Revue de Presse du Mardi 25 Fevrier 2020

Unes de la Presse du Mardi 25 Fevrier 2020
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PERSISTANCE DE LA POUSSIÈRE AVANT UNE DIMINUTION PROGRESSIVE VERS JEUDI (BULLETIN)

Dakar, 25 fév (APS) – L’épisode poussiéreux en cours se poursuivra mercredi, avec plus de densité sur la moitié Nord du pays, avant de se dissiper progressivement, jeudi, indiquent l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météo (ANACIM) et le Centre national de la gestion de la qualité de l’air (CQA).
« La présence de poussière sur le pays se poursuivra aujourd’hui et durant la journée de demain et sera plus dense sur la moitié Nord du pays. Cette poussière se dissipera progressivement le jeudi 27 février 2020 », relèvent l’ANACIM et le CQA dans un bulletin de prévision conjoint.
La qualité de l’air est très mauvaise dans les régions nord, ouest, centre et est.
L’ANACIM et le CQA soulignent que la réduction des visibilités « est étroitement liée à la densité de la poussière qui dégrade à son tour la qualité de l’air ».
Une très mauvaise qualité de l’air est également prévue pour les prochaines 24 heures, selon le bulletin de prévision, soulignant qu’une baisse progressive des concentrations de particules sera notée à partir de jeudi.
L’ANACIM et le CQA font état d’un « risque sanitaire +élevé+ » pour « les personnes particulièrement sensibles (les personnes souffrant de maladies respiratoires, jeunes enfants et personnes âgées) ».
Les deux structures déconseillent « de ne pas trop s’exposer à l’air ambiant et d’éviter les activités sportives intenses à l’extérieur » au vu du degré d’exposition aux concentrations élevées de particules.OID/ASB

DAKAR SOUS UN NUAGE DE POUSSIÈRE

Dakar, 25 fév (APS) – La qualité de l’air est passée de mauvaise à très mauvaise dans la nuit de lundi à mardi, indique le Centre de gestion de la qualité de l’air (CGQA) de la Direction de l’environnement et des établissements classés
Dans un bulletin de prévision reçu à l’APS, le CGQA attribue cette détérioration à « une hausse des concentrations de particules (PM10 et PM2,5) dans l’air ambiant ».
« Les concentrations moyennes horaires de PM10 ont dépassé 750 microgrammes par mètre cube et les PM2,5 avoisinent les 100 microgrammes par mètre cube », précisent les prévisionnistes.
Ils soulignent que « les poussières désertiques en provenance du Sahara constituent le principal facteur aggravant de cette dégradation de la qualité de l’air ».
Lundi, le CGQA avait déjà alerté en annonçant qu’une couche dense de poussière allait intéresser progressivement l’ensemble du territoire sénégalais jusqu’à jeudi.
Dans son précédent bulletin, le centre indiquait qu’elle se dissiperait progressivement à partir de jeudi.
Lundi, il a prévenu d’un risque sanitaire élevé pour les personnes particulièrement sensibles (les personnes souffrant de maladies respiratoires, jeunes enfants et personnes âgées).
Au vu du degré d’exposition aux concentrations élevées de particules, il est conseillé de ne pas trop s’exposer à l’air ambiant et d’éviter les activités sportives intenses à l’extérieur, recommande-t-on.ASG/BK

PERSISTANCE DE LA CHALEUR À L’INTÉRIEUR DU PAYS LES PROCHAINES 24 H (ANACIM)

Dakar, 24 fév (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) table sur une persistance de la sensation de chaleur à l’intérieur du pays sur fond de températures pouvant tourner autour de 40 °C.
La sensation de chaleur se maintiendra à l’intérieur du pays notamment sur les régions sud, centre et est où les pics de températures maximales tourneront autour de 40°C, rapporte un bulletin de prévision à courte échéance de la structure.
Le document consulté par l’APS évoque durant les prochaines 24 heures, un ciel nuageux à couvert par endroit, notamment à l’intérieur du pays, alors qu’un temps relativement doux règnera sur les régions proches du littoral.
La fraicheur nocturne et matinale sera plus ressentie sur la zone côtière avec des minima qui tourneront autour de 22°C. Ailleurs les températures minimales s’élèveront par endroits jusqu’à 29°C, indique la même source
Dans le même temps, les visibilités seront réduites par des particules de poussières sur la majeure partie du pays, tandis que des vents, d’intensités modérées à momentanément assez forts seront de secteur Nord sur le littoral et nord-est sur le reste du territoire, prévoit l’ANACIM.AT/AKS

 Entretien avec Domingos Simões Pereira: «la CEDEAO doit respecter la souveraineté de la Guinée Bissau»

https://www.financialafrik.com/« Nous sommes légalistes et ne réclamons ni plus ni moins que l’application de la loi », déclare DSP, ici lors de son passage, le 24 février 2020, dans les locaux de l’AFP (Paris).
Rien, mais vraiment rien, dans le déroulement du deuxième tour des présidentielles Bissau-guinéennes, ne laissait présager de l’occurrence d’un troisième round coûteux et paralysant pour ce petit pays d’Afrique de l’Ouest. Si la Commission nationale des élections (CNE) a par deux fois publié des résultats donnant 53, 55% des voix à Umaro Cissoco Embaló, candidat du Modem, la Cour Suprême, elle, continue d’exiger un « apurement » des votes sur la base des recours intentés par Domingos Simões Pereira, candidat du PAIGC, parti au pouvoir. Ce bras de fer juridique et politique entre les deux institutions en charge des élections installe la confusion et fragilise un processus démocratique aux enjeux nationaux et régionaux énormes. Dans ce charivari, la dernière injonction de la CEDEAO, sujette à interprétations multiples, ne semble pas, c’est le moins qu’on puisse dire, avoir ramené la sérénité au pays d’Amical Cabral. Aussi, cet entretien avec Domingos Simões Pereira alias DSP, qui sera suivi de celui du Général Embaló dans les prochains jours, se veut un éclairage sur une crise post-electorate bissau -guinéenne qui n’a que trop durée.
Deux mois après des présidentielles unanimement saluées par leur caractère pacifique, la Guinée Bissau semble s’installer dans une crise post-électorale profonde. Quelles en sont les causes?
En effet, plus de 50 jours après les élections présidentielles du 29 décembre 2019, nous ne connaissons pas encore les résultats définitifs. La Cour Suprême a réitéré à la Commission Nationale des Élections (CNE) de reprendre le dépouillement national. La CNE dit ne pas être en condition de le faire. Du côté du PAIGC, nous estimons que la Cour Suprême doit accéder à d’autres mécanismes pour prendre en compte le vote exprimé par les guinéens.
Face au blocage, la CEDEAO a émis une injonction ferme envers tous les protagonistes de la crise bissau guinéenne. Comment interprétez-vous cette prise de position de l’instance communautaire ouest-africaine ?
Tout d’abord, nous apprécions les efforts de la CEDEAO pour la résolution de la crise dans notre pays. C’est son soutien qui a permis d’organiser les différentes élections législatives et présidentielles de la Guinée Bissau. Mais nous regrettons une certaine interprétation de la situation qui prévaut en ce moment.. La CEDEAO doit respecter les organes de souveraineté de la Guinée Bissau. On a nettement l’impression du contraire. Appeler  la Cour Suprême à se conformer à la CNE revient en sorte à demander au sommet des chefs d’Etat de se conformer au conseil des ministres. La Cour Suprême est un organe de souveraineté. C’est l’instance qui a reçu les dépôts et validé toutes les candidatures. Une fois le travail de la CNE achevée, il revient à la Cour Suprême de trancher. Vous conviendriez avec moi que la Cour Suprême n’est pas au même niveau institutionnel que la Commission électorale (CNE).
Quelle est la position de l’Union Africaine et de l’ONU?
Les Nations Unies d’où sont issues toutes les compétences en matière de résolution de crise dans un pays membre disent en gros que leur vocation est de renforcer les pouvoirs institutionnels et démocratiques. Donc, renforcer la capacité de la Cour Suprême et des organes prévus par la constitution et non les remplacer. La seule instance internationale qui a la compétence dans un cas comme celui de la crise actuelle en Guinée Bissau est le conseil de sécurité. Celui-ci applique ses pouvoirs par délégation à l’Union Africaine qui elle même se réfère à la CEDEAO.
L’on dit qu’il y a beaucoup d’ingérences de pays étrangers dans votre camp comme dans celui de votre adversaire ?
Je suis d’accord avec vous qu’il y a beaucoup d’ingérences. Mon parti  à l’instar de tous les bissau guinéens défend  les intérêts du pays de choisir son président en toute liberté. C’est là la différence posée par ma candidature par rapport au camp adverse. C’est au peuple souverain de décider de son avenir. L’intervention des puissances régionales est dictée par des visées hégémoniques et des calculs mercantiles liés entre autres à l’exploitation des ressources naturelles.
Peut-on envisager une négociation entre vous et votre adversaire afin de dépasser la crise ?
Il n’y a rien à négocier. Nous sommes deux candidats, nous connaissons la loi. Nous connaissons les instances sensées appliquer la loi.  Force  doit rester à la loi. Les cartes sont jouées. Il y a eu une élection. La CNE à donné ses résultats et nous avons présenté un recours motivé devant la Cour Suprême. Celle-ci a jugé notre recours recevable et a ordonné à la CNE de recompter les voix. Nous en sommes-là aujourd’hui et il appartient à la Cour Suprême, clé de voûte des institutions, de faire triompher la volonté du peuple souverain. Nous sommes légalistes et ne réclamons ni plus ni moins que l’application de la loi.  Adama WADE

VERS UNE NOUVELLE « STRATÉGIE » DE COOPÉRATION ENTRE DAKAR ET WASHINGTON

Dakar, 25 fév (APS) – L’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID) et l’Etat du Sénégal ont organisé, mardi, à Dakar, des ‘’consultations’’ pour élaborer une ‘’nouvelle stratégie quinquennale (2020-2025) de coopération’’, a constaté l’APS.
L’élaboration de cette stratégie, baptisée ‘’Country Development Cooperation Strategy’’ (CDCS), s’est déroulée sous la présidence du directeur de l’USAID au Sénégal, Peter Trenchard, et du ministre sénégalais chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott. Des représentants de 11 ministères y ont pris part.
Lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre, les deux parties ont fait part de leur volonté d’arriver à des ‘’recommandations’’ capables d’‘’améliorer l’efficacité’’ de la mise en œuvre des ‘’activités’’ prévues dans le cadre de leur coopération.
‘’La CDCS désigne la stratégie-pays de l’agence concernant les programmes de financement du gouvernement américain au titre de l’aide étrangère au Sénégal’’, explique Peter Trenchard.
‘’Cette nouvelle stratégie [sera mise en œuvre dans] les cinq prochaines années’’, a-t-il dit, invitant les deux parties à envisager la poursuite de leur coopération au-delà de cinq ans, car ‘’le Sénégal continuera de se développer’’, après ce délai.
Selon M. Trenchard, les consultations menées avec les autorités sénégalaises devraient permettre d’avoir ‘’une idée plus précise sur la direction à prendre’’ pour la coopération des deux pays.
‘’L’USAID doit évoluer au fur et à mesure que le Sénégal se transforme’’, a-t-il ajouté.
Selon lui, l’élaboration de la nouvelle stratégie ‘’s’appuie sur les succès que l’agence de développement (l’USAID) partage avec ses partenaires du gouvernement du Sénégal, ainsi que sur d’éventuelles nouvelles approches et activités (…), tout en s’alignant sur le PSE, le Plan Sénégal émergent’’.
‘’Ces objectifs communs devraient se traduire par de nouveaux accords qui visent à appuyer davantage le gouvernement du Sénégal dans le financement de ses propres projets de développement, ou par des points stratégiques et de gouvernance, sur lesquels nous nous mettrons tous d’accord’’, a dit M. Trenchard.
Suivant les directives de l’agence américaine de coopération, qui s’occupe de l’aide publique au développement venant des Etats-Unis d’Amérique, ‘’la nouvelle stratégie doit refléter la façon dont l’USAID accompagnera le Sénégal à planifier, financer et mettre en œuvre des solutions aux problèmes de développement’’.
‘’Nous devons explorer de nouvelles méthodes de collaboration en vue d’aider le pays à renforcer son autonomie et à atteindre les objectifs du Plan Sénégal émergent’’, a-t-il affirmé.
Amadou Hott, qui s’est réjoui de cette concertation bilatérale, a estimé que ‘’les objectifs visés devraient constituer le socle de notre prochain cadre de programmation, dont la signature pourrait être envisagée avant la fin du premier semestre de cette année’’.
‘’Les recommandations qui seront formulées permettront d’améliorer durablement la performance des projets que nous mettons en œuvre’’, a promis M. Hott.
Les Etats-Unis d’Amérique ont investi au Sénégal, à travers les programmes de l’USAID, environ 123 millions de dollars US (environ 74,3 milliards de francs CFA) pour l’année fiscale 2019, selon un document de l’agence américaine d’aide au développement.SMD/MD/BK/ESF

Sar: lettre de démission de Khadim Ba

http://www.dakarmatin.com/Information de dernière minute ! Khadim Bâ de Locafrique vient officiellement de démissionner de son mandat d’administrateur au sein du Conseil d’administration de la Société Africaine de Raffinage avec des conséquences non négligeables et surtout immédiates d’effet.
L’homme d’affaires retire ainsi sa ligne de crédit de 250 millions € que le groupe avait mise à la disposition de la Société Africaine de Raffinage pour assurer les importations de pétrole brut et ce, depuis 2018. Dans la foulée, il annule aussi sa caution de 130 milliards de Fcfa jadis  souscrite auprès des banques pour garantir l’utilisation de cette ligne de crédit. Pour ce faire, il a adressé illico une lettre de démission à Diène Faye, Président du conseil d’administration de la SAR avec ampliation au ministre du Pétrole et des Énergies et au ministre des Finances et du budget.
En somme, Khadim Bâ arrête tous ses financements liés aux investissements et se désengage de toutes les activités de la SAR.
Conséquence immédiate de ce qui précède : les banques nationales et internationales qui agissaient en tant que partenaires pourraient aussi se retirer faute de disposer de toutes les garanties d’un partenariat viable.
Cette nouvelle situation, ne risque-t-elle pas d’entraîner la SAR dans une redoutable situation de crise ? Aucune inquiétude ne doit être écartée si on sait que Khadim Bâ contrôlait près de 34% des parts de ladite société…

AVIS DE TEMPÊTE À LA SAR : KHADIM BA (LOCAFRIQUE) CLAQUE LA PORTE DU CA

http://www.emedia.sn/Khadim BA, le Directeur général de Locafrique, a claqué la porte du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (SAR). Dans une correspondance datée du 24 février dernier, et adressée au Président du Conseil d’administration (PCA) de la SAR, le Directeur de Locafrique et détenteur de 34% du capital de la SAR, a motivé sa démission par « l’expansion de son groupe (Locafrique) et les engagements que cela implique qui font qu’(il) ne (soit) plus en mesure de donner la pleine mesure de (ses) capacités au sein du Conseil d’administration ».

RETRAIT DE LA LIGNE DE CRÉDIT DE 163 MILLIARDS

Un acte administratif aux conséquences économiques lourdes de conséquences économiques et sociales, avertit L’Obs, dans sa livraison du jour. Déjà, Khadim Bâ a « formellement » informé le PCA de la SAR de sa volonté de « retirer la ligne de crédit de 250 millions d’euros environ 163 milliards F CFA que (son) groupe (Locafrique) avait gracieusement mis à la disposition de la SAR pour assurer ses importations en pétrole brut », tel que rapporté dans sa lettre de démission
Autre coup de massue, Khadim BA a exprimé son souhait d’ « annuler les modalités de la caution à hauteur de 130 milliards F CFA qu’il avait, personnellement, souscrit auprès des banques, pour garantir l’utilisation de cette ligne de crédit dédiée aux importations de pétrole brut et qui, au demeurant, a permis d’assurer l’approvisionnement de la SAR en produits pétroliers pendant plus d’une année ».
Selon des indiscrétions obtenues auprès d’un cadre administratif, cette démission ferait suite à un malaise ambiant au sein de la SAR. Où le Dg de Locafrique ne serait pas content de la gestion. Laquelle « ne lui inspirerait plus de confiance ».

