Revue de Presse du dimanche 22 Mars 2020

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Coronavirus: Que Naîtra-T-Il?… Par Jacques Attali

Aujourd’hui, rien n’est plus urgent que de maîtriser les deux tsunami, sanitaire et économique, qui s’abattent sur le monde. Il n’est pas assuré qu’on y parvienne. Si on échoue, des années très sombres nous attendent. Le pire n’est pas certain. Et pour l’écarter, il faut regarder loin, en arrière et devant, pour comprendre ce qui se joue ici :
Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations, et dans la culture qui sous-tendait cette organisation. Par exemple, (et sans vouloir réduire à néant la complexité de l’Histoire), on peut dire que la Grande Peste du 14ème siècle, (dont on sait qu’elle réduisit d’un tiers la population de l’Europe) a participé à la remise en cause radicale, sur le vieux continent, de la place politique du religieux, et à l’instauration de la police, comme seule forme efficace de protection de la vie des gens. L’Etat moderne, comme l’esprit scientifique, y naissent alors comme des conséquences, des ondes de choc, de cette immense tragédie sanitaire. L’un et l’autre renvoient en fait à la même source : la remise en cause de l’autorité religieuse et politique de l’Eglise, incapable de sauver des vies, et même de donner un sens à la mort. Le policier remplaça le prêtre.
Il en alla de même à la fin du 18ème siècle, quand le médecin remplaça le policier comme le meilleur rempart contre la mort.
On est donc passé en quelques siècles d’une autorité fondée sur la foi, à une autorité fondée sur le respect de la force, puis à une autorité plus efficace, fondé sur le respect de l’Etat de droit.
On pourrait prendre encore d’autres exemples et on verrait que, à chaque fois qu’une pandémie ravage un continent, elle discrédite le système de croyances et de contrôle, qui n’a su empêcher que meurent d’innombrables gens ; et les survivants se vengent sur leurs maîtres, en bouleversant le rapport à l’autorité.
Aujourd’hui encore, si les pouvoirs en place en Occident se révélaient incapables de maîtriser la tragédie qui commence, c’est tout le système de pouvoir, tous les fondements idéologiques de l’autorité qui seraient remis en cause, pour être remplacés, après une période sombre, par un nouveau modèle fondé sur une autre autorité, et la confiance en un autre système de valeur.
Autrement dit, le système d’autorité fondé sur la protection des droits individuels peut s’effondrer. Et avec lui, les deux mécanismes qu’il a mis en place : le marché et la démocratie, l’un et l’autre des façons de gérer le partage des ressources rares, dans le respect des droits des individus.
Si les systèmes occidentaux échouent, on pourrait voir se mettre en place non seulement des régimes autoritaires de surveillance utilisant très efficacement les technologies de l’intelligence artificielle, mais aussi des régimes autoritaires de répartition des ressources. (Cela commence d’ailleurs dans les lieux les moins préparés et les plus insoupçonnés : A Manhattan, nul, hier n’avait le droit d’acheter plus que deux paquets de riz).
Heureusement, une autre leçon de ces crises, est que le désir de vivre est toujours le plus fort ; et que, à la fin, les humains renversent tout ce qui les empêche de jouir des rares moments de leur passage sur la terre.
Aussi, quand l’épidémie s’éloignera, verra-t-on naître, (après un moment de remise en cause très profonde de l’autorité, une phase de régression autoritaire pour tenter de maintenir les chaînes de pouvoir en place, et une phase de lâche soulagement), une nouvelle légitimité de l’autorité ; elle ne sera fondée ni sur la foi, ni sur la force, ni sur la raison (pas non plus, sans doute, sur l’argent, avatar ultime de la raison). Le pouvoir politique appartiendra à ceux qui sauront démontrer le plus d’empathie pour les autres. Les secteurs économiques dominants seront d’ailleurs aussi ceux de l’empathie : la santé, l’hospitalité, l’alimentation, l’éducation, l’écologie. En s’appuyant, bien sûr, sur les grands réseaux de production et de circulation de l’énergie et de l’information, nécessaires dans toute hypothèse.
On cessera d’acheter de façon frénétique des choses inutiles et en reviendra à l’essentiel, qui est de faire le meilleur usage de son temps sur cette planète, qu’on aura appris à reconnaître comme rare et précieux. Notre rôle est de faire en sorte que cette transition soit la plus douce possible, et non un champ de ruines. Plus vite on mettra en œuvre cette stratégie, plus vite on sortira de cette pandémie, et de la terrible crise économique qui s’en suivra.

Pour des mesures économiques urgentes au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloL’économiste sénégalais, Doudou Dieng appelle en urgence à un moratoire fiscal en faveur des entreprises.
L’État du Sénégal doit accorder un moratoire sur la fiscalité aux entreprises locales pour qu’elles survivent au coronavirus. C’est la conviction de Doudou Dieng, enseignant-chercheur en Économie à l’Université Alioune Diop de Bambey (centre du Sénégal).
« Pour maintenir la confiance au niveau des décideurs économiques et en premier lieu les entreprises, la décision d’un moratoire fiscal doit être prise et le plus vite possible », soutient cet économiste sénégalais dans un entretien avec APA.
Pourtant, jeudi dernier lors d’une conférence de presse portant sur les conséquences du coronavirus sur l’économie du Sénégal, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Amadou Hott a déclaré qu’«il est vraiment prématuré de penser à un moratoire sur la fiscalité».
Mais pour M. Dieng, cette mesure est vitale : « L’économie fonctionne toujours sur la confiance. Si l’État demande aux entreprises de recourir, autant que possible, au télétravail, il faudrait en retour, et conformément à son rôle régalien de régulateur de l’économie, qu’il prenne des mesures incitatives » pour assurer la continuité de leurs activités, explique le chercheur.
Ce spécialiste des questions économiques met aussi en garde contre une potentielle « flambée des prix » des produits de première nécessité que pourrait causer une ruée des Sénégalais sur les marchés pour constituer des stocks alimentaires.
Nombre de pays touchés par le coronavirus ont déjà peaufiné des stratégies pour soutenir leurs économies durement affectées par la pandémie. Au Sénégal, les autorités ne s’empressent pas.
A en croire l’ancien directeur du commerce intérieur du Sénégal, El Hadj Alioune Diouf, l’Etat veut par-là « montrer que la crise n’a pas encore atteint un niveau grave dans notre pays, que notre économie est résiliente et que nous sommes en mesure de tenir pour le moment ».
Toutefois, relativise-t-il, « nous sommes obligés de faire attention et de comprendre que nous ne pouvons pas être les seuls à ne pas souffrir du coronavirus ». Par conséquent, il a invité le gouvernement à rester ferme sur les mesures d’hygiène et le respect des gestes barrières.
Le ministre de l’Économie a récemment annoncé la mise en place d’un Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19. Celui-ci, a indiqué Amadou Hott, « proposera une batterie de mesures, notamment en termes d’accompagnement des secteurs affectés par la pandémie tels que le tourisme, le transport aérien, les chaînes d’approvisionnement du commerce formel et informel et de l’industrie, dans le sens de préserver des emplois et d’atténuer les répercussions sociales de la crise ».
M. Hott a également affirmé que l’État du Sénégal n’envisage pas de suspendre « pour le moment » sa dette. Une « sage » décision selon l’enseignant-chercheur Doudou Dieng.
Ce dernier souligne que si l’Etat se retrouve dans l’impossibilité d’honorer ses engagements sur les intérêts du service de la dette, en ce moment, il pourra envisager une renégociation avec ses partenaires afin d’obtenir un moratoire sur les échéances de paiement.ARD/id/cgd/APA

 Coronavirus : Les Mesures Clés De La BCEAO…

Depuis le début de l’année 2020, le monde fait face à une grave crise sanitaire marquée par la propagation rapide de la pandémie du Covid-19. Cette pandémie engendre de nombreuses pertes en vies humaines. Par ailleurs, elle a de graves conséquences sur l’activité économique et financière mondiale.
Au regard de l’impact négatif que cette crise pourrait avoir sur le système bancaire et le financement de l’activité économique dans l’Union, la Banque Centrale, qui suit avec la plus grande attention l’évolution de la pandémie, a décidé :
1. d’augmenter les ressources mises à la disposition des banques, afin de permettre à celles-ci de maintenir et d’accroître le financement de l’économie. A cet égard, une première hausse de 340 milliards a été apportée au montant que la Banque Centrale accorde chaque semaine aux banques, pour le porter à 4.750 milliards ;
2. d’élargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement de la Banque Centrale. Dans ce cadre, la BCEAO a pris l’initiative de faire la cotation de 1.700 entreprises privées dont les effets n’étaient pas acceptés auparavant dans son portefeuille. Cette action permettra aux banques d’accéder à des ressources complémentaires de 1.050 milliards et aux entreprises concernées de négocier et bénéficier de meilleures conditions pour leurs emprunts ;
3. d’affecter 25 milliards au fonds de bonification de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour permettre à celle-ci d’accorder une bonification de taux d’intérêt et d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu’elle accordera aux états pour le financement des dépenses urgentes d’investissement et d’équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie ;
4. de rappeler et de sensibiliser les banques à l’utilisation des ressources disponibles sur le guichet spécial de refinancement des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises (PME/PMI). Ce guichet, sans plafond, a été créé dans le cadre du dispositif mis en place par la BCEAO en accord avec les banques et les états pour promouvoir le financement des PME/PMI dans l’Union ;
5. de mettre en place, avec le système bancaire, un cadre adapté pour accompagner les entreprises affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits qui leur ont été accordés. La BCEAO sollicitera les banques pour qu’elles accordent les reports d’échéances appropriés, en particulier aux PME/PMI ;
6. de mener des négociations avec les entreprises d’émission de monnaie électronique en vue de réduire les coûts des transactions et encourager les populations à une plus grande utilisation des moyens de paiement digitaux pour mieux limiter les contacts et les déplacements ;
7. d’approvisionner les banques en billets en quantité et en qualité suffisantes, afin de leur permettre d’assurer un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques de banques (GAB) ;
8. d’organiser, au besoin, le réaménagement du calendrier d’émission des titres publics sur le marché financier régional.
La Banque Centrale réaffirme sa détermination à prendre toutes autres mesures qui s’avéreraient nécessaires, dans le cadre de sa mission, pour contrer les effets néfastes de la pandémie du Covid-19 sur les économies de l’Union.Le Gouverneur de la BCEAO Dakar, le 21 mars 2020

Lutte contre le Covid-19 dans l’Uemoa: Le Conseil des ministres prend acte des mesures proposées par les organes et institutions communautaires

https://www.lejecos.com/Le Conseil des ministres de l’Umoa s’est réuni en session extraordinaire par visioconférence, le 20 mars 2020, sous la présidence de Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances de la République du Bénin, son président en exercice.
Ont également pris part à la rencontre, Abdallah Boureima, président de la Commission de l’Uemoa,  Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la Bceao, Christian Adovelande, président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) et Mamadou Ndiaye, président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf).
Selon le communiqué de presse qui a sanctionné la rencontre, le Conseil a examiné les répercussions économiques et financières de la pandémie mondiale due au Covid-19 sur les pays de l’Uemoa.
« Cette situation se traduira par une baisse de la croissance économique, une hausse du chômage et des impacts négatifs sur plusieurs secteurs d’activité, notamment le tourisme, le transport, le Btp, le commerce, l’industrie et le secteur financier », lit-on dans le document.
Les ministres ont échangé sur les mesures à prendre au niveau communautaire et au niveau des pays pour soutenir les économies et leur permettre de surmonter les effets de ce choc. Ils ont souligné la détermination des gouvernements à prendre toutes les mesures nécessaires pour vaincre la pandémie et limiter ses effets négatifs sur la population et sur l’économie.
Le Conseil a pris acte des mesures proposées par les organes et institutions communautaires, pour accompagner les efforts en cours dans les Etats membres.
Les Ministres se sont félicités de l’ampleur des mesures envisagées notamment pour soutenir les entreprises en difficulté et appuyer les Etats dans la gestion de la pandémie. Ils ont encouragé les organes et institutions communautaires à la mise en œuvre des mesures proposées et à en informer les agents économiques et le public par les voies habituelles.
Les ministres ont retenu de suivre avec la plus grande attention l’évolution de la pandémie du Covid-19 dans les Etats membres, et de se réunir si nécessaire, en vue d’apprécier toutes les mesures complémentaires pour contrer ses effets sur les économies de l’Union.Adou FAYE

Macky sort la lutte contre le covid-19 du champ du code des marchés publics

iGFM (Dakar) – C’est fini. Le ministère de la Santé et ses démembrements, qui doivent acquérir du matériel de lutte contre le covid-19, ne seront plus retardés par  les procédures du code des marchés publics. Le Président Macky Sall a pris un décret qui dispose que les travaux, fournitures et prestations de services réalisés dans le cadre de la lutte contre le covid-19 ne sont pas soumis aux dispositions du décret numéro 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics modifié par le décret 2020-22 du 7 janvier 2020.Youssouf SANE

Lutte contre le COVID-19: Le secteur privé sénégalais mobilise 790 millions en une soirée.

https://www.dakaractu.com/Le secteur privé sénégalais a tapé fort ce soir. Dans un plateau en direct sur la TFM, ces champions nationaux ont mobilisé plus de 790 millions de nos francs qu’ils vont verser à l’Etat du Sen à titre de contribution dans la lutte contre le Coronavirus qui fait des ravages dans le monde.
Animé par Pape Cheikh Diallo, le plateau a reçu d’importantes personnalités du secteur privé telles que Mansour Kama, Idy Thiam, Mor Maty Sarr, Serigne Mboup, Cheikh Cissé entre autres et El Hadj Mansour Mbaye et Youssou Ndour en duplex.
Initiée par les acteurs du secteur privé, cette soirée de collecte a connu un succès immense. Beaucoup d’acteurs du secteur privé sénégalais se sont faits remarquer en donnant des sommes entre 10 millions et 50 millions.
Après près de 3h de plateau, une somme de 790 millions a été mobilisée pour une première soirée que les acteurs compte renouveler.
Au terme de l’émission, des remerciements et des prières ont été formulées à l’endroit du secteur privé national et ses acteurs comme Idy Thiam Unacois Jappo, Baidy Agne CNP, Mansour Kama Cness, Serigne Mboup avec une forte participation de Elimane Lam et de Aziz Ndiaye qui n’ont ménagé aucun effort, qui en plus de leur participation (chacun 10 millions) ont rassemblé toutes les forces unies du secteur privé.
La somme récoltée sera remise à l’Etat du Sénégal pour contribuer dans la lutte contre le Covid-19.

L’Acis apporte une contribution de plus de 27 millions dans la lutte.

https://www.dakaractu.com/L’Association des commerçants et industriels du Sénégal (Acis) vient d’apporter sa contribution dans la lutte contre la propagation du coronavirus. Khadim Sylla, président de l’Acis, Abdourahmane Syll, secrétaire général accompagnés de quelques-uns de leurs collaborateurs ont remis un chèque de 22 millions en plus d’un lot de produits d’une valeur de plus de 5 millions. À l’issue de la cérémonie de remise de chèque, le Sg de cette association a légitimé la volonté de ses collègues. Selon lui, l’Acis, a décidé de participer à l’élan de solidarité lancé depuis le début de cette épidémie.

