Revue de Presse du Lundi 25 Mai 2020

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Réforme du Franc CFA:les parlements africains ne seront pas consultés sur un point essentiel

(Agence Ecofin) – Annoncé comme étant enterré par de nombreux médias, notamment en France, le franc CFA en tant que système de coopération monétaire survivra, et cela, sans que les parlements de l’UEMOA donnent leur avis sur un élément majeur de la réforme, à savoir : la convention de garantie. Cette conclusion découle du projet de loi de ratification de l’accord signé le 21 décembre 2019 entre le président Macron et ses homologues de l’UEMOA.

L’entrée en vigueur de l’accord est conditionnée par un document préparé en dehors des instances parlementaires.

Une disposition importante de l’accord est inscrite à son article 10 qui précise que « sous réserve de la notification par l’ensemble des parties, le présent accord entre en vigueur à la date d’entrée en vigueur de la convention de garantie visée à l’article 2 ». Le même texte informe que c’est aussi l’entrée en vigueur de la convention de garantie qui permettra à la BCEAO de retirer ses réserves de change du compte d’opérations du Trésor public en France et qui marquera le départ des représentants français des instances de décision monétaire de l’UEMOA.
Ici le texte du projet de loi de ratification et l’accord du 21 décembre 2019 qui l’accompagne. 
D’une certaine manière, l’accord a ouvert la voie à ce qui risque d’être un débat juridique. Pour les parlements africains, participer pleinement au processus nécessiterait que la Convention de garantie soit négociée et signée, avant le processus de ratification par les pays africains.
Cette convention de garantie constitue en effet le cœur de la réforme monétaire entreprise au sein de l’UEMOA. Son caractère illimité fait courir un risque théorique à la France, même si cette option n’a jamais été activée depuis 1994, car les pays de la zone CFA font preuve d’une discipline certaine dans la gestion de la politique monétaire. Cette convention de garantie aura aussi des conséquences sur deux zones monétaires, notamment celle de l’euro, monnaie à laquelle est lié le CFA, et celle de l’ECO, le projet de monnaie commune qui devrait s’étendre au-delà de l’UEMOA pour intégrer les pays de la CEDEAO.

Des enjeux importants autour de la convention de garantie

Pour convaincre ses partenaires européens, la France invoque la décision n°98/683/CE du 23 novembre 1998, concernant les questions de change relatives au franc CFA et au franc comorien. Ce texte rappelle la nécessité des procédures de consultation des institutions européennes en cas de modification des accords de coopération établis avec ces monnaies. Mais il ajoute que cette consultation obligatoire « s’applique aux modifications concernant les parties à l’accord et le principe de la libre convertibilité à parité fixe entre l’euro et les francs CFA et comorien, cette convertibilité étant garantie par un engagement budgétaire du Trésor français ».  Ainsi, du moment que le principe de la parité fixe n’est pas remis en cause et que sa garantie reste active même sous de nouvelles conditions, la France estime ne pas avoir besoin de consulter les autres pays de la zone euro. Dans le projet de loi, elle affirme que cela ne constitue pas un problème. C’est sans doute vrai, étant donné que l’ECO reste la monnaie de la seule zone UEMOA.
L’ECO compte comme autres parties prenantes, le Nigeria et le Ghana, qui pèsent pour près de 80% de l’économie de cette sous-région. Leurs dirigeants ont désapprouvé l’initiative de l’UEMOA qu’ils ont jugée unilatérale et non conforme à leurs engagements. Toute convention de garantie de l’ECO devra donc prendre en compte la possibilité de son rejet futur par les pays de la CEDEAO non membres de la zone CFA, lorsqu’ils décideront d’intégrer la monnaie communautaire.
Un autre point au-delà de la garantie, qui pourrait susciter débat, c’est que la France retirera ses représentants des instances de décisions monétaires au sein de l’UEMOA, mais ne s’en écarte pas complément. L’accord prévoit en effet, la nomination par le Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine d’une personnalité qualifiée au Comité de politique monétaire (CPM) de la BCEAO, en concertation avec la République française. « La personne choisie devra avoir une expérience de la zone euro », peut-on lire dans le projet de loi. Il est aussi prévu qu’à titre exceptionnel, en temps de crise et pour la durée nécessaire à sa gestion, la France peut nommer un représentant au Comité de politique monétaire de la BCEAO, avec voix délibérative. Idriss Linge

la BAD sommée par les Etats-Unis d’Amérique d’ouvrir une enquête indépendante

https://www.financialafrik.com/ L’affaire opposant le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, et le groupe des lanceurs d’alerte, est loin de son épilogue. Dans une lettre datée du 22 mai 2020, le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Steven Munchin, interpelle directement l’ivoirienne Kaba Nialé, présidente du conseil des gouverneurs, et ministre du Plan et du Développement: ” Chère madame, les Etats Unis d’Amérique ont reçu votre lettre du 5 mai 2020 dans laquelle vous donnez votre point de vue consistant à demander à ce que le conseil des gouverneurs adopte les résolutions du Comité d’Ethnique et exonère totalement le président de la BAD des allégations à son encontre”, rappelle le secrétaire d’Etat, qui émet des réserves sur les procédés du Comité d’Ethique.
En lieu et place de l’exonération proposée par Kaba Nialé, le haut fonctionnaire américain presse le conseil des gouverneurs de désigner un auditeur indépendant avec les standards requis pour conduire des investigations indépendantes sur les “chefs d’accusation” du groupe des lanceurs d’alerte. “L’évaluation indépendante des faits n’est pas une atteinte à la présomption d’innocence”, rappelle le patron du Trésor américain, habitué à défendre ses dossiers devant la commission bancaire du Sénat.
Aux yeux de Steven Munchin, les allégations des lanceurs d’alerte, datées du 19 janvier 2020, soulèvent suffisamment d’éléments pour interpeller tous les corps de contrôle de la Banque. Et le haut fonctionnaire américain d’insister encore : “toute dissimilation de faits de cette nature risque de ternir l’image de la Banque Africaine de Développement et jouerait contre son influence à l’avenir”. L’américain rappelant en outre que toute injection de fonds dans la banque, à l’instar de la dernière augmentation de capital, requiert chez beaucoup de pays un feu vert des parlementaires.
En clair, les Etats-Unis ne peuvent pas être d’accord avec l’abandon pur et simple, par pertes et profits, du dossier soulevé par les lanceurs d’alerte et estiment que cette affaire doit plutôt être l’occasion pour le conseil des gouverneurs de démontrer que la Banque prend au sérieux les règles de gouvernance, de transparence ainsi que les procédures anti-corruption. Et le secrétaire d’Etat au Trésor d’insister encore auprès de madame Nialé pour l’ouverture d’une “enquête indépendante et impartiale” dont l’issue ne pourra que renforcer la banque africaine.
Deuxième actionnaire de la BAD, derrière le Nigeria, et premier bailleurs de fonds du guichet Fonds Africain de Développement (FAD), qui sert 44 pays africains non éligibles au guichet central de la banque , l’Amérique a une voix qui compte tant auprès des membres non régionaux (les pays nordiques actionnaires de la banque partagent son point de vue sur ce dossier délicat) qu’auprès de l’assemblée générale dont la prochaine réunion, prévue fin août, promet d’être explosive Adama WADE

 «Le Covid-19 aura eu comme vertu psychologique de décomplexer les Africains»

https://www.lepoint.fr/afrique/ENTRETIEN. Secrétaire exécutif de l’Agence de développement de l’Union africaine, Ibrahim Assane Mayaki s’est confié sur les défis de l’Afrique après le Covid-19.
« Est-ce que notre leadership a été capable de faire redémarrer la machine, en termes de qualité institutionnelle, de concertation avec le secteur privé, et de renforcement des communautés locales ? » Voilà comment Ibrahim Assane Mayaki s’est représenté à la mi-mai sur Twitter la question que les Africains se poseront sur le travail de l’Union africaine et de ses démembrements quand la crise du Covid-19 sera passée. Ministre des Affaires étrangères et Premier ministre du Niger entre 1997 et 2000, Ibrahim Assane Mayaki a notamment œuvré dans un think tank spécialisé dans les politiques de santé et d’éducation avant de devenir en janvier 2009 le secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et de conduire en juillet 2019 la transformation de cette institution en Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-Nepad). Autant d’années à ce niveau pendant une période aussi charnière pour l’Afrique que ces quinze dernières années mérite qu’on s’y arrête pour à la fois tirer des leçons et tracer des perspectives. C’est ce qu’Ibrahim Assane Mayaki a accepté de faire avec Le Point Afrique.

Le Point Afrique : Face à la crise sanitaire du Covid-19, l’Union africaine s’est mobilisée pour obtenir un soutien d’urgence des partenaires, des bailleurs de fonds et du secteur privé africain. Où en est-on aujourd’hui ?

Ibrahim Mayaki : Le 6 avril, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a évalué les besoins immédiats du continent, sous forme d’aide extérieure, entre 100 et 150 milliards de dollars. Il a appelé au multilatéralisme et à la solidarité, nécessaires pour apporter une réponse globale à ce défi global. L’Union africaine a mandaté quatre personnalités du monde de l’économie et de la finance africaine pour mobiliser la communauté internationale et aider l’Afrique à faire face aux conséquences du Covid-19 : Mme Ngozi Okonjo-Iweala, l’ancienne ministre des Finances du Nigeria et ancienne directrice de la Banque mondiale, Donald Kaberuka, l’ancien président de la Banque africaine de développement, le banquier Tidjane Thiam (Prudential, Credit Suisse), et Trevor Manuel, l’ancien ministre des Finances de l’Afrique du Sud. Ces quatre envoyés spéciaux ont développé un plaidoyer efficace en faveur d’un moratoire sur le service de la dette des pays pauvres, moratoire qui a été accordé par le G20 Finances, lors de sa réunion du 15 avril. Certes, le moratoire n’est pas aussi ambitieux que l’on pouvait l’espérer, mais c’est un premier geste, et nous pouvons observer que l’idée d’une restructuration de la dette des pays africains les plus fragiles progresse : on a ainsi vu le président français Emmanuel Macron appeler à une annulation massive de la dette !
Les appels de l’Union africaine ont été entendus par ses partenaires institutionnels. La BAD a créé un fonds de 10 milliards de dollars pour soutenir les pays africains dans leur lutte contre les effets de la pandémie. La présidente de la Commission européenne a annoncé garantir 15,6 milliards d’euros pour aider les pays les plus vulnérables. 90 % de cette aide est dédiée au continent africain. Cette aide ne prend pas en compte les montants accordés par les gouvernements nationaux européens. La Chine a multiplié les gestes bilatéraux. Le plus important, à mon sens, c’est que l’Union africaine a été au rendez-vous dans cette crise. Elle s’est mobilisée comme jamais et dans le bon timing, elle a porté un plaidoyer, elle a été extrêmement agile et pro-active dans ce dossier. Le plus important à noter est la capacité réelle de coordination dont l’Union africaine a fait preuve de manière accélérée.

Quelle stratégie est prévue au niveau de l’Agence de développement de l’Union africaine pour accompagner le relèvement du niveau du système sanitaire des pays africains et au-delà anticiper les réponses à apporter à une autre éventuelle crise sanitaire ?

L’AUDA-Nepad est l’Agence de développement de l’Union africaine, elle est donc connectée à l’ensemble des instruments mis en œuvre dans le cadre de l’UA pour la riposte anti-Covid. Sur ce volet également, les réalisations sont très tangibles : l’Union africaine et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont lancé un partenariat public-privé connu sous le nom de Fonds de réponse Covid-19 pour l’Afrique. Le partenariat vise à réunir un montant initial de 150 millions de dollars US pour répondre aux besoins immédiats de prévention de la transmission et jusqu’à 400 millions de dollars US pour soutenir notamment une réponse médicale durable à la pandémie Covid-19. L’Africa CDC, qui est notre partenaire stratégique, a été à la pointe de la mobilisation. Il a installé dès le 27 janvier, soit avant l’apparition des premiers cas de Covid-19 sur le continent, un centre d’opérations d’urgence. Il a réceptionné et distribué les tests, les masques et les équipements médicaux reçus de nos partenaires publics et privés (notamment chinois, il faut le dire). Avec le soutien de l’OMS, l’Africa CDC a aussi incité les pays à se doter de laboratoires de dépistage : on en compte aujourd’hui plus de quarante, alors qu’en janvier il n’existait que deux centres homologués pour toute l’Afrique ! L’AUDA-Nepad a lancé un plan d’action de réponse au Covid-19 qui se veut une réponse directe pour améliorer l’accès à des services de santé durables et résistants, tout en assurant la protection des fondements économiques de l’Afrique. C’est un plan de réponse complet, proactif et multidimensionnel, qui durera aussi longtemps que la pandémie. Il se concentrera sur sept domaines thématiques : prestation des services de santé ; ressources humaines pour la santé ; recherche et développement ; innovation et fabrication locale ; éducation et formation ; compétences et employabilité ; sécurité alimentaire et nutritionnelle ; financement.

Au-delà du volet infrastructurel, il y a celui de la recherche scientifique sur les maladies répandues en Afrique. Comment l’AUDA-Nepad peut-elle concrètement appuyer cette démarche et avec quelles ressources ?

Nous ne sommes pas un centre de recherches. Nous jouons essentiellement un rôle de facilitateur et de plateforme de transfert d’expertise et de technologie depuis et vers nos États membres avec l’aide de nos partenaires. Nous pensons et nous disons depuis longtemps que l’Afrique doit atteindre une certaine forme de souveraineté sanitaire, et se doter de ses propres filières pharmaceutiques. La pénurie que l’on a pu observer est malheureusement la conséquence de la dépendance de l’Afrique à l’égard des génériques et des principes actifs importés. Nous avons mis en place il y a quelques années déjà un plan de fabrication pharmaceutique pour l’Afrique, et un plan d’affaires associé, pour atténuer ce phénomène. Une plateforme d’apprentissage en ligne, comprenant des modules de production et des licences libres, au profit des fabricants qui sont prêts à produire des équipements sanitaires vitaux a également été mise en place

Au-delà de l’urgence sanitaire se profile l’urgence économique à laquelle il faut faire face pour éviter que soient anéanties les avancées de ces dernières années. Comment l’Agence de développement de l’Union africaine s’y prépare-t-elle ?

Il n’y a jamais de bon moment pour entrer en crise, mais cette crise arrive cruellement au moment où l’Afrique avait réuni les fondations d’une émergence, avait franchi un certain nombre d’étapes, notamment institutionnelles, décisives, je pense à la ZLECA, et effectivement, il y a le risque que les acquis en termes de croissance de ces quinze dernières années soient partiellement anéantis. Il n’y aura pas de solution miracle, nous devons redoubler d’ardeur dans les réformes qui sont en notre pouvoir, pour renforcer l’intégration de nos économies et libérer le potentiel de croissance endogène de l’Afrique. Tout le travail que nous accomplissons depuis des années à l’AUDA-Nepad pour développer les corridors régionaux, alléger les procédures à la frontière, avec le système One Stop Border Post, va dans ce sens. Nous devons également veiller à tirer les bonnes leçons des mouvements à l’œuvre dans le monde de l’entreprise et du numérique. Le monde de demain, dans son organisation et son rapport au travail, sera différent du monde d’avant la crise. Les nouvelles technologies, permettant le travail à distance et la résilience aux chocs, joueront un rôle accentué. Là aussi, il faut s’y préparer, investir, former, renforcer les compétences, et les programmes de l’AUDA-Nepad intègrent déjà cette dimension de développement du capital humain.

Cette crise du Covid-19 a révélé une faiblesse structurelle de nos économies avec un secteur important mais non maîtrisé : l’informel. Y a-t-il une réflexion lancée sur ce sujet au niveau de l’AUDA-Nepad ? Si oui, quelle stratégie est envisagée pour faire de cette dynamique économique inclusive un des atouts de l’Afrique ?

La protection des personnes et des agents économiques les plus vulnérables représente à nos yeux et à ceux de la plupart des gouvernements des États membres une priorité. Il est impératif d’en tenir compte, et c’est la raison pour laquelle j’ai appelé à ce que les indispensables mesures de confinement soient adaptées à nos réalités économiques. Il va de soi que le confinement, l’arrêt imposé des activités économiques ne peut être pensé de la même manière dans les pays riches, qui ont la possibilité de déployer des systèmes de chômage partiel particulièrement avantageux, et en Afrique, où une part importante de la population évolue dans le secteur informel. Le confinement doit nécessairement être plus adapté. Le secteur informel peut employer jusqu’à 70 ou 80 % de la population active dans certaines économies au sud du Sahara. Mais ces travailleurs, ils l’ont montré lorsque les mesures de confinement ont été levées, savent faire preuve d’une extraordinaire capacité de rebond et de résilience. Ce secteur peut devenir un atout pour l’Afrique à partir du moment où une meilleure articulation entre le secteur informel et l’écosystème des PME africaines aura été trouvée. Les dispositifs de microfinance et les institutions de méso-finance ont à cet égard un rôle à jouer, car elles sont à la jonction entre ces deux secteurs, le but étant de créer une dynamique afin d’amener à la formalisation d’un maximum d’activités relevant aujourd’hui de l’informel. En milieu urbain, mais aussi, j’insiste beaucoup sur ce point, en milieu rural.

