Edition du Soir de la Revue de presse du Mercredi 17 Juin 2020

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des Ministres, le mercredi 17 juin 2020, à 10 heures, au Palais de la République.

Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, adressé ses condoléances les plus attristées aux familles des deux soldats décédés en Casamance, et Aux armées, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de la République a, au titre de la maitrise stratégique du développement du secteur de l’eau pour l’accès universel, rappelé au Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, l’impératif de mobiliser l’expertise technique et les ressources financières requises, afin d’assurer le fonctionnement optimal des infrastructures hydrauliques implantées sur l’ensemble du territoire national. Il a, en outre, invité le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement à finaliser l’évaluation de la réforme de l’Hydraulique rurale, la réalisation des grands projets d’hydraulique urbaine en cours, ainsi que le processus d’adoption du Code de l’Eau.

Le Chef de l’Etat, abordant la question de la pluviométrie et de la gestion de l’hivernage, a demandé aux ministres concernés d’engager, sans délai, l’exécution des actions prioritaires de prévention des inondations. Il a invité le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural à intensifier le rythme des mises en place d’intrants et de matériels agricoles au profit des producteurs.

Le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de l’Intérieur de veiller particulièrement au respect strict de la réglementation de la protection civile, particulièrement l’équipement adéquat des communes en paratonnerres et la sécurisation de l’accès aux plages.

Le Président de la République, revenant sur la nouvelle impulsion au développement durable de la région naturelle de Casamance, a demandé au Ministre des Collectivités territoriales et au Ministre des Finances et du Budget, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour proroger le projet de Pôle de Développement de la Casamance (PPDC) dont la première phase vient d’être achevée. Il a, par ailleurs, indiqué au Gouvernement, l’urgence d’accélérer l’implantation de l’Agropole Sud, qui doit intensifier et optimiser le développement sectoriel et industriel des régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor.

Le Président de la République a, par ailleurs, demandé au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de veiller à l’instauration d’un dialogue social permanent et à la stabilité, avec toutes les composantes et acteurs du secteur.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le conseil avoir pris part, le 17 juin 2020, au Sommet extraordinaire virtuel Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19.

 

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur le suivi des directives présidentielles, notamment sur la gestion des eaux pluviales, la réduction des risques d’inondation dans les zones péri-urbaines.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait le point sur l’état d’exécution budgétaire

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur l’assistance apportée à nos compatriotes de la Diaspora et sur la situation de leurs rapatriements ;

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait le point sur l’appui au financement des entreprises en difficultés

Le Ministre en charge de la solidarité nationale a fait le point sur la distribution de l’aide alimentaire d’urgence.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la pandémie de la COVID-19.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la pluviométrie et la mise en place des intrants agricoles, la lutte contre les oiseaux granivores

Le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement a fait une communication sur les mesures et actions déjà entreprises et en cours, pour améliorer l’alimentation en eau des populations, en attendant l’achèvement du programme structurant de l’usine de production d’eau de Keur Momar Sarr 3.

Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication dans laquelle il a proposé la reprise des cours pour les classes d’examen, le 25 juin 2020 et a fait un appel à une mobilisation des acteurs, des partenaires, des collectivités territoriales, de la société civile, des syndicats, des enseignants et des élèves. Cette proposition a été adoptée par le Conseil.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

–       le projet de loi portant ratification des ordonnances prises en application , de la loi d’application n°2020-13 du 02 avril 2020 habilitant le Président de la République à prendre, par ordonnances, des mesures relevant du domaine de la loi pour faire face à la pandémie du COVID-19 et autorisant la prorogation de l’état d’urgence ;

–       le projet de loi sur les prix et la protection du  consommateur.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris la décision suivante :

Monsieur Alphonse SENE, Docteur Vétérinaire, matricule de solde n° 615 763/F, précédemment Chef de la Division des Activités Hippiques, est nommé Directeur du Développement des équidés, au ministère de l’Elevage et des Productions animales, en remplacement de Docteur Amadou Bassirou FALL, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.Fait à Dakar le 17 juin 2020, Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement

 

La Chine va alléger la dette de certains pays africains (Télévision d’Etat)

 (Agence Ecofin) – Le président Xi Jinping a annoncé qu’il exempterait certains pays africains du remboursement des prêts concessionnels dont l’échéance est initialement prévue en 2020. La mesure vise à aider le continent à faire face aux contrecoups économiques de la pandémie de COVID-19.
La Chine va alléger la dette de certains pays africains. C’est ce qu’a rapporté la CGTN, la télévision publique chinoise, citant un discours du président Xi Jinping (photo).
La mesure qui s’inscrit dans le cadre du forum de coopération Chine-Afrique va concerner les prêts concessionnels accordés à certains pays africains et prévus pour être remboursés en 2020.
Cette nouvelle annonce intervient après un plaidoyer de plusieurs pays africains en faveur d’une annulation de leur dette extérieure afin de dégager des ressources financières immédiates pour faire face aux contrecoups économiques de la pandémie de COVID-19.  Avec une dette estimée à 145 milliards $ dont 8 milliards $ doivent être payés cette année par les pays africains, la Chine constitue le plus gros créancier de l’Afrique.
« Pour les pays africains qui sont les plus touchés par le coronavirus et qui subissent de fortes pressions financières, la Chine travaillera avec la communauté mondiale pour leur apporter un soutien accru, par exemple en prolongeant la période de suspension de la dette afin de les aider à surmonter les difficultés actuelles. », a déclaré le président Xi Jinping. Et d’ajouter  : « nous encourageons les institutions financières chinoises à répondre à l’initiative de suspension du service de la dette (DSSI) du G20 et à tenir des consultations amicales avec les pays africains, selon les principes du marché afin d’élaborer des arrangements pour les prêts commerciaux avec des garanties souveraines ».Moutiou Adjibi Nourou

Capacité d’investissement : La Sonatel pèse 585 milliards de FCFA sur la période 2017 à 2019

https://www.lejecos.com/-Le Groupe Sonatel a investi 585 milliards de FCFA sur la période 2017 à 2019. Ces investissements ont permis à l’opérateur de téléphonie Sonatel de disposer d’une des plus vastes infrastructures de télécommunications en Afrique, d’un réseau 100% numérique avec cinq anneaux de fibre optique (y compris sous-marin) d’une longueur totale de plus de 3 000 km et d’une des plus grandes bandes passantes Internet en Afrique (+de 400 Gbits/s).
Ces importants investissements, confie la société, ont été financés par autofinancement et par endettement auprès des institutions financières et ont été réalisés à 54% au Sénégal, premier marché du Groupe en termes de revenus.
Dans la logique de maintenir sa performance et d’intensifier ses investissements, la Sonatel lance un emprunt obligataire par appel public à l’épargne d’un montant de 100 milliards de francs Cfa.
L’emprunt obligataire a été validé, selon la Sonatel, par le Conseil régional sous le visa numéro EOP/20-01O pour l’émission de 10 000 000 obligations au prix unitaire de 10 000 FCFA. Cet emprunt, ajoute-t-elle, sera amorti sur une maturité de 7 ans à un taux d’intérêt facial de 6,50 % par an. Elle rappelle dans la foulée que la période de souscription est ouverte du 15 juin au 15 juillet 2020.
La Société jouit d’un statut qui sera certainement au goût des investisseurs. En ce sens, l’on indique :  « Sonatel, en tant que société émettrice sur le marché financier régional (MFR), s’est vue octroyer l’une des meilleures notes pour une entreprise privée émettrice au sein de la zone UEMOA à date  : l’« Investment Grade». L’émetteur, également en tant que première entreprise de la région en termes de chiffre d’affaires dispose, d’un risque de crédit exceptionnellement bas dans un contexte économique ponctué d’incertitudes, d’une forte capacité à honorer le service de la dette à court et à long terme, et d’une gouvernance respectant les meilleurs standards internationaux ».
De manière détaillée, la Sonatel exhibe ses données plus qu’attirantes :  « première entreprise privée de la zone UEMOA avec un chiffre d’affaires supérieur à 1 000 Mrds FCFA pour un EBITDA en croissance continue, première capitalisation boursière de la BRVM avec plus de 1 700 milliards FCFA, plus de 35,85% de la cote, meilleure notation financière parmi toutes les entreprises privées de la région UEMOA avec une structure capitalistique solide avec un ratio d’endettement faible de 24,5%, une capacité d’endettement sous-utilisé avec un ratio de Dette Nette/EBITDA de 0,18x (2,0x dans le secteur des télécommunications), entre autres ».Bassirou MBAYE

Ripert Eudes BOSSOUKPE SG du Crepmf : «Treize opérations d’émissions ont été réalisées au cours du premier semestre 2020 et ont permis de collecter plus de 550 milliards de FCFA»

https://www.lejecos.com/ Le secrétaire général du Conseil régional de l’épargne public et des marchés financiers (Crepmf) a annoncé ce matin qu’à cette date, treize (13) opérations d’émissions ont été réalisées au cours du premier semestre 2020 et ont permis de collecter plus de 550 milliards de FCFA.
Selon le Secrétaire général(Sg) du Crepmf treize (13) opérations d’émissions ont été réalisées au cours du premier semestre 2020 et ont permis de collecter plus de 550 milliards de FCFA. Ripert Eudes BOSSOUKPE qui participait au webinar organisé par la Sonatel dans le cadre de la présentation de son opération de 100 milliards sur le marché financier régional, ajoute dans la foulée que  Cinq (5) opérations additionnelles ont été autorisées dont celle de la SONATEL et devrait permettre de collecter un montant supplémentaire de 200 milliards.

« Je voudrais nous engager à dépasser les performances exceptionnelles de 1 620 milliards observées l’année dernière, au regard des besoins de nos économies estimés pour le seul secteur public à plus de 5 000 milliards de FCFA », a déclaré également M. BOSSOUKPE. Qui explique qu’au niveau des agréments, le CREPMF a délivré une dizaine de nouveaux agréments aux acteurs agréés et en a retiré deux.

