Revue de Presse du Jeudi 26 Mars

Unes de la Presse du Jeudi 26 Mars 2020
Unes de la Presse du Jeudi 26 Mars 2020
Partagez ce contenu!

Echanges avec l’extérieur: Les exportations en hausse de 42,2% en janvier 2020

https://www.lejecos.com/-La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) a dans un document, analysé les échanges commerciaux du Sénégal pour janvier 2020.
Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), les exportations de biens sont évaluées à 261,4 milliards au mois de janvier 2020 contre 183,8 milliards le mois précédent, soit une hausse de 42,2% (+77,6 milliards), en rapport avec les principaux produits exportés, notamment, les produits alimentaires (+44,4 milliards), les produits pétroliers (+14,8 milliards), l’acide phosphorique (+9,9 milliards), l’or brut (+4,5 milliards), les engrais minéraux et chimiques (+2,7 milliards) et le ciment (+2,4 milliards).
Concernant les exportations de produits alimentaires, la Dpee souligne que l’accroissement relevé est, essentiellement, lié aux produits arachidiers (+34,9 milliards) et halieutiques (+5,3 milliards).
« Cependant, les exportations de titane (-2,3 milliards) ont reculé sur la période. Comparativement à la même période de l’année 2019, les exportations de biens ont augmenté de 44,5% (+80,5 milliards) en janvier 2020, sous l’effet, notamment, des produits alimentaires (+52,3 milliards), de l’or brut (+13,5 milliards), des produits pétroliers (+13,1 milliards) et du titane (+1,3 milliard) », renseigne cette structure qui dépend du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. La hausse des exportations de produits alimentaires est, principalement, due aux produits arachidiers (+46,8 milliards).
Par ailleurs, les exportations d’acide phosphorique, d’ « engrais minéraux et chimiques » et de zircon ont, respectivement, baissé de 2,5 milliards, 1,5 milliard et 1,3 milliard.Adou FAYE

Exportations du Sénégal vers l’Uemoa: Une hausse de 17,1% observée en janvier 2020

https://www.lejecos.com/Les exportations du Sénégal vers l’Uemoa sont estimées à 35,7 milliards au mois de janvier 2020 contre 30,5 milliards le mois précédent, soit une hausse de 17,1% (+5,2 milliards).
L’information est donnée par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Selon la Dpee, les exportations ont représenté 13,7% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de janvier 2020 contre 16,6% un mois auparavant.
La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 47,0% à 52,3% sur la période.
Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire avec une part de 35,1% en janvier 2020, suivi des « engrais minéraux et chimiques » (24,1%).Adou FAYE

Annulation dette Afrique

http://www.enqueteplus.com/ ‘’L’Afrique, à l’image du monde, est gravement atteinte par la pandémie de la Covid-19 qui va durablement impacter son économie.
Je demande à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux d’accompagner la résilience du continent africain, en annulant sa dette’’.
C’est la demande du président de la République Macky Sall qui l’a partagée sur ses pages Facebook et Twitter hier.

Riposte contre le coronavirus: Les ministres des finances africains veulent 100 milliards de dollars

https://www.lejecos.com/– « L’Afrique a besoin de ressources supplémentaires énormes et immédiates de 100 milliards de dollars comme riposte immédiate ; sous la direction des institutions financières multilatérales, de la Banque mondiale, du FMI, de la Banque européenne d’investissement, de la BCE, y compris de la Banque africaine de développement et d’autres institutions partenaires comme Afreximbank et les banques régionales de développement ». Ceci ressort du rapport en date du 22 mars relatif à la conférence en ligne des ministres des finances africains.
Ils soulignent, selon le document, la nécessité de disposer de ces ressources par le biais d’un appui budgétaire ou de facilités de crédit étendues, indiquant la nécessité d’utiliser les structures existantes pour accélérer le processus.
Ensuite, poursuit-on, reconnaissant que les pays sont affectés différemment et devront intervenir selon un contexte national, les pays ont été invités à partager les demandes pour assurer une riposte coordonnée. Étant donné l’urgence avec laquelle les ressources sont nécessaires, les ministres suggèrent que les 100 milliards de dollars américains peuvent être décaissés de la manière suivante.
Pour le secteur public, les ministres recommandent l’exonération immédiate de tous les paiements d’intérêts sur l’ensemble de la dette estimée à 44 milliards de dollars américains pour 2020 avec une extension possible à moyen terme. Cela fournirait aux pays, explique selon le texte, un espace budgétaire et des liquidités immédiats et devrait inclure les paiements d’intérêts sur la dette publique et les obligations souveraines.
Concernant secteur privé, les ministres souhaitent l’exonération immédiate de tous les paiements d’intérêts sur les crédits commerciaux, les obligations de sociétés, les baux et l’activation des lignes de liquidité pour les banques centrales afin de garantir que les pays et les entreprises puissent continuer à acheter des produits essentiels sans affaiblir le secteur bancaire.
« Il conviendrait en même d’élaborer des politiques visant à maintenir les entreprises ouvertes afin de maintenir les emplois. Plus précisément, les ministres conviennent que l’exonération des paiements d’impôts dans les secteurs critiques et l’approvisionnement local par le secteur public dans son intervention à la crise soutiendraient les Petites et moyennes entreprises (Pme) et les autres entreprises », confie le rapport sur la réunion coprésidée par Tito Mboweni et Ken Ofori-Atta, respectivement ministres des finances de l’Afrique du Sud et celui du Ghana.Bassirou MBAYE

Lutte contre les effets du Covid-19: La Banque mondiale et le Fmi appellent à suspendre le remboursement des dettes aux pays Ida

https://www.lejecos.com/Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont présenté la déclaration commune suivante au G-20 concernant un allégement de la dette pour les pays les plus pauvres.
Selon ces  deux organisations, la poussée épidémique liée au coronavirus aura vraisemblablement de graves conséquences économiques et sociales pour les pays Ida, où vivent un quart de la population mondiale et deux tiers des personnes en situation de pauvreté extrême.
«Avec effet immédiat, et conformément à la législation nationale des pays créanciers, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international appellent tous les créanciers bilatéraux officiels à suspendre les remboursements de dette réclamés aux pays Ida qui sollicitent un délai de grâce. Ceci aidera les pays IDA à répondre à leurs besoins immédiats de liquidité pour faire face aux difficultés posées par la propagation du coronavirus et donnera le temps nécessaire pour évaluer les conséquences de la crise et les besoins de financement pour chaque pays », lit-on dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Les deux organisations invitent les dirigeants du G-20 à confier au Groupe de la Banque mondiale et au Fmi le soin de mener ces évaluations, en dressant notamment la liste des pays dont la situation d’endettement est intenable, ainsi que de préparer à l’intention des créanciers bilatéraux officiels des propositions de mesures détaillées pour répondre aux besoins de financement et d’allégement de la dette des pays Ida. « Nous demanderons l’approbation de ces propositions auprès du comité du développement lors des réunions de printemps, les 16 et 17 avril », précise-t-on.
Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international estiment qu’il est impératif à ce stade d’assurer aux pays en développement que le monde est à leurs côtés et d’envoyer un signal fort aux marchés financiers. La communauté internationale apprécierait l’appui du G-20 au présent appel à l’action.Adou FAYE

Coronavirus: 120 Milliards De La BOAD Aux Etats De L’UEMOA

http://www.walf-groupe.com/Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé, mercredi à Lomé (Togo), un prêt concessionnel de 120 milliards de FCFA pour le financement des mesures d’urgence liées à la pandémie de Covid-19, dans les huit Etats membres de l’UEMOA
‘’Le Conseil d’Administration décide de l’octroi aux Etats membres de l’UEMOA de 120 milliards FCFA de prêts concessionnels (15 milliards par Etat) avec mise à disposition immédiate […]’’, indique la BOAD dans un communiqué.
Ces prêts sont « bonifiés par le mécanisme de bonification abondé par la BCEAO pour un montant de 25 milliards de FCFA et la Commission de l’UEMOA pour un montant de 15 milliards de FCFA’’, souligne le communiqué.
Le conseil a par ailleurs décidé de la suspension des appels d’échéance en capital pour un montant de 76,6 milliards de FCFA de créances dues par les Etats pour le reste de l’année, en vue de soutenir leurs ripostes à la pandémie de coronavirus.
Ces décisions ont été prises lors de la 116ème session ordinaire du Conseil, sous la présidence de Christian Adovelande, président de la BOAD.
En raison des restrictions liées à la pandémie du coronavirus Covid19, cette session s’est déroulée en visio-conférence.APS

Riposte contre le COVID-19 en Afrique: Une contribution massive du groupe United Bank For Africa de 14 millions de dollars

https://www.lejecos.com/United Bank for Africa Plc (UBA) a annoncé ce 26 mars 2020 un don de plus de 14 millions de dollars, par le truchement de la Fondation UBA, en vue de soutenir la riposte globale panafricaine contre la pandémie mondiale du coronavirus (COVID-19).
Ce don va représenter un soutien important et opportun au Nigéria et à 19 autres pays africains, en leur fournissant du matériel de secours, des équipements de soins essentiels et une assistance financière aux gouvernements. Le programme de soutien UBA sera réparti comme suit :
-2,8 millions de dollars au gouvernement de l’État de Lagos au Nigéria
-1,4 million de dollars à la capitale fédérale du Nigéria, Abuja
-2,8 millions de dollars pour les 35 autres États du Nigéria
-4,2 millions de dollars aux pays africains où la banque est présente
-2,8 millions de dollars pour des structures sanitaires avec du matériel et des fournitures.
-Un centre d’appel de télémédecine gratuit.
La banque panafricaine va financer immédiatement un centre médical à Lagos, au Nigéria, avec des lits pour l’isolement des patients et des équipements d’unités de soins intensifs. Ce centre sera géré et exploité en partenariat avec la structure médicale de Heirs Holdings, Avon Medical Practice.
En outre, UBA va fournir une plate-forme de télémédecine gratuite, gérée par des médecins, pour fournir des conseils médicaux aux citoyens, conformément aux impératifs de distanciation sociale.
Le président du groupe UBA, Tony O. Elumelu, a déclaré : « Il s’agit d’un moment où nous devons tous jouer notre rôle. Cette épidémie mondiale doit unir les citoyens, les gouvernements et les chefs d’entreprises, et ce sans délai. Étant donné que le nombre de cas de coronavirus augmente rapidement au Nigéria et en Afrique, le secteur privé doit travailler main dans la main avec les différents gouvernements pour endiguer la propagation de cette pandémie mondiale. »
« Nous saluons les efforts des gouvernements et nous sommes disposés à collaborer et à contribuer avec nos ressources à l’effort collectif, qui permettra une riposte rapide et efficace contre la pandémie » a-t-il ajouté.
Présente dans 20 pays africains et au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France, United Bank for Africa a une longue expérience de soutien à ses communautés pendant les moments de difficultés. La rédaction

Soutien à l’Afrique face au Covid-19: La Cea recommande trois mesures au G20 en faveur du continent

https://www.lejecos.com/-Face au Covid-19, les pays africains ont besoin de soutien pour se préparer à la crise sanitaire et aux retombées économiques. Selon la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (Cea), les mesures prises en Asie, Europe et Amérique du Nord telles que l’éloignement physique (social) et le lavage régulier des mains seront un défi particulier pour les pays avec une connectivité Internet limitée, des populations denses, un accès inégal à l’eau et des filets de sécurité sociale limités.
Conformément aux mesures prises à travers le monde, les pays africains se préparent aux pires effets de cette pandémie. Dans un communiqué de presse, la Cea donne les trois choses que le G20 doit faire. Il s’agit dans un premier temps, d’un appui à une riposte sanitaire et humaine immédiate.
Sur ce point, la Cea estime que  les dirigeants du G20 devraient soutenir et encourager l’ouverture de couloirs commerciaux, en particulier pour les produits pharmaceutiques et autres fournitures médicales, ainsi que le soutien à la mise à niveau des infrastructures sanitaires et fournir un soutien direct aux installations existantes.
Elle ajoute que les dirigeants du G20 devraient soutenir les campagnes de santé publique et l’accès à l’information, notamment par le biais d’un partenariat accéléré du secteur privé pour la connectivité Internet afin de permettre à l’activité économique de se poursuivre pendant que les mesures de distanciation sociale sont en place et de soutenir le partage efficace des informations sur la pandémie.
Deuxième chose à faire : la Cea recommande  de mettre en place un plan de relance économique immédiat et d’urgence au sein des gouvernements africains et dans leurs efforts de riposte contre la pandémie de Covid-19. «Les dirigeants du G20 devraient annoncer 100 milliards de dollars américains (en plus des 50 milliards de dollars déjà engagés) pour financer la riposte sanitaire immédiate, les filets de sécurité sociale pour les plus vulnérables, l’alimentation des enfants non scolarisés et protéger les emplois », lit-on dans le  document. Selon la Cea, les dirigeants du G20 devraient soutenir une exonération sur le capital et l’intérêt pour les États africains fragiles tels que le Sahel, la République centrafricaine et d’autres qui sont déjà aux prises avec le fardeau de la dette et ont un espace budgétaire limité.
Elle ajoute que les dirigeants du G20 devraient approuver l’amélioration de la prévisibilité, de la transparence et de la responsabilité des flux financiers afin que les ministres des finances
puissent planifier efficacement et que les parties prenantes de la société civile puissent aider à suivre les flux pour s’assurer d’atteindre les plus démunis.
Comme troisième  chose à faire,  la Cea demande  de mettre en œuvre des mesures d’urgence pour protéger 30 millions d’emplois immédiatement menacés sur le continent, en particulier dans les secteurs du tourisme et des compagnies aériennes.
La Cea souligne que les dirigeants du G20 devraient prendre des mesures pour soutenir les importations et les exportations agricoles, le secteur pharmaceutique et le secteur bancaire. Une facilité de crédit étendue, des plans de refinancement et des facilités de garantie devraient être utilisés pour renoncer, restructurer et fournir des liquidités supplémentaires en 2020. A son avis, les dirigeants du G20 devraient soutenir une ligne de liquidité à la disposition du secteur privé opérant en Afrique pour garantir que les achats essentiels puissent continuer et que toutes les Pme dépendantes du commerce puissent continuer à fonctionner.Adou FAYE

