Revue de Presse du Jeudi 21 Mai 2020

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Covid-19:la Chine devance les USA et annonce un remède salvateur

https://www.financialafrik.com/L’étude chinoise publiée dimanche dans la revue Cell bouleverse la donne alors que le si prometteur vaccin américain mRNA-1273 Moderna semble être peu concluant en dépit de l’euphorique envolée de 20% du cours de l’entreprise à Wall Street. Envolée d’autant plus suspecte que l’efficacité du vaccin n’a été probant que sur 8 personnes pour un échantillon de 45.
Des chercheurs de l’Université de Pékin ont identifié 14 anticorps dans  les échantillons sanguins d’une soixantaine de patients guéris de la covid-19. L’un de ces anticorps, le «BD-368-2 », s’est montré très efficace lors de tests sur des souris infectées par la maladie. Le remède permettrait non seulement d’accélérer la guérison des malades, mais aussi d’immuniser temporairement contre le Covid-19. 

Le laboratoire chinois estime qu’un nouveau médicament de sa création, arrêterait la pandémie sans avoir recours à un éventuel vaccin contre le coronavirus (Covid-19). 

Sunney Xie, directeur du Centre d’innovation avancée de Pékin pour la génomique de l’université, a déclaré à l’AFP que le médicament avait réussi au stade des tests sur les animaux. « Lorsque nous avons injecté des anticorps neutralisants à des souris infectées, après cinq jours, la charge virale a été réduite d’un facteur de 2 500 », a-t-il déclaré, ajoutant que « cela signifiait que ce médicament potentiel a un effet thérapeutique ».
Le nouveau médicament pourrait même offrir une protection à court terme contre le virus. L’étude a montré que si l’anticorps neutralisant était injecté avant que les souris ne soient infectées par le virus, elles restaient exemptes d’infection car aucun virus n’était détecté. « Nous pourrions alors arrêter la pandémie avec un médicament efficace, même sans vaccin », a-t-il conclu.
L’Université de Pékin  devance ainsi la centaine de laboratoires de par le monde en course pour trouver un remède contre le Covid-19.  Albert Savana#@rp221com

Programme de Résilience Economique et Social

Pour atténuer les effets du Covid-19 sur l’économie nationale, l’Etat a mis en place un Programme de Résilience Economique et Social, afin de «renforcer le système de santé et soutenir les ménages, la diaspora, les entreprises et leurs salariés». https://covid19.economie.gouv.sn/
 Economie de guerre et dette publique Par Mahammed Boun Abdallah Dionne ,ingénieur économiste, ancien Premier ministre du Sénégal, et actuellement ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République.
En Afrique, la question de la dette est devenue un sujet prioritaire dans le contexte actuel.
Son annulation ouvrirait la voie à la poursuite de l’investissement dans les secteurs essentiels…
« Imaginons un pays libre de toute dette, et qu’une guerre éclate qui implique un supplément de dépenses de vingt millions par an ; il y a trois moyens de fournir à ces dépenses.
En premier lieu, les impôts pourraient être augmentés d’un montant de vingt millions par an, dont le pays serait totalement libéré au retour de la paix.
En second lieu, l’argent pourrait être emprunté chaque année et la dette consolidée ; dans ce cas, si l’on admet un intérêt de 5 pour cent, la première année de dépense entraînerait une charge perpétuelle d’un million ; une deuxième année de guerre entraînerait à nouveau la charge perpétuelle d’un million et ainsi de suite pour chaque année supplémentaire.
Le troisième moyen de financer la guerre serait d’emprunter chaque année les vingt millions nécessaires, comme ci-dessus, mais de constituer en outre un fonds d’amortissement, par l’impôt, qui, augmenté des intérêts composés, permettrait finalement de rembourser la dette.
De ces trois moyens, nous sommes résolument en faveur du premier. Alors, le fardeau de la guerre est sans doute très lourd tant qu’elle dure, mais il disparaît en même temps qu’elle. Du point de vue économique, il n’y a pas de réelle différence entre les trois moyens. Mais les personnes qui paient l’impôt ne raisonnent pas ainsi. Nous ne sommes que trop enclins à estimer le coût de la guerre à ce que nous payons comme taxes sur le moment, sans réfléchir à la durée probable de l’imposition »*.
Ce texte de David Ricardo, publié en 1820, éclaire notre compréhension des rapports politiques et économiques que les générations de citoyens d’un même pays entretiennent entre elles au fil du temps. Pour Ricardo, toute augmentation de la dette aujourd’hui se traduit demain par une augmentation de l’impôt, pour rembourser cette dette. Plus tard, Barro complétera le travail de Ricardo et de cette réflexion, naîtra le théorème d’équivalence de Ricardo-Barro. Ce théorème établit « qu’il n’y a, d’un point de vue macroéconomique, pas de différence significative entre un financement par l’impôt et un financement par l’emprunt d’un montant donné de dépenses publiques ».
Pour sa part, Solow démontrera, par la suite, que le théorème de neutralité ricardienne ne se vérifie que dans des situations très particulières. Solow en conclut que l’Etat ne peut se contenter d’un rôle économique neutre. Et il eut bien raison.
S’agissant de la dette et du déficit publics, la pertinence des politiques budgétaires ne se discute plus vraiment. Par contre et surtout en temps de crise, ce qui est déterminant pour provoquer l’effet multiplicateur de Keynes sur les agents économiques en doute, reste la qualité de la dépense publique. S’endetter pour couvrir prioritairement des dépenses courantes sans impact sur la croissance économique ne nous paraît pas raisonnable, quoique le débat sur l’opposition entre dépense de consommation et dépense d’investissement ne soit pas totalement épuisé.
Dans tous les pays du monde, le risque sur la dette est tributaire de plusieurs facteurs comme la nature de celle-ci, sa viabilité telle que perçue par les marchés financiers et les épargnants, sa dénomination, son taux d’intérêt, sa maturité, la réputation du pays, son niveau d’épargne intérieure et l’usage qui est fait des ressources qui sont tirées de la dette. C’est pourquoi les niveaux d’endettement de l’Italie et du Japon qui se situent entre 150 et 200% du PIB, ne suscitent pas de débat particulier. Au demeurant, de tels pays ont atteint un palier qui leur permette de rembourser leurs emprunts passés par l’émission de nouveaux titres de dette, de plus en plus libellée dans leur propre devise. Ce renouvellement infini de la dette publique des Etats fait qu’en pratique elle n’est jamais remboursée.
Au total, si un Etat n’a pas d’autre choix que de dépenser plus qu’il ne collecte en termes de ressources pour assurer sa croissance d’aujourd’hui et de demain, il le fait aussi pour les générations futures et non contre elles. S’y ajoute qu’en situation de crise ou de guerre, au-delà de l’urgence des dépenses militaires et de l’assistance alimentaire, l’intervention de l’Etat doit structurer de nouvelles capacités pour le futur, grâce à des subventions, dans les secteurs clés du système productif, notamment l’industrie et l’agriculture.

Imaginons à présent un pays endetté, aux capacités financières limitées, et qu’une guerre éclate qui implique un supplément important de dépenses, comment financer cette dépense de guerre qui lui est imposée ?

En instaurant un nouvel impôt pour gagner cette guerre, le pays court le risque d’une crise sociale intérieure et d’une récession dont les effets, se cumulant à celui de la guerre, entraîneraient la perte à court terme de celle-ci.
En second lieu, en réussissant à emprunter pour couvrir cet effort de guerre, le pays court toutefois à moyen terme le risque d’un défaut sur sa dette et la perte de la guerre surtout si elle devait perdurer.
Le troisième moyen pour financer la guerre est le renouvellement de la capacité d’endettement du pays. Ce renouvellement peut s’opérer grâce à la conversion du stock de dette du pays en rente perpétuelle ; plus la rente perpétuelle se rapprochera du taux zéro, plus vite le pays financera sa guerre surtout si les intérêts de ses créditeurs sont intriqués aux siens, partageant avec lui le même intérêt pour la victoire.
De ces trois moyens, nous sommes en faveur du troisième, car l’emprunt perpétuel est une obligation sans date d’échéance, dont seuls les intérêts sont exigibles. Si le taux d’intérêt de la rente est nul, l’emprunteur n’a donc plus rien à payer.
Ce troisième moyen de financement de la guerre sauvegarde la réputation financière de l’Etat, réduit significativement le service de sa dette, soulage sa trésorerie immédiate et renouvelle sa capacité d’investissement, en annulant de facto la dette publique, même si celle-ci continue d’exister perpétuellement de jure sur le papier. Dans le cas de l’Afrique qui a encore besoin d’emprunter massivement pour financer l’investissement productif et son industrialisation, l’annulation directe de la dette reste la meilleure solution. Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Macky Sall, ne s’y est pas trompé en portant le plaidoyer de l’annulation de la dette publique africaine auprès de ses pairs du continent et du monde.
Une annulation du stock de la dette ouvrirait la voie à la poursuite dans les meilleures conditions de l’investissement, dans les secteurs essentiels de la santé et de l’éducation, des infrastructures, de l’agriculture, et des services d’appui à l’industrialisation. A défaut d’annulation, la voie médiane de l’allongement de la durée de la dette à cent (100) ans au minimum, voire sa perpétualisation, à un taux voisin de zéro, nous paraît être la seconde meilleure solution.
Certains diront, comme en droit judiciaire, que la perpétuité évoque une contrainte dont on ne se libère jamais. Nous leur répondrons que comme s’agissant de la grâce, même si celle-ci entraîne la non-application d’une peine, et qu’elle n’entraîne point son oubli que seule l’amnistie accorde, l’essentiel pour le condamné est de reconquérir sa liberté de mouvement. Dans le cas que nous présentons, qu’il s’agisse d’une annulation de sa dette ou de la reconversion de celle-ci en une rente perpétuelle, l’essentiel pour l’emprunteur est qu’il n’ait plus rien à payer afin de reconquérir sa capacité d’endettement.
Au lendemain de la guerre sanitaire et économique en cours actuellement, l’Afrique devra beaucoup investir, pour repartir du bon pied. Pour notre continent, le risque de défaut n’est toutefois pas évalué de la même manière que pour les autres régions du monde ayant des notes souveraines comparables. Il y a encore comme un effet de loupe optique quant à la perception du stock actuel de la dette africaine. Les taux d’intérêt sont partis pour rester bas pour longtemps encore, du fait de la surabondance de liquidités due aux politiques monétaires expansionnistes pratiquées par la majorité des grandes Banques centrales.
Aussi, ils sont partis pour demeurer proches de zéro en raison du décalage existant entre l’excès d’épargne globale et la rareté des investissements productifs de qualité attendus par les détenteurs de capitaux. Nos partenaires du G20, du Club de Paris, mais également de grands pays partenaires comme la Chine et ceux du Moyen-Orient, devraient travailler de concert avec les leaders africains afin que l’annulation du stock actuel de la dette publique extérieure du continent soit une réalité. C’est à ce prix que nous pourrons vaincre nos vulnérabilités exacerbées par la crise sanitaire et que nous serons en position de poursuivre notre marche victorieuse vers l’émergence.
(*) Extraits de David Ricardo : « Funding System – An Article in the Supplement to the Fourth, Fifth and Sixth Editions of the Encyclopaedia Britannica – 1820 », The Works and Correspondence of David Ricardo, vol. IV, Pamphlets and Papers, 1815-1823, Cambridge, Cambridge University Press, 1951, p. 185 à 190 et 196-197. Traduction de Michel Herland.)

 Pétrole et gaz en Mauritanie: derrière l’”opération” Serval

https://www.financialafrik.com/-L’homme qui a dirigé le ministère mauritanien du Pétrole, de l’Energie et des Mines, de 2010 à 2013, Taleb Ould Abdi Vall, refait surface avec, selon nos sources, une nouvelle société pétrolière et gazière au nom de Serval Group. A peine lancée, la nouvelle entité au tour de table inconnu entend prendre sa part du gâteau dans les juteux contrats du local content du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim, à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal.
L’ancien conseiller d’Abdi Vall au ministère, Mohamed Salem Boidaha, sera en charge de la direction générale du cabinet. Les deux hommes s’étaient auparavant lancés ensemble lorsqu’ils ont fondé en 2014 E2M, une entreprise qui proposait des solutions électriques aux pays africains (AEI 735). Le conseil d’administration de Serval est exclusivement composé de poids lourds mauritaniens et sénégalais dont Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre et haut fonctionnaire des Nations Unies, figure respectée dans la sous région. Le board comprend aussi Mohamed Saleck Ould Heyine, emblématique directeur général de la SNIM, de 1984 à 2006.
Dotée de fortes capacités de négociations, le dossier Serval fortifié par le long pedigree de son partenaire marocain, Agence générale de transit et de transports (AGTT), a déjà atterri sur la table des dirigeants de BP , ce qui inquiète grandement la société Maurilog de l’homme d’affaires Mohamed Abdellahi Ould Yaha. Reçus par le ministre de l’Economie et de l’Industrie, les responsables de Serval Group se sont engagés à développer un certain nombre de projets faisant la jonction de la plateforme générale oil & gaz à la capitale Nouakchott, la création d’une cité industrielle pour le développement des industries liées au gaz et au pétrole, la construction d’une raffinerie de pétrole et la création d’une unité de production de fer (Aciérie).  Adama WADE

La France prête à ratifier «la fin du Franc FCA» de l’UEMOA, mais des questions essentielles restent en suspens

(Agence Ecofin) – Le ministre français en charge des Affaires étrangères et de la Coopération et son confrère en charge de l’Economie et des Finances ont présenté ce 20 mai 2020 en Conseil des ministres, le projet de loi portant sur la ratification de l’accord signé en décembre 2019 par la France et les pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA), et sur la réforme de la coopération monétaire entre les deux groupes de parties.
L’annonce faite par la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye (photo), a été relayée par plusieurs médias français comme étant la validation par la France de la fin du franc CFA. Il faut dire que ce projet de loi s’il est retenu, viendra entériner l’accord de réforme de coopération monétaire, dont seulement quelques grandes lignes ont changé, à savoir : le nom de la monnaie qui s’appellera désormais ECO, le retrait des réserves de change du compte d’opérations dans les comptes du Trésor public français et le renoncement à un représentant de la France dans les instances de la BCEAO.

