Revue de Presse du Vendredi 27 Mars 2020

Unes de la Presse du vendredi 27 Mars 2020
Unes de la Presse du vendredi 27 Mars 2020
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LE RÉVEIL POUR BÂTIR UN AUTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR MBAYE SYLLA KHOUMA ET CHEIKHOU OUMAR SY

Notre pays souffre de plusieurs maux structurels amplifiés par la pandémie qui a mis à nu la dangerosité de notre modèle économique très dépendant de facteurs externes et sa faible capacité à juguler les chocs exogènes
Depuis fin Janvier 2020, ce que le monde prenait pour une épidémie de grippe chinoise s’est traduite par une pandémie mondiale dont les effets sanitaires sont désastreux avec plus de 400 000 malades et près de 3 000 décès dans le monde plongeant des familles entières dans le désarroi tout en mettant en exergue la vulnérabilité du système sanitaire de nombreux pays dits « développés » (Etats-Unis, France, Italie, Espagne, Iran, etc. )
La première mesure prise par beaucoup d’Etats a été le repli sur soi, en fermant frontières aériennes, et terrestres, avec en prime des mesures de quasi confinement interne pour bloquer et casser la chaine de transmission du virus.
Cette situation a immédiatement produit comme effet, un plongeon de l’activité économique mondiale qui était avant la pandémie assez chahutée du fait de la guerre commerciale entre les Etats Unis et la Chine. Cette dernière, principale usine du monde avec 30% des exportations du globe en produits finis s’est immédiatement mise en arrêt de production entrainant le reste des pays dans un quasi arrêt de la production industrielle.
Un pays comme le Sénégal a dès lors été frappé de plein fouet au portefeuille entraînant une remise en cause totale de ses objectifs de développement économique pour 2020 dans le court terme, et les objectifs du PSE dans le moyen terme. La raison est que notre pays souffre de plusieurs maux structurels amplifiés par la pandémie qui a mis à nu la dangerosité de notre modèle économique très dépendant de facteurs externes et sa faible capacité à juguler les chocs exogènes :
1-Une alimentation essentiellement dépendante des importations avec près de 700 milliards CFA dépensés annuellement pour acheter les produits de grande consommation ci-dessous
-Riz
-Produits laitiers
-Mais
-Blé
-Fruits & légumes
-Conserves
Etc.
2-Des envois de nos ressortissants dans la diaspora de près de 1200 milliards CFA, plus importants que la valeur ajoutée du secteur primaire et contribuent grandement au renforcement de notre balance des paiements
-Un secteur privé a majorité informelle dont les importations et droits de porte en découlant constituent une grosse part de nos ressources fiscales
-Une faiblesse de la production interne avec des PME-PMI dont les matières premières dépendent, en majorité, de l’extérieur
Conscients de l’impact négatif des effets de la pandémie sur l’économie nationale et particulièrement sur la croissance de notre PIB et l’arrêt total de plusieurs branches d’activités comme le Tourisme et le Transport Aérien, nous avions appelé le gouvernement à réagir par des mesures énergiques pour venir au secours de notre économie et du secteur privé national.
Cette réponse est arrivée d’abord de la bouche du ministre en charge de l’Economie du Plan et de la Coopération et ensuite par la voix la plus autorisée du pays à savoir celle du chef de l’Etat, le président Macky Sall.
Elle a été forte, ambitieuse, généreuse et porteuse d’espoir pour des lendemains de coronavirus qui mettront le Sénégal sur une autre rampe de lancement.
-1000 milliards FCFA pour renflouer le secteur privé, pour lui permettre de supporter le choc et le préparer à passer à vitesse supérieure dès que les conditions de la reprise seront réunies
-200 milliards FCFA de remises de dettes fiscales au 31 Décembre 2019
-50 milliards FCFA pour acheter des vivres pour le monde rural où beaucoup de familles dépendent totalement des envois de la population émigrée
-64 milliards FCFA destinés à la riposte sanitaire
Nous ne pouvons que saluer et féliciter le chef de l’Etat pour ces mesures fortes que nous attendions, mais qui (avouons-le) nous surprennent agréablement par leur puissance.
Après avoir donné les grandes lignes quant à l’utilisation des enveloppes financières et des remises fiscales, place aux différents ministères pour l’opérationnalisation effective et efficiente des mesures du président de la République.
Nous pensons que ces grandes décisions sont une occasion pour créer les conditions de bâtir une économie moins dépendante de l’étranger et capable d’absorber des chocs exogènes sans réelle menace sur notre existence en tant que nation indépendante.

Il y a lieu de s’accorder d’emblée sur 3 considérations qui nous semblent essentielles :

LES MESURES QUI SONT PRISES NE CONCERNENT QUE LES ENTREPRISES ET OPERATEURS ECONOMIQUES EN ACTIVITES ET DONT LES AFFAIRES ONT ETE DIRECTEMENT IMPACTEES PAR LA PANDEMIE. UN ACCENT PARTICULIER DEVRA ETRE RESERVE AUX TPE/PME/PMI
-Ne sont pas concernées des activités tombées en faillite ou mal gérées et dont la situation n’a rien à voir avec le Coronavirus
-Doivent aussi être isolées de nouvelles créations suite aux annonces du Chef de l’Etat à l’endroit du Secteur privé
LA TRANPARENCE TOTALE DANS L’ELIGILIBITE DES ACTEURS ET L’OCTROI DES AVANTAGES ET AIDES ANNONCES PAR LES AURORITES
LES DECISIONS EN FAVEUR DU SECTEUR PRIVE SONT DES STIMULUS VISANT A CREER UN TISSU ECONOMIQUE CREATEUR D’EMPLOIS ET PARTCIPANT A LA POLITIQUE DE PROMOTION DES EXPORTS ET/OU D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE OU ENERGETIQUE
-Un comité de gestion paritaire Etat-Secteur Privé devra identifier les secteurs économiques à booster et les cahiers de charge contenant les contrats de performance
-L’affectation des ressources aux opérateurs privés devra aussi faire l’objet d’un double contrôle par le comité paritaire assisté par un cabinet des cabinets d’expertise pour le suivi-évaluation des engagements pris.
L’annonce du chef de l’Etat n’a pas été très explicite entre une politique de l’offre ou de la demande, à part les 69 milliards d’achats de denrées de premières nécessité pour ménages les plus touchées (c’est vrai qu’il sera difficile d’arbitrer, le virus ayant fait d’un esprit démocratique sans faille. Toutes les couches sociales ayant été servies)
Nous pensons compte tenu de la structure de notre économie nationale et la domination du secteur informel sur le formel, qu’il faudra certainement jouer sur les deux tableaux. Les équipes du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération affineront le mix pour l’identification des besoins et l’allocation des ressources d’appoint

Au niveau de l’offre

-Enclencher dès maintenant un virage très fort vers une politique de substitution des importations dans tous les produits. Pour cela, il est important que le secteur informel principal importateur et distributeur des biens de consommation dont le marché et les canaux de commercialisation sont bien installés fasse preuve de leadership et de sortie de la zone de confort d’import-export.
Une partie de l’enveloppe des 1000 milliards FCFA pourrait permettre de créer un fonds d’investissement pour la substitution des importations et de lever de l’argent sur le marché international pour renforcer les agropoles, les  zones industrielles et de les zones économiques spéciales privées.
Envisager un transfert des DAC au secteur privé (PPP) avec à la clé un cahier des charges pour créer des emplois durables, arrêter certaines importations et booster la production locale pour assurer au minimum 50% de notre autosuffisance avec pour objectif de renforcer l’exportation
-Suspendre tous les loyers de crédit bancaire et faire glisser les échéances pour toutes les entreprises déclarées
-Allongement des lignes de crédit de découvert des entreprises surtout dans le domaine des BTP, Tourisme et Agriculture
-Suppléer les PME/PMI dans le paiement des salaires pour les 3 mois de durée du couvre-feu, par une allocation de 50% du dernier salaire de chaque employé
-Mettre en suspens tous arriérés de loyers des PME/PMI en suspens et allouer des montants forfaitaires pour les loyers couvrant la période de 3 mois de l’Etat d’urgence.
-Report des échéances fiscales
-S’assurer que l’annulation des dettes fiscales ne sera pas un moyen pour les entreprises de s’enrichir mais de répondre aux besoins de l’Etat en matière de création d’emplois et de gains de productivité par le biais de l’investissement
-Assouplir le carcan des politiques prudentielles de la BCEAO, trop contraignantes et qui empêchent aux banques commerciales de pouvoir bien accompagner les entreprises.
-Doter la BNDE d’un fonds de 300 milliards pour l’Agro-industrie, l’Elevage, l’industrialisation de l’artisanat et de certaines PME-PMI, et bâtir un nouveau dispositif d’appui au secteur privé plus cohérent intégrant, le FONSIS, la DER, ADPME et autres structures
-Doter l’ITA d’un comité stratégique et d’une ligne de financement au niveau de la BNDE et du Crédit Agricole pour un programme d’innovation, de valorisation et de passage à l’échelle agro-industrielle
-Payer une importante partie de la dette intérieure, si besoin aller au-delà des 1000 milliards et permettre aux entreprises de consolider les emplois, de ne pas licencier et les aider à reconstituer leur trésorerie
-Envisager d’accélérer la construction d’une tribune à gaz à Saint-Louis avec BP afin de réduire le coût de l’électricité (Gaz to Power) et développer une stratégie industrielle d’ici 2025

Au niveau de la demande

-Donner la priorité des achats de denrées destinées aux ménages impactés à la production locale de riz, huile, tomates, etc.
-En relation avec les collectivités territoriales, suppléer les ménages par le paiement des bimestres à venir d’Eau, de téléphone et d’Electricité (montant avancé de 106 milliards à confirmer avec le Ministère du Budget)
-En relation avec les Consulats à l’étranger les émigrés frappés de chômage et à travers les sociétés de transfert d’argent allouer un montant forfaitaire à leurs familles au Sénégal
-Assouplir les conditions d’accès au crédit bancaire pour les salariés du Public comme du Privé, avec une forte injection de liquidités par la BCEAO qui devra en même temps baisser les taux d’intérêt afin de diminuer le coût de la monnaie
– Reporter et faire glisser de 6 mois les échéances de prêts bancaires aux particuliers
-Envisager une baisse des prix de carburant à la pompe si la chute du prix du baril devait durer ; du fait du ralentissement de la production en Chine et de la guerre des prix entre la Russie et l’OPEP emmenée par l’Arabie Saoudite
-Envisager un grand programme de pavage des rues sablonneuses de la banlieue, pourvoyeur d’emplois massifs car à haute intensité de main d’œuvre
-Réviser les curricula scolaires afin d’orienter une bonne partie des bacheliers vers la formation professionnelle
-Booster l’autonomisation des femmes à travers des micro-projets structurés et accompagnés par la DER, le Crédit Agricole et la BIMAO

Au niveau de l’Etat

-Renforcer les plateaux techniques des principales structures hospitalières en revoyant à la hausse le budget du ministère de la Santé
-A défaut de demander l’annulation pure et simple de la dette auprès des bailleurs internationaux, exiger un moratoire et un rééchelonnement de la dette commerciale
-Poursuivre et accentuer la réduction du train de vie de l’administration publique
-Revisiter les programmes d’investissements et reporter à 2021 ou 2022 certains projets d’infrastructures
-Lancer un mouvement diplomatique au niveau régional pour demander une annulation d’une partie ou totalité de la dette concessionnelle
-Repousser d’une année les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de 2022 et les organiser en 2023 pour ne pas être forclos par les délais d’organisation

Au niveau sociétal

La transformation de notre modèle économique ne sera réussie que si nous arrêtons d’importer ce que nous mangeons. Cette crise du Covid-19 a encore une fois mis en exergue l’impérieuse nécessité de sécuriser notre souveraineté alimentaire. Pour paraphraser un célèbre homme politique, « il n’y a pire folie que de confier son alimentation, sa santé et sa sécurité à l’étranger ».
Nos nutritionnistes et chercheurs en industries alimentaires devront réfléchir à mieux valoriser nos céréales et légumineuses locales, pour qu’une bonne fois pour toutes les Sénégalais se mettent à consommer ce qui est produit dans nos écosystèmes.
Des journées de l’art culinaire sénégalais dotées d’un prix du chef de l’Etat feront découvrir la large palette de plats locaux à base de mil, fonio, mais, haricots, …
Ce virage au niveau de notre comportement alimentaire aurait un double avantage économique et nutritionnel, en ce sens que les produits agricoles locaux se substitueraient aux importations donnant plus de revenus à nos paysans et pasteurs. Nous profiterions aussi des immenses richesses nutritives des mets de chez nous.
La nouvelle campagne « Consommer local » serait une approche méthodique conduite par les professionnels de la nutrition et de la consommation, avec le parrainage d’un leadership fort au niveau politique que social. Il s’agira de rendre les Sénégalais fiers de consommer les produits de chez eux.Mbaye Sylla Khouma est Consultant International Sénior est Promotion du Secteur Privé & Partenariat Public-Privé et Cheikhou Oumar Sy est Président de l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Economique en Afrique (OSIDEA) – Ancien Parlementaire

DR THIERNO THIOUNE: «COMMENT LE COVID-19 MET L’ÉCONOMIE MONDIALE A L’ARRET»

https://www.rewmi.com/Les bourses dégringolent, les entreprises ferment, les gens se confinent et le moteur économique qu’est la consommation dans le monde est à l’arrêt. Invité  de la Matinale de Rewmi Fm de ce vendredi, Thierno Thioune,  Maître de Conférences Titulaire en Economie à la FASEG de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar estime que  le tribut économique payé par l’économie mondiale au COVID 19 est colossal.
« Tout est à l’arrêt. La chine, qui représente 16% de l ‘économie mondiale et 30% de la production industrielle, est bloqué. La chine qui est l’usine et l’atelier du monde n’entretient plus de relations commerciales. Il y  a des pertes de croissances économiques à moins de 2% pour l’Afrique. L’économie  européenne et américaine  est asphyxiée. Il y aura des pertes de recettes d’exportations. L’économie mondiale est à l’arrêt et il y a une faillite de la mondialisation et les répercussions  seront de plus en lus difficile », alerte-t-il. Ecoutez !

Annulation de la dette: La CNUCED corrige Macky

http://www.sudonline.sn/Dans un tweet, le Président de la République   Macky Sall, a demandé  une annulation de la dette de l’Afrique. Selon lui,  l’économie du continent allait être impactée par la pandémie du Coronavirus. Toutefois, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) qui apprécie cette demande, propose plutôt un allégement en lieu et place  d’une annulation.
Le chef de l’Etat  Macky Sall, a demandé  une annulation de la dette de l’Afrique. Selon lui,  l’économie du continent va être impactée par la pandémie du Coronavirus. « L’Afrique à l’image du monde est gravement atteinte par la Pandémie du Covid-19 qui va durablement impacter son économie. Je demande à nos partenaires Bilatéraux et Multilatéraux d’accompagner la résilience du continent africain, en annulant sa dette», a tweeté Macky Sall.
Pourtant, avant-hier, mercredi 25 mars, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi) avaient appelé tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre, avec effet immédiat et dans le respect des lois nationales des pays créanciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays Ida qui en demandent une dispense.
«Cette mesure aidera à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus et laissera du temps pour évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays», lit-on dans une déclaration commune des deux institutions.
Elles invitent ainsi  les dirigeants du G20 à confier au Groupe de la Banque mondiale et au Fmi, la charge de réaliser ces évaluations, et notamment de déterminer les pays dont l’état d’endettement est peu viable, et d’élaborer un projet d’action globale des créanciers bilatéraux publics pour répondre aux besoins de financement et d’allégement du poids de la dette des pays Ida.
Elles comptent solliciter  l’approbation de ce projet par le Comité du développement lors des Réunions de printemps qui se tiendront les 16 et 17 avril.

