Revue de Presse du Mardi 24 Mars 2020

Unes de la Presse du Mardi 24 Mars 2020
Unes de la Presse du Mardi 24 Mars 2020

Détérioration du climat des affaires (enquête)

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–Le climat des affaires au Sénégal s’est détérioré de 8,6 points en variation mensuelle au terme du mois de janvier 2020, selon une enquête d’opinion réalisée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) auprès des chefs d’entreprise.
L’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, est passé de 99,5 points en décembre 2019 à 91 points un mois plus tard. Il est ainsi resté en dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100 points. Selon la DPEE, « cette situation reflète l’orientation défavorable des opinions des industriels, entrepreneurs de bâtiments et travaux publics (BTP) et prestataires de services.
Dans l’industrie, la DPEE révèle que les difficultés de recouvrement des créances (37%), la concurrence supposée déloyale (34%) et l’insuffisance de la demande (34%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité.
Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-9,9 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à la production, aux commandes reçues et stocks de produits finis. La dégradation des soldes d’opinion relatifs aux perspectives de production, commandes et stocks de produits finis a, aussi, contribué à la baisse de l’indicateur du sous-secteur.
Concernant le sous-secteur des BTP, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés par la DPEE sont les difficultés de recouvrement des créances (86%), l’accès difficile au foncier (43%), la concurrence supposée déloyale (43%) et l’insuffisance de la demande (43%).
En outre, le climat des affaires s’est tassé (-9,5 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec la détérioration des soldes d’opinion relatifs à l’activité et aux commandes privées. Le pessimisme des enquêtés quant aux perspectives d’activité et de commandes privées a, aussi, participé au repli de l’indicateur du sous-secteur.
Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (53%), la concurrence jugée déloyale (47%), l’insuffisance de la demande (26%) et la fiscalité (21%) comme les principales entraves à l’activité, en janvier 2020. Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-10,7 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation traduit la détérioration des soldes d’opinion relatifs aux tarifs pratiqués, commandes, chiffre d’affaires et perspectives de commandes.
Sur une base annuelle, le climat des affaires s’est tassé de 7,2 points, en janvier 2020.MS/te/APA

 Logement social: La Bad injecte 15 millions d’euros dans l’Uemoa

https://www.lejecos.com/ « Le Groupe de la Banque africaine de développement a accordé une facilité de financement de 15 millions d’euros à la Caisse régionale de refinancement hypothécaire (Crrh) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) », confie la Bad à travers un communiqué.
Ce montant, détaille le document, comprend un prêt de 10 millions d’euros sur ressources de la Banque et un prêt de 5 millions d’euros sur ressources de l’Africa growing together fund (Agtf : Fonds de cofinancement mis en place par la Banque africaine de développement et la Banque populaire de Chine).
Par ailleurs, la Bad fait savoir que « ce projet contribuera à l’amélioration de la qualité de vie des populations de l’Uemoa à travers un meilleur accès au logement dans un marché régional du crédit hypothécaire harmonisé et plus abordable ».
En effet, poursuit-elle, cette facilité permettra d’octroyer à la Crrh davantage de ressources longues exclusivement dédiées au déploiement de prêts au logement abordables.

COVID-19: 7 NOUVEAUX CAS, 86 CONTAMINATIONS AU TOTAL

Dakar, 24 mars (APS) – Le nombre de cas positifs au coronavirus au Sénégal s’établit désormais à 86, après la détection mardi de sept nouveaux cas sur un total de 59 cas suspects testés à l’Institut Pasteur de Dakar, a annoncé le directeur de cabinet du ministre de Santé et de l’Action sociale.
Sur les sept nouvelles contaminations enregistrées, trois sont des cas importés et les quatre autres des cas contacts qui étaient jusque-là suivis, a précisé Dr Aloyse Waly Diouf, lors du point quotidien de situation sur le Covid-19, qui se tiendra désormais à partir de 10 heures et non plus à 17 heures comme c’était jusque-là le cas.
Il a souligné que l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Ziguinchor et Touba est ‘’stable’’.
A ce jour, sur 86 cas déclarés positifs au Covid-19, huit ont guéri et 78 sont encore sous traitement. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a renouvelé à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a durci lundi les mesures de lutte contre le coronavirus en décrétant l’état d’urgence et le couvre-feu à compter de ce mardi à minuit.ADL/ASG

Les transports interurbains suspendus à 20 heures (Aly Ngouille Ndiaye)

https://www.beut7.com/-les transports urbains sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. La mesure, qui sera effective à 20 heures, concerne bien les transports publics que les particuliers. l’annonce a été faite par le Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. Cette décision faite suite à l’annonce de l’Etat d’urgence, assorti d’un couvre-feu, déclaré lundi soir, par le président Macky Sall. A rappeler que Les ministres de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et des Transports Oumar Youm, tiennent une conférence de presse pour revenir sur l’application des mesures de l’état d’urgence prises par le chef de l’Etat, Macky Sall.

 Lutte contre le Covid-19: l’opposition parlementaire reçue en audience par Macky Sall

http://lesoleil.sn/-Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 au Sénégal, le Président de la république Macky Sall, conformément à l’article 77 de la Constitution, a déclaré l’état d’urgence et le couvre-feu, lundi 23 mars, sur l’étendue du territoire national. Il a également décidé de saisir l’Assemblée nationale d’un projet de loi l’habilitant à prendre, pour une durée de trois mois, des mesures relevant du domaine de la loi, afin de faire face aux impératifs d’ordre budgétaire, économique, social, sanitaire et sécuritaire.
C’est dans ce cadre que le Chef de l’Etat a entamé ce mardi matin les consultations avec les Institutions de la République et les leaders de l’opposition parlementaire. Ainsi, Idrissa Seck, Khalifa Ababacar Sall, Malick Gackou, Ousmane Sonko, Serigne Modou Kara Mbacke, Pr Issa Sall, entre autre, ont été reçus au Palais de la République. A leur sortie, ces chefs de partis ou de coalition politique ont salué la démarche et souligné l’urgence nationale d’unir les forces pour vaincre le Covid.
A ce jour, 86 personnes ont été atteintes par le Coronavirus au Sénégal. 8 patients ont été guéris et 78 cas sont traités dans les hôpitaux.

PLANNING DES AUDIENCES ENTRE MACKY SALL ET LES LEADERS DE L’OPPOSITION

http://www.emedia.sn/Comme annoncé hier sur Emedia.sn, Macky Sall va recevoir séparément plusieurs leaders de l’opposition ce mardi. La liste sera ouverte par Idrissa Seck et fermée par Landing Savané. En tout, ils sont 17 hommes politiques prévus sur la liste, dont les trois représentants du PDS.
Dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, le président de la République va recevoir, aujourd’hui, des leaders de l’opposition. C’est Idrissa Seck qui est le premier à être reçu par le Chef de l’Etat, selon un document parvenu à Emedia.sn.
Leur tête-à-tête est prévu à 11h. Il durera 30 minutes d’autant plus que Malick Gackou, deuxième sur la liste doit être reçu à 11h30. L’ancien maire de Dakar Khalifa Sall sera reçu à 12h. Puis, suivront Ousmane Sonko, Serigne Modou Kara Mbacké et Issa Sall. Ils seront respectivement reçus par le chef de l’Etat à 12h30, 13h et 13h30.
Dans l’après-midi, c’est-à-dire à 16h, c’est Serigne Mansour Sy Djamil qui va ouvrir le bal. Pape Diop, Aida Mbodji, Mamadou Diop Decroix, Mamadou Lamine Diallo s’en suivront. Il y aura ensuite les représentants du Parti démocratique sénégalais (PDS) ; Tafsir Thioye, Cheikh Bara Doli et Doudou Wade, qui seront reçus à 18h30.
Cheikh Bamba Dièye fera au président à 19h. Trente minutes plus tard, ce sera le tour de Moctar Sourang. Landing Savané ferme la liste. Il sera reçu à 20h. Aliou DIOUF

 Idrissa SECK: «L’eau Qui Est Destinée À Éteindre Le Feu N’a Pas Besoin D’être Filtrée»

http://www.walf-groupe.com/Comme annoncé,  le président de la République a commencé à recevoir en audience les leaders de l’opposition. Idrissa SECK, leader du parti Rewmi, a ouvert le bal.
« Ma présence ici montre notre totale adhésion auprès du président de la République pour combattre le coronavirus », dit-il, à sa sortie d’audience.
Avant de poursuivre : « Comme le dit un adage wolof, l’eau qui est destinée à éteindre le feu n’a pas besoin d’être filtrée. Il est préférable de prévenir que d’attendre d’être débordé pour réagir. Il faut arrêter de débattre ou de pénaliser, mais il faut se mobiliser pour faire face à cette maladie qui menace le monde. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’appel du président et nous soutenons cette démarche ».

Ousmane Sonko: «Notre présence ici suffit à indiquer que l’heure est grave

http://www.dakarmatin.com/-Le président du parti Pastef-Les Patriotes, est revenu en large sur son entretien avec le président Macky Sall.
D’emblée, Ousmane Sonko s’est expliqué sur les raisons de sa présence en disant que quand le pays a besoin de ses fils, il faut avoir un esprit de dépassement et transcender les rivalités politiques pour répondre à l’appel.
Il est revenu aussi sur le contenu de son entretien avec le président Macky Sall surtout sur l’enveloppe des 1000 millards annoncée hier par le chef de l’Etat. Ousmane Sonko de dire qu’il était venu avec plusieurs questions et que le président Macky Sall a tenu à répondre à toutes ses questions.
Il a fait part de ses inquiétudes sur la provenance des 1000 milliards mais aussi sur son utilisation.
Il a indiqué que les mesures prises sur la fiscalité ne sont pas rassurantes et ne lui satisfaisaient pas.
Il est aussi revenu sur les 50 millards destinés aux Sénégalais jugeant que c’était peu.
Néanmoins, Ousmane Sonko de saluer les mesures prises par le président de la République Macky Sall qui veut un consensus dans la gestion de la crise.
Il dit venir avec des propositions qu’il a faites au président Macky Sall pour lutter efficacement contre le coronavirus.
Il termine par dire qu’il attend l’application des mesures qui sont pour le moment que des annonces.

Ousmane SONKO: «Il Ne Faut Pas Que Cet Argent Se Retrouve Ailleurs Que Dans La Lutte Contre Le Covid-19»

L’opposant Ousmane Sonko a salué mardi les mesures prises par le président de la République pour éradiquer la pandémie de coronavirus, tout en mettant en garde contre un détournement des fonds destinés à ce ‘’combat’’.
‘’Ce sont des mesures qui vont dans le bon sens, des mesures qu’il fallait prendre’’, a reconnu le leader des Pastef-Les Patriotes, parlant des décisions d’ordre sécuritaire, financière et sanitaire annoncées lundi par le chef de l’Etat pour éradiquer la pandémie de coronavirus au Sénégal.
La propagation de cette maladie ‘’appelle chacun de nous au sens des responsabilités et au dépassement. C’est une crise qui nous interpelle tous, pas seulement l’Etat et le président Macky Sall’’, a dit M. Sonko, s’exprimant sur la RTS à la fin d’une audience avec le président de la République.
L’inspecteur des impôts et domaines révoqué de la fonction publique en 2016 par le chef de l’Etat, Macky Sall, ‘’pour manquement à l’obligation de discrétion professionnelle’’, semble toutefois déterminé à rester vigilant sur les fonds destinés à la lutte contre le nouveau coronavirus (Covid-19).
‘’Nous sommes en crise. Mais en aucun cas, il ne faudrait pas qu’un franc destiné à ce combat se retrouve là il ne devrait pas être. Il ne faut pas que cet argent se retrouve ailleurs que dans la lutte contre le Covid-19’’, a averti Ousmane Sonko.
‘’Il faut de l’argent pour gagner une guerre, mais il ne faut pas que cet argent serve à acheter des [voitures] 4-4’’ ou tombe dans les proches des ‘’lobbys’’, a-t-il insisté.
Le chef de l’Etat a annoncé un fonds de 1.000 milliards de francs CFA destiné à la ‘’riposte contre les effets du coronavirus’’.
Macky Sall a également prévu 50 milliards de francs CFA pour l’achat de vivres, pour éviter que des Sénégalais n’aient pas de quoi se nourrir à cause des effets économiques de la pandémie de coronavirus.
Ousmane Sonko n’est pas satisfait de ces mesures. ‘’Nous considérons que nous ne connaissons pas dans le détail ce qui va alimenter ce fonds de 1.000 milliards de francs CFA’’, a-t-il dit

‘’Je ne suis pas d’accord…’’

‘’Il va falloir creuser le déficit budgétaire, recourir au FMI (Fonds monétaire international) et réorganiser notre budget’’, a ajouté l’inspecteur des impôts et domaines, concernant les mesures financières prises par le président de la République.
‘’Je ne suis pas d’accord, concernant les mesures fiscales’’, a-t-il déclaré, estimant qu’il serait ‘’plus pertinent’’ de repousser, en raison de la pandémie de coronavirus, les délais de paiement des dettes de certaines entreprises.
‘’C’est assez peu. Il fallait mettre un peu plus’’, a dit Ousmane Sonko en ce qui concerne les 50 milliards prévus pour l’achat de vivres.
Pour le leader des Pastef-Les Patriotes, Macky Sall semble avoir oublié les salariés en prenant les mesures prévues pour éradiquer la pandémie de coronavirus. ‘’Je n’ai pas entendu parler de mesures concernant les salariés. Il faut envisager des mesures pour les salariés. Beaucoup de gens dépendent des salariés’’, a-t-il affirmé.
‘’Notre seule présence ici montre que la situation est grave. Tout le monde est exposé. C’est important que les Sénégalais le sachent’’, a souligné M. Sonko.
‘’Le président Macky Sall a répondu à toutes les questions que nous avons soulevées’’, a-t-il dit de sa discussion avec le chef de l’Etat.
Le nombre de cas déclarés positifs au coronavirus au Sénégal est de 86, après la détection mardi de sept nouveaux cas testés par l’Institut Pasteur de Dakar, a annoncé Aloyse Waly Diouf, le directeur de cabinet du ministre de Santé.
Trois des sept nouvelles contaminations sont des cas importés, c’est-à-dire que les patients ont été infectés par le Covid-19 avant d’entrer au Sénégal, selon M. Diouf.Il assure que l’état des patients traités au Sénégal est ‘’stable’’.APS

Khalifa Sall: «C’est dans l’unité que nous pourrons venir à bout du Covid-19»

http://www.dakarmatin.com/Khalifa Sall s’est prononcé sur le coronavirus à sa sortie d’audience avec le président Macky Sall. Il a d’abord dit sa compassion aux sénégalais infectés par le virus mais aussi aux Sénégalais de l’Extérieur.
Il a ensuite félicité le président Macky Sall et son gouvernement pour les mesures prises pour combattre le coronavirus mais aussi lui a assuré de son soutien et celui de ses partisans.
Khalifa Sall n’a pas manqué de dire que ce combat est national et que tous les fils du Sénégal doivent s’unir et de se battre comme un seul homme auprès du président Macky Sall.
Il a appelé les Sénégalais à respecter scrupuleusement les consignes sanitaires et d’écouter les médecins

LUTTE CONTRE LE COVID-19 : KHALIFA SALL FÉLICITE ET SOUTIENT LE GOUVERNEMENT

Dakar, 4 mars (APS) – L’ancien maire de Dakar et leader la coalition ’’Taxawu Senegaal », Khalifa Ababacar Sal, a félicité mardi le gouvernement pour les initiatives qu’il a prises pour contenir la propagation du Covid-19, et assuré de son soutien contre cette pandémie.
Le combat contre le coronavirus ne sera gagné que dans l’unité, a-t-il estimé au sortir d’une audience avec le président Macky Sall. Il a prôné ‘’plus de solidarité, plus de responsabilité dans nos attitudes, dans nos actes’’.
Khalifa Sall a affirmé qu’avec la pandémie d’aujourd’hui, c’est l’individu qui est touché. Et c’est toute la machine économique et financière qui est presque à terre. ’’Je crois que l’une des leçons de cette pandémie, c’est qu’on sera obligé d’aller vers une remise en cause de nos modèles de développement économique’’, a ajouté l’ancien maire de Dakar.
Le chef de l’Etat a décidé de saisir l’Assemblée nationale pour l’examen d’un projet de loi devant l’autoriser, une fois adopté par les députés, à prendre les mesures nécessaires pour ‘’faire face aux impératifs d’ordre budgétaire, économique, social, sanitaire et sécuritaire de la lutte contre le Covid-19’’.
Le nombre de cas déclarés positifs au coronavirus au Sénégal est de 86, après la détection mardi de sept nouveaux cas testés par l’Institut Pasteur de Dakar, a annoncé Aloyse Waly Diouf, le directeur de cabinet du ministre de Santé.
Trois des sept nouvelles contaminations sont des cas importés, c’est-à-dire que les patients ont été infectés par le Covid-19 avant d’entrer au Sénégal, selon M. Diouf.Il assure que l’état des patients traités au Sénégal est ‘’stable’’.BHC/ASG/OID

Macky Gakou: «J’ai dit au président de la République notre détermination à l’accompagner dans le combat contre le coronavirus. Mon parti va voter la loi à l’assemblée nationale »

http://www.dakarmatin.com/ Le leader de Grand Parti a été la deuxième personnalité à rencontrer le président Macky Sall ce matin au palais. A sa sortie d’audience, Malick Gakou de dire que ce combat est un combat collectif et que l’attitude du président Macky Sall est à saluer.
Il a félicité le chef de l’Etat pour les mesures prises mais aussi a appelé les sénégalais à le soutenir. Il indique qu’aucune position partisane ne doit être manifestée car ceci est un combat national.
Malick Gakou de dire que le coronavirus menace l’avenir du pays et qu’il faut que tout le pays se lève pour se battre comme un seul homme afin de venir à bout de ce virus.
Le leader de Grand Parti dira qu’il convoquera une réunion avec les responsables de son parti qui compte 3 députés à l’assemblée nationale, pour que la loi soit votée car elle est pour l’intérêt du pays.
Il a prié pour que le Sénégal aille à bout de ce virus dans les plus brefs délais

Pr Issa Sall à sa sortie d’entretien: «J’ai dit au président Macky Sall que nous adhérons entièrement aux mesures prises»

https://www.dakaractu.com/Le Professeur Issa Sall s’est exprimé sur la teneur de son entretien avec le président Macky Sall, à sa sortie d’audience. Il dit avoir signifié au chef de l’État qu’il adhérait entièrement aux mesures prises pour combattre le coronavirus, et que c’est un honneur pour lui d’avoir discuté avec le président de la République et il l’a félicité.
Il dit que la guerre contre le coronavirus comporte 4 parties à savoir le président qui donne des directives, les médecins qui doivent être soutenus et équipés, ceux qui sont malades et ceux qui peuvent l’être.
Il indique que la maladie n’a pas de vaccin donc  la meilleure façon de s’en protéger, c’est de rester chez soi et de suivre les mesures d’hygiène préconisées par les médecins.
Il a appelé les Sénégalais à adhérer aux mesures du président Macky Sall et de l’accompagner dans cette lutte contre le Covid-19. Pour le Pr Issa Sall, c’est un problème global et qu’il faut s’unir et faire bloc autour du président pour vaincre ce virus.