Des éléments essentiels de la coopération monétaire entre la France et l’UEMOA demeurent avec des contours non connus

En revanche, des éléments jugés essentiels par la partie française, comme la garantie de couverture de la France et la parité fixe qui va avec sont maintenus.
Par ailleurs, si l’accord est ratifié en France, on devrait voir un processus similaire se dérouler dans l’ensemble des pays membres de l’UEMOA, or très peu d’informations ont filtré sur ce point précis.
Mme Ndiaye a parlé d’un texte « très attendu » en ressortant les grandes lignes de l’accord, mais elle n’a pas donné de détails sur certains points importants de cette réforme qui ne met pas fin à la coopération monétaire. Jusqu’à présent, personne ne sait ce que comportera le nouvel accord de garantie de la France qui doit faire l’objet d’un texte précis, et qui devra être validé par tous.
Dans le cadre des mécanismes qui ont encore cours actuellement, le pays du président Macron devrait prêter des devises à l’UEMOA, si ses réserves de change se situaient en dessous de 20% du total de ses importations. Ce mécanisme n’a jamais été activé depuis la dévaluation du franc CFA en 1994. « Nous avons travaillé avec la BCEAO sur un cadre de reporting sur des éléments d’informations financières, les évolutions monétaires, l’évolution des réserves, nous permettant d’avoir le même niveau d’information qu’avant, et un canal de dialogue pour que, quand on s’approche d’une situation où la garantie de l’Etat pourrait être appelée, on puisse faire valoir notre point de vue sur la restauration des grands équilibres », faisait savoir Guillaume Chambert, le responsable de coopération avec la zone franc CFA au sein du Trésor public français, alors qu’il présentait l’accord à la Commission des finances de l’Assemblée nationale française, le 12 février 2020.

La réforme de cette coopération monétaire divise les opinions africaines et les analystes

L’annonce de l’accord avait entraîné une vague de protestations au sein des opinions publiques africaines qui estiment que la persistance de la présence française dans le processus monétaire continue de représenter un problème. Une autre partie de l’opinion rejette les avantages tant vantés de la parité monétaire qui surévaluerait le franc CFA, et imposerait à des économies structurellement différentes de faire partie d’une même union monétaire. On attribue aussi à cette présence française, la décision du Nigeria et du Ghana d’intégrer l’ECO.
Les analystes de marché eux, ont une autre perception. Dans une note d’analyse produite au lendemain de l’annonce de cette réforme des accords monétaires, les agences de notation Moody’s et S&P Global Ratings ont salué une évolution importante, tout en indiquant que la solidité de cette réforme résidait dans le maintien de la garantie de convertibilité par la France. La pandémie de covid-19 et ses conséquences sur les réserves extérieures des pays de la zone franc CFA semblent confirmer cette thèse.
Il n’est pas certain que la date butoir du 1er juillet 2020 pour lancer la nouvelle monnaie ECO dans l’UEMOA soit respectée. Si la transformation symbolique s’opère comme prévu, il est à noter qu’à la mi-février 2020, la Banque de France qui produit les insignes monétaires de l’UEMOA n’avait pas encore reçu de commande pour des billets ECO. Enfin, certains responsables de l’UEMOA n’ont pas caché que le délai d’implémentation de la réforme des accords de coopération monétaire sera assez long. En réalité, la fin du franc CFA n’est pas pour demain.Idriss Linge

 La fin du franc CFA actée Par Malick Diawara et Viviane Forson

https://www.lepoint.fr/afrique/Conformément à l’accord de décembre dernier entre la France et les États de l’UEMOA, un projet de loi a été adopté entérinant la transformation du franc CFA en éco.
« Très attendu » par les pays de l’Union monétaire ouest-africaine, selon la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, le projet de loi entérinant le détachement de la France de la monnaie qu’elle a officiellement créée en 1945 a été adopté ce mercredi 20 mai en conseil des ministres. Ce texte valide la transformation du franc CFA ainsi que la fin de la centralisation des réserves de change des États d’Afrique de l’Ouest auprès du Trésor français. Le franc CFA deviendra l’éco, et la parité fixe avec l’euro sera maintenue. Cette réforme, a rappelé la porte-parole, résulte de l’accord de coopération signé le 21 décembre 2019 entre Emmanuel Macron et les gouvernements des États membres de l’Union monétaire ouest-africaine, qui avaient annoncé cette réforme historique de la coopération monétaire entre la France et ces États africains devant aboutir à la fin du franc CFA. « Cette fin symbolique devait s’inscrire dans un renouvellement de la relation entre la France et l’Afrique et écrire une nouvelle page de notre histoire », a-t-elle déclaré.
« C’est en entendant votre jeunesse que j’ai voulu engager cette réforme [du franc CFA] »,avait lancé le chef d’État français à Abdijan, le 21 décembre 2019,aux côtés du président ivoirien Alassane Ouattara.  © LUDOVIC MARIN / AFP
Le 21 décembre, huit pays d’Afrique de l’Ouest et la France avaient décidé de cette réforme d’envergure du franc CFA, qui va changer de nom pour s’appeler l’éco en 2020, avait annoncé le président ivoirien Alassane Ouattara en présence du président français. Le franc CFA était « perçu comme l’un des vestiges de la Françafrique », avait alors déclaré Emmanuel Macron.

Les termes de l’accord

Concrètement, la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne devra plus déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France, obligation qui était perçue comme une dépendance humiliante vis-à-vis de la France par les détracteurs du franc CFA. Il a également été décidé le retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente. La parité fixe avec l’euro du franc CFA, le futur éco, doit être maintenue (1 euro = 655,96 francs CFA). Ce point est appelé à évoluer lorsque la monnaie commune ouest-africaine verra le jour.
Pour info, la réforme a été négociée tout au long du second semestre 2019 entre la France et les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Elle ne concerne pas, pour l’instant, les six pays d’Afrique centrale, qui utilisent le franc CFA, mais forment une zone monétaire distincte, celle de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).

LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DES NOIX D’ACAJOU DEMARRE ENFIN

https://www.seneplus.com/LeTemoin-Après plusieurs semaines d’incertitude, on assiste enfin au démarrage de la commercialisation des noix d’acajou en Casamance.
Après plusieurs semaines d’incertitude, on assiste enfin au démarrage de la commercialisation des noix d’acajou en Casamance. Une commercialisation qui demeure toutefois très timide. Depuis quelques jours, on voit passer de temps en temps des camions chargés de noix débarquer à Ziguinchor où les magasins détenus par les professionnels de la filière sont en train d’ouvrir petit à petit leurs portes.
Aux devantures de certains de ces magasins à Ziguinchor, on a même commencé à sécher les premiers arrivages de noix d’acajou. Preuve que la campagne a bel et bien démarré. Mais, encore une fois, ce n’est pas encore le grand rush et on est encore loin de l’effervescence habituelle. En fait, la plupart des opérateurs indiens, qui sont les principaux acheteurs, sont encore absents. Les magasins sont gérés par leurs représentants. D’où la très faible quantité de noix réceptionnée. Mais toujours est-il que ce démarrage au petit trot fait renaître un peu l’espoir chez les producteurs qui avaient commencé à se lamenter quant à l’issue de cette campagne.
Ils craignaient l’éventualité d’une campagne blanche cette année à cause de la pandémie du coronavirus qui a bloqué toutes les activités économiques à travers le monde. Ce début de campagne ne les rassure toutefois pas tout à fait dans la mesure où le prix du kilogramme de la noix a considérablement chuté par rapport aux années précédentes. Actuellement, en ce début de campagne, ce kilo est cédé à 250 francs bord champ contre 350 francs à la même période l’an dernier. Ce qui crée un manque à gagner énorme pour les producteurs. Beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui partagés entre l’idée de vendre à perte tout de suite leurs récoltes ou d’attendre une éventuelle hausse des prix. C’est le cas de Landing Diédhiou, un producteur habitant dans un petit village à l’ouest de Ziguinchor, qui dit être désemparé par rapport au prix très bas ayant cours actuellement sur le marché. Avec ce prix, toutes ses prévisions seront faussées, autrement dit il n’aura pas les ressources nécessaires pour assurer la survie de sa famille d’ici les prochaines récoltes de riz. « La campagne a enfin commencé, on n’y croyait même pas à cause de ce coronavirus. On commence à vendre petit à petit nos noix, mais c’est le prix qui pose problème.
Les quelques acheteurs qui se présentent à nous, proposent 250 francs le kg. Cela ne nous arrange pas du tout », confie-t-il. A l’en croire, en vendant à ce prix sa récolte, ses ressources risquent de s’épuiser dès le mois d’août, alors que les premières récoltes de riz sont prévues début novembre. Cela créera un déficit vivrier pour sa famille, souligne-t-il. « Si je vends mes noix à 250 francs le kg, je vais subir une perte de près de 200 000 francs par rapport à mes ventes de l’année dernière. Cela créera un déficit vivrier pour ma famille, à partir du mois d’août je n’aurai pas de quoi faire face aux besoins quotidiens de ma famille, alors que les premières récoltes de riz n’interviendront pas avant fin octobre. C’est pour cela que je dis que ce prix ne m’arrange pas. Je voulais attendre quelques jours pour voir si les prix vont remonter un peu, mais là aussi il y a un risque parce qu’on ne sait pas si la campagne va se poursuivre à cause du coronavirus. Si tel n’est pas le cas, les pertes seront encore plus importantes puisqu’il va sans dire que les prix baisseront davantage ou il n’y aura même pas vente », relève notre interlocuteur.

Les opérateurs asiatiques débarquent en Casamance

Aka Mpamy, un autre producteur a, lui aussi, la même préoccupation. il dit qu’en vendant ses noix au tarif actuel, il ne va pas s’en sortir car il aura un déficit de ressources pour couvrir les besoins de sa famille durant la dure période hivernale. Raison pour laquelle, il dit hésiter entre vendre tout de suite sa récolte, qui avoisine les trois tonnes, ou jouer la montre. S’il se précipite, il craint que les prix montent après dans l’éventualité que les opérateurs asiatiques débarqueraient en Casamance. Auquel cas, il n’aura plus que ses yeux pour pleurer. « Actuellement, je suis à la fois confus et découragé car vendre mes noix à 250 francs me causera d’énormes pertes. Je vais perdre au moins 100 francs par kg car l’année passée le plus bas prix était de 350 francs le kg à bord champ en début et fin de campagne. On avait même vendu les récoltes de deuxième génération arrivant à maturité au mois de mai à 550 francs le kg. Je me demande donc s’il faut vendre au prix actuel ou s’il faut attendre en espérant que les prix monteront si éventuellement les opérateurs indiens viennent », hésite-t-il.

Les intermédiaires en position de force

Du côté des intermédiaires qui sont les principaux acheteurs, pour l’instant, l’on indique que l’augmentation éventuelle des prix n’est pas possible à l’état actuel des choses parce que leurs partenaires indiens ou chinois pour qui ils travaillent ne sont pas prêts à dépasser les 350 francs pour le kg rendu à Ziguinchor. « Nous ne pouvons pas prendre le kg à plus de 250 francs en brousse parce que nos partenaires indiens ou chinois pour qui nous travaillons nous ont dit de ne dépasser la barre des 350 francs à Ziguinchor.
Par conséquent, nous ne pouvons pas aller au-delà de ce prix. Vous savez que les noix d’anacarde sont cotées en bourse », confie Abdourahmane Diallo, un intermédiaire selon qui relève en Guinée-Bissau voisine, un grand producteur de noix d’anacarde, c’est également le même tarif qui a cours.
Selon lui, cette année également les prix risquent de ne pas beaucoup monter car non seulement il y a cette pandémie du coronavirus qui bloque toutes les activités économiques, à travers le monde, mais il y a aussi et surtout le fait que de plus en plus de pays produisent la noix d’acajou à travers le monde notamment en Afrique et en Amérique latine comme au Brésil. Jean DIATTA

Les salaires et les pensions payés ce vendredi.

Sur instruction du Ministre des Finances et du Budget, M. Abdoulaye Daouda DIALLO, les services de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ont démarré le paiement des pensions le 20 mai 2020 dans la région de Dakar.
Le paiement se poursuivra dans les autres régions, en fonction des délais d’acheminement des bons de pensions par les services de la Poste.
Le paiement des salaires sera effectué par les services du Trésor à partir du vendredi 22 mai 2020 sur l’étendue du territoire national.
A titre exceptionnel, les guichets du Trésor seront ouverts le jeudi 21 mai 2020 et le samedi 23 de 09 h : 00 min à 13 h : 00 min.

