Rp du Mercredi 26 fevrier 2020

Unes de la Presse du Mercredi 26 fevrier 2020
Unes de la Presse du Mercredi 26 fevrier 2020

Cemile Sancak,représentante FMI: «Le prix d’électricité est élevé au Sénégal…»

IGFM – Le 10 janvier 2020, le FMI a approuvé un nouvel accord triennal en faveur du Sénégal au titre de l’Instrument de coordination de la politique économique (Icpe).
Quels en sont les objectifs principaux ?
Le nouveau programme qui est appuyé par le nouvel accord, l’Instrument de coordination de la politique économique (Icpe), est totalement aligné sur la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (Pse) et repose sur la réalisation d’une croissance élevée, durable et inclusive tirée par le secteur privé : la consolidation de la stabilité macroéconomique grâce à une politique budgétaire prudente, notamment en augmentant les recettes et en améliorant l’efficience des dépenses, mais également à une bonne gestion de la dette. Il s’agit aussi d’assurer une bonne gestion du secteur du pétrole et du gaz de manière durable et transparente.
Quelle est la différence par rapport à l’Instrument précédent de soutien à la politique économique (Ispe) ?
Les deux instruments sont similaires en substance. L’instrument de coordination de la politique économique créé en 2017, est un instrument non lié à un financement, comme l’instrument précédent. Les deux instruments sont destinés aux pays ayant une volonté de montrer une politique économique solide et avec une intention de recourir à d’autres sources de financement. La différence est que le nouvel instrument est à la disposition de tous les pays membres du Fmi, tandis que l’ancien est seulement destiné aux pays à faible revenu.
Quels sont les grands programmes et projets du Fmi visant à favoriser, durant les prochaines années, la croissance soutenue et inclusive du Sénégal ?
Pour le Fmi, il est important, pour une mise en œuvre réussie, de rationaliser et regrouper les multiples entités chargées d’initiatives ou de fonds destinés à soutenir le secteur privé. Les réformes appuyées par le programme Icpe pour réaliser une croissance élevée, durable et inclusive, s’articulent autour des objectifs suivants : améliorer le climat des affaires, promouvoir la numérisation des procédures administratives, investir dans la formation de capital humain afin d’accompagner la transformation structurelle et promouvoir l’accès au crédit en vue de renforcer l’inclusion financière. Le Fmi conseille à l’Etat d’opérer des réformes ciblées qui devraient améliorer le climat des affaires et créer des débouchés pour les jeunes.
Quelles sont ces réformes ?
Les réformes ciblées appuyées par le programme Icpe incluent le renforcement du système judiciaire, grâce à la création d’une Cour d’appel pour les affaires commerciales et à la numérisation des procédures du Tribunal commercial, une révision de l’administration du travail dans le but d’attirer davantage de travailleurs dans le secteur formel et de mieux répondre aux besoins des Petites et moyennes entreprises (Pme), en simplifiant les obligations d’enregistrement et de déclaration, la mise en place d’un système de gestion foncière dématérialisé, intégré et centralisé qui simplifiera l’enregistrement et l’administration, une nouvelle loi sur l’investissement destinée à renforcer la transparence pour les investisseurs potentiels. Les réformes incluent également les partenariats public-privé, les régimes incitatifs et soutiens ciblés aux start-ups et la dématérialisation des procédures. Des initiatives visant à améliorer la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle, à accroître les opportunités et à réduire la pauvreté compléteront ces réformes. Les autorités examinent comment accroître le taux d’achèvement de l’enseignement secondaire et adopteront une loi sur la formation technique et professionnelle d’ici à juin 2020. Il s’avère que 70% des travailleurs ne sont pas qualifiés, le taux d’alphabétisation est inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (un peu plus de 40%, contre 60%) et le système de formation professionnelle n’accueille que 7% des élèves qui achèvent l’enseignement de base. Il sera pourtant essentiel, pour une transformation structurelle de l’économie et une croissance plus inclusive, de doter la main-d’œuvre, en particulier les jeunes, des compétences et qualifications nécessaires.
«Au Sénégal, 70 % des travailleurs ne sont pas qualifiés, le taux d’alphabétisation est inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (un peu plus de 40 %, contre 60 %) et le système de formation professionnelle n’accueille que 7 % des élèves qui achèvent l’enseignement de base»
Le Fmi avait salué les résultats économiques du pays en disant que la mise en œuvre du Pse a permis d’atteindre des taux de croissance élevés, mais malgré cela, le niveau de vie reste élevé au Sénégal et le pouvoir d’achat faible. Qu’est-ce qui l’explique ?
Pour que la majorité de la population ressente l’impact de la croissance économique, il faut une croissance inclusive tirée davantage par le secteur privé, surtout par les Petites et moyennes entreprises (Pme). Leur développement pourrait conduire à la création d’emplois et à l’augmentation des revenus. Il est important de mettre en œuvre les réformes dans le domaine des finances publiques afin d’améliorer la mobilisation des recettes, surtout en renforçant l’administration des recettes et d’accroître l’efficience des dépenses d’investissement pour qu’il y ait assez de ressources pour répondre aux besoins d’investissements dans les infrastructures et le capital humain et prendre en charge le financement des filets de sécurité sociale. Il est également important de mettre en œuvre les réformes structurelles nécessaires pour améliorer l’environnement des affaires afin de favoriser le développement du secteur privé et notamment, les Pme qui jouent un rôle important au Sénégal. L’Icpe a pour objectif de soutenir les efforts déployés par le Sénégal pour consolider la stabilité macroéconomique et favoriser une croissance soutenue et inclusive tirée par le secteur privé.
Mais aujourd’hui, beaucoup d’entreprises, surtout les (Btp), sont confrontées à de réelles difficultés pour gagner des marchés. Quelle est la solution à ce problème ?
Tout d’abord, il conviendrait de réduire le nombre des marchés publics passés sans appel à la concurrence. Une cible quantitative du programme est de plafonner les marchés publics conclus hors appels d’offres à 15% des marchés. Une nouvelle loi sur l’investissement que les autorités envisagent d’adopter en 2021, est destinée à renforcer la transparence pour les investisseurs potentiels. Il est aussi important pour le secteur privé d’avoir accès au financement afin de pouvoir s’impliquer dans la mise en œuvre des grands projets.
Pensez-vous que le secteur privé sénégalais est assez fort pour porter cette croissance ?
Le secteur privé sénégalais montre des tendances très prometteuses, notamment avec l’accroissement du nombre de start-ups et d’entreprises innovantes. Toutefois, la plupart sont encore dans le secteur informel où la productivité est faible. Il sera donc important pour l’Etat de faciliter une transition du secteur informel vers le secteur formel, notamment au travers de la simplification de la taxation des petites entreprises, de la dématérialisation des procédures de paiement des impôts et d’enregistrement des entreprises.
Ne faudrait-il pas encourager l’Etat à promouvoir la préférence nationale ou trouver des formules pour permettre aux entreprises sénégalaises de gagner des marchés ?
Pour une bonne gestion des finances publiques, il est primordial d’appliquer le code des marchés publics et de sélectionner les entreprises en s’appuyant sur le critère de l’efficacité des dépenses. En ce sens, il est essentiel de faire jouer la concurrence afin d’assurer la meilleure qualité de services au meilleur coût. Les lois sur le contenu local peuvent soutenir les entreprises sénégalaises, mais seulement si celles-ci sont mises à niveau concernant la qualification de leur main-d’œuvre et si la qualité de leurs services correspond aux normes internationales.
FINANCES PUBLIQUES
Y a-t-il réellement prudence dans la gestion de la politique budgétaire au Sénégal ?
Sur la base de données préliminaires, nous constatons que l’exécution budgétaire prudente et les efforts de mobilisation des recettes ont permis d’atteindre l’objectif de déficit de 3% du Pib en 2019. Le gouvernement entend maintenir cette cible de déficit budgétaire pour 2020 ainsi que pour les années à venir dans le cadre du programme économique appuyé par l’Icpe. A cet effet, des mesures ont été initiées en vue de continuer à accroître le rythme de recouvrement des recettes, ce qui a permis d’atteindre les objectifs de la loi de finances rectificative de juillet 2019. En parallèle, la composition des dépenses a été profondément modifiée, de manière à s’assurer le paiement de la totalité des obligations impayées des années 2017-19, y compris des obligations impayées envers le secteur de l’électricité, tout en restant dans le respect de la cible de déficit de 3% du Pib.
Dans le document de l’Ipce, il est aussi fixé un plancher des recettes fiscales à 2 595 milliards FCfa en 2020 contre 2 328 milliards en 2019. Soit un accroissement des recettes fiscales de l’ordre de 267 milliards FCfa. D’où l’Etat doit-il tirer ces nouvelles recettes fiscales ?
A compter de 2020, le gouvernement mettra en œuvre une Stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme (Srmt). Laquelle aura pour objectif d’améliorer significativement et de manière durable, le recouvrement des recettes budgétaires pour atteindre un taux de pression fiscale de 20% à l’horizon 2023, permettant à la fois de financer des programmes de développement inscrits dans la deuxième phase du Pse et de maintenir la stabilité macro-budgétaire du Sénégal. La Srmt est essentiellement articulée autour de mesures administratives. Le diagnostic du système fiscal montre un trop faible nombre de contribuables et d’importateurs qui paient leurs impôts. Pour renverser cette situation, la Srmt vise à élargir l’assiette fiscale et douanière, en centralisant et en exploitant des données et des renseignements sur des contribuables inconnus des services en charge des recettes. Il faut aussi contrôler la cohérence des déclarations, maîtriser la valeur en douane et réduire les détournements de destination et de régimes économiques, améliorer la productivité des services de recettes par l’optimisation de leurs processus et réduire les coûts supportés par les contribuables pour se conformer à leurs obligations fiscales et douanières.
Peut-on s’attendre à une hausse des impôts ?
La priorité immédiate de la stratégie à moyen terme sera d’élargir l’assiette de l’impôt. Les taux d’imposition au Sénégal étant déjà relativement élevé en comparaison régionale, les réformes insisteront sur l’expansion de l’assiette de l’impôt, notamment en rapatriant progressivement le secteur informel dans le filet fiscal et en rationalisant les exonérations et leur application. Pour amener les contribuables à respecter leurs obligations fiscales, il est prioritaire notamment, d’améliorer l’application des règles de perception de l’impôt et les contrôles fiscaux et de renforcer les contrôles et procédures en douane.
Comment le Fmi juge-t-il les dépenses de l’Etat ?
Le programme Icpe met en place une politique budgétaire prudente conforme à l’objectif de déficit budgétaire de l’Uemoa de 3% du Pib. Avec cette approche de résultat, le programme Icpe ne définit pas une hiérarchisation des dépenses spécifiques, car la priorité des dépenses est du choix des autorités. Le principe directeur des finances publiques est une réallocation progressive des ressources de la consommation publique peu prioritaire vers l’investissement en capital humain et en infrastructures pour soutenir une croissance forte et inclusive.
L’efficacité des dépenses publiques est une des exigences du Fmi dans le programme Icpe. L’on constate que l’Etat a procédé à nombre de restrictions, comme sur le carburant, les logements et récemment les voitures. Est-ce une recommandation du Fmi ?
Afin d’aménager un espace budgétaire pour l’investissement public, les autorités ont redoublé d’efforts pour réduire les subventions énergétiques et rationaliser la consommation des administrations publiques. Ces réformes vont permettre à l’Etat de réaliser des économies sur les dépenses de fonctionnement et de réallouer ces montants aux dépenses sociales et de capital prioritaire.
En septembre dernier, quelques économistes mettaient la visite de la mission du Fmi sous le signe d’un ajustement structurel imposé à l’Etat du Sénégal. Le Fmi pressait alors le Président de supprimer ou fusionner des agences, de réduire le train de vie de l’Etat et surtout de supprimer les subventions. Quelque temps après, il y a eu la hausse du prix de l’électricité. Etait-ce aussi une recommandation du Fmi ?
La hausse du prix de l’électricité n’est pas une condition du programme Icpe. Comme expliqué tantôt, la priorisation des dépenses relève du choix des autorités. Le principe directeur est une réallocation progressive des ressources de la consommation publique peu prioritaire vers l’investissement en capital humain et en infrastructures pour soutenir une croissance forte et inclusive.
Quel est le raisonnement de la hausse du prix de l’électricité ?
La hausse du prix de l’électricité permettra à la Senelec, la compagnie d’électricité de l’Etat, d’investir dans l’électrification rurale. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population en milieu rural n’a toujours pas accès à l’électricité. Les autorités devaient décider entre continuer de subventionner une grande frange de la population qui a accès à l’électricité ou diminuer la subvention et créer l’espace budgétaire pour mieux renforcer l’électrification rurale. C’est une décision qui devrait faciliter l’extension des réseaux d’électrification pour une croissance inclusive. Par ailleurs, pour renforcer la politique de protection sociale, la hausse n’a pas touché la première tranche, qui consomme peu d’électricité. Bien entendu le prix d’électricité est élevé au Senegal à cause des couts élevés des facteurs de production. Dans les prochaines années, il devrait baisser à la faveur de la production d’électricité à partir du gaz, à travers le «gas-to-power »

DETTE

Depuis janvier, le Sénégal est passé d’un risque faible à un risque modéré de surendettement. Qu’est-ce qui l’explique ?
La croissance économique récente du Sénégal a été forte. La mise en œuvre de la première phase du Plan Sénégal émergent a vu la construction d’infrastructures modernes dans le domaine du transport et de l’énergie, et la croissance s’est accélérée, atteignant en moyenne 6,5% entre 2014 et 2018. Ces investissements importants ont déjà visiblement contribué à améliorer les conditions de vie de la population sénégalaise (l’offre d’électricité a augmenté de 60 à environ 70%, la pauvreté a diminué entre 4 et 7 points de pourcentage depuis 2011). Toutefois, le financement de ces investissements a conduit à une augmentation rapide de l’endettement public, notamment de la dette extérieure. Cette augmentation de la dette publique est également due à l’élargissement du champ de couverture de la dette publique aux entreprises publiques en vue de permettre un meilleur suivi de l’endettement public au sens large. Globalement, le ratio de la dette publique par rapport au Pib est passé de 20% du Pib en 2008 à plus de 60% à fin 2018, mais devrait se stabiliser et commencer à décroître de façon significative dès  2022, consécutivement à la fin de la majeure partie des investissements liés au développement des projets pétro-gaziers et le début de la production de gaz. A cela s’ajoute que les investissements visant à développer la production de gaz et de pétrole devront permettre un accroissement du niveau du Pib d’environ 5% et des recettes fiscales d’environ 1½% du Pib en moyenne annuelle à partir de 2022 et ceci durant toute la période d’exploitation.
On a constaté que la dette du Sénégal a beaucoup gonflé ces dernières années. Le Fmi a-t-il des craintes particulières par rapport à cela ?
Malgré le passage à un risque de surendettement modéré, la dette publique du Sénégal reste soutenable. Les perspectives de l’économie sénégalaise à court et à moyen terme sont également favorables, en particulier avec le développement de la production de gaz et du pétrole. Les projections font ressortir un taux de croissance annuel moyen de près de 8½% d’ici entre 2020 et 2024. Avec l’augmentation rapide de la dette publique et, en particulier, la dette extérieure au cours des dernières années, l’analyse technique des services du Fmi et de la Banque mondiale révèle un risque de surendettement modéré (comparé à un risque faible, mais à la limite de «modéré», dans l’analyse de viabilité de dette précédente, conclu début 2019). En résumé, l’exercice de l’analyse de la viabilité de la dette du Fmi et de la Banque mondiale a clairement montré que la dette du Sénégal reste soutenable. Le stock de dette publique devrait culminer en 2019 pour se stabiliser et décroître à partir de 2020.
Des économistes sénégalais et certains opposants parlent d’une dette publique qui dépasse l’entendement, quel est l’état d’endettement de notre pays, est-il dans les normes ?
Le pays devrait renouer assez vite avec un risque faible de surendettement, étant donné la stabilisation et la trajectoire décroissante des ratios d’endettement prévus, sur la base des efforts en cours et des engagements des autorités.
L’ancien Premier ministre et actuel ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, Mahammad Boun Abdallah Dionne a déclaré, dans une interview que le Fmi n’a pas à fixer un plafond de dettes au Sénégal. Comment vous analysez cette sortie?
Le Sénégal continue de garder sa capacité d’endettement dans le cadre du programme avec le Fmi et n’est soumise à aucune restriction en dehors du respect de la cible de déficit budgétaire de l’Uemoa et des mesures de gestion prudente de la dette que les autorités mettent déjà en œuvre, en particulier maintenir un niveau total d’endettement qui assure la soutenabilité de la dette à moyen terme. La limite qu’inclut le programme et qui est relative au stock de la dette publique ne fait que refléter ce niveau d’endettement total des autorités et est cohérente avec le maintien de la soutenabilité de la dette. Cette limite n’a pas de conséquences contraignantes pour le Sénégal parce qu’elle prend en compte les plans d’investissement des autorités.
Comment le Senegal peut-il arriver à ses objectifs de développement définis dans le Pse, si le Fmi freine la dette ?
Le programme inclut une limite du niveau d’endettement qui est basée sur les intentions du gouvernement en termes de nouveaux emprunts dans le cadre du Pse et qui permet également de maintenir la soutenabilité de la dette à moyen terme. Le Fmi met également l’accent sur cinq domaines en vue de permettre aux pays d’Afrique subsaharienne de satisfaire leurs besoins de développement tout en préservant la viabilité de la dette. Toutes les parties prenantes ont un rôle à jouer dans cinq domaines prioritaires : l’amélioration de la mobilisation des recettes, l’amélioration de l’efficience des investissements, l’accroissement de la capacité de gestion de la dette et la transparence de la dette pour les partenaires au développement, l’atteinte des objectifs de l’aide au développement au profit des pays bénéficiaires et l’augmentation des financements…
Le service de la dette a connu une hausse sensible. Y a-t-il une justification à cette situation ?
Avec l’augmentation de la dette, le service de la dette a aussi augmenté, mais il commencera à se stabiliser à partir de 2019. En particulier, le service de la dette devrait passer d’environ 39,5% du total des recettes fiscales en 2018 à environ 28% en 2019 suite à l’amélioration de la performance du recouvrement des recettes. Il devrait continuer à baisser pour atteindre une moyenne d’environ 23% en 2020-2028, à condition que la tendance de l’amélioration de la collecte des recettes se poursuive et que les besoins de financement diminuent en ligne avec les hypothèses retenues dans l’analyse de viabilité de la dette.
La gestion du pétrole et du gaz alimente une polémique déjà. Le cadre légal et le contenu local peuvent-ils favoriser une gestion transparente de ces ressources naturelles ?
Il est important de mettre en place un cadre légal pour favoriser la gestion transparente des ressources naturelles. Les ressources pétrolières et gazières devraient être déclarées dans leur totalité et de manière transparente et intégrées correctement dans le budget. La part des recettes qui va dans le budget chaque année devrait être utilisée efficacement par exemple, en s’assurant que les investissements financés sont des investissements dont la rentabilité économique est forte. La loi sur le contenu local peut favoriser l’émergence d’un secteur national d’entreprises fournissant des biens et services à l’industrie du pétrole et du gaz, mais pour la réussite de cette initiative, il faudra assurer la bonne formation de la main-d’œuvre et que les entreprises fournissent des services de qualité sur la base de standards en vigueur dans cette industrie.
Quel sera l’apport du Fmi au Sénégal dans l’exploitation du pétrole et du gaz ?
Le Fmi fournit de l’assistance technique et des conseils stratégiques sur divers aspects de la gestion du secteur pétrolier et gazier. Les recommandations principales du Fmi visant à préparer le Sénégal à devenir un pays producteur se concentrent sur trois piliers. Premièrement, le régime fiscal doit d’abord trouver un équilibre entre garantir une part équitable des ressources à l’Etat et fournir aux investisseurs des incitations appropriées. Deuxièmement, les revenus issus de l’exploitation des ressources doivent être gérés de manière responsable afin que les générations futures puissent en bénéficier et pas seulement la génération actuelle et que le pays puisse faire face sans difficultés financières majeures à la volatilité des prix de l’énergie sur le moyen terme. Le troisième pilier est la gestion transparente des finances publiques.
Comment évaluez-vous les politiques du Sénégal de lutte contre les inégalités entre les sexes et les inégalités, quand on sait qu’elles contribueraient à la réduction de la pauvreté et à une croissance bien répartie ?
Le Sénégal dispose d’une Stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes (Snaef) pour 2020-24 qui inclut deux axes. Le premier est que les femmes ont accès aux filières et aux ressources productives, accès aux financements, aux ressources productives, au marché et aux compétences. Le deuxième est que les modèles sociaux évoluent en faveur de la parité de genre. Le Fmi, comme les autres partenaires techniques et financiers, soutient la mise en place du plan d’actions de la Snaef. Récemment des analyses du Fmi ont montré que les gains économiques d’une autonomisation économique des femmes tournent autour de 10% du Pib en Afrique subsaharienne.NDIAGA NDIAYE

