, le royaume chérifien a désormais un défi à relever  : relancer avec force la machine économique sans sacrifier ses engagements pour lutter contre le changement climatique.
L’Institut marocain d’intelligence stratégique que préside Abdelmalek Alaoui est un important contributeur des réflexions menées sur le Maroc actuellement en construction.
Au regard de la dévastation économique causée par le Covid-19, l’objectif est de taille, et ce, d’autant que tout cela doit se faire dans un environnement où l’épidémie peut revenir et où la concurrence internationale va s’intensifier. Pour ce faire, il importe, selon Ghalia Mokhtari, d’adopter « des mesures d’encouragement pour attirer des investissements sur des secteurs prioritaires, comme le bâtiment, l’agriculture, le transport, les infrastructures vertes ou encore l’éducation et la formation ». En somme, adopter une fiscalité verte qui encouragerait les investissements favorisant des sources d’énergie renouvelable.

La centrale solaire de Noor est essentielle dans le mix énergétique plus propre du Maroc.

Précisant sa pensée, elle va jusqu’à souhaiter que le Maroc non seulement introduise une taxe carbone, mais réduise aussi les subventions aux énergies fossiles. Encouragé par le rapport de la Commission mondiale sur l’économie et le climat qui révèle que l’adoption de mesures climatiques ambitieuses pourrait générer des bénéfices de 26 milliards de dollars US d’ici 2030 tout en créant 65 millions de nouveaux emplois, Ghalia Mokhtari voit au bout de cette politique « intelligente » de décarbonisation, la possibilité pour le Maroc de se positionner comme un « hub énergétique régional » et de « jouer un rôle crucial dans la sécurité énergétique de l’Europe et de toute l’Afrique du Nord ».

Renforcer l’intégration africaine…

« Locomotive pour une co-émergence harmonieuse du continent » d’après la note de Politique économique du Dr Papa Demba Thiam ; « hub énergétique » d’après l’analyse stratégique de Ghalia Mokhtari, le Maroc peut manifestement être au cœur d’un maillage qui lui donne des atouts autant en direction de son principal partenaire économique, l’Europe, que de celle d’un espace vers lequel il entend se projeter de toutes ses forces  : l’Afrique subsaharienne. Deux événements récents illustrent que le royaume chérifien en a pris conscience.

… par des actes concrets de solidarité

Le premier est de l’ordre du souverain même. En effet, sur les « très hautes instructions » du roi Mohammed VI, le Maroc a posé un acte très fort de solidarité avec des pays d’Afrique subsaharienne en envoyant à quinze d’entre eux une aide médicale massive de produits sanitaires fabriqués par des unités industrielles marocaines dans le respect des normes exigées par l’OMS. Au total, ce sont 8 millions de masques, 900 000 visières, 600 000 charlottes, 60 000 blouses, 30 000 litres de gel hydroalcoolique, 75 000 boîtes de chloroquine et 15 000 boîtes d’azithromycine qui ont été dispatchés par des avions de Royal Air Maroc à travers le continent. Cet acte de solidarité par lequel le Maroc fait beaucoup plus que la Chine et ses six millions de masques distribués aux 54 États africains en fait un pays à part sur l’échiquier africain.

L’aide médicale marocaine arrive ici à Addis-Abeba en Ethiopie.

Avec ses 35 millions d’habitants, il a été le seul pays du continent à agir de la sorte. Loin d’être gratuite, cette initiative dénote une volonté politique de jouer de manière concrète à la fois la carte de « la coopération sud-sud » mais aussi celle d’une plus grande intégration dans les écosystèmes subsahariens. L’initiative royale s’inscrit dans la dynamique future du continent avec la Zone de libre-échange africaine (Zleca). Elle conforte l’analyse de la note de Politique économique de l’IMIS produite par le Dr Papa Demba Thiam sur « le rôle du Maroc comme futur hub industriel et locomotive d’intégration ». Celle-ci, faut-il le rappeler, montre comment le Maroc pourrait devenir un centre de croissance multipolaire à partir duquel il sera possible de créer des centres vertueux de production s’inscrivant dans des chaînes de valeurs qui vont se renforcer et se développer par leur complémentarité dynamique.

… en réveillant l’histoire du Maroc avec l’Afrique subsaharienne

Le Tarikh Es-Soudan est d’Abderrahman Ben Abdallah Ben Imran Ben Amir Es-Sadi. © DR
Sur l’orbite de l’Afrique de demain, l’initiative royale s’inscrit parfaitement dans le décor de l’histoire du Maroc avec l’Afrique subsaharienne. Depuis le VIIe siècle où les peuples arabo-berbères sont entrés en contact avec les populations noires de l’empire du Ghana, le Maroc est présent dans l’histoire de l’Afrique. Les illustrations militaires en ont été la destruction de l’empire du Ghana au XIe siècle par les Almoravides et la victoire, à la bataille de Tondibi en 1591, du corps expéditionnaire marocain levé par le sultan saadien Ahmed IV el Mansour et commandé par un général andalou converti à l’islam Djouder Pacha. Celle-ci sonna le glas de l’Empire Songhaï des Askias, dont la capitale était Gao, marquant la fin des grands empires multiethniques africains en Afrique de l’Ouest désormais atomisée en royaumes qui ne pourront pas résister à la pénétration européenne.

Le Tarikh El Fettach est de Mahmoud Kati Ibn al Hadj al-Motawakkil Kati. Il documente sur l’histoire du Soudan dans son sens de Pays des Noirs

En parallèle, et pratiquement à la même époque, un commerce florissant s’est développé à travers les caravanes transsahariennes qui ont jalonné la vie des grands ensembles politiques ouest-africains qu’ont été l’empire du Mali et l’Empire Songhaï. De nombreux écrits en attestent un Tarikh Es Soudan et un Tarikh El Fettah qui ont bien documenté la vie quotidienne des populations à cette époque.