Industries: Une hausse de 2,9% en plein Covid

https://www.rewmi.com/L’activité industrielle est marquée au mois de mars 2020 par une augmentation de 2,9% de la production en rythme mensuel. Cette performance est portée par les industries chimiques, alimentaires et de production d’énergie. En effet, la production totale au cours des trois premiers mois de 2020 a augmenté de 1,0% comparée à celle de la période correspondante de l’année précédente.
L’activité de production des industries chimiques a augmenté sur un mois, de 16,5% en liaison avec le relèvement de la fabrication des produits pharmaceutiques et de savons, détergents, produits d’entretiens qui sont très sollicités pendant cette période de crise sanitaire. Selon  la note mensuelle de l’Indice Harmonisé de la Production Industrielle (IHPI) de  l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), le relèvement des activités de raffinage pétrolier a aussi contribué à la performance des industries chimiques. Par rapport à mars 2019, la production des industries chimiques s’est bonifiée de 23,7%. La production au cours du premier trimestre 2020 a par contre baissé en référence à celle de la période correspondante de l’année précédente. Quant à la production des industries alimentaires, elle  s’est redressée de 7,3% en mars 2020. Cette évolution  explique  la source découle de la bonification de l’activité de transformation et conservation de fruits et légumes, de boissons et de fabrication de condiments et assaisonnements. Cependant, l’activité de production s’est réduite dans une bonne partie des sous-secteurs de l’agroalimentaire en l’occurrence la production de tabac, de confiseries et chocolats, de corps gras, de conserve de poissons, crustacées et mollusques ainsi que la production d’aliments à base de céréale. Sur un an, la production des industries alimentaires a progressé de 1,9%. Le cumul sur les trois premiers mois de 2020 a fléchi de 0,3% comparé à celui de la période correspondante de l’année précédente. En mars 2020,  note  l’ANSD, la production d’énergie a affiché une hausse de 3,1% en variation mensuelle. Le relèvement de l’activité de traitement et de captage d’eau  explique la hausse de la production d’énergie. Par contre, il est observé un recul de l’activité de production et de distribution d’électricité. Comparée à celle de mars 2019, l’activité de production d’énergie a augmenté de 6,2%. Rapportée à celle de la période correspondante de l’année précédente, la production totale au cours des trois premiers mois de 2020 a progressé de 9,3%.Zachari BADJI

IMPACT DU COVID-19 SUR LE SECTEUR INDUSTRIEL: Moustapha Diop commandite une enquête à l’Ansd

https://www.jotaay.net/La société NMA Sanders a servi de cadre pour le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne industrie pour annoncer l’enquête qu’il a commandée à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) pour mesurer l’impact réel du Covid-19 sur le secteur industriel. A l’en croire, les résultats attendus vont permettre de mieux définir la nouvelle stratégie nationale de développement industriel en cours d’actualisation.
A l’image de plusieurs secteurs d’activités, le secteur industriel a également été fortement impacté par la pandémie du Covid-19 qui tarde à être éradiqué dans notre pays. Même si le virus continue sa propagation, le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne industrie, Moustapha Diop se projette déjà sur l’après Covid-19. En effet, décidé à relancer le secteur industriel, il a décidé d’abord de mener une enquête sur l’ampleur des dégâts causés par l’impact du coronavirus sur le secteur industriel. «Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que le secteur de l’industrie est fortement impacté par le Covid-19. Mais, nous ne disposons pas d’éléments statistiques pouvant nous renseigner sur l’ampleur de la crise et les branches d’activités les plus touchées, voire les entreprises qui sont menacées de disparition. C’est pour en avoir le cœur net que j’ai commandité à l’Ansd une enquête pour mesurer l’impact réel du Covid-19 sur notre secteur industriel ; et les résultats de cette enquête vont nous permettre de mieux définir notre nouvelle stratégie nationale de développement industriel en cours d’actualisation», a annoncé le ministre Moustapha Diop, hier, lors du «lancement de l’impact» à la société NMA Sanders. Une étude qui sera financée, dit-il, par l’Agence belge de développement (Enabel), l’Onudi, l’Ansd, ainsi que les organisations du secteur privé qui ont beaucoup contribué à la préparation du questionnaire qui vient d’être administré à NMA Sanders. Poursuivant, Moustapha Diop révèle que cette enquête fait suite aux directives du président de la République d’actualiser la stratégie nationale de développement industriel, en prenant en compte les enseignements tirés de la pandémie du Covid-19, lors du Conseil des ministres du 13 mai dernier. Ainsi, suite à ces directives, le patron de l’industrie sénégalaise avait déjà lancé, le 4 février dernier, le processus d’actualisation de la politique industrielle nationale.M. CISS

le chiffre d’affaires du Port autonome de Dakar progresse de 24,7% en deux ans

(Agence Ecofin) – Le directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Ababacar Sédikh Bèye, a annoncé, le 20 mai, que le chiffre d’affaires du port autonome de Dakar est passé de 49,2 milliards FCFA (environ 82,2 millions $) en 2017 à 61,3 milliards FCFA (environ 102,4 millions $) en 2019, soit une hausse de 24,7% en deux ans.
Le responsable a, par ailleurs, fait savoir que l’établissement portuaire a fait un bénéfice de 13,9 milliards FCFA (environ 23,2 millions $) en 2019.
« Cette performance est le résultat de l’augmentation de 8,9% du chiffre d’affaires et de la baisse de 17,4% des charges d’exploitation de la société nationale », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter que ces résultats satisfaisants sont également « le fruit du dynamisme et de l’engagement des acteurs portuaires qui n’ont ménagé aucun effort pour mettre en œuvre le plan stratégique de développement [du PAD, Ndlr] pour la période 2019-2023 ».
Lancé en 2018, le plan stratégique de développement 2019-2023 du PAD ambitionne d’améliorer la compétitivité du port et d’attirer beaucoup plus de trafic afin de positionner Dakar comme un hub logistique régional.André Chadrak

 États financiers: Le PAD a fait près de 14 milliards Fcfa de bénéfices en 2019

https://www.dakaractu.com/La dynamique de transformation structurelle est en marche au Port Autonome de Dakar (PAD). En effet, l’institution a présenté ce 20 mai ses états financiers comptant pour l’année 2019. Arrêtée au 31 décembre de l’année précédente et auditée par les commissaires aux comptes, la situation financière du PAD présente un résultat net bénéficiaire de 13.940.020.075 Fcfa et des capitaux propres de 112.876.607.331 Fcfa.
Cette performance s’explique par l’augmentation du chiffre d’affaires (+8,93%) et de la diminution des charges d’exploitation (-17,42%). Le chiffre d’affaires est passé de 49 milliards 219 millions Fcfa en 2017 à 61 milliards 390 millions en 2019, soit une variation relative de 24,72%. Ces performances résultent du dynamisme et de l’engagement des travailleurs du PAD et à toute la communauté des acteurs portuaires qui ont participé à la mise en œuvre du plan stratégique de développement /Psd 2019-2020. Ces efforts ont permis au PAD de maintenir le cap dans son ambition d’être ‘’un port, moteur de l’émergence’’ à l’horizon 2023.
Les résultats obtenus durant l’année 2019 ont valu au Port Autonome de Dakar la note « A- » de Wara (West African Raiting Agency) qui est une agence de notation financière de la zone UEMOA. Cette note qui est de 3 crans au-dessus de la note minimale acceptée par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF).

Dubaï Port World: les transitaires dénoncent le nouveau système de l’exploitant portuaire

https://www.jotaay.net/Après avoir fait des mains et des pieds pour décrocher la construction du futur port de Ndayane, l’exploitant portuaire filiale de Dubaï World, Dubaï Port World, semble être dans une logique de mener la vie dure aux transitaires sénégalais. Et pour cause : le troisième exploitant portuaire mondiale a décidé de réduire drastiquement les entrées par jour des transitaires au niveau de Dubaï facturation. Une décision qui empêche quasiment les transitaires de faire leur travail correctement. Selon certains transitaires, alors qu’il leur fallait quelques heures pour effectuer toutes les démarches, désormais, ils finissent toute une journée sans boucler leur paperasse. Ceci, à cause d’un nouveau système totalement numérisé établi par Dubaï Port World, notamment à cause de la pandémie de coronavirus. Ce qui a fini par porter préjudice aux transitaires qui ne comptent plus les plaintes de leurs clients à cause de non-respect de délai. Ainsi, les transitaires qui n’en peuvent plus de cette situation exigent le retour à l’ancien système.

 Le Sénégal se dote de 2 avions KT1

https://www.rewmi.com/Le Sénégal continue de renforcer les moyens logistiques de son armée, notamment les forces aériennes qui ont, jusqu’à une époque récente, été les parents pauvres du système de défense nationale. Selon des sources bien informées, l’Etat du Sénégal qui avait effectué une commande de quatre avions militaires de type KT1, auprès du constructeur sud-coréen Korea Aerospace Industries (KAI), en a reçu deux le 3 avril dernier. Les deux autres KT-1S seront livrés d’ici à octobre. La formation des pilotes et des mécaniciens sénégalais sur le KT-1 se déroule en Corée du Sud.

Prototype du KT-1

On sait que le KT-1, qui a été choisi par l’armée de l’air du Sénégal, est le premier avion conçu localement en Corée du Sud. Il s’agit d’un avion d’attaque léger turbo à propulsion turbo, grâce à un moteur Pratt & Whitney PT6A-62 950hp. La vitesse maximale du KT-1 est de 648 km/h. Il est équipé de cinq postes de tir et peut être équipé de roquettes LAU-131 de 70 mm, de mitrailleuses FN HMP de 12.7 mm et de deux réservoirs de carburant externes.
Le Sénégal est donc le premier pays africain à se doter de cet appareil. Le contrat entre les deux parties a été signé le 15 juillet dernier, pour une valeur qui reste bien gardée dans les tiroirs. Il résulte cependant des quelques recherches menées par nos soins que le coût unitaire d’un KT-1 est autour de 5 millions de dollars US. Selon nos sources, les discussions ayant mené à la conclusion de ce contrat ont démarré l’an dernier, lorsque des dirigeants de Corée du Sud et du Sénégal se sont rencontrés à Séoul.

 Covid-Organics: L’Oms se résigne et félicite Madagascar qui lui donne la formulation sous condition.

https://www.dakaractu.com/Le président malgache, Andry Rajoelina et le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus se sont entretenus ce mercredi 20 mai par visioconférence. Une entrevue qui a permis aux deux hommes d’arrondir les angles après des semaines de heurts autour de l’efficacité du remède découvert par les scientifiques malgaches contre le Covid-19.
C’est le président de Madagascar, Andry Rajoelina qui a fait part de sa discussion avec le chef de la santé mondiale. Selon lui, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus « a salué les efforts de Madagascar dans sa lutte contre le Covid-19 et la découverte du Covid-organics ».
Mieux, la décoction malgache élaborée à partir de la plante d’artémisia et d’autres plantes locales intéresserait l’Oms qui, d’après le président Rajoelina « signera une clause de confidentialité sur sa formulation ».
Cela signifie que la composition de ce remède sera révélée à l’Oms qui « appuiera le processus d’observation clinique qui s’étendra en Afrique ».
Cette évolution a l’étoffe d’une victoire pour Madagascar et son président qui n’a pas manqué de fustiger dans plusieurs sorties, les critiques contre le Covid-organics.
Dans un entretien avec RFI et France 24, il a laissé entendre que le Covid-organics fait l’objet de quolibets parce qu’elle vient d’Afrique.
Par ailleurs, Madagascar s’inscrira dans « Solidarity Trial »  « pour des essais cliniques ». La Grande Ile « prouvera ainsi l’efficacité du troisième protocole associant deux médicaments injectables différents du Covid-Organics ».
Solidarity Trial est un essai clinique international initié en 2020 par l’Organisation mondiale de la santé et ses partenaires pour comparer l’effet de traitements non encore testés sur des patients hospitalisés atteints de maladie à coronavirus 2019.
« Sur la base des études en laboratoires, des études sur l’animal et des études cliniques, les options suivantes ont été sélectionnées : remdésivir, lopinavir/ritonavir avec interféron bêta-1a, et chloroquine ou hydroxychloroquine », renseigne le site de l’Oms visité à Dakaractu.

6 cas communautaires et 11 cas graves enregistrés,ce jeudi 21 mai…

https://senego.com/6 cas issus de la transmission communautaire ont été détectés,ce jeudi au Sénégal, a annoncé le docteur Aloyse Waly Diouf
Le directeur de cabinet du ministère de la Santé a indiqué que ces cas ont été diagnostiqués aux Maristes (1),  Castors (1), Keur Damel (1), Touba (1), Guediawaye (1), et Dakar-plateau (1).
Selon le communiqué du ministère de la Santé et de l’action sociale, sur 1215 tests réalisés pour le compte de cette journée, 98 sont revenus positifs, dont 92 cas contacts suivis par les services sanitaires, 6 cas communautaires et 11 cas graves.
A ce jour,  2812 testés positifs sont recensés au Sénégal, dont 1152 guéris. 30 patients ont succombé à la maladie et 1530  sous traitement.

Alpha Sall (Institut Pasteur): «Nous ne gagnons pas 1 franc sur ces tests»

https://www.dakarmatin.com/Le cout du test covid-19 est d’un peu moins de 50 000 francs Cfa. Mais, l’institut Pasteur n’y gagne rien. C’est en tout cas, ce qu’a dit son administrateur, Alpha Sall, qui faisait face à la presse.
«Le cout d’un test aujourd’hui, quand on l’estime, c’est un peu moins de 50 000 francs quand on considère les intrants la ressource humaine, le fonctionnement avec l’électricité etc. Bien évidemment ces tests sont gratuits, il n’y a pas une seule personne qui a bénéficié de ce teste et qui a eu à le payer.

La dotation de l’Etat

C’est pris en charge grâce à une dotation initiale qui avait été faite dans le cadre du plan de lutte contre l’épidémie où l’Institut Pasteur a été doté comme les autres structures dans notre dispositif de santé. Ensuite l’Institut Pasteur à partir de ses propres ressources et des ressources qu’il a pu soulever auprès de certains bailleurs continue d’effectuer ces tests. Tout ce que nous essayons de faire, c’est de le rendre disponible. Et donc nous nous ne gagnons pas 1 franc sur ces tests-là.

