Revue de Presse du Vendredi 29 Mai 2020

Unes de la presse du vendredi 29 Mai 2020
Unes de la presse du vendredi 29 Mai 2020
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Augmentation des dépenses courantes au 1er trimestre 2020

https://www.lejecos.com/Les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 1027,5 milliards à fin mars 2020 contre un montant de 1014,8 milliards un an auparavant, soit une augmentation de 12,7 milliards (+1,3%), selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
Selon la même source, cette augmentation reflète la progression des dépenses courantes, notamment, la masse salariale et les charges de fonctionnement, atténuée, toutefois, par la baisse des intérêts sur la dette et la contraction des dépenses d’investissements.
En effet, les charges de fonctionnement (312,8 milliards) et la masse salariale (204 milliards) ont progressé respectivement de 19,1 milliards (+6,5%) et 21,3 milliards (+11,7%). Cette hausse est atténuée, d’une part, par la contraction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 2,1 milliards pour s’établir à 113,9 milliards, et d’autre part, par la réduction des dépenses d’investissements ; lesquelles ont baissé globalement de 6,1%, passant ainsi de 422,4 milliards à 396,8 milliards sur la période
Ce repli, souligne la Dpee, est imputable, aussi bien, aux investissements financés sur ressources internes (208,8 milliards) qu’aux investissements financés sur ressources extérieures (188 milliards).Oumar Nourou

LANSANA SAKHO, DG ONAS: «AUGMENTER LE PRIX DE L’EAU POUR UN SERVICE DE QUALITÉ»

http://www.emedia.sn/Un service de qualité a un coût. C’est en substance ce que dit le Directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS). Invité de ’’La Matinale d’Iradio’’, ce jeudi 28 mai, 2020, Lansana Gagny Sakho n’a pas voulu faire la langue de bois en ce concerne la qualité de l’eau et le service de l’assainissement au Sénégal.
Pour lui, il faut nécessairement que le prix de l’eau soit revu à la hausse pour qu’il y ait une qualité beaucoup plus meilleure. « Si l’on veut arriver à un service d’assainissement qui répond exactement aux besoins colossaux des populations, il faut trouver d’autres alternatives. L’augmentation du prix de l’eau en fait partie. Parce que, une des ressources financières de l’Onas, c’est la redevance assainissement. Aujourd’hui, cette redevance est assez faible », a-t-il révélé.
Prenant l’exemple de la commune les Parcelles Assainies, Lansana Sakho renseigne que le budget de sa structure pour un nouveau réseau d’assainissement est estimé à 20 milliards de F CFA, d’après une étude faite par la mairie. Alors que le budget de l’Onas qui provient des ressources de l’Etat tourne autour de 15 milliards de F CFA. « Cela veut tout simplement dire qu’il faudra des ressources supplémentaires pour un bon assainissement. Déjà, l’Etat fait de gros efforts. Il faudrait que les contribuables, qui veulent avoir un service d’assainissement d’une très grande qualité, mettent la main à la poche. Et la seule façon de le faire, c’est de revoir le prix de l’eau pour équilibrer le secteur de l’hydraulique urbaine, ensuite permettre à l’Onas de travailler correctement », a expliqué le DG de l’ONAS.
Une nouvelle réforme de l’hydraulique urbaine, signée le 31 décembre, 2019, va mettre d’augmenter de manière substantielle le prix de l’eau. Mais pour Lansana Gagny Sakho, « la solution structurelle, c’est l’augmentation du prix de l’eau au niveau des foyers ». Pas sûr que les consommateurs l’entendent de cette oreille… Babacar FALL

Ibrahima Coulibaly: «L’agriculture à petite échelle peut nourrir nos pays »

https://www.lepoint.fr/afrique/ENTRETIEN. Alors qu’on promet des jours difficiles au monde agricole africain, le président du Roppa* est persuadé que la crise du Covid-19 est une fenêtre d’opportunité.
Alors que plane la menace d’une crise alimentaire en Afrique de l’Ouest, dont le nombre de victimes pourrait passer de 17 à 50 millions entre juin et août selon la Cedeao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest), certains États pourraient-ils revoir leurs politiques publiques dans le secteur agricole ? C’est en tout cas l’une des attentes du Roppa (Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest), créé en 2000 pour défendre une « Afrique nourricière ». Après la crise alimentaire de 2007-2008, ses membres, des organisations paysannes nationales, avaient joué un rôle clé dans l’élaboration de plans en faveur de la relance du secteur agricole. Selon son président, Ibrahima Coulibaly, la crise actuelle est donc une fenêtre d’opportunité pour développer des politiques ambitieuses en faveur de la souveraineté alimentaire.

Éclairage.

Le Point Afrique : Les mesures de riposte face à l’épidémie de coronavirus ont été mises en place dans le courant du mois de mars en Afrique de l’Ouest. Cela correspondait à quelle phase de la production agricole ?
Ibrahima Coulibaly : Nous étions en pleine production maraîchère. En temps normal, ces cultures sont acheminées vers les marchés hebdomadaires où les intermédiaires viennent s’approvisionner pour desservir les capitales. Sauf que dans de nombreux pays ouest-africains, ces marchés ont été fermés. Ça n’a pas été le cas au Mali, mais il y avait une peur panique, car les gens entendaient que le Covid-19 était une maladie très contagieuse. Et surtout les commerçants intermédiaires, même s’ils achetaient ces produits, n’étaient pas sûrs de pouvoir les écouler, en raison des restrictions sur les déplacements et des couvre-feux – chez nous, les marchés sont des lieux très vivants, y compris la nuit. Tout cela a donc joué sur la dynamique commerciale. Et vu que la plupart des produits, à l’exception de la pomme de terre et de la patate douce, ne peuvent pas être stockés, les paysans ont été frappés de plein fouet par la crise. Leurs revenus ont chuté.
Quelles ont été les conséquences pour les consommateurs ?
Dans les campagnes, il n’y a pas vraiment eu de changement, car les gens consomment ce qu’ils produisent. Mais dans les villes, les fruits et légumes n’étaient plus très disponibles, ou alors à des prix plus élevés que la normale. La pomme de terre a par exemple augmenté de 50 % en quelques jours début mars.
Actuellement, nous assistons à une spéculation rampante. Ceux qui ont les moyens de stocker leurs marchandises attendent le meilleur moment pour vendre.
L’Afrique est peu touchée par le coronavirus par rapport au reste du monde, et il semblerait que les cas enregistrés soient plutôt concentrés dans les villes. Qu’en est-il en milieu rural ?
Dans le monde rural, les gens ne croient même pas à ce virus ! La méfiance vis-à-vis des décideurs politiques est telle qu’ils disent qu’il s’agit d’un mensonge du gouvernement, ou éventuellement d’un gros rhume. Nous avons vu plusieurs cas de grippe, mais nous ne savons pas s’il s’agissait ou non du Covid-19, car nous n’avons pas de tests de dépistage.
Les répercussions du coronavirus sont donc surtout économiques dans les campagnes. Les zones périurbaines sont aussi très affectées. Ce sont initialement des villages dont les terres ont été absorbées par la ville, où la population dépend fortement des petites activités informelles, comme la vente de beignets ou de produits transformés. Les revenus de ces personnes — souvent des femmes — ont chuté car les consommateurs, craignant que leurs produits ne soient contaminés, ont cessé de les acheter.
Comment cette crise sanitaire peut-elle peser sur la campagne agricole 2020-2021 ?
Nos États ont énormément investi dans les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus. On parle par exemple d’un budget de 500 milliards de francs CFA rien qu’au Mali, ce qui donne le tournis. Dans ce contexte, on se demande si les gouvernements vont pouvoir subventionner les intrants dans le secteur agricole. Depuis la crise alimentaire de 2007-2008, ils garantissent une subvention à hauteur de 50 % du coût de ces intrants. Mais pour l’instant, rien n’a été annoncé, et cela nous inquiète sérieusement. Cette subvention est un apport considérable pour les producteurs, et elle est cruciale aujourd’hui. Dans le secteur du coton, les cours viennent de chuter sur le marché mondial, ce qui diminue le prix au producteur. Ne pas avoir de subvention est un découragement supplémentaire, qui fait craindre une mauvaise année pour le coton. Nous avons les mêmes inquiétudes pour les céréales.
La crise sanitaire a aussi des conséquences importantes dans le secteur de l’élevage. Elle est survenue à un moment de négociations sur la libre circulation du bétail en Afrique de l’Ouest, qui avaient déjà perturbé la transhumance. Mais le Covid-19 a accéléré cette fermeture des frontières aux animaux, qui dépendent pourtant des fourrages dans les pays côtiers.
D’après la Cedeao, le nombre de personnes en crise alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest pourrait passer de 17 à 50 millions entre juin et août 2020. Comment appréhender ce risque ?
Pour l’instant, nous sommes encore face à de nombreuses inconnues : la date des premières pluies, est-ce qu’on va avoir des problèmes hydriques, de sécheresse, d’invasions de criquets ? Si ces facteurs se concrétisent en effet, il y a de fortes chances pour que la crise alimentaire vienne s’ajouter à la crise sanitaire. Et là, il faut vraiment que nos décideurs aient le courage de mettre en œuvre des politiques plus adaptées.
Au Roppa, et avec des organisations de la société civile, nous avons mis en place un comité de veille et d’action sur la crise alimentaire. Nous ne voulons pas d’un monde qui sera comme celui d’avant le Covid-19. S’il doit y avoir une crise, autant qu’elle soit positive et qu’elle permette de faire les ajustements et les changements nécessaires.
Quand la crise sanitaire est survenue dans les pays riches, une des premières préoccupations a été de nourrir la population, de faire des stocks, de fermer les frontières, et d’empêcher de vendre s’il y avait des risques. Or, c’est tout ce qu’on nous empêche de faire ici. Nous n’avons aucun stock. Même les années où on produit bien, tout est bradé. La sécurité alimentaire de nos pays n’est pas garantie alors que nous avons un potentiel productif énorme. Nous proposons des politiques souvent très cohérentes à nos gouvernements, mais, au final, nous voyons qu’elles ne sont pas appliquées jusqu’au bout.
Quels sont les blocages, selon vous ?
Le manque de courage politique. Nous restons des pays très extravertis, très dépendants de l’extérieur. Les décideurs peuvent mettre en place certaines mesures, mais ils reculent facilement aussi. Nos politiques agricoles restent noyautées par les institutions internationales, les bailleurs de fonds et les multinationales de l’agroalimentaire. On voit par exemple circuler des rapports sur le secteur agricole faits par des consultants payés à coups de millions, mais qui n’ont jamais vécu dans un village. Ce sont eux qui sont les experts, et nous qui sommes sur le terrain, on nous écoute moins. Nous sommes même souvent perçus comme des adversaires, parce que nous avons le courage de dire que telle politique ne peut pas fonctionner chez nous.
Le problème de l’Afrique, c’est une trahison des élites politico-économiques. Mais nous sommes tout sauf pauvres, nous sommes tout sauf misérables !
Nous comptons donc aujourd’hui sur la Cedeao, l’Uemoa et le Cills (Comité inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel) pour interpeller les États et faire avancer la région sur le plan des politiques agricoles à mettre en œuvre.
Vous êtes un fervent défenseur, comme d’autres organisations paysannes membres du Roppa, de la petite agriculture, caractérisée par le modèle de l’exploitation familiale. Pourquoi ?
C’est le modèle dominant ici : des familles qui travaillent ensemble et qui produisent ensemble. L’agrobusiness, c’est un modèle vu ailleurs qu’on veut transposer. Mais se développer, ce n’est pas copier. C’est une construction permanente à partir de nos réalités. Et l’agriculture à petite échelle peut nourrir nos pays. Prenez les populations rurales, qui représentent 60 à 75 % de la population selon les pays d’Afrique de l’Ouest. Elles vivent de leur production (mil, sorgho, tubercules, produits maraîchers).
C’est, certes, différent dans les grandes villes où les produits importés sont très présents sur les marchés. Mais il suffit de protéger un petit peu plus nos frontières. Nos producteurs n’ont besoin que de petits coups de pouce (accès au crédit à bas coût et à taux bonifié, subvention des intrants agricoles) pour être plus performants. À chaque fois qu’on les a appuyés, ils ont pu montrer leur potentiel. Après la crise alimentaire de 2007-2008 et l’instauration de subventions dans la filière riz au Mali, la production rizicole a augmenté de 30 %. Nous avons la possibilité de nourrir toute la population, y compris dans les capitales, j’en suis convaincu.
La priorité, c’est de faire en sorte que le marché soit porteur. Tout le monde vient vendre ses marchandises subventionnées chez nous, à des prix qui concurrencent désavantageusement nos propres produits. Réduire les importations alimentaires, c’est déjà régler l’essentiel du problème. Nous devons être mieux protégés par des politiques régionales et nationales.
Mais est-ce que les consommateurs sont prêts aussi à favoriser la production locale, quitte à bousculer leurs habitudes alimentaires ?
Il est vrai que les consommateurs, quand ils sont pauvres, n’ont pas vraiment le choix. La priorité n’est pas de savoir si on va acheter des produits sains dont on connaît l’origine, mais de se nourrir. Ils préfèrent donc la plupart du temps payer le riz asiatique, très vieux, conservé durant des années à grand renfort de pesticides, mais qui est moins cher. C’est encore une fois une question de politiques publiques, d’appui à la transformation et à la distribution de nos produits. Nous travaillons sur ces aspects-là aussi.
Le Roppa a créé en 2018 l’Alliance pour l’agroécologie en Afrique de l’Ouest. De quoi s’agit-il ?
Dans certains pays, les petits exploitants agricoles endettés n’ont pas L’objectif est d’accompagner la transition écologique des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest. Souvent, les gens voient l’agroécologie comme une affaire conjoncturelle ou une opportunité pour attirer des financements. Mais une fois encore, cela correspond à la réalité de la plupart des exploitations familiales, qui n’ont pas les moyens d’acheter des intrants chimiques. Agroécologie, ça signifie donc d’abord pour ces producteurs agriculture à petit budget.
Concrètement, nous formons depuis plus de 7 ans les paysans à ces pratiques au Cifan (Centre international de formation en agroécologie) situé à Nyeléni, au sud de Bamako. Il s’agit d’apprendre à fabriquer des fertilisants organiques, des biopesticides à partir de certaines plantes qui ont des effets répulsifs contre les insectes et les ravageurs, ou de mieux comprendre le système de fertilité des sols. Nous travaillons avec des chercheurs indépendants des multinationales de l’agroalimentaire, et nous commençons à avoir une bonne expérience en la matière. Il faut aujourd’hui transposer ces questions au niveau politique.  Propos recueillis par Agnès Faivre

Moussa Baldé,ministre de l’Agriculture: «Nous visons une production céréalière de 3,4 millions de tonnes»

