Revue de Presse du Lundi 6 Avril 2020

Unes de la Presse du Lundi 6 Avril 2020
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Makhtar Cissé: «Dès ce mois d’avril, les factures à échéance seront prises en charge, ceux qui ont déjà payé auront un avoir»

https://www.pressafrik.com/ « Dès ce mois d’avril, les factures à échéance qui ne sont pas encore payées seront prises en charge et les consommateurs qui ont déjà payé auront un avoir ». C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Energie, Mouhamadou Makhtar Cissé qui a fait face à la presse ce lundi pour apporter des précisions suite à la décision du président de la République, Macky Sall, de prendre en charge le paiement des factures d’électricité des ménages abonnés de la tranche sociale (inférieur ou égal à 250 MW/H), pour un bimestre, soit environ 975 522 ménages.

« Le bimestre (deux mois) consommé qui arrive à échéance ce mois d’avril, parce qu’il faut le souligner: le président de la République a décidé que la mesure aura un effet immédiat, donc ceux qui ont déjà payé vont recevoir un avoir et ceux qui n’ont pas encore payé pourront également bénéficier d’une mise en disposition du montant qui correspond à leur consommation dans cette tranche qui correspond à 250 MWH », a expliqué le ministre.

Donc, a annoncé M. Cissé, « dès ce mois d’avril les factures à échéance qui ne sont pas encore payées seront prises en charge, ceux qui ont déjà payé auront un avoir au niveau de la comptabilité de la Senelec et le système informatique permet de retracer tout cela pour que chacun des bénéficiaires puisse mesurer l’impact de cette mesure présidentielle ».

S’agissant des clients qui sont au Woyofal qui correspond peu près 46% de la clientèle du Senelec qui ont déjà payé leur facture du mois d’avril, le ministre précise que : « Naturellement, on ne peut pas revenir sur ce qui a été déjà payé parce que c’est en pré-paiement, il suffirait de les donner le montant qui correspond à cette consommation pour qu’ils l’aient en avoir et qu’ils puissent en bénéficier dès les mois à venir ».

Le ministre de l’Energie a exhorté la société nationale d’électricité, Senelec, de revenir par un communiqué détaillé, mais également d’utiliser toute autre forme de l’ensemble des cibles qui vont au-delà de ceux qui sont impactés et concernés (la tranche sociale).Aminata Diouf

CISSÉ EXPLIQUE LES MODALITÉS DE LA PRISE EN CHARGE DES FACTURES D’ÉLECTRICITÉ

http://www.emedia.sn/Mouhamadou Mactar Cissé, ministre du Pétrole et de l’Energie et son homologue Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement ont, ce lundi, organisé une conférence de presse conjointe, dans les locaux du ministère de la Santé et de l’Action. Le but de cette rencontre avec la presse est d’expliquer les modalités pour l’exécution décisions prises par le président de la République, le 3 avril dernier. Lesquelles décisions sont la prise en charge, par l’Etat, d’un bimestre de consommation d’eau et d’électricité pour tous les ménages qui sont dans la tranche sociale.

Pour ce qui concerne le secteur de l’électricité, le ministre Mouhamadou Mactar Cissé affirme que 975 522 ménages pourront bénéficier de « ce geste » du président de la République en cette période marquée par la pandémie de la Covid-19. « La tranche sociale, ce sont ceux qui sont dans la tranche inférieure ou égale à 250 kilowattheures. Pour les modalités de mise en œuvre, nous demanderons à la société d’électricité de revenir par un courrier sur les détails mais également d’utiliser toutes autres formes de communication pour toucher l’ensemble des cibles qui vont au-delà de ceux qui sont impactés. Tous les sénégalais sont concernés pour mesurer l’ampleur de ces décisions qui ont été prises par le président de la République », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il ajoute : « il faut concevoir ce programme de résilience comme un soutien dans l’urgence pour éviter que les ménages les plus vulnérables ne s’effondrent à cause de la crise. Ce, parce que des entreprises sont à l’arrêt, des personnes sont confinées, les mouvements sont limités. Forcément, cela a un impact sur l’activité économique et la recherche de revenus pour ces ménages ».

POUR LES UTILISATEURS DE WOYAFAL…

Dans le même sillage, le ministre du Pétrole et de l’Energie a rappelé que la Senelec a la particularité d’avoir deux catégories de clients. Il y a, indique-t-il, les clients qui sont en post-paiement, c’est-à-dire ceux qui reçoivent une facture à la fin du mois. Et des clients qui sont en pré paiement, c’est-à-dire ceux qui utilisent le « Woyafal ». « L’ensemble de ces catégories seront traitées différemment parce que le mode de paiement est différent mais, l’impact financier sera le même », a précisé le ministre.

La mesure sera à effet immédiat. Ainsi, rassure-t-il : « dès ce mois d’avril, les factures à échéance qui ne sont pas encore payées seront prises en charge. Ceux qui ont déjà payé auront un avoir au niveau de la comptabilité de la Senelec. Le système informatique de la Senelec permet de retracer tout cela pour que chacun des bénéficiaires puisse bénéficier de cette mesure présidentielle. Pour les clients « Woyafal », on ne peut pas revenir sur ce qui a été déjà payé parce que c’est un pré paiement. Il suffira de leur repositionner le montant qui correspond à cette consommation pour qu’ils aient un avoir et qu’ils puissent en bénéficier les mois à venir ». Aliou DIOUF

«La SAR n’a pas de difficulté d’approvisionnement…Le Sénégal ne risque pas de rupture de stock en ce moment…»(Makhtar Cissé)

https://www.dakaractu.com/Interpellé sur les difficultés d’approvisionnement de la Société Africaine de Raffinage (SAR) avec l’absence de fuel, le ministre du Pétrole et des Energies s’est voulu clair : « Le ministre de l’Energie que je dirige n’a pas eu connaissance de difficultés de la SAR.

Il arrive que la SAR soit à l’arrêt dans l’attente de cargaisons qui doivent décharger. Même au moment où je vous parle, il y’a une cargaison qui est en train de décharger sur la base des informations qui m’ont été fournies par la direction générale.

Et globalement, les stocks dans le pays permettent à la SAR d’être confortable. Alors je ne suis pas au courant d’une difficulté particulière. Il peut arriver qu’il y’ait des difficultés passagères mais qui n’impactent pas sur l’approvisionnement du pays. Il ne vous a pas échappé que le 4e point du programme de résilience économique et sociale du président Macky Sall concerne la sécurisation des approvisionnements en hydrocarbures et en denrées de première nécessité.

Ce point tient à cœur l’Etat qui ne veut pas avoir de surprise. Maintenant si la conjoncture actuelle cause des impacts négatifs sur les transports maritimes, là, on pourrait avoir quelques soucis mais pour le moment, les clients vont être correctement approvisionnés et stocks disponibles peuvent faire face aux demandes»

Financements perdus,coupes budgétaires,covid-19:Premières mauvaises nouvelles pour le pétrole sénégalais

iGFM – (Dakar) Le premier baril de pétrole sénégalais est attendu pour 2023. Mais présentement, Sangomar, le projet pétrolier sénégalais, est frappé de plein fouet par la pandémie du coronavirus et la chute libre des prix du baril. La phase 1 de son projet de développement fait face à des problèmes budgétaires. Certaines banques, qui s’étaient engagées à apporter des financements aux compagnies pétrolières, se sont rétractées.
Des banques se retirent sur 300 millions de dollars FAR, qui détient 15% du gisement, a lancé l’alerte dès le 30 mars dernier. La junior australienne a signalé que le Covid-19 et la chute abrupte du prix du pétrole Brent ont eu un impact négatif sur les marchés financiers mondiaux, y compris sur la disponibilité mondiale de crédit. Par conséquent, sa «capacité à conclure les accords de dette (de financement) du projet Sangomar, qui étaient en cours pendant cette période, a été compromise.»
En effet, en début d’année, c’est elle qui avait annoncé l’approbation de la décision finale d’investissement et informé qu’elle avait obtenu un financement de 300 millions de dollars (environs 182,4 milliards de francs cfa à la date d’aujourd’hui) de Macquarie Bank, Bnp Paribas et Glencore. Mais, finalement, ces banques ont déclaré «qu’elles ne pouvaient pas achever la syndication dans l’environnement actuel. Conséquences : en plus de l’installation principale, les installations mineures qui étaient en cours d’aménagement ne pourront être achevées dans un avenir prévisible. »
De 400 millions, le budget fond à 330 millions de dollars
Du côté de Cairn Energy, qui détient 40% des parts du gisement, les nouvelles ne sont pas très rassurantes. Elle renseigne que les compagnies engagées dans le projet évaluent actuellement plusieurs options. Mais, ce qui est clair, c’est qu’il faut s’attendre à ce que les dépenses d’investissement soient inférieures à 330 millions de dollars (environ 200,6 milliards de francs Cfa à la date d’aujourd’hui), avertit la compagnie. Elles seront très en deçà des prévisions initiales de 400 millions de dollars (environ 243,2 milliards de francs cfa à la date d’aujourd’hui).
Woodside, l’opérateur de Sangomar, est, lui, bien moins alarmiste. Il renseigne que des mesures sont en train d’être prises pour gérer les nouveaux impacts du Covid-19 sur la chaîne d’approvisionnement et le calendrier du projet. «Nous travaillons avec des entrepreneurs, le gouvernement du Sénégal et nos partenaires de coentreprise pour évaluer les options permettant de réduire le coût total et les dépenses à court terme tout en protégeant la valeur globale de l’investissement», indique-t-il.
Aujourd’hui, sur la planète, aucun secteur d’activité n’est épargné par la crise actuelle. En effet,  l’Etat du Sénégal, qui s’était endetté à outrance pour lancer plusieurs «grands projets», compte beaucoup sur les  prochaines recettes pétrolières. Va-t-il devoir les attendre plus longtemps que prévu ? Les prochains mois seront décisifs. Par Youssouf SANE

Biens et services: Une aggravation du déficit de la balance extérieure au 4ème trimestre 2019

https://www.lejecos.com/-Dans sa note trimestrielle du Pib, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) est revenue sur la balance extérieure des biens et services au quatrième trimestre 2019. Selon l’Ansd, par rapport au troisième trimestre de 2019, les importations de biens et services en volume se sont accrues de 2,7%.
« Cette augmentation est portée par la hausse des importations des services. Comparativement au trimestre correspondant de 2018, une hausse des importations de biens et services en volume de 4,3% est relevée au quatrième trimestre de 2019.
Cette progression est en relation avec l’augmentation de 5,4% des volumes importés de biens sur la même période. Sur l’année 2019, les importations de biens et services ont enregistré une hausse de 5,5 %, par rapport à celles de l’année 2018 », renseigne l’Ansd.
S’agissant des exportations, elles sont ressorties en hausse de 2,8% au quatrième trimestre de 2019, comparativement au trimestre précédent. Au quatrième trimestre de 2019, les exportations de biens et services, en volume, ont enregistré une hausse de 5,5% comparées au même trimestre de l’année précédente. La bonne tenue des exportations des biens et services résulte de l’expansion des exportations de biens (6,0%). Sur l’année 2019, les exportations de biens et services ont enregistré une hausse de 15,8 % par rapport à celles de l’année 2018
«Au total, le déficit de la balance extérieure de biens et services en volume s’est davantage creusé, passant de 512,7 milliards au 3ème trimestre 2019 à 525,8 milliards au 4ème trimestre 2019. En effet, le relèvement de 2,8% des exportations n’a pas suffi à contrebalancer  l’augmentation de 2,7% des importations compte tenu du volume nettement plus important de ces dernières », détaille l’Ansd.Adou FAYE

Hausse de 0,7% du coût de construction des logements au quatrième trimestre 2019

https://www.lejecos.com/-Le coût de construction des logements neufs à usage d’habitation du quatrième trimestre 2019 a progressé de 0,7% comparé à celui du trimestre précédent. Cette évolution est essentiellement expliquée par l’augmentation de celui de la « main d’œuvre » et des « moyens de gestion ».
L’Agence nationale de statistique et de la démographie indique que le coût de construction des logements neufs à usage d’habitation du quatrième trimestre 2019 a progressé de 0,7% comparé à celui du trimestre précédent. Cette évolution est essentiellement expliquée par l’augmentation de celui de la « main d’œuvre » et des « moyens de gestion ». En variation annuelle, le coût s’est apprécié de 0,9% selon l’Ansd.
Elle note dans la foulée que le coût de la « main d’œuvre » a connu une hausse de 3,3% comparativement au trimestre précédent, par suite d’une augmentation des rémunérations des maçons (+3,4%), des ferrailleurs (+3,7%), des plombiers (+3,9%), des manœuvres (+4,9%) et des carreleurs (+2,9%).
« Comparé au quatrième trimestre 2018, il s’est accru de 5,9% », relève-t-elle avant de souligner que le coût des « moyens de gestion » a crû de 0,7% au cours de la période sous revue, en raison d’une majoration des prix de l’électricité (+0,6%). En variation annuelle, il s’est apprécié de 8,8%. Le coût de «location du matériel » est resté stable en rythme trimestriel et en variation annuelle.Bassirou MBAYE

LA DETTE DU SÉNÉGAL ESTIMÉE À 8231 MILLIARDS FCFA

https://www.seneweb.com/-Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a révélé, faisant écho aux  mesures annoncées par le chef de l’Etat dans son adresse à la Nation, le 3 avril dernier, que la dette du Sénégal tourne autour de 8231 milliards de francs Cfa. D’un côté, indique-t-il, il y a la dette bilatérale et multilatérale et, de l’autre, celle commerciale.
«La dette multilatérale et bilatérale est celle que l’Etat a eu à contracter vis-à-vis de pays comme la France, l’Arabie Saoudite, l’Allemagne, les Etats Unis et aussi de nos bailleurs traditionnels tels que la Banque mondiale, la Bad, la Bid. Pour ces deux dettes, le montant global est exactement de 4518 milliards de francs Cfa, soit 54% », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo, dans des propos repris par Le Soleil.
Ainsi, si une annulation de la dette intervenait comme le souhaite le président Macky Sall, le Sénégal en serait à une remise à hauteur de 25% de son Pib. «Ce serait une mesure appréciable et salutaire pour notre économie», estime le ministre des Finances.
Quant à la dette commerciale, contractée avec des privés internationaux (c’est le cas par exemple pour le marché du Ter), elle sera, d’après le ministre, difficile à annuler, mais il y a une parade. «Nous travaillerons à son rééchelonnement en différant les paiements. Ce qui est constant, c’est que c’est une dette qui ne peut être annulée, mais seulement rééchelonnée ».
Pour rappel, il y a une semaine, Macky Sall avait lancé un appel pour l’annulation de la dette en faveur des pays africains, dans le contexte de la crise économique liée à la pandémie du coronavirus. Dans la foulée, la Banque mondiale et le Fmi avaient demandé la suspension du remboursement de la dette des pays pauvres.
Lors de son adresse à la Nation du 3 avril également, le président Sall a annoncé, parmi les mesures phares, une enveloppe de 302 milliards francs Cfa consacrée au paiement des fournisseurs locaux de l’Etat, la dette intérieure tandis que l’Etat procèdera au remboursement des crédits de TVA dans des délais raccourcis pour remettre de la trésorerie aux entreprises.
« Des remises et suspensions d’impôts seront accordées aux entreprises qui s’engageront à maintenir leurs travailleurs en activité pour la durée de la crise, ou à payer plus de 70% du salaire des employés mis en chômage technique pendant cette période», avait soutenu, en substance, le chef de l’Etat.

DISCOURS A LA NATION DE MACKY SALL: Le débriefing du ministre Amadou Hott

http://www.sudonline.sn/-Sur les 1000 milliards à mobiliser pour faire face au Covid-19, le ministre de l’Economie, de la coopération et du plan, en mission de débriefing du discours du président de la République du 3 avril a affirmé qu’ «une bonne partie du fonds de Force Covid-19 viendra de nos partenaires au développement multilatéraux et bilatéraux en prêts concessionnels, et surtout en dons». Avant de préciser: «De ces partenaires, on note la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, l’Union européenne, l’Agence française de développement, l’Allemagne, le Luxembourg, le Canada, le Japon…». A l’en suivre: «Le concours de tous ces partenaires nous permettra de ne pas creuser trop le déficit budgétaire, qui sera absolument creusé comme tous les pays du monde». Amadou Hott est par ailleurs largement sur les tenants et aboutissants du discours à la nation

337 milliards de perte de recettes attendues

Pour ce qui est de la perte en recettes, Amadou Hott laisse entendre que «l’Etat a décidé de réarranger le budget pour dégager une économie de 159 milliards et il n’aura 178 milliards à financer les pertes de recettes». Parce que, dit-il: «Ce que nous attendons en perte de recettes pour l’Etat, c’est dans l’ordre de 337 milliards, pour financer 178 milliards dans le plan Force Covid-19 et 159 milliards d’économie budgétaire sur certaines dépenses de fonctionnement». A suivre ses explications: «Toutes les administrations sont sollicitées, de la présidence à toutes les structures de l’Etat pour réduire les dépenses de fonctionnement, ainsi que les dépenses d’investissement à reporter jusqu’à l’année prochaine».   Sur la contribution des Sénégalais à la Force Covid-19, le ministre fait savoir qu’ «à ce jour (samedi 3 avril) nous sommes à 9 milliards de francs CFA mobilisés par le secteur privé national et des bonnes volontés. Ces fonds sont issus de différentes personnalités, de différentes entreprises, de différents patronats, de différentes associations et des bonnes volontés manifestant ainsi leur solidarité à l’Etat par la remise de chèques ou faisant des virements bancaires sur le compte dénommé trésorier général du Sénégal covid-19 ouvert à la Banque centrale». Il mentionne également: «Ceci est valable dans n’importe quelle agence du trésor du pays».