Les souches de la polémique

Dans le cadre des souches et des prélèvements qui existent, c’est des produits biologiques dont l’activité, l’utilisation et la distribution est très règlementée. L’institut pasteur travaille et travaillera avec toutes les institutions qui respectent les règles qui sont édictées et qui en feront un usage éthique et conforme à la mission que le ministère a défini dans le cadre de la lutte contre la covid-19.»

Démenti de Kouthia: “Je suis toujours à l’hôpital,mais je me porte à merveille”

https://senego.com/-Notre Kouthia national se porte comme un charme. Mais il n’est pas sorti d’hôpital comme précédemment annoncé.
Kouthia est toujours à l’hôpital. L’animateur de l’émission comique “Kouthia Show” se porte à merveille. Le célèbre comédien de la Télévision Futurs Medias dit rester à l’écoute des autorités médicales pour sa libération.
“Je me porte très bien, je me porte à merveille, maa challah”, a tenu à balancer ce virtuose de la comédie, ce jeudi, au téléphone de Senego.
Samba Sine, alias Kouthia a été testé positif au Coronavirus, il y a plus d’une dizaine de jours.

BIGUE BA MBODJ (Présidente de l’ANSFES): ‘’ Des  femmes ont dû accoucher dans le véhicule de transport’’ 

http://www.enqueteplus.com/Pour éviter toute complication et même perte en vies humaines chez les femmes enceintes, la présidente de l’Association des sages-femmes d’Etat du Sénégal plaide pour un service de transport uniquement dédié à ces dernières dans chaque commune.
Quelles difficultés liées à la pandémie rencontrent les femmes en état de grossesse à l’échelle nationale ?
La première difficulté, pour la femme enceinte, est de pouvoir aller faire ses consultations prénatales, parce qu’en plus du problème de transport, elles ont cette peur de contracter la maladie. Ce qui fait qu’elles ne fréquentent pas comme il se doit les structures de santé. C’est le principal problème, surtout quand on sait que les consultations prénatales constituent une stratégie qui permet de prévenir la mortalité maternelle et néonatale, en détectant assez tôt les facteurs de risques et les complications. La deuxième difficulté liée au couvre-feu est de rallier les structures de santé pour un accouchement. A chaque fois, la presse relaie des informations selon lesquelles des femmes ont dû être conduites à la maternité par les sapeurs-pompiers, par la gendarmerie ou la police, parce qu’il y a un problème de transport. Ces femmes n’arrivent pas à se déplacer.
Ce sont donc ces deux problèmes qui sont liés à l’infection à Covid-19 qui est une infection assez récente. Donc, sur le plan scientifique, il nous faut prendre assez de recul pour dire, s’il y a des complications de la grossesse, qu’elles sont liées à la pandémie et connaitre exactement son impact sur l’évolution de la grossesse.
Les forces de défense et de sécurité jouent un rôle important dans l’évacuation des femmes en travail.
Néanmoins, arrivent-elles toujours à temps ?
Je ne peux pas en juger. Toujours est-il que cela dépend de quand est-ce que la femme sort de chez elle pour aller à la maternité et quelle est distance entre sa maison et l’endroit où elle peut trouver des pompiers. En fait, parfois, ce sont des femmes qui habitent des zones tellement enclavées, qui sont très loin parfois de la route, c’est déjà assez difficile, en l’absence de véhicule personnel, de pouvoir rallier les structures de santé. Donc, ce n’est pas évident de dire si les pompiers arrivent à temps. Mais je peux dire qu’ils ont pu aider beaucoup de femmes à rallier les maternités, même s’il y a eu quelques cas de femmes qui ont dû accoucher dans le véhicule de transport, que ce soit celui des sapeurs-pompiers, de la police ou de la gendarmerie.
Peut-on en avoir une estimation ?
On n’a pas encore de chiffres, parce que cela demande une collecte de données et il faut qu’elles soient remontées au niveau des districts, au niveau des régions médicales, avant d’arriver au ministère de la Santé. En conséquence, on n’a pas une vision assez holistique par rapport à tout ce qui se passe dans toutes les maternités, à part ce que la presse nous rapporte. Mais toujours est-il que même un seul cas est un cas de trop, si on veut vraiment continuer à avoir les indicateurs que nous avons en ce moment au Sénégal en termes de mortalité maternelle et néonatale. Si on veut l’améliorer ou ne serait-ce que le préserver, ce serait bien que toutes les femmes puissent accéder à un accouchement assisté par un personnel qualifié, quel que soit l’endroit où elles habitent.
Quel appel lancez-vous aux autorités et à ces femmes en état de grossesse ?
Ce que nous voulons, c’est qu’elles continuent d’aller dans les structures de santé, qu’elles continuent leurs consultations prénatales, car c’est dans leur intérêt. Il faut qu’elles puissent venir accoucher dans les maternités pour bénéficier d’une assistance qualifiée à l’accouchement, mais également qu’elles puissent revenir après l’accouchement pour faire leurs consultations post-natales, parce que nous ne voulons pas qu’après la Covid, la mortalité maternelle et néonatale puisse reprendre une courbe ascendante.
En dehors de cela, ce que nous voulons, c’est que les maires puissent mettre à la disposition de ces femmes des véhicules ou les subventionner et partager le numéro de ce service de transport aux délégués de quartier, aux  ‘’badienou gokh’’, mais également aux maternités qui se trouvent dans leur zone de responsabilité. De ce fait, et chaque fois qu’une femme a besoin d’aller à la maternité, qu’elle puisse savoir à qui s’adresser et que rapidement on l’amène dans une structure de santé. EMMANUELLA MARAME FAYE

IA DE DAKAR: «TOUTES LES MESURES D’HYGIENE SERONT MISES EN PLACE AVANT LE 2 JUIN»

http://www.emedia.sn/La rencontre a bel et bien eu lieu, ce mercredi, 20 mai, entre des présidents des gouvernements scolaires du Sénégal et l’Inspectrice d’académie (IA) de Dakar, Khadidiatou Diallo. Qui a rassuré les élèves sur les conditions de reprise des cours des classes d’examen fixée au 2 juin 2020. « Si on ouvre les écoles, et qu’eux, ils doivent se déplacer pour aller étudier, cette crainte qui les anime, est multipliée par deux à notre niveau, qui avons la responsabilité de les conduire à l’école. Donc, nous sommes là pour leur montrer ce qui est en train d’être fait. Pour les apaiser, et leur dire tout ce qui devrait être mis en place par rapport aux conditions d’hygiène pour les protéger, toutes ces mesures seront en place avant l’ouverture », a-t-elle déclaré.
Maguette BA, la présidente des gouvernements scolaires du Sénégal, et ses camarades ont été convoqués à l’IA de Dakar suite à leur point de presse organisé dernièrement pour dire niet à la reprise des cours dans ce contexte de crise sanitaire liée à la propagation de la pandémie à Covid-19. Dié BA

Oumar Ba, président du gouvernement scolaire du lycée Alpha Molo Baldé: «Nous sommes contre la décision prise par l’État de reprendre les cours le 02 juin prochain car nous ne sommes pas rassurés…»

https://www.dakaractu.com/ « Nous sommes contre la décision prise par l’État de reprendre les cours le 02 juin prochain, car nous ne sommes pas rassurés. Nous sommes réunis ici en tant qu’acteurs éducatifs, aujourd’hui pour parler de la reprise des cours prochaine en ces temps de pandémie de covid-19. Nous avons peur et l’éducation ne peut se faire que dans une quiétude de l’esprit. Et le nôtre n’est pas tranquille à cause de cette maladie très contagieuse », défend Oumar Ba représentant des élèves de Kolda lors d’un  point de presse tenu ce mercredi 20 mai.
À cette occasion, les élèves ont exprimé  leurs craintes par rapport à une reprise des cours dans un contexte de pandémie.
Dans la foulée, il précise : « Nous avons des camarades qui habitent les zones contaminées et pour qu’ils regagnent Kolda ils doivent prendre les moyens de transport en risquant de contracter le virus. Et tant que nous ne sommes pas rassurés par l’État, nous ne retournerons pas à l’école. Il est important d’avoir un diplôme, mais pas au prix de nos vies et de nos santés. Et d’ailleurs, nous exposons nos proches et parents vulnérables à cette maladie. Les conditions que l’État a élaborées ne nous rassurent pas. Donc restons chez-nous chers camarades pour éviter la propagation du virus », conclura-t-il…

Réouverture des classes d’examen/Le G20 aura-t-il raison sur le G7 et la Cosydep?

https://www.dakaractu.com/-Depuis l’officialisation de la date du 02 mai pour le retour des élèves en classes d’examen, les syndicats et ou groupes de syndicat de l’éducation ont donné leur avis sur cette proposition. Parmi les grands groupes du secteur des enseignements de l’élémentaire au lycée, seul le G20 a désapprouvé et dénoncé cette décision qu’il qualifie de suicidaire. Son Sg Dame Mbodj avait en effet soutenu que cette décision est loin d’être la bonne solution, car suicidaire.
Joint par Dakaractu pour avoir son point de vue à la suite de l’adresse à la nation du chef de l’Etat, Dame Mbodji a saisi l’occasion pour se démarquer et alerter.
«Les décisions que le chef de L’État a prises, sont simplement incohérentes et à la limite, catastrophiques. Les conditions dans lesquelles nous allons nous trouver après la reprise des cours ne pourrait permettre de finir l’année dans la quiétude. Toute autre décision différente de celle qui décrète l’année blanche, serait risquée car le virus se propage terriblement», alerte-t-il comme pour dire aux acteurs de l’éducation que la récréation est terminée.
Pourtant, deux nations ont ouvert les classes après quelques semaines de fermeture. Mais le résultat est ahurissant. Au Japon, c’est le 6 avril que les établissements scolaires ont été rouverts après plus d’un mois de fermeture dont les vacances du printemps. Mais après seulement quelques jours, plusieurs localités ont décidé de refermer les écoles comme à Hokkaido. L’état d’urgence a de nouveau été imposé. Le nombre de nouveaux cas a commencé à augmenter, passant de 198 le 7 avril à 296 le 15 avril. La perspective de ce genre de retournement hante les gouvernements du monde entier. La leçon est claire, déclare Shibuya Kenji, du King’s College London : « Même si vous parvenez à contrôler une épidémie locale, une fois le confinement levé, le risque de résurgence est élevé. » note-t-il dans le site issues.fr consulté à Dakaractu.
En France, de nombreux parents ont été choqués d’apprendre que leurs enfants allaient reprendre l’école dès le 11 mai soit à la fin du confinement. Le directeur français de la clinique internationale de Wuhan a expliqué, dans une récente interview, que les écoles devaient être la dernière chose à rouvrir pour éviter une propagation rapide du virus. L’Inserm a également conseillé de garder les écoles fermées après le déconfinement pour éviter une seconde vague épidémique, lit-on sur le site
Même cas de figure au Ghana. Au pays du roi Ashanti Prinpeh, des cas se sont signalés dès les premiers jours de rentrée. Et pour couper la chaine de transmission, les autorités avaient décidé de fermer à nouveau les écoles
Par contre le G7 lui est favorable à la reprise. Alioune Ndoye, Saourou Sène, Abdou Faty, tous des Sg de syndicats membres du G7 ont approuvé la décision présidentielle. Lors de la réunion avec la tutelle, ils n’ont pas rejeté le principe comme l’a fait Dame Mbodji du G20 mais ont émis des conditions pour une meilleure reprise des enseignement apprentisage.
Saourou Sène interrogé par Dakaractu avait mis les inspections devant leurs responsabilités. Car dit-il, « elles sont les bras armés du gouvernement. Elles doivent mettre les enseignants et les élèves dans toutes les conditions optimales d’enseignement sans risque de choper le virus… Le gouvernement doit tenir compte de la situation de vulnérabilité des enseignants et élèves qui trainent des maladies graves comme le diabète et l’hyper et l’hypotension… »

La Cosydep embouche la même trompète que le G7. Dans ses conditions pour la reprise des cours des classes d’examen, on peut noter ces 10 points :

1.  Appliquer à tous les établissements la check-list sur les dispositions préalables anticipatoires afin de déterminer la situation Zéro qui servirait de point de départ des interventions.
2. Conduire les travaux d’assainissement, de désinfection par des astuces pratiques et de restauration des infrastructures scolaires pour redonner vie aux écoles.
3. Disposer d’un environnement sain et sécure respectueux des normes et standards : salles de classes réfectionnées et désinfectées, blocs sanitaires et points d’eau fonctionnels, …
4. Renforcer la dynamique communautaire en impliquant, dans les comités de veille, les acteurs notamment les ASC, les Organisations de base, les Comités de gestion, les Gouvernements scolaires, sous la coordination des collectivités territoriales et des autorités administratives et académiques locales.
5. Mobiliser et mutualiser les ressources eu égard aux conditions exceptionnelles (psychologues-conseillers, assistants sociaux, enseignants et locaux des établissements du préscolaire, Forces Armées pour dresser des abris, autres infrastructures de la localité, …)
6. Fournir des réponses précises sur le sort réservé aux classes intermédiaires : Comment vont-elles être accompagnées en termes d’apprentissage, d’évaluation et de passage ?
7. Mettre en place un dispositif local d’orientation et d’accompagnement à caractère psychosocial, pédagogique et sanitaire pour la prise en charge de toute urgence, en rapport avec les services dédiés.
8. Mettre en place un dispositif participatif d’alerte pour tout dysfonctionnement, accompagné de réponses rapides afin de trouver des palliatifs en temps réel.
9. Orienter davantage de ressources vers les cibles les plus vulnérables (écoles publiques, écoles non formelles et informelles, zones de forte concentration populaire, zones rurales, régions impactées).
10. Opter pour une communication visuelle optimale à travers de courtes vidéos de 2 à 3 minutes illustrant le protocole sanitaire et retraçant le parcours des élèves (domicile – école – domicile) et leurs mouvements au sein de l’école (dans la cour de l’école, dans les salles de classes, vers les toilettes, vers les points d’eau, les entrées et les sorties).
En tout cas le compte à rebours a commencé. Il y a des enseignants qui ont rejoint leurs postes depuis lundi. Mais il reste ceux qui sont dans les régions et qui doivent regagner leurs postes dans les autres régions. Ceux-là, le ministère a ouvert une plateforme pour leur inscription. Certains enseignants interpellés sur la question disent attendre après la Korité pour s’inscrire sur la plateforme. Il reste quinze jours, jour pour jour avant l’ouverture annoncée. Mais le gouvernement scolaire des élèves dit ne pas partager cette idée car « les élèves s’exposent. Nous avons des vieux chez nous. Les conditions ne sont pas réunies et les autorités ne pourront pas honorer leurs promesses parce que les moyens de la politique manquent », avait soutenu le président du gouvernement scolaire dans la presse.

