Revue de presse du Mercredi 17 Juin 2020

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Amadou Hott : «Le Sénégal a évité la récession»

http://lesoleil.sn/Le Sénégal est épargné de la récession qui guette les pays depuis l’arrivée de la pandémie liée à la covid-19.
C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération dans une interview avec Seneweb.
D’après Amadou Hott,  » nous avons des projections de croissance de 1, 1% pour l’année 2020. Nous avons évité la récession ».
Il indique que les mesures prises dans le cadre du plan de résilience ont permis de prévenir la récession.Par ailleurs, un plan de relace de l’économie est en préparation.

Soutiens aux entreprises impactées par la crise : Le ministre de l’économie fait état de 7 milliards de FCFA déjà approuvés

https://www.lejecos.com/Le ministre de l’économie, du plan et de la coopération informe que 7 milliards de francs Cfa sont déjà approuvés dans le cadre du dispositif de financements mis en place par l’Etat pour soutenir les entreprises impactées par la Covid-19. Amadou Hott qui était en live ce matin sur les plateformes de Seneweb indique qu’ils attendent à plus de dossiers, vu que ce dispositif est maintenant entièrement fonctionnel.
Amadou Hott qui répondait ce matin aux questions de Seneweb à travers une édition spéciale en live, informe qu’« à la date d’aujourd’hui, nous avons, en tout, 7 milliards d’approbation sur les financements pour une demande tournant autour de 7, 5 à 8 milliards de francs Cfa ». Selon le ministre de l’économie, les 5 milliards sont issus du dispositif de 200 milliards et les 2 milliards sont approuvés sur celui mis en place par le Fongip.
Il fait savoir dans la foulée que le Fongip dispose déjà de 5 milliards dédiés au secteur informel et aux Très petites entreprises (Tpe) et que dès que ce budget sera consommé, l’Etat est disposé à faire une rallonge. Car, dit-il, ce que nous souhaitons, c’est que l’argent sorte des banques et aille vers les entreprises qui en ont besoin.
Le patron de l’économie sénégalaise s’est dit par ailleurs surpris de voir que des secteurs très affectés par la pandémie de Covid-19 n’avaient pas eu recours aux dispositifs de financements de l’Etat, très alléchants avec des taux de 3, 5%, des maturités allant jusqu’à 6 ans et un moratoire d’un an. Mais le ministre rapporte que les chefs d’entreprises expliquent cela par le fait qu’ils ont d’abord profité du report des paiements fait par les banques parce qu’il est gratuit.
« Une fois qu’on a consommé et qu’on a encore besoin d’aide, on va recourir aux dispositifs de financements de l’Etat », confient les chefs d’entreprises à Amadou Hott. Qui souligne qu’étant donné qu’il (le dispositif de financement de l’Etat) est entièrement fonctionnel, « nous nous attendons à plus de dossiers venant des banques dans les prochains jours ».Bassirou MBAYE

Forte baisse de l’activité économique interne au mois d’Avril

https://www.lejecos.com/En avril 2020, l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est contractée de 8, 0%, en rythme mensuel selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).
Cette contraction de l’activité économique reflète  les baisses notées dans les secteurs secondaire (-15, 2%), tertiaire (-3, 4%) et primaire (-26, 8%). Par ailleurs, l’administration publique s’est consolidée de 1, 1% sur la période. Sur une base annuelle, l’évolution de l’activité économique est ressortie à -9, 7%, en avril 2020, en liaison avec la contraction dans le tertiaire (-10, 9%), le secondaire (-10, 0%) et le primaire (-27, 0%).Oumar Nourou

Sékou Dramé, DG de la Sonatel : «La stratégie de la Sonatel a toujours été basée sur l’innovation»

https://www.financialafrik.com/La Sonatel, leader sous-régional des télécoms, teste sa signature sur le marché. L’emprunt obligataire de 100 milliards de FCFA, avec une période de souscription étalée du 15 juin au 15 juillet, constitue en soi un signal fort du marché financier, comme le déclare Sékou Dramé, DG de la Sonatel, dans cet entretien exclusif qui sera suivi, demain, de la présentation, à travers un entretien, des caractéristiques de l’opération par Ababacar S. Diaw, DG Iimpaxis Securities.

Monsieur le Directeur Général, le groupe Sonatel sollicite un emprunt de 100 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA. Au- delà de la mobilisation des fonds, quels sont les principaux objectifs visés par l’opération ?

La stratégie de la Sonatel a toujours été basée sur l’innovation au service de nos clients envers qui nous nous sommes toujours engagés à garantir une qualité de service au niveau des meilleurs standards internationaux. L’investissement est un facteur clé dans notre secteur pour tenir continuellement ces dites promesses et consolider notre leadership. Ceci doit cependant se faire sans oublier aucune autre partie prenante, notamment nos actionnaires qui nous ont fait confiance et qui doivent continuer à bénéficier d’une bonne politique de dividende. Sonatel est aussi un acteur majeur dans la sous-région et devrait pouvoir participer fortement à son dynamisme. L’objectif principal de cet emprunt est donc de permettre à Sonatel de diversifier ses sources de financement dans un contexte de raréfaction de la liquidité pour continuer à financer les investissements nécessaires à son développement tout en maintenant une politique de dividendes adaptée et à la hauteur de l’attente de ses actionnaires.

Il s’agit de la plus grande levée de fonds sur le marché régional de l’UEMOA. Est-ce que le timing post- covid et les conditions du marché s’y prêtent ?

Cette question peut se poser légitimement aujourd’hui mais il faut noter que Le processus a été lancé depuis 2019 avec la sollicitation d’une notation auprès de Wara, qui a été obtenue au dernier trimestre 2019 avec une notation « Investment Grade ». La pandémie Covid-19, dans un sens, nous a conforté dans notre ambition d’être un partenaire privilégié de la transformation numérique de nos sociétés. Nous avons tous pu mesurer comment la covid19 a accéléré la digitalisation de plusieurs pans de nos économies avec des besoins accrus en termes de connectivité, mais également en termes de sécurité et d’ouverture de nos assets au profit de l’écosystème numérique.
Nous pensons donc que c’est, plus que jamais, le moment de déployer les investissements qui nous permettront de préparer nos réseaux et plateformes de services à écouler encore plus de trafic avec une excellente qualité de service, mais également de déployer de nouvelles offres et innovations pour accélérer notre transformation en opérateur multiservices. Aussi faut-il se rappeler que ce genre d’opération cible l’épargne d’une catégorie d’investisseurs qui ont des attentes à moyen et long terme et qui sont à la recherche d’opportunités avec un bon équilibre risque versus rendement. Sonatel dispose d’une forte capacité à honorer le service de la dette et présente un risque crédit très bas qui, je le pense, va rassurer les investisseurs en ces temps d’incertitudes.

Est-ce à dire que l’option de l’investissement par fonds propres et emprunts bancaires privilégiée jusque-là a montré ses limites et qu’il faut désormais que Sonatel sollicite le marché financier régional et, demain, international ?

Tout à fait. Pendant longtemps Sonatel n’a pas réellement profité de son rayonnement sous régional pour adresser le marché financier de la zone ; c’est ce que nous essayons de corriger en tenant compte aussi de l’évolution de la règlementation sur les ratios prudentiels des banques. L’entrée en vigueur de Bâles 2 et 3 entrainera, en effet, une réduction de la capacité d’engagement des banques de la région avec la baisse du single obligor à 25% en 2021, combinée à un niveau des fonds propres de la région relativement bas. Il nous a donc semblé nécessaire de diversifier nos sources de financements. Cette option de recourir au marché obligataire participe aussi à notre volonté d’optimisation de la structure du Bilan avec un remplacement, dans les capitaux employés, d’une partie des fonds propres par de la dette. Notre bas niveau d’endettement nous permet de le faire, tout en restant sur un ratio Dette Nette/EBITDA en deçà de la moyenne de nos pairs en Afrique saharienne.

Comment le groupe Sonatel envisage- t-il le deuxième semestre 2020 dans sa croissance propre et celle de son secteur en particulier ?

Le groupe sera certainement confronté aux effets de la décroissance économique que connaissent les pays où nous opérons. Cette crise a en effet atteint un niveau tel que, peu importe la préparation en amont, elle est déstabilisante pour tous les secteurs, y compris celui des télécommunications. Nous gardons toutefois espoir que l’allègement des restrictions de déplacements mais également les mesures de relances décidées par les différents gouvernements dans nos pays d’opérations permettrons d’atténuer l’impact qui a été observé sur les premiers mois. Nous avons mis en œuvre dans toutes les opérations du Groupe diverses actions d’optimisations sur les charges et les premiers résultats obtenus nous rendent confiants sur notre capacité à atteindre nos prévisions de résultats malgré le risque de retard sur le chiffre d’affaires.

Au delà de cet emprunt obligataire historique, le cours boursier de la Sonatel reste un baromètre très suivi par les investisseurs étrangers à la BRVM et aussi par les particuliers résidents, les bons pères de famille (BPF) et les institutionnels. Quel message avez-vous à leur transmettre?

Nous espérons que cette opération participera à renforcer la valeur de l’action Sonatel et à rassurer ainsi les porteurs du titre. Elle nous permet en effet de communiquer de façon très détaillée sur les fondamentaux du Groupe Sonatel qui restent très bons. Le financement de l’investissement se poursuit, ce qui augure d’un futur plus optimiste pour la réalisation de nos objectifs et ce financement se fait de manière diversifiée dans des conditions moins contraignantes en matière de délai de remboursement; ce qui permet de consolider notre politique de dividende qui demeure plutôt attrayante.

Votre mot de la fin.

Nous invitons les investisseurs à participer massivement à cet appel à l’épargne public tout en les rassurant que le Groupe Sonatel poursuit sa dynamique de croissance et de développement rentable.  Adama WADE

Le Ministre des Finances et du Budget nie avoir reçu un terrain d’une contenance de 5000 mètres carrés

http://www.sudonline.sn/Nous prenons bonne note de ce que vous avez cité en objet comme une « mise au point « et qui est devenu dans le corps du texte « un démenti ». Nous vous en donnons acte bien que la différence ne soit pas que sémantique. Cependant, rassurez-vous, nous avons procédé aux vérifications d’usage et sommes sidérés par la distribution de quotas de parcelles revenant à des responsables de votre département et à certains membres de directions sur chaque lotissement effectué par le service des domaines. La vôtre a-t-elle été faite « à l’insu de votre plein gré  » ?
En tout état de cause, nous vous exhortons à pousser votre souci de transparence jusqu’à faire publier la liste des bénéficiaires de ces quotas, en vertu des principes de redevabilité et de gestion intègre et équitable du domaine public. Revisitez l’attribution de 5000 m2 par le receveur des domaines de Guediawaye et le responsable des domaines au début de cette année 2020. Le nom de l’attributaire pourrait réserver bien des surprises quant aux accointances avec la hiérarchie du ministère. On ne prête qu’aux riches (et aux puissants) n’est-ce as ! A bientôt, dans ces colonnes.LA REDACTION

Gestion du foncier : ADD signe un bail avec la transparence

https://www.lequotidien.sn/Le ministre des Finances a décidé de changer les procédures d’instruction des demandes d’attribution et de régularisation de terrains par voie de bail pour mettre fin aux nombreux conflits fonciers qui exaspèrent de plus en plus les citoyens.
Le ministre des Finances et du budget veut plus de transparence dans l’attribution des baux. Dans une note envoyée au directeur général des Impôts et domaines, Abdoulaye Daouda Diallo explique sa démarche et le prix qu’il accorde à la «qualité du service rendu à l’usager», qui demeure «un enjeu majeur et un grand défi pour la modernisation de la direction des Impôts et domaines». Il dit : «En vue de favoriser un mode de gestion transparente et conforme à la réglementation, il apparaît nécessaire d’une part de procéder à un rappel des règles qui gouvernent les procédures d’instruction des demandes d’attribution ou de régularisation de terrains par voie de bail et d’autre part de préciser encore une fois les diligences édictées par le manuel de procédures domaniales à observer lors de la présentation des actes issus desdites procédures à l’approbation.»
L’importance de cette décision prise au mois d’avril est plus qu’actuelle alors que le débat sur l’occupation du littoral fait rage. Pour prévenir d’éventuels conflits fonciers, qui sont légion et «préjudiciables à la bonne marche des services et à la notoriété de la Dgid», Abdoulaye Daouda Diallo rappelle que les «bureaux des Domaines devront désormais, préalablement à toute instruction, s’assurer de la disponibilité physique et juridique des assiettes foncières». Il leur demande alors de procéder à la consultation des services techniques (Cadastres, Urba­nisme), en relation avec le bureau du Cadastre, à une visite des lieux sanctionnée par un procès-verbal décrivant la situation foncière et exiger «un état de droit réel s’il y a eu lieu» et «un plan cadastral portant un Nicad visé par le chef du bureau du Cadastre compétent».
Aujourd’hui, il faut passer par tout un circuit avant d’aboutir à l’établissement d’un éventuel bail, à savoir un Pv approuvé par la Commission de contrôle des opérations domaniales comportant la liste nominative des attributaires, qui doit aussi faire son rapport de situation, la présentation d’un rapport de la Com­mission de contrôle des opérations domaniales et d’un plan cadastral portant le numéro d’identification cadastrale. Quid des cas des lotissements administratifs ? «Le dossier doit contenir également l’acte portant autorisation de lotir, le plan de lotissement dûment approuvé et la liste nominative de tous les attributaires», explique le ministre qui informe que les baux devront «désormais être établis par les bureaux des Domaines sur la base de la liste nominative des attributaires cités dans les procès-verbaux approuvés de la Commission de contrôle des opérations domaniales (Cccod)». En décidant de révolutionner la procédure d’instruction et d’établissement des baux, il y a une rétroactivité de la décision, car «les dossiers ayant un avis favorable de la Cccod datant de plus de deux ans devront être ré-instruits avant l’établissement» d’éventuels documents administratifs

MISE EN ŒUVRE BUDGET-PROGRAMME : Le vrai faux départ du ministère des Finances

http://www.enqueteplus.com/Pour des imprécisions, incohérences et insuffisances manifestes, le ministère des Finances et du Budget s’est vu contraint de renvoyer sine die la mise en œuvre du budget-programme.
C’est une grosse désillusion qui a failli passer presque inaperçue, en ces temps de pandémie. Après avoir chanté sur tous les toits la mise en œuvre du budget-programme dès 2020, l’Etat s’est résolu à arrêter la machine en plein exercice budgétaire. Sous le couvert de l’anonymat, ce spécialiste des régies financières affirme  : ‘’On a confondu vitesse et précipitation. Le plus désolant, c’est que le Trésor, connue pour être à cheval sur les textes, avait déjà commencé à mettre en œuvre ces réformes, sans aucune base légale. On a mis la charrue avant les bœufs, en mettant en place une nouvelle organisation, alors que tous les textes n’ont pas été établis.’’
Malgré les alertes qui ont été lancées par de hauts cadres des régies financières, l’Etat a foncé droit vers le but. Mais sa course a finalement abouti sur le mur. Selon nos interlocuteurs, tout a été fait à l’envers. Et pour étayer leurs propos, ils invoquent un ‘’aveu’’ du gouvernement dans le rapport de présentation du décret 2020-1006 du 30 avril 2020 relatif à la gestion budgétaire. Lequel précise sans équivoque  : ‘’Un examen minutieux des principaux textes porteurs des réformes a révélé un certain nombre d’incohérences et d’insuffisances à corriger avant le basculement dans la nouvelle gestion publique.’’
De plus, informe le décret, ‘’pour permettre à tous les acteurs concernés par la mise en œuvre de la nouvelle gestion publique de disposer d’un cadre légal et réglementaire en parfaite cohérence, il s’est avéré nécessaire de réécrire les nouvelles dispositions…’’. Les services d’Abdoulaye Daouda Diallo comptent ainsi corriger définitivement ces ‘’incohérences et insuffisances relevées’’ et apporter ‘’des précisions et des compléments sur certaines innovations relatives à la gestion budgétaire et comptable’’.
De ce fait, en plus de déterminer le cadre de gestion du budget-programme, le nouveau décret prévoit les acteurs qui interviennent dans ce cadre. A cet effet, le texte introduit des acteurs comme le coordonnateur des programmes incarné par le secrétaire général, le responsable de programme et le responsable de la fonction financière représenté par le chef du Service chargé des affaires administratives et financières du ministère ou de l’institution constitutionnelle. Lesquels ne sont toujours pas nommés.
D’après le rapport de présentation fait par les services d’Abdoulaye Daouda Diallo, il faudrait plutôt imputer ce report à la pandémie de Covid-19, éclatée en mars ; soit quelques mois après le démarrage de l’année budgétaire. ‘’A titre transitoire, dispose en effet l’article 71 du décret 2020-1006, aux fins de permettre, à l’issue de la période d’urgence nationale, l’achèvement du processus de mutation organisationnelle et de transfert de compétences entre les différents acteurs concernés par la déconcentration de l’ordonnancement, il est fait recours, dans le cadre de la gestion 2020, aux procédures d’exécution budgétaire en vigueur lors de la gestion 2019’’.

Seydou Diouf, député  : ‘’Les pays de l’UEMOA sont déjà trop en retard.’’