Aussi, fait-il savoir, au niveau du marché secondaire, on note globalement que les cours boursiers des sociétés cotées n’ont pas été aussi impactés comme dans d’autres juridictions.
Par ailleurs, il indique que l’émission de la SONATEL a été autorisée, en consultation à domicile, moins de dix (10) jours après que le dossier de demande de visa soit devenu complet. Ainsi, il révèle que le régulateur a démontré qu’en réalité, les délais d’instruction des dossiers peuvent être fortement réduits et les dossiers présentés diligemment aux instances dès lors que deux conditions sont remplies : l’émetteur a une politique de communication financière qui satisfait aux exigences réglementaires et les documents requis pour obtenir le visa sont diligemment transmis aux équipes du Secrétariat Général.
Selon lui, il s’agit actuellement de la plus grosse émission obligataire d’un émetteur du secteur privé. Ce montant, reconnaît le Sg du Crepmf, est même plus élevé que celui de certains emprunts d’Etat émis récemment sur le marché et que cela signifie que depuis quelques mois, les choses commencent à changer.
« Nous encourageons qu’à l’instar de la SONATEL, les grosses entreprises publiques, parapubliques et privées de nos pays opérant dans divers secteurs d’activités notamment le secteur des infrastructures énergétiques, de l’eau, des infrastructures portuaires ainsi que nos PME puissent recourir à cet instrument, pour leurs projets à long terme, en complément du secteur bancaire », déclare enfin M. BOSSOUKPE.Bassirou MBAYE

407 882 UNITES ECONOMIQUES DENOMBREES EN 2017 PAR L’ANSD

https://www.seneplus.com/Le Recensement général des entreprises (RGE), de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) de 2017 a été de faire l’inventaire des unités économiques des secteurs formel et informel disposant d’un local.
L’Agence nationale de la statistique et de la démographie a procédé à l’inventaire et à la cartographie des unités économiques qui existent au Sénégal. Cette étude qui date de trois ans renseigne sur les forces et faiblesses des secteurs formel et informel.
Le but du rapport global du Recensement général des entreprises (RGE), de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) de 2017 a été de faire l’inventaire des unités économiques des secteurs formel et informel disposant d’un local. L’étude a également porté sur les exploitations agricoles, la pêche artisanale, les organisations patronales et les Groupements d’intérêt économique, les entreprises de transport terrestre, aérien et fluvial.
A l’occasion de ce Recensement général des entreprises (RGE) qui entre dans le cadre du Projet de rénovation des comptes nationaux(PRCN), l’objectif visé est de développer un système d’information statistique permettant de répondre aux besoins des décideurs. « Ainsi, le RGE a permis de dénombrer 407 882 unités économiques réparties sur l’ensemble du pays. Cependant, la plupart de ces unités se situent dans la région de Dakar (39,5%), suivie de celles de Thiès (11,5%), Diourbel (9,4%) et Kaolack (5,9%) », lit-on dans le rapport 2017 de l’ANSD. « Les entreprises individuelles (82,3%) sont les plus représentées et elles évoluent majoritairement dans le secteur informel. S’agissant des personnes morales, les Groupements d’Intérêts économiques (GIE) et les Sociétés à Responsabilité limitée (SARL) dominent avec des proportions respectives de 53,7% et 20,3%. Par ailleurs, l’environnement des entreprises sénégalaises est marqué par une forte présence de petites et moyennes Entreprises (99,8%), dont 81,8% sont des entreprenants », précise le document visité par « L’INFO ».
Par ailleurs, le RGE a dénombré une part négligeable d’entreprises en arrêt momentané de leurs activités pendant la collecte (0,07%) du fait du manque de fonds (48,8%), de baisse de la vente (16,9%), de l’indisponibilité du personnel (10,2%), du manque de matériels (8,5%)et de l’indisponibilité de local adapté pour exercer leurs activités (5,8%). « Relativement à la tenue de comptabilité, il ressort une proportion de 15,2% d’entreprises seulement dont 80,3% d’entre elles utilisent des carnets, indiquant la forte présence des unités informelles (97,0%). Pour l’actionnariat, les Sénégalais sont largement majoritaires (94,8%). Par ailleurs, les entrepreneurs sont relativement jeunes (46 ans en moyenne) et généralement instruits (71,2%). De plus, les hommes sont plus nombreux que les femmes dans l’entreprenariat (68,7% et 31,3% respectivement). En revanche, les femmes entreprennent plus dans les services de restauration (72,8%) et de coiffure et dans le secteur du commerce (38,9%) », révèle le rapport de l’ANSD.

11 349, 7 milliards de chiffre d’affaires

Lequel informe que le chiffre d’affaires généré par l’ensemble des entreprises recensées s’élève à 11 349,7 milliards. Les effectifs des permanents sont composés de plus de 66% d’hommes. milliards. Le commerce apparait comme la branche d’activité la plus dynamique, eng40,3% du chiffre d’affaires et 32,8% des travailleurs. « Le secteur formel génère 83,7% du chiffre d’affaires global. En outre, les grandes entreprises génèrent 69,6% du chiffre d’affaires.
Par Par ailleurs, elles ont plus sollicité des financements auprès des unités d’intermédiation (banques, « L’effectif du personnel des unités recensées s’établit à 844 268 travailleurs dont 72,4% de permanents et 66,7% d’hommes. La région de Dakar concentre 51,7% des employés, alors que partout ailleurs, le niveau de l’emploi est inférieur à 11% du total. La région de Kédougou dispose le plus faible niveau de personnes employées 0,7% relativement aux autres régions. Dans chacune des régions, le nombre d’employés du secteur informel dépasse largement celui du formel. Dans l’essentiel des régions, près de 70% du personnel en activité exercent dans l’informel. Pour Dakar et Saint Louis où l’emploi informel est moins représenté, la proportion est respectivement de 48,1% et 77,6%.
Ainsi, une faible proportion des travailleurs bénéficie de la protection sociale, 2,6% des unités économiques sont inscrites à l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et 2,4% à la Caisse de Sécurité sociale (CSS) ». « Les entreprises sénégalaises font face à des difficultés dans l’exercice de leurs activités, en l’occurrence les impôts et taxes élevés et les lourdeurs des procédures et formalités administratives. En outre, les dispositifs d’appui mis en place par les Autorités ne sont pas bien connus par les entrepreneurs. Les plus fréquents sont les Chambres de commerce (17,5%), les Chambres de métiers (11,2%) et le Guichet unique de l’APIX (8,2%). Toutefois, ces entrepreneurs ne sont pas, en général, satisfaits de ces dispositifs. En plus, ils ne connaissent pas bien la commande publique (11,8%) et n’en ont pas une bonne appréciation (34,1%) », indique l’ANSD dans son rapport.

369 TONNES DE BANANES PERDUES, LES PERTES ESTIMÉES À 74 MILLIONS FCFA

http://www.emedia.sn/24 616 bananiers déracinés soit 369 tonnes de bananes perdues. C’est une conséquence de pluies accompagnées de vents. Les planteurs du Balantacounda, à Sédhiou, listent, ainsi, les dégâts de la dernière tempête.
Des pertes estimées à près de 74 millions F CFA, par les producteurs de la zone. Et qui viennent s’ajouter à celles dues aux mesures de restriction liées à la pandémie de la Covid-19.
La fédération des producteurs exprime ses craintes au micro de Radio Sénégal. « Notre grande inquiétude, c’est comment commencer l’arrosage de l’année à venir. Dans 4 mois on doit commencer l’irrigation alors qu’on a déjà commencé à contracter du crédit », a expliqué son Secrétaire général, Bourama Sadio. Dié BÂ

La start-up Yobante Express va lancer un service de livraison des denrées fraîches

 (Agence Ecofin) – La start-up Yobante Express a développé des opérations de livraison de petits colis via une plateforme web et mobile. Elle va proposer un nouveau service de livraison de fruits et de légumes frais au Sénégal.
Yobante Express est une start-up sénégalaise qui mène des opérations de livraison de colis au niveau local et transfrontalier. Elle se base sur un circuit de points de relais déjà établis pour livrer des colis jusqu’à la destination finale. Lancée en 2018, Yobante Express va élargir son offre avec une chaîne de froid qui va dans un premier temps desservir les zones de Thiès et Mbour, puis s’étendre dans les autres régions du Sénégal. La start-up tire ses revenus des frais de livraison, ainsi que d’une assurance sur les colis fragiles.
Le marché des denrées alimentaires reste encore fragmenté dans de nombreux pays africains. Une plateforme qui connecte les producteurs locaux directement à la clientèle pourrait permettre de réduire le nombre d’intermédiaires qui augmentent souvent les prix pour se faire un bénéfice. Ce nouveau service pourra ainsi formaliser le secteur et proposer des produits en fonction du portefeuille du client.
Rappelons que Yobante Express implique déjà 250 points de relais et 300 transporteurs occasionnels à travers son service de livraison de colis. La start-up génère environ 50 000 dollars par mois.Aïsha Moyouzame

’’TAAMU SÉNÉGAL’’,UNE INITIATIVE DESTINÉE À PROMOUVOIR LE TOURISME LOCAL

Dakar, 17 juin (APS) – L’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT) a procédé, mercredi, au lancement officiel de l’initiative ’’Taamu Sénégal’’ destinée à promouvoir le tourisme local dans une perspective de relance d’un secteur fortement impacté par la crise sanitaire du nouveau coronavirus.
’’Taamu Sénégal est une initiative destinée aux Sénégalais, en collaboration avec tous les intervenants de la chaîne de valeur du Tourisme, de l’Hôtellerie et des Voyages’’, a déclaré le directeur de l’ASPT Pape Mahawa Diouf en conférence de presse.
Cette initiative d’envergure nationale destinée à promouvoir l’offre touristique auprès des entreprises publiques et privées nationales, des expatriés et résidents au Sénégal vise notamment à « réorienter toutes les consommations touristiques initialement prévues en dehors de notre pays vers des sites touristiques nationaux », selon M. Diouf.
Cette démarche devrait permettre d’injecter quelque quatre milliards de FCFA dans l’écosystème touristique sénégalais, a-t-il indiqué.
En travaillant avec les acteurs touristiques, « nous avons pu voir de très près l’inquiétude qui règne face au manque de fréquentation et de réservation touristique », a déploré le directeur de l’ASPT.
Il a annoncé qu’en partenariat avec l’ensemble des acteurs du secteur, une « démarche collégiale » sera engagée pour relancer la demande grâce à l’initiative « Taamu Sénégal ».SMD/OID/ASB

