Revue de la Presse du Vendredi 28 Fevrier 2020

Unes de la Presse du Vendredi 28 Fevrier 2020
Unes de la Presse du Vendredi 28 Fevrier 2020
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En 2019, le chiffre d’affaires de la Sonatel s’élève à 1086,6 milliards FCFA en hausse de 6,3% par rapport à 2018

https://www.pressafrik.com/-Le chiffre d’affaires du groupe Sonatel s’élève à 1086,6 milliards FCFA en hausse de 6,3% (+64,6 milliards) par rapport à 2018, informe l’entreprise, dans un communiqué transmis à PressAfrik, vendredi. A base comparable (retraité des effets de change) cette croissance serait de 7,1%. Celle-ci est tirée par tous les pays du groupe avec les contributions principales du Sénégal, de la Guinée et du Mali.
D’après le document, elle traduit la consolidation de positions de marché en volume et en valeur déjà solides, et les bénéfices induits du renforcement de l’excellence opérationnelle reflétée par l’amélioration du score du NPS (Net promoteur Score) dans toutes les géographies. Cette dynamique est renforcée par les investissements réseaux réalisés qui ont permis d’augmenter les capacités en maintenant une bonne qualité de service et un meilleur adressage du potentiel au travers d’une politique tarifaire adaptée.
Les revenus de l’activité mobile représentent 80,1% du chiffre d’affaires soit 870,5 milliards FCFA et portent les principaux relais de croissance (data mobile et services financiers orange Money). Ces derniers constituent l’essentiel de la croissance du chiffre d’affaires et progressent respectivement de 33% et 24% par rapport à 2018, ajoute la note.
Ces performances notées sur les activités mobiles sont liées à la bonne dynamique sur les bases d’abonnés, fruit d’une animation soutenue sur tout le périmètre, au développement des usages data avec le lancement de plusieurs services innovants. Cela est possible grâce à l’orientation soutenue des investissements réseau sur les projets d’extension et de densification haut débit notamment la 4G.
Le chiffre d’affaires sur l’entrant international avec 77,7 milliards enregistre un recul de 2 points sur sa contribution au chiffre d’affaires du groupe et ralentit sa baisse qui passe de -24% en 2018 à -12,5% en 2019. Cette maîtrise des revenus résulte de l’atténuation de la baisse des volumes de trafic avec les corridors malgré un effet dilutif sur les prix, de la croissance du hubbing au Sénégal qui passe de 10,8% en 2018 à 16% en 2019 et d’une meilleure vigilance sur la fraude.
Le revenu des activités fixes avec 24,3 milliards en 2019 poursuit sa baisse avec -8,2% (1,8 milliard) comparé à 2018, essentiellement au Sénégal qui porte la quasi-totalité du chiffre d’affaires (23,6milliards).
Le chiffre d’affaires sur l’interconnexion nationale s’élève à 26,4 milliards et enregistre une baisse de -3,5 milliards (-11,6%) portée principalement par le Mali et le Sénégal mais amortie par les hausses notées en Guinée et en Sierra Léone .Cette baisse des revenus malgré la hausse des volumes en lien avec les offres d’abondance de la concurrence reste principalement le fait des baisses sur les tarifs d’interconnexion du Sénégal (de 6F à 4,5F) et du Mali (7F à 4F).
Les revenus de l’internet fixe et des données se chiffrent à 65,3 milliards (dont 66% au Sénégal et 28,2% au Mali) et représentent 6% du chiffre d’affaires Groupe. Ils augmentent de 13,8% par rapport à 2018, grâce à la redynamisation des offres Internet (refonte internet acte 5 au Sénégal), à l’élargissement de la couverture haut débit et aux liaisons louées internet. Les revenus sont en croissance essentiellement au Sénégal, au Mali et en Guinée.
Les autres revenus avec 9 milliards en 2019 baissent de 1,2 milliard par rapport à 2018 principalement sur le roaming opérateurs et la vente de capacité au Mali et au Sénégal.Salif SAKHANOKHO

le gouvernement accorde une exonération fiscale aux nouvelles startups

http://lesoleil.sn/C’était une vieille doléance de l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique. Le gouvernement, comme promis, a fini par y répondre favorablement. Ainsi, les startups créées en 2020 vont bénéficier d’une exonération fiscale de trois ans.
L’annonce a été faite par une note du ministère des Finances et du Budget signée par Bassirou Samba Niass, le Directeur général de la Direction générale des Impôts et des Domaines. “La loi de finances No 2019-17 du 20 décembre 2019 portant loi des finances pour l’année 2020 notamment celle relative à l’impôt Minimum forfaitaire sur les sociétés ( IMF) et à la contribution forfaitaire à la charges des employeurs (CFCE) est totalement entrée en vigueur sur l’ensemble du territoire national à la date du 28 décembre 2019”, peut-on y lire.
Ainsi toutes les startups créées depuis le début de l’année (2020) pourront bénéficier d’une exonération ( IMF) et (CFCE) pour une durée de trois ans à compter de la date de création de la société.
La publication de la mesure qui était entrée en vigueur depuis début janvier est en droite ligne de la politique du gouvernement sénégalais en matière de développement du secteur digital. En validant le projet de la Startup Act qui militait pour l’exonération fiscale des Startups, le gouvernement sénégalais se conforme à sa ligne de conduite et se confère aux dispositions prises auprès des bailleurs et partenaires internationaux lors du Pap 2 à Paris en décembre 2018. Dans la phase 2 du Pse, le secteur du numérique fait partie des cinq piliers. Moussa DIOP

Marie Delphine Ndiaye, Présidente de l’ordre national des experts du Sénégal: «Seul le paiement des impôts peut diminuer la dette de l’État»

https://www.dakaractu.com/L’Ordre national des experts fiscaux du Sénégal a réuni ce jeudi ses homologues de la sous-région pour réfléchir sur le thème « Mobilisation des recettes fiscales intérieures dans les pays de la Cedeao : défis et perspectives ». Ce sont les experts fiscaux de la sous-région qui vont réfléchir pendant deux jours pour proposer aux chefs d’État des recommandations. Marie Delphine Ndiaye, présidente de l’Ordre national des experts du Sénégal, a invité les Sénégalais à payer leurs impôts, mais surtout les entreprises qui rechignent toujours à payer les impôts. Si dit-elle, on payait les impôts régulièrement, l’État du Sénégal réduirait davantage sa dette parce que l’État contracte des dettes pour investir dans l’éducation, la santé, … Nous invitons encore l’État du Sénégal à promulguer la loi 2017 et nous attendons avec impatience le décret.

Bassirou Samba Niasse:«La problématique de la mobilisation des recettes intérieures est devenue un véritable enjeu dans les pays de la Cedeao»

https://www.lejecos.com/-La mobilisation des ressources fiscales internes constitue un enjeu majeur dans tous les pays de la Cedeao pour le directeur général des impôts et domaines. Pour Bassirou Samba Niasse le développement inclusif et durable n’est possible qu’avec des ressources domestiques conséquentes.
« Cette rencontre de l’Union des ordres fiscaux de l’Afrique de l’Ouest (Udofoa) perpétue les dynamiques de réflexions et de contributions à l’édification des systèmes fiscaux modernes, robustes et efficaces en Afrique » a dit d’emblée le directeur général des impôts et domaines qui s’exprimait à l’ouverture de la 6e Conférence internationale annuelle fiscale organisée par l’Udofoa.
Bassirou Samba Niasse indique dans la foulée que la problématique de la mobilisation des recettes intérieures est devenue un véritable enjeu dans tous les pays de la Cedeao tant du point de vue des politiques internes que celui de l’intégration économique de la coopération internationale.
De ce fait la mobilisation desdites ressources « apparaît comme le principal levier de réalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine (Ua) », déclare-t-il avant de souligner que l’objectif de développement inclusif et durable fondé sur l’autodétermination, la liberté et la prospérité collective traduit une volonté de souveraineté qui n’est possible qu’avec des ressources domestiques conséquentes.
En effet, explique-t-il, pour occuper la place qui leur revient dans le concert des Nations, « nos Etats ont besoin de se doter des moyens à la hauteur de leurs conditions ». Pour lui, l’influence de la numérisation de l’économie renforce la complexité de la structure des modèles d’affaires et des schémas économiques. Aussi, ajoute-t-il, les pratiques d’érosion de la base d’imposition et de transfert artificiel de bénéfices au détriment des pays en développement s’accentuent.
Dès lors, le numéro un de la Dgid relève que l’administration fiscale doit relever le défi d’ajustement du dispositif normatif et celui de la dématérialisation des procédures. Car, dit M. Niasse, c’est de cette manière qu’elle peut s’adapter aux besoins d’échanges automatiques de renseignements et de se doter des outils nécessaires pour appréhender la transaction sur les valeurs abstraites afin de s’assurer de l’encaissement de l’impôt au bon moment et au bon endroit.Bassirou MBAYE

Saliou Diéye liste les entraves dans mobilisation des recettes fiscales internes

https://www.lejecos.com/Le président de la section fiscale de l’Ordre national des experts du Sénégal (Ones) soutient que la mobilisation des ressources fiscales et internes reste cruciale pour le financement des projets et programmes publics des pays de la Cedeao. Il souligne également que les conflits armés et politiques constituent des entraves pour une mobilisation efficiente desdites ressources.
Financer les politiques publiques par les ressources internes constitue une préoccupation majeure pour les pays de la Cedeao. En effet, cette thématique prédomine les échanges à l’occasion de la 6e Conférence internationale annuelle fiscale qui a débuté aujourd’hui à Dakar et devant prendre fin demain, vendredi.
A la cérémonie d’ouverture, le président de la section fiscale de l’Ordre national des experts du Sénégal (Ones) a qualifié d’actualité et de pertinent le thème choisi cette année : « La mobilisation des recettes fiscales intérieures dans les pays de la Cedeao ».
Me Saliou Diéye explique ainsi que « depuis plusieurs décennies, les pays de la Cedeao sont confrontés à de nombreux défis structurels liés aux déficits de ressources fiscales capables de faire face aux nombreuses dépenses publiques ».
Car, dit-il, « nos pays ont, pour la plupart, traversé des périodes de turbulences dues principalement à un endettement massif qui a nécessité l’introduction des politiques d’ajustement structurel ».
Il souligne dans le même sens les longues périodes de conflits armés et politiques qui, note-il,  « nous ont plongé dans des situations de crises multiformes et quasi permanentes, caractérisées par des difficultés d’accès à la justice, à la sécurité, aux services sociaux de base entre autres ».
Pour Me Diéye, tout ceci a fortement remis en cause la question du financement des programmes des États et par conséquent la mobilisation efficiente des recettes fiscales intérieures. Bassirou MBAYE

MONTEE EN FLECHE DE LA DETTE La Solution Du Civisme Fiscal

http://www.walf-groupe.com/Si tous les citoyens paient l’impôt, cela peut amoindrir le risque d’endettement. C’est l’appel lancé par les experts fiscaux qui étaient, hier, en conclave à Dakar.
Avec une politique fiscale défaillante, un secteur informel qui ne paie souvent pas l’impôt, l’aide au développement des bailleurs de fonds qui n’arrive plus, les Etats sont obligés de s’endetter auprès des institutions financières internationales. Le Sénégal n’est pas en reste. Sa dette prend de plus en plus de l’ampleur. En un an, elle connaitra une hausse de 500 milliards Cfa, avec une charge financière de 364,80 milliards Frs Cfa en 2020. La loi de finances initiale 2020 avait fait des prévisions pessimistes qui montrent à quel point la dette du Sénégal monte en flèche. De 7 505,1 en 2019, l’encours de la dette est projeté à 8 076,6 en 2020. De même, la charge financière de la dette établie à 364,80 milliards FCfa contre 273,19 en 2019, est en hausse de 91,61 milliards FCfa. En outre, le financement de la dette (remboursement) en 2020 est retenu à 450,5 milliards Frs Cfa. Rien que le service de la dette intérieure est évalué à 198,20 milliards Frs Cfa. Tandis que la dette extérieure caracole à 719,20 milliards Frs Cfa.
Pour inverser cette situation, les experts fiscaux qui ont célébré hier la 6ème conférence internationale annuelle fiscale de l’Union des ordres fiscaux de l’Afrique l’Ouest, ont proposé le civisme fiscal. Sous le thème «Mobilisation des recettes fiscales intérieures dans les pays de la Cedeao : défis et perspectives», à travers le discours inaugural prononcé par Pr Abdoulaye Sakho de l’Ucad, il a été question de  «sensibiliser les populations africaines au civisme fiscal en participant au financement des programmes de développement des Etats, à travers des obligations de déclaration et paiement des impôts». Insistant sur le civisme fiscal, les experts fiscaux trouvent que «chaque citoyen doit donner l’exemple en payant ses propres impôts suivant les revenus qu’il gagne. Cela permettra la réduction de l’endettement public et une meilleure prise en charge, par l’Etat, des préoccupations des populations», estiment les organisateurs.
Président de la Section fiscale de l’Ones, Me Saliou Dièye qui a accentué son intervention sur l’encourt de la dette jugée exorbitante des pays de la Cedéao trouve que «nos pays ont pour la plupart traversé des périodes de turbulences dues principalement à un endettement massif qui a nécessité l’introduction des politiques d’ajustement structurel auxquelles il faut ajouter sans doute les longues périodes de conflits armés et politiques qui nous ont plongé dans des situations de crises multiformes et quasi permanentes, caractérisées par des difficultés d’accès à la justice, à la sécurité et aux services sociaux de base». Quant au Directeur général des impôts et domaines (Dgid), il a insisté sur les chiffres. «On a un potentiel fiscal de l’ordre de 25 %. Nous en sommes à 17 %. Il y a donc un gap d’environ 8 à 9 % que nous devons rattraper. Cela se comprend parce que si 42 % de nos activités proviennent du secteur dit de l’informel, c’est logique qu’on ait un gap de ce niveau», fera savoir Bassirou Samba Niass. Le représentant du ministre de la Justice a invité les citoyens à participer davantage au financement du développement et à l’émergence du pays.Magib GAYE

Le déficit commercial s’établit à 184 milliards de FCFA en décembre

https://www.financialafrik.com/Les échanges extérieurs du Sénégal se sont traduits par un déficit de 184 milliards de FCFA (276 millions d’euros) au mois de décembre 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Par rapport au mois de novembre 2019, on note une dégradation de 8 milliards e FCFA. Selon la DPEE « cette situation découle d’un renforcement des exportations de biens (+56 milliards) moins importante que l’augmentation des importations (+72,8 milliards).
Les exportationsde biens du pays sont évaluées à 183,8 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 127,8 milliards de FCFA un mois auparavant, soit une hausse de 43,8% en valeur relative. Cette évolution est essentiellement attribuable aux produits alimentaires (+44,9 milliards), à l’or non monétaire (+6,2 milliards) et aux engrais minéraux et chimiques (+1,9 milliards).
S’agissant des produits alimentaires, la DPEE avance que le renforcement des exportations est principalement imputable aux produits arachidiers (+34,2 milliards), aux produits halieutiques (+6,9 milliards) et aux légumes frais (+3,7 milliards).
Par ailleurs, les exportations de produits pétroliers et d’acide phosphorique se sont respectivement repliées de 9 milliards de FCFA et 2,7 milliards de FCFA sur la période.
De leur côté, les importations de biensse sont accrues de 21,1% (+72,8 milliards), en variation mensuelle, pour se situer à 418 milliards de FCFA, au mois de décembre 2019. Cette situation s’explique, essentiellement, par le renforcement des achats de produits pétroliers (+39,9 milliards), de machines, appareils et moteurs (+19,5 milliards), de produits alimentaires (+18,6 milliards) et de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles (+9,3 milliards).
Concernant les importations de produits alimentaires, leur progression est tirée par le  froment et méteil (+9,1 milliards), le riz (+7,9 milliards) et les fruits et légumes comestibles (+2,3 milliards). L’accroissement des importations de produits pétroliers est, quant à elle, principalement attribuable aux huiles brutes de pétrole (+35,8 milliards). Les achats de produits pétroliers raffinés se sont également confortés (+4,1 milliards) sur la période. Par ailleurs, les importations de produits pharmaceutiques ont reculé de 1,8 milliard, en variation mensuelle.
Le taux de couverture des importations par les exportations, s’est amélioré de 6,9 points de pourcentage pour s’établir à 44,0% en décembre 2019.  Albert Savana

Les actifs extérieurs nets en baisse au mois de novembre 2019

https://www.lejecos.com/Selon des données recueillies auprès de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest, la Direction de la prévision et des études économiques souligne que les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts sont évalués à 1697,9 milliards à fin novembre 2019, en baisse de 35,6 milliards ou 2,1% par rapport à la fin du mois précédent.
Cette orientation, est imputable aux banques primaires qui ont enregistré une diminution de 110,9 milliards de leurs actifs extérieurs nets (462 milliards). Quant à la Banque centrale, sa position extérieure nette s’est améliorée de 75,3 milliards, en variation mensuelle, pour se fixer à 1235,9 milliards à fin novembre 2019.
Comparativement à fin novembre 2018, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont repliés de 116,6 milliards ou 6,4%, à fin novembre 2019.Oumar Nourou

Progression de la masse monétaire en novembre 2019

https://www.lejecos.com/Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), la masse monétaire a progressé de 92,6 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 5488,9 milliards, à fin novembre 2019.
Cette évolution est perceptible à travers les dépôts transférables (+89,7 milliards) et les « autres dépôts inclus dans la masse monétaire » (+19,8 milliards) qui se sont respectivement établis à 2604,8 et 1662,2 milliards.
Pour sa part, la circulation fiduciaire, a baissé de 16,8 milliards sur la période pour se situer à 1221,9 milliards. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 517,7 milliards ou 10,4%, à fin novembre 2019.Oumar Nourou

Le Sénégal fait un grand pas vers la mise en œuvre de la ZLECA

https://www.financialafrik.com/-Dakar, le 26 février 2020- Le Sénégal valide sa stratégie nationale de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) lors d’un atelier de validation qui se tient à Dakar, Sénégal du 25 au 26 février.
L’atelier organisé par le Ministère du commerce et des petites et moyennes entreprises du Sénégal, s’inscrit dans une démarche inclusive visant à recueillir les recommandations de diverses organisations publiques et privées sénégalaises, dont le Comité de pilotage, le Comité technique de la ZLECA, l’Unité opérationnelle pour la mise en œuvre de la stratégie, des associations patronales et des acteurs de la société civile. La stratégie nationale a pour objectifs spécifiques d’une part, d’établir un diagnostic économique, commercial, financier, environnemental et social avant la mise en œuvre de la ZLECA, et d’autre part, procéder à une analyse minutieuse des forces, faiblesses, opportunités et menaces pour le Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECA en vue de proposer un cadre stratégique assorti d’un plan d’actions.
L’Accord établissant la ZLECA, signé le 21 mars 2018, à Kigali, est entré en vigueur le 30 mai 2019 après le dépôt du 22ème instrument de ratification. Le 12ème Sommet de l’Union africaine tenu le 7 juillet 2019, à Niamey (Niger), a permis de lancer la phase opérationnelle de la ZLECA et d’enregistrer une hausse du nombre d’États signataires de l’Accord qui est passé à 54.
Dès lors, pour tirer profit des retombées positives de l’Accord, plusieurs États sont en train d’élaborer des stratégies visant à accroitre leur commerce au niveau continental. C’est dans ce cadre que le Sénégal a élaboré sa stratégie nationale de mise en œuvre de l’Accord avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de l’Union européenne.
L’une des particularités majeures de la Stratégie nationale du Sénégal vis-à-vis la ZLECA se rapporte, en plus de la démarche participative et inclusive pour son élaboration, à son caractère transversal en ce sens qu’elle embrasse quasiment toutes les sphères : économique, social, environnemental.

