Revue de Presse du Jeudi 18 Juin 2020

Revue de Presse du Jeudi 18 Juin 2020
Revue de Presse du Jeudi 18 Juin 2020
Partagez ce contenu!

REPRISE DES COURS–VOICI LE NOUVEAU CALENDRIER DES EXAMENS

NETTALI.COM- La reprise des cours pour les classes d’examen aura finalement lieu le 25 juin prochain. Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla a dévoilé ce jeudi, le nouveau calendrier des examens.
Prévue initialement le 2 juin avant d’être reportée, la date de la reprise des cours pour les élèves en classes d’examen et les élèves maitres est fixée pour le 25 juin prochain. La décision a été prise, ce mercredi, en conseil des ministres, par le président de la République Macky Sall.
Ainsi, ce jeudi, le ministre de l’Education nationale Mamadou Talla, après que les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale ont fait le point du jour, a fait face à la presse pour expliquer la mise en œuvre du nouveau calendrier scolaire qui a été adopté pour sauver l’année scolaire qui est presque compromise à cause de la maladie du coronavirus. Après avoir confirmé la date de la reprise des cours, le ministre Mamadou Talla a fait savoir que des dispositions nécessaires ont été prises pour reprendre les enseignements et apprentissages dans les meilleures conditions possibles. Ce, à travers une démarche inclusive et suivant les modalités.
« Pour toutes les classes d’examen, la reprise des cours est prévue le 25 juin 2020. Les examens sont prévus à partir du 20 aout 2020. Pour les classes intermédiaires, les modalités de passage des élèves en classe supérieure seront définies par le sous-comité pédagogique. Les propositions de passage seront faites avant le 31 juillet 2020 », a expliqué le ministre.
Poursuivant son explication, il renchérit en détaillant le calendrier des différents examens : « Pour le calendrier des examens CFEE et entrée en sixième c’est à partir du 20 août prochain, le BFEM à partir du 14 septembre. Les sessions de remplacement sont prévues à partir du 15 octobre 2020.
Pour le bac, l’anticipé de philosophie se déroulera le 12 août. Le Bac technique est prévu à partir du 31 Août et le bac général démarre à partir du 2 septembre ».

La prochaine rentrée scolaire prévue au mois de novembre

Sur ces entrefaites, le ministre informe que le calendrier scolaire sera réaménagé par décret pour intégrer la période de l’examen prévu durant tout le mois de septembre et la nouvelle année scolaire 2020-2021 débutera dans la première semaine du mois de novembre.
Mieux, pour l’année scolaire 2020-2021, les activités d’enseignement et d’apprentissage démarreront par des séances de consolidations.
Cependant, pour la mise en œuvre de ce calendrier le ministère de l’éducation, en relation avec le ministère de la formation professionnelle, dit compter plus que jamais sur la synergie d’actions qui a prévalu depuis le mois de mars entre tous les acteurs.
A son avis, pour garantir le déroulement des enseignements et apprentissages, dans des conditions optimales, il faut relever ensemble de nouveaux défis. Lesquels sont la prise en charge sanitaire et l’appui psychosocial nécessaires des élèves et enseignants en cas de contamination et la prise en charge des risques d’inondation en cette période hivernale corrélée à l’existence d’abris provisoires dans certaines localités.

Post-Covid-19: De l’audace pour relancer l’Afrique

https://magazinedelafrique.com/-Pour Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), pour que le continent renoue avec la croissance et se rebâtisse plus solidement après la Covid-19, il faut une audace jamais vue sur le continent.
Elle a aussitôt ajouté que pour cela, il faut combattre efficacement la pandémie de coronavirus en cours. Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA s’exprimait mercredi lors d’une réunion consultative des ministres africains de la Jeunesse sur la Covid-19,
Citant Martin Luther King Jr., Vera Songwe a soutenu l’idée que l’Afrique doit rester éveillée tout en s’employant à trouver des solutions à la pandémie alors que les restrictions mises en place pour endiguer le virus commencent à être assouplies.
« Aujourd’hui, notre survie dépend de notre capacité à rester éveillé, à nous adapter aux nouvelles idées, à rester vigilants et à relever le défi du changement. Jamais dans notre histoire nous n’avons connu un moment aussi difficile où nous vivons à la fois une pandémie et une récession économique sur le continent »., dixit Vera Songwe
De son point de vue, plus en détails, elle estime que « c’est le moment d’être audacieux. C’est un moment où nous devons nous réunir pour nous demander si nous répondons à l’appel des jeunes ».
Déroulant son argumentaire, la secrétaire exécutive de la CEA a aussi indiqué que : « Aujourd’hui, notre survie dépend de notre capacité à rester éveillé, à nous adapter aux nouvelles idées, à rester vigilants et à relever le défi du changement. Jamais dans notre histoire nous n’avons connu un moment aussi difficile où nous vivons à la fois une pandémie et une récession économique sur le continent ».
Selon elle, 51% de la croissance de l’Afrique proviennent du secteur des services qui nécessite des technologies, d’où l’impérieux besoin pour les États membres d’agir rapidement pour résoudre les problèmes d’Internet à travers le continent.
Ensuite sur l’avenir notamment celui lié à la transformation numérique Vera Songwe a dit des propos forts importants : « Nous ne pouvons pas renouer avec la croissance rebâtir solidement sans un accès suffisant à la technologie pour nos jeunes qui sont les innovateurs. Ce sont eux qui trouveront pour nous les solutions de demain.
Je vous exhorte, en tant que ministres de la Jeunesse, à vous joindre à nous, à travailler avec nous et ensemble à mettre en œuvre la stratégie africaine de transformation numérique et à accroître l’accès, l’accessibilité, la stabilité et la fiabilité du système d’Internet afin que de nombreuses autres choses puissent se réaliser automatiquement », dit-elle.
Égrenant le chapelet du vécu des jeunes africaines, Songwe a souligné leur envie de compter en relevant le fait que des consultations récentes avec des jeunes africains ont clairement révélé leur faim et leur soif de participer aux processus de prise de décision afin qu’ils puissent contribuer au changement par l’innovation.
C’est ce qu’elle résume ainsi : les jeunes « ont besoin de nos institutions pour l’avenir et ils ont besoin d’avoir des réponses pour s’assurer qu’ensemble nous pouvons offrir cet avenir que nous voulons depuis si longtemps : une Afrique que nous voulons ».
En ce qui concerne l’implication des ministres de la Jeunesse, la secrétaire exécutif a plaidé pour une synergie avec les ministères des TIC et de l’Education pour s’assurer que les programmes adressés aux jeunes soient conformes au marché du travail ; que les inégalités d’accès à l’école soient supprimées et que l’accès à Internet haut débit soit accessible à tous.
Car à ce jour « le coût d’Internet en Afrique est très élevé. Cela ne peut pas créer des emplois pour nos jeunes. Nous devons être en mesure de fournir aux jeunes un accès à une technologie abordable, accessible et fiable qui fonctionne », relève-t-elle.
Sur un autre chapitre beaucoup plus sensible, notamment l’émigration la conférencière a fait un plaidoyer dans lequel elle note que « nous ne voulons pas que nos jeunes continuent de mourir dans les océans.
Nous voulons qu’ils soient soulagés et épanouis sur notre propre continent. Donc, nous espérons qu’en travaillant avec vous, ministres de la Jeunesse, que vous puissiez nous aider à soutenir l’Union africaine à construire cette Afrique que nous voulons en faisant partie de ce groupe qui continue de demander et réclamer un meilleur accès à la technologie non pas parce que nous voulons accéder à la technologie.
Mais parce que grâce à la technologie, nos filles resteront scolarisées au lieu de se marier ; parce qu’avec la technologie, nous pouvons continuer à échanger nos marchandises même si nous ne pouvons pas voyager et parce qu’avec la technologie, nous pouvons embrasser ce nouveau monde que nous voyons aujourd’hui ».
Son plaidoyer se termine par un appel aux dirigeants africains à signer le protocole sur la libre circulation des personnes, car selon Songwe, cela profitera énormément aux jeunes qui souhaitent se déplacer à travers le continent, en particulier vers des centres innovants dans des pays comme le Kenya ou le Rwanda.
Égrenant le chapelet du vécu des jeunes africaines, Songwe a souligné leur envie de compter en relevant le fait que des consultations récentes avec des jeunes africains ont clairement révélé leur faim et leur soif de participer aux processus de prise de décision afin qu’ils puissent contribuer au changement par l’innovation.
Pour sa part, le ministre zambien de la Jeunesse, des sports et du développement de l’enfant, Emmanuel Mulenga, a estimé qu’« en tant qu’États membres, nous devons prioriser nos efforts afin de minimiser et d’atténuer les effets du virus sur les jeunes, car ils représentent la population la plus vulnérable qui n’a pas été épargnée par les défis causés par le virus ».
Avant de préciser également que « les défis auxquels nos jeunes sont confrontés aujourd’hui nécessiteront qu’ils soient dynamiques, patriotiques et soucieux du bien-être de leurs communautés ».
L’envoyée de l’UA pour la jeunesse, Aya Chebbi, la directrice exécutive adjointe du FNUAP, Julitta Onabanjo, la directrice exécutive de l’Unicef, Henrietta Fore, et Sarah Anyang Agbor, commissaire de l’UA aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie, ont également pris la parole lors de la séance d’ouverture de cette conférence sur l’Appui des initiatives visant à aider les jeunes africains pendant et après la pandémie de la Covid-19. Par Paule Fax

254,20 milliards FCFA de transferts nets d’argent effectués au premier trimestre 2020

https://www.financialafrik.com/Le cumul des transferts nets d’argent (différence entre les transferts reçus et ceux émis ) effectués par les établissements de crédit du Sénégal s’est établi à 254,20 milliards FCFA (381,300 millions d’euros) au premier trimestre 2020, selon les données établies par la Direction de la monnaie et du crédit (DMC).
Par rapport au premier trimestre 2019 où, ils s’élevaient à 237,10 milliards de FCFA, ces transferts nets d’argent connaissent une progression de 7,2%.
Durant la période sous revue, les transferts reçus par les établissements de crédit se sont chiffrés à 298,30 milliards FCFA contre 282 milliards de FCFA au premier trimestre 2019, soit une hausse de 5,8%.
Du côté des transferts d’argent émis, les données de la DMC indiquent un léger repli de 1,8% avec  des réalisations qui passent de 44,90  milliards de FCFA au premier trimestre 2019 à 44,10 milliards de FCFA un an plus tard.
Comparé au quatrième trimestre 2019 où ils s’établissaient à 277,50 milliards de FCFA, les transferts nets d’argent connaissent une régression de 8,4%. Ce repli est à la fois consécutif à celui des transferts reçus (298,3 milliards contre 328,5 milliards au quatrième trimestre 2019) et des transferts émis (44,1 milliards contre 51 milliards précédemment). Albert Savana

PENURIE D’EAU:L’état en rade

http://www.sudonline.sn/L’eau est devenue presque introuvable dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue et ce, depuis plusieurs semaines. Une situation déjà vécue par plusieurs ménages sénégalais qui attendaient de leur état, une solution définitive. Mais, depuis sept ans, les gouvernants affichent leur impuissance
Comme en 2013 et 2018, l’Etat du Sénégal a encore affiché toute son impuissance face aux coupures d’eau notées depuis plusieurs semaines encore à Dakar et sa banlieue. Lors de la réunion hier, mercredi 17 juin, en conseil des ministres, le Président de la République s’est contenté d’une déclaration, estampillée «maitrise stratégique du développement du secteur de l’eau pour l’accès universel».
A cet effet, note-t-on sur l’édit, Macky Sall, «a rappelé au Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, l’impératif de mobiliser l’expertise technique et les ressources financières requises, afin d’assurer le fonctionnement optimal des infrastructures hydrauliques implantées sur l’ensemble du territoire national».
Le Chef de l’Etat a, en outre, «invité le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement à finaliser l’évaluation de la réforme de l’- Hydraulique rurale, la réalisation des grands projets d’hydraulique urbaine en cours, ainsi que le processus d’adoption du Code de l’Eau». Pendant ce temps, des ménages sénégalais particulièrement les femmes ne savent plus où donner de la tête. Un calvaire indescriptible qu’elles supportent depuis bientôt 7 sans. On se souvient encore de la fameuse panne de l’usine de Keur Momar Sarr en 2013 et qui avait installé le chaos dans la capitale sénégalaise.
En visite sur les lieux du «drame», l’ancien Premier ministre d’alors, Aminata Touré avait envisagé même la possibilité d’aller vers une rupture du contrat qui liait l’Etat du Sénégal à la société privée, SDE, qui avait la charge de la distribution de l’eau. «Ce que l’Etat compte faire, c’est situer les responsabilités partout où elles se trouvent et les décisions adéquates seront prises. S’il s’agit de sanctions, elles seront prises et s’il s’agit de rupture de contrat, elles seront prises», avait martelé la cheffe du gouvernement en septembre 2013.
Face à la colère des populations, le Président Sall va finir par présenter ses excuses au peuple. «J’exprime nos regrets et nos excuses aux populations dakaroise et sénégalaise. C’est un accident déplorable. Une enquête a été diligentée pour situer des responsabilités et reconstituer exactement ce qui s’est passé pour éviter à l’avenir que de telles choses ne se reproduisent. Mais, le constat premier qu’on peut faire, c’est que le Sénégal est vulnérable. Toute la population dakaroise est alimentée quasiment par une seule source. Le lac de Guiers à travers une seule conduite. Il faut donc renforcer par d’autres moyens l’alimentation en eau des populations peut-être par l’eau de mer ou la reprise d’un certain nombre de forages non pas dans la nappe de Thiaroye mais à d’autres endroits. Les experts nous diront de façon précise ce qu’il faut faire», avait alors déclaré Macky Sall sur les ondes Sud FM.
Le temps passe, mais le problème demeure. Puisque cinq ans après, la pénurie va persister. Pourtant les autorités avaient promis que la situation allait revenir à la normale aux alentours de juillet 2018. Que nenni ! Constatant les faits, un conseiller technique du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement finit par battre sa coulpe et soutenant que «le problème est lié au management du système, parce que nous sommes dans une phase de modernisation accrue du système d’approvisionnement en eau».
Résultats: exit la SDE dans des conditions plus ou moins occultes. Sen’Eau s’installe. Sauf que le problème perdure. Pire, rien, absolument rien à changer. Des femmes continuent à braver le soleil, à veiller des nuits durant à attendre le liquide précieux. La soif gagne de plus en plus du terrain. Et quand un camion citerne est signalé quelque part dans un quartier populeux, c’est la course poursuite. N’allez surtout pas demander à ses braves dames de respecter les mesures de distanciation physique et autres gestes barrières en cette période de la Covid-19. L’Etat a déjà fini d’étaler son impuissance, les administrés se battent pour leur survie

