S’appuyer sur L’OMC et booster L’agenda Commercial Africain

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L’Afrique se démène dans plusieurs processus de négociations et de pratiques commerciales, sans en définir des lignes de cohérences claires. Depuis quelques temps, on assite à une reprise en main volontariste qui essaye d’articuler les règles commerciales entre l’OMC, les Accords de Partenariat Economique (APE), les règles communautaires, les nouvelles règles de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) et les lointaines dispositions du Traité d’Abuja. L’Afrique prend conscience de ses engagements commerciaux multiples et travaille à les rationnaliser. Un leadership mondial reconnu à travers la direction de l’OMC favoriserait l’accélération de ce processus. Pour la première fois, l’Afrique aurait un agenda commercial fait d’engagements qui mettent ses intérêts dans le bon ordre de priorités. L’Afrique a toujours négocié à rebours à l’OMC, en tentant de rattraper ses retards du cycle d’Uruguay et en s’accommodant du cycle de Doha, sans prospective. Le monde Post-Covid qui se dessine et l’affirmation d’un leadership africain assumé sont les éléments d’un ordre commercial nouveau qu’il convient de façonner, sans tarder. A cet effet, l’organisation d’une deuxième conférence ministérielle de l’OMC en Afrique, après Nairobi en 2015, serait stratégique. Dakar, à l’extrême ouest du continent, pourrait l’accueillir en 2023.El Hadji Abdourahmane DIOUF est docteur en Droit International Économique, expert en négociations Commerciales Internationales. Il est Président De L’Agence Africaine Pour Le Commerce Et Le Développement (2ACD).


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