Revue de Presse du Lundi 22 Juin 2020

Revue de Presse du Lundi 22 Juin 2020
Partagez ce contenu!

A l’OMC, l’Afrique à la manœuvre d’une transition géocommerciale mondiale Par El Hadji Abdourahmane DIOUF*

https://www.financialafrik.com/« Le monde Post-Covid qui se dessine et l’affirmation d’un leadership africain assumé sont les éléments d’un ordre commercial nouveau qu’il convient de façonner, sans tarder ».
L’OMC est mal en point. Le cycle de Doha s’éternise. Les Etats Unis paralysent le fonctionnement de l’organe d’appel. Le multilatéralisme régresse. Le commerce mondial post-Covid est en attente de régulation. L’humanité s’interroge et le Directeur Général (DG) de l’OMC démissionne. Il faut lui trouver un remplaçant au pied levé. C’est le tour de l’Afrique !
L’élection d’un africain à la tête de l’OMC aura des incidences positives sur la régulation du commerce mondial. Les Etats sont maîtres à l’OMC. Mais la vision et la capacité d’impulsion d’un directeur africain visionnaire peut avoir son importance dans l’agenda setting de l’organisation et redéfinir les priorités. Pour l’Afrique, ce sont des fenêtres d’opportunité qui s’ouvrent dans le système multilatéral et sur le continent ; c’est la possibilité de réinventer un agenda et de faire bouger les lignes commerciales.

Assumer son tour et ne pas passer la main

Nous avons eu Renato Ruggiero et Pascal Lamy (Europe), Mike Moore (Océanie), Supachai Panitchpakdi (Asie), Roberto Azevêdo (Amérique). De manière factuelle, tous les continents ont dirigé l’OMC. Sauf l’Afrique ! S’il n’y pas de référence juridique irréfutable pour revendiquer un tour, la règle non écrite prévaut. Il est peu diplomatique que d’autres pays ou d’autres régions du monde affichent des ambitions. Ils devraient tous retirer leurs candidats ; à moins qu’il y ait une présomption d’incompétence managériale sur l’Afrique. Par un vaste mouvement de courtoisie et de générosité, toute la communauté commerciale internationale devrait acter l’élection d’un futur DG africain de l’OMC. Ce serait le signal d’un écosystème commercial inclusif qui réajuste les inégalités de développement. Ce serait une belle synchronisation entre la règle un Etat/une voix et le principe un continent/une mandature.
Par la suite, un autre consensus devrait venir des pays africains eux-mêmes. L’Union africaine (UA) a l’obligation de travailler à comprimer les égos et à imposer à ses membres la discipline de se conformer à une candidature unique consensuelle. Depuis Addis-Abeba, le nom du représentant de l’Afrique devra être choisi. Fermement ! Quitte à appliquer des sanctions drastiques aux pays récalcitrants qui présenteraient des candidatures concurrentes. Les leçons du passé doivent être tirées et l’Afrique doit se présenter à l’OMC et à la face du monde avec un leadership authentique et univoque.

Actionner un droit de légation active et agir d’une voix

A ce jour, l’Afrique peine à se faire entendre à l’OMC. Elle n’utilise pas les outils commerciaux mis à sa disposition. Elle ne fait pas souvent passer ses points de vue. Elle ne se plaint jamais à l’Organe de règlement des différends. Et personne ne se plaint d’elle, tant elle apparait insignifiante. En réalité, l’Afrique n’existe pas à l’OMC ! Elle y subsiste à travers ses membres épars et par le Groupe africain. Le Groupe procède d’une bonne volonté de communion commerciale africaine. Elle travaille à harmoniser les positions et essaie de parler d’une seule voix. La symbolique est utile. Mais le résultat est faible. L’Afrique à la manœuvre à l’OMC propulserait la symbolique unitaire vers une étape juridique pragmatique. La faiblesse de l’Afrique est de n’avoir aucune de ses organisations économiques régionales comme membre de l’OMC. La solution est dans le droit de légation active des organisations régionales (CEDEAO, la CEEAC, CAE, etc.) qui enverraient leurs propres représentants auprès de l’OMC. Ces Unions douanières remplissent les conditions d’adhésion à l’OMC. Leurs positions seraient mieux harmonisées, mieux défendues et gagneraient en crédibilité vis-à-vis de leurs partenaires commerciaux. Ce serait une première étape dans le mandat d’un DG africain. L’étape suivante serait l’agrégation de toutes ces unions douanières régionales africaines en une Union douanière continentale qui adhérerait à l’OMC avec une voix unique adossée à celles des membres individuels africains. Une mandature pour impulser cette novation commerciale pouvant faire de l’UA un membre de l’OMC à moyen terme serait un succès.

Optimiser les flexibilités et assumer Les exceptions transitoires

La libéralisation intégrale du commerce international n’est pas encore pour l’Afrique. Elle a besoin d’une insertion progressive et doit préparer son économie à la concurrence internationale. Le système l’a si bien compris qu’un dispositif important de règles dérogatoires est prévu pour les pays en développement. C’est le traitement spécial et différencié applicable à tous les pays africains. Mais il reste incantatoire, cosmétique et avec une faible prise sur la réalité du commerce international. Les pays africains n’en profitent pas assez du fait de la boulimie libérale des pays développés. Les règles exceptionnelles qui profiteraient au commerce africain existent donc, mais ne sont pas promues. La gouvernance occidentale y est pour beaucoup. Un Directeur africain, avec le soutien des pays africains membres de l’OMC, n’aura pas à réinventer les possibilités de l’insertion de l’Afrique dans le commerce mondial. Il lui suffira de changer l’ordre des priorités et de transformer les potentialités en réalités commerciales.

S’appuyer sur L’OMC et booster L’agenda Commercial Africain

L’Afrique se démène dans plusieurs processus de négociations et de pratiques commerciales, sans en définir des lignes de cohérences claires. Depuis quelques temps, on assite à une reprise en main volontariste qui essaye d’articuler les règles commerciales entre l’OMC, les Accords de Partenariat Economique (APE), les règles communautaires, les nouvelles règles de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) et les lointaines dispositions du Traité d’Abuja. L’Afrique prend conscience de ses engagements commerciaux multiples et travaille à les rationnaliser. Un leadership mondial reconnu à travers la direction de l’OMC favoriserait l’accélération de ce processus. Pour la première fois, l’Afrique aurait un agenda commercial fait d’engagements qui mettent ses intérêts dans le bon ordre de priorités. L’Afrique a toujours négocié à rebours à l’OMC, en tentant de rattraper ses retards du cycle d’Uruguay et en s’accommodant du cycle de Doha, sans prospective. Le monde Post-Covid qui se dessine et l’affirmation d’un leadership africain assumé sont les éléments d’un ordre commercial nouveau qu’il convient de façonner, sans tarder. A cet effet, l’organisation d’une deuxième conférence ministérielle de l’OMC en Afrique, après Nairobi en 2015, serait stratégique. Dakar, à l’extrême ouest du continent, pourrait l’accueillir en 2023.El Hadji Abdourahmane DIOUF est docteur en Droit International Économique, expert en négociations Commerciales Internationales. Il est Président De L’Agence Africaine Pour Le Commerce Et Le Développement (2ACD).

David Malpass, président de la Banque Mondiale: “le racisme n’a pas de place dans notre institution”

https://www.financialafrik.com/La vague de protestations mondiales contre le racisme a fini par faire réagir le groupe de la Banque Mondiale. Le président de cette institution, clé de voûte du système financier multilatéral a fait publier une déclaration forte et prometteuse que nous reproduisons ici en intégralité.
“Je souhaiterais exprimer aujourd’hui publiquement mes sentiments sur le racisme et les événements terribles de ces dernières semaines. Je suis accompagné dans cette démarche par les échanges, chargés d’émotion et profonds, qui se déroulent actuellement au sein du Groupe de la Banque mondiale et dont témoignent avec force nos billets de blog, messages, conversations et discussions ouvertes à tous nos collaborateurs. Nous avons choisi de prendre la parole, et je vais m’y essayer, tout en sachant qu’aucun de mes mots ne sera assez juste ni assez fort. Ce qui est arrivé à George Floyd est plus que condamnable. J’espère que justice sera faite pour lui et pour sa famille, même si rien ne pourra réparer les souffrances et la mort de George Floyd, ni effacer la douleur de sa famille et la peine de toutes celles et ceux qui sont attachés à l’humanité. Le racisme est un fléau profond et pernicieux que nous devons combattre et éradiquer.
La semaine dernière, j’ai pris part à deux discussions importantes sur le racisme, aux côtés de milliers de mes collègues. Ces discussions ont donné lieu à des échanges bouleversants, marqués par la colère, la compassion et la honte face à des actes injustifiables. Elles ont aussi été dominées par une question cruciale, à laquelle tout notre personnel est appelé à contribuer : que pouvons-nous faire à l’échelle de notre institution ? J’ai annoncé la semaine dernière la création d’un groupe de travail qui aura pour mission de se pencher sur les sujets qui touchent au racisme dans le cadre de notre institution, de nos programmes et des pays dans lesquels nous travaillons. Notre première vice-présidente et directrice juridique Sandie Okoro dirigera cette initiative, en agissant en étroite collaboration avec nos services des ressources humaines, des opérations et de justice interne, ainsi qu’avec notre Conseil sur la diversité et l’inclusion et l’ensemble des bureaux du Groupe de la Banque mondiale.
Toute notre équipe de direction et moi-même nous tenons prêts à collaborer étroitement avec le groupe de travail, l’ensemble du personnel, nos actionnaires, la société civile et les communautés auprès desquelles nous intervenons dans le monde entier. Car il est indispensable de s’écouter les uns les autres pour trouver ensemble des moyens d’action contre le racisme. Nous célébrons demain l’anniversaire de la fin officielle de l’esclavage aux États-Unis, et cette journée du 19 juin s’impose partout dans le pays comme un moment qui nous appelle à reconnaître les atrocités du passé et à nous engager pour mettre fin au racisme. En ce Juneteenth, le Groupe de la Banque mondiale invite tout son personnel à se réunir virtuellement pour commémorer cette date historique et affirmer publiquement nos valeurs. Nous déploierons des bannières #EndRacism sur les façades de deux de nos bâtiments à Washington. Parce que les discriminations raciales et l’injustice sociale, où que nous soyons dans le monde, n’ont pas leur place dans notre institution ni dans nos sociétés”.Le Président du Groupe de la Banque Mondiale,David Malpass, 18 Juin 2020

Coronavirus: croire que rien ne va changer,voilà l’illusion Par Alioune Sall

https://www.jeuneafrique.com/Qui peut croire que nous pourrions recommencer à vivre dans un monde qui a envoyé des hommes sur la Lune mais ne sait pas produire des masques pour se protéger ? Ce serait ridicule.
Tout le monde parle déjà de l’après-Covid, alors même que la crise est loin d’être terminée. Il est vrai que des questions se posent et que rien n’interdit de chercher à y répondre. L’une des premières concerne la nature même de cette crise, qui n’est pas seulement sanitaire et économique, mais aussi culturelle. Quelle est la narration autour de cette épidémie ? Diffère-t-elle de celle qui a été élaborée lors des précédentes ?
On peut aussi s’interroger sur les relations internationales : avec cette crise, c’est le sort de certaines institutions – l’OMS, pour ne pas la nommer – qui se joue. Et, bien sûr, il y a des interrogations anthropologiques. Comment les sociétés ont-elles réagi, comment ont-elles décidé qui elles laissaient mourir et qui allait vivre ?

Un rapport magique au temps

Avant de réfléchir à l’après-crise, il faut donc penser la crise elle-même. Ce travail est difficile. D’abord, parce que la situation est d’une extrême complexité. Ensuite, parce que nous ne savons pas à quel moment commencera l’« après ». Il est nécessaire de déterminer à quelle date nous reviendrons à la normalité, mais même les experts divergent sur ce point. Certains parlent de la fin de 2020, d’autres de 2022… L’horizon de l’entrée dans l’ère post-Covid s’éloigne à mesure que nous pensons nous en approcher. Troisième difficulté, commune à toutes les situations de crise : ce n’est jamais le bon moment de dire qu’il aurait fallu anticiper.
Aurait-on pu ou dû agir plus tôt ? Le problème tient au fait que, lorsque tout va bien, personne ne voit pourquoi les choses iraient mal. C’est particulièrement vrai en Afrique, où nous entretenons un rapport quasi magique au temps, où l’on se refuse à envisager le pire de peur de le provoquer. Nos chefs refusent de préparer l’après-soi, personne ne veut penser la mort… Et lorsque, à l’inverse, tout va mal, le fait de réfléchir à long terme est vu comme un alibi pour ne pas gérer les urgences.

La sidération des Occidentaux

Ce qui restera de cette crise, c’est l’effet de sidération qui a frappé les puissances occidentales. On les a vues agir en ordre dispersé, commettre des erreurs que l’on reproche habituellement aux Africains. Lorsque les États-Unis ont décidé de fermer leurs frontières aux Européens, ces derniers ont fait l’expérience de l’ostracisme, du statut de pestiférés qu’on réserve d’ordinaire aux Africains. Nous avons regardé cela avec un intérêt teinté d’égoïsme, et même d’un certain cynisme. Ainsi, les donneurs de leçons peuvent se trouver aussi démunis que nous !
Nous avons ri, un peu, mais c’était d’un rire jaune.
Néanmoins, cela a mis les Africains en position de dire aux Occidentaux qu’ils n’ont pas les réponses à tous les problèmes. Cela a rétabli une certaine égalité face à l’urgence, nous a autorisés à porter un regard décomplexé sur l’Occident. Et ce d’autant plus que l’Afrique s’est découvert un savoir-faire et un potentiel innovant. Nous avons fabriqué des robots, des respirateurs… La chloroquine, que nous connaissons bien, et certaines plantes africaines sont devenues dignes d’intérêt. Cette confiance retrouvée, cette idée que nous pouvons contribuer à quelque chose, tout cela peut avoir une influence sur nos complexes, sur notre fameuse « servitude volontaire ».

Solidarité et humilité

Ces réflexions nous conduisent à la question du monde d’après, qui devra forcément être plus solidaire, plus humble, plus humain. Utopie ? Aujourd’hui, c’est plutôt le fait de croire que l’on pourra revenir au business as usual qui relève de l’utopie ! Même si on le voulait, on ne pourrait plus revenir en arrière. Comment imaginer relancer l’économie de marché sans se poser la question de la place de l’homme ? L’heure est sans doute venue de cesser de croire que nous autres, humains, représentons le nec plus ultra de la Création.
Il nous faut repenser notre rapport aux biotopes, et pas uniquement sous le prisme du réchauffement climatique. Ce dernier est révélateur de ce que nous traversons, naturellement, mais c’est notre attitude vis-à-vis du vivant au sens large qu’il nous faut reconsidérer. Nous sommes entrés dans une crise de l’anthropocène, ce système qui ne fonctionne qu’en soumettant les autres formes de vie, qu’en négociant des « droits à polluer »… Qui peut croire que nous pourrions recommencer à vivre dans un monde qui a envoyé des hommes sur la Lune mais ne sait pas produire des masques pour se protéger ? Ce serait ridicule. Et tragique. Alioune Sall est docteur en sociologie, directeur exécutif de l’Institut des futurs africains (IFA).

Qualité de vie au Sénégal: Amélioration dans toutes les dimensions à l’exception de l’Environnement Par moubarack Lo

Le Sénégal est à la moitié du chemin vers la cible globale visée (au plus tard en 2030) en terme de qualité de vie. C’est ce qui ressort de la deuxième édition du rapport sur l’indice national de la qualité de vie (INQV) au Sénégal, réalisée par le Bureau de Prospective Économique (BPE).
« En 2018, le Sénégal obtient un score de 49,3 sur 100 et réalise donc la moitié du chemin vers la cible globale visée (au plus tard en 2030) en terme de qualité de vie » explicite le rapport. Cependant entre 2015 et 2018, toutes les dimensions qui constituent la qualité de vie ont connu des améliorations à l’exception de la dimension « Environnement » révèle l’étude. « En effet, avec cette dimension, le ratio « reboisement/déboisement » a connu une baisse progressive depuis 2015, passant de 1,48 à 0,51. Les dimensions «Education» et « cadre de vie (eau, assainissement, logement)» sont restées stables durant la même période. La dimension « Santé-Nutrition», grâce à son poids dans l’indice et à sa forte évolution sur toute la période, est la composante qui contribue le plus à la hausse de la qualité de vie durant la période 2015-2018 », lit-on sur le rapport.
Les dimensions « Infrastructure-TIC-Energie », « Revenu-Inégalités-Pauvreté » et « Protection Sociale » ont également contribué à l’amélioration de la qualité de vie entre 2015-2018. Cette forte contribution de ces dimensions s’explique par une progression remarquable (selon les cibles fixées à 2030) du secteur des TIC avec l’amélioration de la connexion à l’Internet à haut débit fixe pour 100 habitants. Au niveau des infrastructures, il est noté une amélioration du réseau routier classé en bon et moyen état (en % de routes revêtues) ainsi que de l’indice d’accessibilité rurale. L’accès renforcé de la population à l’électricité explique également la forte contribution de la dimension « Infrastructure-TIC-Energie » dans l’évolution nationale de la qualité de vie, renseigne la même source.  Enfin, la contribution de la dimension « Revenu-Inégalité-Pauvreté » est globalement due à l’augmentation du revenu par tête au cours de la période 2015-2018 ainsi qu’à la réduction des inégalités au niveau national avec l’évolution des scores de l’indice de Gini. La protection sociale, caractérisée par l’extension de la couverture du risque maladie et à l’augmentation du budget de l’Etat destiné aux programmes d’assistance sociale, a permis à cette dimension de contribuer positivement à la progression de la qualité de vie des Sénégalais.  La dimension « finance » et la dimension « sécurité » ont aussi contribué à l’amélioration de la qualité de vie depuis 2010. En effet, plusieurs stratégies sont mises en place pour étendre l’inclusion financière et faciliter l’accès de la population à la microfinance. Pour ce qui est de la sécurité de la population, on note une progression du taux de couverture en postes et commissariats de police ainsi qu’en postes et brigades de gendarmerie.
La dimension « Emploi » conclut l’étude, a contribué positivement mais faiblement à la qualité de vie de la population. Ce résultat est dû à la diminution du taux de chômage entre 2015-2018. Cependant la vulnérabilité des travailleurs ralentit la contribution de cette dimension à l’amélioration de la qualité de vie https://www.dakaractu.com/

L’ec(h)o d’un silence bavard  Par Madiambal Diagne

Les pays de l’Afrique de l’Ouest avaient clamé urbi et orbi vouloir mettre fin à la monnaie Cfa et réviser ainsi leurs accords de coopération monétaire avec la France. Les chefs d’Etat membres de la Cedeao, suivant les recommandations de leurs experts, avaient indiqué que 2020 sonnera le glas de la monnaie Cfa qui devra être remplacée par l’eco. Le 21 décembre 2019, les Présidents Emmanuel Macron (France) et Alassane Dramane Ouattara (Côte d’Ivoire) avaient confirmé cette échéance inéluctable pour les pays de l’Afrique de l’Ouest. Il est à remarquer que les pays de l’Afrique centrale, membres de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) et les Comores, tous soumis au même régime, se sont encore gardés de trancher le débat. Le 24 mai 2020, le gouvernement français a initié un projet de loi entérinant la fin du franc Cfa en Afrique de l’Ouest et la restitution à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) de la totalité des réserves de change déposées dans les comptes du Trésor français. Le ministre des Affaires étrangères de la France, Jean-Yves Le Drian, prenant les airs d’un Charles de Gaulle sur la Place Protêt à Dakar en 1958, a déclaré devant l’Assemblée nationale française que son pays répondait ainsi à une demande des huit pays membres de l’Uemoa (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Niger, Mali, Sénégal, Togo). La France se retire également des organes de gestion de la monnaie, permettant aux pays africains de recouvrer leur souveraineté monétaire pleine et entière. Elle ne s’engage pas moins à continuer à assurer la garantie de la convertibilité de la prochaine monnaie eco. Est-ce de la mansuétude ou juste une pudeur diplomatique ? En tout cas, on peut se demander combien de temps cette offre de garantie de la convertibilité pourra durer, d’autant que le pays garant n’aurait désormais aucune autorité ou emprise sur le cours des choses. Quel pays garantirait une monnaie adossée à des économies de pays dont il ne participe pas à la définition des politiques économiques ? En outre, garantie pour garantie, qu’est-ce qui assure que le successeur de Emmanuel Macron en France adoptera la même position ou que le successeur de Alassane Dramane Ouattara ne voudra pas changer de stratégie quant à la politique monétaire ?