Veiller à sécuriser l’international

Pays touristique par excellence, le royaume chérifien veille scrupuleusement à tisser de bonnes relations avec l’extérieur. Le cas d’espèce en est une illustration frappante est à l’initiative de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Le 15 juin dernier, celle-ci a tenu une séance de travail avec le Groupe Principal des Partenaires (GPP) qui réunit les directeurs et représentants des principaux partenaires techniques et financiers internationaux présents au Maroc. Initiée par Leila Farah Mokaddem, co-présidente du GPP et représentante résidente de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Maroc, et Giovanna Barberis, représentante par intérim du Bureau des Nations unies, organisme président permanent du Groupe, cette rencontre s’est tenue avec Chakib Alj et Mehdi Tazi, président et vice-président de l’organisme patronal marocain, accompagnés de Badr Alioua, président de sa Commission Internationale. Son objectif tel qu’énoncé par la CGEM a été d’associer ces institutions à la réflexion sur la relance de l’économie marocaine et d’identifier les moyens de renforcer davantage la coopération en faveur du soutien des entreprises, notamment les TPE et PME, particulièrement dans la gestion de la sortie de crise.
Concrètement, il est ressorti de cette réunion l’adoption d’un nouveau mode opératoire entre la CGEM et les institutions internationales. Cela « se traduira par la mise en place de mécanismes d’accompagnement technique pour la réussite de la relance économique, ainsi que de solutions de financement destinées aux TPE et PME, en s’appuyant sur des modèles opérés par les institutions internationales dans d’autres pays ». Selon le communiqué publié à l’issue de cette rencontre, « la CGEM et le GPP ont convenu de développer un plan d’actions ciblé et concret sur le court et le moyen terme ». Et pour appliquer les décisions prises, il a été décidé de mettre en place « des task force conjointes dédiées aux projets d’accompagnement pour la relance économique ».

Consolider ses atouts et changer définitivement la donne

Les réflexions et actions engagées au Maroc autant par le gouvernement que par les partenaires sociaux dont la CGEM à titre principal, en accompagnement de cette crise sanitaire mais aussi sur le chemin de la relance économique, ont fini par confirmer l’ambition marocaine de compter encore plus sur l’échiquier géoéconomique international. Dès la fin de l’année 2019, le pays, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, s’est doté d’une Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD).

Chakib Benmoussa préside depuis fin  2019 la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) , un organisme essentiel dans la projection du Maroc

Présidé par Chakib Benmoussa, par ailleurs ambassadeur du roi du Maroc en France, cette Commission a eu pour mission d’établir un diagnostic « précis et objectif » de la situation au Maroc pour « permettre au royaume d’intégrer le cercle des pays avancés ». Très attendue sur ses propositions quant à la mise en place d’une économie plus inclusive capable de réduire les inégalités, la Commission pourrait tout à fait tirer parti du chamboulement provoqué par la crise du Covid-19 pour faire des propositions encore plus audacieuses qu’elle ne l’aurait fait dans un environnement où les positions sont solidifiées depuis un bon bout de temps.
Quoi qu’il en soit, pour le Maroc, l’heure est à la rupture dans la continuité vers une modernité choisie dans un partenariat entre le privé, la société civile et l’État, dont il faut se rappeler qu’il est, du haut de ses trois siècles et demi, le plus vieux du continent. Les conditions semblent réunies pour faire définitivement la différence. Fort de son soft power qu’il a aiguisé depuis l’arrivée sur le trône du roi Mohammed VI, le Maroc a vu sa fierté dopée par la qualité saluée de sa gestion de la crise du Covid-19. Les énergies y semblent pleinement disposées à s’engager pour relever des challenges autant nationaux qu’internationaux.
Pour le Dr Papa Demba Thiam qui a expérimenté en personne au Ghana les seules stratégies d’interface d’Afrique à avoir passé avec succès le test de la création de centres de croissance multipolaires comme en témoignent les résultats officiels du projet, « le défi pour le Maroc est de s’engager rapidement et résolument dans la construction » de tels centres. « À partir de leurs pôles industriels, ceux-ci vont pouvoir diffuser des opportunités et avoir un effet d’entraînement vers d’autres espaces économiques en Afrique et en Europe », explique-t-il indiquant que « le Maroc pourrait construire ses nouveaux pôles économiques intégrés sur la base de partenariats stratégiques public-privé sur les chaînes de valeurs (PSCV) reliés à d’autres pôles économiques en Afrique ». Et de conclure  : « L’objectif final de l’approche est de créer des « écosystèmes » viables au sein des sous-espaces économiques nationaux et transnationaux du royaume, qui soient solides, intégrés, durables et pertinents pour une meilleure intégration au marché mondial ». Une perspective qui ne devrait pas manquer d’appâter le Lion de l’Atlas dont on attend qu’il sorte véritablement de sa tanière.

Pr. Malick Ndiaye : «Que tous les francs-maçons sénégalais soient démasqués ! »

https://www.jotaay.net/Le Pr. Malick Ndiaye, sociologue, réclame la liste de tous les francs-maçons sénégalais, pour permettre aux compatriotes de les identifier.
«Cette liste doit être rendue publique. Que ces francs-maçons du Sénégal sortent de leur cachette, comme c’est le cas dans les autres pays africains, entre autres au Gabon, en Côte d’Ivoire», a-t-il déclaré dans un entretien avec Dakaractu.

Il ajoute : «J’avais saisi le ministère de l’Intérieur sous Abdoulaye Daouda Diallo ainsi qu’Aly Ngouille Ndiaye, pour leur demander de nous dire qui sont les francs-maçons.»

