Revue de Presse du Mardi 12 Mai 2020

Unes de la presse du mardi Mai 2020
Unes de la presse du mardi Mai 2020
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Contreperformance du sous-secteur de la pêche au mois de mars

https://www.lejecos.com/-Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) , le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est contracté de 1,7%, en variation mensuelle, au mois de mars , en liaison avec la contreperformance du sous-secteur de la pêche (-5,0%). Sur la période, le sous-secteur de l’élevage s’est bonifié de 0,3%.
Sur un an, note la Dpee,  une croissance de 8,1% du primaire est notée, en mars 2020, à la faveur de la bonne tenue de la pêche (+37,8%).Oumar Nourou

Consolidation de l’activité économique interne au mois de mars

https://www.lejecos.com/-Au mois de mars 2020, l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est consolidée de 2,1%, en rythme mensuel indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) , tirée par le secondaire (+9,7%) et l’administration publique (+3,2%).
Pour leurs parts, le tertiaire et le primaire se sont respectivement contractés de 2,5% et 1,7%. Sur un an, un repli de 3,5% de l’activité économique est noté, en mars 2020, en liaison avec le tertiaire (-8,5%) et le secondaire (-1,9%).Oumar Nourou

Forte baisse du chiffre d’affaires des «Activités financières et d’Assurance» au mois de février

https://www.lejecos.com/-Le ralentissement de l’activité du secteur tertiaire, au mois de février 2020, s’est illustré par la régression de 8,0% du chiffre d’affaires des services en rythme mensuel selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Cette situation trouve son explication sous l’effet, des baisses de ceux des « Activités financières et d’Assurance » (-20,1%), des « Activités Immobilières » (-17,5%), des services de « Transport » (-12,7%), des « Activités de service et de soutien et de bureau » (-12,2%) et des « Activités Spécialisées, scientifiques et techniques » (-9,1%). Cette contreperformance est toutefois amoindrie par les hausses enregistrées dans les services d’« Enseignement » (+7,3%) et d’«Information et Communication» (+2,1%). S’agissant du chiffre d’affaires de l’activité de commerce, il s’est replié de 9,6%.Oumar Nourou

La FAO évoque les inquiétudes sur les conséquences alimentaires du Covid-19 en Afrique de l’Ouest

https://www.vivafrik.com/Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les inquiétudes pour l’alimentation et l’agriculture habituelles pour l’Afrique de l’Ouest se sont accentuées par la crise sanitaire actuelle engendrée par la propagation du coronavirus (Covid-19). Suffisant pour l’organisation onusienne par le biais de sa coordinatrice dans cette région d’alerter dans une communication officielle que « Le Covid-19 ne pouvait arriver à un pire moment pour les communautés vulnérables de l’Afrique de l’Ouest ».
Signalons que, dans les zones où la sécheresse et les pénuries alimentaires côtoient des situations d’insécurité, la crise sanitaire accentue les inquiétudes. C’est dans ce sens que la coordinatrice de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Coumba Sow, alerte sur la situation actuelle. « Il s’agit d’une région complexe qui est frappée à la fois par la faim chronique, l’insécurité, le changement climatique, la menace d’une épidémie de criquets pèlerins et, aujourd’hui, par la pandémie du Covid-19. Chaque année, les cinq pays parmi les dix qui se trouvent en bas de l’échelle de l’indice de développement de l’ONU sont des pays d’Afrique de l’Ouest ».
« Aujourd’hui nous sommes particulièrement inquiets face à la crise humanitaire dans le Sahel central, une région qui inclue le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Ici, environ quatre millions de personnes luttent déjà contre la faim extrême et leur nombre pourrait atteindre les 5,5 millions d’ici le mois d’août. Pour bien comprendre, il faut savoir qu’au Burkina Faso, plus de deux millions de personnes pourraient se trouver en situation de faim extrême d’ici le mois d’août, c’est-à-dire au pire moment de l’année, au début de la saison maigre lorsque la nourriture se fait plus rare. Ce chiffre a triplé par rapport à l’an dernier pour la même période », a ajouté la responsable régionale de l’organisation des Nations unies sur l’alimentation et l’agriculture.
En outre, Coumba Sow laisse entendre que sans une mobilisation rapide, 6 millions de personnes supplémentaires seront en situation de détresse alimentaire, pour un total de 17 millions de personnes cet été. « Selon le rapport sur les crises alimentaires mondiales, la hausse des actes de violences, les déplacements massifs, les perturbations enregistrées dans le commerce et l’agriculture et les conditions climatiques défavorables en Afrique de l’Ouest et au Sahel vont contribuer à aggraver la situation d’insécurité alimentaire aigüe dans plusieurs régions cette année. Le Covid-19 ne pouvait arriver à un pire moment pour les communautés vulnérables de l’Afrique de l’Ouest ».Moctar FICOU / VivAfrik

La Zone de libre-échange africaine contrariée par le Covid-19

https://www.lepoint.fr/afrique/-La mise en œuvre de la Zleca était prévue le 1er juillet 2020. Il n’en sera rien. La pandémie du nouveau coronavirus est passée par là.

La Zleca pourra véritablement aider à augmenter le commerce intrafricain. 

Selon plusieurs médias dont Reutersl’accord de libre-échange continental africain n’entrera pas en vigueur le 1er juillet 2020 comme prévu en raison de la pandémie mondiale de coronavirus. Soulignons que cet accord historique signé le 7 juillet 2019 devait démarrer en juillet 2020, après sa ratification par 54 des 55 pays africains. « La considération d’un report ne signifie pas qu’il n’y a plus de volonté politique et qu’il n’y a plus d’engagement politique », a déclaré Wamkele Mene, le secrétaire général de l’institution en charge de la mise en œuvre de la Zleca, dont il est prévu que le siège soit installé à Accra, au Ghana. Obstacle de taille : la fermeture complète des frontières par une trentaine de pays empêche le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine de faire avancer les pourparlers.

Des négociations à la traîne

La conséquence en est que les négociations sont retardées de deux mois et demi. Le secrétariat de la Zleca n’a toujours pas emménagé à Accra et son patron est coincé à Addis-Abeba avec ses cartons. Autre signe qui ne trompe pas, le report du sommet de l’UA qui devait se tenir en Afrique du Sud le 30 mai aux fins d’encourager les négociations commerciales sur les réductions tarifaires, les règles d’origine et les autres réglementations nécessaires. « Nous devons nous adapter à des conditions que personne n’aurait pu anticiper et nous devons donner la priorité aux gouvernements pour résoudre la crise de santé publique en priorité », a expliqué Wamkele.
Cela intervient alors que l’Afrique est à la traîne quant au commerce intracontinental. Celui-ci ne représente que 15 % du total, contre 58 % en Asie et plus de 70 % en Europe. Même sans l’interférence d’une pandémie, la conclusion d’un accord semblait difficile – malgré les progrès réalisés jusqu’à présent. Notamment sur les questions de droit de douane.

Des points importants à finaliser

L’accord oblige les États membres à supprimer les droits de douane de 90 % des marchandises échangées, ce qui permet le libre accès aux produits de base, aux marchandises et aux services à travers le continent. Le texte actuel propose aux pays un délai de cinq ans pour abaisser à zéro les droits de douane sur 90 % de leurs marchandises. Ils ont ensuite sept ans pour abaisser les tarifs sur 7 % de leurs lignes tarifaires, tandis que les 3 % restants peuvent être protégés. En réalité, les négociations prennent beaucoup plus de temps.
Autre point sensible : les règles d’origine. Les pays ont presque achevé les négociations sur les règles d’origine – les produits qui peuvent bénéficier du bloc de libre-échange doivent être fabriqués en Afrique – bien qu’ils aient encore un long chemin à parcourir avant de se mettre d’accord sur les droits de propriété intellectuelle, le commerce des services et la politique de la concurrence.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’élimination des droits de douane pourrait stimuler le commerce en Afrique de 15 à 25 % à moyen terme. Une fois opérationnel, d’ici 2030 selon les prévisions, l’accord devrait créer un bloc économique de 3,4 billions de dollars, reliant 1,3 milliard de personnes à travers l’Afrique, ce qui en ferait le plus grand bloc commercial depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce en 1994.

Faire de la pandémie une opportunité

« En fait, cette crise a démontré la nécessité pour nous de reconfigurer nos chaînes d’approvisionnement, de reconfigurer nos liens commerciaux et d’établir des chaînes de valeur régionales en Afrique qui feront progresser notre propre capacité de développement industriel africain sans se déconnecter complètement du reste du monde », a dit Mene alors que les craintes des organisations internationales telles que la FAO ou l’ONU tirent la sonnette d’alarme sur l’arrêt des chaînes d’approvisionnement alimentaire. « La dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement mondiales présente un défi. Lorsque vous avez une perturbation, vous devenez en fait très, très exposé. » « Bien que le retard dans la mise en œuvre implique que ces avantages ne se verront pas à court ou à moyen terme, nous pensons que cela donne au pays suffisamment de temps pour accélérer les investissements dans les infrastructures essentielles qui réduiront le coût de production des marchandises localement et amélioreront la compétitivité des fabricants locaux , » a réagi le courtier nigérian CSL stockbrokers.
« À notre avis, les pays africains dotés de l’infrastructure requise pour les activités manufacturières à grande échelle seront mieux placés pour attirer des capitaux étrangers de sociétés multinationales qui cherchent à établir des centres de fabrication en Afrique pour tirer parti des économies d’échelle ainsi que des avantages associés à l’absence de taxes régionales rendue possible par la Zleca », analyse cette agence reconnue par le Nigeria Stock exchange. Wamkele Mene voit même dans ce retard l’opportunité de renforcer les plans de relance économique des États africains. Car selon la dernière parution de la BAD, le Covid-19 devrait coûter 2,8 % de PIB à l’Afrique. « Le choc du Covid-19 réduira davantage la marge de manœuvre budgétaire du continent, étant donné que les déficits budgétaires devraient se creuser de 3,5 à 4,9 points de pourcentage et augmenter le déficit de financement de l’Afrique de 110 à 154 milliards de dollars supplémentaires en 2020 », a déclaré le président Akinwumi Adesina.
« C’est notre plan de relance. C’est ainsi que nous allons reprendre le chemin de l’Afrique », a souligné le secrétaire général qui doit prochainement faire un point d’étape lors d’un débat en visioconférence. Pour ce jeune Sud-Africain de 43 ans, rompu aux négociations commerciales au sein des grandes instances internationales, cette pandémie mondiale a aussi mis en évidence les faiblesses de l’Afrique sur le plan de la propriété intellectuelle, notamment sur l’industrie des médicaments. Dans un futur proche, cet expert espère faire des accords de libre-échange un tremplin pour le développement industriel de ce secteur clé.

Tidjane Thiam a présidé des échanges sur un moratoire de la dette de l’Afrique envers ses créanciers privées internationaux

(Agence Ecofin) – Des discussions sur une probable suspension du service de remboursement de dette due par des pays africains à leurs créanciers privés internationaux, ont été engagées ce lundi 11 mai 2020, sous la présidence de Tidjane Thiam. Ce dernier y a participé en sa qualité de membre de la Task Force mise sur pied par l’Union Africaine, pour aider à trouver des solutions, face aux différentes conséquences du Coronavirus.
« Il est clair depuis le déclenchement de cette pandémie que tout le monde a un rôle à jouer – y compris le secteur privé – pour soutenir les pays africains émergents en capitaux et en liquidités pendant la crise », a déclaré celui qui, récemment encore, dirigeait le groupe Crédit Suisse, une des plus grandes banques internationales qui figure parmi les créanciers des pays africains.
La rencontre s’est logiquement tenue en mode vidéoconférence et les gouvernements africains étaient représentés par la Commission Economique pour l’Afrique, tandis que le groupe de près de 100 créanciers privés internationaux de l’Afrique était représenté par l’Institute for International Finance (IIF), une association basée à Washington DC aux Etats-Unis, et qui regroupe des grandes banques et institutions financières du monde.
« Le principal objectif de la discussion d’aujourd’hui était de comprendre l’éventail des options possibles, en plus de souligner l’importance de maintenir l’accès aux marchés privés accessible aux pays après la crise », peut-on lire dans un communiqué de l’IIF. Il ressort de ce premier jour qu’une solution globale comme l’ont décidé les chefs d’Etat du G20 pour la dette bilatérale ne sera pas possible.
Les rapprochements des intérêts ne seront pas faciles à réaliser sur ce dossier car, en face, les créanciers privés de l’Afrique rappellent leur position de force. « Des discussions comme celle d’aujourd’hui contribueront à faire avancer vers des solutions efficaces », a expliqué Tidjane Thiam. Les deux groupes de parties ont convenu d’explorer des solutions pour fournir des liquidités aux pays africains, tout en organisant le remboursement de leurs dettes envers les créanciers et en préservant leur accès futur aux marchés des capitaux.
Selon l’IIF, le montant global que les 77 pays éligibles à l’initiative du G20 pour une suspension temporaire des remboursements de dette doivent remettre à des créanciers privés internationaux d’ici la fin d’année s’élève à 13 milliards $. Mais il n’est pas certains que tous les créanciers participeront au processus sur les mêmes bases étant donné la diversité des profils qui les caractérise. Par ailleurs, pour les pays africains qui bénéficieraient d’un moratoire sur leurs dettes internationales privées, leurs notes souveraines pourraient être impactées négativement. Ce qui ne manquerait pas de renchérir leurs coûts d’emprunt à l’international.Idriss Linge

SI J’ÉTAIS MILLIARDAIRE… PAR IBRAHIMA CHEIKH DIONG

J’aurais soutenu les jeunes entrepreneurs africains en leur fournissant des capitaux d’amorçage et des services de renforcement des capacités afin qu’ils continuent à penser globalement mais à agir localement
La pandémie du Covid 19 a certainement prouvé que nous sommes tous égaux face à cet horrible virus et que le monde ne sera plus jamais le même !
Je ne doute pas que les grands groupes de consultants proposeront toutes sortes de recommandations sur la façon dont les pays pourraient se reconstruire après Covid 19. Laissons cela à ces brillants consultants en stratégie comme ils ont déjà commencé!
En lisant ce matin la récente liste Forbes de milliardaires dont le premier est à nouveau Jeff Bezos, je ne pouvais pas m’empêcher de noter qu’en dépit de tous ces milliards, le monde ne pouvait pas surmonter cet “ami” invisible, destructeur et opportuniste : le virus COVID 19.
Je ne porterais certainement aucun jugement sur ces milliardaires car je suis sûr qu’ils ont travaillé dur pour bâtir leur fortune et défendent probablement de nombreuses grandes causes à travers leurs fondations et d’autres plateformes.
Cependant, ce qui précède m’a fait penser, à la lumière du monde en évolution dans lequel nous vivons maintenant, ce que j’aurais fait, d’original pour l’Afrique, si j’étais milliardaire.
Que diriez-vous de ces 10 actions / engagements concrets ?
1. J’aurais réorienté mon objectif de vie vers une mission humanitaire plutôt que d’acquérir plus d’actifs qui ne feraient probablement pas grande différence pour l’Afrique. Pensez-y, de combien de milliards une personne a-t-elle besoin pour être satisfaite ou heureuse ?
2. J’aurais partagé une partie de ma fortune avec mes collaborateurs en leur donnant des parts dans l’entreprise car, après tout, ce sont eux qui m’ont permis, en partie, d’être milliardaire. De cette façon, ils seront davantage motivés et sécurisés à vie.
3. J’aurais promu le concept d’«indice de bonheur» à travers l’Afrique comme à Buthan, au lieu de poursuivre ces chiffres de PIB non inclus qui ne font aucune différence dans la vie de nombreux pauvres Africains. Il est grand temps que nous mettions le capital humain, par opposition à la création de richesses, au cœur du développement de l’Afrique.
4. J’aurais défendu des thèmes comme «les soins de santé pour tous» et «l’éducation pour tous» en Afrique comme mes deux principales missions de vie, parce que comme Covid 19 nous l’a enseigné, sans la santé et l’éducation, rien n’est durable. J’investirais massivement avec les gouvernements africains pour rendre les soins de santé et l’éducation accessibles à tous sur le continent noir.
5. J’aurais consacré beaucoup de ressources financières et de temps pour soutenir la recherche et le développement dans les universités africaines afin que nos scientifiques africains puissent mettre en pratique leurs idées créatives tout en aidant à résoudre les problèmes de l’Afrique. Des solutions africaines aux problèmes africains!
6. J’aurais soutenu les jeunes entrepreneurs africains en leur fournissant des capitaux d’amorçage et des services de renforcement des capacités afin qu’ils continuent à penser globalement mais à agir localement. De cette façon, ils s’aventureront davantage dans la fabrication, les technologies et l’agro-industrie localement développées afin qu’en tant qu’Africains, nous consommions ce que nous produisons. Covid-19 nous a offert un aperçu du danger de tout pays de s’approvisionner à l’étranger.
7. J’aurais consacré du temps et de l’énergie et convaincu d’autres personnes de se joindre à moi pour développer un solide programme de mentorat à travers l’Afrique. De cette façon, chaque jeune africain aurait accès à des mentors et à une bonne orientation de la vie, en particulier ceux qui n’avaient pas un bon départ dans la vie. Notre dividende démographique est notre plus grand atout.
8. J’aurais soutenu tous les Africains de la diaspora, quelle que soit leur appartenance politique, qui souhaitent rentrer chez eux et faire partie des solutions car l’Afrique a besoin de tous ses fils et filles. Nous avons des Africains talentueux à travers le monde occidental qui sont prêts à rentrer chez eux si les conditions sont réunies.
9. J’aurais consacré au moins 10 milliards de dollars US à un “Fonds africain de relance et de croissance Covid-19”, et j’aurais convaincu d’autres milliardaires et institutions de financement africaines comme la BAD de contribuer à ce projet pour en faire une plateforme de 100 milliards de dollars US. Le fonds fournirait les prêts concessionnels, les subventions, les investissements et d’autres instruments financiers adéquats aux pays africains pour les aider à démarrer et à faire croître leurs économies dévastées par Covid-19.
10. Enfin, j’aurais créé un Fonds africain d’investissement social entièrement dédié au soutien de toute initiative visant à développer des médicaments génériques et des vaccins abordables fabriqués en Afrique afin que nous puissions cesser de dépendre des médicaments importés. J’ai été surpris de découvrir que la plupart de nos médicaments génériques proviennent d’Inde. Il est temps de responsabiliser notre industrie pharmaceutique!
Pour rappel, je ne suis pas milliardaire et je n’ai aucun intérêt à l’être, mais Dieu merci, il n’est pas nécessaire d’être milliardaire pour faire et / ou contribuer à tout ou partie de ce qui précède. Après tout, nous avons tous des milliards d’idées brillantes, ce qui fait de nous tous des «milliardaires».
Espérons que les milliardaires africains apprendront de cette saga Covid-19 et montreront la voie en réorientant leurs missions et leurs ressources vers une plus grande différence en Afrique au lieu de célébrer des slogans vides comme «l’homme ou la femme le plus riche d’Afrique» ou d’accumuler des actifs dont ils ne jouissent guère.
N’oubliez pas que même sans être milliardaire, vous pouvez contribuer à votre manière à faire de l’Afrique un endroit formidable. Ensemble, riches ou pauvres, construisons l’Afrique que nous voulons et méritons.Profitez de la nourriture de l’esprit et restez en sécurité !
Ibrahima Cheikh Diong est Fondateur et Président de ACT Afrique Group, ancien expert de la SFI, de la Banque mondiale et de BNP Paribas

