Revue de Presse du Mardi 10 Mars 2020

Unes de la Presse du Mardi 10 Mars 2020
Unes de la Presse du Mardi 10 Mars 2020

Agriculture vivrière: Le Sénégal enregistre une baisse des productions céréalières en 2019/2020

https://www.lejecos.com/Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), les résultats provisoires de la campagne agricole 2019/2020 font ressortir un repli de 4,2% de la production céréalière qui s’est établie à 2 768 406 tonnes contre 2 889 023 tonnes la campagne précédente.
Cette contreperformance, intrinsèquement liée à l’insuffisance et la mauvaise répartition de la pluviométrie, est perceptible à travers les replis respectifs des productions de riz (-4,2%), mil (-10,1%) et sorgho (-8,6%). Concernant la riziculture, la production est chiffrée à 1 155 337 tonnes pour la campagne 2019/2020 contre 1 206 587 tonnes pour la campagne précédente.
En effet, note la Dpee, l’accroissement des rendements rizicoles de 6,2%, entre les deux campagnes, n’a que partiellement compensé la baisse de 6,5% des superficies cultivées. Cette situation est principalement imputable à la composante pluviale qui a été négativement affectée par le démarrage tardif de l’hivernage.
Par contre, la production irriguée (principalement dans la vallée du fleuve Sénégal) s’est accrue de 0,1% en 2019. Cette légère évolution de la riziculture irriguée reflète l’amélioration des rendements, à la faveur d’une mise à disposition, en quantité suffisante, d’intrants et de matériels agricoles et de l’octroi de financements importants aux petits producteurs par les grands riziers. Pour leurs parts, les productions de mil et de sorgho ont, respectivement, reculé de 10,1% et 8,6% entre les deux dernières campagnes, en liaison avec des diminutions respectives des superficies emblavées (-5,3% et -3,6%) et des rendements (-5% et -5,2%).
Au titre du maïs, les résultats provisoires de la campagne 2019/2020 tablent sur une production de 530 705 tonnes, augmentant de 9,3% par rapport à la campagne précédente, du fait d’un accroissement des superficies cultivées (+2,8%) combiné à une amélioration (+6,3%) du rendement, à 2,05 tonne/ha.
La culture de fonio s’est, également, bien orientée (+31,4%) avec une production de 5151 tonnes, expliquée par la forte augmentation (+22,5%) des surfaces cultivées.Oumar Nourou

Famine, Mauvais Hivernage…: Le Monde Rural En Rogne Contre Le Régime

http://www.walf-groupe.com/Les paysans du monde rural qui ont fortement contribué à la réélection du président de la République, Macky Sall, en 2019 sont sur le point de regretter leur choix
C’est en tout cas ce que semble dire Aliou Lô, petit-fils de Borom Diamal. Face à la presse, hier, ce dernier a pointé du doigt le manque de politique de protection sociale à l’endroit de ces derniers qui vivent dans des conditions très difficiles. «Le monde rural souffre sous le magistère de Macky Sall. Nous l’interpellons directement. Qu’il nous aide. Nous sommes dans une période de soudure. Les moissons n’ont pas été bonnes à cause de la mauvaise saison des pluies. L’Etat doit prendre des mesures pour assister le monde rural. Les cultivateurs sont fatigués. La faim dicte sa loi», a-t-il déclaré, hier, à Mbirkilane. «Nous avons toujours soutenu le président de la République avec nos propres moyens, mais n’avons jamais bénéficié de ses largesses. Le monde rural rencontre d’énormes difficultés», a-t-il ajouté. Selon cet opérateur économique et coordonnateur du Mouvement Sénégal conscient (Msc), le président de la République doit poursuivre la libéralisation de la commercialisation de l’arachide instaurée par le gouvernement socialiste en 1994. «Qu’il laisse les Chinois acheter l’arachide parce que les paysans en ont besoin. Ces derniers doivent être privilégiés par rapport aux huiliers sénégalais. Ils ont des besoins à effectuer», recommande-t-il. «Nous prions que Dieu préserve le pays face aux dégâts du coronavirus», prie Aliou Lô.Salif KA

Coronavirus :Risque de baisse de 2% du taux de croissance du Sénégal en 2020

http://www.lactuacho.com/-Nous constatons une descente aux enfers des indices boursiers mondiaux  pour ce lundi 09 mars 2020 due, en grande partie, aux effets collatéraux du Covid19.
Au plan interne, force est de constater que le 1er trimestre de cette année débute par une morosité de l’activité économique et une baisse alarmante des recettes fiscales et douanières principales sources de financement du budget 2020 du Sénégal estimé à 4.215,15 milliards de F CFA.
Mais ne soyons pas surpris d’un éventuel ralentissement du volume des aides au développement et un retard considérable dans l’exécution des projets financés par la chine, l’Italie, la France et les partenaires techniques et financiers.
La souffrance du secteur informel due au Covid19 peut entraîner un renchérissement  des prix de certains produits importés de la Chine, de l’Italie et surtout de la France par le biais des lois du marché (la demande et l’offre).
Tous ces facteurs risquent d’entrainer dans le futur une dégradation du déficit commercial, un ralentissement de la productivité, par conséquent une baisse, d’au moins, de 2 points du taux de croissance de 2020 planifié à 7%.
L’Etat  gagnerait donc à initier une politique d’austérité budgétaire dès maintenant afin de faire face à ces différents manquements économiques qui pourront hypothéquer les objectifs du PAP2 du PSE.Covid19 peut être considéré comme un virus économique mondial.Babacar Diagne, Président du Conseil des Entreprises du Sénégal

la structure de microfinance UM-ACEP négocie un prêt de 10 millions $ auprès de la SFI

(Agence Ecofin) – L’institution de microfinance sénégalaise UM-ACEP (Union des Mutuelles Alliance de crédit et d’épargne pour la production) négocie un prêt sénior d’une maturité de cinq années en monnaie locale et pouvant atteindre 10 millions $ auprès de la Société financière internationale (SFI).
Le conseil d’administration de l’institution financière membre du Groupe de la Banque mondiale décidera le 25 mars prochain de l’opportunité d’accorder cette ligne de crédit qui servira à soutenir l’activité de prêt d’UM-ACEP en faveur des microentreprises évoluant principalement dans des zones rurales au Sénégal.
Dans son rapport de février 2019 intitulé « Banking in Africa : financing transformation amid uncertainty », la Banque européenne d’investissement (BEI) classe le Sénégal au rang de premier pays de la zone UEMOA (Union monétaire ouest-africaine) possédant le plus grand secteur de la microfinance.
Le pays comptait près de 303 institutions de microfinance (IMF) à fin 2018. L’encours du crédit accordé par ces IMF à la même période s’est établi à 439 milliards de francs CFA ; ce qui représente 11,6 % du total de crédit accordé à l’économie en 2018.Chamberline Moko

Baisse des débarquements de pêche au 4eme trimestre 2019

https://www.lejecos.com/Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), le faible résultat de l’activité de pêche, en variation trimestrielle, est attribuable à sa composante artisanale (- 13,7%), la pêche industrielle s’étant confortée (+15,0%) sur la période. En effet, la pêche artisanale est marquée, en rythme trimestriel, par les reculs respectifs des débarquements dans les régions de Dakar (-28,8%), Saint-Louis (-14,2%), Thiès (-19,9%), Louga (-4,8%) et Fatick (-3,0%).
A Dakar et Thiès, la baisse des captures est due à l’interdiction par arrêté (N° 16001 du 02 juin 2019) de la pêche nocturne sur la période du 1er août au 30 novembre 2019. S’agissant des contreperformances trimestrielles notées à Saint-Louis et Louga, elles marquent le retrait total de l’upwelling (eau froide riche en phyto plancton) qui entraine la migration de plusieurs espèces de poissons, particulièrement les pélagiques (sardinelle, maquereau, Pelon, chinchard…) et les espèces carnivores.
Au total, souligne la Dpee, la baisse de l’offre s’est traduite par un renchérissement de 11,9% du poisson frais sur la période. Sur un an, l’activité de pêche s’est repliée de 3,1%, au quatrième trimestre 2019, plombée par sa composante artisanale (-10,0%).
La contreperformance de cette dernière, en glissement annuel, reflète les faibles résultats des régions de Thiès (-21,0%), Saint-Louis (-2,8%), Fatick (-37,3%) et Louga (-15,6%), en rapport avec des conditions météorologiques difficiles. En somme, la croissance annuelle (+12,0%) du sous-secteur de la pêche en 2019, est, à la fois, portée par les volets industriel (+11,1%) et artisanal (12,4%). Au titre de la pêche artisanale, la bonne orientation des débarquements est largement soutenue par les performances dans la région de Saint – Louis, à la faveur des accords de pêche avec la Mauritanie. Par ailleurs, la relance de l’activité au niveau du quai de pêche de Thiaroye a favorisé l’accroissement des captures à Dakar.
Concernant la pêche industrielle, les prises sont essentiellement constituées de « sardinelle, maquereaux, chinchards » (+35,3%) et de « thons » (+12,2%). Leur accroissement traduit l’augmentation des entrées de bateaux au niveau du port de Dakar.Oumar Nourou

Sahel: Lancement d’un nouveau projet de renforcement de la résilience

https://www.lejecos.com/-Un nouveau projet visant à renforcer la résilience des communautés rurales du Sahel au changement climatique par la mise en place d’équipements et d’infrastructures modernes pour la sélection de variétés de cinq spéculations a été lancé ce 9 mars à Dakar, au Sénégal.
Financé par l’Union européenne, le projet « Renforcement des réseaux et des capacités
institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de cultures résilientes
répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest » dénommé Abee sera mis en œuvre par le Coraf.
Un consortium d’acteurs ayant fait leurs preuves dans le développement de la sélection végétale au Sahel et en Afrique de l’Ouest est impliqué dans la mise en oeuvre. Il comprend le Centre de recherche agricole pour le développement international (Cirad), AfricaRice/ Integrated Breeding Platform, l’Institut sénégalais de recherches agricoles du Sénégal/Centre d’études régionales pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse, l’Institut de l’Environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (Inera) et l’Institut national de recherche agronomique (Inran) du Niger.
«Abee apportera une meilleure approche à la coordination de la sélection variétale aux niveaux régional et national en plaçant les sélectionneurs du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal au coeur de l’action pour développer et moderniser leurs pratiques de sélection et mieux identifier les demandes du marché », renseigne un communiqué de presse.
«Dans le cadre du Programme pour la productivité agricole en Afrique de l’Ouest, nous avons réalisé des progrès substantiels dans la mise en place des infrastructures de recherche sur les céréales au Sahel et dans toute l’Afrique de l’Ouest »,  déclare le Dr Abdou Tenkouano, directeur exécutif du Coraf. Cette intervention, précise-t-on, offre une formidable opportunité au Coraf et à ses partenaires de renforcer davantage le système de sélection des céréales (mil, sorgho et fonio) et des légumineuses (arachide et niébé) , mais aussi de renforcer la résilience de nos communautés rurales qui souffrent du fardeau du changement climatique.
Abee vise à atteindre plus de 40 000 bénéficiaires directs en cinq ans. «Le projet offre une opportunité aux pays bénéficiaires non seulement de moderniser leurs programmes de sélection de variétés de différentes cultures et de renforcement des systèmes de semences, mais aussi, par le biais du transfert de technologie, de bonnes pratiques », déclare le Dr Sylvie Lewicki, directrice régionale du Cirad.
«À terme, le projet améliorera l’accès des agriculteurs aux variétés à haut rendement. Cela permettra d’améliorer encore la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages et des familles bénéficiaires », ajoute  le Dr Mella Mamane, directeur général de l’Inran.
«Grâce au projet Abee, les petits exploitants agricoles auront accès à des variétés résistantes au climat et adaptables aux réalités locales et commerciales », note le Dr. Hamidou Traoré, directeur de l’Inera.Adou FAYE

Financement de la SAR: La Banque Atlantique dément formellement avoir injecté plus de 49 milliards fcfa

La Banque Atlantique Sénégal dément formellement les informations erronées diffusées, aujourd’hui, sur un présumé financement de la Société Africaine de Raffinage (SAR).
En effet, il a été porté à sa connaissance qu’un article paru sur Seneweb ce 9 mars 2020, qui l’a repris du quotidien Source A paru le même jour, fait état d’une ligne de crédit de 75 Millions d’Euros, soit plus de 49 milliards Fcfa, signée par la Banque Atlantique en faveur de la SAR.
La Banque Atlantique Sénégal et son Conseil d’Administration n’ont pas connaissance d’une pareille information et déplorent, profondément, la publication fréquente d’informations non vérifiées la concernant, par la presse.
Aussi, la Direction Générale de Banque Atlantique Sénégal ne saurait laisser une telle situation perdurer et prendra à cet effet toutes les dispositions afin d’y remédier.
La Banque Atlantique Sénégal reste, toutefois, un Établissement de Crédit qui soutient activement le financement de tous les plans de l’économie conformément à la vision du groupe Banque Atlantique et Banque Centrale Populaire.
À propos de la Banque Atlantique Sénégal
La Banque Atlantique Sénégal (BASN) implantée depuis 2006 au Sénégal, est une filiale de la holding Atlantic Business International (ABI), et membre du Groupe Banque Centrale Populaire du Maroc (BCP).
La BASN est présente au travers de son réseau d’agences, à Dakar et en provinces (Thiès, Kaolack, Touba, Saint-Louis, Mbour et Louga).
S’appuyant depuis toujours sur le dévouement de ses équipes, la BASN favorise l’accès au crédit pour le financement de projets de grandes envergures dans les secteurs clés de l’économie sénégalaise, aussi bien pour les besoins de sa clientèle d’entreprises et d’institutionnels, que pour sa clientèle de Particuliers
La BASN est dirigée par M. Outman ROQDI, son Directeur Général.

Promotion de l’inclusion financière: L’Oqsf dispense le cours à Sup de Co

https://www.lejecos.com/Après l’Institut africain de management (Iam), l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a organisé ce matin, une session de formation sur l’éducation financière à l’intention des étudiants de l’école de commerce Sup de Co. Cela, selon Habib Ndaw, directeur exécutif de l’Oqsf, s’inscrit dans le cadre de promouvoir l’inclusion financière chez les populations.
« Nous voulons la promotion de l’auto emploi et en conséquence il était nécessaire d’organiser des sessions de formation dans les écoles de commerce », souligne d’emblée M. Ndaw. Qui ajoute que l’éducation financière permet de gérer son argent, d’éviter le gaspillage, d’investir et de choisir des produits financiers en relation avec ses besoins.
« Beaucoup d’incendie dans les marchés, beaucoup d’inondation ! Nous constatons que des commerçants peuvent mettre une valeur de 100 à 200 millions de francs Cfa dans une boutique sans avoir le réflexe d’aller s’assurer. Nous voyons qu’il y a des milliards qui circulent en dehors du secteur financier. Il n’y a pas de sécurité mais également cela ne contribue pas à la croissance économique ».
C’est la raison pour laquelle explique M. Ndaw, l’Oqsf essaie de promouvoir l’inclusion financière qui permet à chaque sénégalais de disposer d’un compte bancaire, de microfinance ou d’un portefeuille électronique pour éviter la fiduciarisation de l’économie, pour que les transactions financières se passent de manière tout à fait officielle, légale et dans le circuit formel.
Concernant les stratégies pour la promotion de l’inclusion financière, Habib Ndaw évoque le déroulement d’un programme d’éducation financière sur toute l’étendue du territoire national en relation avec les chambres de commerce, la préparation de la jeunesse qui, selon lui sera une génération plus riche que la sienne avec la découverte des hydrocarbures et l’exploitation des ressources minières.
Tout cela dit-il, nécessite de développer chez les jeunes l’esprit entrepreneurial, de pousser les populations à éviter le gaspillage et de les faire connaitre les opportunités que présente le fait de travailler avec une institution financière.Bassirou MBAYE

CHUTE DE 30% DES COURS DU PÉTROLE: L’État obligé de baisser les prix du carburant et de l’électricité

https://www.jotaay.net/Les cours du pétrole chutaient lourdement en Asie lundi matin de 30% après que l’Arabie Saoudite a décidé de baisser ses prix à la livraison. En cause, l’échec de l’Opep et de ses alliés à se mettre d’accord pour soutenir les cours, tandis que la Russie, 2ème producteur mondial, s’oppose à toute nouvelle réduction de la production. Au Sénégal, l’ex-Premier ministre Abdoul Mbaye a aussitôt interpellé l’État du Sénégal pour une baisse des prix des produits liés à l’or noir.
On le redoutait, c’est finalement arrivé ! L’épidémie de coronavirus qui frappe le monde et particulièrement la Chine, considérée comme l’usine du monde, a fini par affecter l’économie mondiale. Les marchés mondiaux ont dégringolé lundi, alors que les cours du pétrole ont baissé de plus de 30% en Asie, une chute extrêmement sévère liée à l’épidémie du Covid-19. En effet, la planète pétrole a vécu une rupture spectaculaire ce week-end après l’échec surprise des négociations entre l’Opep et son allié russe vendredi. C’est un krach pétrolier sans précédent depuis la première guerre du Golfe, en 1991. Le baril de Brent chutait de plus de 24% lundi à la clôture, retombant à 34,36 dollars, un niveau qu’on n’avait pas vu depuis février 2016.

