Revue de Presse du Lundi 09 Mars 2020

Unes de la Presse du Lundi 09 Mars 2020
Unes de la Presse du Lundi 09 Mars 2020

LES DÉPUTÉS AUTORISENT LE CHEF DE L’ETAT À RATIFIER UNE CONVENTION FISCALE AVEC ANKARA

Dakar, 9 mars (APS) – Les députés ont adopté lundi un projet de loi autorisant le chef de l’Etat à ratifier une convention sénégalo-turque destinée à éviter les doubles impositions et à prévenir l’évasion fiscale, a constaté l’APS.
’’L’objectif de cette convention est, d’une part, d’éviter la double contribution fiscale des nationaux des deux Etats et, d’autre part, de prévenir la fraude et l’évasion fiscales internationales qui sont évolutives, multiformes et complexes et qui menacent la préservation de l’assiette fiscale’’, a indiqué le ministre des affaires étrangères Amadou Ba lors des échanges avec les parlementaires.
Côté sénégalais, cette convention va concerner cinq types d’impôts, notamment ceux relatifs respectivement à l’impôt sur les sociétés, l’impôt minimum forfaitaire sur les sociétés, l’impôt sur le revenu des personnes physiques, la taxe de plus-value sur les terrains bâtis et non bâtis, la contribution forfaitaire à la charge des employeurs, a-t-il détaillé.
S’agissant de la partie turque, les impôts ciblés sont ’’l’impôt sur le revenu et l’impôt des sociétés, a fait savoir Amadou Bâ.
Il a insisté sur le fait que la convention pouvait être dénoncée après une période de cinq ans à compter de la date de son entrée en vigueur (prévue à la date de la dernière notification, par écrit et par voie diplomatique).
El Hadji Issa Sall, un député non aligné a déploré ’’l’empressement’’ du Sénégal à ratifier la convention, alors que la ’’Turquie principale gagnante dans cette affaire ne l’a pas encore fait’’.
’’Le gouvernement du Sénégal comme à l’accoutumée, continuera à défendre les intérêts des Sénégalais. Cet accord de convention repose un débat prégnant dans les discussions nord-Sud, relatif au paiement des impôts là où les richesses se produisent’’, a ainsi réagi Amadou Ba.
Les députés ont également examiné et adopté un autre projet de loi autorisant le président de la République à ratifier une modification relative à l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Il s’agit à travers cette modification d’assurer ’’une distinction entre la dénomination de conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers et celle de certaines collectivités publiques locales et territoriales’’, a expliqué le ministre des Affaires étrangères aux députés.
L’Assemblée nationale a également examiné le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier un protocole additionnel de l’UEMOA modifiant et complétant le protocole additionnel relatif aux organes de contrôle de ladite organisation communautaire.
L’adoption par les députés de ce projet de loi illustre à ’’suffisance’’, selon le ministre des affaires étrangères, que ’’le Sénégal fait figure de bon élève en se distinguant de par sa célérité sur toutes les directives et le processus d’intégration de l’UEMOA’’.
Par ailleurs, les députés ont autorisé le président de la République à ratifier l’Amendement de Doha au protocole de Kyoto à la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques.
’’Conformément à sa politique de lutte contre le changement climatique, les dispositions de l’amendement de Doha devraient permettre au Sénégal de renforcer les ressources du fonds d’adaptation allouées aux pays en voie de développement dans le cadre de la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto’’, selon Amadou Ba.
Le cinquième projet de loi a concerné l’autorisation donnée au chef de l’Etat de ratifier l’accord portant création de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique(ACA), adopté à Grand Baie (Maurice) le 18 mai 20000.
’’L’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique(ACA), est la seule organisation multilatérale couvrant le risque politique et le risque de crédit commercial en Afrique’’, a souligné le ministre.
’’Elle apporte une assurance du risque politique en couvrant des événements tels que l’inconvertibilité des monnaies, l’expropriation, la guerre et les troubles civiles, ainsi qu’une assurance-crédit qui protège contre le non-paiement’’, a fait observer Ba.SMD/AKS

 Forte baisse du cours du pétrole, conséquences attendues au Sénégal

http://www.dakarmatin.com/L’épidémie du coronavirus devenue une pandémie a des conséquences négatives sur l’économie mondiale. Pour cause, le cours du pétrole a connu une très forte baisse, sous la barre des 30%. Une première depuis près de 30 ans. Ce krach tirerait, en partie, son origine dans la crise sanitaire que traverse le monde entier avec l’apparition du Covid19 et la propagation du coronavirus dans les quatre coins du globe.
Mais la conséquence n’est pas directe. Jusqu’à présent, au Sénégal par exemple, les prix des hydrocarbures n’ont pas encore changé. Pour le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs du pétrole et du gaz la situation devrait changer. Mais, pour lui, il y a des paramètres à considérer. Lesquels sont, d’une part, le délai de répercussion et, d’autre part, le mécanisme qui avait été mis en place par l’Etat pour la gestion du prix des hydrocarbures et même par ricochet de l’électricité parce qu’au niveau du comité national des hydrocarbures
« Il y a une cellule qui s’occupe de cette question mais ce qu’on constate, c’est que depuis très longtemps ça ne fonctionnait plus. Soit l’Etat opte pour maintenir le prix du pétrole à un niveau raisonnable et ne tient pas compte des variations de l’environnement international soit on considère ce mécanisme qui avait été mis en place on le laisse fonctionner. C’est-à-dire toutes les quatre semaines en principe, ce comité se réunit pour voir les possibilités de répercussion des prix. Et, compte tenu du cours mondial, soit on baisse ou on augmente », a expliqué Cheikh Diop.
Pour le syndicaliste, « ce mécanisme avait été bien assimilé par les Sénégalais. Cela veut dire que si on le laissait fonctionner correctement, on n’aurait pas de révolte pour la baisse ou la hausse des prix. On devrait normalement faire fonctionner le mécanisme pour voir à quel niveau nous devons baisser les prix mais également les prix pour les autres consommateurs comme la Senelec, les boulangeries et les industries »
Interpellé sur Twitter à propos de cette baisse brutale du prix du pétrole et ses éventuelles conséquences pour le Sénégal, Mbaye Sylla Khouma, Consultant sénior en secteur privé et développement économique, est d’avis que « pour le moment (le Sénégal n’étant pas encore producteur), ces chocs exogènes sont plutôt positifs pour notre économie, contrairement à un pays comme le Nigeria dont les exportations sont essentiellement basées sur le pétrole. » Et au cas où le krach se prolongerait, il estime que ce pourrait être une aubaine pour la Société africaine de Raffinage (SAR) et la SENELEC (Société nationale d’Électricité)

Abdoul Mbaye révèle une baisse du prix du pétrole et appelle Macky Sall à revoir l’augmentation des tarifs de l’électricité

Dakarmatin via Pressafrik–L’ancien Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye, a révélé lundi sur son compte twitter, la baisse du prix du pétrole, appelant le président Macky Sall à revoir sa copie et d’organiser la baisse des prix de l’essence et de l’électricité, car les Sénégalais sont fatigués.
Les cours du pétrole se sont effondrés de plus de 30% en Asie ce lundi matin, enregistrant la chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe de 1991. L’Arabie Saoudite a décidé unilatéralement de baisser ses prix à la livraison, en raison de l’échec de l’Opep  (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de la Russie, à se mettre d’accord pour soutenir les cours

Lettre de crédit de 75 millions d’euros pour la cargaison en fuel de la Sar:voici la Banque signataire

https://actusen.sn/Rebondissement sur la crise qui sévit au sein de la Société africaine de raffinage (Sar) suite à la démission de l’actionnaire majoritaire des instances du Conseil d’administration de la société nationale. SourceA qui relate cette affaire dans sa parution de ce lundi, demande à quoi servait, la Ligne de crédit de 250 millions d’euros (163 milliards F Cfa) que Khadim Ba avait mise à la disposition de la Sar ?
Car le journal a appris que, récemment, c’est la Banque Atlantique qui s’est fendue d’une lettre de crédit de 75 millions d’euros, pour permettre aux Services de Serigne Mboup de disposer d’une cargaison dont le stock couvre les besoins du pays en fuel jusqu’en Avril prochain.

Artisanat: Macky Sall tourne le dos au PSE et choisit le programme de l’ACT

Lectures et écoutes conseillées : PSE, « Reconstruire le Sénégal » (publication de l’ACT) discours de Abdoul Mbaye du 30 septembre 2018, discours de Macky SAll du 6 mars 2020.
Nous avons été estomaqués – et c’est peu dire – en écoutant le récent discours de Macky Sall consacré à la place que lui et le PSE accorderaient à l’artisanat dans la construction de l’émergence du Sénégal ; et ce pour une double raison.
1-La première est que le PSE ne traite de l’artisanat qu’en ses paragraphes 151 et 152, et à aucun moment ne le présente comme origine de la future industrialisation du Sénégal. Pour le PSE, l’artisanat est un secteur à renforcer mais en le laissant dans sa dimension artisanale et dans le secteur qui est le sien : celui de l’artisanat individuel, en particulier de l’artisanat d’art.
2-La deuxième est que le secteur de l’artisanat pris comme base du développement industriel du Sénégal est retenu comme un des volets principaux d’une émergence possible de l’économie par le programme de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) présenté par son Président le 30 septembre 2018.

Il y a donc à la fois contre-vérité et plagiat.

La contre-vérité n’est pas surprenante pour au moins deux raisons : Macky Sall ne connaît pas le contenu du PSE ; Macky Sall ne croit pas au PSE.
1-Macky Sall ne connaît pas le contenu du PSE. Il n’en connaît ni la doctrine économique de base ni le contenu. Le PSE est le choix d’un développement économique reposant sur des paradigmes habituels, sorte de menu standardisé constitué par le développement des infrastructures structurantes financées par un gonflement déraisonnable de la dette extérieure, l’amélioration du climat des affaires et l’investissement direct étranger (IDE) pour développer l’implantation d’industries souvent venues de l’extérieur, et la croissance des exportations plutôt que la substitution aux importations. Certes des secteurs importants pour le Sénégal tels l’agriculture ou le tourisme n’ont pas été omis comme vecteurs de croissance par le PSE. Mais pour ce type de vision du développement, l’artisanat reste un secteur qui doit certes profiter de l’amélioration de la compétitivité globale, mais sans sortir de son carcan de « secteur d’artisanat », fut-il dynamique et légèrement exportateur.
Nulle part dans le PSE il n’est écrit que les petites entreprises individuelles du secteur de l’artisanat et de l’informel doivent être soutenues pour franchir le cap de la semi-manufacture puis aller vers la manufacture et enfin constituer le futur tissu industriel du Sénégal.
Macky Sall ne croit pas au PSE. Il s’en sert comme moyen de distraction et de festivités. L’émergence est un concept qui a été affublé à des bals, des combats de lutte, toujours galvaudé dans tous les discours de ces dames et messieurs de la République. Au final la pseudo-réalité d’une émergence sénégalaise est présentée aux institutions de Bretton Woods et à nos compatriotes sous la forme de faux taux de croissance parmi les plus élevés du monde, construits par de statistiques fabriquées qui ne parviennent plus à résister à l’épreuve du temps (voir les exemples des productions agricoles, celles du riz et de l’arachide en particulier) et à la réalité d’un ajustement structurel.
C’est parce qu’il ne croit pas au PSE que Macky Sall a fait des choix forts (parce que déterminants dans un futur économique) qui sont à contre sens de la direction proposée par le PSE. Nous citerons à titre d’exemple d’investissements publics contraires à ceux prévus dans le PSE le TER (qui n’est pas un projet du PSE) à la place de la réhabilitation ferroviaire avant 2017 (paragraphe 408 du PSE). Rappelons celui de l’électricité dont le caractère fondamental comme moyen d’améliorer la compétitivité dans tous les secteurs de l’économie sénégalaise le fait retenir par le PSE comme élément VITAL de l’entrée en émergence, et dont le prix a été par contre augmenté au lieu d’être baissé (comme prévu au paragraphe 389 du PSE).
Le plagiat est patent. Il est la conséquence d’un leadership en manque d’intelligence. Il est signe également d’une forte propension à frauder, tricher et tromper. S’approprier les idées d’autrui et a fortiori d’un adversaire politique sans le citer, est inadmissible au plan de l’éthique.
Le cœur du programme de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) a été présenté par son Président lors du congrès extraordinaire du 30 septembre 2018. Ce discours a été publié sous forme d’un fascicule dont le titre est « Reconstruire le Sénégal ». Nous nous contenterons de citer quelques lignes de son contenu comme preuve du plagiat:
« …Mais vous n’ignorez point que l’échec du développement économique du Sénégal ne réserve pas la pauvreté aux seules zones rurales. Elle est également très présente dans les zones urbaines et semi-urbaines où elle sera combattue par la création d’activités et d’emplois.
Elle le sera par notre conception de l’émergence que nous ne faisons pas reposer sur une logique de grands projets ayant le défaut d’être gourmands en ressources budgétaires et d’emprunt d’une part, et aussi celui de privilégier leur réalisation par des entreprises étrangères d’autre part.
Nous construirons l’émergence du Sénégal autour d’une transformation de la structure de son économie, en faisant évoluer son artisanat vers la semi-manufacture, puis la manufacture enfin l’industrie…
Les secteurs devant accueillir la croissance sont identifiés comme ceux déjà fortement utilisateurs de main d’œuvre, capables de productions de qualité, renfermant des processus de formation par l’apprentissage et susceptibles de renforcement.
L’émergence passe par une transformation structurelle d’une économie.
Elle est celle du constat de son évolution vers une économie de manufacture, de production de biens et services contenant davantage de valeur ajoutée pour couvrir des besoins nationaux et alimenter des exportations.
Le Sénégal n’est pas encore entré dans ce processus vertueux de son économie qui seul peut être à l’origine de son réel développement économique et social…
Le Sénégal dispose pourtant d’un artisanat ancien et de qualité en mesure d’évoluer vers la semi-manufacture puis la manufacture. Il s’agit en particulier des métiers de la métallurgie, d’orfèvrerie, du bois, de la cordonnerie, de la confection, de la mécanique, de la transformation des céréales locales. Le meilleur indicateur du dynamisme de l’artisanat sénégalais est sa capacité à exporter ses compétences hors du territoire national.
L’artisanat est en outre le principal pourvoyeur d’emplois au Sénégal.
Il ne parvient cependant pas à organiser sa mutation vers un niveau de production qui serait synonyme d’entrée dans la semi manufacture ou dans l’industrie. Cela est la conséquence d’un manque de vision des gouvernants, qui réduisent l’artisanat à une production de pièces d’art pour touristes, alors qu’il est la principale force de production de notre pays. L’artisanat n’est pas soutenu. Les gouvernants ont par contre fait le choix et l’erreur de s’enfermer dans une logique de grands projets satisfaisant leurs égos et propices à favoriser la corruption… »
Suivent des mesures et propositions spécifiques à plusieurs secteurs de l’artisanat sénégalais, élaborées en relation étroite avec les corps de métier concernés.
C’est donc bien dans ce discours du 30 septembre 2018 et dans le document « Reconstruire le Sénégal » que Macky Sall est allé chercher sa soudaine inspiration en faveur de l’artisanat du Sénégal en la présentant comme déclinée dans le PSE, ce qui est totalement faux.
L’ACT regrette par contre que le plagiat par Macky Sall ne se soit pas étendu à la première partie des références citées :
« Nous redonnerons à la parole politique le respect qu’elle doit susciter lorsqu’elle s’exprime sous la forme d’un programme de parti ou de coalition de partis ; lorsqu’elle est propos d’un leader politique dépositaire de la confiance des membres de son parti ou de la coalition qui le soutient. »
« …l’Histoire nous enseigne que la paix sociale craint les espoirs déçus. C’est pourquoi nous avons pris l’engagement de ne créer l’espoir dont notre peuple a grand besoin que par un discours de vérité. Et la vérité en politique est d’abord dans le parler vrai consistant à ne dire que le possible ; elle est ensuite dans le respect des engagements pris. A l’opposé, le mensonge et la trahison commencent avec le reniement d’engagements rendus publics sur la base desquels le citoyen vous avait attribué le bénéfice de son vote. »
Que ne s’inspire-t-il de ces lignes de rupture….
L’ACT est heureuse et fière que son programme soit plagié. Mais qu’il le soit dans son entièreté, et qu’il donne lieu à de véritables mises en œuvre plutôt qu’à de nouveaux bavardages relevant de la politique politicienne et de circonstance.Dakar le 9 mars 2020,Le Cercle des Cadres de l’ACT