Selon notre source, il faudrait surtout retenir que l’Etat est tenu au moins de nommer les responsables de programmes avant de mettre en branle le budget-programme.  Président de la Commission en charge des finances à l’Assemblée nationale, le député Seydou Diouf apporte une précision  : ‘’En fait, les budgets actuels seront exécutés en format budget-programme, avec des crédits alloués à des programmes budgétaires, à des activités… Ce qui a été reporté, c’est plutôt la déconcentration de l’ordonnancement. Elle a été différée, parce qu’il va y avoir de nouveaux acteurs qui interviennent.’’
Selon lui, il faut savoir que juste après le vote de la loi de finances, il y a eu la pandémie. Toutes les conditions qui devaient être réunies pour aller vers une déconcentration, estime-t-il, ne le sont pas. C’est pourquoi le gouvernement a dit  : ‘’On exécute le budget sous format programme, mais pour ce qui concerne l’ordonnancement des dépenses, on maintient le dispositif antérieur.’’
En ce qui concerne la nomination des responsables des programmes, Seydou Diouf rappelle qu’il a été retenu de les nommer par arrêté, puisqu’ils vont dépendre du ministère. ‘’Maintenant, il fallait non seulement régler ces conditions juridiques de leur nomination, ensuite, il faut aussi les nommer. Quand on finit de les nommer, il faut comprendre que toute la gestion budgétaire qui était centralisée au niveau du ministère des Finances se retrouve dans chaque ministère sectoriel, avec ses chaines d’acteurs’’, souligne le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Sur l’accusation selon laquelle le gouvernement aurait mis la charrue avant les bœufs, il rétorque  : ‘’Les gens peuvent le dire. L’idéal aurait certes été que tout soit mis en place, que tous ces acteurs soient nommés avant qu’on aille vers la loi de finances. Mais il faut savoir qu’une réforme se met en place au fur et à mesure. Si on attend que toutes les conditions soient réunies, on ne va jamais démarrer. Or, les pays de l’UEMOA sont déjà trop en retard.’’
Cela dit, le budget 2020 continuera d’être exécuté selon les procédures antérieures. En d’autres termes, tout va rester centralisé au niveau du ministère des Finances et du Budget comme si de rien n’était. Par exemple, explique le président de la Commission des finances, les services financiers des ministères sectoriels vont continuer de faire des engagements, de les faire valider par le directeur général du Budget qui va établir les mandats… Or, toutes ces fonctions devraient se retrouver au niveau des ministères et l’argentier de l’Etat n’assurerait qu’une fonction de régulation. ‘’L’avantage est que ça donne plus de liberté aux ministères.
Le fait de continuer selon les anciennes procédures peut donc impacter la célérité et l’efficacité qui étaient attendues du nouveau dispositif’’.
Prévue en 2017, puis en 2020, ce report constitue le nième renvoi dans la mise en œuvre des nouvelles dispositions basées sur des directives de l’UEMOA datant de 2009 et transposées dans l’ordre juridique interne depuis 2011. MOR AMAR

Serigne Mboup : “Le traitement du contrat Akilee ouvre la porte à…”

https://actunet.net/Directeur de la Société africaine de raffinage, Serigne Mboup, apprécie positivement la politique énergétique que mène le Sénégal. Il reconnaît toutefois des difficultés liées à la covid-19 et les turbulences consécutives au “deal” conclu entre Senelec et Akilee. Serigne Mboup ne manque pas, ès qualités de maire de Pire, de brandir la muselière face aux prédateurs fonciers.

Entretien.

Comment se répercute de manière concrète la covid-19 sur les activités de la Société africaine de raffinage ?

La covid-19 est un problème extrêmement complexe par sa brutalité, par sa soudaineté, par les impacts globaux et par les limites de toutes les solutions mises en œuvre par l’humanité, qu’elles soient économiques, financières, culturelles, technologiques pour lui faire face. Naturellement ça a un impact global, en particulier les marchés financiers. Le pétrole, vous le savez, est un produit qui est coté sur les places financières internationales et qui est soumis à tous ces aléas. Nous avons noté une volatilité soudaine, brutale, rarement vue. Le baril est parti de 59 – 60 dollars en février pour plonger à mi-avril à un peu moins de 16 dollars. Cela a des impacts de toutes sortes ; et si vous y ajoutez la tension géopolitique de l’époque, la Chine, les États-Unis, l’Iran, les problématiques au sein de l’Opep… cela constitue un choc important. Sur le plan local, le choc a eu plusieurs incidences. La première, c’est sur la perte de valeur des stocks  : nous sommes dans un secteur où on fait des achats à terme, des achats programmés. Pour cette raison, des achats sur des cours élevés vont se vendre à des périodes où les prix sont bas. Vous avez déjà des pertes de valeurs sur les stocks, ce qui est un premier impact. Le deuxième impact important c’est le confinement. Le confinement a amené l’arrêt pratiquement de toutes les structures à grande consommation, qu’il s’agisse des grandes entreprises industrielles, du transport … De manière générale, tous les véhicules de toutes sortes étaient à l’arrêt et, de façon plus large, l’aviation, qui est grande consommatrice d’hydrocarbures. Donc, il y a un tassement très fort des marchés, une baisse de la demande et donc des pertes de chiffre d’affaires et des pertes de volume. En même temps il y a des charges qui augmentent par le fait de stocks importants non consommés qui coûtent tout aussi chers quand ils sont stockés. Au Sénégal, on peut dire qu’entre mars, avril et mai, la Sar a eu des pertes de marchés, une baisse du chiffre d’affaires d’à peu près 40% en comparaison aux mois précédents et à la normale.

Cela fait combien en valeur absolue ?

Le chiffre d’affaires tourne autour de 600 milliards. 40% pendant ces trois mois, c’est-à-dire que si vous deviez avoir 1000 francs, vous vous retrouvez avec 600 francs, alors que les charges sont restées en l’état, puisque la Sar est une usine à feu continu qui doit absolument fonctionner, qui ne s’arrête jamais. Vous voyez que nous sommes fortement impactés. Nous travaillons avec le gouvernement, justement, pour pouvoir entrer dans le schéma des solutions qui ont été préconisées pour appuyer les sociétés ; notamment les mesures fiscales, les mesures d’appui de toutes sortes, pour que nous puissions contenir le coronavirus. Puisque la Sar doit continuer à dérouler ses activités, il y a eu des dépenses pour s’équiper en conséquence. Nous sommes une société avec des problématiques sécuritaires et environnementales très importantes et il a fallu aussi investir dans la protection et la prise en charge des mesures barrière contre le coronavirus. Aujourd’hui, avec le déconfinement, il y a une reprise progressive des ventes – et je pense que dans quelques semaines on devrait retourner à une situation plus normale.

Nous faisons face à un ralentissement économique qui impacte sur le cours du baril du pétrole. Est-ce que la structure des prix sera favorable lorsque le Sénégal démarrera l’exploitation de ses hydrocarbures ?

Je pense qu’il faut se réjouir et féliciter le gouvernement du Sénégal. Vous savez que les projets de développement de notre pétrole, à travers le projet Grand Tortue pour le gaz et Sangomar pour le pétrole, n’ont pas été réellement impactés par le coronavirus. Quand vous faites des découvertes en mer, en eaux profondes, il y a une moyenne de cinq à sept ans entre l’annonce de la découverte et le début de la production. C’est des projets extrêmement complexes qui demandent plusieurs études d’ingénierie technique, mais surtout, qui demandent des financements extrêmement lourds. On parle de plusieurs dizaines de milliards de dollars pour faire ces investissements de développement. Surtout dans un pays comme le Sénégal où on n’a pas encore des infrastructures de production. Les prochaines découvertes vont bénéficier de ces infrastructures ; il faut des réseaux de gazoducs, il faut des ports, des bases logistiques offshore… Le Sénégal a bien travaillé puisqu’en quatre ans on est arrivé à la Décision finale d’investissement (Dfi). La Dfi des compagnies pétrolières, dans ce type de projet, intervient une fois que la découverte et l’évaluation des découvertes pour voir leur rentabilité. Le Sénégal a obtenu, fin 2018 et fin 2019, respectivement pour Tortue et Sangomar, les Dfi. En trois phases, pour chacun des projets, un investissement d’environ 5 milliards de dollars sera fait. Cela a été conclu bien avant que le coronavirus ne survienne. Le coronavirus ne change pas la donne  : les fonds ont été levés et il y avait un programme pour la mise en œuvre de ces investissements-là. Le corona impacte dans une certaine mesure sur les délais de livraison de certains fournisseurs, mais le plus important était de décider qu’on va investir tant d’argent à un moment donné et de lever l’argent sur le marché financier, de l’avoir à disposition et d’avoir toutes les autorisations à partir du gouvernement du Sénégal. Maintenant, il faut savoir que les délais de mise en production sont encore d’actualité  : 2022 pour le pétrole et 2023 pour le gaz. Le baril a connu une volatilité extraordinaire. J’ai parlé de la baisse brusque entre février et avril ; mais là, on a noté une remontée. Aujourd’hui, on est autour de 40 dollars ; il y a une reprise réelle alors qu’on n’a pas encore ouvert les aéroports et la remontée va continuer. Les perspectives demeurent intéressantes pour la production attendue en 2022. Quand la consommation mondiale va totalement reprendre, on peut compter sur les pays producteurs, ceux membres de l’Opep, ou la Russie, d’autres pays, pour justement se mettre en accord pour maintenir un prix du baril qui sera compétitif par rapport à leurs objectifs, mais aussi supportable par l’économie mondiale.

Vous regardez d’un bon œil la politique énergétique que mène le Sénégal, mais cette politique est marquée par des remous entre Senelec et Akilee. Le ver n’est-il pas dans le fruit ?

Je dois dire que je ne connais pas le fond des problèmes, mais je peux parler sur deux aspects. Le premier aspect, c’est la nécessité pour toutes nos entreprises de faire des sauts technologiques qualitatifs, de se doter d’outils et de moyens qui leur permettent de mieux répondre aux exigences, d’abord de leur efficience, de leur développement économique, mais aussi, aux exigences de leur clientèle en termes de gestion adossée aux technologies de pointe. Ce besoin d’émancipation et de confort de vie, chacun des services publics doit être en mesure d’y répondre. La deuxième chose c’est l’efficience. Nous avons atteint, dans tous les secteurs, une capacité technique et disposons d’outils d’aide à la décision tels que nous avons aujourd’hui incontestablement des moyens de mieux piloter tous les types de projets. Sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan environnemental, et aussi, sur le plan de l’efficience et de la rentabilité, l’obligation vers des solutions innovantes qui permettent de performer davantage et de répondre aussi aux exigences d’une mission de service public moderne. L’autre problématique c’est que, quand un contrat existe entre deux entités, quelles qu’elles soient, ce contrat intègre des clauses de révision, des clauses de sortie… Si, à un moment donné, l’une des parties pense qu’il y a tel ou tel aspect qui ne correspond plus à la réalité ou aux intérêts visés, je pense que c’est possible de trouver en toute responsabilité les plages pour discuter, chacun sauvegardant ses intérêts, mais tenant compte des intérêts de l’autre partie – l’objectif devant être l’intérêt général puisqu’on parle de mission de service public. Moi, je n’ai jamais aimé les problèmes qui sont discutés sur la place publique, relayés par les moyens actuels de communication, les réseaux sociaux et autres, en ouvrant la porte à toutes interprétations.

Un autre débat  qui fait l’actualité porte sur la prédation foncière au niveau du littoral et d’autres poches du territoire national. Comment appréciez-vous, en tant que maire, le traitement des questions foncières ?

Il y a une question d’équité que le Code des collectivités territoriales a réglée, de même que notre charte fondamentale. Nous avons 700 et quelques kilomètres de littoral, ce qui est exceptionnel et une source d’opportunités incommensurables. Nous avons tous vu ce que le tourisme a pu apporter à notre pays. Quand je pense tourisme je ne pense pas toujours aux étrangers, je pense à nous qui ne connaissons pas beaucoup notre pays, qui ne voyageons pas, qui ne visitons pas les différentes plages que nous avons, les différents parcs, les îles du Saloum, des sites exceptionnels. Quand vous allez à Saly, malgré l’avancée de la mer qui pose un certain nombre de problématiques, vous allez à Pointe Sarène, à Yenne ou ailleurs vous avez la plage. Le problème particulier de la corniche de Dakar c’est que nous n’avons pas l’accès partout. Je dois dire qu’il faut rappeler aux Sénégalais le processus qui a abouti à cette situation. Des terrains ont été attribués par le passé à beaucoup de personnes. Aujourd’hui, chaque Sénégalais peut être fier des équipements collectifs qui sont sur la corniche parce que ces espaces sont ouverts au public qui peut en bénéficier. Ils valorisent notre pays et lui donnent un statut extrêmement important surtout dans le monde des affaires. Il y a, a contrario, des constructions qui posent problème parce qu’elles obstruent l’accès à la plage. Je ne vais pas revenir sur qui a donné, qui n’a pas donné. Ce que je sais, c’est que le Président Sall, dès 2014,  quand le problème s’est posé avec l’ambassade de Turquie, était lui-même venu dire son opposition à ce que le littoral soit traité comme çà. Il a surtout mis en place un projet important de gestion du littoral. Douze milliards de francs sont prévus pour gérer le littoral, pour l’aménager, mais aussi le protéger. Quand il s’agit d’utilité publique l’État a toujours fait preuve d’autorité, mais aussi, de compréhension. Il faut voir que le Ter, l’autoroute à péage, sont construits sur des maisons qui ont été rasées. Sur la Corniche, si un projet ou un programme du gouvernement doit être fait pour cause d’utilité publique, je suis convaincu que tous les propriétaires qui y sont se soumettront à cette exigence collective d’intérêt général. Par Mohamed NDJIM

Akon City : L’artiste annonce officiellement un contrat de construction de 6 milliards de dollars…

https://senego.com/Akon a obtenu un contrat de 6 milliards de dollars pour construire sa ville sur le thème des crypto-monnaies au Sénégal. Une information qu’il a annoncée sur son compte Instagram.

KE International contribue à hauteur de 4 milliards de dollars

Le chanteur sénégalo-américain a conclu un contrat avec la société d’ingénierie et de conseil américaine KE International au début du mois de juin. KE International a généré les 4 milliards de dollars initiaux auprès d’investisseurs et les utilisera pour terminer les première et deuxième phases de construction de la ville Akon City au Sénégal.
La première phase devrait être terminée d’ici la fin de 2023. Elle comprendra la construction de routes, un campus de l’hôpital Hamptons, le centre commercial Hamptons, un poste de police, une déchetterie, une école et une centrale électrique. La phase 2 se terminera en 2029 et se concentrera sur l’intégration des entreprises pour fonctionner sur la crypto-monnaie AKOIN d’Akon. Il y aura également des parcs, un stade, des universités et un complexe industriel à Akon City.

Pénurie d’eau : Sen Eau assoiffe la banlieue

http://www.sudonline.sn/Se laver les mains avec de l’eau et du savon est l’une des principales mesures (sanitaires) pour lutter contre la propagation du coronavirus (Covid-19). Toutefois, cette pratique est devenue presque impossible dans plusieurs quartiers de la capitale sénégalaise. Pour cause, les populations font face à un manque criard d’eau dans plusieurs quartiers de Dakar. De Ouakam, en passant par Ouest-Foire et Keur Damel, jusqu’à Golf-Sud et Scat Urbam, l’eau ne coule plus dans les robinets et ce, depuis quelques jours. Dans ce reportage réalisé hier, mardi 16 juin, les populations tirent à boulets rouges sur la Sen’Eau et, par la même occasion, interpellent le président de la République, Macky Sall. Vêtue d’un Tee-shirt bleu assorti d’un jean, Fatou Camara sort d’une boutique munie d’une bouteille d’eau (minérale) de 10 litres. Elle devra s’en servir pour préparer le petit déjeuner en attendant l’arrivée de la citerne d’eau qui ravitaille le quartier en cette période de coupure. Nous sommes à Ouakam. Ici, l’eau ne coule plus des robinets depuis plusieurs jours. Dans un coin du quartier, une longue file de personnes attire l’attention. Certaines assises sur des bidons vides, d’autres debout, tenant des seaux et des bassines, entre autres articles pouvant contenir de l’eau, elles attendent impatiemment la citerne qui doit venir d’un moment à l’autre pour les ravitailler en eau. «On est là depuis 8h. On est fatigués du manque d’eau et c’est devenu récurrent avec la Sen’Eau. Cela fait plus de cinq jours qu’on en souffre. On n’arrive même pas à se laver», se désole Astou Lo.

Y EN A MARRE DE LA LONGUE ATTENTE DES CITERNES D’EAU

Assise à côté d’elle, la mine triste, Awa Sène ne cache pas, elle aussi, sa désolation. «On en a marre de cette situation. C’est du n’importe quoi. Une ville comme Dakar qui manque d’eau, c’est inacceptable ! Ce qui est plus difficile, c’est que les factures ne tardent pas. Pis, nous sommes en pleine crise sanitaire, sans aussi oublier la chaleur infernale. Comment peut-on être propres si on n’a pas d’eau ?», se demande la mère de famille. Mais, en attendant de voir la citerne, les discussions vont bon train entre les populations, dans un rassemblement sans aucun respect des mesures barrières sensées les protéger contre le coronavirus. A l’instar de Ouakam, plusieurs quartiers de Dakar sont privés du liquide précieux. Et le calvaire commence à durer, alors que le respect des mesures d’hygiène est essentiel en cette période de pandémie. «Cela fait plus d’une semaine, depuis que notre quartier manque d’eau. Nous sommes en pleine capitale, mais nous vivons comme des villageois, avec cette pénurie d’eau. Les populations souffrent vraiment», fait savoir Khady Ndour, trouvée à Ouest-Foire. Allant plus loin, elle interpelle les autorités. «Le président (de la République Macky Sall) doit régler cette situation avec la Sen’Eau parce que le manque d’eau perdure à Dakar», dit-elle.