Palais de la République: Serigne Modou Kara viole les règles, refuse le gel alcoolisé et serre la main au Président

https://www.dakaractu.com/-En ces temps de crise sanitaire, les mesures d’hygiène sont de mise surtout au palais de la République.
Depuis ce matin, le président Macky Sall reçoit en consultation les leaders politiques pour discuter avec eux sur la lutte contre la propagation du coronavirus. Si Idrissa Seck, Malick Gakou, Khalifa Sall et Ousmane Sonko ont adopté des gestes barrières sans se serrer la main, Serigne Modou Kara est lui venu violer toutes les règles établies au palais. D’abord il a refusé de laver ses mains à l’aide de gel alcoolisé à la porte.
Non seulement le marabout-politicien n’a pas respecté la règle d’un mètre de distance, mais il est allé serrer la main du président Macky Sall. Une attitude déplorable de Serigne Modou Kara en ces temps où le virus circule et dont chacun pourrait être le porteur.
Sous ce rapport n’a-t-il pas exposé involontairement le président Macky Sall à un danger?

Covid19-Cheikh Bamba Dièye: «Le président mérite d’être soutenu dans ces moments par chacun d’entre nous»

http://www.dakarmatin.com/Le chef de l’État doit faire face dans quelques instants à la nation tout entière qui est, en ces moments de panique et d’inquiétude a besoin de réconfort. L’objectif est de faire face de manière efficace à ce virus qui est en train de faire des dégâts dans le monde. À cette étape où les cas de contamination sont au nombre de 79, il est temps de se dire que « l’heure est grave » et par conséquent, unir les forces pour vaincre ce fléau.
C’est pourquoi, au-delà de toute sensibilité et appartenance politique, il urge de se regrouper autour de l’essentiel. Ainsi, Cheikh Bamba Dièye, faisant une intervention sur Dakaractu au cours de l’édition spéciale, a invité tout citoyen à s’impliquer dans la lutte. « En ces moments difficiles, le chef de l’État a besoin de soutien. Il y va de la vie de chaque sénégalais. Donc, nous devons tous le soutenir », dira le leader de FSD/DJ.
Toutefois, il estime être en attente d’un discours rassurant, responsable et avec autorité car, « il doit montrer qu’il ne laissera personne mettre en péril la vie de tout un peuple. »
Il terminera en disant que le chef suprême des armées devra juste montrer la voie et être suivi par tous les citoyens sénégalais pour mettre fin à la propagation de ce virus

Le Juge Dème sur les mesures de Macky: «Nous appelons les populations à une adhésion totale»

iGFM (Dakar) – Ibrahima Hamidou Dème marque son adhésion aux nouvelles mesures du chef de l’Etat pour lutter contre le covid-19.  il a appelé les populations à une adhésion totale tout en invitant les autorités à plus de fermeté
« Prenant des mesures exceptionnelles liées à la progression du Covid-19, le Président de la République a notamment ordonné l’état d’urgence et le couvre-feu. De telles mesures qui s’imposent à la gravité de la situation actuelle, doivent, contrairement aux mesures précédentes, être appliquées de manière uniforme sur toute l’étendue du territoire.
À cet égard , nous ne doutons aucunement du professionnalisme de nos forces de défense et de sécurité pour leur mise en œuvre effective. Nous appelons en revanche les populations à une adhésion totale et au chef de l’Etat et son gouvernement à plus de fermeté pour que l’autorité soit partout présente. »

« J’ai dit à Macky »: Sonko est-il un homme d’Etat ?

https://oeildumonde.com/A l’instar d’autres leaders de l’opposition parlementaire, Ousmane Sonko a été reçu ce matin par le président de la République, dans la foulée de la lutte pour stopper la propagation du Coronavirus au Sénégal.
Au sortir de cette audience, le leader de Pastef a marqué son soutien à son hôte et rassuré les Sénégalais sur le bien-fondé de cette union sacrée autour de l’essentiel.
Jusqu’ici rien de grave, mais là où l’ex-inspecteur des impôts et domaines franchi les limites du politiquement correct, c’est quand il étale sur la place publique le contenu de ses échanges avec le président de la République, compte tenu de la gravité de l’heure et à la discrétion qui doit entourer une audience à huis clos avec un chef d’Etat.
Face à la presse, le prosélyte avoue avoir posé des questions au président de la République sur la provenance et la destination des fonds, estimés à 1000 milliards F Cfa, alloués à la guerre contre le Coronavirus. Il est vrai qu’au rayon des remises fiscales, il y a des choses à dire, mais Sonko doit savoir qu’un budget de guerre ne s’étale pas sur la place publique. Il y a des aspects sécuritaires que doit couvrir ce pactole.
Nous devons à la vérité de rappeler que Ousmane Sonko est coutumier des faits. Il y a de cela quelques mois, pris dans la tourmente de l’affaire des 94 milliards, il n’avait pas hésité à dire, lors d’un entretien avec Pape Alé Niang, ce que le président Abdoulaye Wade lui a confié, en messe basse.
Sonko, ignore-t-il que pour la plupart des grandes questions, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade dialoguaient au-dessus de la masse ? Ce fut le cas lors des évènements ayant secoué la Gambie en 1981. Diouf a attendu la rédaction de ses mémoires pour partager avec le public le menu de ses entretiens avec Wade sur ce dossier gambien. Le pape du Sopi non plus n’en a jamais parlé avant.

 Un Etat d’urgence sans confinement des populations est inefficace pour lutter contre la propagation du COVID-19 Par Seybani SOUGO

Il faut avoir le courage de le dire. L’unité nationale, ce n’est pas nier la réalité. Ce n’est pas non plus verser dans un unanimisme béat qui consiste à approuver n’importe quelle mesure dénuée de bon sens. Le COVID-19 est une menace extrêmement sérieuse.
En Europe, tous les spécialistes précisent que la durée moyenne d’incubation est de 4 jours avec une durée maximale de 12 à 14 jours. Ce qui a conduit les états les plus touchés à prendre des mesures radicales de confinement, de distanciation sociale et de réduction des activités économiques aux services essentiels. Avec un objectif clair : limiter les contacts humains et la propagation de la pandémie. Ce n’est pas par plaisir que des états capitalistes ont décidé de confiner leurs populations.
Croire que le Coronavirus va attendre le couvre-feu de 20 heures pour se propager au Sénégal, c’est faire preuve d’inconscience.
L’état d’urgence est un dispositif approprié, mais à condition qu’il soit couplé à un confinement des populations. Lorsque Moustapha Diakhaté disait qu’il fallait une mesure de confinement de Touba, beaucoup de nos concitoyens prenait cette proposition à la légère. Je partage ce point de vue réaliste et pragmatique.
Certains vont arguer que si on confine les populations sénégalaises, une bonne partie de nos concitoyens ne parviendra pas à assurer la dépense quotidienne. J’entends parfaitement cet argument, et je le comprendsMais, si tel est le cas, l’état n’a qu’à prendre ses responsabilités et se limiter à des arrêtés d’interdiction.
La finalité de l’état d’urgence, c’est son efficacité. S’il ne sert à rien (enrayer la propagation de la pandémie), il n’a pas lieu d’être. Il faut être pragmatique et ne pas verser dans l’émotion. 

Il ne faut surtout pas compter sur moi pour verser dans un unanime synonyme d’hypocrisie : j’avais dit que l’arrêté d’interdiction des rassemblements publics allait dans le bon sens ; je redis avec force que l’état d’urgence avec couvre-feu à 20 heures, sans confinement est insensé, insuffisant et inefficace  (le virus n’attendra pas 20 heures pour se déployer). Sans doute que l’effet recherché de l’état d’urgence, c’est sa portée psychologique auprès des populations.Cordialement

Awa Marie Coll Seck: «Les mesures drastiques prises par le président de la République peuvent être encore plus dures si jamais la situation ne s’améliore pas»

https://www.dakaractu.com/L’état d’urgence décrété par le président de la République « semble être une étape et une décision qui va mener le Sénégal vers le succès », selon l’ancien ministre de la santé et de l’action sociale, Awa Marie Coll Seck. Pour cette dernière, « chaque pays a ses réalités. Donc, il fallait trouver une stratégie pour le Sénégal, pour les sénégalais et également pour le type d’économie que nous avons
Les mesures prises par le président de la République sont « des mesures drastiques, mais qui peuvent être encore plus dures si jamais la situation ne s’améliore pas », fait-elle savoir.
Pour l’ancien ministre de la santé et de l’action sociale, le confinement est un autre niveau qui va au delà de l’état d’urgence. Prenant l’exemple de l’Italie, elle explique que ce dernier est dans le « confinement, mais n’a pas encore les résultats escomptés. Chaque pays a sa particularité. Il faut apprendre des autres et ne miminiser aucun piste », dit-elle, avant de poursuivre  :  » L’étape que nous avons eu à franchir aujourd’hui est une étape importante ».
Elle a par ailleurs, félicité le président de la République de sa décision, le ministre de la santé ainsi que toute son équipe pour leur travail. Elle invite aussi la communauté à leur faciliter la tâche en respectant les mesures préconiser.

Abdou Latif Coulibaly: «L’Etat d’urgence inclut le jour et la nuit et le couvre-feu,la nuit »

http://www.dakarmatin.com/Invité de Rfm matin ce mardi, le ministre et porte parole de la présidence de la République Abdou Latif Coulibaly a levé un coin du voile sur l’Etat d’urgence décrété par le Président de la République suite à la propagation du Coronavirus arrivé à un stade critique avec 79 cas confirmés dans notre pays.
Selon le ministre, l’Etat d’urgence concerne le jour et la nuit et le couvre-feu la nuit seulement.
A son avis, ces mesures visent à empêcher la propagation du virus. En ce qui concerne la Force Covid-19, Mr Coulibaly a indiqué que le Chef de l’Etat va débourser 1000 milliards pour redresser l’économie et 50 milliards pour assister les Sénégalais restés chez eux.
Pour ce qui est de la prière effectuée par l’ancien Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne à Touba alors que les rassemblements étaient interdits, Abdou Latif a indiqué qu’il n’avait pas à se prononcer là-dessus

le préfet de Pikine ferme le garage des Beaux Maraîchers

https://actusen.sn//Le préfet du département de Pikine n’a pas perdu du temps. Juste après les nouvelles mesures prises par le Chef de l’Etat pour faire face au Covid-19, parmi lesquels le couvre-feu entre de 20h et 6h du matin, Moustapha Ndiaye a décidé de fermer le garage des Beaux maraîchers de Pikine. En d’autres termes, les liaisons interurbaines au niveau du garage de Pikine ont été arrêtées. En outre, le préfet prévoit de prendre des mesures, qui peuvent aller jusqu’à l’arrêt de fonctionnement du marché de poisson de Pikine.

Couvre-Feu paradoxale

http://www.dakarmatin.com/Si on se satisfait des carottes (enveloppe de 1000 milliards pour soutenir l’économie, 50 milliards pour l’achat de vivres etc.) sorties par le président de la République, on s’étonne tout de même pour le bâton qu’il a décidé de brandir.
Non pas que nous désapprouvions l’état d’urgence mais force (19 !) est de s’étonner des modalités du couvre-feu et, surtout, de sa durée. Car il nous semble que pour une pandémie qui sévit en permanence, le couvre-feu doit être soit permanent (avec des modalités d’application souples durant certaines heures) ou ne pas être instauré.
Mais dire que le couvre-feu est instauré de 20 heures à six heures ça veut dire quoi ? Que pendant la journée, le coronavirus est prié d’observer sagement un cessez-le-feu et d’attendre seulement le soir, après que les gens se soient confinés,pour recommencer à se propager ?
Notre ami covid-19 est donc prévenu : qu’il ne s’avise surtout pas de contaminer un seul sénégalais pendant le jour. Libre à lui d’agir à partir de 20 heures !

Testé positif au covid19: Moustapha Guirassy avoue et félicite les autorités

https://www.ferloo.com/C’est par une vidéo en wolof et un texte en français diffusés dans sa page facebook que l’ancien Ministre, sous le magistère du Président Abdoulaye Wade, M. Moustapha Mamba Guirassy a révélé à l’opinion avoir été testé positif au covid19. Il a, par ailleurs, invité les populations à la discipline et au respect des consignes données par les autorités, avant de remercier vivement M. Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre de la Santé et de l’actions sociale et à travers lui, les autorités médicales et sanitaires nationales. Il a aussi demandé aux Sénégalais de lui souhaiter un bon retour parmi elles.

Lire son texte intégral…
« 

Chers amis,
Je viens d’être diagnostiqué positif au #coronavirus. Aussitôt informé, je me suis mis à la disposition des autorités sanitaires du pays qui ont bien voulu m’interner à l’hôpital de Diamniadio. Je tiens à féliciter d’emblée le personnel de santé pour le remarquable et redoutable travail qu’ils abattent pour nous défendre contre le #Covid19. De l’intérieur on comprend encore mieux l’immensité, mais en même temps la sensibilité de leur mission.
J’invite tous mes compatriotes, chacun chez lui, chaque soir à 21h00, à poser une lumière devant sa fenêtre pour célébrer ces champions.Que Dieu nous protège tous ».

Moustapha Diakhaté sur l’État d’urgence: «Je me félicite de toutes les mesures prises par le chef de l’État

https://www.dakaractu.com/Connu pour sa liberté de ton sur toutes les questions d’actualité du pays, l’ancien  directeur de cabinet du président de la République Macky Sall a magnifié les mesures prises par le chef de l’État pour combattre la propagation de la maladie du Coronavirus au Sénégal.
« Je me félicite de toutes les mesures prises par le chef de l’État. Car cela  permettra de cerner la maladie en limitant les déplacements », à magnifié Moustapha Diakhaté.
L’autre mesure saluée par l’ancien président  du groupe parlementaire Bby de la 12 ème législature, c’est la loi d’orientation sociale.
« C’est bien de construire des routes et des aéroports, mais le mieux c’est d’assister la population en mettant à  leur disposition de la nourriture », rappelle encore Moustapha Diakhaté, qui invite tous les citoyens à s’approprier cette bataille contre la propagation de la maladie du Covid-19.
Sur les rencontres entre le président Macky Sall et les acteurs  politiques de l’opposition, Moustapha Diakhaté invite le chef de l’État à élargir ces rencontres avec d’autres acteurs.
« Il ( le président de la République), doit élargir les rencontres à d’autres acteurs comme le patronat, les mouvements de jeunes entre autres, car cela aidera à ratisser large pour unir nos forces et combattre définitivement la maladie », conclut le frondeur de la mouvance présidentielle.

 «Tout Émigré, Qui Contamine Sa Famille, Est Un Grand Criminel À Déférer Devant Le Procureur»,Sous-Préfet De Ndame

http://www.walf-groupe.com/Mansour DIALLO n’a pas été tendre avec les « Modou Modou » qui rallient la capitale du Mouridisme en catimini et qui se cachent chez eux sans se faire consulter
« Celui qui est venu en catimini à son domicile et s’y cache doit normalement être déféré au parquet dès sa guérison », soutient l’autorité administrative. Qui renchérit : « il y a des gens que l’on doit punir pour qu’ils se conforment à la droiture »
Ainsi, il exhorte les émigrés récemment revenus à aller se faire consulter pour éviter de contaminer d’autres.
« Toute personne qui propage la maladie dans sa famille en pareil cas, doit reconnaitre son statut de grand criminel, parce que tout le monde a déjà entendu parler du sujet. Pour le premier cas, ça peut se comprendre. Les medias ont évoqué la  question en les invitant à aller se présenter pour être mis en quarantaine, jusqu’à 14 jours », martèle-t-il.

