Pr. Ibrahima Hanne, Urbaniste-aménagiste: «Le Sénégal n’a pas un problème de loi, mais celui de gouvernance»

Pr. Ibrahima Hanne, Urbaniste-aménagiste: «Le Sénégal n’a pas un problème de loi, mais celui de gouvernance»
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https://www.leral.net/Le Professeur Ibrahima Hanne, Urbaniste-aménagiste, invité du débat du « Week-end » sur Leral TV, a estimé que le début de la pandémie a été faussé. L’Etat, paniquant dès le début, a essayé de tirer un dividende politique dans la gestion de cette affaire. Dans pareils cas, l’urbaniste précise qu’il fallait mettre en place un cadre stratégique, regroupant plusieurs entités, pour une réflexion plus large afin de disposer de véritables informations.
La pandémie qui fait des ravages dans le monde, semble-t-il, n’a pas surpris le Sénégal. D’après l’urbaniste-aménagiste, Ibrahima Hanne, au lieu de lutter contre la maladie, le Sénégal cherchait à régler des problèmes politiques. Et pourtant, c’est les médecins qui devraient ordonner la fermeture des frontières. Présentement, constate-t-il, la gestion de la Covid a entraîné les complications d’aujourd’hui.
Ainsi, Pr. Ibrahima Hanen indique que le foncier de manière globale, connaît un problème. Puisque, la loi 64-46 et la loi 76-66 ont réglé le problème. « Le monde rural n’avait que de terres qui restaient leurs seules ressources. La loi n’a pas été appliquée depuis 4 ans à 5 ans. Ladite loi n’a pas été adaptée aux réalités. Elle a été abrogée pour l’adapter et la terre a été ainsi, scindée en partie. L’ensemble de ces décisions, c’était pour préserver l’environnement », a-t-il expliqué.
L’urbaniste reste d’avis que le Sénégal n’a pas un problème de loi. Mais, un problème de gouvernance. L’Etat, insiste-t-il, est responsable de beaucoup de choses qui sont en train de se faire. « Les différents présidents qui se sont succédé, ont causé le problème du foncier que connaît actuellement le pays. Le Président a une mission et l’Etat doit veiller à ce qu’il respecte les recommandations. Le président de la République n’a pas le droit de déclasser, sauf pour cause d’utilité publique. La terre ne doit pas être vendue », tranche-t-il.
Face à cette situation de la pénurie d’eau, il signale que le Ministre de l’Eau devrait même démissionner. Puisque, le différend entre la SDE et Suez est incompréhensible. « Celui qu’on disait moins cher, ne réussit pas à satisfaire, à moins de 6 mois. »
Concernant la réouverture des classes, l’enseignant révèle que le pays a toujours mal. D’après lui, les abris provisoires ont disparu à Kolda, avec l’orage enregistré au début de la saison des pluies. A Dakar, il y a le problème des inondations. « Pourquoi ne pas attendre le mois de septembre pour reprendre. Puisque, nous enseignés, on connaît comment s’y prendre pour accompagner les Sénégalais. Si l’Etat ne règle pas la situation, il va finir par perdre la confiance des parents. Le Sénégal doit dépasser cette situation», a prévenu Pr. Ibrahima Hanne.
Moins prolixe sur l’affaire Cheikh Yérim, il soutient que peut-être, le journaliste, parlant de milliards de FCfa, a ses sources. Et une enquête devrait être ouverte au préalable, avant de l’arrêter.


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