Revue de Presse du Lundi 24 fevrier 2020

Unes de la Presse du Lundi 24 fevrier 2020
Unes de la Presse du Lundi 24 fevrier 2020

Fiscalité: Seules 6 000 personnes paient régulièrement l’impôt au Sénégal

https://www.leral.net/En marge de la 6e édition de la conférence internationale annuelle fiscale organisée à Dakar, l’Ordre National des Experts du Sénégal, ONAS, a fait l’état de lieu de la fiscalité au Sénégal.
D’après la présidente de l’ONAS, Mme Marie Delphine Ndiaye, « il y a une population de 15 millions, 6 millions de personnes inscrites sur le fichier électoral, 145 000 fonctionnaires et 300 000 salariés au niveau du secteur privé. Et seules, 90 000 personnes physiques et morales déclarent leurs impôts ».
Ainsi, le Sénégal fait partie des pays où la fiscalité est très faible d’autant plus que peu de personnes imposables payent régulièrement l’impôt.
La preuve, parmi les 90 000 personnes qui déclarent leurs impôts au Sénégal, « seules 6 000 payent régulièrement. Et dans ces 6 000 qui déclarent et payent régulièrement, seules 100 entreprises supportent 60% des recettes fiscales », indique Me Saliou Dièye, Secrétaire honoraire de l’Union des ordres fiscaux de l’Afrique de l’Ouest.

Endettement: Le Sénégal cherche 1 500 milliards F Cfa sur le marché

https://www.seneweb.com/Mohammed Boun Abdallah Dionne a fait une révélation de taille sur Iradio. Invité du groupe Emédia, le secrétaire général de la présidence a déclaré que le Sénégal cherche 3 milliards de dollars ( 1 500 milliards F CFA, environ) sur le marché pour porter les parts de Petrosen à 20% dans les contrats pétroliers.
Une révélation qui risque de relancer la polémique sur la dette du pays, jugée déjà assez élevée.

Embellie de l’activité économique

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallL’activité économique hors agriculture et sylviculture au Sénégal a enregistré une embellie de 9,2%, en rythme mensuel au mois de décembre 2019 comparé au mois de novembre 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
L’indice général d’activité (IGA) s’est établi à 124,7 points contre 114,2 points en novembre 2019.
Selon la DPEE, cette embellie est intervenue à la faveur d’une bonne évolution d’ensemble des secteurs primaire (+21,3%), secondaire (+8,3%), tertiaire (+5,7%) et de l’administration publique (+14,3%),
Sur une base annuelle, la croissance de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est estimée à 1,4% en décembre 2019, principalement portée par les secteurs tertiaire (+7,1%) et primaire (+9,1%).MS/te/APA

Avantages,Risques et Inconvénients d’atteindre le plafond communautaire de la dette sur les projets de l’Etat du Sénégal Par Dr Thierno THIOUNE

Aujourd’hui, le Sénégal, avec un niveau d’endettement de 64,5% tient encore sous la barre de la norme communautaire qui est de 70%. Les risques d’atteindre ce plafond communautaire sont à la fois diverses et multiples.Malgré que le Sénégal mène une politique d’endettement prudente pour assurer la soutenabilité des finances publiques, tout en favorisant le développement économique, le pays est à 5,5% du plafond communautaire de l’UEMOA. Au 31 décembre 2019 le stock de la dette publique totale était arrêté à 7 339 milliards de francs CFA et à présent il est projeté à 8 076,6 milliards de francs en 2020 alors quedans le cadre du nouveau programme de l’ICPE (Instrument de coordination des politiques) la dette ne pourrait plus dépasser 9500 milliards en juin 2020. Les risques sont réels et tangibles. Premièrement, le Sénégal n’aurait plus beaucoup de marge de manœuvre. Deuxièmement, le pays augmenterait la pression fiscale pour compenser alors que les plus grands contributeurs que sont les entreprises sont déjàessoufflées. Troisièmement,l’Etatpourrait se confronter à un sérieux problème de liquidités.
Quatrièmement, le Sénégal pourrait enregistrer une dégradation de sa note aux yeux des agences de notations.
Le constat réel aujourd’hui est que, subséquemment, les déficits publics sont véritablement d’entrée le résultat du soutien à la conjoncture économique et nourrissent ainsi dès lors la montée de l’endettement.
En termes d’avantages est que premièrement aujourd’hui au moins tous les projets du Plan d’actions prioritaires (PAP2) (2019-2023) du PSE sont déjà dans le « cadrage » du modèle d’endettement du Sénégal. Deuxièmement, lorsqu’on sera en période de croissance attendue à 9%entre 2021 et 2023, il y’aurait une réduction du déficit public qui aurait pour effet la préférence de la réduction de certaines dépenses au profit du désendettement. Parallèlement, la diminution des déficits publics ayant comme conséquence la diminution de l’endettement public pourrait également jouer un rôle positif sur la croissance en dynamisant l’offre et vice versa. En ce sens, l’influence positive de certaines dépenses publiques notamment les infrastructures de transportou de communication (BRT, construction d’autoroute, TER, Parc industriel de Diameniadio, construction de stade ), l’élévation du niveau de formation de la main-d’œuvre (avec le truchement de la digitalisation) amélioreraient l’efficacité productive. Vu le caractère du rôle particulièrement important de l’investissement public dans les premières phases du développement (Pré-émergence ou Tak-off), l’endettement se justifierait jusqu’ici doublement : d’abord l’augmentation du patrimoine de l’Etat compense la dette ensuite le surplus de croissance fournirait (gain de 2 à 3 points de croissance) les ressources nécessaires à son remboursement.
En termes d’inconvénients, il est clair que legonflement de la dette provoquera si on y prend gardeéventuellement àun effet boule de neige car la succession des déficits publics,qui s’empilent, favorise l’apparition de nouveaux déficits dont leur financement nécessite plu d’endettement. A cet effet, deux conséquences majeures peuvent être identifiées. Premièrement, la succession des déficits publics engendre un endettement inefficace. Deuxièmement, les déficits budgétaires engendrent des marges de manœuvre réduites.
En plus, certainement, si les taux d’intérêt ne sont pas favorables et demeurent élevés, le service de la detteaugmenterait et le déficit budgétaire pourrait ainsi faire tomber le pays dans un cercle vicieux d’endettement international l’exposant ainsi au fonds vautour. Troisième inconvénient, avec la célérité de la croissance de la dette, elle pourrait constituer un lourd fardeau pour les finances publiques et laisserait peu de marge de manœuvre pour les choix de politiques économiques et les générations futures.
Somme toute nous estimons que les déficits publics font évoluer la dette duSénégalselon ce que l’on appelle un effet de cliquet: elle augmente rapidement dans les phases de croissance lente et se stabilise ou se réduit un peu lorsque la croissance s’accélère.
Espérons qu’avec le budget programme établit à partir de cette année pour desprojections de croissance moyenne de 9 % entre 2019 et 2023 permettrait d’éclaircirles perspectives si l’accent est mis bien entendu sur une politique de promotion des exportations qui seraient multipliées au moins par 3 dans un court horizon c’est à dire d’ici 2023.
Seulement aussi faut-il redouter qu’en cas de chocs exogènes ou de changement brusque de politique macroéconomique, le seuil communautaire d’endettementsoit dépassé.Dr Thierno THIOUNE,Maître de Conférences Titulaire en Economie à la FASEG,Directeur des Etudes du CREFDES,Membre du Comité Scientifique du LARED,UCADhttps://www.dakaractu.com/

Le déficit budgétaire du Sénégal a-t-il été réduit de 6,7 % en 2011 à 3,7 % en 2019 ?

https://fr.africacheck.org/  Affirmation
Le déficit budgétaire est passé de 6,7 % en 2011 à 3,7 % en 2019.
Source: Macky Sall, Président du Sénégal (31 décembre 2019)
Verdict
Explication: Les données consultées donnent globalement raison à Macky Sall.
Toutefois, le président sénégalais n’a pas pris en compte l’impact du changement de l’année de base de calcul du PIB, de 1999 à 2014, qui a réduit le déficit budgétaire.
-Le déficit budgétaire est passé de 6,7 % en 2011 à 3,7 % en 2019 (Macky Sall, 31 décembre 2019).
-Le Sénégal a changé l’année de base de calcul de ses comptes nationaux. Celle-ci est passée de 1999 à 2014.
-Le déficit budgétaire de 2011 (6,7 %) est évalué sur l’année de base 1999, celui de 2019 (3,8 %) sur l’année de base 2014.
-Le président sénégalais a omis d’indiquer que le déficit budgétaire a repris une tendance haussière depuis 2018.
Le président sénégalais, Macky Sall, a profité de son adresse à la nation du 31 janvier 2019 pour vanter les résultats de sa politique à la tête du pays. C’est ainsi que selon lui, « en dépit d’une conjoncture mondiale difficile », le Sénégal garde le cap. Il en veut pour preuve « la réduction constante du déficit budgétaire, de 6,7 % en 2011 à 3,7 % en 2019 ». Même si la déclaration du chef de l’Etat sénégalais est globalement correcte, une mise en contexte s’impose.

Qu’entend-on par déficit budgétaire ?

On parle de déficit budgétaire « lorsque les dépenses publiques, à l’exclusion du remboursement de la dette, sont supérieures aux recettes publiques hors emprunt », a expliqué à Africa Check l’économiste fiscaliste Mamadou Ngom, enseignant associé à la faculté de sciences économiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et au Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG).
Selon le site Vie Publique, le déficit budgétaire est différent du déficit public qui est « le déficit cumulé des administrations publiques (Etat, collectivités territoriales, organismes de sécurité sociale) ».
L’économiste Cheikh Ahmed Bamba Diagne, directeur scientifique du Laboratoire de recherche économique et monétaire (LAREM) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, indique que « le déficit budgétaire se traduit par des emprunts nouveaux que l’Etat doit contracter au cours de l’année ».
« La succession des déficits qui s’empilent favorise de nouveaux déficits dont le financement gonfle la dette », explique Docteur Thierno Thioune, maître de conférences Titulaire en Economie  à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « Cela peut engendrer un endettement inefficace », souligne-t-il

Evolution du déficit budgétaire du Sénégal de 2011 à 2019

Selon le rapport sur la situation économique et financière 2012, publié en avril 2013 par la Direction des prévisions et des études économiques (DPEE), le déficit budgétaire du Sénégal était de 442,4 milliards F CFA, soit 6,7 % du Produit intérieur brut (PIB). Pour l’année précédente (2010), ce déficit était de 333,7 milliards F CFA, soit 5,2 % du PIB, souligne le rapport sur la situation économique et financière 2011.
Le budget 2013 est la première loi de finances initiale adoptée et exécutée sous Macky Sall, arrivé au pouvoir en mars 2012. Et cette année-là, le déficit budgétaire était évalué à 400,4 milliards F CFA (soit 5,5 % du PIB).
Le déficit budgétaire connaîtra ensuite une baisse constante pour atteindre 3 % en 2017, avant d’amorcer une nouvelle hausse pour atteindre 3,7 % en 2018 et 3,8 % en 2019.
(Note: Toutes ces données sont issues de rapports publiés par la Direction de la prévision et des études économiques, la Direction générale du Budget et de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. En fonction des documents on peut constater une légère différence entre les chiffres, notamment quand il s’agit de prévisions).

Macky Sall a comparé deux PIB dont les bases sont différentes

L’économiste Mady Cissé, du Centre d’Etudes pour le Financement du Développement Local (CEFDEL), attire toutefois l’attention sur le fait que « le déficit budgétaire de l’année 2011 est évalué au PIB base 1999, alors que le déficit budgétaire de l’année 2019 est évalué au PIB base 2014 ».
En effet, en 2018 le Sénégal a annoncé la rénovation de ses comptes nationaux avec la mise en place d’une nouvelle année de base, 2014, remplaçant l’année de base 1999.
L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) explique, dans le document  Mise en oeuvre du changement d’année de base des comptes nationaux du Sénégal, que «  les différents changements apportés ont induit une révision de 29,4 % du PIB de 2014 ».
Par conséquent, poursuit l’ANSD, « le Produit intérieur brut (PIB) est ressorti à 9 775 milliards FCFA, en hausse de 29,4 %, comparativement à son niveau de 2014 évalué selon l’ancienne base 1999 ».
De même, l’agence souligne que « la hausse du PIB, issue du changement de l’année de base, améliore le classement du Sénégal sur les critères de convergence de l’UEMOA concernant le déficit budgétaire fixé à 3 % du PIB ».
Selon Mady Cissé « le président a évalué le déficit budgétaire en pourcentage du PIB sur deux PIB dont les bases sont différentes (PIB 2011 sur base 1999  et PIB 2019 sur base 2014) ».
De même, le président sénégalais, dans sa déclaration, a omis d’indiquer que le déficit budgétaire a repris une tendance haussière à partir de 2018.

Impact du changement de l’année de base sur le déficit budgétaire

La Note d’analyse des comptes nationaux 2018, publié par l’ANSD, explique qu’« une année de base constitue l’année de référence des structures et agrégats macroéconomiques ».
L’agence explique les raisons du changement de l’année de base par la nécessité « de prendre en compte l’évolution structurelle de l’activité économique mais aussi par le souci d’améliorer la qualité des comptes nationaux, dégradée par l’éloignement de l’année de base en vigueur jusque-là ».
La note d’analyse des comptes nationaux de 2018 montre ainsi qu’avec la nouvelle année de base 2014, le déficit budgétaire de cette même année (2014) a été réévalué à 3,9 % du PIB au lieu de 5,1 % sur l’année de base 1999. En 2015 il a été réévalué à 3,7 % (année de base 2014) au lieu de 4,8 % sur l’année de base 1999.
Cheikh Ahmed Bamba Diagne rappelle par ailleurs que c’est le changement de l’année de base qui a entraîné la baisse du taux d’endettement du Sénégal.
L’ANSD précise que, la mise en oeuvre de la nouvelle année de base a eu pour conséquences le repli du poids des taxes qui s’établit « à 10,8 % du PIB contre 12,8 % dans l’ancienne base ».

Conclusion: la déclaration de Macky Sall sur la réduction du déficit budgétaire peut induire en erreur

Lors de son adresse à la nation, le 31 décembre 2019, le président sénégalais Macky Sall a fait état d’une « réduction constante du déficit budgétaire ». Il donne comme preuve le fait que ce déficit était à 6,7 % en 2011 et se situe à 3,7 % en 2019.
Les données consultées par Africa Check montrent que le président sénégalais a globalement raison sur les chiffres (en réalité le déficit attendu pour 2019 est évalué à 3,8 %).
Toutefois, Macky Sall ne prend pas en compte l’impact du changement de l’année de base de calcul du PIB, de 1999 à 2014, qui a eu pour effet la réduction du déficit budgétaire.
En outre, le Chef de l’Etat sénégalais a omis de préciser que le déficit a repris une tendance haussière depuis 2018. Recherché par Samba Dialimpa Badji

MACKY SALL INAUGURE LE PARC ÉOLIEN DE TAÏBA NDIAYE

Taïba Ndiaye, 24 fév (APS) – Le président Macky Sall a inauguré ce lundi à Taïba Ndiaye, dans la région de Thiès (ouest) la première phase d’un parc éolien d’une capacité de 158, 7 mégawatts, a constaté l’APS.
L’inauguration a eu lieu en présence d’élus, d’autorités religieuses, de membres des représentations diplomatiques américaine, britannique, belge, ainsi que de partenaires, notamment les sociétés Lekela, (maître d’ouvrage) et Vestas.
Le ministre de l’Energie et du Pétrole, Mouhamadou Makhtar Cissé, était aussi de la partie.
Pour le Chef de l’État, c’est une ’’nouvelle étape dans la marche énergétique vers un Sénégal émergent’’.
Ce projet permettra de fournir de l’électricité à 2 millions de personnes. Soit 15 % de la production électrique du pays, a fait savoir Macky Sall.
’’Le Sénégal émergent, c’est un Sénégal qui carbure poussé dans son élan par un mixte énergétique qui allie toutes nos potentialités, afin d’assurer un service continu de qualité et à des coûts compétitifs’’, a-t-il souligné.
’’A travers ces champs solaires et cette centrale éolienne, vous êtes en train de devenir le foyer ardent de l’énergie renouvelable du Sénégal et de l’énergie propre’’, a poursuivi Macky Sall faisant allusion à la commune de Taiba Ndiaye, dans la région de Thiès.
Selon le responsable de Vestas, c’est le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest.
Pour le maire de Taïba Ndiaye, le député Ale Lo, sa commune est en train de gagner le ’’pari’’ qu’il avait fait, en affectant il y a 15 ans, 5 ha à la SENELEC. Cela, avec la certitude que sa présence allait attirer celle d’autres structures.
Se sont ensuivies la société Tobene Power de 100 milliards de FCFA d’investissement, la ligne de Manantali de 81 Mégawatts, et aujourd’hui le parc éolien.
Aujourd’hui, 33 des 35 villages de la commune sont électrifiés. Le Parc éolien a réalisé une salle informatique pour le lycée, deux marchés.Dans la phase de construction, 300 jeunes, dont 200 issus de la collectivité travaillent dans la centrale éolienne, selon Ale Lo.Sur 20 ans, le Parc s’engage à injecter plus de 400 par, pour renforcer les moyens de la commune.Une dizaine de villages de communes voisines ont aussi été électrifiés. ADI/AKS

Mésaventures de Bolloré en Afrique: le port de Ndayane, l’arbre qui cache la forêt

https://oeildumonde.com/C’est maintenant clair, le géant émirati est en passe de décrocher le graal avec le port de Ndayane. Dubaï Port Word éclipse ainsi définitivement Bolloré Africa Logistics dans les négociations.
Pour rappel, dans son édition du mardi 11 février, L’OBS a écrit que Macky a cédé le Port de Ndayane à DP World pour 1000 milliards. Même si l’information est démentie par la Direction du port autonome de Dakar, en février 2018, lors d’un entretien accordé à Intelligences Magazine, Aboubacar Sedikh Bèye ébruitait l’existence de négociations avec les Dubaï.
Présenté en 2014 comme le leader incontesté de la manutention portuaire en Afrique francophone, le groupe Bolloré Africa Logistics (BAL) a perdu du terrain. Sous le régime de Me Abdoulaye Wade, il a été éjecté du contrôle du terminal à conteneurs au profit de Dubaï port World. Avec l’élection de Macky Sall, on note un réchauffement des relations entre Bolloré et le Sénégal. Le Français remporte, en 2013, une victoire dans l’appel d’offres concernant le terminal roulier du port de Dakar. Ce qui n’occulte pas le mal pour autant.
Le 30 décembre 2019, Douala International Terminal (DIT), dont le principal actionnaire est le groupe Bolloré, a annoncé, lundi 30 décembre, qu’il met fin à l’exploitation du terminal à conteneurs du port de Douala (Cameroun) qui dessert également le Tchad et la République centrafricaine.
Le 5 décembre dernier, le port autonome de Douala, avait annoncé son intention de succéder à partir de janvier 2020 au groupe français Bolloré pour gérer son propre terminal à conteneurs, quelques jours seulement après la suspension par la présidence camerounaise du processus de désignation d’un nouvel opérateur.
Pourtant, le groupe avait obtenu ses premiers succès sur le continent dans le secteur portuaire, en 2004, à Douala et Abidjan.
En 2014, BAL connait une mésaventure au Gabon, pour cause de non-respect de ses engagements financiers. Il a été contraint, à la suite d’un accord trouvé avec Libreville en 2017, de partager des activités de manutention sur le New Owendo International Port (NOIP).
A cela s’ajoute les déconvenues de Bolloré dans les affaires judiciaires guinéennes et togolaises. Pour mémoire, ce dernier avait été placé en garde à vue. Même si, par la suite, comme le révèle le magazine français Le Point, la cour d’appel de Paris a reconnu la prescription des faits de « corruption » et de « faux et usage de faux » en Guinée, faits pour lesquels Bolloré et son groupe étaient inculpés. En revanche, le milliardaire français reste inculpé pour abus de confiance dans ce même dossier guinéen, et pour le deuxième volet de l’enquête qui concerne des accusations similaires dans le dossier togolais.

