Revue de Presse du Lundi 18 Mai 2020

Unes de la presse du lundi 18 mai 2020
Unes de la presse du lundi 18 mai 2020
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Dette privée africaine: une question épineuse dans le contexte du Covid-19  Par Ahmadou Aly Mbaye*, Babacar Sène**, Cheikh Ahmed Bamba Diagne*** pour Theconversation.com

https://www.lepoint.fr/afrique/Que valent toutes les déclarations concernant la dette africaine quand une bonne partie de celle-ci est due à des structures privées ?

La question mérite d’être posée.

La crise de 1982 avait déclenché un vaste programme de restructuration de la dette des pays en développement, dont un certain nombre était en défaut de paiement. Dans les années 1970, ces pays avaient largement bénéficié de prêts accordés par les gouvernements des pays développés, les institutions de Bretton Woods et les banques commerciales internationales, dans un contexte de montée en puissance de la liquidité mondiale largement imputable à l’accumulation des eurodollars. Après de longues périodes de négociations entre créanciers et États en défaut de paiement, un consensus s’est dégagé à travers le plan Brady qui a permis une restructuration de la dette de 18 pays. Ce plan était fondé sur des mécanismes d’échanges de dettes bancaires contre des titres obligataires.

La crise de 1982

Au début des années 2000, après plusieurs réflexions et concertations, le Comité monétaire et financier (CMFI), l’organe consultatif du Conseil des gouverneurs du FMI, propose deux mécanismes de restructuration de la dette souveraine (MRDS). La première approche, plus souple pour les débiteurs, reposait sur un cadre juridique légal de restructuration de la dette. Une seconde, plus compliquée, basée sur l’introduction de clauses d’action collective (CAC) dans les émissions de titres souverains, a été retenue par les créanciers privés. En langage simple, les clauses d’action collective permettent aux détenteurs d’obligations de se mettre d’accord sur la restructuration de la dette, même si certains d’entre eux s’y opposent, à condition que la majorité soit d’accord.
Les CAC sont des dispositifs de résolution que les créanciers peuvent déclencher à la suite d’un défaut souverain. C’est la règle de la majorité qualifiée qui est appliquée, en principe entre 75 % et 85 % des votants. Les créanciers minoritaires sont obligés de suivre la majorité favorable à la restructuration proposée par le pays débiteur. Ces CAC représentent certes des solutions permettant de résoudre des problèmes liés à une situation de défaut ; ces solutions sont toutefois très compliquées à mettre en œuvre, car les créanciers sur le marché des eurobonds sont très nombreux et dispersés. En cas d’échec, certains créanciers peuvent assigner en justice les États en défaut pour les obliger à payer ou revendre les titres à des fonds vautours.

Une crise sanitaire accélératrice des défauts de paiement

La crise du Covid-19 est en train de mettre à l’épreuve les mécanismes de gestion de la dette commerciale des pays en développement. Des moratoires et des décaissements via les guichets du FMI et d’autres institutions financières multilatérales ont été accordés à de nombreux pays en difficulté, mais ces mesures d’urgence portent uniquement sur les dettes bilatérale et multilatérale.
Les graphiques suivants montrent que la dette des pays en développement a connu des mutations profondes au cours de ces dernières années. En 2019, le stock de la dette extérieure des pays à revenu faible et intermédiaire a atteint 7 800 milliards de dollars US.
https://static.lpnt.fr/images/2020/05/18/20363910lpw-20363914-embed-libre-jpg_7117309.jpgSource : FSE (2020).
Depuis l’annonce des premiers cas confirmés de Covid-19, les rendements et les primes de risque sur les marchés secondaires ont fortement réagi à la situation d’incertitude créée par la pandémie. Cette situation, si elle perdure encore, peut entraîner, dans un futur proche, des défauts en cascade. À titre d’exemple, entre mars et avril 2020, l’Équateur, l’Argentine et le Liban sont entrés en situation de défaut technique – c’est-à-dire dans l’incapacité de rembourser le service de la dette sur une période définie –, voire de défaut. Ces pays étaient déjà confrontés à des difficultés bien avant la crise sanitaire mondiale. Mais la situation actuelle a accéléré le processus de défaut de paiement dans chacun de ces trois pays.
https://static.lpnt.fr/images/2020/05/18/20363910lpw-20363915-embed-libre-jpg_7117310.jpgSource : FSE (2020).
Le gouvernement argentin a proposé fin avril 2020 une restructuration d’une partie importante de ses emprunts obligataires émis en dollars sous juridiction américaine. La négociation portait sur un montant de 66,5 milliards dollars US et consistait à faire de nouvelles émissions à 0,5 % et 0,6 % avec des délais de grâce de trois ans. Ses créanciers, majoritairement américains, ont rejeté ce plan de restructuration, ouvrant ainsi la voie au contentieux.
Quelles implications pour les besoins de financement du continent ?
Étant donné le caractère très particulier de la dette privée, la question de son réaménagement doit être appréciée tant en rapport avec sa faisabilité qu’au regard de l’espace budgétaire qui serait libéré par son allègement, dans un contexte de ralentissement économique et de tarissement des sources de financement.
Du fait de la part relativement importante que le service de la dette représente dans le budget des États (environ 800 milliards de francs CFA, pour des recettes fiscales d’environ 2 600 milliards francs CFA, au Sénégal), un allègement de la dette totale libérerait autant de ressources qui pourraient être consacrées à endiguer la pandémie de Covid-19 et à limiter la baisse de l’activité économique qui s’est ensuivie.

Le niveau d’amélioration de l’espace budgétaire dépendra principalement de deux paramètres :

a-La durée de l’allègement.

Si l’allègement était total et portait sur une seule année, la marge de manœuvre budgétaire augmenterait du montant actuel du service de la dette. Si la durée est allongée à deux ans, la marge de manœuvre est multipliée par deux, et ainsi de suite. Dans le cadre de l’arrangement en cours, la durée considérée est d’une année.
b-La part de la dette qui est couverte.
Dans l’arrangement actuel, la dette privée n’est pas concernée par les mesures prises. Ce qui implique que la marge de manœuvre que gagnent les États se réduirait au montant du seul service des dettes bilatérale et multilatérale alors que la dette privée a connu une hausse considérable ces dernières années. Toutefois, le 30 avril 2020, le Club de Paris et l’Institut de la finance internationale regroupant les créanciers privés ont organisé une rencontre virtuelle pour discuter d’une initiative de suspension du service de la dette (ISSD). Malgré quelques réserves, les créanciers privés ont soutenu l’initiative. Celle-ci vise à accorder des moratoires aux emprunteurs qui en feront la demande.
Si un moratoire de la dette privée constituerait une énorme bouffée d’oxygène pour les États africains, sa mise en œuvre, quoique probable, n’est pas pour autant garantie. Par ailleurs, les coûts pour les économies africaines devraient en être évalués. Un important coût à considérer est lié aux notations de nos économies.
Parmi les 22 États africains notés par Standard & Poor’s, 19 ont reçu la note BB + ou moins, dont 4 sont dans la catégorie CCC, qui sont les pays pour lesquels le risque de défaut est le plus élevé (Angola, Mozambique, Zambie et RD Congo).
En résumé, quel que soit le scénario qui se présentera en rapport avec la restructuration de la dette privée des États africains, le risque est élevé qu’il ne laisse pas intacte leur capacité d’endettement international, à moyen et long terme. Ce qui réduirait d’autant leur espace budgétaire, déjà fortement entamé.
Pour pouvoir financer la relance post-pandémie, dans un probable contexte de récession mondiale, les États africains auront besoin de fournir beaucoup plus d’efforts pour la mobilisation des ressources domestiques.
Une des solutions, en cette période de crise, consisterait à préconiser l’usage de politiques monétaires plus accommodantes fondées sur des injections de liquidités plus importantes. Ce dispositif devrait systématiquement être combiné avec un contrôle strict des capitaux nécessaires – pour préserver les réserves de change et empêcher une forte dépréciation des monnaies nationales – et d’une baisse considérable des taux d’intérêt (taux directeurs à 0 %). Mais cette solution est peu envisageable pour les pays à faible revenu, contrairement aux pays ayant des institutions plus fortes et une économie plus diversifiée et qui attirent beaucoup plus de capitaux étrangers.
Les estimations qui ont été effectuées au Sénégal par Niang et Mbaye (2020) indiquent également que le potentiel fiscal non réalisé dans ce pays atteint 11 % du PIB par an. Ce qui est largement supérieur aux montants dont il est question dans les discussions sur l’annulation de la dette.
Réaliser, ne serait-ce que partiellement, le potentiel fiscal requerrait que d’importantes réformes soient menées au niveau de l’administration fiscale, en termes d’élévation du niveau du plateau et des compétences techniques, mais aussi de transparence et d’efficacité budgétaires. Un élargissement de la base productive par l’amélioration de l’environnement des affaires est par ailleurs une condition sine qua non de succès d’une telle entreprise.
Ahmadou Aly Mbaye est professeur d’économie, directeur du programme doctoral WASCAL à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar
** Babacar Sène est directeur du Centre de Recherches Économiques Appliquées (CREA) et du Laboratoire d’Ingénierie Financière et Economique (LIFE). Il est professeur agrégé en économie spécialisé en Monnaie et Finance à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
*** Cheikh Ahmed Bamba Diagne est directeur scientifique du Laboratoire de recherche économique et monétaire (LAREM) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Amadou Hott: « Un PSE post Covid-19 est en gestation »

https://www.seneweb.com/L’État du Sénégal prépare un Plan Marshall pour une relance de l’économie nationale d’après-Covid. En un mot, il s’agit d’un Pse post-Covid-19.
Interrogé par Le Soleil, le ministre de l’Économie, Amadou Hott, décline les grandes lignes de ce plan de cette relance de l’économie nationale.
L’État va revisiter tous les objectifs et résultats attendus de la phase II du Pse afin de renforcer la souveraineté sanitaire et alimentaire ainsi que l’industrialisation.
Le Sénégal va, désormais, mettre l’accent sur des investissements propres, nouera plus de partenariats privés avec le secteur privé et mettra en place des mécanismes pour un meilleur accès des entreprises au financement.

Aboubacry Sow, directeur général de la Saed: «Le Covid-19 a des externalités négatives sur la production agricole» 

https://www.lequotidien.sn/-Le directeur général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (Saed) fait le point sur la campagne de contre-saison sèche chaude dans la vallée du fleuve, marquée par des performances énormes en termes de surfaces emblavées. Dans cet entretien, Aboubacry Sow annonce par la même occasion des prévisions estimées à près de 300 mille tonnes de riz paddy attendues pour cette campagne. Dans ce contexte de coronavirus qui a impacté le secteur de l’agriculture en termes de manque de main-d’œuvre dans la vallée à cause de la suspension du transport interurbain, le Dg de la Saed estime que le Sénégal pourrait saisir l’occasion pour changer de paradigme et ainsi poser les jalons de son autonomie alimentaire par la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).
Dans la vallée du fleuve Sénégal, les producteurs préparent la récolte dans le cadre de la campagne de contre-saison sèche chaude. Quelles sont les prévisions ?
Il faut dire que la campagne de Saison sèche chaude (Ssc) 2020 se déroule dans d’excellentes conditions jusqu’à présent. L’Etat, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer), a tout mis en œuvre pour lui assurer une réussite. Les producteurs et tous les autres acteurs sont bien engagés dans cette campagne. Les premières récoltes sont attendues en mi juin pour les premiers semis. Avec environ 49 mille 500 ha de superficies semées en riz, les productions attendues sont estimées à 320 mille tonnes de riz paddy environ.
Près de 49 mille 500 ha de terres emblavées,c’est un record.Qu’est-ce qui explique cette avancée ?
Cette grande avancée s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs qui sont : la maîtrise de l’eau qui est le premier intrant en matière de riziculture irriguée, les facilités offertes par la Banque agricole (Lba ex-Cncas) qui accompagne les producteurs dans le cadre de l’octroi du crédit pour près de 9 milliards de francs Cfa pour cette campagne de saison sèche chaude 2020, la mise à disposition à temps et en quantité des intrants, le renforcement du matériel d’irrigation et du parc de matériel agricole ainsi que l’amélioration de la base productive.
A noter aussi qu’en prélude de la préparation des campagnes agricoles, j’ai effectué une tournée dans toutes les délégations de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (Dagana, Podor, Matam, Bakel et du Lac de Guiers) et l’occasion m’a été donnée d’échanger avec les producteurs, de visiter les projets et les réalisations de la Saed et de remobiliser notre dispositif de conseil agricole et rural. Pour chaque délégation, un état des lieux a été fait, les contraintes identifiées, et sur la base des objectifs, un plan d’actions a été élaboré. Et des innovations sont apportées dans notre démarche d’accompagnement des filières et des acteurs des collectivités territoriales, en les impliquant à tous les niveaux dans le processus de planification, de suivi et d’évaluation des campagnes.
Malgré les bonnes performances attendues, il y a quand même quelques inquié­tudes à cause du péril acridien. Qu’en est-il exactement ?
La riziculture dans la vallée du fleuve Sénégal, à l’image des autres cultures, est sujette à de nombreux aléas. Parmi ceux-ci, il faut noter les oiseaux granivores qui occasionnent des dommages importants.
Ces attaques massives, quotidiennes et répétitives durant toutes les campagnes, essentiellement au moment du semis et de la maturité du riz, engendrent des pertes de rendements de l’ordre de 20% à 25%, voire plus à l’absence de toute protection.
Face à cette préoccupation majeure devenue une donnée permanente de gestion et de fragilité des systèmes de production, les producteurs continuent de développer des stratégies individuelles de gardiennage des parcelles (pose de filets, effarouchement etc.) et utilisent des méthodes alternatives (repiquage, synchronisation des semis).
L’impact et le préjudice liés aux dégâts des oiseaux granivores sur la culture du riz constituent un véritable fléau qui mobilise toutes les parties prenantes, aussi bien les exploitations agricoles familiales que les agro-industriels.
Raison pour laquelle la lutte s’organise à travers le comité de lutte anti-aviaire qui regroupe les principaux acteurs, notamment la Drdr (Direction régionale du développement rural), la Saed, la Dpv (Direction de la protection des végétaux) et le Ciriz (Comité interprofession riz) avec un élargissement aux prestataires de traitement. Des réunions se tiennent mensuellement à Ross Béthio au niveau de la Compagnie agricole de Saint-Louis (Casl). Sous la coordination du directeur de la Dpv, les acteurs discutent des voies et moyens permettant une lutte anti-aviaire efficace sur la culture du riz. Pour cette campagne de saison sèche chaude en cours, en plus des autres moyens de lutte usuels, le comité compte utiliser les drones pour le traitement aérien, et le premier test effectué la semaine dernière sur le dortoir de Pont Gendarme avec le prestataire Ats (Service technique aérien) a donné des résultats satisfaisants.
Est-ce que la pandémie du coronavirus a des répercutions sur les activités agricoles que vous supervisez dans la vallée ?
Evidemment, la pandémie du Covid-19 a des externalités négatives sur la production agricole, surtout en termes de pénurie de main-d’œuvre sur toute la chaîne de valeurs.
Comme vous le savez, la vallée draine une main-d’œuvre importante venant de toutes les contrées du Sénégal et des pays voisins. Mais avec les restrictions sur les déplacements, on aura des difficultés sur les récoltes dont 30% sont assurés par la main-d’œuvre extérieure, la lutte anti-aviaire et même la manutention au niveau des rizeries de la vallée. Dans l’optique d’un bon déroulement des opérations de récolte de la saison sèche chaude 2020 et en perspective d’une bonne préparation de la campagne d’hivernage 2020-2021, le Maer est très sensible sur l’urgence de renforcement du parc de matériels de récolte par l’acquisition de moissonneuses-batteuses à chenille.
En plus, cette pandémie a eu des effets négatifs sur la commercialisation de l’ognon et des quantités importantes sont restées en souffrance entre les mains des producteurs.
Beaucoup pensent que cette pandémie doit être une opportunité à saisir par l’Etat et les producteurs sénégalais pour travailler davantage pour une autonomisation alimentaire de notre pays. Qu’en pensez-vous ?
Effectivement, cette pandémie est aussi un moment d’introspection sur notre vulnérabilité alimentaire. On ne peut pas continuer à dépendre de l’extérieur pour notre alimentation au regard des avantages comparatifs dont notre pays dispose. Aujourd’hui, avec cette pandémie, il est clair que les grands exportateurs de riz comme la Thaïlande, le Vietnam et l’Inde vont revoir leur planification d’exportation. Cette situation va entraîner une tension sur le marché international du riz qui, du reste, est résiduel. Le riz est consommé là où il est produit. C’est la raison pour laquelle les eaux de surface, celles pluviales et souterraines de notre pays doivent être valorisées au mieux pour assurer notre souveraineté alimentaire.
D’ailleurs, c’est toute la pertinence du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) qui vise à terme l’autosuffisance alimentaire. A travers ce programme, l’Etat change de paradigmes et crée les conditions pour l’émergence d’une riziculture performante capable d’assurer l’alimentation des Sénégalais. A cet égard, la Saed, en relation avec les acteurs et sur instructions du Maer, est en train de jouer sa partition dans la vallée du fleuve Sénégal. Les performances enregistrées ces dernières années en témoignent largement.
Un comité scientifique, constitué de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice), du Comité interprofessionnel riz (Ciriz), de la Fédération des périmètres autogérés (Fpa), des riziers, de la Lba et du Projet d’amélioration de la productivité du riz dans la vallée du fleuve Sénégal (Papriz), est mis en place pour réfléchir sur un programme de double culture du riz qui est la condition sine qua non pour booster la production.
A cet égard, les producteurs qui ont bénéficié d’aménagements réalisés par la puissance publique ont un rôle de premier plan à jouer.
Quelle est la situation pour les autres spéculations comme la tomate et l’ognon ?
S’agissant des cultures de diversification comme l’ognon et la tomate, il faut dire que les mises en valeur sont très bonnes et portent respectivement sur 8 000 et 2 100 ha pour ces spéculations. Les quantités produites en ognon portent sur près de 175 mille tonnes et pour la tomate sur plus de 60 mille tonnes dans la vallée du fleuve Sénégal. Ce sont des cultures de rente capables d’apporter des revenus substantiels aux producteurs et contribuent respectivement pour 60 et 50% des besoins en consommation au niveau national. Il faut cependant signaler quelques difficultés de commercialisation et de stockage pour l’ognon. A l’opposé, la filière tomate se porte très bien et est citée en exemple pour sa bonne organisation, facilitée par l’effectivité de la contractualisation avec les agroindustriels comme la Socas, Takamul food et Agroline.
Il faut aussi noter qu’il y a dans la vallée des filières en émergence telles que la pomme de terre, la patate douce, le manioc, le gombo etc.

