Revue de Presse du Mercredi 23 Juin 2020

Revue de Presse du Mercredi 23 Juin 2020
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Afrique subsaharienne: la récession attendue en 2020 devrait être plus importante que prévu (Banque mondiale)

 (Agence Ecofin) – La croissance de l’Afrique subsaharienne devrait considérablement chuter cette année du fait de la covid-19. Dans son dernier rapport, la Banque mondiale prévoit une récession de 2,8% du PIB de la région. Des projections plus alarmantes que celles du FMI, qui tablaient sur un recul de 1,6% en 2020.
Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales publié récemment, la Banque mondiale prévoit que le PIB de l’Afrique subsaharienne devrait se contracter de 2,8% en 2020, du fait de la crise sanitaire de covid-19. Le PIB par habitant devrait chuter encore plus fortement poussant probablement des millions de personnes dans la région vers l’extrême pauvreté, estime l’institution.
Ces projections de la Banque mondiale sont plus alarmantes que celles du Fonds monétaire international (FMI) publiées au mois d’avril et qui tablaient sur un recul de la croissance de cette partie du continent de l’ordre de 1,6% en 2020. Deux projections qui illustrent tout de même « la récession la plus forte jamais enregistrée » par l’Afrique subsaharienne.
Selon la Banque mondiale, la région a subi les effets de la pandémie et l’activité économique s’est effondrée au premier semestre de cette année. Cet impact s’est particulièrement fait ressentir au niveau de ses principaux partenaires commerciaux, ainsi qu’à travers la perturbation des voyages mondiaux, des chaînes d’approvisionnement et l’effondrement des prix mondiaux des produits de base, en particulier le pétrole et les métaux industriels. Ces chocs ont accru l’aversion au risque chez les investisseurs et provoqué des sorties de capitaux sans précédent.
A titre d’exemple, au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux poids lourds du continent, l’activité a chuté brutalement au premier semestre. L’économie du Nigeria devrait reculer de 3,2% cette année, compte tenu de l’effondrement des prix du pétrole qui représente 80% des exportations du pays, soit environ un tiers des crédits du secteur bancaire et la moitié des recettes publiques. La production sud-africaine devrait quant à elle, se contracter de 7,1% cette année, la contraction la plus profonde en un siècle, car les mesures de confinement « strictes, mais nécessaires » freinent l’activité économique.
Plusieurs exportateurs de matières premières industrielles, comme l’Angola, la République démocratique du Congo et le Ghana, ont dû par ailleurs faire face à une demande extérieure plus faible et à des prix du pétrole et des métaux plus faibles en plus des perturbations intérieures. Les exportateurs de produits agricoles, dont la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie et le Kenya, ont souffert de l’effondrement de la demande et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. La baisse des voyages dans le monde à la suite de la pandémie a durement touché des pays tels que le Cap-Vert, l’Ethiopie, Maurice, et les Seychelles.
La Banque mondiale craint également que la pandémie ne provoque une crise de la sécurité alimentaire dans la région ; la fermeture des frontières et les restrictions commerciales perturbant le commerce des produits alimentaires et agricoles. A cela s’ajoute un risque de troubles sociaux, car les gouvernements accordent la priorité aux efforts de lutte contre le virus et les efforts de maintien de la paix perdent de leur élan. L’augmentation du chômage, la baisse des revenus et les pénuries potentielles d’articles essentiels pourraient entraîner une instabilité et peser sur l’activité bien après la fin de la pandémie.
Toutefois, en supposant que la pandémie s’estompe au second semestre de cette année, associé à un regain d’activité chez les principaux partenaires commerciaux du continent, la Banque mondiale projette un rebond de la croissance économique en Afrique subsaharienne à 3,1% en 2021.Borgia Kobri

Coronavirus: Macky Sall craint une récession au Sénégal

https://www.pressafrik.com/Dans une interview accordée à Financial Times, le président sénégalais Macky Sall a fait savoir que son pays risque une récession, autrement dit, une diminution du rythme de production et un ralentissement de la croissance du PIB, si la pandémie du coronavirus se poursuivait.
« L’impact économique est énorme. Au cours des 5 dernières années, le Sénégal a connu une croissance annuelle de pas moins de 6,5%. Maintenant, même si tout se passe bien, la croissance sera de 1%. Si cette pandémie de poursuit, nous serons en récession, cela ne fait aucun doute », a-t-il dit.
« Nous avons vu de grandes compagnies pétrolières qui ne sont plus capables de respecter leurs engagements en matières de production. Ils ne peuvent pas collecter d’argent. Je ne peux pas nommer parce que je ne peux rien dire qui affectera leur situation qui est déjà fragile », a ajouté le chef de l’État dans des propos rapportés par L’Observateur.
Revenant sur les mesures prises par le Sénégal pour lutter contre le coronavirus, le président Sall a indiqué que les pays africains ont des systèmes de santé assez résilients pour faire face aux crises sanitaires. Pour lui, lorsque des médicaments efficaces seront développés, l’Afrique devra se prémunir contre les faux médicaments qui constituent 50 à 60% de tous les médicaments en circulation sur le continent.Salif SAKHANOKHO

“Si cette pandémie se poursuit, nous serons en récession”, Macky Sall

https://senego.com/“L’impact économique est énorme. Au cours des cinq dernières années, le Sénégal a connu une croissance annuelle de pas moins de 6,5%. Maintenant, même si tout se passe bien, la croissance sera de 1%. Si cette pandémie se poursuit, nous serons en récession, cela ne fait aucun doute”, déclare le président de la République dans une interview accordée à Financial Times.
Engagements…
Selon le chef de l’Etat,  Macky Sall nous avons vu de grandes compagnies pétrolières qui ne sont plus capables de respecter leurs engagements en matières de production. Ils ne peuvent pas collecter d’argent.
Ralentissement de la croissance…
Pour Macky Sall, une diminution du rythme de production et un ralentissement de la croissance du PIB aura lieu, si la pandémie du coronavirus se poursuivait. ” Je ne peux pas nommer parce que je ne peux rien dire qui affectera leur situation qui est déjà fragile”, ajoute M. Sall.
Retarder la production…
D’après le président de la République, le Sénégal sera ainsi contraint de retarder d’un à deux ans, ses premiers projets pétroliers et gaziers et son entrée dans le club des producteurs de pétrole et gazier.

375 millions de dollars de la BM pour des projets de développement

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Groupe de la Banque mondiale va débloquer 375 millions de dollars, soit plus de 225 milliards de FCFA, pour accompagner trois projets de développement au Sénégal.
La signature des trois accords de financement a eu lieu lundi soir à Dakar entre le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, et le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour le Sénégal, Nathan Belete, rapporte un communiqué parvenu à APA.
Le premier accord de financement  d’un montant de 100 millions de dollars (environ 60 milliards de FCFA), a été approuvé mardi dernier par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Réparti en don et crédit, ce financement de l’Association internationale de développement (IDA) du Groupe de la BM vise à appuyer le gouvernement du Sénégal à mieux juguler l’impact social et économique de la pandémie de la COVID-19.
Le second financement relatif aussi à un crédit de l’IDA s’élève à 125 millions de dollars (environ 75 milliards de FCFA). Il vise à accompagner les efforts entrepris par le Sénégal pour renforcer et améliorer les systèmes et les services de gestion des déchets ménagers à Dakar et dans d’autres municipalités.
Ce projet, dont le coût total s’élève à environ 295 millions de dollars, sera cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID), avec des financements complémentaires notamment du gouvernement sénégalais et du secteur privé, a fait savoir Abdoulaye Daouda Diallo, cité par le communiqué.
Le Projet pour la promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides au Sénégal (PROMOGED) est aligné sur un nouveau cadre de partenariat-pays entre la Banque mondiale et le Sénégal pour les années budgétaires 2020 à 2024. Il permettra d’accroître l’accès aux services de collecte et de traitement des déchets dans les zones qui en sont dépourvues, a ajouté le ministre des Finances.
Poursuivant, il a indiqué que le PROMOGED viendra par ailleurs soutenir l’initiative mondiale de lutte contre la pollution marine en améliorant le ramassage, le transport, le recyclage et l’élimination des déchets dans plusieurs villes côtières ( notamment Dakar, Saint-Louis et Mbour) ainsi que dans des centres urbains situés le long des principaux fleuves du pays, dont Ziguinchor.
Le troisième accord de financement d’un montant de 150 millions de dollars (90 milliards de FCFA) concerne le programme de compétitivité de l’Agriculture et de l’élevage axé sur les résultats. L’objectif de développement du projet est d’améliorer la productivité et l’accès au marché des chaînes de valeur des produits de base prioritaires et du bétail, dans le bassin arachidier étendu et les zones agro-pastorales.
Le Programme vient en appui aux activités et réformes inscrites dans deux programmes nationaux que sont  leProgramme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture (PRACAS) et le Plan National de Développement de l’Elevage pour promouvoir une croissance durable, résiliente et inclusive, un des objectifs du Plan Sénégal Emergent (PSE).ARD/cgd/APA
Nathan Belete, directeur des opérations de la Banque mondiale:«Le Covid-19 a des 

répercussions économiques, fiscales et sociales importantes pour le Sénégal»

https://www.lejecos.com/Le directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Nathan Belete a évoqué hier, les conséquences du Covid-19 dans notre pays. Il s’exprimait lors de la signature de trois accords de financement portant sur l’appui budgétaire, le renforcement de l’agriculture et de l’élevage et la gestion des déchets. Le montant total est de 375 millions de dollars, soit plus de 225 milliards de FCfa.
« Nous le savons tous, le Sénégal est durement frappé dans ses fondements économiques par une crise dont l’effet le plus prévisible sera l’infléchissement important sa trajectoire de croissance qui était jusqu’ici l’une des plus élevés en Afrique subsaharienne et qui va se situer à environ 1% en 2020. En effet, la crise Covid-19 a des répercussions économiques, fiscales et sociales importantes pour le Sénégal, ouvrant un déficit budgétaire de 6.1 % du produit intérieur brut en 2020. En plus, un déficit de financement initial de l’ordre de 2,5 % du PIB sera comblé grâce à un soutien et des dons concessionnels supplémentaires », a confié M. Belete.
Selon lui, si on ajoute une baisse drastique des envois financiers de la très dynamique diaspora sénégalaise dans le monde et la perte de revenus du travail, la consommation privée va nécessairement diminuer et en même temps la pauvreté, elle, va augmenter. Il se dit convaincu que cet appui que la Banque mondiale va décaisser en une seule tranche et dans   prochains jours aidera le gouvernement pour la relance de l’économie nationale, notamment dans ces volets qui ont le plus d’impact dans l’amélioration des conditions des vies des populations les plus vulnérables.
«La signature de ses trois accords de financements est encore la preuve que le partenariat entre le Groupe de Banque mondiale et le Sénégal ne fait que se renforcer, notamment dans le Cadre de partenariat 2020-2024 qui guide nos relations depuis le 5 mars 2020 », a déclaré le directeur des opérations de la Banque mondiale.Adou FAYE

3 MILLIARDS FCFA REMIS AUX SOCIÉTÉS ET AGENCES RATTACHÉES AU MINISTÈRE DU TOURISME

http://www.emedia.sn/Le ministre du Tourisme et du Transport aérien, Alioune Sarr a présidé ce lundi, la cérémonie de remise des subventions aux sociétés nationales mais également aux agences qui sont rattachées au ministère du tourisme et des transports aériens.
C’est une subvention de 3 milliards de francs CFA qui ont été mobilisés dans le cadre du programme de résilience économique et sociale initié par le président de la République, Macky Sall. Les Aéroports du Sénégal (ADS), avec 756 millions FCFA) et la SAPCO, avec 460,8 millions FCFA ont décroché la plus grande part de l’enveloppe. Selon le ministre, ce montant global alloué vise à atténuer l’impact de la Covid-19 sur les entreprises en leur permettant d’accéder à une trésorerie souple et rapide mais surtout dans le secteur du transport aérien
Mieux, elle permettra à ces sociétés nationales et ces agences qui sont spécialisées dans la supervision, la sureté aéroportuaire mais également la promotion touristique, qui sont en première ligne dans la constitution du hub touristique au Sénégal puissent être résilientes.
D’un autre côté, cette subvention, poursuit le ministre permettra de préserver les 1500 emplois qui sont dans le secteur. « Cet argent permettra de pouvoir traverser cette période de la crise mais surtout de démarrer aussi la période de relance puisque vous avez tous constaté que depuis quelques jours, les vols domestiques ont repris. Nous avons élaboré un protocole sanitaire au niveau des aéroports et des sites touristiques et tout cela permettra de renforcer les entreprises pour qu’elles puissent assumer leur mission de manière pleine et entière », a soutenu le ministre du tourisme et des Transports aériens. Aliou DIOUF

SAINT-LOUIS: PLUS DE 54 000 HECTARES EMBLAVÉS EN CONTRE-SAISON CHAUDE (DRDR)

Saint-Louis, 23 juin (APS) – Au total, 54. 815 hectares de terres agricoles ont été emblavées lors de la campagne de contre-saison chaude 2020 dans la région de Saint-Louis (nord), a appris l’APS de la Direction régionale du développement rural (DRDR).
Dans son dernier rapport à la date du 2 juin 2020 sur les prévisions de cette campagne, la DRDR précise que 50. 000 hectares de la superficie emblavée, soit 91% sont réservés à la riziculture pour toute la région de Saint-Louis.
« Les réalisations sont de 48. 069 hectares façonnés, soit 92,17% des prévisions d’emblavures, dont 39. 240 hectares pour le département de Dagana et 8. 829 hectares pour Podor’’, fait-elle savoir.
Elle renseigne que « les semis/repiquage pour le riz sont de 47. 040 hectares dont 38. 912 hectares pour Dagana et 8. 128 hectares pour Podor. »
Les opérations de mise en place et de cession pour le compte de la campagne de contre-saison chaude sont bouclées avec un taux de 99,62% toutes formules confondues, indique la DRDR.
Concernant l’urée, elle note que 15. 755,35 tonnes ont été mises en place sur un objectif de 15. 510,14 tonnes, soit un taux de 101,58% dont 15. 045,35 tonnes cédées soit 95,49%.
Concernant le DAP, sur un objectif de 5 612 Tonnes, 5 288 tonnes sont mises en place, soit un taux de réalisation de 94,22% dont 4. 747 tonnes cédées, soit 89,77%.
Elle souligne par ailleurs que le financement de la campagne de saison sèche froide a porté sur 620 hectares dans le département de Podor, correspondant à 534,9 millions de francs Cfa et pour Dagana à 1,117 milliards, correspondant à 1. 216,93 hectares.
Pour le financement de la production agricole, les deux comités de crédit de la banque agricole (LBA), au niveau de la zone nord, ont retenu pour le compte de la contre- saison sèche chaude, un financement de 8,951 milliards francs Cfa, correspondant à une superficie de 23. 975 ha pour toute la région de Saint-Louis, ajoute la DRDR.
Sur l’ensemble de la rive gauche du fleuve Sénégal, le rapport de la DRDR note une hausse considérable de la mise en valeur de cette présente campagne, par rapport à la celle de l’année précédente à la même période.
Aujourd’hui les récoltes sont bouclées et la commercialisation des produits se poursuit dans toute la vallée, indique-t-on de la même source.
A Podor, les évacuations de la tomate tirent vers la fin au moment où la commercialisation de l’oignon connaît d’énormes difficultés avec les mesures de restriction prises par l’Etat dans le cadre de la lutte contre la maladie du COVID-19, souligne le rapport.BD/ASB

Koumpentoum met le feu pour réclamer de l’eau

https://actunet.net/-La pénurie d’eau qui étouffe, depuis quelques jours, les populations de Dakar et de sa banlieue, n’a pas épargné les habitants de Koumpentoum, dans la région de Tamba. En effet, hier, les jeunes de la localité ont manifesté leurs courroux contre la Société de gestion des eaux (Soges). Ce, pour fustiger le manque d’eau dont ils sont victimes, depuis déjà plusieurs mois. Selon nos informations, c’est après des démarches infructueuses envers les autorités qu’ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure en bloquant les grandes artères de la ville.
Les forces de l’ordre ont été déployées sur les lieux pour disperser les manifestants. Ainsi, depuis quelques semaines, dans ce contexte de propagation du coronavirus, Sen’Eau assoiffe plusieurs quartiers de Dakar et sa banlieue. Les populations qui font face à un manque criard d’eau. De Ouakam, en passant par Ouest-Foire et Keur Damel, jusqu’à Golf-Sud et Scat Urbam, l’eau ne coule plus dans les robinets et ce, depuis quelques jours.
Dans ce contexte de lutte contre le covid-19, les populations tirent à boulets rouges sur la Sen’Eau, qui semble mettre en péril le besoin de survie des populations, qui, par la même occasion manifestent leur désarroi pour interpeler d’urgence le Président de la République, Macky Sall himself. Seront-elles entendues ? Par Pape Moussa TRAORÉ