Sur les mesures sociales, Senelec, eau…

Pour ce qui est de l’éligibilité de la tranche sociale des ménages concernés par la paie de la Senelec, le ministre clarifie: «Nous partirons sur la base de données de la Senelec, qui est de 952 500 connus qui sont dans la tranche sociale. Mais de cette tranche sociale,  une partie de ces ménages sont au-delà de cette tranche sociale pour qui on paie la partie de la tranche sociale». En clair, dira-t-il : «Si un particulier paie jusqu’à 15 000  francs CFA, c’est l’Etat qui paie. Si un autre paie jusqu’à 25 000 francs CFA, l’Etat paie les 15 000 francs CFA et le reste c’est le particulier lui-même qui paie le reste de la facture. C’est-à-dire les 10000 francs restants. Au total, c’est 975 522 ménages qui sont concernés, soit une enveloppe de 15,5 milliards de francs CFA que le président de la République a jugé important de reverser à ces ménages en difficultés. Ceci est valable pour l’eau», tout en précisant que: «Le tout pour un bimestre».

69 milliards de vivres pour 1 million de ménages

Au titre de l’aide alimentaire aux ménages concernés, Mr Hott soutient qu’une bonne partie de la tranche sociale est concerné. Sur ce, il fait savoir qu’ «aujourd’hui, nous avons une base de données de 588 000 ménages pauvres, le président a décidé d’augmenter 412 000 ménages supplémentaires qui seront déterminés à partir d’études faites dans toutes les collectivités locales, de concert avec les maires, les sous-préfets et les associations, de manière transparente et ouverte pour atteindre ce million de ménages, soit environ 8 millions de personnes concernées par ces mesures. Pour l’obtention de cette aide, le ministre se veut clair: «On ne donne pas d’argent, pas de cash». En clair: «En dehors du Programme national de Bourses de Sécurité familiale (Pnbsf), il n’y a pas de transfert de cash supplémentaire. Ce sont des transferts en vivres. Chaque famille recevra en vivres à peu près 66 000 francs CFA équivalent de vivres (riz, huile, sucre, pâte alimentaire, savon)».
12 milliards pour les hôtels réquisitionnés, des entreprises exonérées de l’impôt sur le salaire
Pour le secteur hôtelier, «ce que nous budgétisé en appui direct en réquisitionnant 4000 lits pour deux mois, soit environ 12 milliards de francs CFA, est une manière de soutenir le secteur. Pour le moment, il n’y a pas de fixation sur tel ou tel autre hôtel. Cela dépendra des sociétés impliquées. Les autres pourront avoir accès à ces facilités de financement aux fins de résoudre des besoins de trésorerie immédiat qui les permettront de ne pas licencier et à continuer à payer les salaires», explique le ministre sachant que l’Etat renonce à l’impôt sur le salaire pour ces entreprises en difficultés.
Autres mesures et pas des moindres pour les entreprises en règle avec les salaires des travailleurs, le ministre dira: «Les salaires qui seront payés, l’Etat va exonérer l’impôt sur le salaire pendant trois mois pour ces entreprises en difficultés». D’autres mesures prises par l’Etat souligne-t-il «vont permettre à ces entreprises des besoins de trésorerie plus satisfaits. Par exemple sur le remboursement de crédits sur la taxe sur la valeur ajoutée (Tva). Sur ce volet, en général, le ministère de l’Economie prend du temps, mais là le ministère va mettre en place une procédure en mode fast-track pour que les entreprises puissent être remboursées le plus rapidement possible. Et ainsi faire face à des besoins de trésorerie…».

Les PME exonérées de l’impôt forfaitaire

Pour les Petites et moyennes entreprises (Pme) dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 100 millions francs CFA, explique le ministre: «Le président a décidé de supprimer l’impôt minimum forfaitaire de 500 000 francs CFA. C’est-à dire quel que soit votre résultat, l’Etat a décidé de renoncer à cet impôt. L’autre chose qui me parait important, c’est l’accès aux financements à travers les sociétés de micro-finance qui financent les Groupements d’intérêts économiques (Gie) puissent avoir accès auprès des banques avec des taux de sorties réduites»

Réponse au Covid-19: Le Président de la Banque africaine de développement pour un moratoire temporaire sur la dette

https://www.lejecos.com/-Un moratoire temporaire sur la dette. C’est ce que recommande Akinwumi Adesna, le président de la Banque africaine de développement (Bad) dans un message publié le 04 avril.
Le président de la Banque africaine de développement (Bad) recommande un moratoire temporaire sur la dette pour les pays africains afin de faire face au Covid-19.
« Nous vivons des jours très difficiles, car le monde est confronté à l’un des défis les plus graves de son histoire : la nouvelle pandémie de coronavirus. Et apparemment, aucun pays n’est épargné ou presque. À mesure que les taux d’infection augmentent, la panique s’empare des marchés financiers, alors qu’on observe parallèlement le ralentissement brutal des économies et de graves perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Des circonstances aussi extraordinaires appellent des mesures extraordinaires. Dès lors, il est hors de question de faire comme d’habitude », a déclaré M. Adesina.
C’est pourquoi il dit soutenir l’appel urgent lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour la mise à disposition de ressources spéciales aux pays en développement à travers le monde.
« Face à cette pandémie, nous devons placer la vie au-dessus des ressources, et la santé au-dessus de la dette. Pourquoi ? Parce que les économies en développement sont, à l’heure actuelle, les plus vulnérables. Les solutions que nous proposons doivent aller au-delà de la simple augmentation du volume de prêts. Nous devons aller plus loin et fournir aux pays une aide financière urgente et indispensable, y compris aux pays en développement qui font actuellement l’objet de sanctions. Il faut être en vie pour rembourser ses dettes », a-t-il martelé.
Le président de la Bad ajoute qu’il soutient résolument l’appel lancé par le secrétaire général des Nations unies en faveur de la suspension de la dette des pays à faible revenu en ces temps d’incertitude et de mutation rapide.
Selon la Bad, le Covid-19 pourrait entraîner une baisse du Pib, allant de 22,1 milliards de dollars Usd dans le scénario de référence, à 88,3 milliards dollars Usd dans le scénario catastrophe, soit une contraction des prévisions du Pib pour 2020 de 0,7 à 2,8 points de pourcentage en 2020.
«Si la situation actuelle persiste, l’Afrique pourrait même tomber en récession cette année.
Le choc du Covid-19 réduira davantage la marge de manœuvre budgétaire du continent, étant donné que les déficits budgétaires devraient se creuser de 3,5 à 4,9 points de pourcentage et augmenter le déficit de financement de l’Afrique de 110 à 154 milliards de dollars Usd supplémentaires en 2020 », prévient Akinwumi Adesina.

En phase avec le secrétaire général de l’Onu

Les estimations de la Banque indiquent que la dette publique totale de l’Afrique pourrait augmenter, selon le scénario de base, de 1 860 milliards de dollars USD en fin 2019 à plus de 2 000 milliards de dollars Usd en 2020, contre une prévision de 1 900 milliards de dollars Usd dans un scénario sans pandémie. Selon un rapport établi par la Banque au mois de mars 2020, ces chiffres devraient atteindre 2 100 milliards de dollars Usd en 2020 dans le scénario catastrophe.
«Il est donc temps de prendre des mesures audacieuses. Nous devons reporter temporairement le remboursement de la dette contractée auprès des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Une des solutions est le reprofilage des prêts, qui permettrait d’offrir aux pays une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à cette crise », recommande M. Adesina.
Cela signifie à son avis, que le remboursement du principal des prêts contractés auprès des institutions financières internationales en 2020 pourrait être reporté. « J’en appelle, non pas à l’annulation de la dette, mais à un moratoire temporaire.
Les mesures qui fonctionnent dans le cadre de la dette bilatérale et commerciale doivent pouvoir fonctionner dans le cadre de la dette multilatérale. Ainsi, nous éviterons les aléas moraux et les agences de notation seront moins enclines à pénaliser une institution en fonction du risque potentiel qu’elle représente au regard de son statut de créancier privilégié.
Le monde devrait être tourné vers des solutions d’entraide et de solidarité, car un risque pour l’un est un risque pour tous », a-t-il indiqué.
Les institutions financières multilatérales et bilatérales doivent collaborer avec les créanciers commerciaux en Afrique, notamment pour reporter les paiements des prêts et donner à l’Afrique la marge de manœuvre budgétaire dont elle a besoin.
«Nous sommes prêts à soutenir l’Afrique à court et à long termes. Nous sommes prêts à déployer jusqu’à 50 milliards de dollars sur cinq ans dans des projets visant à aider l’Afrique à faire face aux coûts d’ajustement qu’elle devra supporter pour faire face aux répercussions de la Covid-19, bien après le passage de la tempête actuelle.
Mais un soutien plus important sera nécessaire. Levons toutes les sanctions, pour l’instant. Même en temps de guerre, les cessez-le-feu sont appliqués pour des raisons humanitaires.
Dans de telles situations, il y a un temps d’arrêt pour permettre aux secours d’atteindre les populations touchées. Le nouveau coronavirus est une guerre contre nous tous. Toutes les vies comptent », a plaidé le président de la Bad.Adou FAYE

CORONAVIRUS SÉNÉGAL: PROGRESSION DE LA COURBE ET STRATÉGIE DE TEST PAR CHEIKH OUMAR DIENG

https://www.seneplus.com–L’évolution des cas se détache d’un doublement tous les 7 jours pour passer à près d’un doublement tous les 10 jours – La tendance de la courbe du Sénégal est sensiblement identique à celle du Japon après le 100e cas

Progression de la courbe

La courbe de l’évolution des cas confirmés de COVID-19 suit des trajectoires bien différentes selon les pays. La capacité d’un virus à se propager dans la population est établie à partir de son indice de contagion (R0) – Selon l’OMS, cet indice est compris entre 1,4 et 2,5 – c’est-à-dire une personne infectée peut infecter entre 1,4 et 2,5 personnes. Ce qui veut dire que la croissance du nombre de cas peut rapidement devenir exponentielle. Des études prévoient un doublement des cas tous les 6 jours dans les différents foyers du monde. Dans les pays qui maitrisent moins la progression du virus, un doublement tous les 2 jours est noté.
Pour le Sénégal, l’évolution des cas se détache d’un doublement tous les 7 jours pour passer à près d’un doublement tous les 10 jours ou plus. Ce qui dénote d’une évolution lente et maitrisée qui ne surcharge pas la capacité de notre système sanitaire pour le moment et on espère un aplatissement de la courbe. La tendance de la courbe du Sénégal est sensiblement identique à celle du Japon après le 100e cas. Rappelons que le Sénégal (premier cas le 02 Mars), à l’image du Japon et de certains pays a rapidement pris des mesures dont le contrôles thermiques à l’aéroport et la batterie de mesures qui s’en est suivi respectivement les 14 Mars, 20 Mars et 24 Mars, à savoir la fermeture des établissements publics, la suspension des rassemblements, le contrôle accru aux frontières, la suspension de liaisons aériennes et l’état d’urgence avec les différentes mesures affiliées. Une série de dispositions prises associées à une campagne de sensibilisation sur des mesures individuelles de prévention.

Encore plus à faire dans les mesures préventives

Cependant, beaucoup reste encore à faire notamment dans la persévérance de l’application des mesures préventives et le respect des dispositions des autorités. Pour ce qui est des mesures prévention, la sensibilisation sur la distanciation sociale (1 à 2m) reste encore à se généraliser dans le pays notamment dans les marchés et autres lieux publics encore en fonctionnement. La lente progression de cas au Japon est d’ailleurs largement attribuée à la distanciation sociale et au port de masques en lieux publics. Le Sénégal devrait sensibiliser plus sur cet aspect et encourager la population au port de masques dans les lieux publics, qu’elle soit malade ou pas. Notre industrie textile et les tailleurs peuvent être mis à profit dans la fabrication de masques.

Faible quantité de tests de dépistages

De nombreux pays ont opté pour une stratégie de dépistage massif du Covid-19. C’est le cas de la Corée du Sud, l’un des pays ayant le plus réussi à ‘’aplatir sa courbe’’, avec le déploiement près de 600 cliniques de dépistage. Une stratégie qui semble être bonne. Cependant, les stratégies différentes selon les pays et selon la disponibilité des moyens de tests. Pour le Sénégal, les autorités ont déclaré ce 03 Avril 2020 que la stratégie adoptée ne nécessite pas des tests de masse. Pourtant l’institut Pasteur a une capacité de test supérieure au nombre de tests réalisés actuellement et a l’IRESSEF en appoint.
Le 19 Mars 2020, le Sénégal a connu son premier cas dit communautaire, dont la traçabilité épidémiologique est impossible. En date du 30 Mars, le nombre de cas communautaire était constant et égal à 10 et n’apparaissait plus dans les nouveaux cas, jusqu’à ce jour (04 Avril), où l’on notre un nouveau cas communautaire. Ce sont des cas qui méritent attention et qui devraient pousser nos autorités à réaliser des tests de manière proactive notamment dans les différents foyers atteints en procèdent par échantillonnage volontaire. Par ailleurs, tout le corps médical s’occupant de la prise en charge des cas confirmés et contacts devraient aussi être systématiquement testés si les conditions sont réunies.

UN PREMIER CAS DE CORONAVIRUS RECENSÉ À LOUGA

Louga, 6 avr (APS) – Le premier cas de nouveau coronavirus (Covid-19) dans la région de Louga (nord) a été diagnostiqué dimanche, a annoncé lundi à l’APS le gouverneur El Hadji Bouya Amar.

« Depuis hier, la région de Louga a eu son premier cas confirmé de Covid-19. Ce cas enregistré dans la commune de Louga, nous pouvons le considérer comme un cas communautaire », a précisé M. Amar.

On parle de cas communautaire de coronavirus lorsque la source de la contamination n’est pas identifiée.

Selon le gouverneur de Louga, le patient diagnostiqué positif est sous traitement dans une ‘’structure sanitaire adéquate’’.

Le Comité régional de gestion des épidémies, dirigé par El Hadji Bouya Amar, a réuni ses membres dimanche, après que le premier cas confirmé de coronavirus a été confirmé, pour entamer l’application du ‘’protocole’’ prévu dans pareille circonstance.

‘’Nous nous garderons de révéler le nom du patient, mais toutes les informations utiles seront communiquées. L’ensemble des personnes contacts ont été mises en quarantaine depuis hier, dans des conditions favorables’’, a assuré M. Amar.

Selon le médecin-chef de la région de Louga, Cheikh Sadibou Senghor, 29 personnes qui ont eu un ‘’contact direct’’ avec le malade ont été identifiées.

‘’Elles vont subir des tests de dépistage. Nous avons aussi identifié 21 personnes faisant partie de ses contacts professionnels. Elles seront mises en quarantaine à partir de cet après-midi’’, a ajouté M. Senghor.Il assure que l’état de santé du patient est ‘’stable’’.SK/ASG/ESF

Point-Covid19 de ce lundi 6 avril 2020:4 nouveaux cas positifs
Ainsi, sur 95 tests réalisés, 04 sont revenus positifs. Il s’agit, selon Diouf Sarr, de 03 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé et de l’Action Sociale et 01 cas issu de la transmission communautaire.
95 Personnes Testées
04 Cas Positifs
00 Cas Importé
03 Cas Contacts Suivis
01 Cas Communautaire
10 Patients Guéris
00 Décès
A Ce Jour Le Sénégal Est À 226 Cas Dont
92 Guéris, 02 Décès, 1 Évacué et #131 Sous Traitement…
Plus que 2 patients internés à Touba
Libération Sénégal online-Ils étaient encore 4 hier; et ce lundi ils ne sont plus que deux. En effet, 2 des patients déclarés guéris ce 6 avril étaient internés à Touba qui ne compte plus que deux cas positifs sous traitement.

