Revue de Presse du Vendredi 13 Mars 2020

Unes de la Presse du Vendredi 13 Mars 2020
Unes de la Presse du Vendredi 13 Mars 2020

Secousses historiques sur les bourses mondiales

https://www.letemps.ch/-Déçus par les mesures de soutien américaines et européennes, les marchés financiers ont encore chuté jeudi, forçant la Réserve fédérale à injecter 1500 milliards de dollars supplémentaires
Les Bourses d’Asie subissaient encore de lourdes pertes vendredi, surtout Tokyo dans la foulée de la débâcle historique des Bourses mondiales la veille, face à la progression inexorable de la pandémie du coronavirus faisant redouter une récession mondiale.
Après la déception des mesures annoncées par Donald Trump tard mercredi, les marchés espéraient des décisions fortes de la part de la Banque centrale européenne jeudi. Ils n’ont pas été satisfaits, comprenant au passage que, cette fois, les banques centrales ne pourraient pas régler cette crise à elles seules. Les bourses ont vécu une nouvelle journée noire, les valeurs européennes enregistrant la pire chute de leur histoire. Une intervention extraordinaire de la Réserve fédérale a néanmoins limité les pertes à New York. Sébastien Ruche

Jeudi noir à la Bourse de New York: Wall Street s’est effondrée comme jamais depuis le krach de 1987

https://www.lejecos.com/Le Dow Jones cède -9,99%, le S&P-500 -9,51% et le Nasdaq -9,43%, l’inquiétude face aux conséquences du coronavirus ne cesse de monter, les banques centrales ne rassurent pas, les restrictions des vols transatlantiques plombent les compagnies aériennes… tous indicateurs qui vont dans le sens d’une mutation de nature systémique de cette crise sanitaire.
La Bourse de New York a perdu près de 10% lundi, sa plus forte baisse depuis le krach de 1987, conséquence d’un regain d’inquiétude quant aux conséquences économiques et financières de la pandémie de coronavirus.
La décision de Donald Trump d’interdire le territoire américain aux ressortissants de la majeure partie des pays de l’Union européenne a provoqué un nouveau vent de panique chez les investisseurs, peu satisfaits des mesures de soutien annoncées jusqu’ici par les gouvernements et les banques centrales.

Le 19 octobre 1987, le Dow avait plongé de 22,6%

Après un premier « lundi noir » le 9 mars, le Dow Jones a cédé 9,99% soit 2 352,6 points à 21 200,62. L’indice phare de la Bourse de New York n’avait jamais autant perdu depuis le krach de 1987. Le 19 octobre de cette année-là, le Dow avait plongé de 22,6%. La SEC, l’autorité boursière américaine, a instauré depuis cette date des « coupe-circuits » pour prévenir de trop fortes baisses.
Le S&P-500, plus large, a perdu 260,75 points, soit -9,51%, à 2 480,63, sa plus forte baisse en une séance depuis 1987 également.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 750,25 points (-9,43%) à 7 201,80 points.
Les indices S&P 500 et Nasdaq ont perdu environ 24% de leur valeur depuis qu’ils ont atteint il y a seulement 16 séances leurs plus hauts historiques. Tous les indices de Wall Street sont désormais entrés dans une phase de marché baissier (bear market), affichant une baisse supérieure à 20% par rapport à leurs plus hauts les plus récents.

« C’est la baisse de 20% la plus rapide de l’histoire »

« C’est la baisse de 20% la plus rapide de l’histoire », a commenté Paul Nolte, gérant de portefeuille à Kingsview Asset Management à Chicago. « Tous les jours on vend davantage et juste au moment où l’on pense arriver au bout, on n’y est pas encore. Les gens ne savent pas combien de temps cela va durer alors ils vendent et s’en aillent. »
La décision brutale de Donald Trump de fermer pour trente jours les frontières des Etats-Unis aux voyageurs en provenance des 26 pays de l’espace Schengen pour lutter contre la propagation de l’épidémie a ravivé la peur d’une quasi-paralysie de l’économie mondiale.
L’indice CBOE de la volatilité, surnommé « indice de la peur » à Wall Street, a atteint un plus haut niveau historique, clôturant la séance de jeudi à 75,47 après un bond de 21 points.
L’annonce par la Réserve fédérale de New York de nouvelles opérations de refinancement destinées aux banques et d’achats de bons du Trésor pendant la séance a contribué à réduire les pertes temporairement mais les indices ont replongé par la suite.
« Ce que le marché attend, c’est une preuve tangible que le gouvernement s’efforce d’éloigner une récession », a expliqué Joseph Sroka, de NovaPoint à Atlanta.
La décision de Donald Trump a également affecté les cours du brut, le Brent perdant 7,4%.L’indice sectoriel des compagnies aériennes a chuté de plus de 15%. Latribune.fr

Coronavirus. Au lendemain du krach boursier, les marchés européens en rebond

https://www.ouest-france.fr/-Elles ont connu une débâcle historique, jeudi, mais les Bourses européennes ont rebondi ce vendredi. Notamment Paris, où le CAC 40 avait connu la pire chute de son histoire la veille.
Les places européennes rebondissaient vendredi à l’ouverture après une débâcle historique la veille, face à la progression de la pandémie de coronavirus, tandis que les Bourses d’Asie ont encore lâché du lest, surtout Tokyo.
À Paris, le CAC 40, qui avait connu jeudi la pire chute de son histoire, a rebondi de 4,7 % à l’ouverture, tandis que Londres reprenait 4 %, Francfort 2,75 % et Milan 4,8 % dans les premiers échanges
« La question est de savoir si les investisseurs tiendront leurs positions acheteuses durant le week-end », a souligné Vincent Boy, analyste marché chez IG France.
Les acteurs de marché craignent en particulier « un peu plus de restrictions au niveau mondial alors qu’aucune statistique ne permet encore d’évaluer l’impact sur l’activité économique en Europe ou aux États-Unis ».
À l’inverse des places européennes, à la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a clôturé sur un plongeon de 6,08 %, après avoir déjà perdu 4,4 % jeudi. L’indice vedette nippon a lâché 26 % depuis le début de l’année.
Les pertes du Nikkei ont brièvement dépassé 10 % vendredi matin, du jamais-vu depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011.
Les Bourses chinoises ont aussi encore lâché du lest vendredi, mais moins que Tokyo, certains investisseurs ayant préféré partir à la chasse aux bonnes affaires, selon une note de Wanlong Securities.
L’indice composite de Shanghai a perdu 1,23 %, celui de Shenzhen 1,08 %. À Hong Kong, l’indice Hang Seng a fini en retrait de 1,14 %.

« De l’huile sur le feu »

De Paris à Wall Street, de Londres à Sao Paulo, l’hécatombe sur les marchés financiers mondiaux a été vertigineuse jeudi, certaines Bourses ayant vécu leur pire séance depuis octobre 1987.
Cette année-là, l’annonce d’un lourd déficit commercial américain et un relèvement de taux de la banque centrale allemande avaient fait éclater brutalement une bulle qui enflait depuis un certain temps sur les marchés. Le 19 octobre 1987, le Dow Jones avait même perdu 22,6 %.
Jeudi, les investisseurs ont été pris de court par la décision de Donald Trump de suspendre l’entrée des Européens de l’espace Schengen aux États-Unis pendant 30 jours.
« La tourmente sur les marchés a franchi un nouveau palier » avec les annonces de Donald Trump et des mesures de stimulus économique « en deçà des attentes », écrivait vendredi Rodrigo Catril, stratégiste de la National Australia Bank.
Les actions en ordre dispersé des États et des banques centrales mondiales face à la pandémie « ajoutent de l’huile sur le feu » en augmentant les incertitudes, ajoutait Rodrigo Catril.
La Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé jeudi un paquet de mesures pour limiter l’impact économique de la crise sanitaire dans la zone euro. Sans toutefois abaisser ses taux directeurs, ce qu’avait déjà fait, par surprise, la Réserve fédérale américaine (Fed).
Cette dernière a d’ailleurs à nouveau dégainé jeudi, renouant avec le rachat de dette à travers les bons du Trésor, et promettant d’injecter des milliers de milliards de dollars d’argent frais, ce qui n’a pas empêché le Dow Jones de s’écraser de presque 10 %.
L’euro montait légèrement vendredi face au billet vert, évoluant à 1,1180 dollar vers 08 h 20 GMT contre 1,1176 dollar jeudi à 20 heures heure de Paris.

Crise du coronavirus, crise financière, crise économique, crise géopolitique, mais des signes d’espérance.

Retrouvez l’analyse géopolitique d’Hubert de Beaufort. https://radionotredame.net/

Le coronavirus.

« Le jour que tout le monde attend ne devrait plus être si loin que ça ». Devant la presse, Ding Xiangyang, secrétaire général adjoint du gouvernement chinois, veut croire que le plus dur est derrière son pays. Alors que l’Europe et le reste du monde voient la crise du coronavirus prendre une ampleur sans précédent, l’empire du Milieu semble lui voir le début de la fin de l’épidémie approcher.
Depuis plusieurs semaines, l’inversion de la courbe statistique est impressionnante dans le pays qui a vu moins de nouveaux cas apparaître.
Reprise des activités en cours. À Wuhan (centre), la ville de 11 millions d’habitants au cœur de l’épidémie, plusieurs signes laissent espérer une fin progressive des mesures de quarantaine imposées depuis le 23 janvier dernier. Témoin du recul de la maladie à Wuhan, 14 des 16 hôpitaux de campagne ouverts pour les patients contaminés ont été fermés, rapporte l’agence officielle Chine nouvelle. Ces établissements ont traité des milliers de patients installés dans des usines et  dans des installations sportives. La Chine ferme donc les hôpitaux de fortune, suite à la baisse de l’épidémie.
En revanche, l’épidémie s’est étendue au monde entier et, en Europe, l’Italie est la plus touchée. Le chef de l’exécutif, Giuseppe Conte, a étendu par décret à tout le pays les mesures exceptionnelles de confinement qui ne concernaient jusque-là que le Nord. Jusqu’au 3 avril ne seront possibles que les déplacements répondant à des  « impératifs professionnels dûment vérifiés et à des situations d’urgence, pour des raisons de santé ». Les personnes présentant des symptômes d’affection respiratoire et de la fièvre sont incitées à rester chez elles. Le décret interdit « toute forme de rassemblement  dans des lieux publics ou ouverts au public».L’Italie comptait, le mardi 10 mars,463 morts et plus de 9 000 cas de coronavirus.
La France s’attend à une extension de l’épidémie, mais semble maîtriser la situation et espère, comme la Chine,  à une épidémie saisonnière.
Les premiers essais cliniques pour un vaccin pourraient avoir lieu dans les six prochaines semaines. Il agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication   Le médicamentun antiviral du laboratoire américain Gilead, a déjà été utilisé pour soigner deux patients aux États-Unis et en France. L’équipe médicale ayant traité le patient en France à la mi-février avait alors qualifié le traitement, administré par voie intraveineuse, de « prometteur » car « il agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication ».

Les crises financières et économiques.

Au total, en une semaine, près de 6.000 milliards de dollars de capitalisation boursière ont été brûlés par les traders pris de panique : la croissance mondiale pourrait chuter à cause du coronavirus et déjà les grandes entreprises annoncent des résultats pour 2020 bien inférieurs à ceux anticipés fin 2019.
Mais la panique fera sûrement place à une phase de redressement, comme les entreprises en Chine qui ont repris leur activité, mais une activité ralentie. En Europe, nombre de pays, dont la France, attribuent et attribueront des fonds importants aux entreprises en difficulté. Il faudra aussi tenter de maintenir un minimum de croissance. Les déficits grimperont, mais c’est un moindre mal.

La crise géopolitique.

En quinze jours, les grandes entreprises cotées ont perdu le cinquième de leur valeur, soit des milliers de milliards d’euros partis en fumée. À qui la faute? À l’épidémie de coronavirus, bien entendu, mais pas seulement. La chute est largement imputable à l’Arabie saoudite. En décidant d’augmenter sa production de pétrole faute d’avoir trouver un accord avec l’inflexible Russie, la monarchie pétrolière a semé la  panique : le prix du baril a chuté de plus de 30% et plongé les Bourses dans la tempête.     Deux pays sont en outre asphyxiés : l’Iran et l’Algérie. Les Etats Unis se trouvent en difficulté avec leur gaz de schiste. On peut malgré tout penser que la diplomatie et le poids  de Washington trouveront une issue à la crise ?
Les crises sont mondiales, mais nous estimons qu’elles peuvent trouver, chacune, une solution dans les mois à venir à trois conditions : patience, objectivité, résolution.Militons pour que les politiques y adhèrent.

Hausse de la production d’or au quatrième trimestre 2019

https://directnewsinfo.com/Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) , la production d’or du quatrième trimestre s’est renforcée de 6,2% par rapport au trimestre précédent, dans un contexte de fléchissement (-5%) de la demande internationale
Pour sa part, le prix de ce métal précieux a augmenté sur la période, la valorisation de l’once passant de 1 472,5 $ US à 1 481,0 $ US, selon le World Gold Council (WGC). Comparativement à la même période un an plus tôt, la production aurifère s’est tassée de 8,2% au quatrième trimestre 2019, en liaison avec la faiblesse de la teneur du minerai extrait.
Au niveau international, la demande d’or a baissé de 19% sur la période pour s’établir à 1 045,2 tonnes, en liaison avec le recul (-10%) de la demande de bijoux, notamment en Chine et en Inde. Au total, l’exploitation aurifère est marquée, en 2019, par un repli de 1,6% de la production (6,840 tonnes) par rapport à 2018, en phase avec la diminution (-1%) de la demande mondiale du métal.
En perspectives, note la Dpee,  les exploitants escomptent une croissance plus soutenue de la production en 2020 compte tenu de l’accord conclu avec le géant minier Barrick Gold pour l’acquisition de la ceinture aurifère de Massawa Sénégal. Ainsi, la production annuelle devrait considérablement augmenter, à 350 000 onces d’or en 2020.