Transactions boursières BRVM: 18.965 titres échangés pour une valeur totale de 190,801 millions de FCFA la semaine passée

https://www.lejecos.com/Dans sa « Revue hebdomadaire des marchés » pour la semaine du 15 au 19 juin 2020, la société de gestion et d’intermédiation sénégalaise Impaxis Securities souligne que l’activité sur le compartiment de la dette de la bourse régionale s’est soldée par une valeur totale des transactions de 190801911 XOF pour 18 965 titres échangés.
« Ce flux s’établit en baisse de 10% par rapport à la semaine de cotation précédente. Les obligations d’État ont dominé les transactions de la semaine avec en tête l’emprunt obligataire « ETAT SENEGAL 6.30%2015- 2025 » ( symbole : EOS.O7) qui enregistre 64,34% des échanges. La capitalisation boursière a fléchi de 0,50% à 5171086074132 XOF contre 5196908212143 XOF le vendredi de la semaine précédente », lit-on dans le document.
Le marché des titres publics quant à lui, s’est refermé ce vendredi 19 juin avec l’émission des Bons assimilables du trésor de l’Etat de Côte-d’Ivoire après celle de l’Etat du Burkina Faso du mercredi 17 juin 2020. « C’est un besoin global de 50 Milliards XOF (25 Milliards mis en adjudication par chaque émetteur) qui a enregistré une participation de 20 investisseurs. Le montant global des soumissions s’établit à 90,657 Milliards XOF. Les émetteurs ont retenu 60,67% des soumissions, ce qui engendre un dépassement de 5 Milliards XOF du montant initialement sollicité. L’adjudication de l’Etat du Burkina a enregistré un taux de souscription de 206,63% quand celle de la Côte d’Ivoire était de 156% », détaille la même source.Adou FAYE

Hajj 2020: pas de pèlerinage pour les résidants en dehors de l’Arabie Saoudite

https://www.dakarmatin.com/C’est officiel le hajj 2020 n’aura pas lieu cette année. Ou du moins il ne sera permis qu’aux musulmans présents sur le territoire Saoudien présentement. En effet selon le « Saudi Agence Press » le Ministère du Hajj et de la Omra a annoncé cet après-midi que le Hajj aura lieu cette année avec un nombre limité de pèlerins de toutes nationalités résidant en Arabie Saoudite. « Vu la persistance de la pandémie et des risques de propagation du Coronavirus dans les espaces surpeuplés et les grands rassemblements, sa transmission entre les pays, et l’augmentation du nombre d’infections dans le monde, il a été décidé que le Hajj pour cette année (1441 H / 2020) se tiendra, avec la participation d’un nombre très limité de pèlerins de diverses nationalités résidant déjà en Arabie saoudite » lit-on sur la note produite par ledit ministère.
Cette décision a été prise ajoute la meme source pour garantir que le Hajj « soit exécuté de manière sûre du point de vue de la santé publique tout en observant les mesures préventives et les protocoles de distanciation sociale nécessaires pour protéger les êtres humains contre les risques associés à cette pandémie et conformément aux enseignements de l’islam qui appelle à préserver la vie des gens ».
Enfin conclut la source le gouvernement du Serviteur des Deux Saintes Mosquées qui a l’honneur de servir des millions de pèlerins du Hajj et de la Omra confirme que cette décision découle de la priorité absolue qu’il accorde à la préservation de la sécurité des pèlerins sur son sol jusqu’à leur départ pour leur pays d’origine

Annulation du Hajj 2020 pour les pèlerins sénégalais: les voyagistes ont perdu plus de 3,8 milliards

iGFM – (Dakar) – Le collectif des voyagistes sénégalais estime que la décision des autorités saoudiennes d’annuler le Hajj pour les pèlerins sénégalais va coûter près de 4 milliards de perte pour les voyagistes qui devaient convoyer ces pèlerins.
L’Arabie Saoudite a annoncé hier, que le Hajj de cette année qui coïncide avec la pandémie de la covid-19, se fera avec les résidents et les étrangers déjà installés en Arabie Saoudite

 KEDOUGOU–Exploitation artisanale de l’or: Les orpailleurs réclament la reprise des activités

https://www.lequotidien.sn/Reprendre leur activité génératrice de revenus qui est l’orpaillage : c’est le souhait des exploitants artisanaux de l’or de la région de Kédougou dont les lieux de travail ont été fermés afin de limiter la propagation de la pandémie du Covid-19.
Les orpailleurs opérant dans la région de Kédougou veulent que les mesures d’assouplissement décrétées par l’Etat dans le cadre de la gestion de la pandémie du Covid-19 soient étendues à leur activité. Depuis l’entrée en vigueur de l’Etat d’urgence, ces exploitants artisanaux de l’or disent être privés de leurs sources de revenu car, expliquent-ils, leurs «diouras» ont été frappés par les mesures de restriction. A l’instar des autres activités économiques, l’orpaillage doit reprendre, plaident-ils.
«Avant la propagation de la pandémie à coronavirus, tout le monde se débrouillait et chacun gagnait son pain. Nous nous occupions bien de nos familles. Mais depuis que le Covid-19 est là, nous n’arrivons plus à entretenir correctement nos fa­mil­les», regrette Diabouding Diallo «diouratigui» (orpailleur).
Ces acteurs informels du secteur aurifère sont dans l’inquiétude totale. En effet, tous les sites d’orpaillage sont à l’arrêt. Cette situation a plongé des ménages, à Karakhéna par exemple, dans une insécurité alimentaire aiguë. «C’est vrai que nous avons reçu l’aide alimentaire, mais la quantité reste insuffisante. Nous sommes très nombreux dans nos concessions. Une concession compte plus de 50 personnes et ces dernières travaillaient dans les ‘’diouras’’ qui ont été fermés. Les deux sacs de riz ne peuvent même pas tenir longtemps. Nous demandons à l’Etat d’ouvrir les sites, bien sûr en respectant les mesures sanitaires. C’est notre seul gagne-pain», plaide toujours M. Diallo.
Mamadou Sissoko, député maire de Bembou, ne dit pas le contraire. L’élu explique : «C’est important d’autoriser la reprise de l’orpaillage, parce que les orpailleurs ne vivent que de cela. Ils sont restés pendant des années sans cultiver. Ils n’ont pas d’autres sources de revenus. Il est temps maintenant qu’ils ouvrent les ‘’diouras’’ comme tous les autres secteurs pour qu’ils puissent travailler.» La situation, à son avis, est devenue intenable. «Je vis avec les orpailleurs tous les jours. Je fais un déplacement dans les sites de Garaboréya, Sansanba et Karakhéna. Je vois dans quelle situation ces orpailleurs se trouvent aujourd’hui. Donc, il est temps qu’on les aide à travailler pour subvenir à leurs besoins», déclare le député maire de Bembou, Mamadou Sissoko

Fondateur Parc Lambaye et Salle de vente: El Hadji Mor Ndiaye n’est plus

https://senego.com/La communauté mouride en deuil. Le fondateur du Parc Lambaye et de la Salle de vente n’est plus. El Hadji Mor Ndiaye a été rappelé à Dieu ce lundi.
Ce mouride Sadékh lié à Serigne Fallou
Rappel à Dieu d’El Hadji Mor Ndiaye Parc Lambaye, ce lundi 22 juin, à Usine Bene Tally. Ce grand dignitaire mouride est le fondateur du Parc Lambaye et de la Salle de vente du Marché Sandaga. Serigne Fallou Mbacké a donné en mariage à ce mouride Sadékh sa fille, Sokhna Mame Faty Mbacké.
Un soufi au service des démunis
Il est ami intime et père du Dieuwrigne Mbackiou Faye, ce soufi, serviteur de la voie mouride depuis l’époque de Serigne Fallou Mbacké, était aussi au service de Khadimou Rassoul et des populations démunies.
Inhumation mardi
L’enterrement est prévu ce mardi 23 juin 2020, au cimetière Bakhiya de Touba. Les condoléances seront reçues à la maison familiale à Usine Bene Tally.Senego présente ses condoléances attristées à la famille éplorée et à la communauté mouride.

Pénurie d’eau en pleine chaleur et en pleine pandémie de COVID-19: Sen’eau, ses risques et paradoxes infligés aux populations

http://www.lactuacho.com/-En pleine pandémie de COVID-19 et en pleine chaleur, la pénurie d’eau de l’incompétente Sen’eau, inflige ses risques et paradoxes infligés aux populations dakaroises dans une tourmente qui pousse à la révolte
Pour le Président du mouvement «Parcelles assainies en Marche» (PAM), Moustapha Kane, qui était venu soutenir les manifestants du weekend, cette «situation est désolante. Surtout, elle perdure. On voit nos mamans et nos sœurs, même nos pères, qui se lèvent à 4 heures du matin pour espérer trouver de l’eau, ça ne peut pas continuer».
D’après Vox Pop d’où nous tenons l’info, il regrette aussi de voir «les populations être exposées au risque du coronavirus en étant obligées de se ruer en masse sur les quelques rares camions citernes qui distribuent de l’eau. Vraiment, c’est une situation déplorable ».
«Les autorités de Sen’Eau, des municipalités, de l’Etat, notamment le ministère en charge de l’Eau doivent prendre des mesures d’urgence, mais surtout régler le problème de manière durable. L’eau est un droit. On pouvait ne pas descendre sur le terrain, mais on risque d’y arriver et d’aller à des extrêmes si ça continue», avertit M. Kane.

«Macky Sall on n’en peut plus, on est assoiffés !»

Autre fait, le leader de PAM de noter que «c’est un paradoxe qu’au moment où les familles sont en difficultés, sans eau, dans le contexte de pandémie que nous vivons, que les factures augmentent. On ne sait pas pourquoi et on ne peut pas s’avancer trop, mais il est temps que l’Etat doit chercher la vérité et proposer des solutions durables».

Reprise des cours: Le Cusems/A réclame ‘’des indemnités spéciales’’ et liste les ‘’vrais facteurs de perturbation’’.

https://www.dakaractu.com/Le gouvernement qui a décidé la reprise des enseignements et apprentissages, le 25 juin prochain et la tenue des examens (Cfee, entrée en 6e, Bfem, Bac, Bts, Cap, entre autres …) vient de buter sur le refus des enseignants. Ces derniers réunis au sein du Cusems/A ont donné le ton. Dans une vidéo longue de 14 minutes, Dame Mbodj, Secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire /Authentique (Cusems/A) a mis le doigt sur les conditions d’une bonne reprise des enseignements et apprentissages en relevant les ‘’vrais facteurs de perturbation’’, de l’école d’après Covid-19.
‘’L’Etat veut faire le rattrapage en un mois pour organiser les examens. Et pour y arriver, c’est-à-dire organiser les examens dans les meilleures conditions, il lui faut, veiller à la tenue des compositions au terme de ce mois consacré au rattrapage des cours. Ce qu’il faut retenir donc, c’est que le gouvernement a décidé d’accorder aux élèves de passer en classe supérieure, sans avoir accumulé le temps de savoir nécessaire. Nous leur laissons le soin de prendre leurs responsabilités, parce que tout le monde sait que nous sommes nombreux à nous opposer à une telle décision. Une position que nous partageons avec des collectifs des parents d’élèves et du gouvernement scolaire’’, a dit en wolof, le syndicaliste.
Dame Mbodj, de réclamer des indemnités pour ses pairs. ‘’Si l’Etat veut qu’on continue les cours durant ces deux mois qui ont toujours constitué des moments de vacances pour nous les enseignants, il faut qu’il nous accorde des indemnités spéciales. Ce n’est pas nous qui avions décidé de fermer les écoles. C’est une volonté que nous avait imposée le gouvernement. Les vacances scolaires vont débuter le 31 juillet. Donc, si au-delà de cette date, c’est-à-dire, pour les mois d’août et de septembre, l’Etat veut que nous, les enseignants, retournions en classe, des négociations s’imposent. Parce que ce sont deux mois de vacances pour les enseignants. Donc si l’Etat veut qu’on reprenne les enseignements, obligation lui est faite de nous accorder des indemnités spéciales. Des indemnités dont le montant sera déterminé à l’issue de concertations. Les autres acteurs des secteurs comme la santé et de la défense et de sécurité, ont profité des Fonds Covid-19, donc si on veut qu’on retourne en classe durant cette période hivernale, il est nécessaire qu’on discute’’, a-t-il ajouté.
En plus aujourd’hui, poursuit-il, ‘’nous avons vu de grandes boites bénéficier de faveurs comme des exonérations fiscales, donc nous aussi réclamons une mainlevée sur les impôts sur le revenu. Les lenteurs administratives : aucun document n’a été signé depuis un bon moment. Des difficultés au niveau de l’enseignement technique et professionnel’’, ont été évoquées par le Cusems/A, nous n’accepterons pas que l’Etat hypothèque les carrières de nos collègues de ce sous-secteur.
M. Mbodj, dans ses propos, a dénoncé la volonté de l’Etat d’octroyer des cartes  d’accès aux enseignants à la place de Carte professionnelle. Occasion qu’il a saisie pour exiger des Cartes professionnelles à tous ses collègues.

64 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,93 nouveaux guéris,3 nouveaux décès et 23 cas graves en réanimation.

Sur 1045 tests réalisés, 64 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 6,1%. Il s’agit de 51 cas contacts suivis et 13 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Keur Massar (2), Mbao (2), Pikine (1), Scat Urbam (1), Grand Yoff (1), Maristes (1), Mamelles (1), Liberté 4 (1), Yoff (1) et Touba (1).
93 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
23 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
3 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 6034 cas positifs dont 4046 guéris, 89 décès et 1898 encore sous traitement.

Sans Salaires,Ni Contrat: Médecins Et Infirmiers Boudent Les Centres De Traitement Du Corona

http://www.walf-groupe.com/Les médecins et infirmiers qui rouspétaient ces derniers temps pour exiger le paiement de leurs salaires et primes dans les Centres de traitement épidémiologique (Cte) ont mis leur menace à exécution. Las d’attendre les autorités qui tardent toujours à réagir face à leurs revendications, ils ont décidé d’abandonner les patients et de croiser les bras.
Les malades de la Covid-19 ne sont pas au bout de leur peine. En plus de lutter contre la maladie, ces patients sont privés de soins dans certains Centres de traitement épidémiologique (Cte) depuis, hier.  En effet, les infirmiers et les médecins composés pour la majorité d’étudiants de sixième et septième année de médecine et de doctorants ont décidé de ranger leurs blouses. Ce, pour exiger des autorités en charge de la santé le paiement de leurs salaires et primes. «Des étudiants, en sixième et septième année de médecine, des doctorants se sont engagés. Ils sont répartis entre les Cte des différents sites de prise en charge. Et n’ont pas de statut administratif, n’ont pas de contrat ni salaires, et ne reçoivent qu’une prime de risque, qu’ils tardent d’ailleurs à recevoir depuis celle du mois de mai. Ils se sont déjà manifestés pour réclamer leurs primes, toujours non payées, ils ont essayé d’alerter les autorités par des moyens administratifs sans succès. Ils avaient envoyé un préavis de grève pour  arrêter le travail tout simplement, à juste raison, et ils auront notre soutien. C’est ce qui est arrivé depuis ce matin», renseigne un document parvenu à Walf Quotidien. Qui signale que, à ce jour, aucun personnel médical n’a reçu de salaire ou de prime de risque pour le mois de mai. Selon elle, les doctorants, les 6ème  et 7ème années de médecine travaillant dans les Centres de traitement épidémiologique (Cte) Covid-19 ne sont pas aussi mieux lotis. Car, ils ne bénéficient d’aucun statut administratif.
Selon la source de Walf Quotidien «nos gardes sont considérés comme du bénévolat. Nous faisons les mêmes travaux que ceux qui ont soutenu et eux sont payés à 600 mille F Cfa par mois + 150 mille F Cfa par mois de prime de risque et nous nous serons payés à 150mille F Cfa par mois pour prime de risque seulement et on peine même à recevoir cette prime».
Elle rappelle qu’au début de la pandémie, tous les soignants se sont mobilisés, publics comme privés, médecins, infirmiers, pharmaciens, dentistes, surtout, les étudiants. Ces derniers sont allés même, informe-t-elle, jusqu’à proposer le campus social dans la prise en charge des personnes contacts asymptomatiques, en lieu et place des chambres d’hôtels. «Les médecins seniors ont des contrats de travail, même s’ils tardent aussi à recevoir leurs honoraires du mois de Mai et Juin, j’estime qu’ils sont assez matures et responsables pour trouver les moyens d’être intéressés. A eux, nous apportons notre soutien. Ils ne doivent pas accepter de travailler dans des conditions aussi dures et risquées, sans être payés», indique encore la source.
Qui demande aux autorités en charge de leur intéressement de faire le nécessaire pour que ces jeunes, en première ligne de la lutte contre la pandémie, rentrent dans leurs droits. Ce, afin qu’ils continuent «à servir leur pays, et surtout, qu’ils n’aient plus à réclamer ce qui leur revient de droit».Samba BARRY

Gestion de l’Asbef par une personne désignée par le préfet de Dakar: Le Comité exécutif national dit niet

https://www.lejecos.com/ « L’Association pour le bien-être familial (Asbef) a reçu une notification d’ordonnance de mise sous administration provisoire, suite à laquelle, le Comité exécutif national (Cen) a interjeté appel ». Cette décision que rejettent les membres dudit Comité qui étaient en conférence de presse aujour’dhui est motivée par une version erronée des faits de M. Patrick de Souza, candidat malheureux à l’élection.
« Il est noté que des personnes mal intentionnées, après avoir perdu lors des élections des membres du Comité exécutif national, font des déclarations non fondées dans la presse seulement pour ternir l’image de l’Association pour le bien-être familiale (Asbef) et semer la zizanie entre elle et ses partenaires », dit d’emblée Thierno Dieng, président de l’antenne régionale de Louga et membre du Comité exécutif national l’Asbef
Ainsi, « on a reçu dans la semaine, une décision de justice qui tranche que l’Asbef sera mise sous administration provisoire et confiée en ce sens à une personne qui non seulement n’est plus volontaire de l’Asbef mais aussi est contre le nouveau Comité élu », dénonce M. Dieng et Cie.
Qui ajoute que grande a été la surprise du Comité exécutif national du fait du choix porté sur Mme Aïda Soumaré parce que, dit-il, il y a une procédure initiée par l’Asbef contre elle. De plus, soutiennent les membres du Cen, « Mme Soumaré n’est plus volontaire de l’Asbef ».
Ils ajoutent dans la foulée que suite à l’élection du nouveau Comité, le candidat malheureux Patrick de Souza a contesté le résultat en envoyant une correspondance au conseiller du Bureau régional Afrique (basé à Nairobi) qui avait supervisé le processus électoral du début à la fin. « Aucune instance de l’association n’a été saisie par le candidat malheureux pour contester les élections », précisent-ils.
M. Dieng soutient par ailleurs que parmi les 10 antennes que compte l’Asbef au niveau national, « il n’y a que l’antenne de Dakar et celle de Guédiawaye qui sont contre la nouvelle directrice ». Il informe également que
« Ecobank a été assignée devant le tribunal de commerce hors classe de Dakar pour avoir voulu bloquer les comptes de l’Asbef sur instruction de Nairobi ». En ce sens, révèle-t-il, « le tribunal a ordonné le déblocage des comptes de l’Asbef car jugeant la requête nulle et non avenue ».Bassirou MBAYE

Des Sénégalais bloqués en Mauritaniesont arrivés à Dagana

https://www.pressafrik.com/Une centaine de Sénégalais qui étaient bloqués en Mauritanie suite à la fermeture des frontières en raison de la pandémie du coronavirus, ont été rapatriés lundi au Sénégal. Ils sont arrivés à Dagana, une ville du nord du Sénégal et seront soumis au test Covid-19 avant d’être libérés.
« Nous avons accueilli une centaine de personnes de Sénégalais qui était coincée en Mauritanie. A la suite des négociations entre les deux Etats, une entente a été trouvée pour leur rapatriement », a expliqué le président du comité de la Croix rouge Dagana.
Mamadou Diop a ajouté sur Rfm : « Présentement, ils sont dans les locaux de la croix rouge. Nous sommes en compagnie du médecin-chef du district de Richard-Toll pour prendre les prélèvements, les libérer et faire le suivi contact ». M. Diop d’informer que ces Sénégalais seront localisés quand les résultats sortiront.

