Revue de Presse du lundi 23 Mars 2020

Unes de la Presse du lundi 23 Mars 2020

Covid19sn: Macky Sall va faire une déclaration à 18h (communiqué)

http://www.dakarmatin.com/Le Comité national de gestion des épidémies (Cnge) du Sénégal, se réunit en ce moment au palais de République, a-t-on appris. A leur sortie, le Président de la République Macky Sall fera une importante déclaration dans l’après-midi. De fortes mesures sont également attendues pour lutter contre la propagation de la pandémie.
« Son Excellence, le Président Macky Sall, fera une déclaration à la Nation, ce lundi 23 mars 2020 à 18 heures, sur la Radio Télévision sénégalaise (Rts) et les plateformes digitales de la Présidence de la République.
Ainsi, deux schémas ont été évoqués lors d’une réunion tenue samedi et dimanche au Palais: le couvre-feu ou l’Etat d’urgence. D’après des confidences faites à nos confrères de L’Obs, tous les avis penchent plus sur la nécessité de décréter l’Etat d’urgence qui impliquerait des mesures de couvre-feu. Une option qui permet de réduire la mobilité des personnes à l’intérieur du pays.
Seulement, l’on souffle que si cette option est tenue, il appartient aux autorités administratives, comme les gouverneurs de région, d’adapter la mesure aux réalités locales avec comme point focal l’interdiction de déplacement à certaines heures et la suspension de certaines activités.
Si toutes les propositions faites au chef de l’Etat sont appliquées, le transport sera fortement touché, car l’objectif est d’éviter au maximum les contacts entre personnes, mais surtout le déplacement du virus de zones jusque-là épargnées.
Les mesures devraient aller vers l’arrêt du transport inter-régional. L’on n’écarte pas de surseoir aux rotations presque quotidiennes des « horaires » qui desservent les villes de l’intérieur. Pour le transport inter-urbain d’autres règles sont en réflexion, comme l’interdiction de places debout dans les transports en commun. Le dernier mot et le timing reviennent au chef de l’Etat

TRANSMISSION COMMUNAUTAIRE ENTRE DAKAR, MBOUR ET THIÈS: COVID 19 A PRIS LE PÉAGE !

http://www.emedia.sn/-La propagation du coronavirus au Sénégal prend des proportions de plus en plus inquiétantes. Covid 19 se propage dans les foyers des plus grandes villes à une vitesse qui interpelle. Même si les autorités sanitaires font de leur mieux pour circonscrire la circulation des porteurs du virus, le combat semble difficilement gérable à l’heure actuelle. Entre les porteurs sains qui s’ignorent et les cas suspects qui continuent de vaquer à leurs occupations, il ne fait plus l’ombre d’un doute que la chaine de transmission est désormais hors de contrôle et frise l’excès de vitesse sur l’autoroute à péage.
Selon des informations obtenues par Emedia.sn, des cas sont déclarés positifs et issus de la transmission communautaire dans les trois principales villes de l’ouest du Sénégal : dans la capitale, Dakar, où le cas d’une dame, employée de maison, a été confirmé, mais également à Mbour, ville centrale de la zone touristique de la Petite Cote où cinq cas positifs ont été signalés dans le département. Un des cas y a d’ailleurs été détecté dans une clinique privée dont le personnel a dû subir des tests.

PLUS DE 100 CAS SUSPECTS CONFINÉS ENTRE DEUX HOPITAUX À THIÈS

A Thiès, également, la situation est similaire. Les premiers cas de transmission communautaire ont été signalés à l’hôpital américain Barthimée, où trois cas positifs concernent le personnel médical. A propos de ces derniers, le médecin-chef de la région, Docteur Malick Ndiaye, a tenu à rassurer : « Ils sont dans un état de santé qui augure de bonnes perspectives. »
Toutefois, dans ladite structure sanitaire, désormais transformée en centre d’isolement, il y a plus de 100 cas suspects qui y sont confinés tandis que 2 cas suspects sont suivis à l’hôpital Saint-Jean de Dieu. Selon le médecin-chef de la région, Docteur Malick Ndiaye, leurs prélèvements sont envoyés à l’Institut pasteur de Dakar, en attendant les résultats. Le hic est qu’on ne sait pas encore d’où est-ce que ces personnes ont pu être contaminées.
La transmission communautaire, c’est un patient qui n’a pas voyagé (donc qui n’est pas un cas importé) et qui n’a été en contact direct ni avec un patient ni avec quelqu’un revenu de voyage. Selon les normes de l’Organisation mondiale de la Santé, « pour identifier un cas de la COVID-19 comme en étant un de « propagation communautaire », il faut que la source de contamination soit absolument impossible à identifier. » En un mot, le patient a pu choper le virus n’importe où. BNF & Isidore A. SÈNE

Secteur secondaire: Forte baisse de l’activité de fabrication de produits agroalimentaires au mois de janvier

https://www.lejecos.com/En variation mensuelle, le secteur secondaire s’est contracté de 17% au mois de janvier 2020, en rapport, essentiellement, avec la fabrication de produits agroalimentaires (-24,1%), les activités extractives (-25,1%), la fabrication de matériels de transport (- 70,4%) et à la branche « filature, tissage et ennoblissement textile » (-18,9%).
Toutefois, indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture – Février 2020 »,  la construction (+8,6%) et la branche de «production et distribution d’eau, assainissement et traitement des déchets» (+5%) se sont bien comportées sur la période.
Sur une base annuelle, le secteur secondaire a enregistré un repli de 5%, au mois de janvier 2020, en liaison avec les contreperformances notées dans les activités extractives (-30,4%), la branche « travail du cuir ; fabrication d’articles de voyage et de chaussures » (-77,1%) et la «métallurgie-fonderie et fabrication d’ouvrages en métaux » (-32,6%).
En revanche, la construction (+6,5%), la production agroalimentaire (+2,1%) et le « travail du caoutchouc et du plastique » (+29%) se sont consolidés.Oumar Nourou

Les prix des matériaux de construction n’ont pas connu de variations sensibles en février 2020

https://www.lejecos.com/Selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) , les prix des matériaux de construction n’ont pas connu de variations sensibles en février 2020 comparativement au mois précédent.
En effet, la baisse des prix des matériaux de base et de ceux pour travaux d’électricité est contrebalancée par le relèvement des prix des matériaux de menuiserie, de plomberie et sanitaire et des matériaux d’étanchéité. En variation annuelle, ils se sont réduits de 1,4%.
En revanche, les prix des matériaux d’étanchéité ont progressé de 0,6% en février 2020, en rapport avec l’accélération de ceux des feutres de bitume (+0,2%) et des enduits (+1,9%). Par rapport au mois de février 2019, ils se sont bonifiés de 1,1%.
Les prix des matériaux de plomberie et sanitaire ont augmenté de 0,5%, par suite de la hausse de ceux des matériaux pour sanitaire et WC (+0,9%) et des matériaux sanitaires pour cuisine (+0,5%). Comparés à leur niveau de février 2019, ils se sont contractés de 1,5%.
Les matériaux de menuiserie se sont renchéris de 0,2% en rythme mensuel, sous l’effet de l’accroissement des prix des articles en bois rouge (+0,4%) et des articles métalliques (+0,1%). Par rapport à la période correspondante en 2019, ils ont été minorés de 0,3%.
Toujours selon l’ANSD , les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont accrus de 0,2%, du fait de la hausse des prix des carreaux sol (+0,1%) et des carreaux murs (+0,3%). En variation annuelle, ils ont connu une baisse de 0,2%.
Les prix des peintures n’ont pas connu de variations sensibles au cours du mois sous revue. Par rapport à la période correspondante en 2019, ils se sont contractés de 2,4%. Le repli des prix des interrupteurs et prises (-1,1%) et des câbles VGV (-0,2%) explique le fléchissement de ceux des matériaux pour travaux d’électricité (-0,1%). En comparaison à la période correspondante en 2019, ils se sont repliés de 0,5%.Oumar Nourou

le coronavirus porte un «coup de massue» au tourisme

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé–Le secteur touristique sénégalais risque d’avoir du plomb dans l’aile avec la fermeture totale de l’espace aérien entrant dans le cadre de la riposte contre le coronavirus.
Le gouvernement, après avoir constaté la récurrence des cas importés de Covid-19 ou coronavirus, a décidé de suspendre tous les vols en provenance et à destination du Sénégal du 20 mars au 17 avril 2020.
Selon un communiqué du ministère du Tourisme et des Transports aériens, cette mesure s’applique dans toute sa rigueur à « l’exception des vols domestiques entre l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) et Ziguinchor (sud), des vols cargo, des évacuations sanitaires et des vols spéciaux autorisés ».
En conférence de presse jeudi dernier, Amadou Hott, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale a annoncé un « plan de contingence de 64 milliards F CFA » dans le but de renforcer le système sanitaire du pays.
Au cours de ces échanges à bâtons rompus, M. Hott n’a pas manqué de relever l’impasse que va traverser l’économie nationale et surtout le tourisme durant cette période. « Le transport aérien, notamment Air Sénégal, l’AIBD et toutes les structures autour de cette plateforme, les sociétés d’hôtellerie, les restaurants et les agences de voyage seront forcément impactés par la suspension des vols », a déclaré l’ancien vice-président de la Banque africaine de développement (Bad).
En moyenne, le Sénégal accueille 1,6 million de touristes par an. Pour ce pays, la crise sanitaire qui secoue le monde entraînera une baisse significative du chiffre d’affaires des entreprises de ce secteur mais aussi de leurs fournisseurs.Le maintien des emplois sera certainement un combat permanent.

En marche vers l’inconnu

Sous le couvert de l’anonymat, un gérant d’une agence de voyages à Dakar ne dit pas le contraire : « J’observe pour le moment l’évolution (de la situation) avant de prendre des décisions ». Celles-ci peuvent aller du chômage partiel jusqu’au licenciement. En tout cas, ce chef d’entreprise employant une « vingtaine » de personnes, commence déjà à « ressentir » les effets de la fermeture des frontières aériennes.
Jusque-là, le gouvernement du Sénégal n’a pas encore rendu publique sa stratégie de soutien aux entreprises dont la bonne santé est tributaire de la circulation des personnes et des biens. A propos du moratoire fiscal tant souhaité par nombre d’acteurs du secteur privé, le ministre Amadou Hott a signifié que « ce n’est pas à l’ordre du jour ».
Mais le gérant de l’agence de voyages tire la sonnette d’alarme : « C’est un coup de massue qu’on reçoit. Tout est en stand-by ». Et même s’il n’a pas baissé pavillon, ses activités ne se limitent qu’aux « recouvrements ». Alors que sa société offrait un certain nombre de services comme la vente de billets d’avion, le convoi de pèlerins à La Mecque et les réservations d’hôtel. Ses principaux clients étaient les ONG, les entreprises, les particuliers et les commerçants dont « la plupart se rendait en Chine », où la maladie s’est déclarée en décembre 2019. Aujourd’hui, laisse entendre le responsable de cette agence, « beaucoup d’ateliers, de rencontres, de vols… ont été annulés ».

Portes closes

Dans la station balnéaire de Saly Portudal (près de 80 km au sud-est de Dakar), les complexes hôteliers voient les réservations s’effriter. Au Lamantin beach hôtel situé dans le département de Mbour où trois cas positifs de coronavirus ont été enregistrés selon la presse, le directeur associé, Eric Philibert a indiqué que la santé publique prime sur la course au chiffre d’affaires.
« Nous avons mis en place des +barrages+ avec deux infirmiers qui contrôlaient la température de chacun de nos employés deux fois par jour. Le directeur a sensibilisé tous nos employés sur les méthodes de désinfection, les comportements à adopter et les risques encourus. Mais devant les mauvaises habitudes tant des touristes que des employés, nous avons décidé de fermer l’hôtel afin de ne pas exposer les gens », a-t-il expliqué.
A travers le monde, quelque 300.000 personnes ont déjà contracté le virus, là où plus de 13.000 en sont mortes, d’après un bilan consulté ce dimanche. Selon la Commission Economique Africaine (CEA), citée par le ministre Amadou Hott, l’Afrique pourrait voir sa croissance passer de 3,2% à environ 2% seulement en 2020 à cause des effets négatifs du coronavirus.
Cependant, « les pays africains peuvent, selon la CEA, atténuer ces effets négatifs en promouvant le commerce intra-africain et en procédant à des réarrangements budgétaires pour redéfinir les priorités de dépenses et limiter les déficits », a souligné son compatriote économiste, Moubarack Lô, dans une tribune intitulée « Le coronavirus et nous ».ODL/id/APA

Lutte contre le Covid-19: La Banque mondiale porte ses financements à 14 milliards de dollars

https://www.lejecos.com/Les conseils des administrateurs de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (Ifc) ont approuvé aujourd’hui une enveloppe de financement accéléré portée à 14 milliards de dollars afin d’accompagner les efforts déployés par les entreprises et les pays en vue de prévenir, détecter et faire face à la propagation rapide du Covid-19.
Selon un communiqué de presse, cet appui permettra de renforcer la préparation des systèmes nationaux aux urgences de santé publique, ce qui comprend notamment la lutte contre la diffusion de la maladie, le diagnostic et les traitements, mais aussi de soutenir le secteur privé.
Dans le cadre de cette enveloppe de 14 milliards de dollars, Ifc, l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, portera son offre de financements à 8 milliards de dollars, contre le montant de 6 milliards annoncé initialement, afin de soutenir les entreprises et leurs salariés face à la baisse de l’activité économique causée par la propagation du Covid-19.
Le document précise que ces financements seront en grande partie dirigés vers des institutions financières, afin de leur permettre de continuer à appuyer les entreprises privées confrontées à la désorganisation des chaînes d’approvisionnement en répondant à leurs besoins en crédits commerciaux, en fonds de roulement et en financements de moyen terme.
« Il est crucial d’accélérer la vitesse de rétablissement. Cet ensemble de financements fournit un soutien urgent aux entreprises et à leurs salariés qui permettra de limiter les conséquences financières et économiques de la propagation du Covid-19, souligne David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale.
Les 2 milliards de dollars supplémentaires viennent s’ajouter à l’enveloppe initialement annoncée le 3 mars dernier. Outre les 6 milliards de dollars de financements apportés par la Banque mondiale afin de renforcer les systèmes de santé et la veille sanitaire, cette enveloppe était constituée de 6 milliards de dollars fournis par IFC dans le but de procurer un appui vital aux micro, petites et moyennes entreprises, plus vulnérables aux chocs économiques.
« Le coût de cette pandémie se chiffre en vies humaines, mais ses répercussions sur les économies et les niveaux de vie vont probablement perdurer au-delà de la phase d’urgence sanitaire. En faisant en sorte que nos clients soient en mesure de maintenir leurs activités pendant cette période, il s’agit d’aider le secteur privé dans le monde en développement à se renforcer pour contribuer à un redressement économique plus rapide, souligne Philippe Le Houérou, directeur général d’Ifc.Adou FAYE

Les ministres africains des finances appellent à une riposte coordonnée contre le COVID-19 pour atténuer l’impact négatif sur les économies et la société

Les ministres africains des finances se sont réunis le 19 mars lors d’une conférence virtuelle pour un échange d’idées sur les efforts de leurs gouvernements respectifs en vue de faire face aux impacts sociaux et économiques du COVID-19.
Ils font remarquer que même avant la pandémie de COVID-19, l’Afrique connaissait déjà un énorme déficit de financement dans les mesures et programmes de financement visant à réaliser les ODD et les cibles et objectifs de l’Agenda 2063. Les ministres soulignent que sans efforts coordonnés, la pandémie de COVID-19 aura des implications importantes et néfastes sur les économies africaines et la société dans son ensemble. Les prévisions économiques initiales dans la plupart des économies sont en moyenne, revues à la baisse de 2 à 3 points de pourcentage pour 2020 en raison de ladite pandémie.

