Revue de Presse du Jeudi 20 Fevrier 2020

Unes de la presse du Jeudi 20 Fevrier 2020
Unes de la presse du Jeudi 20 Fevrier 2020

Aliou Ndoye révèle que 191 475 tonnes de produits halieutiques débarqués en 2019

https://actusen.sn/-Pour l’année 2019, 475 tonnes de produits halieutiques ont été débarqués, dans la région de Thiès, soit une valeur commerciale de 78 milliards de F Cfa. L’annonce a été faite, par le ministre de la Pêche lors du Conseil régional de développement (Crd) spécial sur la pêche dans la région.
Selon Aliou Ndoye, ces résultats on été obtenus grâce aux efforts consentis par l’Etat dans la région de Thiès permettant, entre autres, la subvention de 1332 moteurs à raison d’un million de francs CFA par unité, soit un total de 1 332 000 000 francs CFA.
La vocation maritime de la région s’affirme également par la présence d’infrastructures modernes contributives à son attractivité en matière de pêche, y compris le sous-secteur de la transformation des produits halieutiques.
Pour la même année, les quantités de produits transformés s’élèvent à 18 926 tonnes, pour une valeur commerciale de 10 milliards de francs CFA, informe le ministre des Pêches et de l’Economie maritime.Saly  Sagne

DE NOUVEAUX QUAIS DE DÉBARQUEMENT À MBOUR ET JOAL-FADIOUTH (OFFICIEL)

Mbour, 20 fév (APS) – De nouveaux quais de débarquement de produits halieutiques seront réalisés à Mbour et à Joal-Fadiouth pour un coût de 6,540 milliards de francs CFA, a indiqué, jeudi, le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye.
’’Des réalisations déjà effectives ou en cours sont accompagnées par nos techniciens et financiers, à l’instar du projet d’aménagement de nouveaux quais améliorés de débarquement de produits halieutiques à Mbour et à Joal-Fadiouth pour lequel le Sénégal et le Japon ont signé un accord de don de 1 308 000 000 de yen, soit 6,540 milliards de francs CFA’’, a-t-il dit.
Alioune Ndoye s’exprimait à Mbour (ouest) où il présidait le Conseil régional de développement (CRD) spécial sur la pêche dans la région de Thiès, en présence des autorités administratives, politiques, militaires et paramilitaires et des représentants d’organisations de pêcheurs, de mareyeurs et de femmes transformatrices venus de toute la région.
Selon lui, la réalisation de ces projets participera à la consolidation de la contribution de la pêche maritime au niveau économique, avec 3,2% du Produit intérieur brut (PIB), à la sécurité alimentaire, pour près de 70% de protéines d’origine animale et une consommation moyenne de 29kg de poisson par personne et par an.
D’après le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, la pertinence de la tenue de ce CRD n’est plus à démontrer vu l’importance de la pêche dans la région de Thiès.
’’Ce CRD nous permet de partager les résultats obtenus dans la région dans le domaine de la pêche, et susciter l’appropriation des nouveaux projets. C’est aussi l’occasion, comme il est de coutume dans ce secteur, avec l’approche inclusive et participative, de recueillir les avis des acteurs pour parfaire la mise en œuvre desdits projets’’, a expliqué Alioune Ndoye.ADE/OID/M

Pêche: Le Sénégal et le Japon signent un accord de don au bénéfice des acteurs de la Petite-Côte

https://www.seneweb.com/-Dans le cadre d’un projet d’aménagement des quais de pêche améliorés de débarquement à Mbour et à Joal, le Sénégal et le Japon ont signé un accord de don de 1 milliard 308 millions de yen, soit 6 milliards 450 millions de francs CFA.
L’annonce est faite par le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Alioune Ndoye.
Le ministre présidait, ce jeudi 20 février 2020, un Conseil régional de développement spécial sur la pêche dans la région de Thiès.
 »Thiès avec ses deux façades maritimes : la grande et la petite côte, un linéaire côtier de 150 kilomètres, offre d’énormes potentialités pour le développement de la pêche au Sénégal. La vocation maritime de la région de Thiès s’affirme également par la présence d’infrastructures modernes contributives à son attractivité en matière de pêche y compris le sous-secteur de la transformation des produits halieutiques », a assuré le ministre Alioune Ndoye.
Il rappelle que le cadre propice  » justifie l’importance du parc piroguier fort de près de 3500 unités et des mises à terre d’environ 191.475 tonnes en 2019 pour une valeur commerciale à la première vente de plus de 78 milliards de FCFA, pour 18.926 tonnes de produits transformés ».
Alioune Ndoye n’a pas manqué de rappeler tous les efforts d’appui aux acteurs entrepris par l’Etat sous le régime du Président Macky Sall. C’est 1332 moteurs et 4300 gilets de sauvetage, subventionnés, avec le gilet cédé à 2500 Frs CFA l’unité. Cette politique de subvention s’étend aussi au carburant, a précisé le ministre, qui a insisté sur le financement des femmes.
Il a par ailleurs rassuré les acteurs de la pêche sur le fait que ces deux quais ne sont pas des usines de fabrication de farine de poisson, mais plutôt un lieu de débarquement moderne de poisson.