Sénégal en mode récréation

Lekaccor-C’est la récréation… Finis les règles et les plumiers. Plus de dernier ni de premier. On est selon sa valeur. Gendarme ou bien voleur ». Bon, il nous faut être sérieux. Ces paroles de Nana Mouskouri, chanteuse française d’origine grecque et aussi femme politique. La scène Galsen ressemble à une cour d’école en récréation avec bien sûr un directeur fort occupé pour surveiller ses écoliers. Depuis son palais où il ne sort que pour se prélasser à son domicile de Mermoz, le Chef semble si esseulé.
D’ailleurs, la situation semble lui échapper avec des décisions pour le moins aléatoires comme l’ouverture des classes pour les élèves en examen alors que certains établissements sont déjà inondés et que d’autres ont perdu leurs revêtements comme c’est le cas en Casamance. Et forcément, les cours seront arrêtés en cas de forte pluie.
L’égalité des chances sera ainsi compromise. L’image de ces femmes violentées par la police donne le haut- le-cœur. Elles ont plus besoin de fleurs que de crosses ces douces et charmantes créatures. La Police ! Ainsi, un commissaire sait manier la plume de cette manière. Puissance des mots, justesse des phrases. Une réalité bien esquissée même si les mots nous paraissent crus. Des insultes ? Que non, faut plutôt y voir un couteau qui remue la plaie purulente.
Convoqué, gardé à vue, puis libéré avant d’être prié de revenir. Et puis, alors même qu’il était sur le chemin de déférer à cette nouvelle convocation, il a été prié gentiment de ne plus revenir voir ses collègues d’aujourd’hui. Le dossier pour lequel il avait été cueilli a été classé sans suite. Apparemment, on s’attendait à plus fort de la part de ce président. Quelle déception ! Faut sonner la fin de la récréation. Comme ces rassemblements de jeunes sur les plages. Des jeunes qui se foutent royalement d’un virus dont ils nient même l’existence. Ce pays est magique avec un président entouré par des rapaces à l’image des jeunes de BBY qui profitent de la commémoration de la journée du 23 pour hisser leu champion au rang de démiurge et badigeonner en noir le mur des Wade. Grossier !KACCOOR

POLEMIQUE FONCIERE: 50 hectares de terres en jeu à Ouakam

http://www.enqueteplus.com/Les habitants de la cité avion dénoncent un bradage foncier et compte tout faire pour contrecarrer la privatisation de leur espace socio-culturel.
Décidément, la polémique autour du foncier n’a pas fini de livrer tous ses secrets. A Ouakam, c’est le titre foncier TF 1306/NGA, sis à la cité Avion, qui fait débat. Cette bande de terre de 50 hectares et de plus de 2 000 parcelles qui accueillait jusqu’ici les activités sportives et culturelles de la cité, risque d’être privatisée, si ce n’est déjà fait. ‘’Le seul espace vital de notre cité fait l’objet d’une ruée de spéculation foncière. C’est nous, jeunes de la cité Avion, qui l’avons viabilisé et entretenu. Il n’y avait que des arbres ici. Nous avons fait le terrassement pour le rendre praticable. On avait deux terrains dans cet espace où notre ASC (association sportive et culturelle) jouait tous ses matchs.
Mais, en 2013, les autorités nous ont fait comprendre qu’il faut qu’on quitte cet espace, parce qu’elles voulaient y ériger un mur pour préserver la sécurité de l’aéroport. A l’époque, la population avait refusé, car on soupçonnait un lotissement non avoué. Il y a eu plusieurs manifestations au cours desquelles une vingtaine de jeunes ont été arrêtés et emprisonnés. On n’a pas cru à leur prétexte, mais ils nous ont fait comprendre que c’est une question de sécurité nationale et que ce mur répondait aux normes aéroportuaires’’, a expliqué Sadio Diouf, porte-parole du collectif des habitants de la cité, lors d’un point de presse samedi dernier.
Ainsi, ‘’au nom de l’intérêt du pays’’, la population a laissé faire l’Etat. ‘’Le préfet d’alors, Alioune Badara Diop, avait abondé dans le même sens et nous a dit que même s’il y avait un jour un lotissement dans cette zone, on allait nous redonner nos terres. A notre grande surprise, aujourd’hui, on constate qu’un lotissement a été fait dans cette bande, des baux sont sortis de cette bande et il y a même des autorités qui ont reçu des terrains de cette bande. On ne nous a même pas informés de ce qui se passait, et selon nos informations, la municipalité a bénéficié d’un quota. Plus grave, ils comptent faire un aménagement dans cet espace et le donner à d’autres Sénégalais qui ne sont ni de la cité Avion ni de Ouakam. Pourquoi nous qui avons viabilisé cet espace, nous qui avons nos terrains dans cet espace, sommes chassés d’ici ?’’, s’interroge-t-il.
Le collectif des habitants de la cité Avion pointe du doigt les autorités étatiques, en particulier le directeur des Domaines, le ministre des Finances et celui de l’Urbanisme. ‘’On a déposé une lettre dans chacun de ces départements. Si rien n’est fait, on va revenir dans ce site avec toute la population de cité Avion pour récupérer nos terrains. Nous allons abattre le mur pour récupérer nos terres’’, menace le collectif.
Par ailleurs, ces riverains digèrent mal le fait qu’un quartier de plus de 50 000 habitants ne comptent pas d’école élémentaire, pas de dispensaire, pas de marché, encore moins d’espace de jeu. Des infrastructures socio-éducatives qui auraient dû être construites dans cette bande de terre hautement sécurisée à ce jour par la gendarmerie de Ouakam. Deux lettres ont été adressées au chef de l’Etat en ce sens le 1er septembre 2013 et le 14 mars 2014 sans suite. ‘’Nous avons assisté au morcellement de ce site sans qu’aucun habitant ne soit informé.  Pourquoi veut-on nous chasser d’ici ? Si ce genre de chose continue, je pense qu’on va arriver à un moment où on n’aura même plus d’espace pour respirer et nous pensons que le président n’est pas bien informé. Mais nous ferons face à cette spoliation foncière’’, prévient le porte-parole.

Bradage du Littoral: Manifestation sur la Corniche-Ouest aujourd’hui

https://www.seneweb.com/-Pour marquer le 23 juin, le Comité de lutte pour la préservation du Littoral sénégalais compte manifester, aujourd’hui, sur la Corniche-Ouest pour dénoncer l’accaparement des terres du domaine national et l’occupation anarchique du Littoral.
Selon Les Échos qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mardi,  la manifestation, sous forme de sit-in, est prévue, à 17h, à la plage sise en face de la Cité Fenêtre Mermoz.

Pour dénoncer l’accaparement des terres: manifestation sur la Corniche-Ouest aujourd’hui

https://actusen.sn/Afin de marquer le 23 juin, le Comité de lutte pour la préservation du littoral sénégalais compte manifester, aujourd’hui, sur la Corniche-Ouest pour dénoncer l’accaparement des terres du domaine national et l’occupation anarchique du Littoral. D’après Les Echos dans sa livraison de ce mardi,  la manifestation, sous forme de sit-in, est prévue, à 17h, à la plage sise en face de la Cité Fenêtre Mermoz.

Ngor crie le bradage du foncier du site de l’Aéroport Senghor

https://actunet.net/En 2006, l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor a été délocalisé à Diass. C’était sous le régime de Me Abdoulaye Wade. Derrière, des centaines d’hectares de terre, précisément 864 ha ont été laissés sur place. Les populations du village de Ngor (Département de Dakar) espéraient être rétablies, en entrant en possession de ses terres. Mais hélas, ces terres font l’objet d’une boulimie sans précédent.
Sous le regard impuissant des villageois qui sont complètement désemparés. «Des démarches ont été faites à plusieurs reprises auprès des autorités, mais elles n’ont pas abouti. Cet espace pouvait nous servir d’extension de nos habitats et la création d’équipements sociocollectifs. Mais le constat est que les populations autochtones ont été dépossédées de leurs terres ancestrales. Du coup, elles ont perdu leur mode de vie traditionnelle à la suite des modifications apportées à leur environnement, sans politique d’accompagnement», déplorent les populations de Ngor.
Elles ont tenu un point de presse, hier, pour crier leur amertume par rapport au bradage du foncier sur le site de l’ancien Aéroport Léopold Sédar Senghor. «La population frustrée s’indigne du bradage du foncier, exercé par des autorités. Ce qui était dénoncé par le candidat Macky Sall sous le régime de Wade, est devenu très fréquent sous son régime, vu l’ampleur des problèmes fonciers et le nombre de sites concernés», martèlent les Ngorois. À les en croire, le village de Ngor qui disposait de beaucoup d’espaces, est devenu aujourd’hui un «îlot», entouré par 17 zones résidentielles. «Les problèmes d’assainissement sont criards. Les canaux des eaux pluviales deviennent de plus en plus chargés. La baie de Wassiya, zone de reproduction halieutique est gravement atteinte par cette pollution», pestent-elles.
Face à cette situation, les populations de Ngor réclament plus de considération de la part des autorités. «Nous voulons jouir de notre patrimoine foncier communautaire distribué à des spéculateurs, des personnalités et amis, en nous ignorant totalement. Non au mépris et à la discrimination», ont-elles chanté en chœur. Par Younoussa BALDÉ

La grève des victimes de Gadaye a failli tourner au drame

https://actunet.net/La catastrophe a été évitée de justesse, hier, à Gadaye (Banlieue de Dakar). Le Collectif des victimes de Gadaye a voulu entamer une grève de la faim illimitée sur le site. Mais c’était sans compter sur la détermination des forces de sécurité, qui ont investi le site dès les premières heures de la matinée. Toutefois, les victimes ont fait fi de leur présence. Une tente a été dressée sur le site. Les femmes étaient assises sur des nattes. Mais les forces de sécurité n’ont pas tardé à user de gaz lacrymogènes pour empêcher tout rassemblement sur les lieux. S’en sont suivis des échanges de lacrymogènes contre des pierres. Le désordre était indescriptible. C’était le sauve-qui-peut. Mais le bilan est lourd. Sept (7) manifestants ont été blessés, dont deux dans un état grave. Il s’agit d’un nommé Mandiaye Ndiaye, âgé d’une quarantaine d’année. Il a eu une triple fracture et un déboitement de la main droite.
Selon des témoignages concordants, Mandiaye Ndiaye a reçu un gaz lacrymogène à bout portant. Le second blessé grave s’appelle Mbaye Ngom. Âgé de 58 ans, il est blessé au niveau du genou gauche. Madoumbé Diouf, Cheikh Abdou Lahat Sèye, Diarra Ndiaye, entre autres, ont aussi été blessés. La matinée a été très chaude, hier, à Gadaye. La police a aussi interpellé une dizaine de manifestants.

«Il n’est pas question d’abandonner la lutte…»

Le Collectif des victimes de Gadaye compte 253 membres. Depuis huit (08) ans, ils courent derrière un litige foncier qui les oppose à un prometteur immobilier. Les victimes affirment avoir perdu plus de 2 milliards dans cette affaire. Elles exigent l’application du verdict de la Cour suprême, qui a condamné le prometteur immobilier à une peine de prison ferme et une amende à payer. Le collectif réclame également le respect des engagements que le Président Macky Sall avait pris dans ce sens, à savoir le rétablissement des victimes dans leurs droits.
À la question de savoir si la lutte va continuer et sous quelle forme, Cheikh Traoré, membre du collectif, affirme ceci : «Pour le moment, nous soignons nos blessés et nous négocions la libération de nos membres interpellés. Après, le collectif va se réunir pour voir comment il va continuer la lutte. Mais, je vous assure que nous n’abandonnerons pas nos maisons. Nous allons nous battre jusqu’à notre dernier souffle pour reprendre ce qui nous est de droit, c’est-à-dire, nos maisons», promet Cheikh Traoré.
Cette manifestation a créé une vague d’indignation, mais aussi, a suscité un élan de solidarité envers les victimes. Abdoulaye Sow, responsable politique de l’Apr à Keur Massar (Pikine) et prometteur immobilier s’est rendu sur les lieux. Il souligne avoir discuté avec les manifestants pour régler le problème et enterrer définitivement la grève de la faim. «Ce problème sera vite résolu, d’autant que le collectif a été reçu par Me Augustin Tine. Nous les appelons au calme et à la sérénité. Le Président Macky Sall va résoudre bientôt le problème des victimes de Gadaye», a soutenu M. Sow. Par Younoussa BALDÉ

Litige foncier de Gadaye: Le coup de gueule de Guy Marius Sagna.

https://www.dakaractu.com/La délégation multi lutte Doyna dirigée par Guy Marius Sagna s’est rendue ce lundi matin à Gadaye pour prêter main forte à la population de cette cité qui réclame ses droits. Imprégné de la situation par les habitants qui sont en conflit avec un promoteur immobilier, Guy Marius Sagna comme à l’accoutumée a tiré à boulets rouges sur l’État qu’il accuse de spoliation foncière. Elles sont 253 familles victimes de Gadaye et le conflit dure depuis 2013.
« Huit voitures de policiers armés jusqu’aux dents ont gazé ces vaillants habitants. Ils ont eu raison dans leur contentieux et le président de la République joue à la sourde oreille. Les 06 hectares de Gadaye sont destinés à des pontes du pouvoir. Ce que nous n’accepterons pas et la lutte ne fait que commencer. Nous exigeons la libération des 8 habitants et les autres. Il faut rendre le droit à ces populations. Les policiers ont tiré les grenades droit dans la foule. La lutte concerne tous les sénégalais. Si on laisse les 6 hectares, alors toutes nos parcelles et maisons seront menacées. Nous exigeons du président de la République la restitution des six hectares et qu’il évalue la valeur des maisons démolies pour en restituer la somme aux propriétaires », a dénoncé  l’activiste pour conclure…

Alioune Tine: « Le M23 n’est qu’une ombre »

https://www.seneweb.com/Que reste-t-il du M23 (Mouvement du 23-Juin), fer de lance de la révolte politico-citoyenne contre le Président Abdoulaye Wade ?
Neuf ans après, ce mouvement n’est plus que l’ombre de lui-même, regrette Alioune Tine, ex- coordonnateur du M23 devenu divisé et affaibli.
Le M23 semble s’être essoufflé à cause des fissures et des ruptures, fait remarquer l’ancien président de la Raddho, dans les colonnes du quotidien L’AS.
Depuis que Alioune Tine a cédé la place au syndicaliste Mamadou Mbodj, le M23 peine remplir sa mission citoyenne car « le contexte politique a changé ».
À noter que la plupart des principaux animateurs du M-23 sont, aujourd’hui, regrette le journal, au pouvoir.