Khadim Ba quitte la SAR: les non-dits d’une démission–Il devait mobiliser 70 millions d’euros pour devenir majoritaire

https://oeildumonde.com/-Dans une lettre adressée à Diène Farba Sarr, président du Conseil d’administration de la Société Africaine de Raffinage et reproduite par une certaine presse, Khadim Bâ de Locafrique annonce sa démission de cette entité.
L’on confirme qu’il retire ainsi sa ligne de crédit de 250 millions € que le groupe avait mise à la disposition de la Société Africaine de Raffinage pour assurer les importations de pétrole brut. Autre conséquence de cette démission attendue, il annule aussi sa caution de 130 milliards de Fcfa jadis souscrite auprès des banques pour garantir l’utilisation de cette ligne de crédit.
En réalité, quand en 2017 Khadim Bâ et Locafrique héritaient des 34% de parts détenues par Saudi Binladin Group dans l’actionnariat de la SAR, ils devaient amener des investissements pour devenir majoritaire, en contrôlant les 17% de Petrosen.
Aux dernières nouvelles, l’ex-ministre du Pétrole, Mansour Elimane Kane, avait refusé d’appliquer l’accord signé avec Locafrique prévoyant le transfert de 17% des 45% du capital du raffineur détenus par Petrosen.
Dans un article rédigé il y a quelques mois, Jeune Afrique révélait qu’à la fin juin (2019), Khadim Ba devrait contrôler 51% de la SAR, moyennant 70 millions d’euros. « Le montant a été déjà mobilisé selon le jeune patron (Ba) », écrivait le journal parisien. A l’époque, l’entreprise trainait une dette de 102 milliards de F Cfa et comptait sur Afreximbank afin de restructurer cette créance.
Est-ce à dire que Khadim Ba a démissionné, pour avoir été incapable de mobiliser les sommes annoncées plus haut, qui devaient lui permettre de devenir actionnaire majoritaire ?

Retrait De Khadim Ba Du CA De La SAR: Gros Risque De Choc Pétrolier Au Sénégal Selon Cheikh Yerim Seck

Le Sénégal s’est réveillé ce mardi 25 février 2020 avec une mauvaise nouvelle: la démission de Khadim Ba du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (SAR). Signe des temps, signal peut-être prémonitoire du destin, Dakar est, en cette matinée, enveloppée d’une épaisse poussière. Le temps est maussade et la qualité de l’air, catastrophique, comme l’indique une alerte de la Météo.
La SAR n’est pas n’importe quelle structure. Elle assure l’approvisionnement en pétrole brut et en fuel, et donc le fonctionnement en énergie du pays.
Khadim Ba n’est pas n’importe quel administrateur de la SAR. Patron de Locafrique, la plus puissante société de crédit du Sénégal, il est le garant, depuis plus d’un an, de la sécurité énergétique du pays. C’est lui qui a mis gracieusement au profit de la SAR une ligne de crédit de 250 millions d’euros pour garantir les importations de pétrole brut. C’est encore lui qui, fort de son crédit auprès des banques, a mis en place une caution personnelle de 130 milliards de francs cfa qui a assuré à la SAR l’approvisionnement en produits pétroliers depuis plus d’un an.
Dans sa lettre de démission adressée au président du conseil d’administration, Khadim Bâ n’a d’ailleurs pas manqué de lui signaler qu’il va l’approcher aux fins d’obtenir le retrait, « dans les meilleurs délais », de ces garanties.
Cette perspective est plus catastrophique que la catastrophe. La SAR, en proie à une mauvaise gestion qui a failli conduire à sa disparition, n’a aucune crédibilité à même de lui assurer une capacité de garantir ses opérations. D’ailleurs, une dangereuse échéance se profile le 3 mars prochain. Si Khadim Bâ sort du jeu, personne ne mise un kopeck sur la possibilité pour la SAR, à cette date, de poser sur la table une lettre de crédit pour éviter une rupture des approvisionnements.
Le patron de Locafrique, à en croire des sources proches du milieu pétrolier, a vu sa patience entamée par un mode de fonctionnement contraire aux lois de l’économie de marché: c’est lui qui garantit et paie, mais voit la décision lui échapper au profit d’une direction de la SAR au management fortement sujet à caution. Ce qui lui fait courir, au regard des sommes astronomiques engagées dans le cautionnement, des risques financiers suicidaires.
C’est pour éviter de couler le navire Locafrique que son capitaine a décidé de mettre fin à cette aberration – sans doute unique au monde – au coeur de laquelle celui qui paie ne commande pas.
En cette matinée du 25 février 2020, l’obscurité de l’atmosphère qui enveloppe Dakar annonce le noir dans lequel va être plongé le pays si le choc pétrolier en vue se produit.
Dans ce climat social tendu, nul doute que le président Macky Sall va prendre ses responsabilités pour enrayer la perspective cauchemardesque d’un Sénégal en rupture de carburant, de gaz, d’électricité, de vie tout court…Cheikh Yérim Seck

les exportations de biens évaluées à 1.985 milliards FCFA en 2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallLes exportations de biens du Sénégal au terme de l’année 2019 se sont établies à 1985,1 milliards FCFA (environ 3,375 milliards de dollars) selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Par rapport à l’année 2018 où elles s’élevaient à 1666 milliards FCFA, ces exportations se sont consolidées de 315,1 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).
Selon la DPEE, cette augmentation est notamment tirées par les produits alimentaires (+150 milliards), l’or brut (+62,4 milliards), l’acide phosphorique (+38,5 milliards), les produits pétroliers (+16,4 milliards), le titane (+12,2 milliards), le zircon (+3,9 milliards) et les engrais minéraux et chimiques (+3,9 milliards). « La hausse des exportations de produits alimentaires est, essentiellement, liée aux produits arachidiers (+89,5 milliards) et halieutiques (+56,6 milliards) », avance la DPEE. A l’inverse, les exportations annuelles de ciment ont diminué de 10,2 % (-8,8 milliards).MS/cgd/APA

Le Sénégal face à un problème d’au moins 1 821 milliards de F Cfa..

http://www.dakarmatin.com/L’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières n’est pas de tout repos pour les autorités sénégalaises. La preuve est que l’Etat est en quête de 3 milliards de dollars (soit 1 821 milliards de F Cfa c’est-à-dire l’équivalent de la moitié du budget national) pour racheter 20% des parts dans les contrats pétroliers. Une information émanant de Mahammed Boun Abdallah Dionne.
‘’Ce que nous voulons, aujourd’hui, c’est d’aller au-delà des 10% automatiques que les parts que Petrosen a dans ses contrats de recherche et de partage. Nous avons, par exemple, trouvé au Nord et vers Sangomar du gaz. Aujourd’hui, le chef de l’État est en train de travailler, d’arrache-pied, pour mobiliser beaucoup de ressources au plan international.
On est dans des zones de 3 milliards de dollars voire plus, pour racheter des parts supplémentaires aux consortium qui sont en train de l’exploiter, pour que le Sénégal d’aujourd’hui et de demain puissent avoir beaucoup plus que la petite part de 10% que nous avons, de par la loi. Et c’est cela aussi la dette. Mais une dette productive pour davantage de richesses…’’, a indiqué M. Dionne, le ministre d’Etat et Secrétaire général de la Présidence.
Selon lui, tous les contrats ont été aujourd’hui publiés. ‘’Ces contrats, c’est les mêmes qu’on signait depuis Senghor. Le Code pétrolier, c’est le même. Le Code minier, c’est le même. Mais il a légèrement évolué dans le bon sens avec de nouveaux standards.
Quand on était encore dans la phase recherche, ce n’est pas la même chose quand on est devenu un pays avec des réserves certifiées. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus volontaristes dans la démarche. C’est pourquoi on a adopté un nouveau Code pétrolier, un nouveau Code minier’’, a-t-il confié lors de l’entretien spécial accordé à E-Média

Achat de carburant: 125,5 milliards de F Cfa dépensés par l’Etat du Sénégal en 7 ans  

https://actusen.sn/–C’est « Libération » qui donne l’information dans sa parution de ce mardi. En effet, d’après le journal, «entre 2012 et 2019, l’État du Sénégal a brûlé 125,5 milliards F Cfa pour l’achat de carburant.
Et pour justifier ces dépenses, le journal est revenu avec quelques détails : «12,4 milliards ont été brûlés en 2012 ; 14,7 milliards en 2013 ; 16,9 milliards en 2014 ; 16,3 milliards en 2015 ; 16,8 milliards en 2016 ; 17,1 milliards en 2017 ; 22 milliards en 2018 et 9,3 milliards en 2019».Actusen.sn

Thierno Alassane Sall accuse le FMI d’être derrière la situation économique difficile du Sénégal

Dans un document publié en janvier 2020 et révélé par la presse, le FMI baisse radicalement sa notation de la qualité de la dette du Sénégal.  A la page 16 dudit document, le FMI explique que « la nouvelle analyse de soutenabilité de la dette du Sénégal préparée par le FMI et la Banque mondiale montre que le niveau d’insoutenabilité de la dette est passé de faible à modéré. Le Sénégal a triplé sa dette depuis 2008 »
Ce diagnostic critique appelle, selon le FMI, des mesures d’austérité budgétaire (hélas trop familières aux goorgorlous) de la part du Président Macky Sall : « La forte augmentation de la dette publique ces dernières années exige une stratégie de stabilisation du ratio de la dette sur le PIB et de surveiller rigoureusement les risques (de surendettement) » (page 17 du document FMI). Nous amenons ci-dessous des révélations supplémentaires sur le contenu de ce document et présentons une analyse des enjeux de cette nouvelle position du FMI vis-à-vis du régime de Macky Sall.
Pourquoi ce changement soudain, radical et tardif du FMI qui est censé scruter à la loupe la situation macroéconomique du Sénégal ? Le Conseil d’Administration du FMI a clairement indiqué dans un communiqué de presse que le cadre de partenariat avec notre pays «ne permettra pas (au Sénégal) d’accéder aux ressources (financières) du FMI » (page 1 du document FMI) dans les trois prochaines années. Il s’agit là d’un aveu cinglant des piètres performances enregistrées par l’économie sous la direction de Macky Sall et du cycle économique difficile qui s’ouvre.
Pourquoi le FMI n’a-t-il pas alerté sur la dette plus tôt ? Outre sa représentation permanente dans notre pays, le FMI y dépêche moult missions pour des revues régulières et la surveillance macroéconomique. Paradoxalement, les experts du FMI écrivaient, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2019 : « le Sénégal présente un risque faible d’insoutenabilité de la dette » (page 12 de la septième revue du précédent programme FMI) mais d’enchainer pour couvrir leurs arrières : « bien que le risque d’insoutenabilité de la dette est faible, le Sénégal est aux limites » (page idem).
Rappelons que, sur la base de cette évaluation du FMI et à quelques semaines de l’élection présidentielle de 2019, le gouvernement du Sénégal annonçait avoir reçu plus de 8000 milliards de F CFA de promesses de prêt. Tout d’abord il est inadmissible qu’un tel évènement, une ingérence totale dans les affaires intérieures du Sénégal, soit organisé à quelques semaines de la présidentielle. Il y a peu de pays indépendants et souverains où des institutions et pays étrangers peuvent se permettre de prendre de telles libertés. En outre, la baisse de la notation du FMI risque d’affecter la confiance de beaucoup de ces prêteurs au régime de Macky Sall et d’augmenter le coût de la dette pour le Sénégal.
Le risque d’une dette hors de contrôle était inscrit dans la boulimie excessive pour l’emprunt de Macky Sall et, surtout, l’usage contreproductif des ressources mobilisées. L’addiction aux éléphants blancs qui ne génèrent ni emplois ni recettes nouvelles a été maintes fois décriée par des Sénégalais. Cela n’a pas empêché les experts du FMI, dont la compétence ne saurait être mise en doute, d’avoir une fascination hypnotique pour les taux de croissance affichés par le gouvernement. Aujourd’hui, le FMI semble sortir de son hypnose. On pouvait attendre mieux de cette auguste Institution ; comme qui dirait « too little, too late !».
La République des Valeurs avait pourtant alerté à plusieurs reprises sur la trajectoire insoutenable de la dette et sur l’ajustement budgétaire : Ces alertes ont pris diverses formes, articles de presse, sorties médiatiques etc.
Le 14 novembre 2018, notre cellule économie publiait une analyse sur cinq pages qui détaillait les défaillances sur l’investissement public et la dette intitule « Le premier mandat de Macky Sall a mis l’économie sénégalaise à genoux, un second l’achèverait »
Le 2 juin 2019, invité de l’émission « Objection » de SudFm, Thierno Alassane Sall exposait ses inquiétudes sur l’augmentation et le niveau alarmant de la dette publique et concluait sur la forte probabilité d’un ajustement structurel. Le Ministère des Finances avait cru devoir démentir les chiffres révélés par le Président de la RV. Comme d’habitude, le Ministre s’était abrité derrière les satisfécits des institutions internationales telles que le FMI et la Banque mondiale.
Le 4 juin 2019, notre cellule économie publiait un article « Quand le Ministre des Finances dément son ministère et ses engagements auprès du FMI » qui fustigeait le manque de transparence sur le niveau de la dette et le double discours du Ministre des Finances, et alertait sur les débuts de l’ajustement budgétaire.
Le 5 février 2020, notre cellule des cadres publiait un article qui présentait la hausse de l’électricité comme une étape dans l’ajustement budgétaire et révèlait qu’elle a été imposée par la Banque mondiale : « Quand le Ñoo Lank des citoyens se heurte à la perte de souveraineté du Sénégal sous Macky Sall »
Mme Kristalina Georgieva (la nouvelle Directrice Générale du FMI) siffle la fin de la recréation ? Le changement de cap du FMI vis-à-vis du régime de Macky Sall semble avoir débuté de manière visible le 2 décembre lors d’une conférence : «Le Développement Durable et Dette Soutenable : Trouver le Juste Equilibre » dans les enceintes du centre de conférences Abdou Diouf. Mme Kristalina Georgieva, fraichement nommée, était restée cordiale lors de l’évènement public, mais en privé, le ton a dû être moins diplomatique car elle avait débarqué à Dakar porteuse d’un message de fermeté. Il était temps pour la crédibilité et la réputation du FMI. D’ailleurs Macky Sall avait appelé à la rescousse ses confrères Alassane Ouattara (Cote d’Ivoire), Mahamadou Issoufou (Niger) pour l’aider à expliquer au FMI qu’il fallait, selon leurs propres mots, « rompre les chaines de l’endettement », alors que Macky Sall loue les vertus « des desserts de l’armée française aux tirailleurs sénégalais ». Le même jour notre Cellule Economie publiait un article qui démontrait que le centre Abdou Diouf qui abritait cette conférence était l’exemple probant d’un investissement non productif, non rentable, ficelé sans transparence (au gré-a-gré) et construit avec de la dette ; article intitulé : « Développement Durable et Dette Soutenable : Le Sénégal de Macky Sall en Déséquilibre ».
Désormais, le FMI a abandonné le langage diplomatique. Le spectre des temps de cures drastiques pointe sur le Sénégal. Face à cette dette insoutenable dont la cause profonde consiste en des investissements non prioritaires et non productifs, le FMI exige au Président Macky Sall une marche forcée vers l’ajustement budgétaire. Le FMI indique que le cadre macroéconomique sera cohérent si le Sénégal ne dépasse pas une dette publique de 9338 milliards de F CFA (tableau 1 page 26 du document FMI) mais laisse quand même une marge de manœuvre à Macky Sall en introduisant comme condition qui sera vérifiée lors des missions de surveillance et d’évaluation une dette maximale de 9563 milliards de F CFA (tableau 1a page 60 du document FMI). Pourquoi cette incohérence ?
Par contre le FMI est plus ferme sur l’augmentation de la pression fiscale, elle exige que le gouvernement de Macky Sall collecte 396 milliards de FCFA de plus de taxe sur les biens de consommation entre 2019 et 2020 (soit une hausse de 39%), et d’augmenter les droits de douane de 147 milliards de F CFA durant la même période (soit une hausse de 50%). Cette approche est injuste. Elle ignore le fond du problème qui est la gouvernance sombre et inefficace du régime de Macky Sall. Elle contribuera à étouffer les entreprises et les ménages sénégalais et à enfoncer notre pays dans la pauvreté et la dépendance. Nous y reviendrons avec des analyses détaillées des conditions posées par le FMI et acceptées par le Président Macky Sall et son gouvernement et les impacts négatifs qu’elles auront sur les couches les plus pauvres et les plus vulnérables de notre société.La Cellule Economie,La République des Valeurs­­

Pétrole et gaz: Mouhamadou Makhtar Cissé a reçu Tony Blair

https://www.jotaay.net/-Dans le cadre des activités de son institut, le Tony Blair Institute for Global Change (Tbi), l’ex-Premier ministre britannique, qui a mis en place des cellules d’experts pour accompagner les chefs d’État dans l’accélération de leurs projets, était dans nos murs hier. C’est le ministère du Pétrole qui en fait l’annonce à travers un tweet posté hier dans la soirée. «Le ministre du Pétrole et des Énergies M. Mouhamadou Makhtar Cissé, a reçu en audience ce lundi 24 février 2020 l’ancien Premier ministre britannique M. Tony Blair, Président du Tony Blair Institut», a posté le ministre sur internet, photo de l’audience à l’appui. Il faut dire que depuis qu’il n’est plus locataire du 10 Downing Street (1997-2007), Tony Blair est devenu un interlocuteur privilégié des dirigeants du continent. Proche de presque tous les chefs d’Etat du continent, on dit de qu’il se rend au moins une fois par trimestre en Afrique. Certains disent que pendant les très officielles rencontres des dirigeants du continent, son numéro de téléphone est celui qu’on échange le plus.

