Revue de Presse du vendredi 19 Juin 2020

Revue de Presse du vendredi 19 Juin 2020
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la BCEAO annonce un plan de sauvetage bancaire

https://www.financialafrik.com/-Le Centre Ouest-Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) de la BCEAO, de concert avec l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris (HEC Paris), a ouvert, jeudi 18 juin, une série de webinaires de renforcement des capacités. Le premier webinar s’est déroulé, jeudi 18 juin 2020 autour du thème : «Impact de la crise COVID19 sur les Banques Africaines».
L’initiative vise essentiellement à accompagner le secteur bancaire de l’UEMOA dans le contexte de la crise de covid- 19. Ainsi, l’institution d’émission entend dare dare mettre en place un plan de sauvetage dans le secteur bancaire afin de limiter les dégâts du coronavirus. Il s’agit surtout d’aider les établissements de crédit à avoir des conditions de refinancement et des dispositifs réglementaires applicables. Lors de la première session, les débats ont été fructueux entres les panélistes de haut niveau, déterminés à apporter des éléments de réponses au secteur bancaire, en profonde déprime en cette période de covid-19.
Dans son allocution lue à cette occasion, le Gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet KONÉ, cette initiative montre l’engagement de la profession bancaire dans ce combat pour soutenir l’activité économique dans la zone dans un contexte aussi difficile que celui que nous vivons aujourd’hui. Le gouverneur est convaincu qu’au sortie de ces webinaires, les acteurs vont trouver des solutions, qui permettront d’atténuer les effets de la pandémie de COVID 19 sur notre système bancaire et financier. Concernant le financement de l’union, le patron de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rappelé que son institution a fait des progrès remarquables au cours de la période allant de 2012 à 2019.
Selon les chiffres, l’encours des titres publics mobilisés sur le marché régional rapporté au PIB est passé de 8,4 % en 2013 à 13,6% en 2019. Par ailleurs, souligne-t-il, le ratio du crédit au secteur privé sur le PIB est de 27,1% en 2019 contre 19,9% en 2012. De même, le taux d’inclusion financière dans l’UMOA est estimé à 59,7% en 2019, en hausse de 31,1% par rapport à son niveau de 2012. De plus, la crédibilité et l’attractivité du système bancaire de l’UMOA se sont renforcées. Effectuant un sondage avec les wébinaristes, Patrick Legrand, Professionnel de la finance depuis plus de 25 ans, en a déduit que la crise va permettre aux banques africaines de se digitaliser. En rappel, les autres webinaires de formation sont prévus les 26 juin et 8 juillet 2020.  Ibrahima jr Dia

Plan de Résilience Economique et Social: 332,13 milliards ont été payés au secteur privé,selon le Ministère des Finances

https://www.pressafrik.com/Certainement dans un souci de faire taire les supputations sur le retard dans l’appui au secteur privé dans le cadre du Programme de résilience économique et social (PRES), l’Etat est monté hier au créneau pour démontrer le contraire. Selon les services du ministère des Finances et du Budget, et à la date du 17 juin, 332, 13 milliards auraient été payés au secteur privé sur des dépenses décaissables de 526, 3 milliards de frs au titre du PRES.
Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a rencontré jeudi le président Baïdy Agne et les membres du Conseil national du patronat (CNP) pour faire le point concernant le pilier n° 3 du PRES consacré à la sauvegarde de la stabilité macroéconomique et financière pour soutenir le secteur privé et maintenir les emplois dans le cadre de la riposte à la Covid-19. A cette occasion, le ministre des Finances et du Budget a soutenu que le financement du PRES connaît un niveau d’exécution (base paiement) d’un montant de 332,13 milliards FCFA par rapport à des dépenses décaissables d’un montant de 526,3 milliards FCFA (hors dépenses fiscales), soit un taux d’exécution de 63,1 % à la date du 17 juin 2020.
Relativement aux « paiements dus aux fournisseurs de l’Etat » d’un montant de 302 milliards FcFA, le ministre des Finances et du Budget a précisé qu’il se répartit en 200 milliards FcFA d’obligations impayées au titre des années antérieures à 2019 et d’engagements en cours d’un montant de 102 milliards FcFA. Sur les obligations impayées, indique le document publié à l’issue de la réunion d’hier, c’est un montant de 121,960 milliards FCFA qui a été payé, soit un taux d’exécution de 61 %. Le reliquat étant prévu dans la Loi de Finances Rectificative (LFR) pour l’année 2020, les dispositions sont prises pour son paiement conformément au chronogramme d’exécution technique et financière. Quant aux 102 milliards FcFA inscrits dans le budget initial, les paiements sont de l’ordre de 81,6 milliards FcFA, soit un taux d’exécution de 80 %.

Les 200 milliards de remise de dettes fiscales en cours

pour le volet fiscal,selon toujours le ministère des Finances et du budget, tous les textes législatifs et réglementaires ont été pris et font l’objet de mise en oeuvre notamment la remise partielle de la dette fiscale des entreprises et personnes physiques dûment constatée et arrêtée à la date du 31 décembre 2019 pour un montant de 200 milliards de francs CFA. Il convient d’y rajouter 55 milliards FCFA d’impact budgétaire de renonciation et de report de paiement de divers impôts. d’autres mesures fiscales sont dans le plan pour le remboursement des crédits de TVA dans des délais raccourcis pour remettre de la trésorerie aux entreprises.
Le différé jusqu’au 15 juillet 2020 des paiements des impôts et taxes pour les PME et entreprises évoluant dans les secteurs les plus impactés par la pandémie, notamment le tourisme, la restauration, l’hôtellerie, le transport, la culture et la presse. Il y a également la déduction de leur futur résultat fiscal des dons effectués par les personnes et entreprises au Fonds FORCE-COVID-19. En outre, il est signalé que plusieurs mesures ont été prises par l’Administration des douanes pour soulager les entreprises. C’est le cas notamment de l’admission en franchise des droits et taxes d’entrée à l’exclusion des prélèvements communautaires, l’étalement du délai de paiement de la TVA suspendue, la suspension du recouvrement de pénalités, droits et taxes éludés et amendes, l’autorisation de mise à la consommation exceptionnelle au-delà du délai réglementaire sans paiement de l’intérêt de retard.
Ces mesures d’assouplissement ont occasionné plus de 13 milliards de pertes de recettes douanières au profit du secteur formel et informel. selon toujours le ministère des Finances et du budget, il n’existerait aucune instance de paiement sur les dépenses liées à la Covid-19 du côté de la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique,«malgré un contexte difficile pour la mobilisation des recettes».

Les 200 milliards de la ligne de crédit bancaire commencent à être utilisés

Les services du ministère des Finances et du budget renseignent aussi qu’en ce qui concerne le financement bancaire destiné aux entreprises affectées, un accord-cadre a été signé entre l’Etat et le secteur financier pour mettre à la disposition de ces entreprises un montant de 200 milliards FCFA. Ces lignes de crédit commencent à être utilisées. Parallèlement à ce mécanisme, les clients de banques bénéficient de reports d’échéances de paiement pour un montant actuel de 135 milliards. Une facilité qui permet aux entreprises de disposer de trésorerie. Le ministre des Finances a assuré au CNP l’engagement total du président de la République et du gouvernement à continuer de soutenir le secteur privé pour une meilleure résilience et une relance de notre économie lourdement impactée par la pandémie. Les membres du secteur privé ont salué l’importante initiative mise en place par le chef de l’Etat Macky Sall pour faire face aux effets de la Covid-19. AYOBA FAYE

Les pays africains accentuent la pression sur le Conseil des droits de l’homme

https://www.lepoint.fr/afrique/Après la mort de George Floyd, de hauts responsables africains à l’ONU sont mobilisés pour aboutir à une commission d’enquête sur le racisme aux États-Unis et au-delà.
De hauts responsables onusiens et le frère de George Floyd ont ouvert ce mercredi 17 juin un débat exceptionnel sur le racisme et les violences policières à la tribune du Conseil des droits de l’homme, à Genève. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’atmosphère était pesante.
Demandés par les pays africains, les échanges qui doivent se poursuivre jeudi ont été engagés dans le contexte du mouvement historique qui secoue les États-Unis depuis la mort, le 25 mai à Minneapolis (Minnesota), de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc. C’est avec force que chacun des orateurs invités à prendre la parole a dénoncé les violences et les discriminations subies « depuis des siècles » par les Africains et personnes d’origine africaine aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Bachelet plaide pour des réparations

À l’ouverture du débat, la haute-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a dénoncé, sans mentionner directement les États-Unis, « la violence raciale, le racisme systémique et les pratiques policières discriminatoires d’aujourd’hui », déplorant « l’incapacité à reconnaître et à affronter l’héritage de la traite des esclaves et du colonialisme ».
« Nous devons faire amende honorable pour des siècles de violence et de discrimination, au travers notamment d’excuses officielles, de processus de vérité et des réparations sous diverses formes », a-t-elle dit.
Ce fut ensuite au tour de Philonise Floyd, le frère de l’Afro-Américain décédé, de s’adresser par lien vidéo à cette instance dont les États-Unis se sont retirés il y a deux ans. « Vous avez le pouvoir de nous aider à obtenir justice », a-t-il lancé sur un ton très combatif, en demandant une
« commission d’enquête indépendante sur les personnes noires tuées par
la police aux États-Unis et sur la violence déployée contre des
manifestants pacifiques ».
 « L’heure est venue de passer de la parole aux actes »
Avant l’ouverture des débats, une vingtaine de hauts fonctionnaires des Nations unies d’origine ou d’ascendance africaine, parmi lesquels le chef de l’Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus,
avaient eux aussi signé à titre personnel une déclaration pour indiquer que « la simple condamnation des expressions et des actes de racisme ne suffit pas ».
« Les crimes et conséquences de la traite transatlantique des esclaves se
font encore sentir aujourd’hui. Racisme et pauvreté systémiques font que les personnes d’ascendance africaine sont parmi les plus touchées par le
Covid-19 », a lancé devant l’assemblée réunie à Genève Amina
Mohammed, la vice-secrétaire générale de l’ONU.

Projet de résolution

Jeudi, le Conseil doit se prononcer sur le projet de résolution présenté par le groupe africain condamnant « les pratiques raciales discriminatoires et violentes des forces de l’ordre contre les Africains et les personnes d’origine africaine et le racisme endémique structurel du système pénal, aux États-Unis et dans d’autres parties du monde ».
Dans sa version initiale, le texte réclamait l’établissement d’une commission d’enquête internationale indépendante, une structure de haut niveau généralement réservée aux grandes crises comme le conflit syrien.
Une nouvelle mouture du texte se contente de demander à Michelle Bachelet « d’établir les faits et les circonstances relatives au racisme systémique, aux violations présumées du droit international en matière de droits de l’homme et les mauvais traitements contre les Africains et les personnes d’origine africaine ».

Premières réponses américaines

Andrew Bremberg, ambassadeur américain auprès des Nations unies à Genève, a souligné la « transparence » dont fait preuve son pays en matière de lutte contre la discrimination et l’injustice raciales, citant la réforme lancée par Donald TrumpEn effet, le président a lancé la veille une réforme limitée de la police avec un décret interdisant les prises controversées d’étranglement, sauf en cas de danger pour la vie du policier. Des mesures qui ne devraient guère satisfaire les manifestants américains, qui réclament entre autres l’interdiction pure et simple de ces prises.
Il faut « rapprocher la police et les communautés, pas les éloigner », a affirmé mardi le président Trump, martelant sa volonté de restaurer la « loi et l’ordre ». Seul un « très petit » nombre d’agents commet des fautes, a-t-il insisté, dans des remarques prenant parfois des allures de discours de campagne.
S’il a déploré la mort de George Floyd et d’autres victimes noires, le président républicain a depuis le début des manifestations esquivé le débat sur le racisme.
Le président américain n’a qu’un pouvoir limité sur les services de police, qui dépendent surtout des États et des villes. Le décret utilisera le levier des subventions fédérales pour les « encourager » à respecter les « normes professionnelles les plus élevées ».
Sans attendre l’administration Trump ou le Congrès, plusieurs villes ont interdit des pratiques policières controversées depuis la mort de George Floyd.
La colère a été ravivée par la mort vendredi soir à Atlanta (Sud) sous les balles d’un policier blanc d’un autre Afro-Américain, Rayshard Brooks. Et plusieurs affaires continuent d’alimenter l’indignation. les États-Unis se sont retirés en 2018 du Conseil des droits de l’homme
De nombreux pays ont reconnu mercredi à Genève que le racisme ne concernait pas uniquement les États-Unis. Certains, comme l’Australie, ont également apporté leur soutien à Washington en faisant part de leur confiance en la justice américaine, tandis que le représentant du Japon a appelé à éviter que le sujet ne devienne l’objet d’une « confrontation ».  Par Le Point Afrique

Pour Boris Johnson,l’aide britannique au développement est «comme un énorme distributeur de billets dans le ciel»

 (Agence Ecofin)  La Grande Bretagne va créer un nouveau ministère regroupant les attributions de la coopération et des affaires étrangères. Boris Johnson estime que dans un monde « de plus en plus compétitif », l’aide au développement doit mieux servir la diplomatie.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson a annoncé, mardi 16 juin, que le gouvernement va fusionner le ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth (FCO) et celui du ministère du Développement international (DFID) en un seul département ministériel, en vue de rendre leurs dépenses conformes aux objectifs de la politique étrangère du pays.
Evoquant les objectifs fixés à ce nouveau ministère, Boris Johnson a fait savoir que « le ministre des Affaires étrangères sera habilité à prendre des décisions sur les dépenses d’aide conformément aux priorités du Royaume-Uni à l’étranger, en mettant à profit les compétences, l’expertise et les preuves qui ont mérité notre réputation de chef de file au sein de la communauté internationale du développement. »
Selon les autorités britanniques, le nouveau ministère s’appellera le Foreign, Commonweath and Development Office et sera lancé en septembre 2020. Justifiant la mise en place de ce ministère, Boris Johnson a indiqué que\« le Royaume-Uni faisait désormais face à un monde « de plus en plus compétitif» et devait apporter des changements à la structure gouvernementale en fonction de l’époque ».
Avant d’ajouter que « que l’aide à l’étranger avait été traitée pendant trop longtemps comme un énorme distributeur de billets dans le ciel ». D’après les données officielles, en 2019, la Grande Bretagne a dépensé 15,2 milliards de livres (19,1 milliards $) en aide publique au développement.André Chadrak

DIFFICULTES RECOUVREMENT DES CREANCES, CONCURRENCE DELOYALE, FAIBLE DEMANDE, PERTE D’EMPLOIS DANS TOUS LES SECTEURS : Le climat des affaires de plus en plus dégradé selon les chefs d’entreprises

https://www.jotaay.net/Au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie du coronavirus, l’économie sénégalaise accuse un sérieux coup. En atteste la dernière publication de la Direction de la prévision et des études économiques concernant le point mensuel de conjoncture laisse entrevoir une dégradation du climat des affaires et une baisse annuelle de 9,5 points (99,3% en avril 2019 à 89,83% au mois d’avril 2020).
Le coronavirus enfonce un peu plus le climat des affaires. Et ce ne sont pas les chefs d’entreprise interrogés par la Dpee qui diront le contraire. En avril 2020, le climat des affaires (calculé sur la base des soldes d’opinions des chefs d’entreprises) s’est dégradé en variation mensuelle et s’est situé en dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète l’orientation défavorable des opinions des industriels, entrepreneurs de bâtiment et travaux publics et prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur a également perdu 9,5 points, en avril 2020.

L’industrie enregistre de faibles commandes

Dans l’industrie, l’insuffisance de la demande (44%), l’approvisionnement difficile en matières premières (28%), la concurrence supposée déloyale (22%) et les difficultés de recouvrement des créances (22%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est tassé (-3,7 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux perspectives de production. Pour leur part, les soldes relatifs aux stocks de produits finis et commandes reçues sont restés stables.

Concurrence déloyale dans le bâtiment et les travaux publics

Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (67%), la concurrence supposée déloyale (33%), la fiscalité (33%), l’accès difficile au crédit (33%) et l’insuffisance de la demande (33%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est affiché moins reluisant (-10,5 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et aux commandes (publiques et privées). Le pessimisme des chefs d’entreprises enquêtés quant aux perspectives d’activité a, aussi, contribué au fléchissement de l’indicateur dans le sous-secteur. Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (63%), l’insuffisance de la demande (50%), la concurrence jugée déloyale (25%) et la fiscalité (25%) comme les principales entraves à l’activité, en avril 2020. En sus, le climat des affaires s’est dégradé de 3,5 points dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation traduit la détérioration des soldes d’opinion relatifs aux perspectives de chiffre d’affaires et de commandes.

Le commerce peine à s’approvisionner

S’agissant du commerce, l’approvisionnement difficile en marchandises (67%), l’accès difficile au crédit (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%) et l’insuffisance de la demande (67%) sont les principales contraintes évoquées par les interviewés, en avril 2020. Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1,9 point) en rythme mensuel, sous l’effet de l’amélioration du solde d’opinion relatif aux perspectives de commandes.