Les polémistes deviennent subitement aphones

Le débat avait pris en haleine les élites africaines autour de la question du franc Cfa. Cette monnaie qualifiée de «coloniale» était présentée comme le mal provoquant les retards économiques des pays africains. Qu’à cela ne tienne ! Seulement, il ne se trouvait pas un économiste africain en mesure de présenter une expérience monétaire africaine plus efficace ou étant plus avantageuse que le franc Cfa. Au contraire, tous les pays qui encourageaient à pourfendre le Cfa comme le Nigeria, la Guinée ou le Ghana faisaient en quelque sorte du Cfa une monnaie refuge pour leurs transactions. Dans certains de ces pays, le Cfa est même accepté dans les transactions quotidiennes domestiques comme l’est aussi le dollar américain dans de nombreux autres pays africains. C’est dire !
Dans une chronique en date du 24 juin 2019, intitulée «Qui voudrait d’une monnaie de singe ?», nous mettions en garde, car «personne ne voudra porter la responsabilité d’être mis au ban de la communauté pour cause de manque de sentiment panafricaniste ou de volonté d’intégration régionale africaine. Personne ne voudra apparaître comme étant le support de supposés intérêts étrangers à l’Afrique. Les chefs d’Etat risquent ainsi de donner leur onction à un projet que tout le monde sait prématuré, tant les conditions préalables et nécessaires à sa réussite ne sont pas encore satisfaites. L’eco risquera en effet de se révéler comme une monnaie de singe, à l’instar de la plupart des monnaies en cours dans bien des pays africains». Nous demandions en conséquence de ne pas lâcher la proie pour l’ombre.
On peut présumer que le contexte de la pandémie du Covid-19 devrait y être pour quelque chose. Les esprits sont tournés à chercher à se sauver, mais on ne peut pas ne pas constater que c’est le silence radio après l’annonce par la France de son retrait des organes de l’Union monétaire. Les chefs d’Etat africains, qui avaient officiellement demandé la fin du franc Cfa, se gardent encore de se féliciter de la décision de la France. Le Nigeria, qui caressait le dessein de prendre la place de la France dans l’espace monétaire, ne montre plus un enthousiasme débordant pour l’eco, dès l’instant que les pays de l’Uemoa ont montré ne pas vouloir être sous le joug du Naira. Le Nigeria, dont les plans sont contrariés, dispute à l’Uemoa le droit d’utiliser le nom eco. Jusqu’où cette querelle de baptême va-t-elle aller ? Va-t-on voir circuler deux monnaies appelées toutes «eco» dans le même espace de la Cedeao ? Les activistes qui criaient à tue-tête pour la fin immédiate du Cfa ont déserté les plateaux des télés, des radios et les colonnes des journaux. Les rares et assez timides réactions encore enregistrées sont pour accuser la «France de chercher à torpiller l’eco en se retirant de manière aussi précipitée». Peut-être que la France mérite tout ce dont on l’accuse, mais la situation révèle une impréparation des pays de l’Afrique de l’Ouest à assumer leur souveraineté monétaire. Force est de dire que les Chefs d’Etat africains avaient fini par céder à une certaine clameur des réseaux sociaux, aux invectives de quelques grandes bouches d’activistes qui ont investi les nouvelles manufactures d’opinions et donc avaient fini par prendre des décisions pas suffisamment mûries. Ils sont coupables de n’avoir pas assumé toutes leurs responsabilités de Chefs d’Etat, même au prix de passer pour des vilains. Il était de mauvais ton de chercher à défendre la qualité du franc Cfa face aux attaques dont il faisait l’objet. Ainsi, a-t-on laissé prospérer tous les fantasmes sur le Cfa, voulant par exemple que la France profite des réserves de change déposées dans les coffres de la Banque de France pour financer son économie. Or le montant des liquidités déposées par la Bceao sur le compte d’opérations ouvert auprès du Trésor français est de l’ordre de 10 milliards d’euros à la fin de l’année 2019. Un tel montant ne suffirait même pas pour payer la dette du seul Sénégal ou pour financer la phase II de son Plan Sénégal-émergent (Pse). 40% des 10 milliards d’euros appartiennent à la Côte d’Ivoire et les 19% au Sénégal. Les réserves de change étaient rémunérées au taux de 0,75%. La France peut placer cette somme sur les marchés et peut-être récolter un meilleur taux ou l’utiliser dans ses transactions courantes. Qui sait ? La France n’a jamais dit comment elle utilise cette somme, mais on ne peut pas ne pas remarquer qu’elle est dérisoire à l’aune d’une économie d’un pays comme la France. Le Pib de la France est évalué à plus de 2 500 milliards d’euros et les taxes sur les transactions financières rapportent plus de 3 milliards d’euros par jour à la France.

Le Cfa est parti pour rester encore pendant quelques bonnes années

Le vin est tiré, il faut le boire. Il ne semble pas envisageable de demander à la France de revenir sur sa décision. Le cas échéant, le ridicule tuerait. Il n’en demeure pas moins que la circulation du Cfa est partie pour demeurer quelques bonnes années encore. L’appellation de la monnaie pourrait changer dans les livres comptables, mais la monnaie fiduciaire va demeurer. Mettre en circulation une nouvelle monnaie se fait dans le long terme. L’expérience enseigne que même pour changer une série de coupures de billets de banque, les autorités monétaires déroulent l’opération sur une longue période. Il faudrait aussi s’assurer de la fiabilité des nouveaux billets de banque qui seront mis en circulation. On a vu qu’en dépit des nombreux filets de sécurité censés protéger et rendre les billets de banque inviolables, des pays comme les nôtres sont régulièrement victimes de grandes opérations de faux monnayage. Va-t-on aussi pousser le bouchon du nationalisme africain jusqu’à préférer battre monnaie dans nos propres unités industrielles qui n’offrent pas toujours les meilleures garanties de sécurité ? Ou bien voudrait-on éviter de s’approcher de la France et aller faire battre notre monnaie en Chine ou en Russie ?
Au demeurant, Dans une tribune publiée dans ces colonnes en mars 2017, l’économiste Ndongo Samba Sylla présentait des faits intéressants sur la question du franc Cfa, qui se doivent d’être lucidement analysés pour toute transition vers une nouvelle monnaie. Les limites que le franc Cfa a représentées pour l’intégration économique du continent, le «déficit chronique de crédits bancaires des pays» de l’espace Cfa, ainsi que l’effet néfaste des flux financiers illicites sur les économies des pays de cette zone monétaire sont des arguments abordés par l’économiste sénégalais. Ces pistes bien intéressantes méritent une étude rigoureuse des gouvernants et des acteurs de la transition monétaire dans notre zone. Le silence de nos autorités après l’option faite par la France laisse dubitatif tout observateur. Il est bien de sortir d’une situation préjudiciable, mais encore faudrait-il une prise de responsabilités assez conséquente des élites politiques et économiques pour impulser une démarche nouvelle. Il faudrait de toute force que cette sortie du franc Cfa ne soit pas un «chaos monétaire programmé» comme bien des milieux pourraient être amenés à l’envisager. Une logique dans laquelle nos Etats attendraient un fait accompli, et prôner une navigation à vue sera plus que dommageable aux plans économiques et sociaux.

Pénuries d’eau: Dakar pas sortie de l’auberge

https://www.rewmi.com/Plusieurs quartiers de Dakar sont touchés par des coupures d’eau intempestives qui, parfois, peuvent durer plusieurs jours.
Le Ministre de l’Hydraulique Serigne Mbaye Thiam rassure: « d’ici quelques jours, les populations seront soulagées par les actions d’une phase d’urgence déclenchées autour de Dakar depuis quelques jours ».
Toutefois, la pénurie d’eau ne sera comblée que d’ici à la fin de l’année avec la mise en service prochaine de l’usine de traitement de Keur Momar Sarr (KMS3).

CONTENTIEUX ELECTORAL, REFUS D’ELECTIONS CONSULAIRES…:Guerre fratricide à la Chambre de commerce de Dakar

https://www.jotaay.net/Une guerre sans merci et sans répit semble marquer la Chambre de commerce de Dakar depuis la mort de son ancien président Mamadou Lamine Niang. Deux camps s’opposent. L’un voudrait des élections régulières et transparentes, l’autre ne veut pas bouger du fauteuil de la direction. Une situation à laquelle vient s’ajouter la citation directe servie à l’actuel bureau par la Convention nationale des dirigeants d’entreprises au Sénégal (Cndes).
Yaya Birame Wane et le Convention nationale des dirigeants d’entreprises au Sénégal (Cndes) viennent d’adresser une citation directe au bureau actuel de la Chambre de commerce de Dakar pour faux et usage de faux en écritures privées et blocage de l’institution consulaire par le refus d’organiser des élections. Une situation qui vient enliser encore davantage l’institution dans la crise profonde et l’immobilisme. En fait, l’actuel bureau refuse toute programmation d’élection, là où les autres exigent des consultations électorales patronales. En effet, à la suite d’un blocage né de l’élection d’un nouveau président de la Chambre de commerce de Dakar, l’ancien président par intérim Daouda Thiam avait saisi le gouverneur de la Région de Dakar d’un courrier en date du 14 octobre 2019, à travers lequel il invitait ce dernier «à refuser d’apporter son concours à l’organisation de l’élection du président de la Chambre de commerce, sur le fondement du décret 2003-827 du 10 octobre 2003 qui désigne le collège des électeurs, lequel n’avait pas été convoqué».
Toujours dans sa correspondance, il ajoutait à l’intention du gouverneur, selon l’article 08 de la loi du 06 février 2017, «qu’à titre transitoire, les chambres consulaires existantes continuent de fonctionner jusqu’à la mise en place de nouvelles assemblées consulaires résultant de la présente loi et de ses décrets d’application».
En fait, si d’aucuns réclament la tenue d’élections régulières et transparentes pour redynamiser le secteur, d’autres estiment «la participation de certains titulaires illégales» du fait que «le contentieux électoral né des élections de 2010». Or, précisément, pour une bonne partie des acteurs du secteur, cet argument ne saurait prospérer puisque ce contentieux a trouvé une issue heureuse grâce à la médiation personnelle du président de la République, sanctionnée par un accord entre les deux parties au nom de la République.
Les dirigeants du Cndes, notamment Yaya Birame Wane et ses camarades, ont nommément désigné dans leur plainte Abdoulaye Sow, Ibrahima Lô, Abdel Kader Ndiaye, Ababacar Sadikh Sy, Mbarou Badiane, Mamadou Lamine Sow, Serigne Dia Ndongo, comme coupables des délits d’escroquerie au service de faux et usage de faux en écritures privées et requièrent le mandat de dépôt en cas de comparution et mandat d’arrêt en cas de fuite.Fatou Diouf

Cité Gadaye: Affrontements entre policiers et le collectif des 253 victimes de démolitions

https://www.dakarmatin.com/VIDÉO. Ça chauffe à Gadaye ! Des affrontements ont débuté, en cette matinée de ce lundi 22 juin, entre les forces de l’ordre et le Collectif des 253 victimes de démolitions de maisons de Gadaye (Guédiawaye). « La situation est grave et préoccupante. 2 personnes parmi les 253 victimes de démolition de maisons ont des fractures car les policiers ont fait des tirs droits de grenades lacrymogène. Pis, 4 autres membres ont été blessés », a déclaré l’activiste Guy Marius Sagna qui est actuellement à Gadaye pour prêter main-forte aux propriétaires des maisons détruites. Il ajoute : « Au moins 8 voitures de policiers armés jusqu’aux dents sont sur place. Les victimes demandent leurs biens, Macky Sall leur envoie des policiers ».
En effet, ces pères et mères de famille courent depuis plus de 6 ans pour que justice leur soit rendue. De ce fait, ils étaient venus sur place pour entamer une grève de la faim aujourd’hui.
« Je tiendrais le président Macky Sall pour responsable de tout ce qui se passera aujourd’hui à Gadaye », avertit Guy Marius Sagna.
Le tribunal correctionnel de Dakar avait vidé l’affaire opposant les 253 familles propriétaires des maisons démolies à la cité Gadaye située à Guédiawaye, au promoteur immobilier Babacar Fall dit Mbaye Fall le 14 septembre 2017. Ce dernier a été déclaré coupable de destruction de biens appartenant à autrui, faux et usage de faux et escroquerie à jugement. Les faits remontent à décembre 2013. Ainsi, le juge Maguette Diop avait prononcé une peine de 2 ans de prison à son encontre. En sus, d’un mandat d’arrêt.
Ayant procédé à la dévastation des concessions, les agents dirigeants de la société Technologies 2000, Omar Diop, Pape Mbar et Abdoulaye Dieng ont été aussi condamnés.
En 2001, le promoteur immobilier a acheté un terrain de 9 hectares. Il a soutenu l’avoir légalement acquis auprès des représentants légitimes de la famille Ndiobène sise à Yeumbeul.  Là où, les parties civiles ont brandi un acte sous seing privé. Elles ont déclaré que ces terres leur ont été vendues par Ibrahima Diop, un des héritiers de la famille Ndiobène à plus de 2 milliards de FCFA.

Bradage du Littoral: La déclassification de la zone des filaos s’accélère

https://www.seneweb.com/D’après des sources dignes de foi, une réunion regroupant les cinq maires de Guédiawaye, le Cadastre, l’Urbanisme, l’Aménagement du territoire et les autorités administratives a eu, lieu mardi dernier, à la Gouvernance de Dakar aux fins de trouver un compromis autour de la question foncière qui défraie la chronique ces derniers jours. Selon L’AS, tous ont donné leur accord et désigné Racine Talla comme porte-parole en vue de la déclassification de la très prisée et convoitée zone des filaos.
Distante de près d’un demi-kilomètre de la mer, la zone devrait ainsi faire l’objet d’un décret de déclassification. Ce qui permettrait à ces communes de disposer d’une assiette foncière leur permettant par exemple d’y ériger des cités, des écoles et des hôpitaux etc. En tout état de cause, le dernier mot revient au chef de l’État qui a reçu la proposition concertée des autorités administratives, techniques et locales. Comme quoi, les organisations pour la défense du Littoral doivent se tenir prêtes.

GUEDIAWAYE: LE COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DU LITTORAL SE LÈVE

http://www.emedia.sn/Trop, c’est trop ! Le collectif pour la sauvegarde du littoral de Guédiawaye, durcit le ton, et concocte une marche pour que cesse ce bradage. Abo Mbaye, coordonnateur dudit collectif, regroupant plusieurs entités de Gadaye à Hamo 3, dont des Sénégalais de la diaspora et des activistes, l’a fait savoir à iRadio, ce dimanche, 21 juin.
« Depuis la dernière décennie, le littoral de Guédiawaye subit une agression dans son environnement, fulmine-t-il, dans tous ses états. Au début, c’était les populations qui abattaient les filaos pour les besoins domestiques. Mais depuis 2016, on a constaté qu’une élite composée de chefs religieux et d’hommes d’affaires, brade le littoral de Guédiawaye, morcèle l’espace pour en faire des terrains d’habitation. »
Ce qu’il dénonce avec la dernière énergie : « Depuis la dernière semaine, ce morcellement de cet espace en terrains s’accentue. Vous avez lu dans la presse que Mame Boye Diao a octroyé cinq mille mètre carré à un ministre de la République. Les magistrats ont pris leur part du gâteau avec quatre hectares pour leurs habitations. Les Chinois, qui demandaient auparavant six hectares pour leur base de vie, en ont reçu deux de plus. Ce que nous déplorons. Cela veut dire qu’aujourd’hui que ce rideau de filaos comme on le dit dans le jargon environnemental devait protéger les populations de l’avancée de la mer, de l’érosion côtière. Mais, on ne veut pas que ce qui se passe dans le monde arrive ici à Guédiawaye. L’avancée de la mer peut envahir un jour Guédiawaye, et ce sera une catastrophe. Donc, il nous faut renouveler ce rideau pour protéger les populations de ce désastre environnemental. »
Récemment, ajoute Mbaye, « même le président Macky Sall m’a fait parvenir une correspondance, dans laquelle il m’a assuré qu’il va sauvegarder le littoral de Guédiawaye. Mais, on voit autre chose. Ce littoral continue d’être bradé. Le sable marin est vendu et mis dans des camions à des destinations hors de la ville de Guédiawaye. Donc, ce que nous déplorons de vive voix. »
Faute de mieux, il préconise que « si aujourd’hui, on doit déclasser cette forêt, (qu’on) y mette des projets d’aménagement comme des marchés, une maternité, (ou) un lieu qui pourra booster l’économie local ».Affaire donc à suivre. Dié BA

le Sytjust décrète encore 72 heures de grève à partir de ce lundi

https://actusen.sn/Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (Sytjust) ne décolère toujours pas. Il a décrété encore 72 heures de grève couvrant les lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 juin 2020. Selon le Sytjust, «c’est la continuation de la lutte des travailleurs de la Justice qui, après une semaine de grève, font face au mutisme du ministre de la Justice».
D’après le communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn, «les travailleurs ont demandé en vain au Ministre de la Justice depuis 14 mois: la mise en œuvre du protocole d’accord du 17 octobre 2018 ; la publication au Journal officiel des décrets n° 2018 – 2259, n° 2018 -2260, n° 2019 – 2261 du 14 mars 2018 ; l’organisation des formations au CFJ pour les reclassements des différents agents dans des hiérarchies supérieures en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019 – 413 du 30 janvier 2019 et du décret n° 2019 – 575 du 5 février 2019».