Pour l’universitaire, «le problème du Sénégal, ce n’est pas Faidherbe. Ce dernier a amené cette pratique dans ce pays. Et depuis lors, seul un politique a osé avouer avoir été un franc-maçon. Il s’agit du président Abdoulaye Wade. Aujourd’hui, combien sont ces gens-là qui y sont depuis ? Et dont les actes et les paroles devant les Sénégalais, dans les loges maçonniques ne concordent pas ?», s’est notamment interrogé le Pr. Ndiaye, sur Dakaractu.
A en croire le sociologue, le Sénégal ne saurait connaître le développement, si nos compatriotes francs-maçons, qu’il qualifie d’encagoulés, ne baissaient pas le masque.

COVID-19 : UNE GROSSE OPPORTUNITÉ POUR UN SAUT QUALITATIF PAR BARTÉLÉMY SÈNE

A quelque chose malheur est bon, dit le proverbe ; ou derrière chaque malheur se cache un bonheur, encore faut-il savoir le détecter à temps et en tirer profit. Quelles que soient les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, nous devons faire en sorte qu’elles soient pour nous une source d’expérience et donc une opportunité, pour nous amener à réfléchir sur les effets positifs que nous pouvons en tirer. La pandémie liée à la COVID-19 devrait s’inscrire dans cette logique, tellement la survenance brusque de cette maladie nous a amené à nous réinventer pour survivre.
Cette crise constitue en effet une grosse opportunité pour notre pays, pour revoir son fonctionnement global, celui de la société et des citoyens pris individuellement ou en groupe, si nous voulons bâtir les fondements d’une véritable émergence. Si nous sortons de cette pandémie sans repenser notre société, nous aurons raté le virage d’un véritable déclic pour encore 1 siècle. Si nous ne tirons pas les conséquences positives qui doivent découler de cette crise, alors nous aurons pris des mesures et perdu beaucoup de temps pour rien.
L’un des faits les plus marquants pour un étranger qui débarque chez nous, c’est le niveau élevé de désordre, d’indiscipline et d’insalubrité. Que ce soit dans la circulation, les quartiers, les lieux de commerce, etc. chaque sénégalais fait ce que bon lui semble, le plus souvent l’insulte à la bouche au premier reproche, sans être inquiété le moindre du monde. Il ne se passe pas un jour sans que l’on soit témoin de scènes les unes plus surréalistes que les autres, notamment dans la circulation routière et piétonne. Le phénomène est tellement cocasse qu’à l’annonce des premières mesures liées au semi-confinement, la plupart d’entre nous a eu cette réaction  : « ce n’est pas possible ». Ce qui signifie que nous reconnaissons tous que nous ne sommes pas disciplinés, pour faire comme les autres. La preuve par l’exemple ; au premier jour du couvre-feu, la police a dû user de moyens musclés, pour faire comprendre au plus récalcitrant la nécessité d’observer les mesures prises par l’Etat. Dans d’autres endroits, c’est tout simplement l’autorité de l’Etat qui a été bafouée sans autre forme de procès.
Comme le disait l’écrivain québécois Michel Bouthot, « la discipline est la toile de fond de tous les exploits ». Donc, une chose est sûre, un peuple sans discipline n’avancera jamais  ! Un pays sans discipline ne se développera jamais, quel que soit les milliards qu’on peut y injecter.

Eriger la discipline en règle

La pandémie liée à la COVID 19 a pourtant poussé la plupart de nos compatriotes à suivre, tant bien que mal, les mesures prises par les autorités, dans la bonne humeur  : port du masque, rang devant les boulangeries ou les supermarchés, distanciation sociale, respect des mesures barrières, non surcharge des véhicules de transport, etc.
Que s’est-il passé entre temps pour que nous observions un semblant de discipline en un laps de temps ? La peur de la mort est certainement passée par là pour qui connait le sénégalais  ! Du moment que nous sommes en mesure de le faire, pourquoi ne devrions-nous pas alors continuer dans cette lancée après la pandémie ?
C’est à ce niveau que les pouvoirs publics sont attendus  : la conséquence logique de la pandémie liée à la COVID-19 devrait amener l’Etat à sévir désormais contre toute forme d’indiscipline et de manière exemplaire, si nous voulons inscrire notre pays sur les rampes de l’émergence. Le contraire nous ramènerait à un siècle en arrière et ce problème ne pourrait plus être réglé sauf alors dans un autre cas de force majeure exceptionnelle, un vrai big bang qui nous obligerait à la discipline ou à notre perte  ! Gageons que nous n’en arriverons pas là et que l’autorité aura déjà fait une réflexion prospective dans ce sens comme dans d’autres d’ailleurs, pour faire avancer le pays dans la bonne direction. En effet, une pareille crise devrait amener l’Etat, si ce n’est déjà fait, à mettre en place une task force qui, dans une démarche prospective, va réfléchir, étudier, évaluer les impacts positifs comme négatifs et donner des orientations pour la relance de la machine, dans tous les domaines – culturel, social, juridique, économique, institutionnel, politique, etc. – Cette task force pourrait être dévolue à nos éminents universitaires et spécialistes pluridisciplinaires, qui ont déjà fait leurs preuves dans ce domaine avec la production des études « Sénégal 2015 » et « Sénégal 2035 » pour nous éviter de politiser le débat et les conclusions. Une telle démarche nous permettra de définir, de manière cohérente, le « TYPE DE SENEGALAIS » qu’il nous faut pour faire du Sénégal un pays émergent apte, à intégrer le cercle des pays développés.

