Revue de Presse du Mercredi 25 Mars 2020

Unes de la Presse du Mercredi 25 Mars 2020
Unes de la Presse du Mercredi 25 Mars 2020

Hausse de 411 milliards de F CFA des créances intérieures

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal a connu une augmentation de 410,8 milliards de FCFA (environ 657,280 millions de dollars) en décembre 2019 comparé à la même période de l’année 2018, selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Cet encours est passé de 4742,80 milliards F CFA au mois de décembre 2018 à 5153,60 milliards de F CFA un an plus tard, soit une progression de 8,7% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar).
Cette progression est essentiellement imputable aux créances nettes sur l’administration centrale qui ont enregistré un accroissement de 19%, passant de 467,8 milliards de FCFA en décembre 2018 à 556,9 milliards de F CFA en décembre 2019.
Les crédits détenus par les institutions de dépôts sur les autres secteurs de l’économie ont aussi contribué à la progression de l’encours global des créances intérieures, avec une réalisation de 4596,7 milliards de F CFA contre 4275 milliards de F CFA en décembre 2018 (7,5%).
Par rapport au mois de novembre 2019 où il s’élevait à 5193,8 milliards de F CFA, l’ encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est légèrement replié de 0,8% du fait des créances nettes sur l’administration (-5,7%) et dans une moindre mesure, des créances sur les autres secteurs (-0,1%).MS/te/APA

La masse monétaire a progressé de 10,4% au quatrième trimestre 2019

https://www.lejecos.com/Selon le « Bulletin trimestriel des statistiques » de la Bceao , le taux de change effectif réel (Tcer) a baissé de 5,4% au quatrième trimestre 2019 par rapport à la même période de l’année passée, traduisant un gain de
compétitivité de l’Union, qui résulte d’un différentiel d’inflation favorable à l’Union (-4,0%) par rapport à ses partenaires, couplé au repli du taux de change effectif nominal (-1,6%).
Quant au solde commercial de l’Union, il  est ressorti déficitaire de 166,5 milliards au quatrième trimestre 2019, en amélioration de 127,1 milliards par rapport à la même période de l’année précédente, du fait d’une progression des exportations (+10,9%) plus importante que celle des importations (+7,3%).
S’agissant de la  masse monétaire dans l’Uemoa, la Bceao souligne qu’elle a progressé de 10,4% en glissement annuel, en raison d’une augmentation des avoirs extérieurs nets (+36,1%) et des créances intérieures (+5,7%).
Sur le marché monétaire, précise-t-on, le taux moyen pondéré des injections de liquidité à une semaine s’est situé à 3,4171% au quatrième trimestre 2019, en hausse de 29 points de base par rapport au trimestre précédent. De même, sur le marché interbancaire, le taux d’intérêt sur le compartiment à une semaine est ressorti en hausse de 6 points de base pour s’établir à 4,3428% au quatrième trimestre 2019.
Au niveau des conditions de banque, il est relevé une baisse des taux débiteurs. En effet, hors taxes et charges, le taux débiteur moyen s’est établi à 6,50% au quatrième trimestre 2019, contre 6,78% à la même période de l’année précédente. Le taux d’intérêt moyen appliqué aux dépôts à terme a, pour sa part, régressé de 25 points de base, passant de 5,54% au quatrième trimestre 2018 à 5,29% au cours du quatrième trimestre 2019.Adou FAYE

L’emploi salarié recule au mois de janvier

La Direction de la prévision et des études économiques souligne dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture – Février 2020 » qu’à fin janvier 2020, l’emploi salarié du secteur moderne s’est replié de 1,3% par rapport à la fin du mois précédent, en liaison avec les baisses respectives des effectifs dans les secteurs secondaire (-1,7%) et tertiaire (-0,8%).
Elle explique cette situation par les pertes nettes d’emplois enregistrées dans les industries (-2,5%), les services (-0,8%) et le commerce (- 0,8%). Toutefois, le sous-secteur des BTP a enregistré des créations nettes d’emplois de 4,7% sur la période.
Sur un an, l’emploi salarié du secteur moderne a globalement progressé de 5,9%, à fin janvier 2020, à la faveur de l’accroissement des effectifs dans les industries (+5,9%), les services (+8,6%) et les BTP (+0,5%). Le nombre de salariés du sous – secteur commercial a, pour sa part, reculé de 0,4%.Oumar Nourou

Contre la propagation du Covid-19: L’Agence Umoa-titres valide le télétravail

https://www.lejecos.com/A travers un communiqué de presse, l’Agence Umoa-Titres dit entendre prendre des dispositions afin de participer à l’atténuation de la chaine de transmission du virus (Covid-19) tout en assurant la continuité de son service.
A cet effet, « l’Agence a décidé de passer sur un mode de télétravail. Les horaires de travail restent inchangés. Les réunions et échanges se dérouleront via les canaux digitaux (mail, visioconférence) et par téléphone », précise le document.
La structure pilotée par Adrien Diouf ajoute dans la foulée que les déplacements professionnels sont réduits au strict minimum avant de souligner que ce mode de fonctionnement certes exceptionnel, ne remet pas en cause la recherche de productivité optimale de « notre » institution. Car, explique M. Diouf, il participe du respect strict des consignes sanitaires vulgarisées par les autorités compétentes.
L’Agence Umoa-titres, dit-il, prend donc les mesures de précaution afin de garantir la continuité de ses activités en toute sécurité. A ce titre, elle poursuivra, selon le communiqué, la mise en œuvre du calendrier des émissions de titres publics des Etats membres de l’Uemoa actuellement en vigueur aussi longtemps que les conditions de marché et celles sanitaires le permettront.
Adrien Diouf et Cie invitent enfin leurs partenaires et tous les acteurs du Marché des Titres Publics de la zone Uemoa, à respecter les mesures barrières de lutte contre la propagation du virus et souhaite un bon courage à tous.Bassirou MBAYE

IEGÉmergence

http://www.enqueteplus.com/Un nouvel indice synthétique appelé Indice d’émergence globale (IEG) a été élaboré par le Bureau de prospective économique, notamment par Moubarack Lo, Amaye Sy, Sambane Yade et El Hadj Tine. Il faut noter que l’Indice d’émergence globale (IEG) est une combinaison cohérente de trois indices calculés précédemment par le BPE, à savoir : l’Indice synthétique d’émergence économique (ISEME, dit Indice Moubarack Lo), l’Indice composite des leviers de l’émergence économique (ICLE) et enfin l’Indice de qualité de vie (IQV). Ces indices correspondent, chacun, à la mesure d’une strate de la dynamique d’émergence.
En 2018, le Sénégal a été classé au 66e rang mondial de l’IEG, sur un échantillon de 103 pays dits en développement, et au 13e rang au niveau africain. Il occupe la 1re place en Afrique de l’Ouest, à égalité avec la Côte d’Ivoire. L’indice d’émergence globale (IEG) du Sénégal affiche sur la période récente un rythme de progression continue.
…En effet, de 0,34 (sur un total possible de 1) en 2010, la valeur de l’IEG a été estimée à 0,405 en 2015 et à 0,427 en 2018 ; soit une évolution de 22,4 % entre 2010 et 2018 et de 5,2 % entre 2015 et 2018. Les principales dimensions qui sont à l’origine de cette évolution favorable sont : la prise en compte du genre dans les politiques économiques avec un score de 0,66 sur 1, le dynamisme de l’économie avec un score de 0,64 caractérisé par une forte progression du PIB réel, la dimension santé-nutrition et protection sociale qui s’affiche avec un score de 0,61, et la dimension stabilité-efficacité de l’Etat du Sénégal (score de 0,57).
Le pays obtient de moins bonnes performances dans les secteurs suivants : environnement durable (score de 0,18), éducation (0,22), innovation (0,29), finance (0,31), transport (0,31), énergie et TIC (0,35) et environnement des affaires (0,37). La poursuite de réformes hardies dans ces dimensions, combinée à la consolidation des acquis, devrait permettre au pays d’atteindre l’objectif d’émergence fixé, au plus tard, à l’horizon 2035.

«LE VIRUS ET L’AFRIQUE» PAR DOMINIQUE STRAUSS-KAHN

https://www.seneplus.com/http://www.sudonline.sn/Face à la crise économique mondiale provoquée par la pandémie de coronavirus, Dominique Strauss-Kahn appelle à construire une réponse planétaire coordonnée qui n’oublie pas le continent africain, dont les économies sont déjà fragiles.
Après une carrière politique l’ayant conduit au ministère français de l’Économie et à la direction du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn conseille aujourd’hui certains chefs d’État africains en matière de finances publiques et dans leurs négociations avec le FMI.
Face à la crise économique mondiale provoquée par la pandémie de coronavirus, l’ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn appelle à construire une réponse planétaire coordonnée qui n’oublie pas le continent africain, dont les économies sont déjà fragiles.
Au 22 mars, un millier de cas d’infection par le coronavirus « seulement » étaient détectés dans plus de 40 pays d’Afrique. Ce chiffre semble évidemment assez faible.
Mais qu’il s’agisse d’un décalage dans la diffusion du virus ou d’une faiblesse du recensement, il est illusoire de croire que l’Afrique restera durablement à l’abri.
Or la plupart des pays africains sont bien mal équipés pour répondre à une telle pandémie. C’est le sens de la récente mise en garde de l’OMS suggérant que l’Afrique doit «se préparer au pire ».
En 2016, l’indice de vulnérabilité aux épidémies de la Rand Corporation situait en Afrique 22 des 25 pays les plus vulnérables. Si l’on prend comme indicateur, très imparfait il est vrai, l’épidémie d’Ebola en 2016, on mesure combien la tension exercée par ces épidémies sur un système de santé fragile peut être désastreuse.
Au Liberia, près d’un dixième des personnels de santé décédèrent en raison de leur exposition au virus et dans la Guinée voisine le nombre de consultations médicales fut divisé par deux au premier semestre 2014 en raison de la pénurie de moyens médicaux accaparés par la lutte contre le virus. En conséquence, la mortalité générale a fortement augmenté et l’espérance de vie a chuté de plusieurs années.

Changement climatique et poids de la dette

Or, l’épidémie frappe le continent africain à un moment où il est particulièrement vulnérable. Il y a à cela plusieurs raisons.
La première est liée à l’incapacité collective des pays industrialisés à combattre le changement climatique. En Afrique, 2019 a été une année catastrophique, plusieurs désastres naturels ont frappé le continent : la Zambie et le Zimbabwe ont connu la pire sécheresse depuis 1981 ; les cyclones Idai et Kenneth ont dévasté des régions entières notamment au Mozambique ; des invasions de criquets ont ravagé les récoltes d’Afrique de l’Est menaçant 20 millions de personnes de pénurie alimentaire.
La seconde raison, plus structurelle, tient à des situations budgétaires très tendues qui limitent les capacités de réponse à la crise. Globalement, le ratio dette/PIB des économies subsahariennes est passé de 30% en 2012 à 95% fin 2019.
Ceci est aggravé par l’accroissement de la part des emprunts commerciaux dans l’endettement total : depuis 2009, les gouvernements africains ont émis plus de 130 milliards de dollars d’Eurobonds dont plus de 70 entre 2017 et 2019. Ce sont des emprunts couteux : le service de la dette est passé de 17,4% des exportations en 2013 à 32,4% en 2019.
Aujourd’hui, 18 pays africains à bas revenus sont en crise d’endettement ou en grand risque de crise. Parce que l’Afrique est particulièrement vulnérable, les conséquences économiques du Covid-19 risquent d’y être encore plus dévastatrices qu’ailleurs.

Choc pétrolier et fuite des capitaux

Pour les pays producteurs de pétrole dont certains se relèvent à peine de l’effondrement des cours de 2014-2016, le choc peut être dramatique.
La semaine dernière le prix du pétrole a connu sa plus grande chute depuis la guerre du Golfe en 1991. Mercredi, le cours est tombé sous 25 dollars le baril contre 70, le 6 janvier. Les recettes budgétaires attendues par ces pays s’effondrent rendant insoutenable leur dette publique.
Pour les pays dont la production est plus diversifiée, la situation n’est pas meilleure. En janvier et février, les importations totales de la Chine n’ont baissé que de 4%, mais le chiffre monte à 20% pour celles qui viennent d’Afrique.
La chute des recettes touristiques frappe durement nombre d’économies : au Cap Vert, le tourisme représente 44% du PIB et 39% de l’emploi.

«EN UN MOIS, LA FUITE DES CAPITAUX DANS LES PAYS ÉMERGENTS REPRÉSENTE PRÈS DE 50 MILLIARDS DE DOLLARS »

Ceci a conduit, le 13 mars, la Commission économique de l’Union africaine à réviser sa prévision de croissance pour 2020 de 3,2% à 1,8% alors que la croissance démographique est de 2,7% par an.
Toutefois, il est à craindre qu’il ne s’agisse là d’une prévision encore trop optimiste. Dans les semaines qui viennent, les flux de capitaux quittant l’Afrique vont atteindre des sommets jusqu’alors inconnus. Au cours des quatre dernières semaines la fuite des capitaux dans les pays émergents représente près de 50 milliards de dollars.
La crise sanitaire aura des répercussions terribles sur le plan économique. Dans de nombreux pays du continent, une diminution du PIB par habitant est à attendre, un endettement insoutenable rendra l’exécution des budgets impossible, le paiement des traitements des fonctionnaires sera fortement réduit et les services publics seront durement touchés, aux premiers rangs desquels, l’éducation et la santé.
La profonde crise économique dans nombre de pays africains, entraînant une forte dégradation des conditions de vie et l’effondrement des systèmes sanitaires nationaux, seront autant d’éléments qui accroîtront la pression migratoire vers l’Europe : ce ne sont plus des dizaines de milliers de migrants qui tenteront de rejoindre l’Europe, mais des centaines voire des millions.

Ne peut pas laisser l’Afrique de côté

La riposte économique est déjà engagée de Pékin à Washington. Aux États-Unis, le Congrès s’apprête à dépenser 1 300 milliards de dollars pour soutenir son économie. L’Allemagne et la Chine ont respectivement promis de débloquer 600 et 400 milliards de dollars de stimulus. Cet effort ne peut pas laisser l’Afrique de côté.
Face à l’ampleur de la crise prévisible, une mesure au moins aussi ambitieuse que le programme Pays Pauvres Très Endettés de 2005 doit être mise en œuvre rapidement et conduire à une annulation massive de la dette des pays les plus pauvres.
Depuis la mise en œuvre de ce programme doublée en 2009 par les prêts à taux zéro du FMI, la croissance africaine a été forte, de l’ordre de 5% en moyenne malgré la crise pétrolière de 2014.

«UN PROGRAMME D’ALLÈGEMENT DES DETTES DOIT PERMETTRE À CES ÉCONOMIES DE NE PAS SOMBRER »

Le FMI vient de dégager un montant de $50 milliards avec seulement 10 milliards accessibles aux pays les plus fragiles. D’une part, c’est malheureusement loin du compte. Mais, d’autre part, ces mécanismes ne fonctionnent que si la dette est jugée soutenable, or justement pour de nombreux pays ce ne sera pas le cas.
C’est pourquoi un programme d’allègement des dettes – rendu plus difficile en raison de l’importance prise par les dettes commerciales – doit permettre à ces économies de ne pas sombrer à moyen terme.
À plus court terme, la communauté internationale doit envisager une émission massive de DTS, comme cela a été le cas en 2009.
Au niveau mondial, la riposte suppose une coordination planétaire analogue à celle qui a permis de surmonter la crise des subprimes et des décisions collectives de soutien économique doivent être prises comme cela a été le cas avec succès lors du G20 de Londres en avril 2009.
Même si la coopération économique multilatérale n’est pas au goût du jour depuis 2016, elle est plus que jamais indispensable.L’Europe doit jouer un rôle particulier

«POUR LES EUROPÉENS, TOURNER LE DOS À L’AFRIQUE MARQUERAIT UN RECUL CONSIDÉRABLE DANS LA COOPÉRATION ENTRE LES DEUX CONTINENTS »

Pour l’Afrique, il faudra réunir autour d’un même compromis les leaders du continent, divers créanciers privés, les banques régionales, les institutions de Bretton Woods, le Club de Paris, la Chine et les philanthropes qui ont déjà appelé à créer des fonds dédiés à l’Afrique comme Jack Ma ou Mohamed Bouamatou.
La population subsaharienne devrait augmenter d’un milliard d’individus d’ici 2050. La communauté internationale ne peut pas laisser le coronavirus, les égoïsmes nationaux et les guerres commerciales entre les puissants faire dérailler la croissance du continent. Le risque serait alors que la pauvreté et ses conséquences en termes de malnutrition, de santé et d’instabilité sociale soient à l’origine de plus de sinistres que le virus lui-même. Une crise planétaire requiert une réponse planétaire.
Mais s’agissant de l’Afrique, l’Europe doit jouer un rôle particulier. Pour les Européens, tourner le dos à l’Afrique serait une tragédie humanitaire et marquerait un recul considérable dans la coopération entre les deux continents notamment sur les questions migratoires et la lutte contre le terrorisme.(jeuneafrique.com)

 Coronavirus au Sénégal: 13 nouveaux cas positifs

http://www.dakarmatin.com/Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a publié, les résultats de l’Institut Pasteur de Dakar de ce mercredi 25 mars. Dans le communiqué lu par le directeur de cabinet dudit ministère, le Sénégal sur 142 tests réalisés 13 sont revenus positifs. Il s’agit de 5 cas importés et 8 en contacts avec des patients. Ar nos services
Docteur Alyose Waly Diouf a affirmé qu’un patient interné a été contrôlé à deux reprises donc il déclaré guéri. Ce dernier va sortir d’un moment à l’autre.
L’état de santé des patients infectés à la Covid-19 pris en charge au centre de santé de Darou Marnane, à Ziguinchor ainsi qu’à l’hôpital de Fann évolue favorablement.
À ce jour, 99 cas ont été testés positifs dont 9 cas guéris et 90 cas encore sous traitement.