Economie: les outils pour atténuer l’impact du coronavirus

http://lesoleil.sn/De quels leviers disposent les Etats et les banques centrales pour faire face au risque de récession de l’économie qu’engendre la pandémie du Coronavirus ? Des spécialistes proposent des solutions.

. Relance budgétaire

Via des baisses d’impôt ou une augmentation de la dépense publique, c’est un instrument classique pour soutenir l’économie en cas de crise, même si les partisans de la rigueur rechignent à y avoir recours. L’épidémie du coronavirus a rouvert le débat. Le G7 a mentionné, mardi, cette option dans un communiqué, tout comme l’Eurogroupe, mercredi, au terme d’une réunion téléphonique. Le contexte est d’ailleurs favorable avec des taux d’intérêts bas, voire négatifs, qui donnent l’opportunité aux Etats de s’endetter à moindre frais. En Europe, Bruxelles envisage moins de rigueur budgétaire pour les pays touchés par le coronavirus. L’Italie, l’un des pays les plus endettés de la zone euro, et aussi l’un des plus sévèrement frappés par l’épidémie, a d’ailleurs annoncé des aides de 3,6 milliards d’euros.
En Asie, des pays comme Singapour, la Corée du Sud ou Hong Kong ont pris des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat. Au cours de la crise financière, les banques centrales avaient étudié la possibilité de recourir à la « monnaie hélicoptère » et de donner directement de l’argent aux consommateurs, sans passer par les banques. Cette mesure avait été écartée mais elle pourrait revenir sur la table si les autres options ne parviennent pas à relancer l’économie.

. La baisse des taux d’intérêts

Les banques centrales, omniprésentes pendant la crise de 2009, sont sur le pont. La Fed a pris, mardi, une mesure comme elle n’en avait plus décidée depuis lors : elle a abaissé d’un seul coup de 50 points de base ses taux d’intérêts. Elle a été suivie, mercredi, par celle du Canada qui a également baissé ses taux de 0,5 point. Toutes les banques centrales ne disposent toutefois pas de la même marge de manœuvre. La Bce ou la Banque nationale suisse (Bns) appliquent déjà des taux zéro voire négatifs et ne peuvent les abaisser beaucoup plus.

Mesures ciblées sur les entreprises

Outre les taux, les banques centrales ont d’autres outils. « Aider les banques à faire face aux difficultés financières de leurs clients en allégeant le coût des taux d’intérêt négatifs (…) est bien du ressort de la Bce », a par exemple souligné la banque néerlandaise Ing.
La banque centrale chinoise (Pboc) a, elle, appelé, mercredi, à faire bon usage des crédits débloqués pour les extensions ou les renouvellements de prêts aux entreprises, des mesures annoncées fin février. Autre mesure prise par la Pboc : encourager « les banques à acheter des ‘’obligations Corona’’ émises par les entreprises à court de liquidités pendant la crise et incapables de rembourser leurs dettes », a rappelé Ing. Par ailleurs, différents pays ont annoncé des mesures pour soutenir les entreprises notamment dans les secteurs les plus frappés comme le tourisme.
Le soutien peut aussi se manifester via des systèmes d’indemnisation pour les salariés en quarantaine. En Espagne ces derniers seront considérés comme étant en arrêt maladie. En France, les employeurs peuvent demander, depuis mercredi dernier, un arrêt de télétravail pour les salariés obligés de garder leurs enfants en raison des fermetures de crèches et d’écoles.Seydou KA (avec AFP)

Hormis le Sénégal, la Namibie et la Tanzanie: deux autres pays africains ont besoin d’une aide alimentaire extérieure

http://www.lactuacho.com/-L’insuffisance de précipitations et leurs conséquences sur la production agricole ont été telles que deux autres pays – la Namibie et la Tanzanie – ont dû être ajoutés à la liste de la FAO recensant les pays ayant besoin d’une aide alimentaire extérieure.
Selon le rapport trimestriel de la FAO Perspectives de récolte et situation alimentaire, publié aujourd’hui, la production céréalière mondiale demeurera forte malgré l’invasion de criquets pèlerins dans la Corne de l’Afrique.
D’après le communiqué de la FAO, le rapport contient une section dédiée à l’épidémie de criquets pèlerins en Afrique de l’Est qui montre que si les acridiens n’ont eu qu’un impact minime sur les récoltes de 2019, parce que les récoltes étaient amplement terminées au moment où l’invasion est arrivée, il exprime «de sérieuses inquiétudes pour les récoltes et les ressources pastorales en 2020 ».
Il est probable que les exploitations agricoles en Éthiopie et en Somalie subiront des pertes importantes au niveau des récoltes si les mesures de contrôle ne sont pas appliquées à plus grande échelle.
En Somalie, la récolte saisonnière du «Gu» est menacée alors qu’elle représente environ 60 pour cent de la production céréalière annuelle du pays. Les criquets pèlerins sont déjà présents dans les principales régions productrices de sorgho en Somalie ainsi qu’à proximité des principales zones de culture du maïs.
Les conséquences des conditions météorologiques de sécheresse ont aggravé l’insécurité alimentaire en Namibie et en Tanzanie, et les deux pays ont été ajoutés à la liste des pays requérant une aide extérieure.
La liste comprend déjà l’Afghanistan, le Bangladesh,  la Birmanie, le Burkina Faso, le Burundi, Cabo Verde, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Corée du Nord, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Érythrée, l’Eswatini, l’Éthiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l’Ouganda, le Venezuela, le Yémen, la Zambie et le Zimbabwe.
En dépit des troubles en Afrique de l’Est, la production globale de céréales dans les 51 Pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) a enregistré une hausse de 1,0 pour cent en 2019, en raison des gains obtenus en Asie centrale et au Proche-Orient.
Néanmoins les besoins prévus en importations céréalières pour les PRFDV sont estimés à 719 millions de tonnes, soit 4,2 millions de tonnes de plus par rapport à l’année précédente. Les besoins en importations ont fortement augmenté au Zimbabwe et au Kenya en raison du faible rendement des récoltes et du faible niveau des stocks, tandis qu’ils ont chuté en Afghanistan et en Syrie.
La FAO a revu à la hausse ses prévisions pour la production mondiale de céréales pour 2019, qu’elle estime à 2 719 millions de tonnes, du fait d’une production de maïs plus importante que prévue en Afrique de l’Ouest et en Ukraine.
Quant aux récoltes prévues pour 2020, les premières prévisions mondiales de production de blé sont bonnes, surtout en Extrême-Orient, car les surfaces cultivables devraient augmenter et les conditions météorologiques être favorables, tandis que l’augmentation des précipitations a renforcé les attentes en matière de rendement dans plusieurs pays du Proche-Orient.

Sénégal: vents contraires à la Banque Régionale des Marchés

https://www.financialafrik.com/-En situation difficile depuis le relèvement par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) des conditions d’accès au guichet de refinancement en 2016, la Banque Régionale des Marchés (BRM) s’est séparée de son directeur général, Alioune Camara, lors d’un conseil d’administration tenu le 5 février 2020. L’intéressé, joint par Financial Afrik, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Idem pour les administrateurs qui privilégient pour le moment la solution du redressement de la banque, confrontée à une dette interbancaire de plusieurs milliards de Franc CFA, consécutive, explique-t-on, à la décision de la BCEAO prise à l’époque pour remonter le niveau des réserves de la Banque Centrale. La Banque est endettée aussi auprès de certaines institutions dont la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
Selon nos informations, le départ de Alioune Camara, « une exigence des autorités », devrait ouvrir la voie au remboursement par l’Etat du Sénégal d’une dette de 40 milliards de Franc CFA à la BRM. Ce qui, somme toute, changerait le bilan de la banque qui cumule deux ans de passifs, après, 11ans d’actif. « A l’origine de la création de la banque il y a vingt ans, Alioune Camara n’aurait pas été notifié de la tenue du conseil d’administration », souffle une source bien informée. Une bataille s’ouvre en perspective entre le conseil d’administration présidé par Mansou Kama et Alioune Camara qui reste actionnaire.
Les difficultés passagères de la BRM font le jeu de la Banque De Dakar (BDK), l’autre banque d’affaires de la place, tentée un moment de combiner son modèle avec celui de service financier spécialisé de type Wari. En tout cas, la mesure de la BCEAO, si elle a eu le don d’avoir contribué à la reconstitution des réserves de la banque centrale commune aux huit pays de l’UEMOA, elle a, sans contexte, fragilisé durablement le modèle de banque d’affaires dans la sous région.  Adama WADE

CES ARBRES QUI SAIGNENT

https://www.seneplus.com/-BBC Afrique–Les chiffres obtenus par la BBC (Africa Eye) montrent que la Gambie a exporté plus de 300 000 tonnes de bois de rose vers la Chine depuis l’arrivée au pouvoir d’Adama Barrow en 2017
Les chiffres obtenus par la BBC (Africa Eye) montrent que la Gambie a exporté plus de 300 000 tonnes de bois de rose vers la Chine depuis l’arrivée au pouvoir d’Adama Barrow en 2017.
Et ce, malgré le fait que le pays ait épuisé ses propres réserves de ce bois précieux et rare, il y a des années.
Une enquête a révélé que la plus grande partie de ce bois provient du Sénégal voisin, où les forêts sont pillées à un rythme alarmant – malgré la protection internationale du bois de rose d’Afrique de l’Ouest.