La nécessité de repenser notre système de santé

L’autre dysfonctionnement révélé par la COVID-19, c’est la vétusté dans laquelle se retrouve notre système de santé, malgré la qualité exceptionnelle des ressources humaines que nous avons. Fort heureusement que nous n’avons pas connu (pas pour l’instant) une contamination massive comme en Europe ou aux Etats-Unis. C’aurait été alors l’hécatombe comme le prédisaient les occidentaux. L’ingéniosité et l’abnégation du personnel soignant nous ont épargné certainement une telle situation, corrélée avec les mesures prises assez tôt par les pouvoirs publics.
Au sortir de cette pandémie, nous ne devrions plus évacuer certains de nos malades à l’étranger si le nécessaire est fait, pour que notre système de santé puisse désormais faire face à n’importe quelle situation.
Il faut rééquilibrer le système sanitaire en investissant notamment dans les régions périphériques avec des plateaux médicaux relevés, pour pouvoir endiguer très rapidement des épidémies de ce genre. L’existence d’un tel système aurait minimisé les cas importés, qui sont notamment passés par les frontières terrestres. Cette pandémie doit nous ouvrir les yeux, pour bâtir un système de santé résilient, capable de soigner tout malade, sans distinction de rang social.

Formaliser l’informel et accroître les moyens

Quid de l’économie ? A l’évocation du confinement, tout le monde a été unanime à dire que ce n’est pas possible, comme cela a été fait en Europe, tellement notre économie repose sur l’informel, qui emploie la plupart de nos concitoyens. Les impacts économiques liés à la pandémie ont poussé beaucoup de structures à demander l’appui de l’Etat, pour s’en sortir. Mais qui a accès à cette aide ? Seules les entreprises normées, structurées, connues par les services de l’Etat et s’acquittant de leurs obligations y sont éligibles. Normal, dirait l’autre ; parce que ce sont elles qui paient l’impôt, qui assurent la sécurité sociale à leurs employés, etc.

La pandémie liée à la COVID-19 devrait pousser l’Etat justement à réorganiser le système en formalisant l’informel. Une telle stratégie pourra aider à  :

• avoir une cartographie plus fiable des acteurs de notre économie ;
• lever plus d’impôt grâce à une digitalisation de tous les acteurs ;
• satisfaire davantage les citoyens en investissant dans des projets utiles à la communauté ;
• être beaucoup plus proactif à l’avenir pour venir en aide aux acteurs économiques en cas de résurgence d’une crise ;
• endiguer la pauvreté ;
• etc.
Cela permettrait également de mettre aux normes l’ensemble de l’économie en termes de standards, de visibilité, d’hygiène, de sécurité, de couverture sociale et médicale, de prise en charge des retraités, etc.
L’informel doit être un atout pour la relance économique et non une contrainte. Pour se faire, il faudra la formaliser, la structurer, l’aider à intégrer de manière souple le tissu industriel, sans perdre son âme. C’est de cette manière que nous pourrons bâtir une économie résiliente, qui prend en compte l’ensemble des acteurs avec qui l’Etat pourra avoir des relations mutuellement bénéfiques.
Chaque franc compte, du vendeur d’arachide (« guerte thiaf ») du quartier à l’industriel, en passant par les métiers intermédiaires souvent délaissés, comme les mécaniciens, les menuisiers, les boutiquiers du quartier, les tailleurs, etc. que notre système n’a pas l’habitude de comptabiliser. L’économie, c’est l’activité de tous les jours, qui rapporte de l’argent à celui qui la pratique, même la plus petite. Chaque citoyen actif, doit participer à l’effort global de la collectivité, à travers l’impôt, pour donner à l’Etat les moyens de sa politique.
Des niches incroyables d’impôt existent dans ce pays ; encore faudrait-il travailler à disposer des données nécessaires, à avoir toutes les statistiques pour connaître qui est qui et qui fait quoi. Si tout le monde paie l’impôt, l’impôt deviendra moins cher pour tout le monde. Nous pourrions alors mettre sur place un système de sécurité sociale pour tous, une sorte de filet qui prendrait en compte tout le monde, y compris les plus démunis.

Repenser l’école avec la digitalisation

L’école a été l’un des secteurs les plus touchés par la COVID avec l’arrêt des cours dans tout le territoire national. Au-delà de l’aspect économique, qui frappe la plupart des secteurs, l’enjeu majeur à ce niveau est de voir comment faire pour sauver l’année. Une problématique difficile, complexe et qui peut avoir des conséquences néfastes sur l’avenir de plusieurs générations. A part les grèves cycliques, nous n’avons jamais imaginé qu’un cas de force majeure de ce genre pouvait advenir et compromettre ainsi nos certitudes.
C’est l’occasion de s’asseoir autour d’une table, pour repenser l’école autrement, pour qu’elle soit davantage flexible, moderne et imaginative pour pouvoir faire face, à l’avenir, à n’importe quelle situation pouvant la perturber dans sa forme actuelle voire entraver son développement.
La digitalisation de l’apprentissage et de l’enseignement est devenue une nécessité absolue tout comme l’urgence d’avoir un système souple, ou chaque élève, chaque étudiant, pourra adapter son apprentissage aux contraintes qui s’imposent à lui.
La troisième révolution industrielle sera, ou est déjà numérique, digitale ; nous ne devons en aucun cas rater le train de l’histoire. Pour cela, toutes les entreprises évoluant dans le domaine numérique devraient être mises à profit pour gagner ce pari et offrir à notre école les moyens de sa politique.
De même, il serait heureux que les principaux acteurs du système, notamment l’Etat et les syndicats d’enseignants, trouvent un accord pour éviter toute forme de grève pendant au moins deux (2) ans, pour rattraper le temps perdu, renforcer les acquis, consolider le système et donner à nos enfants leurs chances de réussite. Cette génération COVID-19 devra être protégée à tout prix.