Sur le volet de l’innovation, l’Afrique a besoin de son secteur de la recherche-développement. Dans la logique de rationaliser les forces africaines en la matière, y a-t-il un plan prévu par l’AUDA-Nepad ?

L’investissement dans le capital humain était un axe structurant du Nepad et représente un axe structurant de l’AUDA-Nepad. Notre agence s’est dotée d’une Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique (Stisa 2024). Elle collabore activement avec les centres de recherche installés sur le continent, et travaille, entre autres, avec l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS), reconnu comme un centre d’excellence du Nepad. Notre agence a également participé, avec l’Académie africaine des sciences (AAS), à la mise sur pied de l’Alliance pour l’accélération de l’excellence scientifique en Afrique, l’AESA, qui est une plateforme d’innovation partagée dans le domaine de la santé pour les communautés, notamment. L’une des missions de l’AESA est de définir et d’aligner l’agenda scientifique pour le continent africain. Donc, beaucoup de choses ont été impulsées, et les effets commencent à devenir tangibles. J’ajoute que le choc de la pandémie du coronavirus aura comme vertu psychologique d’achever de décomplexer les Africains, qui ont été en mesure d’apporter leurs réponses, leurs solutions adaptées, avec des résultats dont ils n’ont pas à rougir, sur le plan sanitaire. Donc, là aussi, on peut espérer que cette crise achèvera de libérer notre potentiel d’innovation scientifique endogène.

D’aucuns disent que l’Afrique doit changer de paradigme. Avec l’AUDA-Nepad, l’Afrique est-elle outillée pour accompagner les États dans cette démarche au moment où la Zleca fait naître de grands espoirs quant à l’accroissement du volume des échanges intra-africains ?

Ce paradigme avait déjà changé, la création de la Zleca, qui s’est opérée en un temps record, découlait de ce changement de paradigme ! Il est évident qu’il faut développer encore davantage la régionalisation de nos économies, car les communautés économiques régionales forment des ensembles assez homogènes. Elles pourront ensuite commercer entre elles, et, partant, booster le commerce et les échanges intra-africains, dont le niveau actuel n’est pas suffisant pour nous protéger de violents chocs exogènes comme celui que nous vivons actuellement avec cette crise du Covid-19. Il faut aller plus vite et plus loin. Avec des tarifs moyens de 6,1 %, les entreprises africaines sont actuellement confrontées à des droits de douane plus élevés lorsqu’elles exportent en Afrique plutôt qu’en dehors du continent ! La Zleca devra éliminer progressivement les droits de douane sur le commerce intra-africain, ce qui permettra aux entreprises africaines de négocier plus facilement sur le continent. Aujourd’hui, les pays africains se font concurrence pour exporter sur les mêmes marchés internationaux au lieu de se spécialiser de manière complémentaire et de commercer les uns avec les autres. La Zleca, par le développement et la promotion de chaînes de valeur régionales et continentales, ouvrira de nouvelles perspectives d’industrialisation pour le continent africain.

La crise du Covid-19 a révélé la nécessité pour l’Afrique de travailler à plus de création de valeur sur place pour profiter au maximum de ses matières premières. Quelles initiatives pourraient être montées autour et avec l’AUDA-Nepad pour bâtir un programme de vrai new deal en la matière pour l’Afrique et le mettre en œuvre ?

Contrairement à l’idée reçue, il existe sur le continent un nombre croissant de petites entreprises
aux projets innovants et durables pour tirer parti des ressources du continent. Un travail de coordination des forces doit être mis en place, qui rentre dans le mandat de l’AUDA-Nepad. L’effondrement des cours du pétrole a mis en lumière les conséquences de la dépendance du continent aux exportations de matières premières, qui le rend particulièrement vulnérable aux évolutions des prix sur le marché international, source de devises.

L’insécurité alimentaire qui pèse régulièrement sur l’Afrique a-t-elle suffisamment interpellé l’AUDA-Nepad pour mettre en œuvre là aussi une politique de grands chantiers agricoles ? Si oui, comment cela est-il envisagé ?

L’Agence du Nepad, devancière de l’AUDA-Nepad, s’est dotée d’une stratégie agricole ambitieuse, le Programme détaillé de développement agricole (PDDAA), qui a reçu un nouvel élan lors du sommet de Malabo, en juin 2014. Il vise à accroître l’investissement public dans l’agriculture à hauteur de 10 % par an et d’augmenter de 6 % par an la productivité agricole. Là encore, il s’agit d’un axe structurant de notre action. Des progrès notables ont été accomplis, d’autres restent à réaliser. En 2019, un rapport commun du Programme alimentaire mondial et de la FAO alertait déjà sur le fait que 73 millions d’Africains souffraient d’insécurité alimentaire aiguë. L’épidémie de Covid-19 et les deux invasions successives de criquets ont encore plus fragilisé le système alimentaire africain. Face à cette menace, l’UA et le FAO se sont engagés, dans une déclaration conjointe, à soutenir l’accès des populations les plus vulnérables à l’alimentation et à la nutrition, en fournissant aux Africains des programmes de protection sociale, en minimisant les perturbations afin de garantir une circulation et un transport sans risque des personnes dont le travail est essentiel, en assurant le transport et la vente de biens et services et en gardant les frontières ouvertes afin de favoriser le commerce alimentaire et agricole sur le continent. Le continent africain possède les ressources agricoles pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, mais souffre d’un retard en termes de productivité qui empêche, entre autres, les producteurs de réaliser des économies d’échelle et, souvent, produire des volumes qui permettraient, au-delà d’assurer leur subsistance, de stocker et vendre sur des marchés. Il faut capitaliser sur ce levier, et dans ce sens, un accord vient d’être signé entre la Fondation africaine pour les technologies agricoles (AATF) et l’AUDA-Nepad. Cet accord vise à développer l’innovation de produits d’innovation agricoles des petits producteurs et ainsi de stimuler la transformation du secteur.

Sur la question monétaire, l’Afrique est un nain. Quelle solution envisager pour se donner les moyens de détenir une forte capacité en droits de tirage spéciaux et financer nos grands chantiers stratégiques ?

Il y a évidemment une réflexion d’envergure à mener sur ce sujet à la fois complexe et d’importance majeure. Des avancées vont inévitablement avoir lieu. Sont-elles réalisables à brève échéance ? Je vous mentirai en vous disant que c’est faisable tout de suite, mais il sera incongru d’avancer vers l’intégration régionale sans une gestion appropriée de nos monnaies

Europe, Chine, États-Unis, Russie, Inde : quelle stratégie pour exister dans un monde où la guerre économique et commerciale est déjà dans les faits ?

L’Afrique n’est en compétition avec personne. Elle s’est dotée de son propre agenda, l’Agenda 2063, qui vise à transformer par étapes l’Afrique en puissance mondiale de l’avenir. Cet agenda repose sur la vision d’une Afrique intégrée, prospère, pacifique, dirigée par ses propres citoyens, et représentant une force dynamique sur la scène mondiale. Notre continent, jusque dans un passé très récent, a été le théâtre de nombreuses ingérences, a été entraîné dans des querelles et des rivalités qui lui étaient étrangères et qui sont de facto la cause essentielle de son retard. Ce temps est révolu. Nous sommes ouverts à toutes les coopérations, et l’ensemble des espaces et des puissances que vous venez de citer sont à nos yeux des partenaires potentiels, avec lesquels nous sommes attachés à renforcer notre coopération, mais sans exclusivité. Voilà ce qu’est notre ligne de conduite. Je pense d’ailleurs que dans le monde multipolaire dans lequel nous sommes entrés, être conscient de ses propres intérêts et être ouvert au dialogue est une des conditions de la paix.  Par Malick Diawara

Afrique: Pour des économies plus résilientes à travers l’intégration

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-La Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission de l’Union africaine (CUA) invitent les pays africains à approfondir leur intégration économique afin d’être plus résistants aux chocs comme la pandémie actuelle de Covid-19.Cet appel lancé à l’occasion de la publication de la deuxième édition de l’Indice d’intégration régionale en Afrique (ARII 2019, sigle anglais) à Addis-Abeba (Ethiopie) se justifie par le fait que dans l’ensemble, l’Indice montre que les niveaux d’intégration sur le continent sont relativement faibles avec un score moyen de 0,327 sur 1, souligne la CEA.
L’ARII « est à la fois un exercice de mesure et un appel à l’action pour construire  des économies résilientes grâce à l’intégration. Il identifiera les solutions nécessaires visant réellement à construire une Afrique intégrée », a déclaré, à cette occasion, le Directeur de la Division de l’intégration régionale de la CEA, Stephen Karingi.
L’Indice classe l’intégration des pays africains au sein de leurs communautés économiques régionales respectives et également avec le reste du continent. Il compare cinq dimensions clés, à savoir le commerce, la capacité de production, la politique macroéconomique, les infrastructures et la libre circulation des personnes.
Et pour que l’Afrique concrétise ses efforts de longue date d’une intégration économique plus étroite, l’ARII 2019 recommande l’amélioration des réseaux régionaux de production et de commerce en renforçant les capacités de production, de distribution et de commercialisation des pays; le développement des cadres de chaînes de valeur régionaux innovants dans différents secteurs en utilisant une technologie améliorée, des intrants de meilleure qualité et des techniques de commercialisation actualisées.
Il demande également aux Etats de mettre pleinement en œuvre la ZLECAF pour supprimer les barrières non tarifaires, ce qui reste un défi majeur pour l’intégration régionale; d’améliorer les compétences des travailleurs africains pour les adapter à la technologie et aux capacités de production d’aujourd’hui et de demain pour garantir la prospérité dans l’économie mondiale; d’améliorer les infrastructures en renforçant les Partenariats public-privé, en puisant dans les ressources nationales et en utilisant les fonds de développement des infrastructures régionales et mondiales et d’autres outils de financement innovants, accompagnés par une concurrence rigoureuse et la transparence dans les processus d’approvisionnement et de construction.ARD/te/APA

Sénégal: vers un dispositif de suivi de l’impact du coronavirus

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal Lance, le 27 mai 2020, une enquête dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19, pour recueillir des données concernant l’impact socio-économique de la maladie sur les ménages, selon les dirigeants de cette structure basée à Dakar.
« L’enquête, menée en partenariat avec la Banque mondiale, vise à produire des données à haute fréquence afin de mettre à la disposition des décideurs et du public des informations fiables et à jour pour éclairer les prises de décision et assurer une gestion optimale de la pandémie », ajoutent-ils.
A cet effet, l’ANSD a mis en place un système de collecte de données par téléphone mobile via son centre d’appels et selon une fréquence mensuelle.
Ce dispositif a pour but d’aider les décideurs à surveiller les canaux par lesquels la pandémie affecte les ménages et à évaluer son impact sur les conditions de vie des populations notamment celles plus vulnérables.
L’ANSD va ainsi cibler près de 2500 ménages sur l’étendue du territoire sénégalais pour faire partie du panel.MS/te/APA

83 NOUVEAUX CAS,15 EN RÉANIMATION

http://www.emedia.sn/Si ces deux derniers jours les cas importés ont refait surface, ce lundi, les services du ministère de la Santé et de l’action sociale n’en n’ont enregistré aucun.
Selon le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, il y a eu, ce lundi, 83 nouveaux cas sur un échantillon de 1091 tests réalisés. Parmi ces cas, 79 sont des contacts suivis et 4 issus de la transmission communautaire. Lesquels proviennent de Scat Urbam, Apcsy, Rufisque et Thiès.
Le nombre de cas grave a augmenté. Il y a eu 15 cas graves qui sont dans les services de réanimation des hôpitaux de Fann et Principal. Mais, l’état de santé des autres malades est stable.
A ce jour, le Sénégal a enregistré 3130 cas positifs dont 1515 guéris, 35 décédés. Le ministère de la Santé et de l’action sociale rappelle, comme de coutume, le respect des mesures individuelles et collectives pour se protéger contre la maladie.

LE SÉNÉGAL ATTEINT LA BARRE DES 3000 CAS,RETOUR DES CAS IMPORTÉS

http://www.emedia.sn/Le ministre de la Santé et de l’action sociale a, ce dimanche, coïncidant avec la fête de la Korité, donné le point de la situation du jour relatif à la maladie du Coronavirus. Le Sénégal dépasse la barre des 3000 cas. En sus, les cas importés ont refait surface.
Selon Abdoulaye Diouf Sarr, sur les 889 tests réalisés, 71 sont revenus positifs. Il s’agit de 66 cas contacts suivis, un cas importé et 4 cas communautaires. Il y a eu 40 personnes testées négatives donc déclarés guéris.
Cependant, il y a 12 cas graves qui sont présentement en réanimation. A ce jour, il y a 3047 cas déclarés positifs dont 1456 cas guéris, 35 morts, 1 évacué et 1555 patients sous traitement. Le ministre de la Santé et de l’action sociale exhorte les Sénégalais à respecter les mesures barrières. Aliou DIOUF

Dakar enregistre 66 nouveaux ca

Libération Sénégal online-Le Sénégal a franchi, ce dimanche, la barre des 3000 cas positifs au coronavirus détectés depuis l’apparition du virus le 2 mars dernier. La région de Dakar est la plus touchée. Aujourd’hui encore, sur les 71 nouveaux malades annoncés, 66 viennent de la capitale, selon un décompte de Libération online. En dehors de Ziguinchor (1) et Touba (4), le reste des cas est signalé dans les districts de Dakar-Sud (7), Dakar-Ouest (6), Dakar-Centre (11), Dakar-Nord (16), Guédiawaye (3), Mbao (2), Sangalkam (1), Pikine (4), Rufisque (2), Yeumbeul (7), Keur Massar (3) et Diamniadio (4).

VISITE SURPRISE DE DIOUF SARR À L’HÔPITAL DE GRAND YOFF: «ON EST DANS UNE PÉRIODE DE DÉCROISSANCE»

http://www.emedia.sn/Abdoulaye Diouf Sarr aux côtés du personnel de santé. En ce jour de Korité, le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est rendu à l’Hôpital général de Grand Yoff. Une visite surprise pour encourager et témoigner son soutien au personnel. Aussi, il a profité de l’occasion pour donner de bonnes perspectives de fin de cycle du coronavirus au Sénégal.

RETOUR DES CAS IMPORTÉS: LA POROSITÉ DES FRONTIÈRES INDEXÉE

http://www.emedia.sn/-Les cas importés de coronavirus refont surface malgré la fermeture des frontières. Une situation inquiétante qui favorise la propagation de la maladie. En effet, selon l’épidémiologiste, Massamba Dioum, le retour de ces cas importés est du fait de la porosité des frontières. Ainsi, il demande aux autorités de renforcer le dispositif de surveillance. « Si vous regardez bien, ces cas importés proviennent un peu de la région du Sud. Ce qui fait que si on ne prend pas des dispositions appropriées nous allons arriver encore à la propagation de la maladie surtout dans cette zone alors qu’on avait déjà réussi à circonscrire l’épidémie au niveau des régions du Sud », a-t-il expliqué, interrogé par Rfm.
Poursuivant, il pense qu’actuellement l’Etat et les forces de sécurité doivent développer davantage des stratégies pour essayer de fermer de manière rigoureuse toutes les frontières du Sud pour permettre au Sénégal de se sécuriser sur ce plan. Parce que, explique-t-il : « même si on avait réussi à circonscrire l’épidémie, à l’endiguer au niveau de notre territoire, si ces frontières ne sont pas rigoureusement fermées, la maladie va encore refaire surface. Donc, nécessairement, il faudra qu’il ait des stratégies efficaces pour fermer de manière définitive ces frontières ».

TRANSPORTS FRAUDULEUX: Dakar-Diourbel en… charrette

Libération Sénégal online–« Ce matin, vers 8 heures, cinq charettes à bord desquelles se trouvaient 11 personnes ont été interceptées entre Lagnar et Diourbel par la brigade de recherches de Touba. Ces individus qui venaient de…Dakar ont été remis à la brigade de Diourbel ».Source : Division communication de la gendarmerie nationale.