A Saint-Louis, 49 cas suspects mis en quarantaine

iGFM-(Dakar) Décrété avant-hier par le président Macky SALL en vue de freiner la propagation du COVID-19, l’état d’urgence est appliqué scrupuleusement à Saint-Louis. Alioune Aidara NIANG, le Gouverneur de région, chargé de l’application de cette disposition, a pris d’importantes mesures, dans ce sens. Il s’agit notamment dans le domaine sanitaire de la réquisition de 2 hôtels pour recevoir les cas suspectés. Quarante-neuf (49) ont été internés dans l’un de ces réceptifs. Par ailleurs, une partie de l’hôpital régional de Saint-Louis sera dédiée à l’internat des cas confirmés. Le patron de l’administration territoriale qui a visité les lieux se dit satisfait des mesures prises par la direction de l’institution sanitaire pour la préparation de ces services. Il est au micro de NdarInfo.

CORONAVIRUS: UNE ÉVOLUTION EN DENTS DE SCIE

Dakar, 25 mars (APS) – Les statistiques de la maladie à coronavirus au Sénégal montrent une évolution en dents de scie, avec une alternance de hausses et de baisses des cas testés positifs, selon les données fournies quotidiennement par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Depuis la détection du premier cas confirmé le 2 mars, il n’y a pas une tendance stable concernant l’évolution de la pandémie, concernant le nombre de cas testés par l’Institut Pasteur de Dakar et leurs résultats.
D’un cas confirmé, le nombre des nouvelles contaminations est passé de 11 à 19 en une semaine, avant de retomber à sept lundi dernier, et de se hisser à 13 cas, mercredi.
Aujourd’hui, en tout, 99 cas ont été déclarés positifs, neuf des patients étant guéris.
Quarante-cinq pour cent des 99 cas sont des Sénégalais, contre 55% d’expatriés, selon le ministère de la Santé.

Et certains malades ont contracté la maladie hors du Sénégal.

Les régions touchées sont Dakar (17 cas), Diourbel (28 cas), Saint-Louis (1), Thiès (8) et Ziguinchor (1).
En publiant mercredi le dernier bilan statistique de la maladie au Sénégal, le porte-parole du Comité national de gestion des épidémies, Aloyse Waly Diouf, a annoncé que 13 des 142 tests effectués le même jour sont positifs.
Cinq de ses 13 cas sont des cas importés, les autres étant des cas contacts, c’est-à-dire des malades qui ont été en contact avec un « cas confirmé » de coronavirus, au Sénégal.
Aucune transmission communautaire n’a été notée depuis deux jours, souligne le communiqué.

Il y a transmission communautaire lorsqu’une personne contracte le virus d’une source a priori inconnue.

Les cas confirmés sont pris en charge au centre de traitement de Diamniadio, à l’hôpital de Fann (Dakar), à Touba et à Ziguinchor.
Les cas suspects sont mis en quarantaine au hangar des pèlerins de l’aéroport Blaise-Diagne de Diass et dans certains hôtels.
Dans le cadre de la surveillance de l’épidémie, la cellule d’alerte du ministère de la Santé et de l’Action sociale s’est rapprochée du district sanitaire de Dakar-Ouest, le 28 février, pour le suivi d’un cas suspect de coronavirus.
L’information est venue d’un médecin privé travaillant à SOS Médecins. Les prélèvements effectués le 2 mars se sont révélés positifs.ADL/ASG/ESF

La Chine va offrir au Sénégal 3000 combinaisons de protection et 500 thermoflash

https://www.seneweb.com/La Chine va soutenir le Sénégal dans la lutte contre la propagation du Covid-19.  L’assurance est de l’ambassadeur de Chine à Dakar. Dans un entretien publié dans le quotidien national Le Soleil, Zhang Xun informe que « Trois mille combinaisons de protection, trois mille lunettes, trois mille masques et cinq cents thermoflash, seront expédiés de Chine vers le Sénégal le 24 mars (hier : ndlr) et transférés au Sénégal via l’Ethiopie ».

L’hantavirus: Nouveau Virus Qui Hante Les Chinois

http://www.walf-groupe.com/-Un Chinois est décédé des suites de l’hantavirus, alors qu’il se trouvait dans un bus dans la province du Shandong, située à l’est de la Chine.
Les 32 autres passagers du bus ont été testés, a rapporté The Economic Times, un média indien. Aucun n’avait contracté le virus.
Qu’est-ce que l’hantavirus, ce virus qui fait paniquer les internautes ?
L’hantavirus peut provoquer des maladies variées chez les humains mais il est généralement transmis par les rats.
En cette période de pandémie de coronavirus, cette nouvelle a vite provoqué une certaine panique sur les réseaux sociaux, devenant un trending topic sur Twitter. Le compte fake Investigation a d’ailleurs tenu à rassurer les internautes en expliquant que «jusqu’à maintenant, aucune transmission interhumaine n’a été rapportée sur le continent eurasiatique».
Ce qui n’est pas le cas de l’Amérique du Sud. En janvier dernier, 14 Argentins sont morts en six semaines de l’hantavirus, dans la région de Buenos Aires. La dernière victime travaillait dans les champs, affirme la chaîne de télévision TN, citant des sources du ministère de la Santé de la province de la capitale.
L’épidémie s’était déclenchée avec plusieurs cas détectés à Epuyén, petite localité montagneuse de 3.500 habitants dans le sud-ouest du pays, où dix personnes ont succombé au début du mois.
Ces cas ne sont pas forcément liés à ceux apparus dans le reste du pays, avait estimé les autorités sanitaires.CNews

Personnel Médical malmene Par La Police, Le Professeur Alain Khassim NDOYE S’insurge

http://www.walf-groupe.com/ Les images de forces de l’ordre bastonnant sans ménagement des citoyens ont fait le tour des réseaux sociaux. Seulement, cette violence qui a fait rire beaucoup d’internautes, a été également exercée sur le personnel médical qui se démène actuellement pour venir à bout du Coronavirus. En tout cas c’est ce que déclare le Pr Alain Khassim NDOYE, professeur à l’Université Cheikh Anta DIOP  (UCAD) de Dakar.

Dans une déclaration, l’urologue est revenu sur ce qui s’est passé.

Ils ont passé leur journée au bloc opératoire. Ils ont été surpris par l’absence de transports en communs quand ils sont sortis à 17h.
Certains ont marché jusqu’au  » garage Petersen » où ils disent avoir subit la violence des policiers.
Pour finalement rebrousser chemin vers l’hôpital et y passer la nuit.
Je parle du personnel soignant qui m’est proche mais c’est valable pour tous ceux qui continuent à travailler dans ces conditions extrêmes….Le Sénégal n’avait pas besoin de ça en plus. 

DETRESSE DES INFIRMIERS DU SENEGAL


https://www.seneplus.com/http://www.sudonline.sn/ Le président de Aniides, Ismaila Mbaye, réclame des équipements de protection individuelle et la mobilisation des infirmiers à la retraite et des nouveaux sortants pour la continuité des soins
Alors que le nombre de cas positifs au coronavirus au Sénégal poursuit sa courbe ascendante en s’établissant désormais à 86 cas dont huit, guéris et 78 encore sous traitement, l’association nationale des infirmiers et infirmières diplômés de l’Etat (Aniides) réclame des équipements de protection individuelle et la mobilisation des infirmiers à la retraite et des nouveaux sortants pour la continuité des soins. Le président de Aniides, Ismaila Mbaye, estime que les «agents des postes sont en premier contact avec les populations», non sans signaler que trois (03) infirmiers sont déjà confirmés positifs au Covid-19.
Le président de l’association nationale des infirmiers et infirmières diplômés de l’Etat (Aniides) se veut d’emblée clair : «le personnel soignant est mobilisé et déterminé à lutter farouchement la maladie à coronavirus». Toujours est-il, indique Ismaila Mbaye, «le personnel soignant doit être protégé pour mieux rendre compte de leur art». Autrement dit, il précise : «nous voulons se sentir en sécurité dans la mesure où la population a besoin de nous». En ces termes, le président de l’Aniides semble attirer l’attention des autorités sur la situation dans les structures de santé, plus précisément dans les Postes.
En effet, ceci, pour éviter encore toute autre contamination des agents de santé, après que trois membres du personnel médical de Thiès ont été testés positifs à Thiès. Il s’agit des trois cas de contamination communautaire répertoriés sur les sept (07) notés depuis l’apparition du virus. «Leur situation est en faveur d’une guérison», rassure-t-il au bout du téléphone. Pour parer à cette situation de personne médical positif, le président de l’association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’état du Sénégal (Aniides) pointe du doigt l’insuffisance des équipements de protection individuelle (Epi) pour protéger les agents surtout dans les postes de santé. «L’Etat est en train de mobiliser les équipements de protection, mais c’est le déploiement qui est tardif.
Pour que les agents soient davantage motivés, encore faudrait-il que les structures soient équipées, étant entendu que le mal est au niveau communautaire», a souligné Ismaïla Mbaye.
En plus du déficit d’Epi et des produits antiseptiques, le président de l’Aniides indexe aussi le déficit de formation des agents pour la prise en charge des malades comme principale difficulté. Il déclare : «en pareille situation, il faut toujours penser mettre à jour les agents de santé, étant donné que c’est une situation nouvelle. En temps records, nous sommes conscients que l’ensemble du personnel de santé ne soit pas touché, mais il faudrait rendre accessible les outils de gestion des procédures et protocoles».
Ils sont plus de 3 200 infirmiers et infirmières, compte non tenu des agents des structures privées, répartis dans les établissements sanitaires du Sénégal. Un effectif loin d’assurer la continuité des soins, selon le président de l’Aniides qui préconise un appel aux infirmiers à la retraite et aux nouveaux sortants diplômés de l’Etat. «Tout le pays a besoin de bras», fait-il savoir pour souligner l’urgence de «renforcer les effectifs soignants dans les structures sanitaires. Nul n’ignore le déficit des agents dans les structures sanitaires» Ibrahima BALDE  

TOUBA: Serigne Mountakha suspend les prières à la Grande Mosquée et lance un appel aux émigrés


http://lesoleil.sn/C’est une décision forte que vient de prendre le Khalife général des Mourides. Serigne Mountakha Mbacké a décidé de se conformer à l’état d’urgence et le couvre-feu décrétés par le Président de la République. Ainsi, le guide religieux a décidé de suspendre la prière collective dans la grande mosquée de Touba jusqu’à nouvel ordre.
L’annonce a été faite dans sa concession de Darou Tanzil, par son porte-parole Serigne Cheikh Bass Abdou Khadre Mbacķé. Néanmoins, les muezzins de Touba vont continuer à faire l’appel à la prière, mais aux fidèles, Serigne Mountakha Mbacké a demandé de ne plus railler les mosquées et de se contenter à honorer ce pilier de l’Islam chez eux ou de là l’appel leur parvient.
Dans son message, le Khalife des Mourides n’a pas manqué d’insister sur l’importance de respecter les consignes d’hygiène. Mieux, il a demandé à tous les disciples venant de l’étranger d’aller se faire dépister au plus vite. Selon Serigne Bass Abdou Khadre Mbacķé, Serigne Mountakha appelle les musulmans à se repentir. Car dit-il, c’est l’arme du croyant.Mamadou DIEYE 

Pape Malick Sy: «Nos prières doivent aller avec les recommandations des médecins»

https://www.seneweb.com/Le porte-parole du khalife général des tidianes Serigne Pape Malick Sy a invité les fidèles à se conformer aux décisions des autorités de l’Etat, pour limiter la propagation du coronavirus au Sénégal. Dans une déclaration relayée par Le Soleil, il appelle les Sénégalais à suivre les recommandations des personnels de santé. «
Nous acceptons la volonté divine, mais nous avons le droit de continuer à prier. Qu’il nous assiste, nous sauve ! Mais ces prières doivent aller avec les recommandations des médecins. C’est Dieu qui a fait qu’ils représentent la conscience universelle », rappelle le porte-parole du khalife de Tivaouane, invitant les musulmans au repentir.
« (…) El Hadji Malick Sy dit que nous n’avons que le repentir quand nous ne savons plus où donner de la tête ». Et « Dieu est le seul recours », ajoute-t-il.

Macky Ponctionne 1 Million Sur Le Salaire De Chaque Ministre

https://www.xibaaru.sn/Le président de la République avait demandé à son gouvernement de contribuer financièrement à la lutte contre le Covid-19.
Macky Sall, en mode fast-track, a ponctionné le salaire de ses ministres, rapporte L’Observateur dans sa parution de ce mercredi.
Aussi, le chef de l’État a demandé au ministère des Finances de couper à la source la somme d’un million Fcfa du salaire du mois de mars des membres du gouvernement.
Les Salaires Payés À Partir De Demain Mercredi
Bonne nouvelle pour les agents de l’Etat et leurs débiteurs. Le gouvernement a décidé de procéda au paiement des salaires à partir de demain mercredi 25 mars. Coronavirus oblige. Communiqué.

 Jean Yves Le Drian: «Un paquet financier» va être mobilisé pour l’Afrique

XALIMANEWS- Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé mardi qu’un «paquet financier» allait être mobilisé pour aider les pays les plus vulnérables, notamment en Afrique, à faire face à la pandémie de Covid-19.
«Nous aurons l’occasion de mobiliser un vrai paquet financier, d’assistance pour éviter que l’épidémie ne mute vers des régions ou des sous-continents qui aujourd’hui ne sont pas contaminés mais demain pourraient être un nouveau risque pour nous», a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale.

MEISSA BABOU SUR LES 1000 MILLIARDS DESTINES AU COVID-19 :«On pourrait mobiliser 2000 milliards au besoin»

http://www.sudonline.sn/ La décision du président de la République de faire voter un projet de loi l’autorisant à endosser la responsabilité financière de 1000 milliards de francs CFA par l’Assemblée nationale est favorablement appréciée par l’économiste et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) Meissa Babou
«Nous applaudissons parce que la mesure est salutaire», a salué le professeur avant d’indiquer que «le président de la République dispose de deux options: soit prendre une partie de cet argent dans le budget, en sacrifiant beaucoup de postes, de projets et programmes, ou alors faire recours aux partenaires multilatéraux ou bilatéraux, comme la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la Banque mondiale (Bm), le Fonds monétaire international (Fm), et tant d’autres organes de la sous-région. Si les partenaires du Sénégal mettent la main à la poche, ainsi que l’Etat, on pourrait s’attendre à environ 2000 milliards sur la table. Et ce, en fonction de l’ampleur et de la durée de la maladie à Covid-19 aux dégâts économiques inestimables».