Promotion touristique 

http://www.enqueteplus.com/L’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT) lance l’initiative ‘’Taamu Sénégal’’, aujourd’hui. Une opération destinée aux Sénégalais, en collaboration avec tous les intervenants de la chaîne de valeur du tourisme, de l’hôtellerie et des voyages.
‘’Soucieuse de mettre en relation l’offre et la demande touristique nationale comme levier de relance du tourisme interne, l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), en parfaite symbiose avec le secteur privé, lequel a manifesté un intérêt patriotique et une adhésion parfaite à l’opération, propose aux publics cibles des tarifs préférentiels et des offres promotionnelles sur une plateforme unique dédiée, disponible sous le nom de domaine www.taamusenegal.com’’, informe un communiqué transmis à ‘’EnQuête’’.
D’après la même source, cette initiative d’envergure nationale destinée à ‘’promouvoir’’ l’offre touristique auprès des entreprises publiques et privées nationales, des expatriés et résidents au Sénégal, vise à ‘’réorienter toutes les consommations touristiques’’ initialement prévues en dehors du pays vers des sites touristiques nationaux.
…Ainsi, dans le cadre de la promotion de la destination Sénégal, le communiqué relève qu’à terme, environ 4 milliards de F CFA, pourraient être réinjectés au sein de l’écosystème touristique sénégalais. En lançant ‘’Taamu Sénégal’’, l’ASPT explique qu’elle ‘’accompagne et s’implique fortement’’ dans la directive présidentielle de mettre en œuvre des initiatives pour accompagner au maximum l’industrie touristique nationale jusqu’à l’ouverture de toutes les entreprises touristiques.
‘’En effet, ce projet vient à point nommé, dans un contexte où les restrictions de voyages plombent le tourisme international, permettant aux entreprises du secteur de pouvoir relancer leurs activités commerciales grâce à cette opération qui compte bien s’inscrire dans la durabilité’’, lit-on dans le document.

MAMADOU NDAO,CONSEILLER TECHNIQUE NUMERO 1 DU MINISTRE DU TOURISME ET DES TRANSPORTS AÉRIENS : «Le nouveau plan stratégique mise sur le Tourisme interne« 

http://lesoleil.sn/-Le ministère du Tourisme et des Transports aériens vient de se doter d’un Plan stratégique de développement 2020-2025 qui dégage les orientations fortes et fixe le cap dans le sillage du Pse. Dans ce document, la question de la relance du secteur du tourisme occupe une place centrale. Et l’une des options retenues, c’est de miser sur le tourisme intérieur pour accélérer la reprise et favoriser un redressement durable du secteur.

En réunion du Conseil des ministres du mercredi 27 mai 2020, le chef de l’Etat a demandé à ce que le secteur du tourisme soit érigé en priorité dans le Plan global de relance de l’économie en cours de finalisation. Qu’est-ce qu’on doit entendre et comprendre ?

Ce qu’il faut comprendre de cette décision du chef de l’Etat, c’est sa cohérence par rapport à sa vision définie dans le Pse, qui fait du Tourisme et des Transports aériens, notamment à travers le hub régional multiservices, un des porteurs de la croissance de notre pays. Je voudrais rappeler que le Tourisme est la première industrie au monde, par conséquent, un choc mondial de ce genre a fatalement un impact négatif sur toute la chaîne de valeur au plan national. Aujourd’hui, la fermeture des établissements d’hébergement, des agences de voyage et des aéroports, consécutive à la fermeture des frontières, a remis en cause les prévisions attendues, au niveau des indicateurs macroéconomiques nationaux. Il y aura certainement des pertes de recettes de l’Etat notamment sur les taxes et impôts à collecter.
On doit aussi s’attendre à une baisse de la production, qui impactera sur la contribution du secteur au Pib ; de même que sur le déficit de la balance commerciale. Sans compter la baisse des investissements publics comme privés et les pertes d’emplois qui auront des incidences au niveau de l’Ires et de la sécurité sociale des travailleurs. En résumé, voilà quelques raisons, et pas des moindres, pour lesquels le Président de la République Macky Sall a décidé d’ériger le Tourisme et les Transports aériens en priorité dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale et d’y consacrer des moyens conséquents.

Au-delà de ce soutien aux acteurs à travers par exemple le crédit hôtelier, qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour relancer le secteur touristique durement touché par la pandémie de la Covid-19 ?

Le département vient  de se doter d’un Plan stratégique de développement du tourisme et des transports aériens 2020-2025 qui dégage les orientations fortes et fixe le cap dans le sillage du Pse. C’est pourquoi la nouvelle stratégie post-Covid-19 du secteur du tourisme et des transports aériens du Sénégal va mieux aligner le secteur sur les projets phares du Pse.
Elle offre désormais une déclinaison opérationnelle claire de la vision et de la stratégie globale du Pse dans un de ses secteurs moteurs. La feuille de route détaillée de la nouvelle stratégie, avec ses 25 chantiers prioritaires, permettra d’en assurer une exécution efficace et en « fast-track ». Il faut ajouter que le ministère du Tourisme et des Transports aériens, en analysant les perspectives post-Covid-19, a misé sur le « tourisme interne » pour accélérer la reprise et favoriser un redressement durable de ce secteur, identifié parmi ceux prioritaires dans le cadre du Plan Sénégal émergent.
Le tourisme interne comprend les voyages touristiques à l’intérieur des frontières, réalisés par les résidents nationaux et non nationaux. Il joue un rôle particulièrement important en temps de crise. La Covid-19 représente aujourd’hui une opportunité réelle d’augmenter la fréquentation des lieux d’hébergement touristiques par les Sénégalais, et de positionner notre pays comme l’une des destinations touristiques majeures pour les résidents.

Avez-vous évalué les pertes commerciales occasionnées par la pandémie de la Covid-19 sur le secteur touristique en général et sur les hôteliers en particulier ?

L’analyse de l’impact de la Covid-19 réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) montre qu’au cours des trois premiers mois suivant le choc, le secteur du tourisme a enregistré des pertes de chiffre d’affaires à hauteur de 119,7 milliards de FCfa. Une analyse de ces pertes par chaînes de valeur renseigne que les activités d’hébergement vont connaître une perte de 79,2 milliards FCfa en chiffre d’affaires ; la restauration hors hôtels 34,1 milliards de FCfa ; le transport routier 4,8 milliards de FCfa ; les services sportifs, culturels et autres services récréatifs 5,2 milliards de FCfa et les autres biens et services caractéristiques du tourisme propre au pays 2,3 milliards de FCfa.

La pandémie de la Covid-19 est arrivée au moment où Air Sénégal prenait son envol. Doit-on s’inquiéter pour sa survie ?

La pandémie n’a épargné aucun secteur, aucune compagnie aérienne dans le monde. Nous espérons dépasser cette situation très bientôt. Mais, comme vous l’avez relevé, les décisions prises par les Etats dont le nôtre de fermer leurs aéroports aux vols commerciaux, pour lutter contre la pandémie, ont conduit, par exemple, notre compagnie nationale Air Sénégal à arrêter ses dessertes, à clouer au sol ses avions et à mettre au chômage technique une partie de son personnel. De ce fait, son plan de développement a subi un coup d’arrêt. Toutefois, dans le cadre du Programme de résilience économique et social (Pres), le gouvernement du Sénégal a pris les devants et a anticipé pour préparer la relance, en accordant une enveloppe de 45 milliards de FCfa, pour soutenir le hub de la compagnie nationale Air Sénégal Sa.
En plus de cet appui financier, les entreprises du secteur vont bénéficier d’un différé de paiement des taxes et impôts. Le montant attribué au transport aérien est dédié au financement ci-après  : un apport en fonds propre de la compagnie pour le paiement des dettes avions et son fonctionnement ; les investissements immédiats notamment le Centre de maintenance aéronautique (Mro), avec la mise en place de la société de projet afin de faire d’Air Sénégal Sa une société de maintenance ; le démarrage du projet de l’institut de formation aux métiers aéronautiques surtout pour le personnel navigant de la compagnie ; la mise en place de la deuxième société d’assistance au sol en commençant par l’assistance domestique ; le démarrage des travaux de l’aéroport de Cap-Skirring pour améliorer les dessertes d’Air Sénégal Sa ; les dettes Rdia d’Air Sénégal Sa.
Vous le remarquerez, le développement du hub aérien sous-régional du Pse implique la fourniture de tous les services du transport aérien (donc diversification) et bien entendu, la maîtrise de toute la chaîne des métiers de l’aéronautique civile qui sont pris en compte dans les postes de financement retenus. C’est le cas du projet d’institut de formation aux métiers de l’aéronautique à l’Aéroport internationale Blaise Diagne. Je signale que ce n’est pas qu’Air Sénégal car, sur instructions de Président de la République, un fonds de 10 milliards de FCfa a été mis en place le 02 juin 2020, dans les mêmes formes à peu près que le crédit hôtelier et touristique, pour venir en aide aux acteurs du secteur aéroportuaires eux aussi durement impactés avec ses 5 000 emplois directs. Entretien réalisé par  Elhadji Ibrahima THIAM

Lutte contre la Désertification :  »2 milliards ha de terre cultivable sont devenus dégradés » (Enda)

https://www.seneweb.com/ »Aliments-Fourrage-Fibres : production et consommation durable ». Tel est le thème de la journée mondiale de lutte contre la désertification, qui a été tenue à Mbour, par Enda Energie.
Pour célébrer cette journée, Enda Energie s’est appuyé sur le Programme de Bonne gouvernance écologique de l’Entente intercommunale de la Petite-côte pour une Gestion intégrée des Zones côtières (EIPC- GIZC) à travers un reboisement dans des établissements et sites publics de la localité.
 »Au niveau international nous avons une perte de plus de 2 milliards d’hectares de terre qui sont devenus dégradés, qui auparavant étaient cultivables. D’ici 2030, les chiffres montrent que nous aurons besoin de 300 millions d’hectares pour produire notre aliment. Et comme le thème le dit, il faut faire le lien entre  la consommation et la terre. Cela veut dire qu’il faudra qu’on revoit nos modes de production et de consommation pour l’inscrire dans la durabilité. Il y a trop de perte, de gaspillage dans la production », explique Emmanuel Seck, coordonnateur de programme Enda-Energie.

Il se demande d’ailleurs :  »D’ici 2030, où le Sénégal pourra-t-il trouver des terres pour nourrir sa population ? ».