INDUSTRIES EXTRACTIVES: DES SERVICES ÉVALUÉS À PRÈS DE 1000 MILLIARDS DE FRANCS CFA

https://www.lejecos.com/ Les services de restauration, d’hébergement ou autres à fournir au personnel évoluant dans les industries extractives au Sénégal, dans les années à venir, sont évaluées à près de 1000 milliards de francs CFA, a indiqué, la présidente du Comité national d’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal (CN-ITIE), le Pr Awa Marie Coll Seck.
’’Nous avons évalué les services de restauration, d’hébergement, d’hôtellerie ou autres à fournir dans quelques années au personnel évoluant dans les industries extractives à 999 milliards de francs CFA’’, a dit Mme Seck. Elle s’exprimait vendredi lors d’un atelier régional de partage du rapport de conciliation de l’l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), portant sur les données fiscales de 2018. ’’Ce qui veut dire qu’il y a de l’argent que les populations, les entreprises nationales ou internationales peuvent capter en offrant différents services’’, a-t-elle ajouté, en présence des autorités administratives de la région et des acteurs de la société civile.
’’C’est pour cela, a-t-elle préconisé, nous devons bien travailler pour nous assurer de cette manne financière. Nous devons encore faire plus d’efforts pour nous conformer aux appels d’offres et cahiers de charge’’. Elle a indiqué que sur des marchés de plus de 20 milliards de francs CFA attribués par appels d’offres en 2018 par le secteur extractif, un milliard est revenu aux entreprises nationales.  ’’C’est dire donc qu’il y a encore un travail de mise à niveau à faire pour permettre à nos entreprises de compétir à l’échelle mondiale et bénéficier de ces marchés’’, a -t-elle ajouté.
Dans cette perspective, elle a souligné, que la loi sur le contenu local, ’’présente beaucoup d’espoir’’ pour les entreprises’’ puisqu’aujourd’hui le Sénégal a légiféré en faveur d’une préférence nationale.
Elle a rappelé que le contenu local est la contribution qu’un projet pétrolier, gazier, ou minier apporte à l’économie locale, régionale, ou nationale en plus des revenus versés au gouvernement. ’’Ces contributions peuvent prendre la forme d’emplois, d’achat de biens et de services de formation et de projets sociaux’’, a-t-elle précisé.
La présidente du CN-ITIE a souligné qu’en ce qui concerne la région de Fatick, ’’il y aura du pétrole au niveau du bloc de Sangomar d’ici quelques années’’. ’’Il y a donc de grandes perspectives et nous voulons que les populations se préparent déjà en investissant dans des activités privées pour bénéficier des retombées financières du secteur extractif’’, a lancé l’ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale.
L’adjoint au gouverneur de Fatick chargé du développement, Abdou Diop, a de son côté, indiqué que le projet pétrolier Sangomar (Fatick) concentre des réserves de pétrole estimées à plus de 630 millions de barils. ’’La décision finale d’investissements a été entérinée en janvier 2020 marquant ainsi le début d’un projet en plusieurs phases qui devrait générer des revenus pour les décennies à venir et la première production de pétrole est attendue en 2023’’, a ajouté M. Diop.

Secteur de l’assurance: Les mesures préventives de la Cima contre les faillites

https://www.lejecos.com/Afin d’éviter la survenance de la faillite d’une entreprise d’assurance, le secrétariat général de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (Cima), fait savoir que le régulateur a pris des mesures préventives telles que « la séparation des activités vie et dommages, une tarification prudente par l’instauration d’un taux d’actualisation maximum et l’encadrement de la politique de placement des entreprises d’assurance ….. ».
Le secrétariat de la Cima lors de la table ronde CIMA-FANAF organisée lors de la 44 assemblée générale, cite également parmi les mesures, les règlements sur la gouvernance d’entreprise, l’instauration de nouvelles provisions notamment celle de gestion et le relèvement du capital social minimum des sociétés d’assurance ainsi que l’exigence de fonds propres à un niveau adéquat.
Il est relevé que les faillites des sociétés d’assurance en zone Cima concernent principalement les structures dommages. Cependant, explique le représentant du secrétariat, « au regard des conséquences catastrophiques pour les épargnants vie, la faillite d’une seule société d’assurance vie peut mettre en difficulté le régulateur au même titre que les épargnants ».
La Cima, d’après son secrétariat général, retient deux autres mesures pouvant atténuer les effets du retrait d’agrément ou l’empêcher en protégeant l’assuré et le reste de l’économie. En ce sens, « il y a une possible intervention publique et dans ce cas l’Etat pourrait intervenir en tant que garant de la stabilité du système financier, pour influer sur une société d’assurance vie s’il le juge nécessaire et s’il n’y a pas de potentiel repreneur ».
La deuxième mesure est, dit-il, la création d’un fonds de garantie pour les épargnants. Ce fonds « vise à s’assurer qu’une couverture est garantie aux assurés bénéficiaires de contrat d’assurance dans le cas où une société se retrouve en faillite ».Bassirou MBAYE

Risque systémique dans le secteur des assurances: Les acteurs mettent en garde contre un « danger » multisectoriel

https://www.lejecos.com/ Quel mécanisme convient-il de mettre en place pour limiter les risques systémiques liés à la défaillance d’une société d’assurance vie ? Cette interrogation a constitué un des sujets débattus lors de la table ronde CIMA-FANAF. Il est relevé que le risque systémique représente « un danger pour les entreprises, les Etats, mais également pour les citoyens ».
Le « risque systémique se définie entre autres comme la possibilité qu’un événement, au niveau de l’entreprise, puisse déclencher une grande instabilité ou provoquer l’effondrement de tout une industrie ou une économie ». A ce titre, relève-t-on, il représente un danger pour les entreprises, les Etats, mais également pour les citoyens.
Il se dégage de cette table ronde que le risque systémique, est plus inhérent au secteur bancaire et à celui des assurances. Mais, ajoute-t-on, les entreprises peuvent être exposées par leur interconnexion surtout dans le secteur financier où l’on constate des partenariats ou des prises de participation entre les banques et les assurances.
En outre, les Etats sont également exposés car, « ils doivent agir pour la sauvegarde de la stabilité financière et surtout éviter l’effondrement du système financier ou simplement résoudre des problèmes d’ordre publics notamment liés aux émeutes ou mouvements populaires qui peuvent naître de la faillite d’une société d’assurances vie.
A en croire un des animateurs des échanges, « les causes de risques systémiques sont la prise de risques inconsidérés, l’imprudence dans la tarification, le manque de rigueur dans la gestion des risques et des actifs mais aussi la mauvaise gouvernance ».
Il note aussi dans la même perspective que « la faillite d’une société d’assurance peut se propager à d’autres entreprises entrainant ainsi une réaction en chaine avec un impact significatif sur le bilan d’autres établissements financiers. Et cela, explique-t-il,  à travers les provisions des titres de l’entreprise d’assurance détenus par ces entreprises ou la perte des indemnités pour services rendus qui sont généralement gérées par les sociétés d’assurances ».Bassirou MBAYE

DIAMNIADIO/Occupation de l’espace du Pôle: «Ici, on ne vend pas de terrain»(Diène Farba Sarr, DGPU)

https://www.dakaractu.com/Lors de la 2ème édition de la randonnée pédestre de la solidarité, tenue ce dimanche 23 février 2020, au Pôle Urbain de Diamniadio, le Délégué Général à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniado et du Lac Rose, M. Diène Farba Sarr, a saisi l’occasion pour apporter des éclaircissements sur l’occupation des terrains affectés au Pôle. Selon lui, seul le DGPU est habilité à accréditer des parcelles, à accompagner les développeurs entre autres. Diène Farba, d’ajouter : « ici, nous ne vendons pas de parcelles, nous les octroyons sous forme de location bail de 270 m2, contrairement à ce que j’ai entendu dans un media ». Cela montre que le président de la République milite pour une politique du foncier. «Quand vous faites la promotion d’un pays, il faut le faire sur tous les plans, à savoir sur le plan politique, économique, social… Il ne faut pas qu’on décourage les promoteurs », a-t-il déclaré.

Désencombrement du rond-point 6-Abdou Karim Fofana précise: « Les personnes impactées doivent bénéficier d’une indemnisation »

https://www.dakaractu.com/ Lors de l’opération de déguerpissement du rond-point liberté 6, le ministre de l’urbanisme de l’hygiène publique et du logement a rassuré  les commerçants sur les indemnisations.
« Dans le cadre de la réalisation du projet de BRT (Bus Rapide Transit), toutes les personnes  impactées vont bénéficier d’une indemnisation », rassure le ministre Abdou Karim Fofana. Qui souligne que les opérations  sont lancées après avoir constaté des avancées significatives sur la procédure de consignation.
Cependant, le ministre Abdou Karim Fofana  précise que « lorsqu’on fait consignation, il y a une date prise pour arrêter les enregistrements. Et au-delà de cette date, s’il y a d’autres personnes qui viennent s’ajouter, l’administration ne sera pas responsable de leur situation. On ne peut pas également  arrêter une opération bénéfique à toute une population parce qu’il y a deux ou trois personnes qui n’étaient pas présentes lors de la consignation ».
Par ailleurs, le ministre d’annoncer que toute une batterie de mesures est mise à disposition pour assurer le suivi jusqu’à terme des opérations…

STOP AU BRADAGE DES TERRES DE GUEDIAWAYE PAR LE PÔLE POUR UNE ALTERNATIVE CITOYENNE

https://www.seneplus.com/L’As-Qu’est-ce qui arrive aux autorités des municipalités de Guédiawaye avec cette propension à mettre la main sur les quelques rares terrains encore libres et qui sont d’une utilité publique certaine pour les populations locales?
Qu’est-ce qui arrive aux autorités des municipalités de Guédiawaye avec cette propension à mettre la main sur les quelques rares terrains encore libres et qui sont d’une utilité publique certaine pour les populations locales? Les terres du littoral en ont fait les frais et la boulimie foncière continue toujours. Maintenant, ce sont des espaces libres situés dans les quartiers qui ont été ciblés par ces responsables soucieux que de leurs propres intérêts. Ainsi, des parcelles sont bradées près du terrain de football de la cité Hamo3.
Actuellement, les populations des cités Atépa, Ibrahima Diop, Cheikh Sakho filaos se mobilisent pour faire face un projet de station d’essence accordé par la mairie de Golf Sud sur le seul terrain qui restait de libre dans leurs quartiers. Tout récemment, le même problème a été identifié aux hlm Paris de Guédiawaye avec une levée de bouclier des résidents.
Dans les communes de Ndiareme Limamoulaye et Wakhinane- Nimzatt, des pratiques malsaines de la même nature sont enregistrées. Par ricochet, il est constaté qu’il n’en est encore toujours rien des cimetières annoncés à grande pompe alors que les constructions de maisons fleurissent.
Dans cette funeste entreprise de destruction et d’appropriation des biens communs, la mairie de ville aurait fait une transaction sur les locaux de l’hôtel de ville avec le groupe privé Auchan afin d’avoir les ressources nécessaires à la finition des travaux de la nouvelle mairie. Quelle audace! Populations de Guédiawaye, mobilisons-nous davantage pour sauvegarder notre patrimoine commun!Le comité de coordination du Pôle pour une alternative Citoyenne ( Pac) :

Guédiawaye: Aliou Sall accusé d’avoir vendu la mairie à Auchan à 1 milliard

http://www.dakarmatin.com/Après l’affaire Petro-Tim, un autre scandale pourrait éclabousser Aliou Sall. Le petit frère du président de la République est accusé d’avance d’avoir vendu la mairie de Guédiawaye à Auchan à un milliard Fcfa, rapportent les quotidiens Direct News et L’Exclusif.
Interrogé, son 1er adjoint, Ablaye Mbaye, parle de location. Selon lui, il difficile de gérer deux bâtiments avec toutes les charges y afférant. Et de rappeler que le maire construit depuis 4 ans un bâtiment qui devrait abriter la mairie de Guédiawaye.
Mais, des conseillers municipaux, dont Babacar Mbaye Ngaraaf, démentent catégoriquement la version servie par Ablaye Mbaye et renseignent qu’il n’y a jamais eu de délibération relative à ce dossier. Affaire à suivre…

Affaire Petrotim: Le Doyen des juges clôture l’instruction

https://actusen.sn/Du neuf dans l’affaire du scandale présumé sur le pétrole et le gaz dans lequel, le maire de Guédiawaye, Aliou Sall serait mêlé. Selon les informations du quotidien Libération, le Doyen des juges a clôturé, la semaine dernière, l’instruction du dossier Petrotim.
La balle est désormais dans le camp du parquet qui doit « retourner », au Magistrat instructeur, le dossier accompagné d’un réquisitoire définitif.
Deux possibilités s’offrent ainsi au parquet : requérir un classement sans suite faute de preuve ou demander des poursuites contre celui ou ceux qui seraient identifiés comme étant « X », précise Libération.

Les grands maux du système éducatif à Saint Louis

https://actunet.net/ À Saint louis, le système éducatif est miné dans le supérieur par les revendications estudiantines pour de bonnes conditions d’études, celle des doctorants pour une synergie entre l’université et l’entreprise et dans le secondaire et le primaire par les abris provisoires.
Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, qui étaient en assemblée générale samedi, ont décrété une grève de 48 heures. Ils protestent contre la non application de la promesse qui leur avait été faite le 22 janvier par la tutelle qui s’était engagée dans les 15 jours, à apporter des solutions aux revendications urgentes. Les étudiants ne se contentent pas du mot d’ordre de grève décrété. Ils ont annoncé 96 heures de restauration sans ticket ou “gëntè toubab”.  Le  mouvement d’humeur de la  Coordination des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis intervient dans un contexte où des doctorants plaident pour une meilleure synergie entre l’Université et les entreprises. Regroupés dans le Collectif des doctorants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, ils appellent à une bonne collaboration entre l’université et les entreprises qui doivent se compléter. Ce qui fait dire à Oumar Watt, le président des doctorants, qu’il y a «nécessité de dialogue entre l’Université et les entreprises».
Mais à Saint Louis, ce qui émeut le plus, c’est le nombre d’abris provisoires recensés dans la région. Les abris provisoires sont au nombre de 744. En clair, dans cette partie du Sénégal, des milliers d’apprenants n’ont pas de salle de classe pour étudier. L’année dernière, seules 164 salles ont été construites selon les données des autorités académiques qui reconnaissent la faiblesse du taux d’absorption des abris provisoires.
Au moment où le Sénégal fait le pari d’atteindre l’objectif de l’éducation pour tous, le système éducatif de Saint Louis se morfond dans des maux qui ont pour nom abris provisoires et revendications récurrentes.

SAINT-LOUIS: UN COLLECTIF PROPOSE UNE ÉCLUSE POUR CONTENIR LA BRÈCHE

Saint-Louis, 24 fév (APS) – Le collectif citoyen pour la sauvegarde et la réhabilitation de la Langue de Barbarie et de l’Ile de Saint-Louis propose l’aménagement d’une écluse pour apporter des solutions aux problèmes engendrés par l’ouverture d’une brèche dans cette zone.
S’exprimant dimanche lors d’un colloque initié par l’imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé, khalife de Serigne Mame Madior Cissé, sur le thème « La brèche de Saint-Louis : actions imminentes », l’expert Cheikh Tidiane Seck, coordonnateur du comité scientifique du collectif citoyen pour la sauvegarde et la réhabilitation de la Langue de Barbarie et de l’Ile de Saint-Louis, a exposé les solutions préconisées par cette structure.
Il a évoqué une étude réalisée par le collectif, de concert avec des partenaires hollandais, laquelle propose de mettre en place un exutoire sur 200 mètres de large, soit une écluse, pour permettre aux pirogues et embarcations de passer sur cette partie du fleuve ver la mer, sans danger.
Cheikh Tidiane Seck estime que la fermeture de la brèche serait la pire des solutions, bien que son ouverture en 2003, pour parer aux inondations auxquelles Saint-Louis était confronté, « a occasionné plus de mal que de bien ».
En 2003, une importante crue du fleuve inondait la ville de Saint-Louis, amenant les autorités à ouvrir un canal de délestage de 4 mètres de large dans la Langue de Barbarie, à quelques kilomètres au sud de la ville, capitale nord du Sénégal, afin d’évacuer cette eau vers la mer.
Un mois plus tard, sous la pression combinée du fleuve et de la mer, cette brèche s’est élargie de plus de 600 mètres. Elle fait aujourd’hui plusieurs kilomètres, et est devenue la nouvelle embouchure du fleuve Sénégal.
La Langue de Barbarie est une étroite bande de sable de quelques centaines de mètres de large sur 30 km de long, que longe le fleuve Sénégal avant de rejoindre l’océan Atlantique plus au sud.
Au nord de cette flèche sableuse, se trouve la ville de Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000.
Historiquement située sur une île fluviale (pour la partie coloniale) et sur une portion de la Langue de Barbarie (pour les quartiers de pêcheurs), Saint-Louis est la ville la plus menacée d’Afrique par la montée des eaux.
Selon le coordonnateur de son comité scientifique, le collectif citoyen pour la sauvegarde et la réhabilitation de la Langue de Barbarie et de l’Ile de Saint-Louis propose également le dragage et le balisage de cette zone pour permettre aux pêcheurs de faire la traversée de la brèche avec sécurité.
Des solutions existent aux problèmes engendrés par la brèche, « mais cela demande du temps, pour régler définitivement le problème de la brèche », a dit Cheikh Tidiane Seck, en présence notamment de plusieurs imams et oulémas et d’autorités locales.
Des membres de la société civile ont également participé à ce colloque, de même que le directeur de l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC), Alioune Diop, par ailleurs adjoint au maire de Saint-Louis.
Cheikh Tidiane Seck assure que le collectif est disposé à mettre cette étude à la disposition des autorités du pays, « pour les appuyer sur les solutions envisagées afin de résoudre définitivement et de manière durable le problème de la brèche de Saint-Louis ».
Malgré les difficultés auxquelles la ville de Saint-Louis se trouve confrontée, la capitale nord du Sénégal a le potentiel pour devenir ’’le poumon économique du Sénégal’’, ce qui suppose « un engagement et une volonté commune de ses fils », a par ailleurs assuré M. Seck.
« Grâce à son potentiel, avec l’agriculture, la pêche, l’élevage, mais aussi avec la récente découverte de gaz aux larges des côtes saint-louisiennes, la ville tricentenaire a tous les atouts pour sa réhabilitation et son développement économique et social », ajoute-t-il.
A l’occasion de ce colloque, le secrétaire général du collectif citoyen pour la sauvegarde et la réhabilitation de la langue de Barbarie et de l’île des Saint-Louis, Kader Fall, a réaffirmé l’engagement des membres de cette structure « pour la prise en charge totale des préoccupations des populations » locales
Au nom du président du collectif, Kader Boye, ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, M. Fall a lancé un appel « à tous les fils » de Saint-Louis, les invitant « à prendre part activement’’ au développement de leur ville en vue de « lui redonner sa place d’ancienne capitale de l’AOF et du Sénégal ».
L’imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé, s’est réjoui du travail effectué par l’équipe d’experts du collectif. Il a appelé « tous les fils » de la vieille ville à se retrouver pour la défense des intérêts de Saint-Louis, « pour sauver la ville historique, qui a marqué toute l’histoire du Sénégal, voire même de l’Afrique.BD/BK/ASG