Le District de Guédiawaye passe en 7 cas positifs de Covid-19

https://www.pressafrik.com/-Jusqu’ici le district de Guédiawaye ne comptait que deux cas positifs au coronavirus. Il s’agissait du couple franco-sénégalais testé positif le 3 mars 2020.
À ce jour, le nombre de cas confirmés de Covid-19 dans cette partie de la capitale sénégalaise a augmenté. Le district  a enregistré 7 cas positifs à la Covid-19, selon les statistiques.
A la date du 5 avril 2020, la situation nationale depuis la découverte du premier cas est la suivante : Dakar-ouest (58), Dakar-Sud (48), Touba (26), Mbour (13), Dakar-centre (13), Thiès (10), Vélingara (7), Rufisque (6), Pikine (6), Dakar-nord (6), Saint-Louis (4), Popenguine (3), Ziguinchor (2), Keur Massar (2), Diamniadio (2), Mbao (2), Sangalkam (2),Oussouye (1),Goudiry (1),Richard-Toll (1),Fatick (1) et Yeumbeul (1).
Ces statistiques concernent seulement le nombre de cas enregistrés depuis le début de l’épidémie et ne prennent pas en compte les patients guéris depuis lors.AYOBA FAYE

LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ OPTE POUR LA ‘’GÉNÉRALISATION’’ DU PORT DU MASQUE

Dakar, 6 avr (APS) – Aloyse Diouf, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, a préconisé lundi la ‘’généralisation’’ du port du masque, un outil qu’il trouve efficace pour éviter la transmission du nouveau coronavirus (Covid-19).
‘’La tendance, c’est d’aller vers la généralisation du port du masque, pour que toute personne infectée ne puisse pas transmettre la maladie. Au ministère, on encourage le port du masque, pour que la contagion ne puisse pas se faire’’ à d’autres, a dit M. Diouf, invité de la matinale de la Radio futurs médias (privée).
‘’Nous préférons un faible taux de contamination (…) à un bon taux de guérison’’, a précisé Aloyse Diouf, invitant les populations à rester chez elles et porter le masque en sortant de chez elles par nécessité.
Les règles d’hygiène pouvant aider à prévenir la maladie à coronavirus doivent être rigoureusement respectées, selon M. Diouf
‘’Il faut également que les populations aient le réflexe de l’auto-quarantaine. Si quelqu’un a les signes de la maladie, qu’il puisse se retirer, s’éloigner de sa famille et appeler les services sanitaires pour ne pas contaminer ses proches’’, a-t-il conseillé.
Les cas de coronavirus ont drastiquement baissé dimanche (trois) et lundi (quatre), de même que le nombre de cas importés.
Ce n’est pas une raison pour les populations de négliger les mesures de prévention de la maladie, a laissé entendre le directeur de cabinet du ministre de la Santé.
Quatre nouveaux tests ont été déclarés positifs au coronavirus, ce qui porte à 226 le nombre de personnes infectées par la maladie au Sénégal depuis le 2 mars, a annoncé lundi le ministère de la Santé.
Les quatre tests positifs ont été tirés de 95 examens virologiques dont les résultats ont été transmis au ministère de la Santé par l’Institut Pasteur de Dakar.
Depuis le 2 mars, 92 patients ont recouvré la santé, deux sont décédés et un autre a été évacué à l’étranger par ses proches, a annoncé lundi le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.
Selon lui, 131 patients sont sous traitement dans les établissements de santé. ADL/ESF/MD

DR ALOYSE WALY DIOUF : ‘’EVITER QUE LES CAS COMMUNAUTAIRES REMPLACENT LES CAS IMPORTÉS’’

Dakar, 6 avr (APS) – Le Sénégal est en train de réussir à mettre fin à l’arrivée, sur son territoire, de nouveaux cas importés du Covid-19 grâce à la fermeture de ses frontières, mais doit aujourd’hui veiller à ce qu’ils ne soient pas supplantés par les cas issus de la transmission communautaire, a affirmé le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale.
« On avait dit qu’à la date du 4 avril on irait vers une baisse considérable des cas importés, voire leur disparition. Toutefois, on doit éviter que les cas communautaires prennent la place des cas importés’’, a déclaré M. Diouf en dressant le bilan de la pandémie au Sénégal
Ce lundi, le Sénégal a dénombré quatre nouveaux cas confirmés de coronavirus, soit trois cas contacts et un cas issu de la transmission communautaire, a précisé M. Diouf, également porte-parole du Comité national de gestion des épidémies. Fait notable, aucun cas importé n’a été enregistré pour cette journée.
Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, dont l’intervention était retransmise par plusieurs radios et télévisions, affirme que ‘’le plus difficile dans la prise en charge de la maladie à coronavirus ce sont les cas communautaires’’.
C’est pour cette raison que le comité national de gestion des épidémies a développé une stratégie locale dans les districts sanitaires dont sont issus ce type de transmission.
Par exemple, à Dakar Ouest, dans la zone de Ouakam, plus aucun cas communautaire n’a été détecté grâce à la stratégie adoptée au niveau local.
Dans le cadre de sa politique de ciblage, le ministère de la Santé envoie dans ces localités un épidémiologiste et une équipe pour le traitement et la sensibilisation. L’objectif à terme consiste à circonscrire la maladie en identifiant tout le circuit de contact du cas communautaire, a expliqué Dr Aloyse Waly Diouf.
‘’La surveillance épidémiologique a été renforcée pour mieux contrôler ces cas en laissant à chaque secteur concerné sa responsabilité dans ce combat face au coronavirus, même si certaines orientations sont données par le Comité national de gestion des épidémies’’, a-t-il expliqué.
Estimés entre 4 et 5% du nombre total des contaminations, les cas communautaires font l’objet ‘’d’une très grande attention’’ de la part des autorités sanitaires.
‘’D’ici deux jours, on va regarder ce que cela va donner en termes d’évolution’’, a indiqué le Dr Diouf.
Il estime que ‘’les populations doivent respecter les gestes barrières et éviter les déplacements’’. Selon lui, « le virus ne circule pas dans l’espace, mais se transmet par contact entre personnes, ou d’objets contaminés par une personne’’.
A ce jour 226 cas ont été déclarés positifs au Sénégal dont 92 guéris. Deux patients sont décédés et un autre a été évacué à l’étranger. Les 131 autres malades sont sous traitement.ADL/ASG/MD

Surveillance des côtes

La pandémie du Covid-19 a fini d’installer la psychose au sein de la population. A Mbour, beaucoup pensent que la mer reste une voie qu’il faut rigoureusement contrôler, parce que nos compatriotes en provenance d’Europe l’empruntent pour regagner le pays. La position géographique du département de Mbour qui a une longue ouverture sur l’océan atlantique a poussé le préfet à prendre des dispositions dans ce sens. Il promet d’accentuer la surveillance des côtes. Il s’agira, non pas de refouler nos compatriotes, mais plutôt de les accueillir, de les identifier et de les confiner. D’ailleurs à ce titre, un hôtel de la place a été réquisitionné pour accueillir toutes les personnes suspectes. C’est pourquoi le chef de l’Exécutif départemental, Mor Talla Tine, a appelé le directeur de la Pêche maritime nationale à la collaboration.

Kédougou/Covid-19: Les 43 personnes confinées ont subi un test négatif,mais 200 cas contacts suivis en Guinée,et qui sont dans la nature,inquiètent.

https://www.dakaractu.com/-Fin d’isolement pour les 43 personnes ayant voyagé à bord d’un bus avec une dame positive au Covid-19 et placées en quarantaine au poste de santé de Ndiormi durant 14 jours.
En effet, elles ont toutes finalement subi un test négatif et donc autorisées à rejoindre leurs familles. Le médecin chef de district, le docteur Danfakha, en a fait la révélation au cours d’un point de presse tenu ce Dimanche 05 Avril 2020, pour apporter des éclaircissements sur le confinement de ces dernières.
Le Dr Danfakha a saisi l’occasion pour lancer aussi un appel à la population qui doit aider ces personnes qui ne représentent plus de risque, à la réinsertion et d’être plus vigilante.
Par ailleurs, le médecin chef de Kédougou demande aux populations de collaborer avec les autorités au cas où elles verront des personnes étrangères surtout du côté de nos frontières car près de 200 personnes qui sont des cas contacts suivis en Guinée, ont disparu des radars de Labé. En effet, selon les informations qu’il a reçues des médecins Guinéens, 318 personnes contacts étaient suivies par leurs services et parmi elles, 200 seraient dans la nature. Et si l’on sait que la région de Kédougou partage les mêmes frontières avec la ville de Labé, on comprend dès lors l’inquiétude des autorités de la région…

Rosso: Un piroguier qui convoyait des émigrés arrêté

http://www.dakarmatin.com/-Boubacar Ly, piroguier de son état, assurait, avec la complicité d’un Mauritanien, la traversée d’émigrés sénégalais, moyennant la somme de 25 000 pour chaque personne. Ces derniers fuyaient le Covid-19 pour se réfugier au Sénégal.
Originaire de Rosso Sénégal, il a été arrêté, le week-end dernier, vers 5 heures du matin alors qu’il convoyait des émigrés sénégalais bloqués à Rosso, informe L’As dans sa livraison de ce lundi. L’enquête se poursuit

Vente des autorisations de circuler à Thiès: un Asp dirigeait la mafia

http://www.dakarmatin.com/Selon Libération, l’agent de la préfecture de Thiès arrêté pour fraude sur des autorisations de sortie du territoire communal de Thiès est un Asp. Le mis en cause, qui est au cœur de la mafia, ajoutent nos confrères, vendait des autorisations à des automobilistes moyennant 25 000 ou 30 000 Fcfa. Aux dernières nouvelles rapporte le journal, le parquet de Thiès a décidé d’ouvrir une information judiciaire contre l’Asp et X.

Préfet De Thiès: «Je N’accepterai Pas Que L’on Salisse Le Nom De Ma Préfecture»

http://www.walf-groupe.com/-Les autorisations de circuler frauduleusement distribuées dans la cité du rail indisposent l’autorité administrative.
Moussa DIAGNE, puisqu’il s’agit de lui, reconnait la fraude et met à l’index certains de ses collaborateurs. « Il m’est parvenu que, dans mon personnel, il y a des agents véreux qui demandent de l’argent à des citoyens, qui viennent solliciter des autorisations. Et, ils ne demandent pas moins de 25.000, 30.000 F CFA », indique le préfet de Thiès repris pas Source A qui assure que lumière sera faite.
« J’ai fait appel au commissaire du premier arrondissement, qui l’a cueilli et qui l’a confronté avec la version du plaignant. Finalement, il a passé la nuit là-bas. Ce qui est important, c’est de remonter la chaîne à l’effet d’identifier les faussaires tapis dans l’ombre. Et il y aura des sanctions pénales, mais aussi administratives que je ne manquerai pas de prendre par ce que je n’accepterai pas que l’on salisse le nom de ma préfecture », avertit le préfet Moussa DIAGNE.
A noter que c’est un Agent de la sécurité de proximité (ASP) qui est le principal suspect dans cette affaire.

Gratuité de l’électricité: les clients Woyofal remboursés par code de rechargement

https://actusen.sn/-Les utilisateurs des compteurs Woyofal sont bien pris en compte par la gratuité de l’électricité pour les mois d’avril et mai. Selon L’Observateur, ces derniers, comptabilisés parmi les 975 522 ménages de la tranche sociale, seront remboursés par un code de rechargement qui leur sera envoyé.

Coronavirus: l’identité de la femme décédée vendredi dernier connue

https://actusen.sn/-On en sait un peu plus sur l’identité de la femme décédée vendredi dernier du coronavirus à l’hôpital de Fann. Selon “Les Échos” il s’agit d’une dame, âgée d’un peu plus de cinquante ans, dont la plupart des enfants vivent à l’étranger. Aussi elle tenait un restaurant très connu à Castors, près de la clinique Croix Bleue. Serviable, attentionnée et maternelle, elle accueillait bien ses clients.

Couvre-feu à Touba: 11 chauffeurs de taxis (Allo-Dakar) et 7 commerçants arrêtés

http://lesoleil.sn/-A Touba et Mbacké, les forces de sécurité jouent leur partition  dans le combat contre le coronavirus. Les éléments de la Police et celles de la Gendarmerie  sévissent contre tous les contrevenants aux lois et règlements du couvre–feu. A cet effet 11 personnes ont été déférés au parquet.
Du 24 Mars au 4 Avril 2020, les forces de sécurité ont effectués plusieurs opérations à Touba et Mbacké, qui ont abouti à la mise en fourrière de plusieurs véhicules, des hippomobiles et arrêté des citoyens qui ont délibérément violé l’arrêté instituant les heures de fermeture des marchés et le démarrage du couvre-feu à Touba. Samedi, les éléments de la Police ont effectué une descente au marché Ocass, une course poursuite s’est engagé entre les limiers et certains commerçants qui n’avaient pas respecté l’heure de fermeture clairement notifié par l’arrêté préfectoral. Au total sept personnes surprises par l’intervention des limiers ont été interpellées et conduit manu militari, au poste de Police, pour non-respect de l’arrêté préfectoral.
Auparavant, dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, durant le couvre-feu la Police a arrêté 11 véhicules dit « Allo-Touba » tentant de quitter la ville avec à leur bord des passagers en partance pour Dakar. Ces chauffeurs ont choisi délibérément de violer le couvre-feu. C’est entre 23 heures et 3 heures du matin que les premiers taxis ont été arrêtés, puis le reste entre 3 heures et 4 heures du matin.
Les chauffeurs squattent les rues à ces heures de la nuit pour embarquer depuis leur domicile les candidats au voyage clandestin. Ces derniers n’hésitent pas à débourser entre 15.000 Fcfa et 25.000 Fcfa pour se rendre à Dakar. En patrouille les éléments de la Police ont coincé 11 voitures. 5 parmi eux ont déjà été déférés au parquet depuis vendredi, les 6 autres seront déférés ce lundi devant le procureur, pour violation du couvre-feu, transport irrégulier, refus d’obtempérer.
147 véhicules, 660 interpellations par la gendarmerie
Omniprésente dans les différentes localités, la Gendarmerie a de son côté, comptabilisé plus de 147 voitures, 49 hippomobiles arrêtés, 660 personnes interpellées dans le département de Mbacké dans la période allant du 24 mars au samedi 4 Avril 2020.Mamadou DIEYE

TRAFIC DAKAR-TOUBA – 55 “ALLO TAXI” ARRÊTÉS

NETTALI.COM – Des conducteurs clandestins de véhicules appelés “Allo Dakar” , dont le business commençait à inquiéter la ville de Touba en temps d’état d’urgence, sont tombés. En effet, 55 taxis qui tentaient de rallier la cité religieuse ont été arrêtés par les limiers.
Comme nous l’annoncions récemment, ces véhicules parvenaient à déjouer la vigilance  des forces de l’ordre pour faire la navette Dakar-Touba malgré l’état d’urgence. Empruntant des sentiers dérobés, ces “Allo Dakar” longeaient l’autoroute Ila Touba, par une piste qui passe derrière Touba-Fall.
Cette fructueuse opération coup de poing a été réalisée en synergie avec le commissariat spécial de police de Touba, la compagnie de la gendarmerie spéciale et plusieurs autres brigades dont celle de Ndoulo. Les chauffeurs de ces “Allo Dakar” risquent des peines d’emprisonnement et ou des amendes.
Rappelons que les autorités sanitaires de Touba avaient dénoncé la naissance d’un tel trafic, redoutant le retour du Covid-19 dans la cité religieuse.
Selon certaines indiscrétions, certains chauffeurs achètent des autorisations livrées à d’autres personnes pour des raisons de santé ou de travail. Résultat : c’est un vrai business qui se développe autour des autorisations de sortie de Touba.
” Pour avoir une place dans ces ‘’Allo Dakar’’, il faut non seulement avoir de bonnes relations, mais aussi payer parfois jusqu’à 25.000 francs pour le seul trajet Touba-Dakar“, révèle une source. D’autres chauffeurs qui n’ont pas d’autorisation trouvent des voies détournées pour éviter les contrôles afin de sortir ou d’entrer à Touba.

ETATS-UNIS–UN SÉNÉGALAIS MEURT DU CORONAVIRUS

NETTALI.COM – Un sénégalais, la soixantaine, est mort ce week-end, du coronavirus à Covid 19, à New York, aux Etats-Unis.
Selon notre source, emedia,sn, la victime fait partie des 594 nouveaux cas de décès en 24 heures comptabilisés hier par Andrew Cuomo, Gouverneur de l’État de New York, nouvel épicentre de l’épidémie de nouveau coronavirus aux États-Unis, dont le total des victimes se porte désormais à plus de 4.150 cas de décès.
Après avoir envisagé l’option de faire rapatrier la dépouille, la famille du Sénégalais décédé s’est finalement résolue à inhumer le défunt à New York, face à la difficulté de mettre en oeuvre une telle volonté dans le contexte actuel, avec la fermeture des aéroports.

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé préconise le confinement total des grandes agglomérations de Dakar

https://www.pressafrik.com/–Dans un communiqué transmis à PressAfrik, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé préconise le confinement total dans toutes les grandes agglomérations de Dakar, actuel épicentre de la pandémie au Sénégal, car le Covid-19 ne choisit pas de moment particulier pour se propager.
« Le bilan d’étape d’un mois de gestion de la pandémie de Covid-19, en dépit de quelques faiblesses liées à la non observance de certaines mesures, est réconfortant à bien des égards et en appelle à plus de rigueur et à plus de célérité dans la prise et l’application des pertinentes décisions indispensables à l’éradication du fléau mondial », lit-on dans la note.
C’est le lieu pour l’ASAS SUTSAS-SUDTM-SAT SANTE/D de saluer les avancées notées dans cette bataille et d’inviter à plus de réalisme et de pessimisme tant qu’il y aura le moindre cas importé ou communautaire susceptible d’allonger la fatale chaîne de transmission, ajoute le document.
Par ailleurs, l’application asymétrique à géométrie variable tant redoutée par AND GUEUSSEUM dans son précédent communiqué se vit malheureusement au quotidien à travers les comportements à risque des contrevenants dans tous les segments de la population et des couches socioprofessionnelles, retardant ainsi l’élimination du virus dans notre pays
C’est pourquoi, devant les limites objectives du couvre-feu, l’ASAS préconise le confinement total dans toutes les grandes agglomérations de Dakar, actuel épicentre de la pandémie au Sénégal, car le Covid-19 ne choisit pas de moment particulier pour se propager.
Concernant les satisfaisants résultats obtenus par l’éminent Pr SEYDI dans le traitement par l’hydroxy chloroquine dont l’usine de fabrique est à l’arrêt, le moment est venu de redémarrer sans délai la production salvatrice quel qu’en soit le prix, et booster les autres productions locales de gels de même l’accélération de la recherche appliquée sur les autres aspects encore méconnus de la nouvelle maladie.
L’heure étant à la guerre contre le Covid-19, AND GUEUSSEUM en appelle à plus de responsabilité dans les comportements de nos compatriotes, plus de rigueur dans la mise en œuvre des recommandations et plus d’égalité et d’équité dans l’assistance aux impactés du Covid-19 et dans les traitements salariaux de tous les agents sans lesquels rien ne se gagne de façon durable.Salif SAKHANOKHO