Ainsi, les jeunes, les élèves entre autres ont été sensibilisés pour la préservation du littoral et de la biodiversité.
Pour atteindre cet objectif, un partenariat est noué avec un certain nombre d’établissements scolaires. Mieux, des jardins maraîchers ont été installés au profit des clubs environnement des écoles sélectionnées dans certains établissements.
Ceci, pour approvisionner des produits alimentaires aux élèves et aux communautés environnantes.
Cette journée, célébrée en partenariat avec les acteurs du secteur de l’environnement à Mbour, ainsi que ceux du projet Eipc, a permis de planter des arbres forestiers et fruitiers. Aussi c’était l’occasion pour les acteurs intervenant dans la lutte contre la désertification de plaider et de sensibiliser davantage sur la manière de réduire leur empreinte écologique à travers les changements de comportement sur leurs modes de production et de consommation.

COMMERCE DE DETAIL : Les raisons de la réussite des Guinéens

http://toutinfo.net/–1989 marque l’installation des boutiquiers guinéens au Sénégal. Leur réussite tient en quelques mots  : patience, travail, solidarité.  Ces fils de Labé, de Sandali et autres localités de la Guinée Conakry, trouvent leur bonheur dans le commerce de détails.
Trouvé en pleine discussion avec un client, Thierno Diallo, 23 ans, teint clair résume ainsi son parcours  : «Je suis venu au Sénégal en 2013 et depuis lors, j’ai commencé le travail de boutiquier mais en tant que « boy boutique ». Au début, je travaillais pour quelqu’un qui me payait un salaire à la fin du mois. C’était un apprentissage, en fait. C’est mon oncle qui m’avait mis en rapport avec lui dès mon arrivée au Sénégal. Je faisais des va-et-vient d’une boutique à l’autre, mais maintenant alhamdoulilah, après des années d’apprentissage, j’ai ma propre boutique, je suis stable ».
Pour Thierno  le travail de boutiquier est facile et difficile à la fois. « Le travail de boutiquier est facile et difficile à la fois. Il faut vraiment une maîtrise de ce métier afin de savoir quoi vendre? Et comment le vendre ? », explique-t-il.
Par ailleurs, Thierno Diallo signale qu’il ne rencontre aucun problème avec son travail et que depuis qu’il a eu sa boutique les choses se passe à merveille. Et selon lui, il n’y a pas de secret, pour le succès, il suffit tout simplement de se battre et d’y croire. «Dès notre enfance, on nous apprend à vendre et on grandit avec. Tu sais lorsque tu grandis avec une chose, c’est facile de le gérer et puis, c’est un métier comme les autres. Dès le bas âge, on nous a appris comment gérer une boutique », dit-il. Et il ajoute qu’il a mémorisé le Coran mais jusqu’à présent il n’a pas fait son récital à cause du travail.
Ramadan Diallo, teint noir, marié, âgé de 37 ans, est lui-aussi un boutiquier guinéen. Il s’est installé au Sénégal depuis 1994. Dans sa boutique  située à Wakhinane Nimzat, Baye-Laye en face de  » Diakka Maurice « , il nous explique comment il est passé d’élève franco-arabe à boutiquier. «Je suis venu au Sénégal étant adolescent et on m’a inscrit dans une école franco-arabe » Bilal Ibn Rabba  » se trouvant au marché « Bou bess ». J’ai été là-bas jusqu’à l’obtention de mon BFEM et par la suite on m’a transféré à Al FALA  de Pikine où j’ai eu mon bac et j’avais décidé de retourner en Guinée pour faire des concours malheureusement aucune d’elles n’a réussi. Et à un certain moment, la situation familiale devenait de plus en plus dure, les charges devenaient de plus en plus lourdes pour mon père. En tant que fils aîné, je trouve inadmissible que mon papa s’occupe de la famille,  ma femme et moi y compris. C’est ce qui m’a motivé à revenir ici en 2008 pour gérer une boutique de mon papa au marché Sahm et quelques mois après, il m’a transféré ici, c’est lui qui m’a donné cette boutique»,  confie Ramadan.
Daouda Diallo, teint clair, 39 ans, marié, est un boutiquier guinéen qui est au Sénégal depuis 1996. Il a commencé  dans une boutique de son père aux Parcelles Assainies. Et 4 ans plus tard,
il est venu à Guédiawaye pour épauler son frère aîné dans sa boutique.
Quelques années après, il gère sa propre boutique qui se situe en face de l’église Saint-Abraham de Baye-Laye. «Depuis que je suis à Guédiawaye, j’avoue que cette ville me réussit. Grâce à Allah et à cette boutique, j’arrive à m’assurer la location de ma chambre et de la boutique et j’arrive aussi à envoyer quelque chose en Guinée », se félicite-t-il.Babacar TALLA

MOUSTAPHA LO, UNACOIS : «L’Etat doit réorganiser le commerce de détail»

http://toutinfo.net/ Analysant les causes explicatives qui font les Sénégalais ne réussissent pas dans le commerce de détail, Moustapha Lo, membre fondateur de l’Union nationale des commerçants et industriels (UNACOIS), chargé de l’Industrialisation, par ailleurs, conseiller du Président de la République est d’avis qu’elles sont à chercher dans notre mode vie, la sociologie et dans la pauvreté structurelle des ménages.
En quelque sorte,  dit le responsable de la plus grande organisation commerçante, c’est un peu le « syndrome de Mamadou boutiquier ». « Quand un Sénégalais tient une boutique dans un quartier, il est d’abord parent ou ami de tout le monde. C’est difficile pour lui de ne pas faire de crédit aux gens qui le sollicitent. A force de cumuler des arriérés  de dette, il ne pourra plus payer ses fournisseurs. Et au bout du compte, la boutique va mettre la clef sous la porte », explique Moustapha Lo.
Par contre, « si c’est un étranger qui est le tenancier de la boutique, il n’accorde du crédit qu’à ceux qui sont solvables », fait remarquer notre interlocuteur.
Pour lui, les Guinéens qui ont pris le relais des Mauritaniens, dans le commerce de détail, après les évènements douloureux de 1989 admettent des conditions de travail et de vie que peu de nationaux accepteraient. « Les Guinéens se contentent d’un modeste local et de petits bénéfices au moment un Sénégalais voudra brûler les étapes et devenir ici et maintenant un  riche importateur ou un industriel », estime  Moustapha Lo.
Pour lui, cette étape est tellement importante dans la formation d’un commerçant qu’il suggère aux marchands ambulants et aux ruraux qui viennent en ville de débuter dans le commerce de détail pour apprendre les rudiments du métier.
Par, ailleurs, Moustapha Lo, membre fondateur de l’Union nationale des commerçants et industriels (UNACOIS), chargé de l’Industrialisation, par ailleurs, conseiller du Président de la République déplore la « désorganisation » du secteur du commerce de détails complètement laissé aux des étrangers et qui n’appliquent toujours la vérité des prix du fait des raisons évoquées plus haut. « C’est un secteur à réorganiser. L’Etat a un très grand rôle à y jouer, en armant financièrement des structures comme l’UNACOIS pour ouvrir des boutiques témoins qui seront autant de niches de création d’emplois pour les jeunes », plaide M. Lo, assurant que  cela participerait à baisser les prix des denrées de première nécessité comme en 2012 avec quelques boutiques témoins de l’UNACOIS et à créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. « S’il y a dans un coin, une boutique qui applique la vérité des prix, les autres vont suivre automatiquement », soutient-il.M. SARR

Pénurie d’eau : Sen Eau assoiffe la banlieue

La capitale sénégalaise connaît un problème d’eau. De nombreux quartiers de la banlieue de Dakar souffrent de cette situation.

Zones infectées

Guédiawaye, Keur Massar, Parcelles Assainies, Derklé, Grand-Dakar, Grand-Yoff et Ouest-Foire, sont tous dans cette situation qui perdure.

Sen Eau serait-elle à la hauteur ?

Les populations de ces quartiers vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Le constat est fait, depuis les problèmes du tuyau de Keur Momar Sarr, le manque d’eau dans la banlieue est devenu récurrent, une habitude pour ces populations.

Covid 19 sans eau

En période du nouveau Coronavirus, où on demande à la population de se laver régulièrement les mains, la société Sen Eau prive d’eau des Sénégalais. En effet, Sen Eau assoiffe totalement la banlieue Dakaroise.

Attention à la riposte des populations

Les populations dénoncent cette situation et invitent la Direction de Sen’Eau à réagir le plus rapidement pour étancher leur soif.

COVID-19/SITUATION DU JOUR  : Plusieurs districts encore touchés

Libération Sénégal online–Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, ce jour, 122 nouveaux cas positifs à la Covid-19. Ces cas sont répartis entre les districts de Dakar-Ouest (24), Dakar-Sud (11), Dakar-Nord (10), Dakar-Centre (27), Touba (12), Guédiawaye (4), Mbao (4), Rufisque (2), Pikine (4), Sangalkam (9), Keur Massar (7), Diamniadio (1), Matam (2), Oussouye (1), Fatick (2), Richard-Toll (1) et Bambey (1).

