Revue de Presse du Mercredi 20 Mai 2020

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Revue de Presse du Mercredi 20 Mai 2020
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Macky dit ses vérités: «Ce que nous voulons, ce n’est pas de l’aumône…le moratoire du G20 c’est insuffisant»

iGFM –Le Président Macky Sall, qui a pris part aux discussions du «New York Forum» institut hier mardi,  s’est encore exprimé sur la question de l’annulation de la dette des pays africains. Pour lui, le moratoire du G20 est un pas insuffisant.
«Finalement, quelle est la finalité de notre humanité. Nous considérons que malgré les financements très importants consolidés dans les transactions dans les bourses, des chiffres en trillions de dollars par jour,  l’humanité n’a pas été capable de développer une solidarité entre les pays malgré les appels, malgré le comportement de l’Afrique. Sans moyens importants, l’Afrique a pu quand même être résiliante, en termes de nombre de contaminations et de nombre de décès (…)

Les efforts insuffisants du G20

Le G20 a fait des efforts louables pour aller vers un moratoire sur la dette bilatérale. Évidemment c’est un pas, mais un pays insuffisant par rapport aux conséquences économiques et sociales de la pandémie. Et c’est à ce niveau que nous devons continuer à plaider pour un peu plus de solidarité, pour un effort basé sur les valeurs humaines,sur la solidarité internationale (…)

Le preuve de l’injustice

Donc il y a une injustice que le Covid-19 vient de prouver et il faut que ce système international change. Moi je plaide pour un renouveau mondial basé sur la justice sociale plus d’équité. Puisque ce que nous vivons est une conséquence de la seconde guerre mondiale. Tout a été bâti sur ce modèle alors que l’Afrique n’était pas indépendante.

Le vaccin pour tous

Aujourd’hui 1,3 milliard d’africains, qu’est-ce qu’ils vont faire lorsqu’il y aura un vaccin et que les pays qui vont le découvrir n’acceptent pas de partager ce vaccin avec tous. Nous plaidons aussi pour que le vaccin, quel que soit le pays qui le découvrira, soit mis à la disposition de l’ensemble de l’humanité.

L’annulation de la dette

Pour que la dette bilatérale soit annulée, ça va prendre un peu de temps. Mais en attendant, il faut rappeler que l’encours de la dette bilatérale de l’Afrique subsaharienne est de moins de 2% des ressources mobilisées au cours de cette pandémie pour les pays du G20.  Donc vous voyez les proportions. Il faut innover sur la dette commerciale (…)

La proposition africaine

Le groupe africain est en train de réfléchir sur un véhicule à mettre en œuvre qui pourrait bénéficier du soutien ou de la garantie des pays partenaires, l’Ue par exemple (…) Les pays du G20 pourraient utiliser leurs droits de tirage spéciaux pour donner les garanties à ce véhicule qui pourrait soit racheter la dette commerciale, les pays auront une durée  de maturité plus longue, une dette sur 15 à 25 ans maximum qui pourra être payée à des taux plus faibles contrairement au taux classique des Enrobons. Voilà ce que nous demandons, ce n’est pas de l’aumône. Nous demandons juste plus de solidarité.»

Cette solution évoquée par Macky Sall peut régler la question de la dette internationale privée des pays africains

(Agence Ecofin) – Les pays africains travaillent sur une solution innovante qui leur permettrait d’alléger leur dette internationale privée, tout en permettant à leurs créanciers d’être remboursés, a révélé le président sénégalais Macky Sall (photo), lors d’une intervention dans le cadre du débat sur la résilience de l’Afrique, organisé par le New York Forum Institute.
La solution qui est proche de la titrisation sur les marchés financiers consiste selon Macky Sall, à mettre en place un véhicule spécial d’investissement au sein duquel serait titrisé l’ensemble des dettes commerciales dues par des gouvernements africains à des créanciers étrangers. « Ce véhicule pourrait recevoir la garantie des pays partenaires, voire des pays du G20 qui utiliseraient ainsi leurs droits de tirage spéciaux pour rassurer les investisseurs », a expliqué le président sénégalais.
Cette solution semble appropriée pour la situation que vivent actuellement de nombreux pays du continent noir. Les agences de notation ont prévenu que tout non-remboursement de dette commerciale, même dans le cadre d’un accord, serait perçu comme une situation de défaut et conduirait à la baisse des notes souveraines de ces pays. Le groupe des créanciers privés internationaux de l’Afrique qui gère pourtant des milliers de milliards $ d’actifs dit craindre des non-remboursements qui les affecteraient.
Une position qui est difficile à comprendre, car selon des estimations de l’agence de notation Moody’s, la dette due par l’Afrique à des créanciers privés sur le plan international n’était que de 77 milliards $ à fin 2019. Il est évident aujourd’hui que les conditions du marché international des capitaux se soient durcies pour l’Afrique. Cependant, une part importante des obligations internationales repose aujourd’hui sur des taux négatifs.
Des titres de créances garantis par la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds monétaire international (FMI), ou même l’ensemble des réserves de change des pays africains auraient plus de crédibilité et une meilleure notation. Cela permettrait que le remboursement de la dette soit différé, mais avec des taux d’intérêt qui peuvent se négocier à des niveaux plus bas que la moyenne de 10% actuellement offerte à l’Afrique.Idriss Linge

Quatre présidents africains dénoncent l’inéquité du système économique actuel dans cette pédiode de Covid-19

(Agence Ecofin) – Intervenant en vidéo conférence à l’occasion du New York Forum Institute, le président Macky Sall du Sénégal, a estimé mardi 19 mai 2020, que le moratoire sur le remboursement des dettes proposé par le G20 à l’Afrique était positif, mais très insuffisant au regard des capacités de mobilisation de ressources dont les pays qui constituent cette organisation ont fait preuve, et l’obligation de solidarité internationale, face à une pandémie qui nécessite une réponse globale.

Macky Sall (Sénégal): «La Covid-19 a révélé l’injustice du système économique actuel dans le monde»

« Nous observons que malgré les financements très importants qui sont mobilisés quotidiennement dans les bourses de valeurs, des transactions qui se chiffrent en trillions (milliers de milliards) $ par jour, l’humanité n’a pas été capable de développer une solidarité, entre les pays. Les efforts tout à fait louables du G20 d’aller vers un moratoire sur la dette bilatérale était un pas, mais un pas encore insuffisant pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la pandémie… Aujourd’hui nous avons des pays qui ont des capacités de dire nous levons 1000, 2000 milliards $. La simple évocation de cette volonté suffit à ces pays pour mobiliser ces ressources », a fait savoir Macky Sall, rappelant que la Covid-19 vient encore une fois de plus, prouver l’injustice et l’iniquité en cours dans le monde actuel.
Des calculs et estimations faites par Moody’s, les remboursements de dette dues en 2020 par les pays africains ne dépasseraient pas les 16 milliards $. Aussi le stock global de la dette des pays africains ressort à 335 milliards $, secteurs public et privé confondus. Ce dernier indicateur représente autour de 0,4% du PIB des pays du G20 au terme de l’année 2019, qui était estimé selon des données de la banque mondiale à 78 254 milliards $. Le président sénégalais a d’ailleurs rappelé que l’Afrique subit davantage les conséquences d’un modèle économique bâti « au lendemain de la seconde guerre mondiale, lorsque l’Afrique n’était pas encore indépendante ».

Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire): « l y a un égoïsme des pays riches»

Le président Alassane Dramane Ouattara de Côte d’Ivoire a abondé dans la même sens, en rappelant que cette attitude n’était pas de la mendicité, mais la revendication d’un droit légitime. « Comme le disait Macky Sall, nous devons faire plus. Pendant des décennies, nous avons tous insisté, pour que les pays industrialisés, consacrent 0,7% de leurs produits intérieurs bruts, pour aider les pays en voie de développement. Avec cette crise, nous voyons que tous ces pays perdent entre 5% et 7% de leurs PIB. Je pense qu’il y a une morale à tirer de cette situation. Il y a quand même eu un égoïsme des pays riches pendant des décennies. Depuis les indépendances, ces pays en voie de développement courent après ces 0,7% de PIB et cela n’a jamais été atteint. Ce n’est pas dire que nous voulons tendre la main. Nous souhaitons des conditions au plan international pour nous aider à résoudre le problème », a-t-il fait savoir.

Mahamadou Issoufou (Niger): «On ne peut plus éluder la question des inégalités dans le monde» 

Pour Mahamadou Issoufou du Niger, la Covid-19 est venu rappeler au monde la communauté de destin que partagent ses populations et ses pays. De son avis, cela devrait conduire à la mise en œuvre d’un nouveau paradigme. « Cela suppose une nouvelle gouvernance politique et économique mondiale plus démocratique. On ne peut plus éluder la question de la réforme des institutions des Nations Unies. On ne peut plus éviter, le débat sur les inégalités, et la nécessité d’une nouvelle dynamique sur la répartition des richesses à l’échelle mondiale et de chaque pays. Cette question est purement politique. Le nouveau paradigme post-covid doit être centré, non seulement sur la lutte contre les inégalités, mais aussi sur les défis climatiques », a fait savoir le chef d’Etat, insistant sur la nécessité des pays africains à lever l’impôt.

Uhuru Kenyatta (Kenya): «L’Afrique a toujours payé ses dettes, qu’on lui donne du temps»

Le président Uhuru Kenyatta du Kenya estime, que les bailleurs de fonds internationaux doivent faire preuve de compréhension. « Dans les conditions économiques normales, lorsque nous vendions nos produits d’exportation, nous payions de manière régulière nos dettes. Aujourd’hui nous sommes frappés par une situation qui ne provient même pas de l’Afrique. Nous avons maintenant besoin de flexibilité budgétaire, pour protéger la santé de nos populations, mais aussi s’assurer que ceux qui ont perdu leurs jobs puissent avoir des filets de sécurité. L’heure est venue pour le monde de donner à l’Afrique cette flexibilité. Une fois que nous serons de nouveau sur pied, on pourra avancer », a-t-il déclaré.

Titriser la dette internationale privée de l’Afrique:Une solution à explorer

En guise de solution, le président Macky Sall a avancé une solution, qui impliquerait tous les acteurs, tout en préservant les intérêts de tout le monde. « Il nous faut innover notamment sur la dette commerciale. C’est à ce niveau qu’il faut que des efforts soient faits, afin de soulager nos pays et qu’ils soient capables de rembourser cette dette commerciale, et aussi de poursuivre la riposte sanitaire. Le Groupe africain est en train de réfléchir sur un véhicule à mettre en œuvre, qui pourrait bénéficier du soutien ou de la garantie des pays partenaires. Les pays du G20 pourrait utiliser les droits de tirage spéciaux pour donner des garanties à ce véhicule. Les parts de ce véhicule d’investissement seront rachetées par des investisseurs, avec comme bénéfice pour l’Afrique, des maturités plus longues et des taux d’intérêts plus faibles. Voilà ce que nous demandons, ce n’est pas de l’aumône », a-t-il fait savoir.
C’est la première fois depuis le début de la pandémie que plusieurs dirigeants africains s’expriment communément sur la solidarité internationale face au Covid-19. Leurs opinions rejoignent plusieurs autres déjà exprimés, et qui demandent à reformer le statut du FMI en temps de crise, afin que l’institution devienne le prêteur en dernier ressort en temps de crise. Son intervention ne porterait pas sur le poids économique des pays et les quotas statutaires, mais sur les besoins réels des économies et des populations de chaque pays.Idriss Linge

Club de Paris: le Mali,premier pays bénéficiaire d’une suspension temporaire du service de sa dette

https://www.financialafrik.com/Au titre de l’initiative du G-20 relatif au moratoire sur le service de la dette, le Club de Paris a approuvé la suspension du service de la dette de la République du Mali envers les pays créanciers membres, du 1er mai au 31 décembre 2020.
Cet accord intervient dans le cadre de la facilité accordée par les pays du Club de Paris et du G-20 à 77 des pays les plus pauvres du monde pour leur permettre de faire face à la crise de Covid-19. Grâce à la réactivité des services du ministère de l’Économie et des Finances, le Mali est avec la République Dominicaine, les deux premiers pays à bénéficier de cette mesure, qui soulage, à sa juste valeur, la trésorerie de l’Etat.
Ce report de paiement permettra d’économiser un montant évalué à 23 milliards de FCFA dont le paiement sera échelonné sur quatre ans à partir de la fin de la suspension du service de la dette. Si tous les autres créanciers bilatéraux du Mali adhéraient à l’initiative, le montant total du report de paiement serait de 33,2 milliards de FCFA.  Daouda Bakary KONÉ

 Khadim Bamba Diagne: «Notre Économie Doit Être Revue Pendant La Pandémie»

http://www.emedia.sn/Khadim Bamba Diagne n’est pas du même avis que le ministre de l’Economie, Amadou Hott, qui avait annoncé un Pse après Covid-19. L’économiste estime qu’il ne faut pas attendre la fin de la pandémie pour se réajuster au plan économique.
« Notre économie doit être revue, orientée pendant la pandémie. Le président nous a demandé d’être résilients. On attend qu’il commence cette résilience-là. J’attends que le Conseil des ministres reprenne. On a besoin d’une activité. Parce que, même en essayant de retrouver une certaine normalité de notre économie, si chacun reste aussi chez lui, on aura du mal à avoir une production intéressante », soutient-il sur IRadio.
Et pour Khadim Bamba Diagne, « L’État a besoin de ces richesses pour financer son budget mais aussi son développement. Il nous faut maintenant l’affronter en respectant les gestes barrières. Mais le pays ne peut pas continuer à arrêter son activité en pensant qu’on peut prendre en charge après les politiques économiques que nous allons mettre en place. Il nous faut arrêter de penser après Covid-19. Aujourd’hui, on vit avec le virus et il peut durer deux ans».

la Covid-19 a ralenti la pêche artisanale (chercheure)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloL’état d’urgence décrété par les autorités sénégalaise pour endiguer la propagation du coronavirus a mis au ralenti la dynamique des systèmes de pêche artisanaux, soutient la Chercheure junior à l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), Rouguyatou Ka
« Les mesures d’atténuation du choc sanitaire au Sénégal, notamment l’état d’urgence et la fermeture des frontières, ont eu la particularité de bouleverser le fonctionnement des systèmes de pêches artisanaux, par là même l’économie sénégalaise », fait remarquer Mme Ka dans une contribution parvenue ce mardi à APA.
En effet, poursuit-elle, les systèmes de pêche artisanaux sont tributaires d’un ensemble de conditions notamment la libre circulation des pêcheurs dans les eaux maritimes sénégalaises, l’accès aux centres de débarquement à certaines heures, la fluidité des systèmes de transports inter-régionaux, inter-territoriaux et aéroportuaires.
Des conditions qui ont toutes été remises en cause par les différentes mesures prises pour enrayer la propagation du virus sur le territoire national.
La stratégie habituelle des pêcheurs qui est d’embarquer au milieu de la nuit pour débarquer tôt le matin sur les quais de pêche afin de s’assurer le bon déroulement du mareyage à l’intérieur du pays s’est vue limitée par le couvre-feu instauré entre 20h et 6h du matin (depuis le 1er mai, il est passé de 21h à 5h du matin).
A cela s’est ajoutée la fermeture partielle et/ou l’ouverture alternative des quais de pêche et espaces de débarquement au profit des opérations de désinfection et de nettoyage.
Toutes choses qui font dire à la Géographe des dynamiques territoriales que « la +vulnérabilisation+ des pêcheurs est ainsi actée si l’on sait que le virus s’est introduit au Sénégal en pleine campagne de pêche et que les acteurs de la pêche artisanale, par ailleurs totalement dépendants des banques pour financer les intrants, avaient déjà contracté des prêts qu’ils devront rembourser avec ou sans campagne de pêche ».
« Ainsi, la vie de plus 70 000 pêcheurs (DPM, 2018) est hypothéquée par la Covid-19 », se désole-t-elle.
Par ailleurs, souligne la Doctorante à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord), les revers de l’Etat d’urgence sont tous aussi pesants sur la dynamique des Systèmes halieutiques artisanaux (SHA).
Car, note la pensionnaire de l’UGB, les systèmes de mareyage interne qui ravitaillait près de 43% la région de Dakar en produits frais et assuraient l’acheminement et la répartition d’une bonne partie des produits transformés et frais à l’intérieur du pays ne suivent plus leur cours.
Conséquence, certains systèmes de mareyage dépendant de ces dynamiques inter-territoires de pêche sont mis « au point mort ».
Une situation qui profite, selon la chercheuse de l’IPAR, aux usines exportatrices de poissons surgelés qui remplissent leurs stocks, et à la région de Dakar qui semble assez bien protégée de la crise du secteur par l’existence de centres de pêche non moins importants.
L’autre segment affecté par cette crise est celui de la transformation artisanale qui occupe 92% du marché des exportations des SHA avec une orientation essentiellement sous régionale (52%.
Partant de tous ces constats, elle conclut que « les revers de la Covid-19 se lisent dans les SHA en termes de mévente, difficultés d’accès et instabilité alimentaire et socio-économique. (…) Et qu’un après-Covid-19 incertain se dessine dans les centres de pêche artisanale sénégalais ».
« Il est (donc) essentiel d’anticiper sur la crise économique qui se profile à l’horizon pour éviter certains scénarios catastrophes qui exigeraient des réponses financièrement lourdes à engager considérant la faiblesse des allocations budgétaires que l’l’Etat a toujours consenti au secteur », suggère Rouguyatou Ka.ARD/te/APA