Les transferts internationaux en baisse…une menace sur les points d’argent

https://www.pressafrik.com/Les transferts internationaux commencent à connaître les contrecoups de la propagation du Covid-19. Si d’habitude la manne financière envoyée par la diaspora sénégalaise tournait autour de 900 à 1000 milliards de frs par année, des chiffres avancés parlent d’une perte de près de 100 milliards de frs dans le court terme pour les ménages. Les dégâts collatéraux seront ressentis par les services de transfert d’argent. L’activité connait actuellement une chute qui pourrait même se traduire par la fermeture d’agence de transfert et surtout une perte d’emplois.
Les premiers impacts sur les envois de la diaspora parlent d’une perte de près de 100 milliards de frs dans le court terme. « Mon mari qui vient en France m’a carrément dit de se débrouiller avec les recettes du magasin qu’il m’a ouvert ici à Yoff. Je dois me battre  pour  vendre  le  restant  du  matériel disponible dans le magasin et faire de sorte que ceux qui nous doivent de l’argent passe à la caisse. C’est à partir de cet argent que
je dois payer notre location et acheter le ravitaillement parce que mon mari me dit qu’il est confiné en France. Il ne peut pas sortir pour aller au travail » explique Fatou Diouf rencontrée à Yoff. Cette dernière ajoute qu’elle ne pense même à aller dans des points d’argent pour récupérer un hypothétique envoi d’argent.
Astou Sall, une autre femme d’émigré d’Italie vit la même situation. Elle n’a pas la chance de s’occuper d’un magasin. Elle ne vivait que des envois de son époux. Astou Sall affiche le masque de l’inquiétude. « Débrouille-toi. Essaie de vendre tes bijoux parce que je ne peux plus envoyerde l’argent puisqu’on est confiné ici en Italie » lui a dit son mari. La pandémie du coronavirus a pratiquement alors touché tous les secteurs de la vie économique du pays. Les points de transferts d’argent vivent les dégâts collatéraux de la situation. Ce n’est plus la grande affluence comme il y a quelques semaines quand le pays ne comptait pas encore de victimes de ce virus venu de Chine et qui s’est gaillardement installé au Sénégal. Bien entendu, malgré que les clients se fassent désirer, le personnel est toujours présent tout en respectant les mesures d’hygiène.
En face du cimetière musulman de Yoff, une structure à l’enseigne « Point 26 », et accueillant un magasin multiservice, est ouverte. Devant le portail, quelques rares clients faisaient la queue en laissant beaucoup d’espaces entre eux. Chacun y accédait à tour de rôle. Chaque client devrait se nettoyer les mains avec une solution hydro alcoolique avant d’accéder à l’intérieur de la boutique. A l’intérieur, le personnel portait des masques de protection en plus du port des gants. « On ne peut s’empêcher de venir travailler,  car  s  est  notre  gagne-pain  et  les clients  ont  besoin  de  nous.  Mais  nous sommes obligés de nous conforter aux règles d’hygiène pour nous protéger car nous recevons toutes sortes de personnes », soutient Souleymane Sy, l’un des caissiers tout en indiquant que les clients se font rares en ces périodes de pandémie. A en croire notre interlocuteur, si ça perdure, cela risquerait de laisser beaucoup de séquelles dans le secteur du transfert d’argent.
Aux hlm Grand Médine, une autre agence de transfert a ouvert ses portes. L’endroit se singularise par la densité des services d’envoi et de réception. En effet, dans cette zone, il y a plusieurs agences de ce genre. Toutes affichent les services offerts : Ria, Money Gram, Western Union. Devant l’agence à l’enseigne, « Thioune et frères », un calme plat règne à l’intérieur. Dans cet établissement, même si les caissiers sont à leur poste, ils semblent se tourner les pouces avec la clientèle qui se fait rare. Une seule caissière est présente dans la boutique. Marianne Ndiaye laisse entendre que ses autres collègues sont en congés, car les clients se font rares à cause de l’épidémie du Covid 19.
Menace sur l’activité
«Actuellement,  je  suis  seule  au  boulotpour gérer le peu de clients qui viennent retirer ou envoyer de l’argent. Là où je suis, je respecte toutes les mesures  avec le  port   du masque et des gants. Avant chaque transaction, j’invite le client à se nettoyer les mains avec la solution hydro-alcoolique. Nous manipulons  des billets de banque et beaucoup de gens les touchent, C’est la raison pour laquelle, il faut que tous les agents de banques respectent les mesures d’hygiène pour  ne pas  être  exposés ». A quelques mètres de cette agence, trône une autre peinte en jaune. Trois box sont disponibles. Un espace client est aménagé. Le décor est complété par des produits électroménagers empaquetés. Le maitre des lieux est trouvé en train de faire ses comptes. Mor Seck qui en est le gérant se confie sans détours sur la situation des transferts internationaux enregistrés dans la structure où elle officie.‘’Les opérations de transfert que  nous  faisons  sont  en  baisse.
Pour  les transferts internationaux, avant le contexte du coronavirus, nous pouvions en faire une quarantaine ou une cinquantaine par jour. Mais,  actuellement,  il  nous  est  difficile d’en enregistrer 10’’. Seuls les transferts nationaux marchent mais pas comme on le  souhaite.  Quelques  rares  personnes viennent retirer ou envoyer via  les  opérateurs  orange  Money ou Wari. Si la situation continue, nous serons obligés de fermer  boutique et  de licencier  des employés » a-t-il conclu. Le TémoinAYOBA FAYE

Universités Publiques: Les Bourses Payées À Partir De Demain Vendredi

http://www.walf-groupe.com/Après les fonctionnaires de l’Etat qui ont commencé à percevoir leur salaire ce jeudi, c’est au tour des étudiants de passer à la caisse. En effet, dans le communiqué ci-dessous, la direction des bourses renseigne que les bourses de ceux-ci seront payées à partir de ce vendredi 27 mars.

L’INSTITUT PASTEUR DE DAKAR SOUTENU PAR L’UNION EUROPÉENNE

NETTALI.COM – L”Union européenne compte dégager 15 millions d’euros, soit plus de 15 milliards F Cfa directement consacrés à l’Afrique, via l’institut précité.
L’Union européenne prévoit 15 millions d’euros (9,8 milliards de francs CFA) devant être ” directement consacrés à l’Afrique, notamment via un soutien à l’Institut Pasteur de Dakar et à son réseau (qui inclut la Côte d’Ivoire) pour mettre en place des formations d’experts, a fait savoir une note transmise ce mercredi à APA.
Cette contribution devrait aussi permettre de diffuser des moyens de diagnostic rapide et renforcer la surveillance épidémiologique.
Par ailleurs, cela inclura l’utilisation du laboratoire mobile de l’UE hébergé à Dakar pour des formations avancées sur le Covid-19 pour tous les pays partenaires africains.
” En ce qui concerne le coronavirus, nous sommes tous dans le même bateau “, fait observer Jobst von Kirchmann, ambassadeur de l’Union européenne, en soulignant que
” le virus ne fait pas de différence en fonction de la couleur de peau ou de la religion “.Rappelons que l’Union européenne, qui appuie et conseille les gouvernements dans leur riposte face au coronavirus, a annoncé, ce mardi 24 février 2020, une contribution exceptionnelle d’un montant total de 113,5 millions d’euros (74,4 milliards de francs CFA) à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Covid-19: 6 nouveaux cas testés positifs,la barre des 100 cas atteinte au Sénégal

https://actusen.sn/Le Sénégal a enregistré ce jeudi, 06 nouveaux cas positifs testés au Covid. Une annonce faite par le porte-parole du ministère de la santé et de l’action sociale. «Sur les 130 prélèvements effectués, 06 sont devenus positifs. Il s’agit de 5 cas importés, 01 cas contact. A ce jour, 105 cas ont été déclarés positifs dont 9 guéris et 96 sous traitements», a annoncé Docteur Alyose Diouf, Directeur de cabinet du ministère de la santé. Il faisait face à la presse pour faire le point de la situation sur la pandémie au  Sénégal

Mairie de Dakar: Un cas positif au Covid-19 signalé, plusieurs agents en observation

http://www.dakarmatin.com/La Mairie de Dakar a enregistré son premier cas confirmé de coronavirus. Fortement suspectée, la personne a été testée positive, d’après des sources. Elle est très proche d’une haute autorité déclarée positive, il y a quelques jours.
Conséquence: Plusieurs agents ont été contactés ce mercredi par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale, pour des prélèvements. Les résultats des tests effectues sur certains d’entre eux sont d’ailleurs attendus dans les prochaines heures

Coronavirus: les zones les plus touchées au Sénégal

https://actusen.sn/Dakar est désormais l’épicentre eu coronavirus au Sénégal. Selon Libération de ce jeudi, la  capitale est la région la plus touchée avec 49 cas positifs. Les patients sont détectés dans presque tous les districts sanitaires de la capitale : Dakar ouest (16 cas), Dakar nord (3 cas), Dakar sud (6 cas), Dakar centre (4 cas), Mbao (2 cas) Yeumbeul (1 cas), Guédiawaye (1), cas Rufisque (1 cas), Diamniadio (2 cas).
La région de Diourbel enregistre 25 cas recensés à Touba. Aussi la région de Thiès avec 17 cas positifs répartis. Saint-Louis Ziguinchor et Fatick, enregistre chacune 1 cas positif de coronavirus.

Entre des cas positifs, des cas contacts et des suspects introuvables: ces chiffres qui font peur à Thiès   

https://actusen.sn/L’épidémie du coronavirus se propage très rapidement à Thiès. En moins de 48 heures, le nombre de cas contaminés est passé de sept à plus quinze. Une information donnée par le gouverneur de la région, lors de son face-à-face avec la presse. «Dans la région, le nombre de cas tourne autour de quinze répartis entre Mbour et Thiès», a déclaré Mouhamadou Moustapha Ndao.
Concernant le nombre de cas contacts estimé à deux cent (200), le gouverneur de la région a laissé  entendre que ces personnes seront confinées dans des hôtels. «A Thiès, nous avons eu des cas communautaires, on ne sait pas qui les a contaminés. Cela veut dire que le virus  circule dans la ville. Si les autres prennent des mesures, nous devons faire le double. Ce que nous recommandons aux populations, c’est de faire beaucoup attention à tout, et de respecter les mesures édictées, a-t-il dit.

Coronavirus: Le Sénégal «Exporte» Un Cas Au Niger

http://www.walf-groupe.com/Le pays du président Mahamadou Issoufou vient d’enregistrer son huitième cas testés positifs au Coronavirus. Le communiqué du ministère nigérien de la Santé, donnant l’information, cite le Sénégal  d’où serait venu le porteur du virus.

Des Sénégalais venus des Etats-Unis en quarantaine au Lac Rose

https://www.seneweb.com/-À l’instar de nos compatriotes qui étaient coincés en France et au Maroc, un vol spécial a été affrété pour rapatrier nos concitoyens bloqués aux Etats-Unis. Selon L’As qui reprend emedia.sn, plusieurs dizaines d’émigrés ont embarqué à l’aéroport John Kennedy de New York à destination du Sénégal. Ils sont arrivés hier à Dakar dans la matinée.
Mais, pour des mesures préventives contre la propagation du coronavirus, tous les passagers ont été conduits dans un lieu réquisitionné au Lac Rose pour une mise en quarantaine de deux semaines. A noter que certains d’entre eux risquaient, avec la fermeture des aéroports et la suspension des vols commerciaux, de se retrouver dans une situation d’irrégularité.

France: La chloroquine autorisée à être prescrite en traitement du covid-19

https://www.igfm.sn/-La chloroquine pourra être prescrite aux malades du Covid-19, selon un décret publié ce jour au journal officiel : «Par dérogation à l’article L5121-8 du code de la santé publique, l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.»
Ce médicament à base hydroxychloroquine, dérivé de l’antipaludéen chloroquine, n’est pas utilisable «dans la prise en charge du Covid-19 en (médecine de) ville», a toutefois souligné l’agence du médicament l’ANSM auprès de l’AFP, alors que ce médicament fait actuellement l’objet d’une demande massive.
Le décret prévoit notamment la limitation de la délivrance du Plaquenil en officine à ses indications médicales strictes (polyarthrite rhumatoïde, lupus, et en prévention des lucites – allergies au soleil), et l’interdiction de l’exportation des spécialités contenant de l’hydroxychloroquine, mais aussi des médicaments contenant l’association lopinavir/ritonavir, antiviraux eux aussi expérimentés contre le Covid-19.
Didier Raoult, le médecin qui avait réclamé l’utilisation du médicament antipaludéen pour traiter le Covid-19, s’en est félicité sur Twitter.
Dans le cadre de l’urgence sanitaire, l’hydroxychloroquine peut être prescrite en traitement du COVID-19.Cnews

 Pr Seydi: «les résultats du Docteur Raoult sur la chloroquine sont encourageants»  

https://actusen.sn/ «Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler du traitement du covid-19 par hydroxychloroquine. Les résultats du professeur Didier Raoult sont encourageants mais non exhaustifs. Au regard des rapports bénéfice-risques, nous avons jugé utile de démarrer chez nos patients. Et les résultats que nous commençons à obtenir sont absolument encourageants, nous allons généraliser l’utilisation de cette molécule au niveau de tous les sites de prise en charge au Sénégal», a révélé le Pr Seydi.
A travers une vidéo  publiée, le Pr Moussa Seydi fait savoir que l’azythromycine sera associé à l’hydroxychroloquine si des effets secondaires ne se manifestent pas après traitement de 100 malades. «Dans un deuxième temps, si l’absence d’effet secondaire se confirme après un traitement de cent (100) malades, nous ajouterons de l’azithromycine», a-t-il dit.
Il a appelé les populations à éviter l’automédication afin de ne pas provoquer la rupture de ce médicament commercialisé sous le nom de Nivaquine dans les pharmacies au Sénégal. Dr Seydi parle l’importance de la Chloroquine sur les maladies infectieuses. «L’Hydro-chloroquine est importante pour la survie de nombreux patients qui souffrent de maladies chroniques. Donc, si vous n’en avez pas besoin, ce n’est pas la peine d’en acheter», insiste le Docteur.Mansour SYLLA, 

PR DAOUDA NDIAYE SUR LE TRAITEMENT DE LA COVID 19 PAR LA CHLOROQUINE :«Il faut y aller doucement, l’encadrer jusqu’à ce que ça soit scientifiquement prouvé»

http://www.sudonline.sn/-A l’heure actuelle, aucun traitement n’est homologué par l’Organisation mondiale de la santé pour le nouveau coronavirus. Cependant depuis quelques temps, la chloroquine semble faire l’affaire pour parvenir à bout de cette maladie
Le professeur Daouda Ndiaye, chercheur et chef de service du laboratoire de parasitologie virologie de l’hôpital Le Dantec de Dakar a estimé: « comme on n’a rien de clair dans cette affaire, il faut y aller avec prudence jusqu’à ce que l’efficacité de la chloroquine soit prouvée scientifiquement. Si les gens qui le vivent comme les scientifiques chinois et autres qui l’ont expérimenté, prouvent son efficacité dans le traitement de la Covid19, j’adhère».
Selon le pharmacien qui a fait un post lundi dernier sur sa page officielle, il ne dit pas que la chloroquine ne doit pas signer son retour, mais il faut qu’elle soit prouvée scientifiquement, qu’elle ne crée pas de problème de recrudescence du paludisme. Un combat qu’eux, scientifiques, avaient dépassé et qui risque de plomber à cause de cette polémique sur le médicament. « Je n’ai aucun problème sur un médicament traitant les parasites, bactéries, virus ou champignons tant qu’on peut l’utiliser pour guérir une personne, je suis preneur. L’histoire des effets secondaires, pour moi, n’est pas une priorité. » Pour le professeur Daouda Ndiaye, les gens sont en train de commander des milliers et des milliers de boites de chloroquine. « Ce que je veux qu’on évite, c’est qu’il ne soit pas un débat livré à l’automédication qui va créer des résistances et amener d’autres complications tant dans la prise en charge du paludisme que du coronavirus».

COVID-19 ET PALUDISME, UNE BOMBE A EVITER

Pour le professeur Daouda Ndiaye, la chloroquine avait été retirée du marché à cause de certains effets qui rendaient difficile la réponse au paludisme. Après 20 ans d’acquis, la chloroquine risque de plomber la réponse si des certitudes ne sont pas rapportées sur son efficacité à soigner le nouveau coronavirus. « On va vers l’hivernage et paludisme et Covid-19 seront quelque chose de compliqué et de difficile dans la prise en charge. Si la personne prend en auto médication pour la prévention de la Covid19, elle peut avoir des répercussions négatives sur le parasite» a-t-il évoqué.
Et de se demander : « si on doit plomber les acquis du paludisme où le Sénégal est en phase d’élimination ou y aller doucement et sûrement sur l’efficacité de cette molécule». Le scientifique a aussi rappelé que le paludisme tue au Sénégal 200 à 300 personnes par an. Des statistiques qui ne sont pas à négliger

TRAITEMENT COVID-19 PAR LA CHLOROQUINE:Les scientifiques à couteaux tirés

http://www.enqueteplus.com/C’est la molécule dont on parle dans le monde entier. Depuis une étude réalisée par le médecin marseillais Didier Raoult, la chloroquine et son dérivé, l’hydroxychloroquine, représentent un espoir de traitement contre le coronavirus. Mais les zones d’ombre et les points d’interrogation sont encore très nombreux.
Elle est au cœur de toutes les attentions. La chloroquine, molécule principalement utilisée dans les traitements contre le paludisme, apparaît comme une voie vers un traitement potentiel de la maladie Covid-19. En France, un médecin marseillais, le professeur Didier Raoult, estime que ses travaux autour de la chloroquine sont concluants et qu’il serait « immoral » de ne pas l’administrer aux malades. La chloroquine, commercialisée sous le nom de nivaquine, est un vieux médicament utilisé depuis 70 ans.
‘’Ce médicament est principalement utilisé dans le traitement préventif et le traitement curatif du paludisme’’, précise le professeur Daouda Ndiaye, Chef du Service de parasitologie de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’un des avantages de cette molécule, c’est qu’elle est bon marché ; la molécule étant tombée dans le domaine public. C’est ce qu’a pointé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, ce lundi sur France Inter. Selon la base de données publiques des médicaments, 10 plaquettes de 10 comprimés de nivaquine coûteraient 5,57 euros, soit environ 5 centimes le comprimé. Le professeur Didier Raoult a mené un essai clinique au sein de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille qu’il dirige, sur 26 patients.
Sur ces 26 patients, 6 n’ont pas pu suivre l’essai jusqu’au bout et au final, les résultats portent donc sur 20 malades âgés de 12 ans et plus, en parallèle d’un groupe témoin constitué de patients de Nice, d’Avignon et de Briançon. Six jours après avoir administré de l’hydroxychloroquine à raison de 600 mg/jour, soit moins que ce que les Chinois ont administré à des patients atteints de la Covid-19, seulement 25 % d’entre eux étaient encore porteurs du virus. Alors que 90 % de ceux qui n’avaient pas reçu ce traitement étaient toujours positifs, selon lui. Si on ajoute un antibiotique, de l’azythromocine, alors la charge virale disparaît dans ce même laps de temps.
Au vu de la crise sanitaire, ces résultats ont conduit Didier Raoult à juger « immoral » de ne pas administrer la chloroquine aux malades du coronavirus, « à partir du moment où l’on a montré qu’un traitement était efficace. Quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c’est ce traitement qui devrait devenir la référence. Et c’est ma liberté de prescription en tant que médecin. On n’a pas à obéir aux injonctions de l’État pour traiter les malades », poursuit le médecin dans les colonnes du ‘’Parisien’’.