Coronavirus/Sénégal: Eurocham pour un comportement responsable dans les entreprises

https://www.seneweb.com/La Chambre européenne des investisseurs au Sénégal (Eurocham Sénégal) s’est engagée dans la lutte pour stopper le virus du Covid-19. Dans un communiqué dont copie est parvenue à la rédaction de Seneweb, Eurocham salut la décision du Président de la République du Sénégal et appelle ainsi à un comportement ‘’sanitairement responsable’’.
‘’Eurocham Sénégal affirme son plein engagement ainsi que celui de ses membres à adopter, entériner et pérenniser des comportements sanitairement responsables et solidaires au sein nos entreprises européennes installées au Sénégal’’, lit-on dans le communiqué.
Eurocham Sénégal se tient aux cotés des autorités sénégalaises afin de rendre disponibles ses ressources humaines et son expertise aux côtés de l’Etat sénégalais dans la réflexion et la mise en œuvre de mesures spéciales pour faire face à cette crise, ajoute-t-elle dans le document.

Covid-19: « Le réveil des Sénégalais risque d’être brutal » (médecin)

https://www.seneweb.com/Un médecin actuellement en service à l’hôpital de Ndamatou de Touba a tiré la sonnette d’alarme pour inviter les Sénégalais à prendre cette maladie du coronavirus au sérieux.
« Aujourd’hui, nous sommes à un stade où nous n’avons plus le droit de dormir. Malheureusement, des Sénégalais dorment encore, mais je vous le dis le réveil risque d’être brutal », a-t-il lancé.
Car, selon lui, quand on signale un cas de coronavirus quelque part, c’est qu’il y en a d’autres non encore découverts.
C’est pourquoi, il est d’avis qu »‘au-delà des rassemblements publics notamment dans les mosquées et les marchés, les déplacements doivent être très limités à défaut d’être interdits. Nous sommes à ce stade ».
La blouse blanche, qui pointe le comportement des compatriotes malgré la « gravité de la situation », a fait savoir que « le monde entier a pitié de nous du fait de notre bas niveau de compréhension et notre hygiène ».

Diouf Sarr: «au  regard de l’augmentation des cas issus de la transmission communautaire, aucunetolérance ne doit être permise dans l’application des mesures déjà arrêtées»  

https://actusen.sn/Que les sénégalais se le tiennent pour dit. Désormais le gouvernement ne badine plus avec l’épidémie du coronavirus et ne compte pas tolérer un comportement qui mettra à risque la population. Abdoulaye Diouf Sarr qui faisait ce samedi le point de la situation, a déclaré à qui veut l’attendre qu’aucune tolérance ne doit être permise dans l’application des mesures déjà arrêtées.
«Au regard de l’augmentation des cas issus de la transmission communautaire, le Ministère de la santé et de l’Action sociale exhorte les populations au strict respect des consignes de prévention et rappelle qu’aucune tolérance ne doit être permise dans l’application des mesures déjà arrêtées», a-t-il tenté de jouer à se faire peur.Mansour SYLLA,

ZÉRO CONFINEMENT À LSS JUSQU’ICI/Et si le système de défense contre la propagation du Covid19 connaissait des failles béantes?

https://www.dakaractu.com/Un fait est constant ! Depuis le 18 mars, malgré l’annonce qui a été faite dans ce sens, aucun voyageur n’a été confiné au niveau de l’aéroport de Diass, encore moins dans le hangar des pélerins de Léopold Sedar Senghor, officiellement désigné à cet effet.
Rappelons, en passant, que le mercredi 18 mars, un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action Sociale disait clairement que ce hangar,  en question, était désormais réservé SYSTÉMATIQUEMENT à la mise en quarantaine des personnes qui ont séjourné dans un des pays touchés par la maladie à Coronavirus. Autrement dit, toute personne qui choisirait d’entrer dans le territoire Sénégalais, en provenance  d’un pays où sévit ce virus devrait sans détours, être placée en quarantaine pendant 25 jours. Tel fut, en tout cas, la déclaration du ministre Abdoulaye Diouf Sarr.
Seulement,  jusqu’à hier dans la nuit, aucun voyageur n’a été confiné. Juste un thermoflash, un contrôle de routine qui ne saurait nullement dire avec certitude si l’un de ses voyageurs souffrait ou non du Covid19. Une faille qui pourrait (que Dieu nous en garde) coûter cher au Sénégal.
Signalons que la suspension de l’exploitation de tous les vols en provenance et à destination des aéroports du Sénégal, à l’exception des vols domestiques entre AIBD et Ziguinchor,  des vols cargo, des évacuations sanitaires et des vols spéciaux autorisés prenait effet à partir d’hier, vendredi 20 mars 2020.  D’où la.necessire question de savoir pourquoi du 18 mars au 20, aucune personne n’a été confinée?

Coronavirus: Un des cas confie n’avoir pas voyagé depuis 6 mois

https://www.seneweb.com/On en sait un peu plus sur un des trois cas issus de la transmission communautaire. Selon des informations obtenues par eMedia, il s’agit d’un citoyen de nationalité étrangère, établi à Saint-Louis depuis longtemps. Toutefois, ce qui inquiète par rapport à sa situation, c’est qu’il ne sait pas où, ni comment ni quand il a pu être infecté au coronavirus.
Le patient, qui s’est adressé à notre correspondant à Saint-Louis révèle, en effet, qu’il ne s’est pas rendu en Europe depuis le mois d’août dernier et n’a pas non plus voyagé dans un pays touché par la pandémie. De même, il confie n’avoir pas, de mémoire, côtoyé une personne diagnostiqué positive au virus Covid 19. A l’en croire, ce n’est qu’en début de semaine qu’il a senti des maux de tête, mais sans avoir de fièvre.
Cette situation n’est pas sans rappeler celle de l’ambassadeur d’Italie au Burkina Faso, qui dans les mêmes conditions, disait n’avoir pas mis les pieds en Italie depuis novembre 2019 et vis à Ouagadougou sans sa famille et n’a pas été en contact avec une personne testée positive.

LE MINISTRE DE LA SANTÉ ÉVOQUE ‘’UNE TRANSMISSION COMMUNAUTAIRE’’

Dakar, 21 mars (APS) – Pour la première fois dans son point quotidien de situation sur le Covid-19 au Sénégal, le ministère de la Santé a évoqué des cas ‘’issus de la transmission communautaire’’, ce qui laisse entendre que le virus se propage au sein d’une communauté d’une personne à une autre.
Le Sénégal a enregistré samedi neuf nouveaux cas de contamination au coronavirus (Covid-19), portant désormais à 56 le nombre total de cas recensés dans le pays depuis le 2 mars, a annoncé le ministre de la Santé et de l’action sociale.
S’exprimant lors d’un point de situation sur le coronavirus, Abdoulaye Diouf Sarr, a indiqué que sur 31 tests d’examen virologiques reçus, neuf sont revenus positifs.
« Il s’agit de cinq cas importés, un cas contact du patient déclaré positif le 11 mars, les trois cas communautaires », a-t-il précisé.
Avec ces neuf nouveaux cas, le Sénégal compte désormais 56 cas confirmés, dont cinq guéris. En tout, 51 patients sont sous traitement à Touba et Dakar.
Abdoulaye Diouf Sarr a assuré que leur état de santé « évolue favorablement » et exhorté les populations au « strict respect des mesures de prévention ».
’’Au regard de l’augmentation des cas issus de la transmission communautaire, le ministère de la Santé (…) exhorte les populations au respect strict des consignes de prévention et rappelle qu’aucune tolérance ne doit être permise dans l’application des mesures déjà arrêtées’’.
La transmission communautaire se produit lorsqu’une personne contracte le Covid-19 d’une source inconnue et qu’un lien épidémiologique ne peut-être établi.
L’Afrique doit éviter d’arriver au stade de la transmission communautaire, a averti récemment un responsable de l’OMS.
’’Tant que c’est une épidémie débutante, l’Afrique a la capacité pour la maîtriser. Mais en cas de transmission communautaire soutenue, comme en Italie et dans d’autres pays, les systèmes de santé en Afrique n’ont pas la capacité pour tenir le coup’’, a déclaré à ONU-Infos Dr Ibrahima Socé Fall, Directeur général adjoint de l’OMS en charge de la réponse aux urgences.
Il soulignait au passage le fait que ’’même dans les pays développés, certains systèmes de santé ont été débordés. Donc il ne faut pas qu’on arrive à ce stade en Afrique’’.
Le Sénégal a pris de nombreuses mesures de restrictions dont l’interdiction des rassemblements, la fermeture de ses frontières pour enrayer la propagation de la pandémie du Coronavirus
Les autorités ont également insisté sur le respect des gestes barrières et des régles d’hygiène.
La transmission communautaire se produit lorsqu’une personne contracte le virus d’une source a priori inconnue, a expliqué le professeur Daouda Ndiaye, Directeur du Centre Africain d’Excellence sur la Génomique et les agents Infectieux à l’UCAD.
’’Ce terme (transmission communautaire) est employé lorsqu’une personne contracte le virus sans qu’on ne sache la source de contamination’’, a dit Professeur Ndiaye, également chef du Service de parasitologie et mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
A en croire le parasitologue, expert en génomique, ’’lorsque la source de contamination devient absolument impossible à identifier et qu’on ne sache pas qui a contaminé ce sujet, toutes les personnes vivant dans son environnement sont sujettes à un potentiel risque de transmission du virus contracté par cette personne infectée’’.
La transmission communautaire se fait entre des personnes d’une même communauté et qui n’ont jamais voyagé et n’ayant jamais été en contact avec une personne connue atteinte par le virus, a dit en substance Pr Ndiaye.
’’A ce sujet, il est recommandé à toutes les personnes de son environnement de se faire consulter systématiquement afin de faire éviter toute propagation du virus’’, a-t-il préconisé.LTF/OID

 MEDINA BAYE: L’IMAM CHEIKH ALIOU CISSÉ RÉVÉLE AVOIR ÉTÉ TARDIVEMENT SAISI DES MESURES D’INTERDICTION DES RASSEMBLEMENTS

Kaolack, 21 mars (APS) – Cheikh Aliou Cissé, Imam de la mosquée de Médina Baye a regretté le retard accusé par les autorités étatiques pour les informer des dispositions prises notamment l’interdiction des rassemblements pour éviter la propagation de la maladie du coronavirus.
‘’Ce n’est qu’aujourd’hui (vendredi) vers midi que nous avons été informés des dispositions prises par les autorités gouvernementales concernant ces rassemblements’’, a dit après la prière de vendredi l’imam dans un message audio véhiculé à travers les médias sociaux.
‘’Dieu donne la possibilité au musulman de prier chez lui en cas de calamité et nous sommes conscients de cette réalité’’, a dit l’Imam invitant les autorités étatiques à se rapprocher d’eux pour leur exprimer leur volonté.
‘’Si les autorités nous expliquent les contours de cette loi qui interdit les rassemblements, nous ne ferons que nous en plier car notre volonté n’est pas de les défier’’, a dit Serigne Cheikh rappelant que ‘’dans le sermon lu au cours de cette prière Baye qui l’a écrit il y a 50 ans priait pour que Dieu préserve le monde des épidémies.
Il a lancé un message du Khalife Cheikh Tidiane Ibrahima Niasse à l’endroit des fidèles les prévenant que ‘’si demain des faits nouveaux nous poussent à prier à la maison, sachez que vous serez rétribués à la dimension de celui qui a effectué ce rituel dans la mosquée’’AMD

 Pour protéger les «Talibés» Le Khalif général des Tidianes décrète le confinement du Daara de la Zawiya Seydil Hadj Malick Sy

https://actusen.sn/Sous l’égide du khalife général des tidianes en concertation avec les membres de la famille et sous la présidence effective de Serigne Babacar Sy Abdou une matinée d’information et de sensibilisation s’est tenue ce samedi 21 mars dans l’enceinte de la zawiya Cheikh Elhadj Malick Sy de Tivaouane.
Moulaye Abdou Aziz Diop membre de la famille est revenu sur le sens de la rencontre au nom du comité d’initiative coordonné par Serigne Babacar Sy Abdou, Serigne Mansour Sy Dabakh et le Dr Bachir Ngom.
Le comité est composé de plusieurs personnalités de la Hadratoul Malikiya qui oeuvrent bénévolement pour la prise en charge des besoins et priorités de la Hadra.
Le Pr Serigne Abdou Ba et le Dr Sakho de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh ont tour à tour pris la parole pour sensibiliser les disciples, apprenants et éducateurs du daara sur les mesures préventives à prendre pour se protéger contre le coronavirus mais aussi sur les dangers liés au coronavirus.
Le daara compte plus de 500 apprenants et une vingtaine d’enseignants.
A son tour, Serigne Mame Ousmane Sy un des responsables du daara, sur instruction de Serigne Babacar Sy Abdou est revenu sur le sens et la portée des mesures prises par le khalife notamment la fermeture provisoire des mosquées, mausolées et le confinement du daara jusqu’à nouvel ordre.
Clôturant la séance, Serigne Babacar Sy Abdou est revenu sur les enseignements du Prophète en cas de pandémie mais aussi il a réitéré les instructions du khalife avec un argumentaire solide basé sur le Coran et la Sunna.
Ainsi la Zawiya, les mausolées et le daara seront sous contrôle strict et l’accès limité.
Le daara sera confiné jusqu’à nouvel ordre et les mesures d’accompagnement ont été prises par les membres de la famille et de la hadra pour une prise en charge correcte des talibes : restauration complète, hygiène, santé.
Un médecin est mis à la disposition du daara ainsi qu’une infirmerie équipée gracieusement par des bonnes volontés de la hadra. Des mesures sécuritaires ont été prises aussi pour le respect strict des mesures préventives. Enfin le marabout a formulé des prières pour QU’ALLAH SWT épargne notre pays mais aussi le monde entier de cette pandémie.Asfiyahi.org

500 touristes coincés dans les hôtels à Saly: Le Directeur de l’Aspt rassure

IGFM – Plus de 500 touristes sont coincés dans les hôtels de la station balnéaire de Saly et environ faute d’avion. Une situation qui porte préjudice aux hôteliers qui travaillent à perte. L’agence sénégalaise de la promotion touristique (Aspt) promet de venir en aide aux touristes et aux acteurs du tourisme.  Pape Mahawa Diouf a effectué une visite de terrain à Saly. Il fait ici le compte rendu de sa tournée au micro du correspondant du Groupe Futurs Médias à Mbour,  Abdou Rahmane Diallo.