Les ministres s’accordent sur ce qui suit :

·Dans le cadre d’une mesure sanitaire immédiate, une riposte coordonnée est nécessaire dans la logistique et la livraison d’équipements de test. À cet égard, les ministres soulignent la nécessité de travailler avec l’OMS et les institutions continentales existantes, en particulier l’Union africaine et le CDC en Afrique, tout en utilisant au maximum les systèmes existants et les partenaires de financement, tels que le Fonds mondial. Une attention particulière devrait être accordée aux États fragiles et aux populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants et ceux qui vivent dans des établissements urbains informels. En outre, compte tenu des infrastructures sanitaires limitées et du fait que la plupart des produits pharmaceutiques et médicaux consommés en Afrique sont importés, les ministres appellent la communauté internationale à soutenir la modernisation des infrastructures sanitaires et à fournir un soutien direct aux installations existantes.
·L’Afrique a besoin d’urgence d’une relance économique à hauteur de 100 milliards de dollars américains. En tant que telle, l’exonération de tous les paiements d’intérêts, estimée à 44 milliards de dollars américains pour 2020, et l’extension possible de la dérogation à moyen terme, fourniront un espace fiscal et des liquidités immédiats aux gouvernements, dans leurs efforts visant à lutter contre la pandémie de COVID-19. L’exonération des paiements d’intérêts devra inclure non seulement les paiements d’intérêts sur la dette publique, mais également sur les obligations souveraines. Pour les États fragiles, les ministres conviennent de la nécessité d’envisager l’exonération de capital et d’intérêts et d’encourager l’utilisation des installations existantes de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres institutions régionales.
·En outre, les ministres soulignent la nécessité de soutenir le secteur privé et de protéger les plus de 30 millions d’emplois à risque, en particulier dans les secteurs du tourisme et des compagnies aériennes à travers le continent. Dans d’autres secteurs essentiels, notamment l’agriculture, les importations et les exportations, les produits pharmaceutiques et les services bancaires, les ministres conviennent que tous les paiements d’intérêts et de capital sur la dette des entreprises, les baux, les facilités de crédit accordées, les mécanismes de refinancement et les mécanismes de garantie devront être utilisés pour exonérer, restructurer et fournir de la liquidité en 2020. Une ligne de liquidité devra également être mise à la disposition du secteur privé pour garantir la continuité des achats essentiels et que toutes les PME dépendantes du commerce puissent continuer à fonctionner. Ces mesures, comme convenues, doivent accompagner une politique d’ouverture des frontières commerciales.
À cet égard, les ministres font remarquer que l’Europe et les États-Unis, en particulier, peuvent intégrer cela dans le cadre de leur relance à leurs systèmes privés et financiers. Publié par:Section de la communication Commission économique pour l’Afrique

COVID-19: 40 pays africains désormais touchés

https://www.lejecos.com/Sur les 54 pays du Continent, 40 abritent désormais sur leur territoire une ou plusieurs personnes contaminées au COVID-19. L’Afrique est la région la moins touchée, mais la propagation de la pandémie s’accélère.
Le Niger a enregistré jeudi dernier son premier cas de coronavirus : un homme arrivé à Niamey en provenance du Togo, en passant par le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, a annoncé le ministre de la Santé. A ce jour samedi 21 mars, et après les nouveaux cas confirmés au Cap-Vert et au Zimbabwe, le nombre de pays africains touchés sur le plan sanitaire par le coronavirus passe désormais à 40 selon la dernière mise à jour du site Covid19.africa  qui suit l’évolution de la situation par pays et propose aussi celles de l’OMS.
Après avoir signalé un premier cas, dimanche 15 mars, le Rwanda qui s’était arraché les honneurs de la planète pour les mesures d’hygiène mises en place par les autorités, compte déjà huit cas de contamination au COVID-19.
Le Kenya et l’Ethiopie déclaraient respectivement leur premier cas vendredi 13 mars. A Nairobi, l’annonce a provoqué un effondrement de la bourse qui a dû suspendre sa séance en début d’après-midi.
Le Continent a enregistré, jusqu’au samedi 21 mars, 37 décès dont, 15 en Algérie, 10 en Egypte et 3 au Maroc.
Le Maroc, qui enregistre également un troisième cas de guérison, est le pays à avoir rapidement réagi par des mesures draconiennes pour combattre la propagation de la pandémie : fermeture des toutes les frontières, des écoles et certains commerces, des ports, sauf marchandises, des administrations et établissements publics, des mosquées, confinement obligatoire et restriction des déplacements des personnes,… Au-delà de l’interdiction des rassemblements publics d’une certaine densité, l’Afrique du Sud a également fermé ses frontières avec plusieurs pays européens, ainsi que la Chine et la Corée du Sud.
Mais depuis ce mercredi, la majorité des Etats africains sont sous alerte. En RDC, le président Félix Tshisékédi dans son adresse à la Nation a annoncé une batterie de mesures dont la fermeture des frontières à compter de vendredi 20 mars. Au Cameroun, une série de 13 mesures ont été prise après l’arrivée de plusieurs vols transportant des Camerounais et des Français, dans lesquels plusieurs personnes auraient été testées positives au COVID-19. En Ouganda où aucun cas n’a pour l’instant été diagnostiqué, les autorités ont déjà décidé de la fermeture des écoles, l’interdiction des rassemblements religieux et des célébrations de mariages.
Avec l’appui de l’OMS, les gouvernements africains tentent de renforcer leur capacité de prise en charge des malades. Jeudi dernier, le président Macky Sall du Sénégal, pays le plus touché d’Afrique de l’Ouest, a appelé ses homologues à « agir ensemble » pour que le Continent ne devienne pas « le nouveau foyer » du COVID-19.https://afrique.latribune.fr/

Doit-on bafouer les orthodoxies des politiques monétaire et budgétaire pour relancer nos économies? Par Ahmet Sarr

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) , dans un communiqué publié dans la presse le samedi 21 mars 2020, a pris des mesures pour atténuer les effets de la crise sanitaire du Covid-19 sur les économies des pays membres. Si ces mesures restent louables, le rôle de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans la relance de nos économies nous semble timide; au moment où la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne (BCE) affichent les leurs avec vigueur. L’objectif recherché dans cette contribution, qui se veut concise, est de susciter un débat économique mais politique, in fine.
En ces temps de crise économique inédite à l’échelle planétaire, où toutes les orthodoxies monétaires et/ou budgétaires sont bafouées par les banques centrales et les Etats de certains pays développés, notamment les Etats-Unis et la France, pour secourir leurs économies en récession forcée, une question titille notre esprit. Nos pays africains, membres de la BCEAO et de l’UMOA, ont-ils également cette opportunité de brocarder ces orthodoxies, sans conséquences ?
La Réserve fédérale des Etats-Unis (Fédéral Reserve System) utilise, au besoin, une politique monétairenon conventionnelle, qu’on appelle « quantitative easing » pour lutter contre la baisse de l’activité économique ou récession. Elle consiste à créer de la monnaie ex-nihilo, c’est-à-dire sans contreparties, et de s’en servir pour l’achat des bons du trésor et/ ou des obligations d’emprunt du gouvernement américain ou d’actifs toxiques tels que les « subprimes » (crise de 2008).
L’objectif de cette politique, en bref, est d’injecter des liquidités dans l’économie et de faciliter l’accès au crédit, à des taux d’intérêt très bas, i.e. à un chiffre 1.5%-5%, aux ménages, aux entreprises et petites et moyennes entreprises (PME), moteurs de la croissance économique. Lors de la crise économique de 2008-2009, les Etats-Unis ont utilisé cette politique pour relancer leur économie. Le 15 mars 2020, la Banque fédérale américaine a renoué encore avec cette politique et a lancé un programme de 700 milliards de dollars.
En France, le Président Emmanuel Macron promet une relance de l’économie- plan initial de 300 milliards d’euros- « quoi qu’il en coûte », au mépris du sérieux budgétaire; ce qui rend l’objectif d’un déficit budgétaire de 2,2% du produit intérieur brut (PIB) caduc pour 2020. En d’autres termes, un endettement massif, sans limites, faisant fi du seuil du déficit budgétaire de 3% de l’Union économique et monétaire européenne. Rappelons que pendant des années, certains pays européens ont dépassé ce seuil budgétaire sans payer des amendes prévues par les règles de la banque. Et, toujours, dans ces mesures de relance de leur économie, le Premier ministre Edouard Philippe prévoit même des nationalisations d’entreprises pour sauver le patrimoine industriel de la France. Ainsi, au prix de la rigueur budgétaire, la France, comme d’autres pays de la zone euro et du monde développé, s’approprie tous les instruments pour sa survie économique.
Au vu de ces deux exemples, des questions spécifiques surgissent:
Pourquoi la BCEAO n’entreprend pas le « quantitative easing » en achetant, par exemple, la dette publique des Etats membres pour augmenter les liquidités ? Quels en sont les obstacles ? Certainement pas l’inflation.
Pourquoi la BCEAO ne baisse pas ses taux directeurs, actuellement de 2.5% à 4.5%, à un niveau proche de zéro, de manière à ce que les banques commerciales puissent diminuer leurs taux d’intérêt, déjà exorbitants, qui inhibent une relance économique; donc une croissance économique ?
Les taux d’intérêt des banques au Sénégal, peut-être celles de la sous-région, caracolent à deux chiffres. D’où cette question subsidiaire. N’y a-t-il pas là, en ces moments de sauve-qui-peut ou : comme nous le disons en Wolof, « kou nek ya gi xol noye todje sa bopou dianah », un argument pour réévaluer la structure des taux d’intérêt des banques commerciales ?
Nos Etats, surtout ceux de l’UMOA, se heurtent à des limites dans le choix des leviers monétaires. En fait, l’option budgétaire est plus usitée pour relancer leurs économies, et le Sénégal ne fait pas exception. Devons-nous, à notre tour, sacrifier le seuil d’un déficit budgétaire de 3% du PIB de l’UEMOA pour stabiliser et relancer nos économies, car une hausse des impôts ne semble pas la voie indiquée ?
En définitive, ces questions soulèvent la problématique de notre souveraineté monétaire. Ça grince ! La girouette de la souveraineté monétaire pointe vers l’Occident.Et,seule, une volonté politique forte peut la faire changer de direction.Ahmet Sarr,New York, USA,Le 22 mars 2020

Lettre des usagers de banque au Président Macky Sall

Excellence Monsieur le Président de la République
L’Association des Clients et Sociétaires des Institutions Financières (ACSIF) a été créée en 2012 sous le numéro de récépissé 97GRKD-MTD suite au constat du faible taux de bancarisation de la population sénégalaise. Dès lors, elle a entre autres missions :
– de se positionner comme partenaire de l’Etat, de la BCEAO, des banques, des SFD, et des compagnies d’assurance pour le relèvement du niveau d’accès aux services financiers, de lutte contre toute forme d’abus qui pourrait affaiblir le taux d’inclusion financière ;
– d’aider et d’orienter les clients dans le choix des produits et services des institutions financières pour éviter la désinformation, certaines publicités malveillantes qui pourraient fragiliser la confiance des populations à l’endroit du secteur financier.
– de recueillir et d’informer la clientèle des nouvelles mesures en vigueur dans le secteur financier à travers son site : www.acsifsenegal.com et son adresse email : acsif2012@gmail.com ;
– de recueillir les plaintes et réclamations des clients qui seront exploitées en notre sein et acheminées à qui de droit via la médiation de l’OQSF ou de les reformuler en les harmonisant pour une meilleure diligence auprès des établissements concernés ;
-d’aider à la formulation et le suivi des réclamations à travers notre site par des modèles de lettres disponibles en ligne et gratuitement.
– de participer à la mise en œuvre des programmes d’éducation financière et à l’amélioration des stratégies mises en place.
– de formuler des recommandations fortes à l’Etat, à la BCEAO, aux banques, SFD, émetteurs de monnaie électronique et compagnies assurances.
– de contribuer à un environnement financier plus attractif pour tout investisseur privé financier ;
– de jouer pleinement le rôle d’alerte et de veille.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Dans ce contexte particulier de sinistre mondial marqué par la pandémie du covid-19, les personnes physiques comme les personnes morales s’astreignent des restrictions imposées par la prévention et la lutte contre la maladie du corona virus. C’est ainsi que ce nouveau mode de vie comportemental fausse toutes les prévisions financières en provoquant des manques à gagner aussi bien chez les entreprises que chez les travailleurs alors qu’au même moment, ils sont tenus de respecter leurs engagements financiers dans les banques et les institutions financières.
C’est pourquoi, l’ACSIF demande solennellement à l’Etat du Sénégal de discuter avec les principaux acteurs du monde des finances à l’entente, à la prononciation et à l’application d’un délai de grâce de deux à trois mois renouvelable pour tous les travailleurs et entreprises impactées. Un délai pendant lequel les remboursements des échéances bancaires seront suspendus. Ce qui permettra à l’Etat de faire respecter efficacement et sans aucun prétexte les mesures sanitaires en vigueur. Ainsi, dans un tel contexte, il est clair que les droits humains sont supérieurs aux droits des créanciers.
Recevez, Excellence Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération.Le Président,Famara Ibrahima Cisse

Coronavirus au Sénégal: L’une des personnes testées positives brise enfin le silence

iGFM (Dakar) – Pour la première fois, un des patients sénégalais atteints de coronavirus brise le silence. Interrogé par la Rfm, il a expliqué comment s’est déclarée la maladie chez lui, comment il a été pris en charge par les autorités sanitaires et comment il se porte à présent. Ce, non sans envoyer un message fort aux plus sceptiques et aux personnes qui ne respectent pas les recommandations sanitaires. Ci-dessous son témoignage.
Un suicide…
«Ne pas se conformer aux recommandations sanitaires et aux mesures prises par les autorités publiques c’est du suicide. On peut même dire que c’est une forme de méchanceté.
Les symptômes
J’avais la sensation d’être atteint de grippe. J’avais des maux de tête, de la fièvre, une fatigue corporelle. Ma gorge me démangeait et je toussais. Bref, c’est comme un début de palu.
Lieu de contamination
Quand vous revenez de voyage, les gens disent que vous avez ramené le virus avec vous. Mais je peux jurer que je ne sais pas si j’ai contracté la maladie à l’étranger.
La prise en charge
Quand vous les appelez, les agents de santé viennent jusque chez vous. Ils vous auscultent et effectuent des prélèvements. Puis, s’ils doivent vous amener en isolement, ils envoient une ambulance qui vient vous chercher.
Le traitement
Il n’y a pas de traitement bien précis. La vérité c’est qu’ils t’isolent et ils traitement les symptômes. Par exemple, quand vous avez de la fièvre, ils la traitent. C’est un personnel très aimable, qui aime son travail.
Leur état
Tous les malades sont bien pour le moment. Peut-être qu’on est un peu stressés, car nous avons de la famille.»

Transport interurbain Dakar-Kédougou: Une dame testée positive au covid-19 installe la peur chez les 60 passagers

iGFM (Dakar) – Une dame, revenue de la France, a embarqué à bord d’un bus de transport en commun qui convoyait une soixantaine de passagers vers Kédougou. A Fatick, le bus sera immobilisé par les forces de sécurité. Présentant des symptômes de la maladie à covid-19, elle a vite été transmise aux autorités médicales puis soumise à un test.
«Elle a été isolée et testée. Et le test s’est avéré positif. Ce qui fait que tous ceux qui étaient dans le bus sont considérés comme des cas contacts et seront suivis durant 14 jours. Un suivi qui va requérir beaucoup d’engagement. Il faudra aussi rassurer les personnes qui étaient dans le bus et leurs familles. Mais le cas suspect n’est pas arrivé à Kédougou. C’est à Fatick qu’il a été intercepté», a indiqué Fodé Danfakha, médecin chef du District sanitaire de Kédougou.

Transport: Moussa Diop,Directeur général de Dakar Dem Dikk annonce une perte journalière de 14 à 15 millions FCFA

http://www.dakarmatin.com/Le Directeur général de Dakar Dem Dikk (compagnie de transport appartenant à l’Etat), Moussa Diop a annoncé  une perte journalière de 14 à 15 millions FCFA, depuis de début du respect des mesures prises par l’Etat, en raison de la pandémie de coronavirus.
« Nous avons décidé de suspendre provisoirement à partir de samedi, le trafic sous-régional, Afrique Dem Dikk, lancé le 23 janvier dernier. Nous perdons beaucoup d’argent certes, mais la santé publique est plus importante que les chiffres d’affaires », a expliqué le Directeur à L’Observateur.
Il a précisé qu’en une semaine, ils ont perdu entre 14 et 15 millions FCFA par jour. « Nous faisions des voyages à l’Aéroport international Blaise Diagne. Et c’est fermé. Nous faisions l’international et c’est suspendu. Le réseau interurbain a fait une chute drastique ».
Toutefois, le directeur a fait savoir qu’il a gardé son personnel qui, pour la plus part est exploitant. Ils sont des chauffeurs des receveurs. Cependant, il a précisé que s’ils font face à certaines difficultés, ils n’hériteront pas à s’adapter.

Lutte contre la Pandémie: L’État disposé à s’attacher les services des retraités du secteur de la santé

http://www.dakarmatin.com/Tous les personnels de santé partis à la retraite, aptes à reprendre leurs activités pourraient être réintégrés dans leurs fonctions. Cela découle des propos du ministre de la Santé, ce dimanche 22 mars 2020.
‘’Nous sommes, aujourd’hui, en train de faire l’inventaire de tous les personnels qui étaient dans la santé et qui, aujourd’hui, sont à la retraite pour saisir l’opportunité de cette expertise qui est là et qui a un potentiel d’intervention. Aujourd’hui, l’organisation est en route, nous sommes en train de nous battre avec l’ensemble des moyens’’, a annoncé Abdoulaye Diouf Sarr.
Celui-ci a précisé, ‘’encore une fois, que le moyen le plus important, c’est la prise de conscience nationale. Il faut absolument que les gens se disent ‘’la menace est là il ne faut pas la minimiser. Il faut se battre pour vaincre le Covid-19’’, a-t-il indiqué au cours d’une émission sur la Rts dont il était le seul invité

969 cas suspects testés négatifs au Coronavirus

https://www.dakaractu.com/Au Sénégal, 969 individus en contact avec des personnes infectées ont été testés négatifs au coronavirus, a annoncé ce dimanche, le directeur du Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire  (Cous). Ces cas suspects avaient été en contact avec les quatre premiers patients testés depuis positifs, selon le Dr Abdoulaye Bousso.
Il informe ainsi que ces personnes sont sorties du cadre de suivi. « Par la grâce de Dieu aucun de ces contacts n’a été contaminé secondairement. C’est un élément important dans le suivi des contacts. Aujourd’hui, nous avons plus de 1000 personnes qui sont en train d’être suivies», renseigne le directeur du Cous.
Si l’on en croit ce dernier, les investigations sont en cours dans le cadre du suivi des contacts des 11 nouveaux cas testés positifs au coronavirus. Le Dr Bousso a toutefois parlé de cas potentiels que le Sénégal pourrait enregistrer dans les jours à venir.