‘’C’est une piste très sérieuse’’

Cependant, la méthodologie de l’essai mené par Didier Raoult a été critiquée, notamment par le biologiste moléculaire Olivier Belli. Sur son blog, il pointe du doigt le faible nombre de patients testés et l’exclusion de certains malades, avant la fin de l’étude, « alors que leur cas suggère clairement un échec du traitement ». Il accuse ainsi le médecin marseillais d’avoir « propagé des graphistes sensationnalistes sur sa découverte, ne prenant en fait en compte que 4 patients du groupe contrôlé et laissant arbitrairement les autres de côté ».
Mais l’ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Professeur Awa Marie Coll Seck, indique qu’il faut prendre très au sérieux la piste de la chloroquine présentée par le professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses à Marseille (France). « Je ne peux pas dire que la chloroquine est un remède contre la Covid-19. Mais le professeur qui l’a présentée est assez outillé pour le dire. Je pense qu’il a de l’expérience et il faut prendre au sérieux ce qu’il dit. C’est une piste sérieuse », a-t-elle dit sur la TFM.
Une étude chinoise, publiée le 19 février dernier, porte sur un essai clinique mené dans une dizaine d’hôpitaux chinois pour mesurer « l’efficacité de la chloroquine sur le traitement de pneumonies associées à la Covid-19 ». Elle a donné des résultats encourageants avec des essais sur « plus de 100 patients » sans qu’on ne connaisse néanmoins les détails sur le profil des patients.
D’après les scientifiques auteurs de l’étude, le phosphate de chloroquine s’est révélé « plus efficace que le traitement reçu par le groupe comparatif pour contenir l’évolution de la pneumonie, pour améliorer l’état des poumons, pour que le patient redevienne négatif au virus et pour raccourcir la durée de la maladie ». Cette étude – très succincte – a été publiée dans la revue ‘’BioScience Trends’’ de façon préliminaire, c’est-à-dire sans avoir été validée par un comité d’experts scientifiques. De plus, elle ne donne pas de chiffres permettant de quantifier l’efficacité de la molécule par rapport au traitement administré au groupe témoin.

‘’Il faut que les gens sachent raison garder et qu’on ait réellement des soubassements scientifiques’’

Mais pour le professeur Daouda Ndiaye, c’est vrai que la Chine dit qu’elle a utilisé de la chloroquine. Mais elle n’a jamais dit que la chloroquine a tué le virus. Parce qu’au niveau de l’homme, jusqu’à présent, il n’y a pas de preuves formelles. ‘’Effectivement, la chloroquine a beaucoup aidé dans la prise en charge. Mais est-ce qu’on peut aller jusqu’à dire que la chloroquine est le médicament pour tuer le virus ou pour la prévention ? Ça, c’est aller très loin. Pour le moment, ce sont des essais cliniques qu’ils ont faits’’, précise-t-il.
Selon lui, un essai clinique demande des dispositions, des bras pour cela. Il faut également avoir une étude comparative. C’est-à-dire entre ceux qui ont été traités par la chloroquine, ceux qui ne l’ont pas été et ceux qui n’ont pas reçu de médicament. Ceux-là, on les appelle les placébos. ‘’Ce qui est clair, c’est que la chloroquine n’est pas un médicament utilisé pour la prévention et on n’a pas prouvé de façon claire que la chloroquine peut tuer le virus. On le connaît très bien comme un antipaludique qui était là, mais qui, à un moment donné, a perdu son efficacité pour les problèmes de mutations génétiques du parasite’’.
Des essais cliniques probants sont en train d’être faits en complémentarité de ce qui a été fait en Chine. Mais il demande aux gens d’être très prudents quant au futur de cette chloroquine par rapport à ce coronavirus.
D’autres médecins ont également mis en garde contre le risque d’automédication lié à ces annonces, rappelant les effets indésirables de la molécule. Le Pr. Raoult lui-même insiste sur le besoin d’être suivi par un médecin. Invité de France Inter ce lundi, Philippe Juvin, Chef du Service des urgences à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, a appelé à faire « très rapidement » la lumière sur l’efficacité de la chloroquine face à la Covid-19. « Le véritable sujet, c’est qu’on n’a pas de traitement contre cette maladie », a-t-il souligné, avant d’appeler à une production massive du produit, dès maintenant.
Pour le professeur de physiologie à la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Onto-Stomatologie, Aminata Sall Diallo, il n’y a aucune preuve scientifique, à ce jour, qui montre que la chloroquine guérit. ‘’Il y a eu un essai qui s’est déroulé à Marseille où on a utilisé la chloroquine pour traiter, entre guillemets, certains malades. Et on a utilisé une association d’hydroxy chloroquine et d’azithromycine. Mais on parle d’essai clinique. Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas des malades qu’on a guéris avec la chloroquine. C’est encore pire pour des gens qui n’ont pas été diagnostiqués positifs d’aller se ruer vers la chloroquine. Le Sénégal a eu une chloroquino-résistance qui a fait que nous avons été, à un moment donné, obligé d’abandonner la chloroquine pour aller vers l’Artemisinin-based Combination Therapy Lartimisieme (ACT)’’, explique-t-elle.
Elle appelle, en outre, les gens à la prudence. ‘’Il faut que les gens sachent raison garder et qu’on ait réellement des soubassements scientifiques, avant de nous lancer dans des stratégies’’, conseille le chercheur.
Des médecins mettent en garde contre le risque d’automédication lié à ces annonces, rappelant les effets indésirables de la molécule. « Il faut faire attention, car la chloroquine a un certain nombre d’effets indésirables : affections du système immunitaire, affections gastro-intestinales, nausées, vomissements, des troubles au niveau hépatique, voire hématologique », juge la coordinatrice du Programme national de lutte contre les hépatites.

L’OMS condamne l’usage de médicaments sans preuve de leur efficacité

L’Organisation mondiale de la santé a mis en garde, ce lundi, contre les « faux espoirs » que peuvent susciter des médicaments non validés par la communauté scientifique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné, ce lundi, l’administration de médicaments aux patients infectés par le nouveau coronavirus, avant que la communauté scientifique se soit accordée sur leur efficacité, mettant en garde contre les « faux espoirs » qu’ils pourraient susciter. ‘’Des études réduites et non randomisées, réalisées à partir d’observations, ne nous apporteront pas les réponses dont nous avons besoin », avertit le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Selon lui, administrer des médicaments non testés, sans la preuve suffisante, pourrait susciter de faux espoirs et même faire plus de mal que de bien, en entraînant des pénuries de médicaments essentiels pour traiter d’autres maladies, dit-il, sans toutefois mentionner de médicaments.
Au cours d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève, le directeur général de l’OMS a fait savoir que la pandémie liée au coronavirus s’accélère, mais que sa trajectoire peut être modifiée. Il a fallu 67 jours pour atteindre les 100 000 cas, onze jours pour atteindre les 200 000 et seulement quatre jours pour atteindre les 300 000. Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle ainsi les pays à passer à ‘’ l’attaque’’, en testant tous les cas et en plaçant en quarantaine leurs proches contacts. ‘’Plus de 300 000 cas de Covid-19 ont été signalés à ce jour. C’est déchirant‘’, dit-il, appelant tous les pays à la solidarité. Ce qui importe le plus, à son avis, c’est ce qu’ils font.
‘’On ne peut pas gagner un match de football uniquement en défendant. Il faut aussi attaquer. Demander aux gens de rester chez eux et établir d’autres mesures de distanciation physique est un moyen important de ralentir la progression du virus et de gagner du temps. Mais ce sont des mesures de défense qui ne nous aideront pas à gagner’’. Pour gagner, dit-il, « nous devons attaquer le virus avec des tactiques agressives et ciblées. Il faut tester chaque cas suspect, isoler et soigner chaque cas confirmé et suivre et mettre en quarantaine chaque contact étroit ».
Cet avertissement intervient alors que ces derniers jours, certains, dont le président américain Donald Trump, la Chine ont fondé beaucoup d’espoir sur la chloroquine, un antipaludéen. En France également, plusieurs élus ont fait monter la pression pour généraliser rapidement l’utilisation de la chloroquine pour traiter le coronavirus, même si son efficacité est toujours en cours d’évaluation scientifique. VIVIANE DIATTA

Etat d’urgence: les horaires de travail dans l’administration, désormais fixés de 9 heures à 15 heures

https://actusen.sn/Désormais les heures de travail dans l’administration seront modifiées à cause de l’Etat d’urgence. Le Président de la République a fait l’annonce ce mercredi lors de la réunion du conseil des ministres tenue au Palais. «Le Chef de l’Etat a décidé de modifier, durant l’Etat d’urgence, les horaires de travail dans l’administration, désormais fixés de 9 heures à 15 heures», peut-on lire dans le communiqué.
Le Chef de l’Etat a également insisté sur la nécessité d’organiser des opérations «coup de poing» du Service national d’Hygiène. Le Président de la République a en outre, demandé au Ministre en charge des affaires étrangères de veiller, en relation avec le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Forces armées, au respect des conditions d’exercice des privilèges et immunités diplomatiques.Mansour SYLLA

Covid-19: Macky Sall en colère contre « l’aumône » du secteur privé

http://www.dakarmatin.com/La contribution financière du secteur privé à la lutte contre le coronavirus s’élèverait à 641 millions Fcfa.
Une « aumône » qui a suscité, selon L’Observateur, une colère noire chez le président de la République, Macky Sall, qui trouve la somme modique.
« Il faut qu’ils assument leurs responsabilités sociétales d’entreprise. Maintenant s’ils refusent de la faire, l’État prendra toutes ses responsabilités », s’est emporté Macky Sall en Conseil des ministres.
Ainsi, le chef de l’État lance-t-il un appel à tous et au secteur privé, aux partenaires et bilatéraux et multilatéraux à apporter leur soutien au Force-Covid-19

Lutte contre la Pandémie à Thies. L’Ex Ministre Abdoulaye Diop remet un chèque de 10 000 000F

https://www.leral.net/La Solidarité pour barrer la route au COVID-19 est bien une réalité à Thies. L’Ex Ministre des Finances M Abdoulaye Diop vient de remporter la Palme en remettant ce Lundi 23 Mars 2020 un chèque de 10 000 000 de FCFA à l’autorité administrative. M Le Gouverneur de Thies a magnifié ce geste empreint de citoyenneté et a invité tout un chacun à faire de même pour pouvoir venir à bout de ce virus bandit. Avec les trois cas déclarés, le COVID-19 commence à gagner du terrain dans la capitale du rail.

 Covid-19: Les Failles Des Mesures Prises Par Macky…(Photos)

https://www.xibaaru.sn/La Pandémie à coronavirus s’installe de plus belle dans le pays. Le Sénégal enregistre tous les jours de nouveaux cas testés positifs au Covid-19. Ce qui a poussé l’Etat à durcir la lutte. Pour se faire le Président Macky Sall avait pris certaines mesures dont l’interdiction des rassemblements mais aussi l’instauration de la loi d’urgence et du couvre-feu.
Mais depuis que ces lois ont été instaurées, l’Etat semble avoir interdit les rassemblements pour en créer d’autres au niveau des boulangeries mais aussi des arrêts de bus.

Foule immense devant les boulangeries…

Depuis que la vente de pain a été interdite dans les boutiques des quartiers par l’Etat du Sénégal, des foules immenses sont notées à l’entrée et parfois même au sein des boulangeries où les normes sanitaires sont loin d’être respectées.
Les personnes qui font la queue en ces lieux dénoncent avec la dernière énergie cette situation et invitent l’Etat à revoir cette mesure.

Des arrêts de bus bondés de monde…

En ce premier jour d’état d’urgence, le réveil a été brutal pour les nombreux citoyens qui ont tentés de rallier leur lieu de travail. Avec la limitation des nombres de places dans les transports en commun, les passagers s’étaient rassemblés dans les arrêts de bus avec l’espoir d’avoir un moyen de transport.
Certains n’hésitent pas à se bousculer pour satisfaire leur désir de voyager. Oubliant les normes d’hygiène mais aussi contractant de plus en plus le virus.
Depuis que l’État a décrété l’urgence sanitaire au Sénégal, les citoyens semblent voir leur monde s’écrouler de jour en jour.Aliou Ngom (stagiaire) pour xibaaru.sn

Conséquences Du Couvre-Feu: 16 Personnes Interpellées Entre Mbour Et Saly

https://www.xibaaru.sn/L’opération de sécurisation menée dans la nuit du 25 au 26 mars de Mbour à Saly, a abouti à l’interpellation de 16 personnes pour non respect du couvre-feu.
Ainsi, 16 véhicules ont été mis en fourrière mais aucun incident n’a été noté rapporte nos confrères de seneweb.
Pour rappel, la première nuit de couvre-feu avait permis l’interpellation de 26 personnes dans les mêmes localités.

ENFANTS MENDIANTS EN CETTE PÉRIODE DE CRISE :Ndèye Saly Diop Dieng déroule un plan de retrait

http://www.enqueteplus.com/Est-ce, avec la pandémie de la Covid-19, qu’on va enfin assister au retrait définitif des enfants de la rue ? L’espoir est permis, avec la batterie de mesures annoncées, hier, par le ministre de la Famille, de la Femme et de la Protection des enfants, pour le retour des enfants dans leurs foyers d’origine.
‘’Le combat contre la Covid-19 rime avec zéro enfant dans la rue’’, déclare le ministre de la Famille, de la Femme et de la Protection des enfants Ndèye Saly Diop Dieng. Mais, à ce jour, les enfants en situation de rue n’ont pas disparu des artères de la capitale. Conformément aux mesures indiquées par les autorités sanitaires hier, le ministre a invité à ‘’une attention renforcée pour les enfants en général et en particulier pour ceux en situation de rue ou privés de protection parentale qui sont particulièrement exposées’’. Ces derniers, poursuit-elle, de par leur mobilité et leur exposition sociale, connaissent un risque élevé de contamination et deviendraient des vecteurs de propagation plus larges de la maladie au sein de la communauté.
Le ministre de la Famille annonce ‘’plusieurs mesures déclinées en un plan d’urgence des enfants de la rue, dans ce contexte de Covid-19’’. Il s’agit de l’organisation diligente du retour volontaire des enfants au sein de leurs familles d’origine, avec un accompagnement des parents qui s’engageront pour faciliter leur réinsertion. À cela s’ajoute la conduite des opérations de retrait des enfants, en vue de les retirer de la rue et les placer dans les centres d’accueil pour enfants, pour une meilleure prise en charge, le temps de chercher leurs familles d’origine et d’organiser leur retour. Ce travail se fera en collaboration avec les ministères sectoriels (Justice, Intérieur et Santé), les partenaires techniques et financiers et la société civile œuvrant pour la protection des enfants.
À en croire le ministre, les opérations seront conduites ‘’sans délais’’ par les comités départementaux de protection de l’enfant, en étroite collaboration avec les autorités administratives. ‘’J’en appelle à une mobilisation totale et à un accompagnement, notamment des élus territoriaux, des délégués de quartier des ‘badienou gokh’et des ‘ndeyou daara’dont le soutien est une condition incontournable de succès’’, insiste Ndèye Saly Dieng.
En cette période de pandémie, un enfant dehors, selon les scientifiques, peut contaminer en moyenne trois personnes. Et chez cette tranche de la population, les symptômes sont si légers qu’ils peuvent passer inaperçus. Le danger est donc bien réel, si l’on considère ces dizaines de milliers d’enfants forcés de quémander des pièces à longueur de journée.