Meissa Babaou, économiste: «l’État n’a plus d’excuse pour ne pas procéder à une baisse des prix de l’essence et de l’électricité»

Mais cet effondrement des cours du pétrole, consécutivement à la décision de l’Arabie Saoudite de réduire ses tarifs, pourrait être une bonne nouvelle pour les consommateurs sénégalais. C’est ce qu’explique l’économiste Meïssa Babou. Contacté par «Les Échos», l’enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a laissé entendre que devant une chute aussi drastique des cours du pétrole, l’État du Sénégal n’a plus d’excuse pour ne pas baisser les prix de l’essence et de l’électricité. «Cette drastique baisse des cours du pétrole avec cette chute du baril de Brent de plus de 24% est une bonne nouvelle pour le Sénégal. En effet, le Sénégal n’étant pas (encore) un pays producteur de pétrole, cette baisse est plus que favorable à l’économie sénégalaise. D’ailleurs, devant une telle situation, l’État du Sénégal n’a plus d’excuse pour ne pas procéder à une baisse des prix de l’essence et de l’électricité», a expliqué l’économiste, joint au téléphone.
Poursuivant, le Pr Babou, qui note que «malgré tout cela doit une décision politique», déplore le fait que l’État du Sénégal, depuis quelques années, refuse de suivre la tendance quand il y a baisse des cours du pétrole au niveau mondial.
En effet, lors des précédentes baisses des cours du pétrole, quand bien des pays à travers le monde s’adaptaient à la nouvelle réalité, l’Etat du Sénégal a préféré faire du surplace. Ce qui ne pousse pas l’optimisme.  Et le plus grave, c’est que la Commission de régulation du secteur de l’électricité au Sénégal (Crse) qui est une autorité indépendante chargée de «la régulation des activités de production, de transport, de distribution et de vente d’énergie électrique sur toute l’étendue du territoire national» semble n’être disposée à se faire entendre que quand c’est pour motiver une hausse.
Mais, cette fois, au regard de l’importance de la baisse (30%), l’État du Sénégal, qui a récemment suscité la colère des Sénégalais en décidant de majorer le prix de l’électricité, ne devrait pas trop avoir le choix.

Abdoul Mbaye : «Au régime de Macky Sall d’organiser la baisse des prix de l’essence et de l’électricité, car les Sénégalais sont fatigués»

De toutes les façons, les voix commencent à s’élever pour obliger l’Etat du Sénégal à faire répercuter cette chute des cours du pétrole sur les prix des carburants et de l’électricité. Parmi ceux-ci, l’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye. Le banquier à la retraite et président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a, en effet, directement interpellé le président de la République, Macky Sall.  «Le prix du pétrole est au plus bas. Cela devrait durer. Au régime de Macky Sall de revoir sa copie et d’organiser la baisse des prix de l’essence et de l’électricité, car les Sénégalais sont fatigués», a réagi Abdoul Mbaye à travers un tweet posté hier et largement partagé sur les réseaux sociaux.
L’économie mondiale fait désormais face à une situation peu confortable avec l’épidémie du coronavirus baptisé Covid-19. Une situation de crise qui, selon certains experts, pourrait être pire que celle de la crise bancaire et financière de la fin de l’été 2008. Aussi connue comme la crise de 2008, il s’agit de la seconde phase de la crise financière mondiale de 2007-2008, après la crise des subprimes de l’été 2007 et le temps fort de la crise économique mondiale des années 2007-2012.
Mais s’il en est ainsi, c’est que, comme l’explique le Pr Meïssa Babou, cette crise de 2008 était bancaire et financière, ce qui donnait aux États la possibilité de réagir, notamment avec des subventions. Ce qui est quasi-impossible pour ce qui est de cette crise liée au Covid-19, pour laquelle même les États puissants à l’image de la Chine, de la Corée, de l’Italie… semblent impuissants. Toutefois, le continent africain dont la participation à l’économie mondiale reste moindre, pourrait être très peu concerné.  Sidy Djimby NDAO

La baisse du prix de l’électricité et du carburant s’impose !

L’As– Se dirige-t-on vers une baisse du prix de l’électricité et du carburant ? En tout cas, certains économistes et syndicalistes s’accordent qu’avec la chute des cours mondiaux du pétrole à cause du Coronavirus, le Sénégal pourrait connaître, dans un mois, une baisse des prix de l’électricité et du carburant. Toutefois, ils n’ont pas manqué d’appeler l’Etat à assurer le bon fonctionnement de l’organe chargé de réguler le secteur des hydrocarbures.
Des acteurs du secteur des hydrocarbures ainsi que certains économistes approchés par «L’AS» prédisent tous une baisse des coûts de l’électricité et du carburant. Cette éventualité se justifie par la chute continue des cours du pétrole à cause de l’épidémie du Coronavirus. Joint au téléphone, le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/ Force du changement, Cheikh Diop, souligne que les marchés intérieurs de tous les pays du monde sont en grande partie dépendant des cours mondiaux du pétrole.
Et par conséquent, si le fonctionnement de l’organe chargé de la régulation, logé au Comité national aux hydrocarbures, est respecté, le Sénégal devrait connaître une baisse des prix de l’électricité dans quatre semaines. « Cet organe est chargé de répercuter et de calculer la variation des prix en tenant compte des cours mondiaux. Et l’organe se réunit toutes les 4 semaines pour voir s’il y a lieu d’appliquer la baisse ou la hausse selon les cas. L’Etat souvent décide de bloquer les prix pour des raisons qui lui sont propres. Mais si ce fonctionnement est respecté, nous pensons que dans les quatre semaines qui suivent, normalement l’organe devra décider des prix à la pompe en tenant compte de la loi du marché », explique-t-il.
Mieux, selon l’économiste Maïssa Babou, si l’Etat a la volonté politique, les coûts de l’électricité vont connaître une baisse considérable. « Pour les pays non producteurs ou bien seulement les consommateurs comme le Sénégal, la baisse des cours du pétrole va entraîner sur notre électricité une baisse des coûts de production mais aussi logiquement une baise à la pompe des prix», prédit-il.
Et pour lui, « si maintenant, nous sommes dans une phase de chute drastique du prix du baril et que la chute n’est pas encore terminée, normalement la commission chargée de réguler le secteur des hydrocarbures doit se réunir pour fixer de nouveaux tarifs pour les concitoyens ; ce serait très bien», commente-t-il. Poursuivant, il estime que si l’Etat a la volonté politique de faire fonctionner la Commission de régulation, cela doit permettre à l’Etat d’afficher les prix actuels et de revoir les prix du carburant à la baisse. Malheureusement, dit-il, cela ne va pas être possible si l’Etat n’a pas cette volonté politique.
Par contre, Cheikh Diop soutient que le fonctionnement de la commission de régulation dépend de l’Etat. Toutefois, il plaide pour que l’Etat assure le bon fonctionnement de la commission de régulation. Car, dit il, cet organe de régulation va permettre à l’Etat de tenir bien compte des hausses comme l’électricité ou le prix des carburants. « Est-ce que cela va être fait parce que l’Etat laissera cet organe fonctionner ? Ou bien est-ce que l’Etat décidera de maintenir les prix en l’état pour un temps donné ?
S’il y a des problèmes, c’est parce que l’Etat a porté un dysfonctionnement à ce système. Donc il faut laisser le système fonctionner comme il se doit », défend-il. Par ailleurs, il souligne que l’opinion a compris le mécanisme. «Parce que l’opinion a compris, donc s’il y a une hausse, elle est répercutée soit sur l’électricité soit sur le carburant. Je parle de l’électricité parce que l’électricité au Sénégal est dépendante de 60% des produits pétroliers. Donc si on laisse fonctionner ce mécanisme, il n’y aura pas de problème par rapport à la hausse ou la baisse des prix de l’électricité, parce que tout le monde aura compris pourquoi il y a hausse et pourquoi il y a baisse», déclare-t-il.
A en croire le syndicaliste, cette hausse qui fait aujourd’hui l’objet de soulèvement ne devrait pas avoir lieu parce qu’en réalité, au moment de hausser les prix de l’électricité, le baril était à un niveau qui recommandait la hausse. Mais, tient-il à préciser, « de la même manière, si le baril est à un prix bas, en principe cela devrait se répercuter sur la consommation locale». C’est donc une embellie pour le secteur des hydrocarbures. Avec la chute des cours du pétrole, la Société nationale d’électricité (SENELEC) et la Société africaine de raffinage (SAR) peuvent en tirer des bénéfices.
L’économiste estime qu’avec la chute des cours mondiaux du pétrole, les charges vont baisser au niveau de la SENELEC. « Pour les entreprises comme la SENELEC, leurs bénéfices peuvent être là car les charges vont baisser. Si la SAR régule, elle peut rester dans ses normes de bénéfice normal, mais si elle refuse de réguler, l’Etat du Sénégal va se faire plein les poches», analyse Maïssa Babou

LA DER À TOUBA/Polémique autour des financements entre dénonciations et démentis.

https://www.dakaractu.com/Si des commerçants et autres jeunes opérateurs économiques de Touba ont clamé tout haut n’avoir reçu aucun financement de la DER (visiblement distribués suivant des critères politiques), d’autres jeunes sont montés au créneau pour soutenir le contraire.
Ainsi s’est installée une polémique. Pour Moussa Thioune, conseiller spécial à la mairie de Touba et acteur de développement, « tous les projets fiables déposés par des jeunes de Touba ont été financés… Aucun critère politique n’a pas été mis en en-avant. » Il donnera comme exemple celui de El Hadj Thiam Sarr qui a reçu un financement de 15 millions de francs  au nom de l’association « Mounawiroul Bunyane agissant dans l’achat et la vente d’aliments de bétail, de miel etc… Ce dernier d’ajouter personnellement qu’il connaît  plusieurs de ses collègues commerçants qui ont déjà reçu leurs financements et ont même,  fini de rembourser.
Moussa Thioune d’inviter « les détracteurs de la Der à savoir raison garder et d’aller trouver des projets bancables au lieu de verser dans le dénigrement… »

RAPPORT 2017-2018: Antou Guèye Samba n’a pas été épinglé par l’OFNAC (Droit de réponse)

https://www.pressafrik.com/C’est Baba Diallo, l’actuel Dg de l’ASER, qui a commis la faute de gestion constituée selon l’OFNAC par les 3 milliards 228 millions versés à Myna Productions
A la suite de l’article du journal « Le Témoin » intitulé « L’OFNAC épingle Antou Guèye Samba, Socé Diop Dione et Aliou Sall », l’ancien directeur général de l’ASER, Antou Guèye Samba, usant de on droit de réponse, réfute avoir été épinglé par l’OFNAC sur l’avance de paiement de trois milliards deux cent vingt-huit millions cinq quarante-quatre mille cinq cent soixante-huit francs (3.228. 544. 568 FCFA) faite à Myna Productions du sulfureux Pape Aly Guèye.
A l’en croire, durant la période du paiement de cette somme, précisément le 15 décembre 2016, il avait déjà quitté son poste depuis le 08 juin 2016. Le paiement irrégulier de ces plus de trois milliards de francs a donc été fait par l’actuel DG Baba Diallo. Lequel s’est étonnement emmuré dans un profond silence depuis que la presse fait ses choux gras des rapports 2017 et 2018 de l’OFNAC. La faute de gestion indiquée par l’OFNAC est donc à imputer à Baba Diallo qui a préféré faire le dos rond pour laisser la clameur poursuivre Antou Guèye Samba. Nous reproduisons in extenso le droit de réponse des avocats de l’ancien Dg de l’ASER auquel nous présentons au passage toutes nos excuses…

DROIT DE REPONSE

A la page Une de votre édition N°1267 parue le 04 mars 2020, vous avez titré « L’OFNAC épingle Antou Guèye Samba… » Développant l’article à la page 6, vous avez indiqué que « le Directeur général de l’ASER a violé les dispositions de la clause 15.1 du cahier des clauses administratives et générales (CCAG), relative à la méthode et aux conditions de règlement du titulaire du marché en ordonnant le paiement d’une tranche d’avance de trois milliards deux cent vingt-huit millions cinq quarante-quatre mille cinq cent soixante-huit francs (3.228. 544. 568 FCFA) en date du 15 décembre 2016, dépassant le plafond de 40% d’avancé autorisé sur le montant initial du marché ».
Notre mandant conteste cette relation des faits et tient à apporter une précision de nature à enlever tout discrédit ou équivoque que votre article pourrait indure à l’égard de vos lecteurs. En effet, ayant quitté ses fonctions de Directeur général de l’ASER le 08 juin 2016, il est manifeste qu’il n’a pas pu être ordonnateur d’un quelconque paiement intervenu le 15 décembre 2016, soit six mois plus tard. Notre mandant a la faiblesse de croire qu’il s’agit d’une simple erreur de votre part et souhaiterait, usant de son droit de réponse, voir insérer cette précision pour que nul n’en ignore. Comptant sur votre habituel sens de la responsabilité, nous vous prions de croire, en l’expression de notre parfaite considération.LA SCPA WANE & FALL Avocats à la Cour

Les organisations de la société civile face à l’équation du financement (Congad)

https://www.seneweb.com/Les organisations de la société civile jouent un rôle important dans le développement de la société. Mieux, dans certaines localités, elles y occupent une place centrale, notamment dans l’information du public sur les problèmes de développement, de santé, entre autres. Aussi, elles mettent en œuvre des programmes bénéfiques pour la population.
Cependant, certaines ont un caractère éphémère : elles apparaissent soudainement pour disparaître ou perdre de l’importance quelques années plus tard.
Les causes ? Le financement. En effet, les ressources financières de ces organisations reposent essentiellement sur les contributions publiques ou privées. Ce financement a nettement diminué.
C’est dans ce cadre que le Congad a réuni durant cinq jours à Saly, les acteurs de différentes organisations de la société civile afin de les former sur la gestion de programmes, sur la planification et la formulation de projets, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets.
 »On a constaté des manquements pour la bonne gestion des projets et programmes », assure Ibrahima Kane, Directeur exécutif par intérim du Congad.
Sur la base de ce constat, il était important pour le Congad de mettre en place une série de formations au bénéfice des membres d’organisations de la société civile.
Selon M. Kane, certaines organisations sont les plus financées, cela au détriment des autres qui n’ont pas une forte expertise
 »On enregistre une nette tendance à la baisse des dons pour certaines ONG. Par manque d’expertise, certaines organisations perdent leur financement face aux organisations internationales », indique M.Kane.
Selon, Kader Ndiaye, responsable technique au Congad,  »Les équipes doivent être bien outillées. Les Ong ne fonctionnent que sur projet. Il nous faut un capital humain solide pour capter les financements. Il y a eu un recul important dans les facilités d’accès au financement. Il y a une rareté des financements. De plus en plus, les Ong n’ont plus le droit d’initiative. C’est un partenaire qui a des financements et qui dit que ce financement est dédié à telle localité, tel domaine, tel cible, et dans telle région même parfois ».
Il ajoute que  »Le manque de financement peut conduire à faire disparaitre, à faire dépérir, à fausser l’image d’une organisation. Pis, à compromettre les objectifs qui se poursuivaient ».

Ouverture à Dakar de la deuxième édition du Conseil présidentiel Sénégalo-gambien

https://www.pressafrik.com/Le Sénégal et la Gambie ont ouvert, ce mardi à Dakar la 2ème édition du Conseil présidentiel entre les deux pays. Cette rencontre a débuté avec la réunion des experts préparatoire. Il s’agit de passer en revue toutes les questions d’intérêt commun. Il sera également question de développer de nouveaux projets, renforcer la coopération bilatérale dans les domaines comme le commerce, le transport, le tourisme, l’éducation, l’environnement, la paix et la sécurité, entre autres.
« C’est la réunion des experts préparatoires à la réunion ministérielle du conseil présidentiel Sénégalo-Gambien, laquelle réunion est elle-même préparatoire à la réunion des chefs d’Etat. La première réunion du conseil présidentiel Sénégalo-Gambien avait eu lieu en 2018 en Gambie. C’était l’occasion pour les deux chefs d’Etat de donner un nouvel élan d’intérêt commun entre les deux parties, mais avec la plupart des ministres sectoriels. C’est un cadre novateur qui permet aux deux pays de développer des champs nouveaux, de nouveau projet pour développer la coopération entre les deux pays », a soutenu l’Ambassadeur Mame Bamba Cissé, Secrétaire général du ministère des Affaires Etrangères et des Gambiens de l’extérieur.
Selon lui, la coopération sénégalo-gambien est au beau fixe. « Dans toute coopération, il y a des questions qui méritent d’être visitées. Pour cette deuxième session, nous aurons des questions autour de la paix et de la sécurité, que nous savons est une question majeure dans l’espace de la CEDEAO. Il y aura également des questions de libre circulation des biens et des services, des questions concernant le commerce, le tourisme et de l’environnement seront examiné par les experts et qui seront soumis à l’appréciation des ministres ».
Quant aux experts Gambiens, le Sénégal et la Gambie constituent un même pays, seul l’héritage colonial pose problème. Pour Souleymane Omar Ndiaye, secrétaire permanent ministère des Affaires étrangères de la Gambie, ce que le conseil des présidentiel peut faire c’est d’accorder des opportunités aux experts des deux pays pour voir dans quelle mesure les deux pays peuvent travailler ensemble.
« Le Président Adama Barro et le Président Macky Sall, ont signé un accord de coopération entre la Gambie et le Sénégal. Ce que le conseil présidentiel peut faire, c’est d’accorder des opportunités aux experts des deux pays dans les domaines comme le commerce, le transport, le tourisme, l’éducation, l’environnement entre autres, pour voir dans quelle mesure peut-on unir nos forces pour travailler ensemble dans ce domaine. Le Sénégal et la Gambie constituent un même pays, seul l’héritage colonial qui pose problème. Donc cette rencontre permettra de voir quelles seront les mesures à prendre pour faire avancer les deux pays également dans la coopérative bilatérale », dit-il.