L’accroissement des ressources budgétaires à fin décembre 2019 tiré par les recettes fiscales

https://www.lejecos.com/-Les ressources sont constituées de recettes budgétaires à hauteur de 2564,4 milliards et de dons pour 256,4 milliards. L’augmentation des recettes est imputable aux recettes budgétaires qui se sont confortées de 20,4%.
Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) , la progression des recettes budgétaires est portée par les recettes fiscales (2419 milliards) qui se sont accrues de 22,5% grâce aux impôts directs et indirects.
Au titre de la fiscalité directe, les recouvrements sont tirés par l’impôt sur le revenu (423,2 milliards) et l’impôt sur les sociétés (225,4 milliards) avec des hausses respectives de 15,4% et 18,6%. Les impôts indirects sont, pour leur part, soutenus par les taxes spécifiques (218,8 milliards), les droits de porte (324,7 milliards), la TVA à l’import (477,4 milliards) et la TVA intérieure hors pétrole (356,3 milliards) qui se sont respectivement consolidés de 45,6%, 12,4%, 18,1% et 17,5%.
Concernant les taxes spécifiques, leur progression de résulte, en partie, du rapatriement de la taxe d’usage de la route (TUR). En somme, le rapatriement des taxes parafiscales, notamment, la TUR, le PSE et le COSEC a globalement contribué à hauteur de 184,16 milliards au recouvrement.Oumar Nourou

Forte progression des dépenses publiques à fin décembre 2019

https://www.lejecos.com/-Les dépenses budgétaires sont exécutées à hauteur de 3340,5 milliards en 2019 contre 2903 milliards l’année précédente, soit une augmentation de 437,5 milliards (+20,8%).
Cette situation traduit les évolutions simultanées des investissements et des dépenses courantes qui se sont respectivement confortés de 20,8% et 11,9%. S’agissant des dépenses en capital, elles sont passées de 1032,4 milliards en 2018 à 1246,9 milliards en 2019, se renforçant de 214,5 milliards. Cette orientation est perceptible selon un document de la Direction de la prévision et des études économiques consulté par le journal de l’économie sénégalaise (Lejecos),  autant sur la composante financée sur ressources internes (+21,6%) que sur celle effectuée sur ressources externes (+19,9%).
Pour sa part, la progression des charges de fonctionnement est portée par les « autres dépenses courantes » (+16,3%), la masse salariale (+9,1%) et les charges d’intérêt sur la dette publique (+3,8%), avec des réalisations respectivement estimés à 1076,4 milliards, 744 milliards et 273,2 milliards.Oumar Nourou

Hausse de 313 milliards FCFA des importations

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–Les importations de biens du Sénégal à l’issue de l’année 2019 ont connu une hausse de313 milliards de FCFA (environ 532,100 millions de dollars) comparées à leur niveau de l’année 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Le cumul de ces importations ont en effet atteint 4229,3 milliards FCFA contre 3916,3 milliards FCFA en 2018, soit une progression de 8%.
« Cette évolution est, notamment, imputable aux machines, appareils et moteurs (+159,6 milliards), aux véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles (+76,3 milliards), aux produits alimentaires (+46,8 milliards) et aux produits pharmaceutiques (+20,5 milliards) », explique la DPEE.
Il faut en revanche souligner que les importations de produits pétroliers se sont contractées de 71,9 milliards FCFA, sous les effets combinés d’une baisse des achats de pétrole brut (-143,6 milliards) et d’un renforcement des importations de pétrole raffiné (+71,7 milliards).MS/te/APA

les exportations de biens évaluées à 1.985 milliards FCFA en 2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallLes exportations de biens du Sénégal au terme de l’année 2019 se sont établies à 1985,1 milliards FCFA (environ 3,375 milliards de dollars) selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Par rapport à l’année 2018 où elles s’élevaient à 1666 milliards FCFA, ces exportations se sont consolidées de 315,1 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).
Selon la DPEE, cette augmentation est notamment tirées par les produits alimentaires (+150 milliards), l’or brut (+62,4 milliards), l’acide phosphorique (+38,5 milliards), les produits pétroliers (+16,4 milliards), le titane (+12,2 milliards), le zircon (+3,9 milliards) et les engrais minéraux et chimiques (+3,9 milliards). « La hausse des exportations de produits alimentaires est, essentiellement, liée aux produits arachidiers (+89,5 milliards) et halieutiques (+56,6 milliards) », avance la DPEE. A l’inverse, les exportations annuelles de ciment ont diminué de 10,2 % (-8,8 milliards).MS/cgd/APA

Problème à la Sar: Total en embuscade

https://actunet.net/-Si rien n’est fait pour gérer avec efficacité les problèmes de nature conjoncturelle et structurelle que connaît la Société africaine de raffinage (Sar), le Sénégal risque de perdre une certaine souveraineté dans la gestion et le raffinage des hydrocarbures. Avec le retrait signalé de Khadim Bâ de Locafrique, qui détenait jusque-là 36% de l’actionnariat de la Sar, il reste et demeure évident que Total, multinationale française, est en embuscade pour tout rafler. Et si on lui préparait le marché… ?
En prenant la décision de démissionner du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage, Khadim Bâ de Locafrique, s’en va en laissant derrière une possibilité qui pourrait ne pas trop arranger le Sénégal : la perte de notre souveraineté dans la gestion des hydrocarbures. En effet, l’administrateur de la Sar va retirer tout simplement et tout bonnement sa ligne de crédit de 250 millions d’euros que son groupe avait mis à la disposition de la Sar pour pouvoir assurer les importations de pétrole brut. En termes plus clairs, il va annuler sa caution estimée à 130 milliards Cfa par le retrait de celui qui détenait 34% de l’actionnariat de ladite compagnie.
Mais, il existe un risque qui pourrait amener le Sénégal à s’ouvrir à une multinationale française qui cherchait depuis plusieurs années à contrôler la Sar. Il s’agit de Total, avec toutes les conséquences que cela peut engendrer dans la marche économique du Sénégal. Il faut le rappeler, en 2006, le Sénégal avait un taux de croissance de 2,6%. Quelques parts, cela pourrait mieux s’expliquer par le fait que Total possédait, à l’époque, l’actionnariat majoritaire de la Sar aux côtés de Shell et Mobil Oil. À l’époque, ces entreprises avaient refusé de livrer à la Société nationale d’électricité (Senelec) du fuel, prétextant que l’État du Sénégal ne pourrait pas leur payer les pertes subies à cause de l’augmentation sur le marché international du prix du baril, comme le rappelle l’économiste Mansour Samb.
Conséquence directe, la Senelec avait subi un déficit de production de plus de 150 mégawatts. Connu pour ses prises de décision “guerrières”, le Président Abdoulaye Wade avait renationalisé la Sar en ramenant Total à 10% dans l’actionnariat et donner au groupe Bin Laden une barre de 34%.
Veut-on frayer un chemin pour total ?
Il faut signaler que réduit à une représentation de 10% des actions, Total n’a jamais abandonné le combat pour redevenir maître absolu de la Sar. Car, cette société a pu – après l’épisode Wade – se procurer 20% de l’actionnariat avec 34% pour Locafrique et 46% pour l’État du Sénégal. Et avec la démission de Khadim Bâ, l’on pourrait effectivement soupçonner des stratégies de Trust afin de permettre à Total de s’adjuger la majorité des actions. «Total majoritairement à la Sar, est un danger pour notre politique de souveraineté énergétique, car n’oublions pas ce que Total, majoritaire à la Sar, avait fait en 2006», soutient encore Mansour Samb. D’ailleurs, il ajoute que : «Total qui a perdu le marché de l’exploitation pétrolière, veut se rattraper au bout du tunnel, c’est- à-dire dans le raffinage, qui un est un très gros marché».
M. Samb n’a pas manqué de faire remarquer que «la souveraineté énergétique est importante pour un pays. Et c’est uniquement pour cela que la France est présente dans le Sahel pour protéger son gisement d’uranium du Nord du Niger. En effet, la France produit toute sa production d’énergie nucléaire à partir de l’uranium qui est produit au Niger». Ce qui veut dire qu’il est impératif que le Sénégal continue de gérer majoritairement l’actionnariat de la Sar pour des raisons de sécurité énergétique.
En termes clairs, il faut protéger les nationaux contre l’appétit insatiable des multinationales.

Démission de Khadim Ba de la SAR: les risques de pénurie du pétrole brut inquiètent les professionnels du secteur

http://www.dakarmatin.com/— La démission du Directeur général (Dg) de Locafrique, Khadim Bâ, actionnaire majoritaire de la Société africaine de raffinage (SAR) avec 34%, du capital, du Conseil d’administration, sème déjà la panique dans le secteur pétrolier au Sénégal. L’Association Sénégalaise des Pétroliers (ASP) craint la « catastrophe » surtout dans l’approvisionnement normal du pétrole brut.
« Si en ce moment, il y a démission de l’actionnaire majoritaire, ça met tout le monde dans l’incertitude par rapport à l’approvisionnement. On craint aussi que l’approvisionnement en brut soit affecté », a déclaré, Sékou Fanta Mady Diaïté, vice-président de l’ASP.
M. Diaïté reste cependant optimiste car, informe-t-il, «une grande partie de la dette globale que devait l’Etat du Sénégal aux entreprises pétrolières, à peu près 50%, a été remboursée la semaine dernière ».
Le Dg de Locafrique n’a pas seulement démissionné des instances du Conseil d’administration de la SAR, il a, par ailleurs, annoncé dans sa lettre de démission, le retrait de sa caution à hauteur de 130 milliards de F Cfa et de « sa » ligne de crédit, 163 milliards de F Cfa.
Mais, selon un Directeur général (Dg) d’une banque de la place qui s’est confié à L’Observateur, cela ne peut pas se faire dans l’immédiat. Et, M. Bâ devra attendre la fin de l’engagement de la SAR pour recouvrir ses fonds.
« (…). Une caution est liée à la durée de l’engagement. Et la seule solution pour retirer une caution, c’est de payer les engagements d’abord. Tant qu’il ne l’a pas fait, c’est au prochain renouvellement de l’engagement qu’il pourra retirer sa caution », a-t-il expliqué

MISE EN ŒUVRE DE LA ZLECA: Le Sénégal valide sa stratégie nationale

http://lesoleil.sn/-L’atelier de validation de la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine a démarré hier pour deux jours.
Plusieurs participants ont pris part, hier, au lancement de l’atelier de validation de la stratégie nationale portant sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Il s’agit de séries de discussions sur le modèle prédéfini par le Ministère du Commerce et des Petites et moyennes entreprises. Ces échanges réunissent des acteurs du secteur privé qui vont participer au perfectionnement de la Sn-Zleca. Cette rencontre multisectorielle réunit en plénière la tutelle et les services concernés par le commerce extérieur. Ils vont aborder les contours de la mise en pratique de la levée des barrières économiques en Afrique pour impulser les échanges au sein du continent.
Le Ministre du Commerce et des Pme a officiellement lancé les travaux. Pour justifier le bien-fondé de la Sn-Zleca, Aminata Assome Diatta a rappelé qu’il est important pour le Sénégal de se doter d’instruments pour multiplier les chances et réduire les risques économiques relatifs à la Zleca. « En se dotant d’une stratégie, le Gouvernement entend s’engager vers une mise en œuvre réussie de la Zleca avec l’objectif de maximiser les gains attendus de cet accord tout en atténuant les risques potentiels sur l’économie sénégalaise », a-t-elle soutenu.
À l’instar de tous les pays signataires de cet accord de libre-échange continental, le Sénégal souhaite, à travers sa stratégie nationale, profiter pleinement d’un marché économique de plus d’un milliard de personnes. « Elle va, sans doute, offrir des opportunités au Sénégal dans la mesure où l’Afrique est notre principal marché d’exportation », a ajouté Mme Diatta.
La Sn-Zleca est également conçue en prenant en compte l’aspect de la compétitivité et de la variation de l’offre des produits exportés qui sont gage de succès dans cette Zone de libre-échange. À cet effet, le Ministre a placé la validation de la stratégie nationale pour le déroulement de la Zleca dans le contexte de la seconde phase du Pse. « La mise en place de cette stratégie vient ainsi à point nommé avec le démarrage de la phase 2 du Plan Sénégal émergent qui vise à multiplier par trois les exportations par tête d’habitants d’ici à 2023 », a contextualisé Aminata Assome Diatta tout en plaidant pour l’appropriation de la Zleca qui sera effective à partir de ce 1er juillet.Assane FALL

Aminata Assome Diatta, Ministre sénégalais du commerce «Avec la Zlecaf, le commerce intra africain passera de 15 à 30 %»

https://www.financialafrik.com/– Avec le soutien actif de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique(Cea), le Sénégal vient de se doter d’une stratégie nationale pour la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Le pays entend s’intégrer harmonieusement dans ce marché africain de plus d’un milliard de consommateurs.
Madame le ministre sénégalais du commerce et des Pme, Aminata Assome DIATTA est formelle : « Avec la Zlecaf, dit-elle, le commerce intra africain passera de 15 à 30% à l’horizon 2022… »
Procédant à la validation de la stratégie nationale du Sénégal, Mme DIATTA a rappelé que le Sénégal compte assumer un  leadership fort pour promouvoir la Zlecaf d’autant que 40 % des exportations du pays vont vers le continent africain.
Mieux, la Zlecaf s’intègre harmonieusement dans les objectifs du Plan Sénégal émergent(Pse) notamment en termes de transformation structurelle de l’économie.
Les Sénégalais ont adopté une démarche inclusive pour aboutir à cette stratégie nationale validée par les plus hautes autorités.
Mais l’impact fiscal est loin d’être négligeable car l’Etat s’engage à renoncer à une fiscalité de porte évaluée  annuellement à 22 milliards cfa.
D’ailleurs le pays est dans une dynamique de promouvoir plutôt la fiscalité intérieure.
Pour M Souleymane Abdallah, représentant du Secrétaire exécutif de la CEA, les autorités sénégalaises ont bien compris les enjeux de la Zlecaf dans l’optique de favoriser des bonds prodigieux aux économies des 54 pays du continent qui seront bientôt impactés par ce changement de paradigme.
La Zlecaf représente en réalité la zone de libre-échange la plus large à travers le monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce(OMC).
D’ici à 2030, plus de 170 millions de jeunes africains seront sur le marché du travail.
L’accord établissant la zone de libre -échange continentale africaine, signé le 21 mars 2018 à Kigali, est entré en vigueur le 30 mai 2019 après le dépôt du 22 ème instrument de ratification.
La phase opérationnelle  a été lancée en juillet 2019 à Niamey et a permis d’augmenter le nombre d’Etats signataires à 54.
Dès lors, pour tirer profit des retombées positives de l’accord et de gagner d’autres parts de marché, plusieurs Etats sont en train d’élaborer des stratégies pour accroître leur commerce au niveau continental. Par Albert SAVANA