PR RAOULT QUALIFIE DE FOIREUSE L’ÉTUDE SUR L’HYDROXYCHLOROQUINE

http://www.emedia.sn/Le professeur Didier Raoult réagit à l’étude publiée dans The Lancet. « Je ne sais pas si ailleurs l’hydroxychloroquine tue, mais ici elle sauve des vies », lance-t-il sur sa chaîne YouTube.
Le professeur Didier Raoult ne désarme pas. Alors que plusieurs études remettent en cause l’efficacité de l’hydroxychloroquine, il répond à la polémique sur sa chaîne YouTube ce lundi et persiste.
« Je ne sais pas si ailleurs l’hydroxychloroquine tue, mais ici elle sauve des vies », lance-t-il en visant notamment la dernière étude de The Lancet publiée vendredi. Celle-ci alerte sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du Covid-19 dont l’hydroxychloroquine.
« Ici, il nous est passé 4000 malades dans les mains, ne croyez pas que je vais changer d’avis parce que des gens font du big data, fantaisie complètement délirante qui prend des données dont on ne connaît pas la qualité et qui mélange tout », lâche le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée qui ajoute que 10 000 électrocardiogrammes ont été faits. « Comment voulez-vous qu’une étude foireuse faite avec le big data change ce que nous nous avons vu ? » lance-t-il.
« Serein sur ce qu’on a fait »
« On est serein sur ce qu’on a fait, explique-t-il un peu plus tôt. Les querelles scientifiques, politiques, publicitaires, tout ça a un temps, le temps fait le tri, on n’est pas très inquiets ». Le Parisien

Pr Emmanuel Bassène: «Le Sénégal n’a pas les moyens de faire un essai clinique sur le Covid organics»

IGFM – Faire en sorte que les plantes médicinales soient utilisées comme médicaments. Soit telles qu’elles ou comme sources de médicaments : tel a été son combat durant les 37 ans qu’il a servi comme professeur de pharmacognosie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Aujourd’hui, à 66 ans et à la retraite, Emmanuel Bassène, actuel coordonnateur de la cellule de médecine traditionnelle et de phytothérapie au ministère de la Santé et de l’Action sociale, décortique pour l’Obs, l’Artemisia annua, une des composantes du remède malgache contre la Covid-19. L’ancien interne des hôpitaux ne manque pas d’élever le ton face à ce qu’il appelle le mépris du Sénégal pour l’expertise locale en termes de production de médicaments.
Vous êtes spécialisé dans l’étude des plantes comme médicaments. Est-ce que l’Artémisia a déjà fait partie de vos axes de recherche?
L’Artemisia annua (armoise annuelle) a fait irruption dans nos recherches en 2004. Je connaissais déjà cette plante, parce que c’est la source de l’artémisinine, un antipaludique très utilisé actuellement. On a été associé à un projet d’expérimentation des variétés d’Artémisia annua, financé par l’Ong Nomade Rci, avec l’institut polytechnique national de Toulouse au Sénégal et au Cambodge. Il s’agissait de sélectionner des variétés qui produisent beaucoup d’artémisinine, parce que l’Artemisia a beaucoup de variétés qui ne contiennent pas toujours la même quantité d’artémisinine. Lorsqu’on a entamé le projet, il s’est trouvé que Madame Viviane Wade, ancienne Première dame du Sénégal, a eu aussi à s’intéresser aux plantes antipaludiques comme le «niim» et l’Artémisia. On a fédéré nos projets sur les sites à Keur Massar, Mbadakhoune et Keur Boury et un autre au Saloum. Le centre national de recherche forestière s’est aussi joint aux travaux.
Quel est le nom Wolof pour désigner l’Artemisia ? 
Artémisia n’a pas de nom en wolof, puisqu’elle ne pousse pas ici. Elle a été introduite au Sénégal. L’Artémisia est une plante annuelle, d’où l’appellation «annua», qui pousse à l’état sauvage en Chine et en Asie du Sud-Est. Par contre, il y a une variété d’Artémisia dite Artemisia Afra, qui pousse en Afrique, mais elle est moins connue, parce qu’elle ne contient pas d’artémisinine.
Avec l’apparition de la pandémie de Covid-19, Madagascar a proposé le «Covid organics (CVO)», à base d’Artemisia, comme remède. Est-ce que son efficacité est prouvée dans la lutte contre le coronavirus ?
On parle d’Artemisia en tisane, dans la lutte contre la Covid, parce qu’en Chine, lorsque la pandémie s’est déclarée, ils ont tout de suite essayé la chloroquine, parce qu’ils savaient déjà que la chloroquine agit sur les corona. Le raisonnement est simple. La chloroquine agit sur les corona, donc tout ce qui agit sur le paludisme peut être essayé. Il se trouve que l’Artemisia agit sur d’autres virus, tout comme le quinqueliba agit sur des virus. Le «ratt», cela fait 30 ans que les gens savent que cela agit sur le virus de l’herpès. L’efficacité du covid organics ne peut pas être connue tant qu’on ne l’aura pas essayé. La médecine est une science, ce n’est pas de la météo. L’Artemisia peut bien être efficace dans la lutte contre la Covid, tout comme la chloroquine. Il regorge de fibres qui sont antipaludiques et certainement antivirales. Mais Artemisia annua ne figure ni dans la Pharmacopée OUA 1985 ni dans celui de OOAS de 2013. Si l’Artemisia annua avait figuré dans une vraie pharmacopée africaine, la plante aurait plus de légitimité, car des arguments scientifiques et juridiques que lui conféreraient cette pharmacopée seraient mis en avant pour défendre et justifier son utilisation. Mais comme par définition, notre Système rejette les plantes, parce qu’il les juge trop arriérées, ils ne se sont pas donné les outils pour franchir le pas.
«On ne peut pas passer tout notre temps à importer des médicaments, alors que des plantes, très efficaces, sont là, à portée de main»
A vous entendre, au Sénégal, on a plus confiance aux produits de l’industrie qu’aux plantes ?
Je dirais qu’au Sénégal, quand on parle de remède, on ne pense pas automatiquement aux plantes. Ils ne pensent pas qu’on peut faire des médicaments avec des plantes. Et puis, les médecins ne sont formatés que pour utiliser des produits qui viennent d’ailleurs. Au Sénégal, on ne fait que de la prescription, au détriment des remèdes à base de plantes naturelles. Comment comprendre que l’université soit dotée d’une unité de pharmacie depuis bientôt 100 ans et qu’elle soit incapable de créer un médicament ? On se limite juste à la prévention. C’est inacceptable. Depuis 3 ans, j’ai été nommé au Ministère comme coordonnateur de la cellule qui s’occupe de médecine traditionnelle et de phytothérapie, mais je peine à voir le bout du tunnel. On espère que le ministère va signer sous peu le document qui permettra d’aller vers une utilisation de nos plantes. C’est ce que j’appelle le document de politique nationale de médecine traditionnelle et de phytothérapie (Dpmtp). On a mis les deux pour que ceux qui travaillent dans la médecine traditionnelle y trouvent leur compte, de même que la médecine moderne, par les plantes comme le Covid organics, qui est de la médecine moderne avec des plantes. C’est un médicament qu’on peut prescrire, bien qu’il y ait des formes en tisanes, mais les tisanes sont aussi des médicaments.
Pourquoi aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la Santé déconseille son utilisation ?
L’Oms s’occupe de santé, mais n’a pas de laboratoires de recherche. Quand on dit que l’Oms ne préconise pas l’Artemisia, c’est normal. Mais est-ce que l’Oms peut interdire son utilisation ? Ce n’est pas sa prérogative. Quand l’Oms dit qu’elle n’a pas d’expérience sur l’Artemisia, c’est normal car Artemisia/corona, c’est nouveau. Tout le monde n’a pas d’expérience sur ça. Maintenant, on peut comprendre que comme il y avait des scientifiques qui prétendaient qu’ils allaient rapidement créer un vaccin, que l’Oms freine pour dire qu’Artemisia c’est ceci ou cela… Heureusement qu’ils n’ont pas dit qu’Artemisia était toxique.
Donc ils l’ont déconseillé pour encourager des lobbies pharmaceutiques ?
Je ne dirais pas cela, mais ils l’ont déconseillé parce que ce n’est pas une norme de l’Oms.
Est-ce que leur opposition à son utilisation n’est pas motivée par la crainte d’effets secondaires, comme c’est le cas pour la chloroquine ?
Pour qu’il y ait effets secondaires, il faut le constater. Les effets secondaires sont prouvés par des expériences. Tant que le Covid organics n’est pas expérimenté, on ne peut pas parler d’effets secondaires.
Avez-vous étudié le covid organics ?
Non. Je ne saurais vous donner la composition du Covid organics.  Contient-il des sauterelles ou pas ? Je n’en sais rien. Des échantillons ont été envoyés à la Direction de la Pharmacie et du Médicament, mais je n’en ai vu aucun. Les gens parlent, citent mon nom, alors que je ne suis associé à rien. Encore moins la médecine par les plantes, dont je suis un spécialiste. Je n’ai reçu aucun spécimen du Cvo. Ils ont une fois fait appel aux tradipraticiens pour les associer à la campagne de sensibilisation sur les gestes barrières, sinon, rien.
Dans ce cas, pourquoi le Professeur Moussa Seydi vous a recommandé pour les travaux sur le covid orgnics ?
(Rires). Je pense qu’il a cité mon nom pour se débarrasser d’une question embarrassante. Il a été prudent de ne pas évoquer un sujet qu’il ne maîtrise pas. Se prononcer sur le covid organics aurait discrédité son opinion sur le «protocole Raoult», qui fait de bons résultats. Il a orienté les gens vers moi parce qu’il sait que les plantes, c’est ma spécialité. Je pense qu’il a voulu pousser les autorités sanitaires à penser à moi. Mais il sait qu’elles ne le feront pas. Il est gentil, mais il sait que les plantes médicinales, surtout celles du Sénégal, ne seront pas associées à la recherche de remèdes pour la Covid. Le Sénégal a un laboratoire de plantes médicinales qui a près de 100 ans d’existence, et donc, recevoir un remède malgache à base de plante, ce n’est pas bon pour son image. On me recommande alors que je ne suis pas associé à ce processus. Moi, je me bats pour que le document de politique nationale de médecine traditionnelle et de phytothérapie (Dpmtp), de 15 pages, soit validé. C’est cela mon combat, pas le corona, qui va disparaître un jour ou l’autre, alors qu’il y a d’autres maladies ici. On ne peut pas passer tout notre temps à importer des médicaments, alors que des plantes, très efficaces, sont là, à portée de main. C’est comme si on allait acheter du mil à Paris pour faire notre «laakh» (bouillie à base de mil). C’est grave ! Comment on peut accepter de ne rien fabriquer, alors qu’on a depuis 100 ans un laboratoire à disposition ?
«Au Sénégal, on méprise l’expertise locale en termes de production de médicaments» 
Pour le covid organics, l’aval du comité national d’éthique avait été sollicité. Où en est-on ?
Je pense qu’il y a eu un amalgame autour du Cvo. Le produit a subi tous les tests à Madagascar, il y est autorisé, pourquoi vouloir prétendre recommencer des essais au Sénégal ? Ce n’est pas raisonnable. Ici, ils n’ont pas les moyens de faire un essai clinique sur le Cvo. Si les autorités ont confiance au dossier de présentation du Cvo et au remède malgache, elles doivent lui délivrer une autorisation de mise sur le marché (Amm) et le remettre au personnel soignant. Un essai clinique ne doit pas être un frein à l’Amm. Malheureusement, le législateur sénégalais n’a pas suivi le législateur français dans la réforme de l’AMM (une AMM adaptée aux médicaments composés de parties de plantes (tisanes) ou d’extraits de plantes (produits obtenu après contact avec l’eau ou l’alcool), il est resté figé à l’AMM classique. Résultat : aucun médicament à base de plantes ne peut obtenir l’AMM, personne ne va s’aventurer à déposer un tel dossier à la Direction de la Pharmacie et du Médicament. Le comité d’éthique n’intervient pas ici. On ne peut pas aller embêter le comité d’éthique pour deux ou trois spécimen. S’ils le font, c’est juste pour se rassurer. Ils doivent avoir confiance au Cvo, parce que Madagascar a une longue tradition d’invention de médicaments à base de plantes traditionnelles. Eux, ils valorisent leurs plantes traditionnelles, ce qui n’est pas le cas au Sénégal. On donne ce remède aux Malgaches, pourquoi pas au Sénégalais ? Alors que les gens consomment l’Artemisia sous forme de tisane ou en complément alimentaire.
Qu’est-ce qui explique la réticence des autorités sanitaires à introduire le covid organics dans le protocole de soins ?
L’Etat, à travers le Président, a montré sa volonté politique. Ce sont les experts qui ne suivent pas, parce qu’ils ne sont pas outillés. Si on m’y avait associé, je leur aurais fait part de mon expertise sur la question. Malheureusement, le système sanitaire sénégalais est imperméable à l’innovation en termes thérapeutiques.
Cela ne vous frustre pas qu’on préfère l’expertise venue d’ailleurs à celle locale ?
Cela nous tue. En tant que pharmaciens, ce n’est pas bon car la pharmacie ne se limite pas seulement à la vente, mais aussi à la production de médicaments. Au Sénégal, on méprise l’expertise locale en termes de production de médicaments. C’est regrettable, car la médecine traditionnelle, ce n’est pas du folklore.NDEYE FATOU SECK

 MESSAGE DE KORITÉ: LES NOTES D’ESPOIR DE MACKY SALL

http://www.emedia.sn/-Une lueur d’espoir dans le discours de Macky Sall, ce dimanche. Le chef de l’Etat a profité de la célébration de l’Aïd el fitr pour s’adresser aux Sénégalais.
Dans une allocation transmise en direct à la RTS, il exhorte les Sénégalais à tenir le cap en restant vigilants. Le chef de l’Etat dit avoir bon espoir du retour à la vie normale, d’ici peu de temps. « Nous devons encore rester vigilants. Nous devons poursuivre l’observance des gestes barrières pour freiner la propagation de la maladie. J’ai espoir que si ces efforts continuent, d’ici quelques moments, nous pouvons revenir petit à petit à la vie normale. Je sais que c’est très difficile, mais je continue à vous demander de rester vigilants et de poursuivre les efforts. C’est la seule voie. Puisse Allah nous aider à convaincre définitivement cette maladie afin que d’ici la Tabaski nous puissions revenir à une vie meilleure », a-t-il déclaré, saluant au passage les efforts consentis par les différentes communautés.
Pour le chef de l’Etat, de gros efforts ont été déployés. C’est ce qui a permis d’avoir des résultats satisfaisants par rapport à la guerre contre cette crise sanitaire. « Nous avons suivi depuis le 2 mars 2020, par nos services de santé, près de 20 mille cas, qui ont séjourné dans les établissements de santé et dans les centres de confinement. Aujourd’hui, plus de 13 mille parmi eux sont retournés chez eux. Nous avons eu, à ce jour, 3047 qui ont été infectés par le virus dont 1455 guéris et près 1555 qui sont encore dans les hôpitaux », a-t-il rappelé. Babacar FALL

Korité 2020: les vœux du Ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye

Mes chers concitoyens, chers sympathisants, nous voici au terme du mois sacré de Ramadan durant lequel, nous sommes soumis à une recommandation divine pleine de promesses. Je profite de ce moment pour vous accorder mon pardon et demander le vôtre. Une Célébration très particulière cette année dans le contexte de la pandémie Covid 19. Puisse Allah couvrir de sa grâce et de sa protection notre pays et le monde entier. Continuons à respecter les gestes barrières pour nous protéger et protéger les autres.Dewanati

Préservation des Daaras, retour à Dieu, unité confrérique: les vœux du Khalif général des Tidianes délivrés par Serigne Babacar Sy Abdou

https://actusen.sn/-La Ville sainte de Tivaouane n’a pas célébré en assemblée la prière de l’Eid El Fitr, conformément aux enseignements prophétiques en période de pandémie, et dans la lignée de la pensée de Seydil Hadj Malick Sy (rta).
Pour cette année, C’est Serigne Babacar Sy Abdoul Aziz, de délivrer le traditionnel message destiné à la Communauté Tidiane et à la Oumma Islamique, au nom du Khalif Serigne Babacar Sy Mansour et de son porte-parole Serigne Pape Malick Sy.
Dans son premier message diffusé durant la Leylatoul Qadr, entouré de Serigne Lamine NIANG et Serigne Mame Ousmane Sy Amadou, ces derniers ont démontré tous les fondements jurisprudentiels de la suspension provisoire par la Hadara Malikiya, des prières en assemblée. Cette fois-ci, Serigne Babacar Sy Abdou a axé le message sur la préservation des Daaras (écoles coraniques), du retour vers Dieu, et de l’unité Confrérique.
Le Khalif Serigne Babacar Sy Mansour présente ses vœux à toute la Oumma Islamique, aux khalifs généraux, au Président de la République, à son gouvernement et à l’opposition. Il a par ailleurs exhorté tous les fidèles à rester chez eux, prier chez eux, implorer le tout-puissant, protéger leurs familles et à veiller au respect strict des mesures de prévention et des gestes barrières.Asfiyahi.Org

 Le Khalife sur le virus: «C’est une créature divine comme nous… Il ne fera que ce Dieu voudra C’est à nous de revoir nos comportements»

https://www.dakarmatin.com/Prière honorée dans l’enceinte de la grande mosquée, règles de distanciation physique respectées dans presque toutes les zones de l’édifice, utilisation du gel antiseptique devant toutes les portes, port de masques et de turban par l’essentiel des fidèles, accès catégoriquement refusé aux enfants et aux femmes… Touba a prié ce dimanche l’Aïd-El-Fitr comme l’a souhaité le Khalife Général des Mourides.
Pour cette édition 2020, Serigne Mountakha Mbacké a tenu, encore une fois, à adresser personnellement quelques paroles à l’intention  des Sénégalais dans ce contexte de covid19. Et d’ailleurs, ne se privera-t-il pas de parler du virus, le traitant comme une créature divine qui a une mission à accomplir comme toute autre créature et qui ne pourra jamais dépasser ses attributs et ses fonctions, en dehors de la mission à lui assignée.
Ainsi fera-t-il savoir que « Corona est juste une créature divine. » Il ajoutera ce qui suit : « Il agit aux Ndigël de Dieu et exclusivement à ses Ndigël. C’est nous qui devons revoir nos comportements. Il nous appartient de rectifier notre approche spirituelle vis-à-vis du Créateur. Nous gagnerons à tout renvoyer entre les mains de Dieu. Il fait ce qu’il Il veut. Il sait comment Il le fait. »
Non sans fléchir, le Patriarche de Darou Miname se voudra clair par rapport à la mission  de Serigne Touba qu’il ne voudrait voir personne dévoyer. « Serigne Touba n’était venu sur terre que pour adorer Dieu et suivre ses recommandations. Nous aussi, notre seule préoccupation devrait être de nous soumettre à Dieu. Nous avons intérêt à savoir pourquoi Dieu nous a fait venir dans ce monde.  Rendons à Dieu ce qui appartient à Dieu et suffisons-nous de Serigne Touba comme notre intermédiaire vis-à-vis de Lui. Tant que nous ne nous suffirons pas de Serigne Touba et d’adorer le Seigneur,nous ne cesserons de nos égarer« .
Il précisera, en passant, que nul ne pourra accéder au Paradis divin par le seul biais de ses actes sur terre. « Personne, toutefois, ne peut entrer au paradis par le seul biais de ses actions. Même le prophète ne s’était pas extrait de cette règle lorsqu’il fut interpellé sur cela. Nous pouvons, heureusement, après avoir suivi les recommandations du Créateur, avoir confiance à cause de Serigne Touba

Non à l’affolement !