DAKAR ET BANJUL RÉFLÉCHISSENT SUR LA MISE EN OEUVRE DU DROIT DE POURSUITE

http://www.emedia.sn/Le Sénégal et la Gambie discutent de la possibilité de la mise en œuvre du droit de poursuite entre les deux pays, pour une meilleure sécurisation des frontières, a révélé le général, Birame Diop chef-d’état-major des armées sénégalaise (CEMGA).
Le général Diop en a fait l’annonce mardi, après avoir rendu une brève visite à son homolgue gambien à Farafegni, près de la frontière nord entre les deux Etats, à l’occasion de sa prise de contact avec la zone numéro 3, qui désigne la région militaire située au centre du Sénégal. « Ce droit de poursuite, mis en œuvre, permettra une meilleure sécurisation de nos frontières », a ajouté le Général Diop, dans des propos repris par l’APS.
Il a procédé, avec son homologue gambien, à une large revue de l’accord de défense et de paix signé entre les deux pays en 2017. Les deux CEMGA ont échangé sur les points pouvant faire l’objet de mise en œuvre dans le domaine de la formation des soldats ainsi que sur la possibilité de mener des patrouilles communes.
Lors de sa visite dans la zone militaire numéro 3, le général Diop s’est notamment rendu à Némanding, où les travaux de construction des locaux du 23ème Bataillon de reconnaissance et d’appui (BRA) sont avancés. Il s’est aussi rendu à Toubacouta qui abrite un centre de d’entrainement tactique, dont le rôle est jugé important dans la formation des hommes.
Il a présenté ses condoléances aux familles des militaires récemment disparus en Casamance (sud), dans des accidents de mines et souhaité prompt rétablissement aux blessés Lorita SIMBOU (stagiaire)

Echec de la reprise des cours : le MER demande la démission du ministre de l’Education et propose une alternative

https://www.leral.net/-Selon ces proches de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, « c’est sous le poids de la pression et voulant assouplir les mesures, pris dans l’étau du dilemme de la conciliation entre ‘’sauver des vies’’ et « sauver l’année scolaire,’’ pour ne pas jeter à l’eau les 526 milliards de FCFA du Budget de l’Education nationale, que le Gouvernement avait choisi de « lancer un appel au suicide à l’endroit des enseignants » : Un échec auquel ils répondent par des solutions à méditer…
C’est entre « indignation » et « honte » que la coordination Départementale de Thiès du Mouvement des enseignants du Parti Rewmi, sous le slogan : « oui pour le sacrifice, non au Suicide : respectez les enseignants», dit avoir constaté l’annonce du report de la réouverture des classes initialement prévue le 02 juin dernier.
Devant cet échec, ils demandent au Ministre de l’Education de « rendre le tablier », avec une proposition du MER pour une solution de sortie de crise
« La crise que traverse le système éducatif liée à la pandémie du Coronavirus et la démarche tonitruante par laquelle les autorités gouvernementales gèrent la question, a fini par installer l’école dans un imbroglio inextricable », soutiennent les enseignants membres du parti Rewmi. Selon eux, « sauver l’école est un impératif pour tout patriote et républicain sénégalais».

Solution de sortie de crise

A les en croire, « si le Coronavirus continue de circuler jusqu’au mois de septembre au Sénégal comme le prévoient les Spécialistes du Comité National de Gestion des Epidémies (C N G E), l’année scolaire ne pourra être sauvée qu’après cette période prévisionnelle encore aléatoire ».
Ils proposent donc de « repousser la reprise des enseignements pour toutes les classes au mois d’octobre. Ainsi, les mois d’octobre et novembre 2020 seront mis à contribution pour combler le déficit du quantum horaire des «programmes réaménagés» ».
« Pour l’élémentaire, les écoles ayant réalisé deux trimestres doivent finaliser leur troisième évaluation en début décembre ; celles n’ayant fait qu’un seul trimestre doivent finaliser avec une deuxième évaluation ».
« Pour les classes intermédiaires du moyen secondaire, tous les élèves ayant validé avec succès au moins deux ou au plus trois trimestres passent en classe supérieure ». « Les examens seront organisés en Décembre.(Début décembre = CFEE, mi-décembre = BAC et Fin décembre = BFEM) ».
Ainsi, préconisent les enseignants proches de l’ancien Premier ministre, « la prochaine Année scolaire pourrait démarrer en janvier 2021 jusqu’ en juillet 2021, avec une réduction des fêtes ou vacances scolaires.
Le mois d’Aout 2021 sera consacré aux examens (CFEE, BAC et BFEM), comme ce qui était programmé dans le calendrier de reprise de cette année ».Avec « Le Témoin »

Education : l’estocade du Covid-19!

Ouestafnews– La pandémie du Covid-19 au-delà de son lourd impact sur le système sanitaire et sur l’économie touche aussi de plein fouet l’éducation.En Afrique le Covid-19 trouve ce secteur déjà miné par les grèves et les déficits infrastructurels chroniques.  C’est le cas au Mali et au Sénégal où l’on craint fortement une année blanche.
Une des principales mesures barrières face aux Covid-19 à travers le monde a été la fermeture temporaire des écoles et des universités privées comme publiques. En Afrique de l’Ouest, les gouvernements ont presque simultanément pris cette décision d’éloigner les élèves et les étudiants de leurs lieux d’apprentissage, au mois de mars 2020.
Pour les acteurs de l’éducation, cet arrêt des cours, n’est qu’un inconvénient de plus venu s’ajouter à une vieille crise multidimensionnelle.
Au Mali, les établissements scolaires ont procédé le 02 juin 2020 à une reprise partielle qui concerne uniquement les classes d’examens. Un retour qui s’est effectué dans la controverse, car boycotté par plusieurs syndicats.Ce boycott en cours depuis la réouverture des écoles est initié par un regroupement de sept syndicats qui réclament depuis le début de l’année une revalorisation salariale.
Joint par Ouestafnews, Adama Fomba, le porte-parole de ce groupe de syndicat dénonce un problème de « volonté » du gouvernement malien. Parlant de la reprise partielle des cours, il souligne qu’il s’agit d’une décision qui été prise «sans concertations» et «les dispositions sanitaires nécessaires n’ont pas été prises par le gouvernement pour protéger les élèves et les enseignants».Toutefois, à la veille de la réouverture, le gouvernement a soutenu avoir pris les dispositions nécessaires.

Vieux contentieux

«Pour la reprise des cours, nous avons pris certaines mesures afin de respecter les gestes barrière. Certaines classes ont été désinfectées par la protection civile. Nous avons également disposé des kits de lavage des mains à l’entrée des salles qui doivent accueillir au maximum 25 élèves.Tous les enseignants et élèves ont été dotés de masques», souligne Kinane Ag Gadeda, le secrétaire général du ministère de l’Éducation et de l’Alphabétisation, cité par JeuneAfrique.com.
D’autre part le syndicaliste dénonce aussi une «discrimination». «Cette réouverture ne concerne que les classes d’examen et pour les autres ? C’est une question qu’il faut sérieusement aborder», explique M. Fomba.
Mais le Covid-19 et la reprise des cours des cours du 2 juin ne sont pour les syndicats d’enseignants du Mali qu’une nouvelle pomme de discorde à ajouter au vieux contentieux qui les oppose à l’Etat.
Les syndicalistes réclament depuis longtemps l’application d’une disposition de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant. En son article 39, cette loi stipule que  :  « «Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement fondamental, secondaire, de l’éducation préscolaire et spéciale».
Exclus de la dernière augmentation de salaires dans la fonction publique intervenue en 2019, les enseignants réclament au gouvernement une augmentation de 20%.
Le secteur éducatif malien paye aussi un lourd tribut à l’insécurité marquée par les violences inter-communautaires et les attaques des groupes armés. Selon l’Organisation des Nations-Unies (ONU), environ 900 écoles ont été fermées en 2019 à cause de l’insécurité dont plus 500 dans la seule région de Mopti (centre).

Une année blanche à Dakar?

Au Sénégal aussi, le sauvetage de l’année scolaire est une question que se posent les acteurs. La réouverture partielle des écoles pour «les classes d’examen», était initialement prévue le 2 juin 2020, avant d’être reportée in extremis.
Ce report faisait suite à une opposition ouverte des élèves et de leurs enseignants. Pour sauver la face,le gouvernement a dû se justifier par la découverte de quelques cas de Covid-19 chez des enseignants officiant dans le sud du pays.
Ici, la lutte contre le Covid-19 a conduit à une suspension des cours qui dure depuis la mi-mars 2020. Le communiqué publié par le ministère de l’Education nationale à la veille du 2 juin 2020 parle d’un report à une «date ultérieure, en vue d’éliminer tout risque de propagation du virus dans l’espace scolaire».
Avec ce report le gouvernement sénégalais se retrouve face à une double équation  : trouver une date propice et consensuelle dans un contexte où le Covid-19 touche désormais toutes les régions du pays et prendre en compte l’hivernage qui commence à s’installer dans certaines régions.
Comme pour le cas du Mali, aucune indication claire n’est donnée sur le sort des élèves qui ne sont pas en classe d’examen. Sur sa page Facebook, le Cadre unitaire des enseignants du moyen-secondaire (Cusems/Authentique), un des multiples syndicats du pays, parle d’une année « déjà blanche ».
Une situation impensable pour le ministère de l’Education nationale qui estime les pertes d’une année blanche à plus de 500 milliards FCFA pour l’Etat du Sénégal. Contrairement au Mali et au Sénégal, la reprise des cours s’est déroulée sans heurts majeurs au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Niger.
Alors que l’attention des gouvernements est monopolisée par le financement de la riposte contre le Covid-19, nombreux sont les institutions qui appellent les Etats à ne pas toucher aux fonds réservés au secteur éducatif.
Les analystes craignent que le financement de l’éducation ne soit sérieusement affecté en Afrique par la forte récession qui menace l’économie mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI),par exemple, prévoit une contraction de 3% de l’économie mondiale.
Une situation qui aura de « graves conséquences pour les pouvoirs publics et les ménages, et ses effets se feront sentir à la fois sur la demande et sur l’offre d’éducation », peut-on lire dans un rapport intitulé  : « Pandémie de Covid-19  : choc pour l’éducation et réponses stratégiques », publié début mai par la Banque mondiale.MN/ts

COVID-19/SITUATION DU JOUR  : Plusieurs districts encore touchés

Libération Sénégal online–Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, ce jour, 122 nouveaux cas positifs à la Covid-19. Ces cas sont répartis entre les districts de Dakar-Ouest (24), Dakar-Sud (11), Dakar-Nord (10), Dakar-Centre (27), Touba (12), Guédiawaye (4), Mbao (4), Rufisque (2), Pikine (4), Sangalkam (9), Keur Massar (7), Diamniadio (1), Matam (2), Oussouye (1), Fatick (2), Richard-Toll (1) et Bambey (1).

