Revue de presse du Mercredi 24 juin 2020

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L’annulation de la dette des États africains, une base pour un nouvel ordre mondial Par Amadou Ba, Ministre sénégalais des Affaires étrangères

https://www.jeuneafrique.com/Amadou Ba, ministre sénégalais des Affaires étrangères, estime que la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 impose un repositionnement stratégique de l’Afrique au cœur des relations internationales.
Le coronavirus impose une reconfiguration des relations internationales. Frappé de plein fouet par la pandémie, le monde doit redéfinir ses priorités et renégocier le pacte qui prévalait depuis plusieurs décennies. Ce nouvel ordre mondial, qui postule un repositionnement stratégique de l’Afrique au cœur des relations internationales, n’est pas seulement légitime : il est impératif.
Le Sénégal a, de façon répétée, posé la nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Le fait que l’Afrique soit absente de ce « saint des saints » est un non-sens absolu. Avec 1, 2 milliard d’habitants, le continent abrite 17 % de la population mondiale. En 2100, ce chiffre sera porté à 39 %.

NOTRE CONTINENT N’EST PAS DANS LA POSTURE DU NÉCESSITEUX ATTENDANT PASSIVEMENT L’AIDE D’UN BIENFAITEUR

Avec une Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), avec 30 % des réserves mondiales en pétrole, gaz et minéraux, avec 24 % des terres arables et plus de 9 % des ressources en eau douce renouvelable, avec une jeunesse qui représente plus de 70 % de sa population, l’Afrique est bien l’avenir du monde. Il est donc impératif que le monde change le regard qu’il porte sur elle et accepte que la paix et la prospérité de tous sont intimement liées au progrès sur le continent. C’est indispensable, ainsi que l’a clairement posé le président Macky Sall.

Pour un partenariat respectueux

La crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 est en effet un révélateur puissant des inégalités qui caractérisent l’ordre mondial et dont l’Afrique est la principale victime. Mais notre continent n’est pas dans la posture du nécessiteux attendant passivement l’aide d’un bienfaiteur. Ce qu’il faut, c’est que nous établissions ensemble les règles d’un partenariat mutuellement bénéfique dans le respect dû aux uns et aux autres.
La crise sanitaire en cours nous enseigne que le destin de l’humanité est un et indivisible. Ce qui touche la contrée la plus lointaine peut atteindre le monde entier avec une vitesse insoupçonnée. Dans la culture sénégalaise, il est dit que « l’homme est le remède de l’homme ». Cette sagesse est plus qu’actuelle dans un monde rudement soumis à un ennemi invisible qui ne connaît pas de frontières, ni âge, ni statut social. Voilà pourquoi le Sénégal appelle à un monde solidaire, capable de mettre l’humain et l’humanité au centre de ses finalités.
L’Afrique sera un acteur majeur et incontournable de ce monde nouveau qui se dessine, et elle se sait puissante lorsqu’elle est unie dans l’épreuve. Les nombreuses consultations et rencontres des instances communautaires pour une riposte commune à la crise sanitaire, du niveau sous-régional au niveau continental, indiquent clairement qu’elle est déjà dans l’après-Covid-19 pour participer à la naissance du nouvel ordre mondial.
Nous sommes confiants et très optimistes quant aux possibilités de changement du paradigme historique de domination et de dépendance au profit d’une nouvelle solidarité plus agissante, d’une coopération plus effective et d’un partenariat stratégique au service d’une humanité réunifiée et d’un partage plus équitable des ressources.

Annulation des dettes publiques

C’est tout le sens du plaidoyer du président Macky Sall pour l’annulation de la dette publique et la restructuration de la dette privée des États africains. Cela constituerait une base pour la refondation des relations entre l’Afrique et ses partenaires, tout en permettant au continent d’aménager des espaces budgétaires susceptibles de favoriser son développement.
Les ressources ainsi dégagées pourraient renforcer les efforts consentis dans le cadre des investissements dans la lutte contre la pauvreté, le chômage des jeunes et l’émigration clandestine qui font le lit de l’instabilité sociale et, partant, de l’insécurité de l’Afrique et de ses partenaires.
Fidèle à ses traditions de démocratie, de paix et de solidarité, le Sénégal joue déjà sa partition. À l’instar de tous les pays du continent, il devra renégocier sa place tout en s’appuyant sur les leçons apprises des contraintes imposées par la Covid-19. Il pourra ainsi renforcer sa résilience, réduire sa dépendance (en matière de santé, d’éducation, d’alimentation), dénouer les goulots d’étranglement économiques et financiers et investir davantage dans la prospective, la révolution numérique et la recherche opérationnelle. C’est à ce prix que nous pourrons partir à la reconquête du marché mondial.

Budget : Macky, Niasse, Mansour Faye… ne ressentent pas la Covid-19

https://www.seneweb.com/La présidence de la République, l’Assemblée nationale et le ministère du Développement communautaire, de l’Équité territoriale et sociale ne ressentent pas la crise, en cette période de pandémie de Covid-19. Enquête fait le point.
De 78 milliards 999 millions 170 mille 084, le budget de la Présidence est passé à 81 milliards 739 millions 371 mille 516 F Cfa.
L’Assemblée nationale, même en chômage technique, connait également une légère hausse, passant de 17 milliards 801 millions 162 000 à 18 milliards 501 mille 162 000 F Cfa.
Mais, la plus grande hausse, au niveau des institutions, a été constatée avec le Secrétariat général du gouvernement, dont le budget est passé de plus de 25 milliards à plus de 35 milliards F Cfa.
Le budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale grimpe à 222 milliards 702 millions 441 073 F Cfa, contre plus de 191 milliards dans la LFI.

Ces ministères qui ont aussi connu une hausse

Quant au ministère en charge du Développement communautaire, son budget est passé de plus de 101 milliards à plus de 138 milliards, soit un bond de 37 milliards environ.
Le budget du ministère des Affaires étrangères passe de plus de 65 milliards à plus de 78 milliards.
Celui des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de plus de 295 à 313 milliards.
Le ministère des Finances et du Budget passe de plus de 218 à plus de 235 milliards F Cfa…
En outre, aussi surprenant que cela puisse paraître, le budget du ministère des Forces armées, en ces temps de pandémie, passe de plus de 198 milliards à plus de 250 milliards F Cfa.
Le budget du ministère de l’Urbanisme connaît aussi une augmentation de plus de 6 milliards, en passant de 75 à plus de 81 milliards F Cfa.
Idem pour la jeunesse qui passe de plus de 14 milliards à plus de 20 milliards F Cfa.

Alioune Ndoye et Oumar Guèye dégonflés

Parallèlement, d’autres départements, non moins stratégiques, ont vu leur dotation chuter.
Ainsi, le budget du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime passe de plus de 48 à 39 milliards F Cfa.
Celui du ministère de l’Agriculture passe de plus de 152 à 141 milliards; l’Énergie : de plus de 255 à 225 milliards, l’Élevage et les production animales : plus de 25 à 18 milliards F Cfa.
Au même moment, le budget du ministère des Collectivités territoriales a connu une chute considérable, en passant de plus de 106 milliards à plus de 90 milliards F CFa.

La BCEAO choisit de soutenir la relance économique malgré des prix annoncés en hausse sur les 2 prochaines années

 (Agence Ecofin) – La BCEAO a assoupli les règles d’injection d’argent par les banques commerciales dans les économies de ses pays membres. Elle dit vouloir soutenir la relance post-covid-19. Des risques d’une forte envolée des prix existent, mais ils sont limités au regard d’autres facteurs.
La BCEAO, l’institution qui sert de Banque centrale commune aux 8 pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a tenu une rencontre de son Comité de politique monétaire (CPM) au terme de laquelle il a été décidé d’une nouvelle baisse de son principal taux directeur. « Le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité passe ainsi de 2, 50% à 2, 00% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est ramené de 4, 50% à 4, 00%. Cette décision entre en vigueur à compter du 24 juin 2020 »,  peut-on lire dans le communiqué qui a sanctionné la rencontre.
Cette décision signifie que dans les relations commerciales avec leurs clients, les banques commerciales auront encore plus de flexibilité pour baisser les taux d’intérêt. En effet, les engagements de prêts qu’elles prendront dans ce contexte seront compensés en cas de besoin par la Banque centrale à des conditions beaucoup plus favorables. Le principal effet de cette décision devrait donc être celui de voir les banques accorder plus de crédits à l’économie.
L’institution d’émission monétaire de l’UEMOA a clairement expliqué que son choix vise à soutenir les plans de relance post-covid-19 de ses Etats membres. « Les plans de relance mis en place par les Etats et l’assouplissement progressif des restrictions de déplacement devraient conduire à un redémarrage de l’appareil productif, les membres du CPM ont décidé d’accompagner cette dynamique »,  lit-on dans son communiqué.

Des hausses supplémentaires des prix sont à envisager

La décision pourrait faire penser que la BCEAO a pris le parti de suivre les politiques monétaires non conventionnelles qui sont désormais à la mode en ces moments de perturbations économiques. Le principal effet d’une baisse des taux directeurs des banques centrales est qu’elle peut faire augmenter la quantité de monnaie en circulation au sein de l’économie. Le risque théorique d’une telle situation étant que cela pousse les prix vers le haut.
Les banques centrales des pays développés ont joué sur ce levier ces dernières années pour faire repartir les prix à la hausse, et redonner une certaine vigueur à la croissance économique de leurs pays, mais sans grand succès. La décision de la BCEAO « d’ouvrir le robinet d’argent » alors que les prix sont en hausse de 1, 4% à fin avril 2020, et le resteront à 2, 2% au cours des 8 prochains trimestres peut pousser à l’interrogation.
Il faut aussi noter que le manque de ressources par rapport aux objectifs de dépenses des pays de l’UEMOA était de 922, 1 milliards FCFA à la fin du mois de mars 2020. Ce niveau est 4, 1 fois supérieur à celui de la même période en 2019. Les dépenses engagées dans le cadre des différentes réponses à la covid-19 n’ont pas manqué de le creuser davantage. Le risque ici est que ce déficit budgétaire accélère l’inflation.

D’autres facteurs limitent la portée de ce risque

L’analyse d’autres indicateurs permet de mieux comprendre ce choix d’intervention de la Banque centrale. Déjà on note que la maîtrise des prix ne fait pas partie de ses missions qui sont principalement orientées vers la stabilité du système bancaire et financier. Sur plusieurs autres plans, l’action de la BCEAO s’avère assez pragmatique.
Au cours du premier trimestre 2020, la croissance du produit intérieur brut au sein de l’UEMOA a été de seulement 3, 3% contre 6, 5% un trimestre plus tôt. Or techniquement, les facteurs de production de l’Union lui permettent de mériter une croissance de 6, 6%, n’eût-été la covid-19. Même si les prix ont augmenté de 1, 3% au cours du premier trimestre 2020, ils ne sont pas allés de pair avec une forte injection d’argent au sein des différentes économies de l’UEMOA, car la masse monétaire n’a augmenté que de 1, 03% sur la même période.
De même, les experts estiment qu’il doit y avoir une étroite relation entre la hausse du PIB et celle de la masse d’argent en circulation au sein d’une économie. Or présentement, les données de l’UEMOA ne reflètent pas cette règle pour ce qui est du premier trimestre 2020. Si l’intervention de la BCEAO est justifiée, il faudra néanmoins surveiller certaines données.
Le premier c’est que les avoirs extérieurs nets sont en baisse. Pour une sous-région qui importe massivement, une baisse de ces avoirs pourrait mettre la pression sur la valeur de la monnaie même si la garantie de la France continue d’être un bouclier pour les investisseurs. Il sera aussi important de s’assurer que les nouvelles ressources qui seront générées aideront à financer l’économie réelle, et non seulement les titres publics émis par les Etats. Ceux-ci sont en effet devenus la source la plus fiable de revenus pour les banques commerciales de la sous-région.Idriss Linge

La BCEAO abaisse ses taux directeurs de 50 points de base

https://www.financialafrik.com/Réuni lundi 22 juin, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) a réduit de 50 points de base, les taux directeurs de l’institut d’émission basé à Dakar.
« Le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité passe ainsi de 2, 50% à 2, 00% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est ramené de 4, 50% à 4, 00% », indique le CPM dans un communiqué, précisant que cette décision entre en vigueur à compter du 24 juin.
Par ailleurs, l’instance indique avoir relevé que la situation de constitution des réserves obligatoires par les banques reste confortable. Et avoir décidé sur cette base, de maintenir inchangé le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union, qui demeure fixé à 3, 0%.
Selon la BCEAO, l’activité économique a connu un fort ralentissement au premier trimestre de l’année avec une progression de 3, 3% dans la région, en glissement annuel, après 6, 5% enregistré un trimestre plus tôt.
« Cette décélération de l’activité économique est surtout imprimée par le secteur tertiaire, dont la contribution à la croissance a baissé de moitié par rapport au trimestre précédent, reflétant ainsi les premiers impacts de la propagation de la pandémie notamment dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des transports et du commerce. Pour l’ensemble de l’année 2020, les prévisions réalisées par la Banque Centrale tablent sur un taux de croissance économique de l’Union de 2, 6% contre une prévision initiale de 6, 6% », ajoute-t-elle.  Nephthali Messanh Ledy

Uemoa : La Bceao table sur un taux de croissance de 2, 6% en 2020

https://www.lejecos.com/Les prévisions réalisées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) pour l’année tablent sur un taux de croissance économique de l’Union de 2, 6% contre 6, 6% initialement prévu. Selon le Comité de politique monétaire (cpm) de la Bceao, le taux d’inflation de l’Union est ressorti à 1, 2% au premier trimestre de 2020 après -0, 6% le trimestre précédent.
Au titre de la conjoncture interne, le Comité de politique monétaire de la Bceao a relevé que l’activité économique a connu un fort ralentissement. En ce sens, indique-t-il, le Produit intérieur brut (Pib) de l’Union a progressé, en glissement annuel, de 3, 3% au premier trimestre 2020, après 6, 5% un trimestre plus tôt.
Cette décélération de l’activité économique, selon Comité de politique monétaire, est surtout imprimée par le secteur tertiaire, dont la contribution à la croissance a baissé de moitié par rapport au trimestre précédent, reflétant ainsi les premiers impacts de la propagation de la pandémie notamment dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des transports et du commerce.
A l’en croire, le déficit budgétaire, base engagements, dons compris ressortirait à 922, 1 milliards ou 4, 5% du Pib à fin mars 2020 contre 222, 5 milliards ou 1, 1% du Pib à la même période de l’année précédente. En effet, explique le Comité, les gouvernements ont engagé des plans de riposte à la Covi-19 qui se sont traduits par une baisse des recettes et une hausse des dépenses entraînant une aggravation du déficit budgétaire.
La situation monétaire de l’Union a été marquée, au premier trimestre 2020, d’après la Bceao, par une légère accélération du rythme de progression de la masse monétaire, en glissement annuel, en liaison avec le rebond des actifs extérieurs nets ainsi que l’accroissement des créances intérieures. Dans ce sillage, « les réserves de change de l’Union se sont renforcées sur une base annuelle, assurant 6, 3 mois d’importations de biens et services à fin mars 2020 ».
Par ailleurs, l’instance de la Banque centrale relève que le taux d’intérêt moyen trimestriel des appels d’offres hebdomadaires d’injection de liquidité s’est nettement orienté à la baisse, en ressortant à 2, 69% contre 2, 98% le trimestre précédent. « Depuis le mois d’avril 2020, il se situe à 2, 50%, en liaison avec les injections de liquidité au taux fixe de 2, 50% lancées par la Banque Centrale pour lutter contre les effets néfastes de la crise sanitaire », rappelle-t-elle.
Au premier trimestre de 2020, « le taux d’inflation de l’Union est ressorti à 1, 2% après -0, 6% un trimestre plus tôt », souligne le Cpm. Qui renseigne que cette situation est liée au rebond des prix des produits alimentaires avant d’indiquer qu’à l’horizon de huit trimestres, le taux d’inflation se situerait à 2, 2%, en glissement annuel, en ligne avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque Centrale.Bassirou MBAYE

UEMOA : LES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES FONT BONDIR L’INFLATION À 1, 2% AU PREMIER TRIMESTRE

Dakar, 23 juin (APS) – L’inflation au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a enregistré une hausse au premier trimestre 2020, en se hissant à 1, 2%, a annoncé le Comité de politique monétaire (CPM) de la BCEAO, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Le niveau général des prix à la consommation a « augmenté durant le premier trimestre 2020 », indique le CPM dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion qu’il a tenue lundi.
Il relève que le taux d’inflation « est ressorti à 1, 2% après -0, 6% un trimestre plus tôt ».
« Cette situation est liée au rebond des prix des produits alimentaires », explique le CPM.
Il prévoit qu’ »à l’horizon de huit trimestres, le taux d’inflation se situerait à 2, 2%, en glissement annuel, en ligne avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque centrale ».ASG/BK

ECO/CFA : Le président Buhari tape du poing sur la table et met en Garde les pays Francophones

http://www.sudonline.sn/Le président Muhammadu Buhari a averti mardi que l’ambition pour la création de la monnaire régionale ECO pourrait être « sérieusement menacée », à moins que les États membres ne respectent les processus convenus pour atteindre l’objectif collectif. Buhari s’est également déclaré préoccupé par la décision des pays francophones qui forment l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de remplacer le franc CFA par Eco avant le reste des États membres
Buhari a fait, savoir la position du Nigeria sur la nouvelle monnaie régionale lors d’une réunion extraordinaire virtuelle de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la zone monétaire ouest-africaine (ZMAO). La réunion a discuté de la mise en œuvre du programme de coopération monétaire de la CEDEAO (EMCP) et de l’agenda de la monnaie unique de la CEDEAO. « »
Excellences, vous connaissez tous l’histoire de l’Eco jusqu’à présent, donc je ne vais pas vous ennuyer avec ça. Nous sommes revenus à une approche à voie unique, en faveur de l’ Eco qui est l’idée originale de la WAMZ pour que le programme à l’échelle de la CEDEAO puisse prospérer. «À cet égard, nous avons fait des progrès remarquables, notamment l’adoption du régime de change, le nom et le modèle de la Banque centrale commune et le symbole.
«Nous avons exhorté nos ministres à s’engager rapidement sur la voie du succès. Je suis donc dans l’embarras d’apprendre que la zone UEMOA souhaite désormais reprendre l’Eco en remplacement de son franc CFA avant le reste des États membres.