 DETTE AFRICAINE: RAMAPHOSA EXIGE UN MORATOIRE DE DEUX ANS

http://www.emedia.sn/–Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, président en exercice de l’Union Africaine, exige un moratoire de deux ans de la dette africaine, selon le compte rendu d’une conférence-call entre les pays voisins d’Afrique Australe qui a eu lieu le week-end dernier. Une demande difficile à mettre en œuvre compte tenu des réticences des partenaires.
Le 14 avril dernier, les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G7 avaient consenti à une suspension du paiement des intérêts de la dette des « pays les plus pauvres » à condition toutefois que les autres créanciers bilatéraux et multilatéraux des pays du G20 (Chine et Russie notamment) fassent la même chose.
Le FMI et la Banque Mondiale de leur côté avaient appelé les créanciers publics à annuler la dette des 76 pays les plus pauvres de la planète. Dans ce cadre, le FMI avait consenti à un moratoire de 6 mois de la dette de 25 pays, majoritairement africains. Les créanciers privés n’ont pas encore réagi à l’appel lancé envers eux d’alléger, rééchelonner ou suspendre temporairement la dette des pays africains.
La Banque mondiale et le FMI ont déclaré que les créanciers officiels avaient mobilisé jusqu’à 57 milliards de dollars d’aide d’urgence cette année pour l’Afrique.
Le président sud-africain, dans son appel a estimé plaider pour l’attribution de plus de droits de tirage spéciaux du FMI (initiative qui requiert un vote d’au moins 85% de l’assemblée générale du fonds et qui rencontre le refus ferme des USA fort de 16% desdits droits et pouvant bloquer toute décision) pour aider les banques centrales, le secteur des entreprises et les petites et moyennes entreprises à surmonter le choc économique massif de la covid-19. Lorita SIMBOU (Stagiaire)

Plan de résilience économique: «La dette intérieure n’a toujours pas été payée», selon le Directeur exécutif de la CNES

https://www.pressafrik.com/D’après Mor Talla Kane, directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), le pays fait face à une crise exceptionnelle qui demande une lecture plus large de la situation.
« Dans le passé, nous avons eu des crises qui n’avaient qu’une  dimension  économique  mais  avec cette pandémie de la covid19, le secteur sanitaire est touché au cœur et même le secteur social n’a pas été épargné.
Donc actuellement, c’est une question de vie ou de mort et les intérêts partisans ne doivent pas prévaloir sur la santé publique même s’il est aussi normal de prêter attention aux populations qui peinent à joindre les deux bouts à cause du ralentissement  économique  »  a-t- il fait remarquer d’emblée dans les colonnes du journal Le Témoin. Avant de se pencher sur la question des entreprises nationales.
Passant en revue certaines mesures prises par l’Etat pour accompagner les employeurs, M. Kane salue l’enveloppe de 200 milliards promise aux entreprises et qui fait l’objet de discussions actuellement, les baisses et exonérations fiscales au profit des entreprises.
Toutefois, le Directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal regrette les lenteurs notées dans le paiement de la dette que l’Etat doit aux entreprises du privé. « La dette intérieure n’a pas encore été payée. Or, ce paiement aurait soulagé beaucoup d’entreprises du privé dont la plupart est actuellement à genoux à cause de l’impact de la pandémie sur l’économie du pays.
L’autre souci des entreprises  est  le  mécanisme  de financement qui vient d’être mis en place avec les 200 milliards. Nous avons  des  soucis  par  rapport  à la mise en œuvre de ses dispositions parce que l’ordonnance du chef de l’Etat a consisté à obliger les entreprises  à  payer  dans  le  cadre  des chômages techniques  70 % des salaires.
Or,  pour  pouvoir  appliquer une telle mesure, il faut impérativement réaliser un chiffre d’affaires. Tandis que ces entreprises peinent même  à  faire  du  bénéfice  » s’est plaint Mor Talla Kane dans le journal.

RAJOLINA: «LE PROBLÈME DU REMÈDE COVID-ORGANICS,C’EST QU’IL VIENT D’AFRIQUE»

RFI-Le président malgache Andry Rajoelina a accordé ce lundi 11 mai un entretien à RFI et France 24. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier et Marc Perelman. L’OMS a récemment rappelé à l’ordre certains dirigeants africains contre la tentation de promouvoir sans tests scientifiques la tisane présentée par le président malgache comme un remède contre le coronavirus, et livrée dans plusieurs pays du continent

En Afrique,la bataille contre le coronavirus ne fait que commencer Par Kate Dooley,Directrice Afrique de l’Ouest du Tony Blair Institute

https://www.jeuneafrique.com/Sur le continent, la plupart des systèmes de santé fonctionnent déjà à pleine capacité et le dépistage de masse reste hors de portée. Le confinement est avant tout un moyen de gagner du temps.
Mais comment préparer l’après ?
Il y a évidemment beaucoup de choses que nous ne connaissons pas sur le Covid-19 en Afrique : la valeur réelle des compromis en jeu, si la jeunesse des populations fera diminuer la mortalité, ou si les nombreuses maladies comme la tuberculose ou la malnutrition sévère l’exacerberont, ou encore à quel point le système de santé non lié au Covid sera affecté.
Pourtant, les dirigeants africains sont témoins des défis économiques et sociaux liés au maintien du confinement, même partiel, et ils ont en main les informations sur la capacité de leur système de santé et sur les finances publiques. Ils savent qu’ils ne peuvent maintenir un confinement prolongé, leurs populations ne pourraient y survivre.
Cette situation pourrait aller jusqu’à provoquer des troubles, comme cela a déjà été le cas en Ouganda, en Afrique du Sud ou au Kenya. D’autres pays viendront s’ajouter à cette liste, dès lors que leurs gouvernements ne pourront plus subventionner les vivres des populations des zones urbaines à forte densité.

Gagner du temps et se préparer au pire

Pour l’instant, les fermetures de frontières, les confinements et les politiques générales de distanciation sociale font gagner du temps aux gouvernements africains, pas jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible (la plupart des pays ne peuvent se permettre de stopper leurs économies et de se priver de moyens de subsistance aussi longtemps) mais pour suivre l’épidémie, préparer leur système de santé, leur économie et leur population.
Il ne fait aucun doute que les dirigeants doivent se préparer au pire. Comme l’a souligné fin avril l’épidémiologiste Salim Abdool Karim, président du comité scientifique consultatif ministériel de l’Afrique du Sud, il n’existe aucune preuve tangible que l’Afrique échappera au même sort exponentiel que le reste du monde.
Une fois les confinements levés, nous devons nous attendre à une augmentation considérable du nombre de cas au sein de la population, bien que nous ne sachions pas jusqu’à quel niveau. Cette crise restera cachée pendant plusieurs mois, car la capacité de test est encore cruellement insuffisante dans la majorité des pays.
C’est un moment intensément politique pour les dirigeants, en particulier ceux ne disposant pas de données fiables sur la poursuite du confinement, qui devront voir si l’assouplissement des restrictions pourrait passer pour un retournement politique et être interprété comme étant la fin plutôt que le début de la crise.

Se poser les bonnes questions 

Il est donc essentiel que les décideurs planifient la suite dès maintenant et disposent d’un cadre pour faire ces choix difficiles. Cinq éléments devraient être retenus comme prioritaires par les gouvernements africains pour se préparer au mieux :
1) Mettre de l’ordre dans les stratégies et systèmes de surveillance, de suivi des contacts et de tests Covid. Tous les cas et leurs contacts ont-ils été joints et cartographiés pour créer une image de l’épidémie à jour ? Le système en place a-t-il la capacité de maintenir le suivi nécessaire ? Les technologies disponibles et adaptées au pays sont-elles utilisées au mieux ?
2) Préparer autant que possible le système de santé et protéger le personnel. Y a-t-il suffisamment d’équipements de protection individuelle à disposition pour les six prochaines semaines ? Y en a-t-il suffisamment dans les stocks pour les temps à venir ? Y a-t-il suffisamment de lits d’isolement et de soins intensifs ? Le personnel de santé a-t-il reçu une formation spécifique sur le Covid ?
3) Planifier la protection des groupes vulnérables, prioriser les soins de santé Covid et maintenir les soins non liés au Covid. Comment les établissements de santé peuvent-ils minimiser l’exposition tout en maintenant les soins généraux, particulièrement pour les femmes et les enfants ? Quelles sont les directives cliniques pour prioriser les soins intensifs ? Comment les groupes vulnérables au Covid, tels que les personnes âgées et les patients tuberculeux, seront-ils protégés contre le virus ? Quel sera le rôle du personnel de santé communautaire ?

LES SEMAINES À VENIR EXIGERONT DES CHOIX JUSQU’ICI INIMAGINABLES POUR LA PLUPART DES DIRIGEANTS

4) Planifier des mesures de relance économique et de protection sociale pour protéger les moyens de subsistance. Même après la levée des confinements, les économies africaines continueront à subir les conséquences du choc sur la demande provoqué par une crise mondiale plus large. Renforcer les mécanismes de protection sociale existants et rendre les moyens de transfert monétaire et la nourriture largement disponibles, tout en analysant les mécanismes de soutien aux entreprises génératrices d’emplois – incluant l’accès au financement – sont des moyens essentiels pour garantir les moyens de subsistance. Réorienter l’industrie pour soutenir la production et la fourniture d’équipements médicaux est également un élément gagnant-gagnant.
5) Impliquer et mobiliser les citoyens et les communautés autour des mesures de distanciation sociale, pour changer les comportements en conséquence (la « mobilisation sociale », dans le jargon de la santé publique). Quelles données de référence sont disponibles sur le niveau d’acceptation par la communauté et les autorités locales de ces mesures ? Quelles seront les mesures prises pour les transports publics, les marchés, les écoles, les bureaux et les lieux de cultes ? Les couvre-feux sont-ils le meilleur moyen de limiter les contacts et d’envoyer un signal au public sur l’état de la crise ?
Après le confinement,rester vigilant
Lever les confinements ne signifie pas un retour au « business as usual », alors que le Covid-19 continue de faire des ravages. C’est une évolution et un calibrage, non un choix binaire. Le mot-clé de cette période sera la vigilance. De par mon expérience auprès du président de la Sierra Leone lors de la crise Ebola, je sais à quel point cette vigilance sera importante, tout autant que difficile – il a fallu presque douze mois à partir du pic de l’épidémie pour que le pays soit déclaré libéré du virus, en novembre 2015.
Les communautés devront faire preuve de précaution pour s’adapter aux politiques de distanciation sociale mises en place par les gouvernements. Autoriser les transports en commun en limitant le nombre de passagers permet à l’économie de fonctionner tout en contenant la propagation du virus.
Maintenir certaines règles de distanciation sociale, comme le port de masques dans les espaces publics, envoie au public le message clair qu’une crise est en cours, alors que les gouvernements ont toujours devant eux des décisions politiques complexes à prendre.
Les composantes de loin les plus critiques de cette période seront les citoyens eux-mêmes. Le changement de comportement se produit à l’échelle locale et communautaire, c’est donc à ce niveau que la vigilance doit être assurée. Les gouvernements doivent impliquer les communautés et leurs différents leaders (chefs religieux, chefs de village, femmes des marchés, dirigeants syndicaux des motos-taxis, célébrités, hommes politiques…) pour faire accepter ces nouvelles réalités et l’évolution des normes sociales.
Les semaines à venir exigeront des choix jusqu’ici inimaginables pour la plupart des dirigeants africains, en particulier concernant la fourniture de soins de santé critiques, pourtant actuellement très limités. Les confinements prolongés ne leur permettront pas de sauver le plus de vies mais, en utilisant les cinq éléments clés présentés ci-dessus, les dirigeants pourront savoir quand les restrictions pourront être assouplies, tandis que leurs systèmes et leurs populations seront mieux préparés et mieux protégés pour la prochaine phase de cette crise.

DESSERREMENT AU SÉNÉGAL-Et si le Président Sall a voulu imiter De Gaulle en disant « astucieusement »aux Sénégalais: «Vous voulez le déconfinement, prenez-le!»

https://www.dakaractu.com/-À première vue, la démarche est paradoxale. Exiger un confinement avec la mise en place d’un état d’urgence assorti d’un couvre-feu à 79 cas de covid-19 confirmés et assouplir au moment où le compteur a affiché un cumul de 1.886 malades avec 1.151 sous-traitement. La décision paraît suicidaire si l’on sait que les résultats virologiques du jour ( 177) font plus que le double du cumul enregistré le 23 mars dernier, lorsque le Président de la République disait « solennellement » aux populations que  »  l’heure est grave! »
L’heure n’est-elle plus devenue grave ? A priori non ! Mais une chose est certaine : le Président Macky Sall n’avait, peut-être, plus le choix. La décision de desserrer n’était pas, vraisemblablement, la sienne.
MACKY BOUSCULÉ ?
Trois éléments semblent avoir bousculé le Président de la République à aller dans le sens du desserement.

1-La pression des chefs religieux 

En effet, les choses se sont carrément dégradées entre le Palais et quelques grandes concessions confrériques, en moins de 72 heures. C’est notamment cette position radicale de Léona Niassène, qui malgré les bons offices du ministre de l’intérieur, a maintenu son engagement d’envahir les mosquées vendredi.
Déjà que le Khalife ayant choisi d’accompagner l’imam de Léona parti répondre à une convocation de la police, semble avoir été déterminant pour la suite. Dans les 24 heures qui ont suivi, une réunion  est tenue à Touba entre le Khalife et le dahira Muqadimatul Khidma avec comme objet des débats : imaginer les voies et moyens de permettre à un nombre plus conséquent de personnes de fréquenter les mosquées dans le respect strict des mesures barrière. Quelques minutes après cette rencontre, des enregistrements sonores produits par des chefs religieux bien connus de la cité annoncent, maladroitement, le ndigël Califal de la réouverture de ces lieux de culte.
Touba jubile avant de se rendre à l’évidence que la rumeur était  fausse. Et Tivavouane dans tout ça ? Cette cité qui avait été la première grande concession religieuse à faire part au Chef de l’Etat de son engagement à suivre les mesures qui seront prises pour mettre un terme la chaîne de contamination.
Ajoutons à ce qui précède, l’incongruité qu’il y aurait eu à continuer de femer les mosquées et de rouvrir les classes… Visiblement, sur ce point, il n’y avait pas véritablement de marge de manœuvre pour le Président.

2-L’effondrement de l’économie 

À côté des chefs religieux et des associations confessionnelles, l’Etat a souffert de la grogne du citoyen dont l’activité économique a connu un sacré coup. Marchés fermés, transport interurbain arrêté, rassemblements interdits,  couvre-feu à partir de 20 heures… des mesures qui ont totalement bouleversé  le quotidien  des Sénégalais et qui n’ont pas manqué de plonger plusieurs pères de famille dans une dèche indescriptible.
De Tilène à  Sandaga en passant par Ocass  et Moussanté…, le petit commerce s’est effondré. À l’intérieur du pays, l’interdiction de tenue des marchés hebdomadaires finira par déclencher un marasme économique interne absolument insoutenable.
Ajoutons à cela, l’inquiétude déjà affichée des paysans qui regardent d’un œil noir l’hivernage arrivé à pas de géants. Mais encore ces centaines de personnes obligées de se terrer dans des localités qui ne sont pas les leurs et qui veulent regagner leurs demeures et retrouver leurs familles.

3-Suivre le rythme dessiné au plan mondial 

L’Etat a aussi, certainement, compris que ses populations ne comprendraient pas que le Sénégal refuse de desserrer alors que certains pays du monde, plus touchés pour avoir enregistré de loin plus de morts, ont choisi de déconfiner, de s’adapter au virus et de lui trouver une nouvelle forme de riposte. La Chine, berceau du covid19, a levé le confinement à Pékin et dans la province de Hubei depuis le 24 mars. Wuhan, foyer originel du virus se déconfine progressivement,  malgré la réapparition de nouveaux cas, depuis le 08 avril.
Au Danemark, la Première ministre Mette Frederiksen a pris une décision dans ce sens pour éviter que l’économie de son pays ne s’effondre davantage. C’en est de même dans des pays comme l’Autriche ou l’Allemagne qui y sont allés avec prudence. Ou encore la Suisse qui opte pour un déconfinement lent, l’Espagne qui a autorisé depuis le 13 avril les ouvriers à retrouver le chemin des chantiers de BTP et usines, l’Italie qui, malgré ses 22 000 morts, a enclenché un déconfinement progressif depuis le 04 mai. N’oublions pas surtout pas la France qui a décrété la fin du confinement après 55 jours de restriction et de maintien à domicile.

À quoi s’attendre ?