Climat des affaires: L’indicateur s’est affaissé de 3,7% en mars 2020

https://www.lejecos.com/Le climat des affaires (calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises) s’est dégradé en rythme mensuelle et est ressorti en dessous de sa moyenne de long terme, en mars 2020.
Selon la Direction de la planification et des études économiques (Dpee), cette situation reflète les orientations défavorables des opinons respectives des industriels, entrepreneurs BTP et prestataires de services.
« Sur une base annuelle, l’indicateur s’est, aussi, affaissé de 3,7 points sur la période », informe la Dpee dans son « Point mensuel de conjoncture » d’avril 2020.
Dans l’industrie, la Dpee souligne que l’insuffisance de la demande (48%), l’approvisionnement difficile en matières premières (26%), la concurrence supposée déloyale (26%) et les difficultés de recouvrement des créances (26%) ont constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est tassé (-0,8 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs aux commandes reçues et perspectives de production.
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, la Dpee note que les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (75%), l’accès difficile au foncier (50%), la concurrence supposée déloyale (50%) et l’accès difficile au crédit (50%). Par ailleurs, le climat des affaires est devenu moins attrayant (-1,4 point) dans le sous -secteur, en rythme mensuel, en liaison avec le pessimisme des chefs d’entreprises enquêtés quant aux perspectives de commandes publiques et privées.
Au titre du sous-secteur des services, la plupart des interrogés ont évoqué les difficultés de recouvrement des créances (71%), la concurrence jugée déloyale (43%), l’insuffisance de la demande (43%) et la fiscalité (29%) comme les principales entraves à l’activité, en mars 2020. En sus, le climat des affaires s’est affaissé (-2,3 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation traduit la détérioration des soldes d’opinion relatifs aux commandes et tarifs pratiqués.
S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (100%), la concurrence jugée déloyale (75%) et l’insuffisance de la demande (75%) sont les contraintes à l’activité les plus évoquées par les interviewés, en mars 2020. Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+2,8 points) en rythme mensuel, sous l’effet des orientations favorables des soldes d’opinion relatifs aux commandes et chiffre d’affaires. L’optimisme des commerçants quant aux perspectives de commandes et de chiffre d’affaires a, aussi, contribué à la progression de l’indicateur dans le sous-secteur.Adou FAYE

Baisse des productions de ciment en février 2020

https://www.lejecos.com/Les ventes locales (-9,7%), la production (-6,7%) et les exportations de ciment (-1,0%) ont simultanément chuté en février 2020 comparativement au mois précédent.
Selon l’Agence de la statistique et de la démographie (Ansd), en glissement annuel, les ventes locales (+13,6%) et la production de ciment (+7,6%) ont augmenté alors que les exportations se sont contractées de 6,9%.
L’Ansd indique par ailleurs que la production brute d’électricité de la Société nationale d’électricité (Senelec) a enregistré une hausse de 9,3% en février 2020 par rapport au mois précédent. En l’en croire, la production d’électricité s’est également renforcée de 21,8% par rapport à la période correspondante de l’année 2019.
La production industrielle dont l’évolution est captée à travers l’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi), a quant à elle, fléchi de 0,9% en variation mensuelle, confie la structure en charge de la statistique. Qui fait savoir enfin que la production industrielle a cependant progressé de 3,2% par rapport au mois de février 2019.Bassirou MBAYE

Hausse des 68% des importations: la France toujours en tête des fournisseurs au Sénégal

https://www.jotaay.net/-Dans son bulletin mensuel, l’Ansd signale que les importations du mois de mars 2020 sont évaluées à 486,2 milliards de F Cfa contre 289,4 milliards de F Cfa au mois précédent, soit un relèvement de 68,0%. Cette hausse est imputable à celle des achats à l’extérieur d’autres véhicules terrestres (30,7 milliards de F Cfa contre 7,5 milliards de F Cfa au mois précédent), de riz (+69,2%) et d’autres machines et appareils (+35,3%). Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont l’huile brute de pétrole (78,7 milliards de F Cfa), les autres machines et appareils (56,5 milliards de F Cfa), les produits pétroliers finis (40,5 milliards de F Cfa), les autres véhicules terrestres (30,7 milliards de F Cfa) et le riz (22,9 milliards de F Cfa). Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (20,2%), le Nigéria (16,2%), la Chine (8,9%), les Pays-Bas (3,8%) et la Turquie (3,7%). Par ailleurs, l’absence d’importations d’huile brute de pétrole au mois précédent contre 78,7 milliards de F Cfa au cours de la période sous revue, a renforcé cette augmentation. Toutefois, cette hausse des importations a été modérée par le repli des importations de machines et appareils pour industries alimentaires (-53,9%) et de maïs (-34,7%). Comparées au mois de mars 2019, les importations ont connu une progression de 56,8%. Leur cumul à fin mars 2020 s’est établi à 1123,4 milliards de F Cfa contre 965,5 milliards de F Cfa pour la période correspondante en 2019, soit un relèvement de 16,4%.

Chute vertigineuse de 99,8% des exportations d’arachide non grillées

https://www.jotaay.net/–La fermeture des frontières dans cette période de pandémie n’augure rien de bon pour les paysans et autres exportateurs. En effet, les exportations sénégalaises sont ressorties à 153,4 milliards de francs en mars, en baisse de 6,1%. Atteignant ainsi une valeur financière de 153,4 milliards de francs contre 163,4 milliards le mois précédent, ce repli est dû, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), à une chute vertigineuse de 99,8% des exportations d’arachides non grillées, de 81,4% des engrais minéraux, de 48,2% des produits pétroliers et de 45,3% du ciment hydraulique. Tout de même, le rapport fait état d’un relèvement de 78,6% des exportations d’acide phosphorique, de 95,9% de titane a amoindri cette baisse, tandis qu’en comparaison de leur niveau de mars 2019, les expéditions ont enregistré un repli 24,5%. Le cumul à fin mars des exportations s’est établi à 591 milliards de francs contre 555,3 milliards pour la période correspondante en 2019, soit une hausse de 6,4%, selon l’Ansd. L’or non monétaire (24,1 milliards de francs), les poissons frais de mer (20 milliards de francs), l’acide phosphorique (12,8 milliards de francs), les produits pétroliers (7,3 milliards de francs) et les bouillons (6,8 milliards de F Cfa) ont été les principaux produits exportés au cours du mois de mars 2020, révèle la même source. Les principaux clients du Sénégal ont, en mars, été la Suisse (14,5%), le Mali (10,5%), l’Inde (8,9%), la Côte d’Ivoire (8,8%) et l’Espagne (6,7%).

Cette position défendue par Donald Trump pourrait soulager l’Afrique,mais beaucoup s’y opposent

(Agence Ecofin) – Mardi 12 mai 2020, le président américain Donald Trump (photo) a fait un post sur son compte twitter, où il expliquait clairement que l’heure est venue pour les Etats-Unis de tirer tous les avantages d’un système monétaire, où la Banque centrale adopterait des taux négatifs. Cette publication n’est pas la première dans laquelle le patron de la Maison Blanche exprime son adhésion pour des taux négatifs, même si cela entraîne de vives critiques.
Très critiqué dans la gestion sanitaire de la pandémie de Covid-19, on pourrait estimer que le président américain nous sert encore une de ses excentricités complètement déconnectées de la réalité. Pourtant, Donald Trump n’est pas le seul leader d’opinion américain à penser de la sorte. Bien plus, l’entrée des Etats-Unis dans les taux négatifs pourrait être avantageuse pour de nombreux pays en développement, dont la cinquantaine de pays africains.

Comprendre le principe des taux d’intérêt négatifs.

Kenneth Rogoff, un grand universitaire américain et économiste de renommée internationale, a aussi exprimé son soutien pour des taux d’intérêt négatifs. Dans la théorie économique et monétaire, les banques centrales augmentent les taux pour inciter les banques commerciales à conserver plus de ressources, et à durcir les conditions de crédit, lorsqu’un pays connaît une forte inflation. Cela contribue à réduire l’argent disponible ; ce qui fait baisser la consommation et l’investissement.
A l’inverse, si on veut relancer la hausse des prix, les taux des banques centrales sont abaissés, et, plutôt que de garder leurs fonds, les banques commerciales prêtent aux acteurs économiques ; ce qui relance la consommation et l’investissement. Le problème, actuellement, c’est que la Banque centrale américaine a poussé ses taux jusqu’à la limite du zéro, mais l’inflation ne repart pas. Au contraire, l’argent est injecté dans les marchés financiers et fait gonfler artificiellement les valeurs boursières.
Les défenseurs des taux négatifs estiment que si les banques commerciales doivent désormais payer pour les dépôts de leurs fonds propres à la Réserve fédérale américaine (FED), cela les poussera à prendre plus de risques en prêtant davantage aux acteurs économiques. Dans ces conditions, on pourrait relancer plus rapidement la machine de la croissance, et avec, l’inflation.
Une conséquence intéressante de la politique des taux zéro serait de permettre aux régions en développement comme l’Afrique, de revenir sur le marché international des capitaux. « Une politique de taux profondément négatifs dans les économies avancées serait une énorme bénédiction pour les économies émergentes et en développement, qui subissent le choc de la chute des prix des matières premières, la fuite des capitaux, une dette plus élevée que leurs revenus et des taux de change défavorables, sans parler des premières conséquences de la pandémie », a expliqué le professeur Rogoff.

Comment des taux négatifs aux Etats-Unis bénéficieraient-ils à l’Afrique ?

En effet, de nombreux analystes et agences de notation ne manquent pas de rappeler que les économies africaines font face à des défis auxquels leurs gouvernements et banques centrales pourront difficilement trouver des solutions adéquates. Le faible tissu productif de la région et le déficit d’intégration économique contraignent plusieurs pays africains à importer sur le marché international.
Pour importer sur le marché mondial, il faut avoir des devises, idéalement des dollars, et dans une certaine mesure des euros, les deux monnaies qui dominent les transactions internationales. Pour avoir ces devises, les pays africains doivent exporter principalement des matières premières, ou recevoir des revenus du tourisme et des transferts de leurs diasporas. Or, en raison de la pandémie, ces trois sources de revenus en devises de la région sont compromises.
Dans le même temps, craignant une détérioration des termes de l’échange, plusieurs investisseurs ont rapatrié leurs capitaux, laissant l’Afrique dans un besoin en devises qui n’est pas satisfait. Des institutions comme le FMI sont intervenues pour aider un peu, mais à l’image du Kenya qui évalue ses besoins à 7,5 milliards $, le soutien de cette institution est trop faible.
Dans le même temps, le continent africain ne peut actuellement pas aller sur le marché international des capitaux, car les taux d’intérêt y sont élevés et se sont encore renchéris. C’est cette situation qui laisse penser que si les Etats-Unis tombent dans le cycle des taux négatifs, cela redonnera de l’intérêt pour la dette des pays émergents et en développement, et fera venir les capitaux notamment en Afrique avec à la clé le renforcement des monnaies de la région.

Quelles sont les barrières à cette opportunité ?

L’Afrique n’a malheureusement pas le pouvoir d’influencer efficacement ce débat en sa faveur. De même, cette question des taux négatifs est assez critiquée aux Etats-Unis. Jerome Powell, le président de la FED, a répondu au tweet du président américain dès le lendemain lors d’une vidéoconférence. Il a estimé que le recours à des taux négatifs n’était pas une option pour son institution en ce moment. « Je sais qu’il y a des fans de cette façon de voir, mais pour l’instant ce n’est pas quelque chose que nous envisageons », a déclaré M. Powell, ajoutant : « nous pensons que nous avons plusieurs autres solutions, et ce sont celles que nous utiliserons ».
L’opposition aux taux d’intérêt négatifs vient aussi du monde de l’investissement. La Banque centrale américaine explique que si on arrivait à cette option, cela pourrait chasser les investisseurs des marchés monétaires (marchés des emprunts à court terme), dont l’économie américaine dépend plus que les autres économies du monde. On a vu ces derniers mois, des pays comme la France emprunter à des taux négatifs. Le spectre d’une telle situation aux Etats-Unis a fait chuter la valeur en bourse des banques, il y a quelques semaines. Une réaction logique, car si les banques doivent payer, l’Etat américain pour lui prêter de l’argent et leur rentabilité prendra un sérieux coup.
De plus, si les fonds de pension et les assureurs sont obligés de détenir des obligations d’Etat qui n’apportent plus de rendements, ils pourraient avoir du mal à respecter leurs obligations vis-à-vis des personnes bénéficiaires des capitaux qu’ils investissent. Les obligations américaines restent une des dernières valeurs refuges pour les fonds d’investissement en ces moments où des milliards d’actions boursières ont perdu de la valeur.
Une autre conséquence, c’est que face à des taux négatifs, les banques pourraient pousser trop loin leur appétit pour les risques, gonflant ainsi les bulles financières et immobilières. Une situation qui a été mal vécue en 2008. La Riksbank (Banque centrale suédoise), une des premières à avoir navigué dans des taux négatifs, les a abandonnés fin décembre 2019.  Ses responsables ont conclu que le maintien de cette politique monétaire pendant une période plus longue risquait de provoquer des changements préjudiciables dans le comportement des acteurs économiques.
Il y a enfin de nombreux pays qui à la fin de l’année 2019, détenaient un total de 6700 milliards $ de dettes américaines, le Japon et la Chine en tête. Sur la même année, le portefeuille des investissements sur les obligations américaines a fortement contribué à la hausse de 50% des bénéfices nets de la Banque centrale européenne (BCE). Si la FED adoptait des taux négatifs, on risquerait d’assister à une vente massive de ces obligations, les pays ne souhaitant pas perdre de l’argent sur leurs placements.Idriss Linge