Mouvement du 23 juin: Un esprit trahi! Par Assane Samb

Le 23 juin. Cette date rappelle, à maints égards, une avancée démocratique majeure au Sénégal : L’exercice, par le peuple, de la démocratie directe par le contrôle, fut-il violent, de l’action de l’Exécutif.
Face à la défaillance du Parlement et surtout de sa complicité pour faire passer une loi jugée scélérate, l’opposition dans son intégralité, la société civile et de nombreux citoyens qui ont agi spontanément ont envahi l’Assemblée nationale pour barrer la route au pouvoir d’Abdoulaye Wade dont le dessein, clair, était d’instaurer un quart bloquant et l’élection d’un vice-Président.
En clair, il s’agissait de permettre à ce que le Président de la République soit désormais élu avec seulement 25% des suffrages et que la dévolution monarchique soit institutionnalisée avec la vice-Présidence.
Les Sénégalais l’ont compris et ont décidé, pour une rare fois, de stopper Wade dans ses desseins. Et d’une façon ferme. Tellement ferme que ce dernier a finalement renoncé au projet, permettant au peuple de savourer une réelle victoire, celle de la raison sur des calculs politiques qui allaient inéluctablement plonger notre pays dans une forme de monarchie constitutionnelle avec les Wade qui allaient longtemps rester au pouvoir.
Le peuple s’est ainsi battu pour des principes. Un esprit a prévalu. Et, malheureusement, il convient de constater qu’aujourd’hui, il n’en reste pas grand-chose.
Macky est arrivé au pouvoir peu de temps après, c’est-à-dire en 2012. Il a, de ce fait, suscité de nombreux espoirs.
Le peuple, en le portant au pouvoir, a rêvé d’un Wade sans ses défauts. Malheureusement, on voit de plus en plus un Wade sans ses qualités.
Le Pape du Sopi avait seulement mis sur orbite son fils. Macky a nommé le frère, le beau-frère, l’oncle et j’en passe.
Abdou Karim Guèye et Assane Diouf sont en prison même s’ils ne sont pas exempts de tous reproches. On n’insulte pas les gens et surtout il y a une façon acceptable de s’opposer ou de faire pression.
Cheikh Yérim Seck avait  été en garde à vue et l’ancien Commissaire de Police Boubacar Sadio avait été convoqué pour une contribution avant d’annuler la procédure.
Les affaires Khalifa Sall et Karim Wade, pour la façon dont elles ont été gérées, ont ému au Sénégal et partout à travers le monde.
Le parrainage a été voté sans débat et le poste de Premier Ministre supprimé sans aucune forme de procès.
Même si un dialogue national a été amorcé avec beaucoup d’espoir, la pandémie à coronavirus cache mal un malvivre et une malgouvernance qui gangrènent notre société.
Et en face, c’est presque le silence. En dehors de quelques gesticulations d’un Ousmane Sonko, l’opposition est inexistante, la société civile fragmentée et dispersée, le peuple résilient.
Pendant ce temps, les scandales se répètent, beaucoup d’affaires comme Pétro-Tim ne sont pas résolues, le foncier est bradé et les faux billets ainsi que la drogue circulent.
Dans cet Etat qui garde une apparence forte de stabilité, la majorité de la population est aux abois avec un revenu minima dérisoire, les institutions budgétivores et inutiles pullulent.
C’est dire à quel point l’esprit du M23 a été dévoyé. De cette journée, il ne reste que des souvenirs. Le M23 en tant que mouvement est entré dans l’oubli.
Seule la COS/M23 survit encore portée par des jeunes ambitieux mais aux moyens limités.
C’est dire que même si le peuple reste toujours bien informé et soucieux du devenir du pays, il n’en reste pas moins qu’un climat de lassitude, le même qui a gagné la classe politique et la société civile l’envahit.
Tout le monde baisse les bras face à Macky qui a été sous-estimé à tort. L’homme, discret et ‘’mackyavélique’’, a fini de prouver qu’il est plus redoutable que ses adversaires et ses concitoyens ne le pensaient.En clair, Il maîtrise encore la situation.

Gestion Covid-19: «L’opposition veut reproduire les événements du 23 juin 2011» (Gir)

https://www.seneweb.com/«Malgré la situation actuelle du coronavirus qui nous impose une solidarité sans faille et un patriotisme mettant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute considération personnelle et de tout agenda politique, des politiciens, qui rêvent de voir le pays plonger dans le chaos, s’évertuent à installer un débat et des mobilisations dont l’unique objectif est de reproduire les événements du 23 juin 2011».
C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du Groupe d’information républicain (Gir) au cours d’un point de presse, ce lundi.
Mais, pour Ansoumana Sané, «ils ont oublié que quand on mène une guerre, on doit être unis pour la gagner. Toutes celles et tous ceux qui cherchent déjà à faire de mauvais procès, alors que la guerre n’est pas encore gagnée, affichent une coupable irresponsabilité».
Ces jeunes républicains appellent ainsi les acteurs politiques, éducatifs, associatifs, sociaux et économiques dans la constitution d’un large consensus national, pour venir à bout de la pandémie de la Covid-19.
De plus, ont-ils invité les Sénégalais «à s’écarter de ces marchands d’illusions et à continuer de respecter les mesures édictées par les autorités pour stopper la propagation du virus». Lesquelles mesures, rappellent-ils, tiennent de l’interdiction de rassemblements, du port obligatoire du masque, du respect de la distanciation physique, de l’utilisation permanente de gels antiseptiques et du lavage des mains avec du savon.

Le 23 Juin Consacre Le Rejet Des Wade Et…La Victoire D’un Peuple

https://www.xibaaru.sn/Lutte pour le triomphe de la démocratie : Que reste-t-il du 23 juin 2011 ?
23 juin 2011 – 23 juin 2020.  Il y a neuf ans, jour pour jour, la démocratie triomphait à nouveau au Sénégal. Uni et debout, le peuple sénégalais venait de barrer la route à un projet de loi qui s’il était voté ce jour-là par l’Assemblée nationale, allait permettre à un régime éclaboussé par la mal gouvernance de poursuivre son règne au Sénégal, en remportant l’élection présidentielle qui se tenait en février 2012, avec la suppression du quart bloquant. Un projet de loi qui allait également ouvrir la porte à la dévolution monarchique du pouvoir, avec l’élection d’un ticket présidentiel (Président, vice-Président).
Ce jour-là, le 23 juin 2011, le peuple sénégalais avait investi les rues, pris d’assaut les alentours de l’Assemblée nationale et fait échouer un projet qui était un recul de la démocratie au Sénégal. Le 23 juin 2011 est inscrit dans les annales de l’histoire, car étant la date de départ d’un long combat ayant pris fin en mars 2012 avec l’élection de Macky Sall face au Président sortant Me Abdoulaye Wade, à l’issue du second tour de la présidentielle. Une mobilisation entamée le 23 juin 2011 et qui s’est donc poursuivie jusqu’à mars 2012.
Une mobilisation que des membres de l’opposition, des activistes auraient bien voulu voir être réitérée dans leur combat actuel contre le Président de la République Macky Sall. L’on feint d’oublier que le 23 juin 2012, le peuple s’était mobilisé pour le triomphe de la démocratie et non pour des considérations politico-politiciennes.
En politique, tous les coups semblent permis, la fin justifiant parfois les moyens. Face à l’opposition, pourtant Macky Sall leur démontre pourtant à chaque fois, que de besoin, qu’il reste un politicien redoutable. Malgré quelques voix par-ci, par-là, l’opposition est comme si elle avait été « congelée » par Macky Sall qui n’a parfois en face de lui que quelques activistes pour se dresser devant lui.La 

Anniversaire du 23 Juin: Le SEP de BBY dit sa fierté et magnifie l’action collective du peuple qui a conduit à une nouvelle ère en 2012.

A l’occasion du 23 juin, la coalition BBY, consciente de la nécessité de la pérennisation de la commémoration de l’événement et de la transmission aux jeunes générations des valeurs sous-jacentes à ces mouvements qui nous ont valu autant de liberté et de victoire, rappelle et appelle à plus de vigilance, à plus d’unité et de solidarité pour toujours faire face aux défis qui se posent à nous et qui aujourd’hui s’articulent autour de la pandémie de la Covid-19.
23 juin date historiquement mémorielle au Sénégal et partout dans le monde à travers notre diaspora qui avait participé de fort belle manière, avec une exceptionnelle mobilisation, au combat citoyen contre un pouvoir résolument engagé à bafouer totalement notre démocratie et son processus libre au point de mettre en danger les fondamentaux de notre République.
Le peuple sénégalais, debout comme un seul homme, dans une remarquable impulsion patriotique et citoyenne, a su annihiler la volonté d’un pouvoir mû par une volonté inopinée de fouler aux pieds notre charte fondamentale, afin de faire respecter, au prix de maints sacrifices, les Principes de l’Etat de Droit et des Valeurs de la République.
Certains ont payé cet engagement patriotique de leur vie comme ce fut le cas pour Mamadou Diop dont la mémoire doit être entretenue pour servir d’exemple aux jeunes générations. C’est ici l’occasion, au nom de la nation, de lui rendre avec ses compagnons martyrs un vibrant hommage.
Ni le bruit et les odeurs des lacrymogènes jetés de manière intempestive dans la Zawya Hadj Malick SY et la Cathédrale du Souvenir africain, profanation sans limite de nos lieux de culte, ni les agressions physiques criminelles n’ont pu venir à bout de la détermination citoyenne des femmes, et des Jeunes des Partis Politiques et des Organisations de la Société Civile résolument engagés dans ce combat pour la défense du peuple et de ses intérêts.
Incontestablement, le 23 Juin 2011 était le point de départ pour l’accession du peuple au pouvoir en 2012. C’est ainsi qu’entre les deux tours des élections présidentielles de 2012 naquit la grande et vivace coalition BBY avec l’engagement sans faille de tous les candidats, fruit du M23 qui est parvenu à souder les Forces de rupture autour de l’essentiel, du nouvel ordre prioritaire et de nouvelles responsabilités historiques. L’alternance était devenue une nécessité impérative, incontournable, pour tous les Républicains et démocrates de notre pays.
Aujourd’hui, de longues années après cette mobilisation citoyenne des plus herculéennes de notre histoire récente, nous saluons avec déférence tous les Acteurs de ce mouvement du 23 juin (M23) et manifestons notre honneur et fierté d’y avoir participé, aux premières lignes de front. Et, pour rappel, n’eût été la sagesse des dirigeants du M23, et le discernement de nos chefs religieux, toutes obédiences confondues, notre pays allait sombrer dans le chaos.
En ce jour mémorable, BBY, notre grande coalition exprime toute sa fierté. Car, ses composantes les plus illustres, Jeunes, Femmes et responsables, avec le Président Macky Sall, tous les autres leaders et militants anonymes, ont été parmi les grands artisans de cette bataille politique et citoyenne historique.
Les acteurs fondateurs, et animateurs du M23, malgré des tentatives de récupération de militants de la vingt-cinquième heure qui veulent opposer le M23 au régime actuel, sont pour l’essentiel aux côtés du Président Macky Sall, pour concevoir et bâtir, ensemble, un pays prospère, de Tous et pour Tous !
Il nous plaît, dès lors, de rappeler à la mémoire de la nation les rôles éminents joués par des hommes, aujourd’hui disparus et à qui il faut rendre hommage, comme Ousmane Tanor Dieng, Charles Gueye, Amath Dansokho qui, avant qu’on fasse du siège de la RADDHO le siège du M23, avait mis son domicile à la disposition des acteurs du Mouvement. Hommage également à tous les disparus qui étaient montés au front ce 23 juin 2011.
Cette mémoire vivante du 23 Juin 2011 résistera à l’usure du Temps et sera pour longtemps encore, l’une des plus belles pages du M23 grand Livre de la République du Sénégal. Belle et admirable, cette mémoire ne sera jamais entachée ou dénaturée par des groupes d’usurpateurs, en quête de gloire indue, car absents, dans leur grande majorité de cet épisode marquant de notre Histoire politique.
Les vaines tentatives de parvenus et les cris stridents de néo-politiques mus par une volonté incompressible de plonger notre pays dans l’instabilité ne pourront point nous dévier de notre voie pour de manière inlassable poursuivre la lutte afin de vaincre le coronavirus et de développer ce pays en vue de le hisser sur les rampes de l’émergence.VIVE LE SENEGAL !VIVE LA REPUBLIQUE !VIVE L’ESPRIT DU 23 JUIN !VIVE BBY !Dakar, le 23 Juin 2020,Le SEP de BBY

LA COJER REFUSE LEUR EXCLUSION DE L’HERITAGE DU 23 JUIN: «L’Apr fait partie des grands légionnaires de cette bataille politique et citoyenne»

https://www.jotaay.net/Le 23 juin a été une étape décisive dans la mobilisation des forces politiques et citoyennes, qui ont finalement mis fin au pouvoir libéral. C’est la lecture de la Convention des jeunesses républicaines, qui s’est fendu hier d’une déclaration pour revendiquer l’héritage, au même titre que toutes les forces vives de l’époque.
La mobilisation politico-citoyenne du 23 juin 2011, qui a eu raison de la volonté du régime Wade d’imposer le ticket présidentiel, est marquée à jamais dans les annales de l’histoire politique du pays. Aujourd’hui, comme plusieurs autres forces, la Convention des jeunesses républicaines réclame sa part de cet héritage. «Près d’une décennie après cette mobilisation citoyenne des plus puissantes de notre histoire récente, c’est avec un profond respect aux acteurs de cet événement majeur et une grande satisfaction d’avoir participé, au premier plan, à la bataille pour la restauration de l’Etat de droit et le retour à la République, que nous, membres de la Convergence des jeunesses républicaines, évoquons cette grande épopée politique», soutiennent Moussa Sow et Cie. Qui ajoutent que les responsables et militants de l’Apr, au premier rang desquels le Président Macky Sall, «ont fait partie des grands légionnaires de cette bataille politique et citoyenne».

«Cette mémoire collective ne sera jamais entachée ou dénaturée par des groupes usurpateurs, en quête de gloire indue…»

Mieux, précisent-ils, «ils s’étaient fortement illustrés» et leur engagement fut tel que beaucoup d’entre eux «furent agressés avec une rare violence». Mais, il est heureux, pour la Cojer, que rien n’a pu arrêter la déferlante qui a balayé Wade et porter Macky Sall au pouvoir et l’accompagner depuis lors. Selon la Cojer, personne ne pourra s’arroger cet héritage du 23 juin, en tentant de les en écarter. «Belle et admirable, cette mémoire collective ne sera jamais entachée ou dénaturée par des groupes usurpateurs, en quête de gloire indue, car absents, dans leur grande majorité de cet épisode marquant de notre histoire politique», assène la Cojer.Khadidiatou Diakhaté

 CELEBRATION DU 23 JUIN: Une révolution ensevelie par ses principaux acteurs propulsés au pouvoir

https://www.jotaay.net/23 juin 2011 ! Une date inscrite dans les annales des luttes démocratiques et citoyennes de notre pays. Une journée historique dont le souvenir et la symbolique seront célébrés aujourd’hui, à l’occasion du 9ème anniversaire de ce soulèvement populaire qui a sonné le glas du régime Wade. Que reste-il de ce mouvement dont les acteurs sont presque tous aujourd’hui au pouvoir, reniant le mouvement, comme toute autre forme de contestation et de revendication, alors que beaucoup de ces revendications politiques et sociales qui étaient à la base du 23 juin sont de plus en plus d’actualité ? Une attitude que dénonce Fadel Barro, ancien coordonnateur de Y’en a marre et Seydi Gassama de la société civile.
Il y a 9 ans, les forces vives du pays, partis politiques, société civile, syndicats, associations diverses…étaient descendues dans la rue, notamment devant l’Assemblée nationale, pour protester vigoureusement et exiger le retrait du projet de loi de réforme constitutionnelle, qui devait instituer le ticket présidentiel (président et vice-président), avec des conditions d’élections (quart bloquant) très favorables au régime de Wade. Wade fera preuve de sagesse en renonçant à sa réforme pour calmer la rue. Et il perdra le pouvoir quelques mois après.
Aujourd’hui, ces slogans forts comme «Libérez le peuple», «Touche pas à ma Constitution», chantés presque en chœur, ne résonnent plus. Et pour cause, les forces vives qui avaient porté ce combat à l’unisson se sont séparées, avec des orientations, des engagements et des objectifs différents.

L’essentiel des acteurs sont au pouvoir, Mamadou Mbodj a essayé de tenir avant de jeter l’éponge

Après l’arrivée au pouvoir de Macky Sall, soutenu par les acteurs du 23 juin, ce bel esprit de lutte citoyenne s’est paradoxalement étiolé petit à petit au point de disparaitre presque. En effet, beaucoup d’acteurs se sont vu propulser au sommet du pouvoir. Un pouvoir qui n’a jamais voulu s’encombrer d’un mouvement connu pour être contestataire. D’autres forces ont rejoint l’opposition, alors que la société civile a préféré se concentrer sur ses missions propres, faute d’une dynamique unitaire de combat. La naissance de l’association portant le nom de M23 avait donné l’espoir d’une perpétuation du mouvement, mais la descente aux enfers sera très rapide. Le coordonnateur Mamadou Mbodji, pourtant avec de belles idées, à force de recevoir des bâtons dans les roues, a démissionné. Une nouvelle équipe dirigée par l’ancien ministre Doudou Sarr, avec Ousmane Ndiaye (secrétaire général), Ibrahima Diagne «IBS», (chargé de l’organisation et de la communication), Aida Niang (responsable des jeunes), n’aura pas plus de succès.
En réalité, l’âme du 23 juin n’y est plus et les acteurs, comme le Sénégalais lambda, ne se reconnaissent pas à travers cette association qui a pris le relai. Surtout du fait de la proximité de certains de ses animateurs avec le régime. Ce qui tue de facto toute orientation vers la revendication et la contestation, qui sont pourtant les moteurs et l’esprit du 23 juin. Et aujourd’hui, cette journée sera célébrée encore, au moment où les revendications essentielles qui étaient à sa base (mal gouvernance, tripatouillages constitutionnels, crimes économiques, injustice…) sont plus qu’actuelles, malgré l’alternance et la présence de la grande majorité de ses acteurs au pouvoir.

Fadel Barro: «Les autorités politiques, ont rangé aux oubliettes le 23 juin, parce qu’ils veulent garder un système que le mouvement du 23 juin combattait»

Pour l’ancien coordonnateur du mouvement Y’en a marre, il faut distinguer le M23 en tant que journée de mobilisation et de lutte et le M23 en tant qu’association née après cette journée. «Ce sont deux choses différentes», précise-t-il. Tout en notant que «pour la symbolique», il préfère parler de la journée du 23 juin. Et surtout ce que les politiques d’une part et la jeunesse d’autre part en ont fait. Et c’est pour fustiger l’attitude des politiques, notamment ceux qui sont au pouvoir et qui étaient, quasiment tous, acteurs de cette journée. «Pour les autorités politiques, ils ont rangé aux oubliettes le 23 juin. Ils ont tout fait pour qu’il n’ait aucun impact. Ils ne l’ont jamais commémoré ; ils n’ont jamais célébré sa symbolique ; ils ne l’ont jamais enseigné aux jeunes. Ils l’ont dénié ; ils l’ont dévoyé», assène-t-il. Non sans souligner que si Macky Sall et Cie ont eu cette attitude de rejet envers le 23 juin, c’est «parce qu’ils veulent garder un système que le mouvement du 23 juin combattait».