Production de ciment: Un bon trimestre pour la Sococim

https://www.lequotidien.sn/Les chiffres publiés par Vicat, la maison-mère de la Sococim, indiquent que cette entreprise n’a pas cessé de croître même pendant la pandémie à coronavirus. Comme quoi, le Covid-19 n’a pas encore infecté le bâtiment. Ce qui devrait être une bonne nouvelle pour les autorités sénégalaises.
Si certains secteurs sont frappés par la crise liée aux effets du coronavirus, cela ne semble pas être le cas avec le secteur des industries extractives, en particulier du ciment. La Lettre Quotidienne Le Confidentiel a publié les chiffres de Vicat, la maison-mère de la Sococim, dans lesquels on lit que la plus vieille cimenterie du Sénégal a continué de se porter comme un charme le trimestre écoulé. Si les chiffres avancés, concernant la hausse de la production de 18%, portent sur les usines de Mauritanie et du Mali en plus de celle du Sénégal, La Lettre Quotidienne souligne bien que la part du Sénégal y est la plus importante, en plus du fait que le Sénégal a connu une hausse du prix du ciment il n’y a pas si longtemps. Cela a boosté le chiffre d’affaires trimestriel à 46,5 milliards de francs Cfa pour les trois usines de l’Afrique de l’Ouest. Et la part de la Sococim seule y est de 60%.
On comprend que dans ces conditions le chef de l’Etat ait pu demander des efforts conséquents à certaines entreprises dans le cadre de la solidarité dans la lutte contre le Covid-19. Mais on sait que même sur ce point, la filiale de Vicat n’a pas été la plus généreuse. Il reste néanmoins à savoir ce qu’il en est des performances des concurrentes de la Sococim. Ni Dangote cements ni Les Cimenteries du Sahel n’ont encore rendu publics leurs résultats. Mais il ne serait pas étonnant d’apprendre que ces cimentiers aient fait aussi bien que la cimenterie de Rufisque.
L’autre question sera de savoir ce qui est consacré à la Rse dans les retombées de ces usines. Pour ce qui est de la Sococim, les riverains de son usine ne cessent, des années durant, de conjuguer négativement cette cohabitation. Pour parler d’une chose assez élémentaire, la route qui dessert l’usine, mise à mal par les poids lourds des fournisseurs et des clients de la cimenterie, ne reçoit aucune forme d’aménagement ou d’entretien. Sous le prétexte qu’elle paie divers taxes et impôts, la Sococim se croit dispensée d’une quelconque forme d’entretien de cette route

 COMMERCE ELECTRONIQUE:Une plateforme réunissant les acteurs du secteur lancée 

http://www.enqueteplus.com/Le Consortium national des acteurs du commerce électronique été lancé hier. L’objectif visé, avec une telle initiative est, d’après la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME), Assome Aminata Diatta, de positionner le secteur du commerce électronique parmi les leviers de la relance économique du pays.
Face à la crise économique et sociale causée par la Covid-19, l’outil numérique s’est ‘’vite imposé’’ comme un levier permettant de faire face au risque d’interruption de l’activité et de facilitation de l’accès des populations aux biens et services.
Ainsi, au Sénégal, dès les premiers moments de la pandémie, la ministre en charge du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME) a lancé un appel aux différents acteurs de l’écosystème national du commerce électronique. Ceci en vue de la mise en place de solutions pour résoudre les risques de perturbation des chaines d’approvisionnement et assurer la disponibilité des produits et services dans un contexte de restriction des activités économiques. ‘’Cet appel a eu un écho favorable auprès des acteurs, comme en témoignent les nombreuses propositions reçues et dont la plupart s’intègrent parfaitement dans les lignes d’action de la Stratégie nationale de développement du commerce électronique (SNCDE) que j’avais lancée le 19 décembre 2019’’, indique Assome Aminata Diatta.
En effet, l’une des recommandations majeures de la SNDCE portait sur la mise sur pied d’un cadre de réflexion et de dialogue ‘’inclusif’’, regroupant l’ensemble des acteurs du commerce électronique, qu’il soit de l’écosystème support, de l’écosystème direct ou de l’écosystème indirect. ‘’Même si nous savons que les domaines couverts sont larges, les acteurs concernés nombreux et les enjeux économiques importants, nous devons avoir la lucidité d’admettre que c’est à travers une synergie d’actions que nous pouvons mieux tirer profit du commerce électronique. D’ailleurs, permettez-moi de rappeler quelques chiffres qui renseignent à suffisance sur l’impératif d’une coopération intelligente entre acteurs, en vue de faire émerger le secteur’’, poursuit la ministre.
Bien que 75 % des acteurs du commerce électronique basés à Dakar disposent d’un site internet, Assome Aminata Diatta précise que seul 39 % livrent leurs biens et services dans les autres régions du Sénégal et 23 % à l’international. Le paiement en ligne via les moyens de paiement mobile est principalement possible pour plus de 50 % des acteurs situés à Dakar, contrairement aux acteurs des régions. Pour la disponibilité du service de livraison, elle est largement notée chez 78 % des acteurs présents à Dakar et 41 % dans les régions. ‘’La majorité des acteurs ne disposent toutefois pas d’un service de livraison intégré à leurs activités et ont recours aux services de livraison indépendants, le coût de la livraison étant à la charge du consommateur. L’idée de la création du Consortium du commerce électronique découle de ce constat partagé avec les acteurs de la nécessité d’assurer une meilleure organisation du secteur par les acteurs et pour les acteurs’’, dit-elle.
Dès lors, la ministre estime que l’avènement du Consortium national des acteurs du commerce électronique au Sénégal contribuera à positionner le secteur du commerce électronique parmi les leviers de la relance économique du pays. Dans ce sens, un comité technique, composé de personnalités indépendantes, est mis en place. Ce dernier est chargé de faire des propositions à la ministre sur la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue multi-acteurs.MARIAMA DIEME

 Soutenez vos agences de voyages par Ibra B. WANE,Directeur Général, Aviation And Co

L’Industrie aéronautique compte parmi les secteurs les plus sinistrés par la pandémie du Covid 19. La succession des faillites et des restructurations des transporteurs aériens qui scrutent l’horizon de la reprise des vols nous le rappelle chaque jour.
Suite à notre article sur les Compagnies aériennes et dans la perspective de l’ouverture prochaine des aéroports, nous souhaitons poser un regard sur un acteur important  de l’économie du Tourisme et du Transport Aérien. Il convient d’abord de rappeler que les principaux intervenants dans la fourniture de services de transport aérien sont :
–       Les Infrastructures Aéroportuaires
–       Les Transporteurs (les Compagnies Aériennes)
–       La Distribution du Produit Aérien
Le vocable Distribution renvoie à la commercialisation du service et le « Réseau de Distribution », communément appelé « les Agences de Voyage », constitue ce troisième acteur essentiel dans la chaine de création de valeurs.
Dans le concept, les Agences de Voyages (AGV) sont une « création » des Compagnies Aériennes désireuses d’assurer la plus large distribution possible de leurs produits par des  intermédiaires, mandataires, choisis et formés à cet effet. Les AGV sont certes des entreprises qui exercent leurs activités sur la base des licences délivrées par l’Administration (le Ministère du Tourisme) mais elles sont soumises à l’obtention de l’ « Accréditation IATA » pour être autorisées à émettre les billets d’avion des compagnies aériennes.
L’accréditation IATA est une émanation des compagnies aériennes, lesquelles, historiquement, ont confié à l’Association Internationale la mission de concevoir et de gérer le processus de choix et d’acceptation des agences de voyages éligibles au statut de distributeur des produits des compagnies aériennes, selon des normes et règles très strictes édictées par IATA, Administrateur et garant du système. Le système est désigné sous le nom de « BSP : Billing Settlement Plan ». Dans ce système, les agences accréditées reversent le produit total de leurs ventes des billets d’avion tous les quinze jours  à l’IATA qui le reverse aux compagnies aériennes respectives. Les règles de fonctionnement du système ne permettent ni souplesse ni flexibilité et IATA  a la faculté d’annuler l’accréditation d’une agence de voyage qui ne s’y conformerait pas et de lui ôter toute possibilité juridique et technique d’émettre des billets.
Pour être accréditée, l’agence de Voyage doit remplir des critères très sérieux  dont une technicité et un professionnalisme vérifiés  de son personnel et la fourniture d’une garantie bancaire d’un montant initial plancher de 100 Millions de Francs CFA irrévocable, garantie par la suite indexée sur le chiffre d’affaires annuel de l’agence. Le fonctionnement sommairement décrit ci-dessus concerne la région Afrique de l’Ouest et du Centre ou IATA a créé en 1995 un BSP/CWA (Central and West Africa) commun aux 12 pays utilisant le FCFA comme monnaie commune plus la Mauritanie et dont le siège est à Dakar. Ce BSP compte 539 Agences de voyages accréditées sur un total approximatif de 2500 agences dotées d’une licence administrative locale.
En 2019, ces agences accréditées ont reversé 768 Milliards de FCFA au BSP, représentant le produit de leurs ventes sur les compagnies aériennes opérant dans la zone CWA, en progression de 14% par rapport à l’année 2018. Les Champions sont la Côte d’Ivoire (128 Milliards), suivis du Sénégal et du Cameroun (120 Milliards chacun), puis du Gabon (75 Milliards), du Congo (66 Milliards), du Mali (56 Milliards) etc… il est admis que l’apport du Réseau de distribution représente 70 à 75% des ventes totales des compagnies aériennes. C’est dire combien l’activité des agences de Voyages est essentielle à l’économie du transport aérien.
Le Réseau de Distribution, à l’instar de l’ensemble du secteur du Tourisme et du transport aérien a  été très sévèrement impacté par la pandémie du Covid 19.  Les entreprises sont restées totalement à l’arrêt durant ces trois derniers mois et celles qui survivront cet été seront à la croisée des chemins au seuil de la reprise des activités qui s’annonce.

L’enjeu est doublement crucial en effet.

Les agences de voyages vont être confrontées à l’impérieuse exigence des transporteurs aériens (très durement éprouvées par le Covid 19) de recouvrer leurs recettes dans des délais impératifs très rapprochés sans aucune possibilité d’assouplissement compte tenu des règles strictes édictées par le BSP et les garanties largement supérieures aux risques potentiels. Dans le même temps, pour assurer le développement de leurs activités, les AGV doivent satisfaire aux exigences d’une clientèle corporate très demandeuse d’une qualité de service dont elle mesure souvent l’efficience par la durée des facilités de crédits.
Les AGV vont donc se trouver dans la situation très inconfortable de devoir accorder un crédit client souple beaucoup plus long  que leur crédit fournisseur non négociable.
Dans un contexte où les ventes vont durablement se contracter drastiquement, les AGV pourraient être exposées aux risques de cessation d’activités si elles ne trouvent pas les ressources permanentes nécessaires pour satisfaire aux exigences des compagnies aériennes.
En décrivant ce scénario probable, il ne s’agit pas de solliciter une quelconque aide publique, mais plutôt d’en appeler au bon sens et à la prise de conscience de la clientèle corporate : les enjeux économiques et sociaux sont tels qu’elle est invitée à réduire à l’usage, parfois exagéré, du crédit client à durée indéterminée.
Par clientèle corporate, nous visons les administrations et institutions publiques nationales, les entreprises, les organisations internationales, les sociétés professionnelles, les professions libérales, la clientèle haute contribution en général…. ces indispensables voyageurs très fréquents qui construisent chaque jour le succès du transport aérien.
Les facilités de crédit accordées antérieurement à la pandémie devront être réaménagées, sinon nous assisterions à l’hécatombe des agences de voyages avec son cortège de perte de milliers d’emplois qualifiés et destruction d’un pan important de l’économie.
Alors, au nom des Agences de Voyages, ces hommes et ces femmes entrepreneurs qui s’investissent durement chaque jour avec passion et abnégation, qui prennent des risques, qui forment à des emplois très techniques pour vous servir et pour créer de la valeur au profit de l’indispensable Industrie du Tourisme et du Transport Aérien, essayez désormais de régler vos billets d’avions dans les meilleurs délais permettant la sécurité et la poursuite de l’activité.
Il y va de l’intérêt des compagnies aériennes, de l’économie générale et de nos collectivités nationales. Aimez davantage votre Agence de Voyage !Ibra B. WANE,Directeur Général, Aviation And Co

Les producteurs de bananes perdent plus de 160 millions Cfa

https://actunet.net/Les vents violents de dimanche dernier font encore parler d’eux, en termes de dégâts occasionnés. Dans le Balantacounda, c’est «un décor apocalyptique» constaté dans une dizaine de bananeraies où de nombreux plants sont tombés. Le secrétaire du Gié de Sathioum, un village du département de Goudomp, évalue la perte à plus de 160 millions Cfa.
Selon Bourama Foskino Sadio, les dégâts de ce sinistre sont répartis comme suit. À Kougny, «5360 plants sont à terre. Si chaque plant produit en moyennes 15 kilogrammes, c’est une production de 80 tonnes qui viennent d’être ainsi emportées par le vent. Ce qui correspond à une perte de 16 millions environs», a-t-il fait savoir.
Cette même logique de calcul lui a permis d’estimer la perte des producteurs de Témento où 5445 pieds sont arrachés par le vent, à 16 millions Cfa. Pis, à Sathioum, on dénombre 7470 bananiers dévastés, soit une perte de 112 millions Cfa, là où à Sibana, 3962 pieds se sont retrouvés à terre pour une perte estimée à 11 millions Cfa.
Le Boudhié n’est pas en reste. À Bambaly, 2379 ont péri, correspondant à un manque à gagner de plus de 11 millions Cfa, selon M. Sadio. Et si on y ajoute le carburant et les intrants qui ont permis d’entretenir ces plants perdus jusqu’à nos jours, «vous voyez que la perte est vraiment énorme», a regretté ce porte-parole des producteurs de banane. Qui s’inquiète, dans la foulée, de la façon dont les crédits contractés vont être remboursés, étant donné qu’«il n’y a pas eu de vente cette année à cause de la pandémie du covid-19».
C’est pourquoi, il lance un appel à l’État, afin que ces producteurs qui sont déjà asphyxiés financièrement, soient soutenus pour sauver ces bananeraies. Sans quoi, les jeunes risquent de reprendre le chemin de l’émigration clandestine, a-t-il alerté. Par Nicolas Ismaël MANSALY