http://lesoleil.sn/Cette année, le Gouvernement a considérablement augmenté l’enveloppe dédiée à la campagne agricole et renforcé les mesures d’accompagnement avec un objectif clair : augmenter de 23 % la production céréalière par rapport à l’année dernière, pour la porter à 3,4 millions de tonnes.La même ambition d’amélioration des rendements concerne les autres spéculations.Dans cet entretien,le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement,Moussa Baldé, revient avec force détails sur la nouvelle stratégie adoptée par le Gouvernement dans un contexte de pandémie de la Covid-19.
Monsieur le ministre, comment se déroulent les préparatifs de la campagne agricole ?
Les préparatifs de la campagne agricole 2020/2021 se déroulent bien pour le moment. Les dispositions ont été prises. Le document du programme agricole 2020-2021 a été validé pour un coût de 60 milliards de FCfa, soit une augmentation du budget de 20 milliards de FCfa par rapport à l’année dernière. La lettre circulaire n° 00359 Maer/Da du 14 avril 2020 relative à la mise en place des Commissions de cession des intrants agricoles a été signée et transmise aux autorités administratives. La lettre circulaire n° 00543 Maer/Da du 20 avril 2020 fixant les prix de cession des intrants a été signée et vulgarisée. Les notifications des fournisseurs de semences certifiées (arachide, sorgho, maïs, sésame, niébé) sont faites. Les notifications des fournisseurs de manioc et des fournisseurs d’engrais sont également faites. Les semences écrémées de niébé et d’arachide ont été aussi notifiées. Les plannings de mise à disposition sont faits pour les semences certifiées d’arachide, de maïs, de sorgho, de sésame et remis aux opérateurs. Les plannings de mise à disposition d’engrais sont en cours de transmission aux fournisseurs. Pour la zone sud (régions de Kolda, Kédougou, Sédhiou et Ziguinchor), les mises en place se sont terminées le 20 mai et les cessions le seront le 30 mai. Pour le reste du pays, les mises en place seront terminées le 31 mai et les cessions le 10 juin 2020.
Y a-t-il une disposition particulière ou innovation par rapport à la campagne agricole passée ?
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de souveraineté alimentaire lancé par le Chef de l’État, certaines mesures importantes ont été déjà prises par mon département. Il s’agit de la subvention à 100 % des semences de riz et de l’augmentation des quantités de semences de mil et de maïs pour cette campagne. Ces mesures devraient permettre de porter les productions de céréales à 3,4 millions de tonnes, soit une hausse de 23 %. Pour améliorer les rendements durant cette campagne, l’autre mesure importante prise est l’augmentation des quantités d’engrais portée à 150 000 tonnes cette année. L’État a maintenu le prix de cession des semences d’arachide malgré la flambée des prix d’achat notée, cette année, durant la campagne de commercialisation. Cette mesure permet de renforcer la résilience des producteurs face aux effets néfastes de la Covid-19.
Le programme agricole 2020-2021 sera couvert par un budget de 60 milliards de FCfa. Comment se fera la répartition de cette enveloppe ?
Les objectifs de production ont été fixés en tenant compte d’un contexte national et international marqué par la Covid-19, et de ceux déclinés dans la lettre de politique de développement sectoriel et des orientations stratégiques du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. En plus de la contribution sur ressources internes de l’État, la fixation de ces objectifs tient compte de la contribution des projets et programmes appuyés par les Partenaires techniques et financiers (Ptf). Ces objectifs se présentent comme indiqués ci-après : 3,4 millions de tonnes de céréales, soit une hausse de 23 %, dont 1,5 million de tonnes de riz, 950 000 tonnes de mil, 630 000 tonnes de maïs, 1,5 million de tonnes d’arachide, 25 000 tonnes de coton et 3,3 millions de tonnes d’espèces diverses (manioc, pastèque et niébé). Le programme agricole 2020-2021 sera couvert par un budget de 60 milliards de FCfa répartis comme suit : 23,5 milliards de FCfa pour les engrais, 15 milliards de FCfa pour les semences d’arachide, 12,5 milliards de FCfa pour les espèces diverses (riz, niébé, maïs, sorgho, sésame, fonio, pastèque et manioc), trois milliards de FCfa pour les semences de pomme de terre, 900 millions de FCfa pour le soutien au prix aux producteurs pour la filière coton, trois milliards de FCfa pour le programme d’équipement du monde rural en vue de l’acquisition de matériels de culture attelée pour les exploitations familiales, un milliard de FCfa pour le programme spécial de relance de la filière banane, 100 millions de FCfa pour le programme micro-jardins, un milliard de FCfa au titre de la protection phytosanitaire.  Il convient de préciser que pour les engrais, il est prévu de mettre 150 000 tonnes, toutes formules confondues, à la disposition des producteurs cette année ; ce qui se traduit par une hausse de 50 % par rapport à la dotation de l’année dernière. Dans le même élan, pour faciliter l’accès des producteurs à cet important intrant que constitue l’engrais, la subvention a également augmenté de 5 %. Les quantités de semences de riz vont aussi augmenter pour passer de 7000 tonnes à 10 000 tonnes cette année, avec toujours une subvention de 100 %. Il en est de même pour le niébé (qui passe de 11 500 à 15 000 tonnes cette année), le maïs (de 1750 à 3 000 tonnes) et le manioc (de 13 000 ha à 20 000 ha). Par contre, même si le budget alloué à l’acquisition de semences d’arachide a connu une hausse, le quota tournera autour de 72 000 tonnes, comme l’année dernière. En effet, les ressources additionnelles serviront à revaloriser les prix aux fournisseurs (+40 à 70 FCfa/kg) pour compenser le renchérissement des prix de collecte et à augmenter la subvention (+10 %) pour maintenir les prix de cession aux producteurs aux mêmes niveaux que l’année dernière.
Quelles sont les mesures prises pour composer avec la Covid-19 ?
La situation économique et sanitaire mondiale n’augure aucune certitude quant au commerce futur des céréales. Conscient de cela, le Sénégal compte anticiper en poursuivant et en intensifiant les efforts en cours pour assurer la sécurité alimentaire à partir de la fin de l’hivernage 2020. Depuis le début de la crise sanitaire, vous avez tous entendu le Président de la République, Macky Sall, qui insistait sur la nécessité de faire en sorte que le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) atteigne ses objectifs, dont le principal est d’assurer la sécurité alimentaire. Un effort particulier est, dans cette perspective, envisagé en faveur d’un certain nombre de spéculations : le riz, le mil, le niébé et le maïs. Pour cette présente campagne 2020 fortement marquée par la propagation de la Covid-19, le Gouvernement a décidé de faciliter l’acquisition d’intrants et de matériels agricoles en soutien et accompagnement aux petites exploitations agricoles. Ces mesures visent à assurer une sécurité alimentaire sans être contraint de dépendre du marché international de céréales. La dynamique enclenchée pour le développement des autres spéculations sera maintenue et renforcée.Entretien réalisé par : Elhadji Ibrahima THIAM
Le retour des saisonniers:un vrai dilemme!Par Dr Papa Faye,Socio-anthropologue
Dès la proclamation de l’Etat d’urgence au Sénégal, j’avais posté sur mon compte Facebook une note de compassion et d’alerte sur la précarité des migrants saisonniers, sonnés par la paralysie du secteur informel dans lequel ils s’activent essentiellement. J’en suis conscient et préoccupé surtout parce que je suis un rural (né à Mbinondar, dans l’arrondissement de Ngayokhème, et j’ai grandi à Dame, dans la commune de Diarrère, région de Fatick). Je suis aussi ruraliste (sociologue rural) et anthropologue intéressé par le développement rural, la gouvernance des ressources naturelles, et les vulnérabilités liées à la migration. Je passe l’essentiel de ma vie hors de Dakar, en mission de recherche, de facilitation ou de formation dans d’innombrables contrées et régions du pays, à l’exception jusque-là de celle de Matam.
Une idée sur l’ampleur de la migration interne au Sénégal
Selon le dernier recensement effectué en 2013, les migrants internes se chiffrent à 1 896 779 personnes, soit près de 15 % de la population totale du Sénégal. Selon la même source, toutes les régions sont concernées, soit elles sont de grands foyers de départ (exemples : Louga, Kaolack, Diourbel, Thiès), soit elles sont des foyers d’accueil (exemples : Dakar, Thiès, Diourbel, et surtout la ville de Touba) ou émettrices et réceptrices à la fois. Parmi ces migrants internes, 820 000 personnes, soit un peu plus de 43 %, sont concentrés à Dakar.
De qui parle t-on ?
Tous, (enlever la virgule après tous) ne sont pas des ruraux mais comme il est noté dans un document publié en 2018 par la FAO et le CIRAD, « ces mouvements circulaires sont le fait des jeunes immigrés en ville, durant la saison sèche, et qui reviennent souvent à la campagne pour participer aux travaux agricoles durant la saison pluvieuse ». Cette population est majoritairement composée d’actifs. D’ailleurs, les tranches d’âge les plus représentées dans ces flux migratoires sont celles entre 20-24 ans et 25-29 ans, selon le profil migratoire du Sénégal établi par l’ANSD et l’OIM en 2018.
En quoi c’est un dilemme ?
Rappelons que l’hivernage approche à grands pas, selon les prévisions publiées par Agrhymet ; la pluie est d’ailleurs déjà tombée à Kédougou. Supposons que la majorité des migrants saisonniers vient du monde rural et devra y retourner pour les besoins de l’hivernage, ce serait près d’un million de personnes qui seraient concernées par le retour en vue. Si l’on tient compte du fait que plus de 75 % de ces migrants sont concentrés dans l’axe Dakar, Thiès, Diourbel ; et que la région de Dakar à elle seule abrite plus de 2 000 cas confirmés à la date du 27 mai 2020, sur le total d’un peu plus des 3 000 cas, soit près de 71 %, même un miracle ne pourrait pas empêcher que des saisonniers, même asymptomatiques, retournent avec le coronavirus. Pourtant, jusque-là le monde rural était assez épargné, on dirait que le virus aime la ville ou du moins est citadin ! Tant mieux, parce qu’au moins, des infrastructures sanitaires acceptables existent en ville et à des distances raisonnables par rapport aux lieux de résidence des personnes infectées. En milieu rural, plusieurs mourraient avant de voir une ambulance ou à force d’ingurgiter des racines et écorces d’arbres. La tradition rurale veut qu’on essaie d’abord la médecine traditionnelle avant d’aller voir ailleurs si ça ne marche pas.
Le retour des saisonniers en milieu rural va sûrement déplacer le virus et il pourrait s’en suivre un fiasco sanitaire. L’option de les retenir là où ils sont, fut-il en zone rurale comme dans les périmètres rizicoles du Walo ou les juuras de Kédougou, serait-elle meilleure ? Je ne le crois pas. La faim tue plus atrocement que le coronavirus ; elle torture et tue sans distinction de tranche d’âge. La famine nous a déjà montrés sa capacité de destruction de l’espèce humaine en Afrique de l’Est, notamment en Ethiopie. Selon le Forum sur la politique de l’enfant africain, près de la moitié des décès d’enfants en Afrique est due à la faim. D’ailleurs, dans la croyance populaire sénégalaise, l’Ethiopie est associée à la famine, et l’Ethiopien à une personne chétive ou affamée, pour ne pas dire « ku xiif ». Je crois qu’une crise sanitaire de type de la pandémie due au COVID-19 serait moins dévastatrice qu’une crise alimentaire, dans un contexte où ceux qui nous ont secourus dans de pareilles circonstances sont les plus affaiblis par la pandémie. Je veux citer l’Europe de l’Ouest et les Etats-Unis. Certains d’ailleurs ont souhaité – parce que ce ne sont pas des prévisions – le pire. L’option de les retenir en ville accroitrait aussi leur précarité déjà approfondie par la situation de quasi-confinement et la peur de contracter la maladie, qui a réduit les opportunités que leur offraient leurs activités informelles.
Dans une telle configuration, ne serait-il pas mieux de laisser les saisonniers retourner au bercail ou rejoindre les localités où ils exercent l’activité agricole ? Le gouvernement aurait d’ailleurs choisi cette option. La grande question, c’est comment s’y prendre tout en produisant moins de dégâts ?
Comment organiser la mobilité des saisonniers ?
D’abord, essayons de voir s’il serait possible de répliquer chez les saisonniers l’expérience du convoyage des enseignants par les bus de la société Dakar Dem Dikk ?
Un enseignant dispose d’une carte, l’élève aussi a sa carte d’identité scolaire ; il n’y a pas de carte professionnelle pour le paysan ou l’agriculteur sénégalais. En plus, le statut d’agriculteur est un statut dynamique, changeant au gré du choix et des opportunités des personnes qui s’y activent. Ceci est d’autant plus vrai que souvent, chez les jeunes, l’agriculture, celle dite pluviale notamment, n’est pas une aspiration mais une option par défaut. Par conséquent, il serait difficile de savoir qui est agriculteur et qui ne l’est pas ; qui y va pour l’hivernage ou pour autre chose. Option invalidée !
Dès lors, deux options restent à mon avis à évaluer : la mise en quarantaine des concernés, à leur arrivée dans les villages, et la levée de la mesure d’interdiction du transport interurbain. Dans la première option, il faudrait :
– former tous les agents de santé des districts sanitaires du pays à la prise en charge de malades Covid-19 (si ce n’est pas déjà fait) et doter ces districts de davantage de personnels qualifiés, avant tout mouvement de retour ;
– tester les personnes au départ et mettre en quarantaine les cas suspects jusqu’à confirmation ou infirmation de leur infection ;
– mettre en quarantaine les personnes qui arrivent à bon port et les faire suivre par les districts sanitaires les plus proches.
Dans la dernière option, il faudrait lever tout simplement l’interdiction de transport interurbain et ne pas recourir aux autorisations spéciales de circuler à cause de la difficulté d’identifier les personnes concernées et, surtout, des discriminations dans l’accès à ce sésame, encouragées par la corruption et le clientélisme, comme on l’a vu dans le passé. Je suis conscient que ces solutions ne sont pas un coup de baguette magique ou une recette miracle mais le résultat de la réflexion d’une personne concernée au premier chef. Une réflexion cherchant à faire comprendre un problème et à contribuer à la résolution de l’énigme qui se pose actuellement au gouvernement. Je sais aussi que le gouvernement a des experts et des conseillers techniques à même de trouver des solutions idoines mais « xel du doy » !

RELANCE DE L’ECONOMIE POST-COVID:Allonger le temps de travail, supprimer les congés et les jours féries, pour relancer l’économie

http://www.sudonline.sn/-La pandémie du Coronavirus a eu des impacts négatifs sur l’économie nationale. En effet, de nombreux secteurs d’activités ont été fortement touchés par cette crise mondiale notamment le tourisme, le transport aérien, et le secteur informel. D’où l’urgence de réfléchir dès à présent sur les politiques et stratégies à mettre en place pour relancer l’économie après Covid-19. A cet effet, des pays comme la France ont pris certaines mesures allant dans le sens de rallonger les heures de travail et de supprimer les jours fériés et les congés
Dès la confirmation des premiers cas de la maladie à coronavirus, le chef de l’Etat, Macky Sall, a pris des dispositions pour prévenir les risques de contamination au coronavirus dans les lieux de travail. Après avoir décrété l’Etat d’urgence au Sénégal, il a réaménagé les horaires de travail dans l’administration qui ont été fixés de 9 heures à 15 heures lors du Conseil des ministres du mercredi 25 mars 2020.
Aussi, certaines entreprises ont réduit le temps de travail de leur personnel pour se protéger de la maladie au moment où d’autres ont privilégié le télétravail au détriment du travail présentiel. Du coup, les impacts de la crise se sont fait sentir dans tous les secteurs d’activités du pays. L’économe est au ralenti et de nombreuses entreprises ont vu leurs chiffres d’affaires baisser. D’où la nécessité de penser dès maintenant à la relance de l’économie nationale après la pandémie de Covid-19. Ce qui ne sera pas du tout facile car, selon les prévisions de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), il y aura forcément une récession en 2020. Mais ce ne serait pas mal de réfléchir dès à présent sur les stratégies et politiques à adopter par nos autorités étatiques pour minimiser les dégâts économiques liés à cette pandémie.
Certains pays comme la France ont posé la question du rallongement du temps de travail, de la suppression des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique. Le Sénégal ne devrait-il pas faire autant ?
Cela pourrait remettre la machine économique en marche et reproduire de la richesse en masse, pour tenter d’effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020. En effet, le nombre annuel de jours fériés mine la productivité dans certains secteurs de l’économie sénégalaise comme l’industrie.
Selon une étude réalisée par Dr Serigne Moustapha Sène de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), ces jours chômés et payés causent à l’industrie une perte de production de 2,6% par an et à l’ensemble de l’économie la perte annuelle de 0,01% du Pib réel. Cette étude examine les effets des jours fériés sur la production industrielle et l’activité globale au Sénégal de 1980 à 2010.
Pour combler le gap causé par la crise de Covid-19, les Sénégalais au lieu d’attendre tout de l’Etat devraient se consacrer au travail. Comme le disait l’ancien Président Abdoulaye Wade, il faut travailler, toujours travailler et encore travailler pour la relance de notre économie après Covid-19.

RELANCE DE L’ECONOMIE POST-COVID :L’Etat et les banques, en pole position

http://www.sudonline.sn/Rudoyée par la pandémie de Covid-19, l’économie nationale cogite pour structurer les bases de sa relance d’après-crise. A ce niveau, les positions explosent d’un spécialiste à un autre. Pour l’économiste Meissa Babou qui est d’avis que ce sera forcément une relance par l’argent, la nécessaire subvention que l’Etat va allouer aux entreprises impactées par la crise est au centre de la stratégie de reprise de l’activité économique post Covid-19. A ce titre, il suggère à l’Etat la mise en place d’une cellule de veille qui va se charger dès maintenant de recenser les principaux bénéficiaires de cette subvention. S’inscrivant dans la dynamique, l’économiste et chercheur El Hadji Mansour Samb avance cependant que la seule relance qui est viable est celle qui va se faire à partir des banques. « Une entreprise ne peut pas fonctionner sans financement et les financements se trouvent au niveau des banques »
La pandémie de Covid-19 a eu un impact considérable sur l’économie sénégalaise. En effet, depuis le début de la crise, tous les secteurs d’activités sont au ralenti. Du tourisme au transport en passant par l’hôtellerie et la restauration. En perspective de l’après-Covid,-le Chef de l’Etat a d’ailleurs appelé les Sénégalais à apprendre à vivre avec le virus,- il faut dorénavant réfléchir sur comment relancer notre économie. Interpellé sur la question, le professeur Meissa Babou, économiste à la Faseg de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar pense que cette relance passerait nécessairement par des subventions allouées aux entreprises les plus touchées par la crise.

REMBOURSER LES 300 MILLIARDS DUS AUX ENTREPRISES DEPUIS 2 ANS

«Pour relancer l’économie, il faut absolument qu’il y ait une subvention. Ce sera forcément une relance par l’argent. Tous les gouvernements du monde sont en train de mettre en place un budget colossal de plusieurs milliards de dollars. Le Sénégal, à l’image de tous ces pays-là, devrait mettre la main à la pâte. Donc, il faudra beaucoup d’argent. Je précise que dans cette subvention normalement, il ne faut pas prendre en compte les 300 milliards qui sont dus à entreprises depuis 2 ans et qui doivent être remboursés. Je parle de subventions non remboursables», soutient-il.
L’économiste soutient également que l’Etat doit faciliter l’accès au crédit bancaire. «L’Etat ne peut pas tout faire. Les entreprises qui ont perdu déjà pratiquement tout et qui ne disposent plus d’un fonds de roulement, doivent quand même avoir une troisième solution, à savoir le crédit bancaire», suggère-t-il. Pour que tout cela se déroule dans les règles de l’art, le Professeur Babou recommande toutefois au gouvernement la mise en place d’une cellule de veille. «Il faut une préparation. Il faut mettre des commissions de veille dans tous les secteurs d’activité pour qu’ils puissent faire des évaluations à mi-chemin. Par exemple tous les jours regarder les niveaux de perte des secteurs pour qu’au finish l’on puisse savoir les subventions à allouer à tel ou tel secteur d’activité. Bien avant même la fin du cycle de la pandémie du coronavirus, des entreprises peuvent avoir besoin d’une subvention pour payer les salaires ou la location», préconise-t-il. Selon lui, c’est tout un environnement économique qu’il faudra surveiller. Pour cela, il pense que chaque secteur d’activité devrait avoir une cellule de veille pilotée par le ministère de l’économie, du plan et de la coopération.

LE CULTE DU TRAVAIL

Selon toujours l’économiste Meissa Babou «un pays qui aspire à l’émergence se doit d’être rigoureux, travailler beaucoup et sérieusement, en ayant la culture de la sanction. Encourager les travailleurs et sanctionner les tricheurs. C’est de cette façon qu’on pourra se développer».
L’enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) relève toutefois un «paradoxe» dans la démarche de l’Etat pour relancer l’économie. «Nous continuons à demander l’annulation de la dette et au même moment nous nous prélassons et excellons dans des débats inutiles. Les gens font ce qu’ils veulent. C’est manque d’autorité qui mène à tout ça. Et c’est grand dommage!», fulmine-t-il. Et d’ajouter, «sincèrement, je crois que les 15 jours fériés peuvent être ramenés à 6, voire 7 jours
D’abord les fêtes essentielles pour les Chrétiens, c’est Noël et Pâques et pour les Musulmans, c’est Korité et Tabaski et pour le reste est normalement négociable». «Dans ce pays, on ne doit pas accepter que toute une entreprise ferme pendant deux ou trois jours au motif que nous sommes en fête. Normalement, on doit s’organiser de façon à ce que le travail dans les usines puisse continuer», a-t-il indiqué. Selon lui, «dans une entreprise lorsqu’il y a Magal qu’on permette aux Mourides d’y aller et le reste des Tidianes, Chrétiens et autres, vont assurer, voire au pire des cas autoriser seulement une partie des Mourides s’il y a plus de Mourides. Et le reste, pour la prochaine édition, on installe la rotation. Bref, je préfère que l’entreprise travaille à 70, 80% qu’elle ferme totalement».
Se voulant convainquant, il s’interroge : «Imaginez, les pertes en une journée dans les entreprises de ciment, de sucre… pour les besoins du Magal ou du Gamou, alors que la culture occupe 40% seulement. Donc, deux jours de Magal ou deux jours de Gamou ne nécessitent vraiment pas qu’on réduise l’activité économique à 60%, voire moins. Ce mal est donc, dans les méthodes et cultures de travail au Sénégal. Et ça, seuls les pouvoirs publics, opérateurs économiques, et culturels peuvent ensemble travailler à y mettre fin.». Parce qu’ «en définitive, seule l’économie fait bouger les chose!», dira-t-il.