Conclusion

Nous devons profiter de cette crise pour réorganiser notre société, ériger la discipline et la rigueur au cœur de nos actions et de notre vie de tous les jours ; en d’autres termes, mettre l’humain au cœur de toutes nos politiques. Nous devons nous adapter à l’évolution du monde moderne ; la manière actuelle dont nous fonctionnons ne développera jamais notre pays, au contraire  ! Les riches deviendront plus riches, les pauvres plus pauvres et, en fin de compte, il y aura une confrontation, qui ramènera tout le système à plat.
Si nous savons saisir les opportunités qui se présentent à nous pour repenser nos interactions, nous pourrons alors éviter un tel cas de figure.
Vivement que l’esprit de la réflexion prospective soit au cœur de nos démarches, que la discipline soit érigée en règle dans ce pays et que le bavardage inutile cesse  ! Nous le pouvons, car nous en avons les capacités. Il suffit juste que nous voulions changer de mentalité et de comportement et accepter de travailler ensemble pour l’intérêt collectif. La COVID 19 a tracé douloureusement les sillons. A nous de savoir semer pour récolteragréablement  ! artélémy Sène, Géographe, Communicant, geejseen@gmail.com

Et si on voulait briser nos plumes?Par Mody Niang

C’est pratiquement à la ‘Une’’ de tous les quotidiens de ce jour. Il s’agit, naturellement, de l’arrestation par la Division des Investigations criminelles (DIC) du Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite, Boubacar Sadio.
Les raisons de cette arrestation seraient liées à sa dernière contribution, notamment publiée par WalfQuotidien du mardi 16 juin 2020. Le texte, qui prend toute la page 10, a pour titre  : « Le Sénégal est malade de la perversion des principes républicains et de la déliquescence morale de ses dirigeants ».
Le titre peut choquer, et a certainement choqué, en particulier ceux et celles de nos compatriotes qui ne suivent pas au quotidien comment notre pays est gouverné depuis le 1er avril 2000.
Dans son texte, le Commissaire Sadio s’est posé beaucoup de questions, pratiquement les mêmes que je me pose depuis vingt ans. Je ne suis, pas non plus, loin de partager toutes les affirmations qu’il y a faites. Il n’y aucun doute que du point de vue des principes républicains et moraux, notre pays se porte très mal. Le seul contexte que nous vivons ces deux ou trois derniers mois l’illustrent parfaitement. La Commissaire Sadio, en citoyen jouissant de tous ses droits et conscient de ses responsabilités, est bien fondé à interpeller le Président de la République, que moi je préfère appeler président-politicien.
Cet homme et son parti nous ont déclaré avoir parcouru, de janvier 2009 à février 2012, quatre-vingt mille (80.000) kilomètres et visité huit mille (8000) hameaux. Á l’arrivée, ils nous présentent leur ‘’Yoonu yokute’’, un programme dit révolutionnaire qui allait apporter des ruptures profondes à la manière dont notre pays est gouverné depuis le 18 décembre 1962. Le candidat Macky Sall s’est distingué surtout par des engagements et des promesses fermes et solennels, dont le ton ne pouvait laisser place à aucun doute. Sur la base de ses engagements et promesses connus de tous et de toutes pour que je n’aie pas besoin de m’y attarder, un peu plus de 26% des électeurs et des électrices lui accordent leurs suffrages le 25 février 2012.
Ce qui le projette au second tour face à son ‘’ex-père’’, le vieux président-politicien. Le 26 mars 2012, il est plébiscité avec 65% des suffrages exprimés. Il est officiellement installé comme quatrième Président de la République le 2 avril 2012. Le lendemain, veille de la fête du 4 avril, il s’adresse pour la première fois à la Nation, en sa qualité de Président de la république.

Le discours rassure et permet à ses compatriotes de respirer. J’en retiens ce qui suit  :

« Au Gouvernement, je donne mission de traduire en actes la forte aspiration au changement massivement exprimée le 25 mars.
Cette occasion historique constitue pour nous tous, un nouveau départ pour une nouvelle ère de ruptures en profondeur dans la manière de gérer l’État au plan institutionnel et économique.
C’est pourquoi, je tiens à ce que toutes les femmes et tous les hommes qui m’accompagnent dans l’exécution du contrat de confiance qui me lie au peuple, comprennent et acceptent que cette mission ne crée pas une catégorie de citoyens privilégiés, au-dessus des autres et de la loi.
Au contraire, cette charge se décline en un sacerdoce sans ambiguïté : il est question de servir et non de se servir. Déjà, comme vous le savez, j’ai décidé de ramener à cinq ans le mandat de sept ans pour lequel je suis élu sous l’empire de l’actuelle constitution. »

Ce n’est pas tout. Pour nous rassurer encore plus, il poursuit  :

« Gouverner autrement, c’est bannir les passe-droits, le favoritisme et le trafic d’influence ; c’est mettre l’intérêt public au-dessus de toute autre considération et traiter tous les citoyens avec la même dignité et le même respect. En outre, l’État et ses démembrements réduiront leur train de vie tout en restant performants. Ainsi, afin de rationaliser nos dépenses budgétaires, éviter la dispersion de nos faibles moyens et revenir à l’orthodoxie administrative, j’ai décidé de ramener au strict minimum nécessaire la pléthore des Agences. S’agissant des missions à l’étranger, le Premier Ministre veillera, avec soin, à leur opportunité, à la taille et à la durée de séjour des délégations. »

Abordant la gouvernance économique, il se fait plus rassurant encore et déclare  :