LES CONDITIONS SONT « RÉUNIES » POUR LA REPRISE DES COURS (MINISTRE)

Kolda, 22 juin (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a assuré dimanche à Kolda (sud) que toutes les conditions sont réunies pour la reprise des enseignements dans les classes d’examen jeudi prochain.
« Aujourd’hui, je peux dire ici que tout est réuni pour la reprise des cours », a-t-il notamment dit lors du comité régional de développement (CRD) consacré à la réouverture des classes d’examen.
Le ministre a rendu hommage aux enseignants, inspecteurs, parents d’élèves, partenaires sociaux etc., qui se sont tous mobilisés pour la cause de l’éducation.
Mamadou Talla a estimé que l’année scolaire peut être terminée avec le bouclage du 3e semestre, exhortant l’ensemble des acteurs à œuvrer pour la réussite de la reprise des cours.
« Nous pouvons atteindre les résultats notamment pour boucler le 3e semestre et j’invite chacun de nous à intégrer et voir les réalités afin de les adapter pour une bonne reprise des cours car nos jeunes, nos élèves ont le droit à une formation et à une éducation », a dit M. Talla.
Il a par ailleurs appelé les acteurs de l’académie de Kolda au respect strict du protocole sanitaire, notamment l’usage de masques, le respect de la distanciation physique, etc.
L’inspecteur de l’académie de Kolda, Mamadou Goudiaby, a fait une présentation sur la situation de la carte scolaire de la région.
L’IA a ainsi évoqué quelques difficultés liées aux abris provisoires, le manque d’eau dans certains établissements scolaires de la région devant accueillir les élèves en classes d’examen.
M. Goudiaby a toutefois rassuré pour une bonne reprise des cours malgré des facteurs bloquant dont l’hivernage avec des fortes pluies souvent enregistrées dans la région de Kolda.MG/ASB/OID

82 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,34 nouveaux guéris,2 nouveaux décès et 21 cas graves en réanimation.

Sur 1040 tests réalisés, 82 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 7,9%. Il s’agit de 65 cas contacts suivis, 4 cas importés (AIBD) et 13 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Maristes (1), Zone A (1), Bopp (1), Yarakh (1), Ouest Foire (1), Nord Foire (1), Almadies (1), Grand Mbao (1), Keur Massar (1) et Kaolack (4).
34 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
21 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
2 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 5970 cas positifs dont 3953 guéris, 86 décès et 1930 encore sous traitement.

2 nouveaux décès enregistrés au Sénégal,le bilan passe à 86 morts

https://actusen.sn/Pour être clair, c’est une hécatombe que le Sénégal risque de vivre avec le bilan des décès qui continue de s’alourdir. A ce stade le bilan des morts dû au coronavirus est désormais réparti à la hausse avec 2 nouvelles victimes recensées hier et comptabilisés dans le bilan de ce lundi, présenté par l’ex Directeur de cabinet du ministre de la santé. Ce qui porte le nombre de morts à 86, depuis l’apparition de la maladie en mars dernier.

Guéris ,décès, nouveaux cas…: Covid-19 au Sénégal,des chiffres et des records en l’espace d’une semaine.

https://www.dakaractu.com/Depuis la détection, le 2 mars 2020, du premier cas de Covid-19 au Sénégal, il y a 5 888 porteurs déclarés du virus Sars-CoV-2 et 3 919 déclarés guéris. Le coronavirus a fait 82 morts dans notre pays, avec à chaque fois une hausse du nombre de décès équivalente à celui de la semaine d’avant. Avec 1 884 patients sous traitement, des chiffres records ont été atteints en l’espace d’une semaine.
Le Sénégal a enregistré ce dimanche 21 juin, deux morts supplémentaires, selon les chiffres provisoires du ministère de la Santé. Ce qui porte à 82 le nombre de personnes qui ont succombé, depuis l’apparition de la pandémie, le 2 mars 2020.
Le nombre de décès enregistrés entre le 14 et le 21 juin est supérieur à celui enregistré la semaine d’avant : 22 contre 11. Le nombre de morts recensés a été multiplié par deux en l’espace d’une semaine. D’où un surcroît de mortalité dans les derniers 7 jours consécutifs, passant de 60 à 82.
Le pays a enregistré en l’espace d’une semaine 798 nouveaux cas de Covid-19, si l’on se fie aux chiffres  annoncés par le ministère de la Santé, la plus forte augmentation en 7 jours consécutifs depuis le début de la pandémie dans le pays. Le Sénégal comptabilise désormais un total de 5 888 cas, a précisé le ministère dans un communiqué.
Plus de la moitié de l’ensemble des patients sont concentrés dans la capitale où les services de santé se retrouvent sous pression. Dakar est la ville sénégalaise la plus  touchée par la pandémie du nouveau coronavirus. L’on se demande dès lors si les mesures d’allégement n’ont pas accentué la propagation du virus.
Une augmentation régulière du nombre de patients en hospitalisation a été constatée au cours de la troisième semaine du mois de juin, passant de 1 685 à 1 884, entre le 14 et 21 juin. Pour les personnes hospitalisées pour une infection Covid-19, 105 nouvelles admissions ont été enregistrées, ce dimanche 2 juin 2020.
Les  entrées (105) sont plus nombreuses que les sorties (60), avec un solde positif de 199 malades du Covid de plus que dimanche dernier.
Aujourd’hui, 21 cas graves sont hospitalisés en réanimation. Ils sont actuellement pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital Fann et de l’hôpital Principal de Dakar.
De jour en jour, le nombre de patients hospitalisés poursuit son accroissement. Parce que le nombre de nouvelles contaminations au nouveau coronavirus semble avoir pris la courbe ascendante depuis plusieurs jours.
Le Sénégal compte 3 919 cas de rémission annoncés sur les 5 888 cas avérés au Sénégal d’infection au nouveau coronavirus, depuis l’apparition de l’épidémie dans notre pays.
Un nombre record de guéris qui s’approche des 4 000. Il se compte à 575 entre dimanche dernier à aujourd’hui.

Dr Seydou Nourou M’BAYE: «On Doit Laisser Le Virus Se Propager Jusqu’à Ce Que 60 % De La Population Soit Infectée…»

http://www.walf-groupe.com/Le virologue officiant à l’hôpital Aristide Le Dantec estime que « la méthode de lutte contre la maladie a été faussée depuis le départ ». En à croire  Dr Seydou Nourou M’BAYE,  c’est l’explication des décès et des cas de contamination qui se multiplient. Et pourtant, indique-t-il, personne ne peut parler de pic même si les autorités sanitaires avancent le contraire
« Je le dis haut pour que les Sénégalais l’entendent et le comprennent. Le pic, c’est quand il y’ a une croissance exponentielle, c’est-à-dire, il doit monter jusqu’à un niveau appelé ‘plateau’, et c’est ce plateau qu’on appelle le pic », explique le virologue.
Revenant sur la stratégie de lutte des autorités sanitaires qu’il trouve déficiente,  le Dr MBAYE propose une autre voie. Selon lui, pour atteindre le pic, il faut d’abord un processus, il faut deux méthodologies d’analyse. « Premièrement, il faut faire un confinement total de la population nuit et jour. Comme ça, tout le monde sera chez lui. Après cela, la transmission du virus sera contrée, et va commencer à diminuer. Deuxièmement, on doit laisser le virus se propager jusqu’à ce que 60 % de la population soit infectée et là, on pourra atteindre le pic parce que la progression ne pourra plus continuer. Dans ce cas, la progression va ralentir. Parmi ces deux méthodes, le Sénégal n’en a adopté aucune. Et pour vérifier le pic, il faut faire un dépistage de la population générale. Sans cela, on ne peut pas parler de pic », explique El hadji Seydou MBAYE

DR FALLOU SAMB PRÉDIT LE PIRE ET DEMANDE LE RETOUR DES MESURES RESTRICTIVES

http://www.emedia.sn/Membre de l’ordre des médecins du Sénégal, Dr Fallou Samb juge très grave la situation actuelle du coronavirus au Sénégal. Il demande aux autorités de revenir aux mesures restrictives pour éviter le pire. Selon lui, la situation est très préoccupante présentement.
Etayant ses propos, il révèle qu’à l’hôpital Dallal Diam, tous les 200 lits sont déjà occupés. Ainsi, prédit-il, s’il y a une nouvelle inflation, on risque d’avoir de sérieux problèmes parce que les malades pourraient partir sans assistance médicale ». Selon lui, cette situation était prévisible à cause du changement de paradigmes et de politiques de prises en charge de cette lutte au niveau des autorités. « C’était tout à fait prévisible parce que depuis le discours du 11 mai du président de la République, on s’est rendu compte de ce relâchement des populations qui ne respectent plus les mesures barrières », constate-t-il pour le déplorer.
Toutefois, il estime que pour faire face à cette pandémie, l’Etat doit reprendre ses responsabilités et sévir. Car, alerte-t-il « si on ne fait pas cela on risque d’arriver à une situation telle qu’on a va regarder les gens mourir dans les hôpitaux, faute de meilleure prise en charge. L’Etat doit sévir avec autorités et revenir sur sa décision d’assouplir les mesures de l’état d’urgence. A défaut, on risque d’arriver à un niveau de non-retour ». Aliou DIOUF

Lutte contre la Covid-19: La bataille de terrain prend forme Par Assane Samb

https://www.rewmi.com/Comme dans toutes les batailles, la phase de terrain est celle qui vient en dernier lorsque toutes les autres auront été épuisées.
S’agissant de la lutte contre le coronavirus, le Sénégal entre petit à petit dans une phase communautaire qui implique les citoyens.
Bien que beaucoup pensent que cette implication des populations auraient dû être amorcée dès le départ pour éviter toutes les incompréhensions  notées, il n’est jamais trop tard pour bien faire.
L’initiative est venue de personnalités privées qui, avec l’appui et la bénédiction du Ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas), ont engagé ‘’la bataille au sol’’ avec l’appui de populations sans lesquels rien ne peut être réussi.
Ainsi, le sociologue Djiby Diakhaté, qui croyait dès le début à cette stratégie, s’est lancé dans la bataille avec une initiative  qui s’appelle ‘’Les navétanes Covid-19’’, lui qui, chaque jour, avec ses équipes, investissent les quartiers de Dakar avec comme objectif, une compétition saine entre Associations sportives et culturelles (Asc) pour remporter la coupe de la meilleure sensibilisation.
Lancée en intelligence aussi avec les Maires des localités comme Grand-Yoff, les Asc seront ainsi dotés de suffisamment de masques et autres outils de lutte pour non seulement sensibiliser les populations mais aussi les aider à faire face à leurs responsabilités en leurs dotant de matériels.
Du côté de la représentation parlementaire, des initiatives de ce genre ont été prises par la député Adji Bergane Kanouté qui, depuis, en relation avec beaucoup de plateformes de femmes, sillonnent les quartiers de la capitale avec des appuis substantiels en matériels mais aussi en vivres de diverses natures.
La plateforme ‘’Femmes Debout’’ qu’elle dirige a la particularité d’être constituée de femmes parlementaires, de la Société civile comme le Cosef, l’Onp, l’Afao, la Croix-Rouge, entre autres, mais aussi de personnalités comme la présidente de la plateforme, l’ancienne ministre et parlementaire, Haoua Dia Thiam.
Ainsi, beaucoup de quartiers de Dakar ont été investis pour aider en priorité les femmes et les doter de suffisamment de masques, le tout en intelligence avec les autorités étatiques et les municipalités.
La dernière initiative en date est le lancement des ‘’Préventionnistes’’ sur les plages de Dakar.
Il s’agit de la mobilisation de 500 jeunes, qui, habillés de Lacoste avec les gestes-barrières et l’effigie du Ministère de la santé et de l’action sociale, ont commencé, depuis ce samedi, à sillonner les plages de Dakar pour préconiser l’adopter systématique des gestes-barrières et les doter aussi, autant que faire se peut ,de masques, de gels et autres.
L’initiative, lancée par le Msas avec collaboration avec le Cadre de concertation libérale, va se poursuivre tous les week-ends des plages de Yoff à celles de Ngaparu en passant par Malika, Rufisque, etc.
Partout où le besoin se fera sentir, ces 500 jeunes seront présents pour porter le message et donner l’exemple de ce qui, désormais, devra être le comportement d’un citoyen dans une situation de pandémie.
D’autres initiatives de ce genre ont été aussi lancées à Dakar et dans les régions comme à Kaolack par exemple où ce sont les étudiants qui portent le combat.
Cette bataille de terrain est celle qui, aux yeux de beaucoup de spécialistes, peut faire reculer un virus qui gagne du terrain avec 84 décès.
Tout Dakar devra est un vaste terrain de bataille avec les populations au front pour ne laisser au virus aucune chance. Les Asc, les Imams, les associations féminines, les artistes, les communicateurs traditionnels, les sportifs et tous les porteurs de voix doivent être impliqués pour un maximum de résultats.
Au risque de subir une seconde vague de contaminations comme cela se voit ailleurs, nous devons anticiper par un regain de lutte par un changement de stratégie et plus de hargne.
A cet effet, les initiatives prises sont bonnes mais toujours insuffisantes. Il faudra que, chaque matin, les citoyens sachent que nous sommes en guerre.Et seule la mobilisation de tous peut nous y aider.

JOURNEE MONDIALE DES REFUGIES: 14 469 réfugiés et 1 864 demandeurs d’asile enregistrés au Sénégal

http://lesoleil.sn/Plus de 16 000 personnes entre réfugiés et demandeurs d’asile sont enregistrées au Sénégal. Mais leur situation est loin d’être reluisante. La journée mondiale des réfugiés célébrée a été saisie pour remettre sur la table leurs préoccupations.
La question de la prise en charge des réfugiés se pose chaque année avec acuité. Les chiffres d’abord. Ils sont donnés par l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) en ce jour de célébration de la journée mondiale des réfugiés. « Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 14 469 réfugiés en 2019 et 1 864 demandeurs d’asile de diverses nationalités, ont été enregistrés au Sénégal en 2020 », indique une note de l’Adha.
Si le nombre est aussi important, c’est parce que, explique Adama Mbengue, résident de l’Adha, le système politique sénégalais est plutôt stable. Mais îl note que malgré les efforts des autorités sénégalaises, les demandeurs d’asile sont confrontés à certaines difficultés liées à la procédure de détermination du statut de réfugié et la reconnaissance des documents au niveau de certaines institutions privées.
C’est pourquoi, estime Adama Mbengue, il est urgent de trouver des solutions à certains problèmes ponctuels particulièrement pour ce qui concerne la procédure de détermination du statut de réfugié. «De sérieuses lacunes administratives et procédurales empêchent ceux qui ont besoin de protection d’en bénéficier. La Commission nationale d’éligibilité est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision. Ce retard injustifié aggrave considérablement la situation des demandeurs d’asile, pourtant déjà vulnérables. De nombreux demandeurs d’asile ne peuvent pas se sentir en sécurité, psychologiquement, avant d’obtenir un véritable statut juridique », a-t-il suggéré. Il estime qu’il faut, par exemple, une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile. Parce que dit-il, au Sénégal, le taux d’octroi du statut de réfugié est très bas.
Les demandeurs d’asile n’ont souvent pas accès à l’aide humanitaire, jusqu’à ce qu’ils soient reconnus comme étant des réfugiés. De plus, souligne-t-il, le Sénégal n’a pas prévu de centre d’accueil pour les demandeurs les plus vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants non accompagnés et les personnes âgées.

Les réfugiés mauritaniens pour une meilleure diligence

La coordination des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal a mis à contribution la journée mondiale pour rappeler ses préoccupations. Dans un document, ils «déplorent le silence des autorités sénégalaises et du bureau du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugié». Ils demandent à la communauté internationale d’exiger le respect des engagements internationaux.
Selon le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, dans un message publié à l’occasion de la journée des réfugiés, près de 80 millions de femmes, d’enfants et d’hommes dans le monde entier ont été contraints de quitter leur foyer en tant que réfugiés ou personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Pire, dit-il, dix millions de ces personnes ont fui au cours de la seule année dernière. « Cette année, la pandémie de Covid-19 constitue une menace supplémentaire pour les personnes réfugiées et déplacées, qui comptent parmi les plus vulnérables. Les personnes réfugiées et déplacées sont nombreuses dans les rangs de ceux qui donnent d’eux-mêmes pour intervenir en première ligne de la riposte », a-t-il souligné.Oumar FEDIOR

Bloqués en Mauritanie,3 Sénégalais portés disparus dans le fleuve Sénégal

Au moins trois Sénégalais sont portés disparus dans le fleuve Sénégal à la frontière avec la Mauritanie, depuis vendredi dernier. Selon la Rfm, qui donne la nouvelle, ces compatriotes tentaient de traverser clandestinement la frontière fermée à cause de la pandémie de la Covid-19.
Bloqués à la frontière, depuis près de quatre mois, ces Sénégalais venus d’Europe et d’autres pays maghrébins, ont pris d’assaut la zone du bac pour exiger leur rapatriement. Las d’attendre, ils interpellent le chef de l’Etat Macky Sall afin qu’il puisse leur venir en aide.