Coronavirus: La main tendue du Msas pour venir à bout de la maladie

https://www.dakaractu.com/L’État du Sénégal est loin de baisser les bras dans cette lutte engagée contre l’infection au coronavirus. Il se démène pour mettre en place le budget du Plan national de préparation à la riposte, élaboré par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas), dans le cadre d’une collaboration multisectorielle est évalué, au stade actuel à 1 440 584 650 F. Un budget courant jusqu’au mois de juillet 2020, adopté le lundi 02 mars 2020, lors du Conseil présidentiel présidé par le Chef de l’État au Palais de la République.
Après le Conseil présidentiel initié le lundi dernier et les réunions régulières des autorités en charge de la santé du Sénégal, ce fut ce mardi 10 mars 2020, l’occasion pour le ministre de la Santé de rencontrer les partenaires sur la préparation et la réponse à l’épidémie de la maladie au Coronavirus (Covid-19). Une rencontre qui a noté la présence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération, la Coordonnatrice du Système des Nations Unies, le Représentant Résident de l’Organisation Mondiale de la Santé, le représentant du ministre des Finances et du Budget, entre autres.
Le ministre s’est alors félicité de l’accompagnement des partenaires. ‘’Toutefois, vu l’ampleur de la menace, et face à l’évolution rapide de la maladie’’, il a précisé que ‘’des ressources s’avèrent nécessaires si nous voulons terrasser le coronavirus et en finir avec l’épidémie. Ces ressources doivent être mobilisées dans les meilleurs délais. (…). Vos contributions sont vivement attendues car elles permettront d’accroître l’efficacité de notre dispositif, de réduire à néant les contaminations et d’éviter tout décès lié au Covid-19’’, a dit le ministre. Celui-ci dit être conscient avec ses collaborateurs ‘’que ce dispositif, en dépit de l’efficacité qu’il manifeste, peut toujours être amélioré’. Ainsi, nous sommes ouverts à toute proposition  nouvelle et à toute suggestion pour le rendre plus performant. Nous partagerons avec vous les actions concrètes que nous avons menées sur le terrain pour faire face à l’épidémie’’.

Une partie du budget nécessaire pour la lutte contre le coronavirus déjà mobilisée

À cette importante rencontre consacrée au plan de préparation et de riposte à l’épidémie à coronavirus, le ministre a magnifié le travail remarquable du Comité national de gestion des épidémies (Cnge) et de ses démembrements aux niveaux régional, départemental et local. Des efforts de ces derniers qui font qu’en ‘’six jours, aucun cas n’est confirmé sur le sol sénégalais. C’est un résultat encourageant. Cependant, la bataille est loin d’être gagnée, car l’épidémie progresse à grands pas dans la plupart de la centaine de pays affectés dans le monde ; cela d’autant plus que le virus se propage et ne reconnaît ni frontières, ni classe d’âge, encore moins la catégorie professionnelle ou le statut social’’.
Une raison pour Abdoulaye Diouf Sarr de réitérer son appel à la vigilance et au respect des préconisations des services du ministère de la Santé et de l’Action sociale. ‘’Je voudrais également encourager toutes les équipes engagées dans le combat contre le Covid-19 et saluer leur professionnalisme. Il est important que nous fassions confiance aux hommes et aux femmes, qui de jour en jour, démontrent leurs capacités à détecter très tôt les cas, à effectuer rapidement les prélèvements indiqués et à prendre en charge les cas confirmés.
Abdoulaye Diouf Sarr a aussi signalé que le gouvernement a déjà mobilisé une partie du budget. Il a également signalé que ‘’l’atteinte des objectifs passe par le renforcement des moyens de surveillance et de détection, par la mise aux normes de nos centres de traitement à Dakar et dans les autres régions, la mise à disposition d’équipements de protection adaptés en particulier pour le personnel de santé, la disponibilité des médicaments et autres intrants, l’acquisition d’outils de prélèvement, d’équipements de transport, le renforcement de la l’information des populations et de la communication sur les mesures de prévention, etc. Voilà autant d’axes sur lesquels nous souhaitons obtenir le soutien de nos partenaires. Ce soutien ne nous a jamais fait défaut. Je reste donc optimiste quant à l’issue de nos discussions. Je formule le vœu qu’ensemble nous puissions mobiliser l’ensemble des moyens nécessaires pour poursuivre la lutte et la gagner, au bénéfice de tous les sénégalais et des étrangers établis au Sénégal’’.

La psychose du Coronavirus vide le CNTS de son sang: un déficit de 25% enregistré sur les collectes

https://www.pressafrik.com/ La pandémie du virus Covid-19 effraie le Centre National de Transfusion Sanguine ( Cnts). Sur la période du 15 février au 10 mars, un déficit de 25% a été enregistré sur les collectes de sang.  Une inquiétude soulevée par le directeur de Cnts, Pr Saliou Diop, qui s’exprimait, ce mardi, en prélude du 10e congrès de la Société Africaine de Transfusion Sanguine ( Sats) qui se tiendra cette fois ci à Dakar du 20 au 23 avril.
« Nous avons constaté que depuis la communication qui est faite pour éviter les attroupements on a une réduction importante du nombre de donneur de sang. D’ailleurs les collectes que nous devrions faire le 8 mars dernier ont été annulées. Quand on fait la comparaison sur ce que nous attendions en terme de don de sang et ce que nous avons obtenu, il y a eu moins de 25%. Et c’est sur la période du 15 février au 10 mars.  Donc pour vous dire que effectivement il y a des conséquences avec la propagation du coronavirus », soutient le Professeur Saliou Diop.
Mais en à croire le Directeur du Cnts, les populations doivent savoir que toutes les dispositions ont été prises pour que  les collectes se fassent sans aucun risque de contamination.
 » Nous avons fait attention à ce que les lieux de collecte soient des lieux très aériens, que ça ne soit pas dans des lieux très confinés. Également des mesures d’hygiène ont été mises en place, des médecins veillent a cela. De ce fait, il y a pas de raison de reporter ou d’annuler les collectes. Parce que ça aggrave le déficit de sang », alerte le Pr Diop, qui annonce une campagne d’information et de sensibilisation suivie de Journées portes et de randonné pédestre.ouvertesFana CiSSE

Arrêt des importations depuis la Chine du fait de Coronavirus: les commerçants de Dakar craignent une rupture de stocks d’ici deux à trois semaines

https://www.pressafrik.com/Dans deux à trois semaines, si l’épidémie du coronavirus persiste en Chine, il y aura une rupture de stocks de produits importés de ce pays avec un risque de spéculation et un ralentissement des activités économiques dans les marchés à Dakar. « Le Témoin » est allé à la rencontre des importateurs, commerçants et autres vendeurs qui ne jurent que par le « Made in China » !
Les étagères et autres comptoirs des boutiques n’en donnent pas l’air. Les étals des vendeurs aussi. Et pourtant si, dans deux à trois semaines, l’épidémie du coronavirus qui secoue le monde depuis presque trois mois ne prend pas fin, il y aura une rupture de produits importés. Notamment dans les marchés de Dakar comme ceux des Allées du Centenaire, Sandaga et Hlm où les produits importés de Chine font le bonheur des Sénégalais. Dans ces marchés, presque tout provient de l’Empire du Milieu.
Casquette maladroitement vissée sur la tête, Talibouya Hann essuie quelques gouttes de sueur qui perlent sur son front. Il vient de déposer deux sachets de couleur blanche remplis d’articles juste à côté de ses pieds qui portent des chaussures élimées. Ce marchand ambulant qui écoule ses produits au marché Dior des Parcelles Assainies est venu s’approvisionner en marchandises. Plus précisément, il vient faire le plein de robes, foulards jupes, bodys, hauts et ceintures… Le tout made in China. Des produits qu’affectionne la gent féminine. Mais ce jour n’est pas comme les autres. Notre ambulant a fait un constat qu’il nous livre : « Il n’y a pas de nouveaux modèles dans la boutique de Xi Ping chez qui je me ravitaille depuis bientôt cinq ans ».

Pénurie artificielle ou vraie rupture de stock ?

Habib tient un grand magasin au marché Sandaga. Cet importateur qui a toujours cru dur comme fer que rien ne pouvait entraver son commerce doit se résigner à constater que la propagation du coronavirus empêche les mouvements entre la Chine et le Sénégal. « Depuis deux mois, les choses ne marchent plus comme avant » reconnaît-il. En effet, ce « démarcheur » — c’est ainsi qu’on appelle les importateurs à Sandaga—, confie qu’il n’y a plus assez de stocks et que lui et ses collègues ne peuvent pas encore aller se ravitailler en Chine. La raison ? L’épidémie du coronavirus qui sévit dans le monde et qui touche plus de 100.000 personnes maintenant. Ces jours-ci, Habib et ses collègues passent leurs journées à se tourner les pouces. Bien que ne travaillant pas, du moins le prétendent-ils, ils sont pourtant tenus de payer les loyers de leurs magasins et cantines. « Nous enregistrons de grosses pertes », soutient cet importateur qui craint un impact plus désastreux encore pour leurs affaires. Déjà, dit-il, « il y a des importateurs qui ont commencé à réduire leur personnel ».
Et d’autres, comme ce Chinois à qui il avait loué un dépôt, et qui lui a manifesté son souhait de vouloir rendre les clefs des pièces « parce qu’il ne peut pas payer un dépôt vide ». « Il faut dire qu’il n’y a plus de conteneurs en provenance de la Chine depuis l’apparition de l’épidémie du coronavirus. Tous les conteneurs achetés sont déjà sur place. Donc il y aura une rupture de produits dans les jours à venir », annonce notre interlocuteur qui dit craindre une spéculation à grande échelle dans les jours à venir. Une hausse qui aurait déjà commencé avec les masques sanitaires dont les prix ont triplé voire quadruplé. « Le lot de masques qui se vendait à 1200 francs coûte aujourd’hui 5000 francs ».
Suffisant pour que Badara, un commerçant de produits chinois à Dakar, considère que la survenue de cette épidémie aura un impact sur l’économie du pays qui repose en grande partie sur les activités des commerçants. Aux Allées du Centenaire, « les gens se contentent de ce qu’ils trouvent sur place en attendant que la situation revienne à la normale ». Les propos sont de Mamadou Mansour Samb, vendeur de vêtements, qui rend grâce à Dieu tout de même. Toutefois, il ne s’est pas approvisionné depuis le début de l’épidémie. « Je vends un stock que j’avais gardé avant l’apparition de la maladie. Les Chinois aussi sont dans cette situation. Ce sont les marchandises qu’ils avaient déjà qu’ils continuent d’écouler. Depuis le début de l’épidémie, il n’y a pas eu de nouvel arrivage. Certes, il y a encore un peu de stocks mais ils tiendront jusqu’à quand ?» s’inquiète M. Samb.
Un autre commerçant qui s’active dans la vente de draps, rideaux, tringles, vases, fleurs… au marché des Hlm pense que la situation na faut qu’empirer avec le Covid19 car, avant même l’apparition de la maladie, ils étaient confrontés à des difficultés dont la moindre n’est pas la cherté des conteneurs. « Personnellement, je vends des sacs, mes clientes me demandent de leur envoyer de nouveaux modèles. Mais on n’en dispose pas. La participation de la Chine à l’économie mondiale est inestimable. Les ressortissants de ce pays sont très présents au Sénégal. Avant le coronavirus, chaque jour on entendait dire que tel Chinois ou tel autre a eu un nouvel arrivage. Mais depuis l’épidémie, on est resté sans nouveaux produits. Il n’y a presque plus de mouvements entre le Sénégal et le Chine. C’est normal aussi. Parce que, avec la propagation de cette épidémie mortelle, il ne faut surtout pas prendre de risques. On souhaite vraiment qu’elle prenne fin au plus vite pour que les activités reprennent de plus belle ».
Beaucoup de commerçants interrogés soutiennent également que leurs produits achetés en perspective de la Korité sont bloqués en Chine. Certains ont dû revenir au Sénégal quand le virus avait commencé de tuer. En catastrophe, ils ont tout laissé sur place pour rentrer. Depuis, ils attendent que la situation redevienne à la normale pour repartir. En tout cas, si la situation perdure, on n’ose guère imaginer comment se déroulera la Korité. Car une fête sans des produits chinois, ce serait du jamais-vu depuis très longtemps ! Le Témoin

Coronavirus et acteurs culturels

L’As–Le ministre de la Santé et de l’Action sociale multiplie les rencontres avec les acteurs des différents secteurs pour les sensibiliser sur le coronavirus. Hier, Abdoulaye Diouf Sarr a été reçu au Grand Théâtre par son collègue de la Culture, Abdoulaye Diop et les acteurs de la culture. Le ministre de la Santé a lancé à leur endroit que dans le cadre de cette lutte contre le coronavirus, tout le monde est concerné et les acteurs culturels ne sauraient être en reste. A l’en croire, les artistes ont, de par leurs chansons, sketchs, pièces de théâtre, œuvres d’art, toujours permis de sensibiliser la population, participant ainsi à un changement de leurs comportements et contribuant aussi à une amélioration de nos indicateurs. Abdoulaye Diouf Sarr rappelle que la lutte contre cette épidémie n’est pas l’affaire du seul secteur de la santé, mais elle nécessite une approche multisectorielle et inclusive.

Le Réseau des Universitaires Républicains (Rur)

L’As–Le Réseau des Universitaires Républicains (Rur)lance un appel à la mobilisation générale des acteurs, à la vigilance et à l’application stricte des mesures d’hygiène pour endiguer, voire arrêter tout risque de propagation du coronavirus. Ces universitaires félicitent le Ministère de la Santé et l’ensemble du personnel médical pour les premiers succès contre la maladie et les encouragent à continuer le combat dans la sérénité, la rigueur et la transparence. Leurs félicitations vont aussi à l’endroit du Professeur Moussa Seydi, chef de service des maladies infectieuses du CHU de Fann, qui fait aujourd’hui la fierté de l’université sénégalaise. Le Coordonnateur du réseau, Pr Moussa Baldé, se réjouit par ailleurs des mesures académiques et sociales prises par le président de la République en faveur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et encourage le Gouvernement à accélérer l’achèvement des importants chantiers des universités publiques. Il lance un appel à la communauté universitaire pour une année académique paisible et performante, au regard des efforts énormes consentis par le Gouvernement en termes d’infrastructures, d’équipements, de salaires et de bourses pour les enseignants chercheurs, les personnels administratifs, techniques et de service et les étudiants.

Le ministre français de la Culture positif au coronavirus

L’As–Le coronavirus a causé quatre décès supplémentaires en France hier, portant le bilan total à 25 morts et 1 412 cas confirmés. Parmi les personnes décédées, quinze sont des hommes et dix des femmes. Le ministre français de la Culture, Franck Riester, a par ailleurs été contaminé par le coronavirus, mais se porte bien, selon son cabinet. Cinq députés sont également contaminés.