Evolution des investissements publics au Sénégal: La Dpee égrène ses remarques

https://www.lejecos.com/La mise en œuvre de la première phase du Plan Sénégal émergent (Pse) a été accompagnée, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), par un renforcement des investissements publics dans des secteurs porteurs de croissance tels que l’agriculture et l’énergie.Cependant, il a été constaté que « la structure des investissements par branche d’activité n’a pas connu un changement significatif ».
En effet, explique la Dpee dans son étude intitulée « Structure des investissements publics au Sénégal », dans les secteurs primaire et secondaire, les poids de l’agriculture et de l’énergie dans les investissements publics ont progressé respectivement, en moyenne, de 44,9% à 70,8% et de 70,7% à 82,7% entre les périodes 2008-2013 et 2014- 2018.
Ces évolutions, dit-elle, témoignent de la volonté du gouvernement de faire des sous-secteurs de l’agriculture et de l’énergie des moteurs de croissance en phase avec les objectifs du Pse. De surcroît, des efforts ont été réalisés pour améliorer le poids des industries dans les investissements publics. Ainsi, dans le secteur secondaire, ce poids a progressé de 11 points de pourcentage en passant, en moyenne, de 3,9% entre 2008 et 2013 à 13,7% sur la période 2014- 2018.
Par ailleurs, la Dpee note que le poids des investissements alloués au sous-secteur « appui institutionnel, renforcement et assistance technique » a connu une baisse significative au profit de l’agriculture, des industries et de l’énergie. En ce sens, « entre les périodes, 2008-2013 et 2014-2018, la part des investissements en « appui institutionnel, renforcement et assistance technique » est passée, en moyenne, de 14,9% à 1,2% dans le secteur primaire, et de 20,7% à 0,7% dans le secondaire, soient des baisses respectives de 13,7 et de 20 points de pourcentage ».
La structure confie dans la foulée que dans le secteur tertiaire, l’Etat continue de garder la priorité sur les investissements en transports routiers même si leur part a baissé de 14,3 points de pourcentage en passant, en moyenne, de 87,6% entre 2008 et 2013 à 73,3% sur la période couvrant la première phase du Pse(2014-2018).
Parallèlement, relève-t-elle, les parts des investissements en transports ferroviaires, maritimes et aériens dans les investissements publics alloués aux services ont connu des gains de pourcentage respectivement en moyenne de 7,7, 2,5 et 0,5 points de pourcentage entre les deux périodes. « Au total, la part des investissements du secteur des transports dans l’enveloppe dédiée aux services a connu une baisse moyenne de 3, 5 points de pourcentage au profit d’autres secteurs tels que le tourisme (+2,5%), les télécoms (+0,6%) et le commerce (+0,6%) », remarque enfin la Dpee dans son étude.Bassirou MBAYE

DES CITOYENS S’INSURGENT

https://www.seneplus.com/ http://www.sudonline.sn/Le manque à gagner, en terme de recouvrement fiscal au Sénégal frise l’indécence, faute d’une bonne législation fiscale et d’une administration fiscale performante.
Le manque à gagner, en terme de recouvrement fiscal au Sénégal frise l’indécence, faute d’une bonne législation fiscale et d’une administration fiscale performante. Ils sont nombreux à ne pas s’acquitter de leurs obligations fiscales alors qu’ils opèrent des activités économiquement rentables. Une problématique que la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) entend prendre à bras le corps.
Ce, à travers le programme «Yaatal» autour duquel s’articule toute la stratégie opérationnelle de la Dgid pour relever les défis de l’élargissement de l’assiette fiscale et de la maitrise de l’assiette foncière de la période 2020-2023.
Ceci a fait l’objet d’une rentrée fiscale 2020, hier jeudi, à Dakar, marquant ainsi le démarrage de la gestion d’une année fiscale. Mais, que faut-il comprendre par élargissement fiscal. Comment les assujettis appréhendent l’élargissement fiscal ?
Selon les quelques citoyens interrogés sur cette notion, le motif de l’Etat est clair: «Les caisses sont vides. Donc, il faut faire de l’extorsion aux pauvres citoyens que nous sommes pour faire face au déséquilibre budgétaire aux fins de mobiliser des ressources pour la poursuite des nombreux chantiers aux arrêts, faute d’argent», affirme un homme d’un âge assez avancé, rencontré sur l’avenue Bourguiba, préférant rester dans l’anonymat.
Il ajoute: «ces gens-là, sont vicieux. Ils s’enrichissent sur le dos des pauvres citoyens». Un jeune homme s’activant dans le commerce de l’habillement, assis devant sa boutique prêt à porter s’offusque: «Vous savez, pour toutes ces mesures prises, seuls les honnêtes citoyens qui vont faire le frais. Des gens bien nantis, censés payer l’impôt, de connivence avec les décideurs politiques ou administratifs refusent de s’acquitter de leurs obligations fiscales». Cheikh Guèye, taximan de renchérir: «nous savons que c’est l’impôt qui tient l’Etat. Mais, il faudrait que l’équité fiscale s’applique à tous, particulièrement aux riches. Dans ce pays seuls les pauvres payent l’impôt. D’ailleurs, je crois que l’impôt, c’est pour nous les pauvres de s’en acquitter. Et les autres non!», clame-t-il.
Un agent de la fiscalité à la retraite répondant M. Ndiaye confie: «L’idée d’élargir l’ardoise fiscale est une bonne chose en elle-même. Toutefois, dans cette approche cela n’aura d’impacts réels que si les niches rentables sont dénichées et exploitées. Et que les plus riches paient plus d’impôts que les moins nantis», soutient-il avant d’ajouter: «dans ce pays, de bels immeubles à coût de milliards, de belles voitures à coût de millions, des ardoises foncières et tant d’autres entreprises s’acquittant d’un minimum fiscal doivent être répertoriés et soumises aux obligations fiscales».
Des recommandations qui confortent ce que Ousmane Sonko décrié en 2016, en ces mots: «C’est frustrant et ahurissant de constater que ceux qui votent les lois de ce pays ne sont pas des «citoyens». Parce que le citoyen, c’est d’abord et avant tout, celui qui s’acquitte de ses obligations fiscales.
Dans ce pays, ceux qui ont un train de vie élevé payent moins d’impôts, voire presque pas. Parmi eux, les députés qui ne payent absolument alors que ce sont eux, qui sont censés faire les lois dans ce pays et parmi tant d’autres…», a révélé le fiscaliste. D’ailleurs, c’est cette sortie qui l’a valu la radiation. JEAN PIERRE MALOU

Le microcrédit, une efficacité contestée en Afrique de l’Ouest

 (Ecofin Hebdo) – Popularisée à partir des années 70 par le Bangladais Muhammad Yunus, la microfinance s’est très tôt imposée comme l’un des meilleurs instruments de lutte contre la pauvreté et l’exclusion financière. Le succès de la Grameen Bank, qui lui a valu un prix Nobel en 2006, a servi de modèle pour la création de nouveaux systèmes financiers ciblant les plus défavorisés, dans de nombreux pays en développement. Pourtant, les récents constats concernant la réduction des inégalités et l’évolution de la pauvreté soulèvent des questions quant à l’impact réel des solutions de microcrédit, produit phare de la microfinance, dans les pays les moins avancés. Des inquiétudes qui trouvent un écho particulier en Afrique de l’Ouest, où ces initiatives se sont multipliées pendant les années 2000.

Un secteur en bonne santé

Ces dernières années, la microfinance (et plus précisément le microcrédit) a réalisé une percée importante en Afrique et notamment en Afrique de l’Ouest. Les dernières données disponibles sur le secteur confirment d’ailleurs cette tendance haussière. D’après la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le taux d’utilisation des services de microfinance (qui mesure le nombre de personnes physiques titulaires de comptes de dépôt ou de crédit dans les institutions de microfinance, rapporté à la population adulte) dans l’UEMOA est monté à 21 % en 2018 contre 19,4% en 2017. Le dernier rapport de la Banque sur la situation de la microfinance dans l’UEMOA au 30 septembre 2019 montre que « 15, 2 millions de personnes ont bénéficié des services financiers fournis par les institutions de microfinance sur la période sous revue, à travers 4869 points de service répartis dans les États membres de l’Union ». L’encours des microcrédits a également enregistré une embellie. La BCEAO estime que l’encours des crédits accordés par les institutions de microfinance, à fin septembre 2019, a grimpé de 12% en glissement annuel. Une situation due aux bonnes performances du Mali (+17,1%), du Burkina Faso (+13,5%) et du Sénégal (+13,3%), notamment.

« 15,2 millions de personnes ont bénéficié des services financiers fournis par les institutions de microfinance sur la période sous revue, à travers 4 869 points de service répartis dans les États membres de l’Union ».

En dehors de la zone UEMOA, le microcrédit rencontre également du succès dans d’autres pays ouest-africains. Au Nigeria, par exemple, les statistiques montrent que le nombre de microbanques a progressé de 22,9% entre 2013 et 2017, passant de 820 à 1008 établissements sur la période sous revue. Sur la même période, les prêts et avances nets octroyés par ces institutions sont passés de 129 milliards de nairas en 2013, à 190 milliards de nairas en 2017.
Dans le secteur public comme privé, la région ouest-africaine enregistre de nombreuses initiatives pour améliorer les performances des pays en matière de microfinance. Ceux-ci sont parfois financés par des gouvernements, ou des donateurs étrangers, et ciblent certaines catégories particulières d’entrepreneurs.
Le 24 février dernier, la Kafo Jiginew, une des principales institutions de microfinance au Mali, a reçu un financement de 6,5 milliards FCFA (11,03 millions $) de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour octroyer quelque 60 000 microcrédits aux petits exploitants agricoles, ainsi que des financements pour près de 15 000 personnes. L’année dernière, 13 millions $ de financement ont été annoncés par la BEI, en faveur de deux institutions de microfinance présentes au Sénégal et au Burkina Faso. Au Nigeria, le gouvernement fédéral a lancé, depuis 2016, trois différents programmes de microfinance dans le cadre de son Government Enterprise and Empowerment Programme (GEEP).
Il s’agit du programme FarmerMoni (qui offre des prêts aux agriculteurs) ; du projet MarketMoni (qui s’adresse aux associations de marché, aux coopératives de femmes, aux groupes d’artisans, aux associations commerciales et aux coopératives) et enfin du projet TraderMoni qui offre des prêts sans garantie de l’ordre de 10 000 à 100 000 nairas aux petits commerçants et artisans, notamment les vendeurs de produits alimentaires, les coiffeurs, les tailleurs, les menuisiers, les conducteurs de tricycle et les vendeurs de vêtements d’occasion.
Malgré toutes ces initiatives qui visent à fournir un revenu aux personnes pauvres afin de les sortir de la précarité, force est de constater que la courbe de la pauvreté et des inégalités en Afrique de l’Ouest est loin d’avoir été inversée.

Une pauvreté endémique

D’après l’ONG Oxfam, l’Afrique de l’Ouest, comparativement aux autres régions du continent africain, abrite le plus grand nombre de pays où 30% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. Cette situation fait d’elle la région la plus inégalitaire du continent africain. L’institution estime, en effet, que les 1% des Ouest-Africains les plus riches gagnent plus que le reste de la population de la région réunie.
Malgré toutes ces initiatives qui visent à fournir un revenu aux personnes pauvres afin de les sortir de la précarité, force est de constater que la courbe de la pauvreté et des inégalités en Afrique de l’Ouest est loin d’avoir été inversée.
Dans des pays ayant une population nombreuse comme le Nigeria ou le Ghana, cette situation est encore plus prégnante. Dans le pays le plus peuplé et première puissance économique du continent (le Nigeria), la richesse cumulée des cinq personnes les plus riches s’élève à 29,9 milliards de dollars, plus que l’intégralité du budget du pays en 2017, indique Oxfam. Ceci, alors que 60% de la population au Nigeria vit avec moins de 1,25 dollar par jour, le seuil absolu de l’extrême pauvreté.
 « Au Ghana, l’un des hommes les plus riches du pays gagne plus en un mois qu’une des femmes les plus pauvres du pays ne pourrait gagner en 1000 ans. Entre 2006 et 2016, la distribution des richesses a généré 1000 nouveaux millionnaires (en dollars) tandis que près d’un million de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté » indique l’ONG.

«Au Ghana, entre 2006 et 2016, la distribution des richesses a généré 1000 nouveaux millionnaires (en dollars) tandis que près d’un million de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté»

Ces situations excluent de fait une bonne partie de la population ouest-africaine de l’accès à des services essentiels pour leur plein épanouissement dans la société, alors même que les pays de la CEDEAO comptent parmi ceux affichant les plus forts taux de croissance au monde. Au vu de ces statistiques, le constat qui s’impose est celui de l’échec de la microfinance dans le processus d’amélioration du niveau de vie de la population ouest-africaine. Une question peut donc naturellement se poser : pourquoi la microfinance n’a-t-elle pas réussi à éradiquer la pauvreté en Afrique de l’Ouest ?

Des failles de conception

Pour de nombreux experts, la difficulté de la microfinance à réduire la pauvreté tient principalement du fait de sa conception inadaptée pour répondre à un tel défi.
D’abord les montants accordés dans le cadre des microcrédits sont généralement trop peu consistants pour investir dans de véritables projets créateurs de revenus et porteurs d’emplois. D’après le dernier rapport de la BCEAO sur la situation de la microfinance dans l’UEMOA, l’encours moyen des prêts par bénéficiaire dans la région était de seulement 87 236 FCFA (148,5 $) à la fin septembre 2018, avant de grimper à 97 774 FCFA (166 $) à fin septembre 2019. De plus, de nombreuses études ont démontré que les taux d’intérêt pratiqués par les institutions de microfinance peuvent freiner l’envie des plus pauvres d’y avoir recours, d’autant qu’ils obtiennent déjà des prêts par des moyens informels.

Les taux d’intérêt pratiqués par les institutions de microfinance peuvent freiner l’envie des plus pauvres d’y avoir recours, d’autant qu’ils obtiennent déjà des prêts par des moyens informels

Le deuxième problème concerne les mesures mises en place pour améliorer l’accès des plus pauvres au crédit, en réduisant les risques de non-remboursement. L’une des innovations du microcrédit fut de proposer, en contrepartie des prêts, la mise en gage du capital social des emprunteurs (réputation) à la place du capital physique (biens) dont les plus pauvres sont le plus souvent démunis. Pour cela, plusieurs techniques telles que le principe de la responsabilité conjointe (qui lie des individus ayant bénéficié d’un prêt de groupe, en cas de non-remboursement de l’un d’entre eux), les incitations dynamiques (augmentation et allongement du crédit en cas de remboursement), ou encore l’utilisation de remboursements fréquents sont utilisées. Malheureusement, la contrepartie de ces outils a été la réduction de l’impact que pouvaient avoir les microcrédits.
En effet, pour éviter de se retrouver dans une situation de faillite personnelle, les bénéficiaires des prêts préfèrent utiliser leurs fonds pour des activités et des investissements peu risqués, et donc moins rentables. Cette situation est particulièrement visible dans le cas des incitations dynamiques qui ne bénéficient pas des avantages d’assurance collective ou de contrôle du groupe, existant dans le cas du prêt de groupe.
Dans le cas des remboursements fréquents, la difficulté du client à investir dans les activités ayant un cycle de production de plus d’un mois, limite l’impact du microcrédit.
« Dès lors, les fonds sont utilisés pour des activités à échéance courte (comme le commerce), mais dont les bénéfices attendus sont assez faibles. Les activités agricoles et manufacturières, dont le cycle de production est plus long, ne peuvent pas profiter du microcrédit si les remboursements impliquent de générer un cash-flow (flux de trésorerie) sur une courte période », commentait Florian Léon, chargé de recherche à la Ferdi (Fondation pour les études et recherches sur le développement international), dans un article publié dans la revue The Conversation.