L’Asutic pour une meilleure protection des données personnelles

http://canal221.com/Vingt quatre février deux mille vingt, cela fait un an que Macky Sall déroule son second mandat après une victoire du 24 février 2019. Mais pour l’Association sénégalaise des utilisateurs des Tics (Asutic) «l’élection présidentielle du 24 Février 2019 n’a été que la consécration d’une stratégie électorale pilotée par la société française Spallian basée sur le «­Big data­»­: la collecte et le traitement de données personnelles des électeurs sénégalais». L’association a fait ce bilan, à travers une déclaration. Poursuivant, elle souligne que l’intégrité de l’élection présidentielle du 24 février 2019 n’aurait pas été entachée, si la Commission de données personnelles (Cdp), autorité administrative indépendante, s’était montrée garante du traitement à des fins spécifiques, licites, loyales et transparentes des données personnelles des électeurs sénégalais. Pis, elle révèle, dans sa note, qu’en tirant parti de l’expérience du Sénégal d’autres pays sont sur la même voie. «Déjà en Côte d’Ivoire et en Guinée, la même stratégie électorale se prépare discrètement comme au Sénégal pour assurer la victoire du parti au pouvoir, ce qui explique le forcing pour une 3ème candidature», indique-t-elle.
C’est compte tenu des futurs risques que l’Asutic exhorte l’opposition à «se mettre à jour même si la coalition au pouvoir a déjà une bonne longueur d’avance». Sinon, à défaut, «cette coalition est assurée d’avance de gagner toutes les élections à venir, par la réutilisation de ces bases de données destinées à capturer la volonté des électeurs et l’opposition continuera à parler d’élections truquées sans convaincre personne».
L’association a entre autres recommandé de «veiller à ce que les données personnelles collectées par les candidats, pendant la campagne de parrainage, lors de la présidentielle de février 2019, soient détruites sous le contrôle d’huissiers de justice». Elle demande aussi de «mieux encadrer la mise en œuvre du parrainage lors des prochaines élections par l’application stricte de la loi sur la protection des données personnelles», de sensibiliser les citoyens électeurs afin qu’ils prennent conscience des risques liés à la collecte et à l’utilisation de leurs données personnelles en période électorale. Sur une dernière note, l’Asutic juge «urgent d’adapter notre législation électorale à l’ère numérique en renforçant la protection des données personnelles en contexte politique et électoral». Pour elle, «c’est un chantier de la plus grande importance qui ne peut être remis à demain, au risque de continuer à assister à une manipulation des électeurs pour un faire-valoir démocratique comme ce fut le cas de l’élection présidentielle du 24 Février 2019».WAL

Grande Offensive 3-4-3: La déclaration de guerre du Saes à l’Etat

https://www.seneweb.com/Le bureau national du Saes est prêt à engager le bras de fer contre l’Etat du Sénégal en particulier le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Mesri). En effet, le bureau national a lancé ce vendredi à l’Université Assane Seck de Ziguinchor « la grande offensive 3-4-3 » (3 problèmes, 4 doléances, 3 décisions). Ce, pour  démarrer une campagne d’échanges avec les militants dans toutes les universités du Sénégal.
« Ce point de presse est le premier jalon d’une longue tournée nationale du Bureau National du Saes avec comme objectif principal d’échanger avec tous les militants du Saes dans toutes les universités sénégalaises sur les lourdes menaces qui vont inéluctablement plomber le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Les graves blocages à venir seront  exclusivement imputables au Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation (MESRI), qui comme à son habitude ne respecte aucun de ses engagements », a déclaré la coordonnatrice Saes de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) Ndiémé Seck, lors de leur face-à-face avec la presse ce lundi.
S’agissant du choix unilatéral du gouvernement par rapport à l’orientation de tous les bacheliers dans le public, la coordinatrice de l’Uasz a rappelé  que le Saes avait posé la condition préalable d’adopter des mesures d’accompagnement comme l’achèvement et la livraison avant la rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus, l’ouverture immédiate de 400 postes d’enseignants-chercheurs, le paiement des sommes dues aux vacataires qui accompagnent les universités dans leur fonctionnement, l’augmentation de la dotation de l’État et le respect de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015.
Sur la procédure d’orientation, le Saes dénonce les dysfonctionnements notés dans le processus d’orientation des bacheliers 2019. Non sans demander le  “respect du décret 2016-1805 sur l’orientation des bacheliers, une spécification de la procédure publique et compréhensible, un Algorithme public et compréhensible…”
Sur les textes de gouvernance des universités, le Saes dénonce pour « la énième fois l’inexistence ou l’obsolescence des textes sur la gouvernance des universités au regard de la loi cadre N°2015-26 relatives aux universités publiques. Il tient à faire constater que depuis quatre ans, toutes les universités publiques fonctionnent dans une parfaite illégalité faute de décret d’application de cette loi »
Pour ce qui est de leurs doléances, madame Sow informe  qu’ après plusieurs alertes et relances au Mesri, le Secrétariat exécutif national tenu à Thiès le 18 janvier 2020, a finalement décidé de déposer un préavis de grève essentiellement centré sur les 4 points suivants pour revendiquer la  signature et l’application des textes de gouvernance des universités publiques sénégalaises, la mise en œuvre des préalables nécessaires à la prise en charge des bacheliers 2019,  l’audit du processus d’orientation des bacheliers ainsi que  sa mise en conformité avec les textes et règlement en vigueur, en particulier le décret 2016-1805, l’achèvement des chantiers en cours dans toutes les universités
De leur côté, la coordination SAES/UASZ décide de se limiter exclusivement au respect du quantum horaire statutaire pour tous les enseignants-chercheurs. De respecter scrupuleusement le

Grève illimitée à l’Université Assane Seck: Les étudiants ferment la porte au recteur

https://www.seneweb.com/ L’université Assane Seck de Ziguinchor est au point mort. En grève illimitée depuis 72 heures, les étudiants ne veulent plus traiter avec le recteur. Ils veulent rencontrer soit le président de la République, soit le ministre de l’Enseignement supérieur pour la prise en charge de leur revendication.
« Nous avons décrété une grève illimitée, plus des repas gratuits depuis 72 heures. Cette grève est due aux promesses non tenues de nos autorités.  Nous avons tenu 36 rencontres avec les autorités internes, mais jusqu’à présent, il n’y a pas d’évolution.  Le ministre en personne était  de passage et il nous avait promis 10 chapiteaux. Et actuellement, il n’y a que trois  qui étaient en construction et en ce moment ils sont aux arrêts », a dénoncé le président de l’Ufr Sciences économiques et sociales (Ses).
Il ajoute que le ministre leur avait aussi promis 16 salles de classes d’une capacité de réception de 70 étudiants dans chaque classe et le bloc de la science technologique. Et ces chantiers sont aussi aux arrêts.
Au regard de ces manquements,  le président de l’Ufr Ses a informé que l’assemblée a pris la décision de ne plus rencontrer les autorités internes. « On s’est dit, à un moment donné, s’ils étaient à la hauteur, ils sauriont comment faire.  Actuellement, nous voulons rencontrer soit le président de la République en personne,soit le ministre de l’Enseignement supérieur en personne,car on a assez tenu de rencontres avec le recteur»,clame-il.
Il avance que si rien n’est réglé, ils passent à la vitesse supérieure : «  on va fermer l’université et permettre aux étudiants de rentrer. Comme ça, les autorités internes seront face à leurs responsabilités. Ils  sauront qu’ils ne peuvent pas exercer sans les étudiants. »

Kaolack: Ça chauffe à l’Ussein… 6 étudiants arrêtés par les forces de l’ordre.

https://www.dakaractu.com/A l’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack, les étudiants sont très en colère. Et pour manifester leur mécontentement, ils ont tout simplement emprunté la voie la plus radicale c’est-à-dire barrer la route nationale pendant des heures en brulant des pneus.
« Aujourd’hui, c’est la masse estudiantine qui s’est exprimée parce que nous avons des problèmes depuis le début de l’ouverture de cette université. Nous avons rencontré les autorités pour essayer de les régler, mais ces dernières ont préféré faire la sourde oreille face à nos revendications », a d’emblée martelé, Alpha Sow, étudiant en licence protection phytosanitaire.
Poursuivant, le chargé de la communication de l’amicale des étudiants de l’Ussein d’évoquer le motif de cette manifestation. « Nous sommes confrontés à un problème d’eau potable c’est-à-dire si vous allez tout de suite au restaurant il n’y a pas d’eau pour boire. Nous pensons que cela est anormal, car il est impensable qu’un étudiant prenne son déjeuner dans le restaurant et après il peine à avoir de quoi étancher sa soif. En plus, l’année dernière, nous étions au nombre de 800, mais cette année-ci avec les nouveaux bacheliers, l’effectif est passé à plus de 1 344 étudiants pour un restaurant qui n’a que 136 places devant accueillir ce nombre là. Nous ne sommes dans de bonnes conditions. Et enfin, l’université fait face à la route nationale. Au moment où je vous parle, l’administration n’a encore rien fait pour que des ralentisseurs soient érigés sur cet axe routier. Du coup, les accidents de la circulation y sont très récurrents… », a-t-il ajouté.
A sing-sing où ils ont organisé leur manifestation, des affrontements ont éclaté entre eux et les forces de l’ordre. Aux dernières nouvelles, 6 étudiants ont été arrêtés et conduits au commissariat central de Kaolack..

 Logement à l’Ugb : Le bout du tunnel pour les étudiants de Thiès

https://actunet.net/ À l’Université Gaston Berger de  Saint louis, tous les étudiants de Thiès ont été logés grâce à la subvention d’Habib Niang, le président du mouvement And Suxali Sénégal qui poursuit ses tournées dans les universités. Le week-end, c’était au tour des étudiants Thièssois de l’Université Gaston Berger de recevoir la visite de la délégation d’Habib Niang. Une visite qui entre dans le cadre de son programme “Du primaire à l’université”, destiné à accompagner les élèves et étudiants thièssois.
Un accueil des plus chaleureux a été réservé à M, Niang connu comme un homme du social. La visite des appartements ( loués par monsieur Niang pour les étudiants thièssois) et des chambres au niveau du campus social ont marqué le début de la visite. Les étudiants ont salué cette visite du chef du président d’And Suxali Sénégal qui a fait le déplacement : «Nouss sommes particulièrement émus par ce geste que monsieur Habib Niang a fait pour nous les étudiants thièssois qui sont à l’Université Gaston Berger. Il nous a honorés et nous en sommes vraiment touchés, car depuis que nous sommes la, c’est la première fois qu’une personnalité thièssoise fait le déplacement pour venir s’enquérir de nos conditions de vie. Chers camarades, nous avons un devoir de reconnaissance sans fin envers monsieur Niang. Nous sommes des thièssois et fiers de l’être, J’en appelle à votre sens de responsabilité,  Si  M. Niang qui n’a pas de fonction politique, n’est pas maire mais juste un cadre de l’administration pose de tels actes, il le ferait mieux en maire. Il a fait ses preuves. Nos camarades étudiants thièssois de l’Université de Bambey, de Kaolack,  de Thiès, de Dakar et de Ziguinchor ne diront pas le contraire sur Habib qui n’a qu’une seule préoccupation, le bien-être des populations et l’émergence de Thiès et du Sénégal. Soyez rassuré M. Niang, ces étudiants que vous aidez mesurent à sa juste valeur tous les efforts que vous avez consentis pour nous permettre d’étudier dans de bonnes conditions. Et au moment venu nous rendrons à Cesar ce qui lui appartient”, a rappelé monsieur Seydina Ndiaye président de la coordination des étudiants thièssois de l’Université de Saint-Louis.
Le président Habib Niang qui a pris la parole sous un concert d’applaudissements des étudiants, a déclare : «Je suis très content de l’accueil que vous m’avez réservé. Et cela me conforte dans ma conviction et mon programme social, surtout le volet éducation. J’ai fait Thies, Bambèy, Dakar, Ziguinchor et aujourd’hui  Saint-Louis. Comme je l’ai dit à vos camarades des autres universités, vous êtes les futurs leaders de ce pays. Le geste que je fais pour les étudiants entre dans le cadre des actions socio-économiques du mouvement And Suxali Sénégal akk Habib Niang. L’État ne peut pas tout faire, il appartient à ce qui ont un peu de moyens, les responsables politiques de l’opposition comme du pouvoir et ses alliés, d’apporter leur pierres à l’édifice. On connaît les difficultés que rencontrent les étudiants, les problèmes de logement, de restaurations etc, et chacun d’entre nous doit jouer son rôle. Pour ma part, je compte les accompagner avec les moyens du bord. Je maintiens ma candidature à la tête de la mairie de la zone Nord, et une fois élu maire mon salaire sera destiné aux populations. Je parle sous le contrôle de la presse. Mon conseil pour les étudiants et pour la population c’est d’éviter la violence, car elle ne règle rien. Elle est source de dégâts et de regrets. Il faut privilégier le dialogue pour trouver une issue pacifique”, a confié monsieur Habib Niang, président du mouvement And Suxali Sénégal ci-devant  Ambassadeur de la Paix.
Outre des appartements, les étudiants ont reçu une imprimante, des rames de papier, un autre appartement va être mis à leur disposition en plus du premier que le président Habib Niang leur avait trouvé.
La cérémonie a été clôturée par la remise de l’imprimante, des rames de papiers. En guise de remerciement, les étudiants ont remis un tableau à leur hôte pour le remercier

Coronavirus : le chef de l’OMS appelle l’Afrique à se préparer

https://www.lejecos.com/Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé samedi l’Afrique à se préparer à la propagation éventuelle de l’épidémie de nouveau coronavirus (COVID-19) sur ce continent.
« Notre plus grande préoccupation reste le potentiel de propagation de COVID-19 dans les pays où les systèmes de santé sont plus faibles », a déclaré Dr Tedros lors d’une réunion ministérielle d’urgence sur ce virus organisé par l’Union africaine et les Centres pour la prévention et le contrôle des maladies d’Afrique. « Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus ».
« Les signes croissants de transmission en dehors de la Chine (d’où est partie la maladie) montrent que la fenêtre d’opportunité que nous avons pour contenir ce virus se rétrécit. Nous appelons tous les pays à investir d’urgence dans la préparation », a-t-il ajouté.
La Chine a désormais notifié 75.569 cas à l’OMS, dont 2.239 décès, a-t-il précisé. Les données de la Chine continuent de montrer une baisse du nombre de nouveaux cas. « C’est une bonne nouvelle, mais elle doit être interprétée avec beaucoup de prudence. Il est beaucoup trop tôt pour faire des prédictions sur cette épidémie », a déclaré le chef de l’OMS.
En dehors de la Chine, il y a maintenant 1.200 cas dans 26 pays, avec 8 décès. Il y a un cas confirmé sur le continent africain, en Egypte. Plusieurs pays africains ont testé des cas suspects de COVID-19, mais ils ont été négatifs.
Dr Tedros a déclaré que l’OMS était préoccupée par l’augmentation des cas en Iran (18 cas et 4 décès) et par les cas signalés en Corée du Sud et en Italie.

Des experts internationaux à Wuhan

Une équipe d’experts internationaux dirigée par l’OMS, qui se trouve en Chine depuis la semaine passée, s’est rendue ce samedi à Wuhan (Chine), l’épicentre de l’épidémie.
« Avec chaque jour qui passe, nous en savons un peu plus sur ce virus et la maladie qu’il provoque », a dit le chef de l’OMS.
On sait ainsi que plus de 80% des patients ont une maladie bénigne et se rétablissent. Mais les autres 20% des patients souffrent d’une maladie grave ou critique, et ont besoin de soins intensifs.
Dans 2% des cas signalés, le virus est mortel et le risque de décès augmente avec l’âge du patient et les problèmes de santé sous-jacents. On constate relativement peu de cas chez les enfants.
L’OMS a identifié 13 pays prioritaires en Afrique en raison de leurs liens directs avec la Chine ou de leur volume élevé de voyages avec la Chine. Un nombre croissant de pays africains sont désormais en mesure de tester le COVID-19 avec des kits de test de laboratoire fournis par l’OMS, contre un seul il y a seulement quelques semaines, a précisé Dr Tedros.
Certains pays d’Afrique, notamment la République démocratique du Congo (RDC), tirent également parti des capacités qu’ils ont accumulées pour tester le virus Ebola, pour tester le COVID-19, s’est-il félicité.
L’OMS a également expédié plus de 30.000 ensembles d’équipements de protection individuelle dans plusieurs pays d’Afrique et est prête à expédier près de 60.000 ensembles supplémentaires dans 19 pays au cours des prochaines semaines.
Au cours du mois dernier, environ 11.000 agents de santé africains ont été formés à l’aide des cours en ligne de l’OMS sur le COVID-19, qui sont disponibles gratuitement en anglais, en français et dans d’autres langues sur OpenWHO.org.
« Nous fournissons également des conseils aux pays sur la manière de procéder au dépistage, aux tests, à la recherche des contacts et au traitement », a expliqué le chef de l’OMS.Un.orgLa rédaction

Lutte contre le cancer: Le couple présidentiel offre 50 millions à la Lisca

https://www.seneweb.com/ Macky Sall et son épouse Marième Faye Sall ont offert 50 millions à la Ligue sénégalaise contre le cancer, lors de son téléthon organisé le 21 février sur RTS
La LISCA qui espère récolter 1 milliard de Francs Cfa a  déjà obtenu 153 millions Fcfa, rapporte Les Echos.  Le ministre de la femme, Aimé Sène et un ancien international de foot ont offert, chacun, 5 millions.
Mame Boye Diao, directeur des domaines a donné 2,5 millions, Carrefour Médical,  la ministre Zahra Iyane Thiam, et le Pr Daouda Ndiaye, ont contribué, chacun, à hauteur d’un million. La chanteuse Fatou Guéwel Diouf a donné 250 000 Fcfa…

LA TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE EST EN RETARD EN AFRIQUE (SOCIOLOGUE)