Des Sénégalais de la diaspora sous le charme des fermes laitières

http://lesoleil.sn/-Les fermes laitières promues par le Gouvernement sénégalais dans certaines zones agro-écologiques du pays suscitent un intérêt pour les Sénégalais de la diaspora. Ils ont été nombreux à le manifester auprès du Chef de la Division des industries laitières, apicoles et avicoles au Ministère de l’Élevage et des Productions animales présent au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris.
Ousmane Kane vit en France depuis une vingtaine d’années. Il travaille dans une ferme agricole à la lisière du pays basque, près de Bordeaux. Il fait partie des Sénégalais de la diaspora qui souhaitent rentrer au bercail pour se lancer dans l’activité qu’ils exercent dans leur pays d’accueil. Ce désir, M. Kane l’a manifesté, avant-hier, au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris où il effectuait une visite au stand réservé aux exposants venus du Sénégal. «J’ai entendu parler de nombreux projets dans le domaine de l’élevage et je cherche des informations pour voir comment en bénéficier, car j’envisage un retour au pays», a-t-il déclaré. L’homme se dit intéressé par le projet de fermes laitières piloté par le Ministère de l’Élevage et des Productions animales. Originaire du nord du Sénégal, Ousmane Kane, la quarantaine révolue, n’est pas le seul dans ce cas précis. Pape Makhtar Gaye partage aussi cette envie de se reconvertir dans les fermes laitières au Sénégal. Et il a profité de la présence de son pays au Sia pour s’informer sur les opportunités d’affaires dans le domaine agricole, en particulier dans la filière lait. «Il n’y a pas une semaine sans que des Sénégalais de la diaspora ne manifestent leur intérêt de revenir au pays pour y développer une ferme laitière», a confirmé Famara Sarr, chef de la Division des industries laitières, apicoles et avicoles au Ministère de l’Élevage et des Productions animales. «On a constaté que de plus en plus, des Sénégalais établis à l’étranger s’intéressent à l’industrie et à la production laitière au Sénégal. Seulement, ils viennent souvent sans une bonne connaissance du terrain, notamment sur le choix des sites et des races. Ce Salon nous offre l’opportunité de les informer davantage sur les opportunités d’affaires dans le secteur», a-t-il déclaré. M. Sarr a cependant estimé qu’une connaissance des réalités du terrain est importante, car, a-t-il dit, «il y a des gens qui viennent avec des races exotiques comme les Montbéliardes pour se lancer dans l’exploitation dans des localités du pays peu propices à la survie de ces vaches».
Par ailleurs, il s’est appesanti sur les efforts fournis par le Ministère de l’Élevage et des Productions animales pour les cultures fourragères, le développement des races et le respect des normes dans la production et l’exploitation du lait ainsi que dans la modernisation des fermes et le marché de bétail. «Nous disposons, aujourd’hui, des tanks de grande capacité dans les zones de production de lait pour faciliter la conservation et la transformation», a assuré Famara Sarr. Selon lui, notre pays dispose de technologies nouvelles importées du Brésil dans le cadre de la coopération. Ainsi, « plus de 2000 génisses gestantes de races exotiques sont actuellement au Sénégal », a-t-il ajouté. Sur ce, il a demandé à la diaspora de se rapprocher des structures du Ministère de l’Élevage et des Productions animales pour bénéficier et s’approprier des projets en cours concernant ce secteur.Seydou Prosper SADIO

Une panne perturbe la ligne Dakar-Paris-Dakar du 26 février

http://lesoleil.sn/-La compagnie aérienne « Air Sénégal » informe, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, que les perturbations intervenues sur la ligne Dakar-Paris-Dakar du 26 février sont dues à «un problème technique». Les équipes de maintenance se déploient pour mettre fin à la panne, souligne le texte. La compagnie informe également que les «clients impactés ont été pris en charge et hébergés dans les escales de départ». Le programme de vol sur la ligne Dakar-Paris-Dakar reprendra « son cours normal dans la nuit du 26 au 27 février », précise le communiqué.

Le projet ‘’DEKKAL GEEJ’’ va contribuer à la régénération et à la bonne gestion des ressources halieutiques

https://www.lejecos.com/-Le projet ‘’DEKKAL GEEJ’’ est une initiative importante dans la mesure où ça va contribuer à la régénération et à la bonne gestion des ressources halieutiques, a affirmé mardi, Vaque Ndiaye, représentant du directeur de ce projet financé par l’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID).
‘’Ce projet est une initiative importante à plus d’un titre, dans la mesure où elle touche grandement la gestion durable des ressources. Et à l’USAID, nous appuyons cette gestion durable qui constitue notre philosophie, comme l’indique d’ailleurs le nom du projet qui veut dire +restaurer la mer et ses ressources+’’, a expliqué M. Ndiaye.
Vaque Ndiaye s’exprimait à Mbour dans le cadre d’un atelier d’évaluation de l’interdiction de la pêche nocturne des petits pélagiques, en particulier les sardinelles, et d’échanges sur les missions des Conseils locaux de pêche artisanale (CLPA).
‘’Que des acteurs de la pêche se réunissent pour discuter des mesures de fermeture de certaines zones à la pêcherie, est une initiative extrêmement importante puisque. Même si c’est pour deux jours, c’est profitable aux acteurs’’, a fait valoir M. Ndiaye, promettant que l’’USAID, dans le cadre de ce projet, est prêt à financer le plan d’action qui sortira de cet atelier de deux jours.
Selon Sidya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la Direction des pêches maritimes (DPM), ‘’DEKKAL GEEJ’’, qui fait suite au projet USAID/COMFISH, mis en œuvre à travers un accord de coopération entre l’USAID et Winrock international et ses partenaires stratégiques, appuie le ministère des Pêches et de l’Economie maritime dans la mise en œuvre de sa Lettre de politique sectorielle pêche et aquaculture (LPSPA).
‘’L’interdiction de pêche nocturne a démarré pour la première fois dans le département de Mbour où il fallait observer un repos biologique de six mois de pêche nocturne et autant de mois pour la pêche du jour’’, a rappelé M. Diouf, selon qui, cette initiative était destinée à assurer la sécurité des pêcheurs, surtout pendant l’hivernage car beaucoup d’accidents étaient enregistrés.
D’après lui, le repos biologique visait aussi à combattre la pêche aux juvéniles qui se retrouvés dans les débarquements des pêcheurs, alors que c’est une pratique prohibée.
C’est pourquoi, avec la mise en place de Conseils locaux de la pêche artisanale (CLPA), les membres de cette structure avaient demandé l’harmonisation de l’interdiction de la pêche nocturne sur toute l’étendue du territoire national.
Pour rappel, la vision du projet ‘’DEKKAL GEEJ’’ est d’établir, d’ici à 2024, ‘’un système de gestion des pêches durable, équitable et inclusif’’, avec comme objectifs, la conservation de la diversité biologique, la régénération des stocks prioritaires, le renforcement de la résilience des communautés et de la sécurité alimentaire, et une contribution accrue au PIB et au niveau de vie des populations.  Serigne Makhtar Fall      

Champ pétrolier SNE: Les populations exigent une plus grande implication et une meilleure prise en compte de leurs préocupations (Déclaration de Sokone)

Les représentants des communautés riveraines du champ pétrolier SNE, ont participé  à l’atelier de sensibilisation sur la problématique de l’exploitation du pétrole au large de Sangomar et ont partagé des outils de gouvernance des industries extractives développés par la société civile sénégalaise. C’était au cours d’un atelier co-organisé par Action pour la Justice Environnementale (AJE) et le Centre de Recherche et d’Action sur les Droits Économiques, Sociaux et Culturels (CRADESC) et avec le soutien de OXFAM et de la Fondation Rosa Luxembourg. Un atelier sanctionné par une déclaration commune dite « de la déclaration de Sokone ».
Ainsi, se référant à l’article 25-1 de la constitution du Sénégal, à l’étude d’impact environnemental, social de la première phase de l’exploitation pétrolière, et au document portant « vue d’ensemble de l’impact socio-économique » publié par l’opérateur Woodside, au contrat liant l’État du Sénégal à la Joint-Venture (Woodside, Cairn Energy, Far Ltd. et Petrosen) et au cadre légal et réglementaire régissant les activités pétrolières au Sénégal ; en prenant acte des mesures prévues par l’Etat du Sénégal en vue de renforcer la protection de l’environnement notamment le projet pour la réalisation d’une Évaluation Environnementale Stratégique (EES) de l’environnement marin, le projet de réforme du code de l’environnement; en relevant l’approbation de la Décision Finale d’Investissement (DFI) et la délivrance de l’autorisation d’exploitation à la Joint-Venture ; étant Conscients des potentiels impacts environnementaux de l’exploitation pétrolière sur les écosystèmes ; Conscients également  de la vulnérabilité écologique et sociale du Delta du Saloum, leur zone de vie ; Soucieux du respect de la préservation du potentiel écologique et touristique du delta du Saloum et enfin désireux de participer à la sauvegarde de leur patrimoine écologique et culturel et de leurs potentialités économiques, la communauté invite  les entreprises pétrolières à instaurer un dialogue direct et permanent avec les communautés riveraines à travers leurs représentants et leurs organisations; encourageons la promotion d’une RSE porteuse de développement local et utile au bien être socio-économique des communautés. Les populations souhaitent notamment l’octroi de chambres froides solaires en container 20 pieds aux femmes transformatrices; l’octroi de pirogues en fibre de verre équipées pour le transport, la sécurité et les activités de pêches ; l’aménagement de parcs aquacoles avec sites de dégorgement ; la réhabilitation/construction de quais de débarquement ; l’accompagnement des communautés dans la formation et le renforcement de capacités ; le curage des chéneaux de pirogue ; la construction des digues de protection ; la mise sur pied de Magasins de stockage des produits secs à conserver; la lutte contre les effets néfastes du changement climatique déjà visibles (etc.). En outre la communauté appelle les entreprises à promouvoir davantage une approche participative dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des mécanismes de sauvegarde environnementale et sociale ; Sollicite l’Etat du Sénégal à intégrer les communautés du Delta du Saloum dans le Comité National de Suivi du Contenu Local, à promouvoir les entreprises locales communautaires ; Sollicite également de  l’Etat du Sénégal à privilégier les communautés riveraines dans la répartition des revenus ; Appelle  les citoyens du Delta du Saloum et leurs élus à une concertation et un dialogue permanent autour de l’exploitation pétrolière. Elle Encourage  la mise en place de comités citoyens de veille environnementale (CCVE).
Pour finir les populations ont mis en place, au niveau local, une plateforme multi-acteurs visant à promouvoir et à faire avancer le développement socio- économique et culturel en étroite collaboration avec les entreprises pétrolières présentes dans la zone… https://www.dakaractu.com/

BARGNY ET ALENTOURS: Plus De 600 Ha Destinés Au Maraîchage Menacés D’expropriation

http://www.walf-groupe.com/-L’agglomération Bargny-Sendou fait l’objet de convoitises, pour différents projets de l’Etat. Mais les habitants n’y trouvent pas leurs comptes.
A la périphérie de Dakar, le territoire de Bargny est le lieu de différents projets consommateurs d’espaces : centrale à charbon, pôle urbain de Diamniadio, port minéralier et vraquier… C’est désormais le futur port minéralier qui risque de leur faire perdre 600 ha utilisés jusque-là pour le maraîchage. Selon le coordonnateur du Collectif de défense des terres de Bargny, c’est arrivé alors qu’ils ne s’y attendaient pas. «Nous nous sommes réveillées un beau jour et avons vu que les bulldozers sont entrés dans les champs. Et ils disent que le terrassement va commencer ce week-end, alors que les récoltes viennent à peine de démarrer (…). Il n’y a pas encore d’études d’impact environnemental et sociétal (…). Nous n’avons jamais été conviés à une concertation», déclare Fadel Wade du Réseau des associations pour la protection de l’environnement et de la nature (Rapen).
L’agglomération Bargny-Sendou fait l’objet de nombreuses convoitises pour différents projets de l’Etat. L’ennui est que les habitants de cette localité n’y trouvent pas leurs comptes. Pour eux, la centrale à charbon hypothèque leur santé et la vie de leur progéniture. Mais en plus, le pôle urbain de Diamniadio a rogné leur espace vital, tandis que le futur port minéralier a conduit l’Etat à détruire des habitations et des espaces de culture. Sans aucune contrepartie. «Plusieurs cabanons et hôtels dans la zone de Miname ont été détruits», rappelle le défenseur de l’environnement.
Les agriculteurs de Bargny opérant à l’entrée de la commune de Sendou se sont levés pour protester contre ce qu’ils considèrent comme étant «l’estocade finale dans le processus d’accaparement des terres» de la localité par l’Etat. Après la centrale à charbon et la partie sur laquelle est implantée une bonne partie du pôle urbain de Diamniadio, c’est au tour du port minéralier et vraquier de bouffer ce qui leur restait comme espace. «Bargny est persécutée, il ne reste plus rien. Les 3/4 du foncier sont pris. Bargny souffre de l’érosion côtière, de l’érection de la centrale à charbon et du pôle urbain de Diamniadio qui a pris toutes ses terres. Aujourd’hui, cette portion de terre qui nous restait est déjà entre les mains de l’Etat qui veut en faire un port minéralier et vraquier», s’est plaint, lors d’une grande mobilisation, Issa Guèye, coordonnateur du Collectif de défense des terres de Bargny.

«Nous avons engagé des prêts pour la culture et risquons de tout perdre»

La zone en question est d’une superficie de 600 hectares mise à profit depuis des siècles pour la culture maraîchère. «Depuis des générations, les populations tirent leur subsistance de l’agriculture sur ces terres. Nous avons engagé des prêts pour mener nos activités, principalement la culture du gombo. Et là, nous risquons de tout perdre», s’est désolé Rokhaya Kébé qui espérait récolter ses gombos et bissap avant les casses. Hélas, le fruit de son labeur risque tout bonnement d’être emporté. «Nous nous sommes réveillées un beau matin et avions  vu que les bulldozers sont entrés dans les champs. Ils ont commencé le terrassement alors que les récoltes veinaient à peine de démarrer», s’est scandalisé le coordonnateur qui ne comprend pas l’empressement des autorités dans cette affaire. «Nous n’avions jamais été conviés à une concertation», dit M. Guèye. Ces habitants de Miname,  entre  Bargny et Sendou  soutiennent leur ferme volonté de résister face à la destruction de leurs champs.
Les populations de Bargny, de Sendou et de Minam ne savent plus à quel saint se vouer. Voilà des mois déjà qu’elles ont été expropriées de leurs champs pour les besoins de l’érection du port minéralier et vraquier et de la centrale à charbon. Malgré les promesses du chef de l’Etat, elles attendent toujours d’être dédommagées. Le spectacle est désolant : des concessions sont démolies après la destruction de plus d’une trentaine de cabanes au bord de la mer.

«Nous ne pouvons pas vivre à côté de cette centrale»

Minam est le village le plus proche de la centrale. C’est dans cette localité qu’est installée la centrale à charbon et une partie du port minéralier et vraquier. Déjà victimes de l’érosion côtière, les populations se trouvent à moins de 500 mètres de la centrale à charbon. Avec l’arrivée du port, nombre d’entre-elles ont perdu leurs champs, décrétés d’utilité publique par l’État pour sa construction. Pourtant, les populations dépendaient de cette ressource, la pêche,  pour subvenir à leur besoin. «Nous ne pouvons pas vivre à côté de cette centrale», déplore Cheikh Amadou Bèye, un habitant de Minam.
Le 12 janvier 2015, le président de la République, M. Macky Sall, avait pris deux décrets mettant en place deux pôles urbains : Daga Kholpa et Yène qui s’étendent sur une superficie globale de 3 292 ha, dont 1 186 ha dans l’espace communal de Yène. À l’intérieur de cet espace, l’État a décidé de la création d’une Zone d’aménagement concertée (Zac). Les populations se sont, par la suite, soulevées contre les services de l’État. Cependant, des affectations de terres à des promoteurs se poursuivent.
A Yène, Imams, notables, autorités politiques, société civile, pêcheurs, agriculteurs, et autres, ont bravé la chaleur, le temps d’un week-end, pour exprimer leur colère dans les rues, jusqu’au site litigieux pour défendre leurs terres. D’après le porte-parole de la Commission domaniale, ce regain d’activités sur le foncier s’explique par la levée de l’interdiction de l’arrêté du sous-préfet de Bambilor. Aussi, population et élus locaux de Yène exigent l’arbitrage du président de la République

RUFISQUE: La Dernière Réserve Foncière De Dakar Spoliée De Ses 14 267 Ha

http://www.walf-groupe.com/Unique réserve foncière de Dakar, le département de Rufisque sera bientôt sans terres. En effet, l’arrivée des pôles urbains et les nombreux litiges fonciers sèment le doute dans la tête des populations. Les habitants de plusieurs localités multiplient les manifestations souvent encadrées par la Police et la Gendarmerie, pour réclamer leurs terres.
En fait, le Programme d’accélération de l’offre en habitat social a pour objectifs majeurs, la création d’un pôle urbain et l’aménagement de 900 hectares par an et de 2 100 hectares de terrains par an, avant 2023. Soit au total 14 100 hectares à l’horizon 2023. Ce qui permettra de produire 500 mille parcelles aménagées sur la période en question et de satisfaire largement la demande actuelle estimée à 350 mille unités d’habitation. Pour contribuer à l’atteinte de ces objectifs et assurer le rééquilibrage de l’armature urbaine au Sénégal, le gouvernement a conçu un programme de planification, d’aménagement et d’équipement de 27 Pôles urbains, à l’horizon 2035, dans les 14 régions du pays. Ainsi, une superficie globale de 9 812 hectares sera aménagée et mise à la disposition des promoteurs publics et privés et des coopératives d’habitat, pour la production de 345 mille unités d’habitation. Il s’agit, entre autres, de six pôles dans le triangle Dakar-Thiès-Mbour, à savoir : Daga-Kholpa sur une superficie de 2 870 ha, Diamniadio qui s’étend sur 1 644 ha, Lac Rose couvrant 7 000 ha, Yène (422 ha), Diacksao-Bambilor (Noflaye), pour 600 hectares et le pôle urbain de Deny Biram Ndao avec 1 721 ha. Et 23 autres pôles à travers les régions de l’intérieur, en raison de 300 ha par site retenu.
Seulement, voilà : En attendant la mise en place des pôles de l’intérieur, la région de Dakar et précisément le département de Rufisque, est la plus rongée, avec ses 14 257 ha. Une situation qui suscite beaucoup d’inquiétudes et souvent la colère des  habitants des localités ciblées.
Pendant que l’État vante les avantages de ces nouvelles villes modernes, les populations concernées par le projet se retrouvent devant le dilemme des retombées financières dont elles peuvent bénéficier et la crainte de perdre leur patrimoine foncier. Ainsi, de Bargny à Yène en passant par Diamniadio et Dény, les populations n’hésitent pas à réclamer leurs droits sur les terres récupérées par l’Etat.