«Les jeunes, à la différence de ces politiques l’ont pris comme une boussole»

A l’opposé, Fadel Barro pense que les jeunes ont bien capitalisé cette mobilisation citoyenne exceptionnelle, en s’en inspirant dans leurs combats. «Les jeunes, à la différence de ces politiques l’ont pris comme une boussole. Combien de mouvements et associations de jeunes sont nés après, aujourd’hui, pour se battre pour l’intérêt du peuple, pour faire évoluer les choses ?» Poursuivant, il souligne que pendant que beaucoup de politiques qui étaient à la pointe de la revendication le 23 juin se sont ramollis, «les jeunes, qui ont intégré l’esprit du 23 juin, ont pris leur destin en main et veulent être les propres acteurs de l’histoire de leur pays». Et il trouve que «c’est ça qui est magnifique» aujourd’hui, en ces moments de célébration de ces moments de luttes citoyennes. Et c’est pourquoi, il «continue de se battre aux côtés de ces jeunes». Surtout qu’il reste convaincu que «le 23 juin continuera d’être une pierre angulaire de la lutte citoyenne et une lumière qui va continuer d’éclairer tous ceux qui sont épris de justice, de démocratie, de libertés…»

Seydi Gassama: «Cette mobilisation a porté Macky Sall au pouvoir, avec d’énormes espoirs, mais 8 ans après, il n’a pas apporté beaucoup d’avancées»

Un des acteurs de cette journée, en tant que membre de la société civile, Seydi Gassama garde les souvenirs intacts. «C’était une mobilisation historique, qui avait rassemblé toutes les forces vives de la nation (politiques, syndicats, société civile), pour s’opposer vivement au projet de réforme constitutionnelle qui allait sonner le glas de la démocratie, de l’ordre constitutionnel sénégalais et de l’Etat de droit», rappelle-t-il. Et de noter que «fort heureusement, le Président Wade a reculé à temps ; ce qui a permis d’éviter au pays de basculer dans le chaos».
Mais sa joie de ressasser ce souvenir est vite remplacée par les regrets. «Cette mobilisation a porté Macky Sall au pouvoir, avec d’énormes espoirs qu’on allait avoir de grandes avancées en matière de démocratie, d’Etat de droit, de libertés…Mais 8 ans après, il n’a pas apporté beaucoup d’avancées», se désole-t-il. Il en veut pour preuve «l’arrêté Ousmane Ngom qui perdure, l’interdiction et la répression des manifestations». Sans compter «le dialogue politique qui n’a pas non plus connu d’avancées». Plein de désillusions, il affirme que «beaucoup d’espoirs qui étaient derrière cette formidable révolution ont été déçus».

«Après la conquête du pouvoir, les gens se sont partagés les gâteaux. Ils se sont éloignés du 23 juin»

Se voulant plus explicite, il affirme : «après la conquête du pouvoir, les gens se sont partagés les gâteaux. Ils se sont éloignés du 23 juin. Évidemment ça n’arrange pas le pouvoir, parce que c’est un mouvement de revendication». Ce qui est d’autant plus vrai, dit-il, qu’après l’alternance, Mamadou Mbodji a voulu perpétuer l’esprit du mouvement en organisant des panels sur plusieurs thématiques, mais ça a commencé à gêner le pouvoir et des manouvres ont eu lieu, jusqu’à ce qu’il jette l’éponge. Et de noter que depuis lors, «le M23 et mort». Même si Abdourahmane Sow a continué de se battre au niveau de la Cos M23.Mbaye THIANDOUM

Affaires 94 milliards Vs Batiplus: Sonko solde ses comptes !

iGFM – (Dakar) Cheikh Yérim Seck n’avait pas fait de cadeau à Ousmane Sonko dans l’affaire des 94 milliards de Francs Cfa. En effet, sur les plateaux de télé, le journaliste expliquait plutôt l’implication du leader de Pastef dans cette affaire. Aujourd’hui, c’est Cheikh Yérim Seck qui révèle un dossier à scandale. Celui de Batiplus qui lui a valu quelques jours de garde à vue et un placement sous contrôle judiciaire. Ousmane Sonko en a profité pour lui rendre la politesse.
«Certains crient aujourd’hui alors que dans l’affaire des 94 milliards on leur avait donné de l’argent et ils ont dit que  cette affaire n’existe pas. Jusqu’à ce que le rapport de l’Ofnac mentionne qu’elle existe bel et bien et qu’il y a plus grave dans le dossier. Ils jouent aux grands justiciers alors qu’ils défendaient Tahirou Sarr et autres», a craché le leader de Pastef.

«Il y a plus grave que le dossier Batiplus… »

Pour lui, le dossier qu’a révélé Cheikh Yérim Seck est plutôt privé et ne concerne «que 4 milliards», alors que celui des 94 milliards est plus conséquent et concerne l’argent public. «Le dossier Batiplus est très privé. C’est un détournement au sein d’une entreprise privée. S’il y a un côté public, c’est si l’argent est sorti du pays sans  passer par le circuit officiel. Qu’il soit sorti du territoire en espèce par exemple, sans avoir été déclaré, sans que ce soit dans leur bilan, sans que l’impôt dû ne soit déclaré (…) Je veux dire aux sénégalais qu’il y a plus grave que le dossier Batiplus. On ne parle que de 4 milliards, alors que dans l’affaire des 94 milliards, c’est de l’argent public, qu’on a volés aux sénégalais?», a indiqué Sonko.

Affaire des 94 milliards; Ce que Yérim avait dit

Pour rappel, Cheikh Yérim Seck avait déclaré, en son temps, que l’affaire des 94 milliards est un business qui a mal tourné pour Ousmane Sonko. «Sonko avait une société qui était gérée par un de ses amis. Ils étaient dans le dossier et ont même rencontré la famille. La réunion a été enregistrée. Sonko a négocié. Il voulait 12 milliards. Mais il n’a finalement rien eu parce que Tahirou Sarr a discuté avec la famille et acheté  les terres. Et Sonko a perdu le marché. Donc c’est un business qui a mal tourné pour lui. Il y voulait quelque chose, il ne l’a pas eu et il s’est réveillé un bon jour pour porter presse et dire que c’est Mamour Diallo qui a volé l’argent», avait expliqué le journaliste.

Ousmane Sonko, président Pastef: «L’article 80 est une hérésie juridique qui doit disparaître de notre corpus pénal»

https://www.dakaractu.com/L’interpellation du commissaire divisionnaire Moussa Sadio semble déplaire à l’opposition de la classe politique du Sénégal.
Le président du parti Pastef « Les Patriotes » n’a pas manqué de réagir pour donner son avis sur l’interpellation du commissaire à la retraite. Dans un tweet signé et publié cet après-midi, Ousmane Sonko pulvérise l’article 80 de la Constitution.
« L’article 80 est une hérésie juridique qui doit disparaître de notre corpus pénal. Celui qui est allergique à la critique ne doit même pas diriger une famille ou un parti, a fortiori un État » lit-on sur son compte twitter. Une façon pour l’opposant d’interpeller le chef de l’Etat pour lui indiquer que cet article n’est plus d’actualité et qu’il doit disparaître de la Constitution.
Pour rappel, le Commissaire divisionnaire Sadio a été interpellé par la Dic après sa contribution sur la gestion du président Macky Sall…

Affaire Boubacar Sadio: « Nous demandons à ce que le régime actuel arrête d’instrumentaliser la Justice »(Seydi Gassama)

https://www.seneweb.com/Le secrétaire exécutif d’Amnesty international Sénégal demande «l’arrêt de toute poursuite» contre Boubacar Sadio. Et pour cause, Seydi Gassama soutient que la contribution du commissaire divisionnaire de police à la retraite «ne constitue pas d’offense au Chef de l’État».
«Nulle part dans cette contribution nous n’avons vu d’éléments qui peuvent constituer une offense au Chef de l’État, puni par l’article 254 du code pénal, ou d’atteinte à la sûreté de l’État puni par l’article 80 du code pénal. Boubacar Sadio dit très bien à la fin de son article qu’il ne fait pas partie de ceux qui demandent la démission du Chef de l’État mais qu’il a le droit de continuer à exercer», a-t-il lancé au micro de Zik Fm.
Et d’ajouter : «Donc, nous demandons la fin du harcèlement contre le commissaire Boubacar Sadio. Nous demandons à ce que le régime actuel arrête d’instrumentaliser la justice pour faire taire les critiques. Parce que, dans une démocratie, lorsque les citoyens ne peuvent pas critiquer l’action du gouvernement, évidemment on ne peut plus parler d’état de droit».
Pour rappel, Boubacar Sadio, commissaire divisionnaire de police à la retraite, doit retourner ce lundi, dans l’après-midi, devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) après une première interpellation hier à son domicile. Ce, après la publication de sa lettre intitulée: «Vous n’auriez jamais dû être président» et dans laquelle, il écrit que le «Sénégal est malade de la perversion des principes républicains et de la déliquescence morale de ses dirigeants».

La procédure contre le commissaire divisionnaire à la retraite Boubacar Sadio, annulée

https://www.dakaractu.com/-La Division des investigations criminelles (DIC), sur instruchtion de la hiérarchie, a annulé lundi la procédure visant le commissaire divisionnaire de police à la retraite, Boubacar Sadio, interpellé dimanche pour ses propos jugés offensants à l’endroit du président Macky Sall, annonce une source proche du dossier.
L’annulation des poursuites contre le policier retraité est intervenu quelques heures avant son audition finalement annulée. Le mise en cause a été remis en liberté sans peine ni dépens. Le commissaire divisionnaire de police à la retraite n’a pas été gardé à vue, selon une source concordante. L’ex-commissaire Sadio est tiré d’affaire.

Me Khoureichi BA Avocat Du Commissaire SADIO: «L’autorité S’est Rétractée.C’est Regrettable»

http://www.walf-groupe.com/Le face-à-face entre le commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle, Boubacar Sadio et les enquêteurs de la Brigade des affaires générales (Bag) n’a pas eu lieu, hier.
Il a auparavant été interpellé à son domicile et acheminé quelques instants après à Colobane, dimanche le 21 juin, vers les coups de 18 heures, puis libéré par convocation, avant-hier à 16 heures. Hier, c’est en cours de route que l’auteur de la lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, Macky Sall, a été informé de l’annulation de la procédure engagée contre lui. Cependant, son avocat, Me Cheikh Koureichi Bâ, voit dans cet avortement à la dernière minute de la convocation de son client une marche en arrière de l’Etat.  «La Dic vient de notifier au commissaire Boubacar Sadio qui s’apprêtait à venir déférer à la convocation que la procédure n’étant plus d’actualité, son déplacement est sans objet. Ils ont discuté entre eux et remarqué que l’affaire n’est pas prudente», annonce-t-il en réaction.
Ce dernier qui qualifie cette annulation de «décision souveraine» souligne qu’aucun motif encore moins une raison n’ont été donnés comme justification. «Ce n’est pas bien de priver un citoyen de ses droits pendants 24 heures et en mettre route sa famille et ses proches sous tension. L’autorité s’est rétractée. C’est regrettable. Les autorités se sont carrément désavouées», se félicite Me Bâ. «L’enquête ne pourrait pas être poursuivie puisqu’il a assumé l’entièreté de la contribution qui a fait l’objet de sa convocation. Il a aussi assumé l’intégralité de tous ses écrits et de toutes ses sorties dans les studios de radios et plateaux de télévisions», clame l’avocat joint au téléphone.
Selon toujours la robe noire,  les rumeurs qui font croire que le commissaire est membre d’un mouvement qui comploterait contre l’Etat et qui participerait à la marche le 23 juin, sont fausses. «Tout cela est de l’intoxication. Ce n’est pas sérieux. C’est un homme qui a passé toute sa vie à servir l’Etat. Les autorités ont peur de tout, même de leur entourage», déplore le conseil de l’ex-Directeur général adjoint (Dga) de la Police sénégalaise.
Pour rappel, dans la lettre ouverte intitulée : «Vous n’auriez jamais dû être président», qui a valu à ce haut gradé de la Police nationale à la retraite une interpellation, Boubacar Sadio écrit : «Sénégal est malade de la perversion des principes républicains et de la déliquescence morale de ses dirigeants (…)». Les charges initialement retenues contre lui et qui seront par la suite abandonnées sont : offense au chef de l’Etat, atteinte à la sureté de l’Etat et diffusion de fausses nouvelles Salif KA

Saint-Louis: «La statue de Faidherbe l’assassin d’El Hadj Oumar Tall, doit être déboulonnée» (Pr Malick Ndiaye,sociologue)

https://www.dakaractu.com/La statue de Faidherbe, ancien gouverneur français du Sénégal, continue de susciter de vives réactions des populations. Alors que le ton monte du côté de Saint-Louis, ancienne capitale du Sénégal, où des populations manifestent leur volonté ferme d’enlever de leur vue, cet ouvrage, le Pr Malick Ndiaye est venu en rajouter une couche.
Sociologue, enseignant et chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), il a pris fait et cause pour les populations qui aujourd’hui, comme hier, réclament le déboulonnement de la statue de l’ancien gouverneur français. ‘’J’ai honte quand j’entends encore parler de cette statue qui a été déterrée  par un vent fort, il y a quelques années. Comment nommer le lycée au nom d’une autorité religieuse de la trempe d’El Hadj Omar Tall, à proximité de la statue de celui qui l’a assassiné, en l’occurrence Faidherbe. Cette statue doit être déboulonnée. El Hadj Omar Tall, fils de Saïd Atoumane Tall, a été assassiné par (Léon) Faidherbe.
Outre la question de cette statue érigée à Saint Louis, en mémoire de ce dernier, le Pr Malick Ndiaye a aussi relevé la nécessité pour les Sénégalais d’identifier qui sont les francs-maçons du pays. ‘’Cette liste doit être rendue publique. Que ces francs-maçons du Sénégal sortent de leur cachette comme c’est le cas dans les autres pays africains comme entre autres au Gabon, en Côte d’Ivoire. J’avais saisi le ministère de l’Intérieur sous Abdoulaye Douda Diallo ainsi que Aly Ngouille Ndiaye pour leur demander de nous dire qui sont les francs-maçons’’, a dit l’universitaire qui regrette que ses vis-à-vis ne lui aient pas répondu favorablement.
Dans un entretien accordé à Dakaractu, il a déclaré que ‘’le problème du Sénégal ce n’est pas Faidherbe. Ce dernier a amené cette pratique dans ce pays. Et depuis lors, seul un politique a osé avouer avoir été un franc- maçon ! il s’agit du président Abdoulaye Wade. Aujourd’hui, combien sont ces gens-là qui y sont depuis. Et dont les actes et les paroles devant les Sénégalais, dans les loges franc-maçonniques ne concordent pas’’, s’est interrogé le Pr Ndiaye. Lequel a déclaré sans détours, que le Sénégal ne saurait connaître le développement, si nos compatriotes francs-maçons, qu’il qualifie d’encagoulés, ne baissaient pas le masque…

Affaire Batiplus: Le reste de la bande Sleylati inculpé pour association de malfaiteurs et complicité de blanchiment de capitaux.

https://www.dakaractu.com/Après la mise sous mandat de dépôt de Rachelle Sleylati et la mise sous contrôle judiciaire de son complice Alex Rabih Kfoury, DG de l’agence de communication Platinium, c’est au tour des parents de Rachelle Sleylati, André Sleylati et Marie-Jo Sleylati d’être désormais mis sous contrôle judiciaire.
Pour rappel, salariée de la société Batiplus, Rachelle Sleylati est accusée d’avoir détourné plus de 2 milliards de francs CFA au sein de l’entreprise. Elle a été placée depuis sous mandat de dépôt et l’enquête qui s’oriente désormais vers ses proches qu’elle dit avoir enrichi avec l’argent détourné.
Sa mère avait d’ailleurs proposé une transaction pour un remboursement à hauteur de 2 milliards contre renonciation de la plainte de Batiplus.
Dans ses aveux, Rachelle Sleylati avait confirmé remettre régulièrement des sommes d’argent et des cadeaux à ses parents sur une longue période en sus d’avoir financé les chantiers de son père. Elle a également acquis un patrimoine immobilier conséquent avec son fiancé Alex Rabih Kfoury aux frais d’autrui durant la période de son emploi qui n’a pas excédé deux ans.
Cest dire qu’il s’agit là d’une affaire qui  prend l’allure d’une véritable association de malfaiteurs en bande organisée. Nous y reviendrons…