RETOUR A L’ORTHODOXIE

Pour se défaire de ces mauvais comportements qui s’enlisent et compromettent notre développement, l’économiste préconise le retour à l’orthodoxie: «Nous courons derrière n’importe quoi. Nous sommes dans tout et rien à la fois. Et quand il y a fête, tout le monde est content! Ce qui montre notre degré de paresse. Donc, il faut revoir tout ça et revenir à une orthodoxie pour mieux travailler, encore mieux travailler». Rappelons que les jours fériés, chômés et payés sont au nombre de onze dont trois fixés d’autorité par la Loi n° 74-52 du 4 novembre 1974 modifiée. Il s’agit du 4 avril ou fête nationale, de la journée du 1er mai et de la   Tamkharit qui fut consacrée grâce au député Maire de Louga Mansour Ndiaye Bouna avec la Loi n° 83-54 du 18 février 1983

LEVEE INTEGRALE DE L’ETAT D’URGENCE ET DU COUVRE-FEU: Le secteur informel sonne la charge

http://www.sudonline.sn/A quelques encablures de la date butoir du 02 juin, devant consacrer la fin de la prolongation de l’état d’urgence, les travailleurs du secteur l’informel, plus connus sous le sobriquet des « gorgorlus », sont unanimes pour dire que le chef de l’Etat doit lever définitivement les mesures de restrictions afin de leur permettre de reprendre le travail comme avant. Reportage auprès de ces personnes qui vivent le calvaire depuis l’instauration de l’état d’urgence assorti de couvre-feu, dépourvus pour la plupart d’aide alimentaire d’urgence et non attributaires de l’énigmatique fonds d’aide de l’Etat aux ménages dits vulnérables
L’état d’urgence assorti d’un couvre-feu proclamé par le chef de l’Etat, le 23 mars, et prorogé le 04 avril dernier est un casse-tête pour le secteur informel. Les acteurs dudit secteur éprouvent d’énormes difficultés pour joindre les deux bouts. D’autant plus que la plupart d’entre eux sont des soutiens de famille. Il est 13 heures à Fass, plus particulièrement, ASC Fass, sur la rue qui mène vers le boulevard Doudou Ndiaye Coumba Rose, un gérant de Dibiterie du nom de Aminou Abdra Ouhou se veut catégorique sur les dommages collatéraux de l’état d’urgence et du couvre-feu. « Pour le commerce en tout cas, c’est le calvaire…Il n’y a pas assez de clients à cause du couvre-feu. Ce n’est pas comme avant où tout allait bien pour nous qui sommes dans les restaurants. Avant, on recevait les clients à n’importe quelle heure la nuit, car beaucoup travaillent dans la journée. Mais à présent, avec la pandémie et les nouvelles règles de vie, les clients viennent peu. C’est pourquoi d’ailleurs, comme vous pouvez vous-même le constater avec moi, beaucoup ont fermé parce que les choses ont beaucoup ne marchent plus ». Et d’asséner, de manière convaincue que «C’est la cause pour laquelle nous demandons effectivement, si possible, une levée intégrale des mesures restrictives telles que l’état d’urgence et le couvre-feu, tout en réitérant toujours aux gens le respect des mesures barrières  ».
Et d’arguer avec force conviction : « Parce que cela a beaucoup perturbé le travail. Avec les mesures restrictives, nous sommes confrontés à des problèmes pour payer la location de nos locaux ». A quelques encablures, Moussa, un mécanicien de son état, basé près de la Place de la Nation (Colobane), demande face à l’état d’urgence, que le secteur informel soit pris en compte en ce qui concerne le fonds d’aide aux impactés. Non sans inviter l’Etat à mettre fin à toutes les mesures restrictives. C’est ainsi qu’il déclare : « Nous avons durement ressenti les conséquences des mesures de l’Etat d’urgence et du couvre-feu. Mais nous n’y pouvons rien, puisque c’est une épreuve que nous a mise le Tout-Puissant. Nous ferons que Allah pour qu’il nous en épargne une bonne fois pour toutes. Parce que le travail n’avance pas. Vous voyez, depuis ce matin, je n’ai reçu que deux clients, c’est difficile. C’est pourquoi, moi, ce que je demande au chef de l’Etat, c’est de vraiment nous inclure dans l’aide aux impactés de Covid-19, parce que nous du secteur informel, on devrait nous prendre en compte sur cette aide. Parce que nous estimons que nous faisons partie des impactés. Nous souhaitons effectivement que le 02 juin, la date où devrait normalement prendre fin l’état d’urgence, le président nous libère, afin qu’on puisse mener à bien notre travail quotidien d’alors ». Et d’insister : «  Il doit nous libérer en levant ces mesures bien que préventives mais aussi contraignantes surtout dans la marche quotidienne de notre activité».

«C’EST LA CATASTROPHE»

De l’autre côté, au rond-point Colobane, un jeune homme, commerçant de la place pour laquelle nous préférons garder l’anonymat fulmine : « je pense que le chef de l’Etat doit lever l’état d’urgence et le couvre-feu, ça n’a pas d’importance. Nous tous, 20 heures déjà nous trouve chez nous. Le Sénégal ne peut pas supporter ces genres de mesures comme l’état d’urgence et autre sur deux, ou trois mois. C’est la catastrophe, comme vous le constatez déjà actuellement avec les cantines fermées par ci, les chauffeurs immobilisant leurs véhicules par là et quémandant de quoi nourrir leur famille par-là, à cause de la situation qui prévaut aujourd’hui. Je pense que comme l’a si bien dit le Docteur Pape Moussa Thior, il faut «laisser les gens circuler», vaquer leurs préoccupations quotidiennes et si jamais quelqu’un ressent quelque chose, qu’il aille à l’hôpital. C’est la raison pour laquelle encore une fois, je demande au président de la République de lever l’état d’urgence une bonne fois pour toutes, parce que les gens sont fatigués alors qu’on ne leur vient en aide aux gens »

QUESTION DE SURVIE FACE A UNE PRECARITE ABSOLUE

A Aladji Pathé, une localité sise à Keur Massar, la plupart des activités menées dans ce lieu marche à pas de tortue depuis l’installation de l’état d’urgence assorti du couvre-feu. Ce semi confinement pose un véritable problème à ces travailleurs qui vivent dans une précarité absolue. C’est le cas de ce vendeur de Tangana. A 16h déjà, Adjibou Diallo épluche les pommes de terre.
A cause du couvre-feu, il a aménagé ses horaires de travail de 17H à 20h au lieu de 19H à 1H du matin par peur de sombrer totalement dans la faillite. «Au début du couvre-feu, j’avais décidé de ne plus vendre le soir pour me conformer aux règles établies, mais je ne m’en sortais pas et la quasi-totalité de mes clients ne venaient plus par peur de choper le virus », explique-t-il.
Son seul souhait aujourd’hui est l’annulation effective du couvre-feu : « si le couvre-feu persiste, je ne vais plus tenir. Bien vrai que je reconnais que la maladie est bien présente à Keur Massar, là on n’en disconvient pas mais l’Etat doit prendre en compte la vulnérabilité des gorgorlus comme moi qui assurent la dépense quotidienne au jour le jour. Le président doit choisir entre nous laisser vaquer librement à nos occupations ou nous enfermer dans la famine parce que c’est une question de survie ».
Et de poursuivre : « J’ai déjà deux mois d’arriérés de location, ce qui ne m’est jamais arrivé auparavant. Vraiment, si ça continue comme ça, nous les moins lotis, nous allons tous mourir comme des mouches », se désole-t-il. Les appuis de fonds octroyés aux acteurs du secteur informel sont quasi-inexistants pour ceux qui travaillent dans le secteur informel. Une situation révoltante qui pousse les petits commerçants de cette localité à braver l’heure du couvre-feu fixé à 20heures désormais. C’est le cas d’Ami Niang, une vendeuse de Thiéré (couscous au mil) et de Fondé (bouillie de mil). Pour elle, nourrir sa famille est la chose la plus importante à ses yeux, quitte même à attraper le virus : « Je me suis confinée trois jours avant de reprendre. Je ne pouvais plus continuer. Je n’ai vu ni aide alimentaire ni autre chose, aucune considération pour nous les pauvres, c’est juste une affaire de politique politicienne», peste-t-elle. Avant de conclure : « nous ne quémandons pas, nous exhortons tout simplement le président Macky Sall de lever le mot d’ordre le 02 juin, car il est vraiment temps d’autant plus que les mesures établies jusqu’ici n’ont eu aucun effet »

EL HADJI MANSOUR SAMB, ECONOMISTE CHERCHEUR :«La relance va se faire à partir des banques»

http://www.sudonline.sn/L’économiste et chercheur El Hadji Mansour Samb, est persuadé pour sa part que la relance va se faire à partir des banques
« Une entreprise ne peut pas fonctionner sans financement et les financements se trouvent au niveau des banques. Aujourd’hui partout dans le monde, ce sont les banques qui soutiennent les entreprises. Aux Etats-Unis, c’est la Banque centrale américaine. En France, c’est la Banque centrale européenne qui est en train de mobiliser des milliards et des milliards pour aider à relancer les entreprises », a-t-il soutenu. Il rappelle par ailleurs que l’Etat a, par l’intermédiaire des banques, mis en place une caution pour permettre aux entreprises de pouvoir bénéficier des crédits. Il y a aussi, poursuit-il, des moratoires sur le paiement des impôts avec la suspension du paiement des impôts pendant 3 mois ainsi que la remise de la dette fiscale qui va jusqu’au 31 décembre 2020. Pour lui, l’Etat a fait tout cela pour permettre aux entreprises de garder de l’argent dans leur trésorerie.
Toutefois, l’économiste déplore le fait qu’au Sénégal, les banques ne participent pas au financement de l’économie. « Pour 5 francs investis dans l’économie, la banque ne participe qu’à hauteur de 2 francs au Sénégal. Parce que les banques ont beaucoup d’exigences que les entreprises doivent respecter pour arriver au crédit », indique M Samb.
Dans la foulée, il relève que pendant 7 ans, le Sénégal n’a pas eu un vrai tissu économique local capable de stimuler l’économie. Parce que, a-t-il dit, tous les marchés étaient pris par les entreprises étrangères. «Maintenant que la Covid-19 vient «massacrer» les entreprises, qu’on dise aux entreprises d’aller vers les banques va causer beaucoup de problèmes dans ce pays. La Covid-19 a trouvé les entreprises très malades, parce que les entreprises locales n’ont jamais été une préoccupation pour l’Etat dans la phase 1 du Pse. Le tissu économique sénégalais est composé de 95% de Pme et toutes les études qui ont été faites ont montré que les Pme étaient dans un état lamentable », a-t-il dénoncé. Selon l’économiste, si la dette publique est annulée, l’Etat pourrait faire de l’investissement public.

 «POUR QU’IL Y AIT RELANCE BUDGETAIRE, IL FAUT QUE LA DETTE SOIT ANNULEE »

« Il manque de l’argent à l’Etat du Sénégal. En ce moment, il manque de l’argent aux entreprises. C’est pour cela que le Président Macky Sall veut qu’on annule la dette publique. Si la dette est annulée, l’Etat pourra avoir beaucoup d’argent pour investir dans l’économie à travers des chantiers, des routes et des écoles afin vraiment de relancer les entreprises locales. Il y a que la relance budgétaire que l’Etat peut faire. Et pour qu’il y ait relance budgétaire, il faut que la dette soit annulée », a-t-il laissé entendre. A l’en croire, avec les 1000 milliards du fonds «Force Covid-19», l’Etat s’est endetté à plus de 600 milliards. « On était à une dette de plus de 60%. Avec les 600 milliards de Covid-19, après la crise, le Sénégal sera à 80% de taux d’endettement. On sera à un niveau d’endettement surélevé. Ce qui va casser tous les agrégats économiques. Avant d’en arriver là, il faut une annulation de la dette pour un peu d’oxygène », suggère-t-il en conclusion

Bientôt trois mois: Vers une prorogation du couvre-feu?

https://actunet.net/D’ici quelques jours, le Sénégal aura vécu trois mois sous état d’urgence assorti de couvre-feu. Une décision qu’avait prise le Président Macky Sall face à la menace du coronavirus. Avec un nombre de personnes contaminées, il fallait bien prendre une décision majeure pour circonscrire l’épidémie. Cependant, du 23 mars dernier à nos jours, force est de reconnaître que le nombre de cas contacts comme le nombre issu de la transmission communautaire a fortement grimpé, malgré le nombre de personnes considérées comme guéries. Face à une telle situation, et malgré les mesures d’assouplissement récemment prises par le «général» en chef, tout peut nous conduire à une prorogation du couvre-feu. Mais, dans quelles conditions ?
Chaque matin, le ministère de la Santé et de l’action sociale donne les résultats de tests virologiques. Et, c’est pour dire le nombre de personnes contaminées au covid-19, le nombre de personnes guéries ou décédées. Mais, il faut le rappeler, c’est à la date du 2 mars 2020 que le premier cas a été enregistré au Sénégal. Depuis, les jours qui ont suivi sont restés pareils, sinon même pires, puisque ce sont des dizaines de cas de contamination qui sont quotidiennement enregistrés. Ce qui avait poussé le Président Macky Sall à faire voter sa loi d’habilitation. Une loi qui lui a permis d’instaurer et de prolonger l’état d’urgence assorti du couvre-feu. Une mesure pour mieux barrer la route à la propagation du coronavirus, dit-on officiellement.
Seulement, après quasiment trois mois, l’on continue de chercher les moyens optimaux pour aller dans le sens d’un endiguement de la pandémie. Aussi, avec les mesures d’assouplissement récemment prises par le «général» en chef, d’aucuns espèrent une levée du couvre-feu. Face à cette situation, le Président Macky Sall peut-il prendre sur lui-même la décision de proroger l’état d’urgence assorti du couvre-feu sans passer par le parlement ?

«Macky Sall peut ne pas passer par l’Assemblée nationale»,selon Me Amadou Aly Kane

À ce sujet, Me Amadou Aly Kane, avocat à la Cour, se veut clair. «Dans la loi d’habilitation présentée par le gouvernement, et qui a été promulguée le 2 avril 2020, le président est habilité à légiférer dans certains domaines dans le cadre de la riposte contre le covid-19. Une loi qui, par anticipation, autorise le président de la République à proroger l’état d’urgence également, pour une période de trois mois à compter de la publication de la Loi», a précisé l’avocat. Ce qui veut dire que, poursuit-il, Macky Sall peut proroger l’état d’urgence sans retourner à l’Assemblée nationale, et ce, jusqu’au 1er juillet 2020. «L’état d’urgence peut rester en vigueur au moins jusqu’au 1er juillet prochain à 00 heure». Cependant, Me Amadou Aly Kane émet des réserves aussi concernant cette mesure. «Certains juristes partent de l’article 69 de la Constitution qui dit que l’état d’urgence est décrété par le président de la République pour une période de douze jours. Donc, passée cette période, le président de la République doit demander une autorisation à l’Assemblée nationale». Mais, a-t-il expliqué, «en présentant une loi d’habilitation, le président de la République a pris les dispositions dans l’organisation de l’article 4 de la loi d’habilitation. Il a demandé à l’Assemblée nationale la possibilité de proroger l’état d’urgence par anticipation», a-t-il souligné. Maintenant, la question est de savoir si cette mesure est conforme à l’esprit de la Constitution, en la prolongation par anticipation au-delà de l’expiration. «C’est une question d’interprétation», a-t-il dit.
Me Abdoulaye Tine «Il va falloir que le parlement se réunisse si…»
Pour l’avocat au barreau de Paris, la Constitution permet au président de la République de décréter l’état d’urgence et l’Assemblée nationale lui a donné une loi d’habilitation pour un délai de trois mois, période durant lequel le président de la République a la possibilité de séquencer les choses. «On a vu le délai de 12 jours. Le président pouvait, par la suite, le renouveler dans la limite des trois mois sans avoir à recourir à l’Assemblée nationale. Ce que le président de la République a fait», a indiqué Me Abdoulaye Tine. Selon lui, le décret instituant l’état d’urgence suivi du couvre-feu a pris effet le 23 mars dernier pour trois mois. «L’expiration sera le 23 juin. Passé ce délai, il va falloir qu’une session parlementaire se réunisse pour pouvoir autoriser valablement la poursuite ou sinon les mesures prennent fin immédiatement», a-t-il expliqué. Par Pape Moussa TRAORÉ
LA MESURE DE FERMETURE DES FRONTIÈRES PROLONGÉE JUSQU’AU 30 JUIN
La mesure de fermeture des frontières est prolongée une nouvelle fois, jusqu’au 30 juin 2020 ! Dans le cadre de la prévention contre les risques de contamination et de propagation de la Covid 19 au Sénégal, l’Etat a décidé de prolonger la décision de fermeture de toutes les frontières, aériennes, terrestres et maritimes du Sénégal. Selon le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, la mesure de suspension de l’exploitation de tous les vols en provenance et à destination des aéroports du Sénégal, entrée en vigueur le vendredi 20 mars dernier, est ainsi prolongée jusqu’au 30 juin prochain.
Il faut noter, toutefois, que ceci ne concerne ni les vols cargo ni ceux des évacuations sanitaires. Également, des vols spéciaux continueront à être autorisés pour le rapatriement des compatriotes en provenance d’autres pays et celui des ressortissants d’autres pays, via des vols spéciaux organisés par ces pays. Ce jeudi, 28 mai 2020, un troisième vol spécial Air Sénégal en provenance de Paris est arrivé à l’aéroport Blaise Diagne de Diass.