LE MINISTERE DE L’URBANISME MINIMISE «Il N’y A Aucun Problème…»

http://www.walf-groupe.com/-La réaction du gouvernement sénégalais face au problème foncier né des pôles urbains laisse de marbre les victimes d’expropriations. En effet, l’Etat se borne à déclarer qu’«il n’y a aucun problème de foncier pour les populations des zones des pôles urbains».
Au moins trois ministères et structures de l’Etat sont impliqués dans la gestion des pôles urbains Urbanisme, Aménagement du territoire, Agence en charge des pôles. Ils tiennent tous le même langage : «Il n’y a aucun problème de foncier pour les populations des zones des pôles urbains». Mais sur le terrain, la réalité est autre. Beaucoup de propriétaires se retrouvent dépossédés de leurs terres. Les collectivités locales, même si elles entrevoient les avantages pour leurs administrés, sont conscientes qu’il existe un problème foncier qui n’est pas du goût des anciens propriétaires. À ce jour, aucun tracé réel de délimitation des zones urbaines n’est précisé, entraînant des plaintes régulières de la part de ceux qui avaient des titres fonciers sur les terres que l’État a récupérées.
A Dény Malick Guèye, leurs champs de cultures envahis par le béton et les bornes du village menacé poussent les habitants ainsi que ceux des villages qui entourent le pôle urbain de Diamniadio, à demander à être fixés sur les limites que l’Etat entend donner au pôle urbain. Lors d’une manifestation à la place du village, ses populations ont dit toute leur colère. «Le pôle urbain grignote champs et maisons de jour en jour. Nous voulons que les limites soient clairement tracées une bonne fois. Nous déplorons le traitement infligé à Dény Malick Guèye et aux localités environnantes», a déclaré  El Hadj Ousseynou Guèye, le chef de village. En brassards rouges, les habitants desdites localités se sont retrouvés sur le site d’extension du village approuvé par le Conseil municipal sur délibération du 20 janvier 2004 et aujourd’hui englouti dans le pôle urbain. «Le décret date de juillet 2013. Ce qui veut dire que depuis des mois, l’Etat nous mène en bateau. Rien de ce qui a été dit n’a été fait», s’offusque Abdoul Aziz Mbongue. A ce rythme, soutiennent les habitants du village frontalier à la mythique école de William Ponty, Dény Malick Guèye ainsi que les autres villages vont tout bonnement disparaître.
Les manifestants réclament le recasement des populations affectées et l’arrêt des travaux aux abords des localités impactées, afin de trouver un consensus sur ces questions. «Plus de 75 ha ont été cédés par les villages de Dény. Au départ, le pôle était programmé pour une superficie de 1 644 hectares», lance Abdoul Aziz Mbongue.

DÉSENCOMBREMENT DU ROND-POINT LIBERTÉ 6: Chauffeurs Et Piétons Applaudissent Des Deux Mains

http://www.walf-groupe.com/Le rond-point Liberté 6 a été débarrassé de ses encombrements, dimanche dernier. Après le passage des bulldozers du ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, WalfQuotidien a fait un tour, sur les lieux qui ont fait peau neuve. Sur place, piétons, chauffeurs de bus et de taxi poussent un ouf de soulagement mais demandent le suivi de l’opération.
Les piétons et conducteurs de véhicules qui avaient souvent l’habitude d’emprunter le rond-point Liberté 6 ont eu une belle surprise, hier. Cette artère stratégique de la capitale dakaroise qui était quasiment occupée par les tabliers et autres marchands ambulants a été complétement débarrassée de ses occupants. Un engin charge dans le camion de l’Ucg les restes de friperie, des tables, bancs, barrières en fer cassées, etc., entassés au milieu du rond-point. Les agents du ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique quadrillent les lieux avec des piquets sous la supervision des éléments du commissariat de police de Grand-Yoff. De loin, on peut apercevoir la station d’essence. Ce qui n’était pas possible auparavant à cause de l’occupation anarchique de la voie. On n’a plus besoin de jouer des coudes pour passer. Les piétons circulent facilement sur des trottoirs aérés. Idem pour les bus de transport et autres véhicules particuliers. Surpris par le nouveau visage qu’offrent les lieux, un jeune vendeur de café, habillé en Jean assorti d’un Lacoste bleu, thermos à la main droite, n’a pas manqué d’ironiser. «Au nom du préfet, du fils et du….», lance-t-il l’air taquin. Ce taximan, du nom de Ahmet Ndiaye pousse un grand ouf de soulagement. Selon lui, il était temps que les autorités prennent en main cette occupation anarchique du rond-point Liberté 6 qui, de son avis, n’avait que trop duré.
«Il y avait trop de laisser-aller. Il était très difficile de rouler sur la voie. Aux heures de pointe, j’évitais même de prendre des clients sur les parages. C’était devenu une prison à ciel ouvert pour les conducteurs, parce qu’on perdait beaucoup de temps rien que pour contourner le rond-point», déclare-t-il au volant de son véhicule. Un autre chauffeur d’un bus de transport lui emboite le pas. «Nous saluons ce geste des autorités. Le rond-point Liberté 6 était devenu un calvaire pour nous, chauffeurs de bus. On avait du mal à circuler correctement, de peur d’heurter les piétons. Parce qu’on disputait la voie avec eux, à cause de l’occupation des trottoirs par les marchands et les tabliers», embraie-t-il.
Talla Seck, conducteur de bus de transport pour des élèves d’un établissement scolaire privé ne dira pas le contraire. Il soutient s’être crêpé le chignon à plusieurs reprises avec certains tabliers pour avoir frôlé leurs marchandises alors qu’ils occupaient illégalement la voie. Toutefois, même si Talla Seck apprécie ce geste des autorités, il nourrit des craintes par rapport au suivi. Il rappelle que beaucoup d’espaces de la capitale à l’image des alentours du stade Léopold Sédar Senghor Dakar avaient reçu auparavant le même coup de balai. Mais, aujourd’hui, explique-t-il, la situation est pire qu’auparavant, les déguerpis ayant repris, petit à petit, leur espace. «C’est bien beau de déguerpir. Mais, je doute que cela puisse porter ses fruits. Parce que les autorités avaient fait le même travail aux alentours du stade Léopold Sédar Senghor. Mais, aujourd’hui, faites-y un tour. Vous constaterez de vous-même que les chauffeurs et les mécaniciens ont repris tout l’espace», déclare-t-il.
Si les populations applaudissent des deux mains, du côté des déguerpis, c’est la désolation. Ces derniers réclament un site de recasement. «C’est vrai, il y a certains de nos camarades qui ont été dédommagés, mais d’autres n’ont rien reçu. Nous voulons un site de recasement sinon ça ne sera qu’un éternel recommencement, parce que, nous allons retourner encore dans la voie publique. Nous avons des familles à nourrir», peste ce marchand du nom de Seydou Sall.Samba BARRY

Députés et élus territoriaux formés sur l’accès sécurisé des femmes au foncier

APA-Dakar (Sénégal)–Une cinquantaine de parlementaires et d’élus territoriaux sénégalais ont bénéficié du 25 au 26 février 2020 à Dakar, d’un renforcement de capacités sur l’accès sécurisé des femmes à la terre, à l’initiative d’ONU Femmes, en partenariat avec l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr).
Selon un document remis à la presse, l’atelier vise à contribuer au renforcement des capacités des parlementaires, élus territoriaux et membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour faciliter le portage du plaidoyer pour l’inscription dans le cadre règlementaire de mesures spéciales favorisant l’accès des femmes à la terre.
Car, explique note source, « au Sénégal, les femmes sont confrontées à une insécurité foncière persistante et aggravée cette dernière décennie par le phénomène de l’acquisition des terres à grande échelle, les privant de leurs droits fonciers et moyens d’existence. Ce qui constitue un frein majeur à la productivité agricole et la lutte contre la faim et la pauvreté ».
L’atelier qui entre dans le cadre du partage des résultats du projet Recherche-Action porté par l’Ipar, a permis de partager les défis, les enjeux et les opportunités spécifiques d’amélioration des droits fonciers des femmes dans les zones cibles.
Pour un meilleur accès des femmes à la terre, les participants recommandent l’intégration dans la loi des dispositions pour faciliter l’accès aux financements et aux matériels agricoles, l’amélioration de l’accès au marché et le renforcement du leadership des femmes.
Ils réclament également l’intégration de la dimension genre pour améliorer l’accès sécurisé des femmes à la terre agricole, un quota dans les aménagements hydroagricoles, un quota dans la redistribution des terres réhabilitées et un quota d’allègement/de gratuité des frais de bornage.CP/te/APA

CARAVANE DE LA FONCTION PUBLIQUE: Enseignants Et Étudiants Se Bousculent Dans Les Stands

http://www.walf-groupe.com/Les stands de la caravane de la Fonction publique, qui a débuté, hier, par la ville de Fatick, ont été très tôt pris d’assaut par les enseignants. Une présence massive des soldats de la craie qui laisserait croire qu’elle est organisée uniquement pour eux. A l’exception des étudiants, les quelques agents de l’Etat ayant effectué un déplacement, passent inaperçus.
Des motos Jakarta garées par-ci et par-là ont paré, hier, le décor des stands de la caravane de la Fonction publique qui a démarré par la ville de Fatick. Ces moyens de déplacement prisés par les professeurs de collèges et instituteurs étaient stationnés un peu partout dans les parages de la gouvernance de Fatick. Ici, outre les étudiants venus récupérer leurs diplômes de baccalauréat, le corps enseignant a été le plus représenté de tous les agents de l’Etat. Youssoufa Cissé, Professeur de sciences et technologies au Bloc scientifique et technologique de Fatick (Bstf), est de la partie. Il justifie son déplacement par le souci de suivre l’état d’avancement de son dossier de validation de son acte. «Je l’ai déposé depuis le mois d’octobre.  C’est très difficile avec les lenteurs administratives. Les enseignants souffrent», déplore-t-il. Perché sur sa moto en attendant son tour, il salue l’initiative tout en mettant en garde les autorités sur sa politisation. «Elle peut amoindrir les souffrances des enseignants. Qu’on respecte le principe de sa création», ajoute-t-il.
A quelques mètres de notre premier interlocuteur, Souleymane Bâ, oreille droite scotchée sur le téléphone, suit les rangs. Il est inscrit sur la deuxième liste pour vérifier son acte de reclassement. D’après ses dires, il n’arrive toujours pas à entrer en possession de ce document alors que son numéro de projet remonte au 20 mars 2019. «Je veux juste savoir à quel niveau se situe le blocage. Comme nous sommes bien accueillis, nous espérons obtenir gain de cause. Je patiente pour voir la suite», confie cet enseignant à l’école élémentaire de Niakhar, une localité distante de 18 de kilomètres de Fatick.

Plus de vigilance

Secrétaire général du Sel/authentique du département de Gossas, Amadou Doudou Ly déclare qu’il a vaqué à son poste à l’Ief de cette ville pour s’enquérir de la situation de ses camarades. A l’en croire, ces derniers attendent depuis des années leurs dossiers administratifs qui se trouvent dans le circuit. «A cause des lenteurs administratives, ils ne parviennent pas à avancer. Nous magnifions l’idée de décentraliser les services de la Fonction publique. Nous nous sommes déplacés tôt le matin, mais nous avons trouvé toute une cacophonie par rapport à l’organisation. C’est un genre de meeting que les autorités ont voulu créer ici. Cela montre qu’elles ne sont pas encore prêtes. Il faut une certaine rigueur par rapport à la diligence des actes administratifs des agents de la fonction publique», souligne M. Ly. Qui poursuit : «Nous demandons aux autorités d’être beaucoup plus vigilantes par rapport à la situation des enseignants. Ils prennent des années pour obtenir un acte d’avancement. Il n’y a pas un seul enseignant qui ne souffre pas de ces lenteurs administratives. Nous avons besoin de ces actes pour avancer dans nos carrières».

Des bacheliers de 2014, 2015, 2016, à l’assaut des stands

Au niveau des stands aménagés pour accueillir les inscriptions sur la plateforme de recrutement dans la Fonction publique et de la récupération du diplôme de Baccalauréat, les étudiants sont venus en nombre. Beaucoup d’entre eux ont quitté les universités publiques et privées pour espérer repartir avec le sésame. Peine perdue puisqu’il y a un préalable. «Je viens de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour récupérer mon diplôme de Baccalauréat. On m’a fait savoir qu’il me faut d’abord m’inscrire sur la plateforme Télédac pour obtenir le numéro de mon dossier. Je l’ai fait sur place. On va me rappeler dans une semaine», a laissé entendre Papis Ndiaye. «J’ai obtenu mon baccalauréat en 2014 à Fatick. Certains de mes camarades n’ont pas pu s’inscrire parce que leurs noms ne figurent pas sur la plateforme», ajoute-t-il. A ses côtés, est assise Bineta Djiba venue elle aussi de Dakar. «Je suis étudiante en deuxième année au département d’espagnol de l’Ucad. J’ai obtenu mon Bac en 2016. Je ne me suis jamais présentée à l’office du baccalauréat pour sa récupération. Je me suis inscrite sur la liste il y a à peine une semaine. C’est pourquoi je suis venue pour voir s’il est disponible», confie-t-elle.
Même son de cloche chez Fatoumata Jahra Bintou Tall qui est toujours en vacances. Raison pour laquelle la caravane l’a retrouvée dans sa ville natale. «La caravane a coïncidé avec mes vacances que j’ai prises juste après mon examen. J’ai eu mon Bac en 2015. Je m’étais inscrite sur la plateforme au mois d’octobre dernier. On m’avait envoyé un numéro d’inscription représentant mon code. J’ai espoir. On m’a dit que mon diplôme sera disponible à partir de la semaine prochaine», se félicite-t-elle.Salif KA

Coup de colère à Thiès: le Collectif des retraités d’août 2018 de Dakar Bamako Ferroviaire réclamé ses indemnités de départ à la retraite

Le Collectif des retraités d’août 2018 de Dakar Bamako Ferroviaire a réclamé mardi, l’application de clauses signées le 7 février avec la tutelle, lesquelles devaient ouvrir la voie à un paiement, dix jours plus tard, d’indemnités de départ à la retraite chiffrées à plus 444 millions de francs Cfa.
Les membres dudit collectif ont notamment, lors d’un point de presse devant le siège de Dakar Bamako ferroviaire, invité les autorités à mettre en application leurs engagements.
Restés presque deux ans sans recevoir leurs pécules, les 87 cheminots partis à la retraite depuis août 2018, ont indiqué avoir saisi toutes les autorités administratives locales et des autorités religieuses, ainsi que le chargé des affaires ferroviaires de DBF. Treize d’entre eux sont décédés depuis lors, a noté le coordonnateur de la structure Alioune Sow.
A l’issue de leur dernière rencontre, le 7 février, le ministre des Transports Oumar Youm s’était engagé à saisir son collègue du Budget et des Finances, afin qu’ils travaillent ‘’en symbiose’’ à la résolution du problème, a rappelé le président du Collectif Arona Djigui Diagne.
’’Il nous avait promis de nous revenir 10 jours après la rencontre pour nous informer de l’état d’avancement du processus de paiement. Jusqu’à présent, on s’est rendu compte que rien n’a été fait’’, a-t-il déploré lors de cette rencontre avec les journalistes visant à ‘’interpeller encore’’ le ministre de tutelle, ‘’avant de procéder à l’acte suivant’’ d’un plan d’action.
Le coordonnateur du collectif Alioune Sow a évoqué les difficultés sociales des familles de retraités, lesquelles touchent des pensions ’’dérisoires’’, notamment celles dont le chef est décédé.
M. Diagne a indiqué s’être entretenu avec l’administrateur général de DBF, Kibily Touré, qui lui avait expliqué que l’examen de la question avait été retardé par la visite du Premier ministre canadien dans la première semaine, et dans la seconde semaine, par l’absence du ministre de tutelle du territoire national.
De son côté, l’administrateur général de DBF, Kibily Touré, a indiqué à l’APS que l’Etat du Sénégal restait ’’très sensible’’ à la ’’situation malheureuse’’ de ces personnes du troisième âge arrivées ’’à un moment difficile de leur vie’’. Il a insisté sur le fait que le dossier était ’’examiné au plus haut niveau pour trouver des solutions efficaces et rapides’’.
Kibily Touré a ajouté que le ministre des Transports Oumar Youm, allait évoquer la question mercredi en Conseil des ministres, conformément à un engagement pris lors d’une rencontre avec les retraités de DBF tenue le 7 février.
Son département étant un ’’ministère technique’’, il devait s’en rapporter au Chef de l’Etat et au ministre du Budget et des Finances, a-t-il expliqué.
A ce jour, les indemnités de retraite dues aux anciens cheminots se chiffrent à ’’plus de 650 millions de francs CFA’’, au titre des années 2018, 2019 et 2020, a-t-il dit, soulignant au passage que ces compensations étaient évaluées à 194 millions de francs pour l’année 2020.APS