Serigne Mountakha Mbacké exhortera chaque musulman à un retour spirituel vers Dieu, ce qui pourrait calmer les ardeurs du virus dans les foyers. Il bannira toutefois l’affolement.
« Le monde est certes secoué. La vie est certes difficile à cause de ces péripéties, mais tout cela ne devrait nullement nous empêcher  de nous concentrer dans ce que nous devons faire en tant que musulman et en tant que disciple de Serigne Touba.
L’affolement n’a pas sa raison d’être. Elle ne se justifie pas tant que nous sommes dans ce que nous devons être. Nous avons la conscience tranquille. » Rappelons que le Patriarche qui avait à ses côtés son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, n’a pas manqué de tirer le chapeau à l’État pour tous les efforts consentis dans ce combat déclenché contre le nouveau coronavirus.

KHALIFA SALL INVITE LE GOUVERNEMENT À PLUS DE MÉTHODE DANS LA GESTION DE LA PANDÉMIE

http://www.emedia.sn/L’ancien maire de Dakar a profité de la fête de la Korité pour présenter ses vœux aux Sénégalais. D’emblée, Khalifa Sall a rappelé que la cette année, la fête se déroule dans un contexte particulièrement difficile marqué par une situation pandémique d’une grande ampleur. Dans ces moments, il témoigne sa solidarité à tous les Sénégalais. « Je mesure à sa juste valeur les sacrifices consentis et les souffrances vécues pour l’épanouissement de vos familles et le développement de notre pays. Dans ces dures périodes, je vous assure de mon soutien indéfectible », a déclaré Khalifa Sall qui n’a pas manqué de saluer tous ceux qui travaillent sans relâche et souvent dans des conditions très difficiles pour nous préserver de la maladie et sauver des vies. A présent que les prévisions des spécialistes se focalisent sur la présence encore pour quelques temps du virus, il nous importe de continuer à lutter farouchement et de ne point céder ni au découragement ni au relâchement », a fait savoir l’ancien maire de la capitale sénégalaise.
Avant d’ajouter : « Lutter contre le virus, c’est, au-delà des mesures de prévention individuelle et collective, prendre conscience des changements et des ruptures qui s’opèrent inexorablement dans le monde pendant et après la pandémie. En effet, l’économie nationale connait des dysfonctionnements qui impactent négativement sur
les conditions de vie des populations déjà si précaires ».
D’après Khalifa Sall, les pouvoirs publics sont interpellés. Parce que, rappelle-t-il, la capacité de résilience ne peut être efficace que si elle s’accompagne de véritables politiques publiques réorientées dans leur essence, à savoir la satisfaction des besoins des populations. Ainsi, il estime qu’il est donc plus que jamais nécessaire de replacer l’Humain au cœur de l’Etat et de l’action publique. Sur ce, Khalifa Sall invite le gouvernement à plus de célérité, d’organisation et de méthode dans la gestion de la pandémie. « Nous rappelons surtout l’impérieuse nécessité de transparence et de reddition des comptes. C’est ensemble, dans l’union et la solidarité que nous vaincrons la pandémie. Nous y arriverons par la Grâce de Dieu et par notre volonté et notre force conjuguées », dit-il Aliou DIOUF

Le message d’Idrissa SECK

A l’occasion de la fête de Korité, je vous souhaite une excellente fête. Que le
Tout Puissant agrée et récompense nos bonnes actions.Déwénaty et vive le Sénégal.Idrissa SECK Président de Rewmi #EidMubarak

LE MESSAGE DE KARIM WADE

http://www.emedia.sn/Karim Wade adresse ses voeux aux Sénégalais, en ce jour de fête de Korité marquant la fin du mois de Ramadan. « Je voudrais rendre grâce à Dieu d’avoir, une fois de plus, permis aux musulmans du monde entier d’affermir leur foi à travers le jeûne, la prière, la réflexion et de se consacrer à des moments intenses de dévotion, en dépit d’une situation sanitaire particulièrement préoccupante causée par la propagation de l’épidémie du coronavirus », a déclaré Karim Wade dans un communiqué.
Il a formulé des prières pour que Dieu nous délivre, au plus vite, de la pandémie Covid-19 dont les conséquences risquent d’entraver les efforts de chacun pour le développement économique et social. De même, il a tenu à adresser ses « vœux chaleureux de prompt rétablissement » à tous ceux qui souffrent de la maladie, à avoir une pensée pieuse pour toutes les personnes décédées et à présenter mes condoléances les plus attristées à leurs familles ».

Eïd El Fitr: Gackou Prie Pour L’éradication De La Pandémie À Covid-19

Le Président du Grand Parti, Malick Gackou, dans une note qui nous est parvenu présente ses meilleurs vœux à la Ummah en cette période d’Eïd. Voici l’intégralité de son message :
Bonne fête de l’Eïd El Fitr à la Ummah islamique. À cette occasion où nous espérons bénéficier de la grâce du Tout Puissant, prions pour l’éradication définitive de cette pandémie à Covid-19. A cet égard nous en appelons à notre responsabilité individuelle et collective pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la nation et la perpétuation de la grandeur de notre peuple face aux périls et menaces qui secouent la planète entière. Cela passe nécessairement par le renforcement et la consolidation de l’unité nationale pour le triomphe de la République.Dewenaty!Eïd mubarack!MALICK GAKOU,Président du Grand Parti

Covid-19: Moustapha Diakhaté estime que le « moment est venu pour le gouvernement de lever l’Etat d’urgence et le couvre-feu »

https://www.pressafrik.com/-L’état d’urgence décrété le 23 mars et assorti d’un couvre-feu nocturne pour combattre l’épidémie liée au coronavirus va prendre fin le 2 juin prochain. Sera-t-il prorogé de nouveau ou pas ? l’ex-Directeur de cabinet de Macky Sall, Moustapha Diakhaté en rupture de ban avec les cadres du parti présidentiel estime que « le moment est venu pour le gouvernement de lever l’Etat d’urgence et le couvre-feu ». Pour l’ancien parlementaire en voyant les chiffres enregistrés depuis l’apparition de la maladie, l’Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu n’est, à ses observations pas efficace dans lutte contre la propagation de la covid-19.
Endiguer la Covid-19 avec l’état d’urgence assorti d’un couver-feu: beaucoup de contraintes pour un bilan sanitaire foncièrement médiocre.
Le moment est venu pour le gouvernement de lever l’Etat d’urgence et le couvre-feu.
La grande question qui taraude les esprits depuis le changement de stratégie gouvernementale de la gestion de l’épidémie  est bien celle-ci : l’Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu a-t-il été efficace dans lutte contre la propagation de la covid-19?
Que non !
Voyons ce que disent les chiffres.
En effet, du 23 mars 2020 au 24 mai 2020, le nombre de cas positifs recensés au Sénégal est passé de 79 à environ 3 000 soit une hausse de 37 % en deux mois.
Au regard de ces données, il est évident que l’Etat d’urgence n’a pas permis d’endiguer la chaine de transmission de la Covid-19.
La mesure n’a pas non plus contribué à éviter la surcharge des réceptifs recevant les cas contact et des hôpitaux comme le dit si bien  le Directeur du Cous lorsqu’il rapporte que « la forte augmentation des hospitalisations menace de saturer un grand nombre de Centres de traitement des épidémies (Cte) mis en place.»
Par contre sur le plan économique et social, l’Etat d’urgence a mis en sommeil de pans entiers des activités génératrices de revenus et euthanasié d’innombrables entreprises du secteur informel.
A bien des égards, l’Etat d’urgence aura été beaucoup plus catastrophiques que les dégâts sanitaires du coronavirus en générant plus de malheurs que le mal qu’il était sensé combattre.
En plus d’être anticonstitutionnel, l’inefficacité l’Etat d’urgence dans la lutte contre la propagation du coronavirus, plaide en faveur de sa levée et l’annulation des mesures discriminatoires d’interdictions des déplacements interurbains des personnes.
Dès l’instant que l’Etat d’urgence n’a pas servi à grand-chose du point de vue la propagation spatiale de l’épidémie et de contamination des personnes, le gouvernement doit laisser les sénégalais se déplacer librement, de jour comme de nuit, sur toute l’étendue du territoire nationale. La levée de l’urgence et le couvre-feu  s’impose dans la mesure où le Président de la République a annulé les régimes restrictifs qu’il préconisait pour les lieux de culte, transports publics de voyageurs, marchés traditionnels, établissements d’enseignement et le rapatriement de nos compatriotes bloqués dans des pays où sévit encore la pandémie.
Le Sénégal, tout en restant une vraie démocratie, une terre de liberté individuelle et collective, peut bel et bien atteindre l’objectif de « de Zéro cas, zéro décès » par le respect par toutes et par tous  et partout des mesures de distanciation sociale associée au lavage des mains, à l’utilisation des gels hydro alcooliques et au port obligatoire de masque.
La démocratie  et l’Etat de droit sont compatibles avec l’efficacité de la lutte pour endiguer l’épidémie sans Etat d’urgence ni autres mesures coercitives. En tout état de cause, La crise du coronavirus ne doit pas constituer une occasion pour confiner la démocratie, l’Etat de droit et la transparence. Vive la République !Vive le Sénégal !

SEYDINA MANDIONE THIAW LAYE PLAIDE POUR LA RÉFORME DE LA COMMISSION NATIONALE DU CROISSANT LUNAIRE

http://www.emedia.sn/-Seydina Mandione Thiaw Laye regrette la célébration de la fête de Korité dans la division au Sénégal. Selon lui, cela doit cesser car c’est l’union qui fait la force. S’adressant à la presse après la prière à Yoff de l’Aid-el fitr, il plaide pour une réforme de la commission nationale d’observation du croissant lunaire pour mettre fin à ces dispersions.
Selon lui, il faut du sang neuf à cette commission. C’est-à-dire une alternance générationnelle. Il faut, pense-t-il, que l’on renouvelle les instances de cette commission et que toutes les familles religieuses y soient représentées. Aliou DIOUF

Imam Tafsir Babacar NDIOUR: «Tout Ce Que Nous Avions Refusé À Dieu,Aujourd’hui Nous L’avons Accepté Au Coronavirus»

http://www.walf-groupe.com/-La pandémie du nouveau coronavirus donne l’impression que Dieu voulait reconstruire la planète dont le fonctionnement et la régulation avaient été perturbés par l’homme pour assoupir des besoins déraisonnables, a soutenu dimanche à Thiès, l’imam Tafsir Babacar Ndiour
‘’Tout se passe comme si c’est Allah qui veut reconstruire son monde, après que l’homme l’a mis sens dessus-dessous pour ses besoins déraisonnables’’, a dit l’imam dans son sermon de la Korité à la mosquée de Moussanté.
Pour le religieux, les hommes ont ‘’dépassé les bornes’’ dans tous les domaines, en détruisant les forêts, tuant des animaux importants pour l’écosystème et en enfumant le monde avec des gaz à effet de serre.
‘’Entre le 1-er mars et le 31 avril, il y a eu une réduction du taux de CO2 de 8%’’, dû au ralentissement des activités, consécutif à la pandémie, a noté l’imam.
‘’Les voitures, les avions, les bateaux sont immobilisés’’, a-t-il relevé, non sans ajouter : ‘’quand nous continuons à désobéir à Allah, viendra un jour où Il dira : arrêtez ! c’est la fin de la récréation’’.
Pour lui, l’homme, mu par la recherche de profit et de bonheur sans fin, détruit tout sur son passage.
‘’Le bonheur est une conception de capacité de satisfaction des besoins. Le bonheur est sans fin, parce que les besoins sont sans fin’’, a-t-il dit.
Il a noté que là où Dieu a châtié des peuples anciens qui Lui ont désobéi, par des cataclysmes, un virus a suffi pour arrêter la marche du monde moderne.
‘’Tout ce que nous avions refusé à Dieu, aujourd’hui nous l’avons accepté au coronavirus, qui pourtant est une simple serviteur’’, poursuit l’imam, non sans relever ‘’tout le monde est devenu inquiet, nous avons oublié nos besoins sans fin’’.
Une situation motivée essentiellement par la ‘’peur de rencontrer le virus et la mort’’, qui pourtant ‘’a toujours existé et continuera d’exister’’. Il a souligné l’impuissance des puissances militaires du monde, qui face au virus, sont comme des ‘’poules mouillées’’.
‘’Le monde entier lui (au virus) a déclaré la guerre, mais où sont les kalachnikovs, les bombes nucléaires, les bombes à fragmentation, les missiles, antimissiles, chars, sous-marins porte-avions, bombes chimiques, avions furtifs, drones etc. ?’’, s’est-il interrogé.
‘’Les sommes dépensées pour acheter ces armes fabriquées pour tuer son semblable, ne pouvaient-elles pas servir à la paix à soutenir les pauvres ?’’, s’est interrogé le religieux.
Il en a profité pour inviter les populations au respect des mesures de prévention, parmi lesquelles celle édictée par le Prophète (PSL) et confirmée par la médecine moderne.
Il s’agit de ne pas quitter une zone d’épidémie et de ne pas s’y rendre. ‘’Dès lors que la maladie est sur place, faisons en sorte que personne ne la transmette à personne’’, a-t-il recommandé.APS

Sokone en deuil: Le Khalife général s’est éteint ce dimanche

https://actusen.sn/La famille religieuse El Hadji Amadou Deme de Sokone dans le département de Foundiougne est en deuil. Serigne Omar Ahmad Deme s’est éteint ce dimanche à l’âge de 95 ans. Grand érudit de l’islam, il était le deuxième khalife de la  célèbre famille religieuse après Thierno Mamadou Ahmadou Deme rappelé à Dieu en 2014. Le saint homme qui a beaucoup fait pour la religion musulmane a été inhumé selon nos informations aux environs de 23 heures à Sokone. La Rédaction de Actusen.sn présente ses condoléances à la famille éplorée.Matar Diouf,