Mamour Cissé: «Un Confinement Aura Des Conséquences Désastreuses Pour Les Entreprises»

https://www.xibaaru.sn/Opérateur économique, Mamour Cissé redoute les conséquences d’un confinement du pays pour stopper l’avancée du coronavirus. Le leader du Parti social-démocrate/Jant bi, dans les colonnes du journal Le Quotidien, appelle l’Etat à la vigilance contre toute spéculation sur les denrées de première nécessité.
En tant qu’opérateur économique, est-ce que vous subissez les mesures prises par le gouvernement dans la lutte contre le coronavirus ?
Pour l’instant, ce sont des mesures salutaires qu’il fallait prendre. Quand l’intérêt général est menacé, je pense que les intérêts particuliers n’ont plus leur raison d’être. En ce moment, il n’y a pas de conséquences réelles sur la totalité des opérateurs économiques, mais il y a des secteurs qui sont directement menacés. Par exemple pour l’hôtellerie, quand on ferme les frontières aériennes et terrestres, les acteurs de ce secteur le ressentent fortement. C’est la raison pour laquelle il faudra faire preuve d’anticipation dans des crises pareilles. Effectivement, les acteurs du secteur doivent penser à un Fonds de dotation pour les lendemains difficiles. Cela permettra aux entreprises d’éviter des licenciements ou des chômages techniques. Pour nous autres, il n’y a pas encore de problèmes majeurs comme c’est le cas en Europe du fait du confinement total. Si nous, les autorités et les populations sénégalaises, parvenons à contenir cette pandémie, il n’y aura pas de problèmes majeurs.
Est-ce que vous parlez du même Fonds de solidarité et de riposte annoncé par le président de la République lors du dernier Conseil des ministres ?
Je pense que ce serait salutaire de réfléchir sur des mécanismes pour soulager les entreprises parce que celles-ci avaient des échéances au niveau des banques et autres institutions. Cette situation va forcément avoir de l’impact sur leurs activités. Il faudra faire preuve de solidarité et, de ce point de vue, la Banque centrale dispose de moyens suffisants pour soutenir nos Etats et nos entreprises. Elle doit jouer un rôle économique et financier dans la zone comme le fait Christine Lagarde (présidente de la Banque centrale européenne) pour soutenir les économies européennes fragilisées par le coronavirus. Nous attendons de la Banque centrale qu’elle fasse preuve d’anticipation, d’imagination pour mettre à la disposition des Etats des moyens par l’intermédiaire des banques et des Etats. Il faudra qu’on puisse emprunter avec des taux presque 0 et qui seront garantis par l’Etat par l’intermédiaire de la Banque centrale. Ce qui est essentiel, c’est de soutenir le tissu industriel. Sinon, ce sera la catastrophe.
Cette situation de confinement aura-t-elle des conséquences désastreuses pour les entreprises ?
Ah oui ! On ne le souhaite pas. Nous sommes dans un pays sous-développé où les urgences sont multiples. Un confinement va impacter nos finances, notre trésorerie et nos entreprises. Mais pour entreprendre, il faut d’abord être en bonne santé. Le confinement certes impactera forcément nos entreprises, mais de mon point de vue c’est le chemin du salut.
Comment ?
Parce qu’il n’y a plus une liberté de mouvement. On s’achemine vers des lendemains extrêmement difficiles, car le confinement a un coût. L’Etat et ses démembrements doivent préserver les intérêts des consommateurs pour qu’il n’y ait pas de spéculation. Le ministère du Commerce doit fixer les prix des denrées de première nécessité. L’Etat doit aussi activer la police et la gendarmerie pour que l’arsenal répressif s’abatte sur ces commerçants véreux.
Est-ce qu’on peut s’attendre à une baisse du prix des denrées de première nécessité ?
Je le souhaite. Le président de la République au premier chef veillera à ce qu’il n’y ait pas d’augmentation de prix. Dans une période de crise pareille, la volonté politique règle beaucoup de choses. J’invite l’Etat à plus de vigilance. Enfin, je profite de l’occasion pour féliciter le président de République pour sa posture de pro-activité, sa vigilance et son engagement. Il a su très tôt avoir l’intelligence de la situation et agir en conséquence. La discipline des populations fera le reste pour le salut de tous et de chacun.
Certains annoncent déjà une baisse de la croissance économique…
Tout à fait. Au niveau mondial, il y a stagnation de l’activité économique. Ce qui va nous coûter 1,5 à 2% de taux de croissance. Ce qui explique les efforts immenses qui sont en train d’être faits par la Banque centrale européenne avec plus de 600 milliards d’euros, la Turquie pour plus de 70 milliards d’euros et les Etats-Unis pour plus de 1 000 milliards de dollars pour soutenir l’activité économique chez eux. Pour le Sénégal, il y aura certes une diminution de la croissance d’au moins de 1 à 1,5% relativement parce que l’essentiel de la croissance est portée par les grands travaux initiés par le président de la République et le secteur agricole. Tant que nous pourrons contenir le coronavirus, il n’y aura pas de péril. L’Etat doit tout faire pour protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais en luttant fermement contre toute spéculation sur les denrées de première nécessité et sur la discipline que doivent adopter les Sénégalais vis-à-vis des interdits liés à cette pandémie. La période que nous vivons doit être un prétexte pour réconcilier les Sénégalais avec la discipline et le sens des responsabilités. On ne pourra vaincre cette pandémie sans discipline, sans rigueur et sans organisation.
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU SOUS LE SIGNE DE LA LUTTE CONTRE LE COVID-19
Dakar, 22 mars (APS) – L’édition 2020 de la Journée mondiale de l’eau célébrée ce dimanche sous le thème : « L’eau et le changement climatique », est en phase avec la lutte menée à travers le monde contre la propagation de la pandémie du Coronavirus, a appris l’APS auprès des organisateurs.
« La célébration de la Journée mondiale de l’eau de cette année, survient dans un contexte particulier avec la propagation du Covid-19 », rappelle Abdoulaye Sène, le Secrétaire exécutif du 9e Forum mondial de l’eau prévu du 22 au 27 mars 2021 à Dakar dans une déclaration dont copie a été remise à l’APS.
« On a l’habitude de dire que l’eau est vitale pour la santé et donc pour la vie, ce qui se passe actuellement avec le Covid-19 l’illustre et confirme parfaitement », souligne M. Sène, ajoutant que « sans eau disponible en qualité et quantité suffisante, il sera impossible de faire face à cette grande menace universelle ».
Selon lui, « la riposte passe par des mesures d’hygiène et un changement de comportement ». Il s’agit, a-t-il noté, « essentiellement de gestes barrières dont l’un des plus recommandés est de se laver les mains avec du savon ».
« Sans eau disponible en qualité et quantité suffisante, il sera impossible de faire face à cette grande menace universelle », a-t-il averti.
« Cette situation interpelle tous les acteurs engagés dans la lutte pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement, notamment les décideurs qui doivent placer cette question au cœur de l’agenda politique international », le Secrétaire exécutif du 9e Forum mondial de l’eau de Dakar.
« Le 9e Forum mondial de l’eau qui aura lieu à Dakar, du 22 au 27 mars 2021, sous le thème de la +Sécurité de l’Eau pour la Paix et le Développement+ permettra de donner des réponses concrètes aux défis de l’eau, avec de grandes innovations comme les échanges multi-acteurs, le Sommet des Chefs d’Etat et des Institutions internationales, l’Initiative Dakar 2021 pour la labellisation de projets innovants », précise M. Sène.
« Le Forum offrira donc une plateforme unique à la communauté mondiale de l’eau (Gouvernements, secteur privé, société civile, universitaires, jeunes, femmes, et toutes autres parties, prenantes) pour dégager les voies et moyens en vue d’atteindre les objectifs de développement durable en 2030 », fait-il savoir.
Par conséquent, il demande l’implication de tout le monde « dans le processus préparatoire » et il donne « rendez-vous dans un an à Dakar, capitale mondiale de l’eau, pour un Forum qui s’annonce d’ores et déjà historique ».SD/ASB

 Le Sénégal oblige Delta Airlines à débarquer les sénégalais avant de rallier Dakar

https://www.leral.net/Une scène surréaliste s’est déroulée ce Samedi à l’aéroport JFK de New York. Les sénégalais qui étaient aux USA pour un court séjour ont été débarqués de force de l’avion Delta Airlines (DL 216) sur demande des autorités sénégalaises, ceci avant que l’avion ne soit autorisé à décoller à destination du Sénégal.
En effet l’Etat sénégalais avait annoncé Jeudi 19 Mars, qu’il fermait son espace aérien dès le lendemain 20 Mars à minuit. La seule option qui se présentait à ces sénégalais, surpris par une telle décision qui ne leur laisse que 24 heures, était le prochain vol direct « New-York – Dakar » de Delta Airlines, prévu seulement le 21 Mars. Un vol avec correspondance prendrait plus de temps, et présentait le risque de se voir coincé dans un pays d’escale. La compagnie Delta a donc vendu des billets d’avion, ceci jusqu’à la veille de son départ, à tous ces sénégalais contraints de rentrer manu militari. Arrivés à l’aéroport ce Samedi, l’enregistrement des passagers a été effectué et l’embarquement en cours. Mais à leur très grande et désagréable surprise, le personnel de la compagnie est venu annoncer aux passagers que les autorités sénégalaises viennent d’interdire que l’avion rallie le Sénégal avec des passagers sénégalais à son bord. Le vol DL 216 a donc été autorisé à rallier le Sénégal, mais vide. Une fois à Dakar, sur instruction des autorités américaines l’avion doit récupérer les ressortissants américains qui étaient de passage au Sénégal et désireux de rentrer. Interrogés, certains parmi les passagers sénégalais laissés en rade à l’aéroport, sans moyen, sans hébergement, sans solution, ont laissé exploser leur colère contre les autorités sénégalaises qu’ils qualifient « de lâches, de criminelles, … ». Parmi eux une jeune sénégalaise et son bébé de 2 mois à peine, et qui a laissé à Dakar ses 2 autres enfants de 2 et 5 ans dit-elle. Elle ne comprend pas que pendant que Trump envoie de force des avions au Sénégal récupérer ses ressortissants, son président à elle, Macky Sall oblige Delta Airlines à ne ramener aucun sénégalais malgré le fait qu’ils n’étaient que de passage aux USA pour diverses raisons les uns et les autres. Elle renseigne que son époux venu de Dakar juste pour 3 jours afin de l’escorter compte tenu des risques liés au Coronavirus, avait pourtant saisi la veille le Consulat du Sénégal à New York. Mais ils ont vite déchanté devant l’indifférence des responsables rencontrés. b[La Rédaction]

Coronavirus-Sénégalais bloqués à New-York: Delta Airlines en route,sans passager

https://www.seneweb.com/La nouvelle est tombée tel un couperet sur les têtes de plus de 20 Sénégalais qui avaient nourri l’espoir de rentrer au bercail sur le vol Delta Airlines de ce samedi. Pour cause, les agents ont annoncé que le voyage se fera sans passager.
En effet, selon une source, le gouvernement du Sénégal n’a autorisé à Delta qu’un vol spécial pour venir chercher les citoyens américains qui sont sur le sol sénégalais.
« Cependant, ce vol qui n’est spécial que de nom est un vol régulier programmé de longue date et qui devait compter à son bord des Sénégalais qui nourrissaient le désir de rentrer au pays au même titre que les Américains qui auront cette chance, ce dimanche avec le même avion », avance notre interlocuteur.
De source autorisée, un second vol est prévu ce mardi au départ de New york avec le même principe, un vol sans passager de New York à Dakar pour venir chercher des passagers de nationalité américaine.
« Une simple autorisation de l’État sénégalais aurait permis à nos compatriotes de rentrer surtout que depuis l’annonce de la fermeture des frontières, c’est le seul vol qui était disponible », renseigne notre source.

Le cri de cœur d’une cinquantaine de Sénégalais bloqués à New-York

https://www.dakaractu.com/Les autorités étatiques sont encore interpellées par des concitoyens qui sont hors de nos frontières. Après nos compatriotes bloqués en terre mauritanienne et ceux au Maroc finalement rapatriés, c’est au tour d’autres Sénégalais d’appeler l’État à leur secours.
Il s’agit de Sénégalais actuellement bloqués à l’Aéroport Kennedy de New-York (Usa). Ce blocage est la conséquence du refus du gouvernement sénégalais d’offrir l’autorisation d’embarquer des passagers sur le vol Delta Airline 216.
Une occasion rêvée qui pourrait profiter à 50 Sénégalais en ce sens que l’atterrissage de ce vol est attendu à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), ce dimanche à 7 heures. Le vol de la compagnie américaine Delta vient récupérer des citoyens américains.
Cependant, les autorités Sénégalaises ont refusé à leurs citoyens cette main tendue qu’elles accordent aux autres. À l’aéroport Kennedy, des sénégalais sont dans le désarroi total quand certains ont traversé les Etats-Unis pour prendre ce vol. Une situation qui a poussé nos concitoyens à interpeller le président Macky Sall, le seul capable aujourd’hui de décanter la situation.
À noter que les passagers avaient déjà fait leur enregistrement puis ont été admis en salle d’embarquement avant que l’annonce du refus du gouvernement sénégalais ne leur parvienne.

Pr Daouda Ndiaye sur la transmission communautaire du coronavirus : « La situation est sérieuse »

La transmission communautaire. Ce samedi, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a annoncé que sur les 9 nouveaux cas positifs au coronavirus 3 sont issus de transmission communautaire. Une source proche dudit ministère explique : « Cette contamination, c’es lorsqu’une personne contracte le coronavirus d’une source inconnue. Elle n’a pas voyagé récemment et n’a pas eu, à sa connaissance, de contact avec une personne déclarée positive ».

« Il est possible de remonter la chaîne de transmission jusqu’à connaître la provenance »

Ces propos sont appuyés par le Professeur Daouda Ndiaye de l’hôpital Fann. « La transmission communautaire est lorsque les personnes testées positives n’ont pas été en contact directe avec des personnes confirmées. Il s’agit de personnes dont la transmission a eu lieu au sein de la communauté. La personne n’a jamais voyagé et n’a pas été en contact avec une personne connue positive ».
Au niveau supérieur, dit-il, c’est une transmission sans un cas importé et que la personne ne semble pas avoir été en contact avec un cas connu et confirmé. Toutefois, Pr Ndiaye a précisé que ce qui est important à connaitre c’est qu’il est possible de remonter la chaîne de transmission jusqu’à connaître la provenance.
« Quand on arrive à ce stade, il faut dire que la situation est très sérieuse. On est aujourd’hui dans un pays où la confirmation de cas et la contamination peuvent se faire en tout moment. Il faut noter que des personnes peuvent être infectées sans pour autant être entre les mailles des personnes suspectes », indique-t-il.

« Toute personne peut être source de contamination »

Avant de poursuivre: « Nous sommes tous potentiellement des personnes qui hébergent des gens vivant avec la maladie du coronavirus sans le savoir.Quand on est en dehors de sa maison, il faut être conscient que toute personne peut être source de contamination. C’est pourquoi, il faut renforcer les mesures de prévention ». Parmi ces mesures, il y a celles qui sont individuelles comme le port du masque, les solutions hydro-alcooliques. « C’est une préoccupation individuelle, collective et obligatoire et doit être appliquée dans toute sa rigueur. Chaque Sénégalais a un rôle primordial à jouer pour arrêter la contamination », a-t-il fait remarquer.

Souleymane Jules Diop: «Il faut prendre la mesure de ce qui nous arrive…»

https://directnewsinfo.com/C’est la conviction de Souleymane Jules Diop . Il faut prendre la mesure de ce qui nous arrive : l’ordre républicain est menacé par des groupuscules fanatisés.
A terme, ils remettront en cause l’État unitaire tel que nous l’avons jusqu’ici pensé et voulu. Si nous cédons des entités ce pays comme des espaces communautaires de non-droit, plus rien, pas même la Concorde nationale, ne subsistera.
Aucun(e) fils, fille de ce pays ne doit laisser subsister le moindre doute quant à l’obligation que tous nous avons, de nous soumettre aux obligations auxquelles nous avons consenti pour vivre en République. Notamment, quand la communauté que nous constituons tous ensemble fait face à une menace de cet ordre. Souleymane jules Diop

Propagation #Covid19: entre 10 000 et 12 000 visiteurs par semaine, le Sea Plaza inquiète sérieusement

https://www.pressafrik.com/Le plus grand Centre commercial moderne du Sénégal continue d’attirer du monde en cette période très sensible de propagation du Coronavirus où le Covid19 a atteint le niveau inquiétant de transmission communautaire (3 cas annoncés ce samedi par le ministre de la Santé).
Situé sur la corniche, à côté de la place du Souvenir, le complexe de 14 000 m2 est un ovni dans le paysage dakarois : deux parkings (l’un souterrain, l’autre à l’extérieur, soit 236 places), baies vitrées donnant sur l’océan, marbre, escalators, 84 boutiques réparties sur au moins deux niveaux…
Comme il en existe dans les plus grandes métropoles du monde. On y trouve des boutiques représentant les grandes marques de la mode et du luxe, de l’électronique, un supermarché, des restaurants, des salles de cinéma, des instituts de beauté et de bien-être. Selon des chiffres avancés pas Jeune Afrique, depuis son ouverture en juillet 2010, la fréquentation moyenne du mall est estimée entre 10 000 et 12 000 personnes par semaine. La même source d’ajouter que Sea Plaza séduit en priorité une clientèle haut de gamme, locale ou internationale de passage. Tous les éléments sont réunis pour en faire un nid de virus, si des mesures strictes ne sont pas prises pour freiner le flux des visites.