LA CNUCED PARLE PLUTOT D’ALLEGEMENT DE LA DETTE

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced)  quant à elle  parle d’allégement en lieu et place  d’une annulation. «Pour la Cnuced, elle est d’accord avec les mesures d’allégement de la dette, parce que, ce que nous observions déjà avant le début de la pandémie, est une aggravation de la situation d’endettement dans plusieurs pays africains. Ces ressources qui sont dédiées aux services de la dette, c’est des ressources qui sont actuellement encore plus précieuses pour les budgets nationaux, pour les caisses nationales. Étant donné que tous les pays devront faire face, d’une part, à l’augmentation des dépenses de santé et, d’autre part, au besoin de stimulation fiscale de leur économie, au vu de la décélération de l’activité économique internationale avec des impacts négatifs sur les exportations des pays africains», a fait savoir Rolf Traeger, Chef de la Section des pays les moins avancés (PMA) de la Cnuced.
La Cnuced  demande  ainsi aux pays riches de mettre à la disposition des pays pauvres assez de ressources financières pour atténuer le choc. L’institution économique pense qu’il est très important que la communauté internationale fasse des gestes du côté du financement extérieur des économies africaines, d’une part, en réduisant la charge de la dette et en mettant à disposition des pays africains des financements pour apporter son soutien au niveau d’activités économiques

Les importations ont baissé de 17,3% en janvier 2020

https://www.lejecos.com/Les importations de biens au Sénégal sont passées de 418,0 milliards au mois de décembre 2019 à 345,9 milliards en janvier 2020, soit une baisse de 17,3% (-72,1 milliards) portée par les « machines, appareils et moteurs » (-31,7 milliards).
En détails la Dpee relève que les « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » ont présenté un recul de 17,2 milliards, les produits alimentaires 7,8 milliards, les produits pétroliers 6,4 milliards et les produits pharmaceutiques 3,1 milliards.
La baisse des importations de produits alimentaires est, notamment, liée au « froment et méteil » qui sont ressortis à -7,6 milliards et aux « fruits et légumes comestibles » avec – 4,1 milliards.
Concernant les produits pétroliers, le recul des importations est imputable à la composante raffinée (-8,0 milliards) quant aux achats d’huiles brutes de pétrole se sont, pour leur part, raffermis (+1,7 milliard) sur la période, indique le Dpee.
Par ailleurs elle note qu’en glissement annuel, les importations de biens ont augmenté de 13,6% soit une hausse de 41,4 milliards au mois de janvier 2020, sous l’effet, notamment, des produits pétroliers (+45,8 milliards) et alimentaires (+14,1 milliards).
S’agissant des importations de produits pétroliers, ajoute la structure, les achats d’huiles brutes (+37,4 milliards) et de produits raffinés (+8,4 milliards) se sont, à la fois, confortés. Aussi, dit-elle, au titre des produits alimentaires, les importations sont essentiellement portées par le riz (+8,1 milliards), les «fruits et légumes comestibles» (+2,4 milliards) et les « huiles et graisses animales et végétales » (+2,3 milliards) . « Elles ont été, toutefois, amoindries, par le repli des achats de « froment et méteil » (-2,4 milliards) », confie enfin  la Direction.Bassirou MBAYE

Atténuation du déficit commercial au mois de janvier

https://www.lejecos.com/-La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) souligne qu’au mois de janvier 2020, le déficit de la balance commercial s’est atténué de 141,0 milliards comparativement au mois précédent, pour se situer à 43,0 milliards.
Selon la Dpee , cette situation traduit les effets conjugués d’une hausse des exportations (+77,6 milliards) et d’une baisse des importations de biens (-72,1 milliards).
Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 75,6% en janvier 2020 contre 44,0% un mois auparavant, soit une amélioration de 31,6 points de pourcentage.Oumar Nourou

Les importations dans la zone Uemoa évaluées à 8,1 milliards au mois de janvier

https://www.lejecos.com/En provenance des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), les importations du Sénégal sont évaluées à 8,1 milliards au mois de janvier 2020 contre 5,5 milliards le mois précédent, soit une hausse de 2,6 milliards.
Cette information émane de la Direction de la prévision et études économiques (Dpee). « Elles ont représenté 2,3% de la valeur totale des importations de biens du mois de janvier 2020 », souligne-t-elle.
En détail, la Dpee relève que la Côte d’Ivoire est restée le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 73,2% en janvier 2020 contre 58,3% le mois précédent.
Aussi, note-elle, les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les « fruits et légumes comestibles »,les « bois et ouvrages » et les « matières plastiques et artificielles », avec des parts respectives de15,7%, 9,7% et 8,7%.Bassirou MBAYE

ATTRIBUTION DES FONDS AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES: 54,5 MILLIARDS SERONT DISPONIBLES

https://www.leral.net/-Les Fonds d’équipements des collectivités territoriales (FDECT) et les Fonds de dotation de la décentralisation (FDD) estimés à 54,5 milliards de francs Cfa, seront disponibles dans les comptes des 599 collectivités territoriales. Une aubaine, soutiennent les gestionnaires des Collectivités territoriales, qui remercient le chef de l’Etat et son ministre Oumar Guèye.
Pour la première fois, les Collectivités territoriales ont reçu, conformément aux vœux du Président Macky Sall, tous les fonds retenus par l’Etat du Sénégal en 2020. « Aujourd’hui, la mise en place de ces fonds est effectif dans toutes les collectivités éducatives », informe un conseiller du ministre.
Lors du dernier Conseil des ministres, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement du territoire, M. Oumar Gueye est revenu sur les fonds de dotation de la Décentralisation et sur les fonds d’Equipement des Collectivités territoriales. Ainsi, une enveloppe de 54, 5 milliards est mise à la disposition des 599 collectivités territoriales.
« Cela permettra de soulager les collectivités. C’est une vielle revendication que le Président Macky Sall satisfait. Le 10 octobre 2019, le Président a pris les engagements selon lesquels, avant le 3 mars 2020, ces fonds seront disponibles ».
La mise en place de ces fonds n’a été possible que grâce à l’engagement du ministre Oumar Guèye et son collègue des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo. « Le ministre Oumar Guèye était chargé de réunir à temps le Conseil national de développement des Collectivités territoriales, pour répartir les fonds ».
Abdoulaye Daouda Diallo a quant à lui, pris toutes les dispositions nécessaires pour que ces fonds soient disponibles. « Cette opération massive d’argent dans les comptes des collectivités territoriales, va permettre d’engager des gros investissements mais surtout, de participer à la lutte contre le coronavirus ».
Les maires et les présidents des Conseils départementaux ont chaleureusement salué cet acte du ministre Monsieur Oumar Guèye, qui a respecté les consignes du Président Macky Sall en diligentant la question.

LA CONFÉRENCE « SÉNÉGAL OIL & POWER20’’ REPORTÉE

Dakar 27 mars (APS) – La conférence sur le secteur de l’énergie « Sénégal Oil & Power 2020’’, initialement prévue du 27 au 28 mai prochain à Dakar, est reportée à une date ultérieure, en raison de la pandémie de Covid-19, a appris l’APS.
« Le Sénégal +Oil & Power 2020+ est reporté afin d’assurer la sécurité de toutes les parties prenantes, au vu de la situation liée à la pandémie de Covid-19 », expliqué un communiqué de presse.
L’organisateur « Africa Oil & Power’’ (AOP) est en train de travailler avec les partenaires du gouvernement sénégalais pour confirmer une nouvelle date, signale le texte.
La conférence axée sur le thème « Une nouvelle vague d’investissement », devrait créer de nouveaux liens essentiels entre le capital mondial et les projets sénégalais.
Le communiqué souligne que cette rencontre va fournir une plateforme au gouvernement pour expliquer sa vision et définir le récit sur la façon dont le peuple sénégalais bénéficiera de l’énergie et comment cela se produira.
Elle permettra au Sénégal ‘’de donner une vision globale des opportunités du secteur de l’énergie dans toute sa diversité, y compris les énergies renouvelables’’, précise le communiqué.AN/ASG/OID

Contribution Au «Force Covid-19»: La Liste Des Donateurs,Sans Sadio MANE Ni KEITA BALDE

http://www.walf-groupe.com/Avec les nombreuses rumeurs et fakes news faisant état de telle ou telle donation faite par telle ou telle personnalité, le ministère de la Santé et de l’action sociale a décidé de publier la liste des principaux donateurs.
Surprise! Le nom de Sadio MANE n’y figure pas encore moins les 30 millions de FCFA (45 000 euros) que l’attaquant de Liverpool aurait donnés en guise de contribution au « force Covid-19 ».  Une omission des services de DIOUF SARR ? Une création de la presse qui a inventé cette donation ?
Même constat pour KEITA BALDE dont il a été dit qu’il a mis onze millions de FCFA dans la lutte contre la pandémie.

Force Covid-19: Le montant des contributions financières s’élève à 1 330 830 785 F cfa

http://www.dakarmatin.com/1.330.830.785 FCFA ! C’est la somme amassée par le ministère de la Santé et de l’Action depuis le début de l’appel de solidarité lancé par le Président de la République, Macky Sall pour vaincre la pandémie à cononarivus. Le montant est dévoilé, ainsi, ce vendredi 27 mars, par le ministre de tutelle, Abdoulaye Diouf Sarr qui assure que l’ensemble des contributions financières reçues se trouve dans le compte intitulé « Don Covid-19 ».
En outre, Abdoulaye Diouf Sarr a déclaré que le montant total sera viré dès lundi 30 mars 2020 dans le compte Force-Covid-19 domicilié au ministère des Finances et du Budget.
« Des Sénégalais mais aussi des étrangers établis au Sénégal se sont mobilisés et ont manifesté leur soutien au ministère de la Santé et de l’Action sociale et à l’Etat en général dans le cadre de la lutte contre cette pandémie. Mon département a reçu des dons de personnes physiques comme de personnes morales », a-t-il renseigné.
Le Ministère des Finances et du Budget, le nouvel argentier de la Covid-19
Avant de poursuivre : « Ces dons en nature et en espèces ont permis aux structures de santé en particulier de renforcer leurs moyens de riposte à la maladie de la Covid-19. Je voudrais remercier tous les donateurs pour cet élan de générosité et de solidarité, je leur exprime la profonde gratitude du gouvernement et du peuple sénégalais tout entier ».
Sur ce, le ministre de la Santé a affirmé que le détail des contributions se trouve déjà en ligne dans le site du ministère de la Santé et de l’Action sociale  www.sante.gouv.sn. « En conséquence, dit-il, j’invite celles et ceux qui souhaitent faire un don en espèce à s’adresser à compter de ce jour, vendredi 27 mars au ministère des Finances et du Budget ».
Abdoulaye Diouf Sarr de faire savoir qu’aussi le détail des opérations est déjà en ligne dans le site du ministère de la Santé et de l’Action sociale

le Port autonome de Dakar débloque 2 milliards de F Cfa

https://www.pressafrik.com/A l’instar du patronat et de certaines entreprises, le Port autonome de Dakar a décaissé deux (2) milliards de F Cfa comme contribution au Fonds de riposte et de solidarité contre le coronavirus.
L’entreprise dirigée par Aboubacar Sadikh Bèye va contribuer à hauteur d’un milliard et compte mobiliser auprès des acteurs portuaires un milliard supplémentaire.
A rappeler que le président de la République Macky Sall, avait annoncé que le fonds de riposte et de solidarité est doté de 1000 milliards de F Cfa, une somme qui sera alimenté par l’Etat et les bonnes volontés.

Cheikh Ahmed Tidiane Ba contribue pour 100 millions à la lutte

https://toutinfo.net/Le Directeur Général de la Caisse des Dépôts et de Consignations, Cheikh Ahmed Tidiane Ba, par ailleurs, responsable politique à la Médina a réagi à l’appel du chef de l’État en participant à l’effort de guerre contre le convid-19.En effet, le Directeur Général de la Caisse de Dépôt et de Consignation a remis, jeudi, un chèque de 100 millions de Francs CFA au ministre de la Santé et de la prévention Abdoulaye Diouf Sarr.

L’Union des Magistrats du Sénégal participe à l’effort de guerre à hauteur de 7 millions de Fcfa

https://www.pressafrik.com/L’Union des Magistrats du Sénégal a remis ce vendredi 27 mars 2020, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall un chèque de 7 millions de Fcfa représentant la contribution de ses membres à la lutte engagée par l’Etat du Sénégal contre le Covid19. C’était au cours d’une cérémonie sobre qui a eu lieu au 7ème étage du Building administratif, Mamadou Dia, siège du ministère de la Justice, a appris PressAfrik dans une note transmise à la Rédaction.
« C’est en droite ligne de notre mission. Nous sommes des magistrats, des citoyens, des agents de l’Etat à part entière. Tout ce qui concerne le destin national nous interpelle au même titre que les autres citoyens. Nous avons estimé qu’il était du devoir de tous les magistrats de contribuer à cette lutte. C’est pourquoi, nous avons remis ce chèque au ministre de la justice pour qu’il le remette au nom de tous les magistrats du Sénégal », a déclaré Souleymane Teliko, président de l’Ums.
Le Garde des Sceaux, Me Malick Sall a salué ce geste de « haute portée » des magistrats. « Votre contribution ne me surprend pas. Vous avez toujours montré votre attachement à la citoyenneté », a souligné Me Malick Sall. « Nous sommes en temps de guerre. Cette situation nécessite la contribution de tous les segments de la société. Cet argent sera versé dans le compte Force Covid 19», a ajouté Me Sall.

Multinationales, Firmes étrangères et Secteur privé boudent « Force covid-19 »:Les raisons du courroux du peuple et de Macky Sall

https://directnewsinfo.com/Le Coronavirus hante le sommeil des Sénégalais toutes obédiences confondues. Face à la gravité de l’heure, tous les segments socio-professionnels sont interpellés. Leur participation à l’effort de guerre contre cette pandémie est devenue une exigence. Les Sénégalais en font une demande sociale.
Dans ce combat titanesque contre le coronavirus, la mobilisation d’un budget de guerre, pour contrecarrer les effets dévastateurs de la maladie est un impératif catégorique, pour toutes les forces vives du pays. Ailleurs, le gouvernement américain par exemple a mobilisé dans un premier temps 50 millions de dollars, en France Emmanuel Macron a versé dans le gibet national 10 millions d’Euros. Au Sénégal, les 64 milliards de francs cfa annoncés tout au début sont aujourd’hui  ficelés. Mais ces montants se sont avérés insuffisants, au regard de l’avancée du mal et de la prise en charge effective des personnes en contact avec le virus.
Les dépenses liées aux campagnes de sensibilisation, de stratégies de prévention, d’acquisition de matériels et d’équipements médicaux requis. Avec l’état d’urgence décrété, 1000 milliards de francs cfa sont aujourd’hui nécessaires, selon le chef de l’Etat, devant servir à venir en appoint aux entreprises, aux ménages en difficulté et aux compatriotes établis à l’étranger. Mais il faut le dire, cette invite du président Macky Sall a semblé tomber dans les oreilles sourds des multinationales, des firmes, industries et entreprises commerciales, au secteur privé établi dans le pays. Pour certaines de ces entités, les miettes servies , comparables à un simple « assaka », sont loin d’être une
proportionnelles par rapport aux milliards de Cfa de leurs chiffres d’affaires faramineux tirés sur le dos des contribuables sénégalais. Suffisant pour mettre le président Macky Sall dans tous ses états lors du dernier conseil des ministres où l’état des acquis d’une participation financière dérisoire ( 640 millions de FCFA) a été fait. Comme si l’on voulait laisser sur le quai dans ces moments tragiques, le peuple sénégalais et son chef d’Etat- major. Alors que c’est avec la bienveillance de l’Etat qu’ils ont fait pignon sur rue au Sénégal et ont acquis de l’embonpoint dans tous les secteurs de l’économie sénégalaise. .

L’exemple du Khalife Général des Mourides

Devant l’ampleur du mal, le président de la république a édifié sur la mise en place d’une cellule nationale de crise .et d’un fonds national de solidarité requérant une contribution pour toutes les entités et bonnes volontés. Dans cet élan de solidarité nationale et avant tout le monde, rappelons que l’’autorité religieuse et khalife général des mourides Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a, en premier, donné l’exemple en mettant 200 millions de francs cfa à la disposition de l’Etat.
Il est vrai que comme cela s’est passé ailleurs en Afrique, les membres des institutions de la république ( gouvernement, Assemblée nationale, Conseil économique social et environnemental, Haut conseil des collectivités territoriales, pouvaient donner leur salaire, pour plus d’effort et de patriotisme.
Des compatriotes et bonnes volontés, tels Youssou Ndour, le ballon d’or africain Sadio Mané ont avec promptitude réagi favorablement sans aucune interpellation. En livrant respectivement pour l’artiste une dizaine de millions et un lot important de kits et de matériels hygiéniques et pour le sportif la rondelette somme de 30 millions de francs cfa. Le Conseil national du patronat a annoncé la dotation d’ 1 milliard de francs cfa ( est-ce encore effective ?). Des syndicats comme l’Unacois ont dit-on réagi ( mais à quelle hauteur ), ainsi que des collectivités locales comme la mairie de Dakar ( 100 millions de francs cfa) ou le Conseil départemental de Mbour.