LES LIMITES DU CONFINEMENT

https://www.seneplus.com/-L’As-«Le confinement a un coût», dixit le Docteur en économie, Ndongo Mané Kébé. Depuis quelques jours, ce débat de confiner les Sénégalais afin d’éviter la propagation du Coronavirus est sur toutes les lèvres.
Le confinement est considéré comme un plan de riposte efficace pour briser la chaîne de contamination du coronavirus. Toutefois, cette mesure est remise en question par un économiste, Dr Ndongo Mané Kébé qui en expose les limites dans un communiqué parvenu, hier, à «L’As».
«Le confinement a un coût», dixit le Docteur en économie, Ndongo Mané Kébé. Depuis quelques jours, ce débat de confiner les Sénégalais afin d’éviter la propagation du Coronavirus est sur toutes les lèvres. L’économiste est convaincu que les conditions socio-économiques des Sénégalais ne permettent pas un tel plan de riposte. Pour lui, la réalité est que l’économie du pays est dominée par le secteur informel et le sous-emploi où une bonne partie des acteurs gagne la dépense quotidienne au jour le jour. La question qui taraude l’esprit, dit-il, reste : «Combien de Sénégalais vont être en confinement avec cette précarité ? » Ce qui fait affirmer à Ndongo Mané Kébé que pour l’instant, « le Fonds de riposte et de solidarité «Force Covid-19», mis en place par l’Etat du Sénégal, reste imprécis dans ses modalités d’actions et dans ses cibles». A l’en croire, cela devrait être opérationnel après évaluation des effets de la crise sur l’économie. Il ne manque pas de manifester ses inquiétudes devant une telle situation. Il estime que pour l’heure, il est loin de rassurer les acteurs économiques.
Le Dr Ndongo Mané note qu’en plus de cette situation précaire des populations, l’épargne est faible, presque inexistante dans plusieurs familles. «Le chef de famille qui est dans cette situation met à contribution sa femme et ses enfants, parfois qui ne sont pas en âge de travailler, afin de l’appuyer dans sa charge. L’agent économique qui est dans une telle précarité se trouve dans une logique de maximisation pour se préparer à la situation la plus désastreuse. Laquelle situation est calée, dans son entendement, à son degré d’optimalité. Par conséquent, dans un tel pays, le confinement doit être accompagné de mesures économiques fortes», préconise t-il.
Dans la même veine, le Dr Ndongo souligne que la peur sur l’incertitude qui domine actuellement le monde de la finance fait que, même les banques sont gagnées par une certaine frilosité par rapport à certains risques. Toutefois, il fait savoir qu’il ne légitime pas le non-respect des recommandations. «Explorons parallèlement d’autres stratégies beaucoup plus adaptées à notre réalité. Il pourrait s’agir, entre autres, de généraliser les tests, comme le suggère l’OMS, à travers par exemple une Campagne de test systématique de proximité Covid-19, afin de mieux identifier les personnes à risque», suggère-t-il. Cheikh Tidiane NDIAYE

Abdou Mbacké Ndao (maire de Mbacké): «Nous avons 150 daaras qui sont exposés à la faim et au covid-19»

https://www.dakaractu.com/Dans le cadre de la lutte menée au covid-19, le maire de Mbacké souhaite qu’une chaîne de solidarité soit établie au profit de 150 daaras dont les pensionnaires sont obligés de sortir quémander pour avoir de quoi manger. Pour Abdou Mbacké, une situation de confinement, qui pourrait avoir lieu, ne saurait se faire sans que chaque Sénégalais puisse manger à sa faim sans quitter son lieu de confinement.
Nous avons trois sortes de daaras dans cette commune de Mbacké. Il y a des daaras dits à régime internat, des daaras où les enfants rentrent chez eux après les cours et enfin des daaras ou les enfants vivent chez le maître coranique, mais vont dans la rue pour chercher de quoi se mettre sous la dent. Pour les deux premiers types de daaras, il n’y a pas de grands soucis. Mais pour le troisième type de daaras, les choses sont plus compliquées pour les enfants parce qu’il leur faut nécessairement  bouger pour trouver de quoi manger. C’est la raison pour laquelle nous demandons l’établissement  d’une chaîne de solidarité. Je demande que chaque maison au niveau des  quartiers envoie un repas dans ces daaras. Pour ce qui nous concerne, en plus des produits antiseptiques, la mairie va dégager une somme de 15 millions de francs ».
Abdou Mbacké Ndao s’exprimait devant l’adjoint au préfet de Mbacké à qui il remettait sa contribution pour soutenir le comité de crise contre le covid19…

Thierno Madani Tall offre 10 millions de FCFA

https://www.dakaractu.com/– Dans le cadre de la lutte contre le COVID-19, le Khalife Thierno Madani Tall, Serviteur de la communauté Omarienne, a remis, par la voie de son frère Thierno Madani Tall, un chèque de contribution de 10 millions de francs au Ministre de la Santé, Monsieur Abdoulaye Diouf Sarr. Cette contribution selon les informations qui nous sont parvenues, entre dans le cadre du soutien que chaque sénégalais doit apporter à l’État pour éradiquer le virus.
Le khalife Thierno Madani Tall, par la voix de son frère Thierno Macky Tall, a aussi exhorté les populations à suivre scrupuleusement les recommandations du Gouvernement pour que le virus ne se propage pas…

Finances

http://www.enqueteplus.com/ Conformément aux dispositions prises dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus (Covid-19), la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor (DGCPT) a adopté un certain nombre de mesures.
L’objectif est, d’une part, de faciliter l’exécution des opérations de caisse et, d’autre part, assurer la sécurité de ses agents et celle des usagers du service public. Ainsi, sur instruction du ministre des Finances et du Budget, il est prévu le démarrage par anticipation du paiement des pensions du Fonds national de retraite, dès aujourd’hui.
Le ministre demande la multiplication des guichets afin d’assurer la célérité des opérations et éviter tout risque de rassemblement. Dans une note parvenue à ‘’EnQuête’’, il insiste sur ces recommandations : ‘’Utiliser des thermoflash pour mesurer la température corporelle des usagers entrant dans les services, éviter tout rassemblement à l’intérieur et aux alentours immédiats des services, procéder au lavage systématique des mains, avec une solution hydro-alcoolique, pour toute personne entrant dans les services de la DGCPT et faire respecter une distance de sécurité d’au moins un mètre entre usagers.’’
Pour une bonne exécution de ces mesures, la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor entend compter sur la collaboration de tous les acteurs, dans le respect des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires.

La Bnde met à la disposition du ministère de la Santé un montant de 100 millions de FCFA

https://www.lejecos.com/-« Travailler ensemble pour le bien commun de la population et en donnant à tous les moyens de contribuer à la lutte contre le Coronavirus »
Le Sénégal fait partie des pays africains les plus touchés par le Coronavirus avec au compteur 67 cas, derrière le Maroc (109), l’Algérie (201), l’Afrique du sud (274) et l’Egypte (327). Le nombre de cas confirmés par les autorités sanitaires sénégalaises a rapidement augmenté. La particularité de ce virus est le changement de son mode de transmission devenu malheureusement plus dangereux et plus virulent. Le Sénégal a élaboré un plan de contingence suivant l’évolution de la pandémie pour un montant de 64 milliards de FCFA. L’Etat a également mis en place un Fond de Riposte et de Solidarité contre les effets du COVID-19 dénommé « FORCE-COVID-19 » et un comité de croissance et de veille économique COVID-19.
La Banque Nationale pour le Développement Economique (BNDE), instrument de financement sénégalais, a été mis en place avec l’instruction de se rapprocher des acteurs économiques en adoptant une politique de finance inclusive, mais aussi des populations du territoire.
C’est dans cette perspective que la Banque s’est dotée d’un plan d’action en faveur des secteurs sociaux les plus importants du Sénégal, comme la Santé et l’Education. Ces derniers ont en effet, vu l’intervention de la BNDE dans le financement des acteurs économiques qui s’y opèrent, en plus de l’aide financière qu’elle leur apporte depuis le début de ses activités en 2014.
La BNDE, rappelons-le, en sa qualité de banque nationale, a entre autres missions, de participer au développement durable du Sénégal et la Santé, qui est un secteur primordial. La Banque a pleinement conscience des enjeux difficiles auxquels sont confrontés les systèmes de santé aujourd’hui. Elle tente donc :
-De renforcer la disponibilité des médicaments essentiels et vitaux,
-De résoudre les inégalités qui touchent les différents groupes de la population en matière d’accès aux services et soins de santé,
-D’avoir de plus en plus recours à des technologies médicales coûteuses mais aussi vitales, ou encore de faire face au déficit de moyens logistiques
Ainsi, pour répondre à l’appel des autorités sénégalaises pour un renforcement des moyens de prévention et d’éradication du COVID-19, la BNDE a pris l’engagement de contribuer à cette lutte nationale en mettant à la disposition du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale ce Mardi 24 Mars 2020, une somme à hauteur de 100 millions de FCFA. Cette contribution qu’elle espère être adéquate et qui permettra d’acquérir le dispositif nécessaire et le mieux adapté aux besoins actuels du secteur de la Santé et qui de plus assurera le bon fonctionnement des structures sanitaires du Sénégal.
M. Thierno Seydou Nourou Sy, Directeur Général de la BNDE a d’ailleurs mentionné :« Ce geste, grâce à l’appui de l’ensemble des Administrateurs de la BNDE a pu être réalisé pour marquer notre effort de solidarité et de soutien dans la lutte du Coronavirus, c’est avec un immense honneur que nous remettons ce chèque symbolique qui représente notre participation, au Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, M. Abdoulaye DIOUF SARR et plus précisément au Fond de Riposte et de Solidarité contre les effets du COVID-19 la « FORCE-COVID-19 » »
La BNDE reconnaît que les sénégalais et sénégalaises doivent agir ensemble pour ralentir la propagation du virus et prendre soin les uns des autres. Même si la situation a été qualifiée de pandémie, il est toujours possible de se mobiliser avec l’engagement de la population. La lutte contre la pandémie du COVID-19 est certes un défi national commun. En outre, l’implication de tout un chacun est essentiel dans cet effort massif pour ainsi assurer la sécurité du pays, afin de combattre au mieux la propagation du virus.
Depuis sa création en 2014, la BNDE a accompagné et apporté son soutien au secteur de la santé :
-Par l’accompagnement pour l’acquisition de l’appareil de radiothérapie de l’Hôpital Le Dantec d’un coût de 5 milliards de FCFA
-Par l’accompagnement en investissements de différents acteurs de la Santé pour un montant global d’environ 3 milliards de FCFA
-Par le financement de la constitution ou le renforcement de stock de près de 50 pharmacies par la mise en place de lignes de fonctionnement et de crédits d’équipements
Ainsi, la Banque a réaffirmé sa volonté à accompagner ce secteur clé, par cette contribution et souhaite d’une part vivement une amélioration continue du dispositif de santé et d’une autre part, croit sincèrement au travail d’équipe pour relever ce défi pour enfin vaincre le fléau du Coronavirus.
Par conséquent, depuis le début de la pandémie, la BNDE en sa qualité de Banque responsable amis à la disposition de sa clientèle, toutes les mesures de préventions nécessaires pour assurer leur sécurité au sein de ses agences conformément aux directives des autorités publiques.« Tous ensemble pour

image.gif

 lutter contre la propagation du COVID-19… »

Audience Avec L’opposition: La Charrue Avant Les Bœufs

http://www.walf-groupe.com/Le président de la République a convié l’opposition parlementaire ce mardi à une rencontre au palais de la République. En effet, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, Macky Sall reçoit l’opposition parlementaire. D’ailleurs, tous ont annoncé leur décision de se rendre au palais de la République. Mais Macky Sall semble avoir mis la charrue avant les bœufs. En effet, hier soir, lors d’une adresse à la Nation, le chef de l’Etat a pris une batterie de mesures, par exemple l’état d’urgence et l’instauration d’un couvre-feu de 20  heures à 6 heures du matin, pour lutter contre le coronavirus. Des décisions fortes prises sans attendre les sujétions des opposants qu’il reçoit aujourd’hui. Ainsi, on se demande maintenant ce qu’il va dire aux opposants qu’il recevra dans la journée
Macky Sall affirme qu’il a déjà reçu et recueilli les avis des présidents d’Institution Moustapha Niasse, Aminata Mbengue Ndiaye et Aminata Touré, respectivement président de l’Assemblée nationale, du Hcct et du Cese qui sont ses alliés.
En France qui est notre pays de référence, avant chaque décision importante et impactant la vie de la Nation, il est de coutume que le président de la République rencontre la classe politique. Et c’est seulement après qu’il annonce la mesure qui aura un vernis de consensus.Charles Gaïky DIENE & Ibrahima ANNE

C’est Quoi L’Etat D’urgence? Ce Que Vous Devez Savoir

https://www.xibaaru.sn/Le président Macky a décrété l’état d’urgence et le couvre-feu. Le couvre -feu étant connu de tous, les sénégalais ne savent pas ce qu’est l’Etat d’urgence. Voici la définition simple :
L’état d’urgence désigne un régime exceptionnel, mis en place par un gouvernement, en cas d’atteinte grave à l’ordre public, de troubles graves ou de calamités nationales. Il se traduit par un renforcement des pouvoirs de l’autorité administrative, notamment des pouvoirs de police, des restrictions de certaines libertés publiques ou individuelles pour des personnes considérées comme dangereuses : contrôle de la presse, limitation de circulation des personnes ou des véhicules, expulsions du territoire, interdiction de réunion, assignation à résidence, etc.
L’état d’urgence peut être proclamé sur tout le territoire ou sur une partie de celui-ci. Même s’il est prévu par la loi, l’état d’urgence est une mise entre parenthèses de l’Etat de droit au profit du maintien de l’ordre public.Abdou Marie Dia

PR IBA BARRY CAMARA SUR L’ETAT D’URGENCE :«Une mesure exceptionnelle qui permet à l’Etat d’avoir les moyens … pour restreindre les libertés fondamentales»

http://www.sudonline.sn/Professeur du droit pénal à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Iba Barry Camara dégage les contours de l’Etat d’urgence décrété par le président de la République, Macky Sall, hier, lundi 23 mars. Interpellé par Sud quotidien, le spécialiste du droit pénal tout en saluant cette décision du chef de l’état a indiqué que cette mesure exceptionnelle permet à l’Etat d’avoir les moyens juridiques et même constitutionnels pour restreindre les libertés fondamentales
« L’Etat d’urgence est une mesure exceptionnelle qui permet à l’Etat d’avoir les moyens juridiques et même constitutionnelles pour restreindre les libertés fondamentales telles que la liberté d’aller et de venir, la liberté de réunion, la liberté de presse… On peut même y ajouter la mesure de confinement. Ceci pour dire qu’avec cette mesure, l’Etat aura les coudées franches pour prendre toutes les mesures appropriées, y comprises celles qui vont dans le sens de restreindre drastiquement, comme je l’ai déjà dit, les libertés fondamentales telles que prévues par la Constitution ».

COMMENT VA S’EXECUTER L’ETAT D’URGENCE

« L’Etat a les moyens de sa politique et pour faire exécuter cette mesure de manière préventive, toutes les mesures dans le cadre de cet Etat d’urgence. Le président de la République aura la possibilité d’utiliser l’armée, la gendarmerie, la police nationale et les agents du service national d’hygiène… De manière tout à fait légale, les agents des forces de défense et de sécurité seront déployés dans les rues pour contraindre les populations qui ne se plient aux consignes données à respecter les mesures qui seront prises dans le cadre de cet Etat d’urgence. Ils (agent des forces de défense et de sécurité) seront donc déployés dans les rues ».

IL Y’AURA DES CAS EXCEPTIONNELS,NOTAMMENT QUELQUES DEROGATIONS QUI SERONT PREVUES.

« C’est vrai qu’avec l’Etat d’urgence, il y a une contrainte mais il faut savoir que ce sont des mesures qu’on va appliquer de manière intelligente. Autrement dit, il y aura des cas exceptionnels notamment quelques dérogations qui seront prévues. On ne va pas appliquer toutes les règles qui seront prises dans le cadre de cette mesure les yeux fermés mais de manière intelligente. On attendra que la mesure soit prise pour être informé par rapport aux détails ».

UNE MESURE PLUS ADEQUATE POUR LUTTER CONTRE LA PROPAGATION DE LA MALADIE ACTUELLEMENT AU SENEGAL 

« S’il y a une mesure plus adéquate pour lutter contre la propagation de la maladie actuellement au Sénégal que celle de l’Etat d’urgence, j’avoue que je ne sais pas pourquoi l’Etat a tardé à prendre une telle décision puisque nous savons tous que des mesures qui étaient préconisées pour endiguer la propagation de cette pandémie dans notre pays, n’ont pas été suivies. Car, les Sénégalais avec leurs habitudes qui ne sont pas d’ailleurs celles des autres pays touchés par cette pandémie, nous exposent. Donc, la première mesure que l’Etat devrait prendre, c’est décréter l’Etat d’urgence.
Car, l’Etat d’urgence intervient lorsque la nation est en péril et là, nous le vivons parce que nous savons tous que c’est une maladie très grave qui peut nous mener très loin en termes de conséquences négatives. Et si, on parle aujourd’hui de contamination communautaire, c’est parce que les gens circulent librement comme ils veulent, les rassemblements pourtant interdits se poursuivent toujours. Il appartiendra donc à l’armée et aux autres agents des forces de défense et de sécurité, d’exiger le respect de l’ordre tel qu’indiqué par les pouvoirs publics pour lutter contre cette pandémie ».