3,7 MILLIARDS FCFA REMIS AUX ACTEURS TOURISTIQUES

APS–Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, a remis mardi aux gouverneurs de région des chèques d’une valeur globale de 3,7 milliards de francs CFA destinés aux acteurs du secteur touristique, pour les aider à supporter les effets de la pandémie de coronavirus, a constaté l’APS.
Les chèques remis aux gouverneurs lors d’une cérémonie diffusée par visioconférence seront remis ensuite aux ayants droit, qui seront identifiés par ces autorités administratives, suivant des critères fixés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens.
L’octroi de ces prêts aux acteurs touristiques est la ‘’concrétisation d’une volonté de soutenir le secteur du tourisme (…) pour l’aider à faire face à la pandémie de Covid-19’’, a dit M. Sarr lors de la cérémonie.
Les fonds seront remis aux bénéficiaires dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale, qui a été lancé par le président de la République, début avril, pour atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur l’économie sénégalaise.
Ce programme concerne 98 établissements hôteliers, 50 agences de voyages, 25 restaurants et 84 artisans, selon Alioune Sarr.
C’est un financement ‘’souple et efficace’’ mis à la disposition des bénéficiaires, qu’ils vont rembourser en huit ans, avec un taux d’intérêt de 2 à 3%, a-t-il précisé.
Selon le ministre du Tourisme et des Transports aériens, d’autres financements seront octroyés aux acteurs du tourisme.
Il a invité les gouverneurs à travailler avec les services régionaux du tourisme et faire en sorte que tous les prétendants à ces fonds puissent y accéder s’ils réunissent les critères fixés.
Les 3,7 milliards déjà octroyés l’ont été avec le concours de la Banque nationale pour le développement économique, selon M. Sarr.
Il ajoute que les prêts doivent permettre aux bénéficiaires de payer les salaires de leurs employés et de supporter d’autres charges financières, malgré la pandémie de Covid-19, qui a fortement secoué l’activité touristique.
Alioune Sarr a demandé aux futurs bénéficiaires de ces prêts à en ‘’faire un bon usage’’.
Le gouvernement a décidé d’octroyer 77 milliards de francs CFA aux secteurs du tourisme et des transports aériens, dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale, a-t-il déclaré en avril.

TOURISME ET TRANSPORTS AERIENS:Un secteur à genoux

http://www.enqueteplus.com/La répartition des 77 milliards de F CFA prévus pour les entreprises impactées par la crise du coronavirus, n’agrée pas tous les acteurs. Grands oubliés de ce partage jugé inéquitable, les autres acteurs de la plateforme aéroportuaire crient leur détresse, tandis que des spécialistes soutiennent que l’Etat devrait davantage songer à la relance de la destination Sénégal post-Covid-19, au lieu d’injecter toute une manne financière dans les entreprises.
C’est une répartition qui fâche. Les 45 milliards de F CFA alloués à Air Sénégal, sur une enveloppe de 77 milliards destinés aux entreprises impactées par le coronavirus, dans les domaines du tourisme et des transports aériens, n’en finissent pas de susciter la colère de certains acteurs. Pour se justifier, la tutelle invoquait une perte de 20 milliards de F CFA en, seulement trois mois de crise, pour la compagnie nationale. Dans une lettre datant du 24 avril, les acteurs du secteur réunis autour du Syndicat des personnels des activités aéronautiques du Sénégal (Synpaas) se plaignaient : ‘’Le partage est terriblement déséquilibré et risque de laisser en rade plusieurs sociétés de la plateforme aéroportuaire. Une telle démarche va inéluctablement sonner la mort de plusieurs entreprises du secteur et créer les conditions de pertes d’emplois pour des centaines de travailleurs.’’
Même si, à ce jour, il est difficile de donner avec exactitude l’ampleur des dégâts de la pandémie sur la situation financière de la compagnie nationale, tout le monde convient que ces dégâts seront énormes. En tout cas, des sources dignes de foi confient à ‘’EnQuête’’ que l’entreprise faisait jusqu’à 5 milliards de francs CFA de vente par mois, soit 15 milliards en 3 mois. ‘’Quand on passe de ce chiffre à presque zéro, il va de soi que la situation est très compliquée. Mais cela ne justifie pas les pertes alléguées de 20 milliards. Ce qui est, en revanche certain, c’est que sans le soutien de l’Etat, la compagnie ne tiendrait pas’’, confie un spécialiste.
Pour étayer son propos, il rappelle que beaucoup de compagnies aériennes ont déjà déposé leur bilan et l’hémorragie continue dans le secteur. ‘’Même les grandes compagnies sont en train de souffrir, a fortiori les petites comme Air Sénégal’’, renchérit notre interlocuteur, citant Air France qui perdait jusqu’à 2,5 millions d’euros par jour et qui a bénéficié d’un appui de 7 milliards d’euros de l’Etat français pour survivre à la crise.

L’Etat arrose les entreprises et néglige la promotion de la destination

En fait, en sus des 45 milliards alloués à Air Sénégal sur l’enveloppe de 77 milliards, 15 milliards sont réservés pour le crédit hôtelier, 12 milliards pour le paiement des hôtels réquisitionnés, 5 milliards pour soutenir et accompagner les entreprises du portefeuille de l’Etat. Une répartition des plus controversées. A en croire certains spécialistes, le ministère devait surtout orienter cette manne financière importante vers la promotion de la destination Sénégal. ‘’Accompagner le plan de développement d’Air Sénégal sans penser à la promotion de la destination qui est presque à terre, souligne un expert, ça ne sert à rien du tout. Après cette crise sans précédent, il faudra bien penser à la relance du secteur touristique, sans lequel la compagnie nationale ne saurait être viable. En effet, si les touristes ne viennent pas, Air Sénégal n’aurait pour clients que des Sénégalais… Ce n’est pas suffisant pour permettre à une compagnie nationale de survivre’’.
Selon lui, il aurait suffi d’aider l’entreprise à supporter ses charges liées notamment à la prise en charge des salaires et autres, et à certains frais inhérents à son fonctionnement. ‘’Pour les prêts, compte tenu de cette situation, la compagnie va simplement négocier des différés de paiement avec ses créanciers. Le gros du budget devait aller à la promotion’’, insiste-t-il, donnant l’exemple de certaines destinations concurrentes comme le Maroc et la Tunisie qui mettent des centaines de milliards dans la promotion. ‘’Il est impossible de les concurrencer avec 2 à 4 milliards’’, informe notre interlocuteur.

Des emplois et des entreprises menacés

Par ailleurs, selon les estimations faites par l’IATA (Association du transport aérien international), à la date du 23 avril dernier, il y aurait 2,6 millions de passagers de moins pour le Sénégal. Ce qui a entrainé pas mal de pertes pour toutes les entreprises de la plateforme aéroportuaire. Lesquelles comptaient également sur un appui de l’Etat pour survivre à la pandémie. ‘’Au même titre que les hôteliers et la compagnie nationale, le gestionnaire (Limak-AIBD-Summa) et tous les prestataires de l’aéroport vont être impactés avec l’arrêt du trafic’’, soutiennent les camarades de Serigne Moustapha Gaye. L’absence de trafic, renchérissent-ils, signifie une absence de revenus pour tout le monde.
Avec cette situation plus que morose, de nombreuses craintes sont nourries à l’endroit des travailleurs des différentes entreprises de la plateforme aéroportuaire. En plus de suspendre les programmes de recrutement, à Air Sénégal, tout le personnel a été mis en congé anticipé. C’était, dit-on, pour éviter de les envoyer en chômage technique. Mais si l’on en croit des employés de la boîte, les effets ne diffèrent guère du chômage technique. D’après ce travailleur, il ne reçoit même plus la moitié de son salaire. Ce qui est en porte-à-faux avec les directives présidentielles qui exigeaient le paiement de 70 % au moins du salaire. ‘’Les temps sont vraiment durs, mais on comprend. Tout est à l’arrêt. Nous espérons simplement que nous sortirons bientôt de cette crise’’, confie le membre du personnel.
Hier, une importante réunion a été tenue par le ministère de tutelle. Interpellé, le département réserve la primeur de sa réponse à l’assemblée qu’il va tenir aujourd’hui avec les gouverneurs des 14 régions.MOR AMAR

Mamadou Talla (MEN) réouverture des classes:«Ce qui est dans le protocole sanitaire nous allons le respecter et si les conditions ne sont pas réunies,on ne démarrera pas…»

https://www.dakaractu.com/En perspective de la réouverture des classes, prévue ce 2 juin prochain le ministre de l’éducation nationale a reçu un important lot de masques de protection. Un don du ministre du Développement des Industries et des PME, Moustapha Diop, bien apprécié par son collègue, Mamadou Talla, qui a magnifié, « le travail des fils du pays qui s’activent dans l’usine où on confectionne ces masques qui respectent les normes sanitaires ». Selon lui, « quand on va en guerre, l’effort de guerre est nécessaire. C’est en ce sens que je voudrais saluer cette action du ministre Moustapha Diop qui va renforcer les dispositifs mis en place pour protéger les jeunes élèves. Concernant les mesures qui vont accompagner cette reprise des cours, le MEA ajoute, « on a écouté les IA, des CDD ont été organisés et le matériel est disponible. Dès vendredi prochain ce matériel sera mis en place et la distribution va commencer. Quand on parle de reprise surtout en cette période de pandémie, les esprits ne sont pas tranquilles. On est inquiet mais ce qui est dans le protocole sanitaire, nous allons le respecter et si les conditions ne sont pas réunies, on ne démarrera pas…» C’était lors de la remise d’un lot de plus 500 000 masques qui s’est tenue ce 19 Mai 2020 à Diamniadio.

Reprise des cours: L’Ucad exclut une année blanche

https://www.lequotidien.sn/Pour éviter l’année blanche, l’Ucad continue dans sa démarche de trouver un moyen d’assurer la continuité des enseignements suspendus depuis le 16 mars dernier à cause du coronavirus. Dans ce cadre, le Conseil restreint de l’Assemblée de l’Ucad élargi aux assesseurs, directeurs du Pool pédagogie du rectorat et partenaires sociaux s’est réuni le 12 mai dernier pour étudier toutes les modalités pour la reprise des enseignements.
A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’on est en train d’étudier les scénarii possibles pour la reprise de cours. Dans un document, le rectorat informe qu’après les échanges avec les membres du Conseil de l’Assemblée de l’Université, le recteur «a promis de continuer de plaider auprès de la tutelle pour l’amélioration des conditions de la connectivité, gage d’équité et d’inclusion, en particulier de celles et ceux des apprenants résidant hors des grands centres urbains». D’après le document, lors de cette rencontre par visioconférence, Ibrahima Thioub a aussi «demandé aux chefs d’établissement, directeurs des études et assesseurs de : relayer les recommandations du Conseil avec la convocation des assemblées délibérantes des différents établissements sur le même objet, à savoir la poursuite des activités pédagogiques sur les plateformes et des autres supports utilisés ainsi que la réflexion autour de scénarii de reprise prochaine des enseignements en présentiel». Il faut noter que dans les échanges, l’accent a été mis entre autres sur «la question de la reprise envisagée le 2 juin, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire». Sur ce point, le document précise que «l’Université reste à l’écoute des autorités sanitaires nationales et de sa Commission santé Covid-19 pour statuer». Il a été question également du «scénario d’une reprise des enseignements en septembre 2020 pour une finalisation de l’année universitaire au plus tard à la fin décembre 2020». Les membres de cette instance de l’Ucad ont aussi discuté de «la nécessité d’anticiper avec des scénarii probables de reprises envisageables : le 2 juin ou le 1er septembre 2020». En outre, le document renseigne que la décision de «poursuivre le dialogue et la communication autour des enjeux de l’enseignement à distance, avec tous les acteurs, par la mobilisation de toutes les composantes de la communauté universitaire» a été prise. Ainsi, il a été préconisé de «soutenir les équipes mixtes : – Tice Pédagogie assurance qualité – maîtresses d’œuvre du déploiement des stratégies de l’enseignement à distance, seule modalité possible pour le moment».

Une commission pour évaluer les conditions sanitaires de la reprise des activités

Par ailleurs, le document souligne que «le recteur a informé de la mise sur pied d’une Commission santé Covid-19 au sein du campus (social et pédagogique), chargée essentiellement d’assurer l’information, la prévention et la sécurité sanitaire et de conseil aux instances de décision». Le communiqué ajoute qu’il lui «est ainsi assigné comme objectif principal d’évaluer les conditions sanitaires de la reprise prochaine des activités académiques et pédagogiques». Lors de cette rencontre, «les chefs d’établissement ont été invités à s’inscrire dans les objectifs de la feuille de route demandée par le gouvernement au Mesri, consistant à transposer toutes les ressources pédagogiques sur des plateformes dédiées pour qu’elles puissent être téléchargées par les étudiants aux fins d’assurer une continuité pédagogique, évitant ainsi un décrochage des apprenants». Pour veiller «à l’équité de toutes les couches d’étudiants en termes d’accessibilité des plateformes», il est souhaité «une amélioration de la qualité et des conditions de la connectivité». Recommandation a aussi été faite afin d’assurer «le démarrage et la poursuite des activités pédagogiques sur les plateformes, ce qui constitue un gain de temps certain dans le calendrier universitaire, en plus d’être un service dû, étant entendu que l’institution n’est pas en vacances».

ALY NGOUILLE NDIAYE SUSPEND LA DÉLIVRANCE DES AUTORISATIONS DE DÉPLACEMENT

http://www.emedia.sn/Les grands déplacements pendant les fêtes n’auront pas lieu, cette année. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique maintient la restriction de la mobilité des personnes inscrites dans l’état d’urgence instauré par le président de la République, dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus.
« À la suite de l’exploitation des données issues de la gestion de la pandémie due au Coronavirus, le ministère de l’Intérieur a relevé qu’à la date du 19 mai 2020, plus de 80% sont dans le périmètre constitué de la région de Dakar et les départements de Mbour et de Thiès », souligne un communiqué parvenu à emedia.sn.
Par conséquent, indique la note : « Le ministère de l’Intérieur invite les populations vivant dans ce périmètre à éviter les déplacements hors de ces territoires, particulièrement à l’occasion des préparatifs et au lendemain de la fête de Korite ».
En ce qui concerne les délivrances d’autorisation spéciales, les services d’Aly Ngouille Ndiaye informent qu’elles seront suspendues à partir de demain, mercredi 20 mai 2020, jusqu’à nouvel ordre. Babacar FALL

97 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,53 nouveaux guéris et 9 cas graves en réanimation.

https://www.dakarmatin.com/Sur 1042 tests réalisés, 97 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de %. Il s’agit de 83 cas contacts suivis et 14 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
53 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
9 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 2714 cas positifs dont 1186 guéris, 30 décès, 1 évacué et 1497 encore sous traitement.