De l’envoyé spécial de l’APS, Abdoulaye Iba Faye
Bamako, 23 fév (APS) – La transition démographique de l’Afrique a connu un ‘’retard’’, à l’inverse de sa croissance économique, constate le directeur exécutif de l’Institut des futurs africains (IFA), Alioune Sall, qui établit une relation de cause à effet entre l’âge médian de la population africaine et l’ampleur de l’insécurité et de la violence dans le continent.
‘’Il y a incontestablement une croissance rapide, même s’il faut la relativiser. Mais il y a surtout un retard dans la transition démographique de l’Afrique, alors que dans les autres continents, la transition démographique est avancée’’, a signalé M. Sall dans un entretien avec l’APS à l’occasion du 20e anniversaire du Forum de Bamako, qui s’est déroulé dans la capitale malienne de vendredi à dimanche.
En Afrique, la transition démographique est relativement lente, selon le sociologue et spécialiste de la prospective en Afrique.
‘’Cela tient en partie au fait que (…) la population africaine est jeune, d’autant plus que l’âge médian en Afrique tourne autour de 20 ans, ce qui (…) a une incidence sur les problèmes de sécurité’’, a expliqué le directeur de l’IFA, qui a donné un discours inaugural sur le thème ‘’Quelle Afrique à l’horizon 2040 ?’’, lors du 20e Forum de Bamako.
Selon Alioune Sall, des études empiriques montrent qu’il y a une corrélation très forte entre l’âge médian d’une population et le recours à la violence comme mode de gestion des conflits et des contradictions.
‘’Plus l’âge médian d’une population est bas, plus la tendance est forte à recourir à la violence. Ailleurs, où l’âge médian est plus élevé, il y a des instances de médiation’’, a ajouté M. Sall.
La démographie, ce n’est pas seulement la natalité, la mortalité et le solde migratoire, qui sont les trois déterminants de la croissance démographique, c’est surtout la qualité du capital humain, a précisé le directeur exécutif de l’IFA.
De ce point de vue, a-t-il poursuivi, on doit se poser des questions sur l’éducation, la santé et l’emploi, selon lui. ‘’Le grand défi qui se pose aujourd’hui, en ce qui concerne la démographie, c’est de savoir traduire le bonus démographique en dividende démographique’’, a souligné M. Sall.
‘’Et, pour moi, cela n’est pas une question de démographie, mais une question de politique publique pour faire en sorte que le capital humain soit disponible, qu’il soit éduqué et en bonne santé’’, a-t-il expliqué.
Concernant l’économie, M. Sall constate ‘’une multiplicité de systèmes de production dans tous nos pays, qui ne se traduit pas par un développement soutenu’’.
‘’Il y a très peu de connexion entre ces divers systèmes de production’’, a remarqué le prospectiviste, qui diagnostique dans plusieurs pays africains ‘’un système hautement capitalistique, où on trouve une multitude de très petites entreprises et un secteur informel non structuré, très important’’.
‘’Il y a aussi la forte dépendance qui caractérise les économies africaines, parce que l’Afrique est certainement le seul continent où l’on produit ce qu’on ne consomme pas, où on consomme ce qu’on ne produit pas’’, a expliqué M. Sall.
L’Institut des futurs africains a pour mission d’aider les pays africains à ‘’formuler une vision à long terme pour [leur] développement’’ et à ‘’promouvoir une planification et une réflexion stratégiques à long terme’’.LTF/ESF/M

“Black History Month”: le reggae et le nationalisme passés en revue

Ce jeudi 27 février, sera célébré à Dakar le mois de l’histoire du peuple noir ou ‘’Black history month’’. Prévu à la salle Weimar du Goethe institut, cet évènement culturel de grande envergure marquera la commémoration du 40ème anniversaire du premier concert de Bob Marley en Afrique. «C’était le 4 janvier 1980 suivi de celui de Harare le 18 avril  de la même année lors de l’accession à l’indépendance du Zimbabwe», renseigne un communiqué dont nous avons reçu copie.
À ce propos, rappelle l’initiateur dudit évènement qui n’est autre que le journaliste culturel Alioune Diop, «cette journée culturelle va aussi marquer le 75ème anniversaire de la naissance du roi du reggae Robert Nesta Marley». Il est prévu «une conférence sur le thème ‘’Panafricanisme, reggae et nationalisme africain’’, un sujet qui sera développé par le Dr Mamadou Diang Diallo, enseignant  au département d’anglais de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) en compagnie de Makha Diop de Gorée et Iba Gaye Massar, leader du groupe de reggae Fagasu».
D’après toujours la même source, «le film long métrage ‘’Reggae Ambassadors, la légende du reggae’’, réalisé en Jamaïque par Alexandre Grondeau et Andrea Dautelle sera projeté en grande première au Sénégal.» Le programme prévoit également «la projection des témoignages vidéo de Max Adioa, reggae-man sénégalais basé en France et Romy K, musicien de reggae ivoirien installé en France. Un moyen métrage de 25 minutes sur la conférence animée par mère ÈveJah à Libreville lors du Bob Marley Day, le 10 janvier dernier, sera aussi proposé au public».
Il sera surtout question de revenir sur la conception de l’unité africaine prônée par Bob Marley, mort le 11 mai 1981 à Miami.

MALICK NDIAYE, DIRECTEUR ARTISTIQUE DAK’ART:‘’Le thème choisi est un appel à la désobéissance à…’’

http://www.enqueteplus.com/ Il est jeune, il a du punch et s’impose, chaque jour un peu plus, dans le monde culturel dakarois. Il est promu, depuis quelque temps, directeur artistique de la 14e édition de la Biennale de l’art africain contemporain. Il est le premier Sénégalais à occuper ce poste et le deuxième à diriger cet évènement. Il partage son projet dans cet entretien accordé à ‘’EnQuête’’, lequel prend le contre-sens, à plusieurs niveaux, de ceux proposés, ces deux dernières années par l’écrivain, commissaire d’exposition, essayiste et critique d’art camerounais Simon Njami.
Entretien !

Vous êtes le deuxième Sénégalais choisi pour être directeur artistique de la biennale. Cela vous fait quoi ?

Je suis le premier Sénégalais choisi comme directeur artistique. Ce concept, la Biennale l’a adopté en 2016. Avant, on avait des commissaires. C’est un honneur, une fierté pour moi de montrer que le Sénégal n’est pas un pays anonyme. Le Sénégal, au point de vue culturel et artistique, a une longue histoire. Le fait que les autorités sénégalaises reviennent à un choix, parce que ce n’est pas la première fois qu’un Sénégalais dirige la biennale, pour ponctuer, rappelle que le Sénégal a des acteurs culturels qui peuvent mener des débats, coordonner des activités, peaufiner des projets et animer nos politiques culturelles.

Qu’est-ce qui se cache derrière ‘’I Ndaffa’’, le thème de la prochaine édition du Dak’Art ?

De manière symbolique, on a décidé de le nommer en langue africaine. Il se trouve qu’ici, c’est en langue nationale et sérère. C’est un hasard. On pouvait choisir n’importe quelle langue. Mais j’ai estimé ici que ‘’I Ndaffa’’ avait la facilité énonciative et une certaine beauté poétique. C’est un choix personnel. N’importe quelle autre langue africaine pouvait être choisie. Ce qui était important, était de nommer les choses par les langues par lesquelles nous nous représentons le monde. C’est un début. C’est symbolique. Peut-être que les biennales qui vont suivre vont donner davantage d’accès aux langues nationales jusque dans les traductions sur le site Internet de la Biennale.
‘’I Ndaffa, forger, out of the fire’’ est symbolique, dans le sens où, dans plusieurs langues, forger avait un sens de créer, façonner, inventer. Un sens aujourd’hui tombé dans l’oubli.
Mais, du point de vue de sa signification première, on peut dire qu’on retourne aux fondamentaux. En le faisant, on fait un clin d’œil à l’Afrique, puisque les travaux archéologiques ont montré que ce continent a maitrisé la forge et la transformation du fer bien avant même l’Europe et sa Révolution industrielle. L’actuel directeur du Musée des civilisations noires, Hamady Bocoum, est l’un des premiers archéologues africains à parler de cela et à le démontrer.  S’il y a une perte de l’initiative, on peut la chercher au niveau de cette perte même du sens qu’avait la maitrise de la sidérurgie ici, jadis.

Vous êtes allez puiser dans des sens d’une autre époque, mais vous parlez de nouveauté dans le concept que vous défendez. Comment se fait la jonction ?

C’est à ce niveau que ce choix est également symbolique. Cela dans le sens où cette reprise de l’initiative revient ici non plus à travers une maitrise de la technique, mais à travers une invite à forger de nouveaux sens, savoirs, modèles et de nouvelles significations pour donner sens à notre vie. Forger de nouveaux modèles parce que si, au point de vue esthétique, des théories littéraires, du savoir de manière globale, nous consommons les produits ou bien des concepts, nous sommes à la remorque, en vérité, d’autres idées. Notre manière de voir sera subordonnée à d’autres manières de voir et de penser. Je trouvais que forger avait un sens dans le cadre global où de nouvelles géopolitiques du monde sont en train de se mettre en place.
La carte du monde même est en train de changer. Même au niveau des pays africains, les Etats se restructurent, les consciences citoyennes se développent de plus en plus. Récemment, des questions sont soulevées comme celle du franc CFA, de la restitution des objets, d’une nouvelle sensibilisation sur les manières d’être et de se comporter, de la propreté, du développement durable, des ressources gazières et pétrolières. Toutes ces questions nous plongent dans une autre dynamique. Ce n’est pas que le Sénégal qui est dans ce cycle. A géométrie variable, on peut le constater dans plusieurs pays. Nous sommes dans d’autres dynamiques et l’on se demande quelle est notre place et celle des artistes dans cette affaire. Mais également quelle y est la place d’une institution culturelle comme la Biennale. C’est pour cela que je pense, une fois encore, que ce thème est symbolique parce qu’il peut lire la géopolitique à travers une certaine lucarne, qui peut inviter les acteurs, les citoyens à travers d’autres prismes, qui peut porter une voix, un discours à travers le monde avec d’autres lunettes. Dans tous les cas, c’est une invitation.

Mais, concrètement, que renferme votre invitation ?

Puisque nous parlons de changement de modèles, de perspectives, mieux de refaçonner notre manière de voir les choses, de lire le monde et d’interpréter le réel. On assiste à un appel à la désobéissance ; désobéissance vis-à-vis des modèles reçus ; désobéissance épistémologique ; désobéissance vis-à-vis de notre manière de voir et de considérer les archives, le savoir. En somme, il s’agit d’une désobéissance à toute chose que nous avons reçue et que nous devons réinterpréter.

Serait-ce une autre manière, pour vous, d’amorcer la renaissance de l’Afrique ?

Je n’aime pas le terme renaissance, parce que l’Afrique bouge. Si renaissance il y a, je pense que l’Afrique n’a jamais été morte. Il y a une capacité de résilience, de résistance. Il faut aller chercher ces résistances. L’Afrique a souffert, mais n’a jamais été à genoux, parce qu’il y a toujours eu des forces latentes partout et dans tous les domaines. C’est pourquoi je ne veux trop user de la thématique de la renaissance ici et pour plusieurs raisons. C’est galvaudé, d’une part. Il y a des sens qu’on ne pourra pas maitriser là-dedans, qui vont tous azimuts et qui vont un peu diluer la perspective ou la vision que nous avons. Disons tout simple que c’est un nouvel appel au-delà de toutes ces théories qui accompagnent cette renaissance africaine comme le panafricanisme. C’est un nouvel appel, d’une nouvelle génération d’artistes et d’intellectuels qui veut que nous soyons beaucoup plus conscients de la destinée de l’Afrique et des enjeux qui nous attendent.

Sur le site de la Biennale, vous parlez, dans une présentation, de transmutation de concepts et de fondations de nouveaux concepts. A quoi faites-vous exactement référence ?

Aux concepts, par exemple, que nous avons reçu et dans lesquels il y a une histoire intellectuelle et parfois même culturelle. Quand on prend, par exemple, le terme patrimoine, il a une histoire façonnée à travers les âges dans une langue donnée, par rapport à des circonstances politiques, économiques, intellectuelles, mais surtout culturelles.
Parlant de la langue, il nous est difficile d’appréhender notre propre environnement à travers une langue qui transcrit et décrit le mieux ce que nous vivons. Il en est de même pour le mot art et pour d’autres concepts liés au développement, à l’économie, de manière globale à ce qui fait sens tous les jours dans notre vie quotidienne.

Quelque part, cette édition du Dak’Art viserait-elle à impulser un renouveau des arts plastiques ?

Cela est la mission de toute biennale. Toute biennale est un espace de légitimation. Un espace qui essaie de montrer le maximum possible, autant que faire se peut, de nouveaux dispositifs de monstrations, de nouveaux dispositifs que les artistes ont engendrés et qui façonnent notre vision. Cela va jusqu’à la manière d’appréhender notre environnement. On a une manière de voir aujourd’hui qui peut passer par une installation multimédia, vidéo. Ce que l’homme du XVIIIe ou XIXe siècle avait du mal à faire. Cela change complètement notre environnement, le rapport à l’esthétique, à l’art, au besoin même et à l’utilité de tous ces concepts. Je pense que c’est la destinée de toute biennale.
La Biennale de Dakar, au-delà de tous ces concepts souvent rabâchés, ce qui fait qu’ils perdent leurs sens, sa mission fondamentale est de tout faire pour que tous les deux ans, l’Afrique puisse avoir une plateforme de visibilité de ce qui se fait le mieux sur le continent et dans sa diaspora. C’est cela le but.

Le thème choisi cette année est dans la continuité de ce qui s’est fait lors des deux dernières éditions…

Nous sommes dans la Biennale de Dakar. Les éditions sont ponctuelles. Je dirais que nous sommes dans la continuité et la rupture simultanément. La Biennale de Dakar, la prochaine, doit beaucoup à toutes les autres biennales, depuis 1990. Chaque biennale a ses acquis qui doivent être conservés. C’est la raison pour laquelle, par exemple, cette année, le pavillon sénégalais sera reconduit. J’ai personnellement trouvé que c’était une belle initiative. La Biennale également trouve que ça l’est. C’est un acquis structurel auquel nous allons ajouter d’autres. Mais en cela, on peut dire qu’il y a continuité. Il y a rupture dans le sens où les artistes qui vont être choisis sont différents avec d’autres orientations. La manière de faire n’est pas la même.

Ces deux dernières années, on a vendu des pensées de précurseurs de la négritude. Vous, vous arrivez en appelant à une désobéissance à toutes les pensées reçues jusque-là ?

On peut voir dans ce thème une rupture bien sûr par rapport à celui de la dernière édition. Et cela, je le revendique. Je ne suis ni contre le panafricanisme ni la négritude ; j’ai été gavé de tout cela. Mon action, mon éducation et mon histoire intellectuelle sont façonnées par ces ouvrages, ces pensées, par leurs références que nous continuons à utiliser. Mais la rupture, ici, veut qu’on se dise à un moment que tout cela est utile, est une source d’information, mais n’est plus un horizon. On va maintenant chercher de nouvelles théories tout en restant informé par celles existantes déjà. Comme disait, je pense, Foucault, nous marchons tous sur des cadavres, parce qu’il y a des gens qui nous ont devancés, qui ont fait des choses extraordinaires. Même si on veut les dépasser de manière inconsciente, ces gens et ce qu’ils ont fait sont en nous. C’est pourquoi je veux cette simultanéité, cette ambigüité qui ressemble à une pirouette dans la rupture. Je pense qu’il est possible d’être en même temps dans la rupture et la continuité.

Que comptez-vous d’autre apporter de nouveau à cette Biennale ?

Le mot d’ordre pour cette prochaine Biennale est ‘’l’inclusivité’’ avec trois mots clés : connectivité, circulation et mobilité. Avec une gamme de paramètres et d’initiatives que nous allons mettre en œuvre. Il y a le projet ‘’Doxantu’’ (promenade). On compte inviter des sculpteurs, des designers, des artistes qui s’illustrent dans l’installation, qui vont investir le long de la corniche du littoral ouest. C’est un projet innovant de la Biennale de 2020. Cet espace est énorme. Donc, nous investissons dans la monumentalité. Pour que les projets soient, il leur faut être monumentaux, soit en hauteur, soit en investissant de larges espaces. Nous voulons un minimum de 200 m2 pour chaque artiste. Parmi ceux choisis, il y a des monuments de la sculpture africaine qui ont déjà été à Dakar et qui seront dans ce projet. On a décidé de monter ce projet après avoir constaté qu’à l’occasion de chaque biennale, on est entre nous, entre spécialistes. On peut être des milliers, des millions, mais on n’élargit pas le public. On aurait pu s’en rendre compte, pour peu qu’on étudie la réaction des Sénégalais lambda.
Il m’est arrivé de prendre des taxis pour aller à des rencontres de la Biennale et que le chauffeur me demande ce qui se passe ici, en voyant les gens. Cela m’a estomaqué. Pourtant, je suis sûr que le taximan, cette semaine-là, n’a pu rater les affiches de la Biennale ou encore les publicités à la télé et la radio. Le problème est que les gens shiftent les informations qui les arrangent et laissent les autres. Vous savez, les expositions se passent entre quatre murs. Ce qui est normal, parce qu’on doit les accrocher sur des murs et dans une salle pour des raisons de sécurité, entre autres. Là, on se dit pourquoi ne pas sortir et aller sur le littoral où la population n’aura pas besoin de pousser une porte pour entrer. Mieux, elle va se retrouver surprise dans une exposition sans savoir comment on l’y a plongé. C’est un premier objectif. Cela permettrait également, de manière indirecte, de lutter contre cette déshérence de ce lieu qui est un lieu extraordinaire.
Dans toutes les grandes capitales du monde, destinations culturelles, il n’y aucun atout comme celui qu’on a qui n’est pas exploité. Les artistes sont des citoyens comme les autres et ont une part à remplir. Ils doivent essayer d’occuper et de valoriser cet espace. Indirectement, cela va aider à lutter contre la spéculation foncière. Cela va participer d’une dynamique d’aménagement culturel, artistique du territoire. De manière indirecte, au point de vue du développement indirect, je pense que cela aura un impact sur le cadre de vie. Une famille qui sort le soir pour se promener, l’enfant qui voit des sculptures avec des signalétiques, des explications peut glaner des connaissances. Le projet mis en place va s’appesantir sur divers thèmes. Nous avons l’université qui ouvre sur la corniche ; on a le savoir avec cette structure. Nous avons le sport avec le parc sportif. Nous avons la mer, quelques hôpitaux, cliniques, etc.
Nous avons ici, bref, une gamme de thématiques dont les artistes pourraient s’approprier.

Est-ce le seul projet innovant proposé ?

Non ! J’en ai fait d’autres à la Biennale. Cette anecdote avec le taximan m’a tellement marqué que j’ai pensé que les taximen peuvent participer à l’évènement. Je ne sous-estime rien et je me dis qu’ils peuvent porter les emblèmes de la Biennale. Je me dis qu’un enfant de 7 ans qui sait lire peut, en jouant au foot devant chez lui, recevoir l’information grâce à ces taxis qui portent l’emblème de la Biennale. Ne serait-ce que lire cela. Pour moi, c’est déjà bien. Cela permettrait au taximan d’être sensibilisé par rapport à un fait. Dans la connectivité, il y a des écrans géants qui seront disposés un peu partout. Certains existent déjà, il faut que la Biennale trouve, en collaboration avec les propriétaires de ces supports, comment les exploiter. Ils serviront pour la communication. L’autre chose est qu’on sera connecté à temps réel via le streaming. Sur un site de la Biennale à Guédiawaye, on pourra suivre ce qui se passe, par exemple, au même moment au palais de Justice. Et vice-versa.
Voilà les mécanismes que nous essayons de mettre en place pour que cette Biennale connaissance la sociologie du Sénégal. Cela ne sert à rien d’exposer des œuvres plus belles les unes des autres, plus intéressantes, plus ancrées dans la connaissance les unes les autres. Pendant un mois, on dépense beaucoup de millions et on les décroche après, et on s’en va. Une biennale, on l’implante suivant la sociologie du milieu. En réalité, toute action culturelle doit l’être, sinon nous serons dans des politiques culturelles désincarnées, cosmétiques, artificielles. On les pose là parce que simplement cela se fait ailleurs et on les fait ici comme on les fait ailleurs. Du coup, c’est une vitrine et à mon avis, cela n’a aucune importance. Il faudrait des actions réfléchies, qui soient fonctionnelles, utiles au point de vue humain et rentable au point de vue cognitive.

Quand vous parlez ‘’d’inclusivité’’, vous évoquez une autre rupture. La biennale du monde, disait-on lors des deux dernières éditions. Quelle sera la place du monde dans cette édition ?