LE PARC ÉOLIEN DE TAÏBA NDIAYE EN CHIFFRES

http://www.emedia.sn/-Le Parc éolien de Taïba Ndiaye (PETN), dans la région de Thiès, fruit d’un partenariat public-privé entre la société Lekela, SENELEC, et l’État du Sénégal, aura, à terme, une puissance installée de 158,7 mégawatts. Pour un coût de 300 millions de dollars (200 milliards F CFA). Et va alimenter 2 millions de personnes. Il fournit déjà, depuis décembre 2019, 50 MW, à la SENELEC auxquels vont s’ajouter 50 MW pour la 2e phase « d’ici quelques semaines », et le reste à partir de mai 2020.
Inauguré hier lundi, 24 février, par le chef de l’État, Macky Sall, le projet va augmenter de 15% la capacité de production d’électricité du Sénégal et représentera, à lui seul, plus de la moitié de l’énergie renouvelable du pays. Il permettra ainsi d’éviter le rejet de 300 000 tonnes C02 par an. L’énergie sera vendue à la SENELEC à un prix « compétitif » (65 F CFA, le kilowatt).

✔@Macky_Sall

#TaibaNdiaye, une nouvelle étape dans la marche énergétique vers un Sénégal émergent. Le Sénégal émergent, un Sénégal qui carbure poussé dans son élan par un mix énergétique qui allie toutes nos potentialités afin d’assurer un service continu de qualité et à des coûts compétitifs
Le PETN s’étend sur une superficie de 41 hectares, et se compose de 46 turbines éoliennes capables de produire 3,45 MW chacune. Ces turbines s’élèvent à une hauteur de 180 mètres de haut, soit l’équivalent d’un immeuble de 60 étages. La phase d’exploitation va durer 20 ans, et va générer 40 emplois permanents, jusqu’à 800 durant la phase de construction.
D’après le président Sall, grâce au développement des productions indépendantes, le mix énergétique est « en marche », et permet de projeter le Sénégal parmi les pays qui respectent l’environnement. « A ce jour, se félicite-t-il, nous sommes à près de 22% d’énergie propre, et à la fin de cette centrale éolienne de Taïba Ndiaye, nous serons à 30%. » Ce, compte non tenu du fait qu’à partir de 2023, le Sénégal passera au Gas to power ». Ce qui en fera « l’un des rares pays (qui utilisera) à plus de 90% » de l’énergie propre, assure-t-il, par ailleurs. Avant de marteler : « Nous tenons ainsi progressivement nos engagements au titre de l’Accord de Paris sur le climat, et de sa feuille de route vers des sociétés, et des économies résilientes, de plus en plus sobre en carbone ».

Inauguration Parc éolien de Taïba Ndiaye / Président Macky Sall :«Le Sénégal émergent,c’est le Sénégal qui carbure,poussé dans son élan par un mix énergétique…»

https://www.jotaay.net/Le Président Macky Sall a inauguré la première centrale éolienne du Sénégal du Parc éolien de Taïba Ndiaye qui constitue un grand pas pour l’accès pour tous à l’électricité.
Dans son discours, le Président Macky Sall qui tient à ce que tous les citoyens surtout ceux du monde rural puissent bénéficier tous de l’électricité dira : « cette journée est historique pour Taïba Ndiaye et pour notre pays puisque nous inaugurons aujourd’hui, le premier Parc éolien du Sénégal avec l’accomplissement de cette grande cause nationale. Dans mon dernier message à la Nation, à l’occasion du nouvel an, j’avais annoncé la mise en service prochaine de cette centrale éolienne : « Chose promise, chose due ». Le Sénégal émergent, c’est le Sénégal qui carbure, poussé dans son élan par un mix énergétique qui allie toutes nos potentialités afin d’assurer un service continu de qualité et à des coûts compétitifs. C’est tout le sens de ma vision pour l’accès universel à l’électricité, vision déclinée dans la programmation de la phase 2 du plan Sénégal émergent (PSE).

La Senelec, un modèle assez rare en Afrique qui a projeté le Sénégal parmi les pays qui respectent l’environnement.

« A travers ce champ solaire, et ce parc éolien le Cayor, Tivaouane est en train de devenir le foyer ardent de l’énergie renouvelable du Sénégal et de l’énergie propre. Et cest l’occasion pour saluer le travail de la Senelec. La Senelec, c’est un modèle assez rare en Afrique, puisqu’il s’agit d’une société nationale à 100% à capital public qui a réussi le pari de la production, le pari du transport, de la distribution par les efforts de son management, à travers ces différents directeurs généraux mais aussi le soutien du ministre du Pétrole et des Énergies. La Senelec est un modèle qu’il faut renforcer grâce au développement des productions indépendantes. Nous avons là un mix énergétique qui est en marche qui permet de projeter le Sénégal parmi les pays qui respectent l’environnement puisqu’à ce jour, nous sommes à peu près à 22% d’énergies renouvelables donc d’énergies propres et à la fin de cette centrale éolienne de Taïba Ndiaye nous serons à 30% ».
Le chef de l’Etat de poursuivre « compte non tenu du fait qu’à partir de 2022, dans deux ans plus précisément, le Sénégal passera du gaz à l’électricité gaz power ce qui devra permettre à notre pays d’être l’un des rares qui utilisera quasiment à plus de 90% de l’énergie propre. Car, il faut le rappeler, le gaz est une clean énergie même s’il n’est pas renouvelable. Je voudrais donc vous féliciter M. le Ministre ainsi que la Senelec, puisse que ma vision déclinée dans le Pse à travers la lettre de politique de développement du secteur de l’énergie à été d’améliorer les performances du sous secteur, de diversifier nos sources d’énergies pour nous affranchir d’une trop forte dépendance aux énergies classiques mais aussi d’étendre la fourniture de l’électricité à l’ensemble du monde rural afin que tout le pays soit éclairé à l’horizon 2025. Ce faisant après l’énergie hydraulique et solaire en entendant l’exploitation des ressources gazières, dans deux ans nous allons nous installer, résolument dans l’ère des énergies propres et respectueuses de l’environnement ».

« Le Sénégal respecte ses engagements avec les accords de Paris sur le climat »

« Nous tenons ainsi progressivement nos engagements au titre de l’accord de Paris sur le climat et de sa feuille de route vers des sociétés et des économies résilientes de plus en plus sobres en carbone. Nous avons là, après les 8 centrales solaires, déjà en service, la centrale éolienne de Taïba Ndiaye d’une capacité de 158.7 méga watt et cela nous conforte dans la transition énergétique contre le réchauffement climatique. Sur le plan environnemental, cette centrale permettra, en effet, d’éviter le rejet de 300 mille tonnes de gaz carbonique par an dans l’atmosphère. Avec la dynamique que nous avons lance, depuis 2014, nous en sommes désormais à 22 % d’énergie renouvelable disponible sur l’ensemble de notre réseau national et nous serons très bientôt à 30 % de renouvelable à la fin de cette seconde phase du Parc éolien de Taïba Ndiaye. Alors, ce parc permettra la fourniture à plus de 2 millions de personnes et  représente à lui tout seul 15 % de notre production électrique. Et nous irons encore plus loin dans le mix énergétique et je voudrais demander de poursuivre l’audace en augmentant les capacités pour que nous puissions aller à 100 méga watt d’éolienne sur la base d’un nouveau contrat d’achat d’énergie qui doit être possible grâce à la combinaison du stockage de faire de Taïba Ndiaye un des foyers de production d’énergie électrique du Sénégal »

« Nous allons maintenir le Cap du Sénégal en route vers un avenir plus prospère plus éclairé ».

« Pour terminer, je voudrais remercier la compagnie ainsi que ses contractants qui ont, par leur expertise reconnue à travers le monde fourni cette très belle éolienne et remercier surtout les partenaires qui ont financé ce projet. Et je voudrais à travers cela saluer l’engagement des Etats-Unis d’Amérique mais aussi les efforts du gouvernement britannique à travers ces institutions et remercier les populations élues qui ont fait de ce projet un succès. Nous allons maintenir le Cap du Sénégal en route vers un avenir plus prospère plus éclairé au grand bonheur de nos populations de villes comme des campagnes. C’est cela le programme  » Liguéyal Euleuk », l’équité territoriale, la justice sociale et le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous »

Le Sénégal passera à l’électricité «Gas to Power» à partir de 2020 (Macky Sall)

Le Sénégal passera à l’électricité produite à partir du gaz, encore appelée ‘’Gas to Power’’, à partir de 2022, pour ainsi atteindre plus de 90% d’énergie propre, a annoncé lundi à Taïba Ndiaye, le Président de la République Macky Sall.
Le pays va également passer de 22% d’énergie renouvelable présentement à 30% d’énergie renouvelable, à la fin de la seconde phase du Parc éolien de Taïba Ndiaye, renseigne aussi le chef de l’Etat, en procédant à l’inauguration de la première phase de cette infrastructure.
‘’Jusqu’à ce jour, nous sommes à près de 22% d’énergie renouvelable, donc d’énergie propre et à la fin de cette centrale éolienne de Taïba Ndiaye, nous serons à 30%, compte non tenu du fait qu’à partir de 2022, dans deux ans précisément, le Sénégal passera du gaz à l’électricité +gas to power+’’, a-t-il poursuivi.
Cela devra permettre au Sénégal, a indiqué Macky Sall, d’être ‘’l’un des rares qui utilisera quasiment à plus de 90% de l’énergie propre’’, relevant que le gaz est aussi une énergie propre, même s’il n’est pas renouvelable.
Jugeant ‘’historique’’ l’inauguration de la première centrale éolienne du Sénégal, le président de la république Macky Sall a noté que cette centrale permettra ‘’d’éviter le rejet de 300.000 tonnes de gaz par an dans l’atmosphère’’.
Selon lui, la dynamique lancée depuis 2014 a permis d’arriver à 22% d’énergie renouvelable, disponible sur l’ensemble du réseau national, et de se projeter ‘’très bientôt’’ sur 30% d’énergie renouvelable à la fin de la seconde phase de Taïba Ndiaye.
‘’Nous tenons ainsi progressivement nos engagements au titre de l’Accord de Paris et de sa feuille de route vers des sociétés et des économies résilientes de plus en plus sobres en carbone’’, a dit Macky Sall qui se dit fier de l’inauguration de la centrale de Taiba Ndiaye.
Pour lui, ces réalisations confortent la ‘’transition énergétique’’ que le pays a amorcée contre le réchauffement climatique.
Il a promis de ‘’maintenir le cap du Sénégal en route vers un avenir plus prospère, plus éclairé au bénéfice (des) populations des villes comme des campagnes’’, conformément au Programme ‘’Ligeyal Ëlëk’’, et à l’option ‘’d’équité territoriale’’ et de ‘’justice sociale’’.Auteur : Aps

Dr Malick Diop: «Nous enregistrons un record absolu au niveau des exportations»

https://actunet.net/-Avec une croissance de 18,9% en 2019, les exportations sénégalaises empruntent une courbe ascendante ces dernières années. Au-delà des améliorations quantitatives, il y a une embellie qualitative du Made in Senegal. C’est le point de vue du Dr Malick Diop, Directeur général de l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations (Asepex), qui reconnaît cependant que des efforts restent à faire, dans un contexte où la balance commerciale du Sénégal est structurellement déficitaire.

Entretien.

La promotion des exportations figure en bonne place dans les leviers porteurs de croissance pour le Sénégal. Quel est l’État des lieux huit ans après l’accession au pouvoir de Macky Sall ?
Les résultats provisoires ramènent aujourd’hui la croissance des exportations à +18,9% pour l’année 2019. Les exportations du Sénégal sont passées de 1670 milliards en valeur absolue au 31 décembre 2018 à 1985,1 milliards au 31 décembre 2019 ce qui est un record absolu. Ce résultat est le fruit d’une vision, la vision du Président Macky Sall qui est une vision politico-économique. Il a su dès le départ, qu’il fallait changer de paradigme économique. On est passé de la stratégie nationale de développement économique et sociale au Plan Sénégal émergent qui stipulait qu’il fallait transformer structurellement l’économie sénégalaise et surtout faire un focus et investir sur les secteurs porteurs de croissance et moteurs d’exportation. Les exportations sénégalaises doivent être multipliées par 2,5 à l’horizon 2035, ce qui fait qu’en moyenne il nous était assigné  de faire plus de 10% de croissance des exportations tous les ans. Depuis 2013 on a fait plus de 10% chaque année. Cela suppose que chaque année 160 à 170 milliards sont rajoutés dans le cadre des exportations sénégalaises. C’est une plus-value exceptionnelle, et on n’était pas loin en 2019  de 200 milliards de croissance des exportations.

Qu’est ce qui explique cette avancée ?

Cette avancée est due à un travail d’équipe. L’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations, toutes les structures du ministère du Commerce, la Dce, la Dci, l’Adepme, la Dpme le bureau de mise à niveau des entreprises, mais également d’autres ministères, le ministère des  Affaires étrangères, le ministère de l’Agriculture, le ministère de  l’Artisanat, le ministère de l’Économie sociale et solidaire, le ministère de l’Habitat… tous ces ministères aujourd’hui ont travaillé avec nous dans différents secteurs d’activité pour pouvoir atteindre nos objectifs. Ces objectifs on a pu les atteindre parce que tout simplement nous avons travaillé en synergie d’action avec d’autres structures telles que le Cosec, l’Apix, le Faise… et on s’est adossé à la stratégie nationale de développement des exportations du Sénégal avec un plan stratégique de développement et un plan de travail annuel. L’Asepex a signé un contrat de performance avec l’État du Sénégal lui permettant d’avancer très clairement. Sur le plan interne nous avons pu mettre en place une gestion axée sur les résultats avec des objectifs très clairs que nous avons pu atteindre sur des secteurs d’activité très complexes. Nous avons le secteur de la pêche qui est le premier poste d’exportation, l’agriculture l’élevage, la transformation agricole, l’agro-industrie. Nous avons travaillé également sur le secteur de l’artisanat, sur le secteur du tourisme, nous avons travaillé sur les Tic et télé services, sur le secteur minier. Notre objectif était d’améliorer l’offre exportable sénégalaise, d’aller dans les régions de production pour travailler à ce que la production puisse augmenter et soit aux normes exportables. Le deuxième élément c’est travailler à labelliser le made in Senegal à l’extérieur. Aujourd’hui, vous allez dans les marchés extérieurs, le made in Senegal devient une réalité. Nous avons accompagné également les entreprises sénégalaises dans les foires, dans les expositions, dans les salons pour que ces entreprises puissent voir des relations avec les acheteurs et nous avons encadré ces entreprises jusqu’au niveau de l’exportation.

Pour rebondir sur le Made In Senegal on reproche souvent aux économies africaines de n’être quasiment exportatrices que de matières premières. Quel travail est fait au niveau de la manufacture, des industries ?

Pour le Sénégal c’est une vue de l’esprit. Ce qu’il faut retenir déjà c’est que nous exportons 42,5% vers le marché africain. Et sur ce marché africain nous exportons des produits avec une forte valeur ajoutée. Le premier exemple concerne les produits pétroliers transformés, c’est de la raffinerie, du pétrole brut qu’on importe, qu’on raffine à partir du Sénégal et qu’on exporte vers des pays comme le Mali dans la zone sous régionale. La cimenterie est un secteur à fort potentiel, nous transformons, nous faisons des produits finis que nous exportons. Aujourd’hui sur le plan agricole nous transformons beaucoup de produits, même l’arachide qui est exportée décortiquée ou sous forme d’huile. En cosmétique naturel, beurre de karité, huile de baobab le Sénégal est présent au plus grand salon professionnel de la pharmacie, à savoir Pharmagora. C’est parce que nous avons su transformer les produits pour qu’ils aient une forte valeur ajoutée. Au-delà de cela, le président de la République intègre dans sa vision les parcs industriels, surtout au niveau de Diamniadio où aujourd’hui on a une forte augmentation des exportations sous Agoa aux États-Unis parce que tout simplement ce sont des usines qui sont dans le parc industriel qui transforment des produits textiles, et on a des produits finis qui sont exportés vers les États Unis. Au-delà de cela, nous avons dans le textile des produits exportés au niveau européen avec le costume Made in Senegal.  On a aussi l’agropole sud qui est devenu une réalité depuis 2020 avec des filières comme l’anacarde, la mangue avec un niveau assez élevé de transformation.

La production d’arachide est polémique. Comment faire la balance entre ce qu’il faut exporter et ce qu’il faut réserver au marché intérieur ?