Les géants du pays absents ou offrent des miettes

Contre toute attente, les plus grands bénéficiaires de retombées financières de l’économie du pays, engrangeant le plus de recettes évaluées à plusieurs milliards de francs cfa, se font encore désirer.
Ils sont aux abonnés absents ou ont mis la main à la poche de manière timide, avec la plus grande avarice. Comme s’ils ne voulaient pas un retour de l’ascenseur. Lorsque l’on sait que comme des sangsues, ils n’ont pas fini d’amasser des royalties sur le pouvoir d’achat dégressif des consommateurs sénégalais. Dans le tas, ces multinationales et grands industriels et succursales sous les oripeaux de représentations étrangères répondent du nom de Total, Shell, Elton, Oilybia,Eiffage, Senac, Groupe Mimeran, Bolloré, Itoc, Sococim, les Ciments du Sahel, Sonatel Orange, Expresso, Sentel ( Tigo ou Free ), Sbg.Diprom, Auchan, Carrefour. La liste n’est pas exhaustive.
Dans ces moments difficiles, où l’Etat du Sénégal est comme on le sait confronté à des tensions budgétaires vives, où les revenus et le pouvoir d’achat des Sénégalais sont perturbés et s’amenuisent davantage, un réflexe nationaliste devrait normalement s’emparer de nos capitaines d’industries  qui ne finissent pas de thésauriser. Pour répondre à l’appel d’une patrie et d’une population qui leur livrent plus que ce qu’ils ne leur donnent. Au moment où dans des pays comme le Maroc, la seule participation du secteur privé contre la pandémie et ses effets induits est à plus de 2500 milliards de francs cfa, au Sénégal l’on peine encore à récolter 650 millions de francs. Dans cette guerre déclarée de Force corid-19, suffisant ainsi pour que le pays dévisage ses fils patriotes et ses vrais amis de l’étranger. Mohamed El Amine THIOUNE

COVID-19: 119 CAS POSITIFS DONT 14 NOUVELLES CONTAMINATIONS CONFIRMÉES CE VENDREDI

Dakar, 27 mars (APS) – Quatorze nouvelles contaminations au coronavirus ont été confirmées ce vendredi, portant à 119 le nombre de cas déclarés positifs au Sénégal, a annoncé Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Faisant le point de situation de la pandémie, le ministre a indiqué que sur 144 tests réalisés, 14 sont revenus positifs.
Il s’agit de 11 cas importés, 2 cas contacts suivis et un cas issu de la transmission communautaire.
Deux patients hospitalisés à Touba ont été contrôlés négatifs, donc déclarés guéris, a ajouté M. Sarr.
Selon lui, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba, et à Ziguinchor est stable.Le Sénégal a dépassé depuis jeudi la barre des 100 cas de contamination au coronavirus. A ce jour, 119 cas ont été déclarés positifs au Sénégal depuis le 2 mars. 11 patients ont guéri, alors 108 autres sont encore sous traitement.BHC/MD/ASG

MACKY SALL ACHÈTE TOUT LE STOCK DE CHLOROQUINE

NETTALI.COM – L’espoir est né avec la Chloroquine. Le traitement du coronavirus avec ce médicament est une piste sérieuse pour les autorités sanitaires du Sénégal.
Après que le Pr Moussa Seydi ait révélé que cette molécule était en train d’être utilisée avec des résultats encourageants, le Quotidien a appris que l’Etat a acheté le stock de chloroquine détenu par les laboratoires pharmaceutiques privés du pays.
Le Pr Moussa Seydi, chef du Service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, a révélé mercredi que le Sénégal est en train d’utiliser la chloroquine dans le traitement des malades atteints du coronavirus au Sénégal.
Dans une vidéo devenue virale, Pr Seydi avait fait savoir que les résultats obtenus étaient encourageants. Toute­fois, il avait mis en garde contre l’automédication et la prise de cette molécule par des personnes à qui ce n’est pas destiné. C’est sûrement pour parer à cette éventualité que l’Etat a acheté tout le stock de chloroquine des entreprises pharmaceutiques privées.
Le Quotidien a appris que ” le ministère de de la Santé et de l’action sociale a capté le stock et l’a mis à la disposition des centres de traitement des hôpitaux de Fann, Thiès, et autres“.
La même source renseigne qu’il s’agit des laboratoires privés “Cophagen, Labo­rex, Diopharm et Sodipharm”.
Il faut rappeler que la chloroquine utilisée aujourd’hui dans le traitement symptomatique du Covid-19 a été retirée du marché sénégalais depuis plus de 10 ans, mais il était auparavant dans la gamme des produits de la Pharmacie nationale d’approvisionnement.
Maintenant qu’il est devenu, grâce aux travaux du Pr Didier Raoult, un infectiologue français basé à Marseille, une piste sérieuse pour le traitement du coronavirus, le ministère de la Santé va certainement demander à la Pna d‘assurer son approvisionnement.
Le traitement du Covid 19 avec la chloroquine est en train de susciter un débat entre les spécialistes de la santé.
D’un côté, il y a des médecins qui se sont alignés sur la position du Pr Raoult sur l’efficacité de cette molécule jusque-là connue dans le traitement du paludisme. Et de l’autre les sceptiques qui appellent à la prudence et qui demandent des tests supplémentaires avant de l’utiliser pour traiter le coronavirus.
Du côté de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) aussi, les spécialistes se veulent prudents.
Lors d’une conférence de presse virtuelle lundi dernier, le Directeur général de cette organisation faisant allusion à la polémique suscitée par cette solution “miracle” avait fait savoir que “des études réduites et non randomisées, réalisées à partir d’observations, ne nous apporteront pas les réponses dont nous avons besoin”.
D’après Tedros Adhanom Ghebreyesus : ” Administrer des médicaments non testés, sans la preuve suffisante, pourrait susciter de faux espoirs et même faire plus de mal que de bien en entrainant des pénuries de médicaments essentiels pour traiter d’autres maladies“.
En tout cas, des pays comme les Etats-Unis, le Maroc, l’Algérie sont en train de placer beaucoup d’espoir sur cette molécule. En France, le gouvernement a finalement autorisé la prescription de l’hydroxychloroquine aux patients atteints par le Covid-19. Une victoire pour Pr Raoult.

Abdoulaye Diouf Sarr : «nous avons déjà fait une commande de 3 milliards en Epi, masques,gants»

«Nous avons réuni tout le stock disponible d’aspirateurs, même si on n’a pas encore de cas grave qui nécessite son utilisation. Nous avons déjà fait une commande de 3 milliards en Epi, masques, gants», l’annonce a été faite ce vendredi par le ministre de la santé et de l’action sociale.
Abdoulaye Diouf Sarr qui était l’invité de Allasane Diop sur IRadio a précisé qu’il s’agit des équipements de protection individuelle (Epi) ou combinaisons, de masques mais aussi de respirateurs artificiels

Covid-19: le ministère de la santé reçoit chaque jour 550 appels

https://actusen.sn/Le centre d’appel du ministère de la Santé et de l’action sociale reçoit chaque jour 550 appels dans ce contexte marqué par la propagation du coronavirus. L’information a été donnée par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr. «Nous recevons chaque jour 550 appels. Nous essayons de déterminer les priorités. Parmi ceux-là, nous essayons de voir quels sont ceux qui méritent des prélèvements pour faire le suivi», a-t-il dit

Coronavirus: 32 cas contacts toujours sous surveillance

https://www.seneweb.com/Jusque-là, la région de Kaolack n’a pas encore de cas positif au coronavirus. En fait, les 4 prélèvements effectués sont revenus négatifs. Toutefois, les cas suspects annoncés sont mis en quarantaine. « Les 4 familles impliquant les 32 cas contacts repérés sont toujours mis en quarantaine et sous surveillance de la gendarmerie en attendant la fin de la période d’incubation », a indiqué le Gouverneur de ladite région, Alioune Badara Mbengue sur la Rfm.
Également, président du comité régional de gestion des épidémies, il s’est exprimé sur la prise en charge des personnes. « Il revient à l’État du Sénégal de prendre en charge tous ces cas. Parce que quand on met quelqu’un en quarantaine, il ne sort plus et personne n’entre chez lui. Donc, il appartient à l’État, pour la sécurité de tout le monde, d’aider ses familles, dans leur prise en charge », a-t-il avancé.
Ainsi, Mariama Sarr, maire de la commune a donné un important lot de produits d’hygiène et de nourriture.Par ailleurs, 77 alertes de « modou modou » sont suivis à Kaolack par les services compétents

En pleine lutte conte le coronavirus, l’État a rapatrié 190 Sénégalais, en une semaine

https://www.pressafrik.com/-Le rapatriement des compatriotes bloqués à l’étranger est-il à l’origine de la propagation de la pandémie du Coronavirus? En une semaine, le ministère des Affaires étrangères a rapatrié 190 Sénégalais et dans des conditions parfois rocambolesques, rapporte L’Observateur.
Mercredi dans la matinée, la compagnie américaine Delta a atterri sur l’une des pistes de l’aéroport International Blaise Diagne. A bord, 43 passagers qui ont mis pied sous la surveillance stricte des médecins. Ils ont été embarqués dans un bus spécial, direction dans un hôtel au Lac Rose pour être mise en quarantaine.
Selon les chiffres de L’Observateur, en une semaine, le ministère des Affaires étrangères a rapatrié quelques 190 personnes à risque, dont 6 bébés, provenant pour la plus part des pays fortement touchés par la pandémie. Les deux derniers vagues de rapatriement d’urgence étaient venus du Maroc. Au total, 122 passagers par vol-ferry et 25 autres par cortège sécurisé par les Forces armées sénégalaises

Air Sénégal annonce deux vols spéciaux de rapatriement vers la France à partir de ce vendredi

https://www.pressafrik.com/Les ressortissants français bloqués au Sénégal vont pouvoir commencer à retourner en France dès ce vendredi. La compagnie nationale Air Sénégal Sa, va ouvrir spécialement ses lignes à destination de la France pour effectuer deux vols spéciaux dans le but de rapatrier ces Français.
Le premier vol est prévu ce vendredi 27 mars à 14 heures alors que le second, aura lieu le dimanche 29 mars à la même heure. La compagnie invite tous les passagers désireux de retourner en France à se rapprocher de la compagnie pour plus d’information.

44 cas suspects attendus au King Fahd Palace

L’hôtel King Fahd Palace a été réquisitionné. Il servira à loger les personnes suspectées atteintes de Covid-19. Le temps que les tests soient effectués.
Les premiers nouveaux clients, qui seront au nombre de 44 sont attendus demain à 8 h. Ils seront mis en quarantaine.

L’hôtel King Fahd met 176 employés en chômage technique

https://www.seneweb.com/En raison de la propagation de la pandémie liée au Coronavirus, l’hôtel King Fahd Palace a mis en chômage technique 176 employés.
 »Notre établissement a connu une baisse drastique de ses activités et des difficultés de recouvrement car, certains de nos débiteurs ont demandé un report de leurs échéances de paiement », lit-on dans la note de service.
Ainsi, en vertu de l’article L65 de la loi N° 97-17 du 1ér décembre 1997 portant code du travail relatives au licenciement pour motif économique, la direction a mis en chômage technique les 176 employés. Ceci du 30 mars au 30 avril 2020, durant cette période les concernés percevront l’intégralité de leur salaire du mois de mars 2020, et au titre d’une indemnité de chômage technique 50% de leur salaire brut du mois d’avril 2020.Une mesure qui n’a pas manqué de soulever des grognes.

Production de chloroquine: Pourquoi MédiS Sénégal a été fermée

https://www.seneweb.com/La ruée vers la chloroquine fait craindre une rupture au Sénégal qui a officiellement décidé de traiter le coronavirus avec cet antipaludéen. Cette décision intervient moins de trois mois après la fermeture de la seule manufacture pharmaceutique. L’espoir est toutefois permis, avec les assurances des 250 employés envoyés en chômage technique depuis le 15 janvier 2020.
Pendant que le monde s’emballe après les résultats prometteurs du traitement à la chloroquine proposé par le Pr. Didier Raoult pour venir à bout du coronavirus, le Sénégal a officiellement décidé de l’expérimenter. « Nous utilisons l’hydroxychloroquine ou la chloroquine dans le traitement des patients atteints du coronavirus », a révélé le professeur Moussa Seydi, Chef du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann, qui indique que les résultats sont encourageants.
Depuis, c’est la ruée folle vers les officines, même si des risques ont été signalés dans le cadre d’une automédication. Cette véritable ruée vers la chloroquine et ses dérivées font craindre une rupture au Sénégal. Surtout dans un contexte de fermeture des frontières et de quasi-arrêt des importations.
Une rupture serait le pire scénario, si l’on sait que la seule industrie pharmaceutique du Sénégal, MédiS Sénégal (ex-Sanofi) est fermée depuis le 15 janvier 2020. Les ex-travailleurs (250) envoyés au chômage technique sonnent l’alerte, indiquant que « certains médicaments de la firme (Chloroquine, Paracétamol, Doliprane, Quinine et Terpine) sont utilisés dans le traitement symptomatique du coronavirus ».
Les autorités étatiques et sanitaires sénégalaises avaient pourtant été saisies, à travers un mémorandum datant du 19 décembre 2019. « Les délégués du personnel avaient pris la responsabilité d’alerter le président du Conseil d’administration et les autorités sénégalaises (président de la République, ministre de la Santé et directions rattachées DPM/PNA, ministre de l’Industrie, ministre du Travail) sur la mauvaise gouvernance et le risque sanitaire, en cas de faillite de l’entreprise », indiquent les délégués du personnel dans une note envoyée à la presse.
Interrogé à ce sujet, ce vendredi sur iRadio, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, déclare que MédiS-Sénégal avait annoncé des pertes cumulées de 5 milliards, pour justifier la fermeture.

« Nous sommes prêts à travailler, si l’État nous réquisitionne »

Aux autorités sanitaires qui craignent une rupture des médicaments utilisés dans le traitement du coronavirus, les ex-travailleurs de MédiS rassurent que « l’usine a toujours la capacité de produire ces médicaments ».
Joint par Seneweb, le responsable hygiène, sécurité et environnement de l’entreprise et délégué du personnel, Seydina Oumar Ndiaye, déclare que le personnel reste à la disposition de l’État du Sénégal, s’il décide de relancer les activités de MédiS Sénégal.
« On est prêt à travailler, si l’État nous réquisitionne. On est prêt pour retourner au travail pour l’intérêt du Sénégal. On produit de la chloroquine depuis des décennies. C’est en 2002 qu’on a cessé d’en produire sur instruction de l’OMS qui a décidé de l’arrêt de fabrication de ce médicament jadis utilisé contre le paludisme.
On peut toujours en faire. On a la formule, les machines, l’expertise et le personnel pour produire ce médicament », confie-t-il.
Seulement, il faut préalablement une procédure administrative qui est du ressort de l’État du Sénégal : il s’agit de l’autorisation de mise sur le marché. Le ministre de la Santé dit être à l’écoute du comité scientifique. Et que si jamais celui-ci donne des recommandations allant dans le sens de reprendre la production, l’État va s’y concentrer dans les meilleurs délais.