AUTOSUFFISANCE EN RIZ–SIX ANS APRÈS, L’OBJECTIF UNE FOIS DE PLUS REPOUSSÉ

NETTALI.COM – Le Sénégal aurait dû être autosuffisant en riz depuis 2017, si l’on s’en tient aux prévisions du gouvernement en 2014. L’objectif n’étant pas atteint, le Pracas 2 repousse l’échéance à 2023.
Lancé en 2014, le Plan national d’autosuffisance en riz (74 milliards d’investissement) a suscité beaucoup d’espoirs finalement déçus, trois ans plus tard, date pourtant annoncée comme échéance. “J’avais énoncé l’année 2017 pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz. Mais, avec la double saison, nous allons y arriver vers fin 2018, début 2019”, avait déclaré le chef de l’Etat. L’objectif était de produire 1,6 million de tonnes de riz pour couvrir les besoins nationaux grâce à un système de double culture.
Ainsi, dans la vallée du fleuve Sénégal, il était prévu, en 2015, l’emblavement de 120 mille hectares (60 mille en contre-saison, 60 mille en hivernage). En 2016, 130 mille ha (65 mille en hivernage et 65 mille en contre-saison) et en 2017, 140 mille ha, à raison de 70 mille ha par campagne. C’est ce système irrigué qui aurait dû donner 60 % en termes de contribution à l’autosuffisance pour les 1,6 million de tonnes de riz paddy prévus et le système pluvial devant contribuer à hauteur de 40 %. Toutefois, en 2018, le spécialiste des questions rizicoles, Saliou Sarr, affirmait que le Sénégal tourne autour de 65 mille ha, avec une contre-saison qui est restée autour de 40 mille ha et une campagne d’hivernage en deçà de 25 mille ha.
5 mille ha. A l’en croire, l’Anambé (Casamance) et les cinq autres régions à potentiel rizicole (Tamba, Kédougou, Fatick, Kaolack, Kaffrine) ne dépassent point la barre des 140 000 ha de terres emblavées. Il préconisait, dans la même veine, un bilan d’étape pour comprendre les blocages. Sauf que, dans sa communication, le ministère de l’Agriculture a annoncé une production nationale de riz paddy de 1 015 344 t, ce qui suppose au moins 600 000 t de riz blanc. Paradoxalement, les importations de riz sont passées de 850 000 t en 2015 à 1,3 million de tonnes en 2018, selon la FAO. Et la consommation en riz par an est estimée à 1 080 000 t par le Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise) qui est d’ailleurs entré dans sa deuxième phase l’année dernière. Autant de contradictions qui font dire à l’expert agricole que les chiffres avancés par le gouvernement ne tiennent pas la route. Surtout que le cumul des dépenses annuelles en termes d’importation de riz s’élève à plus de 200 milliards de francs CFA.
Selon l’universitaire Cheikh Mbow de l’Institut des sciences de l’environnement, plusieurs facteurs expliquent ce blocage dans l’atteinte des objectifs. L’estimation de la demande est, selon lui, un point essentiel pas souvent mis à jour, si l’on sait que la demande en produits alimentaires augmente de 20 % tous les cinq ans. “D’autres facteurs structurels entrent en jeu, à savoir la maîtrise de l’eau et les politiques nationales qui n’arrivent toujours pas à gérer cette question. La culture de riz, même si elle est faite sur un plateau ou encore avec des semences améliorées qui peuvent résister à certaines conditions climatiques, il faut nécessairement de l’eau. Un autre facteur essentiel, c’est la disponibilité de la terre. On doit pouvoir non seulement augmenter les surfaces emblavées, mais également améliorer la rentabilité. Personnellement, la question que je me pose, c’est est-ce que l’ambition est à la hauteur des terres disponibles ?’’, poursuit-il. Par ailleurs, rappelle M. Mbow, il se trouve que les terres disponibles pour l’irrigation ne servent pas seulement à faire du riz, mais portent également d’autres cultures (tomate, oignon, produits horticoles). “La Casamance n’est plus aussi pluvieuse qu’elle ne l’était. Actuel-lement, nous sommes en dessous de 1 000 mm par an. Or, il y a 10 ou 20 ans, on en avait 1 500 avec une pluviométrie régulière. Les conditions climatiques ont changé. Il y a donc un effort à faire quant à la disponibilité de l’eau et des fertilisants’’, ajoute-il. En d’autres termes, tant que ces outils (eau, engrais, terres) plus que nécessaires à l’essor de la culture de riz ne seront pas disponibles, l’autosuffisance en riz risque d’être une utopie, même jusqu’en 2023 (nouvelle échéance).