LETTRE OUVERTE A ANGELA MARK

http://www.sudonline.sn/-Sud a pris le parti de publier la «Lettre Ouverte» adressée ce jour, lundi 18 mai, par des intellectuels, écrivains, et artistes africains, à la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela MERKEL et à Son Excellence Franck Walter STEINMELER, Président de la République, pour condamner fermement les accusations d’antisémitisme portées contre le Pr Achille MBEMBE, par des groupes d’extrême droite et de la droite conservatrice et xénophobe en Allemagne. Il est reproché au philosophe, historien, politologue camerounais, d’avoir dans un passage de son ouvrage « Politique de de l’inimitié » (publié en 2016 et traduit en Allemand), établi un parallèle entre la colonisation israélienne de territoires palestiniens et l’apartheid en Afrique du Sud. La polémique a pris une dimension nationale lorsque Felix Klein, patron du Commissariat du gouvernement fédéral pour la lutte contre l’antisémitisme, s’est fait l’écho de la demande d’interdire à Achille MBEMBE de prononcer un discours lors d’un évènement culturel de l’été prochain, annulé depuis, pour cause de pandémie de coronavirus. Accompagnée d’une pétition qui a d’ores et déjà recueilli plus de 600 signatures, la « Lettre Ouverte » rappelle que «toutes les mémoires disposent d’un droit égal à la reconnaissance et à la narration ». Et que, « la lutte contre l’antisémitisme et tous les racismes (…) ne peut pas servir de prétexte pour justifier la suprématie et le colonialisme
Madame la Chancelière,
Monsieur le Président,
Nous, intellectuels, penseurs, écrivains et artistes d’Afrique condamnons sans réserve les fausses accusations d’antisémitisme portées contre le Professeur Achille Mbembé par des groupuscules d’extrême droite et de la droite conservatrice et xénophobe en Allemagne. Comme l’ont déclaré des centaines de savants et spécialistes de plusieurs disciplines, ces grossières accusations ne sont pas seulement infondées en raison. En plus de constituer une inadmissible instru – mentalisation politique d’une terrible catastrophe humaine, elles portent profondément atteinte au droit fondamental a la critique, a la liberté de pensée et d’- expression, a la liberté académique et artistique et à la liberté de conscience. A l’occasion, elles ternissent durablement l’image de l’Allemagne en Afrique et compliquent les efforts nécessaires en vue d’un dialogue interculturel libre, respectueux et débarrasse des séquelles du racisme entre votre pays et les forces vives du continent africain. Nous exprimons en même temps notre gratitude et notre reconnaissance a ceux des vôtres, citoyens ordinaires, universitaires, journalistes, intellectuels et diplomates allemands qui ont pris ouvertement la défense du Professeur Achille Mbembe, et dont certains pourraient payer leur solidarité par un surcroit de harcèlement par les mêmes forces extrémistes.
Madame la Chancelière,
Monsieur le Président,
Notre Lettre est un appel a ouvrir ensemble, dans l’égalité et le respect mutuel, et a partir des archives intellectuelles et des sagesses du Tout-Monde, une phase nouvelle de la lutte universelle contre l’anti – sémitisme et les racismes. Au-delà des facteurs économiques et d’autres encore qui relèvent de la raison d’Etat, nous connaissons et apprécions à sa juste valeur votre intérêt pour l’Afrique, ses peuples, ses cultures et son histoire. Chaque fois que vous êtes venu.e.s en Afrique, nos peuples et nos gouvernements vous ont, en retour, réserve l’accueil le plus digne et le plus chaleureux. Nous connaissons par ailleurs votre attachement au dialogue entre les nations par le biais des échanges artistiques, culturels et intellectuels, dans le respect de la vérité, sans racisme, et pour le progrès de l’humanité. Vu l’état déplorable dans lequel se trouve notre monde, nous sommes convaincus qu’une réflexion éthique de très grande ampleur est urgente et nécessaire, en vue d’un partage et d’une solidarité plus grande de toutes les mémoires de la souffrance humaine. Car, si tous les êtres humains naissent libres et égaux, et s’ils appartiennent tous a la même espèce, alors il n’existe aucune souffrance humaine qui renferme une moindre signification que d’autres, ou qui soit en dessous d’une autre. Les relations entre différentes mémoires de la souffrance humaine ne sont pas des relations de préséance ou de suprématie, mais de solidarité. Dans chaque désastre de notre histoire commune, c’est la gure de chacun d’entre nous qui s’assombrit et c’est la responsabilité de la Terre tout entière qui est en jeu. Comme vous le savez, les peuples africains sont de ceux qui ont subi dans leur chair, dans leur conscience et dans leur âme la violence de l’histoire. De cette longue histoire, des séquelles visibles et invisibles demeurent. A cause de cette longue expérience, nous avons, par la voix de nos écrivains, poètes, penseurs, artistes et intellectuels, quelque chose d’urgent et de précieux a partager avec toute l’humanité au sujet de la souffrance humaine, de la guérison mentale et de la réparation du monde. . Nous sommes par conséquent consternes au vu des tentatives en cours en Allemagne de stigmatiser notre parole, d’intimider nos penseurs et penseuses et de les faire taire. Comment le dialogue interculturel entre votre pays et le continent africain peut-il avoir lieu si, par le biais de toutes sortes de subterfuges, nous sommes empêchés d’interpréter, a partir de nos yeux propres, notre expérience, ses significations universelles et ses prolongements dans la vie présente et à venir ?
Mais notre histoire n’est pas qu’une accumulation de défaites. Elle est surtout une longue histoire de résistances, de créativité, d’invention et de résilience. Elle a donné lieu a une pensée pluridisciplinaire puis – sante et ouverte au monde, que représentent bien nos auteurs, poètes et créateurs. L’œuvre du Pro – fesseur Achille Mbembe, tout comme celle des générations antérieures, s’inscrit dans cette belle et accueillante tradition. . Nous dénonçons par conséquent toute tentative qui viserait a la prendre en otage et a souiller nos plus riches traditions de pensée. Quand, a l’époque de l’esclavage et sous la colonisation, notre humanité était partout niée, ce sont ces traditions de pensée qui nous ont permis de résister et de faire valoir notre incontestable appartenance a l’humanité. L’Afrique est aussi l’une des régions du monde qui aura beaucoup accueilli les Autres et à laquelle on aura voulu tout imposer. Les langues. Les religions. Les formes de gouvernement. Les systèmes de san – té. Les manières de s’habiller. A peu près tout. En dépit des rapports souvent inégaux et d’exploitation qui nous auront lieu au monde, nous avons toujours accueilli la plupart de ces cultures venues de l’extérieur dans un esprit de curiosité et d’ouverture. Comment le dialogue interculturel entre votre pays et le continent africain peut-il avoir lieu si le regard critique que nous posons sur cet héritage hétéroclite est apriori l’objet d’interprétations erronées et eurocentrismes? . Nous condamnons par conséquent toutes les tentatives visant à nous imposer des manières coloniales d’interpréter notre histoire. Nous réaffirmons en même temps le droit d’interroger, en toute autonomie et à partir de nos propres schémas intellectuels, tous les héritages qui nous ont été imposés par la force ou par la ruse.
Madame la Chancelière,
Monsieur le Président,
Pour qu’elle réussisse, la lutte universelle contre l’antisémitisme et les racismes doit reposer sur des fondements éthiques indiscutables. Nous, intellectuels, penseurs, écrivains et artistes d’Afrique sommes profondément convaincus de ce qui suit : . Tous les êtres humains naissent libres et égaux. Ils appartiennent à la même espèce. En vertu de cette égalité radicale, il n’existe aucune mémoire de la souffrance humaine qui soit en-dessous d’une autre. Toutes sont susceptibles d’être partagées car, dans chaque désastre et catastrophe de notre histoire commune, c’est la figure de chacun d’entre nous qui s’est assombrie. . Pour protéger ceux qui subirent les affres de l’extermination et qui sont encore sous la menace d’inqualifiables destructions, il n’y a nul besoin d’étouffer le cri de ceux qui réclament encore justice et égalité. . Au cours de nos nombreuses luttes de résistance dans l’histoire, nous avons appris que l’on ne peut combattre une cause juste avec des moyens cyniques et immoraux. Combattre une cause juste avec des moyens immoraux toujours nit par corrompre la cause elle-même. . La ou des crimes historiques ont été commis, la vérité doit venir en premier. Témoignage de la vérité et devoir de réparation doivent valoir pour tous, sans discrimination. . Prétendre réparer un crime en en commettant un autre ne mène pas a la réconciliation. Seules la justice et la vérité mènent a la réconciliation. . Toutes les mémoires de la Terre, sans aucune discrimination, sont indispensables a la construction d’un monde commun. Tous les peuples n’ont pas seulement droit a la mémoire. Toutes les mémoires dis posent d’un droit égal a la reconnaissance et a la narration. . Seule cette solidarité entre toutes les mémoires de la souffrance humaine nous permettra de relancer, sur une échelle planétaire, la lutte universelle contre l’antisémitisme et toutes les formes de racismes, de xénophobie, de sexisme et d’islamophobie. . Parce qu’elle est universelle, la lutte contre l’antisémitisme et tous les racismes ne saurait être mise au service de la politique de puissance de quelque Etat que ce soit. Elle ne peut pas servir de prétexte pour justifier la suprématie et le colonialisme. Elle doit être mise au service unique de la vérité, de la justice et de la réconciliation. . La réconciliation de l’humanité avec elle-même et avec l’ensemble du vivant constitue la seule voie pour faire face aux grands périls du siècle. Elle est essentielle pour la survie de l’espèce sur Terre. A son fondement doit se trouver la vérité et la justice, sans distinction de race, de religion ou de nationalité.
Madame la Chancelière,
Monsieur le Président,
Sur la base de ces principes, nous, intellectuels, penseurs, écrivains et artistes d’Afrique, en solidarité avec l’Appel des chercheurs, intellectuels et artistes israéliens et Juifs, lançons un appel solennel an que Monsieur Felix KLEIN soit immédiatement demis de ses fonctions. Par ses déclarations et ses actes, Monsieur Felix KLEIN n’est plus moralement apte a conduire la lutte contre l’antisémitisme. Il en a fait un instrument de racisme et de division et a profondément terni l’image de votre pays en Afrique. Du fait de la gravite des accusations et, surtout, de leur caractère mensonger, nous exigeons que des excuses publiques soient présentées au Professeur Achille Mbembe dont toute l’oeuvre témoigne des convictions énumérées ci-dessus
Madame la Chancelière,
Monsieur le Président,
Il ne peut y avoir aucune relation authentique possible entre les forces vives du continent et l’Allemagne tant que persiste, entre nous, un rapport inégal fondé sur le racisme, le mensonge et le paternalisme. C’est pourquoi nous continuerons de plaider pour que toute la vérité soit faite sur l’histoire coloniale de l’Allemagne en Afrique, a commencer par le génocide des Hereros et des Namas (1904-1908) et les atrocités commises dans les autres protectorats. Inlassablement, nous plaiderons également pour que place soit accordée à la colonisation et a ses rapports avec les autres formes de domination historique (l’hitlérisme et le nazisme inclus) dans les programmes scolaires
Madame la Chancelière,
Monsieur le Président,
L’Afrique est une terre d’accueil et d’hospitalité ou l’étranger et le réfugié ont souvent été accueillis, nourris et respectes. En la matière comme dans beaucoup d’autres domaines, seule la réciprocité est la norme. Nous continuerons par conséquent d’en appeler au respect et a la protection, contre les harcèlements racistes, de nos poètes, artistes, écrivains, penseurs et philosophes, ainsi que tous les citoyens africains qui vivent chez vous ou qui y sont de passage. Nous continuerons par ailleurs de plaider pour qu’ils soient chaque fois traites avec le même respect, les mêmes égards et la même bienveillance que vos concitoyens en Afrique, et qu’ils soient de tous temps protèges par la même loi applicable a tous, que ce soit dans le domaine de la liberté d’expression, de la liberté académique, de la liberté artistique que de la liberté de conscience. Nous réitérons également l’appel pour la restitution des objets d’art africains qui se trouvent dans les musées et institutions culturelles en Allemagne, et pour la mise en oeuvre d’une nouvelle politique de coopération culturelle germano-africaine fondée sur le respect mutuel et la volonté de contribuer ensemble à l’avènement d’un monde véritablement commun. Nous lançons, enn, un pressant appel a votre peuple et a votre Gouvernement en vue du rapatriement en Afrique de tous les ossements et autres restes humains détenus par vos institutions. La lutte universelle contre l’antisémitisme et tous les racismes est une lutte universelle. Elle ne peut pas être gagnée a coup d’anathèmes et d’accusations mensongères. Elle doit être fondée sur une éthique au-dessus de tout soupçon. Sans ces fondements éthiques, elle risque de n’être qu’un autre instrument aux mains des puissants. Par cette Lettre, nous espérons avoir montre que les ressources intellectuelles et éthiques nécessaires à la construction d’un avenir commun et à l’édification d’une communauté humaine véritablement universelle existent. Les traditions de pensée anticoloniales en font intégralement partie.Le 15 mai 2020

Covid-19 au Sénégal: Près de 530 000 ménages menacés de famine

https://www.dakarmatin.com/Exit la pandémie du Covid-19, une « pandémie de faim » menace le Sénégal. Le Secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (SE-CNSA), Jean-Pierre Senghor, tire la sonnette d’alarme.
Si le nombre de ménages sénégalais menacés d’insécurité alimentaire était estimé à juin 2020 à 95 828 ménages, ce chiffre risque de quintupler.
« En juin-août, 529 625 ménages risquent de basculer en situation d’insécurité alimentaire », prévient Jean-Pierre Senghor dans un entretien avec L’Observateur.

lundi 18 mai: 64 nouvelles contaminations,11 cas graves et 103 patients guéris

https://www.dakarmatin.com/Lors de son point quotidien, le ministère de la Santé a annoncé 64 nouveaux cas positifs au coronavirus. Il s’agit de 59 cas contacts et de 5 cas issus de la transmission communautaire. Il y a par ailleurs 11 cas graves en réanimation et 103 nouvelles guérisons ce jour.
1 172 Personnes Testées
64 Cas Positifs
00 Cas Importé
59 Cas Contacts Suivis
05 Cas Communautaires (Grand Yoff 1, Diamniadio1, Fatick1, Touba2 )
103 Patients Guéris
11 Cas Graves
01 Décès (Hier)
A Ce Jour, Le Sénégal Est À 2 544 Cas Dont 1 076 Guéris, 26 Décès , 1 Évacué et 1 441 Sous Traitement..

Nombre De Sénégalais Décédés Du Coronavirus Dans La Diaspora: Horizon Sans Frontières Dément Le Gouvernement et annonce la mort de plus de 111 senegalais

http://www.walf-groupe.com/Le Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’extérieur, Moïse SARR, avançait la semaine dernière que les Sénégalais décédés du Coronavirus dans la diaspora étaient au nombre de 88
Un nombre que dément l’ONG Horizon Sans Frontières. Selon son président, Boubacar SEYE, repris par l’AS, ces chiffres ne correspondent pas à la réalité du terrain. Donnant ce qu’il considère comme les vrais chiffres, il indique qu’au moins 63 Sénégalais sont décédés de la pandémie en France et 35 sont morts aux Etats-Unis au lieu des 14 annoncés par le Secrétaire d’Etat, Moïse SARR
Selon Horizon Sans Frontières, 32 Sénégalais morts du covid-19 sont déjà enterrés aux cimetières musulmans du Forest Green Park Cemetery à New Jersey. Boubacar SEYE parle de 3 décès en Espagne, de 7 morts en Italie, de 2 morts en Suède et de 1 aux Pays-Bas.

CONFINEMENT DES CAS CONTACTS À LEUR DOMICILE:Dr Mansour Diouf assène ses vérités au ministère de la Santé

https://www.dakarmatin.com/«C’est dommage  !», regrette l’anesthésiste réanimateur Dr Mansour Diouf, commentant la nouvelle stratégie adoptée de confinement des cas contacts à leur domicile. Selon lui, «  c’est un gaspillage » orchestré par les services d’Abdoulaye Diouf Sarr, pour avoir décidé de confiner les cas contacts dans les hôtels et autres immeubles réquisitionnés pour cette cause. «On les avait avertis, mais ils voulaient faire à leur tête. C’est du gaspillage de confiner les cas contacts dans des hôtels au frais du contribuable », a déclaré Dr Mansour Diouf.
Et de poursuivre  : «il y a des personnels de santé qui n’ont même pas des équipements de protection et sont ainsi livrés à la contamination du virus. Mais en ce même moment, on débourse des milliards de nos francs pour confiner des cas asymptomatiques et cas contacts dans des hôtels. Nous voilà avec plusieurs cas de contaminations dans le rang du corps médical». Ce changement, selon le réanimateur, est évident car «comment espérez-vous prendre en charge les malades si les personnels de santé sont infectés, faute d’équipements de protection et les hôpitaux sont ensuite fermés  ?  » s’est-il interrogé, avant de qualifier la stratégie du ministère de la Santé «d’une voiture sans système de freinage».
Et selon lui, la motivation qui explique un tel choix des services d’Abdoulaye Diouf Sarr «c’est pour faciliter la surfacturation et des services de copinage» car, «c’est impensable d’imaginer adopter une telle disposition dans une pareille circonstance». «Le ministère de la Santé s’est confiné dans un mutisme total» a-t-il déclaré pour conclure.

Course aux vaccins, alibi pour gonfler les cas? Quelle fiabilité sur les tests des Instituts pasteurs ?

https://directnewsinfo.com/Après les doutes exprimés par le Président tanzanien, c’est autour des services de la présidence malgache de remettre en cause les tests réalisés pour détecter les positifs au nouveau coronavirus. Confiant de son produit le covid-organics, Madagascar qui avait jugé le chiffre de 67 cas déclarés positifs trop élevé et avait mis en doute la qualité du travail de l’Institut Pasteur de Antanarivo, a eu raison ; car une contre-expertise n’a finalement révélé que 5 cas. De quoi se poser la question à savoir à quoi joue l’Institut Pasteur Au moment où l’industrie pharmaceutique s’est engagée dans une course aux vaccins et que la maladie a été déclarée par l’OMS comme endémique, confirmant ainsi le Dr Thior, il existe comme une volonté de placer l’Afrique sur la nouvelle zone d’explosion des covid+.
Dans notre pays, l’affaire des faux positifs de l’hôpital le Dantec a fini de semer le doute dans la tête des populations, surtout qu’un patient qui avait été déclaré négatif a succombé du Covid-19. Des situations qui risquent d’ébranler la confiance que les populations accordent aux autorités sanitaires. Le dernier rapport de situation du ministère de la Santé en date du 14 mai 2020 nous renseigne que le cumul des échantillons testés par l’Institut Pasteur de Dakar est de 29.394 échantillons contre 2.595 réalisés par l’ Institut de Recherche en Santé, de Surveillance épidémiologique et de Formation (IRESSEF). Dans ce lot dédié à l’Institut Pasteur quelle est la fiabilité des résultats ? Combien de faux négatifs a-t-on laissés dans la nature, comme aussi combien de faux positifs sont-ils venus gonfler les chiffres et influer sur les décisions des autorités ? À l’image de la demande de Madagascar, il serait opportun de soumettre l’Institut Pasteur à des contre-expertises de tous les échantillons déclarés jusque-là positifs pour avoir une idée précise des cas déclarés au Sénégal.

Simple erreur ou politique de déstabilisation de ce succès africain ?

L’institut a fait son méa-culpa, lorsque l’Etat Malgache a imposé une contre-expertise sur les 67 cas déclarés positifs. Au finish, on constate que véritablement 5 cas seulement sont contaminés. Des dysfonctionnements qui sèment le doute sur la « qualité du travail de ce réputé centre, surtout au Sénégal aussi les mêmes erreurs ont été faites ».
A Madagascar, le gouvernement contestait des résultats sortis des tests au coronavirus de l’institut Pasteur. La présidence avait estimé trop élevé le chiffre de 67 cas positifs et a mis en doute la qualité du travail de Pasteur. Après qu’une contre-expertise n’ait finalement révélé que 5 cas.
L’institut Pasteur reconnait des dysfonctionnements dans l’analyse des tests Covid-19 transmis aux autorités malgaches le 6 mai. Il admet aujourd’hui que « des échantillons sains ont pu être accidentellement contaminées mais sans que l’on sache à quel moment. Avant ou après leur arrivée à l’institut ».
Ce mea-culpa confirme le doute de l’Etat Malgache. Mais, il pose la question sur la finalité des tests en Afrique en général et au Sénégal en particulier. Et pour cause…
Dès l’arrivée de l’épidémie en Afrique, des scientifiques européens s’empressaient d’alerter sur la possibilité d’enregistrer des millions de morts dans ce continent. D’autres ont voulu faire de cette contrée du monde, un cobaye pour des tests d’un vaccin. Alors des questions : ces erreurs dans l’analyse des tests au covid-19 à l’institut Pasteur ne remettent-i elles pas en cause la fiabilité des nombreux cas positifs en Afrique ou au Sénégal. Sont-elles de simples erreurs en ce moment où le Madagascar vante les vertus de son remède « Covid Organic ».
Surtout que le président Rajoelina en défendant ce produit curatif a fait remarquer à ses interlocuteurs sur France 24 qu’on doute de l’efficacité de ce remède parce que tout simplement, il est fabriqué en Afrique et par des Africains.