Dr Papa Abdoulaye Diop, économiste: «Quitter le F Cfa pour l’Eco avec les mêmes mécanismes serait du saupoudrage»

http://lesoleil.sn/Chercheur à l’université du Havre (France), chargé des programmes à la CNDT, Papa Abdoulaye Diop est spécialisé au risque émergeant en économie notamment ceux de la monnaie. Il analyse les conséquences de la fin actée du franc Cfa et l’arrivée de l’Eco sur les économies africaines.
Le gouvernement français a acté la fin du CFA en conseil des Ministres. Quelle lecture en faites vous ?
Plutôt qu’une fin, je souhaite voir dans cette décision gouvernementale française le début d’une nouvelle phase dans les relations entre la France et les pays de l’UEMOA mais également dans les rapports que ces derniers vont dorénavant entretenir entre eux. Une nouvelle phase dont l’aboutissement devrait être la création d’une nouvelle monnaie ouest africaine adossée sur la CEDEAO. J’insiste sur le sigle car si nous devions quitter le CFA tel qu’il est pour nous limiter à créer une nouvelle monnaie au sein des pays de l’UEMOA dont les principes et mécanismes seraient par reflexe similaire à celui du CFA, ce serait du saupoudrage.  Nous aurions juste déplacé le problème en créant un faux jumeau du CFA pour satisfaire une demande des nouvelles générations à plus de souveraineté monétaire. Cela serait indigne par rapport aux enjeux du moment.
Ma conviction demeure que la finalité et l’ambition qui doivent nous guider, c’est d’aller vers la création d’une monnaie unique ECO au sein de l’espace CEDEAO qui je le rappelle est, à mes yeux, un des principaux mécanismes produits par des Africains pour des Africains sur le continent africain dont on peut se prévaloir du relatif succès.
Maintenant il faut aussi que nous puissions nous dire certaines vérités en face dans cette nouvelle dynamique que nous empruntons. La première est que le franc CFA n’est pas parfait, comme toute autre monnaie. La nouvelle entité monétaire qui remplacera le CFA ne sera pas parfaite. Elle ne saurait l’être. Son efficacité dépendra de la politique monétaire, de la politique budgétaire et de la politique fiscale que nous déciderons de pratiquer collectivement et non individuellement. La deuxième est que toute monnaie, à sa création, est neutre. Sa crédibilité dépend notamment des règles de conduite qui la gouvernent et du niveau de confiance des bailleurs de fonds. Elle dépend également des dépenses publiques, de leur nature  plus ou moins transparente et de l’efficacité des interventions publiques dans l’économie.  La troisième est que l’économie précède la monnaie. Ce n’est pas la monnaie qui fait l’économie, c’est l’économie qui fait la monnaie. C’est un classique que beaucoup d’économistes et de spécialistes de la finance et de la monnaie ignorent ou feignent d’ignorer. Ce qui fait le socle d’une économie c’est sa production. C’est le niveau de production qui détermine le niveau d’une économie.
Quelles sont les perspectives que vous entrevoyez ? Pensez-vous que l’abandon du CFA sera le gage d’économies africaines plus performantes ?
Il serait illusoire de croire que l’abandon du CFA sonnera ipso facto un embellissement pour nos économies fragilisées.  Il serait malhonnête de le faire croire. Comme je l’ai expliqué plus haut, c’est l’économie qui fait la monnaie. Maintenant nous avons plusieurs options qui s’offrent à nous.  Nous en exposerons deux. Le premier scénario est celui du statu quo. Nous gardons notre modèle économique actuel  fait d’importations massives de biens de consommation afin de satisfaire la demande locale, d’exportation des matières premières à l’état brut sans transformation afin de générer de la valeur ajoutée et d’une part de plus en plus importante du secteur tertiaire dans la création des richesses nationales. On aura réussi dans ce cas à essayer à résoudre un premier problème en créant un deuxième problème afin qu’on oublie le premier. En réalité, avec ce scénario, nous aurions certes réussi à flatter nos égos et nos nationalismes en abandonnant le CFA mais nous aurions réussi la prouesse de créer une nouvelle monnaie qui aurait toutes les faiblesses du CFA et aucune de ses qualités. Nos économies ne s’amélioreront pas dans ce cas. Si par extraordinaire, cela devait-être le cas, ce serait de manière très superficielle en étant par exemple des économies classiques de rente. Le second scénario est celui que j’appellerai l’Africovid-19. C’est un scénario dans lequel nous faisons dans l’opportunisme de circonstance. Nous prenons acte suite à la pandémie actuelle de la Covid-19 de la volonté de chaque pays de garantir dorénavant son indépendance dans la production de biens et services vitaux. Nous prenons acte toujours dans ce contexte de nos capacités locales de résilience et de nos aptitudes localement à élaborer des systèmes de gestion propres à nous et qui sont efficaces.
Il s’agira alors d’avoir la volonté politique de nous réapproprier la production des biens et services que nous consommons et de valoriser nos productions de matières premières en les transformant sur place avant de les exporter. Si nous voulons que notre nouvelle monnaie communautaire puisse être un instrument économique avec une réelle valeur ajoutée, il faudra que nous profitions de la tendance globale à l’individualisme étatique qui se dessine  et que nous ayons le courage politique de mettre en place localement une structure industrielle, même sommaire, selon le modèle indien par exemple et qui permettra très vite de produire plus et à un coût moins cher tout ce que nous consommons et pouvoir exporter le surplus.
Cela permettra la création d’emplois et donc la création de richesses car c’est le travail qui crée la richesse. Plus nous serons collectivement riches, plus nous pourrons agir sur notre monnaie communautaire afin d’en faire un instrument d’efficacité économique pour tous les états membres et pour chaque état membre. Comme un cercle vertueux.Propos recueillis par Moussa DIOP

ENTREE EN VIGUEUR DE LA LOI SUR L’INTERDICTION DES SACHETS PLASTIQUES : Les acteurs brocardent le ministre de l’Environnement et sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat

https://www.jotaay.net/Le président de l’Association nationale des transporteurs et commerçants du Sénégal (Antcs) a sollicité l’arbitrage du président de la République sur la loi relative à l’interdiction des sachets plastiques. A en croire son président, Daouda Tine, le ministre de l’Environnement a montré ses limites sur cette question. En effet, après que la Direction de la Douane a autorisé le dédouanement des stocks de sachets plastiques importés, le ministre de tutelle est intervenu, de manière musclée, pour récupérer ces sachets plastiques estimés à plus de 7 milliards francs Cfa.
L’entrée en vigueur de l’interdiction des importations de sachets plastiques de plus de 30 microns au mois d’avril dernier, pour des raisons environnementales, continue de diviser les acteurs du secteur et le ministère de l’Environnement. La preuve, l’Association nationale des transporteurs et commerçants du Sénégal (Antcs), qui s’active dans l’importation des sachets plastiques, par la voix de son président Daouda Tine, est très remontée contre le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall. Ce, d’autant plus que la tutelle et la Direction de la Douane, assure Daouda Tine, n’avaient pas émis sur la même longueur d’onde concernant cette question. En effet, au lendemain de l’entrée en vigueur de la loi interdisant les sachets plastiques, la Direction de la Douane avait autorisé les acteurs du secteur à procéder au dédouanement de leurs stocks estimés à plus de 7 milliards francs Cfa en souffrance dans les magasins et autres entrepôts.
Sur cette base, les membres de l’association avaient commencé à écouler leurs produits sur le marché. Seulement, ils seront surpris par la descente musclée, au niveau des marchés, du ministre de l’Environnement, de son secrétaire général et des forces de sécurité qui ont procédé à la récupération des sachets plastiques. «Certains parmi nous commencent à payer un lourd tribut de cette situation. Nous sommes entre le marteau des charges familiales l’enclume de la traque des banques», se désole de constater le président de l’Antcs qui relève, en sus, que 80% du capital des commerçants proviennent des banques.

La démarche cavalière du ministre de l’Environnement décriée

Ce qui constitue un coup dur pour les acteurs du secteur, mais aussi une menace pour les milliers d’emplois générés par cette filière des sachets plastiques. Pour toutes ces raisons, ces acteurs de la filière sachets plastiques se sont insurgés contre ce qu’ils qualifient de «démarche cavalière» du ministre de l’Environnement. «Nous condamnons la manière policière et repoussante dont le ministre de l’Environnement a fait montre pour l’application de cette loi. Nous demandons juste un délai raisonnable pour écouler nos produits afin que nous puissions rentrer dans nos fonds», indique Daouda Tine qui rappelle que l’association est disposée à accompagner le processus de retrait des sachets plastiques qui dépassent 30 microns en proposant une alternative viable qui épouse les contours environnementaux. L’association n’a pas manqué de déplorer l’attitude du ministre de l’Environnement qui ne cible que les sachets plastiques importés alors que la loi interdit tout simplement les sachets plastiques. Ainsi, devant les limites de la tutelle, ils sollicitent l’arbitrage du président de la République.Moussa CISS

Lettre à Cheikh Oumar Hann, ministre de l’Enseignement supérieur,de la Recherche et de l’Innovation.

Monsieur le ministre,
Je viens auprès de vous soulever des questions sérieuses qui doivent être prises en charge concrètement par votre département ministériel pour éviter que l’enseignement à distance ne devienne un moyen de sacrifier les étudiants. Aujourd’hui, des milliers de jeunes fragiles et déprimés, qui subissent un traumatisme d’une année universitaire hors-norme, tournent leur regard vers vous. Nous risquons un abandon massif de ces étudiants, enfoncés dans le découragement, le laisser-tomber, voire le désespoir, si rien n’est fait pour corriger les violentes iniquités et inégalités qu’ils subissent.
Dans votre déclaration du 26 mai 2020 devant la presse, vous écartiez toute hypothèse d’une année blanche, ce qui est en soi louable. Vous souteniez que les activités pédagogiques allaient se poursuivre avec la mise en ligne des contenus pédagogiques. Toutefois, vous savez vous-mêmes qu’il y a des questions éminemment politiques qui attendent encore des réponses et qui ne relèvent pas des Assemblées délibératives où siègent des enseignants consciencieux. Ces derniers sont profondément dévoués et déterminés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour sauver l’année universitaire.
Aujourd’hui, vous savez bien que l’accès à l’Internet pose un sérieux problème pour des milliers d’étudiants, sans connexion, ni tablette, ni ordinateur. Je vous rappelle que l’Indice de développement des  technologies de l’information et de la communication place le Sénégal à la 142e place sur 176 pays (IDI 2018). Ce système de l’enseignement à distance ne s’improvise pas. C’est pourquoi je trouve utile de rappeler que le niveau actuel d’intégration de la technologie de l’information et de la communication dans l’éducation (TICE) est encore trop faible dans notre pays. Pourtant, la Concertation nationale sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur de 2013 avait fortement recommandé de mettre les TICE au cœur de notre système universitaire. Vous préconisez l’enseignement à distance, mais quelles mesures concrètes avez-vous prises pour faciliter l’accès universel de tous les étudiants aux contenus pédagogiques ?
Qu’avez-vous fait ou prévu de faire concrètement pour les milliers d’étudiants qui sont dans l’extrême vulnérabilité, qui subissent de plein fouet une violente rupture d’égalité ?
Monsieur le ministre,
La situation au sein de nos universités favorise une fracture pédagogique entre étudiants favorisés (ceux qui ont accès à Internet) et étudiants défavorisés (ceux qui n’ont pas accès à Internet). Je ne cesserai de marteler tout le temps, incessamment à nos gouvernants cette réalité implacable : les victimes de la fracture numérique ont les mêmes droits que les autres.
À ce titre, l’accès aux contenus pédagogiques doit être universel, sans discrimination aucune. Je tiens ainsi à rappeler que vous avez la responsabilité d’accompagner tous les étudiants à accéder aux contenus pédagogiques qui sont aujourd’hui réservés à une partie des leurs.
De cette réalité, la logique voudrait que vous agissiez concrètement pour donner des chances réelles et égales à ceux qui sont exclus. Nous savons que dans le Sénégal d’aujourd’hui, la connexion coûte trop chère et certaines localités ne sont pas couvertes par le réseau d’Internet.
De ce qui précède, je trouve que la volonté de vouloir exclure une catégorie d’étudiants à l’accès aux contenus pédagogiques est une violation flagrante du principe d’égalité des chances. Vous pouvez remarquer vous-même avec lucidité que l’enseignement en ligne tel qu’il fonctionne actuellement laisse des milliers d’apprenants au bord de la route.
De ce fait, les victimes de la situation qui cherchent à faire entendre leur voix doivent être reconnues et intégrées, sinon nous aurons une université publique à double vitesse.
Dans un contexte où l’État ne prend pas les dispositions nécessaires, tous les acteurs de l’enseignement doivent être conscients que les inégalités d’ordre pédagogique sont inacceptables dans une société comme la nôtre, car elles bloquent des couches sociales entières dans une pauvreté permanente.
Nous savons tous que l’école et l’université publiques constituent un ascenseur social pour tous les jeunes qui viennent de l’intérieur du pays et des quartiers populaires de Dakar.
Ainsi, je vous demande d’affronter la situation avec une intension qui prend en charge la justice et l’équité sociale.
Les étudiants qui sont l’avenir de ce pays méritent plus d’attention de la part de la nation. Nous osons espérer, en toute bonne foi, que vos services auront l’intelligence d’écouter les plaintes et complaintes des milliers d’étudiants dont l’avenir est aujourd’hui sérieusement compromis.
Monsieur le Ministre,
Des milliers d’étudiants angoissés, dont l’avenir a subi un coup d’arrêt brutal en plein envol, seront appelés dans les années et décennies à venir « la génération covid-19 ».
Vous devez veiller à ce que cette génération ne soit point sacrifiée. Ainsi, elle vous témoignera une reconnaissance pour laquelle vous auriez fait une contribution en prenant des mesures équitables.
Dans l’espoir d’une meilleure perspective pour notre université publique, je vous prie de recevoir, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.Dakar, le 27 mai 2020,Babacar DIOP,Enseignant-chercheurMaître de Conférences titulaire

“La réouverture des classes est irréalisable…”(Unp)

La réouverture des classes d’examen, prévue le mardi 2 juin, suscite encore des commentaires. Pour Mouhamadou Moctar Sourang, président de l’Union nationale patriotique – Unp – au vu de la complète désorganisation qui prévaut dans les prémices de sa mise en œuvre, la faisabilité de la décision apparaît plus que problématique, voire irréalisable et dispense quelques réflexions.
Le mardi prochain, les élèves en classe d’examens vont retrouver le chemin de l’école après près de trois mois de vacances involontaires causées par le covid-19. Cette décision des autorités semble inspirer le président de l’Union nationale patriotique – Unp – Mouhamadou Moctar Sourang. Ce dernier a souligné que la faisabilité de la décision, au vu de la complète désorganisation qui prévaut dans les prémices de sa mise en œuvre, apparaît plus que problématique, voire irréalisable. C’est la raison pour laquelle, estime-t-il, qu’il y a lieu de s’alarmer de ce que les opérations entreprises pour le convoyage des enseignants à leurs lieux de travail respectif soient sujettes à un risque fort élevé de circulation du virus que l’on est censé combattre. Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, on y lit que ce sont-là, «toutes choses qui ne rassurent pas les parents d’élèves et inquiètent les enseignants eux-mêmes».
Comprenant le souci des autorités publiques de «sauver» l’année scolaire, l’Union nationale patriotique – Unp – a «invité» instamment à étudier les réaménagements idoines à opérer dans les meilleurs délais. À cet égard, lit-on dans le document, il paraît particulièrement «dangereux», selon l’Union, d’inclure dans cette réouverture imminente de l’école, les classes du niveau élémentaire. «Comment en effet, attendre des écoliers de bas-âge l’observance stricte des gestes-barrières quand ils sont livrés à eux-mêmes, à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs établissements, quelles que soient par ailleurs les mesures d’encadrement prises ? Une telle décision prend-elle en compte le dénuement de bon nombre des établissements scolaires qui peuvent manquer même de toilettes adéquates, voire d’eau courante ?
Une telle décision, telle qu’elle est déclinée, pose dans sa conception même, le problème d’égalité de chances dès lors que les élèves vivant avec une maladie chronique sont exclus dans le processus. Qu’en sera-t-il alors de leur sort, de la suite de leur cursus scolaire ?», s’est interrogé Mouhamadou Moctar Sourang. Aux yeux du président de l’Union nationale patriotique (Unp), les élèves en classe de Terminale, postulant au baccalauréat, sont suffisamment matures pour être pris en compte et organisés pour une reprise des cours en début juin. «L’examen du Bac pourrait ainsi être envisagé au mois d’août, pour permettre aux nouveaux bacheliers de postuler aux grandes Écoles de pays étrangers, avant le début de la nouvelle année académique. Pourquoi ne pas attendre le mois de septembre, le temps d’évaluer la situation et de tester l’expérience des terminales pour la réouverture des autres classes, tout en prévoyant d’organiser les contrôles du second semestre de l’année en cours et les évaluations  de passage en classe supérieure au mois de novembre ? La prochaine ouverture des classes pourrait alors être envisagée au plus tard en janvier 2021», a-t-il dit. Par Pape Moussa TRAORÉ

Covid-19 de ce vendredi 29 mai 2020: 81 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,54 nouveaux guéris et 20 cas graves en réanimation

https://www.dakarmatin.com/Sur 1236 tests réalisés, 81 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de %. Il s’agit de 66 cas contacts suivis, 2 cas importés et 13 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
52 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
20 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 3429 cas positifs dont 1738 guéris, 41 décès, 1 évacué et 1649 encore sous traitement.