Diplômés depuis 2013, les notaires sans charge annoncent une grève de la faim vendredi prochain

http://www.dakarmatin.com/Le collectif des notaires sans charge va entamer une grève de la faim vendredi prochain. Au nombre de vingt-deux (22), ces membres courent, depuis plusieurs mois, derrière leur décret de nomination qui tarde à être signé par le chef de l’Etat, Macky Sall.
« Nous avons prévu de tenir une conférence de presse jeudi prochain à 10 heures histoire d’expliquer et de prendre l’opinion en témoin par rapport à notre situation », a annoncé d’entrée, le président des notaires sans charge.
El Hadji Mansour Diop et ses camarades comptent passer à la vitesse supérieure. « Nous sommes la première promotion notaire du seul concours que notre profession ait connu. Ce concours a eu lieu en 2013 et nous avons épuisé notre durée légale de formation de stage de trois (3) ans, depuis bientôt quatre (4). Et depuis lors, on attend la signature de notre décret de nomination pour nous installer officiellement comme notaire. Nous n’en pouvons plus de patienter », a-t-il averti. Avant d’annoncer une grève de la faim, vendredi prochain.
A les en croire, ils ont été obligés à arriver à cette situation après que toutes les issues pour se faire entendre ont été épuisées

Accusés De Corrompus… Les Opérateurs Stockeurs Recadrent Le Forum Civil

https://www.xibaaru.sn/La récente sortie de responsables du Forum civil dénonçant une corruption à grande échelle chez les opérateurs privés stockeurs et leur incapacité à reconstituer le capital semencier n’est pas du goût de ces derniers.
Réagissant à ces propos sur la Rfm, Abdou Goumbala de la fédération des paysans du bassin arachidier de Kaolack, a qualifié ces propos d’attaques politiques, irresponsables et infondées.
« On ne peut pas interroger une seule personne et en tirer des conclusions aussi graves. La sortie du Forum civil est purent politique et constitue une attaque politique à notre encontre. Mais nous tenons à préciser que ces propos sont dénués de tout fondement.
Aujourd’hui, toutes les graines collectées par la Sonacos, la Copeol ou encore West Africa oil, proviennent en grande partie des opérateurs. Nous tenons également à dire qu’il n’y a aucune menace pour le stockage des graines en vue de la reconstitution du capital semencier », a déclaré Abdou Goumbala.

Paralysie du système éducatif: le Saes décrète 72 heures de grève à partir de ce lundi

https://www.pressafrik.com/Le Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) a décrété 72 heures de grève à partir de ce lundi 9 mars 2020. Ce, après l’expiration de leur mot d’ordre de grève. Les  syndicalistes dénoncent le « comportement va-t’en guerre » de leur ministre de tutelle, Cheikh Oumar Hann.
« Face à l’inertie, au mépris et au mutisme du ministère de tutelle », le syndicat demande à ses militants de surseoir, en plus des activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), à toute participation à des activités administratives et réunions.
Malick Fall et ses camarades, exigent la signature et l’application des textes de gouvernance des universités publiques, la mise en œuvre des préalables nécessaires à la prise en charge des bacheliers 2019, la finalisation des chantiers en cours dans les universités, la valorisation des conditions de la recherche

Ucad: Les nouveaux bacheliers non-orientés descendent dans la rue.

https://www.dakaractu.com/Le collectif des nouveaux bacheliers non-orientés a initié ce lundi 9 mars 2020, une marche au « Couloir de la mort » sis à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Une manifestation qui a conduit les membres dudit collectif jusqu’aux environs des locaux de la Poste de Médina pour dénoncer leur situation.
Ils sont 1 346 nouveaux bacheliers à ne pas être orientés. Selon le coordinateur dudit collectif, Souleymane Diouf, le ministre de tutelle, Cheikh Oumar Hanne n’a pas dit toute la vérité en soutenant que tous les étudiants ont été orientés dans les universités du pays. Ainsi, ces étudiants dénoncent l’injustice dont ils pensent être les victimes. Pour se faire entendre, ils comptent passer à la vitesse supérieure si toutefois les autorités compétentes ne réagissaient  pas..

Université Assane Seck de Ziguinchor: les étudiants exigent le limogeage du Recteur et du directeur du Couz

https://actusen.sn/Les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor sont montés au créneau contre le Recteur Kourfia Kéba Diawara et du directeur du centre des œuvres universitaires de Ziguinchor, Mamadou Diombéra. Lors d’une assemblée générale tenue ce lundi matin, les étudiants ont exigé leur limogeage immédiat, car ils se disent déçus par le faible niveau de matérialisation des engagements du ministre de l’Enseignement supérieur. Ils n’ont pas, à cet effet, manqué de  menacer de reprendre les manifestations.Adja Khoudia Thiam (Stagiaire-Actusen.sn)

COVID 19: APPEL À UNE COMMUNICATION RESPONSABLE POUR ÉVITER D’EFFRAYER LES VISITEURS

Dakar, 9 mars (APS) – Le président du conseil supérieur du tourisme, Mamadou Racine Sy, appelle à une communication responsable sur le Covid-19 pour, dit-il, ne pas effrayer les visiteurs.
’’C’est une épidémie mondiale touchant plus de 94 pays. Il faut certes une communication transparente mais responsable et éviter toute surenchère de nature à effrayer nos visiteurs’’, a t-il dit à l’APS, après une rencontre entre d’une part les ministres de la Santé et du Tourisme et les acteurs du tourisme, d’autre part.
Abdoulaye Diouf Sarr et Alioune Sarr ont rencontré ces acteurs, vendredi.
Le président du conseil supérieur du tourisme affirme que « les choses à l’heure actuelle sont sous ’’contrôle’’, estimant qu’il « faut se féliciter de la promptitude de l’Etat’’ face à l’épidémie de coronavirus.
Mamadou Racine Sy a assuré que « les acteurs du tourisme entendent jouer pleinement leur partition dans la vulgarisation et la mise en œuvre des mesures préventives édictées par l’Etat’’.
Il a ajouté que suite aux annulations de séminaires et réunions pour cause de Covid-19, ils vont « proposer au gouvernement des mesures d’accompagnement pour soutenir la profession touristique et l’aider à passer ce cap’’.OID/ASG/MD

Abdourahmane Diouf (Cis): «Sur le plan économique,le coronavirus est une excellente opportunité pour le Sénégal…»

https://www.seneweb.com/En marge de l’atelier de formation sur le Management du capital humain, le directeur exécutif du Club des investisseurs sénégalais (Cis) a tenu à rassurer les Sénégalais sur l’épidémie du coronavirus.
«Nous compatissons avec tous ceux qui sont touchés par cette maladie, sans oublier les Sénégalais, en leur demandant de ne pas entrer dans une situation de panique, parce que, globalement, les choses sont sous contrôle».
Toutefois, Abdourahmane Diouf pense qu’il y a des leçons à tirer de cette épidémie, sur le plan économique. Selon lui, ça doit être une excellente opportunité, pour le Sénégal, de réfléchir sur ses orientations économiques.
«Dieu seul sait quand est-ce qu’on va s’en sortir (épidémie). Si vous dépendez de la Chine par rapport à vos importations, ça veut dire que vous êtes doublement lésés. Vous êtes lésés en tant qu’Etat, nation ou pays dont les besoins dépendent d’un autre pays. Alors, quand vous êtes confrontés à une situation pareille, on pense que la première question, c’est comment faire en sorte de pouvoir vivre correctement de façon autonome, sans dépendre d’un autre pays et sans dépendre de l’économie de quelqu’un d’autre. Si on se pose cette question fondamentale, je suis sûr que les réponses suivront».
Cette rencontre était une façon, pour le Club des investisseurs sénégalais, de fêter les femmes, en leur offrant une formation utile pour leur carrière.

CORONAVIRUS: DES CAS SUSPECTS RECENSÉS DANS UN HÔTEL À THIÈS

NETTALI.COM – Des étrangers qui séjournent à Thiès depuis une semaine ont été exfiltrés ce dimanche, de l’immeuble (un hôtel annexe) où ils s’étaient installés au quartier Carrière, non loin de la résidence du préfet de la région.
L’un des sujets alités qui a beaucoup vomi, présentait des signes inquiétants. Des agents sanitaires portant des masques, se sont déplacés sur les lieux vers 17H. Ils ont quadrillé les lieux, installant un périmètre de sécurité qui isolait l’hôtel des autres concessions du quartier.
Ces «cas suspects» au coronavirus, ont été conduits à Dakar pour y passer des tests sanitaires. Les médecins se sont adressés à la direction de l’hôtel pour recueillir des informations.Les résultats des tests ne sont pas encore connus.

CORONAVIRUS-Pr MOUSSA SEYDI: «C’ÉTAIT UN CAS SIMPLE À TRAITER»

http://www.emedia.sn/-Dans un entretien exclusif à paraitre ce lundi sur iTV (19h15), le Professeur Moussa Seydi, Chef du Service des Maladies infectieuses et tropicales du Centre hospitalier et universitaire de FANN, revient sur les détails de la guérison du premier patient atteint de coronavirus au Sénégal.
Le très réputé spécialiste évoque les différents aspects du traitement appliqué au Français ainsi que l’état de santé des trois autres patients, actuellement en observation dans le compartiment spécial réservé aux victimes du Covid 19 au CHU de Fann. Vous pourrez suivre l’entretien sur iTV (chaine 217 du bouquet Canal + Afrique et chaine 15 sur la TNT) mais également sur toutes les plateformes digitales du groupe Emedia Invest.
»La guérison du 1er patient n’est pas un fait extraordinaire », dit Pr M. Seydi
Coronavirus:
La prise en charge d’une maladie à coronavirus non compliquée est très simple et il n’y a aucun protocole spécifique. La guérison de ce patient était attendue et ne constitue pas une surprise pour eux, confie le Pr Moussa Seydi.
Maladies…
Selon Pr Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire de Fann, la guérison du premier patient atteint de l’épidémie du coronavirus n’est pas un fait extraordinaire.
 Enrhumé…
« On peut dire que la personne qui souffre de coronavirus est telle une personne enrhumée. Parce que dans 55% des cas, le sujet n’a pas de chaleur corporelle », avait rappelé Pr Moussa Seydi lors de l’annonce du premier cas de coronavirus confirmé au Sénégal.
Consciencieux…
D’après Pr Moussa Seydi, le patient guéri du coronavirus était coopérant et consciencieux. Mieux, il soutient que cette maladie est sérieuse, il faut qu’on la considère comme telle. Mais il ne faut pas exagérer outre mesure. Jusqu’à 40 ans, ça tue 0,2%

Contre le coronavirus: Le Cusems soutient le corps médical mobilisé

https://www.leral.net/Le Directoire national du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems), réuni samedi, a noté avec inquiétude l’identification des premiers cas de l’épidémie de coronavirus au Sénégal. Selon « L’As », le syndicat exprime son soutien au corps médical mobilisé dès les premières heures malgré la modicité des moyens mis à leur disposition et sa solidarité aux victimes à qui il souhaite un prompt rétablissement.
Aussi, exhorte-t-il les autorités à prendre toutes les dispositions utiles pour circonscrire au plus vite l’évolution de la maladie, notamment par la prévention, le confinement et la prise en charge diligente des cas identifiés. Dans la croisade nationale contre cette maladie, le Cusems exprime sa disponibilité à contribuer à la sensibilisation des élèves, afin d’atteindre par un effet démultiplicateur, toutes les composantes de notre société.

L’appel de Guy Marius Sagna depuis Etomé: «Notre combat sert à sécher les larmes des Sénégalais comme vous avez séché celles de mon père»

https://www.dakaractu.com/ « Je vous remercie vous tous, parce que si le président Macky Sall et ceux avec qui il est, ont injustement, illégalement, illégitimement fait pleurer mon père Célestin Sagna, vous peuple du Sénégal, vous démocrates et progressistes africains et d’ailleurs du monde, vous avez séché les larmes de mon père Célestin Sagna, me sortant de la prison du camp pénal, en me libérant, alors merci à vous tous. De la même manière que vous avez séché les larmes de mon père en me sortant de la prison, le combat, les luttes dans lesquelles nous sommes mobilisés ne servent qu’à une chose, c’est sécher les larmes d’autres citoyens sénégalais, sécher les larmes d’autres africains. Des sénégalais qui pleurent parce qu’ils sont des paysans, parce qu’ils n’ont pas suffisamment de semences, parce qu’ils n’ont pas suffisamment de matériel agricole, des sénégalais qui pleurent parce que étonnés par comment avoir de l’eau courante, de l’électricité, des citoyens qui pleurent parce qu’ils n’ont pas d’emploi, des citoyens qui pleurent parce qu’ils veulent étudier mais ils ne peuvent pas étudier parce qu’ils sont des analphabètes, des citoyens qui pleurent parce qu’ils ont perdu espoir et préfèrent prendre les pirogues, ou prendre le désert du Sahara où ils meurent à la fleur de l’âge parce que notre pays n’est pas géré de manière démocratique, n’est pas géré de manière nationale, n’est pas géré de manière populaire. C’est parce que nous voulons sécher les larmes de tous nos concitoyens qui pleurent : paysans, pêcheurs, éleveurs, enseignants, agents de la santé, femmes, jeunes, enfants, etc, que nous nous battons. Nous sommes heureux d’avoir bénéficié de la protection, des prières, des encouragements des populations de la Casamance, des femmes d’Etomé ».