HERVÉ SAMB PRÉSENTE AUX MÉLOMANES SON PROCHAIN ALBUM, ‘’BENN’’

Dakar, 21 juin (APS) – Le guitariste et compositeur sénégalais Hervé Samb a présenté samedi aux mélomanes son prochain album solo intitulé ‘’Benn’’ (le mot wolof pour un), dans lequel il chante ‘’l’unicité des peuples’’, lesquels ‘’ne font qu’un’’, selon lui.
‘’J’ai décidé, en cette veille de la Fête de la musique, de partager quelques titres de mon album qui s’intitulera ‘Benn’, qui veut dire un. Nous ne faisons qu’un’’, a expliqué Samb lors d’un concert live, via Facebook.
‘’Nous sommes tous un, le même peuple, la même espèce humaine. Donc, on n’a pas le droit de dénigrer l’autre parce qu’il a une culture, une race ou une religion différente, je trouve cela absurde’’, a martelé le guitariste et compositeur, estimant que c’est ‘’aberrant d’être raciste aujourd’hui, en 2020’’.
Selon Samb, la composition des morceaux du disque solo a eu lieu pendant le confinement imposé par la pandémie de coronavirus. ‘’Ce rendez-vous est totalement spontané, j’avais besoin de m’exprimer pour vous présenter cet album écrit pendant le confinement. J’avais le désir de faire ce solo, qui n’était pas évident pour un guitariste…’’ a-t-il dit.
Dans ‘’Sànt’’ (rendre grâces), la première chanson donnée aux mélomanes lors du concert, Hervé Samb a voulu ‘’être reconnaissant’’. ‘’Sànt veut dire rendre grâce. C’est une envie de gratitude envers le Seigneur, pour ceux qui croient en Dieu…’’ explique-t-il. Il dit remercier Dieu d’avoir été en bonne santé en cette période de Covid-19, avec ses milliers de morts.
Hervé Samb chante aussi ‘’Fajààr’’ (l’aurore). ‘’Le confinement a été un moment important. Au réveil, de très bonne heure, on se rencontre de la beauté de la nature, des choses, etc.’’ commente-t-il, soulignant que ce morceau fait honneur au ‘’jazz-sabar’’, le style musical qu’il vulgarise depuis son dernier album, ‘’Teranga’’ (2018).
Hervé Samb a aussi gratifié son public du titre ‘’Donner de l’espoir’’. ‘’Il y a toujours une lumière, quelles que soient les difficultés. Il y a toujours de l’espoir…’’ conseille-t-il, après avoir exécuté cette chanson.
Samb, qui réside en France, donne rendez-vous aux mélomanes, tous les vendredis, à 18 heures GMT, pour partager ‘’ce projet qui [lui] tient à cœur’’, l’album ‘’Benn’’.
Son dernier album solo, ‘’Teranga’’, sorti il y a deux ans, fusionne jazz et ‘’sabar’’ (percussions sénégalaises). Après un compagnonnage de plusieurs années avec les jazzmen d’Europe et des Etats-Unis, Hervé Samb tente d’explorer les rythmes africains. Il a chanté en duo avec plusieurs artistes, dont Lisa Simone, Awa Ly et Abdoulaye Cissoko.
Par ailleurs, il a dénoncé la mort de l’Afro-Américain George Floyd, mort asphyxié par Derek Chaucin, un policier blanc, qui s’est agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes, le 25 mai dernier à Minneapolis, aux Etats-Unis.FKS/ESF

Ziguinchor: Le «Mouvement J’aime le Sénégal» fait un diagnostic sans complaisance de la situation économique, sociale et éducative du Sénégal

iGFM – (Ziguinchor) – Le Comité Directeur du «Mouvement citoyen J’aime le Sénégal» a lors de sa réunion de ce dimanche 21 juin 20, qui a terminée tard dans la soirée, fait un diagnostic sans complaisance de la situation économique, sociale et éducative du Sénégal.
Examinant la situation nationale marquée, selon son président Moulaye Camara, par l’assouplissement des mesures liées au covid-19 et la problématique de l’occupation du foncier sur le littoral, «cet assouplissement doit être assujetti au respect scrupuleux des mesures barrières pour freiner la propagation du virus. Le Comité Directeur a trouvé qu’il était nécessaire de relancer l’activité économique nationale qui ne pouvait plus supporter une telle situation de stagnation malgré les remarquables mesures sociales prises par l’État du Sénégal», a laissé entendre M. Camara.Sur la situation éducative marquée par la reprise des enseignements et les dispositions prises pour une reprise assurée et sécurisée des enseignements apprentissages le 25 juin prochain, «notre mouvement se désole également de l’attitude du Ministre de l’éducation nationale Mamadou Talla qui ne rassure toujours pas pour une bonne rentrée des classes d’examen ce 25 Juin 20 malgré le récent report», a soutenu Moulaye Camara. Sur le foncier marqué aussi par le bradage du littoral un peu partout dans le pays, «mes amis et moi, avons retenu et jugé nécessaire que l’aménagement du littoral au bénéfice des populations est un acte civique que les autorités en charge de l’urbanisme doivent garantir aux citoyens. Seulement le foncier déterminant à une grande échelle la dynamique de l’économie,  notre Comité Directeur trouve que si son occupation pose problème, sa régularisation est problématique.
En effet, elle souffre d’une lenteur inexplicable », dixit le président dudit Mouvement citoyen (Moulaye Camara). Rappelant  que lors d’un Conseil Présidentiel tenu au Centre Abdou Diouf de Diamniadio, à Dakar que le Président de la République Macky Sall avait ordonné la tenue des rencontres de la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales tous les quinze jours, «il est malheureux de constater que cette instruction n’est pas respectée. A cela s’ajoute le manque de transparence et d’égalité dans l’ordre de programmation des dossiers. Autre bombe foncière ! Les Pôles urbains. L’érection des pôles urbains n’a pas obéi à la dimension sociologique du foncier.
Aujourd’hui les populations locales se plaignent et demandent une concertation afin de trouver un consensus fort entre ce que l’État central prévoit et elles la manière dont elles peuvent accompagner cela sans être lésées. Et pour cause dans ces zones les populations locales ont valorisé leur patrimoine foncier, d’autres ont cédé, donc pour éviter une catastrophe », a regretté et dénoncé Moulaye Camara et ses compagnons. «Notre  Comité Directeur prévient en demandant une nouvelle approche participative tenant compte de la dimension sociologique et sociale», a prévenu Moulaye Camara.

Pilonné par l’armée sénégalaise Un camp rebelle dépose les armes, brandit le drapeau blanc et appelle l’armée à un cessez-le-feu définitif

https://www.jotaay.net/Décidemment, les bombardements de l’armée dans la zone de Mbissine-Albondy-Bilasse commencent à porter leurs fruits. La preuve, samedi après-midi, nous est parvenu un communiqué signé Fatoma Coly, chef de guerre Atika de l’aile de Diakaye qui appelle l’armée sénégalaise à un cessez-le-feu. Un cessez-le-feu qui engage selon le communiqué le camp de Diakaye, l’aile civile, le Kassa et la zone Est que l’armée est en train de pilonner depuis quelques semaines.
Quatre points majeurs sont notés dans le texte : instaurer un cessez-le-feu en vue de créer les meilleures conditions pour préparer les négociations avec le gouvernement du Sénégal ; cesser immédiatement les combats, les actions armées isolées ou collectives, les violences envers les personnes, les braquages et tous autres actes de violence en Casamance en demandant à l’armée sénégalaise d’en faire autant ; créer, maintenir et garantir les conditions réelles d’une paix durable en Casamance ; collaborer et participer à la mise en place d’un mécanisme de surveillance du respect du cessez-le-feu selon les modalités à définir. Cependant, le signataire du communiqué, Fatoma Coly, commandant du front nord de Diakaye, invite à l’arrêt de tout mouvement des éléments composant les forces sénégalaises aux abords immédiats des zones occupées par les unités armées du Mfdc. Du coup, il appelle à la libération des militants du Mfdc et des personnes actuellement détenues pour différentes raisons liées au conflit en Casamance.
Ainsi, pour faciliter et matérialiser tous ces engagements, Diakaye appelle à la liberté de parole et de mouvement non armé ; l’arrêt des arrestations ; l’arrêt des tracasseries sur les routes. Une invite qui va à l’endroit des des ministères de l’Intérieur et des Forces armées.
Bien avant ces engagements, le commandement de Diakaye note qu’ils ont fait d’énormes efforts pour en arriver à ce stade : la volonté exprimée par les composantes du Mfdc de cesser les hostilités armées et s’engager dans le processus de paix par le dialogue et des négociations ; la volonté exprimée par le gouvernement du Sénégal d’engager un processus de paix ; le processus d’unification engager entre les unités armées du Mfdc d’une part et l’aile civile du Mfdc d’autre part ; les résultats positifs obtenus dans ce processus d’unification, notamment avec la mise en place d’un comité provisoire chargé de travailler à la consolidation et au parachèvement de l’unification entre toutes les composantes se réclamant du Mfdc et enfin l’accalmie observée sur le terrain.
En tout cas, ce communiqué appelle à la fin des hostilités et affrontements entre les combattants du Mfdc et l’armée sénégalaise. Mais la position de Salif Sadio, le plus redoutable des chefs d’armée du Mfdc, n’est pas encore connue.Baye Modou SARR

Il faut déminer la Casamance, au sens propre comme au figuré Par Bandiougou Konaté

https://www.jeuneafrique.com/Avec l’accélération du processus de réintégration des
populations déplacées en Casamance, le Sénégal entend refermer le chapitre le plus sombre de son histoire postcoloniale. Mais ne place-t-il pas la charrue avant les bœufs ?
Le Sénégal méridional a enregistré, en ce mois de juin, une série d’accidents causés par des mines antichars. L’un d’eux a même coûté la vie à deux Jambaar (soldats sénégalais), à Bissine, dans le département de Ziguinchor. Ces incidents coïncident avec la décision des autorités sénégalaises de repeupler les villages laissés à l’abandon par leurs habitants dans les années 1990, au plus fort d’un conflit quasi-larvé de basse intensité qui perdure depuis décembre 1982.
Le MFDC [Mouvement des forces démocratiques de Casamance] apparaît plus que jamais structurellement affaibli. Ses chefs historiques, Sidi Badji, fondateur de l’aile militaire Atika et Diamacoune Senghor, premier secrétaire général, sont décédés. Son unité stratégique et politique en lambeaux, son discours et ses thèmes mobilisateurs sont de moins en moins audibles auprès d’une jeunesse qui a cédé aux sirènes de la migration irrégulière.
La saignée migratoire, observée dans toute la Casamance, est symbolique de la mutation de cette région qui ne disposait pas d’une véritable tradition de mobilité internationale, contrairement à la vallée du fleuve, au Sénégal oriental, et depuis le tournant de la décennie 1980 – 1990, au bassin arachidier.

Rébellion et micro-agressions

Pour autant, la capacité de nuisance du MFDC n’est pas définitivement annihilée. Jean-Claude Marut, l’un des meilleurs spécialistes du conflit, n’a certainement pas tort d’affirmer : « Le rapport de force entre l’État et le MFDC a évolué de telle manière que toute action militaire de la rébellion ne peut pas aller très loin […] Mais les rebelles sont tout de même assez armés pour pouvoir mener des opérations symboliques. »
Ces dernières années, les différentes factions du mouvement se rendirent responsables « d’opérations symboliques » sur des cibles militaires, humanitaires et civiles. Si les tueries de Diagnon en novembre 2011 et de Boffa-Bayotte en janvier 2018 cristallisent toutes les attentions et rappellent les heures sombres du conflit, elles sont loin d’épuiser la micro-virulence des groupes armés casamançais : démineurs et coupeurs de bois enlevés ou lynchés, banditisme sur les axes routiers, etc.
Des opérations inopinées, décousues et erratiques, tel semble le destin auquel est désormais réduit le MFDC, à mille lieues de ses coups d’éclat comme à Babonda et Mandina Mancagne, respectivement en 1995 et 1997.

Le déminage, un besoin urgent

Inciter les populations à un retour dans leur contrée d’origine est une excellence nouvelle a priori. Cela favorisera l’éclosion d’une économie locale et mettra un terme à près de trente ans, pour certains, d’instabilité sociale et d’errance dans des pôles sécurisés comme Goudomp, Adéane, les périphéries de Ziguinchor, voire en Guinée-Bissau et en Gambie. Toutefois, la multiplicité des incidents récents – trois en l’espace de dix jours – a de quoi inquiéter et laisse présumer que le travail en amont n’a pas été rondement mené.

SANS SÉCURISATION COMPLÈTE DES ZONES,À QUOI BON PRÉCIPITER LE RETOUR DES POPULATIONS?

Dès lors qu’une sécurisation complète des zones n’a pas été effectuée à quoi bon précipiter le retour des populations ? S’agit-il de faire passer le Sénégal aux yeux des partenaires et investisseurs étrangers comme un îlot de paix dans un océan d’instabilité ?

Toutes ces hypothèses sont valablement envisageables.

Une chose est urgente : le déminage doit impérativement reprendre. Le retour réussi des populations fera incontestablement des émules, mais l’échec de leur intégration ne ferait que compromettre les efforts jusqu’ici consentis pour en finir avec le conflit.
Les arrêts intempestifs dans le déminage des quelques 144 villages et 1 200 000 m² restants, pour des raisons sécuritaires et financières, est symptomatique d’une gouvernance solitaire du conflit. En effet, le déminage humanitaire nécessite la mobilisation des acteurs, comme le stipule la convention d’Ottawa, pour au moins lever les fonds inhérents à un déminage coûteux (le mètre carré déminé varie entre 5 et 10 dollars américains).
Or, avec le statu quo actuel dans les négociations entre le gouvernement et la rébellion, (la branche de Salif Sadio en l’occurrence), toute perspective d’un déminage humanitaire effectif s’apparente à un vœu pieux. Ce statu quo n’est cependant pas une fatalité.

Privilégier la négociation

Depuis près de dix ans, l’État du Sénégal semble adopter une ligne de conduite intraitable vis-à-vis des irrédentistes casamançais. Dans ladite ligne, trônent, en bonne place, l’antique « diviser pour mieux régner » et le martial « si vis pacem, para bellum ». Dans les faits, la stratégie du Sénégal consisterait, d’une part, à isoler davantage le chef rebelle le plus radical, d’autre part, à ôter toute velléité de combat aux éléments du MFDC par une ambitieuse politique d’armement. L’on voit mal ce qui pourrait justifier pareille attitude. Elle demeure pour le moins inopportune, pernicieuse et surtout contre-productive.
Primo, c’est ignorer la réalité sociologique et historique du mouvement armé casamançais que de vouloir mettre en minorité Salif Sadio, qui reste un des hommes les plus constants de l’itinéraire militaire et politique du MFDC. Invariable dans ses revendications indépendantistes, il est l’un des rares à s’être opposé à la diplomatie « des mallettes » du président Abdoulaye ; celle-ci finira par saper les fondements du mouvement rebelle et révéler au grand jour ses remous internes, sur fond de querelles de leadership. Il dispose d’une solide légitimité charismatique pour sa capacité de résilience.

SALIF SADIO RESTE L’UN DES SEULS À POUVOIR ÉTABLIR UN PONT ENTRE LES ETHNIES DE LA CASAMANCE.

S’il est vrai que Sadio ne peut plus compter sur ses parrains sous-régionaux, ce chef de guerre des années de braise, présent dans le maquis depuis 1986, aussi adulé qu’haï, jouit toujours d’un prestige et d’un fort capital sympathie et fidélité au sein de la rébellion.
Son intransigeance et succès d’estime glanés notamment lors des Opérations Gabou en 1998 ou Limpeza (propreté) en 2006, contre la coalition de facto armée bissau-guinéenne et la branche Kassolol du MFDC de César Atoute Badiate, représentent des acquis dont aucun autre chef rebelle ne saurait s’enorgueillir.
Last but not least, Sadio reste, en outre, l’un des seuls à pouvoir établir avec succès un pont entre les différentes ethnies de la Casamance. Dans une rébellion si souvent étiquetée d’affaire strictement diola, ceci n’est pas négligeable. Ses nombreuses interventions en mandingue, l’une des langues les plus parlées en Casamance, sont à ranger dans le registre permettant de conférer une dimension transethnique au conflit, de séduire des populations jusqu’ici réfractaires à toute idée de scission du Sénégal et de fédérer le plus grand nombre autour de son projet.
Secundo, l’option militaire ouvrirait la voie à des affrontements de type asymétrique. Or, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce type de conflits n’est pas systématiquement gagné par les plus puissants. Ouvrir un front est facile, mais mettre fin à un conflit armé constitue une tâche moins aisée.
Les bourbiers de la coalition internationale en Afghanistan et de l’armée US en Irak sont là pour nous rappeler à quel point il est difficile pour une armée régulière de venir à bout de groupes recourant aux tactiques de guérilla. Quid du parangon sahélien, au Mali, plus proche de nous ? Alors prudence.
L’État du Sénégal gagnerait à convertir la maxime clausewitzienne de la guerre comme continuation de la politique par d’autres moyens en formule foucaldienne, qui postule l’inverse, c’est-à-dire que la politique est la poursuite de la guerre par d’autres moyens.

En finir avec le « ni paix ni guerre »

Aurait-on oublié que le conflit armé reste un fait social global ? Pour résoudre le conflit en Casamance, il faut saisir toute sa globalité, toute sa complexité, toutes ses dimensions. Le pardon est justement l’une de ses dimensions, souvent oubliée, négligée ou méprisée dans la gouvernance de la crise en Casamance de façon générale et dans le programme de relocalisation de manière spécifique.
Pourtant, depuis quelques années, cette perspective est agitée par des organisations de la société civile sans que leurs voix soient suffisamment entendues. Le pardon reste une piste crédible qu’il faut exploiter, car les séquelles du passé sont encore vivaces et la cohabitation entre anciens bourreaux et victimes ou leurs familles, sans ce travail de fond, risque d’être délicat. Les populations, condamnées à vivre ensemble, n’ont d’autre choix que d’assumer leur devoir de violence, aussi affligeant soit-il, pour un pardon au service de la réconciliation.

JADIS RÉGION PROSPÈRE, LA CASAMANCE PEINE, À PRÉSENT, À ASSURER SA PROPRE SUBSISTANCE.