Repli des effectifs à fin avril 2020

Même si le président de la République avait soutenu lors de son premier discours durant la pandémie du Covid-19 vouloir conserver les emplois, la Dpee souligne qu’en fin avril 2020, l’emploi salarié du secteur moderne s’est replié de 8,4% par rapport au mois précédent, en liaison avec la baisse des effectifs dans le secondaire (-12,7%) et le tertiaire (-2,5%). En détail, les pertes d’emplois sont observées dans tous les sous-secteurs d’activités, notamment les industries (-14,2%), la construction (-1%), les services (-2,9%) et le commerce (-2,9%). Sur un an, les effectifs salariés ont baissé de 2,6% au mois d’avril 2020. Cette évolution est attribuable à la contraction de postes pourvus dans le secondaire (-6,1%), spécifiquement dans les industries (-6,9%) et les BTP (-0,9%), dans une moindre mesure. L’emploi dans le secteur tertiaire est ressorti, quant à lui, en hausse de 2,1% en liaison avec les services (+3,4%). Toutefois, le nombre de salariés dans le commerce s’est replié de 3,5% sur la périodeSamba THIAM

 «Chaque année,entre 160 000 et 200 000 jeunes arrivent sur le marché du travail», selon le ministre Sénégalais de l’Agriculture

https://www.vivafrik.com/Le ministre Sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, le Pr Moussa Baldé, a relevé que le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque africaine de développement (BAD) ont compris, à travers le co-financement du projet baptisé « Agrijeunes Tekki Ndawñi » qui a pour dessein l’insertion des jeunes ruraux et des jeunes agripreneurs, l’appel du président de la République, Macky Sall, visant à consacrer des efforts plus soutenus dans l’emploi et dans l’employabilité des jeunes.
Venu présider la cérémonie de lancement dudit projet ce jeudi 18 juin 2020 dans la salle de réunion du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural sis à la Sphères ministérielles de Diamniadio, il a révélé que ce projet, « d’un coût de 54 milliards FCFA devrait aider à une meilleure implication des jeunes dans l’exploitation des opportunités des chaines de valeurs agro-sylvo-pastorales dans la zone des Niayes, le Bassin arachidier, la zone sylvo-pastorale et la Moyenne et Basse Casamance ». En vue de l’urgence de trouver des répons adéquates aux préoccupations des couches bénéficiaires, le ministre engage tout le personnel du projet à travailler dans la diligence pour promouvoir l’inclusion socio-professionnelle des jeunes ruraux dans les exploitations familiales et les activités rentables, créatrices de revenues et d’emplois décents et durables dans les chaines de valeurs agro-sylvo-pastorales et halieutiques.
Selon M. Baldé, les défis sont encore là. Beaucoup de jeunes sont toujours victimes de l’exclusion des créneaux porteurs de valeurs ajoutées et de richesses, les confinant ainsi dans le sous-emploi et le chômage. « Chaque année, c’est entre 160 000 et 200 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail dont 57 % sont des ruraux. Devant cette situation, certains jeunes sont même tentés par l’émigration clandestine pour découvrir d’autres continents à leurs risques et périls », a déploré le responsable.
Le projet « Agrijeunes Tekki Ndawñi » devra aider à trouver des solutions par rapport aux difficultés d’accès à l’information et au service d’orientation et de conseil, à la faible qualification, les carences techniques et managériales affectant la capacité des jeunes à entreprendre, aux dispositifs d’appui à la promotion de l’emploi mal adaptée au secteur agricole, aux difficultés d’accès au service financier émoussant l’engagement des jeunes et limitant leur ambition sans oublier les contraintes foncières, a indiqué le ministre.
Pour mettre fin à cette situation, le gouvernement a défini de nouvelles orientations pour promouvoir l’inclusion socioprofessionnelle des jeunes avec un objectif annuel de 100 000 à 150 000 emplois décents, productifs et rémunérateurs. Ces derniers seront soutenus par des investissements pour le développement des secteurs productifs à fort potentiel d’emplois, comme le secteur agroalimentaire.
« C’est dans ce cadre que le FIDA a décidé d’accompagner le gouvernement du Sénégal, à travers le Projet d’appui à l’insertion des jeunes ruraux agripreneurs (Agri-jeunes Tekki Ndawñi) pour la modernisation des exploitations familiales, la diversification et l’intensification », a dit le Dr Sémou Diouf, chargé de programmes au sein du Fonds international de développement agricole.
A l’en croire, l’objectif du projet est de faciliter l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes agripreneurs dans les villages du Sénégal.
A terme, « le projet permettra à 45 000 jeunes ruraux d’exercer des activités économiques rémunératrices de revenus, leur garantissant un revenu décent dans les chaines de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques à travers un capital d’installation (capital-set) pour 30 000 jeunes en formation-insertion mais aussi à travers un crédit productif pour 15 000 agripreneurs », a précisé M. Diouf.
Qui ajoute que 50 000 jeunes seront orientés vers des dispositifs de renforcement de capacités nécessaires à la gestion durable de leurs activités, puis appuyés pour la préparation de microprojets et de plans d’affaires et accompagnés pour la réalisation.
Le chargé de programmes au sein du Fonds international de développement agricole a confié que le projet « le Agri-jeunes Tekki Ndawñi » interviendra dans 8 régions administratives à savoir : Louga, Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Sédhiou et Ziguinchor, réparties dans les 4 Zones agroécologiques des Niayes, du Bassin arachidier, de la zone sylvopastorale et de la Basse et Moyenne Casamance. Ce qui représente 38,2% du territoire national et abrite 55% de la production et plus de 60% de jeunes.
Concluant son speech, M. Diouf relève que le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, tutelle technique du projet, « assure la mise en œuvre à travers un comité de pilotage et une unité de coordination prévue à Kaolack. Deux antennes seront installées : l’une à Louga et l’autre à Ziguinchor et que des partenariats seront développés avec les institutions de financement, les structures d’accompagnement, de renforcement des capacités et d’appui à la création d’emplois ».Moctar FICOU / VivAfrik

Pénurie d’eau: De qui se moque le Dg de la Sones ?

https://actunet.net/Le Dg de la Sones accuse les maraîchers d’être à l’origine de la pénurie d’eau à Dakar et environs. Pendant que le ministre, Serigne Mbaye Thiam reste aphone sur la question, Charles Fall qui ignore que 99,99 pour cent des maraîchers font recours à des puits pour arroser leurs champs, tente de dédouaner Sen’eau qui assoiffe ses abonnés et leur sert des factures très élevées.
Charles Fall, le Dg de la Sones qui était en tournée au niveau des installations de Dakar, pointe du doigt les maraîchers d’être à l’origine de la pénurie d’eau qui sévit à Dakar et ses alentours. Le Dg Fall d’expliquer que «l’eau de la capitale est détournée par les maraîchers». À l’en croire, «plus de 1000 producteurs maraîchers sont installés entre Dakar et Thiès et utilisent près de 20.000 mètres cubes d’eau». Il a aussi fait savoir que «quels que soient les efforts, la pénurie ne disparaîtra pas de Dakar de sitôt».
Ce que Charles Fall n’a pas voulu dire mais qui est constaté par les abonnés, c’est que Sen’Eau a très mal démarré. Les habitants de Dakar et environs qui pleuraient un manque d’eau avec la Sénégalaise des eaux (Sde) vivent pire avec Sen’Eau. La nouvelle société qui distribue très mal le liquide précieux, remet des factures trois fois plus chères que celles de la Sde. Sur l’approvisionnement, les robinets passent de goutte à goutte à sec. Le Dg de la Sones qui accusent les maraîchers ignore certainement que dans les champs de ces derniers, l’arrosage est assuré par l’eau des puits à partir de forages construits à cette fin. Presque tous les champs dont il fait référence sont équipés de château d’eau alimentés à partir de puits creusés par ces maraîchers.
En fait, ce qui irrite et intrigue avec Sen’Eau, c’est que des zones qui n’avaient pas de problèmes d’approvisionnement en eau, vivent le calvaire. La capitale sénégalaise revit en ce moment des pénuries d’eau semblables à celles du temps de l’éclatement du tuyau de la Sones à Keur Momar Sarr. La vérité sur la pénurie n’est encore ni expliquée par Sen’Eau ni par la Sones. Ce qui est vrai par contre, c‘est avec l’arrivée de Suez que la pénurie d’eau s’est aggravée dans beaucoup de quartiers.
La distribution de l’eau est très mauvaise à Dakar et dans certaines grandes villes de l’intérieur du pays. Dans la proche et la moyenne banlieue de Dakar, à Grand Yoff, Parcelles, Guédiawaye, pour obtenir un bidon d’eau il faut avoir un courage d’indien et une patience de caméléon. Car, c’est tard dans la nuit que l’eau coule dans ces coins. Des fois, le liquide ne vient même pas.
Si le Dg de la Sones a fourni des explications qui ne convainquent pas, le ministre Serigne Mbaye n’a rien dit sur la pénurie d’eau. De nombreux quartiers de Dakar et environs souffrent de cette situation. En ces temps de pandémie de covid-19 où il est recommandé de se laver les mains, manquer d’eau est plus grave que le risque de voir la maladie de corona se propager dans la capitale. Par Ndiogou CISSÉ

E-commerce au Sénégal: lancement officielle de deux plateformes en ligne

https://www.financialafrik.com/Le  Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises (PME),a procédé , jeudi 18 juin 2020 à Dakar ,  au lancement officielle de deux plateformes en ligne dénommées « E-commercesenegal.sn » et « E-KomKom ». Cette initiative est conçue pour impulser la promotion et la vente en ligne de toutes les catégories de produits  en particulier  ceux locaux. Elle a également pour objectif principal de présenter aux acteurs de l’écosystème du commerce électronique le dispositif d’accompagnement institutionnel. Un mécanisme mis en place pour aider les entreprises sénégalaises et les ménages dans la pratique du commerce électronique.
Le Ministre sénégalais du commerce, Aminata Assome Diatta, a indiqué qu’en initiant les plateformes E-commerce et E- komkom, son  département répond ainsi aux  préoccupations des acteurs de l’écosystème du commerce électronique. Ceci notamment sur  la nécessité de mieux promouvoir  et de valoriser les produits  et savoir-faire locaux.
La plateforme E-commerce Sénégal, est donc conçue pour être la vitrine du commerce électronique du pays, de par ces différents services offerts.  Ainsi, souligne-t-elle, en tant que plateforme de référencement et de qualification, elle offre aux acteurs  de l’écosystème l’opportunité de valoriser leur savoir-faire  et de vulgariser leur offre aux prêts des utilisateurs.
Pour ces derniers, indique la ministre, la plateforme va aider à mieux orienter leur choix vers les produits et services  de qualités. Elle va leur assurer un gain de  temps  dans la satisfaction de leur besoin  en matière de commande en ligne.
 Pour Achime Malick Ndiaye, directeur des Technologies de l’information et de la communication (TIC), à l’heure de la 4e révolution industrielle, le numérique sera un moteur et un accélérateur de croissance.
Dans un contexte actuel marqué par la crise sanitaire mondiale (COVID 19), le Sénégal a décidé de manière stratégique de développer, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement du Commerce électronique (SNDCE), des plateformes électroniques pour aider les entreprises sénégalaises à trouver une alternative pour écouler facilement leurs produits et services.Ibrahima jr Dia

À propos de la plateforme «  E-KomKom »

La plateforme permet aux entreprises de renforcer leur présence sur internet par la création et l’administration de leur espace boutique avec la mise en ligne de leur profil entreprise, leur catalogue de produits, les modalités de vente et de livraison, la gestion et le suivi des commandes etc.

À propos de la plateforme « E-commercesenegal.sn »

La plateforme électronique  est un portail qui permet aux ménages d’identifier les sites e-marchands disponibles et qualifiés pour s’approvisionner en denrées de premières nécessités , de se faire livrer et de payer sans se déplacer .Elle permet également aux marchands de savoir sur quels supports s’appuyer pour passer en mode e-commerce .

Samalife,la start-up qui profite du coronavirus

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé–Une plateforme de commandes et de livraison de tout type de produits et services tire avantage, sans l’avoir prévu, de l’épidémie de Covid-19. Déjà active au Sénégal, la start-up veut conquérir d’autres pays africains.
Malika Moumouni-Diène (39 ans) est une femme au foyer pas comme les autres. Quand vous la trouvez chez elle à Ngor, commune de Dakar, la Nigérienne est à cheval entre sa fonction d’épouse et celle de chargée des opérations de Samalife : jeune et ambitieuse plateforme sénégalaise de commandes et de livraison de produits et services de la vie quotidienne qui vise déjà à s’implanter dans plusieurs pays d’Afrique.
Le vaste appartement de la famille Diène sert en même temps de bureaux pour la start-up que cette diplômée en Marketing, « avec une dizaine d’années d’activités en gestion », a co-fondée avec deux autres partenaires, dont son mari sénégalais, Tomoss Diène (42 ans), haut cadre de la multinationale PCCI, un des plus grands groupes de centres d’appels implantés sur le continent.
En cette journée chaude et moite de juin où le jeune couple d’entrepreneurs reçoit APA, cette mère de deux petits enfants (2 et 3 ans) manifeste une impressionnante capacité à allier son rôle de maman et de femme d’affaires.
« C’est très prenant en termes de temps et d’énergie parce qu’il faut savoir combiner plusieurs services », glisse t-elle, tout juste avant de faire un tour rapide dans la chambre des enfants pour leur demander de faire moins de bruits.
« Mais quand on croit en ce qu’on fait, on oublie certaines difficultés auxquelles on est confronté. Samalife est en quelque sorte notre troisième bébé. Une maman ne pense pas aux problèmes dès qu’il y a un petit sourire de son enfant », insiste t-elle, cette fois, assise calmement à côté de son époux, derrière lequel un collaborateur s’affaire, imperturbable, devant son écran d’ordinateur.
Le couple a travaillé ensemble par le passé au sein de la filiale sénégalaise de PCCI. L’idée de Samalife est née « au détour d’une expatriation » à Dubaï où Malika avait suivi Tomoss dans une mission de plusieurs mois. Dans la ville émiratie, l’accès aux moyens de déplacement était « difficile surtout quand on doit le faire avec des bagages et un bébé », se souvient-elle.

Trait d’union

Le couple s’inspire de cette expérience pour concrétiser, cinq ans plus tard, le projet Samalife qui emploie aujourd’hui une dizaine de personnes, principalement des livreurs.
Leur particularité est qu’ils sont « les premiers à avoir lancé une plateforme de commandes et de livraison » de « tout type » de produits et services grâce à un système « totalement géolocalisé ».
Mise en service en novembre 2019, huit mois après sa création, la start-up a « réconcilié » trois acteurs : commerçants, clients et livreurs, explique Tomoss, qui s’occupe aussi du développement de la marque.
Dans leur étude de marché, Malika et son mari ont découvert que « 35% des téléphones au Sénégal sont des smartphones ». Ensuite, ils ont constaté que de nombreux besoins de la population ont trait aux produits alimentaires (repas, eau, fruits, légumes…), pharmaceutiques, de quincaillerie ou de librairie.
C’est ainsi que Samalife « gère de bout en bout » le processus de livraison, ses promoteurs ayant compris que « nous sommes dans un monde de l’immédiateté », insiste Tomoss, persuadé que « l’avenir est dans la livraison ».
À le croire, les gens « aiment plus passer leur temps sur des activités qui créent de la valeur pour eux. Notre objectif est de simplifier le quotidien des Sénégalais. C’est pourquoi vous voyez partout +Life Simplifed+ ou +Yombal sa life+ » (traduction en langue wolof du slogan de la marque), ajoute-t-il
Pour l’instant, la tendance dans la stratégie de pérennisation du produit est « très bonne », selon ses propres mots.
Une campagne publicitaire est même prévue sur plusieurs radios de la place. En revanche, la rentabilisation de l’entreprise n’est pas prévue dans « deux ou trois ans ». Les investissements s’élèvent à « plus de 20 millions F CFA (véhicules, scooters, logistique, …) sur fonds propres ».

Covid-19, la bonne affaire

La start-up travaille avec des fournisseurs et minore parfois les prix de certains articles. Cette formule est adoptée pour accélérer la relance de restaurants dont l’activité était au point mort durant plus de deux mois à cause des restrictions dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire imposé par les autorités pour faire face à l’épidémie.
Le nouveau virus n’a pas eu d’impact économique négatif sur le business de Samalife, se réjouit Tomoss. Mieux, c’est un moment propice pour la jeune société très sollicitée.
La seule contrainte est liée aux horaires du couvre-feu décrété par le chef de l’État et qui dure de 23h à 5h au Sénégal.
Aujourd’hui, Samalife livre de 9 heures à 21 heures. « On a vu notre facteur de transaction multiplié par 4,5. Cela veut dire 300% de progression de notre chiffre d’affaires », confie Tomoss, soulignant que les délais de livraison sont de quinze minutes à une heure trente au maximum.
Samalife, qui veut grandir « par étape », est circonscrite pour le moment dans la région de Dakar « sur un rayon d’un peu plus de 40 km ». Les cibles de l’entreprise sont localisées dans les « grandes agglomérations ».
Son prochain objectif est de pénétrer les autres villes du Sénégal. Plus tard, ce sera la sous-région, dans un pays comme la Côte d’Ivoire que Tomoss Diène connaît bien. Au pays de la lagune Ebrié, le Sénégalais dirigeait la filiale locale du groupe PCCI. Il y est resté jusqu’en 2009 avant de sauter dans le premier avion « le jour où la guerre a commencé » suite aux tensions post-électorales entre le camp de l’ancien président Laurent Gbagbo et son rival à l’époque, l’actuel chef de l’Etat Alassane Dramane Ouattara.
Formé dans les universités françaises, Tomoss Diène fait partie de la deuxième promotion en France à avoir reçu un DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées) en Commerce électronique. C’était en 2003. Quand il rentre un an plus tard au Sénégal, il noue avec le groupe PCCI une relation devenue « une très longue histoire ».
Depuis 2016, il est le directeur des Expériences clients pour l’Afrique, en charge des onze filiales du groupe. Mais le cumul avec Samalife est « pénible », admet t-il.
Avant la fermeture des frontières constatée partout dans monde à cause de la Covid-19, Tomoss ne restait que deux semaines par mois avec sa famille à Dakar, puisqu’il devait sillonner le continent pour remplir ses premières obligations professionnelles. « Heureusement que mon épouse est là. Elle est capable de piloter toute seule », se réjouit Tomoss « le beau », dont la traduction du prénom en français provoque un grand rire chez son épouse nigérienne qui, après six ans de mariage, donne l’impression de venir tout juste de tomber sous le charme de son homme.
Ce fils d’enseignant, cadet d’une fratrie qui compte plusieurs cadres supérieurs dans divers secteurs, y compris le très haut commandement de l’Armée, est originaire du village de Mont-Rolland, dans la région de Thiès (70 kilomètres de Dakar).
Le jeune entrepreneur au teint noir ébène digne de son ethnie, les Sérères, n’a pourtant pas connu que le succès.
Avant de créer Samalife, Tomoss Diène a tenté une première expérience d’entreprise qui s’est terminée par « un goût d’inachevé ». C’était « il y a trois ans », dit-il.
Lancé avec un ami d’enfance, son projet de l’époque, appelé « Kit Connect », proposait des services de réparation dans des lieux comme Sea Plazza, le centre commercial le plus huppé de Dakar. L’expérience fit long feu en raison de sa mission doubaïote. Mais « on apprend de nos erreurs », relativise t-il aujourd’hui.
Avec Samalife, l’avenir est aujourd’hui prometteur, semble-t-il dire après que l’application a été téléchargée « plus de 5000 » fois. De plus, la start-up est référencée par le ministère sénégalais du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises. Samalife postule également à un appel à candidatures d’un organisme spécialisé de l’Organisation des Nations Unies (Onu).
Samalife a aussi noué « quelques contacts » avec la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der), un important organisme gouvernemental au Sénégal, pour connaître les modalités d’un probable accompagnement.ODL/id/cgd/APA