Baisse du Loyer: Une démagogie à l’épreuve de la réalité

https://actunet.net/-L’annonce de la loi sur la baisse du loyer en 2014, avait été saluée avec soulagement par les populations exténuées par le coût exorbitant du loyer. Malheureusement, cette joie fut de courte durée ; et aujourd’hui, six ans après la promulgation de cette loi, les prix du loyer continuent de flamber, consumant par-là les poches des gorgorlous et consacrant la victoire définitive des «borom louasse».
Quelques mois après l’application de la loi, la hache de guerre avait été déterrée entre bailleurs et locataires, au nom du décret de Macky Sall instituant la baisse des loyers pour les plus faibles revenus. Les uns exigeant la baisse effective de leur location, et les autres refusant de se conformer à la loi. Ce faisant, les contentieux n’en finissaient plus entre locataires et bailleurs. Ces derniers n’en pouvant plus de subir les assauts des locataires, ont fini par trouver des subterfuges pour s’en débarrasser et récupérer leur bien qu’ils cèdent selon leur bon vouloir, à leur prix.
D’ailleurs, se loger de nos jours à Dakar continue d’être un casse-tête inextricable, surtout pour les gens aux revenus modestes, rien de nouveau sous le ciel sunugalien. Revanche du destin, les populations sont à nouveau soumises au diktat des bailleurs qui font la pluie et le beau temps, histoire de rappeler les bonnes vieilles règles du jeu. Et si le problème ne se résumait pas à ce face-à-face entre bailleurs et locataires, comme l’on pourrait le croire à première vue ?
Parce que, à la vérité, nous nous devons de faire le constat que si les Sénégalais peinent à se loger, c’est en grande partie dû à l’insuffisance de logements par rapport à la forte demande à Dakar et dans tout le pays, ce qui, naturellement, entraîne inévitablement la spéculation. Une spéculation entretenue, voire suscitée, surtout par le pouvoir et ses tenants, qui n’hésitent pas à faire flamber les prix, histoire de bien garnir le bas de laine.
Et l’exemple le plus illustratif est celui de l’affaire des 94 milliards – d’ailleurs où en est-on avec le procès du siècle qui nous avait été promis par Mamour Diallo et Ci ? -, éventée par Ousmane Sonko concernant le terrain situé à Rufisque avec le renchérissement du prix du mètre carré (37.000 Cfa le m2 au lieu des 7000 Cfa réglementaires), alors que pour l’indemnisation de la Saim Indépendance, le prix au mètre carré retenu sous l’ancien barème était de seulement… 500 francs !
Cet exemple, juste pour montrer comment la spéculation foncière peut rendre le toit inaccessible au Sénégalais lambda. Et ces exemples peuvent être multipliés à l’envi, car certaines zones situées dans la banlieue et dans la zone des Niayes, très accessibles aux gorgorlous en son temps, mais de nos jours, elles sont hors de leur portée du fait de leur coût exorbitant, avec à l’arrivée, bonjour les loyers chers de «chez cher».
Et aujourd’hui, avec la politique de prédation foncière entretenue et encouragée par le régime – le plus souvent à sons seul et unique bénéfice, il semble que cette baisse des prix du loyer n’était que de la poudre aux yeux pour attrape-nigauds. Parce qu’en réalité, cette annonce de baisse n’était pour l’État, qu’un subterfuge destiné à se défausser sur les bailleurs, afin de les mettre en mal avec les locataires. Faisant d’eux, des boucs-émissaires en puissance.
Parce que si les Sénégalais peinent aujourd’hui à trouver un toit, c’est tout simplement à cause de la boulimie foncière de nos dirigeants, qui ont tendance à tout accaparer. Et il ne fait l’ombre d’aucun doute que si le pouvoir avait l’intention de soulager les souffrances des populations, il aurait plutôt favorisé la politique des logements sociaux, en mettant à la disposition des promoteurs agréés, des terres.
Avec la flopée de scandales qui éclatent aujourd’hui concernant le foncier, on comprend mieux aujourd’hui pourquoi il est difficile pour le Sénégalais moyen de trouver un lopin de terre dans son pays. Et ce n’est plus une vue de l’esprit que de croire que dans pas très longtemps, le Sénégalais lambda devra se trouver un terrain dans les…pays voisins et une autre nationalité, pour faire bonne mesure, parce qu’étranger ou … étranglé, c’est selon, dans son propre pays ! Par El Hassane SALL

MEDIS: Les 320 Travailleurs Licenciés Poireautent Toujours

http://www.walf-groupe.com/Depuis le 15 Janvier date de la fermeture de leur usine, les ex-travailleurs de l’industrie pharmaceutique sont toujours dans l’attente de voir leur société rouvrir. Du fait des promesses faites par l’Etat de redémarrer les activités de l’industrie pharmaceutique. Une travailleuse sous le couvert de l’anonymat a précisé que «rien n’a évolué. Nous attendons toujours la promesse de l’Etat qui avait exprimé sa volonté de rouvrir notre usine pharmaceutique pour faire face à la Covid-19. Puisqu’il y a des médicaments qu’on fabriquait dont les médecins ont jugé très efficace contre le traitement de la maladie du Coronavirus». Il s’agit entre autres de la Chloroquine, Paracétamol, Doliprane, Quinine et Terpine qui sont utilisés dans le traitement symptomatique du Coronavirus.
Pourtant les travailleurs par le biais de leurs délégués du personnel avaient rencontré les autorités à qui ils avaient remis un mémorandum pour étaler leurs doléances dont «le payement de 03 mois d’arriérés de salaires et des cotisations en matière de couverture sanitaire, l’implication des travailleurs dans le futur Conseil d’administration pour qu’on ait un droit de regard sur la gestion».
Dans ce mémorandum toujours, les délégués avaient déploré le licenciement des travailleurs et la gestion de leur société. «C’est illégal ce chômage technique forcé. Car un chômage technique forcé obéit à une procédure définie par le Code du travail la loi 97-17 en son article L 65. Mais malheureusement nos interlocuteurs c’est-à-dire la Direction générale n’a pas respecté la loi malgré notre rencontre tenue à l’inspection régionale du travail. Car aujourd’hui à notre grande surprise, nous avons trouvé une affiche indiquant que l’usine est en chômage technique. Ce qui est anormal puisque ce sont les travailleurs qui peuvent être en chômage technique. C’est le personnel qui peut être en chômage technique et non l’usine. Dire que les gens doivent rester chez eux jusqu’à nouvel ordre et interdire aux travailleurs l’accès à l’usine qui a pourtant un contrat de travail. Nous sommes entrés dans l’usine pour procéder à un constat par huissier de notre interdiction d’accès par l’employeur», ont soutenu les délégués dans leur mémorandum.Théodore SEMEDO

Distribution de l’eau: les révélations de Diery Ba de Sen’Eau

iGFM – (Dakar) – Le déficit en eau à Dakar peut être estimé à 10 0000 m3 / jour, soit 100 millions de litres d’eau qui manquent aux dakarois tous les jours. Selon le directeur de l’exploitation de Sen’Eau, il est difficile de connaitre le chiffre exact de la demande à Dakar, la dernière évaluation du nombre de ménages disponible date de 2017. Monsieur Ba était l’invité, hier, de notre confrère Souleymane Niang dans son journal de midi de la RFM.
L’annonce du directeur de l’exploitation de Sen’Eau, indique que depuis trois ans, personne ne sait combien sont-ils à Dakar à avoir besoin d’eau. Une autre équation à résoudre par la nouvelle société chargée de la distribution de l’eau. Hier, en conseil des ministres, le Chef de l’Etat a donné des instructions pour le règlement des coupures d’eau.

Résilience de l’économie africaine:l’Initiative de la jeunesse africaine pour l’annulation de la dette plaide pour une synergie d’actions

Xalimanews- Aider le Sénégal et l’Afrique en général à faire face à tous les défis en ce contexte de pandémie, c’est l’objectif de l’Initiative de la jeunesse Africaine pour l’annulation de la dette. Cette plateforme ambitionne de réunir toutes les forces vives du Sénégal et d’ailleurs pour voir quelles stratégies mettre en place afin que le continent puisse parler d’une seule voix et ainsi relever l’économie du continent noir. Dans une note revue à Xalima, les membres expliquent comment ils comptent s’y prendre. voici intégralité du texte:
« A la pointe du combat pour l’annulation de la dette africaine, qui a été exacerbée par le choc pétrolier de 1973, le Sénégal reste fidèle à une tradition diplomatique qui en fait un pionnier, au rôle décisif pour la fondation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), au lendemain des Indépendances, et, par la suite, pour la mise en place du NEPAD. Pour mémoire, une décennie après la fin de la Guerre froide, des chefs d’Etat africains mettaient sur pied le NEPAD, devant permettre au continent de poser un pas décisif vers l’Unité, conformément aux objectifs de l’Union africaine, en direction de 2063. Au plan économique, la matérialisation de cette vision a permis de nombreuses réalisations, qui ont sensiblement amélioré le sort des populations, en plus d’avoir aidé à la conscientisation des masses liées par une histoire commune et condamnées à un destin commun. Cela, pour surtout opérer une remontée après des siècles d’esclavage et de colonisation.
C’est ainsi que grâce à un cadre des investissements relativement attractif et à la pacification de nombreuses zones de conflit, par une meilleure démocratisation de l’accès aux ressources, et surtout, du fait du rétrécissement de la surface de corruption à la faveur de normes communautaires, l’Afrique affichait un excellent taux de croissance, avant l’avènement de la COVID-19. Nous sommes convaincus que la progression du coronavirus préfigure un Nouvel ordre mondial, où la résilience de l’économie africaine est une pré-condition pour réaliser le rêve d’une Humanité plus pacifiée et débarrassée de toute forme d’inégalité. Autrement, d’autres « pandémies » comme la migration clandestine ont de beaux jours devant nous. C’est naturellement que l’initiative de Son Excellence, le Président de la République, Macky Sall, pour l’annulation de la dette, jouit du poids et du prestige de cette diplomatie sénégalaise, qui est perçue comme la principale ressource d’exploration du pays de la teranga.
Elle survient dans un contexte marqué par un large consensus de la classe politique sénégalaise sur les grands enjeux et défis qui interpellent l’avenir de la Nation.
Cibles Sous ce rapport, nous venons très humblement offrir cette initiative : –A nos chers compatriotes jeunes des autres partis politiques, de la majorité, comme de l’opposition ; – Aux jeunes responsables du mouvement syndical ; – A toutes les forces vives de la Nation ; – Par-delà, le Sénégal, à tous les jeunes leaders africains, des Atlas au Cap.
Objectif général
Appuyer le plaidoyer de Son Excellence, le Président de la République, Macky Sall, pour l’annulation de la dette.
Objectifs spécifiques
Réunir les jeunes de tous les pays du continent africain pour renforcer le plaidoyer sur l’annulation de la dette ; – Créer une synergie entre les jeunes et les autorités pour éradiquer le fléau ; – Créer un consensus avec tous les jeunes leaders Africains ; – Réaliser un mémorandum à soumettre à la haute attention des chefs d’Etat africains et du reste du monde ; – Sensibiliser les masses ; – Diagnostiquer l’économie du Continent et proposer des solutions post- covidiennes ; – Monter un groupe de presse qui va se focaliser sur ce débat, en donnant la parole aux experts et autres dépositaires d’enjeux ».

LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION: PLAIDOYER POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL SUR LA NATURE

http://www.emedia.sn/A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre la 26e édition de la journée mondiale de la lutte contre la désertification, ce mercredi, 17 juin. Empêché par la tenue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, Abdou Karim Sall, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, était représenté par Amadou Lamine Guissé, Secrétaire général du ministère. C’est ce dernier qui a délivré son message après avoir procédé à une activité de reboisement au sein du site du ministère.
« Cette journée est célébrée cette année dans un contexte particulier marqué par la pandémie de la Covid-19, qui est l’une des crises sanitaires à caractère zoonotique la plus aigüe que l’humanité a connue », a-t-il, d’emblée, rappelé. Avant de souligner « l’impérieuse nécessité de préserver les fonctions et services de nos écosystèmes. » Car a-t-il rapporté : « Comme le souligne le Secrétaire général de la Convention sur la lutte contre la désertification, ’’un nouveau contrat social sur la nature verrait le genre humain à s’engager à reconstruire mieux, plus intelligemment, et plus fort, dans les années à venir. Si nous choisissons de travailler en harmonie avec la nature, nous éviterons la dégradation des terres, nous limiterons nos émissions, nous inverserons la perte de la biodiversité, si nous choisissons de restaurer la terre plutôt que de la détruire, nous pouvons créer des emplois et des opportunités’’.
Ainsi, « une telle attitude serait salvatrice pour l’humanité, qui doit de toute urgence en faire son nouveau mode d’être, de travailler, de transformer, de consommer. Bref un rapport réinventé à la nature », a relevé Guissé.
Poursuivant, le collaborateur de la tutelle a signalé que « dans cet effort de guerre à fournir » face à cette crise « sérieuse » d’agressions des écosystèmes terrestres », le Sénégal est concerné au premier chef. Car, « nos terres sont aujourd’hui affectées par divers types de dégradations comme la salinisation, les érosions hydriques et éoliennes, la baisse de la fertilité, couvrant environ 34% de l’ensemble des terres du pays. »
C’est ainsi que, pour y remédier, des activités ont été réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE) vert, en vue de l’accroissement de la productivité sylvo-pastorale, et la réduction de la pauvreté. Outre, l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’aménagement des forêts en vue de réduire la pression sur les écosystèmes, et d’organiser l’exploitation durable des ressources, il a été mis en place l’Agence sénégalaise pour la reforestation et de la Grande muraille verte. Laquelle a hérité des missions dévolues à l’Agence nationale de la Grande muraille verte, et à l’Agence nationale des éco-villages.
« En plus des missions de ces deux agences, l’Agence a une compétence nationale, a expliqué Guissé. Comme la Grande muraille verte ne concernait que trois régions : Louga, Matam, et Tambacounda avec le département de Bakel. Mieux, l’objectif de l’agence, principalement, c’est de reverdir le Sénégal, à l’horizon 2024, (avec 14 millions de plants). Au moment où je vous parle, le Directeur des Eaux et Forêts et celui de l’Agence sont en mission sur le terrain pour identifier les sites qui devraient abriter un vaste programme de reboisement ». Une campagne prévue au courant du mois d’août.
Instituée par la résolution 49/115 de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée en décembre 1994, la journée offre l’occasion à tous les acteurs impliqués dans cette lutte de plaider et de sensibiliser l’opinion et les diverses parties prenantes sur la manière de réduire leur empreinte écologique à travers les changements de comportements.
Le thème de l’édition 2020 porte sur les liens entre la consommation, la production et la terre avec comme slogan « Aliments-Fourrages-Fibres : production et consommation durable » Dié BA