Dr Cheikh Tidiane Dieye: «Il y a comme une sorte de business sur les tests»

https://senego.com/-Docteur Cheikh Tidiane DIEYE est un homme engagé. Pour inintérêt, le Coordonnateur National de la Plateforme AVENIR Senegaal Bi Nu Begg est prêt à y laisser sa vie. Présent à tous les grands combats menés par la société civile, Dr Dieye veille scrupuleusement sur la bonne gouvernance des affaires de cité. Dans cette interview accordée à Guestuinfo, ce membre du collectif « Arr lu niou bokk » revient sur plusieurs questions d’actualités: la gestion de l’épidémie du coronavirus par l’Etat, la controverse autour de l’attribution des marchés relatifs à l’aide alimentaire, le Franc Cfa, entre autres…Sans langue de bois, Dr Dieye dit tout.
–Le président Macky Sall a, lors de son adresse à la Nation, décidé d’assouplir certaines mesures de restriction liées à l’Etat d’urgence ; notamment la réouverture des lieux de culte. Une décision très controversée, du reste. Comment appréciez-vous cette décision ?
Cette décision doit être analysée sous sa triple dimension technique, politique et socio-économique. Techniquement, elle va à contrecourant des pratiques habituelles qui organisent et déterminent les trajectoires de confinement ou de déconfinement ainsi que la rigueur attachée aux mesures de restrictions servant à endiguer la propagation du virus au sein de la population. La décision ne devait pas être du goût des personnels de santé qui se dévouent corps et âme pour éviter qu’une explosion trop rapide des cas ne déborde la structure sanitaire du pays. Donc, si la décision est techniquement insensée, il faut trouver sa raison dans les dimensions politiques et socioéconomiques. Au plan politique, la gestion de la crise sanitaire à fait l’objet de beaucoup tâtonnements, de tergiversations, de louvoiements et de manque de rigueur. C’est comme si le pouvoir cherchait à ménager la chèvre et le chou, et les signaux contradictoires qui ont émergé de ses postures ont brouillé son message sur la dangerosité de la maladie. C’est ce qui explique en partie le relâchement que nous constatons partout au sein de la population et qui pourraient être malheureusement fatale. Et là-dessus, au lieu de pointer ses propres irresponsabilités et faiblesses, le pouvoir a tenté de se défausser sur les citoyens, arguant que les sénégalais seraient incapables de respecter les interdits.
Or ce qu’il semble oublier, c’est que les sénégalais comme tous les humains, obéissent aux mêmes ressorts de l’obéissance vis-à-vis des lois. Lorsque les émetteurs des règles n’ont pas toute la légitimité qu’il faut ; lorsque ces règles sont appliquées de manière sélective ou sont négociables ; lorsque les sanctions sont distribuées de manière partisane ou clientéliste ; lorsqu’en fin ceux qui les adoptent eux-mêmes sont les premiers à les violer, alors les citoyens auront toujours tendance à ajuster leur comportement dans le sens qui les favorise. Après tout n’a-t-on pas vu un ancien Premier ministre prier en vendredi dans une mosquée alors que le Président disait la veille qu’il fallait éviter temporairement ces rassemblements ? N’a-t-on pas vu le Président lui-même réunir des foules au palais de République et même serrer des mains 48 heures après avoir demandé aux sénégalais d’éviter de le faire ? Gouverner par l’exemple est la meilleure forme de gouverner.
En fin au plan socioéconomique, il faut reconnaitre le gouvernement n’avait pas une grande marge de manœuvre pour maintenir les mesures restrictives. La marmite sociale était portée à ébullition et il fallait soulever le couvercle pour éviter l’explosion. Avec l’arrêt ou le ralentissement de l’activité économique dans un pays dont l’écrasante majorité des travailleurs est active dans une sorte d’économie de survie dans l’informel, un maintien durable des mesures restrictives sans mesures de soutien aurait pu déboucher sur des soulèvements.
-Beaucoup pensent que le président de la République a cédé à la pression à certains groupes religieux qui ont bravé l’état d’urgence.
Oui il est évident que le gouvernement a lâché du leste sous la pression d’acteurs économiques et de cercles religieux d’où s’élevaient des contestations fustigeant le deux poids deux mesures qu’ils percevaient dans l’application de certaines mesures relatives au lieux de prières.
L’événement survenu à Kaolack était déjà un signal suffisamment fort pour que l’Etat revoie sa posture en décidant d’assouplir les mesures, pour éviter justement que des révoltes populaires ne lui imposent un recul, ce qui lui aurait fait perdre la face.
-L’église catholique et une partie de la communauté musulmane ont opté pour le statut quo ; c’est-à-dire maintenir les lieux de culte fermés. Cela ne risque-t-il pas remettre en cause la cohésion sociale surtout dans ces moments difficiles ?
Lorsque le message de l’Etat est faible ou brouillé, il perd sa capacité d’entrainement et de mobilisation des citoyens au-delà de leurs cercles primaires d’appartenance. Et lorsque cela arrive, les groupes ont tendance à agir selon leurs propres logiques, qui ne correspondent pas toujours à l’intérêt général et aux principes de la République. C’est donc clairement la faiblesse de l’Etat qui lui fait perdre des parcelles d’autorité qu’investissent d’autres groupes. La Nation sénégalaise, quoi qu’on en pense, est encore en construction. Ses fondations sont très fragiles et l’Etat censé les consolider est lui-même contesté dans ses prétentions, car étant encore perçu par une écrasante majorité de la population comme une construction coloniale aujourd’hui captée par une élite locale qui en use et abuse pour piller des ressources collectives. En ce qui concerne la cohésion sociale, il est vrai que les fractures s’agrandissent dangereusement depuis quelques années du fait des manipulations et du manque de retenue de certains hommes politiques et de l’apparition dans l’espace religieux de gens qui suscitent des controverses factices et alimentent des contradictions qui n’existent peut-être pas pour en tirer profit.
Je dois dire cependant que ce qui semble être des lignes de fracture, surtout dans le domaine religieux, ou plus particulièrement le domaine confrérique, est en fait l’expression d’une riche diversité dont nous devrions plutôt tirer profit. La diversité ne doit pas être forcément source de divergence ou de division. Je fais confiance au peuple sénégalais et je le sais capable de sursaut à chaque fois que les fondamentaux sont ébranlés pour neutraliser les oiseaux de mauvais augures et les fossoyeurs de la concorde. Nos guides religieux ont montré à de nombreuses occasions qu’ils peuvent nous rassurer par leurs actes lorsque le bateau vient à tanguer. C’est pourquoi ils devraient se parler plus souvent et poser des actes forts qui ressoudent les liens. La diversité doit être vue comme un héritage que les anciens nous ont légué. Il nous appartient d’en faire le meilleur plutôt que le pire. Pour construire les fondations sur lesquelles doit reposer un édifice solide, il faut du sable du ciment, du fer, de l’eau et d’autres choses. Je vois les différentes communautés nationales comme ces éléments. C’est en les mélangeant qu’on peut en tirer le meilleur pour refonder l’Etat comme la Nation sur des bases plus endogènes. Et cela passe forcément par du dialogue, de la négociation perpétuels du compromis social.
-Le Sénégal compte à ce jour, plus de 3000 cas positifs de coronavirus 35 décès. Comment analysez-vous la stratégie de lutte contre le coronavirus du ministère de la Santé
Il est difficile d’analyser une stratégie en cours de mise en œuvre. Si la stratégie semblait relativement claire au tout début de la pandémie, mis à part quelques légers flottements, notamment en ce qui concerne le retard relatif dans la fermeture des frontières, on a vu ensuite beaucoup de problèmes dans la coordination, les orientations et les choix entre les structures de l’administration. Avec l’apparition des cas communautaires, le ministère aurait dû choisir aussitôt d’intensifier les tests pour diagnostiquer le maximum de personnes autour des malades et des cas contacts. Cela aurait permis d’aller plus vite que le virus au lieu de lui courir après. En plus de deux mois d’épidémie, le ministère a réalisé à peine 33.000 tests là où on aurait pu en faire des centaines de milliers. La faiblesse des tests s’explique en partie par l’exclusivité et le quasi-monopole accordé à l’institut Pasteur sur les dépistages. Il faudra bien d’ailleurs, qu’à l’heure du bilan et de l’audit, qu’on nous explique pourquoi l’IRESSEF du Professeur Souleymane Mboup, qui est une référence dans ce domaine a été écarté et confiné dans la seule région de Thiès qui avait peu de malades en laissant à Pasteur le reste du pays. Qui plus est, avec le Force COVID 19, on aurait pu fournir à plusieurs laboratoires régionaux les équipements nécessaires pour réaliser des tests.
Il y a comme une sorte de business sur les tests et l’avenir nous dira ce qu’il en est. A la place du Président de la République, j’aurai saisi cette opportunité pour subventionner massivement l’IRESSEF afin d’en faire une institution de référence continentale et mondiale. La crise de la COVID 19 nous montre la nécessité pour chaque peuple de conquérir sa souveraineté sanitaire. Et la cela passe par un contrôle étroit sur les données et les techniques. Ce n’est pas pour rien si l’institut Pasteur a refusé de donner des souches à l’IRESSEF alors qu’il en a surement donné à Pasteur Paris et d’ailleurs. En ce qui concerne la communication, il y a le fait que la technicité du langage du Ministère et le fait de suivre un protocole standard de communication n’a pas permis d’adapter celle-ci aux réalités locales pour une meilleure gestion des cas communautaires. La communication du ministère a été pour beaucoup, même ce n’était pas son intention, dans la stigmatisation et la peur.
–La distribution de l’aide alimentaire destinée aux populations les plus démunies suscite une vive polémique par rapport à la transparence dans l’attribution des marchés. Ces soupçons sont-ils justifiés à votre avis ?
C’est le grand faux-départ qui a eu ensuite pour effet de démanteler tout le consensus que le Président avait réussi à bâtir avec les forces sociales et politiques. Un vrai jeu d’amateur. Lorsqu’on a déclaré qu’on est en guerre, on ne peut plus se permettre de fonctionner sur les mêmes paradigmes d’une gouvernance que tout le monde avait rejetée. Le Président a commis plusieurs fautes politiques dans ce dossier. La première c’est d’avoir laissé le ministère de son beau-frère gérer seul, avec ses techniciens, toute la machinerie de l’achat et de la distribution du riz. La seconde concerne le retard inexplicable dans la mise en place du Comité qui était annoncé pour être de pilotage, mais qui à l’arrivée a été réduit à un comité de suivi.
La troisième concerne en fin l’opacité des conditions d’attribution des marchés pour l’achat du riz et le convoyage des denrées dans les régions. Ces failles ont démobilisé l’opinion publique. Une perception d’autant plus traumatisante pour cette dernière que nous sommes dans un contexte de crise sanitaire. J’invite d’ailleurs le Comité de suivi à s’intéresser aux quantités de denrées effectivement livrées par les compagnies attributaires des marchés car c’est souvent là que résident les stratégies frauduleuses.
-Le Comité de suivi du Force covid-19 dirigé par le général François Ndiaye connait déjà des remous. Cette structure est accusée d’avoir voulu octroyer des perdiems de plus d’un million de F cfa à chacun de ses membres au moment où le Peuple souffre.
Ce scandale moral n’était pas une surprise pour moi. Même si j’ai été parmi les premiers à demander la mise en place du Comité de pilotage, suite au message à la Nation du Président du 3 avril, je ne m’attendais pas au format final. Le fruit n’a pas tenu la promesse des fleurs. Le comité est structuré comme si sa mission consistait à effectuer un dialogue politique sur la gestion de la crise. Il aurait du être un Comité composé de techniciens sectoriels à la compétence avérée pour faire les choix et les orientations stratégiques, de gestionnaires chevronnés pour faire les bons arbitraires et de contrôleurs expérimentés, sages et incorruptibles pour pister, retracer et retrouver chaque centime dépensé.
Vous vous souvenez sans doute du Conseil d’orientation de l’ANOCI à son époque. Sa composition était presque identique à celle du comité du Force COVID 19. A la fin de la mission de l’ANOCI, son conseil de surveillance avait attesté que l’agence était une référence mondiale en matière de transparence et de gestion et que tous les comptes étaient limpides. La suite est connue : les scandales de l’ANOCI n’ont pas encore fini d’être élucidés. C’est le sort qui guette ce comité du Force COVID 19
-L’actualité, c’est aussi le «décret » controversé sur l’honorariat accordant des indemnités aux ancien présidents du Conseil économique social et environnemental. L’Etat nie l’existence de ce «décret ». Quelle est votre conviction.
Ma conviction est que l’Etat est rattrapé par son propre mensonge. Ce qui pose problème, ce n’est pas qu’on n’ait pas dit la vérité. C’est qu’on ait pensé qu’on pouvait la cacher. Mais le problème ce n’est pas l’Etat. Ce dernier n’est qu’un contenant qui prend la forme et la couleur que ceux qui l’habitent. J’ai déjà dit à de maintes occasions que le Sénégal est dans faillite morale totale doublée d’une médiocrité sans précédent. Les faits le confirment tous les jours. Cette histoire me rappelle d’ailleurs l’histoire de la fameuse valise d’Alex Segura qui avait éclaté le 25 septembre 2009. Après avoir tenté maladroitement d’étouffer le scandale, l’Etat avait fini par le nier en alignant mensonge sur mensonge. Mais chaque mensonge l’enfonçait davantage, jusqu’au moment où le Premier ministre d’alors finit par avouer que le Président Wade avait offert environ 80 millions de FCFA au fonctionnaire du FMI mais que c’était un cadeau donné conformément à nos us et coutumes. Argument que j’avais d’ailleurs démonté dans une contribution que j’avais publiée à l’époque sous le titre d’«Etat corrupteur ». Pour le cas de la dame du CESE, maintenant que le vrai décret est sorti et l’ancien retrouvé, attendons de voir quelle grossièreté ils vont encore nous sortir.
Je crois d’ailleurs qu’il faut poser un vrai débat sur l’utilité de ces institutions. Le CESE peut avoir son utilité. Mais ce n’est pas le cas actuellement et il coûte trop cher pour peu de résultat. Moi Président, je l’aurai transformé en « Grand Conseil de la République » pour n’y amener, à la suite d’une sélection rigoureuse par les pairs dans tous les secteurs, les meilleurs d’entre nous pour réfléchir, sans parti-pris, sans arrière-pensée et sans pression au présent et à l’avenir de notre pays. Il serait consulté par le Président avant toute grande décision. Ses membres travailleraient à titre bénévole. Je suis sûr que de nombreux patriotes sénégalais talentueux accepteraient de rendre un peu à leur pays sans rien demander en retour.
La France a adopté un projet de Loi entérinant la fin du Franc CFA. Qu’est ce que cela va changer?
La France vient de poser un nouvel acte. Ce 20 Mai 2020, le Gouvernement Français a adopté un projet de Loi entérinant la fin « symbolique » du Franc de la Communauté Financière Africaine (CFA). Cette décision fait suite à l’accord conclu le 21 décembre 2019 par M. Alassane Ouattara, Président en exercice de l’UEMOA et le Président de la République Française, M. Emmanuel Macron pour opérer des réformes suivant quatre axes : (i) Le changement du nom de la devise, du Franc CFA à l’ECO; (ii) La suppression de l’obligation de centralisation des réserves de change sur le compte d’opérations au Trésor français; (iii) Le retrait de la France des instances de gouvernance de la zone; (iv) La mise en place concomitante de mécanismes ad hoc de dialogue et de suivi des risques.
La France est donc clairement dans sa stratégie consistant à utiliser l’UEMOA et certains chefs d’Etat qu’elle sait manipuler pour atteindre ses objectifs. Elle n’a cependant aucune chance de réussir son coup car la CEDEAO et ses citoyens trouveront le moyen de mettre en déroute son funeste projet.
Vous aviez à l’époque fait une sortie pour lever un « biais » par rapport à la paternité de ce projet. Cette rivalité à peine voilée entre l’UEMOA et la CEDEAO ne risque-telle pas de compromettre les chances de l’Eco ?
Oui en effet. Macron et Ouattara veulent faire croire que l’ECO est le projet de monnaie conçue pour remplacer le FCFA et que ce projet serait conduit en parfaite intelligence avec la CEDEAO. Il n’en est rien. L’ECO est un projet spécifique qui n’a rien à voir avec la FCFA. Il n’est ni destiné à le remplacé ni à lui faire de la place. Il se trouve simplement que par pure opportunisme, sentant que le projet de création de l’ECO de la CEDEAO avançait à grand pas suite à l’adoption du nom, des signes et du modèle de gouvernance de la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest, la France, avec l’aide de ses amis, a cherché à torpiller ce projet en lui enlever sa substance, à savoir sa flexibilité et sa déconnection de l’Euro. C’est une manœuvre absolument condamnable. J’avais dit dès décembre 2019 que le Nigeria, le Ghana et les autres pays de la CEDEAO non membres de la zone CFA n’accepterait jamais ce forfait. Ils l’ont déjà affirmé et son depuis dans la même posture. Il est temps que la Président Macky Sall sorte de l’ombre de Ouattara sur ce dossier et dise au sénégalais le rôle qu’il joue dans ce torpillage en règle du projet de l’ECO CEDEAO. Son silence devient plus que dérangeant.
En tant que expert de la CEDEAO, que comptez-vous faire?
Je peux cependant vous assurer que l’UEMOA et la France n’usurperont pas le nom de la monnaie de la CEDEAO. Cette stratégie du « diviser pour régner » de si triste mémoire, va cesser. Avant de s’engager plus loin, la France devrait méditer sur la déroute de l’Union européenne dans les Accords de Partenariat Economique (APE). Lorsqu’en 2003, à Lusaka, nous lancions la campagne africaine « Non aux APE » beaucoup pensaient que les pays africains n’aient aucune chance d’arrêter la volonté de l’UE. Aujourd’hui, en 2020, il n’y a toujours pas d’APE régional en Afrique de l’Ouest, en dehors de de la Cote d’Ivoire et du Ghana que l’UE avait forcé à signer sous la pression politique et économique.
La France aurait beaucoup à perdre en crédibilité si elle tentait un passage en force qui mettrait en mal la cohésion de la CEDEAO. En ce qui concerne les Chefs d’Etat de l’UEMOA, le contexte actuel de la COVID 19 qui a amplifié tous les défis, devraient plutôt les pousser à mieux réfléchir pour adopter leur propre voie plutôt que de suivre l’agenda tracé par la France.Propos recueillis par Daouda Gbaya(Guestuinfo.com)

Farba Senghor: “Ousmane Sonko dafa wara deff ni mane…”

https://senego.com/J’ai de très bonnes relations avec tous les gens de l’opposition, notamment le leader de Pastef, Ousmane Sonko”, confie Farba Senghor.