MALGRE LA PENURIE D’EAU, A LA FIN DU MOIS, LES FACTURES NE TARDENT PAS

Presqu’en face, situé au Sud du Cices, Scat-Urbam n’est pas aussi épargné par la pénurie d’eau. Le quartier manque du liquide précieux depuis trois jours. «Déjà, la distribution se faisait à compte-gouttes. On veillait jusque très tard dans la nuit pour se procurer de l’eau, entre 22 heures et 5 heures du matin ; mais, maintenant, aucune goutte ne coule des robinets. Ce qui est le plus difficile, c’est que les citernes ne sillonnent pas le quartier. Vraiment, nous sommes fatigués. Pour avoir de l’eau, on est obligés soit d’acheter, soit d’aller à Sicap-Foire», se lamente Awa Sow. Un plus loin, en banlieue, le quartier Golf-Sud aussi est sous le joug de la pénurie d’eau. Pis, ici, les robinets sont à sec depuis fort longtemps. «Le manque d’eau est criard ici. Certains se procurent de l’eau à l’aide des pompes tandis que d’autres achètent. Et la majeure partie se rue vers les citernes. Malgré cette situation, à la fin du mois, on nous demande encore de payer les factures ; c’est écœurant», lance ce père de famille trouvé assis devant sa maison.

«ON A RECOURS A L’EAU DES POMPES, ON N’A PAS DE CHOIX AVEC LA SEN’EAU»

Loin de là, un jeune homme est en train de tirer une pompe. Mais l’eau qui en sort n’est pas trop claire. «L’eau n’est pas potable comme celle de robinets, mais on n’a pas de choix avec la Sen’Eau», laisse-t-il entendre. Le mal est très profond. En effet, dans plusieurs coins des quartiers de Dakar et sa banlieue, on aperçoit des personnes munies de bassines et de bidons vides à la «recherche» du liquide précieux. Avec ce manque d’eau, les populations ne savent plus quoi faire. Elles se demandent à quand le retour à la normale, tout en déplorant le fait que Sen’Eau ne leur a pas préalablement averti de la perturbation du réseau de distribution. Il faut aussi dire que la pénurie d’eau est devenue récurrente dans plusieurs zones à Dakar.

Pénurie d’eau : Sen’Eau incrimine les intempéries

https://www.lequotidien.sn/La pénurie d’eau qui frappe de nombreux quartiers de Dakar depuis des jours serait liée aux intempéries du week-end dernier, d’après la directrice générale de Sen’Eau, Jany Arnal. Elle a fait cette déclaration hier au cours d’une visite de chantiers dans la zone de Thiès, en compagnie du Dg de la Sones, Charles Fall.
La société Sen’Eau qui gère la distribution en eau potable de l’agglomération de Dakar est confrontée à un problème d’approvisionnement correct du liquide précieux en ce temps de pandémie. Les Dakarois qui pensaient conjuguer au passé le calvaire vécu sous l’ère de la Sénégalaise des eaux (Sde) ont très vite déchanté. Les pénuries ont repris de plus belle. «Aujourd’hui, toutes les productions fonctionnent comme elles n’ont jamais fonctionné, c’est-à-dire au maximum. Nous avons toutes les usines, tous les forages qui fonctionnent avec zéro panne», a pourtant affirmé hier la directrice générale de Sen’Eau, Mme Jany Arnal. Par rapport à ce que certains considèrent comme un mauvais départ de leur entreprise, elle tente de rassurer les Sénégalais. Elle dit : «Mais croyez-moi, les travaux d’urgence ont été lancés dès le mois de février, les usines ont été entretenues, les ouvrages qui méritaient des travaux ont été faits et les équipes ont été équipées pour pouvoir intervenir dans les meilleurs délais, que ça soit sur les réseaux d’eau potable ou sur les usines. On est bien conscient qu’on est là pour amener plus d’eau avec tous les efforts qu’on peut faire pour pouvoir amener l’eau et avec toute la technicité.»
Selon Jany Arnal, les perturbations de ces derniers jours sont dues au fait qu’ils ont eu «malencontreusement» des problèmes de défaillance dus aux intempéries du week-end dernier. Mais, dit-elle, «aujourd’hui il y a plus de 1 200 collaborateurs qui sont jour et nuit sur les réseaux, sur les usines, sur les forages pour faire en sorte que tout fonctionne bien et amener le plus d’eau. Parfois les intempéries sont contre nous. On a connu le week-end dernier des orages, du vent, de la pluie. Comme on a beaucoup d’installations électriques, mécaniques, électroniques, il arrive aussi qu’elles tombent en panne». D’ailleurs, elle garantit qu’aujourd’hui le délai est respecté, les usines sont «excellemment entretenues avec tout le matériel, le stockage nécessaire».
La directrice de la Sen’Eau était hier dans la zone de Thiès en visite de chantiers. Il s’agit des forages Pk2 (Pout-Kirène) où il est attendu un débit de 120 m3/h, F10/Ter, 100 m3 d’eau/h, et Pout-nord, 160 m3. Cela rentre dans le cadre des travaux d’urgence lancés au mois de février dernier. Et le programme concerne la régénération de forages pour plus de débit, l’équipement de nouveaux forages, ainsi que les travaux de suppresseur sur Dakar qui permettra d’amener l’eau dans les zones où elle coule difficilement, mais aussi la régulation de la pression.
Par ailleurs, la directrice de Sen’Eau, qui annonce une campagne de sensibilisation sur l’économie de l’eau, encourage les populations à la préservation du liquide précieux. Pour sa part, le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), Charles Fall, est revenu sur les efforts réalisés par l’Etat dans le domaine de l’hydraulique à Dakar et environs. «Depuis près de 5 ans, l’Etat du Sénégal a augmenté de près de 42% la production d’eau. Aujourd’hui, on a une capacité de production qui arrive, rien que pour Dakar, à 450 mille m3. Au courant de ces deux dernières années, il y a près de 21% également de renforcement de cette production. En attendant la mise en service de projets structurants cette année, le gouvernement a décaissé près de 5 milliards de francs Cfa exclusivement dédiés à des programmes d’amélioration ou programme de consolidation de l’alimentation en eau potable de Dakar», a-t-il rappelé. M. Fall n’a pas manqué de reparler du programme de consolidation d’une quantité de 47 mille m3 d’eau supplémentaires afin d’améliorer la distribution d’eau dans Dakar et sa banlieue confrontées à des coupures récurrentes.

 COVID-19 : OU VA LE SENEGAL ? Par Moubarack LO, Directeur général du Bureau de Prospective Economique (BPE)

Le Bureau de Prospective Economique (BPE) a réalisé un rapport de bilan et de perspectives de la Covid au Sénégal, cent jours après son apparition au Sénégal, en se fondant notamment sur les statistiques publiées par le Ministère de la Santé et de l’Action sociale. L’équipe du rapport comprenait Moubarack Lô, Amaye Sy et Sambane Yade.

L’analyse des évolutions globales dans le pays permet de tirer plusieurs enseignements  :

les cas de Covid-19 ont augmenté continuellement, au Sénégal, au cours des deux derniers mois, avec des rythmes variables ; (2) le nombre de tests réalisés a fortement augmenté entre avril et mai, sans pour autant générer une augmentation sensible du taux de positivité qui s’établit en moyenne à un peu plus de 7% ; (3) les Régions de Dakar, de Diourbel et de Thiès, les plus peuplées du pays, concentrent plus de 90% des cas confirmés de Covid-19 au Sénégal ; (4)  les cas communautaires augmentent inexorablement en nombre, d’une semaine à l’autre, atteignant 15 cas en moyenne par jour en début juin, contre 5 cas par jour un mois et demi auparavant ; (5) depuis le mois d’avril, le taux de guérison a connu successivement une baisse suivie d’une période de stabilité puis, récemment, d’une forte hausse. Aujourd’hui, deux tiers des cas infectés sont guéris ; (6) les taux de décès sont très bas (autour de 1%) sur toute la période d’avril à mai ; (7) le degré de sévérité de la Covid-19 a évolué, au Sénégal, en dents de scie entre avril et mai 2020. Le score du Sénégal dans l’indice de sévérité conçu par le Bureau de Prospective Economique (BPE) est ainsi passé de 0, 93 le 14 avril à 0, 62 le 10 mai avant de remonter à 0, 91 le 14 juin, soit un niveau de sévérité très faible.

En termes de perspectives,  les dynamiques de changement en cours ne permettent pas de définir avec certitude les lignes d’horizon de la maladie Covid-19 au Sénégal.

Ainsi,  trois types de pics potentiels doivent être considérés pour la Covid-19. Un premier pic relatif est déjà apparu, au milieu du mois de mai, et découle de la politique de « confinement partiel » décidée par les Autorités du Sénégal en fin mars. Un deuxième Pic est à scruter et correspondrait à la poursuite de la politique actuelle de tests, dans un environnement de levée substantielle des restrictions. Un troisième Pic devrait être considéré si la stratégie de tests évolue sensiblement.
Devant cette situation plus qu’incertaine, un travail prospectif d’expertise a été mené par le BPE pour comprendre les transformations en cours et anticiper les futurs possibles, sous forme de scénarii argumentés et chiffrés, sur un horizon de six mois. Il aboutit à la construction de trois scénarii obtenus par la combinaison d’hypothèses prospectives cohérentes entre elles, à partir des dynamiques de changements déclinées en tendances lourdes, en incertitudes majeures et en signaux faibles. Un chiffrage de chaque scenario est proposé grâce à une approche du BPE qui consiste à estimer d’une part le nombre de cas contacts prévus pour chaque semaine et d’autre part le nombre de cas communautaires prévus pour la même semaine. Dans le scenario 1 (scénario vert), la Covid-19 est rapidement vaincue au Sénégal. Pendant une période prolongée, le pays ne compte plus de nouveaux cas, exceptés les cas importés qui sont détectés dès leur arrivée ou pendant leur période de confinement obligatoire et pris en charge. Avec ce scénario, le pays n’aurait ni de nouveaux cas communautaires ni de nouveaux cas contacts à la fin du mois d’août 2020. Le nombre total de cas confirmés serait au maximum de 14.150 en fin novembre 2020.

Dans le scénario 2 (scénario jaune), la Covid-19 se maintient avec un degré modéré de sévérité.

Le rythme des infections journalières sur tous les segments (cas communautaires, cas contacts, cas importés) est stable pendant une période prolongée. Avec ce scénario, de nouveaux cas communautaires et de cas contacts continueraient d’apparaître. Le cumul de cas atteindrait 35.816 à la fin du mois de novembre 2020, soit plus de 21.000 cas confirmés de plus que dans le scénario vert.

Dans le scénario 3 (scénario rouge), la Covid-19 s’installe gravement et durablement sans vaccin

.
Le rythme des infections journalières sur tous les segments (cas communautaires, cas contacts, cas importés) ne cesse d’augmenter et le cumul de cas confirmés atteindrait 56.103 en fin novembre, soit près de 42.000 infections de plus que dans le scénario vert.

Le passage au scénario vert suppose la mise en œuvre des conditions préalables ci-après  :

-Les populations adhèrent et appliquent strictement les mesures barrières.
Le port du masque, la distanciation physique, et l’autodiscipline sont pratiqués par une grande majorité de la population. Les activités à haut risque de contamination ne sont pas déroulées.
-Les communautés locales se mobilisent fortement pour le signalement des cas suspects.
La communication institutionnelle est renforcée.
-Les structures sanitaires 0 tous les niveaux ont une forte capacité à détecter les cas.
Les lieux d’isolement des contacts et de traitement des malades ne sont pas débordés.
-Toute personne en provenance de l’extérieur est identifiée, testée rapidement, et mise immédiatement et obligatoirement en quarantaine, puis traité le cas échéant.
Toutes les personnes ayant voyagé avec les cas positifs sont obligatoirement confinéesGrâce à cette politique, l’apparition des cas importés est sans conséquence sur la propagation de la maladie au sein du pays.
-Des tests de dépistage massifs sont effectués quotidiennement dans le cadre d’un nouveau dispositif de testS. Ce cadre intègre des tests de détection rapide et des tests communautaires dans les zones clusters.

Économie post Coronavirus : L’impératif d’organiser des États Généraux de l’économie Par Marie Bâ AIDARA

La pandémie de coronavirus a déjà causé plus de 430 000  morts à travers le monde. Elle a fini de créer la psychose et de dicter sa loi. Toutes les économies du monde sont touchées et vont payer un lourd tribut . Le monde se prépare à une profonde récession sous l’effet du coronavirus, à l’image , entre autres, de la France, des  Etats-Unis, pays le plus touché en nombre de cas recensés.  Selon la  Banque mondiale, le Produit Intérieur Brut (PIB) mondial diminuera de 5, 2% en 2020.
Le groupe des pays émergents et en développement devrait connaître sa première contraction en 60 ans, avec une baisse globale de son PIB de 2, 5%. Cette récession fera basculer des millions de personnes dans l’extrême pauvreté et le chômage. Les échanges commerciaux devraient accuser une baisse drastique dans presque toutes les régions de la planète. La contraction du commerce devrait probablement être  supérieure à celle causée par la crise financière mondiale de 2008-2009.
Un peu partout on assiste à un triomphe de l’Etat keynésien car la crise économique globale qui est en train de découler de la crise du coronavirus rappelle combien le rôle de l’Etat régulateur est salvateur.
La bonne vieille planche est ressortie à Washington comme à Pékin. Laissés à eux-mêmes , les marchés boursiers se sont effondrés . Pour une fois, chinois, européens et américains sont d’accord : la main invisible d’Adam SMITH ne peut sauver le marché.  D’où les mesures interventionnistes prises un peu partout ( Etats Unis, Allemagne, Grande Bretagne etc….).
Au Sénégal, nous saluons les mesures  prises contenues dans le document intitulé  : Programme de Résilience Economique et Social ( PRES), seulement nous pensons que les Autorités devraient mettre un accent particulier sur le secteur de l’Agriculture et de l’élevage afin d’assurer la sécurité alimentaire. Une véritable stratégie devrait être élaborée pour en définitive cultiver ce que nous mangeons et développer un véritable label sénégalais et pouvoir même exporter afin d’obtenir des devises dans l’immédiat. Le 28 mars 2020 , Le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural  a annoncé une stratégie de sécurité alimentaire, concernant le riz, le blé et le niébé.
A cet effet, un Conseil présidentiel sur l’agriculture et la sécurité alimentaire ( Directive Présidentielle donnée depuis des années déjà) devrait être organisé afin de résoudre la lancinante question alimentaire.

Il urge de nous mobiliser afin de relancer l’économie à travers, entre autres, les mesures ci-dessous  :

1/Vulgariser les travaux de la cellule nationale de crise qui avait été mise en place le 18 mars dernier. A mon avis, cette cellule devrait, entre autres,  mesurer l’impact réel de la crise sur tous les secteurs porteurs de croissance. Cela aura pour avantage de redéfinir l’ordre des priorités.
A mon avis, l’agriculture peut demeurer la Priorité Numéro 1 du Gouvernement , suivie de la Santé, Priorité Numéro 2 et du Tourisme qui viendrait en troisième position . La pandémie nous aura appris que le Gouvernement a eu tort d’avoir drastiquement baissé le budget de la santé dans la loi de Finances  (LFI) 2020.
2/ Booster les secteurs porteurs de croissance , sans oublier le secteur informel et la question énergétique à travers la poursuite du développement des énergies renouvelables. Accorder une attention particulière à l’agro-industrie et à l’artisanat qui doivent pouvoir s’exporter afin de renverser la tendance structurellement déficitaire de notre balance commerciale dont le déficit se situe à 206, 1 milliards de FCFA au mois d’avril 2020 selon la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) .
3/ Accorder la part belle au Secteur Privé qui est, en réalité le moteur de la croissance.
Poursuivre plus que par le passé l’accompagnement du Secteur Privé car le Chef de l’Etat avait, en novembre 2018 ,  en perspective de la réunion du Club de Paris invité  le Secteur Privé à s’approprier la vision du renouveau industriel et productif et à jouer un rôle prioritaire dans l’exécution de la phase 2 (2019/2023) du Plan Sénégal Emergent (PSE). Dans le PRES, en plus des  200 milliards consacrés à la remise partielle de la dette fiscale constatée au 31 décembre 2019, et des 302 milliards consacrés  au paiement des fournisseurs de l’Etat, les pouvoirs publics devraient avoir le courage de revenir sur les lois, décrets ou redevances  ( ils sont nombreux !) qui ne militent pas en faveur de la compétitivité de l’entreprise sénégalaise.