Production de médicaments essentiels pour les autres pathologies

Les risques de rupture ne concernent pas seulement les médicaments utilisés pour lutter contre le coronavirus. D’autres médicaments essentiels pour d’autres pathologies sont aussi menacés de rupture dans ce contexte de crise mondiale et de fermeture des frontières. Les 250 employés de MédiS se disent disposés à mettre leur expérience à la disposition de l’État du Sénégal pour la production de certains médicaments utilisés par les épileptiques (gardenal, sécobarbital), du fer pour les femmes enceintes et certains antibiotiques.
Il faut rappeler que le Sénégal dépense pas moins de 137 milliards de francs Cfa pour l’importation de médicaments à travers la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), au moment où la seule usine qui lui garantissait une certaine souveraineté industrielle dans le domaine sanitaire a mis la clé sous le paillasson

Les précisions et mises en garde du ministre des transports terrestres Me Omar Youm aux récalcitrants et à ceux qui augmentent les prix

http://www.dakarmatin.com/Le ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Me Omar Youm, est largement revenu sur l’application des mesures prises par l’autorité concernant le secteur du transport pour freiner la propagation du Coronavirus dans le reste du pays.
Le ministre Oumar Youm se veux très clair : ceux qui refusent de se plier aux mesures prises par le gouvernement courent des risques allant jusqu’au retrait de leur agrément et ne pourront plus exercer le transport.
« Ceux qui ne respectent pas les mesures, je les appelle à se ressaisir. Car ils courent des risques. Parmi ces risques, les récalcitrants peuvent aller jusqu’à perdre leur agrément », a mis en garde le ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement.
Maître Oumar Youm de souligner que la direction des transports routiers et les agents de contrôle, en concert avec la police et la gendarmerie, feront appliquer la loi dans sa rigueur, sans aucune commune mesure.
Même traitement réservé à ceux qui augmentent les tarifs des transports publics. « Les tarifs du transport sont fixés par un décret et les mesures prises ne doivent en aucun cas impacter sur les tarifs. Le président de la République l’a clairement dit dans son discours face à la nation. Donc nous allons prendre toutes les dispositions pour faire respecter ces mesures », a laissé entendre le ministre des transports terrestres.
En ce qui concerne la suspension du transport inter-urbain, le ministre Me Oumar Youm de préciser que les transports de marchandises ne sont nullement concernés par cette mesure

IMPACT DE LA COVID-19 A THIÈS :145 ‘’daaras’’ tendent la main à l’État

http://www.enqueteplus.com/Pour éviter que la pandémie de la maladie à coronavirus ne se propage dans leurs établissements d’enseignement coranique, l’association Jamatou Ahloul Qu’raane/Section Thiès, regroupant 145 ‘’daaras’’, a décidé de fermer les portes et de retenir les enfants. Elle tend la main à l’État du Sénégal, dans ce contexte où l’état d’urgence est pratiqué dans toute sa rigueur.
Avec l’état d’urgence décrété lundi dernier, par le président de la République Macky Sall, les ‘’daaras’’ sont affectés au premier plan. Les enfants qui, lors de leurs heures creuses, se promènent dans les rues pour avoir de quoi ramener à l’institut, ne seront plus dans les dispositions de le faire. Comme d’autres Sénégalais, ces derniers vont devoir observer une pause pendant toute la durée de l’état d’urgence et du couvre-feu. La contribution qu’ils apportaient aux maîtres va disparaître ou diminuer pour quelques semaines.
Consciente que la tâche s’avère difficile, l’association Jamatou Ahloul Qu’raane/Section Thiès, qui regroupe 145 ‘’daaras’’, tend la main à l’État du Sénégal. Elle attend du gouvernement un appui total en produits désinfectants et en vivres.
‘’L’heure est grave’’, a déclaré, hier, leur porte-parole, lors d’une rencontre restreinte avec la presse. Oustaz Babacar Ndaw ajoute qu’il faut penser à déployer dans l’immédiat un plan d’aide d’urgence pour soutenir tous les ‘’daaras’’. ‘’Ce que nous avons à faire, c’est très simple. Il faut prier et implorer Allah de nous aider à éradiquer la pandémie de la maladie à coronavirus. Nous devons aussi prier pour les malades qui sont internés et cloués dans les lits des différents hôpitaux du pays. Face à une telle situation, nous appelons les Sénégalais à cultiver l’entraide, comme nous le recommande le Prophète Mohamed (PSL). Il faut que les uns et les autres pensent aux couches les plus vulnérables, notamment les ‘daaras’qui accueillent beaucoup d’enfants. Ces ‘daaras’nous appartiennent et font partie de notre culture. Cette situation que nous vivons nécessite un appui de la part de l’État du Sénégal. Mais il faut que cet appui soit déployé le plus rapidement possible’’, soutient Ndaw.
Pour lutter efficacement contre la Covid-19 dans les ‘’daaras’’, le marabout pense que ces instituts coraniques ne doivent pas être en manque de produits d’hygiène, notamment de gels hydro-alcooliques, de savon, de masques… Aussi, ajoute-t-il que les enfants ont plus que jamais besoin de la protection de tous. ‘’Ce sont nos enfants. Et il est de notre devoir et responsabilité de les protéger. L’État est en train de soutenir les populations. Nous pensons que ce soutien doit s’élargir aux ‘daaras’ qui accueillent, en leur sein, beaucoup d’enfants’’, poursuit le maître coranique qui réside au quartier Darou Salam, dans la commune de Thiès-Est.
Ainsi, oustaz Babacar Ndaw appelle au respect de la mesure de l’état d’urgence et de toutes les consignes édictées par les autorités sanitaires, en vue, dit-il, de freiner la propagation de la maladie à coronavirus qui a fait plus de 17 000 morts dans le monde.

TULINABO MUSHINGI, AMBASSADEUR DES USA AU SÉNÉGAL: «En travaillant ensemble, notre communauté triomphera de cette maladie»

http://lesoleil.sn/ L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal et en Guinée-Bissau, Tulinabo Mushingi, a déclaré que face à la pandémie du coronavirus, la communauté internationale doit travailler ensemble pour triompher. Il a affirmé aussi que son pays a appuyé 17 pays dont le Sénégal à se préparer à une telle crise.
C’est à travers une vidéo, depuis Dakar, que l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal et en Guinée Bissau s’est prononcé hier sur la pandémie du Covid-19. Il a indiqué qu’en cette période où le monde est touché par le Covid 19, «nous avons conscience de l’importance d’une action collective et coordonnée pour lutter contre cette pandémie». Tulinabo Mushingi a indiqué que, compte tenu du fait qu’il s’agit d’une maladie pour laquelle il n’existe pas de frontière, tous doivent travailler ensemble pour renforcer la prévention. «En travaillant ensemble, notre communauté mondiale triomphera de cette maladie», a-t-il dit. Le diplomate a assuré qu’il respecte les directives du gouvernement du Sénégal et des Etats-Unis, avec sa famille, pour contrôler et éviter la propagation du Covid-19. «L’auto-quarantaine recommandée par les gouvernements des Etats-Unis et du Sénégal pour ceux qui ont voyagé dans des zones à haut risque est l’une des nombreuses mesures qui peuvent être prises pour contribuer à limiter la propagation exponentielle du Covid-19. Il est également important de rester, si possible, à la maison, de limiter les contacts physiques et de se laver les mains fréquemment», a expliqué le diplomate américain. Ce dernier d’assurer, qu’en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, ils prennent des mesures pour assurer la santé et la sécurité des personnels de leurs missions et de leurs partenaires.
Tulinabo Mushingi a rappelé que les Etats-Unis ont pris «des mesures extraordinaires pour lutter contre la propagation» de ladite maladie dans le monde : depuis le 7 février», révèle-t-il, le gouvernement américain a annoncé la mobilisation de 100 millions de dollars issus du fonds de réserve et d’urgence de l’Usaid pour faire face à cette pandémie. Selon l’ambassadeur, ces fonds seront utilisés dans le cadre d’interventions critiques dans les pays en développement touchés par l’épidémie. A l’en croire, les Etats-Unis sont le leader mondial de l’assistance en santé publique et ont été à l’avant-garde de la préparation des 17 pays dont le Sénégal pour répondre à des flambées majeures par le biais de «Global Health Secuirity agenda». Il poursuit que les agences du gouvernement américain telles que l’Usaid, le Centre de contrôle des maladies (Cdc) ont toutes contribué aux efforts qui ont rendu le Sénégal prêt à répondre à cette crise.Oumar KANDE

TALIBES, MENDIANTS, HANDICAPES… Ces groupes vulnérables exposés… à Covid-19 !

http://www.sudonline.sn/Talibés, enfants de la rue, mendiants, handicapés, sans-abris : des groupes vulnérables livrés à eux-mêmes face au contexte de Covid-19. «Faute de moyens», ils se retrouvent incapables de respecter les mesures édictées face au coronavirus. Immersion dans le quotidien de ces groupes vulnérables en cette période d’une pandémie qui fait ravage dans le monde
Assis en face de la mosquée Liberté 6 à côté du Camp pénal, natte étalée sur le sol et chapelet à la main, Mamadou Diaw, un habitué des lieux depuis 9 ans dit avoir eu vent de la maladie qui est en train dans le pays et connaitre certains mesures d’hygiène concernant le virus. « Il faut éviter les rassemblements, il faut se laver les mains avec du savon et éviter de beaucoup sortir de chez soi et si tel est le cas, il faut porter des masques et des gants», explique le vieux. Est-ce qu’il respecte toutes ces mesures ? Le septuagénaire de faire savoir alors que les moyens ne sont pas là pour respecter toutes les mesures. « Je n’ai pas d’argent pour accomplir toutes ces recommandations et je ne peux pas rester chez moi parce que j’ai une famille à nourrir. Du coup, même si je risque de choper la maladie en errant dans les rues, il le faut. Vraiment, notre situation est précaire», déplore Mamadou avec la mine triste.
Allant plus loin, il interpelle le gouvernement pour une assistance réelle aux personnes démunies. A quelques encablures, plus précisément à Rond-point 6, on retrouve Fatou Binetou Ressoul accompagnée de trois enfants, à la salubrité des vêtements déplorable, qui sont en train de manger de la bouillie dans un bol pas du tout hygiénique. Au courant de la maladie et des mesures d’hygiène édictées, la dame répond elle aussi que les moyens ne sont pas là pour les respecter. «Oui effectivement, je connais la maladie mais ça demande beaucoup d’argent pour être épargné alors que moi, je n’ai même pas de quoi donner à manger ce soir à mes enfants. Alors comment je vais faire pour acheter des antiseptiques, des gants ou des masques pour protéger mais enfants et moi. Je laisse ca entre les mains de Dieu, il va nous protéger», déplore l’habitante de Khar Yalla.
Dans un autre quartier, plus précisément à Dieuppeul dans la capitale sénégalaise, à la mosquée de Dieuppeul, Fatoumata Ndong est bien intaillée sur sa chaise roulante. La dame qui vit avec un handicap est au courant de la maladie, mais mère de famille qu’elle est, elle ne peut pas rester chez elle. « Que tu sois vieux ou jeune, personne ne veut mourir mais soutien de famille que je suis, je ne peux pas rester chez moi les bras croisés. On m’a donné tout à l’heure 1000 francs, j’ai appelé ma fille pour qu’elle prépare quelque chose avec. Si je restais à la maison, je n’aurais pas ces 1000 Francs-là » explique la dame .
Allant plus loin, elle demande à l’Etat de les aider. «Si on nous donnait des sacs de riz et un peu d’argent et qu’on paye nos loyers et si l’Etat demandait de rester à la maison, le temps qu’il faut, nous le ferons». Nous sommes dans un Daara, à la Medina. En face, un groupe d’enfants sont regroupés sur une natte, des habits en haillons et sales. Interrogés sur la maladie, les quelques talibés trouvés sur les lieux ont pour seule réponse qu’ils ne sont pas au courant de la maladie.
Voulant parler avec leur responsable, le « Serigne de daara », celui-ci refuse de se prononcer sur le sujet. En revanche pour Moussa Diallo, éducateur de Coran à la grande mosquée Omarienne, l’hygiène des talibés est plus renforcée: « quand les talibés rentrent, la première chose qu’ils vont faire, c’est se laver les mains avec de l’eau et du savon », précise le marabout, avant de révéler qu’«il n’est au courant d’aucune aide venant de l’extérieur pour les accompagner

Pas de pénuries en denrées alimentaires, selon la Ministre du Commerce

http://www.dakarmatin.com/Ce sont les assurances de Mme Aminata Assome Diatta ministre du commerce qui a effectué hier une tournée dans les marchés et surfaces commerciales de Dakar. Le ministre assure que le stock national en denrées est bien fourni et qu’il n’y a pas d’inquiétudes à se faire pour l’approvisionnement des populations en cette période de crise sanitaire due au Covid-19.

Couvre-Feu: La Presse Obtient Une Autorisation Spéciale…

https://www.xibaaru.sn/Les autorisations spéciales, pour circuler aux heures du couvre-feu, seront disponibles à partir de lundi prochain pour la presse. En attendant les cartes de presse maison vont servir de laisser-passer. L’annonce est faite par Mamadou Ibra Kane, le président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (CEDPS), à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.
Dans un premier temps, rappelle-t-il, joint par nos confrères d’IRadio, « le ministre de la Communication (Abdoulaye Diop) a reçu l’autorisation du ministre de l’Intérieur pour que les journalistes puissent circuler avec leur carte de presse durant les heures de couvre-feu. Mais, cette autorisation spéciale n’était valable que pour 48 heures. Au-delà du délai, se posait donc le problème de la mobilité des journalistes. C’est dans ce sens que nous avons rencontré aujourd’hui en accord avec le SYNPICS (Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal), le ministre de l’Intérieur, qui nous a remis un lot d’autorisations permanentes de circuler valables sur l’ensemble du territoire national. »
Le patron de presse signale que chaque entreprise de presse aura son lot qu’il fera signer par le Préfet de Dakar. Les cameramen, photographes, chauffeurs et autres techniciens (imprimerie), sont également concernés.

DES MOTS SUR DES MAUX: De quoi la presse est-elle le nom sous nos latitudes ?

http://www.sudonline.sn/-Un chien de garde dans le sens de vigie, un lanceur d’alerte et/ou de pierres comme on dit chez nous, ou encore une passoire pour coupeurs de route et autres éboueurs, préposés «aux basses œuvres» dédiées aux «écuries d’Augias», taillables et corvéables à merci ?
Un peu de tout cela, dans l’esprit de nos compatriotes qui considèrent la presse comme un mal nécessaire. On tombe de mal en pis quand il s’agit de nos dirigeants, toutes obédiences confondues, dont la conception manichéenne se résume en deux caractéristiques : la presse, amie ou ennemie. Ou encore marche pied, escalier, rampe de lancement pour prétendants, au pouvoir, à des postes de responsabilité ?
Les animateurs des médias anciens et nouveaux, sont pris entre le marteau et l’enclume dans un contexte où la diversité des profils, l’individualisation des capacités et moyens de diffusion de masse, l’éclatement des espaces et l’interactivité des échanges tous azimuts, (internet et le numérique sont passés par là).
La presse est partie prenante à toutes les aventures quand elle n’est pas «embarquée», ou quand elle fait les yeux doux aux possédants d’une parcelle de pouvoir ou d’autorité. On est passé à un autre monde et tout ce beau monde, du bon peuple et de ses dirigeants, les gens de presse semblent largués par le mouvement de l’Histoire, empêtrés dans de considérations triviales aux confins de leurs fragilités, de leurs vulnérabilités, la précarité des uns, faisant l’affaire des autres.
A preuve, la dernière facétie des autorités consistant à exclure les gens des médias du champ des bénéficiaires du décret autorisant les déplacements des professionnels concourant à l’effectivité et l’efficacité de la lutte contre l’épidémie du coronavirus dans notre pays.
Après les ministres, les préfets et sous-préfets, les députés, les médecins et personnels de santé -cités en fin de liste- voilà qu’un arrêté du ministre de l’Intérieur vient ajouter les avocats, les notaires, les huissiers, les commissaires-priseurs. Et pourtant, les audiences sont pour l’essentiel, suspendues, les affaires en berne pour les avocats et les notaires. Le plus curieux reste l’inclusion des commissaires-priseurs.
Au moment où l’Etat clame sa décision d’être au chevet des populations pour aider à atténuer les effets des mesures de confinement et de restrictions, faire des remises sur la fiscalité suspendre ou différer les prêts, distribuer des vivres, comment peut-on envisager des assignations, des mises en demeure, des saisies et des ventes aux enchères, qui sont parmi les activités les plus connues et les plus courantes de ces auxiliaires de justice? Pourquoi les avocats, les notaires, les commissaires priseurs et les huissiers officieraient-ils la nuit, en période de couvre-feu alors qu’en temps normal leurs cabinets sont fermés en fin de journée ?
Pendant ce temps, des journalistes sont bousculés ou bastonnés (cas de l’équipe de Touba Tv) et contraints de quémander des autorisations ne prenant en compte qu’un dixième des effectifs recensés des travailleurs de la Presse.
L’absence de l’effectivité de la carte nationale de presse ne saurait être un argument sérieux, d’autant que c’est bel et bien l’Etat du Sénégal qui est responsable de ce retard à l’allumage. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, n’est-ce pas! Aux dernières nouvelles, le ministre de l’Intérieur a refilé la patate chaude au CDEPS (Coordination patronale de la presse) et au Synpics (Syndicat de journalistes). Les responsables de ces deux organisations vont s’y coller pour démêler l’écheveau, à savoir trier dans le tas et distribuer parcimonieusement les « autorisations » à une catégorie professionnelle déjà habilitée par la Constitution, la loi sénégalaise et les conventions internationales.
Au total, c’est bien aux citoyens, -dont les journalistes- soucieux de la valeur de leur fonction, de leur éminente contribution dans la société, de la dignité de leur profession, de se faire respecter et de défendre becs et ongles leurs droits inaliénables.
La liberté de presse tire son origine et sa substance dans la liberté d’expression du citoyen, de la citoyenne, en tant que Droit fondamental et universel de la personne humaine dont elle est un des modes et parmi les modalités de mise en œuvre concrète et effective. Ne l’oublions jamais. La norme, c’est la liberté. Quant à la doctrine, elle s’ancre dans la responsabilité.CALAME