C’est une politique globale. D’abord, il faut se féliciter du fait qu’en 2012 le régime actuel a trouvé une filière qui n’existait quasiment plus. La filière arachide était une filière abandonnée. Aujourd’hui, ce qui a été retenu c’est travailler à ce que cette filière soit redynamisée jusqu’à arriver à une production extrêmement importante qui dépasse même les besoins du marché national. On a une demande tellement forte chez le plus grand importateur, à savoir la Chine, qu’aujourd’hui, on se dit qu’il faut réduire les exportations. Ça veut dire que la politique économique porte des fruits. C’est des indicateurs de résultat. On a une forte demande de produits made in Senegal : arachide décortiquée, huile d’arachide de première pression et on ne peut que s’en féliciter. Maintenant, on va laisser les huiliers continuer à collecter, on a déjà beaucoup exporté mais on peut exporter encore plus.

Malgré tout la balance commerciale reste déficitaire. Faut-il s’en inquiéter ?

On a une croissance permanente des exportations. Je vous ai dit que chaque année on enregistre une hausse de plus de 10%. Cette année on est à plus 18,9%. Le reste c’est de maîtriser les importations. Il faut avoir une certaine lecture. Si on importe des machines agricoles pour augmenter la production d’arachide, la production de riz… ce n’est pas de la mauvaise importation. C’est de l’importation de machines qui permettent aux Sénégalais de produire plus et mieux et même de pouvoir exporter. De mon point de vue, quand on importe aujourd’hui des produits textiles finis c’est de la mauvaise importation, parce qu’on peut produire du textile. Quand on importe des produits cosmétiques alors que nous savons qu’au Sénégal nous avons des produits cosmétiques de qualité, beurre de karité, huile de baobab qu’on ne retrouve pas à l’extérieur c’est de la mauvaise importation. Ceci, il faut tenir compte des règles de l’Organisation mondiale du Commerce, il y a le libre-échange et on n’y peut rien. L’État du Sénégal est en train de travailler à maîtriser surtout la production interne. Par exemple, au niveau de la filière oignon il y a huit mois de gel où c’est la production sénégalaise qui est consommée. Dans ce travail-là, le plus important c’est d’exporter plus et mieux, avec une plus-value plus importante, et importer surtout des produits qui vont nous permettre de travailler sur des secteurs d’activités et de booster ces secteurs d’activité.

L’économie sénégalaise est elle outillée pour faire face aux mutations induites par la zone de libre-échange continentale et les Ape ?

Bien entendu. Quand je vous dis aujourd’hui qu’on exporte beaucoup dans le cadre africain cela veut dire que dans la zone de libre-échange continentale nous sommes outillés. Je vous donne quelques exemples. Le commerce intra africain c’est 8%, cela veut dire qu’entre les pays africains il y a 8% d’échanges. Le commerce intra européen tourne autour de 80%. Un pays comme le Sénégal fait une fierté au niveau africain parce que nous avons 42,5% de nos exportations qui se font au niveau africain. Notre balance commerciale est positive au niveau africain. Donc nous avons déjà commencé la zone de libre-échange continentale. Nous avons déjà commencé à commercer avec les pays africains en termes surtout d’exportation. Donc, quand la zone de libre-échange continentale sera vraiment effective on sera prêt pour exporter des produits manufacturés comme l’or non monétaire, le pétrole brut transformé en pétrole raffiné, le ciment etc. C’est  un travail que nous sommes en train de faire et le Sénégal est prêt. Aussi bien pour la zone de libre-échange que pour les Ape.

#Coronavirus Faible présence de ressources humaines dans le dispositif à l’AIBD: Dr Aloyse Wally Diouf s’explique

https://www.pressafrik.com/Les inquiétudes grandissent à travers le monde sur la propagation du nouveau Coronavirus appelé Covid-19. Avec 71 nouvelles victimes, le bilan de l’épidémie de pneumonie virale s’est encore alourdi, ce mardi 25 février en Chine avec 2 663 décès. L’épidémie touche plus de 1 500 personnes hors de Chine continentale. Pour l’heure, le Sénégal n’a pas encore été touché par cette maladie virale, qui risque d’être dans les prochains jours, une « pandémie » si l’on croit à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Pour prendre les devants, des mesures préventives et des dispositions ont été prises par le ministère de la Santé, a rassuré le Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Docteur Aloyse Wally Diouf.
« Le Sénégal, très tôt, a pris ses dispositions pour empêcher la pénétration du COVID-19 sur notre territoire. Mais au-delà de cette stratégie qui consiste à prévenir l’entrée du virus sur notre territoire, nous avons aussi développées une stratégie pour permettre de circonscrire le virus au cas où il serait présent sur notre territoire », a expliqué Dr Diouf. Avant de rappeler sur la Rfm que le ministère de la Santé a commencé très tôt par « la diffusion de fiche technique sur la maladie à l’ensemble des acteurs de santé. Parce que, c’est une pathologie avec un nouveau virus ».
Cela ne suffit pas pour certains Sénégalais qui ont manifesté leur inquiétude sur le  traitement surtout, au niveau de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) considérant que ce n’est pas très rigoureux si on le compare aux autres mesures prises par d’autres aéroports de la sous-région comme le Mali.
Pour les rassurer, Dr Aloyse Wally Diouf de lancer ceci : « La grandeur d’une gouvernance, c’est pouvoir être à l’écoute de son peuple ». Avant d’expliquer : « Nous avons mis un dispositif de contrôle à partir des caméras thermiques, où ce dispositif-là, en termes de présence humaine, était plus ou moins discret. Parce que, de notre point de vue, ce qui importait pour nous, c’était de pouvoir, pour chaque voyageur, recueillir sa température et prendre une décision. Et l’appareil qui permettait de le faire était au niveau des sorties pour aller vers les postes de police».

L’essentiel c’est de prendre les températures des voyageurs

Mais, a reconnu l’agent du ministère de la Santé, « Aujourd’hui, nous avons aussi compris que ce dispositif-là n’était pas perçu par les populations de même manière que nous le percevons. Par conséquent, il fallait aussi y ajouter un peu de ressources humaines. Autant les voyageurs sont contrôlés à partir des caméras thermiques, mais aussi, il y a des ressources humaines. Autant les voyageurs et les Sénégalais de manière générale, ont pensé qu’ils devaient voir beaucoup plus de ressources humaines autour de ces caméras thermiques ».
Pour Dr Diouf, « l’essentiel, c’est de prendre les températures des voyageurs ». Et, a-t-il annoncé « désormais, en rapport avec la police des frontières, tous les vols voyageurs à bord des vols atterrissant à l’AIBD vont être soumis au contrôle de température ».
À l’en croire, le dispositif du Sénégal est prêt, mais il va falloir s’améliorer en fonction de l’évolution de la maladie.Aminata Diouf

LE BILAN MITIGÉ DU DÉBUT DE SECOND MANDAT

https://www.seneplus.com/ http://www.enqueteplus.com/-Le PSE est-il en train de s’essouffler ? Après une première séquence (2014-2019) bien remplie, avec la réalisation d’importantes infrastructures, c’est le grand ralentissement, en cette première année d’exercice de Macky 2
Placé sous le sceau du ‘’Fast-track’’, l’an I du second mandat de Macky Sall est encore très loin de générer les fruits escomptés. Entre projets toujours en instance d’appels d’offres, hausse généralisée des prix et chantiers à l’arrêt, le régime semble plutôt à la peine.
Le PSE est-il en train de s’essouffler ? Après une première séquence (2014-2019) bien remplie, avec la réalisation d’importantes infrastructures, c’est le grand ralentissement, en cette première année d’exercice de Macky 2. Eu égard aux priorités annoncées par le président de la République, à l’occasion de son investiture, il convient de noter plus d’échecs que de réussites. En lieu et place d’une réduction du coût de la vie, les populations ont plutôt droit à un renchérissement généralisé des prix, à l’augmentation tous azimuts des impôts et taxes, à la suppression de certaines subventions sur des produits de première nécessité, à des licenciements de pères de famille, à l’enlisement de certains chantiers… Paradoxalement, le champ politique n’a jamais été aussi apaisé, depuis que le président Sall est à la tête du Sénégal.

Une jeunesse qui attend le million d’emplois promis

Les promesses n’engagent certes que ceux qui y croient, mais elles restent le meilleur baromètre pour apprécier le respect, par les gouvernants, de leur serment. Au lendemain de sa brillante réélection, le 24 février 2019, le président de la République, Macky Sall, annonçait, sans ambages, la création d’un million d’emplois durant son quinquennat, soit 200 000 emplois par an.
A ce jour, son gouvernement est très loin du compte. Selon les statistiques combinées du ministère en charge du Travail et de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), environ 77 684 emplois ont été créés pour l’année 2019. Soit même pas la moitié des engagements pris par Macky 2.
En effet, d’après les statistiques officielles de 2018 disponibles, un peu plus de 72 000 emplois ont été créés à l’époque. Et il ressort des chiffres de la DPEE (décembre 2019) que le marché de l’emploi a progressé seulement de 6,9 %, en 2019. Ce qui fait que le marché de l’emploi n’a pu atteindre la barre des 78 000 emplois pour l’année écoulée.
A cela s’ajoute les licenciements en cascade enregistrés dans presque tous les secteurs, surtout les BTP, depuis quelque temps. Dans ce secteur porteur du dynamisme de la croissance sénégalaise, rien ne va plus, depuis pratiquement la fin du premier mandat de Macky Sall. A en croire les chefs d’entreprise, dans le point de conjoncture de la DPEE de décembre dernier, le secteur serait surtout plombé par les difficultés relatives au recouvrement de leur créances (75 %), l’insuffisance de la demande (50 %) tout comme la concurrence déloyale (50 %) des entreprises étrangères (50 %).  Autant de couacs que le régime va devoir lever pour secourir les entreprises sénégalaises évoluant dans la construction.

Employabilité : où en est le programme ‘’Un département, un CFPT’’ ?

Pour atteindre son objectif en matière de création d’emplois, le président de la République mise sur le triptyque Développement de l’esprit d’entreprise avec le concept formation-école-entreprise ; Financement des porteurs de projets avec la Der, le Fongip notamment ; et Formation professionnelle des jeunes. C’est d’ailleurs dans ce cadre que Macky Sall avait inscrit, au rang de ses priorités, le programme ‘’Un département, un centre de formation professionnelle et technique’’.
Lors de sa cérémonie d’investiture, devant plusieurs de ses pairs africains, il disait : ‘’Le réseau des centres de formation professionnelle et technique sera étendu, à raison d’un centre au moins dans chacun des 45 départements.’’
Il a fallu, ensuite, attendre le 31 décembre dernier, à l’occasion de son discours à la Nation, pour entendre le chef de l’Etat donner le signal quant au démarrage de ce grand projet. A cet effet, il annonçait le lancement de 15 centres de formation professionnelle. Mais depuis lors, l’autorité semble toujours en train de se chercher.

‘’Zéro déchet’’, ‘’Zéro bidonville’’, ‘’PSE vert’’ : les nouveaux slogans

L’autre grande priorité du mandat consiste à débarrasser Dakar et tout le Sénégal des déchets. ‘’J’appelle, disait le chef de l’Etat, à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal ; un Sénégal plus propre dans ses quartiers, plus propre dans ses villages, plus propre dans ses villes ; en un mot, un Sénégal «Zéro déchet». Je ferai prendre, sans délai, des mesures vigoureuses dans ce sens’’. Là également, il a fallu attendre presque un an pour apercevoir les premiers signaux. Joignant l’acte à la parole, le président de la République a intimé l’ordre à tous ses lieutenants de descendre dans la rue, chaque mois, pour s’adonner à des opérations de nettoiement.
Le ton a été donné, le samedi 4 janvier dernier. Le président lui-même était sur le terrain pour donner l’exemple. ‘’Il faut que nous changions de comportement. Le plastique a fait trop de mal à l’environnement. On ne peut pas continuer à faire comme si de rien n’était’’, soulignait-il.
Malgré le volontarisme affiché, le constat est qu’à ce jour, pas grand progrès n’a été réalisé dans ce domaine. Nonobstant l’existence de textes législatifs, Dakar, à l’instar de toutes les contrées du pays, reste inondée par les ordures, notamment le plastique.
Idem pour le programme ‘’Zéro bidonville’’ avec son pendant que constitue le projet de construire 100 000 logements sociaux, soit 20 000 logements par an. Pour le président Macky Sall, chaque famille sénégalaise, quels que soient ses revenus, doit pouvoir accéder à un logement décent, à un coût accessible. Le gouvernement semble encore à l’étape de la réflexion. Aucune cité n’ayant été réceptionnée après un an d’exercice. Non seulement les maisons tardent à être réceptionnées, mais le loyer demeure un vrai casse-tête pour tous les chefs de ménage.
A l’aune de son nouveau mandat, Macky Sall promettait également un Sénégal plus vert, avec une lutte plus ferme contre la déforestation et la spéculation foncière. Il disait accorder une attention particulière aux zones humides et celles à vocation agricole, notamment les Niayes. ‘’En même temps, dans le processus d’aménagement des nouvelles zones urbaines de Diamniadio et du lac Rose, je réitère l’attention particulière que j’accorde à la préservation de l’écosystème, en particulier la conservation du baobab, emblème de notre pays’’, disait-il.
Dans la même période, de Ziguinchor à Kédougou, en passant par Sédhiou, Kolda et Tambacounda, les services des eaux et forêts manquent presque de tout pour une lutte efficace contre ce fléau. Un haut cadre de ce secteur névralgique confiait d’ailleurs à ‘’EnQuête’’ qu’ils manquent, non seulement de moyens financiers adéquats, mais aussi de ressources humaines suffisantes. De même, à Diass, dans la Petite Côte, les populations se révoltaient contre les agressions permanentes sur le baobab, dans la réserve de Bandia.
Comme quoi, quand le président signale à droite, ses services donnent l’air de bifurquer à gauche.

Lenteurs administratives, ce mal incurable

Par ailleurs, toujours à l’entame de son second et dernier mandat, le président de la République annonçait la poursuite des grandes réformes de l’Administration pour la rendre plus efficiente.
‘’En tant qu’usagers du service public, nous attendons tous de l’Administration qu’elle soit plus accueillante à notre endroit, plus diligente dans son fonctionnement et plus performante dans ses résultats. J’engagerai donc, sans tarder, des réformes en profondeur, visant à simplifier et rationaliser nos structures, réformer nos textes là où c’est nécessaire, et dématérialiser davantage nos procédures et formalités administratives’’, faisait savoir le président Sall. Un chantier agité depuis le premier mandat avec plusieurs séminaires organisés, mais qui tardent à produire des résultats probants. Nonobstant certains progrès réalisés par certains services, il demeure toujours un casse-tête pour disposer de certains titres basiques comme le casier judiciaire, le certificat de nationalité, le passeport, entre autres.
Pour relever tous ces défis, Macky Sall, en avril déjà, conformément à la tradition républicaine, avait profondément changé, remanié son équipe gouvernementale. Laquelle n’a réussi, jusque-là, à donner totale satisfaction par rapport aux priorités qui lui ont été assignées.
Presque un an après, il faudra aussi faire une évaluation sérieuse pour voir si la suppression du poste de Premier ministre a permis d’accélérer ou de décélérer le rythme de fonctionnement du gouvernement.

GOUVERNANCE ET DEMOCRATIE

L’opposition sauve l’honneur de la majorité
Paradoxalement, pendant que le front social est en ébullition, que certains syndicalistes bandent les muscles, que des segments de la société civile descendent dans la rue, les hommes politiques de l’opposition, eux, flirtent avec le pouvoir. A ce propos, il convient de rappeler que Macky Sall, dès sa réélection, avait annoncé son intention de renouer le dialogue avec toutes les parties prenantes de la nation.
Le moins que l’on puisse dire est que le pari est en passe d’être réussi, si l’on sait que presque toutes les composantes de la vie publique (acteurs politiques, société civile, secteur privé, syndicats, religieux…) participent activement, soit au dialogue national, soit au dialogue politique qui est partie intégrante du dialogue national.
D’ailleurs, grâce à ces concertations, le président de la République a pu obtenir, sans difficulté, le report des élections locales qui devaient, initialement, se tenir en décembre dernier. Finalement, ce scrutin a été fixé au plus tard en juin 2021. Aussi, après quelques mois de tergiversation, le dialogue national piloté par Famara Ibrahima Sagna a été lancé en janvier dernier.
L’an 1 de Macky 2 aura aussi été marqué par le rapprochement avec son ex-mentor Abdoulaye Wade, ainsi que le desserrement de l’étau autour de l’ancien maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall.
Malgré ces actes de bonne volonté, le président de la République ne semble pas faiblir dans sa volonté de maintenir deux des plus grandes forces politiques de l’opposition, en l’occurrence Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade, loin du jeu politique. Mor Amar

 «Il y a des contradictions avec le discours de Macky Sall»

http://www.sudonline.sn/-En appelant le président du parti Rewmi, Idrissa Seck, et celui du Grand parti (Gp), Malick Gakou, à l’unité, lors de la cérémonie organisée par le Parti socialiste (Ps) pour rendre hommage à son feu Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, le président de la République, Macky Sall, «rompt avec la logique de la démocratie».
C’est l’avis de l’Enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger (Ugb), Moussa Diaw, qui estime que le discours d’unité du président cache une stratégie de vouloir se pérenniser au pouvoir en impliquant l’opposition dans sa gestion pour taire toute dissonance. Le Professeur de Science politique trouve, par ailleurs, paradoxal que le dialogue politique soit bloqué par la majorité qui en est l’initiatrice. Il reste catégorique que c’était à elle de faire le plus de concessions.
«D’abord, il n’y a pas une clarification du jeu politique. Le président n’a pas voulu éclaircir sa position par rapport au mandat. Il n’a pas voulu être clair sur cette question, alors que c’est fondamental dans une démocratie. Les citoyens et les leaders politiques ont besoin d’être édifiés sur les enjeux. Parce que c’est important. On ne sait pas s’il va quitter s’il termine son deuxième mandat, ou bien il va se repositionner. Cela constitue des enjeux à venir. Les leaders politiques ont besoin de clarification pour que les règles du jeu soient claires, afin que chacun se positionne par rapport à cela.