Au Sénégal, «on parle d’erreurs monumentales»

Ainsi, l’effet du doute sur la qualité de travail de cet Institut de renom a fait effet jusqu’à Dakar. Ici, il secoue les plus sceptiques. Car la même structure médicale plantée dans la capitale sénégalaise avait presque commis les mêmes erreurs il y a quelques semaines.
Moustapha Diakhaté, responsable politique et ancien Président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakar,  a eu le courage de le souligner et parle « d’Erreurs monumentales ». De son avis, « le Sénégal ne doit plus se fier à aucun pasteur! Les dépistages doivent être suspendus. Le gouvernement sénégalais doit aussi exiger un troisième test de contrôle pour tous ceux qui ont été dépistés par l’Institut Pasteur de Dakar. En une semaine, au Sénégal et à Madagascar des erreurs monumentales ont été relevées dans le dépistage de la covid19… »
Pape Diogoye Faye, Directeur Général de Direct News et par ailleurs  analyste politique se pose la question de savoir si « nous ne  sommes pas manipulés par la France. Nous savons que l’institut pasteur dépend directement du pays de Marianne ». Lui qui avait le plaidé le « coptage » de l’Iressef du Professeur Souleymane Mboup, refile « sa robe » et demande à ce qu’on confie « les tests au Pr Mboup pour que les problèmes de santé soient gérés au Sénégal par les Sénégalais.» Pourquoi pas ? D’autant que soutient M. Faye « Pr Mboup a fait ses preuves »
L’erreur est flagrante. Selon un calcul arithmétique, sur les 67 cas déclarés en premier test, 5 cas sont véritablement positifs après une contre-expertise qui sauve 62 personnes d’un confinement. La différence est énorme.
Voilà pourquoi Diakhaté jette le « discrédit sur les dépistages : « Au Sénégal, les tests sur les  dix (10) médecins de l’ORL de l’hôpital Fann, déclarés positifs à la Covid-19, sont revenus négatifs, après un second essai. Pendant ce temps à la Grande Île malgache, une contre-expertise sur 67 cas déclarés positifs n’a finalement révélé que 5 cas qui sont réellement contaminés. Ces dysfonctionnements dans l’analyse des tests de la Covid-19 transmis aux autorités sanitaires risquent de jeter durablement le discrédit sur les dépistages. Ces manquements  peuvent constituer des munitions aux théoriciens du complot qui réfutent le caractère biologique de la pandémie ou à ceux qui nient l’existence de la maladie.»
Alors le doute sur la fiabilité des tests au Covid-19 fait par l’institut Pasteur s’installe. Et les spécialistes et les autorités sanitaires, interpellés, doivent réagir…Ameth Seck

Ce qu’il faut comprendre du rapatriement d’une trentaine de sénégalais depuis le Burkina Faso

https://www.dakarmatin.com/Un avion d’Air Burkina s’est posé ce dimanche, en début d’après-midi, sur le tarmac de l’Aibd. Le vol est arrivé à Dakar peu avant 13h, avec à son bord plusieurs dizaines de sénégalais en provenance de Ouagadougou.
Ces rapatriés (par vol spécial) sont dans leur grande majorité des agents qui étaient en mission, surpris par la fermeture des frontières décrétée par les autorités dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus.
La faute à l’absence de ligne directe avec le Sénégal, des expatriés installés dans les pays frontaliers du Burkina en ont profité pour rallier Dakar, à partir de Ouaga. Des ressortissants burkinabés étaient également du voyage.
À leur arrivée sur le territoire sénégalais, les passagers sont rentrés directement chez eux sans pour autant être mis en quarantaine par les autorités. Ce, après avoir été soumis au contrôle sanitaire, avec leurs masques de protection qu’ils ont arborés durant tout le vol.
Le Sénégal n’a pas organisé ce vol de rapatriement de ses ressortissants. En fait, ces sénégalais non-résidents bloqués à Ouaga ont embarqué ce dimanche à 10h dans l’avion affrété par le gouvernement de Roch Marc Christian Kaboré, qui devait venir chercher des ressortissants burkinabés bloqués au Sénégal.
Suite à la sollicitation de l’ambassade du Burkina au Sénégal pour un vol spécial Dakar–Ouagadougou, afin de rapatrier les citoyens burkinabés bloqués au Sénégal à cause de la pandémie du covid-19, la compagnie aérienne Air Burkina a ouvert à « son aimable clientèle » le vol aller Ouagadougou – Dakar qui a servi de vol de rapatriement pour les sénégalais bloqués à Ouaga.

Per diem au force Covid-19: Seydou Gueye indique qu’il y a des “regrets”

https://actunet.net/Invité de l’émission Toute la vérité (Tlv), sur Sen TV, le ministre conseiller en communication à la présidence de la République, Seydou Guèye a déclaré, concernant la réouverture des mosquées qu’il n’y a pas eu de pression.
Concernant l’assouplissement des mesures avec la réouverture des lieux de culte entre autres, Seydou Guèye estime qu’il n’y a pas eu de pression. Quand une chose de cette nature arrive, il faut se dire que nous vivons dans un pays laïc, un État laïc. Il n’appartient pas au chef de l’État de décider sur cet aspect de la vie des citoyens, aller à la mosquée ou ne pas y aller. Il avait décidé l’interdiction des rassemblements puisque ce qui est particulier dans la mosquée, c’est qu’il y a un probable risque de contamination du fait de la promiscuité et de l’affluence.
La présence de nombreux fidèles, dans des conditions serrées peut faire redouter cela. Et dès lors qu’il y avait justement cette stratégie, le président de la République a dit “oui”, on peut mais en respectant les gestes barrières et autres. Cela traduit une faculté de restituer à des responsables, qui après des  concertations et évaluations décident de la conduite à tenir.
Il faut s’estimer heureux d’être dans un pays où des autorités assument leurs responsabilités religieuses et il faut s’estimer heureux que finalement, malgré tout ce qui a été dit, on constate qu’il n’y a pas eu de pression. Il n’y a rien de méchant dans la critique ; il y a juste à considérer qu’une possibilité a été ouverte en toute responsabilité et les gens vont en user, en répondant aux conditions qui encadrent les fonctionnalités nouvelles de la mosquée.
Abordant  la question des per diem qui devaient être alloués aux membres du comité de gestion  du fonds covid-19, le ministre conseiller estime que la question fondamentale doit se situer dans le bon usage des ressources mobilisées qui sont des ressources publiques. À partir des affectations décidées par le chef de l’État, des montants qui vont servir à l’aide sociale, d’autres à l’investissement pour la relance, d’autres aux facilités fiscales pour permettre aux entreprises de régler leurs problèmes de trésorerie ; donc il faut que ces affectations qui sont le résultat d’une approche stratégique avec une perspective double de faire face ; ensuite relancer. Il faut que ceci soit très bien fait, pense savoir Seydou Guèye.
Qui ajoute que pour ce qui concerne les indemnisations c’est une question d’approche, car si certains estiment qu’ils peuvent venir travailler gratuitement pour leur pays, tandis que d’autres peuvent avoir besoin d’être indemnisés. Seulement, le ministre conseiller dit regretter qu’il y ait des tensions sur des questions non essentielles jusqu’à ce qu’il y ait démission, soutient Seydou Gueye.
Qui, par ailleurs, se félicite de l’attitude du président de la République, qui,  depuis l’entame de cette crise, a décidé d’apporter des réponses proportionnelles à l’état de la progression du virus. Par El Hassane SALL

Rapatriement des dépouilles: éclairage sur les décisions de la cour suprême et du chef de l’Etat

https://www.dakarmatin.com/La Chambre administrative de la Cour suprême a, le 7 mai 2020, rejeté la requête en référé-liberté introduite par Nicolas Mendy et 10 autres, contre la décision du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur d’interdire le rapatriement des dépouilles des Sénégalais décédés à l’étranger de la Covid-19.
Motivant sa décision, le président de ladite Chambre considère qu’il ressort de l’examen des pièces du dossier que le risque de contagion liée à la manipulation des dépouilles des personnes décédées de la Covid-19 fait l’objet de controverses dans les milieux médicaux. Mais, indique-t-il, il n’appartient pas à la Cour suprême encore moins au juge des référés de trancher une telle controverse.
Selon lui, cette juridiction peut seulement constater qu’il existe des éléments permettant raisonnablement de suspecter un risque pour la santé quand bien même les normes existantes ou projetées, les mesures de précaution et de sécurité envisagées en cette matière seraient largement respectées que si ce risque ne peut être affirmé avec certitude, il ne peut non plus être exclu péremptoirement.
« Dès lors que le risque est plausible, l’autorité administrative sur qui pèse l’obligation de protection de la santé prévue à l’article 8 de la Constitution et qui en période d’état d’urgence, s’est fondée sur l’avis du CNLES, a légalement justifiée sa décision », a souligné le président avant de rejeter le recours.
Cependant, quatre jours après la décision rendue par la chambre administrative de la Cour suprême, le président de la République, s’adressant à la Nation, a pris le contre-pied de cette juridiction. « En tenant compte de la forte demande de rapatriement des corps de nos compatriotes décédés du Covid-19 à l’étranger et sur la base d’avis motivés que nous avons recueillis en ce qui concerne les conditions sanitaires, il sera désormais possible de procéder à ces rapatriements », a déclaré le chef de l’Etat.
Ainsi, certains se sont demandés si l’application de cette décision administrative, contraire à l’arrêt rendu par la Cour suprême ne posera pas problème.

« Il n’y aucune contradiction entre les deux décisions »

Selon des juristes interrogés par Emedia.sn, « il n’y a aucune contradiction entre ces deux décisions ». Ce, parce que devant la Cour suprême, le débat a porté sur une question de légalité d’une mesure administrative et, elle a répondu en droit. Or, la décision présidentielle reste dans le domaine que lui a conféré la loi d’habilitation et, elle peut s’analyser comme le retrait d’un acte administratif non créateur de droit par son auteur. « Le président de la République peut parfaitement prendre cette décision d’autant plus que la loi lui permet cela. On est en état d’urgence donc, le président est habilité à prendre cette décision. C’est l’intérêt national et la raison d’état qui pourrait justifier la décision prise par le président de la République », a expliqué Me Aboubacary Barro, joint au téléphone.
Selon l’avocat, si le président de la République estime qu’il n’y a aucun risque de contamination, il peut prendre cette décision. « La loi le lui permet surtout qu’on est en état d’urgence où l’Assemblée nationale l’a habilité à prendre des ordonnances en toute matière. Il n’y a rien d’illégal », a ajouté Me Barro.

« Le droit administratif n’est pas le droit pénal judiciaire »

Son confrère Me Ousmane Diagne, lui aussi joint au téléphone, abonde dans le même sens. D’emblée, il a laissé entendre que les deux décisions (la décision de la Cour suprême et celle du président de la République) ne sont pas contradictoires. A son avis, ce sont des situations qui s’apprécient à un moment donné.
« Peut-être au moment de la saisine de la Cour suprême, la pandémie était à un niveau tel en Europe que c’était risqué de rapatrier les corps des Sénégalais décédés du Covid-19 à l’étranger. En matière de procédure d’urgence, ce qui est jugé c’est l’état du moment. Peut-être, le président de la République a eu des éléments postérieurs à l’arrêt de la Cour suprême de la chambre administrative qui peuvent justifier la décision contraire. En matière d’état d’urgence l’essentiel du pouvoir législatif est réglementé et, est dévolu au président de la République. Il a la compétence pour prendre la décision si l’évolution de la situation le lui permet », a expliqué Me Ousmane Diagne.
Poursuivant, il rappelle que le droit administratif n’est pas la même chose que le droit pénal judiciaire. Autrement dit, si on était en matière pénale, le président de la République ne pourrait pas prendre une telle décision après celle rendue par la Cour suprême.
« Là, on est en matière administrative et ce sont des situations qui se jugent en urgence au jour le jour. Par exemple la décision sur la réouverture des mosquées. Dans une situation d’état d’urgence, les décisions peuvent varier selon l’urgence. L’autorité administrative est obligée de s’adapter », souligne-t-il. Avant d’ajouter : « L’arrêt de la Cour suprême ne réglait qu’un cas d’espèce. Ce n’est pas un cas de principe général du droit ».
Il convient de rappeler que la Chambre administrative de la Cour suprême est compétente pour connaitre les affaires relatives au recours pour excès de pouvoir. Elle statue sur tous les recours contre les actes administratifs, c’est-à-dire les actes de l’Etat ou de ses démembrements.

Cour Suprême/Mamadou Badio Camara: 16 magistrats postulent pour sa succession

https://www.leral.net/La voie de succession est ouverte à la Cour suprême. Selon L’As, seize (16) magistrats sont en lice pour hériter du fauteuil occupé par Mamadou Badio Camara. Cheikh Tidiane Coulibaly, qui dirige le parquet général, serait en pole position pour hériter du poste de premier président de la Cour Suprême.
D’après le journal qui ébruite l’information, le grand frère du ministre Abdou Latif Coulibaly devrait être remplacé par Demba Kandji, actuel premier président de la Cour d’Appel à son poste.
Selon toujours des sources de L’As, Mamadou Badio Camara aimerait être remplacé par son poulain, le juge Abdoulaye Ndiaye. Ce dernier cumule actuellement le poste de président de chambre et secrétaire général de la Cour suprême.
Le président de la Cour d’appel de Saint-Louis Cheikh Ndiaye, frère d’Abdoulaye Ndiaye, et Alioune Ndiaye, président du tribunal du commerce, sont également pressentis pour succéder à Badio Camara.
L’actuel procureur général de la Cour d’Appel de Thiès, Cheikh Tidiane Diallo, est également sur la short-list.
Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, devrait être promu ainsi que le procureur de la République de Tambacounda Demba Traoré.

CSM: Les magistrats ne veulent plus du président Badio Camara

http://guestuinfo.com/La Magistrature  sénégalaise est en pleine ébullition au sommet. Et pour cause, les magistrats ne veulent plus de Mame Badio Camara à la tête du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Le président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Mame Badio Camara a atteint l’âge de la retraite depuis le 8 février dernier, selon L’As repris par Senego. Et les magistrats sont frustrés qu’il demeure toujours à son poste, alors qu’il y a des prétendants à son siège.
Bénéficiaire de la réforme relevant l’âge de la retraite à 68 ans, l’actuel 1er Président de la Cour suprême, 68 ans, est admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Mame Badio Camara serait donc dans l’illégalité, s’il poursuit ses fonctions.
La limite d’âge des magistrats, soumis au présent statut, est fixée à soixante-cinq (65) ans, selon l’article 65 de la loi organique portant statut des Magistrats. Toutefois, est fixée à soixante-huit ans (68) la limite d’âge des magistrats occupant les fonctions de premier président, de procureur général et de président de chambre à la Cour suprême. Il en est de même pour les magistrats exerçant les fonctions de premier président et de procureur général d’une cour d’appel

Reprise des audiences publiques dans les Cours et Tribunaux: l’Ums pose ses conditions

https://actusen.sn/L’Union des magistrats du Sénégal (Ums) pose ses conditions sur la reprise des audiences publiques dans les Cours et Tribunaux fixée le 2 juin prochain. «Face à la question de la Covid-19 (qui) demeure préoccupante compte tenu de la courbe ascendante des cas de contamination, en particulier de ceux dits communautaires, qui incitent à la plus grande prudence, le Bureau de l’Ums envisage “d’adresser un courrier (à la tutelle), demandant la fourniture aux juridictions de moyens de protection adéquats notamment des masques, du gel hydro-alcoolique et des thermomètres frontaux en plus d’une désinfection des salles d’audiences», estiment les magistrats dans les colonnes du journal Le Quotidien.
Toutefois, le Bureau de l’Ums, «recommande aux chefs de chaque juridiction de définir les mesures particulières pour la tenue des audiences ou les interactions avec les justiciables, notamment les conditions d’accès aux salles d’audience ou la distanciation physique».

PAPE DIOP, LEADER BOKK GIS-GIS: «Ces derniers chiffres du ministère de la Santé et de l’Action sociale font froid dans le dos»

https://www.jotaay.net/-Pape Diop, qui a fait hier un appel aux Sénégalais, est inquiet de la propagation fulgurante du coronavirus au Sénégal, avec plus de 1000 cas de plus enregistrés en l’espace de 12 jours. Ainsi, l’appel du chef de l’Etat au tout début de l’épidémie au Sénégal, indiquant que «l’heure est grave», pour lui, «n’aura servi à rien». C’est pourquoi il en appelle aujourd’hui à la conscience et à la responsabilité personnelle et collective des populations, pour combattre efficacement et vaincre le virus.
Le Sénégal a désormais 2480 cas déclarés positifs dont 973 guéris, 25 décès et 1481 malades sous traitement, selon le point établi ce dimanche 17 mai 2020. Et pour Pape Diop, «ces derniers chiffres du ministère de la Santé font froid dans le dos». Mais, pour mieux se rendre compte du «rythme effréné de la propagation du virus», il fait remarquer qu’entre le 2 et le 14 mai, les cas positifs sont passés de 1115 à 2189 ; soit plus de 1000 nouveaux cas en juste 12 jours. Rappelant que le 14 mars dernier, lors de sa première sortie officielle sur la question, le Président Macky Sall disait que «l’heure est grave», Pape Diop souligne que «hélas, son alerte n’aura pas servi à grand-chose». Et il en veut pour preuve le fait que, depuis lors, «la situation est allée de mal en pis et la maladie a fini par gagner beaucoup de terrain».
En plus des problèmes liés au traitement, il débusque une autre difficulté, dans la prise en charge des milliers de cas contacts placés en isolement dans des réceptifs hôteliers, en raison de 50.000 francs par personne et par nuitée. Lesquels réceptifs hôteliers doivent aussi accueillir désormais des malades en cours de traitement. Tout cela prouve, pour lui, que «notre capacité d’accueil a été très largement dépassée». Et c’est visiblement pour cette raison, note-t-il, que nos compatriotes rapatriés récemment de France par vol spécial n’ont pas été placés en isolement par l’État et ont tous regagné leurs domiciles. Il en sera de même avec ceux qui suivront le 21 mai prochain, toujours par vol spécial. «Ce n’est pas la peine de faire un dessin sur tous les risques de contamination encourus avec une telle option», alerte le député.Mbaye THIANDOUM

“Sonko et Cie découragent le corps médical, les parents d’élèves…”,Thierno Lô

https://senego.com/La coalition Adiana, dirigée par l’ancien ministre et Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Société nationale du Train Express Régional (Sn TER), Thierno Lô lance un appel à plus d’engagement et demande aux leaders de l’opposition de faire des propositions pour lutter contre la covid-19 et non pas à passer tout leur temps à critiquer les décisions du président de la République, Macky Sall.
Responsabilités…
Les leaders de l’opposition notamment, Ousmane Sonko et Cie, sont attendus à cette preuve de responsabilité, s’ils en détiennent, et de participer à la bonne communication. Pour la coalition Adiana, l’heure n’est pas au bilan, mais de faire face à la pandémie du Covid-19.
Saper le moral des Sénégalais…
” La sortie du leader de Pastef, Ousmane Sonko, et Dr Babacar Diop des Forces démocratiques du Sénégal (Fds) visent à saper le moral des Sénégalais. Mieux ces opposants essayent de décourager le corps médical, les parents d’élèves et, fidèles à leur leitmotiv, opposer les Sénégalais”, selon Thierno Lô et Cie.
Ecoute…
D’après Thierno Lô et ses camarades, le chef de l’Etat a écouté le Peuple, les spécialistes en économie, en santé, avant de décider de la réouverture des lieux de culte et autres. Et ces opposants qui le critiquent se sont terrés jusqu’a sa déclaration du 11 mai dernier pour l’attaquer.