« C’est 22 000 femmes qui pleurent la mort de leurs enfants chaque année au Sénégal »

« En ce 08 mars qui est un jour où nous devons réfléchir sur la situation de la femme qui est tout simplement dramatique, tragique. Pour ne donner que quelques chiffres, tous les jours au Sénégal, 61 femmes perdent leurs enfants de moins de cinq ans. Tous les jours, il y a 4 femmes qui perdent la vie parce qu’elles donnaient la vie, elles perdent la vie parce qu’en grossesse, elles perdent la vie parce qu’elles sont en train d’accoucher. Donc 4 femmes par jour multiplié par 365 jours de l’année, ça fait 1 500 femmes. 61 enfants par jour multiplié par 365 jours, ça fait plus de 22 000 enfants dans l’année. Cela veut dire que c’est 22 000 femmes qui pleurent la mort de leurs enfants chaque année au Sénégal et cela, il faut le dire ce jour du 08 mars, cela il faut le déplorer ce jour du 08 mars. Cela il faut le rappeler ce jour du 08 mars pour dire à nos femmes, pour dire à nos pères, pour dire à nos mères, à nos sœurs oui il faut se mobiliser, il faut se ceindre le pagne comme l’ont fait nos mamans, nos sœurs de Etomé pour réunir les conditions afin que plus jamais le scandale que constitue une femme qui meurt en donnant la vie disparaisse. Que le scandale que constitue la mort d’un enfant de moins cinq ans à cause d’une diarrhée, à cause d’infections respiratoires aiguës disparaisse».

« Aucun dispositif pour protéger les populations de la Casamance contre le Coronavirus »

« Oui c’est vrai qu’il faut nous protéger du Coronavirus. Nous ne devons pas prendre à la légère le Coronavirus et c’est l’occasion d’ailleurs de dénoncer la situation que nous avons trouvée à l’aéroport de Ziguinchor. Nous n’avons  trouvé aucun dispositif pour protéger les populations de la Casamance contre le Coronavirus. Quand vous allez à l’aéroport Aibd, vous y trouverez ce qui permet de détecter les malades. Nous vous informons qu’il n’y a aucun appareil installé à l’aéroport de Ziguinchor afin de détecter les passagers qui portent le Coronavirus. L’appareil que nous avons emprunté ce matin était bondé de passagers non-africains et aucun d’entre eux n’a été contrôlé. C’est inacceptable et c’est dangereux. La Casamance mérite le même traitement que ce qui est en cours à l’Aibd ».

« Il faut changer nos villages et un autre type de Sénégalais est bien possible »

« Nous devrons nous battre pour changer la situation de nos villages : des villages sans eau, des villages sans électricité, des villages sans école, des arrondissements, des communes sans lycée. Un autre sénégalais est possible. Une autre Afrique est possible. Cela passera par nous. Cela passera par de dignes fils et filles de ce pays, par les femmes de ce pays, par tout le peuple uni pour exiger un autre Sénégal, pour exiger une autre Afrique »

Aéroport de Ziguinchor: l’Ads dément Guy Marius Sagna et prends la Rts comme témoin

http://www.dakarmatin.com/Depuis la sortie musclée de l’activiste Guy Marius Sagna dénonçant « le manque de mesures  prises à l’aéroport de Ziguinchor pour lutter contre le Coronavirus », l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) a pondu un communiqué pour le démentir.
Selon la cellule de communication de l’agence signataire du communiqué, « un important système de contrôle a bel et bien été mis en place, aussi bien à Ziguinchor qu’au Cap Skiring, sous la supervision totale et permanente du Gouverneur de la Région », précise le communiqué.
Poursuivant, « ce dispositif sanitaire, placé sous l’autorité médicale régionale et doté d’une caméra thermique pour scanner les passagers, de thermo flash, de gants, de masques et de gels antiseptiques, témoigne de la volonté des autorités gouvernementales et aéroportuaires de renforcer le système national de prévention », note le communiqué.
Pour étayer ses propos, la cellule de communication a pris comme témoin nos confrères de l’antenne régionale de la Rts. «Nous signalons qu’une équipe de l’antenne régionale de la RTS, a pu constater lors d’un tournage réalisé ce vendredi 06 mars 2020, l’effectivité de l’ensemble du système de prévention mis en place par l’Agence des Aéroports du Sénégal », rassurent les Ads du Sénégal

Affaire Karim WADE: L’Etat Du Sénégal Encore Débouté À Monaco

http://www.walf-groupe.com/-Le recouvrement des avoirs de Wade-fils s’est encore heurté au refus de la Justice monégasque qui a encore débouté l’Etat du Sénégal de toutes ses prétentions. Cette manche porte sur le remboursement des dommages et intérêts dus par Karim Wade et Bibo Bourgi.
Malgré tous ses arguments, l’Etat du Sénégal peine à avoir raison sur Karim Wade, du moins au Tribunal de première instance de Monaco, en France. En effet, la Justice monégasque a débouté pour la seconde fois le gouvernement de Macky Sall, cette fois dans une procédure civile portant sur le remboursement des dommages et intérêts dus par l’ancien ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, par ailleurs fils de l’ex-président Abdoulaye Wade et Bibo Bourgi. Information rapportée par Jeune Afrique. Selon les informations de nos confrères, le 20 février dernier, le tribunal de première instance de Monaco a «débouté l’État du Sénégal de sa demande d’exequatur liée à l’arrêt qu’avait rendu la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) à Dakar, en 2015». Cette même Cour d’appel de Monaco avait rejeté, le lundi 7 janvier 2019, l’appel formé par l’État du Sénégal contre le jugement du 10 juillet 2018 du tribunal correctionnel de Monaco. Cette institution avait refusé de confisquer les sommes saisies dans des comptes bancaires, dont l’un appartient à Wade-fils et les autres à ceux qui ont été condamnés, avec lui, par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Avec cette décision qui vient de tomber, Wade-fils vient d’infliger une seconde défaite à l’Etat du Sénégal qui, à travers la Crei, l’avait condamné à 6 ans de prison ferme et 138 milliards de F Cfa d’amende, pour enrichissement illicite.
Karim Wade a remporté toutes les procédures judiciaires engagées contre lui par l’Etat du Sénégal, devant 7 juridictions et instances internationales : de la Cour de justice de la Cedeao à la Cour d’appel de Paris en passant par le Tribunal de Monaco, le Tribunal de grande instance de Paris, le parquet national financier de Paris, le groupe de travail des Nations-Unies contre la détention arbitraire ainsi que le Comité des droits de l’homme de l’Onu.Samba BARRY

Pr Malick ndiaye«La classe politique est prisonnière de la république maçonniques des 4 communes»

http://www.dakarmatin.com/-LL’as Sociologue et acteur éminent de l’espace public, Pr Malick ndiaye passe au crible la politique économique et sociale du pays. Dans cette interview avec «L’As», il souligne que les paradigmes de notre république et la classe politique sénégalaise ont atteint leurs limites. pour le pr Malick ndiaye, la décrépitude des valeurs et l’enlisement des populations dans la pauvreté expliquent la chute de la classe politique. Le sociologue croit que la classe politique en général est prisonnière de la république maçonnique des 4 communes.
Vous avez combattu le régime de Me Abdoulaye Wade et aujourd’hui vous poursuivez le combat contre Macky Sall que vous avez pourtant porté à la tête de la république. Pourquoi cette posture ?
Éduquée dans des traditions de constance, de foi et de respect de la parole donnée. C’est la raison pour laquelle, lorsque nous prenons un engagement, nous appliquons la règle qui est celle du respect du «kaddu» ou de la parole donnée. Parce que «kaddu» ou engagement a une valeur contractuelle supérieure à la loi positive qui peut être changée selon les circonstances de la politique, les rapports de forces, les rapports d’intérêts ou la logique de profit. Mais le respect de la parole, c’est une loi non écrite qui vise aujourd’hui et demain, c’est-à-dire l’avenir. Cette loi non écrite vise la réalisation de l’homme ici bas et dans l’au-delà. Ma génération a été initiée à cette éducation aussi bien pour ceux qui sont des chrétiens comme le Pr Pierre Sarr que musulmans. On a été éduqué selon une rationalité qui articule les deux mondes. C’est pourquoi certains qui sont décédés continuent de servir de modèle. Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, Cheikh Oumar Tall et d’autres sages ne sont pas en réalité partis, ils sont comme des acteurs absents. Nous avons commencé la lutte dans la citoyenneté pour la République au moment du parti unique, l’UPS. Au nom de la valeur et du principe, nous avions défié le pouvoir en place. Cet engagement-là, nous l’avons continué sous la première alternance avec Me Wade, et nous l’avons continué sous la 2e alternance avec Macky Sall. Et lorsque mon camarade le Président Macky Sall, Mimi Touré, Abdou Mbow, Mahmoud Saleh, Thérèse Faye Diouf, Mor Ngom etc. ont invité le comité d’initiative des intellectuels (CIIS), je suis allé avec Abdoul Aziz Diop qui était le porte-parole du CIIS à Mbodiène, au mois de septembre 2011. Nous avons discuté d’une série d’éléments permettant la réforme de la société sénégalaise et nous avons notamment interpellé toute l’assistance sur la révolution dirigée par Thierno Souleymane Baal en 1776. Toute l’assistance était acquise y compris Macky Sall. Tous les jeunes pensaient que la refondation devait s’inspirer de la révolution de 1776 de Thierno Souleymane Baal et non de celle 1789 de la France. Parce qu’en 1776, nous avons réalisé au Fouta Toro la première révolution égalitaire qui supprime les castes, les préjugés de races etc. Depuis septembre 2011, je travaille sur la réformation de la société sénégalaise en prenant en compte les difficultés signalées par la gouvernance du Sopi et aussi celles de la gouvernance du parti socialiste. Nous avons essayé de prendre en compte la nouvelle génération. Après l’élection de Macky Sall, en tant que ministre conseiller, j’ai demandé au Président Macky Sall où va la République. Parce qu’on avait pris des engagements à Mbodiène et c’est pour cette raison que plusieurs personnes ont donné leur vie à la Nation dont feu Mamadou Diop etc..
Le président Macky Sall n’a pas apprécié votre position d’où votre limogeage…
Je ne les juge pas sous cet angle. Puisque la discussion sur «Où va la République : approche critique et auto-critique de la 2e alternance et prospective» a bien eu lieu au sein de Macky 2012. Donc j’ai pris mes responsabilités en refusant la formule «muut mbaa mott», parce que je pense que les lois non écrites de Thierno Souleymane Baal sont supérieures aux lois positives. Et puis, nos plus grands théoriciens de l’action sociale considèrent que l’homme doit acter et articuler parole et dignité. C’est pour cela que je ne peux pas changer.
Pourquoi le plan Sénégal emergent n’a pas d’âme à votre avis ?
Je suis allé travailler sur notre société lorsque mes camarades, notamment le camarade président a sorti le fameux Plan Sénégal Emergent (PSE). L’analyse que j’en ai faite, c’est qu’il manquait une âme au PSE. Notre société historiquement a une religion, une foi, un comportement, une attitude, un état d’esprit, mentalité etc. Donc le Plan Sénégal émergent devait prendre en compte les fondamentaux de notre culture, notre civilisation à commencer par justement ces lois non écrites, notamment la parole donnée comme loi supérieure aux lois positives.