4e Plan D’action: Le G7 Boycotte Les Évaluations Du Second Semestre

https://www.xibaaru.sn/-Les syndicats les plus représentatifs de l’éducation (G7) continuent de dérouler leur quatrième plan d’action. Selon le journal L’As, les enseignants affiliés au G7 ont décrété hier le boycotte de toutes les évaluations du second semestre.
En plus, les syndicalistes annoncent une série de débrayages : jeudi à 9h et vendredi prochain. Il est prévu une conférence de presse vendredi. Ils seront en débrayage le mardi 3 mars avant d’observer une grève totale le mercredi 4 mars. Le jeudi 5 mars, les enseignants observent encore un débrayage à 9h qui sera suivi d’un sit-in devant les Inspections d’Académie et inspections de l’Education et de la Formation

En grève depuis mardi: l’amicale des étudiants de l’Ussein/Campus Fatick maintient son mot d’ordre de 24 H renouvelables

https://actusen.sn/-L’amicale des 600 étudiants de l’université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein) du campus de Fatick est en mouvement de 24 heures renouvelables depuis hier. Ce matin encore, ces étudiants ont tenu une assemblée générale dans les anciens bâtiments de la Mairie de Fatick pour décréter l’arrêt des cours jusqu’à ce que les nouveaux orientés à cet établissement soient autorisés à faire cours.
« Suite à une évaluation objective des revendications, notre amicale a décidé d’aller en grève pour 24 heures qui a débuté depuis hier», annonce Mohamed Camara le président de l’amicale.
Sur le plan pédagogique, les étudiants dénoncent le non-respect des promesses, à savoir le manque d’infrastructures, la programmation tardive des cours pour les nouveaux orientés, le manque de salles de classes, de professeurs. Les pensionnaires de l’Ussein réclament également l’équipement du campus en tables et le remboursement des cautions.
Dans le domaine du social, l’amicale fustige le manque d’équipements du restaurant, la codification sans installation des quelques matériels essentiels et l’absence du wifi dans les différents campus sociaux.Matar Diouf,

DEBAT D’IDÉES – L’AVENTURE AMBIGUË :L’INSTITUT FRANÇAIS IMMORTALISE CHEIKH HAMIDOU KANE

http://www.sudonline.sn/L’institut français de Dakar a rendu un vibrant hommage à l’auteur de «l’aventure ambigüe », de  Cheikh Hamidou Kane, hier, mardi 25 février 2020. Cette belle rencontre de l’auteur, avec un public, nostalgique, est précédée de deux introductions de l’auteure et l’auditrice, Mariama Samba Baldé et du professeur Abdoulaye Elimane Kane  sur la vie et l’œuvre de Cheikh Hamidou Kane.
L’aventure ambigüe est devenue le seul célèbre livre connu de Cheikh Hamidou Kane. Mais, il n’est pas le seul livre de l’auteur, nous a rappelé l’éminent écrivain. Pour une gratitude  envers l’auteur, et la vie qu’il  a menée, l’institut français de Dakar a célébré hier, mardi 25 février à travers une cérémonie d’hommage à écrivain du continent africain, Cheikh Hamidouy Kane. Il y’avait la présence de plusieurs élèves des lycées et collèges de Dakar, mais aussi d’éminentes personnalités et des enseignants chercheurs venus de partout pour honorer l’homme.
Dans cet échange, l’auteur du livre «Gardien du temple» a largement revenu sur son fameux livre «aventure ambigüe» qui est toujours d’actualité, mais aussi qui suscite beaucoup de question pour la nouvelle génération.
Agé de 92 ans, Cheikh Hamidou Kane, dans son exégèse devant ses anciens et nouveaux lecteurs a expliqué ce personnage principal du livre «Samba Diallo». De plus,  Cheikh Hamidou Kane a longuement disserté sur la question des ethnies soulevées dans l’aventure ambigüe.
Sur ce, il fait savoir aux nouveaux gouvernants  d’examiner les cultures, les traditions et d’aider,  mais encore davantage de renforcer et à faire triompher les meilleures traditions. En revanche, il conseille de prendre la responsabilité de combattre les traditions néfastes. Cheikh Hamidou Kane, emboitant le pas de Léopold Sedar Senghor, dira qu’il faut un enracinement, pour une bonne ouverture.
Sur ces entrefaites, l’éditrice résume la dimension de l’homme, dans un portrait  dédié à Cheikh Hamidou Kane. Elle renseigne que l’homme a été rendu hommage par rapport à sa dimension politique, d’engagement dans son continent et son œuvre littéraire. Tout ce travail de l’homme inspire la jeune génération, mais aussi des artistes plasticiens… a renseigné l’invité de Cheikh Hamidou Kane. Le cousin de Cheikh Hamidou Kane, Abdoulaye Elimane Kane qui a lui aussi longuement revenu sur la dimension incommensurable de l’homme, estime que cette rencontre avec les jeunes élèves est un aspect très important dans la vie de ces jeunes. Les deux livres de Cheikh Hamidou Kane sont un pan de l’histoire du Sénégal.
L’homme inspire tous les jeunes d’aujourd’hui et les pousse à aller plus loin. «L’aventure ambigüe reflète un peu notre histoire» a laissé entendre le professeur Abdoulaye Elimane Kane

Forces spéciales

http://www.enqueteplus.com/Le chef d’État-major de l’armée de terre (CEMAT), le général de brigade Fulgence Ndour, a salué, hier à Thiès, le travail abattu jusque-là dans la formation des forces spéciales africaines. Il a, en compagnie du général Anderson, en charge des forces spéciales américaines, rendu visite aux 324 forces spéciales des armées africaines, britanniques, américaines, etc., réunies depuis une semaine dans la région, dans le cadre de l’exercice international dénommé ‘’Flintlock 2020’’.
Un entrainement militaire multinational qui a pour but de renforcer les capacités des unités, notamment les forces spéciales en matière de lutte contre le terrorisme. Mené en partenariat avec l’armée des États-Unis, c’est un exercice qui va permettre, selon le successeur du général Cheikh Wade, de former davantage les forces spéciales africaines, afin de ‘’combattre les terroristes qui frappent certains pays de la sous-région’’. Le général de brigade Fulgence Ndour se félicite également de la coopération militaire qui existe entre le Sénégal et les États-Unis.
…De l’avis du patron de l’armée de terre sénégalaise, celle-ci date de très longtemps et ‘’est très riche, très efficace. Elle est surtout axée sur nos besoins prioritaires en matière de sécurité’’. Pour sa part, le général Anderson souligne l’importance de cet exercice international et révèle que son pays est toujours ‘’prêt à investir et à accompagner les États africains dans la formation des forces spéciales’’.
Pour rappel, l’édition de cette année 2020, après celle de 2016, est organisée concomitamment en Mauritanie et au Sénégal. Flintlock, qui prend fin ce vendredi, regroupe depuis une semaine à Thiès des pays de la sous-région (Sénégal, Nigeria, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Gambie, Niger…) en plus des États-Unis, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de l’Autriche, etc. Il permet de mutualiser leurs forces et travailler pendant deux semaines, à renforcer leurs capacités dans le partage de l’information afin de combattre efficacement les terroristes.

Aliou Sall traduit Ahmed Aidara en justice

https://www.seneweb.com/-Le maire de Guédiawaye est très remonté contre Ahmed Aidara. Se sentant offensé et diffamé par le journaliste du Groupe D média, concernant l’affaire Auchan, Aliou Sall a servi une citation directe au leader du mouvement Guédiawaye laa Bokk. L’ouverture du procès est prévue le 2 avril prochain.

Baba Tandian révèle: « Quand Auchan cherchait un emplacement pour ses entrepôts, la mairie de Guédiewaye lui avait proposé… »

https://www.seneweb.com/-La supposée vente d’un terrain de la mairie de Guédiawaye, au géant français « Auchan » continue d’alimenter les débats les salons les peuplés de Dakar. Le président du groupe « Tandian Imprimerie », sonne la fin de la récréation dans une note envoyée à exclusif.net.
« Le groupe Auchan n’a jamais acheté un quelconque terrain à la  mairie de Guédiawaye à 1 milliard c’est tout simplement de l’intox. A quelle fin faudra chercher ailleurs me dit le responsable de Auchan en l’absence du directeur général? », s’interroge, Baba Tandian.
Le président Tandian révèlera que  » je suis un peu au courant quand Auchan cherchait un emplacement pour ses entrepôts et la mairie de Guédiewaye lui avait proposé un terrain pour l’occasion, seulement le terrain fût amputé une première fois. Et la  deuxième fois c’est le tracé et passage du  BRT qui a fini de saucissonner le terrain et finalement le projet fût abandonné. Je rappel que c’était un terrain en location non en vente c’était en 2016 et comme la mairie c’était engagé, elle  tente de trouver une autre solution depuis ,en plus  un terrain de 3000 m2 à Guédiawaye ne coûte pas 1 milliard. Le maire Aliou Sall a bon dos .mais c’est une information totalement fausse. »

Rencontre Babacar Diop Fds et Éminence Théodore Adrien Sarr: le cardinal estime que l’emprisonnement de Guy est un scandale

https://actusen.sn/–Le leader des Forces démocratiques du Sénégal a rendu visite, hier mardi, en fin d’après-midi, à son Eminence Théodore Adrien Cardinal Sarr. Après les échanges de civilité, Dr Babacar Diop a interpellé son Eminence sur la situation d’injustice et d’oppression flagrantes que subit Guy Marius Sagna.
« Se référant à cette longue tradition progressiste, émancipatrice et libératrice, Dr Babacar Diop a demandé à l’Eglise avec son, « cœur qui sache écouter », d’entendre les plaintes, les complaintes et les souffrances du pauvre Guy Marius Sagna qui est aujourd’hui le visage public du persécuté du dominé et de l’humilié », lit-on dans un communiqué.
Le professeur d’université a, ainsi, sollicité « auprès de son Eminence des prières et une implication active pour la libération de Guy Marius Sagna. Ce qui ne serait qu’un acte de justice et de paix pour notre pays ».
Prenant la parole à son tour, le Cardinal Théodore Adrien Sarr « son Eminence a exprimé sa vive préoccupation face au drame qui frappe Guy Marius Sagna. Il est très inquiet et suit la question au jour le jour. Il considère que le maintien en détention de Guy Marius Sagna, après avoir libéré ses autres codétenus est incompréhensible et peut jeter la confusion dans la tête de certains citoyens. Une situation flagrante d’injustice peut produire des conséquences fâcheuses. Il encourage les mouvements qui luttent pour la libération de Guy Marius Sagna et salue le peuple sénégalais qui s’est largement offusqué de cet emprisonnement qui constitue à ses yeux un scandale ».
Le saint homme « a encouragé les jeunes intellectuels à s’engager en politique, mais dans la droite politique qui vise l’intérêt général ». Leur rappelant, au passage que « le pouvoir politique n’est pas au-dessus de Dieu ».Adja Khoudia Thiam

Le père de Guy Marius Sagna, inconsolable après l’incacération de son fils

https://actusen.sn/-Le père de Guy Marius Sagna, s’est exprimé pour la première fois sur l’incarcération de son fils. Célestin Sagna, est désespéré et s’en remet à des prières pour la libération de l’activiste. «Tout ce que je souhaite, c’est la libération de mon fils Guy Marius Sagna», a-t-il dit Monsieur Sagna dans des propos rapportés par la Rfm.
Pour son frère Mathurin qui s’exprime en ces termes, ajoute: «je dois vous avouer que nous ne sommes pas contents. Et pour cause, Guy Marius Sagan ne mérite pas la prison. Nous interpellons solennellement le Chef de l’Etat Macky Sall et la Justice afin que notre frère Guy Marius Sagna puisse être libéré», a plaidé la famille «Sagna».

Affaire Guy Marius: Jean Paul Dias Prend La Défense Son Fils…

https://www.xibaaru.sn/-Diaz fils attaqué de tout bord depuis qu’il s’est prononcé sur la nécessité de l’implication de l’Eglise catholique dans la lutte pour la libération de Guy Marius Sagna, Jean Paul Dias s’est prononcé sur le sujet dans un entretien avec Walf Quotidien. Il pense que beaucoup de personnes qui portent des jugements sur ces déclarations, n’ont pas écouté les propos en question.
« Il n’a jamais dit que Guy Marius Sagna est en prison parce qu’il est catholique. Ce n’est pas vrai.  Barthélémy Dias a demandé à la hiérarchie qui constitue le top management de l’Eglise de s’impliquer pour solliciter la libération de Guy Marius Sagna », justifie Dias-père.
Selon toujours le secrétaire général du Bloc des centristes Gaïndé (BCG), l’Eglise n’a pas le droit de croiser les bras dans la lutte pour la libération de l’activiste Guy Marius Sagna.
« Il n’a pas dit qu’il fallait que ces gens (l’Eglise ; ndlr) atteignent leur objectif en ce sens qu’ils peuvent également ne pas obtenir cette libération, mais au moins qu’ils essayent. Et c’est ainsi qu’il a indiqué qu’au Sénégal, il est de tradition, pour les autres communautés religieuses, que dès qu’un disciple a un problème, le top management de cette confrérie s’engage pour obtenir la libération de ce dernier.  C’est social, normal. N’importe qui peut s’engager pour obtenir la libération d’un voisin ou d’un ami a fortiori un coreligionnaire. C’est normal. L’Eglise n’a pas le droit de se taire. Elle doit se bouger ».

Les Khalifistes Défendent Barthélemy Diaz… Et Attaque Néné Fatoumata Tall

https://www.xibaaru.sn/-A l’an 1 de la gouvernance de Macky 2, la préoccupation de cette bande d’arrivistes et d’incompétents de la prairie marron-beige, devrait être la recherche de solutions aux nombreuses promesses non tenues de leur maitre. En lieu et place, ces incapables se lancent dans une campagne diabolique de désinformation et de déformation des propos de notre camarade Barthélémy DIAS.
Les propos tenus par Barthélémy DIAS ne remettent nullement en question, la laïcité consacrée dans la charte fondamentale de notre République. Face à l’angoisse existentielle  de nos concitoyens, vous feriez mieux de vous occuper des difficultés pour lesquelles Macky s’est engagé à apporter des solutions, en s’auto élisant en 2019.
Allumez des contrefeux dans le but d’étouffer les scandales à répétition du régime affairiste de Macky SALL, passe mal devant l’opinion nationale avertie et consciente des vrais enjeux de bonne gouvernance et d’état de droit.
Que dire de Néné Fatoumata TALL qui, avec toujours son éloquence inouïe, tente désespéramment de défendre le diable en s’attaquant à un homme qui a tout donné pour le rayonnement de la démocratie et l’instauration de l’Etat de droit.
Néné, tu as raté une bonne occasion de te taire car cette tactique rétrograde et indigne d’un ministre de la république n’est rien d’autre qu’une façon malsaine pour masquer la déroute de votre politique économique et sociale. Quand on a rien d’important à dire, il vaut mieux se taire au lieu de dire des idioties ou de s’attaquer à d’honorables gens.
Ô comme c’est désolant de voir des personnalités de vos rangs proférer des contrevérités et à longueur de journée! Puisque vous êtes très prompts à répondre à tous et sur rien, dites à cette jeunesse sénégalaise où en êtes-vous avec le million d’emploi promis il y a un an ?
J’imagine que vous en êtes incapables comme votre patron d’ailleurs. Les seules choses sur lesquelles vous excellez mieux que tout le monde, c’est la calomnie, le mensonge, la corruption et le détournement des maigres ressources dont dispose notre pays.
A titre illustratif, les derniers rapports de la Cour des Comptes ont fini de mettre à nu votre gouvernance sombre et vicieuse. Votre régime a atteint le seuil de la médiocrité, de l’impertinence et surtout de l’impuissance dans la prise en charge des préoccupations des Sénégalais. Honte vraiment à vous !

Barthélemy Diaz Revient À La Charge: »Je Ne Reculerai Pas De Ce Que J’ai Dit…»

https://www.xibaaru.sn/Attaqué de toute part depuis qu’il s’est prononcé sur la nécessité de l’implication de l’église catholique dans la lutte pour la libération de Guy Marius Sagna, Barthélemy Diaz est revenu à la charge pour apporter plus de précision.
«Il faut que les gens comprennent que je ne reculerai pas de ce que j’ai dit. Guy Marius Sagna n’est pas libéré parce qu’il n’a pas où s’adosser et parce qu’il appartient à une minorité. Mais je n’ai pas dit qu’il a été arrêté et mis en prison parce qu’il était catholique», a expliqué le Maire de Mermoz Sacré Cœur .
Quand à ces détracteurs, il leur répond ceci : «Ceux  qui me traitent de tous les noms d’oiseau, je souhaiterai leur dire que je suis devenu dans ce pays. Je suis un homme responsable mais face à l’arbitraire, à l’injustice et face au silence de certains que je considère comme de l’hypocrisie, qu’est-ce qu’ils apportent comme argument pour la libération de Guy Marius Sagna et non de parler des propos de Barthélemy Diaz. Et si mes propos étaient si choquant, le procureur de la République m’aurait appelé», a-t-il dit.