La société civile attend plus des autorités administratives

Jeudi dernier, les organisations de la société civile axées sur la protection des enfants avaient tiré la sonnette d’alarme, en faisant un certain nombre de recommandations. Dans une déclaration commune, Amnesty International, la Raddho, la Coalition nationale des associations et ONG en faveur de l’enfant (Conafe), l’Association des juristes sénégalaises (AJS), SOS Villages d’enfants Sénégal et le Samu social Sénégal avaient réclamé le retrait immédiat des enfants de la rue.
‘’Aussi, il ne faudrait surtout pas après les confiner dans des structures ou lieux insalubres et inappropriés pour leur prise en charge’’, avaient-elles rappelé, en suggérant « de privilégier la réintégration des enfants retirés de la rue dans leurs milieux familial et communautaire, et d’accompagner ce processus au plan matériel et financier’’.
De leur point de vue, les enfants en situation de rue sont encore une fois ‘’les oubliés des politiques publiques’’. D’autant plus qu’aucune mesure n’a été prise pour les enfants qui sont dans les ‘’daaras’’, privés de prise en charge parentale, les enfants pris en charge dans les structures d’accueil et les enfants en situation de rue. Une situation qui doit changer également par le retour aux responsabilités des parents et une solidarité nationale.
Le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho) réclame plus de diligence. ‘’Nous constatons que l’Etat n’a pas encore intégré nos recommandations. Certes, des ‘daaras’ sont en train de fermer, mais il faut des descentes sur le terrain pour expliquer aux maitres coraniques les mesures d’hygiène. Il faut leur offrir des produits hygiéniques (savon, gel…) et leur donner les moyens de prendre en charge cet aspect. A notre niveau, nous travaillons actuellement avec 30 ‘daaras’et nous leur avons distribué du matériel antiseptique. Cette lutte passe par la formation des maitres coraniques. Il faut aller vers ces maîtres, les sensibiliser et en profiter pour assainir le milieu’’, propose-t-il.
Il s’avère que, pour bon nombre de ‘’daaras’’, malheureusement, l’argent de la mendicité sert à faire vivre l’établissement. Conscient de ce fait, Sadikh Niasse estime que c’est un aspect à prendre en compte, en prévoyant une somme dédiée à leur financement. ‘’Le budget dégagé pour faire face à cette crise ne doit pas se limiter aux entreprises et aux sociétés impactées, il faut également penser aux ‘daaras’. Il est clair qu’en raison de l’état d’urgence et le désencombrement de la voie publique, on ne va pas laisser ces enfants mendier, mais on doit penser à des mesures d’accompagnement’’.
Du côté du Samu social, on attend beaucoup des autorités administratives, surtout en cette période d’état d’urgence où des pouvoirs leur sont conférés. ‘’Le gouverneur de Saint-Louis avait pris les devants, en interdisant la mendicité dans la région, mais cette mesure n’a même pas été respectée. On espère vraiment que cela va changer,les jours à venir’’,nous confie-t-on.EMMANUELLA MARAME FAYE

Rassemblements interdits: La préfecture de Dakar grouille de monde.

https://www.dakaractu.com/Aux fins de se procurer des dérogations ou autorisations de circulation, les Sénégalais ont pris d’assaut les locaux de la Préfecture de Dakar. Cette présence massive devant l’institution est une menace et un non-respect de l’interdiction de rassemblements de personnes dans la lutte contre la propagation du coronavirus au Sénégal.
Une violation des mesures prises par le président de la République Macky Sall et qui se passe non loin du palais. Le Préfet de Dakar, a-t-il été mis au courant de ce qui se passe actuellement devant ses locaux ? Quelles sont les dispositions prises pour une bonne réglementation de l’octroi de ces dérogations et autorisations de circulation…?

COVID-19: Les chefs religieux de Kolda apportent leur contribution morale et financière.

https://www.dakaractu.com/Les guides religieux de la région de Kolda, sous la houlette de Chérif Léheïbe AÏDARA, Khalife général de Saré Mamady, apportent un soutien moral et financier au comité régional de lutte contre le Coronavirus (COVID-19).
Au-delà des prières formulées, les guides religieux ont donné une enveloppe de 1.520.000 F Cfa.
Une somme qui a été remise au Gouverneur par la délégation conduite par Monsieur Chérif Léheïbe AÏDARA, Khalife général de Saré Mamady et ami du Président Macky Sall.
Cette somme est le fruit de la participation des différentes familles religieuses musulmanes mais aussi chrétiennes. Monseigneur Jean Pierre BASSENE, Evêque de Kolda, au nom de l’Eglise, a apporté sa contribution.
Les guides religieux entendent ainsi répondre à l’appel du Chef de l’Etat, en accompagnant les décisions prises lors de son discours du lundi 23 mars 2020.
Le travail d’information, d’éducation et de  communication à l’endroit des familles et des fidèles va se poursuivre pour en finir avec le COVID-19.
Cette belle initiative révèle l’unité et la solidarité des relations entre les chefs religieux de tous bords de la région de Kolda. Les bons rapports entre les religieux musulmans et chrétiens ne sont plus à démontrer au Fouladou.

Lutte Contre Le Covid-19: Barth Casque 100 Millions FCFA

Le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélemy Dias, débloque 100 millions de Francs CFA pour freiner l’avancée du Coronavirus au Sénégal.
La Somme se répartie comme suite :
– 50 millions en denrées alimentaires
– 17 millions en équipement de protection individuelle pour la population
– 3 millions de subventions aux postes de santé
– 5 millions en équipements pour les postes santé
– 15 millions fcfa en espèce pour les retraités, les couches défavorisées et les chômeurs
– un soutien en nature aux services d’hygiène et au commissariat de Dieuppeul.

Sénégal: Les autorités doivent veiller au respect des droits humains en toutes circonstances. (Organisations de droits de l’Homme)

https://www.dakaractu.com/La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), ARTICLE 19 Afrique de l’ouest/Sénégal et Amnesty International Sénégal condamnent vigoureusement la violence exercée par les forces de défense et de sécurité contre des citoyens le 24 mars au premier jour de l’application de l’Etat d’urgence proclamé par le Président Macky Sall le 23 mars 2020 pour lutter contre la pandémie du Covid19.
Tout en exhortant les citoyens et citoyennes à respecter les mesures prises par les autorités étatiques pour lutter contre la pandémie, nos organisations rappellent que leur mise en œuvre n’autorise nullement le recours à la violence et aux mauvais traitements, ainsi qu’à un usage excessif de la force par les forces de défense et de sécurité.
Les dispositions législatives prévoient des sanctions spécifiques contre tout manquement et celles-ci doivent être respectées par tous y compris les forces de défense et de sécurité. Les contrevenants aux mesures édictées par la loi doivent être interpellés et remis à la justice.
Nos organisations appellent les autorités étatiques compétentes à donner des instructions fermes aux forces de défense et de sécurité pour que cessent les atteintes aux droits humains observées pendant la première nuit de couvre-feu.
Ont signé :Me Assane Dioma Ndiaye – LSDH,Sadikh Niasse – RADDHO,Fatou Jagne Senghore – Article 19 Afrique de l’ouest/Senegal,Seydi Gassama, Amnesty International Sénégal,Fatou Jagne Senghor  ARTICLE 19 Sénégal Afrique de l’Ouest

Les peuples sérieux assument eux-mêmes leur santé Par Guy Marius Sagna

Que faire face au Coronavirus ?Vaincre !Vaincre le Coronavirus c’est respecter les consignes sanitaires et administratives.
Cela, nous devrons l’expliquer inlassablement à nos concitoyens.
N’oublions jamais que pour faire tomber le mur de Sikasso, il a fallu canonner pendant dix jours sur le même point. Alors nous allons expliquer, encore expliquer, beaucoup expliquer, toujours expliquer jusqu’à la victoire.
Tous les citoyens inquiets le sont chacun à leur manière.
Jamais la bourgeoisie bureaucratique sénégalaise n’a eu aussi peur depuis 1960. Car pour la première fois elle est confinée au Sénégal. Pour la Première fois elle est condamnée à se soigner au Sénégal. Pour la première fois elle se sent menacée par une maladie.
Oui, elle pouvait accoucher à l’étranger et ne pas se sentir concernée par la mortalité maternelle (04 par jour). Elle pouvait soigner sa cataracte à l’étranger et ne pas se sentir concerné par les 10 à 11.000 sénégalais qui perdent leur vue chaque année au Sénégal des suites d’une cataracte. Elle pouvait se soigner à l’étranger et ne pas se sentir concernée par la surpopulation sanitaire (un hôpital pour 542.000 habitants. C’est-à-dire que nos hôpitaux sont surchargés de 392.000 habitants). En réalité, la vague déferlante de violences qui a balayé le citoyen sénégalais hier est l’expression de cette panique bourgeoise rattrapée par ses propres turpitudes.
En effet, Après avoir confiné le peuple sénégalais, durant des décennies, dans l’analphabétisme (54%), l’obscurantisme, l’infantilisme, l’achat de consciences…la réaction actuelle du peuple sénégalais est normale. Le peuple est comme le sol. Tout ce qu’on y sème, on finit par le récolter.
J’exprime toute ma solidarité à toutes les victimes des violences policières d’hier qui n’ont épargné personne. Pas même le personnel soignant. J’exprime toute ma tristesse devant les vidéos de membres des forces de défense et de sécurité jouissifs dans la préparation des violences qu’ils ont exercées. Nous prenons acte du communiqué de la police.
Mais la coïncidence entre le retour du tristement célèbre Arona Sy et cette violence est plus que troublante. Mais la police sénégalaise est structurellement violente. Rappelons que nous attendons encore la vérité sur les assassinats de Abdoulaye Timera, Elimane Touré, Seck Ndiaye, Pape Sarr…Le ministre de l’intérieur est interpellé.
Si un citoyen trouvé dans la rue pendant le couvre-feu mérite d’être bastonné, que méritent nos élus qui nous ont empêché d’avoir souverainetés sanitaire, alimentaire, monétaire, budgétaire, sécuritaire, culturelle qui nous auraient permis d’affronter ce Coronavirus des conditions infiniment meilleures ? « Il y a des années qui apportent des questions, et des années qui apportent des réponses. » disait Zora Hurston. L’année Coronavirus en apporte énormément.
La violence d’hier est aussi inquiétante en ce qu’au moment où ailleurs ils sont déjà dans les leçons à tirer du Coronavirus et dans la prospective, ici ils n’ont toujours pas compris que l’une des leçons est qu’il faut changer le rapport entre les élus et le peuple souverain, le rapport que les élus entretiennent avec la violence.
Parmi ces réponses : la police et la prison ne feront jamais le travail de l’école ou de l’hôpital. Tandis que l’Ecole et l’hôpital peuvent réduire drastiquement le travail de la police et de la prison.
Nous avons toujours dit qu’il n’y avait pas suffisamment de policiers. Malgré la violence policière nous continuons à le dire car nous pensons à la surcharge énorme de travail qui pèse sur les épaules de nos concitoyens policiers. 3.200 policiers qui font le boulot de 16.000 policiers, c’est inacceptable. Mais il y a pire. Au même moment, nous avons 2.000 infirmiers qui font le job de 53.000 infirmiers ; nous avons 1333 sages-femmes qui font le job de 53.333 sages-femmes ; nous avons 842 médecins qui font le boulot de 1600 médecins ; 43 médecins orthopédistes qui font le travail de 1.600 orthopédistes. Qu’est-ce à dire ? Durant 60 ans, nos élus ont privilégié la formation et le recrutement de policiers et négliger des investissements pour un bon système de santé et un bon système éducatif. Pourquoi ? Une classe a besoin de la force pour diriger un peuple contre ses intérêts.
Continuons à barrer la route au coronavirus et à méditer ses leçons dont la première est l’urgence du Cleanning system. Un système où il y aura plus de policiers dans de meilleures conditions et formés pour être au service du peuple. Mais également un système de santé populaire, panafricain avec  plus d’infirmiers, de médecins, de sages-femmes, d’hôpitaux avec suffisamment de matériels…
Si je peux me prononcer aujourd’hui sur l’actualité de mon pays c’est grâce à vous toutes et tous. Le message que vous avez donné a été clair : « dans plusieurs pays les citoyens ont la liberté de manifester. Dans une démocratie ils possèdent encore la liberté après avoir manifesté. Nous voulons que le Sénégal soit une démocratie ». Encore une fois mille fois merci d’avoir rendu le sourire à mes deux femmes avec lesquelles je suis depuis quelques heures. Grâce à vous.Guy Marius Sagna

Bavure policière au couvre-feu/Commissaire Cheikhna Keïta dénonce: «Ils peuvent être rigoureux, mais pas n’importe comment. À donner des coups n’importe comment, c’est très gênant, c’est très déplorable»(Entretien)

https://www.dakaractu.com/–Le Commissaire à la retraite Cheikhna Keïta a déploré vivement «les bavures policières» constatées hier nuit. Des comportements qu’il ne légitime pas. C’est pourquoi il a demandé aux autorités de la Police de régler ces écarts pour pouvoir maîtriser la situation. Même si à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, mais toujours est-il que qu’il faut le faire en toute légitimité.
C’est quoi une situation d’exception ?
L’Etat d’urgence est une situation d’exception. Cela veut dire qu’on sort du cadre ordinaire de la vie institutionnelle et de la vie normale du pays, de la liberté qu’ont les gens, dans le cadre du respect des lois du droit commun, du droit ordinaire qui s’applique tous les jours.
En termes plus clairs ?
Autrement dit, l’autorité est motivée par la nécessité d’instaurer une situation qui permet à l’autorité de changer la donne et de disposer de certains pouvoirs qui sont des pouvoirs exceptionnels qui ne sont pas des pouvoirs ordinaires. Quand il y a un péril imminent, des risques de troubles particulièrement à l’ordre public, … en ce moment l’article 69 de la Constitution autorise le président de la République à prendre par décret cette mesure, c’est-à-dire d’installer le pays dans une certaine situation, sur l’ensemble du territoire ou sur une partie du territoire. Ça se traduit par le renforcement des pouvoirs des autorités administratives, la restriction de certaines libertés allant jusqu’à détenir quelqu’un,  mettre quelqu’un dans une situation de résidence,  l’arrêter et le mettre quelque part sur la base de simples suspicions qu’on a de la gravité qu’il représente par rapport à l’ordre.»
Appréciez-vous les vidéos qui circulent dans la toile sur les bavures des forces de l’ordre, hier?
Couvre-feu, veut simplement dire limiter les libertés ordinaires d’aller et de venir dans le temps et dans l’espace pendant un moment défini. Mais cela ne veut pas dire que les policiers vont exercer des violences. Il n’y a aucune loi qui autorise à quelqu’un à délibérément utiliser des violences dans le cadre de l’exercice d’une mission, si ce n’est qu’une violence nécessaire pour maîtriser quelqu’un. Au-delà çà, il n’y en a pas. C’est déplorable qu’il y eut des coups distribués çà et là, et même des formes de comportement qu’on ne comprend pas et qui sont de la légèreté dans un pays qui est dans cette situation. Je crois que tout le monde doit prendre de la hauteur en même temps. Je crois que dans la mise en œuvre, il y a eu un peu de précipitation. Parce que quand on envoie ses hommes pour une mission comme celle-là, on doit les prendre en main au départ pour leur dire ce pour quoi ils sont déployés ? Comment ils doivent se comporter quand ils sont déployés ? Qui ils ont en face ? Les raisons pour lesquelles ils sont là ? Quel est le rôle qu’ils doivent jouer dans le cadre de cet état d’urgence et dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui est là. La question c’est qu’ils puissent dialoguer avec la population. Ils peuvent être rigoureux, mais pas n’importe comment. À donner des coups n’importe commentC’est très gênant, c’est très déplorable. Il ne fallait çà.
Que préconisez-vous comme solution pour éviter ces bavures ce soir ?
C’est simplement de reprendre la situation en main, ça  c’est aux chefs de le faire. Se critiquer objectivement parce que quand il y a quelque chose qui ne va pas dans une intervention comme celle-là, il faut savoir se critiquer objectivement, ensuite reprendre la situation en main, reprendre les hommes au mur et leur dire ce qu’on attend d’eux. Leurs signifier carrément qu’on n’attend pas d’eux qu’ils se mettent dans des comportements comme ceux-là. C’est ça qu’il faut et organiser l’action, leur donner des instructions précises, claires, nettes et les superviser. Il faut que le dispositif de supervision se déploie en même temps que le dispositif de contrôle et que les hommes aient conscience que ce n’est pas le moment de faire n’importe quoi, parce que s’ils le font, ils risquent d’être sanctionnés…