Le PS Et L’AFP Baissent Les Bras: Macky Sall Seul Face À L’opposition

https://www.xibaaru.sn/Où se trouvent les principaux alliés du Chef de l’Etat Macky Sall au sein de la mouvance présidentielle ? Le Président de la République est constamment attaqué de toutes parts, mais malheureusement, rares sont-ils à se mettre à le défendre. L’on se demande ce que lui apporte son alliance avec certains partis ? Ni le Parti socialiste (PS), ni l’Alliance des forces de progrès (AFP) pour défendre le Président Macky Sall des coups qu’il reçoit de l’opposition.
Moustapha Niasse ainsi que les autres membres de son parti se portent aphones ou ne réagissent que timidement face à certains évènements. Quant au PS, plongé dans une léthargie profonde depuis le décès de feu Ousmane Tanor Dieng, l’on ne voit que Serigne Mbaye Thiam à se mettre parfois au front. Seulement, ce dernier à chaque fois qu’il le fait, c’est plus pour se défendre et chercher ainsi à assurer sa survie ou son maintien dans le gouvernement.
Aminata Mbengue Ndiaye, devenue secrétaire générale par intérim du PS, est devenue silencieuse. Depuis qu’elle a reçu son gros fromage en se faisant installer à la tête du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), malgré les fonds politiques mis à sa disposition, Aminata Mbengue Ndiaye se terre. On ne l’entend jamais élever la voix pour défendre le Président Macky Sall.
Il en est de même pour Moustapha Niasse, le leader de l’AFP, lui aussi bien servi pourtant par le Chef de l’Etat. Son parti, l’AFP peine à se montrer au front pour ne serait-ce que prendre la défense du Président de la République Macky Sall laissé seul face à l’opposition et aux activistes. Deuxième personnalité de la République, Moustapha Niasse est plus aux abonnés absents.
Lâché par ses principaux alliés qui ont préféré baisser les bras, Macky Sall ne peut compter sur son parti, l’Alliance pour la République (APR) où l’on se met à s’entredéchirer. Ceux que l’on appelle les faucons dans ce parti, préfèrent mieux dérouler des complots contre des ministres de leur bord que de défendre le Chef de l’Etat dans certains dossiers.La rédaction

Les Jeunes De L’APR Pikine Se Révoltent Contre Les Promesses Non Tenues

https://www.xibaaru.sn/Rien ne va plus pour le parti présidentiel à Pikine dans la banlieue dakaroise. En effet, les partisans du Président Macky Sall ont voulu battre le macadam mais l’autorité préfectorale a opposé un niet catégorique pour la simple raison que la situation de la pandémie du Coronavirus n’est pas propice à des rassemblements.
Selon le coordonnateur de la marche, ce refus s’explique et se justifie aisément.  Non sans déclarer que leur requête introduite pour une marche pacifique ce mardi 23 juin a été rejetée par le préfet de Pikine.
l’APR Pikine voit rouge :l’APR Pikine en rouge pour montrer sa colère
« Conformément à notre démarche républicaine et patriotique nous nous plions à cette décision de l’autorité pour ne pas braver l’interdiction mais nous comptons toujours poursuivre notre combat légitime et noble tout en passant à l’étape supérieure de nos plans d’action. Par ailleurs nous tenons à commémorer avec tous les sénégalais cette date historique et symbolique du 23 juin qui a été une date importante pour la consolidation de notre démocratie ».
Et le coordonnateur d’ajouter: « Aujourd’hui, après neuf bonnes années, des déconvenues ne cessent de pousser comme des champignons pour cette vaillante jeunesse qui avait fait preuve de bravoure de détermination et d’engagement à cette date du 23 juin. En réalité nous avons constaté que ces bonnes promesses sur l’emploi et la formation des jeunes qui pourtant suscitaient un espoir immense pour cette frange, aujourd’hui ne sont qu’à titre velléitaires. Il est temps monsieur le président d’appuyer sur le démarreur pour d’ores et déjà sortir des ténèbres de cette situation incongrue qui démotive un bon nombre de jeunes. »
Les jeunes de Pikine réitèrent leur attachement au Parti: « Nous saisissons l’occasion pour réitérer notre encrage, notre appartenance et notre militantisme au sein du parti alliance pour la république nous des militants disciplinés mais pas des suivistes »APR Pikine rouge notre force la loyale et la droiture.Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Gaïndé Badiane, coordinateur du GP, département de Pikine, charge Malick Gakou (Senego TV)

https://senego.com/Mamadou Badiane, alias Gaïndé, coordonnateur du Grand Parti à Pikine département, est fâché. Il s’insurge contre la léthargie qui frappe le parti du Président Malick Gakou muet comme une carpe.

 Le GP muet comme une carpe

Ce membre du bureau politique et non moins superviseur du parti à Diourbel et Touba, dit, de manière triviale qu’on ne sait pas si le Gp est un parti ou un dahira. “Le Président Gakou est à l’image de ce marabout qui rassemble ses disciples, leur prodigue des prières et tout le monde se disperse”.
A l’en croire, on n’entend jamais le Grand parti se prononcer sur des questions d’intérêt national, notamment sur ces scandales du régime de Macky Sall. “Cela veut dire que le parti ne marche pas. Ce qui ne cadre pas avec la vision du parti.

L’entrée au Gouvernement du GP, à l’origine ?

Sans doute, le Gp vit-il déjà son entrée au gouvernement ? Même si le bruit court, M. Badiane, celui qui a implanté le parti à Lyon et à Lille dit constater que le parti ne se réunit plus. S’y ajoute “Macky Sall est dans l’incapacité de diriger le pays.

Que faire ? Quitter le parti ?

“Non le parti, c’est notre patrimoine, on a fait du chemin. La transhumance c’est animal. On veut en interne se dire les choses en face, que les choses changent, mais il n’est pas question de quitter ce parti.”

Babacar Gaye: «Le Quart Bloquant n’était pas de Wade ni du Pds»

https://directnewsinfo.com/Babacar Gaye ex porte-parole du Pds revient sur les péripéties du 23 juin 2011. Et c’est pour apporter des précisions sur cette réforme constitutionnelle de 2011.
« Le quart bloquant : élection du Président de la république à 25% des suffrages, n’était pas une idée de Me Wade ni de la direction du Pds mais des conseillers occultes du président Wade.
Ces derniers, aujourd’hui, se sont éloignés de la sphère du PDS et de l’élite politique qui accompagnait Wade », a-t-il révélé sur les ondes de Rewmi Fm.

DES MAUX SUR DES MOTS–Déboulonner l’aliénation de nos têtes PAR CALAME

http://www.sudonline.sn/«Faudrait-il ou non déboulonner la statue de Faidherbe ? » Comme pour faire écho à ce qu’il se passe en ce moment dans quelques parties du monde où l’on fracasse et met à terre des statues de suppôts du racisme, pour célébrer une humanité autre qu’on conjure d’advenir. L’interrogation revient ainsi de plus belle, même si depuis bientôt 3 ans, tombée de sa stèle, du fait de l’usure du temps et de la négligence des administrateurs, la statue de Faidherbe a disparu du paysage saint-louisien. Mais qu’importe !
S’inscrivant dans la dynamique mémorielle en cours, le débat se décline ici au Sénégal sous l’urgence de se débarrasser de tout ce qui rappelle les moments douloureux du colonialisme. Seulement, en se focalisant sur de tels actes ne serions-nous pas tentés, toutes griffes dehors, de fondre sur l’ombre et d’oublier la proie ? Cette proie qui, comme un virus, se trouve logée dans nos cervelles qu’elle infecte patiemment, méthodiquement, y distillant sournoisement les éléments susceptibles de les tenir sous son contrôle. Et au bout du compte, cela laisse des traces, façonne les imaginaires, sédimente des préjugés mortifères et débouche sur une nouvelle dialectique du colonisateur et du colonisé.
Les chaines matérielles désormais défaites sont ainsi remplacées par celles immatérielles à travers un processus d’aliénation subtile et perverse. Celle qui fait équivaloir et accepter que la pauvreté, la précarité se déclinent en noir ; la richesse et le mieux-être en blanc. Jeunes étudiants en France dans les années 70, il nous revient la sidération d’un compatriote qui voyant pour la première fois un blanc faire la manche dans la rue parisienne, s’était retrouvé complétement bouleversé devant un tel spectacle. Comme si le ciel lui était tombé sur la tête, il prenait soudainement conscience d’avoir intériorisé un complexe d’infériorité qui le faisait s’inscrire dans un double rapport de fascination et de soumission. Ce qu’avait très tôt compris l’ancien champion du monde de boxe, feu Cassius Clay alias Mohammed Ali et qu’il s’employait à déconstruire. Ainsi se remémorait-il, pour le déplorer, qu’enfant on lui faisait croire que « tout ce qui est beau est blanc ». Il se souvenait avoir demandé à sa maman « pourquoi le chat noir est-il de mauvais augure ?».
De même s’était-il offusqué de voir que Tarzan , le roi de la jungle africaine, était blanc. Ahurissant non, ce processus de dépréciation voire d’aliénation qui est loin de connaître son épilogue, ne serait-ce qu’au regard du phénomène de « blanchisation » encouragé par d’énormes panneaux publicitaires. Et puis, qui ne se souvient de la période de protestation sulfureuse de Mobutu Sese Seko, débaptisant son pays le Congo devenu Zaïre, jetant dans les eaux du fleuve les noms aux consonances allogènes pour les remplacer par des sonorités endogènes. Fini les costumes, la cravate et autres tenues occidentales. Vive l‘abacost et la taille basse. Mais il a fallu vite déchanter.
Embarqué dans une quête d’authenticité inessentielle, la gouvernance de Mobutu était dans les faits soumise à la coupe réglée de l’occident , à la déliquescence, la corruption et les abus de pouvoir de sa classe dirigeante, au détriment de la grande majorité des populations privées de liberté et de pitance, confrontées à la précarité et à l’indigence. Parce qu’on ne peut se satisfaire de ces mesures cosmétiques, il importe de s’en départir pour faire face à la réalité.
Dans ses entretiens avec Françoise Vergès publiés dans l’ouvrage «Nègre je suis, nègre je resterai», l’immense Aimé Césaire fait observer : «la colonisation a une très grande responsabilité : c’est la cause originelle. Mais ce n’est pas la seule, parce que s’il y a eu colonisation, cela signifie que des faiblesses africaines ont permis l’arrivée des Européens, leur établissement». Voilà qui impose un distinguo entre ce qui relève de «faire l’histoire» et «faire de l’histoire». Et cette histoire de la colonisation a été faite par les envahisseurs, les collaborateurs et les résistants».
De même, celle de l’esclavage a été faite par les vendeurs d’esclaves étrangers et locaux et par la farouche résistance. Il reste maintenant à surmonter ce moment dramatique (conserver et dépasser) en assumant ces diverses facettes Déboulonner les suppôts de la colonisation, c’est plutôt les extirper de nos têtes et à la place, y réinjecter de la fierté. Celle qui vous étreint à force de voir le continent se construire en comptant sur ses propres forces, en mettant l’intérêt des populations les plus fragiles au-dessus de tout. Le déficit de fierté est tellement criant sous nos cieux qu’on s’accroche au moindre frémissement comme un ballon d’oxygène. Tellement on étouffe dans un espace où règne la gabegie , où la politique est perçue comme une opportunité pour se servir et non pour servir.
Et pourtant, la soif d’excellence est plus que jamais présente comme on peut une fois de plus le constater. A travers la gestion de la pandémie du Covid 19, elle s’est ainsi exprimée à travers l’engouement suscité par l’ingéniosité, la créativité de nos compatriotes, pour concevoir des masques, proposer des prototypes de respirateurs. Une soif d’excellence qui est telle qu’on était disposé à «sénégaliser» le Pr Didier Raoult, infectiologue et professeur émérite à Marseille, pour être né à l’hôpital Principal de Dakar. Genre «si vous n’en voulez pas en France, on le prend». Pressant, seul le besoin d’identification compte. L’urgence de se reconnaitre dans des héros, sortes de modèles qui tournent le dos aux multiplicateurs de faux billets, aux spéculateurs fonciers et autres faux dévots. Ce n’est pas pour rien que Thomas Sankara, 33 ans après sa mort, continue de faire l’actualité de nos espérances.
Comme un amour d’Afrique, en donnant l’exemple de l’intégrité, de l’indépendance économique à travers son style de vie spartiate, son refus de l’ostentation, sa volonté d’encourager à produire et à consommer local. Cette nostalgie est encore prégnante parce qu’aujourd’hui plus qu’hier, les élites politiques, dans leur écrasante majorité semblent plus intéressées par la gestion patrimoniale et clanique des ressources collectives.
Et pourtant avait prévenu Camus, «une nation meurt parce que ses élites fondent» car précisément, à l’instar du poisson, «un pays s’effondre lorsqu’il pourrit par la tête». C’est dire l’immensité du combat à mener car, au-delà de déboulonner Faidherbe, il s’agit en définitive de déboulonner de nos têtes le virus qui nous fait privilégier «la natte des autres» au lieu de tresser la nôtre propre. Après tout, prévient l’écrivain guinéen Thierno Monenembo : «Ce n’est pas en haïssant l’Autre que nous allons nous libérer, mais en reprenant conscience de notre valeur historique et culturelle».CALAME

«LE MAL DE VOIR » – LE ROLE DE L’ŒUVRE ETHNO-HISTORIQUE DE FAIDHERBE DANS LA CONQUETE FRANÇAISE DU SENEGAL:LOUIS LEON CESAR FAIDHERBE DU POLYTECHNICIEN AU GOUVERNEUR DU SENEGAL

http://www.sudonline.sn/Sud Quotidien propose à ses lecteurs une contribution du Professeur Abdoulaye Bathily, publiée en mai 1974, lors d’un colloque organisé par l’Université de Paris 7 Jussieu. Ce texte, parmi d’autres, figure dans la collection «Le Mal de voir». Dans cette première partie, il est passé en revue, le rôle que Faidherbe (ainsi que d’autres «coloniaux»), a joué en sa qualité de gouverneur de la colonie du Sénégal, dans la mise en place de la politique de la Métropole, en publiant et éditant ou collaborant à des revues. L’objectif poursuivi était la connaissance de la “société” et du “milieu indigène”, connaissance sans laquelle ne pouvait se réaliser l’œuvre de domination des peuples et qui constitue la base de tout système colonial. Dans notre édition de demain mercredi 24 juin, nous publierons, dans un deuxième jet, la mise en application de la politique de la France, par le Gouverneur Louis Faidherbe, dans la colonie du Sénégal. Un troisième et dernier jet vous sera proposé jeudi pour boucler cette contribution majeure, sous la signature du Professeur Abdoulaye Bathily, historien, homme politique, ancien ministre d’état de la République du Sénégal.
La vie de Faidherbe, jusqu’à sa nomination comme gouverneur du Sénégal en 1854, présente moins d’intérêt pour l’historien que son œuvre coloniale.
Résumons les étapes de cette carrière. Louis Léon César Faidherbe naquit en 1818 au sein d’une famille modeste de Lille. Après des études peu brillantes à l’Ecole Polytechnique, il débuta sa carrière comme médiocre officier du Génie. Un premier bref séjour en Algérie, suscita en lui le goût du service colonial. Il demanda et obtint sa mutation à la Guadeloupe où il débarqua le 26 mars 1848. La révolution venait alors de triompher en France et la IIème République était proclamée.
Au même moment le soulèvement des esclaves balayait les Antilles, Faidherbe, ayant manifesté ses convictions républicaines et sa sympathie pour les esclaves insurgés se vit rapatrié par ses supérieurs au bout de deux ans de séjour. Peu après, il fut affecté de nouveau en Algérie comme constructeur du Génie et prit part à plusieurs campagnes de répression contre le gouvernement de résistance kabyle. Ce second séjour algérien exerça une influence décisive sur Faidherbe. Mis au contact de la société musulmane, il en étudia les institutions et s’initia aux méthodes de conquêtes coloniales qui étaient particulièrement brutales dans cette colonie de peuplement.
Récompensé de la Croix de la Légion d’Honneur, il obtenait d’être affecté au Sénégal où il arrivait le 6 novembre 1652, en qualité de sous directeur du Génie. Ses fonctions l’amenaient à faire le tour des possessions françaises en Afrique de l’Ouest, construisant, restaurant des forces ou participant à des campagnes militaires.
Ainsi, il visitait Bakel et Senudebu, postes les plus avancés des Français dans le Haut Fleuve et point de départ de la pénétration vers le Niger et le Futa Jalon. Il construisit le fort de Podor, pièce maîtresse du commerce de la gomme et centre politique du Futa Tooro. Il érigea le Fort de Daabu, important emplacement commercial de la Côte d’Ivoire. En 1853, il se trouvait aux côtés du gouverneur Baudin dans l’expédition contre Grand Bassam et participa aux négociations avec les souverains de la Basse Côte. En mai 1854, il se fait distinguer à la bataille de Jalmat (Dialmath) qui mettait aux prises les Français et les populations du Dimar (Futa Tooro), hostiles à l’érection du fort de Podor. Ses activités attirent sur lui les attentions des milieux d’affaires de la colonie et du grand commerce colonial de Bordeaux et Marseille.
Sous la suggestion de ces derniers, le gouverneur Protet qui venait alors d’être rappelé, intervint auprès .du ministre de la Marine, Ducos, pour la nomination de Faidherbe à la tête de la colonie. Mais comme le préposé, qui n’était que capitaine du Génie, ne pouvait, selon les règlements en vigueur occuper de si hautes charges, il fut demandé au ministre de la Guerre, le maréchal Vaillant, de relever son grade. En novembre 1854, avec l’approbation de Napoléon III, Faidherbe était nommé en même temps, chef de Bataillon et gouverneur du Sénégal. Il exerça le commandement suprême de la colonie jusqu’en décembre 1861. Nommé lieutenant-colonel, puis colonel, il rentra en congé en France et reprit son poste en juillet 1863 avec le grade de général de Brigade. Il ne quitta définitivement le Sénégal qu’en juillet 1865. Lors de la guerre franco prussienne de 1870 1871, ce vétéran des expéditions coloniales se fit distinguer dans les combats du Nord. A la chute du second Empire, il fut élu sénateur puis membre de l’Institut et président de la Société de Géographie de Paris. Il n’en continua pas moins de suivre de près l’évolution des affaires coloniales dont il fut un des plus ardents avocats sous la IIIème République et cela jusqu’à sa mort en 1889. Il mit sa vaste expérience à la disposition d’officiers comme Gallieni, Borgnis Desbordes, Archinard, etc. qui poursuivirent l’œuvre de conquête coloniale.