Les franchisés sénégalais inquiets du rythme de fréquentation et des mesures « insuffisantes » de la direction

Contacté par PressAfrik, le gérant d’une boutique dans le prestigieux Centre commercial Sea Plaza fait part de sa grosse inquiétude. Selon lui, les expatriés qui séjournent dans les hôtels qui jonchent ce lieu continuent d’affluer pour faire leurs courses et les mesures annoncées par la direction sont loin de rassurer les occupants. « Ce qui se passe ici doit être remonté au niveau des autorités. On se sent exposés, nous qui tenions des boutiques. Non seulement, notre business ne marche plus. Mais les expatriés qui viennent ici se ruent au Casino ou à la pharmacie pour se ravitailler. Après quand ils font le tour des boutiques, c’est juste pour se balader et prendre de l’air. « , alerte-t-il.

« Nous sommes tous exposés »

Avant de poursuivre: « la direction a annoncé des mesures que je jugerais de basiques. Les gens continuent d’entrer comme ils le veulent. Il y a juste les vigiles à l’entrée qui donnent aux visiteurs du gel hydro-alcoolique dans la paume de leur main. Ils avaient parlé de Thermo-flash (pour vérifier le niveau de température du gens), mais j’en ai pas vu. Ils ont aussi parlé d’un centre de santé dédié, mais son implantation n’est pas encore vérifiée. Nous sommes tous exposés. Parce que les gens qui sont arrivés au Sénégal avant la fermeture des frontières aériennes peuvent venir à tout moment ici avec le virus« .
Contacté par PressAfrik, le Directeur d’exploitation de Sea Plaza a prétexté sa présence à une cérémonie religieuse et promis de rappeler pour donner la version de la boîte. Après une attente de plus de quatre heures, il a été relancé par message. En vain. La rédaction reste à sa disposition pour tout éclairage sur les mesures prises par la direction du Sea Plaza pour éviter de probables transmissions.
D’autant plus que trois personnes ont chopé le Covid-19 sans que les autorités sanitaires ne puissent identifier la source de leur contamination. L’heure est grave !AYOBA FAYE

Amath Soumaré, économiste: «Le Covid-19 va totalement changer l’ordre économique mondial»

https://www.seneweb.com/La pandémie du Coronavirus poursuit sa course folle avec un cortège de morts, tout en dessinant les lendemains de crise économique qu’elle laissera derrière elle. Un chamboulement économique se fait déjà sentir. D’après l’expert en intelligence économique, Amath Soumaré, les projections sont déjà alarmistes et « l’ordre économique mondial va changer totalement ».
« On n’aura plus le capitalisme ou le libéralisme comme on l’a connu depuis 1945. C’est un grand tournant qui attend le monde. En Europe on a tiré trop de billets. Et si nous (en Afrique) on fait la planche à billets, on va les suivre. L’Europe a mis beaucoup d’argent en circulation, énormément. Les américains ont sorti un trillion. Mais eux leurs banques respectent la règle des 10%. En Europe il n’y a aucune banque qui respecte les 10% », argumente-t-il.
La Bceao, pour sa part, a sorti 4 trillions.  Une décision que le Pdg du centre africain de la nouvelle économie, n’approuve pas. « Il faut qu’on se ressaisisse et qu’on comprenne qu’ici (en Afrique) il n’y a pas de crise de liquidités. Les banques sont hyper cash. Les secteurs qu’il faut aider ce sont les secteurs qui sont impactés directement par cette crise sanitaire », soutient Soumaré, invité de l’émission Objection de ce dimanche.
Par ailleurs, estime-t-il, « le Covid-19 permet à nos dirigeants de comprendre comment notre système sanitaire doit-être organisé… ». Ce que la Chine a bien compris en stoppant la progression du virus. A l’en croire, Pékin a montré sa puissance en parvenant à découvrir le code génétique du virus en 10 jours. Il est convaincu que la Chine jouera les premiers rôles après cette crise sanitaire.

COVID-19: FERMETURE DES FRONTIÈRES SÉNÉGALO-MAURITANIENNES (OFFICIEL)

Dakar, 21 mars (APS) – Le ministère sénégalais de l’Intérieur annonce la fermeture des frontières entre le Sénégal et la Mauritanie à compter de ce samedi et ce jusqu’à nouvel ordre pour réduire les risques de propagation de la maladie causée par le coronavirus (Covid-19), annonce un communiqué reçu à l’APS.
En conséquence, précise la même source, les trafics et les déplacements de personnes, à l’exception des transports de marchandises, sont interdits.
Le communiqué souligne que les présidents sénégalais Macky Sall et mauritanien Mohamed Ould El-Ghazouani ont décidé, d’un commun accord, de la fermeture des frontières des deux pays.
Les gouverneurs des régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda, ainsi que les Hauts commandements de la Gendarmerie et les directeurs généraux de la Police et de la Douane sont chargés de l’exécution de cette mesure, ajoute la même source
Le Sénégal a enregistré samedi neuf nouveaux cas de contamination au coronavirus (Covid-19), portant désormais à 56 le nombre total de cas recensés dans le pays depuis le 2 mars, a annoncé le ministre de la Santé et de l’action sociale.
Abdoulaye Diouf Sarr, indiqué que sur 31 tests d’examen virologiques reçus, neuf sont revenus positifs.
« Il s’agit de cinq cas importés, un cas contact du patient déclaré positif le 11 mars, les trois cas communautaires », a-t-il précisé.
Avec ces neuf nouveaux cas, le Sénégal compte désormais 56 cas confirmés, dont cinq guéris. En tout, 51 patients sont sous traitement à Touba et Dakar.BHC/ASB

 Le circulaire du Directeur général de la police qui prépare au «confinement de localités»

https://www.pressafrik.com/Le Directeur général de la police nationale a sorti un circulaire titré : Plan de mobilisation nationale de lutte contre le Covid19 ». Dans le document que PressAfrik vous propose en attaché, il demande aux différents commissaires de consigner tout le personnel de la Direction nationale de la police sous leurs ordre à partir du lundi 23 mars à minuit. Cela dans le but de se préparer aux éventuelles décisions de confinement de localités.
Ainsi, les dépôts des cartes d’identité nationale et services non essentiels sont suspendus jusqu’à nouvel ordre… entre autres mesures prises. « L’ordre de bataille de la police nationale vous sera communiqué au plus tard le lundi 23 mars à partir de 15 heures », lit-on dans le document administratif.

Alioune Sarr invite les Sénégalais vivant dans des pays touchés à rester sur place

https://www.pressafrik.com/ Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr a appelé, samedi, à Notto Diobass, les Sénégalais qui vivent dans des pays touchés par la pandémie de la maladie à coronavirus à rester sur place.
« Je lance un appel aux parents qui sont en Espagne et en Italie pour qu’ils restent là-bas », a dit Sarr, lors d’une cérémonie de remise d’un lot d’ustensiles et de produits de lavage des mains aux chefs de village de commune de Notto-Diobass.
« On ne peut pas permettre aux gens de venir ici contaminer les autres », a-t-il dit, notant que tel est le règlement sanitaire international, et telle est la recommandation du prophète de l’Islam, qui conseillait de ne pas sortir d’une zone frappée par une épidémie et de ne pas y entrer.
M. Sarr dont les propos sont rapportés par l’Aps, « c’est ce qui permettra de maîtriser l’épidémie », révélant que son propre fils qui est actuellement en Italie, y restera jusqu’à la fin de l’épidémie.
Après avoir dans un premier temps fermé partiellement son espace aérien, le Sénégal a décidé de fermer l’Aéroport international Dakar Blaise Diagne de Diass, pour endiguer l’épidémie à coronavirus.
La pandémie du coronavirus poursuit son expansion au Sénégal. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a annoncé hier samedi 9 nouveaux cas positifs. Ce qui porte le nombre de personnes atteintes par la maladie à 51 sous traitement.

Cas positif à Samba Dierry Diallo et qui avait pris la fuite: les éclairages de la gendarmerie nationale

https://actusen.sn/Dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn, «la gendarmerie nationale informe que l’hôpital de la caserne Samba Diéry Diallo de Colobane a reçu hier vers 11 heures, un patient de nationalité sénégalaise âgé de 39 ans qui présentait une fièvre et qui a été pris en charge puis soumis au questionnaire du protocole en vigueur relatif à la détection des cas suspects d’infection à coronavirus. D’après les informations recueillies, la personne concernée est revenue de l’étranger le 16 mars 2020».
Dans l’attente du résultat du test qui est parvenu aujourd’hui et qui s’est révélé positif, ajoute le document signé par la Division communication de la gendarmerie, «l’individu s’était soustrait de la surveillance pour regagner son domicile ce matin vers 06 heures. Il a été retrouvé par une équipe d’intervention du ministère de la Santé accompagnée des éléments de la section de recherches de la gendarmerie nationale».
La gendarmerie nationale rassure également «que dès l’accueil, toutes les mesures de protection et de sauvegarde ont été prises à l’égard du patient qui a été mis en isolement».
«La gendarmerie nationale participe activement à la lutte contre le Covid-19 en appuyant les services du ministère de la Santé par le respect des mesures de sauvegarde, la surveillance et le renseignement. De plus, dans le cadre du concept armée nation, le centre de santé principal de la gendarmerie accueille les populations et participe à la détection des cas d’infection en accord avec les autorités compétentes», précise le communiqué.

Fermeture de la frontière mauritano-sénégalaise

APA-Nouakchott (Mauritanie) De notre correspondant : Mohamed Moctar–La frontière entre la Mauritanie et le Sénégal a été fermée pour la circulation des personnes, a annoncé samedi à Nouakchott le ministère mauritanien de l’Intérieur dans un communiqué
Cette fermeture motivée par la prévention de la propagation du coronavirus (Covid-19), a été décidée d’un « commun accord » entre le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son homologue sénégalais Macky Sall, a précisé le ministère dans son communiqué.
Le texte ajoute que la nouvelle mesure qui ne frappe pas les camions de transport des marchandises, entre en vigueur ce samedi.
Les deux pays sont liés par un passage fluvial à travers le fleuve Sénégal où la circulation est opérée au niveau de Rosso par un bac appartenant à la Mauritanie et des pirogues, mais aussi par un passage terrestre au niveau du barrage de Diama.
Du côté de la Mauritanie, l’armée, chargée de mettre en application la décision, s’est déjà déployée le long de la frontière.
La Mauritanie a déjà découvert deux cas de Covid-19 sur deux étrangers (un homme et une femme) fraichement arrivés au pays.MOO/cgd/APA

LA GAMBIE FERME SES FRONTIÈRES TERRESTRES AVEC LE SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn/C’est une décision qui était de plus en plus réclamée par l’opinion en Gambie. Après la fermeture de ses frontières aériennes, la Gambie fermera ses seules frontières terrestres qu’elle partage avec le Sénégal. La mesure entre en vigueur ce lundi à minuit pour un délai initial de trois semaines. Une décision rendue publique, hier soir, par un communiqué de la Présidence gambienne. L’objectif est de limiter l’expansion du coronavirus sur son territoire. A noter que la Gambie a enregistré cette semaine son premier cas de Covid-19.
Alors que la pandémie gagne de plus en plus du terrain au Sénégal, pays voisin immédiat de la Gambie avec lequel il partage ses seules frontières terrestres, Banjul se barricade. C’est dans ce sillage qu’un communiqué de la Présidence tombée, hier soir, a annoncé la décision du pays de fermer ses frontières terrestres avec le Sénégal, à compter de demain à minuit. Cette décision a été prise, compte tenu de l’expansion inexorable de la pandémie dans le monde, renseigne ledit communiqué. Une fermeture initiale de 21 jours et prise en commun accord avec les deux pays, ajoute-t-on. Une mesure qui était réclamée par l’opinion gambienne qui s’inquiète de l’arrivée inévitable de la pandémie dans leur pays où le plateau médical n’est pas forcément préparé à apporter une riposte adéquate.
Cependant, cette fermeture constituera un sérieux coup d’arrêt aux échanges très importants entre les deux pays. De nombreux voyageurs sénégalais passent sur le territoire gambien au quotidien. Que cela soit sur la transgambienne au pont de Farafegni ou à Banjul pour quitter ou rallier la Casamance. En outre, la Gambie importe du Sénégal beaucoup de denrées de première nécessité. L’autre effet, c’est une éventuelle pénurie de cette marchandise et son lot de conséquences.
Pour rappel, à l’instar de la plupart des pays du monde, la Gambie avait déjà fermé ses écoles et ses frontières aériennes cette semaine. Officiellement, un seul cas de coronavirus a été enregistré dans le pays, lundi dernier. Mercredi, une quinzaine de personnes en provenance du Royaume-Uni placée en quatorzaine dans un hôtel, s’est échappée et se trouvent toujours dans la nature. Une chasse à l’homme a été lancée par la police. Dans une conférence de presse tenue, hier, le gouvernement n’exclut pas des poursuites judiciaires contre ces fuyards Amadou BARRY (Correspondant en Gambie)

 TOUBA «Les 16 malades au Coronavirus presque guéris» (Dr Mamadou Dieng)

https://www.dakaractu.com/Une nouvelle qui donne de l’espoir et qui pourrait tempérer cette vague de désespoir née de la découverte de 3 cas testés positifs au Coronavirus et qui sont de type communautaire. En effet, les 16 malades internés au niveau du centre de santé de Darou Marnane sont presque guéris. C’est du moins l’affirmation qui a été faite ce samedi par le médecin-chef du district sanitaire de Touba.
Pour Mamadou Dieng, il ne reste qu’à faire des analyses concluantes avant de les libérer. Dakaractu-Touba recueillait ses propos aujourd’hui même au niveau  de l’hôpital militaire de campagne installé dans la cité
Nous tenons, cependant, d’une source bien au fait de l’information médicale que deux d’entre  ces 16 malades ont été déclarés complètement guéris.

10 patients guéris du Covid-19 à Touba: Le directeur du Sneips dément

http://www.dakarmatin.com/ L’information faisant état de la guérison de dix patients  atteints de Coronavirus à Touba est  fausse. C’est du moins ce qu’affirme le directeur du Sneips Dr Ousmane Guèye sur le plateau du telethon organisé par les médias.
À rappeler que des médias ont relayé une information faisant état de la guérison de 10 patients atteints du Covid 19 à Touba

THIÈS: L’HÔPITAL AMÉRICAIN BARTHIMÉE TRANSFORMÉ EN CENTRE D’ISOLATION

http://www.emedia.sn/A Thiès, l’hôpital américain Barthimée est fortement touché. Selon des informations obtenues par Emedia, trois membres du personnel de santé ont été contaminés. De sources proches de la structure sanitaires renseignent qu’elle sera ainsi transformée en centre d’isolation, comme cela fut le cas avec le centre de santé de Darou Marnane à Touba, qui avait reçu le premier cas de la cité religieuse. Une équipe du comité de gestion des épidémies y est également attendue.
Au Sénégal, 56 personnes ont été testées positives au Covid 19, 5 sont guéries, 51 sont encore sous traitement dans les centres hospitaliers.