Le document de stratégie présente quatre (4) objectifs stratégiques, à savoir :

·Renforcer l’offre exportable et diversifier les marchés d’exportation de biens et services;
·Améliorer la compétitivité des entreprises ;
· Favoriser la participation des femmes et des jeunes dans le commerce intra-africain et réduire l’impact environnemental de la ZLECA
· Renforcer les capacités institutionnelles
L’atelier sur la mise en œuvre de la ZLECA fait partie d’un projet visant à approfondir l’intégration commerciale de l’Afrique grâce à une mise en œuvre efficace de ladite Zone. Avec le soutien financier de l’Union européenne, la CEA travaille sur ce projet, avec ses partenaires tels que la Commission de l’Union africaine (CUA), le Centre pour le commerce international (CCI), la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) et une équipe d’experts indépendants, à la préparation de stratégies nationales de mise en œuvre de la ZLECA.

Création d’ACEP Group, un nouveau groupe de microfinance au service des entrepreneurs africains

https://www.financialafrik.com/-Le fonds d’investissement d’impact I&P Afrique Entrepreneurs, la Société Belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) et ACEP-International joignent leur force pour créer ACEP Group, un des leaders de la microfinance en Afrique présent déjà sur 3 pays (Niger, Burkina Faso et Madagascar).
Doté d’un capital de 11,9 millions d’Euros, ACEP Group devient l’actionnaire de référence d’ACEP Burkina (IMF créée en 2009), d’ACEP Niger (créée en 2012) et ACEP Madagascar (créée en 2009). À travers ces 3 institutions et ACEP Cameroun dont la vocation est de le rejoindre, le groupe ACEP Group gère un portefeuille de prêts de 110 millions d’euros, apporte des solutions de financement à 140 000 clients entrepreneurs, accompagnés par des équipes constituées de 1300 employés.
La création d’ACEP Group répond à des objectifs multiples :
-Faire émerger dans chacune de ces institutions un actionnaire de référence et un pôle de stabilité actionnarial.
-Assurer une croissance dynamique des institutions ACEP en structurant l’accompagnement de leur management au moyen de sa filiale ACEP-Conseil, axé sur la promotion des innovations, l’accès au refinancement, la mutation de leur organisation, et le renforcement de la maîtrise des risques.
-Permettre aux institutions du groupe de mettre en œuvre de façon partagée des projets complexes et notamment faciliter leur transformation digitale.
-Préserver dans une politique commune de responsabilité sociale les valeurs fortes portées par les Institutions ACEP.
Le groupe a vocation de s’étendre dans de nouveaux pays dans les prochaines années soit en créant de nouvelles institutions ou en intégrant des sociétés existantes alignées avec la stratégie du groupe.
À l’occasion de la création du groupe, ACEP se dote d’une nouvelle identité visuelle élaborée autour d’une marque ACEP forte réaffirmant son ADN, reflétant sa stratégie centrée client et marquant l’entrée dans une nouvelle ère. Dans la signature de sa marque, « La réussite à portée de main » ACEP Group indique clairement le choix d’une politique résolue de responsabilité sociale centrée sur le service client et la recherche d’impact.
A l’heure où la microfinance a tendance à se financiariser, où le surendettement des clients est une menace, la création de ce groupe se fait sur les fondamentaux d’ACEP, à savoir l’importance donnée au facteur humain et à la parfaite connaissance, de visu et in situ, de chaque client et de son entreprise qui sont les bases de notre approche de finance responsable.
Thierry Perreau, Président d’ACEP-International et Directeur Général d’ACEP Group déclare : « L’émergence de ce nouveau groupe ACEP se fait sur des fondements solides, dans la continuité d’une belle aventure humaine initiée depuis plus de 15 ans par ACEP-International, et avec la confiance de nombreux partenaires techniques et financiers.
Ce projet ACEP Group qui prend corps, c’est la prise de conscience que dans un monde qui bouge, face à cette profusion de nouveaux modèles économiques disruptifs, il était plus que nécessaire d’aller plus loin, de mutualiser les forces et les talents de notre réseau et de définir ensemble une stratégie commune pour mieux saisir les nombreuses opportunités qu’offre l’évolution rapide du contexte.
ACEP Group a résolument décidé de centrer sa stratégie sur ses clients, petits entrepreneurs et leur famille, avec une approche innovante et agile mixant la chaleur d’une relation de proximité et le meilleur des innovations technologiques. Notre ambition et notre responsabilité sont de consolider avec eux une relation durable sur la base de services utiles diversifiés et innovants et de contribuer à leur réussite et à celle de leur famille. »
Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires et président du conseil d’administration d’ACEP Group confirme : « la création d’ACEP Group est l’aboutissement d’un long travail et la poursuite du partenariat bâti depuis maintenant plus de 15 ans entre les institutions ACEP et le groupe I&P. En apportant nos différentes participations au niveau d’ACEP Group, nous souhaitons renforcer la gouvernance de ces sociétés, et leur donner plus de moyens d’actions et d’investissement à un moment où elles sont confrontées à une mutation profonde leur environnement stratégique et technologique. »
Carole Maman, Directrice des Investissements chez BIO déclare « Nous sommes fiers de contribuer, aux côtés d’ACEP-International et I&P, à l’émergence d’ACEP Group, un groupe entrepreneurial centré sur les besoins de financement des PMEs africaines et tourné vers l’avenir. Avec la constitution d’ACEP Group, les entités ACEP au Burkina Faso, Niger, Madagascar et Cameroun bénéficieront d’un accompagnement institutionnel, commercial, managerial et financier et d’une force d’innovation clés pour leur développement futur et pour apporter des solutions de financement aux entrepreneurs locaux. »
À propos
ACEP Group est un groupe de microfinance à la tête d’un réseau de 4 institutions de microfinance ACEP spécialisées dans le financement de TPE/PME en Afrique. ACEP GROUP compte aujourd’hui plus de 130 000 clients actifs et 1300 collaborateurs. https://groupacep.com/

DÉVELOPPEMENT DE L’AUTO-EMPLOI–Plus De Cinq Mille Femmes «Capacitées» En Diverses Filières

http://www.walf-groupe.com/Pour que les femmes puissent avoir l’auto-emploi, le Centre nationale de formation et d’assistance pour les femmes (Cenaf) et l’Office national de formation professionnelle (Onfp) ont contractualisé une convention pour la formation de 5 000 femmes et jeunes filles à travers le pays.
La question de la formation professionnelle, notamment pour les femmes, figure en bonne place dans les priorités des autorités étatiques pour une transformation structurelle des secteurs porteurs de croissance. Ayant compris qu’il ne peut pas y avoir de l’autonomisation de la femme sans une bonne formation, L’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et le Centre national d’assistance et formation pour les femmes (Cenaf) ont signé un partenariat afin que ces femmes jouent pleinement leur participation dans le développement du pays. D’après le directeur de l’Onfp, Souleymane Soumaré, ce partenariat vise à former au moins 5 000 bénéficiaires essentiellement composés de femmes et de jeunes filles sur tout le territoire national. Ce, à travers les démembrements du Cenaf dans les départements que sont les Centres départementaux d’assistance et formation pour les femmes (Cedaf). «L’Office national de formation professionnelle ne ménagera aucun effort pour la réussite des activités inscrites dans ladite convention. Cela s’inscrit en droite ligne de notre mandat qui est de doter le travailleur ou le demandeur d’emploi, notamment dans une optique d’auto-emploi, où qu’il se trouve sur le territoire national, d’une qualification ou d’un titre professionnel qui lui permet, à la fois d’occuper un emploi ou d’exercer une activité professionnelle, selon les normes requises et de se promouvoir», souligne-t-il. Qui affirme que les femmes doivent être dotées de compétences dans des domaines porteurs afin qu’elles puissent augmenter leurs revenus et contribuer pleinement et efficacement au développement socioéconomique. Il affirme qu’il reste convaincu qu’ensemble, ils vont parvenir à redonner le sourire à de nombreuses femmes et jeunes filles en les dotant des capacités et de la technicité managériales en vue de promouvoir leur auto-emploi, à travers les Centres départementaux d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf).
De son côté, la directrice du Centre national d’assistance et de formation pour la femme (Cenaf), Fatimatou Bintou Diallo, estime que ce partenariat est une opportunité. Car la demande en formation est très forte chez les femmes et les jeunes filles. «La qualification professionnelle est importante pour l’autonomisation de la femme qui est au rang de priorité des politiques publiques. C’est pourquoi, aujourd’hui, le Cenaf à travers les Cedaf, se réjouit de cette belle initiative qui va nous permettre d’impulser une nouvelle dynamique au niveau de la prise en charge des besoins spécifiques des femmes et des jeunes filles en termes de formation et de qualification professionnelle», se contente-t-elle.Mamadou GACKO

LAIT: LE SÉNÉGAL VEUT S’ALLIER AUX PRODUCTEURS FRANÇAIS POUR RÉDUIRE SES IMPORTATIONS

Paris, 28 fév (APS) – Le gouvernement sénégalais envisage de nouer « un partenariat solide » avec des producteurs de lait français en vue de la création au Sénégal de coopératives de producteurs de lait, pour réduire les importations de lait, a annoncé, vendredi, à Paris, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Diobène Ka.
« En France, nous avons vu une réelle stratégie au sein des organisations de producteurs laitiers. Ces organisations font preuve de dynamisme et d’innovation en termes (…) de valeur ajoutée dans le marché du lait. Nous allons voir dans quelles mesures nouer un partenariat solide avec les producteurs français », a dit M. Ka.
Il prend part au Salon international de l’agriculture de Paris (SIA), où il effectue des visites auprès des éleveurs venus de plusieurs pays.
Accompagné de ses collaborateurs, Samba Diobène Ka a visité le pavillon « Les fromages », où sont exposés « plus de 700 types de fromages produits par la France ».
« Nous voulons dupliquer ce même dynamisme au Sénégal. Une réelle organisation de nos producteurs en coopératives pourra contribuer à la réduction de la facture laitière nationale, qui tourne autour de 60 milliards de francs CFA par an », a assuré M. Ka.
« Nous allons aider les producteurs nationaux et les éleveurs à mettre en place des structures communes, pour (…) mutualiser les faibles moyens dont disposent les uns et les autres », a-t-il promis.
Les coopératives d’éleveurs qui naîtraient au Sénégal du partenariat avec la France deront « s’atteler à la collecte, à la transformation et à la commercialisation des produits laitiers », a dit M. Ka.
« Nous ferons en sorte que ce partenariat entre les éleveurs français et ceux du Sénégal soit gagnant-gagnant », a-t-il pormis.
« Nous sommes en mesure d’apporter au Sénégal une expertise dans ce domaine. Nous serons ravis de vous aider à développer certaines techniques et innovations en matière de production laitière », a réagi Alain Dubois, qui dirige depuis 30 ans le pavillon « Les fromages » du SIA.
M. Dubois, qui dit être « Sénégalais » car étant marié à une Sénégalaise basée dans l’ouest du Sénégal, a relevé des obstacles au développement de la production laitière au Sénégal.
« Les animaux au Sénégal vivent dans la rue et mangent beaucoup de cartons. Cette mauvaise nourriture impacte sur la qualité du lait. Il va falloir trouver une solution, parce que pour produire du bon lait, il faudrait beaucoup d’herbes et de fourrages », a-t-il expliqué.
« Nous sommes d’accord avec vous et sommes conscients de ce défi à relever. Nous avons des projets de création de cultures fourragères à grande échelle, dans plusieurs communes du Sénégal », a assuré Samba Ndiobène Ka.
Le Salon international de l’agriculture de Paris se veut « la plus grande ferme de France ».
L’édition 2020, démarrée samedi 22 février, prendra fin dimanche 1er mars. Elle est consacrée à quatre thèmes : l’élevage et ses filières, les produits des régions de la France d’outre-mer et du monde, les cultures et filières végétales, les services et métiers de l’agriculture.
« L’agriculture vous tend les bras » est le thème général du SIA 2020.
Le salon réunit chaque année des éleveurs, producteurs et représentants d’organisations du secteur, de ministères, d’organismes publics et d’instituts de recherche.
Ces professionnels de l’élevage et de l’agriculture viennent présenter des facettes du secteur agricole et agroalimentaire, ses évolutions et perspectives, selon les organisateurs.MTN/ESF/BK

LA SAED DÉCROCHE UN FINANCEMENT DE 40 MILLIARDS DE FRANCS POUR SON PROGRAMME DE TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Paris, 27 Fév (APS) – La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED) a finalisé avec l’Agence française de développement (AFD) un programme économique et de transition écologique de 40 milliards de francs CFA, a révélé jeudi à l’APS l’adjoint de son directeur général, Amadou Thiam.
’’L’AFD a accepté de financer un programme de la SAED. C’est la première fois que l’AFD accepte de financer un programme. Elle se limitait jusque-là à ne financer que des projets. Elle a accepté de le faire ce programme à hauteur de 40 milliards FCFA pour le développement économique et la transition écologique’’, a expliqué M. Thiam.
Il s’exprimait en marge du Salon international de l’agriculture (SIA) au Parc des expositions à la Porte de Versailles où sa structure reçoit beaucoup de partenaires nationaux et internationaux.
’’Nous avons démarré les études de faisabilité de ce programme qui entrera dans sa première phase en 2021. Ce programme est centré sur les collectivités territoriales. Notre angle d’attaque pour atteindre la cible reste la commune’’, a poursuivi le directeur général adjoint de la SAED.
Outre l’AFD, la SAED est en discussion avec d’autres partenaires pour ‘’pouvoir décrocher des conventions de partenariats et de financement conformes à notre lettre de missions et notre champs d’intervention’’, a-t-il fait savoir.
’’La SAED a mis en œuvre beaucoup de projets pour expérimenter des démarches et stratégies. Nous en avons eu beaucoup de résultats. Nous allons capitaliser les acquis pour améliorer l’évolution institutionnelle de la SAED, revoir la stratégie d’accompagnement des acteurs et nous focaliser sur le développement économique territorial à travers les communes’’, a insisté le responsable de la mission de la SAED au SIA 2020.
Le Salon international de l’agriculture de Paris, ouvert le 22 février, se veut « la plus grande ferme de France ».
L’édition 2020, prévue pour se dérouler jusqu’au 1er mars, est axée sur quatre thèmes majeurs que sont l’élevage et ses filières, les produits des régions de France, d’Outre-mer et du monde, les cultures et filières végétales, jardin et potager, ainsi que les services et métiers de l’agriculture.
« L’agriculture vous tend les bras », est le thème général du SIA 2020. Cette manifestation réunit chaque année des éleveurs, producteurs, représentants d’organisations du secteur et de syndicats professionnels, de ministères et organismes publics ou encore d’instituts de recherche.
Ces différentes composantes viennent toutes présenter des facettes du secteur agricole et agroalimentaire, ses évolutions et perspectives, selon les organisateurs.MTN/AKS/OID

EFFECTIVITÉ DE L’APPLICATION DE LA LOI SUR LE PLASTIQUE EN AVRIL:LE DESARROI DES TRAVAILLEURS DES UNITES DE PRODUCTION D’EAUX EN SACHETS

http://www.sudonline.sn/Le Collectif des travailleurs des 770 unités de production d’eaux en sachets (CTES) demande à l’Etat de repousser l’application de la loi 2020-04 relative à la prévention et la réduction de l’incidence des produits plastiques sur l’environnement jusqu’à 2025. Face aux journalistes hier, jeudi 27 février, Il a sollicité quatre ans de plus pour mieux s’adapter aux nouvelles règles
Les travailleurs des unités de production de sachets d’eaux sont très surpris par les nouvelles mesures des autorités pour mettre fin au péril plastiques. Le Collectif des travailleurs des 770 (sept cent soixante-dix) unités de production d’eaux en sachets ont organisé hier, jeudi 27 février, un point de presse à Dakar, pour demander à l’état du Sénégal, de proroger l’application de cette loi jusqu’au 2025, pour leur permettre de mieux s’adopter aux réalités du monde sans plastiques.
Devant les journalistes, le collectif a fait savoir que l’application, sans discernement, de cette loi pourrait paralyser une bonne partie de l’industrie agroalimentaire du Sénégal. Non sans soupçonner un acharnement sur… les sachets d’eau. «Si les sachets d’eau sont décriés et pointés du doigt comme éléments beaucoup plus salissants que d’autres dans la nature, la responsabilité est partagée entre les producteurs, les consommateurs et les gouvernants.»
Selon le collectif et son secrétaire général, Cheikh Diop, plus de 10.000 personnes risquent de perdre leur principale source de revenus et de subsistance et de voir disparaitre une industrie qui génère plus de 6 milliard de francs Cfa par an. Il ajoute que «près de 20.000 autres emplois indirects, constitués de personnes exerçant dans la commercialisation d’eau en sachets, au bénéfice d’une grande frange des populations à faibles revenus, se retrouveront en situation de précarité».
Toutefois, le porte-parole du jour déclare que face au péril du plastique, il existe des solutions. Il invite le Sénégal à s’inspirer du leadership de la Norvège qui recycle 98% de sa production plastique. «Un programme de recyclage peut, à coup sûr, en plus de préserver nos emplois, créer des emplois». Cheikh Diop précise que le collectif n’est pas contre la loi 2020- 04.
Par contre, il demande une rencontre avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable pour une bonne concertation.