L’ORDONNANCE SUR LE DROIT DU TRAVAIL,UNE MESURE BARRIÈRE TRÈS INNOVANTE, MAIS À LA PORTÉE LIMITÉE (AVOCAT)

Dakar, 19 juin (APS) – L’ordonnance du chef de l’Etat aménageant des mesures dérogatoires au licenciement et au chômage technique durant la période de la pandémie de Covid-19 est une ‘’mesure barrière très innovante’’, mais elle a une portée ‘’limitée’’, estime l’avocat Ndéné Ndiaye.
‘’Un constat s’impose : l’ordonnance présidentielle est une mesure barrière, très innovante, à la portée limitée’’, écrit Me Ndiaye dans une analyse de cette disposition législative émanant du gouvernement.
Qualifiant cette ordonnance de ‘’révolutionnaire’’, dans le texte dont l’APS a obtenu une copie, il fait remarquer que ‘’par dérogation aux dispositions des articles L49, L60, L214 et L65 du code du travail, ce décret-loi vient réformer de manière soudaine et profonde un pan entier du droit social en vigueur au Sénégal’’.
Cette mesure, rappelle Me Ndéné Ndiaye, met ‘’sous le boisseau’’ les textes essentiels relatifs au chômage technique, au licenciement pour motif économique, au licenciement pour faute d’un délégué du personnel ou d’un travailleur sans mandat
A l’aide de cette ordonnance en vigueur depuis avril dernier, ‘’l’autorité présidentielle réduit de manière drastique les possibilités de recours au chômage technique et assortit cette mesure d’une rémunération obligatoire en faveur du travailleur’’, rappelle-t-il.
Mais, souligne l’avocat, ‘’il y a plus remarquable encore : en légiférant pour l’avenir, l’ordonnateur s’est même permis de règlementer pour le passé, en visant des faits et situations juridiques nés avant son adoption, remettant brutalement en cause l’un des principes majeurs du droit, le principe de non-rétroactivité des lois’’.
Me Ndiaye estime que le chef de l’Etat ‘’a fait sienne cette belle maxime de Lacordaire : ‘Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime, c’est la loi qui libère’‘’.
Me Ndiaye ajoute qu’‘’il est à craindre que même pendant la période de la pandémie [de coronavirus], des employeurs, gagnés par un instinct de survie, et en violation flagrante de la loi, prononcent des licenciements pour motifs économiques ou décident des chômages techniques sommaires et sans salaire, s’ils n’invoquent pas des fautes lourdes imaginaires’’.
‘’Il est constant que le contentieux de la qualification de la faute est de la compétence du juge du fond, dans sa procédure ordinaire généralement longue, lente’’, souligne-t-il
L’avocat relève toutefois que ‘’l’ordonnance présidentielle cache une limite congénitale : elle n’est conçue que pour le temps de la pandémie de Covid-19’’.
Il estime que ‘’le risque est grand de voir des employeurs très résilients attendre stoïquement le déconfinement total marquant la fin de la pandémie et le retour à ‘la flexibilité’ pour prononcer à volonté des licenciements pour motif économique, ou recourir sans retenue à des chômages techniques non rémunérés’’
‘’Finalement, le travailleur est comme happé par ce dilemme cornélien : perdre son salaire pendant la pandémie ou perdre son emploi après la pandémie’’, souligne Me Ndiaye.
De l’avis de l’avocat, pour ‘’désamorcer la ‘bombe sociale’ qui couve insidieusement, l’ordonnance du 8 avril devrait être repensée dans l’optique d’un meilleur équilibre entre les intérêts du travailleur et ceux de l’entreprise qui emploie, qui rémunère’’.
‘’Des mesures d’accompagnement soutenues en termes de financement pour la relance de l’activité des entreprises devraient favoriser une extension raisonnable du champ d’application de l’ordonnance dans la durée’’, propose-t-il.
De telles mesures devraient permettre d’‘’accentuer les mesures de résilience économique en faveur de l’entreprise, pour une protection plus adéquate de l’emploi et du salaire, dans l’intérêt du travailleur’’.
Me Ndéné Ndiaye estime qu’‘’en définitive, face à la pandémie de Covid-19, le salut réside dans le culte de l’équilibre, de la justice, pour une société réconciliée avec elle-même, dans l’allégresse d’un déconfinement pour toujours’’.OID/ESF/ASG

Le DG de Batiplus démissionne

https://www.dakarmatin.com/Cité dans une affaire de blanchiment d’argent, Christian Samra, jusque là directeur général de Batiplus, a décidé de démissionner de son poste. Selon nos confrères d’Emedia, il dit prendre cette décision avec l’aide de ses avocats afin de faire éclater toute la vérité par les moyens de l’enquête en cours.
« Après un parcours professionnel réussi à l’étranger et au Sénégal, mon nom « Christian Samra » associé à celui de « Batiplus » dont j’assure la Direction Générale depuis 10 ans, se retrouve éclaboussé et calomnié sur la place publique depuis plus de trois mois. Cette campagne de diffamation orchestrée pour orienter l’opinion sur des sujets mensongers, outrageants, calomnieux et diffamatoires, fait suite à ma plainte contre X déposée en tant que Directeur Général le 6 Mars 2020 pour vols, détournements et tout autre délit que les enquêtes en cours permettront de déterminer suite au constat de malversations au sein de la société », lit-on dans sa note.
Batiplus Dakar est une filiale du Groupe Batimat spécialisée dans l’importation, le stockage, la production et la commercialisation de produits métallurgiques, de bois et de contreplaqués. La société importe et commercialise également du bois débité et des contreplaqués « origine Afrique » en provenance de fournisseurs.

Décès de Roda Derwiche, patron du Comptoir Commercial du Sénégal.

https://www.dakaractu.com/Le doyen Roda Derwiche, patron du CCS numéro 1 de la vente des carreaux et sanitaires au Sénégal vient de décéder de la COVID-19 suite à son hospitalisation à l’hôpital Fann.
Âgé de 82 ans, Mr Derwiche était l’un des Doyens de la communauté chiite Musulmane libanaise au Sénégal. Il était un grand homme  d’affaires respecté, généreux et faisait beaucoup dans le social et l’humanitaire.

EUX & NOUS – Pourquoi la Corniche de Dakar pose-t-elle un problème ? PAR MAMADOU JEAN CHARLES TALL, ARCHITECTE

http://www.sudonline.sn/Les Sénégalais, comme à leur habitude, se passionnent ces jours-ci autour du débat sur la Corniche de Dakar et son occupation par des supposés « privilégiés. Et comme d’habitude, ce sont les aspects «spectaculaires» et très personnalisés du problème qui nous mobilisent. Ce faisant, nous ne parlons que de la surface et non pas de ce qui rend cette discussion essentielle par rapport au bien commun
J’ai entendu plusieurs personnes protester du fait de la polarisation du débat sur la Corniche de Dakar alors que nous avons 700 kms de côtes. Un responsable administratif a même dit que les Sénégalais attributaires de terrains sur la Corniche de Dakar étaient des compatriotes comme les autres et avaient autant droit au bord de mer que les habitants d’autres zones (villageoises, s’entend) de résider au bord de la mer. Ce type d’analyse ne prend pas en compte la spécificité de notre capitale. Dakar est une presqu’île regroupant plus de 3.000.000 d’habitants.
Dans cette ville surpeuplée, sujette aux embouteillages, polluée… la qualité de l’environnement est un enjeu crucial pour chaque habitant. Déjà, les colons s’étaient installés sur la partie haute de la ville, loin des zones marécageuses, en expulsant une grande partie de la population autochtone. Le combat pour le contrôle de l’espace ne date pas d’hier.
La configuration de la ville et de son site naturel fait qu’elle est extrêmement sensible aux changements de conditions géographiques. Il suffit d’étudier la pollution dakaroise pour se rendre compte que la difficulté de circulation des alizés rend certains endroits de la ville littéralement invivables. Les obstacles que constituent les constructions sur la Corniche en sont très souvent la cause. Second problème posé par cette occupation : l’érosion côtière. Les lébous expriment leurs préoccupations environnementales par un adage très évocateur. Ils considèrent qu’il y a, au nord et au sud de la presqu’île, une mer mâle et une mer femelle. Le jour où la mer femelle rejoindra son époux, la mer mâle, ce sera la fin de Dakar. Jolie figure de style pour expliquer que l’érosion côtière peut transformer la partie occidentale de la presqu’île en une véritable île. Or les lébous ne construisaient pas sur le bord des falaises. Ils y plantaient des cactus pour les stabiliser.
En réalité, il est nécessaire de remonter à la loi 76-66 portant code de l’Etat. Cette loi définit ce qu’est le Domaine Public. Et à son article 4, alinéa a., le domaine public maritime est défini en ces termes : « la mer territoriale, le plateau continental, tel que défini par la loi, la mer intérieure, les rivages de la mer couverts et découverts lors des plus fortes marées, ainsi qu’une zone de 100 mètres de large à partir de la limite atteinte par les plus fortes marées. »
Cette définition est claire et n’a jamais posé de problème pendant les quarante premières années de notre indépendance. Il est précisé, à l’article 9, « le domaine public est inaliénable et imprescriptible ». Les articles 11, 13, 16 et 19 fixent les conditions d’un déclassement éventuel et d’une possible cession. En particulier, l’article 13 précise que « Les autorisations d’occuper le domaine public naturel ou artificiel sont accordées à titre personnel, précaire et révocable. L’acte accordant l’autorisation précise les conditions d’utilisation de la dépendance du domaine public qui en fait l’objet.
L’autorisation peut être retirée à tout moment sans indemnité. » Les conditions de cession et d’occupation étaient parfaitement claires jusque très récemment. Les procédures permettant de transformer les baux en titres fonciers ont été perçues par beaucoup comme une simple facilitation du droit de propriété pour les citoyens. C’était oublier que cette procédure permettait également aux titulaires de baux sur le domaine public de l’Etat (dans le cas d’espèce sur le domaine public maritime) de transformer ces baux en titre foncier.
Cependant, il est remarquable que toutes les installations en dur (donc non précaires et révocables) qui ont été faites sur le DPM avant la mise en œuvre de cette procédure violaient les conditions de mise en œuvre des permis d’occuper et des baux. Au Sénégal, ces situations, au lieu d’être interdites et analysées comme des violations, sont considérées comme des droits acquis et les titulaires de baux sur le DPM ont pu faire « régulariser » leur situation. C’est la première anomalie. La loi dit : « nul ne saurait se prévaloir de sa propre turpitude ».
Pourtant, de nombreux titulaires de baux ont pu profiter de la procédure de «  régularisation en titres fonciers  », alors qu’ils avaient contrevenu à la loi. Pourtant, il serait injuste d’arrêter l’analyse à ce constat. Les propriétaires ne sont que la dernière roue de la charrette. Et, qui refuserait la possibilité de détenir un terrain bien placé et de grande valeur que l’on peut acquérir à des conditions extrêmement avantageuses ? Il nous faut donc remonter la chaîne des décisions. Pour occuper un terrain du DPM, il y a deux possibilités selon la loi : soit bénéficier d’un droit d’occuper suivant les conditions de la loi ; soit profiter d’un déclassement du terrain.
Dans le premier cas, nous avons vu que l’occupation du terrain doit être temporaire, révocable et précaire. Or, nos services octroient des autorisations de construire pour des bâtiments qui sont tout sauf précaires. Le propriétaire a donc beau jeu de se prévaloir de cette autorisation. Il est important à cette étape de préciser que, si les Maires sont chargés de la police de l’urbanisme et, à ce titre, signent les autorisations de construire, ce sont les services centraux de l’Etat, (à Dakar, le Service Régional d’Urbanisme) qui sont chargés de l’instruction des dossiers. L’Etat ne peut donc occulter sa responsabilité dans la délivrance des permis de construire.
En outre, les autorisations signées par les maires font l’objet d’un contrôle de conformité par l’autorité administrative. Quant au déclassement d’un terrain du Domaine National, il ne peut intervenir que sous la forme d’un décret, acte signé par la plus haute autorité de l’Etat. Ce qui suppose que monsieur le Président de la République donne, en toute connaissance de cause, son accord à l’occupation du DPM, ou alors (ce qui serait plus grave), qu’il est induit en erreur par ses propres services qui lui présenteraient le déclassement comme d’une importance vitale pour le bien public, alors qu’il servirait des intérêts privés.

DÉFICIT ÉTHIQUE

En réalité, si la Corniche de Dakar retient l’attention, elle est simplement la partie émergée de l’iceberg. De 2000 à nos jours, le nombre de scandales liés à la gestion du foncier ne se compte plus. Des terres de Mbane à la Corniche, en passant par l’occupation des forêts de baobabs, il ne se passe pas de mois sans que nos consciences de citoyens ne soient interpellées par la gestion du foncier dans notre pays. Elus locaux emprisonnés, marches de populations, rien n’y fait. L’appropriation du bien public le plus disponible est devenu un sport national. En première division jouent nos élites politiques. La politique est devenue un moyen très efficace de promotion sociale et d’accès aux ressources du pays, parmi lesquelles la terre.
Ainsi, on a vu des politiciens devenir riches promoteurs immobiliers du jour au lendemain ou des « hommes d’affaires » profiter de leurs relations avec des politiques pour se faire attribuer des hectares de terre sous prétexte de réaliser des projets sociaux qui, au finish, ne sont pas accessibles au commun des Sénégalais. On a vu un fonctionnaire de l’Etat se faire attribuer des terrains en vue de la création d’une école nationale, terrains qui ont fini en parcellaire vendu à prix d’or. On a vu disparaître les réserves foncières de la Foire de Dakar. On a vu les agressions contre la forêt de Baobabs, les agressions contre la forêt de Mbao. En réalité, le foncier est vu par nos élites comme un moyen rapide et efficace d’enrichissement. Faisons un peu de fiction: L’Etat du Sénégal, en application de la loi n° 94/64 du 22 août 1994, décide de vendre à la société Mamadou Jean-Charles TALL et frères, un terrain faisant l’objet du titre foncier XXX/DG, propriété exclusive de l’Etat du Sénégal, (donc faisant partie du patrimoine privé de l’Etat) d’une superficie de 29 ha environ, au prix de 2.175.000.000 FCFA. L’Etat me permet d’acquérir au prix de 3107,142857 FCFA le m2, un terrain que je dois mettre en valeur
Jusque là j’ai juste profité des opportunités qui s’offraient à l’homme d’affaires que je suis. Mais pour me vendre le terrain, l’Etat l’a inclus dans un programme prioritaire qui me fait obligation de construire dans un délai maximum de trente mois, un programme comprenant des villas et autres équipements touristiques. Si dix ans après l’échéance, mon programme n’est pas encore terminé et que l’Etat n’a pas repris son bien, alors il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Et il est normal que monsieur X, promoteur immobilier se demande pourquoi lui n’a pas bénéficié de terrains au prix de 3107 FCFA le m2. Il est normal que le Sénégalais lambda se demande pourquoi il ne trouve pas de terrain pour construire sa maison à moins de 80.000 voire 400.000 FCFA le m2.
Second exemple, l’Etat du Sénégal décide de construire un monument à la gloire de la lutte de libération des Noirs et contre le racisme. Il n’a pas prévu de budget pour l’érection de ce monument. La SCI Mamadou Jean-Charles TALL s’engage à payer le coût de ce monument (disons douze milliards de francs). En contrepartie de la cession d’un terrain de 14ha soit 140.000 m2 cédés à 85.714 FCFA le m2, prix un peu plus élevé mais qui, bien placé dans Dakar, me permettra de revendre les terrains, en faisant une plus-value conséquente. Sauf que, par avenant, l’Etat renonce à me vendre les terrains visés et me propose en substitution 21 ha (210.000 m2), juste à côté des premiers terrains, à 4410 FCFA, le m2 ainsi qu’un autre terrain proche de 7 ha (70.000 m2), à 8270 FCFA le m2.
Pour obtenir 280000 m2, bien situés (mettons sur la Corniche de Dakar) j’aurais donc déboursé 1.323.000.000 FCFA. A Dakar, en réalité, ces terrains valent au moins 420.000.000.000 FCFA sur la base de 150.000 FCFA le m2. Et suprême coquetterie, l’Etat acceptera de notifier que la valeur vénale des terrains qui m’ont été octroyés est inférieure au prix de 12.000.000.000 FCFA que je me suis engagé à verser pour la construction du monument à la gloire de la lutte de libération des Noirs et contre le racisme. Je suis donc un héros national qui a accepté de perdre environ 10 milliards de francs CFA pour la gloire de mon pays. Comme vous le voyez, les sommes en jeu sont vertigineuses.
Rassurez-vous, c’est de la fiction. Si j’avais réalisé une pareille opération, les inspecteurs d’Etat auraient démontré en moins de trente minutes que cette opération avait des relents pas très nets. Et je serai en prison depuis longtemps. Il y a aussi les joueurs de seconde division, ceux qui, parce qu’ils occupent un poste administratif leur permettant d’être au courant de certaines affaires, se sont constitué un patrimoine foncier considérable. Mais en fait, personne ne parle de ces deux niveaux d’élite. Ceux qui trinquent, ce sont les citoyens ordinaires dont les maisons sont détruites parce qu’ils ont acheté un terrain ayant les atours de la légalité. Sauf que certains avaient aussi un permis de construire. Ou occupaient une maison dont ils payaient régulièrement le loyer à l’Etat. Quand on joue en division d’honneur, il ne faut pas ignorer la loi. Ici interviennent les notions de transparence, de bonne gestion, d’égalité des citoyens devant la loi, d’éthique.
Tous ces scandales traduisent d’abord un déficit éthique dans notre pays. Ayant réalisé les opérations juteuses dont je parle plus haut, (de manière totalement fictive, bien entendu), j’appliquerai, sans vergogne aucune, l’une des tactiques de la première division : la transhumance que WIKIPEDIA définit comme suit  : « La transhumance est la migration périodique du bétail (bovidés, cervidés, équidés et ovins) entre les pâturages d’hiver et les pâturages d’été. Elle a pour objectif l’engraissement du troupeau mais aussi sa reproduction.”
En langage trivial, on va brouter là où l’herbe est plus verte. Et comme par magie, cela nous rend plus vertueux. D’autant que les candidats à l’élection présidentielle oublient souvent leurs promesses de campagne de raser tout ce qui a été édifié en « violation des règles » et d’obliger tous les contrevenants à rendre gorge. Or on sait qu’au football, le rêve des divisions inférieures c’est de jouer comme en première division. Que l’on ne s‘étonne pas, dès lors, que le citoyen Lambda essaie, avec les moyens du bord d’user des mêmes recettes que l’élite.