Des contraintes sociales

D’un point de vue social, le directeur de Futur Africa estime qu’un travail d’acceptation du riz local s’impose. “On nous a habitués à un riz importé depuis 70 ans. Un travail social est-il fait pour opérer le changement de mentalité ? Je pense que l’approche holistique a manqué dans ce projet. Elle a été purement agronomique, alors que c’est plus que cela. On produit, on transforme, on consomme. C’est un ensemble de plusieurs aspects à prendre en compte au travers de discussions avec les différents acteurs. Si la question de l’adoption du riz local se pose, d’aucuns soulèvent la question de son accessibilité sur le marché. Et à ce sujet, le gouvernement avait dénoncé le refus de plusieurs commerçants et importateurs d’acheter ce riz’’, déclare-t-il.
Selon lui, ce qu’on oublie souvent, c’est qu’au Sénégal, la proportion de ceux qui consomment le riz augmente. Par exemple, “en milieu rural, lorsqu’on devient aisé, on a tendance à délaisser le mil pour se tourner vers le riz considéré comme signe de richesse’’, affirme El Hadj Traoré. Il soutient, par ailleurs, que le riz local se vend de mieux en mieux. “Aujourd’hui, le ministère a déployé beaucoup d’efforts pour se rapprocher de ce que les Sénégalais souhaitent avoir comme riz. Quand nous faisons les programmes de sélection variétale, on associe les producteurs pour qu’ils puissent aider à choisir les meilleures variétés. Et donc même en termes de cuisson, il y a une nette amélioration’’. Pour ces spécialistes, l’autosuffisance en riz est certes essentielle, mais ne saurait permettre, à elle seule, l’atteinte de la sécurité alimentaire au Sénégal.EnQuête

NIÉBÉ: LA PRODUCTION CONFRONTÉE À DES « CONTRAINTES IMPORTANTES’’ (CHERCHEUR)

Saly-Portudal (Mbour), 19 fév (APS) – La production de « niébé » bute encore sur des « contraintes importantes » au Sénégal, avec des rendements encore faibles, malgré les progrès réalisés sur le plan technologique ces dernières années, affirme l’enseignant-chercheur sénégalais Ndiaga Cissé de l’Université Michigan, aux Etats-Unis.
« Des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années dans le développement de la technologie. Toutefois, le rendement à la ferme reste généralement faible. Cela signifie que plusieurs contraintes restent importantes pour la production de niébé », a-t-il notamment dit.
Le docteur Ndiaga Cissé intervenait lors d’une rencontre internationale sur « la mobilisation des technologies pour un changement climatique systématique efficace », qui se tient à Saly-Portudal (Mbour, ouest) du 19 au 21 février.
La rencontre est organisée par l’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID), à travers son projet « Feed The Future : The U.S Government’s Global Hunger and Food Security Initiative ».
« La plupart des superficies en Afrique de l’Ouest se trouvent dans la zone du Sahel caractérisée par une pluviométrie irrégulière, des sols sableux à faible teneur en matière organique », a fait observer Ndiaga Cissé.
Selon lui, le niébé fixe l’azote atmosphérique à l’image des légumineuses, mais la pratique consistant à utiliser sa paille comme fourrage a épuisé les nutriments du sol.
« Les races primitives continuent à être largement cultivées, car les graines sont de bonne qualité. Cependant, elles ont tendance à avoir un faible potentiel de rendement », a relevé l’universitaire.
Il signale que des « variétés améliorées à haut potentiel de rendement » ont été mises en circulation dans la sous-région ouest-africaine au cours des dernières décennies. Mais, jusqu’à présent, la disponibilité des semences certifiées et leur accès restent un défi pour les agriculteurs.
« Le niébé est connu pour subir plusieurs stress biotiques (insectes, maladies…). Une résistance génétique a été mise en place pour certains d’entre eux dans les nouvelles variétés. Toutefois, la culture est encore vulnérable et de nouvelles améliorations sont nécessaires, qui tiendront également compte de la qualité des graines recherchées par les consommateurs et les transformateurs », a-t-il soutenu.
Dr Ndiaga Cissé, par ailleurs coordonnateur pour l’Afrique de l’Ouest du laboratoire d’innovation en recherches sur les systèmes à base de légumineuses, insiste sur l’impératif d’amoindrir les contraintes.
« Ces contraintes doivent être allégées au niveau de l’exploitation afin d’obtenir des rendements élevés dans ces conditions. Il est heureux que ce laboratoire d’innovation ait une approche holistique de l’amélioration de la production de niébé. Son portefeuille de projets en est la preuve ; il s’agit notamment de projets socio-économiques », a-t-il déclaré.ADE/ASG/BK