Covid-19 au Sénégal: Dakar comptabilise plus de 70% des cas

https://actusen.sn/La pandémie liée à la Covid-19 gagne de plus en plus de terrain dans la région de Dakar. Sur les 2714 cas positifs enregistrés au Sénégal, Dakar comptabilise 1918 cas. Et il faut dire qu’aucune localité n’est épargnée. Des cas confirmés sont enregistrés un peu partout dans la région. En effet, Dakar Sud totalise 413 cas, Dakar ouest 416, Dakar centre 318, Dakar Nord 297, Guédiawaye 100. Sangalkam et Mbao ont enregistré chacun 79 cas, Pikine 64, Rufisque 61, Yeumbeul 38, Keur Massar 28 et Diamniadio 25.
La région de Dakar est suivie de celle de Thiès où le département comptabilise 55 cas, au moment où Pout est à 54 cas, Mbour 20 et Tivaouane 2.Seynabou FALL

Polémique autour du 27e cas de décès en contexte de covid-19: la famille de la défunte dément le ministère de la santé

https://actusen.sn/Pour le ministère de la Santé, le 27ème patient rappelé à Dieu à l’hôpital Principal de Dakar fait partie des victimes du coronavirus. Mais suite à l’annonce de la nouvelle, la famille de la victime à Diamaguène est très remontée pour démentir l’information. Selon eux, aucun test post mortem n’a été effectué sur la dépouille de leur mère. La défunte aurait succombé plutôt du diabète.

Un agent du laboratoire de l’hôpital Magatte Lô de Linguère infecté

IGFM – Docteur Pape Saliou Ndoye a annoncé, hier mardi à l’occasion d’une rencontre avec la presse, que la commune de Linguère à enregistrer un deuxième cas suite au premier cas notifié. C’est un homme d’une quarantaine d’années travaillant dans le service des laboratoires de l’hôpital Magatte Lô de Linguère.
Selon le médecin-chef du district sanitaire de Linguère, ce cas a été détecté dans le cadre du suivi des cas contacts. Dr Pape Saliou Ndoye renseigne que le patient a été transféré au centre de traitement de Louga pour sa prise en charge. Pour circonscrire l’infection, des contacts sont identifiés et suivis dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie bien définie. Il faut dire que les deux malades ont des contacts imbriqués parce qu’ils travaillent tous dans la même structure sanitaire.
Docteur Ndoye de préciser qu’au niveau familial, 11 cas contacts du premier cas sont identifiés et mis en confinement communautaire, alors qu’au niveau professionnel, vingt cas à haut risque sont identifiés et mis en confinement dans un centre hôtelier de la place où ils sont pris en charge.
Ce deuxième cas a suscité le déplacement du médecin-chef de la Région médicale de Louga jusqu’à Linguère pour appuyer le district sanitaire dans la lutte contre la maladie à Coronavirus. Cheikh Sadibou Senghor, médecin-chef de région, a annoncé que la région avait déjà enregistré 34 cas notifiés, entre les districts de Louga, Sakal et Linguère, dont 31 guéris et 1 décédé. Il reste les 2 cas récents de Linguère qui sont au centre de traitement de Louga.

Quatre nouveaux cas de Covid-19

Quatre nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés dans le département de Linguère, un nombre portant à six le total des personnes infectées dans cette collectivité territoriale.
Les quatre tests ont été déclarés positifs à la suite de 39 prélèvements effectués sur les personnes ‘’contacts’’ des deux premiers patients de ce département, selon la même source.
Le département de Linguère a enregistré samedi son premier cas de Covid-19. A ce jour, la région de Louga compte 38 cas.Trente-et-un patients ont recouvré la santé dans la région, où trois (Louga, Sakal et Linguère) des huit districts sanitaires ont été touchés par la maladie.
La majorité des cas de Covid-19 a été recensée dans la commune chef-lieu de région.

«Pendant le Covid-19, moins malades internés en réanimation décèdent qu’en temps normal»(Hôpital Principal)

https://www.tract.sn Le Professeur Khalifa Ababacar Wade, Médecin-Colonel à Principal a indiqué que : « en temps normal, nous perdons 30 malades sur 100 internés en réanimation, avec le Covid-19, nous en sommes à 20 malades sur 100 » : Le responsable du service de réanimation de l’hôpital Principal a révélé, dans un élément vidéo du ministère de la santé, que contrairement à l’imaginaire populaire « il n’y a pas plus de patients décédés du Covid-19 en réanimation, qu’en temps normal ; au contraire, nous perdons plus de malades en temps normal que durant l’épidémie du Covid-19 ».Tract

Pr Ahmad Iyane Sow: «Il est difficile, voire impossible de prédire le pic épidémique»

IGFM – Spécialiste de bactériologie et virologie à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), le professeur Ahmad Iyane Sow explique pourquoi il est encore prématuré de parler de pic de la maladie à Coronavirus au Sénégal.
On a constaté, dans les «situation du jour» du ministère de la Santé, une baisse des cas positifs au Covid-19. Cette tendance baissière signifie-t-elle qu’on a dépassé le pic épidémiologique ?
Il est trop tôt pour le dire, à mon avis. Le pic épidémique est la période où l’on a enregistré le plus de cas. Après quoi, on note une diminution régulière vers la raréfaction, voire l’extinction de la maladie. Il est difficile, voire impossible de prédire cet évènement parce qu’on peut noter une diminution des cas suivie d’une augmentation les jours suivants. On l’a déjà vu. Il faut un bon recul pour pouvoir dire que le pic a été enregistré à telle période (on en parle au passé). Je voudrais aussi mettre en garde contre l’usage de cette notion de pic pour considérer que le pire est derrière nous, ce qui pourrait pousser au relâchement. On a bien vu une sorte de reprise des cas et des décès dans d’autres pays, pour des raisons diverses.
«Avec le relâchement des mesures restrictives au Sénégal, il y a lieu d’être prudent…»
Croyez-vous que cette tendance va se poursuivre, vu le nombre de guéris et que la balance «guéris-positifs» va se stabiliser ?

Personne ne peut dire si la tendance va se poursuivre ou non. Tout au plus, on prie pour que ce soit le cas. Je me méfie personnellement de ce genre de comparaison entre les cas guéris et les malades. Vous avez constaté que ces chiffres varient énormément d’un jour à l’autre. C’est ce qui est arrivé au début de l’épidémie. Avec le relâchement des mesures restrictives au Sénégal, il y a lieu d’être prudent et d’attendre pour voir. D’autant plus que je reste convaincu qu’il y a des porteurs du virus qui ne sont pas comptabilisés dans ces chiffres, parce que non testés. La stratégie adoptée a, en effet, ciblé les malades et leurs contacts pour bénéficier des tests. Il n’y a pas de tests en population pour détecter les autres porteurs de virus, ce que je regrette.
On parle beaucoup de nouvelles vagues épidémiologiques. Cela est-il évitable ?
Je dis souvent que, pour cette maladie, on en ignore plus qu’on en sait. En général, lorsqu’il survient une maladie infectieuse avec autant de personnes atteintes, la maladie finit par s’éteindre. Ce qui n’exclut pas qu’il y ait des cas de temps en temps. Cela est dû à la production d’anticorps protecteurs chez plusieurs personnes, qui servent de barrage à la transmission de l’agent pathogène. Mais pour cette maladie, on n’ignore encore à quel niveau il y a des anticorps protecteurs et combien de personnes en ont, puisque les tests sérologiques qui devraient permettre de le savoir sont encore dans le processus de validation et ne sont pas utilisés largement. Donc, il faut considérer que la maladie est encore là, prendre toutes les dispositions nécessaires comme si on s’attendait au pire et être plus agressif dans la stratégie de prévention et de dépistage.MATHIEU BACALY

Institut Pasteur de Dakar: Les tests de diagnostic de la Covid-19 ont coûté près de 2 milliards à l’Etat du Sénégal.

https://www.dakaractu.com/On en sait un peu sur le coût des tests de diagnostic effectués par l’Institut Pasteur de Dakar dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.
Recevant des journalistes à l’IPD ce mardi 19 mai, le Dr Amadou Alpha Sall a révélé qu’un test coûte environ 50.000 francs.
Si on sait que 32.723 prélèvements ont été examinés à l’Institut Pasteur depuis le 26 février, le coût global affiche 1 636 150 000 francs.
Comme dit dans le communiqué d’hier, l’Institut Pasteur de Dakar précise que cette activité est menée dans le cadre de la mission de santé publique de l’IPD sans aucune facturation en contrepartie.

Dakar et Bissau se rejettent un cadavre

https://www.seneweb.com/.Saucoung Dramé est suspecté mort de coronavirus. Son cadavre a été découvert, samedi dernier, en Guinée-Bissau, non loin de la frontière avec le Sénégal.
D’après Walf Quotidien, la veille, le défunt avait quitté son village Saré Koubé dans la région de Kolda pour vendre sa récolte. Mais, sur le chemin du retour, il s’écroule et meurt.
Après le constat de son décès, les militaires bissau-guinéens ont voulu rapatrier la dépouille au Sénégal pour y être enterré de peur de transmission de coronavirus.
Ce que les autorités locales sénégalaises ont catégoriquement refusé pour les mêmes raisons évoquées par Bissau.
Chaque camp craignant que le défunt soit mort de coronavirus, la victime fut finalement inhumée dans la forêt bissau-uinéenne, exactement là où il est décédé. La famille du défunt réclame un enquête.

Palais: les gendarmes mis en quarantaine avant de reprendre du service

https://www.jotaay.net/Un vent de peur bleue souffle très fort au Palais de l’avenue Roume de Dakar. Des mesures draconiennes de sécurité ont été en effet prises à la présidence de la République. Tous les gendarmes – détachés au Palais pour la sécurité des lieux – sont désormais tenus de sacrifier à la mesure de mise en quarantaine durant la période d’incubation de 14 jours dans un hôtel de Dakar, avant de pouvoir reprendre du service à la Présidence. Les pandores devront également subir à deux reprises des tests au Covid-19. Cette situation a commencé depuis l’affaire du gendarme – détaché au Palais pour la sécurité des lieux – qui a été testé positif au coronavirus

Transport urbain et interurbain: Les nouvelles mesures du ministre Omar Youm…

https://senego.com/Un autre arrêté a été sorti ce mardi par le ministre des Transports aériens Me Oumar Youm portant modification des mesures restrictions dans les transports urbains et interurbains
Désormais note le communiqué, le nombre de place dans les véhicules de transport public urbain (Bus, minibus, car rapide, Ndiaga Ndiaye) est limité au nombre de places assises. Pour les taxis et autres véhicules de transport public, le nombre de passagers autorisé est de 4 avec le chauffeur. Pour le reste,  le nombre de passagers est limité à la moitié du nombre de place inscrit sur la carte grise.

“Institut Pasteur Paris-Dakar ou comment s’opère la recolonisation sanitaire de notre pays !”Par Alioune Badara Mboup

C’est insulter l’intelligence des sénégalais que de dire que l’Institut pasteur appartient au Sénégal . Non!
Si cet institut appartenait au Sénégal pourquoi le directeur scientifique est nommé par l’ambassade de France ?
Depuis 120 ans, Amadou sall est le premier africain et sénégalais à occuper le poste d’ administrateur de l’IPD et il a fallu attendre 2014, c’est-à-dire 4 ans après sa transformation juridique en fondation d’utilité publique. Avant 2010 l’IPD était 100% français. Sa transformation en fondation d’utilité publique permet à l’État sénégalais d’être représenté dans le Conseil de la Fondation, mais en réalité sa mutation en Fondation n’est tout au plus qu’ une stratégie de redéploiement visant à contrôler une partie de notre système de santé notamment en matière de virologie et des vaccins.
Voici le lien du Décret n° 2010-614 du 27 mai 2010 accordant la reconnaissance d’utilité publique à la « Fondation Institut Pasteur de Dakar ».
http://www.jo.gouv.sn/spip.php?page=imprimer&id_article=8118
Aussi, même si l’IPD est selon ledit décret sous la tutelle du ministère de la santé, il reste sous la coupole de l’Institut Pasteur France.
L’Article 6 du décret est à ce propos très plus clair : La « Fondation Institut Pasteur de Dakar » doit respecter :
– la « charte des valeurs pasteuriennes » et la « déclaration des valeurs pasteuriennes partagées » qui sous-tendent les actions et les comportements éthiques en adéquation avec les besoins de santé publique, les règles de participation au
Réseau International des Instituts Pasteur et la déclaration générale de coopération scientifique des Instituts Pasteur et Instituts associés à l’Institut Pasteur ;En conséquence, l’Institut pasteur est scientifiquement assujetti aux règles fixées par la maison mère, en france et dirigé par Pierre-Marie Girard. Cet institut est co-géré par l’ambassade de france qui nomme certains du personnel .
Le 06 novembre 2019 Philippe LALLIOT, ambassadeur de France auprès de la République du Sénégal avait visité l’Institut Pasteur de Dakar dès sa prise de fonction . Depuis quand un ambassadeur d’un pays étranger visite un laboratoire aussi stratégique s’il n’a pas droit de regard sur son fonctionnement ?
Sur les tests, l’administrateur de l’IPD soutient qu’ils sont gratuits ? Malgré son statut de fondation, l’IPD mène plusieurs activités à but (très) lucratif puisqu’il facture ses analyses à prix fort aux médecins et aux patients. On ne peut croire sur parole quelqu’un qui vit des recettes tirées des analyses qu’il effectue.

Sur l’affaire des ”faux” tests positifs que l’Institut pasteur nie à travers son communiqué, Pasteur ne parle pas le même langage que le ministère de la santé.

En effet, sur les ondes de la Rfm, le directeur de Cabinet du ministre de la Santé, Dr Aloyse Diouf, a déclaré que « ce sont des choses qui arrivent », insistant que l’erreur faite sur les tests du Covid-19 par l’Institut Pasteur au Sénégal ne remet pas en cause la crédibilité de la fondation, à leur niveau. « En tout cas, à notre niveau, cela ne remet pas en cause la crédibilité de l’Institut Pasteur ». Le ministère de la santé confirme donc l’existence de ces ”faux” positifs .
Ce qui est inadmissible c’est que tout un pays soit laissé à la merci d’un labo contrôlé par une antenne d’un labo stratégiquement étranger.
Notre stratégie de lutte contre le covid 19 qui repose avant tout sur le dépistage est laissée à la discrétion d’un laboratoire étranger géré en partie par l’ambassade de France et ses représentants dans le conseil de la Fondation.
D’ailleurs en parlant de stratégie, alors que tous les spécialistes sénégalais réclamaient un dépistage massif, c’est l’administrateur de l’IPD, Amadou Sall, qui déclara le 2 mars 2020: ”un dépistage massif n’est pas nécessaire”. Nos choix stratégiques ne dépendent pas de nous, mais d’une fondation. Il faut le savoir.
Après les révélations du Docteur Sokhna sur l’Institut pasteur qui aurait refusé de donner sa souche à l’IRESSEF du professeur Souleymane Mboup , il est plus que urgent d’exiger du Ministre de la Santé de répondre aux questions suivantes:
Pourquoi l’Institut Pasteur exerce un quasi-monopole dans notre système de dépistage du coronavirus ?
Pourquoi nos universités, nos hôpitaux universitaires et militaires ne sont pas impliqués afin de relever le niveau et le rythme des tests de diagnostic?
Pourquoi on a pas des centres régionaux de dépistages ? Je signale que la cote d’Ivoire en a 45.Pourquoi tous les tests post-mortem au covid reviennent positifs ?Nous attendons vivement les réponses de Monsieur le Ministre*

L’option Macky Sall: Immunité collective, sorts individuels» Par Ousseynou Nar Gueye