Caserne Samba Diéry Diallo : un cas positif de Covid-19 sème la panique

https://www.pressafrik.com/Un cas Covid-19 à la caserne Samba Diéry Diallo sème la panique. Un stagiaire aux initiales de J. F, tombé malade pendant plusieurs jours, a été transféré à l’Hôtel Novotel de Dakar pour être traité, après que ses tests de Covid-19 sont revenus positifs. Il appartient au corps de jeunes gendarmes et ses camarades avec qui il travaillait ont été autorisés à rentrer chez eux, en attendant que des tests soient effectués sur eux.
Cette situation a installé une panique à la Caserne Samba Diéry Diallo de Colobane (Dakar), qui abrite le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale. Les stagiaires et une bonne partie de la Caserne sont préoccupés. Les contacts de J. F qui ont été autorisés à rentrer chez eux pourraient bien être contaminés. Dès lors, il faudrait pour les autorités établir une autre liste de cas contacts à suivre.
D’après des sources qui se sont confiées à PressAfrik, la procédure qui était adoptée par la gendarmerie, quand il y avait un cas suspect était de mettre en quatorzaine tous ses contacts, le temps de recevoir les tests Covid-19. Seulement, cette fois-ci, ils ont préféré laisser les personnes qui étaient en contacts avec un cas positif au nouveau Coronavirus.
Aux dernières nouvelles, les camarades de J. F sont convoqués ce mercredi pour subir les tests.

CORRUPTION PRÉSUMÉE À L’IAAF  : Cinq ans et un mandat d’arrêt requis contre Massata Diack

Libération Sénégal online–Le parquet national financier a requis cinq ans de prison ferme, la peine maximale, à l’encontre de Papa Massata Diack, et demandé aussi l’amende maximale de 500.000 euros, ainsi qu’un mandat d’arrêt et l’interdiction d’exercer toute activité dans le monde du sport.
Il a également requis trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis contre Habib Cissé, l’ancien avocat et homme de confiance du patron de l’Iaa, un des cinq autres prévenus dans cette affaire qui a ébranlé l’athlétisme mondial et précipité l’exclusion de la Russie de toutes compétitions internationales.Source : Reuters

CORRUPTION PRÉSUMÉE A L’IAAF  : Quatre ans de prison requis contre Lamine Diack


Libération Sénégal online
-Les procureurs du parquet national financier (PNF) ont requis quatre années de prison ferme contre l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Le ministère public a également demandé l’amende maximale de 500.000 euros.
Le parquet a évoqué une “quasi-corruption publique” qui aurait permis selon lui à Lamine Diack et son fils Papa Massata, ancien consultant en marketing de l’IAAF, de détourner des millions d’euros, notamment d’un contrat de sponsoring avec la banque publique russe VTB, en échange du ralentissement des procédures de sanctions contre les athlètes dopés.
La lecture du réquisitoire se poursuit pour les autres mis en cause présumés.Source : Reuters

AFFAIRE LAMINE DIACK  : La Fédération demande 41,2 millions d’euros de dommages et intérêts


Libération Sénégal online
–S’exprimant en premier ce mercredi matin lors des plaidoiries de la partie civile lors pendant le procès de Lamine Diack, Me Régis Bergonzi a réclamé au nom de la fédération internationale d’athlétisme (l’ex Iaaf, rebaptisée WorldAthletics) un total de 41,2 millions d’euros de dommages et intérêts aux six co-prévenus (Lamine Diack, Habib Cissé, Gabriel Dollé, et les trois absents Papa Massata Diack, Valentin Balakhnichev et Alexeï Melnikov). Les plaidoiries sont toujours en cours.Source : Lequipe.fr

 Yérim Seck inculpé et placé sous contrôle judiciaire

https://www.dakaractu.com/Le journaliste est sorti libre du Palais de Justice. Après son face à face avec le juge il a été inculpé pour diffusion présumé de fausses nouvelles mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Il a rejoint son domicile vers 14 heures ce jour. Pour rappel et selon le synpics Cheikh Yérim Seck est accusé d’avoir divulgué des informations qui sont contradictoires avec le contenu d’un procès-verbal d’enquête dans l’affaire « Batiplus ».

Les premiers mots de Yérim Seck à sa sortie…«Je suis épuisé»

iGFM – (Dakar) Cheikh Yérim Seck est placé sous contrôle judiciaire. Il est rentré chez lui. Mais, avant de quitter le Tribunal de Dakar, il s’est exprimé face aux journalistes : «Je suis épuisé, je voudrais dire aux confrères qu’à mon arrivée quand je me reposerai, je ferai une vidéo que je publierai sur mon site d’information. Ce sera une déclaration. Je remercie tout le monde. Je vais me reposer car les conditions dans lesquelles j’étais n’étaient pas faciles », a-t-il déclaré.
Pour rappel, son Avocat avait, lui, jugé sage la décision de le placer sous contrôle judiciaire, plutôt que de le placer sous mandat de dépôt  :  «Le doyen des juges n’a pas suivi le procureur qui a requis le mandat de dépôt. Il a étudié le dossier pour conclure que mon client viendra répondre si la justice a besoin de lui puisqu’il habite dans le pays et qu’il a des garanties de représentation en justice. Qu’il ait décidé de le placer sous contrôle judiciaire et que mon client puisse rentrer chez lui, je pense que c’est une décision sage.»

Sécurité transfrontalière : les Cemga du Sénégal et de la Gambie déclarent la guerre aux contrebandiers,fossoyeurs et …

https://www.dakaractu.com/Après avoir ouvert les fronts de Mbissine Albondy-Diagnon-Bilasse dans la commune d’Adéane, l’armée montre qu’elle est déterminée à atteindre ses objectifs. Des objectifs qui restent dans le secret des officiers et des hommes sur le terrain. Pour se faire, elle a besoin de l’apport de l’armée des pays frontaliers comme la Guinée Bissau et la Gambie. C’est dans ce cadre que le Chef d’Etat-Major général des Armées du Sénégal a rencontré son homologue de la Gambie.
Dans un communiqué de la Dirpa qui nous est parvenu lors de la rencontre entre les deux hommes forts des armées des deux pays, le Général de Corps aérien Birame Diop, Cemga du Sénégal et le Général de Division Yankoba Drammeh, Cemga de la Gambie, il est ressorti parmi les points essentiels « la sécurité transfrontalière pour lutter contre les activités illicites, en particulier le trafic de bois, par le renforcement des contacts entre autorités militaires frontalières, l’exécution de patrouilles conjointes ou combinées et la mise en œuvre du droit de poursuite, souligne le communiqué qui a évoqué trois points qui ont été l’objet des discutions en tête à tête entre les deux généraux : l’accueil d’unité dans les centres d’entrainement tactique (CET), notamment pour la préparation aux opérations de paix et la formation d’officiers et sous-officiers.
Les deux hommes se sont rencontrés sur le terrain, à Farafenny à hauteur de la frontière sénégalo-gambienne, le mardi 16 Juin  à  heures  minutes, précise le communiqué. Une rencontre qui n’est pas anodine car l’armée est sur plusieurs fronts et sans l’appui des pays frontaliers, elle atteindra difficilement ses objectifs.

Serigne Cheikhouna MBACKE Mourtada : «Tous Ceux Qui S’agitent Ne Cherchent Qu’à Déstabiliser Les Mourides»

http://www.walf-groupe.com/Des petits-fils de Cheikh Ahmadou Bamba s’érigent en bouclier du porte-parole du Khalife général des mourides cité dans le partage du foncier à Dakar. En effet, ils assimilent le dossier du foncier qui accuse le religieux à  de «  l’acharnement exercé sur Cheikh Bassirou Mbacké Abdoul Khadre ».
A en croire,  Serigne Cheikhouna MBACKE Mourtada , « ces attaques contre ce digne serviteur de l’Islam et du Mouridisme sont issues d’intentions inavouées. Ceux qui l’accusent de faire partie des dilapidateurs du foncier dans le littoral ont tout faux ».
Selon le jeune chef religieux, ce n’est pas Serigne Bass qui est visé mais plutôt la communauté mouride
«Ce qu’ils véhiculent ne tiennent pas la route. Tous ceux qui s’agitent ne cherchent qu’à déstabiliser les Mourides. Ce sont des détracteurs de toute une communauté. Je dis qu’ils vont nous trouver sur leur chemin car rien ne sera de trop pour leur faire une guerre sans merci. Trop, c’est trop ! », assène Serigne Cheikhouna Mbacké Mourtada.

Pèlerinage à la Mecque : l’incertitude autour du hajj 2020 persiste

https://www.jeuneafrique.com/Limiter le nombre de pèlerins ou annuler le hajj en raison du Covid-19 ? À quelques semaines du grand pèlerinage annuel à La Mecque, l’Arabie saoudite se trouve face à un choix délicat.
Prévu fin juillet, le hajj est l’un des plus grands rassemblements au monde. En 2019, le pèlerinage, que tout fidèle musulman doit accomplir au moins une fois dans sa vie s’il en a les moyens, a attiré quelque 2,5 millions de fidèles.

DES MILLIERS DE MUSULMANS À TRAVERS LE MONDE ATTENDENT ENCORE DE SAVOIR S’ILS POURRONT ACCOMPLIR LE HAJJ CETTE ANNÉE

Aujourd’hui, des milliers de musulmans à travers le monde attendent de savoir s’ils pourront l’effectuer cette année. Les autorités religieuses de chaque pays sont toujours dans l’attente de précisions de la part de l’Arabie saoudite.
Le ministre tunisien des Affaires religieuses Ahmed Adhoum a ainsi déclaré ce 13 juin à l’agence tunisienne TAP attendre des indications des autorités saoudiennes. Son homologue algérien, Youcef Belmehdi, avait dit la même chose quelques jours auparavant.

Pèlerins en stand-by

Au Maroc aussi, les autorités n’ont pas encore donné d’indications aux potentiels pèlerins. Cette année, ils étaient environ 34.000 à avoir prévu de voyager vers l’Arabie saoudite.
Un voyagiste casablancais spécialisé dans le tourisme religieux confie attendre avec empressement des clarifications :  il a déjà dû gérer l’annulation de la omra, plus petit pèlerinage et qui a été suspendu en mars, et il est pressé par les clients qui se demandent s’ils doivent penser à demander des remboursements –la plupart ayant déjà payé les frais relatifs au hajj depuis plusieurs mois. Même situation en Égypte, en Turquie ou encore au Liban.

«LA DÉCISION SERA BIENTÔT PRISE ET ANNONCÉE»,ASSURENT LES AUTORITÉS SAOUDIENNES

Une affluence telle que celle de 2019 semble exclue cette année : Riyad a demandé dès fin mars aux pays musulmans, chargés de sélectionner les pèlerins candidats, de reporter leurs préparatifs.
« La décision sera bientôt prise et annoncée », assure de son côté un responsable saoudien.
L’Indonésie, pays musulman le plus peuplé, a pris l’« amère et difficile » décision de renoncer au hajj, tout comme la Malaisie et Singapour. Le Sénégal a dit, lui, suspendre « toutes les formalités pour le voyage » des pèlerins.
En France, les fidèles ont été appelés par le Conseil français du culte musulman à « différer» leur pèlerinage à 2021.