Lancement de « Dundel Suuf », un projet destiné à augmenter la production

iGFM – (Dakar) – Le projet Feed the Future « Dundel Suuf », de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a été lancé mercredi, à Dakar, a constaté l’APS.
L’objectif du projet est de résoudre les défis liés à la fertilisation des sols, aux subventions et à la règlementation sur les engrais au Sénégal. »+Dundel Suuf+ vise l’augmentation de la productivité agricole afin de réduire la faim, la pauvreté et la malnutrition », a déclaré le directeur du bureau de croissance économique de l’USAID au Sénégal, David Yanggen.
Il souligne que « le projet vient compléter d’autres initiatives visant à promouvoir une sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sénégal ». L’idée est d’introduire de nouvelles formules d’engrais et des technologies innovantes.
Ce projet conçu pour les agriculteurs permettra à ces derniers de disposer de formules d’engrais améliorées.
« Dundul Suuf vise aussi à diffuser et mettre à l’échelle de l’environnement des produits et des technologies de fertilisation éprouvés et respectueux », a-t-il dit. Il ajoute que le projet va également participer à l’amélioration de la politique des engrais.
Selon le représentant du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Malick Ndao, entres autres axes stratégiques prioritaires, ce programme vise « l’amélioration du cadre juridique dans le but de créer un environnement favorable à la synergie des actions pour la gestion des terres, l’évaluation des potentialités agricoles des terres par la caractérisation et la cartographie des ressources en sol et la mise à l’échelle des activités de gestion des terres ».
La réduction durable des processus de dégradation de la terre, l’amélioration des fonctions productives des différentes zones agro écologiques du pays et l’adoption des techniques culturales économes en milieu rural font aussi partie des axes prioritaires de « Dundel Suuf ».
« Le projet est en cohérence avec le nouveau programme de renforcement de capacités et d’appui aux acteurs du secteur de l’agriculture 2019-2023 de l’USAID », a soutenu M. Ndao, par ailleurs secrétaire général du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.
Selon lui, le projet répond aux besoins d’amélioration de la productivité des terres pour réduire la faim, la malnutrition et la pauvreté.
« Dundel Suuf », dont le financement est évalué à 4,8 milliards de francs CFA, fera la promotion de la sécurité alimentaire dans les zones d’influence de « Feed the Future » au Sénégal, que sont Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Saint-Louis et Matam.
Pour sa part, Dr Bocar Diagana, représentant le PDG du Centre international pour le développement des engrains (IFDC), Albin Hubscher, souligne que cette structure « espère donner aux agriculteurs sénégalais les moyens de se prendre en charge grâce au projet+Dundel Suuf+».Auteur: Aps 