« Les activités agricoles et manufacturières, dont le cycle de production est plus long, ne peuvent pas profiter du microcrédit si les remboursements impliquent de générer un cash-flow (flux de trésorerie) sur une courte période ».

D’ailleurs, on constate que la majeure partie des microcrédits octroyés ne servent pas à financer des investissements nécessitant un rendement de moyen terme. 50,5% des crédits octroyés par les institutions de microfinance de l’UEMOA à la fin septembre 2019 sont constitués de prêts à court terme. Les prêts à moyen et long termes ne représentaient respectivement que 31,9% et 17,6% sur la période sous revue.
A ces problèmes s’ajoutent des cas de détournements, par les bénéficiaires, des prêts obtenus, au profit d’activités non productives, ou encore la difficulté des institutions de microfinance à toucher les plus pauvres.

Repenser la stratégie de la microfinance en Afrique de l’Ouest

Même s’il est vrai que le microcrédit n’est pas censé être la solution miracle au problème de la pauvreté en Afrique, il faut reconnaître que ce système n’a toujours pas réussi à combler les attentes qu’il a suscitées à son arrivée sur le continent. De ce fait, il urge de trouver de nouvelles solutions intelligentes pour combler les lacunes de ce système en Afrique de l’Ouest.
L’essor de la digitalisation en Afrique semble être une première piste pour les dirigeants ouest-africains. Le succès de plateformes telles que M-Pesa qui s’appuie sur le taux rapide de pénétration du mobile pour améliorer l’accès au microfinancement en Afrique de l’Est, pourrait être répliqué dans la sous-région ouest-africaine, à condition de créer l’environnement propice pour une telle initiative.
Le renforcement des performances des institutions traditionnelles de microfinances présentes dans la région ouest-africaine s’avère également important. Cela passe par une augmentation des institutions de microfinance dans la région, mais également et surtout par leur répartition sur les territoires selon les véritables besoins, notamment dans les milieux ruraux qui concentrent les plus forts taux de populations pauvres. Un meilleur accès des femmes aux microcrédits aura également un fort impact positif sur le rôle de la microfinance dans la réduction de la pauvreté. A la fin septembre 2019, celles-ci n’ont bénéficié que de 28,1% des microcrédits octroyés dans l’espace UEMOA.

A la fin septembre 2019, les femmes n’ont bénéficié que de 28,1% des microcrédits octroyés dans l’espace UEMOA.

« Un des leviers porte certainement sur la philosophie même du microcrédit, au-delà de l’architecture des produits. Jusqu’à présent, les institutions de microfinance ont souvent focalisé leur attention sur le remboursement des clients et le nombre de ceux-ci. Il convient sans doute de changer de perspective afin d’accepter une situation dans laquelle la microfinance pourrait servir de tremplin pour une petite frange d’entrepreneurs ayant de fortes perspectives de croissance », propose également Florian Léon. Des solutions qui devraient permettre de remettre les clients au cœur du système de la microfinance, conformément aux vœux de son créateur.Moutiou Adjibi Nourou  

LE KOWEÏT MET 17 MILLIARDS FCFA SUR LA TABLE POUR L’AXE GOUDIRY – KIDIRA

http://www.emedia.sn/–C’est une nouvelle convention de financement entre le Gouvernement du Sénégal et le fond koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA). Cet accord additionnel d’un montant de 17 milliards de F Cfa va servir à la réhabilitation de la route Goudiry – Kidira qui a toujours été un calvaire pour les usagers du corridor Dakar – Bamako.
Ce montant, considéré comme un prêt concessionnel, va compléter celui signé en octobre 2017 (22,5 milliards F CFA), ce qui porte la contribution du Fonds à 39,5 milliards de F Cfa. « Un important concours qui illustre l’excellence des relations de coopération entre le Sénégal et le Koweït », selon le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.
« La route Goudiry-Kidira est un tronçon important de l’axe routier Tambacounda-Kidira-Bakel, de surcroît un pan non négligeable du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Sa réhabilitation permettra : d’assurer un meilleur niveau de service du réseau routier existant pour faciliter l’accès aux capitales régionales (Bakel) et aux pays limitrophes. Il s’y ajoute, les aménagements et réalisations connexes tels que des pistes de désenclavement, des cases de santé, des forages et des murs de clôture d’écoles », a déclaré le ministre. Ce concours financier confirme la place du Sénégal comme premier partenaire du FKDEA en Afrique de l’Ouest avec un cumul de financement, de 1976 à aujourd’hui, de près de 250 milliards de F Cfa. Babacar FALL

CARITAS SÉNÉGAL VEUT COLLECTER 80 MILLIONS POUR AIDER LES IMPACTÉS DES FAIBLES RÉCOLTES

Thiès, 13 mars (APS) – L’ONG Caritas Sénégal a lancé une campagne de mobilisation de fonds pour récolter 80 millions en deux semaines, afin de venir en aide aux populations faisant face à des risques d’insécurité alimentaires, suite aux mauvaises récoltes de l’hivernage dernier, a appris l’APS.
La campagne de mobilisation de fonds a démarré le 7 pour se poursuivre jusqu’au 22 mars prochain, a indiqué jeudi à Thiès Véronique Ndione Samba, chargée de programme à Caritas Thiès, lors d’un point de presse.
Les effets des changements climatiques sur les populations défavorisées du monde rural, ont justifié selon elle, la mise en place par les évêques du pays, du Fonds d’urgence Sénégal, dont le volet collecte de fonds a été confié à Caritas Sénégal.
‘’Il est demandé à chaque baptisé et chaque bonne volonté une participation symbolique d’au moins 100 francs’’, a dit Véronique Ndione, précisant que ‘’chacun peut donner selon son cœur et selon ses moyens’’.
‘’Caritas Sénégal a voulu, a-t-elle dit, apporter un soutien à ces populations et aider l’Etat du Sénégal dans un plan national de riposte qui a été lancé cette année, après l’hivernage de 2019, pour assister les 359.644 personnes qui sont en situation de crise alimentaire.’’
Le travail au niveau national a été confié aux Caritas diocésaines et à Thiès et Diourbel, à la Caritas diocésaine de Thiès, a précisé Mme Samba, par ailleurs point focal urgence du diocèse de Thiès.
Un comité composé du directeur et d’agents de la Caritas, de la Direction de l’enseignement catholique (DIDEC) et de la Direction des œuvres a partagé l’information sur la campagne de collecte de fonds à travers un réseau de communication des prêtres de Thiès. Il a été demandé à ces derniers de faire l’annonce lors des messes dans leur paroisse.
Les agents de l’ONG chrétienne ont rendu visite aux structures de l’église pour faire participer tous leurs collègues à la collecte. La DIDEC a été mise à contribution pour impliquer les élèves et une visite est prévue dans les collèges et écoles publiques, a ajouté la chargée de programme.
Pour Véronique Ndione, l’option de la mise en place d’un fonds permet de répondre de manière plus rapide, comparée aux appels lancés sur le réseau Caritas international.
Selon Marcel Faye, personne-ressource à Caritas Thiès, l’objectif de collecte assigné à l’ensemble des diocèses du Sénégal, est de 80 millions de francs CFA.
L’initiative mise sur la communication pour atteindre cet objectif, a-t-il dit, notant que les évêques ont aussi ‘’insisté sur le suivi, la transparence et sur le fait de rendre compte’’.Il a été préconisé de renouveler l’initiative chaque année. ADI/ASG

Détournement de plus de 700 millions: la Sn-Hlm et la BHS au banc des accusés…

https://senego.com/-La section « Foyer du Saloum », un démembrement de
l’Association Nationale d’acquéreurs  de Parcelles Assainies (ANAPA), accuse l’ancien Bureau en complicité avec la SN-HLM et la BHS de détournement de plus 7oo millions Fcfa de cotisation de  613 membres.
Lors d’une conférence de presse, ce vendredi, le président de ladite Association est revenue sur les « manigances orchestrées » pour « voler » la cotisation de ses membres pour obtenir l’obtention d’un toit.
Il s’agit de l’ancien président du Bureau feu Momat Bitey, l’ancien trésorier actuellement en fuite, Ndaraw Dione et l’employé de Sn-Hlm Babacar Faye.

Une escroquerie financière

Devant les 613 membres désespères, Amadou Lamine Fall, explique que l’ancien bureau a tiré 471 chèques sur un montant cumulé de plus six cent quatre-vint millions  Fcfa(695 605 000), des retraits en espèces de plus de 5 millions (5 555 000) et plus de dix millions fcfa (10 901 170) sans justification aucune, hors des procédures réglementaires  et sans la signature du directeur général de la SH-HLM, en violation flagrante des dispositions de l’article 11 du règlement intérieur. « Nous estimons que si une telle escroquerie financière a pu être commise si facilement, c’est essentiellement dû aux manquements de la BHS qui devait contrôler l’Etat des cotisations et SN-HLM pour non respect de l’article 11 et 17 qui stipule qu’aucun retrait ne peut se faire sans l’accord préalable du directeur  de la SN-HLM »

Une plainte

L’association ne compte pas en rester-là, selon toujours lui, si rien fait pas les autorités et les concernés, une plainte sera déposée dans les jours à venir.

Me Malick SALL: « Le Sénégal N’a De Leçons À Recevoir En Matière De Respect Des Droits De L’Homme»

http://www.walf-groupe.com/-Le dernier rapport de World justice Project (WJP), classant le Sénégal  à la « 52ième place mondiale de l’indice sur l’état de droit » laisse peu de saveur aux gouvernants.
Profitant de l’atelier de validation du projet de Stratégie nationale des droits de l’Homme, le ministre de la Justice a porté la réplique. Il estime que «  le Sénégal n’a de leçons à recevoir de personne en matière de respect des droits de l’Homme». Selon Me Malick SALL, nous devons «être fiers d’être Sénégalais en ce qui concerne le respect et la mise en exécution des recommandations des instances internationales s’agissant du respect des droits de l’Homme, du citoyen sénégalais».
Poursuivant et allant à l’opposé dudit rapport, le ministre de la Justice se réjouit presque du classement du Sénégal.
«On ne prête qu’aux riches. C’est parce que le Sénégal est une référence en matière de droits de l’Homme qu’on réclame toujours un peu plus au Sénégal. C’est normal. Nous avons l’habitude d’être présents dans les forums internationaux, nous avons toujours été salués par notre niveau d’avancement. Le Sénégal, dans ce domaine-là, n’a pas de complexe», dit-il.

LE 3e ÂGE HAUSSE LE TON ET RÉCLAME UN MINISTÈRE

http://www.emedia.sn/Regroupés au sein du Conseil régional des aînés (CRA), les personnes du 3e âge réclament plus de considération. Se sentant « marginalisés », ils veulent qu’un ministère leur soit dédié.
Insa Laye Sèye, leur porte-parole, a fait face à la presse, hier, pour hausser le ton : « La majeure partie des personnes âgées qui ont servi, et continuent de toujours servir le Sénégal, ne jouit pas d’une pension de retraite », arguant que « cette couche vulnérable a droit à une fin de vie décente, empreinte de dignité, et de considération. »
En conséquence, « le CRA considère qu’il est plus qu’urgent d’appliquer à cette composante de manière effective le minimum de vieillesse, à l’instar des bourses de sécurité familiale. »
Dans la foulée, rapporte Le Quotidien, le CRA recommande « une révision des textes de l’IPRES (Institution de prévoyance retraite du Sénégal), qui sont pour la plupart obsolètes, et un audit des finances de l’institution sans complaisance. »
« L’IPRES est la propriété exclusive des retraités qui sont les actionnaires majoritaires. A ce titre, le CRA souhaite que les retraités soient fortement représentés dans toutes les instances de contrôle, et de gestion de l’institution, et qu’il y ait une voix délibérative », renchérissent les personnes du 3e âge, réclamant, par ailleurs, que des places leur soient réservées dans les transports publics.
Le CRA porté sur les fonts baptismaux le 9 janvier 2019, estime à 800 mille le nombre des personnes du 3e âge, soit 9% de la population sénégalaise. Ses membres réclament aussi leur participation à tous les dialogues, et instances nationaux, ayant pour mission « le renforcement de la cohésion sociale, et le règlement des conflits ». DIÉ BÂ

Macky Sall: «l’Arabie Saoudite demande de suspendre toutes les opérations de pèlerinage»

http://lesoleil.sn/Inaugurant jeudi le complexe scolaire d’excellence, El Hadji Bibi Ndiaye de Dakar-Plateau, le Président de la République a tenu à sensibiliser l’assistance sur la gravité du coronavirus qui touche maintenant notre pays. D’ailleurs, Macky Sall a informé avoir reçu, mercredi, un message de l’Arabie Saoudite demandant de suspendre toutes les opérations liées au pèlerinage aux lieux saints de l’Islam.
Selon Macky Sall, le Covid-19 est une maladie très sérieuse qui a fini de faire le tour du monde et que nous devons prendre très au sérieux. Il a souligné que des pays du Golfe où il fait plus chaud que le
 Sénégal sont touchés. L’Afrique, a-t-il dit, est en train d’être un
foyer de la maladie, non sans citer les cas positifs enregistrés dans
notre pays. Il a invité la communauté nationale, les étrangers qui
vivent ici, de s’approprier les recommandations de l’Organisation
mondiale de la santé (Oms), des médecins et d’éviter tout ce qui peut
accélérer la contamination. Il recommande surtout d’éviter de serrer
la main, les rassemblements inutiles.
« Nous avons reçu, hier, un
message de l’Arabie Saoudite demandant de suspendre toutes les
opérations liées au pèlerinage. C’est dire que la maladie est sérieuse », a-t-il confié.Aliou KANDE

Coronavirus: le Sénégal annule le pèlerinage à la Mecque pour l’année 2020  

https://actusen.sn/-Maintenant c’est officiel. Le pèlerinage à la Mecque pour l’année 2020 a été annulé après mûre réflexion des autorités, en raison du coronavirus qui se propage de plus en plus dans le  monde. Libération qui donne l’information dans sa parution de ce vendredi ajoute que, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Bâ, va annoncer officiellement, aujourd’hui, cette décision de l’État du Sénégal à l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite accrédité dans notre pays.