Les populations de Cambérène se regardent en chiens de faïence

http://www.dakarmatin.com/Le feu couve à Cambérène. A l’origine de la tension, la seconde phase du projet d’assainissement de la Commune en gestation prévue au quartier Jubo. Les populations sont divisées sur la deuxième phase du projet piloté par l’Onas.
Hier, elles ont étalé leurs divergences devant les autorités municipales et préfectorales au cours d’une réunion. Les populations du quartier Jubo émettent de sérieuses réserves sur le projet à cause des risques sanitaires et sécuritaires. Pour leur porte-parole, Mamadou Daff, il s’agit d’une bombe écologique.
Il est inadmissible à ses yeux qu’on implante une station de pompage des eaux usées avec ses réseaux de collecte dans leurs maisons. Cependant, cet avis n’est pas partagé par les populations membres du Collectif d’initiative pour la défense de Cambérène (Cidec). Pour ces dernières s’il y avait une quelconque menace sur l’environnement, ils n’allaient jamais adhérer au projet

GUINÉE-BISSAU: Umaro Sissoco Embalo investi Président

http://lesoleil.sn/Umaro Sissoco Embalo a prêté serment alors que son pays, la Guinée Bissau est le théâtre d’un bras de fer politique depuis le second tour du 29 décembre et que la Cour suprême est toujours saisie d’un recours de son adversaire. Aristides Gomes, le Premier ministre en exercice reconnu par la communauté internationale, a dénoncé une tentative de « coup d’État ».
Ancien Général, ex-Premier ministre et candidat de l’opposition au parti historique, le Paigc, Embalo a été donné vainqueur par la Commission électorale avec 53,55 % des voix contre 46,45 % pour son adversaire, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc), formation qui domine la politique de l’ancienne colonie portugaise depuis son indépendance en 1974. Pereira a dénoncé des fraudes, réclamé qu’on recompte les bulletins et attendait la décision finale de la Cour suprême.D. M. FALL (avec AFP)

Aly Ngouille Ndiaye: «Nous savons qu’aucun pays n’est à l’abri de la menace terroriste» 

https://actusen.sn/Le Grand théâtre national a servi de cadre, ce jeudi, pour une simulation d’un attentat terroriste. Ces exercices entrent dans le Plan d’action 2029 du Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte antiterroriste (Cico). La première activité dénommé « Fagarou 3 », a été sponsorisée par le Programme de Coopération pour la sécurité intérieure entre le Sénégal et l’Union européenne (Sensec-Ue) et les partenaires traditionnels, à savoir les coopérations françaises et américaines.
Selon le ministre de l’Intérieur beaucoup d’améliorations ont été notées sur les capacités de coordination et de ripostes des services et forces de lutte antiterroriste au Sénégal.
L’exercice avait tout d’un attentat terroriste. Au menu du scenario, une prise d’otage lors d’un concert occasionnant de nombreuses victimes avec possibilité de contamination chimique. Et pour la réalisation de cette opération, 500 éléments des Forces de l’ordre et de défense et d’importants moyens logistiques ont été mobilisés. Et le tout a été coordonné par le Conseil national de crise, présidé par le ministre de l’Intérieur, en présence du ministre des Forces armées et de celui de la Justice.
D’après Aly Ngouille Ndiaye, près de 500 éléments et des moyens logistiques impressionnants ont été engagés dans cet exercice. Mais ce qui est difficile dans ce genre d’exercice, c’est la coordination.
Toutefois, il soutient que la démonstration d’aujourd’hui a prouvé qu’il y a beaucoup d’améliorations dans les capacités de coordination et de ripostes des services et forces sénégalais en matière de lutte antiterroriste.
« La menace terroriste est partout, c’est pour cela qu’on se prépare, nous n’avons pas été ciblés particulièrement, mais nous savons qu’aucun pays n’est à l’abri », rappelle-t-il.
« Depuis près de quatre ans, le Président de la République a pensé qu’il fallait se préparer. Ainsi, il a mis en place le Cico, qui est un cadre de coordination où l’armée, la gendarmerie, la police et les renseignements, les sapeurs-pompiers  tout le monde, dans le cadre d’une équipe sous la surveillance du ministre de l’Intérieur, qui est le responsable de la sécurité,  se prépare. Et le président a mis en place beaucoup de moyens en disposition pour faire face », a déclaré le ministre de l’Intérieur.
Ambassadrice de l’Union européenne (Ue) auprès de la République du Sénégal, Irène Mingasson a magnifié, pour sa part, les efforts du Sénégal dans la lutte antiterroriste dans la Sous-région. Saly SAGNE (Stagiaire-Actusen.sn)

LE G7 SE RADICALISE: «C’EST PAR COURTOISIE QU’ON EST VENU RÉPONDRE À NTAP»

http://www.emedia.sn/L’horizon de l’école sénégalaise s’obscurcit. Abdou Faty, Secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) / Authentique, et membre du G7, est plus que pessimiste quant à une issue heureuse de leur rencontre présidée, à Saly, ce jeudi, 27 février, par Innocence Ntap Ndiaye, la présidente du Haut conseil du dialogue social (HCDS).

« Le gouvernement fait le mort »

Le syndicaliste en veut pour preuve : « Qu’est-ce qui s’est passé ? Le comité national du dialogue secteur Éducation nous a appelés pour faire le point. Et on leur a dit, et répété ça ce matin, que rien n’a bougé. Que le gouvernement fait dans le pourrissement. C’est par élégance et par courtoisie (seulement) qu’on est venu répondre à Innocence Ntap. Mais que l’opinion sache que le gouvernement fait du surplace, et nous n’accepterons pas qu’on nous divertisse. »
Maintenant, « c’est l’occasion pour nous de dire à Innocence Ntap Ndiaye et à tous ses conseillers de prendre leurs responsabilités d’interpeller le gouvernement pour revenir à la table des négociations et trouver des solutions. »

La poursuite du plan d’actions

En attendant de trouver des pistes de solutions, le G7, regroupant les syndicats d’enseignants les plus représentatifs, poursuit son plan d’actions. Sur ce point, Faty se veut clair : « Rien n’a été fait. On a un 4e et un 5e plan d’actions qui courent jusqu’au mois de mars. Donc, en réalité, de l’autre côté, ils font de la mauvaise volonté. De l’autre côté, il n’y a pas de coordination. Je vous donne un exemple, le ministre des Finances n’est jamais venu à nos rencontres. Il nous ramène des seconds-couteaux qui ne peuvent pas prendre de décisions. Est-ce que dans ces conditions-là, on peut solder le passif du protocole d’accords ? Absolument pas. Il faudrait que les gens nous respectent. Que les ministres des Finances, des Sports, de la Santé, respectent les gens en venant à la table des négociations qu’on puisse régler les choses.Le dialogue a des limites, et nous n’accepterons pas de continuer à dialoguer comme ça.Parce que le fait de continuer de dialoguer,c’est monologuer à la fin ».

RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS-CHERCHEURS,PAIEMENT DES SOMMES DUESLe Saes veut paralyser les universités le 3 mars

http://www.enqueteplus.com/Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) envisage d’aller en grève, à partir du 3 mars prochain, pour exiger de l’État du Sénégal le respect de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015 et du décret 2016-1805 relatif à l’orientation de tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques du pays.
Les universités publiques du pays risquent de connaitre une perturbation, au début du mois de mars, comme c’est le cas déjà avec les établissements du moyen et du secondaire. Les enseignants du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur entendent décréter une grève, à la fin de l’expiration du préavis déposé le 1er février dernier, pour exiger du gouvernement le respect de tous les protocoles d’accord.
Ils réclament, entre autres, l’ouverture ‘’immédiate’’ de 400 postes d’enseignants-chercheurs, l’achèvement, la livraison et l’équipement de toutes les infrastructures, le paiement des sommes dues aux vacataires…
‘’A l’université de Thiès, les camarades nous ont fait part de l’existence de la pédagogie polygamique. Ça, également, c’est une autre forme imaginée par les enseignants pour pouvoir permettre au système de fonctionner. Mais, aujourd’hui, nous sommes face à une autorité qui ne reconnait pas les efforts que les enseignants du supérieur sont en train de faire. Le ministre de l’Enseignement supérieur a récemment convoqué les recteurs pour leur demander de faire face au Saes. Il devait plutôt les convoquer pour s’enquérir des conditions qui prévalent dans les universités. C’est pour cette raison que nous, également, avons décidé de dérouler nos stratégies. Et à la fin de cette tournée nationale, ça va coïncider avec la fin de notre préavis de grève. A la fin du préavis, c’est-à-dire le 3 mars, il est évident que le Saes ira en grève’’, déclare Malick Fall.
Le secrétaire général du Saes était à Thiès, dans le cadre de la remobilisation des camarades, pour leur expliquer les enjeux du moment et les dangers auxquels l’enseignement supérieur est confronté. D’autant que, depuis que ses camarades et lui ont déposé le préavis de grève, ils n’ont eu aucun contact ‘’ni officiel ni officieux’’ avec le gouvernement.

‘’A Dakar, nous faisons cours jusqu’à 22 h’’

Ce qui est dommage, persiste le syndicaliste, c’est de reconnaitre que les autorités s’emmurent dans un silence coupable. Malick Fall invite le gouvernement à réagir au plus vite, pour éviter de replonger les universités dans des grèves cycliques. ‘’Nous faisons beaucoup d’efforts. Les camarades de Thiès ont évoqué la question du quantum horaire et des horaires de travail. Nous faisons des cours jusqu’à des heures indues. A Dakar, on fait des cours jusqu’à 22 h, avec toute l’insécurité. Nous enseignons le samedi et même le dimanche, au-delà des horaires de travail. C’est pour montrer que nous avons toujours essayé de porter à bras-le-corps le système. Mais force est de reconnaitre que nous avons en face de nous des autorités qui ont d’autres priorités’’, regrette Malick Fall. Il rappelle encore que le 3 mars prochain, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur va bouder les amphithéâtres.
Pour sa part, le coordonnateur Saes du campus de Thiès, Mamadou Tandian Diaw, fustige la spoliation foncière en cours à l’université de Thiès et appelle tous ses camarades à ne plus continuer de siéger dans toutes les instances de l’UT, notamment au Conseil académique et d’administration. Pour lui, ces dernières ne respectent aucun des textes qui régissent le bon fonctionnement de l’université de Thiès.GAUSTIN DIATTA (THIES)

MACKY SALL PRÉCONISE UNE BONNE PLANIFICATION POUR CONTENIR LA DÉMOGRAPHIE GALOPANTE

https://www.lejecos.com/L’Afrique n’est pas assez peuplée pour qu’il soit impossible de vivre décemment sur le continent africain, ’’s’il y a une bonne planification de l’espace » et des investissements adéquats, a déclaré, jeudi, à Dakar, le chef de l’Etat, Macky Sall.
« Les prévisions nous disent que d’ici à 2050, la population africaine dépassera 2 milliards d’habitants, dont plus de 1 milliard de citadins, soit le taux d’urbanisation le plus élevé au monde’’, a-t-il dit.
Mais « même avec 2 milliards d’habitants, l’Afrique n’est pas si peuplée que cela. Deux milliards d’habitants sur 30 millions de kilomètres carrés, s’il y a une bonne planification de l’espace, s’il y a les investissements qu’il faut, l’Afrique pourra vivre tout à fait décemment dans son espace », a soutenu Macky Sall.
Le président de la République s’exprimait à l’ouverture de la conférence « Africa Day 2020 » (la Journée de l’Afrique), organisée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et ONU-Habitat.
Cette rencontre est axée sur « l’urbanisation durable du continent africain », et notamment « la démographie galopante » de ses villes, un problème « préoccupant », mais dont la solution doit découler de la mobilisation des financements, selon Macky Sall.
Aussi a-t-il plaidé pour « une planification urbaine des réseaux » et l’aménagement des espaces de vie. Le chef de l’Etat estime que « l’espace est mal planifié » en Afrique.
Macky Sall, évoquant le dividende démographique, estime qu’il « ne sera bénéfique à l’Afrique que lorsqu’on aura préparé la jeunesse à une vie productive », par une éducation et une formation professionnelle adaptées aux besoins des pays africains et aux « réalités changeantes du monde ».
« Pour réussir le pari du dividende démographique, il nous faut impérativement relever le défi de l’employabilité des jeunes’’, « surtout par l’auto-emploi et l’entrepreneuriat », a-t-il insisté.APS

Sénégal: «Le dispositif de lutte contre le coronavirus est au point» (ministre)

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione–Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, à l’issue d’une réunion avec le Comité de gestion des épidémies tenue ce jeudi à Dakar, a déclaré que le dispositif sénégalais de lutte contre le coronavirus est au point.
« Au niveau national, nous devons redoubler d’efforts et être plus vigilants. Ce que j’ai entendu tout à l’heure me permet de dire que dans les domaines de la surveillance, de la préparation de la riposte, de la détection et de la prise en charge (d’éventuels cas de coronavirus) au Sénégal, l’ensemble du dispositif est au point », s’est félicité Abdoulaye Diouf Sarr.
L’épidémie de coronavirus (covid-19), apparue en décembre 2019 à Wuhan (ville située au centre de la Chine), a déjà fait 2810 morts sur les 82.549 cas confirmés dans le monde. Aucun continent de la planète n’est épargné par cette maladie contagieuse.
Pour l’heure, seuls deux pays africains (Egypte et Algérie) ont enregistré un cas de coronavirus sur leur territoire. Malgré tout, le Sénégal reste sur ses gardes. « Une surveillance est effectuée au niveau des points d’entrée comme l’aéroport et le port. La vigilance reste aussi de mise aux frontières », a souligné le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Pour parer à toute éventualité, M. Sarr a informé de la tenue prochaine de deux réunions importantes : « Je présiderai la première avec mon collègue du Tourisme et des Transports aériens pour informer les hôteliers. J’aimerai aussi rencontrer les patrons de presse et les journalistes spécialisés en santé ».
Au moment où les rumeurs foisonnent dans les médias et surtout sur les réseaux sociaux, dont la dernière est la supposée efficacité de la chloroquine (un antipaludique utilisé depuis plus de 70 ans) sur le coronavirus, Abdoulaye Diouf Sarr a soutenu, qu’en de pareilles situations, l’ennemi à tuer, « c’est la rumeur nocive ».
A l’approche d’évènements religieux comme le Magal de Porokhane (village de Mame Diarra Bousso, mère de Serigne Touba, fondateur du mouridisme), le Kazou Rajab (commémoration de la naissance de Serigne Fallou Mbacké, 2ème khalife général des Mourides) ou encore l’Appel des Layènes qui rassemblent des milliers de fidèles, l’ancien Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a demandé aux pèlerins d’adopter « les bons comportements ».
Conscients des difficultés éprouvées par la Chine pour contenir ce virus, certains pays africains ont décidé de coordonner leurs actions. De l’avis du ministre de la Santé et de l’Action sociale, « l’Afrique doit se concerter et avoir une stratégie cohérente ».
Pour ce faire, « nous avons tenu une première rencontre à Bamako (Mali) dans le cadre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Nous avons eu une deuxième rencontre à Addis-Abeba (Ethiopie) où se trouve le siège de l’Union Africaine (UA) pour échanger nos expériences et pour avoir, sur des aspects, une synergie d’actions ».
Le Sénégal, contrairement au Maroc, à l’Algérie, à la Tunisie, à l’Egypte et à la Mauritanie, n’a pas jugé nécessaire de rapatrier ses ressortissants. Sur ce point, M. Sarr a tenté de rassurer l’opinion. Selon lui, les étudiants sénégalais de Wuhan suivent leurs cours « en ligne » et la Cellule de suivi psychologique mise en place suit de très près leur situation.
Le coronavirus (covid-19) qui ébranle la Chine, l’atelier du monde, a désormais une dimension planétaire. Des scientifiques du monde entier travaillent d’arrache-pied pour trouver un traitement efficace. Mais le temps est compté puisque le nombre de décès ne cesse de croître.ID/te/APA