 Pose d’une grille à la Baie de Hann: un canal à hauts risques d’explosion

https://www.dakarmatin.com/Pour avoir une visibilité par rapport au projet de dépollution de la baie de Hann, une opération dont le coût est estimé à plus de 200 milliards de francs CFA, des activistes et ouvriers « goorgorlus » se sont signalés. Ils se sont aventurés à poser un soi-disant dégrilleur ayant pour but, prétendent-ils, de filtrer les eaux usées et industrielles du canal 6 de la baie de Hann. La cérémonie de pose de ce machin a été présidée, hier mercredi, par le Directeur général de l’Onas (Office national de l’Assainissement du Sénégal), Lansana Gagny Sakho, et le représentant du maire de Hann.
L’initiative est belle, l’acte est citoyen. Mais malheureusement, nos activistes sont tout sauf des experts et techniciens puisqu’ils ignorent les codes de l’environnement et de l’assainissement. Pour cause, les observateurs et experts présents à la cérémonie se sont scandalisés de la pose de ce « dégrilleur » qui n’est en réalité qu’une grille à l’image d’une « Dibiterie Mboté ». En réalité, la « grille » officielle posée dans le canal 6 est un matériel « sauvage » en ce sens qu’il a été conçu sans études ou termes de références.
Conséquences : cette grille de bricolage peut à tout moment bloquer les déchets solides à la sortie des égouts pluviaux. Ce qui entraînera inévitablement des débordements d’eaux en amont tout au long du canal c’est-à-dire de Hann à Colobane. Pis, le canal, une fois sous pression hydraulique, peut faire exploser le pont de Hann et la route de Rufisque compte tenu des volumes d’eaux drainés lors des pluies diluviennes. Flairant sans doute les conséquences dramatiques de la pose d’une tel « dégrilleur de bricolage, le directeur général de l’Onas Lansana Gagny Sakho, qui a pourtant procédé hier à l’intégration en grande pompe de ce « machin », a fait savoir à ses proches, qui on attiré son attention sur les graves dangers qu’il fait courir aux populations, qu’il ordonnera la destruction immédiate de l’infrastructure sauvage aujourd’hui même.
Autrement dit, elle n’aura tenu que moins de 24 heures ! « Le Témoin » quotidien est convaincu que l’honorable Gagny Sakho ignorait avoir affaire à une grille de… Dibi Haoussa et non pas à un dégrilleur

10 HA OFFERTS À ABDOULAYE TIMBO, LE «TONG-TONG» FONCIER CONTINUE !

https://www.rewmi.com/De graves accusations pèsent sur le ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall et le maire de Pikine Abdoulaye Timbo.
Le premier cité aurait insidieusement octroyé au deuxième dix (10) hectares de terre issus de la forêt classée de Mbao, informe le journal l’AS dans sa parution du jour.
Des faits supposés qui ont suscité la révolte des jeunes de la localité, regroupés dans une association dénommée « Développement durable de Mbao », pour dénoncer un « tong-tong » foncier.
Plus grave, A.K. Sall est accusé de vouloir « corrompre » Abdoulaye Timbo -qui n’est autre que l’oncle du président Macky Sall- pour que ce dernier abandonne toute velléité de se présenter aux élections locales: « nous avons des preuves que le ministre de l’environnement va octroyer 10 ha de la forêt classée de Mbao à M. Timbo (…) pour que ce dernier ne se présente pas aux prochaines élections locales », renseigne un membre du collectif sous couvert d’anonymat.
« C’est un deal entre eux deux. Ils veulent nous faire croire que cet espace abritera un cimetière », poursuit-il.
Toujours selon l’AS, le maire de Mbao Abdoulaye Pouye a confirmé la thèse avancée par les jeunes du collectif « Développement de Mbao », « je confirme effectivement que le ministre Abdou Karim Sall veut donner 10 ha de la forêt classée de Mbao à Abdoulaye Timbo. C’est tout ce que je peux dire pour le moment », a-t-il déclaré.
Les jeunes du collectif ne comptent pas se laisser faire et on déjà élaboré leur stratégie de lutte. Un point de presse est prévu ce jeudi, ainsi qu’une campagne de sensibilisation.

Bradage du foncier:Le collectif «Aar Sunu Suff-Aar Sunu littoral» dépose une plainte sur la table du Directeur des Impôts et Domaines

https://www.dakarmatin.com/Le collectif Aar Sunu Suff-Aar Sunu littoral qui regroupe une vingtaine d’associations et d’organisations de la société civile des banlieues de Guédiawaye, Yeumbeul, Malika et Tivouane-Peulh, s’est adressé à Bassirou Samba Niasse, Directeur Général des Impôts et Domaines, à travers une lettre, pour protester avec la plus grande détermination contre l’accaparement du foncier et du littoral de leurs communes respectives.
En effet, d’après le document exploité par le journal SourceA, «une certaine élite constituée de magistrats, syndicat des inspecteurs des domaines, maires, conseillers municipaux, politiciens et autres promoteurs profitent des privilèges que leur offre une position au sein de l’administration, pour faire main basse sur le foncier, au détriment du reste des populations alors que ces dernières jouissent, fondamentalement, du droit d’accès aux terres de leur localité».

AIR A FRIC… !PAR CALAME

http://www.sudonline.sn/Qui l’eût cru ? Ainsi il est possible qu’un chef d’Etat africain reste quatre bons mois sans sortir de son pays ? Sans utiliser ce moyen onéreux, pompeusement appelé sous nos tropiques en mal d’autorité légitime, «avion de commandement», là où ses concepteurs et usagers se limitent à parler d’avion présidentiel. Même la notable exception que constitue l’avion du président des États-Unis d’Amérique a une explication plutôt terre à terre.
Air force One est juste un indicatif d’appel de tout aéronef de l’armée de l’Air dans lequel se trouve le président américain, qui devient «Marine One» quand il est à bord d’un appareil de la Marine. Certains pays, dont la Mauritanie voisine, ont opté pour l’utilisation d’un appareil réaménagé de la flotte de leur compagnie nationale qui est remis dans le circuit commercial dès la fin du voyage présidentiel.
Tout le contraire des pratiques de sous puissances locales qui, entre deux virées intersidérales, n’hésitent pas à dépanner des collègues moins bien lotis, ou à faire la navette entre les capitales africaines pour prendre en stop, des premières dames et des sportifs en quête de visibilité et de succès. Quand ce ne sont pas les courses à Paris, Dubai, Makkah, qui mobilisent l’avion de «commandement.»
Evidemment , il n’y a pas de voyage officiel sans délégation toute aussi officielle, même si on y dénombre quelques accointances du «commandement» préposées à des missions et à des tâches non renseignées .Tout ce beau monde logé, nourri et «perdiemisé» coûte énormément au contribuable, véritable «underdog», plèbe, ou badolos, bons pour entretenir les maîtres d’hier comme d’aujourd’hui, véritables oligarques, ploutocrates, flanqués de technocrates et d’experts en tous genres, et à usages multiples. Ceux et celles qui n’ont pas pu voyager à bord du saint des saints dans le sanctuaire du «commandement» en compagnie du Commandant en chef suprême, le feront par vol commercial. Ils se hâteront cependant de rejoindre la délégation où ils bénéficieront du même traitement que les veinards ayant fait le déplacement avec le «Boss».
Les frais de mission seront facturés doublement, à la signature du patron et à leur service sur la base d’un ordre de mission dûment concocté et soumis à leur signature. Si des contrats sont signés, les retombées ne tomberont pas à côté…pour ce genre de mission bien remplie ! Combien de milliards ont été «épargnés» en cette période de fermeture des frontières et d’immobilisation de la flotte des chefs d’Etat africains?
A considérer une quarantaine d’avions destinés aux déplacements des Présidents africains et de leurs camarillas, il y a de quoi doter et faire fonctionner une compagnie aérienne panafricaine, avec des échanges et des économies d’échelle inestimables, véritables accélérateurs d’intégration continentale.
Sans compter que les frais de stationnement dans des aéroports hors de prix, les révisions périodiques, renchérissent les coûts occasionnés par nos demandeurs d’aide. Les chefs d’Etat africains gagnent plus que leurs donateurs et mènent un train de vie impensable pour ceux-ci, assujettis qu’ils sont à une exigence légale et morale de redevabilité jusqu’à la limitation de l’origine et de la nature des cadeaux qu’ils sont autorisés à recevoir.
Le virus a administré la preuve que ces interminables et coûteux déplacements ne sont ni utiles ni nécessaires, sauf dans des cas spécifiques bien sûr, pour se réunir ou emprunter de l’argent ou passer des marchés. Ces « activités » n’ont du reste jamais cessé pendant ces quatre mois de confinement. On a emprunté, négocié la dette, organisé des élections, prodigué, (surtout reçu) des aides, organisé des évacuations et des rapatriements, refoulé ou recueilli des immigrants, assassiné des individus et des populations, manifesté et contre manifesté, réprimé et emprisonné à tout va…
Ce « connard » de virus a fait plus et mieux que toutes les préconisations et imprécations des «partenaires au développement». Il a triomphé là où les revendications et dénonciations politiques, syndicales ou citoyennes se sont heurtées à l’arrogance et au mépris des régents.
Désormais, les institutions de Bretton Woods, Organisation des Nations unies et ses agences, la communauté des « bailleurs » de fonds n’auront plus d’excuses pour cautionner les dérives fastueuses des dirigeants africains dont ils ont jusqu’ici encouragé le train de vie dispendieux et les frasques, étant entendu que leurs pays récupèrent doublement la mise, sous formes d’intérêts, de marchés captifs, et de destination d’investissements et de shopping des addictions de ceux qui consomment à outrance, sans se soucier de produire. Et si l’après covid commençait par là ?

le Sytjust décrète encore une grève de 48 heures

https://actusen.sn/Les travailleurs de la justice, très remontés contre le Garde des Sceaux, se radicalisent dans leur lutte pour la matérialisation des accords signés avec le gouvernement. Selon L’AS, après un mouvement d’humeur de 72 heures décrété depuis lundi, le syndicat, qui fustige le mutisme de la chancellerie, décrète, à partir d’aujourd’hui, un nouveau mot d’ordre de grève de 48 heures.
En effet, Me Aya Boun Malick Diop et Cie continuent d’exiger du ministre de la Justice, Me Malick Sall, la mise en œuvre du protocole d’accord du 17 octobre 2018 portant sur le paiement des primes, la publication des décrets sur le fonds commun des greffiers et l’organisation des formations au Cfj pour les reclassements des différents agents.

Les cours reprennent le 25 Juin 2020.

https://www.dakaractu.com/Le président de la République a décidé de la reprise des cours en classes d’examens ce 25 Juin 2020. Selon une source proche du ministère de l’Education nationale, la décision a été prise lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.
Le ministre de l’éducation nationale a, à cet effet, fait un appel à une mobilisation des acteurs, des partenaires, des collectivités territoriales, de la société civile, des syndicats, des enseignants et des élèves.Nous y reviendrons.

Reprise des cours: les examens débuteront à partir du 20 août

http://lesoleil.sn/Le Conseil des ministres du 17 juin a adopté la reprise des cours au 25 juin pour les classes d’examen de l’enseignement général et de la formation professionnelle et technique. Cela fait suite à son report, le 2 juin, au dernier moment. Mamadou Talla ministre de l’Education nationale et Dame Diop, celui de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat ont fait part, jeudi, ont indiqué le 20 août 2020 comme début du calendrier des examens pour les différents niveaux concernés.
Messieurs Talla et Diop ont annoncé, de concert, que « le Sénégal doit adapter sa politique éducative à tous les contextes notamment celui de Covid-19 ». Par conséquent, les mesures d’assouplissement prises par le gouvernement dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19 vont dans le sens de la réouverture des classes et donc de la tenue des examens.
Ainsi Mamadou Talla et Dame Diop ont rendu public, en conférence de presse ce jeudi, le nouveau calendrier des examens au Sénégal. Pour les classes de Terminale, de 3ème, de CM2 ainsi que pour les classes en formation professionnelle et technique, les examens débuteront à partir du 20 août.
Dans le détail, l’examen de l’Entrée en 6ème débutera le 20 août 2020, celui du Brevet est prévu le 14 septembre alors que sa session de rattrapage, elle, se tiendra le 15 octobre.
Pour les classes de Terminale, les dates des différents examens sont connues. Ainsi, l’anticipé de philosophie au Bac est prévu à partir du 14 août, les épreuves du Bac Technique, le 31 août, celles du Bac général, à partir du 2 septembre. La session de rattrapage du Bac se tiendra dès le 12 octobre. Les examens des classes professionnelles sont prévus du 3 août au 30 septembre 2020.
Ces différentes annonces faites par les ministères de tutelle seront avalisées par décret présidentiel ainsi que le début de la prochaine année scolaire (2020/2021) prévu à partir de la première semaine du mois de novembre 2020.
Pour les classes intermédiaires, un comité pédagogique se penchera sur les modalités de passage en classe supérieure d’ici le 31 juillet 2020.

Mise en place,par le G7, d’un comité scientifique chargé de  proposer au gouvernement des dates pour la reprise des cours:les coulisses de la réunion d’hier

https://actusen.sn/Les syndicats d’enseignants les plus représentatifs regroupés autour du G7 se sont réunis hier pour faire une évaluation de leur rencontre avec Mamadou Talla, vendredi passé. Et SourceA qui relate cette affaire dans sa parution de ce jeudi, informe que ces chevaliers de la craie ont mis en place un Comité scientifique, chargé, dans les prochains jours, de proposer au Gouvernement, par le biais du Ministère de l’Education nationale, des dates pour reprendre le chemin de l’école. Mais après la décision prise par le gouvernement proposant le 25 juin comme date de reprise, le journal indique que Saourou Sène et ses camarades ont prévu de rencontrer, prochainement, pour évaluer l’éventualité d’un retour dans les classes pour le 25 juin.