DAKAR ET BANJUL SIGNENT CINQ ACCORDS DE COOPÉRATION

Dakar, 12 mars (APS) – Le Sénégal et la Gambie ont signé jeudi à Dakar des accords de coopération dans les domaines de la justice, du commerce, de l’industrie et de la sécurité, a constaté l’APS.
Ces conventions ont été signées par les deux parties en présence de Macky Sall et d’Adama Barrow dans le cadre de la deuxième session du conseil présidentiel des deux pays
Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Bâ et son homologue gambien, Mamadou Tangara ont signé une convention d’entraide judiciaire en matière pénale, une autre portant sur l’extradition et une convention entre la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers du Sénégal et la Gambia fire and rescue service (GFRS).
Le ministre sénégalais du Commerce, Aminata Assome Diatta et son homologue gambien Lamine Jobe ont paraphé une convention sur le commerce et le transit.
Pour sa part, le ministre sénégalais de l’Industrie Moustapha Diop et le ministre gambien du Commerce Lamine Jobe ont signé un accord sur la normalisation.BHC/AKS

Coronavirus: La Zawiya Cheikh Ahmed Tidiane Chérif Fermée

https://www.xibaaru.sn/C’est le journal L’Observateur qui donne l’information dans sa parution de ce vendredi. Le Khalife général de Fès, en conformité avec la mesure prise par le ministère marocain des Habous et des affaires islamiques d’annuler tous les événements religieux, Chérif Zoubeir Tijaani, a décidé, hier, la fermeture jusqu’à nouvel ordre de la Zawiya où repose Cheikh Ahmed Tidiane Chérif.

LE COVID19 ANNULE LES ZIARS/Les Dahiras invités par le Khalife des Mourides à rester à son écoute.

https://www.dakaractu.com/–En plus de dégager 200 millions de francs Cfa en guise d’appui financier et de reconnaître à l’État du Sénégal sa prérogative de décider de la tenue des grands rassemblements, Touba a aussi pris une autre décision de taille. Celle de suspendre les ziars généralement effectués par les dahiras auprès du Khalife Général des Mourides. C’est le Patriarche de Darou Miname lui-même qui a instruit son porte-parole de porter l’Information à la connaissance des  populations. Ces structures sont priées de reporter leurs ziars jusqu’à nouvel ordre.
Cette décision fait suite à la détection de 6 cas de Coronavirus à Touba et la mise en quarantaine de 71 autres personnes potentiellement porteuses du virus pour avoir été en contact avec le Modou-Modou récemment interné au poste de santé de Darou Marnane. Il faut signaler que dautres Modou-Modou seraient entrés dans la cité religieuse après avoir emprunté la voie terrestre…

PLUS GRAVE QUE PRÉVU? DES MÉDECINS CHANGENT DE TON FACE AU COVID 19

http://www.emedia.sn/-LE PARISIEN-Les médecins changent de ton. Les discours mesurés laissent désormais place à une inquiétude de plus en plus affichée. Le coronavirus, une bonne grippe ? « On s’est trompés, il faut arrêter de les comparer, reconnaît aujourd’hui Gilles Pialoux. C’est bien plus grave. » Ce chef du service infectiologie de l’hôpital Tenon, à Paris, voit, au fil des jours, bondir le nombre de malades. « Les patients arrivent de partout, lâche-t-il. On est stressés ! »
Alors, certes, il ne veut pas créer la panique. Rappelons que plus de 80 % ont des formes bénignes. « Mais le coronavirus ne joue pas dans la même cour que la grippe, lâche-t-il. Sans faire peur, il faut mettre les gens face à la réalité ». Qu’elle est-elle ? Celle d’un virus plus contagieux et mortel. Ça, on le savait, avec 0, 1% de mortalité pour la grippe, 2 à 3% pour le coronavirus. « Bien sûr, ce n’est pas Ebola, précise Gilles Pialoux. Mais les Chinois ont montré qu’un patient peut aller bien et d’un coup, la deuxième semaine, au 8e ou 10e jour, il se retrouve en réanimation. »

« On a des jeunes, sans antécédents médicaux, dans un état gravissime »

C’est là la difficulté. Le coronavirus est bien plus fourbe. Certains n’ont pas de symptômes tout en étant contagieux. Difficile de boxer contre une menace parfois invisible. Autre inquiétude, cette fois-ci nouvelle, le profil des personnes admises en réanimation est en train d’évoluer. Il y a deux ou trois jours encore, les hommes et les femmes qui arrivaient dans ces services pour des détresses respiratoires étaient surtout des personnes fragiles, âgées, déjà malades. Désormais, ce ne sont plus les seuls. « Il n’est plus rare de voir des jeunes de 30 ou 40 ans, sans pathologie, lâche Gilles Pialoux. C’est la réalité du terrain. Le cercle s’élargit. »
Pour preuve, 86% des patients décédés de la grippe en France entre 2011 et 2019 avaient plus de 75 ans, contre 50 % pour les morts du Covid-19 en Chine. Jointe, Catherine (le prénom a été changé), infirmière dans un hôpital, le confirme : « On a des jeunes, sans antécédents médicaux, dans un état gravissime. » Dans son allocution télévisée, ce jeudi soir, Emmanuel Macron a d’ailleurs affirmé : « Il faut se préparer à une deuxième vague qui touchera, un peu plus tard, des personnes plus jeunes a priori moins exposées à la maladie mais qu’il faudra soigner également. » Comment l’expliquer ? La question demeure. « Pourquoi certaines tirent la mauvaise carte de la forme grave, ça on ne sait pas », concède Gilles Pialoux.

Les malades sauvés « seront épuisés pendant six mois »

Interrogé, Jean-Michel Constantin, secrétaire général adjoint de la Société française d’anesthésie et de réanimation, avance une hypothèse. « L’explication que j’en ai, c’est que la contamination est telle qu’on finit par avoir également des formes critiques chez des jeunes ». Il précise que le virus n’est pas en train de muter, mais il se répand vite : « C’est ce qui explique que le nombre de personnes en réanimation croît à vive allure ». En Ile-de-France, ils étaient 6 lundi, contre 100 jeudi.
Rappelons évidemment que tous les patients les plus graves hospitalisés dans ces services n’en meurent pas. L’immense majorité, 80%, est sauvée. Auront-ils des séquelles pulmonaires ? « Non, mais ils seront épuisés pendant six mois, précise le médecin. Et ils devront passer par une phase de rééducation à cause d’une atteinte neuromusculaire. »

Hôpital Fann: seuls 12 lits pour accueillir les malades du Covid-19

https://actusen.sn/-L’hôpital régional de Fann ne dispose que 12 lits pour accueillir les malades du Covid-19. Une annonce faite par le Professeur Moussa Seydi, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales de Fann. «Actuellement, le Sénégal en est à 10 personnes touchées par la maladie. Il est possible de l’étendre jusqu’à 6 lits en moins d’une semaine. Mais, il faut que nous fassions attention», prévient le médecin dans des propos rapportés par le journal L’As. Selon lui l’extension à 36 lits, c’est possible. Mais, ce ne sera pas confortable, car ça va être compliqué surtout avec la chaleur.

Coronavirus: 5 autres cas suspects de la famille du « modou moudou » détectés ce vendredi

Dakarmatin via Pressafrik–Cinq (5) autres cas suspects de la famille de l’émigré italien testé positif au coronavirus à Touba (194 km de Dakar), ont été détectés ce vendredi. Des prélèvements ont été envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar et les résultats sont attendus dans l’après-midi, selon la RFM.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a confirmé jeudi la contamination de cinq (5) nouvelles personnes au coronavirus, des proches du Sénégalais contrôlé la veille positif au Covid-19 après être rentré d’Italie. Ces nouvelles infections portent à 10 le nombre de patients atteint du coronavirus au Sénégal dont deux guérisons

Coronavirus-Des émigrés auraient regagné Touba par voie terrestre et seraient cloîtrés chez eux (Docteur)

http://www.dakarmatin.com/-Le médecin chef du district de santé de Darou Marnane qui a accueilli, le Modou-Modou infecté du Covid-19 à Touba, rassure que toutes les dispositions ont été prises pour éviter que le virus se propage. Face à la presse jeudi, Docteur Dieng a révélé que des ressortissants de Touba qui sont émigrés en Italie auraient regagné la ville sainte par voie terrestre et seraient cloîtrés chez eux.
« On nous a dit que y a des ressortissants de Touba qui sont émigrés en Italie et qui sont en train de regagner la ville de Touba par voie terrestre et on a nous a signalé que parmi eux, y en a qui sont cloîtrés chez eux. Je pense qu’il faut sensibiliser davantage », a déclaré Dr Dieng.
Faisant état de la situation après l’annonce du Modou-Modou infecté à Touba, il a expliqué : « tous les contacts du cas en question sont répertoriés et parmi les contacts y a le personnel de santé. C’est ainsi qu’au niveau de la structure qui a reçu le cas, on répertorie certains nombre de personnes qui sont actuellement mis en quarantaine et qui sont surveillés régulièrement ».
« A ce niveau aussi, a-t-il précisé, toutes ces personnes sont soustraites du système soin. C’est pour éviter que ces personnes soient en contact avec d’autres malades. A ce jour, toutes les dispositions sont prises dans nos structures pour non seulement détectés, notifiés et investigués les cas », a rassuré Dr Dieng

SERIGNE ABDOU KARIM MBACKÉ SUSPEND SES «ZIARAS»,DIOUF SARR ATTENDU À TOUBA

http://www.emedia.sn/Le marabout Serigne Abdou Karim Mbacké a annoncé avoir suspendu jusqu’à nouvel ordre les « ziaras » à Touba. La décision fait suite à la hausse du nombre de cas positifs de Covid-19 au Sénégal.
Par ailleurs, les tractations se poursuivent entre l’Etat du Sénégal et les autorités confrériques pour la gestion des rassemblements de type religieux avec la multiplication, cette semaine, des cas. De 4, le Sénégal est passé à 8 cas. Après la déclaration du porte parole du Khalife général des Mourides, mettant l’Etat face à ses responsabilités pour une éventuelle restrictions des évènements qui devraient se tenir prochainement, le ministre de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr se rend aujourd’hui dans la cité religieuse de Touba où il devrait rencontrer le Khalife d’un moment à l’autre. Selon des informations d’Emedia.sn, une déclaration au sommet de l’Etat serait attendue en début de soirée.

MADINA GOUNASS : LE DAAKA S’OUVRE SAMEDI

Kolda, 13 mars (APS) – Le ‘’Daaka’’, une retraite spirituelle organisée chaque dans la cité religieuse de Médina Gounass (département de Vélingara), s’ouvre samedi, a appris l’APS des organisateurs.
La manifestation, qui se tiendra jusqu’au 28 mars, regroupe chaque année des dizaines de milliers de fidèles venant des quatre coins du Sénégal et de la sous-région.
Déjà, à la veille de son ouverture officielle, de nombreux pèlerins ont fini de rallier la cité religieuse, où l’évènement est célébré depuis 1942 par le marabout Thierno Mouhamadou Saidou Ba.
Durant toute sa durée, les pèlerins lisent le Coran et procèdent à des invocations.La région médicale de Kolda annonce avoir doublé le nombre des agents qui seront déployés sur le terrain et se tient en alerte en raison du contexte de coronavirus.MG/ASG

UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DU COMITÉ CHARGÉ DES PÈLERINAGES CATHOLIQUES, MARDI

Dakar, 13 mars (APS) – Le Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (CINPEC) va donner une conférence de presse, mardi à 10 heures, à la pouponnière des sœurs franciscaines, située dans le quartier de La Médina, à Dakar, selon un communiqué.
La conférence de presse sera donnée par Monseigneur Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor (sud) et président du CINPEC.
Il s’entretiendra avec les journalistes de l’itinéraire du prochain pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté, de son thème et de la date de départ des pèlerins.Selon le communiqué, le pèlerinage aura lieu du 22 août au 11 septembre. ESF/ASG

Etat, ou es-tu?