LE PSE CE SONT DES OUTILS SANS VALEUR…

Disons que le PSE montre un effort évident de replâtrer un système qui avait été un peu mis en difficulté par les erreurs du Sopi et l’entourage de Wade, donc tous les libéraux de l’époque y compris Macky Sall. Ils partageaient les mêmes errements qui, finalement, ont créé des situations complexes parfois gênantes à l’issue desquelles le peuple a dit à Wade : ce n’est pas ce que vous nous aviez dit. Lorsque la même situation tend à se présenter sous Macky Sall qui avait l’aval de l’intelligentsia, c’était notre devoir de respecter les engagements. Macky Sall a fait preuve de courage et parfois quand on regarde les opposants, on se demande s’ils ont le même courage que Macky. Mais toujours est-il que les erreurs de Macky et ses fautes ont plongé le pays dans une situation difficile d’où la nécessité de poursuivre le combat en prenant en compte la fameuse formule de l’Evangile à savoir : «je ne suis pas venu pour abolir mais pour accomplir». Il faut accomplir les alternances, c’est-à-dire aller vers l’alternative et non vers une 3e alternance qui va donner le pouvoir à des « bodio bodio » qui vont demain mettre leurs familles, leurs fils, inventer des plans faux etc. L’alternative aujourd’hui au Sénégal passe par ce qu’on m’a enseigné dans les foyers religieux musulmans comme chrétiens. On m’a enseigné que «jikko» (Attitude) c’est l’élément clé dans la transformation d’une société. Il faut qu’on réfléchisse à ça. Cela veut dire que ceux qui ont été formés dans nos traditions considèrent que le problème central du Sénégal, c’est le comportement comme ferment d’action, comme éthique et morale. Parce que le « jikko » en question, ce n’est pas une loi votée par l’Assemblée Nationale. L’attitude ne se vote, ne se décrète pas. L’attitude « jikko » est donc un élément basique et en français si on veut problématiser « jikko », il faudrait dire refondation. La refondation qui est à l’ordre du jour au Sénégal, c’est la refondation de la République. Mais de quelle république s’agit-il ?
Est-ce que ce n’est pas un problème de paradigme qui nous a conduit dans cette situation?
Alors en toute modestie, la classe politique sénégalaise semble être prisonnière d’un paradigme non élucidé encore, que cela soit composé de libéraux, de socialistes, de communistes, de trotskistes, de maoïstes etc. La classe politique est prisonnière de ce que j’appelle simplement la République maçonnique des 4 communes. C’est Louis Faidherbe qui a créé les éléments d’une République dont le fonctionnement part des loges maçonniques. Dans la conception maçonnique, il y a une séparation entre la religion, la foi d’un côté et de l’autre côté l’homme et le développement. Par exemple la révolution française de 1789, qui a beaucoup apporté au monde, a une faiblesse. C’est son côté antireligieux qui a amené les révolutionnaires français à séparer l’Etat de la religion et en séparant l’Etat et la religion, ils ont eu recours à des outils de gouvernance qui sont techniques et en vertu desquels le contrat entre l’homme et l’homme uniquement gouverne la société, en enlevant donc les valeurs morales, les valeurs sociologiques, les valeurs culturelles, les valeurs religieuses de telle sorte que la règle consistant à dire : la fin justifie les moyens prend le dessus. Donc au Sénégal, on vit une situation qui correspond totalement à cette approche franc-maçonnique des libertés consistant à dire : on vous a créé un espace où tout est permis et ils appellent ça la laïcité. Mais la laïcité des loges de la France, lorsqu’elle a été adoptée au Sénégal, a eu un contenu et un sens et des implications terribles dans la mesure où ceux qui y étaient étaient formés dans les daara, les couvents etc. Avec l’idée que le monde est une dimension double ici-bas et l’au-delà, ils ont été en quelque sorte agressés sur le plan culturel. Notre culture de base au Sénégal, elle est partie du fait qu’il y a des fondamentaux qui gouvernent l’action de l’homme et donc, nous refusons par principe l’existence d’un espace de laïcité où tout est permis. Dans les classiques de formation en principe, aussi bien dans l’Evangile de la religion chrétienne, les règles sont très claires : le mensonge et tout son ensemble de pratiques, la médisance… sont interdits. Mais la laïcité a tout bouleversé et par là, la laïcité maçonnique des 4 communes ne veut entendre parler ni de nos traditions ni de nos religions ni de nos principes, ni de nos lois non écrites. Ce qui fait que la classe politique est issue de ça. C’est pourquoi je disais que le PSE n’avait pas une âme parce qu’il a cavalé vers la gouvernance par les outils, les instruments en mettant de côté l’articulation entre foi, religion, société aujourd’hui et demain. Notre société pense qu’il y a une double dimension à l’existence de l’homme, mais la laïcité a créé un espace disant : si vous entrez dans cet espace politique, faites ce que vous voulez. Bref les principes à partir desquels notre conscience culturelle a été élaborée ont été en permanence ruinés par cette notion de laïcité. Ce qui fait que la maçonnique des 4 communes a pris d’assaut en réalité nos principes de base, et ce sont nos principes de base précisément qui ont permis de créer la 1ère République démocratique égalitaire au monde, notamment en 1776.
J’aime bien parler de 1776 et de Thierno Souleymane Baal qui n’était pas seul.
Dans la conception de la République, elle doit aller au-delà de l’existant du pécuniaire, du matériel pour chercher l’accomplissement de l’homme. Et la laïcité du franc-maçon nous dit que la fin justifie les moyens et pire encore, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Bref, la franc-maçonnerie de Louis Faidherbe a créé et impulsé, au Sénégal notamment avec Blaise Diagne et d’autres, des loges maçonniques qui font que cet exemple-là est remarquable. La classe politique sénégalaise a été moulée dans un paradigme maçonnique qui, après les tentatives de Senghor et de Mamadou Dia, ensuite Abdoulaye Wade, a généreusement essayé mais ça n’a pas marché, ainsi que Macky Sall. Donc, le problème aujourd’hui, c’est la refondation. Mais dans quelle direction travailler ? A mon avis, c’est la République de Thierno Souleymane Baal.
Donc pourquoi la classe politique qui est moulée aussi dans la culture sénégalaise l’écarte pour adopter la culture maçonnique ?
L’une des difficultés des hommes politiques, qu’ils soient des gauchistes, des marxistes-léninistes, des communistes, libéraux, des socio-libéraux, des maoïstes etc., c’est qu’ils ont la volonté, mais elle ne suffit pas. Lorsque l’homme agit, il y a le moment de l’action et dans l’action, il y a forcément des options, des paradigmes et des canevas qui orientent la pensée de l’homme, sa culture etc. Ce qui nous est arrivé, c’est que la République maçonnique de Faidherbe a permis, au nom de la laïcité, de faire tout ce que la religion, la morale et l’éthique interdisent. Ce qui fait que l’homme politique qui s’engage dans son pays pour son pays est en fait récupéré par des structures camouflées qu’on appelle en réalité les loges maçonniques. Donc, je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous devons, dans les meilleurs délais, rediscuter de notre pays et de ce que les loges franc-maçonniques ont semé. Pourquoi au Gabon, au Bénin et dans tous ces anciens pays de la colonie française qui ont été structurés par la franc-maçonnerie, les francs-maçons ne se cachent pas ? Le seul pays où la franc-maçonnerie est clandestine, c’est au Sénégal ? Mais c’est à cause de la force de nos traditions qui ont fait tellement peur à Faidherbe, aux africanistes, à tous ces gens-là qui se sont dit que les Sénégalais sont capables de révolutionner toute l’Afrique de l’Ouest simplement parce qu’ils ont les ingrédients en matière de formation, et le développement de la langue arabe comme outil ou comme écriture de nos langues nationales. C’était la crainte des africanistes comme les Vincent Monteil et les Maurice Delafosse. Les confréries ont résisté à la franc-maçonnerie des 4 communes de sorte que Ahmadou Bamba en a donné une théorie remarquable, c’est-à-dire le «djihadou nafs» c’est-à-dire le djihad de l’âme. Il faut rééduquer la classe politique parce qu’elle est emprisonnée dans des schémas doctrinaux qui malheureusement n’ont pas une science doctorale de notre propre société. Dans la science doctorale de notre société, le premier élément reste l’existence de deux mondes. C’est ce qui manque à la classe politique. Je ne dis pas qu’ils sont tous des francs-maçons, mais la culture maçonnique a encadré cette classe politique de telle sorte qu’elle est prisonnière d’une logique instrumentale d’outils, de moyens, d’argent etc. D’ailleurs le cardinal Théodore Adrien Sarr a dit récemment que le pouvoir politique n’est pas au-dessus de Dieu. Il rejoint totalement le djihad de l’âme.
Est-ce que le dialogue politique n’est pas une opportunité pour changer de paradigmes ?
Je suis parti au premier jour du dialogue et Famara Ibrahima Sagna qui a été désigné a fait l’objet de consensus. Il devait rencontrer toutes les forces vives et présenter à Macky Sall une liste de personnes qui permettraient un dialogue inclusif. Mais c’est Macky Sall lui-même qui a sorti une liste de près de 400 personnes, ensuite une seconde liste de 40 personnes. Du coup, le dialogue inclusif qui était recherché est évacué au profit d’arrangements politiques qui en fait ont créé un véritable problème. Pourquoi le dialogue national dans un pays qui a une Assemblée nationale et d’autres organes électifs ? C’est contradictoire. En réalité, le sens et la portée du dialogue, c’est que la légitimité du Président Macky Sall avait coulé et que ses institutions qui auraient dû accueillir les dialogues et les échanges étaient devenus dysfonctionnelles. Donc, le dialogue national devait un peu suppléer une crise de légitimité qui date du 3 avril 2017. La crise qui frappe le Sénégal actuellement date de la fin du quinquennat de Macky Sall. Si Macky Sall avait tenu la présidentielle en avril 2017, je pense que non seulement il aurait été élu sans problème, mais au moment où il aurait fini le 2e mandat, les Sénégalais lui auraient dit de rester. Parce que c’est l’alternative que Macky symbolisait par rapport à Wade et Diouf que le peuple recherchait. Donc, c’est un problème encore de parole donnée. On voit un peu comment la franc-maçonnerie a déformé et dénaturé les élans très positifs de la plupart des dirigeants. Au Sénégal, les francs-maçons se cachent, viennent prier avec les guides religieux et ils vont faire des initiations. Donc, il y a une infiltration crasseuse de notre culture et de notre religion. Cela veut dire que la République maçonnique est en train aujourd’hui, avec le déni de parole, d’assassiner les rudiments de notre culture. La franc-maçonnerie nous poursuit, d’où le refus d’introduire la religion dans les écoles alors que c’est un élément basique, alors qu’elle est la mère des sciences. Il nous faut aller vers la libération de nos élites prises en otage par les loges maçonniques. Et pour cela, nous devons engager le combat pour montrer les illusions de la république maçonnique des quatre communes. La République de Thierno Souleymane Baal sera salvatrice parce qu’elle pose une Constitution qui articule les deux mondes et qui interdit des pratiques ethnicistes etc..
Est-ce que vous avez espoir que le dialogue changera la donne ?
Si demain Famara Ibrahima Sagna décidait de convoquer la République de Baal, j’y verrais un début de solution. Bref, si la classe politique décide de s’interroger un peu sur Thierno Souleymane Baal, un peu sur la République léboue etc. le Sénégal changerait immédiatement, car la république maçonnique serait vaincue. Mais est-ce que les différentes loges maçonniques qui contrôlent les classes politiques sont prêtes à lâcher ? Apparemment non !

3e Mandat: Le «gaarouwalé» de Moustapha Diakhaté à Macky Sall

https://www.seneweb.com/-L’ancien député Moustapha Diakhaté continue d’alimenter le débat sur la question  du troisième mandat. Dans un post sur sa page Facebook, l’ancien ministre-conseiller a félicité le président Abdel Aziz de la Mauritanie et Issoufou du Niger et le président Alassane Ouattara sur leurs décisions de s’arrêter à deux mandats, non sans  railler  Macky Sall.

Voici l’intégralité de son post.

3ème mandat présidentiel : chapeau bas aux Présidents Aziz et Issoufou
Le respect de la constitution : c’est une obligation et non une faculté.
Avec les heureux précédents de la Mauritanie et du Niger désormais, le respect de la constitution ne doit plus être perçue comme une exception en Afrique, au point de susciter des félicitations pour un Chef d’État qui l’applique rigoureusement!

Comme c’est le cas présentement en côte d’ivoire. 

Il faut que les chefs  d’Etat et les peuples Africains comprennent que le pouvoir et la Constitution ne sont pas des propriétés privées dont on dispose comme l’on veut avec des tripatouillages qui trahissent et leur serment et leur engagement moral.
Aujourd’hui, dans des pays comme le Ghana, le Cap-Vert, la France il est inimaginable qu’un Président ayant fait 2 mandats puisse penser à en chercher un troisième.
Le Président Ouatara a été réaliste. Un autre mandat serait préjudiciable pour son leadership et pour son pays.
Espérons qu’il ne sera pas le Président dernier à se plier à la Constitution de son pays.plus jamais trois mandats en Afrique !Vive la République !Vive le Sénégal !

Forte mobilisation des Saint-Louisiens pour l’accueil de Mamadou Racine Sy.

https://www.dakaractu.com/Le leader du mouvement And Liggey Sénégal ak Racine (Alsar) a rendu ce samedi un vibrant hommage aux femmes de son mouvement basées à Saint-Louis.
C’était à l’occasion d’un meeting qui s’est tenu à l’esplanade du Stade Mawade Wade devant une foule immense.
Sous la houlette de leur responsable Ciré Kane, les militants et sympathisants d’Alsar Ndar ont rivalisé d’ardeur et de détermination surtout avec la belle prestation de la troupe Les Signares de Saint-Louis.
En bon « Doomu Ndar », Mamadou Racine Sy a saisi l’occasion pour réaffirmer son ancrage et celui de son mouvement dans la vieille cité.
Il n’a pas manqué d’annoncer la consolidation de son soutien indéfectible au Président Macky Sall et au programme de développement PSE.
Racine Sy a aussi magnifié son amitié avec le Ministre Mansour Mansour Faye et sa soeur Marieme Faye première Dame.
Actualité oblige, Mamadou Racine Sy a fait une importante sensibilisation sur les mesures préventives à prendre pour lutter contre le Coronavirus.