Thiès: Trois membres de la famille d’un agent de santé, testés positifs au covid-19

https://www.pressafrik.com/C’est la panique à Thiès, situé à 70 Km de l’est de Dakar. Trois membres de la famille d’un agent de santé d’une structure sanitaire privée, ont été testés positifs au coronavirus.

Saint-Louis enregistre son premier cas confirmé du Coronavirus.

https://www.dakaractu.com/Le patient est l’un des trois cas issus de la transmission communautaire annoncé cet après-midi du samedi par le ministre de la santé et de l’action sociale, M. Abdoulaye Diouf Sarr.
Selon nos sources bien informées de la situation, « il s’agit d’un citoyen de nationalité étrangère, établi à Saint-Louis depuis longtemps ».
Ce qui est plus grave, voire plus inquiétant pour ce cas, le patient concerné ne sait pas où, ni comment encore moins quand il a pu être infecté par la maladie du coronavirus.
Le patient révèle, également, qu’il ne s’est pas rendu en Europe depuis le mois d’Août dernier et n’a pas non plus voyagé dans un pays touché par la pandémie. De même, il confie n’avoir pas, de mémoire, côtoyé une personne diagnostiquée positive au virus Covid 19.
À l’en croire, ce n’est qu’en début de semaine qu’il a senti des maux de tête, mais sans avoir de fièvre.
Ce qui semble prouver, que le virus se propage à une vitesse folle et a déjà commencé à se transmettre entre des porteurs sains, qui ne développent pas des symptômes apparents.

Un Sénégalais testé positif à Brescia (Italie)

https://www.pressafrik.com/Selon le Consul général du Sénégal à Milan, un ressortissant sénégalais à Brescia (Italie) a été testé positif au Covid-19. Rokhaya Ba s’exprimait en direct sur la RTS.
Pour rappel, l’Italie est devenu le nouvel épicentre de la pandémie du Coronavirus avec plus de 4800 morts et près  de 50 000 personnes contaminées .

LA VILLE DE ZIGUINCHOR, SIXIÈME VILLE TOUCHÉE PAR LE CORONAVIRUS

http://www.emedia.sn/La ville de Ziguinchor enregistre son premier cas positif de coronavirus. Selon des autorités sanitaires, le patient est un émigré de 73 ans, revenu de la France il y a quelques jours. Il était en quarantaine à l’hôpital régional de Ziguinchor, où il était venu en consultation. Le comité régional de gestion des épidémies s’organise pour l’acheminer au centre d’isolement mis en place au sein de la structure sanitaire. Sa famille ainsi que les personnes avec qui il était en contact seront mis en quarantaine incessamment.
Plus tôt en début de soirée, Emedia révélait que le virus n’est plus confiné entre Dakar, Mbacké et Mbour, jusqu’hier, les seuls départements concernés par les cas positifs. Aujourd’hui, avec le dernier bilan, on sait désormais qu’il est partout. Le Nord, le Sud et l’Ouest du Sénégal sont maintenant touchés. Et ce sont parmi les plus grandes villes du pays : Dakar, Touba, Saint-Louis, Mbour, Thiès et donc Ziguinchor.

Ziguinchor: la famille du cas confirmé au coronavirus mise en quarantaine, 36 contacts suivis dont 3 à haut risque

https://www.pressafrik.com/Ziguinchor, ville située au sud du Sénégal, a enregistré samedi, son premier cas confirmé du coronavirus, un Sénégalais de 73 ans, revenu de la France le 14 mars dernier. Sa famille a été mise en quarantaine et les 36 contacts qu’il a eus, sont en train d’être suivis par le personnel médical.
« C’est un cas qui est importé parce que le malade vient d’une zone qui est touchée par l’épidémie. Nous nous sommes rendus au domicile du cas et nous avons listé toutes les personnes contactes. Le patient est arrivé le 14 mars, le 15 (mars) il a séjourné à Kaolack et le 16 (mars) il est venu à Ziguinchor », a expliqué le médecin chef de région, le lieutenant, Colonel, Mawdo Malick Diop.
Face à la presse ce dimanche, il a rassuré que «en ce qui concerne la région de Ziguinchor, on a même tracé son itinéraire et c’est qui nous a amené à avoir les 36 contacts. Et des prélèvements ont été effectués sur trois contacts à haut risque ». Non sans souligner que « sa maison a été mise en quarantaine ».
Le Comité régional de lutte contre le coronavirus appelle les populations de la zone à signaler toutes personnes revenues récemment de l’étranger pour limiter la propagation du virus. Parce que, a-t-il avancé : « si nous testons et prenons en charge les cas précocement, on pourra prendre en charge de façon sûre la transmission de ce virus au niveau communautaire»

 Kaolack: 56 « modou-modou » suivis… 4 cas revenus négatifs.

https://www.dakaractu.com/La liste des voyageurs entrants communément appelés  » modou-modou » s’allonge jour après jour à Kaolack. En effet, elle est passée de 39 à 56 « modou-modou » qui sont revenus dernièrement au bercail. Tous sont suivis par les autorités sanitaires sauf 16 d’entre eux qui n’ont présenté jusque là aucun signe d’une quelconque maladie.
À ce jour, les résultats des 4 cas suspects sont revenus négatifs. Les localités concernées sont Koutal (Commune de Ndiaffate), la Commune de Latmingué et Keur Ayip. Le dernier cas est un voyageur qui a finalement perdu la vie, mais dont le test est revenu négatif…

Covid-19: un agent du Groupe Futurs Médias (Gfm) testé positif

https://actusen.sn/L’épidémie du coronavirus au Sénégal n’a pas épargné le Groupe futurs médias. Dans cette boite, un agent a été déclaré positif. Selon igfm, l’agent en question est rentré de Paris le 16 mars avant d’être mis en isolement
Pour des raisons liées au droit de la confidentialité de l’information concernant l’état de santé du patient, aucune information supplémentaire ne sera donnée.
Concernant les dispositions de prévention et de précaution, la Direction générale du Groupe Futurs Médias a pris des dispositions drastiques pour assurer les services essentiels et protéger les employés

Covid-19: la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie fermée

https://actusen.sn/Maintenant c’est officiel. Les présidents du Sénégal et de la Mauritanie ont décidé, d’un commun accord, de la fermeture des frontières des deux pays à compter de ce samedi 21 mars jusqu’à nouvel ordre. En conséquence, les trafics et les déplacements de personnes, à l’exception des transports de marchandises, sont interdits.

Maroc: Dernier Vol À Destination De Dakar, Les Sénégalais Triés

http://www.walf-groupe.com/-Le gouvernement sénégalais offre une dernière chance à ses ressortissants désirant se rendre à Dakar à partir de Casablanca. Un dernier vol devrait décoller ce samedi à 21h.
Dans un communiqué publié ce vendredi 20 mars, « le Consulat général du Sénégal à Casablanca informe la communauté que la compagnie Air Sénégal opérera un vol pour le rapatriement des Sénégalais au départ de l’aéroport international Mohammed V, ce samedi 21 mars 2020 ». Le vol est prévu à 21h et les passagers doivent se présenter six heures avant, pour les besoins des formalités d’enregistrement.
« Le vol est exclusivement réservé aux Sénégalais résidant à Casablanca ou ceux venus récemment au Maroc et désirant retourner à Dakar », précise Abdou Jaïdi, directeur général d’APG, représentant la compagnie sénégalaise au Maroc. En d’autres termes, les Sénégalais résidents en Europe ou en Amérique du Nord ayant transité au Maroc n’en font pas partie. « Ils peuvent néanmoins se rapprocher des autorités consulaires qui coordonnent cette opération, ajoute-t-il.
La priorité est donnée à l’ensemble des clients d’Air Sénégal dont les vols ont été annulés depuis le 15 mars courant. Ceux-là doivent se présenter directement à l’aéroport Mohammed V de Casablanca.
Plusieurs Sénégalais avaient demandé ce dernier vol, dont certains venus de l’Union européenne, transitant par le Maroc, et qui, malheureusement, se sont retrouvés bloqué dans le royaume.
Beaucoup d’entre eux étaient même venus par la route et se sont retrouvés coincés au niveau de la frontière avec la Mauritanie à El Guerguerat, actuellement fermée pour les passagers.Avec Le360 Afrique

CORONAVIRUS: «L’ÉTAT N’A PAS ENCORE PRIS LES MESURES NÉCESSAIRES»

Le Coronavirus continue ses ravages. Le Sénégal qui n’a jamais été confronté à une situation pareille est en train de dérouler un programme d’endiguement de la pandémie.
Depuis que la présence du Coronavirus a été signalée sur le territoire national, les autorités étatiques ont, progressivement, pris une batterie de mesures. Mais, le constat est que certaines des populations peinent à les respecter. À l’échelle communautaire, les divergences existent sur la manière d’apprécier les mesures édictées par l’Etat. Ce qui n’augure pas des lendemains meilleurs quant à la limitation des dégâts de la maladie.
Invité à l’émission Lr du Temps, ce dimanche, 22 mars 2020, sur Iradio, l’Expert en Intelligence économique et Communication stratégique, Cheikh Mbacké Sène, a donné l’exemple de la Chine, principale épicentre du virus. « La Chine est un exemple. Elle nous l’a démontré. Il y a un aspect culturel qu’il faudrait prendre en considération : c’est un peuple discipliné », renseigne, M. Sène. Pour lui, cette ’’discipline chinoise’’ manque au Sénégal. « Les Chinois ont la capacité de se regrouper autour de l’essentiel. Ce qui fait défaut ici au Sénégal », a déclaré Cheikh Mbacké Sène qui pense que : « l’Etat n’a pas encore pris la rigueur nécessaire ».
Son co-débatteur, Mamadou Ibrahima Fall, est du même avis. Le Conseiller en diplomatie Economique et Commerciale va même plus loin en exhortant toutes les institutions du pays à participer à ’’l’effort de guerre’’. « Aujourd’hui, la situation exige que les budgets de la Présidence et de l’Assemblée nationale soient versés au plan de riposte contre le coronavirus », a-t-fait savoir. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA

Cécile Kyenge: «Il sera difficile d’appliquer le confinement au Sénégal»

iGFM-(Dakar) L’ancienne ministre italienne de l’intégration Cécile Kyenge, a reconnu ce dimanche, sur les ondes de la RFM qu’il sera très difficile d’appliquer le confinement dans des pays comme le Sénégal. Selon elle, les mesures prises l’Etat se heurtent souvent à des réticences culturelles, surtout religieuses.
« Il faut qu’on trouve très vite un vaccin. L’Afrique doit également commencer à regarder les modèles qui sont en train d’être mis en places par beaucoup de pays. Celui qui a été utilisé par la chine, par la Corée du Sud, par l’Italie. Il faut étudier tout ça et prévoir également, à coté de l’équipe scientifique prévoir l’implication des autres secteurs. Je me demande si le Sénégal parviendra à mettre en place des mesures de restrictions sévères des déplacements. Ce sera assez compliqué. Parce qu’il faudra des militaires et des surveillants dans les rues. Il faut une coordination de plusieurs secteurs pour arriver à arrêter cette contamination du covid 19. », a-t-elle déclaré dans l’émission Grand Jury de la RFM.

DR SAFIETOU THIAM: «LE CONFINEMENT EST LA SOLUTION MAIS…»

http://www.emedia.sn/Dr Safiatou Thiam, ex-ministre de la Santé, est formelle. Le confinement pourrait être la solution surtout dans un contexte de contaminations communautaires du coronavirus au Sénégal. Par contre, recommande la Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) des précautions doivent être prises pour un approvisionnement en denrées alimentaires.
Elle s’explique sur la Rfm : « il faut s’inquiéter, et s’alarmer. Il fallait même le faire depuis le début. Aujourd’hui, on parle de contaminations communautaires mais cette épidémie depuis le début, il fallait s’attendre vu notre sociologie à une progression communautaire. C’est vrai les premiers cas étaient importés mais une fois le cas importé, il va rester dans la communauté. Le premier sénégalais qui l’a importé, l’a transmis à sa famille, qui l’a transmis également à sa communauté. Donc, la transmission communautaire, elle a commencé depuis le cas n°5. Et on l’a dit, c’est un cas, qui, à partir duquel on a eu une vingtaine. Mais ce qui est important, c’est de prévenir, il faut penser à d’abord s’alarmer, c’est se dire que ce n’est pas fini. Je ne pense pas que cela va se stabiliser tout de suite. Donc, il faudrait anticiper. »
D’où le confinement : « En tout cas, le confinement, c’est la solution. Maintenant, dans notre contexte, est-ce qu’un confinement total est possible ? Est-ce qu’on peut confiner les gens alors qu’ils se débrouillent au jour le jour pour trouver à manger ? C’est pourquoi je dis que c’est multisectoriel. Est-ce qu’il ne faut pas associer le secteur de l’alimentation, la FAO, etc. pour qu’on puisse donner à manger aux gens en cas de confinement ». Dié BA

Djiby diakhaté: «le Sénégal n’a pas les moyens de faire face à une pandémie»

iGFM-(Dakar) Sociologue et enseignant chercheur à l’Ucad, Djiby Diakhaté a déclaré a confié à Mamadou Ibra Kane que le Sénégal, n’a pas les moyens de faire face à une pandémie. Il invite les Sénégalais à un changement impératif de comportement pour éviter le pire.
« Aujourd’hui des pays qui sont, autrement, beaucoup plus puissants que nous sur le plan économique sont débordés. Un pays comme le Sénégal, pays pauvre et très endetté n’a pas les moyens de faire face à une pandémie qui atteindrait un certain niveau. Donc, il n’y a pas de temps à perdre. C’est aujourd’hui et tout de suite qu’il faut changer les comportements de manière à arrêter la propagation du phénomène », a-t-il déclaré dans l’émission Jury du dimanche.