Dans certains pays du monde, on a déjà pensé à remettre le confinement. Dans cette décision de l’Etat de desserrer, on s’est rappelé le message du Général De Gaulle lorsqu’il disait aux porteurs de pancartes Sénégalais en avril 1958 : « vous voulez l’indépendance, prenez-la ! » Aujourd’hui, nous avons senti le Chef de l’Etat dire aux populations : Vous voulez le déconfinement, prenez-le ! » et aux chefs religieux : « Prenez vos responsabilités ! »
Est-ce la bonne décision ? L’avenir le dira…

MEISSA BABOU, ECCONOMISTE SUR LES MESURES D’ASSOUPLISSEMENT: «C’est une bonne décision pour éviter l’hécatombe»

http://www.sudonline.sn/La sortie du président de la République Macky Sall annonçant les mesures d’assouplissement dans le cadre de la lutte contre la maladie covid-19 a trouvé écho favorable auprès de l’économiste Meïssa Babou
«Je crois que la décision du président de la République consistant à desserrer l’étau est très courageuse autour des grandes surfaces de distribution, des marchés, des marchés hebdomadaires communément appelés ‘’loumas’’ et du couvre-feu pour permettre aux travailleurs à continuer de travailler», a-t-il déclaré.
Selon l’économiste et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar «certes, à coup sûr nous allons perdre quelques points de croissance, mais ceci nous évitera de tomber dans une récession économique. Parce que le confinement est dramatique socialement, économiquement et même financièrement pour l’Etat s’il continue dans le cadre de l’aide aux concitoyens. Donc, c’est une bonne décision pour éviter l’hécatombe».
Toutefois, l’économiste n’a pas manqué de souligner quelques points lui paraissant assez importants relatifs au comité de veille économique sur d’éventuels problèmes de maintien ou de renforcement des actions déjà prises, de l’évaluation des actions sociales et/ou par rapport à certaines entreprises en termes d’évolution des impacts

LA GOUVERNEURE DE FATICK SUR LE CAS POSITIF DE DIAKHAO : »Il s’est déplacé de Dakar jusqu’à Diakhao sans autorisation, en violation… »

Libération Sénégal online–La gouverneure de Fatik, Seynabou Guèye a annoncé ce lundi le confinement de Diakhao-Sine après un cas positif au coronavirus. Pour le moment, les autorités sont en train de répertorier les contacts du patient «qui s’est déplacé jeudi de Dakar jusqu’à Diakhao sans autorisation spéciale, en toute violation flagrante des dispositions qui ont été prises par les autorités de ce pays au plus haut niveau », a-t-elle révélé. «Nous attendons les résultats des investigations et appelons au respect des mesures préventives prises par les autorités, dont l’interdiction du déplacement interrégional. Si ces mesures avaient été respectées, on n’aurait pas eu ce cas-là aujourd’hui dans la région de Fatick », a-t-elle regretté.

Discours du PR: «La décision qu’il fallait prendre, c’est de décreter l’année blanche;le contraire serait très risqué»(Dame Mbodj, Cusems/Authentique)

https://www.dakaractu.com/-Le président de la République vient d’achever  son discours à la nation lors duquel plusieurs points ont été évoqués, notamment la réouverture des mosquées dans le respect des règles d’hygiène, le réaménagement dans les horaires du couvre-feu et aussi sur la reprise des cours
Les syndicalistes dans le domaine de l’éducation se sont prononcés sur ces mesures, notamment le secrétaire général national du Cusems/Authentique qui estime que « les décisions que le chef de l’Etat a prises sont simplement incohérentes et à la limite, catastrophiques ». En effet, pour le syndicaliste, il était attendu du président qu’il décrète  l’année blanche car, nous le savons tous, l’école sénégalaise a suffisamment perdu de temps avec presque 5 mois qui se sont écoulés. « Les conditions dans lesquelles nous allons nous trouver après la reprise des cours ne pourrait pas permettre de finir l’année dans la quiétude. »
Dame Mbodj réaffirme alors que toute autre décision différente de celle qui décrète l’année blanche, serait risquée car le virus se propage terriblement…

Reprise des cours: Le oui mais de Saourou Sène du Saems.

https://www.dakaractu.com/La reprise des cours pour les élèves en classe d’examen annoncée par le président de la République à la date du 02 juin divise le monde syndical. Au moment où certains attendaient l’annonce officielle de l’année blanche, Saourou Sène, Sg du Syndicat autonome des enseignants du moyens et du secondaire du Sénégal (Saems) lui, accepte le retour mais à des conditions. Des conditions qu’il résume en ces termes.
« Si on note une tendance baissière de la propagation du virus, ces mesures prises pourraient être opérationnalisées avec toutes les mesures d’accompagnement que cela nécessite : réorganiser le retour des enseignants au niveau de leurs postes en toute sécurité et en toute sérénité. Parmi les enseignants, il y a ceux qui sont malades : des drépanocytaires, des diabétiques, des maladies dont on dit qu’elles sont vulnérables au virus. Ce qui est valable pour les enseignants sur cette question l’est valable pour certains élèves. Sur ce, mieux vaut que les parents retiennent leurs enfants qui sont dans cette situation sanitaire », précise le syndicaliste.
Cependant, il exige un retour encadré et au respect strict des mesures pour accompagner et mettre enseignants et élèves dans les conditions optimales de reprise des cours. C’est pourquoi il engage les inspections. « Dans les académies et inspections de formation, toutes ces mesures doivent être prises au sérieux. Elles doivent prendre tous les dispositifs et la logistique pour un bon retour des enseignements pour que l’école ne soit pas un foyer de la propagation de la pandémie », fait-il savoir.
« Ma fibre patriotique ne me permet pas de constater que les agents de santé, les forces de l’ordre et de sécurité, chaque jour, bravent les risques pour l’intérêt national. Dans la même dynamique, je crois que les enseignants comprendront que le risque zéro n’existe pas. La seule chose que nous exigeons, c’est que l’Etat prenne toutes les dispositions pour encadrer cette rentrée », conclut le syndicaliste qui semble dire un oui pour le retour, mais à certaines conditions…

Covid-19 de ce mardi 12 mai: 109 nouvelles contaminations, 9 cas graves et 27 patients guéris

Sur 1099 tests réalisés, 109 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 9,91%. Il s’agit de 107 cas contacts suivis et 2 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
27 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
9 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation à Fann (3), l’hôpital Principal (4) et l’hôpital de Ziguinchor (1).

A ce jour, le Sénégal compte 1995 cas positifs dont 742 guéris, décès, 1 évacué et 1233 encore sous traitement.

099 Personnes Testées
109 Cas Positifs
00 Cas Importé
107 Cas Contacts Suivis
02 Cas Communautaires (Patte D’oie 1, Touba 1)
27 Patients Gueris
09 Cas Graves
00 Décès
A Ce Jour, Le Sénégal Est À 1 995 Cas Dont 742 Guéris, 19 Décès, 1 Évacué et 1 233 Sous Traitement…

El Hadji Malick Diop: «Pour parler de pic, il faut qu’il nous dise le nombre de personnes contaminées en moyenne…»

https://directnewsinfo.com/-Le statisticien spécialisé en diagnostic de politique sociale a exprimé son désaccord sur la détermination du pic telle que avancée par Docteur Gueye. « Je ne suis pas d’accord avec le docteur Gueye sur la détermination du pic. Il faut qu’il nous dise le R0 du Sénégal c’est à dire le nombre de personnes contaminées en moyenne par un cas contact ou un cas communautaire après traçage et après le test. Ce R0 est à combien ? 3, 4, 5 », demande El hadji Malick Diop. D’après l’ingénieur, « le pic sera le moment où ce R0 commence à diminuer ». Le problème, pose-t-il encore est: « est ce que la quantité de données permette de déterminer un R0 plausible ». That’s thé question.

Assouplissement de l’état d’urgence: Dr Thior félicite Macky et titille le ministère de la Santé

https://dakarmatin.com/-L’ancien coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a réagi à l’assouplissement de l’état d’urgence annoncé, hier lundi, par le chef de l’État.
Et, c’est l’occasion pour Dr Pape Moussa Thior d’approuver la décision prise par le président de la République à qui il adresse ses félicitations.
« En tout cas, on a vu un véritable chef de guerre, un leader qui a pris des décisions majeures et je félicite le Président. C’est ce qu’on attend d’un chef », a-t-il déclaré dans un entretien avec L’Observateur.
Le consultant international et expert en santé publique, poursuit : « Ce ne sont pas des décisions faciles, mais courageuses, qui peuvent réconcilier tout le tissu communautaire avec la nation. Ce sont des décisions qui vont davantage souder la nation sénégalaise et permettre aux gens de reprendre leurs activités parce que le pays était au bord de l’asphyxie. Voir le Président prendre le parti de nous inviter à vivre avec le virus sans en mourir, c’est tout à son honneur. Je lui présente mes respects et mes félicitations ».
Dr Thior, un tantinet taquin, titille le Comité de gestion de la pandémie : « Ce qu’on faisait jusqu’à présent, c’est une théâtralisation de la communication (…) On ne peut pas continuer tous les jours à venir lire un communiqué qui ne sert à rien ».
Non sans proposer des pistes de solution : « Il faut peut-être penser à faire des bulletins hebdomadaires ou mensuels et partager certaines informations sur le site du ministère de la Santé et de l’Action sociale ».
Pour Dr Thior, les gens ne peuvent pas continuer à travailler si on les mobilise tous les jours à 10 heures devant les informations sur le coronavirus : « Il ne faut pas avoir peur que les cas augmentent. On ne peut pas continuer à faire comme on faisait avant après ce discours du chef de l’État »

MENACES CONTRE LE PERSONNEL SOIGNANT: LE SAMES EN BOUCLIER

http://www.emedia.sn/Des agents de santé sont victimes de menaces et d’insultes. Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) fait le constat pour s’en désoler. La preuve, rapporte le syndicat : « A Médina Gounass, un médecin très engagé est traité de tous les noms d’oiseaux via les réseaux sociaux par un jeune inconscient comme s’il avait à dessein trouver des cas de Covid-19 dans la localité. Cette situation est directement et fréquemment rencontrée par les agents de terrain, qui dans leur mission d’investigation et de recherche de contacts des patients, font régulièrement l’objet d’invectives et de menaces par les populations dans le déni de la Covid-19. »
Ainsi, le SAMES manifeste sa « vive indignation », et dénonce « ces comportements », rappelant au gouvernement « sa mission de faire assurer le respect, et la dignité des agents qui se sacrifient pour la nation. »
Mais aussi « de prendre ses responsabilités pour le respect des directives restrictives de voyage, et de rassemblement pour endiguer la pandémie ».

«Nous n’allons pas accepter que les mosquées soient assaillies»

https://dakarmatin.com/–Le président de la République, Macky Sall a pris la décision de rouvrir les moquées et autres lieux de culte, dans le cadre de l’assouplissement des mesures de l’état d’urgence. Interpellée sur cette décision du chef de l’Etat, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, a fait savoir que la réouverture des mosquées pourra être effective d’ici vendredi prochain.

LA RÉOUVERTURE DES MOSQUÉES POSSIBLE D’ICI VENDREDI

À l’en croire, ses services ont depuis quelques jours entamés des discussions avec les imams et les chefs religieux pour que les mesures barrières soient respectées dans les mosquées. « Le président de la République m’a donné des instructions pour mettre en œuvre cette décision. Nous allons donner des directives aux gouverneurs, aux préfets et sous-préfets de discuter avec les imams et autres chefs religieux des différentes localités pour voir comment rendre effective cette mesure tout en respectant les mesures », a-t-il déclaré.
Toutefois, Aly Ngouille Ndiaye prévient que des mesures seront prises pour éviter que les lieux de culte ne soient pris d’assaut. « Nous n’allons pas accepter que les mosquées soient assaillies par les fidèles. Il faut un nombre limité dans les mosquées. Dans le rite de l’Imam Malick, un nombre minimal de 12 musulmans en dehors de l’imam est une des conditions pour que la prière du Vendredi puisse être effectuée. Je pense qu’on ne va pas dépasser ce nombre parce qu’il faut que les mesures barrières soient respectées. »

DES MOTS SUR DES MAUX – DISCOURS ASYMPTOMATIQUE : Et vogue la galère…Par  CALAME

http://www.sudonline.sn/-Le Président de la République a parlé. Il a énuméré un certain nombre de mesures d’allègement des dispositions prises dans la riposte contre le Covid 19. D’abord on passe de la riposte au repli, en renonçant à poursuivre l’application des moyens et instruments de lutte contre la pandémie au moment même où le virus gagne du terrain et prend de l’ampleur.
L’objectif stratégique reste le même, la stratégie elle-même a semblé à la fois tatillonne et poussive
Le premier cas de Covid 19 a été officiellement déclaré 2 mars. L’Etat a attendu 3 semaines pour annoncer son plan de riposte. L’aéroport de Diass, les aéroports secondaires comme celui de Ziguinchor, les frontières maritimes et terrestres sont restés des passoires pendant toute cette période, malgré le fait que le virus a frappé notre pays à travers des voyageurs venus de l’extérieur, les fameux cas importés. On était dans la troisième décade du mois de Mars dont les Ides n’ont pas été très inspirants pour nos stratèges.
Des demi mesures d’hygiène et de prévention prises à l’emporte-pièce par des autorités rattrapées par une situation politique, économique et sociale délétère, soumises à la pression des urgences, ont réagi à la sénégalaise, c’est à dire en cherchant d’abord à sauver les apparences. S’ensuivit une ronde des intermittents d’un spectacle politico- médiatique joué sur l’air d’un concerto pour damoiseaux et autres notabilités de la scène de notre Grand Théâtre national, véritables grenouilles de bénitier – à quelques notables exceptions-en pâmoison devant les ors et les apprêts du pouvoir.
Ainsi, fort de ce consensus mou, véritable masque d’apparat du « maslaha » sénégalais, les pleins pouvoirs transférés par l’Assemblée nationale qui s’est fait harakiri, on en oublie de commencer par le commencement. Les mesures d’hygiène, de prophylaxie, la distribution de masse de masques et de désinfectants, la vulgarisation des comportements et gestes barrières appropriés auraient dû constituer les tout premiers éléments de la riposte qui n’est point « contingentement ». Cette erreur répétée dans le discours du Président de la République n’est pas que d’ordre sémantique ou langagier. Elle renseigne sur la nature et le niveau des malentendus et quiproquos ayant infecté et corrompu la stratégie qui en lieu et place des méthodes et techniques d’endiguement (containment en anglais) conseillées par les professionnels de santé, s’est embourbée dans les sables mouvants du « contingentement » (rationnement, limitations, quotas).
L’endiguement non seulement vise à stopper une influence ou une avancée au-delà des limites atteintes par l’ennemi, le covid 19 dans le cas d’espèce, mais à le bouter hors de ses frontières et à contrer toute possibilité de récidive et/ou de propagation par ce même ennemi ou ceux qui tenteraient de lui emboîter le pas. Le «contingentement », en langage commercial, renvoie au rationnement, à la limitation autoritaire par l’État d’activités économiques ou commerciales ne devant pas dépasser certaines limites, quotas ou contingents.
Probablement cette acception du vocable a largement imprégné la toute première conception de la stratégie, celle des marchés distribués à la clientèle politico affairiste et à leurs parentèles, alliés et associés par le moyen de quotas de denrées alimentaires, de produits phytosanitaires, d’équipements de protection individuelle (Epi).
Les vivres connaissent à peine un début de distribution que l’on parle de la reprise des activités pour faire redémarrer la machine économique. La plupart des adjudicataires des marchés de fournitures de denrées et autres produits de résilience n’ont pas encore honoré leurs commandes. Certains, faute de capacités financières et de sources d’approvisionnement sécurisées. Que va-t-il advenir de ces commandes ?
Le décalage, pour dire le moins, entre le discours et la réalité observée dans le traitement de la pandémie est d’une affligeante morbidité. Sans même se donner la peine- recevabilité oblige !- de fournir des éléments d’évaluation de cette première phase de la riposte, on fait l’impasse sur la suite attendue qui devrait se transformer en grande offensive généralisée. On nous sert au nom de la résilience, un ordre de réédition inconditionnelle-apparemment conditionnée par la pression sociale et religieuse (musulmane).
Les autorités de l’Église catholique qui n’avaient pas attendu les décisions de l’Etat pour protéger leurs ouailles, continuent de le faire en ne tenant pas compte de l’annonce présidentielle. La pire des choses pour un dirigeant, chef d’État, chef d’entreprise ou de famille, c’est de vouloir s’imposer et imposer des décisions que l’on n’est pas en mesure de faire respecter, à cause notamment de la prégnance du contrôle de forces centrifuges sur les populations maintenues dans un système d’allégeance défiant toute rationalité.
A 27 cas signalés, on ferme les écoles, aujourd’hui 1800 cas plus tard on décide d’ouvrir les vannes, écoles, marchés, lieux de culte et tutti quanti alors que le virus vogue allègrement vers des pics Inimaginables. Et que le chef de guerre lui-même avertit que l’ennemi prendra encore ses quartiers et ses aises dans un temps encore plus long que celui écoulé depuis le début de son invasion. Nous sommes prévenus : il ne nous reste qu’à nous résigner à vivre avec notre virus de la mort, véritable « malakal mawti (ange de la mort) chez les musulmans, en attendant d’être accueillis au Paradis firdaws (le plus élevé) par nos saints patrons dont certains apôtres temporellement superpuissants ont circonvenu l’État et la République
On appliquerait la théorie de la contamination de masse en laissant le virus circuler librement dans nos esprits, nos organismes, nos espaces, afin d’arriver à une immunisation communautaire et collective, prônée par un médecin sénégalais largement relayé par nos médias-dont une représentante du ministère de la Santé avait publiquement déclaré tenir compte en l’intégrant dans leur réflexion-que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Nous nous accommodons bien de la grippe, du paludisme, de la variole, de la varicelle, du sida, d’Ebola, de la tuberculose (malgré l’existence de vaccins), la cécité des rivières, et tant d’autres pathologies disparues de la plupart des pays du globe, alors ce dernier né de la famille corona, pschitt ! Ces hôtes qui vivent parmi nous et qui s’y sentent si bien finiront surement par s’acclimater et nous rejoindre dans la chronicité endémique de nos pathologies et de nos précarités qui font notre résilience à toute épreuve.Et vogue la galère ! Et les galérien