LE CONGAD FAVORABLE AUX MESURES ANNONCÉES PAR MACKY SALL

Dakar, 6 avril (APS) – Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD) se félicite des mesures annoncées par le président de la République, Macky Sall, lors de son discours à la Nation, à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance.
‘’Le CONGAD accueille et salue avec beaucoup d’humilité et de responsabilité les mesures urgentes et courageuses prises par le président de la République dans son traditionnel message à la nation du 3 avril 2020’’, indique un communiqué transmis à l’APS.
Ces ‘’grandes’’ décisions du Chef de l’Etat recoupent les préoccupations majeures et les lignes directrices du plan d’action de la communauté des ONG.
Elle rappelle que celle-ci s’est engagée à accompagner le gouvernement dans le soutien destiné aux ménages et aux entreprises affectés par le confinement partiel.
‘’Il s’agit entre autres de l’ajournement du paiement des factures d’eau et d’électricité des ménages, de la distribution de vivres, de l’annulation du service de la dette et du soutien aux entreprises’’, précise le CONGAD. Il s’engage à accompagner les initiatives du gouvernement dans la riposte sanitaire et sociale contre le Covid-19.
‘’La Communauté des ONG sera à côté des pouvoirs publics pour mener le plaidoyer pour l’annulation du service de la dette et soutiendra par ailleurs les initiatives de relance des segments de l’économie impactés par la pandémie’’, poursuit le communiqué.
Le CONGAD dit apprécier à leur ‘’juste valeur’’ toutes les mesures d’ordre fiscal et social pour maintenir les emplois et protéger les entreprises. Il reste à la disposition des pouvoirs publics pour partager le savoir-faire de ses membres dans l’ingénierie sociale, la gestion inclusive de la crise.
Il dit avoir mobilisé ses membres autour d’un plan d’actions afin de mutualiser leurs ressources ainsi que celles de ses partenaires pour accompagner les pouvoirs publics dans la riposte globale contre la pandémie.
Elle invite les populations sénégalaises à bien respecter les consignes et dispositions préconisées par les autorités sanitaires, afin d’arrêter, dans les meilleurs délais, la propagation du virus dans le pays.Le CONGAD estime que les Sénégalais ‘’unis et mobilisés, arrêteront cette épidémie.
Le CONGAD est un consortium créé en 1982 et qui regroupe 178 organisations nationales et étrangères travaillant dans divers secteurs du développement.SG/ASG

Aide À La Diaspora Et Au Secteur Privé…Un Enrichissement Illicite.

https://www.xibaaru.sn/-Dans son discours à la Nation du 03 avril, Le chef de l’Etat, Macky Sall a annoncé une série de mesures sociales en cette période de pandémie du Coronavirus, pour soutenir les ménages, les entreprises, le secteur privé et la…Diaspora. Mais xibaaru va vous montrer que ces aides, non seulement inutiles pour les deux secteurs que constituent la Diaspora et le secteur privé, vont servir à certaines personnes ou entreprises de devenir riche « gratuitement » et à des chefs d’entreprises de s’enrichir « illicitement ».
A / 12,5 milliards à la Diaspora
Quel est l’immigré Sénégalais qui doit bénéficier de cette aide ?
L’immigré Sénégalais qui travaille légalement,
L’immigré sénégalais chef d’entreprise,
Le modou-modou marchand ambulant
Le sénégalais sans-papier ?
1…L’immigré Sénégalais qui a des papiers et qui travaille légalement continue de percevoir son salaire même en confinement. S’il est mis au chômage partiel, il continuera de percevoir son salaire. Alors où est son problème ? Rien en change chez lui, a part que ce dernier ne peut se déplacer pour faire un transfert d’argent pour ses parents qui sont au Sénégal. Alors l’Etat doit-il l’aider lui ou ses parents au Sénégal ?
2…L’immigré Sénégalais Chef d’entreprise qui voit ses activités suspendues ou arrêtées sera pris en charge par l’état du pays hôte puisqu’un mécanisme a été mis en place par le pays d’hôte pour venir en aide à toutes les entreprises en difficulté lors de ce confinement : les restaurants (puisque c’est le secteur de plusieurs femmes sénégalaises), les boutiques de vendeurs sénégalais, et même le travailleur indépendant Sénégalais…Tous seront pris en charge par le pays hôte. Alors pourquoi l’Etat du Sénégal devra-t-il aider celui qui est déjà sur la table des aides du pays qui l’accueille ?
3…Le marchand ambulant qui est régulier, c’est-à-dire qui a des papiers et qui vend des objets dans les rues de Paris, de Rome, de Madrid ou de New York est considéré comme un travailleur indépendant qui paye ses impôts. Et tous les travailleurs indépendants comme le chef d’entreprise seront pris en charge. Et c’est ce modou-modou qui est confiné chez lui et qui bénéficie des aides des mairies et des organismes d’emploi que l’état du Sénégal veut aider ? Mais pourquoi l’état du Sénégal veut-il aider celui qui est déjà pris en charge ?
4…Le Sénégalais sans-papier est un Sénégalais visible dans la communauté sénégalaise de l’extérieur mais invisible en termes administratifs. Il travaille dans les champs, dans la plonge, vend dans la rue à ses risques et périls ou travaille régulièrement avec les papiers d’un sénégalais régulier. Ce type de Sénégalais est en difficulté. Et l’état a le droit de l’aider. Mais comment l’identifier puisque sur le plan administratif, il est inexistant. Il détient un passeport sénégalais et envoie de l’argent à ses parents au Sénégal. Mais comment aider celui qui ne peut effectuer aucun transfert puisque pour envoyer de l’argent il faut présenter une carte de séjour régulière. Comment ce sénégalais pourra-t-il justifier qu’il a envoyé l’argent à ses parents au Sénégal puisqu’il l’a toujours fait avec les papiers d’autrui…
Maintenant que l’Etat du Sénégal nous dise qui sera le destinataire des 12,5 milliards ? Cette somme servira à enrichir gratuitement des immigrés totalement pris en charge par le pays qui les accueille. Avec 12,5 milliards, l’Etat du Sénégal pourra construire le plus centre hospitalier d’Afrique de l’ouest à Diamniadio…

B / Aide au secteur privé : Pas de primes aux abus de certains chefs d’entreprises

Dans son message à la nation, le Chef de l’Etat Macky Sall a affirmé toute sa volonté de sauvegarder la stabilité macroéconomique et financière du Sénégal afin de soutenir le secteur privé et maintenir les emplois en injectant des fonds, ensuite de mesures fiscales et douanières accordées par l’Etat.
Toutefois les entreprises qui ne ressentent pas durement les contrecoups de cette invasion du coronavirus devront s’engager à préserver les emplois, à payer régulièrement les salaires de leurs employés ou à leur verser les 70% de leurs salaires en cas de mise en chômage technique.
Les mesures prises par le Chef de l’Etat à l’endroit du secteur privé national ne doivent cependant pas être la prime à toutes sortes d’abus de la part de chefs d’entreprises qui seraient tentées par la situation pour bénéficier indûment des mesures annoncées. Tout le monde sait, que des entreprises comme celles évoluant dans le secteur des télécommunications profitent le plus de la situation. Aujourd’hui, presque tout le monde ne bouge plus et préfère utiliser les outils de télécommunication pour communiquer.
Les entreprises évoluant dans ce secteur voient donc au contraire leurs chiffres d’affaires accroître. Elles ne peuvent prétendre bénéficier des mesures de l’Etat, au même titre que celles évoluant dans l’hôtellerie, la restauration, les transports et autres. L’Etat doit se montrer vigilant de ce côté.
De même qu’il doit garder un œil sur ces chefs d’entreprise qui vont profiter de la situation pour procéder à la réduction d’emplois. C’est-à-dire, toutes sortes de subterfuges vont être utilisées par des chefs d’entreprise.
Les entreprises privées évoluant dans les secteurs de l’hôtellerie, des transports, de l’éducation, de la culture, dans la presse doivent être celles qui devront le plus bénéficier du soutien de l’Etat. Le budget de guerre qui sera mis en place pour lutter contre le coronavirus ne doit être pour certains membres du secteur privé de s’enrichir davantage et impunément sur le dos des contribuables.La rédaction Moussa DIAGNE

«69.000 F CFA Pour Un Million De Ménages»,Ce N’est Pas Le Remède,Juge Déthié FALL

http://www.walf-groupe.com/-69 milliards de F CFA pour un million de ménages, ce n’est pas la panacée. C’est l’avis du vice-président de Rewmi qui réagit après l’adresse à la Nation du 3 avril du président SALL
Selon Déthié FALL, « les Sénégalais en grande majorité sont des ‘gorgolus’. Certains se lèvent le matin pour trouver leur dépense quotidienne ou leur dépense du lendemain … ». Ce qui, estime-t-il, devrait inciter  le Président à  revoir à la hausse cette enveloppe.
« Avec le confinement partiel, les revenus vont considérablement baisser. Et par conséquent, leur donner une aide de 69.000 F CFA pour nourrir en moyenne 8 personnes, cela peut être insuffisant. Ce serait bien d’augmenter cette enveloppe », déclare Déthié FALL dans les colonnes de Vox Populi.
Analysant la situation économique du pays, le député FALL relève un manque de patriotisme économique des Sénégalais.  Selon lui, « prôner le patriotisme économique, le consommer local et la production locale et surtout que la croissance économique soit portée par le secteur privé national » aurait  changé la situation. Maintenant, se désole-t-il, « chaque Sénégalais quelle que soit sa fortune,est obligé de se soigner au Sénégal,de se nourrir au Sénégal,et de faire ses loisirs au pays ».

Mesures sociales de Macky Sall pour lutter contre le Covid-19 : Boubacar Camara valide mais s’attend à mieux

XALIMANEWS : Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, le chef de l’Etat a annoncé vendredi une série mesures sociales, dont le paiement par l’Etat des factures d’électricité et d’eau des ménages abonnés de la ‘’tranche sociale’’, en plus d’un fonds d’aide de 12,5 milliards de francs CFA pour la diaspora sénégalaise. Des mesures bien accueillies par Boubacar Camara. Cependant, le leader du mouvement Jengu estime qu’elles peuvent être améliorées.
« Avant de parler de confinement, il faut préparer la population. Cela passe par les mettre dans les conditions idoines. Le gouvernement s’est basé sur un shémabien défini. Ce sont des mesures préparatoires. C’est bien certes, mais j’estime qu’on peut faire mieux. Les femmes doivent être au centre de ces activités. Car, ce sont elles qui gèrent les maisons. Un kit hygiénique doit également faire partie du pack », a-t-il dit.

Moustapha Diakhaté, les politiciens de pacotille, les remises de dons…

https://www.jotaay.net/-Les hommes politiques qui enchainent les cérémonies de distribution et de remise de dons dans le cadre de la lutte contre le coronavirus «risquent d’être des vecteurs de la diffusion» de la pandémie. C’est l’alerte de Moustapha Diakhaté, qui rappelle que «lors des pandémies de la peste du dernier siècle, les guérisseurs traditionnels étaient les vecteurs de propagation de la maladie». En plus, l’ancien député note que ces organisateurs de remises de dons «constituent des facteurs de l’échec des mesures de distanciation sociale édictées par le gouvernement sénégalais», du moment que ces cérémonies regroupent plusieurs personnes, souvent dans des espaces réduits. Fort de ces constats, il invite les autorités administratives à interdire ces manifestations. Et pour ces «politiciens de pacotille» qui s’entêteraient, il suggère qu’on les arrête. Pour Diakhaté, on ne peut pas priver les croyants sénégalais de mosquées, d’églises et de bois sacrés, les élèves d’enseignements et laisser les politiciens se comporter comme si de rien n’était. «La machination politicienne de la misère est un virus à combattre avec la plus grande fermeté», martèle-t-il.

LE DEFI DE L’EXECUTION PAR CALAME

https://www.seneplus.com/-Le discours prononcé à la vieille du 60ième anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été empreint de sobriété et de solennité. Pour autant, il ne saurait se suffire à lui-même, à moins de lui prêter une puissance performative, au risque de s’abîmer dans les méandres d’une approche magico-religieuse bien loin de faire ses preuves. Fort heureusement,  se faisant le chantre de la résilience sociale et économique (voir ci-contre), le chef de l’Etat a plutôt semblé s’inscrire dans une logique de l’action, dont du reste, les populations font montre quotidiennement. Et c’est précisément cela qui aide le pays à tenir, à ne pas imploser, sous l’assaut de frustrations multiples qui se nourrissent de la pauvreté et de la précarité.
Ainsi, enfermée dans l’entre-deux de l’informel, l’écrasante majorité de la population, bien loin des 3 % des emplois formels, se déploie à coup d’ingéniosité et de courage, dans l’espoir de s’en sortir.
Le chef de l’Etat a par la même occasion exhorté l’Afrique à prendre son destin en main, rappelant ainsi le panafricanisme sans lequel rien ne pourra se faire dans un monde de rapports de forces. Là aussi, le dynamisme de la migration et des relations intra-africaines permettent d’entrevoir l’avance des populations sur leurs dirigeants. Il est donc arrivé le temps de rompre avec les rhétoriques paresseuses et de sonner la mobilisation.

Mais voilà qu’un tragique fait divers de ce week-end vient moucher les légitimes et salvatrices attentes.

Nuitamment, en pleine période d’Etat d’urgence, des enfants de la haute bourgeoisie sénégalaise qui s’étaient « confinés » dans un confortable appartement ont pu s’exfiltrer à la suite de la survenue de la mort accidentelle de l’une d’entre eux. Comment ont-ils pu, en plein couvre-feu, dans une ville quadrillée par les forces de défense et de sécurité ?  Ont-ils bénéficié d’autorisations de circuler ?  A quel titre !
En tout état de cause, au-delà de ce drame qui frappe les familles concernées, cela dénote une fois de plus l’absence de cohérence et de rigueur qui piègent les résolutions des autorités. Sans compter des bars et autres lieux de convivialité qui, nous rapporte-t-on, sont ouverts dans ces zones au profit de quelques pontes du pouvoir. Cela est d’autant plus stupéfiant, que de tels manquements disent quelque chose de leur coupable arrogance en cette période de sainte alliance pour lutter contre le Covid 19. Un virus invisible qui lui, ne fait pas dans la discrimination, logeant tous les continents et toute l’espèce humaine dans la même brutalité de sa circulation mortifère.
En plus de mettre à nu le visage hideux de la mondialisation, elle est dépourvue de solidarité. Chantre de la libre circulation et du libre-échange, elle ferme les frontières, se replie dans ses tranchées, se ferme les yeux et se bouche les oreilles. Elle est prête à tous les coups, même les plus tordus, pour sauver sa peau, comme on le voit avec les Etats-Unis qui ne s’embarrassent guère de détourner à leur profit et au prix fort les commandes de masques de leurs alliés en Chine. Obligés de pallier une situation de pénurie qui, faut-il le relever au passage, est la conséquence de politiques de délocalisations tous azimuts, au détriment de la sécurité intérieure des pays.
En tout état de cause, l’avenir en pointillés qu’a dessiné le discours du chef de l’Etat n’a de chance de s’actualiser que dans un changement de paradigmes, tant il urge d’opérer des ruptures catégoriques au niveau de la gouvernance politique et économique.
C’est le lieu de rappeler qu’en ces temps de lutte contre la pandémie de coronavirus, une équipe de 4 enseignants-chercheurs de l’école polytechnique de Thiès a conçu un prototype de respirateur artificiel et attend avec impatience la validation des autorités compétentes. Que des tailleurs proposent des masques qui méritent d’être testés. Vent debout, récusant toute forme de découragement, cette énergie qui sourde dans divers segments de la société raconte une résilience conquérante, celle qui récuse toute forme de renoncement. Si le discours du président a eu le mérite de prendre la mesure des enjeux, il se trouve plus que jamais confronté au défi de l’exécution.