L’Etat doit orienter son assistance sur les denrées de première nécessité

Pour la massification des actions du gouvernement par rapport à son concours de subvention aux populations, l’économiste indique la voie à suivre: «Nous conseillons au gouvernement de porter son soutien sur les denrées de première nécessité. Autant surseoir aux factures d’électricité et d’eau, je le conseille vivement avant que le reste de l’enveloppe ne soit destiné aux entreprises qui ont actuellement des difficultés, parce que ne pouvant plus mobiliser le personnel. Pour tous ceux qui sont amenés à être au chômage, que l’Etat apporte son soutien et qu’après, on fasse le point par rapport aux pertes…»

PR. ABDOULAYE SECK (ÉCONOMISTE) SUR LA RIPOSTE ÉCONOMIQUE FACE À LA COVID-19 : ‘’Des opportunités de repenser nos relations commerciales’’

http://www.enqueteplus.com/Créées, en général, pour coordonner les actions des pays de leur zone ou du continent, les organisations communautaires ouest-africaines ou africaines ne restent pas indifférentes face à l’expansion de la Covid-19 qui affecte les économies du continent. Dans une interview accordée à ‘’EnQuête’’, l’économiste Abdoulaye Seck, Professeur à la faculté des Sciences économiques et de Gestion (Faseg) de l’Ucad, revient sur les stratégies à adopter par ces structures, les enjeux de l’heure, etc.
L’Afrique, comme la plupart des pays du monde, fait face à l’expansion de la Covid-19, une pandémie qui secoue les économies. Aujourd’hui, quelles sont les stratégies à adopter par les organisations sous-régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA, pour atténuer les effets négatifs de cette crise sanitaire sur l’économie de la zone ?
Cela dépend de la nature du phénomène auquel les pays font face et la Covid-19 est presque sans frontière. Donc, si un pays de la sous-région a le virus, un autre pays frontalier peut être contaminé. Ce qui veut dire que la réponse ne peut pas être locale. Elle doit plutôt être globale. Même si un Etat membre de ces organisations prend des mesures relativement adéquates pour se protéger, le succès pourrait dépendre de ce que les autres pays font, du moment où les interactions entre les pays ne peuvent pas être réduites à zéro. Donc, c’est un mouvement concerté qui doit venir à bout de ce fléau qui a une dimension géographique qui dépasse les frontières nationales. C’est un problème transnational qui appelle des mesures transnationales qui partent d’une certaine coordination des efforts nationaux, de façon à travailler ensemble pour développer des stratégies communes.
On sait aussi que ces institutions veillent au bon fonctionnement des mécanismes du marché régional. Est-ce qu’en temps de crise, il leur sera facile d’y parvenir, sachant qu’en général, les pays peinent à respecter les accords signés ?
Lorsqu’on parle de fonctionnement de marché sous-régional avec des mécanismes institutionnels, cela suppose que nous soyons dans les conditions normales. Lorsque ce n’est plus le cas et qu’on a ce type de choc qui arrive, au-delà des réponses concertées des pays, les marchés ne peuvent plus fonctionner normalement. Quand on a un défaut de fonctionnement des marchés, les normes qu’on connaissait depuis 20 ans, on va les surseoir, pour aller dans le sens d’attaquer le fléau et de trouver des solutions adéquates. Une fois l’objectif atteint, on peut venir au fonctionnement normal du marché qui repose sur des mécanismes de concertations économiques. À situation exceptionnelle, certains mécanismes seront mis en œuvre de façon à résoudre, absorber le choc et qu’on passe à une situation normale. À ce niveau, le marché pourra fonctionner normalement.
La mise en place de marchés des denrées, des titres et des devises est également de leur ressort. À ce propos, quelle analyse faites-vous de la situation dans la sous-région ?
Au niveau sous-régional, ce qu’on a comme choc est relativement important. Ce qui a mené à un certain ralentissement du fonctionnement des économies entre les frontières et les relations économiques qu’il y a entre les pays qui se trouvent également affectés. Tout ce qui est échange sous-régional, international sera affecté par le fléau. Que cela soit sur les biens de services, les marchandises, les devises, les titres, bref, toute relation commerciale, financière, voire les mouvements de personnes. Il y aura ainsi un ralentissement non seulement au niveau de l’activité économique nationale, mais également des interactions entre les différents pays. Parce que du moment où on a une limitation du mouvement des personnes, cela va également aller dans le sens de réduire le mouvement des biens et services. Si les économies nationales sont au ralenti, les interactions qui sont basées sur ces activités nationales seront affectées.
Maintenant, il faut juste souhaiter que les réponses collectives qui sont apportées à ce phénomène global soient effectivement efficaces, afin de pouvoir trouver une solution rapide. Et que les économies puissent redémarrer leurs activités normales. Si on y arrive, les relations économiques de tout ordre, ce que soit commerciale, financière, les mouvements de personnes vont reprendre leur rythme normal. Il y a aura une trajectoire qui pourra être beaucoup plus élevée pour rattraper tout ce qu’on a pu perdre. Le rythme sera un peu plus accéléré pour pouvoir résorber le déficit qu’on a connu.
Pour la mobilité des facteurs de production, on sait que la plupart des économies de la sous-région exportent leurs matières premières en dehors du continent. Est-ce que cette crise ne doit pas être un prétexte pour revoir le tissu industriel ouest-africain ?
Cela pourrait créer des opportunités de repenser nos relations commerciales, les relations entre l’Afrique elle-même et entre l’Afrique et le reste du monde. Si nous avons une économie qui est extrêmement extravertie, plus affectée pour ce type de choc qui nous arrive, cela pourrait nous amener à repenser notre modèle économique, de façon à donner plus de préférence aux relations régionales, sous-régionales qui, relativement, pourraient être peu affectées par ces crises qui sont d’ordre international et qui trouvent leurs origines hors du continent. La dynamique est là.
D’ailleurs, l’Afrique s’engage dans un accord de libre-échange continental (NDLR : Zone de libre-échange continental africaine – Zlecaf). Une des impulsions de cette dynamique, c’est le fait qu’à un moment donné, il y avait des économies avancées qui cherchaient à se protéger. C’est le cas des États-Unis. Ce qui a donné un coup de fouet à ce rêve depuis les indépendances, d’avoir une Afrique économiquement indépendante. Et là, c’est un phénomène qui arrive et va renforcer cette impulsion continentale de pouvoir développer davantage les relations entre les pays. Mais également de développer une assise industrielle relativement solide qui sera à la base du succès de tout ce que nous voulons faire au sein du continent, en termes de rapprochement des économies nationales et d’intégration économique.
En parlant du continent, qu’est-ce qu’on peut attendre concrètement des organisations comme le Nepad ou l’UA pour relancer la dynamique économique africaine, après la Covid-19 ?
Ce qu’il faudrait faire à partir de ces institutions, c’est organiser des réflexions de façon générale. Et ces institutions multilatérales sont vraiment la plateforme institutionnelle idéale pour pouvoir réunir tous les acteurs nationaux et du secteur privé pour réfléchir ensemble : d’abord, pour tirer des leçons, non seulement en termes de partenariat, mais aussi des différents enjeux auxquels nous faisons face. Ce sont des institutions qui vont offrir cette plateforme unique pour pouvoir amener tout le monde autour de la table, pour organiser des réflexions et développer des stratégies ensemble pour que l’Afrique puisse, non seulement développer des relations économiques telles qu’on l’a toujours rêvé, mais aussi pour que l’Afrique puisse s’imposer sur la scène internationale, non seulement en termes de commerce, mais également en termes d’investissements étrangers, de ses relations financières.
C’est une opportunité qu’il faudrait saisir. On ne souhaiterait pas que cela arrive tous les jours. Cependant, à chaque fois que cela arrive, il faudrait, de façon exogène, essayer d’en tirer les leçons, de s’asseoir autour d’une table. Cette gestion régionale et sous-régionale est vraiment le cadre approprié pour organiser ces réflexions afin qu’il y ait une convergence des intérêts nationaux pour bâtir un continent relativement très intégré qui puisse peser sur la scène internationale.
Sur le plan financier, la BCEAO a décidé, ce week-end, d’apporter chaque semaine une assistance financière de 4 750 milliards de F CFA aux autres banques de la sous-région. Comment appréciez-vous cet appui ?
L’appui ne manquera pas. Parce que les économies, en temps normal, ont besoin de ces injections. Quand la crise arrive, elle va fragiliser davantage non seulement les budgets des États qui sont à leurs limites, mais aussi, globalement, l’activité réelle, privée est au ralenti, voire dans certains secteurs à l’arrêt. Cela veut sans doute dire que le choc est très important. Une des façons de l’absorber, c’est de pouvoir se relever et d’avoir des mécanismes d’assistance de l’activité économique. On a la Banque centrale, mais il y a également les institutions internationales telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) qui ont mis la main à la poche. Elles ont mis des ressources relativement importantes pour soutenir les États, les accompagner dans ces moments relativement difficiles. Elles leur font souvent des prêts à taux d’intérêt de 0 % ou des aides.
Ces États ne peuvent pas le faire seuls. Parce qu’ils ont des institutions sanitaires qui ne sont pas suffisamment capables d’absorber tous ces chocs qui arrivent, des ressources relativement très limitées en termes de contrôle, de circonscription du phénomène. Donc, si on a ce type d’aides, que ce soit de la part des institutions internationales, des banques, des partenaires au développement, des bonnes volontés, des acteurs privés, elles seront les bienvenues. Il faut juste qu’il y ait une meilleure coordination de toutes ces initiatives, qu’elles soient privées, nationales ou internationales.
La BCEAO a aussi pris l’initiative de faire la cotation de 1 700 entreprises privées. Est-ce que le secteur informel ne sera pas le grand perdant dans cette initiative, vu qu’il n’a pas souvent accès aux banques ou institutions financières ?
Être informel, c’est par définition être perdant par rapport à toutes les initiatives que le formel, le public, l’Etat peut développer. Décider d’être dans l’informel, c’est à la limite décider d’être ‘’au noir’’, comme on l’appelle en économie. À un moment donné, c’est un secteur qui n’existe pas, du point de vue des initiatives de l’Etat. Il est vraiment difficile de pouvoir aider quelqu’un qui n’existe pas. Il serait un peu difficile, au niveau des banques, d’avoir des mécanismes d’aide qui visent le secteur informel. Mais cela ne devrait pas amener les acteurs du secteur public, les banques et autres mécanismes de soutien de l’ignorer. Parce que la plupart de nos économies sont à prédominance informelle. Ce qui veut dire qu’ignorer l’informel, c’est à la limite oublier un pan vraiment important de l’activité économique.
Dans ce cas, quelle est la meilleure stratégie à adopter pour soutenir les entreprises informelles ?
On ne peut pas envisager la relance de l’économie, et c’est là l’une des difficultés que nous avons au-delà de ce fléau, sans pour autant envisager des mécanismes créatifs, novateurs, pour aller dans le sens d’aider le secteur informel. La charge maintenant est aux institutions financières, aux banques, à l’Etat et aux différentes institutions qui sont prêtes à aider le secteur privé, de trouver des mécanismes appropriés et adéquats qui sont à la hauteur des enjeux spécifiques à ce secteur. Cela va dans le sens de les répertorier, d’identifier leurs besoins spécifiques et d’aller dans le sens de les aider.MARIAMA DIEME

COVID-19:LA FONDATION TOTAL FAIT UN DON DE 100 MILLIONS EN CARBURANTS

Dakar, 25 mars (APS) – La compagnie Total, à travers sa fondation d’entreprise au Sénégal, a annoncé qu’elle offrira du carburant d’une valeur de 100 millions de francs CFA pour appuyer le pays dans sa lutte contre le nouveau coronavirus.
La multinationale française veut ainsi soutenir les autorités publiques et sanitaires ainsi que les forces de sécurité mobilisées dans la lutte contre le virus Covid-19, précise-t-elle dans un communiqué transmis à l’APS.
Ces carburants seront disponibles dans les stations-service Total au Sénégal et au niveau du dépôt aéroportuaire.
‘’La solidarité est notre raison d’être et a fortiori dans une période comme celle-ci. En faisant ce don en carburant, nous avons souhaité – avec l’appui précieux des équipes de Total Sénégal – soutenir celles et ceux qui sont en première ligne et qui luttent au quotidien contre cette épidémie’’, a expliqué Moustapha Ndiaye, président de la Fondation Total Sénégal.BHC/ASG
Le Groupe CORIS contribue à hauteur de 50 millions de francs CFA
iGFM – (Dakar) Le Groupe CORIS appuie l’État du Sénégal dans la lutte contre le Covid-19. Au nom du Groupe bancaire, présidé par M. Idrissa NASSA, M. Ibrahima FALL, Directeur Général de CBI Sénégal, a remis au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Amadou HOTT, un chèque de 50 millions de francs CFA à titre de contribution au Fonds « Force-Covid-19 » selon Confidentiel Afrique.
Le Groupe CORIS répond ainsi à l’appel du Président de la République, M. Macky SALL qui, dans son discours à la Nation du 23 mars 2020, a appelé toutes les bonnes volontés à participer à la lutte contre cette pandémie.
Cette action marque la solidarité du Groupe CORIS à l’égard du peuple sénégalais dans ces moments d’épreuve, a indiqué M. Ibrahima FALL, Directeur général de Coris Bank Sénégal. Appréciant hautement cet appui, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération M. Amadou HOTT s’est félicité de ce geste spontané du Groupe CORIS qui témoigne à nouveau des très bonnes relations entre l’État du Sénégal et le Groupe CORIS.

Le mouvement sportif sénégalais contribue à hauteur de 51 millions

iGFM-(Dakar) Selon un communiqué du Ministère des Sports, le mouvement sportif sénégalais, autour du Ministre de tutelle, Monsieur Matar BA, a remis au Ministre de la Santé et de l’Action Sociale un chèque d’une valeur de 51 millions FCFA au comité national en charge du fonds de riposte et de lutte contre la propagation du COVID-19, mis en place par le Président de la République, Macky SALL.
En plus de ce montant, le mouvement sportif sénégalais a aussi offert des gans, des produits antiseptiques (gel, eau de javel, Madar et autres) au comité national.
Rappelons que le Ministre des Sports, Monsieur Matar BA, avait, au cours d’une rencontre, convié les présidents des fédérations, groupements sportifs et associations à un élan de solidarité pour la sensibilisation et la prévention contre le Coronavirus.

Une femme atteinte de Coronavirus dans le doute se confie: «je n’ai aucun symptôme, je suis en observation et j’attends»

https://www.pressafrik.com/Madame S., femme d’un Modou-Modou, a été atteinte de coronavirus, à Touba, ville du Sénégal, située à 194 km à l’est de la capitale Dakar dans le département de Mbacké. La jeune dame, âgée d’une vingtaine d’années, raconte sa nouvelle vie depuis sa cabine d’isolement au centre de traitement de Darou Marnane, l’hôpital qui a reçu le premier Sénégal atteint de Covid-19.
Jointe par nos confrères du journal « L’Observateur », elle a confessé son étonnement de malade du coronavirus « sans les symptômes du Covid-19 ». 
« C’est jeudi dernier qu’une ambulance avec une équipe médicale est venue me chercher au niveau d’une clinique privée à D. (Son quartier à Touba), avant de me transférer ici au Centre de santé de Darou Marnane », explique-t-elle, soulignant qu’au début elle souffrait de vertiges et s’était rendue à l’hôpital pour se faire consulter. 
La jeune dame se dit étonner de n’avoir « bénéficié d’aucun traitement spécifique bien que», avance-t-elle, les médecins lui ont notifié que les résultats des analyses effectués au district sanitaire sont positifs. 
« Malgré le stress et la solitude, je me sens comme un charme. Je suis dans une cabine climatisée, équipée de poste de téléviseur et d’un frigo-bar. J’ai mon téléphone à ma portée à temps plein et je suis connectée au monde extérieur via les Réseaux sociaux », se réjouit-elle. 
Mme S. reste toutefois inquiète, car, soutient-elle, « les blouses blanches qui viennent s’enquérir, deux fois dans la journée, de l’évolution de ma santé ne parviennent pas à me convaincre de la présence du virus dans mon organise ».
Avant de se questionner : « Comment je peux être porteuse du virus alors que je n’ai aucun symptôme. Je ne tousse pas, je n’ai pas de fièvre et ne souffre d’aucun mal de tête. Je dirais même que je me porte très bien.Je suis en observatoire et j’attends ». 