Touba-07 cas dont 03 issus de la transmission communautaire, 02 guéris et 01 décès

https://www.dakaractu.com/11 cas issus de la transmission communautaire en 72 heures pour la cité religieuse de Touba qui en a enregistré, précisément 03 dans le décompte du jour.  04 autres cas contacts porte le total quotidien à 07.
02 malades internés au centre de traitement de Touba Toscana ont été testés négatifs et déclarés guéris. 
01 décès lié à la covid19 a été constaté hier à l’hôpital Ndamatou.
Bilan de ce jour : 29/05/2020
Région de Diourbel
Total Cas Confirmés: 07
– DS Touba : 07 Cas Positifs
04 Contacts
03 Communautaires
– DS Mbacké : 00 Cas Positif
00 contact
00 Communautaire
– DS Diourbel : 00 Cas Positif
00 Contact
00 communautaire
– DS Bambey : 00 Cas Positif
00 Contact
00 Communautaire
`- Guéris : 02 guéris (Touba Toscana)
– Décès : 01 (Ndamatou)

Carte de suivi épidémique des départements: Dakar, Guédiawaye, Rufisque, Thiès et Mbacké, dans la zone rouge

https://actusen.sn/Même si le coronavirus continue sa progression au Sénégal, toutes les localités ne sont pas encore touchées. Certaines s’en sortent mieux que d’autres. Cependant, les départements les plus infectés, et qui, par conséquent, se trouvent dans la zone rouge, sont Dakar, Guédiawaye, Rufisque, Thiès et Mbacké.
Hier, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a rendu public le nouvel arrêté ministériel n°010133 modifiant l’article premier de l’arrêté n°8207 du 24 mars 2020 portant interdiction temporaire de circuler. Et révélé en exclusivité, avant-hier, par “Source A”. Dans le texte, il est mentionné que la circulation d’un département à l’autre dans les régions de Diourbel et Thiès n’est pas permise, sauf en cas d’autorisation. Cette décision du premier flic du Sénégal se justifie, si on se base sur la carte de suivi épidémique des départements, mise en ligne sur le site internet du Gouvernement sénégalais.
Cette carte est divisée en quatre parties qui symbolisent les départements qui comptent beaucoup de malades, peu de malades, très peu de malades et pas de malade. Dans cette classification, les départements de Mbacké, dans la région de Diourbel, et celui de Thiès sont dans la zone rouge, c’est-à-dire dans la zone qui compte beaucoup de malades.
Même si ces deux départements sont dans la même situation que Dakar, Guédiawaye et Rufisque, la région de Dakar a toujours fait exception à la règle, en ce qui concerne l’interdiction du transport interurbain depuis le début de la pandémie. Par conséquent, la capitale sénégalaise fait partie des régions, où il est permis de circuler d’un département à l’autre.
Cependant, le département d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor, est dans la zone qui compte peu de malades. Mais, ceux de Tivaouane, Linguère, Mbour, Fatick, Kaolack, Birkilane, Nioro du Rip, Tambacounda, Vélingara, Kédougou, et Sédhiou, qui sont dans la zone qui compte très peu de malades. Par contre, d’autres départements tels que Dagana, Saint-Louis, Louga, Kébémer, Podor, Matam, Ranerou, Kanel, Goudiry, Bakel, Saraya, Salemata, Kolda, Goudomp, Bignona, Bounkiling, Médina Yoro Foula, Foundiougne, Kaffrine, Guinguineo, Bambey, Diourbel, Gossass, Malem Hodar, Kounghel, Koumpentoum, peuvent se réjouir d’être parmi ceux qui n’ont pas de malade.Seynabou FALL

REMISE EN CAUSE DU TRAITEMENT À BASE DE CHLOROQUINE: Plusieurs scientifiques expriment leurs « inquiétudes »

Libération Sénégal online-Des dizaines de scientifiques ont publié une lettre ouverte exprimant leurs « inquiétudes » sur les méthodes de la vaste étude parue dans le Lancet, ayant conduit à la suspension d’essais cliniques sur l’hydroxychloroquine.

Parue le 22 mai, l’étude se fonde sur les données de quelque 96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, et compare l’état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l’ont pas eu. Elle conclut que la controversée hydroxychloroquine ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid et pourrait même être néfaste.
Le retentissement de cette étude a « conduit de nombreux chercheurs à travers le monde à examiner minutieusement, en détail, la publication en question », écrivent les auteurs de la lettre ouverte publiée jeudi soir. « Cet examen a soulevé à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données », soulignent-ils avant de faire une longue liste de points problématiques, du refus des auteurs de donner accès aux données à l’absence d' »examen éthique ».
Notant que la médiatisation autour de cette étude a provoqué « une inquiétude considérable chez les patients et les participants » aux essais cliniques, ils appellent à la mise en place par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou une autre institution, « indépendante et respectée », d’un groupe chargé de mener une analyse indépendante des conclusions de l’étude. Parmi les signataires de cette lettre ouverte se trouvent des cliniciens, des statisticiens et autres chercheurs du monde entier, de Harvard à l’Imperial College de Londres.Avec Afp

UN DECES ET DES CAS POSITIFS CHEZ LE PERSONNEL: L’Institut Pasteur de Dakar confirme

Libération Sénégal online« Faisant suite à l’information parue dans la presse d’aujourd’hui, l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) porte à la connaissance des populations sénégalaises, que des collaborateurs ou membres de son personnel ont été testés positifs à la Covid-19 et un cas de décès a été constaté. En cette douloureuse circonstance, l’IPD présente ses condoléances à sa famille ainsi qu’à l’ensemble des personnes ayant perdu un proche du fait de cette épidémie de Covid 19.

A l’instar des 3348 cas déclarés positifs au Covid 19, les membres du personnel de l’IPD ainsi que leurs familles, à quelque niveau qu’ils soient, sont confrontés aux mêmes contraintes, risques et réalités de vie que tous les Sénégalais avec qui ils partagent le même cadre de vie et les mêmes préoccupations. Le virus n’épargne personne.
L’Institut Pasteur de Dakar et tout son personnel restent mobilisés aux cotés des autorités et des populations pour lutter contre cette épidémie et invite tous les Sénégalais à redoubler de vigilance et à respecter les mesures de prévention ».

REMOUS AU CENTRE DE GUÉRÉO, LES PRÉCISIONS DE Dr MARIE KHÉMESSE POUR LES PATIENTS ASYMPTOMATIQUES

http://www.emedia.sn/-Ça grogne au niveau du centre d’isolement de Guéréo. Plus de 200 patients testés positifs au Coronavirus, depuis plus de trois semaines, menacent faire un sit in au niveau du centre. Ces patients asymptomatiques qui ont dépassé les 14 jours d’incubation, menacent de se faire entendre si les autorités sanitaires ne libèrent pas dans les brefs délais.
« Nous sommes en quarantaine, ici, depuis plus de 20 jours. Depuis lors, les médecins nous administrent tous sortes de médicaments surtout la chloroquine. Mais à chaque fois, ils reviennent nous dire que les tests sont positifs. Alors que, moi qui vous parle, je ne ressens absolument rien depuis le début », a déploré Abdou Aziz Dia, un des patients.
Ce résident à Yoff dit vouloir rentrer auprès de sa famille qui s’est retrouvée dans ses difficultés depuis son départ de la maison. « Nous sommes des pères de familles. La fête de Korité passée, j’étais obligé de demander à ma femme de vendre notre de poste de téléviseur pour pouvoir assurer la dépense », a juré M. Dia qui déplore aussi la qualité de l’alimentation au niveau de centre. « Les gens sont très fâchés. Ils ne veulent qu’à rentrer chez eux. Il n’y a personne qui souffrent de quoi que ce soit », a-t-il déploré.

« Tant qu’ils ne sont pas négatifs, ils ne peuvent pas sortir »

Jointe au téléphone par Emedia, la Directrice de la Santé publique, justifie la possibilité d’un traitement de la Covid-19 qui pourrait dépasser 14 jours. Selon Marie Khemesse Ngom Ndiaye, la sortie des patients testés positifs au coronavirus des centres de traitement dépend de la négativité de leurs derniers prélèvements. « Les tests sont effectués au fur et à mesure. Les patients peuvent être asymptomatiques (tout en étant encore positifs au virus). On ne leur donne plus un traitement, mais ils sont suivis. Le suivi médical est une forme de traitement. Et tant qu’ils ne sont pas négatifs, ils ne peuvent pas sortir », a fait savoir Mme Khémesse Ngom Ndiaye
À l’en croire, des médecins, des infirmiers et des psychologiques sont affectés au niveau des centres de traitement et d’isolement pour le suivi régulier des patients.
D’une capacité de 200 lits, le centre aéré des armées Guéréo, est une structure d’accueil prêtée par l’armée aux services sanitaires pour l’isolement et la prise en charge extra hospitalière de patients asymptomatiques.
Ce n’est pas qu’au Sénégal qu’un patient asymptomatique continue à être testé négatif après la période d’incubation des 14 jours. En Italie, l’exemple le plus patent est celui du célèbre footballeur argentin de la Juventus, Paulo Dybala, qui est resté positif pendant une quarantaine de jours et après quatre tests consécutifs. Babacar FALL

Aide alimentaire: « Le gouvernement nous a encore dupés »

https://www.seneweb.com/La grogne enfle face aux lenteurs dans la distribution de l’aide alimentaire d’urgence destinée aux ménages affectés par la pandémie de coronavirus. Ce, après le tollé consécutif à l’attribution des marchés. Bref, rapporte le quotidien Vox Populi, qui se fait l’écho de ces vociférations dans sa livraison de ce vendredi, le désespoir et la colère sont le sentiment le mieux partagées chez les populations qui se disent désabusées.
De Dakar à Rufisque, en passant par Thiès, Kaolack, Linguère…, beaucoup de Sénégalais rouspètent. Mor Seck de donner le ton : « Le riz, l’huile, le sucre, le savon et les pâtes de Macky Sall que Mansour Faye devait nous remettre semblent avoir disparu dans la nature ». Bacary Ndiaye de lui emboîter le pas : « Malheureusement, le gouvernement nous a encore dupés ». Mbaye Guèye de porter l’estocade : « La vérité, c’est qu’ils se sont partagés l’argent ».

Mansour Faye: « Sur l’aide alimentaire, nous avons des difficultés… »

https://www.seneweb.com/« Nous avons des difficultés pour respecter les premières échéances ». L’aveu est de Mansour Faye qui reconnaît le retard enregistré dans la distribution de l’aide alimentaire d’urgence destinée aux ménages affectés par la pandémie de coronavirus.
Mais, le ministre du Développement communautaire promet de terminer les opérations dans les meilleurs délais. « Début juin ou tout au plus à la fin du mois de mai, ou peut-être dans la première semaine du mois de juin, le processus sera achevé », déclare-t-il dans Vox Populi.
Si 79% des produits sont expédiés à l’échelle nationale, Dakar demeure le gros du problème, car représentant le quart des denrées à recevoir. À Pikine, seule une dizaine de communes ont reçu leur kit au complet et dans la capitale, seules 5 des 19 communes ont reçu leur kit.
Toujours d’après le ministre Mansour Faye, dont les propos sont rapportés par le journal dans sa parution de ce vendredi, « 14 régions ont reçu en globalité leurs quotas de riz et 7 régions la totalité du kit alimentaire ».

L’UE DOTE LA POLICE DE VÉHICULES POUR LE RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE

Dakar, 28 mai (APS) – Le Directeur général de la Police nationale, Ousmane Sy, a reçu jeudi de l’ambassadrice-cheffe de la délégation de l’Union Européenne (UE) au Sénégal, Irène Mingasson, un lot de 26 véhicules.
Cette dotation s’inscrit dans le cadre du programme de coopération pour la sécurité intérieure entre le Sénégal et l’Union européenne (SENSEC-UE), précise un communiqué reçu à l’APS.
Les véhicules sont destinés à la Direction de la police judiciaire (DPJ) et à la Direction de la police de l’air et des frontières (DPAF).
Le programme SENSEC-UE vise à prévenir et réduire les facteurs de déstabilisation pour préserver le développement du Sénégal, rappelle le communiqué.
Doté d’un budget de 10 millions d’euros financé par l’UE, ce programme comprend trois composantes. Il s’agit de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, du contrôle et de la surveillance des frontières ainsi que de l’appui à la bonne gouvernance du secteur de la sécurité intérieure.
Dans la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, la modernisation des forces de sécurité intérieure est un « atout majeur’’, relève le communiqué.
Il signale que le programme SENSEC-UE et les forces de sécurité intérieure sénégalaises se sont investies dans la modernisation des méthodologies, des protocoles et des plans de formation des personnels dans le but d’intensifier la lutte.
‘’En ce sens, ce programme appuie la formation continue de la Division de cybercriminalité, la création de la Brigade antiterroriste, l’amélioration de capacités d’investigation de la Police technique et scientifique et du Groupe de recherche et d’interpellation’’, précise le même document.BHC/ADL/ASG

OEUVRE D’EL HADJI AHMADOU DÈME: UN PREMIER LOT D’OUVRAGES EST ARRIVÉ À DAKAR

Dakar, 28 mai (APS) – Un premier container chargé de 1.090 coffrets,contenant chacun 20 volumes de l’oeuvre d’El Hadji Ahmadou Dème de Sokone est arrivé à Dakar pour être remis au chef de l’Etat, Macky Sall, annonce un communiqué parvenu à l’APS.
‘’Avant-hier, un premier container rempli de 1.090 coffrets, contenant chacun 20 volumes, est bien arrivé à Dakar, grâce à la diligence du président Macky Sall et des membres de son gouvernement, plus particulièrement, son ancien Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne…’’, signale le texte.
Selon Iba Der Thiam, président de la commission scientifique, chargée de la réédition de l’œuvre d’El Hadji Ahmadou Dèms de Sokone intitulée : « Diya ou Nayyirayni’’, ces premiers 1090 coffrets seront remis d’abord au Chef de l’Etat. Macky Sall les remettra ensuite officiellement à la famille du guide religieux, au cours d’une cérémonie solennelle.
‘’Lorsque les premiers ouvrages de l’œuvre d’El Hadji Ahmadou DEME de Sokone, intitulée : +Diya ou Nayyirayni , édités en Afrique du Sud et en Inde, ont été livrés, ils ont été remis à une Commission de spécialistes, chargés de vérifier leur contenu’’, rappelle le communiqué.
Il indique que la famille de l’auteur, les grands érudits sénégalais, les chercheurs et savants du Sénégal, de la sous-région et de la Umma avaient fait des « observations fraternelles’’, qui étaient toutes inspirées par le souci de parfaire le travail.
‘’Toutes les observations ont été recueillies et confiées à une Commission Scientifique placée sous le magistère du ministre de la Culture et dirigée par le Professeur Iba Der Thiam, entouré d’une dizaine de savants et d’érudits, travaillant au sein d’une Commission Technique, coordonnée par le Professeur Thierno Kâ, Directeur de l’Institut Islamique de Dakar’’, selon le communiqué.
Un éditeur connu sur le plan national et international, ‘’ grâce à son sérieux et à son efficacité avait été impliqué dans le projet’’, relève le texte.
Le travail de correction avait commencé le 17 septembre 2018, à l’Institut islamique de Dakar.
’’Nous sommes, donc, en mesure de dire, qu’à la date d’aujourd’hui, les instructions que le Chef de l’Etat avait données pour corriger le texte, le ressaisir et le tenir prêt à être réédité, sont respectées, avec le concours de tous les savants que notre pays renferme, sans exclusive aucune’’, souligne le communiqué.BHC/ADL/ASG