Serigne Cheikhouna Mbacké Mourtada: ‘’Ce que Barth’ a dit,c’est la pure vérité’’

https://www.seneweb.com/-Si les propos de Barthélémy Dias ont heurté certains chefs religieux et suscité des réactions de l’opinion, le maire de Mermoz Sacré-Cœur peut compter sur le soutien de Serigne Cheikhouna Mbacké Mourtada. Le jeune chef religieux a confirmé dans le quotidien 24 heures les propos de Dias fils.
‘’On a beaucoup commenté sur les récents propos de Barthélémy Dias, mais ce qu’il a dit, c’est la pure vérité, la stricte. Il n’a rien inventé. Notre justice est l’otage de certains politiques et des religieux. Ils en font ce que bon leur semble’’,explique-t-il.
Selon lui, c’est une lapalissade ‘’de dire que si Guy Marius Sagna appartenait à une des grandes familles religieuses du pays, il allait sortir de prison.’’

Le Frn constitue Me Amadou Sall pour assister et défendre Guy Marius Sagna  

https://actusen.sn/-La libération de Guy Marius Sagna est une préoccupation essentielle pour la Conférence des leaders du Front démocratique et social de résistance nationale. Cette structure qui regroupe des leaders de l’opposition, a décidé de constituer un avocat pour assister et défendre l’activiste «contre les mesures arbitraires dont il est victime».
Selon le communiqué parvenu à la Rédaction de « Actusen.sn », la conférence des leaders «engage toutes les composantes du Frn à ne ménager aucun effort pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Guy Marius Sagna et l’arrêt des poursuites engagées contre lui et ses coaccusés». D’après toujours le communiqué, «la Conférence des leaders engagera toutes les actions nécessaires pour le respect de la liberté d’expression et de manifestation au Sénégal, ainsi que des droits des opposants».
A propos du dialogue national, la Conférence des leaders a souhaité la plus grande diligence dans la mise en œuvre des consensus retenus sur le point relatif à l’audit du fichier et du processus électoral. «Tout retard aurait des conséquences négatives sur l’organisation des élections locales que nous souhaitons la plus rapprochée possible», font-ils savoir.

ARTICLE 80, DECHEANCE DE CANDIDATURELa majorité bloque le consensus

http://www.enqueteplus.com/Bis repetita ! Aujourd’hui, les parties prenantes au dialogue politique vont encore débattre des questions qui fâchent. D’une part, il y a le bloc composé des non-alignés, de la société civile et de l’opposition qui prônent des changements en ce qui concerne la déchéance des droits civiques et politiques, la séparation des fonctions de chef d’Etat et de chef de parti, ainsi que l’abrogation de l’article 80 du Code pénal.
D’autre part, il y a la majorité qui est en train de batailler ferme pour contrer lesdites propositions. Malgré le grand espoir placé par le chef de l’Etat sur le dialogue national et en particulier le dialogue politique pour dépasser certaines contradictions, ses représentants au dialogue politique disent non à certaines propositions émanant des autres pôles.
En fait, sous le vocable ‘’liberté de candidature’’, le dialogue politique discute, depuis quelques semaines, d’éventuelles réformes de la législation électorale. D’après les propositions qui ont été faites par les camps susvisés, il s’agira de faire de sorte que la déchéance soit régie par les articles 730 du Code de procédure pénale et 34 du Code pénal, et non plus par les articles L31 et L32 du Code électoral. Ainsi, l’opposition, les non-alignés et la société civile souhaitent que, pour qu’une personne soit déchue de ses droits, il faut que cela soit expressément prononcé par le juge. Autrement dit, la simple condamnation pénale ne suffit pas à interdire à un Sénégalais de se présenter à un scrutin.
Mais la majorité s’oppose avec véhémence à cette formulation, dont l’objectif n’est autre que de faire revenir Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall dans la course, selon nombre d’observateurs. Idem pour les propositions concernant la modification de l’article 80 et la séparation des fonctions de président de la République et de chef de parti.
Tout porte à croire que les discussions risquent de s’enliser davantage, alors qu’il reste encore beaucoup de questions à évoquer, dans le cadre du dialogue politique qui a démarré, il y a déjà très longtemps.MOR AMAR

PILLAGE DES RESSOURCES NATURELLES: La Ld-Debout Met En Garde Le Président Macky

http://www.walf-groupe.com/Les sorties des rapports de corps de contrôles, même s’ils les jugent tardives, ont revigoré les responsables de la Ld-Debout. C’est pourquoi, ils ont souligné dans leur déclaration que le pillage des ressources du pays est intolérable ! «La gabegie et les malversations financières sont impardonnables ! La vigilance des citoyennes et citoyens progressistes ne peut être divertie, ni par un simulacre de dialogue, encore moins par une proposition aussi saugrenue, liberticide et antidémocratique que l’établissement d’un statut spécial pour Dakar ! Viendra absolument et inévitablement le moment pour rendre compte et ce moment du compte rendu devant le Peuple souverain, c’est maintenant qu’il faut en prendre la pleine mesure et rectifier pendant qu’il est encore temps !», alertent Souleymane Guèye Cissé et ses camarades.
Ces derniers soulignent que le Président Sall a trouvé le Sénégal riche en or, gaz, pétrole, phosphates, zircon, forêts, soleil, eau et réserves foncières. Mais, depuis son accession à la magistrature suprême, relèvent les Jallarbistes-débout, le chef de l’Etat ne cesse de brader ces richesses dans des accords et contrats, avec des puissances étrangères, sans aucune lisibilité pour le peuple souverain, laissé plutôt à ne se contenter que de sommaires comptes rendus de presse au journal télévisé de la Rts, presque tous les soirs. D’ailleurs, ils indiquent que Macky Sall et ses alliés exécutent, de manière atroce, un nouveau plan d’ajustement structurel qu’ils refusent d’assumer devant l’opinion nationale. Ce plan, disent-ils, étouffe et écrase les populations, en ville tout comme en campagne, sans lueur d’espoir d’un avenir meilleur. «Les nombreux scandales, tardivement révélés par les rapports 2015, 2016 et 2017 de la Cour des comptes, la mauvaise gestion de la campagne arachidière, la hausse des prix du carburant et de l’électricité et ses conséquences sur la flambée des prix des denrées de base, ainsi que l’élargissement des inégalités et des clivages territoriaux, constituent les ingrédients d’une situation sociale hautement préoccupante. C’est pourquoi, il convient de tout prendre en considération et avec la plus grande responsabilité pour éviter à notre pays un tournant regrettable», constate la Ld-Debout. Qui souligne que la gouvernance du Président Sall, c’est le dilatoire, comme dernière trouvaille, à travers un «dialogue national suspect» et «l’instauration d’une dictature qui se confirme par la répression des opposants et la confiscation des libertés démocratiques».
Sur un autre registre, le Bureau politique de la Ld-Debout s’est prononcé sur la détention du leader du mouvement citoyen Frapp France dégage. Il juge, longue cette privation de liberté. C’est pourquoi, la Ld-Debout «exige la libération immédiate et sans conditions du combattant émérite, le camarade Guy Marius Sagna. La Ld-Debout prend le Peuple sénégalais à témoin que le Président Macky Sall, le Procureur Serigne Bassirou Gueye et le Juge Samba Sall seront tenus pour responsables devant l’histoire de toute atteinte à l’intégrité physique et morale de ce digne fils du Sénégal dont le courage et le patriotisme constituent des exemples de citoyenneté active, consciente et assumée, à montrer, à démontrer et à apprendre à la jeunesse sénégalaise toute entière, en tant que gage de salut pour la République».Mamadou GACKO 

Sortie de l’ancien PM/Pape Diop ‘recadre’ Dionne: « Il a commis une gaffe! Nous sommes en face d’un régime qui cherche à conserver le pouvoir à tous prix en nous prenant pour des demeurés… »

https://www.dakaractu.com/-L’actuel secrétaire général de la présidence s’est récemment prononcé sur la question de la limitation des mandats présidentiels en se disant « favorable quant à la réflexion sur cette question ».
Le président de la convergence démocratique Bokk Gis Gis qui a reçu ce matin chez lui, le collectif Nio Làank dans la perspective de leurs visites initiées depuis quelques jours en préparation de la grande marche pacifique du 28 février prochain, a répondu  à l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. « J’ai été choqué quand j’ai entendu l’ancien Premier ministre dire que dans le rapport de l’Ofnac, l’auditeur était un français ».
Plus loin, l’ancien maire de Dakar rectifiera le responsable politique de Gossas qui disait, dans une récente interview, que « la majorité des pays dans le monde ne voit pas leurs mandats présidentiels limités. ».
Selon l’ancien compagnon d’Abdoulaye Wade, « c’est totalement faux car, il y a plus de 120 sur plus de 180 pays où la limitation de mandat est effective ».
Dans ce même ordre d’idées, il dira que des exemples ne devraient pas être pris sur des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Cameroun. « Ces deux pays, il faut le préciser, ne sont pas des exemples par rapport à notre pays en matière de démocratie.  »
Cette sortie de Mahammed Boun Abdallah Dionne, toujours selon l’ancien maire de Dakar, « prouve encore que le régime est en train de baliser le terrain pour un troisième mandat et vise même plus loin »,  avertit le libéral.
Il manifestera le soutien de la convergence démocratique Bokk Gis Gis au combat que mène le collectif Nio Laànk, particulièrement pour la libération de Guy Marius Sagna

Mansour Faye recarde Boun Dionne: “Macky Sall ne sera pas là jusqu’en 2035 »

XALIMANEWS: La dernière sortie publique de Mahamed Dionne a créé la polémique. Membre de l’Apr, Mansour Faye s’est lui aussi invité au débat. Il a commenté les propos de l’ancien Premier ministre.
«Le Pse c’est à l’horizon 2035. Nous sommes sur le tempo du Pse. Macky Sall ne sera pas là jusqu’en 2035. C’est très clair. Mais les programmes du Pse iront-même au-delà de 2035», a-t-il indiqué. Le Ministre du Développement communautaire était à Mbour où il procédait à la réception des travaux de Promoville.seneweb

Rattrapé par le passé: Boun Dionne théorisait la limitation des mandats au référendum de 2016

https://www.seneweb.com/-Le Secretaire général de la présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Boun Abdallah Dionne rattrapé par le passé. Depuis sa sortie, lundi dernier sur le  » probable » 3ème mandat du Chef de l’Etat Macky Sall, l’ancien Premier ministre a remis au goût du jour la réforme constitutionnelle soumis au référendum en mars 2016 et qu’il avait lui-même défendue.
En effet, sur la limitation des mandats, Mahammed Boun Abdallah Dionne a soutenu, cette semaine, que la question de la durée et du nombre de mandats est extrêmement « difficile ».  » Les pays où il n’y a pas de limitation de mandats sont beaucoup plus nombreux que les pays où, au niveau de l’Exécutif, il y a des limitations. Je pose d’abord une question : est-ce que les mandats des députés sont limités dans le temps ? On peut être député pendant 50 ans », a-t-il déclaré. Avant de minimiser: « Au niveau de l’Exécutif, un autre pouvoir, pour le chef de l’Etat ou le chef de gouvernement, dans la minorité des pays, il est limité. Je ne parle pas de troisième candidature, je ne parle du Président Macky Sall, je me pose la question : est-il pertinent d’abord de limiter le nombre de mandats ? Au plan de la doctrine, il faut réfléchir. Et pourquoi ce n’est pas valable au niveau du Législatif ? », s’interroge Boun Dionne.

 » Macky Sall n’est pas un pouvoiriste »

Pourtant, quelques jours avant la tenue du référendum en 2016, le chef du gourvernement à l’époque, a voulu convaincre les citoyens en ces mots: « Oui, pour un quinquennat définitivement verrouillé, renouvelable qu’une seule fois, le mandat en cours du Président Sall étant bien compris dans le décompte de 2 mandats consécutifs prévus par la révision constitutionnelle ».
Ainsi, sur les 15 points que compte la réforme constitutionnelle le chef du gouvernement avait assuré que « le nombre de mandat et le mode de scrutin sont désormais verrouillés ». Le secretaire général de la présidence d’indiquer que « ceci est la preuve que le président Macky Sall n’est pas un pouvoiriste. Il ne veut pas faire 3 mandats ».

 Et si Dionne n’avait dit que le désir de Macky Sall

L’As–Ne serait-il pas pertinent que les Sénégalais prennent au sérieux les deux sorties successives du Secrétaire général de la Présidence sur la question du troisième mandat de son mentor ? Car dans l’univers des prévisions politiques ces dernières années, l’ancienPremierministreBounAbdallah Dionne a été un météorologue averti, notamment sur le nombre de candidats qui allaient participer à la dernière élection présidentielle et approximativement du score final de ladite élection.
Il est décrit par certains observateurs comme le ‘’Baye Fall’’ (un compagnon fidèle) de Macky Sall. Et pourquoi donc ce loyaliste convaincu ramerait-il à contre-courant du président Macky Sall et même de la Constitution ? Pourquoi prendrait-il le risque de fâcher son mentor qui avait sommé à ses acolytes de ne plus épiloguer sur cette question ? Et pourquoi ne subit-il pas le même lynchage médiatique comme ses camarades de la mouvance présidentielle qui se sont aventurés à outrepasser les recommandations du chef ?Ainsi, quand le Secrétaire général de la Présidence affirme que l’histoire du Président Macky Sall avec les Sénégalais n’est pas terminée avant de remettre en cause sans se dérober la limitation du mandat présidentiel, les Sénégalais manifestement peuvent avoir du souci à se faire. Mieux, ils peuvent penser que ce sont des questionnements qui taraudent l’esprit du chef et que l’ancien Premier ministre livre les tendances lourdes du Palais sur cette question.
En tout cas, un regard sur le passé permet de voir que ce dernier n’est jamais loin de la vérité. En effet, hasard ou volonté savamment orchestrée de limiter les candidats à l’élection présidentielle de 2019, dans tous les cas, le natif de Gossas l’avait dit lors du congrès d’investiture du candidat Macky Sall tenu par les cadres de Benno bokk yaakaar avantles élections. ‘’La loi des séries ne s’arrêtera pas en 2019.
Depuis 2012, Benno bokk yaakaar a gagné toutes les élections. Il n’y aura même pas cinq candidats à cause du parrainage. La rationalisation des partis politiques qui a été mise dans la constitution va se matérialiser le 10 décembre prochain, date de la validationdes candidatures’’, soutenait-il de manière prémonitoire puisqu’à l’arrivée, les candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 étaient au nombre de 5, malgré les nombreuses complaintes des candidats à la candidature. Une prévision qui avait poussé même une partie de l’opposition à taxer le ministre Boun Abdallah Dionne de manière sarcastique de ‘’Gisaanekat’’ (celui qui prédit l’avenir). Le soir de l’élection présidentielle du 24 février 2019 aussi, alors que les résultats com- mençaient à tomber, il lance : ‘’Nous avons des plénipotentiaires partout au Sénégal. Partout, après dépouillement, nos délégués nous ont transmis les procès-verbaux et nous les avons mis dans les machines pour en sortir avec un minimum de 57%.
Une victoire au premier tour et le président Macky Sall en remercie le peuple sénégalais pour lui avoir renouvelé sa confiance. On a au moins 57% ; peut-être même demain, on aura plus que ça.’’Et comme par enchantement, le Président Macky Sall sera réélu avec plus 58% des voix valablement exprimées. Donc s’il vient faire ces deux déclarations successivement, cela peut supposer, comme certains des détracteurs du régime le pensent, qu’il est en train de songer vraiment à un troisième mandat. Car sans conteste, Boun Abdallah Dionne est dans les secrets de Dieu et il est, à sa décharge, un des rares cadres de l’APR qui ne songe pas, d’après certains observateurs avertis, à remplacer le Président Macky Sall. Par ailleurs, dans les rencontres littéraires auxquelles il a eu à prendre part, il aime toujours rappeler à qui veut l’entendre qu’il n’est ni poète ni philosophe, mais un scientifique, c’est-à-dire pragmatique. Donc devant les deux journalistes rompus à la tâche de la télé iTV, peut- être qu’il n’était pas en train de philosopher sur la pertinence de la limitation des mandats mais sur ce qui se trame au palais

Complot à l’APR: Bara Ndiaye cite des noms dans une lettre ouverte et heurte les partisans du ministre Amadou Ba

Dakarmatin via Pressafrik–Jusqu’ici, ce n’était que des accusations à tout-va. Mais, c’est le responsable de l’Alliance pour la République (Apr) (parti au pouvoir) et par ailleurs Directeur de la maison de la Presse, Bara Ndiaye qui passe à l’acte dans l’affaire dite du « complot orchestré contre le président Macky Sall par certains de ses ministres et directeurs généraux ». Dans une lettre ouverte, publié ce mercredi 26 février, il pointe un doigt accusateur vers l’actuel ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ et la Président du Conseil économique et environnemental (Cese), Aminata Touré. Il demande à ces personnalités de clarifier leur position.
J’interpelle Amadou Ba et Aminata Touré et autres du même acabit: cette bataille est-elle la votre?
Il y’a une semaine, j’ai véhément dénoncé à Rfm matin (émission matinale sur la Radio Futurs Médias) les agissements de hauts responsables de notre formation, l’Alliance Pour la République, consistant à tisser des réseaux internes et ce, dans la logique de leur agenda personnel. Après cette sortie, de jeunes responsables se réclamant de Amadou Ba et Aminata Toure et des mouvements qu’ils ont tissés ou entretenus au sein du parti se sont déchaînés, comme une meute, sur ma personne, allant jusqu’à me traiter de « sinistre créature » alors que je n’ai cité personne.
Ces réactions violentes de vos réseaux de soutien contre ma personne confortent les soupçons de ceux qui vous accusent d’être entrain de miner l’APR par la mise en place de structures parallèles. Fort de ce qui précède, je ne puis m’empêcher de vous poser quelques questions:
– Pourquoi cette mobilisation spontanée de ces mêmes réseaux alors que personne jusqu’ici ne vous a formellement nommé?
– seriez-vous ces détenteurs d’agendas cachés pour que vos entourages respectifs s’approprient de mes interpellations?
– pourriez-vous rassurer les militantes et militants de l’Alliance Pour la République que vous n’êtes pas en train de les détourner?
Pour ma part, je me battrai pour épargner à Macky SALL le succès de la ruse de ceux qui, en 2012, étaient au levée du soleil chez Wade avec un sac d’argent et au crépuscule avec un autre à l’autre bout de la ville en jogging avec des opposants candidats.
Je serai tout aussi tranché contre les adeptes de cette pratique qui marche apparemment bien: » filer du pognon à tous les candidats en prenant soin de lâcher les perdants malheureux en douceur et de jubiler avec les gagnants avec fierté. »
De la même manière, je ne raterai point toutes celles qui, comme Raquel Altamira, sont prêtes à toutes les vilenies pour le pouvoir. Macky rek et personne d’autre.  Bara Ndiaye,Militant de l’Alliance Pour la République,Maire de Méouane

« Si Bara Ndiaye a des preuves, qu’il les sorte », déclare un proche de Amadou Ba

Dakarmatin via Pressafrik–Les proches de ces derniers n’ont pas tardé à répondre. Ils rejettent ces accusations et accusent à leur tour, Bara Ndiaye.
« Le ministre Amadou Ba symbolise la fidélité et la loyauté envers le Président Macky Sall. Il est tout le temps derrière le Président Macky Sall », a rétorqué l’adjoint au maire des Parcelles Assainies.
Lamine Diagne accuse à son tour le responsable de l’Apr : «  Il y a des gens tapis dans l’ombre, on le sait très bien. Aujourd’hui, Bara Ndiaye fait partie de ces gens gens-là ».
Poursuivant, M. Ndiaye est convaincu que « personne ne peut dire qu’il a des ambitions cachées ». « Si Bara Ndiaye a des preuves, il n’a qu’à les faire sortir », lance-t-il.
Le débat sur un complot monté contre le chef de l’Etat, Macky Sall, pour sa succession, s’est bien installé dans les rangs de l’Apr depuis un certain temps. Et, le ministre Conseiller auprès au président Sall, Mame Mbaye Niang et d’autres responsables du parti au pouvoir se sont prononcés là-dessus accusant des ministres et Directeurs généraux sans citer des noms.