Défendre…

Selon Farba Senghor, il est un homme juste, et si Ousmane Sonko dit la vérité, il fait partie des hommes qui se lèveront pour le défendre. “Mieux, il doit faire comme moi, quand on le convoque il doit aller répondre”, déclare Farba Senghor.

Critique

D’après M. Senghor, il est objectif avec Ousmane Sonko et s’il dérape, il n’hésiterait pas à le critiquer, tout comme tout autre leader de l’opposition.

Panel…

“Les partisans de Ousmane Sonko m’invitent à chaque fois dans des panels pour échanger. Les gens de Pasef savent bien que Farba est juste et a de l’expérience”, poursuit M. Senghor.

Révélations documentées!!!: Yakham Mbaye exhibe l’authentique décret 2020-964, accable Abdoul Mbaye et menace Bassirou Diomaye Faye de Pastef

https://www.dakaractu.com/Alors que les Sénégalais s’interrogeaient sur le mutisme des tenants d’un pouvoir accablé par l’affaire du (vrai/faux) décret 2020-964 portant indemnité et avantages du Président honoraire du Conseil économique, social et environnemental (Cese), le voilà qui fait irruption avec fracas. C’est Yakham Codou Ndendé Mbaye, le Directeur général du Soleil, qui ne manque jamais de monter au créneau lorsque ça chauffe dans le camp du pouvoir. Une fois n’est pas coutume, avec de solides arguments documentés, il défend rageusement son mentor : le Président Macky Sall. Non sans accabler l’un des pires détracteurs de ce dernier, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. Enfin, toujours documents à l’appui, il attribue la paternité de cette affaire au Président Wade avant de menacer les faussaires de représailles imminentes.

Révélations…

Monsieur le Directeur général, votre camp, le pouvoir, est manifestement dans une très mauvaise posture avec cette affaire qui fait le buzz : le (vrai/faux) décret portant indemnité et avantages du Président honoraire du Conseil économique, social et environnemental.
Tout d’abord, avant de répondre à votre première question, je tiens à préciser à l’endroit de ceux qui prendront la peine de lire mes propos qu’ils ne participent nullement et sciemment à attenter à ce climat de pardon mutuel que consacre la célébration de la Korité. Ceux qui s’en sont pris à la gouvernance du Président Macky Sall, de manière infamante, au moyen de faux, ne se sont pas souciés que nous étions en plein mois de Ramadan. Il convient de leur porter la réplique, ici et maintenant, durant cet entretien, en nous adossant à l’éthique de la vérité.
Maintenant, en ce qui concerne le jugement que vous avez émis, je dirais d’abord qu’il vous engage. Ensuite, je vais m’autoriser une question : qu’est-ce qui justifie ce que vous dites ? Croyez-vous que lorsque les réseaux sociaux, particulièrement Facebook, s’enflamment, le pouvoir est immédiatement ébranlé ?
Internet et les réseaux sociaux sont une masse critique d’opinions dont le Président de la République tient compte, car il ne sous-estime aucune expression émanant principalement des Sénégalais et, en second lieu, des étrangers attentifs à sa gouvernance. Cependant, le Président Macky Sall ne gouverne pas les yeux rivés sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication. La gestion de l’État, c’est beaucoup plus sérieux que cela !
Après la gaffe de la Cellule de Communication de la Présidence de la République et les nouvelles preuves accablantes relatives à cette affaire, vous n’allez pas continuer à soutenir que le décret 2020-964 est un faux ?
Quelles preuves accablantes ? Je le dis avec force : ce que vous appelez le décret 2020-964 qui circule sur Internet et les réseaux sociaux, et très largement relayé par les médias, est l’œuvre d’un ou de faussaires.
À l’heure où je vous parle, le Président Macky Sall n’a pris aucun décret portant indemnité et avantages d’un Président honoraire du Cese. Et je défie quiconque de prouver le contraire. Ce sont des mensonges !
Alors, comment se fait-il que le dernier Journal Officiel de la République du Sénégal fasse état du décret 2020-976 portant nomination de Aminata Tall comme Présidente honoraire du Cese, lequel décret vise le fameux 2020-964 ?
Entre «c’est faux» et «cela n’existe pas», il y a les océans Atlantique et Pacifique. Le contenu du décret 2020-964 qui est partagé en ce moment sur les réseaux sociaux est un faux. La Cellule de Communication de la Présidence de la République l’a dit d’ailleurs clairement.
Mais, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas un décret 2020-964 authentique.
Pour vous donner la preuve matérielle qu’il y a un décret 2020-964 authentique, en voici une copie (Ndlr : il nous présente le document). Lisez-le et dites-moi qu’est-ce que ce décret a en commun avec le vulgaire document qui circule sur les réseaux sociaux et Internet. Vous voyez qu’il ne liste aucunement une indemnité ou des avantages octroyés à un Président honoraire du Cese.
Il n’y a que deux nouveautés par rapport à ce qui se faisait. D’une part, la délivrance d’une carte aux couleurs nationales mentionnant le titre et, d’autre part, le décret établit en son article 2, alinéa 2, une nouvelle possibilité d’accès à l’honorariat. En dehors de la possibilité offerte par le Règlement intérieur du Cese, l’honorariat peut désormais être conféré aux anciens Présidents de cette institution sur leur demande adressée directement au Président de la République. Cet article 2 indique : « L’honorariat peut être conféré par décret, sur proposition du Bureau du Conseil économique, social et environnemental entérinée par l’Assemblée plénière dudit Conseil. Il peut être aussi être conféré par décret, sur leur demande, aux anciens Présidents ».
Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir publié le décret authentique au Journal Officiel comme l’exige la loi ?
Il faut relativiser. Tous les décrets signés par le Président de la République sont publiés au Journal Officiel. Seulement, la loi ne fixe pas de délai de publication.
Pourquoi ceux qui sont en droit d’éclairer la lanterne des Sénégalais, comme vous tentez de le faire, se sont emmurés dans un silence assourdissant qui amplifie la suspicion ?
Qu’est-ce que cela veut dire «ceux qui sont en droit» ? La défense des politiques, du bilan et de la personne du Président Macky Sall incombe à tous ceux qui sont avec lui. Surtout, si on se réfère à l’éthique, ceux qui ont bénéficié ou continuent de bénéficier de son pouvoir de nomination. Et dès lors que je suis dans la deuxième catégorie, je figure parmi « ceux qui sont en droit », pour ne pas dire dans l’obligation de défendre, par tous les moyens nécessaires et légaux, le Président Macky Sall. C’est ce que commande la loyauté.
Ceci dit, il est faux de soutenir que nous nous sommes emmurés dans un silence assourdissant : la Présidence de la République a communiqué sur le sujet. Maintenant, est-il indiqué que la première institution du pays se remette à communiquer sur cette affaire parce que simplement la clameur populaire, instiguée par des faussaires et des bavards, a investi les réseaux sociaux pour soutenir qu’elle n’a pas dit la vérité ? Pierre Corneille nous enseigne que « le pire des États, c’est l’État populaire ».
Pour finir sur ce sujet, permettez que je dénonce avec la dernière énergie les attaques injustes et injustifiées que subissent trois proches collaborateurs dévoués et loyaux au Président de la République : le ministre d’État Secrétaire général de la Présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne, le ministre Secrétaire général du Gouvernement, Maxime Jean Simon  Ndiaye, et le ministre chargé de la Cellule de Communication de la Présidence de la République, Seydou Guèye, présentement endeuillé par la perte de son frère de même père et même mère.
Honnêtement, sans langue de bois, croyez-vous indiqué et opportun de nommer un Président honoraire pour une institution déjà décriée, parce que budgétivore, au moment où les Sénégalais sont confrontés à l’une des plus graves crises sanitaires de l’histoire du pays et qui enfonce des milliers de famille dans la précarité ?
L’autre contre-vérité dans cette histoire revient à vouloir coller au Président de la République la paternité de l’honorariat. C’est totalement faux !
Donc, Macky Sall n’a pas créé l’honorariat au sein du Cese ?
Mais non ! Revisitons un peu l’Histoire pour nous en convaincre. En 2000, une fois élu, le Président Abdoulaye Wade a supprimé le Conseil économique et social alors présidé par Famara Ibrahima Sagna. Quatre années après, l’institution est exhumée sous le nom de Conseil de la République pour les Affaires économiques et sociales communément appelée Craes. Elle est installée le 20 août 2004 et présidée par feu Mbaye Jacques Diop.
C’est l’année suivante, à la demande de Me Wade, que le Bureau, la Conférence des Présidents et l’Assemblée plénière du Craes ont modifié le Règlement intérieur de l’institution, aux fins d’y insérer la possibilité de proposer au Président de la République de nommer comme Président honoraire un ancien Président de l’institution.L’honorariat était né.
Deux années plus tard, en 2007, le Président Abdoulaye Wade supprime le Craes qui redevient le Conseil économique et social à la tête duquel il place feu Ousmane Masseck Ndiaye. Et c’est ce moment qu’il a choisi pour nommer par décret Famara Ibrahima Sagna comme Président honoraire de l’institution.
Trois années plus tard, en mars 2010, il en fera de même avec feu Me Mbaye Jacques Diop, fait lui aussi Président honoraire.
Voilà le vécu de l’honorariat qui est antérieur à l’accession à la magistrature suprême du Président Macky Sall.
Donc, cette affaire date de l’ancien régime ?
Je ne crois pas qu’il sied de parler d’ancien ou de nouveau régime. Le Sénégal est une République dotée d’un État solidement ancré. Cette République et cet État s’inscrivent dans une continuité. Le Sénégal d’aujourd’hui du Président Macky Sall est aussi celui des Présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Ces figures emblématiques ont contribué, et de manière déterminante, à faire de ce pays ce qu’il est aujourd’hui. Ce legs qui n’est pas peu reluisant, Macky Sall œuvre à le parfaire. Et seules les personnes de mauvaise foi soutiennent qu’il s’y prend mal.
Et après le Président Wade, quel sort a été réservé à cet honorariat ?
Aucune institution de la République du Sénégal n’a connu autant de mue que l’actuel Conseil économique, social et environnemental.
Le Président Abdoulaye Wade l’a supprimée à son arrivée au pouvoir, ensuite il l’a exhumée en 2004 en l’appelant Craes. Ce dernier, à son tour, va être supprimé pour redevenir Ces. Et ce n’est pas fini !
À la survenue de la deuxième alternance, le Cese se substitue au Ces. Il est créé par la loi 2012-16 du 28 septembre 2012 portant révision de la Constitution, et la loi organique 2012-28 du 28 décembre 2012 fixe son organisation et son fonctionnement.
Dans cette optique, le 23 mai 2013, le Cese adopte son Règlement intérieur. Cela fait sept ans, jour pour jour, à la date d’hier. Après son adoption, le Règlement intérieur est soumis au Président de la République pour approbation. Ce que Macky Sall a fait le 28 mai 2013 avec le décret 2013-732.
Deux choses peuvent retenir l’attention en lisant ce Règlement intérieur annexé au décret précité. D’une part, son préambule indique que « les présentes dispositions, délibérées et arrêtées conformément aux dispositions de la Loi organique 2012-28 du 28 décembre 2012 portant organisation et fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental, et approuvées par décret, ont force obligatoire au titre du Règlement intérieur du Conseil économique, social et environnemental ». D’autre part, en son avant-dernier article, le 51, il est énoncé ce qui suit : « Sur proposition du Bureau, entérinée par l’Assemblée plénière, l’honorariat peut être accordé, par décret, à un(e) ancien(e) Président(e) de Conseil ».
Au regard de tout ce qui précède, vous conviendrez avec moi que c’est une infamie de soutenir que Macky Sall serait un Président peu soucieux du sort de ses compatriotes pour se permettre, en ces moments singuliers de crise économique et sociale, de créer l’honorariat au Cese afin de caser un membre de sa pseudo clientèle politique ! Et il y a plus grave au registre de toutes ses contre-vérités.
Quoi exactement ?
Sans doute, vous avez pris connaissance des propos insultants tenus, vendredi dernier, sur sa page Facebook, par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye à l’endroit du Président Macky Sall. Il a pointé « le mensonge de la Présidence de la République au sujet du décret 2020-964 » avant de s’exclamer : « Mais, qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Qu’a-t-on fait pour mériter de tels dirigeants ? »
Eh bien, à mon tour, je suis fondé de me poser la question suivante : qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter ce Pinocchio ?
Éclairez notre lanterne. Qu’est-ce que Abdoul Mbaye a dit qui soit assimilable à des contre-vérités ?
Qui était Premier ministre du Sénégal le 28 mai 2013 ? Qui a contresigné le décret 2013-732 le 28 mai 2013 ? Abdoul Mbaye pardi ! Je vous soumets la copie dudit décret (Ndlr : le document transmis à dakaractu conforte ses dires). C’était 96 jours avant qu’il ne soit éjecté de la Primature. Depuis, il a été victime d’un traumatisme incurable qui fait qu’il est pris d’un réflexe maladif de baver son venin sur le Président de la République. Mais, c’est peine perdue, car Macky Sall sera toujours hors de portée du débris politique qu’est Abdoul Mbaye.
Et comme il ne respecte pas l’intelligence des Sénégalais, ne soyez pas surpris qu’il vienne, dans les prochaines heures, nous dir :«Je n’ai pas souvenance avoir contresigné ce décret ».
Vous n’avez certainement pas oublié que le 19 juin 2012, il avait contresigné le décret octroyant à la société Petrotim des permis de recherche pétroliers sur les blocs de Cayar et Saint-Louis offshore. Une fois démis de ses fonctions, il avait soutenu ne l’avoir jamais fait. Accablé par les preuves matérielles, il se souvint subitement avoir su qu’il y avait anguille sous roche, car en 2015, deux ans après son départ de la Primature, un journaliste avait attiré son attention sur le fait. Franchement, de qui se moque Abdoul Mbaye ? Voilà les genres de personnages qui s’opposent au Président Macky Sall. Leur Adn est faite de mauvaise foi.

Pour finir, revenons à vos accusations qui ciblent un ou des faussaires auteurs du faut décret 2020-964…

(Il nous coupe). Qu’ils soient de l’intérieur de notre camp, parce que obnubilés par des positionnements jusqu’à s’adonner à la félonie sur la base de faux, ou de cette opposition prête à tous les forfaits pour discréditer le Président Macky Sall, ils seront démasqués par l’enquête qui est en cours sur cette œuvre de faussaire.
Le Président Macky Sall est clément et magnanime, mais il ne tolère pas ce genre d’atteinte à l’autorité de l’État qui le révulse. Et cette fois-ci, à mon avis, on a atteint le summum. Nombre de Sénégalais ont entendu Bassirou Diomaye, porte-parole du parti de Ousmane Sonko, se prévaloir de sa posture de cadre de la Direction générale des Impôts et des Domaines pour soutenir que le faux décret 2020-964 est authentique. Qu’il leur a été communiqué et qu’ils l’ont partagé en interne via Outlook et Intranet. Où sommes-nous ? Qu’est-ce qui peut justifier que des fonctionnaires usent et abusent de leur position pour diffuser, au moyen du mensonge, de fausses nouvelles parce que simplement, sous l’emprise de l’insolence, l’injure à la bouche, aveuglés par leurs ambitions juvéniles, ils refusent de se plier à la volonté de la majorité des Sénégalais qui ont choisi, par le suffrage universel, le Chef de leur État ?
Me Wade est entré dans le gouvernement de Abdou Diouf, en est sorti et n’a jamais usé de sa connaissance des affaires de l’Etat pour combattre son adversaire. Feu Djibo Kâ, ensuite Moustapha Niasse ont eu cette posture républicaine lorsqu’ils ont rompu avec le même Abdou Diouf. Feu Ousmane Tanor Dieng en a fait de même face à Me Wade, douze ans durant. De 2008 à 2012, a-t-on entendu Macky Sall se prévaloir de ses positions antérieures auprès de Me Wade et exhiber des secrets d’Etat pour combattre ce dernier ?
Je pense que pour l’intérêt général, il est temps que ce nouveau type d’opposant qui joue avec l’Etat soit mis hors d’état de nuire.
Vous risquez de vous attirer les foudres de Pastef avec ces propos qui ressemblent à des menaces.
C’est le cadet de mes soucis. Je ne suis pas l’État, encore moins son Chef. Je ne revendique que le grade de simple défenseur d’un leader auquel je crois. J’aurais été à la place de Macky Sall, je mettrais tout en œuvre pour mettre hors d’état de nuire tous ces faussaires et saboteurs. L’enjeu n’est pas politique ou politicien. Il ne s’agit pas de la pérennité du pouvoir de la majorité présidentielle. Il est question de faire barrage à des gens qui sont prêts à tout pour accéder au pouvoir, et ce, jusqu’à mettre l’État en péril.