Impôts et Domaines: Le patron de Rufisque relevé après avoir critiqué Macky Sall

https://www.dakarmatin.com/ « Ibrahima Diawandou Barry n’est plus le patron du très stratégique service régional des domaines de Rufisque depuis quelques mois. Une information qui a failli échapper à nos radars fouineurs. Il a été remplacé par Amadou Diop. Barry devient, pour sa part, conseiller du Directeur général Bassirou Samba Niasse. D’après certaines informations, on lui reproche une sortie très critique contre le chef de l’État », rapporte le journal L’As.
Et d’ajouter : « Même s’il a fait amende honorable après son entrevue avec le boss, le glaive s’était déjà abattu. Leader d’un petit parti, Ibrahima Barry est très populaire dans son Vélingara où il est en guerre larvée avec l’indéboulonnable maire Woury Baïlo Diallo qui a battu l’Apr avant de transhumer. C’est dire donc que les locales seront âprement disputées avec surtout la percée du Dg de la Sapco, Aliou Sow, qui est en train de creuser son trou ».

Corona cogne, le gouvernement ment, Macky recule pour mieux taper

http://www.walf-groupe.com/Quand, ici même, nous disions que Macky SALL agissait, non pas comme un président de la République ; mais, tel un chef de gang, certains ont trouvé la réflexion trop abrupte pour l’appréhender. La crise sanitaire qui s’est installée tourbillonnant a levé, au grand jour, le voile intégral qui couvrait le peu d’altruisme qui lui restait. Alors que, comme rarement ils ne l’ont fait, les Sénégalais, tous unanimement, lui ont accordé un blanc-seing pour que, tel le chef de guerre qu’il s’est autoproclamé, il conduise la Nation à la victoire, Macky confie les munitions à son beau-frère avant de se dérober et de signer l’armistice qui fait du virus un nouveau voisin de ses compatriotes. Seulement, cette reculade n’est que de façade. Quand mister corona aura fait la moitié des dégâts que l’OMS conjecture depuis le début de la pandémie, SALL retrouvera son vrai caractère. Celui contre lequel ont buté les partisans de Karim WADE, de Khalifa SALL… ainsi que les contempteurs du système de parrainage.
En se rendant au palais de la République, le 24 mars dernier, à la rencontre du chef de l’Etat, les leaders politiques de l’opposition avaient occulté la responsabilité de l’Etat dans la propagation du Coronavirus. Ce n’est que dernièrement, face à la presse, qu’Ousmane SONKO est revenu sur les cas enregistrés au Sénégal au mois de mars 2020 pour mettre à l’index la fermeture tardive des frontières sénégalaises si préjudiciable. Ainsi,  personne ne parla du Français qui, de retour de voyage, a été le premier à être testé positif au Sénégal ; ni de l’émigré revenu d’Italie qui a contaminé plusieurs personnes à Touba. Dans leur volonté de donner corps à la concorde nationale mal-en-point, à la cohésion sociale malmenée, les plus farouches détracteurs du régime avaient tu les critiques pour répondre à « l’appel de la Nation ».
Macky SALL profite de cet état de grâce tombé du ciel pour s’arroger les pleins pouvoirs et ainsi tout verrouiller, à commencer par l’information. Un contrôle presque total de l’information édicté  par un point de situation quotidien du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui laisse peu de place à la spéculation. Avec l’Institut Pasteur dont les lettres écrites témoignent peu de noblesse, c’est le Gouvernement qui dicte au virus la direction à prendre. Et, plus les tests sont nombreux plus les contaminés le sont.  En installant les gouverneurs à la tête des comités régionaux de gestion de l’épidémie à la place des médecins-chefs de région, le régime centralise davantage l’information même celle émanant des régions. Ainsi, le politique supplante le spécialiste.
« Face au péril, l’état d’urgence nous donne les moyens de renforcer nos rangs et d’intensifier nos efforts de lutte pour vaincre notre ennemi commun », disait le chef de l’Etat, le 23 mars 2020 dans une adresse à la Nation. Le Sénégal comptait alors 79 cas confirmés. La classe politique, la société civile,  tout le monde lui donnait son onction comme en témoignent les milliards collectés dans le cadre du fonds « force Covid-19 ». Et pendant que les plumes les plus acerbes s’attendrissent, la presse s’accroche au train qui arrive à l’heure. Les voix tolérant, justifiant les violences policières parvenaient même à noyer celles les contestant. Tout était parfaitement arrangé pour que le Sénégal boute dehors le Coronavirus en un rien de temps. Le 10 avril 2020, il y avait plus de patients guéris que de malades sous traitement (137 patients guéris pour 125 cas actifs sous traitement). C’est ce contexte bénin que Macky SALL choisit pour changer de fusil d’épaule. Alors que la voie du succès était tout tracée, il bifurqua.
Le super ministre Mansour FAYE, son beau-frère,  réussit, tout seul,  à focaliser les attentions non pas sur les gestes barrières mais sur l’aide alimentaire. L’autosuffisance alimentaire renvoyée aux calendes grecques, des tonnes de produits sont commandées à l’extérieur par l’intermédiaire d’opérateurs occasionnels. Et le coup d’envoi des arrêtés ministériels les éphémères est donné. Aly Ngouille NDIAYE commence par suspendre la délivrance des autorisations de circuler après qu’un ASP en a vendues 300 à Thiès. Pour se donner une occupation, Moustapha DIOP invente l’homologation des masques avant de déchirer son arrêté. Le ministre du Commerce bannit le pain des boutiques et crée des attroupements devant les boulangeries.
Il aura fallu moins de deux mois pour que les uns et les autres se rendent que « l’appel de la Nation » n’était, en réalité, qu’un leurre.Le chef de l’Etat cherchait l’unanimité non pas pour venir à bout du Coronavirus mais pour consolider ses positions au Sénégal et ailleurs dans le monde. « Nouvel ordre mondial, annulation de la dette », deviennent ainsi les nouvelles priorités de Macky SALL en total déphasage avec les préoccupations des Sénégalais qui ne voient plus la queue du diable pour la tirer. Entre le marteau du Coronavirus et l’enclume de la faim, il ne leur restait plus que la prière… Mais, cela aussi c’était trop demandé. Pour avoir insisté, les Sénégalais sont cloués au pilori et accusés d’être les responsables de la propagation rapide du Coronavirus. Sur des plateaux de télévision, « leur indiscipline » est mise en exergue pour voiler l’échec des pouvoirs publics…A suivre …Mame Birame WATHIE

Abdoulaye, père de l’étudiant Fallou Sène: «la maison que m’a offerte Marième F Sall, n’a ni eau, ni électricité…”

https://www.dakarmatin.com/Deux ans après que son fils Fallou Sène a été tué, par balle, lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et ses camarades de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Abdoulaye Sène est sorti encore de son mutisme, pour évoquer l’affaire de sa maison offerte par Marième Faye Sall.
«Certes, la maison que m’a offerte la Première Dame, Madame Marième Faye Sall, est, déjà, construite et coûte cher. Mais il n’y a ni eau, ni électricité, encore moins des équipements. Une belle villa, comme celle-là, doit avoir des meubles, avant qu’on y déménage. Vous savez qu’on ne peut pas y amener nos anciens matériels, parce que ça va ressembler à du sabotage», a déclaré le père de la victime, dans des propos rapportés par SourceA, dans sa livraison de ce lundi.
Selon lui, «cette maison est plus coûteuse que ces équipements et la Première Dame, Marième Faye Sall, m’a fait cet honneur, en toute discrétion. Ainsi, je ne me plains pas de ces manquements, parce que son émissaire est déjà au courant de tout cela. J’espère que la première Dame va l’équiperDiaraf DIOUF Senegal7

Trafic des «autorisations de circuler»: la Section de Recherches démantèle une mafia  

https://actusen.sn/La Section de Recherches de Dakar a démantelé un vaste réseau de trafiquants de fausses d’autorisations de circuler. Selon Libération, l’homme d’affaires et administrateur de sociétés Georges Pène, au cœur de la mafia, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt. Il est arrêté en même temps que son complice, Mor Talla Syll, transporteur et chargé de trouver des clients.
Ils sont poursuivis, d’après le journal, pour association de malfaiteurs, faux dans des documents administratifs, usage de faux, complicité de faux et violation de l’état d’urgence. Les mis en cause faisaient la navette Dakar-Saint-Louis à raison de 50 000 Fcfa par passager. Le précieux sésame leur a été offert par un haut gradé des forces de l’ordre.
Nos confrères d’ajouter que lors de la perquisition, les gendarmes ont mis la main sur 24 copies de pièces d’identité et 10 photocopies de passeports appartenant à des clients. Des spécimens de pièces d’identité et des permis de conduire avec la photo de Macky Sall.

NOTRE VENGEANCE Par Guy Marius Sagna

Notre vengeance aujourd’hui c’est le sourire de la famille Gningue victime de violences policières. Notre vengeance c’est d’avoir vu aujourd’hui la dignité, la fierté, la détermination, le courage de toute la famille Gningue après la libération de Abdou Khadr Gningue. (Photos prises aujourd’hui avec la famille Gningue).
Notre vengeance c’est le sourire des animateurs polyvalents envoyés en formation et qui reçoivent tous les mois des salaires. Notre vengeance c’est le sourire retrouvé par Aissatou Cissé qui a finalement été soignée.
Notre vengeance c’est le sourire retrouvé par les employés de La Piazza qui reçoivent au moins 70% de leur salaire. Notre vengeance c’est le sourire retrouvé par Cheikh Sène l’agent de sécurité de Médis Sénégal qui avait été sanctionné et qui a été rétabli dans ses droits.
Notre vengeance ce sera le retour chez lui mercredi prochain de l’autre frère Gningue, Omar, victime d’une cabale policière et judiciaire pour protéger un système.
Demain, notre vengeance ce sera le sourire de nos paysans, de nos commerçants, de nos pêcheurs, de nos ouvriers, de notre personnel soignant, de nos enseignants…quand ensemble nous aurons arraché notre souveraineté économique et populaire. Pour tous ces sourires,Pour cette si douce vengeance,La lutte continue.Ensemble nous vaincrons.

J’ai Demandé Pardon À Guy Qui Me L’a Accordé Par Yakham Mbaye

Hier soir et ce dimanche, très longuement, intensément, mes pensées sont allées à mon défunt très cher et regretté grand-frère Ousmane Tanor Dieng. Un être qui a énormément contribué à me façonner.
Cette vive émotion est née d’un long appel téléphonique de son frère cadet, mon frère et ami Amadou Dieng, depuis les États-Unis. Il y a vingt-neuf ans, Ousmane Tanor Dieng et son meilleur ami, mon frère aîné, Papa Yama Mbaye, avaient décidé de nous expédier en France, à Reims, pour que nous y entamions des études universitaires. Près de trente ans après, nos liens fraternels, familiaux sont restés intacts. Aujourd’hui encore, je ressens ma douleur voyant Ahmadou déambuler derrière le cercueil de notre très cher grand-frère à AIBD.
Samedi, nous avons reparlé de tout cela. En cette occasion, Amadou et moi avons revisité notre défunt grand-frère. De son vivant, nous avions l’habitude de disserter, en cachette évidemment, sur son caractère impénétrable, ce parfum de mystère qui imbibe nombre de ses faits et actes, de son sens inégalé de la réserve, son goût pour la courtoisie. Mais aussi, soyons honnêtes, de ce que nous ressentions comme cette « distance » et cette « froideur » qui caractérisent les grands commis. Ceci dit, au-dessus de toutes les vertus de Ousmane Tanor Dieng, nous avons relevé le charme de sa politesse exquise pour les grands et les petits. De son souci de la famille. En somme, Amadou et moi avons revisité les diversités d’un homme hors du commun, qui fondent cette admirable unicité qui lui a valu tant d’éloges à l’heure de se retirer sur sa terre chérie de Nguéniène. Que Dieu ait pitié de l’âme de cet aîné dont la perte nous plonge dans un tourment indicible.
Et au réveil, ce dimanche, mes larmes pas encore asséchées, j’étais encore saisi par la tonalité de cette longue discussion avec Amadou.
Soudain, en naviguant sur Facebook, je vis des propos relatifs à Guy Marius Sagna. Alors, j’ai eu souvenance du propos injurieux proféré à son encontre, le jour du rappel à Dieu de mon grand-frère. Après réflexion, ma conscience et la connaissance intime et particulière que j’ai eues de feu Ousmane Tanor Dieng m’ont imposé un questionnement : est-ce que Ousmane Tanor Dieng aurait aimé mes propos à l’endroit de Guy Marius Sagna que j’ai injurié le jour de son rappel à Dieu parce qu’à mon sens il avait tenu à son endroit des mots jugés inadéquats ?
La réponse coule de source : non ! Sans nul doute, il m’aurait tancé en ces termes :
« Jeune frère, tu as été excessif. Il faut se méfier des excès. » Et excessif, je l’ai été, à vrai dire !
Dès lors, j’ai interrogé ma conscience et me suis posé une autre question : qu’est-ce qu’il me reste à faire ?
J’ai pris mon courage à deux mains, décidé à contacter Guy Marius Sagna aux fins de lui demander pardon pour l’avoir injurié. Je m’en suis ouvert à Soya Diagne (mon ami et un autre grand détracteur du régime auquel j’appartiens). Il m’a facilité la tâche et permis que je m’entretienne au téléphone avec Guy Marius Sagna. Longuement.
Un échange enrichissant au cours duquel j’ai demandé pardon à Guy Marius Sagna. Et il m’a accordé son pardon avec des mots empreints d’un rare humanisme. À mon sens, ce fut une occasion noble donnée à deux extrêmes (assurément croyants, je ne saurais dire pratiquants) de se comprendre en parlant de celui qui les a occasionnellement opposé : feu Ousmane Tanor Dieng. De celui qui les oppose en permanence : Macky Sall. Et surtout du plus important : le Sénégal. Nous avons discuté sans compromissions.
Ici et maintenant, je le dis sans détour, et sur l’honneur : le Guy Marius Sagna avec qui je me suis entretenu, m’a donné l’agréable impression qu’il est un homme sans haine ; je n’ai nul doute qu’il est un patriote, si cela s’entend par aimer son pays.
Mais, à mes yeux, je demeure convaincu que ses jugements sur la gouvernance de l’homme en qui je crois, Macky Sall, sont erronés. J’ai senti qu’il serait plus aisé de déplacer le Kilimandjaro que de le convaincre qu’il a tort en ce qui concerne Macky Sall.
Mais, la confrontation des idées n’est-elle pas le charme de cette démocratie que nous chérissons ?Merci Soya.Yakham Mbaye

Serigne MBOUP (PDG CCBM): » La pandémie peut nous permettre d’avoir jusqu’à 10 à 12% de croissance « 

https://www.seneweb.com/« Au moment où la plupart des observateurs prédisent des lendemains sombres voire catastrophiques sur le plan économique du fait des effets néfastes que va entraîner la pandémie du Covid-19, le Président Directeur Général du Groupe CCBM entrevoit un taux de 10 à 12% croissance pour le Sénégal. Serigne Mboup affiche son «optimiste» et lance : «Je ne dis pas que je ne suis pas d’accord. Mais, je ne suis pas d’avis avec ceux qui montrent au président qu’on va chuter, en termes de croissance». Dans l’entretien, qui suit, Serigne Mboup décortique l’actualité socio-économique et porte un regard particulier sur le secteur privé africain.

Sept Afrique: Quel est l’objectif poursuivi à travers la création de CAPE Sénégal?

Serigne MBOUP : L’objectif premier, est de répondre à une demande des entreprises. Et c’est aussi conforme au dispositif des règles qui organisent les chambres de commerce pour qu’elles puissent être un cadre fédérateur pour rationaliser les actions des entreprises et du patronat. Et, comme vous le constatez aujourd’hui, le patronat même s’il existe, il reste très dispersé. Donc, les chambres se veulent d’être un cadre fédérateur, qui représente les intérêts des opérateurs économiques. Cela doit être accompagné par les chambres de métiers et les organisations patronales les plus représentatives.

Il n’y a pas que la Chambre de commerce qui intervient dans ce cadre, pouvez-vous nous citer les autres entités et leur rôle ?

Les chambres consulaires représentent l’ensemble des 28 chambres. Mais, comme vous le constatez, la plupart des dirigeants des organisations professionnelles sont des membres élus dans les Chambres ; c’est juste une question de précision. Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence. Le patronat est à l’intérieur de la Chambre ; c’est comme ça que notre structure économique est organisée. L’objectif, c’est de le rendre plus opérationnel. Parce qu’avant, les Chambres ne s’occupaient pas réellement des organisations professionnelles ; elles ne s’occupaient pas du développement et des intérêts des opérateurs économiques. Mais, aujourd’hui, la Chambre est prête à offrir des dispositifs et solutions. Et par rapport à cela, je pense qu’il n’y aura pas de problème à avoir la participation et le soutien de l’ensemble des organisations professionnelles et des entreprises, comme cela se passe un peu partout dans le monde.
Dans un document que vous avez partagé le lundi 11 Mai, vous soulignez que «cette pandémie à l’avantage de mettre au grand jour l’absence de représentativité du secteur privé dans les instances de pilotage de l’appui à ce secteur et la difficulté pour l’Etat de trouver un interlocuteur légitime».

Peut-on dire qu’il y a un malaise qui se vit dans vos rangs ?

C’est l’Etat qui le dit. Parce que, comme vous le constatez, à chaque fois que le Président de la République ou les autorités en général, consultent une partie du patronat, le secteur privé de base ne se sent pas impliqué. Donc, on s’est dit que maintenant si on réussit à créer un cadre de concertation au sein duquel la personne qui dirige n’est pas importante…
Le principe, c’est que la personne soit bien entourée par des professionnelles, des opérateurs économiques représentatifs, de tel sorte que les négociations ne servent plus des intérêts personnels ; mais elles iront en direction de l’intérêt général et pour l’ensemble du secteur privé. C’est cette portion-là qui manque de représentativité. Parce que les personnes qui sont inscrites dans les Chambres de commerce et les listes électorales, on ne peut pas être plus représentatif que ces dernières. En termes de réglementation, elles sont reconnues comme des institutions pour représenter le secteur privé. Et c’est différent de ma personne. Je suis le président, certes. Mais, quand on parle des Chambres, on parle de l’institution dont tout le monde est membre. Parfois, les gens disent qu’ils ne font pas partie de la Chambre. Mais je dis qu’ils en font partie dès lors qu’ils ont un registre de commerce ; celui-ci vous donne un droit de vote, si vous avez rempli vos obligations vis-à-vis des services fiscaux. De l’autre côté, il y a le Comité de Gestion pour l’appui des entreprises. L’union en est aussi membre ; et il n’y a que l’union qui représente les acteurs du secteur privé ; et elle essaye au maximum d’exprimer la volonté des entreprises.
Après avoir porté sur les fonts baptismaux CAPE Sénégal, vous aviez annoncé une campagne de communication imminente pour dénoncer certaines pratiques…

A quelles pratiques peu orthodoxes, faites-vous allusion ?