La Biennale de Dakar ne peut être que la biennale du monde. C’est une biennaleinternationale. Nous avons 64 artistes et il n’y a que sept artistes sénégalais parmi eux. Tout le reste vient des quatre coins du monde. Nous avons une biennale du monde. Les délégations vont venir de partout avec des collectionneurs, des directeurs de musée, de galerie, etc. Ils vont venir du monde. Les commissaires invités ne sont pas des Sénégalais. Les projets spéciaux viennent du monde, sauf Ousmane Dia qui un Sénégalais installé en Suisse. Tous les Off sont libres et ouverts. Le monde est là.BIGUE BOB

 Remettre les Sénégalais dans la production matérielle et immatérielle Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/Remettre le Sénégal au travail était sans nul doute un des objectifs majeurs de la seconde alternance s urvenue en mars 2012. Le constant est sans appel. Le Sénégal reste un pays dans lequel où l’on parle plus que l’on ne travaille. Le temps de travail réellement consacré à l’activité de production de richesse matérielle et immatérielle est de plus en plus réduit. Les nombreux jours de fêtes se conjuguent à l’absence physique des lieux de travail en raison des cérémonies familiales, d’évènements politiques, religieux et/ou personnels. Comment faire travailler plus et mieux les Sénégalais demeure une des questions majeures à laquelle le Sénégal se heurte depuis des décennies. La sortie du sous-développement dépendra sans nul doute des capacités des Sénégalais-e-s à se remettre profondément en cause et à prendre courageusement la responsabilité collective et individuelle pour renouer avec le travail.
Le travail a perdu au fil de l’évolution du Sénégal toute sa grandeur d’antan. Naguère, travailler fut une fierté individuelle et familiale. Que ce fut le travail manuel ou intellectuel, le Sénégalais accordait à son activité de production une grande importance. L’intérêt accordé à l’activité de production se mesurait à l’investissement en temps de travail, au  respect des normes et des règles de production du bien matériel ou immatériel. L’amour de son métier était une culture partagée par les travailleurs.
À cette époque relativement lointaine, les Sénégalais-e-s des villes et des campagnes étaient tous au travail avec toute sa rigueur requise dans l’administration, dans le monde ouvrier et paysan, mais également dans l’éducation des élèves et des apprenants de l’école publique, privée ou coranique. Le Sénégal s’est mis au travail avant le colon et sa civilisation. Probablement, cette culture du travail a façonné le Sénégal durant des siècles.
L’accession du Sénégal à la souveraineté internationale a produit des mutations culturelles majeures. La relation au travail constitue un exemple de ses mutations de la société sénégalaise post-coloniale. Le travail n’est plus ce qui fait ou distingue le citoyen.
Le Sénégal semble même rompre avec cette culture du travail héritée de l’histoire des sociétés africaines avant la colonisation. Le travail a presque fini par perdre sa valeur fondamentale : morale, éthique et sociale. Le travail n’est plus ce qui permet à l’individu, à la famille et à la communauté de se réaliser. Le travail procure de moins en moins de fierté sociale. Tout laisserait d’ailleurs croire que la société sénégalaise bascule dans la dynamique d’une société de la paresse généralisée organisée : moins on travaille, on dépense de l’énergie, mieux on se porte ou se préserve. Cette paresse de la société est à la fois physique, intellectuelle et morale. On fournit ainsi de moins en moins d’efforts au travail, dans les études, dans la vie de tous les jours.
Le travail a fini, au fil des évolutions de l’activité de production, par être très  fortement dévalorisé. Il a moins de valeur ajoutée.
Devenir riche n’est plus étroitement associé au travail, à l’effort et à l’endurance. La richesse est plutôt associée à la chance ou à des facteurs explicatifs relevant de la chance, de la religion. La richesse ne résulte plus du reste dans l’imaginaire de cette paresse du travail manuel et/ou intellectuel.
Ceux qui sont censés incarner la réussite sociale ne sont plus ceux qui exercent le travail. Cette dévalorisation du travail se combine à un esprit fêtard du Sénégalais. Les deux phénomènes se conjuguent. Les jours officiellement fériés ne se comptent dans l’année.
À côté de ces évènements institutionnalisés par la puissance publique, il existe des évènements sociaux, culturels et religieux prenant de l’importance dans la vie en société.  Ce sont les cérémonies familiales, en l’occurrence,  les baptêmes, les mariages, les funérailles et les cérémonies religieuses familiales et communautaires.
Ces évènements sociaux et culturels si fréquents constituent des moments de grande mobilisation sociale. Le travail est suspendu pendant ces activités familiales journalières, hebdomadaires, mensuelles.
Les évènements politiques sont aussi des moments pour ne pas travailler. Ils occupent les acteurs politiques et ceux de de la société civile durant toute l’année. Pendant les périodes électorales, le Sénégal vit au rythme du calendrier électoral des hommes et femmes politiques.
Remettre le Sénégal au travail est un impératif. Il est absolu, si réellement le pays souhaite sortir du cycle infernal du sous- développement et de la dépendance de l’étranger. La deuxième alternance politique survenue en mars 2012 n’établit pas de liens dialectiques entre cette culture de la paresse organisée et le retard économique, social et culturel du Sénégal. Les partenaires chinois nous offrent pourtant une belle leçon d’un peuple travailleur au Sénégal. Les nouveaux partenaires du Sénégal nous administrent des piqûres de rappels au travail à travers l’accaparement de tous les marchés publics par des sociétés étrangères, au travail depuis des décennies. C’est par le travail organisé que le Sénégal sortira ou ne sortira pas de la logique infernale de la domination et de la paresse.

Casamance: trois bases rebelles du MFDC acceptent de déposer les armes

iGFM-(Dakar) Après les femmes, le collectif des chefs de villages de la région sud, le Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance, avec à sa tête son coordonnateur Robert Sagna a rencontré les organisations des jeunes ce week-end, dans la salle de délibération du Conseil départemental de Ziguinchor, pour échanger, partager et faire avec eux le point sur le processus de paix en Casamance. Le ministre d’Etat Robert Sagna a saisi l’occasion pour révéler : «trois des quatre principales bases rebelles du maquis ont accepté de déposer les armes. Seul Salif Sadio a accepté un dépôt unilatéral des armes
Héritiers de la guerre en Casamance, les jeunes ont payé un lourd tribut dans le conflit armé casamançais qui a aujourd’hui duré 38 ans. Ces jeunes issus d’un collectif et qui étaient des trois départements de la région sud, ont ce samedi 22 février 2020, rencontré pendant plus de cinq heures de temps, dans la salle de réunion du Conseil départemental de Ziguinchor, les membres du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance avec à leur tête son coordonnateur, Robert Sagna. Des jeunes qui se disent plus que jamais décidés à jouer leur partition dans cette recherche effrénée de la paix tant voulue et souhaitée par tous. «Nous sommes nés dans ce conflit et nous y avons tous grandiNous voulons, nous aussi, jouer notre partition dans cette recherche de la paix en Casamance mais aussi et surtout jouer notre part dans la relance des activités économiques et sociales», a dit Dame Bèye, le Secrétaire général du Conseil de la jeunesse de Ziguinchor. A l’en croire toujours, «nous sommes prêts à aller partout pour prêcher la bonne parole pour qu’enfin, la paix s’installe définitivement en Casamance», a indiqué M. Bèye. Saisissant l’occasion, Robert Sagna qui avait à ses côtés ses proches collaborateurs, leur a dit ceci: «La guerre est finie en Casamance et qu’il ne reste qu’à consolider la paix». Dans un débat franc, direct, sincère et sans langue de bois avec ces jeunes, Robert Sagna et le GRPC veulent penser et agir avec les jeunes afin que la Casamance puisse retrouver très rapidement une paix définitive. «Depuis le Président Abdou Diouf jusqu’au Président Macky Sall, je dois vous dire qu’il est de leur responsabilité et de leur Gouvernement de faire tout pour que la paix s’installe en Casamance. Aujourd’hui, c’est le Chef de l’Etat Macky Sall qui nous a donné mandat afin que nous puissions jouer notre rôle de facilitateur dans cette recherche de la paix dans cette région. Né en 1982, le conflit casamançais a aujourd’hui 38 ans. Le MFDC a pensé que la Casamance souffre de maux et que pour les régler, il faut passer par les armes», a expliqué Robert Sagna à l’endroit des jeunes. «Dans sa lutte, le MFDC est divisé en quatre (4) maquis. Des maquis qui sont rendus autonomes depuis la mort du prélat Abbé Diamacoune Senghor. Depuis l’arrivée de Macky Sall, il y a eu des avancées significatives dans le processus de paix. Il a tendu la main au MFDC pour une paix définitive en Casamance. Il a aussi privilégié le dialogue. Et depuis un certain nombre d’années, il y a une accalmie. Sur la situation actuelle en Casamance, trois camps ont accepté d’aller à la table de négociations avec le Gouvernement du Sénégal. Je vous dit par ailleurs que nous avons des documents qui tracent des voies et moyens pour aller à la table de négociations. Ces trois camps ont accepté de déposer les armes à l’exception du chef rebelle Salif Sadio qui a accepté un dépôt des armes unilatéral», a éclairé le maire honoraire de Ziguinchor. «Le maquis nous a convoqués en Guinée-Bissau et nous allons engager des discussions pour que, d’abord l’unité se fasse au sein du maquis. Depuis février 2019, il y a un respect des engagements au sein du MFDC. Les arrestations ont cessé et les membres et sympathisants du MFDC ne sont pas inquiétés s’ils ne sont pas armés. Le Chef de l’Etat Macky Sall est même prêt à accompagner l’insertion des anciens combattants du MFDC. De manière discriminatoire et positive, il a engagé des programmes spéciaux en Casamance dans plusieurs secteurs et domaines. Dans ce processus de paix, les jeunes ont leur place et un rôle important à y jouer. 80% du peuple du maquis sont des jeunes. Ils sont vos homologues et ils sont tous nés dans le conflit. Je vous invite à un dialogue sur ce problème car il n’est jamais trop tard pour bien faire. En rapport avec le GRPC, engageons un dialogue pour construire la paix en Casamance. Les combattants sont vos compatriotes, vos équivalents qui sont de l’autre côté et qui sacrifient leur vie et qui croient à quelque chose. Il y a d’autres voix pour régler nos problèmes et non par les armes», a précisé, à l’endroit des jeunes, Robert Sagna. Pour répondre, «nous allons, à partir de ce jour, porté en bandoulière la paix en Casamance. Nous sommes décidés à descendre dans le maquis pour discuter avec les combattants afin que cette paix que nous souhaitons tous, puisse s’installer définitivement dans notre région », a dit Talibé Diallo, le président du collectif.

ANNIVERSAIRE: MACKY II BOUCLE SON PREMIER TOUR

http://www.emedia.sn/An 1 pour Macky 2 ! Il y a un an, jour pour jour, que les électeurs sénégalais portaient, pour la seconde fois, le président de la République, Macky Sall, à la tête du pays, à l’issue d’une élection qui aura mobilisé beaucoup d’énergie et de tensions. Vainqueur, dès le premier tour à plus de 58%, le candidat de la coalition Benno Book Yakaar était alors arrivé largement devant l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, alors classé deuxième avec 20,50%, son meilleur score pour sa troisième tentative et le candidat, moins expérimenté, Ousmane Sonko, qui fit alors une première entrée mémorable avec 15,67%.
Le professeur Issa Sall du PUR (4,07%) et Me Madické Niang (1,48%) ont bouclé le classement d’une course à cinq, dont les candidats du PDS, Karim Wade, et de l’autre frange du PS, Khalifa Sall, ont été écartés quelques semaines plus tôt, renforçant ainsi les suspicions contre le candidat à sa succession, Macky Sall, accusé d’écarter des adversaires potentiellement dangereux.
Au soir du dimanche 24 février, avec un taux de participation record qui frisait les 67%, la coalition au pouvoir a très tôt engagé la bataille de la communication en envoyant au front son directeur de campagne, l’ex premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, proclamer victoire, coupant l’herbe sous les pieds de l’opposition qui espérait un second tour. « Nous sommes vainqueurs avec plus de 57% des voix. Nous avons compilé par nos systèmes de dépouillement la presque totalité des résultats qui nous ont été remontés depuis les bureaux de vote », assurait-il, dans la soirée, au siège de l’APR, entouré des leaders de la coalition BBY.
Malgré les contestations, ses résultats furent confirmés quelques jours après, à 1% près, par la Commission nationale de recensement des votes, qui renforçait même la victoire du président Sall, à 58,26 % des voix, pour un deuxième mandat de cinq ans, et plus tard par le Conseil constitutionnel, sans contestation des candidats de l’opposition, qui se sont accordés pour ne pas déposer de recours, même s’ils se refusaient tous de ne pas reconnaitre les résultats. « Le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple souverain et il sera seul à en assumer les conséquences, face au peuple et face à l’histoire », dénonçait Idrissa Seck.
Cela n’empêchera pas son ancien camarade au sein du PDS de rempiler pour un nouveau bail au palais de l’avenue Roume. Au point d’ailleurs de soulever un autre débat sur une volonté qui lui est prêtée de briguer un troisième mandat avant même qu’il n’ait bouclé le premier des cinq tours de celui en cours… BNF & Migui M. NDIAYE (audio)

24 Février 2019 – 23 Février 2020: Il y a 1 an se tenait au Sénégal une élection présidentielle dont le résultat était programmé à l’avance Par Le Président Ndiaga Gueye

On nous annonçait déjà l’issue du scrutin en juillet 2018 avec un score de 57%, résultat republié dans un réseau social en janvier 2019. Le jour du scrutin, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, le représentant du candidat Macky Sall, à la surprise générale, annonçait la victoire à 57% au minimum. Au final, il a été de 58,26%.
Ainsi donc, les prévisions de la coalition au pouvoir sur le résultat de l’élection présidentielle du 24 février 2019 depuis 2018 n’étaient pas du hasard encore moins de l’improvisation.
A l’analyse, le résultat final de cette élection présidentielle est la conséquence d’une stratégie électorale conçue et mise en œuvre par un appareil très organisé, centralisé et hiérarchisé. Cette dernière était top secrète, même certains hauts responsables du parti au pouvoir en ignoraient l’existence. Quant aux partis d’opposition, elles n’en avaient aucune idée.
Cette stratégie électorale reposait sur trois piliers­: 1) se constituer un corps électoral sur mesure ; 2) Priver de vote le maximum d’électeurs qui ne figure pas dans ce corps électoral­; 3) Fidéliser et concrétiser le vote de ce corps électoral par l’argent.
Cependant, cette stratégie électorale de la coalition au pouvoir pour gagner au 1er tour n’avait aucune chance de réussite sans la collecte et le traitement des données personnelles des électeurs sénégalais en particulier l’opinion politique.
Le fichier électoral, outil qui permet d’exercer le droit de voter, n’est constitué que de données personnelles qui permettent d’identifier l’électeur et de le localiser. Aussi, quel que soit la maitrise qu’on a du fichier électoral, il ne peut pas permettre de gagner une élection.
En effet, le fichier électoral ne contient pas la donnée la plus importante d’une élection: l’opinion politique de l’électeur en d’autres termes son intention de vote.
Aussi, pour lever cette incertitude et maitriser cette variable fondamentale pour la réussite de la stratégie électorale de la coalition au pouvoir, fut votée, la loi n°22/2018 portant révision du code électoral instituant le parrainage.
Cette loi, au-delà de la possibilité d’éliminer des candidats, a permis de légaliser la collecte de promesses de vote démarrée un an auparavant par la coalition au pouvoir.
Le retour du terrain des formulaires de collecte de données effectués par 4630 personnes serviront à alimenter la base de données certainement crée avec le logiciel «­Momento­» du conseiller en «­Analyse de données­» du candidat Macky Sall, la société française Spallian.
Cette puissante base de données constituée de 3­600­000 parrains utilisée dans le logiciel Corto de Spallian, génère une cartographie dynamique de l’électorat potentiel qui sera croisée avec le fichier électoral pour avoir un corps électoral sur mesure en faveur du candidat Macky Sall.
Ainsi, cette coalition n’est pas allée chercher de façon aléatoire de probables électeurs pour mettre en œuvre une communication politique de proximité très efficace basée sur l’argent et les dons en nature.
Enfin, le troisième pilier de cette stratégie pour gagner l’élection était de priver de vote le maximum d’électeur n’étant pas dans cette base de données par la mauvaise distribution des cartes d’électeur pour ne pas dire leur rétention, la non inscription d’électeurs dans le fichier et la modification unilatérale de la carte électorale.
La stratégie électorale du candidat Macky Sall, légalisée par la loi n°22/2018 portant révision du code électoral, devient ainsi un vote public, référendaire, laissant présager du résultat de l’élection présidentielle proprement dit avant le jour du scrutin.
Une élection piégée en amont dont le résultat final est conforme à l’objectif recherché­: Gagner au 1er tour.

Ainsi donc, l’élection présidentielle du 24 Février 2019 n’a été que la consécration d’une stratégie électorale pilotée par la société française Spallian basée sur le «­Big data­»­: la collecte et le traitement de données personnelles des électeurs sénégalais.