Sortie de Yakham Mbaye contre l’ancien PM / Abdoul Mbaye prédit le pire pour le pouvoir: « Il a donné des éléments qui vont plus les enfoncer…Observez ce qui vient… »

https://www.dakaractu.com/Décidément, cette affaire de vrai ou faux décret ou encore les avantages qui y sont liés, est loin de connaître son épilogue. Ceci, simplement parce que, depuis qu’elle a commencé à être alimentée surtout dans les réseaux sociaux, que ça soit du côté du pouvoir, de l’opposition ou encore de la société civile, des interrogations se font de plus en plus remarquer. D’ailleurs, la cellule de communication de la présidence de la République a sorti un communiqué pour dire que « ce décret qui était brandi sur les réseaux sociaux et partout ailleurs, est totalement faux ».
Ainsi, l’ancien secrétaire d’État à la communication, Yakham Mbaye est revenu de manière très large sur cette affaire en faisant des révélations et défendu ainsi son mentor, le président Macky Sall qui est la principale cible, car, étant accusé d’avoir signé ce décret 2020-964 portant indemnités et avantages au président honoraire du Conseil économique, social et environnemental dans un contexte où le pays vit des moments difficiles causés par la crise de la Covid-19.
Le directeur général du Soleil n’a pas manqué l’occasion pour égratigner l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, qui a fustigé ce qu’il considère comme « un mensonge d’État ».
Se constituant en sentinelle, Yakham Mbaye brandit des documents et répond au banquier.  » Face à ce qu’il considère comme un mensonge de la présidence de la République, quand il se pose la question de savoir, qu’ont-ils fait au bon Dieu pour mériter de tels dirigeants, moi par contre, je vais tout simplement me demander : qu’avons nous fait pour mériter un Pinocchio? » se demandera le directeur général du Soleil.
Mais également, Yakham Mbaye rappellera à l’ancien Premier ministre certains de ses actes pris lorsqu’il était Premier ministre le 19 juin 2012, quand  il avait contresigné le décret octroyant à la société Petrotim des permis de recherche pétroliers sur les blocs de Cayar et Saint-Louis offshore.
Entre autres questions, surtout celle relative ainsi au décret 2020-964, le souteneur du président Macky Sall estime que l’ancien Premier ministre a tout simplement livré des contre-vérités. Il brandit ainsi des documents pour confirmer ses propos.
Cependant, la réponse d’Abdoul Mbaye ne s’est pas fait attendre sur Dakaractu. Sans langue de bois, l’ancien Premier ministre estime qu’il est difficile de répondre à quelqu’un qui ne raisonne pas logique ». Plus loin, il dira que le directeur général du Soleil va se rendre compte très vite qu’il a fourni d’autres éléments pour les enfoncer davantage. « Observez ce qui vient », conclura t-il…

Affaire Du Faux Décret… L’Etat Doit Traquer Les Coupables

https://www.xibaaru.sn/Polémique autour du décret 2020-964 : Pourquoi le Procureur doit s’autosaisir
Il faut dire que l’affaire du décret n°2020-964 n’en finit de figurer parmi celles qui polluent la République en ce moment. Le directeur général du quotidien national Le Soleil Yakham Mbaye, dans un entretien accordé à nos confrères de Dakaractu, remet les pendules à l’heure. Pour la première fois, depuis que la polémique est engagée, Yakham Mbaye livre enfin le véritable contenu de ce fameux décret.
En fait d’indemnités accordées à d’anciens Présidents du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Yakham Mbaye nous apprend : « Il n’y a que deux nouveautés par rapport à ce qui se faisait. D’une part, la délivrance d’une carte aux couleurs nationales mentionnant le titre et, d’autre part, le décret établit en son article 2, alinéa 2, une nouvelle possibilité d’accès à l’honorariat. En dehors de la possibilité offerte par le Règlement intérieur du Cese, l’honorariat peut désormais être conféré aux anciens Présidents de cette institution sur leur demande adressée directement au Président de la République. Cet article 2 indique : ‘’L’honorariat peut être conféré par décret, sur proposition du Bureau du Conseil économique, social et environnemental entérinée par l’Assemblée plénière dudit Conseil. Il peut être aussi être conféré par décret, sur leur demande, aux anciens Présidents’’ ».
Ce qui veut dire que toute la polémique engagée dans cette affaire n’avait pas lieu d’être.
L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye en a fait pourtant tout un tapage, que l’on se demande ce qui peut le motiver à agir ainsi. Visiblement Abdoul Mbaye ne pardonnera jamais au Président de la République Macky Sall qui l’a sorti de l’anonymat pour en faire son
Premier ministre, de l’avoir limogé de ce poste. L’affirmation selon laquelle, une indemnité mensuelle ainsi que des avantages sont octroyés aux anciens Présidents du CESE, est vraiment ridicule. Pourquoi seulement les anciens Présidents du CESE ? Pourquoi pas aux anciens Premiers ministres, aux anciens Présidents de l’Assemblée nationale ou aux anciens Présidents d’institution judiciaire ?
Pourtant Abdoul Mbaye sait mieux que quiconque qu’en sa qualité d’ancien Premier ministre du Sénégal, il bénéficie de plein droit s’il le réclame qu’il a accès à l’honorariat. Abdoul Mbaye pour cette affaire, a choisi de suivre la voie de la désinformation. Les Sénégalais sauront désormais appréhender mieux que quiconque la nature véritable de certains politiciens.
En fait dans cette polémique engagée autour de ce décret n°2020-964, le Procureur de la République aurait pu depuis fort longtemps s’autosaisir et en engager des poursuites pour faux et usage de faux sur la signature du Président de la République.
Un militant Bassirou Diomaye Faye se disant responsable au sein du PASTEF d’Ousmane Sonko, est allé jusqu’à s’étendre, s’étirer sous le chaud soleil pour affirmer avoir reçu le décret octroyant des indemnités aux anciens Présidents du CESE. Raison de plus pour qu’il soit entendu par le Procureur pour qu’il dise d’où il détient ce document et qui l’a sorti.La rédaction de Xibaaru

Cheikh Ba: « Mon ambition pour la Médina…La mairie, cela dépend… »

https://www.dakaractu.com/Cheikh Ahmed Tidiane Ba dit tout dans Grand Format sur Dakaractu. De la CDC à la mairie de la Médina en passant par la gestion du covid-19 par l’État, le responsable politique met à nu les politiques mises en place pour changer le vécu des sénégalais en général et Médinois en particulier, non sans jeter une pierre dans le jardin de Bamba Fall :  » le maire a l’obligation de faire un bilan. Nous, notre rôle c’est d’avoir des programmes et une vision. Je ne suis pas demandeur pour être candidat à la municipalité, mais si les Médinois veulent me porter, on verra le meilleur scénario », dira le Directeur Général de la caisse de dépôt et de consignation qui reconnaît le déficit de communication de sa boîte et compte s’appuyer sur des piliers incontournables pour faire connaître davantage la CDC aux sénégalais.
Cheikh Ba qui revient sur le parcours de beaucoup de modèles de réussite dans son quartier, mise sur des projets et autres actions sociales pour promouvoir de futurs champions capables de porter et de booster le développement. Il est l’invité de Samba Ardo…

Gambie: L’armée sénégalaise franchit la frontière et suscite des réactions d’indignation

http://yerimpost.com/Nouvelle incursion des forces de l’ordre sénégalaises en Gambie. Mercredi, en début d’après-midi, des soldats sénégalais se sont retrouvés en territoire gambien, vers le village de Sare Omar, proche de la frontière avec la Casamance. La scène a été filmée par des habitants du village qui se sont regroupés autour des militaires pour leur dire qu’ils étaient en Gambie et qu’ils n’avaient rien à faire là. Postée sur les réseaux sociaux, la vidéo a suscité l’indignation.
«Un manque de respect», «une atteinte à la souveraineté de la Gambie», «une provocation»… voici quelques réactions recueillies sur les réseaux sociaux après la diffusion de plusieurs vidéos montrant les forces sénégalaises égarées en territoire gambien. Les soldats sont armés, casqués et se déplacent à bord d’au moins trois véhicules dont un blindé. Le porte-parole de l’armée sénégalaise parle d’un incident mineur. Une des unités de l’armée s’est en effet perdue en territoire gambien lors d’une patrouille, précise-t-il. La frontière est une zone de trafic de bois et de drogue qui explique ces patrouilles militaires.
Mais les incursions sénégalaises en Gambie sont mal vécues et c’est le troisième incident du genre en six mois.
En mars dernier, la gendarmerie sénégalaise avait ouvert le feu en Gambie pour appréhender un individu.
A rebours des réactions sur internet, l’armée gambienne ne fait pas grand cas du dernier incident en date. La volonté de coopérer est toujours aussi forte, assure de son côté l’armée sénégalaise.

«La République abimée. Lettre à Khadim Kébé» Par Marvel Ndoye

En 2011, sous le régime de Abdoulaye Wade, le journaliste-écrivain Abdou Latif Coulibaly nous avait gratifié d’un ouvrage intitulé « La république abimée. Lettre à Abdoulaye Wade Yinghou » du nom du jeune garçon qui avait trouvé la mort dans les locaux de la police de Yeumbeul suite aux manifestations contre les coupures d’électricité à Yeumbeul Béne Baraque.
Abdou Latif Coulibaly qui s’est dit « révolté et indigné par l’assassinat sauvage de Abdoulaye Wade Yinghou par les forces de l’ordre » ne pouvait pas se limiter à dénoncer verbalement comme tout le monde. Ces bavures policières, qui causent régulièrement des morts d’hommes, n’étaient que monnaie trop courante avec les forces de l’ordre au Sénégal.
Abdou Latif avait alors décidé de reprendre la plume en réalisant un ouvrage de 220 pages qui relate à quel point la lâcheté d’un régime, la brutalité policière gratuite, l’irresponsabilité d’un ministre de l’intérieur, conduisaient le Sénégal dans les bas-fonds. S’exprimant lors de la séance de dédicaces, il dira « La mort de ce garçon (Abdoulaye Wade Yinghou), est la preuve d’une formidable escroquerie politique qui dure depuis 10 ans. Sa mort symbolise la mise en abîme de la République ».
Pour Abdou Latif Coulibaly, le Président d’alors, Abdoulaye Wade, s’était affranchi des lois et des règles de la République, incarnait la mise en abîme de la République, aidé en cela par un Ministre de l’Intérieur pyromane qui n’a pas hésité à assumer à haute voix qu’il protègera ses hommes quel que soit ce qu’on peut leur reprocher.
Pour conclure son ouvrage, Abdou Latif Coulibaly a proposé comme réponse à de telles dérives de gouvernants et forces de l’ordre contre les populations, la mise en place d’un “Observatoire“ devant servir de contrôle, de veille sur les futurs gouvernants, afin que rien ne soit plus comme avant.
Un an après la sortie de cet ouvrage, Abdoulaye Wade a été débarqué par les sénégalais, remplacé par Macky Sall dont Abdou Latif Coulibaly rejoindra le gouvernement quelques mois plus tard en tant que Ministre de la Bonne Gouvernance, puis à d’autres stations.
Mais qu’est-ce qui a réellement changé 8 années après, depuis cette alternance de 2012 à nos jours ? Le régime fait-il preuve de plus ou de moins de lâcheté que le précédent ? La démocratie a-t-elle fait des pas en avant ou a-t-elle reculé ? La liberté d’expression est-elle mieux garantie ou est-elle davantage menacée ? La liberté de manifestation est-elle mieux respectée, ou devient-elle une exception ? La Bonne Gouvernance a-t-elle été matérialisée ou est-ce devenue une chimère ? Les forces de l’ordre sont-elles devenues plus civilisées ou plus brutales ? La justice est-elle devenue plus crédible et impartiale ou est-elle plus couchée que jamais ? L’Observatoire proposé par Abdou Latif Coulibaly a-t-il vu le jour ?
Répondre à cette dernière question, c’est répondre aussi aux questions précédentes.
Il aurait toutefois été intéressant que l’on interroge Abdou Latif sur ces questions, et entendre ses réponses. Ce serait aussi l’occasion de lui demander s’il voit une différence entre l’histoire tragique de Abdoulaye Wade Yinghou dans le contexte du Sénégal à l’époque, et l’histoire tragique de feu Khadim Kébé, du nom de cet homme d’une soixantaine d’années, décédé le 19 Mai 2020 lors de sa garde à vue au commissariat de police de Touba.
Khadim Kébé (ou Cheikh Ahmadou Bamba Kébé, 74 ans,) et Fallou Kébé (ou Khalifa Kébé, 68 ans) sont deux frères nés du même père et de la même mère. Il y’a quelques jours, le vieil homme Khadim Kébé, complètement meurtri, venait de perdre son frère tombé dans une fosse septique dans leur maison en travaux, et retrouvé décédé quelques heures plus tard. Tous deux étaient confinés à Touba suite au couvre-feu dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler le Corona-Business.
Malgré l’âge avancé de Khadim Kébé, ses liens avec le défunt, la peine immense qu’il endure, le commissariat de police de Touba n’a rien trouvé d’autre que de le mettre en détention pour une soi-disant enquête. Ses proches se sont insurgés contre cette arrestation absurde, alertant sur l’état de santé de Khadim Kébé, handicapé du pied gauche, maladif chronique, diabétique sévère. Mais ils se sont heurtés à la surdité irresponsable d’interlocuteurs zélés, visiblement habitués à nuire.
Après 4 jours de détention de ce vieil homme déjà envahi par la douleur, atteint d’une maladie chronique sévère, piquant des crises, naturellement il en est mort de façon dramatique le Mardi 19 Mai 2020. Une famille perd dans la même semaine deux parents adorés, dont l’un a été victime d’un système façonné pour saper des vies au lieu de les protéger, un système « qui symbolise la mise en abime de la république » comme disait un certain Abdou Latif Coulibaly.
Depuis cette mort tragique, dont la cause et les auteurs ne nécessitent pas de recherche, le silence du Ministre de l’Intérieur et de son patron en dit long sur les parrains d’un tel système établi pour ruiner des vies innocentes, et sur l’impunité dont bénéficient certains tant qu’ils seront de leur camp ou agiront sous leurs ordres, quel que soient leurs agissements.
Pendant que les trafiquants de drogues, les prédateurs économiques, les grands criminels trouvent leur épanouissement dans cette république plus abimée que jamais, avec parfois des coudes posés sur leurs dossiers, les auteurs de cette abime se concentrent à remplir les commissariats et prisons avec de simples gorgorlous accusés de soi-disant « violation de couvre-feu », ou avec de voleurs de pomme de terre.
A feu Khadim Kébé et à sa famille éplorée, je dédie ce livre que Abdou Latif Coulibaly a manqué d’écrire, dont le titre aurait dû être : « La république abimée. Lettre à Khadim Kébé ».
Comparé à l’ouvrage original édité en 2011, hormis les noms des personnages, rien n’a changé. La République est bien plus abimée, la lâcheté est omniprésente, l’irresponsabilité et les dérives sont la règle. « L’Observatoire » que prônait Abdou Latif Coulibaly se justifie plus que jamais, même s’il ne le trouvera peut-être plus aussi indispensable depuis sa première nomination.Marvel Ndoye

Me Wade: 94 Ans,Le 29 Mai: Et Si Macky Lui Offrait Le Cadeau D’anniversaire De Sa Vie

https://www.xibaaru.sn/Dans quatre jours, c’est-à-dire le 29 mai, l’ancien Président de la République du Sénégal Me Abdoulaye Wade aura 94 ans. L’anniversaire de la naissance d’un homme de la dimension de Me Abdoulaye Wade ne peut passer inaperçu pour le Sénégal, l’Afrique, le monde entier.
Dans l’opposition, Me Abdoulaye Wade s’est donné corps et âme pour l’avancée de la liberté de l’homme et de la démocratie au Sénégal. Un combat qu’il a poursuivi partout en Afrique. Parfois même au prix de sa vie, Me Abdoulaye Wade s’est montré inébranlable dans son combat mené pour le Sénégal et pour toute l’Afrique.
Une fois, au pouvoir, c’est ce même combat plein d’admiration qu’il a continué à mener. Même ceux qui n’ont pas partagé tout un long de son combat, les mêmes idées que lui, reconnaissent en Me Abdoulaye Wade, sa foi panafricaniste. Me Abdoulaye Wade Président de la République, voilà un homme qui s’est battu pour diversifier les relations économiques ainsi que les échanges entre le Sénégal et le reste du monde entier. En fait, Me Abdoulaye Wade a toujours compris qu’il existait une autre voie de se développer pour le Sénégal, plutôt que de continuer à entretenir des liens d’asservissement vis-à-vis du monde occidental.
C’est également sous Me Abdoulaye Wade que le Sénégal a entrepris et achevé de grands chantiers d’envergure. Avec lui, en compagnie d’autres de ses homologues, l’Afrique s’est dotée du plan NEPAD. Il faut tout une encyclopédie pour relater toutes les entreprises menées et réussies avec Me Abdoulaye Wade, par le Sénégal et l’Afrique.
Me Abdoulaye Wade mérite d’être fêté dignement pour son anniversaire partout au Sénégal, en Afrique et dans le monde entier, pour la dimension qu’il est, et a toujours été. Me Abdoulaye Wade mérite son cadeau pour son 94ème anniversaire. Et le meilleur qu’on peut lui offrir ne peut provenir que de son successeur le Président Macky Sall.
Il est temps pour le Président de la République Macky Sall d’activer le projet visant la réhabilitation du fils de Me Abdoulaye Wade, Karim Wade. Il est temps pour Karim Wade de retrouver son pays, le Sénégal. Ce qui serait le meilleur cadeau offert à Me Abdoulaye Wade, patriarche du Parti démocratique sénégalais (PDS), mais du Sénégal, de toute l’Afrique.La rédaction de Xibaaru

CIS-18 millions de salaire mensuel pour Abdourahmane Diouf,son cabinet logé au siège même du club;Bilan mitigé: les nœuds du problème?

https://www.dakaractu.com/Le club des investisseurs sénégalais (CIS) a connu une vague de départs la semaine dernière. La moitié des membres ayant quitté le navire. Le sentiment le mieux partagé par les chefs d’entreprise démissionnaires, la frustration, suite au soutien du club à Akilee empêtrée dans une crise profonde avec Senelec.
Le comportement du Président du Club Babacar Ngom est aussi mis en cause. Mais selon des informations reçues à Dakaractu, le problème est tout autre. En effet, indique notre source ce qui a réellement mis le feu aux poudres est le recrutement et le traitement salarial du Directeur Général exécutif du Club en la personne d’Abdourahmane Diouf, ancien du parti Rewmi.