LIBRE PROPOS – PARADOXES ! PAR ABDOULAYE THIAM

http://www.sudonline.sn/-Il aura tenu un mois, deux semaines, 3 jours avant de craquer. Le 23 mars dernier, le président de la République avait pris des mesures dans le but de freiner la propagation du Covid-19 au Sénégal. Il déclenche alors l’état d’urgence, suivi d’un couvre-feu (de 20 h à 6h), ainsi que la fermeture des lieux de culte, des marchés hebdomadaires (loumas) et l’interdiction des déplacements inter-régions
A l’époque, le Sénégal comptait 79 cas déclarés positifs, dont 6 cas importés, 2 contacts suivis et 4 cas issus de la transmission communautaire, 8 guéris et 71 sous traitement. Toujours dans le but de faire face à la pandémie du Covid-19, le 2 avril, le Chef de l’Etat promulgue la loi l’habilitant à prendre, par ordonnances, des mesures relevant du domaine de l’Assemblée nationale.
Autant de pouvoirs étaient alors concentrés entre les mains d’un hyper-président. Sauf, le Chef de l’Etat n’imaginait pas qu’il allait faire face à une résistance aussi farouche que le coriace Covid-19, de la part des religieux.
De Médina Gounass, à Yoff, en passant par Touba et Dakar, des imams piétinent l’ordre et décident de braver les interdits en se rendant dans les mosquées.
Fragilisé par la «révolte» grandissante des marabouts, le président de la République, qui sentait le risque d’avoir entre les mains, les émeutes de la faim, a été contraint de desserrer l’étau. Il libère ainsi le covid-19, confiné depuis plusieurs semaines par des vaillants médecins nonobstant le sous-équipement de nos structures sanitaires et les différents scandales notés dans gestion de la pandémie. Le serment d’Hippocrate en bandoulière, Dr Moussa Seydi et ses autres collègues avaient pourtant réussi à guérir 715 patients. Mais, leurs efforts et autres audaces entrepris risquent de voler en éclat.
Et pour cause, «leur» Chef a décidé et/ou contraint de céder à la pression maraboutique au moment fatidique. En effet, le Sénégal compte à la date d’hier, lundi 11 mai, 1151 malades sous traitement, dont 19 décédés. Pis, 7182 contacts sont suivis par les Services de santé. Sans occulter les cas communautaires qui circulent aveuglément dans le pays. Face à cet état de fait qui donne du tournis au corps médical, le Chef de l’Etat demande aux populations désarçonnées d’apprendre à vire avec le virus et à l’Etat d’adopter une nouvelle stratégie. D’où la réouverture des lieux de culte et des marchés hebdomadaires (Loumas). Quels paradoxes !
PS : Le président de la République a encore une fois oublié le sport. Pourtant les stades ont été les premières infrastructures à être fermées, bien avant les lieux de culte et autres marchés hebdomadaires. Les acteurs ont été renvoyés chez eux. Ils attendaient avec impatience un geste de la part du Chef de l’Etat. Hélas ! Comme d’- habitude, le sport restera le parent pauvre

Valse à contretemps !

Dakarmatin via Le Témoin–Admirez donc la parfaite synchronie ! le jour même où un record de contaminations était atteint dans notre pays faisant dire avec des trémolos dans la voix à la directrice générale de la santé, Dr marie Khemesse Ngom Ndiaye, que « la maladie est en train de se propager de manière très grave dans le pays », c’est ce jour-là, donc, que le président de la république a choisi pour assouplir les mesures de confinement qu’il avait édictées !
Cherchez l’erreur… Une fois de plus, Macky Sall a dansé à contretemps. Au moment où il décrétait l’état d’urgence sanitaire, le 16 mars dernier, le Sénégal ne comptait que 27 cas positifs dont 25 sous traitement et un seul mort. il décide de desserrer la vis le 11 mai 2020, le jour même où le pays bat un record de contaminations avec 177 cas positifs enregistrés en un seul jour et alors que la maladie a frappé 1886 personnes et en a tué 19 ! C’est ce qu’on appelle une décision illogique et inconséquente, en tout cas défiant le bon sens.
Confiner vigoureusement alors que la pandémie est balbutiante et déconfiner alors qu’elle est en passe d’atteindre un pic, ça c’est du grand art et il fallait être Macky Sall pour le faire ! en fait, il est plus juste de penser que le président de la république a capitulé en rase campagne devant les menaces de chefs religieux dont certains d’ailleurs n’ont jamais respecté les mesures de confinement prises par l’etat et son Chef.
Des religieux qui ne reconnaissent l’état que quand ils ont besoin d’évacuations sanitaires dans les pays de ces toubabs impies, ou lorsqu’il s’agit d’obtenir des passeports diplomatiques, des lettres de recommandations auprès des souverains du Golfe. ou encore pour tenir des Crd afin d’organiser leurs magals et autres gamous pour lesquels la présence d’un représentant du chef de l’etat muni d’une grosse enveloppe remplie de billets de banque est requise ! le même soutien de l’etat est demandé quand il s’agit d’avoir des titres de voyage pour la Mecque ou encore… des titres fonciers !
Pour le reste, aucune décision de ce même etat et de son Chef ne saurait être appliquée par lesdits guides religieux. Lesquels ont donc menacé le président de la république de leurs foudres…et de leurs chapelets s’il s’avisait de leur interdire de prier dans leurs mosquées ! et pourtant, regardez bien ce qui suit comme nous le dit un internaute : le Maroc, grand soutien de nos marabouts, compte 36 millions de musulmans. Toutes les mosquées du royaume sont fermées et il y a eu zéro manifestation.
L’Algérie a 42 millions de musulmans mais toutes les mosquées du pays sont encore fermées. En Turquie, il y a 82 millions de musulmans, les mosquées sont fermées. L’Arabie saoudite, qui abrite la Kaaba et le tombeau du Prophète, compte 34 millions de musulmans, les mosquées y sont fermées et le pèlerinage est annulé.
L’Iran des ayatollahs a 84millions de musulmans dont l’écrasante majorité prient à la maison. au sénégal, avec 14 millions de personnes seulement, on manifeste pour qu’on ouvre les mosquées !
Il est vrai que dans tous les grands pays d’islam cités dessus, les musulmans ne voient qu’une seule lune et ne célèbrent donc qu’une seule Korité contre deux ou trois croissants et donc deux ou trois Korité au Sénégal ! Un pays singulier, on vous dit… Valse à contretempsKàccoor bi

Médina-Gounass foyer de fragilisation de l’Etat d’urgence

Dakarmatin via Le Témoin–Dans une vidéo, le khalife général de Leona niassène, Cheikh Ahmed Tidiane Niass, a publiquement déclaré qu’il dirigera la prière de grande prière du vendredi en toute violation de l’état d’urgence.
Mieux, il invitait tous les fidèles à venir prier à Leona niassène. Pendant ce temps « le témoin » quotidien a appris que certains chefs religieux se concertent avec des dahiras dans l’attente des dix derniers jours du mois de ramadan pour célébrer le « laylat-al-Qadr » ou nuit du destin dans leurs localités et lieux de culte.
Et pourquoi pas prier le jour de la Korité, avaient menacé ces barbus tout en dénonçant ce qu’ils qualifient de « deux poids deux mesures ». On aura compris qu’ils faisaient allusion à la cité religieuse de médina-Gounass où depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire doublé d’un couvre-feu nocturne, les mosquées n’ont jamais été fermées.
Mieux, les cinq prières quotidiennes mais aussi la grande prière du vendredi y étaient effectuées comme si de rien n’était. Face à cette situation, force est de constater que médina-Gounass est devenu le foyer de la fragilisation de l’état d’urgence.
Si à Dakar l’état d’urgence a été respectée, c’est au niveau des cités et autres villages situés en rase campagne que l’autorité de l’etat a été piétée…

Réouverture des écoles et lieux de culte: Amsatou Sow Sidibé contre cette décision de Macky

https://www.seneweb.com/-La présidente de Car Lenenn, professeur Amsatou Sow Sidibé, ne partage pas la décision du Chef de l’État Macky Sall concernant la réouverture des écoles et des lieux de culte en ce moment où lenombre de cas positif au coronavirus est en train de connaître son pic. Selon elle, la situation actuelle de la pandémie n’est pas favorable à cette décision.
« Riposte COVID19 . Lundi 11 mai 2020: 177 cas revenus positifs .19 morts. Monsieur le Président de la République, vous ne devez pas désserrer l’étau. Les conditions ne sont pas réunies pour une réouverture des écoles et des lieux de culte », a-t-elle soutenu dans un tweet.

Lutte contre le Covid-19: 300 enfants retirés des rues de Dakar

https://actusen.sn/–Ils sont 300 talibés à être retirés des rues de la capitale sénégalaise, dans le cadre du projet zéro enfant  dans la rue en cette période de pandémie Covid-19. Ils seront tous acheminés chez leurs parents établis entre Dioubel et Kaffrine.
Selon la ministre de la Femme de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, Ndeye Saly Diop Dieng, l’objectif est de retirer tous les enfants de la rue. En outre, ce programme, longtemps engagé par les autorités, a toujours buté sur des obstacles. Mais cette fois ci, l’autorité a fait part de sa détermination afin de lutter contre ce fléau…

Assouplissement des mesures: l’évêque de Thiès maintient la suspension des célébrations à caractère public

https://www.dakaractu.com/-La suspension des célébrations à caractère public est encore de rigueur chez les catholiques de Thiès, malgré l’annonce du Chef de l’Etat Macky Sall de l’assouplissement des mesures du couvre-feu et de la réouverture des lieux de culte. Dans un communiqué signé de Mgr André Guèye, Evêque de Thiès, cette annonce « ne signifie pas la reprise des célébrations publiques avec la présence du peuple ». Aussi a-t-il demandé aux fidèles catholiques d’attendre le prochain communiqué des Evêques de la Province Ecclésiastique de Dakar « avant toute initiative ».

Serigne Mouhamed Lamine Sall, fils d’Abass Sall «Autoriser les rassemblements dans les mosquées dans un contexte de contagion est une course vers une mort certaine…»

XALIMANEWS- La mesure concernant la réouverture des mosquées n’est pas pour plaire à tout le monde. Pour Serigne Mouhamed Lamine Sall, fils d’Abass Sall, il faut être conscient du danger.
« Le président ne devrait nullement accéder à cette demande. Et ce, quelle que soit la personne qui la lui adresse, même un khalife général. Malheureusement, le président a laissé l’autorité étatique aux chefs religieux », a confié le marabout à Source A.
Et de souligner : « Autoriser les rassemblements dans les mosquées dans un contexte de contagion est une course vers une mort certaine ».

IMAM OUMAR DIÈNE: «VERS DES CACOPHONIES DIFFICILES DANS LES MOSQUÉES»

http://www.emedia.sn/-Oumar Diène, secrétaire général de l’association nationale des Imams du Sénégal, remet en cause la décision prise par le chef de l’État hier consistant à rouvrir les lieux de culte. L’invité de la Matinale spéciale Covid-19 d’iRadio de ce mardi, 12 mai, voit venir « des cacophonies difficiles » dans la mise en œuvre.
Dans ce sillage, relève-t-il pour s’en désoler : « Malheureusement, on n’a pas été préparé à cela. » D’autant plus qu’ajoute l’Imam, « on ne dispose pas encore de la logistique pour faire respecter les mesures d’hygiène relatives au lavage des mains. Il ne s’agit pas seulement de masques et d’eau. »
Ces interrogations demeurent : « Est-ce que les maires vont nous assister ? Est-ce que le gouvernement va nous assister ? Ce matin déjà, des fidèles tapaient à la porte pour assister à la prière. Ils ont prié dehors arguant que les Mosquées sont rouvertes. Ils n’ont pas l’information à 100%. Ils s’étonnent même que l’Imam ne soit pas venu. Alors que le top départ n’est pas encore donné. On doit consulter le ministre de l’Intérieur, qui est le ministre du Culte, pour voir comment il va accompagner les Mosquées pour la logistique. »
Selon lui, l’autre souci concerne l’application de la limitation fixée à 12 personnes. « Cela va nous amener des problèmes parce qu’on ne peut pas limiter les fidèles surtout en ce mois béni de ramadan. Seule la place de l’Imam est assurée. »
Relever que malgré cette décision, l’Église maintient la suspension des célébrations à caractère public.
« La concertation devait prévaloir », acquiesce son vis-à-vis, Pr Massamba Mbaye, chef du département de Biologie végétale de la Faculté des Sciences et Techniques. Dié BA & Pape D. DIALLO (Photo)

Allégement de l’état d’urgence: «Il nous faut maintenant prendre nos responsabilités»(Serigne Abdou Lahad Gaïndé Fatma)

https://www.dakaractu.com/Serigne Abdou Lahad Gaïndé Fatma a magnifié l’allégement opéré par le président Macky Sall sur l’état d’urgence. Chef religieux, il a salué cette décision qui, à ses yeux, ‘’démontre que le président a bien entendu l’appel des populations. On s’en félicite et appelle les populations à savoir que la balle est dans notre camp. Donc, il nous faut maintenant prendre nos responsabilités. Parce que chacun doit être conscient et se doit de respecter les mesures barrière. Il a aussi magnifié l’ouverture des lieux de culte’’, a déclaré Serigne Abdou qui intervenait en direct à l’édition spéciale de Dakaractu, ce lundi 11 mai 2020.
Le guide religieux a salué aussi l’allégement des mesures au niveau des marchés. Selon lui, ‘’si cette mesure persistait, c’est la faim qui allait tuer les populations et non le Covid-19’’.

Jamra «salue le déconfinement des lieux de culte et invite à la discipline»

Ferloo.com – Jamra déclare avoir été la première organisation religieuse au Sénégal à avoir, dès le début de l’épidémie, demandé la fermeture des Mosquées, croyant, « de bonne foi, que l’annulation de ce type de promiscuité humaine allait contribuer à faire reculer le « monstre Covid-19 ». C’est pourquoi, dans un communiqué des bureaux exécutifs de Jamra et Mbañ Gacce, l’ONG islamique « salue le déconfinement des lieux de culte et invite à la discipline ».
« Qu’a-t-il résulté de cette situation, finalement ? La pandémie a-t-elle diminué ou stagné ? », s’interrogent les camarades de Mame Mactar Guéye, qui répondent : « c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. Le Sénégal est passé d’un (01) « cas importé », le 02 mars (date officielle d’entrée de CORONA dans notre pays) à 1886 personnes infectées, dont dix-neuf (19) morts, à la date du 11 mai courant. Cela aura donc servi à quoi, cette fermeture des Mosquées ? La religion bannit toutes formes de complexe de se remettre en question ».
« Il est temps, disent-ils, après avoir rendu un hommage mérité au personnel soignant, de RETOURNER COLLECTIVEMENT À ALLAH, comme l’ont préconisé avec force nombre de nos autorités religieuses. L’heure est venue, face à ce « monstre froid » qui avance implacablement, d’aller faire acte de REPENTIR sincère dans les Mosquées, en respectant, avec discipline, les mesures d’accompagnement sanitaires (lavage des mains ou usage de gels hydro-alcoolisés, port obligatoire de masque, distanciation sociale). Afin que, en sus des louables efforts consentis au plan médical, le Tout-Bienveillant puisse nous accorder, en ce mois béni de RAMADAN, Sa MISÉRICORDE et nous sauver de la terreur du Covid-19 ».
JAMRA, « salue également la décision présidentielle donnant droit à cette légitime revendication des familles de nos défunts compatriotes décédés dans la diaspora des suites du Covid-19 ».
Et de soutenir que « contrairement à ce qui a été avancé, les autorités de l’Hexagone (pour prendre l’exemple de ce pays qui recèle le plus grand nombre de nos défunts-covid) ne se sont jamais opposées au rapatriement des dépouilles mortelles de citoyens étrangers vers leurs pays d’origine. Bien au contraire, le Code général des collectivités territoriales françaises a toujours bien organisé lesdits rapatriements, en tenant strictement compte des critères hygiéniques édictés par les spécialistes médicaux (linceul imbibé dans une solution antiseptique, cercueil doté d’un dispositif d’épuration d’air et d’un système de fermeture hermétique, etc). Le tout sous la supervision d’un responsable mandaté à cet effet par l’autorité de la Préfecture – où doit se faire la fermeture du cercueil – seule habilitée à délivrer, sous réserve du respect strict desdits critères, un « laissez-passer mortuaire » pour l’étranger. Avant que la famille du défunt ne prenne en charge le transfert du corps vers son pays d’origine, en liaison avec le transporteur funéraire et, éventuellement, avec la compagnie d’assurance à laquelle avait souscrit le défunt.
Autrement dit, s’il y avait eu le moindre « risque sanitaire », c’est les autorités administratives du pays de départ du convoyage qui auraient dressé leur véto. Aucune dépouille mortelle n’aurait été autorisée à quitter le sol français si les conditions sus-énumérées n’avaient pas été remplies.
JAMRA, « après avoir remercié le coordonnateur du «Collectif pour le rapatriement des corps de Sénégalais victimes du Covid-19», M. Seydina Oumar Bâ, de l’avoir impliqué dans les démarches afférentes à cette légitime revendication, salue la sage décision du chef de l’État, qui permet ainsi aux familles explorées de pouvoir désormais localiser les sépultures de leurs proches, dans des cimetières bien sénégalais, plutôt que de leur faire courir le risque de finir dans des fours crématoires ou des fosses communes, à mille lieues de leurs familles. Et en porte-à-faux avec les rites funéraires de leurs religions ».
« L’État aura surtout permis aux parents et aux proches des défunts de pouvoir se rendre, à volonté, au chevet tombale de leurs êtres chers, pour les gratifier de leurs prières. Atténuant ainsi leur douloureuse absence, consécutivement à la désincarcération de leurs âmes en terre étrangère », ajoute Jamra.