J’en citerai deux à titre d’exemple  :

-Le Décret 2018-1943 du 26 octobre 2018 instituant une taxe parafiscale au profit du Fonds de Soutien au secteur de l’énergie dénommée  : « Taxe sur l’énergie à usage industriel » de l’ordre de 2, 5% . Cette mesure vient encore alourdir les charges des industriels qui étaient jusque-là déjà  élevées. A l’heure où « l’électricité pour tous » est un axe majeur de la politique d’équité sociale et territoriale du Chef de l’Etat, nous ne comprenons pas cette mesure destinée exclusivement aux entreprises industrielles ;
-La loi-2018-10 du 30 mars 2018 modifiant certaines dispositions générales du Code Général des Impôts. La taxe sur les corps gras alimentaires contenue dans cette loi pénalise l’industrie au profit des importations. Elle est perçue «  ad valorem » sur le chiffre d’affaires des industriels alors que les importateurs l’acquittent au cordon douanier. Cette distorsion est bien sur accentuée par les valeurs de correction, sous déclarations, exonérations constatées  au niveau des Douanes.
Si la tendance haussière des facteurs de production se poursuit, certaines industries pourraient opter pour une délocalisation de leurs activités, ce qui ne serait pas sans conséquence pour notre économie.
Il me paraît important de revoir la pléthore de taxes et redevances instituées surtout en 2018 qui avait été décrétée année sociale , quel paradoxe.
Même si le budget de l’Etat du Sénégal provient en majorité de la fiscalité, la période post  Covid-19 doit nous pousser à changer de paradigme et à inventer de nouvelles techniques de financements innovants  pour alimenter les régies financières en lieu et place à l’asphyxie des ménages et des entreprises . Ce qui a  certes orienté l’action du Gouvernement depuis septembre 2013, c’est l’emploi, le progrès social et la relance économique , mais tirons les nombreuses leçons  de cette pandémie et apportons les correctifs nécessaires pour nous diriger vers un nouveau modèle de développement économique qui nous rendra réellement indépendant à tous les points de vue.
Changeons de voie.
Repensons notre avenir économique .Pour y arriver, nous suggérons aux pouvoirs publics d’organiser les Etats Généraux  de l’Economie  ( comme l’Italie le fait en ce moment) afin de la moderniser et de lui donner une toute autre orientation car après le Covid 19 plus rien ne sera comme avant. Notre souveraineté, l’économie et notre société qui souffre de croissantes inégalités devraient, entre autres, y être discutées.Marie Bâ AIDARA, Economiste/Ecrivain, Ancien Ministre, Vice-Président Africa-WIC

MICROFINANCE : UN PROGRAMME DE 800 MILLIONS CONTRE LES EFFETS DU CORONAVIRUS

Matam, 16 juin, (APS) – Le programme d’appui sectoriel mis en place par le ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire a été doté d’une enveloppe de 800 millions de francs CFA, de manière à aider les acteurs à faire face aux effets de la pandémie de COVID-19 sur leurs activités, a appris l’APS de source officielle.
La révélation a été faite par la ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, au terme d’une tournée qui l’a conduite successivement à Thiès, Dakar et à Matam.
Le programme cible les acteurs évoluant dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, le petit commerce, l’artisanat et la transformation agro-alimentaire, a-t-elle rappelé.
Selon la ministre de la Microfinance, l’objectif consiste à « renforcer les capacités techniques et financières’’ des structutres de microfinance locales.
Le but est de « leur permettre de continuer à répondre aux besoins de financement des acteurs de l’économie sociale et solidaire, que ça soit en terme de soutien à la trésorerie ou de relance d’activités, a-t-elle expliqué.
Zayra Iyane Thiam signale par ailleurs que des subventions sont octroyées à des groupements impactés par la pandémie.
Le but recherché est de « préserver le tissu économique’’ et permettre de « supporter les coûts de production, d’exploitation, de fonctionnement, de commercialisation ou de consommation, afin de sécuriser’’ les initiatives économiques.ADS/ASG/OID

Au Sénégal, de jeunes entrepreneurs misent sur la culture de la fraise

 (Agence Ecofin) – La culture de la fraise est un défi dans les pays d’Afrique subsaharienne. Au Sénégal, de jeunes entrepreneurs se sont spécialisés dans cette activité dans les zones de Thiès et de Niayes, grâce au développement de nouvelles techniques de production et à l’introduction de nouvelles variétés.
Au Sénégal, la culture de la fraise a un potentiel croissant. Dans la région de Thiès, Souleymane Agne s’est donné pour défi de produire des fraises biologiques et sucrées. Pour y parvenir, il nourrit ses plantes avec 3 éléments essentiels, à savoir l’azote, le phosphore et la potasse.
L’exploit de Souleymane Agne est le résultat de 5 années de recherches et d’essais, pendant lesquelles il a testé plusieurs fois cette culture sur une petite superficie. En 2016, il fonde l’entreprise Bio-Agripôles et met sur le marché des fraises commercialisées sous la marque Fraisen, un réseau regroupant des producteurs venus de 9 pays africains.
Aujourd’hui, Souleymane possède une plantation de 2 000 m2 où il cultive des fraises avec son associé. En plus de satisfaire la demande locale, il exporte son produit dans la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun et le Ghana. Il ambitionne de remplacer progressivement les fraises importées vendues dans les grandes surfaces du pays.
Un autre jeune entrepreneur a décidé de se lancer dans la culture de la fraise, cette fois-ci dans la zone de Niayes. Salif Ba, 26 ans, possède une plantation de 2 hectares où il pratique la culture sous serres et utilise uniquement des engrais organiques. Au-delà de la production de fraises, le jeune entrepreneur qui dirige aujourd’hui l’entreprise Dfraise, ambitionne de proposer des produits dérivés fabriqués localement.
La culture de la fraise est possible au Sénégal grâce aux nouvelles techniques de production comme la culture hors-sol et sous abri, et à l’introduction de nouvelles variétés. Ces techniques ont permis d’augmenter le rendement et la qualité. Selon le site Sénégal Export, le Sénégal a produit environ 8 tonnes de fraises en 2019, occupant ainsi la 5ème place des pays producteurs en Afrique derrière le Maroc, la Tunisie, le Kenya, et le Burkina Faso.Aïsha Moyouzame

Charles Fall : «L’eau ne profitera pas entièrement aux populations de Dakar si ces maraîchers continuent de casser la pression»

https://www.dakaractu.com/Le manque d’eau constitue, en cette période de pandémie une pilule que les populations digèrent mal. Pourtant l’État du Sénégal a pris le problème à bras le corps avec la construction de la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3) qui à terme devrait faire oublier les problèmes récurrents d’adduction d’eau dans la capitale. À cela s’ajoutent les travaux d’urgence entamés en février dernier pour régler définitivement le problème d’adduction d’eau. En visite de chantier d’ouvrages hydrauliques à Pout et à Thiès, le directeur général de la Sones, Charles Fall, a déploré l’utilisation abusive du réseau d’adduction par les maraîchers installés entre Rufisque et Dakar.
D’après lui, « plus de 1000 producteurs maraîchers installés entre Thiès et Rufisque utilisent près de 20 mille mètres cubes d’eau, soit l’équivalent de la consommation d’eau de la population Thiessoise ou deux fois plus la demande de la population de Kaolack ».
Il ajoute : « quels que soient les efforts que le gouvernement du Sénégal est en train de faire, l’eau ne profitera pas entièrement aux populations de Dakar si ces maraîchers continuent de casser la pression ». Avant de regretter que plusieurs centaines d’hectares sont exploitées et exportées sans que cela ne profite au Sénégalais lambda.

Kaolack : Sibassor va se doter d’une usine de transformation d’ordures en énergie et en carburant

https://www.jotaay.net/Une usine de transformation d’ordures en énergie et en carburant sera bientôt installée à Kaolack plus précisément à Sibassor. L’annonce a été faite hier en marge d’une visite de prospection en présence des partenaires.
« Nous sommes venus faire une visite de prospection dans le but de voir la faisabilité d’installation d’une usine de transformation d’ordures en énergie et en carburant », a soutenu Djiby Kalidou Niang, maire de  Sibassor. Le projet consiste à promouvoir le développement de Sibassor et créer des emplois.
Pour Yaya Mamadou Diaw, expert en développement, cette activité rentre dans le cadre d’une installation d’une usine pilote de transformation d’ordures en énergie et en carburant. « C’est un projet inclusif dans lequel toute la population, particulièrement les jeunes seront les principaux acteurs et seront formés aux activités de l’usine. Les 80% des nouveaux métiers ne sont pas connus. Nous comptons sur les jeunes avec la formation en technologies et numériques » en vue de la création d’emplois, ajoute-t-il.

Dangote exporte des briques du Nigeria au Sénégal

https://www.jotaay.net/Propriétaire d’une cimenterie au Sénégal, la groupe Dangote a entamé un autre business au Sénégal. Il s’agit de l’exportation à partir du Nigeria, de clinker,  un type de brique partiellement vitrifiée (chauffée) et utilisée pour la construction (plus résistante et imperméable qu’une brique classique). La première cargaison de 27.000 tonnes a quitté ce week-end le Port de Lagos. En plus de Sénégal, Dangote Cement va envoyer du clinker à d’autres pays africains (Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun…), avec un objectif de 4 millions de tonnes exportées par an. Avec des usines au Nigeria, au Cameroun, au Congo, en Éthiopie, au Ghana, au Sénégal, en Sierra Leone, en Afrique du Sud, en Tanzanie et en Zambie, Dangote Cement est le premier producteur de ciment en Afrique avec des revenus estimés à 2, 5 milliards de dollars américains et 24.000 employés (en 2019).

AIBD-LE NOUVEAU PLAN DE REPRISE DES VOLS INTÉRIEURS

http://www.emedia.sn/Le ministre du Tourisme et des Transports aériens a effectué, ce mardi, une visite de chantiers pour préparer l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne aux vols à l’intérieur du pays. Alioune Sarr, en compagnie de l’ensemble des structures qui administrent l’AIBD, s’est assuré des dispositions qui permettent de limiter la propagation de la pandémie de Covid-19.
Selon le ministre, les dispositions sont prises pour limiter la propagation dans l’espace aéroportuaire. A l’en croire, ces mesures couvrent le volet aérogare mais également toute la procédure d’embarquement depuis l’enregistrement des passagers en passant par les formalités de police, l’inspection filtrage avec la haute autorité de la sureté aéroportuaire jusqu’au niveau des magasins. « Il fallait s’assurer que des dispositions sont prises pour le port de masque, le respect de la distanciation sociale entre les passagers. Mais aussi, les dispositions seront prises au niveau des avions et aéronefs. A bord des avions, des dispositions sont prises pour respecter la distance physique entre les passagers mais aussi des mesures pour limiter le contact entre le personnel d’équipage et les passagers. Les services de bord comme la restauration sont revus », a expliqué le ministre.
Et d’ajouter  : « A partir de là, nous pourrons donner le feu vert avec l’aviation civile pour dire aux compagnies nationales que les vols intérieurs peuvent démarrer. Nous ferons le même travail et nous soumettrons au chef de l’Etat la même proposition qui lui appartiendra de décider de la date pour ouvrir les vols internationaux ». Aliou DIOUF

Licences de pêche : Decroix saisit l’Assemblée nationale d’une question orale

http://www.lasnews.info/Le secteur de la pêche est trop agité ces derniers mois avec le différend entre le ministère de la pêche et Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes). Et le cas des 56 licences de pêche accordées aux navires étrangers n’a fait qu’augmenter les tension. Et pour éclairer les Sénégalais, Mamadou Diop « Decroix » s’est emparé de la question. Le député du Groupe Liberté et Démocratie a saisi l’Assemblée nationale, à travers une question orale. « Après avoir pris connaissance de leurs revendications et de leur argumentaire, je souhaite que le gouvernement nous apporte les réponses aux questions qui sont posées », peut-on lire dans le texte du député.
Selon Mamadou Diop « Decroix », le gouvernement doit apporter des précisions sur le nombre de licences attribués de 2018 à 2020, mais également leurs bénéficiaires et les segments de pêche concerné.  Le député attend également qu’on lui dise combien de bateaux ont été introduits dans le pavillon national en catimini pour les années précitées, mais aussi les quantités et le espèces débarquées par les navires détenteurs  de ces nouvelles licences

Dossier Ressources naturelles. DPM et Foncier, des contre feux à l’échec du Président Macky Sall dans la guerre contre la covid 19 ?

Le domaine public maritime, c’est 100 mètres après la dernière marée haute, y compris les plages donc. C’est une ressource naturelle qui appartient au peuple et elle est inaliénable et imprescriptible. Les plages sûres sont privatisées, les autres, des mouroirs pour les jeunes. Les Mamelles constituent en outre un patrimoine historique classé. Si on réagit par des actes à Tekki, on doit aller jusqu’au bout. La DSCOS ne doit pas s’arrêter aux secteurs informels, les plus faibles. 

Et WAMY?

 Tout doit être détruit pour revenir à l’état de nature.
S’en suit la question foncière, et in fine l’habitat des jeunes. Il faut savoir qu’avec la politique de prédation foncière du régime de Macky Sall, 80% des jeunes de moins de 35 ans n’auront pas de logement au Sénégal. Lorsque des espaces fonciers sont libérés au profit de l’Etat, au lieu de les donner  à la SN HLM ou à la SICAP pour booster le logement social dans la région de Dakar et par des mécanismes de péréquation soutenir les logements sociaux dans les villes de l’intérieur, Macky Sall orchestre par des décrets une redistribution politicienne.
Ces affaires ne doivent pas cacher la capitulation du régime BBY devant la dynastie du coronavirus. Les jeunes sont révoltés ; ils sont plongés dans le dénuement et sont choqués par la bamboula des prédateurs des finances publiques dans le riz, l’honorariat et les compteurs de Akilee. Ironie de l’histoire, alors que nous devons êtres masqués pour nous prémunir du virus, Macktar Cissé, le surdoué de BBY, vient d’être démasqué définitivement  dans l’affaire Akilee, surtout après son wax waxett sur la baisse des tarifs de l’électricité. La Senelec peut gérer les compteurs intelligents en interne, nul besoin de partenaire stratégique ou de prédateurs autoproclamés champions comme Franck Timis. Il est temps de mettre fin au feuilleton Akilee et traduire les fautifs en justice.

Le Sytjust regrette « la posture de dédain » du Garde des Sceaux.

Le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) a regretté la « posture de dédain » du Garde des Sceaux, qui « ne correspond pas au sens des responsabilités attendu de (sa) part ».
« En dépit de cette crise qui plombe le fonctionnement du service public de la Justice, la chancellerie est restée de marbre, continuant d’ignorer royalement les préoccupations légitimes des travailleurs de la Justice », regrette le Sytjust dans un communiqué rendu public.
Pour faire face, les travailleurs de la Justice disent avoir pris l’option de la « radicalisation du combat pour défendre leur dignité ». Ils sont, disent-ils, satisfaits du mot d’ordre de grève « très suivi ». « L’écrasante majorité du personnel de la Justice a suivi le mot d’ordre de grève décrété par le Syndicat des Travailleurs de la Justice (Sytjust) », se satisfait le syndicat.
Lequel se désole de la « défaillance marginale » constatée dans quelques Palais de Justice, notamment à Dakar et à Pikine-Guédiawaye. « Dans la quasi-totalité des juridictions, les audiences ne sont pas tenues, faute de greffiers. Il n’y a pas de Justice sur l’ensemble de l’étendue du territoire », se réjouissent les membres du Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust).
Ils invitent leurs collègues à la « mobilisation » pour la réussite de la marche pacifique qu’il compte organiser le vendredi 19 juin 2020, sur le boulevard Général De Gaulle.

Mourtalla Seck, président du collectif pour la sauvegarde des intérêts de la banlieue : «Nous ne voulons pas d’un partage du gâteau…»

https://actusen.sn/Le président du collectif pour la sauvegarde de la banlieue a réagi à propos des constructions privées constatées au niveau de la bande de filaos sur le littoral de Guédiawaye. Mourtalla Seck exige, ainsi, un aménagement des terres pour le bénéfice des populations de la banlieue et non à un partage pour un groupe de personnes.
Difficile de se réveiller un jour au Sénégal sans pour autant entendre parler de problème foncier. Et aujourd’hui plus que jamais, on assiste à une spoliation foncière abusive, notée surtout sur le littoral de Dakar. Ainsi, si ce n’est pas la Corniche Ouest de Dakar qui est prise pour cible, c’est la bande de filaos de Guédiawaye qui se voit lorgner ou exploiter de manière abusive.
Cependant, ce sera sans compter avec le Président du collectif pour la sauvegarde des intérêts de la banlieue, qui se dit prêt à défendre les intérêts des populations. En fait, ce dernier qui s’est confié à ‘’Actusen.sn’’, se dit en phase pour une exploitation de ces terres, mais que ce soit au bénéfice de la population. «Nous voulons qu’on essaye d’aménager la bande de filaos comme ça se fait en Europe et au Maroc. Nous sommes prêts pour un plan d’emménagement. C’est une opportunité, pour la ville de Guédiawaye de combler les manquements constatés sur le plan des infrastructures », a soutenu Mourtalla Seck.