DES MOTS SUR DES MAUX :PATHOS

http://www.sudonline.sn/-On le sait depuis toujours, chaque événement, chaque avènement, chaque situation, faits survenus ou envisagés, nous révèlent à nous-mêmes et à la face du monde. Ils montrent qui nous sommes en vrai comme en apparence, démontrent notre versatilité morale et comportementale. On veut combattre l’indiscipline chez nos concitoyens? Rien ne vaut cette bonne vielle chicote, ou ce bon et solide bâton pour violenter, meurtrir, flétrir et bafouer la dignité et les droits de citoyens qui ont enfreint la loi. La loi ne bannit-elle pas le recours à des châtiments et sévices corporels, voire la torture?
Selon une certaine pratique, produit d’une culture moyenâgeuse, «qui méconnaît Dieu, connaîtra du bâton» (kou khamoul Yalla, khame yarr- dicton wolof), ou bien «kou fi mbam mbamlou, niou laobé laobélou». Cela s’applique même aux adversaires politiques, aux syndicalistes, aux activistes, etc. C’est qui expliquerait sans toutefois le justifier en rien, la survivance tenace de la bastonnade, de la mise aux fers, du lynchage, aussi bien dans les commissariats de police, dans les prisons, dans les foyers, dans les daaras, dans les écoles, dans les manifestations sportives, que dans le débat public ou la violence des diatribes et des images échangées ou relayées, notamment à travers les médias et hors média (réseaux sociaux), dans la rue, au tribunal, dans les marchés et grands places, dans les cérémonies, etc.).
Cette tendance compulsive à punir, à réprimer, à (se) venger – la justice, n’étant pas la vengeance- est de mise comme moyen d’affirmation de soi, de l’autorité. Quel qu’en soit le détenteur, dans une société, en particulier, au fonctionnement à dominante gérontocratique dont les hiérarchies et les hiérarques, même jeunes, sont imbus de vieilles idées de domination/soumission, en dépit du discours pontifiant, emprunté et de circonstance. Miroirs réfléchissants de notre mal-être, de nos malaises, de nos maux et malheurs, en un mot de nos pathologies sociales devenues virales,par le biais d’une société déstructurée et livrée à ses démons et aux rapaces ?
La gestion de cette crise sanitaire sans précédent dans notre vécu contemporain et les réponses et réactions suscitées au sein des différents groupes et catégories sociaux, interpellent de façon à la fois urgente, poignante et pathétique notre conscience individuelle et collective, nos mœurs, nos modèles de production et de consommation, nos anachronismes culturels, les avatars de notre syncrétisme religieux !
En jeu, les exigences d’une modernité ancrée, non pas dans «nos valeurs», comme on en vit certaines conséquences actuellement, mais dans une dynamique de progrès, de justice sociale, de liberté, d’innovation et de créativité. A ce propos, les milliers de milliards annoncés -dont les modalités d’une gestion transparente ne sont pas (encore ?) abordées, -les pleins pouvoirs y compris législatif que s’est arrogés le Président de la République avec la bénédiction presque unanime des principaux acteurs politiques, sociaux, religieux, lobbies souterrains ou ayant pignon sur rue, sont gros de conséquences pourtant prévisibles.
L’aide aux entreprises et aux ménages ayant été précédée selon toute vraisemblance, par l’appui traditionnel et les «compensations du manque à gagner» de certains foyers religieux ayant renoncé à l’organisation de manifestations pour cause de coronavirus, il n’est pas interdit que la même prodigalité bénéficie à certains acteurs de premier plan, afin de propager le virus de la concupiscence. Bien que les évidences ne soient pas toujours évidentes, on peut se faire à l’idée que les consensus mous et les manœuvres politiciennes sont, à la politique, donc à la société, ce que le coronavirus est à l’organisme en déficience de défense immunitaire.
L’unité de notre peuple dans toutes ses composantes pour combattre cet ennemi commun, ne doit pas gommer les différences encore moins les divergences utiles, ni la critique productive, saine et émulative. En fait, ce genre de crise peut être salutaire, un moment historique pour renaître, tous et ensemble, dans un processus de connaissance rédemptrice. Une telle occurrence, peut –doit ?- se nourrir du débat contradictoire, de la parole dissidente, voire de la controverse, propices à l’unité au terme de procédures de vérifications et de délibérations citoyennes, adossées aux normes démocratiques les plus élevées.CALAME

Saint-Louis: un Imam cueilli en plein « Khoutba » et placé en garde à vue

https://www.pressafrik.com/Malgré l’interdiction des rassemblements sur l’ensemble du territoire, l’imam de Pikine Tabeau Walo, à Saint-Louis (nord Sénégal) n’a trouvé rien de mieux à faire que d’appeler les fidèles à la prière ce vendredi. C’est en plein «khoutba» qu’il a été cueilli et placé en garde à vue au commissariat de Saint-Louis. Selon les informations de Libération online, il risque d’être déféré devant le Procureur malgré les interventions.

Palais de la République: Macky Sall reçoit Y en a marre

https://www.seneweb.com/-Le Président Macky Sall va recevoir le mouvement Y en a marre, cet-après midi à partir de 17h au Palais de la République. C’est dans le cadre des concertations qu’il a ouvertes autour de la lutte contre la Covid-19.

Des dirigeants de syndicats et d’institutions attendus au Palais,ce vendredi

https://www.pressafrik.com/-Le chef de l’Etat, Macky Sall, recevra à partir de 11 heures, au Palais de la République, des leaders syndicaux et diverses autres personnalités dont des dirigeants d’institutions, dans le cadre des consultations citoyennes et politiques qu’il a engagées en vue de lutter contre le nouveau coronavirus (Covid-19), a appris l’Agence de presse sénégalaise.
Le président Sall s’entretiendra avec le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, la présidente du Haut Conseil du Dialogue Social Innocence Ntap Ndiaye et l’universitaire et leader politique Amsatou Sow Sidibé.
Des responsables de centrales syndicales, dont le Secrétaire général du SYNPICS, Ahmadou Bamba Kassé et le Conseil des éditeurs et diffuseurs de la presse (CDEPS) sont également attendus au Palais de la République. Une délégation de la communauté libanaise sera également reçue.

Covid-19: Macky reçoit le Cdeps et le Synpics

https://www.seneweb.com/Le chef de l’État poursuit ses rencontres avec les forces vives de la nation. Après les partis politiques, les institutions, les anciens chefs de gouvernement, il va recevoir aujourd’hui le patronat et les syndicats. Le chef de l’État va également recevoir le club des éditeurs et le syndicat des professionnels de l’information. Selon L’As, Mamadou Ibra Kane et Bamba Kassé devraient sans doute l’informer sur la situation économique stressante des médias dans ce contexte, mais aussi et surtout lui faire part des griefs de la presse contre son gouvernement.
Surtout dans ce contexte où elle est tenue de montrer patte blanche pour échapper à la folie policière qui n’a pas hésité de malmener des confrères de Touba Tv pourtant détenteurs d’autorisations préfectorales. Ils devraient surtout s’offusquer du fait que même en faisant un travail de service public, les journalistes n’ont pas eu les mêmes prérogatives que les avocats, notaires et autres qui sont exemptés de dérogations spéciales. C’est dire qu’on est encore une démocratie tropicale avec des hommes aux desseins autocratiques…

Presse en ligne: Non à la discrimination et à l’accaparement ! PAR AMADOU DIOUF

Nous avons appris, à travers la RTS, que le président de la République va recevoir, dans sa série d’audiences qu’il a initiée, la presse en ligne. Autant dire une « association de presses en ligne » car il ne s’agit point de tous les éditeurs de ce secteur en perpétuelle évolution.
En effet, on est plus à l’ère des sites d’informations ou journal en ligne classiques, publiant des vidéos via Youtube ou faisant des directs sporadiques par facebook. Actuellement dans le monde, on est à l’Internet Protocol Television (IPTV). Une nouvelle donne technologique qui vient se greffer à ce qui se faisait jusqu’ici en matière de presse ligne. Ne pas prendre en compte les pionniers de cette nouvelle presse en ligne serait une grave erreur Monsieur le président de la République. Surtout à l’ère du basculement total vers le Numérique.
Sachez donc, Monsieur le chef de l’État, que l’association que vous recevrez aujourd’hui, en début de soirée, ne représente qu’une partie de la presse en ligne et ne saurait donc porter toutes les préoccupations et ambitions de la presse en ligne dans cette lutte contre le Covid-19.
C’est peut-être une méprise ou une ignorance de la part de vos préposés à la communication. L’un dans l’autre, cela doit être corrigé rapidement, pour arrêter cette discrimination et l’accaparemment par quelques individus d’un secteur devenu très large. Car ce sont les mêmes personnes qui ont été conviées par le ministère de la Santé lorsqu’il s’est agi de sensibiliser la presse dans le cadre de leur communication pour la lutte contre le Covid-19.Pour une presse en ligne libre et sans discrimination ! https://an-news.com/

Noo Lank

http://www.enqueteplus.com/Les plateformes Noo Lank et Aar Li Nu Bokk rejoignent l’Etat dans la lutte contre la propagation du coronavirus au Sénégal. En effet, ces deux plateformes citoyennes ont décidé de faire une jonction citoyenne pour barrer la route à cette pandémie qui ne cesse de progresser au Sénégal. Conscientes que la lutte contre la Covid-19 est d’abord citoyenne, elles ont annoncé hier, tel qu’annoncé dans à un communiqué reçu à ‘’EnQuête’’, qu’elles vont désormais s’impliquer dans la croisade nationale contre la Covid-19. Dans cette perspective, Noo Lank et Aar Li Nu Bokk comptent mutualiser leurs ressources pour constituer un comité de crise national citoyen. L’idée est d’élaborer et de dérouler un plan de lutte partout où se trouvent des structures et des membres des deux entités.
‘’Ce comité de lutte citoyen soutiendra toutes les propositions pertinentes de lutte contre le coronavirus. À cet effet, Noo Lank et Aar Li Nu Bokk expriment leur soutien total aux mesures déjà prises par les autorités et demandent aux citoyens de les respecter pour se protéger du coronavirus. Vu la situation de prolifération des contaminations communautaires, Noo Lank et Aar Li Nu Bokk demandent à l’État la mise en place d’un système de dépistage massif, accessible à tous les Sénégalais, et appellent aussi les citoyens à la responsabilité, d’abord individuelle puis collective, face au coronavirus. Les deux plates-formes présenteront, dans les prochaines heures, une série de propositions’’, lit-on dans le communiqué.
…Après avoir apprécié les mesures prises par l’Etat pour barrer la route à la Covid-19, les deux plateformes citoyennes ont rendu, dans leur communiqué, un hommage au personnel soignant qui ‘’œuvre nuit et jour à soigner et à assister les malades’’. Elles ont encouragé, à cet effet, l’Etat ‘’à leur faciliter cette noble mission, en les dotant de matériels et d’équipements nécessaires’’.
Toutefois, indiquent-elles, Noo lank et Aar Li Nu Bokk vont continuer à exercer leur contrôle citoyen, tant dans la gestion par l’Etat de la lutte contre le coronavirus, que dans les autres aspects de la vie économique et sociale. Ainsi, pour soutenir les familles et les entreprises qui seront impactées par les conséquences économiques de cette maladie, les deux plateformes suggèrent au président de la République de baisser le prix de l’électricité.
‘’Sur le fonds de lutte contre le coronavirus, Noo Lank et Aar Li Nu Bokk proposent qu’il soit alimenté par des ponctions dans les caisses noires de la présidence, de l’Assemblée nationale, du HCCT, du Cese, par le report, l’annulation ou la réévaluation à la baisse de certaines dépenses non prioritaires et par les souscriptions volontaires’’, proposent-elles dans le communiqué. Les acteurs citoyens des deux plateformes ont par ailleurs invité le président de la République à une gestion démocratique et transparente de la lutte contre le coronavirus. Elles ont recommandé, dans ce sens, un mécanisme de contrôle du fonds de lutte intégrant un contrôle citoyen.

MAMADOU BADIO CAMARA MET EN GARDE LES RÉCALCITRANTS

NETTALI.COM– Le chef de l’Etat a reçu mercredi le premier président de la Cour Suprême dans le cadre des consultations avec différentes composantes du pays sur la lutte contre le Coronavirus. Mamadou Badio Camara invite les Sénégalais au respect des règles tout en assurant que la justice est prête en cas de violation des mesures.
Le premier président de la Cour suprême a salué la démarche inclusive du Président Macky Sall de faire des consultations sur le Coronavirus. Mamadou Badio Camara a aussi salué les mesures prises pour faire face à cette pandémie. Aussi invite-t-il les Sénégalais au respect des règles pour éviter que la justice se retourne contre eux. « Il y a des mesures d’interdiction fondées sur la Constitution et les lois. C’est pourquoi je pense qu’il faut rappeler qu’en cas de violation délibérée de ces mesures, la justice est prête à faire son travail, en espérant qu’on en arrivera pas là », a mis en garde le magistrat.
Par ailleurs, M. Camara s’est félicité « des fortes mesures prises par le chef de l’Etat et qui sont des mesures extrêmement courageuses dont le seul objectif est de préserver la population sénégalaise de cette pandémie ». « Nous savons qu’il y a des mesures d’interdiction de rassemblement et d’attroupement. Ce sont des mesures qui s’imposent puisqu’elles tendent à réduire, au strict minimum, la propagation de ce virus », rappelle l’autorité judiciaire.
Et d’ajouter : « Les citoyens doivent respecter ces mesures dans leur propre intérêt, dans l’intérêt de leurs familles, dans l’intérêt de leurs proche et dans l’intérêt de la Nation. Il est donc tout à fait impératif que les mesures barrières préconisées à longueur de journée soient scrupuleusement respectées par les Sénégalais ».
En outre, le premier président de la Cour suprême renseigne que la compagnie judiciaire entend de manière citoyenne, marquer sa solidarité avec le chef de l’Etat, avec les institutions de la République et avec nos compatriotes. « La justice s’organise. Elle fait des collectes de dons parmi ses membres pour pouvoir apporter sa contribution », informe Mamadou Badio Camara.

LE PRÉSIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL APPELLE À LA RESPONSABILITÉ

NETTALI.COM– Reçu mercredi par le chef de l’Etat, le président du Conseil constitutionnel, Pape Oumar Sakho, appelle les Sénégalais à la responsabilité afin que la propagation du Coronavirus soit freinée.
« J’ai été reçu par le Chef de l’Etat. Celui qui dirige la haute juridiction appelle au respect des mesures et à la responsabilité individuelle de tout un chacun », a déclaré le président du Conseil constitutionnel, Pape Oumar Sakho, au micro de la Rts.
Soulignant que le virus Covid 19 fait des ravages partout dans le monde, il ajoute : « il suffit de suivre les informations pour voir ce qui se passe partout dans le monde, pour se rendre compte que cette situation ne peut laisser personne indifférente et ne peut que nous inciter à revoir nous tous nos comportements ».
Face à ce contexte, M. Sakho pense que le mot qui doit caractériser le comportement de tous les Sénégalais au quotidien, c’est la responsabilité. « La situation est grave et il est temps que nous fassions appel à toutes les valeurs qui doivent fonder une république au premier rang desquelles le respect de la loi. Les mesures qui sont préconisées doivent être scrupuleusement observées. C’est ce à quoi j’appelle tous mes compatriotes », déclare-t-il.
A l’en croire, le Conseil constitutionnel a, en ce qui le concerne, commencé depuis longtemps à appliquer ces mesures en renvoyant, dès le début du mois de mars, toutes ses rencontres. « Nous faisons le télétravail. C’est le confinement avant la lettre. Je voudrais appeler les Sénégalais à prendre leurs responsabilités », conclut-il.

Couvre-feu: Les patrons de l’armée, de la gendarmerie et de la police rappellent les directives

https://www.seneweb.com/Le général de corps aérien, Birame Diop, Chef d’état-major des armées (Cemga), le général de division, Jean Baptiste Tine, haut commandant de la gendarmerie nationale et le contrôleur général de police, Ousmane Sy, directeur général de la police nationale, étaient, hier soir, en visite d’inspection du dispositif de sécurisation mis en place pour l’application du couvre feu décrété par le président de la République en vue d’endiguer la propagation du coronavirus.
D’après des informations obtenues par Seneweb, ils ont visité tour à tour les unités des Armées, de la gendarmerie et de la Police nationale (voir images). Ce qui qui leur a permis d’apprécier le dispositif et donner des directives pour une meilleure conduite des opérations.
Il s’agit, selon nos sources, de « rappeler les règles d’engagement et de comportements qui ont été données et de féliciter et encourager les personnels ».
À noter par ailleurs qu’il ont rendu visite au gouverneur de la région de Dakar, Al Hassane Sall avec qui ils ont également échangé sur la question.