Cependant, l’intégrité de l’élection présidentielle du 24 février 2019 n’aurait pas été entachée, si la Commission de Données Personnelles (CDP), autorité administrative indépendante, s’était montrée garante du traitement à des fins spécifiques, licites, loyales et transparentes des données personnelles des électeurs sénégalais.
En effet, cette collecte et traitement de données personnelles des électeurs étant susceptible, par nature, de porter atteinte à la liberté de vote, au secret du vote, au droit de prendre part aux élections sans distinction ni discrimination, au droit d’être à l’abri de la peur et de l’intimidation, interdite par principe par la loi, devait faire l’objet d’un niveau de protection élevé par la CDP.
Il n’en fut rien. La campagne de collecte de données personnelles par les candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 se déroula ainsi dans l’illégalité la plus totale.
Enfin, il est à noter que la réussite d’une telle stratégie électorale a été, facilitée par une opposition morcelée, désorganisée, manquant cruellement d’expertise en stratégie électorale à l’heure du «­big data­», toujours dans l’informelle mais surtout sans courage politique.
Aussi, il appartient à l’opposition de se mettre à jour même si la coalition au pouvoir a déjà une bonne longueur d’avance. A défaut, cette coalition est assurée d’avance de gagner toutes les élections à venir, par la réutilisation de ces bases de données destinées à capturer la volonté des électeurs et l’opposition continuera à parler d’élections truquées sans convaincre personne.
Le parti au pouvoir au Sénégal a été pionnier dans la collecte et le traitement des données personnelles des électeurs pour gagner une élection en Afrique de l’Ouest, aussi, en tirant parti de l’expérience du Sénégal d’autres pays sont sur la même voie.
Déjà en Côte d’Ivoire et en Guinée la même stratégie électorale se prépare discrètement comme au Sénégal pour assurer la victoire du parti au pouvoir, ce qui explique le forcing pour une 3ème candidature.
La démocratie dépend de la place publique, d’un débat ouvert et collectif, aussi, toute stratégie électorale basée sur la collecte et le traitement des données personnelles des citoyens à des fins de profilage politique pour gagner une compétition électorale, contourne la place publique et porte atteinte à la transparence et à l’intégrité du processus électoral.
Des lors, ce qui constitue le fondement même de la démocratie, doit être restauré et renforcé en perspectives de prochaines élections. Aussi, il y a l’urgente nécessité d’actions immédiates pour déconstruire cette machine électorale de la coalition au pouvoir aux fins de préserver des élections libres, transparentes et inclusives au Sénégal et en Afrique.
Par conséquent, pour freiner cette démocratie sénégalaise en marche arrière, l’ASUTIC formule les recommandations suivantes­:
-Veiller à ce que les données personnelles collectées par les candidats, pendant la campagne de parrainage, lors de la présidentielle de février 2019, soient détruites sous le contrôle d’huissiers de justice. Aucune trace de ces électeurs ne doit être conservée par les candidats, les partis politiques ou les coalitions.
-Mieux encadrer la mise en œuvre du parrainage lors des prochaines élections par l’application stricte de la loi sur la protection des données personnelles­;
-Renforcer les capacités des acteurs politiques sur les enjeux de la collecte des données personnelles en contexte politique et électoral­;
-Sensibiliser les citoyens électeurs afin qu’ils prennent conscience des risques liés à la collecte et à l’utilisation de leurs données personnelles en période électorale
Enfin, Il est urgent d’adapter notre législation électorale à l’ère numérique en renforçant la protection des données personnelles en contexte politique et électoral.
C’est un chantier de la plus grande importance qui ne peut être remis à demain, au risque de continuer à assister à une manipulation des électeurs pour un faire-valoir démocratique comme ce fut le cas de l’élection présidentielle du 24 Février 2019.Fait à Dakar, le 23/ 02 / 2020,

UN AN APRÈS LE HOLD-UP, LA CRISE S’AGGRAVE !Par NIOXOR TINE

Un an après le hold-up électoral du 24 février 2019, le régime apériste est en train de vivre les affres d’un déficit de légitimité doublé d’une défiance croissante, de la part aussi bien des couches populaires que des militants de la grande coalition Benno Bokk Yakaar.
C’est dire que le fameux dialogue entre acteurs politiques n’a pas encore pu dénouer la crise politique née d’une mauvaise gestion du processus électoral. En effet, même si les résultats officiels de la dernière présidentielle semblaient indiquer une victoire éclatante au premier tour du président Sall, il ne faisait aucun doute que sa réélection avait surtout été le fruit de toute une série de combines.
Après s’être lui-même réélu, le président Sall a très précocement – avant même la proclamation officielle des résultats – invité les acteurs politiques, à un dialogue politique. Était-ce là le signe d’un triomphe modeste ou faisait-il profil bas pour faire oublier ses frasques du premier mandat ? Malheureusement et comme l’avaient pressenti certains acteurs politiques, il ne semble s’être agi, encore une fois, que d’une ruse, lui permettant de différer des élections locales, pour lesquelles, il n’était pas prêt, situation qui risque d’ailleurs de perdurer.

Déjà, des scandales escamotés  par le tumulte électoral d’avant-présidentielle, comme celui de Pétrotim, ont refait surface, conduisant à la mise sur pied, par les acteurs de la société civile, de la plateforme Aar li ñu bokk.

En outre, pris au collet par la Banque Mondiale et le FMI, empêtré dans des tensions de trésorerie inextricables et une dette en croissance exponentielle, le pouvoir de Macky se voyait obligé d’appliquer une politique d’austérité, porteuse d’instabilité sociale et d’impopularité. Là encore, il va se servir du dialogue et de la bienveillance de certains opposants pour tenter de pacifier le front social, en ébullition, du fait de la hausse des prix du carburant, de l’électricité et de certaines denrées de première nécessité. Cette fois, il va se heurter à la farouche résistance des mouvements de jeunesse patriotique et de Guy Marius Sagna réunis dans le mouvement Ño Lankk.
Par ailleurs, la situation va être aggravée par les errements des politiques publiques mises en œuvre par le régime apériste dans des domaines aussi divers que la pêche (Mbour, Saint-Louis), l’hydraulique (Notto-Diobass, Ndagane…), l’agriculture (campagne de commercialisation désastreuse), les innombrables litiges fonciers, le transport (impactés du TER), l’éducation, la santé…et même l’énergie.
Dans tous les secteurs, l’opinion met à nu les mensonges pré-électoraux de l’APR et de ses alliés, ce qui conduit à des grèves et des manifestations populaires, un peu partout dans le pays.
C’est dire qu’il y a un hiatus flagrant entre la volonté proclamée de dialogue politique et les innombrables conflits sociaux, creusant davantage le fossé entre certaines élites et les masses fondamentales.
Au moment où le peuple fait montre de sa détermination à ne plus être gouverné comme auparavant, des fissures se font jour au sein de la caste, qui nous gouverne et dont les membres s’accusent mutuellement de tous les péchés d’Israël, notamment de comploter contre le Prince.
Cette situation apocalyptique ne traduit que l’incapacité du régime apériste de résoudre la crise politique en cours et son absence de volonté politique de procéder à des réformes démocratiques venues à maturité et identifiées depuis bien longtemps, au moins depuis les Assises nationales.
C’est ce qui explique les désaccords persistants, au niveau du dialogue national, sur l’abrogation de textes liberticides comme l’article 80 du code pénal, l’arrêté Ousmane Ngom…etc., On observe également le refus constant de poser des actes forts pour décrisper l’atmosphère politique, instaurer une gestion vertueuse des ressources publiques, en mettant fin à l’impunité pour les auteurs de crimes économiques, dont la plupart sont des responsables politiques de la majorité.
Pire, dans un système politique, qui prend de plus en plus les allures d’une autocratie, des membres éminents du camp présidentiel s’illustrent par des déclarations inquiétantes comme un statut spécial pour Dakar, la suppression de la limitation des mandats d’un président, qui donne l’impression de vouloir rester au pouvoir jusqu’en… 2035 !
Il ne reste qu’à espérer, que le Président de la République, pour les quatre années qui lui restent à la tête de l’État sénégalais, se ressaisisse en mettant fin aux atteintes aux droits et libertés des citoyens et en opérant les ruptures préconisées par les Assises nationales et la Commission Nationale de Réforme des Institutions.leelamine@nioxor.com

Mahammad Boun Dionne: «L’histoire du Président Macky Sall avec le Sénégal nous mène en 2035 »

http://www.dakarmatin.com/Prenant part hier dimanche au Forum de la Convergence des jeunesses républicaine (Cojer) du département de Guédiawaye, Mahammad Boun Abdallah Dionne a fait une déclaration qui a soulevé plusieurs interrogations.
« L’histoire du Président Macky Sall avec le Sénégal n’est pas terminée, elle nous mène en 2035 », a-t-il lâché dans des propos rapportés par Libération. Que ce cache derrière cette déclaration ? L’actuel secrétaire général de la Présidence de la République fait-il allusion à un éventuel troisième mandat ?On ne saurait répondre par l’affirmative à cette question. Mais le moins que l’on puisse dire est que cette sortie de l’ancien premier ministre a laissé le doute dans la tête de beaucoup de Sénégalais.

Boune Abdallah Dionne, « prédicteur » ou « gorge profonde »:Macky et le « scénario à la Poutine », les raisons d’y croire

https://www.pressafrik.com/Il est vraisemblablement dans le secret des dieux. Ses prédictions se réalisent à chaque fois. Avant et pendant la présidentielle, il nous avait démontré la toute puissance de la machine de Macky Sall qui a l’air d’un rouleau compresseur. Pour cette nouvelle séance divinatoire faite à Guédiawaye ce samedi 22 février, à savoir que Macky Sall sera là encore en 2035, l’ancien Premier ministre disposerait des éléments probants ou serait au courant des dispositions pratiques prises comme le scénario à la Poutine afin que le président de l’Alliance pour la République (APR) soit remplacé à la tête du pays par un lampiste et qu’il retrouve sa place cinq ans après.
La sortie de Mouhamad Boune Abdallah Dionne à Guédiawaye est loin d’être fortuite. Elle n’est pas à prendre à la légère. Si certains s’attendent à un troisième mandat du président de l’Alliance pour la République (APR), c’est parce qu’ils ne comprennent rien à la realpolitik actuellement en cours. Macky Sall va les prendre à revers. Il travaille et met en place les pièces du puzzle qui lui permettront de placer, un allié ultra loyal comme l’actuel Secrétaire général de la Présidence pour revenir cinq ans après.
Les propos de l’ancien Premier ministre sont prédicateurs d’une ambition d’implémenter le «scénario Poutine» au Sénégal. A l’instar de toutes les grandes démocraties du monde, le président Russe Vladmir Poutine ne pouvait se représenter en 2008 pour un troisième mandat selon la Constitution de son pays. Il lui fallait trouver un proche ultra loyal, avec toutes les garanties nécessaires qu’il n’y aura aucune résistance ou velléités de rester au pouvoir. Ainsi, il avait placé à la tête du pays, son Premier ministre, Dimitriv Medvedev qui a dirigé la Russie de 2008 à 2012 avant de rendre docilement le trône à Poutine.
L’élève de Wade en politique est devenu professeur titulaire de chair en «combinazione politique». Le coup du Conseil constitutionnel de lui refuser la réduction de la durée de son mandat comme il avait promis avant son investiture et bien après, la modification également de la Constitution, le parrainage et tous les autres actes et manœuvres politiques faites en 2016, constituent des maillons d’une chaîne bien pensée et en cours d’exécution.
Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République, Mouhamad Boune Abdallah Dionne est si proche du maître des céans qu’il est quasiment le lanceur attitré et privilégié de ballons de sonde. Ses prédictions se réalisent toujours. Serait-il devin ou serait-il simplement au cœur de machinations et de combinaisons politiques ?
Lors du parrainage pour la présidentielle de 2019, il avait soutenu que Macky Sall ne fera face qu’avec au moins 5 candidats. Puis, il avait donné les résultats de la présidentielle du 24 février, avec une victoire au premier tour de leur candidat à 58%. Toutes ces prédictions ont été réalisées. Cette fois-ci, il revient encore pour prédire le maintien au pouvoir de Macky Sall jusqu’en 2035. Textuellement, il a dit : «l’histoire du président Macky Sall avec le peuple sénégalais n’est pas encore terminée, et ça va vers 2035, s’il plait au bon Dieu. L’histoire du président Macky Sall avec Guédiawaye n’est pas terminée. L’histoire du président Macky Sall avec le peuple sénégalais n’est pas terminée parce qu’il nous convie à l’émergence pour 2035 et il nous amènera à l’émergence par ses idées et par son amour pour le pays».
La prophétie de Mouhamad Boune Abdallah Dionne va-t-elle se réaliser cette fois-ci ? Comment et quand ? Macky Sall va-t-il simplement briguer un troisième mandat et placer un homme lige du genre du Secrétaire général de la présidence de la République pour revenir au pouvoir cinq ans après ou bien ? Des interrogations qui taraudent nos esprits, mais surtout qui laissent penser à toute sorte de scénario qui permettrait à l’APR de se maintenir encore au pouvoir. Ibrahima Lissa FAYE

 SITUATION DIFFICILE DU PAYS: Le Crd accuse Macky avec ses investissements hasardeux, son endettement frivole et ses ministres incompétents et anti patriotes

https://www.jotaay.net/ Les leaders du Congrès de la renaissance démocratique (Crd) ne se font aucune illusion. Pour Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye et autres, le «seul et unique responsable» de la situation actuelle du pays, marquée par les «conditions de vie difficiles» des populations c’est Macky Sall. Une situation qui, pour eux, n’est que la résultante de la «politique de prédation des ressources publiques» mise en place par le chef de l’Etat et son gouvernement.
C’est à peine si le Congrès de la renaissance démocratique (Crd) ne crie pas à l’apocalypse ; tellement la situation du pays est catastrophique selon Mamadou Lamine Diallo et Cie. Dénonçant les «conditions de vie difficiles  des populations sénégalaises», ils soulignent que «cette situation est davantage aggravée par la hausse des tarifs de l’électricité, de l’eau, du transport et des prix des denrées de première nécessité. Et comme si les Sénégalais n’en bavaient pas suffisamment, la conférence des leaders du Crd note que la flambée des prix «vient s’ajouter au chômage massif des jeunes, à une campagne arachidière désastreuse, aux licenciements de travailleurs et au agressions contre les femmes et les enfants, dans un contexte  d’insécurité quasi générale».

«Macky Sall seul et unique responsable de cette situation»

Situant les responsabilités dans cette situation peu enviable du Sénégal, les responsables du Crd pointent vers une seule et unique direction. En effet, «le Crd prend Macky Sall comme seul et unique responsable de cette situation». Car, précise-t-il, ladite situation «n’est  rien d’autre que le résultat de sa politique de prédation des ressources publiques». Une politique qui, soulignent les opposants, est «pilotée par des ministres incompétents, anti patriotes» et marquée par «des chantiers lourds et inachevés, des investissements hasardeux sans prise sur lesbesoins du pays, un endettement frivole, des institutions budgétivores et totalement inutiles, comme le Hcct».

«Ces présumés délinquants de la gestion des deniers publics devaient être immédiatement démis de leurs fonctions pour être traduits en justice»

Mais plus scandaleuse encore, la conférence des leaders du Crd note l’impunité dont bénéficient les prédateurs présumés des deniers publics. Ainsi, les leaders du Congrès de la renaissance démocratique s’étonnent que des prédateurs à l’image de tous ces présumés délinquants de la gestion des deniers publics, récemment épinglés dans les rapports de la Cour des comptes, soient maintenus à leurs postes, sans jamais être inquiétés. Pour eux, ces personnalités épinglées par les corps de contrôle de l’Etat «devaient être immédiatement démis de leurs fonctions pour être traduits en justice, à défaut de se démettre par eux-mêmes, pour autant qu’il leur reste un peu d’éthique et de dignité».
Aussi, la conférence des leaders du Crd «appelle à une plus grande synergie des acteurs et des initiatives, à l’unification des fronts politique, social et de la société civile, pour opposer une résistance appropriée (au régime de Macky Sall) et réaffirme son adhésion aux Plateformes Aar Li Nu Bokk, Noo Lank Noo Bañ et son soutien à Article 25.Mbaye THIANDOUM

Thiate de Y en a marre: «Nous attendons que Macky manifeste la volonté d’un troisième mandat pour le déloger du Palais »

http://www.dakarmatin.com/PressAfrik-La déclaration du Secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne, soutenant que l’histoire du président Macky Sall avec le peuple sénégalais n’est pas terminée, fait jaser. Le mouvement citoyen, Y en marre n’a pas tardé à réagir. Un des membres, Thiate a déclaré que la jeunesse sénégalaise est « prête à aller le déloger du Palais », si le chef de l’Etat manifeste la volonté d’un troisième mandat.
« Les Sénégalais n’ont vraiment pas de temps à rester là, à commenter un discours de Boun Abdallah Dionne qui n’intéresse que lui », a déclaré Thiate du mouvement Y en a marre, d’entrée.
Selon lui, les urgences sont ailleurs. « Le pays va mal, on a d’autres priorités et nos urgences sont l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, notre démocratie qui est moribonde, les libertés des gens bafouées, les corps de contrôles de l’Etat qui font des enquêtes et qui n’aboutissent à rien du tout. On n’a pas de minutes à perdre à commenter un troisième mandat », a-t-il avancé.
Que Macky Sall se le tienne pour dire, s’il manifeste la volonté d’un troisième mandat, il fera face à la jeunesse sénégalaise. « Nous attendons que Macky Sall pose des actes pour qu’on en pose, nous aussi. Et, nous suivrons son conseil de 2012 qui consiste à aller le déloger du Palais », a-t-il averti sur la Rfm.
L’ancien Premier ministre sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne a soutenu ceci dimanche à Guédiawaye: « L’histoire du président Macky Sall avec le peuple sénégalais n’est pas encore terminée, et ça va vers 2035, s’il plait au bon Dieu. L’histoire du président Macky Sall avec Guédiawaye n’est pas terminée. L’histoire du président Macky Sall avec le peuple sénégalais n’est pas terminée parce qu’il nous convie à l’émergence pour 2035 et il nous amènera à l’émergence par ses idées et par son amour pour le pays »

 «Ce qui intéresse Macky Sall, c’est de se maintenir au pouvoir en attendant les retombées du gaz et du pétrole» (Dias)

https://www.seneweb.com/L’opposant et maire de Mermoz-Sacré-Cœur, Barthélémy Dias accuse le président Macky Sall de vouloir se maintenir au pouvoir. Et ce, pour profiter des retombées du gaz et du pétrole sénégalais. Invité du Jury du dimanche sur Emedia, Dias-fils regrette que « Le président Macky Sall ne s’occupe pas du Sénégal et des Sénégalais… Il est plus dans une dynamique qui consiste à endormir l’opinion nationale et internationale en organisant un semblant de farce avec une complicité émanant d’une certaine partie de l’opposition. L’objectif est très clair, c’est de se maintenir au pouvoir en attendant les retombées du pétrole et du gaz. C’est ce qui intéresse aujourd’hui ce pouvoir en place », accuse Barthélémy Dias.

Aminata Mbengue Ndiaye rassure Macky Sall: «Comme le voulait Tanor Dieng, je réitère à nouveau l’ancrage de notre parti dans la majorité présidentielle»

https://www.jotaay.net/Aminata Mbengue Ndiaye ne fera pas moins qu’Ousmane Tanor Dieng, dans l’arrimage du Parti socialiste à Benno Bokk Yakaar. Preuve qu’elle est dans la continuité des actions de Ousmane Tanor Dieng, elle a réaffirmé hier au Président Sall toute sa disponibilité à continuer le travail déjà entamé par son prédécesseur. «Comme le voulait le président Ousmane Tanor Dieng, je réitère à nouveau à son Excellence M. Macky Sall l’ancrage de notre parti dans la majorité présidentielle», a assuré Aminata Mbengue. Revenant sur l’hommage, elle dira que le décès brutal de Tanor les a plongés dans un inconsolable chagrin. «Ousmane Tanor Dieng nous a quitté emportant avec lui une corbeille d’ambitions et de projets qu’il nourrissait pour notre parti politique, mais aussi pour le Sénégal. (…) Le parcours de notre défunt secrétaire général nous aura laissé une leçon de vie, un viatique. La mort peut mettre fin à une vie, mais pas à une relation. Nous allons tous mourir un jour. Notre souci, ce n’est pas d’être immortel, mais de laisser quelque chose qui nous survivra. Ousmane Tanor l’a réussi, pour avoir marqué positivement son temps de vie. Il laisse à la postérité et particulièrement à notre formation politique un legs». Elle a par ailleurs sollicité de tous les acteurs de la nation une introspection ; éviter le culte de la haine et de la violence pour que la paix règne dans notre pays et la sous-région marquée par des convulsions alimentées par la haine et la violence. Elle a aussi appelé à une unité des cœurs, une unité des actions, une unité dans le respect mutuel, unité dans la diversité; principes que les pères fondateurs ont toujours défendus.MM

Macky «drague» l’opposition

http://www.sudonline.sn/Idrissa Seck, «mon ainé». Malick Gakou «mon frère». C’est dans un discours empreint de fraternité que le président de la République, Macky Sall a utilisé hier, dimanche 23 février, lors de la cérémonie d’hommage à Ousmane Tanor Dieng pour appeler son opposition à «dissoudre leurs contradictions dans l’unité autour de la grandeur de notre nation».
Après les échanges estampillés père et fils (entre les présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall), facilités par le Khalife Général des Mourides, Sérigne Mountakha Mbacké, le Président de la République qui poursuit son opération de charme à l’endroit de l’opposition la plus radicale, a profité de la cérémonie d’hommage rendu hier, dimanche 23 février, à Ousmane Tanor Dieng, à la Maison du Parti, pour inviter Idrissa Seck et El Hadji Malick Gakou à l’unité.
Poignée de main assez chaleureuse. Quelques échanges. Discours fraternel, le Chef de l’Etat convoque l’histoire et appelle son «ainé» et son «frère» au dépassement.
«Je salue mon cher ainé, Idrissa Seck (président de Rewmi, Ndlr), mon frère Malick Gakou (Président du Grand Parti, Ndlr) et tous les autres. Je voudrais vous dire qu’au-delà de la diversité de nos trajectoires, nous avons en commun la seule et grande référence qui est ce pays, qui est le nôtre. Cette terre de nos ancêtres. Il (nous) faut bien que toutes les contradictions soient dissoutes dans l’unité autour de la grandeur de notre nation», a déclaré Macky Sall sous un tonnerre d’applaudissements.