«Cela s’ajoute à l’écart de l’acte communautaire sur la réalisation cohérente de la convergence au cours des trois années précédant l’introduction de la monnaie et de nos directives de renforcement ultérieures.»

Je suis informé que les ministres des pays francophones ont approuvé un projet de loi de réforme du franc CFA et la plupart, sinon la totalité des États membres de l’UEMOA, ont déjà adopté des législations à cet effet dans leurs différents parlements.
« Il est inquiétant qu’un peuple avec lequel nous souhaitons adhérer à une union prenne ces mesures importantes sans nous faire en référer pour une discussion », a-t-il déclaré.
Le président Buhari, qui a assuré les dirigeants de la CEDEAO de l’engagement du Nigeria en faveur de la monnaie unique de la CEDEAO, les a exhortés à examiner de manière critique les recommandations formulées par le Conseil de convergence et à adopter une position commune pour protéger la zone monétaire ouest-africaine des pièges d’une union douteuse. Il a affirmé le soutien du Nigeria à une union monétaire dotée des fondements appropriés, qui garantissent la crédibilité, la durabilité et la prospérité et la souveraineté régionales globales.
Selon le président, le Nigéria estime également qu’étant donné les contractions potentielles et même les pertes de la pandémie mondiale de Covid-19, les États membres ne peuvent que faire preuve d’une trop grande prudence quant au respect des normes établies. «Nous ne pouvons pas nous ridiculiser en entrant dans une union pour se désintégrer, potentiellement au plus tôt lorsque nous y entrons. «Nous devons être clairs et sans équivoque sur notre position concernant ce processus. Nous devons également les communiquer efficacement au monde extérieur. Nous avons tous tellement misé sur ce projet pour laisser les choses à la simple convenance et à la commodité. «Mes chers collègues, chefs d’État et de gouvernement, Il est évident que nous sommes à la croisée des chemins. «Nous devons procéder avec prudence et respecter le processus convenu pour atteindre notre objectif collectif tout en nous traitant les uns les autres avec le plus grand respect. Sans cela, nos ambitions pour une Union monétaire stratégique en tant que bloc de la CEDEAO pourraient très bien être sérieusement menacées », a-t-il déclaré.
Compte tenu de la prudence exprimée par le Nigeria et certains autres pays d’Afrique de l’Ouest lors de la réunion, les dirigeants de la CEDEAO ont décidé de convoquer une réunion élargie du bloc régional sur la question de la monnaie unique.FEMI ADESINA, CONSEILLER SPÉCIAL DU PRÉSIDENT BABILOWN.COM

Chronique«En toile de fond» : Accord de Cotonou, quand l’Ue négocie les orientations sexuelles de l’Afrique

Les Européens, on le sait, sont très fiers de leurs valeurs et ne transigent pas là-dessus. Mais à travers le monde existent également d’autres aires culturelles où les gens tiennent à vivre selon leurs propres valeurs, sans qu’aucune hiérarchie ne puisse exister entre elles. Et c’est à cause de cette diversité que l’on parle de relativisme culturel. C’est pourquoi on ne comprend pas l’insistance de l’Union européenne à inclure dans les négociations en cours pour le renouvellement de l’accord de Cotonou qui arrive à échéance le 29 février 2020, les orientations sexuelles. Cet accord qui lie l’Ue aux Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique a été signé le 23 juin 2000 à Cotonou, après l’expiration de la Convention de Lomé.
Il comporte un volet commercial dissocié de l’aide au développement avec l’instauration de zones de libre-échange plus connues sous l’appellation « Accords de partenariat économique » (Ape). Jusqu’à présent, l’Accord de Cotonou ne portait que sur les domaines suivants  : éducation et formation, paix, sécurité et gouvernance, investissement et croissance économique, migration et mobilité. Puis d’autres s’y sont ajoutés tels que la démocratie et les droits de l’Homme, le changement climatique et l’éradication de la pauvreté.
Et c’est au nom des droits de l’Homme que l’Ue a introduit les orientations sexuelles dans les négociations. Si l’on part du fait que chaque société évolue à son propre rythme en privilégiant les valeurs et les codes qui lui permettent de maintenir sa cohésion, alors l’Afrique ne doit pas accepter qu’on lui impose les attitudes qu’elle doit observer à l’égard de telle ou telle autre orientation sexuelle. Plus précisément, il s’agit de la législation de l’homosexualité dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Actuellement, les négociations achoppent entre autres sur ce point, mais selon les confidences faites par un négociateur européen à une grande radio internationale, l’Ue a bon espoir d’aboutir à un accord et que cette posture de refus des Africains ne serait qu’une stratégie de négociation. C’est le lieu de rappeler la réponse du président Macky Sall à son homologue américain, Barack Obama, en visite à Dakar en juin 2013 qui l’avait interpellé sur cette question. « Le Sénégal est un pays tolérant qui ne fait pas de discrimination en termes de traitement sur les droits (…). Mais on n’est pas prêt à dépénaliser l’homosexualité. C’est l’option du Sénégal pour le moment. Cela ne veut pas dire que nous sommes homophobes. Mais il faut que la société absorbe, prenne le temps de traiter ces questions sans qu’il y ait pression », avait dit le président sénégalais.
Et il avait poursuivi en soulignant que le Sénégal a aboli la peine de mort alors que dans d’autres pays elle s’impose car la situation l’exige. Voilà, tout est dit et c’est cette position que doit faire prévaloir notre continent. Il n’arrivera jamais à l’Ue l’idée de négocier les orientations sexuelles avec des pays comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite. Les pays africains présentent des situations différentes entre eux à cause des pesanteurs sociales, religieuses et autres, mais fondamentalement  l’homosexualité y est traitée avec tolérance tant qu’elle n’est pas publiquement revendiquée. En poussant dans le sens d’une légalisation, l’Ue risque de cabrer des sociétés qui rejettent cette occurrence.
Et tant qu’on y est, pourquoi l’Afrique ne négocierait pas avec l’Ue l’acceptation de la polygamie en Europe ? Il ne fait pas de doute que cette demande serait sèchement rejetée au nom des valeurs européennes. Et pourtant l’homosexualité n’est pas plus défendable que la polygamie.
Une autre négociation en cours dans l’Accord de Cotonou, c’est la demande exprimée par l’Ue pour que les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ratifient le traité de Rome qui permettrait à leurs dirigeants d’être traduits devant la Cour pénale internationale (Cpi) à chaque fois que de besoin. S’il y a unanimité à reconnaître qu’aucun dirigeant n’est au-dessus de la loi et que ceux qui auraient commis des crimes graves contre leur propre peuple ou d’autres peuples doivent répondre de leurs actes devant la justice, il n’est pas tolérable que celle-ci soit exercée à la carte selon le continent d’appartenance ou la puissance des pays. Et pour l’instant, malgré les dénégations, c’est ce que l’on voit avec la Cpi car 80% de ceux qui y sont jugés sont des Africains comme si ce sont les seuls à se livrer aux crimes de guerres, génocide, crimes de guerre et d’agression. Combien de pays ont été dévastés par des agressions extérieures, leurs populations massacrées sans que la Cpi ouvre une enquête ?
Il y a même de grands pays qui ne reconnaissent pas la Cpi mais poussent en coulisses pour qu’elle lance des enquêtes contre d’anciens chefs d’Etat ou des militaires surtout en Afrique. Ils en font donc un instrument de contrôle des leaders africains dans le cadre de l’ordre global qu’ils veulent imposer au reste du monde. Notre continent a une instance judiciaire pour juger ses ressortissants qui violeraient massivement les droits de l’Homme  : c’est la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples qui siège à Arusha en Tanzanie. Si la volonté politique existe et des moyens mis à sa disposition, nous n’aurons pas besoin de traduire en justice nos dirigeants hors du continent. Le cas de Hissène Habré en atteste.
Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé devant la Cpi peut faire croire légitimement que celle-ci est instrumentalisée. Malgré une procédure presque accusatoire, ils ont été libérés au bout de neuf ans de détention par les juges en janvier 2019, mais maintenus dans une semi-liberté car ne voulant pas s’avouer vaincue, la procureure a décidé de lancer une autre enquête.Par Ibrahima MBODJ

Production du premier baril de pétrole : L’opérateur de Sangomar, rectifie le président Macky Sall

https://www.dakarmatin.com/Le président Macky Sall a confié à nos confrères du new York Times que la pandémie de la covid-19 a eu un rude effet sur les projets pétroliers et gaziers du pays. En conséquence, l’entrée du Sénégal dans le club des producteurs de pétrole et de gaz serait reportée d’un à deux ans.
«Nous avons vu de grandes compagnies pétrolières qui ne sont plus capables de respecter leurs engagements en matière de production. Ils ne peuvent pas collecter d’argent (…) Je ne peux pas nommer de noms parce que je ne peux rien dire qui affectera leur situation, qui est déjà fragile », a indiqué le chef de l’Etat.
Des mots qui ont fait réagir Woodside, l’opérateur de Sangomar. Pour lui, aucun report n’a été décidé. Du moins, pour l’instant. «Woodside prend note des récents rapports des médias indiquant que le Sénégal a été contraint de retarder ses premiers projets pétroliers et gaziers jusqu’à deux ans en raison de la pandémie. Woodside réitère que la production du premier baril de pétrole de la phase1 de développement du champ de Sangomar reste sur la bonne voie pour 2023, conformément aux directives précédentes»

Woodside, qui détient 35% du projet pétrolier,  indique que lui et ses partenaires ont commencé les activités de la phase d’exécution en janvier 2020, depuis que la décision finale d’investissement a été validée.

«Et depuis lors, Woodside a pris des mesures précoces pour gérer de manière proactive les nouveaux impacts de Covid-19 sur la chaîne d’approvisionnement et le calendrier du projet. Nous travaillons avec les maîtres d’œuvre du projet, le gouvernement de la République du Sénégal et nos partenaires de la coentreprise pour optimiser les dépenses à court terme tout en protégeant la valeur globale de l’investissement et livrer le premier pétrole en 2023», assurent-ils.
Pour rappel, du fait de la pandémie de la covid-19, Far Limited (15% des parts), qui a échoué dans la mobilisation de ressources pour honorer sa part d’investissement dans la phase1 de développement du champ, avait décidé de jeter l’éponge. Ce qui avait jeté le flou sur les opérations. Mais, l’opérateur Woodside remet les choses à l’endroit.Youssouf SANE

Woodside : «Far dispose de 6 mois pour rétablir ses droits»

http://www.lasnews.info/ « FAR dispose de six (6) mois pour se conformer à ses obligations dans le projet Sangomar », c’est la notification de mise en défaut de la société Woodside dans un communiqué parvenu à L’Asnews. Sur ce, la note indique que  FAR RSSD SA n’est autorisé ni à participer aux réunions du Comité des Opérations, ni à exercer son droit de vote durant la période de défaillance. Ce faisant,  FAR ne dispose que de ce délai pour rétablir ses droits au sein de l’Association. Ladite association est composée de Woodside Energy (35%, Opérateur), Cairn Energy (40%), FAR RSSD (15%) et PETROSEN (10%).
« Cette notification de défaillance a été introduite en vertu des dispositions de l’Accord d’Association (JOA) qui régit l’organisation au sein de la Joint-Venture (JV) entre les différents contractants présents dans les blocs susmentionnés. En ce sens, le Ministère du Pétrole et des Energies porte une attention particulière à l’évolution de cette situation et enjoint l’opérateur à veiller à ce que cette défaillance ne mette pas en péril le développement pérenne de la phase 1 du projet Sangomar », indique Woodside. Cette action fait suite à l’annonce de FAR à la bourse d’Australie, la mise en défaut de sa filiale FAR RSSD SA, partenaire au sein de l’Association qui opère sur les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD) dans lesquels se trouve le champ pétrolier Sangomar.
Cette notification de défaillance intervient à la suite des événements suivants : appel de fonds émis en mai 2020 par Woodside pour le mois de juin 2020, retard de paiement de FAR RSSD SA qui disposait d’un délai d’un (1) mois pour régler l’appel de fonds conformément à ses obligations et  notification de mise en défaut par l’opérateur Woodside Energy BV à l’endroit de
Elle a été en vertu des dispositions de l’Accord d’Association (JOA) qui régit l’organisation au sein de la Joint-Venture (JV) entre les différents contractants présents dans les blocs susmentionnés. En ce sens, le Ministère du Pétrole et des Energies porte une attention particulière à l’évolution de cette situation et enjoint l’opérateur à veiller à ce que cette défaillance ne mette pas en péril le développement pérenne de la phase 1 du projet Sangomar. Ce faisant, L’Etat du Sénégal, selon la même source reste vigilant

La Chine promet l’annulation des dettes de pays africains estimées à 30 000  milliards de F Cfa à des États africains.

https://www.dakaractu.com/L’Afrique est sur le point de tirer profit de ses relations avec la Chine. Le président Chinois Xi Jinping a promis le 18 juin 2020, d’annuler la dette bilatérale concessionnelle de certains pays africains arrivant à échéance cette année. C’était lors du Sommet virtuel entre l’Empire du Milieu et l’Union africaine (Ua) sur la solidarité contre la Covid-19, organisé par liaison vidéo. Les nations africaines les plus touchées par la pandémie se verront également accorder une prolongation de la période de suspension de la dette, a révélé le site Financial Afrik.
Ledit site, de rappeler qu’environ ‘’20% de la dette extérieure des gouvernements africains était due à la Chine en 2018’’, en s’appuyant sur une estimation de la Jubilee Debt Campaign, un groupe caritatif basé au Royaume-Uni qui plaide pour l’annulation de la dette des pays pauvres.
Et d’ajouter que ‘’les prêts chinois envers les pays africains ont atteint 152 milliards de dollars (88  327 milliards  944 millions  800  000 F Cfa) de 2000 à 2018, selon un rapport distinct publié jeudi par la China Africa research initiative (Cari). De 2014 à 2018, les investissements directs étrangers de la Chine en Afrique ont grimpé de 44% pour atteindre 46 milliards de dollars (26  730  milliards 825  millions400  000 F Cfa), selon les données les plus récentes de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement’’.
Les institutions financières chinoises ont ainsi été tenues, selon la même source, de mettre au point des arrangements pour des prêts commerciaux avec des garanties souveraines. Un terme qui devrait provoquer l’ire du Fmi (Fonds monétaire international) et de la Banque Mondiale opposée au recours aux garanties souveraines dans le contexte africain’’.

La BHS rembourse 625 millions de FCFA de dette relative à sa diaspora bonds

https://www.financialafrik.com/Qui paie sa dette, s’enrichit. C’est en appliquant cet adage que la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS) procédera le 10 juillet 2020 au paiement des intérêts semestriels de son emprunt obligataire par appel public à l’épargne dénommé « Diaspora bonds BHS 6, 25% 2019-2024 » pour un montant de 625 millions de FCFA (937.500 euros).
La BHS avait levé avec succès durant la période du 16  mai au 17 juin 2019 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant de 20 milliards de FCFA. Cet établissement bancaire avait émis 2 millions d’obligations avec une valeur nominale et un prix d’émission de 10.000 FCFA.
A travers les fonds levés, la banque entendait renforcer ses moyens financiers pour les demandes de financement de l’accès à la propriété de la clientèle, principalement dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Au terme du projet BHS 2015, la BHS s’est engagée sur un horizon dénommé BHS 2020 avec un plan d’orientation stratégique (POS) sur la période 2016-2020. Ce plan a été mis à jour afin d’intégrer les projets d’envergure majeure que représentent pour le Sénégal, les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Le pôle Diamniadio s’étend sur 1 946 hectares et comprendra 17 000 habitations à construire dans le cadre de la première phase de 700 hectares dénommée « Germe de ville ». Cet alignement du POS BHS 2020 entre en droite ligne avec la volonté des autorités publiques sénégalaises de promouvoir le secteur de l’habitat social.
L’émetteur s’est engagé à verser aux souscripteurs un intérêt annuelde 6, 25% payable semestriellement sur une durée de 5 ans. Quant au remboursement du capital, il sera graduel avec 2 ans de différé Albert Savana

Tabaski 2020 : Samba Ndiobène Kâ rassure sur l’approvisionnement correct en moutons

http://lesoleil.sn/-Le dispositif de l’année dernière sera reconduit et renforcé pour assurer un approvisionnement correct du Sénégal en mouton a assuré, hier, le ministre de l’Elevage et des Productions animales. Il rencontrait les acteurs impliqués dans l’organisation de cette fête sociale et religieuse.
À quelques semaines de la Tabaski, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Ndiobène Kâ, a rencontré, hier, les acteurs (éleveurs, opérateurs, transporteurs, associations consuméristes) pour partager le plan d’actions et recueillir leurs avis pour assurer un bon approvisionnement du pays en moutons. Il a assuré que toutes les dispositions seront prises par le gouvernement pour que chaque Sénégalais qui le souhaite puisse acquérir un mouton. Le ministre a annoncé une tournée nationale pour s’enquérir des dispositions prises tout en soulignant le contexte particulier lié à l’épidémie du nouveau coronavirus. Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a exhorté les Sénégalais à acheter le plus tôt possible. À son avis, cela a l’avantage de les prémunir de « surprises » et de permettre à l’autorité de prendre les mesures idoines pour parer à toute pénurie.
Le 17 juin dernier, le chef de l’Etat a pris une lettre circulaire visant à faciliter l’approvisionnement de notre pays en moutons pour la Tabaski. Parmi les mesures édictées, il y a l’assouplissement du contrôle des camions transportant les ovins, la réduction des contrôles au strict nécessaire, l’exonération des droits et taxes sur les bêtes, l’autorisation de la présence à bord de chaque camion de trois bergers chargés de la surveillance des animaux transportés. Ces mesures prennent effet du 15 juin au 12 septembre 2020.
Outre ces mesures, le ministère de l’Elevage et des Productions animales entend renouveler et renforcer le dispositif mis en place pour faciliter l’écoulement des moutons dans les sites identifiés et aménagés aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du pays. À Dakar, dont les besoins de l’année dernière étaient estimés à plus de 260 000 moutons, les services du ministère de l’Elevage et des Productions animales n’attendent que l’arrêté du gouverneur de la région fixant les sites de commercialisation pour procéder à l’installation de l’éclairage, au raccordement de l’eau, à l’installation de toilettes mobiles.
S’agissant de la sécurité, Samba Ndiobène Kâ a reconnu que malgré les mesures prises, des efforts peuvent encore être faits. Il a promis de s’en ouvrir à ses collègues de l’Intérieur et des Forces armées pour une présence plus dissuasive de la police et de la gendarmerie. Aux inquiétudes des uns et aux assurances des autres, quant à l’approvisionnement correct du pays dans le contexte de l’épidémie du nouveau coronavirus, le ministre a indiqué qu’avec l’implication de tous, la demande nationale peut être satisfaite. Il s’est félicité de l’engagement de tous les acteurs (éleveurs, opérateurs, transporteurs, associations consuméristes) à travailler pour la réussite de la fête de Tabaski, une activité à la fois économique, sociale et religieuse. Le ministre a révélé avoir discuté avec ses collègues du Mali, de la Mauritanie et du Burkina Faso du sujet. Il a indiqué que les éleveurs mauritaniens sont informés des dispositions prises par le gouvernement pour leur faciliter l’accès au marché sénégalais

«Sama Xaru Tabaski» : une plateforme pour favoriser les échanges entre acheteur et vendeurs    

Toujours dans le souci d’assurer un bon approvisionnement du pays en moutons, le ministère de l’Elevage et des Productions animales a créé une plateforme électronique dénommée « Sama Xaru Tabaski » pour recenser les intentions de vente de moutons. C’est un espace de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de moutons. Cette plateforme vise à favoriser les échanges entre vendeurs et acheteurs sur l’ensemble du territoire national. Dans sa dernière mise à jour datant du 23 juin 2020,   53 833 moutons y sont recensés. Autre avantage, cette plateforme permet de jauger l’offre nationale selon le ministre. Le représentant de l’Ascosen s’est réjoui de cette innovation. « Nous saluons la création de la plateforme qui va faciliter la mise en relation des acheteurs et des vendeurs », a déclaré Moussa Guèye. En ce qui concerne le financement, le ministre a déclaré que le même dispositif a été reconduit en plus d’une dotation de 3 milliards du Fondstab.Mamadou Gueye

Hourèye Thiam : «Les organisateurs du Hajj sont dans le désarroi»

https://actunet.net/

Comment appréciez-vous la suspension du hajj cette année ?