Cheikh Oumar Anne sur la reprise des cours dans les universités: «Nous voulons démarrer en septembre quand c’est possible,mais au plus tard en octobre…Nous avons un semestre à sauver en 19 semaines…»

https://www.dakaractu.com/-Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a effectué ce jeudi une visite à l’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN). À cette occasion, Cheikh Oumar Anne, s’est exprimé sur la reprise prochaine des cours dans les universités prévue au courant du mois de septembre début octobre.
« Dans le cadre de la reprise, il faudra qu’on essaie de créer les conditions pour que celle-ci se fasse dans les règles de l’art et qu’on puisse terminer cette année. La photographie de la situation dans nos différentes universités, montre que cela est possible. Et on s’en félicite parce que ça s’est arrêté en mars, mais on a vu que dans toutes les universités, les enseignements se sont très bien déroulés et qu’on avait pratiquement capitalisé le 1er semestre. Il reste à effectuer le deuxième semestre… »
Et pour l’effectivité du deuxième semestre, le ministre compte sur l’engagement des enseignants qui sont appelés à boucler celui-ci entre le mois de septembre et le 31 décembre. « Quelqu’un me disait qu’en année normale, les enseignants par leur engagement sont parvenus à sauver deux semestres en faisant 8 heures entre 8 et 9 semaines de cours. Nous nous voulons démarrer en septembre quand c’est possible, mais au plus tard en octobre dans les toutes les universités. Si on démarre en septembre, de septembre au 31 décembre, on a 19 semaines. C’est largement suffisant… Maintenant, on a un semestre à sauver en 19 semaines mais dans des conditions assez particulières. Il faut donc beaucoup d’innovation et d’initiative et à ce niveau j’engage les directeurs d’UFR et les assemblées académiques à réfléchir fortement pour trouver un dispositif qu’on va capitaliser même pour les années futures… », a-t-il expliqué.

Saourou Sene sur la reprise des cours: «l’Etat sera tenu comme seul et unique responsable, face à tout ce qui peut arriver»

https://actusen.sn/Le G7 s’est réuni, hier, sous la présidence de son coordonnateur Saourou Séne, et des secrétaires généraux des autres syndicats, pour donner sa position sur la date de la reprise des cours annoncée par le ministre de l’éduction. Pour les syndicalistes le G7 n’a pas été impliqué dans la prise de décision. «Nous tenons à informer à l’opinion, par rapport à la date retenue, que cela relève, exclusivement de la responsabilité du gouvernement. Il n’y a eu aucune concertation avec les acteurs, pour retenir la date du 25 juin», a déclaré Saourou Séne, interpellé par SourceA.

UNIVERSITÉ SINE-SALOUM: LES TRAVAUX VONT DURER 18 MOIS

http://www.emedia.sn/Le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikhou Oumar Hann se réserve de donner une date pour le démarrage des travaux du campus de Kaolack de l’université Sine Saloum El Hadji Ibrahim Niass. Mais, le ministre rassure qu’une fois entamés, les travaux vont durer 18 mois au plus tard.
En visite dans le campus pédagogique de Kaolack, Cheikh Oumar Hann annonce que les campus de Fatick et Kaffrine, en cours de construction, seront réceptionnés dans un an. Sur le volet social, les travaux des restaurants et des logements des trois campus seront lancés au mois de juin prochain. Les laboratoires mis à la disposition des campus provisoirement seront équipés, rassure le ministre.
En effet, la visite du ministre de l’Enseignement Supérieur de la recherche et de l’innovation au campus pédagogique de l’université du Sine Saloum a été l’occasion pour les acteurs de soumettre à l’autorité les difficultés auxquelles ils sont confrontés Modou SÈNE (Correspondant-Kaolack)

Paiement des 3 mois du Covid-19: Me Massokhna Kane s’en prend aux écoles privées

https://www.seneweb.com/–Les parents d’élèves qui refusent de payer les 3 mois du Covid-19 trouveront un soutien auprès de Sos consommateurs. Me Massokhna Kane fustige un harcèlement des élèves par des responsables d’écoles privées, y compris confessionnelles, pour qu’ils obligent leurs parents à payer.
« Sur quel fondement juridique ou éthique peut-on demander de payer un service qui n’a pas été fourni », se demande le consumériste dans un communiqué parvenu à Seneweb.
Face à cette pratique, l’avocat interpelle l’Etat et les autorités de l’enseignement privé pour que cesse ce harcèlement. Sinon, Sos Consommateurs menace de porter plainte et de mener des sit-in devant les établissements coupables de ces agissements.

Amadou DIOUNE, SG Du SUDES: «Il Y A Un Danger»

http://www.walf-groupe.com/La reprise des cours annoncée pour le 25 juin prochain par les autorités n’enchante pas tous les enseignants.  Le Secrétaire général du Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) est loin d’être rassuré. Selon Amadou DIOUNE, «  il y a un danger ».
«Notre position de principe est de faire de telle sorte  qu’il n’y ait pas d’année blanche. Dans cette perspective, nous avons estimé, en tenant compte de l’évolution de la pandémie, qu’il faut mettre en place toutes les mesures préconisées par le protocole sanitaire et aller vers la réouverture des écoles. Et cela en deux temps.  Dans un premier temps pour les classes d’examen, on avait préconisé à partir de juillet aout. Pour les classes intermédiaires, il faut absolument que les élèves fassent cours pour assurer le minimum de compétence et de savoir nécessaire pour la poursuite de leurs études. Le 25, est ce qu’une date fiable après le fiasco de 2 juin ? Si on a tiré les leçons de cet impair lors du convoyage, c’est une date  idéale. On n’a toujours répété, les enseignants qui sont des régions les plus touchés devraient être testés, c’est pourquoi, on s’est retrouvé à découverte de cas. En reculant la date jusqu’au mois de septembre, il y a un danger. Parce qu’on n’a pas la maitrise de la pandémie. On ne sait pas s’il va continuer ou s’arrêter. En ce moment ce sont tous les élèves qui seraient ensemble. Cela veut dire  qu’il sera difficile de respecter la distanciation sociale».

Dr El Haj Ndiaye Diop avertit: «Il y aura forcément des cas positifs à l’école, mais il faudra tout faire pour protéger les personnes vulnérables»

https://www.pressafrik.com/La reprise des enseignements-apprentissages prévue jeudi prochain ne sera pas sans conséquences sur le plan sanitaire. Le Dr El Hadj Ndiaye Diop de l’hôpital Ndamatou de Touba en est convaincu.
« Sur le plan éducatif, la reprise sera effective le 25 juin. car l’année ne peut pas être blanche eu égard aux conséquences de la dernière année blanche. mais ce qu’il faut dire, c’est qu’il y a une panique générale. Une situation psychologique va se poser parce qu’il y aura forcément des cas positifs à l’école avec cette reprise des cours. Car nos écoles ne sont pas préparées à cette nouvelle situation d’épidémie, cette situation d’urgence. mais on est obligé de s’adapter rapidement tout en corrigeant les failles. Les enseignants ne sont pas obligés de porter leurs masques quand ils sont au tableau », a-t-il confié dans les colonnes du journal Le Témoin.
Avant de poursuivre:  « En revanche, en salle des professeurs ou à la surveillance, ils devront obligatoirement avoir leurs masques bien attachés pour éviter toute contamination à leur niveau et respecter les mesures sanitaires édictées par les autorités sanitaires. Il faut dire que le risque chez les enfants est moindre. mais il faudra impérativement protéger les personnes âgées, les obèses, les personnes ayant des comorbidités…. En quelque sorte, les personnes les plus fragiles, les plus vulnérables. parce que les enfants vont être en contact avec elles. donc, ces personnes doivent faire un maximum d’attention. Il faudra aussi tout faire pour que la courbe de cette éventuelle vague de contaminations n’atteigne pas un certain niveau. sinon, ce serait la catastrophe. »AYOBA FAYE

 «661 657 238 F CFA Détournés Du PAQUEEB», Dame MBODJI Accuse Mamadou TALLA

http://www.walf-groupe.com/661 657 238 F CFA, défalqués du Paqueeb, doivent servir à doter les ‘’daaras’’ en kits alimentaires.  L’argent a été remis aux bureaux régionaux de la CLM pour la distribution, alors que les inspections de l’éducation et de la formation assurent la tutelle des ‘’daaras’’. Le Cusems-Authentique rue dans les brancards. La tutelle assure avoir agi sur les recommandations de la Banque mondiale.
La Banque mondiale a autorisé le ministère de l’Education nationale à défalquer, sur le financement du Paqueeb (Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation de base) la somme de 661 657 238 F CFA pour une assistance aux ‘’daaras’’. Ensuite, l’institution financière a donné son accord au ministère des Finances et du Budget pour que cet argent soit décaissé. A la suite de cela, le ministre de l’Education nationale a adressé, le 5 juin, un courrier aux inspecteurs d’académie et aux inspecteurs de l’éducation et de la formation, pour les informer de sa décision de leur transférer cet argent et, qu’en retour, les IEF devront le remettre aux bureaux régionaux de la Cellule nationale de lutte contre la malnutrition (CLM)
Ainsi, le ministre, avec son Dage, a signé une convention avec la CLM, le 19 mai, en tant que maitre d’ouvrage et la CLM devant agir en tant que maitre d’ouvrage délégué. Dans l’article 12 de la convention, il est prévu un montant de 41 323 371  F CFA représentant la rémunération de la CLM qui est maître d’ouvrage délégué. Dans le même article 12, il est aussi prévu la somme de 30 millions pour les frais de communication. En outre, dans une annexe du document, il est mentionné que les denrées alimentaires devront être constituées de 618,702 tonnes de riz, de 44,193 tonnes de sucre, de 132,579 tonnes de pâtes alimentaires (macaroni), de 56,567 tonnes de lait en poudre et de 68 057 litres d’huile. S’agissant des produits d’hygiène, il est prévu l’acquisition de 19 641 morceaux de savon de 0,5 kg, plus connu sous le nom de ‘’savon petit modèle’’.
A l’annexe 5 du même document, il est mentionné : ‘’La CLM identifie et signe des conventions avec les détaillants les plus proches des ‘daaras’ ciblés.  Le ‘boorom daara’ se présente au niveau du détaillant et lui remet le bon pour enlèvement des produits.’’ Et dans la correspondance adressée aux inspecteurs d’académie, le ministre Mamadou Tall souligne que ‘’l’affaire (l’aide alimentaire) concerne 117 848 talibés réparties sur 10 043 ‘’daaras’’ du pays’’.

Dame Mbodj parle de ‘’prévarications’’

Mais Dame Mbodj, Secrétaire général du Cusems-Authentique, voit dans tout cela ‘’une volonté manifeste de dilapider les ressources publiques allouées au secteur de l’éducation et de la formation, sous forme de prêt au secteur de l’éducation et de la formation. Cet argent, dit-il, sera remboursé jusqu’au dernier centime par le contribuable sénégalais.  Il apparait qu’il y a une volonté d’enrichir injustement des fonctionnaires, les agents de l’Etat (Dage ET CLM)’’.
En colère, il poursuit : ‘’Les ‘daaras’ sont sous le contrôle administratif des IEF. Pourquoi laisser de côté les structures régulières comme les IA et les IEF qui travaillent au quotidien avec les ‘daaras’, pour confier ce travail qui ne devait coûter aucun franc à l’Etat, à une structure externe ?’’
Ainsi, le Cusems/Authentique demande aux corps de contrôle de l’Etat comme l’Ofnac, l’ARMP, l’IGE, la Cour des comptes de s’autosaisir et d’aller au Men pour enquêter sur ces ‘’prévarications et de transmettre ce dossier au procureur de la République pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. En d’autres termes, nous exigeons que le Men Mamadou Talla rende compte, qu’il ne soit pas protégé. Qu’on ne mette pas un coude sur ce dossier et que force reste à la loi’’.

Les explications de la tutelle

Des accusations balayées d’un revers de main par Mamadou Moustapha Diagne, chargé de communication du ministère de l’Education nationale. ‘’Le secrétaire général du Cusems/Authentique ne maitrise pas la question. Il n’a pas toutes les informations. C’est la Cellule de lutte contre la malnutrition qui est la mieux placée pour gérer la distribution de vivres. C’est la Banque mondiale, elle-même, qui a demandé que les fonds soient transférés à la CLM ».Avec EnQuête

Grève Sytjust: Me Massokhna Kane demande à l’Etat de procéder à des réquisitions

https://www.seneweb.com/Si Sos Consommateurs n’a pas de problème avec la grève du Syndicat des travailleurs de la Justice (Sutjust), il n’approuve pas du tout l’absence de service minimum. Me Massokhna Kane et Cie qui ne contestent pas la légitimité du combat du Sytjust ne pensent pas moins que Me Aya Boun Malick Diop et ses camarades ont le devoir d’assurer le service minimum au bénéfice du peuple.
A défaut, l’avocat-consumériste attend de l’Etat qu’il utilise la contrainte. « Nous demandons aux chefs de juridiction et au ministère de tutelle d’assumer leur responsabilité et de prendre les dispositions et les réquisitions nécessaires à la continuité du service public de la justice,afin de réduire la souffrance et le préjudice des justiciables.»

ALERTE À UNE TRÈS MAUVAISE QUALITÉ DE L’AIR À DAKAR

Dakar, 18 juin (APS) – La qualité de l’air est très mauvaise à Dakar ce jeudi à cause de la présence de particules de poussière désertique en provenance du nord du pays, alerte le Centre de gestion de la qualité de l’air.
’’Comme annoncé hier, les particules de poussière désertique qui impactent le nord du pays sont arrivées à
Dakar. Ainsi la qualité de l’air est très mauvaise pour la journée du 18 juin’’, indique le CGGA dans un bulletin.
’’Cette tendance pourrait se poursuivre pour les prochaines 24 heures’’, avertit le CGQA tout en tablant sur une amélioration à partir de samedi.OID/AKS

Augmentation des décès liés à la Covid-19: «Les patients nous arrivent dans des situations dramatiques souvent décédés ou qui décèdent juste après l’admission»(Dr Cheikh Tacko Diop,directeur du CHU de Fann).

https://www.dakaractu.com/Le nombre de décès liés à la Covid-19 a connu une forte augmentation ces derniers jours dans le pays. Pour les dernières 72h, quelques 13 décès ont été enregistrés ce qui porte à 76, au 18 juin, le nombre de décès lié à la pandémie du coronavirus au Sénégal. Le directeur du Centre Hospitalier Universitaire de Fann, le Dr Cheikh Tacko Diop, l’accroissement du nombre de décès pourrait bien s’expliquer par le fait que les patients arrivent tardivement dans les structures sanitaires. ‘’Nous recevons des patients qui nous arrivent souvent décédés ou qui décèdent juste après leur admission’’ a-t-il soutenu. Le Dr Cheikh Tacko Diop qui s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de remise d’un appareil de sérologie octroyé par le Sabodala Gold Operations (SGO), invite toutefois les populations à se rapprocher des services sanitaires pour éviter les cas de complications qui mènent souvent à des décès inattendus.

Pr Seydi: «On aurait pu arrêter l’épidémie en quelques semaines, mais…»

iGFM – (Dakar) Le Professeur Seydi, qui s’exprimait hier sur l’évolution de la covid-19 au Sénégal, a expliqué que notre pays pouvait se départir du virus beaucoup plus tôt. Mais, les cas communautaires ont tout gâché.
«Cette contagion communautaire est là. On y est, donc c’est trop tard. Sans cette contagion communautaire on aurait pu arrêter l’épidémie très rapidement en quelques semaines. Mais maintenant c’est trop tard on est  en  plein dedans, ce qui veut dire que l’épidémie va durer plus longtemps que prévu », a-t-il confié à nos confrères de Tv5.
Il souligne qu’il faut craindre  la contagion  pour la simple et bonne raison que quand il y a un cas communautaire, on ne sait pas  quelle est la source de contamination. «Donc vous ne pouvez pas retracer les contacts mêmes de cette contamination, vous perdez le contrôle », indique-t-il.

17 cas graves en réanimation, 164 nouveaux cas positifs et 72 guéris

https://actusen.sn/L’augmentation du nombre de cas positifs au Sénégal, ne semble pas ralentir au Sénégal. Sur 1617 tests réalisés, 164 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 10,1%. Il s’agit de 148 cas contacts suivis et 16 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Kounoune (1), Keur Massar (1), Pikine (1), Bargny (1), Liberté-4 (1), Liberté-1 (1), Béne Tally (1), Médina (1), Yoff (1), Khomble (1), Mbour (1), Mekhé (1), Thiadiaye (1) et Touba (3). Par ailleurs 72 patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris. Pour les cas graves, 17 sont actuellement sont pris en charge dans les services de réanimation. A ce jour, le Sénégal compte 5639 cas positifs dont 3788 guéris, 79 décès et 1771 encore sous traitement.

Avec 3 nouveaux décès, le bilan au Sénégal passe à 79 morts

https://actusen.sn/Décidément, le mois de juin est mortel pour le Sénégal. En effet, trois nouveaux décès liés au coronavirus ont été enregistrés hier. Ces décès ont été comptabilisés dans le bilan de ce vendredi, présenté par le Directeur de cabinet du ministre de la santé, Docteur Alyose Wally Diouf. Ce dernier chiffre macabre porte désormais le nombre total à 79 morts.