AMADOU BA MINIMISE LA CRISE À L’APR: «IL Y A EU QUELQUES MILITANTS MÉCONTENTS»

http://www.emedia.sn/Interpellé sur les remous qui minent l’Alliance pour la République (APR) notamment aux Parcelles Assainies où des membres de son camp accusent d’autres membres de la Convergence des jeunes républicains (COJER), du même bord politique, de les avoir agressés, Amadou BA se présente en rassembleur.
« Aux Parcelles assainies, dit-il, interrogé à l’issue de la séance plénière, ce lundi, 9 mars, à l’Assemblée nationale, nous sommes tous de la même famille. Nous appartenons à l’APR, il y a eu quelques militants, qui n’étaient pas contents. »
Dans ce sillage, le ministre des Affaires étrangères, et des Sénégalais de l’extérieur, annonce qu’il va « recevoir très prochainement » les frustrés. Histoire confie le responsable de l’APR, « qu’on puisse échanger. » Dans la mesure où signale-t-il : « L’objectif est de renforcer le parti. Mais au-delà du parti, c’est de renforcer tous les alliés du président, Macky Sall. Cela est extrêmement important. »
En conclusion, tranche-t-il, « ce qu’il faut retenir, c’est que le président m’a fait confiance, et m’a demandé de faire de la politique. Il n’y a vraiment pas de préoccupation. Maintenant, dans tout parti, il peut y avoir des frustrations, ça et là, justifiées ou pas. Nous tenterons d’apporter des éléments de solution. Je pense que c’est ce qui nous est demandé à travers ces actions que nous déplorons, et que nous condamnons. Peu importe l’action est là, il va falloir apporter des éléments de réponse, et c’est ce que nous ferons ».
Plus tôt en plénière, le ministre a soutenu devant les députés : « Les difficultés vont avec les contingences mais ce n’est absolument rien. Ce qui est important, c’est de travailler en toute loyauté, et de n’être jamais pris à défaut ». Dié BA

Accusé De Tout Bor: Amadou Bâ Obtient Un Soutien De Taille…

https://www.xibaaru.sn/Le mouvement Génération émergente soutien qu’Amadou Bâ est toujours le coordonnateur de l’Apr aux Parcelles Assainies, malgré les contestations de certains responsables politiques dans la localité.
« Il y a des gens tapis dans l’ombre, jaloux des prouesses diplomatiques et politiques du ministre Amadou Ba, qui tirent les ficelles depuis le Palais. Ainsi ils se cachent derrière des responsables oubliés par leurs bases politiques qui essayent de faire tomber Amadou Ba en véhiculant des «Fake-news» selon lesquelles il veut remplacer le Président de la République », s’insurge le leader Mayacine Ndiaye, via un communiqué.
Ce qui est totalement faux aux yeux des soutiens du ministre. « Aujourd’hui, la priorité d’Amadou Ba, c’est d’accompagner le Président Macky Sall dans sa vision et volonté de faire du Sénégal un pays émergent », défend-il.

Hélène Tine: «Je Suis Triste De Voir Amadou Ba Subir…»

https://www.xibaaru.sn/-La question du troisième mandat au Sénégal doit être « au cœur des conclusions du dialogue national », lancé par le président Macky Sall le 28 mai dernier. C’est ce qu’a estimé l’ex-députée Hélène Tine qui a jugé « inacceptable » qu’il ait des querelles entre les responsables du parti au pouvoir, dans ce contexte où on parle de coronavirus, et les Sénégalais sont inquiets et cherchent à se préserver de cette menace.  « Je vois la guéguerre qu’il y a entre eux. Je suis triste de voir quelqu’un comme le ministre des Affaires étrangères (Amadou Ba), qui porte l’image du Sénégal, subir ce qui est en train de se passer aux Parcelles Assainies. C’est l’image de la diplomatie sénégalaise qui est éclaboussée », a déploré Hélène Tine, rappelant au régime que les Sénégalais ont d’autres préoccupations.

Mimi En Danger… Un Sabotage Plane Sur La Séance Plénière Du CESE

https://www.xibaaru.sn/-Selon des sources du journal Kritik, la séance plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE) du 10 mars, qui vient d’être renvoyée à cause du coronavirus, risque de ne jamais se tenir. Car selon le quotidien les «mackysards» qui siègent au sein de cette institution dirigée par Aminata Touré ont décidé de rendre la vie dure à leur présidente.
Ils menacent tout simplement de saboter les travaux, une manière de créer une instabilité et pousser Macky Sall à entrer dans la danse. Car, poursuit le quotidien dès que le constat de blocage sera établi, il ne restera au président de la République qu’à prendre un décret pour dégommer celle qui fut son Premier ministre.

Mouhamed Sambe : »Il faut normer les relations militantes… »

https://www.dakarposte.com/Ils sont accusés, par certains responsables du régime, de lorgner le fauteuil du président Macky Sall. Amadou Ba et Mimi Touré essuient, depuis un moment des tirs de la part de certains responsables apéristes. Une attitude que fustige Mouhamed Sambe selon qui, l’heure n’est pas à ce genre de débat.

A la conquête du suffrage des Sénégalais…

« Les orientations politiques de M. Bara Ndiaye sont maladroites. Je ne peux pas comprendre cela, dans un parti, où des gens doivent faire dans la solidarité, dans le consensus, dans l’engagement personnel auprès du président Macky Sall qui s’est battu tout seul pour arriver là où se trouvent aujourd’hui. Renvoyé du Pds, il a pris armes et bagages pour aller conquérir le suffrage des Sénégalais. Ce que le bon Dieu lui a donné…« , rappelle le Sg du cadre de concertation libéral, au sortir d’une réunion du secrétariat général, ce dimanche.
Mouhamed Sambe de préciser que dans une famille politique, pour avoir une longévité politique et étatique, « il faut que ceux qui sont censés l’animer aient une bonne foi et ne pas dire les choses au hasard… » Pour lui, « Amadou Ba et Mimi Touré se sont toujours battus pour la massification du parti« .

Regrets…

Pour preuve, lors des tournés présidentielles où lui, Mouhamed Sambe, a eu à accompagner le chef de l’Etat, « Mimi Touré n’a jamais cessé de régler des conflits politiques, de montrer son engagement auprès du président Macky Sall. Et ça, je l’ai vu, tout dernièrement à Kaolack où elle a fait venir des militants, vers 4 heures du matin, pour que le président Macky Sall les reçoivent. Quant à Amadou Ba, lors de l’élection présidentielle, toutes les personnalités religieuses, politiques et la jeunesse, partout dans Dakar, il a mis les moyens qu’il fallait pour que Macky passe dès le premier tour…« , assure-t-il, regrettant les sorties qu’il qualifie de maladroites de ces apéristes qui, selon lui, devraient même les gêner…

Sur le « renvoi » de Mbaye Ndiaye et de Boun Dionne…

Mouhamed Samb demande, ainsi au président Macky Sall de parler davantage à ses militants et d’avoir une orientation vis à vis de ces derniers. « Car une soustraction dans un parti n’est pas toujours une bonne chose. C’est ce qui amène souvent l’explosion dans les grandes démocraties…« , dit-il à ceux qui demandent le renvoi de Mbaye Ndiaye et de Boun Dionne « .leral

René Yéhoume: «Nous Sommes Les Boucliers De Macky»

« Nous sommes dans un parti ou les gens croient plus aux responsables nommés qu’au président Macky Sall, président de notre parti. Ils sont tous à leurs postes par la générosité du Président. Il est grand temps de mettre les autres au garde à vous. Nous sommes plus que jamais déterminés à être des boucliers de Monsieur le président de la république. Osons »René Yéhoume,Responsable Apr Dakar plateau,président du Moder

Après 10 ans d’existence de la loi sur la Parité: Fatou Sow Sarr veut désormais l’instauration du binôme

https://actusen.sn/A l’heure actuelle, on devrait dépasser la parité. C’est du moins, la conviction de la sociologue anthropologue, Fatou Sow Sarr. Invitée à Jury du Dimanche sur « E-radio », la sociologue a fait un bilan mitigé de la loi sur la parité après 10 ans d’application. « Ce n’est pas normal qu’on tourne autour de 14 % dans la haute administration. C’est extrêmement faible », a-t-elle dénoncé.
En effet, pour elle, « on doit dépasser la parité pour arriver dans le binôme. Parce que, j’ai découvert que dans le Walo, chaque pouvoir masculin avait son pendant féminin, chaque ‘’Brack’’ avait une Linguère élue. Avec la parité, quand les listes sont impaires, c’est toujours des hommes qui vont à la tête. Mais, quand on aura un binôme, un poste de député ne sera jamais un poste unique. A partir de ce moment, nous arriverons à l’égalité parfaite entre les hommes et les femmes sur ces questions ».

Concours de générosité: Wade offre une voiture à son griot Amadou Niang Madoki ,Macky donne une 8×8 à Baaba Maal

https://www.jotaay.net/Il est toujours généreux notre Gorgui international. Même hors du pouvoir, il aide les gens. Après avoir offert deux bus aux femmes de son parti, Me Abdoulaye Wade a remis ça il y a quelques jours. Gorgui a offert une rutilante voiture à son griot Amadou Niang «Madoki». C’est d’ailleurs l’un des seuls griots qui lui reste, les autres ayant pris la tangente depuis longtemps pour rejoindre Macky Sall. Ces derniers ont totalement oublié «Farawade ndiack», ils ne retiennent plus que «Sall ngari lamtoro». Ah ce pays avec ses flatteurs et autres «frappeurs». Pour en revenir à nos moutons, «Niang Madoki», qui a récupéré la voiture à Ccbm automobile, est aux anges depuis lors.
Baaba Maal aussi affiche le sourire. Macky Sall lui a offert une voiture haut de gamme. On ne sait pas si c’est le chanteur du Dande Leñol qui lui en a fait la demande ou pas, mais la voiture de Baaba Maal a pris feu sur l’autoroute à péage dernièrement. Et le chanteur en est sorti sain et sauf. Son pote Amadou Kane Diallo lui avait même rendu visite. En tout cas, cette voiture que Macky Sall lui a offerte est de loin plus luxueuse que celle qu’il a perdue.

IDIOVISUEL–AU PAYS DE TOUTES LES SPÉCIALITÉS….

NETALI.COM – N’est-il pas excessif voire prématuré de juger la communication sur l’épidémie de coronavirus et sa gestion, en tout cas telle qu’elles ont été jusqu’ici gérées par Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé et ses services ? Les médias ont certes le droit d’apprécier et de critiquer mais encore faudrait-il que ces critiques soient mesurées au regard de la sensibilité de l’affaire.
Ils se sont, dans quelques cas, lancés dans des comparaisons trop hâtives, oubliant que l’épidémie d’Ebola et celle du coronavirus n’ont ni la même ampleur, ni la même logique de pénétration, encore moins la même nature. Si certains journalistes n’ont pas tari d’éloges sur Eva Marie Cole Seck quant à sa gestion d’Ebola, ils ont relevé des cafouillages et défaillances du côté d’Abdoulaye Diouf Sarr. L’Observateur par exemple de ce lundi 9 Mars, souligne par exemple que  “le personnel médical est démuni face au Coronavirus dans les régions”. Guy Marius, à Ziguinchor semble appuyer ce fait en lançant quelques piques dans Enquête de la même date. Sur place, il s’est dit surpris, choqué et scandalisé par le fait que dans les locaux de l’aéroport de Ziguinchor, il n’existe aucun dispositif mis en place pour lutter contre le coronavirus.
Quel que soit en tout cas le jugement porté ça et là, il semble en tout cas bien tôt pour se lancer dans une évaluation de la gestion de la crise qui n’a réellement commencé qu’avec la question du rapatriement des 13 étudiants sénégalais bloqués à Wuhan dans l’épicentre du Coronavirus en Chine. L’on se rappelle en effet que le président Sall était monté au créneau lors d’une cérémonie de levée des couleurs. Il avait d’ailleurs été critiqué par ces étudiants qui avaient lancé des appels à leur rapatriement ; par des parents inquiets en larmes ; et également par une certaine presse et une bonne partie de l’opinion qui avaient fustigé la brutalité de ses paroles. La suite donnera raison à ce dernier, non pas par rapport à ses propos jugés maladroits, mais bien par rapport au précédent qu’il n’a pas voulu créer. Les Sénégalais d’Italie auraient certainement demandé à être rapatriés si Macky Sall avait cédé au vœu des étudiants de Chine. C’est en tout cas l’interprétation qui a été faite par des sources officielles.
Imaginez un instant que depuis le début de l’épidémie, à la date du 6 mars, 197 personnes sont mortes du coronavirus pour 4636 personnes contaminées en Italie et 15 millions de personnes mises en quarantaine depuis ce dimanche 8 Mars. Et l’on n’ignore pas la présence d’une forte communauté sénégalaise en Lombardie, la région qui abrite Milan, la capitale financière. Vous imaginez bien la suite.
Ce que certains acteurs des médias oublient certainement, c’est que L’Ebola a été circonscrite au niveau de la frontière sénégalo-guinéenne. Ce qui avait permis d’éviter toute propagation à l’intérieur du Sénégal. Une situation qui avait même créé quelques frictions entre Conakry et Dakar pour cause de fermeture de la frontière. A l’opposée, l’épidémie du Coronavirus prend sa source dans des pays développés et ne doit  son arrivée dans nos murs, qu’au flux de voyageurs.
Certains journalistes ne consentent pas à être mesurés dans le jugement dans le cas du Sénégal au moment où des pays développés tels que la Chine, la Corée du sud, l’Italie, les Etats Unis et la France, qui, malgré leurs moyens astronomiques comparés aux nôtres et un système de santé largement plus performant, paient un lourd tribut de cette propagation du virus. Pourquoi pensent-ils devoir mettre une pression aussi infernale en plus d’être aussi alarmistes ? Le Sénégal a jusqu’ici connu 4 cas dont 1 guérison et trois cas qui sont sur une pente positive. Loin de penser qu’il faille tomber dans l’autoglorification et être dans une posture de sérénité excessive ou de relâchement, un système de surveillance rigoureux et un principe de précaution, doivent toutefois guider la gestion de cette épidémie.
Comme au football, trop de spécialistes se prononcent sur le sujet. Mais alors que de lieux communs distillés ! Que de fausses prescriptions annoncées çà et là. Beaucoup ne savent pas par exemple que les masques sont plus utiles pour les personnes malades et personnels soignants et permettent d’éviter la contagion. La raison est simple, la propagation via les gouttelettes issues des éternuements des personnes atteintes à moins d’un mètre, est limitée avec ces masques. L’on sait aussi qu’il faut préconiser le lavage fréquent des mains et éviter de se frotter le nez, etc.
Le Dr Bernabe Gning, chef du service contrôle sanitaire de la frontière aérienne de l’aéroport Blaise Diagne, a relaté la simulation ordonnée par le ministre Diouf Sarr et qui a eu lieu sur la base d’un document dénommé « Plan d’urgence sanitaire » et qui permet de gérer les épidémies. Le médecin a aussi détaillé toute la procédure mise en place avec les compagnies aériennes lors de la découverte du 1er cas apparu dans nos murs, le 25 février, depuis l’identification de cette personne, jusqu’à la publication de la liste des passagers (ceux qui avaient embarqué et ceux qui ont désisté lors du voyage), leur parcours, leurs coordonnées, les personnes avec qui ils ont été en contact.
« Nous avons observé 47 personnes proches des gens affectés par la coronavirus. Ils ont été suivis 14 jours et les 10 tests effectués ont tous été négatifs. C’est la police de l’aéroport qui nous a remis les contacts des personnes qui étaient dans l’avion et nous les avons tous appelés. Même quand ils sont dans des localités éloignées comme Tambacounda, on les met en contact avec le chef de service régional à charge pour les agents de santé de les suivre 14 jours après leur entrée au Sénégal… », a fait savoir le docteur.
Ce dernier a également expliqué qu’un système de contrôle existe bel et bien à l’aéroport et les passagers qui arrivent y sont soumis après avoir été guidés par les policiers, selon un itinéraire encadré. A cet effet, il nous a précisé qu’il y a trois sortes de caméras thermiques : des caméras suspendues, des caméras roulant qui suivent les passagers et des caméras qui sont des sortes de scanner qu’on met à 3 cm à hauteur des fronts des personnes avec des voyants lumineux et qui détectent uniquement la température des corps et non le virus.
Autre précision de taille, Docteur Gning a expliqué que lorsque le virus pénètre dans le corps, il passe par trois (3) étapes qui sont : le fait de voir s’il peut s’épanouir dans le nouvel organisme étant entendu qu’il vient d’un autre organisme ; il se multiplie ; et dans ce 3ème stade, on cherche à voir si l’ampleur de la multiplication, permet d’être positif au test. C’est pourquoi fait-il remarquer, c’est la raison pour laquelle le test est recommandé au bout d’un certain temps.
La question de la rumeur selon laquelle cette maladie touche moins les noirs, a été battue en brèche par le médecin en chef, expliquant au passage qu’il n’existe pas 4 races, mais bien une seule, la race humaine. De même, la maladie n’est pas une “maladie chinoise, mais une maladie en Chine“.
Bref beaucoup d’infos que le grand public ignorait. Mais, une fois cela dit et expliqué, le nombre faible de cas (espérons que cela se poursuive avec l’aide de Dieu) ne doit pas pousser au relâchement de la surveillance. Les Sénégalais doivent rester  humbles et ne pas pousser la prétention trop loin. Nos médecins sont certes très bien formés et préparés à faire face à ce genre de situations, mais le fait est que notre système de santé n’est pas des plus parfaits. Ils doivent aussi garder à l’esprit que le Sénégal est ce pays où les règles d’hygiène ne sont globalement pas observés. Les Sénégalais ne doivent pas se faire d’illusions quant au fait de penser que le système de santé va devenir comme par enchantement le système le plus parfait au monde, du jour au lendemain.