MESSAGE DU PRESIDENT MACKY SALL EN CONTEXTE DE COVID-19: Ce que disent les articles 69 et  77 de la Constitution

Dans son message à la nation hier, lundi 23 mars 2020, annonçant l’Etat d’urgence soutenu par un couvre-feu de 20h à 6h, à compter de minuit, en ce contexte de propagation du coronavirus (Covid-19), le chef de l’Etat a fait référence aux articles 69 et 77 de la Constitution. Voici ce que disent ces articles cités.
Article 69 – «L’Etat de siège, comme l’état d’urgence, est décrété par le Président de la République. L’Assemblée nationale se réunit alors de plein droit, si elle n’est  en session.
Le décret proclamant l’état de siège ou l’état d’urgence cesse d’être en vigueur après douze jours, à moins que l’Assemblée nationale, saisie par le Président de la République, n’en ait autorisé la prorogation.
Les modalités d’application de l’état de siège et de l’état d’urgence sont déterminées par la loi.»
Article 77 –  «L’Assemblée nationale» peut habiliter par une loi le Président de la République à prendre des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.
Dans les limites de temps et de compétence fixées par la loi d’habilitation, le Président de la République prend des ordonnances qui entrent en vigueur dès leur publication mais deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale avant la date fixée par la loi d’habilitation. «L’Assemblée nationale» peut les amender à l’occasion du vote de la loi de ratification.»

ÉDITO Déni de réalité ! PAR MAHMOUDOU WANE

http://www.enqueteplus.com/ ‘’Après la foi, personne n’a jamais reçu de grâce meilleure que la santé.’’ (Le Prophète Mohamed, rapporté par Bukhari)
Pour ne jamais connaître leur état réel de santé, certaines personnes boudent, jusqu’à l’instant fatidique, les cabinets d’analyses médicales. Mais d’autres, sans doute parce que la vie a subitement revêtu une toge cruelle, préfèrent nier une maladie pour lui substituer une… autre pathologie imaginaire, socialement acceptée. Avec la Covid-19, impossible de fourrer sa tête un millimètre sous terre, tant la réalité est à fleur de sol. Après les premiers jours de dépression semi-collective, qui aujourd’hui ose nier son existence ? Covid-19 est plus que debout.
Nous pensons d’ailleurs que l’Etat aurait dû, pour gagner du temps, accélérer le processus d’acceptation de la maladie par les populations, en levant l’anonymat sur les personnes infectées et en encourageant leurs témoignages. On n’aurait même pas eu besoin d’entendre des clowns comme Selbé Ndom et autres. Et sans doute aussi, aurait-on gagné du temps. Bien sérieusement, quelle honte y a-t-il à piquer une grippe, même lorsque le virus qui en est la cause ne s’appelle pas paramyxovirus ou adénovirus, mais Covid-19 ?
Dans tous les cas, nous voilà enfin dans la réalité. En plein dans le mille. Le président Sall a bien raison, dans son discours d’hier, d’insister sur le fait que la Covid-19 ne discrimine pas entre le riche et le pauvre. On devrait ajouter qu’il ne connaît pas de frontières religieuses, confrériques, ethniques, de castes, races, etc. Ce qui l’intéresse, c’est la matière vivante humaine qui se déplace pour le transporter de corps à corps. Nous voilà donc réduits à être de simples… mules. Bye bye notre fierté ! Nous qui sommes si habitués à régner, depuis des millénaires, au sommet de la chaîne alimentaire, domptant les animaux les plus féroces, y compris les humains, nous avons fini par oublier que nous vivons à côté de ces tout minuscules virus. Tous les savants qui s’y sont frottés s’y sont piqués, l’infiniment petit est tout aussi énigmatique et chaotique que l’infiniment grand. Soit dit en passant, ils ne sont pas tous méchants, les virus. Et presque tous sont utiles à la vie, dans des fonctions que nous ignorons.
Mais enfin, il va donc falloir se retrousser les manches. Dans aucun pays infecté, la courbe ne s’est spontanément repliée, sans avoir fait le plein de victimes. Aujourd’hui, les chiffres font froid dans le dos. Selon le dernier comptage effectué par l’AFP et validé par l’OMS, plus de 341 300 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 174 pays et territoires, depuis le début de l’épidémie. Des chiffres qui ne sont que la face visible de l’iceberg, puisqu’il ne s’agit là que du nombre de cas officiellement diagnostiqués, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une hospitalisation.
Au Sénégal, le nombre de cas de coronavirus a plus que doublé, en moins d’une semaine, passant de 31 à 67, du mardi 17 mars au dimanche 22 mars, selon les statistiques publiées par le ministère de la Santé et reprises par l’APS. Il faudra s’attendre à des moments difficiles. Il y aura des morts. Cela peut être n’importe qui. Y compris l’auteur de ces lignes ! Mais est-ce le plus important ?
Car, pour pervers que soit le virus, l’ennemi à vaincre, c’est d’abord nous. Nous ne saurons le battre sans changer de comportement et/ou l’encourager. Le terrain est très fertile. Non seulement notre pendule interne a perdu sa cadence tic-tac au point que chacun fonctionne selon son horloge personnelle, mais aussi l’anarchie a fini d’infiltrer, très profondément, la société dans ses démembrements (de la famille au sommet). Tous ceux qui réfléchissent sur les transformations sociales le savent. Ce mouvement s’accompagne du recul de la rationalité en termes de perception de la réalité, mais aussi de l’affaissement de l’esprit citoyen et du sens du bien commun. Et dans ce contexte, on peut physiquement braver une décision d’Etat, prise par celui qu’on considère comme le dépositaire de la souveraineté populaire et le faire avec toute la bonne conscience requise. La parole religieuse elle-même, dans sa pureté et sa poésie originelle, n’a plus la même prise sur les masses populaires.
C’est dire que nous avons trop longtemps dormi sur nos lauriers au point que nos corps sont ridés de cicatrices multiformes. Et le spectacle n’est pas beau à voir.
Le temps de la reprise en main est-il arrivé ? Au-delà donc de l’épreuve qu’il draine, ce virus doit nous aider à recentrer certaines lignes. Il ne s’agit pas de profiter de la situation pour bâillonner qui que ce soit ou de faire reculer des libertés. Mais, inéluctablement, il faudrait assumer les responsabilités qui sont les nôtres. Ici et maintenant ! Dans le sens bien compris de l’intérêt général.

État d’urgence: Le ministre de la communication annonce une rencontre avec les patrons de presse pour des dispositions particulières.

https://www.dakaractu.com/Le ministre de la culture et de la communication n’a pas caché sa satisfaction face à l’engagement patriotique de la presse nationale face à  la propagation de la maladie du Coronavirus.
« Le désir de la nation d’être ensemble, le désir  de notre vie est plus important que tout engagement en cette période que nous traversons. Et les acteurs de la presse sont très engagés et ont montré leur patriotisme », a magnifié le ministre de la communication.
À la question de savoir si les acteurs des médias bénéficieront des dispositions particulières vu leur devoir d’informer la population, le ministre de la culture et de la communication, M. Abdoulaye  Diop, annonce une rencontre avec les patrons de presse
 » Je salue le sens du patriotisme des journalistes. Ils doivent continuer leur travail et j’en parlerai avec le ministre de l’intérieur pour trouver des dérogations pour les journalistes. Dans ce sens également, je rencontrerai les patrons de presse pour poursuivre les discussions que nous avions commencées. »
Au ministre de conclure que « la question la plus importante, c’est comment nous aider à mieux  nous organiser. Car il est heureux de voir le président intégrer dans sa liste des personnes  les plus impactées par la crise, les acteurs de la presse ».

Front mondial contre le coronavirus: les médias en première ligne Par Madiambal DIAGNE, Président international

La pandémie du Covid-19 se révèle être un des drames sanitaires et humanitaires les plus douloureux des temps modernes. Tous les pays du monde sont touchés et toutes les couches sociales et catégories professionnelles sont déjà frappées. Les hommes et femmes qui travaillent dans les entreprises de médias sont personnellement affectées par la maladie et on en compte de très nombreux cas à travers le monde. L’avenir de leurs entreprises est aussi très sérieusement menacé car la pandémie va fatalement avoir des conséquences néfastes sur les tissus économiques et la viabilité de toutes les activités professionnelles.
Pour parer au plus pressé et pour tenter de sauver le monde, la plupart des gouvernements des Etats ont décidé de mesures de confinement ou de restriction des déplacements des populations. L’objectif légitime est de contenir la chaîne de transmission du virus. Ces mesures sont à observer strictement par tout le monde. Il reste que les professionnels des médias, à l’instar des professionnels du secteur de la Santé, demeurent les plus exposés. En effet, il nous est difficile, du fait de la nature de notre mission, de rester totalement confinés. Les journalistes sont astreints au devoir de rechercher les éléments d’informations afin de mieux sensibiliser le public sur les mesures et les attitudes pertinentes dans une telle situation de périls. La guerre mondiale contre le coronavirus ne pourrait être gagnée par les humains sans l’engagement massif et soutenu des acteurs des médias. Ainsi, exhortons-nous les membres et sympathisants de l’Upf d‘aller au front et d’engager leur part du combat. Toutefois, cet engagement et le caractère sacré de la mission ne devrait pas empêcher d’y aller avec toutes les précautions nécessaires, toute la prudence. On devra garder cependant à l’esprit «qu’avec de la prudence, on peut faire toutes espèces d’imprudences», pour reprendre le mot de Jules Renard. C’est sans doute ce qui est arrivé et continue d’arriver à de nombreux professionnels de la Santé, infectés pour avoir été en contact avec des malades qu’ils cherchaient à sauver ou soulager.
L’Upf exprime sa sympathie à toute l’humanité en ces moments troubles et souhaite que les différents acteurs publics et sociaux prennent en grande considération le sort des professionnels des médias dans la définition des stratégies et moyens de lutte contre la pandémie. Nous sommes fortement inquiets mais restons persuadés que le Covid-19 sera vaincu. Mamadou Ndiaye

Dr Abdoulaye Bousso: «ces mesures vont nous aider à maitriser l’épidémie»

http://www.dakarmatin.com/Le coordonnateur du Centre de opérations d’urgence sanitaire, Dr Abdoulaye Bousso, qui fait régulièrement la situation épidémiologique a salué les mesures (état d’urgence et couvre-feu), prises par le président de la République. « Ces mesures vont nous aider à maitriser l’épidémie et à limiter l’apparition de nouveaux cas dans les prochaines semaines » s’est félicité Dr Bousso, dans les colonnes du quotidien « Le Soleil ».
De l’avis du spécialiste, le couvre-feu de 20h à 06h du matin et l’état d’urgence décrétés à comporter de ce mardi devraient aider à limiter les dégâts que pourrait causer la propagation de Covid 19 « Nous sommes satisfaits. C’est ce que nous attendons des plus hautes autorités parce qu’il est important de limiter les mouvements des personnes », a-t-il ajouté. Le Sénégal est dans la phase de transmission communautaire qui, selon lui, est très dangereuse

Eva Marie Colle Seck: «Le professeur qui a présenté Chloroquine comme un remède contre le Covid-19 est assez outillé pour le dire…»

XALIMANEWS : L’ancienne ministre de la santé a réagi au discours du chef de l’Etat. Eva Marie Coll Seck salue les décisions prises par Macky Sall pour lutter contre le Coronavirus.
Concernant le traitement, elle a indiqué qu’il faut prendre très au sérieux la piste de la Chloroquine.
« Je ne peux pas dire que la Chloroquine est un remède contre le Covid-19. Mais, le professeur qui l’a présenté est assez outillé pour le dire. Je pense qu’il a de l’expérience et il faut prendre au sérieux ce qu’il dit. C’est une piste sérieuse », a-t-elle dit sur la TFM.

USAGE DE LA CHLOROQUINE CONTRE LE CORONAVIRUS: DR CHEIKH SOKHNA APPROUVE DIDIER RAOULT

http://www.emedia.sn/Didier Raoult, l’un des plus grands experts mondiaux en matière de maladies infectieuses et tropicales, prône, depuis quelques semaines, l’usage de la chloroquine pour soigner les patients atteints de la Covid-19. Il en veut pour preuve les essais concluants qu’il a menés sur plusieurs malades.
Invité de l’édition spéciale du groupe Emedia sur le Coronavirus, Dr Cheikh Sokhna valide les recherches du Docteur Didier Raoult avec qui il travaille depuis 2008. Selon lui, Didier Raoult a identifié plusieurs bactéries pathogènes similaires au coronavirus. Donc, déclare-t-il : « ¨Personne ne peut remettre en cause ses connaissances scientifiques. On peut ne pas apprécier sa personne mais, il a de la rigueur scientifique. Il fait partie des meilleurs experts en matière de maladies infectieuses et tropicales. Il a fait un protocole de recherche validé par le comité d’éthique sanitaire. Et il l’a testé sur des patients qui ont été guéris. Sur les 100 malades qu’il l’a testée, les 70 sont guéris ».
D’après le Dr Cheikh Sokhna, c’est pour des enjeux financiers, les problèmes de positionnement, la guerre pharmaceutique que certains ne veulent pas de l’usage de la chloroquine. « La chloroquine ne coûte pas chère. C’est un produit accessible. Certains disent que l’usage de la chloroquine a été arrêtée parce qu’elle entraînait des effets secondaires. Mais en réalité, c’est parce qu’il n’était plus efficace pour le traitement du paludisme. Il y a, actuellement des pays qui sont en train de tester la chloroquine pour soigner le Coronavirus », a expliqué le Docteur. Qui, poursuivant son argumentaire, pense que les chercheurs sénégalais doivent participer au débat scientifique parce qu’on a les moyens techniques, scientifiques et humains pour tester la chloroquine
« Les chercheurs sénégalais peuvent faire un protocole pour tester la chloroquine sur les patients atteints de la Covid 19. Si ça marche, on participera à l’effort de guerre », a recommandé le Docteur qui dit avoir fait sa thèse sur la Chloroquine. D’ailleurs, il a informé qu’un groupe de chercheurs basé au Sénégal l’a contacté pour faire un protocole sur la Chloroquine.
Par ailleurs, Dr Cheikh Sokhna demande à ce qu’on veille sur les personnes âgées qui, à son avis, sont les plus fragiles. Ces dernières, conseille-t-il, doivent être bien prises en charge afin de les protéger contre cette maladie. Aliou DIOUF

Pr. Daouda NDIAYE En ITV: «On N’a Pas Prouvé Que La Chloroquine Peut Tuer Le Virus»