Le Coronavirus freine l’émigration clandestine !

https://an-news.com/Le Coronavirus ou Covid-19. Ce monstre invisible terrorise le monde entier. Pays riches comme pauvres sont désormais sur le même pied car le virus ne fait aucune distinction d’âge, de sexe ni de race. Il vient nous rappeler que nous sommes tous pareils et que l’avenir de l’humanité réside dans sa solidarité agissante.
Le Covid-19 a aussi ceci de particulier. Il a freiné brusquement un phénomène que les États et leurs moyens n’ont pu contenir. L’émigration clandestine ! Les jeunes ne se bousculent plus, au prix de leur vie, dans des embarcations de fortune pour rejoindre l’Europe. Le plus cocasse, on assiste à un autre phénomène : le retour clandestin. Sacré Coronavirus ! Tu nous rends nos enfants que l’émigration clandestine nous avez volés.
En effet, les émigrés cherchent, par monts et par vaux, à revenir au bercail. Beaucoup sont passés par les frontières aériennes avant que celles-ci ne soient fermées. Aujourd’hui, ils prennent d’assaut les frontières terrestres, resquillent à travers les moindres brèches des barrages frontaliers. Avec la même détermination qui les avaient poussé à quitter clandestinement leur pays. Rejetés à l’aller, indésirables au retour.(Source : ANN)

DIONNE PRIE COMME UN CANDIDAT POUR 2024

https://www.seneplus.com/-Lep’tit Railleur–Le message des mourides est clair et sans ambages : Touba vaincra tous les fléaux, le Coronavirus compris. Ceux qui doutent peuvent quitter le navire. S’il ne doit en rester qu’un, ce serait …Boun Abdallah Dionne ?
Boun Abdallah Dionne, Secrétaire général de la Présidence de la République, ministre d’Etat, homme de confiance de Sa Rondeur, en dépit d’un parcours qui devrait épater la galerie, a toujours inspiré une sorte de compassion dédaigneuse. De lui, Idrissa Seck, l’opposant en chef, a dit : « Si Macky Sall demande à Boun Abdallah Dionne de déclarer à la télé que le soleil se lève à l’ouest, il le fera ».
Vendredi 20 mars 2020, lorsqu’en sa qualité de ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, il décide de prier dans la grande mosquée de Touba, aux côtés des dignitaires mourides, au-delà de la dévotion, c’est un acte d’appartenance et de solidarité à la confrérie.
Aussi curieux que cela puisse paraître, Boun Abdallah Dionne a posé un très fort acte politique dans cette manière très mouride de renouveler sa soumission au Guide, surtout dans une période trouble durant laquelle les plus zélés talibés se sont défaussés. Pas l’ombre d’un Idrissa Seck ou d’un Madické Niang, encore moins de l’exilé Karim Wade dans ces moments troubles.
Pas même le Père Wade qui se glorifiait de son apport inestimable à la voie mouride.
Le message des mourides est clair et sans ambages : Touba vaincra tous les fléaux, le Coronavirus compris. Ceux qui doutent peuvent quitter le navire. S’il ne doit en rester qu’un, ce serait …Boun Abdallah Dionne ?
Revenons sur terre. Si le fléau est jugulé, et que des élections se tiennent en 2024, la prière de Boun Abdallah Dionne deviendra un prêté pour un rendu. Dans trois ans, au moment de présenter sa candidature (ou celle de son maître !), il pourra rappeler à l’aristocratie mais surtout la communauté mouride : « Quand tout le monde vous a fuis, je suis venu me tenir à vos côtés ».

POLÉMIQUE SUR L’APPARITION DE DIONNE À TOUBA

https://www.seneplus.com/RFI–Dans la société civile, certains font part de leur surprise. La visite du secrétaire général de la présidence est contre-productive et « détruit » le message de prévention des autorités, estime Alioune Tine
Mahammed Boun Abdallah Dionne, le plus proche collaborateur du président Macky Sall a pris part à la prière du vendredi, ce 21 mars. Le khalife général de la confrérie mouride, qui régente la ville de Touba, avait pris la décision de maintenir la prière collective. Et ce contre l’avis de l’État, Touba étant le foyer de l’épidémie de coronavirus. La visite de Mohammed Boun Abdallah Dionne a été unanimement condamnée.
Ce vendredi 21 mars, le secrétaire général de la présidence sénégalaise était venu sensibiliser le khalife général de la confrérie des mourides au sujet de l’importance de l’épidémie de coronavirus, motif officiel de cette visite. Devant la presse, Mahammed Boun Abdallah Dionne s’est réjoui de l’attitude du khalife dans cette période et a vanté l’utilisation du gel hydroalcoolique. Alors que le geste de prévention le plus évident est d’éviter les rassemblements et que les manifestations publiques sont interdites dans le pays depuis une semaine.
Une interdiction à laquelle a dérogé Touba, qui n’a pas annulé la prière, au contraire de Dakar. Toutes les mosquées étaient fermées dans la capitale. Un imam a été arrêté pour avoir tenté de maintenir la prière. En prenant part au rassemblement à Touba, Mahammed Boun Abdallah Dionne a créé un « paradoxe au sommet de l’État », relève la presse. L’homme serait « l’irresponsable » de la République, écrit par exemple Le Quotidien.
Dans la société civile, certains font part de leur surprise. La visite du secrétaire général de la présidence est contre-productive et « détruit » le message de prévention des autorités. « C’est totalement incohérent, totalement en contradiction avec les instructions qui ont été données par le président de la République, le gouvernement lui-même, pointe Alioune Tine, coordonnateur d’Afrikajom, une plateforme de la société civile. Ça fait vraiment désordre, surtout au plus haut sommet de l’État. Il s’agit pratiquement de la deuxième personnalité du pays. Nous sommes dans une situation où il y a des enjeux de vie et de mort ! »
Fadel Barro, du mouvement citoyen Y’en A Marre, condamne à son tour l’acte posé par le secrétaire général de la présidence. « Il a le droit d’aller où il veut, parce qu’il a le droit de porter un message. Mais il n’a pas le droit de montrer l’image d’une République qui n’arrive même pas à respecter ses propres consignes. Que ce soit de la diplomatie ou de la faiblesse, dans tous les cas, c’est la République qui en pâtit. »
Pour d’autres dans l’opposition, l’épisode décrit la faiblesse de l’État face aux autorités religieuses. Du côté de la présidence, aucun interlocuteur n’était disponible pour réagir à cette polémique. À Touba, épicentre de l’épidémie, une dizaine de cas de coronavirus ont été confirmés cette semaine. Avec 9 nouveaux cas découverts ce samedi, le Sénégal se trouve actuellement à 51 cas confirmés au total. William de Lesseux

Coronavirus… L’Etat Doit Réquisitionner Le King Fahd Palace

https://www.xibaaru.sn/Face au manque d’infrastructures dans la guerre contre le coronavirus : L’Etat doit réquisitionner le King Fahd Palace.Un des fleurons de l’industrie hôtelière nationale, lorsqu’il avait été construit sur financement de l’Arabie Saoudite qui l’a offert au Sénégal pour lui permettre d’abriter pour sa première fois le sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), le Méridien Président baptisé par la suite le King Fahd Palace perd de son charme. Placé dans une zone géographique très à l’abri et isolée, le King Fahd Palace voit sa situation financière devenir de plus en plus catastrophique. Le King Fahd Palace fait partie des structures publiques placées en voie de redressement national.
La situation de la structure hôtelière s’aggrave avec le coronavirus qui a déclaré la guerre au Sénégal. Un ennemi puissant dont tous les moyens ne sont de trop pour lui faire face. Depuis l’entrée en guerre du Sénégal contre cet ennemi puissant et destructeur, l’on ne cesse de déplorer les faibles moyens de l’Etat afin de le combattre. A Dakar, seule la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital Fann abrite les personnes infectées de coronavirus. Les capacités d’accueil de la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital Fann sont plus que faibles.
L’Etat du Sénégal face à la situation doit faire preuve d’imagination, et avoir recours à s’il le faut à des structures dont le fonctionnement est réduit quasiment à zéro. Parmi ces structures, se trouve le King Fahd Palace. L’Etat du Sénégal doit penser d’ores et déjà à sa réquisition pour le transformer provisoirement en une structure sanitaire pouvant accueillir le nombre de patients atteints de coronavirus, si les choses viennent à déborder. Avant même que l’ennemi ne déclare la guerre au Sénégal, Le King Fahd Palace à cause de sa situation moribonde, est dans l’incapacité de remplir ses chambres devenues vides. Ce qui permettrait au cas où la situation deviendrait catastrophique, de maintenir le personnel préparé déjà en poste avant qu’il ne soit envoyé en chômage technique.
Situé dans une zone isolée et protégée, le King Fahd Palace s’offre comme une alternative face au manque de structures sanitaires pour abriter tous ceux qui seront atteints de coronavirus. Face à la menace terrible que constitue le coronavirus, l’heure ne doit plus être à la complaisance. L’Etat doit bien travailler sur cette solution de réquisition du King Fahd Palace.La rédaction de Xibaaru

Coronavirus… Le CRD Lance Un Appel Aux Populations

Le Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) alerte sur la dangerosité de la pandémie du conoravirus – covid 19

APPEL AUX CITOYENS ET HOTES ETRANGERS VIVANT AU SENEGAL

Le COVID19 est dans nos murs. Cette maladie hautement contagieuse, qui se répand chaque jour d’avantage, gagne du terrain à travers les regroupements et déplacements de personnes. En effet, il y’a lieu de relever que si rien n’est fait, elle va se propager partout à travers le territoire national.
Les personnels médicaux du monde entier s’accordent sur un point : des mesures strictes sont nécessaires pour empêcher sa propagation fulgurante aux conséquences catastrophiques pour tout pays, encore plus pour un pays vulnérable comme le Sénégal. En foi de cette certitude scientifique incontestable et de l’enseignement des grandes religions du Monde, des lieux de culte parmi les plus célèbres ont pris, pour la première fois dans l’Histoire déjà longue de l’Humanité, des mesures de prophylaxie universellement admises. La Mecque et Médine sont fermées à la Oumra et au Pèlerinage. De même, les rassemblements religieux sont interdits à Rome, à Jérusalem et ailleurs.
L’expérience en cours nous renseigne que les peuples qui ont tardé à prendre la pleine mesure de cette pandémie le paient immédiatement : l’Italie, la France et l’Espagne subissent des confinements que même les deux guerres mondiales n’avaient pas pu leur imposer. Cet ennemi invisible qui éprouve aujourd’hui des pays aussi puissants que la Chine, l’Italie ou la France, plus équipés et mieux préparés pour affronter des catastrophes a maintenant atteint notre pays et ses voisins limitrophes.
Prendrons-nous la mesure du danger sans précédent ou allons-nous lui ouvrir nos portes en persévérant dans les attitudes qui ont facilité son intrusion ? Peuple du Sénégal, l’heure est grave et dans quelques jours il sera trop tard ! Dans son communique de ce samedi 21 mars 2020, le Ministre de la Santé évoque pour la première fois des cas de transmission communautaire. Oui, le danger est imminent ! L’immense majorité des résidents de notre pays saisissent peu à peu les dangers graves et immédiats qui nous guettent. Répétons-le : le point de non-retour n’est pas loin, et dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons attendre l’aide d’aucun pays.
Rester à la maison, éviter les rassemblements dans les mosquées, à l’occasion des événements religieux, familiaux ou autres, est une exigence de protection de soi et surtout, un devoir de préservation de la vie humaine qui est sacrée.  C’est à la fois un devoir citoyen et une obligation de croyant ; et notre responsabilité individuelle et collective est interpelée devant l’histoire.Fait à Dakar, le 21 mars 2020,LA CONFERENCE DES LEADERSCONGRES DE LA RENAISSANCE DEMOCRATIQUE (CRD),Mouvement Tekki,Parti de l’Emergence citoyenne,Mouvement de la République des Valeurs,Alliance pour la Citoyenneté et le Travail,LD Debout,Taxaw Temm
Situations exceptionnelles,mesures exceptionnelles Par  Birahime Seck du Forum Civil
1. Lorsqu’il s’est agit d’achats dans le cadre de la lutte contre le Covid 19, nous avons noté une très grande célérité de soustraire les marchés y afférant au code des marchés publics (décret n°2020-781 du 18 mars 2020).
2. Maintenant, nous sommes en droit d attendre la même très grande célérité pour couper la circulation du virus des zones infectées vers des zones non encore contaminées (connues).
3. Il est urgent de faire application de toutes les mesures d’exception que la situation actuelle demande et cela, sans concession pour sauver des vies.

Les Sénégalais à l’épreuve du Covid-19: de la menace sanitaire au spectre du tour de vis social Par Ahmadou Lamine TOURE

Le Coronavirus gagne du terrain. Les mesures prises à l’échelle internationale, de surveillance voire de fermeture des frontières, d’interdiction des rassemblements publics et même de confinement, ont pour seul effet de ralentir sa propagation. Il y a une semaine, l’on comptait 120.000 cas de contamination dans 110 pays. A l’heure actuelle, l’on dénombre plus de 240.000 cas dans 150 pays.
Le Sénégal a jusque-là enregistré une cinquantaine de cas positifs au virus, soit une augmentation de 150% en sept jours. L’espoir d’une véritable parade à cette pandémie repose principalement sur la mise sur pied d’un vaccin dont les laboratoires fortement mobilisés à cet effet n’annoncent aucune date de mise à disposition. Il est probable que l’année 2020 soit marquée en entier par cette crise sanitaire doublée d’un versant économique à impacts sociaux considérables.
Au Sénégal, au-delà des inquiétudes sanitaires, un véritable tour de vis social est à craindre, principalement en termes de baisse du pouvoir d’achat (1) et de compromission de la demande sociale (2).

1 – La baisse du pouvoir d’achat :

C’est à un niveau mondial que le pouvoir d’achat des ménages est désormais prévu en baisse pour cette année, consécutivement à l’ampleur de la crise sanitaire. Partout, des modérations doivent être apportées sur les prévisions initiales de consommation des ménages, y compris pour notre pays. Nos capacités à nous procurer des biens et des services vont essuyer le contrecoup de cette pandémie. C’est inéluctable. Il suffit, pour s’en convaincre, de projeter un regard sur les nombreux secteurs menacés de notre économie.
Certains sont déjà aux prises avec les effets négatifs induits : des pertes importantes de richesses avec des risques de chômage et de faillite. Cela concerne aussi bien l’économie formelle que le secteur informel dans lequel s’activent bon nombre de Sénégalais.
Plus concrètement, un tourisme mal en point, des hôtels déserts, des agences de voyage en annulations massives de réservations, une flotte aérienne clouée au sol et un trafic aérien quasi-nul, des perspectives financières peu clémentes pour le secteur du transport en commun urbain et interurbain à cause des contre-indications vis-à-vis des situations de promiscuité et de regroupement, des difficultés sérieuses touchant les chaînes d’approvisionnement du commerce formel et informel, entre autres, constituent autant d’ implications de la pandémie avec un choc négatif sur le revenu des Sénégalais. En même temps, le pouvoir d’achat de nombreux ménages, essentiellement suspendu aux envois d’argent de nos compatriotes émigrés (1000 milliards FCFA par an) devrait, lui aussi, subir une érosion sous le poids des difficultés économiques qui touchent aussi les pays d’accueil de nos compatriotes.
La baisse du pouvoir d’achat des ménages sénégalais aura aussi une explication dans le renchérissement du coût de la vie, notamment avec la hausse prévisible des prix des denrées de premières nécessités qui va affecter le panier de la ménagère. En effet, malgré les assurances salutaires du Ministre en charge du Commerce, et du Directeur du Commerce intérieur, sur la continuité de l’approvisionnement de notre marché intérieur pour les mois à venir, notamment en riz, en huile, en sucre etc., il est à redouter une flambée des prix due à la spéculation, phénomène en vogue en pareilles circonstances, et aux ruptures de stocks aux allures de pénurie occasionnées par les approvisionnements massifs anticipés.