Tanor, ’’un exemple de constance et de cohérence’’

Macky Sall a aussi rendu un vibrant hommage à l’ancien Secrétaire général du Parti Socialiste, Ousmane Tanor Dieng (1947-2019). Selon le chef de l’Etat, le premier Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) a laissé ’’des marques d’estime indélébiles et précieuses’’.
’’Ousmane Tanor Dieng est toujours là parce qu’il a laissé sur son chemin de vie et dans nos mémoires des marques d’estime indélébiles et précieuses’’, a-t-il dit.
Selon le Chef de l’Etat, l’ancien ministre d’Etat, ministre des affaires et services présidentiels sous le régime du Président Abdou Diouf, était ’’un haut fonctionnaire et avait une culture d’Etat peu connue’’.  Faisant dans la confidence, tout en prenant à témoin, le président de Rewmi, Idrissa Seck, Macky Sall dira : «De Senghor qui l’a identifié et appelé auprès de lui, de Abdou Diouf que je salue au passage qui en a fait son premier collaborateur, mais aussi je peux le dire en témoignage du président Abdoulaye Wade, qui bien que n’étant pas du même bord que lui, avait pourtant beaucoup de respect et de considération pour le président Ousmane Tanor Dieng. Le Premier ministre Idrissa Seck en est témoin. Moi aussi». Pour le président de la République, Ousmane Tanor a été ’’un exemple de constance et de cohérence’’.

Tanor, «un capitaine lucide»

Visiblement marqué par l’ancien Secrétaire général du PS, Macky Sall fera savoir à l’assistance composée de membres de l’opposition et de la majorité qu’’’il a été un capitaine lucide et ferme qui a su tenir le gouvernail de la barque au milieu des vagues qui secouaient le parti socialiste. Ousmane Tanor Dieng était très discret sur ses hauts faits d’arme, mais ses actes parlaient pour lui, plus que tous les discours’’.
Selon lui, l’œuvre de Ousmane Tanor Dieng, aura fait ’’le récit éloquent’’ de ce qu’il entreprenait ’’d’essentiel et d’utile’’ pour le Sénégal, le PS et la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). ’’Il était un homme de devoir et de principe qui tenait à l’éthique, à la retenue et à la réserve’’, a-t-il témoigné.
Macky Sall, revenant sur son compagnonnage avec le défunt SG du PS a confié que ce dernier ne lui a ’’jamais manifesté, de quelle que manière qu’il soit, un signe d’impatience, même lorsqu’il resta longtemps sans occuper une fonction’’. Le chef de l’Etat en déduit ’’une leçon de déontologie administrative et politique qui raisonne au-dessus du vacarme si fréquent de nos jours». Allusion faite à certains responsables politiques qui ruent dans les brancards quand ils ne sont pas promus à des postes.
Ce qui a poussé le Président Sall a salué la mémoire d’un ’’aîné précieux’’ qui fut, confie-t-il, ’’un conseiller avisé, efficace et honnête’’ même s’ils pouvaient ’’souvent’’ avoir des divergences sur des sujets donnés.

IDRISSA SECK, PRESIDENT DE REWMI : «Tanor était la propriété de toute la Nation»

Le président du Parti du Rewmi a pris part, ce dimanche, à la maison du Parti socialiste, à la cérémonie d’hommage national rendu à Ousmane Tanor Dieng. Idrissa Seck qui s’était emmuré dans un silence, depuis quelque temps a fait beau témoignage à l’endroit du défunt secrétaire général du Ps. «Ousmane Tanor Dieng n’était pas la propriété exclusive du parti socialiste, mais de toute la Nation», témoigne Idy. Non sans ajouter : «Ousmane Tanor Dieng n’est pas parti, il est présent car, il nous a offerts son livre qui est, aujourd’hui, comme une source d’inspiration intarissable»

PAPA,un jour la République se souviendra de toi… !Par Lafia Diop

Rares sont les hommes qui font l’unanimité. Ce sont des êtres qui entrent dans l’histoire et la postérité. Mamadou DIOP était de ceux-là, car ses qualités étaient hors du commun. Il rassemblait des qualités que l’on retrouve rarement chez une seule personne. La vision, la droiture, la science et l’humanité, certainement, mais aussi l’amour de la République, homme d’Etat et la modestie, et des qualités de cœur qui touchaient ceux qui ont eu le bonheur et le privilège de le côtoyer.Au demeurant, dans les domaines de compétence qui étaient les siens, il était d’une irréprochable qualité et d’une conscience à toute épreuve. A aucun moment, il n’avait manifesté une vocation personnelle affirmée à occuper les plus grands emplois de l’État mais, à chaque fois,  s’est trouvé avoir le profil voulu pour les assumer. Parce que sa fidélité aux valeurs de la République et sa force de caractère étaient utiles.
La publication du décret 2020-427 du 13 février 2020, relatif à la dénomination d’établissements d’enseignement secondaire général dans la région de Dakar, visant à honorer d’illustres hommes et femmes dévoués à la République, est nécessairement un évènement ; la portée de l’évènement s’accroît lorsque ce décret, à l’image de certains actes en manque d’élégance feint d’oublier Mamadou DIOP, grand serviteur de l’Etat et de la République, ancien maire de Dakar. Il faut en convenir et le regretter, lorsque ledit décret ignore royalement Mamadou DIOP, nous ne pouvons avoir que le cœur meurtri et la conscience troublée. Pourtant, il est de principe que les générations doivent donner chacune à la N ation les meilleurs d’entre elles. Il n’en faut sauter aucune.
L’émotion qui saisit les citoyens, suite à la publication du décret 2020-427 du 13 février 2020, atteste suffisamment l’estime et l’affection qu’ils ont toujours gardés envers Mamadou DIOP et le drame personnel qu’est pour eux cette tentative inélégante de le jeter dans l’oubli. On ne cessa jamais de le dire assez : depuis quelques temps, le mot République est devenu une notion de plus en plus galvaudé. Ce jugement est difficile à réfuter et donne une triste idée de la façon dont, au Sénégal, on tente de raccourcir l’histoire. Mais ne doutons pas que la raison revienne et espérons que ces réflexions y contribueront. Vive le Sénégal, vive la République !

Mbaye Jacques Diop oublié parmi les immortalisées: Rufisque parle de « faute politique » et exige que le lycée moderne ou celui de Diamnadio porte son nom

https://www.jotaay.net/ Macky Sall a immortalisé Ousmane Sembène, Amath Dansokho, Cheikh Hamidou Kane et Ousmane Sow  en leur donnant les noms d’établissements d’enseignement secondaire général secondaire dans la région de Dakar. Une décision dont se félicitent les proches de Me Mbaye Jacques Diop. qui, tout de même, ne comprennent pas la raison pour laquelle Me Mbaye Jacques Diop a été oublié. Pour certains, c’est une faute politique très grave commise par Macky Sall et ses proches. Aziz Faye et les proches parents de Me Mbaye Jacques Diop, qui sont dans tous leurs états, sont étonnés que le chef de l’Etat n’honore pas Mbaye Jacques Diop en donnant son nom au lycée moderne de Rufisque. A défaut du lycée moderne de Rufisque, ils demandent à Macky Sall de donner le nom du lycée de Diamniadio, qui fait partie du département de Rufisque, à Me Mbaye Jacques Diop. parce que «nak», les gens honorés n’ont, en rien, plus participé à la construction de ce pays que Mbaye Jacques Diop.

Ameth Fall «Braya» déclare sa candidature à la mairie de Saint-Louis

http://www.dakarmatin.com/La liste des candidats à la mairie de Saint-Louis s’allonge. Après Pr Mary Teuw Niane, Cheikh Bamba Dièye, Maguèye Seck, c’est au tour d’Ameth Fall «Braya» d’annoncer officiellement sa candidature à la mairie de Saint-Louis. Le natif de Guet-Ndar compte aller sous la bannière du Parti démocratique sénégalais (Pds).
Il a fait l’annonce hier lors de l’assemblée générale convoquée par le secrétaire général départemental du Pds. Il a déclaré sa candidature en tant que secrétaire général départemental du Pds, fils de Saint-Louis et membre du rassemblement «Rafet».
S’agissant de son exclusion du Pds, il dira qu’il n’a pas le temps d’accepter d’être diverti. Il continue de se réclamer secrétaire général du Pds. Evoquant les locales de 2014, le responsable libéral continue de se réclamer victorieux, mais qu’on lui a tordu la main. A l’en croire, des autorités l’avaient appelé et lui avaient demandé de faire une déclaration parce que la tension pouvait exploser à tout moment dans la ville

La réplique cinglante de A. Khouma à Barth:«Tu ne pourras point brûler ce pays… »  Par Abdoulaye Khouma, Responsable Politique à Kaolack

https://www.jotaay.net/« Guy Marius Sagna est en prison parce qu’il est catholique ». Telle est la folle déclaration, aussi dangereuse que subversive, faite par le tonitruant politicien, Barthélémy Dias, dans une énième et veine tentative de perturber la cohésion sociale du Sénégal.
« Guy Marius Sagna est en prison parce qu’il est catholique ». Telle est la folle déclaration, aussi dangereuse que subversive, faite par le tonitruant politicien, Barthélémy Dias, dans une énième et veine tentative de perturber la cohésion sociale du Sénégal.
Pourquoi la famille Dias cherche-t-elle à mettre le feu entre chrétiens et musulmans dont la cohabitation au Sénégal fait école dans le monde entier ?
Cette question mérite d’être posée, parce qu’au lendemain de l’arrestation de Dias fils pour outrage à magistrat dont il s’est rendu coupable au lendemain de la condamnation du Maire de Dakar, Khalifa Sall, en avril 2018, Dias père avait, lui aussi, essayé de susciter la colère de toute la communauté Catholique du Sénégal par ses grosses déclarations de pyromane.
« Ces magistrats ont offensé tous les chrétiens du Sénégal, tous les fils de Jésus. Il faut être sans culture et un ignorant pour arrêter un catholique le jour du vendredi saint », avait crié Jean Paul Dias. Mais, fort heureusement, la maturité de cette communauté religieuse et l’ancrage du dialogue islamo-chrétien sont des socles inébranlable de notre cher Sénégal.
C’est la preuve de l’échec des pyromanes multirécidivistes. Ce n’est pas un nain politique dont l’influence ne dépasse pas l’ombre de Baobab qui réussira à saper les fondamentaux sociaux de notre pays. Que Barthélémy Dias se le tienne pour dit : aucun justiciable, quel que soit sa confession religieuse, ne peut influencer la justice sénégalaise. Que l’on soit catholique, musulman ou même athée, la loi s’applique de la même manière pour tous. Parce que nous sommes: UN PEUPLE-UN BUT-UNE FOI…
D’ailleurs, ce que Barthélémy Dias ne dit pas volontairement, c’est que, comme lui, Guy Marius Sagna est un récidiviste. S’il est maintenu en prison, alors que les autres contrevenants à l’arrêté Ousmane Ngom sont aujourd’hui libres, c’est parce qu’il est à une énième récidive. Laissons la justice faire son travail… Laissons la cohésion sociale loin des contingences politiciennes… Laissons la croyance de nos concitoyens hors du débat politique…

«Ne pas jouer avec le feu de la haine religieuse!» Par Dr Massamba Guèye

https://www.jotaay.net/A tous ceux qui sont dans une logique d’opposer chrétiens et musulmans dans ce Sénégal, je rappelle ce que disait Senghor.
« Ce qui nous lie est au-delà de l’histoire – il est enraciné dans la préhistoire. Il tient à la géographie, à l’ethnie et, partant, à la culture. Il est antérieur au christianisme, il est antérieur à l’islam, il est antérieur à toute forme de colonisation.
C’est cette communauté culturelle que j’appelle Africanité et je la définirais comme l’ensemble des valeurs africaines de civilisation », Les Fondements de l’unité africaine, Léopold .S. Senghor.
Merci de ne pas faire exploser ce pays par des commentaires qui n’ont pas lieu d’être!Dr Massamba Lba Guèye La Bouche de l’Afrique

Serigne Modou Bousso Dieng confirme Barthélémy Dias: «Si Guy Marius était mouride ou tidjane… »

https://www.leral.net/Lors de son passage dans l’émission « Jury du dimanche », Barthélémy Dias a plaidé pour une intervention des religieux dans l’affaire Guy Marius Sagna. Une réaction qui n’a pas manqué de susciter une indignation chez certains, mais pour Serigne Modou Bousso Dieng, le maire de Mermoz Sacré cœur a tout à fait raison.
« Je suis tout à fait d’accord avec le jeune Barthélémy Dias. Si Guy Marius Sagna était dans une des tarikhas du Sénégal, il y’aurait déjà une médiation pour sa libération. Et je confirme Barthélémy, si Guy Marius était mouride, tidjane ou autre, ses guides ou autres amis feraient une intervention pour qu’il sorte de prison. Alors il n’y a pas de quoi s’indigner des propos de M. Dias », a confié Serigne Modou Bousso Dieng.
Pour le guide religieux, acteur politique, Guy Marius Sagna mérite une décoration au lieu de l’emprisonnement « Il faut se dire les choses en face et en toute vérité, Guy Marius Sagna ne mérite pas ce qu’on lui fait subir actuellement. Un homme qui se bat pour la Nation, une personne qui se bat pour le Sénégal, un homme qui porte la voix de millions de personnes qui souffrent, n’a pas sa place entre quatre murs, isolé comme un criminel ».
« J’ai reçu Guy Marius Sagna chez moi à Touba, et j’ai été agréablement surpris par ses qualités d’homme intègre, animé par le seul vœu de servir la Nation. Encore une fois de plus, sa place n’est pas en prison et je suis de tout coeur avec lui », a laissé entendre le président de l’Union des Groupes Patriotiques (UGP), par ailleurs Coordonnateur de la Confédération internationale des familles religieuses (CIFAR).i[

Dérives Verbales : Barthélémy Dias Veut Mettre Le Feu Au Sénégal

https://www.xibaaru.sn/Le temps est venu d’arrêter Barthélémy Dias. Le maire de Mermoz-Sacré-Cœur est un homme qui ne se soucie guère de la stabilité sociale et civile du Sénégal. Barthélémy Dias aime se faire distinguer à travers des discours va-t’en guerre. Récemment, Barthélémy Dias s’était permis d’interpeller l’archevêque de Dakar, lui demandant de dénoncer l’arrestation de Guy Marius Sagna.
Une injonction faite par Barthélémy Dias à l’endroit de cette éminente personnalité religieuse. Ce qui prouve son manque de respect vis-à-vis des hommes de Dieu. Alors qu’il était hier l’invité de l’émission Journal du Dimanche sur « iradio », Barthélémy Dias s’est montré plus que, irresponsable en reprécisant son appel à l’endroit de l’archevêque de Dakar. Barthélémy Dias déclare : « Guy Marius Sagna n’a pas posé un acte politique. Il a posé un acte citoyen et patriotique. S’il reste toujours en prison alors que les sept (07) personnes, avec qui, il avait été arrêté, sont libérées, c’est parce que Guy Marius est catholique ». Une sortie plus que scandaleuse de sa part.
En faisant une telle déclaration, Barthélémy Dias cherche à jeter les germes de ce qui pourrait saper l’équilibre des relations qui ont toujours existé entre différentes religions, confréries au Sénégal. Barthélémy Dias est bien conscient qu’un tel discours est à même de menacer la stabilité sociale au Sénégal.
Mais lui, s’en moque. Et il urge de le freiner dans ses dérives verbales. C’est lui qui, au sortir de l’élection présidentielle de février 2019, raillait la communauté Hal puular en jetant voulant jeter l’opprobre sur elle et en la stigmatisant auprès des autres ethnies au Sénégal, en la taxant de « raciste », car ayant voté massivement pour le Président Macky Sall.  Les organisations de défense des droits de l’homme prompts à tirer sur le régime, doivent rappeler à l’ordre Barthélémy Dias pendant qu’il est temps.La rédaction de Xibaaru

Saliou Keïta (Apr): «C’est faux de dire qu’il y a des traîtres…»

https://actunet.net/Partagez-vous la position des quelques responsables de l’Apr qui soutiennent qu’il existe des cellules dormantes au sein de votre formation politique ?
Il est important de faire des précisions. Nous sommes dans ce parti depuis sa création. Donc, nous pouvons bel et bien revendiquer une certaine légitimité politique qui nous donne droit à la parole. Nous sommes ici aux côtés du Président Macky Sall depuis qu’il a lancé son projet politique. Nous y avons cru et nous l’avons accompagné et nous continuons de l’accompagner. C’est dire que le Président Macky Sall qui est la bonne voie a plus besoin de sérénité. Il est un patrimoine que l’on doit préserver en évitant de se regarder en chiens de faïence. Il faut avoir un esprit positif. L’Apr doit être une organisation forte pour rassurer, en donnant une image forte que les Sénégalais doivent partager avec nous. Aujourd’hui, j’attends dire qu’il y a des traîtres dans le parti. À mon avis, ce sont des arguments qui ne tiennent pas la route. Si véritablement, nous voulons aider le Président Macky Sall, nous devons impérativement changer de paradigmes. Et l’histoire des partis politiques au Sénégal doit véritablement nous servir de leçon pour une organisation forte avec un président qui va répondre aux préoccupations des populations. Nous n’avons pas le droit de ne pas l’aider surtout qu’il est en train de faire depuis 2012, des résultats qu’aucun autre Président n’a réussi à faire. Je rappelle que le Parti démocratique sénégalais (Pds) regrette toutes les erreurs commises lorsqu’il était au pouvoir. Il faut fédérer toutes les forces en se concentrant sur l’essentiel. Il faut renforcer l’unité dans notre parti et la coalition Benno bokk yakaar. En tout cas, c’est faux de parler de l’existence de traîtres au sein de notre formation politique. Nous pouvons réussir la mission que les Sénégalais nous ont confiée à travers ce programme qualitatif qu’est le Plan Sénégal émergent (Pse) qui va nous permettre d’atteindre l’émergence. Donc, posons les actes pour renforcer la dynamique unitaire en évitant des déclarations malsaines, fallacieuses qui déstabilisent.

L’émergence est-elle possible avec un niveau d’endettement aussi pesant ?

S’endetter n’est pas une mauvaise chose. Il faut le dire et le rappeler. Ce qui est important, c’est s’endetter en mettant l’argent dans les secteurs prioritaires. Autrement dit, aller dans le sens de satisfaire les besoins des Sénégalais. Et, tel est le cas avec le Président Macky Sall. À titre d’exemple, le Train express régional (Ter) est une infrastructure de haute qualité. Prenons l’exemple de Dakar qui étouffe avec des embouteillages qui nous font perdre des milliards chaque jour, chaque mois et chaque année. Il faut regarder l’occupation illégale et anarchique de la voierie publique. Donc, il fallait lancer des programmes de grande envergure que le Ter et le Bus rapide transit (Brt) pour une activité plus accélérée et gagner en performance. Il y a bien d’autres programmes dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, et j’en passe.