« Il nous faut apprendre à vivre avec le virus ». C’est la phrase-choc (et effectivement assez choquante) qui restera du discours du 11 mai du président Sall. Les réactions des partis politiques (porte-parole de l’allié parti Socialiste, y compris), des chapelles religieuses (église et confréries musulmanes) et du front social (syndicats enseignants) est unanime : la volte-face de Macky Sall, dans « la guerre » qu’il avait lui-même décrété contre le Covid-19, est un acte de non-assistance à population en danger.
Pourtant, le choix de M. Sall semble être celui fait aussi par les dirigeants des autres pays africains (Ghana, Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Burkina Faso) mais aussi occidentaux (France, USA…). Tous ces gouvernants disent la même chose : le virus est là pour durer et il faut faire avec dans nos vies quotidiennes ; le directeur général de l’OMS lui-même conforte cette thèse. Selon lui, le coronavirus est là pour des années encore. Conclusion ? il faut déconfiner et ainsi décadenasser les économies nationales et les échanges mondiaux. Au risque, sinon, de voir le monde entier plonger dans la pire et plus longue récession des temps modernes.
Le choix est donc celui de la théorie dite de l’immunité collective : en pratique, laisser le virus circuler, infecter le maximum de personnes, qui en ressortiront malades, et éventuellement décédées. Ou guéries, et immunisées. Le pic étant rapidement atteint et la courbe de la cloche de la pandémie retombant fissa.
Avec cette immunité collective, chacun est laissé à son sort individuel. Et si le pari est réussi, au lieu d’un marasme économique mondial, on risque bien d’assister à un rebond économique positif et spectaculaire global, pareil à celui que la planète a connu au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Pour l’Afrique comme pour le monde, ce boom économique sera alors la résultante d’un boomerang démographique : le trépas massif des seniors, catégorie sociale la plus vulnérable au Covid-19 et la plus susceptible d’en décéder.
En Europe, et notamment dans un pays à modèle social d’Etat-providence comme la France, la question des retraites sera ainsi réglée. Ces pays à forte population de retraités n’auront plus à assurer le paiement dispendieux de leurs pensions, que les contributions des entreprises et des actifs n’arrivent pas à assurer, et pour lequel on s’escrime à faire adopter un système de capitalisation, que les populations rejettent en bloc.
En novembre 2018, dans une étude, le FMI estimait que l’Afrique doit créer 20 millions d’emplois pendant 20 ans pour « absorber les nouveaux arrivants sur les marchés du travail ». Pour ce qui est du continent noir donc, à forte population jeune (âge moyen au Sénégal : 19 ans), où les personnes entrent à un âge avancé sur le marché du travail, et y restent longtemps passé la soixantaine, l’immunité collective, en « brûlant ces bibliothèques que sont les vieillards », libéra des millions de postes dans l’emploi formel et informel. La question de l’emploi des jeunes sera ainsi réglée.
Cette analyse est bien cynique. Mais c’est le président Sall qui a commencé.Ousseynou Nar Gueye,Editorialiste,Fondateur – éditeur du site d’informations Tract.sn,General Manager d’Axes&Cibles Com

CNGE,LE DÉSAVEU DE MACKY PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSF SENEPLUS : Mais qui sont ces mandarins mystérieux que le président consulte, laissant en rade ceux qui ont la légitimité de lui servir de conseillers en cette période de pandémie ?
Qu’est-ce qui se passe entre le Comité national de gestion des épidémies (CNGE) et l’instance décisionnelle (président de la République et ministre de la Santé) ? Au vu et au su de la gestion de la crise sanitaire, le CNGE, qui fait office de comité scientifique, est écarté dans plusieurs prises de décisions de l’autorité politique. De plus en plus, on découvre beaucoup de décisions prises et mises sur le dos du CNGE notamment celle concernant le déni du jus soli post-mortem de nos compatriotes morts du Covid-19 à l’étranger. Les ministres de la Santé et des Affaires étrangères ont soutenu respectivement, les 7 et 9 avril, sur la base d’un soi-disant avis du CNGE, que « compte tenu du fort risque de contagion liée à la manipulation des dépouilles, aucun transfert de corps provenant de pays infectés ne devra être permis » et que « ne pouvant plus rapatrier de corps, l’Etat a décidé que les Sénégalais décédés du Covid-19 dans les pays touchés soient inhumés là-bas.» Il est avéré aujourd’hui, après la 3e prise de parole présidentielle depuis le début de la pandémie, que ladite structure dont la vocation est d’éclairer la lanterne du président sur toute décision relative au Covid-19 n’a jamais émis un avis (contrairement aux déclarations des autorités) qui s’opposât au rapatriement des dépouilles des Sénégalais victimes du Covid-19. Et l’allocution du chef de l’Etat du 11 mai dans laquelle il déclare que « sur la base d’avis motivés en ce qui concerne les conditions sanitaires, il sera désormais possible de procéder à ces rapatriements », dénote que les experts du CNGE ne sont pas liés encore une fois à cette rétractation sur le retour post-mortem de nos compatriotes émigrés morts de Covid. Et quand le président Macky Sall décide d’assouplir les mesures restrictives prises le 23 mars, il affirme qu’il « a consulté à cet effet une équipe pluridisciplinaire d’éminents experts nationaux ».
Mais qui sont ces mandarins mystérieux que le président consulte en laissant en rade ceux qui ont la légitimité de lui servir de conseillers en cette période de pandémie ? Et pourquoi le chef de l’Etat enjambe l’expertise des membres du CNGE pour s’attacher les services d’autres sachants qui apparemment ne font que le caresser dans le sens du poil ? Même sur la question de la reprise des enseignements et apprentissages, le Professeur Seydi et ses collègues du CNGE n’ont jamais donné un avis favorable. C’est pourquoi, ces derniers doivent briser l’omerta en clarifiant aux Sénégalais qu’ils n’ont jamais donné leur onction pour la reprise des cours le 2 juin. Au moment où la courbe épidémique est dans une phase ascensionnelle, au moment où le nombre de morts du Covid-19 s’accroit anxieusement, il serait aberrant que les experts du CNGE conseillent au président Macky Sall de jeter en pâture les élèves et leurs enseignants au Sars-Cov2. Et le jour où une catastrophe sanitaire liée au Covid se produira dans un seul établissement scolaire, l’Etat ponce-pilatiste ne tergiversera pas à se défausser sur les lampistes du CNGE. In fine, le président et son ministre de la Santé ne se servent-ils pas des experts du CNGE pour valider toutes leurs exactions et couvrir leur fuite de responsabilité dans la gestion de cette crise sanitaire ? En ce qui concerne l’ouverture des lieux de culte et de commerce, la reculade manifeste et pusillanime du chef de l’Etat est un pare-feu pour contrer ces velléités de révolte incendiaire qui sourdaient de plus en plus chez certains chefs religieux et organisations commerçantes.

Double jeu du président et du ministre de la Santé

Personne ne comprend pourquoi le chef de l’Etat, dans la lutte contre le Covid-19, a pris la personnelle décision de passer des commandes de décoctions de l’artemisia annua chez son homologue malgache sans requérir l’avis de ses experts du CNGE. En le faisant, Macky Sall minimise ou désavoue la bithérapie (hydroxychloroquine /azithromycine) du Pr Seydi qui pourtant fait chaque jour ses preuves dans la prise en charge thérapeutique des malades. Et l’on sait que le Professeur Daouda Ndiaye, qui avait remis en cause l’utilisation de l’hydroxychloroquine par le Docteur Raoult directeur l’IHU de Marseille, s’est engagé avec des spécialistes dans un projet phytothérapique et d’essais cliniques du remède malgache « Covid Organics » contre le Covid-19. Ce projet « scientifique » ne fait qu’attiser le différend latent et incandescent qui existe déjà entre Seydi adepte de la bithérapie raoultienne et Daouda Ndiaye contempteur du directeur de l’IHU de Marseille. Pourtant, cet expert de l’OMS, activiste ou politicien maquignonné derrière son mouvement citoyen « Actions », était, il y a un peu plus d’un an, à la poubelle l’Artemisia pour le traitement antipaludique. Voici ce qu’il déclarait : « Il y a une raison qui justifie aujourd’hui l’interdiction de la plante par l’OMS… Mais tout de suite, je vous dis que je suis contre cette plante… Tout ça est lié à ce qu’on appelle les phénomènes de résistance. Cette plante pourrait guérir tout de suite mais est-ce qu’on doit traiter des patients, traiter toute la population et demain compromettre l’éradication du paludisme. Je dirai non ». Aujourd’hui, c’est ce spécialiste en parasitologie qui adoube la potion artémisienne malgache et se met en première ligne pour parler avec autorité d’une maladie (Covid-19) et de son traitement thérapeutique qui requièrent une expertise en infectiologie, en virologie, en botanique voire en pharmacognosie. Voilà, en un laps de temps, Daouda, guidé par on ne sait quel tropisme obscur, a déposé un protocole de recherches au Comité national d’éthique pour la recherche en santé (CNERS) en brûlant bien des étapes. Et pourtant, il ne lui appartient pas de faire un tel travail puisqu’il incombe au Comité d’Ethique de la Recherche (CER) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar de transmettre au secrétariat du CNERS tout protocole de recherche pour validation. L’avis définitif du CER est émis après cette consultation institutionnelle. Rien de tout cela, et Daouda envisage avec ses spécialistes de faire hâtivement ses essais cliniques en voulant passer outre certaines normes procédurales (qualité, innocuité et efficacité).
Déjà le 4 mai, dans un entretien accordé à I-radio, le Pr Moussa Seydi, dont la liberté de ton indispose le Dr Aloyse Diouf et son ministre, a été catégorique dans l’utilisation de la potion malgache. « Moi, en tant que médecin, je ne l’utiliserai pas. En tant que chercheur, il faut que le médicament puisse agir au niveau du laboratoire, mais également que ce médicament puisse agir aussi chez l’être humain avant que je ne puisse prendre de décision. C’est ce que j’ai fait avec l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. En laboratoire, on sait depuis longtemps, que ça agit sur des virus. Mais là (avec l’Artemisia), je n’ai pas tous les éléments. Je ne peux pas l’utiliser comme ça. Il me faut une étude, avec des tests réalisés sur des êtres humains… Je n’ai pas le droit de donner comme ça un médicament à un patient… La rigueur de mon métier ne me permet pas d’agir ainsi. Si je le fais, j’emprunte une autre voie différente de celle de la médecine ».
Mais cette précaution scientifique ne semble guère ébranler le professeur Daouda Ndiaye puisque, dans l’Obs du 7 mai, il déclare que le Sénégal va tester l’Artemisia malgache parce qu’« on ne doit plus perdre du temps du fait de l’évolution rapide de la maladie à coronavirus ». La mise au point d’un nouveau médicament obéit à une longue procédure. Et le chef du service de parasitologie pharmaceutique de la Faculté de Médecine, Pharmacie et Odonto-stomatologie de l’UCAD semble vouloir danser plus vite que la musique. A y voir de plus près, rien dans ce protocole n’évalue les bénéfices potentiels qu’on pourrait tirer de sa recherche.
Ces deux positions antithétiques sur l’utilisation de l’Artemisia annua remettent sur le tapis le différend en sourdine entre Seydi et Daouda. Une autre dualité transparait dans le discours du président de la République quand, directif, ce dernier martèle que les Sénégalais doivent apprendre à vivre avec le virus. Une telle position est défendue par le tonitruant et disruptif Dr Pape Moussa Thior, qui se transbahute de média en média, pour discréditer la gestion de la pandémie par ses pairs du CNGE et du ministère de la Santé. Cet ancien Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), itérativement, théorise dans des médias la libre circulation du virus aux fins d’atteindre l’immunité collective de la population. « Quand le virus circule, surtout si vous avez une population très jeune, ce qui est notre chance en Afrique, il y a ce qu’on appelle le développement d’anticorps chez cette population jeune. Et, cela va constituer un frein au réseau de distribution de la maladie, et protéger les personnes qui sont vulnérables », dixit Dr Thior à I-Radio. Réplique du Pr Seydi : « Étant donné que cette maladie a l’air non-immunisante, on risque d’aller vers l’hécatombe si on tente cette expérience. Mais une maladie où il y a une possibilité de rechute, si on ne limite pas sa propagation, ça sera une catastrophe ».
Tout laisse croire à l’analyse du laïus présidentiel que Macky Sall penche plutôt vers l’idée de Thior qui opte pour la liberté de circulation du virus en défaveur de celle des experts du CNGE qui prônent une démarche plus prudentielle. A ce désaveu lâchement inavoué du président s’ajoute celui des politiciens tapis au sein du ministère de la Santé qui s’activent à vouloir valider hâtivement le simulacre de protocole de recherche de Daouda Ndiaye et affaiblir Seydi.
Ainsi, le Général, perdu dans le brouillard d’un jeu duplice, navigue à vue et la cacophonie qui règne entre le palais et le ministère de la Santé n’est que le reflet de la cacophonie et du cafouillage qui sous-tendent la gestion bancale et ubuesque de la crise (pardon !) de la guerre sanitaire que le Sars-Cov2 a déclarée à notre pays depuis le 2 mars 2020.sgueye@seneplus.com

Pr Malick NDIAYE: «État D’Urgence Et État De Panique, C’est Aussi Différent Que Yalla Et Yaali»

http://www.walf-groupe.com/Ce ne sont pas seulement les religieux qui applaudissent l’allègement des mesures restrictives de l’état d’urgence et la réouverture des lieux de culte. Des intellectuels ont également salué cette mesure. Dans une tribune intitulée l’Opération Chifaahi, Pr Malick Ndiaye estime : «La réouverture immédiate des Eglises et des Mosquées, des lieux de Dévotion et de Confession devrait s’imposer comme acte premier devant précéder, puis accompagner, les mesures proprement épidémiologiques, et non l’inverse ni le contraire ! «Non et non à cette aberrante et inefficiente doctrine sociale des Loges : ‘état d’Urgence’ et ‘état de Panique’, c’est aussi différent que Yalla et Yaali. Aussi ce pays donne-t-il vraiment l’impression d’avoir besoin de Réunir une Assemblée Constituante pour faire face au Corona- Trump-Gutteres, non ? ».  (…)
Dans cette période d’incertitude matérialisée par la pandémie de la Covid-19, le patron du CIS regrette la disparition du Mollah de Khar Yallah. «La Rééducation des élites agace, la Recomposition des Savoirs indispose, Les Lumières de Mbakke Kajoor irritent… Li Maadha ? Là est l’énigme universelle d’un Mondialisassionnisme (pour parler comme Sidy Lamine Niasse) dont la crise du Corona Virus montre les limites et souligne les lacunes graves qui appellent des solutions profondes et durables, en lieu et place de méga concepts sans fondement et des élucubrations théoriques destinées à égarer une Humanité aujourd’hui nettement piégée par une Sécularisation plutôt problématique, voire troublante, sinon chaotique aussi bien des Révélations que des Lumières… », explique Pr Malick Ndiaye.Magib GAYE

THIERNO MADANI TALL EXHORTE LES MUSULMANS À PROFITER DES BIENFAITS DU RAMADAN

http://www.emedia.sn/Le khalife de la famille omarienne, Thierno Madani Tall, invite les musulmans, d’ici et d’ailleurs, à profiter des grâces de ce mois béni du ramadan. Dans un message, en langue Pulaar, traduit par un de ses chambellans, Thierno Madani Tall, est largement revenu sur le sens et les bienfaits de ce mois béni qui tire à sa fin. En cette veille de la nuit de Leylatoul Khadr (la Nuit du destin), qu’il avait l’habitude de célébrer chez lui, l’autorité religieuse a exhorté les musulmans à la repentance en ce mois très propice pour cet acte de dévouement envers Dieu.
Dans ce contexte de crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, le khalife a invité les musulmans à exalter davantage le Seigneur pour qu’Il leur préserve de la maladie. Mais, il demande à tout un chacun de bien respecter les mesures édictées par les spécialistes. Selon lui, le Coronavirus a une mission et il est en train de la dérouler. À nous autre, êtres humains, de surcroit des musulmans, de bien savoir notre mission sur terre. Babacar FALL