PR MAMADOU DIOUF DE L’UNIVERSITE DE COLUMBIA SUR LA POLEMIQUE AUTOUR DES VACCINS-TESTS DE COVID-19 EN AFRIQUE :«Que nos dirigeants n’acceptent pas ça et qu’ils fassent le travail de police»

http://www.sudonline.sn/-Ce n’est pas la première fois que l’Afrique a constitué, pour l’Occident, de laboratoire d’essai pour certains vaccins ou autres produits nocifs. Prenant l’exemple des déchets nucléaires, le Professeur d’histoire à l’université de Columbia, Mamadou Diouf s’offusque que les élites africaines acceptent que les vaccins soient testés en Afrique. L’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 5 avril, demande aux Africains de rester vigilants et de pousser leurs autorités à faire un travail de police
La polémique suscitée autour de la volonté des Occidentaux de tester le vaccin contre le Coronavirus en Afrique ou encore de diminuer la population mondiale en commençant par l’Afrique, ainsi qu’évoqué par le président Poutine, serait à prendre très au sérieux. Ou du moins, le fait de prendre l’Afrique comme le laboratoire de certains vaccins ou autres produits très nocifs n’est pas nouveau. Invité à l’émission Objection de la radio privée Sud Fm du dimanche 5 avril, le Professeur d’histoire à l’Université de Columbia, aux Etats unis, s’est offusqué du fait que des élites africaines acceptent que les vaccins soient testés en Afrique. Convaincu qu’il est impossible de tester un vaccin dans un pays sans l’accord des autorités du pays, Mamadou Diouf pense que c’est aux Africains de rester vigilants.
Pour lui, «la question pour nous Africains, c’est de faire en sorte que nos dirigeants n’acceptent pas ça et qu’ils fassent le travail de police, qu’ils fassent le travail institutionnel pour que cela ne passe pas en Afrique et que si cela se passe en Afrique, que ça se passe dans les conditions qui sont acceptées par les Africains». Citant la question des déchets nucléaires, il a rappelé qu’il y a des Etats africains qui ont accepté des traités et qu’il y a des élites qui se font payer pour cela. Donc, pour lui, la solution reste pour les Africains de surveiller leurs autorités.
Le professeur d’histoire à l’Université de Columbia est par ailleurs choqué de la communication entretenue par certains autour de l’Afrique et des effets de cette crise du Covid-19 sur le continent. Faisant la comparaison entre la situation du Covid-19 en Afrique et dans le reste du monde, notamment en Chine, Italie, France et aux Etats unis où elle est plus «désastreuse», il se demandera «pourquoi continue-t-on à ne parler que de l’Afrique et de la crise en Afrique alors qu’elle n’est pas encore là ?».
Mieux, le Professeur Diouf estime que l’Afrique a une «grande culture de gestion des épidémies», citant ainsi au passage «celle d’Ebola dans des conditions qui sont beaucoup plus dures, avec des déficits de ressources humaines, d’infrastructures, d’équipements, de produits sanitaires même d’eau potable». Par conséquent, il pense que c’est aux communicants de prendre leur responsabilité

Lutte Contre Le Coronavirus… Ces Entreprises Qui Font Honte Au Sénégal

https://www.xibaaru.sn/-Participation aux budgets de guerre contre le coronavirus : Que la SONATEL, les sociétés minières et orpailleurs de Kédougou font la honte
L’Etat du Sénégal, en cette terrible épreuve que traverse la nation sait distinguer les sociétés, entreprises sur qui, il peut compter ou ne pas compter. N’est-il pas scandaleux de voir des sociétés, des entreprises filiales de grandes multinationales établies au Sénégal, qui bénéficient de toutes sortes de facilités fiscales, d’exonérations à n’en plus finir, apportent des miettes en guise de contributions dans la guerre contre le coronavirus.
C’est tout scandaleux quand une entreprise comme la Société nationale des télécommunications (SONATEL) avec tous les avantages qu’elle bénéficie de l’Etat, tous les bénéfices engrangés sur le dos de la clientèle, qui se glorifie chaque année d’afficher des résultats plus que positifs, traîne les pieds pour participer à l’effort de guerre nationale.
250 millions de FCFA. C’est la modique somme versée par la SONATEL pour contribuer à l’effort de guerre contre le coronavirus. 250 millions de FCFA pour une société qui chaque année, se targue de faire un bénéfice de plus de 200 milliards de FCFA avec un chiffre d’affaires dépassant les 1000 milliards de FCFA. Une société qui chaque année, suce honteusement sa clientèle, au plan de faire l’objet de toutes sortes de plaintes de la part des associations de consommateurs.
La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) réalise-t-elle un chiffre d’affaires à la hauteur de celui de la SONATEL. Pourtant, c’est la somme de 1 milliard de FCFA que l’homme d’affaires Mimeran vient d’apporter à l’Etat du Sénégal, en guise de participation à la guerre contre le coronavirus.
Le plus honteux, c’est le cas des sociétés minières et d’orpaillage de Kédougou. Des sociétés qui gagnent des milliards de FCFA, mais qui ne laissent qu’une infime partie de leurs chiffres d’affaires dans les caisses du Trésor public. Dans la guerre contre le coronavirus, elles ont versé dans leur ensemble 20 millions de FCFA. Tchimm ! Dire que ce sont elles qui se mettent à courir derrière l’Etat pour obtenir toutes sortes de facilités.
Au moment, de sortir de la guerre contre le coronavirus, l’Etat doit revoir les contrats qui le lient à certaines sociétés. Ces dernières peuvent-elles continuer à bénéficier de soutiens, de toutes sortes de facilités de l’Etat, continuer à piller les ressources du peuple, à engranger de façon éhontée toutes sortes de bénéfices sur le dos de leurs clients, mais incapables de participer de manière conséquente aux efforts de guerre que mène le Sénégal.La rédaction de Xibaaru

COIVD 19, LOI D’HABILITATION… ENTRETIEN SPÉCIAL AVEC ABDOULAYE MAKHTAR DIOP

http://www.emedia.sn/-Dans cet entretien exclusif accordé à Emedia et qui sera diffusé en intégralité ce dimanche à 20h30 sur iTV, le député Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar, loue la gestion sénégalaise de l’épidémie du coronavirus. « Cette pandémie a révélé au grand jour de brillants Sénégalais comme les Professeurs Seydi, Bèye, les docteurs Bousso, Sall, et tant d’autres », a-t-il relevé pour s’en féliciter. Aujourd’hui, a-t-il insisté, « leur protocole appliqué aux malades jusqu’ici prouve qu’ils ont accédé à une crédibilité internationale. En cela, le Sénégal doit être fier ». Fort de ce fait, il a invité les autorités étatiques à « les encadrer, mettre des moyens à leur disposition mais surtout tisser autour d’eux une toile de confiance, de dignité, et faire en sorte qu’au niveau des sommités mondiales, qu’ils aient leurs mots à dire, et je crois que c’est déjà acquis ».
Autres sujets abordés avec le parlementaire : le couvre-feu d’hier à aujourd’hui ? Coronavirus, la gestion de l’école de Dakar ? La loi d’habilitation, les péripéties du vote ?
Et, en tant qu’ancien ministre des Sports à deux reprises, Abdoulaye Makhtar Diop a délivré sa formule pour une sortie de crise du sport qui est à l’arrêt. Une chose est sûre, a-t-il dit : « On ne peut pas, dans une situation comme ça, continuer à faire du business parce que le sport tel qu’il se pratique à ce niveau est devenu une affaire commerciale, d’entreprise. Ce n’est plus du sport, c’est du business ». Dié BA & Pape D ; DIALLO (Photo)

Essais vaccinaux en Afrique, L’Inconscient néocolonial !Par Abdou Latif COULIBALY

C’est le penseur palestino-américain, Edward Saïd, qui, dans une remarquable critique de l’œuvre littéraire d’Albert Camus, parle de l’inconscient colonial, pour qualifier l’auteur, après une analyse fine de sa production littéraire ; disons un colonialiste qui s’ignore ou feignant de ne pas l’être. Pour le bénéfice de cette analyse, nous emprunterons à Saïd ses mots, pour tenter de comprendre globalement ce que les deux scientifiques français ont dit dans les médias de l’Afrique, en parlant d’essais vaccinaux. Signalons tout de même, avant d’avancer dans notre propos que les scientifiques Jean Paul Mira, chef du service de réanimation à l’hôpital Cochin de Paris, et Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm, qui avaient proposé une étude du vaccin Bcg, en Afrique, ont finalement présenté leurs excuses à tous ceux et celles qui ont été heurtés et meurtris par leurs propos tenus sur le plateau de La chaîne continue d’information (LCI) appartenant au groupe TF1. Qu’est-ce que ces deux scientifiques ont réellement dit, justifiant le courroux de tous les êtres dotés de raison ? Afin que nul n’en ignore, on cite leurs propos, je souhaiterais cependant avant mettre en exergue les questions de l’animateur du débat qui est en réalité la source principale du scandale et son aiguillon déterminée. A mon avis, cet animateur est plus méprisable que ceux qui ont été désignés comme étant les principaux coupables. A ce titre, il devrait être plus accablé que le sont aujourd’hui ses répondants. Ses questions connotées avec une forte arrière-pensée raciste, est celle-ci :« Est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation ? » l’interroge Jean-Paul Mira. Le médecin se risque ensuite à une comparaison hasardeuse : « Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le sida. Chez les prostituées, on essaye des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas. »  Les mots sont ainsi lâchés, un boulevard s’ouvre pour les répondants qui, je suis sûr, connaissant bien les techniques du métier, ont dû convenir avec le journaliste, lors du briefing préparatoire des entretiens, de poser à l’antenne ces questions méprisables Celles-ci attestent de la hauteur d’esprit singulière de l’interviewer. Réponse des scientifiques : « Vous avez raison, on est d’ailleurs en train de réfléchir à une étude en parallèle en Afrique », lui répond alors Camille Locht.  Au même titre que les interviewés, le journaliste doit des excuses.  Bien sûr que oui, pour les excuses ! Mais nous aurions souhaité que de telles paroles ne puissent jamais être prononcées, car ces excuses ne pourront jamais effacer les effets de cette bêtise humaine du reste inexcusable. Cette bêtise, dis-je, n’a pas encore fini de charger les cœurs de profondes et douloureuses marques de blessures. Ayant suivi sur la chaîne de télévision les propos des deux scientifiques parlant d’essais probables d’un vaccin contre le Covid 19 (le BCG) en Afrique, j’ai été choqué, comme beaucoup de citoyens africains. Traumatisé même, tant la désinvolture et le mépris affichés pour la vie des Africains, marqueurs d’un racisme qui s’ignore certainement, ont été caractéristiques de leurs interventions. En considérant le niveau d’études des personnes en cause et les fonctions qu’elles occupent, la révolte n’en était que davantage plus intense. En prenant cependant un peu de recul, je me suis surpris à vouloir leur trouver quelques excuses pour leur indélicatesse. Sans les absoudre, j’ai été enclin à relativiser cette bêtise que je pense congénitale, car elle est produit d’une histoire coloniale aux séquelles dévastatrices. Ces séquelles sont, en effet, la conséquence d’une sinistre trajectoire historique bâtie autour d’un complexe séculaire de supériorité de race et de civilisation. Malheureusement, c’est presque partout ainsi en Occident, dans le rapport défini ou à définir avec les populations anciennement colonisées. Au gré de mes infiltrations dans les réseaux sociaux, ce dimanche 5 avril 2020, je suis tombé sur un tweet largement partagé et dont l’auteur est identifié comme étant un capitaine des services sanitaires espagnols qui, face au drame que vit son pays, a pu écrire : « je n’aurai jamais imaginé ce scénario en Espagne, mais plutôt en Afrique ». Malheureusement, hélas pour lui, cela se passe bien chez lui, en Espagne. Pour en revenir aux scientifiques français, j’ai cherché à apaiser un peu la colère qui m’a envahi au moment où j’écoutais leurs interventions sur l’antenne de LCI. A un moment, je me suis dit, heureusement que ces chercheurs n’ont pas de fonctions politiques majeures qui pourraient s’avérer décisives pour assouvir le dessein nourri. Je n’ai pas cependant manqué de m’interroger, quand j’ai lu le vendredi 3 avril 2020, dans le journal Sud quotidien, un article dévoilant et analysant le contenu d’une note diplomatique des fonctionnaires du Quai d’Orsay. Celle-ci est quasiment rédigée, selon les termes qu’en rapporte le journal, dans le même esprit et est également conçue dans une perspective ne déparant pas tellement le fond de la pensée charriée par les propos des deux chercheurs. Il s’agit, dans l’un et l’autre cas, de faire preuve d’un esprit charitable à mettre en œuvre pour sauver les pauvres Africains en péril. Le contenu de la note dévoilé par le journal sonne alors comme en écho aux propos des scientifiques. Même si les contextes et les objets sont différents, les paroles des scientifiques français mises bout en bout avec  les écrits prêtés aux fonctionnaires du Quai d’Orsay font penser à la réflexion de l’intellectuel palestino-américain Edward Saïd qui, parlant d’Albert Camus, a écrit :« L’écriture de Camus est animée par une sensibilité coloniale extraordinairement tardive et en fait sans force, qui refait le geste impérial en usant d’un genre, le roman réaliste, dont la grande période en Europe est depuis longtemps passée. (…) ». En vérité, ce que Edward Saïd identifie chez Camus et l’identifie comme la manifestation l’inconscient colonial, peut être répété concernant beaucoup d’intellectuels et d’officiels occidentaux, dans leur rapport à l’Afrique. Je pense que face à toutes ces déclarations, notes écrites et autres éléments factuels, à partir desquels des comportements pervers et dangereux, ou jugements inconvenants sont portés sur l’Afrique et, qui sont souvent dénoncés par les Africains de tous bords, ne devraient surprendre personne. Cela peut choquer, il est vrai, comme c’est le cas avec les essais vaccinaux envisagés actuellement. Faut-il le rappeler : cela est déjà arrivé par le passé sur le continent. Pas une seule fois d’ailleurs et, les coupables ne sont personne d’autre que les mêmes : les grandes firmes pharmaceutiques occidentales, avec le soutien et l’encouragement de leurs gouvernements. Le Monde diplomatique qui faisait le point sur la question a publié, en juin 2005, un article titré : « L’Afrique, cobaye de Big Pharma ».  L’auteur de l’article, Jean Philippe Chippaux, de souligner : « Attirés par la faiblesse des coûts et des contrôles, les laboratoires pharmaceutiques testent leurs produits en Afrique, au mépris de la sécurité des patients. Face à la multiplication des accidents, certains essais ont dû être interrompus. Ces dérives révèlent comment les industriels du médicament utilisent les populations du Sud pour résoudre les problèmes sanitaires du Nord. En mars 2005, les essais cliniques du Tenofovir, un antiviral utilisé contre le sida, ont été suspendus au Nigeria, en raison de manquements éthiques graves ». Poursuivant son propos le journaliste du Monde diplomatique enfonce le clou en expliquant : « Menées par l’association Family Health International pour le compte du laboratoire américain Gilead Sciences, ces expériences étaient financées par le gouvernement américain et par la Fondation Bill et Melinda Gates. Si elles ont été aussi interrompues au Cameroun (février 2005) et au Cambodge (août 2004) (1), elles se poursuivent en Thaïlande, au Botswana, au Malawi, au Ghana et aux États-Unis. En août 2001, des dérives semblables ont conduit à l’ouverture d’une action judiciaire. Une trentaine de familles nigérianes ont saisi un tribunal new-yorkais afin de faire condamner le laboratoire américain Pfizer pour le test du Trovan, un antibiotique destiné à lutter contre la méningite. Au cours de cette étude, pratiquée en 1996 pendant une épidémie de méningite, onze enfants sur deux cents avaient trouvé la mort et plusieurs autres avaient gardé de graves séquelles cérébrales ou motrices.» Pourtant, toutes les expérimentations et essais qui ont été déroulés sur le sol africain, l’ont été au mépris des règles de droit interne des États qui l’ont autorisées et en violation flagrante des conventions, protocoles, déclarations et autres instruments de droit international, comme le note Philippe Chippaux qui renseigne : « Plusieurs déclarations internationales complètent et précisent le Code de Nuremberg, notamment celles d’Helsinki en 1964 et de Manille en 1981. La première définit les principes éthiques de la recherche médicale ; la seconde a plus spécialement été conçue pour les études cliniques menées dans les pays en voie de développement. Ces textes insistent, en particulier, sur la compétence des investigateurs, le respect du consentement des participants, la confidentialité et la protection des sujets. Cependant, il s’agit de recommandations qui ne prévoient aucune sanction ». En dépit des remarques faites sur Albert Camus, à l’appui des travaux de l’intellectuel palestinien, Édouard Saïd, nous revenons à lui, pour dire qu’en définitive, face à cette situation tragique, l’Afrique ne doit s’en prendre qu’à elle-même. Elle est depuis fort longtemps considérée comme acquise l’idée que : les firmes capitalistiques occidentales obnubilées par le profit ne reculeront devant rien pour faire leur business. Ni devant la morale, quelle qu’elle soit, ni devant l’éthique. Dès lors on comprend que pour des raisons de rentabilité économique, et pour des préoccupations de maximisation, à l’extrême même, de leurs profits, la presque totalité des industries qui doivent, aujourd’hui, être en première ligne en France et ailleurs en Europe dans la lutte contre le Covid-19, en fournissant des masques, des gants et autres flacons de solutions hydro alcooliques, respirateurs, aient eu, depuis des années maintenant, à délocaliser en Asie et en Chine, principalement, leurs structures de production.  L’Europe peine aussi dans sa lutte face au Covid-19, à cause des ruptures de stocks notées partout sur son sol, concernant tout ce matériel indispensable à son corps médical pour faire face à la pandémie. Face à la pénurie qui n’a épargné aucun pays en Europe, la Tchéquie, toute honte bue, en était arrivée à subtiliser du matériel en transit sur son territoire, avant de tout restituer à sa vraie destinataire, l’Italie. Le matériel qui a été un moment volé avait été convoyé à sa destinataire depuis la Chine. En reconnaissant les faits, la Tchéquie a tenté de maquiller son forfait, en parlant de méprise. Qu’on ne vienne surtout pas nous parler de complexe de l’émotion, parce que nous nous indignons, à juste titre, des inepties qui sont dites sur nous Africains. Ce complexe ne renvoie à rien du tout, sinon à une rhétorique vide de sens. J’ai lu d’ailleurs à cet effet sur les réseaux sociaux des réflexions qui me dispensent d’épiloguer, outre mesure, sur cette accusation dénuée de tout fondement que l’on oppose souvent aux Africains, à chaque fois qu’ils s’indignent de propos teintés de forts relents racistes sortis par des personnes de l’acabit du professeur Jean Paul Mira et de son acolyte Camille Locht, avec qui il a sévi sur les antennes de la chaîne de télévision française LCI. Vous permettrez que je cite quelques passages de l’une de ses réflexions proposées par un internaute qui a signé son texte sous le nom de Dalaï. Ce dernier écrit avec beaucoup de pertinence des vérités qui, parfois, méritent d’être rappelées à nos amis de l’occident. Dalaï écrit :« Demandez aux français pourquoi ils condamnent toujours le salut nazi ? Ils savent ce que cela rappelle comme charge émotionnelle. N’avons-nous pas le droit de demander un peu d’égards quand on parle de nous ?  N’avons-nous pas le droit de demander qu’on nous considère comme des hommes et des femmes, humains nés de femmes, et non comme des singes ? Qui plus que l’Africain se bat aujourd’hui pour être reconnu tel un humain (..) ».  L’auteur ne s’arrête pas en si bon chemin, il poursuit son raisonnement en notant avec une égale pertinence dans son propos : « Quand un canal aussi important que la télévision est utilisée pour comparer tout un peuple constitué de plus d’un milliard de personnes à des prostituées, quelle réaction attendez-vous de la part de la jeunesse africaine ? (…) Définitivement, il faut que le reste du monde intègre dans sa conscience que nous sommes des Humains au même titre que tous. C’est à ce seul prix qu’on pourra cesser de nous indigner ». Revenant précisément sur les essais vaccinaux dangereux réalisés sur le sol africain, on note de la part de certains dirigeants du continent leur trop grande propension à céder aux sollicitations des firmes internationales, en abdiquant leurs responsabilités pour brader leur souveraineté nationale. De ce point de vue, nous avons envie d’évoquer Albert Camus. Ce dernier, faisant en août 1944 l’éloge des Français qui s’étaient levés contre l’occupant allemand, a dit : « Un peuple qui veut vivre n’attend pas qu’on lui apporte la liberté. Il la prend ». Après nos complaintes et plaintes légitimes, face aux propos des scientifiques français, la seule chose qu’il me semble important de faire par nous autres Africains, c’est de savoir tirer la morale politique de cette pensée de Camus ! Un point c’est tout.