Au travail,paresseux !Par Mamadou Oumar NDIAYE

En principe le 02 juin, un peu plus de 500.000 élèves — sur les plus de trois millions que compte notre pays — devraient re-prendre le chemin de l’école. Ce demi-million d’apprenants fréquente des classes d’examens et est donc soit en Cm2 pour l’élémentaire,soit en troisième pour l’enseignement moyen et en terminale pour le secondaire. Le gouvernement assure qu’il a pris toutes les disposi-tions — et les mesures d’accompagnement nécessaires, notamment sanitaires — pourque cette nouvelle rentrée des classes se déroule correctement. Si la Fédération nationale des parents d’élèves est d’accord pour cette réouverture des classes à la date indiquée, élèves et enseignants ne semblent pas partager le même enthousiasme. On sait que pour l’écrasante majorité des premiers, l’idéal, c’est tout simplement que les vacances durenttoute l’année et que cette vieille institution qu’est l’Ecole soit remisée au rayon des vieux souvenirs ! Autrement dit, plus le fait de resterà l’école pour cause de confinement durera, et mieux ce sera pour ces chers chérubins. Quant à leurs enseignants, ils développent à peu près la même philosophie. Car c’est peu dire qu’ils multiplient les conditionnalités et les prétextes pour ne pas avoir à reprendre la craie le 02 juin prochain ! Un peu à la manière des « si » du mauvais chasseur…Entre les exigences de conditions sanitaires maximales, avec notam-ment dotation en thermoflashs et gels anti-septiques en quantité, de transports encommun sécurisés, désinfectés, aseptisés, ga-rantis non susceptibles de favoriser la trans-mission du virus, la doléance de dispatching adéquat des effectifs pléthoriques des classes, et la demande de tenir compte de l’hivernage et de ses effets sur les abris provisoires des écoles de brousse, mais surtout, surtout, la revendication radicale d’une suspension des cours jusqu’à la disparition de la pandémie dans notre pays (et quoi encore !), les ensei-gnants font tout pour ne pas reprendre le travail. A les en croire, il faudrait attendre que le coronavirus ne tue plus dans notre pays pourqu’enfin ils consentent à faire pourquoi ils sont payés !
Quand on sait que, avec un taux de létalité de 1% à peine, Covid-19 fait moins de morts dans notre pays que le paludisme, autant donc dire qu’il ne faudrait plus jamais rouvrir nos établissements scolaires étant entendu que le « zéro mort » qu’exigent nos honorables enseignants n’existe nulle part dans le monde. Pendant qu’ils y sont, pourquoi ne disent-ils pas aussi que tant que le paludisme sévira à l’état endémique dans notrepays, tant qu’il y aura des cas de « sibi-rou » donc, il est hors de question poureux de rejoindre les salles de classes ?
A vrai dire, et comme le « témoin » ladite pandémie ne cesse de le soutenir depuis le mois de mars dernier, dès l’apparition du premier cas positif au coronavirus, il n’y a aucune situation sanitaire au Sénégal qui exige certaines mesures ubuesques de suspension des activités économiques et professionnelles, notamment commerciales. Et si le manque de connaissances sur la maladie avait pu justifier au début une fermeture des écoles, il est largement apparu depuis que cette mesure ne se justifie plus. Car si même en Europe où la pandémie a fait plus de 100.000 morts, l’heure est à la reprise des cours, à plus forte raison au Sénégal qui totalise moins de 3.000 cas pour 30 morts seulement.

Les enseignants, ou le bataillon de la peur !

Encore une fois, les enseignants n’ont aucun prétexte pour refuser de reprendre le travail. Dans la fonction publique de ce pays, grosso modo, les enseignants constituent le plus gros bataillon suivi par celui des forces armées puis les personnels de santé. Eh bien, ces deux derniers bataillons sont sur le front ! Celui des personnels de la santé, surtout, est courageusement en première ligne contre la maladie et lui paye déjà un lourd tribut. Policiers, gendarmes et militaires sont également sur le terrain, nuit et jour, veillant à faire appliquer les mesures restrictives prises dans le cadre du couvre-feu sanitaire. Malgré les risques sanitaires encourus. Je ne sais plus qui de Jean Jaurès ou de Jules Ferry disait que dans chaque village de France, à côté du curé, devait se trouver un instituteur pour faire passer le message de la république. Hélas, en ces temps de guerre contre la pandémie, nos enseignants, eux, on déserté le front. Contestataires et grévistes en diable, ils multiplient les chichis de vieille dame pour ne pas avoir à retourner en classe ! Contrairement aux personnels de santé et notamment aux teigneux syndicalistes de « And gueusseum » qui, eux, bien que très revendicatifs, ont accepté demettre en berne toutes leurs doléances pour combattre la pandémie. Voilà des gens qui, avec nos braves forces de sécurité, méritent bien leurs salaires et plus encore de la nation. Contrairement à nos hardis enseignants qui veulent bien continuer à être payés… tout en restant confinés, pour ne pas dire terrés, chez eux. Cela doit prendre fin et ils doiventaller travailler au lieu de paresser ! Après moi, le Déluge…

l’itinéraire «symptomatique» des déchets du coronavirus

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Au Sénégal, le « problème » de la gestion des déchets biomédicaux interpelle dans le contexte de la pandémie de Covid-19, au moment où des agents de en première ligne de la riposte sont contaminés.
La plage du Cap-Manuel, jouxtant le centre-ville de Dakar, a changé de visage. Près de trois mois en arrière, soit avant l’apparition du coronavirus au Sénégal, des volontaires s’étaient levés pour la débarrasser de ses compresses, flacons de sang, aiguilles souillées et autres déchets biomédicaux abandonnés sur le sable. Certains hôpitaux voisins, comme Aristide Le Dantec, étaient indexés. Et celui-ci n’avait pas nié sa responsabilité même s’il justifiait ce précédent par une défaillance de son incinérateur, le dispositif principal pour éliminer les « déchets d’activités de soins » dans les établissements sanitaires.
Si ce problème est « réglé » depuis, selon des autorités sanitaires, les inquiétudes de Riad Kawar, un des initiateurs du nettoiement, ne semblent pas totalement dissipées aujourd’hui. A la date du jeudi 20 mai, le pays compte 1530 cas de Covid-19 à traiter dans ses structures dédiées.
« Il est vrai que ce qui a été constaté sur la plage du Cap Manuel sort de l’imaginable. On espère que l’impact aura permis une prise de conscience collective, et que cela ne se produit plus actuellement nulle part ailleurs ! Car certains déchets sont déjà très dangereux. Non seulement pour la nature, mais aussi pour l’homme », confie-t-il à APA.
Le coronavirus est apparu au Sénégal le 2 mars et a contaminé à ce jour 2812 personnes, dont des agents du personnel de santé et des sapeurs-pompiers. Certains parmi ces cas sont issus de la « transmission communautaire », c’est-à-dire qu’ils ne savent pas comment ils ont été infectés.
De ce fait, le risque de contamination pourrait venir aussi des ordures, comme le relève le quotidien L’Observateur du 20 mai. Dans cette parution, un bactériologue affirme que « c’est un véritable danger » quand des collecteurs déclarent ramasser « des déchets médicaux en dépit des risques d’attraper le virus ».

Augmentation des déchets biomédicaux

Toutefois, les déchets biomédicaux ne représentent que 15% « en temps normal », précise à APA Ndella Konaté, responsable qualité, sécurité et hygiène hospitalières au ministère de la Santé. Au Sénégal, la procédure veut qu’ils soient « stockés et détruits sur place ».
Par ailleurs, « on ne peut pas nier actuellement qu’on a des problèmes pour avoir des équipements de traitement des déchets. Si vous allez à l’hôpital Dalal Jamm (banlieue dakaroise), il y a un banaliseur qui les broie et les stérilise. A Fann, vous avez un incinérateur. Celui de Dantec était en panne, mais il est maintenant fonctionnel », explique-t-elle.
Actuellement, « beaucoup d’incinérateurs sont en panne » dans la capitale Dakar, l’épicentre de la maladie dans le pays. A l’inverse, la vaste région de Tambacounda (est) « par exemple », est parmi les moins loties en termes d’équipement de traitement de déchets.
Mais dans ce cas de figure, « on demande aux structures qui en ont de mutualiser avec les autres qui n’en ont pas » pour éliminer les déchets biomédicaux. Le transport est effectué de manière « sécurisée » et le moyen utilisé est ensuite « décontaminé » par le Service d’hygiène, assure Mme Konaté.
Ancien chef du service d’hygiène et sécurité de l’hôpital d’enfants Albert Royer de Dakar, le lieutenant Moussa Diop du Service national d’hygiène ne porte pas de gants quand il s’agit d’analyser la problématique des ordures biomédicales. « Les conditions ne sont pas réunies pour le changement de paradigme » par rapport à leur gestion, regrette celui qui est maintenant affecté à la Brigade de Saint-Louis (nord).
En l’absence d’incinérateurs, les structures manquent de logistique, comme des camions pour évacuer ces déchets « que les populations ne doivent pas voir ni toucher ». En plus de cela, ajoute le paramilitaire, il y a un autre « problème de gestion » qui touche les étapes de collecte, de conditionnement, de transport et de traitement.
En effet, certaines structures « signent des contrats de performance » avec des collecteurs privés qui remplissent leurs camions de « tous » types de déchets, avant de les « évacuer à (la décharge) de Mbeubeuss ». Située dans la banlieue, elle accueille la quasi-totalité des ordures ménagères de la capitale.
Mais il arrive que les contrôleurs « refusent » celles qui sont « dangereuses » et provenant des structures sanitaires. Dans ce cas, les collecteurs se rabattent « clandestinement » sur les espaces marins, témoigne M. Diop.

Quid des déchets liquides ?

Une étude américaine a montré en mars que le virus responsable de la Covid-19, le Sars-CoV-2, pouvait survivre quatre heures sur du cuivre, 24 heures sur du carton et jusqu’à deux ou trois jours sur du plastique ou de l’acier inoxydable.
S’agissant du traitement des matières liquides qui peuvent être en contact également avec les malades, Ndella Konaté a cité le système de « drainage des eaux » prévu dans les structures de santé, bien qu’elles ne soient pas toutes « au norme ».
En revanche, la responsable demeure convaincue qu’il faut mettre le focus sur « les bons côtés » et les « points à améliorer ». Parce que « le ministère est vraiment en train de faire des efforts pour traiter les déchets biomédicaux. Mais avec l’avènement de la Covid, la quantité de déchets a augmenté. Donc forcément, ça va se ressentir sur le traitement ».
L’Etat est « dans l’optique » d’acquérir des banaliseurs à défaut d’équiper chaque structure d’un incinérateur, fait-elle savoir. « Ça ne va pas tarder, d’ici un mois maximum on les aura ».
Mais avant cela, Riad Kawar préconise des mesures indispensables pour éviter tout contact avec le nouveau coronavirus : « Il ne faut pas négliger les gestes barrières. Se laver (aussi) souvent les mains, porter le masque, et surtout ne pas s’approcher à moins d’un mètre de tout autre individu ».ODL/te/APA

Covid-19 et transport: Cafouillage au sommet de l’Etat

https://www.jotaay.net/En avant ! En arrière ! Le rétropédalage est devenu presque la norme, en matière de gestion de la lutte contre la Covid-19. La contradiction notée dans le secteur du transport en moins d’une semaine en est un exemple patent.
C’est à croire que l’Etat du Sénégal peine à trouver la bonne voie, dans le volet transport de la lutte contre la propagation de la Covid-19. Depuis l’annonce des mesures d’assouplissement par le chef de l’Etat Macky Sall, il y a un sentiment largement partagé chez les citoyens et observateurs que les décisions prises ne sont pas toujours les bonnes.
Dans son message à la Nation du 11 mai, le chef de l’Etat est resté muet sur le transport terrestre, à part l’instruction qu’il a donnée au gouvernement de voir comment permettre aux travailleurs saisonniers de regagner la zone rurale pour préparer l’hivernage. Les moyens de déplacement pour les enseignants et les élèves sont donc omis par Macky Sall qui a pourtant confirmé la réouverture des écoles le 2 juin.
Quelques jours après, le ministère des Transports terrestres annonce des assouplissements dans le cadre du transport urbain, sans aucun mot pour celui interurbain. On comprend donc par là que l’interdiction reste maintenue.
Mais le 14 mai dernier, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye ouvre la voie pour ceux qui veulent aller fêter la Korité en famille. «Nous invitons au maximum les gens à rester parce que la fête de Korité est certes importante, mais l’enjeu veut que les gens restent. Maintenant, s’ils ne veulent pas rester, ils peuvent demander une autorisation et, très certainement, ils vont bénéficier d’assouplissement pour voyager’’, annonce l’autorité.

