JOURNEE MONDIALE DES REFUGIES: 14 469 réfugiés et 1 864 demandeurs d’asile enregistrés au Sénégal

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http://lesoleil.sn/Plus de 16 000 personnes entre réfugiés et demandeurs d’asile sont enregistrées au Sénégal. Mais leur situation est loin d’être reluisante. La journée mondiale des réfugiés célébrée a été saisie pour remettre sur la table leurs préoccupations.
La question de la prise en charge des réfugiés se pose chaque année avec acuité. Les chiffres d’abord. Ils sont donnés par l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) en ce jour de célébration de la journée mondiale des réfugiés. « Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 14 469 réfugiés en 2019 et 1 864 demandeurs d’asile de diverses nationalités, ont été enregistrés au Sénégal en 2020 », indique une note de l’Adha.
Si le nombre est aussi important, c’est parce que, explique Adama Mbengue, résident de l’Adha, le système politique sénégalais est plutôt stable. Mais îl note que malgré les efforts des autorités sénégalaises, les demandeurs d’asile sont confrontés à certaines difficultés liées à la procédure de détermination du statut de réfugié et la reconnaissance des documents au niveau de certaines institutions privées.
C’est pourquoi, estime Adama Mbengue, il est urgent de trouver des solutions à certains problèmes ponctuels particulièrement pour ce qui concerne la procédure de détermination du statut de réfugié. «De sérieuses lacunes administratives et procédurales empêchent ceux qui ont besoin de protection d’en bénéficier. La Commission nationale d’éligibilité est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision. Ce retard injustifié aggrave considérablement la situation des demandeurs d’asile, pourtant déjà vulnérables. De nombreux demandeurs d’asile ne peuvent pas se sentir en sécurité, psychologiquement, avant d’obtenir un véritable statut juridique », a-t-il suggéré. Il estime qu’il faut, par exemple, une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile. Parce que dit-il, au Sénégal, le taux d’octroi du statut de réfugié est très bas.
Les demandeurs d’asile n’ont souvent pas accès à l’aide humanitaire, jusqu’à ce qu’ils soient reconnus comme étant des réfugiés. De plus, souligne-t-il, le Sénégal n’a pas prévu de centre d’accueil pour les demandeurs les plus vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants non accompagnés et les personnes âgées.

Les réfugiés mauritaniens pour une meilleure diligence

La coordination des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal a mis à contribution la journée mondiale pour rappeler ses préoccupations. Dans un document, ils «déplorent le silence des autorités sénégalaises et du bureau du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugié». Ils demandent à la communauté internationale d’exiger le respect des engagements internationaux.
Selon le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, dans un message publié à l’occasion de la journée des réfugiés, près de 80 millions de femmes, d’enfants et d’hommes dans le monde entier ont été contraints de quitter leur foyer en tant que réfugiés ou personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Pire, dit-il, dix millions de ces personnes ont fui au cours de la seule année dernière. « Cette année, la pandémie de Covid-19 constitue une menace supplémentaire pour les personnes réfugiées et déplacées, qui comptent parmi les plus vulnérables. Les personnes réfugiées et déplacées sont nombreuses dans les rangs de ceux qui donnent d’eux-mêmes pour intervenir en première ligne de la riposte », a-t-il souligné.Oumar FEDIOR


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