La restitution des œuvres d’art questionnée  Par Benaouda Lebdai*

CHRONIQUE. C’est un récit captivant sur l’exil involontaire et le retour aux sources d’un objet sacré sérère que livre Fatoumata Ngom dans « Le Silence du totem ».
Un premier roman est souvent une gageure, toujours une aventure. La Sénégalaise Fatoumata Ngom, en publiant Le Silence du Totem, réussit un pari avec elle-même, d’autant plus que c’est plutôt une scientifique de formation. Premier roman, classiquement semi-autobiographique,mais qui dépasse l’autocentrisme pour aborder une question essentielle, celle de la restitution d’œuvres d’art africaines aux pays africains quelque soixante ans après les indépendances. En effet, il est étonnant que Fatoumata Ngom transpose en fiction une donnée culturelle postcoloniale qui allait s’avérer d’actualité au moment de la parution du Silence du totem, en l’occurrence, la restitution à l’Afrique des œuvres africaines confisquées pendant la colonisation. Certes, de nombreux pays, comme le Bénin, en avaient fait la demande depuis quelques années, sans réponse aucune de la part des différents gouvernements français et des musées. Quel est donc l’objet de ce texte de fiction qui illustre à quel point cette question est vitale ?
L’histoire du livre de Fatoumata Ngom
Le Silence du totem raconte donc l’histoire d’un masque sérère, du nom d’une ethnie du Sénégal, ramené en France par un explorateur missionnaire du nom d’Alexis de Fabrègues durant la colonisation et ainsi devenu une propriété dans la collection privée de la famille du missionnaire. Plus tard, la petite fille d’Alexis de Fabrègues, Marie-Charlotte de Fabrègues, l’a légué à l’État français. Le totem fut pris en charge par le musée des Colonies, transféré ensuite au musée du Quai-Branly. Par le biais d’une enquête rondement bien menée par la narratrice. Le voyage du masque sérère est suivi à la trace par le lecteur grâce aux notes laissées par le missionnaire explorateur, mais aussi à la mémoire de Marie-Charlotte de Fabrègues.
Un récit qui prend le lecteur
Fatoumata Ngom a superbement structuré le récit dans le sens où le lecteur entre dans l’histoire avec subtilité et, au fur et à mesure, se sent concerné par l’aventure qu’a connue ce masque. Le texte fictif est loin d’être un roman à thèse puisque l’histoire coule de source naturellement, et donc l’ensemble devient parfaitement crédible et convaincant. On entre dans le jeu d’une intrigue qui se transforme presque comme une enquête policière qui tente de résoudre l’énigme de la statue sérère : son histoire, son itinéraire, sa disparition, sa réapparition, son retour auprès des siens, structurent le récit.
Fatoumata Ngom a imaginé l’histoire de son livre avant que la question de la restitution ne soit abordée par le président Macron. © DR
Un récit dense
L’intérêt de ce roman réside dans une construction simple et complexe à la fois. De facture classique, linéaire, le développement de multiples centres d’intérêt et de multiples relations humaines, le récit en devient dense. C’est ce mixage qui en fait sa force et sa vitalité littéraire. Le personnage principal, Sitoé, a certainement atteint la plénitude dans sa vie privée, mariée, un enfant, une belle profession, après un parcours d’études brillantes qui ont commencé au Sénégal, ensuite à Paris en khâgne et une admission à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. C’est le parcours d’une jeune Sénégalaise qui a réussi son adaptation et son intégration dans la société française avec son mariage à un Français. Le début du roman raconte les années d’apprentissage, celles de la jeune romancière elle-même, et donc les ingrédients d’un roman initiatique et d’apprentissage semblent réunis. Son exil pour poursuivre ses études à Paris est narré avec force détails, de même que les descriptions de Paris des beaux quartiers, de Paris et de ses élites intellectuelles, de Paris et de sa culture, mais aussi de Paris et de sa solitude.
Sitoé, une héroïne africaine investie d’une mission
Les pages sont exquises, et le style de Fatoumata Ngom crée une telle atmosphère de vraisemblance que le lecteur est mis en confiance, littéralement tellement pris dans l’histoire si particulière de Sitoé qu’il intègre sa psychologie et son mode de fonctionnement. Mais, tout au long des premiers chapitres, des flash-back sur l’enfance au Sénégal reviennent en mémoire, comme un boomerang, et les visages de ceux qui l’ont vu naître hantent son esprit de jeune émigrée. Les membres de sa famille sérère lui ont transmis une force incommensurable, et c’est cela qui va transformer le récit. L’intrigue tourne alors autour du masque sérère, ce qui donne à Sitoé la stature d’une grande héroïne africaine investie d’une mission.
Prouver que le totem est vivant
La statue sérère du pays Khalambass prise en 1870, son absence du village fut source de malheurs pour tout le peuple de Khalambass, comme les « sécheresses, les mauvaises récoltes, les maladies ». Lorsque Sitoé a vu au musée du Quai-Branly la statue, elle en fut psychiquement bouleversée et l’intrigue s’appuie sur sa décision de convaincre les autorités françaises à restituer la statue Pangool « unique témoin de l’histoire » du clan et de « l’âme des ancêtres » au peuple sérère, plus d’un siècle après sa prise par le missionnaire Alexis de Fabrègues. Ce totem, « un serpent noir aux yeux jaunes », est vivant, et c’est ce que Sitoé doit prouver aux autorités du musée. En effet, Pangool n’est point une œuvre d’art, mais il possède une fonction « autre qu’artistique », et donc essentielle à la vie du village sérère, dont l’histoire remonte à l’Égypte pharaonique, d’où le lien étroit avec le Totem serpent qui les protégeait depuis les temps anciens.
Le retour aux sources du Totem
Sitoé réussit à convaincre. Avec le soutien de l’Unesco, l’État français a accepté de rendre le totem Pangool au peuple de Khalambass : « Les mains tremblantes et les jambes sur le point de se dérober, Sitoé s’avança avec une infinie précaution et, en un geste délicat, elle posa le Totem sur le socle auquel il avait été arraché il y a presque cent cinquante ans. Enfin réunis, les deux éléments qui reformaient désormais un seul et même ensemble s’accordèrent dans une totale harmonie. » Sitoé a joué un rôle historique et ses ancêtres reconnaissants veillaient de nouveau sur le peuple sérère.
Un récit qui fait écho au rapport Sarr-Savoy
Le Silence du totem de Fatoumata Ngom vient conforter avec force le rapport de Felwine Sarr et de Bénédicte Savoy sur la question de la restitution du patrimoine culturel africain à qui de droit. Fatoumata Ngom apporte par la fiction une pierre à ce débat passionné soulevé par ce rapport initié, du reste, par le président français Emmanuel Macron. L’histoire du totem Pangool signale de multiples interrogations : est-ce que ces masques déplacés durant la colonisation doivent être rendus aux musées des pays africains concernés ou doivent-ils être rendus aux chefs de clan, aux villages où ils incarnent une fonction ? Fatoumata Ngom a mis en scène une autre perspective, celle de l’âme des totems et des masques, car, comme le décrit si bien ce roman, ils n’étaient point perçus comme étant de simples objets d’art à admirer dans les musées, ils faisaient partie de la vie et de la mort à travers la présence des ancêtres.
Des questions en suspens
L’histoire culturelle de l’Afrique est riche en enseignements, et c’est ce que ce roman donne à lire. Fatoumata Ngom défend l’idée d’une nouvelle éthique culturelle postcoloniale qui permettrait aux richesses prises durant la colonisation de revenir en Afrique afin de reprendre leurs fonctions ancestrales. Plusieurs points d’interrogation subsistent néanmoins : les œuvres d’art récupérées enrichiront-elles les musées des ex-colonies souvent désespérément vides ? Seront-elles rendues aux clans et aux villages ? Des questions pas anodines sur un débat qui reste toujours ouvert.
* Professeure des universités en littératures africaines coloniales et postcoloniales.
** Fatoumata Ngom, « Le Silence du totem », Paris, L’Harmattan, 2019.

Questekki: Moussa Sow (Cojer) décèle les “incohérences” de Mamadou Lamine Diallo

Depuis quelques années, nous constatons avec amusement que le Mouvement Tekki jadis engagé pour la bonne cause, a vu son sens et sa portée dévoyés par son Président qui passe tout son temps à nous proposer les résultats de ses ténébreuses réflexions.
A travers son Questekki qui est un condensé de fourre-tout et de diatribes, l’honorable député s’est mué en accusateur public sans preuves. C’est la raison pour laquelle, nous avons toujours jugé utile de le répondre par le mépris.
Mais depuis quelques mois, le nihiliste Diallo, adepte de la politique de la table rase, nous sort de faux chiffres pour étayer son argumentaire saugrenu.
Sur la question agricole, notre expert tente de saborder l’excellent travail du gouvernement en fournissant de faux chiffres sur cette filière porteuse d’impact pour notre économie
émergente.

Il faut noter que pour la campagne agricole 2019 – 2020, nous avons eu les résultats suivants:

-1.155.337 tonnes de riz
-270.161 tonnes de sorgho
-530.703 tonnes de maïs
-1.421.288 tonnes d’arachides
-1.559.484 tonnes de productions horticoles
-107.645 tonnes de fruits et légumes exportés
En outre, la mécanisation de notre agriculture est une réalité au niveau de tous les bassins et cela permet à nos braves agriculteurs de faire la culture de saison et celle contre-saison.
Rester à Dakar et manipuler le clavier de son ordinateur pour sortir des chiffres fantaisistes constitue l’activité favorite de Diallo Questekki!
La réalité se trouve sur le terrain, nos braves paysans qui ont connu une excellente campagne agricole savent que le Président Macky Sall est leur premier soutien.Moussa SOW,Coordonnateur COJER

Honorariat Cese: “Le plus grave dans cette histoire”,selon Moustapha Diakhaté…(Senego-TV)

https://senego.com/Pour moi, dans cette histoire, ce n’est pas l’argent le plus important. Le plus grave, pour moi c’est que le Président Macky Sall n’a pas le droit de signer ce décret…“, dit Moustapha Diakhaté. L’ancien président du groupe parlementaire Bby s’en est, d’ailleurs expliqué, se basant sur le règlement intérieur du Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Lorsque le Président de la République fait quelque chose, la première chose que je cherche c’est si la loi le lui permet ou pas…“, a d’abord précisé Moustapha Diakhaté.
Non-respect de la procédure par Macky…
Concernant ce décret, nommant Madame Tall Présidente honoraire, le chef de l’Etat n’en a pas le droit. Parce que si on se base sur le règlement intérieur du CESE, il est prévu que le Conseil peut nommer (lui même) un président honoraire. Et c’est le bureau qui se concerte pour le désigner. Avant, par la suite de le porter en Assemblée plénière pour un vote.Une fois d’accord, ils remettent au Président de la République la résolution.c’est à partir de là qu’il pourra sortir un décret…“,rappelle-t-il.
Une “insulte” aux populations…
Or, poursuit notre invité, ce règlement intérieur qui a violé, c’est lui-même (Macky Sall) qui l’a signé parce que c’est un décret. C’était Abdoul Mbaye son premier ministre, à l’époque. Non seulement il a violé le règlement intérieur du CESE mais, il a aussi outrepassé ses prérogatives…” Sur ce, il estime que, donner ce genre d’avantages à quelqu’un qui ne travaille pas, c’est insulter les Sénégalais. L’ancien député dénonce ainsi un décret “illégal”, “illégitime” et “inopportun”.Regardez 

Prix Africain de Développement: Le Rwanda sacre Dr Malick Diop

https://senego.com/Dr Malick Diop, Dg de l’Asepex, « suivant délibération du jury du Prix Padev », a été distingué meilleur artisan africain du secteur de la promotion des exportations. En effet, selon une lettre de la Fondation Deux Cent25, l’importance du volume de ses activités dans le domaine de l’exportation , ainsi que sa « remarquable action au profit de sa clientèle », lui ont valu cette consécration.

Au Rwanda…

Le Dg de l’Asepex recevra, ainsi son trophée en compagnie des autres lauréats de la présente édition, au cours de la cérémonie solennelle baptisée Padev Kigali 2020, Elle aura lieu du 19 juillet au 21 juillet 2020 au Rwanda. Et elle rassemblera autorités politiques, diplomatiques, opérateurs économiques, institutions de la finance, société civile, décideurs, médias, etc.

Sur le prix Africain de Développement

Ainsi, dans le but d’œuvrer à l’instauration d’une culture du travail, du mérite et de l’excellence comme valeurs cardinales de la société africaine, des organisations de la société civile de douze (12) pays africains, dont la Fondation 225, ont créé en 2006 à Abidjan, le Prix Africain de Développement, en abrégé PADEV.
Depuis, cette distinction est décernée, chaque année, à des personnes physiques et morales dont les œuvres dans leurs secteurs d’activité respectifs, par leur qualité et leur impact, constituent des modèles de contribution au développement de leurs pays et, partant, de l’Afrique, Ce mérite est également reconnu à celles qui œuvrent à la construction d’États africains démocratiques et de paix

Libéralités: De WADE À Macky, Des Milliards Sont Passés Par La Fenêtre

http://www.walf-groupe.com/L’honorariat bourré de privilèges accordé à Mme Aminata Tall n’est que l’arbre qui cache la forêt. Chez les libéraux, de Wade à Macky, la prodigalité avec le bien public est une affaire d’Adn.
Le régime socialiste austère, héritier de la colonisation, a enfanté, par césarienne, depuis 2000, d’un autre. L’alternance de cette année mythique a, en effet, porté au pinacle Me Abdoulaye Wade, chantre du libéralisme africain, champion de l’ouverture des vannes dans le domaine des droits et libertés. Mais, également, dans l’octroi de privilèges, non pas de naissance, mais de fonction. Habitués au régime sec imposé par l’Etat socialiste, jugé trop proche de ses sous, les Sénégalais commencent à se familiariser avec les milliards qui virevoltent. Les mauvaises langues vont jusqu’à asséner que le milliard est leur unité de compte. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, Me Wade se sert à fond la caisse. Il fait porter les fonds politiques, d’environ 600 millions Cfa sous Diouf, à 8 milliards annuels. Les émoluments des ministres passent du simple au double. De 1 million sous Diouf – une concession que, en tant que ministre d’Etat dans le gouvernement de majorité, il avait obtenue de ce dernier – le salaire ministériel hausse à 2 millions Cfa.
Wade n’oublie pas les autres pouvoirs. Le législatif qui vote le budget n’est pas oublié dans l’octroi de rentes. De 600 mille, les indemnités des députés dits simples passent à 1,3 million. Les membres du bureau voient leurs avantages alignés sur ceux des membres du gouvernement. Ce, en plus de rutilantes bolides, une ou deux, selon qu’on est ou non membre du bureau de l’Assemblée

L’indemnité de judicature des magistrats, de 150 mille sous Diouf, est portée à 800 mille Cfa.

L’administration, bras opérationnel de l’Exécutif, est conviée au festin. Préfets et gouverneurs voient leurs moyens de subsistance et de locomotion sensiblement améliorés. De manière quasi simultanée, les fonctionnaires des régies financières, chargés de la collecte et de la dépense, sont généreusement servis. Cette discrimination dans l’octroi des privilèges dérègle le système de rémunération dans la Fonction publique et crée des frustrations chez les autres corps de  fonctionnaires. Enseignants et personnels de santé prennent la rue. Avec plus ou moins de fortune. Il en est ainsi jusqu’à la chute de Me Abdoulaye Wade, en mars 2012.
Son successeur inscrit son magistère sous le signe de la «gouvernance sobre et vertueuse». Il s’attaque aux niches de gaspillage, réactive la Crei et met sur orbite l’Ofnac. Seulement, comme Wade en 2000, Macky Sall pense d’abord à ses fonds politiques qui, selon le discours des nouveaux gouvernants, ont été consommés aux trois quarts par leurs prédécesseurs. Alors qu’il a été officiellement installé en avril 2012, le nouveau Président signe un décret d’avance renflouant sa «caisse noire» de 8 milliards. Ce, au mépris de la règle du prorata temporis. Les ministres passent d’une vingtaine à presque 40, compte non tenu de l’armée de ministres-conseillers et conseillers spéciaux ayant le même traitement que les ministres avec portefeuille. Le nombre de députés passe de 150 à 165. La carte diplomatique qui s’était rétrécie au lendemain de la seconde alternance reprend l’ascenseur. Cerise sur le gâteau, une «indemnité» fourre-tout de 500 mille francs est accordée, par le Président Sall, aux épouses des ambassadeurs. Le Conseil économique, social et environnemental, supprimé en 2013, est ressuscité pour être confié à…Mme Aminata Tall à qui un décret circulant sous le manteau aurait accordé une indemnité mensuelle de 4,5 millions Cfa, une voiture avec chauffeur, 500 litres de carburant, un garde du corps, etc. Pour simplement dire que, chez les libéraux, de Wade à Macky, la libéralité est dans l’Adn.Ibrahima ANNE

Wade fête ces 94 ans aujourd’hui

https://www.dakarmatin.com/-29 mai 1926- 29 mai 2020 ! L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, fête ses 94 ans demain. Le successeur d’Abdou Diouf et prédécesseur de Macky Sall à la tête de l’Etat est né le 29 mai 1926 à Kébémer dans la région de Louga.  Un anniversaire qui coïncide avec la crise sanitaire. Malgré son âge très avancé, il continue à prendre part au débat public, à la vie politique sénégalaise à laquelle il a beaucoup apporté.

L’ARMP et l’OFNAC vont enquêter sur le contrat Senelec et Akilee

https://www.dakarposte.com/Le contrat de 187 milliards de F Cfa entre la Senelec (Société nationale d’électricité du Sénégal) et Akilee, une société de services dans le secteur de l’énergie, filiale de la Senelec, a atterri sur les tables des enquêteurs financiers. L’Autorité de Régulation des marchés publics et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption), ont été officiellement saisis par les cadres de la Senelec.
Rappelons que ces cadres veulent mettre la lumière sur cette affaire à l’allure de scandale. Après leur déclaration en date du 28 avril 2020, sur cette affaire, ils avaient souhaité que les autorités des corps de contrôle de l’Etat jettent un regard sur ce contrat.
Ces syndicalistes demandent, par la même occasion, une fouille sur les autres contrats de la Senelec notamment : Excelec, Nsic, Blf, Edf-In, Sonam,Amsa,ect.La balle est désormais dans le camp des corps de contrôle

Contrat Akilee- SENELEC: PSD/JANT Bi Invite L’IGE, L’OFNAC…À Entrer En Action

http://www.walf-groupe.com/Au regard des énormes enjeux financiers qu’elle comporte, et du contexte particulier de mobilisation nationale, pour l’effort de guerre, face à la terrible crise sanitaire engendrée par l’irruption mortelle de la Covid-19, la polémique autour du contrat entre Senelec et Akilee devrait intéresser les autorités étatiques
C’est la position du Psd/Jant bi de Mamour Cissé qui exige un arbitrage sans délais. Sous ce registre, Mamour Cissé et Cie appellent les institutions dédiées : l’Inspection Général d’Etat, la Cour des comptes, l’Armp et l’Ofnac à jouer pleinement leur partition. «En ces heures graves de restrictions multiformes pour le peuple, qui reste stoïque et discipliné, responsable et digne dans l’épreuve, il est inadmissible que d’autres puissent jongler avec nos maigres ressources, dans l’impunité la plus totale. Voilà l’attente incompressible du peuple. Son droit absolu. Quant aux protagonistes de cette triste affaire, le meilleur service qu’ils puissent rendre au peuple qui s’interroge, c’est de démissionner sans attendre, pour mettre à l’aise le président de la République et créer ainsi, les conditions d’une enquête rigoureuse et impartiale pour édifier le peuple», déplorent Mamour Cissé et ses camarades du Psd/Jant bi. Prenant la défense du chef de l’Etat, ils estiment que «ceux qui creusent les tunnels obscurs de leurs ambitions cachées, sous les fauteuils dorés, où la confiance du chef de l’Etat les a installés, sont libres de le faire ; mais si c’est au prix du pillage organisé de nos ressources nationales, à travers une gestion décriée au quotidien, le Psd/Jant bi ne peut alors que s’imposer le devoir d’alerter, de s’indigner et d’engager la riposte. Le Président Macky  Sall ne mérite pas cela».Magib GAYE-Gabriel BARBIER

Tribunal de Commerce de Dakar: Restés deux ans sans percevoir leurs indemnités,les juges tapent sur la table

https://www.dakaractu.com/Le coordonnateur des juges consulaires, Ousseynou Niang a fini par briser le silence pour mettre fin à une situation qui commence à étouffer les magistrats. La raison de leur courroux est que ‘’cela fait maintenant deux ans quatre mois qu’ils travaillent dans le silence et la résignation en prenant leur mal en patience’’, sans percevoir leurs indemnités. Et ce, alors que ‘’les états de paiement ont été élaborés, signés par le Président du Tribunal de Commerce hors Classe de Dakar puis transmis au Dage du ministère de la justice conformément à l’article 2 du décret N ° 2019-1602 du 1er octobre fixant les indemnités des juges et conseillers consulaires’’.
Après une long round d’observation, Ousseynou Niang, le coordonnateur des juges consulaires, est monté au créneau pour le ‘’paiement des indemnités dues aux juges consulaires’’. Dans une correspondance adressée, le 19 mai dernier, à Aliou Ndiaye, Président du Tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar, il est ressorti le ras-le-bol de ses collègues.
‘’Depuis l’installation du Tribunal de Commerce hors classe de Dakar le 23 février 2018 suivie de la cérémonie de prestation de service et l’entrée en fonction des juges consulaires, ces derniers n’ont toujours pas perçu leurs indemnités. (…) Nous avons effectué plusieurs démarches auprès du Dage et Gestionnaire du ministère de la justice qui nous avons confirmé l’absence de ligne budgétaire prenant en compte les indemnités dévolues aux juges et conseillers consulaires Cette situation regrettable ne saurait perdurer sans porter atteinte à la crédibilité et au bon fonctionnement de l’institution’’.
Il faut rappeler qu’un décret N ° 2019-1602 du 1e Octobre 2019 fixant les indemnités des juges et conseillers consulaires avait bien été signé en son temps. Dans ce document, le président Macky Sall octroyait aux juges et conseillers consulaires, une indemnité dont le montant est fixé à la somme 100 000 francs par public. Toutefois, le montant mensuel global perçu est plafonné à la somme de 500 000 Francs, au cours de l’année judiciaire. Ce, ‘’pour le temps et les frais exposés dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions au service des tribunaux de commerce et des chambres commerciales d’Appel’’. Des indemnités dues aux juges et consuls consulaires sont imputables au budget de l’État, mais il est apparu que le tribunal de commerce qui abat un excellent travail dans les dossiers contentieux s’active sans moyens.
Ce qui, aux yeux des acteurs du tribunal du commerce est paradoxal et que, le personnel en service dans cette juridiction a relevé tous les objectifs qui lui étaient fixés’’. Celui-ci, d’après une source de Dakaractu, a même ‘’fait gagner à l’Etat du Sénégal 18 places  dans le classement du Doing Business ainsi qu’un montant total de l’appui budgétaire de l’Union européenne de 40 millions d’euros sur 4 ans’’.