Diouf Sarr: «l’âge moyen des patients décédés est autour de 76 ans. Pour certains, le décès est survenu dans les 24 heures après l’admission en réanimation»

https://actusen.sn/Le nombre de personnes décédées ces derniers jours à cause de l’épidémie du coronavirus a connu une hausse considérable. Mais ces décès ne sont pas liés à un problème de place dans nos services de réanimation. Une assurance faite par le ministre de la santé, dans un entretien avec le journal SourceA de ce vendredi.
«Ce nombre élevé n’est pas lié à un problème de lits de réanimation. Depuis le début de l’épidémie d’importants efforts ont été faits pour augmenter le nombre de lits de réanimation et de soins intensifs, le nombre de lits de déchocage dans les SAU, afin de faciliter l’admission et le traitement de ces patients Covid positifs sévères à graves», a expliqué Abdooulaye Diouf Sarr.
Selon le ministre, «beaucoup de ces patients consultent, aussi, tardivement, après plusieurs jours. On peut dire que l’âge moyen de ces patients est élevé, il est autour de 76 ans. Pour certains, le décès est survenu dans les 24 heures après l’admission en réanimation. Pris en charge très tôt, ces patients sont généralement tirés d’affaire».

Abdoulaye Diouf Sarr dresse le bilan des 3 mois, en chiffres et en lettres

https://actusen.sn/Dans un entretien accordé à ‘’Source A’’, dans sa parution de ce vendredi, le ministre de la santé et de l’action sociale Abdoulaye Diouf Sarr, s’est prononcé sur la gestion de la Covid-19, pour tirer un bilan élogieux après trois mois de lutte contre le coronavirus.
«Pour revenir au bilan, à la date de ce 20 juin 2020, nous sommes à 5475 cas enregistrés depuis le début, avec un nombre de guérisons assez important : 3716 guéris ; 76 décès, malheureusement, un peu plus de 1% de létalité et 1682 malades sous traitement», a détaillé le ministre maire de la commune de Yoff.
Pour le patron des blouses blanches, «toutes les quatorze régions ont été touchées, avec une épidémiologie variable, selon les régions. Les régions les plus touchées, avec une transmission communautaire active, sont respectivement : Dakar (76,3%), Diourbel (9,6%) et Thiès (5.4%)».
Dans les autres régions, rassure Diouf Sarr, «la situation est bien maîtrisée avec des transmissions en clusters, des cas groupés, ou l’apparition de cas sporadiques que nous gérons parfaitement bien. Donc, aujourd’hui, on peut dire que Dakar reste la préoccupation majeure, à côté de Touba, zones où le virus circule, activement».

Copté par l’OMS: Dr Aloyse Diouf quitte le ministère de la Santé

https://www.dakarmatin.com/Le Directeur de Cabinet du ministre de la santé et de l’action sociale à
démissionné de son poste. Selon les informations de Buurnews, Aloyse Waly Diouf à quitté son poste pour rejoindre l’organisation mondiale de la santé (OMS).
Aloyse Diouf 
Aucune séparation n’est facile !!!
Monsieur le Ministre, cher ADS
Si au moment d’écrire ces lignes ,ma plume trahit les effluves de mon esprit
C’est parce que ma reconnaissance envers vous à jamais ne tarira.
En vous j’ai découvert un leader, un meneur d’hommes et de femmes, un homme qui inspire confiance et qui sait faire confiance.
Ces trois années vécues à vos côtés m’ont beaucoup forgé
Aujourd’hui, je vous remercie d’avoir accepté que je puisse partir vers un autre challenge.
Vos conseils avisés et vos encouragements me permettront sans doute de faire face à ce nouveau défi .Merci Mr le Ministre, cher ADS !Diokondial !!!

Alphonse Thiaw nommé nouveau Directeur de Cabinet

https://www.dakaractu.com/Dakaractu révélait en exclusivité le « départ » du Dr Aloyse Waly Diouf de son poste de Directeur de Cabinet du ministère de la Santé. Ce dernier devrait rejoindre l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Son remplaçant est connu, il s’agit de Alphonse Thiaw ancien conseiller technique du Professeur Eva Marie Coll Seck. Il est depuis le départ de cette dernière de son poste de Ministre au niveau de la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement (PNA) comme conseiller juridique.

Mouhamadou Bamba Diop, président de l’Anas: «98% des albinos du Sénégal vivent avec un cancer»

https://www.lequotidien.sn/L’Association nationale des albinos du Sénégal (Anas) a porté ce samedi, 13 juin 2020, un fort plaidoyer à l’endroit des autorités étatiques pour une bonne prise en charge des albinos qui sont en train de «mourir en silence». C’était lors de la célébration de la Journée mondiale de l’albinisme à Thiès.
«98% des albinos du Sénégal vivent avec un cancer.» La révélation a été faite ce samedi par Mouhamadou Bamba Diop, président de l’Association nationale des albinos du Sénégal. Il présidait à Thiès la 6e édition de la Journée mondiale de l’albinisme. Selon Mouhamadou Bamba Diop, «les albinos n’ont pas accès à la crème solaire parce qu’un flacon peut coûter jusqu’à 70 mille francs Cfa». Alors que, relève-t-il, «le manque de mélanine fragilise la santé de l’albinos». Lequel manque, affirme-t-il, «fait que l’albinos renferme plusieurs handicaps». Il s’agit du «handicap de la peau, interne et des yeux». Et il regrette «l’inaccessibilité des services d’ophtalmologie pour les albinos». Il s’offusque de «la ruée totale vers le Covid-19» qui a fait 60 décès au Sénégal «alors qu’il y a d’autres personnes qui meurent en silence d’une pandémie beaucoup plus dangereux qui est le cancer de la peau. Et malheureusement il n’y aucune réaction». Le directeur du Centre pour la promotion et la réinsertion nationale des albinos du Sénégal, Mouhamadou Bamba Diop, renseigne que «des albinos sont en train de souffrir de cancers très avancés et ont besoin d’aide. Ils tendent la main pour sortir de ce gouffre dans lequel ils vivent». Il a donc demandé à l’Etat «d’instaurer un programme spécial dédié aux personnes vivant avec l’albinisme. Il n’y a que ça qui pourra régler le problème». Ce d’autant que, estime-t-il, «98% des albinos sont des analphabètes et illettrés. Et malheureusement, la majeure partie n’a pas accès à l’éducation encore moins à la formation. Ce sont des personnes vulnérables qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté». Il estime que «depuis trois mois que la pandémie s’est installée au Sénégal, ils sont cloîtrés chez eux et n’ont reçu aucune aide parce que la majeure partie n’est pas inscrite sur la liste des bénéficiaires de l’aide alimentaire. Ils ne bénéficient pas de la carte d’égalité des chances et des bourses de sécurité familiale». A ce titre, le patron de l’Anas plaide l‘application de la loi d’orientation sociale qui constitue, à ses yeux, «un des maillons essentiels pour apporter les solutions requises aux couches vulnérables, en particulier les albinos». Entres autres doléances, M. Diop a demandé «l’installation d’une fabrique locale de production de crème solaire en parfaite collaboration avec les albinos pour leur permettre de régler le problème de la crème solaire avec bien sûr leur implication, sinon le problème risque de persister». Aussi «un Conseil présidentiel sur le handicap» parce qu’à l’en croire, «les personnes vivant avec l’albinisme ne bénéficient d’aucun programme de l’Etat». Et il s’étrangle de rage : «C‘est difficile d’accepter d’être marginalisé dans votre propre société et dans votre propre pays.»
A l’occasion de la Journée mondiale de l’albinisme, l’Anas a doté 120 familles d’albinos de kits alimentaires avec l’appui de ses partenaires pour atténuer l’impact économique du Covid-19 sur cette couche sociale vulnérable.

ABDOULAYE FALL ‘’MAO’’ (ANCIEN MILITAIRE):‘’Pour régler la crise en Casamance, il faut de l’endurance et de l’honnêteté’’

http://www.enqueteplus.com/Ancien militaire et victime de guerre, Abdoulaye Fall dit ‘’Mao’’ a découvert la Casamance trois ans après l’éclatement du conflit qui le mine depuis plus de trois décennies. Il y a combattu et fait le tour des 86 communautés rurales de l’époque. Dans cet entretien, l’ex-militaire donne son point de vue sur la reprise des hostilités entre les combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et l’armée, et livre les contours pour la restauration d’une paix durable dans cette partie du pays.
En moins d’une semaine, l’armée a perdu deux de ses éléments, entre les localités de Diagnon et Mbissine, dans le département de Ziguinchor. Ce mardi, les ‘’Jambaars’’ ont pilonné des positions rebelles dans la commune d’Adéane. Est-ce qu’on assiste, selon vous, à une reprise des hostilités ?
Moi, je suis un ancien militaire qui s’est beaucoup impliqué, comme tant d’autres, pour le retour à une paix en Casamance. Je sais faire la différence entre la sécurité et la paix. La sécurité, c’est quand on est dans une zone où il n’y a aucun danger. Mais on constate qu’il y a des craintes au sud du pays… Depuis 1982 ou bien avant même, il y avait des signaux. Mais l’État du Sénégal, avec son président de l’époque, n’a pas été attentif et cela a conduit à la rébellion. Ce que l’État faisait pour la Casamance était trop minime.
Aujourd’hui, on note encore le retour des hostilités. Par contre, nous n’assistons pas à une situation de guerre, même si ce qui s’est passé dans la commune d’Adéane, avec la mort des deux militaires, est un cas motivé. Il est vrai que le véhicule de l’armée a sauté sur une mine, mais cet accident n’est pas un hasard.

Mais c’est quand même un accident !

Je dis que ce n’est pas un hasard. Parce que les rebelles sont installés dans cette zone et refusent qu’une personne étrangère y pénètre. Le MFDC a une zone à maîtriser. C’est cette zone à maîtriser où les combattants ne permettent à personne d’y entrer. D’abord, l’État a opté pour le déminage de cette zone ; ils ont refusé. On ne sait vraiment pas ce qu’ils font là-bas. Je refuse d’admettre qu’ils revendiquent toujours l’indépendance, parce que tout ça, c’est fini depuis très longtemps. Les rebelles ont tout simplement un manque de considération vis-à-vis de la République. La rébellion est presque finie. C’est ça la vérité.
En revanche, les séquelles de ce conflit sont plus dangereuses que la rébellion. Maintenant, il appartient au président de la République, qui a fait des actes louables en nommant beaucoup de ‘’Casaçais’’ à des postes de responsabilité, de travailler et d’accélérer les choses pour cette paix tant recherchée en Casamance. Tout ce qui a été fait pour la résolution de ce conflit n’a pas du tout était sincère. Le MFDC n’a pas été sincère et l’autre partie ne l’a pas été, non plus. Le MFDC et l’État du Sénégal adoptaient plutôt la formule de la volte-face.
Le MFDC est commandé au minimum par 12 personnes, et chaque commandant de zone est responsable de son domaine et territoire. Si je prends l’exemple de Salif Sadio, il faut savoir qu’il est dépassé. Il ne peut plus régler à lui seul ce problème. L’Etat doit aller vers les 12 commandants et parler rigoureusement avec eux. Et dans cette phase de négociations, l’Etat du Sénégal ne doit pas demander l’impossible et ne doit pas accepter aussi l’impossible. Pour régler la crise en Casamance, il faut de l’endurance et de l’honnêteté. Si les deux parties ne le font pas, il y aura toujours un statu quo avec des conséquences dramatiques.
Avant la mort d’Abdou Elinkine Diatta en octobre 2019, il régnait une certaine accalmie en Casamance depuis un long moment. Qu’est-ce qui a précipité le retour de ces combats ?
Que Dieu ait pitié de lui ! Mais voilà quelqu’un qui, de son vivant, a travaillé d’arrache-pied pour une paix définitive en Casamance. Abdou Elinkine Diatta était un grand artisan de la paix. Ce n’est pas le cas pour les autres. L’État du Sénégal devait aller vers lui et le protéger. Maintenant qu’il est parti, il faut que l’État travaille avec son dauphin, mais aussi avec les 11 autres commandants de zone. Même Salif Sadio qui est en déclin. Abdou Elinkine Diatta a fait ce qu’il avait à faire. Malheureusement, il est parti. Les autres doivent suivre ses pas pour le bien de la Casamance. Le chemin qui doit conduire à la paix est encore trop long. Mais tous les citoyens de ce pays doivent s’impliquer pour la paix définitive dans cette partie du pays.
On pensait en avoir fini avec le déminage au sud du pays. Pourquoi les zones ciblées n’ont pu être déminées jusque-là, pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs villages ?
Dans ces zones, c’est le MFDC qui refuse le déminage. C’est la raison pour laquelle l’armée, qui défend l’intégrité du territoire, s’y rend et y travaille pour accompagner le retour des populations. L’État a donné l’ordre de déminer ces zones et les rebelles posent leur véto. L’armée n’a pas le droit de croiser les bras. Les mines qui ont déjà fait près de 1 000 victimes en Casamance, doivent être enlevées. Quatre-vingt-cinq pour cent de ces victimes sont des jeunes de moins de 30 ans. Si on a tous ces gens invalides dans une zone, c’est grave pour un pays qui doit se développer. Donc, on ne peut pas avoir la paix et laisser les armes dans les maisons. Il faut que l’armée prenne ses responsabilités.
Ailleurs en Afrique, en 2004, les autorités étatiques avaient réussi un retour à la normale dans un des pays de l’UEMOA. Qu’est-ce qu’il faut faire pour amener les combattants indépendantistes de la Casamance à rendre aussi les armes ?
Quand on se limite au contexte et à la justification, les deux événements ne sont pas pareils. Il y a une grande différence. Dans ce pays, c’était plutôt un problème d’ordre politique. Là-bas, c’était un manager très intelligent qui perturbait la République. Par contre, au Sénégal, il y avait un manque de respect de l’État central pour le peuple du Gabou, sous le régime du président-poète Léopold Sédar Senghor. Feu abbé Augustin Diamacoune Senghor voulait que la Casamance ait son indépendance ou un statut spécial, ce qui n’est pas de l’intérêt de nous tous. Parce que le Sénégal ne cherche pas à diminuer son territoire. Voilà la situation.
Elle est différente de celle qu’a connue ce pays membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine dans les années 2000. Si j’avais été le président Senghor, il n’y aurait pas eu la guerre. Mais il avait laissé l’injustice prendre le dessus. Voilà pourquoi cette crise perdure avec ses conséquences et ses morts. Rien n’est encore trop tard. Il faut que le président de la République ouvre les négociations en impliquant tous les groupes sociaux (chefs de quartier, notables, chefs de village, anciens enseignants, les militaires à la retraite, les rebelles, etc.). Il ne s’agit pas d’être politique pour croire pouvoir régler ce problème.
Mais il y a déjà Robert Sagna et toute son équipe qui travaillent à un retour définitif de la paix en Casamance…
Je n’ai rien contre lui. Mais un monsieur comme Robert Sagna a fini de montrer ses limites. Il a fait 40 ans avec le régime socialiste. Robert Sagna, c’est 25 ans de député-maire de la commune de Ziguinchor et 20 ans de ministre. Aujourd’hui, il ne peut rien régler. Il peut donner des conseils. Il y a 35 acteurs qui tentent, sans succès, de régler ce conflit. En tant qu’autorité, il pouvait poser des actes concrets pouvant aboutir à la résolution de cette crise qui n’a que trop duré. S’il ne l’a pas fait, il y a quarante ans de cela, ce n’est pas aujourd’hui qu’il pourrait le faire.
Ce mardi, après le décès des militaires, le maire de Ziguinchor et ancien ministre des Forces armées, Abdoulaye Baldé, a fustigé le fait qu’il ait beaucoup d’acteurs qui disent œuvrer pour une paix durable en Casamance. Pour lui, cela crée une sorte de cacophonie dans la résolution de cette crise. Partagez-vous son avis ?
Lui-même est où ? Qu’est-ce qu’il fait ou qu’est-ce qu’il a fait ? Baldé est un commissaire de police, un ancien ministre des Forces armées, bref un cadre de la Casamance. Je lui concède ce qu’il a dit. Il y a moins de deux semaines, il parlait du coronavirus, alors que la crise est plus dangereuse que cette maladie. Il a failli lui aussi à sa mission.
La pandémie de la Covid-19 est une problématique mondiale…
Je ne dis pas le contraire ! Mais il est maire de Ziguinchor depuis 2009, député depuis 2014 et ça fait des années qu’il travaille avec le président Macky Sall. Il est comme les autres. Il sait comment s’y prendre pour résoudre ce conflit et ne l’a pas fait. C’est un commissaire de police. Il sait par où passer pour rétablir la paix. Je crois que Macky Sall a tout fait, en confiant des postes de responsabilité à des cadres de la région du Sud. Une personne comme le ministre d’État Benoît Sambou peut régler ce problème. En plus de ce dernier, il y a Pierre Goudiaby Atépa, un intellectuel hors-pair.
Il y a Ousmane Sonko, Bécaye Diop, ancien Ministre des Forces armées, Youba Sambou, ancien Ministre des Forces armées, Innocence Ntap Ndiaye, Présidente du Haut conseil du dialogue social, l’ancien gouverneur Sambou, etc. Ils doivent s’impliquer à tout prix pour restaurer la paix dans cette partie du pays. Il y a beaucoup d’autorités en Casamance. Politiques, professeurs, acteurs de la société civile et militaires. Si l’État ne veut pas dialoguer, il faut qu’ils le lui imposent. Il appartient aussi à toutes ces autorités d’aller voir les commandants du MFDC, d’ouvrir des négociations sincères et d’accepter de dire la vérité au président Macky Sall, en lui faisant comprendre qu’ils veulent que la guerre cesse. Malheureusement, il y en a qui sont là pour chercher le gain.
En 2000, lors de la première alternance, l’ancien président Abdoulaye Wade avait promis qu’il allait régler cette question en 100 jours. Qu’est-ce qui a subitement freiné sa volonté ?
C’est son choix. Il avait choisi de travailler avec les médiocres et il a échoué. C’est tout. On ne peut choisir les médiocres pour régler ce conflit. Il avait posé des actes louables. Mais, au final, il a lamentablement échoué.
Avec le président Macky Sall, on a noté une longue durée d’accalmie, si ce n’est cette situation de ni paix ni guerre que nous avons connue ces derniers jours…
Nous ne sommes pas dans une situation de ni paix ni guerre, en Casamance.
Nous sommes peut-être au juste milieu ?
Non ! Nulle part. D’abord, il faut avoir des repères. Robert Sagna peut être tout simplement un repère. Le cas de la Casamance, la route est encore très longue. Le sable est mou, le soleil est chaud. Je l’ai dit, il faut de l’endurance pour régler ce problème de la Casamance. C’est un problème très sérieux. Quand j’ai entendu un des porte-parole des rebelles dire : ‘’Monsieur le Président de la République du Sénégal…’’, je me suis dit qu’il s’était auto-exclu, ce qui n’est pas normal. Voilà le danger. Nous sommes dans une même nation. Ce sont les Sénégalais qui règlent les problèmes dans les autres pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Et le nôtre, on ne peut pas le régler. Justement, parce qu’il y a tout un business à défendre. Les gens sont là-bas parce qu’on leur donne des moyens. Souvenez-vous qu’après la phrase ‘’Monsieur le Président de la République du Sénégal’’, il y a eu la tuerie de Boffa-Bayotte. Il faut que la République se réveille pour limiter les dégâts.
Baffa-Bayotte, en 2018, avec plus d’une dizaine de jeunes qui ont été tués ; et en 2020, nous sommes à Diagnon avec des militaires qui trouvent la mort. Ça fait beaucoup, quand même.
C’est trop ! Et il faut que ça s’arrête. Il y a deux temps et deux périodes assimilés aux attaques des rebelles. Il y a la période pré-hivernale (braquer pour avoir de quoi se nourrir) et le mois de décembre jusqu’au 5 janvier, c’est pour célébrer leur anniversaire. Je pense que la négociation doit être continue.
Pourquoi avez-vous démissionné de l’armée ?
Ma démission est motivée. Je suis un invalide. Pendant 9 ans, j’étais maintenu. On continuait à me payer à ne rien faire. A un moment, j’ai dit non et quitté l’armée. Je ne pouvais plus faire de stage et continuer à être soldat dans l’armée, parce que j’avais des ambitions.GAUSTIN DIATTA