Aly Khoudia Diaw «L’ennemi numéro 1 du Sénégal pour la riposte contre Covid-19, c’est la désobéissance civile»

http://www.sudonline.sn/Interrogé sur la raison qui fait que certains sénégalais refusent de se conformer à la loi après le non-respect de la mesure malgré le couvre-feu décrété par le Président de la République, Macky Sall pour endiguer la propagation du covid-19, le psychosociologue Aly Khoudia Diaw explique cela par un manque de sensibilisation et une inconscience de certains. Selon lui, la «catastrophe nationale pour le Sénégal et l’ennemi numéro un, c’est la désobéissance civile».
Certains sénégalais n’ont pas respecté la mesure malgré le couvre-feu décrété par le Président de la République. Comment expliquez-vous même devant un ennemi comme le covid-19 ?
Je pense qu’il y’a d’abord un manque de sensibilisation et de communication pour expliquer à la jeune génération ce que c’est un couvre- feu. Il est évident que beaucoup d’entre eux ne le savent pas. Ensuite, les sénégalais pour leur écrasante majorité sont insouciants et se sentent totalement non concernées par la chose publique, surtout lorsqu’elle vient de l’état.
Pour la plupart des cas, ça n’arrive qu’aux autres. Puis, les jeunes sénégalais, la jeunesse de manière générale, n’ont pas suffisamment développé des compétences de vie pour être en mesure de bien jugés la mesure des choses, de comprendre les enjeux de cette épidémie et d’agir en conséquence. Pour tous, c’est à la mode «boulfalé», jusqu’à ce que maintenant les morts commencent à s’entasser.
C’est pourquoi, ils ne respectent aucune consigne et semblent ne pas s’intéresser au couvre-feu. Jusqu’à présent, les jeunes des quartiers populaires continuent de s’asseoir en groupe, de jouer au football, de partager le même verre de thé, de se passer le même joint et même de se serrer la main. C’est une question de sous culture dont l’endémie comportementale prendra des siècles pour se transformer.
C’est de l’indiscipline, doublée d’une absence de jugement et de respect des normes et mesures administratives qui expliquent le non-respect par certains sénégalais du couvre-feu
Vendredi dernier également, certains sénégalais n’ont pas respecté la mesure concernant la fermeture des mosquées. Quels sont les rapports entre les sénégalais et la loi ?
En temps normal, les lois du Sénégal sont respectées mais il y’a toujours des exceptions à la règle. L’homo sénégalensis est un humanoïde avec plusieurs référentiels (citoyenneté et bureaucratie, référentiel religieux, référentiel articulé autour du bon sens,). La catastrophe nationale pour le Sénégal et l’ennemi numéro un, c’est la désobéissance civile. Et c’est ce qui s’est passé le vendredi. C’est  un acte que personne ne peut qualifier. Personne n’a le monopole de la religion. En Guinée en 2014, les imams ont payé un  lourd tribut face à l’épidémie Ebola car dans un premier temps, ils ne voulaient nous suivre dans nos séances de sensibilisation. Ils n’y croyaient pas. Après deux mois à virus Ebola et l’enterrement des imams et leurs «nayimes», le reste est devenu plus réceptifs. Ce n’est pas une question de religion, de croyances ou de non croyances, il s’agit juste de comprendre que ce virus n’épargne personne et le meilleur moyen de le vaincre c’est de l’isoler en refusant les regroupements. Cette épidémie est temporaire si l’on prend la peine de le vivre sereinement.
Ceux qui ont défié la loi sont une minorité qui ne reconnaisse pas l’autorité de l’Etat en matière de religion car cette compétence est transférée aux khalifes et autres guides religieux. La majorité des sénégalais ne défie pas la loi et le comportement d’une minorité ne peut pas être érigé en règle générale. Seulement le mal est déjà fait et les conséquences apparaitront dans deux semaines et en ce moment tout le monde saura les directions à pointer
Quelles conséquences pour le pays si les populations continuent à enfreindre les lois et que doit-on faire pour faire respecter les mesures?
Il faut souhaiter que l’on n’en arrive pas là car, si tel était le cas, la répression sera  très dure et pourrait conduire à un état de siège. Cela veut dire que si les choses empirent, on passera de l’état d’urgence à l’état de siège et en ce moment les décisions civiles seront rayées de la défense stratégique et l’armée sera seul maitre à bord. Il faut que les gens comprennent qu’aussi bien au niveau du sommet de l’Etat qu’au niveau de tous les sectoriels engagés dans cette guerre, plus personne ne rigole. Hier (mardi, Ndlr), on a vu des scènes de bastonnades avec la Police, il faut savoir qu’aucun policier ne sera sanctionné pour avoir agi en état d’urgence pour des cas de bastonnade. Et c’est de la fumisterie que de s’égosier dans les plateaux radios et télé alors qu’on a aucune maitrise de ce que l’on dit. On n’a jamais eu sous les yeux un papier officiel de la République du Sénégal, on est dans aucune structure administrative. C’est trop facile ce qui se passe dans nos télévisions et cette attitude est déplorable. Il faut oser dire la vérité aux Sénégalais.
C’est la vie de la Nation qui est en cause, si on laisse cette épidémie prendre le dessus sur nous. Cette culture de la promotion de la sous culture et de la sous citoyenneté doit cesser et faire place à un discours responsable. Quand quelqu’un se plaint parce qu’il a été frappé, il faut lui reconnaitre que personne n’a le droit de le frapper mais ensuite il faut lui faire comprendre qu’il est fautif et qu’à l’avenir il doit respecter les décisions de l’Etat car, c’est pour le protéger lui et même ainsi que tous les autres, c’est ça un discours responsable.
Ce sont les mêmes recommandations habituelles que je formule, être propre et sauvegarder la propreté de la maison, retenir les enfants et être confiné, demander de l’aide à la direction générale de l’action sociale si possible pour ceux qui sont confinés et ne peuvent aller au travail, éviter d’être en groupe, de partager les mêmes verres de thé, javelliser toujours portes, loquets et surfaces, etc.

 «NOUS AVONS SURMONTE LES ETAPES UNE A UNE» PAR CHEIKH MBACKÉ AMAR

http://www.sudonline.sn/Le Collectif des Etudiants sénégalais à Wuhan lance un appel solennel à l’unité, un appel à la cohésion nationale et internationale en tant que dignes fils de la Nation sénégalaise, pour une éradication rapide et totale du fléau que représente le covid19.
Le Collectif des Etudiants sénégalais à Wuhan lance un appel solennel à l’unité, un appel à la cohésion nationale et internationale en tant que dignes fils de la Nation sénégalaise, pour une éradication rapide et totale du fléau que représente le covid19.
C’est avec un profond sentiment d’humilité mais aussi de haute conscience devant l’ampleur de la tâche et de la gravité de la situation que le Collectif des Etudiants sénégalais à Wuhan invite l’ensemble des populations à l’unité, à la cohésion et à la discipline pour vaincre cette pandémie,
Le Collectif témoigne toute sa gratitude à l’endroit de tous les peuples, de toutes les autorités sénégalaises, chinoises et d’ailleurs, de toutes les bonnes volontés souvent anonymes qui participent à la lutte.
Le Collectif exprime sa compassion à l’endroit des familles de toutes les victimes de cette calamité. Paix à leurs âmes. Nous, sénégalais à Wuhan nous ne les oublierons jamais dans nos prières. Nous avons traversé une épreuve et en surmontons les étapes une à une grâce à l’aide de Dieu.
Le Collectif manifeste sa reconnaissance envers toutes les personnes qui leur ont manifesté leur soutien moral, leur appui financier et leur ont permis de tenir debout et stoïques. Grâce à cette présence, cette marque de considération et d’affection, nous les sénégalais actuellement à Wuhan nous nous portons bien. Mais notre santé n’a aucune valeur si notre mère patrie est infectée, affectée et malade.
Monsieur le président de la République, nous avons mesuré et apprécié la force de votre message qui porte réconfort et appelle à la discipline, à la résilience, à la solidarité dont des sénégalais ont tant besoin. Oui, seul un bloc uni et soudé dans le sacrifice et l’abnégation vaincra ce fléau du siècle.
Puisons dans le vivier de ressources morales, de valeurs ancestrales de notre cher Sénégal fort connu pour son sens élevé de l’honneur, de l’engagement, de sacrifice suprême lorsque le combat l’exige. Liés comme les bois d’un fagot, nous serons à la hauteur pour porter la flamme victorieuse et salvatrice.
L’heure est à la défense de la mère patrie. Le Collectif exhorte les sénégalais de tous bords, pouvoir comme opposition, à faire preuve de haute citoyenneté et de patriotisme sans faille, durant cette crise dont l’issue ne dépendra que de nos comportements responsables. Le covid-19 nous a eu par surprise mais respectueux des consignes et unis, aisément nous le vaincrons.
Par ailleurs, dès que le confinement de Wuhan sera levé le Collectif a pris la décision de se muer sous le sceau du bénévolat et du volontariat en cellule d’écoute, d’assistance et d’appui psychologique voire matériel financier logistique à la disposition de toute autorité de toute société de toute personne engagée dans la lutte contre le virus.
Que Allahou SWT dans son infinie miséricorde nous protège nous assiste et nous sauve.Wuhan, Mercredi 25 Mars 2020.Collectif des Etudiants Sénégalais à Wuhan.Cheikh Mbacké Amar

COVID-19: Les mesures sollicitees  par l’Association des locataires du Sénégal (A.D.L.S)

https://www.dakaractu.com/ « Alea jacta est » (« Le sort est jeté », disaient les Romains comme pour affirmer leur responsabilité face au risque de précipiter les événements. Ainsi,le président de la République vient de décréter «L’Etat d’urgence».
Nous saluons vivement cette mesure et demandons à l’ensemble de nos concitoyens une forte adhésion en vue de son application effective sur le terrain.
Le mode de contagion est tellement rapide que nous demandons à tous les locataires de respecter les mesures d’hygiène édictées par les autorités sanitaires de ce pays.
Nous saisissons cette même occasion pour demander solennellement au Chef de l’Etat de penser à ces milliers de pères de familles locataires qui, pour les raisons que nous savons, risquent d’être confrontés à des problèmes de paiement de loyer. Ces derniers risquent tous d’être expulsés pour défaut de paiement.
En effet, nous avons été saisis par de nombreux chefs de familles dont le travail a été fortement secoué par les restrictions de cette période de crise que nous traversons tous.
Dans la dignité, nous devons combattre « Corona virus », dans la solidarité et l’entraide, nous la vaincrons.
Nous lançons un vibrant appel au Président de la République afin que les locataires puissent être accompagnés dans les paiements de loyer pour les deux ou trois mois à venir.
Ceci, M. le président est une forte demande sociale, et, en bon père de famille que vous êtes, nous savons que nous pouvons compter sur l’enveloppe dégagée pour accompagner les mesures prises.
C’est dans ce même ordre d’idée que nous vous demandons de bien vouloir geler toutes les mesures d’expulsion jusqu’à l’extinction complète de ce fléau mondial que constitue « le COVID 19 ».
Nous demandons au garde des sceaux, Ministre de la justice, de demander une cessation momentanée de tous les congés et autres assignations jusqu’à nouvel ordre.
En pleine propagation du virus « COVID 19 » nous n’aimerions pas voir des locataires à la recherche désespérée de toit pour cause d’expulsion. Comment peut-on respecter les mesures et autres consignes des soignants si on n’a pas où passer la nuit ?
Nous nous félicitons des mesures prises par le chef de l’Etat mais nous demandons vivement au président de la République et à tous les membres de son gouvernement de veiller à ces préoccupations afin que nous n’assistions pas à des vagues d’expulsion compromettant toutes les chances de stopper la propagation du virus.

Covid-19: Les écoles privées laïques en danger par Ismaïla Camara,Directeur d’école

Je voudrais à l’entame de mes propos faire miennes les décisions prises par le Président de la République. Elles sont opportunes, en phase avec la réalité sanitaire. En usant de ses prérogatives constitutionnelles, il prouve encore une fois de plus son statut d’homme d’état accompli.
Hélas! Le sénégalais se croit un être exceptionnel, béni de Dieu, protégé par ses marabouts. Alors il brave tous les interdits, foule aux pieds les conseils prodigués par les sages et les professionnels. Drôle de mentalité! Nous ne sommes pas entre Ciel et Terre et nous ne sommes pas plus musulmans que les autres. Nous sommes seulement insouciants, obnubilés par les biens matériels.
Cet état d’urgence n’a pas un caractère insurrectionnel. Il s’agit d’un état d’urgence sanitaire. Il serait dangereux pour les forces de l’ordre d’entasser des individus désobéissants dans un car ou de les parquer dans un endroit. On obtiendrait dans ce cas l’effet contraire recherché. Elles doivent agir avec célérité et imposer la discipline. Que les prétendus » défenseurs des droits humains » arrêtent de les stigmatiser et de parler de bévues. Des citoyens, au faîte des conséquences de leurs actes, doivent être considérés comme des criminelles qui méritent la guillotine. On doit les obliger à se terrer pour nous éviter au confinement général.

Les écoles privés face coronavirus

Par ailleurs, dans l’adresse du chef de l’Etat à la Nation, l’enseignement en général, celui du privé laïc en particulier, ont été laissées en rade.
Ces écoles, dites de proximité, dépendent exclusivement des mensualités payées par les parents d’élèves. La quasi-totalité n’est pas subventionnée par l’état et les charges sont énormes et multiples : loyer des locaux, charges salariales des enseignants, du personnel administratif et subalterne, cotisations sociales à l’IPRES, à la CSS, à l’IPM, téléphone, électricité et eau ….
Chaînons essentiels du budget de fonctionnement de ces écoles, les parents d’élèves détiennent le nerf de la guerre. Sans leurs apports les conséquences sont énormes et désastreuses : fermeture des écoles privées laïques, chômages de milliers d’enseignants ; des familles entières sans ressources et sans possibilité de soins….
Une baisse drastique du taux de scolarité serait inéluctable car tous les élèves ne pourraient pas être accueillis dans le public.
Compte tenu de l’impact énorme de ce fléau sur l’économie mondiale, de ses conséquences sociales et financières sur les ménages, je voudrais lancer un cri de cœur au Président de la République pour attirer son attention sur cette situation imprévue et lui prier d’étudier, au cas par cas, la possibilité de soutenir financièrement pour trois mois au moins le salaire des personnels, d’annuler les pénalités conséquentes au niveau de l’IPRES et de la CSS, d’avaliser les prêts éventuels à contracter au niveau des banques pour assurer la survie de ces écoles ; d’ex honorer les factures d’eau, d’électricité, de téléphone et de différer les échéances d’impôts …
L’apport de l’enseignement privé laïc est incommensurable. Il s’insère harmonieusement dans le tissu de l’éducation à tous les niveaux. Il fait les meilleurs résultats, éduque nos enfants plus qu’il n’enseigne pour leur insertion sociale. Notre seul recours demeure le Président de la République, protecteur des arts et de la culture, régulateur social, profondément humaniste de par son éducation et sa formation.Que Dieu protège notre pays.*Ismaïla Camara,Directeur d’école

Écoles privées

http://www.enqueteplus.com/Le Collectif des promoteurs d’écoles privées de Guédiawaye (Copep) adresse une lettre ouverte aux autorités du pays pour alerter sur la situation vécue par les institutions. Le collectif, qui accepte et soutient toutes les dispositions prises par le gouvernement aux fins de rompre la chaîne de transmission de la Covid-19, alerte sur les difficultés nées de la décision du chef de l’Etat de fermer les écoles le 14 mars.
Cette décision, selon le communiqué reçu à ‘’EnQuête’’, a fini de créer des situations inquiétantes et bouleversantes dans le secteur de l’enseignement privé laïc à Guédiawaye.
Fort d’un millier d’emplois, le secteur compte des responsables de famille aujourd’hui dans l’inquiétude et le doute, face à l’équation des dépenses familiales à assurer, lit-on dans la note. En cause, aucun espoir de salaire pour cette fin de mois, parce que leurs élèves sont en vacances forcées depuis mi-mars. Ils craignent également des lendemains incertains, rien n’étant clair dans leurs conditions pour les mois à venir.
Les promoteurs, dans leur lettre ouverte, disent en plus souffrir de la pression de leurs bailleurs (propriétaires des bâtiments qui font office d’école) et de celles de leurs souscripteurs des institutions financières auprès desquels ils ont pris des engagements qu’ils sont tenus de respecter. Face à ces imprévus, ils lancent un cri du cœur pour que leur situation fasse l’objet d’une attention particulière

Robert Sagna: «Je salue l’unanimité des Sénégalais autour du président Macky Sall»

https://www.dakaractu.com/A sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat, Robert Sagna a salué l’unanimité autour du président Macky Sall. Robert Sagna d’indiquer Opposition, État, société civile tout le monde a adhéré au projet du président Macky Sall.
Il Indique avec salué les mesures prises et à encourager le Président Macky Sall à suivre cette voie de dialogue avec tout le monde.
Il a appelé le peuple Sénégalais à combattre ensemble aux côtés du président de la république pour vaincre le coronavirus virus qui dit-il est en train de ravager le
monde entier.
Il a aussi invité les Sénégalais à suivre les consignes sanitaires et d’écouter les recommandations des médecins.