L’APR est un parti démocratique Par Malao Ndiaye

Depuis quelques jours, des gens sans aucun scrupule, des anti-modèles, qui s’étaient définitivement terrés dans leur trou comme ce fut le cas de Bara Ndiaye , sortent comme de vers de  terre pour accuser certains responsables et collaborateurs du Président Macky Sall.
Après réflexion, il me paraît indispensable de lui apporter une réponse sèche et ferme pour lever toute équivoque.
Jusqu’à plus ample informé, l’APR est un parti démocratique. L’adhésion se fait sur la base d’une volonté librement consentie. En vertu de ce postulat, les membres  (responsables et militants), sont d’égale dignité et sont soumis aux mêmes règles qui en régissent l’organisation et le fonctionnement.
Que ceux qui courageusement se cachent derrière Bara Ndiaye  se le tiennent pour dit: Mimi TOURE, n’a pas besoin d’intermédiaires pour exprimer son opinion sur toute question relative à la vie du parti que nous avons en partage. Elle en a suffisamment donné la preuve tout au long des différentes batailles que nous avons eu à confronter. Parfois au prix de son intégrité physique. Des leçons de fidélité, de loyauté et d’engagement, elle n’en a cure; surtout venant de plumitifs à la solde d’officines inqualifiables parce que sans nom.
Aminata TOURE n’entend pas céder et ne cédera jamais aux tentatives d’intimidation qui ont pour finalité dernière de divertir les Sénégalaises et les Sénégalais sur la nécessaire prise en charge des questions fondamentales qui les intéressent au premier chef. Tout le reste n’est que verbiage creux et inutile. Elle n’y répond pas. Point final.Malao NDIAYE ,Membre de la CCR

Hamady Dieng (Apr): «L’ambition n’est pas de l’indiscipline»

https://actunet.net/-Membre fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), Hamady Dieng qui est membre du Directoire de ce parti, dirige la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe). Responsable politique à Kanel, M. Dieng, ci-devant Directeur des constructions au ministère de l’Intérieur, se prononce sur l’avenir de l’Apr et le débat sur la nomination ou non du  Maire de Dakar.
Vous êtes cadre, membre fondateur de l’Apr… Pensez-vous que le parti survivra aux ambitions ?
Je ne suis pas de l’avis de ceux qui sont contre l’expression des ambitions dans notre grand parti qu’est l’Alliance pour la République (Apr). Chaque responsable a droit à une ambition. L’ambition n’est pas de l’indiscipline. Elle est même l’essence de la politique. Ce qui n’est pas pertinent à mes yeux, c’est le recours au dauphinât. Mais, que des responsables affichent des ambitions, il y a rien de plus normal pour un parti qui se massifie comme le nôtre.
Vous êtes donc optimiste pour l’avenir de l’Apr?
Je n’ai pas de doute pour l’avenir du parti. Ce qu’il faut cependant, c’est sa structuration. Nous accompagnons, depuis 2009, Macky Sall, et continuons à le soutenir à son accession à la présidence de la République. Si les manifestations d’ambitions sont considérées par certains comme un mal, c’est parce que nous ne sommes pas structurés jusqu’à présent. Sans structuration, le parti peinera à accueillir tous les apports politiques à son service et au service du Président, Macky Sall.
La structuration est donc si indispensable selon vous ?
Dans un parti qui n’est pas bien organisé, les contradictions sont perceptibles et les querelles intestines en vogue. Le président de la République est en train de consentir beaucoup d’efforts pour consolider la démocratie et améliorer les conditions d’existence des populations. Nous devons trouver l’instance qu’il faut pour assurer les missions du parti. À l’Alliance pour la République, ce qu’il y a, ce sont des leaders qui se battent pour faire vivre le parti. La structuration permettra de savoir qui est qui et qui pèse quoi.
La nomination ou non du maire de Dakar fait débat. Votre opinion sur la question…
Il ne faut pas que les gens aillent très vite en besogne sur cette question. Il ne faut pas automatiquement voir un relent politique à l’idée de la nomination du maire de Dakar. Encore que comme notre parti a eu à s’imposer dans certaines localités, la mairie de Dakar est à sa portée comme c’est le cas à Kaolack, Saint Louis, Louga etc. Il faut, pour cette idée, des échanges. Dakar étant un continuum qui va jusqu’à Diamniadia, son administration n’est pas une mince affaire. Celui qui dirige Dakar, élargi aux agglomérations de Pikine-Guédiawaye et Rufisque, doit avoir l’instrument qu’il faut pour jouer son rôle. L’avis est légitimement défendable. À cause de la politique, la ville de Dakar n’a pas tout ce qu’elle devait avoir pour servir les populations. Élu maire, Khalifa Sall a utilisé sa position pour faire face au pouvoir qui ne l’a pas laissé faire. En politique, les batailles du genre impactent sur la gestion de la collectivité concernée. Si une personnalité qui n’a pas de coloration politique a en charge la gestion de la ville de Dakar élargie à sa banlieue et Rufisque, beaucoup de problèmes seraient résolus. S’il y a une bonne communication et un large consensus sur ça, des problèmes comme la gestion des ordures, la création d’infrastructures et l’assainissement seront réglés.
 La Rampe en quelques lignes, c’est quoi sa mission ?
La rampe nous permet de nous exprimer sur toutes les questions de l’heure. C’est une structure dotée d’un référentiel politique en termes de vision et de démarche. C’est un point de ralliement pour tous ceux qui veulent soutenir le Président de la République, Macky Sall, pour un Sénégal émergent pour tous les Sénégalais.

Accusations contre Mimi et Amadou Ba: Toubab Diop recadre Barra Ndiaye

https://www.dakarposte.com/Toubab Diop, le jeune responsable “Aperiste” de Guédiawaye est très remonté contre le sieur Bara Ndiaye. A l’en croire, le Maire de Meouane, a intérêt à se taire et à se terrer. Selon notre interlocuteur, Bara Ndiaye a tout simplement perdu le nord. Et ce, en s’attaquant vertement à deux hauts responsables du parti, en l’occurrence, le Chef de la diplomatie Sénégalaise Amadou Ba et à Madame Aminata Touré, la Présidente du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Toubab Diop réagissait ainsi, à la récente sortie dans la presse du Maire de Meouane à l’encontre de ces deux hautes personnalités du régime, citées plus haut. Très en verve, Toubab Diop interpelle directement le Président Macky Sall sur les agissements de Bara Ndiaye. A l’en croire, ce dernier qui est incapable de rassembler deux pelés et trois tondus, a été littéralement pulvérisé dans sa localité, par l’opposition, lors de la présidentielle de février 2019. C’est la raison pour la laquelle, Toubab Diop exhorte à nouveau, le Président Macky Sall à “freiner”, le sieur Bara Ndiaye pendant qu’il est encore temps. A l’en croire, ni Mimi Touré, encore moins Amadou Ba, ne sont ses égaux.
 Les hommes du Président et les comploteurs de l’ombre Par Cissé Kane NDAO,Président A.DE. R
Les erreurs de casting en politique sont heureusement rattrapables.
Il est temps de sonner le glas de la fin de règne des estropiés tant politiques qu’intellectuels de mauvais acabit qui ne peuvent exister qu’en alimentant la théorie du flagrant complot continu.
« La politique, l’ambition de servir et de se servir sont les plus formidables des ciments et même des aphrodisiaques » disait Dick Morris. Au Sénégal, il y a malheureusement une surconsommation de ce puissant aphrodisiaque par des parvenus qui se sont un beau jour réveillé avec la conviction qu’il était temps qu’ils soient khalifà la place du Khalif.
Les Iznogood pullulent désormais, ils infestent le landernau politique sénégalais devenu glauque comme la petite flaque d’eau dans laquelle se vautrent les éléphants quand sèchent les rivières dans lesquelles ils se baignaient avec insouciance, pendant l’hivernage !
C’est que le vent est en train de tourner. Pour eux. « Un changement en prépare un autre »en effet. L’heure n’est plus à la politique politicienne où l’on pouvait se suffire de revendiquer une petite base politique ou de faire du bruit pour mériter la confiance du Président Macky Sall. Les réformes engagées et les défis du changement structurel qui doivent faire basculer notre pays vers une ère nouvelle d’émergence commandent dorénavant que les bonnes personnes soient aux bonnes places.
Le délit d’ambition n’existe pas. Mais celui de nourrir une ambition en comptant sur l’élimination de ses adversaires par une stratégie de déstabilisation dont le maitres-mots sont manipulations, affabulations et trafic d’influence est abjecte. Et, pire, elle est mise en branle avec une méchanceté aussi gratuite qu’inopérante.
Cette méchanceté n’est pas une preuve d’intelligence, au contraire ; toute méchanceté vient de faiblesse. Elle est multiforme, cette faiblesse coupable de nos acteurs politiques qui motive leur méchanceté  cruelle étalée à longueur des média comme le peu de savoirs dont ils se prévalent : elle va de leur incompétence qui leur commande un reptilisme larbiniquede courtisan accablé par le mépris du leader qui leur a coupé tout accès, à leur frustration née d’un insatisfaction portée comme un long chemin de croix sous le poids d’une colère impuissante envers celui qui en est jugé responsable, le Président Macky Sall en l’occurrence, à une haine féroce qu’ils portent à un successeur qui aura réussi à une station où ils n’ont pas eu le temps de perdurer.
La seule personne qui pour le moment a échappé à tous leurs combines et autres tentatives de la prendre en otage en tenant bien droite la barre de notre pays est le Président Macky Sall. C’est qu’il a compris très tôt pour lui qu’«il [était] plus sûr d’être craint que d’être aimé » par toute cette  engeance de faux dévots qui semblent croire en son leadership, alors qu’ils nourrissent un seul désir morbide : l’évincer, et truster sa place, avant l’heure. Ils les tous démasqués très tôt.
Il connait la profondeur insondable de leurs cœurs tourmentés, et il leur a coupé toute possibilité de fomenter un complot ou une toute autre stratégie quelconque qui leur permettraient de violer son espace sécuritaire, et de menacer son régime.  Il sait fort bien en effet que « gouverner, c’est mettre vos sujets hors d’état de vous nuire et même d’y penser ».
Pour ce, il s’est entouré d’hommes liges acquis à sa cause qui servent la République et sont loyaux à la première institution de ce pays. Ce sont les hommes du Président.
Ces hommes du Président sont combattus. Ils sont voués aux gémonies. Ils sont insultés chaque jour, plus encore par leurs propres camarades de coalition et de parti que par les opposants irréductibles du régime qu’ils servent sans autre objectif que de réaliser l’ambition dont le Président Macky Sall s’est donné les moyens : réaliser l’émergence du Sénégal.
Il faut pour ces ambitieux encagoulés parvenir absolument à évincer ces hommes du Président par tous les moyens, afin de fragiliser le Président Macky Sall lui-même, et de contester ses choix politiques. Ils sont déterminés et prêts à tout, ces détracteurs du Président Macky Sall, d’autant plus qu’ils ont la conviction que leur avenir politique dans le moyen terme sera mis en péril par ses choix qui ne les prennent pas en compte.
Toutes leurs agitations sont comme une tempête dans un verre d’eau ; voilà ce qui décuple leur rage folle et leur impuissance engendre chaque jour encore plus une exacerbation de leur surenchère médiatique. Ils insultent, médisent, maudissent, accusent et condamnent urbi et orbi ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis, et contre lesquels ils ont engagé un mortal combat. L’indifférence affichée à leur encontre par l’objet de leur courroux a achevé de leur faire perdre toute limite.
Ils n’ont hélas pas encore compris que « l’ambition dont on n’a pas les moyens est un crime » !Cissé Kane NDAO,Président A.DE. R

Secousses dans «Macky 2012»: Les femmes appellent les conspirateurs à rentrer dans les rangs

https://www.dakaractu.com/-La coalition « Macky 2012 » instable depuis quelques temps avec la volonté d’une partie de ses membres d’en découdre avec l’actuel coordonnateur Me Moussa Diop, a poussé les femmes de la coalition à sortir pour demander aux conspirateurs de rentrer dans les rangs tout en renouvelant leur confiance au Dg de « Dakar Dem Dik ».
Tous les 23 partis que compte la coalition ont été représentés par au moins 3 femmes de chaque formation politique, lors de cette rencontre autour de leur coordonnateur. Un moment d’échanges sur la vie de la coalition, mais aussi de l’actualité. Tour à tour, elles ont pris la parole pour saluer ce vent nouveau qui souffle au sein de la coalition parce que selon elles, ce dynamisme, à un moment donné, a beaucoup manqué à leur coalition. Elles s’en sont donc félicitées et appellent tout le monde à rentrer dans les rangs et tenir haut ce flambeau.
Elles ont enfin réitéré leur ancrage au sein de la grande majorité présidentielle et réaffirmé leur détermination à accompagner le président Macky Sall pour la réussite de son programme 5-3-5 en vue de l’horizon 2035.

La passation du pouvoir se fait entre des “frères ennemis” intimes au Sénégal Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/-L’Unité de la famille libérale, l’unité de la famille socialiste et les retrouvailles de la famille de la gauche révolutionnaire demeure la question centrale du processus de reconstruction du paysage politique sénégalais. Les velléités de rassembler les composantes de chacune de ces familles politiques historiques, existent.
Les divergences portent de moins en moins sur les questions politiques et/ou idéologiques. Les querelles de leadership prennent progressivement le dessus sur les orientations et les stratégies de gouvernance. Ces conflits de leadership semblent être le vecteur essentiel du blocage auquel se heurtent toutes les démarches inscrites dans la perspective des regroupements, en fonction des sensibilités identitaires communes.
Trois grandes familles politiques structurent le paysage politique sénégalais. La famille socialiste, la famille libérale et la famille de la gauche révolutionnaire. Depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, ces familles sont restées les principaux acteurs de la vie politique. En dépit des deux alternances politiques survenues en mars 2000 et en mars 2012, la physionomie politique du Sénégal a très peu connu des modifications dans sa morphologie. Les changements de régime n’ont guère modifié le visage politique du Sénégal. Les changements de régime correspondent toutefois à l’irruption de l’éclatement des familles politiques libérales, socialistes et de la gauche révolutionnaire. Le Parti démocratique sénégalais a vu naître, sous ses flancs, l’Alliance pour la République actuellement au pouvoir, le Rewmi et plusieurs formations politiques de moindre importance se réclamant de la famille libérale.
Toutes ces sensibilités libérales revendiquent leur appartenance à la pensée du fondateur du libéralisme social au Sénégal, Me Abdoulaye Wade. Le Parti socialiste a lui, donné naissance, entre autres partis politiques, à l’Union pour le renouveau démocratique (Urd), l’Alliance des forces de progrès (Afp) et divers autres courants, notamment le Grand Parti et Taxawu Dakar.
La gauche révolutionnaire n’a pu, par contre, accéder au pouvoir. Certaines des sensibilités de la famille de la gauche révolutionnaire ont tantôt soutenu des pouvoirs libéraux et républicains, tantôt soutenu le pouvoir socialiste. La gauche révolutionnaire est composée essentiellement de quatre formations politiques, en l’occurrence And Jef, le Pit, la Ld et le Rnd, et de nombreux autres courants. Ces partis ont tous connu des scissions. L’unité de cette gauche révolutionnaire est probablement l’une des questions politiques les plus récurrentes dans le débat politique sénégalais, singulièrement entre les acteurs de la gauche. Diverses initiatives ont été initiées au cours de ces dernières décennies. Aucune de ces initiatives politiques unitaires n’a réellement pu réunir les responsables de ces acteurs de la gauche autour d’un projet politique pour l’unification organique et/programmatique de ces partis.
L’unité de la famille socialiste est également assez souvent évoquée depuis le départ de l’ancien maire de Dakar des rangs du Parti socialiste. L’enjeu de l’unité de la famille socialiste ne parvient pas, pour le moment, à mobiliser les acteurs de la famille socialistes dans un processus. Depuis l’arrivée au pouvoir du Président de la République en exercice, Macky Sall, la question de l’unité de la famille libérale revient fréquemment dans les espaces publics. Force est de constater l’échec de l’unité des familles politiques sénégalaises. Aucune de ces familles n’a réellement engagé un projet viable pour son unification. Les blocages résident de moins en moins dans des divergences au sujet des orientations et des stratégies de gouvernance. Les clivages politiques et idéologiques se réduisent de plus en plus.
Les querelles personnelles entre les chefs de partis et de chapelles semblent avoir pris le dessus sur l’unité organique et/programmatique indispensable. Dans le cas des libéraux, par exemple, les conflits personnels entre l’actuel chef de l’État et son ancien maître, Me Abdoulaye Wade, d’un côté, et avec son frère et ennemi intime, le président de Rewmi, de l’autre côté, témoignent de la pesanteur des conflits inter-personnels entre les trois hommes d’État porteurs du libéralisme au Sénégal. Les conflits entre les composantes de la famille socialiste ou entre les composantes de la gauche révolutionnaire obéissent à des logiques conflictuelles identiques à celles des libéraux. Les divergences de leadership deviennent fortement personnalisées. L’égo est peut-être la muraille infranchissable par les acteurs politiques.
Ces conflits compromettent, naturellement, toute possibilité de trouver des convergences susceptibles de mener à l’unité familiale. Cette réalité fait ainsi que les frères ennemis d’une même famille deviennent les ennemis mortels de celui qui exercent le pouvoir. Ce fut le cas des socialistes défaits par Me Abdoulaye Wade, un ancien militant du Parti socialiste. Ce sera évidemment le scénario de 2012 avec la défaite des libéraux par Macky Sall, un ancien membre du Parti démocratique sénégalais. L’histoire pourrait se répéter à la prochaine présidentielle de 2024, avec l’arrivée au pouvoir d’un frère ennemi libéral dans l’opposition.
C’est peut-être une manière de reconstruction politique à la sénégalaise. La passation du pouvoir se fait entre des frères ennemis intimes.