Politiques invisibles, attaques d’adversaires…: Macky victime de l’absence de Pm Par Assane Samb

https://www.rewmi.com/Ça tire dans tous les sens. La gestion de Macky fait l’objet d’attaques quotidiennes de la part de politiques, d’activistes, d’anciens alliés, pour ne citer que ceux-là.
En plein contexte de Coronavirus, Farba Ngom a tenu à faire observer que les ‘’ministres ne mouillent pas assez le maillot’’. En tout cas pour certains d’entre eux. Ce proche du Président n’a pas hésité à critiquer la passivité de ses frères libéraux estimant que le Président de la République n’est pas assez défendu.
Une observation qui a été faite par d’autres personnalités qui travaillent au niveau du cercle de la majorité.
La preuve, tout récemment, la sortie de Madiambal Diagne et celle de Barthélémy Dias ont eu pour effet de susciter un débat houleux sur le foncier au Sénégal.
Le Président Sall a cru devoir y intervenir par les actes, en prenant un arrêté de contournement de l’autorisation de construire qui ne sera plus une exclusivité du Maire. Les autorités administratives peuvant désormais les signer.
Ce qui se passe, c’est qu’en supprimant le poste de Premier ministre (Pm), le Président s’est mis à découvert, c’est-à-dire à la portée des tirs de ses adversaires et détracteurs.
Il n’a plus de fusible, ce qui donne l’impression qu’il n’est pas du tout défendu parce qu’il est trop exposé. A la merci de tous, il reçoit les coups directement et assume les conséquences des maladresses observées dans la gestion des affaires publiques.
Or, la présence de Boun Abdoullah Dionn permettait, naguère, de prendre en charge cette forme de communication. Il allait au charbon, répondait aux détracteurs, assumaient certaines failles.
Bref, il servait de souffre-douleur dans un climat délétère marqué par des compétitions politiques acerbes.
Malheureusement, aujourd’hui, avec la survenance inattendue de la pandémie à coronavirus, la politique gouvernementale, mise à rude épreuve, a besoin d’une forme affirmée d’alerte et de veille avec l’engagement de lieutenants qui maitrisent les dossiers sous la supervision d’une autre personnalité que le Président lui-même.
C’est pourquoi, l’erreur la plus grave dans l’attelage gouvernemental, c’est d’avoir supprimé ce poste de Pm. Il avait son importance, sa pertinence. Et Macky ne cesse de s’en rendre compte tous les jours.
Car, à l’état actuel des choses, chaque Ministre attend que l’autre régisse ne serait-ce que parce qu’il a une mission spécifique sur laquelle il est attendu et ne souhaite pas engager d’autres défis surtout s’il s’agit du terrain glissant de la communication.
Chacun peut se demander pourquoi lui et non pas un autre. Et c’est ce qui fait que personne ne réagit finalement.
Exactement comme dans une armée mexicaine, tout le monde est général et chacun veut donner des ordres et ne souhaite pas en recevoir.
En clair, la sortie de Farba Ngom ne sera pas du tout appréciée. Elle est pleine de sous-entendus et peut signifier que Macky est dans la logique d’un remaniement pour couper des têtes parce qu’il n’est pas content.
La question est ici de savoir à quel titre un Ministre de la République a-t-il le droit de juger les autres ? Est-ce qu’il fait mieux qu’eux ?
Des questions qui auraient pu être évacuées s’il avait un Pm, c’est-à-dire un coordonnateur de l’action gouvernementale mais aussi Super-ministre dont la tâche est justement celui d’un contremaître dans un chantier.
A chacun son rôle. Et Macky a eu tort de croire qu’il peut être à la fois l’architecte et l’entrepreneur.
La conséquence de tout cela, c’est l’impression d’un vide surtout sur le plan communicationnel. Les communiqués des conseils des Ministres ne suffisent pas à animer la vie de la Nation.
Les administrés ont besoin de davantage sentir la présence de leur Président par une prompte réaction de son bras droit le plus direct si le besoin se fait sentir.
Aujourd’hui, c’est ce qui manque. Et personne n’ose, sans mandat, se mettre en première ligne pour assumer ce rôle.

IL FAUT UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, EMMANUEL DESFOURNEAUX

EXCLUSIF SENEPLUS – D’aucuns au sein de l’opposition rêvent du chaos et pensent en tirer un avantage. Ont-ils conscience de l’importance de la crise qui attend le Sénégal ?
44 % oui, 56 % non ! C’est le résultat d’un sondage que j’ai réalisé sur un gouvernement d’union nationale au Sénégal. Sans valeur scientifique, il nous informe cependant sur une tendance : l’unité nationale, fer de lance de la lutte contre la Covid-19 au tout début de la pandémie, se désagrège depuis déjà quelques semaines. Tandis qu’à Bamako le président malien a annoncé la constitution prochaine d’un gouvernement d’union nationale ; qu’en France, des voix s’élèvent en faveur d’un gouvernement de salut public ; que la rumeur à Dakar d’un remaniement ministériel, avec un possible retour de la primature, se fait grandissante.
Au Sénégal, les querelles politiciennes, les joutes verbales sont de retour malgré un SARS-CoV-2 circulant toujours fortement. Que s’est-il passé depuis la mi-mars où la popularité de Macky Sall n’avait jamais été aussi élevée en 8 ans ? La solidarité nationale, symbolisée à travers l’appel à toutes les formations politiques, était plutôt sur la bonne voie : Ousmane Sonko avait même fait le déplacement dans l’ancienne résidence du gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française !
A Dakar, la paix des braves est derrière nous, le peuple s’impatiente ; la vie politique (politicienne) a repris ses quartiers ; chacun retrouve sa place sur l’échiquier politique : le FRN plutôt docile avec le pouvoir a quitté le comité de suivi de Force Covid-19. Un climat insolite règne sur fond de pandémie : des anciennes affaires sont déterrées du Journal officiel ou alors des nouvelles surgissent du littoral ! De son côté, le pouvoir gouverne comme si de rien n’était, en état d’urgence sanitaire.
C’est la faute de Macky Sall ! L’unité nationale implique au minimum une collaboration transpartisane. La crise de la Covid-19 était une occasion rêvée de transformer le Dialogue national (trainant en longueur) en cogestion inédite. A contrario, cette crise sans égale est gérée de façon solitaire. Aucune mesure politique de rupture n’a été arrêtée ou envisagée : les transhumants se taillent la part du lion ou du port autonome de Dakar ! Macky Sall n’a pas réussi à restaurer une confiance auprès de ses détracteurs.
C’est la faute de l’opposition ! Cette dernière, en dépit de la hauteur des défis qui se dressent devant le Sénégal, ne parvient pas à prendre du recul par rapport au schéma traditionnel des débats entre majorité et opposition. Celle-ci n’a que pour horizon la prochaine alternance éloignée de 2024 et le renversement du pouvoir en place. Ce qui se passera entre-temps incombera exclusivement à Macky Sall, seul comptable ! Les commentaires des sondés sont sans appel sur ce sujet. Le bon positionnement de l’opposition, c’est contre Macky Sall. Pour les militants des différents partis de l’opposition, il ne faut pas tomber dans le piège d’un gouvernement de concorde nationale. Non seulement Macky Sall limiterait leur champ d’actions mais se servirait du gouvernement d’union nationale en rampe de lancement vers la présidentielle.
C’est la faute du système politique en général ! Il faut pardonner au président et à son opposition. La Covid-19 n’a pas eu l’effet escompté sur la classe politique sénégalaise. Le miracle ne s’est pas produit pour l’instant ! Les politiques ont toujours utilisé le gouvernement d’union nationale sous forme de deal. Ce type de coopération s’inscrit dans les jeux politiques du Palais pour une grande majorité de Sénégalais. Ce fût le cas de Me Abdoulaye Wade avec la promesse d’un tel exécutif s’il était réélu en 2012. Ce fût le cas d’Abdou Diouf en 1995 lorsqu’il constitua un gouvernement de cohabitation alors qu’il n’y avait pas de crise politique majeure au Sénégal en dehors d’une crise interne au PS et une rébellion urbaine.
Mon sondage est à prendre avec des pincettes. Ce sont les militants et activistes qui ont majoritairement voté. Un responsable de l’APR m’expliquait qu’il n’y avait aucune raison d’élargir le gouvernement. C’est plutôt l’inquiétude d’une limitation des parts ministrables qui est en cause pour son camp. En réalité, à l’échelle nationale, le rapport de force serait plutôt favorable à un gouvernement d’union nationale. Dans d’autres pays, le oui monte jusqu’à 70 % avec 65 % de méfiance à l’égard du gouvernement.
Comme le souligne les précédents chiffres qui sont loin d’être contradictoires, le gouvernement d’union nationale est une « demande sociale ». Le concept de l’union nationale porte avant tout sur le rejet de la classe politique et le désenchantement du monde politique et tout ce qui y gravite autour, à l’exemple de certains journalistes devenus apparemment des usufruitiers du littoral !
Les militants de l’opposition font donc une mauvaise lecture du gouvernement d’union nationale. C’est une mobilisation du peuple contre la défaillance du pouvoir face à un péril et/ou face à la reconstruction d’un pays. Jamais un tel gouvernement dans l’histoire du Sénégal n’a été aussi indispensable et salutaire tant le défi d’un Etat stratège est important face aux futures conséquences de la Covid-19.
D’ailleurs, le dernier mot appartient-il aux militants ? Lorsque Me Abdoualye Wade décida de faire retourner sa formation politique au gouvernement en 1995, il a été assimilé à un traitre. Ce n’est ni le PDS ni le PS qui étaient à l’initiative de ce gouvernement d’union nationale. C’était grâce à la détermination de Diouf et de Wade.
Si les opposants dits patriotes rejetteraient à coup sûr toute entrée dans ce genre de gouvernement, les autres partis politiques de l’opposition tireraient leur épingle de jeu. C’est le cas du PDS qui, depuis le début de la pandémie, s’est démarquée par sa dynamique nationale. Pourquoi alors s’arrêter à mi-chemin et se recroqueviller dans une opposition radicale ? Quel gâchis ! Cette remarque vaut aussi pour la coalition Taxawu Senegaal et Rewmi.
Evidemment, plusieurs obstacles devront être levés et pas des moindres ! En tout premier lieu, l’assurance formelle que le président Macky Sall ne se présentera pas pour un troisième mandat. Cette question est cruciale pour empêcher les jeux politiciens. Le règlement des affaires judiciaires de Karim Wade, de Khalifa Sall (sur la base des condamnations internationales, les dossiers des 2 K ne sont pas clos) et d’Abdoulaye Baldé devra être garanti. Aucun membre de la famille du président ne ferait partie de ce gouvernement. Idrissa Seck pourrait être choisi officiellement comme chef de l’opposition (ou Premier ministre selon la rumeur ! Dans ce cas-là, cette fonction échoirait au PDS) avec une approche constructive en vue de conserver l’esprit d’élan national. Des personnalités issues de la société civile seraient appelées comme le Pr Moussa Seydi, ministre de la santé pour tous ; Ibrahima Dème, ministre de la chose publique et de la transparence, ou encore Alioune Tine, ministre des libertés publiques inviolables. En effet, tous les ministères porteraient de nouvelles appellations autour de trois grands axes : Liberté, chose publique (plus de gouvernance de la République en fonction des biens privés de clans ; plus de caisses noires !) et patriotisme (industrialisation, agriculture et culture).
Surtout, afin d’éviter l’échec du gouvernement d’union nationale où d’assez rares précédents ont été fructueux, celui-ci serait programmé pour une durée limitée de deux ans, à savoir jusqu’en septembre 2022. Cela devrait suffire pour associer l’opposition la plus représentative aux futures grandes orientations politiques du Sénégal autour des trois grands axes Liberté-Chose publique-Patriotisme. Ainsi le landerneau politique serait neutralisé, en hibernation pour ne se consacrer qu’aux intérêts du peuple. Ce dernier pardonnerait aux membres de l’opposition car leur démarche aura été dictée par le bon sens politique et par la volonté de redonner de l’espoir (avant 2024 !). Deux ans après, chacun retrouvera sa place naturelle et vaquera à ses activités d’opposants dans la perspective des élections intermédiaires et présidentielles. D’ici là, espérons que le travail des uns et des autres aura porté ses fruits !
Je suis conscient que certains perçoivent cette proposition comme faisant partie de la matière de « l’utopisterie », que certains membres de l’opposition ne voient pas ce qu’ils pourraient gagner à s’embarquer dans une telle aventure politique aux côtés de leur bourreau et d’un président fragilisé. Mais faudrait-il attendre jusqu’en 2024 et « abandonner » le peuple sénégalais à son sort (pour reprendre l’expression d’Ousmane Sonko) ? Ont-ils pris conscience de l’importance de la crise qui attend le Sénégal ? Vont-ils faire dans le pantouflard politique : « Y’a qu’à… » ?
Je sais aussi que d’aucuns au sein de l’opposition rêvent d’une situation de chaos. Ils pensent en tirer un avantage. Ils laisseraient sous-entendre à leur candidat que leur situation personnelle s’éclaircirait dès lors. C’est un risque qu’ils font courir inutilement ! Parier sur l’instabilité s’avère très souvent lourde de conséquences. Et les sénégalais n’aiment pas le désordre politique.
Pour rassurer les partisans de Macky Sall, prenons exemple sur Abdou Diouf ; il déclarait en 1995 : « j’ai été élu démocratiquement président de la République…mais ce n’est pas une raison pour gouverner seul…soyons cependant clair…j’entends rester le maître du jeu ». Le choix démocratique de février 2019 serait donc respecté.
Si le prochain remaniement ministériel à la rentrée, vers septembre, s’opère dans une logique de Dialogue national (calculs politiciens pour diviser l’opposition), il sera voué à l’échec. Si le prochain remaniement fait encore la part belle à BBY (même si cette majorité présidentielle embrasse des partis libéraux et de gauche), il ne faudra pas parler d’union nationale, il ne s’agit que d’une coalition électorale ayant obtenu la majorité ! Ces deux types de gouvernement pourraient être minoritaires au regard de l’évolution de l’électorat sénégalais. Rien ne changera ! Il ne s’agit pas de coopter ses copains de la République mais d’aller plus haut, plus loin, vers un gouvernement de salut public, indifférent aux ambitions politiques des uns et des autres. Et ce pendant deux ans !
J’anticipe une critique : mais pourquoi le Sénégal serait-il l’un des rares pays à consacrer un tel gouvernement ? Pardi ! Car le Sénégal ne ressemble à aucun autre pays et servirait de modèle au monde entier contre les conséquences d’une crise jusqu’alors jamais vécue. L’heure est à l’unité nationale. Alors, jouez le jeu ! Le monde vous regarde !edesfourneaux@seneplus.com