« S’agissant de la gouvernance économique, je serai toujours guidé par le souci de transparence et de responsabilité dans la gestion vertueuse des affaires publiques. Je mets à ma charge l’obligation de dresser les comptes de la Nation et d’éclairer l’opinion sur l’état des lieux. Je compte restituer aux organes de vérification et de contrôle de l’État la plénitude de leurs attributions. Dans le même sens, l’assainissement de l’environnement des affaires et la lutte contre la corruption et la concussion me tiennent particulièrement à cœur. À tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protégerai personne. Je dis bien personne ! /em>
J’engage fermement le Gouvernement à ne point déroger à cette règle. »
Nous vivons sous la gouvernance de cet homme depuis huit longues années. Je ne m’attarderai pas sur ses engagements fermes de ce 3 avril 2012, jour où il s’adresse pour la première fois à la Nation (qui perdra au fur et à mesure son ‘’N’’ pour ne se contenter que d’un minuscule ‘’n’’). Je laisse le soin au lecteur et à la lectrice de comparer ses engagements d’hier avec sa pratique quotidienne depuis huit ans. Tout juste, m’arrêterai-je un peu sur son engagement formel à restituer aux organes de vérification et de contrôle de l’État la plénitude de leurs attributions et à lutter contre la corruption et la concussion. Dans cette perspective, il exhumé la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI) et crée l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC).
C’est exactement le contraire qu’il a fait  : il a inhibé tous les organes de contrôle et laissé prospérer la corruption, la concussion et les détournements de deniers publics. Vingt-cinq (25) dossiers de l’OFNAC qui mettent en cause bien de ses proches dorment sur la table du Procureur de la République.
Des rapports de l’Inspection général d’État (l’IGE) dont personne ne connaît le nombre gisent sous son coude. Parmi eux, des ‘’rapports publics sur l’état de la gouvernance et de la Reddition des comptes’’ dont la publication doit être annuelle, conformément à la loi qui organise l’IGE. Le dernier rapport public à être publié l’a été en 2015. Nous attendons depuis, ceux de 2016-2017-2018-2019. Pourquoi le président-politicien nous prive-t-il de ces rapports dont la vocation est de nous informer sur la gouvernance publique, droit qui nous est reconnu par la Constitution et le Code de transparence ?
Qui protège-t-il ? Ne s’était-il pas engagé à ne protéger personne ? Il convient de rappeler quand même qu’au soir du 31 décembre 2019, après son adresse à la Nation et au cours de la conférence de presse qu’il a donnée après, il a publiquement et manifestement pris fait et cause pour Cheikh Oumar Hanne, ancien Directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), lui et son Ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, alors qu’un dossier qui met en cause la gestion de son très proche était entre les mains du Procureur de la République.
Il le nommera d’ailleurs, sans état d’âme, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Je n’ai vraiment pas besoin de continuer, outre mesure, à des donner des exemples de reniements des engagements du président-politicien. Ils sont suffisamment connus même par les populations les moins averties. Ces temps derniers, une vidéo circule dans WhatsApp. Elle date de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat Macky Sall avait consacré son temps d’antenne de ce jour-là à dénoncer ce qu’il appelait « le bradage de nos terres » par le vieux président qui, après les réserves foncières de la Zone de captage, de la Foire internationale de Dakar et de la Bande verte, s’en prenait aux milliers d’hectares de terre situés entre l’Aéroport international Léopold-Sédar-Senghor et la Commune de Ouakam. Quand on compare ses engagements formels de ce jour-là et ce qu’il fera plus tard, on a honte, on est indigné. La même honte, la même indignation nous ont habités quand, parlant de son frère cadet à l’occasion d’une de ses nombreuses apparitions à la télévision ‘nationale’’, il affirme qu’il ne prendra jamais un décret pour le nommer à un poste de responsabilité, quel qu’il soit. Quelques mois après, à la surprise générale, il le bombarde Directeur général de l’une des plus importantes structures du Sénégal  : la Caisse des Dépôts et Consignations. Attrapé par l’Affaire Petro-Tim, il est obligé de démissionner. Cette Affaire Petro-Tim que le seul rapport de 2012 de l’IGE suffit à juger, ce rapport que la Présidence de la République dément avoir commandité. Dans quel pays sommes-nous ?
Notre président-politicien ne se limite pas au Sénégal pour débiter ses engagements sans suite. Il accorde des interviews à des journaux étrangers, notamment à ‘’La Croix’’ et à ‘’Jeune Afrique’’.
Ainsi, le lundi 12 mars 2012, il en a accordé une à ‘’La Croix’’, dont l’une des questions est celle-ci  :
« Votre premier réflexe a été de vous rendre à Touba, la ville sainte des mourides où le président Wade vous a précédé. Les confréries sont-elles un passage obligé au Sénégal pour gagner les élections ? »

Réponse du candidat Macky Sall  :

« On ne peut pas se rendre à Touba sans aller saluer le khalife général des mourides. Certes, les chefs religieux jouent un rôle – social – très important au Sénégal. Sur le plan politique, toutefois, ce sont des citoyens comme tous les autres. Dans le domaine religieux, privé, le marabout peut être l’autorité du président ou son chef spirituel, mais pas dans la vie publique. Si je suis allé à Touba, c’est parce qu’il s’agit d’un immense réservoir électoral. Mais, en ce qui me concerne, il est exclu d’accorder des faveurs ou un statut particulier aux marabouts. »
De cette réponse, on peut retenir au moins trois éléments  : 1) selon lui, les marabouts sont des citoyens comme tous les autres ; 2) Touba est un immense réservoir électoral ; 3) Il est exclu qu’il accorde des faveurs ou un statut particulier aux marabouts.
Une fois élu, il commence par retirer les véhicules de l’État que son prédécesseur avait distribués à certains marabouts, dont la réaction ne s’est pas fait attendre. Ils n’avaient surtout pas digéré qu’ils les aient traités de citoyens ordinaires. Le président nouvellement élu recule et rend les véhicules. Pour se faire pardonner les premiers propos et bénéficier au passage de l’immense bassin électoral que constitue la ville de Touba, il fait des visites répétées à la ville sainte, rampe devant ces ‘’citoyens ordinaires’’ et les couvre de privilèges. Le tout dernier de ces privilèges, ce sont les neuf hectares de terrain extraits d’un domaine militaire, qu’il a pris la lourde responsabilité d’octroyer à un seul marabout. Ce n’est pas moi qui l’affirme. Neuf hectares, c’est 90000 m2, soit six cents (6000) parcelles de 150 m2. Que ne les a-t-il pas donnés à la SICAP ou aux HLM pour la construction de logements sociaux pour nos dizaines, nos centaines de milliers de jeunes couples qui courent toujours derrière une maison. Cette décision de la part d’un Président de la République est une honte, presque un crime. Elle est immorale et antirépublicaine.
Le journal ‘’La Croix’’ lui pose une deuxième question, celle-ci : « Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans la réforme de l’État pour que cessent la corruption et le népotisme ? »