CONTRIBUTION DE FAIDHERBE ET DE SON RÉGIME À NOS CONNAISSANCES SUR LE SENEGAL ANCIEN

Avant l’époque faidherbienne, une pléiade d’hommes de marchands, d’explorateurs et de gouverneurs ont laissé sur le Sénégal une riche documentation dont les éléments les plus anciens remontent à la seconde moitié du XVIIème siècle. Mais ce fut sous le régime de Faidherbe que fut entrepris un travail d’enquête systématique sur l’histoire, l’ethnologie et le milieu physique des pays qui constituent le Sénégal actuel. Dès son avènement, le gouverneur fonda deux périodiques: L’Annuaire du Sénégal et Dépendances (A.S.D.) et le Moniteur du Sénégal et Dépendances (M.S.D.). L’Annuaire et le Moniteur étaient destinés à la publication des actes officiels et à la relation des évènements à caractère économique, politique et social survenus dans la colonie.
Mais ils ouvrirent leurs colonnes à des essais de monographie d’histoire etc. entrepris par Faidherbe lui même et ses collaborateurs. Par ailleurs, le gouverneur collaborait à diverses publications métropolitaines s’intéressant aux explorations et aux affaires coloniales, en général, comme les bulletins de la Société de Géographie de Paris, de la Société de Géographie commerciale de Bordeaux et de Marseille, la Revue maritime et coloniale, Tour du Monde, etc..

Ainsi, Faidherbe est l’auteur de travaux dont les plus importants sont :

– Populations noires des bassins du Sénégal et du Haut Niger ;
– Notices sur la Colonie du Sénégal ;
– Ouolofs Noms et tribus ;
– Vocabulaire d’environ 1500 mots français avec leurs correspondants en ouolof de Saint-Louis, en Poular (Toucouleur) du Fouta en Soninke, (Sarakhole) de Bakel ;
– Chapitre de Géographie sur le Nord-ouest de l’Afrique à l’usage des écoles de Sénégambie ;
– Notices sur les Sérères ;
– Annales sénégalaises de 1854 à 1885 suivies des traités passés avec les indigènes.
Mais, le Sénégal: la France dans l’Afrique Occidentale, est son œuvre principale.
Cet ouvrage écrit pour la défense du projet de chemin de fer Kayes Bamako, retrace les étapes de la présence française, de la pénétration mercantile du XVIIème siècle à la conquête militaire. Faidherbe y défend avec passion la cause coloniale et présente une vue particulièrement optimiste sur l’avenir économique du Soudan occidental.
A l’instar de Faidherbe, ses subordonnés publient des enquêtes ordonnées par le Gouverneur et firent ainsi paraître tout ou partie de leurs rapports de mission.

Ainsi Pinet Laprade, son adjoint et successeur immédiat, est l’auteur de:

– Origine des Sérères ;
– Notices sur les Sérères, ibid et A.S.O. 1865.
Le Capitaine Louis Alexandre Flize, directeur des Affaires indigènes puis des Affaires politiques nous laissa de remarquables notices sur différents royaumes sénégalais :
– Le Boundu
Le Oualo ;
– Le Gadiaga.
Mage et Quintin, envoyés en mission auprès d’El Haj Umar en 1863 et retenus prisonniers durant deux ans à Segou par le Sultan Ahmadu (fils et successeur du Marabout), consignèrent dans leur ouvrage Voyage au Soudan occidental, un témoignage de première main qui demeure une référence essentielle sur l’Empire Toucouleur.
Aux travaux publiés il faut ajouter d’autres plus nombreux et souvent plus riches qui sont conservés aux archives publiques ou privées de France et au Sénégal. Malgré le caractère inégal de ces documents, la somme d’information qu’ils représentent fait du régime de Faidherbe, le véritable fondateur de l’école africaniste française.
En tant que documents du passé renseignant aussi bien sur leurs auteurs que sur les sujets traités, ces travaux possèdent une valeur intrinsèque dont l’intérêt scientifique est considérable. Cependant ils souffrent d’un double défaut qui provient des conditions même de leur production. En effet, les recherches entreprises durant la période faidherbienne avaient un but fondamentalement fonctionnel. L’objectif poursuivi était la connaissance de la “société” et du “milieu indigène”, connaissance sans laquelle ne pouvait se réaliser l’œuvre de domestication des peuples et qui constitue la base de tout système colonial.
Mus par de telles préoccupations, ces auteurs se sont souvent complus à peindre les sociétés africaines sous les traits les plus défavorables. Les sentiments de sympathie qui transparaissent çà et là sont l’exception d’une règle générale fondée sur les préjugés et des falsifications de la réalité.
Ainsi Faidherbe, chef de file écrivant dans un curieux mélange de rousseauisme et de gobinisme: “ enfin pour en venir au contraste le plus frappant peut-être: au nord du Sahara, l’homme blanc, actif et industrieux, tenace, qui lutte contre la nature et en modifie souvent les lois, au sud du Sahara, l’homme noir, qui dans son apathie, se soumet à elle en esclave et envers qui, les peuples civilisés ont été bien coupables, l’homme noir, naturellement bon, d’une intelligence comparable à celle des races blanches, mais qui, manquant de caractère. c’est à dire de force de volonté et de persévérance sera toujours à la merci des races mieux douées que lui sous ce rapport avec lesquelles il se trouvera en contact”. Parleurs écrits, Faidherbe et ses collègues ont contribué à répandre chez les peuples d’Europe, les préjugés racistes à l’égard des Africains.
Par ignorance, inadéquation de l’approche méthodologique ou/et parti pris délibéré, ils ont été incapables de saisir les mécanismes d’évolution des sociétés étudiées. Plus grave, ils n’ont pu situer et évaluer objectivement les effets de leurs propres actions et plus généralement l’influence du mode de production capitaliste sur les formations sociales pré capitalistes sénégalaises. Cependant, si, par leur contenu, ces études ont souvent desservi la cause des Africains, elles ont permis à Faidherbe et à ses collègues d’élaborer une politique efficiente de conquête dont nous allons examiner quelques aspects essentiels.

DIMENSIONS ET NATURE DE LA POLITIQUE DE CONQUETE FAIDHERBIENNE

Dans son ensemble, l’historiographie coloniale a tendance à magnifier Faidherbe et son œuvre. Un manuel qui a façonné la conscience historique de générations d’écoliers de l’ex A.O.F. juge l’ancien gouverneur comme suit : “Faidherbe était un homme honnête et droit. Il aimait protéger les faibles et les pauvres, châtier les oppresseurs. Il lutta de toutes ses forces contre l’esclavage. Partisan de l’égalité des races, il voulait hâter l’évolution des peuples noirs “ Plus récemment les discours de certains membres de la classe dirigeante du Sénégal et des travaux plus ou moins scientifiques allant des brochures de tourisme à la publicité journalistique, présentent Faidherbe comme le fondateur de l’unité de la nation sénégalaise. L’examen critique de l’œuvre de conquête faidherbienne nous permettra de juger de la valeur de telles assertions.

SITUATION DU SÉNÉGAL À L’AVÈNEMENT DE FAIDHERBE

Au moment où Faidherbe prenait en main la direction de la colonie, les affaires de la bourgeoisie coloniale traversaient une période difficile. Les difficultés provenaient d’un contexte général de révolution économique et de vicissitudes politiques qui secouaient les sociétés sénégalaises et les établissements coloniaux.
Au plan économique : Depuis le XVIIème siècle, le Sénégal et son arrière pays (Haut Sénégal et Niger) étaient considérés comme le principal marché de la gomme et un réservoir destiné à fournir annuellement un millier d’esclaves pour les plantations des Antilles. La baisse sensible du trafic des esclaves et sa suppression légale jointe aux aléas de la production et de la vente de la gomme posèrent au commerce français du Sénégal un grave problème de reconversion. Sous l’égide des gouverneurs Schmaltz (1816 1820) et Baron Roger (1822 27) furent tentées dans diverses régions du pays et en particulier dans le delta du Fleuve (royaume du Walo) des entreprises de colonisation agricoles. Mais elles échouèrent lamentablement.
Parallèlement, une compagnie à privilège, la Compagnie de Galam, formée sur le modèle des compagnies commerciales de l’Ancien Régime fut reconstituée par une poignée de gros négociants saint-louisiens. Elle opéra de 1825 à 1848 dans le Haut Fleuve et en Casamance et se consacra essentiellement au commerce de l’or, de l’ivoire, du mil, de la gomme et d’autres produits du cru. Si la compagnie réalisa des taux de profit de l’ordre de 60 à 100% et plus par an, elle ne réussit pas à élargir le champ de ses activités commerciales vers le Soudan nigérien et échoua dans le rôle d’expansion politique que sa charte lui assignait.
Aux lendemains du triomphe du capitalisme libéral accompli par la Révolution de 1848, la Compagnie fut dissoute sous la pression des traitants libres. Mais la liberté du commerce entraina une anarchie dans les échanges qui ruina les affaires les plus vulnérables. Sur le plan politique: La colonisation agricole et le commerce des esclaves accentuèrent les conflits sociaux dans les Etats du Fleuve, également en proie à une crise de réadaptation par suite du déclin de l’économie esclavagiste. Les interventions répétées de l’administration en faveur du commerce soulevèrent une double opposition : celle des marchands traditionnels, victimes de la concurrence des négociants européens et celle des peuples soumis à l’oppression administrative et aux exactions des aris tocraties locales. Ces dernières soucieuses d’assurer des revenus à leur appareil étatique par les taxes sur le commerce européen et les “coutumes”, adoptaient une attitude tantôt de collaboration tantôt de résistance contre les Français. L’Islam fut le stimulant idéologique de la résistance anti française. Presque partout on vit les paysans se regrouper autour des marabouts pour opérer une tentative de restructuration plus large de la société au détriment des ceddo (classe politico guerrière) et du système colonial.
Ainsi les mouvements de Diile au Waalo, d’El Haj Umar dans la moyenne et haute vallée et Ma Ba Jaaxu dans le Rip faisaient courir un sérieux péril aux intérêts de la France et de ses alliés. L’instabilité chronique du gouvernement de la colonie par suite de la valse des gouverneurs dont le séjour ne dépasse presque jamais deux années consécutives rendait la crise d’autant plus grave. Plusieurs rapports rédigés par des négociants ou des militaires avaient pourtant attiré l’attention du ministre de la Marine sur la nécessité de prolonger le séjour des gouverneurs, et surtout sur l’adoption d’une politique de fermeté à l’égard des mouvements de résistance. Dès 1843, le gouverneur Bouet Willaumez, appuyé par le ministre et le directeur des Affaires Extérieures avait énoncé les principes de la nouvelle stratégie de conquête.
En 1847, un négociant de Saint Louis, M. Héricé les reprit et les développa dans un mémoire présenté au ministre de la Marine et des Colonies Dans son rapport en date du 2 janvier 1854, le , gouverneur Protet les formulait sans ambiguïté : “Nous sommes les souverains du fleuve Nous devons nous affranchir au plus tôt de tout ce qui peut avoir l’apparence d’un tribut prélevé sur le gouvernement ou d’une exaction au commerce. C’est dans cet esprit que devaient être conçus taus les nouveaux traités que nous pouvons avoir à passer avec les chefs des tribus riveraines”.PAR ABDOULAYE BATHILY,A suivre demain Faidherbe et la mise en application de la diplomatie de la cannonière

PARFUM DE DÉLICATESSE PAR MAMADOU NDIAYE

A son corps défendant, Aloyse Waly Diouf a ravi, la semaine dernière, la vedette au coronavirus, en annonçant son départ du Ministère de la Santé « vers…d’autres chalenges » ! Contre toute attente, c’est du haut du pupitre qu’il révèle ses intentions dans une sorte d’adresse à la nation, face aux caméras ! Sa silhouette sahélienne, son allure patricienne et son visage austère (même masqué) étaient devenus familiers aux Sénégalais qui découvrent non sans étonnement un serviteur de l’Etat s’en aller « comme çà ! » Soudain, un monarque d’ombre sous les lambris !
A son poste de responsabilité et vu le niveau élevé de son rang, une telle sortie manque de hauteur et de finesse pour un homme de sa trempe. En vertu de la mission qu’il accomplit encore, se sent-il obligé de rendre public son départ du Ministère de la Santé ? Qui de lui ou de son patron, en l’occurrence, le Ministre de la Santé, était le plus habilité à entreprendre cette initiative de séparation ? Le moment paraît-il judicieux et opportun ? Avec quels états de services s’en va-t-il ? Le combat contre le covid-19 se poursuit toujours. Pas de doute à ce sujet.
A cette étape précise, l’épidémie n‘est pas vaincue. Loin s’en faut. Elle n’amorce même pas un reflux. Pourtant, l’intéressé continue d’égrener le décompte macabre des morts et des testés positifs issus d’une variété de cas de transmission de la maladie. Dans ces conditions, il eût mieux valu partir sur la pointe des pieds pour ne point s’attirer la lumière des projecteurs.
Quitter le navire alors que le mal n’est pas encore circonscrit projette un effet malveillant dans l’opinion, surtout chez les jeunes en quête de modèle de représentation. Et puis son point de chute connu, l’OMS, ne paie de mine. Vilipendée par les Etats-Unis, instrumentalisée par la Chine, discréditée en Afrique et snobée en Europe, l’Agence spécialisée des Nations Unies pour la santé publique se remet difficilement de l’épreuve qu’elle endure depuis l’apparition de la pandémie du covid-19.
Gardons-nous toutefois de jeter Dr Aloyse Diouf en pâture, encore moins de pointer sur lui un indexe accusateur. Nul donc ne lui conteste l’ardent désir de nourrir des ambitions, si tel est son dessein. Pas plus qu’il ne lui est reproché de saisir les chances qui s’offrent à lui. Au contraire. Mais, -car il y a un mais- servir l’Etat obéit à des codes, à des règles souvent non écrites (et c’est là toute l’élégance) auxquels souscrivent et adhèrent les agents, a fortiori les hauts fonctionnaires.
Le Directeur de Cabinet du Ministère de la Santé, démissionnaire, appartient, faut-il le rappeler, à un de ces grands corps d’Etat qui constituent la pierre angulaire de l’orthodoxie administrative. L’effacement et la discrétion, en plus de la loyauté, caractérisent les hommes qui incarnent la puissance publique. Ils s’abstiennent en toutes circonstances d’attitude ostentatoire, préférant plutôt le sacerdoce à l’intérêt pour la gloire ou le prestige en raison justement de la dignité de charge des hautes fonctions occupées. En bonne logique, sa démission n’aurait pu avoir plus résonnance qu’un tintement de cloche.
Or l’écho viral déclenché, prouve à satiété qu’il y a changement d’échelle par les actes que posent les grands commis de l’Etat. L’Etat lui-même doit percevoir ces mutations et s’affranchir de la pudeur des textes qui régissent son fonctionnement pour être en phase avec l’époque et les fortes fureurs qui s’expriment. Si chacun privilégie ses intérêts, l’Etat a-t-il une politique pour défendre les siens propres ?
Depuis l’aube des temps d’indépendance, les organisations internationales phagocytent ou siphonnent les administrations des pays de l’hémisphère sud, coupant ainsi les bases de décollage en s’offrant à prix coûtant (sonnant et trébuchant) des cadres de valeur desdits pays, très sensibles à l’épaisseur du portefeuille. Certains parmi eux, détachés de longue date, finissent par se déconnecter et, n’ayant plus prise sur les réalités, préconisent parfois des politiques aux antipodes des aspirations populaires. Les politiques d’ajustement structurel, des décennies 80 et 90, ont eu leur heure de gloire avec la mise sur orbite de grands cadres africains devenus par la suite des dirigeants aux fortunes diverses à la tête d’Etats affaiblis et inféodés aux institutions multilatérales.
Le Mali est l’exemple achevé de la déliquescence de l’Etat. Le pays s’ennuie et s’habitue désormais à l’occupation de la rue à l’instigation d’une galaxie de barbus gravitant autour de l’énigmatique imam Mahmoud Dicko. Après avoir soutenu l’actuel Président Ibrahim Boubacar Keïta, il le combat aujourd’hui et ne demande rien moins que sa démission sous les vivats de Maliens excités, désabusés et peut-être même désorientés.
Ce vaste territoire de plus d’un million de kilomètres carrés se disloque chaque jour un peu plus. Petit à petit, il s’émiette avec des zones hors de contrôle du pouvoir central, lui-même dépourvu d’autorité. L’imam Dicko, demande le départ de IBK, sans autre forme de procès. Elu démocratiquement, s’il doit quitter le pouvoir, ce devrait être à l’échéance de son mandat. Mais Dicko passe outre et occulte l’enjeu de la réunification malienne. Un enjeu autrement plus important que les querelles de préséance politicienne. Il est perçu comme le socle de consolidation de l’état de droit. Au Mali, l’opposition reste aphone. La classe politique apparaît tatillonne voire quelconque. Elle a renoncé à être une force de propositions. Tandis qu’un des ses leaders, de surcroît figure de proue sur l’échiquier politique, est hors champ parce que pris en otage. Pendant ce temps le pouvoir d’Etat étale son incompétence.
Ce sombre tableau peut précipiter le pays dans un chaos généralisé. Tous ces ingrédients réunis, ouvrent un large boulevard à l’aventure, au populisme dont pourrait se saisir l’ancien Président du Haut Conseil islamique malien (HCIM) pour s’improviser comme l’ultime recours alternatif face à un Chef d’Etat peu inspiré, sans projet, dépourvu de charisme et dont l’autorité s’effiloche à mesure que la crise s’accentue. IBK a « consommé » six Premiers ministres en moins de six ans à la tête du Mali.
Preuve s’il en est d’une inquiétante instabilité qui est de nature à secouer la sous-région, notamment le Sénégal, son voisin immédiat. Vu de Dakar, l’imbroglio malien paraît lointain. Ce qui est faux. L’illusion de la distance peut coûter cher au Sénégal s’il s’interdit de surveiller attentivement les développements en cours à Bamako. Le pouvoir vacille avec de larges concessions aux manifestants qui ne se privent plus de surenchérir politiquement. A force d’engranger des points, ils réclament maintenant les clés du Palais de Koulouba où s’est retranché un président sans prise réelle sur le pays. Naturellement un tel affaiblissement du pouvoir central ne rassure pas la France présente sur le sol malien pour assurer, au titre d’un mandat de l’ONU, la sécurité de ce gigantesque pays qui abrite de colossales richesses prisées et convoitées à la fois.