PROCES POUR CORRUPTION PRESUMEE :Les vérités des avocats de Lamine Diack

Libération Sénégal online-Au lendemain des lourdes peines requises par le parquet national financier contre les prévenus du procès de Lamine Diack, les avocats de la défense se sont employés ce jeudi à démonter un «dossier plein de trous » et à minimiser les «erreurs » et autres «entorses à l’éthique » commises par leurs clients lorsqu’ils ont retardé les sanctions contre des athlètes russes dopés en 2011-2013.
Au dernier jour du procès, les avocats de Gabriel Dollé, ancien chef de l’antidopage de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), d’Habib Cissé, l’ex-avocat de Lamine Diack, et de l’ancien patron de l’athlétisme mondial lui-même ont rejeté la responsabilité des pots-de-vin extorqués à des athlètes russes convaincus de dopage en échange d’une promesse de «protection totale » sur le grand absent du procès, Papa Massata Diack. «Il faut distinguer entre le fils et le père », a résumé Simon Ndiaye, un des défenseurs de Lamine Diack, en pointant la «faute originelle » commise par ce dernier en embauchant son fils comme consultant en marketing de l’Iaaf, position qu’il aurait mise à profit pour détourner des millions d’euros. «Il faut résister à la tentation de faire de cette affaire une affaire exemplaire et de monsieur Diack un bouc-émissaire qui permettrait de purifier l’Iaaf, (…) un coupable idéal », a-t-il dit au tribunal.
Insistant sur la santé fragile de son client, âgé de 87 ans, l’autre avocat de Lamine Diack, William Bourdon a fustigé les réquisitions «inhumaines » formulées mercredi par le parquet – quatre ans de prison ferme. «L’envoyer dans les geôles de la République ne peut être qu’un accélérateur de mort. Si vous succombez à l’injonction du parquet, à supposer que nous échouions (à innocenter Lamine Diack), la mort elle n’échouera pas », s’est-il emporté, invitant les juges à «ne pas oublier l’humanité » et à accorder à l’octogénaire le droit de «mourir dans la dignité, embrassé par les siens, sur sa terre natale ». «Il a fait de mauvais choix mais ce n’est pas un crime », a-t-il martelé en demandant la relaxe. «De telles réquisitions sont réservées aux criminels de sang, aux criminels nazis qu’on récupère au fond d’un Ehpad en Bavière après 70 ans de traque », a poursuivi William Bourdon en rappelant que le Syrien Rifaat al Assad, le «boucher de Hama », accusé d’avoir détourné des centaines de millions d’euros d’argent public, avait écopé mercredi de quatre ans de prison dans la même salle d’audience du tribunal judiciaire de Paris. Les plaidoiries des avocats de la défense se poursuivent.Source : Reuters France

Appel de Son Excellence Macky SALL, Président de la République du Sénégal pour l’annulation de la dette Africaine: «De la mobilisation de la jeunesse sénégalaise au plein emploi»Par Couro WANE

La crise du Covid-19 a bouleversé le fonctionnement des économies du monde, de l’Afrique et du Sénégal en particulier. L’une des principales leçons que nous pouvons retenir de cette crise est que les économies africaines, déjà fragiles, vont subir directement les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, même si le continent résiste sur le plan sanitaire.
Les prévisions d’avant la crise promettaient de bons taux de croissance. Mais certains secteurs clés connaissent déjà un fort ralentissement en raison de la pandémie. Le tourisme, le transport aérien et le secteur pétrolier sont fortement impactés.
Pourtant, nos pays et nos dirigeants font face à une situation inédite et à leurs responsabilités, pour nourrir, soigner, loger, éduquer, créer de la richesse et générer des revenus décents à leurs populations sans l’aide extérieure.
Aujourd’hui à l’unanimité, les experts préconisent le retour à une dynamique de développement endogène tant souhaitée mais qui tarde à se concrétiser. Malgré toutes ses difficultés, le continent s’est montré cependant résilient et a déjoué tous les pires pronostics, ancrés dans des schémas et stéréotypes tellement profonds concernant l’Afrique, qu’il n’était même pas envisageable que l’on puisse s’en sortir.
Bravo donc à nos dirigeants, bravo à nos corps médicaux, bravo à nos populations, habitués à faire front dans l’adversité.
Au Sénégal, le Président de la République a lancé une initiative forte à l’échelle mondiale pour l’annulation de la dette Africaine. La question suscite débat et diverses positions en ressortent.
Certains pensent qu’une annulation de la dette pose un problème de crédibilité du pays et le replongera à nouveau dans le cercle vicieux du réendettement. Pour d’autres, l’annulation s’impose.
Mais quel est donc la problématique et pourquoi cet appel du Président Macky SALL ? Face à la crise, les pays occidentaux pour soutenir et relancer leurs économies se sont massivement endettés à des taux nuls voir même négatifs. Beaucoup de voix en occident s’élèvent pour purement et simplement réclamer l’annulation du remboursement de ces apports massifs en capitaux afin de désengorger leurs économies.
L’Afrique quant à elle, même si l’on doit admettre que sa dette n’est finalement pas aussi élevée qu’elle ne le parait, consacre presque 40% de son budget au paiement du service de la dette. Contrairement aux occidentaux, pour une relance massive de leurs économies les pays africains peuvent bénéficier de prêts allant jusqu’à 6% de taux d’intérêts, auxquels on doit ajouter le remboursement des prêts en cours. Il est donc clair que nous ne nous en sortirons pas aussi vite, vu que nous ne sommes pas égaux face aux mécanismes financiers de relance.
Voilà pourquoi il est important de mener la bataille de l’annulation de la dette, nerf de la guerre pour la croissance africaine. Il faudrait la mener pour éviter que tous nos efforts de développement depuis des décennies soient anéantis, mais il faudrait surtout la mener pour mettre nos matières premières à l’abri face à notre vulnérabilité du moment.
L’appel du Président Macky SALL tombe à pic et est donc stratégique. Nous, jeunesses sénégalaises, mobilisons-nous et soutenons cet appel dans les réseaux sociaux, afin que nos voix soient entendues et qu’elles comptent pour notre avenir.
Monsieur le Président de la République, il est cependant important que nos dirigeants Africains et Vous-même, teniez compte de cette jeunesse africaine et sénégalaise, décomplexée, prête à affronter ces lendemains de défis économiques, que ce soit par rapport à la monnaie ou l’affirmation d’un continent fort économiquement, socialement, culturellement pour un rayonnement et un développement durable.
Des réorientations et réorganisations fortes, avec comme fer de lance cette jeunesse de toutes obédiences et milieux sociaux confondus, fédérée par une politique de bonne gouvernance plus accentuée, viendront sceller la réconciliation entre les gouvernants et leurs jeunesses.
Mais quel modèle économique adopté pour un développement endogène durable et solidaire ?
Prenons le cas de la Suisse pour risquer la comparaison, quels sont ses produits phares avec lesquels elle a bâti sa notoriété outre les produits financiers ? Le chocolat, les montres et le fromage. Voilà un pays qui ne dispose d’aucune matière première comme la plupart des pays européens.
N’avons-nous pas aussi nos montres qui n’ont rien à envier aux montres suisses telles que Mathidy, Malado, et Wild feeling Sénégal ? Quid du délicieux fromage des moines de Keur Moussa ?  Toutes ces entreprises ou initiatives championnes sont condamnées à faire leurs publicités sur Facebook (même si Facebook demeure aujourd’hui l’un des outils Marketing les plus puissants au monde). Pourquoi ne bénéficient-elles pas du Marketing pays ? Quel est finalement le produit phare du Sénégal ?
Uniques au monde, les tapisseries de Thiès sont les créations sénégalaises les plus connues au monde. Un célèbre Président des Etats-Unis d’Amérique voulant parler du Sénégal lors d’une réunion et ne se souvenant plus du nom de notre pays, disait à ses collaborateurs « le pays de la tapisserie ». Le Président Senghor avait été bien inspiré de créer les tapisseries de Thiès. Le moment n’est-il pas venu de diversifier cet art en déclinant de nouvelles lignes de produits (tapis, maroquineries, meubles, accessoires) avec le concours de designers sénégalais ?
Si la jeune et talentueuse sénégalaise Selly Rabi Kane (Seraka) a été sélectionnée par Ikea, géant du meuble européen pour participer à un programme de création d’univers africains du meuble, pourquoi des produits dérivés de nos tapisseries ne pourraient-elles être valorisées par nos jeunes talents ? Je pourrais vous citer tant d’autres champions tous secteurs confondus.
Excellence, les jeunesses africaines éclairées se battent pour la réappropriation culturelle du patrimoine matériel et immatériel du continent et la nécessité de leurs codifications et normalisations, car l’Afrique ne profite pas assez de son patrimoine. Prenons l’exemple du Wax qui est devenu aujourd’hui un élément essentiel de la mode planétaire et dont les retombées économiques ne profitent guère au continent, que ce soit en production de tissu ou en produits manufacturés. La seule vraie demande reste locale.
Monsieur le Président de la République, sortons des sentiers battus, osons notre développement endogène. Les matières premières ne sont pas finalement les ressources les plus importantes dont nous disposons. Changeons de paradigme, et relevons ensemble le défi de l’industrialisation. Bougeons, bougeons, bougeons, suivons le move de cette jeunesse créatrice et mobilisée. Réarmons-nous moralement, culturellement et civiquement.
Vous seul avez aujourd’hui le pouvoir, les prérogatives et l’initiative d’impulser une vraie dynamique d’un nouveau Sénégal en mouvement, en phase avec sa jeunesse. Elle est brillante, dynamique et pleine d’initiatives. Accompagnons ces vaillants jeunes en leur facilitant le parcours du combattant de l’entrepreneur semé d’embûches et décourageant.
Certes tout le monde n’est pas fait pour entreprendre mais chacun a des qualités et des talents parfois même méconnus. Combien de jeunes veulent entreprendre au Sénégal et ne disposent pas des moyens financiers ou accompagnements nécessaires, ne serait-ce que pour rédiger leurs projets ? Passée cette étape, tout dossier bancable sérieux exige nécessairement un siège physique de l’entreprise dont beaucoup ne disposent guère. Le troisième obstacle est l’absence de revenu fixe pour se concentrer sur son projet.
Voilà pourquoi beaucoup de jeunes abandonnent même avant d’avoir commencé à entreprendre. Ne serait-il pas judicieux d’aider ces jeunes et leur garantir un revenu minimum le temps de l’incubation et leur permettre de gagner leurs premiers marchés en relativisant le nombre d’années d’expériences requis pour leurs faciliter l’obtention de ces premiers marchés ? Quel risque prend t’on vraiment à accompagner ces jeunes entreprises à gagner leurs premières DRP qui leur permettraient d’engranger leurs premiers revenus et de décoller ? Est-il possible d’introduire une clause dans le code des marchés publics pour les entreprises débutantes, ne serait-ce que leur accorder un pourcentage minimum de la commande publique ?
Excellence, Vous avez posé les premiers jalons, je dirais même les bons jalons dans l’accompagnement et la création de PME et PMI, j’en veux pour preuve, le FONSIS, le Fongip, la BNDE, L’ADEPME, la DER, le fonds d’impulsion de la micro finance et j’en passe… Mais au-delà de ces mécanismes et instruments mis en place, les problèmes décrits plus haut demeurent.
Que nous manque-t-il donc ? A mon humble avis deux éléments essentiels :
1-Le renforcement du Bureau de Mise à niveau des Entreprises du Sénégal, un des éléments fondamentaux du secteur, mais très peu connu des sénégalais. Pour rappel l’expérience de mise à niveau des entreprises a été réalisée vers la fin des années 1990 en Europe pour permettre la mise à niveau des entreprises des pays du Sud de l’Europe pour préparer leur adhésion à l’UE. Ce qui a offert à ces pays des résultats probants. Boostons donc notre Bureau de mise à niveau en lui donnant aussi pour mission de formaliser le maximum d’initiatives économiques individuelles.
2– La concrétisation et l’accessibilité du label made in Sénégal. Nos jeunes entrepreneurs ne maitrisent dans un premier temps que leurs idées. Les difficultés liées à l’entreprenariat et les exigences économiques et sociales à court, moyen et long terme nous commandent de les incuber massivement secteur par secteur avec au sortir des entreprises ou des industries labélisées clés en mains.
Monsieur le Président, osons l’accélération avec pour objectif 1 million de PME-PMI labélisées pour la décennie à venir. Naturellement un objectif aussi ambitieux nécessite la maitrise de nos chaines de valeurs et des débouchés pour les produits manufacturés. Ces débouchés existent aujourd’hui avec la matérialisation prochaine de la ZLEC qui est l’une des priorités de L’Union Africaine.
En tout état de cause, le numérique devrait être le facteur accélérateur et le coefficient de compétitivité de cette nouvelle dynamique post Covid-19. Le Sénégal est l’un des meilleurs dans le domaine du numérique en Afrique, mais les résultats restent encore moyens. L’après Covid-19 nous impose une nouvelle réorganisation. Réadaptons donc notre stratégie numérique au profit de tous les secteurs et particulièrement à celui de l’entreprenariat.Respectueusement Vôtre..Couro WANE,Militante de l’Alliance pour la République

Les Jeunes De La LD Debout Allument Macky SALL Engagé Dans Sa «Logique Familiale»

http://www.walf-groupe.com/Le gouvernement s’est illustré par «une gestion chaotique et indécente» de la crise sanitaire.C’est le constat du Mouvement des jeunes debout (MJD) affilié à la LD Debout qui pense pourtant que «les Sénégalais, malgré toutes les difficultés du moment, avaient répondu à l’appel du Président afin de combattre et vaincre le Coronavirus». Cette structure de la LD Debout souligne que, dès le vote de la loi d’habilitation, le Président SALL s’est engagé dans sa «logique familiale» en confiant l’essentiel de la gestion sociale de la pandémie à son beau-frère, Mansour FAYE. «Le résultat n’échappe à aucun Sénégalais : marchés attribués dans des conditions nébuleuses, opération calamiteuse de distribution des denrées aux populations impactées, promesses non tenues notamment pour la livraison de 10 millions de masques annoncés, mesures de restriction inadaptées, etc.», énumèrent les jeunes debout qui partagent, en conséquence, «l’indignation de tous les citoyens déçus et mécontents» de Macky SALL et ses partisans qui disent halte au corona-business.Avec Le Quotidien

Diouf Sarr: «Ce que je pense de la plainte d’Aïda Mbodj»

https://www.dakarmatin.com/La députée Aïda Mbodj a saisi l’Assemblée nationale pour « auditer »
Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale et son collègue du Développement solidaire et de l’Équité sociale et territoriale, Mansour Faye, sur la gestion de la Covid-19.
Interrogé par Source A, le ministre de la Santé minimise : « Mme Aïda Mbodj est un acteur politique respectable qui est en train de jouer son rôle de parlementaire. Je ne vois rien de méchant, dans sa déclaration. Elle me donne l’opportunité de montrer la façon la plus rigoureuse, transparente dont nous avons géré cette épidémie ».
Quid des menaces de mort dont fait l’objet la députée qui accuse un de ses proches ? Le maire de Yoff botte en touche : « Je ne pense pas que des gens proches de moi puissent se permettre un tel comportement qui n’a rien à voir avec ma philosophie et ma conception de l’action publique ».

« Menaces de mort »: Le Frn apporte son soutien à Aïda Mbodj

https://www.seneweb.com/Le Front de Résistance Nationale (Frn) s’indigne de la menace de mort contre la députée Aïda Mbodj. Cette coalition de l’opposition, qui pensait que ces pratiques d’une autre époque étaient révolues au Sénégal, est prête à l’accompagner dans toutes les procédures judiciaires qu’elle jugera utiles pour identifier, interpeller, poursuivre et sanctionner les responsables de tels actes indignes de notre démocratie.
En effet, pour le Front de Résistance Nationale (Frn), la démocratie fait partie de l’Adn de notre pays et signifie notamment un débat et une compétition libre entre les différents acteurs, sans menace aucune ou autre procédé pour museler des adversaires. Bref, Aïda Mbodj peut compter sur le soutien du Front, si toutefois elle décide de porter plainte.
Pour rappel, la députée Aïda Mbodji, par ailleurs ancienne mairesse et présidente du Conseil départemental de Bambey, avait fait l’objet d’une menace de mort au téléphone, mercredi, par un individu ayant utilisé un numéro privé suite au dépôt de sa question orale à l’Assemblée nationale pour interpeller le gouvernement sur la gestion de la « Force Covid-19 »

Le Président Macky A-T-Il Besoin De La Défense De Ses Ministres…?

https://www.xibaaru.sn/ Des ministres accusés souvent de traîtres : Par quelle façon défendre le Chef de l’Etat Macky Sall ?
A l’encontre de certains ministres du gouvernement actuel de Macky Sall, les accusations ne cessent de pleuvoir. Leurs détracteurs ont toujours la même rengaine, surtout quand ils sont dans le camp présidentiel. C’est de les accuser de ne rien faire pour défendre le Chef de l’Etat Macky Sall face aux attaques de son opposition.
On dirait que la chanson est restée la même. Au Sénégal, dans le camp du pouvoir, lorsqu’on a des ambitions ou qu’on a des comptes à régler avec certains ministres, on commence d’abord par les accuser en soutenant qu’ils assistent passivement aux attaques menées à l’encontre du Chef de l’Etat par l’opposition. « Qui veut tuer son chien, l’accuse de rage » ! Une fois que le tour est joué, on s’en met à réclamer le remaniement du gouvernement.
Une autre astuce est trouvée par tous ceux qui veulent la peau de certains ministres, c’est de leur coller l’étiquette qu’ils lorgnent le fauteuil présidentiel. La marque la plus garantie pour conduire certains ministres à l’abattoir. Sous le régime du Président Macky Sall, certains ministres, des personnalités, sont accusés à tort de garder un agenda secret pour 2024. Que de campagnes de mensonges, de dénigrements, menées pour déstabiliser des autorités dans ce pays.
Le comble, c’est que, on peut toujours demander en retour à tous ceux qui accusent des personnalités de ne pas défendre le Chef de l’Etat, qu’ont-ils fait de leur côté allant dans ce sens ? Qu’appellent-ils réellement défendre le Chef de l’Etat ? Est-ce, se lever, faire une sortie dans la presse pour taxer Guy Marius Sagna de « menteur » ou encore Ousmane Sonko de « rancunier » quand ces derniers s’en prennent au régime, que l’on pense que c’est de cette manière que l’on défend le Chef de l’Etat Macky Sall.
La défense du Chef de l’Etat se traduit plus en actes pour tous ses collaborateurs. C’est d’abord, être à l’écoute constamment des populations en restant proches d’elles, et d’apporter des réponses à leurs doléances. « Kuy dooré, moo mun kuy saaga » (Plus des actes que la parole).La rédaction d

Les «Vipères» De L’APR Balisent Le Terrain Pour Le Remaniement

https://www.xibaaru.sn/Les sorties récurrentes de certaines personnes considérées comme les « mauvaises langues » du camp présidentiel font entrevoir les prémices d’un remaniement ministériel.
Ils sont DG, GRIOTS et MILTANTS de l’APR mais considérés comme les oiseaux de mauvaises augures. Leurs apparitions prédisent des événements catastrophes.

les vipères sont de retour…

Dans le camp présidentiel, les attaques contre certains ministres du gouvernement du Président Macky Sall qualifiés de « traîtres », deviennent récurrentes. Un gouvernement que l’on dit rempli de ministres nuls, en même temps bourrés de traîtres. Venant des adversaires du Président Macky Sall, on pourrait comprendre, mais quand ces tirs devenus groupés viennent du camp du pouvoir, l’on se met à dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Babacar Lô Ndiaye, conseiller du président de la république
C’est le conseiller du Président de la République Babacar Lô Ndiaye qui sort pour s’en prendre aux membres du gouvernement qui selon lui bénéficient de toutes sortes de privilèges de par leurs positions, mais qui sont incapables de défendre le Chef de l’Etat, qui tout seul essuie les attaques de l’opposition. Babacar Lô Ndiaye finit par réclamer un remaniement du gouvernement.