Risque de contagion

En raison de la promiscuité entre pèlerins, le hajj peut devenir un énorme vecteur de contagion de la maladie Covid-19.
Le pouvoir saoudien sait que la bonne gestion du hajj qui lui est dévolue de par son rôle de gardien des lieux saints de l’islam est une puissante source de légitimité politique, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du royaume.

L’ARABIE SAOUDITE A LA RESPONSABILITÉ DU BON DÉROULEMENT DU PÈLERINAGE

Mais cela engage aussi sa responsabilité. Déjà, des incidents mortels, dont une bousculade ayant fait en 2015 quelque 2 300 morts, avaient suscité des critiques sur la gestion du hajj par Riyad.
« Le retard dans l’annonce de sa décision montre que (l’Arabie saoudite) pèse les conséquences politiques de l’annulation du hajj ou de la réduction de son ampleur», estime Umar Karim, chercheur au Royal United Services Institute de Londres.

Une décision politique

Le royaume « gagne du temps», juge le responsable d’un pays d’Asie du sud.
« Si les Saoudiens disent, à la dernière minute, être prêts pour le hajj, de nombreux pays ne seront pas en mesure d’y participer», remarque-t-il.

DE NOMBREUX VOLS INTERNATIONAUX ÉTANT SUSPENDUS, UN HAJJ N’ACCUEILLANT QUE LES PERSONNES HABITANT EN ARABIE SAOUDITE EST UN SCÉNARIO POSSIBLE

De nombreux vols internationaux étant suspendus, un hajj n’accueillant que les personnes habitant en Arabie saoudite est un scénario possible, ajoute-t-il.
Avec 120.000 cas, dont plus de 1000 décès déclarés officiellement, le pays cherche toujours à contenir le nouveau coronavirus. Les autorités ont ainsi renforcé les mesures de confinement à Jeddah (ouest), porte d’entrée de la Mecque.
Maintenu lors des épidémies d’Ebola et du MERS-CoV (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), l’annulation du hajj serait une première depuis la fondation du royaume en 1932.

Double peine

« Si l’Arabie saoudite le maintient, elle accentuera la pression sur son propre système de santé», juge Yasmine Farouk, du centre Carnegie. Et si le virus se propage, « elle pourrait aussi en être tenue responsable », souligne-t-elle.

UN HAJJ ANNULÉ OU LIMITÉ EST UNE GROSSE PERTE DE REVENUS POUR LE ROYAUME, QUI SUBIT DÉJÀ LE CHOC DE LA CHUTE DES PRIX DU PÉTROLE

Un hajj annulé ou limité serait aussi une perte de revenus pour le royaume, qui subit déjà le double choc de la pandémie et de la chute des prix du pétrole.
Lors du hajj et de la omra, les pèlerins injectent chaque année 10,6 milliards d’euros dans l’économie saoudienne, selon le gouvernement.
Une annulation serait sans aucun doute durement vécue pour des milliers de fidèles, qui ont parfois consacré toutes leurs économies à ce pilier de l’islam.
« Je ne peux pas m’empêcher d’avoir le coeur brisé. J’attends depuis des années ce moment », se désole, en pleurs, une fonctionnaire indonésienne Ria Taurisnawati, 37 ans.

DES ARMES JURIDIQUES POUR DÉFENDRE LE LITTORAL PAR DAOUDA NDIAYE JARAAF

EXCLUSIF SENEPLUS – Recenser les côtes rocheuses, la mangrove, de la Langue de Barbarie au Cap Skirring permettrait au législateur de calibrer les normes de rejet des navires pollueurs compte tenu des spécificités de chaque milieu
La confusion entre littoral et rivage laisse toujours planer le flou sur la délimitation et la définition de l’espace littoral. Le rivage est un concept juridique ancien que l’on retrouve dans l’Ordonnance française de la Marine de 1681. A cet espace de souveraineté, né de cette ordonnance, correspondait les 50 pas du Roi délimitant une zone vide inconstructible excluant toutes occupations privatives. C’est ce qui ressort de l’article 2 du Titre VII de l’Ordonnance de Colbert qui laisse apparaître en filigrane le domaine public maritime  :  « Faisons défense à toute personne de bâtir sur les rivages de la mer, d’y planter aucun pieux, ni faire aucuns ouvrages qui puissent porter préjudice à la navigation, à peine de démolition des ouvrages, de confiscation des matériaux et d’amende arbitraire »
Le besoin d’explorer et d’exploiter les ressources de la zone côtière au profit de la collectivité nationale a fait bouger les lignes de défense de cet espace exclusif de toute activité économique. Le littoral, assimilé au rivage, se socialise depuis les années 1963. Mais à quel prix ? Le bétonnage du rivage dans le Sud de la France, les marinas pieds dans l’eau sont autant de blessures qui ont défiguré le visage naturel de la zone côtière. Nous devons apprendre à préserver la vie sur le littoral en tirant les leçons des erreurs du législateur français qui nous inspire.
« Le littoral, écrit Jules Michelet, c’est avant la mer, une mer préalable d’herbes rudes et basses, fougères et bruyères… ».

Cette définition du littoral a évolué de façon notable au gré des changements économiques et sociaux de nos lieux de vie proches de la mer. Mais elle n’a pas la même perception dans le langage du géologue, de l’urbaniste et de l’administrateur du domaine public maritime.

Ainsi, toute tentative de définition du littoral s’adossera inévitablement à une définition fonctionnelle.
Mes maîtres de la Faculté de Droit de l’Université de Bretagne Occidentale-Brest les professeurs Jean-Marie Becet et Didier Le Morvan voient dans le littoral « un territoire vivant en symbiose directe avec la mer côtière, territoire au sein duquel il est possible de distinguer plusieurs secteurs selon la nature des activités exercées ». Le littoral serait alors, pour nous Sénégalais, un emboîtement d’échelles de souveraineté nationale, de gouvernance des communes littorales, de gouvernance locale traditionnelle, des acteurs économiques et des associations de défense de la nature. C’est une communauté d’intérêts divergents qui se construit dans la dynamique du respect des normes environnementales.
De l’Agenda 21, plan d’action pour le XXIe siècle adopté par 182 chefs d’État lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 1992 au Code pétrolier en passant par le Code de la Pêche maritime, le littoral charrie derrière lui des programmes nationaux tels que le Programme d’action  sur la diversité biologique et le Plan de Gestion des déchets dangereux.

Le Code minier du Sénégal et le Code de l’Urbanisme sont conviés à la table des négociations pour sauver ce qui reste de notre littoral.

De la langue de Barbarie au Cap Skirring, le Sénégal est fier de ses gisements pétroliers omettant d’ouvrir un débat très important sur les conséquences d’une marée noire qui risque de lui priver de devises pour la destination Sénégal portée par l’Agence Sénégalaise de  Promotion Touristique.
Deux gisements du bloc pétrolier de Sangomar Offshore Profond et Sangomar Offshore situés à 90 km du littoral prévoient de sortir entre 100 000 et 120 000 barils par jour pour une réserve de 2,5 milliards de barils.
Quand allons-nous mettre en place des mécanismes appropriés d’harmonisation des divers acteurs pour protéger davantage le littoral ? La gouvernance des pêches maritimes par une approche chaîne de valeur doit passer aussi par la protection du littoral, point d’ancrage local de la pêche artisanale.
En dehors d’une catastrophe écologique éventuelle, il est de l’intérêt du Sénégal de redéfinir les normes et distances de rejets des produits toxiques des navires afin de réduire l’impact écologique sur le littoral. Définir le préjudice écologique en instaurant le principe du pollueur-payeur des navires et installations pétrolières offshore permettrait également à notre pays d’éviter de reproduire les erreurs de gestion de la Baie de Hann dont la dépollution attend toujours.
Cela devrait nous ramener à renforcer les capacités des forces de surveillance de nos côtes. Une mobilisation de moyens suffisants de la Marine Nationale est à ajuster au tracé de nos routes maritimes. A cet effet, plusieurs missions ont été dévolues à nos forces navales : la défense du littoral, la surveillance du territoire maritime, la surveillance des pêches, la lutte contre la pollution par les hydrocarbures et les déchets toxiques…
Dans le même esprit, c’est  la Coordination Régionale du Projet « Initiative de Pêche Côtière-Afrique de l’Ouest » porté par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Fonds de l’Environnement Mondial (FEM) qui nous recommande ici la mutualisation de nos moyens pour être plus à l’écoute des acteurs littoraux. La Côte d’Ivoire, le Cap-Vert et le Sénégal tentent ainsi de donner des réponses à l’inadaptation de nos législations nationales à la protection du littoral. Et nous devons aussi nous inspirer de leurs recommandations pour viabiliser de façon optimale le champ d’application de la Loi littorale.
Dans l’urgence et le processus de dialogue entre les administrations, les ministères de l’Urbanisme et du Logement et de l’Hygiène publique, des Mines et de la  Géologie et de l’Environnement et du Développement Durable ont été les premiers à se rendre sur place au phare des Mamelles pour constater et déplorer les chantiers d’occupations privatives qui mettent en danger cet ouvrage de la sécurité de la navigation maritime et aérienne datant de 1864. Le ministère tourisme et des Transports Aériens, bien qu’étant acteur de premier plan, rodait, séance tenante, autour de ce patrimoine historique qui est sous la responsabilité du Port Autonome de Dakar.
Le traumatisme du ministère des Mines et de la Géologie dû à l’extraction clandestine des roches volcaniques des entrailles des Mamelles devrait pousser le Sénégal à élargir son champ de réflexion sur le recensement des indices de vulnérabilité du littoral. En effet, recenser les côtes rocheuses, les plages de sable fin, les plages de galets, les estuaires et la mangrove de la Langue de Barbarie au Cap Skirring laisserait au législateur sénégalais le soin de calibrer une nouvelle fois les normes de rejet des navires pollueurs en tenant compte des spécificités de chaque milieu récepteur. Le sable marin exploité clandestinement pour répondre aux besoins du secteur des BTP est une source d’érosion marine. Il suffit d’observer l’effondrement de la haie des filaos de la plage de Malika pour lancer un cri « SOS » à nos pouvoirs publics.
Le sommet sur le Bassin sédimentaire de la Mauritanie, du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau et de la Guinée Conakry, plus connu sous le nom de MSGBC, qui s’est ouvert à Dakar le mercredi 29 janvier 2020 sous la présidence du président Macky Sall a posé un cadre de coopération nécessitant la mise en commun des moyens pour une meilleure exploitation de nos ressources gazières et pétrolières. Mais le Bassin sédimentaire c’est aussi le tarissement de la nappe phréatique de Diogo à Potou Sur Mer en passant par Lompoul Sur Mer contre l’exploitation du zircon. L’effet boomerang de la ruée vers ce métal précieux entretient l’insécurité alimentaire dans la zone des Niayes, fleuron de la culture maraîchère au Sénégal et sur le littoral jusqu’à Saint-Louis avec le privilège du phénomène d’upwelling remis en cause.
Si choisir c’est renoncer, l’entre-deux reste une zone de turbulences de nature à compromettre l’aptitude de notre pirogue « Sunu gaal » à affronter les périls de la mer.