Instauration du couvre-feu: Le rappel à l’ordre de l’Association des Juristes Sénégalaises.

https://www.dakaractu.com/L’Association des Juristes Sénégalaises (Ajs) a vivement condamné les actes de violence policière perpétrés, dans la soirée du premier jour du couvre-feu, contre des citoyens sénégalais, y compris sur des membres du personnel de santé. Des actes commis aussi bien sur des hommes que sur des femmes, qui ont suscité la réaction de ladite association.
Celle-ci, dans un communiqué parcouru par Dakaractu, s’en est insurgé, ‘’tout en invitant les populations au respect strict de la loi et des dispositions prises par les autorités compétentes pour prévenir la propagation du Covid-19’’. Elle rappelle que ‘’les lois en vigueur n’ont jamais demandé que les personnes qui ne respectent pas le couvre-feu soient sévèrement matraquées. En outre, en agissant ainsi, ces forces de l’ordre, peuvent, sans le savoir, être source de contamination, en ne respectant pas, par leurs actes, le règles de distanciation établies’’.
Ladite structure dit d’ailleurs, être consciente ‘’de la gravité de la situation que traverse notre pays ; de tous les efforts faits par toutes les forces vives de la nation pour éradiquer ce mal ; et de la détermination, du dévouement et d’engagement de tout le personnel de la santé pour combattre ce virus au risque même de leur vie’’.  À ce titre, elle ‘’invite les populations, particulièrement les jeunes, à plus de civisme et de discipline pour contribuer à combattre le Covid-19’’. Non sans demander aux forces de l’ordre de se limiter ‘’à une application stricte des lois qui nous régissent tous. C’est ainsi que nous serons une nation solidaire capable de vaincre ce virus, véritable calamité mondiale’’.

Lutte contre le Covid-19: « L’usage de l’armée n’est pas à exclure » (juristes africains)

https://www.seneweb.com/L’Association des juristes africains (Aja) s’est jointe aux vagues de réactions suite aux décrets de l’état d’urgence au Sénégal, en Côte d’Ivoire, entre autres pays du continent, en vue d’endiguer la propagation du Covid-19.
Saluant en effet ces « mesures urgentes et courageuses » face à la pandémie, le professeur Papa Ogo Seck et ses collègues juristes d’Afrique rappellent qu’iI s’agit d’une situation exceptionnelle prévue par le droit pour parer à un péril imminent et qui nécessite par conséquent une restriction des libertés, notamment celle de travailler, d’aller et de venir.
« L’administration doit être contrôlée, certains lieux publics fermés, les usagers protégés au regard de la menace grave et imminente (calamité publique). Et voilà pourquoi l’ordre public doit être respecté y compris par la restriction des droits et libertés fondamentales. L’usage de l’armée n’est pas à exclure pour discipliner les populations à défaut d’auto-confinement », ont-ils écrit dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Seneweb.
Pour ces spécialistes du droit, au regard des motifs invoqués pour la mise en œuvre de ce mesures, des atteintes sont portées aux libertés fondamentales.
« Toutefois, précisent-ils, le contrôle est opéré par le juge administratif dans le cadre de l’état d’urgence. Mais il ne pourrait justifier un usage excessif ou abusif de la force publique ».
Par ailleurs, l’Aja est d’avis qu' »une attention particulière devrait être accordée aux personnes les plus vulnérables qui occupent plus de la moitié (voir 70%) des populations et au risque de susciter des conflits au sein des populations ».
A ce titre, ils ont tenu à lancer un appel aux autorités pour « la sauvegarde des droits économiques et sociaux, par la formalisation de la redistribution des ressources afin que cette situation n’augmente la misère, la pauvreté et les conflits dans nos nations ».

 ETAT D’URGENCE: il n’existe aucune impunité pour les forces de l’ordre qui s’adonnent à des crimes ou à des actes de barbarie par Seybani SOUGOU

Suite aux actes barbares injustifiables commis par les forces de l’ordre à l’encontre de citoyens dans le cadre de l’état d’urgence pour la lutte contre la propagation du COVID-19, des pseudo juristes, apprentis sorciers ont tenté de justifier la légalité du recours à la violence par l’autorité légitime.
Il faut le marteler d’emblée : L’état d’urgence n’est pas synonyme d’état de non droit. C’est un régime d’exception pour faire face à une situation exceptionnelle. La nécessité et le caractère proportionnel des mesures ainsi que l’obligation de motiver et le caractère temporaire sont les maîtres-mots du régime applicable aux actes pris dans le cadre de l’état d’urgence.
· Nécessité
Les mesures prises doivent être strictement indispensables pour assurer le retour de la situation à la normale.
· Proportionnalité

Les mesures doivent être proportionnées aux circonstances. La déclaration d’état d’urgence et ses mesures d’exécution doivent respecter le principe de proportionnalité.
· Motivation
La déclaration d’état d’urgence doit être motivée de façon (la déclaration d’état d’urgence du 23 mars 2020 invoque le risque de calamité publique).
· Caractère temporaire

L’état d’urgence est limité (l’article 69 de la constitution fixe sa durée à 12 jours). Les modalités de sa prorogation sont fixées à l’article 23 de la loi 1969/29 du 29 avril 1969.
Contrairement à une légende savamment entretenue par des pseudo juristes (les nouveaux apprentis sorciers des temps modernes), il n’existe aucune immunité pour les forces de l’ordre qui s’adonnent à des crimes, ou à des actes torture ou de barbarie, dans le cadre de l’état d’urgence.
En effet, les dispositions de l’article 19 la loi 1969/29 du 29 avril 1969 énumèrent les 4 circonstances dans lesquelles les membres du personnel de la police en uniforme et les personnels des forces armées chargés de mission de police et de maintien de l’ordre, sont habilités, en l’absence de l’autorité judiciaire ou administrative, à faire usage de leurs armes :
1.Lorsque des violences ou des voies de faits sont exercés contre eux oulorsqu’ils sont menacés par des individus armés ;
2.     Lorsqu’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent, les installations qu’ils protègent, les postes ou les personnes qui leur sont confiés ou, enfin, si la résistance est telle qu’elle ne puisse être vaincue autrement que la force des armes ;
-Lorsque les personnes invitées à s’arrêter cherchent à échapper à leur gardeou à leurs investigations et ne peuvent être contraintes de s’arrêter que par l’usage des armes ;
-Lorsqu’ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations ou autres moyens de transport, dont les conducteurs n’obtempèrent pas à l’ordre d’arrêt.
Les forces de l’ordre qui ont ont exercé une violence gratuite, aveugle sans aucun motif valable ont violé la loi puisqu’ Il n’y a eu aucune d’attaque, violence, voies de fait, rébellion ou actes de résistance commis par les personnes interpellées sur la voie publique. Par ailleurs, l’article 166 du code pénal dispose que « lorsqu’un préposé du gouvernement ou de la police aura sans motif légitime usé ou fait user de violences envers les personnes dans l’exercice de ses fonctions où à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, il sera puni selon la nature et la gravité de ces violences, et en élevant la peine suivant la règle posée par l’article 178 ».
Au demeurant, l’article 21 de la loi l969/29 du 29 avril 1969 prévoit une sanction dissuasive (une peine de 2 mois à 2 ans, et une amende de 20 000 F CFA à 500 000 F CFA pour les récalcitrants). Par conséquent, les forces de l’ordre doivent appliquer la loi. Ni plus, ni moins (le droit de frapper, ou de torturer n’existe).
COVID-19, COVID-20 ou COVID-21 : aucun motif aussi pertinent soit il (lutte contre la propagation d’un virus mortel) ne justifie de porter atteinte à la dignité des personnes. Tout élément appartenant des forces de l’ordre qui viole la loi au motif que nous sommes dans le cadre de l’état d’urgence s’expose aux rigueurs de la loi (sanction pénale).
Il est heureux de constater que les organisations de la société civile, d’un seul bloc (Seydi Gassama d’Amnesty International, Alioune Tine d’Africa JOOM CENTER, etc…)  ont de manière unanime, condamné les dérives policières lors de la première journée de l’état d’urgence au Sénégal.
Dans un Etat de Droit, les forces de l’ordre ne doivent pas se comporter comme des sauvageons.
Le Bureau des relations publiques de la police nationale a publié un communiqué le 25 mars 2020, précisant que les interventions excessives dans la nuit du 24 au 25 mars 2020 ont été punies avec toute la rigueur qui s’impose. DONT ACTE. Néanmoins, les forces de l’ordre doivent bénéficier d’une formation professionnelle afin de connaitre précisément le sens de leurs missions et les limites de leurs actions, afin d’éviter que de telles dérives intolérables ne se reproduisent à l’avenir.
L’état d’urgence, ce n’est pas la fin de l’état de droit. La répression n’est légale que lorsqu’elle est nécessaire, adaptée et proportionnée. Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Accusé d’avoir introduit le virus à Touba, le « Modou-Modou » porte plainte

https://www.pressafrik.com/A Touba, la psychose liée à la pandémie du covid-19 atterrit à la justice.  Sokhna Ndèye Diop, qui avait accusé Amdy Kane, un « Modou-Modou » d’Italie, d’avoir introduit la maladie à Touba, a été traînée devant le tribunal de Mbacké pour diffamation et atteinte à l’honneur
Le plaignant a saisi le parquet de Mbacké, par procuration, pour laver son honneur. Selon Source A qui ébruite cette affaire judiciaire, la mise en cause a été auditionnée par la police.
Pour rappel, Sokhna Ndèye Diop, avait proféré, à travers une enregistrement sonore, que le « Modou-Modou » porteur du Coronavirus avait contaminé ses deux épouses, sa femme de ménage et ses deux enfants. Mieux, elle soutenait, que le sieur Kane savait qu’il était porteur du virus et que sa famille lui avait interdit de rentrer au pays, mais il avait refusé
Kane avait d’ailleurs démenti, via un autre enregistrement vocal sur WhatsApp les accusations de Ndeye Diop.

Birahime Seck: «le Président a pris en compte les ¾ des mesures que le Forum Civil avait proposées»

https://www.dakaractu.com/Le Chef de l’État Macky Sall continue de recevoir des personnalités politiques, mais aussi de la société civile dans le cadre des mesures et dispositions à prendre pour lutter contre le Coronavirus. Birahime Seck du Forum Civil, dernière personnalité de la société civile à être reçue par le Président de la République cet après-midi, a fait savoir que l’organisme qu’il dirige avait commencé à alerter depuis très longtemps. « Nous avions sorti des déclarations dans les réseaux sociaux depuis que l’on a commencé à parler du Coronavirus pour essayer un peu de pousser le Gouvernement à prendre certaines mesures. Fort heureusement d’ailleurs, les ¾ des mesures prises par le Chef de l’État ont fait l’objet de propositions par le Forum Civil », a-t-il dit.
Le Coordonnateur du Forum Civil de promettre de continuer à « faire ce que nous avons l’habitude de faire en attendant que les résultats puissent tomber ». Il a enfin proposé que « les mesures prises fassent progressivement l’objet d’évaluation ».

Macky «réhabilite» les maires

http://www.sudonline.sn/Le président de la République réhabilite les maires du Sénégal, après leur exclusion de la liste des personnalités bénéficiant d’une dérogation de circuler au-delà de 20 heures pendant le couvre-feu.
Selon le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, qui se prononçait sur cette question hier, jeudi 26 mars, à sa sortie d’audience au Palais de la République, le chef de l’Etat a donné des instructions au ministre de l’Intérieur dans le sens de permettre aux maires de circuler au-delà des heures arrêtées pour le couvre-feu.
Une bonne nouvelle pour les maires du Sénégal. Interdits de circuler de 20h à 6h du matin au même titre que leurs administrés, depuis le lundi 23 mars dernier, jour où le chef de l’Etat a décrété l’Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu sur l’étendue du territoire national pour lutter contre la propagation du Covid-19, les maires des différentes communes du Sénégal sont désormais autorisés à circuler au-delà de 20 heures. L’information est du premier magistrat de la ville de Ziguinchor à sa sortie du Palais de la République hier, jeudi 26 mars.
Reçu par le chef de l’Etat dans le cadre de ses consultations citoyennes et politiques initiées au lendemain de l’annonce de sa décision d’Etat d’urgence, Abdoulaye Baldé dit avoir saisi l’opportunité que lui avait offerte dans son tête-à-tête avec le président de la République pour demander et obtenir au profit des maires une dérogation et autorisation de circulation au-delà de 20 heures pour pouvoir gérer leurs communes, surtout en cas d’urgence. Il faut dire que cette nouvelle qui intervient deux jours après l’entrée en vigueur du décret de l’Etat d’urgence de même que le couvre-feu va apporter du baume au cœur des élus municipaux qui commençaient déjà à dénoncer leur mise à l’écart dans cette liste de personnalités bénéficiant de dérogation et rendue publique par le ministre de l’Intérieur.
En effet, interpellé un peu avant la sortie du maire de Ziguinchor, Mbaye Samb, maire de la commune de Patar dans la région de Diourbel avait indiqué que la non-prise en compte des élus dans cette liste des personnes bénéficiant d’une dérogation relèverait d’une erreur à corriger sans tarder. «Les maires sont les premiers magistrats dans leur localité et, le plus souvent quand il y a problème, ils sont les premiers interpellés sur les lieux», a-t-il fait savoir. Et pour conforter son propos, l’édile de Patar informait que sa commune n’a pas attendu le soutien de l’Etat pour s’engager pleinement dans la prévention contre la pandémie du coronavirus par la distribution des produits d’hygiène dans les mosquées et les daaras. Interpellé également sur cette question, le député-maire de la commune de Kaffrine,
Abdoulaye Willane avait conforté son collègue de Patar et dit avoir saisi certains de ses collègues du groupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée nationale, le bureau de l’Association des maires du Sénégal et des hauts responsables de l’Etat pour que les maires qui sont dans la proximité quotidienne avec leurs administrés soient bénéficiaires de ses dispositions dérogatoires.
Par ailleurs, le député maire de Kaffrine a également informé que sa commune qui travaille en étroite collaboration avec les autorités administratives et sanitaires locales n’écarte pas l’idée d’un réaménagement budgétaire pour mobiliser le maximum de ressources pour l’achat des produits et équipements sanitaires destinés au personnel médicat local mais aussi pour aider les ménages à faire face au cas où il y aurait confinement total.

Mamour Cissé: Ce qui est à éviter aujourd’hui, c’est qu’au sortir de cette pandémie,il y ait des entreprises qui ferment…»

https://www.dakaractu.com/-Le leader du « PSD/Jant-bi », Mamour Cissé, au titre des personnalités reçues par le Chef de l’État dans le cadre des concertations contre le Covid-19, a plaidé  une meilleure prise en compte des petites et moyennes entreprises au Sénégal. Selon lui d’ailleurs, ce qui est à éviter aujourd’hui, c’est qu’au lendemain ou au sortir de cette pandémie il y ait des entreprises qui ferment. Il s’est réjoui de la promesse du Chef de l’Etat de faire gérer les fonds qu’il compte mettre à la disposition des couches vulnérables, porté à 109 milliards de FCFA, avec célérité et dans les règles de l’art.
« Le Président a eu à s’intéresser aux  préoccupations des petites et moyennes entreprises, parce que comme vous le savez, c’est l’entreprise qui crée de la richesse, et si elle n’est pas dans les conditions optimales cela crée des problèmes.
(…) Nous avons constaté une volonté politique pour que l’essentiel des entreprises soient dans des conditions optimales, des instruments sont là pour les soutenir », a-t-il dit.