Est-ce que notre pays n’est pas un pays clando ?

http://www.dakarmatin.com/-Dans notre pays, l’expression couramment utilisée pour désigner les voitures hors la loi, pourtant utile et qui assurent tonitruemment le transport des « goorgoorlu » devant l’éternel : cette expression est voiture clando, néologisme qui a acquis droit de citer.
Ces voitures dont les carrosseries, obligeront les authentiques consulteurs à aller fouiller dans leurs archives pour les reconnaitre, sont les indices marquant de notre mal vivre sociétal.
Tout y est, pour le non sécuritaire. La carcasse très souvent qui date de Mathusalem, époque de la préhistoire de l’automobile, est coutumière de la carrosserie, de la toilerie.
Le chauffard, le chauffeur est un migrant professionnel, le dernier des charretiers ou des ouvriers recyclés pour insuffisance de rendement.
A l’intérieur de ces voitures appelés clando, les sièges n’ont de confort que les éponges entassés pour accueillir certains clients à la forme de sumotori.
Que dire du trajet sujet a la présence ou non des agents de sécurité qui très souvent ajoutent à l’insécurité créant chez les chauffards un véritable jeu de cache-cache.
En fréquentant ces voitures clando, attendez-vous en entendre à la place des klaxons, la voix rauque et agacée du chauffeur qui bras dehors balancés à tout moment intime à un autre chauffeur de reculer ou d’avancer, selon ses intérêts du moment.
Voilà quelques facettes des voitures clando, ami hier et  aujourd’hui des « goorgorlou » surtout des banlieusards. Comme quoi, au rendez-vous de la, miséricorde, elles sont toujours présentes pour aider les plus démunis, mais une question reste entière : est-ce que notre pays n’est pas un pays clando ?
Qu’on n’en juge de ces manières de vivre au moment où les sciences et techniques progressent dans le monde nous, nous végétons dans un passé mélancolique et fugitif.
Les voitures clandos, ces clandos humains dans notre société sont légion et sont presque partout.
Ce sont les fraudeurs, les paresseux, les profiteurs et parasites. Tout citoyen qui ne respecte pas les lois et règlements.
Ce sont les corrupteurs et les corrompus, les loquasses inutiles.
C’est avec une facilité déconcertante qu’on remplirait un livre de 1000 pages si on se mettait à citer tout ce qui est clando, tout ce qui est l’illégalité dans notre cher pays.
La puissance du faux a en effet acquis droit de cité depuis belle lurette. Osons regarder les choses en face pour avancer !

Etat d’urgence totalement dévoyé au Sénégal : perquisitions de jour comme de nuit, contrôle de la presse, et des émissions radiophoniques et télévisées par Seybani SOUGOU

Depuis le 25 mars 2020, dans une contribution intitulée « dénoncer les dérives inacceptables de l’état d’urgence »,je n’ai cessé d’alerter les sénégalais sur les dérives extrêmement graves liées à l’instauration de l’état d’urgence, pointant précisément le risque élevé de restrictions drastiques et disproportionnées des libertés publiques portant atteinte de manière grave aux droits fondamentaux.
J’affirmais avec force que le projet d’habilitation fourre-tout (imprécis, vague, généraliste) était extrêmement dangereux car il donnait une carte blanche à Macky Sall (clause de compétence générale), dans le cadre de pouvoirs sans limites.
Avec le décret n°2020-925 du 03 avril 2020, prorogeant l’état d’urgence, et publié au journal officiel (numéro spécial 7296), Macky Sall, vient une nouvelle fois de trahir l’opposition, la société civile et tous les sénégalais, qui, de bonne foi, dans un élan d’unanimité, avaient estimé qu’il devait être soutenu, dans ces circonstances exceptionnelles de lutte contre la propagation d’un virus mortel (Covid-19).
L’article 2 du décret n°2020-925 du 03 avril 2020, dispose que l’autorité administrative compétente exerce, pendant la durée de l’état d’urgence, les pouvoirs prévus aux articles 10, 11, 12 et 13 de la loi n° 69-29 du 29 avril 1969. Or, les dispositions des articles précités n’ont aucun lien avec l’état d’urgence sanitaire et la lutte contre la pandémie de Covid-19 :
Article 10 de la loi n° 69-29 du 29 avril 1969 : le décret instituant l’état d’urgence peut, par une disposition expresse :
1.    Conférer aux autorités judiciaires compétentes, au Ministre de l’intérieur, aux gouverneurs et aux préfets, le pouvoir d’ordonner en tous lieux des perquisitions de jour et nuit,
2.    « Habiliter l’autorité administrative compétente à prendre toutes mesures appropriées pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature,ainsi que celui des émissions radiophoniques ou télévisées… ».
Article 11 de la loi n° 69-29 du 29 avril 1969 :le décret instituant l’état d’urgence peut, par une disposition expresse, peut par une disposition expresse, conférer à l’autorité administrative, le pouvoir de procéder à l’internement administratif des personnes dont l’activité représente un danger pour la sécurité…
Article 12 de la loi n° 69-29 du 29 avril 1969 : le décret instituant l’état d’urgence peut, par une disposition expresse conférer à l’autorité administrative compétente, le pouvoir de prendre toutes dispositions relatives au contrôle des correspondances postales, télégraphiques et téléphoniques».
Article 13 de la loi n° 69-29 du 29 avril 1969 : le décret instituant l’état d’urgence peut, par une disposition expresse conférer à l’autorité administrative compétente, le pouvoir par décision immédiatement exécutoire de muter ou de suspendre tout fonctionnairede l’état ou des collectivités territoriales dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité publique.. ».
En votant la loi d’habilitation, le 01 avril 2020, les 33 députés godillots réunis en séance plénière ont donné une carte blanche à Macky SALL pour faire n’importe quoi (contrôler la presse, les correspondances postales et téléphoniques, pouvoir interner des citoyens sénégalais, et suspendre ou muter des fonctionnaires…). Il s’agit là d’un dévoiement total de l’état d’urgence.
La loi d’habilitation inconstitutionnelle (une loi d’habilitation ne comporte pas des dispositions relatives à l’état d’urgence) permet à Macky SALL, de prendre des mesures sécuritaires loufoques, et totalement inappropriées qui n’ont aucun lien avec la lutte contre la pandémie de Covid-19.
Plus grave, les 33 députés irresponsables qui ont participé à la forfaiture du 01 avril 2020, ont été instrumentalisés et bernés comme des mineurs par Macky SALL qui a inséré dans le projet de loi un article pour la prorogation de l’état d’urgence (article 4) qui ne mentionne pas les dispositions des articles 10, 11, 12, et 13 de la loi n° 69-29 du 29 avril 1969. En réalité, Macky Sall a bien caché son jeu, attendant le vote de l’assemblée pour dévoiler ses véritables intentions : le Covid-19 est un prétexte pour renforcer considérablement ses pouvoirs (contrôle total de la presse et des citoyens).Alors que la loi de 1969 sur l’état d’urgence et l’état de siège comporte 24 articles, Macky Sall a visé précisément les articles 10, 11, 12, et 13. Quel est le rapport entre les perquisitions de jour et nuit, et la lutte contre la pandémie de Covid-19 ? Aucun.
J’accuse les 33 députés qui ont voté la loi d’habilitation le 01 avril 2020, d’être coupable de haute trahison,
J’accuse Macky SALL, d’être coupable de haute trahison, envers le peuple pour avoir dévié la lutte contre la propagation de Covid-19 (volonté de consolider son pouvoir personnel),
J’accuse certains d’avoir fait preuve de naïveté coupable, vis-à-vis de Macky SALL,
J’accuse une partie de la presse sénégalaise, bien entretenue (la presse du palais) d’être complice du régime de Macky SALL et d’agir à l’encontre des intérêts du peuple sénégalais (aujourd’hui, c’est cette même presse qui est mise sous tutelle, victime de Macky Sall et de l’article 2 du décret n°2020-925 du 03 avril 2020).
L’opposition, la société civile et tous les citoyens de bonne foi qui ont privilégié l’intérêt supérieur de la nation, en apportant leur soutien à Macky Sall ont été, une nouvelle fois, trahis par ce dernier.
Macky SALL n’est ni sincère, ni digne de confiance. Même dans le contexte extrêmement grave de la pandémie de COVID-19. Pendant 3 mois, il dispose du pouvoir de vie et de mort sur les sénégalais.
L’Association des utilisateurs des TIC (ASUTIC) du Sénégal (organisation à but non lucratif) qui œuvre pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales a publié un communiqué intitulé « Mise en quarantaine de l’Etat de droit au Sénégal. Mesdames, Messieurs, les députés, jusqu’où irez-vous »? Ça a le mérite d’être clair, net et précis.Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr
Nota bene :En France, les dispositions sécuritaires de la Loi n° 55-385 du, net  3 avril 1955 relative à l’état d’urgence ne s’appliquent pas à l’état d’urgence sanitaire (les mesures prises visent uniquement à restreindre les déplacements « confinement », dans un objectif de santé publique). Aucune perquisition de jour et de nuit, n’est prévue, encore moins le contrôle de la presse.

Affaire des faux billets: Le procès de Thione Seck renvoyé au 11 mai

http://lesoleil.sn/-Le procès de Thione Seck et de Alaye Djite est renvoyé au 11 mai à cause du contexte de coronavirus au Sénégal.
Le chanteur Thione Seck et Alaye Djite sont poursuivis pour détention de signes monétaires, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et escroquerie. Ils avaient été inculpés le 2 juin 2015 puis placés en détention. Le chanteur avait été libéré au bout de 8 mois de détention provisoire.
Les deux prévenus avaient été jugés en première instance en mars 2019. Le Tribunal correctionnel de Dakar avait déclaré la procédure nulle mais le parquet a attaqué la décision. La Cour d’appel de Dakar a donné partiellement raison au parquet en estimant que certains actes subséquents n’étaient pas nuls. Ainsi, elle avaient ordonné la reprise des débats mais les avocats de Thione Seck et de Alaye Djite ayant introduit un pourvoi en cassation, ont demandé aux juges d’appel de surseoir à statuer. Ces derniers ont finalement rejeté leur requête.
Comme tous les autres dossiers en cours depuis mi-mars 2020, le procès du chanteur sénégalais et de son co-accusé initialement prévu ce lundi est renvoyé au 11 mai prochain et les délibérés prorogés.Ndèye Fatou Sy

Entretien avec Guy Marius Sagna: «Ce que j’ai ressenti, une fois dans les bras de mon père. Pour la risposte face au Covid-19,je parlerai de résistance plutôt que de résilience. Les propositions du FRAPP pour la sortie de crise…»