DEMBA KANDJI ATTERRIT AU PALAIS, MALICK LAMOTTE AU TRIBUNAL DE COMMERCE, HENRY GREGOIRE DIOP AU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES: Macky chamboule la magistrature

http://www.sudonline.sn/–D’importants mouvements ont été opérés par le président de la République, Macky Sall, hier mardi, à l’issue de la réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature (Csm). De grands noms de la justice ont quitté les Tribunaux pour d’autres postes, et vice-versa
Ainsi, Mouhamadou Mansour Mbaye, précédemment Directeur des Services judiciaires est nommé Procureur Général près la Cour Suprême. Le juge Demba Kandji, ancien Premier Président de la Cour d’Appel de Dakar est détaché à la Présidence de la République. Henry Grégoire Diop, qui était Premier Président de la Cour d’Appel de Thiès, est détaché auprès du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.
Aussi, Ciré Aly Ba, précédemment Procureur Général près de la Cour d’Appel de SaintLouis, est nommé Premier Président de la Cour d’Appel de Dakar. Habibatou Babou, ancien Conseiller à la Cour Suprême, est nommé Directeur des Affaires Civiles et du Seau au ministère de la Justice. Abdoulaye Ndiaye, qui était affecté à l’Administration centrale du ministère de la Justice, est nommé Directeur des Services Judiciaires.
De même, Yakham Ben Abdel Kader Léye, Conseiller de cabinet, est le nouveau Directeur des Affaires Criminelles et des Grâces. Il remplace Mandiaye Niang. Le changement à la tête de cette Direction intervient après les manquements notés récemment dans le choix des détenus ayant bénéficié de la grâce présidentielle. Le cas le plus célèbre est celui de Mamadou Woury Diallo, qui a été arrêté dans le cadre d’une enquête sur le trafic de faux médicaments. Les décision du Csm concerne également l’ancien Directeur des droits de l’homme, Moustapha Ka, qui a été détaché à l’Administration centrale, suite à une sortie sur un engagement de l’Etat à réhabiliter Karim Wade après son procès. Il est nommé avocat général près de la Cour d’Appel de Dakar.
Le juge Malick Lamotte, Président par intérim au Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, est devenu le Président du Tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar. En outre, Mamadou Badio Camara qui vient de quitter la tête de la Cour Suprême est devenu Président honoraire de cette Haute Juridiction. Par ailleurs, 62 magistrats sont promus au grade Hors Hiérarchie, après avoir épuisé le nombre d’annuité requis. Il s’agit des promotions de 1999 et 2000 et des Conseillers référendaires à la Cour Suprême.
D’autres ont été échelonné en des magistrats au 1er Grade, 1er Groupe, 4ème Echelon Indice 3837. Il s’agit des promotions allant de 2001 à 2005. En plus d’elles, il y a aussi, le juge Latyr Niang, Conseiller référendaire à la Cour Suprême. Les magistrats de la promotion 2007, en plus du Conseiller référendaire à la Cour Suprême, Birame Faye, sont promus au rang de magistrats au 1er Grade, 2ème Groupe, 3ème Echelon Indice 3600

MÉDIATEUR DE LA RÉPUBLIQUE: LE JUGE DEMBA KANDJI HÉRITE DU FAUTEUIL DE Me ABC

http://www.emedia.sn/-Le jeu de chaises musicales se poursuit au sein de la Magistrature. Après la vague de nominations survenue hier, dans les hautes instances juridictionnelles du pays, à l’instigation du Conseil Supérieur de la Magistrature, des réajustements continuent de se faire.
Selon des informations exclusives obtenues par Emedia, l’ex Premier président de la Cour d’Appel de Dakar, qui avait été détaché auprès de la présidence de la République lors de la réunion d’hier du Conseil supérieur de la Magistrature, ne va pas trainer dans les couloirs du Palais. Son détachement n’y est que provisoire. En effet, le juge Demba Kandji devrait atterrir, dès le mois de juin, à la tête de la Médiature de la République, en remplacement de Me Alioune Badara Cissé qui termine son mandat de 6 ans.
En sa qualité de Premier président de la Cour d’Appel, poste qu’il occupe depuis 2010, et de président de la Commission de recensement des votes, le Juge Kandji avait annoncé les résultats provisoires de la dernière élection présidentielle, en février 2019, consacrant la réélection de Macky Sall. Sa dernière sortie publique date du 8 mars dernier, lors d’une journée de réflexion portant sur les « Nouveautés et défis de la loi sur la criminalisation de l’infraction du viol. » « Nous appliquerons cette loi sans état d’âme mais nous devons éviter de commettre des erreurs judiciaires », avait-il alors déclaré.

Chamboulement justice: Le juge Dème valide Cheikh Tidiane Coulibaly et émet des réserves… (Audio)

https://senego.com/Le juge Dème, au regard d’expert, a scanné les nombreux changements intervenus mardi dans la justice, lors de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature.

Les faits saillants

Le départ de Badio Camara de la tête de la cour Suprême et son remplacement par Cheikh Ahmeth Tidiane Coulibaly, entre autres, sont les faits saillants de ces permutations et affectations au sein de la magistrature.
Ces nombreuses mesures sont annotées par Ibrahima Hamidou Dème qui a évoqué d’emblée la tenue régulière du Conseil supérieur de la magistrature, une exigence des magistrats.

Cheikh Tidiane Coulibaly, le meilleur profil

La nomination de Cheikh Tidiane Coulibaly, anciennement Procureur Général, comme premier président de la Cour suprême est une mesure attendue, selon le magistrat démissionnaire. “C’est le meilleur profil à ce poste. Et, il l’a montré durant sa carrière. On a confiance en lui”, rassure-t-il sur rfm.
Et le juge d’espérer, pour le reste de sa carrière, qu’il continue d’être chef de la compagnie judiciaire. La confiance est de mise pour les acteurs judiciaires.
Au delà de la nomination de Cheikh Tidiane Coulibaly, le juge Dème apprécie positivement les autres mesures, nombreuses du reste.

Les regrets du juge Dème

Sinon ses regrets sont relatifs d’abord à la réforme de 2016, relative au mandat unique de 4 ans des chefs de juridiction et le recul de l’Etat pour ceux qui sont en accointance avec le pouvoir. Ensuite, c’est la mort dans l’âme qu’il voit certains magistrats dont le Sénégal a besoin écartés injustement.
Abibatou Diallo partie en retraite, l’année dernière, El hadj Malick Sow, juge de à la Cour pénale internationale etc. en sont les victimes Regardez :

PAPE DIOP: «JE ME TIENS PERSONNELLEMENT À LA DISPOSITION DE LA SECTION DE RECHERCHES»

http://www.emedia.sn/Pape Diop, président de Bokk Gis-Gis a réagi après que son nom a été cité dans une affaire de faux billets portant sur 1234 milliards de francs CFA. Et c’est pour préciser qu’il n’est ni de près, ni de loin concerné par cette affaire. « Je suis à la fois surpris, meurtri et profondément choqué par le fait que mon nom ait pu être mêlé à cette affaire que j’ai eu à découvrir en même temps que tout le monde dans la presse de ce matin » a expliqué Pape Diop dans un communiqué de presse parvenu à emedia.sn.
Poursuivant, il ajoute : « Je suis d’autant plus choqué que je trouve très léger le prétexte invoqué pour me citer dans l’affaire. Il semblerait en effet que c’est l’un des mis en cause qui aurait dit simplement un jour à l’un de ses acolytes que les billets à laver m’appartiendraient ainsi qu’à Farba Senghor ». Ainsi, Pape Diop a tenu à préciser que sa réputation et son honorabilité ne peuvent être ternies par ce qu’il considère comme une déclaration « fantaisiste » faite en désespoir de cause par un prévenu durant son audition par les enquêteurs.
Sur ces entrefaites, Pape Diop se dit prêt à se mettre à la disposition de la justice pour les besoins de l’enquête. « Concernant l’enquête en question, je me tiens personnellement à la disposition de la section de recherches de la gendarmerie qui pourra, le cas échéant, m’entendre pour voir si j’ai pu avoir un lien quelconque avec cette bande de malfaiteurs », a déclaré Pape Diop, qui se réserve le droit d’engager une action en justice pour dit-il, « laver totalement (son) honneur dans cette affaire ». Aliou DIOUF

Affaire des faux billets: le Colonel Ibra Wathie de la Légion de gendarmerie blanchit Pape Diop et Farba Senghor

https://www.pressafrik.com/L’information a fait un grand bruit mardi. Cités par un des individus arrêtés dans l’affaire de faux billets de banque estimés à environ 1.500 milliards F CFA, l’ancien maire de Dakar, Pape Diop et Farba Senghor ont été blanchis par la gendarmerie. Le Colonel Ibra Wathie de la Légion de gendarmerie qui a piloté le dossier a démenti formellement toute implication d’un acteur politique.
« Il n’y a pas une seule grosse pointure, que ce soit du régime actuel ou du régime précédent, qui a été cité dans cette affaire », a révélé le Colonel Ibra Wathie. Avant de parler de « confusion dans les dossiers ».
Il souligne que dans cette affaire dont il est question : « il n’a pas été enregistré une déposition où des hommes de haut niveau seraient impliqués dans le dossier qui est en cours ».
Le Colonel Wathie rappelle que « la brigade de recherche de Dakar a effectué le mercredi 13 mai 2020 vers 19 heures une saisine de matériel de fabrication de faux billets. Des coupures comprenant trois paquets de 50 millions d’euros, un paquet d’un milliard d’euros et un autre de 900 millions d’euros ; soit un total à peu près de deux milliards cinquante millions d’euros ».
Le mode opératoire des individus arrêtés, au nombre de six (6), consistait à se procureur des billets frauduleux avant de les acheminer au Sénégal, a conclu le Colonel.Aminata Diouf

Faux billets: La gendarmerie «blanchit» Pape Diop et Farba Senghor

http://yerimpost.com/-Un des présumés cerveaux de l’affaire des faux billets saisis à Mbao avait cité nommément Pape Diop et Farba Senghor dans l’enquête préliminaire.
Mais le colonel de la Légion de la gendarmerie de Dakar, Ibra Wathie, chargé du dossier, nie toute implication d’une personnalité de haut niveau dans cette affaire.
«Il n’y a pas une seule grosse pointure, que ce soit du régime actuel ou du régime précédent, qui a été cité dans cette affaire», précise le colonel dont les propos sont rapportés par Les Échos.

DÉMOLITION DE LA VILLA D’ABDOUAYE SYLLA: LES PRÉCISIONS DE SES AVOCATS

http://www.emedia.sn/Les avocats de Abdoulaye Sylla en l’occurrence Mes Assane Dioma Ndiaye, Babouacar CISSE, Demba Ciré BATHILY, El Hadji DIOUF, Alé FALL et Seyni NDIONE rétablissent la vérité sur la démolition de la ville de leur client sise à la Résidence Mangrove à Saly. « Le collectif des avocats entend préciser à l’endroit de l’opinion que les faits de défiance envers l’autorité rapportés sont inexacts et que la DSCOS a agi alors que le contentieux dont il s’agit et qui oppose notre mandant au syndic de la copropriété est en instance d’être jugé contradictoirement et dans la plus grande sérénité par le Tribunal de Grande Instance de Mbour », lit-on dans le communiqué. Lequel relève : « De tels faits sont d’une gravité extrême et ont lourdement préjudicié aux droits fondamentaux d’un citoyen qui a toujours accepté de se soumettre aux institutions et aux lois et règlements de son pays ». Ainsi, le collectif des avocats prend l’opinion nationale à témoin de ce qu’elle entend user de toutes les voies de droit appropriées enfin que justice soit rétablie et que de tels actes ne se reproduisent plus au détriment des citoyens. Aliou DIOUF

Promotion sociale: l’Association de la Presse pour l’Entraide et la Solidarité (APRES) portée sur les fonds baptismaux

http://www.lactuacho.com/Après deux années de dialogue, de concertation et d’échange avec des journalistes et techniciens sur une plateforme en ligne, un constat a été fait sur l’absence de prise en charge de la dimension sociale des journalistes et techniciens des médias au Sénégal.
C’est fort de ce constat, que des consœurs et confrères ont décidé de mettre sur pieds un organe dénommé Association de la Presse pour l’Entraide et la Solidarité l’APRES. Cette Association veut œuvrer exclusivement dans la promotion sociale et dans la solidarité de ses membres .
Ainsi, à la suite d’une Assemblée Générale sous forme de télétravail dans un contexte de COVID-19, un bureau et comité consensuels ont été mis sur pieds. Le comité exécutif est ouvert à toute personne ressource capable de contribuer à la réalisation de cet ambitieux programme au profit des professionnels des médias.
Aussi, le bureau présidé par Sambou Biagui s’engage à œuvrer dans les plus brefs délais à la création d’une Mutuelle De Sante des professionnels des médias et à un vaste programme d’habitat Social pour ses membres et sympathisants juste après le lancement officiel de l’APRES..A S

Néolibéralisme et dérives totalitaires à l’aune de la Nouvelle Sainte Alliance Par Scandre Hachem