Appel à la prière dans les mosquées: Les précisions de la ligue des Imams

https://www.seneweb.com/-À la suite de sa déclaration du recommandant la suspension des prières du vendredi jusqu’à nouvel ordre pour empêcher la propagation du COVID-19, le bureau exécutif de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal ( Lips) s’est encore réuni ce jeudi pour évaluer la situation et faire les précisions.
Selon les collègues de Oustaz Dame Ndiaye, l’interdiction des rassemblements dans les mosquées aux heures d’affluence ne concerne pas les appels à la prière. Les Muezzins sont appelés à faire les appels (Al Azaane – Noodd) pour annoncer l’avènement des heures de prière. Ils précisent qu’ils pourront à cet effet demander aux fidèles de prier dans leurs concessions.
La Ligue des imams rappelle à l’ensemble des populations leur devoir citoyen de respect des dispositions prises par les autorités publiques et sanitaires pour contenir la pandémie. Non sans prier « Allah SWT » de répandre sa miséricorde sur le Sénégal, de lui préserver sa paix et sa stabilité, ainsi que pour l’ensemble des pays de la Ummah et de l’humanité toute entière.des prières du vendredi jusqu’à nouvel ordre pour empêcher la propagation du COVID 19 , le bureau exécutif de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal ( Lips) s’est encore réuni ce jeudi pour évaluer la situation et faire les précisions.
Selon les collègues de Oustaz Dame Ndiaye, l’interdiction des rassemblements dans les mosquées aux heures d’affluence ne concerne pas les appels à la prière. Les Muezzins sont appelés à faire les appels (Al Azaane – Noodd) pour annoncer l’avènement des heures de prière. Ils précisent qu’ils pourront à cet effet demander aux fidèles de prier dans leurs concessions.
La Ligue des imams rappelle à l’ensemble des populations leur devoir citoyen de respect des dispositions prises par les autorités publiques et sanitaires pour contenir la pandémie. Non sans prier « Allah SWT » de répandre sa miséricorde sur le Sénégal, de lui préserver sa paix et sa stabilité, ainsi que pour l’ensemble des pays de la Ummah et de l’humanité toute entière.

On s’est lavé au  «savant de Marseille»…

LeP’tittRailleur-Alors qu’en France, comme pour un classico local, ça s’étripe dans l’opinion depuis Paris au sujet du remède proposé par le Professeur Didier Raoult de l’hôpital universitaire de …Marseille, au Sénégal, il s’est engagé une bataille bien commode : le sulfureux chercheur est né à Dakar, donc, c’est lui qui a raison… Pas seulement parce que c’est prouvé, cobayes à l’appui, mais aussi et surtout, parce qu’il peut être pour nous autres, une énième fois, le majestueux arbre qui cache la forêt de nains de jardin.
Puisqu’un natif de Dakar a trouvé le remède, c’est frappé au coin du bon sens, le Sénégalais (sans vraiment être regardant sur la couleur de peau ou la confession cette fois) s’invite au banquet de la science universelle.
La pandémie du coronavirus, comme toutes les crises, est un sacré révélateur de l’état de nos sociétés. Cette fois encore, quand la panique survient, c’est vers l’étranger que nous nous tournons. Rien ne sortira de nos laboratoires. Non pas que nous n’ayons ni les compétences, ni la logistique. Ça ne doit pas demander d’interminables études, au Sénégal, que de penser à tester la chloroquine que tout Sénégalais de plus de 30 ans a un jour ingurgitée. Juste de l’esprit critique, de l’initiative, un goût (amer, certes) du risque mais surtout le souci d’apporter sa pierre à l’édifice universel.
Le coronavirus vient de nous rappeler à quel point nous sommes des citoyens de la servitude volontaire, de la sur-obéissance. L’honneur est tout de même sauf : le professeur Didier Raoult est un presque Sénégalais. Le raccourci bien de chez nous sera vite trouvé, comme le Père Wade, ce Sénégalais ultime qui, au soir de la victoire des « Lions » sur la France, détentrice du titre mondial en 2002, a affirmé sous les vivats : « nous avons battus les champions du Monde, ce soir nous sommes champions du Monde ». Nous nous satisfaisons de si peu… Il suffit qu’un Sénégalais soit attablé à côté d’une pointure mondiale. A défaut, qu’une célébrité planétaire ait un rien de connivence avec le Sénégal.
Ben voyons, vous savez bien : la folle odyssée des Lions de 2002 et le sacre européen de Sadio Mané nous permettent d’oublier le désert aride du football local, dont l’économie pourrait générer des devises et des emplois. C’est vrai, ce n’est pas le moment de parler foot…
Plus tragiques, nos, euh, intrusions dans les deux guerres mondiales, en 14-18 ou en 39-45… Ça compte des « tirailleurs sénégalais » dans les troupes qui mettent un terme à la volonté de puissance allemande et aux délires hitlériens. On en oublie qu’au même moment, d’autres « Sénégalais », les indigènes, subissent depuis plusieurs p’tits siècles sur leurs terres natales ce que les Allemands ont fait subir aux Français juste quatre interminables années. La différence entre eux et nous ? La France profonde s’est rebiffée dès la capitulation de ses armées, alors que le Sénégal est toujours soumis aux caprices de Paris, soixante ans après son, euh, …indépendance. Les derniers tirailleurs sénégalais qui défilent tous les 04 Avril depuis 1960, doivent la considération de la République non pas à une guerre de libération du sol de leurs aïeux mais pour services rendus à la France occupée.
La liste est longue, depuis notre indéfectible attachement au CFA jusqu’aux concessions sur nos autoroutes à péages… La servitude volontaire est dans notre ADN. Et l’exploit du Prof Raoult qui est d’ores et déjà un ersatz de Sénégalais, nous permettra encore de faire bonne figure au fameux banquet de l’universel senghorien.
On pourra toujours plaider autour de la table, quand quelque raciste nous demandera si nos mains sont propres, qu’on se les est lavées au …savant de Marseille !

Professeur Raoult et chloroquine: morale versus éthique !Par Docteur DIOUF Mamadou Mansour

Le débat entre le Professeur Didier RAOULT et ses pairs est un débat de haute facture qui est malheureusement pollué par les ignorants qui s’improvisent spécialistes en recherche médicale et qui ne savent pas que les progrès spectaculaires de la médecine sont nés des contradictions parfois farouches entre les scientifiques.

Ce débat se résume ainsi: il y’a d’un côté LA MORALE et de l’autre l’ETHIQUE.

Le Pr RAOULT qui est indéniablement le « Pape » de l’infectiologie a rendu d’énormes services à la médecine, découvert beaucoup de micro-organismes des bactéries et virus qui portent d’ailleurs son nom comme tous les « Raoultella machin » et « machin Raoultii » (je vous en fais l’économie).
Grand Prix de l’Inserm, personne ne lui arrive à la cheville en terme de publications scientifiques dans le domaine de l’infectiologie.
Il a été le premier à déclarer avoir sciemment foulé du pied les règles de l’orthodoxie en matière de recherche scientifique médicale et évoque une question morale :
pour lui on a pas le temps d’attendre les conclusions d’études multicentriques randomisées en double aveugle (c’est cela l’orthodoxie) car des patients meurent pendant ce temps.
En gros on doit éteindre un incendie on a pas le temps de se poser la question à savoir si l’eau qu’on utilise est potable ou pas d’autant plus que c’est la seule eau dont on dispose.
C’est une position qui se défend.

De l’autre côté ses pairs lui opposent un principe ÉTHIQUE qui est un dogme en matière de recherche scientifique médicale :

on ne peut préconiser un traitement sans avoir au préalable démontré formellement son efficacité, son innocuité et ses bénéfices largement supérieurs à ses éventuels inconvénients suite à des essais cliniques rigoureux obéissant à des règles et normes universellement établies. De tels essais cliniques ne se font pas en un clin d’œil et requièrent le temps nécessaire pour inclure suffisamment de patients pour pouvoir obtenir des résultats statistiquement significatifs.

 Ainsi on a un débat entre MORALE et ÉTHIQUE !

Les deux ne s’opposent pas et doivent plutôt être complémentaires.
C’est cela que les experts du Haut Conseil de la Santé Publique en France ont compris en émettant une dérogation qui permet une utilisation de la chloroquine Hors AMM (c’est à dire en dehors de ses indications validées) dans le cadre exclusif des essais cliniques (pas question de l’utiliser dans un autre contexte) et sur des groupes de patients bien déterminés suite à une décision collégiale laissée à l’appréciation des médecins traitants.
Voilà en résumé de quoi retourne tout ce brouhaha entretenu par les ignorants et la presse.
« Thiow li thi tene bi gni Amoul baak nioko waral » dit l’adage chez nous.
Du coup nos compatriotes sénégalais, spécialistes en TOUT, ayant découvert un présumé droit au sol au Pr Raoult (qui serait né au Sénégal) ont laissé explosé leur légendaire émotion pour faire bloc autour de « leur compatriote » et fusiller quiconque ose lui porter la contradiction.
À titre d’illustration, un pseudo journaliste du site « senegaldirect » a repris mon interview avec Pape Ale Niang et a titré sans scrupules « Le Docteur Diouf prend le contrepied du Pr Raoult et du Pr Seydi » (Sic !!!).
Suffisant pour déclencher la furie de ces pro-Raoult qui, sans prendre le soin d’écouter l’interview se sont déchaînés sur moi, m’accusant d’être à la solde de lobbies d’industries pharmaceutiques pour torpiller l’utilisation de la chloroquine dans le Covid-19.
Pendant ce temps le marché noir de médicaments se frotte les mains aux Sénégal : à Keur Serigne bi la plaquette de chloroquine s’échange contre trois mille francs CFA et l’automédication en guise de prophylaxie contre le Covid-19 bat son plein.
La chloroquine va faire plus de victimes que le coronavirus au Sénégal si on y prend garde et ils ne font aucune distinction entre chloroquine et Hydroxychloroquine ndeyssane !
Les professionnels de santé réclament des masques et des équipements de protection n’oubliez pas les vrais problèmes !!!!À bon entendeur….Anesthésiste-Réanimateur,Bordeaux.

Dr Aloyse Diouf: «Il y a eu moins de cas à Touba ces derniers jours»

http://www.dakarmatin.com/Le dispositif mis en place par les autorités sanitaires après le signalement de plusieurs cas de coronavirus à Touba, commence-t-il à porter ses fruits ? Tout porte à le croire, selon les propos du Docteur Aloyse Waly Diouf, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’action sociale.
« Il y a eu moins de cas à Touba ces derniers jours », reconnaît-il, sur Rfm ce matin. Pour ce qui est des cas communautaires relevés à Thiès, « On veut reproduire ce dispositif pour éviter la propagation. Pour aider les acteurs de santé, de la région médicale et renforcer la sensibilisation », dit-il.
Aux populations thiessoises notamment, lance-t-il : « Le virus est là, il faut que les gens restent chez eux… Nous sommes capables d’y arriver, les Sénégalais que je connais sont capables de vaincre le coronavirus, mais il ne faut pas se disperser »

Couvre-feu: la Cjrs pique une colère noire contre les policiers qui ont «maté» les journalistes

https://actusen.sn/Les traitements violents infligés par les forces de l’ordre aux journalistes dans ce contexte marqué par l’état d’urgence déclaré par le Président de la République a fait réagir la Convention des jeunes reporters du Sénégal. (Cjrs). Dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn, «interpelle directement le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, à mettre un terme à cette violence inouïe dont font montre ses services vis à vis des reporters qui, jour et nuit, prennent des risques pour donner la bonne information aux populations».
Voici à cet effet l’intégralité du communiqué
La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal déplore le comportement de certains policiers sur les journalistes, dont le seul tort est de se rendre sur le terrain pour faire leur travail, conformément aux instructions de leur rédaction.
A cet effet, nous condamnons avec la dernière énergie le comportement indigne d’un des policiers sur nos confrères de Touba Tv à Mbacké, le mercredi 25 mars 2020. Nous sommes d’autant plus sidérés que les journalistes sénégalais, depuis l’éclatement de cette pandémie, ont joué plus que leur rôle pour soutenir les efforts des autorités dans le cadre de cette lutte.
La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal interpelle directement le ministre de l’Intérieur, M. Aly Ngouille Ndiaye, à mettre un terme à cette violence inouïe dont font montre ses services vis à vis des reporters qui, jour et nuit, prennent des risques pour donner la bonne information aux populations. Depuis M. Ndiaye est à la tête de ce département, nous ne cessons d’enregistrer des traitements violents infligés par les forces de l’ordre aux journalistes. Il est hors de question de les laisser perdurer.
Les reporters sont sur le terrain pour garantir le droit à l’information, élément fondamental contre cette «guerre», lancée par le président de la République contre le Covid-19. Si vous ne le comprenez pas ainsi, la Cjrs vous invite à vous rapprocher de votre collègue, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr et ses services, pour en avoir le cœur net.
Malgré ces efforts, au lieu de nous aider à accomplir convenablement notre mission aussi noble que celle des policiers et autres composantes de notre société, VOUS et VOS éléments, ne CESSEZ de nous mettre des bâtons dans les roues. Mais trop c’est trop !
Nous demandons aux organisations patronales, au SYNPICS et à toutes les instances dirigeantes de la presse, de prendre les dispositions utiles, dans ce contexte d’état d’urgence sanitaire, pour permettre aux jeunes reporters d’accomplir correctement leur mission.
La CJRS estime que celle-ci, consistant à informer et à sensibiliser le peuple sénégalais, n’est en rien moins essentielle que celle des professions libérales (avocats, notaires, huissiers etc.) qui ont eu droit à des dérogations et n’ont pas besoin d’autorisations spéciales pour exercer leur travail.
La Convention manifeste, par ailleurs, tout son soutien aux confrères de Mbacké et leur souhaite un prompt rétablissement.Bureau national de la Cjrs

Grâce présidentielle

http://www.enqueteplus.com/Deux mille trente-six prisonniers recouvrent la liberté. Le président Macky Sall en a décidé ainsi, en graciant, mercredi soir, 2 036 détenus, pour diminuer les effectifs dans les prisons du Sénégal.
Il répond ainsi favorable à une demande de l’Observatoire national des lieux de privation (ONLP) qui, dans un communiqué, demandait que le président Sall libère des détenus.
Cela aiderait, si jamais le coronavirus arrive dans les prisons, de pouvoir gérer cela. Il est de notoriété publique que les prisons du Sénégal sont bondées et dépassent tous les effectifs de base

Absence D’Abdoul Mbaye Au Palais: Seydou Gueye Livre Sa Part De Vérité…

https://www.xibaaru.sn/Alors qu’il avait été cité parmi les membres de l’opposition qui devaient être reçus par le président de la République, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye s’est fendu d’une missive pour dire qu’il n’a appris son invitation que par voie de presse. Un autre son en provenance du palais, soutient le contraire.
Selon Seydou Guèye, le Premier chef de gouvernement sous Macky Sall a été invité dans les mêmes formes que toutes les autres personnalités ayant été reçues en audience au palais de la République. «C’est le cas avec l’opposition parlementaire, les anciens Premiers ministres et la société civile », ajoute le porte-parole de la présidence.
L’ancien Premier ministre et chef de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) était attendu ce jeudi au palais mais il ne s’est finalement pas pointé.

France: le gouvernement face à des accusations de mensonge, 40 000 « nouveaux cas de Covid-19, notés au lieu des 25 000 annoncés »

http://www.lactuacho.com/Après une annonce de Santé publique France, le gouvernement fait une nouvelle fois face à des accusations de mensonge sur ses chiffres diffusés sur les décès liés au Coronavirus. Explications.

La bataille des chiffres continue. 

Alors que le gouvernement annonce le nombre de malades testés positifs au coronavirus en France à plus de 25.000 depuis le début de l’épidémie, les généralistes ont diagnostiqué la semaine dernière plus de 40 000 « nouveaux cas de Covid-19 », selon les estimations de Santé publique France qui se base notamment sur les chiffres du réseau de surveillance Sentinelles.
Plus précisément : « Il est estimé que 41.836 nouveaux cas de COVID-19 (…) ont consulté un médecin généraliste » du 16 au 22 mars en France métropolitaine.
Mais pourquoi tant de disparités entre les deux chiffres ? L’agence précise que ce chiffre ne peut pas être comparé avec les semaines précédentes, cette surveillance ayant été mise en place le 17 mars. Les tests en laboratoires étant réalisés principalement sur les patients hospitalisés et les soignants, il n’est pas étonnant que le nombre de cas diagnostiqués soit bien plus élevé que le nombre de cas testés positifs.