Imam Kanté: «La Réouverture Des Lieux De Culte Pourrait Être Envisagé En Début Juin»

https://www.xibaaru.sn/L’imam Ahmadou Makhtar Kanté a expliqué, sur sa page Facebook, le message qu’il aurait adresser au Sénégalais s’il était à la place du Président Macky Sall ce soir à 20h, sur la question de la réouverture des lieux de cultes. Voici l’intégralité de son message :
« Si j’avais à m’adresser au peuple sénégalais relativement à la question des lieux de culte, j’aurais dis ceci : l’évolution de l’épidémie dans le pays est très inquiétante comme en témoignent les données que nos services travaillent à recueillir et à analyser sans relâche. Le taux de positivité est encore trop élevé, les décès s’accumulent et les pris en charge à l’extérieur des hôpitaux augmentent trop rapidement, même si par la grâce de Dieu et la ténacité de notre personnel médical, il y a beaucoup de guéris. Personne ne doit se croire à l’abri d’une contamination.
De ce fait, la réouverture des lieux de culte que nous souhaitons tous dans les meilleurs délais pourrait être envisagée en début juin inchaa Allah. En effet, nous espérons qu’à cette échéance, inchaa Allah, l’évolution de l’épidémie sera plus favorable qu’elle ne l’est au moment où je vous parle. Aussi, je préfère un excès de précaution et de prudence à toute négligence qui pourrait être fatale à notre pays, que Dieu nous en préserve.
Mon gouvernement et moi-même comptons sur la prière et le soutien des chefs religieux et de leurs communautés respectives pour veiller au respect des mesures en vigueur dans l’intérêt de la nation toute entière. Les chefs religieux ont suffisamment montré leur solidarité avec les mesures de prévention édictées par mon gouvernement. Je les prie de poursuivre leurs efforts de sensibilisation à l’endroit de leurs communautés respectives. C’est avec les décideurs publics, les chefs religieux et les communautés que nous pourrons faire face efficacement à la Covid-19.
En effet, notre seul atout reste la prévention et tout ce qui va dans le sens du non respect des mesures barrières notamment l’interdiction des rassemblements, peut conduire le pays dans une situation à laquelle il pourra difficilement faire face. Dans ce cadre, je salue les efforts louables que vous êtes en train de de faire en mature de respect des mesures barrières.
Nous avons encore, avec l’aide de Dieu et sur la base du souci de la vie humaine qu’enseigne vos références sacrées, la possibilité de ne pas arriver à une situation intenable pour les femmes, les enfants et les hommes de ce pays….Merci de votre compréhension, de votre soutien actif et de vos prières. »

L’heure n’est plus grave! Apprenons à nous contaminer!

https://actunet.net/-Son discours fortement attendu, a été une occasion pour le Président de la République d’annoncer des nouvelles mesures pour faire face au Coronavirus. Comme s’y attendaient nombre de Sénégalais, Macky Sall a pris des mesures d’assouplissement. Entre autres, la réouverture des lieux de culte, des marchés six jours sur sept, la reprise des classes pour les élèves en classe d’examen. Non sans indiquer que l’heure du couvre-feu a changé, démarrant à partir à 21 heures et se terminant à 5 heures du matin.
D’aucuns parleront de décisions courageuses puisque le Président a bel et bien fait savoir qu’il nous faut apprendre à vivre avec le virus. Ce virus sournois et vicieux, démocrate pour ne pas dire très républicain, aura fait des ravages et continue de faire des ravages. Depuis son apparition à Wuhan (Chine), il est la seule star qui domine l’ensemble des plateaux économiques, industriels, agricoles, éducatifs, culturels, religieux, etc. À vrai dire, le virus est le Goliath et le David de ce 21ème siècle de toutes les compétions mondiales. Dans sa logique, il a remis en question la commune volonté de vivre ensemble car, personne ne salue plus personne, personne n’approche plus personne, tout le monde se masque le visage et se lave les mains selon les moyens du bord. Au volant de ses couronnes multiples, il (virus) peut arriver à accélérer, décélérer, envahir, faire peur, assommer et ôter la vie. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que la majorité des pays musulmans touchés aient pris la décision de fermer les lieux de culte, Maison de Dieu. Au Sénégal, cela a créé des grincements de dents. Et, l’on n’a même donné l’impression que la majorité des Sénégalais était subitement devenue trop bon musulman réclamant urbi et orbi la réouverture des mosquées. Cela peut se comprendre pour plusieurs raisons.

Nous sommes nombreux à ne jamais prier dans une mosquée

Mais, qu’on se dise une vérité : nous sommes nombreux à ne jamais fréquenter une mosquée quel que soit le lieu. Nous sommes nombreux à ne jamais prier dans une mosquée le temps d’une prière obligatoire quotidienne. Seulement, l’exception sénégalaise est ce qu’elle est. Nous réclamons ce dont on nous prive et qui n’a jamais été un besoin vital de notre vie de tous les jours. Dans un pays où les lois et règles les plus élémentaires sont bafouées, il est certain que les mosquées peuvent bien être des épicentres de contamination. Encore une fois, nous sommes au Sénégal où il est difficile d’avoir le même comportement que certains pays musulmans où chaque fidèle s’arme de son masque, de son tapis de prière tout en respectant la distanciation sociale. Que dire des marchés, qui ont toujours été des bombes sociales à retardement ! Au-delà des nombreux incendies notés, nos marchés véritables poudrières seront également et à coup sûr, des centres de contamination. «Apprenons à vivre avec le virus», a déclaré le Président Macky Sall. Une phrase aux nombreuses connotations et dénotations si l’on sait qu’un mimétisme frappe nos dirigeants. L’Europe et les Usa ne sont pas l’Afrique. Le Sénégal est loin de l’être pour le devenir. Dans des pays comme la France, les populations sont restées «emprisonnées» pendant plus de deux mois. En Angleterre, cela va se poursuivre jusqu’au 1er juin. Alors, du point de vue de l’approche économique, le tableau est véritablement tout autre. Paul Valery disait : «si l’État est fort, il nous écrase, s’il est faible, nous périssons».
Une citation qui en dit long par rapport aux mesures présidentielles. Car, depuis l’apparition de la pandémie sous nos tropiques, il nous a été vendu une panoplie de mesures à respecter. Certes, c’est la meilleure et la seule démarche qui vaille, mais, plus que jamais, quand le débat tourne autour de la dérision comportementale, de la promotion des antivaleurs, de l’indiscipline, nous ouvrons au virus des portes déjà défoncées. Donc, exclamons-nous ! Ceci, pour dire au Président – sauf erreur – vous nous exposez à tout point de vue. Vous nous offrez au virus pour qu’il nous anéantisse. Vous donnez l’occasion au virus d’entrer dans nos foyers sans aucune protection, malgré les mesures barrières. Dans ce Sénégal des mille débats, il est certain que les Don Quichotte qui passent leur temps à lutter contre des moulins à vent, pullulent, se crêpent le chignon et se désorientent de la ligne directrice qui veut que l’on soit tous unis pour vaincre l’ennemi.

Plus de conseils des ministres en visioconférence ?

Pour faire face au virus et pour l’application des mesures barrières, le général en chef avait aussi pris la décision de tenir les Conseil des ministres pour visioconférence. Ce qui a permis un confinement, loin de tout potentiel acte de contamination, de parler des questions de la République loin de tout contact. Dans les services administratifs, c’est également le cas.
Toutefois, donnant l’occasion aux Sénégalais d’aller vers des rassemblements – inéluctablement – le conseil des ministres devra reprendre son cours normal et se tenir à la salle des banquets du Palais. Effectivement, cela va montrer une fois de plus, qu’apprendre à vivre avec le virus commence par ceux qui nous y obligent. Nous sommes obligés de ne plus jouer au Ludo car, nous avons le temps de vadrouiller pour tromper la faim (daak koor). Nous pouvons même dormir dans les mosquées après une prière. Nous pouvons, passer plus de temps dans les marchés à papoter, marchander… Sous un autre aspect, la reprise du chemin de l’école par les élèves en classe d’examen, va conduire à de grands rassemblements tout comme dans les moyens de transport.
La reprise de l’activité économique est de rigueur surtout pour un pays pauvre, mais, imaginons une recrudescence de la contamination avec toutes les conséquences. À vrai dire, Macky a cédé à la pression…. Mais, tout de même, apprenons à vivre (cohabiter) avec le virus.Par Abdoulaye MBOW

Coup de gueule de Moussa Sy: «A partir de demain, que chacun prenne ses responsabilités»

iGFM – (Dakar) Moussa Sy n’est pas du tout rassuré par la nouvelle tournure que prend la lutte contre le coronavirus au Sénégal. Il craint le pire avec les nouvelles mesures rendues publiques par le chef de l’Etat. Il s’exprimait sur la Rfm.
«Pour prier ou pour manger il  faut d’abord être en bonne santé. Donc la santé est très importante. Maintenant que chacun prenne ses responsabilités. Le président de la République a mis tous les sénégalais face à leurs responsabilités. Nous n’avons pas plus de musulmans que la Mecque, que l’Iran, que l’Algérie.
On a trop de prétentions dans ce pays. C’est trop compliqué ce pays. Parfois je sens que l’Etat subit des pression. Des pressions de gens qui ne représentent rien. Car si les gens avaient suivi le ‘‘ndigueul’’ de Serigne Mountakha, par exemple,  aujourd’hui l’épidémie sérait derrière nous. C’est parce que les gens ne suivent pas les ‘‘ndigueuls’’ et font ce qu’ils veulent qu’on en est là.
L’enseignement majeur à retenir, c’est qu’il faudra respecter la distanciation sociale, le port du masque, le lavage des mains. Mais sachons qu’à partir de demain, un grand défi nous est lancé. Que chacun prenne à présent ses responsabilités.»

Assouplissement des conditions de l’état d’urgence: «Toutes les conditions sont réunies pour que l’on ait une situation d’hécatombe…»(Abdoulaye Vilane)

https://www.dakaractu.com/Le député maire Abdoulaye Vilane n’est pas d’accord avec les assouplissements des conditions de l’état d’urgence annoncés en début de soirée par le Chef de l’Etat Macky Sall lors de son adresse à la Nation. Selon le maire de Kaffrine, « ces mesures ont été prises parce qu’il fallait soulever le couvercle puisque la marmite bouillait trop en dessous », mais regrette t’il, « le leadership s’accommode mal à des compromissions ». « La réouverture des mosquées sera difficile à être régulée, la ventilation qu’il y a et les moquettes sont des facteurs de propagation du virus. Je pense que le Président ne devait pas reculer, parce que les experts lui ont dit que l’on a jusqu’à Aout ou Septembre avec le virus, mais pourquoi se précipiter. Qu’est-ce que c’est une année dans la vie d’une nation ? L’enjeu est de faire disparaitre le virus. Lorsqu’un Etat recule, il reculera encore. La communication a manqué depuis l’adoption de la loi d’habilitation », a t’il reconnu. « Je pense que ces mesures ont été prises parce qu’il fallait soulever le couvercle parce que ça bout trop en dessous. Mais lorsque l’Etat prend des mesures pertinentes, scientifiquement prouvées, médicalement évidentes on ne doit pas reculer quels que soit les motifs. En Islam on dit que le fait de ne pas aller vers les mosquées n’empêche pas de pratiquer sa religion. Le clergé catholique l’a compris en demandant à leurs fidèles de patienter. Je prends acte de ce que le Président a pris comme mesures, je respecte, mais je souhaite que dans 14 jours il n’y ait pas à le regretter »,fera-t-il savoir en outre. Concernant la reprise des enseignements pour les élèves en classe d’examen, le constat et le même pour Abdoulaye Vilane. « Si on considère qu’il y a plus de 500.000 élèves en classe d’examen, certains ont quitté leur lieu d’études pour rentrer chez leurs parents, dans des localités ou peut être réside encore la maladie, ces enfants peuvent être des porteurs asymptomatiques, ils vont propager le virus. C’est la même chose avec les enseignants, les travailleurs saisonniers », indiquera t’il. En outre dans les 150 communes que compte le pays, peu ont la possibilité de réunir toutes les conditions pour protéger les enfants qui iront dans les écoles, affirmera t’il. Ces mesures réaménagées sont susceptibles de multiplier par X le nombre de cas positifs, a-t-il enfin indiqué. « Je ne le souhaite pas mais toutes les situations sont réunies pour que l’on ait une situation d’hécatombe », conclura le député maire.

Talla Sylla, Maire de Thiès: «Certaines autorités ont contribué à la propagation du virus»

https://www.leral.net/-Talla Sylla, aire de Thiès, a analysé les mesures mises en œuvre dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus. Et c’est pour asséner ses vérités en accusant certaines autorités d’avoir contribué à la propagation du virus. Si la maladie continue de se propager, c’est par la faute de certaines autorités, regrette-t-il lors d’une émission dédiée à la lutte contre le COViD-19 à Thiès.
«Personne dans ce pays ne peut affirmer qu’il n’est pas au courant des mesures prises pour freiner l’épidémie de coronavirus. » Mais, regrette-t-il, si la maladie continue de se propager, c’est par la faute de certaines autorités. En effet, dit-il, le président de la République a fait ce qu’il devait faire dès le départ, notamment, les mesures phares annoncées dans son message à la nation du 14 mars 2020. Mais à ses yeux, la mise en œuvre est du ressort de ceux qui sont estampillés autorités.
Cependant sur le terrain, il affirme qu’il y a énormément de manquements et on est même tenté de dire qu’il y a une certaine complicité de ces autorités, dans le non-respect des recommandations édictées. C’est pourquoi des gens continuent de voyager comme si de rien n’était, au vu et au su de tout le monde. Selon lui, si les conducteurs de Jakarta réussissent à transporter des gens de ville en ville, c’est parce que quelque part, il y a une complicité. Talla Sylla déclare par ailleurs qu’avec les autorisations annoncées suite à l’état d’urgence, il avait écrit au président de la République pour attirer son attention sur le fait que les déplacements favorisent la propagation de la maladie et qu’en autorisant à des gens de le faire, on leur donne en même temps un cadeau empoisonné. Il note qu’à l’époque, seules 3 régions étaient touchées, mais aujourd’hui, le virus a pratiquement cerné le pays.
Pour lui, il urge de tirer les leçons de cette situation et dans ce cadre, les forces de l’ordre qui sont en première ligne dans la mise en œuvre des mesures préventives doivent être bien équipées et dotées de maximum de carburant possible, pour permettre l’organisation de patrouille en tout temps.
Il martèle que le président de la République a rempli son contrat en prenant les décisions qui s’imposent, mais que c’est à d’autres niveaux qu’il y a des manquements manifestes. En tout cas, pour la plupart de ceux qui ont la responsabilité de cette mise en œuvre, Talla Sylla révèle qu’il suffit qu’ils fassent une petite évaluation individuelle pour se rendre compte qu’ils n’ont pas fait tout ce qu’ils devaient faire.
Il ajoute : «Je suis membre du comité régional de gestion des épidémies, mais je ne saurai dire combien se trouve dans ses caisses. Par contre, j’estime que ledit comité doit s’investir dans la satisfaction des besoins exprimés par les services, avec la possibilité de faire un appel de fonds au niveau national car le président de la République a réservé une enveloppe de 64,4 milliards au Ministère de la Santé. Ainsi, au lieu d’attendre que le niveau national aille dans le sens de déterminer l’enveloppe destinée à la région de Thiès, le comité régional qui est au fait de la situation locale actuelle et qui est composée de toutes les compétences doit pouvoir prendre les devants, et mettre sur la table nationale ses besoins pour apporter la riposte appropriée».
Pour lui, l’allocation des ressources doit se faire en fonction des nécessités, des urgences et des besoins. Parlant de l’affaire des enfants de la rue, qui sont extrêmement vulnérables à la pandémie, il rappelle que le 28 mai 2016, à l’occasion de la rencontre initiée par le président de la République dans le cadre du dialogue national, il avait axé son intervention sur le cas de ces enfants. Il déclare avoir attiré l’attention du Chef de l’Etat sur le fait qu’au moment où certains enfants étaient à l’école, d’autres étaient en train d’errer dans les rues et ils ne sont pas tous des talibés. Pour lui, le message avait été perçu et le Chef de l’Etat avait donné des instructions en ce qui concerne la prise en charge de cette couche vulnérable.
Mais c’est dommage, dit-il, que certains, qui sont chargés de la mise en œuvre de certaines instructions, se comportent en valets. Au lieu de réfléchir sérieusement sur les moyens de concrétiser les instructions pour atteindre les objectifs, ils se précipitent pour ne se focaliser que sur les aspects allant dans le sens de plaire à l’autorité qui a donné les instructions. C’est pourquoi dans le cas d’espèce, ils se sont précipités pour aller cueillir des enfants sans discernement alors que ces enfants ne sont pas des délinquants, encore moins des criminels, mais plutôt des victimes. De ce point de vue, poursuit-il, avant de penser à les sortir de la rue, il faut leur préparer des structures d’accueil.
Si la détermination annoncée était de mise depuis 2016, dit-il, aucun enfant ne serait dans les rues aujourd’hui. «Pourquoi attendre qu’il y ait une grande crise pour commercer à se préoccuper du sort des enfants qui sont dans la rue», martèle le Maire de Thiès qui souligne avec force : «Zéro enfant dans les rues, nous sommes preneurs, mai à ce jour, à part l’effet d’annonce et l’objectif de communication porté par certains, personne n’a pris quelque disposition que ce soit, pour l’atteinte de cet objectif. »L’As

Nouvelles mesures prise: Abdoul Mbaye contre-attaque«Macky Sall a choisi de faire démissionner l’Etat…»

https://www.dakaractu.com/Le Sénégal est le premier pays à renoncer presque totalement aux mesures de lutte contre la pandémie au moment où elle y atteint son pic.Cela ressemble fort à du «faites ce que vous voulez désormais je m’en moque. »
Macky SALL choisit de faire démissionner l’Etat. Il faut reconnaître que la question du deconfinement ne pouvait être simple à résoudre. Il était devenu nécessaire de remettre le pays en activité tout en préservant les populations contre la propagation des contaminations.
Cela supposait un travail important et rigoureux, de la compétence et un sens élevé de l’intérêt national. La simplicité et le recul face aux pressions ont été le choix. Il nous reste à prier Dieu (swt) et à faire comme fera Macky Sall pour se protéger ainsi que sa famille. Citoyens prenez soin de vous. Prenez le maximum de précautions pour vous protéger ainsi que vos familles et vos voisins.