Litige foncier: L’émigré El Hadj Falilou Diop et Me Assane Dioma Ndiaye se disputent la propriété d’un terrain situé sur le Tf 1195/MB sis à Grand Mbour.

https://www.dakaractu.com/Une affaire d’occupation sans droit de terrain appartenant à autrui oppose Me Assane Dioma Ndiaye à El Hadj Falilou Diop, un émigré établi en France. La parcelle objet du contentieux, est située sur le Tf 1195/MB sis à Grand Mbour, d’une longueur de 25 x 20 m (500 m2). L’un détient un bail, l’autre, qui a déjà construit un R+2, n’a qu’un acte de vente, en plus d’un avis favorable du Ministère de l’Urbanisme et une autorisation délivrée par le Préfet.
Le terrain en question a été attribué à l’avocat, par voie de bail en septembre 2017, par l’ex-Préfet de Mbour Saër Ndao, aujourd’hui Gouverneur de Kédougou. Mais le sieur Diop y a déjà construit une maison R+2. Celui-ci est d’avis que le terrain en question « n’est connu que d’un propriétaire : celui qui le lui a vendu ».
Contacté par Dakaractu, le « modou modou » explique qu’il a déjà introduit une demande de bail sur le terrain issu du lot n°1529, après avoir fait l’objet de paiement de frais de bornage suivant un taux fixé par la mairie. « Pour le bail, je dispose déjà d’un avis favorable du Ministère de l’Urbanisme, il ne reste que celui du Cadastre », explique-t-il.
En plus des 10 millions versés pour l’achat de la parcelle, un montant de plus 570 000 F CFA a été dépensé pour des paiements au niveau des Impôts et Domaines. C’est l’intéressé lui-même qui donne les détails. Il dit être victime des agissements de l’avocat droit de l’hommiste qui veut démolir sa construction et «réclame justice».
L’occupant digère mal la menace de l’avocat de l’expulser et de démolir l’immeuble construit sur un terrain litigieux. « J’ai dépensé plus de 45 millions pour construire la maison.
L’argent que j’ai acquis en tant qu’émigré, je l’ai eu à la sueur de mon front. J’ai travaillé plusieurs années en France pour l’avoir », a rappelé le sieur Diop.
La version de l’occupant du Tf 1195/MB et celle de celui qui se réclame « véritable propriétaire » s’embrouillent quelque peu. S’agissant d’un Titre foncier (Tf), la preuve de propriété relève de l’inscription au Livre Foncier, a rappelé l’avocat, joint au téléphone.
« Moi, je dispose d’un Titre foncier et d’un certificat d’inscription en bonne et due forme. Alors que celui qui dit être propriétaire, en l’occurrence monsieur El Hadj Falilou Diop,ne détient aucun document à part un acte de vente»,renseigne-t-il
Me Assane Dioma Ndiaye accuse El Hadj Fallilou Diop d’avoir tenté de muter à son nom la parcelle lui appartenant. Le défenseur des droits de l’homme a annoncé avoir lancé des poursuites contre l’occupant de sa parcelle pour récupérer un bien acquis, selon lui, « illégalement » par un émigré.
Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), qui se dit propriétaire de la maison, martèle que « la pression via les médias ne me fera pas reculer », face à El Hadj Fallilou Diop qui « s’est fait établir un acte au niveau de la mairie de Mbour, pensant que le terrain n’avait pas de propriétaire. »
« J’ai saisi le Tribunal de grande instance (TGI) de Mbour d’une demande d’expulsion et de démolition des constructions », a indiqué l’avocat à la Cour.
Pour lui, l’idée de négociation a été émise et discutée, mais elle n’a jamais été finalisée. « Quand Fallilou Diop a su que j’avais un Titre foncier (TF), il m’a envoyé un émissaire pour me proposer en échange deux terrains jumelés  sis sur la route de Mbour. J’ai refusé poliment la proposition.
Une version confortée par l’autre partie qui parle « d’échec d’une médiation faite par des personnes de bonne volonté ».

Soutien au Daara Seyda Mariama Niass et l’AMMD: la Compagnie turque d’énergie Karpowership débloque 50 millions de F CFA

https://www.pressafrik.com/La Compagnie turque d’énergie Karpowership a procédé jeudi 28 mai, à la distribution des lots de vivres et de produits sanitaires en faveur de deux entités d’éducation et d’aide aux démunis : le Daara Seyda Mariama Niass et l’Association Aide aux Malades Mentaux et Démunis (AMMD) pour une valeur de 50 millions de F CFA. Les bénéficiaires ont magnifié le geste du Dg de KARPOWERSHIP, M. Sinan Tulun qui pour eux, vie en son heure avec la pandémie du Covid-19. Selon Cheikh Tidiane Ben Amar Kane, le daara Seyda Mariama Niass regroupe trois (3) daara pour un total de 350 élèves dont la plus part vient des pays de la sous-région. Suivez la Vidéo.

Inhumation mouvementée à Diamguène Sicap Mbao: La famille du défunt rompt le silence…

iGFM(Dakar)À Diameguène Sicap Mbao,des personnes se sont violemment opposées à l’inhumation d’un patient décédé du covid-19 au cimetière de la commune.La famille du défunt,très remontée,a fait face à la presse.Ci-dessous les propos du porte-parole de la famille,Abdou Samath Diouf
« La police est en train de faire son travail. Elle fait de son mieux pour retrouver ceux qui ont  posé cet acte ignoble. Il y a une arrestation pour le moment. On nous a auditionné, nous avons donné toutes les informations.Tout être humain mérite respect. Quel que soit la nature  de la maladie qui l’a emporté, il mérite d’être assisté et accompagné jusqu’à  sa dernière demeure.
Il habitait à Diamagueune Sicap Mbao. Son père est délégué de quartier dans la commune de Diamaguène Sicap Mbao. Et son père  est aussi le responsable du marché Sam-Sam III. C’est moi-même qui étais  parti au centre d’état civil de Diamaguène Sicap Mbao. L’hôpital nous a délivré le certificat de décès, nous y sommes allés et ils nous ont délivré le permis d’inhumation.
Il souffrait de Diabète et d’asthme. Quand il quittait chez lui, il n’avait pas la covid-19. Même au niveau de l’hôpital, on nous a dit que s’il a contracté la covid-19, il l’a peut-être chopé au niveau de l’hôpital. D’après les information qu’on nous a données, il n’a pas chopé le virus au niveau de la maison. »

Scandales banalisés: Quand l’État Apr encourage l’impunité

https://actunet.net/-Sous le magistère du Président Sall la floraison de scandales impunis est telle que l’on ne peut s’empêcher de nous demander si l’État-Apr n’est pas simplement en train d’encourager l’impunité. Rien ne semble arrêter ce régime, même la pandémie du coronavirus n’a pas réussi à freiner l’ardeur des prédateurs. En atteste le scandale dans l’achat des denrées pour les couches défavorisées et la création du comité de suivi qui fait plus figure de…figurant que de contrôleur.
On a vraiment du mal à croire que c’est le Président Macky Sall qui, fraîchement élu, tenait alors ces propos :«S’agissant de la gouvernance économique, je serai toujours guidé par le souci de transparence et de responsabilité dans la gestion vertueuse des affaires publiques. Je mets à ma charge l’obligation de dresser les comptes de la Nation et d’éclairer l’opinion sur l’état des lieux». Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, le nouvel élu avait ajouté : «Je compte restituer aux organes de vérification et de contrôle de l’État la plénitude de leurs attributions». Non sans avertir les éventuels détourneurs : «À tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers public, je tiens à préciser que je ne protégerai personne. Je dis bien personne !».
Mais aujourd’hui, la déception et la frustration sont les choses les mieux partagées chez les populations qui se sentent flouées. Parce que non seulement le chef de l’État n’a pas restitué aux corps de contrôle la plénitude de leurs attributions, mais aussi il les tient en laisse, les utilise à sa guise et protège même les malfaiteurs. Malgré la succession d’affaires, plus scandaleuses les unes les autres, ni le procureur de la République, censé être l’avocat de la société, ni aucun corps de contrôle ne lève le plus petit doigt. C’est comme s’ils se bouchaient les oreilles et fermaient les yeux devant ce qui ressemble fort à du «je m’en foutisme». C’est comme si leur message aux populations était «parlez, parlez, il en restera toujours».
Aujourd’hui, les scandales à milliards non élucidés ne se comptent plus : de l’affaire Petrotim en passant par les licences de pêche, l’affaire Akilee, celle de l’achat des denrées alimentaires destinées aux couches vulnérables, les 94 milliards… Et la liste est loin d’être exhaustive. Ce qui inquiète et révolte le plus dans cette promotion de l’impunité, c’est que si elle n’est pas enrayée, elle risque du jour au lendemain de plonger le pays dans des situations extrêmes, étant entendu que là où règne l’injustice et l’impunité le chaos n’est pas loin. Parce que cette forte corruption entretenue et encouragée fait souvent naître dans la société des disparités criantes qui sont souvent l’objet de frustrations. Car les populations assistent avec impuissance à l’émergence d’une classe de milliardaires spontanés qui s’est faite sur leur dos. Une situation gravissime qui finit souvent par entraîner une fracture sociale terrible entre une petite élite fortement enrichie des ressources du peuple et une populace pauvre abandonnée à elle-même et obligée de recourir à une criminalité de toute sorte pour survivre. Pour dire que cette culture de l’impunité risque de nous perdre si l’on n’y met pas un terme. Parce qu’au-delà de l’impunité dont jouit les auteurs d’actes de prévarication, c’est l’absence de volonté politique des gouvernants pour y remédier qui inquiète le plus. Ainsi, il incombe au pouvoir qui est garant de la sécurité et de la quiétude des populations de se réajuster, de créer un environnement sain, propice au respect du bien commun pour mettre fin à cette situation qui menace les fondements de la République, étant entendu que tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Parce que ce n’est pas pour les beaux yeux de Macky Sall que les Sénégalais avaient congédié Wade, mais pour une autre façon de faire avec à la clé une gestion saine et transparente des ressources publiques.
Mais l’amer constat est que les choses semblent être devenues pires sous son magistère, avec des dirigeants qui semblent être au-dessus des lois et qui narguent leur peuple. Par El Hassane SALL

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 29/05/2020

Financement du développement

Plusieurs chefs d’Etat africains et européens dont le Président Macky Sall ont pris part hier à une réunion virtuelle de haut niveau sur le financement du développement dans un contexte de covid-19. Une occasion saisie par le Président Macky Sall pour lancer un appel aux pays du G20 afin de soutenir les pays africains dans la relance de l’activité économique. Quant à son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, il s’est réjoui des échanges fructueux sur la problématique du financement des économies africaines et sur la relance économique post-Covid-19. M. Ouattara a invité les Etats à réaffirmer leur engagement collectif autour des Objectifs de Développement Durable (OMD) de l’Agenda 2030, et à continuer de lutter contre la pauvreté, précarité et les inégalités dans le monde. Aussi, le chef de l’Etat a-t-il exhorté les Etats à investir dans les systèmes de santé et de formation, à renforcer la coopération et la solidarité entre les pays, à réaffirmer notre engagement pour une économie verte et des financements durables, et à promouvoir la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Le Tribunal de Thiès en mode Covid-19

Le Tribunal de Grande Instance de Thiès s’est bien adapté au contexte de propagation du nouveau coronavirus. C’est à travers l’organisation des procès en mode télétravail, sur une plateforme Web dénommée «Zoom». Ce qui permet aux justiciables de garder tous leurs droits, malgré la gravité de l’heure. Il s’agit en effet d’une application permettant d’organiser des réunions en ligne à distance. Avec ce système, le président et ses deux assesseurs, le procureur, le greffier et l’huissier sont les seuls présents dans la salle d’audience devant les écrans. Les autres parties prenantes que sont le procureur, le détenu ont le même dispositif depuis la Mac de Thiès. Il en est de même pour les avocats, la partie civile et les témoins. Cette démarche a permis, selon le chef de la juridiction de Thiès, à «100 personnes de retrouver la liberté, depuis le 20 avril jusqu’à ce jour». Ainsi, non seulement les droits des détenus ont été préservés, mais aussi les risques de contamination au COVID-19 ont été évités.

Aly Ngouille déconfine progressivement

Le ministre de l’Intérieur a allégé les mesures de circulation sur le territoire national. En effet, Aly Ngouille Ndiaye qui avait interdit toute circulation entre départements à l’exception de la région de Dakar, a levé la mesure hier. Désormais, cette mesure ne concerne que les régions de Thiès et de Diourbel qui comptent encore un nombre important de cas infectés au Covid-19. Les gens peuvent se déplacer dans toutes les régions sauf les deux susnommées. Toutefois, la circulation des personnes d’une région à une autre reste interdite. Des autorisations de circuler peuvent être délivrées en cas de besoin.

Ziguinchor compte 19 cas dont un grave

Le foyer de Ziguinchor qui était presque éteint s’est rallumé hier avec 14 nouvelles contaminations au Covid-19. Alors que la capitale du Sud ne comptait que 4 cas importés, on y a noté 14 nouvelles contaminations qui sont tous les contacts du cas communautaire en l’occurrence un vieux âgé de 73 ans résidant au quartier Boucotte. Le centre de traitement des épidémies de Ziguinchor, qui a enregistré depuis le début de la pandémie 32 cas, compte aujourd’hui 19 patients sous traitement, dont un cas grave.

Le soutien précieux de Mansour Faye

L’appel du ministre de l’Education nationale Mamadou Talla n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Mansour Faye a rassuré son collègue de l’Education quant à l’implication de sa commune Saint Louis pour une belle reprise des cours. A cet effet, il a remis un important lot de matériels destinés aux écoles élémentaires de la commune de Saint-Louis. Les potaches de la capitale du Nord bénéficieront de 15 000 masques, 46 thermo flashs qui seront distribués dans 46 écoles en plus du matériel de désinfection et de lavage des mains. Le conseil département représenté par Mody Diop, l’un des vice-présidents, a révélé avoir démarré la désinfection des écoles et compte s’investir dans d’autres actions visant à faciliter la reprise des cours. Quant au président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves, Amadou Mamadou Wone, il a salué les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

L’annulation de la dette africaine en marche

Le Comité d’initiative pour l’Annulation de la Dette publique Africaine (IADA) qui s’est réuni hier envisage de lancer officiellement, le 7 juin prochain, «l’Appel à la mobilisation des peuples d’Afrique et du monde pour l’annulation de la dette extérieure de l’Afrique». Déjà que le comité a adopté le texte de l’«Appel» qui met en avant l’exigence d’une annulation totale et sans condition de la dette extérieure publique des pays africains. Pour les membres du comité, devant l’insuffisance des propositions récentes de report d’échéances, cette exigence est la seule à même d’enrayer cette mécanique mortifère que la pandémie démontre. Les rangs du comité vont grossir avec la cooptation de deux représentants du monde des arts et de la culture. Par ailleurs, le comité va se pencher sur plusieurs projets portant notamment sur sa structuration interne, son plan d’action national et international, son document de plaidoyer, etc..

Ecoles de la banlieue et riz stocké

L’Etat est déterminé à faire reprendre les cours le 02 juin prochain. Mais la question du stockage des vivres de l’aide alimentaire dans certaines écoles de la banlieue de Dakar se pose avec acuité. Malgré les assurances des autorités, la communauté éducative reste dubitative.

Les étudiants de l’UGB contribuent 4,8 millions
Les étudiants ne sont pas en reste dans l’effort de guerre contre la pandémie du coronavirus. Les étudiants de l’université Gaston Berger, à travers la commission sociale, ont mis la main à la poche et remis 4,8 millions de francs aux autorités. Selon le directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS), Pape Ibrahima Faye, une partie de l’enveloppe soit a servi à l’achat de denrées au profit des populations de Sanar. Le reste, c’est-à-dire 3 millions a été remis au ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Le secrétaire général de la commission sociale des étudiants, pour sa part, indique que ses camarades sont également mobilisés dans la sensibilisation contre le covid-19.

Aly Bâ, l’Almamy Par Charles Faye

Homme de conviction, brillant chroniqueur de Maderpost, connu pour son engagement sans parasites, la qualité de ses analyses, la finesse de sa plume, sa loyauté à l’amitié, son sens profond du service, Aly Bâ est décédé mardi à Cologne, en Allemagne, des suites d’une maladie déclarée en 2019.