Des chiffres partiels 

Ces chiffres sont à nuancer, car le chiffre réel pourrait être bien plus élevé. Seules les personnes présentant des signes de contamination sont dépistées. Les médecins précisent qu’il est possible d’avoir le virus du Covid-19 sans avoir les symptômes (forte fièvre, toux, problèmes respiratoires) et donc sans avoir été dépisté.
Les chiffres officiels de la mortalité du Covid-19 annoncés chaque soir par le gouvernement ont déjà été mis en doute et alimentent les théories complotistes. Ces chiffres ne prennent en effet en compte que les décès en milieu hospitalier et non ceux en Ehpad ou au domicile. Pourtant, au moins 109 décès liés au coronavirus ont déjà été comptabilisés dans ces établissements. Face à cette polémique, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a annoncé la mise en place d’un décompte de la mortalité du Covid-19 dans les Ehpad.  1-economiematin.fr

Raoult, Daouda et la chloroquine…Par Bachir Fofana

Un débat fort intéressant, parfois ubuesque se déroule depuis un certain temps autour de l’hydroxychloroquine communément appelé chloroquine et commercialisé sous le nom « Nivaquine » ou « Plaquenil ». Ce débat n’est pas nouveau dans le domaine des sciences qui se nourrit souvent de contradictions entre spécialistes!!
Donc, en soi, les opinions du Pr Raoult et celles du Pr Daouda Ndiaye peuvent se retrouver, avoir une point commun. Car les deux camps peuvent avoir raison. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il y’a des écoles en médecine, en sciences sociales, en droit ou en philosophie…
La différence ici, face à l’urgence  du #Covid19, les spécialistes  n’ont pas le temps de rester dans les circuits classiques de recherche et de validation d’un traitement (argument en faveur de Raoult). Et la population se trouve entre les deux camps, comme ces disciples qui ne savent pas quel camps choisir lorsque deux de leurs maîtres s’affrontent.
Quoique très intéressant et passionnant, ce debat nous appelle à plus de prudence et surtout à continuer à rester sur notre ligne de conduite pour plusieurs raisons.
👉 Il ne faut oublier que c’est un traitement CURATIF et non un traitement PRÉVENTIF, c’est-à-dire un traitement fait sur des personnes déjà malades.
👉 Donc, il ne sert à rien de ruer vers l’automédication et racler tous les médicaments dans les pharmacies. Ainsi, se rendre dans les pharmacies pour les dévaliser en chloroquine, c’est jouer les apprentis sorciers, mettre sa vie en danger et priver certains malades chroniques d’autres maladies d’un traitement souvent précieux. Voilà pourquoi la prudence et surtout la patience sont requises. Heureusement que le Sénégal réquisitionne tout le stock de chloroquine disponible.
👉 Comme le recommande la professeur Moussa Seydi : il ne faut pas prendre cette substance sans la supervision d’une équipe médicale car les tests réalisés par le médecin sont très encadrés.
Que faire alors ? Continuer à faire ce que nous savons faire le mieux, c’est-à-dire respecter les consignes des spécialistes.
Car il nous faut prendre soin de notre santé et protégez les autres en suivant les conseils ci-après :
✅Se laver fréquemment les mains
Se laver fréquemment les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
✅Éviter les contacts proches
Maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes, en particulier si elles toussent, éternuent ou ont de la fièvre.
✅Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.
✅Respecter les règles d’hygiène respiratoire
Se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement
✅Jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée et se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
📌Et surtout RESTONS CHEZ NOUS, plus particulièrement le soir au moment du couvre-feu!!Bachir Fofana .Spécialiste en communication

Traitement du Covid-19 par la chloroquine:Le Pr Daouda Ndiaye lynché dans les réseaux sociaux

https://www.beut7.com/Le Pr Daouda Ndiaye a critiqué le traitement du Covid-19 par la chloroquine préconisé par le Pr Didier Raoult pour soigner les malades du coronavirus. Ainsi, a-t-il subi un lynchage en règle dans les réseaux sociaux. Selon Les Échos, après que plusieurs pays comme la France, l’Algérie, le Maroc et le Sénégal ont autorisé la prescription de ce médicament, les internautes ont vivement critiqué le chef du département de parasitologie de la Faculté de médecine de Dakar pour son acharnement sur le virologue né à Dakar. Nos confrères de Libération nous apprend aussi que le Pr Daouda Ndiaye a retiré la publication dans laquelle il s’en prenait au traitement du Covid-19 par la chloroquine.

PHOTOS VIDEOS–SIGNAUX INQUIÉTANTS !

NETTALI.COM – L’interdiction des rassemblements n’a pas encore produit des résultats rassurants dans certains lieux, malgré l’instauration de l’état d’urgence. Ne faudrait-il pas y voir une impréparation ou simplement imputer cela à un problème de mise en oeuvre intelligente ?
L’état d’urgence, n’est-il pas censé réguler et réduire les rassemblements sur les lieux publics ? En tout cas, en cherchant à amoindrir et éviter les rassemblements dans les lieux qui reçoivent du monde (banques, marchés, gares routières, prisons, boulangeries, etc), l’on a juste transféré le problème. Ainsi que l’attestent ces images, l’on peut voir le regroupement devant ces agences de banques, alors qu’elles tentent de gérer les flux à l’intérieur. L’on peut aussi voir en images, les attroupements et rassemblements engendrés par cette pénurie de véhicules de transport dans cette gare routière de la capitale bien fréquentée. Devant certaines boulangeries, ce sont purement et simplement des bousculades qui sont notées.
L’on est aussi en droit de se demander le sort réservé aux prisons, lieux de surpopulation et de promiscuité par excellence, malgré les mesures de confinement prises ? Ne faudrait-il pas envisager des mesures de grâce pour les infractions les moins graves ?  Autant de questions qui restent pour le moment en suspens.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 27/03/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Aymérou Gningue et son groupe Bby d’attaque

Le chef de l’Etat peut compter sur le président du groupe Benno à l’Assemblée pour faire proroger son couvre-feu, mais aussi pour faire adopter des lois en urgence pour répondre avec efficacité à l’attaque du covid19. Reçu en audience hier dans la soirée, Aymérou Gningue a fortement salué les décisions du chef de l’Etat et lui a renouvelé son engagement à l’appuyer dans cette guerre contre le coronavirus. Le député maire de Mérina Dakhar annonce la tenue de la conférence des présidents pour décliner un agenda au plus vite afin d’examiner les projets de loi adoptés récemment par le gouvernement pour donner des armes légales au chef de l’Etat, dans le cadre de cette guerre contre le covid-19.

Un troisième cas testé négatif à Lübke

Une personne présentant des symptômes du Covid-19 a été testée négative hier, mercredi 25 mars, à Diourbel. Après des prélèvements, l’individu a été placé en isolement avant que les résultats ne révèlent qu’il n’était pas porteur de la maladie. Il faut rappeler que c’est le troisième cas suspect testé négatif au Covid-19. Les deux autres sont une émigrée venue d’Italie et son enfant de 21 mois. Ces derniers ont été testés négatifs le 15 mars dernier à l’hôpital régional Heinrich Lübke de Diourbel.

Adji Mergane Kanouté défend les policiers

La députés Adji Mergane Kanouté s’est démarquée de certaines associations de défense des droits de l’homme qui ont dénoncé les violences infligées aux récalcitrants au couvre-feu. Considérant que les Sénégalais doivent mesurer la gravité de la situation actuelle, la parlementaire pense que c’est un devoir pour chaque citoyen de respecter scrupuleusement les mesures sanitaires et les décisions prises par l’Etat. A l’en croire, le couvre-feu donne certains pouvoirs aux forces de l’ordre et leurs actions sont conformes à la loi.

Braquage en plein couvre-feu à Touba

Malgré le couvre-feu, les cambriolages se poursuivent à Touba où prévaut une insécurité galopante depuis quelques temps. A bord d’un véhicule 4X4, une bande de malfaiteurs a écumé plusieurs commerces dans la nuit de mardi à mercredi dernier, emportant d’importantes sommes d’argent. Au quartier Darou Miname, fief du Khalife général des Mourides, les malfaiteurs ont cambriolé la boutique de Serigne Moustapha Kane où ils ont emporté 457.000 Fcfa. Ensuite, la bande a fait d’autres victimes à Touba Lansar et Touba Nguiranène.

Le Préfet de Diourbel

Ibrahima Fall ne badine pas avec les instructions du chef de l’État pour stopper la propagation du Coronavirus. En effet, le Préfet de Diourbel a sorti pas moins de sept arrêtés en ce sens. Ces arrêtés interdisent les cortèges, les défilés, les manifestations, les réunions, les spectacles et autres rassemblements dans les bars, restaurants, salles de jeux, marchés hebdomadaires, terrains de sport et lieux de culte. Certains endroits tels que le marché central ne seront désormais fonctionnels qu’entre 7 h et 15 heures. Les sites d’hébergements sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les gars routières ont été fermées et le transport urbain autorisé entre 7h et 19 heures.

Echanges entre Macky Sall et Justin Trudeau

Le Président Macky Sall peut compter sur le soutien du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dans la lutte contre le coronavirus. Le chef de l’Etat pense que le covid-19 est une bataille mondiale que les Etats doivent mener ensemble. Il est d’avis que face à ce défi, les échanges entre partenaires sont devenus un impératif moral. C’est à ce propos qu’il a échangé hier avec le Premier ministre canadien sur les derniers développements de la pandémie. Justin Trideau pense qu’on doit continuer à travailler avec ses partenaires à travers le monde pour ralentir la propagation du Covid-19. Les deux dirigeants ont évoqué la nécessité d’agir de façon précoce et vigoureuse, à l’intérieur des pays comme à l’échelle internationale, pour changer la trajectoire de la maladie. Ils ont également convenu de l’importance de renforcer les systèmes de santé, financiers et économiques en Afrique. Le Premier ministre Trudeau a exprimé sa solidarité à l’égard du Président Sall et de tous les Sénégalais qui prennent les mesures nécessaires pour contenir le Covid-19 et protéger la population. Pour sa part, le Président Sall a exprimé ses vœux de prompt rétablissement à Sophie Grégoire Trudeau.

14 émigrés de retour en quarantaine à Guinguinéo

Quatorze personnes revenues d’Europe sont en quarantaine à Guinguinéo, a révélé le médecin-chef du district sanitaire Dr Ardo Mbaye Diouf, soulignant que ce nombre était au départ de 22 mais la majorité a été libérée au terme des quatorze jours de surveillance. Dans un entretien téléphonique avec «L’Aps», le médecin-chef indique que ce sont des personnes qui sont suivies dans le cadre normal, mais il n’y a aucun cas confirmé de covid-19 à Guinguinéo ni d’ailleurs dans la région de Kaolack. Il souligne par ailleurs que, la région médicale a mis en place des mesures de prévention avec l’instauration systématique du lavage des mains dans toutes les structures sanitaires et des services. Il a signalé aussi l’organisation permanente de caravanes de sensibilisation, de visites à domicile par les acteurs communautaires et l’implication à partir de vendredi des éléments de la Croix-Rouge et des étudiants de Guinguinéo qui viennent leur ’’prêter main forte’’ dans la lutte contre le Covid-19. Les maires accompagnent cette croisade, a indiqué le médecinchef, signalant la contribution d’un million Fcfa de l’édile de Guinguénéo remise au comité départemental de lutte ainsi que celles d’autres maires à hauteur de 50.000 ou 100.000 francs. A l’en croire, le Préfet a demandé aux autres maires qui devaient contribuer pour la célébration de la fête de l’Indépendance d’affecter cette somme à la lutte contre le coronavirus.

Clinique Bilbassi de Mbour

Dégâts collatéraux du coronavirus. Certaines structures de santé sont en train de faire les frais de cette grave pandémie. La population de Mbour met une croix pratiquement sur toutes les structures de santé où un cas suspecté ou confirmé au coronavirus est détecté. Ceux qui continuent de les fréquenter n’ont pas le choix. C’est dire que la psychose due à la pandémie a fini d’envahir la population. La clinique Bilbassi en a fait les frais parce qu’une Italienne de 67 ans y a été suspectée. Depuis lors, les rumeurs font croire qu’elle est testée positive et que la clinique est fermée. Cette situation a fini par effriter la clientèle de la clinique. Le médecin chef de la clinique, Dr Adama Hamady Diop, est monté au créneau pour couper court à la rumeur. Il précise que la patiente de nationalité italienne avait une fièvre et un médecin généraliste qui s’est bien protégé l’a isolée dans une salle avant d’alerter le ministère de la Santé. Elle a été évacuée à Dakar après prélèvement. Puis la clinique a été désinfectée.

Bilan de la 2e nuit de couvre-feu à Mbour

L’opération de sécurisation de la deuxième nuit de couvre-feu s’est bien déroulée dans le département de Mbour. La gendarmerie et la police ont fait le maillage du département. Ainsi au total, 71 véhicules ont été immobilisés et 71 personnes interpellées. Dans les communes de Saly et de Mbour, la police a mobilisé 100 éléments du GMI et de la BIP. Les limiers ont mis en fourrière 16 véhicules et interpellé 36 personnes pour non-respect du couvrefeu. En matériel, 6 véhicules et 3 squads ont été immobilisés par les limiers. En plus de cela, la gendarmerie a immobilisé, de son côté, 55 véhicules et interpellé 35 personnes.

587 MiLLIONS FCFA VOLÉS À LA BANK OF AFRICA (BOA)

http://www.emedia.sn/Dans sa livraison de ce jour, le quotidien Libération révèle que M. Diouf, Directeur général de Smart Digital et S. M. Yatassay, PDG de Transit des grandes entreprises sont sous le coup de mandats d’arrêt internationaux après avoir été officiellement déclarés en fuite. Mais, indique le journal, A. S Dieng, responsable commercial de Smart Sénégal, dont les bureaux ont été fermés sur ordre du Procureur le 13 mars dernier, croupit en prison.
Le trio serait impliqué dans une rocambolesque affaire de fraude sur les terminaux de paiement électronique. Le journal annonce que 587 millions de francs CFA ont été ainsi pompés des caisses de la Bank Of Africa avant qu’elle ne reçoive l’alerte des structures. Le journal informe que Smart digital avait demandé à cette banque l’ouverture d’un compte courant et de trois terminaux de paiement électronique (TPE).En violation des textes, elle a mis les TPE à la disposition de S. M. Yatassaye et de sa société. En février dernier, la BOA a reçu de la plateforme GIM Uemoa plusieurs contestations sur des opérations frauduleuses opérées à partir de ces trois terminaux. Saisi pour des justificatifs, M. Diouf transmet plusieurs documents de la BOA. Mais, avant que la banque ne découvre que tous les justificatifs étaient faux, le patron de Smart digital s’était envolé ans la nature. Les investigations de la banque ont permis de découvrir que des paiements frauduleux d’un cumul de 587 millions de francs CFA ont été réalisés à partir des TPE.

Traçage numérique Par Ibrahima Ba

https://www.dakaractu.com/Mardi 24 mars 2020, première nuit de couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national. Le Sénégal n’est pas dans la tradition de l’état d’exception: de 1960 à nos jours, l’état d’urgence n’a été décrété que quatre fois dans notre pays. Si par le passé cette décision découlait de crises d’ordre politico-social, celle du 23 mars 2020 répond à une urgence sanitaire majeure. Le discours du Président de la République est ferme, la menace de déstabilisation frappe à nos portes, ne nous laissant que peu d’alternatives. Aujourd’hui, ce mercredi 25 mars 2020, le Sénégal est à 99 cas de détectés positifs au COVID-19 dont 9 guéris. Félicitations et Diarama aux agents de la santé.

« L’heure est grave », a déclaré le président Macky Sall.

A la lumière des attitudes de défiance, de provocation et inciviques, vis à vis de nos forces de défense et de sécurité, contenus dans des vidéos qui ont, certainement, fait le tour du monde, que nous avons eu à visualiser hier nuit et ce matindans les réseaux sociaux , il est impératif que l’Etat fasse le traçage numérique de la population par les services habilités, pour une efficience de l’urgence sanitaire tout en favorisant la discipline collective. Le pistage numérique de la population peut aider au respect des règles du couvre-feu et d’un éventuel confinement qui se dessine à l’horizon. Avec ce traçage numérique, on peut déterminer si des personnes à priori saines, ont été en contact avec des individus contaminés par le COVID-19. Même les cas importés auraient pu être mieux identifiés si ce dispositif de pistage était utilisé. Dans cette dynamique et proposition de lutte contre le coronavirus, les structures étatiques et les sociétés privées du secteur numérique peuvent apporter une contribution. Avec la base de données existante des abonnés au téléphone, ainsi que le dispositif juridique contenu dans le décret d’un état d’urgence, le pistage peut s’appuyer sur la géolocalisation des smartphones.
Ces données de géolocalisation pourraient permettre de déduire ou d’impliquer des données de santé avec son lot de question qui vont nécessairement se poser sur d’éventuels ajustements réglementaires. En effet, les données de santé sont des données dites sensibles. Ces données collectées seront exclusivement gérées par les autorités sanitaires, qualifiées pour prendre les mesures adaptées importante pour circonscrire la menace.Ibrahima Ba,Coordonnateur du Mouvement pour la diplomatie numérique,Conseiller et chargé de programme à l’agence informatique de l’état du Sénégal ADIE


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