Il serait dès lors réducteur de persévérer dans l’erreur que le conflit peut faire l’économie d’un processus de pardon généralisé. Celui-ci, par deux dynamiques complémentaires, l’une « par le bas » à l’initiative des populations, l’autre « par le haut » portée par les officiels politiques et civils, pourrait trouver dans la tradition et la figure tutélaire de la femme casamançaise le prolongement naturel de la paix.
Le déterminisme du « ni paix ni guerre » ne peut perdurer si, bien entendu, le projet est de restaurer l’équité comme étalon de mesure des politiques publiques. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il y a du pain sur la planche !
Jadis région prospère à l’agriculture luxuriante, la Casamance peine, à présent, à assurer sa propre subsistance. Si la situation du fleuve Casamance semble davantage préoccuper, par exemple, dans la commune de Goudomp, qui a bâti sa renommée sur la pêche, c’est tout l’écosystème des départements de Ziguinchor et Goudomp qui est affecté par une profonde dégradation. Si bien qu’au cours de la décennie précédente, l’insécurité alimentaire y a rapidement gagné du terrain.
In fine, dans cette entreprise de reconstruction, physique comme psychique, la société civile, dans toute sa pluralité, devra jouer pleinement sa partition pour que retentisse la symphonie d’une paix positive, au sens de l’irénologue norvégien Johan Galtung, dans une Casamance rayonnante au sein d’un Sénégal émergent. C’est possible ! Bandiougou Konaté
Chercheur en relations internationales au Laboratoire institutions, gouvernance démocratique et politiques publiques de l’université Cheikh-Anta-Diop

Les risques qui pèsent sur le Commissaire Sadio

https://www.seneweb.com/Si l’État a voulu enquiquiner le commissaire divisionnaire à la retraite, c’est moins pour ses écrits diffusés depuis une semaine que pour des raisons liées à la manifestation du 23 juin. En effet, d’après des sources de L’AS, on soupçonne le commissaire Boubacar Sadio d’être à la tête d’une association nouvellement créée qui envisage de manifester le 23 juin prochain pour marquer symboliquement cette date annonciatrice de la fin du règne du Parti démocratique sénégalais (Pds), mais aussi pour lutter contre le bradage du littoral. Ce n’est donc pas fortuit si les enquêteurs qui ne l’ont même pas invoqué, des troubles à l’ordre public, aient visé l’article 80.
Ce ne sera donc pas surprenant que le Commissaire Sadio, convoqué ce soir, soit présenté devant un juge d’instruction dès qu’il sera déféré. Puisque la justice semble avoir perdu la tête, il pourrait connaître le même sort que Cheikh Yérim Seck qui, en réalité, devrait être placé sous mandat de dépôt conformément à la réquisition du procureur qui lie le juge d’instruction en l’espèce. Mais puisqu’il y a un nouveau tailleur à la tête du Ministère de la Justice, il ne faut plus présager de rien. Autant il peut être inculpé et placé sous contrôle judiciaire, autant il peut être libre ou même passer la nuit en prison

DIC: Le Commissaire à la retraite Boubacar Sadio en garde à vue après une contribution sur Dakaractu

https://www.dakaractu.com/Le Commissaire à la retraite Boubacar Sadio a été arrêté par des éléments de la Division des investigations criminelles (DIC). Son arrestation fait suite à une contribution qu’il avait signée et qui a été publiée dans Dakaractu.com.
L’homme a été placé en garde à vue dimanche, a-t-on appris de source policière confirmant une information de Dakaractu.

le président Ousmane Sonko lance son programme citoyen

https://www.vivafrik.com/Le président du parti PASTEF, Ousmane Sonko qui était en Live dimanche 21 juin 2020 sur sa page facebook et jotna Tv a procédé au lancement officiel de son programme citoyen baptisé « Vacances agricoles patriotiques » (VAP).
Ce programme citoyen s’articule sur deux volets : les vacances agricoles citoyennes et les week-ends de la citoyenneté. Le patron des patriotes a aussi abordé des questions d’actualités et a fait le bilan d’étape des journées de don de sang, renseigne le service de communication du parti.
Ousmane Sonko avait annoncé qu’il fera une tournée nationale pour initier des vacances agricoles patriotiques. Une manière de promouvoir l’agriculture au Sénégal.
Le chef des patriotes du Sénégal invite ainsi les jeunes à retourner vers l’agriculture. En effet, prenant prétexte du fait que les jeunes représentent plus de 50% de la population, contrairement aux pays développés, le leader du Pastef estime que cette jeunesse doit participer massivement au développement du pays. Pour lui, cela passe forcément par l’agriculture. Les vacances scolaires doivent être, selon lui, mieux exploitées « au lieu de se mettre à boire du thé, à participer à des activités ludiques… retournons en brousse », a-t-il lancé. Dans la foulée, il a invité les jeunes de son parti à un retour vers l’agriculture.
« J’invite tous les jeunes patriotes à venir nous rejoindre dans cette campagne. Nous allons ouvrir des Domaines Agricoles et j’y serais avec vous », s’est-il engagé.
À titre d’illustration, le leader du PASTEF a convoqué ses souvenirs de vacances quand lui-même travaillait la terre, ce qui permettait à lui et à sa famille de se nourrir pendant au moins 6 mois. Et c’est ce à quoi il appelle aujourd’hui les jeunes de son parti. À cet effet, M. Sonko compte ouvrir des domaines au Centre, au Nord et au Sud du pays. Et pour finir, il a félicité « les jeunes patriotes, pour le travail remarquable abattu dans la lutte contre la Covid-19. »Moctar FICOU / VivAfrik

Sonko avertit Macky sur le cas d’un détenu: «S’il meurt en prison, il l’aura assassiné…»

https://www.dakarmatin.com/Ousmane Sonko a fait face à la presse ce dimanche. Il a clôturé les débats par un message qu’il a lancé au Président de la République Macky Sall sur la détention de  Abdou Karim Gueye, dit «Karim Xrum Xax».
«Je lance un appel à Macky Sall. Il doit savoir qu’un pays, on ne le dirige pas en couvrant ses partisans tout en emprisonnant les autres. Qu’il libère Abdou Karim Gueye qu’il a enfermé parce qu’il a demandé l’ouverture des mosquées.
Pour quelqu’un qui est malade», a-t-il martelé.
Sonko déclare qu’au même moment, ceux qui ont détourné des milliards ne sont pas inquiétés. « Par exemple, ceux qui font du faux monnayage sont libérés. Ce n’est pas normal. Que Macky sache que la vie ce n’est pas comme ça. Qu’il le libère, il a des problèmes de santé. S’il meurt en prison, il l’aura assassiné », avertit-il.

Déboulonnement de la statue de Faidherbe: « Il faut nous défaire de cette colonisation mentale »(Ousmane Sonko)

https://www.dakaractu.com/Se décomplexer et penser à s’en sortir sans l’occident, tel est le crédo du leader du Pastef qui lançait ce dimanche son programme citoyen.
Interpellé sur la question liée au déboulonnement de la statue Faidherbe, Ousmane Sonko a rappelé que lors de son passage à Saint-Louis pendant la dernière  campagne électorale, il avait clairement indiqué aux populations qu’une fois au pouvoir,  » il les débarrasserait de cette statue pour y mettre une autre figure emblématique sénégalaise. »
« Il est inadmissible d’être entouré de rues au nom de colonisateurs et autres figures françaises ou autres, alors que nous avons des hommes auxquels le pays se souviendra toujours, par leur parcours atypique et glorieux », soulignera encore le candidat malheureux de la dernière présidentielle…

Ousmane Sonko sur le racisme: «La dignité du nègre, se réglera par les nègres quand ils prendront conscience de l’histoire»

https://www.dakaractu.com/Profitant du lancement de son programme citoyen, le leader du parti Pastef « Les patriotes » a abordé la question du racisme qui est aujourd’hui assez agitée.
Après avoir déploré les atrocités faites aux noirs, Ousmane Sonko pense d’abord que cela ne doit pas être une « indignation sélective ».
Autrement dit, c’est tout le peuple noir qui doit en faire sa propre affaire. Il fera allusion ensuite aux responsabilités individuelles avant d’emprunter la pensée de l’illustre Cheikh Anta Diop : « Maintenant que les jaunes, en particulier les japonais font leur preuve dans l’ordre scientifique, malgré la prétendue infériorité de leur mensuration crânienne, le racisme dans cette direction tend à être insipide. C’est pour cela qu’il prend de plus en plus un caractère bipolaire nègre-blanc. Au dernier conseil de cabinet de juillet 1979, le gouvernement français s’est assigné comme objectif de rattraper le Japon ».
« Donc, si cette Afrique tendait à être une puissance mondiale, nous ne serons jamais inférieurs aux yeux des autres », pensera encore le leader de Pastef « Les Patriotes ».
Croyant fort à l’Afrique et à son futur radieux, Ousmane Sonko sera convaincu que « la puissance du 21e siècle, c’est L’Afrique ».
Selon lui, ce continent sera, à défaut de la première puissance mondiale, l’une des premières puissances du monde.
Il annoncera pour terminer, qu’il va prochainement sortir deux livres dont l’un parlera de décentralisation et l’autre, de la vision Africaine.

Patriotisme et développement: Ousmane Sonko dégage tout esprit de concurrence et propose son programme citoyen.

https://www.dakaractu.com/« C’est une proposition aux allures entrepreneuriales » que le patron du Pastef a lancée ce dimanche au bénéfice des citoyens sénégalais.
Effectivement, Ousmane Sonko veut dépasser cette étape de passivité, d’attentisme et de dépendance du pays face à ce monde en mutation dans lequel, il « aimerait voir L’Afrique et le Sénégal en particulier briller de mille feux dans une dynamique de développement évolutive ».
Au cours du lancement de son programme citoyen, le président de Pastef a invité l’opinion à un changement radical de la manière de faire de la politique au Sénégal. Pour ce faire, il sera nécessaire « d’établir cette relation de confiance entre le peuple et l’homme politique.
Ensuite, il faudra faire de sorte à orienter les sénégalais vers les bons comportements. Ainsi, pour Ousmane Sonko, il s’agira d’œuvrer  dans une commune volonté :  » seul le Sénégal et son développement doivent nous intéresser ».
Cela demande naturellement de faire preuve de patriotisme et par conséquent, faire des actions citoyennes qui peuvent sortir le pays de ces racines accablantes.

Le don de sang, l’acte citoyen

L’une des premières propositions de Ousmane Sonko est d’accomplir des actes volontaires et citoyens tels « faire un don de sang ».
Cette campagne de don de sang aura comme pour objectif, de donner 10.000 poches de sang tous les 4 mois.

Les week-end citoyens

L’un des constituants du deuxième programme de Ousmane Sonko s’articulera autour de l’implication des jeunes dans des activités  sportives mais également de nettoyage. Le but étant de se départir de ces anciennes habitudes consistant à tout attendre de l’État.
« Il faut que nous prenions notre développement en main pour en faire l’affaire de tout citoyen. » Ainsi, il sera question de s’habituer à des campagnes de reboisement, de secourisme etc… Mais aussi expliquer aux jeunes qu’ils doivent s’impliquer le plus dans le reboisement qui est une activités qui préserve notre envoronnement et le rend par conséquent, pur et sain.
S’agissant du secourisme, Ousmane Sonko pense que les jeunes doievnt aussi être prêt à soutenir toute personne se travant en danger et ceci, passe nécéssairement par une formation.

Un programme large dénommé : « Vacances agricoles »

Un programme parmi les plus importants de la feuille de route citoyenne de Ousmane Sonko. Ayant une lecture politique basée sur l’autonomisation, le leader du Pastef estime que l’agriculture doit être plus intensifiée avec l’implication notamment des jeunes. Ce programme agricole a simplement pour objectif de voir les voies et moyens de sortie de cette dépendance agricole en produisant ce que nous consommons.
Il faudra pour cela, selon Sonko, « mettre dans chaque localité, des jeunes volontaires qui seront naturellement aptes à s’engager dans l’agriculture ». On pourrait, selon lui mettre à peu près 500 jeunes dans chacune de ces localités pour faire les débuts de ce programme.
Le Pastef proposera même de réssusciter ce qui était communémment appellé: « Toolù Alarbà » pour permettre à certains, en difficultés agricoles, de résister face aux aléas de cette activités et de leur permettre d’avoir de quoi vivre.
Ce qui est important dans ce projet, signale Ousmane Sonko, c’est l’incitation aux jeunes dans « l’esprit agricole » mais également des mécanismes pour innover cette activité qui peut bien bouleverser positivement notre économie.
Le programme « Vacances agricoles » déclinera d’ailleurs le type de cultures qui y seront le plus pratiqués selon la consommations des sénégalais.
Pour cette année, il sera question de débuter avec une campagne de sensibilisation afin de susciter l’intérêt de pratiquer cette activité chez les jeunes en particulier.
Dans cette perspective, Ousmane Sonko promettra même qu’il fera incessamment une tournée à travers des formations et des camps.
L’un des messages les plus importants véhiculés par le président du Pastef est un  « appel à tout citoyen sénégalais dans un esprit loin de la concurrence ». Il estime que ces propositions sont faites uniquement pour un Sénégal meilleur. Il invitera aussi, à une conscience citoyenne qui pourra nous sortir des difficultés dans lesquelles le pays est plongé et pour cela, l’union des forces patriotiques est un essentielle…

Pape Samba Mboup: «si Macky se présente pour un 3ème mandat…»

YERIMPOST.COM Dans un entretien avec le quotidien L’As, l’ancien chef de cabinet du président Abdoulaye Wade a abordé l’épineuse question du troisième mandat du président Macky Sall. Selon Pape Samba Mboup, au cas où le chef de l’État en exercice voudrait se présenter à la présidentielle de 2024, rien ne pourrait l’en empêcher. Son argumentaire est basé sur ce qu’il appelle la jurisprudence Abdoulaye Wade. A l’en croire, le Conseil constitutionnel ne peut refuser à Macky Sall ce qu’il avait accepté à l’ancien chef de l’État. « En 2012, le Conseil constitutionnel avait tranché en faveur de Wade pour qu’il se présente. De ce fait, il ne peut pas en ce qui concerne Macky Sall se dédire. C’est une question d’interprétation des textes », martèle Pape Samba Mboup qui ne manquera pas de souligner qu’il ignore encore si le président Sall veut d’un troisième mandat.

Soham El Wardini: « Nous les femmes devont aider à changer positivement les mœurs politiques »

https://www.seneweb.com/Pour le Maire de Dakar, Soham El Wardini, les femmes doivent aider à changer positivement les mœurs politiques du pays…
C’était hier vendredi lors de son déplacement à Sacré-Coeur pour présenter ses condoléances à Mimi Touré. Accompagnée du Maire de Médina, Bamba Fall, du Maire de Grand Dakar, Jean Baptiste Diouf, et d’autres membres de son Conseil Municipal, le Maire de la Capitale Sénégalaise a profité de ce moment pour saluer le parcours de Mimi Touré. Ce, en magnifiant le parcours et le leadership de Madame Aminata Touré dans la bonne marche de l’équilibre et stabilité du pays. « Le Sénégal a besoin de femmes leaders comme elles pour renforcer la stabilité du pays. Quand c’est le moment de faire la politique, chacun le fait mais ce qui est important, c’est la stabilité du pays et des femmes comme Madame Aminata Toure y joue un rôle très important de part leur sens de l’écoute et excellent rôle de médiation », dira la Mairesse de la Capitale Sénégalaise. Poursuivant, Non pas le titre, Soham El Wardini pense que « les femmes doivent aider à changer positivement les mœurs politiques. » Laquelle n’a pas manqué de prier pour la défunte Maman de la Présidente du Conseil Économique, Social et Environnemental.

Abdoul Mbaye: “Avec la fin de la séparation des pouvoirs au Sénégal la dictature s’est installée”

https://senego.com/“Les magistrats les plus dignes ont demandé l’indépendance de la justice. Leurs députés restent aux ordres de l’exécutif, oubliant qu’ils doivent servir le peuple dans une démocratie représentative”, estime l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye.
Liberté…
D’après le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Abdoul Mbaye, les hommes politiques de l’opposition ont été poursuivis sous toutes sortes de prétextes. Les journalistes libres sont persécutés.
Démonstrations de force…
Pour Abdoul Mbaye, les plumes de certains citoyens sont cassées. “Citoyens ne perdons pas espoir pour un Sénégal nouveau et meilleur. Certaines démonstrations de force sont ultimes soubresauts”, ajoute-t-il.
Séparation de pouvoirs…
Selon M. Mbaye, avec la fin de la séparation des pouvoirs au Sénégal la dictature s’est installée. Et l’arrestation du commissaire Boubacar Sadio prouve que le durcissement de la dictature est la seule réponse trouvée pour résister aux aspirations du peuple pour un Sénégal éthique.

Frein à la liberté d’expression

https://actusen.sn/Avant de parler de «Thiompal» ou des autorités étatiques, il faut tourner sept fois sa langue, dans sa bouche. Le célèbre insulteur de la République, le Commissaire à la retraite Boubacar Sadio et l’activiste Karim “Xrum Xax” ne me démentiront pas. Il leur a suffi de la claquer envers «Mor Ndajee» pour avoir maille à pâtir avec Dame Justice. Leurs arrestations sonnent comme une piqûre de rappel : le délit d’offense au chef de l’Etat existe encore, à Ndoumbélane.
Ainsi, l’article 80, tant décrié par les défenseurs de droits de l’homme et l’opposition, n’est toujours pas abrogé par «Salatul ala fatiha», qui comme son prédécesseur Abdoulaye Wade, avait promis de ranger aux oubliettes cette loi aux antipodes de la démocratie. Tous ces deux hommes ont en commun d’avoir déclaré, quand ils étaient dans l’opposition, qu’ils allaient en finir avec l’article 80, une fois pouvoir. Mais, après leur élection, ils ont fait semblant d’oublier cette promesse, pour se préserver des mauvaises langues.
Même si personne ne peut cautionner des insultes envers qui que ce soit, à fortiori envers un chef d’Etat, l’article 80 est une entrave à la marche démocratique de Ndoumbélane, car elle freine la liberté d’expression de ceux qui critiquent le régime. Mais bon, dans ce merveilleux pays, comme on est d’éternels apprentis démocrates, il n’y a rien à dire.Mame Sagaar (Billet SourceA)

Etat de santé dégradant de Karim Xrum Xax:Le Forum du Justiciable interpelle les autorités judiciaires

Le Forum du Justiciable est préoccupé par le débat public sur la santé des détenus malades.  Ainsi, les membres dudit Forum rappellent aux autorités le caractère fondamental du droit à la santé et interpellent les autorités judiciaires sénégalaises sur le fait que pour des raisons humanitaires, aucun détenu ne devrait être maintenu en détention si son état de santé physique ou mentale est durablement incompatible avec la prison.
Et c’est dans cette optique que les membres du Forum, informés de la dégradation de l’état de santé de M. Abdou Karim GUEYE alias Karim Xrum Xax, attirent l’attention des autorités habilitées sur la question substantielle de la prise en charge des détenus malades, les invitent donc à transférer M. Karim GUEYE au pavillon spécial ou même à le libérer si vraiment son état de santé nécessite des soins particuliers et un suivi en dehors du milieu carcéral.
Une telle mesure doit également être étendue à tous les détenus atteints de maladies graves dont le séjour est devenu incompatibles avec la prison.Fait à Dakar, le 21 Juin 2020,Bureau Exécutif. https://www.dakaractu.com/