Reprise des cours le 25 juin: Dame Mbodj révèle comment Macky et son gouvernement ont cédé à la pression de « l’oligarchie du privé »

https://www.pressafrik.com/La décision du gouvernement de réouvrir partiellement les écoles ce 25 juin n’est qu’une capitulation devant la pression de « l’oligarchie du privé ». C’est du moins l’avis de Dame Mbodji, l’un des responsables du G20, cadre regroupant une vingtaine de syndicats d’enseignants de l’élémentaire et du moyen secondaire au Sénégal qui révèle que l’Etat veut organiser coûte-que coûte un Bac au mois d’août.
S’il y a un groupe syndical d’enseignants qui n’est pas d’accord avec la reprise des cours dans les classes d’examens le 25 juin prochain, c’est bien le G20. Et, Dame Mbodji, un de ses responsables le dit clairement : « Le G20 n’est pas d’accord », a-t-il clamé, d’emblée.
Avant d’expliquer dans les colonnes du journal « Les Echos » que : « Le président de la République et le gouvernement ont cédé à la pression de l’oligarchie du privé. Parce que c’est le privé, notamment les grandes écoles privées catholiques et laïques, qui est prêt et pas le public ». Il informe que ces grandes écoles tiennent coûte que coûte à un « Bac au mois d’août pour sauver les enfants de riches qui ont des prescriptions à l’étranger au détriment des enfants des pauvres ».
Le syndicaliste de rappeler qu’avec la grève du G20 de deux mois, la trêve du coronavirus, l’enseignement public « a perdu au minimum 5 mois sur une année scolaire qui fait 9 mois ». Ainsi, il est d’avis que si le gouvernement veut organiser un examen, au mois d’août, « c’est parce qu’ils ont décidé de faire sauter de classe les élèves et d’organiser un Bac au rabais ».
Pour M. Mbodji, cela est « catastrophique pour cette génération d’élèves et pour le pays », a-t-il pesté. Avant d’attirer l’attention des parents d’élèves sur l’impact qu’une telle décision pourra avoir sur l’avenir de leurs enfants : « Il est important que les parents et les acteurs de l’école soient conscients que si on les laisse passer les classes sans assimiler le contenu, on va sacrifier ces élèves ».
« Le G20 voudrait une reprise en septembre et des examens en décembre »
Pour Dame Mbodji et ses camarades du G20, une reprise des cours est certes possible, mais pas durant ce mois de juin. Se basant sur les propos même du chef de l’Etat qui avait dit que les prévisions des spécialistes disaient qu’on ne pouvait pas maîtriser la pandémie avant août, le G20 voudrait une reprise en septembre, coïncidant probablement à un fléchissement de la pandémie et une fin d’année en décembre, avec l’organisation des examensAminata Diouf

 Le Saems crache ses vérités sur la situation de l’éducation

https://actunet.net/Après l’échec de la réouverture des classes le 02 juin dernier, la date du 25 juin est retenue pour la reprise progressive des cours. La proposition a été faite hier en conseil des ministres par le ministre de l’Éducation nationale. Le Syndicat autonome des enseignants du moyen et du secondaire du Sénégal (Saems) n’y voit aucun inconvénient, mais exige des garanties fermes.
«Nous sommes des agents de l’État. Les enseignants ont montré leur engagement et leur détermination à retourner en classe depuis le 02 juin. Ils ont bravé tous les risques pour retourner dans leurs lieux de service. Ce sont de vrais soldats. Mais nous exigeons aux autorités de prendre toutes les dispositions pour garantir la sécurité sanitaire des enseignants, des apprenants et du personnel administratif. Nous n’allons pas négocier sur ça», tempête Youssouphi Thiéllo. Cependant, le Secrétaire aux revendications et aux négociations collectives du Saems estime que cette reprise risque d’être très difficile.
«Avec les premières pluies, nous avons vu des classes en abris provisoires tombées. Aujourd’hui de nombreuses écoles n’ont pas de classes. Aussi avec l’hivernage, beaucoup d’élèves vont se consacrer aux travaux champêtres», alerte le syndicaliste.

«Depuis plus de deux mois, il n’y a pas de délivrance d’actes administratifs», selon Youssouphi Thiéllo

La reprise des cours se fera de façon progressive. Elle concerne 551.000 les élèves qui sont en classe d’examen. Mais lors de cet entretien avec le quotidien Tribune, l’enseignant-syndicaliste a aussi abordé la question des lenteurs administratives.
«Au moment où nous reprenons les cours, nous constatons amèrement qu’il y’a des lenteurs dans la délivrance des actes administratifs. Nous avons noté que pendant toute la période de la pandémie de la covid-19, aucun acte administratif n’a été délivré. Il n’y a pas d’avancement», fustige avec la dernière énergie M. Thiéllo. Dans la foulée, il a aussi déploré ce qu’il appelle la «Bunkerisation» de la direction de la solde. «Il n’y a pas d’interlocuteurs à la direction de la solde. Tout se fait en ligne. Si vous avez un problème que vous les soumettez, personne ne vous répond. C’est inadmissible. Comment peut-on travailler dans ces conditions ?», s’interroge Youssouphi Thiéllo. «Nous, nous sommes des mandants des enseignants. Nous alertons les autorités sur ses préoccupations sans quoi nous savons ce qu’il y a lieu de faire», menace-t-il sur un ton sec. Par Younoussa BALDÉ

TOUBA-Les chiffres qui affolent (19 morts sur 22)… Les comportements qui désolent avec ces malades et contacts qui refusent le confinement.

https://www.dakaractu.com/Les chiffres sont officiels! Touba a enregistré  un total de 19 décès liés à la covid-19 sur les 22 décomptés dans la région de Diourbel. Le département de Diourbel a connu, pour ce qui le concerne 2 pertes en vies humaines et Mbacké, une seule.
Depuis le premier cas (ce Modou-Modou  d’Italie revenu avec le virus) au dernier enregistré à la date du 17 juin 2020, 508 personnes ont été testées positives au nouveau coronavirus.
Parmi elles, 631 ont été traitées et déclarées guéries. Au moment où ces lignes sont écrites, 03 malades sont dans un état de santé critique sur les 18 présentement sous traitement au niveau du centre de santé de l’hôpital Matlaboul Fawzeini de Touba. Depuis le début de la pandémie, 2.000 contacts ont été suivis dans la région de Diourbel.

Les comportements qui désolent

Malgré ces chiffres qui affolent, les populations ne semblent guère être impressionnées. L’occasion de la rencontre organisée par le gouverneur de la région de Diourbel a été saisie par le médecin-chef du district sanitaire de Diourbel pour dénoncer ces malades qui refusent de rejoindre le centre de traitement et ses contacts qui boudent le confinement. Il ne donnera pas de chiffres, mais l’on est sûr que le refus a gagné du terrain.
En effet, en plus des familles qui refusent la quarantaine, il y a celles qui refusent le protocole applicable sur tout décès lié à la covid-19 ou celles encore qui boudent les tests. N’oublions pas aussi ces cas détectés et déclarés issus de la transmission communautaire qui prennent la clef des champs…

Gorgui Mbaye, gouverneur de Diourbel: «nous avons un problème particulier à Touba. Les gens commencent à exercer des violences sur les secouristes»

https://actusen.sn/Après le département de Diourbel, une mission du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du fonds Force Covid-19  était ce mercredi dans le département de Mbacké pour superviser et recueillir des doléances. Une réunion à la mairie de Touba. Ce, en présence des autorités administratives, territoriales, des chefs de services départementaux, des élus locaux, du représentant du khalife des ‘’Mourides’’ etc.
Mais, lors des débats qui ont duré plusieurs tours d’horloge, les soldats du feu et les agents du service d’hygiène ont fait des révélations fracassantes devant Lamine Fall, représentant du comité. Selon eux, ils sont victimes d’insultes et d’attaques. Ce que confirme le gouverneur de Diourbel, Gorgui Mbaye, en ces termes : «nous avons un problème particulier à Touba. Les gens commencent à exercer des violences sur les secouristes».Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Diourbel 

23 agents du ministère de l’intérieur contaminés

https://actusen.sn/Décidément, l’épidémie du coronavirus est loin d’être endiguée au ministère de l’intérieur, qui est complètement touché par la pandémie. D’un cas dimanche dernier, Les Echos, informe dans sa parution de ce jeudi, que le nombre d’agents infectés est passé à 23 personnes testées positifs à la Covid-19. Le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye est toujours en quatorzaine, ceci, après que son Directeur de cabinet a été contaminé par le virus.

PRISE EN CHARGE DES COVIDES: Les médecins contractuels des CTE menacent d’aller en grève 

http://www.enqueteplus.com/Recrutés par le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour venir en appoint et donner un coup de main, le temps de venir à bout de la pandémie, les médecins contractuels attendent leurs émoluments et menacent de faire grève.
Au moment où les experts sont à pied d’œuvre pour rompre la chaine de transmission du coronavirus, chose qui est difficile, vu l’état des lieux, du fait que les contaminations deviennent de plus en plus nombreuses, les médecins contractuels des centres de traitement (CTE) menacent de faire grève. Ils n’ont perçu, selon des sources, ni les motivations encore moins les salaires auxquels s’était engagé le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) dans leurs contrats respectifs.
Ainsi, ils réclament le virement, dans les 48 heures, des motivations et des salaires. ‘’Au cas où il n’y aurait pas de satisfaction de nos revendications, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure par voie de presse. Une cessation d’activités sera envisagée’’, avisent-ils.
Selon des sources, ces médecins ont été contactés par le MSAS pour l’appuyer dans la prise en charge des malades. Des contrats ont été signés et des promesses faites. Mais, depuis lors, ils n’ont rien reçu. Une situation que jugent ces contractuels difficile et inacceptable. D’autant plus que bon nombre d’entre eux sont dans les régions, sans famille, ni aide. Ces derniers, informent nos sources, sont dans le désarroi, parce qu’ils supportent aussi bien des charges laissées à Dakar (loyer, famille, etc.), que des charges dans les régions d’affectation (loyer, nourriture, transport étant à leurs propres frais). ‘’Ceci constituant ainsi une situation très délicate pour nous tous déjà très motivés dans une lutte patriotique contre la Covid-19. Mais à l’impossible, nul n’est tenu’’, préviennent nos interlocuteurs.
En effet, une réunion en ligne s’est déroulée ce samedi 12 juin 2020, avec la participation des médecins contractuels du MSAS engagés dans les CTE. Au cours de cette rencontre, il a été convenu d’appeler les chefs de CTE, dès le lendemain dimanche, pour les mettre au courant de la situation.
Ce qui est fait, de l’avis de nos interlocuteurs. Le lundi, ils ont également contacté le directeur des Ressources humaines du MSAS. Mais la situation n’a pas encore changé.Nous avons joint le ministère qui a promis de nous revenir, mais ne l’a pas fait.  VIVIANE DIATTA

Augmentation des cas de divorce à Dakar: LE VIRUS INFECTE LES COUPLES–Le nombre de cas de séparation multiplié par 6–Les jeunes couples plus impactés

https://www.lequotidien.sn/Les mesures de lutte contre le Covid-19 ont provoqué 30 demandes de divorce dans la région de Dakar entre avril, mai et juin. Alors que lors du premier trimestre, le ministère de la Justice avait recensé seulement 5 cas. Soit une multiplication des cas par 6 ! La campagne «Restez chez vous» a brisé beaucoup de jeunes couples, qui constituent la plupart des cas de divorce enregistrés dans la capitale par l’Action éducative en milieu ouvert (Aemo).
Derrière le combat contre le Covid-19, il y a eu des souffrances et des déchirures, qui ont fait voler en éclats des années de vie commune. Le slogan «Restez chez vous» pour couper la chaîne de propagation du Coronavirus a eu un impact sur des ménages dakarois, qui vacillaient avant de s’effondrer durant le «semi-confinement». Dans les ménages, les conséquences de la lutte contre le Covid-19 transcendent le volet sanitaire et économique.
Les mesures restrictives de lutte contre la pandémie ont brisé des couples durant le trimestre avril-mai-juin. D’après les chiffres de l’Action éducative et de protection en milieu ouvert (Aemo), les couples avec enfants ont été «durement impactés» par cette période de semi-confinement. «En 2019, lors du 2ème trimestre, donc avril, mai, juin 2019, on a procédé à 18 médiations familiales. Aujourd’hui, on en est à 30 médiations. Pour dire que cela a presque doublé alors que le mois de juin n’est pas encore terminé», relève Oumar Ndiaye, coordonnateur de l’Aemo dans la région de Dakar.
Finalement, les cas de divorce sont passés de 5 lors du premier trimestre de l’année 2020 à 30, soit une multiplication par 6 ! «Il y a une corrélation très forte entre le confinement et cette recrudescence de demandes de divorce», explique M. Ndiaye. Qu’est-ce qui justifie cette augmentation des cas de divorce ? Il y a eu évidemment le côtoiement permanent des conjoints, d’après les données de l’Aemo, qui a recueilli les témoignages des demandeurs de divorce, qui n’ont pas réussi à profiter de cette période de rapprochement pour taire leurs divergences.
A cause des mesures restrictives comme la fermeture des marchés, le ralentissement du transport, le couvre-feu, certains hommes se sont retrouvés sans transition dans la précarité. Alors que d’autres ont été piégés par leur caractère volcanique. «Si l’homme est confronté à un problème de dépense quotidienne et qu’il devait sortir, aller la chercher et maintenant, il ne peut plus le faire, il est obligé d’affronter la femme. Pour d’autres, c’est un problème d’humeur. Il y a des hommes qui ne supportent pas d’être enfermés», souligne M. Ndiaye informant que le rapport est en cours de finalisation.
La conséquence des mesures restrictives est que les adultes ont subi un «stress» lors de cette période. «Il n’y a pas un jour où on n’a pas noté, durant cette période de confinement, qu’un homme ou une femme ne vienne se renseigner sur les procédures de divorce», indique le coordonnateur régional de l’Aemo à Dakar.
Dans les typologies des ménages dressées par l’Aemo, cette campagne visant à immobiliser les Sénégalais chez eux a eu ses avantages et ses inconvénients. «Dans les familles conflictuelles, la période de confinement a véritablement dégradé les ménages, parce que la présence de l’un des conjoints étouffe l’autre. Cela favorise l’exercice de certaines violences qui, incontestablement, mènent au divorce», explique Babacar Sow, éducateur spécialisé chargé de la protection de l’enfant. Cependant, il souligne que ce confinement partiel a eu l’effet de raffermir les liens conjugaux dans les familles harmonieuses avant l’apparition du Coronavirus.

Les jeunes couples plus impactés

Cette période a fait juste sauter les dernières barrières, qui maintenaient ces couples dans l’illusion, car ils battaient déjà de l’aile. Oumar Ndiaye ajoute : «Le confinement n’a fait qu’exacerber des sentiments déjà latents. Quand le couple traverse certaines crises et que l’homme ou la femme a la possibilité d’aller fréquenter des Grand-places, voir des amis ou en traînant un peu avant de rentrer, cela peut être un moyen de «calmer le jeu». Mais quand on est obligés de se côtoyer en permanence, d’être confinés ensemble, cela peut porter un coup à la vie du couple. C’est ce que nous avons constaté.»
Pourtant, relèvent les services de l’Aemo, «parmi ces gens qui viennent se renseigner pour divorcer, la plupart sont dans leurs 5 à 6 premières années de mariage. Ce sont les jeunes couples qui sont les plus impactés par le confinement».
Lors de la période d’avril à juin, les enfants ont aussi été «rudement impactés». L’affaire de la sextape de Maristes, qui met en scène de jeunes lycéens, qui ont été finalement condamnés à des peines de prison, n’est que la conséquence des mesures mises en place dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, d’après l’Aemo. «Cette période n’a pas empêché les enfants de commettre des délits. Il y a même une nouvelle forme de délit. Des enfants confinés dans leur chambre se prêtent à des jeux peu musulmans (sic). A côté de ces formes de déviance et de délinquance, les enfants ont toujours continué à voler, errer et commettre les délits classiques», souligne M. Ndiaye.
Cette période d’instabilité conjugale n’est pas sans conséquences sur la psychologie de l’enfant, qui se retrouve «en danger moral». Ainsi, la santé, la sécurité, l’éducation et la moralité de cette frange juvénile demeurent compromises.
«Nous essayons de sauvegarder autant que faire se peut la cellule familiale qui est le socle de la socialisation de l’enfant. Dans une famille qui n’est pas stable, l’enfant ne peut pas être socialisé», dit Oumar Ndiaye. Secoués par des conflits, les détenteurs de l’autorité parentale se retrouvent dans l’incapacité d’éduquer, de protéger, de soigner leurs enfants, qui ont besoin de leurs parents pour être en sécurité dans la cellule familiale.