Dakarmatin via Témoin–Disons-le sans œillères. Nous sommes en train de creuser notre propre tombe où pourraient être ensevelis de milliers de Sénégalais. (A Dieu ne plaise. On se voit comme un pays à part, avec un peuple béni des dieux, différent des autres. Les plus beaux, les plus civilisés, les plus intelligents, les plus roublards, vaniteux…c’est nous. On pourrait même pousser l’hérésie jusqu’à dire que Dieu est Sénégalais.
Certains n’ont pas hésité à le proclamer sans avoir été conduits à l’asile. Pendant que le monde se barricade, interdisant des rassemblements, chez nous, au Sénégal, l’Etat laisse faire sans montrer son autorité. En France, les écoles et universités sont fermées pour circonscrire la propagation de l’épidémie. Emasculé qu’il est par le pouvoir religieux, l’Etat du Sénégal n’ose pas broncher pour s’opposer à une oligarchie religieuse. La santé publique est menacée.
Il y a quelques semaines, l’Italie en était à trois cas, aujourd’hui tout est à l’arrêt dans ce pays avec une population mise en quarantaine. Le cap des 1000 morts vient d’y être franchi. Dans ce charmant pays qu’est le nôtre où vivent les meilleurs hommes de l’humanité, rien de grave ne pourrait arriver nous arriver à nous qui sommes protégés par ces vénérés hommes de Dieu. Même si nous avons déjà 10 cas confirmés dont 2 déjà soignés. Et malgré ces chiffres pour le moins alarmants, quatre communautés religieuses s’apprêtent à tenir des rassemblements dits religieux.
Et personne ne sait ce que cela donnera. L’Etat, garant de notre sécurité, ne doit pas faillir. C’est le Chef, lui-même, qui doit se faire entendre. Chausser ses babouches pour aller faire entendre raison à ces chefs religieux qui se préoccupent peu de la santé de leurs ouailles.
L’heure est grave. L’Etat ne doit pas assister impuissant à l’extermination de sa population où croiser les bras pour assister au vacillement de l’économie du pays. Déjà que tout est morose avec des entreprises qui ferment, des jeunes en chômage. L’argent va également se raréfier. L’Europe qui nous sert de perfusion ayant d’autres chats à fouetter. C’est dire…Kàccoor bi

Recommandation forte du Comité national de gestion des épidémies en direction des grands rassemblements : Macky, face à l’Histoire et aux hommes

https://actusen.sn/-Au regard de la situation actuelle marquée par une dizaine de cas testés positifs, le Comité national de gestion des épidémies s’est réuni hier pour livrer son avis sur les risques ou pas encourus par le Sénégal, en termes de propagation du coronavirus, dans la perspective dans la perspective du «Kazu Rajab», du «Daakaa», de l’Appel des Layènes, entre autres évènements religieux à venir.
En effet selon le journal « SourceA » dans sa livraison de ce vendredi, ledit Comité s’est fendu de recommandations fermes et sans ambages, pour que les grands rassemblements soient rangés dans les tiroirs de l’oubli, jusqu’à nouvel ordre.
Selon toujours nos confrères, les recommandations du Comité national de gestion des épidémies sont destinées au Président de la République. Et c’est à lui seul, de tirer les conséquences

Malgré le Coronavirus au Sénégal: Le défilé du 4 avril sera maintenu

https://senego.com/-Les préparatifs du défilé du 4 avril 2020 se poursuivent, en dépit de la propagation de la pandémie du Coronavirus qui sévit dans le monde. Ce défilé est l’un des événements annuels qui mobilise plus de personnes, alors que les débats sur l’annulation des rassemblements religieux fait l’actualité.
La Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA) a envoyé un communiqué pour demander aux journalistes de se faire accréditer. « Le 4 avril est l’une des fêtes annuelles majeures inscrites dans le calendrier républicain.
L’accréditation des journalistes demande beaucoup d’anticipation pour éviter qu’à la veille de la fête, la DIRPA et certains journalistes soient obligés de travailler tard la nuit pour cette opération.
Pour cette raison, je vous demande de bien vouloir, dès à présent, nous envoyer la liste de vos journalistes à accréditer afin de permettre à nos infographistes de confectionner les badges d’accréditation à temps », lit-on dans ledit communiqué.

 « Prendre les mesures préventives qui s’imposent au plan politique et religieux»  Par CHEIKH AHMED TIDIANE SY AL AMINE.Un citoyen

http://www.dakarmatin.com/–La pandémie du coronavirus se propage à une vitesse surprenante n’épargnant aucun continent. Parti de son épicentre de Wuhan en Chine, le virus a depuis lors voyagé à travers les airs, mers pour atteindre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique.
Au moment où tous les pays du monde s’ajustent sur le plan économique, social et géopolitique face à cette nouvelle donne, les pays africains vivent en spectateur dans un monde en pleine ébullition stratégique.
A travers le monde, nous assistons à des mesures draconiennes de confinement des populations, de fermetures d’écoles et d’édifices publics, sans oublier les reports de toutes les manifestations à caractère populaire. Ces décisions courageuses et responsables des Etats du Nord sont accompagnées de mesures fortes au plan économique et financier sous forme de baisse des taux directeurs des banques centrales (FED), de subventions aux ménages ou de suspensions des taxes.
Ces mesures à la fois réactives et prospectives sont des réponses à la propagation du virus, mais surtout à l’anticipation au dysfonctionnement économique induit éventuellement par une prolongation de l’épidémie dans le temps et dans l’espace.
Au Sénégal, même si l’Etat a pris des mesures conservatoires pour surveiller les frontières et lancer des campagnes de sensibilisation en direction des populations, aucune réflexion stratégique et prospective n’est lancée par les acteurs publics et privés pour se protéger des contrecoups d’une récession mondiale ou saisir les opportunités économiques qui pourraient s’offrir à nos économies moins connectées à l’ordre mondial.
Au contraire, sous le prétexte du legs des anciens, les mesures de confinement les plus élémentaires ne sont pas prises. Des manifestations qui rassemblent des milliers de personnes sont programmées avec tous les risques sanitaires, mais surtout l’exacerbation du risque pays que cela pourrait engendrer en cas de contamination massive des populations.
Au risque de me faire harakiri par les religieux orthodoxes défendeurs des valeurs léguées par les anciens, j’en appelle au sens de la responsabilité des autorités étatiques et religieuses pour prendre les mesures préventives qui s’imposent au plan politique et religieux. Au-delà de la nécessité de ces mesures au plan politique par une interdiction de toutes les manifestations populaires non indispensables, les argumentaires religieux font florès à travers la Sunna et la jurisprudence islamique. L’Eglise devrait être consultée pour recueillir l’avis du Christianisme, qui je suis sûr, de par l’humanisme de ses préceptes, ne seraient pas contre de telles mesures.
Parallèlement, un diagnostic profond doit être mené pour anticiper au plan économique sur les conséquences d’une crise mondiale qui se profile à l’horizon et pour laquelle, certains pays du Nord sont en train de se préparer.
Pour une fois, l’Afrique pourrait inverser la tendance en tirant profit d’un contexte mondial apparemment défavorable mais qui pourrait changer à terme la donne mondiale avec une redistribution de la carte géopolitique. Moins de fatalisme et de timidité, plus de prospective et d’opportunisme pourraient aider nos pays à transcender ce rapport de force qui nous a toujours relégués en queue de peloton.

Lutte contre la propagation du coronavirus: Le khalif général des ‘’Mouride’’ apporte un appui financier de 200 millions à l’Etat

https://actusen.sn/-Ceux qui s’attendaient à ce que le porte-parole du khalif général des ‘’Mourides’’ se prononcent sur l’interdiction des rassemblements religieux peuvent déchanter. En effet, dans sa déclaration, hier dans la soirée, Serigne Bass Abdou Khadr ne s’est pas épanché sur le sujet. Cela dit, il a assimilé la pandémie du coronavirus à une malédiction, une punition divine. A cet effet, il a rappelé la communauté toute entière à se référer aux recommandations de Dieu.
Au cours de sa déclaration, Serigne Bass a annoncé que le khalif général des ‘’Mourides’’ Serigne Mountakha Mbacké, a apporté un appui financier d’un montant de 200 millions de F Cfa à l’Etat du Sénégal, dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19.
Pour le porte-parole du khalif, il faut continuer à prier afin Dieu nous préserve des conséquences désastreuses de cette maladie. Aussi, il a appelé toute la population au respect strict des consignes de prévention et des règles d’hygiènes. A ce sujet, il dira : « l’Islam est une religion qui, avant tout, recommande la propreté. Et le fait de faire ses ablutions avant chaque prière est le premier signe que la religion exige d’avoir une bonne hygiène ».

Macky Sall Quelle contradiction !

http://www.dakarmatin.com/Apparemment, le Président Macky Sall veut dire aux populations : faites ce que je vous dis, ne faites pas ce que je fais. Le chef de l’Etat a profité hier de l’inauguration de la vieille école El hadji Bibi Ndiaye pour appeler les populations à éviter les rassemblements. Alors qu’il présidait un rassemblement dont il aurait bien pu se passer.
Mieux, il exhorte les gens à respecter les recommandations du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Les autorités ne semblent pas mesurer les dangers du coronavirus qui a mis à genou de grandes puissances comme la Chine, la France qui ferme ses écoles et universités

Que révèle la pandémie du Coronavirus ?Par Ibrahima SENE PIT/SENEGAL

A la restrictions de la mobilité des personnes due à la crise migratoire, le Coronavirus  est venue non seulement l’aggraver, mais a initié la restriction  de la mobilité des biens et des services,  pour mettre en crise l’Economie libérale portée par la mondialisation.
Ce nouveau stade de l’évolution du système capitaliste  met à nu le danger, dans les grandes puissances capitalistes occidentales, le danger de la privatisation de la recherche et des services de santé, au détriment du secteur public de santé, là où le Capitalisme d’Etat où le système public de santé  a su répondre de façon efficace à cette pandémie en prenant son contrôle.
Dans les grandes puissances occidentales comme la France où les travailleurs se sont mobilisés en vain pour défendre et renforcer le système de santé, face aux  tenants de sa libéralisation, sont aujourd’hui doublement handicapées par d’une part, leur manque de ressources humaine et de capacités hospitalières,  d’autre part, par la spéculation entretenue sur les prix des moyens de protection (masques, médicaments, lits) par un secteur privé  la poursuite de la maximisation du taux de profit sur leur Capital investi.
De cette manière, le système productif dans ces pays se grippent du fait des entraves à la mobilité de la main d’œuvre, et de l’indisponibilité des facteurs techniques de productions, malgré l’effondrement des cours du pétrole.
Ainsi, la pandémie du coronavirus    met  en évidence la nécessité de remettre le service  public de santé à l’avant garde du secteur de la Santé, en mettant fin à sa privatisation.
Il est onc évident que le besoin de santé pour les populations vient avant e besoin d’éducation et de formation, et ne peut être pris en charge efficacement que par un service public protégé de n’importe quelle forme de privatisation.
Dans les pays d’Afrique, notamment au Sénégal, la réhabilitation, le renforcement et la modernisation du secteur public de santé s’avère donc être prioritaire face à l’ Education, les Transports et  l’habitat.
Rien que pour cela, le coronavirus est une bénédiction pour  l’Humanité,  en faisant comprendre les dangers que lui réserve le Capitalisme libéral, avec ses privatisations et ses libérations des secteurs sociaux publics dont les populations ont besoin.Ibrahima SENE PIT/SENEGAL

Coronavirus: Wade Suspend Tout…Réunions, Meetings Et Vente Des Cartes

https://www.xibaaru.sn/Suspension de rassemblements au Sénégal à cause du coronavirus : Abdoulaye Wade donne le ton
Le coronavirus se répand à très grande vitesse à travers le monde. A une vitesse si grande, que face à l’impossibilité de trouver les moyens de stopper sa propagation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de le classer comme une pandémie. Aujourd’hui, c’est l’humanité toute entière qui est placée en état d’alerte, car en état de guerre contre un ennemi des plus destructeurs, tant il est devenu effroyable.
L’ancien Président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, en homme averti, avait préconisé des solutions pour qu’au Sénégal, bien avant que les premiers cas ne soient signalés, des mesures soient prises. Me Abdoulaye Wade est aujourd’hui le premier homme politique, le seul pour le moment à suspendre toutes les activités de son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS), depuis le 5 mars à cause de la propagation du coronavirus. Et depuis hier 12 mars, il suspend, à cause toujours de cet ennemi foudroyant qu’est le coronavirus, la vente de cartes de membre du PDS. L’alerte doit être prise au sérieux, et c’est ce qu’a compris Me Abdoulaye Wade.
En tout cas, le leader du PDS, une fois de plus, donne la leçon à l’ensemble des membres de la classe politique, mais également de la société civile et religieuse. Même les syndicalistes doivent s’en inspirer, prendre les devants d’ores et déjà pour suspendre toute manifestation en direction du 1er mai de cette année.
Quant au Chef de l’Etat Macky Sall, il doit lui aussi davantage s’inspirer de l’exemple de Me Abdoulaye Wade, pourquoi pas en suspendant momentanément le Dialogue national qui de toutes les façons se trouvent en panne. Jusqu’ici, le Chef de l’Etat, malgré de nombreux appels, ne veut prendre son courage à deux mains, pour aussi suspendre les rassemblements religieux pour une durée déterminée.
N’oublions pas qu’un premier cas s’est signalé à Touba, avec un Sénégalais « modou modou » venu d’Italie pour assister au magal de Porokhane. Entre temps, on ne sait pas encore le nombre exact qu’il y aura, mais on sait que déjà que cinq personnes de son entourage avec qui il était en contact, sont contaminées.
L’Arabie Soudite, terre du prophète Mahomet (PSL) suspend provisoirement le petit hadj, à cause du coronavirus. L’alerte devient sérieuse. En Occident, des mesures draconiennes sont prises pour éviter les grands rassemblements. Le Sénégal ne peut échapper à la règle, alors que des cas de coronavirus sont signalés sur son territoire.La rédaction de Xibaaru

Coronavirus: Abdoul Mbaye Demande Le Report De Tous Les Événements

https://www.xibaaru.sn/L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye est pour le report de tous les grands événements de ce pays. Selon lui, les rassemblements sont à éviter dans le cadre de la propagation rapide du coronavirus. Ainsi, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) met l’Etat face à ses responsabilités.
« Le temps est venu de prendre des mesures radicales et courageuses de santé publique. Toutes les grandes manifestations, religieuses ou non, doivent être reportées. Les populations doivent être préparées à un niveau possible de confinement généralisé » , a soutenu Abdoul Mbaye sur Twitter

Test de Coronavirus: Les performances du Sénégal magnifiées aux USA 

« Le Sénégal serait en train de réaliser les tests de coronavirus « dans les 4 heures » alors que les Américains pourraient attendre une semaine ». Cette information de taille est donnée par le Washington Post à travers www.theweek.com. A l’instar des autres pays du monde, le Sénégal aussi est frappé par l’épidémie de coronavirus. A cet effet, les autorités ont pris les dispositions nécessaires pour permettre aux services compétents de travailler dans les meilleures conditions. Aujourd’hui, ce travail a commencé à donner ses fruits. D’après Danielle Paquette du Washington Post, «alors que les retards et les kits de test limités ont laissé les Américains malades dans l’ignorance de leur statut COVID-19, parfois pendant une semaine ou plus, la nation ouest-africaine teste les gens et obtient des résultats en aussi peu que quatre heures ». D’après le journal online www.theweek.com, « cela s’explique en partie par le fait que de nombreux pays africains se sont préparés de manière préventive à l’épidémie en mettant en place des capacités de test dès le début du mois de février, rapporte Quartz ». Le journal est revenu sur le travail des scientifiques sénégalais en partenariat avec Melodic du Royaume-Uni et l’Institut Pasteur de Dakar. Ce travail a donné ses fruits en permettant à notre pays de développer « un kit de test de coronavirus portable qui pourrait diagnostiquer COVID-19 en 10 minutes ». Toujours sur les performances du Sénégal, CNN dira : « ce kit qui pourrait grandement aider à gérer l’épidémie, est en cours d’authentification par cinq autres organisations internationales de recherche et serait fabriqué au Sénégal ». Chers compatriotes, ces performances des scientifiques de notre pays, magnifiées à l’autre rive de l’Atlantique est à saluer. A nos chercheurs, vous faites la fierté de notre pays. Au Ministre de Santé, toutes nos félicitations pour ce travail de coordination. Nos remerciements à Son Excellence, Monsieur le Président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour permettre aux différents intervenants de travailler dans les conditions requises.Talibouya AIDARA, Communicant/Journaliste, Membre Convergence des Cadres Républicains, Email : aidara.or.t@gmail.com

Coronavirus–Plus de 1000 cas contacts dénombrés au Sénégal depuis le 02 mars… : 593 d’entre eux suivis

https://www.ferloo.com/Le chef des services des opérations d’urgences du ministère de la Santé, Dr. Abdoulaye Bousso, faisant le point sur le Coronavirus, a révélé ce jeudi, 1041 cas contacts , ajoutant que 593 d’entre eux sont en train d’être suivis.