2- La compromission de la demande sociale :

Au Sénégal, la demande sociale est aussi large que multiforme. Elle s’étend de l’alimentation aux infrastructures. Elle diffère selon que l’on se trouve en milieu rural ou en zone urbaine. Par ailleurs, l’Etat, via son référentiel de politique publique, le Plan Sénégal Émergent (Pse), mis en oeuvre à partir de 2014, indique clairement son dessein providentiel. Une démarche qui se veut de protection et de justice sociales.
Elles se traduisent par la sécurité sociale, la réduction des inégalités, la garantie à tous les citoyens de l’accès aux besoins essentiels (éducation, eau, énergie, nourriture, santé, hygiène, etc.). Des attentes de cette envergure engendrent un coût que l’Etat supporte très difficilement, sauf à réaliser des taux de croissance économique durablement élevés, de préférence à deux chiffres. Il doit, dans la foulée, porter une attention particulière sur le croît démographique (augmentation de la population).
Le Gouvernement épouse cette logique, si bien que le taux de croissance économique du pays se maintient depuis 2015 à plus de 6%, alors qu’il n’était que de 3,6% en 2013, en étroite proximité avec notre croît démographique d’environ 2,7%.
C’est donc les richesses engrangées, notamment avec ce regain de croissance économique, que l’État parvient à mettre en œuvre des politiques sociales comme le Programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF), la Couverture maladie universelle (CMU), à accroître la fourniture d’énergie, à améliorer le quotidien du monde rural, etc.
Toutefois, si elle perdure, la crise sanitaire pourrait compliquer davantage le travail des institutions publiques dans la satisfaction de la demande sociale, voire remettre en cause, au moins temporairement, certains acquis sociaux. Parce que les baisses de recettes encourues avec la pandémie notamment dans la fiscalité de porte (recettes douanières), la fiscalité indirecte (TVA avec la baisse de la consommation), la fiscalité direct (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés), sont d’une telle ampleur, que l’Etat peut se retrouver sévèrement désargenté, donc contraint à redéfinir ses priorités, avec de fortes chances de relégation du volet social.
Enfin, le tour de vis social, ce sont aussi les mesures salutaires de suspension des pratiques culturelles et cultuelles à audience publique. Dans une société sénégalaise profondément religieuse et attachée à la tradition, ces mesures sont durement vécues. Mais elles sont vitales.
Si la crise sanitaire continue, les renoncements auxquels nous seront invités à nouveau seront encore moins faciles. Ils pourraient concerner les éditions 2020 du pèlerinage à Popenguine, du magal de Touba, du gamou de Tivaouane, à l’image du hajj provisoirement suspendu par le Gouvernement saoudien. Il reste à espérer que très vite, une parade médicale soit trouvée à cette maladie afin surtout de conjurer la succession, dans la tourmente, de la santé par l’économie mondiale. En attendant la solution médicale, ce qui revient à chacune et chacun, c’est d’avoir la pleine conscience de leur responsabilité à la fois individuelle et collective dans la lutte contre l’essor de la maladie.Économiste, Conseiller des Affaires étrangères.

FAUX GEL ANTISEPTIQUE/10 personnes interpellées par le service du commerce de Pikine et présentées au procureur lundi.

https://www.dakaractu.com/ Une dizaine de malfrats qui vendaient du faux gel antiseptique aux populations sont, au moment où ces lignes, en train d’être livrés au commissariat de police de Pikine. Au téléphone par Dakaractu, Khadim Ndiaye, commissaire du service départemental du commerce de Pikine confie que ces individus ont été pris la main dans le sac en train d’écouler dans le marché ce faux gel antiseptique. « Cest un produit destiné aux cheveux qu’ils ont été achetés au marché zinc de Pikine et dans lequel ils ont versé 60% d’alcool. Nos analyses nous ont permis de savoir que ce faux gel pouvait gravement nuire à la santé des consommateurs et surtout créer chez eux un faux espoir de prévention au Covid-19. Nous estimons que cette manière de faire peut porter atteinte à l’efficacité de la lutte qui est menée par l’État du Sénégal contre le Coronavirus »
Khadim Ndiaye de signaler que ces hommes seront présentés au procureur, déjà informé, dès lundi. Affaire à suivre..

CORONAVIRUS – LES CONSEILS DE OMAR PÈNE À SES “CAMARADES ÉTUDIANTS”

NETTALI.COM – Le président de la République a pris l’initiative de fermer les écoles et les universités et de suspendre les vols en provenance de certains pays européens et africains. Ceci pour lutter contre le coronavirus. Ces mesures sont accueillies avec satisfaction par l’ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine, Omar Pène.
“Mes camarades étudiants, le campus est vide et je sais que vous êtes tous en train de partir dans vos régions. Une fois sur place, je vous invite à respecter les co nsignes pour lutter contre le coronavirus. Cette maladie est réelle. Ce n’est pas de la fiction. C’est une menace réelle. Vous êtes des intellectuels. Je compte donc sur vous pour donner l’alerte, sensibiliser vos parents, frères et sœurs, amis (es). Le plus important, c’est de rester chez vous. Révisez vos cours, préparez vos examens, car vous n’êtes pas en vacances. Lavez-vous les mains régulièrement ; ayez avec vous du gel antiseptique ; arrêtez de serrer la main’’, recommande-t-il à travers une vidéo transmise à nettali.
Direct du Min’bar Réédité ce Samedi 21 Mars 2020 (27 Rajab 1441)
Vendredi 06 Rabî’al Awwal 1434 – 18 Janvier 2013

L’Immunité ou la Protection contre tout Mal Par Al Amin Kébé

Imàm Ibrahim Sa-ùd Ash-Shuraïm de Makkah, centre historique du Tawhîd, a abordé dans son prêche de ce Midi un thème pour le moins inattendu – l’immunité – comme pour illustrer que rien n’est laissé en dehors du Livre (V38, S6) et n’est-ce pas donc encore une démonstration de la palette des enseignements encore non explorés dans l’héritage du prophète et aux sources de la Science Qur’ànique. L’immunité, plus usitée dans le domaine épidémiologique et médical pour signifier l’importance d’un bouclier naturel contre les agressions virales, bactériologiques, microbiennes et les maladies de toutes sortes est d’abord une caractéristique de la physiologie humaine. Notre vie tient à la capacité intrinsèque de notre organisme à se défendre tout seul contre ces agressions qui menaceraient notre santé corporelle ou physiologique. Et c’est bien à ce niveau que réside le premier bouclier de défense de tout organisme.
Le Prophète l’a donc abordé sous ce rapport individuel/corporel, puisqu’il a évoqué le ‘àfiyatul badan (immunité du corps) pour accompagner Epidémiologistes et Spécialistes de Santé Publique dans leur quotidien, mais y a ajouté une dimension tout aussi importante qu’est l’immunité dans l’exercice de la religion (‘àfiya fid-Dîn). Et l’Imam de rappeler que dans sa vie, l’Homme est confronté à deux états d’esprit majeurs – la réjouissance de ce qui va dans le sens de ses désirs et l’inquiétude lorsqu’il est éprouvé – que ce soit par la maladie, la perte, l’angoisse, ou toute autre agression (Vs19-20, S70). Mais rappelle-t-il la vraie immunité réside dans le détachement de ce monde (V185, S3).
Une des formules d’invocation du Prophète qu’il aimait à rappeler en toute circonstance est justement celle de l’immunité – du corps, dans l’exercice de la religion et dans la conduite des affaires de ce monde -. Il y ajoutait d’ailleurs une autre dimension qui chercher à procurer la même immunité à l’esprit ou/et le cœur, soit Al ‘Afw (la non mention par Allah de nos errances et fautes). Il disait donc – Allahumma inny as-alukal ‘afwa wal mu’àfàt fid-Dîny wad-Dunyà. Et pour montrer jusqu’où le Prophète anticipait l’importance de cette immunité, il y ajoutait aussi dans certaines formules référencées – Wal Euhly wal Màl – dans la famille et dans les avoirs. Voici donc l’immunité qui part du corps (santé, force physique) et de l’esprit ou/et du cœur pour atterrir dans chacune de ses dimensions de la vie – exercice de la Foi, conduite des affaires, social, famille, business – et pourtant en tant que croyants, nous semblons la négliger ou simplement comme le rappelle l’Imam – la mentionner lorsqu’elle fait défaut et la négliger lorsqu’elle nous habite. Telle est d’ailleurs la triste nature humaine de négligence (Ghafla) et que les Saints ont combattu en particulier en identifiant l’immunité du cœur – Jazbul Qulûb et Zajrul Qulûb de Cheikh Ahmadou Bamba et de Cheikh Seydil Hadj Malick respectivement !
Or, le Prophète ne cessait d’invoquer en ces termes qu’il avait selon certaines références enseigné à ces petits fils Hassan et Hussain et leur avait recommandé chaque jour et sans cesse. Il ajoutait d’ailleurs à l’endroit de sa communauté – As-alul-Làh Al ‘afwa wal ‘àfiya – Demandez à Allah le pardon spontané et l’immunité, immunité qu’il a placée dans l’échelle des bénédictions au 2ème rang, juste derrière la Certitude du Tawhîd (Al Yaqîn). Le COVID-19 semble réveiller l’humanité à ne reconnaître qu’une puissance, celle d’un Dieu que la majorité continue de chercher sans certitude et seulement sur une échelle circonstanciée. Le Tawhîd entre-temps a certainement muté de la même manière que les virus à un stade avancé de certitude du Tawhîd et sur une palette multiforme comme en témoigne les cinq braches de son Etoile (1ère partie S1). Nous sommes donc toujours en triste retard sur la perception du Tawh’id.
L’Imam étale les conséquences de cette immunité lorsqu’elle est garantie aux niveaux mentionnés (individu/corps, famille, monde, religion, business, social) et aussi de ce que son défaut peut engendrer comme dérèglement – à commencer par le corps humain. Et le Prophète avait bien insisté de ne pas isoler les différentes échelles d’immunité, car l’immunité du corps sans celle de l’esprit ou vice – versa ou encore l’une sans celle de la communauté ou de l’environnement ne procure que restriction et obstacles!
Les crises que nous vivons depuis des années sont ainsi amplifiées justement par l’absence de cette immunité – les Maliens ne peuvent plus pratiquer leur religion dans la sérénité ou simplement vaquer à leurs occupations sans risque, puisque le ‘àfiya n’est pas garanti dans leur espace. Les Experts Gaziers au Sud de l’Algérie ne peuvent plus continuer à forer les puits de pétrole ou de gaz en toute sécurité, puisque des assaillants ont pris d’assaut leur base pour des revendications qui remettent en cause la sérénité de leur outil de travail. Les commandes de biens ne peuvent plus être livrées par ce que le virus a forcé l’arrêt de la production et du business. Les compagnies aériennes ne peuvent plus rentabiliser leurs opérations parce que les clients ont peur de voyager et d’attraper le virus tant que les Nations ont peur d’accueillir dans leur espace des porteurs du virus. Tout le monde respecte le protocole de ce virus qui cache encore sa nature et ses manifestations, mais force déjà à un changement de comportement sur l’échelle de l’immunité individuelle et collective.
Et donc si la responsabilité de l’immunité individuelle (esprit, cœur) ou corporelle revient à chacun d’entre nous au premier plan – encore que les Autorités Sanitaires ont un rôle immense de Santé Publique (vaccination contre la polio ou la rougeole ou d’autres actions à échelle sociale), l’immunité aux autres échelles (famille, social, monde, religion, business) devient une responsabilité aussi individuelle que collective et à géométrie variable.
L’Imam fera remarquer que dès que l’immunité est menacée, toute bénédiction se transforme en un germe de crise (V11, S17) – temps, effort, invocations, actions de développement ou actions humanitaires ou tout autre effort de faire régner la paix et la sécurité devient une source de crise. Il faut donc restaurer les valeurs individuelles qui garantissent l’immunité – pas seulement au sens épidémiologique du terme, mais aussi au sens moral, au sens spirituel, aux échelles de la famille, de la communauté, et du monde, de l’exercice des fonctions et mandats de gouvernance, à la pratique libre et non contraignante de la Foi en Dieu. N’est-ce pas le danger de l’infection du Sida est lié à ce que le virus anéantit toutes les défenses immunitaires de l’organisme et expose donc le corps à toute agression ? Et qu’en est-il lorsqu’ au lieu du corps, le cœur ou/et l’esprit perd toutes ses défenses naturelles ? N’est-ce pas pire alors que d’être exposé à toutes les agressions à la fois du cœur, de l’esprit, du corps, de l’environnement ? Et donc il faut protéger le cœur et l’esprit avec et leur procurer une immunité encore plus solide (V28, S13). J’évite tout ce dont il n’y a aucun problème là-dessus de peur de tomber dans ce qu’il n’y a que problème là-dessus avait adopté un des Saints de notre époque.
Il reste que lorsque la société s’invente d’autres valeurs que celles que Allah a naturellement établies pour les humains, l’équilibre le plus basique peut rompre et tous les niveaux, toutes les échelles peuvent être secouées pour aboutir aux crises et souvent au chaos (V41, S30) ! Pour justement éviter ces précipices, l’attachement aux valeurs naturelles de l’Humanité – distinction entre homme et femme, place de la famille, rôle du Père et de  Maman, rôle des Pouvoirs publics, des Parlements, des autres couches sociales sans amalgame, sans excès de zèle, sans déviance, sans esprit maléfique contre l’espèce ni contre l’environnement, avec amour, avec responsabilité, avec prudence, avec moralité,  en n’ayant en ligne de mire que la face de Dieu – comme le Prophète avait dit dans sa formule de Taïf –  voilà la démarche qui immunisera toutes les échelles comme l’avait prédit le Prophète et qui nous vaudra donc le Pardon d’Allah – Spontané, Unilatéral et tant recherché en ces temps (Vs70-72, S25).
Le Prophète ajoutait aussi la Paix à toutes ces formules d’invocation sur l’immunité, comme pour dire que c’est le résultat de notre capacité à garantir un ensemble de conditions pour que résulte la paix et non une bénédiction qui descend toute seule du ciel. D’ailleurs dira l’Imam l’histoire des compagnons de la Caverne (Ashàbul Kahf, S18) en est une parfaite illustration – que chacun d’entre nous devrait réinventer cet espace intime avec son Seigneur et y dépose en épargne sûre et à l’abri de toute ostentation une valeur de garantie qui pourra nous sauver individuellement et collectivement en cas de péril.
Qu’Allah nous Protège dans ce qu’Il a Immunisé et qu’il nous Guide dans ce qu’Il a Guidé – une des formules aussi du Prophète – Allàhumahdiny fî man heudayta wa àfiny fî man ‘àfayata… et qui semble tellement convenir en ces temps de COVID-19.Aaamiin !

Covid-19: quand le gouvernement de Macky Sall joue à un jeu malsain pour diviser les religions et confréries au Sénégal par Mohamed Dia

Alors que Touba est l’épicentre de la maladie du Covid-19, le ministre d’Etat, Mouhamad Boun Abdallah Dionne nous apprend que le président de la République l’a envoyé à Touba pour délivrer un message au khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké (Que Dieu lui donne longue vie). Soit le président de la République ne respecte pas l’arrêté ministériel, soit ils ont laissé une échappatoire entre l’arrêté du ministre de l’Intérieur et l’arrêté du gouverneur de la région de Dakar. Dans tous les deux cas, le président de la République nous a implicitement montré que le coronavirus n’est pas si dangereux que nous pensons réellement ou que Touba reste encore une ville spéciale qui l’a indirectement amené au pouvoir.

Quand l’Etat joue à un jeu malsain face au Covid-19

Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République a effectué la prière du vendredi 20 mars 2020 à Touba aux côtés du Khalife général des mourides, et cela, malgré l’arrêté numéro 007782 du 13 mars 2020. Cet arrêté est « en application des décisions prises par Monsieur le président de la République ». Dans cet arrêté signé par le ministre de l’Intérieur, on note que pour la période du 14 mars au 14 avril 2020, les rassemblements de personnes dans les lieux ou les endroits ouverts au public sont interdits sur l’ensemble du territoire national. Cet arrêté a été publié de manière vague pour pouvoir permettre à Touba de prier légalement le vendredi le temps de négocier avec le khalife.
Dans cet arrêté, on note de nouveau que les lieux interdits ont été énumérés, mais que les lieux de cultes ne figurent pas sur la liste, même si la liste est exhaustive. Pourquoi le communiqué du ministre de l’Intérieur n’a pas inclus les lieux de culte de manière explicite pour éviter au gouverneur de publier un arrêté ne concernant que la région de Dakar ? Pourquoi l’arrêté du gouverneur de la région de Dakar n’a-t-il pas précisé les lieux de culte au lieu des mosquées, même si certaines confessions comme les catholiques ont décidé de ne pas se rassembler ? Si nous nous basons sur ces deux arrêtés, rien n’empêche Touba et les mosquées des autres régions de se rassembler légalement pour prier à moins que le communique du ministère de l’Intérieur ne soit révisé pour inclure les lieux de culte.