REGAIN DE VIOLENCE EN CASAMANCE: Robert Sagna dévoile les véritables raisons

http://www.sudonline.sn/La résurgence des mines dans le Sud du pays, et plus particulièrement dans la zone de Mbissine-Diagnon, replonge la région méridionale, notamment Ziguinchor, dans la psychose. Et les explications de ce regain de violences sont agitées çà et là. Le président du Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (GRPC), Robert Sagna, dévoile les véritables raisons qui sou tendent une telle situation
Pour Robert Sagna, le président du Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (GRPC), plusieurs hypothèses sont avancées concernant la résurgence des mines en Casamance, notamment dans la région de Ziguinchor. «On a constaté qu’il y a des réticences du MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance) dans certaines zones. Le MFDC qui ne voulait pas cautionner le retour de ces populations déplacées dans leurs villages.
Avec la proximité de leur cantonnement, le MFDC craignait l’arrivée des militaires dans leurs zones ; c’est ce que nous avons reçu comme explication», à laisser entendre l’ancien ministre. Et de s’interroger sur cette résurgence des mines  : «on se pose la question de savoir  : «est-ce qu’elles sont récentes ou sont-elles d’anciennes poses ?» Mais, l’hypothèse la plus plausible, d’après les informations que nous aurions, c’est que ces mines auraient été posées récemment. Ce qui est surprenant, c’est cette résurgence des mines (anti-char).
Dans cette zone, depuis un certain temps ; l’Armée s’est déployée, avec d’autres forces, pour non seulement sécuriser les populations mais aussi lutter contre les délinquants qui continuent de couper le bois. Cela à gêner beaucoup de trafiquants. Mais cette efficacité de l’Armée a fait que ce trafic de bois est devenu beaucoup plus difficile pour ces trafiquants. Alors, cette pose nouvelle de mines n’est-elle pas liée à cela ? Rien n’est à exclure ; il faut attendre de savoir ce que l’enquête va révéler», martèle l’ancien ministre.

8 ANS D’ACCALMIE PERTU4BES : SAVOIR RAISON GARDER

Toutefois, Robert Sagna exclut toute idée de réorganisation du MFDC pour reprendre les armes. Mieux «Monsieur Casamance» considère cela comme un incident de parcours pour des intérêts qui peuvent être multiples et qui ne sont pas nécessairement liés à ces revendications indépendantistes. Avant d’ajouter : «nous GRPC, nous préconisons toujours le sang-froid, nous présentons nos condoléances aux familles qui ont perdu leurs parents dans cet incident et encourageons tous ceux qui s’activent pour la paix…», renchérit M. Sagna qui estime que ces incidents perturbent tout de même le processus de paix. Parce que, selon lui, «depuis près de 8 ans, on avait ce qu’on peut appeler une accalmie relative  ; on entendait plus de coups de feu ; il n’y avait plus de braquages ; les gens avaient commencé à vaquer à leurs occupations. C’est dans ce contexte que certains ont regagné leur villages…», précise-t-il.
L’ancien maire de Ziguinchor impute ces incidents à une faction du MFDC, celle dissidente de la faction de Compass, à l’origine des récents accrochages avec l’Armée dans la zone de Sikoune.
Pour les Robert Sagna, «les populations ont fini d’exprimer leur ras-le-bol, ça fait plus de trente-huit (38) ans ; elles ont envie de reprendre leurs activités. Elles ont pensé, avec l’accalmie que nous avons constatée, qu’elles pouvaient aussi repartir et reprendre leurs activités traditionnelles», souligne l’ancien ministre d’Etat qui affiche son optimisme. «Nous ne sommes pas pessimistes du tout, tout en déplorant les incidents de parcours. Quand vous avez encore des cantonnements, avec des gens armés, ce genre d’accidents n’est pas à écarter. Nous pensons qu’il faut savoir raison garder et privilégier le dialogue», conclut-il

Face aux dégâts de l’«arme des lâches» en Casamance:Le déminage de la «ceinture de feu» s’impose Par Talibouya AIDARA

En moins d’une semaine, deux véhicules de l’armée ont sauté sur des mines anti-char, dans le Sindian et dans la zone appelée « ceinture de feu ».
La « ceinture de feu » est la bande de terre comprise entre le sud du fleuve Casamance et la frontière avec la Guinée-Bissau. Elle s’étend de Tannaf à l’Océan Atlantique et englobe les départements de Ziguinchor et d’Oussouye ainsi qu’une partie du département de Goudomp, dans la région de Sédhiou. Elle couvre une superficie de plus de 2.500 km2.
C’est dans cette zone à haut risque que les mines sont en train de tuer, sans distinction, militaires sénégalais, combattants branche armée du MFDC (Atika) et civils.
Ce lundi, un véhicule de l’Armée nationale a sauté sur une mine anti-char, tuant deux soldats sur le coup et faisant deux autres blessés graves entre les localités de Diagnon et de Mbissine dans le département de Ziguinchor (sud), a appris l’APS d’une source sécuritaire. Le sergent Nianthio MANE et le soldat El Hadji Saloum DABO y ont laissé leurs vies.
Cet incident a été précédé d’un autre, il y a deux jours, dans le département de Bignona, Arrondissement de Sindian, à hauteur du village de Lefeu.
Si, dans la « ceinture de feu », l’incident est survenu lors d’une opération de sécurisation des populations ayant effectué un retour massif dans les villages qui avaient été abandonnés en raison de violences notées entre l’armée et Atika, celui de Sindian est survenu dans le cadre d’une opération de lutte contre les trafics de bois et de chanvre indien dans les localités du nord Sindian.
Malgré cet énième incident, les autorités militaires ont déclaré que les opérations vont se poursuivre « conformément aux objectifs déjà planifiés ».
Le Président de la République a rendu un hommage aux victimes en ces mots : « je m’incline devant la mémoire de deux de nos jambars tombés sur le champ d’honneur, en Casamance. Au nom de la Nation, j’adresse mes condoléances à leurs familles et aux forces armées. Prompt rétablissement aux blessés ».
Ces incidents remettent sur la table la lancinante question du déminage des zones infestées par les engins de la mort.
Face à cette situation, les populations de la région naturelle de la Casamance lancent un appel pour le déminage total de leurs terres.
Avec ses nombreux vergers, la « ceinture de feu » est la partie la plus riche de la région de Ziguinchor. Ses formations forestières regorgent de richesses naturelles très importantes dont la protection est primordiale pour la sauvegarde de la faune et de la flore de cette partie du Sénégal.
La dissémination des mines y a entraîné d’importants flux migratoires vers les zones les moins touchées. Les personnes déplacées ont entamé leur retour, mais font face à l’équation des mines   qui installent l’insécurité et constituent un réel obstacle pour le développement agricole Communicant/Journaliste,Email: aidara.or.t@gmail.com

CHEIKH BAMBA DIEYE: «Un décret présidentiel ne peut pas supplanter la loi»

https://www.jotaay.net/Ancien ministre de la Décentralisation et ancien maire de la ville de Saint Louis, avant de perdre les élections, Cheikh Bamba Dièye a donné son point de vue sur le décret pris par le chef de l’Etat et qui consacre maintenant un droit pour les préfets et sous-préfets de pouvoir signer des autorisations. Dans cet entretien qu’il nous a accordé depuis Saint Louis où il se trouve, Cheikh Bamba Dièye ne fuit aucune question. Sa candidature pour la mairie de Saint-Louis, le report des élections, la gestion du Covid par le régime… Cheikh Bamba Dièye dit tout.
Les Echos : Le président de la République a pris un décret pour permettre maintenant aux sous-préfets et préfets de signer des autorisations de construire, si les maires refusent ou observent une certaine lenteur à apposer leurs signatures. En tant qu’ancien ministre en charge de la Décentralisation, qu’est-ce cela vous inspire comme commentaire ?
Cheikh Bamba Dièye : Cela va à contre-courant de la décentralisation et de tous les grands concepts qu’il a mis en place. N’oubliez pas qu’on parle de déconcentration, de territorialisation des politiques publiques et de responsabilisation des autorités locales. Et dans ce sens-là, un maire qu’on dépouille de la capacité d’organiser l’habitation dans sa cité, ce maire-là n’existe plus. Il y a des actes que le gouvernement doit réfléchir profondément avant de les prendre. Ce sont des actes qui posent l’exact contraire de toutes les politiques de décentralisation et de toute la politique gouvernementale en matière de décentralisation. Il ne faut jamais profiter les difficultés de communication entre un élu local et un pouvoir central, pour changer complètement la dynamique de décentralisation. Cela ne repose sur rien.
D’aucuns croient savoir d’ailleurs que c’est juste pour contourner les maires…
Bien évidemment ! Quand on va dans le sens contraire d’une bonne politique de décentralisation, cela voudrait dire que non seulement on est adversaire patenté de la décentralisation, mais que l’acte qu’on pose est un acte qui entaille sérieusement la démocratie locale. Si les maires perdent la capacité d’intervention là-dessus, cela voudrait dire qu’il n’existe plus de décentralisation. C’est comme si on retournait à l’ancien temps, avant 1971.
Ne craignez-vous pas des confrontations entre les maires et les préfets ?
Le Code des collectivités locales confère une compétence aux maires, relativement au dossier lié à l’urbanisation et à la construction. Ça c’est la loi ! Et un décret présidentiel ne peut pas supplanter la loi. Fondé sur cela, tout maire qui se respecte, sans volonté de vouloir aller dans une forme de confrontation, ne doit pas accepter une spoliation des terres communales. Les maires ont l’obligation de veiller à ce que les terres dans les communes, dans les collectivités territoriales, soient utilisées conformément aux dispositions de la loi. Un maire qui ne défend pas la terre de sa commune n’en est pas un.
Mais avec ce décret, on donne aux requérants les moyens de les contourner…
Les maires ont, à mon avis, la loi avec eux. Ils ont la loi. Si j’étais maire, je n’autoriserais aucune construction qui viole la loi. Qui va faire d’une zone non aedificandi une zone de construction ? Quel que soit, par ailleurs, un décret ou un arrêté qui pourrait être évoqué, je m’y opposerais, parce que c’est ça la mission du maire ! Et ce n’est pas parce que le décret existe qu’ils sont dépourvus de moyens pour s’opposer à cela.
Mais connaissant l’homme Macky Sall et ses méthodes, vous pensez que c’est ce qui va le faire reculer ?
Macky Sall n’est pas Dieu. C’est juste un homme qui est aujourd’hui à la tête de l’Etat du Sénégal. Un homme qui, comme vous et moi, est assujetti au respect de la loi. Si la politique politicienne guide l’action de l’Etat, les actes qui sont posés ne sont jamais dans le sens de l’intérêt général. Du point de vue de la décentralisation et de la territorialisation des politiques publiques, il a l’obligation de veiller sur l’intérêt général de la société.
Des Sénégalais disent que vous avez déserté le terrain. On ne vous voit plus. Qu’est-ce qui explique cela ?
Il faut dire à ceux-là que Cheikh Bamba Dièye refuse les folklores. Parce que moi je refuse de rentrer dans le jeu politicien. Je refuse également de rentrer dans le jeu des Sénégalais, parce que tout ce qui se passe dans ce pays l’a été avec la complicité de certains Sénégalais. Chaque fois qu’il y a eu des élections, je me suis positionné ; et sur les années de pratique politique, je n’ai jamais dérogé d’un iota par rapport à mes engagements. Est-ce que certains Sénégalais le font ? Ils veulent que l’on soit dans les cirques politiques ou dans les télévisions en train de vociférer à gauche et à droite. Non ! Aujourd’hui, je choisis les thèmes sur lesquels je m’exprime. Je refuse de rentrer dans leur jeu. Je demande à chaque Sénégalais de se poser la question d’abord de savoir s’il fait ou s’il a fait ce qu’il devrait faire ? Est-ce que cette politique d’indolence, d’indifférence n’est pas la conséquence de ma position ? Le pays ne m’appartient pas. Je ne suis pas le seul propriétaire de ce pays ; je le partage avec 16 millions de Sénégalais.
On parle de plus en plus de report des élections locales et de son couplage avec les législatives de 2022…
Je vais me répéter. Depuis le début, je dis que ce dialogue national n’avait qu’un seul but : celui de faire reculer les élections ! Ils ne les organiseront que le jour où ils seront absolument certains qu’ils ont l’argent pour corrompre les gens et le temps qu’il faut pour corrompre le système. Je n’ai jamais cessé de le dénoncer et c’est la raison pour laquelle je refuse de participer aussi bien au dialogue politique, qu’au dialogue dit national.
Vous êtes candidat à la mairie de Saint-Louis ?
Bien sûr, cela va de soi. Vous-même reconnaissez que je suis spécialiste en matière de décentralisation et les Saint-Louisiens, aujourd’hui encore, apprécient la qualité de la gestion et la manière avec laquelle j’ai conduit les affaires de la ville de Saint-Louis. Ils savent à quel point j’ai été capable de défendre et je serai encore capable de défendre les intérêts de la ville contre tout le monde et contre toutes les forces. Et je pense qu’à ce niveau, il leur sera difficile de trouver un candidat meilleur que Cheikh Bamba Dièye.
Même face à Mansour Faye, actuel maire ?
Ça n’a pas d’importance. Il n’y a pas de surhomme sur terre. Il n’y a pas de régime blindé ad-vitam aeternam, ça n’existe nulle part. Ça tombe même dans le non-sens. Je suis conscient du fait qu’à tout point de vue, on a été meilleur qu’eux, plus sérieux qu’eux, plus crédible qu’eux ; plus soucieux de la défense des intérêts des populations. Et les Saint-Louisiens se rendent compte chaque jour que Dieu fait de cet état de fait et cela me suffit largement. Ils auront en face une large coalition crédible et très sérieuse. Ça m’étonnerait qu’ils puissent gagner.
Depuis quelques jours,il est question de la démolition de la statue de Faidherbe,êtes-vous pour ou contre ce projet ?
Quand j’ai été maire, cette question-là était une question extrêmement importante dans le dispositif de la gestion de la commune de Saint-Louis. J’avais mis en place un comité constitué de conseillers municipaux, de doyens du Conseil municipal qui s’étaient entourés aussi de responsables au plus haut niveau et dans divers secteurs de la ville de Saint-Louis, dont la seule préoccupation était : la «nomination et la renomination des artères, avenues et places de la ville de Saint-Louis». Nous sommes indépendants depuis très longtemps et il est extrêmement important que nous puissions en tant que Sénégalais voir nos villes, nos rues, nos avenues, nos places, refléter ce que nous sommes et ce que nous voulons être. La renomination des rues de nos villes n’est aucunement une manière de nous positionner anti-Occident ou quoi que ce soit. C’est une question intrinsèque à nous-mêmes.
C’est une question de patrimoine et de vision des choses. Ma préoccupation était qu’on pouvait changer toute place et toute avenue de Saint-Louis à la seule charge, qu’après avoir changé le nom de la place, on reste pour la mémoire, pour que les générations à venir puissent se remémorer de ce que ces places ont été, que l’on puisse avoir en filigrane et petits caractères, l’ancien nom de la rue avec le nouveau nom d’aujourd’hui. Je pense que chaque ville a la responsabilité de nommer et de revoir l’ensemble de ses noms d’avenues qu’il a héritées de l’époque coloniale pour les adapter à ses réalités. Ça, c’est légitime, c’est normal ! Ce sont des questions de souveraineté sur lesquelles, il n’y a pas besoin de discuter de midi à quatorze heures.
Donc, cela ne vous générait pas de vous voir la statua de Faidherbe être enlevée du décor ?
Ça ne me gêne absolument pas. Le monde évolue. Nous ne sommes plus ce que nous avons été du temps de la colonisation et il n’est pas question qu’on reste figé dans le temps.Entretien réalisé par Madou MBODJ