Ces dernières décennies, nous avons vu se développer, après le complexe militaro-industriel, la financiarisation massive de l’économie.
Sur la même lancée, l’industrie informatique s’est mise en place pour conquérir progressivement l’ensemble des secteurs administratifs et de gestion économique. D’outil de service, l’informatique a innervé le cœur de chaque acte en se dématérialisant et se transformant en industrie du numérique et muer de nouveau aujourd’hui pour générer la robotique, l’intelligence artificielle et une future industrie 3D, devenant, dès la première décade du vingt-unième siècle, la première industrie mondiale, ravissant ainsi sa place de leader au complexe militaro-industriel.
Enfin, en l’espace de moins de deux décennies à partir de la fin du vingtième siècle, suite à l’épidémie du sida dans les années quatre-vingts qui a puissamment affecté aussi les pays les plus riches de la planète, l’industrie pharmaceutique a mesuré toute la fortune que le secteur de la santé pouvait générer et engranger de profits pour peu qu’on puisse en user adroitement. Le maître mot qui veut que la santé n’a pas de prix n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd dans cette période où le néolibéralisme avec le principe de la marchandisation des biens communs et la recherche effrénée de richesses devient un but en soi et le paradigme des classes dominantes dans les pays occidentaux.
Après avoir été expérimenté au Chili et en Afrique dans les années soixante-dix, il y a pris son envol pour sévir très vite dans le système mondial, à quelques exceptions près. L’exploitation des thérapies du sida a ainsi laissé entrevoir tout l’intérêt dans la création de nouvelles molécules pour peu qu’elles puissent répondre ou se combiner avec les besoins des pays riches. Mais progressivement, cette amorce ne s’est plus limitée à l’invention de nouvelles molécules pour soigner de nouvelles maladies.
L’industrie pharmaceutique s’est mise à pratiquer des combinaisons de vieilles molécules ou en rhabiller formellement pour justifier de nouveaux brevets et démultiplier les prix. En l’espace d’une quinzaine d’années de ce type de pratiques,
elle est devenue à son tour le premier marché mondial et le plus grand créateur de profits. La progression de cette puissance s’est bien sûr accompagnée d’un lobbyisme systématique, d’une anesthésie des consciences grâce à :
-une politique généreuse de congrès, conférences et autres sources d’activités à l’intention des médecins, entièrement gratuites, tous frais payés, dans des lieux les plus confortables, voire luxueux
-un financement de Fondations et autres ONG privées mais aussi d’organismes publics pour promouvoir des politiques et accompagnements sanitaires
-une main-mise sur l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qu’elle finance à quatre-vingts pour cent, inversant ainsi la part de financement entre le public et le privé. Cette « philanthropie » a permis aux pouvoirs publics de se décharger de certaines contraintes budgétaires, en toute toute bonne conscience, la tête haute et pas mal de retombées collatérales appréciables.
Appréciables surtout en termes de communication et autres avantages non toujours définis, les pouvoirs publics restant chargés des investissements les plus lourds et non lucratifs, à savoir les grandes infrastructures sanitaires, l’éducation et la formation des médecins et autres personnels de santé, les hôpitaux et centres hospitalo-universitaires, la recherche fondamentale,…. tandis qu’aux grandes industries pharmaceutiques mondiales reviennent la recherche appliquée et les profits qui vont avec, et dont une partie sera réinvestie dans une philanthropie qui permettra de mettre les décideurs sous influence, d’intervenir activement dans leur cursus professionnel, social, administratif et leur rayonnement national et international.
À observer les pratiques politiques au sein des pays riches, émergents (ou même qui ambitionnent de l’être) comme au niveau de la géopolitique mondiale, nous pouvons mieux appréhender la puissance générée par la conjugaison de ces grands secteurs dans leur pénétration de l’activité économique comme dans la gestion des pouvoirs au service de l’ensemble des classes dominantes.
Le complexe militaro-industriel a constitué et continue d’être un puissant facteur de développement économique en même temps qu’un levier essentiel pour le partage du monde. Ses sous produits à usage de répression des populations civiles sont devenus primordiaux pour quadriller, museler et, en cas de besoin, terroriser des populations civiles insurgées contre les pouvoirs en place. Ce sont aussi, comme dans un boomerang, les fruits des guerres de destruction menées contre d’autres pays dans le but de s’emparer de leurs richesses, briser et/ou punir quelques velléités d’indépendance.
L’informatique et le numérique permettent en amont de ficher et contrôler la population en une toile d’araignée de plus en plus efficace, diminuant et atténuant par là-même une présence policière visible, sauf pour les quartiers et autres lieux non encore policés, au sein d’une nation, une intervention directe, politique ou militaire à l’extérieur lorsque l’on veut contrôler, déstabiliser ou soumettre citoyens et nations. Grâce au numérique, on peut agir aux différents niveaux essentiels de leurs économies et de leur fonctionnement, en maîtriser l’information et influer sur les décisions, sans aucune présence physique directe, juste avec des relais locaux judicieusement recrutés.
La financiarisation de l’économie permet de réduire à l’état de servage des populations et des nations vouées à s’endetter et dont l’activité est centrée sur le remboursement d’une dette qui ne s’épuise jamais et s’amplifie régulièrement, sans parler de la déstabilisation de leur économie avec des manipulations simplifiées et gérées à distance.
Les grandes industries pharmaceutiques, qu’il faudrait nommer dorénavant le complexe pharmacosanitaire, disposent d’un moyen qu’aucune dictature ni apprenti dictateur au monde n’auraient jamais osé rêver avoir, à savoir la menace de la maladie, qu’on soit en situation de la subir ou de la transmettre. La pandémie du Covid-19 a montré avec quelle facilité confondante, les personnes sont allées jusqu’à s’enfermer, se shooter à l’égrènement continu du nombre de morts répété en boucle et à longueur de journée, se lover dans leur angoisse bientôt paroxystique jusqu’à la jouissance alors générée par l’assurance de sa sécurité ainsi préservée, et avoir du même coup la bonne conscience de n’être pas un assassin en puissance et d’avoir préservé la vie d’autrui en s’abstenant de lui innoculer le terrible et maléfique virus.
Une obéissance quasiment au doigt et à l’œil, une jouissance ou une auto destruction à force d’angoisse, c’est bien la démonstration de force que le complexe pharmaco-sanitaire vient de réaliser par la grâce de la pandémie en cours, s’imposant comme la puissance avec laquelle il faudra désormais compter. Oui, c’est vrai, la santé n’a pas de prix. Que ne paierait-on pas, et que ne serait on pas prêt à faire pour la sauvegarder ou la recouvrer ? Surtout quand ce sont des médecins qui nous le conseillent à longueur de journée et d’antenne, quand c’est notre médecin traitant qui nous tient par la main et nous y guide, qui a à cœur notre bien, qui répond faute de mieux à l’injonction de sa hiérarchie, fait son travail pour rassembler demain des informations, avec ou sans le consentement de son patient, à l’abri de son cabinet médical, transmet ces informations en sachant pertinemment que leur usage ne sera pas strictement médical, mais qui fait son travail comme l’autre faisait le sien, en Allemagne et ailleurs – mais c’était une autre vie, ou c’est un autre monde, n’est-ce pas ? – parce que c’est une immense machinerie où rien ne doit s’arrêter et où les trains doivent arriver à l’heure.
Ces professionnels de confiance, bien mieux placées encore que des parents en qui leurs enfants se donnent en toute confiance, sûrs qu’ils sont leurs protecteurs et héros suprêmes. Et nous leur faisons confiance, et nous les défendons contre vents et marées. Et quand ils nous disent d’une même voix officielle que telle sommité de la recherche médicale est devenue sénile parce qu’elle ose dire que certains vaccins sont inutiles ou sont fabriqués avec certains composants dangereux, les médias, y compris non mainstream, hurlent avec les loups ou au mieux se taisent. Et quand une sommité médicale s’insurge contre certains types de médicaments ou autres normes tout à fait déplacées, c’est le dénigrement systématique et son isolement assuré de la communauté médicale. Idem quand un malotru aussi prestigieux que reconnu dans sa spécialité vient déclamer à qui veut l’entendre que la pandémie qui déferle sur le monde ne fera pas des millions de morts comme nos meilleurs experts
sortis de nos plus grandes écoles, et excessivement sélectives et onéreuses s’il vous plaît, nous promettent à longueur de discours, que cette maladie se traite avec des médicaments à trois sous et vieux de tant de décennies, alors là, on frôle l’apoplexie. Quoi ? comment ? Une si belle pandémie qui, plus est, déferle sur le monde riche et non sur quelque coin perdu au milieu de l’Afrique, porteuse donc de centaines de milliards de profits, bien plus lucrative que le sida, qui n’avait
finalement rapporté somme toute que des clopinettes face à la déferlante de profits attendus, une si belle pandémie enrayée uniquement par des masques, des gestes barrières raisonnables et des médicaments à trois sous ! Mais il nous ôte notre pain de la bouche, cet énergumène de mes deux, ce malotru accoutré à la Buffalo Bill ou je ne sais quel Don Quichotte à la noix.
Que malgré toutes les opérations de dénigrement, ce sont des médecins de plus en plus nombreux qui voient leur conscience se révolter et finir par utiliser son protocole, parce que ce sont justement des médecins, qu’ils ne peuvent supporter de voir leurs patients mourir sans rien faire que d’attendre un hypothétique médicament breveté ad hoc, alors l’establishment médical d’en arriver jusqu’à les menacer d’exclusion de la médecine, les chercheurs de service de multiplier les études qui n’aboutissent à aucune conclusion avérée sinon qu’à faire perdre le fil, décourager les esprits les plus critiques et les plus volontaires pour finir par noyer le poisson, exactement comme on bombarde les informations les plus variées, les plus floues et les plus contradictoires pour user la vigilance des téléspectateurs et les noyer dans le doute, la méfiance tous azimuts contre tout et tout le monde et le repli sur soi et sur la toute petite cellule familiale ou amicale au mieux.
Mais il finira bien par prendre sa revanche, le complexe pharmaco-industriel, en se repliant sur un futur vaccin qu’il n’aura même plus besoin d’imposer par tous les moyens vu la méfiance qui se multipliait contre l’abus de leurs usages. Les populations sont aujourd’hui si terrorisées grâce au Covid-19 et aux discours apocalyptiques qui l’ont accompagné que ce sont elles qui vont en réclamer à cor et à cri le moment venu. Les médias mainstream comme les experts de service ne cessent déjà de le répéter à longueur de journée comme la seule solution pour un retour à la « normale » (sic). À la formule des douze vaccins que Big Pharma a réussi à imposer aux enfants des pays riches et aux couches moyennes des pays pauvres, devrons-nous nous préparer à entrer dans un nouveau cycle où de nouveaux vaccins seront imposés aux adultes, pandémie après épidémie, étant entendu que les enfants seraient cette fois épargnés par ce nouveau rouleau compresseur puisque, nous dit-on, ils ne risquent pas grand chose pour eux-mêmes mais seulement d’être les transmetteurs du virus à leurs parents avec ce type de maladie ?
Et aux éventuels adultes encore réticents, irait-on jusqu’à imposer des restrictions de circulation ou l’interdiction de voyager selon le pays tout simplement, ou finiront-ils par s’y soumettre, suite à des pressions psychologiques de toutes sortes, de guerre lasse, après avoir épuisé leur résistance jusqu’au bout ?
Toujours est-il que c’est un boulevard pour une manne financière d’ampleur inédite pour Big Pharma, manne qui deviendra rapidement une véritable rente comme la guerre du Vietnam avait été une véritable planche à billets pour les États-Unis, planche à billets dont ils ne se sont plus d’ailleurs privés d’user et d’abuser grâce à la suprématie du dollar et leur puissance militaire. La conjugaison de la puissance persuasive du système financier, des complexes militaro-industriel, numérique, avec pour centre les GAFA, et enfin pharmaco-sanitaire avec pour cœur Big Pharma, le tout appuyé par une main-mise quasi intégrale sur les grands médias, permet de mettre en œuvre une capacité démesurée à obtenir un consentement des populations à leurs exigences et aux règles qu’ils édictent et qui, pourtant, les dépossèdent de leurs libertés et signent leur soumission, consentement passif face à la terreur exercée par la violence juridico-militaro-policière (demain distribuée par drones et robots intelligents interposés) ou à la force anesthésiante de la télévision et de médias aux ordres, actif grâce à l’interactivité entre la personne et le numérique (quelle que soit son support ou sa forme).
Règles et exigences centrées sur la recherche du profit maximal pour les oligarchies dominantes, et enrobées des meilleures intentions à l’adresse des populations. Le confinement vient donc couronner le long processus de mise en condition des populations européennes et affidées du monde colonial qui intériorisent les mécanismes de leur adhésion à l’esprit de soumission quelles qu’en soient les raisons : discours unilatéraux pour ne pas dire uniformes dans leurs contenus, répétitions sous différentes formes par différents acteurs qui adhèrent par opportunisme ou conviction à ces contenus, déclinaisons riches et variées selon les types de médias et les types d’émission. Cela devient d’autant plus facile et massif que nous assistons depuis quelques décennies à une explosion des médias générée par les progrès technologiques et une pléthore de professionnels de haut niveau d’études grâce au pacte social issu de la seconde guerre mondiale qui a contribué grandement à l’émergence des trente glorieuses qui ont porté à leur tour un développement exponentiel de l’éducation et de la formation de cadres et techniciens en très grand nombre. Denrée bien restreinte jusqu’à la seconde guerre mondiale, les cadres et techniciens supérieurs sortent de plus en plus nombreux de l’enseignement supérieur à partir des années soixante-dix. Ceux-ci trouvent rapidement chaussures à leurs pieds dans le secteur d’activité de leur choix.
Fidélisés et chouchoutés par leur employeur au même niveau sinon plus que les artisans du Moyen-Âge par les seigneurs et autres catégories sociales dominantes. Avec leur « production » devenue pléthorique et la spécialisation de plus en plus poussée de leurs métiers, ils commencent à subir une « proletarisation » semblable à celle des artisans confrontés au développement de la machine industrielle à partir du dix-neuvième siècle. Dès lors, il faut se battre, jouer du coude, passer de plus en plus par les grandes écoles, puis par les plus prestigieuses parmi celles-ci pour sortir la tête du lot et éventuellement occuper les premières places, à l’instar des bureaucraties ouvrières au vingtième siècle. Il sera dès lors facile, de recruter et sélectionner au plus près les propagandistes de ce système, ceux qui y adhèrent parfaitement et, mieux encore, ceux qui savent s’y adapter par opportunisme et esprit vénal, ceux-là étant par définition autrement plus malléables et soumis à toutes les variations de discours et autres intérêts immédiats. Cette capacité d’adaptation au doigt et à l’œil est devenue d’autant plus nécessaire que le « progrès » – et donc le changement – est soumis à un cycle d’évolution qui s’accélère. Jusqu’aux DJ qui traduisent et mettent en musique ce phénomène par une sélection de morceaux de danses variées et de rythmes différents, qui se suivent dans un mouvement saccadé et de plus en plus accéléré. Oui, la formation de ces cadres ne se fait pas seulement à l’intérieur des murs des salles de classes, des ateliers et des amphithéâtres, elle se fait aussi dans les boîtes de nuit, les grandes fêtes initiatiques comme dans les challenges à sensations de plus en plus fortes. Elle se fait aussi dans le mode de vie, le type d’habitation, le quartier, les espaces résidentiels de telle sorte que lorsque l’on se trouve à croiser « les autres » qui ne sont pas encore devenus les « riens », on arrive éventuellement à les regarder, mais on les voit de moins en moins en réalité.
Cette sélection de hauts cadres supérieurs totalement en phase avec les principes du néolibéralisme inerve bien entendu totalement dans les médias, d’où l’intérêt de leur main-mise aujourd’hui quasi totale par une petite dizaine de milliardaires, avec les conséquences définies plus haut. Pourtant, pendant qu’elles réussissaient à museler tous les moyens de communications, des espaces de libertés qui échappent encore à leur contrôle se sont constitués à l’ombre des réseaux sociaux dont l’objectif premier était de faire le lit du complexe du numérique. Le printemps arabe a emprunté les voies et les chemins qu’offraient potentiellement ces réseaux pour les élargir et les transformer en boulevards de l’expression libre, bouster l’élaboration et la confrontation des analyses et des théories, la transmission des idées et des messages ainsi que l’organisation des militants mobilisés dans la contestation des pouvoirs en place.
Les réseaux sociaux sont devenus aujourd’hui un véritable « Quartier Latin » à l’échelle mondiale de ce que ce quartier, niché dans le cinquième arrondissement à Paris, a représenté dans les années soixante pour l’éclosion de Mai 68 en France.
Salués pour leur rôle lors du Printemps arabe par les thuriféraires du néolibéralisme, ils devenus sont un objet de méfiance de plus en plus marquée à partir du moment où ce même « printemps » balbutiant essaime dans le monde occidental et qu’ils s’y prêtent exactement au même rôle. Ainsi se multiplient contre eux les accusations de véhiculer les Fake News, l’apologie du terrorisme et l’antisémitisme, en réalité la parole donnée et amplifiée au citoyen lambda, entendu par là au premier venu pour rester correct, sous prétexte que les informations dignes de ce nom doivent être vérifiées, contrôlées par des spécialistes et autres experts de service, présentées par des spécialistes de l’information et de la communication s’exprimant dans des médias reconnus et bien en phase avec les paradigmes des valeurs universelles de la « Communauté internationale », c’est à dire des classes dominantes et autres oligarchies occidentales.
Les propriétaires des réseaux sociaux sont alors assignés à mettre au pas les idées véhiculées dans ces réseaux sociaux, les brider, ralentir la diffusion de ce qui ne pourrait être encore l’objet d’une interdiction, bien entendu tout cela sous le prétexte officiel de la lutte contre les Fake News, la haine, … notions floues par excellence et déclinables à l’infini.
Cette oligarchie spécifique, rassemblée dans cette Nouvelle Sainte Alliance, sait mettre au pas ses vilains petits canards. Face aux quelques velléités de résistance contre ce qui leur est apparu comme de la censure et qui pouvait heurter et voir éventuellement s’insurger leurs usagers, les dirigeants de certains de ces réseaux sociaux, sous la pression multiple des pouvoirs publics, des menaces de procès, de nouvelles lois ou réglementations, de moyens divers et variés de persuasion amicale et d’intérêts bien compris, vont progressivement obtempérer et jouer un rôle de plus en plus actif dans cette mise au pas et le freinage de mieux en mieux organisé et efficace de la diffusion de cette « mauvaise herbe » que représente la pensée libre, vivante et réfractaire, voire tout simplement porteuse d’autres espoirs que la recherche du profit maximal comme fondement du contrat social. On assiste ainsi à la traduction dans le fonctionnement des réseaux sociaux de la mise en place des mêmes moyens mis en œuvre dans les zones de guerre : chicanes, check points, tourniquets à passage individuel…
Ainsi, les envois limités à cinq correspondants et à un seul lorsqu’un message a fait l’objet de plusieurs transferts, même par d’autres usagers sur WhatsApp, le partage avec un seul groupe d’une publication, les mesures de restriction de diffusion ou la censure de plus en plus large de certaines émissions, l’interdiction temporaire d’usagers dans Facebook et ses succursales pour ne citer que ces exemples. Tout cela, rappelons le, dans le seul but de bloquer ou ralentir la circulation des idées et des informations, d’encourager l’autocensure, de museler les consciences. Dans le même ordre d’objectifs, des équipes de »modérateurs » de plus en plus nombreuses et sophistiquées techniquement, avec une utilisation qui se renforcera à terme des outils de l’intelligence artificielle, traquent les idées hors des clous de la bien pensance, eux-mêmes soumis à des marges de plus en plus étroites et floues, sous le regard et la surveillance d’on ne sait d’ailleurs trop qui, pour brandir menaces et injonctions à n’importe quelle occasion, histoire de renforcer la vigilance et l’élargissement de l’intolérance à l’égard de ce qui déborde, voire de ce qui pourrait déborder. Ce n’est plus seulement le fait qui est surveillé et contrôlé, mais l’intention ou le simple potentiel. C’est un processus long et complexe qui se déroule progressivement et discrètement, à l’instar de tous les détricotages et les nasses qui ont été organisés et mis en œuvre par les réformes successives pour asseoir le néolibéralisme depuis quatre décennies. Les multinationales du numérique se voient ainsi investies progressivement d’un rôle judiciaire et exécutif, voire quasi législatif alors qu’elles sont indépendantes de tout État et de toute forme démocratique. Pire, elles ont la capacité, par leur puissance immatérielle et la multitude de leurs tentacules, de s’imposer à terme, dans ce domaine aussi, aux États les plus puissants, l’appétit du pouvoir et de l’ivresse de puissance se nourrissant d’eux-mêmes.
Les oligarchies y mettront le temps et les moyens qu’il faudra, elles savent y faire. Ne doutons surtout ni de leurs capacités, ni de leur volonté, et elles ont toujours disposé de deux longueurs d’avance sur ceux et celles qui veulent résister à leurs rouleaux compresseurs, encore plus s’insurger.Scandre Hachem