Transport public et privé: Les toutes nouvelles règles qui vont s’imposer à tous

iGFM (Dakar) – Suite à la déclaration de l’état d’urgence, le ministre des Transports terrestre, Me Oumar Youm, vient de dévoiler une batterie de mesures. Objectif: réduire drastiquement les risques de propagation de la maladie à covid-19.
Ci-dessous lesdites mesures.
Pour le Transport de voyageurs, l’embarquement des voyageurs  dans les bus, minibus et autocars effectuant un transport public ou privé, se fera dans le respect des places assises qui seront  distribuées pour tenir compte des distances d’au moins un mètre entre les passagers
-Le nombre de passagers à bord de ces véhicules sera limité à la moitié du nombre de places prévu par la carte grise du véhicule.
-Tous les passagers des véhicules de transport seront munis d’équipements appropriés de protection: gants masques produits  hydro alcooliques, mouchoirs  jetables
– Les passagers  ainsi que le conducteur doivent systématiquement porter des masques et des gants  durant tout le trajet.
Les gares routières et interurbaines, en conséquences de la mesure d’interdiction  du transport interurbain  seront fermées.
-Toute fréquentation de ces gares routières, non directement liée aux activités de transport, sera interdite. Les activités commerciales  dans lesdites gares seront suspendues.
Le nombre des passagers à bord des taxis urbains  et véhicules de particuliers est limité à 3 places au lieu de 5. Les trois places comprennent celle du  conducteur.
Le nombre de passagers de véhicules deux roues  est limité à une place.
Les opérateurs de transport procéderont obligatoirement au  nettoyage, désinfection de chaque véhicule de transport public au mois une fois par jour et mettront à disposition de leur personnel les équipements dédiés.
Le transport de marchandises se poursuivra avec ces mesures : le nombre de passager  est limité à deux personnes y compris le conducteur. Ils devront être équipés de masques et de gants durant tout le trajet.
Les exploitants des autoroutes sont chargés d’améliorer les conditions d’hygiène sanitaire  pour le personnel et les usagers, de réduire leur effectif de péagers, d’assistant en voie automatique et de facilitateurs de trafic.
-Les cartes transaction manuelle devront être traitées avec le maximum de précaution. Les personnels de ces autoroutes devront être protégés par le port de masque et de gants.
Il est hautement recommandé aux entreprises publiques et privées de moduler leur effectif en cohérence avec ces mesures d’ajustement de l’offre de transport.
En aucun cas les mesures restrictives sur l’offre de transport ne doivent conduire à une augmentation des tarifs.
Les forces de l’ordre veiller à l’application de la loi interdisant l’exercice illégale  de la profession de transporteur, notamment l’exercice qui se fait sans autorisations et qui  interdit aussi les gars non officiels.Youssouf SANE

NDONGO FALL, VICE-PDT AFTU: « NOUS NE POUVONS PAS ARRÊTER LES CLIENTS »

http://www.emedia.sn/ « Nous ne pouvons pas arrêter les clients ». Le signal de détresse est émis par « Ndongo Fall, le premier vice-président de l’Association pour le financement des transports urbains (AFTU). Ce, au lendemain des restrictions dans les transports en commun, dans le cadre des mesures édictées pour stopper la propagation du coronavirus.
« En ce moment, les minibus qui devaient charger dix-sept personnes, en prennent huit. Nous sommes d’accord sur le principe, nous sommes des patriotes. Parce qu’aujourd’hui, il y a une catastrophe que nous connaissons tous. Mais nous ne pouvons pas arrêter les clients. Parce qu’arrivé à l’arrêt, si un client veut descendre, et qu’il y en a plein d’autres qui attendent, si celui-ci descend, de nombreux autres voudront monter. Ni le chauffeur encore moins le receveur ne peuvent les en empêcher », signale-t-il, sur Sud fm.
Poursuivant, il ajoute : « S’ils (clients) forcent le passage, le policier va verbaliser le chauffeur, confisquant son permis de conduire. Nous ne savons vraiment plus sur quel pied danser. »
D’où son appel à l’endroit du ministre des Transports terrestres, Me Oumar Youm, qui a annoncé les nouvelles mesures hier, de sensibiliser les forces de l’ordre dans ce sens. « L’État doit prendre ses responsabilités en demandant aux policiers de faire descendre les clients et de ne pas verbaliser le chauffeur du véhicule parce que ce dernier n’est pas fautif. C’est les clients ».
Autre constat. Les restrictions dans les transports en commun peinent à être appliquées. Après la mesure annoncée hier par le ministre des Transports terrestres, Me Oumar Youm, le nombre de passagers est désormais limité à la moitié des places disponibles, avec gants et masques de rigueur. Des directives qui ont entraîné de nombreux désagréments notamment dans la banlieue dakaroise. Difficile de quitter par exemple le terminus de l’Unité 17 des Parcelles assainies, ce matin.
« Maintenant on nous dit de diviser le nombre de passagers par deux, ce qui fait douze clients, cela ne nous arrange pas », se plaint un chauffeur récalcitrant. « Mieux vaut qu’on reste à l’arrêt », renchérit un receveur.

Du côté des clients, c’est la galère : « Les cars ne veulent pas bouger. Des chauffeurs disent qu’ils n’ont pas de gants. A l’heure actuelle, les clients font la queue. Depuis que je suis arrivé, je n’ai pas vu un car démarrer. C’est vraiment infernal ».
« Je suis là depuis 06 heures du matin. Il y a une foule de clients qui attendent alors que l’objectif est d’éviter les rassemblements », se plaint un autre

AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE L’AIR AU SÉNÉGAL: EFFET DU CORONAVIRUS?

http://www.emedia.sn/Même s’il est en train de faire des ravages dans le monde, le Coronavirus à un effet positif. Depuis l’apparition du Coronavirus au Sénégal, la qualité de l’air que nous respirons s’est amélioré. C’est du moins ce qu’a confié le chef du centre de gestion de la qualité de l’air, Aminata Mbow Diokhané. « On note depuis une semaine une qualité de l’air qui est moyenne. C’est-à-dire qu’il y a moins de pollution qu’avant. Et cela peut être assimilable à la baisse des activités humaines. Il y a moins de déplacement, il y a moins d’activité économique. Il y a moins de personnes qui se déplacent avec des véhicules », a-t-elle expliqué sur iRadio. Avant d’ajouter : « Cela améliore la qualité de l’air parce qu’il y a une baisse de la pollution. Les gens inhalent un air moins pollué ». Aliou DIOUF

ZAHRA IYANE THIAM DEMANDE AUX SÉNÉGALAIS DE S’ADAPTER À LA SITUATION

http://www.emedia.sn/C’est un secret de polichinelle de dire que le Coronavirus aura des impacts négatifs sur l’économie sénégalaise. C’est en ce sens que le président de la République a pris des mesures importantes pour accompagner les Sénégalais dans ces moments difficiles où l’activités économique est au ralenti pour ne pas dire à genou.
Le Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale s’engage au côté du président de la République. Invité de l’édition spéciale de Emedia en direct sur iRadio et iTV, Zahra Iyane Thiam a invité les Sénégalais à s’adapter à la nouvelle situation pour éviter la propagation du virus.
« Nous avons une franche importante de notre population qui sont soit dans le secteur informel ou qui sont dans des activités qui leur permettent de vivre quotidiennement. Nous, à travers le fonds d’impulsion de la microfinance nous sommes en discussion avec cette catégorie pour voir quel doit être le niveau ou la nature de l’accompagnement. »
A propos de cet accompagnement, elle estime qu’il s’agit de leur fournir l’accompagnement adapté à ce qu’ils vivent. « La nature de cette aide peut être pécuniaire puisque ce sont des questions de survie. Elle peut également être des vivres », a déclaré le ministre qui n’a pas manqué de saluer toute la mobilisation nationale.
« Ce qu’il faut maintenant, c’est de s’adapter. La première des mesures est individuelle. Elle n’est pas de l’action de l’Etat. Il faut que toutes les populations s’adaptent à la nouvelle situation qui nous imposée par la maladie », soutient-elle. Aliou DIOUF

 Premier jour de couvre-feu au Sénégal: la police bastonne les récalcitrants

http://www.dakarmatin.com/L’apparition du coronavirus accompagnée d’une propagation inquiétante au Sénégal a provoqué la prise de décisions draconiennes de la part des autorités.
En effet, après une pile de mesures visant à circonscrire la balade du covid-19, le président de la République est passé à une vitesse supérieure ce lundi 23 mars en instaurant l’état d’urgence assorti d’un couvre feu. Ce qui a eu pour effet de restreindre les déplacements des citoyens qui devraient maintenant cesser toute circulation entre 20 heures et 06 heures du matin, sauf dérogation.  
La police et la gendarmerie ont été ainsi mobilisées pour faire respecter la décision de l’autorité. La majorité des sénégalais a adhéré à cette démarche du chef de l’État, car ils estiment qu’il est en droit de prendre ses responsabilités quand la santé publique est menacée par un ennemi invisible qui fait des ravages dans les pays du nord.   
Conformément à leurs missions, policiers et gendarmes se sont déployés sur toute l’étendue du territoire et sont actuellement en train de faire un travail remarquable qu’il convient ici de saluer. 
Cependant les écarts de conduite dont font montre certains membres des forces de sécurité risque de saper toute l’énergie déployée pour faire respecter cette nouvelle règle édictée par l’autorité.  
À Dakar par exemple, dans beaucoup de quartiers, ce sont des scènes digne d’une autre époque qui sont relayées sur les réseaux sociaux. On y voit des policiers lever la main sur des piétons ou sur des automobilistes qui ont eu la malchance de croiser leur chemin.   
Or, la loi semble claire en cas de non respect du couvre feu. Babacar Bâ du Forum du justiciable a bien fait de le rappeler par ces mots : « La loi n’autorise pas les policiers à frapper les piétons et les automobilistes qui ne respectent pas le couvre-feu. La loi prévoit un emprisonnement de 2 mois à 5 ans et une amende de 20 000 à 500 000 francs CFA ou l’une des peines seulement. »  
Cette position est partagée par nombre de Sénégalais qui ne comprennent pas cette violence dont font usage les policiers pour dire le droit.  
Il est compréhensible qu’ils soient, à l’instar de tous les sénégalais, pressés d’en finir avec le coronavirus qui a montré qu’il n’épargnait personne.  
Mais cette guerre déclarée à la pandémie requiert de tout le monde qu’il garde son calme, car il serait aberrant par ces temps qui courent, de remplir les hôpitaux de victimes de bavures policières

Couvre-feu: Me Assane Dioma Ndiaye dénonce l’attitude des forces de sécurité

http://www.dakarmatin.com/Il n’y a pas eu de répit pour les récalcitrants lors de la première nuit du couvre-feu. Les forces de l’ordre n’ont pas été tendres pour ceux qui ont défié la loi. Ce que déplore le président de la Ligue sénégalaise des Droits de l’Homme. Me Assane Dioma Ndiaye estime que l’État a d’autres moyens pour faire respecter sa décision.
« Le ministre de l’Intérieur a suffisamment rappelé les sanctions encourues et les agents de l’État ont l’obligation de respecter la loi et non la violer. Respectons les citoyens, amenons-les à respecter la loi, faisons-en sorte que nos pays puissent dépasser cette étape. Mais, encore une fois, on ne peut porter atteinte à la dignité humaine », a soutenu la robe noire.
Ce qui est productif, du moins aux yeux de Me Assane Dioma Ndiaye, c’est le respect de la dignité humaine au nom de la cohésion sociale. Un appel pressant lancé au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique par le défenseur des Droits de l’Homm

Couvre-feu: «Les actes des forces de l’ordre sont punis par les conventions internationales»,Alioune Tine

https://www.seneweb.com/Le couvre-feu au Sénégal, entré en vigueur hier, a été émaillé de scènes de violence.  Le président de Africa Jom Centrer rappelle que les actes des forces de l’ordre sont punis par les conventions internationales. Alioune Tine, qui a réagi sur iRadio, invite la direction de la police à faire plus dans la sensibilisation.
«Si votre pays ne vous juge pas, les pays signataires de la convention peuvent vous juger. C’est ce qui est arrivé avec l’affaire Hissène Habré. En même temps, puisque la plupart des membres de la police du Sénégal souhaitent aller aux Nations Unies, si vous êtes soupçonné de torture, vous aurez des problèmes».
A la place des coups, Alioune Tine invite la direction de la police à faire plus dans la sensibilisation.
«Je pense que la police doit avoir une méthode pédagogique extrêmement importante. Il faut le reconnaître, il y a une catégorie de Sénégalais qui aime transgresser et qui aime défier les autorités. Il faut d’abord leur adresser une communication très spécifique et bien cibler».
Cette sensibilisation, il l’attend aussi des leaders de l’opposition que le président de la République reçoit.
«Ce n’est pas seulement le rôle de l’Etat de sensibiliser. Je pense que les gens qui sont partis au palais pour dire qu’ils sont d’accord avec les mesures prise par le président Macky Sall doivent, à leur tour, agir ».

1er jour de couvre-feu: Le mouvement Y’EN A MARRE liste les manquements et condamne «les actes de violence exercés par les forces de l’ordre»

https://www.dakaractu.com/-Le mouvement Y’en a marre a salué l’adhésion de la grande majorité des Sénégalais à la mesure de couvre-feu prise par les autorités dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.
Toutefois, Aliou Sané et ses camarades notent certains manquements opérés par des citoyens qui sont restés dans les rues en dehors des heures indiquées, occasionnant une utilisation illicite de la torture par les forces de l’ordre.
Le mouvement citoyen dénonce ainsi, une atteinte à la dignité humaine avec ces tortures menées avec « ceux qui sont censés faire respecter la loi ».

Le mouvement Y en a marre condamne avec vigueur cette violence et exhorte les autorités à mettre un terme aux actes de violence exercés par les forces de l’ordre, estimant que « rien ne peut justifier de telles pratiques ». 
Pour finir, le mouvement Y’en a marre exhorte les citoyens à respecter les mesures prises par les autorités dans le cadre de cette croisade nationale contre le Covid-19.

 Covid-19: Cravacher et matraques pour dépister le confinement. Quelle police !

http://www.dakarmatin.com/Aussitôt que l’état d’urgence est entré en vigueur, les forces de l’ordre se sont signalées encore sauvagement pour faire respecter le confinement jusqu’ à présent seul remède contre le COVID-19. Sauf que, au Sénégal la majorité de la population ignore les enjeux de ce couvre-feu préventif et salvateur sur le plan sanitaire. Mais quand n’est-il sur le plan social ?Fallait-il pas prendre des mesures d’accompagnement spécifiques ou dérogatoires?Toutes ces questions restent sans réponses.
Dans un pays où l’économie informelle perfuse aussi la majorité des ménages sénégalais. La sensibilisation devrait être privilégiée en ces moments où la psychose engendrée par le covid-19 prédomine sur la population. Malheureusement la police sénégalaise a opté à la répression sanguinaire.
Hier les images hideuses d’une police qui n’a que faire du concept « armee-nation » ont inondé les réseaux sociaux dégradant davantage la respectabilité des forces de l’ordre. Au moment où l’unité des coeurs et des esprits se convergent pour venir à bout de ce fléau. Le temps d’une matinée, la nation s’enthousiasmait de voir les acteurs politiques défiler au palais, et le temps d’une soirée la nation vomissait aussi une police pas policée qui mérite confinement.ReseauNews

Etat de Couvre – feu: Dans certaines situations il faut recourir à la répression dixit le commissaire Sadio

http://www.lavalleeinfo.com/Le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle à la retraite conseille aux forces de l’ordre de privilégier dans un premier temps la sensibilisation ,pour permettre une meilleure compréhension des populations , de la nécessite du couvre feu .Dans certains cas il est nécessaire de réprimer , selon le commissaire pour restaurer l’ordre.

Couvre-feu: le Forum du Justiciable dénonce les violences physiques exercées sur les personnes

https://www.pressafrik.com/Le Forum du Justiciable hausse le ton et dénonce les violences exercées dans la nuit du mardi 24 mars, sur les contrevenants au couvre-feu décrété par le président de la République. Selon son bureau exécutif, ces « comportements, assimilables à la torture, violent gravement la dignité de ces citoyens », dans un communiqué
« Le bureau exécutif du Forum du Justiciable a constaté à travers des images et des vidéos choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux que des hommes en tenues ont en train de violenter les contrevenants au couvre-feu décrété. Ces comportements assimilables à la torture violent gravement la dignité de ces citoyens », informe la source.
Pour l’organisation de défense des droits de l’Homme « rien ne saurait justifier ces violences physiques exercées sur les personnes ». 
Par conséquent, elle invite les autorités de tutelle à « recadrer dans les meilleurs délais ces éléments qui s’adonnent à cette pratique qui foule au pied la dignité humaine ».
Le Forum du justiciable exhorte tout de même les citoyens au respect du couvre-feu ainsi que les autres mesures découlant de l’état d’urgence décrété. 

La police s’exprime sur la violence exercée sur les récalcitrants: « On n’est pas là pour se justifier »

https://www.pressafrik.com/La police a réagi suite aux nombreuses dénonciations des violences exercées dans la nuit du mardi 24 mars, sur les contrevenants au couvre-feu décrété par le président de la République. Son porte-parole, le lieutenant Diassé Dioum informe que les autorités font le nécessaire sur cette affaire sans trop entrer dans les détails.
« On n’est pas là pour se justifier sur notre travail. Nous communiquons avec nos hommes sur le terrain pour mener à bien le travail », a précisé le porte-parole de la police sur la Tfm. 
Il poursuit : « De toutes les façons, nous avons pris toutes les dispositions et nous espérons mieux qu’aujourd’hui, tous ensemble, on fera le travail ». 
Toutefois, le Lieutenant Dissa Dioum se réjouit du respect de ces  mesures par 90% de la population.
« A 90 %, les Sénégalais ont respecté le couvre-feu, mais il y a eu quelques dysfonctionnements parce que c’était le premier jour et c’était très normal. Certains ont eu des problèmes de transport d’autres ont fait fi à la loi et voici les conséquences », conclut-il.  