LE DISCOURS TRADUIT UN RAPPROCHEMENT AVEC IDY ET GAKOU

Ensuite, l’occasion qu’il a choisie pour faire un appel en présence de deux leaders, en l’occurrence Idrissa Seck et Malick Gakou de l’opposition, cela traduit un rapprochement entre lui et ces deux leaders-là. D’aucuns avaient même parlé de deal. Moi, je n’irais pas jusque-là. Dans tous les cas, il y a un rapprochement et le discours le traduit. Le discours sur l’unité, sur la fin des confrontations au niveau politique, si véritablement ce vœu se réalise, cela veut dire qu’on n’est pas dans une démocratie. Parce que la démocratie veut une opposition, un débat contradictoire au niveau du jeu politique, que chacun donne ses idées. Il faudrait que l’opposition joue son rôle de contrôle, de proposition et de critique. L’unité, oui, mais la République n’est pas menacée, il n’y a pas de crise. Chacun doit remplir sa mission, jouer sa partition pour le renforcement de la démocratie.

LA STRATEGIE DE LA PERENNISATION AU POUVOIR

Ce qu’on comprend de la stratégie qui est développée, c’est celle qui s’inscrit dans la durée. Ça veut dire que le président veut appeler l’opposition à travailler avec lui, l’impliquer dans sa gestion. C’est une stratégie qui vise à se pérenniser au pouvoir et à responsabiliser l’opposition qui n’aura plus rien à dire, si jamais elle participe dans sa gouvernance. Même s’il évoque l’unité, la responsabilité, etc, on comprend que tout ça est formel. Mais, derrière, il faut comprendre que c’est une stratégie d’implication et de s’inscrire dans la durée en terme politique.  C’est ce qui explique qu’il n’a jamais voulu clarifier son jeu politique, même si son ancien Premier ministre a évoqué cette possibilité-là. Vous voyez toutes les contradictions qu’il y a : d’un côté, il prône l’unité et de l’autre on voit la démarche évoquée par le Premier ministre qui vise à se pérenniser.
Il y a une énorme contradiction. Cette contradiction cache le jeu d’une stratégie visant à rassembler l’ensemble des acteurs politiques de manière à taire toutes les dissonances. Ce comportement-là ne renforce pas la démocratie. Sinon, il n’a plus besoin d’opposition. Cela affaiblit la démocratie. Si tout le monde adhère à sa politique, il n’y a plus lieu de parler de démocratie.
Cela sous-entend aussi un partage du gâteau national en tenant compte du comportement des hommes politiques, de ce qui les intéresse, c’est-à-dire les positions de pouvoir et d’accumulation. Telle ne doit pas être la motivation des hommes politiques. Un leader, sa motivation, c’est de gouverner et de satisfaire les besoins des populations.  Alors que Dieu sait qu’aujourd’hui, il y a énormément de problèmes dans le paysage politique sénégalais tout comme au niveau des populations. A mon avis, ce discours rompt avec la logique de la démocratie.

C’EST LA MAJORITE QUI BLOQUE LE DIALOGUE

Concernant le dialogue national, on voit qu’il pose problème. Parce qu’on pensait que ce dialogue pouvait régler un certains nombre de questions qui se posaient au niveau social, économique, etc. Mais, on se rend compte que paradoxalement, c’est la majorité qui bloque. Parce que même sur le sujet du cumul de mandat de président de la République et celui de chef de parti, l’opposition souhaiterait qu’il y ait cette rupture-là, c’est-à-dire que le président se mette au-dessus de la mêlée  et qu’il soit un président qui gouverne et arbitre. Nous prenons souvent l’exemple de la France. En France, il n’a pas de cumul de mandat. Dès que le président est élu, il choisit un successeur au niveau de son parti. C’est cela la démocratie parce qu’on ne peut pas être juge et partie.  Je pense que c’est une erreur que Wade a fait et ça ne lui a pas porté bonheur. Maintenant, Macky Sall continue de cumuler. Ce n’est pas une bonne méthode. Si on veut vraiment avoir une gouvernance transparente, il faut jouer le rôle d’arbitre et s’occuper de la présidence qui est une action vraiment prenante plutôt que de s’occuper de son parti avec toutes les actions qui sont menées contre son parti.

MANQUE DE SINCERITE DANS LE DIALOGUE POLITIQUE

D’un côté, on initie le dialogue politique et paradoxalement, c’est la majorité qui le bloque. Ce même paradoxe, on l’a dit tout à l’heure, dans le discours politique, se reproduit au niveau du dialogue. Parce que le dialogue politique, actuellement, est bloqué par la majorité, alors que c’est elle qui avait initié ce dialogue politique. C’est elle qui devait faire plus de concessions que l’opposition. Alors que c’est l’inverse qui s’est produit.
A mon avis, il n’y a pas une certaine sincérité dans ce dialogue-là. Parce que ce sont les vraies questions fondamentales qui font avancer les démocraties. Il faut absolument des réformes pour que ça puisse aller dans le sens du renforcement de la démocratie et du jeu politique. Il y a des contradictions avec le discours du président de la République. Cette volonté de rassembler et de régler les questions politiques ne se traduisent pas par les faits. Au niveau du dialogue national, il n’y a pas cette volonté de dépasser les contradictions. Il y a une grande part de la responsabilité de la majorité qui ne veut pas faire de concessions. Si elle ne veut pas faire de concessions, on arrivera à un blocage».

Mamadou lamine Diallo: « Boun Dionne est un privilégié…il insulte le peuple »

http://www.dakarmatin.com/La sortie de Mahammad Boun Abdallah Dionne, invité du groupe Emedia Investi (Emedia.sn, iRadio & iTV), n’a pas manqué de susciter de vives réactions au sein de la classe politique, notamment de l’opposition.
Le député Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement « Tekki », a réagi sur le sujet lié au rapatriement des étudiants sénégalais de Wuhan, épicentre de l’épidémie du Coronavirus en Chine. En réponse à la position de l’Etat, défendue une nouvelle fois par l’ex Premier ministre, Mamadou Lamine Diallo évoque, en indexant Dionne, le privilège des autorités qui se soignent à l’étranger, avec l’argent public.
« Boun Dionne est un privilégié. Il a bénéficié de l’argent public pour se soigner en France. Au lieu d’avoir une pensée pour nos jeunes bloqués à Wuhan, il insulte le peuple en parlant d’émirat gazier, la présidence à vie de son maître Macky Sall. Quelle honte ! », s’est il exclamé sur Twitter.

Macky Veut-Il Réellement Un Candidat De L’APR En 2024 ?

https://www.xibaaru.sn/-Peur sur l’APR : Aucun candidat autoproclamé pour l’élection présidentielle de 2024
L’on a beau se triturer les méninges, mais l’on ne parvient pas à comprendre la stratégie définie par le Chef de l’Etat, Macky Sall. Au vu de la Constitution, le Président Macky Sall ne peut prétendre à un troisième mandat successif à la tête de l’Etat du Sénégal. Logiquement, Macky Sall, au sortir de sa réélection en février 2019 dernier, devrait commencer à baliser le terrain pour celui qui serait son dauphin désigné en 2024 à l’intérieur de son parti, l’Alliance pour la République (APR). Au sein des états-majors de l’opposition, on affûte déjà les armes en perspective de cette échéance 2024. Le temps est compté pour la formation présidentielle.
Seulement, c’est là où la stratégie adoptée par le Chef de l’Etat devient floue, trop floue même au point de faire l’objet de toutes sortes de suspicions. C’est comme si, le Président de la République Macky Sall empêchait à toute personnalité au sein de son parti d’émerger, d’avoir des ambitions. A l’APR, les responsables sont terrorisés, sont devenus tétanisés rien qu’à l’idée d’afficher des ambitions.
A l’APR, personne n’ose prétendre briguer le poste de Chef de l’Etat après le Président Macky Sall. Sinon, gare à l’épée de Damoclès qui plane sur sa tête. Le Président Macky Sall a réussi à empêcher à tout responsable de l’APR d’afficher ses ambitions. La peur s’installe à l’APR.
Une telle situation fait poser de nombreuses questions. L’on peut tenter de s’interroger, car le Président Macky Sall sait mieux que quiconque si un candidat potentiel en 2024 n’est pas préparé assez tôt pour s’affermir sur le terrain face à des leaders de l’opposition déjà rompus à la tâche, il lui sera difficile de disposer de tous les atouts en main pour faire face.
Et l’argument, que livrent certains au sein de la mouvance présidentielle, soutenant que si le Chef de l’Etat désigne assez tôt son dauphin, le temps ne va plus être au travail, mais que des responsables de l’APR frustrés pourraient se mettre à jeter des peaux de bananes à travers son chemin, parait tiré par les cheveux. La preuve, il a suffi que Macky Sall fasse preuve d’autorité pour empêcher à tout responsable de son parti d’afficher des ambitions en perspective de 2024 pour le moment, pour que tout le monde se mette au rang.La rédaction

Troisième Mandat De Macky… Les Prophéties De Dionne

https://www.xibaaru.sn/Encore une sortie de Mohammad Boune Abdallah Dionne : Macky Sall ne veut-il pas briguer un troisième mandat ?
Un homme averti en vaut finalement deux. L’ancien Premier ministre du Sénégal, actuel ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République aurait été vigie dans un navire qu’il n’aurait pas besoin de loupe pour scruter. Face à la multitude de candidats qui se bousculaient au portillon pour s’aligner à l’élection présidentielle de 2019, Mohammad Boune Abdallah Dionne avait prédit qu’ils ne seront que finalement cinq à être sur la ligne. Ce qui s’est avéré. Lors de cette élection présidentielle de 2019, ils n’ont été que cinq candidats, à savoir le Président sortant Macky Sall finalement réélu, son second Idrissa Seck, Ousmane Sonko, le Pr El Hadj Issa Sall et Me Madické Niang à être sur la ligne de départ.
Contre toute attente, alors que les décomptes n’avaient fini d’être effectués au soir du scrutin présidentiel du 25 février 2019, c’est lui encore, Mohammad Boune Abdallah Dionne qui convoquait à un point de presse, les journalistes pour proclamer la victoire du Président Macky Sall, dès le premier tour avec un taux de 58%.
Mohammad Boune Abdallah Dionne ne doit pas être dans le secret des dieux. Mais que des coïncidences à travers tout ce qu’il dit. Les mauvais esprits pourraient toujours trouver le malin plaisir de dire qu’avec lui, les dés seraient pipés d’avance.
Mohammad Boune Abdallah Dionne vient d’effectuer à nouveau une sortie qui évidemment ne peut que faire polémique, compte tenu des antécédents. Il vient de soutenir ce week-end que « l’histoire du Président Macky Sall avec le Sénégal n’est pas terminée. Et que ce ne sera qu’en 2035 ». Un bon sujet en matière de dissertation.
La polémique se poursuit encore. D’autant que le 31 décembre, face à la presse, le Président Macky Sall, laissait entretenir le doute, en disant oui et non à un troisième mandat. En laissant entretenir le flou, et avec la sortie de son homme de confiance, Mohammad Boune Abdallah Dionne, Macky Sall ne cherche pas tout simplement à briguer un troisième mandat.La rédaction de Xibaaru

Barthélémy Dias Attise La Colère De L’Abbé Jacques Seck

https://www.xibaaru.sn/Abbé Jacques Seck, l’homme d’église connu pour ses discours conciliateurs, son rôle dans le dialogue islamo-chrétien au Sénégal, est très remonté contre Barthélémy Dias.
Abbé Jacques Seck ne digère pas les propos de Barthélémy Dias qui a déploré la situation de Guy Marius Sagna. Barth a dit dimanche dernier que Guy ne serait pas toujours en prison s’il était musulman. Pour l’Abbé Jacques Seck, qui s’est entretenu avec la Sen Tv, « ce que Barthélémy a dit, c’est une bêtise qui n’engage que lui »

PILLAGE DES RESSOURCES NATURELLES: La Ld-Debout Met En Garde Le Président Macky

http://www.walf-groupe.com/Les sorties des rapports de corps de contrôles, même s’ils les jugent tardives, ont revigoré les responsables de la Ld-Debout. C’est pourquoi, ils ont souligné dans leur déclaration que le pillage des ressources du pays est intolérable ! «La gabegie et les malversations financières sont impardonnables ! La vigilance des citoyennes et citoyens progressistes ne peut être divertie, ni par un simulacre de dialogue, encore moins par une proposition aussi saugrenue, liberticide et antidémocratique que l’établissement d’un statut spécial pour Dakar ! Viendra absolument et inévitablement le moment pour rendre compte et ce moment du compte rendu devant le Peuple souverain, c’est maintenant qu’il faut en prendre la pleine mesure et rectifier pendant qu’il est encore temps !», alertent Souleymane Guèye Cissé et ses camarades
Ces derniers soulignent que le Président Sall a trouvé le Sénégal riche en or, gaz, pétrole, phosphates, zircon, forêts, soleil, eau et réserves foncières. Mais, depuis son accession à la magistrature suprême, relèvent les Jallarbistes-débout, le chef de l’Etat ne cesse de brader ces richesses dans des accords et contrats, avec des puissances étrangères, sans aucune lisibilité pour le peuple souverain, laissé plutôt à ne se contenter que de sommaires comptes rendus de presse au journal télévisé de la Rts, presque tous les soirs. D’ailleurs, ils indiquent que Macky Sall et ses alliés exécutent, de manière atroce, un nouveau plan d’ajustement structurel qu’ils refusent d’assumer devant l’opinion nationale. Ce plan, disent-ils, étouffe et écrase les populations, en ville tout comme en campagne, sans lueur d’espoir d’un avenir meilleur. «Les nombreux scandales, tardivement révélés par les rapports 2015, 2016 et 2017 de la Cour des comptes, la mauvaise gestion de la campagne arachidière, la hausse des prix du carburant et de l’électricité et ses conséquences sur la flambée des prix des denrées de base, ainsi que l’élargissement des inégalités et des clivages territoriaux, constituent les ingrédients d’une situation sociale hautement préoccupante. C’est pourquoi, il convient de tout prendre en considération et avec la plus grande responsabilité pour éviter à notre pays un tournant regrettable», constate la Ld-Debout. Qui souligne que la gouvernance du Président Sall, c’est le dilatoire, comme dernière trouvaille, à travers un «dialogue national suspect» et «l’instauration d’une dictature qui se confirme par la répression des opposants et la confiscation des libertés démocratiques».
Sur un autre registre, le Bureau politique de la Ld-Debout s’est prononcé sur la détention du leader du mouvement citoyen Frapp France dégage. Il juge, longue cette privation de liberté. C’est pourquoi, la Ld-Debout «exige la libération immédiate et sans conditions du combattant émérite, le camarade Guy Marius Sagna. La Ld-Debout prend le Peuple sénégalais à témoin que le Président Macky Sall, le Procureur Serigne Bassirou Gueye et le Juge Samba Sall seront tenus pour responsables devant l’histoire de toute atteinte à l’intégrité physique et morale de ce digne fils du Sénégal dont le courage et le patriotisme constituent des exemples de citoyenneté active, consciente et assumée, à montrer, à démontrer et à apprendre à la jeunesse sénégalaise toute entière, en tant que gage de salut pour la République».Mamadou GACKO

La passation du pouvoir se fait entre des “frères ennemis” intimes au Sénégal Par Mamadou SY Albert