GUERRE DE SECESSION A L’APR :Le grand balayage 

http://www.enqueteplus.com/Comme des fantassins envoyés par de puissants leaders tapis dans l’ombre, certains responsables de premier plan de l’Alliance pour la République s’en prennent, de plus en plus, à des piliers du régime coupables du délit supposé d’avoir des ambitions présidentielles. Le parti promet de réagir dans les prochains jours.
En attendant la guerre de succession, place à celle de sécession. Depuis quelque temps, c’est la guerre fratricide au sein de la famille politique du président de la République. D’aucuns n’hésitant pas à réclamer une exclusion pure et simple de certains hauts responsables. Tous ceux qui sont présidentiables dans la mouvance présidentielle sont devenus des ennemis à abattre par la ‘’garde rapprochée’’ du président de l’Alliance pour la République (APR). En première ligne de ce combat, il y a l’administrateur de la Maison de la Presse, par ailleurs Maire de Méouane, Bara Ndiaye. Comme un fantassin, l’homme avance à visage découvert et tire sur tout ce qui bouge. Dans une tribune intitulée ‘’J’interpelle Amadou Ba, Aminata Touré et autres du même acabit : cette bataille est-elle la vôtre?’’, il insinuait que ces derniers seraient derrière des jeunes qui lui ont porté la réplique, suite à ses premières accusations.
En fait, quelques jours auparavant, le même Bara Ndiaye, dans ‘’RFM matin’’, lâchait des missiles en direction des mêmes responsables, tout en se gardant de les citer nommément. Lors de cette émission, le responsable dénonçait, avec véhémence, ‘’les agissements de hauts responsables’’ du parti au pouvoir, ‘’consistant à tisser des réseaux internes et ce, dans la logique de leur agenda personnel’’. La réaction des pro-Amadou Ba (ministre des Affaires étrangères) et pro-Aminata Touré (présidente du Conseil économique, social et environnemental) n’avaient pas tardé. D’où la dernière lettre où le sieur Ndiaye n’a pas hésité de mettre le doigt sur le visage des supposés traitres. Il a poussé le bouchon plus loin, en accusant la Présidente du Conseil économique et social de d’avoir « recruté en un jour, soixante-douze Chargés de Mission et Conseillers ». Aminata Touré a saisi la justice pour diffamation.
En dehors de Bara Ndiaye, maire de Méouane, d’autres éminents responsables en ont remis une couche. Le ministre chef de cabinet du président de la République, lui-même, est monté au créneau pour s’en prendre violemment aux supposés prétendants au fauteuil. En sus des deux premiers nommés, sont généralement cités le ministre de l’Energie Mouhamadou Makhtar Cissé et parfois – même si c’est rare – le secrétaire général de la Présidence, Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Mais la question qui taraude plus d’un, c’est à quelles fins le sieur Bara Ndiaye et les autres s’en prennent-ils toujours aux mêmes personnes ? Y a-t-il des commanditaires de cette levée de boucliers ? Serait-ce le président Sall lui-même qui tire les ficelles ou quelqu’un d’autres ? Jusque-là, le silence de la première intrigue et conforte la thèse selon laquelle il n’est pas contre.
Mais, à en croire le porte-parole adjoint de l’APR, Abdoul Mbow, le parti va rompre le silence dans les tout prochains jours. ‘’On aura le temps, et très rapidement, de régler ces questions. Le moment venu, vous serez averti. Le parti prendra toutes les dispositions nécessaires pour régler les questions internes du parti’’, répond-il à la question de savoir pourquoi le parti se mure dans un silence, pendant que de hauts responsables s’entredéchirent.
Le cas Amadou Ba
Depuis le dernier remaniement intervenu en avril 2019, il est devenu la cible n°1 des fantassins de l’Alliance pour la République. Lui, c’est le ministre des Affaires étrangères Amadou Ba. Déjà, à son déplacement des régies financières à la chancellerie, les supputations allaient bon train dans le landerneau politique sénégalais. Certains n’avaient pas hésité à l’interpréter comme une volonté du président Sall de se débarrasser progressivement de lui. Ce dimanche donc, les soupçons ont franchi un autre palier, avec la tenue de l’Assemblée générale de la Coordination APR des Parcelles-Assainies, dont il est le coordonnateur. A cette réunion à laquelle ont participé de hauts responsables, dont le directeur des Structures Mbaye Ndiaye, Amadou Ba a été désigné comme principal responsable de la léthargie dont souffre ladite coordination.
Joint par téléphone, le président de la Commission infrastructures et équipements, membre du bureau du Collège exécutif national de la Convention des cadres, précise : ‘’Nous avions convoqué cette assemblée générale pour réfléchir sur la léthargie chronique, depuis l’élection présidentielle. Aucune activité digne de ce nom n’a été organisée au niveau de notre coordination. Pendant ce temps, le coordonnateur, on ne le voit presque jamais. Quand on vous confie de coordonner les activités d’un parti, c’est à vous de réfléchir sur comment rendre dynamique ce parti. L’assemblée générale a donc essayé de voir les voies et moyens de relancer les activités.’’ Très remonté, il l’accuse même d’écarter les militants ‘’de l’APR authentique’’, au bénéfice d’aventuriers politiques.
Rendant compte de ladite assemblée générale, l’administrateur de la Maison de la Presse, Bara Ndiaye, a souligné que la coordination est allée bien plus loin, en proposant au président Macky Sall d’exclure Amadou Ba du parti. Par la même occasion, il soutenait que ses camarades des Parcelles-Assainies ont destitué l’ancien ministre des Finances.
Interpellé sur cette sortie, le porte-parole adjoint de l’APR, Abdou Mbow, précise : ‘’C’est un communiqué qui n’a même pas été signé. On ne connait pas d’où ça vient. N’importe qui pourrait en être l’auteur. Cela n’engage donc pas le parti.’’ C’est quand même signé par un des responsables de votre parti, en l’occurrence Bara Ndiaye ? Là également, il botte en touche : ‘’Dans le communiqué authentique, signé par des responsables ayant participé à ladite assemblée, dont Mbaye Ndiaye, il a bien été précisé qu’il n’a jamais été question de tout cela. Mieux, ils ont dit qu’ils n’ont même pas ces pouvoirs. Les faits étant sacrés, les commentaires libres, moi je m’en limite à ce communiqué. Le soi-disant communiqué qui n’a pas de nom n’engage pas les structures du parti.’’
Quoi qu’il en soit, depuis que le second et dernier mandat a été amorcé, il ne se passe presque pas de mois où des responsables de premier plan de l’actuel régime ne montent au créneau pour s’en prendre à de présumés traitres. Pour le député et président du Conseil départemental de Rufisque, Souleymane Ndoye, il est temps de mettre un terme à ces attaques tous azimuts. Pour lui, de telles accusations ne reposent sur rien. ‘’Pour moi, c’est un faux débat. Les gens gagneraient à aller sur le terrain et vendre le programme et les réalisations du président de la République, au lieu d’être là à s’entredéchirer. Ces gens qu’on est en train d’accuser jouissent de la confiance du chef de l’Etat qui les a nommés. Ils siègent encore à la table du Conseil des ministres. Et puis, ils n’ont posé aucun acte qui justifie tout cette levée de boucliers. Je pense donc qu’on leur fait un mauvais procès. On ne peut pas dire qu’on défend le président en remettant en cause les hommes qu’il a choisis. Il faut être cohérent’’.
Pour le député, on ne saurait être plus royaliste que le roi. Le jour où le président ne voudra plus de ces gens, il va les démettre.
Par ailleurs, par rapport aux ambitions dont certains de ses camarades sont accusés, il estime que c’est leur faire un mauvais procès. ‘’Nous tous avons des ambitions. Qu’on le dise ou non. Macky Sall n’est pas éternel ; moi, je ne suis pas éternel. Chacun, au niveau où il se trouve, a des ambitions. Et personne ne peut l’interdire. Pour moi, ce débat ne se pose même pas’’.
Pour Djibril Ba, ‘’il ne s’agit pas d’étouffer des ambitions. Chacun de nous peut avoir des ambitions. Mais est-ce que ces ambitions collent avec celles du parti auquel vous appartenez ?’’. Aussi, insiste-t-il, les actes politiques, on y répond par des actes politiques.
Quant au débat autour d’un éventuel troisième mandat, nos interlocuteurs soutiennent que tous ceux qui en parlent outrepassent les directives du chef de l’Etat. Le député Souleymane Ndoye estime que cela doit cesser au plus vite et que les différents protagonistes travaillent à défendre le bilan du chef de l’Etat et ses réalisations. ‘’Le président a été clair sur le débat. La logique voudrait que tous les responsables respectent ses déclarations. Au lieu de suivre les instructions, on est là à s’entredéchirer. Pour moi, ce n’est pas responsable’’. Embouchant la même trompette, M. Ba affirme : ‘’Il vient d’être réélu. Nous devons nous focaliser sur le travail. 2024, c’est proche, mais c’est loin ; on ne sait même pas si on sera là.’’
Mais à qui profite le crime ? Ils sont nombreux à suspecter une volonté de faire le vide autour du président de la République, en vue de baliser le chemin au dauphin jusque-là soigneusement caché par le camp présidentiel. Mais qui pourrait donc être ce dauphin ?C’est encore mystère !MOR AMAR

 Momar Diongue «Cette guéguerre risque d’émailler tout le mandat»

http://www.sudonline.sn/-La  guéguerre qui fait rage dans l’Alliance pour la République (Apr) ne déteindra-t-elle pas sur le mandat en cours du président Macky Sall ? L’on est tenté de répondre par l’affirmative au vu des éclairages du journaliste analyste politique, Momar Diongue, qui semble attester la thèse du mandat piégé pour le chef de l’Etat. Après avoir listé les nombreuses choses qui ont commencé à «chahuter» le mandat du président, dès sa réélection, Momar Diongue a estimé que cette affaire du troisième mandat «risque d’émailler tout le mandat», avec notamment la chasse à l’homme qui a démarré contre ceux qui ne seraient pas disposés à accompagner Macky Sall jusqu’au bout de l’aventure, éventuellement pour un 3ème mandat.
«Le mandat du président Macky Sall a commencé à être chahuté par beaucoup de choses, avant même le débat sur le troisième mandat. On aura remarqué que, aussitôt après sa réélection, quand il a fini de faire sa prestation de serment, en dégageant un certain nombre de priorités dont le dialogue national, la question de l’emploi des jeunes, l’amélioration du cadre de vie avec les opérations de désencombrement et la réforme de l’administration pour sa modernisation, il a été rattrapé par l’affaire BBC et Aliou Sall sur le pétrole. Cela a installé une crise au sommet de l’Etat, avec des prises de position contradictoires qui l’avaient même amené à se débarrasser de son porte-parole.
Ensuite, il y a eu les syndicats d’enseignants qui ont repris le cri de guerre et qui demandent à l’Etat de respecter tous les engagements qu’il avait souscrits. Il faut y ajouter le démarrage tardif du dialogue national et toute l’incertitude que cela avait installé dans le pays. S’y ajoute aussi la crise qui était déjà née au sein de l’Apr avec l’échange de propos très durs entre Yakham Mbaye et Moustapha Cissé Lo au sujet de la campagne arachidière et de la distribution de l’engrais. Donc, vous avez-là 4 éléments qui avaient déjà commencé à chahuter le mandat du président ».

LA CHASSE A L’HOMME A DEMARRE

« Maintenant, au-delà de ces 4 éléments, il vient s’y ajouter le 5ème élément qui est la question du mandat. Il a commencé déjà à faire ses effets, parce que ce qu’on a remarqué, c’est que ceux qui ont dit que le président n’avait pas droit à un troisième mandat ont vu le courroux du président s’abattre sur eux. Il y a d’abord Sory Kaba et ensuite Moustapha Diakhaté qui lui était solidaire. Par contre, ceux qui défendent la position contraire, comme Boun Abdallah Dionne et Mbaye Ndiaye n’ont pas été jusque-là touchés par la cravache du président de la République. Qu’est-ce que cela renseigne ? Cela veut dire tout simplement que, aujourd’hui, le président de la République Macky Sall est en train de débusquer tous ceux qui ne sont pas prêts au sein de son parti et du gouvernement, à l’accompagner jusqu’au bout de l’aventure, éventuellement pour un 3ème mandat.
Il y a un certain nombre de personnes qui ont été cités comme n’étant pas disposés à accompagner le président jusqu’à un troisième mandat, qu’on accuse d’avoir des ambitions, et qu’on est en train de traquer. Ce n’est pas pour rien qu’aujourd’hui, Amadou Ba et Aminata Touré apparaissent comme des cibles principales pour ceux qui sont favorables à un troisième mandat de Macky Sall. C’est cela qui est en train de se dessiner au sein du parti et ça risque d’émailler tout le mandat. Il y aura une chasse à l’homme contre tous qui ne semblent pas disposés à accompagner le président Macky Sall pour un troisième mandat. Malheureusement, ça ne fait que commencer et au fur et à mesure qu’on va s’avancer dans le mandat, il y aura un règlement de comptes de cette nature ».

 GUERRE DES TRANCHEES ENTRE DEUX CAMPS

« C’est ce qui explique ce qui s’est passé aux Parcelles assainies contre Amadou Ba. C’est aussi cela qui explique les attaques contre Aminata Touré. Non seulement, leurs noms ont été cités nommément par Mame Mbaye Niang et Bara Ndiaye, mais aussi vous avez vu qu’on a sorti une histoire de voitures commandés au Conseil économique, social et environnemental. Tout cela entre dans le cadre de la guéguerre déclenchée au sein de l’Apr entre tous ceux qui sont prêts à accompagner le président Macky Sall jusqu’au bout pour avoir un troisième mandat, quitte à violer la Constitution, quitte à faire un forcing, et ceux qui ne seraient pas disposés à le faire. C’est la guerre des tranchées qui est enclenchée entre ces deux camps ».

CE MOT COMPLOT QUI TRAHIT LE SENTIMENT DE MBAYE NDIAYE ET CIE !

« Vous devez remarquer d’ailleurs qu’il y a un terme qu’on utilise de la part de ceux qui défendent le président, ceux qui sont considérés comme les plus fidèles. Ils parlent de complot concernant ceux qu’ils visent. Ils disent qu’Amadou Ba et Aminata Touré sont en train de comploter contre le président Macky Sall. Le mot là trahit leur intention. Comment peut-on comploter contre un président qui a fini de faire un premier mandat, qui en fait un second, et qui normalement ne devrait pas se représenter à une élection présidentielle ? Pourquoi on comploterait contre lui ? Pour empêcher quoi ? Donc, cela veut dire que si on parle de complot, le mot là trahit le sentiment réel de ceux qui, comme Mame Mbaye Niang, Mbaye Ndiaye, comme Boun Abdallah Dionne croient que le président devrait aller vers un troisième mandat, quel qu’en soit le prix. Parce qu’ils parlent de complot de la part de ces gens pour entraver la volonté du président d’aller vers un troisième mandat. Sans quoi, ils n’auraient pas utilisé le mot de complot, parce qu’on ne peut pas comploter contre un président qui fait son second et dernier mandat et qui ne doit pas se représenter ».

VERS UNE SITUATION PARTICULIEREMENT DIFFICILE    

« Les réalisations ont commencé à connaitre un coup de frein parce que la situation économique est tendue, depuis longtemps. Jusque-là, on a engagé beaucoup d’argent dans des projets qui ne sont pas automatiquement productifs. Vous avez entendu récemment la polémique après la sortie de l’ambassadeur de France pour dire que le TER ne serait pas fonctionnel, d’ici avril. Cela avait soulevé une levée de boucliers au sein du camp du pouvoir. Mais, il en sera de même pour les autres projets. Le BRT qui n’a même pas commencé et énormément de projets qui risquent de connaitre une difficulté surtout que le Fmi vient d’enjoindre l’Etat du Sénégal qu’il faut faire attention avec son volume de dette et qu’actuellement on est en train de se rapprocher dangereusement du seuil autorisé par l’Uemoa. L’Uemoa dit, par  rapport aux critères de convergences, que tous ses pays membres devraient avoir un taux d’endettement au maximum équivalent à 70% du PIB. Or, le Sénégal est aujourd’hui à 64,5% du PIB. Cela veut dire que la situation financière est difficile. On est parti pour avoir une situation particulièrement difficile.  Donc, ça va impacter sur le panier, ça va s’ajouter au mécontentement populaire. Il faut admettre que Macky Sall, lors de son premier mandat, était parvenu à maitriser les prix des denrées de première nécessité, contrairement à ce qu’on a vécu avant lui. Mais, vous avez remarqué que depuis sa réélection, tous les prix sont partis à la hausse. Il y a eu d’abord la hausse du prix du carburant, puis celle du prix du ciment. Il y a la valeur de la douane qui va augmenter et qui va se traduire donc par une hausse des prix des produits importés par les commerçants. Il y a aussi le prix de l’huile, tout comme celui du riz qui ont flambé, sans oublier celui de l’électricité. Donc, tout cela se traduit par un mécontentement des Sénégalais.  Maintenant, au lieu d’apporter des réponses à cela et de soulager les Sénégalais, le camp du pouvoir est en train de se crêper le chignon, ça va ajouter au climat général de mécontentement, de désespoir et de découragement».