C’est une décision dure mais très responsable que nous saluons à sa juste mesure. Nous-mêmes organisateurs privés étions en voie de demander à l’État du Sénégal de ne pas participer au hajj de cette année parce que tout simplement les risques sont élevés au plan médical. L’Arabie Saoudite a pris la décision de restreindre le nombre de pèlerins à ceux qui sont sur son sol. Nous trouvons que c’est très responsable. Dans le contexte actuel il était inimaginable de pouvoir organiser le hajj, car aucun geste-barrière n’aurait pu être respecté. Il se trouve que des Sénégalais avaient l’habitude de s’activer dans cette opération qu’est le convoyage de pèlerins à La Mecque. C’est une activité qui drainait énormément d’argent parce que le chiffre d’affaires tourne autour de 38 milliards par an si on prend les estimations minimales. Il y avait toute une économie du hajj qui aujourd’hui va tomber à l’eau.

Est-ce que le fonds Force Covid-19 a dégagé une ligne pour atténuer la crise ?

Il y avait des centaines et des centaines de Sénégalais qui vivaient du hajj. Tous ces Sénégalais risquent d’être envoyés en chômage technique. Leurs principales sources de revenus vont être suspendues le temps d’une année. Tout cela étant dit, c’est un secteur qui va être fortement impacté au plan financier. Ces organisateurs qui pour la plupart n’ont que le hajj comme activité, vont être réduits à faire une année blanche au plan professionnel, et pour la plupart aussi, de ceux qui sont là, les dépenses avaient déjà démarré. En plus du hajj il y avait déjà une dizaine de groupes qui devaient partir pour la Oumra. Quand le covid-19 est arrivé au mois de mars, les opérations avaient déjà démarré. Les gens faisaient des pré-réservations.  Au mois de mars on a demandé la suspension de toutes les activités. Ce qu’on attend aujourd’hui c’est que le fonds Force Covid-19 puisse être mis à la disposition également des organisateurs qui sont dans ce secteur du hajj. Nous sommes des Sénégalais qui sont fortement impactés, tout aussi impactés, sinon plus impactés que les acteurs qui sont soutenus aujourd’hui. Nous avons besoin actuellement de l’aide de l’État pour pouvoir nous en sortir parce que nous sommes à terre, nous avons énormément de dépenses qui ont précédé cette suspension, nous sommes dans le désarroi. Il y a aujourd’hui énormément de voyagistes qui ont du mal à voir le bout du tunnel.

Qu’est ce qui est prévu par rapport aux personnes qui avaient déjà réservé une place pour le pèlerinage ? Seront-elles remboursées ?

Il n’y aura aucun contentieux financier. Ceux qui avaient réservé et avaient déposé leur argent, leur argent sera protégé. Tout sera géré au cas par cas. La plupart de ceux qui avaient déposé des pré-réservations préfèrent attendre l’année prochaine. Toutes les opérations seront basculées et ces gens-là seront prioritaires pour 2021. Maintenant, pour ceux qui par extraordinaire vont solliciter le remboursement, les gens vont prendre leurs responsabilités et faire face à cette situation. À l’impossible nul n’est tenu et dans ce cas ils auront leur argent. Mais jusqu’à présent on est à un peu moins de 1% de demandes de remboursement. Beaucoup préfèrent laisser leur argent et attendre le prochain pèlerinage, parce qu’il y a ce rapport de confiance aussi qui est important et qui nous lie aux pèlerins qui viennent vers nous. Par Mohamed NDJIM

Une plateforme en langue locale pour développer l’agriculture en milieu rural

 (Agence Ecofin) – Au Sénégal, Ndeye Amy Kebe a fondé Jokolante, une plateforme d’infos agricoles véhiculées en langues locales par téléphone et par radio. Sa mission, faire profiter aux paysans des progrès technologiques agricoles et améliorer les méthodes ancestrales. Une solution qui a déjà atteint plus d’un million de personnes.
Ndeye Amy Kebe dirige l’entreprise Jokolante, qui fournit des informations sur l’agriculture au Sénégal. A travers des émissions et des publicités par téléphone et par radio, elle sensibilise les paysans de sa communauté sur les solutions aux problèmes agricoles, les anciennes et les nouvelles techniques de culture.
L’entrepreneure de 35 ans, diplômée en sciences de l’éducation option ingénierie pédagogique et multimédia de l’université de Lille en France, a voulu mettre ses compétences au service d’un programme d’éducation pour adultes. Elle a décidé de s’intéresser à l’agriculture après avoir constaté que les paysans sénégalais des localités éloignées n’avaient pas accès aux nouvelles technologies pour trouver des solutions à leurs problèmes de production, en raison de leur situation géographique et du niveau élevé d’analphabétisme.
C’est alors qu’elle fonde Jokolante en 2016. La communauté de paysans étant constituée à 66% d’analphabètes, Jokolante véhicule ses informations en langues locales sérère, wolof, diola, mandingue et peul. L’entreprise fournit aussi aux acteurs impliqués dans l’élevage des informations sur les risques liés à leur activité.
Jokolante a pour cible principale les organisations non-gouvernementales, les initiatives agricoles et les services de l’Etat, pour lesquels elle met à disposition son système de communication adapté au contexte rural, afin de mieux faire passer les messages.
En 2019, Jokolante a sensibilisé plus d’un million de personnes grâce aux messages téléphoniques et radiophoniques sur l’agriculture.Aïsha Moyouzame

Pour une réforme du cadre juridique de la protection des données personnelles au Sénégal Par Assane Sy

La révolution  numérique a impacté tous les secteurs de la vie. Chaque jour, nos agissements, dans ce monde hyperconnecté facilitent et favorisent le traitement des informations associées à notre identité. Les données personnelles permettant d’identifier directement ou indirectement une personne physique sont aujourd’hui très convoitées par plusieurs acteurs. Donc, compte tenu de l’importance de ces informations, la notion de protection des données personnelles devient alors  une obligation. Ainsi, c’est dans ce contexte que s’inscrit l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui dispose que « nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »

Etat des lieux du cadre juridique de la protection des données personnelles au Sénégal

Actuellement, dans un souci de mieux protéger la vie privée des citoyens surtout dans un contexte marqué par le traitement en masse de données personnelles, tous les  états au monde ont élaboré des mécanismes juridiques relatifs à la protection des données personnelle. Au niveau du continent africain, des pays comme le Sénégal ont bien saisi l’importance de la mise en place d’un tel dispositif de protection. D’ailleurs,   c’est dans ce contexte  que le législateur national a initié depuis 2008 un cadre juridique  visant à assurer la protection des données des personnes. Il s’agit d’une part de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur la protection des données à caractère personnel. Cette disposition juridique  a pour objectif de lutter contre les atteintes à la vie privée des personnes. En effet,   ces atteintes peuvent être réalisées lors de la collecte, le traitement, la transmission, le stockage et l’utilisation des données personnelles (cf. art premier de la loi).
Cette loi symbolisant une partie du cadre normatif permet d’encadrer les activités liées au traitement de données personnelles. C’est dans cette logique qu’elle impose aux responsables de traitement (structures publiques comme privées qui traitent des données personnelles) des obligations telles que la confidentialité des données (art 70), la sécurité des données collectées (art 71), la conservation des données (art 72) et enfin l’obligation de pérennité des données (art 74). De même, les personnes faisant l’objet de traitement de donnée personnelle ont des droits garantis  par cette même loi. Il s’agit d’abord du droit à l’information (art 58), obligeant au responsable de fournir un certain nombre d’édifications a la personne faisant l’objet de traitement
Tout de même, la personne, objet d’un traitement de donnée personnelle peut manifester un droit d’accès à ses  données par écrit ou quel que support que ce soit si cette dernière justifie son identité (art 62). Ainsi, elle peut aussi s’opposer à un quelconque traitement relatif à ses propres données pour des motifs légitimes (art 68). Enfin, le cadre juridique de la protection des données personnelles garantit aux personnes  faisant l’objet de traitement la possibilité de demander au responsable de traitement de rectifier ou de supprimer ses données.
Cependant, hormis l’existence d’un cadre normatif, l’environnement de la protection des données personnelles est aussi caractérisé par un cadre institutionnel qui est assuré par un organe de régulation. Créée depuis le 25 janvier 2008, la commission de protection des données personnelles (CDP) est une autorité administrative indépendante qui a pour mission d’assurer à ce que le traitement des données personnelles soit aux dispositions de la loi. Elle devient ainsi l’autorité compétente en matière de protection des données personnelles au Sénégal.
Toutefois, malgré l’encadrement juridique du traitement des données personnelles, nous constatons néanmoins des manquements dans la régulation de ce secteur. Pour cette raison, il est important de mettre en place de nouveaux mécanismes allant dans le sens de l’actualisation du cadre juridique de la protection des données personnelles au Sénégal.

L’actualisation du cadre juridique de la protection des données personnelles  : une nécessité pour le législateur national

Actuellement,   la révolution numérique à créer de nouveaux prédateurs de données personnelles partout dans le monde. Des géants du web connu sous l’acronyme du GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) considèrent nos données comme une niche d’or a exploité. Cette situation irrépressible constitue ainsi une nouvelle source de menace pour l’atteinte à notre vie privée. À ce titre s’ajoute  une évolution exponentielle de la technologie, occasionnant ainsi l’avènement de nouvelles innovations dans le cyberespace qui n’ont pas été pris en compte par la loi de 2008. Par exemple l’intelligence artificielle, l’Internet des objets,   ou le big data, pour ne citer que ces nouvelles technologies exploiter par les entreprises à l’absence  d’une réglementation  spécifique.
Face  à cette situation, il semble important voire même cruciale pour le législateur national de procéder à un mis à jour du cadre juridique de la protection des données personnelles. Pour ce faire, de nouvelles dispositions devront être prises pour une adaptation de l’arsenal juridique face l’écosystème numérique.
D’une part, la révision du cadre normatif au niveau interne doit  nécessairement s’effectuer. Elle permettra au législateur national de constater clairement les insuffisances persistantes dans le corpus juridique national. Tout de même, il pourra introduire de nouvelles dispositions juridiques permettant à l’arsenal juridique de répondre aux réalités du terrain.  Ainsi, le renforcement des obligations des responsables de traitements permettra de réduire considérablement les atteintes relatives à la vie privée des personnes.
En plus, la consolidation des droits des personnes faisant l’objet d’un traitement de donnée personnelle constitue à ce jour une obligation pour le législateur car elle permet d’instaurer un climat de confiance entre les acteurs concernés.  Au niveau communautaire, l’harmonisation des dispositions juridiques relatives à la protection des données personnelles permettra aussi de réduire la fracture juridique entre les pays de la sous-région. À l’image de l’union européenne avec le RGPD, il serait important de mettre en place une disposition communautaire visant à  faciliter la gestion de la question des données personnelles.
D’autre part, l’amélioration du cadre institutionnel de protection des données personnelles doit aussi interpeller le législateur national. Elle  peut s’effectuer d’abord  par une migration de la commission en Autorité nationale de régulation. Ce changement de statut permettra de renforcer les pouvoirs politiques et financiers de l’organe de régulation. Compte tenu de l’enjeu mondial de la protection des données personnelles, cette initiative participera ainsi à une consolidation de ce  cadre institutionnel. L’Autorité de régulation pourra bénéficier aussi d’un pouvoir de sanction, ce qui obligera en toute plénitude aux responsables de traitement de respecter la vie privée des personnes.
En ce moment,   au-delà des efforts considérables menés par l’État du Sénégal en matière de protection des données personnelles, des améliorations pourront toujours être avantageuses. Ainsi, nonobstant les ressources parcimonieuses dont dispose la CDP, cette commission continue tant bien que mal  d’assurer la mission de régulation en matière de protection des données personnelles en s’appuyant sur les bases de la loi de 2008. Toutefois, même si des axes d’optimisation ont été identifiés sur le cadre juridique, le Sénégal reste quand même une référence en Afrique dans le domaine de la protection des données personnelles. En effet, il fait partie des pays africain signataires de la convention de Malabo de 2014 et est le deuxième pays du continent ayant ratifié la convention 108 depuis 2016.ASSANE SY, Cyber juriste-consultantMail  :  sy1assane2018@gmail.com

ACCAPAREMENT DU LITTORAL : Les universitaires montent au créneau

http://www.sudonline.sn/L’affaire dite de l’accaparement du littoral au Sénégal continue de faire couler d’encre et de salive. Ainsi après les sorties de associations et collectifs pour la défense du littoral, c’est au tour des universitaires résidant de la cité des enseignants de Mermoz de se joindre au Comité de lutte pour la Préservation du Littoral Sénégalais (CLPLS) pour dire «non au bradage du littoral». Ils étaient en sit-in hier, mardi 23 juin 2020, à la cité à fenêtre-Mermoz sur la Corniche Ouest.
Pour justifier les raisons de leur participation à la lutte pour la préservation du littoral, Samba Cissokho, professeur de géologie à l’Ucad confie  que «du point de vue géologique, c’est une fragilisation de la côte. Les roches sur lesquelles on a construit, ce sont des roches très dures. Alors pour y construire, il faut d’abord utiliser de la dynamite, de l’explosif. Cette “dynamitisation“ crée également une fragilisation des bâtiments environnants et détruit l’environnement. Tout ceci va contribuer à fragiliser le littoral et du coup augmenter les conséquences de l’érosion marine».
Outre l’aspect géologique exprimé par les universitaires, s’y ajoute l’aspect sanitaire. Ainsi, selon Massamba Diouf, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l’Ucad, l’environnement est un déterminant essentiel pour garantir une santé parfaite.  «Nous avons un littoral long de plus de 700 km, disent les spécialistes. Et tout au long, nous avons des agressions intempestives, qui, à la longue, vont entrainer des conséquences fâcheuses, sur le plan de la santé des Sénégalais», alerte-t-il. Pour lui, le premier impact, «c’est l’utilisation des substances radioactives pour dynamiter les roches. Tout le monde sait que ces substances-là peuvent entrainer des cancers, parce qu’elles sont radioactives. Donc, cela tout le monde comprend également que du point de vue coût-financier en terme de prise en charge des cancers, le Sénégal n’est pas prêt à faire face à ces genres de choses», relève le professeur Diouf.
Le professeur agrégé en épidémiologie renseigne aussi que «c’est en rapport avec l’agression de l’environnement. L’environnement étant un déterminant essentiel à côté des comportements, à côté de la biologie, à côté du système de soin, c’est l’environnement qui vient en dernier ressort pour garantir une santé parfaite aux populations. Nous avons vu que cet environnement-là est agressé». Le dernier aspect est juridique.
A en croire Fatou Seck Youm, enseignante à la Faculté des sciences juridiques et politiques, «l’importance du littoral est un secret de polichinelle. Vous avez vu depuis quelques jours des juristes se sont relayés au niveau des plateaux de télévisions pour expliquer au Sénégalais lambda, la lettre et l’esprit de la loi sur le domaine national. Alors l’esprit est de dire à tous les Sénégalais, que l’appropriation de la terre est la chose commune à tous». Selon Mme Youm, «il exige à protéger l’intérêt général et non pas l’intérêt d’un certain groupuscule qui se permet d’accaparer un bien commun.
D’ailleurs, il y a eu beaucoup de débats sur les violations effectivement de la loi sur le domaine national. Notamment relative aux actes de déclassement de ces terres et aux actes de distribution de ces terres. Il y a eu beaucoup d’irrégularités qui ont été constatées» rappelle-t-elle. Et enfin pour elle «au-delà effectivement des aspects juridiques, aujourd’hui on se rend compte qu’en tant que citoyen, on est obligés de parler. C’està-dire qu’on ne peut pas laisser à nos enfants un héritage qui pourrait compromettre leur santé et l’environnement»

Les marines américaine et sénégalaise s’engagent en faveur d’un partenariat

https://senego.com/Les dirigeants des marines américaine et sénégalaise réaffirment leur engagement en faveur d’un partenariat pour la sécurité régionale. En effet, le général de division Patrick J. Hermesmann, commandant des forces du corps des Marines des États-Unis pour l’Europe et l’Afrique, s’est entretenu par téléphone le 22 juin avec le contre-amiral Oumar Wade, chef de la marine sénégalaise.