Mise en place de la Convergence républicaine du sine (Cores): la Cojer vole en éclats, à Fatick

https://actusen.sn/La convergence des jeunesses républicaines (Cojer) s’est disloquée dans le département de Fatick. En effet, des jeunes des 17 communes du département ont tenu une conférence de presse à la permanence de l’Alliance pour la république (Ap) pour mettre en place une nouvelle structure dénommée Convergence républicaine du sine (Cores). Ces jeunes se disent aujourd’hui «trahis, oubliés rejetés, négligés et enfin abandonnés» à eux -mêmes.Matar Diouf, Correspondant à Fatick

Déclaration de la Convergence des Jeunesses républicaines relative à la commémoration de la Journée du 23 juin 2011:Ensemble, faire face à la COVID 19

Il y a 09 ans, jour pour jour, le peuple sénégalais avait déclenché, au travers d’une exceptionnelle mobilisation, une grande lutte citoyenne contre un pouvoir engagé dans un brutal processus de mise en péril du socle de notre République. L’ancien régime n’avait eu de cesse de malmener notre Charte Fondamentale par le biais d’incessantes agressions, de tripatouillages et d’empiétements permanents.
Puisant force et inspiration dans ses nobles traditions de luttes, le peuple sénégalais avait récusé, dans un admirable élan patriotique et citoyen, la volonté funeste d’un pouvoir, empêtré dans une grave crise, de fouler au pied notre Constitution.
Et dans cette offensive contre les forces de régression sociale, les jeunesses du Sénégal furent en première ligne. En effet, par leur bravoure, leur audace et leur force combattante, les jeunes, les femmes, les partis politiques et les organisations de la société civile, avaient réussi, ce jour-là, à vaincre l’engeance politicienne qui capturait tous les pouvoirs dans notre pays au détriment de toute autre force sociale ou politique.
La victoire des forces vives du Sénégal, en ce 23 Juin 2011, était incontestablement, le principal signe avant – coureur de la fin programmée de l’ancien régime. Elle a soudé les forces de rupture autour de nouvelles exigences et de nouvelles responsabilités. Vaincre l’ancien régime était devenu un impératif historique catégorique pour tous les patriotes, tous les républicains et démocrates de notre pays.
Aujourd’hui, près d’une décennie après cette mobilisation citoyenne des plus puissantes de notre histoire récente, c’est avec un profond respect des Acteurs de cet événement majeur et la satisfaction d’avoir participé, au premier plan, dans la bataille pour la restauration de l’Etat de Droit et un retour à la République, que nous membres de la Convergence des Jeunesses Républicaines, évoquons cette grande épopée politique.
Les Jeunes, les Femmes, les Responsables et militants de notre Parti, au premier rang desquels, le Président Macky Sall, ont fait partie des grands légionnaires de cette bataille politique et citoyenne. Ils s’étaient fortement illustrés et furent agressés avec une rare violence. Mais, rien n’y fit ! Leur moral à toutes épreuves, les rendait insensibles à toute forme de menaces et de forfaitures.
Il est aujourd’hui réconfortant de voir, l’essentiel des mobilisés, combattants et vainqueurs du 23 Juin 2011, aux côtés du Président Macky Sall, pour concevoir et bâtir, ensemble, un pays prospère, de Tous et pour Tous !
Sans conteste, cette mémoire vivante du 23 Juin 2011, résistera à l’usure du temps et sera pour longtemps encore, l’une des plus belles pages du grand Livre de la République du Sénégal. Belle et admirable, cette mémoire ne sera jamais entachée ou dénaturée par des groupes usurpateurs, en quête de gloire indue, car absents, dans leur grande majorité de cet épisode marquant de notre histoire politique.
Les voix asséchées des sirènes assoupies, ne pourront jamais remplacer un juste combat, par une volonté de rendre instable notre pays engagé dans une guerre de survie nationale contre la Covid 19.
Aujourd’hui, le contexte a changé. La démocratie sénégalaise s’est encore consolidée à l’issue du Référendum de mars 2016, par la création de droits nouveaux pour les citoyens, le renforcement des pouvoirs de toutes les institutions de la République et l’élargissement de la citoyenneté
Tous ensemble nous faisons face à cette crise planétaire, qui a mis à nu les vulnérabilités et fragilités communes de tous les Etats. Le nouvel impératif, pour consolider la résilience du peuple sénégalais face à l’épreuve et faire advenir un nouvel ordre mondial autour de l’humain, c’est d’articuler l’éthique de responsabilité et de conviction pour insuffler une plus grande fraternité humaine, à l’échelle locale, nationale et mondiale.
Plus nombreux nous serons aux côtés des populations, pour porter les messages de prévention et de promotion des gestes barrières – des gestes simples pour sauver des vies,plus utiles nous le serons en ces temps d’incertitude forte, au projet démocratique, en portant la parole et l’action d’une ambition très réaliste d’un Sénégal de Tous, d’un Sénégal Pour Tous
C’est à cela que la COJER appelle tous les Jeunes du Sénégal et tous les démocrates et patriotes.Vive la Jeunesse sénégalaiseVive la République.Fait à Dakar le 21 juin 2020,La Convergence des Jeunesses Républicaines

Cet Autre Danger Pire Que Le Covid…Menace Le Sénégal

https://www.xibaaru.sn/Macky doit éviter une émeute de l’eau en plein covid-19 au Sénégal…ce serait une catastrophe dont les seuls responsables seraient Mansour Faye (celui a donné le marché de l’eau à Suez) et l’actuel ministre de l’Eau, le nullard éternel, Serigne Mbaye thiam.
Les Sénégalais assoiffés : Vers une émeute de l’eau
L’eau ne coule plus dans plusieurs quartiers de Dakar et zones du Sénégal. Dans ces quartiers et zones, les populations ont soif et réclament de l’eau. Une situation inédite, car survenant en pleine crise sanitaire. Le risque est grand. Le Sénégal frôle la catastrophe.
Le Président de la République Macky Sall a même tapé sur la table lors de la dernière réunion du Conseil des ministres et donné des instructions très claires à ce sujet au ministre de l’Eau et de l’Assainissement Serigne Mbaye Thiam. Mais, ce dernier devient impuissant face à la situation. De lui, on ne doit s’attendre à rien.
Après avoir échoué au ministère de l’Education nationale qu’il dirigeait, Serigne Mbaye Thiam s’est vu confier le ministère de l’Eau et de l’Assainissement. C’est là où il est en train de confier sa réputation de nullard éternel. Serigne Mbaye Thiam est en train d’étaler toutes ses limites.
Après avoir tapé sur la table et donné des instructions qui tardent à être appliquées, le Chef de l’Etat doit tirer les enseignements de cette situation et prendre les mesures draconiennes. Le risque est grand d’assister à une émeute de l’eau, en pleine crise avec la covid-19.
Tirer les leçons de la situation, c’est également remonter la genèse de cette affaire. Avant l’arrivée de Serigne Mbaye Thiam, c’est à Mansour Faye qu’était confié ce département ministériel. Contre l’avis de tout le monde, Mansour Faye a accordé le marché de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au groupe français Suez.
L’affaire a soulevé un tollé et suscité une vive polémique.
Pourtant, en confiant au groupe Suez ce marché, Mansour Faye assurait une meilleure qualité dans la distribution de l’eau. En réalité, c’était uniquement, déshabiller Paul pour ensuite habiller Jean. Car, rien n’a changé dans ce domaine. Le risque demeure énorme pour que l’on assiste à une émeute de l’eau au Sénégal au moment où toutes les attentions doivent être portées dans la guerre livrée contre la covid-19.La rédaction de Xibaaru

Dénomination des rues, places,…: STATUE QUO–Saint-Louis, Rufisque:Une décolonisation inachevée

https://www.lequotidien.sn/ Après la chute de plusieurs statues à l’effigie d’anciens esclavagistes et autres personnes reconnues pour avoir été des auteurs de plusieurs crimes et exactions contre les Peuples colonisés, le débat sur le maintien de celle de Faidherbe fait rage à Saint-Louis. Ce samedi, 4 activistes du mouvement «Faidherbe doit tomber», qui voulaient tenir un point de presse, ont été interpellés par la police avant d’être relâchés. Ce monument qui trône depuis 1886 sur la mythique place qui porte le nom du gouverneur de Saint-Louis du temps de l’époque coloniale passionne les citoyens et même des personnalités politiques. Au-delà de ce personnage qui rappelle le sombre passé colonial et ses exactions se pose globalement le problème de la rebaptisation de certaines rues dans la vieille ville dont les parrains sont aussi logés à la même enseigne que les esclavagistes.
Ce débat qui est relancé dans le sillage de l’assassinat de George Floyd, tué à Minneapolis par le genou et la barbarie d’un policier blanc, est une vieille revendication. Déjà en 1984, l’écrivain cinéaste Ousmane Sembene, connu pour son opposition au néocolonialisme, écrivait au Président Léopold Sédar Senghor pour demander l’enlèvement de la statue du gouverneur Faidherbe qui est un contre-exemple, un tortionnaire des Noirs qui s’est illustré pendant la période coloniale par les nombreuses exactions qu’il exerçait sur ses administrés. Un homme qui ne méritait pas les honneurs pour l’écrivain dont la demande n’aura finalement pas de suite favorable. Plus tard d’autres Sénégalais, notamment des blogueurs, ont pris le relai pour, à leur tour, dénoncer les hommages rendus à certaines personnalités qui ont été présentées comme des héros ou des fonctionnaires modèles pour avoir bien servi l’Administration coloniale contre les autochtones. Là aussi, Faidherbe est au premier rang. Certains activistes dénoncent avec la dernière énergie un petit bout de phrase inscrit au bas de sa statue où on peut lire : «A Faidherbe, le Sénégal reconnaissant». Une phrase choquante si l’on sait que Faidherbe, comme évoqué par ailleurs, fut l’un des chefs militaires les plus sanguinaires de l’époque coloniale. Une manière ubuesque de rendre hommage à un tortionnaire.
En septembre 2017, un violent orage avait arraché le monument de son socle. Cela avait relancé les activistes et blogueurs, et des personnalités qui avaient milité pour son remplacement par la figure d’un chef religieux. Mais ces idées ne feront pas long feu, car le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, avait clairement annoncé que la statue sera remise à sa place. Chose qui fut faite.
Aujourd’hui, il est rattrapé par ce combat mené par le collectif «Faidherbe doit tomber». En plus, la rebaptisation de la Place Faidherbe a toujours été réclamée par des Saint-Louisiens, qui veulent donner à cette mythique place le nom d’une personnalité sénégalaise, comme Golbert Diagne ou Serigne Touba. Jusque-là, les autorités municipales et étatiques sont restées sourdes à ces demandes récurrentes. Le pont Faidherbe, reconstruit grâce à l’aide de la France, est aussi au cœur de la polémique.
En attendant la disparition de ces symboles du colonialisme, les différents maires, surtout Ous­mane Masseck Ndiaye, avaient entamé une «décolonisation» de certaines rues et avenues, qui portaient les noms de colons. Ils avaient entamé leur «sénégalisation» même si le processus n’est pas allé jusqu’à son terme. Au quartier Nord, la rue André Le Bon est devenue Khalifa Ababacar Sy, Brière de l’Isle a été dénommée Marie Parsine. Au quartier Sud, Carnot s’appelle désormais Ibrahima Sarr, Blaise Dumon a été renommée Serigne Mansour Cissé et Me Babacar Sèye a remplacé Neuville. Ces deux quartiers sont de l’île des Saint-Louis, classée patrimoine de l’Unesco. Le quai Henry Jay, du nom du quai du grand bras du fleuve longeant les deux quartiers de l’île, n’a pas changé de nom. Alors que le lycée Faidherbe est devenu Cheikhou Oumar Foutiyou Tall, le lycée Blanchot Ameth Fall. Le lycée Charles de Gaulle n’a pas changé.
Candidat à la mairie de Saint-Louis, Mary Teuw Niane s’engage à parachever le processus s’il est évidemment élu maire de la vieille ville. A travers une déclaration intitulée «Saint-Louis, choix des noms des rues, des places publiques et des infrastructures qui relèvent de la mairie de Saint-Louis», il dit : «Si je suis élu maire de Saint-Louis, un élément de mon programme est le choix des noms de manière inclusive et participative par la population de la commune. En particulier, la Place Faidherbe et le pont Faidherbe seront renommés. En ce qui concerne la statue de Faidherbe, elle sera enlevée et remise au Crds (ex-Ifan).»
Evidemment, ce changement de statues ou de noms ne va pas changer le cours de l’histoire écrit par Faidherbe qui a massacré plusieurs milliers de Sénégalais. Chez lui en France, ses cruautés ont été exhumées devant le monument à son honneur construit à Lille. L’imam ratib de la grande mosquée de Saint-Louis, Cheikh Tidiane Diallo, a d’ailleurs pris une position radicale dans son sermon de vendredi dernier pour demander la sénégalisation intégrale de ces rues et avenues. Il dit : «Faidherbe peut être fêté et célébré dans son pays. Mais chez nous, le devoir de nos dirigeants est de valoriser les fils du pays, de les mettre en exergue en rebaptisant les rues et édifices importants en leurs noms de sorte que ceux qui fréquentent ces endroits ressentent une certaine fierté quand ils y passent.»

Le Littoral: prochain théâtre de célébration explosive du 23 juin entre l’opposition et le pouvoir

https://www.dakarposte.com/L’histoire ne se répète pas, mais sait de temps en temps bégayer. Si les informations, que dakarposte tient de sources sûres, se confirment, nous allons vers un 23 juin explosif. Et pour cause…
Les politiciens situés dans le champ de l’opposition radicale et les activistes ont une manière bien terrifiante de célébrer cette date si chargée d’histoires sanglantes qu’est le 23 juin. En effet, dakarposte tient  de sources sûres que certains pontes de l’aile dure de l’opposition politique ont fini de se coaliser avec une frange de la Société civile et les plus irréductibles des activistes, pour aller dans le sens d’une manifestation chargée de symboles, et qui devra consister à se retrouver quelque part sur le littoral à la date du 23 juin.
Le motif avancé pour justifier une telle rencontre cosmopolite, c’est une distribution de masques de protection. Mais il faut être trop naïf pour croire que ces Sénégalais en totale rupture de vision avec le « Macky » n’ont choisi cette date si chargée que pour sacrifier à un acte neutre, n’ayant qu’une portée citoyenne. Nous sommes d’ailleurs en mesure d’être plus affirmatifs sur ce sujet, en révélant que ladite manifestation a précisément pour objet non dévoilé de protester contre la dilapidation du Littoral. Dans le langage métaphorique des milieux interlopes, c’est cela qu’on appelle « afficher hindo dawal cow boy ».
Il  revient d’ailleurs à dakarposte que cette retrouvaille de tous les dangers devrait précisément avoir lieu sur la partie du Littoral où Ousmane SONKO s’était rendu il y a quelques jours. Une visite « éclairée » du leader « pasteefiste » couronnée, comme nous le savons, par une déclaration particulièrement explosive sur le « dépeçage » inacceptable de cette précieuse bande de terre par des pontes des régimes actuel et précédent. Barthélémy Diaz est cité comme étant une des principales personnalités politiques à tenir les manettes dans la gestation de cette manifestation.
Quid de l’attitude du régime face à ce programme bourré d’explosifs ? Informé des moindres menaces, et en temps réel, le « Macky », évidemment, n’a pas perdu de temps pour ficeler un contre-programme, notamment par l’intermédiaire d’une certaine frange de la jeunesse apériste. Des jeunes regroupés dans une cellule d’urgence, et qui ont décidé de descendre sur les mêmes lieux et le même jour, histoire de protester contre les nombreuses attaques mal placées contre leur leader et son modèle de gouvernance.
C’est dire donc qu’on s’achemine irréversiblement vers une confrontation sans précédent entre ces deux entités représentatives des deux Sénégal en cours : le Sénégal des « pilotes » du Navire et le Sénégal des « lanceurs d’alerte professionnels » debout sur le quai.
Quelle conclusion en tirer, sinon que les membres de ces entités continuent encore de plus belle d’abuser de leurs droits civiques, politiques et sociétaux, en transformant notamment une date aussi symbolique pour la majorité que nous représentons, en un champ de confrontation, dont l’objectivité de l’enjeu reste encore à prouver ?Vraiment triste.Mamadou Ndiaye, dirpub dakarposte

PERSISTANCE DE SERIGNE MBOUP POUR L’INSTALLATION DES GRANDES SURFACES: L’euthanasie» de l’économie du Saloum

La volonté affichée par l’affairiste Serigne Mboup de Ccbm Groupe, d’inaugurer l’ère des grandes surfaces dans la Commune de Kaolack, ne peut que susciter, encore une fois, des réactions hostiles. Il est clair que l’ensemble des personnalités, masquées, encagoulées qui le soutiennent dans son projet, sont tous des fossoyeurs de la vie économique du Saloum.
Qu’ils se le tiennent pour dit : Nous n’accepterons pas que Kaolack et ses fils soient sacrifiés à l’autel du business personnel. S’ils ne se ressaisissent pas pour freiner leur boulimie pécuniaire déroulée sur le dos de la communauté, nous allons, sans hésitation aucune, les démasquer devant l’opinion publique nationale. Parce qu’il faut le dire, si cette volonté de Serigne Mboup se concrétise, nous assisterons à l’euthanasie de toute l’économie locale de cette ville carrefour où la quasi-totalité du secteur est portée par les commerçants, les ambulants et les autres acteurs de l’informel.
Aussi, nous interpellons les plus hautes autorités du Sénégal, nous alertons le Président de la République, son Excellence, Macky Sall, sur l’impérieuse urgence de revoir le décret de Me Abdoulaye Wade qui lui attribuait le « Cœur de ville » sur un plateau d’argent. Parce que depuis le départ des libéraux du Parti démocratique sénégalais (PDS) du pouvoir, sa famille politique originelle, toute l’exploitation de ce juteux cite n’a profité qu’à Serigne Mboup et à personne d’autre. Ni Kaolack, encore moins le reste du Sénégal dans sa globalité ne savent où sont passées les retombées de ce business aussi lucratif que scandaleux.
Aujourd’hui encore, Serigne Mboup tente une énième fois de rouler les populations de Kaolack, les autorités étatiques et l’opinion publique. Qu’en sera-t-il, si jamais ses manœuvres visant à capter la Mairie de Kaolack aboutissaient. Qu’il sache, avec ces souteneurs masqués, que notre détermination à combattre leur programme économique macabre sera à la mesure de leur cupidité. Vous êtes tous avertis…Abdoulaye KHOUMA ,Candidat à la Mairie de Kaolack

Djibril Ba à Amadou Ba et Mbaye Ndiaye: «S’ils avaient pleinement assuré leur mission,ils n’auraient pas eu besoin de Moussa Sy

https://www.lequotidien.sn/Djibril Ba dit «comprendre» la nomination de Moussa Sy comme Pca du Port de Dakar. Mais le responsable apériste des Parcelles Assainies estime que si le soutien du maire a été sollicité à la Présidentielle, c’est parce que Amadou Ba et Mbaye Ndiaye n’avaient pas pleinement assuré leur mission.
Les réactions à la nomination du maire des Parcelles Assainies à la présidence du Conseil d’administration du Port autonome de Dakar se suivent, mais ne se ressemblent pas. Si certains responsables du parti au pouvoir n’ont pas positivement accueilli cette promotion, d’autres, en revanche, y voient un «mérite». «En tant que militant de la première heure et cadre de l’Alliance pour la République, nous pouvons comprendre cette décision du Président Macky Sall de confier des responsabilités à des hommes politiques comme Moussa Sy. Il faut reconnaître que celui-ci a activement participé sur le terrain à la réélection du Président en mettant son électorat sur la balance de la victoire», souligne Djibril Ba dans un communiqué. Qui rappelle d’ailleurs que les ministres Mbaye Ndiaye et Amadou Ba avaient eux-mêmes «supplié» le maire des Parcelles Assainies de rejoindre la mouvance présidentielle. Et le responsable de l’Apr dans cette commune pense que le ministre d’Etat auprès du président de la République et l’ancien ministre de l’Economie et des finances ont une responsabilité dans cette nouvelle envergure de l’ex-allié de Khalifa Sall. «Si ces ministres avaient pleinement assuré leur mission politique en renforçant le leadership de l’Apr aux Parcelles par un bon encadrement des jeunes et des femmes ainsi qu’un bon placement des cadres, ils n’auraient pas eu besoin de Moussa Sy dans la mouvance présidentielle. Ces ministres ont montré leurs limites à répondre efficacement aux attentes des Parcellois. Ils ont été incapables d’animer convenablement le parti à la base et de mobiliser les militants et sympathisants du Président Macky Sall pour faire de l’Alliance pour la République ce parti leader, fort et attractif», martèle M. Ba.
Il invite par conséquent le Président Sall à «mieux outiller» les militants qui lui vouent une «fidélité sans faille» pour un renouvellement de l’élite politique. Djibril Ba de conclure : «Nous avons besoin d’un leadership nouveau, capable de fédérer toutes les ressources pour relever les défis qui se profilent à l’horizon.»