COMMENTAIRE –PARFAITE MISE EN SCÈNE AU PALAIS

NETTALI.COM – C’est fou ce que l’épidémie du coronavirus a des vertus anesthésiantes pour nos politiques ! Eh bien, Macky Sall et ses opposants se sont mis en scène et de manière parfaite, dans un moment de stress grandissant et de propagation du virus. Et certains y voient une forme d’intelligence de la situation en même temps qu’une récupération politique, mais dans le bon sens.
C’est une race de gens bien habiles, ces politiciens ! Et le plus habile d’entre eux, c’est bien sûr Macky Sall qui a réussi, dans un contexte de communion nationale, la prouesse d’organiser un ballet d’opposants au palais. L’on a pu admirer nos chers amis de la politique, tels des potes du quotidien en train de s’amuser à se saluer sans se serrer la main, à l’exception de Kara. Il fallait bien qu’il dérogeât à la règle notre cher Mara. Sinon il ne serait plus Kara.
Le président de la République a en tout cas réussi à régler un problème qu’il n’a pu résoudre avec le dialogue national, c’est-à-dire dire réunir les membres de l’opposition significative comme de seconde zone, de manière séparée et en un si court temps. Ils auraient refusé de rencontrer le président, ces opposants, qu’on les aurait traités de mauvais politiciens ou de mauvais esprits.Aussi, Macky Sall a t-il saisi ce moment opportun?C’est vrai qu’on a besoin d’autre chose que de querelles en ces moments là!
Il faut bien que les rancœurs soient oubliées et que les oppositions se taisent. Le plus cocasse dans l’histoire, a été la rencontre Macky Sall-Khalifa Sall. Ce dernier est élargi de prison il y a quelques mois, en faveur d’une grâce présidentielle. Quelle devait être l’ambiance ? Comment ont-ils pu se regarder dans les yeux ? Étaient-ils à l’aise ?
L’autre rencontre que l’on croyait jusqu’ici impossible, Macky-Sonko, a bel et bien eu lieu. L’irréductible opposant a été radié de l’administration par le premier nommé. Ousmane ne cesse de suivre Macky à la trace, tel son ombre devrait-on dire, dénonçant le moindre de ses actes et critiquant la moindre de ses sorties.  Qui l’eut cru ? Ils sont en tout cas tous sortis de l’audience, chacun y allant de son commentaire le plus rassembleur et le plus généreux possible, à l’exception d’Ousmane Sonko qui a renoué avec sa posture habituelle, question de se démarquer des autres. Le leader de pastef a même tenté un exercice bien difficile pour lui, la diplomatie dans la critique, mais est vite retombé dans la raillerie évoquant “l’erreur de bonne foi” de Macky. Il a ainsi critiqué la généralisation de l’annulation des dettes fiscales et celle partielle de la TV A pour laquelle, il fallait à son avis recourir à un report de son paiement.
Decroix y est lui aussi allé de son commentaire. Dans des contextes pareils, dit-il, certains peuvent avoir des comportements aux antipodes des normes souhaitées. “Il y en a qui ne deviendront jamais des anges, qui profiteront de cette période assez difficile pour des actions qui n’iront pas dans le sens des intérêts de ce que nous voulons, c’est-à-dire vaincre la pandémie. Il faudra qu’on soit vigilant et ferme par rapport à ce genre d’action“.
En tout cas, avec ces politiciens, on n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs et de toutes les facettes ! Peut-être que très bientôt, à la fin de l’épidémie dont on espère se débarrasser le plus vite possible, l’on nous servira un cocktail qui ne manquera pas de nous surprendre. Mais cette communion là, c’est le visage du Sénégal qu’on aimerait si souvent voir dans des contextes comme ceux-là.

LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS AU SENEGAL:Macky Sall décroche son premier consensus

http://www.sudonline.sn/Après avoir décrété l’état d’urgence, le lundi 23 mars, le président de la République, Macky Sall, a rencontré l’opposition sénégalaise hier, mardi 24 mars, au palais. Tous ses adversaires politiques, à savoir le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, celui de Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko, ou encore le patron du Grand parti, Malick Gakou, sans oublier le président du mouvement “Taxawu Senegaal“, Khalifa Ababacar Sall, ont tous mis de côté leurs intérêts partisans pour répondre favorablement à l’appel du président.
Toutefois, même s’ils approuvent toutes les décisions jusqu’ici prises par le chef de l’Etat, il n’en demeure pas moins que l’ancien candidat, sorti troisième à la présidentielle de 2019, a émis quelques réserves concernant certaines décisions, tout en rejetant d’autres mesures.
Depuis son accession à la magistrature suprême, en 2012, le chef de l’Etat vient de décrocher pour la première fois le consensus de l’ensemble de la classe politique, même auprès de ses adversaires les plus radicaux. Ou du moins, le président Macky Sall est parvenu à faire adhérer les acteurs politiques à sa décision d’instaurer l’état d’urgence dans le pays, suivi d’un couvre-feu sur l’ensemble du territoire national, de 20 à 6 h du matin. Pour cause, sur son invitation, l’ensemble des leaders de l’opposition ont effectué le déplacement au palais de la République hier, mardi 24 mars.
En effet, le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, celui de Pastef/ Les patriotes, Ousmane Sonko, ou encore le patron du Grand parti, Malick Gakou, sans oublier le président du mouvement “Taxawu Senegaal“, Khalifa Ababacar Sall, ont tous répondu présents à l’appel du chef de l’Etat.

Pape Diop: « Nous sommes en guerre et Macky Sall est le Général »

Comme on pouvait s’y attendre, le Président Pape Diop a eu des mots de soutien pour le Chef de l’Etat alors que le Sénégal fait face à un péril sanitaire avec l’apparition chaque jour, de nouveaux cas de malades du coronavirus.
Le Président de « Bokk Guiss-Guiss » qui a remercié le Président pour l’honneur de l’avoir reçu à un moment où le Sénégal a besoin de l’unité de tous ses fils », l’a aussi félicité sur les décisions courageuses qu’il a prises et celles qu’il pourrait être amené à prendre si la situation l’exigeait. 
 « Je lui ai manifesté mon soutien sur un projet de loi qui pourrait lui permettre dans les jours à venir, de réagir vite à cette lutte contre le Covid 19. Nous avons discuté dans une bonne ambiance, je lui ai également dit le soutien de mon parti et le mien propre par rapport aux décisions prises, parce que notre pays est aujourd’hui en face d’un péril sanitaire, qui n’épargne personne », a-t-il dit face aux journalistes de la Rts.
« C’est le pays qui est engagé, nous devons nous hommes politiques nous oublier au profit du seul peuple sénégalais, nous sommes prêts comme des soldats pour aller au combat derrière notre Général. C’est des moments pendant lesquels le peuple doit se retrouver », a-t-il aussi dit

Mariages, baptêmes, courses d’ânes à Touba: une dizaine de déviants menottés

http://www.dakarmatin.com/Plus de rassemblement, ni de manifestation sur l’étendue du territoire national, jusqu’à nouvel ordre ! Cette décision prise par le chef de l’Etat, pour lutter contre la propagation du Covid-19, est appliquée désormais à Touba.
Selon le journal SourceA dans sa parution de ce mercredi, les forces de défense et sécurité de la Cité religieuse n’ont pas chômé, depuis lundi dernier. Pour ce faire, elles ont interrompu six rassemblements dans la Ville sainte
Suite à une dénonciation anonyme, les policiers du Poste de Gouye Mbinde ont débarqué au quartier «Poulailler» de Touba, où ils ont dispersé des personnes qui s’étaient rassemblées, pour célébrer un baptême
Selon toujours nos confrères, les éléments du lieutenant Faye ont mis en garde les résidents de la maison, qui accueillait la cérémonie. En plus, un mariage de grande envergure a été annulé, hier, vers 13 heures par ces forces de l’ordre. Bilan du Commissariat de Ndamatou : 3 Mariages et une course d’ânes dispersés ; une dizaine d’individus arrêtés, mais relâchés, plus tard

Lutte contre le Covid-19: Aida Mbodj adhère à la stratégie de Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/«Tous les fils du Sénégal ont intérêt à se mettre debout, derrière le chef de l’Etat pour combattre le Covid-19 qui gagne du terrain dans notre pays.», C’est l’avis de la Présidente de l’Alliance Nationale pour la Démocratie/ And Saxal Liguey, Aida Mbodj.
Après un entretien avec le chef de l’Etat ce matin, au palais de la République, l’édile de Bambey a également affirmé son adhésion totale à toutes les décisions prises par le chef de l’Etat, Macky Sall dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pandémie

Mamadou Lamine Diallo au Palais: «L’heure est grave et notre nation est menacée!»

http://www.dakarmatin.com/Lors de son face-à-face avec le chef de l’État, le député  Mamadou Lamine Diallo, leader du mouvement Tekki, a attiré l’attention de la population sur la gravité de la situation que traversent le Sénégal et le monde plus généralement.
« L’heure est grave. Notre nation est menacée et par conséquent, il est normal que nous puissions échanger avec le chef de l’État. Je pense qu’il nous faut parler au peuple  sénégalais et leur demander de respecter les mesures décrétées par le président de la République », a souligné le parlementaire. 
Autre point abordé abordé par le parlementaire lors de son tête-à-tête avec le président Macky Sall, c’est la situation des enfants de la rue. « J’ai attiré l’attention du chef de l’État sur la situation des enfants de la rue et on a échangé naturellement sur l’économie et la force Covid-19 », laisse  entendre  Mamadou Lamine Diallo sans entrer dans le fond de la discussion. 
Le député Mamadou Lamine Diallo qui a adressé ses vives félicitations à tout le personnel soignant, n’a pas également manqué de prier pour le bon rétablissement des malades…

Lutte contre le Covid 19: «Un mémorandum contenant des propositions pratiques remis au Pr» (Mamadou Diop Decroix, And Jëf)

http://www.dakarmatin.com/Le parti And Jëf a remis au Président de la République un mémorandum contenant des propositions assez pratiques pour lutter contre le coronavirus. L’annonce a été faite par son secrétaire général Mamadou Diop Decroix, à l’issue de l’audience avec le Président Sall.
Il a par ailleurs annoncé avoir pris avec les membres de son parti, la décision de mettre en place les volontaires pour la lutte contre le Coronavirus dans les 45 départements du pays. Ces derniers entreront en contact avec les autorités sanitaires de chaque région pour se mettre à leur disposition, fera-t-il aussi savoir. 
« Nous restons à la disposition du Président, pour des avis ou conseils, s’il les sollicite », indiquera enfin le leader d’And Jëf. 
Concernant les mesures d’hygiène, il a appelé à rester vigilants pour contrer ceux qui profiteront de la situation pour se faire des bénéfices indus…

Landing Savané, Sg And-Jef/Pads: «Nous sommes considérés comme un exemple par notre capacité de dialogue,notre capacité de concertation »

https://www.dakaractu.com/Venu représenter la coalition au pouvoir Bby, landing Savané, Sg And jef/Pads à sa sortie d’audience s’est voulu bref. Il a magnifié l’élan de solidarité montré par tous les chefs de l’opposition qui ont tous adhéré au dialogue pour faire face au Covid-19. « L’appel du président reflète la philosophie de Bby. Notre pays est suivi par la plupart des pays Africains, par nos partenaires voire le reste du monde. Nous sommes considérés comme un exemple par notre capacité de dialogue, notre capacité de concertation. Depuis l’époque de Senghor, nous sommes restés un pays ce dialogue. Devant cette pandémie qui a ébranlé le monde entier, le dialogue est le bienvenu pour renforcer l’unité des sénégalais et les encourager à faire face à la pandémie», note Landing Savané

Mokhtar Sourang, Front de résistance national (Frn): «Nous sommes disposés ensemble à mener ce combat en mettant de côté nos appartenances religieuses et politiques»

https://www.dakaractu.com/ Venu représenter des partis qui n’ont pas de représentation à l’Assemblée Nationale et qui sont au nombre de 50, Mokhtar Sourang a manifesté au chef de l’Etat, l’engagement de tous les partis qu’il représente à cette audience.
 « Le front avait sorti un communiqué pour approuver les décisions. Nous sommes en guerre contre un ennemi. à la différence qu’on identifie d’habitude son ennemi mais ici on a un ennemi invisible. D’où l’intérêt de faire de cette bataille une bataille de tous. C’est le parti du Sénégal qui existe. Nous lui avons suggéré d’impliquer les leaders de l’opposition dans cette bataille, même à l’intérieur du pays car l’heure est extrêmement grave. Si on ne change pas nos comportements en respectant les prescriptions, ça sera la catastrophe. Nous pensons au secteur privé qui vit au jour le jour, aux Sénégalais qui ont des parents dans les pays infectés. Nous sommes disposés ensemble à mener ce combat en mettant de côté nos appartenances religieuses et politiques», a conclu le porte-parole des partis de l’opposition qui ne sont pas représentés à l’Assemblée Nationale.

Tafsir Thioye, porte-parole du PDS:«Me Wade nous a demandé de… »

http://www.dakarmatin.com/Venu représenter l’ancien Président de la République Abdoulaye Wade lors de cette journée d’audience accordée par le Président Sall à l’opposition parlementaire, Tafsir Thioye le porte-parole accompagné de Cheikh Bara Doli, Président du groupe parlementaire libéral, a dit le soutien de leur parti des mesures prises par le Président.
Au niveau de l’Assemblée, a-t-il aussi annoncé, « nos députés vont soutenir cette loi d’habilitation, pour étendre ses pouvoirs pour venir à bout de cette maladie ». 
Relevant le message du Président Abdoulaye Wade, Tafsir Thioye de noter que le leader du PDS leur a demandé de remercier le Président de la République, mais aussi de manifester le soutien positif du PDS dans ce qui est en train d’être fait surtout par rapport au corps médical et au soutien que l’on doit lui apporter.
« Travailler à renforcer l’information, mais aussi les tests systématiques pour empêcher la prorogation de cette maladie », a-t-il dit

Palais de la République/Youssou Ndour chante l’unité nationale: «L’union fait la force»

https://www.dakaractu.com/ Face à la propagation de la maladie du Coronavirus et ses conséquences  économiques et sanitaires, seule l’unité autour de l’essentiel peut aider à combattre le virus, c’est du moins l’avis de Youssou Ndour, le leader du mouvement Fekké Ma Ci bollé.
 » Le président de la République fait un excellent travail. Et nous les sénégalais d’ici et d’ailleurs essayons de faire un travail de sensibilisation sur les conséquences de la maladie. L’union fait la force et tous les sénégalais sont ensemble », a laissé entendre  Youssou Ndour au terme de son face-à-face  avec le chef de l’État dans le cadre de concertation pour la lutte contre le Coronavirus. 
Youssou de rappeler le sens de l’unité en ces circonstances pour gagner la guerre contre l’ennemi, le Coronavirus, Covid-19.
« Quand nous sommes en guerre, il y a un chef, donc le président Macky Sall est le chef dans cette bataille, écoutons-le et suivons-le », a  invité le PCA du groupe Futurs Médias

Cheikh Bamba Dièye au Palais: «Les mesures ne sont pas contre les sénégalais,mais plutôt pour que les sénégalais continuent à vivre»

http://www.dakarmatin.com/Conscient de l’ampleur de la situation que traverse le pays et le monde en général, dans cette phase de crise sanitaire, le député Cheikh Bamba Dièye reste convaincu que l’heure n’est pas à la violation des mesures de l’autorité. Mais elle est plutôt à la mobilisation  citoyenne et à un élan de solidarité, dans l’unité  pour vaincre la maladie du Coronavirus et  redresser le pays.
« Les mesures ne sont des mesures contre les sénégalais, mais ce sont des mesures pour que les sénégalais continuent à vivre. Et c’est cela le sentiment que tous les sénégalais doivent  comprendre. Car s’il y a un ou deux parmi nous qui pensent qu’ils peuvent faire comme bon  leur semble, ce sera la catastrophe », a précisé le député, leader du FSD/BJ, au terme de son tête-à-tête avec le président Macky Sall. 
Ce qui nécessite beaucoup de sacrefices, de l’avis du parlementaire : « Il va falloir faire  énormément de sacrifices, beaucoup d’argent  va être mobilisé et il faudra que ceux qui sont chargés de l’exécution puissent en prendre conscience pour que nous continuons à vivre dans un élan de solidarité et d’entre aide pour combattre la maladie et redresser notre cher pays ».  
Cheikh Bamba invite à une compréhension globale de l’urgence qui pousse le président  Macky Sall à pendre ses mesures qui rappellent le sens du mot SUNUGAL..