Suspension de la Oumra: Fahad Al Dossari rassure les Sénégalais

https://actusen.sn/Après la décision des autorités saoudiennes de suspendre temporairement la Oumra à cause du Coronavirus, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite au Sénégal a fait face à la presse, ce matin, pour rassurer les Sénégalais et les voyagistes privés. «Cette mesure n’est que préventive et surtout temporaire », a précisé Fahad Al Dossari.
Il a également parlé des risques de l’épidémie sur le Hadj 2020 et annonce que pour l’instant « aucune décision n’a été prise » et que toutes les procédures sont arrêtée « C’est très sensible parce que n’importe qui peut venir avec le virus sur les lieux saints. Il peut atteindre tous les musulmans qui seront sur place. La décision de l’Arabie Saoudite vient de préserver la santé de tous les musulmans», dit-il sur la Rfm.Adja Khoudia Thiam 

Communiqué du Conseil Économique,Social et Environnemental

Les Conseillers ont acquis directement leur véhicule et le paient entièrement par leur propre émolument
Il est à saluer l’esprit de dévouement des conseillers qui ont acquis  directement leur propre véhicule et le paient entièrement par leur propre émolument.
Face aux requêtes constantes de moyens de déplacements  des conseillers pour un meilleur accomplissement de leur mission et après consultation de banques de la place, 87 conseillers et membres de l’administration ont librement consenti à des prêts-automobile qu’ils paient individuellement à partir  de leur émolument mensuel et salaire durant la période de 4 ans correspondant au reste de leur mandat.
Le  CESE en tant qu’institution n’a pas engagé un seul franc de son budget dans l’acquisition de véhicules de quelque nature que ce soit. Il est à saluer l’esprit de dévouement des conseillers et membres de l’administration qui acquièrent ainsi leur propre véhicule et le paient entièrement par leur propre émolument et salaire.  Ceci entre parfaitement dans le cadre de la politique initiée par le Président de la République en matière d’acquisition de véhicules  de l’Etat du Sénégal. Fait à Dakar, le 27 février 2020,La Direction de la Communication du CESE

Suspension d’achat de véhicules administratifs: Mimi Touré défie Macky et trouve des véhicules à ses collaborateurs

La décision du Président Macky Sall de suspendre tout achat de véhicule administratif n’est apparemment pas bien saisie par ses collaborateurs. Le Cese s’est offert des véhicules. Ce, grâce à une ligne de crédit qu’aurait concocté sa présidente, Aminata Touré, auprès de la Banque agricole.
Et, pourtant, informe le journal « Les Echos », le chef de l’Etat, depuis la présidence d’Aminata Tall, a toujours refusé qu’on leur paye des voitures avec les derniers de l’Etat. Interpellés par le journal, des Conseillers et le Directeur administratif et financier du Cese, ont soutenu que l’argent utilisé dans l’achat de ces véhicules, n’est un denier public de l’Etat.
Ils jurent que leur président n’a pas acheté des voitures pour eux. Mais, Aminata Touré aurait facilité l’acquisition des véhicules par ses membres, négociant une ligne de crédit de 20 millions de F Cfa  auprès de la Banque agricole.
Toutefois, ils précisent que les bénéficiaires eux-mêmes, s’engagent personnellement à rembourser cet argent par des coupures à la source de leurs salaires

Après la Senelec, Ñoo lànk se dresse contre Sen’eau

https://actunet.net/Ñoo lànk liste ces cibles. Le collectif ajoute à sa plateforme revendicative, les factures de Sen’eau qu’il juge anormales. La Senelec pour la réduction du prix de l’électricité, la justice pour la libération de Guy Marius Sagna et Sen’eau contre les factures élevées d’eau sont les trois services cibles de Ñoo lànk.
Le Collectif est à son énième plan d’action. Le dernier en date est tracé à partir de l’échangeur de la Foire jusqu’au rond-point Liberté 6 près du Camp pénal où est détenu Guy Marius Sagna. Pour rappel, le collectif Noo Lank regroupe : Frapp, Snp, Fds, Y en a marre, Amnesty Sénégal, Générations des forces citoyennes, Forum social sénégalais, Fnj/Jure, Udpts, Gilets Rouges, Mouvement Taxawu sa reew, Nittu deug des valeurs, SOS consommateurs, mouvement Reccu fal Macky, Aar li ñu bokk, Union nationale des consommateurs du Sénégal, Ligue des consommateurs du Sénégal, regroupement des femmes consuméristes contre la féminisation de la pauvreté, l’Association de défense des usagers de l’eau, de l’électricité et services, Sénégal va mal, Ligue sénégalaise des droits de l’homme, Africa jom center, Mon Sénégal à moi, Cimac, Cnts/fc, Unsas, Associations des jeunes marchands ambulants et débrouillards, Comité d’initiatives des intellectuels du Sénégal, Uden, Ld Debout, Unis, Agir, Fédération générale des travailleurs du Sénégal, Pastef, Crd, Fédération nationale des boulangers, Taxawu Sénégal.
Contre la hausse du prix de l’électricité qui commande sa création, Ñoo lànk ajoute à ses préoccupations la hausse de la facture de l’eau qu’elle a intégré à sa plateforme revendicative. Ñoo lànk déclare avoir été saisi par des clients de Sen’eau qui se plaignent d’une hausse «dangereuse de la facture d’eau».
Selon Assane Sarr, porte-parole du jour deÑoo lànk, «la question de l’eau devient de plus en plus problématique. Le remplacement de la Sde par Sen’Eau n’arrangent pas plusieurs ménages qui ont reçu des factures d’eau plus chères que d’habitude», déplore t-il.

Libération de Guy Marius Sagna: Le Frn et Ñoo lànk accélèrent la cadence

https://actunet.net/La libération de Guy Marius Sagna est sur toutes les lèvres. À ce propos, le Front de résistance nationale (Frn) et la plateforme Ñoo lànk comptent accélérer la cadence. En effet, ces deux organisations ont demandé à Me El Hadji Amadou Sall, avocat à la Cour, de prendre toutes les dispositions et initiatives nécessaires pour la libération de Guy Marius Sagna. Dans une déclaration, il est indiqué que «l’opposition, dans le cadre du dialogue national, estime que le moment est venu pour le Président de la République de promouvoir la décrispation politique de façon à ce que le Parquet ne s’oppose pas, comme cela est de coutume, à la libération de Guy Marius Sagna dont la place n’est pas, encore une fois, la prison.»

Macky Sall bloque l’OFNAC

http://www.dakarmatin.com/Le mandat de six membres sur les douze de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) est arrivé à terme depuis le 31 décembre 2019. Aussi, le retard de Macky Sall dans la nomination de nouveaux membres et/ou le renouvellement de leurs mandats a fini de plonger l’organe de contrôle dans une profonde léthargie. En effet, le chef de l’Etat n’a pas toujours renouvelé le mandat de 3 ans (de 5 des 12 membres de l’Ofnac) ni procédé à leur remplacement.
Selon L’Observateur qui donne la nouvelle, il s’agit de celui du magistrat Cheikh Tidiane Mara, du vice-président de l’Ofnac, du commissaire aux enquêtes économiques Amadou Niang, de l’ex-Inspecteur générale de la police Codé Mbengue, du magistrat Kaïré Sow Fall, de l’avocat Abdou Kane, du Professeur de médecine El Hadj Niang, d’Amadou Diouf de la société civile, du magistrat El Hadj Mansour Tall, de l’Administrateur civil Lamine Sagna, du gendarme Amadou Hamady Sy et du magistrat Boubacar Albert Gaye.
« Nous qui avons terminé nos deux mandats, nous avons arrêté nos activités, parce que nous ne pouvons pas prétendre à un troisième mandat. Seul le mandat de Seynabou Ndiaye Diakhaté a été renouvelé le 27 juillet dernier. Ce qui fait que l’Ofnac ne peut tenir aucune assemblée générale légale, ni délibérer sur son budget. Et, tant qu’il n’y a pas d’assemblée générale, l’Ofnac ne peut pas remettre ses rapports au procureur de la République », confie un membre de l’Ofnac

CRISE INTERNE:L’Apr en zone de turbulence

http://www.enqueteplus.com/Au moment où l’ex-PM Mahammed Boun Abdallah Dionne théorise le mandat illimité, le parti-Etat, l’Alliance pour la République, est secoué par une crise latente sur fond de guerre de positionnement, en perspective de l’après-Macky Sall.
C’est à croire que l’Alliance pour la République (APR) échappe dorénavant au contrôle de son chef. Au fur et à mesure qu’on s’avance dans le deuxième et dernier mandat pour certains, premier d’un quinquennat pour d’autres, les responsables du parti présidentiel se déchainent et affirment de plus en plus leurs ambitions politiques de succéder à leur chef.
Les remous en cours au sein de l’APR traduisent, en effet, une crise de leadership latente née d’une absence de structuration congénitale. La sortie, avant-hier, du maire de Méouane, en dit long sur le degré de méfiance qui empeste l’ambiance au sein de l’APR.
Dans une note largement publiée, Bara Gaye s’attaque vertement à Aminata Touré, Amadou Ba et autres responsables du même acabit, qu’il interpelle sur leurs postures clairs-obscures. Le directeur de la Maison de la presse reproche ainsi à certains caciques du régime et hauts responsables ‘’apéristes’’ de tisser des réseaux internes et ce, dans la logique de leur agenda personnel.
‘’Après cette sortie, de jeunes responsables se réclamant d’Amadou Ba et Aminata Touré et des mouvements qu’ils ont tissés ou entretenus au sein du parti se sont déchaînés, comme une meute, sur ma personne, allant jusqu’à me traiter de « sinistre créature », alors que je n’ai cité personne’’, décrie-t-il dans la note. Avant d’ajouter que ces réactions violentes contre sa personne confortent les soupçons de ceux qui les accusent d’être en train de miner l’APR par la mise en place de structures parallèles.
Fort de ce constat, l’ex-militant de And Jëf de Landing Savané, passé ‘’apériste’’ avant la Présidentielle de 2012, a décidé de s’ériger en bouclier autour du leader de l’APR. ‘’Je me battrai pour épargner à Macky Sall le succès de la ruse de ceux qui, en 2012, étaient, au lever du soleil, chez Wade avec un sac d’argent et, au crépuscule, avec un autre à l’autre bout de la ville, en jogging avec des opposants candidats. Je serai tout aussi tranché contre les adeptes de cette pratique qui marche apparemment bien : filer du pognon à tous les candidats en prenant soin de lâcher les perdants malheureux en douceur et de jubiler avec les gagnants avec fierté’’, persifle-t-il
Le mal semble, en effet, beaucoup plus profond au sein du parti-Etat. Avant Bara Gaye, c’est le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) qui est monté au créneau pour dénoncer l’existence des forces tapies dans l’ombre qui tentent d’installer des cellules dormantes dans l’APR. Le coordonnateur de ladite structure, Abdoulaye Diagne, qui appelle à se concentrer sur l’essentiel, à savoir rester au service exclusif du peuple et accompagner le président de la République tout au long de ce quinquennat, estime que ces détenteurs d’agenda personnel ont choisi, en âme et conscience, de créer des partis au sein de l’APR. Même si, pour eux, le projet est fort sordide et l’évidence parle d’elle-même.
‘’Nous sommes nombreux aujourd’hui, à tous les niveaux de militantisme, à être approchés, harcelés, voire même contraints à souscrire à ces dynamiques dévastatrices’’, dénoncent-ils. Non sans demander au président Macky Sall de prendre toutes les mesures qui s’imposent face à ces attitudes de sabotage qui tendent à saper l’unité et la cohésion dans les rangs des ‘’apéristes’’. Ils ne se sont pas empêchés, par la même occasion, d’inviter les militants et responsables politiques de base à dénoncer et à traquer, sans répit, ceux qu’ils considèrent comme des ‘’traitres comploteurs qui n’hésitent point à pactiser avec le diable pour parvenir à leurs fins’’.
‘’A ces porteurs d’ambitions inavouées, personnelles et en totale contradiction avec les principes fédérateurs du parti’’, Abdoulaye Diagne et ses camarades ont rappelé qu’ils n’obéissent qu’au président Macky Sall et n’empruntent que la direction qu’il leur indique de prendre. Qu’ils ne donneront de suite à aucune idée, projet ou invite n’allant pas dans le sens de la consolidation du bilan du septennat du président Macky Sall’’.

‘’Syndrome du PDS’’

Les sorties tous azimuts, scènes de pugilat et autres guerres de positionnement qui minent l’Alliance pour la République sont, en effet, l’expression d’ambitions politiques jusqu’ici inavouées.
En attendant d’y voir plus clair dans le jeu du président Macky Sall quant à une troisième candidature en 2024, certains responsables agissent en sourdine et se préparent en conséquence pour, le moment venu, se positionner comme le candidat naturel du parti. Ce qui est à l’origine des courants et clans qui sont en train de naitre au sein du parti présidentiel aujourd’hui guetté par le syndrome du Parti démocratique sénégalais (PDS) aux derniers instants du règne d’Abdoulaye Wade.
En effet, entre l’élection présidentielle de 2007 et celle de 2012, beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts du régime libéral. Au-delà des querelles intestines et autres guerres de leadership qui avaient laissé sur le carreau beaucoup de caciques libéraux, les principaux piliers du tout-puissant PDS d’alors s’étaient effondrés avec les départs, d’abord d’Idrissa Seck en 2006 et de Macky Sall en 2008, et la saignée qui s’en est suivie, avec les débauchages tous azimuts de Mbaye Ndiaye, Moustapha Cissé Lo, Moustapha Diakhaté, Moussa Sy, parmi tant d’autres militants libéraux qui ont fait le vide autour de Wade. La saignée était, à un moment, tellement réelle que Wade avait fini de s’entourer que de transhumants, avec les Mamadou Diop Decroix, Iba Der Thiam, Djibo Leyti Ka, Abdou Rahim Agne, entre autres barons du régime socialiste, mais qui ont tourné casaque et qui sont montés en grade au sein de l’appareil d’Etat, au détriment des militants de la première heure. Ce qui avait d’ailleurs suscité beaucoup de frustrations et de grincements de dents dans les rangs du PDS, et avait fini par semer les germes de la défaite de 2012.
Cette même situation qui a perdu Abdoulaye Wade en 2012, guette aujourd’hui le président Macky Sall qui marche sur les pas de son prédécesseur. Entre sa réélection en 2019 et maintenant, certains de ses militants de la première heure, qui pesaient sur ses décisions et sa stratégie politique, sont aujourd’hui dégradés, s’ils ne sont pas tout simplement relégués au second plan ou complètement écartés, comme c’est le cas de Moustapha Diakhaté, récemment exclu par le Comité de discipline de l’APR pour dissidence et activité fractionniste. Au même moment, le tout-puissant Amadou Ba est muté du ministère de l’Economie et des Finances, qui a été scindé en deux entités, aux Affaires étrangères. Sorti tout simplement du gouvernement, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, évolue en singleton, en marge du parti et du pouvoir.
Dans les différents bastions du parti présidentiel à l’intérieur, c’est le cafouillage au quotidien. Tout comme Wade en 2012, Macky Sall prend de plus en plus ses distances avec ses militants de la première heure, pour ne s’entourer que de transhumants qui constituent, aujourd’hui, l’essentiel de la galaxie Benno Bokk Yaakaar.
Tenaillé entre la gestion du pays confronté à d’énormes difficultés et les querelles de positionnement au sein de son parti, le président Macky Sall semble aujourd’hui perdre la main dans le contrôle de l’Alliance pour la République. Une situation qui ne lui donne pas les coudées franches pour organiser sa succession à temps et remobiliser ses bases, en perspective des prochaines joutes électorales.ASSANE MBAYE

Ngouda Mboup, constitutionnaliste : « Macky doit dire sans tergiversation que c’est son dernier mandat »

http://www.dakarmatin.com/La question du troisième mandat continue de susciter des interrogations dans le landerneau politique. Le constitutionnaliste Ngouda Mboup a soutenu sans détour que le Président Macky Sall est à son dernier mandat.
« Il doit dire sa tergiversation que c’est son dernier mandat. La constitution est claire là-dessus, Macky entame son dernier mandat. La constitution est au dessus de tout le monde », a signifié Ngouda Mboup qui intervenait sur la Tfm.
Selon lui, en Afrique, être président n’est pas un sacerdoce mais plutôt une jouissance et c’est pourquoi nos présidents s’accrochent au pouvoir

Réponse à Boune Dionne et Mbaye Ndiaye: Me El Hadj Diouf démontre l’impossibilité d’un troisième mandat

https://actusen.sn/En donnant une réponse mitigée à la question de savoir si « Oui ou non » il va briguer un troisième mandat, le président Macky Sall n’a pas pu clore le débat. En attestent ces sorties de Boun Dionne et de Mbaye Ndiaye.
Voilà que Me El Hadj Diouf s’invite au débat. L’avocat compte, en effet, démontrer l’impossibilité pour le chef de l’Etat de prétendre à un troisième mandat, lors d’une conférence de presse, demain vendredi. La robe noire promet également de faire des déclarations fracassantes sur la question

3e mandat: Abdou Aziz Diop en appelle au « sens de l’éthique et à la responsabilité personnelle du PR »

https://www.seneweb.com/Le coordonnateur adjoint du Forum civil, Abdou Aziz Diop s’est prononcé sur la nouvelle polémique entretenue par la majorité présidentielle autour du 3e mandat que pourrait briguer le président de la République. D’emblée, Diop regrette qu’ « en Afrique, les dirigeants ne soient mus que par l’instinct de conservation du pouvoir ».
Dans cet entretien audio, il met en garde contre le Conseil constitutionnel et surtout met en exergue « la dimension morale et éthique qui doit être au-dessus de la loi ».
« J’en appelle au sens de l’éthique et de la responsabilité individuelle du président de la République qui avait prêté serment devant Dieu et devant la nation pour respecter la constitution, mais aussi à son sens de l’éthique collective des responsabilités ou des responsabilités collective », invite-t-il.
« Pour qu’il (Macky Sall ; ndlr) mette en avant l’intérêt supérieur de la nation, la stabilité du pays, la cohésion sociale, la consolidation de la démocratie au-dessus des ambitions personnelles ou des intérêts partisans ou claniques, quels que soient les groupes de pressions, quels que soient les lobbies ».
Abdou Aziz Diop s’est également prononcé sur le dialogue politique qui selon lui « peut déboucher sur un consensus où une partie de l’opposition pourrait rejoindre le gouvernement sous forme de gouvernement de majorité élargie… Le Poste de Premier ministre peut revenir, le poste de vice-président (aussi) peut revenir. Mais l’élément déterminant, c’est qu’en 2024, nous serons dans un contexte différent. Le pays sera en pleine exploitation des hydrocarbures, le gaz et le pétrole avec plusieurs enjeux géopolitiques, géostratégiques, socioéconomiques et sécuritaires, un élément de contexte à prendre en compte et qui doit être corrélé à cette question de 3e mandat ».
Enfin, le coordonnateur adjoint du Forum civil demande au président de la République « Qu’il se prononce clairement, au-delà de la constitution, qu’il tranche le débat une fois pour toute en mettant en avant l’intérêt supérieur de la nation ».