Riposte contre le Covid-19: La Douane sénégalaise apporte sa contribution

https://www.lejecos.com/-Dans le cadre de la riposte contre le Coronavirus, la Douane sénégalaise se joint à l’élan de solidarité national, d’accompagnement, de sensibilisation et de prévention sous l’égide du Comité national de gestion des épidémies(Cnge) sur instruction du chef de l’Etat, Macky Sall.
«En plus de sa contribution au Budget national qui est la principale source de financement de toutes les actions de l’Etat y compris  les initiatives de santé et de riposte aux épidémies, l’ l’Administration des Douanes  a dégagé une enveloppe solidaire et symbolique ainsi qu’un don en matériel pour soutenir  le Comité chargé de la collecte des dons et l’hôpital d’enfants Albert Royer », renseigne la Douane dans un communiqué.
Le don qui regroupe les contributions de l’Amicale des inspecteurs et officiers de la Douane (Aiod), de  l’Association d’entraide des agents de la Douane pour la Oumra et le Pèlerinage et un prélèvement sur le fonds des œuvres sociales a été remis ce samedi 21 mars 2020 au Ministère de la Santé et de l’Action sociale.
En rapport avec les structures compétentes, la Direction générale des Douanes a mis les agents et les unités en alerte pour le respect strict des consignes sanitaires édictées par le personnel médical pour prévenir le coronavirus.
«Une campagne de sensibilisation pilotée par le Bureau des Affaires sociales, culturelles et sportives est en cours d’exécution.
Elle cible l’ensemble des agents plus particulièrement les Unités de première ligne qui sont en contact permanent avec le flux de personnes et de marchandises. D’ailleurs ces agents sont dotés d’équipements de protection individuelle et ont reçu l’ordre de rester attentifs aux recommandations des personnels compétents en la matière et de vulgariser les bonnes pratiques dans les Unités douanières et au sein de leurs familles », ajoute la même source.
Par ailleurs, la Direction générale des Douanes envisage dès cette semaine, de mettre en branle le télétravail pour réduire au minimum les contacts dans ses différents services. Pour cela, la Douane va s’appuyer sur sa plateforme numérique développée par la Direction des systèmes informatiques douaniers et sur toutes autres opportunités de techniques d’e-travail disponibles au Sénégal. Aussi la présence physique des usagers sera réduite au strict minimum par une optimisation de la dématérialisation des procédures de dédouanement.
La Douane invite les usagers et les partenaires à se conformer aux dispositions prises en faisant recours à la messagerie Gainde, la messagerie instantanée, le téléphone et le mail de la Douane.
Le Centre médico-social de la Douane sis à Colobane à Dakar qui intègre bien le dispositif de riposte est également mobilisé pour des actions de sensibilisation, d’aide et d’assistance.Adou FAYE

La police se dote d’un plan de mobilisation contre le Covid-19

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–Le Directeur général de la police nationale sénégalaise, l’Inspecteur général Ousmane Sy, a mis en place un plan de mobilisation de la police sénégalaise dans la lutte contre le Covid 19.
« Le Sénégal fait face, à l’image de la communauté internationale, à cette pandémie de coronavirus dont la propagation commence à devenir inquiétante », rappelle l’inspecteur général Sy à ses services dans une circulaire 00715 datée du 21 mars 2020 destinée à ses services.
C’est à ses yeux ce qui a poussé le président Macky Sall, à l’issue du conseil des ministres du 18 mars 2020, à renforcer les mesures déjà prises lors du conseil présidentiel du 14 mars 2020.
« La police nationale doit en conséquence se préparer à une montée en puissance dans son déploiement aussi bien au niveau des frontière qu’au niveau de toutes les localités où un besoin de sécurité se signalera » souligne la circulaire du directeur général de la police sénégalaise.
Aux fins d’assurer un bon suivi des importantes mesures prises aux niveau central et local par les cellules de crise, de faire face à tout trouble à l’ordre public, l’Inspecteur général Sy a demandé à ses services  de prendre un certain nombre de mesures pour « se préparer aux éventuelles décisions de confinement de localités ».
Parmi ces mesures, il y a la consignation de tout le personnel de la Direction générale de la police à partir du lundi 23 mars 2020 à zéro heure jusqu’à nouvel ordre.
La circulaire comporte en outre un certain nombre de dispositions pratiques. C’est le cas de la suspension des dépôts de la carte d’identité nationale, de passeports et des services non essentiels, le renforcement des corps urbains par les éléments des autres bureaux des différents commissariats afin de disposer d’un effectif plu conséquent.
Au titre des instructions particulières,  le Directeur général de la police a demandé aux directions et services relevant de son autorité de lui transmettre au plus tard le lundi 23 mars 2020 à 12 heures « leurs effectifs déployables, dans le dispositif de lutte contre le Covid-19 de la police nationale en tenant compte de la restriction exigée des services non essentiels ».
Par ailleurs M. Sy avance que l’ordre de bataille de la police nationale sera communiqué à ses services au plus tard le lundi 23 mars 2020 à 15 heures.
Le Sénégal enregistre actuellement 56 cas positifs au Covid-19 dont 5 guéris. MS/Dng/APA

Au Sénégal,les artistes se mobilisent pour lutter contre le coronavirus

https://www.jeuneafrique.com/Les rappeurs du collectif Y’en A Marre, dont le titre « Fagaru Ci Coronavirus » est sorti le 19 mars, appellent à la prévention et à la mobilisation face à la pandémie qui touche pour l’instant une cinquantaine de personnes au Sénégal.
Connu pour ses prises de positions sur la bonne gouvernance, le collectif Y’en A Marre « entend jouer son rôle dans cette crise sanitaire », revendique le rappeur Simon Kouka, l’un des membres fondateurs du mouvement. « Nous nous sommes mobilisés contre Ebola, contre les grandes inondations, nous nous devons de nous réunir encore face à une crise comme celle du coronavirus », revendique l’artiste.
Pour « faire sa part », le mouvement s’est ainsi appuyé sur certaines de ses plumes comme Fou Malade, Kilifeu ou encore Simon Kouka. Équipement de protection sanitaire sur le dos, ce dernier rappe contre les « querelles de bas étages » et les « intox ». Le clip de leur chanson « Fagaru Ci Coronavirus », sorti le 19 mars et tourné à l’hôpital de Fann de Dakar, où sont mis en quarantaine une partie des malades, se veut un rappel sur les symptômes, les gestes barrière à adopter et les fausses idées auxquelles il faut tordre le cou.

Lutter contre les « fake news »

«La musique urbaine est très écoutée, notamment par les jeunes. Elle circule sur WhatsApp, sur les réseaux sociaux et est un vecteur de communication important. Il est essentiel de faire passer les messages des scientifiques et des autorités, à l’heure où beaucoup de fausses informations et croyances circulent sur la maladie », affirme Simon Kouka.
En dehors du studio d’enregistrement, les membres du collectif ont d’ailleurs troqué leurs habituelles pancartes contestataires pour des gels hydroalcooliques et des masques, qu’ils vont distribuer dans les transports publics. « Nous ciblons les gares routières et les arrêts de bus pour inciter les chauffeurs à éviter les surcharges, et appeler les gens à garder leurs distances », explique encore le rappeur.
S’ils ont plutôt habitué leur public aux titres au vitriol à l’encontre du gouvernement – comme « Saï Saï au coeur » du groupe Keur Gui, qui égratigne Macky Sall et « ses promesses non tenues » -, les artistes de Y’en A Marre ont cette fois décidé de collaborer avec le gouvernement. Avant diffusion, « Fagaru Ci Coronavirus » a été présenté au ministère de la Santé sénégalais pour validation des messages.

Unité nationale

« Il y a ici un enjeu sanitaire important, il était essentiel que l’on ne se trompe pas dans les mots, dans les consignes », justifie Simon Kouka. Car « il y a un temps pour tout », estime le rappeur : « nos combats sociaux ne sont évidemment pas terminés, mais aujourd’hui l’ennemi est commun et l’heure est à l’unité nationale ».

AU SÉNÉGAL,LA MALADIE EST DÉJÀ LÀ,DONC CONFINEMENT OBLIGATOIRE

Un message de solidarité qu’entend également porter Didier Awadi, pionnier du rap galsen, connu pour ses texte engagés. Sur son compte Instagram, le musicien, dont un ami – le journaliste Jean-Michel Denis – est décédé après avoir contracté le coronavirus, invite ses fans à prendre la menace au sérieux. « Au Sénégal, la maladie est déjà là, donc confinement obligatoire », tance-t-il dans une vidéo postée le 19 mars.

« Restez chez vous ! »

« En tant qu’artistes, nous avons une responsabilité par rapport à ceux qui nous écoute. Nous devons montrer l’exemple, on ne peut pas faire l’autruche », confie Didier Awadi à Jeune Afrique. Lui assure s’être mis en confinement dans son domicile dakarois dès son retour d’Abidjan, la semaine passée. « Pour l’instant, nous arrêtons les enregistrements au studio. Certes, il va y avoir un impact économique sur mon travail,mais la santé n’a pas de prix»,revendique-t-il.
« Restez chez vous ! Ne jouez pas aux rebelles »,
renchérit de son côté la star du Mbalax, Wally Seck, sur Facebook, où il est suivi par plus de 500 000 personnes.  Un relai important, à l’heure où certains Sénégalais ont encore du mal à adopter les consignes de distanciation sociale dictées par le gouvernement.
Wally Seck a également décidé de mettre la main au portefeuille en faisant un don de 5 millions de francs CFA (près de 7 500 euros) pour la lutte contre le Covid-19. Avant lui, Youssou N’dour était l’un des premiers à contribuer, apportant au ministère de la Santé une aide 10 millions de francs CFA (environ 15 000 euros) en produits sanitaires. Par Manon Laplace 

Me Amadou Sall sur le Covid-19: «il faut craindre le pire, si la progression du virus n’est pas stoppée

http://www.dakarmatin.com/Dans un entretien accordé au journal SourceA dans sa parution de ce lundi, Me Amadou Sall s’est exprimé sur l’épidémie du coronavirus et ses conséquences sur l’économie sénégalaise.
«Il faut craindre le pire, si la progression du virus n’est pas stoppée. Nous ne sommes qu’au stade numéro 1, dans l’échelle des mesures à prendre.
Il faut que chacun prenne conscience du danger et des conséquences désastreuses de mesures qui pourraient aller jusqu’au au confinement de la population.
Nous ne sommes pas préparés à vivre une situation pareille, compte tenu de notre mode de vie, du mode d’approvisionnement quotidien des ménages, de la configuration des domiciles comptant parfois des dizaines de personnes vivant sur le même toit», a commenté l’ancien ministre de la Justice sous le défunt régime libéral.

LUTTE CONTRE LA PROPAGATION DU COVID-19 :Vers l’Etat d’urgence !

http://www.sudonline.sn/L’heure est grave ! Les examens virologiques ne qui ne cessent chaque soir de livrer des résultats positifs au coronavirus, le confirment. Et pour freiner la propagation fulgurante du covid-19 qui prend plus en plus ses aises au Sénégal -(67 cas en 21 jours)-, l’Etat a enfin décidé de prendre des mesures drastiques. Selon des sources dignes de foi, le président de la République devrait faire une deuxième sortie pour cette fois, annoncer l’état d’urgence
Fini avec les «mesurettes» ! Face à la propagation du coronavirus qui était jusque-là confiné à Dakar et Touba (épicentres du Covid-19) mais qui touche désormais, les régions de Thiès (Mbour), Saint-Louis, et Ziguinchor l’Etat du Sénégal a pris la décision de mettre un terme aux atermoiements, pour ne pas dire légèreté, dont il a fait montre depuis l’apparition de cette pandémie qui affole le monde entier.
En effet, selon des sources dignes de foi, le Président de la République, Macky Sall, ne devrait plus tarder à s’adresser à nouveau au peuple, pour, cette fois, annoncer des mesures draconiennes devant contribuer à freiner la progression du Covid-19.
«Nous allons vers un confinement. C’est inévitable ! Même si ce serait un confinement progressif», confie notre interlocuteur. Mieux, ajoute notre source, «l’Etat va même décréter l’état d’urgence avec le déploiement des forces de sécurité, notamment l’armée, la gendarmerie et la police sur toute l’étendue du territoire national».

Restrictions des libertés de mouvement

Le confinement progressif va d’abord consister à restreindre les déplacements interurbains des concitoyens surtout au niveau de la circulation entre les régions. Les Sénégalais seront donc contraints de «rester chez eux».
Quant à l’Etat d’urgence, considéré comme la seule voie du salut, il n’est pas sans conséquence sur les libertés puisqu’il débouchera immédiatement sur un ensemble de mesures restrictives qui vont s’appliquer sur l’ensemble du territoire national. Parmi celles-ci, on peut citer la limitation des libertés individuelles, notamment la restriction de la circulation (impossibilité de quitter une ville pour aller à une autre sauf autorisation exceptionnelle et dûment signée par l’autorité compétente) ; interdiction de sortir à partir d’une certaine heure.

Les événements de 62 et la présidentielle de 1988

Une telle mesure, si elle entrait en vigueur, va rappeler à certains Sénégalais de douloureux événements que notre pays a connus à deux reprises. D’abord, ce sont les événements de 1962 entre les Présidents Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia qui, pour beaucoup, ont plombé l’envol du Sénégal.  La dernière fois que l’Etat d’urgence avait été décrété dans notre pays, c’était le 29 février 1988 pour contenir l’ampleur de la violence post-électorale dans la région de Dakar. Le lendemain donc de l’élection présidentielle, avec des résultats accréditant 73,2% au président Abdou Diouf.  Le décret N°88-22 qui validait la mesure disait vouloir «prévenir tout désordre ; les rassemblements sur la voie publique sont interdits et des instructions très fermes ont été données en ce sens aux agents de la force publique».
La circulation des personnes et des biens avait alors été interdite de 21h à 06h du matin. Pis, Maitre Abdoulaye Wade sera arrêté ainsi que plus de 200 autres personnes. Le leader de l’opposition d’alors sera jugé le 11 mai 1988 et condamné à 1 an de prison avec sursis.

Des médecins «ordonnent» le confinement

En attendant la décision de l’Etat du Sénégal de décréter le confinement, certains médecins sont montés au créneau pour offrir quelques conseils à leurs concitoyens. Dans une note parvenue à Sud Quotidien, ils annoncent : «quelques conseils en attendant que l’Etat décide le confinement qui est la seule vraie solution à cette épidémie» : Eviter de sortir de vos maisons si c’est possible ; Demander à vos employeurs des congés anticipés ; Ne plus prendre les transports en commun ; Ne plus porter de bijoux ; Se laver les mains à l’eau et au savon ; Désinfecter aussi les portables (alcool 70 pour cent), les clés, les poignets des portes (eau chlorée ou eau et savon) ; Portez maintenant qu’une seule paire de chaussures et la laisser à l’entrée de la maison ; Changer vos habits tous les jours ; De retour à la maison, se laver les mains avant de toucher quoi que ce soit ; Prendre un bain ; Rester distant d’au moins 1 mètre dans les lieux publiques ; Ne plus assister à des réunions, des rassemblements ; Demander aux gens de rester chez eux ; Toute personne qui franchit la porte de votre maison doit se laver les mains à l’eau et au savon ; Ne pas donner la main pour dire bonjour ; Demander aux employés de maison de choisir leur résidence durant cette période (soit le domicile, soit votre maison)

Mais ou est l’autorité de l’Etat ?