http://www.walf-groupe.com/La propagation du coronavirus au Sénégal s’accroît de plus en plus. Une situation qui inquiète beaucoup la population. Dans cet entretien, le chef du Service de parasitologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, Professeur Daouda Ndiaye, revient sur les mesures prises par le gouvernement, la prise en charge, les médicaments et la recherche du vaccin. Mais pour lui, le confinement n’est pas encore à l’ordre du jour.
Un enfant de 2 ans et un octogénaire ont survécu à la maladie. Est-ce qu’on peut être optimiste pour les 42 autres cas positifs ?
Ce que j’ai entendu, c’est que ce sont des cas simples. Donc qui ne sont pas graves. L’essentiel, c’est d’avoir une prise en charge rapide, efficace sur le plan asymptomatique. Parce que n’oublions pas qu’il n’y a pas de médicament pour tuer le virus. Il y a un traitement asymptomatique pour aider dans la prise en charge. C’est vrai que, d’habitude, les plus sensibles sont les vieillards et les enfants. Si on voit une de ces personnes guérir, peut-être que le virus qui circule ici est moins méchant ou peut-être qu’ici, les gens ont un bon système qui expliquerait cela. Parce que j’avoue que ce sont des personnes vulnérables pour ce genre de maladie. Nous espérons que les autres puissent guérir.
Parlant de médicaments, la Chine a montré que la chloroquine a fait ses preuves sur les patients. N’est-ce pas un espoir pour contrecarrer ce virus ?
J’ai vu le protocole thérapeutique ; ils l’ont publié. J’ai dit, il y a de cela un mois, que seule la Chine pourra après nous dire quelle a été son expérience et qu’est-ce qu’elle a vu. C’est vrai que la Chine dit qu’elle a utilisé de la chloroquine. Mais elle n’a jamais dit que la chloroquine a tué le virus. Parce qu’au niveau de l’homme, jusqu’à présent, il n’y a pas de preuves formelles. Effectivement, la chloroquine a beaucoup aidé dans la prise en charge, mais est-ce qu’on peut aller jusqu’à dire que la chloroquine est le médicament pour tuer le virus ou pour la prévention ? Ça, c’est aller très loin. Pour le moment, ce sont des essais cliniques qu’ils ont faits.
D’autres sont en train de le faire, comme l’Allemagne. Au final, tout cela va être regroupé et nous allons aboutir à une conclusion. Mais un essai clinique demande des dispositions, des bras pour cela. Il faut également avoir une étude comparative. C’est-à-dire entre ceux qui ont été traités par la chloroquine, ceux qui ne l’ont pas été et ceux qui n’ont pas reçu de médicament. Ceux-là, on les appelle les placébos. Ce qui est clair, c’est que la chloroquine n’est pas un médicament utilisé pour la prévention et on n’a pas prouvé de façon claire que la chloroquine peut tuer le virus. On le connaît très bien comme un antipaludique qui était là, mais qui, à un moment donné, a perdu son efficacité pour les problèmes de mutations génétiques du parasite. Des essais cliniques probants sont en train d’être faits en complémentarité de ce qui a été fait en Chine. Mais que les gens soient très, très prudents quant au futur de cette chloroquine par rapport à ce coronavirus. Parce que jusqu’à présent, on ne sait pas.
Où en sont les recherches scientifiques contre le vaccin ?
C’est un virus qui mute. C’est un profil génétique et tout dépend de sa compréhension. On sait qu’apparemment, la souche qui a circulé en Chine est différente de la souche qui a circulé en France ou en Italie. On n’a pas une réelle information sur les souches qui circulent en Afrique. Parce qu’en Europe, s’ils ont les plateaux techniques pour aller faire rapidement la recherche et avoir des informations très capitales, ce n’est pas le cas en Afrique. Il ne faudra pas qu’on dise, demain, qu’on a un vaccin qui peut être utile pour des souches de l’Asie, mais qui n’est pas utile pour des souches de l’Afrique ou de l’Europe. Il faudra une meilleure compréhension de ces génomes pour voir.
Parce que, pour un virus, un parasite, une bactérie ou un champignon, il y a ce qu’on appelle un corps génétique. Il y a les microsatellites. Il y a des parties du virus qui ne vont pas changer de forme. Cela prend du temps pour le savoir. Il y a des parties qui vont changer, mais les parties qui ne changent pas, il faudra beaucoup d’études in vitro avec des gènes cibles pour voir. Parce que si vous créez un vaccin pour le virus qui circule en Chine ou en Asie, après, ce vaccin n’aura pas de sens. Car non seulement ces virus changent de forme, mais ils voyagent. Nous, nous voulons avoir un vaccin efficace pour tous les virus.
Donc, cela peut durer, au minimum, une à deux années pour comprendre ces génomes et avoir des éléments très clairs sur les zones où le virus ne mute pas, c’est-à-dire les gènes conservés. En ce moment, les gens pourront créer des candidats-vaccins qui vont pouvoir capturer ce virus et le détruire. Les études sont en train d’être faites. Je ne pense pas que c’est demain qu’on aura le vaccin.
Le bilan est aujourd’hui de 47 personnes testées positives au coronavirus. Êtes-vous optimistes quant à la maîtrise de ce virus ?
Oui, c’est ce que nous souhaitons. On est optimiste, du moment où il y a beaucoup d’interventions à tous les niveaux qui sont en train d’être menées. On a vu la fermeture totale des aéroports, la fermeture des écoles, des mosquées, des églises. On a vu également l’interdiction des rassemblements. Pour les baptêmes, ils doivent se faire à l’intérieur des maisons, avec peu de monde. On a vu moins de mouvements des individus. Une bonne partie de la population a été sensibilisée. On a constaté que même les populations ont une compréhension de la maladie et ont commencé à mettre en œuvre leur propre prévention individuelle.
Nous avons espoir, si ces interventions et cette dynamique de lutter, chacun à son niveau, contre la Covid-19 se maintiennent, qu’on puisse voir, dans les prochaines semaines ou prochains mois une diminution. Mais, pour le moment, il est très prématuré de dire si on doit aller vers un pic, un accroissement des nombres de cas. Ce qui est clair est que c’est très tôt pour anticiper sur un arrêt de la transmission. Il faudra encore attendre des semaines, des mois ou plus. Parce que, chaque fois qu’il y a des cas confirmés, il y a éventuellement des cas contacts. Ces cas contacts peuvent également tomber malades. Dans ce cas, ils peuvent contaminer durant leur phase d’incubation ou durant la phase de portage asymptomatique. Tant que le virus est là, on ne peut rien dire. D’autant qu’on a vu maintenant que c’est un peu dispersé, au centre du Sénégal, à Mbour, à Dakar, etc.
Donc, espérons qu’on n’arrive pas à une situation comme celle que les Européens sont en train de vivre, notamment l’Italie et la France, même certains pays de l’Afrique du Nord. Le Sénégal a un nombre de cas relativement non négligeable. En Afrique de l’Ouest, nous sommes le premier pays, en termes de nombre de cas, en dehors de l’Afrique du Sud. Osons espérer que la situation soit le plus rapidement maîtrisée et qu’on puisse avoir un arrêt de la transmission. Le plus important est de constater que si toutes ces mesures sont en train d’être mises en œuvre à l’échelle nationale par le pouvoir public, cela va beaucoup aider.
Mais le problème des transports en commun se pose actuellement. Que faut-il faire ?
Pour les transports en commun, vous avez vu la sensibilisation qui est en train d’être menée. Il faut le dire, c’est un lieu où il y a des craintes. Parce que si les gens ne se retrouvent plus dans les écoles, il y a toujours les transports en commun. Apparemment, ce n’est plus surchargé. Mais même si ce n’est pas le cas, les gens s’assoient toujours de façon très rapprochée, moins de 0,50 cm. Cela est également une préoccupation. À ce niveau, il faudra beaucoup communiquer, rappeler les mesures de protection individuelle, surtout le portage de masque, la désinfection des mains, la propreté de tout ce qui est transport, propreté des locaux. Ce qu’il faut faire pour ces transports en commun, il ne s’agit pas de les laver chaque jour avec du savon. Non ! Il faut mettre dans des bouteilles de l’eau de javel et pulvériser tout le véhicule. Chaque aller-retour, on le pulvérise. L’eau de javel est très efficace et tue toutes les bactéries. C’est cette méthode qu’on doit utiliser pour les bus et autres véhicules.
S’agissant de ces mesures, ne pensez-vous pas qu’on les a prises un peu tard ?
Je ne sais pas ce qui a été fait, en réalité, au départ. Ce qui est clair est que les mesures ont été mises en place. L’État a apprécié. Je ne suis pas bien placé, parce que je ne sais pas ce qui a été fait. Mais j’ai constaté qu’à chaque fois qu’il y a des cas, ils font autre chose et c’est bien. En tout cas, on doit toujours apprendre des autres pays d’épidémie. Je ne dirais pas qu’ils l’ont fait trop tard, ils n’ont pas été agressifs, peut-être au départ. Toujours est-il que, pour moi, ce n’est pas le plus important. Ce qui est important est de dire ce que nous sommes en train de faire et là où nous allons pour arrêter cette transmission. Je veux qu’on positive. Il y aura un bilan à la fin.
Les gens pourront apprendre ce qui n’a pas marché, ce qui a été fait tardivement, pour éventuellement qu’au Sénégal, demain, lorsqu’il y aura une autre épidémie, qu’on puisse faire face. Parce que ces épidémies surviennent de façon cyclique. Aujourd’hui, c’est une épidémie de virus, demain, cela peut être une bactérie, après-demain un parasite. Mais, en matière d’épidémie, le système de surveillance demeure le même, le système de riposte aussi. Il n’y a pas de différence majeure. Donc, ce qui est important, c’est d’apprendre des choses qui ont été bien faites durant cette pandémie et des choses qui n’ont pas été bien faites, afin que l’on puisse avoir, demain, une directive très claire de façon préparée pour venir à bout de cette pandémie.
Avons-nous les capacités réelles pour prendre en charge une centaine de cas, par exemple ?
Je reçois des informations comme tout le monde. Je crois, comme ils l’ont dit, il y avait Fann au départ. On a vu aujourd’hui qu’il y a des structures sanitaires qui ont été requises. Oui, pour une centaine de cas, le Sénégal a les dispositions. Ce qu’il faut craindre, c’est quand on aura des milliers de cas. Parce que, non seulement il faudra traiter les cas, mais il faudra chercher les contacts, il faudra prévenir. C’est pourquoi, tant qu’on est dans cette fourchette, la situation est maîtrisée. Ce qu’il faut craindre, c’est qu’on dépasse cette fourchette. Parce que l’Afrique n’a pas les moyens. Elle n’a pas le pouvoir de répondre, lorsqu’on arrivera à un certain niveau de transmission. Depuis le départ, tout le monde l’a dit et tout le monde le sait. C’est pourquoi il faudrait que tout Sénégalais, chacun à son niveau, comprenne que l’enjeu est capital. La situation est devenue très sérieuse, aujourd’hui. Si elle est maîtrisée telle quelle, qu’on arrive à une situation stationnaire et que les gens guérissent au fur et à mesure et qu’il y ait moins de cas de contamination, tant mieux.
On ne le souhaite pas, mais en matière d’épidémie, il faut tout prévoir. Si demain on sort de cette fourchette, cela pourra aider. Mais si ce n’est pas le cas, ça sera très difficile. On l’a vu en Italie, en Chine et en France, dans les pays développés, et eux, ils ont des moyens de riposte. Ils ont tout ce qu’il faut, ils ont hospitalisé des milliers de cas. Mais nous, nous n’avons pas cette force. L’Afrique n’a pas les moyens de pouvoir faire face à une épidémie de cette nature. Depuis le départ, l’Organisation mondiale de la santé a dit que ses craintes, c’est l’Afrique.
Si jamais l’Afrique reçoit le coronavirus et qu’il y ait une situation comme celle qu’on a vue en Italie, en France, en Espagne, en Chine avant, ce sera catastrophique. C’est là où il faudra mettre le paquet, pour vraiment arrêter cette transmission. Les hôpitaux sont là, les centres de santé. En réalité, tant que les cas ne sont pas graves, ils ne demandent pas une hospitalisation, une réanimation. Ce sont les cas graves qui demanderaient une certaine prise en charge. Des cas simples, non compliqués, non graves peuvent être gérés très facilement. La seule chose, c’est d’avoir des locaux où on peut les mettre en quarantaine. Mais pas un équipement ou une plateforme pour pouvoir les régler. Ce sont des personnes qui n’ont même pas besoin de réanimation, de ventilation. Avec un traitement symptomatique, elles peuvent être surveillées, prises convenablement en charge rapidement. Espérons qu’on n’aura pas beaucoup de cas. Parce que si on a beaucoup de cas compliqués et des milliers, le Sénégal va être débordé.
Vous l’avez dit, on doit apprendre des erreurs des autres. Aujourd’hui, l’Italie est débordée. Est-ce que ce n’est pas le moment de mettre tout le département de Mbacké en quarantaine ?
Seul le ministère de la Santé vous le dira. Parce que, comme je l’ai dit, je n’ai pas tous les éléments. Je ne veux pas aller trop vite en besogne. Ils ont des informations que nous autres n’avons pas. Mais tout dépend des cas contacts et de la situation en nombre de portage. Parce que si ce n’était que cela, l’Afrique aurait mis le Sénégal en quarantaine, parce que le pays a eu plusieurs cas. Je ne connais pas la situation de Touba pour dire qu’on doit mettre ou pas le département en quarantaine.
Maintenant, en fonction de la situation, ils vont évaluer pour voir ce qu’il faut faire. Parce que dire aujourd’hui qu’il faut mettre le département en quarantaine, et demain on a une autre région touchée… Finalement, on risque de mettre tout le pays en quarantaine. Donc, s’il faut le faire, cela se fera avec sagesse, de façon concertée, avec intelligence. Parce qu’il ne faut pas oublier que nous sommes dans un pays avec des réalités culturelles et religieuses.
Touba est une ville qu’on appelle ville sainte. Une ville où beaucoup de Sénégalais croient en l’emblème de la sainteté et qui sont prêts à suivre les recommandations du khalife. Ce que je crains est que les gens prennent la décision de le faire sans concertation, en fonction de la situation, avec l’autorité, pour dire : voilà ce que nous allons faire. Mais si tout le monde est impliqué, en ce moment, si on met le département en quarantaine et qu’il y ait des frustrés et que les recommandations circulent, cela ne servira absolument à rien du tout. Il faudrait que l’on soit très prudent dans cette approche. L’approche santé publique doit être de mise, l’épidémiologie doit être anticipée. Mais surtout, le consensus et la communication avec les dignitaires religieux, le khalife général et tout le monde. Il faut également les informer en temps réel de l’évolution de la situation. Il arrivera un moment où eux-mêmes seront en phase avec tout ce que le système va prendre comme décision.
La crainte, aujourd’hui, c’est la propagation de la maladie. Des mesures sont prises que certains ne respectent pas. Le confinement n’est-il pas la meilleure solution ?
À mon humble avis, le confinement, c’est quand le système de santé est dépassé. C’est quand les cas sont incontrôlables et qu’on ne peut plus gérer la situation. C’est quand, sur le plan médical, la réaction n’est plus maîtrisée. Mais ce n’est pas encore le cas, pour le moment.
Maintenant, les prochaines semaines vont être déterminantes par rapport à la situation. Il y a une semaine, on ne pensait pas avoir tout ce qu’on a aujourd’hui. Le lundi, on a fermé les aéroports pour cinq pays. Hier, c’est la fermeture totale. Cela veut dire qu’en moins de 48 heures, il y a un changement radical de décision. Il y a un mois, on n’avait pas imaginé de fermer les aéroports ne serait-ce que pour un vol. Il y a un mois, on n’osait même pas fermer les écoles. Il y a quelques jours, on ne pensait pas fermer des églises et des mosquées. Aujourd’hui, la situation le demande. Donc, tout dépend de l’évolution de la situation. Maintenant, c’est en fonction de l’évolution et des paramètres que les gens prendront des décisions. Mais qu’on le fasse vite.
Parce qu’aujourd’hui, c’est une course contre la montre. Le virus évolue très vite. La situation change de jour en jour. Il faut aller vite.
Il faut aller vite, oui. Certains pays ont fermé leurs frontières, alors qu’ils n’avaient pas encore de cas…
Ils ont voulu apprendre des autres. Madagascar est en train de le faire. Il n’a pas encore de cas. Ils sont en train de fermer tout, parce qu’ils ont appris des autres. Ils se sont dit que certains pays ne l’ont pas fait et ils ont commencé à avoir des problèmes. En réalité, ce coronavirus englobe beaucoup de choses. N’oublions pas l’aspect économique. Les gens doivent aller au travail et vous ne savez pas, si on doit fermer les frontières, c’est jusqu’à quand. C’est-à-dire, si un Etat décide de fermer ses frontières parce que le coronavirus est à ses portes, mais quand est-ce que ce virus va partir ? Cela va durer un ou deux mois ou une année, on ne sait pas. On peut penser qu’un Etat peut résister à la fermeture de frontières, à tout, pendant un an, mais non que cet Etat va tomber.
C’est vrai, les choses se font par étapes. Vous voyez maintenant que tous ceux qui viennent des pays endémiques sont mis en confinement quelque part. Un pays comme la Mauritanie l’a fait et cela expliquerait pourquoi, comparé au Sénégal, elle a moins de cas. Mais chaque pays décide avec ses experts. Parfois on marche dans une bonne direction, parfois on marche dans une mauvaise direction. Toujours est-il qu’il faudra rapidement réagir et améliorer les choses ; c’est le plus important. Parce que, dans cette histoire, il faut aller avec intelligence. Ce n’est pas une précipitation. Si on ne le fait pas, on risque de tomber dans la psychose, on risque de perdre du temps et d’anéantir des efforts pour rien du tout. Enquete

APPUIS AU MINISTERE DE LA SANTE POUR LA LUTTE CONTRE LE COVID 19:L’Adie étale ses solutions numériques

http://www.sudonline.sn/-Dans la lutte contre le Coronavirus, l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a mis à la disposition du ministère de la Santé un ensemble de solutions numériques allant d’une plateforme à des équipements informatiques, en passant par un chatbot et la vidéoconférence. Dans la note parvenue à Sud quotidien hier, lundi 23 mars, les services de Cheikh Bakhoum, Directeur général de l’Adie informent que le but est de permettre au ministère et aux autorités de contrôler à distance les opérations sur le terrain
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale n’est pas esseulé dans la lutte contre la pandémie à Covid-19. Ou du moins, l’Agence de l’Informatique de l’Etat (Adie) apporte sa contribution dans cette guerre contre cet ennemi invisible qui a bouleversé le monde entier.
Dans une note parvenue à Sud quotidien hier, lundi 23 mars, les services de Cheikh Bakhoum, Directeur général de l’Adie, font état de l’appui numérique apporté au ministre Abdoulaye Diouf Sarr et son équipe. Dans le communiqué, ils renseignent avoir «mis à la disposition du Ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas) une plateforme, un chatbot et des outils pour une communication à distance efficace pour la cellule de crise». Sur l’objectif visé, l’Adie indique que c’est pour permettre un contrôle à distance. La note  informe que «ces outils de communication et de coordination permettront au ministre et aux autorités impliquées dans cette lutte, de voir à distance, ce qui se passe sur le théâtre des opérations».
Quid des outils cités ci-dessus ? Il s’agit d’une plateforme sur le Covid-19 accessible via le lien covid19.gouv.sn. Elle devrait permettre aux populations d’avoir des informations «sûres et fiables» sur cette pandémie, des conseils pratiques et des vidéos de sensibilisation, sur l’évolution de la pandémie au Sénégal avec en sus une carte interactive et dynamique montrant les données dans chaque localité. Mieux, renseigne toujours la note, «les personnes peuvent également via la plateforme covid19.gouv.sn déclarer un cas d’infection».
L’autre trouvaille de l’Adie est un chatbot (un programme informatique capable de simuler une conversation avec un ou plusieurs humains par échange vocal ou textuel) Docteur covid. Le communiqué montre qu’il faut ajouter le numéro 76 600 05 26 dans vos contacts téléphoniques, puis écrire via whatsapp juste un mot et la conversation avec le chatbot peut débuter.  «Docteur covid permet des interactions dynamiques, rend plus accessibles les informations ; même pour les personnes illettrées. En effet, la voix a été intégrée dans ce chatbot en version française et wolof», lit-on sur la note.
Il faut compter parmi le lot des outils présentés par l’Adie les «Téléphones intelligents». En effet, «dans le cadre du projet Safe City, l’Adie est en train de doter les forces de défense et de sécurité, ainsi que le SAMU, de téléphones intelligents avec la technologie eLTE qui offrent des options de communication par voix ou vidéo, avec partage de documents et intégration de la géolocalisation. Un lot a été remis au Ministre de la Santé et de l’Action sociale qui pourra coordonner ses équipes à distance, suivre l’évolution sur le terrain avec surtout la possibilité d’utiliser la géolocalisation», selon le communiqué.
A noter, en outre, que «l’Adie a remis un lot d’ordinateurs portables et fixes pour renforcer en matériel le Ministère de la Santé et de l’Action sociale», non sans proposer au ministre Abdoulaye Diouf Sarr «le déploiement du dispositif de vidéoconférence pour lui permettre de rester en contact direct avec les structures sanitaires, et mieux, de voir ce qui s’y passe»

Arrêt des prières du vendredi: 500 sur 4500 mosquées n’ont pas respecté la mesure (ministre)

https://www.seneweb.com/-Avant même l’État d’urgence décrété par le Président de la République à cause du coronavirus, le gouvernement avait interdit les rassemblements et demandé aux chefs religieux à l’Organisation des Imams et oulémas de suspendre les prières du vendredi à la mosquée. Même si l’appel n’avait pas fait l’unanimité, les autorités comptent procéder de la sorte pour les prochains vendredis sur l’étendue du territoire.
L’annonce a été fait par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui était en conférence de presse ce mardi. ‘’La religion est très sensible, c’est pourquoi, nous ne prenons pas certaines décisions. On fera comme la dernière fois, en demandant aux chefs religieux et imams d’éviter les rassemblements dans les mosquées. La dernière fois sur les 4500, environ 500 mosquées seulement n’ont pas respecté (la mesure). Cette fois, on espère que 100% des mosquées du pays votre vont respecter cette demande’’, a fait savoir Aly Ngouille Ndiaye.