Baliser le chemin au virus

Pour Seydi Gassama, cette décision n’a aucun sens, au vu de la situation actuelle de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal. «C’était absurde de dire qu’on va autoriser les gens à aller passer la fête et revenir. C’est totalement incompréhensible», regrette Gassama, joint par téléphone par Seneweb.
Pour lui, la Korité est certes importante, mais si on est en période de pandémie, il n’y a pas de raison d’autoriser les déplacements.
Du côté des spécialistes de la question, les mots sont les mêmes. Le virologue El Hadj Seydou Mbaye trouve «incompréhensible» cette décision d’Aly Ngouille Ndiaye. D’autant plus que, relève-t-il, malgré l’interdiction du transport interurbain, les gens continuaient à se déplacer de manière clandestine. Autrement dit, leur baliser le chemin équivaut à réduire à néant tout ce qui a été fait pour limiter la propagation du virus.
«Nous sommes face à une évolution de plus en plus de la maladie. Donc, il serait suicidaire de lever les barrières interrégionales, vu la vitesse de la propagation du virus», alerte-t-il dans un entretien avec «L’Observateur».
Dans tous les cas, le message du ministre Aly Ngouille Ndiaye a été reçu 5 sur 5 par les citoyens qui, visiblement, ont hâte de retrouver leur famille. C’est le rush vers la plateforme numérique. Mais sur le plan pratique, l’on se rend compte que l’autorisation est accordée à ceux qui sont véhiculés, excluant, du coup, la majorité des Sénégalais qui se déplacent grâce aux moyens de transport en commun.
Ce qui installe, selon beaucoup de citoyens, une sorte de deux républiques : celle des riches qui peuvent se payer un véhicule particulier et celle des pauvres réduits à rester sur le carreau, parce que le transport en commun interurbain est interdit. «Cela est inacceptable. Soit on autorise pour tout le monde, soit on n’autorise pas», tranche Seydi Gassama.
Finalement, le ministre a opté pour la non-autorisation. En effet, face à la clameur réprobatrice et la forte demande, Aly Ngouille Ndiaye a fait machine arrière. «La délivrance des autorisations spéciales de circuler est suspendue à compter du mercredi 20 mars 2020 à 21h jusqu’à nouvel ordre, à l’exception de celle relative au transport de corps sans vie et de celle pour raison de santé», informe l’autorité à travers un communiqué mardi. Non sans avertir les contrevenants que leurs véhicules seront mis en fourrière.

Ce qu’en pense le ministère de la Santé

Pour motiver sa nouvelle décision, le ministre invoque la concentration de la maladie à Dakar et environs. «A la date du 19 mai, plus de 80% des cas sont dans le périmètre constitué par la région de Dakar et les départements de Mbour et Thiès», argumente-t-il.
Un motif qui pose la question de la prise en compte des données dans la prise de décision, car ces statistiques invoquées étaient bien disponibles avant que le locataire de la place Washington n’ouvre la voie aux autorisations.
«Il y a toujours une impréparation, un sentiment de tâtonnement, un manque de concertation avant la prise de décision. C’est comme s’il n’y a pas un team management pour bien analyser la situation et prendre les bonnes décisions», regrette Abdourahmane Sow, Coordonnateur du Cos M23.
Aly Ngouille Ndiaye avait-il pris l’avis des autorités sanitaires avant de s’engager ? Une source bien placée au ministère de la Santé dit ne pas être informée. «Peut-être que la décision a été discutée entre ministres». Dans tous les cas, les autorités sanitaires ont bien accueilli la dernière décision sur le transport.
«On salue plutôt le fait que le ministère de l’Intérieur ait choisi de revenir à la limitation des déplacements. Quand les gens se déplacent, la chaine de transmission est favorisée. L’interdiction permet de revenir à la concentration sur la lutte contre la propagation du virus», indique la même source.

Aly Ngouille Ndiaye vs Cheikh Oumar Gaye

L’autre fait marquant est que, le même jour, avant le communiqué du ministère de l’Intérieur, le directeur des Transports terrestres, Cheikh Oumar Gaye, avait déclaré qu’il est possible que le transport interurbain reprenne. «Dans le cas de la pandémie de la Covid-19, ce sont les autorités sanitaires qui donnent la conduite à tenir. On est en train de réfléchir sur la levée de l’interdiction du trafic interurbain. Mais c’est le président qui décide et le ministre de l’Intérieur est chargé de la faire appliquer», affirmait-il sur la Rfm, hier à midi.
Quelques heures après, Aly Ngouille Ndiaye sort un communiqué qui dit totalement le contraire. Aujourd’hui mercredi, le même Cheikh Oumar Gaye s’est montré assez prudent sur la question. «Les décisions dans le cadre de l’interurbain dépendront des orientations des autorités sanitaires», s’est-il contenté sur Radio-Sénégal, sans plus de précision sur la reprise ou non.
Selon Abdourahmane Sow du Cos M23, au vu des nombreuses errements notés dans le cadre de la lutte, il y a nécessité de créer un cadre fédérateur. «Il faut un comité national de gestion qui implique toutes les sensibilités et qui prend en charge toutes les questions impliquant les secteurs concernés. Ce comité va aider à la réflexion et à la mise en œuvre des décisions», souligne-t-il.
Sow pense qu’il faut y inclure la société civile et les acteurs politiques, puisqu’il s’agit d’un combat national. «Il faut fédérer toutes les forces pour, une démarche consensuelle», préconise-t-il. Sinon, s’inquiète-t-il, il y aura toujours le risque de prendre de mauvaises décisions qui participent à la désolidarisation et au mépris de la dangerosité de la maladie. Babacar WILLANE

 Korité à Tivaouane: Serigne Babacar Sy Mansour prend une décision de taille

Par: www.asfiyahi.org – Seneweb.com | A quelques jours de la fête de l’Eid-El-Kabir, le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a pris une décision de taille: Pas de prières collectives, à Tivaouane, à l’occasion de la Korité prévue, ce weekend, au Sénégal.
L’information est donnée par Serigne Babacar Sy Abdoul Aziz, au cours d’un message adressé à la Oumah, à l’occasion de la Nuit du ‘’Leylatoul Qadr’’ célébrée, cette nuit. Selon Asfiyahi, cette décision a été prise conformément aux enseignements prophétiques en période de pandémie, et dans la lignée de la pensée de Seydil Hadj Malick Sy (rta). En effet, ‘’Ndiol Fouta’’ a, dans sa déclaration, expliqué les fondements jurisprudentiels de la suspension provisoire par la Hadara Malikiya, des prières collectives, depuis le début de la pandémie du Covid-19 au Sénégal.
Le marabout a, par ailleurs, exhorté les fidèles à prier chez eux, implorer le tout puissant, protéger leurs familles et à veiller au respect strict des mesures de prévention et des gestes barrières.
PRIÈRES RECOMMANDÉES
Basmala 100 fois
Subhanallah walhamdulillah wala ilaha illallah wallahu akbar wala hawla wala quwwata illa billah 100 fois
Ya Salamou 111
Ya hafizou 111
Ya latifou 129
Ya kaafi 111
Allahouma innaka afouwoune, karimoune touhiboul afwa, fahfou-anna 111 fois
La Ilaha Iialah Al halimou al karimou raboul archi Al hanzimi 3 fois
Ya Dâ’imal fadli Alal Bariyati Ya bâçital ya deyni bi rahmati wal hatiyati Yâ Cahibal mawahibiçaniyati Sali ala seydina Mouhamadine hayril Bariyati fi sadiyati wahfirlana Yazal oula fii hanzihil hachiyati

Imam Abdalah Sall sur la Covid-19: «la parole des autorités sanitaires prime sur celle des autorités religieuses»

iGFM – (Dakar) – L’assouplissement des mesures concernant surtout la fréquentation des lieux de culte doit nous amener à prendre nos responsabilités face à la réalité de la propagation du coronavirus. Selon Imam Abdalah Sall de la famille de Serigne Abass Sall à Louga, les fidèles croyants doivent prendre la pleine mesure de la gravité de la maladie et sa rapide propagation favorisée par les rassemblements et les déplacements au sein de la communauté. Dans un entretien accordé à Igfm, le président de l’Association de soutien et de coordination des activités islamiques (ASCAI) demande aux sénégalais, en cette période de pandémie de prendre au sérieux les recommandations des autorités sanitaires dont la voix est plus salutaire que celle des autorités religieuses pour freiner la contamination communautaire.
« Si on tient compte de la rapide propagation du coronavirus dans la communauté, on doit éviter les rassemblements et respecter les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires. Que ça soit dans les Mosquées, au marché ou dans les lieux publics, que chacun prenne ses responsabilités. Si le président Macky Sall, que je salue au passage a pris la décision de fermer les mosquées et interdire les fréquentations dans les lieux publics dès les premières heures de l’apparition de la maladie dans le pays, c’est pour freiner sa propagation. Maintenant que ces interdictions sont levées, il appartient aux sénégalais de prendre leur responsabilité. En ma qualité de chef religieux, je ne demanderais à personne de fréquenter ou de ne pas fréquenter les lieux de cultes. Mais je suis d’accords avec ceux qui ont décidé de fermer leurs mosquées. C’est faire preuve de responsabilité. Car le virus est partout et n’épargne personne. Qu’on soit marabout, imam ou simple pratiquant, on n’est pas épargné par la maladie. Si on est sur qu’une fois dans les mosquées on ne peut pas respecter les mesures barrières, autant ne pas les fréquenter. C’est aussi une recommandation du Saint coran. Faire fi de ces recommandations, c’est s’exposer à la maladie et exposer ses coreligionnaires », a estimé le marabout.

Quand Bara Diouf nous racontait les premières années du «Soleil»

http://lesoleil.sn/En 2010, le Sénégal célébrait ses 50 ans d’indépendance. Dans le cadre d’un projet de documentaire, nous avions décidé de filmer et interroger diverses personnalités témoins de l’époque coloniale. Parmi eux, Bara Diouf, ancien Directeur général du journal «Le Soleil», rencontré dans sa villa au centre-ville. Dans cet entretien qui n’a jamais été rendu public, il nous raconte, entre autres sujets, les premières années du premier quotidien national sénégalais et les péripéties de sa création par le président Léopold Sédar Senghor.

RETOUR AU SÉNÉGAL APRÈS UNE QUINZAINE D’ANNÉES D’ABSENCE

«En 1959, le Général Charles de Gaulle avait décidé d’organiser la 6ème session du Conseil exécutif de la Communauté à Saint-Louis du Sénégal qui était la capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). Le quotidien français Le Monde devait ainsi y envoyer des journalistes de renom. À l’époque, j’étais reporter dans ce prestigieux journal et son directeur et fondateur, Hubert Beuve-Mery, décida de me mettre dans la délégation puisque l’événement se passait dans mon pays d’origine. Ainsi, après une quinzaine d’absence du Sénégal (mes parents résidaient en Côte d’Ivoire et j’avais passé mes études en France), je débarquais à Saint-Louis pour la couverture médiatique de ce Sommet de la Communauté. À l’époque, sous la Loi cadre et un peu avant l’indépendance, Obeye Diop était le ministre de l’Information du Sénégal et il fut surpris de voir sur la liste de la délégation française le nom, à consonance bien sénégalaise, d’un certain Bara Diouf. Et puisqu’il cherchait à recruter un coopérant pour encadrer la presse nationale naissante, les Français l’avaient orienté vers moi. C’est ainsi qu’il me proposa à Mamadou Dia, président du Conseil des ministres, qui accepta de me garder. À l’époque, il n’existait que quelques rares publications comme «Dakar Jeunes», «Condition humaine» (créé par Léopold Sédar Senghor et dirigé par Alioune Badara Mbengue), «Afrique nouvelle» ainsi que «Petit Jules», un hebdomadaire aux écrits d’une violence inouïe qui remettait en cause le pouvoir colonial. Il faut dire que Dakar avait une vie intellectuelle et journalistique très dense».