http://www.dakarmatin.com/-De Wuhan en Chine plus précisément dans la province de Hubei, d’où est partie l’épidémie, un virus de la famille des Corona a contaminé en moins de trois mois plus de 300.000 personnes dans le monde et plus de 13.000 ont perdu la vie. La quasi-totalité des pays du monde est touchée, ce qui en fait une pandémie. Au tout début de la crise sanitaire, le réflexe primaire des pays européens, américains et même africains étaient de noliser des avions pour aller extirper leurs ressortissants de cet enfer coronarien qui était en train de consumer cette partie de la Chine. Même si certains pays européens en l’occurrence la France et l’Italie ont consenti à fournir des aides matérielles à l’Etat chinois, elles étaient loin de penser que deux mois après, le coronavirus baptisé Covid-19 par l’OMS se déplacerait chez elles au point de faire du pays de Dante l’épicentre de cette pandémie qui prend les allures d’une tragédie mondiale.
Ainsi, du 28 janvier où l’Italie a connu ses deux premiers cas à l’heure de la rédaction de cet article, plus de 53 000 cas de contamination ont été officiellement recensés avec plus 4 800 morts. Il faut préciser que ce pays a connu son premier mort sur 20 cas de contamination le 22 février dernier. Et ce au moment où Wuhan, le berceau du virus, ne connait presque plus de cas local et de pertes en vies humaines. La Corée du Sud, qui a connu son premier cas le 20 janvier, a vu sa courbe de personnes contaminées s’aplanir dès le 10e jour de l’épidémie avant de décroitre littéralement à partir du 9 mars. Et sur un total de 8 897 cas confirmés à ce jour, 104 ont perdu la vie. Si ces pays ont connu des baisses drastiques par rapport au nombre de cas de contamination et de pertes de vies humaines en deux mois et demi, c’est dû essentiellement à leurs puissances logistiques, à l’autorité de leurs Etats, à leur capacité d’organisation, mais surtout à leur discipline.
A Wuhan et en Corée du Sud, toutes les mesures prophylactiques et prohibitives assorties d’une sanction pécuniaire forte sont respectées par les populations. Et pendant que le virus se propage à une vitesse exponentielle dans le reste du monde, l’Afrique, le continent le moins encore touché parce que tardivement affecté, semble être plongée dans un sommeil profond au point que l’OMS la secoue et la prévient d’une éventuelle tragédie humaine si des dispositions précautionneuses ne sont pas prises dare-dare. Au Sénégal, les autorités étatiques ont édictée des règles à suivre dans le respect scrupuleux des mesures-barrières, du respect de la distanciation sociale, des rassemblements publiques, de la fermeture de lieux de culte, des cérémonies religieuses. Nonobstant ces mesures salvatrices, il y en a qui font fi des interdits de l’autorité de l’Etat. Au nom de leur profonde croyance en Dieu, des confréries ont adopté une attitude de défiance vis-à-vis de l’Etat en se rendant dans leurs mosquées pour célébrer la prière de vendredi. Chose gravissime, le Kazu Rajab a été bien célébré à Touba et contrairement à la déclaration califale qui enjoignait les fidèles de célébrer la naissance de Serigne Fallou chez eux. Nonobstant l’injonction de la famille de Serigne Fallou, des fidèles ne se sont-ils pas rendus à Touba, ne se sont-ils pas rassemblés en masse dans les maisons hôtes pour magnifier la naissance du deuxième khalife des mourides ? Ainsi, les regroupements officiellement interdits ont été encore violés et pourtant l’Etat s’engonce dans une frilosité effarante en laissant certaines familles religieuses se comporter en hors-la-loi sans réagir énergiquement. D’ailleurs, l’image choquante de la République, c’est celle du secrétaire général du de la présidence de la République, Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui a prié dans la mosquée de Touba en violation flagrante du décret qui interdit les rassemblements publiques en pareille occurrence. Et que les Sénégalais ne soient point étonnés, dans quelques jours, au retour des pèlerins qui se sont rendus à Touba pour le Kazu Rajab, qu’il y ait une explosion des sujets contaminés. Et au cas où les célébrants du Kazu Rajab dissémineraient le virus très présent en latence à Touba, nous tiendrons l’Etat responsable de non-assistance de personnes en danger.
Aujourd’hui nous sommes embarqués malgré nous dans une guerre sanitaire qui, malheureusement, risque de faire plusieurs victimes si nous ne changeons pas nos comportements et si notre Etat continue de se coucher devant les marabouts qui ne sont pas au-dessus des lois. Ainsi, évoquer l’hypothèse de plusieurs morts dans un avenir ne résulte ni d’une fake news, ni d’un catastrophisme, ni d’une élucubration d’un oiseau de malheur sorti d’un roman d’épouvante, mais d’une simple rationalité : le taux de propagation du Covid-19 et son taux de mortalité sont afférents.
Il faut qu’on cesse de se prendre pour un pays exceptionnel habité par les plus grands saints du monde qui, outre-tombe, vont nous protéger de ce virus qui ne met pas d’identité nationale sur le visage de ses victimes. Le Sénégal n’est point un ilot béni de Dieu. C’est un pays comme les autres avec ses tares, ses défauts et ses mauvaises habitudes. Au lieu de participer à l’effort moral de guerre en sensibilisant les populations exposées sur mesures à prendre, certains pseudo-prêcheurs, écumant les médias et s’étant autoproclamés gardiens de la morale religieuse, nous vrillent les tympans en considérant cette pandémie comme la résultante de la prolifération des péchés de l’homosexualité, de l’adultère, de la franc-maçonnerie, de la perte de la foi religieuse et tutti quanti. Et par conséquent, il faut accepter passivement cette punition divine qui nettoiera l’humanité de ses impuretés.
Ailleurs, les autorités religieuses prennent part activement à la lutte. Ainsi, beaucoup de lieux de culte ont été fermés pour enrayer la propagation de l’épidémie. De Casablanca à la Mecque en passant par Jérusalem, elles ont appelé les fidèles à honorer les heures de prière à domicile. Le vendredi 20 mars, ces images resteront gravées dans nos mémoires : l’esplanade entourant la Kaaba, lieu le plus saint de l’islam, situé au cœur de la Grande mosquée de La Mecque en Arabie saoudite, était complètement vide. Le même phénomène était constatable à la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam.
Alors que chaque heure qui passe est précieuse pour lutter contre la propagation pandémique et éventuellement les morts, il semble évident que chacun a agi à son rythme. C’est ce dont témoignent les rassemblements dans les lieux de culte, la célébration des Magals, des mariages, des baptêmes, l’usage des transports urbains même s’il n’y plus de surcharge dans les cars et bus (il faut noter que la distanciation sociale de 1,5 m minimum n’y est pas de mise). Les mouvements sur le territoire sont encore trop nombreux et beaucoup constituent un vecteur de diffusion rapide du virus.
Au moment où le personnel soignant intrépide, la société civile responsable, l’association des imams et oulémas du Sénégal, certaines familles religieuses s’échinent à sensibiliser minute par minute les Sénégalais sur les dangers du virus, certaines confréries tiennent en toute conscience la prière de vendredi dans leurs mosquées respectives. En sus, le président de la République à qui tout le peuple a donné les moyens constitutionnels de veiller à sa santé fait preuve de faiblesse devant ces familles religieuses.
Avoir la volonté de freiner le virus ne peut marcher qu’avec l’adhésion de l’ensemble de la population aux mesures décidées. C’est effectivement dans ces moments de crise que l’Etat, dans la plénitude de son rôle, doit prendre ses responsabilités. En période de crise comme celle que nous traversons tragiquement, la puissance publique ne doit pas se situer dans la même temporalité que d’autres composantes de la société. Il doit aller au-delà et faire prévaloir son autorité sans crainte, sans faiblesse et sans discernement. En ce moment où le nombre de cas augmente de jour en jour, le président Sall doit agir vite en mettant en place un plan d’urgence assorti d’un confinement bien pensé et en faisant prévaloir l’autorité dont il est investi.
Autant le faire vite sans tergiverser, sans atermoyer. Certes cela a un coût financier, voire humain. Mais puisque nous nous acheminons irrémédiablement vers un scénario-catastrophe, autant confiner les Sénégalais chez eux pendant plusieurs semaines pour endiguer la maladie pendant qu’il est encore temps. Il y a va du salut de 15 millions de Sénégalais.

Saint-Louis: «Environ 85 personnes sont en train d’être suivies sur le terrain,dont trois cas contacts symptomatiques…»(Dr Seynabou Ndiaye, Région médicale)

https://www.dakaractu.com/Suite à l’article publié hier dans les colonnes  de Dakaractu pour alerter sur le mutisme des autorités sanitaires et administratives de la région de Saint-Louis sur le premier patient  testé positif enregistré dans la région et qui du reste serait le fait d’une transmission communautaire, les autorités sanitaires de la région médicale se sont adressées à la  presse.
Ainsi, la directrice de la région médicale de Saint-Louis, le Docteur Seynabou Ndiaye s’est exprimée en ses termes :  « Le cas positif du Coronavirus noté depuis samedi est référé au centre de Diamniadio. Nous sommes  en train de recenser les cas contacts par rapport au cas déclaré positif. Il y eu aussi une désinfection des lieux de travail et des lieux d’habitation. »
Le Dr Seynabou Ndiaye, de révéler que parmi les cas contacts  recensés, il y a des cas symptomatiques qui ont été  prélevés, les tests envoyés à l’institut Pasteur de Dakar, et les résultats  attendus  dans les prochaines heures.
« Aujourd’hui  nous avons recensé tous les cas contacts directs. Et parmi ces cas contacts directs nous avons eu des cas symptomatiques notamment  trois qui ont  été prélevés ce matin, les prélèvements ont été  acheminés à  l’institut Pasteur de Dakar et nous attendons les résultats incessamment », précisera t-elle.
Le Dr Seynabou Ndiaye de poursuivre :   »  à  peu près 85 personnes sont en train d’être poursuivies sur le terrain, et toutes les mesures  sont prises pour la bonne prise en charge de ces personnes dont certaines sont chez elles. »
La directrice de la région médicale de Saint-Louis  invite également la population à  appliquer les mesures d’hygiène édictées par  les autorités sanitaires afin de lutter contre la propagation de la maladie…

UN ANCIEN MINISTRE TESTÉ POSITIF, SA FAMILLE CONFINÉE

http://www.emedia.sn/Lui, ne fera assurément pas parti des hommes politiques qui seront reçus demain, séparément, par le chef de l’Etat Macky Sall. Selon des informations obtenues par Emedia, un ancien ministre de la République a été diagnostiqué positif au coronavirus en fin de semaine dernière. Dans la foulée, l’homme politique a été interné au centre d’isolation aménagé à l’hôpital de Diamniadio et les membres de sa famille avec qui il a été en contact ont été placés en quarantaine.
Dans le monde entier, la fièvre du coronavirus n’épargne aucun statut social. Dirigeants et sportifs de haut niveau, religieux, hommes politiques, stars des médias, du cinéma et de la musique, ou simples anonymes, tous y passent. L’exemple le plus patent est le Burkina Faso dont la classe dirigeante est fortement touchéeavec des députés et des ministres testés positifs et même la 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale décédée quelques jours après avoir été diagnostiquée positive à Covid 19.
Pour la plupart des cas, ce sont des porteurs asymptomatiques, qui ne présentent aucun signe clinique de la maladie. Dans d’autres pays, ce sont d’ailleurs ces célébrités qui portent le combat de la sensibilisation, à visage découvert, en faisant tomber le masque pour conscientiser le grand public. Malheureusement, sous nos tropiques, le voile du tabou continue d’envelopper les porteurs du virus qui a fini de faire le tour du monde, au point que certains, par un sentiment de peur ou de honte, en arrivent à poser des actes qui mettent en danger leur entourage et leurs compatriotes. BNF

Propositions pour des actions concrètes et décisives de lutte contre les impacts du covid19 Par Thierno Alassane Sall

La pandémie du coronavirus s’annonce comme un choc sanitaire, économique et social sans précédent dans l’Histoire de l’Humanité. Nous sommes aux portes d’un avenir lourd de graves incertitudes. Le temps est aux actions décisives et ambitieuses pour mitiger les conséquences du covid19 et aider les plus impactés.
Tout d’abord nous devons agir vite, l’Etat en premier lieu avec méthode et détermination, ensuite chaque citoyen avec civisme et responsabilité. Les effets du choc sanitaire sur des pays européens qui ont tardé à prendre la mesure de la gravité des risques sont patents : Italie, Espagne, France…et peut-être bientôt les USA (Californie). L’impéritie se paie au comptant, par la mise en quarantaine de pays entiers. Aucun pays africain ne saurait supporter un tel traitement. Il faut donc agir avec la plus grande fermeté encore qu’il est temps. Le virus est chez nous, ne lui permettons pas de s’y incruster en tergiversant sur l’ampleur des mesures à prendre comme certains des pays cités plus haut. La nature de l’ennemi ne semble pas nous laisser beaucoup d’options. A la grande différence des pays européens ou asiatiques, notre système sanitaire est en ruines et nous disposons d’une proportion limitée de compétences comparativement à la taille de notre population, les conditions d’hygiène sont déplorables du fait d’un manque d’infrastructures essentielles (eau courante, latrines…). Si la chose fût possible nous devrions agir plus vite et plus fort que les autres pays.
Ensuite l’Etat doit mobiliser toutes les ressources sanitaires et financières à la hauteur des risques. En appeler à la générosité des citoyens est certainement une bonne chose mais ne permettra pas de mobiliser en urgence des ressources conséquentes, d’autant que le Sénégalais est exsangue et que les perspectives économiques sinistres l’incitent à la parcimonie. Une quête citoyenne ne permettra pas d’acquérir en urgence les équipements sanitaires qui font si cruellement défaut et d’installer les centres de traitement des éventuels malades, le nombre viendrait il à augmenter drastiquement. Les équipements et produits sanitaires sont de plus en difficiles à se procurer sur les marchés internationaux, plusieurs pays ont interdit leur vente hors de leur territoire et la solidarité entre pays ne sera pas forcément au rendez-vous (cas de l’Italie avec l’Europe).
L’heure est venue de poser des actes à la hauteur du péril qui nous guette. Le Président Macky Sall a su mobiliser des ressources financières sans précédent comparativement à ses prédécesseurs pour des investissements non rentables et non prioritaires.
Aux grands maux les grands remèdes ! Macky Sall devrait montrer qu’il connaît cet adage en se mettant au travail pour remédier à notre système sanitaire sous le coma, plutôt que de transformer son ministre de la santé en l’homme à la sébile. En huit ans, il a dissipé en fonds secrets plus de 60 milliards ; plus de 360 milliards, selon ses propres dires, pour l’achat de véhicules. Quand la plus grave crise de notre histoire récente menace, il se targue fièrement de débloquer 1,4 milliard (une misère !) et s’engage sur une enveloppe de 64milliards.
Les économies budgétaires liées à la baisse du prix du pétrole (qui est passé en dessous de la barre de US$ 30 pour le baril du Brent depuis le 9 mars) pourraient financer tout ou une partie des mesures nécessaires. Une autre source de financement est la réorientation de l’investissement public vers les urgences actuelles et les vraies priorités.
En outre, au-delà de la construction et de l’équipement de lieux de traitement des éventuels malades, il faut contenir un autre choc qui a déjà fait des victimes. L’industrie du transport aérien et du tourisme enregistre des pertes significatives ; des fermetures d’hôtel sont déjà enregistrés à Saint-Louis et pourraient s’étendre dans toutes les zones touristiques. Au Sénégal, pour un emploi formel dans ces secteurs, ce sont plusieurs actifs informels qui gravitent autour : porteurs de bagages, agents de change, taximen, artisans et vendeurs d’objets d’art, guides touristiques. A mesure que les aéroports et les hôtels se vident, ce sont autant de sinistrés qui vivent au jour le jour qui se retrouvent dans un inconnu insondable.
A ces zones touristiques potentiellement affectées s’ajouteront de larges pans du pays qui survivent grâce aux transferts d’argent des émigrés. Beaucoup de ces derniers sont confinés dans le chômage (temporaire) en Amérique, en Europe, en Asie, et en Afrique du Nord. Durant la crise financière de 2008-2009, ces transferts avaient baissé de 9% soit une chute de US$ 126 millions (près de 60 milliards de F CFA de l’époque). La pandémie du coronavirus pourrait avoir un impact plus important en ce qu’elle pose des contraintes fortes sur la mobilité des travailleurs, et pourrait donc fortement impacter les émigrés qui ont des emplois journaliers, à temps partiel et d’autres types de travail précaire dans l’informel.
Qu’est-ce que Macky Sall prévoit pour atténuer le choc économique sur ces couches fragiles qui ne seront pas dans les réunions que le gouvernement compte tenir avec le Patronat et les entreprises dans le secteur formel ? Plusieurs pays à travers le monde ont déjà pris des mesures fortes et immédiates pour aider leurs citoyens et leurs entreprises à mitiger l’impact de la crise qui se déroule sous nos yeux (l’annonce de la création d’un fonds comme l’a fait le gouvernement n’est pas une action immédiate qui va aider rapidement les impactés).
Du côté des citoyens et des ménages, les mesures incluent l’augmentation ou l’introduction de transferts monétaires aux ménages (qui en ont vraiment besoin et non pas sur la base de calcul politique), la prise en charge presque totale des frais médicaux liés au covid19, des subventions sur les frais médicaux plus généralisés, des moratoires sur le paiement d’autres services de base (électricité, eau etc.), des subventions sur les congés maladies payés etc. Plusieurs pays ont également élargi leurs programmes nutritionnels, notamment pour compenser la fermeture des écoles qui mettaient en œuvre des programmes de nutrition.
Du côté des entreprises, l’expérience internationale montre un ciblage des mesures dans les secteurs directement affectés par la crise. Les mesures introduites incluent le report du paiement des impôts et taxes des entreprises en situation difficile dans les secteurs affectés, le remboursement accéléré des créances de l’Etat à toutes les entreprises et surtout aux PME et le respect des délais de paiement, la mise en place de ligne de financement d’urgence pour les PME dans les secteurs affectés et diverses autres mesures pour pérenniser les entreprises et l’emploi. Des pays comme l’Inde ont mis en place des appuis financiers spécifiques pour les auto-entrepreneurs notamment dans l’informel. Dans le cas de notre pays, même si beaucoup d’auto-entrepreneurs autour des secteurs affectés sont dans l’informel, ils sont néanmoins identifiables à travers divers outils et mécanismes que l’Etat pourrait rapidement utiliser (carte de métier ou de commerce, identification avec l’appui des associations ou syndicats professionnels etc.).
La pandémie covid19 soulève des défis majeurs pour notre pays mais nous avons la chance de pouvoir tirer des leçons des expériences de plusieurs pays qui font face à cette crise avec détermination. Il appartient à l’Etat et au Président Macky Sall d’agir pour mobiliser tous les moyens financiers nécessaires (qu’il a su par ailleurs trouver sur d’autres sujets moins graves et prioritaires) pour répondre à cette crise et aider les plus impactés. La République des Valeurs

Dr Camara: «on n’a pas le choix, on va vers un confinement général!»

http://www.dakarmatin.com/Chef de l’Unité de Bactériologie du laboratoire de bactériologie-virologie à l’Hôpital Aristide Le Dantec, Dr Makhtar Camara est formel. Pour le Virologue, on va vers le confinement général pour éviter la propagation de Covid 19. « On a pas le choix. On va vers le confinement général », a déclaré M. Camara qui appelle à une grande solidarité collective, le cas échéant.
Selon le spécialiste, en cas de confinement général, les Sénégalais doivent s’entraider pour surmonter cette épreuve. D’après lui, le pays compte beaucoup de milliardaires. Ces derniers, estime-t-il, doivent apporter leur aide financière à l’Etat au profit de l’intérêt des populations. « Cette maladie ne connait pas de race ni de religion encore moins de rang social. Donc, il faut que les gens soient solidaires pour le bouter hors du pays », soutient-il.