593 personnes suivies… des équipes médicales à Touba

Si on fait le point sur l’ensemble des contacts que nous suivons depuis (…), nous sommes déjà à 1041 contacts sur les 5 premiers cas. Et aujourd’hui, tous les passagers qui ont voyagé dans le vol du 24 février de Air Sénégal et celui du 24 de Turskish Airlines, dans lesquels avaient voyagé les premiers cas confirmés, sont sortis de notre liste de suivi », a dit Dr. Bousso, soutenant qu’ils suivent 448 passagers.
” Donc à ce jour, par rapport à ce dernier cas qui est venu de l’Italie, nous avons pu lister 71 personnes. Ces 71 personnes sont essentiellement des membres de sa famille, mais également le personnel de santé qui se trouve dans la structure où il a été pris en charge. Nous sommes également en attente de la liste des passagers. Parce que c’est une personne qui est venue par le vol Royal Air Maroc (la nuit du 6 au 7 mars). Sachant que ces passagers sont des cas à bas risque. Parce que la personne a commencé à développer des signes de la maladie une fois arrivée en terre sénégalaise. C’est un cas que suivons avec beaucoup d’intérêt.
Maintenant, si on fait le point sur l’ensemble des malades que nous suivons depuis le début. Déjà pour les cinq (qui ont été testés positifs), nos équipes sont à Touba pour faire le suivi des contacts. Nous sommes à 1041 contacts sur les 5 premiers cas. Et aujourd’hui, tous les passagers qui ont voyagé dans le vol du 25 (février) de Air Sénégal.
Egalement, tous les passagers qui ont voyagé dans le vol du 24 (février) de Turkish Airlines, dans lesquels avaient voyagé le premier cas français et le 4e cas anglais, sont sortis de notre liste de suivi. Aujourd’hui, nous avons 448 passagers que nous suivons. Ce qui fait que nous avons 593 personnes que nous suivons dans dans le cadre de notre (programme de) suivi. Et en attente de la liste de Royal Air Maroc.“, a détaillé le Dr. Bousso.
Toutefois, il n’a pas précisé comment ni où se faisait le suivi. Les 593 personnes suivies ont-elles été isolées, mises en quarantaine ? L’on s’interroge sur les réseaux sociaux.Source : Leral.net
Coronavirus:Le Maroc suspend ses liaisons aériennes et Maritimes avec la France
XALIMANEWS: Le Maroc décide la suspension, jusqu’à nouvel ordre de toutes les liaisons aériennes et maritimes de transport de passagers, en provenance et à destination de la France. « Dans le cadre du suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, notamment dans le continent européen, le Royaume du Maroc a décidé ce vendredi 13 mars la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de toutes les liaisons aériennes et maritimes de transport de passagers, en provenance et à destination de la République française », annonce un communiqué.

Coronavirus: un couteau à double tranchant pour les économies africaines

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le coronavirus met à rude épreuve l’économie mondiale mais l’Afrique, jusque-là dépendante dans certains secteurs, a une bonne carte pour ne plus être trop extravertie.
Dans son rapport intermédiaire de mars 2020, portant sur les perspectives économiques, l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) souligne que le coronavirus « est lourd de conséquences pour les perspectives économiques ».
L’organisation internationale note que les restrictions à la circulation des personnes, des biens et des services, et les mesures d’endiguement de la pandémie telles que les fermetures d’usines ont réduit sensiblement l’activité manufacturière et la demande intérieure en Chine, deuxième économie mondiale derrière les Etats-Unis.
Les répercussions sur le reste du monde s’accentuent, qu’elles soient liées aux voyages d’affaires et de tourisme, aux chaînes d’approvisionnement, aux produits de base ou au recul de la confiance, ajoute le rapport de l’OCDE.
Pour l’économiste sénégalais Souleymane Astou Diagne, « cela nous montre le degré de dépendance de l’économie africaine par rapport à celle mondiale ».
Malgré ce tableau sombre, ce Docteur en Sciences économiques de l’Université Paris XIII affirme que le Covid-19 pourrait constituer « une réelle opportunité » pour les économies africaines trop extraverties.
Concrètement, M. Diagne estime que la pandémie « devrait pousser nos opérateurs économiques, obligés de rester dans leurs pays respectifs, à trouver des produits de substitution au niveau sous-régional, régional voire africain. L’idée étant de réduire un peu la frontière de dépendance de nos économies par rapport à celles occidentales et booster l’industrialisation ».
Ce spécialiste des questions économiques est persuadé que ce changement fondamental devrait permettre aux pays africains de réduire significativement le chômage « en créant des emplois sur le continent et non en Chine ».
Tout compte fait, relativise l’enseignant-chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey (au centre du Sénégal), la souffrance des partenaires de l’Afrique « aura un impact plus négatif que positif » sur ce continent.
Pour parer à une telle éventualité, le Groupe de la Banque Mondiale, a annoncé la fourniture d’une aide rapide d’un montant allant jusqu’à 12 milliards de dollars dans le cadre des efforts nationaux de lutte contre le coronavirus dans les pays en développement.
Ces derniers, essentiellement africains, risquent d’être durement affectés. Plusieurs d’entre eux supporteront difficilement un ralentissement prolongé de la demande en matières premières de la Chine, premier partenaire économique et commercial de l’Afrique.
Sur ce continent, où le tourisme est la deuxième source de devises pour bon nombre de pays comme l’Ile Maurice, le Sénégal, la Tanzanie ou le Cabo-Verde, mais aussi les Etats du Maghreb, le coronavirus risque de faire des dégâts.ARD/id/te/APA

Covid-19: la prévention, choix naturel pour l’Afrique

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione–L’Afrique, relativement touchée par le coronavirus, enclenche une course contre la montre pour briser les chaînes de transmission de ce virus mortifère.
Le triste sort de l’Italie, entièrement mise en quarantaine, en dit long sur la puissance déstabilisatrice du Covid-19. Cette maladie, dont le berceau est la ville de Wuhan (centre de la Chine), a mis à genoux ce pays européen en un temps express.
« Le pire scénario est que nous ayons des centaines de cas », admet Aloyse Diouf, le Directeur de cabinet du ministre sénégalais de la Santé et de l’Action sociale. Pour ne pas arriver à ce stade critique, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise « une surveillance robuste pour trouver, isoler, tester et traiter chaque cas, afin de briser les chaînes de transmission ».
Ce conseil, s’il s’adresse au monde entier, trouve toute sa pertinence en Afrique où tous les pays ne disposent pas des équipements indispensables pour effectuer des tests fiables du coronavirus.
De plus, une frange de la population africaine n’a pas encore pris conscience de la gravité de la situation. Sur son compte Twitter, le président sénégalais Macky Sall, dont le pays compte 4 cas, appelle ses compatriotes « au respect strict des consignes des services de santé et de sécurité pour éviter la propagation de la maladie ».
Le médecin Aloyse Diouf, pour faciliter la détection précoce des cas, recommande de se rendre à la structure de santé la plus proche « quand vous avez des maux de tête, de la fièvre ou des courbatures ».
La panique ambiante, notamment dans les pays développés, autorise à dire que l’Afrique a tout intérêt à contenir le Covid-19. Au-delà du virus, la peur s’est propagée comme une traînée de poudre sur la planète. Elle n’épargne même pas l’Australie voire les Etats-Unis.
Cela se matérialise par des mesures draconiennes comme la fermeture des frontières, l’interdiction de voyager dans les zones contaminées pour les ressortissants, l’entrée interdite pour les passagers en provenance ou ayant transité par une ou plusieurs zones contaminées.
Des pays africains, de peur de porter un coup à leur économie, tergiversent quant à la stratégie à adopter. « Actuellement, le Sénégal enregistre des cas importés. Mais ils peuvent se transformer en cas communautaires. Il faudrait limiter l’arrivée des populations en provenance des zones à risque », tranche Dr Amadou Yéri Camara, le Secrétaire Général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames).
En tout cas, la Mauritanie, la Sierra Leone, la Somalie, Madagascar, l’Ile Maurice, les Comores et les Seychelles n’ont pas tardé à appliquer des restrictions de circulation. Au total, douze pays africains sont, en ce moment, concernés par la pandémie : Egypte (67 cas), Algérie (24 cas), Afrique du Sud (17 cas), Tunisie (7 cas), Maroc (6 cas), Sénégal (8 cas), Cameroun (2 cas), Burkina Faso (2 cas), Nigeria (2 cas), Togo (1 cas), République Démocratique du Congo (1 cas) et Côte d’Ivoire (1 cas).ID/te/APA

CEDEAO

http://www.enqueteplus.com/Les 15 pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), depuis l’apparition du coronavirus dans le monde, ont décidé de faire front commun. Ce, avant même l’annonce des premiers cas en Afrique. Aujourd’hui, de nombreux pays du continent sont touchés. Il s’agit, entre autres, du Sénégal où sont dénombrées 10 personnes infectées dont 2 guéries. Ainsi, 8 sont encore sous traitement. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Nigeria sont les autres pays de l’espace CEDEAO touchés par la pandémie de la Covid-19. Aujourd’hui, plus que jamais, l’organisation sous-régionale est consciente qu’il faut une mutualisation des forces.
‘’Nous avons immédiatement convoqué une réunion le 14 février, à Bamako, avec les ministres de la Santé. Nous avons profité pour revisiter la situation globale de la sous-région et avons mis en place une stratégie commune. Laquelle insiste sur la surveillance accrue de nos frontières aériennes et marines’’, a rappelé le directeur général de la Santé de la CEDEAO, Stanley Okolo. Actuellement, la surveillance au niveau des frontières est renforcée. Il est également demandé aux pays membres de communiquer au mieux et de ne laisser aucune place aux rumeurs et à la désinformation. A cet effet, la CEDEAO les exhorte à renforcer la communication à l’endroit du public à travers divers canaux comme les réseaux sociaux. Ce qui peut permettre de limiter les ‘’fake-news’’.
…Soixante à 70 % de médicaments vendus en Afrique sont importés. Vu la situation actuelle dans le monde, il faut, aux pays africains, revoir leurs moyens d’approvisionnement. Dans ce sens, le directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé assure que le marché pharmaceutique régional est en train d’être renforcé. ‘’Durant la dernière année, voire les 18 derniers mois, nous avons accéléré l’implantation du plan pharmaceutique régional.
Ce qui consiste à trouver le moyen de cesser d’importer 60 à 70 % des médicaments nécessaires’’, informe-t-il. Aujourd’hui, ‘’la Commission de la CEDEAO et l’OAS ont approché l’Organisation des Nations Unies en charge de l’industrialisation pour analyser les capacités du marché pharmaceutique régional. Et selon les résultats, il y a beaucoup de manquements qui rendent difficile la production de médicaments de qualité. Nous leur avons demandé de dresser une feuille de route pour aider tous les pays de la CEDEAO. Nous sommes actuellement à la 2e phase de ce programme qui consiste à ce que l’ONUDI finance les firmes pharmaceutiques locales de qualité, afin d’augmenter la production dans la région. C’est le meilleur moyen de régler notre dépendance à la Chine’’, assure M. Okolo.

Interdiction des événements religieux: Imam Abdalah Sall demande aux familles religieuses de s’y conformer

iGFM – (Dakar) – La propagation et la hausse des cas du coronavirus au Sénégal inquiètent. Des voix se sont levées pour demander l’interdiction des événements religieux religieux à venir. Même s’il y a des réticences, force est de reconnaître que c’est une décision qui s’impose pour freiner la contamination. C’est ce qu’a compris l’Imam ratib Abdalah Sall en demandant aux familles religieuses de faire preuve de compréhension en acceptant de surseoir à ces manifestations religieuses pour limiter les dégâts. « L’attitude des autorités saoudiennes qui ont décidé de surseoir au Hadj de cette année à cause du coronavirus doit nous servir d’exemple », a déclaré le président de l’association de soutient et de coordination des activités islamiques.
Considérant que les cas déclarés au Sénégal sont colportés par des personnes vivant à l’étranger, Imam Abdalah Sall demande aux sénégalais vivant dans ces pays où la maladie s’est déclarée de rester dans ces pays.Il faut faire preuve de patriotisme. « Sa contamination est rapide donc il faut éviter les rassemblements. Les cérémonies à caractère sociale ou même religieuse doivent être reporter jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. Si les autorités étatiques estiment qu’il faut annuler ces grands rassemblements, je demande à toutes les familles religieuses de s’y conformer pour le bien de la communauté », a déclaré Imam Abdalah Sall

Covid 19: Abdoulaye Vilane pour la suspension de toutes les manifestations qui occasionnent des rassemblements

https://www.dakaractu.com/Le porte-parole du Parti Socialiste Abdoulaye Vilane s’est prononcé sur la propagation du Covid19 au Sénégal. Et pour le député du Parlement de la Cedeao, il faut purement et simplement la suspension de toutes les manifestations qui occasionnent des rassemblements et contacts à risque. Il a par ailleurs joint sa voix à celles de tous ceux qui souhaitent, à l’image du Khalife Général des Mourides des contributions volontaires, «  ce serait une excellente façon de mobiliser un effort de guerre ! C’est patriotique et responsable. Il faut cultiver les bons comportements », a t-il indiqué…