Pr. Ibrahima Hanne, Urbaniste-aménagiste: «Le Sénégal n’a pas un problème de loi, mais celui de gouvernance»

https://www.leral.net/Le Professeur Ibrahima Hanne, Urbaniste-aménagiste, invité du débat du « Week-end » sur Leral TV, a estimé que le début de la pandémie a été faussé. L’Etat, paniquant dès le début, a essayé de tirer un dividende politique dans la gestion de cette affaire. Dans pareils cas, l’urbaniste précise qu’il fallait mettre en place un cadre stratégique, regroupant plusieurs entités, pour une réflexion plus large afin de disposer de véritables informations.
La pandémie qui fait des ravages dans le monde, semble-t-il, n’a pas surpris le Sénégal. D’après l’urbaniste-aménagiste, Ibrahima Hanne, au lieu de lutter contre la maladie, le Sénégal cherchait à régler des problèmes politiques. Et pourtant, c’est les médecins qui devraient ordonner la fermeture des frontières. Présentement, constate-t-il, la gestion de la Covid a entraîné les complications d’aujourd’hui.
Ainsi, Pr. Ibrahima Hanen indique que le foncier de manière globale, connaît un problème. Puisque, la loi 64-46 et la loi 76-66 ont réglé le problème. « Le monde rural n’avait que de terres qui restaient leurs seules ressources. La loi n’a pas été appliquée depuis 4 ans à 5 ans. Ladite loi n’a pas été adaptée aux réalités. Elle a été abrogée pour l’adapter et la terre a été ainsi, scindée en partie. L’ensemble de ces décisions, c’était pour préserver l’environnement », a-t-il expliqué.
L’urbaniste reste d’avis que le Sénégal n’a pas un problème de loi. Mais, un problème de gouvernance. L’Etat, insiste-t-il, est responsable de beaucoup de choses qui sont en train de se faire. « Les différents présidents qui se sont succédé, ont causé le problème du foncier que connaît actuellement le pays. Le Président a une mission et l’Etat doit veiller à ce qu’il respecte les recommandations. Le président de la République n’a pas le droit de déclasser, sauf pour cause d’utilité publique. La terre ne doit pas être vendue », tranche-t-il.
Face à cette situation de la pénurie d’eau, il signale que le Ministre de l’Eau devrait même démissionner. Puisque, le différend entre la SDE et Suez est incompréhensible. « Celui qu’on disait moins cher, ne réussit pas à satisfaire, à moins de 6 mois. »
Concernant la réouverture des classes, l’enseignant révèle que le pays a toujours mal. D’après lui, les abris provisoires ont disparu à Kolda, avec l’orage enregistré au début de la saison des pluies. A Dakar, il y a le problème des inondations. « Pourquoi ne pas attendre le mois de septembre pour reprendre. Puisque, nous enseignés, on connaît comment s’y prendre pour accompagner les Sénégalais. Si l’Etat ne règle pas la situation, il va finir par perdre la confiance des parents. Le Sénégal doit dépasser cette situation», a prévenu Pr. Ibrahima Hanne.
Moins prolixe sur l’affaire Cheikh Yérim, il soutient que peut-être, le journaliste, parlant de milliards de FCfa, a ses sources. Et une enquête devrait être ouverte au préalable, avant de l’arrêter.

CHEIKH YÉRIM SECK CONVOQUÉ À LA SECTION DE RECHERCHES POUR UNE AFFAIRE DE MŒURS

http://www.emedia.sn/Cheikh Yérim Seck retourne ce lundi à la Section de recherches (SR), dans une nouvelle affaire de mœurs. D’après le récit du journal Enquête, il aurait mis enceinte une fille mineure avant de l’inciter à l’avortement.
La source révèle que trois personnes ont été déjà interpellées. Le premier est l’infirmier, récidiviste, qui a pratiqué l’acte, la fille engrossée, et une autre fille, présentée comme intermédiaire entre l’infirmier et la mineure.
Enquête rapporte également qu’une proche du journaliste a été entendue. Cette dernière aurait remis les 200 mille F CFA pour l’avortement. Elle aurait avoué avoir agi pour le compte de Cheikh Yerim Seck. C’est ce qui vaut au Directeur de publication de Yerimpost une nouvelle convocation, ce matin, par les pandores.
Une affaire qui surgit curieusement au moment où le journaliste est inculpé et placé sous contrôle judiciaire dans l’affaire Batiplus, sur laquelle le journaliste a fait des révélations explosives.Rappeler que Cheikh Yerim Seck a été condamné à trois ans de prison pour viol, en 2012.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 22/06/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Commémoration du 23 juin

Voilà 9 ans, jour pour jour, le peuple sénégalais avait déclenché, au travers d’une exceptionnelle mobilisation, une grande lutte citoyenne contre un pouvoir engagé dans un brutal processus de mise en péril du socle de notre République. L’ancien régime n’avait eu de cesse de malmener notre Charte Fondamentale par le biais d’incessantes agressions, de tripatouillages et d’empiétements permanents. «Les Jeunes, les Femmes, les Responsables et militants de notre Parti, au premier rang desquels le Président Macky Sall, ont fait partie des grands légionnaires de cette bataille politique et citoyenne. Ils s’étaient fortement illustrés et furent agressés avec une rare violence. Mais rien n’y fit ! Leur moral à toutes épreuves les rendait insensibles à toute forme de menaces et de forfaitures. Il est aujourd’hui réconfortant de voir l’essentiel des mobilisés, combattants et vainqueurs du 23 Juin 2011 aux côtés du Président Macky Sall, pour concevoir et bâtir, ensemble, un pays prospère, de Tous et pour Tous ! » ont ajouté les camarades de Moussa Sow en prélude à la commémoration du 23 juin 2011.

Arriéré de paiement à la Permanence AFP de Thiès

Les progressistes du département de Thiès devaient tenir un point de presse ce week-end à la permanence du parti, sise au quartier SOM, juste en face du lycée Malick Sy, pour marquer l’anniversaire du parti. Mais la rencontre s’est finalement tenue dans un hôtel de la place. Et pour cause, le permanencier a posé sur la table un problème de disponibilité de l’électricité. Au-delà de cet aspect, beaucoup d’interrogations ont été agitées autour du paiement des 140 000 Fcfa mensuels, représentant la location de la permanence. Selon notre source, le ministre Alioune Sarr avait été sollicité pour la prise en charge de la location pendant deux ans, ce qu’il fait régulièrement à travers un virement bancaire. Mais un problème d’arriérés de paiement a été agité récemment et aujourd’hui encore, il y a beaucoup d’interrogations autour de la gestion de ce local du parti.

Les armes volées au bureau des douanes de Moussala

Les investigations des gabelous ont été fructueuses. En effet, les armes volées au bureau des douanes de Moussala, à la frontière avec le Mali, ont été retrouvées dans la nuit du samedi au dimanche. Des délinquants s’étaient emparés des armes avant de disparaître dans la nature. Ce qui constituait une sérieuse menace pour la sécurité des populations. Finalement, les douaniers ont réussi à mettre la main sur ces armes. Par ailleurs, des voix s’élèvent de plus en plus dans cette contrée pour solliciter du gouvernement, et dans les meilleurs délais, un cantonnement militaire à Moussala. Puisque l’insécurité y est en train de prendre des proportions inquiétantes.

Abdoulaye Diop aux artistes musiciens

A l’occasion de la célébration de la fête de la musique dans un contexte de pandémie de Covid19, le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, adresse un message de soutien aux artistes musiciens. Il rappelle dans sa note que les mesures indispensables au combat vital contre la pandémie de Covid-19 imposent cette année un état d’urgence sanitaire se traduisant entre autres par le couvre-feu, le confinement ou encore l’exigence de la distanciation physique. Toutes ces exigences, dit-il, sont incompatibles avec les rencontres chaleureuses et les grand-messes de bonheur qu’ont toujours apportées les célébrations antérieures de la Fête de la musique. La fête de la musique est une célébration de l’universalité et une contribution décisive au développement économique et à l’épanouissement social des nations.

Grève de la faim des membres du front «doyna»

Ils vont mettre en exécution aujourd’hui leurs menaces. Après plusieurs alertes et actions judiciaires, les membres du collectif des victimes de démolition et de spoliation de terrains, vont recourir à l’ultime arme. En effet, le front multi-luttes «Doyna» entame aujourd’hui une grève de la faim. Le collectif est constitué des victimes de démolition de 253 maisons de Gadaye, les victimes de Guereo, des travailleurs de Pcci, des travailleurs de ABS, les victimes de Afup Canada, des habitants de Terme Nord, de Reendo, Bossea, de Kiniabour/Sindia et des jeunes réformistes de la zone nord.

Tableau Walo de Saint-Louis

Les populations du quartier Pikine Tableau Walo de Saint-Louis ont effectué hier une sortie au vitriol pour dénoncer la situation de leur terroir. Elles dénoncent le déversement des égouts dans le quartier et surtout la prolifération des tas d’ordures. Les jeunes de ce quartier Pikine de Saint-Louis ont déversé leur bile sur les autorités locales. Ils ont battu hier le macadam pour déplorer les conditions de leur localité. A l’occasion d’une action citoyenne, les contestataires signalent que leur quartier est laissé en rade, estimant que cette situation «ne peut plus continuer». Par la voix de leur porte-parole, Mouhamed Lamine Mbodj, ils fustigent l’inefficacité des opérations de curages de canaux par l’office national de l’assainissement (Onas) et la canalisation défaillante. Il signale que les trois mosquées et le poste de santé du quartier sont dans un piteux état. Pour les jeunes, le moment est venu d’agir et de prendre leur destin en main. Selon M. Mbodji, dorénavant, ils ne compteront que sur leurs propres moyens parce qu’ils en ont marre des promesses jamais tenues. Ils s’engagent à nettoyer le quartier toutes les quinzaines.

Déboulonnement de la statue Faidherbe

Les commentaires continuent sur le déboulonnement de la statue de Faidherbe qui trône sur la ville de Saint-Louis. L’imam ratib Cheikh Tidiane Diallo a appelé au changement des noms des rues et avenues. Le religieux a aussi demandé à ce que la statue Faidherbe soit déboulonnée.Il a fait la demande lors de la grande prière du vendredi, devant les fidèles. «Ces statues et rues doivent être rebaptisées. Le Sénégal a d’illustres figures qui peuvent prêter leurs noms comme Cheikh Omar Foutiyou Tall, El Hadji Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, Cheikh Moussa Camara et Thierno Souleymane Baal qui ont fait tant de choses pour le pays. Eux au moins méritent que l’on donne leurs noms à des rues, des statues, etc. Mais prendre un étranger qui, en plus, a tué près de 20 000 Sénégalais en 8 mois, selon le Professeur Iba Der Thiam, et lui donner des noms de quartiers, statue…, cela fait mal», a-t-il dit.