Notre pays est écartelé entre le miroir de l’espérance de ses revenus du pétrole et la réalité des retombées financières de ses ressources halieutiques.

C’est le problème de la gouvernance alimentaire qui resurgit sur notre littoral toujours dans une approche chaîne de valeur. En effet, les unités de transformation ont toute leur place sur le littoral mais elles sont souvent source de pollution (pollution atmosphérique, entassement des déchets sans possibilité de recyclage…). Décentraliser une unité de transformation des produits de la mer de Mbour à Mballing (5 km de Mbour) par exemple, laisse entier le problème de la pollution sur les quais de pêche de Mbour.
Que serait alors la Loi littorale dans cette juxtaposition de lois et de règlements ?

Légiférer c’est tenir compte de l’Homme et de son milieu.

Et la prise en compte des spécificités du milieu nécessite des mesures d’urgences pour mettre fin à l’occupation anarchique du littoral. S’inspirant de la Loi d’Orientation pour le Développement Durable des Territoires et du Schéma de cohérence territoriale, le président de la République devrait intégrer dans le projet de loi un document unique d’aménagement global et intégré du littoral appelé Schéma de Mise en Valeur de la Mer.
Pour contourner les difficultés procédurales éventuelles, le chef de l’Etat gagnerait à élaborer ce document unique en privilégiant au moins deux approches  : une approche technique et une approche politique.
Une approche technique qui partira de la mer à la terre par une connaissance approfondie du milieu marin à travers des études hydrologique, hydrographique, océanographique et maritime. Car les documents d’urbanisme ont le réflexe de partir toujours des nécessités terrestres pour encadrer juridiquement le milieu marin. Et l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire doit tenir compte des réalités propres au littoral. La valeur contraignante d’un bon Schéma de Mise en Valeur de la Mer passe également par un engagement sans réserve des acteurs littoraux, fruit d’un travail de coordination et de concertation qui doit être mis en place dès la conception du projet de loi sur le littoral. Ce qui justifie l’approche politique.
Cette approche politique doit s’appuyer sur la construction d’un commun vouloir de vivre-ensemble des acteurs littoraux. Un Comité d’Orientations Stratégiques Littoral (COS Littoral) devrait voir le jour pour aider à promouvoir une forte adhésion aux règles contraignantes qui vont peser sur les acteurs publics et privés en présence. La présence des autorités traditionnelles est aussi importante. Il suffit de longer le littoral de Saint-Louis (Kër Maam Kumba Bang) au pays lébou (de Ngor à Ndayane) et d’aller plus au sud du Sénégal en Casamance dans  l’Aire de Patrimoine Communautaire Kawawana (ancienne Communauté Rurale de Mangagoulack) pour mesurer à sa juste valeur l’intérêt de préserver la biodiversité avec les gardiens des lieux de cultes veillant activement sur nos côtes le long de l’Océan Atlantique.
La vertu de la future Loi littorale résidera dans sa capacité à régler les conflits entre les usagers de la mer côtière dans le respect de la délimitation des communes littorales. Mais les collectivités locales, à l’exception de la ville de Dakar cantonnée dans des opérations d’embellissement, sont dessaisies du pouvoir de s’occuper du Domaine Public Maritime resté sous l’emprise de l’Etat. Pourtant, l’Acte III de la Décentralisation est clair sur le contenu de leurs missions  :  « les collectivités locales ont pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développements économique, social et environnemental ».
En définitive, c’est de la base au sommet des processus décisionnels que se construira la Loi littorale sur des fondations solides au nom des principes de l’inaliénabilité et de l’imprescriptibilité du Domaine Public Maritime. Monsieur le président de la République, le sentiment de dépossession des primo-occupants de leurs lieux de mémoire (Lébou, Niominka, Diola) face à la boulimie foncière d’une nouvelle caste de possédants sur le littoral et dans l’hinterland est une alerte rouge. Seule une loi littorale juste et contraignante pourrait remettre de l’ordre sur cet espace tant convoité avec des sanctions civiles et pénales dissuasives. « Sans l’épée, les pactes ne sont que des mots ». Ainsi, parlait Thomas Hobbes. Et l’histoire lui donne raison.Daouda Ndiaye Jaraaf est Juriste, Diplômé d’Etudes Supérieures Spécialisées de Droit des Activités Maritimes, Université de Bretagne Occidentale-Brest, Docteur en Sciences de l’EducationSecrétaire Général de l’Association des Cadres lébou Le Péey Lébu

LE GÉNÉRAL ET LA VÉRITÉ DE LA GUERRE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, TIDIANE SOW

EXCLUSIF SENEPLUS – L’exécutif semble céder à chaque coup de boutoir. On en revient à là où on aurait dû commencer : informer, sensibiliser, responsabiliser et rester derrière le peuple.
Souvenons-nous de nos westerns favoris : quand la cavalerie charge, le général est sur le côté. Plus le grade est élevé, plus le gradé est loin derrière les troupes. Cela n’a rien à voir avec le courage ni avec la bravoure. C’est la loi de la guerre. C’est le général qui a le plan de la bataille, il doit être à l’abri.

Rappelons aussi la qualité principale d’un homme politique selon Mitterand : l’ indifference ; une fois la voie tracée disait-il, il ne fallait pas s’arrêter aux états d’âme subalternes, il fallait être indifférent aux jugements éphémères, aux coteries, aux manipulations, aux jalousies. Enfin, il assénait qu’il fallait avoir la nuque raide pour ce qu’on estimait juste.

Les gens regarderont toujours dans le rétroviseur et tireront des enseignements à posteriori. Le biais rétrospectif peuple les places publiques.

Dans cette guerre qu’il avait déclarée à la Covid-19, la place du président aurait été meilleure derrière nous autres fantassins, les citoyens. Il a pris le risque d‘essuyer toutes les éclaboussures à la moindre anicroche en se mettant devant et en multipliant des gestes qui, aujourd’hui, pourraient apparaitre comme des maladresses : suppression du poste de Premier ministre, réquisition de tous les pouvoirs, mise en scène devant des sacs de riz, etc.

Le discours du 11 Mai fût un tournant. Ce fût un énoncé chaotique. La parole manqua de richesse, le ton d’espoir, et les questions de réponses fermes. Les lobbies semblaient continuer d’imposer leur diktat à un exécutif qui en la circonstance concentrait pourtant tous les pouvoirs.

Le président apparut fatigué, mal à l’aise. L’aplomb de ses premiers discours avait disparu. La façon lente dont il débitait les mots pouvait trahir qu’ils n’étaient ni dans son esprit, ni dans son coeur. A nous citoyens à qui il s’adressait, ils ne furent pas plus dans notre coeur, ni dans notre esprit. Une phrase malheureuse sonna le glas de nos espoirs : “il nous faut apprendre à vivre avec le virus” : le contraste était saisissant avec le slogan “Nous sommes en guerre” des premiers jours de la maladie.

Le président a peut-être écouté trop de monde. La meute, comme les chiens sauvages a fini par attaquer sa politique, chaque chien lui arrachant un lambeau ; cela commença par quelques religieux qui obtinrent l’ouverture des mosquées. Puis les commerçants s’engouffrèrent dans la brèche ouverte pour exiger l’ouverture des marchés. La diaspora, avec une rare ténacité, obtint contre l’avis de la justice et de son ministre de tutelle, le rapatriement de ses morts au pays. Puis vinrent les enseignants qui obtinrent à la dernière minute le report sine die de l’ouverture des classes, après avoir été laborieusement convoyés aux quatre coins du Sénégal. Une heure avant ce report, le ministre de l’Education nationale assurait que tout était fin prêt pour l’ouverture du lendemain. Les jeunes rognèrent sur le couvre-feu en brûlant quelques pneus épars dans les rues désertes et enfin les transporteurs n’eurent qu’à hausser légèrement le ton pour faire sauter le verrou de l’interdiction du transport interurbain et obtenir ainsi gain de cause.

L’exécutif semble céder à chaque coup de boutoir. Le peuple, jusqu’alors tétanisé par la peur du virus, a compris le message : “Nous devons vivre avec le virus”. On en revient là où on aurait dû commencer : informer, sensibiliser, responsabiliser et rester derrière le peuple.

Les récentes mesures prises ne passèrent point pour ce qu’elles furent – à savoir un allègement des mesures sanitaires au profit d’une reprise économique – mais pour ce qu’elles paraissaient être, à savoir une reculade devant des protestations catégorielles du peuple. Des moussaillons, sans grande influence à priori, sous l‘effet de menaces à peine voilées ont contraint le pouvoir à reculer.

La grandeur des hommes politiques se révèle surtout en période de crise. Elle ne consiste pas toujours à occuper un poste ou un employ, dit-on. Elle consiste surtout à avoir une vision, à la vivre et ne pas craindre d’être mal compris.

Elle exige une communication impeccable, de l’originalité, de la coordination et du courage. Maintenant, les citoyens sont devant, à l’assaut de la maladie, à la place qu’il faut, celle où ils auraient dû être depuis le début. A eux d’exercer avec discernement leur responsabilité : celle de respecter les mesures barrières et de ne pas abdiquer.

Dr Tidiane Sow est Coach en Communication Politique


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