Le Sénégal entame un déconfinement mesuré Par Assane Samb

Après deux mois de semi-confinement marqués par un état d’urgence assorti d’un couvre-feu, le Sénégal va désormais entamer sa nouvelle phase de riposte.
Le Président Macky Sall l’a annoncée hier lors d’une adresse très attendue à la Nation.
Il a surtout mis l’accent sur le fait qu’il faut désormais ‘’apprendre à vivre en présence du virus’’. Car, après avis, d’experts, ce dernier peut, dans les meilleurs des cas, vivre avec nous jusqu’en juillet ou août.
Ainsi, désormais, le couvre-feu sera allégé. Il ne sera plus de 20 heures à 06 heures du matin. Il sera désormais de 21 heures à 5 heures du matin.
Il en est ainsi de l’ouverture des commerces qui se fera désormais de 6 jours pour tous les secteurs concernés. Les marchés seront fermés pour un jour pour désinfection.
Mais, la mesure qui fera le plus plaisir à la diaspora, c’est justement la levée de l’interdiction sur le rapatriement des cadavres. Désormais, ce sera possible sous réserve de respecter toutes les mesures qui sied à ce propos.
Bien sûr, les lieux de culte pourront être rouverts. Mais seulement après des concertations qui pourront en déterminer les modalités.
Quant à l’ouverture des classes, le Président de la république a maintenu sa mesure de les ouvrir le 02 juin pour les classes d’examen. Et pour les autres, de se contenter des cours à distance organisés au niveau des médias sociaux, des télévisions et des radios.
Car, comme il l’a annoncé, le Chef de l’Etat est soucieux d’adapter suffisamment les stratégies afin de préserver les activités économiques tout en veillant sur la santé des populations.
Ainsi, si pour le rapatriement des corps des émigrés morts de Covid-19, l’ouverture des commerces et le couvre-feu réaménagé les choses sont assez claires, elles ne le sont pas pour ce qui concerne l’ouverture des mosquées et des classes. C’est donc là où le bât blesse à propos de la nouvelle stratégie annoncée.
En effet, le Président pouvait se contenter de lever l’interdiction de rassemblement dans les mosquées. Mais, à ce propos, il n’a pas voulu donner l’impression de céder à la pression qui était très forte depuis quelques jours.
Ainsi, il a préféré couper la poire en deux : céder tout en donnant l’impression de ne pas le faire. Car, l’ouverture des mosquées ne sera pas automatique. Elle sera conditionnée à la définition de modalités discutées avec les acteurs, ce qui peut la retarder.
En clair, à ce propos, Macky est manifestement sceptique sur la pertinence de la mesure et entend ne pas perdre la face à ce propos.
Idem pour l’école. Seules les classes d’examen sont concernées. Et tous les autres élèves et les étudiants seront dans des sortes de vacances anticipées. Les soi-disant mesures prises pour des cours à distance ne sont pas véritablement une alternative. En réalité, la plupart des élèves et des étudiants n’apprennent rien.
Qui plus est, comment concevoir le retour des élèves dans les classes sans lever les mesures d’interdiction du transport interurbain ? Il est clair que, à ce niveau, si rien n’est fait, beaucoup d’élèves seront coincés dans leurs localités d’habitation et auront du mal à rejoindre leurs lieux d’apprentissage.
La même situation frappe également les travailleurs agricoles coincés dans les grandes villes et qui devront s’occuper de leurs champs à l’approche de l’hivernage. Il a promet de s’y atteler, ce qui veut dire mettre largement fins aux barrières de gendarmerie entre régions
En clair, il y a du bon dans le second plan proposé aux Sénégalais car Macky a manifestement tenu compte des suggestions et autres critiques.
Mais, s’agissant de l’école et des mosquées, le flou est encore entretenu. Ceux qui rêvaient de retourner dès aujourd’hui à la mosquée vont déchanter. Il faudra encore patienter même s’il est d’accord sur le principe.
Ce qui veut dire que nous sommes encore dans une phase de confinement même s’il est allégé pour tenir compte d’un certain nombre d’impératifs.

AMACODOU DIOUF, PRESIDENT DE L’ACTION HUMAINE POUR LE DEVELOPPEMENT INTEGRE:«Je ne crois pas que la réouverture des lieux de culte soit un avis du corps médical»

http://www.sudonline.sn/Amacodou Diouf, président de l’Action Humaine pour le développement intégré, a déclaré ne pas être en phase avec la mesure prise par le Président de la République. Il la considère comme une manière d’appeler les sénégalais à s’exposer devant cette situation difficile.
«Ce que nous ne partageons pas du tout, c’est l’ouverture des lieux de culte. Ce n’est pas parce qu’il y’a une pression, qu’on va pousser davantage les Sénégalais qui ne mesurent pas l’importance de cette histoire-là, pour leur dire : «à aller davantage s’exposer» dans des situations difficiles, dans des situations extrêmement calamiteux. Je ne crois pas que c’est le corps médical qui aurait conseillé cela. En tout cas, pas celui des experts qui travaillent sur la question», a-t-il déclaré.
«Donc ce n’est pas à la suite de pression qu’effectivement, le président de la République devrait prendre les mesures pour pouvoir rouvrir les lieux de cultes», a-t-il ajouté. Et de poursuivre  «je voudrais aussi saluer la position extrêmement sage de l’Eglise catholique qui n’a jamais protesté depuis cette situation-là, à exister et qui a eu une attitude extrêmement positive pour accompagner la lutte contre le coronavirus. Cela va de même avec certains chefs religieux qui ont été conscients du fait que ce qui prédomine dans cette affaire, c’est le peuple sénégalais».
«Donc, nous félicitons ces chefs religieux, qui ont compris le fait de respecter les mesures, de ne pas convoquer des prières dans les lieux de culte. Il faut féliciter ces chefs religieux là et les encourager. Ils sont véritablement des véritables des guides religieux», a-t-il conclu

DR MOMAR THIAM, SPÉCIALISTE EN COMMUNICATION POLITIQUE SUR LE DISCOURS A LA NATION: «A côté de la question sanitaire et politique, c’est la priorité économique qui domine»

http://www.sudonline.sn/Spécialiste en communication politique, Dr Momar Thiam cerne les contours du discours à la nation du président de la République hier, lundi 11 mai. Joint au téléphone, le Directeur de l’Ecole des hautes études en information et en communication (Heic Dakar) souligne que le président, en décidant l’ouverture des marchés et le décalage du couvre-feu (de 21h à 5h), a choisi de mettre en avant l’argument économique
Poursuivant son analyste, Dr Momar Thiam a relevé également, toujours concernant les nouvelles mesures, que celles-ci pourraient s’inscrire dans une sorte de pédagogie de l’action qui consiste à desserrer pour mieux serrer demain.
«Sur la forme, le président de la République s’est adressé aux Sénégalais comme un chef de guerre ou capitaine d’un bateau qui donne des directives. A ce niveau de la communication, il a commencé par livrer son diagnostic de la situation actuelle à travers cette phrase, «il faut adapter notre stratégie».
Cette phrase ne veut pas dire forcément que la stratégie a failli mais que d’autres éléments sont en jeu et qu’il faut les prendre en compte pour mieux lutter contre cette pandémie. L’autre élément qui a attiré mon attention dans ce discours du président de la République dans le fond, c’est quand il dit «faire vivre notre économie» tout en annonçant la reprise des marchés hebdomadaires communément appelés loumas, l’ouverture des marchés six jours sur sept. Je pense que même si certains vont dire qu’il s’agit de mesures d’assouplissement, je pense que ces mesures visent à accompagner notre économie qui est en train de subir les contrecoups de ces mesures de restrictions.
Donc, si le président a tenu à mettre en avant l’argument économique dans son discours, cela veut dire, qu’à côté de la priorité sanitaire et politique, c’est la priorité économique qui prime. Aujourd’hui, on dit qu’en termes de mesures coercitives et de prévention, il faut porter un masque et respecter ce qu’ils appellent la distanciation sociale, un terme qui ne me parle pas parce qu’une distanciation ne peut pas être sociale. Donc, je préfère dire la distance physique entre les individus. Mais, tout le monde sait que dans les Loumas et marchés, les gens ne respectent pas une distance physique. Ouvrir donc les marchés et les loumas, c’est surexposer les individus.
L’autre élément que je pourrais retenir de ce discours du président la République, c’est de dire en tant qu’analyste, que c’est peut-être quelque part un test pour mieux prendre demain des mesures plus coercitives. En effet, supposons que ces mesures soient mises en place à partir d’aujourd’hui comme cela a été annoncé par le chef de l’Etat et qu’au bout d’une semaine, on se rend compte que le nombre d’infectés galope.
A partir de ce moment, le gouvernement sera fondé à tirer toutes les conséquences de cette situation en demandant un confinement général. Cela pour dire que ces mesures annoncées peuvent s’inscrire dans une sorte de pédagogie de l’action qui consiste à desserrer pour mieux serrer demain. Donc, je pense que toutes les mesures que le président a annoncées, notamment le rapatriement des corps des sénégalais décédés du Covid-19, l’ouverture des lieux de cultes et la reprise des loumas dans les limites de chaque département, le décalage de l’horaire du couvre-feu de 21 heures à 5 heures, au lieu de 20 heures à 6 heures entre autres, entrent dans le cadre d’une logique économico-religieuse. Laquelle consiste à éviter quelque part des foyers de tension naissante autour de la religion puisqu’on est en période de Ramadan.
Des foyers de tensions sociales qui viennent des compatriotes de la diaspora avec des ramifications ici puisque la plupart des personnes décédées du Covid-19 ont des parents ici. A ces foyers de tension sociale, on peut également ajouter le risque de frustrer ces centaines de personnes évoluant dans le secteur informel et dont l’activité est à l’arrêt.
Sachant que gouverner, c’est prévoir, le président de la République ne peut pas laisser tous ces foyers de tension se développer de part ces mesures et de la situation que l’on vit actuellement. Car, cela n’est ni bon pour sa gouvernance ni bon pour les projections que l’on peut avoir dans l’hypothèse de 2024 si toutefois il décide de se représenter. Fort de ces éléments d’analyse, le président peut être tenté de dire, je desserre un tout petit peu et si je vois que la situation va de mal en pis, ça serait vraiment l’occasion pour moi d’imposer un couvre-feu et un confinement total»

Et le Président abdiqua! Par Serigne Saliou Gueye

La prise de parole du président de la République était très attendue parce qu’on croyait qu’après le record de cas contaminations enregistré hier (177 dont 169 cas contacts et 8 cas de transmission communautaire) depuis l’apparition de la pandémie, il allait densifier les mesures de prévention contre cette dernière mais que nenni !
Le chef de l’Etat a assoupli sa position notamment en ce qui concerne le rapatriement des corps des émigrés dont le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et son collègue de la santé avaient clairement indiqué qu’il était impossible.
C’est là un pied de nez flanqué à la Cour suprême qui a débouté récemment les avocats des émigrés qui plaidaient la cause de nos compatriotes décédés du Covid-19 dans le monde. C’est malheureux de voir notre juridiction suprême être humiliée de la sorte par le pouvoir exécutif. Une autorisation de rapatriement qui montre rétrospectivement que la décision de la Cour suprême n’était que politique et non fondée sur une base scientifique.
C’est aussi une humiliation des experts du comité scientifique qui avaient requis le non-rapatriement des dépouilles en question lors de leur rencontre du 6 avril. Que l’on ne dise pas que les experts consultés par Macky sont ceux du Cnge (Comité national de gestion des épidémies) qui naguère ont refusé tout rapatriement de Sénégalais morts de Covid-19. Pourtant, l’Oms a depuis le mois de février indiqué qu’il n’y a aucun danger à rapatrier les morts de la Covid-19 si les conditions antiseptiques attenantes sont respectées. Une telle décision salutaire et humaine constitue l’un temps forts du discours présidentiel.
Quant aux autres décisions relatives à l’atténuation du couvre-feu, à la réouverture des marchés et « loumas », sauf le dimanche pour les premiers, et des lieux de culte, à la reprise des enseignements et apprentissages à partir du 2 juin, beaucoup d’incertitudes planent sur leur mise en œuvre. Si le Président articule la réouverture des marchés et des lieux de culte au respect des gestes barrières, c’est peine perdue. Qui veillera à l’entrée et au respect des gestes barrières dans nos mosquées ? Qui osera dire à un fidèle de ne pas mettre pied dans une mosquée parce qu’elle affiche le plein ou parce qu’il ne porte pas de masque voire refuse de se laver les mains ?
D’ailleurs, il ne serait pas virulent de dire que le Président a abdiqué devant la menace des familles maraboutiques et certains prêcheurs de prier de gré ou de force vendredi prochain. Le khalife général de Léona Niassène, qui avait déclaré urbi et orbi qu’il priera quoique cela puisse lui en coûter dans la mosquée de la localité, était sur le pied de guerre. A Médina Gounass, le khalife et ses fidèles n’ont jamais cessé de prier groupés dans leur mosquée. A touba, la grande mosquée a été rouverte pendant le Ramadan même si c’est avec le respect des normes prophylactiques requises.
Ainsi, si le Président a précipitamment autorisé la réouverture des lieux de culte, c’est pour ne pas subir une humiliation par les enturbannés qui se profilait à l’horizon. Aujourd’hui à Touba et à Gounass où l’autorité peine à se faire respecter, la pandémie se propage à une vitesse exponentielle. A ce jour Touba enregistre 219 cas, Medina Gounass 64. Au lieu de prendre des mesures qui protègent les populations de ces localités, l’Etat se débine devant la puissance des marabouts qui pensent que l’ouverture des lieux de culte serait « un vade retro satana ». En fait si certains pays comme la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne voire la Mauritanie voisine ont décidé d’alléger les mesures de confinement c’est après que le pic épidémiologique a été atteint et que la maladie a entamé sa décrue. Paradoxalement, au Sénégal, on allège les mesures restrictives le jour où la maladie a pris l’ascenseur !
En tout cas, il faut s’attendre à ce que la situation explose avec les cas de contamination qui vont se multiplier les prochains jours. Le marché Occass de Touba, qui a été à l’origine de la deuxième vague de dissémination du virus, a montré que les lieux de commerce et d’échange sont de grands foyers de propagation. Aujourd’hui, personne ne peut assurer que les « Louma (marchés hebdomadaires) » se tiendront intra-muros. Il faut s’attendre à ce que le même phénomène de propagation du virus se produise dans nos écoles. Nos établissements scolaires, dépourvus d’eau pour la plupart et où les conditions d’hygiène font défaut, risquent d’être le tombeau de plusieurs apprenants et enseignants. Pis, dans les moyens de transport public comme les cars rapides, la distanciation sociale n’a jamais été respectée parce que les usagers s’asseyent côte à côte.
Dans cette crise sanitaire, le Président Macky Sall n’a jamais affiché la sérénité. Et c’est ce qui explique les mesures à l’emporte-pièce, à la va-vite tâtonnantes et irréfléchies qu’il ne cesse de prendre. Comment expliquer la volonté du professeur Daouda Ndiaye d’utiliser l’Artémisia importé par le Président macky Sall comme solution thérapeutique pour vaincre le Covid-19 sans le consentement des experts du Cnge ? Comment expliquer qu’on refuse de rapatrier les dépouilles de nos compatriotes morts de la pandémie et l’accepter 72 heures après ? Comment expliquer la prise d’un arrêté interdisant l’ouverture des commerces pendant 7/7 jours, — au profit des grandes surfaces françaises ! — suivie d’un désaveu venu du plus haut niveau de l’Etat moins d’une semaine après ?
Une crise sanitaire ne se gère pas avec du laxisme et de l’anxiété. Et le fait de l’avoir assimilée dès le départ à une guerre montre la dimension exagérée et anxiogène que le Général autoproclamé a voulu imprimer à la pandémie. Une pandémie dont il ignore, hélas, qu’elle se gagne avec intelligence et courage. Et non par des décisions à l’emporte-pièce ! Par Serigne Saliou Gueye, Le Témoin

Apprendre à vivre avec le virus: cette maladie qui me guette Par Samba Ardo Ba

Dakaractu.Com-Le président de la République pouvait bien continuer à parler, de toutes les façons je ne l’écoutais plus. L’essentiel, il venait de le dire.
« Il faut apprendre à vivre avec le virus. » Comprenez vivre avec la maladie à coronavirus. Comme un médecin qui annonce à un patient les résultats catastrophiques de ses analyses médicales ou encore le tribunal qui vient de rendre son verdict acerbe. « Apprendre à vivre avec le virus ».
Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Mais une fois  l’onde de choc de l’annonce passée, on  reprend ses esprits. On inspire un grand coup  puis on expire et on se dit à contre-cœur que la volonté de Dieu soit faite. Mais comment accepter et apprendre à vivre avec, si là dehors, cette « tueuse  » rode autour de nous en permanence?
Le covid-19 a fini de nous anéantir. Comme une sangsue, il suce notre sang et épuise nos forces physiques et mentales. Une économie bloquée, un enseignement mis à genou, des nerfs mis à rude épreuve avec une distanciation sociale qui plombe les relations humaines, un couvre-feu qui impose un restez chez vous.
Une situation qui ne peut guère continuer, car il faut bien à un moment où à un autre, que les activités reprennent du moment qu’aucun vaccin n’a encore été trouvé pour venir à bout de la maladie. Pendant que certains pays procèdent à un déconfinement progressif, le Sénégal trouve aussi un moyen de redémarrer la machine sociale.
La reprise des cours pour les classes d’examen est annoncée, la réouverture des lieux de culte et les commerces est à l’ordre du jour, les horaires des bureaux fixés de 9h à 16h et le couvre-feu est maintenu de 21h à 5h du matin en attendant bien sûr que d’autres mesures soient prises. Mais apprendre à vivre avec le virus, nécessite certains comportements, dixit le chef de l’État.
C’est le cas du port du masque obligatoire tout en continuant à adopter les gestes barrière avec des mesures d’hygiène à respecter pour limiter la propagation de la contamination du covid 19. C’est alors le moment pour chacun d’être maître du volant de son destin, d’être plus responsable, mais surtout être conscient que la maladie est à portée de nous et qu’elle peut frapper à tout instant.
C’est alors le lieu de montrer une attitude beaucoup plus responsable pour sauver notre vie et sauver la vie des personnes que nous aimons. Car être responsable, c’est également penser aux autres et c’est là, de mon point de vue, toute la quintessence du message du chef de l’État car comme dit l’adage, ce qui ne tue pas nous rend davantage plus fort.