CORONAVIRUS: L’APPEL DES INFIRMIERS ET INFIRMIÈRES DU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn/L’association des infirmiers et infirmières du Sénégal élève la voix pour réclamer plus de moyens pour faire face au coronavirus. A les en croire, les postes de santé sont sous équipés, et les équipes de soins doivent également être renforcées. Des exigences formulées par leur président, Ismaïla Mbaye après que 3 membres du personnel médical ont été contaminés au coronavirus. Il s’agit des 3 cas de contaminations communautaires répertoriés à Thiès.
« Si vous partez à la guerre, si vous n’avez pas d’armes vous êtes inquiets, motive Mbaye, interrogé par Sud fm. C’est le cas au niveau des structures sanitaires, des centres, et des postes de santé. Parce qu’aujourd’hui, le mal est là, il ne faudrait pas qu’on attende et mettre le matériel au niveau des structures les plus proches seulement. Il faudrait très rapidement mettre au niveau de l’ensemble des postes de santé, des hôpitaux, des centres de santé, du matériel et des produits nécessaires au processus. Donc, l’insuffisance est là. (Il faut) renforcer aussi le dispositif. Voir combien d’infirmiers nous avons au niveau des structures sanitaires ? Etant entendu qu’on a commencé à avoir des cas, donc il faudrait qu’on renforce les équipes de soins. Recruter les nouveaux dans des équipes dirigées par les plus expérimenter pour continuer la prise en charge. Mieux s’organiser pour éviter l’encombrement. »

Il lance également « un appel pour l’organisation du transport du personnel. »

Par ailleurs, les infirmiers n’oublient pas le « besoin » de formation ? Car dit leur président : « Aujourd’hui, dans le cadre du dispositif, les formations sont mises en œuvre mais peut-être y penser quand le mal n’est pas encore là. Aussi, la formation devrait être destinée à l’ensemble du personnel soignant sans distinction aucune. La mise à disposition de tout ce qui est affiche, protocole, et directive nécessaire en cas d’insuffisance pour permettre de relayer l’information. »
« La plupart des agents infectés l’ont été au moment d’enlever leurs équipements de protection individuels », signale-t-il.
Les agents contaminés sont actuellement pris en charge à l’hôpital régional de Thiès.
Dakar, Thiès, Diourbel (Touba), Saint-Louis, et Ziguinchor sont les zones touchées au Sénégal. Dié BA

300 bouteilles de savon liquide, 300 bouteilles d’eau de javel, une caisse de solution hydro alcoolique,tenues avec masques, lunettes destinés au personnel médical: Gaye Wilane, l’épouse du ministre de l’Intérieur,«désinfecte» Linguère

https://actusen.sn/Consciente de la gravité de l’épidémie du coronavirus, Madame Ndiaye, dite Gaye Wilane, l’épouse du ministre de l’Intérieur, n’a pas rasé les murs. La preuve, elle a offert un important lot de produits détergents aux populations de la Commune de Linguère. Pour les assister, dans ce contexte surréaliste de la Covid-19. Pour ce faire, elle n’a pas lésiné sur les moyens, avec à la clé, un don composé de 300 bouteilles de savon liquide, 300 bouteilles d’eau de javel, une caisse de solution hydro alcoolique, des dizaines de tenues avec masques, lunettes destinés au personnel médical…
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale semble plus que déterminé à freiner l’épidémie du coronavirus, qui se propage, chaque jour, au Sénégal. Mais Abdoulaye Diouf Sarr n’est pas seul dans son combat, car il a commencé à obtenir le soutien de quelques bonnes volontés. Et parmi celles-ci, l’épouse du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Madame Ndiaye, dite Gaye Wilane, pour ne pas la citer, nommément, a remis, ce samedi, un important lot de matériels entrant dans le cadre du dispositif de lavage des mains.
Ce don est composé, entre autres, de 300 bouteilles de savon liquide, 300 bouteilles d’eau de javel, une caisse de solution hydro alcoolique aux populations de la Commune de Linguère. Ce n’est pas tout, car la first-Lady de Linguère, de par les nombreux actes qu’elle ne cesse de poser dans la Ville, a remis aussi au personnel médical 20 tenues avec masques et lunettes. Et tous ces matériels ont été reçus par l’adjoint au maire de Linguère, Ibrahima Lo, en présence du Médecin-chef du District de Linguère, docteur Ndoye.
Très connue au sein des populations, notamment auprès des femmes qu’elle a souvent accompagnées dans la formation, pour renforcer leurs capacités opérationnelles, la «première Dame» de Linguère a, également, filé un petit coup de main à son époux. Pour ce faire, dans le cadre des efforts consentis par la Municipalité, en termes de salubrité, Gaye Wilane a offert 20 brouettes, 20 pelles, 20 balais et 20 râteaux.
Aussi, Madame Ndiaye a salué les efforts consentis, jusqu’ici par les autorités tant locales que nationales, aussi bien administratives que médicales, dans la lutte contre cette Pandémie. Toutefois, ces dons estimés à des millions de F Cfa ont été, hautement, appréciés par le représentant du maire et le médecin-chef du District de Linguère, le docteur Ndoye qui l’ont, au nom des populations bénéficiaires, remerciée.Mansour SYLLA, (Actusen.sn)

Bloqués à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie depuis huit jours, une vingtaine de Sénégalais souffre le martyre.

https://www.dakaractu.com/Une vingtaine de sénégalais, essentiellement des commerçants, sont bloqués à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Ils appellent l’Etat du Sénégal au secours et promettent de se mettre à la disposition des autorités sanitaires une fois qu’ils seront rapatriés.
Depuis dimanche dernier, ils sont dans l’expectative. Ils, ce sont 21 sénégalais bloqués à Guerguerat, à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie.
Essentiellement composé de commerçants, le groupe qui compte 4 femmes et 17 hommes est revenu de la capitale marocaine, distante de la frontière de 1903 kilomètres mais s’est vu refusé l’accès en Mauritanie en raison des mesures mises en œuvre par le royaume chérifien depuis l’apparition du coronavirus.
« Nous sommes arrivés ici dimanche 15 mars et notre surprise a été grande de voir que nous pouvions pas franchir la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Deux d’entre nous avaient même réussi à passer au scanner leurs voitures, mais ils ont été sommés de descendre et de rester en territoire mauritanien », se plaint Vieux Tamsir Guissé.
Ce commerçant qui fait ce trajet depuis une dizaine d’années renseigne qu’ils ont été obligés à rebrousser chemin et actuellement, ils se trouvent à Bir Gandouz, un village marocain à 80 kilomètres de la frontière avec la Mauritanie. « Actuellement, nous passons la nuit dans nos voitures et mangeons très mal », geint Tamsir Guissé qui pour ce voyage est accompagné de son épouse.
Abandonné à son sort, le convoi composé de 6 véhicules dont 5 fourgonnettes et un bus de 50 places réquisitionnés pour contenir des marchandises en appelle à la sollicitude des autorités sénégalaises. « Nous sollicitons l’intervention des autorités sénégalaises auprès de leurs homologues marocaines pour qu’on nous laisse passer », réclame le porte-parole du groupe.
« Aucun membre du groupe n’est souffrant au moment où je vous parle. On se porte très bien. Mais il n’empêche, on se soumettra à toute exigence des autorités une fois arrivés au Sénégal. On accepte d’être mis en quarantaine », assure-t-il.

Saer Ndao gouverneur de Kédougou: «16 personnes seront mises en isolement dans un lieu sûr»

https://actusen.sn/Le gouverneur de la région de Kédougou Saer Ndao a fait face à la presse pour faire la situation qui prévaut à Kédougou. Après le recensement des 60 cas contacts avec la dame testée positive dans un bus en partance pour Kédougou dimanche dernier, Saer Ndao a annoncé la mise en isolement d’une quinzaine de personnes dans un endroit sûr de la commune.
«Nous avons avec les autorités sanitaires fait le point sur la situation actuelle du Covid 19, c’est pourquoi nous avons décidé de mettre près de 16 personnes en isolement pour ceux qui ne peuvent pas le faire chez eux le temps de leur observation des 14 jours. Je précise que toutes ces personnes ne sont pas malade, elles se portent comme vous et moi, les autorités médicales ne s’y opposent pas quand à leur isolement à domicile», préconise le gouverneur.
Il a demandé à certains qui se donnent le luxe de critiquer et de dire du n’importe quoi dans les réseaux sociaux sans aucune preuve de savoir raison gardée car les autorités sont en train de faire tout leur possible pour que Kédougou n’enregistre pas de cas positif de coronavirus.
Saer Ndao a salué le pragmatisme du maire de Kédougou Mamadou Hadji Cissé qui a mis à la disposition du comité un bâtiment équipé et nous avons mis l’eau et l’électricité pour assurer une bonne qualité de service des personnes qui seront mises en isolément.Lama Sidibé Correspondant à Kedougou (Actusen.sn)

Docteur Abdoulaye Bousso: «5 régions sont touchées par l’épidémie et il faut s’attendre à de nouveaux cas dans  les jours à venir»

https://actusen.sn/ «5 régions sont touchées par la pandémie. Nous n’avons pas de cas graves mais il est important que les mesures soient respectées parce qu’aujourd’hui, au vue du profil épidémiologique, il faut s’attendre à de nouveaux cas. Plusieurs personnes sont  mises en quarantaine après leur retour de voyage. Et ces personnes isolées seront édifiées sur leur sort dans 14 jours et leurs résultats peuvent être positifs», l’alerte a été faite par le Directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaire  (Cous), Dr Abdoulaye Bousso qui a assisté hier le point de presse du ministère de la santé fait savoir que plus de 1000 contacts suivis et 969 sont sortis du cadre de suivi.
Concernant la propagation de cette épidémie, Docteur Bousso a annoncé que d’autres sites seront mis à contribution pour une meilleure prise en charge des patients infectés par le virus. «En termes de prise en charge aujourd’hui, nous avons 3 sites. A Dakar, c’est toujours le service des maladies infectieuses de Fann, l’extension de l’hôpital de Diamniadio et le centre de Touba. Aujourd’hui, nous avons un 4ème qui est le centre hospitalier régional de Ziguinchor où est le patient qui a été testé positif dans cette localité», a-t-il dit.
A l’en croire, «nous avons en perspective d’augmenter la capacité de prise en charge au niveau de Saint-Louis. Nous allons mettre en place dès la semaine prochaine à l’hôpital de Saint-Louis, un centre de traitement qui pourra accueillir les patients. A Kaolack, il y a le service des maladies infectieuses de l’hôpital. A Thiès, la structure de santé où ont été diagnostiqués les cas à Thiès va servir de centre de traitement. Nous allons appliquer la même stratégie que nous avons eu à utiliser au niveau de Touba».

Kaolack: Le cas positif de Ziguinchor avait séjourné pendant 3 jours à Sibassor…Les autorités mettent en quarantaine 4 familles dont 32 personnes.

https://www.dakaractu.com/Comme il a été annoncé dernièrement, le cas déclaré positif à Ziguinchor avait fait une escale à Kaolack, plus particulièrement dans la commune de Sibassor où il a passé trois jours avant de se rendre dans le sud du pays.
D’après une source de Dakaractu, le voyageur qui avait quitté Dakar, avait été hébergé par une famille à Sibassor. Et hier tard la nuit, les autorités sanitaires, administratives et les forces de l’ordre, se sont rendues dans cette commune où elles ont procédé à la mise en quarantaine de 4 familles (4 maisons) dont 32 personnes.
Au total, y compris les 2 contacts à Dakar, la liste s’allonge donc à 34 personnes mises en quarantaine.Nous y reviendrons…

106 personnes contactes mises en quarantaine à Thiès

https://www.seneweb.com/Le coronavirus est maintenant bien une réalité à Thiès. 106 personnes sont mises en quarantaine, selon le médecin chef du district de Thiès qui reconnait que la situation se complique à Thiès.
Pour le moment, personne ne sait pas s’ils ont contracté la maladie ou pas. Le médecin-chef a, par ailleurs, confirmé les 3 cas détectés, ce week-end, à Thiès.

La Proposition Osée D’Atepa: «Transformer Dakar Arena En Hôpital »

https://www.xibaaru.sn/Le complexe sportif Dakar Arena, situé à Diamniadio et contenant 15 000 places assises, pourrait constituer un centre de soins adéquat dans la lutte contre le Coronavirus si on suit les propositions de Pierre Goudiaby Atepa.
« Avec un budget d’un milliard au moins, il est possible de faire de ce complexe un centre médical », a déclaré l’ architecte sénégalais de renom. Le designer du Monument de la Renaissance Africaine est disposé à participer à l’aménagement provisoire du stade pour le bien de tous.
Selon lui, emmener les cas suspects dans les hôpitaux participe à l’encombrement de ceux-ci, mais propage aussi le virus à des sujets déjà affaiblis par leur état de santé, relate 24 Heures.

Macky Sall va recevoir Idrissa Seck, Ousmane Sonko,Abdoul Mbaye…mardi dans l’après-midi

https://www.pressafrik.com/Le président de la République, Macky Sall, va recevoir, mardi dans l’après-midi, les membres de l’opposition, selon nos informations. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le coronavirus qui a fait à ce jour 67 cas confirmés dont 5 guéris. Il sera question de recueillir leur avis et propositions sur des mesures à prendre en cette période difficile où le covid-19 touche de plus en plus de personnes.
Sauf changement de dernière minute, Idrissa Seck, Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko et d’autres membres de l’opposition, vont prendre part à la rencontre. Ils seront reçus individuellement par le chef de l’Etat pour éviter les rassemblements, comme le stipule l’arrêté ministériel.
Pour appel, quelques jours après l’annonce du cas confirmés du coronavirus au Sénégal, les opposants, notamment Abdoul Mbaye via Tweeter, Karim Wade depuis Doha, capitale du Qatar, avaient lancé des messages dans lesquels ils félicitaient le président de la République suite à ses décisions prises dés le début de la pandémie concernant l’arrêt des cours dans les écoles et universités. Aminata Diouf

Le Confinement…Ce Mal Nécessaire Qui Va Affamer Les Ménages

https://www.xibaaru.sn/Confinement des Sénégalais face au coronavirus : Les dégâts collatéraux d’une telle mesure.Le Sénégal fait face à l’invasion d’un ennemi très puissant, dangereux, très mortel rendu par son invisibilité qu’est le coronavirus. Pour lui faire face et le tenir en échec, aucune mesure n’est de trop. L’on parlait tantôt de l’insouciance dans le comportement des Sénégalais face à l’ennemi. La guerre contre le coronavirus est engagée. Dans une situation de guerre, des mesures comme l’état d’urgence, le couvre-feu, le confinement des populations deviennent nécessaires. Le Sénégal en est à cette situation, et l’autorité tarde à prendre les mesures qu’il faut. Comme si, l’heure est au tâtonnement. Prendre des mesures de restriction contre la liberté de circulation et d’agir des populations devient plus qu’urgent.
Des mesures qui impacteront négativement dans certains endroits du devenir d’une large frange de la population, il est vrai, mais qu’il convient de prendre. C’est dire que dans la guerre engagée contre le coronavirus, les dégâts collatéraux ne manqueront pas. La majeure partie des Sénégalais tirent quotidiennement le diable par la queue.
C’est tout un secteur celui dit informel qui sera le premier à souffrir des conséquences des mesures dont l’Etat est obligé de prendre face à la situation. Du marchand, vendeur ambulant, au charbonnier, restaurateur, ce sont des millions de personnes à avoir à souffrir des conséquences de la situation, si l’Etat prend les mesures restrictives, hélas obligatoires pour lutter contre le coronavirus.
Des mesures qui causeront, il est vrai un désastre sur le plan économique et social. La question va être quelle doit être la solution pour venir en aide aux millions de Sénégalais qui vont souffrir, mais qu’il faut sauver du coronavirus, en les obligeant au confinement qui ne peut qu’être désastreux. L’Etat du Sénégal, malgré la modestie des moyens, ne doit pas défaillir face à ses obligations. C’est dire que l’Etat doit consacrer une partie des fonds collectés dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, mais lui-même débloquer un montant pour soutenir les populations dont la plus grande partie est confrontée chaque mois au paiement du loyer, de l’eau, de l’électricité, sans compter la dépense quotidienne.
Une chaine de solidarité doit être développée partout au Sénégal durant cette terrible épreuve. Les Sénégalais à quelque échelon qu’ils se situent doivent être conscients de la situation. Des sociétés comme SENELEC, SEN’EAU, les agences immobilières, les propriétaires de maisons qui les louent, chaque entité est appelée à jouer son rôle dans cette chaîne de solidarité à mettre en place.