L’épidémie qui déstabilise les économies

Le coronavirus a déstabilisé l’économie mondiale avec notamment des pertes de 3 à 5% enregistrées par les Bourses, et des marchés financiers qui connaissent leur pire période depuis la crise de 2008-2009. La fortune totale des 500 personnes les plus riches du monde a diminué de 444 milliards de dollars, rapporte BloombergLes trois hommes les plus riches du monde ont perdu un total de 30 milliards de dollars (environ 27 milliards d’euros): 11,9 milliards (10,8 milliards d’euros) pour le patron d’Amazon Jeff Bezos, 10 (9,1 milliards d’euros) pour le cofondateur de Microsoft Bill Gates et 9,1 (8,2 milliards d’euros) pour le français le plus riche du monde Bernard Arnault du groupe LVMH. Ces 500 personnes avaient pourtant amassé plus de 78 milliards de dollars (environ 71 milliards d’euros) depuis le début de l’année, note l’agence américaine, mais cette somme a largement été «effacée» par le marasme économique dû au virus Covid-19.
Sur les conséquences économiques de la crise, Khadim Bamba Diagne, économiste a par exemple renseigné sur la TFM que si la Chine ne produit pas, c’est le monde entier qui va le ressentir, évoquant les conséquences pour l’importateur sénégalais de l’empire du milieu. Celui-ci, fait-il remarquer, court le risque d’être poursuivi par sa banque, après avoir pris des engagements. Allant plus loin dans son raisonnement, il fera comprendre que le Sénégal a eu la chance d’avoir vendu son arachide bien avant la naissance de l’épidémie, ce qui n’a pas eu des fâcheuses conséquences sur la situation des agriculteurs.
L’économiste sortira toutefois de son rayon pour réclamer une révision de la stratégie de communication afin d’éviter des risques de psychose. Le docteur Bernabe Gning lui a suggéré que la presse aide dans la communication. Birima recommandera des sketch plus facilement consommables à son avis par les populations. Bouba Ndour tempérera son jugement en indiquant qu’ils peuvent commettre des erreurs de communication.
Et Birima Ndiaye de rétorquer que beaucoup de pays à l’instar des Etats Unis connaissent des cas mais ne donnent pas le vrai chiffre à cause des risques sur leur économie, préconisant que chaque semaine le gouvernement sénégalais organise une réunion avec les patrons de presse.
Mais ce que ne semble pas comprendre le syndicaliste, c’est que la culture des Etats Unis dans ce domaine n’est pas semblable au cas sénégalais. Au pays de l’oncle Sam, face aux périls ou événements d’enjeu national, les médias se positionnent bien souvent par rapport à l’intérêt du pays. Au Sénégal, il est juste possible d’en appeler au sens des responsabilités des médias, l’essentiel étant de ne pas contribuer à créer une psychose en voulant produire des scoops ou vendre du papier. Il y a en tout cas un arbitrage à faire de la part de l’Etat en termes de gestion de l’information.

Prendre au sérieux la matière communication

Dans cette crise, beaucoup d’opinions ont été émises quant au recours aux journalistes dans la communication de crise. Mais ce que ceux-là qui abordent le sujet sous cet angle ne savent pas, c’est qu’il est bien illusoire de considérer les journalistes comme des communicants, la presse n’étant qu’un canal pour une communication favorable. Ce n’est pas parce qu’une communication sera faite en direction des médias que l’effet escompté de la communication positive sera atteint. Le journalisme et la communication procèdent en effet de logiques différentes. Si le premier cherche à collecter des faits, à les recouper et à la diffuser ; le second procède d’une logique dans ce cas précis, de rassurer, de produire des chiffres rassurants, de montrer que le gouvernement contrôle la situation, etc. Une logique donc de persuasion. Les médias eux, relaient à la fois des infos positives comme négatives. Et ce n’est pas un hasard si les angles négatifs sont les plus visés. Un précepte bien cher aux journalistes, est d’ailleurs de parler des « trains qui n’arrivent pas à l’heure » et qui semblent plus intéresser les confrères.
Mais à la vérité, la communication n’est pas une matière facile sous nos cieux. Ailleurs également. Elle est une activité à la croisée de plusieurs spécialités, et nécessite une chaîne d’intervenants. Les messages ne sont efficaces que s’ils interpellent la cible. Ils doivent aussi être facilement mémorisables par celui qui les écoute ou les voient. Mais malheureusement notre culture orale nous incite à trop parler dans les sketchs et à faire recours à des spots au travers desquels, l’on tente de véhiculer plusieurs messages et de tenter d’atteindre plusieurs objectifs. La conception-rédaction est un métier à part entière dans la pub. De même l’opérationnel est bien souvent pris pour de la stratégie de communication qui elle-même est assimilée au plan de communication. D’autres confusions sont aussi notées. La communication est au fond, un domaine qu’on a tendance à assimiler à la production d’un simple discours qu’on peut composer selon son entendement alors que le métier requiert une formation digne de ce nom et une véritable expérience dans le temps. Le fait est qu’au fond, la communication en tant que matière, est un domaine qui paraît tellement accessible car étant à la portée de beaucoup de gens quand bien même ce ne serait pas leur métier de base. On confiera d’autant plus facilement sa voiture à un mécanicien quand bien même on ne préjugerait pas de sa compétence. De la même façon, il ne viendra jamais à l’idée de confier un malade à un non médecin.
Ceux qui prétendent en réalité être des spécialistes de la communication, ne le sont pas pour beaucoup sous nos cieux. Ce sont bien souvent des journalistes qui assument ce rôle. Et beaucoup pensent pouvoir exercer dans ce domaine parce qu’ils ont lu quelques stratégies résumées dans des ouvrages dédiés à la communication de crise. Dans la réalité, cette dernière est  un domaine encore plus pointu de la communication et requiert une formation solide et une grande expérience de gestion de crises importante.
Et même dans les pays occidentaux qui ont intégré cette matière depuis belle lurette, Dieu sait que les spécialistes de la communication de crise ne foisonnent pas. Et beaucoup, considérés comme des sommités, ont à un moment ou à un autre, connu des insuccès dans une tentative de gérer une crise, même si tout dans la résolution d’une crise, ne saurait dépendre des communicants. D’illustres personnages appelés « spin doctors » ont marqué leur temps. Thierry Saussez par exemple d’ « Image et Stratégie » a dirigé le service d’information du gouvernement (SIG) de 2008 à 2010 en France a été conseiller de Nicolas Sarkozy en 2008. Celui-ci avait été présenté même à l’époque par de nombreux médias comme le « remède anti-couacs » en référence aux dysfonctionnements qui venaient brouiller la communication gouvernementale. Il avait aussi connu des flops notamment avec le lancement loupé du coûteux site « France.fr » qui lui avait d’ailleurs valu sa démission en octobre 2010.
Autre personnage réputé mais en Angleterre, Sir Alaster Campbell, connu pour avoir été le directeur de la communication et de la stratégie. Décrit comme spin doctor de Tony Blair, Premier ministre du Royaume-Uni avec qui il a collaboré à partir de 1994.  Au début de l’année 2003, Campbell joua un rôle de conseiller dans la présentation du “Dossier irakien”.
Il y a des personnages encore plus actuels tels que Stéphane Fouks ou Anne Méaux d’ « Image 7 » présentée comme la « prêtresse de la communication » en France et connue au Sénégal pour avoir été employée avec pour objectif de polir l’image de Karim Wade. Elle a été au-devant de la scène en prenant récemment en charge, la communication de Carlos Goshn et avait à cet effet organisé une conférence de presse à Beyrouth le 8 janvier 2020. Affabulée du titre de « communicant choc de François Fillon » , elle intervient principalement auprès des entreprises du Cac 40. « Image 7 » détenait également un contrat avec l’Agence tunisienne de communication extérieure pour valoriser les atouts du pays. Cette collaboration a été mise en avant par Le Canard Enchaîné en 2011, comme étant un « “discret réseau d’influence” en faveur de la dictature de Ben Ali, composé notamment de patrons de presse “tout acquis à sa cause” » Bref un métier ô combien difficile.
A l’opposée, le Président Macky Sall est généralement entouré de journalistes dans la gestion de sa communication, y compris de crise et continue de faire  l’amère expérience de la confusion des métiers.
Mais quoi qu’il en soit, les médias doivent être dans un rôle rassurant et assumer cette lourde responsabilité de ne pas créer de psychose dans leur volonté d’informer et d’être transparents. L’Etat doit aussi s’inscrire dans cette même logique tout en tenant en compte de l’image du Sénégal à l’étranger. Le Sénégal n’a pas besoin d’un frein supplémentaire à son économie qui est loin d’être reluisante.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 09/03/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

8 MARS : DROIT CAPITAL AU RESPECT.

 Habitués que nous sommes à ne réagir que sous le coup de nos émotions, même si elles sont parfois légitimes, nous oublions souvent l’essentiel pour ne discuter que des détails. Loin de moi l’idée que les femmes victimes de meurtres ou de viols soient considérées comme un «détail de l’histoire». Mais les histoires sordides qui constituent notre actualité la plus brûlante, concernant des femmes, l’une battue à mort par son ex compagnon, et l’autre victime supposée d’un viol suivi de grossesse par un homme qui se voulait être son protecteur, nous interrogent. Nos femmes et nos souvent très jeunes filles, sont exposées à ce sentiment de domination masculine qui s’exprime souvent violemment et dans une totale acceptation qu’elles ont cherché ce qui leur arrive. Nous sommes dans un pays qui vient seulement en 2020 de criminaliser le viol. Un pays où une jeune fille de 14 ans est obligée de fuir pour échapper à son vieil époux que ses parents lui ont imposé. Nous vivons dans un pays où beaucoup de jeunes filles sont à la merci d’hommes qui promettent de leur servir de moyens d’accès à un confort matériel uniquement, I-Phone, bijoux et fringues, voire appartements le temps que dure l’idylle, et ce, en totale complicité avec leurs propres parents. Malgré tout ce pouvoir des hommes, il serait temps que l’on parle d’autre chose que de parité et d’égalité, et qu’on exige enfin du RESPECT pour ce genre qui est avant tout celui de nos mères, de nos sœurs et de nos filles. Quel que soit le niveau de pouvoir des hommes qui détruisent l’avenir de ces jeunes filles, quels que soient la beauté d’une jeune fille et l’attrait de ses atours, il faut que les hommes du Sénégal sachent que : «Un HOMME ça s’empêche». Et comment « ça s’empêche » ? En calmant sa braguette en pensant à sa mère, à sa sœur, à sa fille. Tout simplement. Le 8 mars c’est tous les jours qu’il faut le célébrer en faisant du respect absolu des femmes, de leur liberté et de leur dignité un enjeu essentiel de civilisation. Cela nous éviterait de vivre comme des bêtes.