Assouplissement des mesures contre le Covid-19: La Cojer Nationale en phase avec les choix de Macky Sall

Comme attendu, le président Macky Sall, dans son adresse à la Nation, a annoncé des mesures d’assouplissement des restrictions qui ont été mises en vigueur dans le cadre du couvre-feu élaboré pour endiguer le coronavirus au Sénégal.
Entre autres mesures, Son Excellence le Président Macky Sall, qui écoute les doléances de tous les citoyens pour lesquels, comme ceux de la diaspora, il prête une oreille attentive, a décidé :
De l’annulation de la mesure de non rapatriement de tout Sénégalais qui mourrait du Covid-19 à l’extérieur ;
De l’assouplissement de l’État d’urgence est de 21h à 05 H à partir de ce mardi ;
De la Réouverture des loumas et des lieux de culte ;
De la reprise des cours pour les classes d’examen à partir du 02 juin et les autres classes en distance,
Pour les universités, de la poursuite des concertations pour des enseignements en ligne ;
Dix (10) millions de masques produits localement pour les lieux de culte, d’écoles et marchés…
Autant de mesures qui rencontrent l’agrément de la Convergence des Jeunesses Républicaines (Cojer) ayant compris la préoccupation du président de la République qui, plus que tout, est décidé à faire face à cette maladie qui a fini d’ébranler le monde entier mais qui ne devra point nous affaisser.
C’est donc l’occasion, pour toute la jeunesse de la mouvance présidentielle de renouveler son engagement à travailler pour une prise de conscience renforcée des Sénégalais. Cette nouvelle donne nous pousse à l’adaptation mais aussi au renforcement de l’effort collectif pour un respect sans faille des mesures barrières et de distanciation sociale édictées par les autorités.
Nous avons tous obligation de contribuer à l’effort patriotique de protection et de préservation des acquis économiques du pays. Nous réitérons, à cet effet, à l’endroit du peuple sénégalais, de ne pas céder à la relâche et à la négligence face à cette maladie aussi contagieuse et dangereuse que ce coronavirus.
La Cojer a conscience des enjeux qui obligent dores-et-déjà à la contribution de tous pour le bien et la survie de tous face à la lourde charge du covid-19. Respecter les mesures barrières en tout lieu et en tout temps jusqu’à l’éradication complète de cette pandémie y va de notre responsabilité citoyenne et sociale.
Chacun doit contribuer à l’effort national de guerre contre cet ennemi invisible qui risque de nous affaiblir dans tous les secteurs et d’une manière durable.
Moussa Sow,Coordinateur national de la Cojer.

RAPATRIEMENT DES CORPS DE VICTIMES: MACKY SALL PREND LE CONTRE-PIED DE LA COUR SUPRÊME

http://www.emedia.sn/Les familles des personnes décédées du Covid-19 à l’étranger peuvent pousser un ouf de soulagement. Elles pourront désormais rapatrier les corps de leurs proches. L’annonce a été faite, ce lundi, par le président de la République qui faisait face à la Nation.
En prenant cette décision, Macky Sall a pris le contre-pied de la Cour suprême qui, le jeudi dernier, avait rejeté le pourvoi en cassation introduite par les familles éplorées qui demandaient le rapatriement des corps des personnes décédées du Covid à l’étranger. C’est le ministre des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et celui de la santé et de l’action sociale qui avaient pris cette mesure d’interdiction de rapatriement des corps.
« Chaque deuil nous affecte profondément surtout lorsqu’il s’agit d’une douleur de la distance quand le décès survient à l’étranger. Ainsi, en tenant compte de la forte demande de rapatriement des corps de nos compatriotes décédés du Covid-19 à l’étranger et sur la base d’avis motivés que nous avons recueillis en ce quo concerne les conditions sanitaires, il sera désormais possible de procéder à ces rapatriements », a déclaré le président Mack Sall.
Le Chef de l’Etat annonce également avoir instruit le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur en rapport avec le ministre de la Santé et de l’Action sociale de faciliter les rapatriements pour ls familles qui le souhaitent. Ce, précise-t-il, dans le respecte des conditions sanitaires nécessaires. Aliou DIOUF

GAMBIE-LES SÉNÉGALAIS DÉCLARÉS POSITIFS VEULENT ÊTRE RAPATRIÉS

http://www.emedia.sn/–BANJUL – En Gambie, les Sénégalais précédemment déclarés positifs et placés sous traitement se plaignent de leurs conditions de prise en charge sanitaire. Selon une source sûre, depuis leur mise en quarantaine, ils se plaignent de n’avoir pas encore reçu le moindre traitement. Une situation qui les révolte. Faute d’une prise en charge convenable, ils réclament d’être libérés tout bonnement ou d’être rapatriés.

DEUX NOUVEAUX CAS RECENSÉS DANS LE PAYS, TOUS DES SÉNÉGALAIS

Par ailleurs, la liste des Sénégalais infectés par le coronavirus s’allonge en Gambie. En plus des 5 précédemment annoncés, 2 nouveaux cas s’ajoutent sur la liste, portant à 7 le nombre de Sénégalais touchés par la maladie en Gambie. Au total, le pays recense 22 cas dont 12 sous traitement et un décès.
Selon les autorités sanitaires tous les nouveaux cas (un homme et une femme) étaient placés en quarantaine, une fois rentrés du Sénégal. La porosité des frontières et l’inconscience de certains Sénégalais sont pointées du doigt.De notre correspondant en Gambie, Amadou BARRY

Rapatriement dépouilles du Covid-19: Le Collectif demande l’exhumation des corps déjà enterrés

https://dakarmatin.com/L’annonce du chef de l’Etat, Macky Sall, lors de son discours à la nation de ce lundi, approuvant le rapatriement des dépouilles des compatriotes décédés du Covid-19 à l’étranger, est appréciée «à sa juste valeur» par le collectif qui en faisait la demande.
«Le travail est terminé en partie parce que le président de la République a satisfait la demande légitime de la diaspora de rapatrier ses victimes du Covid-19 au pays d’origine», a réagi Me Abdoulaye Tine, avocat et membre dudit collectif, contacté par Seneweb.
Toutefois, il estime que les familles restent sur leur faim. Car, dit-il, «il y a des corps qui ont été déjà inhumés. Il faut d’abord essayer de voir quel procédé mettre en place pour les exhumer et les rapatrier au pays. C’est possible et la loi nous le permet, c’est un droit de l’homme reconnu», a ajouté la robe noire qui soutient que ce sera un autre aspect.
«Seulement, il faut un protocole sanitaire à appliquer pour qu’on prenne soit infecté», précise Me Tine.

LA PAROLE RARE PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn/-En période d’incertitudes, nous avons tous besoin de paroles fortes. Plus elles sont rares, mieux, elles servent. Car la parole rare est vertueuse. Elle s’isole des contingences pour mieux exister. En mesure d’offrir ce qu’attend une frange importante de la société sénégalaise, le Président de la République a rompu lundi le silence pour se rendre, à l’évidence, plus audible. Les Sénégalais de la diaspora, partagés ente doutes et craintes, se sont sentis soulagés lorsque Macky Sall a accédé à leur demande de rapatriement des dépouilles de compatriotes décédés à l’extérieur.
Les services consulaires ont recensé quelques 80 Sénégalais morts à l’étranger en attente d’être ramenés au bercail pour les funérailles mortuaires. La mesure a une double résonnance, cultuelle et culturelle auprès de Sénégalais hantés par les saisissantes images de crémation de corps réduits en cendre à plus de 1200° C.
Après avoir consulté d’éminents scientifiques, le retour des morts pouvait s’opérer, sous certaines conditions, précise le Chef de l’Etat. Cette nouvelle donne contrastait cependant avec la précédente position de principe du gouvernement qui, redoutant les effets de contagion, avait préconisé l’inhumation des morts sur place. Effroi. Frayeur. Et même horreur dans les chancelleries et les pavillons de banlieues en Europe ! Face aux vents contraires, fixer le cap et s’y maintenir aide le tenant du gouvernail à aborder les récifs en haute mer !
La décision avait, il est vrai, ému la diaspora qui s’en trouvait déstabilisée par pareille solution jamais envisagée auparavant. On devine donc le soulagement dans les différentes communautés sénégalaises établies en Espagne, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis et un peu partout dans les pays développés frappés par l’épidémie du Covid 19. La mesure, annoncée hier soir au cours de l’adresse à la nation du Président Macky Sall, survient dans un contexte de doute permanent résultant de la hausse des cas positifs et des décès subséquents.
Il a pris la décision qui s’imposait aux termes d’une écoute attentive des doléances relayées par les représentants attitrés, étouffant ainsi dans l’œuf une polémique qui enflait déjà. Son geste revêt un caractère strictement humanitaire même si l’impact a une dimension politique inévitable.
Avec une surenchère en moins, le président allège le dispositif de restriction pour permettre une reprise laborieuse de l’économie qui a souffert du contingentement imposé par l’épidémie. Au bout de deux mois, les Sénégalais se sont conformés aux gestes barrières même si, ici ou là, des attitudes surprenantes ont été observées.
Dès mardi, donc aujourd’hui, le couvre-feu entre en vigueur une heure plus tard et il est levé au petit matin, une heure plus tôt. L’état d’urgence prévaut en toutes circonstances avec toutefois une kyrielle de souplesses allant de la reprise des cours dans les classes d’examen (primaires et lycées) à la réouverture des mosquées en passant par le fonctionnement des marchés, six jours durant, le septième jour reste consacré au nettoyage des lieux.
Les avancées médicales et le sérieux de la stratégie de riposte ont eu pour effet d’endiguer le fléau et de le contenir dans 23 des 45 départements du Sénégal. Les 22 départements épargnés témoignent d’un condensé d’efforts d’une rare efficacité consentis par divers acteurs tous remerciés par le Président de la République pour « leurs forces mentales » face à une pathologie qui ne recule pas encore. Des disparités régionales existent telles que l’établit l’actuelle cartographie de l’épidémie au Sénégal.
Au détour d’un croisement de constats et d’avis, Macky Sall estime venu le moment de réajuster la stratégie de riposte pour l’adapter au nouveau contexte en « apprenant à vivre avec le virus ! » En clair, ajoute-t-il, la maladie ne nous quitte pas. Pas avant août ou septembre prochains, tout au moins. Un horizon assez lointain, somme toute. Ainsi appelle-t-il les Sénégalais à plus de vigilance et de responsabilité pour ne pas baisser la garde. En outre, il indique que les progrès collectifs (à accomplir) seront le fruit de la détermination de chacun de nous.
L’avalanche de décisions prises ce lundi laisse entrevoir quelques tendances lourdes. Le virus résiste et demeure dangereux. Mais la résilience des patients désamorce la virulence de l’infection dont le mode de transmission, mieux connu, dissipe désormais les peurs et entretient l’espoir. Le président n’occulte pas pour autant le nombre croissant de morts du coronavirus inversement proportionnel au décompte en hausse des cas positifs.
Une telle situation, toujours préoccupante, loin de le dissuader d’assouplir les mesures, pousse plutôt le Président à alléger le dispositif en vue de desserrer l’étau. Certaines atteintes aux consignes de précaution sanitaires n’érodent pas pour autant la détermination du Président de la République. Il reste vigilant, n’excluant pas de sévir plus fermement si des comportements outranciers venaient à exposer les Sénégalais à de sérieux risques de rebond de l’épidémie.
De ce fait, la fréquentation à nouveau des mosquées va être crispante dans les semaines à venir en raison des regroupements qui se formeraient sans possibilité réelle de faire respecter les gestes barrières. De concert, les leaders d’opinion font le pari d’une prise de conscience aigue des Sénégalais sans aucune garantie réelle de réussite. Après l’épreuve, place à l’ambition qui ne sera manifeste qu’avec la volonté de tous de se sentir solidaires en renonçant aux paroles dissonantes.
A quelque chose malheur est bon, dit-on ! Or à cause de la pandémie, des actes de solidarité combinés à une fantastique créativité ont surgi de partout : des tailleurs qui cousaient des masques avec dextérité et doigté ou des respirateurs artificiels sortis des laboratoires de jeunes créateurs de l’Université.
En saluant ces gestes de haute portée, le Président y a découvert un gisement d’ingéniosités qui l’amène à décider de les soutenir au travers du Plan de relance de l’économie post Covid 19 doté d’un fonds de mille milliards de francs CFA. « Toutes ces compétences et ces savoir-faire locaux nous parlent pour nous dire que du pire nous pouvons tirer le meilleur », dira le Président qui y voit « des promesses généreuse d’un futur plus prospère. » Il s’est engagé à soutenir ces « intelligences créatives. »

Chronique: Lanceur d’alertes, alerté…! Par Pape Sadio Thiam

https://directnewsinfo.com/Le lanceur d’alerte Abdou Karim Gueye Xrum Xax s’est fait arrêter et mis à la disposition de la justice, après son « live » dans lequel il dénonçait la convocation de certains imams dont celui de Léona Niassene. Accusé d’ « offense au chef de l’État, provocation directe à un attroupement non suivi d’effet, provocation directe à la désobéissance aux lois, outrage envers les dépositaires des forces de l’ordre », il risque gros. Mais l’envers de cette arrestation nous donne à constater que la faillite des partis politiques a consacré la naissance d’une pluralité de voix traçant chacune sa propre voie. Société civile, lanceurs d’alerte, activistes, journalistes d’investigations, etc. fourmillent de partout pour occuper le champ politique désert avec un discours nouveau.
La nature ayant horreur du vide, les lanceurs d’alertes ont tôt fait d’occuper la place laissée vacante par une opposition classique timorée et aux actions aussi épisodiques que sporadiques. Affranchis de cette corvée millénaire qui pèse sur l’homme politique de devoir toujours proposer des politiques alternatives à celles qu’on critique, les nouvelles voix de la politique investissent abondamment dans le rôle de contre-pouvoir. On ne promet rien au peuple, on cherche plutôt à l’éveiller et à lui désigner l’origine et la cause de ses malheurs. Cette posture est d’autant plus crédible qu’elle n’exclut pas de dire au peuple sa part de responsabilité dans la situation du pays. Alors que l’homme politique juge et prend position généralement par démagogie, les nouveaux acteurs politique prétendent parler au nom de la vérité et des intérêts du peuple. Si le premier levier d’un parti politique, c’est l’intérêt à gouverner, celui des nouvelles voix de l’espace politique est par contre le désintérêt apparent par rapport au pouvoir politique.
La désincarnation et le désenchantement du pouvoir politique et économique, le manque d’exemplarité et de déontologie par les décideurs publics et privés, ainsi que toutes les formes de connivence entre argents et pouvoir, ont été autant de facteurs qui ont incité certains citoyens à surmonter la crainte de parler et à s’ériger en défenseur du bien commun et de l’intérêt général. Différents exemples subsistent à travers le monde. Un lanceur d’alerte est comme un vigile pour la démocratie : en dénonçant les mauvaises pratiques des gouvernants, il prévient les gros scandales et la banalisation des vices dans l’espace politique. Ils sont, sous ce rapport, à la société ce que le vaccin est à la prévention des maladies. Le fait qu’ils se soient rabattus dans les réseaux sociaux est un indicateur d’une double mutation dans la démocratie moderne : d’une part l’usurpation des médias traditionnels par le pouvoir financier et/ou politique et, d’autre part, l’explosion du leadership politique.
Dotés seulement de leur bonne intention, certains lanceurs d’alerte prennent des risques énormes en sortant de leur anonymat pour s’exposer à l’opinion publique et affronter des forces politiques et économiques, souvent, démesurément plus puissantes, influentes et protégées. Car, une fois l’alerte lancée et l’effet médiatique oublié, les auteurs de ces révélations se retrouvent seuls et commencent à tourner dans une spirale infernale de poursuites judiciaires, de menaces, de lynchages publics et de pressions psychologiques et économiques. Faire de la politique n’est plus une affaire d’élite, il n’aurait jamais dû l’être d’ailleurs, car la communication qui est le premier levier de la politique est à priori accessible à tous. On ne le voit pas toujours, mais l’action des lanceurs d’alertes rythme la respiration de la démocratie : en entretenant la controverse, ils focalisent l’attention des consciences et créent une mobilisation citoyenne autour de questions fondamentales. En entretenant sans cesse la flamme de la curiosité citoyenne, les lanceurs d’alerte s’imposent en véritables régulateurs de la démocratie d’opinion. C’est vrai que l’homme politique lui-même peut et doit être un lanceur d’alerte dans la mesure où il a pour vocation, dans une démocratie, de critiquer l’action du gouvernement et de faire des contre-propositions.
Mais la crédibilité entachée de leur incessant marchandage avec le pouvoir ne leur garantit plus la légitimité de parler de façon désintéressée des tares du régime. C’est vrai que le piège de la vedettisation guette toujours les lanceurs d’alerte qui peuvent aller jusqu’à se laisser manipuler par la recherche du buzz au détriment de la quête de la vérité, mais ce risque ne leur est guère spécifique. L’homme politique, l’intellectuel, le guide religieux comme l’homme ordinaire, courent tous le risque de se laisser parasiter par l’image qu’ils croient renvoyer aux citoyens. Psychologiquement, l’homme ne résiste que laborieusement au plaisir d’être en vedette et de faire l’actualité ; ce qui fait que l’artifice l’emporte parfois sur la réalité. Le risque qui est redouté dans cette transformation du citoyen en lanceur politique, c’est une désertion du champ politique qui est, par essence, un lieu de mobilisation et d’action, mais ce risque, c’est aussi une intellectualisation du discours et de l’engagement politique. Sur un autre plan, les lanceurs d’alertes dont l’action est amplifiée par les réseaux sociaux, il faut dire que leur probable dénaturation en culte de la personnalité est largement endiguée par le fait qu’ils suscitent eux-mêmes leur propre contre-pouvoir.
Dans un espace aussi ouvert, rien ne peut indéfiniment demeurer dans le mystère et la mythification ; tout finit par être examiné et démythifié. En arborant le statut de lanceur d’alerte, le citoyen met également en jeu sa crédibilité, sa survie en tant que lanceur d’alerte. Car dans cette sphère, il est infiniment plus difficile de reconquérir une crédibilité perdue que de la bâtir, de sorte qu’une fois que la rumeur et la vindicte populaire disqualifient un lanceur d’alerte, le système de sa crédibilité s’effondre comme un château de cartes.