Hadjibou Soumaré: «Macky Sall a pris les bonnes mesures 

http://www.dakarmatin.com/L’ancien Premier Ministre, Hadjibou Soumaré a affirmé ce jeudi, que les mesures prises par Macky dans le cadre de cette lutte sont excellentes. Il a été reçu par le chef de l’Etat au palais, dans le cadre d’une large concertation pour conforter le plan de riposte contre la pandémie COVID-19.
L’ancien Président de la commission de l’UEMOA dit également, avoir attiré l’attention du président de la République sur les répercutions de la pandémie sur notre économie et les solutions qu’il faudrait apporter pour aider les couches les plus vulnérablesIl a par ailleurs invité le chef de l’Etat fortifier le service d’hygiène qu’il estime négligé

Souleymane Ndéné Ndiaye après son entretien avec Macky Sall: «Le président a fait ce qu’il avait à faire. A nous de prendre nos responsabilités pour vaincre ce virus…»

http://www.dakarmatin.com/L’ancien premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a salué la démarche du président Macky Sall dans la lutte contre la propagation du coronavirus.
A sa sortie d’audience, il a déclaré « le président de la République a fait ce qu’il avait à faire. Maintenant c’est à nous, sénégalais, de prendre nos responsabilités pour combattre et vaincre ce virus. Cette maladie est grave et la mobilisation de tout le monde ne peut être que bénéfique.
Je salue la présence des leaders et leur soutien au président Macky Sall. Ils se sont engagés à ses côtés pour combattre cet ennemi commun que nous avons. Je profite de cette occasion pour lancer un appel à toute la population à suivre les recommandations des médecins car cette maladie est grave.
Les heures de couvre-feu doivent être respectées et les consignes doivent être suivies. Je prie pour mon frère Moustapha Mbaba Guirassy et tous les sénégalais touchés par cette maladie pour qu’ils guérissent vite. »

Abdoulaye Baldé: «J’ai interpellé le président sur le retard les prélèvements et les résultats à Ziguinchor»

https://www.dakaractu.com/A sa sortie d’entretien avec le président de la République Macky Sall, le maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé s’est exprimé sur l’élan de solidarité que doivent avoir tous les Sénégalais auprès du chef de l’Etat Macky Sall. Il est revenu sur les difficultés rencontrées à Ziguinchor sur les prélèvements et le retard des résultats. Il indique que plus de 200 personnes sont confinées à Ziguinchor et que des mesures doivent être prises pour des prélèvements rapides mais aussi pour un retour rapide des résultats pour éventuellement commencer le traitement. Il a expliqué que le président avait entendu sa doléance et qu’il allait prendre rapidement des mesures pour trouver une solution à cela.
Abdoulaye Baldé est aussi revenu sur sa demande au chef de l’Etat pour que les maires du Sénégal obtiennent des dérogations et autorisations de circulation pour pouvoir gérer leurs communes surtout en cas d’urgence. Le leader de l’Union Centriste du Sénégal a affirmé que le président Macky Sall a tout de suite donné instruction au ministre de l’Intérieur pour que les maires du Sénégal soient autorisés à circuler au delà de 20 heures.
Il a félicité le président Macky Sall pour tous les actes posés depuis l’apparition du coronavirus au Sénégal et a appelé à l’union sacrée pour vaincre le virus.

Cheikh Tidiane Gadio après son entretien avec Macky Sall: «Nous sommes un grand pays et ensemble,unis, nous sommes très forts…»

https://www.dakaractu.com/L’honorable député Cheikh Tidiane Gadio a eu un entretien avec le président de la République Macky Sall au palais. Le leader de Luy Jot Jotna est revenu sur le contenu de son entretien avec le chef de l’Etat.
D’emblée, Cheikh Tidiane Gadio s’est dit rassuré de cette union sacrée auprès du président Macky Sall.
Il est ensuite revenu sur la dette publique des pays africains qu’il demande que ça soit annulée ou différée. Il a appelé les partenaires économiques des pays à annuler cette dette qui risque d’être difficile a être payée par les pays africains.
Il dit avoir longuement discuté avec le président Macky Sall de ce sujet car après la pandémie, c’est une nouvelle culture économique qui va s’ouvrir. Il indique que ce sera une bataille dure pour redresser les économies.
Cheikh Tidiane Gadio a aussi salué l’engagement du peuple Sénégalais qui a répondu favorablement à l’appel du Chef de l’Etat. Il a magnifié le respect des mesures prises telles que le couvre-feu.
Il a appelé les fils du pays à se ranger derrière le président Macky Sall et l’accompagner dans ce combat national.

Sabotage du couvre-feu à la Médina: Bamba Fall condamne le comportement des jeunes

http://www.dakarmatin.com/Le maire de la Médina a condamné le comportement de certains jeunes de sa commune. Ceux-ci ont bravé le couvre-feu mercredi soir et défié les forces de l’ordre. Bamba Fall demande que les maires bénéficient de la dérogation par rapport au couvre-feu. L’édile pense également que les élus locaux doivent être impliqués dans la répartition du Fonds social de 50 milliards mis en place par le chef de l’Etat.
Saboté une première fois le mardi, le couvre-feu l’a été une seconde fois hier (mercredi). Une frange des jeunes de la Médina parmi les déviants. « Le comportement de quelques jeunes à Dakar et plus particulièrement à la Médina, est totalement regrettable. Je demande solennellement à tous ces jeunes de Dakar, de la Médina et de tous le Sénégal d’être disciplinés et de collaborer avec les forces de l’ordre« , a déclaré Bamba Fall soulignant que les forces de l’ordre nous aident à éradiquer la pandémie du coronavirus.
Le déviance des jeunes a été poussée a tel point que l’édile a été obligé de sortir – la nuit – au motif de les dissuader. » Je pense qu’ils ne doivent pas défier ces forces de l’ordre« , a ajouté le maire.
Le premier magistrat de la commune de Médina a aussi déploré le fait que les forces de l’ordre mâtaient les jeunes au premier jour du couvre-feu. Mais finalement dit-il, « on voit que des gens sont obligés d’être mâtés parce qu’ils sont indisciplinés. Ce qui n’est pas normal« .
Ils ne sont pas sur la liste des personnalités ayant obtenu une dérogation concernant la mesure du couvre-feu. Les maires du Sénégal. Un constat amer pour Bamba Fall et Cie. En réunion mercredi après-midi, ils ont déploré à « l’unanimité » l’arrêté ministériel du ministre de l’Intérieur sur la question. « Les maires devraient en bénéficier parce que le maire étant le premier magistrat de sa commune. En cas d’incendie ou d’effondrement de maison etc, c’est le maire, à n’importe quelle heure qui sort. Donc, le maire ne peut pas être exclu. Les maires demandent au ministre de l’Intérieur de revoir sa copie et de les intégrer pleinement et leurs donner des responsabilités« , a fustigé M. Fall.
Autre souci des maires. C’est la rondelette somme décaissées par le président de la République Macky Sall pour les vivres et autres actions sociales en ces temps de crise liée à la pandémie du Covid-19. Écartés à la réflexion, ces élus locaux bronchent. « Ce sont les maires qui gèrent les populations. Nous demandons que les maires soient responsabilisés parce que Dakar devient maintenant, l’épicentre de la maladie« , a dit Bamba Fall

Coronavirus: La presse américaine rend hommage au Prophète Mohammed

https://actunet.net/-US President Donald Trump waves as he arrives at the White House after a trip to Asia on June 30, 2019 in Washington, DC. – Trump attended the G-20 summit, visited South Korea, and briefly met with North Korean leader Kim Jong-un. During his meeting with Jong-un, Trump crossed the Korean DMZ making him the first sitting US President to enter North Korea. (Photo by Alex Edelman / AFP)
Le célèbre hebdomadaire américain Newsweek, a consacré un article au Prophète de l’Islam mettant à l’honneur les mesures d’hygiène et les conseils prophétiques qu’il a transmis à l’humanité en cas de pandémie il y a plus de 1400 ans.
« La pandémie de COVID-19 oblige les gouvernements et les sources d’information à fournir les conseils les plus précis et utiles à la population mondiale, car la maladie est en effet de portée mondiale. Les professionnels de la santé sont en forte demande, tout comme les scientifiques qui étudient la transmission et les effets des pandémies.
Des experts comme l’immunologue Dr Anthony Fauci et le journaliste médical Dr Sanjay Gupta disent qu’une bonne hygiène et la mise en quarantaine, ou la pratique de l’isolement des autres dans l’espoir de prévenir la propagation de maladies contagieuses, sont les outils les plus efficaces pour contenir le COVID-19.
Savez-vous qui d’autre a suggéré une bonne hygiène et une mise en quarantaine pendant une pandémie?
Mohammed ?, le prophète de l’Islam, il y a plus de 1 300 ans.
Bien qu’il ne soit en aucun cas un expert «traditionnel» en matière de maladies mortelles, Mohammed ? avait néanmoins de bons conseils pour prévenir et combattre un mal comme COVID-19.
Mohammed a dit: « Si vous entendez parler d’une flambée de peste dans un pays, n’y entrez pas; mais si la peste éclate dans un endroit pendant que vous y êtes, ne quittez pas cet endroit. »
Il a également déclaré: « Ceux qui souffrent de maladies contagieuses doivent être tenus à l’écart de ceux qui sont en bonne santé. »
Mohammed ? a également fortement encouragé les êtres humains à adhérer à des pratiques d’hygiène qui protègent les gens contre les infections. Considérez les hadiths suivants, ou les paroles du prophète Mohammed :
« La propreté fait partie de la foi. »
« Lavez-vous les mains après votre réveil ; vous ne savez pas où vos mains se sont déplacées pendant votre sommeil. »
« Les bienfaits de la nourriture résident dans le lavage des mains avant et après avoir mangé. »
Et si quelqu’un tombe malade? Quel genre de conseils Mohammed ? donnerait-il à ses semblables qui souffrent de douleur?
Il encourageait les gens à toujours chercher un traitement médical et des médicaments: « Faites usage d’un traitement médical », a-t-il dit, « car Dieu n’a pas fait de maladie sans en nommer un remède, à l’exception d’une maladie – la vieillesse ».
Peut-être plus important encore, il savait quand équilibrer la foi avec la raison. Au cours des dernières semaines, certains sont allés jusqu’à suggérer que la prière serait mieux pour vous éloigner du coronavirus que d’adhérer aux règles de base de l’éloignement social et de la quarantaine. Comment le prophète Mohammed ? réagirait-il à l’idée de la prière comme principale – ou unique – forme de médecine?
Considérez l’histoire suivante livrée à nous par le savant perse du IXe siècle, Al-Tirmidhi: Un jour, le prophète Mohammed ? a remarqué qu’un bédouin quittait son chameau sans l’attacher. Il a demandé au Bédouin: « Pourquoi ne pas attacher votre chameau? » Le Bédouin a répondu: « Je mets ma confiance en Dieu. » Le Prophète a alors dit: « Attachez d’abord votre chameau,puis mettez votre confiance en Dieu. »
Mohammed ? a encouragé les gens à chercher des conseils dans leur religion, mais il a espéré qu’ils prennent des mesures de précaution de base pour la stabilité, la sécurité et le bien-être de tous.
En d’autres termes, il espérait que les gens utiliseraient leur bon sens. »
Ajoutons que le Prophète Mohammed ? a donné un conseil de taille pour faire face aux épidémies. Aïcha rapporte avoir interrogé le Prophète Mohammed? sur les épidémies (ou la peste). Il ? répondit :
« Il s’agit d’un châtiment envoyé par Allah à ceux qu’il choisit de punir. Par ailleurs, il en a fait une miséricorde pour les croyants. En effet, quiconque demeure patiemment dans une région touchée par une épidémie avec l’espoir d’en être récompensé par Allah et en étant persuadé que rien ne pourra l’atteindre qui n’ait déjà été décrété par Allah, obtiendra une récompense identique à celle du martyr.» [Al-Boukhari].

Gestion de la lutte contre le coronavirus: La colère des maires du Sénégal

https://www.seneweb.com/Les maires du Sénégal réclament plus de considération dans la gestion de la crise contre la Covid-19. Ainsi, ils comptent se rencontrer dans les heures à venir en présence du président de leur association, Aliou Sall pour discuter de la riposte face au coronavirus. L’annonce de l’édile de la Médina, ce jeudi, sur la Rfm.
Bamba Fall de signaler que les maires ont déploré à l’unanimité le fait qu’ils ne font pas partie des ayants-droits des dérogations suite à l’arrêté du ministère de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. « Seules quelques personnalités bénéficient de cette dérogation lors du couvre-feu alors que nous devons en profiter parce que le maire est le premier magistrat de sa commune. En cas d’incendie, d’effondrement de maison ou autres, c’est lui qui sort à n’importe quelle heure donc il ne peut pas être exclu », a-t-il indiqué.

L’invite faite à Macky Sall et  Aly Ngouille Ndiaye

Les maires demandent à ce que le ministre de l’Intérieur revoie sa copie et les intégre pleinement en leur donnant des responsabilités.
En ce qui concerne l’enveloppe sociale du Chef de l’Etat qui se chiffre désormais 69 milliards (50 milliards au départ) de FCFA, Bamba Fall et Cie affirment qu’ils doivent être associés à la réflexion. «Certes les fonctionnaires sont éligibles, mais ce sont les maires qui gèrent les populations », a-t-il lancé.
« Nous demandons à ce que les maires soient responsabilisés parce que Dakar devient l’épicentre de cette maladie. Donc, la capitale doit se lever comme un seul homme et combattre le coronavirus », a-til préconisé.

Touba: Très mal-en-point, voici les images de la journaliste brutalisée

http://www.dakarmatin.com/Brutalisée par les forces de l’ordre qui étaient en faction dans le cadre du couvre feu décrété par le président de la République Macky Sall, Mame Awa Ndiaye, la journaliste de Touba Tv qui était en reportage a Khayra est actuellement très mal-en-point.
Au moment où ces lignes sont écrites, elles entre les mains des blouses blanche à l’hôpital Ndamatoutou de Touba.
A signaler que la journaliste au moment des faits avait par dévers elle, une autorisation spéciale de circuler signée par le préfet du département de Mbacké.
La police a encore frappé. Les victimes, cette fois, Awa Ndiaye, journaliste et son caméraman Ousseynou Mbodj, tous correspondants de Touba Tv à Mbacké. Ce, malgré leur autorisation de circuler, signée par le préfet. La direction de la télévision, a, pour sa part saisi le Synpics et compte user de tous les moyens légaux pour dénoncer « cette barbarie ».

Covid-19 et Couvre-feu: les prostituées, en chômage technique,demandent le soutien de l’Etat

http://www.sudonline.sn/L’apparition du coronavirus a pratiquement mis au ralenti tous les secteurs de la vie économique et sociale du pays en plus d’avoir changé certaines habitudes. Ceux qui s’activent dans le plus vieux métier du monde en subissent les contrecoups avec l’état d’urgence et le couvrefeu instaurés par le Chef de l’Etat sur le territoire Sénégalais en vue de contrecarrer la propagation de la pandémie. Ces travailleuses de la nuit traversent actuellement une période difficile faute de clients, lesquels sont confinés. Les bars, dancings et trottoirs, lieux de racolage, quadrillés par la police.

Quelques-unes d’entre elles sous le couvert de l’anonymat se confient.

L’épidémie du Coronavirus n’a pas seulement mis en chômage les travailleurs, commerçants du secteur informel et autres. Les prostituées et les « Mbaaraneuses » sont également en chômage. Rien ne marche pour elles. Les clients et autres mecs à déplumer ont fondu dans la nature à cause du coronavirus. Et les choses se sont beaucoup plus compliquées avec le couvre-feu instauré depuis lundi dans la soirée. Plus personne n’ose circuler dans les rues de Dakar au-delà de 20 heures. Ce qui fait que les trottoirs sont déserts et les belles de nuit ne pouvant plus s’exposer.
Aicha T. est justement l’une de ces jeunes femmes qui a choisi le commerce du sexe. Elle le pratique depuis l’adolescence, malgré qu’elle ait maintenant la quarantaine. « Ces temps-ci, les  choses  ne  marchent  plus  pour  nous  à cause du Covid. Tous les clients qui venaient me  voir    pour  solliciter  mes  services  ont fondu dans la nature. Ils refusent même de répondre à mes appels. Actuellement, je suis complètement fauchée et  je n’ai rien pour
subvenir  à mes besoins et ceux de mes 4 enfants    que  je  dois  nourrir.  Je  suis  obligée
d’emprunter  de  l’argent  à  un  de mes  voisins», a-t-elle dit.
Selon elle, l’apparition du coronavirus a eu beaucoup de conséquences sur son travail dès lors qu’elle pouvait se retrouver avec 60 000 FCFA ou plus par jour. Et avec la présence du Covid où chacun cherche à se prémunir, elle peut rester tout une journée sans avoir la somme de 1000 FCFA. N’ayant que ce métier pour nourrir sa famille, elle reste stoïque à la maison, priant que l’épidémie disparaisse le plus rapidement possible pour que les choses redeviennent à la normale et que son business recommence à marcher.

Notre saison a fermé

« Souniou saison Teudj naa, ndlr : ‘’notre saison fermé’’, a affirmé une autre prostituée du nom de Sonia B. appelant le Président Sall à les mettre dans le lot des familles démunies à soutenir. « Les clients ne viennent plus  à cause de cette pandémie du Covid 19. Et on ne peut plus fréquenter les bars, dancings et autres endroits qui sont fermés. Les trottoirs non plus à cause du couvre-feu » raconte cette belle nymphe qui dit vivre de la prostitution. Son inquiétude, c’est également de ne plus pouvoir payer son studio. « On ne sait plus à quel saint se vouer. Nous traversons des périodes difficiles,  car  nous  sommes  en  chômagetechnique.  N’eussent été les quelques économies que j’avais mis de côté pour épargner,  cette  période  de  crise  serait  très difficile pour moi et pour toute ma famille dont j’ai  la charge », murmure-t-elle.