Le DC de Me Malick Sall accusé de semer la zizanie

Climat délétère, suspicion et malaise au Ministère de la Justice. Le directeur de cabinet, un retraité qui a servi sous Habib Thiam et Oumar Khassimou Dia, est indexé par tout le monde comme étant l’instigateur de cette situation. Pour preuve, soufflent nos sources, Nasser Niane s’est mis à dos tout le cabinet en écartant progressivement tous les proches du sympa et excellent Garde des Sceaux qui est l’un des rares ministres fortement appréciés par le personnel de la justice. Sa première victime fut le « jumeau» de Me Malick Sall, l’ancien Dg de la RTS, Daouda Ndiaye qui a fini par «s’exiler» au Congo. On lui reproche aussi le dessein d’isoler le ministre de ses fervents et loyaux cadres.

Le Sénégal perd encore à Monaco

Le tribunal de première instance de Monaco a débouté, le 20 février, l’Etat du Sénégal de sa demande d’exequatur liée à l’arrêt qu’avait rendu la Cour de répression de l’enrichissement illicite à Dakar (Crei), en 2015. D’après «Jeune Afrique», l’agent judiciaire du Sénégal, Antoine Félix Diome, réclamait la saisie de vingt-quatre comptes bancaires appartenant à Karim Wade, Ibrahim Aboukhalil (Bibo Bougi) et son frère Karim Aboukhalil et Mamadou Pouye au titre des dommages et intérêts pour lesquels la justice sénégalaise avait condamné les quatre hommes. En 2018 déjà, le tribunal correctionnel de Monaco avait débouté en appel l’Etat du Sénégal de sa demande de saisie des mêmes comptes bancaires dans le cadre d’une procédure au pénal. Des jugements qui s’ajoutent à la décision rendue par la justice française qui s’était, quant à elle, opposée à la confiscation des biens de Karim Wade dans l’Hexagone.

7 morts et 48 blessés dans un accident à Fatick

La route a encore fait parler d’elle ce week-end dans le département de Fatick. Un accident d’une rare violence s’est produit dimanche à Ndioudiouf, dans la commune de Diouroup, département de Fatick. Un bus s’est renversé, ôtant la vie à 7 personnes et occasionnant 48 blessés. Selon les informations obtenues auprès des sapeurs-pompiers de Fatick, on dénombre 17 blessés graves parmi la quarante enregistrée. Parmi les 7 corps sans vie, on note 4 femmes et 3 hommes d’âge mûr. «Le bus roulait dans le sens Fatick-Kaolack lorsqu’il s’est renversé sur le bas côté de la route nationale à la sortie du village de Ndioudiouf, à la suite d’une défaillance des pneus arrière, peu avant 3 heures du matin», a confié un agent de la 3e compagnie des sapeurs-pompiers de Fatick.

L’accident du car «horaire de Ndoffane» fait 1 mort

Le Week-end a été macabre dans le transport public. Alors qu’on n’a pas encore fini de parler de l’accident d’un bus de Maka Koulibantang à Ndioudiouf, le car de transport en commun communément appelé «horaire» de Ndoffane se renverse le dimanche vers 8h, à hauteur du village de Thiawando. Le car se rendait au marché hebdomadaire de Birkelane. Le bilan provisoire est d’un mort et plusieurs blessés.

Opération combinée Police-Gendarmerie

La Police et la gendarmerie mutualisent leurs efforts dans la lutte contre la délinquance. Elles ont effectué une descente musclée dans la banlieue, la nuit du 06 au 07 mars, dans le cadre d’une opération combinée de sécurisation. Ils ont mis la main sur 150 personnes dont 40 individus pour conduite en état d’ébriété, d’autres pour détention et trafic de drogue. Plus de 500 grammes de chanvre indien ont été saisis. Des véhicules immobilisés et 344 pièces de véhicules saisies. Selon des sources sécuritaires, cette opération du Commissariat central de Guédiawaye avec ses services secondaires, en collaboration avec la Gendarmerie, a nécessité la mobilisation de 350 agents. Ces derniers ont alors investi la banlieue dans ses moindres recoins, notamment Thiaroye, Wakhinane-Nimzaat et Malika, y compris Hann Maristes, de 20 h à 6h du matin. D’après des sources de «L’As», l’opération s’est déroulée sans incident. Les personnes interpellées seront déférées au parquet aujourd’hui.

Le Cusems en croisade contre le coronavirus…

Le Directoire national du CUSEMS qui s’est réuni samedi a noté avec inquiétude l’identification des premiers cas de l’épidémie de coronavirus au Sénégal. Dans un communiqué parvenu à «L’AS», le syndicat des enseignants exprime son soutien au corps médical mobilisé dès les premières heures malgré la modicité des moyens mis à leur disposition, et sa solidarité aux victimes à qui il souhaite un prompt rétablissement. Aussi, exhorte-t-il les autorités à prendre toutes les dispositions utiles pour circonscrire au plus vite l’évolution de la maladie, notamment par la prévention, le confinement et la prise en charge diligente des cas identifiés. Dans la croisade nationale contre cette maladie, le CUSEMS exprime sa disponibilité à contribuer à la sensibilisation des élèves afin d’atteindre par un effet démultiplicateur toutes les composantes de notre société.

…Mais ses revendications demeurent

Restons avec le Cusems de Abdoulaye Ndoye qui, appréciant la situation scolaire, dénonce vigoureusement ce qu’il qualifie d’irresponsabilité du gouvernement qui refuse de respecter ses engagements liés aux ponctions anarchiques des salaires des contractuels, à la systématisation des appels à candidatures par le MEFPA, en violation de l’accord sur la gestion démocratique, aux effectifs pléthoriques entravant toute pratique pédagogique efficace, à la systématisation injustifiée d’un audit annuel du personnel enseignant dans des conditions déplorables, au blocage des résultats de la formation diplômante des professeurs de Philosophie, de maths, de SVT… par défaut de versement du budget des formateurs de la FASTEF etc. Le Directoire national du CUSEMS rappelle en définitive que le respect des accords constitue la seule alternative pour la pacification de l’espace scolaire. Aussi, invite-t-il l’ensemble des acteurs à assumer, chacun en ce qui le concerne, ses responsabilités.

Colère des militants de Awa Ndiaye

C’est un tableau sombre que Diégui Diop et compagnie, militants de Awa Coudou Ndiaye, ont dressé samedi au quartier Ndiolofène de Saint-Louis, lors d’une assemblée générale qui a drainé beaucoup de monde. Portant la voix de la base affective de la présidente de la Commission de protection des données personnelles, Diégui Diop n’y est pas allé par quatre chemins pour dénoncer la marginalisation de leur leader. A l’en croire, Awa Ndiaye est victime d’ostracisme, tout comme sa base. Le panel organisé par la Convergence des Jeunesses Républicaines (Cojer) de Saint-Louis semble être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ses jeunes ont été écartés. Diégui Diop fustige le comportement du coordonnateur de l’Apr à Saint-Louis, en l’occurrence Mansour Faye. D’ailleurs, les jeunes de Awa Ndiaye n’excluent pas de présenter la candidature de Awa Ndiaye aux prochaines élections locales. Après Pr Mary Teuw Niane, c’est au tour des militants de Awa Ndiaye de se rebeller.

Racine Sy en soutien

Le stade Mawade Wade a été ce week-end le lieu de convergence des militants du mouvement «And Liggey Sénégal ak Racine» (Alsar). Il y avait foule à l’esplanade du temple du sport au grand bonheur de Mamadou Racine Sy. Ce dernier a rendu un vibrant hommage aux femmes de son mouvement à Saint-Louis. Devant une foule acquise à sa cause, M. Sy a réaffirmé son ancrage et celui de son mouvement dans la vieille cité. Il dira qu’il ne cherche pas à être élu à Saint-Louis, mais il est venu pour soutenir le maire et coordonnateur de l’Alliance pour la république (Apr), Amadou Mansour Faye. Il dit apporter son soutien indéfectible à Mansour Faye à tous les niveaux. Racine Sy a aussi annoncé la consolidation de son soutien sans faille au Président Macky Sall, au Plan Sénégal Emergent (PSE) et surtout à la première dame, Marième Faye Sall. Ce soutien du leader du mouvement Alsar vient au moment où le coordonnateur de l’Apr à Saint-Louis fait l’objet d’attaques de la part des partisans de Awa Ndiaye et de Mary Teuw Niane.

Célébration du 8 mars

En célébration de la date historique et symbolique du 08 Mars, l’Union pour le Développement du Sénégal a tenu un atelier au siège de Macky 2012, en faveur des responsables de l’Union régionale des femmes de l’UDS/A de Dakar. L’atelier animé par la présidente Ndèye Lucie Cissé, ancienne présidente du Conseil sénégalais des femmes (COSEF) et vice-présidente à l’Assemblée nationale, est axé sur le leadership féminin en politique et les droits des femmes au Sénégal. Pour la présidente Adji Diarra Mergane Kanouté, l’atelier a permis aux présidentes départementales et aux responsables femmes des différentes communes de la région de Dakar de mieux s’outiller pour être de puissants relais à la base.

Le maire de Tivaouane Diacksao en danger

S’il y a un maire qui a intérêt à surveiller ses arrières, c’est bien celui de Tivaouane Diacksao, Fatou Bintou Ndiaye. Car le mouvement pour la citoyenneté et le développement de Tivaouane Diacksao, plus connu sous le nom «Tabakh Tivaouane Diacksao », lorgne son fauteuil. Son leader, Papis Gadiaga, a déclaré hier sa candidature à la mairie aux prochaines élections locales, au cours d’une mobilisation des femmes de sa structure.

TAS a l’assaut de Pikine-Nord

La section du parti la République des valeurs (Rv) de la Commune de Pikine-Nord semble plus que déterminée à déboulonner le maire Amadou Diarra qui, depuis quelque temps, n’est plus en odeur de sainteté avec certains de ses anciens frères libéraux. Le coordonnateur communal, Lamine Guèye, a profité hier du grand rassemblement des femmes du parti de Thierno Alassane Sall qui a été suivi d’une remise de financements à Pikine rue 10, pour réaffirmer sa volonté de prendre part aux élections locales avec toutes les forces vives de Pikine-Nord pour bouter l’édile Amadou Diarra hors de l’institution municipale. Concernant le Coronavirus qui alimente les débats, M. Guèye a déploré la gestion du dossier par l’Etat.

Théoricien de l’audit de la «Fondation Servir le Sénégal», Babacar Bâ casé à l’Ofnac

https://oeildumonde.com/ Depuis la semaine passée, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption a six nouveaux membres, dont Babacar Bâ du Forum du Justiciable.
Cette nomination charrie quelques bizarreries, car l’on a remarqué que le concerné, jadis porteur d’une ligne dure contre le régime, a subitement ramolli son style. Il s’échine même à vouloir démonter Ousmane Sonko dans l’affaire des 94 milliards.
Plus curieux, en février 2018, il demandait l’audit de la Fondation « Servir le Sénégal » conduite par la Première dame Marième Faye Sall. Ce, conformément aux lois et règlements en vigueur dans le pays. A l’époque, il rappelle, dans un communiqué, que la Fondation de la Première dame est d’utilité publique de droit sénégalais et elle est régie par la loi n°95-11du 7 avril 1995 et un décret d’application décret 95-415 du 15 mai 1995.
Qui plus est, mentionne le texte, « Servir le Sénégal » est également soumis au contrôle du ministère en charge des Finances, en vue de la sauvegarde de l’intérêt général et de la légalité. Donc, « c’est opportun de savoir d’où elle tire et met ses fonds », souligne le Forum du justiciable. D’autant plus que, ajoute l’organisation, les articles 14 et 15 combinés du décret précité indiquent que la Fondation « Servir le Sénégal » doit établir chaque année, les états financiers, l’inventaire des actifs et passif.Est-à-dire qu’une fois à l’Ofnac et compte tenu de ce qui précède, Babacar Bâ va enfin apporter des diligences pour une enquête sur cette fondation ?

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