https://www.dakaractu.com/La situation économique que traverse le pays est tout simplement préoccupante. Et cela interpelle effectivement l’implication de toutes les forces vives de la nation. Ainsi, le Front pour la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine, par la voix de cette personne qui reste la plus en vue dans la lutte pour la souveraineté africaine, s’est exprimé sans ambage sur le contexte sanitaire affectant l’économie du pays. Guy Marius Sagna qui a accordé un entretien à Dakaractu, est revenu dans un premier temps sur son passage dans son village, sa rencontre avec son père. Il s’est par la suite exprimé sur les mesures prises par le chef de l’État pour faire face à cette pandémie du Covid-19. Il s’est même, sur une question relative à l’après Covid-19, permis d’exprimer ses attentes, une fois la sortie de crise observée. (Entretien)
Dakaractu- Le 8 mars dernier, vous avez été accueilli à Etomé après un séjour carcéral. Quel sentiment avez-vous éprouvé une fois parmi les vôtres ?
J’ai constaté que des milliers de personnes en Afrique et ailleurs se sont mobilisées pour ma libération. Permettez encore une fois, que j’exprime toute ma gratitude à ces milliers d’anonymes auxquels j’aurais aimé serrer la main. Si je suis libre aujourd’hui, c’est grâce à eux. Ému, ne comprenant jusqu’ici toujours pas ce qui s’est passé. Ce jour-là a été mon plus beau 8 mars. Car si une seule femme m’a donné la vie, depuis ce 8 mars dernier, j’ai des centaines de mamans. Après avoir remercié les milliers de personnes à travers le monde et le Sénégal qui m’ont sorti des geôles de Macky Sall, je voudrais remercier la Casamance, Ziguinchor, Nyassia, le Bayott-Essing et Etomé pour les prières, la purification. Mais surtout les encouragements. Car je prends tout cela comme des marques d’encouragement à ne jamais reculer dans la défense intransigeante des opprimés et la conquête du pouvoir pour réaliser la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine.
Un révolutionnaire est chez lui partout où il y a des opprimés. Je suis chez moi aussi bien à Etomé qu’à Ranérou, Goudiry, Richard-Toll, Koungheul. Aussi bien en Côte d’Ivoire, au Niger, en RDC, au Mali, au Kenya, qu’en Mauritanie ou en Gambie. Aussi bien au Brésil, en Bolivie qu’ailleurs.
Dakaractu-Votre père avait fait une sortie en déplorant même que son fils adulé ait vécu dans cette situation ? Une fois dans ses bras, qu’avez-vous ressenti après tant de semaines loin de « la chaleur paternelle » ?
D’abord de la gratitude pour ces milliers de personnes au Sénégal, en Afrique et ailleurs qui ont séché les larmes de mon père en imposant ma libération comme seule alternative laissée au président Macky Sall. Ensuite, heureux pour mon père dont les larmes, signe de sa profonde tristesse, ont fait le tour du monde. Enfin, une pensée à tous les parents qui pleurent, car comme ceux de Tivaouane Peulh, Guéréo ou Kiniabour on a rasé leurs maisons arbitrairement, car comme ceux de Pcci, on doit 500 millions parce que la Sonatel refuse de respecter une décision de justice, car comme à Médis Sénégal, ils sont victimes d’un chômage technique illégal, car comme les agents de l’ex-Sotrac, l’Etat refuse de leur payer leurs 9 milliards… Mais aussi avec la conviction renforcée que toutes ces histoires dramatiques et tragiques pour les travailleurs et les peuples opprimés peuvent se terminer avec des sourires. Que la lutte peut rendre le sourire aux opprimés.
Dakaractu-Depuis le 2 mars dernier, le Sénégal a enregistré son premier cas de Covid-19. Quelle a été votre lecture de la situation une fois informé de ce cas ?
Quand la France et l’Italie ont été touchées et que les avions en provenance de ces pays ont continué à atterrir au Sénégal, il était clair comme de l’eau de roche que le premier cas du Sénégal n’était qu’une question de temps.
Dakaractu-L’autorité a-t-elle réellement tardé à réagir, vu présentement (je touche du bois), le nombre réduit de cas de contamination et de décès que notre pays a déjà enregistré contrairement à d’autres pays Africains ?
Je pense que le président Macky Sall a mis du temps avant de fermer les frontières du Sénégal aux pays comme la France et l’Italie. Cette lenteur s’explique par deux raisons. La subordination culturelle, économique et politique du président aux capitalistes, et impérialistes occidentaux particulièrement au Cac 40 et à Macron.
Dakaractu-Les collectifs Noo Lank et Aar li nu bokk ont récemment tenu un message de rappel au président de la République, juste avant son adresse à la nation. Pensez-vous, en tant que membre de ces collectifs que Macky Sall a bien évoqué les points attendus ?
Le président a annoncé plusieurs mesures. Je ne peux parler au nom de Noo lank et de Aar li nu bokk. Il n’y a pas eu de réunion depuis le discours du président pour apprécier celui-ci.
Dakaractu-15,5 milliards pour les factures d’électricité et 3 milliards pour l’eau. Ne craignez-vous pas que le combat qui avait été jusque-là mené par le collectif Noo Lank, dans ce contexte de Covid-19, aboutisse à cette résilience que l’Etat veut instaurer ?
No Lank et Aar li nu bokk ont fait un communiqué conjoint pour dire que le coronavirus rendait la revendication de baisse du prix de l’électricité encore plus juste et légitime car avec l’impact de cette pandémie les entreprises comme les personnes physiques s’en trouveraient affectés. C’est vrai qu’il y a des sénégalais infectés par le coronavirus, mais il y a tous les autres qui ne seront pas infectés, mais affectés parce que notamment ils n’auront plus de revenu, d’activité… Cette situation de pandémie rend la revendication contre la vie chère encore plus valide
Sur la résilience, personnellement je préfère parler de résistance. Et ce n’est pas pareil. La résilience c’est essayer de vivre avec, or la résistance c’est lutter pour sortir d’une situation.
Dakaractu-Que propose le FRAPP comme solution à cette sortie de crise et comment parvenir à soutenir les entreprises privées et les secteurs vecteurs de croissance ?
Pour le FRAPP, la crise ce n’est pas le coronavirus. La crise c’est ce que révèle le coronavirus. À savoir que les choix économiques du Sénégal de ces 60 dernières années n’ont pas été bons. Regardons un pays comme Cuba qui vit un embargo économique depuis plus de 50 ans. Ce pays a un système de santé et d’éducation meilleur que ceux du Sénégal, pays le plus aidé du Caire au Cap et donc les élus sont les plus soumis de l’Egypte à l’Afrique du Sud. L’espérance de vie des cubains est supérieure à celle des Etats-Unis. Aujourd’hui Cuba envoie des médecins aller aider la Chine, l’Italie, la France… En réalité, le néocolonialisme est en crise. Le dire même est une répétition car le néocolonialisme c’est nécessairement la crise pour les peuples et travailleurs qui en sont victimes.
Cette pandémie aura nécessairement des conséquences négatives sur les entreprises sénégalaises. La question est, qu’est-ce qui a été fait avant pour qu’en cas de choc, de pandémie la conséquence soit moins dure au Sénégal, en Afrique qu’ailleurs ? Rien ou presque. Sans le coronavirus, le taux de mortalité de nos Pme est de 64%. Sans le coronavirus, 275 entreprises ont fait faillite en 2017. Avant le coronavirus, tous les marchés étaient donnés au privé étranger et la portion congrue laissée aux entreprises nationales. Cela va se poursuivre pendant le corona car parmi les entreprises sénégalaises il y’en a qui n’ont de sénégalaises que le nom, mais les capitaux et les propriétaires sont étrangers. C’est pourquoi je doute de l’efficacité de l’aide qui sera accordée aux entreprises sénégalaises. Celle-ci comme avant, prendra le chemin de l’extraversion. Le chemin du développement vers l’extérieur. Le président Macky Sall est devant un casse-tête néocolonial résultat de ses propres turpitudes de soumis à l’impérialisme. En plein coronavirus, les marchés de nos commerçants sont fermés tandis que la grande distribution impérialiste est ouverte. Le président Macky Sall est incapable de tirer les leçons qui se lisent telles dans un livre dans ce contexte de pandémie. Parmi ces leçons : doomi réew moy tabax réew ! Mais nous voulons dire à tous nos compatriotes d’être forts car cela va être dur. Mais que c’est là le dernier mandat du président Macky Sall. Qu’il est temps que le peuple prenne le pouvoir en élisant les anti-impérialistes panafricains, les patriotes pour appliquer la patriotisme économique.
Dakaractu-Vous avez récemment rencontré les acteurs et travailleurs de Médis. Quelles ont été les grandes lignes de vos échanges ?
Le FRAPP a rencontré des travailleurs dignes, forts, responsables, braves, patriotes malgré un chômage technique illégal, avec à la clé près de trois mois sans salaire, qui leur a été imposé sous le silence complice de nos élus.
Les 317 travailleurs de Médis Sénégal nous ont raconté la chronique du pillage d’une entreprise par sa direction. Ils nous ont également raconté comment l’Etat est resté sourd à leurs alertes. Mais aussi l’histoire de travailleurs qui ont un statut de journalier depuis plus de 15 ans.
Le FRAPP est tombé d’accord avec les travailleurs de Médis sur la nécessité de faire fonctionner très rapidement l’usine, de payer les travailleurs et d’écarter l’actuelle direction de la gestion de l’entreprise pharmaceutique.
Pour le FRAPP, il faut que l’Etat fasse l’audit de l’entreprise, la nationalise avec l’Etat comme actionnaire majoritaire et que le reste des actions soient détenues par des privés nationaux. Que cette nouvelle entreprise ait une vocation nationale mais également panafricaine. C’est à cela que le FRAPP invite le président de la République. Tout autre acte de sa part serait irresponsable.
Dakaractu-Le président de la République a signé hier un décret prorogeant l’état d’urgence et le couvre-feu. Voyez-vous la pertinence de prolonger le couvre-feu compte tenu de la situation ?
Nous sommes en état d’urgence sanitaire qui exige des réponses sanitaires et sociales. Pas que le couvre-feu soit exclu des mesures, mais il vient en complément des mesures sociales et sanitaires. Or, avec le président Macky Sall le pivot de sa lutte contre le coronavirus c’est l’état d’urgence, le couvre-feu, les pleins pouvoirs accordés à monarque constitutionnel. Ce que l’on attendait de lui, c’est de saisir d’abord l’assemblée nationale pour le vote d’une loi supprimant le Hcct et le Cese pour empêcher les situations honteuses de nos infirmiers lavant des gants ou stérilisant des masques.
Dakaractu-Macky Sall, à la fin de son discours à la nation a appelé à une prise de conscience du peuple de ses limites et vulnérabilité en pensant à son autosuffisance alimentaire. Pensez-vous comme lui en voulant produire plus et mieux ?
Un autre problème du président Macky Sall est que tout ce qu’il veut faire de bien il le fait très mal et tout ce qu’il fait de mal il le fait très bien. Il ruse avec les sénégalais. Il ruse avec ses propres principes, ses propres promesses. Il traficote sans cesse les chiffres. À la fin, ses actes ayant parlé plus fort que ses mots, il a du mal à mériter la confiance des sénégalais. Le critérium de la vérité c’est la pratique et non les slogans. Le président Macky Sall est un champion ès-slogan. Le peuple a besoin d’un champion à son service pour transformer structurellement sa situation.
Dakaractu-Le président a parlé de l’importance du pays à son attachement au panafricanisme. En tant que membre de FRAPP qui œuvre dans cette dynamique, comment analysez-vous ce point de vue du chef de l’État ?
Le président Macky Sall est un imposteur, car il est un afro-libéral au service de l’impérialisme. Pour lui, Ouattara and Co, la CEDEAO doit jouer le même rôle que l’AEF ou l’AOF : une unité africaine par et pour l’impérialisme. Une unité africaine au service du projet européen des accords de partenariat économiques qui vont cannibaliser nos Pme, nos paysans, nos éleveurs… Une unité africaine au service de la présence militaire Etats-Unienne côté de celle française. Une unité africaine au service de la pérennisation et de l’élargissement du franc CFA néocolonial. Une unité africaine néocoloniale à la caricature prenant les visages du G5 Sahel ou du G5 Cobaye. Les imposteurs, il faut les dénoncer.
Dakaractu-hier, les 12 premiers jours de couvre-feu ont été épuisés ? Quel bilan en tirez-vous ?
Cette lutte a besoin d’un dépistage massif et de moyens pour sa réalisation. Le couvre-feu ne peut être que complémentaire et non principal. Donc, il ne sert pas à grand-chose de tirer le bilan du couvre-feu sans lien avec les autres mesures qu’il ne fait que compléter.
Dakaractu-Comment voyez-vous le comportement des sénégalais face à cette pandémie ?
Il y a des comportements qui relèvent de l’ancien Sénégal dont il faut se débarrasser et d’autres qui annoncent le nouveau Sénégal. Nous notons des comportements conséquences de la politique appliquée ces 6 dernières décennies au moins. Responsabilité et irresponsabilité. Lutte de classes entre partisans du confinement, en général des petits bourgeois salariés et des bourgeois et le petit peuple et ceux qui en sont issus qui ne comprennent pas le débat sur cette mesure qui équivaudrait à les affamer. C’est l’occasion de méditer sur ce que disait Cheikh Anta Diop. « Un enfant qui ne va pas à l’école, c’est tout un peuple qui ne grandit pas ». Quand on maintient 54% de la population dans l’analphabétisme, il y a des choses qui ne devraient pas étonner. Le résultat est aussi un des actes d’accusation du système. Au même moment l’auto-organisation que l’on note ainsi que toutes les initiatives pour rendre disponibles des solutions alcooliques, coudre des masques, soutenir des familles modestes…loin du corona-business, du business politicien est à saluer et à encourager.
Dakaractu-Un mot pour le corps médical ?
Il mérite mille mots. Le premier est que nous sommes à leur côté. Nous veillerons à ce que l’argent du peuple aille à la lutte contre le coronavirus et donc prenne la direction de nos structures de santé. Nous veillerons à ce qu’ils ne soient pas envoyés à une mort certaine, car sans masque et sans gants. C’est pourquoi d’ailleurs, nous appelons tous les citoyens à exiger la suppression du Hcct, du Cese…
Après le Coronavirus, nous veillerons à ce que l’Afrique cesse d’être le continent où l’hôpital du peuple a été le plus agressé par le néolibéralisme, le néocolonialisme et le parasitisme de la bourgeoisie bureaucratique.
Dakaractu-Comment voyez-vous l’après Covid-19 au Sénégal ?
L’après Covid-19 sera anticapitaliste, anti-libéral, anti-impérialiste ou ne serpas. Mais l’après Covid-19 c’est aujourd’hui que cela commence en disant aux populations de se laver les mains contre le coronavirus, mais également de laver l’Afrique et le monde du néocolonialisme et du capitalisme. En disant aux populations d’observer une distance physique pour lutter contre le coronavirus, mais également en observant une distanciation sociale avec les politiques néolibérales du Fmi et de la Banque mondiale qui font de nos pays des marchés, des politiques de recolonisation de l’Afrique. L’après Covid-19 sera le temps des révolutionnaires, mais il se construit dès aujourd’hui en éveillant les consciences, en organisant les populations…

Ces consultations ont été une sorte de dialogue nationale Bis

http://www.dakarmatin.com/Le Directeur exécutif de l’Ong 3D dit se retrouver dans le message à la Nation du chef de l’Etat. Mondiaye Cissé approuve les «fortes» mesures sociales et économiques annoncées pour lutter contre le Covid-19 et ses impacts. S’il se réjouit de l’implication de la Société civile dans le comité de pilotage du fonds, M. Ndiaye salue également les audiences accordées par le Président Sall aux différentes couches de la société qui sont, à ses yeux, un «dialogue national bis».
Quelle lecture faites-vous du message à la Nation du chef de l’Etat ?
Je pense que le président de la République a fait un discours responsable dépouillé de tout parfum politicien. Un discours à la hauteur des attentes des populations parce que rassurant. Je veux citer le renforcement du système sanitaire avec plus de 64 milliards, les factures d’eau et d’électricité qui ne seront pas payées pour ce bimestre, la distribution d’aides alimentaires à hauteur de 69 milliards, les mesures fiscales en faveur des entreprises pour les encourager à préserver beaucoup d’emplois… Globale ment, le chef de l’Etat a annoncé des mesures fortes qui peuvent contribuer à prendre en charge les impacts du Covid-19 et à soulager les communautés. On ne demandait que ça.
Que dites-vous de la mise en place d’un comité de pilotage pour la gestion du fonds de Force Covid-19 ?
C’était une préoccupation de la Société civile pour prévenir toute contestation qui pourrait naître durant la période post Covid-19. Il est heureux d’entendre que ce comité de pilotage chargé de superviser la gestion du fonds est ouvert à l’Assemblée nationale, toutes sensibilités confondues, donc y compris l’opposition parlementaire, mais aussi la Société civile. C’est une initiative salutaire parce que notre préoccupation était cette double équation de gérer avec diligence, les préoccupations des populations mais en prenant en compte les exigences de bonne gouvernance.
Nous savons déjà que ces dépenses liées au Covid-19 ne seront pas soumises au Code des marchés publics, ce qui est normal. Mais cela n’exclut pas un mécanisme de supervision et de reddition des comptes.
A votre avis, est-ce que le Dialogue national a contribué à faciliter cette dynamique inclusive autour de la lutte contre le Covid-19 ?
Je crois même que ces audiences accordées par le chef de l’Etat à toutes les couches de la Nation pour lutter contre le Covid-19 ont été une sorte de dialogue national bis. Je pense d’ailleurs qu’il faut instituer des consultations de ce genre à la veille de chaque fête de l’indépendance du Sénégal parce que nous avons vu qu’à travers ce discours-là, les Sénégalais se retrouvent.
C’est bien pour un président de République d’avoir des conseillers mais ce serait aussi bien de consulter souvent les forces vives de la Nation comme il a eu à le faire à la veille de son discours pour prendre des décisions qui agréent tout le monde.
En écoutant et consultant son Peuple, tout Président peut parvenir à faire adhérer à sa cause l’ensemble des forces vives de la Nation. Le chef de l’Etat a écouté des mouvements citoyens, comme Y’en a marre qui avait plaidé pour la gratuité des factures d’eau et d’électricité. Il nous a écoutés en tant que Société civile sur cette préoccupation de bonne gouvernance, mais aussi le secteur privé qui avait besoin de soutien. C’est comme ça qu’on doit gérer un pays.
S’il devrait y avoir un bémol dans ce message à la Nation, quel serait-il ?
Je crois que le seul secteur qui ne semble pas avoir été pris en compte dans son discours, c’est celui de l’agriculture. Je n’ai pas entendu des mesures dans ce sens alors qu’on doit également prévenir la famine pour la période post Covid-19. Aujourd’hui il est clair que nous sommes dans une politique de consommation qui consiste à prendre en charge les difficultés du moment. Mais il faut aussi dès à présent commencer à penser à l’accumulation en anticipant sur des situations dramatiques qui risquent de se produire après le Covid-19. N’oublions pas que les pays dont on dépend en vivres sont en difficulté et, par conséquent, on pourrait être confrontés à un problème de disponibilité de certaines denrées. Voilà pourquoi il faudrait penser au secteur agricole pour prévenir la famine, la malnutrition, etc.
La Société civile devraitelle être impliquée dans la distribution des vivres pour plus de transparence?
Le Président a insisté sur la nécessité de réunir les conditions d’inclusion et de transparence en mettant en place au niveau national un comité de pilotage. De même, au niveau décentralisé, on devrait impliquer la Société civile dans la supervision de la distribution des vivres. Cela ne ferait que crédibiliser davantage le système de distribution de l’aide alimentaire et éviter les suspicions

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 06/04/2020

Ces entreprises radines

La ronde des milliards se poursuit. Après Tahirou Sarr dont le milliard fait jaser, les travailleurs des banques et ceux du secteur de l’énergie, Jean Claude Mimran a sorti son chéquier pour dégainer un milliard. Un bel exemple de solidarité qui devrait inspirer à d’autres hommes d’affaires riches, mais aussi des entreprises bénéficiant de marchés publics qui brassent des milliards. Orange par exemple devrait revoir à la hausse sa cagnotte. Que dire de Bp, Total ,Itoc , ou encore Teliyum , Sococim ou encore de Dangoté qui ont bénéficié de beaucoup d’avantages de l’Etat. C’estle temps de la solidarité.. à vos chèques messieurs dames.

Dieyna Baldé a accouché

Rebondissement dans l’affaire de mœurs qui vaut au Dg de l’Iseg sa détention. D’après des sources de «L’As », la fille Dieyna Baldé a accouché ce 4 avril d’un enfant de sexe masculin. Malgré quelques difficultés, elle s’en est bien tirée. Cela s’est passé dans une clinique située à Ngor. Diop aurait tout de même pris en charge les frais d’après des proches de la famille de Baldé.

Libération des manifestants de Balabougou

Les manifestants arrêtés lors des échauffourées avec la gendarmerie à Balabougou, un village de la commune de Nguéniène (Mbour) ont été finalement libérés par le procureur de la République. Ces individus qui s’opposent à l’installation du projet agricole Produmel qui a bénéficié de100 ha dans le périmètre de pâturage, ne sont pas encore prêts à baisser les armes. Après leur libération, ils ont réitéré leur détermination à barrer la route au maire qui veut octroyer un troisième site à l’entreprise espagnole.

Colère contre le Préfet de Guédiawaye

Ça râle grave au quartier Darou Rahmane de la commune de Wakhinane-Nimzat contre le préfet de Guédiawaye, Blondin Ndiaye. Pour cause, les populations et les élus locaux s’opposent à l’arrêté du préfet interdisant les travaux d’aménagement de leur quartier. Les populations  et le Conseil municipal sont sortis en masse pour dénoncer cette décision et annoncer une pétition. Nos tentatives de joindre le préfet de Guédiawaye se sont restées vaines.

Drame à Mboro

Samedi dernier, la ville de Mboro a été le théâtre d’un drame qui a plongé toute la localité dans une profonde consternation. Il s’agit de la mort tragique du Pape Ndiaye. Apprenti de son état, ce dernier, âgé de 16 ans et habitant au quartier Ngaye Ngaye, a été atrocementctué par son condisciple. Selon nos sources, tout est parti d’une dispute dans l’atelier en l’absence du patron. Et la pomme de discorde portait sur la nécessité ou non d’allumer le poste de radio. Il s’en est suivi une vive altercation et le jeune Pape Ndiaye aurait reçu des coups de ciseaux au niveau de la poitrine. Vidé de son sang, il a rendu l’âme. Et aussitôt informés, les gendarmes de Mboro sont descendus sur les lieux, pour procéder aux constats d’usage, avant que le corps ne soit évacué à la morgue de l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh, par les sapeurs-pompiers de Tivaouane. Aux dernières nouvelles, le corps de la victime a été acheminé à Dakar pour les besoins d’une autopsie. Pendant ce temps, le présumé meurtrier est en garde à vue à la gendarmerie.

Un divorce au gout amer: la député Aminata Guèye demande qu’on ne l’appelle plus « Madame Faye »

https://www.jotaay.net/-Voilà un ‘’mariage’’ hors norme. Si la dame et les membres de sa famille jurent que Aminata Guèye est bien mariée au ministre Mansour Faye, du côté de la famille de la «première dame», on jure aussi que ce mariage n’est qu’une vue de l’esprit. Mais il semble que désormais, dans les deux «camps», les choses soient claires. Et c’est la députée qui a fêté ses 39 ans le 2 janvier dernier qui donne elle-même l’information : «ne m’appelez plus Madame Faye, je ne suis plus Madame Faye», a-t-elle dit à certains de ses proches. Mieux, dans son compte Facebook, la secrétaire élue avait mis Aminata Guèye Faye, mais depuis le milieu de la semaine dernière, elle a enlevé le «Faye» pour ne laisser que Aminata Guèye. Y a-t-il eu divorce entre temps ou la députée s’est-elle rendu compte qu’elle (em)brassait juste du vent.

Aide à la presse: une augmentation de 300 millions annoncée, le patronat marque son étonnement

https://www.leral.net/-Le ministre du Budget et du plan, Amadou Hott, a annoncé dernièrement sur la Tfm que l’aide à la presse qui était de 700 millions FCFA, sera portée à 1milliard FCFA cette année, soit une augmentation de 300 millions FCFA. Mais pour le président du CDEPS, Mamadou Ibra Kane, ce montant est loin de celui que leur avait promis le président de la République, lors d’une audience à laquelle avait pris part le Synpics, l’Appel ou encore l’association des jeunes reporters, a-t-il souligné, précisant que le chef de l’Etat leur avait promis un doublement de l’aide cette année. « Jusqu’à preuve du contraire, je m’en tiendrai à ce que nous avait promis le chef de l’Etat et pas à ces chiffres annoncés », a-t-il dit sur la Rfm.