« Je continue toujours à recevoir mes clients »

Contrairement à ses autres collègues, Maty, K. continue toujours de recevoir sa fidèle clientèle. «  Le  Covid  19  ne  peut  pas m’empêcher  de  travailler  car  c’est  mon gagne-pain.  Tout ce que j’ai réalisé dans la vie, je l’ai eu en vendant mon magnifique corps », a-t-elle déclaré sans gêne. Avant d’indiquer : « mes fidèles clients viennent me voir dans mon appartement  où  je  reçois comme d’habitude. Mais comme tous les Sénégalais, je respecte les mesures d’hygiène en me lavant bien les mains, en y mettant les solutions hydro alcoolisée.  Cette  disposition est également  valable  pour mes visiteurs. Et  après chaque  contact avec un client, je prends le soin de bien me nettoyer par mesure d’hygiène », a-t-elle conclu. Racky, sans être une prostituée se désole qu’elle ne voit plus les nombreux hommes qui lui rendaient visite depuis la présence du Covid -19 sur nos murs. Certains ne font qu’appeler. Et depuis l’annonce du couvre – feu, « certains  hommes que    je  recevais  souvent    dans    la  soirée m’ont  clairement    dit    qu’ils  ne    pourront plus venir.  D’autres  m’ont  même  prié  de ne  plus essayer de les  joindre », fait -elle savoir, dépitée de ne plus avoir de mecs à déplumer. Ça aussi, c’est le coup fumant du méchant Covid -19.Le Témoin

 Dr Maurice Soudieck Dione «La finalite pour le président, c’est d’éviter des notes politiques discordantes»

http://www.sudonline.sn/Alors que le président de la République poursuit ses consultations avec des acteurs politiques et sociaux sur les mesures qu’il a prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus au Sénégal, l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Dr Maurice Soudieck Dione, nous livre la portée politique de cette démarche de Macky Sall.
Interpellé par Sud quotidien hier, mercredi 25 mars, le Docteur en Science politique a également fait remarquer au sujet de la polémique qui a suivi la première journée du couvre-feu marquée par une répression policière contre certains citoyens qu’«aucun contrevenant ne peut dire qu’il n’est pas au courant».

«Le Président Sall a besoin d’une large coalition nationale autour de lui pour lutter contre la pandémie»

C’est une initiative pertinente prise par le chef de l’État et qui est à saluer. Car c’est un moyen de dégager un large consensus dans la lutte contre ce fléau qu’est le Coronavirus. En pareilles circonstances, le Président Sall a besoin d’une large coalition nationale autour de lui pour lutter contre la pandémie. C’est aussi un moyen de donner une image de rassembleur et d’unificateur, à travers la théâtralisation des audiences avec les leaders politiques, notamment de l’opposition, et de certains chefs religieux. Dans la continuité du lancement du dialogue national, le Président Sall cherche encore à corriger les perceptions attachées à son image, liées à la perpétuation de pratiques autoritaires dans sa volonté de conservation d’un pouvoir personnel. À cela s’ajoute le fait que l’existence d’un péril contre toute la nation est souvent de nature à faciliter le dépassement des contradictions internes. En 1989 par exemple, la crise sénégalo-mauritanienne a favorisé le rapprochement de la classe politique. Cela est allé jusqu’à l’instauration d’un Gouvernement de majorité présidentielle élargie en avril 1991, après une longue crise politique dont l’origine était le contentieux électoral de 1988 sur fond de crise économique et sociale, en rapport avec l’application des mesures drastiques imposées par les Institutions de Bretton Woods, à travers l’ajustement structurel, après la faillite économique de l’État liée à la prédation et à la corruption politiques. Mais la différence avec la crise actuelle, c’est qu’elle ne porte pas sur des contradictions et conflits relatifs à la compétition au pouvoir, et donc sous cet angle, elle n’est pas politique à proprement parler ; son origine est sanitaire. Elle ne semble donc pas impliquer une solution politique comme la cogestion du pouvoir initiée en 1991 qui résultait donc de la crise de 1988 et après les événements tragiques du conflit sénégalo-mauritanien. Il faut encore préciser que dans ces conditions de crise, le refus ou la radicalisation des opposants envers le président de la République peuvent se retourner contre eux, car ils peuvent être stigmatisés comme n’étant pas de vrais patriotes, et comme étant incapables de s’élever à un niveau républicain qui transcende les clivages partisans.

« La finalité de ces rencontres pour le Président, c’est d’éviter des notes politiques discordantes»

«Je crois que le but de ces rencontres autour du président de la République est avant tout politique et qu’il faut dissocier cela avec la campagne de sensibilisation, d’information et de vulgarisation des mesures sanitaires et sociales à observer face à l’épidémie. La finalité de ces rencontres pour le Président, c’est d’éviter des notes politiques discordantes, car c’est dans la force de l’union que le mal du Coronavirus peut être vaincu efficacement et effectivement. En plus de cela, la crise sanitaire relative à l’épidémie du Coronavirus va avoir des répercussions néfastes sur le plan économique et social, et donc le Président Sall a besoin d’une certaine anticipation pour éviter une politisation des effets pernicieux de la crise susceptibles d’être attribués à son régime. Sur l’observation de l’état d’urgence, le vrai problème qui se pose est de l’ordre de la discipline sociale et citoyenne, mais vu l’urgence et la gravité de la situation, après avoir mené toute la sensibilisation nécessaire, il faut maintenant que la loi s’applique. Car, le danger encouru par la nation peut être d’une gravité exceptionnelle si le personnel de santé venait à être débordé face à des contaminations communautaires massives, c’est-à-dire une généralisation de la maladie, sans qu’on ne puisse retracer la chaîne de transmission et tenter de circonscrire son expansion, surtout en l’absence de remède, ni préventif ni curatif.

«Aucun contrevenant ne peut dire qu’il n’est pas au courant»

«Le Président a dit et fait ce qui relevait de son devoir, de sa responsabilité. Il appartient maintenant aux Forces de défense et de sécurité d’appliquer la loi dans toute sa rigueur. « Nul n’est censé ignorer la loi »; et cela d’autant plus qu’avec la surmédiatisation de la crise sanitaire du Coronavirus, qui est planétaire, avec la campagne d’information et de sensibilisation permanente des instances gouvernementales, le ministère de la Santé et de l’action sociale, le ministère de l’Intérieur, le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, en français et en langues nationales, aucun contrevenant ne peut dire qu’il n’est pas au courant. En France, le Président Macron a eu des mots très forts en disant que le pays était en état de guerre contre le Coronavirus. En Italie, les chiffres annoncés sont montés jusqu’à 800 morts par jour. Une véritable hécatombe, pour un pays développé.
Donc pour un pays démuni comme le Sénégal avec le manque de moyens, la faiblesse du plateau médical, l’insuffisance des personnels de santé, la vie en forte proximité, si la situation n’est pas gérée avec rigueur et intransigeance, elle peut devenir incontrôlée, pour ne pas dire incontrôlable. Il faut donc une fermeté sans faille des Forces de défense et de sécurité dans le respect de la loi pour faire observer scrupuleusement les mesures édictées»

Pr Kitane: «Coronavirus Et Humanité Ou ‘L’insignifiante’ Signifiance De L’homme»

Nul ne peut se réjouir d’un malheur qui le frappe en même temps que l’humanité tout entière, mais cette pandémie de coronavirus a au moins, entre autres intérêts, celui de nous rappeler notre identité biologique. Nous sommes des êtres vivants, tirant nos ressources vitales d’une petite et fragile planète où la vie s’est efforcée depuis plusieurs millions d’années à se frayer un chemin pour persévérer. Nous ne sommes qu’une partie des innombrables ramifications de cette vie, et ce, même si notre orgueilleuse mégalomanie tend à nous le cacher. La preuve : un fragment infinitésimal de cette Vie est venue perturber notre vie ! La vie n’est pas seulement humaine, elle ne nous appartient guère ; au contraire, c’est nous qui lui appartenons : nous n’en sommes que des supports. Nous ne faisons qu’entretenir quelque chose qui s’est arrogé le droit de loger en nous ; nous vivons pour la Vie, pas pour  nous. Notre cadavre sera transformé en vie dès que nous serons mis sous terre. De notre vivant déjà, notre organisme est squatté par d’innombrables parasites. Pourquoi tant d’insolence alors ?
« L’âme qui git dans le corps d’un ver de terre est aussi resplendissante que celle d’une princesse » : cette parabole d’origine hindoue n’est pas l’apologie du ver de terre, c’est plutôt un message d’humilité et de convivialité adressée à l’homme. La convivialité, ce n’est pas seulement un mot qui signifie la disposition ou le comportement consistant à mettre à l’aise les personnes qui viennent de l’extérieur, c’est bien plus : c’est une culture ! Il faut emprunter à l’informatique le sens du mot convivialité : « facilité d’usage d’un ordinateur ». Chacun de nous s’emploie à payer cher l’ordinateur ou le smartphone qui lui ressemble le plus, c’est-à-dire qui lui est familier. Et bien, puisqu’on ne peut pas attendre des autres qu’ils se réduisent à nous servir d’usage, la convivialité que nous inspire l’ordinateur est avant tout l’amabilité en toute circonstance. Faire preuve d’amabilité envers autrui, c’est découvrir sa propre humanité en découvrant la sienne. Car l’amabilité est un refus de la suffisance, de l’orgueil ; c’est la prise de conscience de l’existence indispensable de l’autre dans ma vie. Un visage fermé, c’est comme un smartphone planté : la communication est rompue. Or sans communication, il n’y a ni échange ni culture.
La seule façon que nous avons de nous familiariser avec autrui, c’est de l’accepter dans sa différence. La convivialité, c’est la clé du monde, la clé qui ouvre l’univers de l’autre, car elle transcende la peur et la haine de l’autre. Du personnel médical cubain est arrivé en Italie, pays en détresse. Des émigrés sénégalais donnent du sang pour sauver des vies dans ce pays où les sportifs africains sont parfois victimes de cris de singe racistes. La Chine lointaine envoie plus d’aide à ce pays que les Européens si proches ! Où est la toute-puissante Europe pendant ce temps ? L’économie n’est certainement pas ce qui va sauver ce pays, c’est plutôt l’humain. Nous ne l’avons peut-être pas remarqué, mais ce n’est point une bombe nucléaire qui menace l’humanité, c’est une toute petite « bête » : corona. Corona n’est pas seulement venue nous rappeler notre fragilité, elle est venue nous réveiller de notre insouciante torpeur morale.
Corona n’est donc pas seulement un virus, c’est une piqûre de rappel adressée à l’humanité. A mon sens, la civilisation n’a de sens que si elle permet de sauver l’homme en sauvant la nature, pas de gommer la nature. Notre destination ultime n’est pas de creuser une tranchée infranchissable entre la nature et la culture, c’est plutôt de comprendre que nous sommes dans une nature à laquelle nous devons une dette.  Nous ne pourrons jamais effacer cette nature qui, non seulement nous environne, mais aussi fait vibrer chaque molécule de notre organisme dans une mélodie quantique universelle et ce, quelle que soit la race à laquelle nous croyons appartenir. Notre identité biologique n’a pas attendu la science pour s’affirmer de façon apodictique dans nos fonctions biologiques les plus primaires.
Cette identité biologique de l’humanité est non seulement irréfutable, mais elle devrait désormais servir de fondement à toute éthique ultérieure. Si la maladie et la mort sont aussi mondialisées, la notion de frontière doit être revisitée ; révisée. Il y a plus d’investissement pour séparer les pays et les peuples que pour nourrir, éduquer et soigner l’homme. Quelle absurdité ! Des murs en béton armé, des barrières, des remparts de soldats pour barrer la route aux immigrants, une sécurité biométrique toujours plus avancée. On sépare les hommes, la vie les unit davantage. Ah l’humain !
La terre est destinée à être l’antre de la vie, nous l’avons transformée en front de guerre à cause notre cupidité. Les nations s’épient réciproquement, se méfient entre elles et  s’engagent dans une course impitoyable, non pour profiter des biens de la vie, mais juste pour en priver les autres. La sphère des animaux domestiques est suffisamment riche pour nourrir une humanité toujours plus ingénieuse à transformer le vivant. Mais il fallait qu’on ait l’outrecuidance d’aller coloniser encore des animaux sauvages sans nous soucier de leur rôle naturel dans l’écosystème. L’arrogance de l’homme envers la nature, et plus particulièrement envers le monde animal, n’a pas fini de lui révéler toute la nocivité de sa cupidité.
S’il est une vérité que le coronavirus nous apprend sur notre être, c’est qu’en réalité nous ne sommes rien sans les autres. En méditant sur nos interrelations depuis le début de cette pandémie, la conclusion qu’on doit en tirer est que l’usage des pronoms « je » et « moi » sont parfois des pièges de la logique dont il faut se méfier dans les relations humaines. Il nous faut par conséquent investir massivement dans l’éducation à la convivialité si nous voulons sauver l’homme et la terre.Alassane K. KITANE,Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès,Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Violence Des Forces De L’ordre, «Choquante Et Indigne Pour Un Etat De Droit»,Selon FDS

http://www.walf-groupe.com/Les images de citoyens sénégalais passés à tabac par des forces de l’ordre, le premier jour de l’entrée en vigueur de l’Etat d’urgence, continuent de susciter des réactions. Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) de Babacar Diop trouvent ces images «choquantes et indignes d’un Etat de droit». Listant les dispositions du Code de procédure pénale, Babacar Diop et Cie estiment que «si par insouciance, par inconscience ou par indiscipline, des citoyens ont bravé la mesure de couvre-feu que les forces de défense et de sécurité ont la prérogative de faire respecter, ces contrevenants doivent être sanctionnés, mais dans le respect des dispositions prévues par la loi. La situation d’exception liée à l’entrée en vigueur de l’Etat d’urgence ne donne pas le pouvoir à ceux qui sont censés faire respecter la loi de la violer». Ajoutant au passage que «les textes qui encadrent le couvre-feu prévoient des sanctions précises contre tout contrevenant. Il s’agit de les appliquer dans toute leur rigueur, mais dans le respect de la dignité humaine. Celle-ci est sacrée, en tout lieu, et en toute circonstance. Dans aucun autre pays au monde, nous n’avons vu des forces de l’ordre s’adonner à de la torture contre leurs concitoyens pour les obliger à rester chez eux. Pourtant, le Sénégal n’est pas le seul pays de la planète en lutte contre la pandémie du Covid-19».
Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Babacar Diop et ses camarades rappellent que la torture et les autres formes de brutalité policières ne doivent pas être encouragées, quel que soit le contexte. Sous ce rapport, ils ont appelé les organisations de défense des droits de l’homme, les plateformes citoyennes et les leaders de l’opposition, y compris ceux qui sont allés à la rencontre du chef de l’Etat, d’être exigeants avec le gouvernement sur la nécessité de respecter la dignité des Sénégalais. Pour eux, l’unité et la solidarité pour combattre le coronavirus ne doivent pas être interprétées comme un blanc seing pour bafouer, sans retenue, les droits et la dignité de nos compatriotes». Non sans préciser que «c’est parce que nous sommes en situation d’exception que les Sénégalais ont renoncé à beaucoup de leurs droits, car l’heure est grave, mais ils n’ont pas renoncé à leur dignité».
Toutefois ils apprécient positivement les mesures prises par l’autorité. «La lutte contre le Covid-19 a fait naître au Sénégal un vaste élan de solidarité. Nos concitoyens sont unanimes à saluer les mesures d’ordre sanitaire et économique prises par le chef de l’Etat pour faire face à cette pandémie qui menace notre tissu économique et nos vies», soulignent Babacar Diop et Cie, qui trouvent que «les audiences accordées par le chef de l’Etat à des leaders de l’opposition qui ont contesté son élection montrent qu’il n’y a guère d’autre alternative que l’unité, si nous voulons venir à bout de cette pandémie».Magib GAYE

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 26/03/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Abdoul Mbaye fera-t-il faux bon à Macky ?

Le ballet des personnalités se poursuit au Palais après un break dû au conseil des ministres d’hier. Ce matin, Macky Sall va recevoir les anciens ministres Souleymane Ndéné Ndiaye, Hadjibou Soumaré, et éventuellement Abdoul Mbaye. Si l’on s’attarde sur le cas de Abdoul Mbaye, c’est que le palais n’a pu le joindre hier. D’après nos sources, le cabinet du Président s’est rabattu sur son frère Cheikh Tidiane Mbaye qui a promis de l’informer. Seulement si l’on en croit l’entourage du président de l’Act, il risque de déroger à la règle et ne pas se rendre au Palais puisqu’il n’a pas reçu de carton d’invitation. Or, expliquent nos sources du palais, aucun leader n’a reçu de carton. « Ils ont été tous appelés au téléphone. Il cherche sans doute une excuse», dit-notre interlocuteur qui sous-entend que si Abdoul Mbaye refuse de se retrouver nez à nez avec son ex patron, c’est qu’il éprouverait de la gêne face à celui dont il fut d’abord un thuriféraire avant d’en être un contempteur acharné. Quoi qu’il en soit, si son frère Cheikh Tidiane Mbaye ne le fait pas changer d’avis, il ne devrait pas se rendre au Palais.