Aïda Mbodj menacée de mort par des bandits

https://actunet.net/Avant-hier, la députée Aïda Mbodj a déposé sur la «table» de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, une question d’actualité pour faire la lumière et toute la lumière sur l’utilisation des enveloppes de 64 et 69 milliards Cfa destinés respectivement au secteur de la santé et à l’aide alimentaire.
Une approche de la parlementaire, membre de l’opposition, qui semble ne pas plaire à certains. Et pour cause, hier, dans l’après-midi, la présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie (And)/Sakal ligguey et non moins «lionne» du Baol, affirme avoir des menaces qu’elle prend très au sérieux. «Quelqu’un m’a fortement menacé suite à un appel téléphonique. En effet, c’est vers les coups de dix-sept (17) heures que j’ai reçu l’appel. La personne (un inconnu pour le moment), a proféré des menaces contre ma personne m’indiquant que je dois cesser d’attaquer le ministre de la Santé. J’ai même informé le ministre de l’Intérieur sur cette question», a révélé la députée Aïda Mbodj.
Il est certain, qu’après avoir saisi le ministre de l’Intérieur, premier flic du pays, la police ne tardera pas à en avoir un aperçu clair, précis et net. Au vu de leur professionnalisme reconnu, ce ne sera qu’une affaire de clin d’œil, le temps d’un…instant. Par Pape Moussa TRAORÉ

 FARBA NGOM LARGUE SES BOMBES: «Dans ce gouvernement,il y en a qui ne sont pas engagés… Abdoul Mbaye a voulu dissoudre la SAR…Ce combat contre l’honorariat,c’est de la pure méchanceté »

https://www.dakaractu.com/Toutes griffes dehors, Farba Ngom est encore monté au créneau pour défendre son mentor. Un exercice auquel des membres du gouvernement ne sont pas prêtés. Le député maire des Agnams qui a accordé un entretien à Dakaractu, leur en veut pour cette « hypocrisie » qui ne dit pas son nom. Toujours dans sa toge d’avocat du régime, Farba Ngom se rebiffe lorsqu’on parle de lenteur dans la distribution de l’aide alimentaire. À son avis, c’est une question de respect de procédure et non de lenteur. Il est convaincu que les critiques essuyées par son camp dans l’affaire dite de l’honorariat au Conseil économique, social et environnemental sont d’ordre purement politique. Il s’en prend à cet effet aux hommes politiques de l’opposition qui ont décidé d’attaquer le décret mettant sur un piédestal les anciens présidents de cette institution. Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine et Thierno Alassane Sall en ont pris pour leur grade. De même que le jeune opposant, Ousmane Sonko. Mais le leader de Pastef a été pulvérisé par le maire des Agnams pour s’être mesuré à Macky Sall.

Partition dans la riposte contre la Covid-19

« Je dois dire que je dois rendre hommage au président qui a pris des mesures idoines pour maitriser la situation. Le corps médical a aussi droit à toutes les reconnaissances. De même que le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr. Je présente mes condoléances aux familles des victimes de la Covid-19. Les gens aisés ont le devoir de soutenir les démunis. C’est une épreuve divine qu’il faut endurer. Des pays plus puissants sont confrontés à des difficultés au moment où notre pays tente s’en sortir. Nous enregistrons un taux de guérison très acceptable. Ce que j’ai fait, je ne vais pas m’en gausser, car il n’est pas de nos us de rendre publiques nos bonnes actions »

Lenteur dans la distribution de l’aide alimentaire 

« Le président a pris des initiatives pour alléger les souffrances des populations. Ce que les régimes précédents n’ont jamais fait. Mais on ne peut pas lui en vouloir parce qu’il veut tout faire dans les règles de l’art. On ne se précipite pas. Le président avait pris toutes ses précautions pour éviter les reproches qu’on entend aujourd’hui et qui ne tiennent pas la route. Il a compris qu’il devait impliquer l’armée dans la distribution. Le chargement ne se fait pas aussi facilement que les gens pourraient le croire. Ensuite, l’escorte est assurée par la gendarmerie avant l’étape de la décharge supervisée aussi par l’armée. Enfin viennent les élus locaux qui doivent jouer leur partition en organisant la répartition. C’est tout un processus qu’il faut respecter. Les populations doivent le comprendre ainsi (…) Mansour Faye est un homme expérimenté…Quand le président réfléchissait sur des bourses familiales, où étaient tous ceux qui parlent ? Pourtant, c’est le même Mansour Faye qui était Délégué Général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale et qui faisait un travail remarquable dans cette structure.
Il n’y a que les politiciens qui dénigrent Mansour Faye. Le président appartient à un parti, à une coalition. Pourtant dans la distribution des vivres, il n’y a pas de considération politique. Il faut qu’on arrête les débats politiciens.
Le président de la République a consulté tout le monde dans un esprit d’ouverture mais quand il s’agit de décider, c’est à lui que revient le dernier mot »

Loi d’habilitation dans un pays timidement touché

« Si demain on devait se réunir à nouveau et voter à nouveau pour donner les pleins pouvoirs, on referait la même chose. Ça a été une très bonne réflexion coordonnée par le président du groupe parlementaire Aymerou Gningue. Le pays traverse une crise sanitaire qui demandait cette posture. Le président s’est comporté comme un chef et a impliqué tout le monde dans la gestion de cette crise. Nous lui avons fait confiance car nous savons qu’il n’est animé par aucune autre motivation que de servir le Sénégal »

Honorariat au CESE 

« Toutes ces personnes qui geignent à propos de l’honorariat sont tout simplement des gueulards qui ne souhaitent jamais du bien à leurs prochains. C’est à la limite de la méchanceté gratuite.
Abdoul Mbaye doit revoir sa copie. C’est un piètre politicien qui a beaucoup à apprendre. Il est toujours en classe d’initiation en politique. Je suis plus expérimenté que lui. Le président l’a nommé Premier ministre sans rien lui devoir. On le connait, c’est un homme d’affaires, il n’a qu’à continuer dans son milieu naturel. Ce n’est pas un homme politique.
Et ses états de services ne plaident pas pour lui. En tant que Premier ministre, la première proposition qu’il a faite au président, c’est de dissoudre la SAR pour ses propres intérêts. Heureusement que le président a refusé.
Quant à Thierno Alassane Sall, c’est Macky son maitre en politique. C’est ce qui explique son niveau acceptable. Mais il doit savoir raison garder. Le président l’a nommé à tous les postes auxquels il pouvait aspirer. Il a été nommé Directeur Général et ministre. Je lui avais cloué le bec la dernière fois qu’il l’a ouvert pour dénigrer le Président. Je le mets en garde une nouvelle fois. Il n’a qu’à se taire.
Mamadou Lamine Diallo est de mauvaise foi. Il défend des causes sans y croire vraiment. Le président est la seule personne habilitée à signer des décrets dans ce pays. C’est un homme d’Etat qui maitrise son sujet pour avoir pratiqué tous les échelons du pouvoir. C’est pour cela que je lui fais confiance. Je n’ai aucun commentaire sur ses décisions. J’ai arrêté d’en avoir quand j’ai décidé de l’accompagner. Je suis redevable au président pour m’avoir fait l’honneur de me choisir comme député et de m’avoir mis dans le secrétariat exécutif national. Je rappelle qu’un engagement militant ne va pas de pair avec la liberté de ton. »

Bradage du Littoral

« Le président n’a jamais été d’accord avec le bradage du littoral car c’est un homme mu que par les intérêts nationaux. Le régime précédent est responsable de beaucoup d’attributions foncières imputées au notre.  Maintenant l’Etat, c’est la continuité, comme on dit et on ne peut du jour au lendemain, revenir sur tout ce qui a été fait par ton prédécesseur. Mais tout le monde connait la boulimie foncière de Wade…il ne faut faudrait pas perdre de vue que ceux qui ont bénéficié de ces surfaces sont des sénégalais.
J’ai entendu le journaliste Madiambal Diagne sur le sujet. C’est un ami mais vraiment je dois avouer qu’il m’a surpris. Je n’attendais pas ça de lui. Il n’y a pas de demi-mesure dans le compagnonnage entre deux personnes. Je ne dirai pas certaines choses, car c’est un ami »

Ousmane Sonko et la menace de tout détruire quand il sera élu ?

« Ousmane Sonko se donne un poids qu’il n’a pas. Que les sénégalais m’écoutent bien. Quelqu’un qui prend pas les gens pour des enfants à manipuler par des discours, ne doit pas mériter leur respect. Pour lui, il faut amuser la galerie de temps en temps pour exister. C’est ce qu’il dit en privé. Il a énormément de gap à combler.
C’est le président Macky Sall que les sénégalais ont élu. Etre président n’est pas une tâche facile et il faut bien choisir celui à qui on confie son destin. Au nom de quoi il se permet de faire des discours à chaque fois que le président s’adresse aux Sénégalais ? Et c’est pour dire quoi ? Insulter les Sénégalais sans distinction aucune. Lors de son dernier discours, il a taxé tout le monde d’discipliné. Personne n’a été épargné. Il en bien pris pour son grade. C’est le revers de la médaille quand on communique à tout bout de champ »

Le président Macky Sall remonté contre certains de ses hommes ?

« Je ne peux ni confirmer ni infirmer que le président est en colère contre certains membres de son entourage. Mais je peux dire ici que beaucoup de membres du gouvernement ne sont très engagés. Ils ne sont pas sincères dans leurs actions de tous les jours. Ils refusent une chose la nuit pour l’accepter le jour. Quand on sert une cause, il faut y aller à fond et éviter d’être un hypocrite qui joue sur deux tableaux. Etre dans un système implique qu’on doit le défendre. Tu ne peux pas profiter des largesses du pouvoir et faire comme si de rien n’était.
Nous qui avons accompagné Macky Sall depuis le début, nous témoignons ici notre fierté de l’avoir comme président. Il a bien travaillé et a obtenu que des résultats positifs, quel que soit le secteur. Mais lorsqu’on ne sent plus en phase avec la politique d’un gouvernement, on doit être conséquent avec soi-même. Je ne citerai pas de noms mais ils doivent juste savoir qu’ils sont indignes de figurer dans un système qu’ils ne veulent pas défendre quand il est attaqué à partir de l’extérieur. Le ministre est une fonction politique et être nommé ministre ne doit être un frein à la prise de parole quand il le faut. Nous devons défendre le président, surtout qu’il a bien travaillé. »

Remaniement ?

C’est la prérogative de Macky Sall. Je n’ai pas à définir l’agenda du président.
Mandat des maires ?
« Les maires ne sont pas des rois. Mais il se trouve qu’actuellement, qui ose parler de politique alors que le Sénégal traverse une crise sanitaire ? S’il ne dépendait que de moi, on irait aux élections le plus tôt possible. J’ai l’esprit calme car j’ai travaillé. Je peux faire mon investiture dans la commune et ne pas battre campagne et laisser mon bilan le faire à ma place. Je n’aurai pas moins de 80%. Les élections on les gagne en amont. Et j’ai montré ça aux élections présidentielles. Montrez-moi au Sénégal un bureau qui a eu 100% pour le président sortant, à part le mien ? »

Les autorisations de construire élargies aux préfets

« Certains maires commercialisent des autorisations de construire. Il faut que les gens sachent que leurs pouvoirs sont encadrés. Avant d’accorder une autorisation de construire, c’est un tout un processus qu’il faut suivre scrupuleusement. Donc, ce n’est pas au maire de décider sur un coup de tête d’annuler une demande qui a respecté toutes les normes. Je suis en phase avec le président. Dans ma commune, je ne fais pas différence entre les demandeurs. La mairie n’est pas un bien privé où on peut faire ce qu’on veut. Barthelémy Dias en fait trop parfois.  C’est comme si certains n’ont pas compris le Code des collectivités territoriales. »
Première dame ?
« C’est une chance pour le Sénégal. Elle conduit sa voiture elle-même, elle pratique les embouteillages comme tout le monde. Elle est simple et va au chevet des populations de façon désintéressée. »
Dernier mot
« Je suis un homme politique et je me prépare à toute sorte d’attaque. Certains sont venus photographier ma maison et ils n’avaient pas compris que j’ai fait cette acquisition avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir. Je sais que je suis une cible pour beaucoup de personnes et elles feront tout pour m’atteindre. Peut-être passeront-elles par mes proches pour arriver à leurs fins. J’ai démarré en tant que courtier et je suis très fier d’être un griot. Si j’en suis à ce niveau, je dois rendre grâce à Dieu. Je n’ai pas les caisses de l’État. Mais je suis dans le milieu des affaires et j’assume. »