L’épreuve de la perte de confiance du peuple souverain Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/-Les tentatives de préservation du pouvoir par le président de la République en exercice, au terme du mandat, ont échoué sous la gouvernance des Présidents de la République Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. La rupture de confiance entre les prédécesseurs de l’actuel chef de l’État et le peuple, le seul souverain, a résulté de fautes politiques fatales. Elles ont produit la défaite des deux principaux partis politiques sénégalais. Le Président de la République Macky Sall amorce à son tour un processus de préservation de son pouvoir à l’horizon de la présidentielle de février 2024. La rupture de confiance entre ce dernier et des pans entiers de la société se conjugue à des erreurs politiques susceptibles de produire les effets quasi similaires aux tentatives de préservation du pouvoir par les socialistes et les libéraux.
La dernière sortie médiatique du Secrétaire général de la Présidence de la République, Mahammad Boune Abdalah Dionne, ne laisse plus de doute sur les intentions du président de la République et de la majorité présidentielle. Le Président de la République en exercice, Macky Sall, sera candidat à sa propre succession à la prochaine élection présidentielle de février 2024. L’ère de la préservation du pouvoir par l’Alliance pour la République est ainsi ouverte par cet homme de confiance du chef de l’État, au cœur du dispositif de l’État central.
C’est un acte éminemment politique qui vient d’être posé dans l’espace public par l’ancien Premier ministre. Cette posture de maître d’œuvre de l’espace présidentiel et de l’appareil d’État fait partie de cette stratégie de préservation déjà annoncée par les suspicions autour du troisième mandat présidentiel. Cette stratégie aura un volet fortement politique. Le contrôle du parti présidentiel, de la coalition Benno bokk yakaar, constitue sans nul doute le centre d’intérêt fondamental de cette stratégie de préservation du pouvoir.
La lutte ouverte contre tous les responsables du parti présidentiel et de la mouvance présidentielle refusant la stratégie de préservation du pouvoir par la perspective du troisième mandat est désormais ouverte. Certains responsables de l’Apr ont déjà fait les frais de cette lutte contre les frères ennemis. D’autres responsables et militants, mis sur la liste rouge du candidat-président, seront pourchassés, dans les semaines à venir, par les cadres, les structures affiliées à l’Apr.
Cette guerre est ouverte à l’intérieur du parti présidentiel, dans les allées de la présidence, les sphères du gouvernement et ses prolongements. Les alliés du Benno bokk yakaar devront se préparer à cette stratégie de préservation du pouvoir. Ils seront, tôt ou tard, contraints de choisir entre la continuité de l’alliance stratégique avec les républicains, dans le sillage de la préservation du pouvoir et du troisième mandat, et la rupture avec le parti dominant.
La stratégie pour la préservation du pouvoir va ainsi se traduire, au cours du deuxième mandat présidentiel, par une reconfiguration de la physionomie du parti présidentiel et de son alliance avec ses alliés. L’épuration aura lieu… Il y aura certainement des départs de responsables républicains et des rangs du Benno bokk yakaar. Le processus de reconfiguration de l’Apr et du Benno bokk yakaar va se combiner à une nouvelle tactique d’élargissement de l’influence du Président de la République Macky Sall, par la cooptation de nouveaux alliés dans les rangs de l’opposition modérée.
La stratégie de préservation du pouvoir est souvent perturbée par des facteurs imprévus et imprévisibles par le pouvoir. La rupture de confiance constitue, à ce titre, un des facteurs déclencheurs des processus de fin de règne. La stratégie de préservation du pouvoir par les deux prédécesseurs de l’actuel du président de la République que sont les Présidents de la République Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, a fini par échouer.
Les socialistes et les libéraux ont perdu le pouvoir en raison d’une rupture de confiance avec le peuple souverain. Ils ont commis des erreurs politiques fatales  du fait qu’ils n’ont point mesuré les aspirations profondes du changement de régime. Malgré les capacités d’organisation de ces deux formations politiques historiques du Sénégal, le contrôle du pouvoir et le contrôle de tous les leviers de pouvoir, les stratégies de préservation du pouvoir des socialistes et des libéraux ont lamentablement échoué. Le président de la République actuel est en train de commettre des erreurs politiques (épuration, personnalisation du pouvoir, atteintes aux fondements politiques consensuels…). Ces erreurs peuvent à terme détruire les liens de confiance entre lui et le peuple souverain.
La volonté de garder le pouvoir, fortement remise en cause, se traduit sous des formes multiformes : la lutte ouverte contre les adversaires de son troisième mandat, les retouches apportées à la Constitution, le durcissement dans la gouvernance par l’emprisonnement des radicaux politiques et d’acteurs de la société civile, le renchérissement du coût de la vie… Le président de la République n’entend et ne voit désormais que la préservation du pouvoir.
Cette dérive institutionnelle va secréter, à un moment ou à un autre, une rupture de confiance avec le peuple : le seul souverain. Cette cassure ne sera pas forcément violente. Elle est assez souvent pacifique. Le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais ont été défaits par des scissions et par une prise de conscience citoyenne refusant à la fois le diktat de l’arbitraire et l’usage de la violence étatique par le fait majoritaire. C’est par la carte que les électeurs ont mis fin aux règnes politiques socialistes et libéraux. Et le Peuple reste le même souverain légitime.

 MAMADOU LAMINE DIALLO DE TEKKI BROCARDE ENCORE LE RÈGIME EN PLACE: «MACKY NE SAIT PAS FAIRE DE L’ECONOMIE POUR CREER DES EMPLOIS»

http://www.sudonline.sn/Macky Sall ne sait pas faire de l’économie pour créer des emplois» : tel est la constat établi par le député Mamadou Diallo de Tekki de sa Questekki d’hier, mardi 25 février. A titre d’argumentaire, le parlementaire de l’opposition dira ainsi : «  Les parrains économiques du régime deviennent plus clairs dans le cadre de l’ajustement structurel en cours. Ils veulent plafonner la dette publique sénégalaise. C’est une reconnaissance ex post de notre analyse de l’économie sénégalaise depuis plusieurs années »
Rappelant par ailleurs qu’à côté de la dette extérieure et celle due au marché financier de l’Uemoa, il y a les arriérés intérieurs, il soutiendra que « dans notre environnement monétaire où par construction, l’inflation est peu élevée, la variable macroéconomique clef est l’accumulation des arriérés intérieurs ». D’ailleurs, a dit le député Diallo, celle-ci était élevée au rang de critère de premier rang dans le pacte de convergence économique de 1999.
Révélant dans la foulée que « Macky Sall est à plus de 1500 milliards et étouffe les PME et PMI sénégalaises », il arguera que «  S’il en est ainsi, ce n’est pas uniquement les gaspillages de son régime. La dénonciation des gaspillages au Sénégal date de Cheikh Anta Diop. Rien de nouveau sous le ciel sauf à dire qu’on ne peut pas trouver des solutions économiques à partir d’une analyse des gaspillages. C’est une légèreté à la Macky Sall ». Et de relever par suite que d’abord sur les voitures de l’administration, Macky Sall avait annoncé des dépenses de 307 milliards en 7 ans, là même où Abdoulaye Daouda Diallo à l’Assemblée Nationale parle de 125 milliards de 2012 à 2019.
Conséquence, dira le député de Tekki : «Il faut donc clarifier la différence de 182 milliards par une enquête de la Cour des Comptes». Qui plus est, note le député, «Macky Sall veut prendre les devants en bloquant les achats de véhicules en cette année d’ajustement structurel. Le peuple doit savoir où sont passés les 125 milliards de véhicules». Ces différents constats poussent Mamadou Lamine Diallo à conclure : «Fondamentalement, Macky Sall ne sait pas comment mener une politique économique pour créer des emplois et faire face aux  100 à 200  000 demandeurs d’emplois par an. Ne sachant pas faire, il va emprunter 150 milliards pour construire un stade confié à des entreprises turques ; la Turquie est devenue un lieu privilégié des flux financiers illicites »

 Échanges houleux sur les cas Khalifa-Karim: Benoît Sambou boude le Dialogue national

https://www.pressafrik.com/Le débat sur la décrispation politique, à l’ordre du jour hier-mardi au Dialogue national a été houleux. Benoît Sambou qui n’a pas toléré les propos de Déthié  Fall et de Valdiodio Ndiaye a fini par quitter la salle. A l’origine, les cas de Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade, évoqués par l’opposition.
En effet, selon « Le Quotidien » qui rapporte la séance de la Commission politique du Dialogue national, l’opposition a vite sorti l’amnistie de ses deux opposants. Une proposition que la majorité a farouchement réfutée.
 » Il ne s’agit pas réviser un procès, mais daller dans le cadre d’une décrispation de l’espace politique. La majorité doit aborder cette question avec lucidité « , a plaidé le numéro 2 de Rewmi Déthie Fall, par ailleurs coordonnateur du pôle de l’opposition appelant également à l’arrêt des poursuites contre Guy Marius Sagna.  La Société civile est allé dans le même sens. Pour Waldiodio Ndiaye, c’est la majorité qui bloque la dialogue.
Des propos qui ont révulsé  Benoît Sambou, coordonnateur du pôle de la majorité. « On ne peut pas régler ici les questions déjà vidées par la justice. Les grands compromis politiques dont vous parlez n’ont jamais été règlés dans ce genre de cadre. Wade et Maçky se sont rencontrés hors de notre cadre. Idrissa Seck a rencontré dimanche le président Macky. Quand la Société civile dit que la majorité bloque le dialogue national, elle est dans logique de sabotage », a tranché M. Sambou avant de quitter la salle, selon Le Quotidien.
En réplique, Déthié Fall a dénoncé les propos « irrespectueux » du responsable de l’Apr. « C’est un manque de respect envers le Président Macky Sall et en la mémoire de Ousmane Tanor Dieng. »

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 26/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Les dessous de la démission de Khadim Ba de la Sar

On en sait un peu plus sur les raisons du retrait surprenant de Khadim Bâ du Conseil d’administration de la Sar. « Je retire ma ligne de 250 millions € et ma caution de 130 milliards qui ont servi aux importations de la SAR depuis 2018… J’arrête aussi tous les financements liés aux investissements et me retire de toutes les activités de la SAR », peut-on lire sur la lettre qu’il a adressée à l’ancien Secrétaire d’Etat à l’Hydraulique Diène Faye devenu Pca de la Sar. Un coup dur pour la société de raffinage qui commençait à reprendre du poil de la bête d’autant plus qu’avec ce retrait, les banques nationales et internationales qui finançaient l’activité grâce à la confiance qu’elles avaient en Khadim Ba, vont se retirer purement et simplement. D’après nos sources, après Khadim, les autres administrateurs de Locafrique aussi vont se retirer du Conseil d’administration. Au-delà de l’exaspération et de la colère quoi transparaissent dans les propos de Khadim Bâ qui dénonce un problème de gestion, «L’As» a appris qu’il y a aussi d’autres raisons familiales plus profondes qui expliquent la démission fracassante du jeune chef d’entreprise. « Le père de Khadim s’est ligué avec certains membres du C.A pour glisser des peaux de bananes à Khadim qui était un peu la caution morale qui a permis à la Sar de sortir des ténèbres», a confié un proche du patron de Locafrique. «Ce serait une grosse déception si Locafrique se retire, pour les travailleurs enthousiastes par rapport au retour du privé national en force au sein du capital de la Sar », a commenté Cheikh Diop, le patron du syndicat du secteur des hydrocarbures qui croit savoir que c’est seulement Khadim Bâ qui s’est retiré et non la structure. Or, d’après des sources proches de Bâ, Locafrique elle-même va se retirer de la Sar. Ce qui risque de plonger la Sar dans une crise sans précédent. À moins que le Gouvernement n’intervienne plus vite pour sauver la Sar.

Grogne des entrepreneurs contre Alioune Ndoye

Des entrepreneurs et promoteurs immobiliers sont en colère contre le maire de Dakar Plateau devenu ministre de la Pêche. Il reproche à Alioune Ndoye les retards liés à la signature des autorisations de construction qui plombent leur exercice. Bien qu’ils aient payé autour de 8 millions en termes de taxes, ils disent attendre depuis longtemps le sésame, sans aucune explication officielle. Nous avons tenté d’en savoir plus, mais Alioune Ndoye n’a pas encore répondu au message que «L’As» lui a envoyé.

Blocus gambien

Les gouvernements du Sénégal et de la Gambie multiplient les actions pour lever toutes les contraintes liées à la libre circulation des personnes et des biens. En effet, après l’audience que le Président Macky Sall avait accordée à une délégation du Président Adama Barrow, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a reçu hier son homologue gambien. Me ElHadji Omar Youm et Bay Lamine Jobe, ministre gambien des Infrastructures, ont échangé sur la facilitation du transport entre le Sénégal et la Gambie. Ils ont d’ailleurs promis de se retrouver dans les prochains jours pour poursuivre les discussions.

Grogne des travailleurs de Aftu

Les travailleurs de l’Association de financement des transports urbains (Aftu) sont très remontés contre leurs employeurs. Ils exigent de meilleures conditions de travail et réclament des contrats de travail. Ils déplorent également la surcharge des horaires de travail, l’absence de bulletins de salaires et le non reversement de leurs cotisations sociales. A cela, s’ajoute le mépris dont ils font l’objet de la part de leurs employeurs. Face à la presse hier au terminus 56 de Keur Massar, ces agents de l’Aftu ont aussi réclamé des aires de repos et décrié le comportement de leurs responsables syndicaux, qui, depuis 2005, ne cessent de les berner en s’alliant avec leurs patrons pour les sacrifier.

Réplique opérateurs de Aftu

La réplique des opérateurs de l’Aftu n’a pas tardé. Ils ont profité de la cérémonie de remise de matériels à savoir trois véhicules pickups et neuf motos d’une valeur de 43 millions Fcfa au Centre d’Appui à la Professionnalisation des Transports (Captrans) pour recadrer leurs employés. Pour le président du Conseil d’administration de Captrans, Ndiogou Malick Dieng et son secrétaire général Momar Diagne, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Ils soutiennent que les opérateurs sont dans la logique de signer des contrats à tous les travailleurs avec la mise en place d’un système d’organisation et d’harmonisation. A les en croire, d’ici peu, des rencontres seront organisées sur la question. Concernant les aires de repos, Ndiogou Malick Dieng renvoie la balle aux collectivités territoriales et à l’Etat du fait des problèmes d’espace.

Fin de la grève des gros porteurs

L’Union des routiers du Sénégal (Urs) a mis fin hier à son mot d’ordre de grève à la suite des négociations entre ses responsables et le ministre du Transport, Me Oumar Youm. Le secrétaire général de l’Urs, Gora Khouma joint au téléphone par «L’As» confie que le gouvernement a accédé à leurs revendications. Sur le problème de l’applicabilité du pesage à l’essieu, Gora Khouma précise que le Gouvernement a fait machine arrière en décidant de maintenir l’ancienne formule à savoir le PTAC c’est-à-dire le Poids total en charge. Aussi si le transporteur trouve par exemple beaucoup de camions au pesage de Diamniadio, il peut aller à un autre site pour un gain de temps. La seconde mesure, selon Gora Khouma, c’est la suspension de la taxe de 2000 francs imposée par «Afrique pesage» pour l’entretien de ses machines. Concernant les aires de repos, c’est le ministre des Collectivités Territoriales qui se chargera d’un commun accord avec les maires de mettre en place des parkings payants avec toutes les commodités pour permettre aux chauffeurs de faire l’entretien de leurs véhicules et se reposer. Pour les contrôles techniques, le secrétaire général de l’Urs souligne Me Youm a promis de prendre langue avec ses collègues pour l’organisation d’un comité interministériel. Pour la convention collective, Gora Khouma renseigne que Me Youm a promis d’en faire une urgence avec son collègue du Travail.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*