Réponse du candidat Macky Sall  :  

« Évidemment, il faudra commencer par la présidence de la République. La Cour des comptes doit à nouveau contrôler les dépenses des agences présidentielles. Les autorités de régulation devront également retrouver leurs prérogatives dans l’attribution des marchés. Tout cela, en vue de donner un signal fort de bonne gouvernance. »
A-t-on besoin de s’attarder sur cette réponse ? Aujourd’hui, les différentes institutions, à commencer par la Présidence de la République, gèrent les budgets mis à leur disposition à leur convenance. Aucun organe de contrôle, ni la Cour des Comptes, encore moins l’IGE, n’osent seulement jeter un bref coup d’œil de ce côté-là. Que vaut vraiment la parole de cet homme-là qu’on veut nous obliger à respecter ?
Quatre mois après son élection, il accorde une autre interview à ‘’Jeune Afrique’’ du 3 juillet 2012. L’interview a eu lieu le 14 juin 2012 à Kaolack, où il présidait la réunion de son second conseil des ministres délocalisés.
Marwane Ben Yahmed, qui conduisait l’interview lui posa, entre autres questions, celle-ci  : « Comment comptez-vous incarner la rupture promise, vous qui avez tout de même participé, comme ministre puis chef du gouvernement, au régime d’Abdoulaye Wade et compte tenu de votre marge de manœuvre économique et financière pour le moins étroite ? »

Notre déjà président-politicien répond (retenez votre souffle ! :

« La rupture n’est pas qu’un slogan. C’est un comportement, celui que les dirigeants de ce pays doivent adopter. Humilité, sobriété et rigueur doivent régir notre action politique. Je vous assure qu’il s’agit bien là d’une rupture, profonde, avec les pratiques en vigueur sous mon prédécesseur… Avec moi, tout va changer. J’ai renoncé à deux ans de pouvoir, en ramenant le mandat présidentiel de sept à cinq ans et en m’appliquant immédiatement cette mesure, comme je m’y étais engagé. J’ai tenu, pour la première fois dans l’histoire de ce pays,  à déclarer publiquement mon patrimoine, malgré les polémiques entretenues à dessein par mes adversaires. Visiblement, il vaut mieux ne rien publier et cacher son patrimoine, cela attire moins de problèmes. À la fin de mon mandat, je ferai le même exercice, et l’on pourra comparer… »

Il poursuivra :

« Les Sénégalais ont réclamé une gouvernance plus vertueuse, plus éthique. Nous avons l’obligation de rendre des comptes, de réduire le train de vie et les dépenses naguère somptuaires de l’État. J’ai, par exemple, pris la décision de vendre le second avion de la présidence. J’ai aussi trouvé un gouvernement composé de 38 ministres en arrivant, et je l’ai ramené à 25. C’est désormais l’un des plus réduits d’Afrique, et je vous assure qu’il aurait été plus simple pour moi de distribuer plus largement les maroquins (…). J’ai supprimé plus de 60 agences et directions nationales dont l’utilité n’était pas avérée. Autant de coupes qui ne réduiront en rien l’efficacité du gouvernement et de l’administration, bien au contraire… »
Je me garderai bien de commenter, moi qui suis familier avec ces déclarations sans lendemain. Le lecteur, lui, s’attardera sûrement sur ce qu’il dit de la rupture, sur son engagement qu’avec lui tout va changer. Mais le même lecteur passera rapidement sur son engagement à mettre en œuvre une gouvernance plus vertueuse et plus éthique, comme le réclament les Sénégalais (précise-t-il).
Il s’arrêtera quand même un peu sur cet autre engagement, « l’obligation de rendre des comptes, de réduire le train de vie et les dépenses naguère somptuaires de l’État ».
Et que retenir de son gouvernement de 25 ministres, l’un des plus réduits d’Afrique et de sa déclaration d’avoir supprimé « plus de 60 agences et directions nationales dont l’utilité n’était pas avérée »? Comment, six ans après, ose-t-il nous regarder les yeux dans les yeux ?

Une autre question :