Chronique: La force corrosive du cinquième pouvoir Par Pape sadio thiam

https://directnewsinfo.com/Les journalistes chahutés, les médias discrédités, le journalisme a-t-il un avenir ? Est-il encore le seul apanage des journalistes ? S’impose probablement sa nécessaire   recrédibilisation  ou réappropriation, sinon se serait peut-être sa mort définitive. Si la question se pose, c’est parce que l’irruption des réseaux sociaux dans le monde des médias écrits, parlés, audiovisuels a tout bouleversé. Les règles sont violées,  les codes cassés, les acquis fragilisés, bref, les médias dits classiques sont bousculés par les nouveaux médias que sont : portails et sites internet, Facebook, twitter, Instagram. Nous sommes dans un monde où chacun se prend pour un journaliste. Que doivent alors faire les vrais journalistes ? Quelle est leur responsabilité ? Quelle est leur liberté ? Quelle modèle économique ? Ainsi s’interrogeait Mamadou Ibra Kane, qui recevait dans son émission dominicale « le jury du dimanche », une autre icone de l’audiovisuel, en l’occurrence monsieur Mactar Sylla. Le directeur général du groupe Emédia invest ne savait bien dire quand il pointe du doigt les réseaux sociaux, considérés comme un cinquième pouvoir, comme l’élément perturbateur du fonctionnement des médias traditionnels. En effet, il est clair que si la presse a longtemps été considérée comme le quatrième pouvoir, un pouvoir destiné à « corriger » les dérives arbitraires des trois premiers (législatif, exécutif, judiciaire), force est de constater qu’il est aujourd’hui sérieusement battu en brèche. Les médias sociaux sont devenus le « cinquième pouvoir » bien plus puissant encore du point de vue de l’opinion publique, capable de surveiller les dérives du pouvoir politique, mais aussi bien des autres pouvoirs présents dans toute société. La première cible de ce cinquième pouvoir est bien évidemment le pouvoir politique et, plus généralement l’homme politique. Ce dernier est démythifié, surveillé dans ses moindres faits et gestes, persécuté par chacune de ses erreurs. Ils sont tellement pris à partie qu’ils voient leur marge de manœuvre se réduire toujours davantage comme une peau de chagrin. La déconstruction de l’autorité, du leader tout court est une sorte d’uniformisation qui refuse toute forme de transcendance. Avec les réseaux sociaux, il ne s’agit plus de s’attaquer aux cortèges officiels, de brûler les drapeaux, etc., il s’agit désormais d’un délitement de l’autorité par sa banalisation outrancière. Juges, députés, conseillers, sénateurs sont tous soumis au contrôle universel de la citoyenneté : personne n’échappe à la critique citoyenne. La deuxième cible des réseaux sociaux est la technocratie. Longtemps à l’abri de la critique citoyenne à cause de leur posture scientifique ou parascientifique, les technocrates sont désormais soumis au contrôle citoyen par les réseaux sociaux. En véritable quatrième pouvoir, les réseaux sociaux ont accompli la prouesse d’avoir démystifié le technocrate. Ce dernier s’est incrusté dans la démocratie sous le couvert de la science : ses raisons et ses vérités sont dans une certaine mesure au-dessus de la raison populaire. La plupart du temps, la technocratie a été la couverture de la volonté de rendre le pouvoir hors de portée de la sanction populaire. Le discours technocratique ne pouvant pas être discuté par le peuple devient un de facto un dogme à cheval entre la politique et la science. En habillant son discours de formules scientifiques, le technocrate écarte d’office le profane des décisions qu’il est amené à prendre. Mais avec la démocratisation des réseaux sociaux, cette barrière de sécurité que le technocrate avait placée entre lui et le commun des sénégalais est annihilée. Cette force corrosive des réseaux sociaux est un véritable contre-pouvoir, voire même un pouvoir qui fait la concurrence aux pouvoirs politiques traditionnels. Qui ose aujourd’hui nier qu’en tant que décideur, il ne tient nullement compte de l’opinion qui se forme et se transmet à travers les réseaux sociaux. La troisième cible est étonnamment la presse : comme elle est passée de contre-pouvoir à pouvoir, la presse est si étroitement surveillée par le citoyen dans les réseaux sociaux, que le journaliste lui-même est tenté de migrer vers ce nouveau type de média. Jadis auteurs d’investigations, de dénonciations, de critiques acerbes contre les pouvoirs politiques, la presse est aujourd’hui passée de sujet à objet de critiques. Outre le fait qu’ils sont tous obligés de partager leurs réflexions dans les réseaux sociaux, ils sont obligés de défendre leurs analyses, de se justifier, de corriger ses arguments, bref de satisfaire une certaine demande citoyenne expressément formulée dans les commentaires de ses « posts ». Les médias sociaux bousculent le journalisme traditionnel, au moins en interrogeant les fonctions qui lui sont idéalement dévolues. Surtout dans un contexte où de nombreuses critiques sont portés à l’encontre de ce dernier comme favorisant l’expertise et l’emprise de quelques-uns, mais aussi des connivences des journalistes, des éditorialistes avec des responsables politiques ou des techniciens de l’action publique. Ces pratiques font des médias sociaux, un terrain expérimental sur lequel peuvent s’édifier des dispositifs de publication cherchant des alternatives aux pratiques médiatiques les plus critiquées. Contrairement aux récepteurs des médias traditionnels, les médias sociaux mettent l’accent sur le caractère actif de l’internaute qui peut interagir sur les informations reçues et même en produire. Aujourd’hui l’homme politique n’est plus le seul à être astreint à la quête d’une légitimité ; le journaliste également est à la recherche d’une légitimité conférée par les réseaux sociaux. Il ne peut plus se contenter de la reconnaissance de ses pairs, il lui faut, pour asseoir, pérenniser et accroître sa crédibilité, prendre en charge les fluctuations, les pulsions de cette société dite virtuelle, mais très puissante. La presse n’est désormais plus un monde clos qui peut se contenter de ses propres règles et principes de travail. De même que les pouvoirs politiques ont été décloisonnés par la perspicacité, la persévérance et la constance des investigations de la presse traditionnelle. Mais quand elle a commencé, comme au Sénégal, à parasiter les luttes sociales au lieu de les porter, elle était fatalement condamnée à subir la même sentence qu’elle a prononcée contre les pouvoirs politiques. Plus que sa rédaction, mieux sa propre conscience professionnelle, le journaliste est appelé à soumettre son travail à l’approbation du public par le force des réseaux sociaux.

Cheikh Yérim Seck dans de « beaux draps »: La fille serait..

https://www.leral.net/Auditionné hier par la Section de Recherches de la gendarmerie, Cheikh Yérim Seck a nié tout ce qui lui est reproché sur l’avortement présumé d’une fille, estimant que ce n’est pas une mineure. Mais plus grave, l’affaire a rebondi au moment où il s’y attendait le moins.
En effet, l’affaire avait été gérée à l’amiable, car la concernée est la fille d’un grand dignitaire dans une grande maison confrérique au Sénégal. Mais au dernier moment, le père de la fille s’est radicalisé.
Lors de son audition, Cheikh Yérim Seck a nié en bloc. Mais pour vous dire que ce dossier est sensible, selon « Enquête », le Maître des poursuites a été présent tout le temps que les enquêteurs auditionnaient.

L’AUDITION DE CHEIKH YÉRIM REPORTÉE

http://www.emedia.sn/L’audition de Cheikh Yérim Seck, prévue ce mardi, est reportée à demain, mercredi. Selon Libération online, le journaliste qui s’apprêtait à déférer à la convocation à 10 heures, a été joint au téléphone par les gendarmes qui lui ont notifié la décision. Selon des sources du journal, les enquêteurs sont dans l’attente des résultats de certaines réquisitions.
Cheikh Yérim Seck est impliqué dans une affaire de moeurs. Il est accusé d’avoir mis enceinte une fille mineure avant de l’inciter à l’avortement.

FONDS FORCE COVID-19: ADD tient les comptes

https://directnewsinfo.com/Salaires régulièrement payés, maitrise de l’inflation, paiement de la dette intérieure, reprofilage des dépenses, injection de liquidités…
2,5 milliards de nos francs alloués à chacun des ministres Moustapha Diop et Abdoul Karim Fofana
1 milliard cinq cents millions à l’hôpital Dalla Diam et 1 milliard sept cent cinquante millions à l’hôpital principal entièrement libéré et qui auront permis d’éviter à nos hôpitaux d’être pris de court par la montée des cas positifs
ADD a eu la main au cœur à l’endroit du secteur privé en procédant en règlement diligent des fournisseurs pour un montant de près de 122 milliards et en octroyant près de 40 milliards en soutien aux entreprises affectées. De l’argent injecté à côté des 241 milliards de remises partielles de dettes fiscales accordées
Mais au-delà de l’administration, le ministre du Budget a surtout permis de renforcer la résilience sociale des populations sénégalaises avec 73,16 milliards décaissés sur les 103 milliards alloués dans le cadre du second pilier du programme de résilience économique et sociale.
15,5 milliards ont été alloués à la SENELEC dans le cadre de la prise en charge des factures d’électricité et 1,1 milliard à Sen’eau pour les factures d’eau
Le cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, acteur principal de la riposte à la covid-19 a vu ses besoins largement couverts avec des engagements de 35 milliards pour 29 milliards totalement réglés, soit plus de 80% des paiements effectués.
Au titre du programme de résilience économique et sociale doté d’un fonds de 1 000 milliards, c’est 332,13 milliards qui ont été décaissés par le trésor à la date du 17 juin 2020.
Si quelqu’un ne s’est pas laissé dépasser par la crise liée au nouveau coronavirus c’est bien Abdoulaye Daouda Diallo qui a entre ses mains le fonds force covid-19 et les ressources levées par le Sénégal au niveau des partenaires techniques et financiers. Une situation exceptionnelle de gestion avec une baisse drastique des recettes et une augmentation des charges et dépenses de l’État. L’État providence revient en force sous la conduite du ministre du Budget et ses services.
Lors de la séance d’adoption de la Loi de finances 2020, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo rassurait les élus du Peuple sur la capacité de notre pays à faire face aux chocs qui pouvaient survenir dans le cadre de l’exécution de la LFI qui venait de franchir la barre des 4.000 milliards de nos francs. À l’épreuve, on ne peut que saluer l’optimisme de ADD qui, face à la pandémie, a su s’appuyer sur les ressorts budgétaires pour éviter à notre économie de plonger dans une crise. Salaires régulièrement payés, maitrise de l’inflation, paiement de la dette intérieure, reprofilage des dépenses, injection de liquidités….. tout un arsenal de mesures issues du programme de résilience économique et sociale avec une enveloppe de 1.000 milliards de nos francs comme mesures d’atténuation des effets de la crise de la Covid-19. Des dépenses retracées aux francs près avec un niveau de décaissements rarement atteint grâce à la diligence des services de son homme de main, le Directeur du budget, Moustapha BA.
Ainsi, Dans le même élan, le « budget » a accompagné le relèvement de notre plateau médical en consacrant des enveloppes de 1 milliard cinq cents millions à l’hôpital Dalla Diam et 1 milliard sept cent cinquante millions à l’hôpital principal entièrement libéré et qui auront permis d’éviter à nos hôpitaux d’être pris de court par la montée des cas positifs. Ces efforts réalisés dans le cadre du 1er pilier du programme de résilience économique et sociale doté d’une enveloppe de 77,8 milliards à connu un taux d’exécution de 54,8% pour 42,6 milliards de paiements réalisés.
Ces 42,6 milliards dédiés aux dépenses liées à la riposte à la Covid-19 ont profité aux ministres Moustapha Diop en charge du développement industriel et des PMI pour un montant de 2,5 milliards de nos francs et son collègue Abdoul Karim Fofana en charge de l’urbanisme, du logement et de l’hygiène publique pour le même montant. Une « générosité » de ADD et ses services qui a touché la place Washington pour permettre au ministère de l’Intérieur d’encaisser le montant de 2 milliards de nos francs. C’est dire que l’administration a eu les moyens nécessaires pour faire face à la pandémie qui s’est installée au Sénégal depuis le 02 mars.

6 milliards de FCFA à la Diaspora

Mais au-delà de l’administration, le ministre du Budget a surtout permis de renforcer la résilience sociale des populations sénégalaises avec 73,16 milliards décaissés sur les 103 milliards alloués dans le cadre du second pilier du programme de résilience économique et sociale. C’est en ce sens que 15,5 milliards ont été alloués à la SENELEC dans le cadre de la prise en charge des factures d’électricité et 1,1 milliard à Sen’eau pour les factures d’eau. Le coût des mesures destinées aux populations les plus vulnérables a été soldé à hauteur de 47 milliards tandis que les secteurs de la pêche artisanale, de l’agriculture familiale et de l’élevage ont bénéficié de 3 milliards de nos francs. La diligence accordée à ce pilier dédié aux Sénégalais d’ici et d’ailleurs aura permis d’éviter à de nombreux compatriotes de plonger dans la précarité. Elle aura aussi profité aux Sénégalais de la diaspora qui, à travers les services de Amadou Ba, a reçu six milliards deux cent cinquante millions.
Pour s’assurer de la bonne exécution de l’ordonnance présidentielle qui organise le chômage technique en cette période de crise, ADD a eu la main au cœur à l’endroit du secteur privé en procédant en règlement diligent des fournisseurs pour un montant de près de 122 milliards et en octroyant près de 40 milliards en soutien aux entreprises affectées. De l’argent injecté à côté des 241 milliards de remises partielles de dettes fiscales accordées.
Aujourd’hui, 3 mois après le début de la crise, le Sénégal fait face à ses engagements financiers et vient en appui à ses citoyens. Au titre du programme de résilience économique et sociale doté d’un fonds de 1 000 milliards, c’est 332,13 milliards qui ont été décaissés par le trésor à la date du 17 juin 2020. Des fonds alloués à des départements ministériels qui doivent à leur tour se soumettre au même exercice de comptes devant les Sénégalais.Pape D. Faye

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 23/06/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Toussaint Manga insulte Ba Nguer 

Entre les anciens frères Abdoulaye Ba Nguer du Pds-Suxali Sopi et Toussaint Manga du Pds, c’est la guerre totale. Dans une audio reçue à «L’AS», le député Toussaint Manga insulte la mère de son frère Abdoulaye Ba Nguer. En effet, il lui reproche d’avoir tourné en dérision son attitude dans le cadre du comité de suivi de la Force Covid-19. En clair, Ba Nguer, très actif sur les réseaux sociaux, a posté la réplique du Général Ndiaye accusant implicitement Toussaint Manga d’être à l’origine de la fake news sur les per diem des membres de la force Covid-19.Il s’est ainsi attiré les foudres du jeune député libéral qui l’a copieusement insulté avant de proférer des menaces. Le trémolo de sa voix en disait long sur la colère du parlementaire qui insultait comme un charretier l’ancien chargé de l’administration de la Fncl.

Le gouvernement scolaire contre la reprise des cours

Le collectif des gouvernements scolaires ne semble pas être charmé par la proposition du ministre de l’Education Mamadou Talla de la reprise des cours pour le 25 juin prochain. Ces écoliers estiment qu’il y a un risque sanitaire à cause de la propagation de la covid-19. Ils comptent d’ailleurs tenir un point de presse pour dénoncer cette mesure.

Nouvelle loi d’orientation des transports terrestres

Le Sénégal sera bientôt doté de nouveaux textes sur les transports terrestres. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Omar Youm, a présenté hier en commission le projet de textes de la nouvelle loi d’orientation et d’organisation des transports terrestres. Il a défendu le projet devant les membres de la commission de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports de l’Assemblée nationale en présence du Ministre Mayacine Camara.

FAR Limited soutient le retour des élèves

FAR Limited a mis la main à la poche pour une belle reprise des cours. En fait, dans son programme social, la société pétrolière s’engage à soutenir le retour des élèves à l’école après une longue période de confinement à cause de la Covid-19. A cet effet, la compagnie a appuyé la commune de Thiadiaye en mettant à sa disposition 480 sacs, 100 packages de fournitures scolaires pour CI, 100 pour le CP, 100 pour le CE1, 100 packages pour le CE2, 100 pour le CM1 et 100 pour le CM2. Le lot de matériels a été remis hier au maire deThiadiaye, Omar Youm à Diamniadio. Ce programme a été possible grâce à la vision stratégique de la Directrice générale adjointe de FAR, Mme Gogne Sèye.

Les leaders du CRD défendent le commissaire Sadio

Les leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) prennent la défense de l’ancien commissaire de police convoqué hier par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Pour eux, la place du commissaire Boubacar Sadio n’est pas derrière les barreaux de l’intimidation, de l’humiliation et de la répression politique, mais bien devant les fléaux constitutifs du mal politique sénégalais des temps modernes incarné par le régime de Macky Sall. Pour Mamadou Lamine Diallo et compagnie, écrire pour donner aux citoyens des systèmes de pensée, des moyens de comprendre et la force de sanctionner ceux qui prétendentles servir, n’est ni une atteinte à la sûreté, ni une offense au chef de l’Etat. Selon eux, devant l’imposture, le seul mot d’ordre qui vaille est de s’organiser et faire face à l’inacceptable qui tisse sa toile dans des arrestations, par l’arbitraire et l’injustice


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