Me Moussa Diop, DG de DDD cible 28 ministres

Ensuite, c’est au tour du directeur général de Dakar Dem Dikk très controversé Moussa Diop qui vient lui aussi s’en prendre à des membres du gouvernement. Moussa Diop accuse et compte qu’il y a 28 ministres du gouvernement actuel qui ne font rien pour défendre le Chef de l’Etat Macky Sall. En accusant de la sorte des membres du gouvernement, Me Moussa Diop ne réclame ni plus, ni moins qu’un remaniement ministériel.
Farba Ngom cite des ministres sans les nommer
Maintenant, c’est Farba Ngom le « griot attitré » du Chef de l’Etat Macky Sall qui s’y mêle. Même s’il s’empresse d’ajouter qu’un remaniement relève de la prérogative du Chef de l’Etat et qu’il n’a pas à définir l’agenda de ce dernier dans un entretien accordé à Dakaractu, il n’en demeure qu’il ne fait qu’emboîter le pas à ces derniers.
La déclaration de celui qui se qualifie pompeusement de « griot attitré » du Chef de l’Etat auprès de nos confrères de Dakaractu est nuancée comme s’il tirait dans un essaim d’abeilles.
« Je ne citerai pas de noms mais ils doivent juste savoir qu’ils sont indignes de figurer dans un système qu’ils ne veulent pas défendre quand il est attaqué à partir de l’extérieur. Le ministre est une fonction politique et être nommé ministre ne doit être un frein à la prise de parole quand il le faut. Nous devons défendre le président, surtout qu’il a bien travaillé. ». Une attaque ciblée…
Qu’ils le disent ouvertement ou à travers les mots, leurs propos ne font que faire croire qu’un remaniement ministériel se profile bien à l’horizon.La rédaction d

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 19/06/2020
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Seydina Saliou Thioune en garde à vue

Le feuilleton du partage de l’héritage du défunt guide des «Thiantacounes», Cheikh Béthio Thioune, est en train de prendre une tournure dangereuse. Après l’incident qui s’est produit devant son domicile, Sokhna Bator, 4e épouse de Cheikh Béthio Thioune, a déposé une plainte sur la table du commandant de la brigade de gendarmerie de Mbour, Insa Seck. La plainte de Sokhna Bator vise le fils de sa coépouse, en l’occurrence Seydina Saliou Thioune, pour violation de domicile et coups et blessures volontaires portés sur son vigile. Convoqué par la gendarmerie, Seydina Saliou Thioune s’y est rendu hier. Seulement, il n’en ressortira pas de sitôt. Puisqu’il se trouvait dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Mbour jusqu’au moment où on écrivait ces lignes. Selon nos sources, Seydina Saliou Thioune qui est placé en garde à vue y passera sa première nuit. Cette plainte de Sokhna Bator n’est que l’arbre qui cache la forêt. Car les fils du défunt guide des «Thiantacounes» ont décidé d’inventorier les avoirs de leur père et de procéder au partage de l’héritage comme le prévoit l’Islam. Ce qui ne sera pas une tâche aisée, parce que les fils de Cheikh Béthio accusent déjà les trois dernières épouses de leur père de vouloir faire main basse sur sa richesse. Ce n’est que le lancement du feuilleton.

Mamadou Talla en tournée au sud du pays

Le ministre de l’Éducation veut bien sauver l’année scolaire. Mamadou Talla, qui avait visité 8 régions lors de la reprise avortée, va reprendre son bâton de pèlerin pour constater de visu les mesures prises au niveau des établissements scolaires. Il entend vérifier de lui-même que les mesures sanitaires édictées par le comité national de gestion et de lutte contre la covid-19. Ainsi, il se rendra à Ziguinchor, Kolda et Sedhiou. Cette fois-ci, le gouvernement a décidé de reprendre les cours. Une excellente mesure du reste quand on sait qu’ailleurs dans certains pays les cours n’ont pas été arrêtés. Après l’économie, ce serait une grave erreur de perdre une année scolaire qui serait une tâche noire dans la gestion de Macky Sall.

Marième Faye Sall chez Khalifa Sall et Mimi Touré

L’ancien maire de Dakar a eu la surprise hier de recevoir la Première Dame Marième Faye Sall, à la tête d’une délégation. Faisant fi du contentieux qui avait opposé son époux et Khalifa Sall, la Première Dame est allée présenter ses condoléances à l’ancien édile de Dakar suite au décès de sa mère. Marième Faye Sall a été accueillie par Khalifa Sall et ses camarades politiques. L’épouse du chef de l’Etat s’est rendue, par la suite, chez la présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) pour également présenter ses condoléances. Aminata Touré a perdu aussi sa mère.

Sabodala gold offre un iflash au gouvernement

La société Sabodala Gold Operations (SGO), filiale sénégalaise de la compagnie minière canadienne Teranga Gold Corporation, a procédé à la remise de don d’un appareil de sérologie qu’elle a offert au Centre hospitalier universitaire (CHU) de FANN, afin de renforcer ses capacités à tester les cas suspects dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19. La cérémonie a eu lieu ce jeudi 18 juin 2020 dans l’enceinte de l’établissement hospitalier, en présence des autorités. Cet appareil appelé automate iflash réalise environ 200 tests par heures et vient en complément au test classique (la RT-PCR). L’acquisition de cet outil va renforcer la capacité de riposte du Sénégal à la Covid-19 et relève le niveau du plateau technique médical du Sénégal, lit-on dans une note parvenue à L’As.

Le cadre unitaire de l’Islam offre 150 kits à la Grande Mosquée

En perspective de la réouverture aujourd’hui de la Grande Mosquée de Dakar, le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (Cuius) a remis hier 150 kits de lavage des mains équipés de pédales, à la mosquée et aux daara. Le don est remis par le président du Cuis, Cheikh Tidiane Sy Al Amine, pour participer à la lutte contre la Covid-19. A l’en croire, on ne doit pas laisser le virus envahir les mosquées. Il s’agit d’un geste symbolique parce qu’il n’est pas question de relâcher, même s’il y a eu assouplissement de l’état d’urgence. Le coût des kits est estimé à 10 millions Fcfa. Conscients de leurs responsabilités, ces hommes de Dieu, dit-il, ont choisi de rouvrir les portes de la mosquée tout en prenant des précautions. Dans la même optique, l’imam Adama Lo, président du collectif des daara du Sénégal, magnifie l’acte parce que le don est arrivé au bon moment.

Soutien des cadres de BBY à Macky Sall

La coordination nationale des cadres de Benno Bokk Yaakaar (Bby) a salué le souci d’équilibre affiché, à tout moment, par le Président Macky Sall dans la gestion de la pandémie. Le coordonnateur du cadre, Alpha Bayla Guèye, magnifie la gestion proactive, d’anticipation et dynamique du chef de l’Etat, qui constitue le gage d’une victoire proche contre la Covid-19 au plan national. Toutefois, les cadres de la mouvance présidentielle souhaitent qu’une communication particulière soit élaborée envers les personnes vivant avec une comorbidité et qu’un dispositif de prise en charge précoce soit mis en place dans les meilleurs délais. Quand au bradage du littoral, les cadres de Bby marquent leur étonnement par rapport à cette tension subite sur l’emprise du littoral. A les en croire, toutes les agressions du littoral remontent à la gestion du régime de Me Abdoulaye Wade, c’est-àdire sur la période 2000-2012. Ils prennent la défense du Président Macky Sall qui, disent-ils, n’a jamais encouragé des projets à caractère spéculatif. Les cadres demandent une application stricte des textes organisant l’occupation du littoral et encouragent le Gouvernement dans sa volonté de valoriser le littoral pour le bien de toute la communauté.

Remise par visioconférence du prix Macky Sall pour la recherche

Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur (Cames) procédera le 26 juin, par visioconférence, à la remise publique du prix Macky Sall pour la recherche, annonce un communiqué transmis jeudi à «L’APS». La remise publique du prix aura lieu par visioconférence le 26 juin 2020 à 14 h, et en présentiel à une date ultérieure, dans un cadre solennel. Selon le communiqué, ce prix, sous sa première édition, est décerné au «Programme thématique de recherche-santé » (Ptr-Santé), pour son projet fédérateur intitulé «African Life Story Of Covid-19 (Also-Covid19)». «Le prix Macky Sall pour la Recherche, doté cette année d’un montant total de 60 millions Fcfa, a été conçu comme un fonds d’amorce, pour fédérer les projets des programmes thématiques de recherche du Cames (Ptrc) liés à la pandémie de Covid-19 et amener les enseignants-chercheurs et chercheurs de l’espace Cames, à travailler en réseaux multi-pays et à s’apprêter à répondre aux appels à projets complétifs à l’international», précise le communiqué. Le Ptr-Santé s’est distingué pour son projet pluridisciplinaire et fédérateur (coordonné par Fatou Bintou Sarr, professeur titulaire à l’Université de Thiès), visant à mieux comprendre la dynamique de la Covid-19, dans les pays de l’espace Cames et en tirer des leçons pour accroître leur résilience face aux maladies émergentes.

Frapp France Dégage:lancement du front Multi Luttes Doyna

Il y a quelques jours, le mouvement citoyen Reendo Bosséa, le Collectif des travailleurs de Pcci, le Collectif des travailleurs de ABS, l’Union des jeunes réformistes de la Zone Nord, le Collectif des victimes de Kiniabour (Sindia) et le FRAPP/France dégage annonçaient à l’opinion publique leur volonté de s’unir pour faire face ensemble aux différentes agressions de l’Etat, de patrons voyous. A ces organisations sont venus se joindre le Collectif des victimes de Guéréo, le Collectif des victimes de démolition de maisons de Gadaye, le Collectif des victimes de Afup Canada et le Collectif des habitants de Terme Nord.
Nous, dix organisations vous informons qu’aujourd’hui est né le Front multi-luttes DOYNA !
Ensemble nous voulons dire DOYNA aux arriérés de salaire !
DOYNA aux licenciements arbitraires !
DOYNA aux spoliations foncières !
DOYNA aux démolitions de maison !
DOYNA à l’exploitation des aspirations des étudiants !
DOYNA à une administration du côté des puissants !
DOYNA à une justice aux ordres des exploiteurs et voleurs,à des décisions de justice non appliquée !
DOYNA à la ghetto-isation de nos quartiers !
DOYNA aux gestions municipales anti-démocratiques !
DOYNA à l’émiettement des luttes des travailleurs et des populations !
Ensemble nous allons lutter pour le règlement des problèmes de chacun d’entre nous.
DOYNA compte refuser ce deux poids deux mesures consistant à ne pas toucher les occupants illégaux du littoral et à casser illégalement les maisons de pauvres citoyens.
Ensemble nous disons que Dakar à son littoral qu’il faut défendre et Ballabougou, Guéréo, Kiniabour, Terme Nord et le Bosséa ont leurs spoliations foncières.
DOYNA va construire une plus grande solidarité nationale qui passe par une jonction des luttes de partout pour une résolution de leurs revendications.
DOYNA lance un appel à tous ceux qui luttent, résistent contre l’oppression au Sénégal.
AFUP Canada
Les étudiants victimes d’escroquerie de Afup Canada ayant gagné leur procès demandent que la décision de justice en leur faveur soient respectée par le paiement à chacun des 200 étudiants victimes de 1 million de FCFA de dommage et intérêts.

Collectif des victimes de Kiniabour et Sindia

Depuis des années, la population de Kiniabour subit plusieurs injustices. Ainsi, elle a été spoliée de 207 ha au profit de Charles Haddad avec la complicité de l’ancien président de la communauté rurale Ousmane Lô qui avait présenté le projet comme celui du gouvernement. Depuis 20 ans, les villageois dénoncent cela en vain. Ensuite, 510 parcelles appartenant aux paysans impactés par les travaux de l’autoroute à péage ont été vendues par la commune. Enfin, le récent élargissement des emprises de l’autoroute par Ageroute sur des champs ensemencés par les villageois.
Le non-respect du protocole d’accord du forage du village connecté aux réservoirs de Popenguine pendant que les villageois souffrent. La mission catholique de Popenguine nous a donné son accord mais le dossier est bloqué au niveau de la commune et du ministère de l’hydraulique.
Collectif des habitants de Terme Nord réclame une extension du quartier sur l’assiette foncière de la zone aéroportuaire allant jusqu’au hangar des pèlerins. Les habitants du quartier de Terme Nord demandent la régularisation et la restructuration de leur quartier car la forte densité et l’étroitesse des habitations qui y prévalent ont fini d’y installer la promiscuité. Les 10 parcelles qui avaient été promises aux habitants pour une extension du quartier n’ont jamais été reçues par les populations. Enfin, le collectif demande à l’Etat de mettre fin aux agissements du promoteur Sylla et de ses acolytes dans le quartier de Terme Nord.

Collectif des victimes de démolition des 253 maisons de Gadaye

Après la démolition de leurs 253 maisons en 2013, le collectif des victimes de démolition de maisons de Gadaye avait traduit le promoteur Babacar Fall en Justice et avait gagné en 1ère instance (Arrêt n°1061/2017, en appel (arrêt n°91 du 11 mars 2019. Il avait été arrêté condamné à 6 mois de prison ferme, une contrainte par corps au maximum, et une amende de plusieurs millions de francs. Mais il n’a jamais été iniquité. L’Etat du Sénégal qui avait promis de restituer leurs maisons aux victimes dès que la justice aurait vidé le dossier tarde à réagir. C’est pourquoi le collectif va entamer une grève de la faim le 22 juin prochain sur le site où les maisons ont été démolies.

Collectif des travailleurs de ABS

Les travailleurs de la société ABS, dont les contrats sont toujours en cours, exigent que l’Etat du Sénégal qui est devenu propriétaire de ABS et de AHS depuis 2016 après jugement par la Crei :
-le paiement de 48 mois de salaires
-le paiement de leurs indemnités de licenciement
-leur redéploiement dans d’autres secteurs d’activités
Collectif des travailleurs de Pcci
Le collectif prend à témoin l’opinion publique face à ce qui apparait comme un flagrant déni de justice. En effet, deux ans de saga judiciaire (depuis novembre 2018) n’auront pas permis au collectif des 145 ex-employés de Pcci de recouvrer 14 mois d’arriérés de salaire. C’est à croire que le sort des 145 citoyens grugés de leur droit le plus élémentaire par les entreprises comme la Sonatel et Pcci n’interpelle pas l’Etat du Sénégal. C’est pour cette raison que nous avons choisi, afin de rendre plus audible l’insoutenable injustice que vivent les travailleurs, de rejoindre le front multi-luttes DOYNA ! Ceci pour rappeler la détermination du collectif et relancer l’offensive en solidarité et en synergie avec d’autres mouvements, puisque la trêve du covid-19 que nous avons observée dans un élan patriotique a été le prétexte pour certains de tenter d’enliser les procédures intentées et gagnées contre Sonatel et Pcci.

Reendo Bossea

Le mouvement citoyen Reendo Bossea regroupe en son sein 4 communes (Oré Fondé, Agnam, Thilogne et Dabia) dont les maires respectifs sont : Amadou Yarro Ba, Farba Ngom, Sidy Kawory Dia, Yaya Andoul Kane, président du Gic de Bossea). Reendo Bosséa dénonce la signature de convention de financement entre le Gic de Bosséa et Owac Engereng Compagnie (Italie) sur un projet estimé à 700 milliards FCFA sous forme d’un contrat Boot pour une durée de plus de quarante ans sans l’implication de la population.
Vu la violation des règles et procédures de la transparence, d’une gouvernance démocratique, inclusive, participative et le manque d’information à la population,
Vu les correspondances adressées le 17 février 2020 aux représentants de l’Etat et aux différents maires qui sont toujours sans réponse, Reendo Bosséa exige les copies de délibération du projet pour chaque commune.

Union des jeunes réformistes de la zone Nord

A Ballabougou, village de la commune de Nguènienne, la population est spoliée de 300 ha de terres au profit d’une entreprise espagnole dénommée Produmel. Au même moment, l’Etat du Sénégal, par décret n°2020-468 du 13 février 2020, a déclassé la forêt classée de Ballabougou sur 1160 ha, en violation de l’article 31 du décret 2019-110 du 16 janvier 2019 portant application de la loi 2018-25 du 12 novembre 2018 portant code forestier. L’Union des jeunes réformistes de la zone Nord dit non à l’accaparement des terres pastorales dans la commune de Nguènienne et demande que la lumière soit faite sur les terres en cours d’exploitation.

Collectif des riverains de Ndoss de Guéréo

En octobre 2018, nous avons été mis au courant de l’existence des décrets n°2018-401 et n°2018-402 par lesquels le président Macky Sall autorisait le déclassement et l’immatriculation de 16 ha sur la zone maritime et fluviale protégée de la lagune de Guéréo et l’immatriculation de 23 ha de son domaine national pour les attribuer par voie de bail au Groupe Decameron (Hôtel Baobab) en invoquant le motif d’utilité publique. Les décrets violent les droits des propriétaires qui y résident car la raison d’utilité publique est invoquée pour justifier l’expropriation au bénéfice du Groupe Decameron qui est une entité privée. Il est à noter que ces décrets n’ont pas fait l’objet d’une délibération municipale et aucune enquête commodo et incommodo n’a été conduite à Sindia. Une partie du périmètre foncier est déjà affectée après des lotissements menés par la mairie. L’autre partie restante correspond aux champs des paysans.
Les paysans et les propriétaires de terrain acquis légalement vont être expropriés injustement. La lagune, qui est une zone protégée, va être privatisée au profit du Groupe Decameron.
Au regard de ce qui précède, nous en appelons à la justice sociale et à l’équité pour sursoir à l’exécution des décrets et à restituer les terres à leurs propriétaires.


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