De quoi s’agit-il ?

Crée par une cinquantaine d’hommes d’affaires, le club des investisseurs vit de la cotisation annuelle des membres, arrêtée par le Conseil d’Administration et approuvée par l’Assemblée générale. Fort de 74 membres exerçant dans divers domaines de l’économie depuis sa création en Juin 2018, maintenant le club s’est retrouvé avec un capital de 800 millions de francs CFA. Seulement, selon notre source, la plus grosse partie de cette enveloppe a servi à payer les salaires du Cabinet d’Abdourahmane Diouf, rémunéré à hauteur de 18 millions par mois, pour une étude qui compte pas moins de quatre employés. En outre nous souffle toujours notre source, le cabinet qui percevait cet émolument énorme mensuel était logé au siège même du Club. Autant dire qu’aucune charge locative ne lui revenait.
Tout cela bien sûr a conduit à réduire comme peau de chagrin le budget de guerre constitué au départ par les membres du Club. Ce qui a valu les grommèlements et des grondements des membres.
L’autre motif de mécontentement des membres était le bilan chétif du Président Babacar Ngom. Rien de concret mis sur la table pour une organisation qui avait comme objectif « d’investir 1200 milliards de francs CFA dans l’économie sénégalaise sur une période de 5 ans ». C’est ainsi que profitant de cette houle dangereuse sur laquelle « surfait » le club, la plupart des membres ont profité de ce qu’on appelle désormais communément « le différend Akilee-Senelec » pour claquer la porte du club prétextant un manque de communication interne.
Un audit des fonds même aurait été commandité par les membres nous dit-on pour finir.
Le Président du Club Babacar Ngom avait dans un communiqué publié dans la presse Jeudi dernier, « reconnu son erreur » d’avoir fait publier cette motion de soutien à Akilee. Mais il aurait fait plus nous souffle-t-on, puisque le directeur général du Club, Abdourahmane Diouf a été écarté de la réunion tenue par le « board » du club par visio-conférence le lendemain.
Contacté par nos soins le Dr Abdourahmane Diouf n’a pas souhaité réagir à ces informations. Prenant rendez-vous avec nous pour une prochaine fois…

CITE COMME POTENTIEL SUCCESSEUR D’OUSMANE SY: Le DGA Yague dégage en touche

https://www.leral.net/Notre article sur l’éventuel départ d’Ousmane Sy du poste de Directeur général de la police nationale (DGPN), suscite de nombreux commentaires dans la hiérarchie policière. 24 heures après avoir relaté cette information, le Directeur général adjoint (DGA) de la police, Seydou Bocar Yague a joint «Atlanticactu» pour apporter des précisions. «Je tiens à vous apprendre que je n’ai pas été à la présidence de la République durant tout le mois de Ramadan. A fortiori, je n’ai pas été reçu par le chef de l’Etat Macky Sall », a-t-il déclaré au bout du fil.
Une manière de dégager en touche quant à une possible succession à Ousmane Sy telle qu’annoncée dernièrement. A la question de savoir si effectivement, il est pressenti pour le poste, le DGA Yague, catégorique, n’a pas souhaité s’épancher sur la question.
Toutefois, Monsieur Yague était enclin à aborder le malaise évoqué toujours par «Atlanticactu» entre le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et le DGPN, Ousmane Sy. A propos, il soutient : « Je peux assurer ici de l’excellence des relations entre le DGPN et le ministre de l’Intérieur». Et de préciser qu’Ousmane Sy fait partie des trois Directeurs qui ont marqué la police de par leur mode de gestion. Il laisse ainsi entrevoir que l’actuel DGPN est un homme de consensus, qui a su gérer les choses jusqu’ici, sans problème.

MASS THIAM, COORDONNATEUR DE L’UCG: «Il y aura des phases difficiles, mais qui sont malheureusement non-négociables»

http://www.lasnews.info/iArrivé à la tête de l’Unité de Gestion des Déchets Solides (Ucg), il n’y a guère longtemps, Mass Thiam a très tôt pris ses marques. ancien directeur de Teylium puis de la compagnie téléphonique TIGO, le nouveau coordonnateur de l’Ucg veut donner un nouveau souffle à l’unité en vue de rendre la ville de Dakar propre. Dans cet entretien, il fixe le cap, parle de ses innovations, circonscrit la problématique des ordures et met en garde les concessionnaires.
L ’ as:Où en est-on avec les factures des concessionnaire nettoiement qui sont à presque 4 mois d’arriérés?
Mass Thiam : Effectivement, nous devons 3 mois de facturation aux concessionnaires (Février , Mars et Avril 2020), mais cela ne représente en rien une situation exceptionnelle parcequ’au même titre que les entreprises, cela s’inscrit dans un cycle normal de gestion qui
implique l’existence de dettes et de créances suivant une dynamique connue. Aussi, historiquement, il y a eu des périodes beaucoup plus difficiles.
Et pour faire simple, nous revenons de loin, parce que la quasi-totalité de la dette des concessionnaires avait été soldée par l’Etat en janvier 2020. Donc franchement, parler d’arriérés me semble un peu réducteur au regard des pratiques commerciales généralement établies qui consacrent les crédits fournisseurs comme levier de financement que nous comptons bien continuer à utiliser .
Ils disent qu’il ne sentent pas un changement parce qu’ils ne sont impliqués. que répondez-vous ?
Permettez-moi de vous dire que cette appréciation m’étonne si d’aventure elle provenait de nos partenaires-concessionnaires, parce que dès ma prise de service, je me suis rapproché d’eux en leur rendant visite sur site pour asseoir les bases d’une bonne collaboration. Malheureusement, la pandémie du COVID 19 ne m’a pas permis d’aller au bout de cet exercice de concertations, mais je suis plus que jamais engagé à continuer ces consultations avec eux
Maintenant, notre activité quotidienne ne saurait souffrir de ces contingences particulières, parce que nous gérons un service public devenu visible avec de plus en plus d’exigences de la part de nos concitoyens, mais aussi des autorités dans le cadre de l’initiative «zéro déchets» lancée par le président de la République. Les enjeux sont donc importants et vont nécessiter la remise à niveau et la professionnalisation des concessionnaires. Nous sommes engagés à accompagner cette mutation, mais je tiens à dire qu’il y aura des phases difficiles, mais qui sont malheureusement non- négociables si nous voulons atteindre les objectifs fixés par les autorités. Et les concessionnaires doivent suivre le mouvement, s’adapter .
Quelles sont vos innovations depuis votre arrivée ?
J’aurais préféré que ce «bilan» soit fait par une tierce personne indépendante. Et je vais vous surprendre parce que je considère n’avoir encore rien fait, tellement les problèmes sont nombreux et sérieux dans le secteur . Cependant, vous me permettrez tout juste de remercier le personnel de l’UCG, en particulier les techniciens de surface qui sont les éléments les plus essentiels de notre système de production et qui ont été négligés depuis trop longtemps.
Leur engagement est à la base des petits succès constatés dans le relèvement du niveau service à Dakar notamment avec le plan d’urgence que nous avons lancé depuis février 2020. Pour vous répondre néanmoins, je dirai juste que nos principales innovations ont été de mettre l’humain au cœur de notre système de travail, de renforcer le travail de nuit, de mettre en place un service de réclamations «Allo déchets», de mettre en place ces fameux points de regroupement normalisés, de remettre en place du mobilier urbain sur certaines artères, et aussi de modifier la structure organisationnelle … bref tout un programme nonobstant la réflexion stratégique autour de la gestion intégrée et durable des déchets avec des projets structurants en cours de développement qui vont impacter tout notre système de gestion des déchets depuis la gouvernance institutionnelle à l’enfouissement des déchets ultimes en passant par les différentes étapes de tri, de valorisation et de recyclage etc… et d’autres choses en préparation que je cache pour le moment….
Avez-vous des projets innovateurs à moyen et court terme ?
L ’UCG regorge de projets qui s’articulent autour de la création d’un véritable écosystème autour des métiers de déchets. Il s’agit de projets qui touchent l’ensemble de la chaine de valeur de gestion des déchets avec une double exigence consistant à combiner l’optimisation du système actuel avec sa formule d’exploitation linéaire (collecte et entreposage) et sa douce transition vers un système de gestion intégrée et durable fondé sur une économie circulaire.
Ce sont de vastes chantiers dans un secteur méconnu, mais j’espère que le contexte du Covid 19 aidera à mettre en évidence l’importance et le potentiel de ce secteur qui mérite toute notre attention.
L’Ucg a-t-elle les moyens de sa politique ?
L’UCG est une entité de l’Etat, logée dans un ministère, donc dans l’absolu il n’y a pas de limite à nos moyens. Maintenant, tout est question d’arbitrage, selon ce qui est considéré comme prioritaire pour le pays dans un contexte où tout est urgent. A ce jour , nos moyens sont limités par rapport à l’ampleur de la mission et au niveau de service attendu.
Il est donc de notre responsabilité de sensibiliser les autorités sur la nécessité d’augmenter les ressources allouées au secteur en mettant en évidence ce que nous pouvons y réaliser et son impact global sur le pays tout en faisant preuve d’efficacité dans la dépense publique.
Dakar est sale. On l’entend souvent. quand est-ce que la capitale sera-t-elle propre à l’image de Kigali ?
Je pense qu’il faut beaucoup de prudence dans les caractérisations genre ville propre, ville sale et autres parce que la propreté est une notion dynamique et appréciable à plusieurs niveaux. Personnellement, ma grille de lecture part d’un référentiel fixé au début de l’année 2020 coïncidant avec le lancement des journées mensuelles du nettoiement par le président de la République.
Depuis lors, des efforts importants sont entrepris par toutes les communautés pour faire de la propreté une réalité. Par contre, après tout juste 4 mois, la comparaison me paraît prématurée parce que «le chemin est long», mais nous sommes sur le bon chemin…Dakar est une belle ville. Si nous restons constants dans nos efforts, nous pourrons faire mieux que les autres, c’est ma petite conviction !Recueillis par Ousseynou Balde

C. Diop, qui a brûlé vif son père,A finalement été alpagué par les pandores.

https://www.dakaractu.com/Après une cabale qui a duré le temps d’une rose, le jeune C. Diop, âgé d’une vingtaine d’années, a été finalement arrêté par les éléments de la brigade de gendarmerie de Tivaouane à Taïba Ndiaye, renseigne la Rfm.
Les faits se sont déroulés à Notto Gouye Diama (Tivaouane) où C. Diop avait aspergé d’essence son père, avant de le brûler vif. Après son forfait, l’auteur présumé de cet acte effroyable avait pris la poudre d’escampette. Son père qui avait été acheminé au centre hospitalier régional, finira par rendre l’âme. Selon la Rfm, le jeune C. Diop a agi ainsi, car ne pouvant plus supporter que son père maltraite sa mère après lui avoir pris une co-épouse…

LETTRE OUVERTE À MAMADOU OUMAR NDIAYE PAR MODOU GUEYE

EXCLUSIF SENEPLUS – En voulant rabaisser les enseignants devant leurs compatriotes de la santé et de l’armée, vous les hissez à jamais au panthéon de la gloire
«Après moi, le déluge !» Voici l’épilogue de votre éditorial du 20/05/2020 dans le journal Le Témoin.Pareille conclusion d’une production journalistique sur les enseignants laisse percevoir sans aucun doute les mea culpa d’un intello démasqué.
Mais avant d’envenir à la péroraison, parlons d’abord du titre de votre article : «Au travail, paresseux !» Aussi êtes-vous livrés à une laborieuse vitupération jalonnée d’invectives, d’insanités surtoute une corporation ! Vous les avez enrôlés dans le registre du « bataillon de la peur », les avez classés dans l’équipe des «vieilles dames » avant de les traiter de «contestataires» et «grévistes endiablé»….Quelle insolence !
Fort heureusement, votre stratégie de diabolisation des enseignants a mis à nu, au grand jour, les élucubrations comparatives d’un infortuné reporter sur des corporations. En voulant rabaisser les enseignants devant leurs compatriotes de la santé et de l’armée, vous les hissez à jamais au panthéon de la gloire : c’est eux, les enseignants, qui leur ont enseignés toutes les valeurs cardinales de vie et de profession ; vous l’ignorez, n’est-ce-pas?
Monsieur le Doyen, il semblerait que vous auriez publié cette sarcastique éditoriale dans le cadre de la célébration du trentenaire de votre journal Le Témoin. Alors pour vibrer au rythme de vos sensations émotionnelles et de vos sentiments personnels vous commettez le sacrilège. C’est indubitablement la haine et la jalousie de toute la Corporation enseignante, nourries depuis la création de votre quotidien, que vous proclamez lâchement sous le sceau de la liberté de la presse. C’est aussi la confirmation de l’échec cinglant d’amateur journaliste connu pour ses carrences et son incompétence à s’attaquer aux vraies questions de développement qui interpellent notre société. Mais plus grave encore et c’est ce qui est le plus décevant puisqu’onvous appelle «doyen», c’est votre ignorance du rôle et de la mission de l’Enseignant dans la notre société. De quelle école êtes-vous sortis Monsieur Ndiaye ?Avez-vous des enfants écoliers, étudiants ? Avez-vous une famille ? Sinon avez-vous grandi dans une famille ? Puisse le ciel vous aider à comprendre le fabuleux travail des enseignants pour faire de vous ce que vous êtes aujourd’hui et de votre progéniture des Humains sublimes.
Monsieur le Directeur, votre audace de ravaler les enseignants à une armée de peureux montre à suffisance la dénégation permanente de tant de sacrifices prônée par votre espèce dans la sphère des médias auSénégal.
C’est pourquoi, les jeunes qui ambitionnent faire carrière dans ce noble métier auront, obligatoirement, à se concevoir une autre vision, à inventer une démarche nouvelle et à se forger une personnalité originelle,aux antipodes de la vôtre, à l’image des grandes figures légendaires du journalisme. Oui Monsieur ; dans votre métier où vous régnez parmi les maîtres par le fait d’un système,il faut une révolution incarnée par de jeunes Sénégalais loyaux et audacieux, libérés du joug sensationnel, politique, corporatiste. Cette révolution-là, soyez en conscient, aura comme défi unique et majeur la considération du slogan du Chicago Daily News en1975 «No axes to grind, No friends to reward and No ennemies to punish» («Ne point prêcher pour son saint, pas d’amis à récompenser et pas d’ennemis à punir»). Cette volonté s’assumera aussi sur la base de la fameuse théorie de Charles Danaen1982: «When a dog bites a man, that is not news. But when a man bites a dog, that is news» (« Quand un chien mord un homme, ce n’est pas une information. Mais quand un homme mord un chien, c’est ça une information»).
Qu’avez-vous appris Monsieur, de l’histoire de la genèse et de l’évolution du journalisme ? Et qu’avez-vous retenue de la légende des héros internationaux de la presse ?Je vous rappelle qu’aux États-Unis d’Amérique, berceaux même du journalisme professionnel, Carl Bernstein et Bob Woodward, tous deux jeunes reporters du WashingtonPost, ont vaillamment travaillé à servir leur peuple. Leur reportage sur le scandale du Watergate a conduit inéluctablement à la démission du président Richard Nixon en1974. Même chez nous au Sénégal, dans une histoire récente, l’année dernière, la jeune reporter de la BBC, Mayeni Jones, a fait la prouesse de révéler un autre scandale sur les contrats pétroliers aux Sénégal sous le regard absolument coupable de votre «Témoin».
Monsieur Ndiaye, voilà des exemples de pratique journalistique dont a besoin notre peuple pour faire face aux grands défis politiques, sociales et économiques qui nous interpellent tous. Les enseignants pour leur part, ne failliront jamais à leur mission de former des citoyens capables de comprendre les enjeux conspirationnistes d’une certaines presse à l’endroit de tant de patriotes. Modou Gueye est Professeur d’anglais au lycée de Keur Madiabe, Président de l’Association FAIR Education


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