L’Unité de la famille libérale, l’unité de la famille socialiste et les retrouvailles de la famille de la gauche révolutionnaire demeure la question centrale du processus de reconstruction du paysage politique sénégalais. Les velléités de rassembler les composantes de chacune de ces familles politiques historiques, existent.
Les divergences portent de moins en moins sur les questions politiques et/ou idéologiques. Les querelles de leadership prennent progressivement le dessus sur les orientations et les stratégies de gouvernance. Ces conflits de leadership semblent être le vecteur essentiel du blocage auquel se heurtent toutes les démarches inscrites dans la perspective des regroupements, en fonction des sensibilités identitaires communes.
Trois grandes familles politiques structurent le paysage politique sénégalais. La famille socialiste, la famille libérale et la famille de la gauche révolutionnaire. Depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, ces familles sont restées les principaux acteurs de la vie politique. En dépit des deux alternances politiques survenues en mars 2000 et en mars 2012, la physionomie politique du Sénégal a très peu connu des modifications dans sa morphologie. Les changements de régime n’ont guère modifié le visage politique du Sénégal. Les changements de régime correspondent toutefois à l’irruption de l’éclatement des familles politiques libérales, socialistes et de la gauche révolutionnaire. Le Parti démocratique sénégalais a vu naître, sous ses flancs, l’Alliance pour la République actuellement au pouvoir, le Rewmi et plusieurs formations politiques de moindre importance se réclamant de la famille libérale.
Toutes ces sensibilités libérales revendiquent leur appartenance à la pensée du fondateur du libéralisme social au Sénégal, Me Abdoulaye Wade. Le Parti socialiste a lui, donné naissance, entre autres partis politiques, à l’Union pour le renouveau démocratique (Urd), l’Alliance des forces de progrès (Afp) et divers autres courants, notamment le Grand Parti et Taxawu Dakar.
La gauche révolutionnaire n’a pu, par contre, accéder au pouvoir. Certaines des sensibilités de la famille de la gauche révolutionnaire ont tantôt soutenu des pouvoirs libéraux et républicains, tantôt soutenu le pouvoir socialiste. La gauche révolutionnaire est composée essentiellement de quatre formations politiques, en l’occurrence And Jef, le Pit, la Ld et le Rnd, et de nombreux autres courants. Ces partis ont tous connu des scissions. L’unité de cette gauche révolutionnaire est probablement l’une des questions politiques les plus récurrentes dans le débat politique sénégalais, singulièrement entre les acteurs de la gauche. Diverses initiatives ont été initiées au cours de ces dernières décennies. Aucune de ces initiatives politiques unitaires n’a réellement pu réunir les responsables de ces acteurs de la gauche autour d’un projet politique pour l’unification organique et/programmatique de ces partis.
L’unité de la famille socialiste est également assez souvent évoquée depuis le départ de l’ancien maire de Dakar des rangs du Parti socialiste. L’enjeu de l’unité de la famille socialiste ne parvient pas, pour le moment, à mobiliser les acteurs de la famille socialistes dans un processus. Depuis l’arrivée au pouvoir du Président de la République en exercice, Macky Sall, la question de l’unité de la famille libérale revient fréquemment dans les espaces publics. Force est de constater l’échec de l’unité des familles politiques sénégalaises. Aucune de ces familles n’a réellement engagé un projet viable pour son unification. Les blocages résident de moins en moins dans des divergences au sujet des orientations et des stratégies de gouvernance. Les clivages politiques et idéologiques se réduisent de plus en plus.
Les querelles personnelles entre les chefs de partis et de chapelles semblent avoir pris le dessus sur l’unité organique et/programmatique indispensable. Dans le cas des libéraux, par exemple, les conflits personnels entre l’actuel chef de l’État et son ancien maître, Me Abdoulaye Wade, d’un côté, et avec son frère et ennemi intime, le président de Rewmi, de l’autre côté, témoignent de la pesanteur des conflits inter-personnels entre les trois hommes d’État porteurs du libéralisme au Sénégal. Les conflits entre les composantes de la famille socialiste ou entre les composantes de la gauche révolutionnaire obéissent à des logiques conflictuelles identiques à celles des libéraux. Les divergences de leadership deviennent fortement personnalisées. L’égo est peut-être la muraille infranchissable par les acteurs politiques.
Ces conflits compromettent, naturellement, toute possibilité de trouver des convergences susceptibles de mener à l’unité familiale. Cette réalité fait ainsi que les frères ennemis d’une même famille deviennent les ennemis mortels de celui qui exercent le pouvoir. Ce fut le cas des socialistes défaits par Me Abdoulaye Wade, un ancien militant du Parti socialiste. Ce sera évidemment le scénario de 2012 avec la défaite des libéraux par Macky Sall, un ancien membre du Parti démocratique sénégalais. L’histoire pourrait se répéter à la prochaine présidentielle de 2024, avec l’arrivée au pouvoir d’un frère ennemi libéral dans l’opposition.
C’est peut-être une manière de reconstruction politique à la sénégalaise. La passation du pouvoir se fait entre des frères ennemis intimeshttps://actunet.net/

Faux!!!M.Boun Abdallah Dionne, les pays où il n’y a pas de limitation de mandats ne sont pas plus nombreux…

https://www.pressafrik.com/-L’ancien Premier ministre et actuel Secrétaire général de la Présidence Mahammad Boun Abdallah Dionne a remis en cause la pertinence de la limitation des mandats, dans une large interview accordée à i-TV. Mais dans son argumentaire, il a affirmé que d’après une analyse du Droit constitutionnel au niveau mondial, il y avait beaucoup plus de pays qui n’appliquent pas la limitation des mandats que de pays qui l’appliquent. Ce qui est archi faux, après vérification faite par PressAfrik.
Invité du grand entretien de nos confrère i-TV lundi 24 février 2020, le Secrétaire général de présidence de la République, qu’on pourrait qualifier de numéro 2 du gouvernement, a été interpellé sur la question du « probable 3e mandat » de Macky Sall. Dans ses explications, Boun Abdallah Dionne s’est laissé aller à une évaluation au niveau mondial de la problématique de la Limitation des mandats. Selon lui, « les pays où il n’y a pas de limitation de mandats sont beaucoup plus nombreux que les pays où, au niveau de l’Exécutif, il y a des limitations ». Voir l’extrait vidéo sur ce passage posté sur le compte Twitter de i-TV.
Pour vérifier, PressAfrik a ouvert lien suggéré sur Twitter par le journaliste indépendant Moussa Ngom (Fondateur de La Maison des Reporters) et qui mène sur la plateforme du World Factbook de la CIA (Central Intelligence Agency) qui a répertorié 194 pays dans le globe avec leur mode de gouvernance, d’élection, le type de régime etc. Et sur ces 194 pays, il y a au moins 120 pays qui appliquent la limitation de mandats. Le reste de la liste comprend les Monarchies comme l’Arabie Saoudite, Brunei, Belgique, Cambodge… et les pays où il n’y a pas de limitation de mandats comme la Bielorussie, le Cameroun, Chine, Gabon…
A titre d’information, le « World Factbook » est une publication annuelle officielle conçu par la CIA détaillant chaque pays du monde, des points de vue géographique, démographique, politique, économique, des communications et militaire.  Cette plateforme est fréquemment employée comme source d’information par les universités, les sites web et les publications non gouvernementales. En tant que produit du gouvernement des États-Unis, il fait partie du domaine public (Wikipédia).

Quelle est la source du Secrétaire général de la Présidence

En abordant le sujet sur la limitation des mandats, qu’il a bizarrement glissé dans sa réponse à une question du journaliste Alassane Samba Diop qui était liée au 3e mandat, le Secrétaire général de la Présidence cite le « Droit constitutionnel » (sans préciser lequel). « C’est une question qui paraît difficile. Mais en fait, elle est difficile parce qu’elle n’est pas tranchée au plan international de la doctrine par les juristes. La question de la durée et de la limitation des mandats est une question extrêmement difficile. Regardez le Droit constitutionnel qu’est-ce qu’il dit… Un Benchmark (point de référence servant à effectuer une mesure) au plan mondial« , dit-il avant d’affirmer de manière catégorique que les pays où il n’y a pas de limitation de mandats sont beaucoup plus nombreux que ceux où il y a des limitations.
Sa référence au « plan international » pourrait laisser penser qu’il parle du Droit constitutionnel comme matière universelle enseignée dans les universités du monde entier.
Sur ce point, une petite recherche sur le sujet effectuée par PressAfrik a renvoyé sur l’étude réalisée par la Commission de Venise et publiée le 20 mars 2018. Etude commanditée par le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) « dans le contexte d’une mauvaise pratique récemment observée consistant à modifier la durée de mandats présidentiels sur décision d’une cour constitutionnelle plutôt qu’à travers un processus de réforme« .
Ce que dit le Rapport 2018 de la Commission de Venise sur le sujet de la Limitation des mandats
Une analyse comparative des dispositions constitutionnelles limitant les mandats présidentiels dans les États membres de la Commission de Venise et d’autres États sélectionnés a été effectuée. Elle englobe les régimes présidentiels (ou semi-présidentiels) et parlementaires et, dans le second cas, les présidents élus au suffrage direct et indirect.
L’analyse permet de dégager cinq grands modèles de limitation des mandats présidentiels :
– Aucune limitation, soit en l’absence de disposition en la matière (Azerbaïdjan, Bélarus , peut-être Bolivie, Costa Rica, Chypre, Islande, Italie), soit parce qu’une disposition spécifique autorise la réélection pour une durée illimitée (Venezuela) ;
– Limitation du nombre de mandats consécutifs (sans nombre maximal) : Pérou, Chili,Saint-Marin, Suisse, Uruguay
– Limitation par un nombre fixe (deux) de mandats possibles : Afrique du Sud, Albanie,Algérie, Croatie, États-Unis d’Amérique, « ex-République yougoslave de Macédoine », Grèce, Hongrie, Irlande, Kosovo, Monténégro, Pologne, Portugal,Roumanie, Serbie, Tunisie, Turquie ;
– Limitation par un nombre fixe (deux) de mandats consécutifs possibles Allemagne,Argentine, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Bulgarie, Estonie, Finlande, France,Géorgie, Israël, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, République de Moldova, République Tchèque, Russie, Slovaquie, Slovénie, Ukraine ;
 Interdiction totale de la réélection : Arménie, Colombie, République de Corée,Kirghizistan, Malte, Mexique.
Le rapport constate, dans son introduction, que « dans presque tous les systèmes présidentiels ou semi-présidentiels examinés, la Constitution fixe des limites à la réélection du président : interdiction totale (Colombie,République de Corée, Mexique), nombre de mandats limité à deux (Algérie, États-Unis,Turquie) ou à deux mandats consécutifs (Brésil : deux fois quatre ans, France : deux fois cinq ans, Kazakhstan : deux fois cinq ans et Russie : deux fois six ans). Seuls font exception en Europe l’Azerbaïdjan, le Bélarus et Chypre, et en Amérique latine éventuellement la Bolivie, le Costa Rica et le Venezuela ».
Dans les pays de système parlementaire où le président est élu au suffrage direct, la Commission de Venise indique que « les réélections ou les réélections consécutives sont toujours limitées (avec interdiction absolue en Arménie et à Malte), sauf en Islande. Dans les systèmes parlementaires où le président est élu au suffrage indirect, des limites sont prévues, sauf en Italie où la Constitution ne restreint pas les mandats présidentiels mais où existe une pratique bien établie de non-réélection ».
On a compté 120 pays sur 194 qui appliquent la limitation des mandats
En conclusion, il existe au monde 197 Etats reconnus par l’Organisations des Nations Unies. Qui elle même compte 193 États membres et reconnaît quatre États non membres (dont deux avec le statut d’observateurs permanents).  Ces quatre États non membres sont le Vatican (observateur permanent depuis 1964), l’État de Palestine (observateur permanent depuis 2012), et les Îles Cook et Niue, deux territoires insulaires en libre association avec la Nouvelle-Zélande (Source Wikipédia).
Donc sur les 194 pays répertoriés dans le « World Factbook » de la CIA, il y a 194 pays (le Vatican inclus). Parmi ces pays, on a dénombré au moins 120 qui appliquent la Limitation des mandats. 23 pays qui, soit appliquent une Illimitation des mandats, soit sont des monarchies (Cliquer sur ce lien pour voir).AYOBA FAYE

IDIOVISUEL – GLISSADE ILLIMIX !

NETTALI.COM – Au Togo, Faure Gnassingbé vient d’être réélu pour un quatrième mandat après avoir obtenu 72,36 % des voix. C’est du moins les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Dans la même zone ouest-africaine,  de la Côte d’Ivoire à la Guinée pour aboutir au Sénégal, c’est l’équation d’un 3ème mandat qui hante les esprits. Ce, d’autant que les constitutions limitent les mandats.
Ce dimanche 23 févrierl’ancien Premier ministre Mouhamad Boun Abdallah Dionne a relancé la polémique à Guédiawaye où se tenait un forum des jeunes de l’Alliance pour la république (Apr). Le secrétaire général de la présidence de la République a déclaré que «l’histoire du Président Macky Sall avec les Sénégalais n’est pas terminée. Elle se poursuivra jusqu’en 2035». Des propos sans équivoque et pas aussi flous que le fameux «en principe» d’Ismael Madior Fall, constitutionnaliste et conseiller du chef de l’Etat, qui au cours d’une interview avec le journal Enquête, avait nuancé l’impossibilité d’un 3ème mandat pour Macky Sall.
Sur Itv ce lundi 24 février, Abdallah Dionne a remis une bonne couche. Mais cette fois, c’est pour remettre en cause le principe de la limitation des mandats. En clair, l’actuel secrétaire général de la présidence s’est lancé dans des contorsions dont l’objectif avoué est de nous entraîner dans du juridisme de manière à pouvoir lancer un débat sur le 3ème mandat : «Je  ne vais pas me dérober sur cette question. C’est une question qui parait difficile, mais, en fait, elle est difficile parce qu’elle n’est pas tranchée au plan international de la doctrine par les juristes.  La question de la durée et du nombre de mandats est une question extrêmement difficile». «Regardez  le droit constitutionnel, qu’est-ce qu’il dit ?», s’interroge-t-il. Avant de s’adonner à «un benchmark au plan mondial». «Les pays où il n’y a pas de limitation sont beaucoup plus nombreux que les pays où au niveau de l’exécutif, il y a une limitation», relève-t-il. Où tout cela nous mène-t-il, devrions-nous lui rétorquer ? Ou encore, quelle est la suite de tout cela ?
Poursuivant son argumentaire, Boun Abdallah Dionne de s’interroger : «Les représentants du peuple, est-ce que leurs mandats sont limités dans le temps ? On peut être député pendant 50 ans en représentant le peuple. Se pose la question du mandat représentatif : au niveau de l’exécutif, un autre pouvoir, pour le chef de l’Etat, ou le chef de gouvernement dans la minorité des pays, où il est limité, est-ce pertinent ou pas?». Nous préférons parler du mandat du président de la République pour le moment, devrions-nous lui rétorquer. La posture la plus méthodique étant de résoudre un problème après l’autre. L’équation du moment étant celle du mandat du président de la République déjà réglée par la Constitution, à quoi bon s’interroger !
A la question de savoir s’il encourage le Président Macky Sall à briguer un 3e mandat, là surprise, Dionne nuance son propos : «Je ne parle pas du Président Macky Sall. Est-il pertinent d’abord de limiter le nombre de mandats ? C’est une question. Au plan de la doctrine, il faut réfléchir, pourquoi ce n’est pas valable au niveau du législatif ? Personne ne s’est posé la question de savoir. Un représentant du peuple, pourquoi on ne limite pas ses mandats ?»

Stratégie élaborée ou ballon de sonde ?

