Actionner un droit de légation active et agir d’une voix

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A ce jour, l’Afrique peine à se faire entendre à l’OMC. Elle n’utilise pas les outils commerciaux mis à sa disposition. Elle ne fait pas souvent passer ses points de vue. Elle ne se plaint jamais à l’Organe de règlement des différends. Et personne ne se plaint d’elle, tant elle apparait insignifiante. En réalité, l’Afrique n’existe pas à l’OMC ! Elle y subsiste à travers ses membres épars et par le Groupe africain. Le Groupe procède d’une bonne volonté de communion commerciale africaine. Elle travaille à harmoniser les positions et essaie de parler d’une seule voix. La symbolique est utile. Mais le résultat est faible. L’Afrique à la manœuvre à l’OMC propulserait la symbolique unitaire vers une étape juridique pragmatique. La faiblesse de l’Afrique est de n’avoir aucune de ses organisations économiques régionales comme membre de l’OMC. La solution est dans le droit de légation active des organisations régionales (CEDEAO, la CEEAC, CAE, etc.) qui enverraient leurs propres représentants auprès de l’OMC. Ces Unions douanières remplissent les conditions d’adhésion à l’OMC. Leurs positions seraient mieux harmonisées, mieux défendues et gagneraient en crédibilité vis-à-vis de leurs partenaires commerciaux. Ce serait une première étape dans le mandat d’un DG africain. L’étape suivante serait l’agrégation de toutes ces unions douanières régionales africaines en une Union douanière continentale qui adhérerait à l’OMC avec une voix unique adossée à celles des membres individuels africains. Une mandature pour impulser cette novation commerciale pouvant faire de l’UA un membre de l’OMC à moyen terme serait un succès.


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