La société civile au Palais ce soir

Après les anciens Premiers ministres, les ancien ministres d’Etat Cheikh Tidiane Gadio, Abdoulaye Baldé et Robert Sagna vont être reçus par le chef de l’Etat qui va également s’entretenir avec Déthié Faye des non-alignés, mais aussi et surtout avec la société civile représentée par Mazide Ndiaye, Babacar Guèye, Moundiaye Cissé et Birahime Seck. On annonce également les centrales syndicales et le patronat au banquet du chef de l’Etat. Tous contre le coronavirus.

La Police interpelle 89 personnes

89 personnes ont été alpaguées en banlieue par la Police pour défiance à l’autorité ministérielle suite au déclenchement du couvre- feu précédé de l’état d’urgence suite à la pandémie du Covid19. Une trentaine de véhicules ont été également immobilisés et 105 pièces de véhicules saisies. Selon nos sources, le Commissariat central de Guédiawaye a mobilisé 230 personnes et une vingtaine de véhicules. Pour ce premier jour, les limiers ont été dispersés dans les moindres recoins de la banlieue. Aucun incident n’a été enregistré. Toutefois, nos sources informent que certains employés dont ceux de l’Aéroport qui n’avaient pas de documents administratifs dont des laissez-passer ont eu du mal à rallier leurs domiciles ou leurs lieux de travail. Autre problème enregistré lors de ce couvre-feu, c’est la libération tardive de certains travailleurs par leurs employeurs. Ce qui fait que certains travailleurs ont rallié leurs maisons à pied du fait d’un manque de véhicules de transport en commun avec les nouvelles restrictions en vigueur. Ce qui fait que des travailleurs mal barrés sont tombés sur l’heure circonscrite par le couvre-feu.

Vélingara, 93 individus interpellés

La gendarmerie a sillonné le département de Vélingara pour faire respecter le couvre-feu. Elle a arrêté de nombreux récalcitrants. Les gendarmes de Diaobé ont interpellé, pendant l’opération nocturne, 93 individus dont 6 femmes. Ils ont immobilisé 12 véhicules, 4 vélos, 25 motos et un minicar transportant 19 passagers. Le commandant de brigade, Boubacar Moussa Diallo, prévient les anticonformistes que les opérations vont se poursuivre. Dans la commune de Vélingara, le commandant de brigade indique que le couvre-feu a été respecté de même qu’à Kalifourou et Manda Douane.

13 véhicules et 26 personnes arrêtées à Mbour

La première nuit du couvre-feu a été respectée dans le département de Mbour. Toutefois, il y a eu des récalcitrants qui ont fait l’objet d’interpellation par les forces de sécurité. La police qui occupe le périmètre urbain des communes de Saly et de Mbour a interpellé 26 personnes dont 15 pour non-respect du couvre-feu et 7 pour consommation de chanvre indien. Aussi, 13 voitures ont été mises en fourrière et 74 pièces saisies. Au total, 145 éléments du GMI et des éléments du corps urbain ont été mobilisés.

La gendarmerie de Mbour a immobilisé 100 véhicules

Au niveau de la zone rurale qui est du ressort de la gendarmerie, les pandores ont immobilisé 100 véhicules, interpellé 82 personnes et mis 8 motos en fourrière. Les hommes en bleu ont sorti l’artillerie lourde pour bien mener leur mission. Les bourgades et les petits villages ont été visités par les patrouilles. Sur les axes routiers, la section de la circulation a mené l’opération tolérance zéro. Tous les véhicules qui roulaient au-delà de 20h ont été immobilisés.

Ziguinchor, ville morte

La police a fait respecter à la lettre le couvre-feu à Ziguinchor pour le premier jour. Les rues étaient dessertes. Contrairement à certaines villes, aucune arrestation n’a été enregistrée à Ziguinchor, selon des sources sécuritaires. Toutefois, les limiers ont constaté lors des patrouilles que les ruelles de la capitale du Sud sont sombres à cause de l’absence d’éclairage public. Les autorités locales sont invitées à réagir pour illuminer certains quartiers. Plus de 200 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour la cause. Ils se sont déployés sur les 15 axes stratégiques et dressé 04 points de contrôle. C’est dire que toutes les sorties de Ziguinchor étaient bloquées par les forces de défense et de sécurité. La ville a été quadrillée avec un dispositif qui fonctionne quasiment 24 heures sur 24.

Casse-tête dans le transport

Les populations de la banlieue ont eu du mal à rallier leurs lieux de travail à cause des mesures prises par les autorités dans le transport urbain. Les habitants de Keur Massar ne nous démentiront pas. En effet pour ne pas rouler à perte, les chauffeurs des cars «Ndiaga Ndiaye» ont tout simplement décidé de les immobiliser à la gare routière. Ce qui a entrainé des désagréments dans la mobilité des populations. Les gens étaient obligés de marcher de longues distances pour rejoindre leurs domiciles.

Macky gouverne par ordonnance

Macky Sall va bientôt commencer à gouverner par ordonnance. Conséquence logique de l’état d’urgence décrété dans le pays. Hier, à l’issue de la réunion du conseil des ministres, il a été examiné et adopté le projet de loi, habilitant le Président de la République à prendre par ordonnances, des mesures relevant du domaine de la loi pour faire face à la pandémie de Covid19. Par ailleurs, le Conseil a adopté le projet de décret portant réaménagement à titre provisoire des horaires de travail dans les services administratifs de l’Etat. Ainsi le travail de l’administration commence à 9h et la descente est à 15h.

54,5 milliards aux collectivités territoriales

Restons à la réunion de Conseil des Ministres pour dire que le ministre de Collectivités territoriales, du Développements et de l’Aménagement des Territoires, Oumar Guèye a axé son intervention sur le fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) et le Fonds d’équipement des collectivités territoriales (Fect). Ainsi, une enveloppe de 54,5 milliards Fcfa a été mise à la disposition totale des collectivités territoriales. Sa collègue en charge de la Femme a évoqué le projet de contribution de Onu Femmes au renforcement des femmes face au Covid19. Elle a également rendu compte du dispositif mis en place pour la protection des enfants contre la pandémie.

Le chef de l’opposition malienne porté disparu

Le Chef de file de l’opposition malienne et sa délégation sont portés disparus depuis hier vers 15h. C’est le secrétaire à la communication de l’Urd, Me Demba Traoré, qui a donné la nouvelle. Il informe que le président de l’Urd, Soumaïla Cissé et ses camarades de parti, en campagne pour les élections législatives dans la circonscription électorale de Niafunké, sont introuvables depuis 15h30 ce mercredi. Ils quittaient Saraféré pour se rendre à Koumaïra où ils étaient attendus vers 16h30. Seulement, ni le président de l’Urd ni les membres de sa délégation ne sont joignables sur leur téléphone. Selon Me Demba Traoré, le parti est profondément inquiet de la situation et invite le Gouvernement, les forces armées et de sécurité, la Minusma à déployer toutes leurs énergies pour les retrouver. Ils craignent que Soumaïla Cissé et ses camarades de parti ne soient enlevés par des djihadistes.

Insécurité au Palais: Qui a livré le Président Macky Sall ?

https://directnewsinfo.com/L’attitude de Serigne Modou Kara Noreyni refusant de se laver les mains en cette période de coranavirus, un fléau très redouté, défraie la chronique. Comment le guide religieux a-t-il pu passer le cap du 1er filtre sans coup férir ? Le service du protocole de la Présidence est interpellé.
Les Sénégalais n’arrivent pas à comprendre pourquoi on permet au guide religieux, ce qu’on a refusé à tout le mondeLe guide religieux  Serigne Modou Kara s’est refusé à un exercice élémentaire avant d’accéder au chef de l’Etat. Autoriser au guide religieux de ne pas s’adonner au lavage des mains  et  de saluer avec la main le Chef de l’Etat dans une structure comme le Palais frise la raison. Comment a-t-il pu accéder  au chef de l’Etat en toute quiétude ?  Où était le protocole du Palais ? Le Président Macky Sall doit être la personne la mieux protégée. Que faire ?
Une enquête doit s’ouvrir et les responsabilités situées. Sous ce rapport, après enquête, les coupables doivent être sanctionnés.
Si quelqu’un défie l’autorité, on doit le stopper net. Ce qui s’est passé au Palais est extrêmement grave. Même si c’était Trump, les préposés à la sécurité et au protocole ne devaient pas agir de la sorte. Surtout que Serigne Modou Kara a refusé  de se conformer à une règle d’hygiène élémentaire consistant à se laver les mains. La sagesse républicaine devait lui interdire l’accès au Président  Macky Sall pour n’avoir pas adhéré aux normes préétablies. Et si un autre guide religieux faisait comme lui ?
Cette question doit être élucidée pour que force reste à la loi. L’urgence recommande de diligenter une enquête et de situer les responsabilités. Il y va de la sécurité du premier des Sénégalais et de l’avenir de ce pays.  Si le Président Macky Sall n’est pas en sécurité, qui est en sécurité ? Le Président Macky Sall y a une part de responsabilité et devait rappeler Kara à l’ordre pour l’institution qu’il incarne. C’est le Président de la République. Il est un patrimoine national. Au moment où  Kara violait les lois de la plus haute institution du pays,  notre police nationale était  en train d’instaurer l’ordre dans les rues du pays face aux  populations qui étaient dehors au-delà de 20 heures En tout état de cause,  le Palais  devrait veiller davantage sur le Président de la République qui est une institution.

Sénégal-Bakary Sambe: «La crise du coronavirus dévoile le paradoxe des États laïques face aux questions religieuses»

https://www.jeuneafrique.com/Au Sénégal, le débat sur la fermeture des lieux de culte pour endiguer la propagation de l’épidémie de coronavirus interroge sur l’autorité de l’État laïque face au pouvoir religieux.
Fermeture des mosquées bravée à Dakar, maintien de la prière à Touba, en présence du secrétaire général de la présidence, Mahammed Boun Abdallah Dionne, malgré l’interdiction des rassemblements sur l’ensemble du territoire, désaccords entre les associations d’imams… Au Sénégal, la fermeture des mosquées pour endiguer l’épidémie de coronavirus suscite un vif débat.
Du moins jusqu’au 24 mars, date à laquelle le khalife général des mourides, l’une des plus influentes confréries du pays, a appelé ses nombreux fidèles à prier chez eux. Si la décision de fermer les mosquées a été prise moins de 24 heures après la proclamation de « l’état d’urgence » par le président Macky Sall, cette indépendance interroge sur l’autorité des États laïques face au pouvoir religieux en période de crise.
Pour Jeune Afrique, Bakary Sambe, enseignant-chercheur au Centre d’études des religions de l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis et spécialiste des questions religieuses, décrypte les mécanismes de cette double autorité.
Jeune Afrique : Si l’État sénégalais a très tôt appelé les chefs religieux à l’accompagner dans la lutte contre le coronavirus, il n’a pas explicitement ordonné la fermeture des mosquées, laissant cette décision aux confréries. N’est-ce pas une façon, pour l’État, de fuir ses responsabilités face au pouvoir religieux ?
Bakary Sambe : Je parlerais plutôt d’un refuge dans l’implicite de la part du chef de l’État. En interdisant les rassemblements mais en ne fermant pas les mosquées, il a laissé une marge de manœuvre à l’administration territoriale, qui a pris des décisions au cas par cas, comme ce fut le cas lorsque le préfet de Dakar a ordonné la fermeture des mosquées [le 19 mars, ndlr].
Dans ses discours, Macky Sall a joué sur les nuances d’une langue, le français, que la majorité de la population ne comprend pas. Et il a été encore plus nuancé dans leur version en wolof. C’est une manière d’éviter une prise de position trop exposée de l’autorité centrale, et donc d’amoindrir les risques.
À quels risques faites-vous référence ? 
Au Sénégal, il n’y a pas d’autorité de régulation communément acceptée par toutes les communautés. C’est le paradoxe que rencontrent les États laïques lorsque la gestion du religieux devient un enjeu sécuritaire. C’est une grande difficulté pour ces États, d’autant que dans des moments de crise, une part importante de la population se reconnaît surtout dans l’argumentaire religieux.
Dans le cas du coronavirus, le politique a complètement esquivé le débat en l’abandonnant aux théologiens qui, à mon sens, ne sont pas à jour sur certaines approches et interprétations quant à l’évolution du discours religieux au plan international.

LE SÉNÉGAL A CETTE CARACTÉRISTIQUE DE VOULOIR CONSERVER UN CONSENSUS MOU, PARFOIS DÉCRIT COMME UNE ILLUSTRATION DU CONTRAT SOCIAL SÉNÉGALAIS ENTRE POLITIQUE ET RELIGIEUX.

Peut-on parler d’une spécificité sénégalaise ?
Je parlerais plutôt d’une spécificité subsaharienne. Le musulman africain a tendance à sacraliser tous les écrits en arabe, qui font pourtant ailleurs l’objet d’interprétations et d’évolutions. Le Mali et le Niger ont fait comme le Sénégal : ils ont fermé les bars et d’autres lieux publics mais ont mis en négociation la fermeture des lieux de culte. Ce débat dévoile clairement les faiblesses des pouvoirs centraux face à la pression du religieux.
La fermeture des mosquées n’a pas provoqué de débat dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient touchés par l’épidémie. Au Maroc, le roi est le commandeur des croyants, sa parole n’a donc pas été contestée. En Tunisie, l’autorité de l’État n’a pas été discutable non plus.
À Dakar, l’arrestation d’un imam ayant bravé la fermeture des mosquées a déclenché un mouvement de protestation dans la communauté layène. Faut-il en déduire qu’une partie de la population s’attachera davantage aux ndiguëls (consignes) de son chef religieux qu’à l’autorité administrative ?
Cela dit en effet quelque chose de la dispersion des pôles de légitimité au Sénégal, et révèle une forme de suspicion constante des masses religieuses vis-à-vis de l’État, considéré comme une continuité de l’État colonial.
Le Sénégal a cette caractéristique de vouloir conserver un consensus mou, parfois décrit comme une illustration du contrat social sénégalais entre politique et religieux.
Comment expliquer le décalage entre les mesures prises par chaque confrérie ? Entre les tidjanes, par exemple, qui ont rapidement appelé les fidèles à rester chez eux, et les mourides, qui ont pris plus de temps pour cela?
Il semble en effet que les tidjanes aient pris les devants pour empêcher les grands rassemblements, avant même que le débat soit soulevé. À l’instar de la Hadratoul Djuma (l’oraison du vendredi), qui est pourtant un des trois piliers de la confrérie. Cette décision rappelle celle de Cheikh El Hadj Malick Sy [le principal propagateur de la confrérie, ndlr] qui, au plus fort de l’épidémie de peste à Dakar, vers 1914, avait pris des mesures d’hygiène quasi similaires.
Si les mourides y sont venus un peu plus tard, il ne faut pas non plus perdre de vue le geste de leur khalife général, qui a dégagé une enveloppe de 200 millions de francs CFA. C’est un état de fait : il y a une forme d’extraterritorialité attachée au statut de Touba [la ville sainte des mourides, ndlr]. Si on considère certaines élections locales, par exemple, la parité intégrale était appliquée à toutes les listes sauf à Touba, où le Conseil constitutionnel a entériné la décision du khalife, considéré comme l’autorité sur place.
Mais dans le cadre du coronavirus, le porte-parole du khalife général des mourides a très vite dit deux choses importantes. D’abord, qu’il fallait se conformer aux instructions sanitaires de l’État. Ensuite, il a appelé les talibés à rester à l’écoute de l’autorité centrale, ce qui, selon moi, ouvrait une voie au politique.
Si les fidèles ont été appelés à prier chez eux, certaines traditions semblent difficilement compatibles avec l’état d’urgence dans lequel se trouve le Sénégal : isolement, limitation des déplacements, fermetures des écoles…  On pense notamment aux daaras, les écoles coraniques, où vivent toujours des milliers d’enfants, dont bon nombre sont contraints de sortir mendier…
Le cas des daaras risque de mettre à nu les inconséquences de la politique éducative d’un pays où coexistent deux systèmes parallèles. Et ce, malgré les efforts de l’État pour institutionnaliser et moderniser l’enseignement coranique. Sur cette question, le khalife des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour, a décidé assez tôt de confiner la daara de Cheikh El hadj Malick Sy et de subvenir aux besoins des talibés pendant la crise sanitaire.
Comme dans tant d’autres domaines de la vie des Sénégalais, on verra émerger, çà et là, des gestions au cas par cas, faute d’anticipation, d’organisation et, surtout, de systématisation de l’autorité centrale de l’État. Par Manon Laplace


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*