CORONAVIRUS–L’agenda politique contaminé/Karim toujours en quarantaine

https://oeildumonde.com/Par le passé, ailleurs, à travers l’Afrique, on a connu de graves crises politiques, sous le mode d’une tragédie. Dans certains Etats, des conférences nationales ont été tenues et des gouvernements d’union nationale formés pour restaurer l’équilibre constitutionnel.
Depuis les indépendances, le Sénégal a été épargné. On a connu des soubresauts en 1962, en 1968 et 1988. Très vite, un code électoral consensuel a été élaboré, emportant l’adhésion de toute la classe politique. On a même connu l’expérience d’un gouvernement de majorité présentielle élargie, sans qu’il y ait préalablement effusion de sang. Même les évènements ayant précédé la présidentielle de 2012, dans la foulée de ce qui était perçu comme une volonté de Me Abdoulaye Wade d’instiguer une dévolution monarchique du pouvoir au profit de son fils Karim, n’entraina pas des conséquences pareilles à celles que d’autres pays ont vécues.
Mais avec l’accession de Macky Sall au pouvoir, la machine du consensus a été de nouveau dérèglée, après l’emprisonnement de Karim Wade et de Khalifa Sall, l’institution du parrainage populaire et d’autres actes qui feront contester les résultats de la présidentielle de 2019. Ainsi, réélu il y a un peu plus d’un an, Macky sall ne réussit pas à convaincre toutes les forces politiques autour de la nécessité de dialoguer, comme il l’a souhaité. Pis, on a assisté à un réchauffement du front, avec la création, successivement, de Aaar li niu bok et de Nio Lank. Qui plus est, en ne tranchant pas définitivement la pomme de discorde au sujet de la volonté qui lui est prêtée de briguer un 3e mandat, Macky Sall ouvrait un autre front dans son propre parti. Les sorties de certains faucons parmi ses lieutenants laissaient s’apercevoir qu’on était dans une veillée d’armes avant l’assaut final contre les « dauphins » présumés.
C’est dans contexte de tensions croissantes que le Coronavirus est apparu par une opération du Saint-Esprit pour remodeler l’agenda politique dans le sens d’imposer un calme précaire.
Aux dernières nouvelles, Macky Sall recevra demain les leaders de l’opposition, dont Ousmane Sonko, qui n’avait pas souscrit au dialogue.

Le cas Karim  

Seulement, sur la liste, dévoilée par une certaine presse, des invités à la table du chef de l’Etat, on ne voit pas le nom de Karim Wade. Pas plus tard que la semaine passée, le fils de l’ancien président de la République, s’associant à l’élan de solidarité suite à l’apparition du Covid-19 au Sénégal, a toutefois rappelé son statut peu enviable « d’exilé forcé » au Qatar. Le Parti démocratique sénégalais s’étant classé deuxième à l’issue des dernières élections auxquelles il a participé en 2017, peut-on discuter avec le reste de l’opposition en son absence ? De plus, sur l’affaire des étudiants sénégalais retenus en Chine, Me Abdoulaye Wade avait pis le contre-pied du gouvernement, signant par-là même sa première sortie post-retrouvailles avec Macky. Lors de la crise de 1989 avec la Mauritanie, le pape du Sopi n’avait pas rallié la ligne pacifiste du président Abdou Diouf. Pour le cas présent, le Pds va-t-il rejoindre Macky dans ce combat contre le Coronavirus ?

Covid-19 au Sénégal, les limites d’un confinement Par Dr Ndongo Mané Kébé

https://www.pressafrik.com/On est nombreux à se demander pourquoi la population ne reste pas confinée chez elle. A mon sens, c’est du, en grande partie, à une question de survie économique. Il s’agit d’un instinct naturel plus fort que tout et qui a toujours gouverné le monde.

Le confinement a un coût

Combien de sénégalais peuvent se permettre le luxe de rester chez eux, sans travailler, en puisant aisément de leurs réserves ou attendre tranquillement le salaire du mois.
La réalité est que notre Economie est dominée par le secteur informel et le sous emploi où une bonne partie des acteurs gagnent la dépense quotidienne au jour le jour. Du coup l’épargne y est faible, presque inexistante, parce que le revenu est y tout simplement trop faible. Le chef de famille qui est dans cette situation met à contribution sa femme et ses enfants, parfois qui ne sont pas en âge de travailler, afin de l’appuyer dans sa charge.
L’agent économique qui est dans une telle précarité se trouve dans une logique de maximisation pour se préparer à la situation la plus désastreuse. Laquelle situation est calée, dans son entendement, à son degré d’optimalité. Par conséquent, dans un tel pays, le confinement doit être accompagné de mesures économiques fortes.
Pour l’instant le Fonds de riposte et de solidarité « Force Convid-19 », mis en place par l’Etat du Sénégal, reste encore imprécis dans ses modalités d’actions et dans ses cibles. Encore que cela devrait être opérationnel après évaluation des effets de la crise sur l’économie. Ainsi, pour l’heure, il est loin de rassurer les acteurs économiques. Notamment, l’incertitude qui domine actuellement le monde de la finance fait que même les banques sont gagnées par une certaine frilosité par rapport à certains risques.
Loin de légitimer le non respect des recommandations et en évitant l’Etat à se donner les moyens d’un confinement satisfaisant, explorons parallèlement d’autres stratégies beaucoup plus adaptées à notre réalité. Il pourrait s’agir, entre autres, de généraliser les tests, comme le suggère l’OMS, à travers par exemple une Campagne de test systématique de proximité Covid-19, afin de mieux identifier les personnes à risque.Aminata Diouf

«DÉSORMAIS, ON SE LÈVE ET ON SE BARRE !» PAR FADEL DIA

http://www.sudonline.sn/Se lever et se barrer quand le message religieux est équivoque, c’est peut-être désormais la seule manière d’exprimer ses réserves sans mettre sa vie en danger car nous vivons dans un pays où trop d’hommes sont jugés infaillibles
Ces mots un peu désinvoltes ont été prononcés dans une toute autre circonstance que celle qui nous occupe ici  mais ils devraient être les mots d’ordre de tous ceux qui voudraient refuser la subjugation et les dictatures. Se lever et se barrer est un acte isolé, une décision individuelle et solitaire, mais cela peut devenir un acte contagieux et cela peut changer le monde.
Ils ont perdu une belle occasion de «  se lever et de se barrer » les étudiants, les professeurs, les patriotes, tous ceux qui, le 26 juillet 2007, dans le grand amphithéâtre de l’université Cheikh Anta Diop, ont subi dans un silence protocolaire, l’affligeant, l’outrageant, discours de Nicolas Sarkozy qui affirmait péremptoirement que « l’homme africain n’est pas entré dans l’Histoire  (et que dans son) imaginaire  il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès… » .Cette tirade était un déni de notre passé mais surtout un acte de violence contre notre dignité et face à un acte de violence «  il n’y a pas de témoins, il n’y a que des participants »…
« Se lever et se barrer » c’est, quelquefois au contraire, rester assis, se cramponner à sa place et éconduire ceux qui vous la contestent. C’est ce que fit, le 1e décembre 1955, une frêle quadragénaire afro-américaine, Rosa Parks, petite couturière et femme de ménage à l’occasion, en refusant d’obéir au conducteur de bus qui lui intimait l’ordre de céder son siège à un passager blanc, conformément à la législation en vigueur.
Se lever et se barrer c’est encore, d’une certaine manière, ce que firent, pendant 381 jours, ses compatriotes noirs de Montgomery en Alabama, en boycottant la compagnie de bus de la ville et en se rendant à leur travail souvent à pied. Pour eux Rosa Parks avait été la femme qui s’était assise pour qu’ils restent debout et celle qui avait ouvert la lutte pour la conquête de leurs droits civiques…
Se lever et partir c’est comme agiter une banderole, c’est proférer une parole silencieuse, ce n’est pas la seule réponse possible mais c’est quelquefois la seule qui nous est laissée et c’est celle qui comporte le moins de risques. On peut interpeller celui qui crie ou perturbe l’ordre, on peut maitriser celui qui se livre à du vandalisme, mais quelle violence peut-on opposer à celui qui, sans mots ni gestes inutiles, quitte une salle ou une assemblée comme s’il était pressé par un besoin naturel urgent ou s’il y avait nécessité pour lui de prendre de l’air ?
Se lever et partir c’est donner une réponse à ceux qui confondent majorité et totalité, c’est une riposte idéalement opposable aux hommes politiques en général et notamment aux gouvernants, qui ne s’expriment qu’ex cathedra, derrière le paravent des apparatchiks et de l’appareil d’Etat, qui ne peuvent ni être interpellés ni être interrompus. Rien n’est plus désastreux pour leur crédit qu’une salle qui se vide, qu’un meeting qui se désagrège, car leur pouvoir, et c’est leur point faible, n’a que la force que veulent lui attribuer ceux qu’ils gouvernent.
Mais « se lever et se barrer », quitter les sermons, les prêches et tous les happenings religieux, peut aussi être une réponse appropriée face aux féodalités maraboutiques. Lorsque les religieux s’érigent en monarques, qu’ils ouvrent des brèches au lieu de dresser des digues contre les calamités, lorsque c’est notre survie qui est en cause, c’est vers ceux qui savent que nous devons tourner nos regards et c’est précisément ce que nous recommande le Coran, et dans ce qui nous occupe ici, ceux qui savent ce sont les médecins, les virologues ,les épidémiologistes, etc.
La foi n’est pas incompatible avec la lucidité et la vérité est que notre pays est une terre d’émigration, que notre diaspora habite les pays où le covid 19 commet le plus de victimes (plus de 800 morts en une seule journée en Italie !), qu’elle est même concentrée dans les régions les plus infectées de ces pays.
La vérité c’est que le covid 19 est un ennemi que l’on connait mal et contre lequel on n’a aucun remède, qu’il  n’est pas ségrégationniste comme on l’avait cru, qu’il s’attaque de la même façon à tous les êtres humains, quels que soient leur âge, la couleur de leur peau, leur croyance.
La vérité c’est  que nous sommes un pays pauvre, que nous manquons de personnel et d’infrastructures de santé, en nombre comme en qualité, d’équipements médicaux (la France a besoin de 20 millions de masques par semaine !), que nous dépendons de l’aide et quelquefois de la pitié de nos partenaires.
La vérité c’est que, rapporté à sa population, le Sénégal est à ce jour le pays le plus infecté d’Afrique noire, que notre capacité d’accueil est déjà saturée, que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint, que ce que nous prenons à la légère porte ailleurs le nom de guerre et de plus grande catastrophe sanitaire depuis un siècle.
La vérité c’est que plus d’un milliard de personnes, parmi les plus riches du monde, sont confinées dans leurs résidences, soumises à de sévères sanctions en cas de désobéissance, que leurs activités de production non essentielles sont pour la plupart au point mort, mais que cela n’a pas arrêté totalement la propagation du virus.
La vérité c’est que la Chine, la Corée du sud ou Taiwan ont donné la preuve que la riposte la plus efficace face à la pandémie c’est la discipline, la rigueur, le sacrifice…
Se lever et se barrer quand le message religieux est équivoque, c’est  peut-être désormais la seule manière d’exprimer ses réserves sans mettre sa vie en danger car notre monde n’est toujours pas venu au bout des fanatismes et que nous vivons dans un pays où trop d’hommes sont jugés infaillibles. Mais les réserves à l’encontre des féodalités maraboutiques ne sont pas une hérésie ni une révolte contre l’Islam, qui est une religion sans clergé, une religion d’individus qui met chaque fidèle face à sa conscience et face à son Seigneur et qui ne fait pas de l’appartenance confrérique un dogme…
Quant à ceux qui nous gouvernent, leur mission fondamentale est de faire l’avenir : le nôtre est aujourd’hui menacé et ceux qui le mettent en danger doivent être leurs premiers adversaires …

Covid-19 et la mort–Réflexion philosophiques sur une pandémie Par Bacary Domingo MANE

L’irruption et la propagation de la maladie à coronavirus (Covid-19) nous met face à l’horizon indépassable de la mort. La panique et surtout la peur de l’irréparable qu’elle charrie, sont symptomatiques d’une société profondément ancrée dans une réalité capitaliste où l’avoir, la production et la consommation plongent le citoyen du monde dans une frénésie telle, qu’il n’a pas le temps de réfléchir à sa finitude ou destinée. Le «citoyen-consommateur» est tellement noyé dans le train-train quotidien, que la question de la mort ne taraude son esprit ou du moins accessoirement, lequel est plutôt envahi par le stress, fruit d’une insatisfaction quasi obsessionnelle à agrandir son espace physique. Il accumule les biens acquis parfois par des méthodes qui enlèvent à l’humain ce qu’il a de singulier et d’essentiel : la dignité. Aveuglé par l’avoir, il piétine, tel un bulldozer, toutes les valeurs qui cimentent les rapports entre les individus. Mais au sommet de sa vanité culmine le futile qui constitue le voile qui l’empêche de regarder la réalité de la mort en face. Il n’y pense que comme une parenthèse lorsqu’un proche en fait l’expérience.

La mort en face

Tel un cheveu sur la soupe, la pandémie de coronavirus nous jette la mort en pleine figure. Elle envahit notre quotidien : des hôpitaux débordés, des comateux, des malades en attente de l’instant fatidique, des patients qui doutent, des personnes qui ont lutté jusqu’au dernier souffle contre le virus, des médecins dépassés…Ajouter à ce tableau, le décompte macabre des médias qui montrent les dépouillent alignées, et des fosses communes.
La mort est partout et l’humanité se met à découvrir que c’est l’élément résiduel de tout problème. Son imaginaire crée la suspicion chez les individus qui pensent que c’est l’autre qui est à l’origine de leur malheur. Du coup, les relations changent. Chacun se barricade, dresse sa baie vitrée, et multiplie les gestes barrière. Les villes sont devenues de vastes prisons à ciel ouvert et les maisons transformées en cellule.

L’altérité mise à rude épreuve

Les vocables : «confinement», «mise en quarantaine», «isolement», etc. renvoient à la question de l’altérité. L’autre est vu sous le prisme de l’obstacle à une vie saine et épanouie. Il est désormais celui qui peut me donner la mort en me transmettant le virus. L’autre n’est plus considéré comme mon semblable, porteur d’un humanisme, mais chosifié parce que renfermant dans ses entrailles le Covid-19. Nous sommes dans une sorte de solipsisme régressif, avec un moi qui va jusqu’à nier la réalité de l’autre. C’est l’instinct de conservation, cet amour de soi «infaillible» et toujours conforme à l’ordre.
Le coronavirus nous ramène à l’état de nature, au-delà de cette solidarité de façade qui pourrait acter la fausse socialisation du «loup». Il met à nu l’individualisme débridé de l’homme qui a toujours succombé à la tentation d’être le centre du monde. C’est d’un air amusé que nous guettons sur les antennes des radios ou dans les colonnes des journaux, les noms des fameux «bienfaiteurs» qui ne se soucient guère de la pureté de leurs actes. Ils ne boudent pas un seul instant le plaisir de voir l’humanité toute entière chanter leurs louanges. Le bien n’est pas fait pour le bien mais pour ce qu’il procure. Nos bienfaiteurs n’ont pas choisi la discrétion, mais le tintamarre. Même du malheur, ils veulent tirer une jouissance personnelle. Le Covid-19 nous révèle à nous-mêmes, humain trop humain !

Vanité en deçà, corona au-delà !

Nous sommes des êtres fragiles, dans un monde dont la marche semble dictée du dehors. En dépit des inventions qui ont révolutionné nos modes de vie, avec ces gratte-ciel qui titillent le ciel, ces machines intelligentes, ces vaisseaux qui ont conquis d’autres planètes, etc. il y a beaucoup de choses qui se cachent à la compréhension de l’humain. C’est pourquoi le coronavirus nous met en face de notre propre vanité. Cet infiniment petit est un mystère pour les chercheurs du monde entier. L’humanité est en face d’un virus intelligent, si l’on s’en tient à la symbolique du mot corona qui signifie en latin ou grec le «recourbé»,  couronne. Laquelle renvoie à la tête des princes, empereurs, rois ou chefs, le siège de la connaissance. Et du point de vue astronomique, corona ou couronne, est un milieu en perpétuelle évolution et dont l’équilibre est parfois brutalement rompu par le passage d’ondes de choc.
Le covid-19 s’invite au banquet de l’innommable, de l’indicible en nous confinant dans le champ de ce qui est humainement accessible. Il nous met en face de nos propres limites, jusqu’à preuve du contraire. S’il arrivait à la science de connaître un jour l’origine de ce virus aux fins de proposer un antidote, le mérite en reviendrait à la fois aux sachants et à la nature. Tout problème a une solution et au cœur de cette dernière est logée son contraire, tel que nous enseigne la loi de la nature. Les choses non découvertes existent, elles sont justes couvertes du voile de l’indicible provisoire qui tombera dans le domaine du sens avec la complicité de la nature, grâce à la persévérance de l’homo sapiens dont la lame de curiosité déchirera le manteau de l’ignorance.