Les pro-Mimi Touré prennent sa défense

http://www.sudonline.sn/Dans une lettre qu’ils ont fait parvenir à notre rédaction, au cours du week end écoulé, les partisans de Mme Aminata Touré avec à leur tête le doyen Assane Kébé, ont fermement condamné les sorties scandaleuses et malintentionnées de certains de leurs camarades de parti dans le but présumé de dissuader et couper les relations existant depuis longtemps entre cette dernière et le président Macky Sall.
Ils sont même allés jusqu’à interpeller le président de République  pour qu’il prenne des mesures draconiennes contre ce genre de guéguerre interne qui, à leur avis, ne fait qu’enfoncer le parti dans une situation à la limite irréversible.
Selon eux, « ceux qui continuent encore de dénigrer Mimi Touré sont nombreux, mais n’ont aucune certitude de ce qu’ils disent. Et ils tiennent quand même à multiplier ces accusations fallacieuses et malveillantes en direction d’une personne qui a et qui continue toujours de montrer sa fidélité au président de la République, à travers son travail et son sens du devoir ».
En réalité, disent-ils, « Mimi Touré n’a jamais fait un quelconque signe pour montrer des ambitions présidentielles. Personne ne peut confirmer l’avoir vue ou entendu spéculer dans ce genre de débat. Ce qui la préoccupe aujourd’hui, c’est son compagnonnage avec le président Macky Sall, son dévouement à l’accompagner sur tous les plans.» indiquent-ils.
Mais tout cela, selon eux, ne ressort que de la politique politicienne. Car, de façon directe, « elle n’a aucun lien avec les personnes qui lui jettent des griefs. Elle ne les connait même pas. Certainement, elles doivent appartenir à des lobbies, mais doivent pour le moins comprendre que le débat autour d’une succession n’a pas sa place donc n’a aucune raison d’être. Macky Sall est élu il y a à peine un an. Les Sénégalais attendent beaucoup de lui. Laissons le temps au travail », ont-ils fait savoir

Anthropophagie politique au sein de l’APR Par Serigne Saliou Gueye

Nous sommes à l’ère de l’anthropophagie politique au sein de l’Alliance pour la République (APR). Ce qui se passe au sein du parti présidentiel renvoie en effet au scénario du film « Alien » de Ridley Scott, dans lequel les membres de l’équipage du vaisseau spatial Nostromo se font dévorer un par un grand « Alien » (Ndlr, extraterrestre) appelé Xénomorphe. A quatre ans de la fin de mission de Macky Sall, les apéristes commencent déjà à s’entredévorer !
Invité de l’émission Sen Jotaay de la Sen Tv du 1er mars dernier, Mame Mbaye Niang a été le premier à tirer. Le chef de cabinet du président réclame ni plus ni moins « la destitution de l’APR de Boun Abdallah Dionne, Aminata Touré, Mbaye Ndiaye et Amadou Bâ ». Rien que ça ! Dans la même dynamique, Bara Ndiaye, le directeur de la Maison de la presse, dans un communiqué publié le 26 février 2020, accuse nommément « Amadou Ba, ministre des Affaires étrangères, et Aminata Touré, présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese) » d’avoir des agendas cachés. Il les appelle ainsi à clarifier leur position. On pensait que Bara Ndiaye allait s’en limiter là mais c’était mal le connaître. Il enfonce le clou en accusant la présidente du Cese d’avoir « recruté en un seul jour, 72 chargés de mission et conseillers ».
Visé par une sommation interpellative, il revient à la charge en soutenant que « la présidente du Cese a recruté le nommé Sidy Bara Fall comme son chef de cabinet avec un salaire estimé 1 700 000 F CFA alors que ce dernier n’a même pas le bac ». Des allégations qui ont valu — ou vont valoir — au directeur de la Maison de la presse une plainte de la part de Mme Aminata Touré. De son côté, Mbaye Ndiaye, ministre d’Etat et secrétaire chargé des Structures de l’Alliance pour la République (APR), à l’assemblée générale de la coordination des Parcelles Assainies, se fichant de la Constitution, déclare ceci : « Les dispositions actuelles de la charte fondamentale n’interdisent pas au détenteur du premier mandat de 7 ans de briguer une autre candidature, parce qu’il vient de commencer un mandat de 5 ans. C’est à partir de ce mandat qu’il faut faire le décompte… Je le dis pour éclairer la lanterne des Sénégalais et des Sénégalaises. Si demain, le président Macky Sall aurait l’intention de se représenter à une candidature quelconque, il n’y a aucun texte qui l’interdit. Il faut que ça soit clair dans la tête de tous les Sénégalais, de l’opinion nationale et internationale ».
Si on a relevé ces déclarations à l’emporte-pièce venant de responsables de l’Alliance pour la République (APR), c’est pour montrer le niveau paroxystique des troubles qui secouent la formation présidentielle. Aujourd’hui, les procès en sorcellerie intentés à des responsables de l’APR, les petits meurtres politiques entre amis, les crocs-en-jambe sont le lot quotidien du parti de Macky Sall. Pourtant, ce dernier avait émis un édit interdisant à ses militants d’aborder dans les débats publics la question du 3e mandat. Laquelle polluerait l’atmosphère de sa gouvernance. Si c’était pour mieux dérouler le PAP 2 du PSE dans la sérénité, cette interdiction en valait effectivement la peine. De fait, les militants téméraires qui ont eu le toupet de consommer la pomme interdite ont été sanctionnés soit politiquement soit administrativement.
Sory Kaba a été limogé de son poste de directeur des Sénégalais de l’Extérieur pour avoir osé parler de la fin de mission présidentielle de Macky Sall en 2024. Moustapha Diakhaté a été relevé de ses fonctions de ministre-conseiller et exclu de l’APR même s’il dit ne pas reconnaitre la légalité d’une telle mesure. Hélas, l’interdiction présidentielle ne s’applique qu’à ceux qui rappellent ce que l’article 27 de la Constitution dit concernant les mandats présidentiels. Car, dans le même temps où le sabre présidentiel tranchait la tête de ceux de ses militants qui indiquaient le terme de sa mission, tous les apéristes qui ont eu à dire que le Président la possibilité de briguer un 3e mandat, ont été élevés au pinacle. C’est donc dire que le président et chef de parti Macky Sall parraine tous ces thuriféraires s’épanchant dans les médias pour faire la promotion d’un 3e mandat. Une promotion qui fait désordre au moment où le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara vient de renoncer publiquement au troisième mandat auquel il a pourtant légalement droit. Il est de notoriété publique que ces sauvageons marron-beige qui multiplient les sorties sont en service commandé. Or, au sein de l’APR, si l’on veut tuer politiquement quelqu’un, on commence par utiliser une certaine presse de révérence pour l’accuser de putschiste. Aujourd’hui, il y a rémanence de la liquidation politique dont Mimi Touré a été victime quand elle était Premier ministre.
Mbaye Ndiaye, Mame Mbaye Niang et Marième Badiane, via la presse de connivence, avaient été les bourreaux de l’alors chef du gouvernement. Bizarrement, le président avait stipendié cette opération de liquidation qui allait aboutir à la défenestration de Mimi du 9e étage du Building administratif dix mois seulement après sa nomination à la Primature. Aujourd’hui, c’est le même scénario qui se dessine dans l’horizon politique du parti au pouvoir. On envoie des marionnettes dans les médias aboyer pour ensuite passer à l’ignoble opération d’anthropophagie politique. Si aujourd’hui, Bara Ndiaye et Mame Mbaye Niang dénoncent sans preuves de prétendues manœuvres d’Aminata Touré, d’Amadou Ba ou condamnent les sorties de Mbaye Ndiaye et de Boun Dionne au point de demander leur exclusion du parti, c’est parce que le parti présidentiel traverse une véritable crise de leadership. Chaque ectoplasme se prend pour un chef. Et c’est ce qui explique ces sorties inopportunes qui importunent. L’APR scie aujourd’hui la branche sur laquelle Macky est assis parce que tous ces remous auront pour conséquence la désagrégation de ce parti de l’espoir fondé en 2008 dans la douleur.
Cela dit, pourquoi, au moment où Macky Sall n’a plus la hantise d’une réélection, les membres de son parti le jettent-ils volontairement dans les sables mouvants des tiraillements et autres querelles politiques qui fragilisent son pouvoir ? Les ambitions présidentielles des uns et des autres et les postures non encore avouées sous-tendent cette guéguerre qui, in fine, dégénérera en conflit fratricide ouvert.
L’APR est devenue l’adversaire de l’APR et elle est en train de creuser sa propre tombe politique. Si Mbaye Ndiaye, soi-disant directeur des structures d’un parti qui n’a aucune structure a l’outrecuidance de décréter l’exclusion d’Amadou Ba de la section APR des Parcelles, c’est parce qu’il veut revenir en force à la tête de ce bastion électoral le plus important de Dakar. En effet, tous les moyens sont bons pour se positionner aux prochaines locales et Mbaye Ndiaye, qui ne se contente que son poste de ministre d’Etat, est conscient des enjeux des élections locales.
Cette cacophonie aura tendance à s’accroitre et à empirer tant que le chef des apéristes ne prendra pas réellement les cartes en main pour faire prévaloir son autorité. Car, s’il se complait dans ce pilonnage de hauts caciques de son parti orchestré par des sauvageons, il assistera à coup sûr à la destruction de ce joyau politique qui lui a permis en moins de quatre ans d’existence d’occuper la station suprême. Le zèle dont font montre Mame Mbaye Niang, Mbaye Ndiaye et Bara Ndiaye participe plus à la déstabilisation du parti présidentiel qu’à autre chose.
Le PDS où Macky Sall a fait une bonne partie de sa carrière politique a été victime des zélotes d’Abdoulaye Wade et de son fils qui ont expurgé du parti tous les militants accusés de fractionnisme. La défenestration de Macky Sall et compagnie, on l’a vu, avait été lourde de conséquences puisqu’ayant entraîné la défaite de Wade en 2012.
De même, la démission de Djibo Ka et l’exclusion de Moustapha Niasse, respectivement en 1996 et 1999, avait fait perdre au Parti socialiste atrophié le pouvoir en 2000. Jamais deux sans trois et aujourd’hui l’APR suit la même trajectoire que le PS et le PDS. Les anthropophages apéristes sont en passe d’accélérer la disparition du parti du cheval. Au galop !

Y’a-t-il un capitaine dans le navire pour débarquer ce dangereux aventurier,pour ne pas parler de flibustier ?Par Ass Malick NDOYE,Responsable APR, commune de Fass Gueule Tapée Colobane

Un éminent membre du cabinet présidentiel, a commis une interview dans une télévision de la place, pour demander ouvertement son débarquement, et du gouvernement, et de la direction du parti. Car poursuit-il, il nous a fait un grand tort. C’est le chef de cabinet du président de la république pour ne pas le nommer.
Le président Macky Sall a beau s’arcbouter dans le clair-obscur du “Ni oui, Ni non“, rien n’y fait ! La question du troisième mandat revient périodiquement nourrir les controverses dans l’échiquier politique. Le débat fait rage dans le camp d’en face, autant que dans notre propre camp. Pas même le sabre que le président a dégainé plusieurs fois pour décapiter, n’a pu apaiser l’ardeur et la folie de ces dangereux zélotes qui vont sur les plateaux de TV pour débiter calembredaines et paradoxes éclatants ! Assurément nous sommes rattrapés par une épidémie de langues qui se délient ! On s’enivre de tous les sens ! Il faut être un roi des gaffeurs et des dérapages, pour d’abord transgresser l’interdiction décidée par le président de parler d’un autre mandat que du mandat en cours, ensuite regarder les sénégalais dans le blanc de l’œil pour leur dire que « Macky Sall en est à son premier mandat selon la constitution de 2016 ! ».
Un président qui a déjà brillamment fait florès dans le redressement d’un Sénégal laissé au bord du précipice par le vieux politicien qui nous gouvernait jusqu’en 2012, a-t-il vraiment besoin d’un tel fayotage ? Il y a là, pour qui tient les yeux ouverts, l’embryon d’une grossière et maladroite tentative de légitimation d’un troisième mandat. Tous les républicains de ce pays s’en émurent à grand renfort de protestations. Par ailleurs, le gribouille vient de payer des verges à nos adversaires pour se faire fouetter. Il vient tout simplement de donner du grain à moudre à une opposition dite radicale et à ces activistes populistes qui passent le plus clair de leur temps à exciter les bas instincts de la plèbe en creusant le ressentiment virulent envers le président Macky Sall.
Les réflexes pavloviens qui conditionnent la pensée de ces activistes compliqués de politiciens encapuchonnés vont désigner immédiatement le président de la République  comme le responsable de ces énormités sorties de la bouche d’un vieux briscard illuminé et obtus, qui fait dans le fayotage et la minauderie pour rester dans les petits papiers du prince.
Vous savez les peuples excédés, arrivés au bout du rouleau, n’en ont que faire des constitutions, des lois et des règlements. Surtout quand leur volonté de changement se fait pressante. Comment peut-on ignorer cette terrible mise en garde de Denis Diderot ?« Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au-delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte ». A-t-on idée de cracher sur les immenses sacrifices consentis, de se décharger de la dette de sang payée par le peuple sénégalais en 2011-2012, pour empêcher un vieux satrape compliqué d’un dangereux aventurier de rempiler pour un troisième mandat ? Le 19 mars 2000, nous étions des milliers de jeunes à Point E, les étoiles plein les yeux, devant le domicile du candidat Abdoulaye Wade. Voici les terribles propos que nous tenions : « Abdou Diouf, même si vous avez gagné les élections, vous allez devoir partir. » Grâce à la grande sagesse d’Abdou Diouf, sa lucidité d’homme d’état, et son attachement aux valeurs républicaines, le Sénégal aura reculé d’un cran du bord du gouffre abyssal de l’aventure politique !
Dans une vidéo qui circule sur la toile le président Macky Sall a clairement dit en 2018, qu’il faisait son premier mandat et que s’il obtient un autre, si les sénégalais lui font confiance à nouveau, ce sera son deuxième et dernier mandat.
Alors pourquoi des journalistes à la ramasse, friands de sensationnel, toujours en quête de scoop, continuent, ad libitum ad nauseam, à lui poser une question dont ils ont déjà la réponse ? Le président excédé et déterminé à se concentrer  sur ses missions régaliennes, en est arrivé à interdire tous ses collaborateurs, à parler d’un éventuel troisième mandat. Depuis le président est devenu Ondoyant, fluctuant, versatile dans ses réponses, là où il aurait fallu rigueur, constance et cohérence.
Le peuple qui a barré la route, et aux aventuriers qui voulaient pousser Abdou Diouf à confisquer la volonté populaire et au vieil autocrate qui voulait le flouer, est toujours debout, vigilant, sur le chemin tortueux de l’aventurisme politique. Pourquoi se laisser distraire alors, par le jeu particulièrement pervers initié par de piètres influenceurs politiques dont l’objectif, à peine dissimulé, est de prolonger le magistère de Macky Sall pour probablement pérenniser prébendes, sinécures et strapontins ? Que vaut la parole d’un vieux briscard compliqué d’un fayot qui fait la danse du ventre au président pour remonter dans son estime mais aussi pour remonter sur sa bête ? Peut-être l’estime du président lui reste accessible pour ses minauderies. Mais retrouver un ministère avec un portefeuille est une illusion sans avenir, un rêve qu’il peut toujours caresser. Que vaut les calembredaines et courtisaneries d’un rentier de l’état affublé « Ministre d’état »?
Sobriquet qui lui a été attribué comme lot de consolation après son échec humiliant et retentissant dans un ministère de souveraineté, dans le premier gouvernement de Macky Sall. Que dalle !
Quand Macky Sall a pris ce vieux briscard la main dans le pot de confiture de la gabegie et du népotisme vulgaire, le président a basculé dans une colère titanesque, une révulsion horrifiée, et l’a définitivement neutralisé dans un ministère sans portefeuille. Alors quelle est la crédibilité de ce trouble personnage qui théorise, par des insinuations nauséabondes, la possibilité d’un troisième mandat ?
Le tollé fut fracassant, la bronca détonante, à la proportion du tabou qui a été foulé aux pieds et des arrière-pensées malsaines qu’on a prêtées aussitôt à l’auteur de ces propos. Certaines personnalités dans  l’entourage de Macky Sall, se croient avoir tous les droits sur le président. Même le droit de bénéficier d’un sauf conduit à l’impunité pour toutes leurs turpitudes.
Le droit d’embarrasser, de gêner tout le camp présidentiel avec des déclarations outrancières du genre : « Si Khalifa Sall était avec nous, il n’aurait jamais été arrêté ! » Excusez le peu ! Parce qu’elles seraient accourues les premières aux côtés du proscrit, de l’infréquentable de 2008 ! Est-ce là,  l’unique gage de légitimité et de préséance sur les autres militants qui ont pris le train en marche ? Est-ce que l’ancienneté est le seul agrégat constitutif de la synergie qui a poussé le train de la conquête du pouvoir jusqu’à la station présidentielle ? Cette ancienneté ou proximité au Président Sall, ne saurait les affranchir de l’obligation de retenue et de responsabilité républicaines, mais aussi et surtout de la loyauté que nous nous devons les uns envers les autres.
C’est avec amertume et dépit que nous avons vu à la télévision, une poignée de blancs becs et de jobards qui n’ont aucun mandat ni de la base, ni de la direction du parti, pour demander la destitution du ministre Amadou Ba qu’ils accusent d’activités fractionnistes. Ils sont certainement cornaqués par vieux briscards en perte de vitesse. Ce cannibalisme politique, cette tuerie domestique est, hélas, monnaie courante dans notre formation politique. Une jeunesse républicaine doit avoir mieux à faire que d’être utilisée comme sicaires sanguinaires, instrumentalisés pour s’en prendre à des dignitaires compétents et loyaux de leur propre formation politique. Le régime de Macky Sall a-t-il enfanté ses propres fossoyeurs ? Les jeunes de notre formation politique, qui demain vont assurer la relève démocratique, doivent être encouragés à s’approprier le PSE, le 5-3-5, et d’être le fer de lance pour une meilleure compréhension des politiques lumineuses de son excellence le président Macky Sall. Nous nous attendons à les voir sur les plateaux de télévision, à les entendre sur les ondes des radios, à les lires dans les colonnes des journaux, pour vulgariser les ambitieux programmes du gouvernement. Il leur incombe de  transmettre avec rigueur, des analyses sérieuses et des propositions réfléchies.
Au lieu de s’abandonner à la parodie médiocre, aux insultes sanguinaires et aux allusions nauséabondes, dignes de tâcherons politiques. Certains jeunes républicains, manipulés, hélas comme ils le sont par de vieux roublards, des Has been,  qui ont leur carrière politique derrière eux, devraient se méfier de l’aventurisme politique. Il ne faut pas  s’étonner dans ces circonstances, que la grande plupart de nos jeunes concitoyens ne prennent plus part à la vie politique. La parole politique doit s’inscrire dans un dialogue exigeant sans s’y pervertir. Amadou BA est un brillant administrateur civil, né après les indépendances comme Macky Sall. Breveté de l’ENAM section : impôts et Domaines, Il n’a pas fait 06 mois dans son ministère, pour se faire virer du gouvernement comme un boulet encombrant.
Mais 06 ans durant, la confiance du président Macky Sall en bandoulière, il a tenu avec brio les manettes de l’économie sénégalaise avec des taux de croissance jamais atteints au Sénégal, et en nette progression de 2015 à 2019. Aujourd’hui il bénéficie encore de la confiance du président de la République pour diriger la prestigieuse diplomatie sénégalaise. Le Président Macky Sall pouvait se targuer d’avoir le meilleur ministre de l’Économie du continent. Amadou Ba avait été désigné « Meilleur Ministre des Finances d’Afrique » pour l’année 2017. L’ex argentier du Sénégal avait reçu cette distinction à l’occasion de la 11e cérémonie des African Banker Awards, tenue en marge des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Amadou BA en tant que politique s’est démarqué par sa polyvalence, en gagnant les doigts dans le nez, aux Parcelles Assainies : d’abord le Référendum de 2016, ensuite les législatives de 2017, et last but not least, la présidentielle de 2019, sous le brillantissime leadership de son excellence le président Macky Sall. Les œuvres sociales d’Amadou Ba aux associations socio culturelles opérant aux parcelles Assainies, aux organisateurs de Gamous ou de Thiant aux PA, à la totalité des mosquées des 26 unités des PA surtout en période de Tamkharite, à la grande plupart des familles religieuses du Sénégal, sont aujourd’hui un secret de polichinelle. Plutôt que de regarder ce prestige et cette crédibilité d’Amadou BA comme de la plu value pour notre parti, des gribouilles et des crétins de compétition le considèrent comme du fractionnisme. Le président Macky Sall est le citoyen le plus informé mais aussi le mieux informé.
Si ce fractionnisme imaginaire était avéré, ce n’est pas un groupuscule de gribouilles, jeunes prétentieux et paltoquets manipulés par de vieux paranos et complotistes qui voient des coups de Jarnac, déloyauté et fourberie partout, qui va le lui apprendre ! S’en prendre à des femmes et des hommes de confiance du président, prétendre être plus informé que Macky Sall, c’est en venir au respect du président de la République. Amadou BA est tout simplement un compagnon politique, un frère libéral engagé aux côtés de son excellence le président Macky Sall qui ne l’a jamais pris en défaut de loyauté.
C’est un ministre compétent et loyal au président avec une densité intellectuelle et une légitimité politique autrement plus fortes que celles de ses vils contempteurs et ergoteurs, couverts de ridicules et d’opprobre. Ils tentent aujourd’hui d’organiser désespérément sa mise à mort qui, de sinistre mémoire, rappelle les heures sombres de la mise à mort d’un certain Macky Sall. Les godillots et sicaires du PDS qui avaient fomenté la mise à mort de ce jeune, brillantissime et loyal premier ministre avaient fait basculer cette organisation dans la logique qui devait sceller sa perte. Il ne faudrait pas en arriver à vérifier à nos dépens, la terrible sentence hégélienne selon laquelle
« l’histoire est un abattoir ».
Nous n’avons aucune ambition aux parcelles Assainies. Le seul lien qui nous lie avec Amadou Ba, c’est notre appartenance à la même formation politique. Il est une personnalité crédible et nous en sommes fiers ! Seulement nous abhorrons, l’injustice, la tyrannie et l’acharnement cruel qui sont les plus exécrables des travers de l’Homme. Nous sommes tous interpellés au premier chef. Notre silence pourrait être assimilé à une quelconque adhésion aux intrigues et grenouillages fétides de politiciens à la ramasse.