Non moi, je ne suis pas dans la dénonciation ; c’est un mot un peu lourd. Disons qu’on a juste attiré l’attention sur des pratiques qu’il faut bannir. On ne peut pas, au nom du secteur privé, réclamer la transparence alors qu’on n’est pas transparent dans nos organisations. Ou bien encore, au lieu de représenter le secteur privé dans des négociations, vous y allez pour négocier vos propres affaires. Donc, on doit bannir toutes ces pratiques. Comme par exemple, par rapport à la limitation des mandats, on ne peut pas dire au président qu’il faut limiter les mandats ou encore dire que cela fait longtemps que le ministre est là, au moment où nous, aussi, sommes là depuis belle lurette et nous ne pensons pas à céder notre fauteuil. C’est important de savoir qu’on est dans la Chambre, qu’on est dans une organisation pour représenter les entreprises et non pas pour faire marcher nos propres affaires.

Au Sénégal, on compte trop d’organisations patronales, trop d’organisations représentant le secteur privé…
comment peut-on fédérer tous ces acteurs pour qu’ils parlent d’une seule et même voix, comme en Côte d’Ivoire ?

En Côte d’Ivoire, il y a le Patronat et la Chambre. Et c’est vrai que les dualités existent partout ; même en France, c’est le cas. Mais, le plus important est que chacun joue pleinement son rôle. Je pense que les Chambres étaient laissées en rade ; ou en tout cas, elles n’assuraient pas beaucoup de missions ou ne remplissaient pas toutes leurs prérogatives. C’est pourquoi, le patronat les a remplacés. Mais, aujourd’hui, puisque les Chambres essayent de reprendre leurs prérogatives, essayent de travailler, je pense que c’est de l’intérêt du patronat, des organisations et de l’Etat d’accompagner cette dynamique ; parce qu’eux-mêmes sont censés diriger les Chambres dans le futur. N’importe quel chef d’organisation représentative peut gagner les élections de représentativité du secteur privé en faisant inscrire ses membres. Tel est notre baromètre.  Donc, c’est seulement la personne qui gagne les élections qui peut dire que je représente le secteur privé. Aujourd’hui, si vous refusez de participer aux élections, vous refusez d’inscrire vos membres, vous n’essayez pas de les impliquer, et que demain vous ne vous retrouvez pas dans la liste des représentants du secteur privé, vous ne devez pas vous plaindre. Le coup sera déjà parti. Donc, en Afrique le débat ne se pose pas partout ; ça se pose un peu en Côte d’Ivoire. Mais dans ce pays, la Chambre et le Patronat jouent leur rôle et travaillent ensemble. En Côte d’Ivoire, l’actuel ministre du Commerce était le Président de la Chambre de commerce. La définition est très claire. Si vous partez à l’UEMOA, en dehors du dialogue sur le travail, l’essentiel des discussions tourne autour des Chambres de commerce. Présentement, le Sénégal dirige la délégation sous régionale qui est habilitée à parler au nom des opérateurs économiques au niveau de l’UEMOA. Cette délégation regroupe des organisations professionnelles, des organisations de banques, entre autres.

La Chambre de commerce fait partie de l’une des plus vieilles institutions du monde. Dans les pays occidentaux et autres pays développés, l’Etat confie de grands projets structurels aux Chambres de commerce ; ce qui n’est pas le cas en Afrique. Qu’est ce qui explique cela ?

Du temps du colon, le bâtiment de la Chambre de commerce à Dakar avait un pouvoir aussi puissant que celui de l’Etat. La Chambre a construit le port de Dakar et celui de Ziguinchor. Après notre accession à l’indépendance, pendant qu’on courait derrière les postes, les Français, eux, avaient une mainmise sur la Chambre de commerce afin de conserver le pouvoir économique. En 1970, ils sont partis. Et nous, nous n’avons pas su garder le cap et maintenir la même dynamique. Mais, actuellement, nous sommes dans une phase de redynamisation ; et c’est ce que la dernière étude de l’ANSD démontre. Aujourd’hui, les chambres consulaires arrivent en tête au niveau de toutes les structures d’appui. On dit qu’on ne progresse pas ; mais je dis que c’est tout à fait le contraire. Peut-être que nous ne communiquons pas trop. Mais les Chambres restent leaders en matière d’appui, de représentativité et de présence au niveau de l’espace économique sur l’ensemble du territoire.

Avec la mise en place de Cape Sénégal, quels appuis attendez-vous de la part de l’Etat et des autres organisations patronales pour réhabiliter la Chambre de commerce ?

L’appui que j’attends, je l’ai déjà dit, c’est celui des organisations. J’attends d’elles leur engagement à bien mettre en valeur leur organisation ; mais elles doivent surtout bien mettre en évidence l’organe suprême qui est la Chambre de commerce. (…)
Donc, le fait de faire partie de n’importe quelle organisation ne vous empêche pas de rehausser votre organisation de base ; que cela soit patronat ou toute autre organisation professionnelle. Mais, en même temps, il faut accepter et utiliser les dispositifs, appuis et la crédibilité que la Chambre peut nous offrir.
Du côté de l’Etat, j’estime que l’autorité étatique a plus intérêt à pousser les opérateurs et le patronat à se regrouper afin qu’ils lui servent d’interlocuteur unique. Et, là, je ne fais que répéter les propos du président de la République qui disait que normalement les Chambres de commerce doivent être un endroit privilégié des entreprises qu’elles soient petites, grandes ou moyennes. Les lois et la réglementation aussi ont bien défini les termes. Maintenant, c’est à nous de l’incarner. Comme on dit, la responsabilité, on ne la donne pas, on la prend. Et en qui me concerne, je suis décidé à prendre toutes mes responsabilités, en collaboration avec les autres présidents. Mais, on n’empêchera pas aux autres de dire que nous sommes les représentants d’une autre organisation. Mais de grâce, la représentation du secteur privé doit être laissée aux acteurs qui ont été élus.

Ces pratiques ne favorisent-elles pas la faiblesse du secteur privé ?

Quand des gens minimisent le secteur privé aujourd’hui, c’est à cause de la faiblesse de sa représentativité. Quelle que soit la personne élue, si vous n’avez pas de personnes derrière vous, et que vous n’êtes bien représenté, vous ne vous ferez pas respecter. Mais quelle que soit notre force et notre capacité, si les représentants sont toujours les mêmes, et qu’il n’y a pas de changement ou du sang neuf, la conséquence est que, même l’Etat ne va pas nous respecter. Cela pourrait même créer des conflits de générations, dus aux nouvelles visions des jeunes. Donc, le plus important est que le Sénégal se réveille en ce sens, et qu’on fasse ce que les autres pays ont fait. L’exemple de la Gambie est patent. Depuis que je suis Président de Chambre de commerce, il y a deux collègues Présidents qui sont passés… Aujourd’hui, je souhaite qu’on tienne les élections au Sénégal ; et ça c’est le rôle de l’Etat qui doit agir afin que les jeunes prennent la relève.

Justement, où en êtes-vous avec ces élections-là ?

C’est le rôle de l’Etat, plus précisément le ministre du Commerce, qui doit définir le calendrier des élections. Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott a annoncé le secteur privé a participé à hauteur de 20 milliards au Fonds Force Covid-19 en l’espace de moins de 45 jours, cela constitue une force…
Je dis que si on évalue réellement la contribution du secteur privé, cela peut dépasser les 100 milliards. Comment ?
Tous les acteurs que vous voyez dans le secteur informel ont participé dans leur village par les transferts d’argent et autres. Si tout cela était comptabilisé, on ne parlerait pas d’un secteur privé qui n’est pas fort. Mais bon, comme on dit, ce sont les participations formelles ; et c’est ce qui tape à l’œil. Moi, je n’ai donné que 20 millions dans le Fonds Force Covid-19. Mais, aujourd’hui, par rapport à tout ce que j’ai fait, ma contribution dépasse les 100 millions.

Le président Sall a fait une sortie pour annoncer une série de décisions et d’ordonnances. Que vous inspire son discours ?

Vous savez, le Président a la responsabilité de gérer les Sénégalais. Aujourd’hui, s’il sent que dans le secteur privé, les emplois sont menacés, c’est normal qu’il prenne une ordonnance pour imposer aux entreprises de ne pas licencier. De son côté, l’Etat paye les agents de l’administration à 100%. Je suis entièrement d’accord avec le président, et je pense qu’il a proposé un bon dispositif. Le CCBM aussi a organisé une réunion avec l’ensemble du personnel, et on a pris l’engagement de payer à 100%, à l’image de ce que fait l’Etat jusqu’au mois de juin. Ainsi, avec cette mesure, le personnel est motivé ; et c’est vrai qu’on ne travaille pas comme en temps normal. On est vraiment impacté par la crise, mais on essaye de gérer, parce que quand l’entreprise a besoin du personnel, il répond présent. Aujourd’hui, c’est le personnel qui a besoin de l’entreprise, et nous devons répondre présent.
Concernant les banques, cela aurait été mieux si l’Etat trouvait d’autres mécanismes. Le choix de faire des crédits aux entreprises, qui seront remboursés, et destinés uniquement à payer des salaires, n’est pas le meilleur ; même si l’Etat s’engage à garantir 20% à 50% pour que la banque accepte les dossiers de prêt, j’estime que cela ne fera pas l’affaire. Si jamais la banque rejette les dossiers, l’entreprise peut se dire être incapable de payer ses salaires, et parallèlement ne pas pouvoir licencier. Donc, l’Etat doit prévoir des mécanismes qui vont régler toutes ces failles. Si vous passez par la banque et que l’Etat vous garantisse 20%, cela veut dire que la banque va vous demander de garantir les 80% restant ; et les banques ne demandent que des garanties hypothécaires. (…) Aujourd’hui, je ne vois pas le motif pour lequel une entreprise devrait contracter ce crédit ; et je ne vois non plus pourquoi la banque devrait accepter de prêter cet argent. Les mécanismes par rapport à la politique de la Caisse de Sécurité Sociale et de l’IPRES doivent aussi être mis en place.
Il y a aussi le rôle du secteur privé. C’est le secteur qui est majoritaire dans le Conseil d’administration, et j’attends ces propositions de la part de nos amis opérateurs du Patronat.

Quelles sont les propositions de la Chambre à l’Etat pour une bonne gestion de la crise ?

Face à cette crise, si on peut sauver la masse salariale, il faudrait le faire ; et on peut trouver des moyens avec la Caisse de Sécurité Sociale (CSS). Il faut prouver aux entreprises qui n’ont pas régularisé leurs employés prestataires que la Caisse de Sécurité Sociale est importante, en ce sens qu’il sécurise leurs employés et accompagne les entreprises en temps de crise. Je pense qu’on ne doit pas rater cette occasion. Si on ne la ratez pas, les entreprises comprendront l’importance de la Caisse de Sécurité Sociale. C’est important que les Sénégalais le sachent. C’est rare de voir des personnes qui prévoient leurs retraites dans le secteur privé. Ils se disent souvent qu’il n’y a que l’administration qui est assez organisée pour le faire. La deuxième chose, c’est par rapport aux fonds qui ont été déployés. C’est bien que la première vague soit consacrée aux vivres, mais la deuxième vague doit rentrer dans le cadre de l’investissement massif dans les régions, comme le fait la Direction de l’Entreprenariat Rapide (DER). Il ne faut pas destiner ces investissements à Dakar mais aux régions, au profit de petits projets d’un à deux millions, là où il faut. Il ne faut pas privilégier une production pour exporter. Produisons pour consommer ; protégeons les industries ; protégeons les petits producteurs locaux, les petits transformateurs de jus ; et poussons les grandes entreprises qui importaient à aller vers l’industrie pour pouvoir elles-mêmes produire.

Sur le plan économique, quel enseignement tirez-vous de cette crise ?

La pandémie peut nous permettre d’avoir jusqu’à 10 à 12% de croissance. Je reste très optimiste. Je ne dis pas que je ne suis pas d’accord. Mais, je ne suis pas d’avis avec ceux qui montrent au président qu’on va chuter, en termes de croissance. Si, aujourd’hui, on change d’orientation et qu’on apprend à compter sur nous et nos croyances religieuses, nos compétences médicales, économiques et politiques, on peut s’en sortir la tête haute.

Vous avez suivi le discours du président… Que répondez-vous à ses détracteurs qui disent qu’il a fait un choix économique au détriment du choix sanitaire ?

Toutes ces personnes qui disent cela, ont un salaire ou des revenus garantis. Mais la personne qui n’a pas de revenus qui ne compte que sur elle-même pour gagner sa vie ne dira pas cela. Mais le plus important, c’est de ne pas s’engager sur un chemin suicidaire. Maintenant, chacun doit prendre ses responsabilités ; qu’on soit responsable de notre santé. Et sur ce point, tout le monde sait ce qu’il doit faire. Même les marabouts qui réclament l’ouverture des mosquées connaissent bien leur responsabilité face à cette crise. La propreté fait partie des bases de l’Islam comme l’a dit le Prophète (Psl). Dans les marchés aussi, les commerçants sont conscients de ce qui les attend. Donc, il faut engager la responsabilité individuelle et collective de toutes les parties prises.

Que peut-on savoir de vos échanges avec vos collègues présidents des Chambres de commerce de l’Uemoa, tenus le 28 avril dernier, via une visioconférence ?

Ce que je dis dans mon pays est aussi valable pour eux. Parce que l’Uemoa ne fait pas de commerce inter-régional. Mais le plus important, c’est que l’Uemoa soit beaucoup plus économique que politique. Certes on l’a appelé Union économique et monétaire de l’Ouest africaine. Mais, au regard des débats qui s’y déroulent, ça ressemble beaucoup organisation politique. Aujourd’hui, ils sont tous d’accord que c’est le bon moment pour que le commerce interrégional se développe ; et pour cela, il faut d’abord que le commerce interne se développe au niveau de chaque pays. Il y a des mangues qui pourrissent à Ziguinchor, peut-être qu’on gagnerait plus à faire acheminer ces mangues à Dakar ou à Saint-Louis. Donc, les ministres du Commerce doivent s’investir pour qu’on ait une autosuffisance en production. L’autosuffisance n’est pas qu’alimentaire. La production en tissus, c’est 350 milliards par an ; soit trois fois la consommation du riz. C’est dire que nous devons opter pour une autosuffisance dans tous les domaines.SEPT AFRIQUE GROUPE / MAG HEBDO

Le Sutelec sur le contrat Akilee: «Cet acte répugnant n’est rien d’autre qu’un délit d’initié»

https://www.lequotidien.sn/-La tension ne baisse pas, car le contrat Akilee-Senelec fait encore couler beaucoup d’encre. Au lendemain de la sortie-soutien du Club des investisseurs sénégalais (Cis), les agents de la Senelec semblent être dopés par un nouvel engagement pour défendre leur «entreprise». Et les mots choisis par le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité montrent que la bataille est loin d’être conjuguée au passé : «Le hold-up ne passera pas.» D’après le syndicat, «la criminalité financière constitue de nos jours l’une des principales menaces qui pèsent sur la sécurité dans les transactions économiques et sur le système de valeurs qui sert de références à nos modèles de gouvernance d’entreprise». Il exprime «ses vives préoccupations par rapport au contrat signé entre Senelec et la start-up Akilee en pleine campagne électorale» et lie ses inquiétudes à «la bataille médiatique d’intoxication à coups de millions pour faire avaler cette pilule amère à l’opinion nationale au nom d’un soi-disant patriotisme économique». «De quoi Akilee a peur au point de perdre son sang-froid», s’interroge le syndicat qui parle d’«Akileegate», tout en rappelant que l’actuel Dg de l’entreprise «était membre du cabinet Pmc en charge d’un audit à la Senelec», qui a eu «accès aux données confidentielles de la société dont il avait la charge de diagnostiquer les dysfonctionnements» avant qu’il ne démissionne de son poste pour créer Akilee Sa et de signer «un contrat d’une bagatelle de 187 milliards F Cfa» avec la Senelec. «Cet acte répugnant n’est rien d’autre qu’un délit d’initié», affirme le Sutelec, rappelant qu’Akilee «est sponsorisée par des intermédiaires n’hésitant pas un seul instant à faire entrave à la réglementation pour une prise de contrôle d’un des secteurs vitaux de notre économie». «Ce contrat entre Akilee et Senelec viole de la façon la plus honteuse la réglementation en matière de passation de marchés». In fine, le syndicat «exige des autorités étatiques la rupture purement et simplement de ce contrat et de ne céder à aucun lobby, car il y va de notre souveraineté et demande à tous les travailleurs, sans distinction, de rester vigilants et de se tenir prêts pour défendre leur outil de travail»