Débat autour du troisième mandat: le secrétaire général du M23 dit niet

https://actusen.sn/Le ministre Mbaye Ndiaye a mis le feu aux poudres depuis sa sortie sur le troisième mandat du président Macky Sall. Ousmane Ndiaye, secrétaire général du M23 et membre de ‘’Noo Lank’’, s’oppose catégoriquement à l’avis du ministre, car selon lui, le président n’a pas droit à un troisième mandat. Par ailleurs, l’invité de Rfm matin, invite les anciens membres du M23 à éclairer leur position.
« Le débat est clos. Personne ne peut faire plus de deux mandat, si on se base sur l’éthique et si on tire les leçons de la révolution citoyenne du 23 juin 2011. Aujourd’hui, le président de l’Assemblé nationale, le parti socialiste, les partis alliés et toutes les autres personnalités qui étaient avec nous dans le combat du M23 et qui sont maintenant au cœur du pouvoir avec Macky Sall, doivent se prononcer clairement devant le peuple et devant l’opinion internationale par rapport à cette question», dit-il.Adja Khoudia Thiam

Idiots de la République….

http://www.dakarmatin.com/N’en doutons plus. Le français est en péril dans la patrie du Père Léo, le premier Nègre agrégé de grammaire. On comprend mieux maintenant pourquoi ceux qui sont à la tête de ce charmant pays depuis 2012 commettent bourde sur bourde, tout en passant leur temps à agresser les subtilités de cette belle langue d’emprunt. C’est clair maintenant, ils ne parlent pas français et n’y comprennent que dalle. Il faut que ceux qui comprennent nos langues nationales viennent leur traduire ce qui est écrit dans notre Constitution et qui ne souffre d’aucune ambiguïté, à moins de jouer au fourbe. Tous ces idiots qui pensent que nous sommes comme eux doivent revenir à la raison. Nul ne peut exercer deux mandats consécutifs. On n’a pas besoin d’un dessin pour faire entrer cela dans la tête du plus borné des êtres humains. Maintenant, s’ils s’entêtent à penser que ça ne s’applique pas à eux, dans ce cas, il faudrait que tous les cliniciens de nos centres de psychiatrie se mettent au chevet de ces messieurs et dames qui distillent l’idée de la possibilité d’un troisième mandat. L’on peut se demander comment le pouvoir a pu réussir l’exploit de rendre certains de nos compatriotes si débiles en moins de huit ans. Des gens qui ne se suffisent toujours pas de ce que le pouvoir a pu leur donner. Ou de ce qu’ils ont pu voler. Eux qui trainaient hier dans les rues de la capitale en savates, cherchant une piaule où loger et qui construisent à présent des châteaux. Milliardaires en moins de huit ans. A moins que l’odeur du pétrole qui sent si fort alors même que pas un seul hectolitre n’est encore sorti des puits n’ait réussi à les rendre trop bêtes pour comprendre du français aussi simple que celui dans lequel notre Loi fondamentale est rédigée. Messieurs et dames les cancres, allez au tableau et répétez avec nous un milliard de fois (puisque c’est leur unité de mesure !): « nul ne peut »… et « consécutifs ». Vous avez compris ?

Macky A Supprimé La Disposition Transitoire De Son…Troisième Mandat

https://www.xibaaru.sn/La disposition transitoire qui devait permettre à Macky de briguer un second mandat de 5 ans a été supprimé par…lui-même et son ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall.
Cela ne peut être qu’une répétition. Mais personne ne peut le rejeter que le leader de la musique sénégalaise, Youssou Ndour est une star planétaire. Quelle belle inspiration par ce dernier dans un de ses tubes lorsqu’il sort ces propos, Ô combien pleins de sens ! « Lamb bou fi amoon daw, verdict bi la niouy xar ba tey… man doumaay combiin bëree… » (On n’attend que le verdict du combat qui vient de se dérouler… Je ne fais pas partie des tricheurs de l’issue d’un combat).
Tenez-vous bien, il se déroule présentement au Sénégal, comme prémonitoire, le très inspiré Youssou Ndour évoquait à travers on si célèbre tube. Le Sénégal, sous le régime du Président Macky Sall, pour mettre un terme à ce débat entretenu cyniquement sous Me Abdoulaye Wade, qui contre vents et marées, et au prix de répressions sanglantes, a fait une entorse à la Constitution en faisant le coup de force de se présenter à un troisième mandat, a su dire non à ce dernier.
Malgré son coup de force scandaleux, Me Abdoulaye Wade a été laminé lors de l’élection présidentielle de 2012. Malgré qu’il a reconnu sa défaite au soir du deuxième tour de cette élection présidentielle, Me Abdoulaye Wade pour son acte de forcer en se présentant pour un troisième mandat à l’élection présidentielle, est sorti par la petite porte.
Triste pour cet homme présenté comme étant un chantre de la démocratie partout à travers le monde.
Décidément ceux qui veulent pousser le Président Macky Sall, malgré l’adoption d’une nouvelle révision de la constitution qui ne laisse aucune possibilité à ce dernier de se présenter à un troisième mandat, à tenter le coup de force.
Cette révision de la constitution en 2016 a supprimé toutes les dispositions transitoires de l’article relatif au mandat du président surtout cette disposition qui avait permis à Wade de se présenter pour un troisième mandat : « Le président termine son mandat en cours »…Macky ayant supprimé cette disposition a coupé la passerelle qui lui aurait permis de prétendre à un second mandat de 5ans. Car sans cette disposition, le mandat de 7 ans (2012-2019) est considéré comme le premier et le mandat de 5 ans (2019-2024) est le dernier…
Le Président Macky Sall ne pourra donc se présenter à un troisième mandat en 2024. Que s’arrête la mascarade !

DIEU,LE PRÉSIDENT SALL ET SES FAUX AMIS PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Dire que le premier mandat de Macky ne compte pas dans la limitation constitutionnelle est grave de dangers pour notre pays qui s’épargnerait bien un soulèvement populaire au moment où des pyromanes sont en passe de brûler la Guinée
« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »  Cette citation prêtée à Antigone, roi de Macédoine qui vécut longtemps avant Jésus Christ, le président de la République devrait la relire effectivement et s’en pénétrer ! Car, ces temps-ci, assurément, alors que l’opposition semble KO — ou, du moins, s’est singulièrement ramollie —, c’est plutôt de son propre camp, venant de la part de supposés amis qui prétendent ne lui vouloir que du bien, que parviennent les coups les plus dangereux pour lui.
Des torches incendiaires qui peuvent mettre le feu au pays tout entier en moins de temps qu’il ne faut pour cligner des yeux. Hélas, dans l’Histoire, les rois et les présidents les plus puissants ont été perdus par des courtisans de la trempe de ceux qui, ces jours-ci, veulent pousser le président de la République à faire le mandat de trop, celui que n’autorise pas la Constitution.
Des gens apparemment bien intentionnés — du moins, c’est ainsi qu’ils se présentent —, disant qu’ils seraient les derniers Mohicans à ses côtés, ceux qui seraient prêts à donner leur vie pour lui mais qui, en réalité, lui savonnent la planche. Et créent par leurs déclarations irresponsables toutes les conditions requises pour que le peuple le trouve dans son palais afin de le déloger ! Autant dire qu’ils agitent un chiffon rouge devant le taureau enragé qu’est ce même peuple en parlant de troisième mandat ou même de bail à durée indéfinie qu’il pourrait signer avec les Sénégalais.
Dire que le président Macky Sall n’en a pas fini avec ces derniers ou que son premier mandat n’entre pas en ligne de compte dans la limitation fixée par la Constitution, c’est non seulement irresponsable mais encore particulièrement grave de dangers pour notre pays qui s’épargnerait bien un soulèvement populaire. Ce au moment où des pyromanes sont en passe de brûler un pays voisin, la Guinée, justement sur le même sujet sensible de troisième mandat non autorisé par la Constitution.
En réalité, tous ces mauvais amis du président semblent avoir oublié que l’un des régimes les plus solides de la sous-région, celui de Blaise Compaoré au Burkina Faso, s’est effondré comme un château de cartes en 48 heures à peine lorsque l’Assemblée nationale de ce pays avait voulu modifier la loi fondamentale pour permettre à l’alors homme fort du pays des hommes intègres de rempiler à l’infini. Chez nous-mêmes, on a vu ce qu’il en a coûté à l’ancien président lorsqu’il avait voulu toucher à la Constitution pour baliser la voie de sa succession à son fils adoré.
Pour dire que le président de la République, brillamment réélu il y a tout juste un an, a besoin d’autre chose que de ce débat assurément prématuré et inopportun. Un débat, surtout, dangereux. Il a besoin de réaliser ses projets, de terminer ses chantiers, de continuer à traduire sa vision en actes, de mettre en œuvre la phase 2 du PSE, de préparer l’entrée du Sénégal dans le cercle restreint et vertueux des producteurs de pétrole et de gaz, etc.
Autant de choses qui ne pourront se faire que si le pays est stable. Or, c’est justement cette légendaire stabilité que les « inconditionnels » du président veulent troubler en brûlant ce cher pays que les présidents Senghor, Abdou Diouf et même Abdoulaye Wade ont su maintenir à l’abri des soubresauts et convulsions qui ont agité presque tous les autres Etats africains à la remarquable exception, justement, de ce cher Sénégal. Passe encore qu’on parle d’encagoulés qui installeraient des cellules dormantes dans le parti présidentiel et rêveraient tout haut de succéder au président. Comme si toute ambition devrait être à bannir ! Mais cela, ce sont les oignons de l’APR.
En tout cas, au moment où le même président a sifflé la fin de la récréation et a sorti le bâton contre tous ceux qui se prononceraient sur ce sujet tabou du troisième mandat, l’opinion a évidemment du mal à comprendre le deux-poids deux mesures dont il fait montre en sanctionnant ceux qui disent que son « règne » s’arrête constitutionnellement en 2024 tout en faisant preuve d’une incompréhensible mansuétude à l’endroit des responsables de son camp qui militent désormais ouvertement pour la suppression du verrou constitutionnel relatif au nombre de mandats !
A la décharge du président, il n’a — jusqu’à présent en tout cas — pas encore franchi le Rubicon d’un dépassement de la ligne rouge en disant qu’il veut briguer un mandat supplémentaire. A tout le moins, il entretient un flou artistique sur ses intentions et tant qu’il en sera ainsi, franchement, il n’y a pas lieu de se formaliser outre mesure. Laissons-le dérouler son mandat et puis, quand le problème se posera, c’est-à-dire quand il dira éventuellement qu’il veut rester au pouvoir au-delà de 2024, alors, à ce moment-là, il sera toujours temps d’aviser. Et d’apporter éventuellement la riposte qui sied.
Dans tous les cas, le président Macky Sall, qui a su triompher admirablement de tous ses ennemis — disons, adversaires — depuis 2012, du redoutable Abdoulaye Wade à l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, sans oublier Karim, le fils de son prédécesseur — et Guy Marius Sagna actuellement ! —, le président Sall, donc, a montré qu’il savait se charger de ces ennemis dont parlait Antigone. Mais cela, gageons que c’était le plus facile pour lui. Car, le plus difficile actuellement, et la mère des batailles assurément pour lui, ce sera de faire face aux complots sournois de ses prétendus amis, ces gens qui se présentent en inconditionnels mais qui, en réalité, ne lui veulent absolument pas du bien. Des gens qui seront les premiers à le quitter lorsque son régime vacillera. Et ces amis-là, pour se protéger de leurs coups félons et parer leurs actes de traitrise sous couvert d’un dévouement sans faille et d’une langue mielleuse, il aura effectivement besoin que Dieu le garde contre eux !

Troisième Mandat De Macky…L’APR Dakar Plateau Approuve

CE QUE JE CROIS ? Le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye est un des plus grands experts électoraux du Sénégal. Le débat qu’il pose, il est doctrinal, et il le pose sur le plan de la stricte légalité. Une loi votée s’applique-t-elle à un individu, à son mandat ? Non. La Loi est générale et impersonnelle. Est-elle rétroactive ? Non, sauf dispositions expresses et transitoires. Est-ce le cas dans la nouvelle Constitution ? NON. Au plan politique, de la même manière que l’on peut entendre ceux qui disent que non, le président Macky Sall ne peut pas se présenter,
le ministre d’État Mbaye Ndiaye a le droit d’émettre son avis. Mais ceux qui disent que le président Macky Sall ne peut pas se présenter invoquent des arguments de pure moralité, qui ne sont pas des arguments de droit. N’oubliez pas que quand le président Macky Sall a voulu s’appliquer la réduction de son mandat, le Conseil Constitutionnel avait évoqué le problème de son unité et de sa non rétroactivité!Osons!Rene Pierre Yehoume,Responsable Apr Dakar Plateau,Président du Moder

Quand la parole de l’autorité ne fait plus foi

https://actunet.net/-Que vaut aujourd’hui la parole de nos autorités ? Cette question, ils deviennent de plus en plus nombreux les Sénégalais qui se la posent tellement elles ont tendance à opérer des reniements et des revirements sans que cela  ne les dérange le moins du monde. Autant, dans le temps, la parole du chef était d’autorité, autant aujourd’hui elle est sujette à caution. Ce qui suscite inquiétude et découragement car, on assiste de plus en plus à une rupture de confiance entre les citoyens et leurs dirigeants. Aujourd’hui, même la parole du chef de l’État ne fait plus foi alors que sa parole devrait avant tout être éducative.
Pourtant, on nous a toujours dit et répété que le mensonge est un «vilain défaut», et nous avons appris depuis qu’il pouvait constituer la ruine de toute société possible en détruisant toute confiance entre les citoyens. Mais cela, les dirigeants semblent n’en avoir cure. Alors qu’ils devraient se faire un point d’honneur à respecter leur parole.
Mais en ne se souciant que de parvenir à leurs fins, quels qu’en soient les moyens, ils ont fini  de se discréditer. C’est le cas actuellement avec le débat sur le troisième mandat qui refait surface. Un débat qui  risque de plonger le pays dans l’inconnu. Ce qui frustre le plus est le fait que ce sont ceux qui, hier, combattaient Wade avec force-arguments sont les mêmes aujourd’hui qui osent tenir un discours aux antipodes de celui qu’ils déclamaient hier. Aussi, les dirigeants doivent être conscients du fait qu’ils représentent les intérêts de la société et sont souvent considérés comme des modèles.
Au-delà de toute considération partisane ou d’appartenance, nous devons tous militer pour le camp de la vérité, gage de notre commun vouloir de vie commune. La tentation est certes grande, pour un homme politique, qui dispose de tant de leviers, de jouir de son pouvoir comme un enfant et d’en abuser à des fins personnelles. Mais, il faut toujours savoir jusqu’où ne pas aller ni trop tenter le sort collectif, en évitant les pièges du diable. Le Sénégal est un pays réputé pour sa paix et la cohabitation harmonieuse entre religions, ethnies, etc. Il faudrait surtout éviter que, pour des jeux de pouvoir, l’on en arrive à certaines dérives extrémistes.
Macky avait déclaré, lors de la dernière campagne présidentielle de 2019, devant tous les Sénégalais que : “Si je gagne cette élection ce sera mon second et dernier mandat”. Pour dire à Boune Abdalah Dionne et presque tous les autres ministres de Macky qui, si tentés de se renier aujourd’hui, doivent se souvenir qu’ils avaient ressassé à satiété la même rengaine. Donc il est plus que temps pour la classe politique, surtout celle dirigeante, de se regarder dans les yeux et prendre sa part, plus que conséquente, dans l’affadissement des institutions de notre pays et de se réajuster avant que les choses ne deviennent ingérables ; parce que les Sénégalais ont toujours su montrer à leurs dirigeants qu’ils étaient certes un peuple pacifique, mais pas soumis. Au point d’accepter l’inacceptable…

Seybani Sougou: «Le Syndrome Blaise Compaoré Guette Macky Sall»