Contributions du Sénégal à la sécurité régionale

Le commandant Hermesmann a félicité le contre-amiral Wade pour sa récente nomination à son poste actuel, rapporte armyrecognition.com. Et, a souligné les contributions du Sénégal à la sécurité régionale par le biais de déploiements de troupes pour des missions de maintien de la paix, de patrouilles multilatérales dans le Golfe de Guinée et d’une participation active aux exercices américains dans toute l’Afrique.

Le contre-amiral Wade apprécie cette relation vieille de 10 ans

Les deux dirigeants ont affirmé l’importance du partenariat américano-sénégalais mutuellement bénéfique et leur dévouement inébranlable à la relation solide entre le corps des Marines des États-Unis et la Compagnie de Fusiliers Marins Commandos du Sénégal (COFUMACO). Le contre-amiral Wade a apprécié la relation de près de dix ans que la COFUMACO entretient avec les unités du corps des Marines des États-Unis déployées en Afrique pour des formations et des opérations.

Rechercher de nouvelles opportunités

Les deux dirigeants se sont engagés à rechercher de nouvelles opportunités de coopération et à soutenir la stabilité régionale en renforçant le professionnalisme et les capacités des forces navales et amphibies de la région et en développant un forum pour les infanteries navales en Afrique afin de discuter de leurs rôles dans la sécurité maritime régionale.

Le Lycée Thierno Seydou Nourou Tall de Dakar “refuse” de reprendre les cours ce 25 juin

Le Lycée Thierno Seydou Nourou Tall de Dakar, l’un des plus grands du Sénégal a décidé de ne pas reprendre les cours ce 25 juin. Sur la Rfm (radio privée), l’administration justifie cette décision par une absence d’eau au sein de l’établissement. Donc, un problème lié au respect du protocole sanitaire.
Ainsi, les parents d’élèves au courant de cette situation ont refusé de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école dans ce contexte de pandémie à Coronavirus où l’eau n’est plus simplement qu’un liquide précieux, mais  une nécessité pour le respect de l’un des gestes barrières consistant à se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon.
En conseil des ministres, mercredi dernier, le gouvernement a pris la décision d’une reprise partielle des cours ce jeudi 25 juin. Celle-ci devrait concerner les élèves en classes d’examen (Cfee, Bfem et le Bac)…

Reprise des cours : les parents d’élèves demandent la fermeture de toutes les écoles où il n’y aura pas d’eau

https://www.dakarmatin.com/L’Union nationale des associations des parents d’élèves du Sénégal (Unapes) n’est pas restée insensible à la pénurie d’eau à laquelle sont confrontés certains établissements. Par la voix de son président, Abdoulaye Fané, elle exige des citernes d’eau au sein des écoles en perspective de la reprise des cours pour les classes d’examens prévue ce jeudi. Et au cas où des écoles seraient privées du liquide précieux, Abdoulaye Fané et ses collègues exigeront leur fermeture. L’Unapes a également demandé aux autorités locales en charge de la distribution des kits alimentaires de libérer les écoles transformées en magasins de stockage.
Pour Abdoulaye Fané, président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves du Sénégal, faire revenir l’eau dans l’espace scolaire est une exigence fondamentale pour la reprise des cours de ce jeudi. A l’en croire, toutefois, toutes les questions ne peuvent pas être réglées à 100 %. Il faut y aller de manière progressive. « Le principe le plus élémentaire c’est au moins que tous les établissements puissent disposer d’eau. Nous ne pouvons pas parler d’eau courante. Même au niveau de certaines zones reculées, les communes se sont organisées pour appuyer en eau les écoles. On nous a informé aussi qu’il y a beaucoup de collectivités territoriales qui ont fait des efforts en mettant en place des citernes au niveau de certains établissements scolaires. Cependant, il existe des établissements dont l’eau a été coupée. Nous exigeons que la Sen ’Eau fasse des efforts pour rétablir l’eau et, par la suite, avec l’appui des collectivités territoriales, dans le cadre d’une concertation, régler progressivement cette question. On est intransigeants. Si on constate quelque part qu’il y a un manque notoire d’eau et qu’il n’y a pas des efforts pour régler ces problèmes au niveau de l’Etat et des collectivités territoriales, nous allons demander à ce que ces écoles soient fermées. C’est un préalable » a souligné le président de l’Unapes joint au téléphone par le journal Le Témoin.

« Il faut libérer les écoles transformées en magasins de stockage » 

Abdoulaye Fané déplore aussi le fait que certains établissements soient transformés en magasins de stockage des denrées alimentaires. « Je citerais par exemple le lycée El Hadj Ibrahima Diop de Yeumbeul. Jusqu’au moment où je vous parle, des vivres y sont stockés. Et d’après les informations que nous disposons, c’est sûr que ce jeudi, ce lycée ne va pas ouvrir. C’est pourquoi nous demandons aux autorités locales, notamment aux préfets et sous-préfets et autres qui s’occupent de la distribution de ces denrées alimentaires de faire libérer ces écoles de ces kits.On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Comment peut-on transformer un établissement en magasin de stockage alors qu’il doit accueillir les élèves ? » se demande, indigné, Abdoulaye Fané, le président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves au Sénégal.

4 décès, 95 tests positifs, 3 cas importés à l’AIBD et 24 patients en réa

https://www.seneweb.com/La situation se complique face à la propagation de l’épidémie à coronavirus. Le communiqué numéro 115 du ministère de la Santé et de l’Action sociale dévoilant les résultats des examens virologiques a fait état de 95 nouvelles contaminations sur un échantillon de 987 tests effectués. Soit un taux de positivité de 9, 6%.
Ces nouveaux malades sont répartis entre 77 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale, 3 cas importés à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et 15 cas issus de la transmission communautaire. Selon le désormais ex-directeur de Cabinet du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, Docteur Aloyse Waly Diouf, les derniers nommés proviennent de Guédiawaye (2), Yeumbeul (1), Mbao (2), Rufisque (1), Parcelles Assainies (1), Hlm Grand-Yoff (1), Patte d’Oie (1), Cité Sipres 2 (1), Liberté 2 (1), Dieuppeul (1), Sacré-Cœur (1), Vélingara (1), Ziguinchor (1).
Faisant toujours le point sur l’évolution de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal, le porte-parole dudit ministère a annoncé l’augmentation des cas graves. À l’en croire, ils sont aujourd’hui 24 patients à être admis dans les services de réanimation.

1963 malades sous traitement

Même si, 26 patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs, donc déclarés guéris. Il s’y ajoute que l’état de santé des autres malades est stable.
Par ailleurs, la liste macabre s’allonge de jour en jour. Dr Diouf de renseigner qu’hier mardi 23 juin 2020, 4 nouveaux décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés dans leurs structures.
À ce jour, 6129 cas positifs ont été répertoriés depuis l’apparition de cette maladie dans le pays dont 4072 guéris, 93 décédés, 1 évacué (finalement décédé en France). Actuellement, ils sont 1963 patients sous traitement. Ce qui inquiète le personnel soignant.
Au finish, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a exhorté davantage les populations à se mobiliser au sein des communautés pour un respect strict des mesures de prévention individuelles et collectives. Ceci, pour freiner la propagation du virus.

SITUATION DU Mardi 23 : Ce qu’on sait des 64 nouveaux cas positifs

Sur 1045 tests réalisés, 64 sont revenus positifs au coronavirus ce mardi 23 juin. Selon la plateforme du ministère de la Santé visité par Libération online, les cas sont répartis entre les districts de Dakar-Ouest (14), Dakar-Centre (5), Dakar-Nord (7), Dakar-Sud (11), Touba (4), Mbao (4), Pikine (2), Keur Massar (2), Thiès (2), Tivaouane (4), Mbour (5) et Kaolack (4).

Covid-19 : «Il y a du tâtonnement», dixit Souleymane Bachir Diagne

https://www.dakarmatin.com/ Professeur de philosophie, Souleymane Bachir Diagne ne mâche pas ses mots. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’actuel Directeur de l’Institut d’études africaines de l’Université de Colombia de New York (États-Unis), décrit la gestion de la Covid-19. « Il y a du tâtonnement », a-t-il martelé, non sans donner une leçon de gestion aux autorités. Sans parler de ce qu’il appelle notre « autogouvernement » par temps de crise.
Et d’y aller de sa démonstration : « Il y a trois aspects dans ce que signifie gouverner au temps du virus du Corona. Il y a la rapidité dans les décisions à prendre au début, quand il faut confiner au début, quand il faut confiner et quand il faut pour cela, réaliser le consensus le plus large possible sur ce qu’il faut faire. Sur ce point, notre pays avec quelques autres sur le continent, a été salué. Il y a ensuite la gestion de deux logiques contraires : celle de l’urgence sanitaire qui continue de commander le confinement et celle de l’urgence économique signifiant, pour beaucoup, la simple urgence de survivre, qui commande d’ouvrir. Les gouvernements et pas seulement le nôtre, godillent entre ces deux logiques. »

Retraite à 65 et indemnité de représentation médicale : Mballo Dia Thiam et Cie sonnent le «déconfinement syndical»

https://www.seneweb.com/L’Alliance des syndicats autonomes de la Santé (Asas) And Gueusseum « se déconfine ». « L’Asas même n’étant pas associée aux instances de lutte contre la Covid-19, avait solennellement sursis à toute velléité de lutte en enterrant effectivement sa hache de guerre créant ainsi les conditions favorables à une indispensable paix sociale », a d’emblée, déclaré, leur président Mballo Dia Thiam, ce mardi, lors de la conférence de presse organisée sur la pandémie et le déconfinement syndical, à la salle Paul Corréa de l’Institut d’hygiène social (Ihs).

« Le gouvernement récidive cette année en pleine crise sanitaire en octroyant… »

Malgré tout, dit-il, « le gouvernement après avoir octroyé de manière discriminatoire ’’l’indemnité de représentation médicale’’ de 200 000 frs en pleine crise sociale en 2018 à une catégorie socio professionnelle, récidive cette année en pleine crise sanitaire en octroyant à cette même catégorie l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans avec des arguments à la limite de la provocation au moment où sous d’autres cieux, l’ensemble des travailleurs de la santé sont congratulés, adulés et gâtés ».
« And Gueusseum, tirant les conséquences de tout ce qui précède, est arrivée à la conclusion selon laquelle il n’y a d’autre alternative que le déconfinement syndical dont le Gouvernement est le seul responsable », a soutenu l’Asas.
A cet effet, elle réitère le problème de la retraite à 65 ans sous l’angle de la reconstitution du bassin rétréci de cotisants au Fonds national de retraite (Fnr) « à cause d’un défaut de recrutement permanent dans la Fonction publique des sortants des écoles de formation sanitaire qui malheureusement sont engagés par l’Etat après une dizaine d’années de contractualisation pour les plus chanceux ».

Macky Sall invité à…

S’agissant des contractuels du Msas, Mballo Dia Thiam et ses camarades ont fait savoir qu’à la suite de plusieurs contrats à durée déterminée (CDD) dont les années de contractualisation ne sont pas prises en compte dans leur plan de carrière s’ils sont recrutés, vivront la même précarité pour insuffisance de cotisations sociales une fois à la retraite.
Ce qui justifie, plaident-ils, l’impérieuse nécessité de la migration des personnels cotisant à l’Ipres vers le Fnr pour la démocratisation et l’humanisation de la retraite. « L’Asas And Gueusseum dans sa lutte permanente pour la gestion démocratique du personnel pour l’équité, la justice et la paix sociale invite le Président de la République à intégrer les autres travailleurs de la santé et de l’action sociale dans le décret portant allongement de l’âge de la retraite à 65 ans, le relèvement de l’indemnité de risque de 50 000 frs à 100 000 frs et son intégration dans la liquidation de la pension de retraite », ont-ils conclu.

And Gueusseum prône son extension aux agents de santé communautaires

https://www.seneweb.com/Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a étendu la prime Covid-19 aux agents de santé exerçant dans les collectivités territoriales du Sénégal. Toutefois, l’Alliance des syndicats autonomes de la Santé (Asas) a plaidé l’urgence de l’extension de cette mesure aux agents de santé communautaires, toutes catégories confondues, car ils sont aussi méritants que les autres.
Ce, au cours de la conférence de presse sur la pandémie et le déconfinement syndical, tenue à la salle Paul Corréa de l’Institut d’hygiène social (Ihs), ce mardi 23 juin. Dans la même veine, avancent Mballo Dia Thiam et Cie, les contractuels du fonds Gavi, les médecins et infirmiers des centres de traitement (CTE) tardent à percevoir leurs pécules ou motivations.
« La baisse de la fréquentation des structures sanitaires entrainant une chute drastique des ressources corrélée à une baisse du pouvoir d’achat des agents de santé communautaires (ASC) consécutive à une mauvaise répartition des recettes générées par les postes et centres de santé impose la révision de la clé de répartition des recettes et le remboursement des créances dues aux structures sanitaires par l’Agence nationale de la Couverture maladie universelle (AnaCmu) », ont-ils renseigné.

Projet de seconde phase de distribution des denrées alimentaires : vers des ennuis avec les vermicelles et macaronis

https://actusen.sn/Dans le cadre de la distribution des denrées alimentaires, l’Etat est en train de travailler sur une deuxième opération de distribution, qui concernera 100.000 ménages, puisque tous les impactés du coronavirus n’ont pas été servis, lors de la première phase. Mais selon SourceA qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mercredi, les fournisseurs se détournent, d’ores et déjà, du marché des pâtes
La preuve, expliquent nos confrères, le coût du sac de vermicelle à Nma est estimé à 14 850 F Cfa. Là où l’Etat achète auprès des fournisseurs entre 14.800 F Cfa et 14.875 francs TTC, le sac de 25 kg, soit 592.000 F Cfa ou 595.000 F Cfa TTC, la tonne. Pire, à ce prix, ajoute le journnal, il faudrait défalquer la TVA de 18% à reverser à l’Etat.
Par ailleurs, dans le cadre de la première phase de distribution qui est toujours en cours, SourceA précise que les Collectivités locales sont priées de payer de leur propre poche, le prix du convoyage de leurs quotas d’huile.

Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly : «l’aide alimentaire n’est qu’une magouille, duperie, parce que les ayants-droit sont laissés en rade»

https://actusen.sn/Dans un entretien accordé à SourceA, le député Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly a décrié vivement la gestion de l’aide alimentaire. Selon lui, la majorité des personnes ciblées à Touba font partie de l’Alliance pour la République.
«L’aide alimentaire n’est qu’une magouille, duperie, parce que les ayants-droit sont laissés en rade. La majorité des personnes ciblées à Touba sont dans le camp du régime. C’est pour cela que nous nous sommes retirés du processus, depuis longtemps. Certains d’entre eux demandent aux populations de payer 100.000 F Cfa, pour transporter leur quota, depuis le lieu de stockage, à Touba, jusqu’à leur quartier.
Ce qui est injuste», a déploré le parlementaire.
C’est pourquoi le coordonnateur départemental de “Bokk Giss-Giss” à Mbacké, a demandé l’Assemblée nationale d’ouvrir une enquête pour faire la lumière. «Les tenants du régime nous rendront des comptes, tôt ou tard. On ne peut pas concevoir qu’on remet 69 milliards au beau-frère du président Macky Sall, Mansour Faye et qu’il les gaspille», se désole-t-il.

Mansour Faye sur le riz : «J’irai à l’Assemblée nationale répondre aux députés»

http://www.lasnews.info/Sujet de vives critiques sur sa gestion des 69 milliards destinés à l’aide alimentaire d’urgence, Mansour Faye  compte apporter des éclairages aux Sénégalais. Dans les colonnes du quotidien national Le Soleil, le ministre du Développement communautaire, de l’Équité territoriale et sociale a affirmé être prêt à répondre aux députés.  « J’irai à l’Assemblée nationale répondre aux députés », a laissé entendre Mansour Faye, en marge d’une cérémonie de distribution des kits alimentaires à Khar Yalla. Une sortie qui ressemble à une réponse à la député Aïda Mbodj qui avait saisi le Parlement d’une question d’actualité, pour  auditer les ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Mansour Faye sur leur gestion de la pandémie de Covid-19.

Semences agricoles : les graves révélations de Cheikh Abdou Bara Dolly sur son collègue Moustapha Cissé Lo

https://actusen.sn/–Le député Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, dans un entretien accordé à SourceA, dans sa parution de ce mercredi a fait de graves révélations sur son collègue Moustapha Cissé Lo, à propos des semences agricoles. «Moustapha Cissé Lo avait déclaré, lors de notre dernière plénière, qu’on ne doit pas donner des semences aux députés et autorités religieuses, alors qu’il y a des parlementaires qui cultivent plus que lui. C’est à cause de ses propos que les députés n’ont pas bénéficié de semences et aucun chef religieux n’a réussi à avoir des semences. L’Etat le faisait pour soutenir le peuple, mais il a reculé cette année. Moustapha Cissé Lo doit distribuer son quota d’engrais aux paysans. Il voulait un surplus et le ministre a refusé de le lui donner, c’est pour cela qu’il fait des sorties médiatiques», a déclaré le coordonnateur départemental de “Bokk Giss-Giss” à Mbacké.

Les vérités crues de Moustapha Cissé Lô aux religieux, hommes politiques et citoyens (Audio)

https://senego.com/Moustapha Cissé Lô aurait-il décidé de changer de monture pour une nouvelle direction plus pieuse ? Dans cet audio rendu public, le député a fait preuve d’une grande sagesse digne d’un guide religieux.
L’honorable député, l’un des plus fidèles allié du président Macky Sall, ne laisse personne dans sa parole si sage et si humaine. Des khalifes généraux, aux lambdas, en passant par les acteurs politiques, tout le monde est invité à savoir raison garder et retourner à Dieu
Aux religieux, politiques et journalistes…
S’adressant aux religieux, il les invite à prêcher davantage la parole de Dieu. Aux hommes politiques, ministres, députés et autres, il a recommandé de s’ouvrir aux citoyens qu’ils représentent et qui ont confiance en eux.
Même les journalistes ont eu leur part de vérité dans son message si fort qui va surprendre, à coup sûr, plus d’un. Entre autres révélations, Moustapha Cissé Lô en profitera, après avoir invité le Président Macky Sall à faire face à certains de ses ministres hors jeu actuellement et tous les Sénégalais au culte de la vérité mais aussi et surtout au travail…Ecoutez, il dit tout ici !