Des interrogations quant à la pertinence de limiter les mandats qu’Abadallah Dionne devra seul se poser dans son coin.  Est-il question ici de s’interroger sur les mandats des autres pays ? Assurément non. Les autres pays ont leur Constitution, leurs lois et règlements. Ce qui est également le cas du Sénégal qui a sa Constitution, ses lois et règlements. Ce qui en fait un pays différent d’un autre. Mais à la vérité, cette interpellation est loin d’être sérieuse et respectueuse vis-à-vis des Sénégalais. Pour qui l’ancien Premier ministre prend-il les Sénégalais ? Il cherche à susciter un débat qui n’en est pas un, alors même que Macky Sall avait récemment interdit toute allusion au sujet du 3ème mandat dans ses rangs. La preuve par l’éviction de Sory Kaba de son poste et l’exclusion de Moustapha Diakhaté des rangs de l’Apr. Dionne connaîtra t-il le même sort ? Il faudrait être bien naïf pour croire que Boun Abdallah ose à ce point braver l’interdit du président et prendre le risque d’entretenir un tel débat sans l’onction de celui-ci ? Macky Sall est pourtant bien en faveur de la limitation des mandats. Du moins jusqu’en 2014.
Ainsi va la politique sous nos tropiques. C’est ainsi que nos politiques procèdent lorsqu’ils cherchent à susciter un débat, en sachant pertinemment que les opposants et acteurs de la société civile vont ruer dans les brancards. Ce qui leur permet de l’entretenir d’autant plus facilement et l’imposer à tout le monde.
La corrélation entre l’annonce faite à Guédiawaye devant les jeunes du Cojer et ce glissement sur la pertinence de la limitation des mandats, n’est donc guère fortuite. Elle semble relever d’une stratégie élaborée. L’horizon 2035 fixé par Dionne est tout aussi cohérent avec la non limitation des mandats. Tout ceci obéit donc à une logique de progression et d’évolution dans le discours sur un sujet que l’on veut mettre au-devant de la scène. Rien donc d’étonnant que Mohamed Dionne prenne en charge la question puisque depuis son éviction du poste de Premier ministre qui lui a donné le tournis, il cherche à donner des gages, des gages et encore des gages. Il est prêt à tout le bonhomme et ne semble reculer devant rien. Il ne daigne même plus s’entourer d’un quelconque scrupule. Il avance comme aveuglé par une volonté inébranlable de satisfaire le moindre désir de Macky Sall. Celui qu’on désignait comme le technocrate rigoureux et compétent, est tombé bien bas. N’a-t-il pas récemment, dans une sortie au vitriol, tenté de jeter le discrédit sur des membres des corps de contrôle ? C’était suite à la sortie du livre de Pape Alé Niang consécutive à la publication du rapport de l’Ofnac.

Une posture jugée irrespectueuse et anti-républicaine.

Que pouvons-nous dès lors attendre de la part d’une personnalité politique qui se conduit de la sorte ? Nous osons croire qu’ils ne pousseront pas le bouchon au point qu’Ismaël Madior Fall sorte tout d’un coup de sa léthargie pour nous sortir que la majorité des pays, de par le monde – comme l’a d’ailleurs souligné Dionne dans son argumentaire – n’ont pas adopté la limitation des mandats. Abdallah qui vient d’effectuer son benchmark des pays qui appliquent la limitation des mandats et nous a affirmé qu’ils sont moindres ! En tout état de cause, 2035, l’horizon de «l’histoire pas terminée du Sénégal avec Macky Sall» qu’il a fixé, est beaucoup trop long, mais il est exactement celui du Pse. Qui disait que le Sénégal n’est pas un royaume ?
Mais la manœuvre pour construire ce scénario digne d’Hollywood n’est pas à ses débuts. Macky Sall avait en réalité commencé par freiner toute ambition dans ses rangs en résumant la situation en des termes bien astucieux, mais suspects au demeurant. Il avait fait comprendre que le pays serait à l’arrêt s’il annonçait qu’il ne se présenterait pas.
La semaine dernière Mambaye Niang est sorti subitement des bois après avoir disparu des radars pendant un bon bout de temps. Le soldat de Macky Sall de toujours qui était de tous les assauts contre les détracteurs de son patron, a fait des sorties musclées en vue de débusquer les «traîtres encagoulés». Des allusions sont faites et certains journaux ont même annoncé des noms. On tente de créer l’équilibre de la terreur comme pour tétaniser ceux qui tenteraient de faire une échappée solitaire voire un coup de force.
Sur la question du dauphinat, le Président Sall avait de toute façon mis les points sur les i, expliquant que le Sénégal n’est pas au royaume et que par conséquent, il ne saurait transmettre le pouvoir à qui que ce soit. Citant son cas en exemple, il avait informé qu’il s’est battu pour arriver au pouvoir. Une manière de dire pourquoi il l’offrirait sur un plateau d’autant qu’on n’est pas dans un royaume.
Seulement, il avait omis de nous dire ce qu’il compte faire de la Constitution qui est au-dessus de tout et qui est censée régir la vie du pays ainsi que le mode de dévolution du pouvoir ? Le fait est que la perspective d’une cohue dans ses rangs, ne peut, à elle seule, suffire pour expliquer sa posture clair-obscur. «Je ne dirai ni oui, ni non», avait-il asséné.
L’on peut se demander dès lors si ses opposants et partisans qui aspirent eux aussi à diriger le pays, pousseront la naïveté jusqu’à se faire surprendre au dernier moment ? D’autant plus qu’avec le récent débat sur le manque de clarté des textes, ses conseillers juridiques pourraient bien lui trouver une brèche dans laquelle s’engouffrer. Ismaël Madior Fall que ses détracteurs ont fini de dénommer «tailleur constitutionnel» est un conseiller encore plus proche de Macky Sall.
Avec Macky Sall, manœuvrer est une seconde nature. Politicien nourri au lait de la gauche et de Me Wade, sa posture devient tout à fait naturelle. Avec les sorties de Mambaye Niang et ces jeunes de la Cojer, Macky Sall cherche à ne pas en douter, à casser toute velléité de candidature visible ou cachée, tout en jouant la montre. Ses opposants tout comme les potentiels candidats savent bien qu’une élection ne se prépare pas en une voire deux années. Ceux-là  ne voudraient pour rien au monde se laisser surprendre. Tous les politiques aguerris savent également bien que la politique est une affaire de rapports de force et non de communiqués de presse ou de réseaux sociaux. Ils savent donc à quoi s’en tenir.
Mais pour l’heure, Macky Sall a donné à la partie la moins significative de la classe politique, l’os à ronger du dialogue national où il veut certainement entraîner les opposants les plus en vue. Aussi a-t-il choisi la méthode douce, celle qui consiste à les caresser dans le sens du poil. Ce dimanche 23 février, lors d’une rencontre avec Idrissa Seck, à la cérémonie d’hommage à Ousmane Tanor Dieng organisée par le Parti socialiste (Ps), il lui adressé un gros clin d’œil et fouetté son orgueil. «Je salue mon cher aîné, Idrissa Seck, mon frère Malick Gackou et tous les autres. Je voudrais vous dire qu’au-delà de la diversité de nos trajectoires, nous avons en commun la seule et grande référence qui est ce pays, qui est le nôtre. Cette terre de nos ancêtres. Il faut bien que toutes les contradictions soient dissoutes dans l’unité autour de la grandeur de notre nation», a dit Macky Sall. Poursuivant, il souligne : «De Senghor qui l’a appelé auprès de lui, d’Abdou Diouf que je salue au passage qui en a fait son premier collaborateur, mais aussi je peux le dire en témoignage du président Abdoulaye Wade, qui bien que n’étant pas du même bord que lui, avait pourtant beaucoup de respect et de considération pour le président Ousmane Tanor Dieng.» «Le Premier ministre Idrissa Seck en est témoin et j’en suis témoin», a insisté le chef de l’Etat.
Le président ne chercherait-il pas finalement à effacer la limitation des mandats en la faisant endosser par le dialogue national ? Déjà en décembre 2019, Serigne Mbacké Ndiaye projetait de défendre au dialogue national, une proposition portant sur la suppression de la limitation des mandats. Et si cela devenait une réalité. Avec Macky Sall, la politique reprend toujours ses droits. A peine a-t-il fini d’enfourcher un cheval qu’il monte sur un autre. Mais attention à ne pas se prendre dans son propre jeu.

LIMITATION DE MANDATS DANS LE MONDE: LA THÈSE DE BOUN DIONNE DÉMONTÉE

http://www.emedia.sn/-Dans une interview accordée au groupe Emedia Invest, l’ex Premier ministre, désormais Secrétaire général de la présidence de la République, a utilisé une subtile pirouette pour évoquer la question de la volonté prêtée au président Macky Sall de briguer un troisième mandat.
Pour Mahammad Boun Abdallah Dionne, il y a lieu de se poser des questions sur la pertinence de la limitation des mandats. L’ex PM utilisait d’ailleurs, dans son argumentaire, le fait qu’il n’y aurait qu’une minorité de pays dans le monde où la limitation de mandats est réalité.
« C’est une question qui parait difficile, mais elle l’est parce qu’elle n’est pas tranchée au plan international, de la doctrine, par les juristes, s’est défendu Dionne. Regardez le droit constitutionnel, ce qu’il en dit. Faisons un benchmark au plan mondial : les pays où il n’y a pas de limitations sont beaucoup plus nombreux que les pays où au niveau de l’exécutif il y a une limitation… »
Mais cette thèse de l’ancien chef du Gouvernement ne tient pas. C’est l’objet du Fact Checking de ce mardi 25 février 2020 sur iRadio, par Moussa Ngom. En utilisant « CIA Fact book », une base de données de l’agence américaine (CIA), l’on apprend que sur les « 194 pays consultés, au moins 120 exercent une limitation de mandats pour l’Exécutif. Pour le reste, il s’agit de monarchies, de quelques régimes parlementaires pour lesquels je n’ai pas pu vérifier s’il y a une limitation du mandat, où encore de pays où les mandats de l’exécutif sont illimités », détaille notre confrère.

3e mandat de Macky: Dionne a-t-il vendu la mèche ?Par Assane Samb

Les choses deviennent de plus en plus claires à propos des velléités de troisième mandat prêtées à Macky.
Les déclarations de Boun Abdallah Dionne, son ancien Premier ministre, depuis quelques heures, ont alerté tous les observateurs de la politique au Sénégal. Des propos qui sonnent comme un aveu.
Lorsque l’ancien Premier ministre avance que “l’histoire du Président Macky Sall avec les Sénégalais n’est pas terminée” et que “l’histoire ira jusqu’en 2035”, il laisse peu de place à l’interprétation.
Lorsqu’il ajoute ensuite que la limitation des mandats est un non-sens et que les pays qui le font sont une minorité, les choses restent on ne peut plus claires.
On est en train de se demander si Boun Abdallah Dionne n’a pas vendu la mèche ?
Tout indique que oui. L’homme est un proche de Macky. C’est une autorité inconstatable dont personne en dehors du grand Chef n’est au-dessus.
Mieux, il est dans les secrets des dieux. Et il ne parle jamais à la légère.
Ses sorties, rares, sont presque toujours des réponses à d’autres déclarations qui ne leur sont pas favorables. Il s’érige de ce fait en Goebbels de Macky.
Or, ses insinuations sont tellement précises qu’il faut être sourd ou aveugle pour ne pas comprendre. Le troisième mandat est désormais en gestation au Sénégal.
Au Togo, Faure, très fort, a réussi un quatrième mandat. En Guinée, Alpha Condé se moque pas mal des manifestants du FNDC dans lesquelles beaucoup perdent la vie.
En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara est presque sûr de rempiler tandis que dans d’autres pays comme le Cameroun, le Tchad, les Présidents ont un bail emphytéotique lié au pouvoir.
Il nous semble, malheureusement, à notre corps défendant, que le Sénégal va encore être logé dans le spectre du troisième mandat, exactement comme au temps de Wade.
Certes, personne ne connait les modalités de sa pérennisation au pouvoir, mais cela n’empêche pas de penser que, sur le principe, Macky n’hésite plus. Or, c’est déjà grave.
Nous avons un Président qui, après avoir promis cinq ans, en a fait sept. Or, comme il a encore eu un mandat de cinq ans, il va en faire alors douze. Cela suffit, diantre.
Mais, non, nous sommes en Afrique.
Ici, il est parfois plus difficile de quitter le pouvoir que d’y accéder. Et les plus teigneux à vous voir rester au pouvoir sont les proches qui, avec le temps, ont mis en place des structures, pris des habitudes, se sont engouffrés dans des affaires parfois louches.
Et les pressions au niveau international ne manquent pas aussi. La stabilité à des avantages, mais aussi un coût. Ceux qui investissent dans nos pays ne veulent pas toujours prendre des risques avec de nouvelles têtes dans les Palais.
En conséquence, peu de Présidents ne sont pas tentés. Et l’expérience mauritanienne avec l’ancien Président Aziz qui a perdu son influence face à un nouveau qui entend imposer ses marques, n’est pas pour encourager la stratégie de la promotion d’un dauphin.
C’est pourquoi, la sortie de Boun Abdallah Dionne montre que la balance penche plus pour la représentation à un troisième mandat. Car, la perspective de la fin de ce dernier sème déjà la panique dans les rangs.
Qui plus est, une guerre de succession non-maitrisée s’est déclarée. Et les conséquences certaines sont, entre autres, l’implosion d’un parti qui n’a pas parachevé sa maturation.
Malheureusement, c’est la démocratie sénégalaise qui va en pâtir. Naguère citée en exemple, elle est souvent mise à l’épreuve par l’arrivée, au pouvoir, de gens très ambitieux dont la préoccupation première a été de neutraliser leur opposition et les principaux contre-pouvoirs par tous les moyens dont l’emprisonnement.
Or, avec le dialogue national, Macky aurait dû desserrer l’étau pour créer les conditions d’un apaisement social et politique.
Malheureusement, pendant que l’on dialogue, on nous parle de troisième mandat avec des mots à peine voilés. Quel manque d’élégance.

QUE DU CLAIR CHEZ DIONNE Par Mounirou Sy

« Si vous regardez longtemps au fond des abysses, les abysses voient au fond de vous » a dit Nietzsche. Ce début de semaine est marqué par la sortie médiatique de l’ancien Premier Ministre et actuel Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence Monsieur Mahammad Boune Abdallah DIONNE. En disant que « l’histoire du Président Macky Sall avec le Sénégal n’est pas terminée, elle nous mène en 2035 », beaucoup de langues se sont déliées et les commentaires et interprétations les plus loufoques fusent de partout. Certains, comme les nouveaux « messagers de Dieu ou messagère de l’Elu », sont même allés jusqu’à soutenir qu’il « fait dans le clair-obscur ». Pour eux, un tel propos évoque l’idée d’un troisième mandat et d’un mandat illimité pour le Président SALL.
Rien n’est plus pernicieux que de vouloir danser plus vite que la musique. Beaucoup cherchent à jouer les prolongations de l’élection présidentielle de 2019 juste pour exister. Ils épiloguent et en glosent sur des sujets inopportuns, ubuesques et fantaisistes alors que l’arbitre a sifflé, depuis, la fin du match en désignant le vainqueur, qui seul, a la légitimité de gouverner.
Lorsque le SG de la Présidence parle de 2035, l’esprit le moins éveillé pense naturellement et pertinemment au Plan Sénégal Emergent. Etant donné que le train pour l’émergence a quitté son quai depuis 2014, le Président Macky SALL, qui en est le seul et unique initiateur, avait donné rendez-vous au monde en 2035, date de son effectivité. Dès lors, cette histoire entre l’homme et le pays en question ne saurait s’estomper avant cette année-là. Voilà l’idée de DIONNE.
Pour cela, il corrobore l’essence et la triple vocation d’un parti politique à savoir conquérir le pouvoir, exercer le pouvoir et conserver le pouvoir. La lecture qu’il faudrait avoir de ce propos est qu’il souhaite que la doctrine mackyste soit l’acteur et l’artisan de l’émergence du début à la fin. Que sa vision soit relayée et entretenue par sa propre famille.
En déduire l’idée d’un troisième mandat ou pas pour le Président Macky SALL relève du fantasme et de la conjecture fallacieuse. Sinon, c’est l’année 2029 qui serait retenue.
Au Sénégal, il existe une fâcheuse manie d’exceller dans l’usage de mots qui, à force, s’usent. Un MANDAT ne s’auto-octroie pas. Seul le Peuple souverain peut l’attribuer, le donner.
Toutefois, toute personne peut aspirer à être candidat à une élection présidentielle mais sa recevabilité relève du Conseil constitutionnel.
Avoir un mandat électif est du ressort du politique ; être candidat est celui du juridique. Là c’est l’élection ; ici c’est le droit.
En plus, attendons le temps des cygnes pour chanter le chant des cygnes. Le soleil d’hier ne peut pas sécher le linge d’aujourd’hui. Le moment venu, le principal intéressé se prononcera sans ambages et les conséquences qui en découlent seront tirées par tout un chacun.
« Traduire, c’est trahir » dit-on. Et vouloir exprimer, sans hauteur ni recul, la pensée de quelqu’un, c’est être tenté par le diable. Allons à l’essentiel et évitons le détail parce que celui-là est dans celui-ci.Mouhamadou Mounirou SY,Conseil Spécial du Président de la République auprès du Secrétariat général du Gouvernement

Poignée de main entre Idy-Macky aux hommages à OTD: Moustapha Diakhaté soupçonne un deal

https://www.pressafrik.com/La poignée de main accompagnée de larges sourires, échangée entre le président de la République Macky Sall et l’opposant Idrissa Seck, lors de l’hommage rendue au défunt Secrétaire général (Sg) du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, ne livre pas toutes ses secrets. C’est ce que croit l’ancien ministre chef de cabinet du chef de l’Etat, Moustapha Diakhaté, selon qui, quelque chose  se trame entre les deux personnalités.
« Deux politiciens qui se rencontrent dans des conditions pareilles, avec des discussionset éclats de rire, cela indique tout simplement qu’ils sont en train de tramer quelque chose », a soutenu l’ancien membre de l’Alliance pour la République (Apr), exclu dudit parti, sur le plateau de Sen Show.
Réponse du berger à la bergère. Le parti de Rewmi n’a pas tardé à lui renvoyer sa pique.  « Ce vieux fait honte », a écrit Docteur Babacar Mar sur sa page Facebook. Aminata Diouf