MACKY SALL : LE SYNDROME BLAISE CAMPAORE
« Les tyrans ont une grande connaissance des hommes. Ce ne sont pas des idiots. Ils savent exactement comment on manipule les peuples. Ils avancent jusqu’au bout, jusqu’au moment où tout s’écroule » Emil CIORAN
Le 31 octobre 2014, l’ex Président déchu, Blaise Compaoré a pris la poudre d’escampette, comme un vulgaire malfrat, suite à un soulèvement populaire d’une ampleur inédite qui s’est traduit par une série de manifestations massives qui se sont étendues dans plusieurs villes du Burkina FASO ; une réponse ferme à une révision constitutionnelle qui visait à l’autoriser à se représenter pour un cinquième mandat[]. Le mandat de trop. Obsédés par le pouvoir, les tyrans, de sinistres personnages à l’image de Blaise Compaoré finissent toujours par commettre l’erreur fatale qui conduit à leur perte.
Dépenser des dizaines de milliards de FCFA et mobiliser des millions de citoyens sénégalais en 2016 dans le cadre d’un référendum censé clore une bonne fois pour toutes, le débat sur le nombre de mandats consécutifs du Président de la République pour se « foutre de leur gueule » 4 ans plus tard, constitue un affront intolérable. Une ultime provocation.
Dans un excellent article intitulé « comment tombent les dictatures », publié dans la revue des 2 mondes ; le journaliste Adrien JAULMES, décrit les 5 phases qui précèdent la chute des tyrans et analyse les dernières heures de l’effondrement du régime de terreur mis en place par Hosni Moubarak en ces termes :
« Le système du dictateur repose sur la peur. Cette peur est l’impuissance que chacun ressent, la certitude qu’on sera jeté en prison à la moindre protestation. Une fois que la peur disparaît, c’est tout le système qui s’effondre. Pour les autocrates et les dictateurs, c’est le début de la fin. Le régime peut s’accrocher, tuer, et résister un certain temps, Mais, une fois que la peur disparaît, la chute du tyran est irréversible ».
Aucune police du monde (à fortiori la police sénégalaise) n’est capable de faire face à un peuple résolu et déterminé.Le peuple burkinabé a balisé la voie.Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

DÉBAT SUR LE TROISIÈME MANDAT: L’indignation Sélective De Macky

http://www.walf-groupe.com/Ce n’est pas qu’il n’aime pas qu’on pose la question du troisième mandat. En réalité, Macky Sall aime ceux qui disent qu’il en a droit et détestent ceux qui disent le contraire.
Le Président Macky Sall pratique la politique du deux poids deux mesures. Il sanctionne durement ceux qui lui dénient le droit à un troisième mandat et en même temps, il se tait sur ceux qui pensent que la constitution lui donne le droit de briguer un troisième mandat. Sory Kaba a été limogé de son poste de directeur des Sénégalais de l’extérieur un dimanche soir après avoir dit le matin que la constitution interdisait au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat. Une semaine après, c’était au tour de Moustapha Diakhaté d’être défenestré de son poste de ministre conseiller. Son tort, avoir prié le bon Dieu de préserver le Sénégal de la tentation du troisième mandat. Ce qui avait poussé Abdoul Mbaye à dire que parler du mandat était devenu un délit dans les rangs du parti présidentiel. Macky Sall avait justifié ces limogeages par le fait qu’il n’aime pas le débat sur cette question. Mais en vérité, il déteste qu’on lui dise qu’il ne pourra pas briguer le suffrage des Sénégalais. A preuve, l’ancien député Seydina Fall Boughazelli avait théorisé le troisième mandat sans conséquence pour lui. Le week-end dernier, c’était le tour de l’ancien Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne de dire que l’histoire du Sénégal avec Macky Sall n’est pas encore terminée. En d’autres termes, Macky Sall a le droit de briguer le suffrage des Sénégalais en 2024. Celui qui avait «prédit» cinq candidats à la présidentielle de 2019 n’a jamais été inquiété. Conscient certainement que les propos de l’ancien Premier ministre ont plu à Macky Sall, le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye d’emboucher la même trompette. «Par rapport à la nouvelle constitution, Macky Sall est à son premier mandat. La rétroactivité n’est pas spécifiée dans la loi, constitutionnellement rien n’empêche à Macky Sall de briguer un autre mandat», a-t-il dit.
«Le ministre Mbaye Ndiaye a succédé à l’ancien Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne sur les plateaux de télé pour dire presque la même chose sur cette question. L’un, Secrétaire général de la présidence coordonne les activités du Président Macky Sall, en sa qualité de chef de l’Etat, l’autre, directeur des structures de l’Apr, tient l’appareil du parti que dirige Macky Sall. Il se sont succédé en moins d’une semaine d’une télévision à une autre sans que le holà n’ait été tiré de la première intervention pour que la deuxième soit plus conforme aux vœux jusque-là exprimés par le président de la République : travailler et éviter de parler de la question du troisième mandat», note l’ancien député Thierno Bocoum. Qui ajoute : «Pourtant, on pouvait valablement s’attendre à une mise au point de la part du chef de l’État, surtout face au premier de ses exécuteurs pour le Fast Track, qui a osé dire qu’il ne se débinera pas en répondant à la «question qui gêne».Ch.G.DIENE

TENTATION DU TROISIÈME MANDAT : MACKY CHERCHE SA VOIE

http://www.sudonline.sn/Un timing savamment choisi (un an après la réélection de Macky) ! Des personnalités envoyées au charbon. Le premier, c’est Mahammed Boun Abdallah Dionne (ancien Premier ministre et actuel ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République) qui plaide la suppression de la limitation des mandats pour que Macky Sall puisse rester au pouvoir jusqu’en 2035. Ensuite, c’est le Directeur des structures de l’APR (parti au pouvoir) qui parraine la candidature de Macky Sall en 2024 et parle pour la première fois de la non rétroactivité de son premier mandat de sept ans. Quant à Mansour Faye, il s’est juste contenté de préciser que Macky Sall ne sera pas au pouvoir jusqu’à 2035. Le Chef de l’Etat, qui ne voulait répondre ni par un «oui» ni par un «non», a fini, via les agissements de ses collaborateurs et autres sondes lancés à l’opinion, par afficher ses ambitions. Il cherche juste la voie pour y arriver

L’équation des alliés et des «présidentiables» de l’Apr

Dans sa recherche de voie pour le troisième mandat, Macky Sall devrait aussi régler deux équations. D’abord, celle de ses alliés. Ensuite, celle des têtes de gondole de son parti considérées à tort ou à raison comme des «présidentiables» et/ou ayant des ambitions présidentielles. Pour l’heure, les alliés qui ont perdu, pour la plupart d’entre eux, de leur influence, font le profil bas, s’ils n’adoptent pas la politique de l’Autruche. «Il ne faut pas qu’on se laisse divertir par ce débat prématuré», a récemment confié à Sud Quotidien, le porte-parole de la LD, Moussa Sarr. Quant son homologue du PIT, Moussa Sow, il avait indiqué qu’il faut : «éviter de distraire le peuple» sur le débat du 3ème mandat. Au niveau de l’AFP, Zator Mbaye avait plutôt conseillé ses collègues alliés à éviter le débat. Alors qu’Abdoulaye Wilane du PS soutenait que «chaque chose a son temps». Une omerta qui en dit long sur la peur bleue qui anime les alliés de Macky Sall au sein d’une coalition majoritaire où chacun cherche à consolider son strapontin. D’ailleurs, c’est ce qui explique l’implosion de tous les partis alliés qui accompagnent Macky Sall depuis 2012. L’autre équation et pas la moindre, c’est celle de faire «parrainer» sa candidature pour un troisième mandat à des responsables de son parti. Certains sont accusés, à tort ou à raison, d’avoir des ambitions présidentielles tout en restant dans le Macky. L’administrateur de la Maison de la Presse, Bara Ndiaye a même cité nommément Aminata Touré (présidente du Conseil économique, social et environnemental) et Amadou Bâ (ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur). Selon certaines indiscrétions, Abdoulaye Diouf Sarr (ministre de la Santé), Aly Ngouille Ndiaye (ministre de l’Intérieur) ou Mouhamadou Makhtar Cissé (ministre du Pétrole) seraient en ligne de mire des faucons du Palais. Ce qui installe notre pays dans des duels à fleurets mouchetés, en attendant l’attaque frontale

L’amnistie de Karim et Khalifa renvoyée aux calendes grecques

La volonté de plus en plus affichée de Macky Sall, de briguer un troisième mandat, ne serait pas étrangère au refus de discuter d’une éventuelle amnistie de Karim Wade et de Khalifa Sall, comme jadis, annoncée par le Président de la République à France24, pour davantage décrisper l’espace politique sénégalais. Et pour cause, les sondages d’hier seraient toujours valables aujourd’hui. Une élection présidentielle avec Khalifa Sall et Karim Wade déboucherait inévitablement sur un deuxième tour. Ils semblent encore être les deux seuls capables de mettre Macky Sall en ballotage. Conscient de cet état de fait, le Président Sall et ses souteneurs ne seraient plus disposés à procéder à une telle «largesse» qui entrainerait leur chute et leur perte du pouvoir. Voilà pourquoi la question de l’amnistie a été renvoyée aux calendes grecques. Le temps de valider la candidature du président de l’APR et de lui assurer un troisième mandat. Ce n’est qu’en ce moment et en ce moment seulement que l’ancien maire de Dakar et le fils du Pape du Sopi vont recouvrer leurs droits civiques, via une loi d’amnistie

APR: Mimi Touré Et Amadou Ba…Voilà Les Agneaux Du Sacrifice

https://www.xibaaru.sn/Ces derniers temps, au sein de l’Alliance pour la République (APR), mieux vaut ne pas être dans la peau de Mme Aminata Touré, ni dans celle de M. Amadou Ba. Les deux paient le prix de leurs fortes personnalités. Tous deux subissent les assauts répétés d’un groupe d’individus masqués, minables comploteurs contre la République dont des éclaireurs envoyés au charbon finalement, à cause de la pression de l’opinion, agissent à visages découverts. Mame Mbaye Niang et l’illustre inconnu jusqu’ici de la scène politique nationale, mais qui se rend tristement célèbre, car très minable, Bara Ndiaye. Ce dernier, en d’autre temps, Xibaaru aurait répugné de citer une seule fois son nom.
De qui se moque-t-on, après tout ? Voilà qu’au beau milieu d’un des complots les plus répugnants que connaisse le Sénégal dans son histoire, à savoir après que la Constitution qui a même fait l’objet d’un référendum pour sa révision, est en train d’être travestie, confisquée par des individus qui ne méritent une seule fois de valoir s’appesantir sur eux.
Sauf, à vouloir divertir l’opinion sur ce débat des plus répugnants à savoir, vouloir faire croire que le Président de la République Macky Sall qui a lui-même choisi de faire adopter par le peuple sénégalais le référendum de 2016, peut se présenter à un troisième mandat. Triste pour le Sénégal qui ne mérite pas un tel débat qui ne fait que le ravaler au rang des Républiques bananières.
Vouloir dans ce contexte, détourner l’attention des Sénégalais, en tentant de jeter comme un os à ronger des personnes comme Mme Aminata Touré et M. Amadou Ba, relève d’un exercice franchement malhonnête. Manœuvre inutile cependant, les Sénégalais, sauf insulte, ne peuvent être considérés comme des chiens enragés à qui, on peut jeter des os dépouillés de toutes leurs moelles.
Qui a entendu une seule fois, Mme Aminata Touré, M. Amadou Ba afficher leurs intentions de lorgner le fauteuil du Président de la République, d’autant qu’ils n’ont jamais abordé pourtant la question de la succession de Macky Sall.
Pendant qu’on y est, pourquoi ces douteux personnages qui veulent entretenir un débat inutile aux Sénégalais, ne vont jusqu’à leurs tentatives idiotes, vouer également aux gémonies, Abdoulaye Daouda Diallo ou alors Cheikh Kanté qui eux, le journaliste Cheikh aprYérim Seck qui s’est mis dans la peau de quelqu’un dans le secret des dieux, cite parmi ceux désignés par le Palais pour succéder le Président Macky Sall. Ah oui, ces deux-là peuvent être présidentiables ! Mon œil !La

Présidentielle 2024: Me Diouf déclare officiellement sa candidature

https://www.seneweb.com/Me El Hadji Diouf ne badine pas. En 2024, il envisage d’être candidat à la candidature de la présidentielle. Le leader du Ptp a officiellement annoncé sa candidature ce vendredi, devant la presse.
« Je veux poursuivre l’œuvre du Président Macky Sall. Je demande à la coalition Bby de me soutenir, à défaut d’organiser des primaires ».
D’ores et déjà Me Diouf informe qu’il est en train de travailler à atteindre cet objectif.
« Je suis en train de faire le tour du Sénégal, pour ne pas laisser la place aux comploteurs. Je veux être le Président du peuple », conclut-il.

Me El Hadji Diouf: «Macky est entouré d’idiots»

iGFM-(Dakar) La polémique s’amplifie suite aux sorties des proches du président de la République sur la question du 3e mandat. En conférence de presse, ce vendredi, à Dakar, l’avocat Me El Hadji Diouf a démonté les arguments avancés par le secrétaire d’Etat à la présidence, Mouhamed Boune Abdallah Dionne, et le ministre conseiller, Mbaye Ndiaye, pour valider le troisième mandat. Il assimile les théoriciens du troisième mandat à « des idiots qui racontent du n’importe quoi pour plaire à Macky Sall« .
L’allié de Macky Sall, lors de la dernière élection présidentielle, a convoqué le passé avec 6 vidéos dans lesquelles l’actuel président de la République, après son élection, avait clairement tranché le débat sur la question. « Dans les vidéos que nous venons de regarder ensemble, vous avez constaté que Macky Sall lui-même a déjà déclaré et à plusieurs reprises, qu’il ne peut pas avoir un troisième mandat dans ce pays. Mais ses griots, ses idiots dont je ne veux même pas prononcer les noms, sont en train de raconter du n’importe quoi pour installer le chaos dans le pays« , a déploré Me Elhadji Diouf.
Le leader du Parti des travailleurs et du peuple a cependant invité le chef de l’Etat à prendre son courage en main et soigner son image. « Je suis le premier avocat de Macky Sall. Je le défends tout le temps et en tout lieu, mais je lui suggère de revoir son entourage. Il est entouré de quelques mauvaises personnes qui sont en train de ternir son image et le travail exceptionnel qu’il a réalisé à la tête de ce pays ».

Latif Coulibaly : « Moi attaquer Macky Sall, jamais… »

Dans une interview avec IGFM, Abdou Latif Coulibaly assume ses positions. Selon lui, il est avec le président Macky Sall et il n’est pas question qu’il le critique. « Comment voulez-vous que j’écrive un livre pour mettre en exergue les tares de Macky Sall ?
Je suis avec lui et quand j’écris un livre, je ne mets en avant que les aspects positifs de son magistère. Je ne suis plus journaliste. Ne me déniez pas ma liberté de dire des choses qui avantagent le gouvernement dans lequel je siège. Vous les journalistes, faites votre travail, laissez-moi faire le mien », dit-il

DIALOGUE POLITIQUE AUTOUR DE LA DÉCRISPATION DE L’ESPACE POLITIQUE :GENERAL NIANG REFILE LA PATATE CHAUDE A MACKY

http://www.sudonline.sn/Réunie hier, jeudi 27 février, autour de son président, le Général à la retraite Mamadou Niang, pour examiner le deuxième sous-point de l’Objectif spécifique numéro 7 (Os7), la Commission cellulaire du dialogue politique s’est accordée à faire une recommandation à l’attention du président de la République pour une décrispation de l’espace politique. Ce consensus intervient après le désaccord noté concernant le premier sous-point de cet Os7 qui portait sur l’arrêté Ousmane Ngom et autres sujets.
La Commission cellulaire du dialogue politique a franchi hier, jeudi 27 février, un pas important. En effet, après plus de deux semaines d’échanges infructueuses sur le premier sous-point de l’Objectif spécifique numéro 7 (Os7), les acteurs politiques qui abordaient lors de la rencontre d’hier, le deuxième sous-point de cet objectif spécifique qui concernait la décrispation de l’espace politique, ont finalement décidé de tirer une conclusion et refiler la patate chaude au président de la République, Macky Sall.
En effet, après plusieurs heures d’échanges, il a été finalement retenu de tous les acteurs de faire une formulation de recommandation concernant ce point à adresser à toutes les institutions dont le président de la République, l’Assemblée nationale et les partis politiques pour la prise de mesures allant dans le sens du renforcement de la décrispation de l’espace politique. Joint au téléphone, Déthié Faye, Coordonnateur du Pôle des Non-alignés s’est félicité de l’esprit d’ouverture qui a prévalu lors de cette rencontre.
Ainsi, revenant sur le consensus trouvé, il a souligné sans donner plus de détails qu’il est demandé la revue de tous les textes et lois qui sont de nature à favoriser souvent l’arrestation des acteurs politiques créant ainsi une situation de tension dans l’espace politique. «Cette recommandation recoupe la proposition que le pôle des Non-alignés avait faite dès le premier jour où ce point a été abordé. Nous avions dit que nous ne sommes pas pour qu’on aborde des questions sous l’angle personnel mais de façon générale pour ne pas donner l’impression aux yeux de l’opinion que le dialogue ne vise pas à régler le problème des Sénégalais mais seulement les nôtres ou encore à régler le problème de Jean ou Paul», a-t-il laissé entendre.
Poursuivant son propos, le leader de la Convergence pour la démocratie et la République (Cdr) Fonk sa kadu lance ainsi la balle dans le camp du Président Macky Sall. «Objectivement, le président de la République qui a pris l’initiative du dialogue, a compris que l’espace politique est, aujourd’hui, miné par des problèmes. Donc, s’il y a une recommandation allant dans le sens de la décrispation, je doute fort sur la base des engagements qu’il a pris de mettre en œuvre tous les consensus forts, qu’il va décider autrement puisque cette recommandation est un consensus fort». Joint également au téléphone, Cheikh Sarr, Coordonnateur adjoint du pôle de la majorité confirme lui-aussi ce consensus.
Aussi a-t-il déclaré : «On a finalisé les discussions sur le cadre normatif de l’objectif spécifique numéro 7 (Os7) et on a eu un consensus fort. La commission recommande la prise de toutes les mesures allant dans le sens de la décrispation de l’espace publique». Seulement, tout en précisant que le «président a dit qu’à chaque fois qu’il y a un consensus, il va le mettre en œuvre», Cheikh Sarr s’est voulu clair en précisant qu’«Il y a des questions sur lesquelles il n’y a pas eu de consensus».
Citant entre autres l’arrêté Ousmane Ngom, l’article 80 du Code pénal, le cumul des mandats de chef de l’Etat et chef de parti…, l’ancien maire de la ville de Guédiawaye a indiqué que «tous ces points étaient discutés à part mais il n’y a pas eu de consensus». Ainsi revenant sur le sens du consensus trouvé hier, le Coordonnateur adjoint du pôle de la majorité a tenu à préciser qu’il «concerne le deuxième sous-point de l’Os7» donc, «différent de celui qui était débattu lors des précédentes rencontres et qui concernait l’arrêté Ousmane Ngom et autres».
«Nous ne sommes pas pour le traitement des cas de façon individuelle mais nous sommes pour qu’on prenne des mesures pour la décrispation de l’espace publique. Le consensus obtenu aujourd’hui (ndlr-hier,) est très important puisque quand on dit prendre des mesures, nous donnons une grosse orientation», a-t-il martelé. Avant d’insister : «Il faut que toute la classe politique se mobilise pour parvenir à cette décrispation de l’espace publique. Les gens ne doivent pas penser que la décrispation de l’espace publique incombe uniquement à l’autorité par le biais d’une amnistie pour Karim Wade et Khalifa Sall. L’opposition, elle aussi, doit avoir un comportement allant dans le sens de cette décrispation de l’espace public. Elle (opposition) doit avoir un comportement qui permet de décrisper en évitant certains excès»