Coronavirus: Aymérou Gningue salue les décisions de Macky Sall

https://www.seneweb.com/Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, a réagi à l’adresse du chef de l’Etat. Aymérou Gningue a salué les décisions annoncées par le président de la République.
« Je magnifie le discours du président de la République. Les différentes mesures qui ont été prises constituent un électrochoc dans l’opinion sénégalaise. Cette pandémie est une maladie extrêmement grave et je crois que le président Macky Sall, hier, en s’adressant à la nation, a essayé de dissiper toutes les angoisses qui pouvaient se poser, mais il a aussi mis les Sénégalais devant la responsabilité qui est la leur de prendre des mesures qui puissent éloigner le virus des Sénégalais », a-t-il soutenu sur iRadio.
Avant de poursuivre : « Il faut saluer les mesures hardies, sur le plan économique, que le président a eu à prendre, notamment la constitution de ce fonds qui va être un fonds de stabilisation, mais aussi un fonds d’aide d’urgence aux populations les plus vulnérables. Également un fonds de soutien pour maintenir l’économie dans la trajectoire dans laquelle elle s’est inscrite ces quatre dernières années. »
Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar a déclaré en même temps que l’Assemblée nationale va se réunir pour proroger cet état d’urgence.
« Il est évident qu’en décrétant l’état d’urgence, le président ne doit avoir aucun doute qu’avant les douze jours, l’Assemblée va se réunir pour proroger cet état d’urgence, afin que nous puissions ensemble combattre ce virus. D’un autre côté, je voudrais dire que la loi d’habilitation, nous sommes prêts à la voter pour permettre au président de prendre toutes les mesures de gouvernance par ordonnance ».

Prés de 700 ressortissants américains évacués de Dakar

https://www.pressafrik.com/L’Organisation mondiale de la santé (Oms) avait invité les pays africains à se préparer à faire face un pic pandémique. une alerte qui a poussé le gouvernement de Donald Trump à affréter deux vols spéciaux pour rapatrier près 700 ressortissants américains vivant dans notre pays. Ce rapatriement a été effectué samedi à bord d’un vol de la compagnie (Ethiopian Airlines) et lundi (Delta). Les avions des deux compagnies ont décollé de l’Aéroport international Blaise de Diagne de Diass (Aibd).
Dans la nuit de samedi à dimanche 15 mars 2020, à l’aéroport Blaise Diagne, un vol de la compagnie Ethiopian Airlines affrété par les Etats unis d’Amérique (Usa) a évacué 350 ressortissants américains. Il a été suivi d’un second vol, de la compagnie américaine Delta cette fois-ci, ayant à son bord près de 380 passagers. Ce dernier avion a décollé dans la nuit du dimanche à lundi 23 mars 2020 c’est-à-dire avant-hier. Au finish, près de 700 ressortissants américains ont été « exfiltrés » de Dakar à bord de ces deux vols spéciaux aux allures d’une véritable opération aéroportée. La plupart des américains concernés par ce rapatriement massif sont des coopérants, des diplomates, hommes d’affaires, missionnaires et autres binationaux (sénégalo-américains, Nigériano-Américains etc). Il s’agit majoritairement de ce que Washington appelle du « personnel non essentiel ».
En poussant ses investigations, « Le Témoin » quotidien a appris que ces opérations de rapatriement sont consécutives aux alertes de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) invitant les pays africains à se préparer à faire face à un pic pandémique à l’image de l’Europe. Effectivement selon le directeur général de l’Oms, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les pays africains, jusque-là peu touchés par le coronavirus, doivent s’attendre au pire compte tenu de la propagation rapide du virus « même si le nombre de cas augmente, le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui à la riposte », avait-il déclaré en guise d’alerte.
Une alerte prise très au sérieux par le Sénégal puisque le gouvernement avait déjà pris des mesures comme l’annulation des manifestations sportives, l’interdiction des grands rassemblements, notamment religieux, comme les Magals, Gamous et prières dans les mosquées, la fermeture des écoles et universités etc. Hier, le président de la République a durci le système de freinage du virus en décrétant l’état d’urgence suivi de couvre-feu sur l’étendue du territoire national. seulement, le plus grand défi pour le Sénégal et pour les pays africains en général, c’est la prise en charge des malades du Covid-19 qui relèvent de la réanimation. Or, les systèmes de santé de la plupart des pays africains sont défaillants. Et laissent craindre le pire en cas de pic. Car, aucun directeur de santé publique n’aurait imaginé accueillir 100 voire 500 patients dans une salle de réanimation.
Justement, c’est par crainte d’un débordement annoncé que le président Donald Trump a pris la précaution et la prévention de faire faire évacuer ses ressortissants vivant en Afrique. « Au moins, aux Usa,  les structures hospitalières semblent être mieux équipées pour la prise en charge des malades du coronavirus » a confié un ressortissant américain à un agent de l’Aibd au moment de son embarquement pour New-York où, avec ses compagnons de voyage, ils seront mis en quarantaine pendant deux semaines avant d’être autorisés à rejoindre leurs familles. Cela dit, compte tenu de la façon dont le Sénégal riposte actuellement face à l’ennemi invisible et meurtrier qu’est le coronavirus et de la manière dont il relève le défi de la prise en charge, il y a de quoi être optimiste…Le Témoin

LES CONSOMMATEURS DE PAIN EXPOSES AUX RISQUES DE CONTAMINATION DU CORONAVIRUS

https://www.seneplus.com/-L’As-Afin de ralentir la propagation du Covid-19, le ministère du Commerce et les Fédérations de boulangers du Sénégal, ont pris une décision qui oblige les populations à aller acheter le pain au niveau des boulangeries.
Afin de ralentir la propagation du Covid-19, le Ministère du Commerce et les Fédérations de boulangers du Sénégal, ont pris une décision qui oblige les populations à aller acheter le pain au niveau des boulangeries. Cette mesure, qui est entrée en vigueur hier, a créé des bains de foule devant les boulangeries. Ce qui expose les consommateurs à d’énormes risques de contamination au coronavirus, si l’on se fie à certains clients trouvés sur place.
«À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles». Avec la propagation du coronavirus, la vente de pain dans les boutiques de quartiers est interdite. Cette mesure prise par des associations patronales de la boulangerie et le Ministère du Commerce est entrée en vigueur hier partout au Sénégal. Mais à quel prix? C’est ce que «L‘As» a tenté de savoir en faisant un tour dans certaines boutiques et boulangeries de Dakar. Il est 08h à Fass Delorme, rue 22 prolongée. Au coin d’une ruelle se trouve une boulangerie. Ici, une longue file attend depuis 07h d’être servie. Devant la porte, les clients se bousculent, chacun voulant être servi le premier. Après plusieurs tentatives et avoir joué des coudes, nous voilà à l’intérieur de la boulangerie. À l’entrée, un homme d’une trentaine d’années, portant un masque chirurgical et des gants, s’emploie à appliquer du gel hydro-alcoolique aux acheteurs. Derrière le comptoir, quatre jeunes filles vêtues de blouses blanches boutonnées jusqu’au cou, s’activent avec ardeur pour servir du pain aux clients. Dans la pièce règne une cacophonie générale. Les clients crient à tue-tête. «C’est mon tour, donne-moi deux kilos !» hurle un client. Un autre de lancer : « Je prends 7 kilos ! Vous êtes trop lents !» Au même moment, deux jeunes filles sont sur le point de se bagarrer, chacune se disant prioritaire. «C’est mon tour ! Je suis entrée la première ! Non ! Ce n’est pas vrai car je suis là bien avant toi !
D’ailleurs, je t’ai même aperçue quand tu arrivais !» Une autre cliente du nom de Aubaine essaie de jouer le rôle de médiatrice, «S’il vous plaît, calmez-vous et respectez le protocole, nous sommes tous pressés ici. Soyez patientes, on sera tous servis», tonne-t-elle. Dépassée par la situation, une dame ne cache pas son inquiétude. Elle soutient que la vente de pain dans les boulangeries durant cette période ne la rassure pas du tout. «Il y a beaucoup de risques. Je pense que cette mesure a été prise sans peser le pour et le contre. Elle créé non seulement des problèmes aux clients, mais elle favorise également le risque de contamination. Avec ce que j’ai vu dans cette boulangerie aujourd’hui, j’ai bien peur que cette décision fasse beaucoup de malheurs. Les vendeurs essayent d’établir des mesures d’hygiène mais ils ne maîtrisent pas la foule.
Pour preuve, ils laissent plus de dix personnes entrer en même temps. Celà m’inquiète vraiment à l’heure actuelle où personne ne sait qui est porteur du virus», se désole-t-elle. Ce même point de vue est partagé par cette jeune-fille rencontrée non loin de la boulangerie, Ndèye Sarr, qui semble être dépassée par ce bain de foule, pense que cette mesure ne fait qu’augmenter le risque de contamination des populations. D’autant plus que ça favorise les regroupements qui sont supposés être évités en ce moment. «Je pense que je vais me priver de pain ces temps-ci. Avec le monde fou que j’ai vu à la boulangerie ce matin, je n’ose plus revenir. Au lieu de protéger les gens, les populations sont actuellement exposées à plus de risques de contamination. C’est une très mauvaise idée que de soumettre les gens à ça. Finalement, c’est cette interdiction qui risque de propager le virus dans ce quartier. C’est triste parce que les gens ne s’en rendent même pas compte», martèle-t-elle. Contrairement à nos deux premières interlocutrices, cette septuagénaire trouve que l’interdiction de la vente de pain dans les boutiques est une bonne initiative. Dès lors, elle interpelle les autorités pour pérenniser la mesure.

MESURE RESPECTEE DANS LES BOUTIQUES

S’il y a eu une marée humaine dans les boulangeries, c’est parce que les boutiquiers n’ont pas reçu de pain. Assis derrière leurs comptoirs, trois garçons qui tiennent une boutique à Fass Cosmos confient ne pas avoir reçu de pain. «Depuis ce matin, les clients vont et viennent pour acheter du pain. Mais nous les renvoyons aux boulangeries. On n’y croyait vraiment pas mais là, c’est effectif ; on n’a pas reçu une seule baguette ce matin», explique le plus grand d’entre eux, Hamidou Bâ. De l’autre côté de la rue 22 prolongée, à Sahm précisément, ce boutiquier salue cette mesure. Il estime que ça tardait à venir. «Mais il n’est jamais trop tard. Cette situation est certes dure pour certains, mais c’est pour le bien de tous. Je pense que c’est mieux que la manière dont on le vend dans les boutiques, où n’importe quelle personne peut y toucher. Il faut juste que les boulangers mettent en place des normes sanitaires pour assurer le risque zéro pour le pain», dit-il.

LE PAIN CONTINUE D’ETRE VENDU DANS LA RUE

Malgré l’interdiction, le pain continue d’être vendu n’importe comment dans les rues par certains. C’est le cas, pour cette vendeuse de petit-déjeuner répondant sous le nom de Tabaski. «Etant donné que j’ai été informée de cette décision, je me suis levée très tôt pour aller me procurer du pain à la boulangerie du coin. Vu que je vends des sandwichs, je ne peux pas ne pas avoir du pain. Sinon je risque de ne plus vendre. Mais rassurez-vous, je fais tout pour mettre mes baguettes de pain à l’abri de la poussière et des microbes. On n’a pas le choix, autant se conformer à ça et respecter les mesures hygiéniques». Mama Kathérine Diouf

LES AFRICAINS DOIVENT ÊTRE UNIS ET DISCIPLINÉS POUR JUGULER LA CRISE ATTENDUE DE LA PANDÉMIE DE CORONAVIRUS (ÉCONOMISTE)

Dakar, 23 mars (APS) – Les Africains doivent, pour survivre à la crise économique et sociale pouvant résulter de la pandémie de coronavirus, être ‘’unis, soudés et disciplinés, à l’image du peuple chinois’’, a prévenu lundi l’économiste sénégalais El Hadji Mounirou Ndiaye, enseignant-chercheur à l’Université de Thiès.
‘’Cette pandémie de coronavirus aura un impact économique et social sans précédent, partout dans le monde. C’est seulement en restant unis, soudés et disciplinés, à l’image du peuple chinois, que les peuples africains réussiront à juguler la crise…’’, a dit M. Ndiaye dans un entretien avec l’APS.
La propagation de cette maladie pourrait engendrer une crise de la demande, qui pourrait être suivie d’une crise de l’offre, laquelle serait en mesure d’entraîner la faillite d’un nombre incalculable d’entreprises, selon l’économiste, également chercheur associé à l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), un centre de recherche sénégalais.
Il cite les transports, la distribution, le pétrole, le tourisme et la finance comme étant des secteurs vulnérables à une éventuelle crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus.
Plusieurs activités libérales et informelles sont également à risque, selon El Hadji Mounirou Ndiaye.
La production de certaines entreprises utilisant des produits ou des intrants provenant de la Chine et d’autres pays est déjà à l’arrêt, à cause de la pandémie, a-t-il dit.
Concernant la finance, les performances boursières dépendent du niveau de réussite des sociétés cotées en bourse, selon M. Ndiaye.
’’C’est ce qui explique cette tendance débridée à la chute vertigineuse des cours des plus grandes valeurs mobilières, surtout en Occident’’, a-t-il expliqué.
’’On parle déjà de pertes estimées à plus de 1.000 milliards de dollars US. Même si l’Afrique ne comptait pas de cas de contamination au coronavirus, elle aurait été touchée de plein fouet par cet impact socioéconomique négatif, qui devient de plus en plus systémique’’, a analysé l’économiste.
’’La maigre part de l’Afrique dans le produit mondial brut (environ 4%) est toujours fortement tributaire des interactions avec les Etats et les multinationales occidentales, notamment sur le plan bancaire et financier, sur le plan des infrastructures’’, a souligné l’enseignant-chercheur de l’Université de Thiès, concernant toujours les conséquences que pourrait avoir en Afrique la pandémie de coronavirus.
Cette maladie qui s’est répandue dans 169 pays – selon l’Organisation mondiale de la santé – peut entraîner une baisse drastique des fonds attendus par l’Afrique de la coopération internationale, selon M. Ndiaye.
’’L’Afrique, a-t-il ajouté, est malheureusement touchée par la maladie, et les Etats prennent de plus en plus des mesures radicales de fermeture de frontières et d’arrêt d’activités nombreuses, qui impliquent des pertes de recettes pour les budgets publics et un nombre incalculable d’entreprises’’.
A cause de la pandémie de coronavirus, le tourisme et le transport aérien sont presque à l’arrêt dans plusieurs pays africains, et la progression vers les mesures de confinement fait craindre le pire, a fait remarquer El Hadji Mounirou Ndiaye.
’’Cette situation sera terriblement ressentie en termes de chômage et de baisse des recettes publiques, surtout pour les vulnérables pays africains. Sur le plan international, on parle de plus de 25 millions d’emplois qui pourraient être détruits. Il est pour le moment prévu un à deux points de pertes de croissance économique’’, a-t-il souligné.
’’Si en Europe et en Amérique, les Etats sont assez forts pour lever des fonds de sauvetage, l’Afrique, elle, pourrait souffrir de ses carences en réserves financières, et la pénurie de crédits qu’il peut y avoir pourrait réduire sa capacité à se tirer d’affaires après la crise’’, a prévenu M. Ndiaye.
La pandémie de coronavirus touche 169 pays, et plus de 318.000 personnes sont infectées, selon l’Organisation mondiale de la santé
Quelque 94.000 d’entre elles ont recouvré la santé, selon cette agence chargée de la santé aux Nations unies. Elle évalue à 13.000 le nombre de décès causés par la maladie. SG/ESF/ADL/OID