Rapprochement Macky et Khalifa-Et si les Sall dealaient?

https://www.leral.net/Après les protocoles de Rebeuss et de Doha, rien ne peut plus surprendre au Sénégal, en matière de politique. Lii Quotidien fait état d’un éventuel rapprochement entre Macky et Khalifa Sall. Une nouvelle bombe pour l’opposition?
Décidément, les politiciens ont toujours un tour dans leur besace. Après avoir rallié beaucoup d’opposants à sa cause, dont Moussa Sy tout récemment, Macky Sall va-t-il réussir à ferrer Khalifa Sall? Celui-là même qu’il avait emprisonné durant plus d’un an à Rebeuss.
Le journal fait savoir que la Première Dame, Marième Faye Sall était allée présenter ses condoléances à Grand Yoff lors du décès de la mère de Khalifa Sall, malgré son absence. Jusque là, rien de bizarre car c’est juste un juste un acte solidaire. Quelques jours plus tard, le frère de la Première Dame, Mansour Faye, lors de la remise des kits a bénéficié d’un standing ovation. Après avoir été bien entendu encensé par le maire de la localité, Madiop Diop, qui plus est un membre de « Takhawou Ndakarou ».
Mieux, un proche de cette structure estime que ce n’est pas un cas isolé et il ne pense pas que cela soit une action solitaire de la paire de l’édile de Grand Yoff.
Ce qui est par contre vrai, c’est que, Khalifa Sall, depuis sa libération, n’a posé aucun jalon pour contester ni pour se positionner comme le leader de l’opposition, à l’instar d’Ousmane Sonko.

Me El Hadj Diouf–“Leçon de 23 juin : ne pas être gourmand de pouvoir et éviter le 3e mandat”

https://senego.com/Me El Hadj Diouf, au-delà de la confirmation de sa déclaration de candidature pour 2024, a alerté le Président Macky Sall sur une tentative de briguer un troisième mandat…  Sur un possible remake du 23 juin.

23 juin : la leçon à tirer pour Macky Sall

“La leçon à tirer du 23 juin, c’est de dire que cela ne se décrète pas et que les conditions qui peuvent éviter un autre 23 juin, c’est de demander à mon ami Macky Sall de ne point briguer un troisième mandat, à l’instar de Alpha Condé ou du défunt président burundais”, martèle Me El Hadj Diouf, mardi soir sur la tfm, dans une émission spéciale consacrée au 23 juin 2011.

Eviter la contagion de la Wadie

Selon le leader du Parti des Travailleurs et du Peuple (PTP), le Président Macky Sall n’a pas droit à un 3e mandat. D’ailleurs, poursuit-il, au regard de notre niveau de démocratie, personne ne doit avoir deux mandats.  Et voulant épargner Macky Sall de ce qui est arrivé à Wade qu’il avait averti contre la boulimie pouvoiriste de son entourage, la robe noire de faire une plaidoirie citoyenne.

Macky Sall dans l’histoire

“Je pense que mon ami Macky est assez intelligent pour ne pas franchir le rubicond. Et je voudrais que l’histoire retienne ses nombreuses réalisations : ponts, autoroutes, consolidation de la démocratie en faisant deux mandats…”

Le Grand parti répond à Gaïndé Badiane : “Cette sortie ne répond pas aux urgences de l’heure”

https://senego.com/Amath Kourouma, membre du bureau politique et Coordinateur de la Région de Dakar, répond, au nom du Grand parti (Gp)du Président Malick Gakou, à Mamadou Badiane, alias Gaïndé Badiane, coordonnateur dudit parti dans le département de Pikine.
Notre camarade et frère Gaindé Badiane a fait une sortie qui malheureusement ne répond pas aux urgences de l’heure, car en cette période de Covid-19,   tous les Partis politiques ont suspendu leurs activités et le grand Parti ne peut être en reste.  Donc sa Sortie ne se justifie que par une nostalgie des activités politiques.

Les décisions sont prises dans les instances

Nous sommes un parti ou les décisions sont prises dans les instances du Parti et de façon démocratique et non par le Président Gakou. Pour rappel, la dernière réunion du bureau politique sanctionnée par un communiqué s’est tenue le 22 janvier 2020 et Gaindé Badiane était présent. Mieux c’est nous qui avons initié et adopté la tournée Économique Nationale du parti du 24 janvier au 24 avril dans les 14 régions du Sénégal. Une tournée qui a été suspendue le 4 mars 2020 en raison de la propagation de la Covid-19.
Le 29 février 2020, le département de Pikine et Gaindé Badiane ont reçu le Grand Parti dans les mercredis du Gp, parce qu’il fallait en sus de ces tournées trouver des mécanismes pour redynamiser la base dans les départements de Dakar et Mbour.
Dans ce même communiqué le bureau politique avait dénoncé l’augmentation du Prix de l’électricité, la confiscation des libertés individuelles exhorté le gouvernement à libérer
Guy Marius Sagna, à renforcer la sécurité nationale.

Le Gp s’est prononcé sur toutes les questions

Depuis la naissance du Gp en 2015 précédée par la démission du Président Gakou du gouvernement, le parti s’est battu pour son existence mais aussi pour les Droits des Sénégalais à travers son programme Suxali Senegal. Il s’est prononcé sur toutes les questions qui interpellent les Sénégalais.
Aujourd’hui il est urgent de rappeler que les Sénégalais,   quelles que soient leurs appartenances politique ou religieuse doivent fédérer leurs forces pour combattre la Covid-19 qui a fini de paralyser tous les secteurs de la vie.
La main tendue du Président Macky Sall à l’opposition et la loi d’habilitation votée par l’Assemblée nationale sont la preuve que l’heure n’est pas à la scission. Donc inutile de passer par la presse pour faire le procès de la gestion du Gouvernement.  Il faudra attendre la fin de la loi d’habilitation en juillet pour faire un bilan. Et je crois que tous les partis politiques le feront.

Hommage du maire de Gorée à Floyd et Omar Blodin Diop ?

https://www.dakarmatin.com/Au Sénégal, le ridicule, l’hypocrisie et l’activisme débordant ne tuent pas ! Au contraire, toutes ces contrevaleurs engraissent et nourrissent son homme. Tenez ! Le maire de Gorée, Me Augustin Senghor, a prévu une manifestation d’hommage et un baptême de rue ou place de l’île à l’Américain noir George Floyd récemment tué par un policier aux Usa. Un meurtre qui a suscité une colère planétaire symbolisée par plusieurs manifestations dans le monde.
L’Ile de Gorée, notre ile à nous, ne sera pas en reste ! Dans un communiqué, Me Augustin Senghor a déploré la recrudescence des actes de discrimination et des crimes raciaux contre les hommes de race noire.
« C’est pourquoi le Conseil Municipal de Gorée se réunira dans les prochains jours pour délibérer sur les actions les plus significatives à mener : manifestations d’hommage aux victimes noires de la violence raciale symbolisés par George Floyd, dédicace de rue ou place de l’île à l’idéal de Liberté et d’égalité raciale et que toute personne dotée d’humanisme doit retenir comme leçon en visitant l’île mémoire et la maison des Esclaves » lit-on.
Tout cela est bien dit, « deuguit ! » (Vérité absolue). Objection : Notre Omar Blondin Diop national n’était-il pas mieux placé et plus méritant que George Floyd pour mériter une plaque à Gorée ? Lui, Blondin, il est mort pour une cause noble (1972). Et exactement dans la prison de Gorée où il a été emprisonné dans le cadre de son combat pour une jeunesse étudiante libre et émergente. Et pour un Sénégal libre et indépendant. Ne mérite-t-il pas, lui aussi, que Gorée l’honore, ce brillant sénégalais diplômé d’Hypokhâgne ?Le Témoin

VIOLENCE SUR LES VICTIMES DE LA CITÉ GADAYE  : Ousmane Sonko tape sur la table


Libération Sénégal online
-« Les images insupportables de policiers exerçant une violence inouïe et disproportionnée sur de pauvres femmes désarmées, inoffensives et n’opposant aucune résistance, sont inacceptables.
De faibles mamans, épouses, sœurs, filles. Leur reste t’il donc quelque chose d’humain à ces agents ?
L’usage de la violence illégitime chez nos forces de défense et de sécurité semble institutionnalisé et légalisé. À force de la relativiser et d’en chercher des explications, nous contribuons tous à la pérenniser.
Nous interpellons donc les hauts responsables de la police et de la gendarmerie, car ces agissements répétés et inqualifiables leur sont directement imputables. Qu’ils prennent leur disposition pour doter ce pays d’agents de sécurité au service du peuple, consciencieux de leur mission et recourant de manière responsable et mesurée à la force publique contre les citoyens », écrit le leader de Pastef sur sa page facebook en y joignant la vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux

MOUVEMENT DES FORCES VIVES DE LA NATION (M23), NEUF ANS APRES : Entre division et léthargie !

http://www.sudonline.sn/23 juin 2011-23 juin 2020  : neuf années après son surgissement dans le champ politique, le Mouvement des forces vives de la nation (M23), créé au lendemain des émeutes contre le vote du fameux projet de réforme constitutionnelle relative au quart bloquant de Me Wade, a vécu hier, mardi, une année de plus. Occasion pour constater qu’aujourd’hui encore, le M 23 vit difficilement la cohabitation avec le régime. Divisé ainsi en trois tendances, le mouvement semble avoir perdu toute la capacité de mobilisation qui lui était reconnue en 2011
Le Sénégal a célébré hier, mardi 23 juin, le 9e anniversaire de la mobilisation spontanée des citoyens contre le projet de loi de l’ancien président Abdoulaye Wade instituant l’élection simultanée d’un président et d’un vice-président au suffrage universel direct avec 25 % des voix, une mobilisation ayant donné naissance au mouvement du 23 juin (M23). Créé en effet le 24 juin 2011 par une coalition d’acteurs politiques de l’opposition et de la société civile au lendemain des émeutes contre le vote de ce projet de réforme constitutionnelle controversée, le M23 a été entre juin 2011 et janvier 2012 le fer de lance de la contestation politico-citoyenne contre les atteintes à la démocratie et à l’Etat de droit qui s’est soldée le 25 mars 2012 par le départ du président Wade.
Toutefois, cet événement va également marquer un tournant dans l’histoire de ce mouvement dont les revendications tournées non seulement autour du respect des dispositions de la Constitution qui fixent à deux le nombre des mandats du président de la République mais aussi de la mise en place d’un processus électoral transparent et démocratique. Il s’agit entre autres, de l’organisation des élections par un organisme neutre, de la nomination à la tête des ministères de l’Intérieur et de la Justice de personnalités non partisanes, l’accès équitable des médias d’état à toutes les sensibilités politiques. Mais aussi du retrait de la famille présidentielle dans la gestion des affaires publique avec le départ du gouvernement de Karim Wade et l’annulation du redécoupage des collectivités locales  effectué par le président Wade à la veille des élections locales de 2009. Au fil des ans néanmoins, le M 23 a connu bien d’avatars et de mutations.
En effet, avec l’avènement de la seconde alternance démocratique le 25 mars 2012 qui a propulsé l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, à la tête du pouvoir exécutif, la plupart des ténors politiques du groupe des fondateurs du M23 sont promus et nommés à des postes de responsabilités dans le nouveau régime. Depuis lors, le M23 s’enlise de plus en plus au fil des années dans une léthargie du fait des divergences sur la nouvelle mission du mouvement dans le nouvel contexte de changement de régime qui oppose les membres fondateurs. D’un côté, on retrouve ainsi des acteurs politiques soutenus par certains activistes de la société civile, casés par le nouveau régime et qui, estimant que les conditions qui avaient prévalu à la naissance du mouvement du 23 juin ne sont plus d’actualité avec le changement de régime intervenu le 25 mars 2012, réclament la dissolution du M23 dont la mission est, selon eux, arrivée à terme avec le changement de régime.
De l’autre côté, des jeunes et certains syndicalistes et activistes de la société se démarquant de cette position prônent le maintien et le renforcement de l’indépendance du mouvement avec comme mission d’être un médiateur et régulateur en cas de différend entre le pouvoir et l’opposition dans le nouveau contexte politique.Une situation qui a fini par provoquer la scission et l’affaiblissement du M23.
Divisé ainsi en trois tendances entre le M23 originel dans lequel sont représentées les grandes figures politiques qui étaient engagées dans le combat contre le régime de Wade, le M23 patriotique qui accuse le M23 originel de servir de tremplin au nouveau pouvoir et le Cos/M23 lancé par des jeunes membres de la société civile, le M23 ne parvient plus à porter la parole du peuple sénégalais. Aujourd’hui, mis à part le Cos/M23 dirigé par Abdourahmane Sow qui prend position sur des débats touchant les questions de bonne gouvernance, de justice sociale et de démocratie, on n’entend plus les responsables des deux autres tendances du M23

Le PS «l’allié désormais chargé des sales besognes», accuse Mamadou Lamine Diallo qui doute des 367 milliards exécutés dans le PRES

https://www.dakaractu.com/Le Président du mouvement Tekki dans sa question économique de la semaine « Questekki » s’est attaqué à la pénurie d’eau que connaissent certains quartiers de la Capitale et même au-delà. Après s’être attaqué au ministre Mansour Faye alors en charge du secteur jusqu’au dernier remaniement, il a taclé le parti socialiste (PS), selon lui « l’allié désormais chargé des sales besognes ».
« On a suivi le travail de Mansour Faye ces dernières années à la tête du ministère de l’hydraulique et surtout la saga de l’appel d’offres de l’exploitation. Pour cacher l’échec de KMS3, la troisième usine d’eau du lac de Guiers et surtout la honte du choix forcé de Suez, le Président Macky Sall a remplacé son beau-frère par le PS, l’allié désormais chargé des sales besognes, commission parlementaire pour couvrir le directeur des domaines, licences de pêche aux chinois, etc. C’est le prix à payer pour garder le HCCT et espérer un honorariat de ce côté », a accusé Mamadou Lamine Diallo.
Les faits sont têtus, a-t-il ajouté, les Sénégalais ont de plus en plus soif en pleine covid-19, après Cap Skirring, Fimela, Koupentoum, c’est le tour des quartiers de Dakar. « Aucune explication à la dégradation de la situation par rapport à la SDE n’est fournie. L’ampleur des dégâts causés par l’incapable Mansour Faye ne saurait tétaniser le PS au point de ne rien dire. Le peuple a soif et l’eau, on ne peut pas s’en passer surtout dans cette pandémie qui pousse à la hausse la demande d’eau propre. La prédation dans l’eau potable n’est pas chose aisée. Ce que vient de découvrir BBY », renseigne toujours le député.

Tableau des opérations financières du Fonds Covid19

Alors qu’il demandait il y a moins que deux semaines, la publication régulière de l’état des ressources et dépenses du Fonds « Force Covid19 », le député a remis ça. Il a même émis un doute sur le niveau d’exécution (base paiement) du Programme de résilience économique et sociale (Pres) d’un montant de 332, 13milliards de F CFA tel qu’annoncé par le ministre des Finances.
« (…) cette guerre contre le coronavirus exige de la transparence. Sinon il va être difficile au peuple de soutenir des efforts de confinement et d’adoption des gestes barrières dans la durée. Hélas le régime FayeSall a failli et a décidé de s’accommoder du virus et d’abandonner à son sort le peuple et son personnel médical. Le Fonds Force Covid19 aurait dû être supervisé par un comité de pilotage qui en même temps assurerait la veille économique en ces périodes d’incertitudes, surtout qu’il a reçu des cotisations de citoyens pour plus de vingt milliards. Macky Sall a rejeté violemment nos propositions comme à son habitude et pour bien marquer le coup, créé un comité de suivi. Nul ne sait à quelle hauteur ce fonds est alimenté. Qu’est ce qu’on a fait des tirages au FMI, des ressources fournies par la Banque Mondiale, les bons covid et la cotisation des citoyens dont la totalité dépasse les 367 milliards prétendument dépensés par Macky Sall ? Encore une fois, un point hebdomadaire sur le tableau des opérations financières de Force Covid est une nécessité démocratique », a indiqué Mamadou Lamine Diallo.