HOMMAGE –

A quelque 3 mois de la fin d’année, en septembre, Aly Bâ ingénieur et spécialiste en aménagement, alors au fait du diagnostic lourd de sens, retourne au pays qui a « forgé l’adulte à la rigueur allemande », pour ne plus jamais revenir sur ses pieds. Malheureusement ! La maladie contre laquelle il « lutte jusqu’au bout », finit par avoir raison de sa résistance et l’emporter, mardi à 18H00, après qu’il eut bu un dernier verre d’eau pour « étancher une dernière soif ».
« Avocat » autoproclamé de la banlieue, son Pikine, « ville de coeur et fief natal » dont il se réclame et s’énorgueillit jusqu’à sa mort, Almamy comme on l’y appelle affectueusement, marque de son empreinte physique et digitale le département pour lequel il consacre sa vie et son bref mais retentissant engagement politique.
Sans jamais mener une lutte de positionnement personnel à Pikine ni ailleurs, d’ailleurs, Aly Bâ se contente d’être plutôt un cadre qui « apporte son savoir-faire » et porte le « faire savoir » afin que les objectifs de l’engagement politique et les fruits du travail collectif pour le bien des autres, « soient positivement ressentis par les militants, par les Sénégalais, au-delà ».

BARC

C’est dans cette veine que le 18 septembre 2011, alors de retour au Sénégal suite à l’invite de Youssou Ndour, qui lui demande de l’accompagner dans son nouveau combat politique et sa candidature à la présidentielle de 2012, Aly Bâ crée la Banlieue Action Renaissance Citoyenne, BARC.
Pour Aly Bâ, « la BARC est une ambition pour la banlieue parce que les meilleurs spécialistes de la banlieue, ce sont les ressortissants de la banlieue eux-mêmes, la BARC est un cadre d’échanges et d’initiatives afin de relever les défis de la rénovation et du développement de la banlieue ».
« L’objectif est de fédérer les expériences et les multiples projets, de faciliter la coopération et les échanges d’information, afin d’encadrer les mutations en cours au mieux pour les populations », conceptualise alors Aly Bâ.
Il s’agit alors pour lui, de « réunir et mettre en contact tous les acteurs concernés et impliqués dans le devenir de cette localité, en vue de capitaliser les avoirs, les compétences et les expériences en prise directe avec les nouveaux savoirs et les idées innovantes », de « comprendre les mutations urbaines et les phénomènes en émergence pour rester en phase avec les populations, afin d’innover au plus près de leurs besoins ».
Mais aussi, « d’agir, faire entendre sa voix par prise de position et propositions concrètes à porter au plus haut niveau par le développement des stratégies globales, de renforcement des capacités productives, en prenant en compte les dimensions culturelles, économiques et environnementales ».
C’est à cet effet, selon Aly Bâ, que le « BARC nous permettra de mieux accompagner et de mieux soutenir les porteurs de projet, afin d’améliorer notre cadre de vie et de favoriser notre vivre ensemble ».Pour Aly Bâ, « chaque citoyen de la banlieue a sa place dans BARC »
L’engagement politique
Chez Aly Bâ, la notion de service déterminante se décline en « mission concrète ». Rien de plus, rien de moins. Servir est un sacerdoce chez lui. Sa vie durant, se résume à cette ligne de conduite qui découle de sa philosophie de vie.
C’est donc pour servir, qu’il quitte l’Allemagne en 2011, pour rejoindre les rangs de Fekkee Ma Ci Boolee (FMCB), en vue de « venir prêter main-forte à Youssou Ndour, alors candidat à la présidentielle de février 2012 ».
La star planétaire, ami de longue date d’Aly Bâ, a souvent écouté « l’Allemand » lui vendre l’idée d’un « engagement politique » à travers un concept né d’une « base solide construite brique après brique », qu’il appelle alors, Génération You. « Profondément atteint » par la mort de son « frère », Youssou Ndour en perd la voix. « Aly Bâ est mon frère, j’ai perdu mon frère ».
« L’Allemand » quitte le mouvement politique plus tard FMCB, sans bruit, pour le Grand Parti de Malick Gackou, un ami d’enfance avec qui il partage la banlieue et l’ambition pour Pikine. C’est la dernière formation politique dans laquelle il partage son militantisme politique. Il y a le bref soutien à Pierre Atepa Goudiaby, pour une candidature avortée à la présidentielle de 2019. Avec Atepa, il partage une vision commune des politiques d’aménagement de villes.
Tournant le dos aux formations politiques, il choisit le plus grand des partis, l’espace des réseaux sociaux, particulièrement Facebook dont il fait sa tribune, pour « faire face aux politiques professionnels, surtout à ceux-là qui font de la politique, un gâteau qu’ils se partagent en méga morceaux en mode fast track ».
Ses analyses pointues et ses remarques de qualité font de lui l’un des « amis » les plus suivis sur Facebook. Cela se confirme peu après l’annonce de son décès. Des milliers, des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers d’« amis » présentent « leurs condoléances attristées ». Beaucoup soutiennent « ne jamais avoir échangé avec lui sur Facebook comme ami ». Beaucoup disent ne « l’avoir jamais vu ». Tous soutiennent avoir été « marqués par la convergence des témoignages ».
Membre émérite du cercle restreint des personnes rares, Aly Ba s’est majestueusement donné à la vie, servant à tous, avec égale dignité et bonté, générosité et empathie, jusqu’à son dernier souffle, jusqu’à m’arracher une promesse. « Sers, sers toujours té boul ragal daara ».
A sa famille, sa mère qui l’appelait tous les soirs à 20H00 et à qui il répondait avec tendresse Ly, à Sarata son épouse, ses enfants à Dakar, Paris et en Allemagne, à ses chaleureux et brillants frères, les journalistes Barka Bâ, Abou Abel Thiam, le professeur à l’UCAD Mamadou Bâ, le magistrat Bâ, tous les autres frères attristés, ses soeurs attristées éplorées et inconsolables, à ses alliés, ses proches, ses amis, dans la vie comme sur les réseaux sociaux, à la banlieue, à son fief Pikine où un autre Bâ, son père, premier directeur de la première école primaire, décédé quelques mois plus tôt, s’est décemment et socialement illustré, Maderpost présente avec peine et douleur, ses condoléances les plus attristées.Maderpost remettra en ligne ses principaux textes.Maderpost /

«Diakhassé mélange» de Macky Sall sur la fin du Covid: il l’a prédit pour septembre, mais «l’espère» pour juillet (Tabaski)

ÉDITORIAL – Le président Sall fait montre de distorsion cognitive dans ses messages concernant la fin éventuelle de la pandémie de Covid 19 au Sénégal : il l’a prédit pour septembre, mais ce dimanche de Korité, il a dit qu’il en espère la fin pour la Tabaski, qui tombe le 31 juillet.
En effet, dans son fameux  discours du 11 mai « nous devons apprendre à vivre avec Covid-19 « , Macky Sall a dit que la pandémie était au Sénégal jusqu’au mois de septembre prochain au moins.
Mais voilà que dans son message de Korité, après avoir prié chez lui, le président Sall dit « son espoir » que le virus quitte le Sénégal d’ici la Tabaski, en fin juillet donc.
Sur quoi est fondé cet espoir sallien ? Mystère et boule de gomme. Enfin…on veut bien comprendre que la Korité est propice à toutes les phrases autoperformatrices, celles qui se réalisent juste parce qu’on les a prononcées. Comme par magie. Ou prophéties dont on croit qu’elles se réaliseront.
« Nous devons rester vigilant. Nous devons poursuivre l’observance des gestes barrière pour freiner la propagation de la maladie. J’ai espoir qu’avec ces efforts continus d’ici quelques moments nous pourrons revenir petit à petit à la vie normale », a-t-il déclaré, lors de son message diffusé sur la télévision publique à l’occasion de la célébration de la Korité, marquant la fin du jeûne du mois du Ramadan.
« Je continue à vous le demander. Je sais que c’est très difficile mais c’est la seule voie. Nous devons rester vigilant et poursuivre les efforts attendus de chaque citoyen. Puisse Allah nous aider à vaincre définitivement cette maladie afin que nous puissions revenir d’ici à la tabaski à la une normale », a poursuivi M. Sall.
Alors fin juillet ou septembre ? Les paris sont ouverts. En attendant, jetons..un masque pudique sur les déclarations contradictoires du président Sall, afin de ne pas frôler l’outrage à chef d’État.Damel Mor Macoumba Seck,Tract

Affaire Habré: Les victimes réclament son «retour» en prison et «un début d’indemnisation»…

Quatre ans après la condamnation de l’ancien dictateur, l’Union africaine et le Tchad déçoivent les victimes. L’Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH), attend toujours de recevoir un début d’indemnisation, quatre ans après sa condamnation historique au Sénégal, et demandent qu’il regagne sa cellule après que la crise du Covid-19 soit passée.
Dans un communiqué de leur collectif, cette dernière de rappeler que le 30 mai 2016, Habré a été condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture, notamment pour des faits de violences sexuelles et viol, par un tribunal sénégalais soutenu par l’Union africaine.
Lorsqu’une cour d’appel a confirmé la condamnation de Habré en avril 2017, et octroyé 82 milliards de francs CFA (environ 125 millions d’euros) à 7 396 victimes identifiées, elle a mandaté un fonds fiduciaire de l’Union africaine pour lever de l’argent en recherchant les avoirs de Habré et en sollicitant des contributions volontaires. Bien que l’Union africaine ait alloué 5 millions de dollars au fonds fiduciaire, ce dernier n’est toujours pas opérationnel trois ans plus tard. En février 2020, Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA a promis « la tenue très bientôt [d’une] conférence de mobilisation des ressources pour alimenter ce Fonds».  Habré, qui est accusé d’avoir volé des dizaines de millions d’euros du Trésor tchadien, n’a versé aucune indemnisation, selon le collectif.
Dans le procès tchadien des sbires de Habré, la Cour criminelle de N’Djaména selon la même source, a également octroyé 75 milliards de francs CFA (environ 114 millions d’euros) d’indemnisation pour les 7 000 victimes, à charge pour l’Etat tchadien d’en payer la moitié et les condamnés l’autre moitié. La cour a également enjoint le gouvernement d’ériger un monument « dans un délai n’excédant pas un an » en hommage aux personnes tuées sous le régime Habré, et de créer un musée au sein du quartier général de l’ancienne police politique ( Direction de la Documentation et de la Sécurité – DDS), où les détenus étaient torturés. Le gouvernement n’a exécuté aucune de ces décisions à ce jour.  « L’Union africaine et le gouvernement du Tchad devraient respecter leurs obligations vis-à-vis des victimes découlant de ces décisions de justice », s’insurge le Collectif.

Habré doit rejoindre sa cellule

Alors qu’il bénéficie d’une permission de sortie de prison pour cause de la Covid 19, les victimes d’exiger par ailleurs que Habré rejoigne sa cellule après que la crise soit passée. Les victimes se disent inquiètes car les avocats et les partisans de Habré ont fait campagne pour sa libération, ce qui a poussé le Comité des Nations Unies contre la torture, le 23 décembre 2019, à écrire au Sénégal pour l’avertir que « la libération prématurée des auteurs des  crimes  internationaux  les  plus  graves  n’est  pas  conforme  aux  obligations »  découlant  de  la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,  dont l’obligation de punir les actes de torture par des sanctions qui tiennent compte de leur gravité.

L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE PAR BIRANE DIOP

https://www.seneplus.com/La maîtrise de l’information stratégique dans les entreprises sénégalaises peut être une aubaine dans cette politique de construction économique du pays après avoir subi les politiques d’ajustement structurel des institutions de Bretton Woods
Trente ans après la chute du mur de Berlin marquée par l’effondrement du bloc soviétique, le monde a inauguré un nouveau cycle avec la mise en place d’un système capitaliste sans résistance symbolisé par une économie de marché dont la base est la recherche de profit.
Pourtant même sans être passionné de géopolitique, il n’est point de secrets que le capitalisme est le système économique reflétant la compétitivité et la libre concurrence entre les entreprises de tous les secteurs d’activités et quelles que soient leur taille (GE, ETI, PME).
En effet, cette nouvelle hégémonie a profondément changé le circuit économique du monde car elle a donné un blanc-seing aux Grandes Entreprises (GE) dont l’effectif est supérieur ou égal à 4235 employés

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[1]. Alors, avec cette marge de manœuvre les GE dictent leur loi. Les GAFAM, entreprises de la Silicon Valley sont un exemple patent de cette domination économique voir de ce pouvoir sans précédent des Grandes Entreprises. Ces dernières ont mis en place des stratégies afin de maîtriser leur capital informationnel gage d’influence et de sécurité économique.
Mais malgré cet état de fait, c’est-à-dire la farouche concurrence au sein du marché, certaines entreprises moins costauds n’ont pas jusqu’à présent mesuré l’importance de l’information dans la bonne marche de leurs activités.
Paradoxalement, depuis la fin de la guerre froide, le monde est entré de plain-pied de ce qu’on peut appeler la société de l’information. Comme la société industrielle avec ses multiples indices qui sont entre autres l’essor des moyens de production et la floraison des biens de consommation, la société de l’information a aussi ses propres leitmotivs in fine son contingent d’identifiants. « Les nouvelles technologies de l’information et de la communication dont Internet constitue le référent identitaire, sont présentes dans tous les domaines d’activité des hommes, enseignement, documentation, édition, commerce, finance, médecine, loisirs, recherche scientifique, etc… La généralisation des échanges électroniques d’informations et de documents, le caractère universel de cette nouvelle communication globale, planétaire, la rapidité et le caractère spectaculaire des mutations induites font de cette « révolution » un moment clé voire spéciale de l’histoire de l’humanité.
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[2] »
Par ailleurs, à l’aune de la connaissance immatérielle, l’information occupe un pan de l’économie mondiale irriguée par deux facteurs majeurs : la mondialisation et la globalisation. Ce faisant, certaines entreprises ont pris le train en marche afin d’être aux aguets des signaux faibles pour mieux anticiper les évolutions et d’avoir une vision 360° de leur environnement concurrentiel, commercial, technologique. C’est la raison pour laquelle, beaucoup de pays ont adopté une démarche de veille stratégique dont le substrat est la maîtrise de l’information garantie de compétitivité et de sécurité pour les entreprises.
Par exemple, en France, l’efficacité de l’information à valeur économique découle du rapport d’Henri Martre « Intelligence économique et stratégie des entreprises », publié en 1994 à la Documentation française
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[3]. C’est à l’issu de ce travail que les entreprises françaises ont pris conscience, en proportion de leur goût, l’importance de la mise en place d’outils de veille stratégique in fine d’intelligence économique pour mieux se positionner en Europe et à l’international. Ce qui leur permet d’avoir une photographie de l’environnement des affaires et de la compétitivité mais aussi d’engranger des parts de marché.
Ayant compris l’importance de l’information stratégique pour la bonne marche de leur économie, certains pays africains à l’image du Maroc via ses petites et moyennes entreprises s’initient à la veille informationnelle car les PME occupent une place cruciale dans le tissu économique du pays
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[4]. Ne voulant pas être le dernier de la classe en Afrique subsaharienne, le Sénégal a entamé aussi sa mue d’Intelligence économique dans l’optique d’armer ses entreprises avec la mise en place au sein du ministère de l’Economie des Finances et du Plan d’un dispositif national d’intelligence économique. Ainsi, le Sénégal est l’un des pays africains à avoir fixé une réflexion sur sa sécurité économique par le management de l’information
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[5]. L’objectif est de booster l’économie des entreprises notamment des PME. Mais malheureusement, cette initiative souffre de rigueur car les outils « cellules de veille » qui devaient l’accompagner ne sont pas présents dans certaines entreprises.
Cela dit, la pénétration des technologies de l’information et de la communication ont donné un nouveau visage à l’information à tel point qu’on parle de trop-plein d’informations « Infobésité ». Ainsi, les entreprises sénégalaises, doivent asseoir un travail de vigie pour anticiper, innover dans l’optique d’atteindre cette quête de compétitivité. Ceci demande une stratégie bien pensée de la part des entreprises en toile de fond les PME si le pays veut atteindre les objectifs fixés par le Plan Sénégal Emergent (PSE) d’ici 2035.
La maîtrise de l’information stratégique dans les entreprises sénégalaises peut être une aubaine dans cette politique de construction économique du pays après avoir subi les politiques d’ajustement structurel des institutions de Bretton Woods (FMI, Banque mondiale). Il faut armer nos entreprises à l’ère de la guerre de l’information, lit de la compétitivité économique où le marché est roi.
[2] Michel, Jean. Société de l’information et nouvelles solidarités professionnelles : L’impérative exigence de dépassement des frontières. In : http://michel.jean.free.fr/publi/JM331.html
[3] Le rapport d’Henri Martre, « Intelligence économique et stratégique des entreprises », publié en 1994 à la Documentation française, est le premier ouvrage considéré comme fondateur de l’IE en France.
[5] https://portail-intelligence-afrique.com/fiches-ie-pays/intelligence-economique-senegal/

L’AFRIQUE DU DÉBAT D’IDÉES (ENFIN) DE RETOUR PAR JOËL TÉ-LÉSSIA ASSOKO

https://www.seneplus.com/=Jeune Afrique  |   Malgré le mutisme d’Abidjan, les positions tranchées de Dakar et Cotonou au sujet du moratoire sur les dettes des pays africains signalent deux visions antagonistes des priorités de l’État et de son pouvoir face aux marchés
Pourvu qu’elles échappent à l’extrême agressivité du débat sur le franc CFA, les lignes de fracture créées ou exacerbées par la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 pourraient donner un nouveau souffle au débat d’idées sur le continent.
Les propos embarrassés devant la dépendance croissante des économies africaines aux capitaux chinois cèdent le pas à une discussion plus franche sur les arbitrages à réaliser. Le choix d’Ethiopian Airlines de maintenir la desserte de la Chine a fait voler en éclats le consensus mou qui existait en Afrique de l’Est, Nairobi prenant la tête de la fronde contre son allié et concurrent régional.

Approfondissement des marchés
Toujours vis-à-vis de Pékin, l’enthousiasme peut-être excessif au sujet des « 85 millions d’emplois » que l’empire du Milieu ne manquerait pas de délocaliser, à terme, vers l’Afrique a vécu. Place désormais à une réflexion plus ardue sur le développement des chaînes de valeurs locales et l’approfondissement des marchés africains.
Malgré le mutisme d’Abidjan, les positions tranchées de Dakar et Cotonou au sujet du moratoire sur les dettes des pays africains signalent deux visions antagonistes des priorités de l’État et de son pouvoir face aux marchés. Par là, des préférences potentiellement différentes quant aux contours de l’eco, la future monnaie commune.


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