Moustapha Cissé Lo: «Nous Devons Taire Nos Querelles Et Nous Mobiliser Autour De L’essentiel…»

https://www.xibaaru.sn/Le député Moustapha Cissé Lo apprécie à sa juste valeur le message prononcé, hier, par le président de la  République Macky Sall, au sujet des mesures de prévention et d’endiguement de la pandémie à Coronavirus qui sévit, actuellement,  au Sénégal. Dans sa page Facebook, le Président sortant du Parlement de la CEDEAO invite tous les citoyens sénégalais à se retrouver autour de l’essentiel pour vaincre le mal.
«Mes chers compatriotes, l’heure est grave. Il nous incombe alors de prendre nos responsabilités individuelles et collectives pour faire face à la pandémie à Coronavirus qui endeuille notre planète. Depuis des siècles, c’est la première fois dans l’histoire de l’Humanité que le monde  est aussi gravement menacé, voire ébranlé .Oui, nous devons prier Dieu, le Seul Maître  de l’Univers, pour conjurer ce mal. Nous devons aussi mesurer l’ampleur des dégâts  causés par cette calamité. Sur ce, il urge d’aller vers un changement radical de nos comportements. Le message à la Nation du Chef de l’Etat son Excellence Monsieur Macky Sall doit être entendu et suivi par tous les citoyens. Il y va de notre sécurité et celle de nos familles. Nous devons, aujourd’hui, taire nos querelles et nous mobiliser autour  de lui pour éradiquer  l’ennemi commun qu’est le Covid-19. Cette maladie vient de démontrer ses capacités de nuire insidieusement mais aussi de faire des ravages abominables sur le genre humain. Voilà qu’elle fait trembler les grandes puissances  économiques et mettre à nu leur vulnérabilité. Agissons ensemble, mettons en avant l’intérêt supérieur  de notre chère Nation pour prétendre gagner la bataille contre ce funeste virus. Réduisons nos contacts et déplacements. Limitons à l’essentiel de nos activités. Solidaires, nous vaincrons le mal !Vive le Sénégal !Honorable Moustapha  Cissé Lo,Député et premier-vice président de l’Assemblée Nationale du Sénégal »

Serigne Mansour Sy Djamil: «Cette lutte avec le coronavirus a donné aux politiques…»

https://www.dakaractu.com/Serigne Mansour Sy Djamil, leader de Bess du Nakk a été reçu en audience par le président de la République.
À l’issue de sa rencontre avec Macky Sall, il a salué les mesures présidentielles prises pour freiner la propagation de la maladie. « Cette lutte avec le coronavirus a donné aux politiques leur parole première.  (…). Il arrive, pour des questions qui relèvent de la sécurité nationale, que l’on retourne collectivement au rôle premier du politique. Et aujourd’hui, il s’agit de gérer collectivement, la cité devant un danger qui peut remettre toutes les donnes dans le monde d’aujourd’hui », a confié M. Sy.
Celui-ci, d’ajouter : « aujourd’hui, il a montré qu’il entend mener cette lutte avec une unité nationale. Et c’est cela qui justifie notre présence aujourd’hui, on va l’aider, mais ce sera pour l’intérêt général, en tant que politique et leader religieux. Il nous faut écouter les sachants pour mieux nous protéger ».

Aux abonnés absents hier à la Présidence de la République, l’ancien PM Abdoul Mbaye écrit au Pr Macky Sall

Dakarposte publie in extenso afin que nul n’en ignore la missive qui porte l’estampille de l’ex chef du gouvernement du Pr Macky Sall
Dakar le 24 mars 2020
A Monsieur Macky Sall
Président de la République du Sénégal
Palais de la République
Dakar (Sénégal)
Objet : lutte c/ Covid-19
Monsieur le Président de la République,
Je viens d’apprendre par la presse que je devrais me rendre au Palais de la République jeudi 26 mars à 11 :00 afin d’y être reçu par vous-mêmes à l’effet d’échanger sur la situation actuelle caractérisée par la pandémie du Covid-19 qui s’est également installée au Sénégal.
Cette information n’ayant pas été précédée d’une invitation de vos services, je retiens bien évidemment qu’il ne peut que s’agir d’une erreur de journalistes.
Néanmoins, au regard du contexte très particulier vécu par notre pays et aux souffrances à venir de nos concitoyens, je tiens à vous adresser le présent courrier qui me permettra de vous faire part de quelques remarques et suggestions ayant du reste déjà fait l’objet de publications de ma part. Elles ont ainsi pu vous être accessibles, et quelques-unes d’entre elles, ensuite prises sous votre autorité, ont déjà motivé des félicitations que je vous ai publiquement adressées pour la première fois depuis l’an 2012.
Dès lors, le présent courrier ne fera qu’insister sur des mesures qui pourraient être complémentaires à celles que vous avez déjà prises et allant toutes dans la bonne direction.
La restriction des rassemblements et déplacements ne peut qu’aller crescendo. Plus le rythme des mesures l’organisant sera élevé, plus la lutte contre l’épidémie se révèlera efficace.
Les mesures de confinement auront de graves conséquences sur l’économie
informelle, précaire et journalière ; dans les villes mais aussi dans les campagnes où la réalité des productions agricoles est largement inférieure aux statistiques officielles. La grande majorité de la population sera sévèrement touchée. Il est donc essentiel de leur apporter une aide spécifique consistant à mettre à disposition dans les foyers les plus démunis et les plus exposés à la lourde crise économique qui
s’abattra sur notre pays des moyens de se nourrir. Cela nécessite l’organisation d’une
chaîne logistique et de solidarité n’existant pas à ce jour mais qu’il faut créer dans l’urgence.
Tous les Sénégalais seront affectés. Il est aujourd’hui possible d’introduire dans de nombreuses familles des moyens supplémentaires en remettant à leur disposition les économies qui seront créées par l’importante baisse du prix du pétrole ; cela peut être obtenu en réduisant celui de l’électricité à un niveau inférieur à celui d’avant décembre 2019.
Le grand dénuement des hôpitaux sénégalais ne permet pas la prise en charge de malades affluant en grand nombre, et en particulier de ceux nécessitant le recours à une assistance respiratoire. La Chine, pays ami du Sénégal, doit être mise à contribution pour livrer au Sénégal des respirateurs artificiels permettant d’équiper de nouveaux hôpitaux de campagne (déjà réalisés ou à monter) et des masques en grand nombre pour la protection du personnel soignant avant toute chose.
S’il est encore possible de disposer du bateau hôpital Mercy Ship, il convient de tout faire pour l’avoir à quai et profiter de ses nombreux lits et de son plateau médical de très grande qualité.
Le personnel soignant pouvant s’avérer insuffisant, celui déjà admis à la retraite devrait commencer à être identifié afin de pouvoir être rappelé en cas de nécessité. Le recours à l’assistance de médecins cubains devrait également pouvoir être envisagé et préparé.
Un protocole reposant sur l’administration de chloroquine obtient déjà des résultats encourageants en France après la Chine. Le Sénégal fut producteur de ce médicament par la SIPOA. Il est important de retrouver et réunir toutes les compétences pour en reprendre la production en grande quantité non seulement pour le Sénégal mais également les pays voisins du nôtre.
De très nombreuses entreprises, très petites, petites, moyennes ou grandes, souffriront de la crise économique qui s’installe et sera des plus sévères. Les ressources pour les aider auraient déjà été identifiées. Il est plus qu’urgent de définir en toute transparence les procédures par lesquelles l’accès à ces ressources sera possible et organisé. Cette aide doit privilégier la prise en charge totale ou partielle des revenus des personnels travailleurs.
 D’énormes ressources seront brassées dans le cadre de procédures d’exception. Veillez à leur correct usage et, dans une attitude nouvelle, punissez avec toute la sévérité requise ceux qui seraient tentés d’en détourner des montants à leur profit propre ou à d’autres fins.
Nos compatriotes de la diaspora, dans les pays où ils se trouvent, sont également concernés par la pandémie. Tous nos consulats et ambassades doivent recevoir des consignes très fermes à se montrer très attentifs à leur sort. En particulier ceux qui pourraient être malheureusement atteints par le mal devront sentir le réconfort apporté par l’ensemble de la Nation à travers l’attention que leur portera le représentant de leur pays.
J’ose espérer que les lignes qui précédent pourront vous être utiles, et bien davantage que ne l’aurait été un entretien protocolaire et médiatisé de quelques minutes.
Je me permettrais d’ailleurs en dernier lieu de vous conseiller de consacrer une part de votre précieux temps d’audience à recevoir parmi les nombreux leaders sociaux que compte notre pays, ceux qui, à ce jour, ne seraient pas encore convaincus que les mesures de confinement, aujourd’hui partiel et sans doute demain total, sont les meilleurs moyens de lutte contre le Covid-19. 
Au-delà d’eux, une campagne de communication bien pensée et prise en charge doit emporter également la conviction de l’ensemble de notre peuple. En effet, si décréter l’état d’urgence fut une bonne décision, les comportements individuels barrière restent malgré tout le meilleur rempart contre le Covid-19.
Soyez assuré que, plaçant l’intérêt de ma patrie avant toute autre chose et notamment toute considération politicienne, je resterai disponible pour donner tout conseil qui pourrait être utile à la lutte engagée dans notre pays contre le Covid-19.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération citoyenne.Que Dieu (swt) sauve le Sénégal et l’humanité !Abdoul Mbaye,Président de l’ACT

CELA FAIT BIEN TROP LONGTEMPS QUE NOUS SOMMES EN ÉTAT D’URGENCE

https://www.seneplus.com/leP’titRailleur-Le coronavirus est un révélateur. Il nous montre à quel point nous sommes passés à côté des urgences que ce pays exsangue réclame de toute son âme : des hôpitaux de dernière génération, un système éducatif moderne, de l’ordre dans nos rues
Sa Rondeur Macky, dans un discours solennel à la Nation ce 23 mars 2020, en annonçant l’état d’urgence décrété pour faire face au Coronavirus, explique dans la foulée aux Sénégalais que l’heure est grave. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans ma p’tite tête, ça fait bien longtemps que c’est le cas…
Lorsque des Sénégalais, en 1988, puis en 1989, expriment violemment leur ras-le-bol sur la conduite des affaires, l’heure est déjà grave. Nous aurons deux années successives qui connaîtront l’état d’urgence. Le premier, au lendemain des élections à la transparence contestable, alors que leur idole est en prison, les maîtres de la rue contraignent le gouvernement des socialistes à décréter un état d’exception pour juguler ce qui menait droit au soulèvement populaire. Le second, l’année suivante, pour s’indigner de la manière dont des Sénégalais ont été traités par les forces de l’ordre mauritaniennes.
Tout ça est surtout advenu sur un terreau déjà fertile : les systèmes de santé, éducatif et de sécurité étaient aux abois. La période d’ajustement structurel qui jette des milliers de travailleurs au chômage, s’ajoute aux soubresauts d’un mode de gouvernance propice à la gabegie, la corruption, la concussion, mères de toutes les inégalités. Les Sénégalais s’exaspèrent d’une économie brimée par un parti-Etat vorace, égocentrique et suffisant.
Une majorité de citoyens, dans les villes comme dans le monde rural, décidera le 19 mars 2000, de changer ses gouvernants. Lorsque le Père Wade arrive au pouvoir, nous sommes déjà en état d’urgence.
Moins de douze années après, c’est le même scénario qui s’écrit sous nos yeux. Un pouvoir satisfait de lui-même, des élites égocentriques, corrompues et une Nation en état d’urgence. Le 23 juin 2011 sera un signal fort que le 25 mars 2012 viendra confirmer. Les Sénégalais étaient retournés à l’état d’urgence.
Quand Macky Sall, en ce 23 mars 2020, une année après sa réélection au premier tour, est contraint de proclamer de lui-même l’état d’urgence, c’est bien parce qu’il y a quelque chose qui cloche depuis bien longtemps. Une fois réélu, l’an passé, il change de cap : suppression du poste de Premier ministre, proclamation du fast-track, Dialogue national surréaliste, réduction théâtrale du train des dépenses de l’Etat… Ça a tout de mesures d’urgences. Ses « inaugurations » de grands chantiers exhibés durant la campagne pour glorifier sept années d’émergence ? Dakar Aréna, l’Arène nationale, le TER… Autant d’éléphants blancs, en plus de la forêt de mosquées disséminées dans tout le pays dont l’actuelle désuétude fait peine à voir.
Le coronavirus est un révélateur. Il nous montre à quel point nous sommes passés à côté des urgences que ce pays exsangue réclame de toute son âme : des hôpitaux de dernière génération, un système éducatif moderne, de l’autorité et de l’ordre dans nos rues… Les missions régaliennes de l’Etat.
Aujourd’hui, toutes ces institutions fantoches et tous ces ministères aux appellations exotiques ne servent à rien. C’est la santé publique qui nous préoccupe. Devant l’imminence du péril, nos regards se tournent vers l’étranger. Du côté de la Chine, ou de la France où, à Marseille, un professeur de renom né à …Dakar, soulève le fol espoir d’avoir trouvé l’antidote, la quinine si décriée ces dernières décennies. Tout ça ne nous dit toujours pas pourquoi la recherche est au point mort sous nos cieux.
Si la crise persiste encore quelques mois, et que les frontières ne rouvrent pas, nous en arriverons à l’innommable : des émeutes de la faim… On se demandera alors comment un pays qui a un tel réseau hydrographique, tant de surfaces cultivables et de bras vigoureux, peut mourir de faim. Et la dernière énergie de nos forces de l’ordre servira juste à réprimer nos compatriotes enragés, que la famine aura rendus méconnaissables.Parce que ça fait bien trop longtemps que nous sommes en état d’urgence.

Ouf de soulagement pour les 43 Sénégalais bloqués à New York

https://www.seneweb.com/Bloqués à New York dans un contexte marqué par les restrictions liées à la maladie à coronavirus, 43 ressortissants sénégalais avaient sollicité les autorités sénégalaises en vue d’un retour immédiat dans leur pays d’origine. Un vœu exaucé par le président Macky Sall qui y a répondu favorablement. Ce qui a permis aux 43 Sénégalais d’embarquer à l’aéroport Kennedy de New York. Ils sont rentrés à Dakar hier soir à bord d’un vol de la compagnie Delta.
Pour rappel, leur blocage à New York était dû au refus du gouvernement sénégalais, suite à la fermeture des frontières aériennes, d’autoriser l’embarquement des passagers sur le vol Delta Airlines 216.

200 touristes espagnols rapatriés du Sénégal

https://www.seneweb.com/ Après les États-Unis, le gouvernement espagnol a commencé à évacuer ses ressortissants du Sénégal.
Selon Les Échos, près de 200 touristes ont été rapatriés dans leur pays à bord d’un vol spécial.Ils ont été évacués, hier, à 23 heures, à bord d’un vol spécial à destination de Madrid.

Société Civile Et Syndicats S’engagent Pour Lutter Contre Le Coronavirus

Ce mardi 24/03/2020  au Siège social de la FGTS, des représentants d’organisations syndicales et de la société civile se sont réunis pour la mise en place d’un Cadre national de contribution citoyenne à la lutte contre le Covid19 dans sa ravageuse et mortelle progression au plan mondial.
Conscients des enjeux du contexte et des graves conséquences sanitaires, sociales et économiques que charrient cette mortelle pandémie nécessitant les mesures salutaires que le chef de l’Etat a prises,les représentants des organisations suivantes:
-Mr Boubacar Seye, Horizon Sans Frontières (HSF) ;
-Mr Sidya Ndiaye, Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (FGTS/B) ;
-Pr Malick Ndiaye, Cadre d’Initiative des Intellectuels du Sénégal (CIIS) ;
-Mr Mamadou Ndoye, Sénégal Notre Priorité (SNP) et
Mballo Dia Thiam, Président ASAS SUTSAS-SUDTM-SAT Santé/D AND GUEUSSEUM,
Adhérent aux directives éditées et compatissent avec toutes les victimes de ce fléau.Considérant d’une part l’évolution exponentielle de la contagion du Covid19 que seule la communauté peut stopper dans une approche participative et inclusive ;
Considérant d’autre part le rôle historique que ces dites organisations représentent et doivent jouer dans cette délicate situation ;
Ils engageant leurs organisations et conviennent de participer activement et à tous les niveaux dans une perspective hautement citoyenne à la guerre contre le Covid19 et invitent les autres forces sociales à se joindre audit cadre pour l’éradication de la pandémie.Dakar le 24/03/2020
Trois mille malades mentaux, exposés au Sénégal, selon Ansoumana DIONE.
Le Sénégal peut-il remporter la guerre contre le Covid-19, en laissant totalement en rade, trois mille malades mentaux errants, par rapport à l’ensemble des mesures prises par le Gouvernement ? La question est d’Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui répond, d’emblée, par la négative.
Pour lui, notre pays a déjà perdu la guerre contre le Coronavirus qui risque de broyer notre capital financièr, puisque cette maladie dispose trois mille alliés, vivant parmi nous, à savoir les malades mentaux errants. Malgré toutes ses interpellations à l’endroit du Président Macky SALL et du Ministre Abdoulaye DIOUF SARR, depuis l’apparition du virus, regrette-t-il, il n’est pas écouté, jusqu’ici.
C’est pourquoi, Ansoumana DIONE qui prend le peuple à témoin, tiendra responsable l’Etat du Sénégal, en cas de propagation massive du Covid-19, avec la contamination de malades mentaux qui errent toujours dans les rues, malgré le Couvre-feu, décrété par le Président Macky SALL. Peut-on parler d’indiscipline au Sénégal, se demande-t-il, avec ce comportement irresponsable des autorités ?
Rufisque, le 25 mars 2020,Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) – Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

Force Covid 19 – Expresso répond à l’appel

https://actunet.net/En réponse à l’appel lancé par le président de la République, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, Expresso Sénégal annonce la mise en place de nouveaux services, un soutien financier à l’Etat et l’entrée en vigueur de mesures visant à protéger ses collaborateurs.
Face à l’importance de la sensibilisation de la population dans la lutte contre le Coronavirus, Expresso donne gratuitement accès au numéro vert : 800005050 et abrite un accès code USSD #2121# gratuit pour avoir des informations sur la maladie. De la même manière, l’opérateur présent au Sénégal depuis 10 ans garantit l’accès gratuit au site web du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale ainsi qu’à des sites d’information dédiés à l’actualité du Coronavirus. En cette période de lutte contre l’épidémie de Coronavirus, il s’agit avant tout de faciliter la vie des populations. Ainsi, pour permettre aux consommateurs de faire des transactions électroniques et de payer leurs factures, Expresso assure la continuité de son service 24H/24H et 7J/7J. Les frais de transaction des paiements de la Senelec, Sen’Eau, Rapido et Woyofal sont désormais gratuits. Cette mesure a également pour objectif de limiter la manipulation des billets de banque, sources de contamination de la maladie.
Alors que la situation sanitaire exige la mise en place de mesures d’hygiènes strictes, telles que le respect d’une distance entre les individus, Expresso privilégie le télétravail et la rotation de ses effectifs.  Sans compter la mise en place d’une sonnerie d’attente accompagnée de messages de sensibilisation pour les appels entre usagers. Le renforcement de la communication sur les réseaux sociaux avec la publication des méthodes préventives pour se protéger du Covid-19 est aussi de mise.