Bougane Guèye: «Si Macron le veut, Macky va libérer Guy Marius Sagna

http://www.dakarmatin.com/Bougane Guèye Dany est formel : «  Il faut saisir le président français, Emmanuel Macron, pour qu’il donne à Macky Sall l’ordre de libérer l’activiste Guy Marius Sagna ».C’est le conseil qu’il a donné ce matin, aux membres du collectif Noo Lank qui lui ont rendu visite.
« J’ai demandé à Aliou Sané et aux membres du collectif de saisir le patron français (sic) de Macky Sall pour la libération de Guy Marius Sagna. Si le Macron le veut, le président Macky Sall le fera forcément », a-t-il déclaré.
Le leader du mouvement Gueum Sa Bopp a profité de cette rencontre avec Noo Lank pour dénoncer l’accueil et le traitement qui a été réservé à l’activiste Franco-beninois, Kemi Seba. Il parle d’acharnement sur le leader de l’Ong « Urgence Panafricanistes ».
Pour sa part, Aliou Sané qui a conduit la délégation du collectif Noo Lank a précisé que cette visite s’inscrit dans la continuité de la mission de sensibilisation et de mobilisation contre la hausse du prix de l’électricité

Le doyen des juges dit ne pas être au courant de sa convocation: Babacar Diop dénonce les tares de la justice

https://actusen.sn/-Le leader du Parti Forces démocratiques du Sénégal (Fds) n’a pas caché son amertume au sortir de son audience avortée avec le doyen des juges. Babacar Diop dont l’audition, ce matin, par Samba Sall avait été annoncée par ses avocats va finalement prendre son mal en patience. Pour cause, le doyen des juges a dit ne pas être au courant de la convocation. Suffisant pour mettre le professeur hors de lui.
« La justice de notre pays ne cesse de nous surprendre, de nous décevoir et de nous inquiéter. Pour un dossier qui a été programmé par son greffier lui-même, qui en a informé les avocats, qui m’ont informé depuis plus d’une semaine, le doyen des juges vient de nous dire que, lui-même, il n’a pas été informé. C’est très étonnant et c’est une bizarrerie. La justice étale au grand jour ses propres contradictions, des dysfonctionnements internes très inquiétants », peste Babacar Diop.
Toutefois, le leader de Fds pense que la justice subit une pression dans cette affaire. « C’est très regrettable ce que nous avons vécu ce matin. Mais nous pensons que la vérité, et c’est notre sentiment, est que la justice subit une pression sur cette affaire. Il n’y a pas d’autre explication. Nos avocats sont en réunion et ils vont continuer la bataille. La justice doit faire son travail. Et les agents de l’administration pénitentiaire n’ont aucun moyen d’échapper à la justice », martèle-t-il.Saly Sagne (Stagiaire

Aibd: Kemi Séba expulsé vers la Belgique  

https://actusen.sn/-Arrêté dimanche 23 février 2020 à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibs) à Dakar, Kémi Séba, a de nouveau été expulsé du Sénégal. L’activiste a été embarqué encore de force sur un vol de Brussel Airlines, et cette fois-ci il n’a pas opposé de résistance contrairement à ce qui avait été noté dimanche soir et l’avion avec à son bord le célèbre activiste, a pris son envol en direction de la Belgique.

Serigne Modou Bousso Dieng casse l’ancien PM: «la sortie de Boun Dionne est honteuse, maladroite, irrespectueuse et très dangéreuse»

https://www.jotaay.net/Commentant la sortie de l’ancien Premier ministre sur la question de la limitation des mandats présidentiels, Serigne Modou Bousso Dieng n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Le jeune marabout regrette ce manque de respect à l’endroit des populations et demande à ces derniers de rester sur leurs gardes. Le coordonnateur de la Confédération des familles religieuses (Cifar) soupçonne le Président Sall d’être derrière ces propos. Il a aussi profité de notre entretien pour aborder la question de la détention de Guy Marius Sagna, pour confirmer Barthélemy Dias. Serigne Modou Bousso Dieng estime que si Guy Marius était un disciple mouride, tidiane ou autre, des voix se seraient élevées pour plaider sa libération.
Il n’a pas fait dans la langue de bois pour s’indigner des agissements du pouvoir en place. Qualifiant le régime du Président Sall de dictatorial, Serigne Modou Bousso Dieng a tiré à boulets rouges, hier, sur Mahammed Boun Abdallah Dionne à cause de sa dernière sortie sur la limitation des mandats présidentiels. Selon ce dernier, les propos de l’ancien Premier ministre sont «honteux, maladroits, irrespectueux et très dangereux». Joint au téléphone, le coordonnateur de la Confédération internationale des familles religieuses (Cifar) souhaite attirer l’attention des populations sur un éventuel projet du chef de l’Etat pour un troisième mandat.

«Honteux, maladroits, irrespectueux et très dangereux»

«Ces propos ne l’honorent pas, c’est discourtois à l’endroit des Sénégalais. C’est honteux pour son rang. Comment un ancien Premier ministre peut épiloguer sur la limitation des mandats en 2020 ?», s’interroge Serigne Modou Bousso Dieng. Poursuivant, le président de l’Union des groupes patriotiques soutient : «on a l’impression d’assister à un lancement de ballon de sonde. Quand un ancien Premier ministre se permet de poser ouvertement le débat sur la limitation des mandats, nous devons nous interroger sur les réelles motivations de ces derniers», souligne le marabout politicien.

«Il faut se demander si le Président Macky Sall n’est pas derrière les propos de Boun Dionne»

Pour Serigne Modou Bousso Dieng, il est temps que les Sénégalais se demandent si ce n’est pas le Président Sall qui est derrière ces différentes positions. «En analysant ces différents propos, on a l’impression que ce sont juste des ballons de sonde pour évaluer la position des Sénégalais par rapport à une gouvernance à vie du Président Macky Sall. Ils cherchent à semer l’idée de mandat illimix dans la tête des Sénégalais afin de procéder à leur forfait tranquillement», indique-t-il, tout en prévenant le régime : «eh bien, qu’ils sachent que cela ne passera pas, c’est peine perdue. La population sénégalaise est assez alerte pour les questions électorales. Nous ferons le nécessaire, mais aucun dirigeant ne s’installera à vie à la tête de notre cher Sénégal. Le Président Sall est arrivé au pouvoir démocratiquement, alors il devra quitter le pouvoir pour laisser la place à quelqu’un d’autre démocratiquement», précise Serigne Modou Bousso Dieng.

«Barthélémy à raison, Si Guy Marius était un disciple mouride ou tidiane, on aurait plaidé pour sa sortie depuis longtemps»

Même si le quasi totalité de la population s’offusque des propos de Barthélemy Dias, Serigne Modou Bousso Dieng, lui, se démarque totalement de la masse.  Commentant les propos du maire socialiste, le président de l’Union des groupes patriotiques (Ugp) indique qu’il n’y a rien de choquant dans ce qu’a dit Barthélémy Dias, car si Guy Marius Sagna était un disciple mouride, tidiane ou une des autres confréries, des médiations auraient été entreprises depuis fort longtemps. «Guy Marius, pour l’avoir rencontré et discuté avec lui, je peux assurer qu’il n’a pas sa place en prison. Ceux qui l’ont conduit en prison méritent plus la cellule où il se trouve. Combien de responsables ont été épinglés par la Cour des comptes et autres organes pour la bonne gouvernance et ils vaquent tranquillement à leurs occupations, au moment où ce vaillant patriote croupit en prison, isolé en plus ?», dit-il.

«Je ne suis pas Chrétien, mais si l’Église pouvait réagir face au cas de Guy…»

«Je suis tout à fait d’accord avec Barthélemy Dias sur deux points : si Guy Marius était mouride, tidiane ou d’une autre confrérie, il y aurait des médiations pour sa sortie. Je ne suis pas Chrétien et je ne sais pas comment ça se passe chez eux, je ne veux non plus les juger, mais je pense que si l’Église pouvait réagir, ce serait bien», conclut Serigne Modou Bousso Dieng.Ndèye Khady D. FALL

Attaqué suite à ses propos, Barth se rétracte et précise : « Je n’ai pas dit que Guy Marius Sagna était en prison parce qu’il est catholique (…)Pour ceux qui me traitent de tous les noms d’oiseaux,je dis…»

https://www.dakaractu.com/ Il a fait généralement l’actualité ces derniers jours car étant l’objet de propos qui lui ont valu plusieurs répliques. Barthélémy Dias, qui s’est prononcé sur la nécessité de l’implication de l’église catholique dans la lutte pour la libération de Guy Marius Sagna, a parallèlement tenu à faire une précision car, se disant incompris. « Il faut que les gens comprennent que je ne reculerai pas de ce que j’ai dit. Guy Marius Sagna n’est pas libéré parce qu’il n’a pas où s’adosser et parce qu’il appartient à une minorité. Mais je n’ai pas dit qu’il a été arrêté et mis en prison parce qu’il était catholique » précise le maire de Mermoz/Sacré-Cœur. Dans ce sens, il interpellera l’église à jouer sa partition dans cette affaire. Barthélémy Dias répondra à ses détracteurs en leur signifiant que face à l’injustice, à l’arbitraire et au silence de certains qu’il considère comme de l’hypocrisie, il serait préférable d’apporter des arguments et solutions pour la libération de Guy Marius Sagna au lieu de s’acharner sur sa personne avec des propos inutiles.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 25/02/2020
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Drame à Thiaroye Gare

La communauté guinéenne de Thiaroye Gare est en deuil. Ce, après la mort de deux des siens qui sont des enfants âgés entre un et cinq ans. Selon nos sources, les deux gamins dont les identités n’ont pas été révélées, après avoir mangé de la soupe, se sont plaints de maux de ventre et ont sombré dans le coma. Evacués à l’hôpital du Roi Baudouin de Guédiawaye pour des soins, les enfants ont rendu l’âme. Toutefois, après leurs décès, la Police de Guédiawaye, en étroite collaboration avec celle de Thiaroye en charge de l’enquête, a fait une réquisition pour l’évacuation des corps sans vie des deux enfants par une ambulance, de l’hôpital du Roi Baudouin à celui d’Aristide Le Dantec pour les besoins de l’autopsie. Pour le moment, les causes exactes de ce drame restent inconnues, même si certaines personnes prédisent la thèse d’une intoxication alimentaire.

Macky décale son voyage au Fouta

Prévue initialement les 7 et 8 mars Matam, la tournée économique du chef de l’Etat a été reportée au 24 et 25 du même mois. D’après des sources non officielles de «L’As», Macky Sall veut s’assurer que sa visite ne débouche pas sur un pugilat quand on sait que son parti est littéralement divisé dans cette zone avec des ténors qui ne s’entendent que sur leurs divisions. Avec l’arrivée de Me Malick Sall dans l’Apr, la constellation de leaders va croître d’autant plus que déjà, il y avait les grands leaders Harouna Dia, Farba Ngom, Mamadou Talla etc.

Magal de Porokhane prévu le 5 mars

Les autorités locales se préparent pour la réussite de l’organisation du Magal de Porokhane, manifestation religieuse dédiée à Sokhna Mame Diarra, mère d’Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de la confrérie mouride, prévue le 5 mars prochain. Elles ont tenu un Crd. « Nous venons de tenir le CRD d’évaluation des préparatifs du Magal de Porokhane après une visite des travaux. Au terme de tout cela, nous pouvons dire que nous allons vers un Magal réussi », a déclaré le gouverneur de Kaolack. D’après lui, 700 policiers seront déployés pour veiller au bon déroulement de l’évènement. Plus de 130 pompiers feront le déplacement sur la zone avec une logistique constituée de 8 ambulances, 4 véhicules anti-incendie, et deux autres de secours routier, sans compter un personnel d’appoint, notamment les agents des services de l’hydraulique. Des opérations de sécurisation entreprises par la gendarmerie nationale ont été lancées le lundi dernier, alors qu’un plan spécial de circulation basé sur un arrêté préfectoral sera appliqué dans le cadre de ce Magal qui draine habituellement des milliers de fidèles.

La hantise du Coronavirus

La police des frontières est par ailleurs à pied d’œuvre par le biais de patrouilles pour accueillir les pèlerins devant venir éventuellement de pays touchés par le COVID-19. Il y a aussi la Croix-Rouge sénégalaise qui compte déployer 300 volontaires alors qu’un cadrage médical articulé a déjà été élaboré par la région médicale de Kaolack. D’après l’Aps, Le médecin chef de la région, Aïssatou Barry Diouf, a ainsi assuré, lors de la réunion, que des médicaments seront disponibles pour une valeur de 12 millions. Elle a également annoncé le déploiement de 23 ambulances, d’une unité mobile du Ministère de la Santé et de l’Action sociale et l’érection de 25 postes médicaux avancés. Pour compléter le dispositif sanitaire et assurer une meilleure prise en charge d’éventuels accidentés de la circulation, l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse déroulera un plan entre le 3 et le 7 mars. Il a par ailleurs été signalé lors du CRD que les services hydrauliques avaient déjà procédé à l’entretien et à la réparation des forages, tandis que 36 camions citernes et une trentaine de bâches à eau seront mis au service du comité d’organisation. Le président dudit comité, Serigne Bassirou Mbacké, a de son côté exprimé sa satisfaction relativement au dispositif annoncé pour un bon déroulement du Magal, non sans réitérer un appel à la prudence aux usagers de la route.

Dr Babacar Diop face au doyen des juges aujourd’hui

Le secrétaire général des Forces démocratiques du Sénégal (FDS), Dr Babacar Diop, retourne dans le bureau du doyen des juges d’instruction pour affaire le concernant. Il est convoqué par le juge Samba Sall pour une audition sur l’affaire des brimades dont il a fait l’objet lors de séjour carcéral à la prison de Rebeuss. L’universitaire avait accusé des agents pénitentiaires l’avoir insulté et tabassé. Ainsi dès sa sortie de prison Babacar Diop avait, par le biais de ses avocats, déposé une plainte avec constitution de partie civile. Il sera entendu en présence de ses avocats au premier cabinet d’instruction du tribunal de grande instance hors-classe de Dakar. Le leader des FDS fera une déclaration à la presse à la fin de son audition pour informer l’opinion sur cette affaire et se prononcer en même temps sur l’affaire Guy Marius Sagna.

Victimes de la société Scac Afrique

Les victimes de la société de promotion immobilière «Scac Afrique» courent toujours derrière leurs parcelles à usage d’habitation. Le collectif des victimes constitué des personnes du troisième âge et des émigrés qui avait saisi les autorités administratives et locales, interpelle maintenant le chef de l’Etat. Les membres du collectif y ont injecté toutes leurs économies pour avoir un toit. Le promoteur de nationalité étrangère aurait pris la fuite et ses collaborateurs sont devenus presque introuvables.

Mystère sur le liquide découvert à Thiaroye sur mer

C’est toujours le statut quo. Le liquide qui a été découvert à la plage de Thiaroye sur mer reste un mystère. En plus, personne ne connaît la provenance du produit. Pourtant, le Gouverneur de la région de Dakar Al Hassan Sall en visite sur les lieux ainsi que le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall avaient promis d’édifier l’opinion publique sur d’abord la nature du produit et sa provenance. Puisque certains soupçonnent que le liquide vient des pipe-lines de la Société africaine de raffinage (SAR). Ce que la SAR avait réfuté tout en minimisant les risques sanitaires et sécuritaires pour avoir pris toutes les dispositions. En tout cas, les populations veulent être édifiées.

Thierno Bocoum et le coronavirus

Le leader du mouvement Agir demande au Président Macky Sall comment il compte protéger 16 millions de Sénégalais du coronavirus qui est presque à nos portes, comme il a avoué notre incapacité de rapatrier 13 Sénégalais bien portants, résidant à Wuhan. Thierno Bocoum se demande si on doit attendre d’un État qui ne semble nullement se préparer à certaines éventualités et qui a très tôt jeté l’éponge. M. Bocoum pense que l’Etat ne peut pas continuer à faire semblant de vivre dans un autre monde. Raison pour laquelle, il invite les autorités à communiquer avec nos compatriotes vivant en Italie et qui sont concernés par les mesures de mise en quarantaine de certaines villes. Il exhorte le pouvoir à anticiper davantage sur l’évolution du coronavirus en renforçant la campagne de communication sur les mesures de prévention en direction des populations. Parallèlement à cela, des mesures sanitaires de prévention efficaces doivent être prises au niveau des frontières. Thierno Bocoum suggère aussi que l’ensemble des 78 districts sanitaires du Sénégal portent la campagne de sensibilisation en impliquant les acteurs communautaires.


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