Seydi Gassama et Moustapha Diakhaté appellent à l’annulation du Daaka et du Magal de Kazu Rajab

http://www.sudonline.sn/Seydi Gassama et Moustapha Diakhaté appellent à l’annulation du Daaka et du Magal de Kazu Rajab, pour éviter la propagation du Covid-19
Dans le souci d’éviter la propagation du coronavirus, Seydi Gassama, Directeur exécutif de Amnesty Sénégal, a appelé l’Etat du Sénégal de demander aux chefs religieux d’annuler ou de reporter tous les grands rassemblements prévus pendant ce mois de mars. Seydi Gassama qui s’est exprimé dans un post sur son compte Twitter indiqué que «dans la plupart des États en lutte contre ce virus ces mesures sont déjà en vigueur».
Cette invitation du Directeur exécutif de Amnesty Sénégal vient à point d’autant plus que plusieurs rassemblements religieux sont prévus au mois mars, parmi lesquels le Daaka de Médina Gounass et le Magal de Kazu Rajab, qui sera célébré le 22 mars. L’ancien président du Groupe parlementaire de BBY propose une interdiction de toutes les manifestations, religieuses occasionnant des regroupements de masses pendant 60 à 90 jours, ainsi que les cérémonies familiales, baptêmes, condoléances, mariages.
Moustapha Diakhaté suggère aussi une «interdiction de l’accès du territoire national de toute personne ayant séjourné dans un pays infecté y compris les touristes et une mise en quatorzaine de tout Sénégalais(se) ayant séjourné récemment dans un pays impacté par le Covid-19 ».
Pour lui, «les mesures prises jusqu’à maintenant vont dans le bon sens, mais elles ne sont pas à la hauteur des réelles menaces de propagation à grande échelle de virus et la faiblesse des moyens dont dispose notre pays pour gérer une épidémie du Coronavirus».
Dans la foulée, il a lancé un soutien au gouvernement à obtenir l’adhésion de la communauté nationale aux contraintes qu’exigent les menaces de ces désastres sanitaires

Coronavirus-Birahim Seck: «Les marabouts n’ont pas la police des frontières…»

http://yerimpost.com/Le coordonnateur du Forum civil, section sénégalaise de Transparency international, s’est prononcé sur le coronavirus qui est en train de gagner du terrain dans le pays. Dénonçant une « gestion politicienne de la santé publique », cet acteur de la société civile déclare que « les marabouts n’ont pas la police des frontières ni la gestion de l’ordre public ». Birahim Seck fait ainsi allusion aux nombreux événements religieux jusque-là maintenus, malgré la progression de la maladie dans le pays. Mais c’est pour « décharger » les autorités religieuses qui, à ses yeux, n’ont rien fait.

CORONAVIRUS, CHANGEONS DE FUSIL D’ÉPAULE PAR CHEIKH TIDIANE DIÈYE

L’approche du gouvernement ne doit plus se limiter à demander aux citoyens de se laver les mains à l’eau et au savon. Le rôle d’un État c’est de protéger ses citoyens même contre leur volonté si tel est l’intérêt général
L’ OMS a déclaré l’état de pandémie. Cette situation élève la responsabilité des États à un autre niveau.
Au Sénégal le nombre de cas vient de bondir en quelques heures pour passer maintenant à 8 malades. Le nombre de personnes qui étaient en contact avec ces malades est très élevé et tous devront être testés pour vérifier leur état de santé.
Même si, jusqu’ici, les structures médicales ont relativement bien assurer la prise en charge des malades, il est maintenant temps, pour le gouvernement, de prendre des mesures à la hauteur du défi.
Faut-il attendre d’avoir des centaines, voire des milliers de malades, à Dieu ne plaise, pour faire ce que d’autres pays gravement atteints ont fini par faire avec des semaines de retard?
Combien de sénégalais de l’extérieur arriveront-ils dans le pays, dans les prochaines heures, pour assister aux différents événements religieux prévus dans les prochains jours ( Kazu Rajab,Ziaar général, Daaka Médina Gounass, Appel Mame Limamoulaye, etc.). A-t-on procédé à l’évaluation du risque lié à la tenue de ces événements ? Si oui, ce risque est-il élevé, modéré ou faible?
Ceux qui viendront prendre part aux événements religieux prévus arriveront soit par les aéroports, soit par les frontières terrestres, y compris par le Maghred, le Sahara et la Mauritanie. Quelles mesures a-t-on prises pour détecter et prendre en charge ces sujets?
Quelle (nouvelle) stratégie de communication et de sensibilisation faut-il mettre en place pour s’adapter au nouveau contexte pandémique ainsi qu’aux réalités socioculturelles locales afin de toucher plus vite les populations et les rendre aptes à adopter les bons comportements?
Combien de lits avons-nous? Combien de kits pour effectuer des tests? Combien de personnes sommes-nous en mesure de prendre en charge simultanément si le virus tendait à se propager?
L’approche du gouvernement ne doit plus se limiter à demander aux citoyens de se laver les mains à l’eau et au savon. Elle doit être plus active, plus forte et plus courageuse. Le rôle d’un État c’est de protéger ses citoyens même contre leur volonté si tel est l’intérêt général.
Pour faire prendre conscience aux sénégalais, encore nombreux, qui sont sceptiques quant à la dangerosité, ou pire à l’existence du coronavirus, il est temps que le Président nous parle lui-même. Il doit aussi appeler tous les leaders du pays, surtout les leaders religieux, à assumer leur part de responsabilité dans la protection de la population.
Nous avons certes de bons médecins mais nous n’avons pas les moyens de supporter une propagation rapide, généralisée et durable du coronavirus.C’est maintenant qu’il faut prendre les bonnes décisions.

Coronavirus, devoir de vérité! Par Dr Mamadou Mansour Diouf

Il semblerait que le Directeur de cabinet, porte parole du Ministère de la santé et le directeur du COUS (Centre des Opérations d’Urgences Sanitaires) remettent en cause l’utilité du dépistage des personnes asymptomatiques (qui ne présentent pas de symptômes).
Ils déclarent que « le patient asymptomatique n’est pas contagieux c’est pourquoi le dépistage n’est pas systématique ».
Nous n’avons pas le droit de laisser passer une énormité pareille.
À ce niveau de responsabilité, dire une contre-vérité pareille, au journal télévisé de la chaîne publique de surcroît, c’est véritablement à ne rien comprendre du coronavirus.
Cette affirmation gratuite est archi fausse et inacceptable.
Les statistiques estiment qu’une personne malade contamine, en moyenne, entre deux et trois personnes autour d’elle.
Mais ce chiffre ne suffit pas à lui seul à expliquer la dynamique de l’épidémie caractérisée par une rapidité particulière de la propagation.
C’est pourquoi des chercheurs belges et hollandais ont mené une étude avec des modélisations qui montrent que « plus d’une contamination sur deux serait due à des personnes qui ne présentent pas ou peu de symptômes : soit parce qu’elles sont en période d’incubation, soit parce qu’elles restent porteurs sains du virus ».
Ce sont justement ces personnes qui portent le virus et qui ne présentent aucun symptôme qui sont les plus grands pourvoyeurs de contamination parce qu’ils n’inspirent aucune inquiétude, personne ne prend des précautions vis à vis denuclearization contrairement à celles qui ont des symptômes dont on se méfie.
Par conséquent dépister systématiquement toute personne en provenance d’une zone d’épidémie est un impératif +++
Cela demande des moyens au vu des coûts exorbitants des tests de dépistage.
Eh bien voilà un des postes de dépense justifiée pour le budget de in millard quatre cent millions dégagé par l’Etat.
Pour finir lorsqu’on est engagé dans la lutte contre le coronavirus à fortiori à ce niveau de responsabilité, la moindre des choses est de suivre régulièrement les avancées des recherches et mettre à jour ses connaissances.Up to date !

ALLAH, LE CORONAVIRUS ET NOUS PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, ALYMANA BATHILY

EXCLUSIF SENEPLUS – « Euskey ! Barké Serigne bi ! », m’a répondu Massemba quand je l’ai abordé à propos du report de la Oumra pour cause de coronavirus – En quoi et comment le Sénégal serait plus « béni » d’Allah que la terre de son envoyé ?
Ainsi, l’Arabie Saoudite le pays qui abrite la Mecque et Médine, qui assure la garde des « deux saintes mosquées », le berceau de l’Islam a reporté sine die la Oumra ! Pour cause de coronavirus.
Pourquoi n’a-t-on pas simplement demandé des prières collectives, si près des sépultures du Sceau des Prophètes et de ses compagnons ?
Les prières seraient montées tout droit jusqu’au septième ciel auprès d’Allah « allahou soubhanahou wa ta’ala » et les anges auraient répandu sa protection sur la terre sainte. A moins qu’il ait décidé dans son omniscience et son omnipotence d’éprouver son peuple en même temps que le monde entier. Dans ce cas, aucune action ne saurait protéger.
Nous devons seulement nous tourner vers lui et l’implorer de nous épargner. Car c’est lui qui sait Tout et qui peut Tout.
Les Saints et les Sages qu’il nomme régulièrement par son décret divin, dans toutes les communautés de croyants comme ses représentants, sont habilités à transmettre ses volontés et à intercéder auprès de lui. Eux seuls peuvent nous dire à tout moment quelles sont ses volontés et que faire face à chaque situation.
Le Coronavirus, ce n’est rien ! Nous avons en avons vu d’autres et par la Grâce d’Allah et avec les prières de nos Saints, nous avons survécu.
Ce pays n’est certes pas l’Arabie Saoudite, il n’y a ni Macca ni Médina, ni Al Qods, mais nous avons nos propres valeurs et nos propres saints ! Nos prières sont un vaccin contre le coronavirus.
Massemba commençait à s’échauffer et un attroupement s’était formé autour de nous, à l’angle de cette rue de Tilène où je l’avais abordé au hasard pour recueillir son opinion sur le report de la Oumra pour cause de coronavirus.
D’une quarantaine d’années, l’homme habillé d’un ensemble marron uni de cette coupe que je nomme « Dakar New Look » (tunique à manches longues, à hauteur du genou sur pantalon près du corps) m’avait semblé représenter le Sénégalais moyen.
« Euskey ! Barké Serigne bi ! »
Des exclamations extatiques fusaient du groupe et chacun voulait ajouter son mot visiblement pour appuyer les propos de Massamba.
Je commençais à me sentir mal à l’aise et mis rapidement fin à l’interview. Je me gardais bien de relancer Massemba sur le sujet de peur de provoquer un débat passionné.
J’aurais pourtant voulu lui demander en quoi et comment le Sénégal serait plus « béni » d’Allah que la terre de son envoyé, terre où il repose avec ses ascendants et descendants ainsi que ses compagnons.
J’aurais  voulu aussi lui faire remarquer que si Allah est à l’origine de toute chose, il devrait bien être à l’origine de la science dont les recommandations face au coronavirus sont mises en œuvre par l’Arabie Saoudite et par des dizaines d’autres pays à travers le monde.
Lui rappeler que les exégètes s’entendent sur l’authenticité de ce hadith : « la recherche du Savoir est une obligation pour tout musulman ».
Lui demander enfin qu’il recoure pourtant à la science tous les jours et en permanence, pour manger, pour boire, pour se déplacer, pour…se soigner !
Sait-il qu’il suffit d’une personne, contaminée en Italie ou en France par exemple pour répandre la maladie, de proche en proche, dans tout le pays ?
Ce qui se passera alors, c’est que les centres de santé, les dispensaires et les hôpitaux seront débordés et on ne pourra plus faire face aux accouchements, aux accidents de la circulation et autres urgences, ni prodiguer les soins quotidiens qui maintiennent beaucoup de malades en vie.L’hécatombe qui s’en suivrait ne serait donc pas le seul fait de l’épidémie mais de l’engorgement de tout le système de santé qu’elle aura provoquée.Est-il bien sûr que nos prières suffiront à nous éviter une telle situation ?abathily@seneplus.com

COMPLOTISME AUTOUR DU CORONAVIRUS – PÉKIN ACCUSE WASHINGTON

NETTALI.COM – Les théories du complot sur l’origine du nouveau Coronavirus atteignent leur paroxysme. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères accuse ouvertement l’armée américaine.
Dans une dépêche de l’Afp, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a laissé entendre sur Twitter que le nouveau coronavirus, apparu en Chine, pourrait avoir été introduit par l’armée américaine, sans étayer son affirmation. Zhao Lijian a évoqué cette hypothèse jeudi 12 mars au soir, reprenant ainsi des théories du complot circulant sur internet.
Au début de la crise, le directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies avait déclaré que le coronavirus était apparu sur un marché de la ville de Wuhan. Mais ces dernières semaines, Zhong Nanshan, spécialiste chinois des maladies respiratoires et vétéran de la lutte contre l’épidémie de sras (2002-2003), a évoqué la possibilité que la source du virus responsable du Covid-19 ne soit en fait pas la Chine… Une hypothèse que Pékin a rapidement reprise à son compte.
Dans son tweet, Zhao Lijian a publié une vidéo du directeur des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) déclarant devant le Congrès que certains Américains que l’on croyait morts de la grippe saisonnière avaient été trouvés porteurs après leur décès du nouveau coronavirus.
Selon certaines théories circulant sur les réseaux sociaux chinois, la délégation américaine aux Jeux mondiaux militaires, une compétition omnisports disputée en octobre à Wuhan, aurait pu apporter le virus en Chine.
Les autorités chinoises elles-mêmes avaient été accusées de dissimuler l’épidémie à ses débuts. La police de Wuhan avait ainsi réprimandé des médecins qui avaient tiré la sonnette d’alarme dès le mois de décembre.