Et la dette intérieure dans tout cela ?

Il est vrai que l’on doit mieux accompagner les entreprises sénégalaises. Si vous prenez le tissu économique, il est essentiellement composé de Petites et moyennes entreprises (Pme) qui sont dans le secteur informel. Il faut donc la mise en place d’une agence d’appui au secteur informel pour véritablement aller vers la formalisation dudit secteur. L’émergence ne peut aller sans ce secteur vital. Donc, c’est le secteur privé qui doit surtout porter l’émergence. Fort heureusement, depuis que le Président Macky Sall est élu puis réélu, il fait tout pour apurer la dette publique et soutenir le secteur privé. L’on parle des grandes entreprises étrangères, tout en oubliant qu’il y a le transfert de technologie. Donc, sous peu, et à l’ère de la mondialisation, il est clair que les entreprises sénégalaises pourront rivaliser avec de grandes entreprises étrangères et aller grappiller des parts de marchés importantes jusqu’au bout du monde. Donc, ces grands projets vont nous permettre d’entrer dans l’ère de la modernité efficace. Travaillons ensemble, main dans la main pour faire de notre Sénégal, un pays économiquement émergent. C’est possible et le Président Macky Sall est en train de montrer la voie. Je termine en rappelant que nous avons récemment reçu une mission de la Banque africaine de développement (Bad). Sans conteste, les administrateurs ont apprécié les grands projets du Président Macky Sall.

Khalifa Sall Bientôt De Retour Sur Le Terrain Politique: Ça Risque De Chauffer

https://www.xibaaru.sn/ Le retour de Khalifa Sall sur le terrain politique, n’est plus qu’une question de jours. C’est Barthélémy Dias qui était l’invité de l’émission Jury du dimanche sur les ondes de iradio qui l’annonce. Le maire de Mermoz-Sacré-Cœur rassure ses camarades de Taxawu Sénégal. « Je peux vous dire que sous peu de temps, je ne dis même pas qu’ils vont l’entendre ou le voir, mais ils le verront chez eux. Khalifa Sall rentrera dans toutes les maisons. Vous le verrez bientôt. C’est une question de jours. Je ne parle pas de semaines ni de mois ».
C’est donc dans les prochains jours, moins d’un mois, que l’ancien maire de la ville de Dakar va effectuer sa rentrée politique, selon Barthélémy Dias. En effet, depuis sa sortie de prison, Khalifa Sall observe le silence. Un silence qui a fini par exaspérer et dérouter nombre de ses partisans qui veulent bien que leur leader se prononce sur la situation politique, économique et sociale devenue très tendue.
Ça risque de chauffer dans les prochains jours. Car, c’est sûr que Khalifa Sall va profiter de son retour sur le terrain politique pour revigorer ses troupes, en les plaçant en ordre de bataille. C’est le régime du Président Macky Sall qui doit se faire des soucis. Avec Khalifa Sall sur le terrain politique prêt à se battre, c’est sûr que les dégâts causés vont être nombreux. Khalifa Sall a besoin de rattraper tout le temps perdu depuis qu’il est sorti de prison. Il aura tout le temps de tester son aura auprès du peuple. Va-t-il profiter de sa rentrée politique pour nouer des alliances avec d’autres partis de l’opposition ? Autour de l’ancien maire de Dakar, il n’est pas exclu d’assister à la naissance d’une autre coalition de l’opposition.La rédaction de Xibaaru

“Proche” de Nafi Ngom Keïta, Moustapha Diakhaté dézingué

https://actunet.net/ La récente sortie de Moustapha Diakhaté défendant que Nafi Ngom Kéïta, ancienne présidente de l’Office national pour la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) ne peut être poursuivie, n’a pas plu aux boucliers de Cheikh Oumar Anne, ancien directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) et actuel ministre de l’Enseignement supérieur.
En effet, selon les soutiens de M. Anne, «c’est la énième fois que Moustapha Diakhaté fait une sortie pour parler de Cheikh Oumar Anne, à qui il voue une haine viscérale. Qu’il tente de détruire une personne comme Cheikh Oumar Anne, ça se comprend» Dans une déclaration, ils poursuivent que «toute personne dotée d’un peu d’intelligence, sait que c’est une entreprise vouée à l’échec..Parce que Moustapha Diakhaté, par ses valeurs, son cursus, son vécu, ne boxe pas dans la même catégorie que le ministre Cheikh Oumar Anne à tous points de vue. Du point de vue social, il ne mangerait pas à la même table que ce dernier. Du point de vue des valeurs, de l’expérience, du vécu, de la construction d’une famille, d’une vie tout court, Cheikh Oumar Anne n’est pas son égal. Si les mathématiciens les représentaient dans une figure, Moustapha Diakhaté serait à moins l’infini et le ministre à plus l’infini».
Allant plus loin, les boucliers de M. Anne clament : «Nous allons expliquer pourquoi Moustapha Diakhaté en veut terriblement à Cheikh Oumar Anne. Quand Moustapha Diakhaté était président du groupe parlementaire Benno bokk yakaar, lors de la législature 2012-2017, il se considérait comme un intouchable. Il pensait qu’il pouvait tout se permettre, parce qu’il côtoyait les grands de ce pays. Il est venu voir Cheikh Oumar Anne, accompagné de l’ex-femme d’un ancien maire de Dakar, il avait présenté cette femme comme son amie. Il voulait que Cheikh Oumar Anne lui trouve des marchés. La même démarche que Nafi Ngom Kéïta avait utilisée. Mais, Cheikh Oumar Anne avait refusé pour plusieurs raisons». Non sans dire qu’en ce qui concerne «l’interprétation de l’article 9 de la loi portant création de l’Ofnac que vous avez fait, vous avez oublié de dire que l’immunité, c’est dans l’exercice de ses fonctions.»

Statut spécial de Dakar: Pape Diop juge «la réforme» « étrograde, anti-démocratique et inopérante »

https://www.dakaractu.com/Le débat politique s’est cristallisé ces derniers jours autour de l’éventualité d’une réforme visant la nomination du Maire de Dakar, en lieu et place de son élection par les citoyens-électeurs. Pour Pape Diop, ancien maire de la Capitale, il ne faut pas s’étonner que Macky Sall qui n’a pas hésité à instrumentaliser la justice pour faire condamner l’ancien Maire de Dakar, afin de s’assurer le contrôle de la capitale pour sa réélection, soit tenté de prendre une voie détournée pour satisfaire, enfin, son obsession de prendre cette Mairie qui se refuse à lui depuis sa prise du pouvoir.
« Tout cela doit nous amener à ne jamais manquer de vigilance, encore moins de baisser la garde face à Macky SALL qui ne se fixe aucune limite pour asseoir son pouvoir. Sa propension à asseoir son hégémonie à tout prix doit donc être combattue par tous les moyens. En commençant d’abord par alerter les Sénégalais sur ses dérives à répétition. C’est ce qui m’amène à partager avec tous nos compatriotes la réflexion que m’inspire cette idée aussi saugrenue, surréaliste que rétrograde », a alerté le Président de la Convergence Libérale et Démocratique Bokk Gis Gis.
Il s’y ajoute que pour avoir assumé la fonction, assure Diop, « je comprends parfaitement l’importance pour le Maire de tirer sa légitimité de la seule souveraineté populaire. Car, cela constitue assurément la meilleure source de motivation pour tout édile, a fortiori celui de la capitale dont l’électorat est connu pour être très exigeant et très fluctuant. Ce qui contraint naturellement son premier magistrat à une obligation de résultats. A contrario, le fait pour le Maire de tirer sa légitimité de la seule volonté du président de la République et d’être à la merci de son décret, est de nature à le brider, à le fragiliser et à le priver de toute prise d’initiatives au profit exclusif de ses administrés. Ceux-là même qui doivent être ses seuls mandants
C’est pour cette raison dira-t-il, que même sous les régimes les plus totalitaires, les Maires sont toujours élus. « Or, après avoir supprimé le poste de Premier ministre sans raison valable, voilà que Macky SALL, lui, veut avoir la prérogative de nommer les Maires de certaines grandes villes comme Dakar qu’il peine à gagner à la régulière. Ce qui en dit long sur sa volonté de contourner la souveraineté populaire pour satisfaire sa manie à concentrer tous les pouvoirs entre ses mains. Mais personne ne laissera passer cette énième dérive. N’est-il pas tout simplement inadmissible de laisser ce régime ramener notre pays plusieurs années en arrière après tous les acquis démocratiques qui ont été obtenus de haute lutte ? »
En vérité, accusera t’il enfin, « l’objectif d’une telle réforme est de permettre à Macky SALL de réaliser ce que l’Acte 3 de la Décentralisation ne lui avait pas permis d’obtenir. Adopté dans la plus grande précipitation à la veille des élections locales de 2014, ce fameux Acte 3 de la Décentralisation avait pour objectif inavoué de changer le mode d’élection de certains Maires, principalement celui de Dakar, en lui empêchant de battre campagne à ce titre et sur la base de son bilan. Ce qui n’avait pas empêché malgré tout à Khalifa SALL de rempiler à la Mairie de Dakar ».
Il est donc clair qu’on cherche à présent à passer par cette réforme pour prendre le contrôle de Mairies comme celles de Dakar, Thiès ou encore Ziguinchor, dira-t-il, avant de finir, qu’une telle réforme ne sera pas sans conséquence sur le bon fonctionnement des Conseils municipaux qui seront concernés.
« De quelle légitimité pourra en effet se prévaloir un Maire nommé devant des conseillers qui sont passés par la voie la plus démocratique, celle d’une élection au suffrage universel ? La contradiction sera encore plus flagrante concernant la ville de Dakar qui compte 19 communes, anciennement appelées communes d’arrondissement, chapeautées toutes par le Maire de Dakar. Si ce dernier ne doit sa légitimité qu’à une simple nomination alors que ses autres collègues sont tous élus, ça fera forcément désordre. Il s’y ajoute qu’on pourrait même avoir ce cas de figure ubuesque où le Maire nommé peut ne pas appartenir au même parti politique ou à la même coalition que la majorité des membres du Conseil municipal ».
Comme on le voit, et quel que soit l’angle d’analyse, cette réforme qu’agite étonnamment la majorité est rétrograde, antidémocratique et inopérante. Mais elle traduit surtout la volonté de Macky Sall de s’accaparer tous les pouvoirs au mépris des règles démocratiques les plus élémentaires. Or, face à cette boulimie de pouvoirs et cette propension totalitariste, se dresser devient une absolue nécessitée pour tous les démocrates, conclura l’ancien maire Pape Diop…

Affaire Kemi Seba: «Y’en a marre» dénonce un « acharnement injustifié 

https://actusen.sn/Le mouvement « Y’en a marre » apporte son soutien à l’Activiste Kemi Seba. Aliou Sané et Cie appellent les autorités étatiques du Sénégal, «à cesser cet acharnement injustifié sur le citoyen africain Kemi Seba, bloqué en zone de rétention de l’Aibd depuis hier, alors qu’il venait répondre à une convocation de la justice sénégalaise».
Selon des sources de « Y’en a marre », «Kemi Seba serait gardé depuis hier dans des conditions dégradantes, sans manger convenablement ni dormir. Il lui est aussi refusé l’utilisation de son téléphone et tout accès à Internet». Dans un poste sur la page Facebook du mouvement, Aliou Sané et ses camarades estiment que «tous ces actes qui n’honorent point le Sénégal, constituent une violation des libertés, notamment la libre-circulation pour le citoyen béninois de la Cedeao qu’il est».

Affaire du billet de banque brûlé en 2017: Le procès en appel de Kemi Seba renvoyé

https://actusen.sn/Kemy Seba et Ben Taleb Sow vont devoir prendre leur mal en patience. Leur procès en appel dans l’affaire du billet de banque brûlé en 2017, qui devait se tenir ce matin à Dakar, a été renvoyé au 27 avril prochain. Ce, malgré la demande de comparution immédiate déposée par la défense.
Les avocats de la défense exigent pour autant le respect des droits de leurs clients et demandent le désistement du parquet général sur cette affaire qui tarde à être vidée.
A signaler que l’Activiste Kemy Seba est à la brigade spéciale de l’aéroport International Blaise Diagne AIBD en attente de son expulsion.Adja Khoudia Thiam

Aibd: Expulsé à son arrivé à Dakar, l’Activiste kemi Seba a refusé d’embarquer

https://actusen.sn/Cité à comparaître, aujourd’hui (ndlr, ce lundi), devant la Cour d’appel de Dakar dans son procès contre la Bceao, Kemi Seba est arrivé hier au Sénégal. A son arrivée à l’Aibd, l’activiste a été retenu en zone de transit.
Il devait être mis dans la soirée dans un avion en partance pour l’Europe, en vue de son expulsion. Mais, selon LeQuotidien, il a crée un gros esclandre à l’aéroport et a refusé d’embarquer. Au point qu’il a été impossible pour les autorités de l’embarquer.
Aux dernières nouvelles, le coordonnateur de l’urgence panafricaine, Kemi Seba a été transporté en urgence à Dakar, pour passer la nuit dans un Commissariat de la place.

Arrivé au Sénégal pour assister à son procès : Kémi Séba retenu par la police sénégalaise à l’Aibd

https://actusen.sn/ Deux ans après son expulsion du territoire sénégalais, le président de l’Ong Urgences panafricanistes devait revenir à Dakar pour les besoins de son procès en appel contre la Bceao. Cependant, un communiqué informe que Kémi Séba, accompagné du coordonnateur stratégique de ladite Ong, Hery Djehuty, a été retenu par la Police sénégalaise à l’aéroport international Blaise Diagne.
C’est ce lundi 24 février que l’activiste d’origine béninoise va se présenter devant le tribunal pour son procès contre la Beceao, pour avoir brûlé un billet de 5000 F Cfa. Le tribunal des flagrants délits avait relaxé Kémi Séba et ce dernier a été par la suite expulsé du territoire. Mais la Banque centrale a interjeté appel.

HSF en rogne

Le président de l’Ong Horizon Sans Frontières dénonce le refus d’accès sur le territoire sénégalais deKémi Séba alors qu’il a été régulièrement convoqué pour son procès. Pour Boubacar Sèye, ce comportement n’honore pas le Sénégal en matière de respect des droits de l’Homme et surtout des conventions internationales que le Sénégal a ratifiées, entre autres ; droits de l’homme, son corolaire de droit à un procès équitable et qui signifie la présence effective de la personne. Selon M. Sèye, l’activiste qui doit faire face en appel à la juridiction sénégalaise a le droit d’y accéder et de faire entendre sa cause dans le respect du principe du contradictoire qui concerne tout procès dans une démocratie soucieuse du respect des droits de l’Homme. Horizon Sans Frontières appelle les autorités à la retenue, au respect des règles élémentaires du procès équitable, permettant à Kémi Séba d’assister librement à son procès. A l’en croire, rien en principe ne s’oppose à ce qu’il puisse assister à ce procès au regard des dispositions internationales signées par le Sénégal, quand bien même il ferait l’objet d’interdiction du territoire.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 24/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Me Wade galvanise ses maires

Le Secrétaire général national du parti démocratique sénégalais (Pds) tient à l’image de son parti. Il ne veut pas que les responsables de son parti qui sont aux affaires ternissent l’image du Pds et de son leader. En effet, recevant ce week-end les maires libéraux, Me Abdoulaye Wade leur a demandé d’être des modèles en termes de gestion des collectivités territoriales.

Les Aet ont un nouveau Président

L’Amicale des Anciens Enfants de troupe (AAET) change de Président. Après deux mandats de deux ans, Ibra Diakhaté, Promo 75, cède la place à un autre ingénieur en télécoms, Pape Demba Diallo, Promo 82 et actuel Directeur du FONSIS. Il a été choisi à l’unanimité lors de l’assemblée générale de l’Amicale tenue hier à la Caserne Samba Diéry Diallo. Tout comme son prédécesseur, Pape Demba Diallo a servi à la Sonatel pendant de nombreuses années. Il sera secondé par l’architecte Fodé Diop, Promo 73, élu vice-président. Les travaux de l’assemblée générale ont été présidés de main de maître par le Colonel de gendarmerie Abdoulaye Aziz Ndao de la Promo 68.

Racine Sy remobilise ses cellules dakaroises

Mamadou Racine Sy et son mouvement «And Liggey Sénégal ak Racine» (Alsar) se déploient sur le terrain pour galvaniser leurs militants et sympathisants disséminés sur l’étendue du territoire national. D’après une note de son service de presse, après la tournée effectuée il y a quelques jours au nord du pays, il a rencontré ce week-end les cellules du mouvement implantées à Dakar. Il s’agissait de sonner la grande mobilisation afin de mieux préparer les toutes prochaines consultations électorales, mais aussi de poursuivre la grande opération de massification enclenchée depuis l’avènement d’Alsar en décembre 2017. Surtout que les élections locales pointent à l’horizon, et Alsar compte jouer un rôle majeur le moment venu. « Dakar qui concentre une grande partie de l’électorat avait donc besoin d’échanger avec le leader d’Alsar. Comme à l’accoutumée, Mamadou Racine Sy a évoqué l’organisation et l’appui considérable en direction des GIE de femmes et de jeunes ».Une manière de mettre le doigt sur les financements importants qu’il va accorder à ces segments vitaux de la société. La question centrale de l’implantation des cellules, des sections et fédérations de Dakar était aussi à l’ordre du jour. Idem pour la structuration du mouvement qui avait d’ailleurs fait l’objet d’un conclave national à Saly Portudal. Le Président d’Alsar n’a pas manqué de réaffirmer son soutien indéfectible aux orientations stratégiques et à la politique du Président Macky Sall.

SÉCURITÉ PUBLIQUE: GUÉDIAWAYE, ZONE LA PLUS CRIMINOGÈNE DU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn/Du 1 au 31 janvier 2020, 7 329 personnes ont été interpellées. Parmi elles, il y a 7 265 personnes qui ont été déférés au parquet, dont 64 étrangers (31 remis entre les mains du Procureur), et 8 771 plaintes déposées. D’après les statistiques de la Direction de la Sécurité publique (DSP) relayées par le quotidien Enquête, dans sa livraison du jour, 439 des personnes ayant fait l’objet d’une interpellation ont un lien avec la drogue. Les chiffres révèlent aussi 357 cas d’atteintes aux biens (vols avec violence, cambriolage, vol de bétail, etc). 104 arrestations pour prostitution, 56 pour coups et blessures volontaires, 31 pour viol, pédophilie, et autres atteintes de mœurs, etc.
Durant ce premier mois de l’année, il y a eu 11 cas de meurtres dont 10 ont été élucidés. Autrement dit, leurs auteurs ont été mis aux arrêts, soit un taux d’élucidation de l’ordre de 90,94%.Il ressort de ces chiffres que les zones les plus criminogènes au Sénégal restent Guédiawaye, en banlieue dakaroise avec 5 cas, Dakar, la capitale sénégalaise, (3 cas), Mbour et Diourbel, à l’intérieur du pays avec respectivement 2 et 1 cas. En outre, 2 bandes de malfaiteurs ont été arrêtées.Durant la même période, 499 accidents matériels et corporels ont été répertoriés, faisant 13 morts. La drogue n’est pas en reste avec des saisies de l’ordre de 1,5 tonne de chanvre indien, 1 mille 374 cornets et 69 joints. 6 boulettes de cocaïne, et 24 capsules ont été également saisies.Des saisies faites lors d’opérations de sécurisation, diurnes comme nocturnes, organisées sur l’ensemble du territoire national. DIE BÂ

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