Macky, à l’épreuve du mandat-piège !

http://www.sudonline.sn/Alors qu’il s’était engagé par divers actes à pacifier l’environnement politique, le chef de l’Etat semble aujourd’hui avoir perdu ce combat du fait de la persistance du débat sur le troisième mandat qui a pris une proportion énorme au sein même de son parti, allant même jusqu’à créer une véritable bataille de succession à l’Apr, entre seconds couteaux notoires, au détriment de présupposés dauphins qui peinent à se départir des ambitions présidentielles qu’on leur prête, à tort ou à raison.
Un coup d’épée dans l’eau. C’est ainsi que l’on serait tenté de qualifier les efforts entrepris par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour apaiser l’espace politique sénégalais, en ce début de quinquennat. En effet, après son premier mandat fortement marqué par plusieurs tensions politiques du fait, entre autres, de la traque des biens supposés mal acquis et de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, le chef de l’Etat avait opté au lendemain de sa réélection pour son second et dernier mandat pour la décrispation totale de la scène politique en vue de créer les conditions d’une bonne exécution de son programme quinquennal, sous label PSE Pour autant, il a commencé par un appel à un «dialogue sans exclusive, constructif et ouvert » lancé à son opposition et à toutes les forces vives de la Nation dans la foulée de la confirmation de sa victoire par le Conseil constitutionnel.
Au lendemain de sa prestation de serment, il a également à la surprise générale annoncé la suppression du poste de Premier ministre, une mesure que certains observateurs avaient même qualifiée de stratégie visant à effacer toute velléité de dauphinat au sein de l’équipe gouvernementale et assoir ainsi directement son autorité sur les membres de l’attelage gouvernemental. Toujours, dans cette démarche de décrispation, il a invité les responsables de son parti et de la coalition au pouvoir notamment les ministres à se concentrer sur le travail pour lequel ils sont nommés et à ne pas perdre du temps sur le débat concernant son 3ème mandat. Et Macky Sall est même allé jusqu’à prendre un décret pour débarquer de leurs fonctions des responsables de son parti qui ont donné leur avis sur son dernier mandat présidentiel.
À ces actes posés par le chef de l’Etat, il faut également ajouter les retrouvailles scellées avec son ancien mentor et prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, sous l’égide du Khalife général des mourides ainsi que la libération par grâce présidentielle de Khalifa Ababacar Sall et autres personnes condamnées dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.
Seulement, en dépit de tous ces efforts du chef de l’Etat pour créer les conditions d’un climat apaisé, son second mandat actuel semble piégé par le débat sur la succession. Alimenté pour la plupart du temps par les propres partisans du président, ce débat est en train de prendre aujourd’hui des proportions énormes. En effet, outre les appels lancés à des responsables qui ont l’ambition de succéder au Président à se déterminer, le débat de succession est aujourd’hui alimenté par des  accusations contre ces responsables de l’Apr de comploter dans le dos du chef de l’Etat. C’est ainsi que la présidente du Conseil économique social et environnemental, Aminata Touré,0 et l’actuel ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, sont accusés de mener des activités subversives par certains de leurs camarades de parti. Il faut dire que cette situation contraste avec l’ambition du Président Sall de pacifier l’environnement politique en vue de dérouler son programme de gestion quinquennale du Sénégal. Pour dire que le mandat en cours peut être un véritable cadeau empoisonné pour Macky Sall !

GUERRE DE SECESSION–LES ARMES DU «MACKY» CONTRE LE COUPLE REBELLE

NETTALI.COM – La guerre de succession de fait, à l’Alliance pour la république, est loin de s’estomper. Même si Coronavirus a semblé absorber l’écume des escarmouches verbales, la tension reste permanente en sous-sol, après que le dieu Mars a lâché les faucons du palais sur Amadou Bâ et Aminata Touré, ainsi accusés de tous les péchés d’Israël.
Lundi 9 mars, le ministre des Affaires étrangères, réputé futé, a choisi l’hémicycle pour remettre l’affaire sur la table. Le sourire en coin, comme pour afficher un air détendu, il a tenté de minimiser la situation en ramenant tout à une sorte de querelle familiale sans grand intérêt et qu’il se promet de résoudre, estimant que “dans tout parti, il peut y avoir des frustrations çà et là, justifiées ou pas.” Avant d’ajouter qu’ils “tenterons maintenant d’apporter des éléments de solution “. Amadou Ba a en tout cas  fourni une explication des plus simples : “Le président de la République m’a fait confiance et m’a demandé de faire de la politique et je continuerai à faire de la politique tant qu’il me le demandera“. Une manière de botter en touche et de faire remarquer que son action s’inscrit dans une logique de mission ordonnée par le Président Sall.
Mais sous son semblant de sérénité, le feu couve et Amadou Ba s’attend certainement à recevoir d’autres assauts. Sa ritournelle fondée sur la loyauté en est presque devenue un disque rayé. Mame Mbaye Niang et Mbaye Ndiaye, vont-ils lâcher Amadou Ba ? Seul le temps nous le dira !
Dans ce combat aux allures de jeu de dupes, difficile pour Amadou de s’échapper ; trop de griefs semblent plaider en sa défaveur.
D’abord sa responsabilité dans la gestion de Macky Sall. Combien de fois l’ex-argentier de l’Etat ne s’est-il pas glorifié d’avoir ramené un gros pactole au gouvernement en accumulant des dettes qui nous valent aujourd’hui d’être dans cet environnement de morosité économique au point que le Sénégal est obligé de s’endetter lourdement encore ? L’alerte lancée récemment par le Fmi vient nous renseigner sur la situation tendue que d’aucuns tentent de minimiser. Le dépeçage de son ministère au lendemain de la victoire du Président, n’est-il pas finalement la preuve d’une inefficacité reconnue et qu’il a fallu résoudre ? Amadou Ba aura beau justifier sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères, sa mutation demeure considérée comme une sanction. Avec en plus , Moïse Sarr comme une sorte de doublon. Une situation qui selon certains observateurs, sonne une sortie progressive.
“Vous ne m’auriez pas inviter en tant que ministre des Affaires étrangères s’il y avait un seul nuage entre le Président et moi. Ce n’est pas possible”, a laissé entendre Amadou Bâ, répondant sur I-TV à Mamoudou Ibra Kane avant d’ajouter : “Hier, il a décidé de m’appeler à ses côtés comme ministre des Finances, aujourd’hui, il m’a nommé ministre des Affaires étrangères, demain Dieu seul sait ce qu’il va faire (…) La qualité de nos relations est excellente. Je pense avoir le privilège d’être l’une des personnes les plus proches du président de la République. Il ne m’aurait pas mis ministre des Affaires étrangères s’il n’avait pas confiance en moi. Le ministre des Affaires étrangère est, par excellence, le ministre qui est toujours avec le Président”,
Qui plus est, Amadou Ba est perçu, à tort ou à raison, comme le métronome en tapinois qui a activité Sory Kaba sur le sujet 3ème mandat et qui est allé dans le sens de dénier à Macky Sall le droit de se présenter à nouveau. Face à Mamadou Ibra kane, celui-ci se défendra de toute amitié avec Sory Kaba qu’il n’aurait jamais eu au téléphone et encore moins rencontré en réunion. Celui-ci était pourtant directeur des Sénégalais de l’extérieur. Il optera pour la dénégation systématique au sujet de ses connexions prétendues avec Pastef jusqu’à cette accusation de financement de ce parti.
Evoquant ses relations avec Cissé Lô, il les réduit à la simple réciprocité dans le respect. Pourtant, El pistelero est récemment monté en première ligne pour prendre sa défense, quand son exclusion a été agitée. Qui connait Cissé Lô, sait  qu’il n’est pas homme à se mettre dans une posture de larbin ; ni à se laisser humilier sans broncher.
Comme pour faire remarquer que les faucons ne vont pas se retirer sur l’Aventin de sitôt, invité à Sen Jotaay, l’ex-ministre de la Jeunesse, Mambaye Niang décrit comme un proche de la dynastie « FayeSall », a tiré fort sur le chef de la diplomatie. En clair, le chef de cabinet du président Sall a relativisé la portée du mérite attribué à Amadou Ba dans les victoires de la majorité dans la capitale, depuis le référendum de 2016. « Le président Macky Sall n’est pas un homme à subir des pressions ; en 2012 il a gagé à Dakar sans eux (Amadou Ba et Mimi Touré) », déclara Mame Mbaye. Mieux, rappelle l’invité de la Sen Tv, l’actuel ministre des Affaires étrangères avait été battu dans son propre bureau de vote aux législatives de 2017. « Aux législatives de 2017, certes il était tête de liste, mais de nombreuses personnalités, qui n’étaient pas investies,  avaient mouillé le maillot, dont les anciens ministres Pape Abdoulaye Seck et Maïmouna Ndoye Seck. La première dame Marième Faye Sall, Adama Faye, Seydou Gueye, Abdoulaye Diouf Sarr, moi-même qui vous parle. Vous vous rappelez bien, on était restés une semaine à faire du porte-à-porte, parce que Barthélemy Dias menaçait de saboter les meetings de Benno Bokk Yakaar. J’ai été le premier à relever son défi, lors d’une caravane tenue à Grand-Yoff », tente-t-il de brûler le mythe.
Ce qu’il n’a pas dit, c’est que toutes les victoires de Benno bokk yakaar à Dakar ont été contestées par l’opposition, alors que de sérieux prétendants avaient été écartés de la course. Autant d’accusations en réalité guère fortuites.
Mais Amadou Ba a cette finesse d’esprit qui lui permet de manœuvrer. Peu bavard, il semble déterminé à ne pas se laisser dévorer sans broncher. En plus d’avoir les bonnes grâces d’une bonne partie de la presse, l’homme a su tisser sa toile et espère sans doute tirer profit de l’hostilité d’une certaine partie de la population, vis-à-vis du 3ème mandat, dans un contexte où d’aucuns semblent favorables à ceux qui ont l’ambition de succéder à Macky Sall.  L’ex-argentier de l’Etat est actuellement sur le devant de la scène et est désormais perçu comme quelqu’un sur qui il faudra compter. A moins que Macky Sall en décide autrement et lui demander d’”arrêter la politique”.
Les mêmes foudres sont réservées à Aminata Touré, la théoricienne de la « Traque des biens mal acquis » qui est soupçonnée d’élargir sa base politique en recrutant des transhumants. Cela serait aux antipodes de l’image de parangon de vertu qu’elle cherche à véhiculer. C’est sous son ministère que le procureur Alioune Ndao avait été éjecté de la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Aussi, le Conseil économique, social et environnemental est-il perçu dans l’imagerie populaire, comme une institution budgétivore destinée à recaser une certaine clientèle politique. Pourquoi a-t-elle accepté de présider aux destinées d’une institution aussi décriée ? Est-elle animée par l’obsession d’exister au point d’accepter tout et n’importe quoi ? Elle était envoyée spéciale du président avant d’atterrir à cette station dont on se demande la vocation et l’utilité. Aminata Touré peut vouloir prétendre au pouvoir, mais a-t-elle seulement gagné une élection ? A Grand Yoff, elle s’était fait battre. Aujourd’hui elle se cherche une base à Kaolack. Une sorte d’errance politique qui donne du personnage, une impression de se chercher. Est-elle de Grand Yoff ou de Kaolack ? That’s a good question ?
C’est dire que l’ex-directeur général des impôts et domaines et Aminata Touré devront ménager leurs montures pour aller loin dans ce combat de gladiateurs, où toutes les armes de dissuasion nucléaire seront utilisées. L’histoire des voitures achetées pour des membres du Conseil économique, social et environnemental, marque-t-il un tir de sommation ?
Que feront ces deux face au mouvement de Moustapha Diakhaté à venir ? Y aura-t-il une jonction ? Sont-ils déjà câblés ? Autant de questions floues pour le moment et qui nécessitent quelques éclairages.

“L’Apr risque d’installer un malaise au sein de la mouvance présidentielle”–Mohamed Samb

https://actunet.net/Entre hauts responsables qui se tirent dans les pattes, actes de défiance à l’autorité, luttes de pouvoir à la petite semaine et autres infractions à la discipline de parti, l’Alliance pour la République a fort à faire par les temps qui courent. Une situation qui interpelle le secrétaire général du Cadre de concertation libéral, es qualités d’allié de Macky Sall. Mohamed Samb dénonce la levée de bouclier orchestrée contre le ministre des Affaires étrangères Amadou Ba et sa camarade Aminata Touré, dite Mimi, présidente du Conseil économique, social et environnemental. Il précise, du reste, que la situation indispose au-delà des rangs de l’Alliance pour la République. “Les attaques contre Amadou Ba et Aminata Touré de la part d’autres responsables de l’Alliance pour la République sont intolérables et injustifiables. Depuis son accession au pouvoir en 2012 le président Macky Sall leur a régulièrement réitéré sa confiance et ils ont amplement contribué à sa réélection. L’Alliance pour la République risque d’installer un malaise, un climat malsain au sein de la majorité présidentielle. S’ils ont des désaccords, les responsables de l’Apr n’ont pas à les étaler comme des chiffonniers sur la place publique. Ils devraient se garder également d’attiser le feu de la succession à quatre années de la présidentielle de 2024 car cela risque de sonner la débandade dans les rangs du parti mais aussi de Benno Bokk Yaakaar et de la majorité élargie avec l’opposition en embuscade” avertit le secrétaire général du cadre de concertation libéral.