« Nous sommes prêts pour un plan d’emménagement. C’est une opportunité, pour la ville de Guédiawaye, de combler les manquements constatés sur le plan des infrastructures »

Dans ce même ordre d’idées, Mourtalla Seck d’ajouter  : « aujourd’hui, la banlieue a besoin d’hôpitaux, de tribunal, des universités, des industries pour renforcer l’économie. On a aussi besoin d’espaces pour les artisans et autres corps de métiers, mais également des lotissements sociaux, qui vont servir aux populations et aux collectivités locales ».
De son avis, un aménagement de la bande de filaos, permettrait de régler le problème d’insécurité, de pollution qui sévit en ces lieux.   « Nous ne sommes pas contre le fait de couper la bande de filaos car non seulement elle a atteint sa durée de vie, mais aussi, elle est source d’insécurité avec les agressions, sans oublier le fait qu’elle est facteur de pollution parce que les gens y jettent des ordures ménagères et des cadavres de bêtes », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, il met et garde contre toute forme de partage de la part des autorités. « Que cela soit clair ! Nous ne voulons pas d’un partage du gâteau et voir les autorités tenter de s’approprier des terrains qui devraient revenir à la population.Papa Djibril Gaye

LE MAIRE RACINE TALLA SUR LE LITTORAL DE GUEDIAWAYE : ‘’Nous plaidons pour qu’il soit déclassé‘’

http://www.enqueteplus.com/Après la sortie du collectif qui lutte pour la sauvegarde du littéral de Guédiawaye, le maire de la commune de Wakhinane Nimzatt a réagi, hier, pour défendre l’idée de développer des projets d’intérêt général le long de ce littoral.
‘’Concernant l’occupation du littoral, nous concernant, il faut être très clair. Ceux qui parlent de cette question doivent faire une visite de terrain à Guédiawaye, en ce qui concerne la bande des filaos. Il n’y a quasiment plus de filaos qui ont atteint ou épuisé leur espérance de vie et il n’y a pas eu de plan de reboisement. C’est les ingénieurs forestiers qui le disent’’, a déclaré, hier, le maire de la commune de Wakhinane Nimzatt qui accompagnait le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm, qui a effectué une visite de chantiers des travaux du Bus rapid transit (BRT) à Guédiawaye. Racine Talla souligne qu’il y a une VDN qui longe ce littoral et, de l’autre côté, il y a la bande des filaos qui est entamée, depuis très longtemps. Certains ont été rasés et pour ceux qui restent, il pense qu’il importe aujourd’hui de la déclasser pour qu’on puisse y mettre des projets d’intérêt public.
‘’Il y a une confusion dans ce sens. Les différents maires des 4 communes concernées, en relation avec le maire de la ville, ont proposé un plan d’aménagement qui a été voté à l’unanimité. Maintenant, il ne restait que l’approbation du préfet, pour que le chef de l’Etat puisse prendre le décret qui déclasse cette partie, pour que des projets structurants puissent y être installés. On n’a pas de marché, stade municipal, école publique, centre de formation.
Donc, comment regarder ce littoral et faire l’impasse sur ces projets-là ? C’est des choix de vie’’, a plaidé le maire. Qui est d’avis que c’est juste des plans d’aménagement qui concernent les parties qui longent la mer, par-delà la VDN.
Il a ajouté que les gens qui parlent de ce littoral sont en ville et ne voient pas ce qui se passe à Guédiawaye. ‘’La bande des filaos doit bénéficier de traitements spécifiques. C’est cet appel que nous lançons au chef de l’Etat. Comme tout le monde, nous sommes contre le bradage foncier et il n’en s’agit pas. On ne construit pas des maisons, on ne vend pas de terrains, mais c’est pour y ériger des infrastructures d’intérêt public qui n’ont de place nulle part ailleurs. On ne voit pas pourquoi ce processus ne doit pas continuer. Nous, nous pensons que nous sommes en dehors de ce débat et plaidons pour que cette bande des filaos soit déclassée, pour qu’on puisse y construire les projets qui ont été identifiés. Il y a un programme du ministère de l’Environnement qui compte y ériger un rideau d’arbres pour éviter toute idée d’avancement de la mer’’, a conclu Racine Talla.CHEIKH THIAM

122 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 81 nouveaux guéris, 3 nouveaux décès et 16 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com/Sur 970 tests réalisés, 122 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 12, 5%. Il s’agit de 111 cas contacts suivis et 11 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Liberté 6 (2), Grand Yoff (1), Keur Mbaye Fall (1), Keur Massar (1), Zac Mbao (1), Pikine (1) et Touba (4).
81 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
16 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
3 nouveaux décès liés à la Covid-19 enregistrés.
A ce jour, le Sénégal 5369 compte cas positifs dont 3606 guéris, 70 73 décès et 1689 encore sous traitement.

Dossier nouveau : Force Covid découvre qu’il y a plus de pauvres qu’on ne croit au Sénégal

Le Général François Ndiaye se rend compte que le suivi des opérations obscures de Mansour Faye, ce n’est pas la tournée des popotes. Il découvre qu’il y a plus de pauvres qu’on ne croit au Sénégal. Eh oui, les inégalités sociales ont augmenté sous Macky Sall au profit d’une centaine de familles de la dynastie FayeSall et de ses affidés  pour reprendre l’expression d’un journaleux de BBY.
Le choix de l’aide alimentaire est inefficace, improductif et injuste. Après trois mois, un tiers des ménages sont servis par des produits importés, bien après le ramadan. Or, il suffisait de trois semaines à un comité créé en amont pour établir, sous la supervision du Général, une liste de 1400 000 ménages touchés par la crise économique née de la pandémie et leur envoyer par transfert 75 000 Francs et mettre à leur disposition de l’eau potable par exemple,   au Cap Skirring ou à Fimela.. Ce montant était supportable par la trésorerie de l’Etat.
Macky Sall a préféré lancer son beau frère et ses maires dans la mare à l’aide alimentaire électoraliste, source de contamination, et se donner des allures d’économiste de dimension africaine en réclamant l’annulation de la dette. Devant cet échec dans la lutte contre la covid 19, la sanction de ses parrains libéraux est sans appel  : moratoire de six mois sur le service de la dette due en juin 2020 et dégradation de la note du Sénégal. Résultat des courses, les emprunts futurs seront plus chers. L’affaire de la dette des Etats africains ne relève pas de la ruse de la dimension du parrainage.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

La Ligue des Imams et Oulémas demande la réouverture de toutes les mosquées

http://lesoleil.sn/Dans un communiqué, la ligue des Imams et des Oulémas invite les mosquées « qui avaient suspendu les prières de vendredi, en application des directives médicales, de procéder, si possible, à leur reprise, dans le respect strict des mesures préventives recommandées par le corps médical
En plus, les imams demandent à leurs collègues de mettre l’accent sur la Covid-19 notamment la nécessité de respecter les gestes barrières de la part du fidèle musulman, afin de préserver sa santé et celle des autres
La ligue invite également les personnes âgées et celles ayant des maladies chroniques à rester à la maison pour ne pas mettre leur vie en danger.

Assouplissement suivi de relâchement : Les dégâts reprennent à Dakar

https://actunet.net/Il y a quelques semaines, le Président Macky Sall prenait la décision de marcher vers un assouplissement par rapport à des mesures restrictives. Car, faut-il le rappeler, depuis l’apparition du Covid-19, il a été instauré un état d’urgence assorti de couvre-feu. Au bout de près de quatre (4) mois, il fallait bien apprendre à vivre avec le virus. Ce qui n’est sans grandes conséquences puisque les dégâts ont repris à Dakar. Entre accidents mortels (Tata), agressions perpétrées par des scootéristes, embouteillages monstres et regroupements non autorisés, sans tenir compte d’une quelconque mesure barrière, sont légion.
Après presque 50 jours du lancement de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu sur l’ensemble du territoire national, le Président de la République, Macky Sall, a annoncé le 11 mai dernier un assouplissement des mesures de restriction adoptées contre le covid-19, à commencer par le transport en commun. Les mini bus «Tata», qui peuvent désormais remplir toutes les places assises au lieu de la moitié, sont au-devant de la scène. La semaine dernière, un mini bus a fauché un scooter avant de rouler sur la passagère, âgée d’une vingtaine d’années. Celle-ci est morte sur le coup. Le chauffeur a échappé de justesse au lynchage avant son interpellation. Le conducteur, plus chanceux que la jeune fille qu’il supportait, s’en est sorti avec quelques égratignures. C’est dans une ambiance électrique que le corps sans vie a été évacué par une ambulance. Une personne à mobilité réduite a été heurtée mortellement à quelques encablures du stade Demba Diop également.
À noter aussi des cas d’accidents mortels signalés un peu partout dans la capitale et dans le territoire national. Après le transport en commun avec les bus «Tata» qui ont marqué leur «retour» dans le transport avec leur lot de dégâts, c’est au tour des scootéristes de faire parler d’eux.
En effet, depuis les mesures d’assouplissement prises par le chef de l’État, Macky Sall, les agressions dont les auteurs ne sont autres que les conducteurs de scooters sont à nouveau notées. Durant le confinement, aucun cas d’agression n’a été signalé même dans les zones les plus dangereuses de la capitale. Mais depuis le 11 mai, date à laquelle les mesures de l’état d’urgence ont été assouplies par le président de la République, il ne se passe pas quelques jours sans que l’on décompte un cas de vol à l’arrachée ou d’agression physique.
Un autre fait qui marque les esprits de plus d’un est sans doute les embouteillages monstres notés dans la capitale et dans sa banlieue. Au rond-point «Case Bi», une longue file de voitures campe le décor. L’image donne l’impression d’une veille de fête de Korité ou de Tabaski. Les éléments de la Police de circulation qui, depuis quelques temps étaient au repos, ont désormais du pain sur la planche avec le retour des embouteillages.
La mesure la plus bafouée est sans conteste la distanciation sociale dans les lieux publics.  Les autorités étatiques avaient pris une batterie de mesures dans le but de limiter la propagation du coronavirus. Parmi celle-ci, la distanciation sociale et le respect des gestes-barrière. Ce qui n’est pas facile à appliquer. Il est demandé à chacun de rester éloigné les uns des autres pour éviter la propagation du covid-19.
Ainsi, le Président la République, Macky Sall avait fait savoir que cette nouvelle phase qui va commencer va durer «non pas quelques semaines, mais au moins trois à quatre mois». «Nous devons désormais apprendre à vivre en présence du virus, en adaptant nos comportements individuels et collectifs à l’évolution de la pandémie», disait-il. Reste à savoir si son prochain discours sera l’occasion de durcir à nouveau les mesures et de réduire le nombre de pertes en vie et de contamination par voie communautaire. Par Pape Moussa TRAORÉ

DR NGAYO SY (CHEF DU SERVICE DE LUTTE ANTIPARASITAIRE) : ‘’Le paludisme risque de faire des dégâts, si…’’

http://www.enqueteplus.com/Cette année, le personnel de santé du pays va s’occuper, à la fois, de la Covid-19 et du paludisme. Pour la deuxième maladie qui fait plus de victimes, souvent en saison des pluies, le chef du Service de lutte antiparasitaire de Thiès, le Dr Ngayo Sy, affirme qu’elle peut ‘’faire des dégâts’’, si les patients continuent à tourner le dos aux structures de santé.
Véritable problème de santé publique, le paludisme gagne du terrain, au Sénégal. Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics pour son éradication, cette maladie persiste et continue à faire des victimes.
Selon le bulletin épidémiologique de l’année 2017 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) cette pathologie a provoqué, au Sénégal, la mort de 379 personnes. Quatre-vingt-quinze des décès sont enregistrés chez les sujets âgés de moins de 5 ans. Cette année-là, 395 706 cas ont souffert du palu dont 10 463 cas graves hospitalisés. Des chiffres qui font déjà froid dans le dos.
Mais, du fait de la Covid-19 et des patients qui ont boudé les structures de santé, ces chiffres peuvent connaître une hausse. Une analyse du chef du Service de lutte antiparasitaire de Thiès. ‘’J’ai l’impression que les gens oublient que nous sommes en période de saison des pluies. Alors, attention ! Parce que le paludisme est toujours là. Les populations ont abandonné les structures de santé. Les gens ne viennent plus. Mais je puis vous assurer que le palu risque de faire des dégâts, si les patients continuent à fuir les hôpitaux, comme c’est le cas actuellement avec la pandémie du nouveau coronavirus’’, alerte le Dr Ngayo Sy dans un entretien accordé à un site d’informations locales.
Pour un retour utile des populations vers les établissements sanitaires, le chef du Service de lutte antiparasitaire de Thiès appelle le ministère de la Santé et de l’Action sociale à accroître davantage sa communication pour pousser les patients souffrant d’autres pathologies à se rendre régulièrement dans les postes, centres de santé et hôpitaux du pays pour leur prise en charge.
En ce qui concerne le service antipaludique logé au quartier Escale de Thiès et tant fréquenté en temps normal, le Dr Sy soutient qu’il s’est vidé de son monde habituel, depuis l’apparition de la Covid-19. Les gens n’ont plus la fièvre ? Il répond par la négative. ‘’Je suis convaincu qu’il y a des gens qui souffrent de la fièvre, mais refusent de venir ici pour se faire dépister. Et c’est dangereux pour eux. Il faut que les patients viennent se faire soigner. De quoi ont-ils peur ?’’, s’interroge-t-il. Poursuivant, il indique que si tout le monde acceptait de se rendre à temps à l’hôpital pour se faire soigner, le Sénégal pourrait éradiquer le paludisme. Pour l’élimination définitive de cette maladie, le Dr Ngayo Sy insiste sur les trois ‘’T’’. Pour lui, ‘’toute la famille doit dormir sous une moustiquaire, toutes les nuits et toute l’année’’.
Au plan mondial, le paludisme ne cesse faire aussi des ravages. Rien qu’en 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèle que la maladie a emporté 405 000 personnes dont 272 000 enfants âgés de moins de 5 ans, soit un taux de 67 %. Dans ce lot des décès, on note que l’Afrique, à elle seule, a enregistré 94 % des décès liés au paludisme dans le monde. GAUSTIN DIATTA

Des terre exigés à Pikine pour des cimetières musulman et chrétien

https://actunet.net/ «Toute chose qui n’a pas de contraire, n’a pas son sens d’exister», disent les philosophes. Si la vie a un sens c’est parce qu’il y a la mort. Tout individu qui meurt souhaite être enterré selon sa religion et dans un endroit sûr. Le cimetière est la dernière demeure de toute personne.
Mais à Pikine (Banlieue de Dakar), enterrer un mort devient de plus en plus difficile. Pour cause, les cimetières sont pleins. Que ce soit le cimetière de Thiaroye sur mer, le cimetière sis à Djeddah Thiaroye Kao, à Yeumbeul Sud, ou encore le cimetière de Pikine-Ouest, tous sont pleins. En tout cas, c’est le cas du cimetière de Pikine, dont une grande partie est aussi inondée pendant l’hivernage.
Toute chose qui fait que le maire de Pikine, Abdoulaye Timbo, avait sollicité le déclassement de quelques hectares de terre dans la forêt classée de Mbao, pour y ériger un cimetière départemental réservé aux musulmans et aux chrétiens, avec toutes les commodités requises. Le Président Macky Sall avait promis 10 ha. Mais, plus de deux ans après, rien. L’attente devient longue. Le désespoir s’installe. La démographie augmente et les difficultés liées à l’inhumation des morts montent crescendo.
L’Union départementale des délégués de quartiers de Pikine a tenu un point de presse dans la salle de délibération de la mairie de Ville de Pikine, pour rappeler au président de la République sa promesse. «Le président nous avait promis le déclassement de 10 hectares dans la forêt de Mbao. Nous lui demandons de matérialiser son engagement, car l’heure est grave à Pikine. Nos cimetières sont pleins. D’autres sont inondés pendant la saison des pluies. Nous voulons des cimetières pour les musulmans et pour les chrétiens. Le cimetière est la dernière résidence de tout individu», souligne El H. Mamadou Wade. Les délégués de quartiers du département de Pikine encouragent le Président Sall à signer le décret dans ce sens. Par Younoussa BALDÉ

Cheikh Yérim Seck vers une liberté provisoire malgré la réquisition du parquet

https://www.pressafrik.com/Le face-à-face entre le Doyen des juges d’instruction et Cheikh Yérim Seck ce mercredi 17 juin pourrait déboucher sur une liberté provisoire du journaliste. Et cela malgré la réquisition du procureur de la République de délivrer un mandat de dépôt au patron de Yérim Post.
D’après une source de PressAfrik, très au fait du dossier, le Doyen des juges ne va pas suivre le parquet, qui a demandé hier mardi, l’ouverture d’une information judiciaire contre le journaliste qui devrait être poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et outrage à agent dans l’exercice de ses fonction.
Il y a selon notre source de fortes chances que l’ancien chroniqueur du magazine Jeune Afrique rentre auprès de sa famille au sortir de son audition chez le doyen des juges.
Pour rappel Cheikh Yérim Seck a été interpellé dans l’affaire Batiplus sur laquelle il révélait, sur un plateau télé, la saisine de 4 milliards de Fcfa de la Gendarmerie chez la famille Farès. Une somme qui a été en grande partie rendue, selon lui, à cause d’interventions venues d’en haut.  Devant la Section de Recherches, il lui a été demandé de fournir des preuves de ses allégations. Chose qu’il a refusée de faire, sous prétexte qu’il révélerait par la même occasion ses sources. Un droit que lui consacre l’article 16 du Code de la presse
Toutes les organisations de la presse nationale (Synpics, Cdeps, Cnjr) ont dénoncé son arrestation. L’ONG Reporters sans Frontières (RSF) a également déploré cela via son compte Twitter..

Seydi Gassama fustige l’arrestation de Cheikh Yérim Seck.

https://www.dakaractu.com/Seydi Gassama d’Amnesty International est contre l’arrestation du journaliste Cheikh Yérim Seck. Sur sa page Facebook, le droit de l’hommiste indique que l’arrestation de Cheikh Yérim Seck ne se justifie pas.
Voici les propos de Seydi Gassama « Le placement en garde à vue du journaliste Cheikh Yérim Seck ne se justifie pas. Si les faits allégués ne sont pas avérés, un démenti de la gendarmerie nationale suffit comme l’a du reste fait le ministre de la justice à propos de l’implication de son cabinet. La justice ne doit pas être utilisée pour museler la liberté d’expression et la liberté de la presse ».