Le coronavirus nous fait apprécier la vie

En effet, le coronavirus semble donner un coup d’arrêt à la routine, marque indélébile de notre volonté de vivre qui passe par le refoulement à chaque instant de la mort. Observez le comportement des investisseurs sur le marché boursier, du commerçant derrière son comptoir, calculette à la main, du promoteur immobilier en pleine prospection, du consommateur à la recherche de la dernière marque, du journaliste friand de scoop, etc. tous vivent pour le futur. Le présent, seule réalité tangible, est sacrifié à l’autel d’un avenir qui n’est qu’un mirage.
Mais l’avènement du coronavirus, avec la sensation de la mort totale, donne lieu à un changement de paradigme : le présent se vit intensément, puisqu’au-delà de l’immédiat, il y a l’irréparable. L’homme s’est mis à apprécier la valeur de la vie, car la sensation de la mort totale, c’est-à-dire inéluctable et imminente, l’a amené à surmonter la crainte de la faucheuse, revendiquant du coup sa liberté.
Grâce au covid-19, l’homme reprend du poil de la bête sur une vie qu’il semblait vivre en spectateur, parce que dictée par le capital, et non acteur. Le virus intelligent lui a donné les armes d’une emprise totale sur le cours de sa vie. Il affiche la figure de l’enfant dans «Les trois métamorphoses de l’esprit» de Nietzsche (ainsi parlait Zarathoustra) : «L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation (…) l’esprit veut maintenant sa propre volonté, celui qui a perdu le monde veut gagner son propre monde». Désormais, grâce au coronavirus, l’homme contemplera le présent dans toute sa splendeur, changeant du coup son regard sur la mort.

Y a-t-il un lien entre la maladie du coronavirus et la mort ?

C’est comme s’il donnait raison à Spinoza qui présente la mort comme un élément extérieur à la vie. L’idée est que la mort n’est pas, par essence, inscrite dans la vie de l’individu. Ce qui fait qu’il n’est pas disposé à l’accepter parce qu’elle est perçue comme une contingence.
Sinon comment comprendre que d’autres prennent le dessus sur le coronavirus ? Ils ont compris que l’essence même de la vie est de persévérer dans son être, c’est pourquoi l’individu n’est pas programmé pour mourir. Le fait que les rayons des supermarchés soient pris d’assaut et les étales des marchés vidés de leur contenu, dénote une volonté pour l’homme de lutter contre la mort que la vie ne féconde pas.
Le stress né d’un bouleversement total de notre quotidien et la peur de voir s’arrêter une vie dont les équilibres fragiles sont constamment menacés par des forces extérieures, ne doivent être perçus comme des éléments négatifs.
Au contraire, ce sont des signes de résistance à faire l’expérience de la limite.

IDIOVISUEL–CONFINEMENT OU ÉTAT D’URGENCE,A-TON DIT ?

NETTALI.COM – Il fallait s’y attendre. La situation se complique pour le personnel médical. Et l’on s’achemine tout droit vers le confinement avec  ces 11 nouveaux cas confirmés ce dimanche 22 mars et ces villes dont Dakar, Ziguinchor, Thiès, Saint-Louis, Diourbel, où 1000 cas contacts suivis actuellement. Le Sénégal compte officiellement ce lundi 23 mars 67 cas positifs, 5 guéris et 62 sous traitement.
Eh oui, comme on s’y attendait, depuis le week end, les cas communautaires ont rendu compliquée la lutte. Le non respect de l’interdiction des rassemblements et la non application des mesures d’hygiène et de ces attitudes-réflexes ressassées partout, ont produit des résultats bien inquiétants . Le virus est entré un peu partout notamment dans ces 5 régions précitées. Pour le Pr Daouda Ndiaye, le confinement est devenu inévitable au Sénégal, avec la transmission communautaire. Seydou Guèye, le ministre en charge de la communication présidentielle, se projette déjà dans des mesures plus draconiennes. Selon lui, le Chef de l’Etat ne dérogera pas à sa responsabilité et prendra toute décision utile pour sécuriser les populations. S’il doit décider du confinement ou de l’état d’urgence, il prendra, comme il l’a fait depuis le début, ses responsabilités.
L’on est dès lors tentés de se demander s’il n’est pas trop tard pour adresser des messages de fermeté ? L’autorité de l’Etat a en tout cas été défiée à Yoff, où une foule immense s’est interposée entre les forces de l’ordre et l’Imam, au moment où ce dernier s’apprêtait à diriger la prière du vendredi pourtant interdite. Idem à Thiaroye, Kaolack, Guinaw rail, où les jeunes se sont opposés aux forces de l’ordre. A Touba et à Kaolack, l’interdiction des rassemblements a été ignorée.

 La gouvernance, c’est l’exemplarité 

Mais ce qui est d’autant plus gênant dans la gestion de la crise, ce sont les ballets incessants de donateurs notés au ministre de la Santé. L’on a vu Youssou Ndour avant l’interdiction des rassemblement et sa délégation au ministère avec le ministère ; Aminta Mbengue Ndiaye et Aminta Touré avec leur délégation. Il y a en tout cas lieu de s’interroger sur le niveau de conscience de nos autorités. Abdoulaye Diouf Sarr, devrait-il perdre du temps à recevoir ces visiteurs qui créent des regroupements inutiles et interdits de surcroît ? N’aurait-il pas été par exemple plus opérant et plus simple dans ce monde moderne, de déposer ces dons dans un compte, si tant est que les actes sont aussi désintéressés ? Au pays du voyez-moi et de la récupération politique, c’est hélas bien difficile. Le bien n’aime pas le bruit, c’est sûr ; le bruit ne fait pas non plus beaucoup de bien. Une solution simple pour réaliser des économies, pourrait être par exemple de dissoudre le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et Environnemental (Cese) et consacrer leurs budgets à la lutte contre le coronavirus. Leur raison d’exister n’a jusqu’ici toujours pas été prouvée.
Nos autorités ne se rendent certainement pas compte que communiquer, c’est d’abord poser des actes. Il ne consiste uniquement pas à la production d’un discours. Quel message a-t-on cherché à délivrer en agissant de la sorte ? Les populations en voyant le ministre de la Santé prendre autant de temps pour recevoir des donateurs et discourir, tel dans un « grand-place », doivent se dire qu’au fond cette maladie n’est pas aussi grave qu’on le prétend. Il est en tout cas bien trop relax même si on ne souhaite pas qu’il perde sa sérénité.
Il a par exemple fallu que le Synpics conseille l’arrêt des points de presse pour que le ministère se rende compte que cela créait inutilement des regroupements de journalistes. A la place, un message lu en direct ou un communiqué de presse voire un sms adressés aux rédactions, suffisait amplement. Le groupe Youssou Ndour a d’ailleurs enregistré un cas positif. Ce qui devrait davantage attirer l’attention de la presse. Une certaine presse devrait toutefois se garder de révéler l’identité des personnes atteintes de la maladie. Quelle importance, l’essentiel étant de protéger les personnes autour et soigner le malade ?
En France par exemple, dans certaines rédactions, ce sont des conditions draconiennes qui sont imposées au personnel. Elles se sont passées pour bon nombre d’entre elles de la présence de tous les intermittents du spectacle, maquilleurs et autres. Ce sont désormais les présentateurs dont la présence est nécessaire qui sont admis. Ils prennent eux-mêmes en charge leur maquillage. Une manière bien utile de minimiser la présence des équipes qui se livrent au télétravail et envoie leurs éléments via le net. De même l’utilisation des bonnets sur les micros, est suspendue pour la bonne et simple raison qu’ils gardent la salive longtemps alors que les micros sans bonnet sèchent rapidement. Autant de précautions, peut-être dont beaucoup sont inconscients, mais qui peuvent être ô combien utiles pour limiter la propagation de la maladie.
Un fait qui a surtout attiré l’attention et indigné bon nombre de Sénégalais, c’est l’attitude de Boun Abdallah Dione qui est allé effectuer la prière du vendredi à Touba. Sur les réseaux sociaux, il a eu droit à une avalanche de critiques. Il a beau expliqué être porteur d’un message du président de la République auprès du Khalife, rien n’y fait, cette participation à la prière dans un moment d’interdiction des rassemblements, est une bourde monumentale. Il est après tout secrétaire général de la Présidence de la République. Un homme de ce rang doit donner l’exemple. On gouverne évidemment par l’exemple. Sacré Dionne ! Il commence vraiment à exceller dans les bourdes notamment surtout avec sa récente sortie contre l’Ofnac. Une prise de position qui ne l’a pas du tout honoré. Cherchait-il à gagner la sympathie des mourides ? Cherche-t-il à récolter des dividendes en prélude à la succession de Macky Sall, en se montrant au grand jour, tout mouride qu’il est. L’ancien Premier ministre pouvait gérer le timing et peut-être choisir un autre moment, s’il n’était mû que par l’intérêt de porter un message.
Un autre fait tout aussi critiquable est la posture de l’Imam Moussa Samb de la Grande mosquée. Figurez-vous qu’il s’était lancé dans une explication alors pas du tout pertinente. A L’Observateur, l’Imam a fait savoir  que : « la prière du vendredi est une recommandation de Dieu, même en temps de guerre. C’est une recommandation à suivre à la lettre. ». Il avait certainement oublié de préciser que la prière, dans ces conditions, était assez particulière puisque ceux qui priaient, n’exposaient pas leur vie. Ils étaient protégés par leurs compagnons de guerre avant que ceux-ci ne prient à leur tour, en étant protégés par ceux qui priaient auparavant. L’Islam proscrit de toute façon de mettre sa vie en danger, même en s’acquittant de la prière.
Comment comprendre qu’une émission dédiée à la collecte de fonds animée, dans un contexte de crise aussi grave puisse se transformer en « Sambay Mbayaan » (propos élogieux lancés à l’endroit de personnes nanties avec espoir de retour en espèces sonnantes et trébuchantes) ? Avec pape Cheikh, le folklore est toujours au rendez-vous.

La presse ne devrait pas donner la parole à n’importe qui…

La fermeture des mosquées n’a pas rencontré l’assentiment de certains religieux qui pensent tout simplement qu’elle aurait eu une pertinence si elle était faite concomitamment à la fermeture des marchés, l’arrêt des transports en commun. Pour ceux-là, les mosquées devaient être fermées en dernier ressort. Un débat d’érudits de l’islam que des profanes en la matière ne se doivent nullement d’engager. Ce qui nous permet de dire au passage à nos chers amis journalistes qu’ils ont souvent tort de donner la parole à certains. C’est fondamentalement un acte d’irresponsabilité que de par exemple la donner à une Selbé Ndom, ou à un Mbaye Pekh voire un Iran Ndao, désormais à la recherche permanente de buzz. Certains chroniqueurs d’un nouveau genre se sont depuis quelques temps sentis pousser des ailes. Ils passent leur temps, à débiter des inepties sur une certaine télé bien suivie. On n’est plus dans une affaire d’opinion. Tout débat devrait en réalité être celui d’experts, même dans un contexte de paix, à fortiori de crise aussi aiguë. Un chantier que la presse devrait rapidement prendre en charge en son sein.
A la vérité, au Sénégal, l’on ne semble pas avoir suffisamment pris la mesure de l’épidémie, alors qu’en Italie, on dénombre près de 5500 morts dont 651 décès (22 mars) en un jour et près de 6000 malades dénombrés en 24 h (info du vendredi 20 mars). 41 médecins y ont perdu la vie contre 46 en Chine.  Les Etats Unis sont passés à 18 000 cas (au 21 mars) alors qu’ils étaient récemment à 10 000 cas. Le Burkina Faso fait les frais avec son gouvernement où 4 ministres ont été testés positifs en plus du décès de la vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Au Sénégal, le résultat est que l’épidémie gagne du terrain et des équations à mille inconnus se posent. Imaginez un peu le cas de cette dame infectée de Thiès. Testée positive, l’on nous apprend qu’elle s’est rendue à un mariage à Vélingara du 13 au 15 mars dernier. La conséquence, ce sont 4 familles qui ont été mises en quarantaine et l’on ignore si le virus a été contracté à Vélingara ou à Thiès ? Et que penser de cette personne testée positive et qui s’est échappée de l’hôpital de la caserne Samba Diéry Diallo avant d’être géolocalisée à Pikine ?
En tout cas, ce vendredi 20 mars, le Docteur Abdoulaye Bousso, intervenant au téléphone sur la TFM, a décrit la gravité de l’épidémie sans langue de bois : « on est dans la phase ascendante de l’épidémie. Il faut s’attendre à ce que les cas augmentent. La baisse dépendra du comportement des populations. Le risque serait de perdre le lien de l’épidémie. En France mes collègues m’ont expliqué comment ils procèdent. Ce sont des consultations à distance qu’ils font. Ils prescrivent des médicaments et les gens restent chez eux car s’ils sortent, ils vont transmettre la maladie ».
La vérité est que dans beaucoup de pays aujourd’hui, la crise est gérée sans état d’âme. Il est donc plus qu’impérieux que le gouvernement prenne son courage à deux mains pour prescrire des décisions fermes. L’expérience montre en effet que tous les pays qui ont fait preuve de négligence, en ont fait les frais. Emmanuel Macron, n’avait-il pas été prévenu par les autorités sanitaires contre l’organisation du 1er tour des élections municipales. Résultat des courses, le second tour est reporté, la situation s’est empirée.
Des mesures, Dieu sait qu’il y en a beaucoup à prendre. C’est plutôt à cela que le ministre de la Santé et les autorités devraient davantage s’atteler, au lieu d’être dans le show des donations. Entre autres, celles relatives aux enfants de la rue, aux talibés et sans abris qui arpentent les rues et qui sont en contact avec les populations. Ils doivent être protégés car leurs conditions d’hygiène ne sont pas optimales. De même les regroupements au coin de la rue ou sur les devantures des maisons, devraient être interdits. Que penser de la manière dont les baguettes sont maltraitées dans les boutiques les kiosques et au moment de leur livraison ? Imaginez le nombre de mains entre lesquelles transite le pain, sans gants, ni pince pour l’attraper et le servir. L’on veut que ces mesures d’hygiène deviennent subitement des réflexes. De vrais médecins après la mort, ces Sénégalais !
PS : Cette pandémie est finalement une belle leçon de démocratie pour le monde entier. Elle vient lui rappeler en effet qu’aucun pays aussi puissant soit-il, n’est épargné. Pour l’heure, ce sont les plus puissants qui paient le plus lourd tribut. D’aucuns y voient un signe de Dieu et de sa puissance qui s’exercerait sur tous ceux qui, sous couvert d’un certain sentiment de puissance, écraseraient les plus faibles. Une leçon de justice puissante en même temps qui montre que le coronavirus ne connaît, ni président, ni ministre, ni footballeur professionnel et encore moins de capitaine d’industrie. Il rappelle à certains égards à nos gouvernants qu’ils doivent changer de paradigme dans leurs choix de développement. Ils doivent se rendre compte que le peuple a finalement plus besoin de capacités d’accueil dans les hôpitaux que de stades à coups de centaines de milliards voire de Ter ou encore de BRT. Un vrai sondage pour les gouvernants s’ils cherchent toujours à dresser une priorité quant aux besoins des citoyens.  

STRATEGIE DE GESTION DU CORONAVIRUS EN MILIEU DE TRAVAIL PAR DR ISMAILA MBAYE

NETTALI.COM – La surprise créée par l’infection à Coronavirus est venue du caractère fulgurant de son évolution dans différents pays du monde justifiant la décision de l’Organisation Mondiale de la Santé de la classer au rang de pandémie (épidémie mondiale).
Aujourd’hui, à l’image de tous les pays, il est nécessaire que toutes les forces vives du Sénégal mettent leur savoir, leur savoir- faire et leurs moyens, pour faire face efficacement à cette pandémie dont une des grandes particularités est qu’elle crée incertitudes et certitudes.
Incertitudes centrées sur des questionnements : quelle sera la durée de la pandémie ? Quand un traitement efficace sera trouvé ? Sera-t-il disponible pour nos pays ? Combien de personnes y laisseront leur vie ? Quels sont les caractéristiques socio-biographiques des victimes?
Certitudes sur le nombre de cas qui va aller crescendo, sur l’ampleur des répercussions économiques, sociales, culturelles, sur les limites financières techniques et humaines pour y faire face mais surtout sur l’exposition collective au risque de maladie de tous les citoyens sans exclusive.
C’est pourquoi, chacun a une responsabilité qu’il doit assumer pleinement non seulement pour sa protection mais aussi celle de sa famille et de la communauté. La bonne nouvelle est qu’en adoptant les règles d’hygiène individuelle et collective et en respectant les directives et recommandations des autorités, chaque citoyen peut se transformer en agent de santé publique. Pour une fois mettons la rigueur et la discipline individuelle au-devant dans nos comportements de tous les jours.
Cette contribution sera orientée vers mon domaine d’activité: la sécurité santé au travail. Elle se trouve d’autant plus justifiée que les lieux de travail constituent, avec les marchés et les transports en commun, un des maillons faibles où peut se propager la maladie.
Elle abordera l’importance de la gestion de cette affection en milieu de travail et les stratégies à y mettre en œuvre.

IMPORTANCE DE LA GESTION DE L’INFECTION A CORONAVIRUS EN MILIEU DE TRAVAIL

Les lieux de travail, du fait du nombre important de personnes qui y convergent quotidiennement, des proximités physiques et des interactions quotidiennes, constituent des zones favorables à la dissémination de la maladie. Pourtant ils sont (sauf cas extrêmes) exemptés des mesures de restriction que les autorités peuvent être amenées à prendre car, ils constituent le poumon de l’activité économique du pays.
A contrario, les lieux de travail du fait de leur spécificité physique et structurelle constituent par essence, des zones indiquées pour promouvoir des changements de comportements. En effet, ce sont des milieux fermés, organisés, hiérarchisés, où opère une population adulte. Les messages de sensibilisation peuvent donc y être facilement véhiculés et l’effectivité de leur application suivie de façon efficace.
Par ailleurs, il existe un échange continu de bons procédés entre les lieux de travail d’une part, la famille et la communauté d’autre part. En effet si les préoccupations en matière de santé rencontrées en dehors du travail influent inexorablement sur le travail, inversement, les problèmes sanitaires rencontrés dans les entreprises auront des répercussions dans les familles et la communauté. Ainsi, des messages de sensibilisation transmis au niveau des entreprises, peuvent être facilement relayés au niveau familial et communautaire et des attitudes et comportements positifs acquis dans les lieux de travail, peuvent se transposer de façon significative dans les familles et la communauté.
La question qui se pose est donc  de savoir : que faut-il donc faire pour s’assurer que ces lieux de rassemblement quotidiens ne favorisent pas la propagation du virus mais contribuent plutôt à limiter efficacement sa propagation au niveau des populations ?
L’autre question pertinente à soulever est de savoir : comment s’assurer que l’activité des entreprises ne soit pas significativement impactée par les perturbations majeures de la pandémie ? En l’espèce quelle stratégie mettre en place pour que les lieux de travail puissent continuer à assurer l’essentiel de leur fonction malgré les potentielles perturbations dans les communautés et les grandes probabilités d’absence du personnel?