Diop Sy cité dans un autre scandale

https://www.rewmi.com/Diantre ! Alors que l’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur l’affaire du marché de distribution de riz, le parlementaire Diop Sy vient est cité dans une histoire de spoliation de terres à Kounoune appartenant aux familles Sarr, Thiam et Ndiaye.  Il aurait fait main basse sur des centaines d’hectares de terres ce, avec la complicité du receveur du service des impôts et domaines d’ alors de Rufisque, Ibrahima Barry ( il est actuellement limogé de la tête de la structure). Selon le journal 24H, les  victimes de cette boulimie foncière pointent également un doigt accusateur sur  l’ ancien Directeur des domaines, en l’occurence, Mamadou Mamour Diallo à qu’ ils reprochent d’ avoir huilé cette grande machine d’ escroquerie.

Vent de départs au Club des Investisseurs Sénégalais

https://www.rewmi.com/–Sale temps au Club des investisseurs sénégalais (CIS) où les démissions deviennent monnaie courante ces derniers jours. Après le départ d’Abderrahmane Ndiaye, patron de Sagam et d’Elton, c’est autour de Madiambal Diagne et de Khadim Kébé, fils de Ndiouga Kébé de quitter le navire.
Cette vague de démission est la résultante d’une motion de soutien du CIS à Akilee dans le différend l’opposant à la Senelec. Une réunion d’urgence est convoquée vendredi 21 mai pour éviter le nauffrage.

Ça sent le roussi: le Club des Investisseurs du Sénégal a dépensé 600 millions en frais de fonctionnement, pour… zéro investissement

https://www.tract.sn/-La saignée se poursuit au Club des investisseurs sénégalais (CIS). Après la démission du boss du Sagam et d’Elton, Abderrahmane Ndiaye, Madiambal Diagne et Khadim Kébé, fils de Ndiouga Kébé et promoteur de Focus Immobilier, ont également claqué la porte.
Une réunion d’urgence est convoquée après demain vendredi  pour «sauver les meubles».
Pour rappel, cette cascade de démissions au niveau du  Club des investisseurs sénégalais (CIS) fait suite à la motion de soutien du Club à Akilee dans le différend qui l’oppose à la Senelec, motion qui n’a pas été du goût de tous les membres.
Certains membres du Conseil d’administration se sont mis d’accord aussi pour poser de manière nette la question de la gestion du Club des investisseurs sénégalais et de sa gou-vernance. Ils ont décidé de convoquer une Assemblée générale extraordinaire dans une quinzaine de jours, pour mettre tout à plat, à commencer par les comptes de la boîte. Plusieurs membres ont relevé que la boîte, en une année, a consommé plus de 600 millions de francs Cfa en fonctionnement, et ils voudraient comprendre comment cela a pu se faire. Déjà, le fait que la direction exécutive «consomme» environ 18 millions de Cfa par mois reste à travers la gorge de plusieurs adhérents et ils voudraient aussi y voir clair.”

Le DG De Senelec Soutenu Par Les Faucons Du Palais Et De Puissants Hommes D’affaires

SENELEC – Des faucons et puissants lobbys dans la danse : La guerre pour le contrôle de l’électricité lancée
La guerre de l’électricité démarre au Sénégal. En fait de puissants lobbys tapis dans l’ombre, et comme l’occasion faisant le larron, ils sont aidés par des faucons du Palais de la République dont les deux Mademba ne sont que leurs instruments. Leur objectif, faire partir Mouhamadou Makhtar Cissé du ministère du Pétrole et des Energies, et faire main basse de l’électricité au Sénégal, d’autant que l’Etat envisage la réforme pour éclater en trois entités, la SENELEC. Dans leurs desseins, la présence de Mouhamadou Makhtar Cissé à la tête du ministère du Pétrole et des Energies pourrait contrecarrer tous leurs plans.
Et dans le but de mieux contrôler l’électricité au Sénégal et pouvoir avoir une mainmise totale sur les trois entités qui naîtront de la SENELEC, mieux vaut alors se débarrasser de Mouhamadou Makhtar Cissé devenu encombrant à leurs yeux, tout en rompant tous les contrats actuels signés par cette société. Ne serait-ce le meilleur moyen d’offrir sur un plateau d’argent le secteur de l’électricité à des sociétés étrangères.
De puissants lobbys internationaux restent toujours actifs, et ont toujours du mal à accepter que le Sénégal, depuis sous Me Abdoulaye Wade avait décidé de dénoncer le contrat de privatisation de la SENELEC qui avait été signé avec le groupe Hydro-Québec. Avec cette dénonciation, faute de propositions sérieuses de la part des multinationales, la SENELEC était depuis retournée à son statut de société nationale. D’autant que dans leurs sinistres plans, il fallait observer la SENELEC sombrer davantage avant d’obliger le gouvernement à une seconde privatisation qui leur offrirait à moindres frais, la SENELEC, pieds et mains liés.
Même si la bonne gouvernance à la SENELEC a été le cadre des soucis du régime de Me Abdoulaye Wade, il convient de reconnaître cependant qu’il a su tenir bon pour ne pas céder à toute tentation de brader la SENELEC à des malfaiteurs étrangers. Aujourd’hui que la SENELEC est redevenue attrayante après que Mouhamadou Makhtar Cissé a quitté son poste de directeur de cabinet du Chef de l’Etat pour celui de directeur général de la SENELEC avec pour mission de la redresser ; chose qu’il a réussie, voilà que l’électricité devient attrayante au Sénégal pour que certains veuillent en faire main basse. Surtout dans la perspective de l’éclatement de cette société en trois entités.
Et pour mieux, se payer la tête de Mouhamadou Makhtar Cissé, qui mieux que les faucons du Palais, comploteurs devant l’éternel qui se payent les services des deux Mademba, ainsi que certains hommes d’affaires sénégalais devenus leurs laquais, car recevant des parts dans le capital de la future société qui sera chargée de l’exploitation de l’électricité.La rédaction

LA COVID-19 et tous les futurs possibles Par Soro Diop

Le message délivré par le Président MackySall, le 11 mai dernier s’inscrit dans une pédagogie de la vérité et de la responsabilité face à l’exigence temporaire, d’«apprendre à vivre en présence du virus». C’est un message de vérité et de responsabilité découlant d’une écoute de conseillers avisés qui prévoit la circulation du coronavirus jusqu’en août voire septembre, «dans le meilleur des cas». A elle seule, une telle séquence temporelle dicte une réadaptation des «comportements individuels et collectifs», au lieu de rester dans le dogme suicidaire.
Parmi ces mesures de réajustement, l’assouplissement décidé par le Président de la République, des conditions de l’état d’urgence, la réouverture des lieux de culte, les allègements des heures d’ouverture des marchés et des commerces, des transports publics et la reprise du chemin de l’école pour les élèves en classe d’examen. Sans compter la levée de l’interdiction de rapatrier les corps de Sénégalais terrassés par la COVID-19.
Partout à travers le monde, l’intrusion brutale, imprévue et imprévisible avec des allures catastrophiques du coronavirus a suscité déni, colère, dépression avant acceptation face à la lumière crue de la réalité. Mais la vérité tout aussi crue est que les mesures de restriction des mouvements, de fréquentation des lieux de commerce et de fermeture des lieux de culte à la fin du carême chez les chrétiens et en période de ramadan des musulmans n’ont pas manqué de jeter les ingrédients d’une sourde révolte sociale dans un pays où l’économie informelle et celle de la débrouillardise mobilisent des millions de jeunes et de femmes.
L’attitude la plus responsable, après les premières mesures qui, si elles n’étaient pas prises allaient créer une hécatombe meurtrière, consiste donc de prendre des décisions qui feraient l’économie d’une crise autrement plus mortelle : l’explosion de révoltes sociales et de séditions religieuses en plein ramadan. Un scénario qu’auraient voulu les fous et les férus des atmosphères conflictuelles, rhéteurs anachroniques, prétentieux et doctes en sciences infuses et autres toreros secoués par des agitions paludiques à la vue de tout ce qui ressemble à un chiffon rouge.
D’authentiques obscurantistes, ces gens-là, orfèvres dans la manipulation seulement quand il s’agit de fusionner l’étain du mensonge avec le plomb de la mauvaise foi. Chez eux, on ne forge pas l’or de la vérité avec la pierre précieuse du bon sens et du temps de la parole utile. Ils ne forgent pas à cette enclume et à ce marteau de la vertu, de l’honnêteté, voire simplement de la tempérance, de l’équilibre et du bon sens. Ils ont une telle fixité dans leurs idées ou de ce qu’ils tiennent comme telles. C’est de la folie !

CHOIX SENSE, MATURE ET RESPONSABLE

Certains sont dans un jeu de bonneteau. Ils ne savent pas mais imaginent quand même où sont les cartes lisses à sortir pour amadouer l’opinion publique, la caresser dans le sens du poil, dans un climat anxiogène créé par la COVID-19. De quoi essayer de faire commerce avec les prétextes les plus fallacieux dans un tel contexte d’angoisse. En plein pandémie qui suscite toutes les peurs que les libations et autres litanies n’arrivent pas à dissiper, ils trouvent des prétextes de pavoiser sous les sunlights des réseaux sociaux. Ratés, tous ces petits arrangements avec la vérité et autres roueries politiciennes qui ébruitent des riens à la Senelec et qui cherchent vainement des cafards dans le pétrole et le riz !
Que faut-il comprendre et voir dans les décisions du PrésidentMackySall ? Du tout simple : le sens de la responsabilité. Le sens de l’écoute de toutes les franges de la nation.
Une posture qui récuse l’épouvantable logique des séditions socioreligieuses, des dé-confinements de révoltes sociales sous le poids du confinement économique. Donc face à une telle alternative, le choix du Président est plus sensé, plus mature et plus responsable. Ni le piston de la force, ni la bielle de la ruse. Pas en tout cas la solution de charlatans, de ceux qui pensent transformer le chat noir de la COVID-19 en blanche colombe d’un médicament miraculeux.

Dans cette ambiance, voilà Sonko de retour, en monsieur nettoyeur des écuries d’Augias avec un ventilateur.

Le ventilateur de l’imposture avec toujours la chansonnette des critiques outrancières rédigées au vinaigre de cidre. C’est comme ça que l’on finit par perdre le feu d’artifice de l’intelligence politique et que l’on consume son crédit auprès du peuple qui, contrairement, à ce que l’on pense, est tellement résilient.
C’est au creux de l’épidémie et en perspective des attentes post-COVID19,que surgissent désormais des questions et des questionnements qui ne pourront pas faire l’impasse sur un nouvel ordre financier, social et surtout moral. A ce niveau, il est, plus jamais auparavant, exigé de la classe politique, de la société civile, des intellectuels etautres leaders d’opinion, des actes de rupture, des idées fortes et mobilisatrices pour un autre Sénégal, une autre Afrique, dans autre monde dont la COVID-19 a révélé tous les futurs possibles. Qu’ils dessinent et réfléchissent, en s’excipant de la superficialité ambiante, un projet de résilience répondant aux ravages de la COVID-19. C’est une étape qui leur somme de tisser une histoire avec le peuple au lieu de se calfeutrer dans les diatribes faciles, aussi lisses que des œufs de Pâques.
Nous devons alors prêter attention et donner action à ce si pertinent mot auquel il faut donner du sens : résilience.

Vrai ou faux Décret d’honorariat des anciens Présidents du CESE: Moustapha Diakhaté affirme que la Présidence ment et exige des « excuses publiques » de Macky

https://www.pressafrik.com/L’affaire de la création du décret visant à instaurer un honorariat aux anciens Présidents du Conseil Économique Social et Environnemental CESE, démenti par la suite par le Pôle Communication de la Présidence, continue de soulever l’ire des personnalités politiques et autres. Après Ousmane Sonko, leader du parti « Pastef Les Patriotes », et Birahim Seck de la société civile, c’est au tour de l’ex-Directeur de cabinet de Macky Sall, Moustapha Diakhaté, en rupture de ban avec les cadres du parti présidentiel, d’attiser le feu d’indignation.
« Instauration de l’honorariat des anciens Présidents du CESE et le fake news du Pôle Communication de la Présidence: une pandémie de la gouvernance vicieuse, à combattre absolument. ‘La seule façon de garder un secret, c’est de ne pas en avoir’. Julian Assange », fustige d’entrée Moustapha Diakhaté, ajoutant que  « le Pôle Communication de la Présidence de la République ment effrontément quand il nie l’authenticité du décret 2020-964 du 17 avril 2020. »
Pour le l’ancien parlementaire « La confirmation de l’existence du décret instituant l’honorariat au Conseil Economique, Social et Environnemental par des Hauts fonctionnaires du Ministère des Finances et l’incapacité de la Présidence de la République de prouver le contraire, sont la preuve que le démenti de la Cellule de Communication de l’existence dudit décret relève de la flagrance d’un mensonge d’Etat. Désormais le doute n’est plus permis. C’est bien le Président Macky Sall, et le Président Macky Sall seul qui est l’auteur de la signature du décret instituant l’honorariat pour les anciens Présidents du CESE et l’unique responsable du Communiqué de Presse du Pôle Communication de la présidence de la République. »
Rappelant les promesses de bonne gouvernance tenues par le chef de l’Etat avant son accession à la magistrature, Moustapha Diakhaté met ce « mensonge » dans le lot des plus gros scandales. « Ce mensonge d’Etat est sans nul doute l’un des plus graves scandales du magistère du Président Macky Sall depuis son élection en 2012. Le pire est qu’il jure d’avec la promesse qu’il avait faite, en tant que candidat pendant la présidentielle de 2012, d’instaurer au Sénégal une gouvernance vertueuse de la République », peste-il.
Face à ce qu’il appelle « la gravité d’une forfaiture aussi avilissante »,  Moustapha Diakhaté exige des excuses publiques. « le Président Macky Sall doit sortir de son mutisme pour présenter publiquement ses excuses au Peuple sénégalais, annuler le faux vrai décret 2020-964 du 17 avril 2020 et s’engager, solennellement, à ne plus instaurer l’honorariat rémunéré pour toute Institution de la République », conclut t-il dans une note publiée sur sa page Facebook.