IDIOVISUEL – COBAYES, AVEZ-VOUS DIT ?

NETTALI.COM – Beaucoup trop d’informations circulent en ces temps de pandémie. C’est en effet un flot continu et ininterrompu qui est imposé aux gens. Le pire est que ce sont les mêmes infos, vidéos et audios qui sont relayées, partagées en masse sans toutefois être dans la majorité des cas, recoupées, vérifiées et authentifiées. La conséquence est qu’elles génèrent davantage de psychose chez ces personnes déjà bien apeurées par le Covid-19.
Tantôt, l’on a affaire à un vaccin prêté à Bill Gates pour l’Afrique avec pour objectif de réduire l’accroissement de la population mondiale de 15% ; tantôt, il est question d’un funeste projet visant à réduire la population africaine via des femmes africaines qu’on chercherait à rendre stériles ! Cette vidéo qui circule et où l’on voit des hommes blancs dans un village africain, illustre cette confusion qui règne. Ils seraient arrivés avec des quantités de vaccins à administrer aux populations. Et pourtant rien à première vue, ne permet de déterminer la temporalité, le lieu précis et d’attester qu’il s’agit bien de vaccins sur cette vidéo. L’on a appris plus tard par Africa Check qu’il n’en est rien ; que ce sont plutôt des personnes qui font partie d’un groupe d’évangélistes que l’on a vues en train de remettre des sachets de médicaments de premiers secours aux villageois. Des Infos finalement recoupées grâce à un correspondant de Sud FM à Sédhiou qui a permis de discuter au téléphone avec le chef de ce village, l’agent de santé communautaire, un résident en maillot vert identifiable sur la vidéo et le maire d’Oudoucar, la commune qui englobe Soumboundou.
L’on a, dans la plupart des cas, affaire à des fake news. Mais au fond, les postures de certains occidentaux sur les plateaux télé, viennent malheureusement conforter ce que beaucoup d’Africains craignent et ces thèses complotistes.
L’échange sur LCI entre le professeur Camille Locht (directeur de recherches Inserm à l’Institut pasteur de Lille) et le professeur, Jean Claude Mira (chef de service réanimation à l’hôpital Cochin – qui était dans la provocation, comme il l’a si bien souligné) au sujet d’un fameux test du BCG en Afrique, illustre fortement cette tendance. Il n’est d’ailleurs pas passé inaperçu et a même soulevé énormément de réactions d’indignation.

Ils ont pour se rattraper, évoqué une vidéo tronquée. Sauf qu’à la lecture, l’on se rend compte que les propos ont été bien clairs et cohérents.

Des attitudes qui prêtent à sourire sous nos tropiques. Et l’on ne peut manquer de se demander de qui se moquent ces deux professeurs ? La France a pour l’heure, beaucoup plus besoin de soigner ses malades et de mener ces essais cliniques, eu égard au nombre de décès enregistrés, même si on lui souhaite que cette pandémie soit endiguée. Soit ces professeurs sont ignorants et ne savent pas que le BCG a déjà cours en Afrique depuis belle lurette et qu’il continue à l’être  d’ailleurs avec le Programme Elargi de Vaccination (PEV) recommandé par l’OMS ; soit, ceux qui envoient ces vidéos (fake news) sur les vaccins, cherchent à produire un effet répulsif chez les Africains, avec pour objectif une réapparition de  certaines épidémies qui ne feraient qu’engendrer beaucoup de morts.
Dans le même sillage, n’aurions-nous pas finalement affaire aux lobbys anti-vaccins adossés à des laboratoires pharmaceutiques ?
N’oublions quand même pas que l’abandon de la vaccination par la France lui a valu le retour de la rougeole. C’est sans doute la raison qui a poussé Arlette Chabot, animatrice de l’émission à demander s’il ne faut pas retourner au fameux BCG qui a marqué sa “tendre enfance”. Et l’on ne peut pas ne pas se demander comment ce professeur Mira, a t-il pu affirmer qu’il n y a pas de masques en Afrique ? A-t-on affaire à un dénuement complet en termes de masques, de respirateurs ? Y’en a t-il en France ? On note bien dans les reportages que d’aucuns fournissent les recettes pour fabriquer des masques de fortune ! Comment peut-il déclarer que les prostitués ne se protègent pas. S’agit-il de la majorité des prostitués ou de toutes les prostituées ?  Autant d’affirmations bien gratuites et non nuancées ? N’est-ce pas en France qu’on a récemment dénoncé le manque de masques dont d’ailleurs beaucoup de spécialistes et médecins se sont plaints ? Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’Afrique qui connaît des problèmes, les grandes puissances aux systèmes de santé performants jadis chantés sur tous les toits, en font les frais dans le contexte de cette pandémie qui révèle au grand jour, ses failles.
Sacré Zemmour, ce facho décomplexé a réussi à trouver une brèche dans laquelle s’engouffrer dans ces moments de psychose, pour en placer une sur l’Afrique. « On est quoi là, le Gabon ? », a dit celui-ci commentant le dénuement en masques et autres matériels des hôpitaux. Et pourtant le bonhomme officie sur C News, la télé de Bolloré qui fait l’essentiel de son business en Afrique. A-t-il seulement déjà mis les pieds au Gabon ?
A l’émission “Grand jury” de la Rfm de ce dimanche 5 Avril 2020, le docteur Amadou Alpha Sall, l’administrateur de l’Institut Pasteur de Dakar a semblé clore le débat en parlant de projet ridicule. “Il n’est pas question que les Sénégalais soient des cobayes. Aucun vaccin ne rentre au Sénégal sans qu’il soit vérifié par les autorités sanitaires“, a laissé entendre celui-ci
Le docteur Abdoulaye Bousso a de son côté, résumé la situation de manière bien simple sur la TFM : « tout le monde s’attend à ce que l’Afrique s’écrase. Mais c’est ça notre défi ».
C’est en effet un discours tristement idéologique et de colon que de considérer l’Afrique comme un bloc compact en faisant croire que le mode de vie du Sénégalais ne différerait en rien de celui du Burundais ou du Rwandais ; que celui de l’ivoirien est similaire à celui du Comorien ou encore du Mauritanien voire du Marocain. Aux Etats Unis, on parlera d’Overseas pour désigner tous ceux qui vivent hors d’Amérique. Et pourtant sous nos cieux, l’on fait fortement la différence entre l’Allemand et le Français ou l’Anglais et le Suédois, etc.  Les affirmations qui reviennent souvent n’évoquent malheureusement que la pauvreté de l’Afrique, la maladie et la misère. Ces bureaucrates de l’OMS, puisqu’on affaire en réalité à une grande bureaucratie, malgré leurs projections catastrophiques pour l’Afrique, doivent se rendre compte que les schémas et modélisations utilisés pour prédire des « millions de morts sur ce continent », sont d’une fausseté absolue. C’est l’inverse en tout cas pour l’heure qui se produit.
Mais à l’heure actuelle, ces deux professeurs français devraient songer à laisser les Africains résoudre eux-mêmes l’épidémie dans leurs pays respectifs. Et même si la situation est loin d’être simple, les spécialistes, médecins et personnels soignants sénégalais que l’on connaît mieux, sont bien plus expérimentés dans le domaine des maladies infectieuses. Ceux-là qui veulent trouver en Afrique, un terrain d’expérimentation du BCG sous contrôle placebo, n’ont jusqu’ici proposé rien de bien concret et sont dans la même situation que les soignants africains qui appliquent des méthodes qui aujourd’hui, leur valent de guérir des malades. Prennent-ils l’Afrique pour une poubelle, un dépotoir, un nid de cobayes ?  Ce qu’ils doivent également savoir, c’est que pour l’instant, au Sénégal par exemple, les populations préfèrent de loin se contenter de leurs spécialistes, ces héros du quotidien qui luttent vaillamment contre cette épidémie. En attestent, les succès enregistrés avec l’hydroxychloriquine que notre professeur Seydi du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann et ses collègues ont commencé à appliquer aux malades avec beaucoup de succès, ainsi que le montre d’ailleurs un bilan dressé, un mois après le premier cas.
Le professeur nous a récemment révélé que  “Les patients sous traitement tel que l’hydroxychloriquine guérissent plus vite.” Et même s’il s’est voulu prudent, il a estimé qu’ : « en matière de science, la constatation seule ne suffit pas. Il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude, mais que « les résultats constatés, rassurent toute son équipe. », ajoutant qu’ils vont « continuer dans ce sens ». Pour le professeur, « ce traitement permet de raccourcir la durée d’hospitalisation ». Mais « qu’il n’est pas suffisant si on n’y ajoute pas le traitement symptomatique qui est essentiel ». Remarque importante, il a également fait comprendre que certains patients ont d’autres pathologies. Ce qui lui fait dire qu’il faut prévenir les autres complications comme la surinfection.

Lorsque l’inculture et le déficit de niveau jouent des tours !

Mais dans cette atmosphère de confusion et de stress, ce qu’on a remarqué, c’est que la parole des médecins et spécialistes, est largement sollicitée par la presse. Mais ce qu’on a pu aussi constater sur un autre plan, c’est que la télé joue souvent des tours à ceux qui ne sont pas formés, aux personnes peu cultivées ou encore non spécialistes des questions médicales et qui se risquent à livrer des opinions sur les plateaux-télés. Aussi, les dérapages verbaux ne manquent pas. Une sortie de route qui n’est en tout cas pas passée inaperçue, c’est celle de Soumboulou Bathily de la troupe « Soleil Levant » à l’émission « Ngonal » aux côtés de Saneex et qui lui a valu une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux et les sites d’informations. Elle se rendra très vite compte de sa bévue avant de s’excuser dans une vidéo. Même sa sœur et non moins épouse de Balla Gaye, y est allée de ses excuses. Soumboulou est tout simplement tombée dans la stigmatisation en sortant des inepties sur les habitants du monde rural et selon lesquelles, on les reconnaît par leurs comportements et des termes douteux selon lesquels ils ne seraient pas “civilisés”. Bref des propos inutiles à reproduire ici.
Des termes en tout bien équivoques et insultants qui dénotent d’un certain complexe de supériorité, d’une certaine inculture et surtout du mépris. Ce n’est qu’à la faveur de l’explosion des séries dans un environnement sénégalais de mimétisme que la comédienne est devenue célèbre. Non pas qu’elle n’ait pas de talent, mais le fait est qu’au Sénégal, la célébrité naît par le simple fait d’apparaître si souvent à la télé.
Peut-on continuer à subir les niaiseries de ces gens si peu cultivés et si peu instruits ? Peut-on laisser ces esprits si peu nourris à la sève de l’éducation, de la formation et de la spécialisation,  continuer à monopoliser nos écrans ? Pouvons-nous nous contenter d’excuses à la moindre incartade et laisser les gens  continuer à occuper des tribunes comme si de rien n’était ?
Soumboulou a été diplomatiquement reprise par le rappeur Kilifeu, invité de l’émission qui lui a fait comprendre que dans le milieu rural, les gens sont au contraire plus propres, etc. Un débat finalement bien stéréotypé qui montre qu’il n’est pas question d’une affaire de ruraux ou d’urbains, mais de conformité à un mode de vie partagé par tous et à des normes érigées à cet effet. Et cela passe forcément par l’éducation des populations et aussi par un apprentissage à l’école de la vie.
C’est le lot quotidien de nos émissions de matinales ou émissions du vendredi  ou de fin de journées où sont réunis des groupes de jeunes ou ces chroniqueurs d’un nouveau genre, dont on peut se demander leur niveau scolaire ou tout simplement leur apport au débat public. Ils sont professeurs de philosophie de niveau lycée, syndicalistes, de grandes gueules, des rappeurs, des artistes comédiens, des écrivains, des musiciens, etc. Mais cela leur donne-t-il un quitus pour se pavaner sur les plateaux télé à débiter n’importe quelle sornette sur l’état de la société, le confinement, la propagation de la maladie et autres. A la place, on aurait aimé entendre davantage surtout dans ce contexte, des épidémiologistes, des microbiologistes, des réanimateurs, des psychosociologues, etc mais pas des gens qui ne font que livrer des opinions.
Elle est bien fraîche dans nos mémoires, la sortie de route d’Adja Astou de 7 TV sur les histoires de pédophilie, de viol en les reliant à une certaine ethnie ! Elle avait pourtant livré son opinion, sa vérité, sa subjectivité en toute tranquillité ! Sauf que l’opinion est absolument fausse et d’une vacuité sidérale. C’est ce qu’on appelle tout simplement de la stigmatisation et qui a abouti à cette vague d’indignation.

L’équation du rapatriement des corps…

Mais pendant que la vie continue avec son cortège de débats, la question du rapatriement des corps de personnes mortes en Italie se pose. L’Imam Makhtar Ndiaye sur la DTV nous a appris qu’en temps normal, l’islam préfère que les morts soient inhumés sur place, à plus forte raison qu’en temps d’épidémie. Il est allé même plus loin indiquant, qu’ils ne doivent pas être soumis au lavage religieux en cas de décomposition avancée du corps ou d’épidémie. Sur la question de l’incinération, il a rappelé que l’islam ne le prévoit pas. Aussi, conseille-t-il, étant donné que c’est ce qui est prévu dans les pays où ils vivent, qu’il convient de discuter et de trouver des solutions. L’Imam n’a toutefois pas manqué de rappeler que le prophète (PSL) avait recommandé qu’en temps d’épidémie, les croyants restent là où ils sont, ne se déplacent pas pour aller ailleurs. Ce qui, à son avis, conforte le confinement soit partiel ou total actuel.
PS : mais pendant que le personnel soignant et les autorités politique se démêlent comme ils peuvent pour soigner ces malades du coronavirus et préserver le reste de la population, des jeunes gens, piqués par on ne sait quelle mouche et une inconscience notoire, ont préféré, dans la ferveur de la nuit du vendredi au samedi 3 et 4 Avril 2020, ignorer le couvre-feu pour se livrer à des soirées privées. La conséquence, c’est un décès par overdose d’une jeune femme nommée Hiba Thiam. L’Affaire a fait le tour de la toile et a réussi à éclipser un moment l’actualité du coronavirus. Elle est à la une de bon nombre de quotidien, ce lundi 6 avril. Ils ont en tout cas bien du souci à se faire ces jeunes femmes et hommes, cités qu’ils sont dans une affaire de drogue et surtout pour ne pas avoir assisté la personne en train de mourir (à l’exception d’une seule), mais encore pour avoir fui.
Mais il n’y a pas qu’eux qui ont ignoré le couvre-feu. Des rassemblements de grand-places ont toujours lieu. De même que des automobilistes empruntent toujours des chemins détournés pour assurer le transport inter-régional

Mort d’Hiba Thiam dans l’appartement meublé de Rougui Diao- Diadia Tall, Rougui Diao, Louty Bâ … tombent !

https://www.dakarposte.com/Dakarposte, qui a ébruité en exclusivité cet esclandre survenu dans la nuit du vendredi au samedi dernier, est en mesure de révéler que le célèbre Diadia Tall fait partie de ceux qui étaient dans l’appartement meublé appartenant à Rougui Diao d’où est décédée la pin-up Hiba Thiam.
Aux dernières nouvelles,Diadia Tall  a été mis aux arrêts. Il est d’ailleurs en garde à vue.
Des informations en notre possession, Hiba Thiam   » morte par overdose » n’est pas, du tout alors une tête de linotte. Elle était employée à ACT AFRIQUE  et tenait de mains de maître les manettes de la  Direction Administrative et Financière. De la mort de feue Hiba Thiam, nous avons pu glaner qu’elle serait « morte vers 2h du matin et que c’est à l’insu de ses parents qu’elle est sortie de sa maison. »   Comment tout ce beau monde s’est retrouvé dans cette niche avec le couvre -feu à Dakar?
Dakarposte, qui « creuse » encore, vous promet d’y revenir.
Diadia Tall que vous voyez sur l’image est décrit « ami de certaines célébrités dont des mannequins entre autres ».
Nous avons appris que Louty Ba, qui n’est autre que le fils du Président de la Fédération Sénégalaise de Tir est également arrêté. Marié à la petite soeur de Aïda Coulibaly Ndour , il nous revient qu’il serait d’ailleurs en instance de divorce (Nous y reviendrons)
Une certaine Fatima et/ou Poupette, connue comme gérante de boite de nuit aux Almadies figure parmi les mis aux arrêts.
Quid du cas Dame Amar? C’est le fils du regretté patron de NMA SANDERS, feu Ameth Amar. Dame serait l’un des organisateurs de la soirée qui a tourné au drame. Il est entre les mains des pandores. Et, comme il fallait s’y attendre, un intense lobbying s’est déclenché  aux fins de le tirer des griffes de Dame Justice, ce, au même titre que Louty Ba, fils de Mamadou Bâ et Rouguy Diao , fille du richissime Abdoulaye Diao dit Baba. D’ailleurs, Rougui Diao a été discrètement entendue samedi soir. Elle serait « rentrée tranquillement chez elle »
En attendant d’y revenir avec une ébauche de détails, dakaposte tient de bonnes sources que l’enquête entamée dans  cet esclandre qui ressemble étrangement à ce que d’aucuns appellent le « cas Maty Mbodj », est loin, très loin même de connaitre son épilogue. D’autres têtes et non des moindres peuvent tomber, nous apprend-on.
D’ailleurs, un fournisseur de drogue  est activement recherché au même titre qu’un gars surnommé « Nekh »À suivre…Mamadou Ndiaye, Dirpub Dakarposte–njaydakarposte@gmail.com


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