CRÉATION DU QUOTIDIEN LE SOLEIL

«Quand je suis revenu de France lors du fameux voyage du Général de Gaulle en 1959 à Saint-Louis, Houphouët Boigny, qui participait au Sommet, a tout fait pour me récupérer et m’emmener avec lui en Côte d’Ivoire, mais Obeye Diop avait proposé de me nommer comme directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Une agence que j’avais créée et fondée car seuls des journalistes français étaient là pour le compte de l’Agence France presse (Afp). Le directeur de l’antenne locale était d’ailleurs mon condisciple à l’Ecole de journalisme de la rue du Louvre à Paris. Et plus tard, après l’indépendance, les autorités décidèrent de mettre sur pied un journal sénégalais. Je me souviens que Michel de Breteuil, qui avait beaucoup d’estime pour moi, était le patron de «Paris Dakar» fondé durant la colonisation et qui s’appela ensuite «Dakar Matin» afin de coller à la nouvelle ambiance politique. Ce n’était plus, en effet, Paris-Dakar comme un axe, mais Dakar qui, chaque matin, donnait le ton et indiquait comment vivaient le Sénégal, l’Afrique et le monde. Après tant d’années, il avait envie de partir et de me laisser la publication puisque j’étais le premier Sénégalais diplômé en journalisme. Et je me souviens que Michel de Breteuil avait dit à Senghor: «Je m’en vais, je n’ai plus de place ici car le système colonial qui m’a vu naître et grandir est fini. J’ai fait mon travail, je suis en bonne amitié avec tout le monde, mais c’est bien le moment de partir en fermant mon journal. En attendant, je vous laisse le soin de former ceux qui vont diriger le vôtre». C’est ainsi que Senghor avait décidé de créer un quotidien qu’il avait lui-même appelé Le Soleil. Et comme j’étais le premier sénégalais ancien directeur d’une entreprise de presse, qui voulez-vous qu’il choisisse pour faire partie des premiers dirigeants de ce nouveau journal ? Ce n’est pas parce que j’étais le meilleur, mais comme le dit une formule, c’est le vide qui fait la valeur (rires). La valeur d’un individu n’a de sens que s’il y a un vide. Il faut dire que j’aimais ce métier, j’aimais également mon pays et j’avais un esprit d’équilibre et de raison. Je ne suis jamais tombé dans les excès politiques ou autres et suis toujours admiratif de l’éminente dignité de la personne humaine, quelle que soit son origine, son rang social ou son appartenance religieuse. J’en suis arrivé à un esprit de dépassement où personne n’est mauvais, l’essentiel est de tenir un langage de vérité».

LE CRÉDO DU SOLEIL DE L’ÉPOQUE

«Nos objectifs étaient de réveiller les consciences, construire une nation et informer sur la marche de l’Etat en misant sur des intellectuels. Mon option politique était axée sur l’Homme afin de forger sa dignité, sa valeur, de bâtir un citoyen laïc, ouvert à tout le monde, capable d’oublier sa race, sa religion, son ethnie, pour ne voir que sa grandeur et sa capacité de réaliser une belle et grande Afrique. À l’époque du « Soleil », le président Senghor et nous autres journalistes étions obsédés par l’idée de créer un homme de culture et de civilisation plutôt qu’un Sénégalais opposé aux autres nationalités africaines. Ce combat n’était vraiment pas le nôtre et je me souviens que lorsque j’avais eu des divergences avec Sékou Touré, le président de la Guinée, Senghor m’avait convoqué dans son bureau et m’avait dit ceci : « Bara, laisse tomber cette polémique, ça ne vaut pas la peine, surtout avec quelqu’un comme Sékou Touré et tout le combat qu’il a mené pour l’Afrique. Il ne faut pas perdre ton temps en le jugeant pour ce qu’il est en train de faire maintenant. Faisons notre Afrique, faisons le Sénégal et travaillons pour qu’il n’y ait plus de querelles ethniques entre Sérères, Wolofs, Toucouleurs, Diolas, etc., mais uniquement un grand peuple sénégalais». Ce conseil de Senghor, je le réitère aux jeunes d’aujourd’hui : soyez de grands hommes de culture, ayez des diplômes, élaborez de grandes pensées politiques sur l’homme et son éternité! Voilà ce combat que nous menions à l’époque, ce qui expliquait pourquoi il m’était facile de faire des éditoriaux dans de telles conditions, dans un tel contexte. Je n’attaquais personne, je n’avais que de grands principes d’humanisme sur lesquels je m’appuyais. Souvent, je prenais les discours de Senghor et en discutais avec lui. Il me recevait dans son bureau et nous analysions ses discours pendant des heures. Et quand je sortais de ces échanges intellectuels, j’avais assez d’éléments et d’idées qui étaient ainsi la quintessence de mes éditoriaux. Ma chance était aussi que j’écrivais bien. Je n’étais pas un brillant intellectuel, mais je savais agencer un sujet, un verbe et un complément dans de très bonnes conditions».

NOSTALGIQUE DU SOLEIL DES ANNÉES 1970 – 1980 ?

«Je n’ai pas de nostalgie pour cette époque. Le président Senghor est parti et ne reviendra plus, la naissance du « Soleil » c’est derrière nous. Seulement, je suis fier de dire que la plupart des grands journalistes sénégalais et d’autres pays africains comme Babacar Touré, Gabriel Jacques Gomis, Aly Kheury Ndao, Hamadoun Touré et tant d’autres, sont passés entre mes mains et, parmi eux, personne ne m’en a voulu. Je répète qu’il n’y a pas un seul qui est parti en m’en voulant car j’ai eu cette chance, très tôt, d’accepter l’autre tel qu’il est. Ce qui m’intéressait chez les gens avec qui j’étais au «Soleil», c’est ce qu’ils avaient dans la tête et le fruit de leur travail. Je ne perdais jamais mon temps sur des considérations religieuses, politiques, ethniques ou autres. Ce qui m’intéressait, c’était l’homme, son intelligence, son éminente dignité, sa perception de la grandeur et du beau, son patriotisme et son combat. Dès que je voyais qu’une personne avait ces capacités, je le prenais et le protégeais. Et que l’on me fasse la guerre ou non, pour moi c’étaient de faux problèmes. Le vrai problème est je puisse contribuer à l’épanouissement d’une presse de qualité et je pense qu’à travers «Le Soleil», non seulement j’ai atteint cet objectif, mais j’ai aidé à l’éclosion d’une classe journalistique sénégalaise qui a fait ses preuves un peu partout à travers le monde. D’ailleurs, la plupart de ceux qui ont créé ou animé les premiers journaux privés au Sénégal ont fait leurs premières armes au «Soleil». Cette presse privée va bien sûr jouer un très grand rôle dans dix ou quinze ans. Peut-être que je ne serais plus là pour voir ça car je suis relativement vieux maintenant (rires)».

REGARD SUR LA PRESSE ACTUELLE

«Cela me fait très mal de voir l’état de la presse actuelle car je suis un idéaliste toujours à la recherche du beau et du parfait, pour ne pas dire un perfectionniste. Cependant, il faut que j’accepte que la plupart de ces jeunes journalistes viennent à peine d’atterrir dans un domaine qui était jusqu’ici très éloigné pour eux, intellectuellement. Certains ne sont pas bien formés et ils arrivent tous en masse dans la profession. Malheureusement, il faut l’avouer, au début, ce ne sont pas les meilleurs qui se sont saisis de la presse car la plupart des diplômés de l’époque voulaient devenir avocats ou fonctionnaires dans l’administration générale. Et il a fallu d’autres générations, avec la création du Cesti (Centre d’études des sciences et techniques de l’information de l’Université de Dakar), pour que de jeunes diplômés s’intéressent à la presse, mais les places étaient déjà prises. Aujourd’hui, de nombreux jeunes ont émergé avec de nouvelles idées, mais n’ont pas toujours un grand niveau, ce qui explique cette sorte de médiocrité que nous sentons. Mais, cela va passer dans cinq ou dix ans car l’Afrique bouge et les générations avancent. Soyons patients, tolérants et acceptons cette petite médiocrité, ou plutôt ce manque de métier que nous allons bientôt dépasser».

CONSEIL AUX JEUNES JOURNALISTES

«Le seul conseil que je donne aux jeunes journalistes est celui-ci: lisez car votre drame est que vous ne lisez pas beaucoup. Lisez tout ! Vous avez ce devoir d’être l’écho de la Nation et, pour bien transmettre cet écho, vous devez en percevoir le bruit».Entretien réalisé par Modou Mamoune FAYE

Honte africaine: Un projet de Loi française sur «la disparition» du franc de CFA,(Moustapha Diakhaté)

https://senego.com/A Paris, le Gouvernement français a adopté, ce mercredi 20 Mai 2020, un projet de loi qui sera soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat français pour «mettre fin » à 75 ans de cours légal du franc CFA dans les colonies de l’Aof et de l’actuelle Uemoa exceptée la Guinée Bissau.
Avec l’indépendance pacotille et des leaders marionnettes, il ne restait à la France que de nous envoyer un si avilissant pied de nez.Qu’à cela ne tienne !
Le moment est arrivé pour les peuples africains de l’ex Aof de mettre définitivement un terme à la séquence de la domination impérialisto-coloniale ouverte par la Conférence de Berlin de 1885.Moustapha Diakhaté

Me Assane Dioma Ndiaye, président de la LSDH: «C’est prématuré,c’est irréaliste et ça ne résulte pas d’un débat exclusif, inclusif et participatif»

https://www.dakaractu.com/L’adoption au titre des textes législatifs et réglementaires portant sur le port du bracelet électronique pour les condamnés et l’assignation à résidence en conseil des ministres de ce mercredi 20 mai 2020 a fait réagir le président de la ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH). Selon Maitre Assane Dioma Ndiaye, cela doit être le dernier recours car il y a des dispositions déjà en place qui peinent à être exécutées. Ces dispositions répondent déjà aux inquiétudes qui ont poussé le chef de l’Etat à adopter ces dispositions qui ne sont pas conformes à nos réalités mais qui constituent l’ultime recours. Dans cet entretien que le droit de l’hommiste a accordé à Dakaractu, il revient en détail sur les raisons qui l’ont poussé à dire que cette proposition est loin d’être efficace et n’est pas à l’ordre du jour. Il faut que nous apprenions à avoir les moyens de nos politiques surtout pénales ou procédurales. On ne peut pas continuer à faire des réformes sans présager au préalable des moyens d’atteindre les objectifs envisagés.
Il faut envisager ces réformes en rapport avec nos contextes culturels, nos réalités sociologiques
Si vous prenez ces réformes que ça soit le placement sous surveillance électrique ou l’assignation à résidence sous surveillance électronique, ça suppose énormément de moyens technologiques, économiques. Il faut envisager ces réformes en rapport avec nos contextes culturels, nos réalités sociologiques. Comment la société va appréhender cela ? Vivre avec quelqu’un qui a un bracelet soit au bras soit à la cheville. Qu’en est-il d’une éventuelle stigmatisation ? Vous savez que la société ne comprend pas ces détentions souvent considérées  comme des gens bannis par la société, qui sont vomis par la société.
Nous estimons que nous avons d’autres moyens alternatifs
Je pense qu’on doit pousser encore la réflexion beaucoup plus loin. Surtout nous estimons que nous avons d’autres moyens alternatifs : la limitation de la détention provisoire en matière criminelle que nous réclamons depuis des années, vous avez aussi l’institution d’un juge de la détention qui peut être une solution beaucoup plus conforme à nos réalités et à nos moyens. On ne peut pas aller vers des réformes spectaculaires de cette nature. Si nous recherchons l’efficacité, nous pensons faire des choses qui soient à la dimension de nos moyens, de nos réalités et qui pourront juguler aussi bien les longues détentions provisoires, l’engorgement des prisons…
Cela relève de l’illusoire et nous ne pouvons pas croire à des choses qui ne sont pas réalistes
D’abord pour ces réformes, il faut une ligne téléphonique fixe ou des navigations Gps pour pouvoir repérer à domicile la personne, son endroit dans l’espace et dans le temps. Imaginez dans un pays de contexte de sous-développement, de moyens quasi inexistants. Aujourd’hui l’administration pénitentiaire peut arriver à surveiller 24h/24 des personnes qui sont placées sous surveillance électronique. Evidemment, cela relève de l’illusoire et nous ne pouvons pas croire à des choses qui ne sont pas réalistes. Nous pensons qu’il est temps que nous nous interrogions sur cette avalanche de réformes sans rapport avec les moyens existants.
Ça doit être un ultime recours après qu’on aura épuisé tout l’arsenal qui est à notre disposition
Aujourd’hui il y a beaucoup d’autres leviers qui sont beaucoup plus adéquats qu’on aurait pu mettre en œuvre. J’ai parlé de la limitation des détentions provisoires, de l’institution du juge de la détention de la liberté qui sera un tampon entre la défense et le parquet. Il y a déjà des peines alternatives qui sont prévues dans le code de procédure pénale comme les travaux d’intérêt général qu’on peine à mettre en œuvre. Il aurait fallu une évaluation de cette réforme très révolutionnaire qui aurait permis pour les peines inférieures à six mois, de placer les personnes dans des établissements publics ou des centres où il pourrait faire des services au bénéfice de la nation. Ça doit être un ultime recours après qu’on aura  épuisé tout l’arsenal qui est à notre disposition.
Nous pensons que c’est irréaliste dans notre contexte actuel
Vous ne pouvez pas occulter tout cela, tout ce qu’on aurait dû faire en amont pour aller vers l’ultime recours qui soit la surveillance électronique qui suppose également la réunion d’un certain nombre de conditions : économiques, électroniques, de citoyenneté, de compréhension de la politique carcérale de la société. Tout cela vous ne l’avez pas. 
Nous pensons que c’est irréaliste dans notre contexte actuel 
même si nous ne pouvons pas l’écarter. Mais dans le contexte actuel, nous devrons mettre le curseur sur un certain nombre de paliers en amont qui puissent juguler les longues détentions provisoires et l’engorgement des prisons. Il arrivera à un moment où on passera à des surveillances électroniques qui pourrait être le parachèvement d’un processus de modernisation, d’humanisation, de conformisation avec un certain nombre de conventions internationales. Mais là c’est prématuré, c’est irréaliste et ça ne résulte pas d’un débat exclusif, inclusif et participatif…

CIS: L’ANCIEN MINISTRE AMADOU KANE S’EN VA (AUSSI) !

http://www.emedia.sn/-La motion de soutien à Akilée signé par le président Babacar Ngom fait des vagues au Club des investisseurs sénégalais (Cis). Après Abdourahmane Ndiaye, patron de la Sagam, Madiambal Diagne, éditeur du journal Le Quotidien, c’est au tour de Amadou Kane de déposer sa démission, informe Libérateur. Tout comme ses camarades, l’ancien ministre des Finances et administrateur du Cis n’apprécie pas la motion de soutien du Cis adressée à Akilee.
Dans sa lettre de démission, Amadou Kane évoque, entre autres raisons, la non application de la décision du Conseil de publier une mise au point indiquant que le CIS n’est concerné en rien à la motion de soutien à Akilee.