Démission et retrait de Khadim Bâ du conseil d’administration et de l’actionnariat de la Sar, OMAR FAYE appelle les sénégalais

https://actunet.net/Démission et retrait de Khadim Bâ du conseil d’administration et de l’actionnariat de la Sar : les risques pour le Sénégal
La démission de Khadim Bâ du conseil d’administration de la SAR, son retrait de l’actionnariat et le retrait de sa caution et de sa ligne de crédit mises au profit de la sar est parti pour faire traverser à notre pays des risques énormes et graves.
Au plan économique, la SAR risque de faire face à des difficultés d’approvisionnement qui auraient pour conséquences le retour des délestages tous azimuts, le ralentissement de l’activité économique au grand dam des Sénégalais et des hommes d’affaires et autres artisans.
Au plan financier, l’image de notre pays va certainement recevoir un sacré coup en ce sens que l’actionnaire majoritaire de la sar avec sa caution et ses financements permettait à la sar de jouir d’un certain crédit auprès des secteurs financier et bancaire. Son départ va de ce point de vue attirer l’attention de potentiels investisseurs qui pourraient fuir notre pays pour manque fiabilité de l’environnement des affaires et pour grosses menaces qui pèsent sur un éventuel investissement.
Au plan social: les risques sont énormes au regard de l’importance du secteur de l’énergie dans le fonctionnement des hôpitaux, des structures sanitaires, dans l’approvisionnement en eau potable des villes du Senegal…
Au plan moral, la démission de khadim Bâ, si elle est confirmée va saper, à coup sûr, le moral des nombreux jeunes qui fondaient l’espoir de pouvoir, à travers leurs investissements, contribuer efficacement au développement de leur pays.
Les réactions notées ça et là depuis l’annonce de sa démission laisse entrevoir une vague d’indignation et de crainte de la part de plusieurs jeunes entrepreneurs qui voient en cela un moyen ignoble et pernicieux de casser les jeunes qui nourrissent une envie de contribuer par l’investissement privé , la création de valeur, de richesse et d’emplois au développement de leur pays.
Fort de tous ces constats, et ayant analysé fortement ces risques, le mouvement Leral askanwi interpelle encore une fois le Président de la République pour qu’il intervienne le plus rapidement possible dans ce dossier pour remettre de l’ordre dans cette boite stratégiquement importante pour le Sénégal et la sous région.
Le mouvement Léral Askan wi appelle les sénégalais qui sont épris de justice à se mobiliser comme un seul pour protéger khadim Bâ au regard du symbole qu’il incarne, sécuriser la SAR et préserver une bonne image de notre pays.

Les risques politiques de la fuite en avant de la majorité présidentielle Par Mamadou SY Albert

La majorité républicaine est désormais en ordre de bataille pour le troisième mandat présidentiel. Le palais présidentiel, l’Alliance pour la République et la coalition Benno bokk yakaar soutenant l’action du président de la République en exercice, sont plus que jamais sur le pied de guerre.
Les adversaires de cette orientation quasi irréductible seront bannis des rangs sous des formes très variées : limogeages, mise en quarantaine, surveillance renforcée et interdiction de fréquentation de certains milieux politiques nationaux et étrangers. Les responsables occupant des fonctions politiques et administratives, les parlementaires et les responsables politiques sceptiques ou totalement acquis au respect de la Constitution seront pourchassés, indexés, puis mis hors d’état de nuire par et pour la validation de la candidature du président de la République, Macky Sall en février 2024. Une véritable fuite en avant des responsabilités politiques se dessine à l’horizon de cette stratégie de préservation du pouvoir par la majorité présidentielle.
Le président de l’Alliance pour la République avait invité les responsables du parti présidentiel et de la coalition Benno bokk yakaar soutenant son action à ne pas discuter du troisième mandat présidentiel. Ce n’était point ni l’heure, ni le moment. Le non-respect de cette instruction ou directive présidentielle avait valu à certains responsables républicains le limogeage de fonctions administratives et politiques.
Apparemment, la sanction avait réussi à apaiser le climat politique entre les partisans irréductibles du troisième mandat et ses adversaires. Paradoxalement, ce sont de plus en plus des responsables politiques parmi les plus proches du président de la République et de l’Alliance pour la République qui alimentent le débat interdit par le chef de la majorité présidentielle. Le secrétaire général de la présidence de la République, Mahammad Boun Abdalah Dione a relancé la question du troisième mandat.
La complicité entre cette forte personnalité politique de l’État et le président de la République en exercice ne souffre plus de doute. L’ancien Premier ministre est le véritable porte-parole de cette stratégie de la préservation du pouvoir républicain. On comprend aisément que le débat que le président de l’Alliance pour la République voulait éviter sous peine de sanction n’était qu’une parade politicienne à l’adresse des responsables et alliés peu favorables à cette option.
Au-delà de ce paradoxe entretenu, sciemment, pour écarter tout discours susceptible de provoquer des remous dans les rangs de la majorité, la majorité politique est véritablement sur un pied de guerre. Cette guerre sera à la fois interne et externe. Tous les ministres, parlementaires et responsables occupant des fonctions administratives et politiques ne partageant pas la ligne tracée par le maître du jeu risquent d’être des bannis. Certains sont déjà jetés en pâture. Ils seront dénoncés par des bases déchaînées contre des responsables que certains qualifient déjà de traîtres. D’autres qui pendraient le risque d’afficher ouvertement des positions divergentes de l’option du palais présidentiel risquent simplement d’être limogés du gouvernement ou de leurs fonctions administratives et politiques. La guerre à l’extérieur aura des cibles privilégiées dans les rangs de la mouvance présidentielle. Les adversaires irréductibles du troisième mandat présidentiel seront surveillés comme de l’huile sur le feu.
À la moindre alerte sociale d’ampleur nationale, ces activistes risquent la prison. La fuite en avant de la majorité aura des conséquences énormes sur la stabilité du pouvoir. On imagine, les répercussions des conflits internes à l’Alliance pour la République et dans les rangs de la mouvance présidentielle sur le fonctionnement de ces leviers et sur le fonctionnement de l’État et de l’administration publique centrale et locale. Les élections locales et les législatives pourraient être comprises par l’implosion de l’Apr et du Benno bokk yakaar. Le report des Locales à une date imprécise pour le moment est une opportunité politique pour les coupler aux législatives. La conséquence sur la gouvernance des affaires publiques va affecter sans aucun doute l’état de l’économie du Sénégal. L’enlisement politique en perspective va se conjuguer à une situation sociale et économique encore plus incertaine. La fuite en avant aura également des conséquences importantes sur la démocratie sénégalaise. Cette dernière sera prisonnière de la stratégie de la préservation du pouvoir par la majorité présidentielle. https://actunet.net/

YAKHAM MBAYE, DIRECTEUR GENERAL DU SOLEIL, MEMBRE DU SEN DE L’APR : « Nous ne méritons pas Macky Sall, qui ne mérite pas toute cette pagaille »

https://www.dakaractu.com/C’est connu de tous, le Directeur général de la SSPP Le Soleil, membre du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr), n’est pas dans la langue de bois, et surtout lorsqu’il s’agit de défendre son mentor, le Président de la République, Macky Sall. Une fois encore, il a choisi d’aller au charbon après les déclarations de ses camarades sur «le troisième mandat» et les tensions au sein de l’Apr. Au regard de la tonalité et du contenu de cette interview exclusive qu’il a accordée à Libération, il est aisé de comprendre, sans nul doute, que le Président Macky Sall est loin d’apprécier le spectacle qu’offrent certaines figures de son régime aux Sénégalais.

Dans des situations moins ou tout autant tendues au sein de la majorité présidentielle, vous n’aviez pas hésité à vous exprimer. Cette fois-ci, on a senti une certaine réticence lorsque nous vous avons sollicité pour recueillir vos impressions sur les tensions non négligeables qui secouent votre famille politique. Pourquoi ?

J’aurais préféré ne pas m’exprimer par ce canal, le journal Libération, et dans ce contexte de polémiques stériles et vaines, mais préjudiciables à notre cause.
D’une part, j’ai toujours eu une ligne de conduite en croyant que c’est gauche que je me serve de relai pour mes prises de position politiques d’un journal, Libération, auquel tout le monde m’identifie, parce qu’il est notre bébé ; finalement, j’ai cédé face à votre insistance.
D’autre part, depuis quelques jours, constatant l’amplification de ces polémiques extrêmement nuisibles à notre cause, et sachant l’effet qu’elles font au Président de la République, j’avais été tenté de prendre la parole. Ensuite, j’y ai renoncé, en me disant que ça pourrait être perçu comme un effet aggravant. Mais, les choses ont empiré, sans que je ne m’en mêle. Mais, là, trop, c’est trop !
Vous semblez faire allusion aux propos tenus, mercredi soir, par le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, théorisant un troisième mandat pour le Président Macky Sall.
Le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye est une très bonne relation. Je lui voue respect et considération pour, entre autres, la qualité de son compagnonnage avec le Président Macky Sall auprès de qui je l’ai connu en 2008.
Mais, ce qui est en jeu, aujourd’hui, est supérieur à nos deux pauvres personnes. Il a eu tort, et gravement, d’avoir dit tout ce qu’il a dit. Il n’a pas le droit de tenir de tels propos, et pour plusieurs raisons, mais, je n’en citerai qu’une, qui est fondamentale : lorsqu’on est à un tel niveau de responsabilité, dans la proximité directe d’un Président de la République, il faut apprendre à se taire, se garder d’émettre des opinions.
Cette sorte d’épidémie de diarrhée verbale qui nous a pris et nous poursuit, afflige et meurtrit le Président Macky Sall. Sur ce plan, à savoir l’impérieuse nécessité de la retenue en permanence, fondamentalement, je n’ai pas de grande leçon de bonne conduite à enseigner à Mbaye Ndiaye, car, il m’est arrivé de gaffer, de pécher par excès, en prenant position pour défendre le Président Macky Sall.
Mais, je peux affirmer avoir fait beaucoup d’efforts pour causer moins de gêne à notre leader, et ainsi me prévaloir de cet acquis pour dire, aujourd’hui, à mes camarades, responsables politiques de premier plan, que nombre de leurs prises de position sur certains sujets à polémique qui alimentent nos détracteurs, sont fâcheuses et catastrophiques.
Nous tous qui sommes dans la proximité du Président, nous devons avoir conscience que nous avons perdu, et tant que nous serons au pouvoir et à ses côtés, le droit d’exprimer nos opinions en public, en dehors des cadres dédiés. Parce que, lorsque nous ouvrons la bouche, tout le monde se dit : «C’est Macky Sall qui est derrière».
Alors, qu’il n’y est pour absolument rien, car, au premier rang des vertus du Président Macky Sall, figurent deux qui sont familières à tous ceux qui le pratiquent, femmes et hommes : d’une part, il a le verbe austère, n’est pas un bavard, même avec ses plus proches collaborateurs ; d’autre part, il n’est pas un couard qui se planque pour envoyer au charbon des seconds couteaux. Il est un chef et un vrai chef.
Il s’y ajoute qu’en ce qui concerne le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, sa posture est impardonnable à plusieurs égards : il a accès à celui qui l’a mis là où il est ; il sait pertinemment ce que pense le Président de cette opinion exprimée ; il a un lieu indiqué, le Secrétariat exécutif national, pour exprimer, face à ses autres camarades membres de cette instance de décisions présidée par le Président de notre parti, cette opinion qu’il n’a sans doute pas eue en entrant dans les locaux de la Tfm, mercredi soir ; il ne l’a pas fait, il y a quelques jours, lors de notre dernière réunion qui a duré plus de cinq tours d’horloge durant lesquelles moult sujets ont été débattus sous la présidence de notre leader.
J’ai entendu Mbaye Ndiaye dire dans cette émission : «Moi-même, j’ai des ambitions». Eh bien, je suis tenté de le renvoyer à Napoléon qui nous enseigne que «l’ambition dont on n’a pas les moyens est pire qu’un crime.» Autrement, lorsqu’on a des ambitions, on ne se planque pas derrière son bienfaiteur ou une façade pour les mettre en œuvre. Pourquoi toutes ces attitudes ambiguës, pour dire le moins, à l’endroit d’une personne qui ne cesse d’œuvrer pour nous mettre dans les meilleures conditions aux fins de lui être utiles et au Sénégal et aux Sénégalais ?

On vous sent dépité…

Je suis indigné. Les ambitions, les schémas et autres calculs n’autorisent pas tout cela. Absolument rien ne justifie que nous sciions la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Pourquoi ce bavardage intempestif qui nuit à notre Président, paralyse notre action politique, pollue nos rapports et projette, au niveau des opinions nationale et internationale, l’image d’une majorité qui serait une sorte de pétaudière ?
Je vais vous dire mon sentiment, et n’allez pas croire que j’exagère : nous ne méritons pas le Président Macky Sall ; il ne mérite pas tout ce qu’il subit de nos faits ; il ne mérite pas de subir, à longueur de sorties médiatiques, nos gaffes récurrentes qui sont autant d’insultes à l’intelligence des Sénégalais finalement amenés à nous mépriser.
Le 31 décembre 2019, au cours d’une excellente prestation médiatique, qui a laissé sans voix ses pires détracteurs, le Président Macky Sall s’est exprimé sur l’essentiel des sujets qui préoccupent ses compatriotes et a clairement explicité ses postures. Le débat devait être clos à notre niveau. Et libre à ceux qui s’opposent à nous de croire autre chose, c’est leur droit le plus élémentaire.
Mieux, il y a quelques jours, lors de la dernière réunion du Secrétariat exécutif national de notre parti, le Président Macky Sall a formulé de fortes recommandations : cessez le bavardage intempestif ; méfiez-vous d’être arrogants ; soyez solidaires ; vulgarisez mes politiques publiques et défendez-les avec intelligence et fermeté.
Pourquoi ceux qui sont souvent muets comme des carpes lorsque nous sommes en Sen, sont les plus bavards au niveau des médias ?
Au finish, face aux spectacles que nous offrons aux Sénégalais, je me demande qu’est-ce qui nous arrive ou bien qu’est-ce qui arrive à certains d’entre nous ?
Car, faut-il le dire, l’écrasante majorité des nôtres qui s’est battue avec abnégation et courage pour élire et réélire Macky Sall, cette majorité constituée de militants et de responsables de base attachés au Président, elle est silencieuse et travailleuse, et pour la plupart délaissée par nous autres qui sommes dans la proximité de Macky Sall, bénéficiaires de tellement d’avantages et de privilèges, mais, acteurs permanents d’un cirque qui nous coûte cher ?

Manifestement, vous vous posez des questions avec inquiétude ?

Mais, qui serait dans ma posture, uniquement soucieux de la juste gloire du Président Macky Sall, et ne se poserait pas mille questions ?
Le Président Macky Sall nous demande d’être solidaires. Mais, il suffit, par exemple, que des camarades ou alliés soient présumés – je dis bien présumés et non coupables – avoir mal géré des biens publics, que d’autres des nôtres se ruent devant les micros et caméras pour faire le travail de Ousmane Sonko : les lyncher. Ensuite, on apprend que certaines vérifications de tel corps de contrôle ne se sont pas déroulées dans les règles de l’art, parce que parfois les avis des mis en cause n’ont pas été pris en compte dans les rapports définitifs.
Le Président Macky Sall nous demande de cesser le bavardage intempestif et de nous méfier de l’arrogance, mais, nous provoquons une pollution sonore qui indispose les Sénégalais, et leur donne une perception négative de notre gouvernance.
Le Président Macky Sall nous demande de défendre son bilan avec intelligence et fermeté, mais, vous voyez, nous voyons, certains des nôtres défiler devant les médias pour débiter inepties sur inepties. Alors que l’humilité commande qu’ils se taisent parce que n’étant pas des sachants.

Mais, pour être juste, au chapitre des querelles politiciennes qui indisposent, Yakham Mbaye n’est pas blanc comme neige…

Jamais, pas une seule fois, on ne m’a vu ou entendu dans des postures attentatoires à l’autorité du Président de la République, ou m’engager dans des querelles politiciennes au sein de notre parti pour tel ou tel camp. Je ne suis d’aucun clan et n’ai aucun autre patron que Macky Sall. S’il est ciblé, de l’intérieur ou de l’extérieur, je ne prends pas de gants et ne lui demande point la permission pour agir.
Certes, des fois, la forme, pour ne pas dire ma manière de m’y prendre, peut ne pas agréer certains et je le leur concède. Mais, dans le fond, je ne regrette aucune de mes prises de position, qui ont toutes le même fondement : donner un sens à mon engagement.
La vraie trahison consiste à user et abuser de tous les privilèges et avantages que vous procure une position de pouvoir grâce au Président Macky Sall, sans avoir le souci de partager avec des militants démunis, mais, être toujours prompt à dire des inepties qui portent préjudice à votre leader et bienfaiteur.