Yeumbeul: une marchande de légumes pique un malaise dans un car rapide et meurt sans assistance

https://www.pressafrik.com/La mort brusque d’une marchande de légumes est sur toutes les langues à Yeumbeul, une localité de la banlieue dakaroise. Dieynaba Diop a piqué un malaise à bord d’un car rapide avant de perdre la vie sur la chaussée.
Le drame a eu lieu mardi à l’aube. Selon le journal « Les Echos », la victime a piqué un malaise brusque à peine qu’elle a pris le véhicule de transport en commun à l’arrêt Mbedd Fass et se mit à développer des signes graves.
Elle a été aussitôt débarquée du véhicule par l’apprenti et laissée sur le bas-côté de la chaussée. Elle continuait à se plaindre de malaise et se tortillait de douleurs devant les passants qui, avec la psychose du coronavirus, n’ont pas voulu la secourir. Elle rendra l’âme sur les lieux.
C’est vers 7 heures que les limiers de la police de Yeumbeul ont été alertés. Sur place, ils ont trouvé une foule immense autour du corps sans vie de la dame. Le médecin-légiste et les sapeurs-pompiers ont été vite avisés.La dépouille a été évacuée à l’hôpital Fann pour autopsie. Aminata Diouf

Mort de Khadim Kébé au commissariat de Touba: Pape Cheikh Fall,un proche de la famille accuse la police et donne des détails de son arrestation

https://www.pressafrik.com/-Un émigré du nom de Khadim Kébé, âgé d’une soixantaine d’années, est mort en garde à vue au commissariat de police de Touba. Il a fait une crise diabétique, selon le journaliste Pape Fall, proche de la famille et basé aux Etats-Unis, le commissaire de police était bien averti de l’état de santé très sérieux du défunt. malgré cela, il l’a arrêté et soumis aux rigueurs de la garde à vue. D’après lui, Khadim Kébé qui venait de perdre son frère dans des conditions aussi atroces (il est tombé dans une fosse) ne pouvait pas supporter l’idée d’être accusé de sa mort. La police est au banc des accusés… Regardez !

Affaire des deux enfants égorgés à Touba: les révélations de Bara Touré font état d' »un crime rituel »

https://www.pressafrik.com/L’affaire des deux enfants égorgés à Touba, le 27 septembre dernier, continue à livrer ses secrets. Bara Touré, père des deux victimes et non moins présumé auteur de ce crime, aurait tué ses enfants pour un sacrifice humain. Dans son édition de ce mercredi, Libération donne les détails de l’honneur raconté par le présumé meurtre.
« Une force surnaturelle m’a recommandé de les tuer. C’était plus fort que moi et je n’ai pas hésité », révélé Bara Touré aux enquêteurs. Ces derniers qui croient formellement qu’il s’agit d’un crime rituel, ont écarté la thèse de la vengeance contre ses deux femmes, mères des deux enfants, évoquée par certains témoignages.
En effet, les limiers ont découvert, au cours d’une perquisition effectuée dans la chambre du présumé auteur, un arsenal de mystique dont trois (3) têtes de chat cachées dans un coin de son armoire.
 Les enquêteurs ont aussi découvert qu’après avoir tué ses deux enfants en plein sommeil dans leur chambre, Bara a également recueilli leur sang leur sang pour le mélanger avec celui du chat et du chien avant de prendre un bain mystique dans la maison en construction.
Interrogé sur ce fait, Bara déclare qu’il n’avait pas tous ses esprits au moment des faits. « Je ne sais pas ce qui m’a pris. Si je le savais, j’allais vous le dire », persiste et signe le sieur Touré qui a tenté de se suicider deux jours après le drame.
Les résultats de l’autopsie avaient fait état « d’une mort causée par une plaie traumatique horizontale à deux angles aigus, cervicale antérieure mesurant 7x4cm de diamètre (pour Serigne Mbacké Touré) et 8,5×5 de diamètre (pour Mame Daouda Touré), avec section des organes du cou et de rachis à la suite de coups et blessures par un objet tranchant ». Ce qui renforce les doutes sur le crime rituel.
Cueilli, mardi dernier, au domicile d’un de ses amis, sur la route de Darou-Rahmane, Bara Touré est déféré au parquet. Il a été perdu par les résultats des analyses des indices effectués par un laboratoire qui se trouve à Bordeaux, en France. Aminata Diouf

Affaire faux billets: et de 4…la liberté provisoire de Bougazelli refusée

https://www.pressafrik.com/Seydina Fall alias Bougazelli reste en prison. Le député démissionnaire de l’Alliance pour la République (Apr), cité, dans une affaire présumé de trafic de faux billets a vu sa demande de liberté provisoire refusée pour la quatrième fois par le Chambre d’accusation.
Inculpé depuis le 22 novembre 2019 « pour association de malfaiteurs, corruption et trafic de faux billets de banque », Seydina Fall alias Bougazelli  attend toujours son audition depuis sa cellule à Rebeuss.

CHAMBRE CRIMINELLE DE TAMBA: Les affaires Binta Camara, commandant Tamsir Sané et Ibrahima Diop démarrent à partir du 24 juin

https://www.jotaay.net/Renvoyées sine die à cause de la pandémie du Covid-19, l’affaire Binta Camara, celle du commandant Tamsir Sané ainsi que celle du jeune Ibrahima Diop sont désormais fixées. Le procureur de Tambacounda a enrôlé ces dossiers pour les 24, 25 et 26 juin prochains, devant la Chambre criminelle.
Avec cette nouvelle démarche d’adaptation face au virus Covid-19, les palais de justice rouvrent leurs portes et les audiences reprennent. A Tambacounda, les trois affaires qui ont défrayé la chronique sont maintenant enrôlées par le Parquet. Il s’agit de l’affaire Binta Camara, celle des membres du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) et enfin celle du commandant Tamsir Sané. Ces trois affaires seront jugées devant la Chambre criminelle de Tambacounda les 24, 25 et 26 juin prochains. Auparavant, programmées le 18 mars dernier, ces affaires ont été renvoyées sine die à cause de la suspension des audiences due à la propagation du virus.
Le meurtre de la jeune Binta Camara, rappelons-le, a eu lieu en mai 2019, au quartier de Saré Guillèle à Tambacounda. Le présumé meurtrier de la fille de Directeur général de l’Agence de développement local (Adl), Pape Alioune Fall, a été arrêté inculpé et placé sous mandat de dépôt. Il ressort de l’enquête préliminaire qu’il voulait abuser de la victime qui s’est farouchement opposée.
S’agissant de l’affaire du PUR, les évènements ont eu lieu durant la période électorale de 2019. Des échauffourées entre les partisans du parti Pur et ceux de l’Apr se sont soldées par la mort du jeune Ibrahima Diop. Quatorze personnes ont été inculpées dont trois pour le meurtre du jeune garçon. Les onze autres personnes, qui étaient parmi les membres de la sécurité du candidat Issa Sall, ont pu obtenir la liberté provisoire. Elles sont poursuivies pour coups et blessures volontaires et détention illégale d’armes.
Pour ce qui est du gendarme Tamsir Sané, commandant de la brigade de gendarmerie de Koumpentoum, il a été tué, en juillet 2019, lors d’une intervention, après un échange de coups de feu avec les malfaiteurs qui cambriolaient le bureau de Poste de Koupentoum. En plus du chef de meurtre, le gang à Idrissa Sow alias «Peul Bou rafet», interpellé au bout de quelques jours après une traque sans répit, va répondre des chefs d’association de malfaiteurs, vol en réunion avec usage d’armes.Alassane DRAME

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 20/05/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Madiambal Diagne claque la porte du Cis

Le Club des investisseurs sénégalais vit une crise ambiante depuis quelques jours. Certains membres ne pardonnent pas au Président Babacar Ngom d’avoir publié un communiqué pour apporter son soutien à un de ses membres, le Dg de Akelee, Amadou Ly en l’occurrence, dans son bras de fer avec la direction générale de Senelec autour d’un contrat. Hier, Madiambal Diagne, qui en a été membre avec la bénédiction du Pdg de Sedima, a décidé de claquer la porte. Dans un entretien téléphonique avec «L’As», l’ancien administrateur du groupe Avenir communication explique qu’il ne peut nullement se mouvoir dans un environnement de censure en déphasage avec les pratiques démocratiques. «Babacar Ngom a décidé de restreindre le réseau d’échanges entre membres que nous avions. Ce que je considère comme de l’ostracisme, et même de l’enfantillage en ce sens qu’on permet aux uns et non aux autres d’y prendre part. J’avais été membre à la demande pressante de Babacar Ngom. Je quitte le Cis. Je ne peux pas me mouvoir dans cet environnement avec des pratiques non démocratiques», a expliqué en substance Madiambal Diagne. Nous avons tenté de joindre le président du Club des investisseurs pour recueillir sa version, mais en vain. Toujours est-il que le Cis risque de laisser des plumes dans cette affaire Senelec-Akelee qui est loin de connaître son épilogue.

Djiby Seydi démissionne de la magistrature

A 44 ans, le premier fils de Kolda à devenir magistrat démissionne de la magistrature après quinze ans de service. Brillant juge de siège très bien apprécié par ses collègues, Djiby Seydi ne devrait pas s’éloigner du temple de Thémis, puisque «L’As» a appris qu’il va rejoindre le barreau et s’approcher davantage des populations du Fouladou qu’il entend faire bénéficier de son expertise. D’ailleurs, selon certaines indiscrétions, il pourrait même s’engager en politique à Kolda où il dispose d’une base affective inestimable. Va-t-il franchir le Rubicon politique ? En faveur de qui ? En tout cas, désormais, il n’est plus soumis à une quelconque obligation de réserve. Cerise sur le gâteau, il jouit d’une bonne aura certaine auprès des jeunes. Wait and see.

D’autres démissions en vue

En bisbilles avec la hiérarchie depuis fort longtemps, Amadou Dionwar Soumaré déchire sa robe de juge et tourne le dos définitivement à la magistrature. Hier, le Csm a acté sa démission en même temps que celle de Djiby Seydi. Pour Ads, ce n’est nullement une surprise puisqu’il avait même saisi la cour suprême contre l’injustice et l’ostracisme dont il dit faire l’objet. Son recours ayant été bloqué par la haute cour, il a demandé une mise en disponibilité de deux avant de démissionner formellement. Ami et de la même promotion que le juge Ibrahima H Dème, il abhorre l’injustice. Il s’était offusqué contre la nomination d’un juge, Makha Barry, moins ancien que lui à un poste supérieur, en violation du principe en cours dans la magistrature. Après sa protestation, il a été affecté à l’intérieur du pays ; ce qu’il avait appréhendé comme une sanction. Depuis lors, il ne cessait de dénoncer les errements de la justice et en avait ras-le-bol. Il était rare de voir des magistrats démissionner mais apparemment, d’autres vont suivre. D’après des sources de «L’As », les magistrats sont même en train de perdre l’essence de leur existence : le pouvoir du juge que confisque progressivement la chancellerie.

Lettre de Macky Sall à la famille de Ndèye Seck Signature

A l’occasion de rappel à Dieu de la grande cantatrice, Ndèye Seck Signature, des suites d’une longue maladie, le Président Macky Sall a dépêché hier, une délégation conduite par son Directeur de cabinet Augustin Tine, pour la présentation de condoléances. Au-delà de l’enveloppe destinée au traditionnel «Jaxal», Maodo Malick Mbaye Directeur Général de l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO) et proche parent de la défunte, a affirmé que le Président Macky Sall a adressé une émouvante lettre à la famille pour perpétuer l’œuvre de la cantatrice. «C’est tout un symbole qui agrée et qui manifeste l’intérêt tout particulier et l’attention que le Président Macky Sall porte à ses concitoyens», souligne Maodo Malick Mbaye. Il a, par ailleurs, révélé que le vœu de Ndèye Seck «Signature» a toujours été la création de l’ensemble lyrique traditionnel de Thiès, pour que l’art et la culture Thiessois puissent être perpétués. Pour Augustin Tine, «Adja Ndèye Seck Signature a donné énormément de plaisir aux Sénégalais et nous pensons qu’elle sera rétribuée à cette hauteur par le tout puissant».

Arrêté du ministre Oumar Youm à Mbour

L’arrêté du ministre des Transports Terrestres qui autorise désormais les véhicules 5 places à transporter 4 personnes dont le chauffeur n’est pas encore en vigueur à Mbour. Les chauffeurs de taxi qui ont tenté de l’appliquer l’ont vérifié à leurs dépens. Dans la journée d’hier, les taximen qui ont eu l’audace de prendre 3 clients ont été verbalisés. Pour les clients qui sont obligés maintenant de payer un tarif qui passe du simple au triple, la mesure doit être appliquée et le prix du transport réduit.

La gare routière de Ziguinchor

Avec l’arrêt du trafic interurbain, la gare routière de Ziguinchor est devenue un repaire de trafiquants de drogue et de leurs clients. Mais c’est sans compter avec la vigilance des limiers du Commissariat central de Ziguinchor qui, de jour comme de nuit, effectuent des patrouilles dans les quartiers et recoins pour sécuriser la ville. Ainsi le week-end passé, les hommes du Commissaire Adramé Sarr ont surpris le dealer, A. Gaye, en train d’écouler sa marchandise prohibée. M. Gaye a été trouvé assis sur une brique sous laquelle il avait minutieusement gardé sa drogue et la somme de 2500 francs, représentant le produit de sa vente. Il s’agit d’un sachet de 125 grammes de chanvre indien. D’après des sources policières, le mis en cause, habitant du quartier Santhiaba, est un récidiviste élargi de prison récemment à la faveur de la grâce présidentielle du 03 avril dernier. Les limiers ont mis fin à son business, avant de le placer en garde-à-vue. Il a été déferré au parquet pour offre et cession de drogue.

Saisie de drogue à Ziguinchor

Restons à Ziguinchor pour dire que les dealers n’ont pas observé une pause en cette période de ramadan. Les limiers du poste de Police de Yamatogne ont réussi à mettre la main sur un vendeur de chanvre indien nommé M. Touré qui se dit maçon de profession. Le bonhomme, sur sa moto jakarta, a été épinglé au quartier Lindiane. Selon des sources de «L’As», Touré a tenté même de prendre la fuite et de jeter la drogue sur un tas d’ordures. Mais, il a été freiné dans sa course par les policiers. La fouille effectuée sur sa moto a permis aux limiers de découvrir une paire de ciseaux, un papier emballage et un paquet contenant du chanvre indien d’une quantité de 125 grammes. Interrogé sur ses agissements délictuels, M. Touré fait savoir qu’il se ravitaille auprès d’un individu dont il ignore l’identité. Pire, il soutient avoir acheté la drogue pour sa consommation personnelle. Des allégations qui n’ont pas convaincu les policiers de Yamatogne qui, au terme de sa garde-à-vue, ont déféré M. Touré au parquet pour offre et cession de chanvre indien.

Tambacounda

Des conducteurs de motos taxis «Jakarta» sont excédés par la misère dans laquelle ils se sont retrouvés depuis l’interdiction de transport de personnes. Fatigués de la galère qu’ils vivent, ils ont manifesté hier leur colère à travers les rues de Tambacounda. Pendant toute la matinée, ils ont barricadé les rues et brulé des pneus pour exiger du Préfet le retrait de son arrêté interdisant l’exercice de leur profession. Un arrêté pris dans le cadre de la croisade contre le Covid-19. Pendant que ces jeunes brûlaient des pneus, les autorités procédaient à l’installation du nouveau commissaire de Police et patron de la sécurité régionale. Il vient de Diourbel où il est remplacé par le désormais ancien commissaire de Tambacounda.

La région Saint-Louis n’a plus de cas positif au Covid-19

Le septième patient du coronavirus sous traitement au centre épidémiologique de Saint-Louis a été déclaré guéri. Ce quifait que la région du nord du pays ne compte plus officiellement de cas de Covid-19, a appris «L’Aps» de la région médicale. «Le dernier patient atteint du Covid-19 interné au centre de traitement épidémiologique de Saint-Louis est sorti aujourd’hui après un deuxième contrôle négatif», a notamment déclaré, le chef du Bureau régional pour l’éducation et l’information de la région médicale. Abdourahmane Traoré a précisé que le patient en question avait été contaminé par son père, un mareyeur déclaré guéri depuis quelques jours après avoir été contrôlé positif à son retour à Saint-Louis.


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