Seybani Sougou: «Le Juge Demba Kandji Ne Peut Être Nommé Médiateur De La République,Sauf…»

Une information exclusive d’Emédia.sn, circule selon laquelle, le Juge Demba KANDJI serait pressenti pour être nommé Médiateur de la République en remplacement d’Alioune Badara Cissé.
Par décret n° 2015–1150, en date du 05 Août 2015, Monsieur Alioune Badara Cissé, Avocat, a été nommé Médiateur de la République, par Macky Sall.
Le Médiateur de la République est une autorité indépendante, nommé par décret pour une durée de six (06) ans non renouvelable. Le mandat d’Alioune Badara Cissé, qui a débuté le 05 aout 2015, expire le 04 aout 2021 (2015 + 6 = 2021).
Aux termes de l’article 5 de la loi N° 99-04 du 29 janvier 1999 abrogeant et remplaçant la loi 91-14 du 11 février 1991 instituant un médiateur de la République « il ne peut fin à ses fonctions avant l’expiration de ce délai, qu’en cas d’empêchement constaté par un collège présidé par le Président du Conseil constitutionnel et comprenant en outre, le Président du Conseil d’Etat et le Premier Président de la Cour de Cassation, saisi à cet effet, par le Président de la République ».

2 conditions doivent être réunies pour mettre fin aux fonctions du médiateur :

Un empêchement (maladie grave l’empêchant d’exercer ses fonctions, démission ou décès),
L’empêchement doit être entériné par un collège présidé par le Président du Conseil Constitutionnel
L’empêchement du médiateur actuel Alioune Badara Cissé (maladie grave ou démission) a-t-il été formellement constaté par le Président du Conseil Constitutionnel ?
Dans le cas contraire, Demba KANDJI « détaché » à la Présidence de la République suite à une mesure individuelle prise lors du conseil supérieur de la magistrature du 19 mai 2020, ne pourra, en aucun cas, être nommé médiateur de la République.
Le mandat d’Alioune Badara Cissé expire le 04 aout 2021. Personne ne peut y mettre fin avant son terme, même Macky Sall. C’est l’une des particularités de la médiature de la République (autorité indépendante) : le Président dispose du pouvoir de nommer le médiateur, mais n’a jamais le pouvoir de mettre fin à ses fonctions.
La loi N° 99-04 du 29 janvier 1999 abrogeant et remplaçant la loi 91-14 du 11 février 1991, instituant un médiateur de la République, garantit au médiateur Alioune Badara Cissé, une indépendance, dont la traduction concrète est l’impossibilité de mettre fin à son mandat, avant son terme.
Pour Alioune Badara Cissé, et sauf empêchement non connu à ce jour (maladie grave ou démission matérialisée par une lettre officielle), le mandat expire le 04 aout 2021, pas avant

Magistrature: Le Forum du Justiciable dénonce les nominations

Xalimanews- Les changements effectués au niveau de la magistrature par le président Macky Sall n’est pas du goût du Forum du Justiciable. Babacar Ba trouve que cette décision n’est pas opportune vu le nombre de magistats dont dispose le Sénégal : »Nous avons 600 à 700 magistrats pour 14 millions d’habitants. Nous ne pouvons pas concevoir qu’il y ait des magistrats que l’on détache à la Présidence ou bien au ministère de la justice », a-il dénoncé sur les ont de Sud Fm.
Pour lui, la vocation du magistrat c’est d’être nommé au siège ou bien au Parquet ou même au niveau de l’administration centrale du ministère de la justice, et que cela montre l’imiction de l’exécutif au sein de l’appareil judiciaire: « Ces nominations vont semer le doute sur l’indépendance de la justice. Pour éviter ces suspissions il faudrait que l’on augmente les pouvoirs des magistrats qui sont au niveau du Conseil supérieur de la magistrature pour que les plus importantes décisions soient prises par ces derniers. Alors, le président de la République ne fera qu’entériner », a préconisé M. Ba.Mariama Kobar Saleh

La convention collective nationale du secteur de la presse signée: Le ministre du Travail rend obligatoire les dispositions pour tous les employeurs et travailleurs

https://directnewsinfo.com/Le ministère du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy informe que les dispositions de la convention nationale du secteur de la presse sont désormais obligatoires pour tous les employeurs et travailleurs compris dans le champs d’application professionnel, dans un communiqué dont PressAfrik a reçu copie.
Samba Sy renseigne au monde des médias que l’extension des dispositions de ladite convention prend effet à compter de la date de publication du présent arrêté, donc à partir de ce mercredi 20 mai 2020. Il charge le Directeur général du travail et de la sécurité sociale de l’application du présent arrêté.

 Rébellion À Senelec… Les Cadres Critiquent Le DG Et Les Syndicats Vomissent Mademba

https://www.xibaaru.sn/SENELEC : Des syndicalistes désapprouvent le duo « Mademba »
Ils peuvent aller voir là où les fleurs ont des dents pour poursuivre leur combat dont le seul dessein, le seul but, est d’agir pour leurs propres intérêts, et non contre ceux de la SENELEC. Le duo « Mademba » est désavoué dans sa démarche, par les propres travailleurs de la SENELEC qui s’en démarquent. Mademba Sock, le syndicaliste, membre occulte cependant du patronat, ne fait pas l’unanimité au sein du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) comme il cherche en à donner l’impression.
Du reste, c’est suite à une pression devenue intenable pour lui qu’il a été obligé d’abandonner les rênes de ce syndicat désormais dirigé par Habib Aïdara. Tout le drame de ce syndicat, dont les membres en majorité ne cautionnent pas les agissements de Mademba Sock dont la démarche tend à faire croire que c’est lui qui tient toujours les rênes au SUTELEC. Il apparait dans ce combat pour déchirer et jeter à la corbeille le contrat liant SENELEC et AKILEE, Pape Mademba Bitèye et Mademba se retrouvent de plus en plus seuls. Pour beaucoup de travailleurs à la SENELEC, ce combat n’est pas le leur. Du côté du SUTELEC des membres proches de l’actuel secrétaire général du syndicat Habib Aïdara n’entendent plus cautionner les agissements de Mademba Sock qui ne fait que défendre ses propres intérêts et non ceux de la SENELEC. C’est une rébellion qui est en train de s’installer au sein du SUTELEC.
Du reste, l’histoire de ce syndicat apparait bien mouvementée du fait que Mademba Sock dont les deux épouses sont employées à la SENELEC n’est gagné que par le , seul souci de lutter pour ses propres intérêts et de les sauvegarder et non pour ceux des travailleurs de la SENELEC. C’est tout ce qui explique l’histoire mouvementée de ce syndicat dont la plupart des travailleurs de l’entreprise lassés par les agissements de Mademba Sock ont fini par s’en démarquer. Ce qui explique la naissance d’autres syndicats à la SENELEC. Des syndicats qui loin de certaines préoccupations comptent agir pour la préservation et la consolidation de leurs outils de travail. Comme en témoigne, ce communiqué du Syndicat autonome des travailleurs de l’électricité (SATEL) sur ce qui est ce faux débat autour du contrat SENELEC – AKILEE dont ceux qui le soulèvent à savoir les deux Mademba se retrouvent seuls dans leur campagne visant à dénigrer un homme Mouhamadou Makhtar Cissé dont le seul délit est d’avoir permis au redressement de la SENELEC qui broyait du noir. En fac-similé, le communiqué du SATEL.

Agression en plein couvre-feu : Pape Moussa Gueye, le directeur de publication du quotidien Grand Place, gravement touché

http://www.lactuacho.com/Le directeur de publication du quotidien Grand Place sauvagement agressé avant-hier nuit   à Rufisque.
Joint au téléphone à l’hôpital Youssou Mbargane Diop où il est admis, Pape Moussa Gueye parle de 4 individus qui ont voulu chiper son sac contenant son ordinateur et ses effets personnels.
Selon l’info partagée dans Capress, un collectif de journaliste, sept points de suture à la tête,  sur la bouche et le bras, lui ont été posé.
Une agression qui en dit long sur l’insécurité qui règne dans la la vieille ville malgré l’instauration de l’Etat d’urgence.La police a ouvert une enquête.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des Ministres, le mercredi 20 mai 2020, à 10 heures, au Palais de la République.
Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, réitéré la solidarité, le soutien permanent et les encouragements de la Nation, à l’administration territoriale, aux personnels de santé, de sécurité et de secours, notamment les sapeurs-pompiers, qui œuvrent sans relâche dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19.
Le Président de la République a, au titre de son agenda diplomatique et du plaidoyer pour renforcer la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale post COVID-19, informé le Conseil avoir participé, le 19 mai 2020, à la Table Ronde virtuelle organisée par le » New York Forum Institute ».
Le Chef de l’Etat a ensuite abordé la question de la qualité et des performances de notre système éducatif. A ce titre, il a indiqué que la reprise des enseignements et apprentissages pour les classes d’examen est fixée au 02 juin 2020. Dans cette perspective, il lance un appel pour la mobilisation nationale, afin de compléter l’action de l’Etat.
Le Président de la République a, dans ce cadre, demandé au Ministre de l’Education nationale, de prendre toutes les dispositions afin de faire respecter par l’ensemble des composantes de la communauté éducative, les mesures d’hygiène sanitaires préventives préconisées.
Il a, à cet effet, souligné l’impératif de se conformer scrupuleusement au protocole sanitaire indiqué à travers, notamment, le port systématique de masque dans les établissements scolaires, et la distanciation physique.
Le Chef de l’Etat, évoquant la question de la gestion optimale des ressources halieutiques, a demandé au Ministre des Pêches et de l’Economie maritime de faire respecter les dispositions du Code de la pêche, en consensus avec les différents acteurs. Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité de continuer la mise en œuvre du programme de modernisation de la pêche artisanale, avec le renouvellement des moteurs, des pirogues, l’aménagement des quais de pêche et des aires de transformations.
Le Président de la république, a enfin invité le Ministre des Pêches, en relation avec le Délégué général à l’Entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, à veiller à l’extension du programme de renouvellement des camions frigorifiques.
Le Chef de l’Etat a, au titre de la gestion et du suivi des affaires intérieures, rappelé la place fondamentale de l’horticulture et de la riziculture dans le Programme national de Développement agricole. Il a insisté sur le soutien de l’Etat aux producteurs horticoles et rizicoles de la zone des Niayes et des Vallées du fleuve Sénégal et de l’Anambé.
Le Président de la République a, à ce titre, demandé au Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, de mettre en place un dispositif spécial d’accompagnement de ces producteurs, afin d’assurer la continuité de leurs activités et d’optimiser la valorisation de leurs productions.
Le Chef de l’Etat a clos sa communication en souhaitant une bonne fête de l’ascension à la communauté chrétienne.  Il a également adressé ses meilleurs vœux à la Oumah Islamique, à l’occasion de la célébration prochaine de l’Aïd El fitr, la fête de Korité, qui marque la fin du mois béni de Ramadan.

Au titre des Communications,

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur le suivi du Programme d’urgence intégré d’aménagement des VRD, sur la situation foncière et cadastrale du Pôle urbain de Diamniadio (PUD), et sur le raccordement des ouvrages de la SOGIP.
Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur la mobilisation des ressources destinées au FORCE COVID-19 et l’exécution des dépenses.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation internationale et l’assistance à nos compatriotes dans la Diaspora.
Le Ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale a fait une communication portant sur l’approche communautaire pour lutter contre le COVID-19 et le point sur la mobilisation et la distribution de l’aide alimentaire d’urgence.
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur les financements concessionnels et informé le Conseil de la création d’une plateforme dédiée au dispositif de soutien financier aux entreprises dans le cadre du programme de résilience économique et sociale.
Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la situation de la pandémie et informé le Conseil de la tenue ce jour de l’assemblée mondiale de la santé.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur la préparation de la campagne agricole 2020-2021.
Le Ministre de l’Environnement et du Développement durable a fait une communication   sur la collecte de l’Eco-redevance sur les déchets d’équipements électriques et électroniques.
Le Ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (PSE) a fait une communication sur l’état d’exécution des projets de réformes phares relatifs aux zones économiques spéciales.

 Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

-le projet de loi modifiant la loi 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal et consacrant le placement sous-surveillance électronique comme mode d’aménagement des peines ;
-le projet de loi modifiant la loi 65-61 du 21 juillet 1965 portant code de procédure pénal et introduisant l’assignation à résidence avec surveillance électronique comme alternative à la détention provisoire et le placement sous surveillance électronique comme mode d’aménagement des peines ;
-le Projet d’ordonnance aménageant des mesures dérogatoires relatives à l’utilisation de médicaments pour le traitement de la Covid-19, durant la période de la pandémie ;
-le Projet de décret relatif aux conditions d’implantation et d’exploitation des stations de distribution des produits pétroliers raffinés.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Monsieur Moustapha Lô DIATTA, Docteur en relations internationales, Enseignant chercheur à l’Université Assane SECK de Ziguinchor, matricule de solde n°172145/F, est nommé Directeur du Centre régional des Œuvres universitaires sociales (CROUS) de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Mamadou DIOMBERA, appelé à d’autres fonctions
Docteur Anta Sarr DIACKO, est nommée, Présidente du Conseil d’Orientation du Fonds de l’Habitat social, au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique Fait à Dakar le 20 mai 2020,Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement,Ndéye Tické Ndiaye DIOP


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