Ousmane SONKO : «L’usage De La Violence Illégitime Des Forces De L’ordre Semble Institutionnalisée Et Légalisée»

http://www.walf-groupe.com/Le leader de PASTEF dénonce  les violences exercées par la Police sur des manifestants à Gadaye. Sur sa page Facebook, Ousmane SONKO qui dit être indigné par les images du matraquage de femmes, interpelle « les hauts responsables de la police et de la gendarmerie ».
Les images insupportables de policiers exerçant une violence inouïe et disproportionnée sur de pauvres femmes désarmées, inoffensives et n’opposant aucune résistance, sont inacceptables.
De faibles mamans, épouses, sœurs, filles. Leur reste-t-il donc quelques chose d’humain à ces agents ?
L’usage de la violence illégitime chez nos forces de défense et de sécurité semble institutionnalisée et légalisée. À force de la relativiser et d’en chercher des explications, nous contribuons tous à la pérenniser.
Nous interpellons donc les hauts responsables de la police et de la gendarmerie, car ces agissements répétés et inqualifiables leur sont directement imputables.
Qu’ils prennent leur disposition pour doter ce pays d’agents de sécurité au service du peuple, consciencieux de leur mission et recourant de manière responsable et mesurée à la force publique contre les citoyens
Ce lundi 22 juin, Gadaye où, un litige foncier oppose un promoteur du nom de Babacar FALL, de Technologie 2000, à des acquéreurs de terrains, a été le théâtre de violents affrontements entre la police et ces derniers qui voulaient manifester. Des images largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent des policiers procéder à l’arrestation de plusieurs femmes à coups de crosse.WALFNet

Rétro-viseur : Le 23 juin, la «glorieuse» révolution sénégalaise Par Samba Ardo Ba

Un mouvement. Une manifestation populaire jamais vue. Une unité nationale sans faille. Mais surtout une date. Quand on regarde dans le rétroviseur,  tout semble si loin. On ferme les yeux. Flux et reflux d’images, un  jeudi noir de fumée, une  barricade policière qui a sauté sous la pression du Peuple, une procession coléreuse de manifestants désireux de changer un calcul politique, une tartufferie nourrie  par un président trop ambitieux. Un surf sur l’histoire politique du Sénégal ou le passé fécond, le présent pour paraphraser la romancière Mariama Ba. Si les mots ont un sens, le 23 juin aura été un jour historique. Une date gravée a jamais dans les annales, un grand coup de pied dans nos fourmilières mentales. Quand on regarde donc dans le rétroviseur,  tout semble si près, mais si loin. Pas trop certes,  mais assez loin quand même car cette riposte si elle avait été une fille, elle soufflerait ses neuf bougies  d’anniversaire et les invités diront   «  waaw mais elle a grandi  ». Et pourtant que n’a t-elle fait cette rispose pour que sa mémoire soit honorée comme une grande?
Vous vous rappelez du 23 juin  2011 ? Le Sénégal venait de vivre un tournant décisif de son histoire. Un nouvel ordre social venait de naitre, une nouvelle  organisation comme des « justiciers » pour remettre de l’ordre dans les rangs. Et comme on dit pour affronter « l’horreur », il ne faut pas avoir peur de la nommer, ni de la regarder en face. Et l’horreur avait pris la face humaine. Le  mouvement du 23 juin fut un combat pour exiger le retrait d’un projet de loi sur la vice-présidence. Un  combat pour dire non à l’adoption du  projet de réforme constitutionnelle d’un “ticket présidentiel” -comprenant un Président et un Vice-président susceptibles d’être élus au premier tour avec seulement 25% des suffrages exprimés.
La  « révolution citoyenne » avait été  organisée sur tous les fronts. Les manifestants par milliers avaient pris position devant le portail de l’Assemblée, dans un face à face tendu avec des policiers anti-émeutes qui avait fait des blessés. Partout la société civile et notamment le mouvement « Y’en a marre » mène la danse du guerrier.
Et l’affaire du « ticket présidentiel » qui a enflammé la rue sénégalaise a comme un aimant attiré d’autres  composantes de la société : jeunes, opposition,  syndicats, entre autres. Tous ont accordé leur violon pour ne pas dire leur énergie, leur temps pour porter ensemble un seul combat  sous le commandement d’un seul chef : la constitution et avec un seul mot d’ordre, libérer l’otage potentiel qu’est la démocratie. Des manifestations qui ont été violemment réprimées et ce dans différentes villes du pays avec une série d’interpellations.
Cette mobilisation citoyenne avait contraint le Président Wade à renoncer à son projet dont beaucoup avaient compris le ruse avec une toile de fond tissée par un esprit stratège pour transmettre le  pouvoir au fils « prince » Karim qui occupait dans le gouvernement l’équivalent de 4 ministères.
Les enseignements c’est que cette date du 23  juin 2011 avait balisé le terrain en créant les conditions d’un 25 Mars 2012. L’adage le malheur des uns fait le bonheur des autres s’est concrétisé et l’heureux élu s’était connu. Les Dieux de la victoire avaient choisi  le camp de Macky Sall gagnant de l’élection présidentielle.
Et depuis les mentalités trop pacifistes ont reçu une dose d’adrénaline avec un format XXL qui éveille tous les sens et les met à rude épreuve. Dorénavant, le cri de guerre est connu. Rien ne sera plus jamais comme avant. Aujourd’hui, les esprits activistes veillent au grain et les faits déjà connus et vécus   enseignent qu’aucun Président n’est à l’abri de la  vindicte populaire. L’histoire nous rappelle constamment comme un marque page que si la mission républicaine est tripatouillée le peuple sera toujours là comme un bouclier et aucun Président,  oui aucun président ne sera épargné. Le rétroviseur dans la circulation de la gestion du pouvoir nous informe qu’en cas de mauvaise conduite, le président  ne pourra pas échapper à la vérité des urnes…Dakaractu

«23 Juin 2011, Journée Qui Sauva La République Et La Démocratie » Dixit Moustapha Diakhaté

IL ÉTAIT UNE FOIS LE 23 JUIN 2011, JOURNÉE QUI SAUVA LA RÉPUBLIQUE ET LA DÉMOCRATIE
Graver le 23 juin en lettres d’or dans les annales de l’histoire du Sénégal. Le jeudi 23 juin 2011 était soumis au vote de l’Assemblée nationale un projet de loi constitutionnelle scélérate ayant pour objet d’instituer l’élection du Président de la République et du vice Président au suffrage universel direct sur un même ticket.
L’article 6 du projet de loi constitutionnelle disposait dans ce sens : « Le vote a lieu en un premier tour au scrutin de liste majoritaire. Un ticket est déclaré élu s’il vient en tête de l’élection et réunit au moins le quart des suffrages exprimés ».
Ayant compris que ce texte avait pour dessein de biaiser les règles de la dévolution démocratique du pouvoir et de saper les fondements de la République, le peuple sénégalais dans toutes ses composantes s’est mobilisé comme un seul homme pour initier, face à cette forfaiture, un mouvement de protestation patriotique qui s’est déployé sur l’ensemble du territoire national avec le slogan « Touche pas à ma constitution ».
Face à la détermination du peuple sénégalais à défendre sa République et sa démocratie au prix de son sang, le pouvoir d’alors a dû céder et procéder au retrait pur et simple du projet de loi constitutionnelle.Vive la République ! Vive le Sénégal ?

ADIEU Imam TAFSIR ! Par Me Ousmane Ngom

J’ai été profondément bouleversé d’apprendre le rappel à DIEU d’Elhadji Tafsir Sakho pour qui je vouais une très grande affection transcendant son érudition et sa place dans la confrérie Tidjanne.
Son humilité, son ouverture d’esprit et ses qualités humaines avaient fini par sceller entre nous de solides liens d’amitié et de respect mutuel qui se renforçaient à chacune de nos rencontres.
J’en avais fait assurément, un conseiller de premier plan. Généreux et pédagogue, avec son élégance naturelle et son port altier qui faisaient penser à un Domou Ndar, il dispensait , chaque semaine, à des milliers de personnes, des enseignements utiles à la connaissance et à la pratique de leur religion. Incontestablement c’est Un Grand Soldat de L’ISLAM qui vient de
nous quitter.
À sa famille eplorée, à son Grand Compagnon de toujours et de tous les jours Serigne Babacar Sy Mansour, à toute la Oummah, nous présentons nos condoléances émues.
QU’ALLAH  SWT dans sa Miséricorde Immense l’accueille au Paradis Firdaws auprès de ses Maîtres et du Prophète Mouhamed (PSL).Me OUSMANE NGOM

Mbaye Ndiaye testé positif et contamine ses épouses, ses quatre enfants et son chauffeur

https://actusen.sn/L’épidémie du coronavirus a encore touché une autre autorité politique. Il s’agit, d’après Les Echos dans sa livraison de ce mercredi, du ministre d’État Mbaye Ndiaye. Selon nos confrères, le responsable de l’Alliance pour la République (Apr) aux Parcelles Assainies a contaminé sa famille, notamment ses épouses, ses quatre enfants et son chauffeur. Il est admis à l’hôpital Principal de Dakar. Heureusement, selon des sources du Palais, il n’a pas eu de contact avec le Chef de l’État depuis longtemps

Gouvernement Élargi…Le PDS De Wade Et Ses Bannis Prêts Pour L’entrisme

https://www.xibaaru.sn/Gouvernement élargi pour faire face à la situation post covid-19  : Les libéraux ouvrent la porte à Macky Sall
La question est de plus en plus remise sur la table. Le Président de la République Macky Sall, compte tenu de la situation que traverse le Sénégal, doit pour la gestion de la période post covid-19 à venir, installer un gouvernement élargi à une partie de l’opposition qui y serait favorable. En même temps pour coordonner de façon efficace l’activité gouvernementale, veiller à la restauration du poste de Premier ministre. Des membres de son entourage, chacun y allant de ses arguments, ne sont pas hostiles à de telles idées. C’est le cas de Luc Sarr, son conseiller politique, qui sur les plateaux de la 7TV se montre ouvert sur ces questions.
Le Président de la République Macky Sall dispose d’un certain nombre d’atouts pour effectivement faire cette idée, et montrer qu’en sa qualité qu’il n’est soucieux que du développement du Sénégal, d’autant plus que lui-même avertit d’une possible récession avec la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19 qui fait de plus en plus de dégâts.
Le Sénégal aura besoin au sortir de cette situation avec son économie plus que fragile de se remettre bien vite au travail. Ce qui ne pourra se faire que dans un climat serein avec la rentrée d’hommes politiques de l’opposition plus que jamais intéressés par le devenir du Sénégal, plutôt que par leurs intérêts égoïstes.
Ce qui est remarquable au Sénégal, c’est la position observée par le principal parti de l’opposition que constitue le Parti démocratique sénégalais (PDS). Un parti qui a accepté de ranger dans les tiroirs toutes ses contradictions avec le régime du Président Macky Sall pour permettre au Sénégal de traverser d’abord la crise. Privé de ses libertés et contraint à un « exil » au Qatar, Karim Wade a même participé de façon considérable aux efforts de guerre contre la covid-19 avec des kits sanitaires remis directement à l’Etat du Sénégal.
Ce qui montre à quel point, le PDS est décidé à participer à l’effort de guerre. Ce n’est pas une surprise pour ce parti. Du temps, du règne du Parti socialiste (PS),  Me Abdoulaye Wade n’avait jamais hésité quand les intérêts du Sénégal étaient en jeu en fonction de la gravité de la situation, à accepter de participer à des gouvernements d’union nationale tout en sauvegardant toujours son ambition de diriger un jour le Sénégal.
Les faits ne l’ont point démenti. Gardant toujours sa foi, les principes pour lesquels, il avait fondé le PDS, il sera élu Président de la République en 2000. C’est ça aussi, l’exercice dans une démocratie dans un pays en développement. Le PDS, grâce à cette attitude responsable, demeure ouvert à un gouvernement élargi formé sous Macky Sall.A ce dernier, de saisir cette opportunité historique pour que le Sénégal se remette sur les rails du développement, après être sorti de la crise liée à la covid-19.
Un gouvernement d’ouverture devra se faire également avec ceux qui sont considérés aujourd’hui les bannis du PDS. Il s’agit d’Oumar Sarr, de Babacar Gaye, de Me El Hadj Amadou Sall. L’intérêt de la République transcende certaines considérations personnelles.La rédaction d

Les Transhumants Défendent Mieux Macky Que Faucons Et Apéristes Jaloux

https://www.xibaaru.sn/Nominations de Moussa Sy, d’Abdou Fall et d’autres  : Les faucons de l’APR et de la République se moquent de qui ?
Au sein de l’Alliance pour la République (APR), l’on s’entredéchire. Après qu’ils sont entrés en une courte période en hibernation à cause de la crise liée au Covid-19, et aussi de par le consensus, qui est en train de voler en éclats, autour du Chef de l’Etat Macky Sall, les faucons de la République et de l’APR reprennent du service. Les faucons se remettent à leur jeu favori, attaquent qui ils veulent au sein du gouvernement parce qu’ils se sentent investis de la mission de décider du destin du peuple sénégalais en entier. De quelle légitimité, tirent-ils tout cela ? Certainement pas du peuple sénégalais.
Voilà des charlatans qui se sont réveillés un beau jour pour se dire les yeux et les oreilles du Chef de l’Etat pour pouvoir tenter et réussir toutes sortes de leurs coups fourrés. A la place du Chef de l’Etat, ils se font passer pour des faiseurs et défaiseurs de rois. Ils ont une seule et même stratégie. Se faire passer comme étant les seuls qui peuvent faire nommer ou faire partir un ministre du gouvernement. Tout membre du gouvernement ou toute personnalité de la République qui entre dans leur ligne de mire, est aussitôt victime d’une funeste campagne, le faisant passer comme étant en train de lorgner le fauteuil du Chef de l’Etat.
Le disque devient rayé. Il leur faudra le changer. Ce sont ces mêmes faucons qui, aujourd’hui veulent s’offusquer de nominations d’hommes politiques à des postes de Président de Conseil d’administration à la tête de sociétés nationales par le Chef de l’Etat Macky Sall. Pourtant, ces hommes que l’on veut qualifier de « transhumants » alors qu’ils n’ont pas rejoint l’APR, sont venus et ont accepté de soutenir le Chef de l’Etat dans sa campagne en 2019 pour sa réélection.
Des hommes qui n’hésitent à défendre mieux le Chef de l’Etat, que tous ces faucons dont les activités pour préserver leurs intérêts passent devant ceux de ce dernier dont ils prétendent défendre les actions. Finalement, de qui se moque-t-on ?
Rappelons ces nominations qui suscitent la colère des faucons jaloux et Apéristes rancuniers
« Monsieur Abdou FALL, ancien ministre est nommé Président du Conseil d’Administration de la société APIX SA, en remplacement de Monsieur Chimère DIOP »
« Monsieur Moussa SY, Administrateur de société, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société nationale du Port Autonome de Dakar (PAD), en remplacement de Monsieur Amadou KA »La rédaction de Xibaaru

Colonel Kébé, Capitaine Dieye, Commissaires Sadio et Cheikhna Keita : Ces ex-officiers dans le maquis contre Macky

https://www.pressafrik.com/Ils sont quelques anciens haut gradés de l’Armée et des forces de défense et de sécurité à s’être radicalisés face au pouvoir du président Macky Sall. Colonel Abdourahim Kébé, capitaine Mamadou Dièye, commissaires Boubacar Sadio et Cheikhna Keïta, dénoncent sans ménagement la gestion du régime en place. Le Témoin a tenté d’y voir plus clair dans leur rébellion
Devoir de réserve, discrétion et préservation des secrets professionnels. Telles sont les obligations imposées aux fonctionnaires et agents contractuels, membres des forces de l’ordre en particulier. Mais, depuis quelques années, des officiers des forces de défense et de sécurité en activité ou à la retraite se mettent au-devant de la scène politico-médiatique pour dénoncer la gestion du régime du Président Macky Sall. Parmi ces derniers, on peut citer le colonel Abdourahim Kébé, le capitaine Mamadou Dièye ainsi que les commissaires Boubacar Sadio et Cheikhna Keita.
Mais même s’il critique parfois certaines décisions du régime en place et aussi de son chef, le président Macky Sall, le colonel de gendarmerie Abdoulaye Aziz Ndaw n’est pas à proprement parler, contrairement à la bande des quatre ci-dessus, un opposant au pouvoir en place. T
Tous ont cependant en commun d’avoir occupé des postes importants voire stratégiques dans l’Armée, la Gendarmerie ou la Police. Les quatre partagent la même opposition radicale au régime du président Macky Sall. L’enseignant chercheur en sciences politiques, Moussa Diaw, explique leur comportement par des « frustrations » non pas personnelles mais plutôt patriotiques. En effet, explique-t-il, ils seraient frustrés par le désordre noté au plus haut sommet de l’État. « Ce sont des gens qui ont travaillé avec la République. Donc, quand ils constatent un certain désordre dans l’Etat, c’est-à-dire un désordre de l’ordre public avec la complicité du premier des Sénégalais, ils ne peuvent qu’être frustrés de l’organisation administrative du pays mais aussi des agissements de ceux qui nous dirigent », soutient notre interlocuteur.
Selon lui, on se rend compte que quand le Président donne des directives, ses directives ne sont pas respectées ou tardent à l’être. « C’est la République qui est perturbée en termes de hiérarchie » soutient-il. D’après l’enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, ces cadres des forces de défense ou de l’ordre radicalisés alertent mais aussi s’opposent. Et M. Diaw de s’expliquer : « Ils sont bien placés pour alerter. Ils interviennent. Ils ont une vision et de l’expérience. Ils connaissent bien les rouages de l’Etat. Donc, il y a de quoi réfléchir sur les points soulevés par ces derniers. »
Dr Atab Badji, lui, souligne que ces quatre opposants anciennement en tenue sont avant tout desintellectuels qui ont des parcours. « Ils peuvent avoir une capacité d’analyse comme ceux qui occupent des postes politiques », estime l’analyste politique. Surtout que, admet-il, ils peuvent choisir librement leur voie quand ils recouvrent la liberté en tant que citoyens c’est-à-dire quand ils sont à la retraite.
Dr Atab Badji : « Ces membres forces de défense ou de l’ordre sont avant tout des intellectuels »
 Toutefois, le professeur Moussa Diaw rappelle qu’on est dans une démocratie. Donc, il faut que ces colonels et commissaires, pense-t-il, respectent malgré leur radicalisation les règles du jeu dans leurs sorties ou écrits. « Il y a l’espace politique qui est là. Ils sont libres de s’engager politiquement mais tout en évitant de dépasser les barrières », prévient-il.
Même son de cloche du côté du Dr Atab Badji pour qui le plus important, c’est que ces interventions puissent se faire dans le respect strict des fondamentaux qui régissent notre commune volonté de vivre ensemble. Interpellé sur ce que devraient faire les autorités étatiques pour éviter ce genre de radicalisation dans les rangs des forces de défense et de sécurité, le professeur Moussa Diaw pense que gouverner c’est anticiper.
Un leader politique doit, selon lui, savoir anticiper sur ce genre de chose. Pr Moussa Diaw : « Ils doivent éviter de dépasser les barrières » « Il faudra qu’on réfléchisse et ne pas penser que si quelqu’un réagit qu’il est nécessairement contre. Mais y a des citoyens soucieux de l’avenir du pays. Plutôt que d’user de méthodes autoritaires, un chef d’État doit être à l’écoute des citoyens pour pouvoir régler les problèmes des Sénégalais. Que cela soit dans le domaine foncier ou dans les autres domaines », conseille en conclusion Pr Moussa Diaw.Le Témoin

Boubacar Sadio persiste et signe

YERIMPOST.COM C’est à croire que l’ancien commissaire divisionnaire Boubacar Sadio n’est pas un homme compromis. Cueilli manu militari à son domicile dimanche dernier par la Division des investigations criminelles pour des propos jugés irrévérencieux à l’encontre du chef de l’État, le policier à la retraite est resté droit dans ses bottes face aux limiers. Relâché dans la soirée du dimanche, convoqué dans l’après-midi du lundi, avant de se voir finalement notifier une annulation de procédure, Boubacar Sadio ne lâche pas pour autant du lest. Depuis 33 ans qu’il lutte contre l’injustice comme il le soutient dans cet entretien avec l’Obs, le commissaire Sadio révèle avoir souvent été victime de convocations, de filatures et d’intimidations. Pour autant, souligne t-il, rien ne peut le faire taire. « J’écris par principe. Je suis un citoyen libre d’apporter son appréciation sur la marche du pays », soutient-il. Avant de renchérir qu’il est anormal dans un pays que tout le monde se taise.