« Les Sénégalais souffrent et l’expriment. Ils éprouvent des difficultés à se nourrir, à se loger, à se soigner… Compte tenu de leurs attentes, immenses, ne craignez-vous pas de les décevoir ? »
Sa réponse en dit long sur le temps que nous avons perdu et que nous ne rattraperons jamais avec sa nauséabonde gouvernance. La voici  :
« Je suis pleinement conscient de la difficulté de la tâche à laquelle nous sommes confrontés, mais je n’ai pas peur des défis. Il nous faut cependant, pour espérer changer les choses, modifier notre manière de gouverner et élaborer un nouveau paradigme en matière de conception de nos politiques de développement, avec plus d’efficacité. Il n’y a pas de miracle en la matière, seulement du travail, une vision, des compétences mises au service de l’optimisation de nos ressources. Pourquoi Taiwan, la Corée du Sud ou, plus près de nous, la Tunisie, qui étaient comparables au Sénégal au début des années 1960, ont-ils pu parcourir tout ce chemin et pas nous ? Pourquoi devons-nous toujours importer ce que l’on consomme dans nos assiettes ?
Pourquoi ne pourrions-nous pas remplir les objectifs que nous nous fixons ? »
Dans sa réponse, il donne ce qu’il appelle sa conception de gouverner et se pose des questions pertinentes mais auxquelles, malheureusement, la gouvernance qu’il mène ne donnera jamais de réponses satisfaisantes. En tout cas, tant que notre destin sera entre ses mains, notre pays traînera lourdement les pieds derrière les pays qu’il cite en exemple.
Enfin, une toute dernière question, relative à l’audit des gestions passées  :
« Y aura-t-il des personnalités intouchables ? Wade lui-même ou certains de vos proches ? »
C’est le déjà président-politicien qui répond ceci  : « Personne n’est au-dessus des lois. Le temps de l’impunité est révolu. » Oui, c’est bien lui qui répond que « Personne n’est au-dessus des lois (et que) le temps de l’impunité est révolu ». Au lecteur d’apprécier. Quant à moi, e m’en arrête là pour cette fois. Avec ces quelques questions choisies parmi tant d’autres et les réponses que Macky Sall leur a apportées, on pouvait se faire déjà une idée du personnage. Dans une toute prochaine contribution, je passerai en revue certaines de ses décisions qui sont le reflet exact de sa gouvernance meurtrie. Le lecteur se rendra alors compte que personne ne peut nous empêcher de suivre pas à pas son immonde gouvernance et d’en mettre en évidence les plaies béantes et géantes.
En attendant, j’assure le Commissaire Sadio, un grand Sénégalais, de mon amitié et de ma solidarité agissante.Dakar, le 23 juin 2012, Mody Niang

VOL DOUALA-LIBREVILLE-DAKAR : Air Sénégal rebrousse chemin pour les beaux yeux d’une Gabonaise

http://toutinfo.net/ Le management de Air Sénégal dirigé par Ibrahima Kane avec comme Président du conseil d’administration Souleymane Ndéné Ndiaye, prend-t-il du plomb dans l’aile?Jugez-en plutôt par cette scène cocasse survenue à Douala vendredi dernier 19 juin 2020.
Ce jour-là, on a frôlé l’incident diplomatique sur fond de «cas suspect de coronavirus» «pour les beaux yeux d’une Gabonaise». Au départ de la capitale économique camerounaise, un vol de Air Sénégal avec à son bord des compatriotes bloqués depuis des mois a embarqué «un cas suspect de covid-19» à destination du Gabon.
Les langues commencent à se délier sur le vol de Air Sénégal parti pour ramener les Sénégalais bloqués depuis près de quatre mois au pays de Paul Biya du fait de la fermeture des frontières aériennes à cause du coronavirus.
Selon des sources concordantes, ce jour-là, l’avion de la compagnie nationale sénégalaise qui avait rempli toutes les formalités, effectuait son roulage comme on dit dans le jargon de l’aviation, pour faire cap sur Libreville au Gabon. Mais les passagers et les membres d’équipage auront la surprise de leur vie de voir l’appareil appelé à faire demi-tour pour embarquer une passagère retardataire, fille d’une haute personnalité du Gabon où l’avion devait transiter.
Un témoin de cette scène surréaliste dans les annales de l’avion civile soumise à des règles strictes, jure la main sur le cœur que les Gabonais ont menacé de ne pas autoriser l’avion de Air Sénégal à faire escale à Libreville si la fille de cette personnalité gabonaise était laissée en rade à Douala.
Les passagers et les membres d’équipage ne sont pas au bout de leur peine, car il se
susurre que «l’intruse» qui a squatté de force l’avion de Air Sénégal manifestait des signesd’une porteuse du coronavirus quoique aucune source médicale n’ait confirmé ou contesté l’information. Sans doute, se sont-ils basé sur le relevé de température à l’aide d’un thermo flash au moment de l’embarquement.
Dans le cadre du rapatriement des Sénégalais de la disapora bloqués à l’extérieur, sur instruction du Président de la République des vols de Air Sénégal sont allés un peu partout pour ramener nos compatriotes.
Le ministère des Transports aériens et du Tourisme, sur la base de la requête du ministère des Affaires Etrangères, approuvée par le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, a autorisé ces vols de rapatriement.
P.S : Nous avons tenté vainement d’avoir la version de Ibrahima Kane, Directeur Général de Air Sénégal. Après trois tentatives d’appel sur son portable à 22 h 00, 22 h 02 et 22 h17, voici la réponse qu’il a servie. « Bonsoir Je ne peux pas vous répondre. Veillez m’envoyer un message svp ».(22h 21) et il enchaîne quelques minutes plus tard par un message quelque peu obscur : « Pour ce type de questionnement, merci de vous adresser à Mme Diène +22176639… »(22h 27) Et à la question qui est Mme Diène, il ne répond même pas par un seul mot.Mamadou SARR    

Les militants de mouvement «Nittu Degg » libres

Interpellés hier, les militants de «Nittu Degg» et leurs compagnons de lutte qui manifestaient contre le bradage du littoral ont été libérés sans charge. Le parquet a classé sans suite le dossier. Ils viennent de sortir de la cave du Palais de Justice.

Tuerie de Boffa-Bayotte : Le journaliste René Bassène entendu dans le fond

https://kewoulo.info/L’enquête sur la tuerie de Boffa Bayotte avance à grand pas. En détention depuis plus deux ans, le journaliste René Capain Bassène va être auditionné dans le fond du dossier, le 30 juin prochain, par le juge d’instruction.
Selon Libération qui vend la mèche dans sa parution de ce mercredi, Bassène est considéré comme un des planificateurs de ce carnage qui a fait 14 morts. Pour rappel, la tuerie a été perpétrée par des hommes armés, le 6 janvier 2018, dans la forêt classée du Bayotte-Est, non loin de Boffa-Bayotte, un village situé en Basse-Casamance.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*