Quid pro quo entre l’Etat et les confréries

Au Sénégal, il faut noter que le pouvoir politique a continuellement courtisé les confréries et cela commença depuis le premier président, Senghor, qui finança la construction de la grande mosquée de Touba, ce qui lui valut un ndigeul du khalife pour voter en sa faveur.
Le président Diouf, qui n’appartenait à aucune confrérie a aussi usé du pouvoir religieux. Pour préparer les élections de 1983, il envoya Habib Thiam pour démarcher les khalifes généraux Mouride et Tidiane. Ces derniers appellent à voter pour le président Diouf et feu Serigne Abdoul Lahad Mbacké disait que « le président Diouf avait réalisé la promotion de Touba et des Mourides et que par conséquent, ces derniers devraient voter pour lui ».
Quand le président Wade fut élu président de la République, les choses changèrent catégoriquement. Si ses prédécesseurs étaient plutôt équidistants envers les confréries, le président Wade était d’obédience mouride et il l’affichait avec fierté. Il « mouridisa » l’Etat et donnait beaucoup d’argent à la ville sainte de Touba. Cela provoqua même le mécontentement des Tidiane.
Feu Abdou Aziz Sy, Junior, déplorait l’inattention du gouvernement et la négligence des Tidiane. Serigne Mbaye Sy Mansour, en tête-à-tête avec le Premier ministre du temps, Macky Sall, avait accusé son gouvernement de favoritisme envers les Mourides et que cela posait un risque pour la stabilité du pays. Il rappelait au président Wade qu’il était le président de tous les Sénégalais et que conséquemment, il devait rester équidistant et qu’il pouvait dépenser son propre argent comme il le souhaitait, mais que les fonds publics devraient être utilisés pour le bien public.
Quand le président Wade avait accusé Macky Sall de blanchiment d’argent, il a fallu l’intervention de feu Serigne Bara Mbacké pour calmer l’affaire. Serigne Abdou Lahad Mbacké, ancien ambassadeur et Madické Niang, représentaient les médiateurs auprès du Khalife. Macky Sall, avait auparavant, demandé une intercession auprès de feu Serigne Saliou pour une réconciliation avec le président Wade. Le président Wade finira par le recevoir et il était convenu d’enterrer la hache de guerre. Ce sera avec l’aide de feu Serigne Bara Mbacké quand même que cela se passera.
Bien que le président Sall est le président de tous les Sénégalais, mais dans la ville sainte de Touba, c’est le khalife qui décide de tout, et même le président Sall n’est pas en mesure de lui contester ce pouvoir. Le président est obligé de se conformer à cette décision, car il craint le vote-sanction vu que les citoyens sont plus obéissants au pouvoir religieux qu’au pouvoir politique.
Quand le pays traverse un problème, l’autorité se réfère d’abord aux khalifes généraux et la famille de ces derniers bénéficie d’immunité et de beaucoup d’avantages comme les marchés de l’Etat, les passeports diplomatiques entre autres. L’Etat devient docile face au pouvoir religieux pour pouvoir faire appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Tout compte fait, nous devons de nouveau rappeler au président qu’en période de crise, il faut être ferme peu importe qui cela pourrait déranger. Il ne faut pas s’adonner à un jeu malsain pour éviter « d’aggraver » la situation. La vie de chaque Sénégalaise et Sénégalais est plus importante qu’éviter de frustrer une confrérie. Il faut être clair dans les arrêtés et il faut publier un nouvel arrêté pour y inclure que les rassemblements dans les lieux de culte sont interdits sur le territoire national afin de combattre cette pandémie qui ne fera de nous qu’une bouchée si elle se propage. Il ne faut pas non plus saboter l’excellent travail que le ministère de la Santé et de l’Action sociale est en train de faire avec si peu de moyens à sa disposition. Monsieur le Président, nous n’avons pas encore bouclé le premier trimestre dans cette année et je suis certain que vous êtes en mesure de mettre à la disposition du Sénégal une partie importante de vos fonds spéciaux. Faites-le pour le Sénégal, Monsieur le Président.

Coronavirus: Ousmane Faye, le virologue sénégalais en première ligne contre l’épidémie

https://www.jeuneafrique.com/À la tête du département de virologie de l’Institut Pasteur de Dakar, en première ligne contre le début d’épidémie de coronavirus, le Dr Ousmane Faye conseille quotidiennement les pouvoirs publics sénégalais.
Point quotidien
À la tête d’une équipe de 54 personnes, ce biologiste virologue annonce chaque jour au gouvernement sénégalais, un peu avant 17  heures, le résultat des analyses quotidiennes. Le ministère de la Santé peut ainsi rendre public le nombre de nouveaux cas, de cas suspects ou de patients guéris.
Premier sur la recherche
En plus de l’analyse des prélèvements qui leur sont envoyés, les équipes du Dr Faye portent une attention particulière à l’étude du virus. Depuis 2003 déjà et l’épidémie de sras en Chine, ils ont étudié d’autres formes de coronavirus. Ils planchent aujourd’hui sur le séquençage du Covid-19.
Quatre piliers
Travail en laboratoire, surveillance, communication et instauration d’un protocole de crise : voici les quatre piliers nécessaires à la bonne gestion d’une épidémie, selon lui. Le docteur estime qu’il faut « parfois s’affranchir du tout médical ».
Expert en épidémie
Le Sénégalais n’en est pas à la gestion de sa première crise. Entre  2014 et  2018, il a été responsable de plusieurs laboratoires, entre la Guinée et la RDC, dans le cadre de la lutte contre Ebola. En 2016, il dirigeait également le laboratoire de l’Institut Pasteur de Dakar envoyé en Angola pour participer à la lutte contre la fièvre jaune.
Conseiller
Tous les matins, il part jouer les conseillers auprès du ministre de la Santé. De son expérience dans la gestion d’Ebola, il a conservé une notion importante : le protocole de test, qui exige notamment d’obtenir deux analyses négatives avant qu’un patient soit considéré comme guéri.
Formateur
Après avoir formé des laboratoires rwandais, ougandais et zambiens aux techniques de diagnostic de la fièvre jaune en 2013, il a supervisé début février la formation de quatorze laboratoires africains au diagnostic du coronavirus. Au début de la crise, seuls deux établissements subsahariens étaient en mesure de mener des tests : l’Institut Pasteur de Dakar et l’Institut national des maladies transmissibles, en Afrique du Sud.
Ousmane Faye et son équipe de chercheurs ont enseigné l’utilisation des outils de diagnostic et fourni des kits de dépistage à des laboratoires de tout le continent. Ils continuent aujourd’hui à dispenser des conseils à travers un groupe WhatsApp.
Prolifique
Il est l’auteur de 121 publications scientifiques et médicales, parues depuis 1992 dans différentes revues internationales.
Occupé…
Sur pied tous les jours à 5   heures du matin et mobilisé au moins jusqu’à 23  heures, le quinquagénaire a des journées bien remplies. Entre deux analyses, il échange avec le Comité national de gestion des épidémies et répond à des coups de téléphone via sa montre connectée.
… mais pas dépassé
Avec une capacité de 1 000 tests par jour, pouvant être élargie grâce à des unités mobiles (des laboratoires dans des camions), l’Institut Pasteur assure qu’il est loin d’être dépassé. Il en va de même pour les unités d’isolement comme celle de l’hôpital de Fann à Dakar, qui a accueilli les premiers malades, estime Ousmane Faye.
Diagnostic précoce
À l’Institut Pasteur, les premiers tests ont commencé le 6  février et le premier cas n’a été confirmé que le 28. Selon le virologue, « tout a été fait pour être prêt très tôt face à un virus qui est arrivé tard en Afrique, mais qui se propage très vite ». Une « capacité à identifier rapidement les cas suspects et à les sortir de leur communauté » qui déterminera l’évolution de la pandémie sur le continent, selon Ousmane Faye.
Le cas d’un patient sénégalais de retour d’Italie et installé dans la ville de Touba, à l’est de Dakar, devenue l’épicentre de l’épidémie au Sénégal, pourrait marquer un tournant. Le malade, diagnostiqué positif au Covid-19 le 11  mars, a déjà contaminé 18 personnes et le ministère de la Santé a identifié 71 individus avec qui il aurait été en contact. Si le nombre de contaminations devient trop important, il faudra changer de stratégie, estime Ousmane Faye, et demander aux individus de se placer en auto-isolement. Par Manon Laplace – à Dakar

LE FINEMENT CON CONDUIT AU CONFINEMENT PAR IBRAHIMA SILLA

https://www.seneplus.com/Se rassembler comme si de rien n’était, c’est organiser un suicide collectif. Ils sont peut-être prêts à mourir pour leurs convictions. Ne les laissons pas nous contaminer par leurs délires
Les bouffées de délires qu’on peut entendre ici où là risquent d’accélérer notre élan vers le pire si nous n’y sommes pas déjà, face à l’entêtement de nombre de nos concitoyens qui persistent dans le cancer de l’indiscipline, la pathologie de l’indécence, la bactérie de l’incivilité, le microbe de l’incivisme, l’épidémie de l’inconscience et le sida de la vanité.
Quel discours faut-il tenir à ceux-là qui persistent dans la connerie à croire que le virus n’est qu’une fiction et que rien de pire ne peut les atteindre ni nous anéantir parce qu’immunisés par je ne sais quel miracle ou mirage ? Vanité ? Obscurantisme ? Folie douce ? A diagnostiquer.
Leurs conneries finement assumées et traduites en actes concrets suicidaires risquent de nous conduire au confinement. Il urge de les pister et de les dépister pour que la connerie finement assumée ne nuise pas à la collectivité.
Quel langage faut-il leur parler pour qu’ils comprennent, retiennent et respectent les décisions prises par les pouvoirs publics, sur avis des autorités sanitaires contraintes de faire face au fléau, quitte à se mettre en danger ?
Quelle thérapie faut-il entreprendre pour ceux qui pensent que nous sommes dans un référendum invitant les uns et les autres à se prononcer sur l’acceptabilité ou non du virus ; le respect ou non des décisions de l’autorité administrative ? Ce virus que je ne veux même pas nommer pour ne pas l’attirer, n’est pas candidat à une quelconque élection. Il n’a pas besoin de déposer sa candidature ou de gagner une élection pour nous anéantir.
Quelle preuve de plus faut-il leur injecter dans les neurones pour qu’ils comprennent une fois pour toutes qu’on ne rigole pas avec ce serial killer de virus d’une perversité déconcertante qui ne joue pas à cache-cache mais frappe cash ?
Se rassembler comme si de rien n’était, c’est organiser un suicide collectif. Ne pas tenir compte des consignes de sécurité sanitaire, c’est courir le risque de laisser la contamination poursuivre sa voie et décimer des populations entières. Il n’est pas nécessaire de lire l’histoire pour apprendre et comprendre que l’infiniment petit n’a pas besoin de bander ses muscles pour nous infliger les fléaux les plus néfastes à notre santé et à notre vie. L’enjeu n’est pas de savoir s’il faut fermer les mosquées avant les marchés ou après les écoles et universités. L’enjeu c’est de faire confiance aux autorités sanitaires ; de les écouter ; de suivre leurs conseils et de s’en remettre à leur expertise. L’enjeu aussi c’est de bien communiquer pour en découdre comme il faut avec non seulement le virus mais aussi et surtout avec les cons.
S’il y avait un vaccin contre la bêtise et la connerie, ce serait une première étape salvatrice à injecter en priorité aux cons, pour espérer gagner la guerre contre le virus. Ils sont peut-être prêts à mourir pour les convictions. Ne les laissons pas nous contaminer par leurs cons délires. Si seulement on pouvait confiner les cons pour qu’ils ne nous propulsent pas finalement vers l’isolement.
Le mot d’ordre : nuire au mal et servir le bien. Telle est la finalité du politique.

 ACTEUR MAJEUR DE LA VIE POLITICO SOCIALE DU SENEGAL :Amadou Mahtar Mbow souffle ses…99 bougies

http://www.enqueteplus.com/Ça a failli passer inaperçu, mais heureusement que certains esprits bien patriotes veillent au grain pour rendre hommage, même par le truchement d’un anniversaire, aux hommes qui le méritent. Lui, c’est Amadou Makhtar Mbow qui a soufflé hier ses….99 bougies.
Né à Dakar en 1921, c’est seulement à 18 ans, qu’il prend part à la Seconde Guerre mondiale sous le drapeau français. Il rejoint l’armée de l’air en tant qu’engagé volontaire en mars 1940 pour la durée de la guerre. Démobilisé en octobre 1940, il est rappelé à l’activité en janvier 1943, avant d’être à nouveau démobilisé en 1945.
Il poursuit des études d’ingénieur aéronautique en France, tout en décidant de passer son baccalauréat en lettres modernes qui lui ouvre les portes de la Sorbonne. Il y obtient une licence ès-lettres d’enseignement et préside parallèlement l’Association des Étudiants de Paris, puis fonde la Fédération des Étudiants africains en France. Mbow a sillonné le monde et son pays, pour avoir été au début des années 50, professeur au collège de Rosso en Mauritanie, avant de revenir au Sénégal où il sert à Darou Mousty, Badiana, Sénoudébou puis Gaya, le lycée Faidherbe de Saint-Louis, puis à l’École normale supérieure de Dakar.
Mais Mbow s’est surtout engagé dans la lutte pour l’indépendance, avant de devenir ministre de l’Éducation nationale (1966-1968), puis de la Culture et de la Jeunesse (1968-1970) et député à l’Assemblée nationale, au Conseil exécutif en 1966 et au Conseil municipal de Saint-Louis. Il est nommé directeur général de l’UNESCO de 1974 à 1987. Mais l’un des faits marquants, c’est lorsqu’il accepte d’assurer la Présidence des Assises nationales du Sénégal lancées par le Front Siggil Senegaal contre le Président d’alors Me Abdoulaye Wade
Mbow est intronisé au Méridien Président ; ce qui accélère la roue politique. Me Wade se focalise sur lui et le programme des Assises nationales en ‘’oubliant’’ Macky Sall qui n’aura aucun mal à se frayer son chemin et se faire élire en 2012 Président du Sénégal. Incontestablement, c’est un homme qui a compté dans l’histoire politique du Sénégal.

 Accident sur l’autoroute: un car se renverse et fait plusieurs blessés

https://actusen.sn/La route continue de faire des dégâts et désormais il ne se passe plus qu’un seul jour sans qu’un accident ne soit signalé. Et la dernière en date a eu lieu ce samedi vers les coups de 22h. Il s’agit d’un car de transport en commun communément appelé «Ndiaga Ndiaye» qui s’est renversé sur l’autoroute à péage à hauteur du centre de santé de Nabil Choucair.
Mais plus de peur que de mal car pour le moment aucune perte en vies humaines n’est signalée. Mais le bilan provisoire  fait état de plusieurs blessés. Ils ont été tous évacués à l’hôpital par les sapeurs-pompiers pour des soins médicaux.


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