L’HEURE EST GRAVE Par Mamadou NDIAYE

http://www.emedia.sn/A crise sans précédent, dispositif inédit. Face au Coronavirus, le Président de la République décrète l’état d’urgence et instaure dans la foulée le couvre feu. Deux décisions majeures censées rassurer et apaiser dans ces moments de doute et d’inquiétude. Macky Sall reconnaît la gravité de la situation. Selon lui, le virus gagne du terrain. Un sérieux risque de calamité publique pèse sur le pays. Il justifie avec calme et solennité ces mesures extrêmes prises pour juguler le fléau. Il invite ainsi les Sénégalais à plus de responsabilité et de conscience.
En évoquant le danger, le Chef de l’Etat n’occulte pas les difficultés. Non plus il n’élude la réalité du terrain avec l’extension des zones infectées à partir du seul foyer connu. Un régime d’exception s’abat ainsi sur notre pays qui sera forcément impacté. Il y a donc péril en la demeure, souligne-t-il, n’excluant pas de saisir l’Assemblée nationale dans de brefs délais pour une loi d’habilitation en conformité avec les actes déjà posés.
En revanche, la séquence temporelle n’est pas précisée. Mais d’après les juristes, elle ne saurait excéder douze jours. A moins d’une prolongation soumise au Parlement pour vote. Utile précision cependant et elle est d’importance : on va assister à une restriction des libertés, celle de la presse (dans une certaine mesure) et la circulation notamment. Aux citoyens de modifier leur comportement pour s’adapter aux circonstances qui s’annoncent.
Préparons nous au pire. Des heures grises se dressent devant nous face à l’épreuve la plus terrifiante qui soit : la pandémie du coronavirus qui se répand, se propage avec virulence atteignant de nouvelles zones et affectant d’avantage de segments de la population. Chaque jour de nouveaux cas s’ajoutent au chapelet. Tenez : il y a un mois nous en étions à un sujet testé positif, puis trois, puis cinq, maintenant 79 ! Et ce n’est pas fini.
En d’autres termes la maladie s’étend à tout le pays. Que faire ? Augmenter l’échantillon de dépistage ? Procéder à des tests massifs ? Isoler des villes, des départements, des régions ? La quarantaine ou le confinement ? Si une riposte est à orchestrer contre le virus, une autre reste à organiser contre l’indiscipline des Sénégalais. Sans faiblesse, parce qu’il y va de la santé de tous. Et d’ailleurs, la première richesse d’une nation c’est la santé de sa population. Peut-être même faudra-t-il durcir les règles et les mesures. La rigueur de la loi doit s’appliquer en toute circonstance. Partout.
C’est à croire que l’inversion de la courbe des infections ne se produit pas. Car les regroupements et autres rassemblements restent interdits, mais la progression de la contagion inquiète. Se cache-t-on encore pour entretenir les contacts ? Sans doute. Une diminution drastique des échanges se serait traduit par un revirement avec pour effet une acceptabilité sociale du « rester chez soi » pour chacun de nous. Parlons peu et agissons tout en restant à l’écoute des spécialistes de la santé et des décideurs. Les premiers, par leur science et leurs avis, éclairent la décision des seconds. Eux seuls ont la légitimité de l’action publique. Pas de croisement de légitimités qui vaille pour éviter toute confusion susceptible d’entremêler les rôles et les responsabilités.
Certes, notre système de santé souffre de ce que les experts appellent « un retard initial » mais des infrastructures adéquates sortent de terre. Il ne faut pas le négliger. Cette cartographie rapproche les populations des unités de santé. Ce saut d’étapes nous prédispose déjà à contraindre le mal à reculer si des messages non équivoques sont transmis par des canaux appropriés. Puisqu’une crise provoque une inquiétude, la communication, dans ce cas, a vocation à rassurer, à réinstaurer la confiance par la reconnaissance de la crise, la crédibilité de la démarche et la compétence des hommes impliqués.
Des déclarations apaisantes sont les bienvenues pourvues qu’elles soient honnêtes et compréhensibles. N’évacuons pas la demande d’informations. Tôt ou tard elle sera pressante, si un reflux tant souhaité n’intervient pas. Après tout, vivre ensemble comporte aussi des risques qui peuvent être conjurés par une forte envie de vivre en commun. A quel moment situe-t-on le pic de l’épidémie ? Parce qu’il est attendu, nous devons redouter le Covid-19. En atténuant sa virulence par une forte réduction des contacts. Lesquels constituent le vecteur de multiplication de l’infection virale.
Des malades qui ne présentent pas de symptômes circulent librement. Ils font courir un danger réel au pays s’ils ne se signalent pas. Gare à ceux qui, renonçant à s’adresser aux centres de santé, s’adonnent à l’automédication pour un mal sans médicament ni vaccin.
En guise d’anticipation, l’OMS condamne la prise de médicaments sans preuve de leur efficacité. En revanche des soins intensifs peuvent être prodigués aux malades à coronavirus avant que la capacité de traitement n’arrive à saturation. Un tel scénario est à éviter du simple fait que l’engorgement créerait un débordement indescriptible.
Le secteur touristique est à terre, dit avec amertume un professionnel de l’hôtellerie. Tout est à l’arrêt avec la fermeture des frontières terrestres et aériennes. Sombre tableau en perspective, quelque 140 mille emplois directs et indirects sont menacés si des mesures conservatoires ne sont pas prises en faveur des réceptifs. L’Etat entend mobiliser des fonds à cet effet. Les banques sont invitées pour leur part au gel des charges, au report de crédit et à l’injection de liquidités pour maintenir les activités.
A cet égard, la Banque d’émission, en l’occurrence la Bceao, encore timide, n’annonce pas de baisse des taux directeurs. Elle est encore attendue pour faire fonctionner la planche à billets en vue de contenir les effets inflationnistes d’une économie qui tourne au ralenti. La Banque Centrale européenne, la BCE, qui s’est montrée attentive aux soubresauts provoqués par les ravages du Coronavirus, a décaissé 750 milliards d’euros au profit de l’économie européenne.
Washington approuve la décision européenne jugée « éminente » ce qui, en les rapprochant, éloigne Pékin pourtant invité à se joindre à la gouvernance conjointe de la finance mondiale. Refus de la Chine qui se méfie de Trump toujours prompt à relancer la guerre commerciale. La crise du Coronavirus a secoué la planète en révélant le peu de crédit accordé au secteur de la santé, bien mal en point dans le monde. La précarité nous côtoie tous les jours

 CORONAVIRUS :INCONTESTABLEMENT UNE TROISIEME GUERRE (de suivi) MONDIALE Par Magaye GAYE,Economiste

INTRODUIRE UNE NOUVELLE NOTION DE RESPONSABILITE SOCIETALE MONDIALE (RSM)
Le monde est dans la tourmente à cause du coronavirus. L’impact de la peur sur une humanité déboussolée n’est plus à démontrer ; je n’y reviendrais pas. Incontestablement on assiste à une troisième guerre mondiale. Cette fois ci, contrairement aux deux confrontations mondiales précédentes, il ne s’agit pas d’un conflit entre nations ou groupe de nations mais d’un conflit entre l’humanité et une armée invisible, minuscule, venue d’on ne sait où. C’est pourquoi cette guerre est plus difficile et plus sournoise car en filigrane se profile le risque de voir l’humanité disparaître. A moins que le génie humain n’arrive à prendre le dessus. Et dans un tel scenario hautement souhaitable, le monde ne peut se passer de mener une introspection et modifier de fond en comble l’ordre mondial actuellement en vigueur.
Cet ordre mondial, nous y étions déjà depuis la chute du mur de Berlin qui a consacré un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis. Cet ordre au service de la haute finance internationale s’est illustré par des armées occidentales coalisées au service des marchands d’armes et de la finance internationale qui ont mis toutes les banques centrales mondiales dans leur escarcelle, en dehors de quelques-unes comme celles de Cuba, de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Libye (avant la mort de Kadhafi). L’Ordre mondial en vigueur s’est installé par un coût élevé en termes de sang des peuples. Le Moyen-Orient en est la preuve. Des peuples envahis et bombardés juste pour faire main basse sur leurs ressources et pour assurer la sécurité d’Israël. Un continent plein de richesses comme l’Afrique n’arrive toujours pas à s’inscrire dans une dynamique de développement.
Au demeurant, la montée en puissance de la Chine, de la Russie et de l’Iran, a prouvé à l’Amérique qu’elle a perdu ses suprématies économiques et militaires et que le monde est devenu multipolaire à nouveau. L’Amérique n’a plus les capacités de maintenir son ordre. La récente frappe de l’Iran contre ses bases en Irak a suffi pour déboulonner un mythe entretenu par l’intimidation à la fois des ennemis et des alliés.
L’Amérique tarde à comprendre que le monde actuel n’est plus celui de 1989, date de l’implosion de l’URSS. Le monde a besoin d’une nouvelle dynamique de relations internationales porteuses de franche coopération, de paix, de sécurité et de prospérité pour tous, toutes valeurs que l’ordre croulant actuel se refuse de permettre à l’humanité.
Les historiens devraient le moment opportun nous édifier sur l’origine du virus qui peut être soit accidentelle (liée à la défection de notre environnement sanitaire) soit criminelle (arme politique ayant dégénéré et initialement destinée à affaiblir des menaces potentielles comme la Chine au plan économique et l’Iran au plan géopolitique).
En tout état de cause, l’économie mondiale devrait sortir complètement affaiblie de l’épreuve du COVID-19 qui est un pas vers une crise financière mondiale. Je suis de ceux qui pensent que la crise est sanitaire mais ses causes sont métaphysiques. Comment en effet comprendre que « des puissances économiques et miliaires très solides sur le papier en arrivent â être « terrorisé » à ce point par un être si minuscule ?
Cette crise est la résultante d’un dysfonctionnement d’un système. La terre ainsi que l’univers fonctionnent sur la base d’une logique de système avec ses propres objectifs, ses mécanismes d’autocontrôle et d’autorégulation et naturellement ses pouvoirs de sanction à chaque fois que ses équilibres et son harmonie sont rompus.
Parmi les équilibres indispensables au fonctionnement du système figurent quelques exemples : l’eau du fleuve et de la mer qui ne se mélangent pas ; les éléments de la création produits, tous, en couple ; l’alternance de la nuit et du jour , les montagnes positionnées à des endroits vulnérables de la terre pour les stabiliser, les créations biologiques (animaux, humains ou végétaux) qui obéissent à des normes et logiques bien définies dont les vocations premières semblent être la régénération, la conservation de l’identité et le respect de cycles naturels programmés.
Or, force est de constater que l’homme remet en cause fondamentalement le fonctionnement du système par les Organes Génétiquement Modifiés (OGM), l’altération de diverses créations (cueillette prématurée de fruits et légumes, croisement d’animaux), la pratique d’actes contre nature, les crises morales, la corruption engendrant des déséquilibres fondamentaux dans l’allocation judicieuse des ressources au niveau planétaire et la perte d’éthique.
Cette rupture dans l’harmonie crée des désordres nuisibles aux progrès économiques et sociaux de l’humanité. Et les phénomènes naturels nous le rappellent à chaque fois par des crises. Le mérite du COVID 19 est d’avoir mis en relief nos faiblesses ; Sentiment de vulnérabilité de l’être humain dans le cosmos ; fragilité de nos Etats face à des menaces apparemment mineures comme c’est le cas de certains virus ; écoute peu suffisante des courants de pensée immatérialistes comme les religions dans les stratégies globales de construction du monde. Le tout matériel a montré ses limites ; égoïsme de certains Etats avec des tendances identitaires et de replis sur soit flagrants ; les entorses notées dans la libre circulation des personnes à l’échelle mondiale en est une illustration ; déséquilibres sociaux et économiques entretenus par les puissances dominantes laissant en rade des milliards de personnes structurellement pauvres et malnutris ; concentration d’une part importante de la production mondiale dans un seul pays en l’occurrence la Chine.
Un nouvel ordre mondial devrait s’éclore. De manière non exhaustive nous pensons aux axes de réflexions ci-dessous : repenser nos modèles d’Etat par une prise en compte plus accrue dans nos règles de vie des équilibres qui ont fondé l’humanité et en encadrant au mieux les libertés permissives ; revisiter la conception universelle des droits de l’homme en écoutant au mieux les courants de pensée religieux ; commencer à mener des réflexions approfondies et sérieuses sur le « d’où venons-nous et où allons nous » et sur le « à qui appartient notre cher monde ». Une réflexion métaphysique d’introspection s’avère désormais nécessaire afin de déceler lesquels de nos actions et comportements ne cadrent pas avec les lois fondamentales universelles ;

introduire une nouvelle notion de RESPONSABILITE SOCIETALE MONDIALE (RSM)

– Imaginer un nouveau modèle de développement économique qui laisse plus de place à la justice sociale et à la lutte contre la corruption ;
– restructurer l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en revisitant ses missions et en la rendant moins bureaucratique de manière à accroître son efficacité ;
– vu l’importance capitale que revêtent les préoccupations sanitaires dans l’évolution du monde, les Etats devraient augmenter leurs budgets de recherche développement en matière de santé et imaginer des mécanismes plus efficaces de contrôle des multinationales évoluant dans ce secteur et pourquoi pas les renationaliser ;
-repenser et promouvoir une mondialisation plus éthique moins boursière et financière et d’avantage accès sur l’humain et sur des échanges virtuels (développement NTIC et téléconférence) en limitant au maximum des déplacements physiques sources de propagation de maladie ;
– revisiter le contenu à donner au concept de laïcité et réformer en profondeur les systèmes éducatifs universels notamment occidentaux en y introduisant une bonne dose d’éducation religieuse ;
-è réformer le Conseil de sécurité des Nations Unies en faisant en sorte qu’il soit plus représentatif des rapports de force géopolitiques mondiaux.Magaye GAYE,Economiste Sénégalais

Thierno Birahim Fall en garde à vue

http://www.dakarmatin.com/Du nouveau sur la brouille qui sévit à l’Agence  de presse sénégalaise (Aps). Le directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), Thierno Birahim Fall, a été cueilli par les pandores de la Section de Recherches où il est actuellement en garde à vue, rapporte Le Soleil.
Il a été arrêté suite à une plainte déposée par les deux employées Yaye Fatou Diagne et Fatou Diop respectivement  cheffe de service commercial et cheffe et responsable financière. Thierno Birahim Fall est poursuivi pour coups et blessures volontaires. Les faits ont eu lieu le 28 janvier dernier. Deux agents et d’autres personnes étrangères, ont fait irruption dans le bureau de la dame en lui demandant de quitter les lieux.
S’en est suivi alors des échanges de propos avant que ces hommes ne s’en prennent à elle en exerçant sur elle, des violences qui lui ont valu après constations médicales une invalidité de cinq (5) jours. Dans une vidéo publiée par un média de la place, l’on voit deux hommes en train de forcer la dame à quitter le bureau

Le Dg de l’Aps placé en garde à vue

http://lesoleil.sn/-Le Directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), Thierno Brahim Fall, à été placé, lundi, en garde à vue à la Section de recherches (Sr) de la gendarmerie de Colobane.
C’est suite à une plainte déposée par deux de ses employées, Yaye Fatou Ndiaye et Fatou Diop, respectivement responsable du service marketing et commercial et responsable du service administratif et financier. Ces dernières lui reprochent, après un licenciement qu’elles jugent abusif, d’avoir fait exercer des violences sur elles pour les faire sortir de force de leurs bureaux.
Les faits se seraient déroulés le 28 janvier 2020.
Selon la version de N.F. Ndiaye et de Y.F. Ndiaye, le Dg, un comptable et un technicien, accompagnés d’un menuisier et d’autres personnes ont fait irruption dans leur bureau leur ordonnant de quitter les lieux. Devant leur refus, ils ont usé de  méthode forte, selon les plaignantes. Le Directeur général disait reprocher à ses deux employées des malversations financières sur les fonds dégagés pour la campagne de l’élection présidentielle de 2019. Mais aussi de refus de procéder à une passation de service et de rétention de documents administratifs. Convoqué par les gendarmes, Thierno Brahim Fall ne s’était pas présenté.Hadja Diaw GAYE

Alinard Ndiaye Pour Un… Sursaut National Et Patriotique Pour Vaincre Le Coronavirus Par Alinard NDIAYE,Citoyen Sénégalais/Acteur Politique