Serigne Alioune Sall Safietou Sy interpelle les medias

https://actunet.net/Responsable moral de la fédération des dahiras Moutahabina Filah, Serigne Alioune Sall Safietou Sy plaide en faveur d’une sensibilisation accrue des populations par rapport aux menaces que fait planer la pandémie du coronavirus sur le Sénégal. Mettant en avant l’intérêt que comporte la pleine prise de conscience des enjeux sanitaires actuels, le petit fils de Serigne Babacar SY en appelle à la responsabilité des populations. Il requière également que les médias fassent de la lutte contre le covid 19 leur cheval de bataille. Quitte à procéder à une refonte totale de leur grille des programmes. «Au moment où tout le Sénégal est au recueillement, à la prière et à la lecture du Coran pour demander au Bon Dieu de nous pardonner toutes nos fautes et de nous ouvrir la voie du salut pour vaincre ce coronavirus, plusieurs télévisions et autres supports médiatiques sont toujours en train de nous divertir à la place de la méditation. Ils doivent changer leur programme et intégrer de nouvelles émissions pour sensibiliser la population contre le Covid-19. La situation qui prévaut actuellement au Sénégal l’exige. A l’heure actuelle, le peuple a beaucoup plus besoin des informations sur cette maladie ; à savoir les risques de contamination, ses conséquences et les comportements à adopter pour faire face à ce virus. Pour lutter contre le Coronavirus , le peuple doit être plus discipliné, attentif aux informations qui sont données et suivre à la lettre les recommandations. Et surtout évitons de faire des commentaires inutiles sur des domaines qu’on ne maîtrise pas » plaide le guide religieux. Remerciant le khalife général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour et son porte-parole Serigne Pape Malick Sy qui ont pris des actes majeurs depuis l’arrivée du Covid-19 en terres sénégalaises, il salue l’action du gouvernement et tous les membres du personnel médical, à travers leur ministre tutelle en charge de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr.

Premier jour de couvre-feu à Mbour: 26 personnes arrêtées et à Saly, tous les bars et dancings ont été fermés

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https://www.dakaractu.com/À l’image de toutes les villes du pays, dans le cadre de la lutte contre le Covid 19, le couvre-feu est respecté. Dans la commune de Mbour, il a été procédé à l’arrestation de 26 personnes dont 15 pour non-respect d’une décision administrative, 7 pour non détention de carte d’identité et 4 pour ivresse publique manifeste. 13 véhicules ont été mis en fourrière et 74 pièces saisies.  Du côté de Saly, tous les bars et dancings ont été fermés.
Sur l’étendue de la commune, 145 éléments du GMI et du Corps urbain auront été engagés pour mener à bien cette première nuit de couvre-feu. Aucun incident n’a été noté…

COVID-19 :L’ÉTAT D’URGENCE SEUL NE FERA PAS DE MIRACLE !Par  NIOXOR TINE

Trois semaines, jour pour jour, après la déclaration du 1er cas de COVID-19 dans notre pays, le président de la République a annoncé l’instauration de l’état d’urgence, à compter de ce 23 mars à minuit. Il s’agirait, selon lui, de relever le niveau de la riposte face à la progression inquiétante de la maladie. Les autorités devraient plus le comprendre comme un signal fort de leur engagement à contenir l’épidémie, que comme un rouleau compresseur répressif.
Il faut noter, en effet, que  cet état d’urgence, dont les fondements se trouvent dans la lutte contre la pandémie au COVID-19, intervient dans le contexte d’une gouvernance d’exception, en cours dans notre pays depuis quelques années, caractérisée par des violations abusives des libertés publiques.
Il est important, à ce stade, de préciser qu’aucune loi d’exception, ni aucun consensus national, ne sauraient empêcher le contrôle citoyen aussi bien sur la gestion de la pandémie en cours que sur tous les autres forfaits et délits auxquels certains membres de notre classe politique nous ont habitués (détournements de deniers publics, accaparement de terres…).
L’allocution du Chef de l’État avait un goût d’inachevé, dans la mesure où elle a occulté le confinement général, qui était attendu comme mesure-phare, ayant pour corollaire la réduction des activités économiques aux secteurs les plus essentiels. Il semble malheureusement  difficilement réalisable, dans des pays comme les nôtres, dont les économies extraverties sont placées sous la tutelle d’officines financières internationales, qui promeuvent des recettes ultra-libérales et antisociales.
Au-delà de l’état d’urgence se pose la question de la gestion même de la pandémie. Et là, on ne peut manquer de ressentir la désagréable impression que les briefings quotidiens du cabinet du ministre en charge de la Santé sont en décalage avec la réalité de la propagation du virus dans notre pays.
Le nombre heureusement encore faible de cas communautaires et la prépondérance de cas importés et de cas contacts n’est-elle pas en contradiction avec l’indiscipline constatée de nos compatriotes, qui ne se conformeraient pas suffisamment aux directives des techniciens du Ministère en charge de la Santé ? Les quelques dizaines de tests réalisés quotidiennement suffisent-ils pour avoir une vue d’ensemble de la situation nationale ? 
Heureusement que l’Institut de Recherche en Santé de Surveillance Épidémiologique et de Formation (IRESSEF) a été retenu comme second laboratoire, après celui de l’Institut Pasteur, pour la réalisation des tests de dépistage. Il faudrait aller plus loin et décentraliser aussi bien cette activité de dépistage que celle de prise en charge des patients, si possible, dans toutes les régions de notre pays.
Il urge, dans ce cadre, de faire appel à l’expertise de pays comme la Chine et Cuba et d’acquérir les équipements indispensables à la prise en charge optimale des cas graves nécessitant une réanimation.
Une autre question fondamentale qui mérite une réponse claire de la part de nos décideurs est celle de savoir dans quelle perspective s’inscrit cet état d’urgence sans confinement.
S’agit-il d’une stratégie d’atténuation, qui vise à ralentir l’épidémie sans prétendre l‘arrêter ? Il s’agit de retarder le pic de demande de soins tout en protégeant les personnes les plus à risque de faire une forme sévère de la maladie. Dans ce cas de figure qui pose des problèmes éthiques et s’accompagne souvent d’une forte mortalité, la distanciation sociale ne devrait concerner que les personnes âgées  ou d’autres plus à risque de faire une forme sévère de la maladie.  
Ou alors cherche-t-on à faire une politique de suppression, qui essaie de réduire le nombre de cas à un faible niveau, tout en essayant de l’y maintenir de manière durable ? Cette option difficile à réaliser dans nos pays à revenus faibles ou intermédiaires présuppose un confinement pour toute la population et présente l’inconvénient de devoir être maintenue jusqu’à la découverte du vaccin. Cette politique de suppression appliquée, avec succès, en Chine et en Corée du Sud est onéreuse et expose à des ré-infestations, à partir de voyageurs étrangers.
L’instauration de l’état d’urgence traduit, quelque part, l’échec de la communication sur les risques et l’engagement communautaire (RCCE), supposée préserver les individus d’éventuelles infections et enseigner aux communautés les attitudes correctes pour empêcher la propagation de l’agent pathogène.
C’est ainsi qu’il faut regretter les mouvements d’humeur à Touba et Yoff contre les arrêtés interdisant les rassemblements durant les prières du Vendredi. Et ce, d’autant que  les autorités religieuses, toutes obédiences confondues, avaient accepté de surseoir à de grandes manifestations nationales comme le Kazu Rajab, la ziarra de Médina Gounass, l’Appel des layènes…etc. prévues, en ce mois de Mars.
Il est clair que s’agissant des nouvelles maladies émergentes, dont la coronavirose due au COVID-19, pour lesquelles il n’y a ni vaccin ni médicament efficace, la communication joue un rôle capital. Il s’agit de faire prendre conscience aux individus et aux communautés des risques et de les responsabiliser pleinement pour les maîtriser. 
Une bonne communication devrait permettre aux citoyens de garder le cap face à la quantité astronomique d’informations qui les submergent, d’avoir confiance dans les actions gouvernementales destinées à enrayer l’épidémie et de suivre correctement les mesures édictées par le système sanitaire.
A contrario, une mauvaise communication pourrait nuire à la réputation du système sanitaire ou entamer sérieusement la confiance que les populations devraient lui témoigner. Elle peut également avoir des répercussions économiques et même entraîner des pertes en vies humaines.  
L’usage de moyens de coercition pourrait donc signifier l’existence de gaps dans le processus communicationnel, qui doit s’efforcer de rendre des connaissances scientifiques complexes accessibles à nos populations encore largement analphabètes.  
L’épidémie de la maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest d’il y a six ans a suffisamment montré l’importance de s’appuyer sur la participation communautaire, afin d’impliquer les communautés dans la riposte, par le biais d’interventions dont elles s’approprient.
Les larges concertations en cours pour conjurer les risques de calamité publique constituent un moment propice pour remettre la vie démocratique de la Nation à l’endroit  et préparer de manière optimale l’ère post-COVID-19.leelamine@nioxor.com

L’AFRIQUE ET LE COVID-19: «PENSER SOUS CORONAVIRUS»

http://www.emedia.sn/OUESTAF.COM–Le Covid-19 s’est à présent installé en Afrique et y a commencé ses ravages. Dans un continent longtemps resté en rade, en matière d’infrastructures sanitaires, cela fait peur. Une occasion pour Ouestaf News d’ouvrir son espace aux penseurs africains, afin qu’ils apportent leur éclairage sur notre manière de faire face à l’épidémie. Au-delà de la seule riposte médicale, il s’agit aussi de saisir cette opportunité pour poser le débat sur l’Afrique, ses défis, son avenir, sa relation avec le reste du monde. Dans ce second texte, Mouhamadou El Hady Ba,l’universitaire et philosophe nous invite à penser la culture du « divertissement, y compris religieux » qui plombe le destin de l’Afrique, avant d’en appeler à une prise de conscience et à un sens des responsabilités, qui ne sauraient être que salvateurs.
Au moins depuis la guerre du Biafra, l’histoire est toujours la même. Le Continent des maladies, du malheur, du chaos et de l’incompétence est le nôtre. C’est nous qui contaminons les autres et qui ne savons pas gérer les maladies. L’Occident, quant à lui, se voit comme le monde de l’efficience, de l’ordre et de la raison.
Ces convictions sont tellement ancrées que beaucoup d’analystes, y compris chez nous, ne peuvent en croire leurs yeux. Le Sénégal gère bien cette crise. Il y a, au Ministère de la santé, des gens qui, bon an mal an, surveillent les épidémies et les soignent. Ils ne font pas de bruit. Les tonneaux pleins n’en font pas. Ils soignent et ils enseignent ; et quand la République est en danger, ils alertent l’autorité.
Second étonnement, l’autorité a écouté les techniciens. II me semble que beaucoup d’observateurs sont actuellement dans un état de stupeur. L’on s’y attendait d’autant moins que les pays qui, longtemps, nous ont servi de modèle, se montrent singulièrement inefficients, irrationnels et puérils.
Autre source de stupeur, la maladie nous est venue de l’ancienne métropole. L’Italie et surtout la France, où notre élite se réfugie au moindre rhume quelque peu persistant, nous ont apporté la maladie. C’est le monde à l’envers. Nous autres Sénégalais nous retrouvons à dire, comme le plus vulgaire fasciste européen : « Restez chez vous ! » Nul ne rêve plus d’aller admirer la tour Eiffel. Dakar, c’est surréaliste, est plus sûr que Paris. D’ailleurs, après moultes hésitations, la décision est prise : nous avons fermé nos frontières à la France. Et le Ciel ne nous est pas tombé sur la tête.
C’est le premier pas qui coûte le plus. L’un des cadeaux que le Coronavirus fera à notre pays est la normalisation de notre rapport aux pays européens : eux aussi peuvent nous apporter des maladies. Symboliquement, c’est équivalent au fait, pour les tirailleurs sénégalais, de découvrir que leurs homologues blancs pouvaient faire preuve de lâcheté sur un champ de bataille. Si le monde occidental peut nous contaminer, l’intérêt objectif de notre élite est alors que nos hôpitaux fonctionnent et puissent la prendre en charge.
Autre conséquence importante : la redécouverte de l’expertise sénégalaise. Les tonneaux vides de la classe politique sénégalaise font un bruit assourdissant. Les experts qui peuplent notre Administration se font rarement entendre. Avec le coronavirus, les charlatans qui ont pour habitude de faire chanter l’État en instrumentalisant la religion ont essayé de continuer leurs charlataneries. Ils se heurtent à la sécurité nationale.
L’État n’a d’autre choix que de les faire taire. A contrario les professeurs de médecine, médecins et conseillers techniques, soufflent à l’autorité des solutions pertinentes qui semblent non seulement faire effet mais être plus efficientes que celles adoptées ailleurs.
Reste maintenant à voir si l’État continuera à se fier à ses experts, la crise durant. L’on se heurte ici au paradoxe de la démocratie. En démocratie, le politicien doit plaire à la majorité. Pour gouverner efficacement, il doit se fier aux experts dont la norme est la vérité plutôt que l’adhésion populaire.
Lutter contre le covid-19 impose d’interdire les rassemblements, y compris religieux. Les entrepreneurs religieux sénégalais ont un vital besoin de ces rassemblements pour continuer à escroquer le peuple. L’État choisira-t-il de protéger le peuple –y compris contre lui-même– ou bien cédera-t-il aux pressions ? Si notre État choisit la première voie, notre République en sortira renforcée. Autrement, nous le paierons par une crise sanitaire sans précédent qui emportera toutes les élites, y compris religieuses.
Une question se pose : quand tout ceci sera terminé, quand le coronavirus ne sera plus une menace, quel sens donnerons-nous à ce qui est arrivé ?
Le sens n’existe pas. C’est nous qui le créons. Nous pouvons oublier, et continuer notre vie de divertissement. « Le roi est environné de gens qui ne pensent qu’à divertir le roi et à l’empêcher de penser à lui. Car il est malheureux, tout roi qu’il est, s’il y pense. »,écrivait Pascal.
Cette crise nous a jeté à la figure notre condition humaine, notre proximité d’avec la mort et l’inanité des rapports de forces et de fortune que nous croyions gravés dans le marbre. Effet positif, elle nous a montré que nous sommes pleinement responsables de notre destin. Pour une fois, nos puissants n’ont pu se désolidariser du peuple et fuir vers les pays occidentaux dont ils ont parfois la nationalité. Le peuple non plus, n’a pu adopter la simple révolution et remplacer les pouvoirs en place par d’autres vendeurs d’illusions. Nous voici donc forcés à la solidarité. La religion, opium du peuple sénégalais qui en abuse depuis plus de vingt ans, a très vite montré ses limites voire le caractère néfaste de ses dealers.
Alors que faire ? Il est possible que nous nous réfugiions encore plus dans le divertissement. Ce serait une solution de facilité. Il serait souhaitable que nous adoptions une éthique de la responsabilité. Cette crise illustre parfaitement ce que disait Pascal. L’humain est « jeté au monde » oppressé par l’immensité de l’univers et par l’absence de plan d’action prédéfini.
Une chose nous sauve cependant, là où aucun être de l’univers n’a conscience de sa faiblesse, nous sommes dotés de la conscience qui nous permet de contempler notre misère et d’écrire notre destin. « La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable ; un arbre ne se connaît pas misérable », souligne Pascal.
Après cette crise, les Sénégalais décideront-ils de retourner à une vie d’arbre n’ayant d’autre préoccupation que d’extraire de la sève pour survivre ? Ou bien déciderons-nous de mener une vie authentiquement humaine i.e. contemplant en face notre misère et usant de notre raison pour assumer nos responsabilités ? Le Sénégal est à la croisée des chemins.
Si nous décidons de prendre notre destin en main, la crise nous montre comment nous devons le faire. Il nous faudra investir dans l’intelligence de notre peuple. Il nous faudra reconstruire nos systèmes éducatifs et socio-sanitaires. Il nous faudra cesser de nous distraire en laissant des charlatans et des clowns monopoliser l’espace public au détriment de discours véritablement utiles. Tout ceci demande du courage. C’est justement ça notre responsabilité d’humains.
Les Sénégalais ont passé ces dernières années à se shooter à la religion ; singulièrement à l’islam. Cette crise nous montre deux choses sur ce plan-là. L’islam folklorique des rassemblements et des miracles est inopérant et dangereux. Un retour aux textes est cependant potentiellement utile. L’on peut ici se souvenir de la parole prophétique authentifiée qui enjoint de ne se déplacer ni dans un sens ni dans un autre en cas d’épidémie. L’on peut surtout penser à cette idée coranique selon laquelle l’homme est le lieutenant de Dieu sur terre. Remplissons-nous cette lieutenance ?
Une telle tâche ne demande pas seulement d’adorer Dieu mais surtout de prendre soin de la terre et d’user de toute notre intelligence pour protéger sa création, toute sa création. Une vie de divertissement ; ce dernier fut-il religieux, ne saurait être conforme à une telle compréhension de la religion. Notre responsabilité est claire : nous devons user de notre intelligence collective pour répondre aux défis qui se posent à l’humanité.
En tant que sénégalais, nous ne pouvons être de simples consommateurs de savoir ou de savoir-faire. Nous devons être des créateurs de connaissance pour mériter notre statut d’humains. Cela exigera que nous sortions des paradigmes imposés par les institutions occidentales et que nous définissions de manière endogène nos priorités et créions nos propres solutions.
Si nous ne le faisons pas, nous retomberons dans notre torpeur jusqu’à la prochaine crise. Si nous décidons de prendre nos responsabilités, cela augure de bouleversements féconds. C’est le lieu de se souvenir de cette parole de Fanon, qui sert d’ailleurs de viatique à Fadel Barro et au Mouvement « Y en à Marre ! » : « il n’y a pas de destins forclos, il n’y a que des responsabilités désertées. » Nous avons jusqu’ici eu tendance à déserter nos responsabilités. Peut-être le covid-19 nous incitera-t-il à forger notre destin., philosophe et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar

LES MENDIANTS DANS LE DÉSARROI !

http://www.sudonline.sn/  Ils passaient la journée aux alentours des mosquées à la quête de l’aumône venant des fidèles. Aujourd’hui, ils sont en train de subir les conséquences de la fermeture des mosquées décidée par le gouvernement, afin de réduire la propagation du coronavirus. Les fidèles se font rare dans ces lieux de culte. Ce qui fait que les mendiants reçoivent de moins en moins d’aumône. Un tour à la grande mosquée de Grand-Dakar hier, mardi 23 mars, a permis de faire le constat.
Assise sur une brique, devant la grande mosquée du quartier Grand-Dakar, la mine triste, Fatou Sy n’en revenait pas lorsque nous nous sommes approchés d’elle, espérant recevoir quelque chose. Un petit sourire illumine son visage et elle dit : «Vous nous donnez, nous allons nous partager» (l’aumône reçue). Mais la surprise a été grande lorsque nous nous sommes présentés comme journaliste et avons commencé à lui poser des questions. La mère de famille enfilée dans son «meulfeu» dit quitter les Parcelles Assainies tous les jours pour élire domicile devant la grande mosquée de Grand-Dakar afin de «chercher de quoi nourrir sa famille».
Mais, depuis que le gouvernement a décidé de de l’interdiction des rassemblements, entrainant la fermeture des mosquées jusqu’à nouvel ordre, pour endiguer la propagation du coronavirus (Covid-19), Fatou Sy n’arrive presque plus à recevoir de l’aumône. «Les bienfaiteurs venaient prier ici et ils nous donnaient de l’aumône ; mais maintenant on ne voit presque plus de gens, avec la fermeture des mosquées», confie Fatou Sy. Pis, dit-elle, «je suis là depuis ce matin, mais depuis que je suis assise ici, personne n’est venue me donner même 25 francs. Vraiment, les gens se font rares depuis que la mosquée est fermée», dit-elle, avec un air triste. Et de relever : «depuis quelques jours, je suis obligée de marcher pour rentrer chez moi parce que je n’arrive pas à avoir de quoi prendre une voiture», laisse entendre Fatou Sy.
A côté d’elle, une autre dame prend tranquillement son café. Elle n’est pas mieux lotie que sa voisine. «Je subis, moi aussi, les conséquences de la fermeture des mosquées. Là, tout est au ralenti», explique-t-elle. A quelques encablures, on retrouve Binetou. Bien installée sur sa chaise roulante, la dame qui vit avec un handicap n’a encore rien reçu depuis le matin. «Je suis là assise ; personne ne vient me donner de l’aumône. Or, je subvenais à mes besoins et nourrissait ma famille grâce à cette (aumône) qu’on me donnait. Vraiment, notre situation est précaire», raconte la dame. Allant plus loin, elle interpelle le gouvernement. «L’Etat doit nous venir en aide».
Quant à Mouhamadou, un sexagénaire d’origine guinéen  trouvé sur place, il semble relativiser. «Je ne subis pas tellement les conséquences de la fermeture des mosquées, je continue à recevoir de l’aumône», confie-t-il. Arrivé à Dakar, il y a un mois, Mouhamadou dira : «même si les gens se font rares, il y a toujours des personnes qui viennent spécialement pour nous donner de l’aumône. Tout à l’heure même, c’est un homme qui m’a donné ces paquets de sucre alors que la mosquée est fermée». Ce qui fait que force est de constater que les effets du Covid-19 n’épargne presque qu’aucun secteur.

63e ANNIVERSAIRE DU RAPPEL À DIEU DE KHALIFA ABABACAR SY

http://www.emedia.sn/C’est une commémoration du rappel à Dieu pas comme les autres. La crise sanitaire qui secoue le monde oblige. Mais, le 25 mars qui coïncide avec la disparition de Serigne Babacar Sy, en 1957, ne peut pas passer inaperçu aux yeux de nombreux fidèles Tidianes même si la situation exige de le célébrer autrement.
Voilà 63 ans (25 mars 1957 – 25 mars 2020) que le premier khalife des Tidianes quitta ce bas monde. Mais son nom et ses œuvres resteront graver dans l’histoire de la Tijanya. La jeune génération, l’ayant connu que de nom, continue à l’idolâtrer. « Ababakar Sy notre père. Fût-il dans sa tombe, nous continuerons à le glorifier pour l’éternité », chanter son fils, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, dans l’un de ses poèmes qu’il lui a dédié.
Dans une Lettre Ouverte publiée en janvier 1994, Al Maktoum évoquait l’héritage spirituel de celui que l’on surnommait ’’l’Homme au Bonnet Carré’’. « Il ne m’appartient pas de choisir celui qui doit conduire les destinées de la Tarikha (confrérie). C’est un choix qui dépasse largement mes prérogatives », affirma Seydi Hadj Malick Sy (Rta). « Effectivement, d’autre que lui m’ont choisi », confirma Serigne Babacar Sy. C’est ce qui lui a donné toute la légitimé et toute l’affection que ses condisciples lui vouent.
Né à Saint-Louis du Sénégal à la fin du 19e siècle, le fils d’El Hadj Malick Sy et de Sokhna Rokhaya Ndiaye a su porter le flambeau de l’Islam avec brio, dévotion et attachement à la voie tracée par Cheikh Ahmet Tidiane Chérif et massifié la Tijaniya avec l’implantation de mosquées, de Zawiyas et Dahiras partout au Sénégal. Il a été le premier à créer les Dahiras (Dahiratoul Kiram), ces clubs religieux où se forment les adeptes de la religion, en 1932.
Père de Serigne Mansour Sy, Borom Daara Ji, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum et de Serigne Abdoul Aziz Sy al-Amin, Serigne Papa Malick Sy, l’actuel porte-parole de Tivaouane, Serigne Babacar Sy était également réputé comme étant un grand savant mystique. « Borom Bonnet carré bi » a été rappelé à Dieu à l’âge de 72 ans.BABACAR FALL

 Le DG de l’Aps est libre

https://www.seneweb.com/-Placé en garde à vue à la Section de Recherches, le Directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), Thierno Birahim Fall, est libre.
Selon L’Observateur, L’As et Les Échos, il a été cueilli chez lui, avant-hier, pour avoir refusé de déférer à la convocation des gendarmes de la SR.
Il motive son refus de répondre parce qu’il a été nommé par décret et qu’il ne peut pas être convoqué n’importe comment.
Une attitude de « défiance » qui a poussé les pandores à aller le cueillir chez lui et le placer en garde à vue.
Thierno Birahim Fall fait l’objet d’une plainte pour coups et blessures volontaires déposée par les deux employées Yaye Fatou Diagne et Fatou Diop respectivement cheffe du service commercial et responsable financière.
Les faits ont eu lieu le 28 janvier dernier. Deux agents et d’autres personnes étrangères, ont fait irruption dans le bureau de la dame en lui demandant de quitter les lieux.
S’en est suivi alors des échanges de propos avant que ces hommes ne s’en prennent à elle en exerçant sur elle, des violences qui lui ont valu après constations médicales une invalidité de cinq (5) jours.

Touba: un talibé de 8 ans mortellement heurté par un véhicule  

https://actusen.sn/La route a encore  fait des dégâts et cette fois-ci c’est sur la route de Touba. En effet, il s’agit d’un talibé de 8 ans de qui a été fauché par un véhicule. Le drame s’est produit ce mercredi vers 7heures au quartier Darou Khoudoss plus précisément au niveau de Niary étage.D’après des témoins, la victime Cheikhouna Mbengue traversait la route avant d’être heurté mortellement par le véhicule immatriculé Kl 9824C. Alertés, les sapeurs-pompiers ont fait une descente sur les lieux pour acheminer le corps sans vie à l’hôpital.
Concernant le chauffeur, il est actuellement entre les mains des limiers du  commissariat spécial de Touba. Le maitre coranique aussi a été convoqué par la police pour les besoins de l’enquête.Mor Mbaye Cissé, correspondant à Mbacké

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 25/03/2020

Les anciens Premiers ministres au Palais demain

Hier, l’opposition parlementaire a défilé au Palais pour tailler bavette avec le chef de l’Etat sur l’urgence de l’unité d’action contre le Coronavirus qui menace les fondements des Etats dans le monde. Macky Sall ne s’arrêtera pas en si bon chemin dans son dessein de mettre en place une large coalition contre le Covid-19 pour ainsi préparer le pays contre des crises sociales et économiques qui découleront sans doute de ce désastre. Ainsi, après un break dû au conseil des ministres d’aujourd’hui, demain jeudi, le président de la République va recevoir les anciens Premiers ministres, mais aussi certaines identités remarquables à l’image d’Abdoulaye Baldé et Cheikh Tidiane Gadio. Même si on ne sait si Abdoul Mbaye fera le déplacement, L’As est sûr qu’il sera invité tout comme du reste Hadjibou Soumaré, Souleymane Ndéné Ndiaye, Mamadou Lamine Loum ou encore Mame Madior Boye. Il ne serait pas surprenant que les centrales syndicales et le patronat soient conviés au banquet.

Kara la fausse note

Serigne Modou Kara Mbacké a été hier comme du sable dans le couscous. Il a sapé les belles audiences que le président de la République a accordées aux leaders de l’opposition. Le guide religieux a écorné cette journée historique de la vie politique du Sénégal en refusant d’abord de mettre du gel antiseptique et pour avoir saluer des deux mains le président Sall dans ce contexte de lutte contre le coronavirus. Aussitôt l’image a enflammé les réseaux sociaux. Les internautes ont dénoncé avec véhémence l’attitude de Kara. Pourtant, le président de la République et les leaders de l’opposition ont voulu sensibiliser les populations par l’exemple en ne se serrant pas les mains. Kara est le seul des hôtes du chef de l’Etat à avoir dérogé à la règle. Mieux, il a donné un début de justification en affirmant à sa sortie du tête-à-tête que le croyant doit être courageux même s’il reconnait la gravité du moment. Il brouille la bonne communication faite jusque-là.

Et Kara brouilla la com du Président

C’est à croire que le chef de l’Etat est poursuivi par une guigne qui entache toujours sa communication. On n’a pas fini de s’indigner de la virée de Mahammad Dionne à Touba dans un contexte de confinement qu’hier, Modou Kara Mbacké, consulté en sa qualité de leader de parti politique, a mis un bémol à tous les efforts de communication faits jusque-là. En serrant la main du chef de l’Etat devant les caméras, Kara donne une très mauvaise impression. Une véritable gageure.

Couvre-feu à Keur Massar

La loi est dure, mais c’est la loi. Et ceux qui squattent les garages de fortune devront changer de posture s’ils ne veulent pas passer les prochains jours en prison. En effet, hier, comme pour annoncer la couleur, les gendarmes ont mis fin à un «Thiant» organisé à l’angle d’un garage de fortune à l’entrée de la cité Aïnoumadi. Et dès 20h tapantes, l’allée centrale qui mène à la Sédima, d’habitude bruyante de monde, était totalement déserte.

Les trois cas suspects déclarés négatifs à Vélingara

L’institut Pasteur de Dakar a déclaré négatifs les trois cas suspects à Vélingara. Il s’agit de trois filles qui ont eu à passer la nuit dans un même lit avec l’infirmière de Thiès testée positive au coronavirus. Les autorités médicales de Vélingara avaient pris le soin de faire des prélèvements à ces trois filles à cause de leur proximité avec l’infirmière. Néanmoins, les quatre familles sont toujours en quarantaine et suivies par une équipe médicale. Elles devront passer 14 jours de confinement. Les autorités leur apportent des vivres pour les soutenir.

Diourbel

La commune de Diourbel a mobilisé dix millions Fcfa pour l’acquisition de masques, de matériels de nettoiement et de désinfection, en plus de solutions hydro alcooliques. Hier en marge de la cérémonie de remise, le député-maire de Diourbel Malick Fall a salué les dispositions prises par le chef de l’Etat. A la suite de cela, il a invité les populations au respect de l’état d’urgence décrété par Macky Sall et au couvre-feu instauré. Le don a été remis au préfet Ibrahima Fall, par ailleurs président du Comité départemental, pour la riposte contre la pandémie du Covid-19.

Front

Un Cadre national de contribution citoyenne à la lutte contre le Covid-19 a été mis en place hier par des représentants d’organisations syndicales et de la société civile. Il s’agit de Horizon Sans Frontières (Hsf), de la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (Fgts/B), du Cadre d’Initiative des Intellectuels du Sénégal (Ciis), Sénégal Notre Priorité (Snp) et du Sutsas. Ces organisations adhèrent aux directives formulées par le chef de l’Etat et se solidarisent de toutes les victimes de ce fléau. Elles pensent que seule la communauté peut stopper, dans une approche participative et inclusive, l’évolution exponentielle de la contagion du Covid-19. Ces organisations comptent participer activement et à tous les niveaux, dans une perspective hautement citoyenne, à la guerre contre le Covid-19.

Fermeture marché central au poisson ?

Le marché central au poisson de Pikine sera également fermé sous peu selon des sources de «L’As». Le Covid19 est également passé par là. Le directeur veut sécuriser la population parce qu’il occasionne des rassemblements. En moyenne, 8500 personnes fréquentent quotidiennement le marché et elles viennent de divers horizons.

L’Observateur Josette Marceline Lopez Ndiaye


L’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL), madame Josette Marceline Lopez Ndiaye, a formulé plusieurs recommandations à l’endroit du ministre de la Justice dans ce contexte de propagation du coronavirus.Josette Marceline Lopez Ndiaye veut également l’augmentation de la fréquence et les dotations de savons, et prévoir, en sus, des produits détergents, du savon liquide, des produits antiseptiques, des gels hydro-alcoolisés et tous autres moyens pouvant renforcer la barrière sanitaire en milieu carcéral. Elle demande aux autorités de s’assurer que les caves abritant les prévenus placés sous mandat de dépôt, renvoyés en audience de flagrant délit, fassent l’objet de soins appropriés afin d’éviter toute contamination du virus. Aussi l’Observateur encourage-til la prise de mesures d’aménagement des peines pour les détenus en fin de peine et ceux condamnés à de courtes peines afin de soulager la détention et ainsi, éviter une promiscuité favorable à la propagation du virus. Elle sollicite un décret exceptionnel de grâce collective pour les détenus condamnés à de courtes peines et ceux qui sont en fin de peines.
 

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