Ziguinchor : des tirs à l’arme lourde entendus à Adéane

https://www.jotaay.net/Vingt quatre heures après la mort de deux soldats de l’armée dont le véhicule est tombé sur une mine, des détonations ont été entendues, mardi, dans le sud de la Casamance. Selon Iradio, les populations de la commune d’adéane dans le département de Ziguinchor ont été réveillées très tôt, ce mardi par des détonations à l’arme lourde.
Ces détonations, informe iRadio, ont duré des heures et proviennent du secteur des villages abandonnés de Bilas. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu des tirs à l’arme lourde en Casamance. Mais, poursuit la même source, depuis quelques semaines, avec l’opération de sécurisation entame par l’armée pour entamer le retour des populations dans leurs villages abandonnés, depuis plusieurs années, la donne semble être changée dans cette partie de l’arrondissement de Niaguis. C’est dans cette zone que l’armée a perdu ce lundi ses deux hommes sur une explosion de mine.EMedia

Aide à la diaspora-Doudou Diagne Diécko tacle le ministre des Finances et du budget

https://senego.com/Les Sénégalais vivant à l’extérieur impactés par le nouveau Coronavirus, ont trouvé un porte-parole de taille. Il s’agit de Doudou Diagne Diecko, président des amateurs de lutte, selon qui, il y a une mauvaise gestion de la répartition de l’aide destinée à la diaspora.

Une gestion nébuleuse et catastrophique

On dirait qu’il a une dent contre le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo qui, selon lui, n’a pas bien géré la mission à lui confiée par le chef de l’Etat.Il l’accuse d’avoir mal géré l’aide octroyée aux Sénégalais de la diaspora, faisant dans la discrimination.La gestion a été nébuleuse et catastrophique, déplore-t-il.

L’argent aux Sénégalais de la diaspora

“L’argent appartient aux Sénégalais, il faut le donner aux Sénégalais mais pas seulement à ses amis et militants”, regrette M. Diecko.

Appel au ministre des Affaires Etrangères

Il invite le ministre des Affaires étrangères Amadou Ba à prendre ses responsabilités face à cette situation.

Appel à l’unité

Enfin, le président des amateurs de lutte alerte et demande “aux alliés du président de la République Macky Sall, de travailler pour le bien des Sénégalais, au lieu d’être là à lancer des piques. Cela ne servira à rien. Il faut travailler dans l’unité. Le Sénégal nous appartient”, a-t-il soutenu.

Après le bradage des terres et des mers, l’État Apr pollue l’atmosphère

https://actunet.net/Nous vivons aujourd’hui dans un Sénégal où la survie des habitants semble de plus en plus menacée par la prédation de leurs terres, de leurs ressources halieutiques et naturelles. Toute chose qui compromet l’existence même des populations et remet en cause l’avenir des générations futures déjà hypothéqué. Actuellement, le peuple sénégalais assiste impuissant au pillage éhonté de ses richesses par une minorité de privilégiés, qui, non seulement accapare ses terres et ses eaux, mais elle lui pompe l’air, au propre comme au figuré. Concernant le bradage des richesses maritimes, avec l’octroi des licences de pêche octroyées aux Chinois, au lieu de prendre les mesures qui s’imposent pour préserver lesdites ressources halieutiques, les tenants du régime préfèrent noyer le poisson en s’acharnant sur Saër Seck qui a levé le lièvre.
Même chose sur les constructions anarchiques érigées en bordure de mer et qui empêchent les populations respirer l’air marin et ses bienfaits – un air pur qui contribue à leur bonne santé. Non contents de nous pomper l’air, ils s’évertuent aujourd’hui à polluer l’atmosphère en s’attaquant à tous ceux qui ont osé dénoncer et décrier ce carnage foncier, avec à la clé, des déballages qui ne règlent pas tout le problème, si ce n’est qu’on continue de divertir les populations pour mieux noyer le poisson de tous ces scandales.
En effet, depuis que le scandale du bradage du littoral a éclaté, c’est le branle-bas de combat chez les apéristes, qui tentent vaille que vaille de noyer le poisson. Et, comme à son habitude, c’est Yaxam Mbaye qui a tiré les premières salves sur Madiambal Diagne, ce dernier ayant eu l’outrecuidance de mettre à nu les mauvaises pratiques du régime. En réponse, le Dg du Soleil accuse le Dg du Quotidien  : «Madiambal Diagne, qui dénonce la bamboula foncière, est assis sur cinquante-neuf mille (59.000m²), ou, si vous préférez, 5, 9 hectares entre Niaga Peulh, Bambilor, Toubab Dialaw, Ouakam, Ngor, Almadies et Grand-Dakar».
Mais, à ce que l’on sache, Madiambal Diagne n’est pas détenteur d’un mandat électif des Sénégalais, et, par conséquent, il n’a pas de compte à nous rendre. Par contre, ce que l’on aimerait savoir, et que le directeur du Soleil ne dit pas, c’est  : Comment il a pu se taper toutes ces bandes de terres ? Qui les lui a octroyées ? En foi de quoi ? L’autorité administrative avait-elle le pouvoir et le droit de les lui céder ? Voilà des questions auxquelles les Sénégalais devraient avoir des réponses, car tout le reste n’est que diversion.
À sa suite, c’est le ministre Abdou Karim Fofana de tirer sur Barthélemy Dias, maire de Sacré-Cœur Mermoz, qui a manifesté son opposition à l’érection de bâtiments sur le littoral. Le ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique s’est dit indigné par les déclarations du maire de Sacré-cœur, Barthélemy Dias, jugeant que ce dernier ne fait que de la «politique politicienne». Pour M. Fofana, «l’occupation du littoral ne date pas de 2012, mais bien avant même l’indépendance du Sénégal, avec une occupation traditionnelle (…). Donc, on ne peut pas prendre toutes ces situations qui ont été faites dans les années 2000 où même avant et où les constructions ont débuté durant le magistère du Président Macky Sall, pour dire que ce régime brade le littoral. Ce n’est pas une vérité».
Pape Mahawa Diouf, porte-parole de la coalition Bby, a lui aussi lavé son mentor à grande eau. «La vérité est que le gouvernement de Macky Sall n’est en rien responsable du bradage de la corniche (ouest) de Dakar», a-t-il fait savoir dans une déclaration. Selon Pape Mahawa Diouf, «la publication de la liste des propriétaires fonciers montre que le régime actuel n’est en rien responsable. Mieux, la plupart des attributions datent de 2010, et Barthélemy Dias lui-même a fait au moins 4 autorisations de construire sur la corniche». Seulement, si le régime de Macky Sall n’est pas responsable, pourquoi n’annule-t-il pas les attributions frauduleuses pour restituer au peuple ses espaces spoliés, car il a été élu pour remettre de l’ordre là où il y a du désordre, et ici, c’est bien le cas, d’autant que l’État est une continuité, et le domaine public maritime inaliénable et imprescriptible. Étant donné que le déclassement d’un terrain du domaine public maritime et son immatriculation au profit de personnes privées se fait par décret présidentiel, comment certains de ses protégés ont pu acquérir leur terrain ?
La vérité est que nous vivons dans un pays où l’injustice sociale et l’inégalité tendent à croître plutôt qu’à décroître. Il semble même qu’elles sont en train d’être érigées en mode de gouvernement. Et l’appartenance au clan du pouvoir confère tous les privilèges. Des privilégiés qui, pour conserver leur onctueux fromage, n’hésitent pas à polluer l’atmosphère avec des arguments fallacieux destinés à berner les populations. Par El Hassane SALL

Venu présenter ses condoléances à Aminata Touré : Macky Sall rappelle leur parcours et magnifie les relations qui l’unissaient à sa mère

https://www.dakaractu.com/Le Chef de l’État Macky Sall a emboîté le pas à la délégation gouvernementale dirigée par le secrétaire général de la présidence, Mohamed Boun Abdallah Dionne venu présenter ses condoléances à la Présidente du Conseil économique Aminata Touré, suite au rappel à Dieu de sa mère.
En présence de toute la famille, le Président de la République, qui est venu seul à cette occasion et sans protocole, a renouvelé nous dit-on, « sa confiance pleine et entière à Aminata Touré et rappelé le long parcours fait avec Aminata Touré sur la base de valeurs communes et au nom de la préservation des intérêts du Sénégal à un moment où il était menacé ».
Il a aussi magnifié les relations qui l’unissaient à la mère de Aminata Touré. Décrite en femme de sagesse, le Chef de l’Etat s’est rappelé des précieux conseils qu’elle leur prodiguait lors de leur conquête du pouvoir en 2012.
« Votre mère était une femme de sagesse avec qui je m’entretenais régulièrement. Ma présence ici est le témoignage de ma peine avec sa disparition », a-t-il témoigné. Le Président Sall a en fin renouvelé son amitié et sa fraternité à Mme Aminata Touré, et formulé des prières pour un long compagnonnage avec la Présidente du Cese.

Trois raisons de reporter et coupler en 2022 les élections locales et législatives Par Fossar Banding SOUANE

Prévues au plus tard en mars 2021 pour les élections locales et en février 2022 pour les législatives, la tenue à un an d’intervalle de deux joutes électorales, démontre les insuffisances du système politique sénégalais. Comme durant chaque période électorale, les deux prochaines années présagent des tensions socio-politiques dont les principales victimes seront encore les populations. Dans un contexte de pandémie   ou post-pandémique difficile, les priorités sont ailleurs. Ainsi, la commission politique du Dialogue nationale, devra se pencher dès la reprise sur la nécessité de reporter les élections locales et de les coupler au législatives en 2022.

Cela pour trois raisons évidentes  :

1-Les travaux de la commission politique ont montré l’ampleur du chantier politique et la difficulté pour les protagonistes de trouver un consensus. La pandémie du COVID19 ayant mis à l’arrêt leurs travaux, le délai  du 28 mars 2021 est techniquement impossible à respecter compte tenu de toutes les réformes envisagées. A cela s’ajoute  l’audit du fichier, la refonte des listes électorales,  la phase contentieuse, la distribution des cartes, le parrainage et l’organisation matérielle des élections. Ainsi le report s’impose à tous.
2-Le couplage des élections locales et législatives répond tout d’abord à un souci d’une meilleure harmonisation du calendrier républicain qui se résumerait principalement à deux cycles, celui présidentiel et celui des législatives et locales.
Ensuite le couplage réglera la lancinante question du cumul des mandats tant dénoncé dans les partis politiques toutes tendances confondues ainsi que par l’opinion nationale.
Enfin elle constituerait une économie sur le plan financier aussi bien pour l’opposition que pour la majorité car une élection coûte cher.
3-Les conséquences économiques et financières de la pandémie ont plombé le taux de croissance (les prévisions passent de 7% à moins de 3%), vidé les caisses de l’Etat (1000 milliards injectés pour la résilience de l’économie), réduit les recettes publiques.
En général au Sénégal, les élections ralentissent l’activité économique donc en tenir tous les deux ans n’est pas rationnel et nuit à l’environnement global des affaires.
Ainsi, afin de permettre une relance sereine et dynamique de l’économie, il faudrait envisager d’organiser le couplage durant le dernier trimestre 2022.
En définitive, dans ce nouveau contexte mondial, le Sénégal ne peut se permettre de perdre du temps sur d’éternelles questions électorales. La classe politique clame que le Sénégal est une démocratie majeure mais elle doit faire preuve de plus de maturité, de responsabilité et de patriotisme. Elle a l’obligation de s’entendre définitivement sur les questions politiques pour que chacun puisse ensuite se consacrer à convaincre les sénégalais sur son projet de société. Spécialiste en développement et coopération Responsable APR

Pr moussa Diaw, «C’était un danger de concentrer tous les pouvoirs dans les mains du Président…»

iGFM – (Dakar) Depuis quelques temps, le régime actuel est confronté à des polémiques sur plusieurs dossiers. La dernière en date est liée au littoral. Sur cette affaire, le Président Macky Sall avait pourtant donné des assurances. Malheureusement, le problème refait surface. Pour le Pr moussa Diaw, enseignant-chercheur en science politique, les directive du chef de l’Etat ne sont, aujourd’hui, pas  respectées par ses hommes. De plus, il se pose un problème de coordination du fait de la suppression du poste de premier ministre.

Amoncellement de scandales :

«On traverse un moment difficile pour la majorité présidentielle, particulièrement le président de la république. Parce qu’il y a un amoncellement de scandales ou de malversations ou de situations compliquées engageant certains responsables. Et cette situation-là est inquiétante dans une gouvernance politique économique et sociale. Parce qu’on a l’impression que ses paroles ne sont pas respectées, que les injonctions et les décisions qui sont prises par le président de la République  restent en l’état de parole. Il n’y a pas de suivi. »

Problème de gouvernance :

 «Il y a un sérieux problème de gouvernance, de respect du chef de l’exécutif qui a du mal à faire  respecter ses décisions, à faire le suivi et à surveiller le fonctionnement des institutions. Ce qui veut dire qu’il y a des problèmes de personnalité politiques qui ne semblent pas s’inscrire dans une logique d’intérêt général. Et qui par leur fonctions profitent  pour satisfaire des intérêts particuliers. Et c’est un  paradoxe que l’on observe dans cette gouvernance là et cela risque de déteindre sur l’image du  président de la république et de la façon dont il dirige le gouvernement  et surtout de la coordination du premier ministre. »

« Ses décisions ne sont pas respectées » Suppression du poste de Pm :

«Il manque un maillon important. On  a supprimé le poste de premier ministre alors qu’il est indispensable. Son rôle est de coordonner, d’intervenir et de rendre compte  au président. Aujourd’hui, le président a du mal à surveiller, à faire respecter ses décisions à travers les différents ministres. Il a du mal  à coordonner tout cela, il ne peut pas tout voir. C’était le danger de concentrer tous les pouvoirs dans les mains du président de la République. Parce qu’il ne peut pas tout contrôler. C’est impossible. Donc cette suppression rejaillit aujourd’hui sur sa gouvernance. Il y a un manque, un déficit de coordination et les problèmes qui refont surface, découlent de ce déficit de coordination dans la gouvernance politique.»

Engagements non tenus  :

«C’est cela le grand paradoxe. Ça risque de déteindre sur son image.  Lui il a respecté sa parole parce qu’il avait  donné des gages. Mais ceux qui sont chargés d’exécuter ses décisions ne font pas le travail. Et l’autre problème, c’est qu’il  n’y a pas de sanctions. La sanction permet aux leaders de faire attention pour éviter d’être sanctionnés. Mais là on ne sanctionne pas. Et généralement quand des personnalités sont impliquées dans des situations, elles sont plutôt récompensées. On leur change de place ou on les recase quelque part et on oublie. Et ce manque de rigueur là, ouvre une perspective incertaine et donne des marges de manœuvre pour s’adonner à des actions qui ne vont pas du tout avec les directives  gouvernementales. »

Décisions nos  respectées  :

«On le voit aujourd’hui, ses décisions ne sont pas respectées. On revient chaque fois sur le même problème. Et si on revient chaque fois sur le même problème, cela veut dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Il faudra trancher, sanctionner et quand même être intransigeant  sur un certain nombre de choses s’il y a des responsables politiques qui ont failli quelque part dans leur mission. »

Danger sur la lutte contre la covid  :  

«Quand il y a une faille quelque part, ça a des répercussions  sur l’ensemble des actions. Il y a toute une stratégie politique d’unité et d’accompagnement  pour lutter contre la pandémie. De l’autre côté, si on se rend compte qu’on ne respecte pas la parole ou les décisions qui sont prises, alors l’image du président de la République  en pâtit auprès de l’opinion publique. L’opinion publique va penser ‘‘voilà au moment où on nous demande de serrer la ceinture,   d’être rigoureux sur les mesures à prendre pour lutter contre la maladie, de l’autre côté on ne respecte pas les directives du président de la République en ce qui concerne la gestion d’un certain nombre d’affaires notamment sur la crise foncière et maritime’’. » Youssouf SANE

Gestion de la Covid-19 : Aïda Mbodj va déposer une question d’actualité à l’Assemblée nationale

https://senego.com/Aida Mbodj va déposer une question d’actualité à l’Assemblée nationale. Le député veut des éclairages sur la gestion de la pandémie du coronavirus par le gouvernement.
La parlementaire s’inquiète des nombreux “impairs” constatés dans la gestion de la pandémie de la maladie à coronavirus. Cela dit-elle, “malgré le vote d’une loi d’habilitation permettant au Président de la République de prendre des mesures relevant du domaine de la loi et  l’adhésion des forces vives du pays à l’action de son gouvernement“.

Failles du gouvernement 

Selon la député, des failles ont été notées aussi bien dans le programme de résilience économique et social que dans la gestion de l’enveloppe des 1000 milliards prévue à cet effet. Sans oublier l’enveloppe des 64 milliards dédiée à la riposte à l’épidémie. Seulement fait remarquer Aida Mbodj, des problèmes liés “à l’acquisition, dans des conditions douteuses de matériel médical (…)” et “l’insuffisance d’équipement de protection individuelle pour le personnel soignant” sont à greffer dans la liste des impairs.

Aide alimentaire d’urgence 

Au sujet de la question des vivres, Aida Mbodj a dénoncé la lenteur pour ” cette opération qui était censée se dérouler sur deux semaines” en vain. La majorité des ayants-droit n’ayant toujours pas reçu leurs kits alimentaires.

Affaire Lamine Dieng, le Sénégalais mort dans un fourgon de la Police en 2007 : la France va verser plus de 95 millions à sa famille


https://www.leral.net/Ouf ! Voilà un dénouement extraordinaire pour une procédure hors du commun qui aura duré treize ans. C’est l’affaire du Sénégalais Lamine Dieng, mort dans un fourgon de la Police en France . L’état français va verser plus de 95 millions à sa famille…
Le jeune homme est mort en 2007 dans un fourgon de police à Paris. D’après l’exclusivité chopé par Leral.net chez nos confrères français lepoint.fr C’est la justice européenne, via une médiation, qui clôt l’affaire après 13 ans de procédure.
Durant ces treize années la famille de Lamine Dieng, mort à 25 ans dans un fourgon de police en juin 2007, n’a jamais renoncé à rechercher la vérité.
Après un non-lieu en faveur des forces de l’ordre, confirmé par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, puis par la Cour de cassation, la famille avait fini, dix ans après le drame, par saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
C’est en 2019 que cette dernière a proposé une médiation, que l’État français a acceptée.