“LE MAL DE VOIR” – II. FAIDHERBE ET LA MISE EN APPLICATION DE LA DIPLOMATIE DE LA CANNONIERE PAR ABDOULAYE BATHILY

http://www.sudonline.sn/Dans son édition d’hier, Sud Quotidien proposait le premier jet d’une contribution du Professeur Abdoulaye Bathily, publiée il y a 46 ans, sur le rôle et l’œuvre du Gouverneur Faidherbe. Ce deuxième jet renseigne sur les stratégies militaire et «diplomatique» de la France métropolitaine, déployées dans la colonie du Sénégal et appliquées par Faidherbe. L’historien, met ainsi à nu, «l’œuvre militaire» de Faidherbe, basée sur la contrainte. Mais aussi sa politique d’assimilation culturelle entre les écoles des Missions dont les programmes étaient opposés à l’Ecole des Otages. Demain jeudi, 25 juin, nous publierons, dans le troisième et dernier jet, le régime de Faidherbe et la mise en valeur des ressources de la colonie pour boucler cette contribution majeure du Pr Bathily, ancien ministre d’Etat, de la République du Sénégal.

L’œuvre militaire :

Servi par des qualités indéniables : esprit d’initiative, ténacité jointe à un dévouement inlassable aux intérêts français, Fai- dherbe prenant appui sur les plans de colonisation de ses prédécesseurs s’attacha à renforcer l’influence de la France au Sénégal. En cela, il réussit même à imposer ses vues aux ministres du Second Empire, régime qui accueillait favorablement les succès extérieurs mais manquait d’une doctrine cohérente pour les préserver. Convaincu que seule la conquête militaire en assurant “la paix et la tranquillité” pouvait créer les conditions favorables à l’exploitation économique, il dirigea personnellement une série de campagnes dévastatrices, inspirées de son expérience algérienne. Proconsul d’un empire autoritaire selon l’expression de Richard Molard, Faidherbe était de surcroit doué d’un caractère abominable et d’un sens de l’autorité qui confinait au vice.
Dès 1855, il fit restaurer les forts de Bakel et Médine dont il fit un dépôt d’armes et de munitions. Il maintint en permanence sur le fleuve une flotille de chalands et d’avisos, destinée à ravitailler et à renforcer au besoin les troupes de terre.
En 1857, il officialisa par arrêté la création du célèbre bataillon des Tirailleurs Sénégalais dont les premières tentatives remontent au gouvernement de Blanchot de Verly (1787-1807). A l’origine, les tirailleurs étaient recrutés parmi les esclaves qui étaient obligés de racheter leur liberté par un service obligatoire de quatorze ans. Mais ce système, basé sur la contrainte ne produisait que des résultats médiocres.
Faidherbe l’abolit au profit de l’engagement volontaire et décida même d’offrir aux tirailleurs engagés un salaire, des possibilités de promotion et des récompenses selon le mérite. En utilisant pleinement la recette de l’intéressement matériel et de l’intoxication idéologique dans ces sociétés où les aspirations au prestige social tenaient une place importante dans le système de valeurs, Faidherbe réussit à faire du Bataillon des Tirailleurs, un corps d’élite qui pallia l’insuffisance et l’inefficience des troupes européennes. Avec des forces accrues quantitativement et qualitativement, il lança une série d’offensives qui font encore chanter les troubadours de l’épopée coloniale.
Les Maures et Bracknas de la rive droite étaient défaits et le Waalo annexé. El Haj Umar qui avait subi des échecs au siège de Médine (1857), à Gemu (Guemou 1859) se replia sur le Niger. Obéissant aux vœux du commerce, le Gouverneur entreprit une violente campagne de représailles contre les partisans du marabout. Faidherbe ordonna la mise à feu systématique des villages accusés à tort ou à raison d’avoir saisi des biens appartenant à des traitants : “Si le pillage est commis par les habitants d ’ un village , tout le pays auquel appartient ce village en est responsable et doit s’attendre à toute espèce de représailles de notre part, tant qu’on ne nous aura pas accordé la réparation que nous avons demandée”.
La réparation était presque toujours disproportionnée par rapport au dommage causé. Elle s’ajoutait aux lourdes contributions de guerre que les chefs devaient payer avec les ressources des habitants. Dans le haut Fleuve les chefs de colonnes se livrèrent à la saisie des récoltes et des troupeaux des habitants dont la plupart avaient déserté les villages. Le commandant Pipy, commandant de garnison de Bakel, se déclarait “ content d’effacer les villages de la carte “. Au Salum, le traité de 1861, passé entre Samba Laobé et Pinet-Laprade, agissant au nom de Faidherbe, stipulait en son article 3 : “Le roi du Saloum s’engage à livrer à Dakar 500 bœufs au gouvernement français, à titre de contribution de guerre.

L’œuvre diplomatique :

Homme politique habile, Faidherbe savait que seule, la soumission des peuples par la violence ne pouvait fonder un pouvoir durable. Aussi déploya-t-il parallèlement aux expéditions armées, une intense activité diplomatique destinée à faire coopérer les aristocraties dirigeantes à son œuvre de conquête.

Sa diplomatie s’orienta dans trois directions principales :

– 1- Une politique de traités.
– 2- Une tactique de division des classes dirigeantes et des Etats.
– 3- Une politique d’assimilation culturelle.
A peine les opérations de représailles étaient-elles terminées que Faidherbe mandait auprès des souverains autochtones lorsqu’il ne pouvait le faire lui-même, les commandants de poste ou de simples officiers parmi ceux-là même qui avaient dirigé les massacres pour signer des traités entre la France et les Etats. Le contenu et la forme de ces différents traités variaient peu. Les clauses stipulaient invariablement des cessions de territoires à la France, la liberté du commerce pour les marchands français “ à l’exclusion de ceux de toute autre nation” et la réaffirmation des bonnes dispositions de la France à accorder son “amitié “ et sa “protection bienveillante “ aux chefs qui les mériteraient par leur conduite.
Cependant, ces traités n’étaient aux yeux de Faidherbe qu’une couverture légale pour justifier l’annexion des territoires conquis. Pour les souverains également, ils ne représentaient qu’un “chiffon de papier” que le rapport des forces du moment leur imposait de signer. Le système d’appropriation collective de la terre en usage dans les sociétés sénégalaises ne pouvait permettre à aucun individu, fût-il roi, d’exproprier la communauté d’une parcelle du territoire collectif au profit d’un tiers. Faidherbe qui avait appris cela par ses enquêtes ethnographiques n’en tint pas compte portant.
En outre, la duplicité des plénipotentiaires français au cours des négociations ajoutait au discrédit dans lequel ces conventions étaient tenues. Rédigés en français, les traités ne recevaient généralement qu’une version approximative en arabe et une traduction verbale en langue locale. De la sorte, une confusion volontaire est entretenue qui permettait à chacun des signataires de lui donner l’interprétation voulue.
De plus, Faidherbe profita de sa position de force pour dénoncer u n i l a t é r a l e m e n t les clauses qui lui paraissaient contraignantes. Il supprima les coutumes payées aux Etats par les traitants et interdit aux chefs de lever des droits traditionnels sur les caravanes traversant leur territoire sauf accord de l’autorité française. Ce faisant, il affaiblit considérablement les bases économiques de l’aristocratie traditionnelle et la rendit encore plus dépendante de la colonisation. Ensuite pour prévenir toute coalition anti-française, il procéda au démembrement d’entités politiques jusqu’alors unies. Les provinces conquises furent les unes après les autres placées sous autorité administrative et subdivisées en cercles et cantons.
En 1857, la province de Goye fut désintégrée et sa portion du Kammera (Haut Gala.m) déclarée territoire français. Les provinces du N’Jambur, Mbawar, Andal et Sanyoxor furent détachées du Kajoor (Kayor) et annexées aux possessions françaises en 1863. Une série de traités signés entre 1858 et 1863, décidèrent de la séparation du Dîmar, du Toro et du Damga d’avec le Fouta.
Par ailleurs Faidherbe joua les souverains les uns contre les autres. En même temps qu’il signait un traité d’amitié avec Ma Ba Jaaxu et l’invitait à lutter contre Lat Joor, prétendant au trône du Kajoor, il fournissait les armes au Buur-Sin, Kumba N’Doffen qu’il encourageait discrètement à résister aux pressions du marabout du Rip. Plus fréquemment que ses prédécesseurs, il intervint dans les conflits dynastiques pour imposer les candidats de son choix. Bubakar Saada, rejeté par la population du Bundu et isolé dans son propre clan pour son régime oppressif et ouvertement collaborateur fut reconnu comme seul Almami par l’administration. Une expédition fut conduite dans la vallée de la Falemmé par le capitaine Brosselard de Corbigny qui écrivait à ce sujet dans son rapport au Gouverneur (janvier 1856) : “Le Bundu tremble, tous les villages viennent me faire soumission et promettent fidélité à Boubakar Saada, mais je ne veux finir la guerre que lorsque Boubakar sera réellement chef, aussi, suis je en train de détruire le pays de Marsas composé de neuf villages; tous les jours, j’envoie les Maures ou les Bambaras le piller et quand je jugerai le moment opportun de donner un grand coup, je formerai une colonne solide qui marchera gaiement au butin” .
Dans la vallée du Fleuve tous les chefs partisans d’EI Haj Umar furent obligés de céder leur pouvoir à des rivaux favorables à l’administration. Au Kajoor, Faidherbe fit déposer le Dame ! Makodu et le remplaça par l’incapable Majojo (Madiodio). L’article 7 du traité du 4 décembre 1863 stipule : “ Tant que le roi du Cayor remplira fidèlement ses engagements, le gouvernement français lui promet son appui contre ses sujets qui se révolteraient et contre ses ennemis extérieurs. A cet effet, il va être immédiatement construit un fort occupé par une garnison française à Nguiguis, capitale du pays”.
Chassé par deux fois du Kajoor par une révolte populaire, Majojo fut rétabli par les troupes françaises au détriment de Lat Joor. Pourtant les intrigues diplomatiques et l’usage de la force brutale ne produiront pas les résultats que Faidherbe en attendait. Ses ingérences n’avaient fait qu’accentuer les frustrations et les humiliations des peuples et des classes dirigeantes elles-mêmes
La politique d’assimilation culturelle  était destinée à faire accepter par l’élite autochtone, l’ordre colonial et ses valeurs. Elle s’adressait aux jeunes princes des différents royaumes et aux métis de la colonie. En 1856, Faidherbe fonde l’Ecole des Otages plus tard baptisée Ecole des fils de chef et des interprètes. De sa création à 1889, l’école avait reçu 103 élèves qui y étudièrent pour une période plus ou moins longue. Selon Faidherbe, six de ses élèves étaient devenus « anti-français” . Cependant 56 avaient “tiré profit de leurs études” et rendirent de remarquables services à la colonie. Parmi eux 1 1 étaient devenus chefs indigènes, 9 interprètes et les 2 autres officiers indigènes. D’autres encore se firent maîtresauxiliaires, employés de bureau dans l’administration et le commerce . L’enseignement de l’école était basé sur l’apprentissage des notions d’arithmétique et de technique pratique
Soit par anticléricalisme, soit par tactique politique ou les deux à la fois, Faidherbe qui était par ailleurs franc-maçon, se méfiait des écoles missionnaires. Afin de ne pas susciter l’opposition des familles musulmanes, il veilla personnellement à ce que fut préservé le caractère laïque du cursus de l’Ecole des Otages. Pour lui, l’Islam représentait une “ demi civilisation” , dont les préceptes étaient plus facilement accessibles à “l’esprit simple des noirs du Sénénégal” .Sa politique pro-musulmane résultait non d’une sympathie particulière pour cette religion mais d’une nécessité pratique. Il n’hésite pas, par exemple, à utiliser marabout pro-français Bou El Mogdad qu’il envoya en Mauritanie et en Afrique du Nord pour une mission destinée à lutter contre l’influence spirituelle d’El Haj Umar. Quoi qu’il en soit l’objectif visé par l’école était d’éduquer les futurs chefs dans un esprit favorable à la France. L’idéologie tenait donc une place de choix, elle était inculquée aux enfants sous les formes les plus insidieuses. Le Gouverneur donnait l’exemple aux enseignants. Tous les dimanches matin il avait l’habitude de faire venir les élèves dans son palais pour les féliciter et leur offrir des cadeaux. Les plus doués étaient envoyés en France pour un séjour plus ou moins long. Dans l’ensemble, l’Ecole des Otages a contribué, par le grand nombre d’auxiliaires qu’elle a produits, à jouer un rôle important dans la conquête.
L’extension des territoires annexés et la croissance économique posèrent à Faidherbe des problèmes de personnel administratif. Il développa en conséquence une politique de promotion en faveur des métis, qui constituaient alors le groupe social dominant à Saint-Louis et à Gorée. Selon les estimations de l’Abbé Boilat, à la veille de l’avènement de Faidherbe, la population de Saint- Louis, chef- lieu de la colonie, s’élevait à 12 336 habitants dont 177 Européens seulement. D’Anfreville de la Salle estimera le nombre des métis à 1200 en 1830 et à 1600 en 1860. Ce qui est peut-être une légère sous-estimation. La population métisse s’était accrue en raison de la multiplication de ce qu’on appelait à l’époque les “mariages à la mode du pays “. Ces mariages approuvés par l’administration, bénis par l’Eglise et célébrés selon les coutumes locales, coutumes consistaient en l’union d’un Européen et d’une femme autochtone, par un contrat qui était rompu à l’initiative de l’Européen dès qu’il était rappelé en métropole. Les enfants issus du mariage demeuraient avec la mère à la colonie et le père avait la liberté de leur verser ou non une pension alimentaire.
Faidherbe encouragea les militaires et les négociants européens qui presque tous vivaient seuls à la colonie, à prendre maîtresse dans les familles sénégalaises influentes dans le but entre autres, de renforcer les liens politiques entre la communauté expatriée et les sociétés locales. Il donna lui-même l’exemple en épousant une fille originaire du Haut Fleuve et dont il eut des enfants.
Les métis ou mulâtres, tous de confession chrétienne fréquentaient les écoles des Missions dont les programmes au contraire de ceux de l’Ecole des Otages étaient identiques aux programmes métropolitains. Beaucoup de jeunes métis furent ainsi en mesure de poursuivre leurs études dans les écoles françaises soit aux frais du gouvernement soit à l’aide du soutien financier de leurs parents. Sous le régime de Faidherbe, les métis acquirent une position-clé dans l’appareil colonial. Comme officiers, traitants ou employés, ils servirent le servirent avec zèle. L’exemple du lieutenant Paul Holle qui défendit le fort de Médine lors du siège de cette ville par El HaJ Umar en l 8S7 ou celui du sous- lieutenant d’Etat-Major Descemet qui fut tué au cours de ce même siège, sont trop célèbres pour être rappelés Tout système colonial pour assurer sa survie et une efficience selon sa propre logique, doit reposer sur une classe ou un groupe social intermédiaire produit ou façonné par le choc entre la masse colonisée et l’appareil de domination étrangère.
Conscient de cette nécessité, Faidherbe déploya des efforts pour convaincre les gros négociants e u – r o p é e n s de collaborer avec les métis. Il réussit à mettre fin aux rivalités entre ces deux groupes de la bourgeoisie coloniale qui dès lors acceptèrent de coopérer dans l’économie de traite. Les familles métisses comme celles des Valentin, Guillabert, d’Erneville, Gaspard Devès et Descemet pour ne citer que les plus influents de l’époque soutinrent la politique de conquête de Faidherbe à laquelle ils doivent leur ascension au XIXème siècle.
Dans son roman Nini mulatresse du Sénégal, le regretté Abdoulaye Sadji nous donne une fine peinture de la psychologie du métis, produit de deux mondes antagoniques et pris dans un tissu de complexes. Dans leur tentative désespérée de s’identifier aux Européens, ils en arrivent à s’exclure de la société africaine, tout en essayant par ailleurs d’utiliser leurs relations avec cette dernière au benefice de leurs transactions commerciales.
Dans les années 1870 1890, lorsque les maisons commerciales françaises décidèrent d’installer des filiales dans les provinces conquises de l’intérieur, elles liquidèrent les affaires des traitants métis. Ces derniers se scindèrent en deux groupes rivaux. Le premier dirigé par les Devès, passa dans l’opposition contre les Français, alors que le second composé des Descemet, Guillabert et d’Erneville accepta de jouer le rôle d’agents des compagnies bordelaises
Suite et fin demain–Le régime de Faidherbe et la mise en valeur des ressources de la colonie PAR ABDOULAYE BATHILY

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 24/06/2020

Information judiciaire contre le commissaire Sadio

La Division des investigations criminelles (Dic) a transmis hier le dossier du commissaire Sadio au procureur de la République du tribunal de Pikine qui, en réalité, est celui qui avait saisi les limiers aux fins d’enquête, à la suite de la contribution incendiaire diffusée par nos confrères de Dakaractu. C‘est que le mis en cause habite Keur Mbaye Fall. Dans le procès-verbal, les enquêteurs relèvent que le Commissaire Boubacar Sadio né en 1954 à Birkama à Sédhiou a assumé l’intégralité de la contribution. En revanche, il rejette les chefs d’offense au chef de l’Etat, de diffusion de fausses nouvelles et d’actes de nature à jeter le discrédit sur les institutions. Le commissaire à la plume acerbe dit avoir exprimé ses opinions en homme libre. En sa qualité de maître de-poursuite, le procureur dispose désormais des éléments de l’enquête judiciaire ouverte par la Dic. Il a le loisir de saisir un juge d’instruction pour une information judiciaire ou alors de placer le dossier sans suite.