Je vais rebondir sur votre dernier propos pour aborder une autre affaire qui pollue ces derniers jours votre majorité : les attaques contre des «traîtres», en l’occurrence Mimi Touré et Amadou Bâ… (ndlr : il nous coupe)

Il faut arrêter !
J’invite mes jeunes frères et sœurs de parti qui se signalent dans ce cirque, à faire preuve d’intelligence et de raison, car, je ne doute point qu’ils en sont dotés, et surtout à se méfier de certains commanditaires. Je ne vais pas leur faire la leçon, je n’ai pas cette prétention, car je suis intimement convaincu qu’ils ignorent énormément de choses.
Est-ce qu’ils se rendent compte qu’en tenant de pareils propos qui sont gros de théories fumeuses, ils se positionnent en authentiques fossoyeurs de l’image de notre Président, et non en défenseurs de ses causes ? Je m’explique…
Quels enseignements le moins initié des lecteurs, auditeurs, téléspectateurs peut tirer de leurs affirmations ? Que le Président Macky Sall ne tiendrait pas sa maison infestée par des comploteurs omnipotents. Qu’en somme, il est à l’image d’un chef faible. C’est ça défendre son Président, son leader ?
Le Président Macky Sall, par la force de son décret, a eu à faire de Aminata Touré son ministre de la Justice, puis Premier ministre. Avec ce même décret, il l’a défaite, avant de la choisir comme Envoyée spéciale et finalement Présidente du Conseil économique, social et environnemental. Idem en ce qui concerne Amadou Bâ, d’abord ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.
Donc, ces deux hauts responsables, dans le dessein de trahir, comploteraient impunément au vu et au su de l’homme le plus renseigné du Sénégal, grâce à la détermination duquel nous sommes tous là à nous prévaloir de je ne sais quelle légitimité ? Et je ne parle même pas de ce que serait l’attitude de ses défenseurs véritables et permanents.
De qui se moque-t-on ? Ça va finir où toute cette pagaille ? Après Aminata Touré et Amadou Bâ, à qui le tour ? Finalement, on va faire croire aux Sénégalais et aux citoyens du monde qui nous observent que le Président Macky Sall est à l’image de César, au crépuscule de son règne, sur les Ides de mars, entouré de Sénateurs armés de poignards sur le point d’abréger sa vie, pour ne pas dire son magistère ?
Notre Président mérite mieux des siens que cette perception dégradante et ce vaudeville ou comédie de comiques de situation qu’ils entretiennent.
A supposer que Aminata Touré, Amadou Bâ, Yakham Mbaye ou d’autres soient des comploteurs et des traîtres, une constante demeure : tous, nous connaissons qui est le Président Macky Sall. Passés les bravades et les voyez-moi, tous ceux qui prennent part à la direction du pays par la grâce du Président Macky Sall savent très bien les limites qu’ils ne peuvent franchir. Même, si on verra toujours certains contrevenants subir des sanctions radicales, parce que tout simplement, gagnés par l’arrogance et prenant la magnanimité du Président pour de la passivité, ils se sont lourdement mépris.

Pourtant, il est dit que ces attaques ont fusé juste après une audience que le Président Macky Sall a accordée à ceux qui sont montés au créneau.

La vraie félonie, c’est aller quémander une audience pour un groupe, en sortir pour s’attaquer à l’honorabilité de certaines personnes, en prenant le soin de distiller de manière lâche des propos du genre : «C’est sur commande du chef» ! Oui, il y a eu commande, et je peux l’affirmer eu égard à mon niveau d’information. Mais, le Président Macky Sall est étranger à tout cela, il est supérieur à ces basses besognes.
Attendez, vous dites que c’est sur commande ! Qui est le véritable commanditaire alors ?
Je ne suis pas du genre à dire des choses dont je ne suis pas sûr. Seulement, aujourd’hui, je ne suis nullement disposé à enfler des polémiques, à moins qu’on ne m’y oblige.
Ceux qui ont des comptes à régler avec tel ou tel responsable n’ont qu’à être courageux et arrêter de se planquer derrière des jeunes ou le Président Macky Sall pour parvenir à leurs fins. Ce n’est pas ce qui est attendu d’un responsable. Le Président Macky Sall, tout au long de sa vie, et face à l’ancien régime, dans une adversité où les peureux étaient d’office éliminés, ensuite, depuis huit ans qu’il préside aux destinées de notre pays, a démontré, avec constance, permanence et humilité, son souci de l’essentiel, son inégalable capacité de pardon, son refus des compromissions et sa juste fermeté devant les situations qui imposent qu’il se détermine.
Le Président Macky Sall peut accorder une dizaine d’audiences par jour à divers Sénégalais et étrangers, et vous voudrez qu’il soit comptable des menées de tous les perroquets qui sortiraient de ces rencontres en semant un peu partout du «Président m’a dit» ?
Cette pagaille artificielle l’indispose au plus haut point. Et croyez-moi si je vous le dis. Il est outré et exaspéré. Ce n’est pas manquer de modestie que de conseiller à ceux-là qui agitent ces histoires d’arrêter. Je les plains, car, le constat majeur qui se dégage de leur agissement est qu’ils ne connaissent pas le Président Macky Sall, ils sont enduits en erreur par des malins. Je ne prétends pas connaître notre leader, mais, j’ose dire que je sais et sens son exaspération lorsque j’ai le privilège d’échanger avec lui. Et tous ces bavardages et ce cirque l’exaspèrent. Ceux qui l’animent ont intérêt à se calmer. Je n’ai pas la prétention de menacer qui que ce soit, c’est plutôt un conseil et un appel au calme à leur endroit, parce qu’ils indisposent le Président. Sinon, lorsqu’il sévira, ils n’auront aucune aide de leurs commanditaires.
A vous entendre, il n’y a pas péril en la demeure à l’Apr ?
Nous sommes en politique et non dans un couvent. Des ambitions articulées autour de schémas et calculs, il n’en manque pas, aujourd’hui, dans la grande famille politique de Macky Sall. Et c’est compréhensible. Le Président n’a-t-il pas dit : «Si je dis que je ne suis pas candidat, mon gouvernement et mon parti cesseront de fonctionner.»
Cependant, peut-on admettre que des gens tombent de leur lit un beau matin et s’écrient : «Yakham Mbaye est un voleur», ensuite «Diek est une comploteuse», enfin «Ngor est un traître», sans pouvoir dire quoi, où, quand et comment ils ont volé et comploté ? Pis, sans se préoccuper du fait que leurs propos provoquent un déchaînement verbal et installent une salle ambiance en notre sein.
Aminata Touré, Amadou Bâ et tutti quanti comploteraient dans la perspective de trahir le Président Macky Sall ? Soit ! Mais, que leurs accusateurs nous disent où, quand, comment et avec qui ils complotent pour trahir. Maintenant, s’ils en sont incapables, il est attendu d’eux, si vraiment ils sont préoccupés par la réussite du Président Macky Sall, qu’ils consacrent leur énergie débordante à vulgariser toutes ses politiques qui promettent l’émergence au Sénégal et à ceux qui y vivent, nationaux comme étrangers.
En toutes occasions, depuis sa réélection, le Président nous a tracés le chemin. Et je peux résumer ses recommandations : se focaliser sur la vulgarisation de la phase 2 du Plan d’actions prioritaires (Pap2) du Plan Sénégal émergent (Pse) et de ses cinq initiatives, trois programmes, cinq accès universels communément appelés «5.3.5», et laisser à l’opposition tout ce qui relève des détails et débats politiciens.
J’aurais compris que cette dernière soulève ces détails et débats politiciens et que par réaction nous investissions ce champ, mais, malheureusement, c’est nous l’élément déclencheur, en sus d’installer la zizanie dans notre parti. C’est inadmissible et il faut que ça cesse.Libération

Relation avec Macky Sall, ambitions politiques: Limogé,l’ex-directeur des Sénégalais de l’extérieur,Sory Kaba dit tout

https://www.pressafrik.com/L’ex-Directeur des Sénégalais de l’Extérieur, limogé après sa sortie sur une radio de la place, déclarant que le Président Macky Sall exerçait son dernier mandat, a refait surface. Depuis Casablanca, capital du Maroc, où il se trouve, Sory Kaba donne rendez-vous aux Sénégalais, le 8 mars à Fatick, pour dit-il, décliner ses véritables ambitions politiques. Entre autres sujets évoqués, sa relation avec le président de la République, Macky Sall.
« Je suis dans la politique. Je suis dans l’administration sénégalaise, je suis au côté du président de la République et je me bats pour que Fatick soit la meilleure ville du monde », a d’emblée soutenu l’ex-Directeur des Sénégalais de l’extérieur dans un entretien téléphonique accordé à la Rfm. Sory Kaba de poursuivre en donnant rendez-vous très prochainement, peut-être le 8 mars, pour dire aux Sénégalais, ses  ambitions pour la ville de Fatick.
Mais, a-t-il précisé, « ce qui est réel, c’est que Sory Kaba reste un acteur politique ». Mais, « pour faire de la politique, il faut deux choses : il faut beaucoup de connaissances et beaucoup de savoir. Je rends grâce à Dieu, j’ai fait beaucoup d’universités et ensuite, il faut beaucoup d’argent. Je suis à la recherche d’argent et j’espère que je l’aurai », a-t-il révélé.
Sur ces relations avec son mentor, le président Macky Sall, M. Kaba d’informer que celui-ci « c’est un frère». Avant d’expliquer : « Je ne l’ai pas accompagné sous l’angle politicien en tant que tel, comme certains l’ont déjà fait.C’est des affinités qui dépassent les cloisonnement comme certains le pensent».

« Le champ politique sénégalais est gangrené  par des parvenus »

Et, a-t-il ajouté : « Il n’aurait plus voulu que je sois avec lui, je resterais à ne plus faire la politique. Parce qu’en vérité le champ politique sénégalais est gangrené par des parvenus, par des gens, en vérité, ne voient que leur propre personne quand ils se mettent devant un miroir », a-t-il dénoncé.
M. Kaba est d’avis que si ces derniers sont des politiciens, alors « les hommes politiques auront tendance à disparaître ».
Avant de conclure « l’homme politique, il est préoccupé par sa Nation, par l’avenir de la jeunesse de son pays, par quel moyen il doit passer pour développer ou sa localité ou son pays en tant que tel. Autrement, on ne fait pas de la politique, on est sur l’irréel ».

LES VÉRITÉS INDÉNIABLES DE BARTH PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – C’est un secret de Polichinelle de dire qu’à maintes occurrences, les marabouts ont pesé sur des décisions de justice – Il faut cesser de donner aux propos de Dias une tonalité identitaire
Lors de l’émission le Jury du dimanche du 23 février dernier, Barthélémy Dias a déclaré avec amertume que « Guy Marius Sagna (GMS) est en prison parce qu’il est catholique et que s’il était Mbacké, s’il appartenait à la Famille Sy ou Laye, il serait libéré depuis longtemps ». Une telle déclaration a eu l’heur de soulever les indignations les plus sélectives et les vitupérations les plus hypocrites des sentinelles de notre royaume moral. A entendre les jérémiades des pontifes moralisateurs suscitées par les propos soi-disant clivants de Barth, certains dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une dérive discursive identitaire de la part du maire de Mermoz-Sacré Cœur au point de réclamer des excuses publiques. Une telle posture témoigne d’une malhonnêteté intellectuelle et d’une démagogie effarante de pseudo-intellectuels moralisateurs qui veulent alchimiser le discours barthien.
Il paraîtra, sans doute étrange, à certains indignés, à la suite du vif débat soulevé par Barthélémy Dias sur le cas Guy Marius Sagna, que nous épousions la même position sur les raisons de la détention illégale, prolongée du leader de Frapp France Dégage. Si GMS reste encore en prison, c’est parce que le clergé est resté aphone et atone dans ce qui parait comme l’une des pires injustices de l’année 2019 et qui se perpétue en 2020. Ainsi, ces propos du maire de Mermoz ne sont pas à lire au premier degré, c’est-à-dire le prendre au pied de la lettre. Il ne sert à rien de verser dans des polémiques terminologiques pour détourner le véritable sens des propos de Barth mais de voir ce que le métalangage nous offre comme sens.
On est tous conscients du poids sociologique et symbolique des hommes religieux dans notre pays. Si Barth a déclaré, le cœur meurtri, que son coreligionnaire croupit, depuis le 29 novembre 2019, en prison dans des conditions draconiennes, ce n’est point pour dire que les catholiques sont discriminés au Sénégal et qu’ils ne sont pas traités au même pied que les adeptes des autres religions, mais c’est surtout pour dénoncer l’inertie, le mutisme et le manque d’assistance du clergé catholique à l’endroit du pauvre GMS. Par conséquent, l’édile de Mermoz-Sacré Cœur critique plus l’inaction de l’Eglise catholique à l’endroit de GMS que la justice du Prince Macky Sall qui maintient en taule le héros de Nio Lank Nio Bagn.
Si la justice au Sénégal transcendait toujours les appartenances partisanes pour prendre ses décisions en toute indépendance, jamais Barth n’aurait émis ces vérités irréfragables que certains pseudo-gardiens de la stabilité et de la cohésion socio-religieuse veulent détourner à des fins immorales. Mais quand dans un pays, la plupart des décisions de justice sont dictées par des logiques confrériques, on arrive à avoir le sentiment que le pouvoir maraboutique a une véritable prégnance et un réel pouvoir d’influence sur l’autorité judiciaire. Dans l’histoire politique du Sénégal, des chefs religieux équidistants ont eu à dénoncer des injustices exercées des personnalités dont le seul tort est d’être en conflit avec le chef de l’exécutif. Feu le journaliste écrivain Chérif Elvalide Sèye rappelle, dans son ouvrage « Mgr Hyacinthe Thiandoum : à force de foi », le rôle primordial qu’avait joué le cardinal Thiandoum dans la crise de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia. Une position qui lui vaudra le courroux de Thierno Seydou Nourou Tall, ardent partisan de Senghor, qui n’avait pas hésité à vouloir s’en référer au souverain pontife d’alors, Jean XXIII alias Il Papa Buono. Nonobstant ces menaces du khalife omarien de l’époque, le chef de l’Eglise catholique sénégalaise n’avait jamais démordu de sa position et de sa conviction sur l’innocence de Mamadou Dia. Aujourd’hui, dans le même registre, Barth interpelle Monseigneur Benjamin Ndiaye à user de toute sa diplomatie et de toute son aura pour faire fléchir le pouvoir dans l’affaire GMS. C’est un secret de Polichinelle de dire, en maintes occurrences, que les marabouts ont pesé sur des décisions de justice.
Quand, en 2016, Karim Wade bénéficiait d’une grâce qui le libérait de la prison, feu le khalife général des mourides Serigne Sidy Mokhtar y avait un rôle prépondérant. D’ailleurs, le jour de sa sortie, son fils était présent à la résidence de Madické Niang, Karim s’était rendu pour le voir avant de quitter Dakar pour Doha. Tout le monde reconnait que Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a beaucoup usé de son entregent pour faire libérer le talibé Cheikh Khalifa Sall. Et il a fallu que l’actuel guide spirituel des mourides, Serigne Mountakha, dans l’ambiance réconciliatrice de Massalikoul Jinane, intercédât auprès du président du Conseil supérieur de la magistrature pour faire élargir l’ex-maire de Dakar et son talibé Mbaye Touré, ex-directeur administratif et financier de la Ville de Dakar. Il faut rappeler que Serigne Mountakha Mbacké, alors deuxième personnalité mouride après le Khalife Serigne Sidy Mokhtar, était parti rendre visite à son talibé Mbaye Touré dans la nuit du 4 au 5 août 2017. Et cette visite très symbolique était une forme de pression exercée sur l’autorité exécutive ou judiciaire.
Si le tristement célèbre marabout de Louga Cheikhouna Guèye dit Serigne Khadim qui avait ignominieusement enchainé de tout petits talibés a bénéficié d’un sursis de deux ans, c’est grâce à l’intervention comminatoire du khalife des mourides qui déclarait aux maitres coraniques venus chercher secours à quelques jours du délibéré ceci : «J’attends juste la décision de la justice par rapport à ce cas précis et je saurai quoi faire. Soyez rassurés, ils vont faire ce que nous voulons ou on change de position parce que trop c’est trop. Pour le cas du maître coranique, si la décision de la justice est clémente temps mieux au cas contraire, nous allons prendre nos responsabilités.» Suffisant pour que le juge ne s’aventurât pas à suivre le réquisitoire du procureur qui demandait deux ans ferme. A cette décision judiciaire influencée par la déclaration du saint homme, il faut ajouter la prégnance du saccage du tribunal de Grande instance de Louga par les partisans furibards du maitre coranique tortionnaire.
Si Macky Sall a échappé à la prison après sa défenestration de l’Assemblée nationale en 2008, c’est grâce au défunt khalife Serigne Bara Mbacké qui a pesé de toute sa puissance pour faire reculer l’alors président de la République, Abdoulaye Wade. Et on connait le degré d’implication de Mourtala et de Galass Kaltom, fils de Serigne Bara dans cette intercession qui allait sauver, de la prison, celui qui dirige aujourd’hui le pays.
Alors, il est temps de cesser cette tartufferie qui consiste à vouloir donner aux propos de Dias une tonalité identitaire ou à verser dans une sémantique de discours stérile. Cette déclaration bien réfléchie du maire de Mermoz et à laquelle nous souscrivons entièrement ne doit pas être utilisée comme une machine de guerre pour oblitérer le vrai débat sur la libération du leader de Frapp France dégage.  sgueye@seneplus.com

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