MACKY, LE COUP DE POCKER DE LA DETTE PUBLIQUE (2/5) PAR SIRÉ SY

EXCLUSIF SENEPLUS – Sur ce point de la dette publique, le président a mal posé le sujet – Il avait l’occasion d’être le chantre africain d’une nouvelle forme de solidarité internationale –

PRÉSIDENT ET GESTION DE CRISE, ‘’QUAND L’HEURE EST GRAVE !’’

L’adage dit que c’est au pied du mur que l’on reconnaît le maître-maçon. Dans la même temporalité, c’est par et dans la gestion de crise(s) de magnitude ‘’secousse du régime’’ sur l’échelle d’une Nation-État, que l’on apprécie les choix, les décisions et le leadership d’un chef d’Etat dans sa fonction de président de la République. Le Think Thank Africa WorldWide Group vous propose une toute nouvelle série du Feuilleton managérial : Président et Gestion de crise, ‘’quand l’heure est grave !’’, de cinq (5) épisodes, entièrement et exclusivement consacrée à et sur le président Macky Sall. Pour cette deuxième épisode de  »Président et Gestion de crise ‘’quand l’heure est grave’’, Style et Méthode de gestion de crise du président Macky Sall.
Dès les premiers mois dans le cadre de la gestion de la Covid-19 au Sénégal, le président Macky Sall, au plan intérieur, a pris des mesures drastiques : Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu, restrictions et privations dans les mobilités, mise en place d’un fonds de mille milliards FCFA, fermeture des écoles, universités, lieux de culte, gares routières et marchés.
Au plan extérieur, le président Macky Sall en a appelé aux bailleurs de fonds et autrescréanciers, pour une annulation de la dette africaine. Si bien qu’on pourrait être amené à penser que le président Macky Sall, en prenant ses mesures drastiques au plan interne, s’est voulu couper les veines et faire un clin d’œil aux créanciers (G20, BM, FMI), pour leur justifier en amont, de la nécessité et de la pertinence d’une annulation de la dette publique. Une façon de mettre les créanciers devant le fait accompli…

Mais voilà, le président Macky Sall, qui certainement depuis fort longtemps n’a plus relu Boileau, a peut-être oublié que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Sur ce point de la dette publique, le président Macky Sall a mal posé le sujet. Car, le problème n’est pas la dette (en soi) publique mais le taux d’intérêt de la dette publique africaine.
Ainsi, au moment où certains pays (Allemagne, USA) empruntent au taux zéro, d’autres pays (Italie, Espagne) empruntent au taux de 1, 5% alors que les pays africains empruntent au taux de 6%. Au moment où en Afrique, le risque-pays est de plus en plus maîtrisé d’une part et d’autre part, au moment où de nouveaux gisements pétroliers et gaziers très prometteurs sont découverts de plus en plus dans des pays africains.
C’est pourquoi, au lieu d’en appeler pour une annulation de la dette publique africaine (ce qui n’est conséquent d’ailleurs, le G20, la BM et le FMI parlent de suspension en lieu et place d’annulation), le président Macky Sall avait l’occasion d’être le chantre africain d’une nouvelle forme de solidarité internationale, en mettant le curseur sur une baisse drastique du taux d’intérêt de la dette publique africaine.
Est-ce alors à dire que le président Macky Sall a voulu donner une réponse économique à une crise humanitaire, en « confinant » presque le Sénégal dès les débuts de la Covid-19, et que devant le refus des bailleurs de fonds et autres créanciers du G20, d’annuler la dette publique africaine en optant plutôt pour sa suspension, le président Macky Sall a finalement « déconfiné » les Sénégalais ?  Lui seul le sait !Retrouvez l’épisode 1 de la série ici Think Tank Africa WorldWide Group

Me Djibril War Prend La Défense De Makhtar Cissé Et Interpelle Le Président

QUE DIEU PRÉSERVE LE PRÉSIDENT ET LE SÉNÉGAL  DE « CERTAINS AMIS. » 
« J’ai longtemps hésité avant de prendre sur moi la responsabilité de m’adresser une fois de plus à votre Honorable personne. Car, j’étais pris par une certaine gêne d’aborder des questions politiques internes, touchant surtout la vie de notre parti, au moment où le Sénégal traverse une situation extrêmement  grave à tous les niveaux  : front politique et social tendu, marches de protestation sur la cherté de la vie, le conflit foncier qui  oppose l’État à la paisible communauté chrétienne, menacée d’expropriation d’une partie du cimetière Saint Lazare , du fait de  certains de chez nous, avec tout le respect, monsieur le Président   des affairistes, des trafiquants en tous genre, des truands , escrocs, repris de justice, les tensions syndicales, la grève des élèves,   des étudiants et des enseignants, le monde rural très anxieux,   la pénurie d’essence , une guéguerre  permanente  au sein du parti, la frustration, la colère des anciens militants, qui se sont sentis trahis, laissés en rade au profit  des transhumants promus. Et plus douloureux, c’est un  homme, qui est   désignée comme victime d’une unique et inique  chasse aux sorcières. Votre ancien premier ministre, votre loyal serviteur, travailleur infatigable et sans relâche  comme vous-même,   artisan de tous vos chantiers, considérés par l’opposition comme « des éléphants blancs », votre directeur de campagne des élections victorieuses présidentielles, et législatives , est aujourd’hui la proie de cette traque.  Atteint dans sa chair, mais stoïque et impassible, il ne peut se défendre face aux attaques qui fusent de toutes parts, accompagnées, d’insultes, d’accusations de toutes sortes par  des frères et sœurs de parti, méconnaissables,   transformés en une meute déchaînée de lycaons en furie, actionnée par un groupe dit « Génération du Concret », constitué par des amis de votre fils.  Le tort de cet homme qui vous a pourtant tout donné  :     d’avoir commis « le crime de vouloir vous succéder en éliminant votre fils  » hurlaient ils,   sous le prétexte qu’en  convoquant  ce dernier à l’Assemblée Nationale, il voulait  l’humilier , car ce dernier  ne pouvait parler le Ouolof.  Chers citoyens,   cette contribution avait été publiée le 12 Avril 2008  par le Journal « Il est Midi » de  l’infatigable Ndiogou Wak Seck, un combattant de tous les temps pour la cause du Président Wade et celle du Président Macky. Elle était la suite d’autres articles aussi prémonitoires les uns que les autres, pour tirer sur la sonnette d’alarme face aux dérives  : « Monsieur le Président Wade, il urge de nettoyer les écuries d’Augias (13 juin  2007) », « Bon vent monsieur le Président Wade. Mais méfiez-vous surtout du ressac ! (8 Août 2007)»,   « Le PDS, à la croisée des chemins de la bouffonnerie et de la félonie. (13octobre 2008) », «  Le PDS sera un jour poursuivi pour recel de malfaiteurs  20 octobre 2008)», dix jours  avant la date fatidique de la destitution du Président   Macky  Sall de son  poste, le poussant à la    démission  du PDS, avec quelques proches, les autres ayant disparu , renonçant à toutes ses fonctions institutionnelles et politiques, pour créer le Parti de l’Alliance Pour la République APR.  On connaît la suite. Aujourd’hui, douze ans après, avec cette    période particulièrement grave , pour cause de la maladie du  Covid- V19, cette pandémie mondiale, jusqu’ici invincible,   évoquer    une affaire    en apparence  anodine, car s’inscrivant bien  dans la  normalité de la vie juridique  des personnes physiques et morales de surcroît sociétés commerciales   pourrait bien susciter l’ étonnement, voir le dépit et l’indignation même chez  beaucoup de compatriotes. En matière biologique, dans le domaine pathologique, il a été démontré  par  le savant Louis Pasteur, pourfendeur de cette notion aristotélicienne de la génération spontanée, supposant l’apparition d’êtres vivants microbes, bactéries, parasites  virus aérobies, anaérobiques à partir de la matière inanimée que « Les microbes ne naissent, vivent et évoluent que dans le milieu qui leur est favorable. » Il en est aussi ainsi  chez les  humains, dont le mode de vie  de certains pour survivre, s’apparente bien à ces êtres décrits ci haut. Si on s’accorde sur  la définition du parasite, ces personnes le sont bien,   même par le phénomène de la métamorphose, la mue par opportunisme  , en réveillant  l’instinct grégaire animal qui sommeille en nous en nous tous , pour  pouvoir faire la reptation, l’aplatissement comme des reptiles à l’affût, l’envol des oiseaux picoreurs, des vautours et charognards carnassiers,   au gré des saisons politiques. Ces courtisans, bien décrits par de grands écrivains, philosophes des siècles passés comme  H. Balzac dans son célèbre roman  « le Cousin Pons », du baron  d’Oldbach, Paul Henry (1723-1789)  : « Essai sur l’Art de Ramper à l’Usage des Courtisans » ont bien des émules . Plus de deux siècles après, ces esprits brillants, auraient constaté, fascinés qu’ici au Sénégal,   leurs personnages d’antan étaient dépassés, surpassés. Cet art qui requiert une ingéniosité avérée innée ou acquises du « larbinisme,  » pardon pour être courtisan  a  bien  survécu au temps.  Mais comme le Covid V-19 , il a aussi  survolé les montagnes, les fleuves, les mers, les océans pour se répandre sur tous les continents. Cette activité, en fait, un véritable fonds de commerce,   très rentable est devenue une technique, une science bien entretenues, mais jalousement gardées par leurs tenants . Elle est même devenu la chasse gardée de certains  patrons d’organes de presse par couverture , qui disposent avec leur outil  de travail d’une capacité de nuisance  rapide  pour anéantir leurs cibles, leur occasionnant par leur morsure avec leurs griffes et crocs acérés de varan et de cobra , l’injection   de venin , des blessures, des souffrances suivies d’une lente agonie atroce. On peut bien se prémunir  de la plupart des   maladies, même de celle du Covid -V19, et s’en remettre quand on en est atteint. Ce qui n’est pas souvent  le cas, chez d’honnêtes hommes et femmes, époux, mères de famille modèles, de surcroît des commis d’état,   à la bonne réputation lorsqu’ils sont dans leurs viseurs.  Car les   victimes  de ces méchantes personnes au  passé  pourtant très chargé sont atteintes    au plus profond de leur chair , à un niveau inaccessible pour des soins et des remèdes, sauf la foi en Dieu   : leur honneur et leur dignité.  Est-il même besoin de rappeler à monsieur le Président ces moments qu’il a lui-même bien vécus avec ses enfants, sa courageuse et sainte épouse et ses rares compagnons?  Est-il aussi permis  à un libéral, même par provocation amicale provoquer de convoquer Karl Marx,   : « L’histoire se répète au moins deux fois pour la première fois en tragédie, la seconde fois en farce »? Notre propre histoire politique  libérale depuis l’adolescence au PDS,     , la reprise de notre propre destin politique  en  main depuis 2008 avec l’APR, marquée par deux Alternances de gestion du  Pouvoir de  l’An 2000 et en 2012 pourrait   être déclinée aujourd’hui  à  mi-parcours  en juin 2020 en quatre  phases  : L’opposition, le pouvoir, le vice et la chute. Au constat, la situation qui prévaut aujourd’hui  au sein de notre formation politique APR , ressemble étrangement à celle de notre mère  Parti dans sa phase de déclin. Les mêmes causes produisant les mêmes effets , il y’a bien lieu au vu des comportements et de l’ambiance qui y ont cours d’avoir des frissons quant à la survie du parti au pouvoir et son existence même. Jugez en ! On observe les mêmes pratiques.  Aujourd’hui,   des gens tapis dans l’ombre  actionnent des mercenaires qui, tels des crapauds  troublent la quiétude des citoyens  par leurs bruyants  croassements  en transformant  un contrat désormais dénommé « le contrat scandaleux du siècle  Senelec Akilee » leur mare fétide. Dans leurs funestes desseins, ces  gens, sous le manteau de journalistes ont relayé ce faux débat  à base de mensonges, de désinformation qui  aura  au final hélas, une autre  victime : le Président Macky Sall. Car, l’occasion a été offerte sur un plateau d’or à l’opposition  de faire de ce débat inapproprié une bonne arme  contre son gouvernement  pour le mettre en mal avec l’opinion. L’on a du mal à faire la part des choses dans cette confusion de genre, de rôle chez des  journalistes, qui se sont reconvertis professeurs de droit, d’avocats, de procureurs et de juges. Non satisfaits d’analyser et de juger ce contrat  non valable et  demander par conséquent  sa nullité, des opposants réunis dans un cadre groupe dénommé CRD, chose curieuse avec un responsable ministre de l’Énergie lors de la constitution de la société. Ils   convoquent cette fois  le Code pénal et réclament même  des poursuites pénales, contre les signataires de ce contrat pour cause de suspicion légitime, de manque de transparence, de délit d’initié et de conflit d’intérêt. Ils ont même demandé la  saisine  des corps de contrôle de l’Etat, l’IGE, l’OFNAC, et même le juge d’instruction par plainte avec constitution de partie civile. Quel culot !
Il  appartiendra  aux juges saisis  par les parties,   et les instances arbitrales de trancher faute d’accord lors des négociations ou  renégociations ( ce qui n’est dans  l’intérêt de personne.) Une décision ou sentence sera dans ce cas rendue,   au vu et à l’analyse de  ce contrat  entre la Senelec et Akilée, qui est en cours d’exécution, il faut bien le rappeler  pour décider de  sa validité ou non. Ces  derniers tiendront  évidemment bien  en compte, pour qui connaît leur rigueur et exigence    les principes  et règles élémentaires appris en deuxième année de droit du Droit des Contrats et du Droit des Obligations, la   force obligatoire des contrats passés, la relativité du lien obligatoire, les conditions de leur modification ou renégociation à la lumière du droit interne et  de l’Acte Uniforme de l’OHADA,   sur le mode d’organisation, le fonctionnement de ces deux sociétés,   la responsabilité du notaire ayant passé l’acte de constitution de la société Akilée, leur opposabilité aux parties et aux tiers  les pouvoirs des différents organes  : les  directeurs généraux, la commission de pilotage, le conseil d’administration, les feuilles de présence des membres représentant la Présidence, la Primature, la Sénélec, le ministère de l’Energie d’alors dont le représentant à l’époque se trouve être le directeur général de la Sénélec aujourd’hui ,   la validité de ses délibérations consignées dans des procès -verbaux ,   les déclarations , rapports  des commissaires aux comptes, des commissaires aux apports,   les conditions liées aux pouvoirs de l’assemblée générale extraordinaire, les droits et les obligations des actionnaires en cas d’ouverture du  capital de  Akilee à de nouveaux actionnaires, la liberté de contracter et les conditions de  rachat des actions d’Akilée.

Que l’on nous épargne surtout  pour amuser la galerie  les règles tirées des prérogatives exorbitantes de droit commun de l’Administration comme l’imprévision ou le fait du prince.