DES MOTS SUR DES MAUX–Délits d’initiés, entente illicite, politicailleries,règlements de comptes dans le marigot  PAR CALAME

http://www.sudonline.sn/La guéguerre au sommet de l’Etat ayant pour théâtre d’opérations le secteur de l’Energie dont une partie se livre sur le champ de  bataille de Senelec, vient de prendre une tournure inattendue en impactant de plein fouet le Club des Investisseurs Sénégalais (CIS), dernière-née des organisations patronales du pays
La pomme de discorde, cette fois, pourrait être de celle qui fit sortir les ancêtres de l’humanité, Adam et Ève, du paradis, ce qui nous a valu notre errance sur terre, dans cette vallée des larmes où nous    nous sommes retrouvés pour expier ce péché originel. Satan a revêtu les  habits  d’un communiqué faisant état d’une motion  de soutien à Akilee «pour un secteur privé  national fort», égrenant mille et une raisons de défendre, bec et ongles, cette «start up», innovante, expression remarquable (mais non remarquée par certains!) d’un savoir-faire national de patriotes émérites, des «Sénégalais au profit des Sénégalais» Il n’en fallait pas plus, pour déclencher l’ire de certaines têtes d’affiche du Club, pointant du doigt les initiateurs de ce soutien «malvenu», décrété à l’insu de la grande majorité des membres de l’organisation et en dehors de toute instance de délibération et de décision, balancé en primeur et sous forme de publicité payante à la presse.
Les sociétaires du Club n’en recevront notification que tard dans la soirée, autour de minuit, heure de crime par excellence, c’est-à-dire, les éditions des quotidiens ciblés bouclées, les contenus des sites en ligne actualisés, rendant ainsi la manœuvre irrattrapable par d’éventuelles contestations. Une démarche sournoise et cachotière, marquée au coin par la perfidie, s’insurgent certains membres du Club, l’invective à la bouche. Voilà en substance les griefs articulés par les contempteurs de ce qui est perçu comme un véritable putsch, un coup de Jarnac, déloyal, asséné par traîtrise, par une  coterie ayant monté une véritable cabale contre les valeurs, principes et objectifs auxquels ils ont librement souscrits.
Une telle instrumentalisation du Club a effarouché des capitaines d’industrie mais aussi des locomotives du secteur des services, qui ont décidé de réagir à la hauteur de ce qu’ils considèrent comme un affront et une trahison. Une guerre ouverte oppose désormais les deux camps aux positions et positionnements irréductibles que la réunion en catastrophe du conseil d’administration du Club, hier, en début d’après-midi, n’a pu réconcilier. Akilee n’est certainement pas tombé du ciel par une incroyable opération du Saint Esprit.
La société ne correspond pas non plus à la définition d’une start up, c’est-à-dire une jeune pousse innovante, une entreprise en démarrage. Ce serait plutôt dès le départ,  le fruit d’une entente entre initiés, entre des consultants et leur client, qui ont décidé de s’accoupler pour procréer et externaliser une activité hautement  rentable, recommandée par le prestataire. Seulement, l’activité se résume à celle d’un comptoir commercial pour la vente, sans bourse délier, de compteurs, à Senelec, donc aux contribuables condamnés à une double peine.
En effet, ceux-ci vont s’acquitter du règlement de factures exorbitantes, mais devront en plus, supporter à travers leurs impôts et taxes, les subventions faramineuses octroyées à Senelec par l’État du Sénégal qui, rien que pour l’année 2019 (année électorale) a crevé le plafond, atteignant les 200 milliards de francs Cfa. Akilee, société ad hoc est ainsi bénéficiaire unique d’un marché de 218 milliards de francs Cfa, auprès d’un client unique, n’ayant innové, inventé ou fabriqué autre chose que l’ingénierie financière sur fond d’entente illicite. Cela, tout cela, était connu, validé par l’Etat du Sénégal. Alors, qu’est-ce qui s’est passé pour qu’aujourd’hui, cette société soit la cible de toutes sortes d’attaques y compris celles provenant de l’actuelle direction générale de Senelec, de cadres et de syndicalistes, qui ont observé une omerta, une loi du silence complice ou alors coupable ?
Dans certains milieux de la galaxie des affaires, il se susurre qu’une question de commissions ou de retro commissions, (on parle de 10% du montant total du marché, c’est-à-dire quelque 18 milliards de francs Cfa) distraites par certains protagonistes aurait allumé la mèche de cette véritable bombe à fragmentation. L’entente cordiale aurait volé en éclats lors de cette distraction-soustraction. Circonstances aggravantes, les ambitions prêtées au ministre de tutelle de Senelec, ancien directeur général de la boîte, de se constituer une cagnotte et une clientèle politique en vue de «candidater» en 2024, pour succéder à son actuel patron à la présidence de la République, objet de tant de convoitises et d’intrigues de palais.
Le nouveau directeur de Senelec, dont la nomination aurait été fortement appuyée par son ancien et toujours patron devenu son ministre de tutelle, a réclamé un audit de la boîte, dès après sa prise de fonction. Il en aurait été dissuadé par les autorités supérieures, préférant sans doute éluder leurs responsabilités, recourir à des méthodes moins flagrantes, plus pernicieuses pour détricoter la toile de son ancien mentor et venir à bout de ses prétentions. Quant au Club des Investisseurs Sénégalais, le ver est dans le fruit depuis toujours, dès sa naissance, porté sur les fonts baptismaux sur la base de calculs de coûts, d’opportunité, de raisonnement à la marge, par des initiateurs dont certains ont pu donner le change en présentant des gages de respectabilité et de réputation, en définitive surfaites.
C’est ainsi que le Club a réussi à fédérer aux côtés d’authentiques champions, qui se comptent malheureusement sur les doigts de la main, une armée mexicaine de courtiers de haut vol, de  compradores, fondés de pouvoir, sous-traitants, représentants franchisés de firmes étrangères, commerçants enrichis par la grâce des échanges avec les multinationales et tout le toutim. La solidarité n’est pas le propre, encore moins le fort de nos hommes d’affaires. Ils ne tendent pas la main à plus petits, pour les aider à grandir, en dehors de la famille, font rarement travailler les autres, donnent rarement leurs chances aux méritants, à moins que « fils ou fille de», ne soit leur sésame, à charge de revanche pour la reproduction à l’identique, de ce modèle social inégalitaire. Idem pour les membres de ces organisations patronales qui, comme les responsables de la compagnie aérienne sous-régionale «Transair» n’a même pas pu bénéficier d’un début de soutien, bien que adhérents du Club des Investisseurs Sénégalais. Cet état d’esprit n’est pas propre au CIS. Cependant, dans cette crise qui secoue l’organisation, celleci pourrait connaître une cascade de démissions dont celles de poids lourds symboliques de l’entreprise nationale. Déjà feu Ameth Amar avait pris ses distances, en fédérant les industriels nationaux dans une organisation distincte du CIS. Pourquoi jeter le bébé Akilee avec l’eau du bain ?
Le Chef de l’Etat peut tout à fait mettre l’actionnariat d’Akilee et les apporteurs d’affaires prospectifs autour d’une table, dans une nouvelle configuration qui préserverait ce qui doit l’être, tout en faisant la place aux « nouveaux » arrivants, à leurs partenaires, pour des dividendes à partager, avec à la clef, le maintien de l’emploi, la révision à la hausse de la part de l’Etat, et in fine la réduction des pertes de Senelec et des factures des consommateurs ?
L’arbitrage n’a pas besoin d’être sanglant, gagnant/perdant, ni exposer à des réparations onéreuses, comme on ne devrait plus procéder avec les vieilles méthodes et le principe éculé du « business as usual ». Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, n’est-ce-pas ? Ne dit-on pas qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ? Dans le paysage des affaires, la place était -et toujours – solidement tenu par les indéboulonnables, le Conseil National du Patronat (CNP), la Confédération Nationale des Entreprises du Sénégal (CNES) et dans une moindre mesure, les dissidences de l’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (UNACOIS).
Face à ces regroupements patronaux, des centrales syndicales tout aussi tentaculaires et sociophages tiennent la dragée haute à la fois au pouvoir et au patronat, devenant ainsi des interfaces concupiscentes sous la férule de bonzes indétrônables. Tout ce beau monde a fini par constituer une sorte de caste abonnée aux prébendes, aux échanges de «bons» procédés sous le sceau de civilités conniventes. Cet aggiornamento, véritable compromis pour contenir et au besoin circonvenir d’éventuelles «guerres des chefs»  rend tout son sens à la caporalisation par cooptation des instances des institutions sociales (IPRES), Caisse de Sécurité Sociale et autres Conseils d’administration, avec une pratique devenant  courante, abusive de cumuls de fonctions dont tout le monde semble s’accommoder.
Aux réfractaires et récalcitrants ou nouveaux venus, durablement exclus des agapes, il ne reste que l’arme de la dissidence, qui reproduit le même schéma organisationnel, pour s’inviter à la curée avec des dirigeants au profil et aux pratiques identiques à ceux de leurs chefs contestés, en s’affublant de marqueurs «force du changement, rénovation…», on ne peut plus distractifs. Et l’Etat dans tout cela? Il scrute, décode, décortique avec l’appui de ses services de renseignements et de ses agents  «doubles ou retournés», qui grouillent dans toutes les sphères de la vie publique et privée, dans l’espace national et ailleurs. Il joue les uns contre les autres et en fin de compte avec tout le monde, au gré des intérêts des personnes et groupes dominants, des accointances lucratives et, au gré des circonstances, des combinaisons politico-affairistes pouvant lui être utiles.
L’Etat est toujours à la manœuvre, de sa propre initiative ou en trouvant le moyen de tirer parti d’une situation trouble qu’il ne manque pas d’exacerber afin d’imposer un groupe, une orientation et des choix conformes à la préservation des intérêts du clan dominant ou à l’introduction de nouveaux «clients» avec de nouvelles procédures, quitte à donner quelques sucettes à certains parmi les déchus et les déçus, histoire de les amener à lâcher leurs homologues tout en restant dans le navire. Toutes ces différentes institutions, organisations dont certaines tripartites regroupant État, employeurs et employés, sont tributaires de la puissance publique et leurs membres des visas, autorisations, mais surtout, pour nos hommes et femmes d’affaires de la commande publique et des réglages dictés par l’Etat.
Dès lors, ce qui se joue relève de la capacité des uns et des autres à entrer et à se maintenir dans les bonnes grâces du détenteur du pouvoir suprême, allant jusqu’à se faire adouber par la parentèle et de notoires adeptes du trafic d’influence, la fin justifiant les moyens y  compris les plus corrosifs pour la dignité et l’amour propre. Dans cet imbroglio politico-affairiste, les bisbilles au sein du Club des Investisseurs Sénégalais ne devraient pas faire illusion, en masquant la réalité des problèmes de gouvernance d’entreprise et du jeu des différents acteurs étatiques comme privés, impliquant politiciens, affairistes, marabouts et leurs « partenaires  » étrangers. Si Akilee tombe, d’autres Sénégalais tout aussi initiés et susceptibles d’ententes illicites investiront la place dans une nouvelle (?) configuration incluant les mêmes qui dans le passé, ont vécu sur la bête. Si d’aventure, il est décidé de procéder à l’audit de Senelec, il devrait couvrir toute la période allant de la première alternance sous Wade, après l’annulation de la cession de la société à la canadienne Hydro Québec et au dédommagement consécutif à la renationalisation de la boîte. Les dirigeants qui se sont succédé à la tête de la boite, ont fait exploser les compteurs des avantages en numéraires et en nature de toutes les catégories socio-professionnelles, syndicales, avec des taux d’encadrement et de rémunération, le recours aux sous-traitants défiant toute logique managériale.
Senelec, comme avant avant hier l’Office National de Commercialisation et de Développement (ONCAD), la Régie des Chemins de Fer, les Industries Chimiques du Sénégal ou encore la Société Nationale de Commercialisation des Semences (SONACOS), ont été la proie d’un « tong-tong », un dépeçage systématique et continu, enjambant les différents régimes qui se sont alternés dans notre pays, ces soixante dernières années.
La maîtrise de notre économie nationale a déserté l’agenda politique, depuis la mise en échec du président Mamadou Dia et la mise sous l’éteignoir du projet avorté d’une politique autocentrée et ouverte au monde, sur la base d’une coopération équilibrée des intérêts mutuellement bénéfiques de nos peuples

Idiovisuel,la chronique média de Nettali.com Polémiques ramadanesques!

NETTALI.COM – En cette période de Ramadan, les médias, même s’ils traitent l’actualité du Covid 19, ne négligent point la religion qui a fini de bousculer la programmation télé. Un phénomène qui s’est généralisé depuis trois à quatre années maintenant. L’émission « Quartier Général » de la Tfm connait un certain succès obligeant la concurrence à suivre la même voie. Walf Tv a ainsi ressuscité son émission « Grand soir ». Quant à la Sen Tv, elle a lancé son “Grand plateau”.
Si le « Grand soir » de Walf Tv fait encore la part belle aux débats d’actualités politiques notamment, Tfm, Sen TV ont trouvé un créneau en ces temps de Ramadan. La religion prend le pouvoir sur les deux chaînes et fait office de divertissement.
Seulement, il y a le revers de la médaille. L’alternance imposée par ses deux en devient même malsain. “Quartier général” et “Grand plateau” ont ainsi dépassé le cadre d’une compétition entre deux chaînes de télévision en mettant chaque soir en compétition, les guides religieux musulmans du Sénégal. La complicité des conférenciers joue ainsi à plein régime car ceux-ci viennent “vendre” leurs favoris. A longueur d’émissions, chacun chante les louanges de son guide et ne rate aucune occasion d’égratigner les autres. Aujourd’hui, c’est Seydi El Hadji Malick Sy et un autre jour, c’est Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, El hadji Ibrahima Niasse, Mame Limamoulaye ou encore Mame Cheikh Ibrahima Fall.
Sentant l’effet buzz, les télés font tout pour encourager la compétition. Et cela se passe parfois au sein même d’une même communauté. C’est ainsi qu’au moment où Gana Mésséré est sur la Tfm le samedi pour parler de Serigne Touba, la Sen Tv met sur orbite Serigne Mbaye Gueye Sylla pour parler de Mame Thierno Birahim Mbacké. Pis, une vraie bataille se mène sur les réseaux sociaux. Chacun essayant de faire le maximum de partages. Histoire de rallier le maximum de téléspectateurs pour sa chaîne préférée. Une vraie hypocrisie selon certains qui rappelle que les Abdoulaye Diop Bichiri, Gana Mésséré, Serigne Mbaye Gueye… racontent les mêmes histoires tous les jours sur des chaînes dédiées comme Lamp Fall Tv, Touba Tv sans que les mourides des réseaux sociaux n’en fassent un tel tollé.
Et le plus dangereux dans cette compétition voulue par les chaînes de télévision, c’est qu’elle met en péril le vivre ensemble entre confréries du Sénégal. En effet, après chaque émission, il se passe comme un débriefing sur les réseaux sociaux. Un débriefing fait d’insultes et d’injures contre les guides religieux qui n’ont rien demandé et qui n’ont jamais été dans ce genre de compétition.
Ayant sans doute compris le danger qui menace, de plus en plus de voix se font entendre pour recadrer les conférenciers et rappeler à l’ordre les talibés des réseaux sociaux. Pour certains, il faut retourner à l’orthodoxie et choisir le plateau qui sied pour parler de Bamba, Maodo, Baye… “Comment peut-on choisir de parler de nos guides dans des émissions présentées par des animateurs de mbalax où des jeunes filles qui ne respectent rien des enseignements des fondateurs des confréries et ne pas s’exposer à la polémique ? “, s’interrogent certains.

Akilee, toujours acculée !

Alors qu’on s’enfonce dans le Covid-19 avec la centaine de cas avancée presque tous les jours, l’affaire Akilee-Senelec nous suit, telle une ombre. Elle a pris une nouvelle tournure médiatique depuis la semaine dernière. Le Club des Investisseurs du Sénégal (CIS) est sorti de sa réserve pour servir une « motion de soutien pour un secteur privé fort ». Un soutien apporté à un de ses membres en l’occurrence Akilee, la start-up sénégalaise. Réponse du berger à la bergère, Senelec ne mettra pas de temps pour arroser les quotidiens de la place, de publicités, le lendemain, samedi 16 mai. Annonces commerciales dans lesquelles, elle se plaint de n’avoir pas été consultée par le Cis pour donner sa version de l’histoire.
Sauf qu’en fait de version, le Directeur Général M. Bitèye avait déjà déclaré sur le plateau de I-TV face à Mahmoudou Ibra Kane, qu’Akilee ne pose pas de problème ; et qu’en tant membre du Conseil d’Administration (de par son poste de Secrétaire permanent à l’Energie où Maimouna Ndoye Seck l’avait nommé depuis 2013), il a suivi le processus de bout en bout. Qu’ajouter de plus  ? Pour lui rafraîchir la mémoire et lui rappeler sa prise de position publique, un extrait de la vidéo de l’interview où il faisait cette déclaration avait circulé sur les réseaux sociaux.
« Le Quotidien », journal de Madiambal Diagne également membre du Cis, volera au secours de Senelec, samedi 16 mai pour informer que le soutien du Cis s’est fait au nez et à la barbe de certains de ses membres. Ce lundi 18 mai, Senelec est repartie à l’offensive dans d’autres journaux où un titre partagé évoque le  “recadrage” du Club des investisseurs.

Un soutien à Akilee de la part du Cis qui n’a en tout cas pas plu à Senelec qui semble relever un manque d’unanimité.

Une situation qui appelle toutefois un commentaire. L’unanimité est certainement idéal dans le cadre d’une assemblée, mais pas forcément obligatoire dès qu’une majorité se dégage. C’est d’ailleurs un fait assez rare dans les assemblées. Soutenir une entreprise membre d’un club des investisseurs, quoi de plus naturel et de plus normal ? De plus, pour un tel club dont le fondement est la mise en commun des moyens, synonyme de renforcement mutuel, avec entre autres objectifs d’investir dans des projets d’envergure, n’est-ce pas la raison d’être du Cis ? Sa naissance est liée à n’en pas douter, à un contexte sénégalais où la quasi-totalité des chantiers d’envergure et des marchés est attribuée à des entreprises étrangères.
Les membres du CIS, vus leur expérience et trajectoires, savent bien lire les événements et les décrypter. De plus, ils ne sont pas aussi suicidaires au point de suivre aveuglément un de leurs membres aux arguments farfelus et à la compétence improbable, dans une aventure sans lendemain. Sont-ils à ce point si peu exigeants pour intégrer en leur sein, du menu fretin voire un membre sans envergue ? En fait d’envergure d’ailleurs le communiqué du Club des investisseurs en question, relève fortement cet aspect puisqu’il mentionne que « les solutions proposées par Akilee à la Sénélec sont novatrices et originales. C’est une offre à la pointe de l’intelligence artificielle qui s’appuie sur des innovations numériques appliquées au domaine de l’énergie. Akilee est à l’avant-garde ». Le document ajoute d’ailleurs que « les solutions proposées par Akilee font déjà leur preuve au niveau de la Sénélec, avec une forte résonnance à l’extérieur. Dans la sous-région et au-delà, elles sont évaluées, adoubées, prisées et en phase d’être adoptées. C’est une ouverture et une publicité inespérées pour le Sénégal et son secteur privé. Une opportunité de mettre sur orbite le génie sénégalais qui innove et qui exporte. » Pour le CIS « le choix d’Akilee interpelle par son patriotisme économique. La Sénélec avait à sa disposition des offres intéressantes dont une seule pouvait se prévaloir de la nationalité sénégalaise. A compétences égales avérées, le CIS se réjouit que ce soit l’entreprise sénégalaise qui ait été choisie. »

Et Maître Djibril War s’invita dans le débat 

Me War, Président de la commission des lois à l’Assemblée nationale et administrateur judiciaire de profession, s’est invité dans le débat sur la 2 STV, ce samedi 16 mai. Il a ainsi appelé les parties prenantes à la raison. Aussi, a-t-il prodigué des conseils au Directeur Général de Senelec M. Bitèye, rappelant que celui-ci siégeait au Conseil d’administration de la société d’électricité et avait béni le projet, au moment de la signature. Il a cru d’ailleurs savoir que le fait que Senelec soit actionnaire d’Akilee ne constitue pas un scandale, à la lumière des textes communautaires ratifiés par le Sénégal. Raison pour laquelle, il a alerté sur des risques de concurrence loyale, de nature à nuire aux intérêts du Sénégal, si toutefois toutes ces manœuvres ne visent qu’à faire la part belle à une entreprise étrangère (l’Israélien Powercom). Me War a toutefois mis en garde l’actuel directeur général contre ceux qui cherchent à brouiller ses relations avec Makhtar Cissé, pour nuire à l’action politique du président Macky Sall.
Dans un scénario très comique, Me War connu pour son franc parler et très au fait des intrigues politiques pour lesquels, il semble sentir le parfum, a quelque peu caricaturé d’éventuels propos de comploteurs tapis dans l’ombre qui encenseraient Bitèye : « le président te suit. Il a remarqué ton action, il apprécie ce que tu fais, continue, tu tiens le bon bout. Tu peux être ministre ». C’est à mourir de rire. Il imaginait bien le genre de propos que ceux-là pourraient agiter. Il a surtout retracé le parcours du patron d’Akilee, évoquant la volonté affichée du chef de l’Etat de promouvoir une classe d’entrepreneurs sénégalaise et trouve injuste ce procès en sorcellerie contre le patron de la start-up, Amadou Ly qui a renoncé à un salaire en or à Electricité de France (Edf), pour venir répondre à l’appel de la patrie.