SENEGAL POST-COVID-19–LES RISQUES D’UNE IMPLOSION SOCIALE

NETTALI.COM – Dans sa guerre contre la pandémie de Covid-19, le gouvernement de Macky Sall a pu s’éviter une révolte populaire en assouplissement les mesures de restrictions, notamment en ce qui concerne le couvre-feu et la fermeture des mosquées. Toutefois, les signaux sont de plus en plus rouges. Et les risques d’une implosion sociale sont bien réels.
Plus de trois mois après le déclenchement de la «guerre» contre la pandémie de Covid-19, c’est une ambiance générale délétère qui sévit au Sénégal. Une situation aggravée par l’explosion des cas de coronavirus et le nombre de décès qui ne cesse d’augmenter. Pourtant, aussi difficile que puisse être la situation actuelle, c’est surtout l’après-Covid-19 qui inquiète les observateurs avertis. Le Sénégal va inéluctablement vers une crise sociale et économique lourde de tous les dangers.
Le gouvernement de Macky Sall, notamment son ministre du Développement communautaire, a échoué à acheminer à temps l’aide alimentaire d’urgence destinée à soulager les populations impactées par la crise sanitaire.
Bientôt trois mois après le lancement de l’opération et de nombreuses familles n’ont toujours rien reçu. Si ce n’est des bons leur indiquant qu’elles avaient droit à l’aide. Dans une ville comme Louga, des femmes se sont mobilisées pour manifester et réclamer leur part de l’aide. Le ministre Mansour Faye, qui s’était donné un délai de 15 jours pour acheminer tous les vivres, ne peut que constater son échec. Puisqu’il avoue que seul le tiers des ayant-droits ont effectivement reçu l’aide de l’Etat.
Sur la question de l’éducation,
les acteurs de l’école ne savent toujours pas à quelle date se fier. Le ministre assure qu’il n y aura pas d’année blanche. Mais il n y a aucune certitude sur une reprise prochaine des enseignements. Quoi qu’il en soit, une année blanche créerait dans le secteur de l’éducation  une crise sans précédent.
Le front Sud éternue après plusieurs années d’accalmie.
 En effet à la suite de la perte de deux éléments et l’enregistrement d’une dizaine de blessés, en quelques jours, l’armée a riposté à travers un pilonnage de deux heures à Adéane, dans un contexte où le retour des populations dans la zone n’est pas souhaité.
Cette crise sanitaire n’épargne pas l’économie.
A l’image de beaucoup d’autres pays, le Sénégal verra sa croissance économique connaître une forte baisse. Le chef de l’Etat avait, lui-même, indiqué que cette croissance pourrait passer de 6,8 à 3%. Une prévision qui semble très optimiste. La Banque mondiale prévoit, quant à elle, une croissance de 1,1%. Ce que confirme Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération. «Nous avons des prévisions de croissance de 1,1% pour l’année 2020», dit-il. Même s’il se réjouit : «Nous avons évité une récession
Pis, selon une étude de l’Adpme, 90% des Petites et moyennes entreprises (Pme) du Sénégal sont «négativement ou très négativement impactées»
par le Covid-19. Parmi ces dernières, 44% ont suspendu leurs activités et 37% ont réduit leurs effectifs.  Ce qui va naturellement augmenter les rangs des chômeurs déjà bien fournis. Le tourisme connaît des difficultés énormes et les premières conséquences sont que les contrats arrivés à expiration au mois de juin n’ont pas été renouvelés par 2 As qui, n’ayant pas eu de rentrées conséquentes ne va pas pouvoir honorer. Il s’y ajoute que cette crise économique va impacter tous les chantiers du Président Macky Sall, notamment le Train express régional et le Brt.
A cette situation, il faut ajouter les multiples scandales fonciers qui secouent la République depuis quelques jours.
D’ailleurs, le Littoral de Dakar n’est que la partie visible de l’Iceberg. Des collectifs se forment en effet pour mettre la pression sur le pouvoir. Parmi ceux-ci, il y a les victimes des spoliations foncières de Guéréo, celles de Terme Nord, le collectif des victimes de Gadaye…  Et il n’est pas exclu qu’une jonction se crée entre ces victimes des spéculations foncières, les syndicats des travailleurs de la Justice, les enseignants, les étudiants, les activistes… Ce qui mènerait le Sénégal vers une implosion sociale.
Ainsi, face à ces vagues de contestations qui couvent, beaucoup suggèrent au président de la République de changer de cap, notamment avec la formation d’un nouveau gouvernement. Des personnalités comme Abdoulaye Makhtar Diop et Moustapha Diakhaté plaident même pour le retour du poste de Premier ministre. Une formation d’un nouveau gouvernement que des analystes voient toutefois comme une vraie fausse solution du fait de son caractère politicien qui voudrait que le Président casât des transhumants voire la clientèle politique. Un acte qui ne saurait pas d’une réelle efficacité. Les postes de PCA distribués ça et là récemment, sont l’illustration la plus parfaite, sans parler de la question de l’honorariat et ses deux décrets qui ont fait des vagues. Pour beaucoup la solution résiderait dans un changement réel de gouvernance et non dans un changement cosmétique.

Moustapha Diakhaté: «Déboulonner La Statue De Faidherbe Est Non Négociable»

https://www.xibaaru.sn/Dans un post fait sur sa page Facebook Moustapha Diakhaté, a plaidé afin que la statue de Faidherbe à Saint-Louis soit déboulonnée.
Selon l’ancien président du Groupe parlementaire « Benno Bokk Yakkar », « Pour mériter d’avoir sa statue dans un territoire, il faut faire partie des grandes femmes ou des grands hommes de l’histoire d’un pays ». Mais estime-t-il, « Ce n’est pas le cas du colonisateur sanguinaire Faidherbe »

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 18/06/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Cheikh Yérim Seck libre

La pression de la presse a eu raison du réquisitoire du procureur de la République qui avait demandé au doyen des juges de placer sous mandat de dépôt notre confrère Cheikh Yérim Seck. Ce dernier était poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et outrage à officier de police judiciaire. Le doyen des juges d’instruction n’a pas suivi la volonté du parquet. A la suite de son face-à-face avec l’ancien journaliste de «Jeune Afrique», le juge l’a placé sous contrôle judiciaire. Mais l’instruction du dossier va se poursuivre. Le Synpics réitère sa solidarité agissante à notre confrère dont la qualité et le travail de journaliste lui ont valu cette épreuve. Pour le secrétaire général du Synpics, Bamba Kassé le journalisme ne pouvant aucunement s’exercer sans le respect des principes sacrosaints qui le guide, il en appelle à l’implication de toutes les forces vives de la nation pour que les espaces de liberté durement acquis par les doyens de la profession soient préservés. Yérim Seck qui s’est fendu d’un petit mot promet de se reposer avant de revenir sur ces deux jours d’épreuves.

L’armée lutte contre le trafic de bois

L’armée nationale est désormais engagée dans la lutte contre le trafic de bois. La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (Dirpa) renseigne que dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites de bois, une patrouille des soldats de la zone militaire 6 (Kolda) a saisi hier à 11h45 à Diamaye Kandialon, un village situé à 2 km au Sud-Est de Kabeum, deux motos, une tronçonneuse, deux bidons d’essence, un sac d’outillage et 4 troncs d’arbres découpés. Les trafiquants ont pris la fuite dès qu’ils ont aperçu la patrouille. La saisie a été remise à l’inspecteur des Eaux et Forêts de Sédhiou dans l’après-midi.

L’eau pour l’accès universel

Les populations de Dakar souffrent de la pénurie d’eau. Le chef de l’Etat a évoqué la question hier en conseil des ministres, précisément la maitrise stratégique du développement du secteur de l’eau pour l’accès universel. A ce propos, Macky Sall a rappelé au ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, l’impératif de mobiliser l’expertise technique et les ressources financières requises, afin d’assurer le fonctionnement optimal des infrastructures hydrauliques implantées sur l’ensemble du territoire national. Aussi, le chef de l’Etat demande la finalisation de l’évaluation de la réforme de l’Hydraulique rurale, la réalisation des grands projets d’hydrauliques urbains en cours, ainsi que le processus d’adoption du Code de l’Eau.

Le chef du village de Yeumbeul à la barre

L’affaire de démolition qui oppose le promoteur immobilier Mbaye Fall aux 234 habitants de la cité de Gadaye va connaître un autre rebondissement. Alors que le promoteur a déjà été condamné, L’AS a appris que Mbaye Fall a porté plainte contre le chef de village de Yeumbeul Ibrahima Diop qui lui aurait vendu le site litigieux qui lui a valu les déboires judicaires. On en saura davantage.

Aliou Sall guérit du Covid-19

L’édile de Guédiawaye a été déclaré, hier, guéri du coronavirus. C’est lui-même qui a donné l’information sur Twitter en écrivant qu’il revient par le seul pouvoir d’Allah. A l’en croire, après plusieurs tests qui sont revenus négatifs, les quatre membres de sa famille malades et lui-même sont déclarés guéris du covid-19 à différentes dates. Aliou Sall adresse ses remerciements au personnel médical et paramédical, de l’hôpital Dalal Jam et de l’hôpital Principal de Dakar, notamment le service de réanimation. Le frangin du président de la République salue la générosité et le professionnalisme du personnel. Il n’a pas oublié, dans ses remerciements, le travail du Pr Moussa Seydi.

La Douane saisit 11 040 boîtes de faux médicaments

L’essentiel des faux médicaments en vente au Sénégal proviennent de la République de Guinée. Mais la douane est en train d’éradiquer le trafic avec les nombreuses saisies. La dernière opération remonte à mardi dernier à Dialadiang, dans le département de Vélingara, région de Kolda. En effet, les agents des Douanes en service au poste de Dialadiang ont intercepté, mardi à 17h, un camion transportant des faux médicaments d’une valeur de 72 millions Fcfa. La marchandise prohibée est composée de 11 000 boîtes de divers médicaments que les trafiquants ont stockées en vrac dans des cachettes spécialement aménagées sur le plancher du camion. Dans un passé récent, la même unité douanière avait découvert de faux médicaments d’une valeur de 131 millions Fcfa dans le double de fond d’un autre camion. A signaler que les Douanes de Vélingara mènent sur trois fronts les opérations spéciales Covid-19 à savoir la surveillance des frontières avec les deux Guinées et avec celle de la Gambie. Aussi, les douaniers ont-ils refoulé 400 ressortissants étrangers qui voulaient entrer au Sénégal, malgré la fermeture des frontières.

Riposte contre la COVID-19 à Mékhé

Il y a quelques jours, la ville de Mékhé s’était réveillée avec un cas de contamination au coronavirus pas comme les autres. Il s’agissait en fait d’un mareyeur ayant contracté le virus à Dakar, et qui était décédé avant que les résultats du test ne tombent. Mais les mesures préventives ont donné leurs résultats, car depuis lors, la maladie est sous contrôle. C’est dans ce cadre que Mamadou Guèye Mbengue, Président du Conseil d’Administration du Conseil Sénégalais des Chargeurs (Cosec), par ailleurs responsable local de l’Alliance Pour la République (Apr), s’investit dans la prise en charge des effets socioéconomiques, pour mieux cerner tous les contours de sa progression. A cet effet, il a distribué 2 000 gants dans toutes les structures de santé de la ville et des denrées alimentaires dans les 37 daara pour éviter que les talibés, qui constituent une couche vulnérable, ne soient dans la rue où ils risquent de rencontrer le virus. Il s’y ajoute la mise en place d’un dispositif pour accompagner les familles mises en quarantaine chez elles.

ASBEF placée sous administration provisoire

C’est la fin du contentieux qui oppose la Directrice Exécutive de l’ASBEF, Myriam Makéba Mingou et le comité Intérimaire de Gouvernance (CIG) de l’ASBEF. Ce différend qui avait atterri à la justice a été vidé hier. Le juge a tranché en faveur du comité en éjectant Myriam Makéba Mingou de son fauteuil après son inculpation avec Mme Ndaw Sy pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écritures privées. Ainsi le juge place l’ASBEF sous administration provisoire. Cette page tournée, le comité Intérimaire de Gouvernance (CIG) se relance désormais sur la gouvernance afin de rétablir la crédibilité entachée de l’ASBEF auprès de ses partenaires techniques et financiers.

Les instructions au ministre de la Justice

Le président de la République a eu écho du mouvement d’humeur des travailleurs de la justice qui ont paralysé toute la semaine le fonctionnement des tribunaux. En réunion de conseil des ministres hier, Macky Sall a demandé au Garde des Sceaux, Me Malick Sall, de veiller à l’instauration d’un dialogue social permanent et à la stabilité, avec toutes les composantes et acteurs du secteur.

Absence de dispositif de lavage des mains dans les tribunaux

Le nouveau Syndicat des travailleurs de la justice se signale également en regrettant l’absence d’un dispositif sanitaire préventif de lavage des mains et des thermo flashs à l’entrée des tribunaux, notamment au Palais de Justice Lat Dior de Dakar, face à la recrudescence des cas de malades à Coronavirus. Le Secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice, Me Atab Goudiaby, qui souhaite un prompt rétablissement aux travailleurs infectés, pense que cette situation contraste avec la reprise des activités, quasiment à plein régime, des juridictions. Le syndicat invite les ministres de la Justice et de la Santé à prendre des mesures de sécurité sanitaire dans les meilleurs délais pour ramener la confiance dans les rangs des travailleurs. Toutefois, Me Goudiaby rappelle que malgré cette situation alarmante, ils ont eu à tenir presque toutes les audiences jusqu’à ce que, par communiqué du 16 juin 2020, le secrétaire général de la Cour d’Appel de Dakar ait suspendu toutes les audiences dans ledit Palais. L’Untj félicite les travailleurs pour le sens élevé de responsabilités dont ils ont toujours fait montre, eu égard aux obligations qui pèsent sur eux.

Littoral de Malika

Le mouvement citoyen «Malika d’abord» dit halte au bradage du littoral. Son coordonnateur, Mamadou Malcom Fall, demande aux fils du terroir de se mobiliser pour un combat citoyen face aux spéculateurs fonciers qui se sont déjà partagé le butin en complicité avec de gros pontes du régime. Les jeunes de Malika invitent d’ailleurs le chef de l’Etat, Macky Sall à prendre des mesures fortes, notamment en faisant démolir toutes les constructions irrégulières sur le littoral.

Kaffrine affiche zéro cas de covid-19

La région de Kaffrine retrouve la zone verte. Depuis hier, elle affiche au compteur zéro cas de coronavirus à l’instar de celle de Tambacounda, Kolda et Kédougou. Les tests des derniers cas suspects sont revenus négatifs. Etles 04 malades que comptaitla région sont déclarés guéris. Ainsi, la région n’a plus de malades hospitalisés. Toutefois, le maire deKaffrine Abdoulaye Wilane appelle les populations à la vigilance


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*