Il ne s’agit pas d’un contrat administratif. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Nous craignons  d’essuyer à nouveau encore des  revers humiliants  au près des juridictions   et institutions internationales   pour  l’exécution des décisions de condamnation de personnes ou de société par les  juridictions nationales. La jurisprudence  Karim Wade  avec  la CREI, dont   nous n’étions pas  enthousiaste pour sa réactivation, n’étant pas conforme aux normes standard. Est il besoin de rappeler   l’affaire  de la société Koumba qui avait fait condamner l’Etat du Sénégal à  lui payer  75 milliards puis 49 milliards après négociation qui  justifie bien nos craintes ?  On ne  devrait  pas aggraver   d’avantage les problèmes du  Sénégal qui en a assez avec le Covid -19. Car Senelec qui  se relèverait difficilement d’une forte condamnation  par les juridictions arbitrales. Ce  qui pourrait bien sceller le sort de cette société qui avait  pris un bon envol  et son personnel! Nous en appelons à la raison à la direction et le personnel de ne pas suivre ces pyromanes et affairistes sans foi ni loi sauf  celles l’argent qui n’a point d’odeur pour eux.
Le plus triste dans cette affaire est l’intention de nuire manifeste de la part de certains et bien relayée par des patrons de presse, en fait  de vrais mercenaires bien connus dans leur rôle qu’on leur a toujours reconnu dans tous les régimes. Pour parvenir à leur odieux objectif, ils   instrumentalisent des  journalistes à travers les médias qui s’en prennent lâchement à l’ancien dg de la Senelec et actuel Ministre du Pétrole, de l’Énergie.
Aucun mot , aucun propos mensonger, diffamatoire  de trop pour ces gens en matière d’irrévérence pour  porter atteinte à l’honneur de l’ancien directeur de cabinet du Président de la République, nommé ensuite dg de la Sénelec dans ses moments les plus hypothétiques , pour  nommé ministre encore, après 2 ans de gestion.
On déplace   même une question purement civile vers le judiciaire. Certains parlent même d’auditer l’’ancienne gestion de la Sénelec. D’autres  ont,   semble-t-il  même saisi l’ARMP, l’OFNAC, l’IGE.
Sur  cette lancée, c’est le  directeur du journal bien connu   dans sa page hebdomadaire   qui a ouvert le sabbat,   bal macabre des sorcières. Il s’est jeté    en premier dans le cercle  donnant  le ton et esquissé les premiers pas de cette lugubre  danse du scalp des indiens  Sioux. Cette fois ce n’est    pas la tête  d’un visage pâle qu’on va couper et brandir comme un trophée au peuple ,   ou un cœur  de prisonnier , d’enfant offert par les incas, aztèques   mayas à leurs dieux en offrande.  C’est la tête d’un compatriote bon teint, qui s’appelle Makhtar Cissé, ancien directeur de la Sénélec, aujourd’hui  Ministre de l’Énergie et du Pétrole. Le premier acte de requiem  de ce rituel  de décapitation du lundi    est baptisé par son  bourreau du jour « Akilee – Senelec  : Qui doit crier au voleur ?  » Un autre,   qui n’a pas usurpé son nom   , s’est vite précipité  d’emboucher sa trompette et de lui donner  un large Écho, en le rejoignant dans la piste pour dérouler les  intrigues mesquines, cabales et  complots de toutes sortes  conçus et planifiés dans leurs officines, loges, abritant   leurs messes noires nocturnes de clair de lune. Dans cette ronde infernale , cette farandole endiablée , tout y passe dans leurs diatribes, vociférations, délirants sur les autodafés , pardon  les  titres à la Une  de leurs journaux d’une méchanceté, félonie et duplicité inouïes  :  “Senelec -Akilee, le plus gros scandale énergétique de l’histoire du pays signé par le ministre  de l’Énergie “; “le ministre de l’Energie a court circuité la Senelec pour les beaux yeux de Akilee “; “Senelec demande la dissolution et la liquidation de la société  Akilee . Ce qui est surtout regrettable, c’est que ces actes,   au-delà même de leur caractère inique nuisent même à l’image du Sénégal et du Chef de l’État. D’autant plus que le prêtre, maître de la cérémonie  du sacrifice humain rituel,   le plus enragé dans cette chasse à l’homme proclame à qui veut l’entendre, être l’ami et le confident du Président Macky Sall. Le rubbicon en date  de ces possédés est cette  sortie dans la presse du détail d’une réunion au Palais  « le mécontentement, la déception et la colère du Chef de l ‘État ».  Ces funestes personnes ont rapporté à la Une de leurs Journaux une scène inédite  « Le  Président Macky Sall avait  convoqué hier nuit au palais le ministre de l’Énergie, le ministre des Finances, le Pca de la Senelec, son  directeur général, l’agent judiciaire de l ‘État. Saluant à peine  le ministre de l’Énergie, du Pétrole, droit dans les yeux, la mine renfermée il dit  juste : il faut casser immédiatement ce contrat Senelec – Akilee avant de mettre fin à la séance. » Au delà même de l’ubuesque, on peut bien se poser cette question  : Que vont alors penser les citoyens, les observateurs et partenaires internationaux avec ce tableau bien fait  de maîtres , experts faussaires  qui ternit   l’image  du Chef de l’Etat,   et qui jure avec les règles républicaines,   empreintes de courtoisie, de retenue que tout le monde lui reconnaît bien, ses  partisans comme ses  adversaires ? L’image que ces gens renvoient  par sous fifres , préposés interposés,   c’est celle  d’un Chef d’État d’une République Banania,   qui fait peu cas des règles élémentaires  d’un Etat de Droit avec comme  crédo  le respect de la Séparation des Pouvoirs et la liberté contractuelle. Dans quel pays, au monde  voit-on un  Chef de l’Etat, clé de voûte  des Institutions se substituer aux juges ? Ces personnes ont même poussé des cris d’orfraie  du fait que le  dit contrat aurait été signé , après deux ans de discussions, réunions, ateliers , séminaires  à deux semaines des élections présidentielles. Et Alors? Que vont dire ces gens á la suspicion dermique des  États Unis qui avaient accordé au Sénégal en janvier 2019, après autorisation du Congrès  américain un appui de 350 millions de dollars dans le Cadre du Millenium Compact pour accompagner le  Président Macky Sall dans sa politique nationale d’électrification urbaine et rurale sous la conduite du ministre de tutelle et du directeur général de la Sénélec  Matar Cisse ? Ignoraient ils que le Sénégal était en pleine période électorale? Ce qui est plus désolant et  regrettable,   dans cette triste histoire c’est surtout le manque de réaction immédiate, il faut le déplorer des Services de Communication de la Présidence,   le Porte-parole du Président de la République, du Gouvernement. Devant la gravité de telles déclarations publiques, qui nuisent à l’image de marque du Président, comme l’ont confirmé les réactions des sénégalais,   ces derniers auraient pu    apporter immédiatement  un  démenti  à travers un communiqué,     comme  ce fut le cas  du « faux , ou vrai faux décret »  portant   l’ Honorat des Présidents de Conseil économique , Social et Environnemental. Face à de telles dérives nous interpellons  le ministre de la Communication  pour mettre fin à ces pratiques qui n ‘honorent pas le métier de journalistes.  Le Procureur est interpellé pour ces cas pénalement répréhensibles de mensonges, de diffamations, d’offenses même á des autorités et au Chef de l’État. Avant-hier, c’était le président Macky Sall. Hier c’était maître Alioune Badara Cissé. Comble d’ignominie, il se susurre même que ces félons manipulateurs et menteurs devant l’Éternel, plutôt devant l’Enfer  avaient fait croire au Président Macky Sall « que les services anti narcotiques américains qui avaient intercepté un appel par satellite se préparaient  à arrêter le ministre à la Mecque où il était parti en pèlerinage avec son épouse et sa belle -mère  pour l’extrader vers les États Unis  pour complicité avec un trafiquant de drogue, arrêté et condamné dont il était l’avocat ». Ce qui avait expliqué son débarquement précipité en plein pèlerinage. Pour couronner le tout, ces démons  auraient  même rapporté  au Président que l’ancien ministre des Affaires Étrangères se plaisait à rapporter  à Touba auprès des Chefs religieux que  :  « Le meilleur moyen de mettre en colère le Président Macky Sall, c’est de lui montrer l’image en photo du Guide des Mourides ». Ce qui nous avait valu ce jour, en Secrétariat National une violente dispute  avec un ministre qui nous avait même reproché d’aller rendre visite l’ancien ministre Karim Wade en prison. N’eût été l’intervention du Président , un homme ferme mais ayant un grand sens de dépassement  l’irréparable allait se produire.      Ce qui avait justifié selon les dires son débarquement. Puis ce fut le tour du Premier ministre Aminata Touré, une autre victime, le directeur de l’ARTP, Abou Lo, accusé d’enlèvement imaginaire  d’un jeune lors des locales de  2014, les ministres Mansour Faye, Diene Farba, le ministre Amadou Ba, accusé d’avoir financé le candidat Sonko. À notre décharge, nous avons toujours pris la défense de tout responsable qui  a été injustement  et  à tort avec le Chef de l’ État. Aujourd’hui c’est le ministre de l’Energie Makhtar Cissé , le Directeur  des Domaines Mame Boye Diao. A qui le tour demain ? Les ministres Ablaye Diouf Sarr, dont on rapporte que certains manœuvrent pour faire revenir son prédécesseur, comme pour le ministre du Pétrole , en lieu et place d’un ancien grand responsable politique, en conflit avec son parti et un autre ex de ce parti, ancien du milieu du secteur énergétique,   le ministre   Oumar Youm ?   Bon Dieu , où allons nous ? À qui profitent ces crimes ?Le Président Macky Sall, lui même est-il en sécurité ? APR , et Macky 2012,   où êtes vous ? Accepterions nous que le combat de notre  vie pour une cause hautement noble avec tous les risques, au péril de notre vie soit  anéanti en un jour  á l’autel des sacrifices par une bande  d’affairistes, soutenus par des comploteurs bien de chez nous ? Détrompez vous ! Les bons ne sont pas forcément tous dans le groupe des premiers compagnons de notre Leader. Il y’en a pire parmi eux  : des ministres, et des directeurs , pca qui, non seulement n’ont été jusqu’ici d’aucune utilité pour le parti, les militants et les responsables. Alors que nos alliés ont fait le sur plein pour le recrutement de leurs militants dans toutes les sphères institutionnelles, ministères, direction, et les autres institutions, assemblé nationale, Haut Conseil  des Collectivités, ne laissant aucune miette  aux nôtres.   Certains des nôtres avaient constitué  les premiers une barrière entre les militants et le Présidents. Ils ont même freiné ou compromis l’ascension  de beaucoup de personnes par le mensonge, la délation, des enregistrements de conversation qu’ils ont provoquées s’ils  ne pactisent  même avec ces gens  décriés. À l’opposé, on retrouve parmi les nouveaux  collaborateurs du Président, des gens avenants, travailleurs loyaux , serviables et disponibles. Comme disait l’autre  : « L’occasion n’a jamais créé le lâche. Elle permet surtout de le découvrir. » En  vérité, toute  profession, ne découvre en la personne qui l’exerce que  la personne elle-même.  À coté des  règles écrites, juridiques et même  religieuses, il existe d’autres, non écrites, millénaires, comme les coutumes et les usages, qui ont survécu au temps. Elles  constituent les racines profondément enfouies dans le sol. Ces racines  secrètent  leurs sèves nourricières qui fortifient le socle de notre patrimoine moral historique. La seule règle   qui vaille alors, pour tout homme digne de ce nom, est de faire sien ce crédo d’un grand penseur et homme de Dieu, auteur de « Gargantua »  Rabelais, qui nous interpelle dans nos actes de tous les jours   dans le vouloir et le franc arbitre  :  «  Fais ce que tu voudras, parce que les gens bien nés, bien instruits, conversant en compagnie honnête, ont  par nature un instinct et un aiguillon, qui toujours les pousse à accomplir des faits vertueux et les éloigne du vice le quel on nomme honneur. » Puisse Dieu le Tout Puissant préserver le Président et le  Sénégal de « tels amis.» Nous nous occuperons bien de nos ennemis.Maître Djibril War,  Coordonnateur du Regroupement Pour le Sursaut Citoyen et Républicain

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 17/06/2020

Le Procureur corse l’addition pour Cheikh Yérim Seck

Le journaliste Cheikh Yérim Seck a été déféré hier devant le procureur. Visiblement, Serigne Bassirou Guèye veut l’ouverture d’une information judiciaire contre lui en lieu et place d’un flagrant délit. Il a visé les chefs d’accusation de diffusion de fausses nouvelles et de diffamation contre la Gendarmerie. Hier, notre confrère n’a pu faire face au juge d’instruction. Il a donc bénéficié d’un retour de parquet. Avec la levée de boucliers, espérons que le monstre reculera. Il lui est reproché d’avoir déclaré sans preuve que dans l’affaire Batiplus, la Gendarmerie a mis la main sur 4 milliards en espèces et non près de 700 millions comme indiqué par les enquêteurs. Aussi, a-t-il ajouté que pour faire décompte, les pandores ont dû recourir au service d’une dame travaillant dans une banque. Ce qui est faux d’après des gendarmes de la Section de Recherche dont l’audition est attendue.

Le Cdeps exige la libération de Cheikh Yérim Seck

Notre confrère Cheikh Yérim Seck, arrêté par la Gendarmerie dans l’affaire Batiplus, a le soutien de tous les acteurs des médias sans exception. Ces derniers engagent la lutte pour sa libération au moment où Cheikh Yérim Seck fait l’objet d’un retour de parquet. Le Conseil des Diffuseurs et Editeurs de Presse du Sénégal (Cdeps) considère que l’emprisonnement d’un journaliste, alors que les faits ne sont pas encore établis, suscite une inquiétude quant à la liberté de presse et d’expression. A les en croire, dans ce contexte de pandémie du coronavirus, l’emprisonnement semble encore plus inadapté. Les patrons de presse considèrent l’emprisonnement du journaliste Cheikh Yérim Seck comme un acte d’un autre âge dans une société démocratique. Parce que l’arsenal juridique sénégalais, clament-ils, comporte de nombreuses dispositions attentatoires à la liberté de la presse et la liberté d’expression comme la diffusion de fausses nouvelles, la diffamation, le secret défense, la fermeture administrative d’un organe de presse, etc. Pour le Cdeps, cette situation pose encore aujourd’hui la nécessité de la dépénalisation ou dépersonnalisation des délits de presse. Le Conseil exige la libération immédiate de Cheikh Yérim Seck.

Le Synpics rue dans les brancards

Restons dans l’affaire Cheikh Yérim Seck pour dire que le Synpics n’est pas en reste dans le combat pour la libération de notre confrère. Le secrétaire général du Synpics, Bamba Kassé, qui a pris langue avec les avocats de M. Seck, marque sa solidarité au confrère avant de rappeler que la protection des sources d’information du journaliste est la base de la liberté de presse et constitue un pilier essentiel de la déontologie journalistique. Par conséquent, précise Bamba Kassé, il ne saurait, en aucune manière, être demandé à un journaliste de trahir ses sources. Donc demander à Cheikh Yérim Seck les preuves de ses propos reste à ses yeux en totale contradiction avec la liberté de la presse. Pour Bamba Kassé, il s’agit d’une démarche inopportune d’autant que l’affaire pour laquelle Cheikh Yérim Seck est entendue est pendante devant la justice et fait déjà l’objet de plusieurs traitements dans les médias.

La Convention des Jeunes Reporters dans tous ses états L

a Convention des Jeunes Reporters du Sénégal s’y met. Les jeunes reporters s’inquiètent des atteintes répétitives et dangereuses orchestrées par le régime actuel contre la liberté de la presse. Pour eux, l’arrestation de Cheikh Yérim Seck pour diffusion de fausses nouvelles n’est qu’une dernière et honteuse illustration. Puisque, disent-ils, les atteintes à la liberté de presse ne cessent de s’empirer depuis l’avènement de Me Malick Sall à la tête du département de la Justice. Mais au-delà de la personne de Cheikh Yérim, la convention des jeunes reporters craint que ses membres qui travaillent sur des dossiers sensibles et relatifs à la bonne gouvernance, à la justice et à la corruption, ne soient les prochaines victimes de cette jurisprudence inique.

Macky Sall chez Mimi Touré

Malgré la psychose, le chef de l’Etat s’est rendu hier au domicile de la présidente du Conseil économique social et environnemental pour lui présenter ses condoléances à la suite du rappel à Dieu de la mère de cette dernière. Sans tambour ni trompette, Macky Sall y a débarqué avec seulement deux gardes. Lorsqu’il a pris la parole, il a surtout rappelé son compagnonnage avec Aminata Touré pour la préservation du pays depuis 2011. Lui renouvelant sa confiance, le chef de l’Etat a également salué son engagement. Dans le même sillage, le Président a indiqué que la défunte fut aussi sa mère qui lui prodiguait des conseils. Au nom de la famille, l’ancien ministre Madieyna Diouf a remercié le chef de l’Etat avant de magnifier les relations qu’il entretient avec Aminata Touré. En définitive, Mimi Touré qui lui a présenté ses collaborateurs, parents et alliés, a remercié son hôte pour la spontanéité de son geste qui atteste des relations fraternelles qui les lient. Mimi Touré a perdu sa mère Nafissatou Sow avant-hier. Elle a été enterrée à Yoff. L’AS présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.

Abdou Diouf chez Mimi

Dans une de nos précédente éditions, nous vous révélions que Me Wade était à Dakar depuis plus d’un an et était en train de rédiger ses mémoires. Eh bien ! Il n’est pas le seul parce que son prédécesseur Abdou Diouf est également dans la capitale sénégalaise depuis plusieurs mois. D’ailleurs hier, il a été aperçu au domicile familial d’Aminata Touré où il était venu présenter ses condoléances à l’ancienne Première ministre qui a perdu sa mère. Il a été précédé par Macky Sall qui y est allé vers 15 heures. Dire que pour la première fois, nous avons deux anciens présidents qui vivent discrètement dans le pays. C’est rare pour être souligné.

Le Dc de Aly Ngouille Ndiaye et huit autres testés positifs

Le ministre de l’Intérieur a bien fait de se mettre en quatorzaine. Heureusement d’ailleurs qu’il a été testé négatif à la covid-19. En revanche, L’AS a appris que son directeur de cabinet et huit autres personnes contacts du major testé positif en fin de semaine dernière ont été contaminées. Pour la plupart, ce sont des asymptomatiques. D’ailleurs, le cabinet a été désinfecté. Prompt rétablissement à ce beau monde.

Un magistrat, un greffier et un agent de sécurité chopent le virus

Le coronavirus se propage dans le temple de Thémis. Après le magistrat du tribunal du Travail, d’autres travailleurs de la justice ont chopé le covid-19. Le Secrétaire général de la Cour d’appel de Dakar informe à travers un communiqué que trois cas positifs à la covid-19 sont découverts parmi les membres du personnel du Tribunal Hors Classe de Dakar. Il s’agit, d’après nos sources, du magistrat cité alors dans un communiqué du Ministère de la Justice, d’un greffier et d’un agent de sécurité. Pour éviter la propagation du virus, les autorités judiciaires ont décidé de suspendre les audiences publiques au Palais de Justice, à l’exception de celles des flagrants délits. Ce, jusqu’au vendredi 03 juillet.

Distribution de vivres à Mbour Enfin !

La distribution de l’aide alimentaire destinée aux familles démunies a commencé dans le département de Mbour. Hier, lors de la cérémonie de lancement de la distribution des vivres qui s’est tenue à Joal, le préfet Mor Talla Tine a rassuré que l’opération se passera dans la transparence. L’opération va durer au maximum une semaine dans les 16 communes du département. Pour éviter l’affluence des bénéficiaires, 80 sites ont été mis en place sur l’ensemble du département.


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