Pour le début, l’homme de l’art, administrateur judiciaire, la conclusion est sans appel. Le contrat est tout simplement nickel.

Mais au-delà, l’affaire Akilee aurait dû ne pas atterrir dans les médias, si la seule motivation était de renégocier un contrat. Un contrat ne saurait en aucun cas réduire ses signataires en esclavage. C’est la loi des parties. Donc libre à elles de trouver une solution amiable voire d’aller au contentieux avec les risques que cela peut comporter pour chacune des parties.
Senelec concentre au fond les tares de toutes les boites publiques où les jeux d’intérêt sont en présence. La propension est bien forte de brandir l’argument de détention de toutes les compétences en interne, alors que des sociétés de prestation font une certaine partie du travail de Senelec. Les pertes par vols d’électricité et techniques de courant que traque Akilee existent depuis toujours dans cette boite et figurent dans presque tous ses rapports. Ce n’est donc pas avec l’arrivée d’Amadou Ly, dans un contexte où Pape Dieng était Directeur général, qu’elles ont été identifiées. Qu’on ne s’y trompe point. Connaître un problème sans le résoudre, est assimilable à une forme d’incompétence. De plus, l’argument selon lequel Senelec peut commander ses propres compteurs, ne saurait prospérer, ce d’autant plus que Souleymane Souaré du syndicat Satel a expliqué au cours d’une interview que Senelec a toujours connu des problèmes d’approvisionnement au point, qu’à la fin de l’exclusivité de Simelec de 10 ans (et dans laquelle Senelec détient 34%), c’est le système des appels d’offres qui a prévalu avec des délais intenables, jusqu’à l’arrivée d’Akilee dont les compteurs ne sont en réalité que des accessoires dans son activité d’efficacité énergétique.
D’ailleurs à titre de comparaison, l’on a appris qu’avec les appels d’offres, Senelec payait 30% à la commande et 70% à la livraison ; avec Akilee, suivant la vague de commandes, ce sont 15% d’acompte à verser à la commande et 85%, quatre (4) années après la livraison. De quoi se frotter les mains en termes de gain de trésorerie sur les 10 ans d’exclusivité qui reviennent finalement à 14 ans. Une trésorerie que d’ailleurs Senelec n’a jamais vraiment détenue.
La question est désormais de savoir le signal que l’on cherche à donner à l’affaire en continuant à la traiter dans la rue ? Cherche-ton à dévaloriser la signature de Senelec ? L’image de Senelec et la confiance qui est à placer en cette boîte, compte-telle si peu ? Ceux qui sont aux commandes, pensent-ils encore à la pérennité de l’entreprise ? Ou veulent-ils juste se soucier de leur gestion en oubliant que l’entreprise a un avenir lié à la vie des Sénégalais ? Il faut en effet savoir raison garder et ne pas s’inscrire dans une logique de dilatoire qui bloquerait toutes les issues de négociations, si telle est la volonté réelle. Il y a des situations d’orgueil ou des egos démesurés qui ne peuvent conduire qu’à la catastrophe. Imaginez une seconde le contentieux et ses éventuelles conséquences.
M. Bitèye est en principe un homme raisonnable. Il doit surtout rester fidèle à ses déclarations d’avant et inviter Akilee à la table de négociations, soumettre ses prétentions les plus raisonnables et les plus sérieuses, si tant est qu’il est mu par une volonté sincère de négocier pour l’intérêt de la boîte mais aussi pour la sauvegarde de l’intérêt d’Akile dans laquelle il possède 34%.
Avoir eu Sonatel comme 1er client n’est pas rien. Avoir Orabank, Société Générale, Auchan, Sedima, Port autonome de Dakar, Bolloré, EDK, Simpa, et plein d’autres industriels, soient près de 800 clients au total, dans un débat où le manque d’expérience d’Akilee semble être brandi pour tenter de disqualifier la boite sénégalaise, est tout simplement un manque de sérieux. Senelec au-delà de ses intérêts, récolte 34% des résultats de la start up dans un contexte où celle-ci va s’exporter. La preuve par la Sonatel qui contrôle des sociétés de téléphonie dans la sous-région. Il faut savoir parfois viser loin et bouger avec son temps. Le management, c’est aussi cela. De la prospective.
Les invectives par voie de presse ont assez duré. Il est grand temps de passer par les voies offertes par les clauses juridictionnelles du contrat en cas d’insatisfaction de l’une des parties, s’il est impossible de trouver une solution à l’amiable.
Toute autre attitude cache des préoccupations inavouées ne relevant pas du contrat en question.

Me War sur 2 STV– «Le contrat Akilee est nickel»

NETTALI.COM – L’affaire Akilee bat toujours le rythme de l’actualité. C’est un éminent personnage du groupe parlementaire Benno bok yakaar qui entre dans la danse. Me Djibril War, en l’occurrence, pose des questions légitimes qui semblent établir qu’il s’agit d’un faux-scandale.
Invité de l’émission « C A DIRE », ce samedi 16 mai sur la 2S Tv Le député et non moins administrateur judiciaire, a rappelé que l’actuel directeur général, Papa Mademba Bitèye qui siégeait au Conseil d’administration de la société d’électricité, avait bel et béni le projet, au moment de sa signature.
Aussi, croit-il savoir que le fait que Senelec soit actionnaire de Akilee ne constitue pas un scandale, à la lumière des textes communautaires ratifiés par le Sénégal. Raison pour laquelle, il alerte sur des risques de concurrence loyale, de nature à préjudice aux intérêts du Sénégal, si toutefois toutes ces manœuvres ne visent qu’à faire la part belle à une entreprise étrangère (l’Israélien Powercom).  D’autant plus que mentionne-t-il, grâce au travail « remarquable » accompli par l’ex-directeur général et son équipe, les Etats-Unis ont décidé d’injecter 300 milliards de F Cfa pour soutenir le secteur de l’Energie.
De plus, il met en garde  Bitèye, l’actuel directeur général qu’il appelle « son neveu », contre ceux qui cherchent à brouiller ses relations avec Makhtar Cissé, pour nuire à l’action politique du président Macky Sall.
Last but not least, Me War, qui évoque la volonté affichée du chef de l’Etat de promouvoir une classe d’entrepreneurs sénégalaise, trouve injuste ce procès en sorcellerie contre le patron de la start-up, Amadou Ly, qui a renoncé à un salaire en or à Electricité de France (Edf), pour venir répondre à l’appel de la patrie.
Pour le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, le contrat Akilee est tout simplement nickel

Contrat SENELEC–AKILEE: Mademba Sock, Main Armée Du DG De Senelec

https://www.xibaaru.sn/Des non-dits, il en existe assurément autour de toute une campagne menée autour du contrat signé entre SENELEC et AKILEE. Un contrat signé, il y a un peu plus d’un an. Comme par enchantement, alors qu’il était applaudi à l’époque, après sa signature, ce contrat est mis subitement au-devant de la scène, rivalisant même la vedette au coronavirus sur le plan médiatique. Pourquoi donc, tout un tintamarre fait autour d’un contrat que certains exhument aujourd’hui, alors que les regards au Sénégal se tournent ailleurs ?
Apparemment, il existe tout un plan orchestré pour se payer la tête de Mouhamadou Makhtar Cissé. « Quand, on veut tuer son chien, on l’accuse de rage ». Et, c’est tout le drame d’un film monté en ce moment dans le cadre d’une campagne visant à discréditer tous les efforts menés par un homme qui a réussi à remettre sur les rails, les finances de la SENELEC et à faire rompre le Sénégal des affres et des cauchemars des délestages, grâce à la confiance placée en lui par le Chef de ‘Etat qui l’a beaucoup soutenu dans son entreprise.
Seulement, des esprits tordus, grands spécialistes de la « complotite » pensent que c’est le moment pour mener toute une campagne visant l’actuel ministre du Pétrole et des Energies Mouhamadou Makhtar Cissé. Son seul délit est d’avoir réussi à redresser les finances de la SENELEC. Il est vrai qu’en quittant la tête de la direction générale de la SENELEC pour occuper son poste actuel de ministre du Pétrole et des Energies, MMC laisse un héritage lourd à porter. Des successeurs qui, pour justifier leurs échecs actuels dont le plus notoire, et qui a fait l’objet de vastes mobilisations au sein de la population, est la hausse des prix de l’électricité. Pendant, toute ce combat mené contre la hausse des prix de l’électricité, où se trouvaient les plus grands souteneurs actuels du directeur général de la SENELEC Pape Mademba Bitèye, à l’instar de Mademba Sock ?

Une affaire de Mademba

A travers le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) qu’il contrôle toujours, même s’il n’est plus dans les papiers et ayant perdu toute la légitimité, le secrétaire général, Mademba Sock est l’homme qui continue à placer ses pions.
Mademba Sock n’est plus à la SENELEC. Mieux, actuel Président du Conseil d’administration de l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (ASER), et qui assure au nom d’une rotation, soit celui de la Caisse de sécurité sociale (CSS), soit celui de l’Institution de prévoyance des retraites du Sénégal (IPRES), tout en étant membre du Conseil économique et social, Mademba Sock est de l’autre côté de la barrière, c’est-à-dire du patronat, et ne peut plus prétendre défendre les intérêts des travailleurs. Mademba Sock a des préoccupations, maintenant situées ailleurs.
Mamadou Massaly réputé pour ne pas avoir la langue dans la poche révèle au cours d’une émission sur Walf TV que toutes les deux épouses de Mademba Sock sont embauchées à la SENELEC. Que faut-il attendre donc d’un homme comme Mademba Sock pour se mettre à défendre les intérêts des travailleurs ? Tout teigneux syndicaliste qu’il était à l’époque, Mademba Sock a mis de l’eau dans son moulin, et s’est dangereusement embourgeoisé.
Mademba Sock se sent obligé aujourd’hui d’être le bras armé de son homonyme Bitèye, directeur général de la SENELEC pour mener toute une campagne de déstabilisation contre le ministre du Pétrole et des Energies. Une affaire toute de Mademba ! Curieusement comme le communiqué signé par la direction générale de la SENELEC, celui du SUTELEC ne veut entendre parler dans cette histoire de contrat entre la SENELEC et AKILEE, de patriotisme économique. Parce que tout simplement, on cherche à casser un contrat, pour ensuite le céder à une entreprise étrangère.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 18/05/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Un hymne des enseignants contre le coronavirus

Décidément le coronavirus et le confinement donnent des idées et réveillent des muses ensommeillées. Des enseignants enthousiastes sans doute à l’idée de la reprise des cours le 2 juin prochain ont écrit un hymne. Un texte aux airs de l’hymne pour l’Afrique de Me Wade qu’ils déclament en chœur, et qui appelle à la reprise des cours et aux respects des gestes barrières pour barrer la route au coronavirus dans les écoles.

Mame Boye Diao appuie les populations du Fouladou

Le Directeur des Domaines vole au secours des populations de Kolda. Mame Boye Diao a apporté un lot de vivres, une enveloppe d’argent et des équipements aux couches défavorisées du département de Kolda. Il n’a pas attendu la distribution de l’aide alimentaire d’urgence de l’Etat du Sénégal destinée aux ménages vulnérables. C’est au total 150 tonnes de riz, 10 tonnes de sucre, 5 000 litres d’huile, 1.5 million par comité départemental soit 4,5 millions et 2,5 millions pour le comité régional, plus des masques, des gels et des thermoflashs que le directeur des domaines a octroyés, en plus de la réhabilitation du mur de clôture de la partie Est du centre hospitalier régional de Kolda.

Fatick chope le virus

La commune de Fatick a enregistré son premier cas de Coronavirus, hier (dimanche 17 mai). Il s’agit d’un homme âgé de cinquante-cinq ans et domicilié au quartier Ndiaye-Ndiaye. Conducteur de taxi clando il a été testé positif après qu’il a été interné, vendredi dernier, à l’hôpital régional de Fatick. C’est hier dimanche que les résultats ont été connus.

Linguère aussi

La psychose s’est emparée de Linguère après l’annonce du premier cas de covid-19 issu de la transmission communautaire. Jusqu’ici épargnée, cette partie du Djolof fait désormais partie des départements touchés par la pandémie du coronavirus. La personne infectée est une dame officiant à la réception de l’hôpital Maguette Lo de Linguère. Pour le préfet Mbassa Sène, tous les «contacts de la caissière vont être identifiés et mis en quarantaine».

Conseil départemental de Thiès et COVID-19

Le Conseil Départemental de Thiès est sur deux fronts, en ce qui concerne la lutte contre le coronavirus. Il s’agit de la prévention et de l’atténuation des effets socio-économiques. Ainsi, pour la réouverture des écoles prévue le 2 juin, le Conseil départemental a prévu de désinsectiser et de désinfecter l’ensemble des collèges et lycées du département de Thiès. En plus de cela, il compte mettre à la disposition de chaque élève et de chaque enseignant deux masques au moins. Selon le premier vice-président Yankhoba Diattara, un dispositif de lavage des mains sera également positionné au niveau de tous les établissements. S’agissant de la résilience des effets économiques, l’institution départementale a remis 5 tonnes de riz à la commune de Diender fortement touchée par le coronavirus, notamment le village de Thor où plus de 500 personnes ont été impactées. Les 2 tonnes de riz sont destinées aux populations de Thor. Au-delà de cet appui, souligne Yankhoba Diattara, l’institution départementale va mener des actions de sensibilisation et mettre en œuvre des mesures d’accompagnement, surtout en direction des personnels de santé.

Relance du tourisme

Le plan de résilience et de relance du tourisme entre dans sa phase active. En effet, le ministre du Tourisme et des Transports aériens va présider aujourd’hui la cérémonie de remise de financements du crédit hôtelier aux entreprises de la chaîne de valeur touristique installées dans les quatorze régions du Sénégal. Selon le ministre Alioune Sarr, cette cérémonie consacre la mise en place effective par la Bnde des prêts accordés aux demandes approuvées par le comité de gestion du crédit, qui comprend les représentants de différents ministères, les associations du secteur privé, le Fongip et la Bnde.

Des Mareyeurs réclament le départ d’Abou Mbaye

Les mareyeurs impactés par le Train express régional(Ter) durcissent le ton contre le Directeur du Marché central au poisson (Mcp) de Pikine, Abou Mbaye à qui ils reprochent une gestion clanique. Il est sommé par les acteurs de la pêche, propriétaires de conteneurs, de partir pour avoir montré ses limites dans la prise en charge des problèmes du marché. Des problèmes qui ont pour noms : insalubrité, échec du projet d’aménagement d’un site pour les conteneurs chiffrés à 37 millions et la panne des chambres froides. Ces mareyeurs, par la voix de leurs délégués, en l’occurrence Mamadou Sow et Mohamed Sylla, réclament également l’audit de la gestion du marché et la mise en place d’un comité de gestion, l’arbitrage de l’Apix et du ministre de la Pêche sur le différend qui les oppose à Abou Mbaye. Nos tentatives de joindre le Directeur du marché sont restées vaines.

Réplique à Sonko

Le chef de service du commerce intérieur de Pikine, Khadim Ndiaye, par ailleurs responsable de l’Alliance Pour la République (Apr) à Touba, en veut au leader de Pastef, Ousmane Sonko. Selon lui, ce dernier entretient des contrevérités pour nuire ou discréditer le Président Macky Sall. A l’en croire, Sonko parle comme s’il était le seul qui connaît l’administration. Pour M. Ndiaye, le leader de Pastef, Sonko, est un opposant en mal de popularité qui n’a que l’injure à la bouche. Pour ce qui est de la gestion de la pandémie du Covid-19, Khadim Ndiaye pense que le Président Macky Sall a pris bonne note des doléances des Sénégalais avec les mesures d’assouplissement. Khadim Ndiaye prend le contre-pied de ceux qui défendent la thèse selon laquelle le chef de l’Etat aurait subi une pression

Un couple en quarantaine victime de vol

Les langues se délient au quartier Assane Gaye Sante Yalla de la Commune de Djidah Thiaroye Kaw. Pour cause, un cambriolage spectaculaire dont serait victime un couple testé négatif au Covid19 qui était confiné depuis une quinzaine de jours dans un hôtel de la place. Au retour, le couple Ba testé négatif a eu la surprise de constater que la chambre située au premier étage d’un immeuble R+1 avait été visitée par des voleurs qui ont emporté 535 mille francs. La dame Mame Betty aurait aussi perdu un million et des objets de valeur (chaînette, boucles d’oreille, un bracelet et bague en métal précieux) estimés à 100 mille francs et des habits traditionnels de luxe estimés à 207 mille francs. Le couple a déposé une plainte à la Police de Thiaroye.

Cri du coeur des photographes artisans

Faute de manifestations, baptêmes, mariages et évènements religieux, les photographes sont dans la dèche. Ils subissent de plein fouet l’impact du Covid-19. Certains d’entre eux qui avaient des studios de photos et laboratoires peinent aujourd’hui à s’acquitter de leurs locations et des salaires de leurs employés. Le secrétaire général du Syndicat national des photographes professionnels du Sénégal (Synpros) Cheikh Cissé alerte le Ministre Dame Diop et le Président


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