Ziguinchor: Benno Bok Yakaar accuse Sonko et Guy Marius Sagna

iGFM – (Ziguinchor) – La coalition présidentielle à Ziguinchor, à travers sa jeunesse, a sonné ce vendredi 13 mars 2020, la mobilisation pour s’expliquer sur la situation politique dans la région. Après avoir, disent-ils, «constaté des agissements irresponsables venant de politiciens déclarés ou encagoulés qui n’honorent pas la région naturelle de la Casamance», «ce qui est déplorable, c’est que ces derniers viennent «se réfugier» en Casamance sous l’aile protectrice de nos vaillantes mamans qu’ils mettent en avant pour essayer de surfer sur la sensibilité de la population », se désole d’entrée le responsable départemental des jeunesses de BBY à Ziguinchor, Dame Béye.
Et de poursuivre, «eux, ce sont principalement Ousmane Sonko le leader de Pastef qui, dernièrement, s’est caché derrière les braves femmes de Bessire, à Bignona et Guy Marius Sagna qui a récemment couru vers les valeureuses femmes de Bayotte. Ces deux politiciens du même bord, immatures et en quête de popularité, veulent nous embarquer vers un repli identitaire pour ne pas dire ethnique ou régionaliste», a ajouté Dame Béye. Pour cette jeunesse de la coalition BBY de Ziguinchor, depuis un certain, «nous assistons à une entreprise de victimisation orchestrée par des politiciens ressortissants de la Casamance qui ont maille à partir avec la  justice. Ces derniers, dans l’optique de saper l’unité et la cohésion nationale dont le Sénégal a toujours fait montre, veulent utiliser la Casamance pour en faire une zone de victimisation», disent ces jeunes.Conscients de l’importance du brassage ethnique, religieux et culturel qui a toujours prévalu au Sénégal en général et Casamance en particulier, «nous ne laisserons jamais prospérer de tels agissements tendant à saper le fondement même de notre commun vouloir de commune à savoir l’unité dans la diversité.
Les jeunes de la Casamance se lèveront comme un seul homme et s’érigeront en bouclier pour faire face aux manipulateurs d’un genre nouveau qui tenteront de prendre en otage la population casamançaise pour régler leurs différends avec dame justice ou pour essayer de souiller les bonnes actions du gouvernement du Sénégal. Qu’ils se tiennent pour dit », a conclu Dame Béye

Le projet des activistes Sénégalais à faire de Ousmane Sonko, la seule alternative crédible Par Malamine Fall

Karim xrum xak, dans un itv dans L’Obs, a dit : « Excepté Sonko, tous les autres leaders de l’opposition sont pareils que Macky ».
Le patriotisme désigne le dévouement d’un individu envers son pays qu’il reconnaît comme étant sa patrie. On ne saurait détenir le monopole de cet élan. À la lumière de ceci, nous avons aujourd’hui deux Sénégal(s) :
• Celui de ceux qui se croient être plus patriotes que tous
• Celui d’autres considèrent comme des saletés qui n’aiment pas leur pays.
À mon sens l’homo senegalensis doit être repensé et doté de nouvelles orientations et définitions.
Pour ce jeune Karim qui a comme qualification professionnelle à la base d’être un rappeur, un métier certes pas sot mais qui ne le nourrit pas, un chialeur de classe reconnu, il est important qu’il réalise qu’il n’est pas assez outillé pour se positionner en donneur de leçon.
Quel service ce monsieur a-t-il rendu à ce pays pour se permettre de porter cet habit excepté d’être un insulteur avec ses frasques de couples à répétitions ?
Pour lui, Seul Sonko existe dans ce pays,Seul Sonko aime le Sénégal et les autres sont les détracteurs de notre cher pays.
Quand des activistes encagoulés politiciens veulent sciemment tromper la vigilance des sénégalais et faire de la sensibilisation pour un activiste leader politicien, je dirai que trop, c’est trop.
Tous ces pseudo-activistes politiciens à la botte d’un politicien devront être stoppés net. Vos tentatives ne prospèreront pas dans ce pays. Je ne me permettrai pas de parler au nom des autres leaders de l’opposition, mais je prendrai la défense de mon leader le président Elhadj Malick Gakou, un self made man patriote et reconnu pour ses activités sociales et généreuses. Un fils du Sénégal, grandi dans la banlieue avec toutes ses contraintes pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.
Monsieur Sonko, homme d’anti système d’aujourd’hui, un pur produit du système, hier : il s’est fait avec le système. Le système lui a permis d’avoir ce qu’il a aujourd’hui. Le système lui a permis d’être ce qu’il est aujourd’hui. Il a profité du système en se victimisant pour gagner la confiance des sénégalais. « Fi ken doffou fi » Tout se sait.Qui devrait être considéré comme un anti système ?
Le précité avec son fameux système ou le businessman parti de rien depuis Guédiawaye aujourd’hui un investisseur dans plusieurs entreprises nationales et internationales.
Des largesses du système, Gakou n’en a pas bénéficié – Amoul – Lui qui n’a jamais géré de fonds communs, de budget de l’état et tout le Sénégal est aujourd’hui qu’il ne tire pas ses moyens de l’Etat.A vous de cogiter et de juge….
Ps: Malick Gakou n’a jamais été biberonné par aucun gouvernement du Sénégal de Senghor à Macky Sall

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 13/03/2020

Dialogue politique dans l’impasse

Consensus impossible sur la question des autorités en charge de l’organisation des élections. Le président de la commission du dialogue politique, le Général Mamadou Niang, en a fait le constat hier lors de la synthèse des travaux. La mouvance présidentielle, l’opposition et les partis non alignés ne parlent pas le même langage. Il y a un désaccord total sur la question pendant deux séances. Le hic est qu’en discutant des institutions en charge de l’organisation des élections, les acteurs évoquent forcément les problèmes du processus électoral et les failles notées lors des dernières échéances. A ce propos, la mouvance présidentielle ne partage pas l’avis de l’opposition et des non-alignés. Ce que ces derniers considèrent comme des manquements, la mouvance minimise. Ainsi, depuis deux séances, ils tournent en rond et le président de la commission en a fait le constat. Pourtant, les partis non alignés avaient alerté très tôt qu’ils fonçaient droit vers l’impasse. Selon Déthié Faye, les non-alignés avaient proposé que les experts fassent d’abord l’évaluation du processus électoral avant que la commission politique n’aborde ces questions. Mais la majorité n’avait pas voulu suivre. Aujourd’hui, l’histoire leur a donné raison puisqu’ils se retrouvent dans une impasse.

Dialogue politique dans l’impasse (bis)

Restons aux travaux de la commission politique pour dire qu’afin de surmonter l’obstacle, les acteurs se sont accordés sur la suspension de la question des autorités en charge de l’organisation des élections (CENA, DGE, CNRA). Désormais, ce sujet est suspendu à l’évaluation du processus électoral par des experts. Ainsi les acteurs discuteront des manquements et problèmes relevés par les experts ainsi que leurs recommandations. Avec cette méthode, il y a de fortes chances qu’ils trouvent un consensus sur le point. Toutefois, ce n’est pas pour demain les conclusions des évaluateurs du processus électoral. D’autant que la procédure de sélection des experts n’a pas encore commencé. Les membres de la commission politique n’ont pas encore rencontré les partenaires qui financent l’audit et l’évaluation du processus pour en échanger. Ils fixeront ensemble la date de démarrage de l’audition et la fin des travaux. En attendant, les acteurs politiques vont poursuivre les discussions sur d’autres questions, notamment celles liées à la rationalisation du calendrier électoral, le statut de l’opposition et de son chef etc..

L’institut Pasteur va lancer des kits de dépistage rapide

Des kits de test rapide qui, selon les scientifiques, permettront de diagnostiquer le coronavirus en 10 minutes, sont en cours de développement dans un laboratoire de Dakar. Ces kits de dépistage rapide du coronavirus devraient être disponibles à partir du mois de juin. Le projet de l’installation Dia Tropix, construite sur mesure, est une collaboration entre la société de biotechnologie britannique Mologic et le célèbre Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal. Près de deux millions de kits devraient être produits chaque année et seront distribués directement sur le continent, selon le site web de l’industrie DevEx. À ce jour, 12 pays africains ont signalé des cas confirmés avec au total 112 patients déclarés positif et deux décès.

Assane Guèye poursuivi pour assassinat

Assane Guèye, accusé d’avoir tué à coups de couteau l’étudiante Marième Diagne, a finalement été placé sous mandat de dépôt hier. Ainsi, il a passé sa première nuit à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Thiès. A rappeler que le présumé meurtrier de Marième Diagne avait été déféré au parquet le mercredi pour meurtre avec prémédication, coups et blessures volontaires. Mais le parquet avait demandé l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinat, avant de requérir le mandat de dépôt. Après donc un retour de parquet, il a fait face hier au juge du premier cabinet du Tribunal de Grande Instance de Thiès, qui l’a placé sous mandat de dépôt. Au vu des charges qui pèsent sur lui, Assane Guèye risque gros. Pour rappel, c’est le samedi dernier qu’Assane Guèye, marchand ambulant devenu boutiquier, avant de rallier le Maroc, s’est introduit au domicile familial de son ex-copine, à qui il réclamait de l’argent. C’est aux environs de 14 heures qu’il a commis l’irréparable, en plantant plusieurs coups de couteau à Marième Diagne qui rendra l’âme à l’hôpital. Dans notre édition d’hier, le mari de la défunte, Cheikh Faye, réclamait que les clés de la cellule de prison d’Assane Guèye soient jetées à la mer après son incarcération, tellement son acte est abominable.

Abdoulaye Diouf Sarr à Touba

La capitale du Mouridisme est au devant de la scène depuis la confirmation de six cas suspect au coronavirus. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a effectué une visite d’urgence à Touba pour impliquer davantage les chefs religieux dans la sensibilisation contre la pandémie du coronavirus. Abdoulaye Diouf a été reçu par le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre. Ils ont discuté de la pandémie du Coronavirus.

Fin de calvaire pour Keur Mbir Ndao

C’est la fin de calvaire pour les populations de Keur Mbir Ndao, dans la commune de Notto Gouye Diama dont la soif de 15 ans vient d’être étanchée par le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC). En effet, la population de Keur Mbir Ndao ne ratait aucune occasion d’exprimer sa colère liée à ce manque d’eau criard et récurrent. Et en de pareilles occasions, elles jetaient toujours des pierres dans le jardin du pouvoir, estimant qu’une localité de 14 000 âmes et qui ne parvient pas à avoir le liquide précieux relève d’un cas unique en Afrique de l’Ouest. Selon le Directeur du PUDC, Cheikh Diop, l’ouvrage hydraulique a un débit de 130m3/heure, avec une qualité d’eau satisfaisante et un système d’adduction d’eau multi-villages. Le château d’eau, d’une capacité de 150 m3, va desservir une dizaine de villages situés dans les communes de Mont-Rolland et de Notto Gouye Diama, soit 15 000 personnes directement impactées. Le coût de l’investissement est de 250 millions de F Cfa.

Emplois fictifs: Y a-t-il combien de «Fillon» au Sénégal? Ibou Sene

(Rires) ! Combien et qui peut …pour la bonne réponse ? Autant et tant  il y a de « Fillon » et qui passent comme lettre à la poste car cela ne gêne personne et sont des pratiques considérées comme naturelles dans le jeu politique et surtout pour les politiciens-gouvernants. Oui ! Qui cela gêne-t-il au pays de la Téranga !? Car, l’emploi  octroyé avec émargement sur la fiche de paie alors que l’individu est incognito au lieu de travail fait florès au pays de Léo. Peut-être l’expression, l’autre… de la Téranga  et qui nous a privé la CAN (pour les indomptables : Hum ! parenthèse vite refermée), l’expression donc d’un retour de l’ascenseur  pour des politiques au pouvoir et très prompts à distribuer du fromage pour services à la campagne. Car les emplois fictifs qui ont plombé la carrière de l’autre François (Fillon) , candidat des républicains ,déjà vainqueur ,largement… avant le déchaînement du « Canard… enchaîné ou libéré »  font rire plus d’un ici au pays et démontrent à souhait les gouffres dans la détermination des canaux de référence, de nos barèmes de valeur. L’éternelle question revient et certains dans leur intimité se doivent de la poser, vivant et symbolisant eux-mêmes l’emploi fictif : Ils émargent mais ne se présentant jamais et les feuilles de paie pour services effectués sont logées dans toutes les institutions de notre cher pays… de la Téranga (débat encore sulfureux entre Bara et Mimi !). Depuis P ère Léo …à Ndiol et plus récemment …Maître et ces employés sont encore là avec ce slogan (parti  en réalité avant la patrie),traversant donc tous les régimes et bouffant à tous les râteliers sans sueur ni cervelle, se contentant et se nourrissant du labeur des autres (le badolo). Ce qui avait fait chuter Fillon au pays de Marianne et qui lui vaut ce procès en pénal de nos jours est monnaie de singe au pays de la Téranga ! Ce qui fait de Fillon un maudit politique, un paria…est respectable ici et est qualifié de bonnes mœurs. Fillon presque avant les révélations était donné Président a été rétrogradé comme un vulgaire…et livré aux orties avec des positions de défense reléguant aux arrières postes le discours programmatique et les visions éclairées au grand dam de la politique au sens noble. (véritable descente aux enfers). Si nous devrions partager ces « valeurs », combien sont-ils à ne jamais se présenter ici et de façon générale sous les tropiques. Aujourd’hui, ils sont des centaines voire des milliers avec ces sinécures sous l’ombre de politiciens à émarger en emplois fictifs, vraiment fictifs car les préposés sont aux antipodes des postes pour lesquels ils sont soi-disant recrutés, étant très, très loin des profils si le poste devait être ouvert à compétition. Que de carrières seraient brisées et des sommes remboursées si la rétroaction devait s’appliquer : Aucun dirigeant (peu) serait à l’abri des rigueurs populaires et de celles de la loi car ayant enfreint sciemment pour assouvir des appétits politiciens voraces et jamais assouvis. Et malheureusement, les emplois fictifs continuent de plus belle à l’approche des toutes échéances pour calmer toujours ces appétits gargantuesques et personne ne dit rien au moment où le chômage (chômeur ou inactif) quel que soit le concept, atteint des sommets et que ces postes budgétaires tortueux auraient pu servir à alimenter d’autres lignes plus justes et  moralement soutenables même si la politique n’est pas l’Eglise. C’est un lourd legs et un fardeau pesant qui a trop traversé et qui mérite un « Taxaw setlu ». La France des travers et des tares avec des contre-nature de toutes sortes et en tous genres donne là une belle  leçon au pays de la Téranga ,berceau de « valeurs » et de  « vertus » avec sa « sobriété ».Cette jurisprudence « Fillon » appliquée au pays aurait dû être  une occasion inespérée d’une refonte totale ou partielle du fichier du personnel politique et politicien au carrefour de cette transition générationnelle pour qu’au moins en politique, l’héritage soit autre et plus sain : Nous le devons aux autres ! Vous le devez aux autres (ces acteurs éternels de la scène : A quand le clap de la fin ?) Le legs ne saurait être seulement du pétrole et du gaz, il nous faut également un COS…de valeurs (comprenez comité d’orientation stratégique du … !). La France a donné l’exemple avec la sanction de Fillon en ce soir du 23 avril 2017 et la pénitence continue, le parquet financier français, réquisitionnant la peine ferme. Fillon donné  comme largement vainqueur avant le « PenelopeGate »  continue sa dégringolade dans les abysses  d’une retraite immorale : Pour emplois fictifs, sa page est définitivement tournée et enterrée : Que d’enseignements à… tirer mais la sénégalaise de l’émotion avec son amnésie légendaire… !IBOU SENE KAOLACK

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