STATUE DE FAIDHERBE,REPENSER LA NOTION DE PATRIMOINE PAR KHADIM NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Les vestiges que nous préservons du passé nous renseignent beaucoup sur nous-mêmes et sur les héritages à léguer aux générations futures. La statue d’un conquérant colonial est un vestige d’une hégémonie
Parmi les arguments brandis par les défenseurs de la statue de Faidherbe, plusieurs considérations sont mises de l’avant. On estime que Faidherbe a déployé des efforts colossaux et louables pour connaître les populations du Sénégal et qu’il a assuré la « stabilité » du pays en terrassant les dernières résistances. Certains affirment qu’il avait fait des faveurs aux musulmans et protégé les gens du Walo contre les assauts des populations maures.
L’argument de la connaissance des populations a été surtout popularisé par l’ex-président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor. « Si je parle de Faidherbe, disait-il, c’est avec la plus haute estime, jusqu’à l’amitié, parce qu’il a appris à nous connaître… ». Dans un entretien accordé en 1981 au diplomate français Pierre Boisdeffre, de passage au Sénégal, Senghor insiste sur la sympathie du conquérant : « Faidherbe a été le conquérant de l’intérieur du Sénégal, mais en même temps, Faidherbe s’est fait nègre avec les Nègres, comme le recommandera, plus tard, le père Liberman. Il s’est donc fait sénégalais avec les Sénégalais en étudiant les langues et civilisations du Sénégal. »
Faidherbe s’était effectivement donné comme mission la connaissance des populations du Sénégal. Il s’est fait ethnologue, linguiste, et s’intéressait donc aux cultures et langues locales. À ce propos, l’historien Abdoulaye Bathily considère Faidherbe comme « le véritable fondateur de l’école africaniste française ». Toutefois, les études menées par Faidherbe et son équipe, nous dit Bathily, en plus d’avoir « contribué à répandre chez les peuples d’Europe, les préjugés racistes à l’égard des Africains », devaient servir les objectifs de la conquête : « Les recherches entreprises durant la période « faidherbienne » avaient un but fondamental fonctionnel. L’objectif poursuivi était la connaissance de la « société » et du « milieu indigène », connaissance sans laquelle ne pouvait se réaliser l’œuvre de domestication des peuples et qui constitue la base de tout système colonial ».
L’histoire, la linguistique et l’ethnologie étaient donc mobilisées pour assurer la domination des populations de la Sénégambie. Il s’agissait de connaître pour mieux assujettir, comprendre pour mieux asservir. Voilà les vils soubassements que le président Senghor ne semblait pas percevoir dans son éloge dithyrambique. Il s’est extasié devant l’érudition et la bienveillance supposée de Faidherbe et a oblitéré ses visées réelles peu louables.
L’érudition et les gratifications au service de l’exploitation coloniale ont été mises en œuvre dans le domaine de la religion. La foi devait aussi servir la conquête.  Faidherbe donna le ton à ce qui devait être la politique musulmane de la France au Sénégal. Il était clair quant aux retombées des « facilités » faites aux musulmans du Sénégal : « En élevant une mosquée à Saint-Louis par imitation de ce qui se passait en Algérie, on n’a pas réfléchi que nous ne sommes pas posés ici pour faire des concessions aux musulmans ; il n’en est pas de même au Sénégal. Mais enfin la mosquée existe et on ne peut revenir là-dessus […]. Dès que la guerre n’absorbera pas plus tous mes moments, je m’occuperai de ces choses-là d’une manière toute spéciale. Il faut que nous arrivions comme en Algérie à amener les marabouts et les prêtres musulmans des villes à se rallier complètement à nous et à nos idées. On sévira contre les récalcitrants. Mais une mesure complémentaire de l’exigence que nous montrerons à l’égard des musulmans, ce sera l’établissement d’écoles françaises pour les jeunes musulmans… ».
On soutient également, sans aller au fond, que Faidherbe a défendu les gens du Walo contre les populations maures. Les relations entre le Walo et le Trarza en pays maure sont anciennes. Ces relations ont été ponctuées par des guerres et des alliances. Une relation matrimoniale avait été scellée par l’union du roi des Trarza et de la reine du Walo. De cette relation naquit un fils, Ely, que Faidherbe combattit pour ses visées pour le trône. Les Français ont très tôt considéré le Walo comme leur possession. Ils ne pouvaient y tolérer la présence des Maures. C’était le vœu d’un gouverneur prédécesseur de Faidherbe, Bouët-Willaumez. Un texte du 8 mai 1819 stipulait que la France devait se faire « céder en toute propriété et pour toujours les îles et toutes les autres positions de terre ferme du Royaume du Waalo pour la formation de tous établissements de culture ».
Faidherbe écrit le 7 mai 1857 au roi des Trarza Mohamed El Habib pour affirmer son droit de possession du Walo : « Quand au Walo que nous avons acheté en 1819 et conquis en 1854, nous le garderons envers et contre tous ». Dans une autre lettre datant du 13 mars 1858, et adressée à Natago Fall, Faidherbe s’attribue le titre de « Brak » (prince), menace et réaffirme sa propriété sur le Walo : « Vous savez que le Walo est à moi et qu’il n’y a plus aujourd’hui d’autre brak que moi. Vous êtes donc mes captifs et vous devez m’obéir. Voilà ce que je veux que vous fassiez. »
Faidherbe a agi au Walo comme il l’a fait dans les autres parties du Sénégal : en s’alliant avec certains au détriment d’autres. Il n’a pas hésité à s’emparer du Walo qu’il disait protéger des Maures. Concernant l’argument de la libération des populations du Walo, l’historien Yves Saint-Martin note : « Puisque Faidherbe avait été nommé pour appliquer ce programme [s’emparer du Walo], il ne pouvait avoir de doute sur l’approbation ministérielle. De plus, en écartant les Trarza au profit des Français, il se présenterait comme le champion de l’ordre et le protecteur des Noirs, trop souvent rançonnés et razziés par les Maures. ». Toutefois, son action était moins de défendre le Walo que de protéger les intérêts de l’administration coloniale et des traitants. Ces commerçants de Saint-Louis devaient, dans l’optique de Faidherbe, contrôler cette zone, car « La présence permanente de la France au Walo, relève Yves Saint-Martin, ne pourrait que les encourager dans ce dessein », celui de contrôler le commerce, la production de mil et d’arachides.
La libération proclamée des Noirs n’avait donc qu’un seul but pour Faidherbe : les placer sous le joug de l’administration coloniale et des appétits de ses amis traitants et négociants européens. C’est d’ailleurs pour protéger les traitants, que Faidherbe a incendié des villages entiers soupçonnés d’abriter des biens leur appartenant. Voilà pourquoi, en protégeant et en se mettant au service des réseaux d’affaires, Faidherbe doit être considéré comme un des grands précurseurs de la Françafrique.
Par ailleurs, quand on parle de retrait de la statue de Faidherbe, un contre-argument est souvent brandi : toucher à une telle statue, c’est effacer l’histoire, dit-on. Cette façon de voir est, à tout bien considéré, une confusion intellectuelle et découle d’une incompréhension du problème tel qu’il se pose.
Demander le retrait de la statue de Faidherbe, ce n’est ni réclamer la suppression de ce personnage des manuels d’histoire ni exiger qu’il ne soit plus enseigné. Ce qui est dénoncé, c’est sa présence et sa mise en avant dans l’espace public. Ceux qui s’arc-boutent sur l’argument de « l’effacement de l’histoire » confondent enseignement de l’histoire et éléments du patrimoine auxquels on accorde de l’importance et que l’on choisit de conserver dans l’espace public. L’histoire du fait colonial avec ses différents personnages et péripéties est bien enseignée, mais la question du legs à promouvoir interpelle, elle, la notion de patrimoine. On peut bien enseigner une histoire douloureuse sans statufier des bourreaux et sans les inclure dans les héritages à valoriser publiquement et à transmettre à la postérité. Il est important donc de repenser la notion de patrimoine public dans une ex-colonie.
En 2017, en pleine polémique sur la statue de Faidherbe, le directeur du patrimoine culturel, Abdou Aziz Guissé, avait soutenu que la statue, qu’elle soit chargée positivement ou négativement, fait partie du patrimoine architectural et historique et que, de ce fait, elle devait être maintenue. Mais qu’est-ce qui peut être considéré comme patrimoine ? Doit-on exhiber sur l’espace public le portrait ou la statue d’un conquérant colonial tout en se réfugiant derrière l’argument du patrimoine ?
Si comme le définit l’Unesco, le patrimoine est l’ensemble de ressources héritées du passé, mises à disposition pour le bénéfice des générations futures et comprenant non seulement le patrimoine matériel, mais aussi le patrimoine naturel et immatériel, les critères mis de l’avant pour le définir doivent être pensés différemment dans un pays qui porte en lui les stigmates de la colonisation et qui cherche ses repères. Le patrimoine entre dans ce qu’on appelle le processus de mémoire. C’est une série de choix et d’exclusions. Il est constitué d’éléments que nous choisissons de conserver et que nous décidons de transmettre aux générations à venir parce que nous leur donnons une valeur symbolique.
Que doit être l’idéal patrimonial d’une ex-colonie ? Quels vestiges du passé valoriser ? Quels personnages historiques, objets et sites patrimoniaux mettre de l’avant ? Autour de quels objets et lieux historiques devons-nous rassembler nos populations ? Quels sont les éléments que nous donnons à voir, sur lesquels nous fondons notre patrimoine, qui donnent du sens à notre présent et annoncent des promesses pour notre futur ?
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’aucune statue d’un conquérant colonial n’a été installée pour les beaux yeux des colonisés. Une statue coloniale est un attribut de domination. C’est la consécration d’une idéologie meurtrière fondée sur une suprématie. C’est un objet de pouvoir qui exprime une ascendance sur le plan symbolique. Un personnage comme Faidherbe était venu en conquérant et persécuteur et l’avait du reste bien exprimé : « Noirs Sénégalais, pénétrez-vous bien de cette idée, que nous sommes appelés à devenir les maîtres, disons mieux, les bienfaiteurs de ce pays. Ne résistez pas au mouvement, vous seriez brisés », menaçait-il à l’occasion de la remise des prix aux élèves de l’École des otages et l’École laïque réunies en 1860.
La statue d’un conquérant colonial est un vestige d’une hégémonie. Par elle, on cherche à imposer une forme d’accoutumance à la figure d’un oppresseur. Elle a une fonction réelle : dans un pays colonisé, elle est destinée au présent et à la postérité et elle sert à exalter la gloire passée et à immortaliser la mémoire de la conquête. Il est d’ailleurs édifiant que le président français, Emmanuel Macron, ait choisi en 2018 au Sénégal, de faire symboliquement un discours sur la Place Faidherbe à Saint-Louis devant…la statue de Faidherbe.
Cette statue de Faidherbe à Saint-Louis a été inaugurée le 20 mars 1887 pour célébrer la victoire des baïonnettes et des canonnières. La prise de contrôle du territoire était désormais rendue possible par l’anéantissement d’un des derniers obstacles, le souverain Lat Dior, tué un an avant, en 1886. Seul le résistant Mamadou Lamine, écrivait Faidherbe, « quoique très éloigné de la grande ligne des postes, était encore une menace pour la colonie ». La « tranquillité » et la « paix » sont obtenues au prix d’une féroce conquête militaire qui a fait des milliers de morts. Rien n’empêchait désormais l’instauration de l’économie de traite, le travail forcé, l’éducation coloniale, l’assimilation culturelle et la mise en dépendance de la colonie.
La redéfinition des objets du patrimoine est une priorité nationale. C’est d’ailleurs tout le débat actuel aux États-Unis. La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a appelé au retrait de 11 statues du Capitole représentant des soldats et des responsables confédérés esclavagistes, au motif que ces statues célèbrent la haine et non pas des éléments devant figurer dans le patrimoine des États-Unis.
Le président français, Macron, a préféré, lui, le conservatisme avec l’argument confus du non-effacement de l’histoire. Pourtant en France, les éléments du patrimoine ont été retouchés à plusieurs reprises. Les corps de Jean-Paul Marat, de Mirabeau, n’ont-ils pas été transférés au Panthéon et célébrés comme héros avant d’en être exclus ? La statue du Maréchal Pétain n’a-t-elle pas été retirée de la ville de Vichy ? On reproche à Pétain d’avoir collaboré avec l’ennemi allemand. On estime que son nom, sa statue et ses portraits sont indignes de figurer dans le patrimoine de la France. Pourtant Pétain, nonobstant l’intelligence avec l’ennemi durant l’Occupation, a été le grand soldat de la Grande Guerre, un des grands artisans de la victoire de Verdun. Pourquoi Macron ne va-t-il pas jusqu’au bout de sa logique de conservation des traces et demander le replacement de la statue du Maréchal Pétain ?
Repenser le patrimoine dans une ex-colonie, c’est sortir de la gloire de la conquête coloniale et apaiser l’espace public. Les vestiges que nous préservons du passé nous renseignent beaucoup sur nous-mêmes, sur nos choix et sur les héritages que nous voulons léguer aux générations futures. Au colonisé ou à l’ex-colonisé qui a vécu les affres du Code de l’indigénat, à qui on a dénié l’histoire, la morale, la religion, les héros, etc., il serait bien, à des fins curatives, de valoriser les lieux, les figures de résistance locales qui incarnent la haute stature morale, les personnages historiques qui revigorent la fierté et l’estime perdues. C’est le rôle du patrimoine de répondre à cette exigence et de faire des choix décisifs qui donnent du sens au présent et au futur.

EUX & NOUS – IL FAUT (AUSSI) DÉBOULONNER LES «TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS» !PAR FADEL DIA

J’ai bien conscience que, par ces mots, je touche à un tabou, mais notre pays cultive les tabous comme il cultive l’arachide, sans réaliser que c’est quelquefois un produit désuet, dégradé, improductif, exténué ou invendable. Pratiquer la politique de l’autruche ne nous empêchera cependant pas de faire face à ce dilemme : peut-on déboulonner les indéfendables conquérants coloniaux et hisser sur un piédestal ceux qui furent leurs infatigables bras armés, même si ce fut souvent à leur corps défendant ?
«Les statues ne sont qu’une mise en récit…»
Le Sénégal est probablement l’un des rares pays au monde qui, soixante ans après son émancipation politique, continue à vouer la plus belle place et l’icône de sa plus vieille ville à un homme élevé pratiquement au rang d’un héros national, un autocrate qui a sabré les défenseurs de son intégrité, méprisé ses cultures et ses peuples, semé les premières graines de la balkanisation de la sousrégion. Si le Général Faidherbe, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas le seul anachronisme de notre paysage urbain, il est la preuve qu’il y a un travail de salubrité mémorielle qui s’impose à nous et qui s’est fait partout dans le monde, et notamment dans les pays africains anglophones. Emmanuel Macron nous la baille belle lorsqu’il affirme, péremptoirement, que la France «  n’effacera aucune trace ni aucun nom de l’Histoire (et) n’oubliera aucune de ses œuvres » et il est facile de lui rétorquer qu’il se trompe doublement. Il se trompe parce qu’au cours de sa longue histoire son pays n’a jamais cessé de relifter son panthéon et d’effacer des noms et des symboles.
Après 1789 on y a fait plus que déboulonner des statues, on a brulé des édifices, violé des sépultures et piétiné des restes humains. Après la deuxième guerre mondiale on y a effacé les traces du Maréchal Pétain, héros de la « défense victorieuse »  de 1916, l’homme qui, si l’on en croit Paul Valéry, « avait sauvé l’âme de l’armée française » parce que la bataille de Verdun avait été «  une guerre tout entière insérée dans la Grande Guerre  ». Cette remise en cause mémorielle, comme celles qui la suivirent, n’est pas une spécificité française, nulle voix officielle ne s’est élevée dans le monde pour s’offusquer que Leningrad soit redevenu Saint-Pétersbourg ou que Stalingrad ait retrouvé son ancien nom de Volgograd ! Macron se trompe aussi parce qu’il mélange histoire, mémoire et patrimoine comme nous le rappelle l’historien Sébastien Ledoux et que les statues « ne sont pas des traces directes de l’Histoire, mais des traces au second degré  ».Elles ne sont qu’une « mise en récit de l’Histoire », et, poursuit-il, lorsqu’une autorité en dresse une pour rendre hommage à un personnage, elle « formule publiquement une dette à son égard pour ce qu’il a apporté à la nation… » La question est donc de savoir ce que le Général Faidherbe a fait pour le Sénégal pour mériter que sa statue trône encore sur la place de son ancienne capitale ?
Devons-nous pour autant, comme en contrepartie, statufier les « Tirailleurs Sénégalais », élever au rang de héros nationaux les membres d’un corps d’armée qui, nous ne pouvons pas l’ignorer, a été créé pour faire face aux besoins de maintien de l’ordre colonial. Ils ont été d’abord des soldats de fortune, recrutés quelquefois au moyen d’un rapt, un peu dépenaillés, à peine mieux nourris que les chevaux de leurs officiers et qui allaient en campagne les pieds nus, en trainant leurs épouses derrière eux. A défaut de leur assurer une solde convenable, leur employeur les autorisait à s’approprier des femmes comme prises de guerre, se réjouissant surtout qu’ils ne lui coutaient pas cher et qu’ils étaient dociles.

Les plus grands floués de l’histoire coloniale

En un siècle d’existence leur nombre n’a cessé de s’accroitre et leur champ d’action de s’élargir, ils sont devenus une force supplétive, taillable et corvéable à merci, les acteurs de ce qu’on appelait pudiquement la « pacification » des territoires conquis et, à ce titre ils ont laissé de très mauvais souvenirs dans des pays comme l’Algérie ou Madagascar. Ils seront sur tous les fronts de combat pendant les deux guerres mondiales, mais s’ils ont toujours et partout fait preuve de courage et d’endurance, ils ont été rarement au service des bonnes causes, de la liberté et du droit des peuples à disposer d’euxmêmes comme le montrent ces deux exemples.
C’est une troupe dotée d’un armement comme on n’en avait encore jamais vu dans la région, composée à la fois de tirailleurs en exercice et d’anciens tirailleurs rappelés de force après leur démobilisation qui, en 1892, partit à l’assaut de la dernière hégémonie africaine encore en place dans le delta intérieur du Niger. L’opération fut foudroyante, Amadou Tall est chassé de Ségou en moins de trois mois et parmi le butin distribué aux tirailleurs il y avait des femmes, les épouses de l’ancien roi ou de ses lieutenants ! Quelques années plus tard, en 1899, ce sont encore des tirailleurs qui seront la charnière de la sanglante expédition menée par deux illuminés, les capitaines Voulet et Chanoine.
Cette colonne infernale qui a inspiré, indirectement, le film «  Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola, est une parfaite illustration des violences liées à la conquête coloniale, avec cette particularité que, pour une fois, les tirailleurs feront preuve d’indocilité et massacreront les deux officiers dont les cruautés inouïes avaient fini par les excéder. Nous ne pouvons pas traiter en héros le tirailleur Fakunda Tounkara qui, au petit matin du 29 septembre 1898, fut le premier à réaliser que l’homme à la taille haute qui portait un turban et lisait le Coran sur le pas de sa porte, sans se douter que ses poursuivants avaient violé sa dernière retraite, n’était autre que l’Almami Samori Touré. Nous ne pouvons pas rendre hommage aux tirailleurs Bandya Tounkara et Filifin Keita qui se lancèrent à la poursuite du vieil homme de soixante-dix ans qui aurait donné son empire pour un cheval, tout étonnés par la puissance de sa foulée. Ils feront le boulot, mais c’est leur commandant qui récoltera la gloire de la capture de Samori et il en sera toujours ainsi car les tirailleurs furent les plus grands floués de l’histoire coloniale de la France. Notre combat devrait être d’exiger que leur épopée soit enseignée dans les écoles du pays pour lequel ils s’étaient battus et qu’on y sache que c’est l’un d’eux , un certain Hady Ba, qui fut l’une des premières victimes de la résistance française face à l’occupation allemande.
Que leurs tombes soient sauvegardées, connues, visitées et fleuries par leurs familles, comme le sont celles des soldats américains ou canadiens en Normandie ou dans l’Aisne. Qu’on reconnaisse que s’ils ont été quelquefois gavés de décorations, souvent clinquantes, y compris à titre posthume, le « gel » de leurs maigres pensions après la proclamation des indépendances de leurs pays d’origine, ce qui ressemble fort à une mesure de rétorsion, est d’une mesquinerie et d’une injustice inqualifiables qu’il convient de solder dans la dignité.
En revanche, nous, Africains, ne pouvons ni glorifier le corps des tirailleurs ni les offrir en exemples à notre jeunesse. Notre Musée de l’Armée ne doit pas être une annexe tropicale de celui d’une sous-préfecture française et célébrer les mêmes héros, être un nid de coucou qui reconstruit une histoire que nous avons subie à partir des déboires de notre passé colonial. Ni Wellington ni Bismarck ne sont honorés à Paris et notre Musée manque à sa mission en mettant en exergue les manipulateurs des tirailleurs, Faidherbe ou Archinard, plutôt que leurs adversaires, ou en faisant une belle place à Mangin, pourvoyeur de la Force Noire, que Blaise Diagne lui-même accusa de mener les soldats africains au « massacre », plutôt que de vanter la lucidité de Van Vollenhoven qui démissionna de son poste de gouverneur parce qu’il estimait que cette saignée condamnerait les populations africaines à la misère.

Les premiers signes d’une révolte

Mais ne pas tresser des couronnes aux tirailleurs ne signifie pas les ignorer, nous devons, bien au contraire, enseigner leur histoire, pas seulement parce que la nation qu’ils avaient servie ne le fait pas, mais surtout pour rétablir la vérité. Le déboulonnement évoqué ici ne peut être qu’allégorique car très peu d’entre eux sont honorés chez nous par des statues, sinon de façon symbolique, en revanche nous pouvons les grandir en démontrant, pièces en mains, que leur épopée est la meilleure preuve que la colonisation fut une affaire de violence et de duperie Le massacre de Thiaroye en offre une tragique illustration. C’est d’abord l’histoire de la rupture unilatérale d’un contrat. Les Tirailleurs qui avaient payé chèrement leur participation à la guerre et vécu le calvaire des camps nazis, devinrent, dès que l’horizon commença à s’éclaircir, indésirables sur le sol de leur «  mère patrie » qui n’avait plus qu’un objectif : « blanchir » les défilés qu’elle préparait pour célébrer la victoire.
C’est l’histoire d’une mesquinerie ordinaire, le refus de payer des droits chèrement acquis (rappel de solde, primes de démobilisation etc.) ou pour le moins, de rogner sur leur montant. C’est l’histoire d’une opération préméditée destinée à servir d’exemple à tous ceux qui étaient tentés de contester l’autorité de la métropole et de manifester des sentiments anticoloniaux. C’est l’histoire d’un acharnement, celui qui a fait que le procès des mutins a été conduit uniquement à charge, que les condamnations ont été très lourdes, que tout pardon et tous les recours ont été rejetés, au point que la mention «mort pour la France » a été refusée à tous les soldats impliqués. C’est l’histoire d’un mensonge d’Etat, puisqu’on n’a jamais livré le nombre exact des victimes, ni la nature des armes utilisées pour les tuer. C’est enfin, et c’est cela qui nous intéresse le plus ici, l’histoire des tout premiers débuts d’un mouvement irrépressible et légitime, d’une révolte qui allait conduire aux indépendances. En cela, et en cela seulement, nous pouvons célébrer les mutins de Thiaroye comme les initiateurs de notre émancipation !FADEL DIA

THIONE SECK CONDAMNÉ À 3 ANS DE PRISON DONT 8 MOIS FERME

http://www.emedia.sn/La sentence est tombée ! Thione Seck a été condamné par la Cour d’Appel de Dakar à une peine de 3 ans dont 8 mois ferme. Seulement, le chanteur ne va pas retourner en prison parce qu’il a déjà purgé cette peine.
En rendant leur verdict, les juges ont écarté les délits d’escroquerie et de blanchiment en condamnant le chanteur pour tentative de mise en circulation de faux billets.
Alaye Djiteye, son complice présumé, jugé par défaut, a été condamné à 5 ans ferme, informe Libération Online. Babacar FALL


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*