Depuis quelques jours, notre pays retient son souffle parce que menacé sérieusement et pour la première fois par une dangereuse pandémie du Coronavirus qui a montré toute sa force, en vainquant de grandes nations comme la Chine, l’Italie ou l’Espagne. Notre pays, le Sénégal, n’a pas les moyens économiques, logistiques et financiers pour faire face à une telle menace. Néanmoins, un fort sentiment patriotique et une bonne discipline peuvent fortement nous aider à nous en sortir.
Les gens doivent comprendre que l’état est bien dans son rôle en ceci qu’il a adopté une communication de crise avec un cadre juridique bien défini. D’une part, le ministère de la santé s’adresse quotidiennement à la population dans le but de la rassurer. D’autre part, il informe sur les dispositions et mesures déjà prises. Dès lors, nous devons comprendre que pour des raisons évidentes de sécurité nationale ou tout simplement de raison d’État, le ministère de la santé ne peut pas s’étendre dans sa communication en détaillant certains aspects sensibles liés à l’ampleur de la pandémie. Il nous revient à nous citoyens de savoir lire entre les lignes pour en déduire que la situation est d’une extrême gravité, au vu des derniers développements notamment la croissance fulgurante du nombre de contaminés par voie communautaire.
Cette pandémie est en train d’imposer sa loi et toute sa force à l’économie mondiale. C’est ce qui explique les mesures draconiennes et protectionnistes prises par la plus grande puissance de ce monde (USA) avec la décision historique et lourde de conséquences de couper tout lien aérien avec les pays d’Asie et d’Europe. En chine, pour la première fois depuis trente ans, on assiste à un arrêt total de l’essentiel des activités des entreprises ; ce qui fait dire aux économistes que l’usine du monde est à l’arrêt. Cet état de fait va surement avoir des conséquences désastreuses sur les échanges avec un grand dérèglement du système économique mondial. L’Europe vient de se rendre compte que sa puissance ne tenait qu’à un tout petit fil. Elle n’a plus d’autre solution que le confinement et la fermeture de ses frontières.
En ce qui concerne le Sénégal, le moment est venu pour toutes les couches de la population (politique, de la société civile, spirituelle, populations) de faire bloc autour des autorités dépositaires de la souveraineté pour que le plan de bataille et de riposte vienne à bout du fléau. Ce plan doit essentiellement être sous-tendu par deux choses : la discipline et le sentiment nationaliste.
Sous ce rapport, les acteurs politiques de tout bord ainsi que les principaux animateurs de la société civile doivent taire les divergences et se mettre à la disposition des gouvernants le temps que durera cette crise majeure. En effet, si on n’y prend pas garde, la pandémie va entrer le basculement de notre pays dans des lendemains très difficiles. Se mettre à coté ou à disposition des gouvernants actuels ne signifie nullement abandon ou renoncement des ambitions politiques des uns et des autres. Cette posture permettra au peuple souverain de mieux choisir son type de gouvernant à l’occasion des prochains renouvellements de mandats. Présentement, le peuple Sénégalais a manifesté son désir de voir le coronavirus réconcilier l’actuel Président, Macky SALL, avec sa génération politique notamment Karim Wade, Ousmane Sonko, Khalifa SALL, Idrissa SECK, Pape DIOP, Abdou MBAYE, Pape DIOP entre autres. Le peuple voudrait également, dans ses moments, à l’image de ce qui s’est passé en France, que le Président SALL rende visite publiquement à son prédécesseur le Président WADE pour l’imprégner de la situation, recueillir ses conseils et l’inviter à se prononcer et se ranger de son côté pour l’intérêt national et dans cette importante bataille contre cette maladie. Le Président SALL a une occasion de montrer à ses concitoyens et à l’opinion qu’il est un homme de consensus et de compromis sur des sujets d’intérêts majeurs, mais surtout qu’il peut être un véritable commandant en chef sur la tête de qui repose la survie de tout un peuple.
Quant à nos chefs religieux, le moment est venu pour eux d’adopter la posture des vénérés fondateurs de nos confréries qui, pour l’essentiel, ont vécu la période de l’épidémie de la grande peste de 1914. L’épidémie fut une catastrophe avec son lot de 1500 morts. Ces anciens et vénérés guides religieux, grâce à leurs sentiments de grands patriotes, avaient indiqué la voie à suivre malgré leurs divergences avec l’administration coloniale d’alors. Ils ont eu à collaborer avec celle-ci pour l’éradication de cette pandémie. À ce sujet, il serait bon de rappeler la posture de Seydi El Hadji Malick SY face aux refus des populations de Nguet Ndar de se faire vacciner. Il avait donné l’exemple en se faisant vacciner afin de les convaincre. Par ailleurs, il avait aussi éteint l’énorme foyer de tension découlant de la création du quartier de confinement et de ségrégation Ponty-ville qu’il baptisera Médina. Quant au vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, on se souvient encore des importantes prières qu’il avait formulé face à l’épidémie de peste, mais aussi de l’importante contribution financière qu’il avait offert aux colons durant la crise qui a suivi la première guerre mondiale
C’est pour toutes ces raisons que, dans ce contexte de crise sanitaire majeure, nos chefs religieux actuels et descendants de ces illustres vénérés doivent prendre la mesure exacte de la menace réelle.  Ils doivent multiplier leurs sorties et discours autour du respect strict des règles et recommandations des structures étatiques.
Le sursaut national auquel nous appelons interpelle également les dépositaires ou délégataires de pouvoirs qui doivent s’inscrire dans une dynamique de gestion rigoureuse de nos deniers afin de prévenir la perspective de lendemains très difficiles. À cet effet, le décret présidentiel sur l’exemption de certaines dépenses des exigences du code des marchés publics ne doit pas constituer d’alibi à d’éventuels abus de gestion.Alinard NDIAYE,Citoyen Sénégalais/Acteur Politique

COUMBA TOURE, LAUREATE DU «PRIX MARTIN CORETTA KING»:«Nous ne créerons des sociétés beaucoup plus humaines pour tout le monde que si…»

http://www.sudonline.sn/Présidente du Conseil d’Administration du «Think-Thank» Trust Africa et Coordonnatrice du mouvement pour la Paix, la Justice et la Dignité, Africans Rising, Coumba Touré est lauréate du Prix Martin et Coretta King pour l’Unité Internationale. Elle a reçu cette distinction le 1er mars dernier à Selma, dans l’Etat d’Alabama, aux Etats-Unis d’Amérique (USA). Dans cet entretien, Coumba Touré nous parle de cette distinction, de son engagement pour le combat des femmes. La panafricaniste revient aussi sur la solidarité africaine et sur une des initiatives de Trust Africa pour barrer la route au coronavirus (Covid-19)
Vous venez de recevoir le «Prix Martin et Coretta King pour l’Unité Internationale». Pouvez-vous revenir sur cette distinction ?
Le Prix Martin et Coretta King est décerné à Selma, Alabama aux Etats-Unis. Il y a un film qui s’appelle d’ailleurs Selma et qui revient sur l’histoire que cette ville a joué dans la lutte contre la ségrégation raciale et pour les Droits civiques. C’est une ville qui a marqué l’histoire des Etats-Unis d’Amérique (USA) parce que la marche de Selma à Montgomery a été décisive dans le mouvement contre les ségrégations raciales. Cela fait presque 25 ans que nous sommes en relation avec les organisateurs et ces mouvements des noirs qui sont au Sud des Etats-Unis. Cela fait donc 25 ans  que nous travaillons avec eux pour échanger les expériences autour des grands changements qui secouent le monde. Nous échangeons aussi autour des conditions que vivent les noirs aux USA, en Afrique et ailleurs.
Il faut aussi rappeler l’approche non violente des militantes et militants des Droits humains. Si les conditions ont beaucoup évolué aux USA, en Afrique, il y a encore des personnes qui continuent de souffrir du seul fait de leur appartenance ethnique. C’est donc contre ce phénomène que nous nous érigeons au Trust Africa et à Africans Rising. C’est ce qui nous a valu cette distinction que je reçois avec humilité et je la dois aux institutions dans lesquelles j’évolue. Et je la dédie, cette distinction, à toutes les femmes qui se battent pour changer les choses en Afrique et dans le reste du monde.
En tant que femme, qu’est-ce que cela vous fait de recevoir ce prix ?
Ce prix n’est pas pour moi seule, je le reçois pour toutes les femmes, particulièrement les femmes africaines engagées. Je sais qu’il y a tellement de femmes africaines aussi qui méritent d’être reconnues et qui méritent ce prix. Je parlerais de deux d’entre elles qui sont décédées. Il s’agit de Bineta Sarr de Kaolack qui s’est battue, toute sa vie durant, contre les violences faites aux femmes au Sénégal. L’autre géante invisible se nomme Katy Dione, décédée récemment ; elle était engagée depuis plus de 20 ans dans la lutte pour la protection de l’environnement. Elle s’activait autour de la réserve naturelle de Popenguine. Elle a eu le courage et la vision de se battre pour une cause qui n’était pas très vulgarisées à l’époque. Aujourd’hui, c’est presque tout le monde qui parle de la préservation de notre environnement. Ce prix est vraiment  pour elles car elles sont des pionnières.
Comment évolue le combat des femmes en Afrique et au Sénégal plus particulièrement ?
On est quand-même au mois de mars, mois dédié aux respects des Droits des femmes. C’est le moment de faire les comptes et de dire : «où est-ce que nous en sommes ?» A vrai dire, les choses, telles qu’elles sont, malgré les avancées, il reste encore beaucoup de choses à faire pour le respect des Droits des femmes en Afrique et au Sénégal.  Il est important de continuer d’œuvrer pour qu’elles soient plus respectées et qu’elles occupent plus de place et à des niveaux plus importants. Nous restons, cependant, convaincus que si nous sommes capables de prendre soin des femmes, des enfants dans nos sociétés, nous créerons des sociétés beaucoup plus humaines pour tout le monde. Moi, c’est vraiment de cette posture que je parle et c’est ça mon féminisme.  Mon féminisme est d’abord africain et il est humaniste.
Nous sommes au Sénégal et c’est le moment de dire qu’il est important que la société sénégalaise travaille sur comment elle perçoit et traite ses femmes ? Parce que c’est ça que nous transmettons aux générations futures. C’est inacceptable, le niveau de violence que nous avons dans notre société. Nous ne sommes pas les seules, malheureusement. Souvent, les gens aiment parler de l’Afrique, dire des choses négatives de notre continent. Je dirai que partout dans le monde, les femmes se battent encore pour leurs Droits. Mais moi, je me bats là où je suis.
La solidarité africaine est au cœur de vos actions. Que représente-t-elle pour le Mouvement  Africans Rising ?
Dans la même lignée que Trust Africa, Africans Rising est une institution qui œuvre pour la solidarité africaine. Africans Rising est un mouvement panafricain qui compte plus de 400 membres institutionnels et plus de 20.000 membres individuels. C’est une coalition des organisations de femmes, de jeunes, des organisations syndicales et religieuses qui se battent pour la dignité des africains, pour la Paix et la Justice. Ces forces vives continentales ont décidé de joindre leurs efforts et de créer ce mouvement. C’était il y a un peu plus de trois ans, à Arusha (Tanzanie). Je coordonne ce mouvement, en ce moment, avec monsieur Mohamed Lamin Saidy Khan.
Vous êtes la présidente du Conseil d’Administration de Trust Africa qui est basé au Sénégal. Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Trust Africa est une fondation panafricaine qui se bat pour le bien-être et le développement de l’Afrique. Nous sommes dans la philanthropie et nous nous battons pour que les Africains puissent avoir des échanges inclusifs sur le développement du continent. Malheureusement, au moment où nous discutons, le monde est secoué par Covid-19. En tant que fondation qui œuvre dans la philanthropie, nous allons mettre en place un fonds pour permettre aux institutions et aux bonnes volontés de contribuer au niveau international, continental et national, pour contribuer à l’endiguement de cette pandémie. Notre Directeur exécutif, Dr Ebrima Sall, a déjà saisi les autorités compétentes du Sénégal, que nous saluons au passage, pour mettre à leur disposition nos compétences et notre expertise dans le domaine de la philanthropie et de la mobilisation des moyens.
Dossier Ressources naturelles:La transparence, l’arme décisive comme le coronavirus
J’ai souligné que le coronavirus est un produit de la nature qui agit comme un prédateur à l’image des prédateurs de l’économie mondiale. Ceux-là, pour qui le vainqueur rafle tout, font face à un des leurs, plus redoutable et plus vicieux. Il veut s’accaparer de cette autre ressource naturelle vitale à l’homme, l’air. En effet, le coronavirus tue en s’attaquant aux voies respiratoires.
De même, la bataille contre le coronavirus exige de la transparence. D’abord des citoyens. Ceux qui viennent des zones à risque doivent se signaler aux autorités sanitaires pour être suivis. Les autres doivent respecter les consignes des autorités, s’habituer aux gestes barrières, éviter les rassemblements, limiter les déplacements au strict nécessaire et protéger les personnes âgées.
Les prédateurs par définition ont horreur de la transparence. Le peuple en a besoin pour sa sécurité et sa survie. Dans les prochains jours, la presse comme le personnel sanitaire auront un rôle décisif.  Et pour nous, une pensée pieuse pour Mamadou Ndiaye Doss, un combattant  de la transparence.
Dossier nouveau : De la transparence aussi dans la lutte économique contre le coronavirus
L’expression est de Jacques Attali, le coronavirus est un tsunami économique dans le monde. Nous devons prendre la mesure de ce qui se joue. La transparence est un moyen sûr pour y arriver.
D’abord les contributions financières des citoyens et des institutions ne doivent pas céder à l’émotion. Nous ne sommes pas en face d’une catastrophe type incendie ou inondation qui frappe une partie plus ciblée de la population. Ici tout le monde est concerné et les effets ne sont pas encore bien cernés. Il n’y a aucune visibilité sur les dépenses, la gestion des fonds collectés et la nécessaire reddition des comptes. Travaillons sérieusement. Evaluer et Rendre publics :
1-les dépenses en matière de santé selon trois scénarios qui tiennent compte de l’impact des mesures prises par le Chef de l’Etat.
2-les dépenses connexes de sécurité et autres
3-l’impact économique et financier sur le secteur structuré, les secteurs informels et les ménages.
Ne nous trompons pas, la crise ouvre des opportunités pour les prédateurs de toutes sortes qui vont chercher à s’enrichir sur le dos du peuple et de l’Etat. La transparence de ces évaluations facilitera l’adhésion populaire au financement nécessaire de l’impact négatif du virus, et l’intervention de la Banque Centrale, de l’UEMOA et de la CEDEAO. Notons pour commencer qu’un mois de PIB de la région de Dakar, c’est 700 milliards environ  sur la base des chiffres officiels. Cela permet de se faire une idée sur les montants annoncés de 64 milliards ou 1000 milliards.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 24/03/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Le dernier état d’urgence remonte en 1989

L’état d’urgence instauré hier par le Président Macky Sall ne s’est pas produit depuis 1989. En effet, pendant le conflit entre le Sénégal et la Mauritanie, l’état d’urgence et le couvre-feu ont été instaurés dans la région de Dakar afin de contrôler une foule surexcitée. C’est ainsi que l’escalade entre Dakar et Nouakchott a été évitée. C’est durant cette période d’ailleurs que le Président Abdou Diouf ordonna à l’armée sénégalaise de protéger les ressortissants mauritaniens en les conduisant au Bataillon du Train en vue d’assurer leur rapatriement. Ainsi, 160.000 Mauritaniens et 70.000 Sénégalais ont été rapatriés durant cette période.

Etat d’urgence-état de siège

L’état de siège est un dispositif juridique généralement mis en œuvre par le gouvernement en cas de péril imminent pour la nation. Il comprend plusieurs dispositions : l’armée remplace la police pour la sécurité publique ; certaines libertés de l’État de droit sont fortement restreintes ; les médias sont contrôlés. Il correspond à un degré supérieur de l’état d’urgence.

24 cas contacts suivis à Tambacounda

La région de Tambacounda n’a pas encore enregistré de cas positif au coronavirus, mais elle compte 24 cas contacts. L’information est du gouverneur de la région, Oumar Mamadou Baldé. Il a indiqué que ces cas contacts ont voyagé à bord du bus de Kédougou dans lequel une dame a été testée positive au coronavirus. La dame, une ressortissante de Tambacounda, voyageait en compagnie de son époux. C’est à hauteur de Fatick qu’elle a été priée de descendre du véhicule avant d’être transférée à Dakar après le prélèvement avec son époux. A signaler que 11 personnes qui étaient à bord du bus se rendaient à Tambacounda dont 2 dans le département de Koumpentoum. Le Gouverneur renseigne également que sur ces 11 cas contacts du bus, les deux de Koumpentoum ont été ramenés à Mbour dans des conditions sanitaires sûres et les 09 sont suivis sur place à Tambacounda. A cela, s’ajoutent 15 autres cas contacts de l’infirmière testée positive au coronavirus à Thiès. Cette blouse blanche s’était rendue à Vélingara à un mariage avant de faire un bref séjour à Tambacounda. Par ailleurs, le Gouverneur Oumar Mamadou Baldé informe que le Comité régional de gestion de l’épidémie a reçu une trentaine d’alertes. Le site de mise en quarantaine de Tambacounda est opérationnel depuis hier après-midi. Il a annoncé également la fermeture des frontières terrestres du Sénégal avec la Mauritanie et la Gambie.

Tests négatifs pour la famille de l’agent du GFM

Plus de peur que de mal. L’agent du Groupe Futurs Media qui a été testé positif au coronavirus et interné à Diamniadio n’a pas contaminé les membres de sa famille et son proche entourage. Les tests de tous ses contacts identifiés sont revenus négatifs. Son état de santé est stable. Pour prévenir contre toute contamination aux travailleurs, le Groupe Futurs médias a effectué une opération de désinfection du bâtiment de la «RFM» et de «L’Observateur» à la Médina, ainsi que les locaux de la «TFM» aux Almadies par le Service d’hygiène.

Aftu et Coronavirus

Les transporteurs d’Aftu prennent très au sérieux la maladie du Coronavirus qui est en train de se propager au Sénégal. Ils ont commencé hier à désinfecter leurs bus, notamment ceux des lignes 55 et certaines de la banlieue avant de remettre des produits phytosanitaires à leurs agents. Les surcharges de véhicules sont aussi scrupuleusement interdites. Toutefois, ces transporteurs souhaitent l’accompagnement de l’Etat et des collectivités locales pour respectivement combler leur manque à gagner et le nettoyage en permanence des terminaux.

Les pêcheurs et Covid19

Les pêcheurs n’entendent pas être en reste dans la lutte contre le Coronavirus. L’Union nationale de la Pêche artisanale section Saint-Louis est consciente de la gravité de la maladie du Covid19. Hier, elle a organisé une journée de sensibilisation à l’endroit des acteurs du secteur pour les exhorter à respecter les mesures d’hygiène et de sécurité en vue d’éviter de contracter la maladie et de la propager. Les responsables de l’Union ont sillonné les différentes artères pour remettre des produits détergents aux pêcheurs.

Sénégal Dem Dikk suspend ses services

Le Sénégal Dem Dikk n’a pas attendu que le Président Macky Sall déclare l’2tat d’urgence pour suspendre ses services. La Direction générale, qui a mesuré les menaces du coronavirus, a arrêté la navette entre la capitale et les régions. Les usagers se ruent maintenant vers les bus de transport communément appelés «horaires» de proximité qui sont à Grand Yoff. En outre, le service de transport public assurera le service minimum pour le réseau urbain à Dakar.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*