Amadou Ba et sa tentative de faire surseoir à la tenue de l’Assemblée générale de l’Apr des Parcelles Assainies: la vérité jamais racontée

https://actusen.sn/-On en sait un peu plus sur les raisons pour lesquelles la tension est au summum aux Parcelles Assainies où des membres de la Cojer et certains militants du ministre Amadou Ba se regardent en chien de faïence.
En effet le journal « Source A » qui relate cette affaire dans sa livraison de ce mardi a fait savoir que le ministre des Affaires et des Sénégalais de l’Extérieur était bel et bien au courant de l’Assemblée générale organisée, dimanche 1er Mars 2020. Et, au détour de laquelle il a été pilonné par les siens. Pis, ajoute le canard Castor Bourguiba, l’ancien argentier de l’Etat à la veille de l’Ag, a beau tenter de convaincre le député Badou Diouf et Cie à surseoir à la rencontre.
Mais mal lui en a pris. Au motif qu’Amadou Ba s’est heurté au refus ferme de ses camarades de Parti qui lui ont clairement notifié que les convocations ayant été déjà envoyées et les participants disposés à faire le déplacement, il n’était pas question que l’Assemblée générale puisse être reportée.
Nos confrères d’ajouter également que le ministre Amadou Ba est reproché d’avoir déserté la base, depuis la dernière élection présidentielle. On lui reproche, également, une gestion patrimoniale de l’Apr des Parcelles Assainies.

Crise À L’APR: Mimi Touré Accélère…Amadou Ba Décélère

https://www.xibaaru.sn/Crise à l’APR : Se dirige-t-on vers une accalmie ?Va-t-on vers une accalmie dans la crise au sein de l’Alliance pour la République (APR) ? Surnommée la « dame de fer), Mme Aminata Touré qui n’a pas l’habitude de se laisser marcher sur les pieds, a servi une citation directe pour diffamation contre un individu présomptueux, illustre inconnu de la scène politique qui cherche à se faire un nom parce que nommé à un poste de responsabilité par le Président Macky Sall. Nous voulons évidemment parler de ce sinistre personnage, Bara Ndiaye. Le Sénégal ne mérite de tomber si bas quand d’obscures personnages se retrouvent propulsés au-devant de la scène, et s’illustrent par des complots.
En tout cas, la plainte déposée par Mme Aminata Touré contre Bara Ndiaye permet de mesurer l’ampleur de la crise qui sévit à l’APR, en même temps qu’elle permet de baisser la tension. Peut-être, c’est ce qu’a compris Amadou Bâ qui appelle à la sérénité et au calme dans les rangs de l’APR.
Serein, Amadou Bâ, interpellé ce lundi 9 mars lors de son passage à l’Assemblée nationale, explique : « Ce qu’il faut retenir, c’est que le président m’a fait confiance, et m’a demandé de faire de la politique. Il n’y a vraiment pas de préoccupation. Maintenant, dans tout parti, il peut y avoir des frustrations, çà et là, justifiées ou pas. Nous tenterons d’apporter des éléments de solution. Je pense que c’est ce qui nous est demandé à travers ces actions que nous déplorons, et que nous condamnons. Peu importe l’action est là, il va falloir apporter des éléments de réponse, et c’est ce que nous ferons ».
Et de poursuivre : « Les difficultés vont avec les contingences mais ce n’est absolument rien. Ce qui est important, c’est de travailler en toute loyauté, et de n’être jamais pris à défaut ». Dans la même foulée, il compte rencontrer tous les militants de l’APR aux Parcelles assainies.
Une attitude qui démontre qu’au moment où des comploteurs font tout, profitant de leurs positions pour retenir en otage toute une nation, des responsables qui subissent toutes leurs intrigues, ne veulent être déviés de leur choix qui est de travailler pour le Sénégal.La

Sory Kaba: «Macky Sall Doit Ramener Moustapha Diakhaté Dans Les Rangs»

https://www.xibaaru.sn/-Limogé en octobre dernier suite à sa sortie au Grand Jury de la Rfm sur un éventuel troisièeme mandat de Macky Sall, Sory Kaba, dans un entretien avec le journal Le Quotidien marque son désaccord sur le renvoi de Moustapha Diakhaté de l’Apr.
L’ancien directeur des sénégalais de l’extérieur estime que :  » le président de la République doit ramener Moustapha Diakhaté dans les rangs. La Commission de discipline du parti qui l’a exclu doit revenir sur sa décision. Les sages du parti doivent mener la médiation pour qu’on le réhabilite et qu’il continue à jouer pleinement son rôle dans le parti parce qu’il fait partie de ceux-là qui ont accompagné le président de la République depuis le début et nous ne devons pas être fiers de l’avoir en face de nous, dans l’opposition. Cela ne nous honore pas. Et au-delà de Moustapha Diakhaté, toutes les personnes qui sont à la périphérie du parti. C’est cela qu’il faut pour que nous puissions consolider nos acquis  » peste-t-il

Brouilles à l’APR: Sory Kaba charge Yakham Mbaye et fait des révélations

XALIMANEWS- Depuis son limogeage, l’ex Directeur des Sénégalais de l’extérieur s’est muré dans un silence.
Toutefois, il sort de sa réserve et s’en prend à Yakham Mbaye, l’accusant d’être un des responsables, de premier niveau, des brouilles dans l’APR.
«Je pense que Yakham Mbaye a été le plus virulent, inutilement d’ailleurs, contre moi. Je me rappelle quand je croisais le fer avec lui, sur le plateau de la 2sTv, devant la journaliste Maïmouna Ndour Faye, il problématisait la «dynastie FAYE-SALL», en faisant feu de tout bois parce qu’il était dans l’autre camp. Aujourd’hui, c’est ce monsieur-là qui vient me donner des leçons. Cela ressemble fort à de l’ironie. On lui a fait de la place, et maintenant il cherche à exclure certaines personnes de ce parti (…) C’est lui la personne dangereuse qu’il faut extirper de ce parti pour qu’il puisse continuer à diriger encore ce pays», charge Sory Kaba dans une interview accordée au journal le Quotidien, cité par Walf.
Et de poursuivre : «  Des gens comme lui n’ont pas leur place dans l’Alliance pour la République (APR) et c’est bien dommage. Quand Yakham Mbaye va jusqu’à  considérer que les ministres d’État Mbaye Ndiaye et l’ancien Premier ministre Boun Abdallah Dionne sont  des manœuvriers contre le président de la République, on se demande dans quelle République somme-nous. D’où tire-t-il sa légitimité pour s’arroger le droit de faire le gendarme au sein de l’APR ».
Selon Sory Kaba, Yakham Mbaye ne devrait pas parler autant. Mieux, il doit se taire. « L’APR est arrivé au pouvoir sans lui qui a pris le train en marche. S’il pense que pour montrer sa reconnaissance, envers le président de la République, il doit flinguer tous les anciens compagnons de ce dernier, il devient lui-même le véritable danger pour le Président Macky Sall », a-t-il ajouté.

Djibril WAR: «Ces Gens…,Des Renégats Et Ingrats De La Trempe De Moustapha DIAKHATE …»

http://www.walf-groupe.com/Lors de son temps de parole, hier lundi,  à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier une convention entre le Sénégal et le Turquie, Me Djibril WAR s’est accentué sur les problèmes de l’APR.
En effet, alors qu’il était question de « double imposition et d’évasion fiscale », le député s’est penché sur les tiraillements entre militants de son parti. Selon lui, ce comportement « fragilise le parti présidentiel et la coalition Benno Bokk Yakaar et démotive surtout les militants. C’est une insouciance de ces intrigants et manœuvriers qui font croire à des crédules zélés qu’ils agissent pour faire faire exécuter la volonté du président».
Poursuivant, Djibril WAR, président de l’école du parti de l’APR, loin de la pédagogie et du sujet débattu, solde ses comptes. « Ces gens apportent de l’eau au moulin de certaines personnes, des renégats et ingrats de la trempe de Moustapha DIAKHATE, qui crachent sur le ruisseau du président Macky SALL qui les a désaltérés  et qui s’échinent à designer le président Macky SALL comme étant à l’origine de ces accusations suivies de lapidation », peste le député.WALFNet

Bara Ndiaye à Amadou Ba: « la fidélité, ce n’est pas uniquement un discours, c’est un comportement »

https://www.dakarposte.com/La sortie de Amadou Ba réitérant sa fidélité à Macky SALL n’a pas trouvé un écho favorable chez Bara ndiaye, maire de Méouane et Directeur général de la Maison de la presse. Selon ce dernier, la fidélité ce n’est pas uniquement un discours, c’est un état d’esprit, un comportement, une attitude qui n’est pas fondée sur le calcul encore moins la manoeuvre. Le maire de Méouane dit attendre du ministre des affaires étrangères des actes qui prouvent sa loyauté.

DIALOGUE NATIONALE: L’opposition propose une «Haute autorité indépendante» pour organiser et gérer les élections

https://www.jotaay.net/ Les Autorités en charge de l’organisation et de la gestion des Élections et des Médias «publics» seront au cœur des débats du jour à la Commission du dialogue politique. Pour l’opposition, à la place du ministère de l’Intérieur dont le patron est jugé partisan, elle propose une Haute autorité indépendante, pour gérer et organiser les élections. Aussi, elle réclame une Haute autorité pour la gestion des médias publics.
L’opposition n’est pas loin de la proposition de la société civile. Même si elle ne parle pas de ministère, pour la gestion des élections, elle propose une «Haute Autorité indépendante» chargée d’organiser et de gérer les élections. Cela, dit-elle, pour «redonner la confiance entre acteurs». Si elle a fait une telle proposition, c’est parce que l’opposition dénonce la «partialité, maintes fois constatées du ministre de l’Intérieur, militant et responsable du parti au pouvoir», ainsi que «les manquements répétés de l’actuelle Cena», notamment dans son rapport sur les élections législatives, où elle a avoué que c’est l’administration qui,  en un moment donné,  avait pris sur elle la responsabilité d’envoyer en vrac et sans tri les cartes d’électeurs, provoquant ainsi toutes les perturbations qui s’en sont suivies.

Une Haute autorité des médias «indépendante, dotée de compétence de sanctionner les dirigeants des médias publics»

Pour la structure qui aura en charge la gestion des médias «publics», l’opposition propose une «Haute autorité des médias». Un organe qui, selon la proposition, sera «indépendant, doté de pouvoirs et de moyens, impliqué dans la procédure de nomination (proposition de liste de dirigeants potentiels parmi lesquels l’Exécutif fera son choix)». Cette haute autorité aura, entre autres missions de «réguler le secteur des médias et de garantir l’accès à l’information et l’accès équitable aux médias du service public à tous les citoyens et aux organisations politiques, syndicales et sociales». Elle pourrait également avoir «compétence de sanctionner les dirigeants des médias publics qu’il pourra révoquer en tant que de besoin». Ces réformes sont d’autant plus nécessaires pour l’opposition que le pouvoir s’accapare des médias publics d’où sont quasiment exclus les opposants. Or, précisent les opposants, «aux termes de la loi sur les partis politiques, les partis membres de la coalition au pouvoir n’ont pas plus de droit que les partis membres des différents fronts de l’opposition». En ce sens, Sourang et Cie notent qu’en dehors des périodes de campagne électorale où l’égalité entre les différents partis est rompue au profit de la représentativité définie et appliquée sous le contrôle de l’autorité de régulation des médias, les dirigeants de la Rts n’ont aucun droit de privilégier les partis au pouvoir dans le traitement de leurs manifestations.Mbaye THIANDOUM

DIALOGUE NATIONAL: La société civile propose un «ministère chargé des Élections et de la Modernisation du système partisan»

https://www.jotaay.net/Parmi les propositions qui vont être aujourd’hui à la table de la Commission du dialogue politique, il y a les propositions de la société civile relatives à des réformes institutionnelles, de la Cena et du Cnra.
Pour éviter ce qui se passe aujourd’hui avec des élections gérées par un ministre de l’Intérieur partisan, la société civile propose la création d’un «ministère chargé des Élections et de la Modernisation du système partisan». Ce ministère, expliquent les organisations de la société civile, «devra être conduit par une personnalité consensuelle sur la base des critères de neutralité et d’impartialité». Avec comme mission de «gérer le processus électoral», ce département ministériel se chargera de définir les politiques et conduire les réformes électorales, préparer et organiser les opérations électorales et référendaires et répartir les fonds publics alloués aux partis politiques. Et d’ajouter que ce ministère assumera l’ensemble des missions attribuées à la Direction générale des Élections qui reste sous son autorité».

Ou un modèle de «gestion tripartite et mixte»

A défaut de créer un tel ministère, la société civile propose en seconde option, l’instauration d’un «modèle de gestion tripartite et mixte». Le modèle tripartite consistera à repartir la gestion électorale entre les trois structures que sont : le ministère de l’Intérieur (définir les politiques et le cadre juridique en matière électorale et assurer la sécurité des électeurs et du matériel inhérent à l’élection), la Délégation générale aux Élections (dégagée de la tutelle du ministère de l’Intérieur et dirigée par un haut fonctionnaire en activité avec sous sa tutelle une Direction du Fichier électoral (Dfe) et la Cena (nouvelle formule).

«Revoir» la composition et le mode de désignation des membres de la Cena et ses attributions

En plus de la tutelle des élections, la société civile veut une réforme de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ainsi, elle propose de «revoir la composition et le mode de désignation des membres». Cela, de manière à permettre aux institutions et associations de la société civile de proposer une liste de personnalités indépendantes pour la désignation de membres, connues pour leur probité morale, leur impartialité et leur compétence. Sur ce point, la société civile demande aussi d’intégrer la représentation des partis politiques au niveau de la Cena, avec des membres choisis au sein des partis et coalitions de partis présents à l’Assemblée nationale à raison de deux (02) représentants de la majorité, deux (02) représentants de l’opposition et un (01) représentant des non-inscrits. Ces derniers seront membres non permanents qui siègent en période électorale. Il seront «sans voix délibérative».
S’agissant du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), la société civile propose de mettre en place une commission chargée d’étudier les propositions du Cnra afin de permettre à la Commission politique de prendre une décision ou alors reporter l’examen des propositions à la prochaine revue du code électoral.Mbaye THIANDOUM

DIALOGUE POLITIQUE: Ces demandes des handicapés rejetées par les politiques

https://www.jotaay.net/La Commission du dialogue politique va discuter aujourd’hui, entre autres points, le plaidoyer de la Fédération nationale des associations des personnes handicapés (Fsaph). Celle-ci a rencontré en ce sens le comité technique de la commission, qui a examiné les 9 points du plaidoyer et formulé des propositions. D’ores et déjà, le comité, notamment ses composantes politiques, a rejeté plusieurs des demandes de la Fsaph, comme la présence obligatoire de deux handicapés sur les dix premières places des listes aux législatives et municipales, la présence dans les comités électoraux départementaux et la participation aux travaux de la revue du code électoral.
Dans leur plaidoyer, les responsables des handicapés demandent de «compléter les dispositions de l’article L.80», en prévoyant l’apposition d’affiche devant chaque bureau de vote pour faciliter l’accès des personnes handicapées et leur donner la priorité dans l’exercice du droit de vote. Sur ce point, le comité technique a reconnu que l’article L.80 du code électoral, seul article sur la matière, ne prévoit que l’assistance humaine à la personne handicapée au moment de la phase active du vote, à savoir le choix du bulletin de vote et l’introduction de l’enveloppe dans l’urne. Dès lors, il propose de  «reformuler l’article L.80 en prenant en compte, chronologiquement, les difficultés dès l’arrivée dans le lieu de vote, avec, entre autres mesures : dispenser les handicapés de rang et leur donner la priorité d’accès à l’instar des électeurs militaires ou paramilitaires qui votent en tenue.
Possibilité à tout électeur vivant avec un handicap qui ne lui permet pas l’accès au bureau de vote où il est inscrit de choisir tout autre bureau du même lieu de vote plus facile d’accès
S’agissant de la réclamation d’au moins un «bureau inclusif» répondant aux normes standard en matière d’aménagement, dans chaque lieu de vote, en vue de faciliter l’accessibilité au vote, le comité souligne que la mise en place d’un tel dispositif requiert la résolution, au préalable, de plusieurs paramètres. Il propose que l’on peaufine la réflexion pour aboutir à l’étude de faisabilité à moyen terme.
Mais, en attendant un bureau inclusif, et vu que «l’accessibilité au lieu ou au bureau de vote est le problème majeur» des électeurs, le comité note qu’il y a lieu de «faire prendre dans le code électoral cette mesure immédiatement exécutoire», consistant à ce que, une fois dans le lieu de vote, «tout électeur vivant avec un handicap qui ne lui permet pas l’accès au bureau de vote où il est inscrit peut choisir tout autre bureau du même lieu de vote plus facile d’accès». Cela, selon le procédé utilisé pour les votants hors bureau originel.
Unanimité sur la présence d’un interprète en langue des signes pendant la couverture télévisuelle
En outre, sur sa demande de «rendre obligatoire la présence d’un interprète en langue des signes pendant la couverture télévisuelle de la campagne électorale en vue de faciliter le choix des sourds-muets», les membres du comité technique ont donné leur «accord unanime sur sa mise en œuvre». Aussi, il ont demandé d’instruire le Cnra pour la prise en charge effective de la mesure et sa pérennisation par la Rts. Il y a également un «accord unanime» du comité sur la demande d’introduction dans le fichier électoral la mention «type de handicap» en vue de faciliter l’identification des personnes handicapées pour leur assurer une ventilation à des bureaux accessibles.
Quant à «l’introduction du braille dans la confection des bulletins de vote ou tout autre moyen technique ou technologique» permettant aux personnes handicapées visuelles de voter de façon autonome, le comité reconnaît que «toute amélioration du système et des procédures est toujours acceptée» et que même «l’usage du braille règle partiellement la difficulté qui se pose aux handicapés visuels». Sauf que, souligne le comité technique, les handicapés visuels «ne sont pas tous capables d’en user».
2 handicapés dans les 10 premières places des listes aux élections législatives et locales: les politiques disent niet
Pour une meilleure présence dans les institutions et instances de décision, les responsables de la Fédération demandent de «rendre obligatoire la présence de deux (02) personnes handicapées dans les 10 premières places des listes aux élections législatives et locales». Cela, en «tenant compte  de la parité homme/femme, du type de handicap pour favoriser la diversité». Mieux, les handicapés proposent que soit «déclarée irrecevable toute liste ne répondant pas à cette obligation»
Mais, sur ce point, le comité technique, notamment les acteurs politiques, n’est pas sur la même longueur d’ondes que la Fédération des handicapés, soulignant des problèmes d’investiture et de discrimination. «En évoquant les difficultés liées aux investitures et le fait d’instaurer une discrimination entre militants, les acteurs politiques sont opposés au principe», souligne le comité. Qui ajoute que, néanmoins, les acteurs politiques sont pour «la poursuite de la réflexion au sein des formations politiques pour explorer les canaux qui pourront aider la Fsaph à réaliser ses desseins».
La demande des handicapés d’intégrer les comités électoraux départementaux et les travaux de revue du code électoral également rejetée
Sur un autre point, la Fsaph veut qu’on «implique les associations de personnes handicapées dans les comités électoraux départementaux».
Sur ce point aussi, le Comité technique a opposé une fin de non recevoir. Il souhaite qu’on «reste sur le statu quo en ce qui concerne la composition actuelle du comité électoral», telle que définie dans l’article L.65 du Code électoral. Mais, il serait possible pour le comité technique qu’on introduise un «alinéa nouveau» dudit article pour donner la possibilité à la Fsaph de transmettre un avis technique sur la carte électorale au préfet ou au sous-préfet. Ces mêmes autorités pourront également solliciter la Fédération pour le même avis technique.
De même, «la participation, en tant qu’entité, à la revue du Code électoral a été rejetée par le comité technique». Ce dernier propose à la Fsaph le «statut d’observateur», alors que celle-ci voulait une place à la table des travaux de la commission technique de revue du code électoral. En outre, les pôles de la majorité et de l’opposition ont ajouté que «la Fsaph peut aussi participer aux travaux de la revue du Code électoral mais en intégrant la délégation de la société civile».Mbaye THIANDOUM