Panique à la TFM !Après le cas de l’animateur testé positif au coronavirus, d’autres employés de la « télé des Almadies »… contaminés

https://www.dakarposte.com/Dakarposte a appris de bonnes sources qu’un célèbre animateur  a été diagnostiqué positif au coronavirus. Il est au nombre des employés du groupe Futurs Médias précisément à la TFM dont les portes restent… ouvertes.
Dakarposte est en mesure de révéler que deux réalisateurs d’émissions (un homme et une dame dont nous tairons délibérément les identités), compte non tenu de collègues de l’animateur suscité, sont testés positifs au robuste virus.  Mais, aussi bizarre que cela puisse paraitre, la direction du groupe Futurs Médias, qui fait pourtant de la prévention auprès de  ses employés mais aussi et surtout auprès de l’opinion  depuis le début de la pandémie du coronavirus via des consignes affichées en interne ou en ligne, entre autres messages audiovisuels, n’a pas daigné  rédiger ne serait-ce qu’une note interne. Qui plus,  la direction et les pièces maîtresses de la boite notamment les  syndicats de la boite ne se sont pas, du tout alors  retrouvés pour évoquer les mesures à prendre.
Aux dernières nouvelles, l’animateur , disons plutôt le boute-en-train contaminé est admis depuis quelques jours en réanimation dans un centre hospitalier de la place « et les résultats de tests réalisés sur des employés  asymptomatiques sont attendus ce mardi 12 Mai 2020« .
La rédaction de dakarposte, soucieuse d’ y mettre du nôtre dans le traitement équilibré de l’information, a beau tenté de joindre des membres de la direction du groupe Futurs Médias aux fins de recueillir leur version. En vain. Affaire à suivre

« You » dépiste tous ses …employés

https://www.dakarposte.com/Dakarposte, qui a annoncé cette panique indescriptible, qui a fini de s’installer dans les locaux de la TFm (voir article à la Une), a appris que l’une des pièces maîtresses du groupe Futurs Médias, Youssou Ndour a finalement misé sur une stratégie de dépistage massif. Cette mesure, prévue ce mardi 12 Mai, lui permettra, à n’en point douter, de maîtriser la contagion sur son « territoire ».
C’est la der des ders que vous file la rédaction de dakarposte! En effet, nous venons d’apprendre que le PDG du groupe Futurs Médias a finalement engagé une campagne de dépistage massif.
En effet, il  nous revient que « You »  a décidé de tester ses agents, notamment ceux de la TFM, via des prélèvements nasaux, les fameux tests virologiques (PCR).  Le début du dépistage a été calé, sauf revirement, ce mardi 12 Mai 2020.
Nous avons appris que, dans un premier temps, les autorités de Futurs Médias avaient prévu de dépister  les employés qui ont été en contact avec leurs collègues infectés avant de décider un dépistage massif. Affaire à suivre…

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 12/05/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Envoyé en prison, Karim Xrum Xax face au juge demain

Abdou Karim Guèye alias « Xrum Xax » a été placé hier sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt du Cap manuel. Il est poursuivi pour «provocation à un attroupement armé, selon l’article 95 du code pénal, et outrage à agent de police et de gendarme, selon l’article 196». Son avocat Me Khoureyssi Ba informe que son client sera jugé demain en flagrants délits. Selon la robe noire, le procureur a allégé les charges en retirant le délit d’offense au chef de l’Etat et incitation à la désobéissance et autre. Malgré tout, il déplore l’arrestation de son client qui a parlé «sous le coup de l’émotion». Selon Me Ba son client est un peu sorti des sentiers battus, mais ce n’est pas une raison pour l’arrêter. A l’en croire, l’activiste a essayé de servir de porte-parole à des populations privées de leurs mosquées au moment où ils en avaient le plus besoin. Pour rappel, l’activiste a été arrêté vendredi dernier par les éléments de la section de recherches de Dakar, suite à une vidéo publiée après la convocation du deuxième imam de la mosquée de Léona Niassène.

2 045 enfants âgés de 4 à 17 ans déjà retirés de la rue

Dans le cadre du déploiement du dispositif spécial de protection sociale des enfants en situation difficile (dspsesd), le ministre de la Famille a organisé, hier, une cérémonie de retour en famille d’enfants retirés de la rue. A cette occasion, Ndèye Saly Diop Dieng annonce que plus de 2 045 enfants âgés de 4 à 17 ans ont été retirés de la rue pour leur garantir une meilleure protection contre le Covid-19. Parmi eux, 205 enfants viennent des pays de la sous-région. Ainsi, 1 219 sont renvoyés chez eux notamment dans les régions de Diourbel, Fatick, Thiès, Louga, Kaffrine, Kaolack, Tambacounda et Kolda. En plus, 390 autres enfants qui étaient en difficulté dans les régions de Dakar et de Diourbel ont regagné hier leurs familles. A ceux-là s’ajoutent les 399 enfants qui avaient quitté Dakar et Rufisque depuis la semaine dernière.

Accident tragique à Darou Khoudoss

Un accident tragique est survenu hier à Darou Khoudoss, précisément dans l’enceinte des Industries Chimiques du Sénégal(ICS). En effet, un chauffeur du nom de Moustapha Fall, marié et père de 5 enfants de très bas âge, s’est tué suite à un accident. Le véhicule 4X4 qu’il conduisait a fait des tonneaux et il est mort sur le coup. Selon nos sources, les deux autres passagers sont grièvement blessés Le défunt était le chauffeur de l’ancien député Maire de Tivaouane de 2002 à 2014.

Un cas positif au COVID-19 à Pire

Un cas positif au coronavirus est sur toutes les lèvres, dans cette paisible cité religieuse de Pire, dans le département de Tivaouane, mais il s’agit en vérité d’un cas importé. Selon nos sources, il s’agit d’un homme originaire de Pire, mais qui était à Dakar où il a chopé le virus. Il était en traitement à l’hôpital de Fann jusqu’à sa guérison. C’est ainsi qu’il a décidé, ce samedi, de retourner à sa famille à Pire, non loin du terrain central. Mais malheureusement, il a rechuté. Conduit au poste de santé vers 20 heures alors qu’il avait des difficultés respiratoires, le chef de poste a aussitôt alerté le District sanitaire de Tivaouane où il a été transféré dans la nuit du samedi au dimanche. Des prélèvements ont aussitôt été effectués et ils sont revenus positifs au COVID-19. Le malade a finalement été transféré à Dakar où il est pris en charge. Pour l’heure le personnel du poste de santé de Pire est mis en quarantaine, ainsi que les contacts déjà retracés.

Cinq autres cas contaminés par le comédien

« L’As » avait révélé en exclusivité qu’un comédien officiant dans une télévision bien suivie a été testé positif au coronavirus et que certains de ses co-animateurs ont été appelés pour être testés. Eh bien, les résultats des tests ne sont pas fameux. Au moins cinq personnes ont été contaminées en attendant d’autres résultats attendus ce matin. Il s’agit sont en grande partie de stagiaires et de techniciens contact du comédiens qui ont été contaminés. «L’As» leur souhaite prompt rétablissement.

Répartition des cas enregistrés lundi

Le Sénégal a enregistré hier 177 cas positifs au coronavirus. Le plus grand nombre de cas est de la région de Dakar et particulièrement du département. C’est le district de Dakar-centre qui a enregistré plus de cas pour la journée d’hier, avec 33 cas. Dakar-Ouest se retrouve avec 15 cas, Dakar-Sud 21 cas et Dakar Nord 26. La ville de Touba a enregistré 21 cas, Sédhiou 4 cas, Guédiawaye 26 cas, Mbao 4 cas et Sangalkam 1 cas. Il y a eu 13 cas dans la capitale du Rail, Pikine 2 cas, Rufisque 1 cas, Yeumbeul 1 cas, Keur Massar 2 cas, Tambacounda 5 cas, Tivaouane 1 cas et Diakhao 1 cas.

Urgentistes de l’hôpital de Tambacounda positifs

Le personnel médical de Tambacounda est fortement affecté par la coronavirus. En effet, parmi les 5 cas enregistrés hier à Tambacounda, les 3 cas sont des urgentistes à l’hôpital régional. Il s’agit de deux femmes et d’un homme, plus précisément des 3 cas communautaires cités dans le communiqué du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le quatrième cas est une technicienne de surface qui a chopé le virus au centre de santé de Tambacounda. Les deux autres cas sont des contacts qui sont suivis par les autorités sanitaires. A ce jour, Tambacounda compte 69 cas positifs, 26 cas sous traitement et 43 guéris.

Le fonds Force Covid-19 divise les transporteurs

Le Syndicat National des Transporteurs de Proximité (SNTP) dénonce le favoritisme dans la répartition de la subvention du secteur du Transport inter urbain au Sénégal. Le Secrétaire Général du SNTP, Karamba Goudiaby, note une incohérence inacceptable et une injustice. Il interpelle le Coordonnateur national du Comité de suivi du Covid-19, le Général François Ndiaye, afin que cette répartition se fasse sans discrimination. Karamba Goudiaby rappelle que toutes ses composantes ainsi que les personnes gravitant autour sont directement ou indirectement affectées par l’immobilisation des véhicules.

La chambre de commerce accompagne les tailleurs

La guerre contre le Covid-19 s’intensifie à Saint-Louis où toutes les dispositions sont prises par les autorités pour endiguer sa propagation. Des institutions comme la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Saint-Louis jouent leur partition. En ce sens, le président Cheikh Sourang a offert une session de formation à la confection des masques selon les normes Afnor à l’Association des Tailleurs de la région. Ainsi les tailleurs de la région de Saint-Louis s’engagent-ils à tirer au maximum leurs épingles du jeu dans le cadre de la riposte contre le Covid-19. Les tailleurs ont confectionné un premier lot de masques ; 600 sont remis au Gouverneur. Pour l’heure, l’association des tailleurs de la région de Saint-Louis déroule ses activités avec la démultiplication de la formation avec le respect des normes édictées par l’Association sénégalaise de normalisation. En attendant, les populations se réjouissent de la qualité des masques.

Karim Xrum Xax n’a relaté que des faits et avec passion Par Marvel Ndoye

Nous sommes en train d’assister à une véritable démonstration d’agression contre le peuple de la part du régime finissant de Macky Sall, de son APR, et de la dynastie Faye – Sall..
Dès les premières heures de son accession au pouvoir, Macky Sall est allé prosterner le Sénégal au bas des marches de l’Elysée. Le signal était donné, son mandat sera aussi celui du retour de la France colonisatrice. Cela signifie aussi que tous les activistes qui iront à l’encontre de ce dessein funeste seront les cibles du régime.
Joignant l’acte à la parole, nous voyons depuis 2012 ces activistes en question défiler entre la DIC – les Brigades de recherches – la prison de Rebeuss – la prison du Camp Pénal – etc… Tous ceux qui tiennent un discours pouvant frustrer le « patron » français sont pourchassés et embastillés, et généralement sur base de prétextes qui rivalisent de ridicule les uns après les autres.
Karim Xrum Xax fait partie de ces activistes identifiés par le régime de Macky Sall comme susceptibles de frustrer le « patron » ou pouvant perturber le festin de la dynastie Faye – Sall – APR.
Pour la énième arrestation arbitraire contre Karim, le prétexte cette fois est aussi farfelu que les précédents. Il a simplement relaté des faits qui se sont déroulés à la vue de tous, il a mis en évidence la lâcheté de certaines pratiques. Et comme on dit, « seule la vérité blesse ». Plutôt que d’accepter ces vérités et de se remettre en question, le Président et ses bras armés s’acharnent depuis 2012 à museler les auteurs de ces vérités.
Karim a rappelé que depuis le début du couvre-feu et l’interdiction des prières dans les mosquées, Touba sacrifie à ses prières quotidiennes et les passent même en direct sur certaines chaines de télé ainsi que dans les réseaux sociaux. Impossible donc de ne pas le voir. Mais Macky Sall, Aly Ngouille Ndiaye, et leurs bras armés choisissent de détourner le regard pour aller s’acharner contre les autres régions et confréries jusqu’à ce qu’elles finissent par se rebeller en se dressant contre cette hypocrisie ouverte.
Qu’est-ce qui, dans ce récit de Karim, n’est pas conforme aux faits ? Qui attise le feu et met le Sénégal en danger dans tout cela ? Est-ce ceux qui divisent les citoyens en catégories sociales, religieuses et confrériques aux yeux de la loi ? Ou ceux qui dénoncent ces attitudes dangereuses ?
Comment peut-on rabaisser toute une communauté et pousser son Khalife (le Khalife de Leona Niassene) à se déplacer jusqu’à un commissariat ?

En quoi dénoncer ce précédent extrêmement dangereux impliquant un commissaire de police est un outrage à un dépositaire des forces de l’ordre ?

Karim a rappelé comment Macky Sall et les siens (frère, beau-frère, amis, militants, alliés) sont en train de bénéficier de la tragédie du Coronavirus.
Si les crimes économiques qui sont en cours avec les fonds de la Force Covid-19, si les marchés scandaleux passés pour les aides alimentaires, si les marchés scandaleux passés pour le matériel médical, ce n’est pas du vol rendu possible par les décrets et décisions de Macky Sall qui a aussi évité d’installer un comité de pilotage au départ de la gestion, alors qu’est-ce que le vol ?
En quoi dénoncer ces pratiques épouvantables commis en cette période tragique seraient une offense au Chef de l’Etat ou à qui que ce soit ?
Karim a invité les musulmans qui n’ont plus que leur Créateur comme espoir de sortir de cette tragédie du Covid-19 qui fait l’affaire d’autres personnes dénuées de conscience. Il a bien précisé qu’ils prendraient tous les précautions et gestes barrières nécessaires pour sacrifier sans risque à ce devoir de croyant.
Alors que partout les sénégalais ont été obligés à se regrouper en masse dans des files d’attente interminables à cause des décisions absurdes des autorités de Macky Sall, en quoi l’invite de Karim à quelques musulmans désespérés est-elle une provocation directe à un attroupement ou à la désobéissance aux lois ?
En résumé, rien de sérieux n’est en réalité reproché à Karim Xrum Xax, à part le fait d’avoir dit haut et fort ce que les sénégalais ont vu et savent déjà. Mais avec ce régime, dire la vérité est un crime. On l’a vu avec leurs attaques contre le Professeur Seydi parce qu’il a simplement fait un constat fidèle sur l’état problématique du service de réanimation de l’hôpital de Ziguinchor. Pour être de leur camp, il faut savoir mentir et dire le contraire de ce que l’on voit.
Un régime qui en arrive à tous ces excès se sait habituellement illégitime et finissant. Mais l’heure des comptes arrivera tôt ou tard. Il faut libérer Karim Xrum Xax, il n’a commis aucun crime. Lui au moins aime le Sénégal, et peut être même trop, ce qui le fait agir et parler avec passion. Marvel Ndoye

Fonds Covid: Après Bamba Fall, Banda Diop secoue les casseroles

http://canal221.com/Avec des documents à l’appui, des conseillers municipaux de la commune de Patte d’Oie accusent leur maire Banda DIOP de vouloir détourner à d’autres fins les 118 millions de francs Cfa, qui devraient servir à soutenir les populations de cette commune en cette période de Covid-19. Une accusation démentie par le maire Banda DIOP lui-même.
Le maire de la Patte d’Oie fait l’objet de vives critiques de la part de certains conseillers municipaux. Parmi eux, Karim Sy qui reproche à Banda DIOP, son «manque d’implication» pour venir en aide aux populations dans ce contexte marqué par la survenue du Covid-19. «Depuis l’introduction du Covid-19 au Sénégal, les Collectivités territoriales essayent d’organiser la riposte. Tel n’est pas le cas dans la commune de Patte d’Oie. Le maire n’a envisagé aucune action», s’indigne notre interlocuteur, qui dit avoir interpellé, depuis le dimanche 22 mars à travers un message, les conseillers municipaux en ces termes : «L’heure est grave. Le peuple sénégalais est inquiet et nous n’avons pas senti notre implication en tant que collectivité territoriale». Selon lui, «ce message avait heurté la conscience des conseillers municipaux, qui avaient obligé le maire Banda DIOP à convoquer une réunion du Conseil municipal, contre sa volonté.» Finalement, poursuit M. SY, «le Conseil municipal est convoqué le lundi 30 mars 2020, avec un ordre du jour qui n’a rien à voir avec la riposte contre le Covid-19. Ce qui fait que les conseillers ont rejeté le projet d’ordre du jour». Ces derniers ayant décidé de «réserver les 118 millions aux populations et aux structures sanitaires (centre de santé Nabil Choucair et poste de Santé de Grand Médine).
C’est ainsi que le Conseil municipal avait délibéré dans ce sens», à en croire Karim SY. Qui révèle : «Finalement le maire Banda DIOP avait déposé, pour approbation, une délibération falsifiée qui a été d’ailleurs rejetée par le Sous-préfet des Parcelles Assainies. Ce dernier a demandé une seconde lecture, ce que le maire avait refusé». Sous la pression des conseillers municipaux, le premier magistrat de la commune de la Patte d’Oie accepte de convoquer à nouveau une réunion du Conseil municipal, le vendredi 17 avril 2020. «Depuis, le document voté est avec le Sous-préfet qui attend l’avis du Percepteur municipal avant d’approuver. C’est dire que depuis cette date, nos populations et nos structures sanitaires attendent le soutien de la commune qui tarde à se matérialiser. Et le maire se permet de visiter les rédactions, annonçant des contrevérités», dénonce Abdou Karim SY.Le Quotidien


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