QUELLE STRATEGIE ADOPTER ?

Beaucoup de messages de sensibilisation sont véhiculés par différents organismes et institutions. Les entreprises doivent certes s’en approprier mais il est surtout indispensable qu’à leur niveau, ils élaborent des plans de prévention et de gestion. Comme disait l’autre : « Quand on a pas de plans, on a planifié son échec ».
Un plan est un document écrit où sont déclinées les différentes actions à mettre en œuvre dans des situations données et des rôles et responsabilités assignées. La mise en œuvre d’un plan permet une réaction rapide, efficace, coordonnée, du fait que chaque acteur connait le rôle qui lui est attribué. Ceci évite donc les improvisations, les incertitudes, l’affolement, la confusion voire a panique lorsque la situation non désirée apparait, confirmant l’adage qui dit que « pour espérer le meilleur, il faut se préparer au pire».
Deux types de plans doivent être élaborés et qui d’ailleurs peuvent être fusionnés en un : le plan de contingence et le plan de continuité des activités.

Le plan de contingence

Le plan de contingence est un plan préventif, prédictif et réactif qui décrit les étapes à suivre par une organisation en réponse à un événement grave dont la survenue est probable. Il est destiné à apporter une réponse appropriée à des événements imprévus et à minimiser leur impact.
Parfois appelé plan d’urgence ou plan de crise, c’est un outil essentiel pour toutes les entreprises qui, en principe doivent non seulement en disposer, mais aussi les tester par de simulations périodiques pour apprécier la compréhension des rôles des uns et des autres et travailler les automatismes.
Toutefois, il est à noter qu’une pandémie infectieuse diffère fondamentalement d’une urgence physique classique comme les accidents majeurs, les catastrophes, les incendies, les explosions, ce qui rend sa gestion plus difficile. Les particularités d’une pandémie sont liées entre autre à :
leur survenue simultanée touchant plusieurs zones disséminées dans le pays ;
le risque continu de contamination à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise ;
la durée de la crise qui peut s’étaler dans le temps
l’incertitude liée à la période de fin de la pandémie
la saturation des structures de soins souvent dépassées ;
les possibilités d’atteinte du personnel des secteurs intervenant dans les secours et la prise en charge médicale et psycho sociale limitant leur disponibilité et leur efficacité.
Comment élaborer un plan de contingence et quels en sont les éléments constitutifs ?
Un plan de lutte contre une pandémie en milieu de travail doit être adapté aux besoins particuliers de chaque entreprise. Il vise la protection des emplois, des employés et des clients. Son élaboration est basée sur une analyse des risques.
Il est important de désigner une équipe en charge de son élaboration et de sa gestion. Cette équipe doit inclure idéalement les représentants des travailleurs (membres du Comité d’Hygiène et de sécurité, délégués du personnel..).

Les étapes suivantes doivent être suivies:

énumération des incidents qui pourraient survenir ;
classement des incidents en fonction de leur probabilité et de leur impact ;
appréciation de la vulnérabilité de l’entreprise par rapport à ces événements ;
propositions d’actions préventives et correctives ;
assignation des rôles et responsabilités pour les différentes actions.
Le plan d’actions, établi à partir des recommandations, comprendra des éléments visant la réduction du risque de pénétration et de propagation du virus sur les lieux de travail. De ce point de vue, plusieurs mesures sont préconisées, entre autre :
la restriction des accès aux locaux des personnes potentiellement contaminées par le filtrage des entrées ;
la disponibilité des installations d’hygiène adéquates, (lavabos, bains douches) de même que des équipements et produits tels que poubelles savons, gels antiseptiques, gants, masques…;
la réduction des interactions entre les personnes. Egalement appelée «distanciation sociale, elle comprend entre autres mesures : l’encouragement du travail à domicile lorsque possible, l’augmentation de la distance entre les postes de travail, les pauses déjeuner décalées… ;
la révision de la stratégie de nettoyage et de désinfection des installations. Toutes les surfaces et les espaces de travail partagés (bureaux, les tables, poignées de porte, rampes d’escalier, etc.) doivent être nettoyés régulièrement ;
la bonne aération des locaux pour réduire la propagation des maladies ;
la sensibilisation des employés sur l’adoption des mesures d’hygiène centrées sur les attitudes à adopter pour se protéger mais aussi pour ne pas constituer une source potentielle de contamination ;
les mesures à prendre en cas d’identification d’un cas suspect dans l’entreprise ;
la communication qui vise à donner en temps opportun des informations précises et pertinentes tout au long de la pandémie, non seulement en interne mais également en externe au besoin. Il est important de ce point de vue de procéder à l’identification des sources d’informations fiables, de même qu l’élaboration et la vulgarisation sous une forme simplifiée et compréhensible et à une fréquence raisonnable des éléments d’information couvrant tous les aspects de la maladie : symptômes, mode de transmission, stratégies de protection, moyens thérapeutiques et d’assistance médicale.
Ce plan doit nécessairement être complété ou associé à un autre plan qui garantit la disponibilité des services ou produits essentiels durant la période de crise appelé plan de continuités des activités.
Plan de continuité des activités
La planification de la continuité des activités est un processus de planification proactif qui permet de se préparer par rapport aux impacts économiques qu’une pandémie peut entrainer. Ceux-ci peuvent être multiples et variés mais l’absentéisme des employés en constitue probablement l’une des plus grandes préoccupations. L‘absentéisme peut être dû à plusieurs raisons : maladie des employés ou des membres de leur famille, difficulté de trouver un moyen de transport, évitement de prendre les transports par crainte de contracter une maladie …..

La démarche d’élaboration reste identique à celle du plan de contingence.

Un plan de continuité des activités comprend : l’identification des activités critiques incluant celles des sous -traitants et la prévision de ressources nécessaires pour soutenir leur continuité au cas où elles seraient amenées à être impactées. Ces ressources comprennent entre autre : les équipements, les allocations financières, le personnel ….. Il est donc important de veiller à ce que des solutions alternatives de remplacement soient proposées. Pour le personnel des suppléants doivent être désignés par ordre de priorité et une formation appropriée programmée pour leur permettre d’occuper les postes requis en cas de besoin.
Ces plans doivent être régulièrement évalués et mis à jour en fonction de l’évolution de la pandémie et de la situation au niveau de l’organisation.
Les autorités étatiques ne seront pas en mesure de répondre seules à tous les problèmes auxquels seront confrontés les sénégalais durant l’évolution de la pandémie. Il y va de la responsabilité de tous, chacun devant apporter sa contribution et les entreprises ne doivent pas être en reste. La responsabilité légale et morale des employeurs les interpelle. En plus de leur contribution financière et matérielle en rapport avec leur responsabilité sociétale, leurs actions dans les lieux de travail pourraient contribuer de façon substantielle à réduire l’expansion de la maladie et à en limiter l’impact au sein des travailleurs et de la communauté si tant est qu’ils élaborèrent et mettent en œuvre des plans stratégiques de contingence et de continuité des activités.Dr Ismaila Mbaye,Médecin du travail-Consultant, Auditeur- formateur Santé Sécurité au Travail

Liberté provisoire pour Guy Marius Sagna, divergence avec les autres avocats: Me Amadou Sall dit tout

http://www.dakarmatin.com/Me Amadou Sall a aussi évoqué lors d’un entretien accordé au quotidien SourceA, la  polémique autour de la libération de Guy Marius Sagna. En effet, la robe noire a profité de cette occasion pour répondre à ces détracteurs.
«J’ai été saisi, en tant qu’avocat, par le Front de résistance nationale (Frn), qui regroupe la quasi-totalité des Partis de l’opposition, qui m’a demandé de tout mettre en œuvre, pour que Guy Marius Sagna soit mis en liberté provisoire. Il a été mis en liberté provisoire, à la suite d’une demande qui a été, régulièrement, faite. Pour moi, c’est cela l’essentiel», a expliqué Me Sall.
«Je suis constitué pour assurer sa défense. Pour le reste, il ne m’apparaît pas opportun ni important de faire quelque commentaire que ce soit sur la façon d’exercer notre métier, et surtout d’en étaler les différences et divergences, ailleurs que dans les instances internes propres à notre Ordre», ajoute-t-il

Port du voile: Penda Mbow crée une nouvelle polémique

http://www.dakarmatin.com/Dans un entretien avec Sputnik repris par Les Échos, l’historienne sénégalaise Penda Mbow analyse les dérives d’une société sénégalaise en pleine mutation. Entre religiosité et conservatisme, la représentante personnelle du Président Macky Sall auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), qui s’était exprimée publiquement contre le port du voile islamique et donc en faveur de l’interdiction faite par l’école Jeanne D’arc de Dakar du port du Hijab par ses élèves, est revenue sur cette affaire.
«Qu’on le veuille ou non, le fait de voiler la femme est le symbole de la soumission et ce n’est pas ce que l’Islam -si on le lit bien- nous demande. Pourquoi, de surcroit, l’imposer à des fillettes ? Il faut leur laisser le choix, plus tard, de décider. Dans nos écoles, en tout cas, il faut veiller à ce qu’il n’y ait de distinction ni entre les riches et les pauvres, ni entre les religions.
Car l’école est l’institution par excellence pour former les citoyens et gommer les inégalités. Or, porter le voile est un signe distinctif qui n’est conforme ni à l’Islam, ni à notre culture sénégalaise», a martelé Penda Mbow, qui regrette également que, prises en étau entre des valeurs contradictoires, les femmes africaines musulmanes soient les premières à faire les frais d’un «choc des civilisations».

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 23/03/2020

08 personnes arrêtées pour vente de faux gels

La Police a démantelé, samedi dernier, un réseau de 8 personnes de nationalité sénégalaise et nigériane qui s’adonnaient à la fabrication de faux gels antiseptiques, à Pikine Nord au quartier Darou Khoudoss. Ils ont été dénoncés par le Service départemental du Commerce intérieur de Pikine. Le chef de Service départemental du Commerce intérieur de Pikine indique que ces gens s’activaient dans la contrefaçon de gels antiseptiques. A l’en croire, ils achètent au marché Zinc du gel destiné aux cheveux qu’ils mélangent avec autre chose pour faire croire qu’il s’agit d’un gel hydro alcoolique destiné à la prévention contre la propagation du Covid-19. Ils écoulaient le produit sur le marché. A l’en croire, il y a une tromperie sur la qualité car ils ont mis sur l’emballage que le produit contient 70% d’alcool alors qu’il n’en est absolument rien. La bande sera déférée devant le procureur aujourd’hui.

Le Préfet de Pikine aux imams

Le Préfet de Pikine demande aux imams du Département de respecter les consignes données par les autorités supérieures en évitant les rassemblements dans les mosquées. Ce, pour des raisons sécuritaires et sanitaires. Moustapha Ndiaye qui appelle au sursaut citoyen et au sens du patriotisme, fait savoir que cette maladie mérite une mobilisation communautaire et une implication des leaders d’opinion, dont les imams et guides religieux.Il a souligné que la fermeture des lieux de culte est indépendante de la volonté des autorités. Le Préfet de Pikine a fait cette déclaration à l’occasion d’une réception d’un don de produits phytosanitaires de la mairie de Pikine d’un coût de 12,500 millions francs pour la prévention contre le Covid-19.

Le collectif des imams et oulémas de la Sicap

La confrontation notée vendredi dernier entre forces de l’ordre et certains fidèles musulmans n’a pas laissé de marbre les imams et oulémas de la Sicap Liberté. Ils ont tenu ce samedi un point de presse pour montrer toute leur indignation par rapport à ces personnes qui ont violé délibérément l’arrêté ministériel interdisant les grands rassemblements. Pour l’imam Mactar Ndiaye porte-parole du jour, il faut appliquer dans toute sa rigueur l’arrêt portant fermeture provisoire des mosquées sans exception, pour ne pas créer des frustrations au sein des imams. Le collectif des imams et oulémas de la Sicap montre ainsi toute son adhésion à cette volonté d’arrêter la propagation du coronavirus et d’éviter éventuellement sa contamination. Ils invitent les populations à implorer et formuler des invocations.

4 familles mises en quarantaine à Vélingara

Le déplacement d’une infirmière testée positive au coronavirus à Vélingara a importuné plusieurs familles. En effet, les autorités sanitaires de Thiès qui ont retracé l’itinéraire de l’infirmière se sont rendu que compte qu’elle avait pris part à un mariage au quartier Marewé de la commune de Vélingara, du 13 au 15 mars dernier. Elle a été déclarée positive au Coronavirus à son retour du mariage. Alertées, les autorités sanitaires de Vélingara, en compagnie du préfet, ont identifié la famille d’accueil de l’infirmière. C’est ainsi que le médecin-chef du district sanitaire de Vélingara, Dr Oumar Sané et le chef de l’exécutif départemental ont décidé, par précaution, de mettre en quarantaine quatre familles au quartier Marewé.

14 personnes en quarantaine en fuite

Les autorités gambiennes sont à la recherche de 14 personnes qui se sont échappées d’un hôtel de Banjul où elles avaient été placées en quarantaine, par mesure de précaution, contre le nouveau coronavirus. Le groupe faisait partie des 32 passagers arrivés mercredi à bord d’un vol en provenance du Royaume-Uni et placés en quarantaine dans un hôtel de Banjul, la capitale de la Gambie.

La mairie de Gorée réduit les rotations

La propagation du Coronavirus dans le pays a poussé les autorités à prendre certaines décisions. Au niveau de l’île de Gorée, l’heure est à la prévention. Du fait de sa position stratégique et particulière, Gorée a pris la décision de réduire le nombre de rotations par jour. Une décision prise hier par le Conseil municipal. Ainsi, au lieu des 12 rotations qui se faisaient quotidiennement, il n’y en aura que 7. Selon Me Augustin Senghor, maire de l’île, cette mesure s’explique par l’enclavement de Gorée. La réduction des rotations vise surtout à éviter au maximum les déplacements des Insulaires vers Dakar ou de Dakar vers Gorée. Me Augustin Senghor et son équipe en ont profité pour faire de la sensibilisation, mais aussi distribuer quelques produits aux populations. «C’est un combat que nous tous devons mener, car si un seul Goréen est contaminé, nous pouvons considérer que c’est toute la population qui sera touchée», a souligné le maire de Gorée.

Ismaïla Sarr

Comme Sadio Mané, Ismaïla Sarr (joueur de Watford) a participé à l’effort de guerre contre le Covid19. Hier, l’ancien jour de Génération Foot a acheté, à travers son père Abdoulaye Sarr «Nar Gadd» (ancien international lui aussi), beaucoup de produits détergents, de savons, d’eau de javel, des bouilloires et des masques. «Tout ceci, c’est pour apporter sa contribution à l’effort de guerre contre le Coronavirus. Une partie est destinée à la Mairie de Saint-Louis et l’autre est réservée aux daara qui sont exposés. Les cars de transport en commun seront aussi servis ainsi que les quartiers. Nous appelons les populations à la vigilance et au respect des recommandations édictées par les autorités sanitaires », affirme le père de l’international sénégalais qui a sollicité des prières pour son fils.

Covid-19: Le Conseil National du Laïcat du Sénégal demande aux Chrétiens de sursoir au traditionnel Ngalakh

https://www.beut7.com/le Conseil National du Laicat du Sénégal (CNL),  dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, appelle tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté de sursoir, cette année, au “traditionnel Ngalakh”.
«  Nous pouvons donc nous abstenir de distribuer du Ngalakh tout en conservant la portée symbolique de solidarité et de charité d’un tel geste. En cette année 2020, une occasion tout aussi inédite nous est proposée par la Caritas du Sénégal à travers sa campagne de collecte pour le fonds d’urgence Sénégal qui a débuté le 07 mars dernier. Le CNL propose et encourage donc toutes les familles et tous les laics à s’inscrire dans cet élan de solidarité », renseigne un communiqué.
Le CNL d’ajouter  « Une telle mesure exceptionnelle ne se justifie que dans une situation exceptionnelle, vu la place et l’importance que le Ngalakh a fini d’occuper dans le raffermissement des liens de fraternité entre les chrétiens catholiques et les autres composantes de notre nation sénégalaise ».
le CNL a salué les dispositions prises par les autorités sénégalaises : « En ces moments graves de la marche de notre société, le CNL apprécie à leur juste valeur toutes les dispositions déjà prises par I‘État (les mesures de son Excellence le Président de la République, les différents arrêtés ministériels) et l’encourage à continuer à déployer les moyens nécessaires pour garantir la sécurité sanitaire de ses populations. C’est dans l’Inité et la Discipline que nous vaincrons ».

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