Énième revers de l’Etat dans l’affaire Karim Wade: des « faucons » de l’APR réclament l’audit de la CREI

https://www.pressafrik.com/Pour avoir réactivé la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (Crei) afin de traquer Karim Wade, l’ancienne ministre de la Justice et Garde des sceaux, Mme Aminata Mimi Touré, n’a qu’à surveiller ses arrières.
D’après nos confrères du journal « Le Témoin », après le énième revers international de l’Etat, qui vient encore d’être débouté cette fois-ci par le tribunal de Première instance de Monaco, les détracteurs de Mimi Touré comptent revenir à la charge pour réclamer, cette fois-ci, l’audit de la Crei où des de milliards de francs ont été dépensés sans aucun recouvrement significatif, ni résultat dans l’affaire Karim Wade.
Nos confrères de souligner s’ils n’aiment pas ce genre, il sont obligés de faire cette délation : « des pontes du parti au pouvoir préparent un mémorandum dans lequel ils vont lister les milliards dépensés par l’Etat durant quatre ans, pendant la traque aux biens dits mal acquis. Ces gorges profondes tiennent à rappeler les 30 missions rogatoires jugées exagérées envoyées à travers le monde, les honoraires faramineux des avocats sénégalais, français et américains estimés à plusieurs milliards Cfa. Sans oublier la mise à contribution de nombreux magistrats, gendarmes, conférenciers, policiers, hommes d’affaires, notaires, banquiers, pourfendeurs et experts financiers qui se sont frotté les mains ».
« Le président Macky Sall a été abusé dans l’affaire de la Crei et sa bonne foi trompée par son entourage d’alors. Et les jours à venir, on va tout démontrer ! », a soufflé un « faucon » de la République.

DIFFAMATION–Différend Cheikh Oumar Hann-Pape Alé Niang: Renvoi au 24 mars pour paiement de consignation

https://www.dakaractu.com/Poursuivis pour « diffamation et complicité de diffamation » par le ministre Cheikh Oumar Hanne, le journaliste Pape Alé Niang, l’ancienne directrice de l’Ofnac Nafi Ngom Keita et l’ancien agent de l’Ofnac Mody Niang, devaient répondre aujourd’hui de ce chef devant le Tribunal correctionnel.
Vu que le dossier n’est pas en état, le juge a renvoyé l’affaire au 24 mars prochain pour paiement de consignation fixée à 50 mille francs. Peut-être que l’ancien directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), qui n’a pas été devant la barre, déférera à la convocation du Tribunal à la date du renvoi.
Le différend qui oppose le journaliste et Cie au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a pris ses racines dans la publication d’un rapport de l’Ofnac suivi de la publication du livre « Scandale au cœur de la République », par le journaliste chroniqueur de la SenTV

Le Port Autonome de Dakar au cœur du futur projet de Port de Ndayane par Alinard Ndiaye

L’Etat du Sénégal, à travers le Port Autonome de Dakar, est revenu à la table des longues et difficiles négociations avec le groupe des experts du concessionnaire (DPW) pour la finalisation et enfin le démarrage des travaux du Port du futur baptisé Port de Ndayane. C’est à la suite de la rencontre entre le Président de la République, Macky SALL, garant de notre économie nationale, et le Sultan Ahmet bin Sulayem, PDG du groupe DPW, le 07 février dernier.
D’emblée, il faut rappeler que le choix du Port Autonome de Dakar pour la conduite de ces négociations bien encadrées par l’Etat du Sénégal, s’explique par un double fondement, juridique et technique. Au plan juridique, l’objet de ces négociations est de discuter d’une disposition contenue dans la convention de concession qui lie le Port Autonome de Dakar et DPW depuis octobre 2007. Au plan technique, l’expertise portuaire est nécessaire et souhaitée dans ce genre de pourparlers. En effet, hormis les aspects financiers qui relèvent des orientations stratégiques de l’Etat central, l’essentiel des discussions vont tourner autour de notions techniques, très complexes par ailleurs. Ainsi il est question entre autres de tirant d’eau, de cercle d’évitage des navires, de répartition et de spécialisation des quais etc. À ce titre, c’est le lieu de rendre un vibrant hommage à l’expertise portuaire qui a été à l’origine du présent de concession. L’occasion nous est ainsi donné de révéler les importantes économies faites avec la gestion de ce dossier par l’expertise interne. Une consultance internationale nous aurez couté beaucoup d’argent.
Pour comprendre l’origine du port de Ndayane, il faut remonter à la convention de concession que l’État du Sénégal, à travers le Port Autonome de Dakar, a accordée à DPW, en octobre 2007, en deux volets :
1. L’Aménagement, l’Equipement, l’Exploitation, la Gestion et la Maintenance des terminaux des TAC1-TAC2-TAC3 (Terminal A Conteneurs) de la zone nord du Port Autonome de Dakar. Ce premier volet était un programme ferme que DPW devait réaliser dès l’entrée en vigueur de la convention de concession en janvier 2008;
2. La Conception, le Financement, la Réalisation, l’Exploitation et la Maintenance du Terminal du Port du Futur aujourd’hui appelé Port de Ndayane. Ce volet est un programme conditionnel.
Dans le cadre de la présente réflexion, c’est le deuxième volet de la concession qui nous intéresse à savoir le projet du port du futur que la convention de concession définit ainsi qu’il suit :
Le port du futur désigne l’infrastructure qui devra être conçue, financée, réalisée, exploitée et maintenue par le concessionnaire (DPW) dans le cadre du second volet du projet. Il sera repris en gestion par le concédant au terme de la concession (…)
Le projet du port du futur de Ndayane dénommé : Ndayane est un engagement contractuel de DPW selon les termes de la concession de 2007. A ce sujet, il ne fait aucun doute que DPW est un partenaire sérieux de renommée mondiale. La société est une filiale du groupe Dubaï world qui est une société de participation appartenant au gouvernement Dubaïote. Elle est créée en 2005 à la suite de la fusion de Dubaï Port Authority (DPA) et Dubaï Port International (DPI). Grâce à son professionnalisme et à son palmarès, la société DPW est devenue, en peu de temps, le troisième exploitant portuaire mondial avec à son actif la gestion de 49 terminaux à conteneurs, dans 52 pays à travers le monde.
Avec un partenaire d’une telle envergure, les négociations ne peuvent être faciles dans la mesure où chacune des parties va tirer le maximum d’atouts de son côté. C’est ce qui explique la longue période de négociations, ayant duré, une année et demie. Il faut, en outre, souligner que les lenteurs notées s’expliquent par le seul fait qu’il s’agit de l’avenir de plusieurs générations futures, de la discussion de données techniques d’importance capitale et de la sécurité de plusieurs milliers d’emplois.
Ce nouveau cycle de pourparlers, dit de Dakar se tient dans un contexte où chacune des deux parties exprime une bonne volonté et de réelles dispositions pour la matérialisation concrète du projet. Du côté du Sénégal, il s’agit pour les plus hautes autorités, de doter enfin à notre pays d’une plateforme portuaire et logistique nous permettant de faire face aux nouvelles exigences du transport maritime. Pour l’opérateur, cette détermination affichée et leur engagement s’expliquent pour des raisons hautement stratégiques. Il s’agit pour lui de faire de Ndayane une version africaine ou délocalisée du port de Jebel Ali qui, faut-il le souligner, est devenu le premier port en eaux profondes du golfe persique et le dixième port commercial du monde. Ainsi avec cet accord en vue, Ndayane est parti pour se positionner comme le géant africain dans la gestion du trafic conteneurisé de marchandasses.
Le port de Ndayane, selon des études et projections pointues effectuées par des experts, sera sans doute l’une des plus grandes plateformes portuaire de la sous-région, voire de l’Afrique. Techniquement, les tirants d’eaux varieront de 18 à 20 mètres. Une véritable révolution et don de la nature compte tenu de l’importance du site. Ndayane sera un port logistique multimodal et multifonction avec une connectivité sur l’aéroport, la zone économique et l’intense réseau routier qui ceinture le secteur.
La gestion moderne portuaire implique d’importantes réserves foncières. C’est pourquoi le futur port sera bâti sur un espace de 600 ha avec une logistique et des infrastructures de manutention de dernière génération pour un montant d’investissement qui va tourner autour de 1000 milliards. Le délai raisonnable de construction  ne dépassera pas 5 ans. Avec une telle infrastructure, le Sénégal sera enfin le lieu de passage des navires post-panamax ; ce qui permettra à notre pays de confirmer son leadership dans le secteur portuaire africain.
En outre, il est aussi prévu l’aménagement d’une zone économique spéciale intégrée de 600 ha qui sera attenante au Port. Cette zone économique spéciale intégrée avec tout son paquet technologique et ses commodités va favoriser l’installation et le déploiement de plusieurs centaines de sociétés multinationales suivant les standards internationaux.
La zone économique spéciale, va repositionner notre pays comme un pôle privilégié des investisseurs, mais aussi sera une bonne opportunité pour augmenter le volume de nos exportations.
En effet, le déploiement massif des entreprises multinationales pour la délocalisation de leurs activités dans la zone de Ndayane, va sans aucun doute créer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, mais contribuera à accroitre de manière drastique notre PIB et par la même occasion notre décollage économique.
De même, avec les nouveaux projets d’autoroutes (Mbour/Kaolack et l’autoroute côtière Dakar-Saint Louis) ainsi que  la forte volonté politique affichée par le Sénégal et le Mali en décembre dernier avec la création de la société DBF (Dakar Bamako Ferroviaire) avec comme mission principale le redémarrage du chemin de fer ; feront du port de Ndayane l’outil incontournable pour une meilleure prise en compte et des gains de trafic sur  les pays sans façade maritime.
Pour toutes ces raisons, les populations de la localité de Ndayane et environs doivent d’abord se réjouir que leur localité accueille un projet d’une telle dimension. En effet, leur localité; Ndayane est entrée dans l’histoire, car le développement socio-économique du Sénégal partira surement de là-bas. C’est le lieu de rappeler que le port de Ndayane n’est pas exclusivement pour la localité mais pour tout le Sénégal, tant bien même que le projet prendra en compte les besoins de toutes les populations environnantes en terme d’infrastructures, d’emplois et de consolidation de certains de leurs acquis.
Pour ce futur port de Ndayane, le Port Autonome de Dakar avec DPW sera incontestablement au cœur de tout le processus en tant que concédant et autorité portuaire.
En effet, en tant que démembrement de l’état du Sénégal, il devra être au centre de tout le projet. Il lui appartiendra, au nom et pour le compte du Sénégal, de gérer tous les aspects ayant trait à la souveraineté nationale. La vocation première de tout port est l’exercice d’une mission de service public pour les populations, les usagers et les différents acteurs.
Ainsi, en tant que concédant, il doit revenir au Port Autonome de Dakar la construction des quais, la construction du chenal d’accès, la gestion du pilotage des navires, la gestion du lamanage, la gestion de la sécurité et de la sûreté qui relèvent exclusivement de la puissance publique, ici incarné par le PAD.
Cette légitimé du Port Autonome de Dakar dans le projet du nouveau port trouve son fondement à trois niveaux :
1. Le statut de concédant,
2. Les limite du Port Autonome de Dakar s’étendent jusqu’à Sangomar (au-delà de Ndayane),
3. L’existence d’un personnel et d’une ingénierie portuaire outillées pour faire face aux défis de Ndayane. 
Ainsi, de notre avis, Ndayane ne doit pas entrainer la mort du Port de Dakar. En effet, avec la réalisation du port de Ndayane, l’essentiel des compagnies maritimes arrêteront de desservir Dakar à cause des caractéristiques liées à la taille des navires et à leurs tirants d’eau. Ainsi, avec Ndayane, le Port Autonome de Dakar deviendra forcément un port de cabotage, de pêche, de plaisance et de passagers. Il ne fait aucun doute que la structure est au commencement de tout, car c’est grâce à elle que DPW a obtenu cette concession dont on discute en ce moment de l’avenant qui va générer le terminal à conteneurs ainsi que le port du futur.
A ce sujet, Ndayane ne doit pas être vu comme un concurrent du Port Autonome de Dakar, mais sa suite logique pour les raisons suivantes :
• Saturation actuelle du port,
• Port ceinturé par la ville ; ce qui exclut toute possibilité d’extension,
• Impossibilité de faire face au gigantisme des navires à cause de son statut de port naturel et de la configuration actuelle de ses quais et ses tirants d’eau.
Par ailleurs, dans une très grande majorité des cas, les ports, quelles que soient leurs natures et leurs spécialisations, relèvent d’abord de la puissance publique à cause du caractère de service public aux passagers et aux marchandises.
Sous ce rapport, Ndayane ne doit pas être une exception quels que soient les moyens mis en œuvre par le concessionnaire pour sa réalisation. Pour des raisons de souveraineté nationale, sa gestion et sa tutelle doivent revenir de plein droit au Port Autonome de Dakar qui est, au demeurant, la seule entité étatique à même de gérer un port d’une telle envergure.
Selon les dispositions de la convention de concession, le concessionnaire (DPW) avait une obligation contractuelle de réaliser le terminal à conteneurs du port du futur qui devait lui revenir de plein droit dès l’achèvement des travaux, pour une concession de 25 ans.
Il faut noter que les concessions sont bien encadrées par l’essentiel des institutions telles la Banque Mondiale, la CNUCED, le CNUDCI et le FMI et par notre propre législation nationale avec la loi CET (2014-09 du 20 février 2014 relatif aux contrats de partenariat modifiée). Sous ce registre, une concession ne peut dépasser une durée de 25 ou 30 ans. C’est pour cette raison que le Sénégal n’a d’autre choix que de s’aligner, car une concession ne peut durer 75 ans comme semble le vouloir le concessionnaire DPW.
À ce sujet, l’État du Sénégal tout comme DPW doit réaliser que la notion de risque est un des fondamentaux des concessions surtout le risque politique.
Ces négociations de Dakar sont d’une grande importance pour le peuple sénégalais et son économie, parce qu’il s’agit de l’avenir de jeunes générations futures, mais aussi de notre économie nationale. Voilà autant de raisons, qui font que l’ensemble des acteurs dans ce processus (Etat, Concédant et différents intervenants) se doivent d’être armés d’un grand sentiment patriotique et être inflexibles, pour le bonheur de tout un peuple ainsi que pour l’intérêt du concessionnaire. Ce dernier représente un allié sûr et fiable qui a permis au Port Autonome de Dakar d’acquérir ses premiers portiques ainsi que divers outillages de manutentions.
Ce concessionnaire (DPW) a du mérite pour avoir choisi notre pays pour ses atouts géographiques et sa stabilité sociopolitique avant d’investir pour la réalisation d’un si grand projet qui va hisser notre pays à un rang élevé dans le transport maritime international.
Vivement que le rêve de réalisation du port en eaux profondes de Ndayane soit une réalité dans un délai raisonnable. La préservation des intérêts du Port Autonome de Dakar et la qualité de son personnel grâce auquel la vision et l’idée d’un port du futur ont beaucoup servi à l’éclosion du projet.,Cadre portuaire, Spécialiste des Concessions Portuaires, Titulaire d’un Master 2 en Management portuaire et maritime

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