La Covid-19 stagne à Fatick

Depuis maintenant six jours, aucun nouveau cas de coronavirus n’a été enregistré dans la région de Fatick. Un ouf de soulagement pour les autorités administratives et surtout sanitaires. Il faut souligner que le renforcement du dispositif de riposte a porté ses fruits. Les membres du comité régional de gestion des épidémies ne dorment plus. Les séances de sensibilisation et de prélèvements sont faits chaque jour pour éviter toute mauvaise surprise. Il a été réalisé 473 prélèvements dans la région depuis le début de la pandémie. Sur ces prélèvements, 19 se sont révélés positifs à la covid19 dont trois guéris. Actuellement, 16 patients sont hospitalisés dont 6 élèves gendarmes, 03 cas importés et 02 femmes enceintes. La région a aussi enregistré un décès lié à la pandémie. C’est un homme d’une quarantaine d’années décédé à domicile. Les résultats de 35 tests sont encore attendus.

Un cas Covid-19 détecté à l’Onfp

La pandémie du covid-19 continue de circuler dans l’administration. Après le ministère de l’intérieur, le virus est entré dans un service du ministère de la Formation professionnelle et de l’artisanat. En effet, un employé de l’Office National de la Formation Professionnelle (Onfp) a été testé positif au Covid-19. Il s’agit d’un chauffeur qui trainait avec la maladie depuis quelques jours. Selon nos sources, il était même parti en mission il y a de cela quelques jours. Cette annonce a créé la peur au sein de l’Onfp, car l’agent en question n’a pas été mis en quarantaine. On leur a tout simplement demandé de prendre leur précaution.

Chaude alerte sur Ziguinchor

Le médecin-chef de la région médicale de Ziguinchor alerte sur une propagation dangereuse de la pandémie dans cette partie du Sénégal. Dr Maodo Malick Diop soutient que la situation est sous contrôle, mais si l’on n’y prend garde, on risque d’avoir des lendemains incertains. Il soutient que chaque jour, les cas augmentent à Ziguinchor, ce qui n’est pas rassurant. Aujourd’hui, la région de Ziguinchor compte 117 cas dont 73 cas guéris. Le Colonel Diop craint la propagation du virus au regard du comportement des citoyens. Il y a de quoi avoir peur, dit-il, parce que le relâchement est total et cela ne présage rien de bon. Il appelle les populations au respect des gestes barrières. Dr Maodo Malick Diop a tenu ces propos à l’occasion d’une cérémonie de réception de dons de l’Usaid et de l’Unicef.

Arrestations des membres du GIR

Le 23 juin a été célébré hier dans un contexte particulier marqué par la propagation de la pandémie de Covid-19. Pour commémorer la journée, le Groupe d’information républicain (GIR) a initié, hier, une campagne de sensibilisation et de distribution de masques de protection sur toute l’étendue du pays. Mais, l’opération n’a pas été bénite par la police qui a interpellé des jeunes apéristes membres du GIR. Il leur est reproché d’avoir organisé un rassemblement dans ce contexte de Covid-19. A en croire Renne Gadio, membre du Gir, la police a arrêté beaucoup de leurs camarades qui sont actuellement retenus au Commissariat central. «Ils nous accusent de rassemblement alors que nous étions en train de faire la sensibilisation», clame-t-elle. Finalement, ces jeunes apéristes du Groupe d’Informations Républicain (GIR) ont été libérés vers 20 heures.

Convoitise autour de la Commémoration du 23 juin

Le pouvoir et l’opposition se disputent le 23 juin. Alors que 13 jeunes de l’opposition ont été arrêtés au cours d’une manifestation improvisée entre la Place de la nation et la RTS, les Apristes ressortent leurs archives qu’ils exposent avec fierté comme un trésor de guerre. « Moi aussi, j’y étais», défile sur leur statut. On y voit des images de la première dame, de certains jeunes de l’Apr jadis frêles , devenus bedonnants. En tout état de cause, les éléments constitutifs du 23 juin sont rassemblés comme dans un puzzle. Troisième mandat, pénurie d’électricité ou pénurie d’eau, crise sociale etc. Il ne reste pas que la dévolution monarchique.

Arrestation de membres du Collectif «Nio nangou»

Le Collectif «Nio Nangou» favorable au déclassement de la bande des filaos de Guédiawaye a voulu tenir hier un rassemblement au niveau des filaos de Hamo 04 de la commune de Ndiarème Limamou Laye, pour soutenir la démarche des maires du département de Guédiawaye, dont leur édile Mamadou Baïdy Sèye. Mais la police de Guédiawaye a fait avorter la manifestation. Les policiers ont sommé les organisateurs d’arrêter leur déclaration et de quitter les lieux. D’ailleurs, les limiers ont interpellé 03 jeunes manifestants. Il s’agit de Mamadou Faye, Gora Ndiaye et Ousmane Diop qui ont été finalement libérés aux environs de 23 heures.

Aïda Sow Diawara pour le déclassement du littoral

Restons dans cette bataille d’opinion sur le littoral pour dire que dans la commune de Golf Sud, c’est la députée-maire Aïda Sow Diawara qui est montée au créneau hier, au cours d’une cérémonie de lancement officiel de la distribution de kits alimentaires à 7 mille ménages, pour appeler au calme. Aida Sow Diawara, qui est favorable au déclassement du littoral, a demandé aux réfractaires de savoir raison garder. Il faut noter que 1 000 ménages de Golf Sud vont bénéficier de l’aide alimentaire.

Manifestation avortée de la Cojer de Pikine

La Convergence des Jeunesses Républicaines de Pikine ont voulu célébrer la date du 23 juin par une action citoyenne en sensibilisant les populations sur la Covid-19 en distribuant des masques et des gels antiseptiques dans des lieux publics comme à la gare routière, les Baux maraîchers, le marché central au poisson et le centre de santé Dominique. Mais l’initiative des jeunes militants de l’Alliance pour la République (Apr) du département de Pikine a avorté. Ils ont été sommés par la police de ne pas bouger d’un iota parce qu’ils n’ont pas déposé une demande préalable d’autorisation sur la table de l’autorité préfectorale, malgré la forte mobilisation. Et certains se sont demandé si les jeunes républicains avaient oublié leur slogan du respect des valeurs de la République tant vanté par leur mentor Macky Sall en tentant d’organiser une caravane sans autorisation ?

Macky Sall et la dette

Le comité d’initiative pour l’annulation de la dette africaine est fin prêt pour le lancement de ses activités. En attendant, une délégation de ce Comité a été reçue hier dans l’après-midi au palais de la République, par le Président Macky Sall. Cette structure, composée d’hommes politiques, de syndicalistes, d’artistes et autres membres de la société civile, compte lancer ses activités le 25 juin prochain. Plusieurs tournées sont prévues, notamment en Afrique pour mieux porter le plaidoyer.

Décentralisation de la transfusion sanguine

L’initiative du ministère de la Santé et de l’Action pour faciliter le don de sang a franchi hier une étape importante. En effet, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a, présenté hier à la commission de la santé de l’Assemblée nationale, le projet de loi relatif à la transfusion sanguine et aux médicaments dérivés du sang. Le projet de loi a été adopté à l’unanimité par les députés membres de ladite commission. Selon le ministre de la Santé, cette loi permettra une meilleure accessibilité du sang sur l’ensemble du territoire national à travers la mise en place de centres de transfusion sanguine dans les régions et de postes transfusion sanguine dans les départements ainsi que de dépôts de sang dans les centres de santé.

Mouvement des enseignants d’Aj/Pads

Le mouvement des enseignants d’Aj/Pads a une perception de l’éducation différente de celle du système en place. En visite à «L’As» hier ils ont étalé les limites du système éducatif du Sénégal qui peine à s’affranchir de l’héritage colonial. Les camarades de Mamadou Diop Decroix pensent que le système éducatif néglige deux aspects pourtant fondamentaux pour son évolution. Il s’agit, selon Ibra Mboup, de l’introduction des langues nationales dans le système et l’enseignement religieux. C’est une manière de promouvoir nos langues nationales et notre culture religieuse. Evoquant l’actualité, le porte-parole du mouvement, Ngouda Guèye, pense que le gouvernement fait du sabotage en fixant la reprise des cours pour le 25 juin prochain. Pour le mouvement des enseignants d’Aj/Pads, il était mieux d’atteindre le mois d’octobre.

Ben Diogaye Bèye, cinéaste  : «Je sens assez tristement un retour au monopole des groupes français sur le cinéma sénégalais»

https://www.lequotidien.sn/Avec une expérience de plus de 50 ans, Ben Diogaye Bèye garde toujours cette passion qui l’a poussé vers le cinéma. A 73 ans, l’artiste s’est replié dans son atelier pour former de jeunes cinéastes. De là à lâcher la réalisation ? Loin de là car le patriarche a bénéficié d’un financement du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique (Fopica) pour un nouveau film. Où en est-il par rapport à ce film dont l’acteur principal est décédé ? Ben Diogaye Bèye répond et projette son appréciation sur la jeune génération de cinéastes, les téléfilms et la pandémie du Covid-19.

Comment se porte le cinéma sénégalais ?

Si on voit les distinctions du cinéma sénégalais ces dernières années, je vois de temps à temps des noms, des talents qui émergent. Tout le monde est d’accord que le jeune Alain Gomis a fait des choses immenses en remportant 2 fois l’Etalon du Yennenga à Ouagadougou. Mati Diop a eu un prix à Cannes. C’est formidable et cela montre qu’il y a des choses qui bougent. Ça c’est ma perception en tant que citoyen sénégalais. Mais en tant que cinéaste, quelqu’un de l’intérieur, je suis un peu gêné. Cela fait 50 ans que je suis dans le cinéma. Les cinéastes avaient une association tellement combattante mais ils ne sont plus ensemble. Il y a aujourd’hui de petits groupuscules alors que ç’aurait été bien que l’association qui regroupe tous les professionnels existe encore. On défend mieux ses intérêts collectivement qu’individuellement. C’est un travail des cinéastes. Je n’ai plus l’âge pour courir après les gens afin qu’ils soient ensemble ou s’associent. Je constate cette dispersion et c’est très dommage. Quand j’étais venu au cinéma, notre souci et idéal était de faire exister un cinéma africain, sénégalais. Nous nous sommes vraiment battus. Il y a beaucoup d’acquis du cinéma sénégalais qui proviennent des soutiens de l’Etat, et qui sont le résultat des combats que notre association a menés, même s’il est vrai qu’elle n’existe plus depuis très longtemps. Nous avions pour souci principal de faire exister la cinématographie africaine, sénégalaise. Aujourd’hui dans ce contexte, la priorité c’est d’asseoir la carrière individuelle. C’est plus des individus qui veulent s’imposer.

Comment en est-on arrivé là ?

Je n’ai pas dit qu’on ne peut pas régler nos problèmes. Les choses bougent quand même. Il y a des initiatives et je ne dis pas que c’est bloqué. Soyons clairs  ! Il se peut que ça bouge sur des aspects dont je ne suis pas au courant. Comment en est-on arrivé là ? Il y a eu un certain laxisme au sein des derniers bureaux de l’association.

Est-ce que les problèmes du cinéma+7 sénégalais ne sont pas dus à l’émergence des téléfilms ?

Pour les téléfilms, il y a plusieurs choses. D’une part, je ne suis pas du tout les téléfilms. Je ne suis pas amateur et ne regarde jamais. Ça ne m’intéresse pas. Ce n’est pas une attaque.

Pourquoi les téléfilms ne vous intéressent pas ?

Je crois que les gens courent trop vite pour installer leur carrière. Il faut les comprendre. Ce n’est pas une critique. Je ne dis pas que les réalisateurs sont des amateurs et ne connaissent pas le cinéma. Ils ont leur stratégie de passer par des séries et peut-être, ils pourront faire des films de cinéma. Or, la réalité est que la capacité de faire des films de série est la même que celle du cinéma. Je peux comprendre que les gens cherchent à réussir. Quand on entre dans un métier, c’est pour y réussir. Quand on a l’ambition d’être cinéaste, que l’on passe par des postes d’assistant.

Ces téléfilms sont-ils une menace pour le cinéma sénégalais ?

Il faut savoir que le cinéma sénégalais s’est imposé comme une réalité sérieuse aux plans national et africain. Depuis notre doyen Ousmane Sembene, notre ami Djibril Diop Mambety, le cinéma existe.

Mais les téléfilms sont plus nombreux et plus suivis au Sénégal…

Cela ne veut rien dire. Il est plus facile de faire un téléfilm qu’un film de cinéma. Ce ne sont pas les mêmes réalités. Ce n’est pas une menace pour le cinéma.

Est-il problématique que le Sénégal s’impose dans le 7ème art africain et qu’il n’y ait pas de salle de cinéma ?

Vous touchez du doigt un grand problème. L’Etat faire doit faire des efforts. Le Fopica existe et c’est une très bonne chose. Vous savez, le cinéma est une chaîne avec plusieurs maillons. Il y a la production, la distribution et l’exploitation. Il faut que tous ces segments marchent pour que la chaîne puisse tenir. Le Fopica donne une avance. Je me souviens avoir écrit du temps du Président Abdoulaye Wade une lettre aux 3 groupes parlementaires pour leur demander s’ils ne pouvaient pas sur le plan de la législation, encourager des promoteurs immobiliers à prévoir des salles de cinéma dans leurs immeubles. Malheureu­sement à l’époque, je n’avais jamais eu de réponses. Je suis membre de l’association Cinéastes sénégalais associés (Cineseas) qui est devenue amorphe depuis de 20 ans. Mais si je devais lancer un appel aux autorités, ce serait d’inciter les investisseurs sénégalais, comme on construit tellement à Dakar, à se tourner vers la construction de salles de cinéma dans leurs immeubles. Si on fait ça petit à petit, le cinéma peut être rentable. Il y a la salle Canal Olympia, qui existe dans toutes les capitales de l’Afrique occidentale. Aujourd’hui il y a d’autres investisseurs français qui sont en train de construire des salles ici même à Dakar. C’est très bien mais cela me fait penser à un retour en arrière aux temps des sociétés qui avaient le monopole de la distribution et d’exploitation de films au Sénégal. Tout en encourageant les investisseurs étrangers à venir investir dans le cinéma, il serait bon qu’on encourage nos hommes d’affaires dans la construction de salles de cinéma. L’Etat a la possibilité de le faire en allégeant les taxes pour les encourager.

Le Président Macky Sall recevant les cinéastes en 2017 avait promis de construire un Centre national de cinématographie à Diamniadio. Est-ce qu’il y a un début de réalisation de cette promesse ?

Quelles que soient les intentions du président de la République, s’il n’y a en face un groupe qui saisit cette opportunité pour en faire un cheval de bataille, on ne peut pas avancer. Le Président a dit ça mais il appartient aux cinéastes de se battre pour obtenir la réalisation du Centre national de la cinématographie. Mais à partir du moment où il y a plusieurs groupuscules… D’accord, les gens peuvent être ensemble selon leurs affinités. Mais en dehors de cela, il y a une chose objective c’est qu’ils ont un intérêt commun. A défaut de faire une seule association, ils peuvent se constituer en fédération.
Donc pour vous, le problème du cinéma sénégalais et des cinéastes, c’est le manqued’organisation ?
Je ne peux pas dire ça. Mais je sens assez tristement ce retour à ce qui existait avant. Je veux dire le monopole de groupes français sur l’exploitation et la distribution de films. Tout ce que l’Etat a fait pour le cinéma, c’était sur propositions des cinéastes jusqu’à ce Fopica qui est arrivé. Mais c’est au moment où il n’y a plus d’association.

Justement, où en êtes-vous avec votre film qui a reçu un financement du Fopica ?

On avait arrêté mon film pour cas de force majeure. On a été lâché par des partenaires américains d’une part et d’autre part, sur le chemin, l’acteur principal qui est sénégalais, est décédé. Aujourd’hui, on est en train de voir. Ce n’est plus d’actualité pour moi comme c’est quelque chose qui est bloqué. Je n’en parle même pas parce qu’il n’existe même pas. Je suis en train de faire des efforts pour réaliser ce film.

Quel est le budget de votre film ?

Je ne vois pas l’importance de vous le dire. Je ne l’ai plus en tête.

Quel regard avez-vous sur la jeune génération de cinéastes ?

C’est très bien de voir qu’il y ait beaucoup de jeunes cinéastes notamment des femmes. J’en suis très heureux. Person­nellement, à mon âge, je m’investis beaucoup dans la formation de jeunes cinéastes. Je les encourage à travailler ensemble. Si quelqu’un a la chance d’avoir des moyens, qu’il prenne l’un d’eux comme assistant. Puisqu’ils n’ont pas eu la chance d’aller à l’école d’assistanat, il faut qu’ils travaillent là-dessus plusieurs fois pour maîtriser cela parce que c’est un métier qui n’est pas facile. Le cinéma implique l’esthétique, le physique et la technique.

Comment voyez-vous la gestion de la pandémie du Covid-19 par le gouvernement ?

Le gouvernement a très tôt pris des mesures. Je trouve que l’Etat a bien réagi surtout que nous avons la chance d’avoir un personnel soignant extraordinaire en particulier nos médecins. Mais le ministère de la Santé doit organiser la réflexion pour savoir pourquoi les Sénégalais ne respectent pas les mesures barrières. Il faut faire cette critique parce que cela n’a pas été fait ou bien, il faut changer de stratégie. Les Sénégalais ont leurs masques mais ils les mettent au niveau du cou  ! Le ministère de la Santé doit revoir sa stratégie de communication. La communication doit vivre en même temps que la vie des gens qu’elle veut impacter.

Avez-vous été impacté par les conséquences du Covid-19 ?

Je suis déjà impacté par un autre problème avec mon film. J’ai arrêté mes projets depuis un an. J’ai beaucoup travaillé sur la communication liée à la pandémie. J’ai appuyé de jeunes cinéastes et producteurs qui produisaient des sketchs


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