Indice harmonisé des prix à la consommation: Un léger relèvement de 0,1% observé en janvier 2020 selon l’Ansd

https://www.lejecos.com/–L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) produit et publie tous les mois l’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc). Cet indice base 100 en 2014, mesure l’évolution des prix à la consommation au plan national. Selon l’Ansd, l’Ihpc du mois de janvier 2020 s’est relevé légèrement de 0,1% comparé à celui du mois précédent.
Cette évolution résulte d’une hausse des prix des services de « restaurants et hôtels », des services de « communication », des « articles d’habillement et chaussures », ainsi que des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». En variation annuelle, l’Ansd souligne que les prix à la consommation ont progressé de 2,0%.
Les prix des services de « restaurants et hôtels » se sont accélérés de 1,1%, tirés par ceux des services de restaurants, cafés et établissements similaires (+1,5%). Par rapport au mois de janvier 2019, ils se sont accrus de 2,6%. Les prix des services de « communication » ont augmenté de 0,8%, sous l’effet d’une hausse de ceux des services de la communication téléphonique (+1,3%) et des frais de connexion internet et assimilés (+1,5%).
Comparés à la période correspondante en 2019, les prix ont augmenté de 1,5%.
Les prix des « articles d’habillement et chaussures » ont progressé de 0,8% au cours de la période sous revue, en rapport essentiellement avec une hausse de ceux des vêtements de dessus d’hommes (+3,8%) et des chaussures de femmes (+1,3%). En variation annuelle, ils ont évolué de +1,2%. Le relèvement de 0,2% des prix des « biens et services divers » résulte notamment de celui des prix des articles de bijouterie et d’horlogerie (+1,1%), tirés par la valeur de l’or, ainsi que des autres effets personnels (+1,5%). Comparés à la période correspondante en 2019, ils se sont appréciés de 1,2%. Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ont augmenté de 0,1% en rythme mensuel. Cette évolution provient essentiellement d’un renchérissement des poissons frais (+6,9%), de la volaille (+3,9%), des céréales non transformées (+1,4%), ainsi que des farines, semoules et gruaux (+1,4%).
Selon l’Ansd, les tensions notées sur les prix du riz, au cours du mois, ont fortement impacté sur les prix des céréales. Cependant, la chute des prix des légumes frais en feuilles (-18,5%), des légumes frais en fruits ou racines (-14,5%), des tubercules et plantains (-7,9%), ainsi que de la viande de mouton et chèvre (-4,5%) a modéré la hausse de ceux des produits alimentaires. Par rapport à la période correspondante en 2019, ils ont été majorés de 2,0%. L’augmentation de 0,1% des prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » résulte de celle des prix des articles de ménage en textiles (+0,6%) et du mobilier pour salle de séjour, salle à manger, bureau (+0,3%). En variation annuelle, ils ont également progressé de 0,1%.
Les prix des services de « santé », de « l’enseignement », ainsi que des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » sont demeurés stables au cours de la période sous revue. Par rapport au mois de janvier 2019, ils ont connu des variations respectives de +1,3%, +1,0% et -0,2%.
Les prix des services de « loisirs et culture » se sont repliés de 0,1%, par suite du recul de ceux des appareils de réception, enregistrement et reproduction (-0,2%), ainsi que du matériel de traitement de l’information et supports d’enregistrement de l’image et du son (-0,1%). En variation annuelle, ils ont progressé de 0,4%
Les prix des services de « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » ont diminué de 0,2%, en liaison avec une baisse des prix des produits pour l’entretien et réparation courante (-0,5%), ainsi que des combustibles solides et autres (-0,8%). En variation annuelle, ils se sont appréciés de 0,8%.
Les prix des services de « transports » ont reculé de 0,2%, en raison d’une diminution de ceux des services du transport aérien de passagers (-5,5%) et de l’automobile (-0,7%). En variation annuelle, ils se sont bonifiés de 1,6%. Les prix des produits locaux ont reculé de 0,3%, tandis que ceux des produits importés se sont bonifiés de 0,9% au mois de janvier 2020 comparativement au mois précédent.En variation annuelle, ils ont augmenté respectivement de 2,0% et 1,1%.Oumar Nourou

Prix des matériaux de construction: Une baisse de 0,4% notée en janvier 2020 selon l’Ansd

https://www.lejecos.com/–L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié l’Indice des prix des matériaux de construction pour janvier 2020. Elle renseigne que les prix des matériaux de construction ont baissé de 0,4% en janvier 2020 comparativement au mois précédent.
Cette évolution, explique-t-on, résulte de celle des prix des matériaux de menuiserie, de plomberie et sanitaire, ainsi que de ceux pour le revêtement des murs et sols. « En variation annuelle, ils se sont réduits de 1,2%.
Les prix des matériaux de menuiserie se sont repliés de 1,8% au mois de janvier 2020, sous l’effet de la baisse des prix des articles en aluminium (-3,7%), des articles métalliques (-1,7%) et de ceux en bois (-0,7%). Par rapport à la période correspondante en 2019, ils ont été minorés de 0,5%. Les prix des matériaux de plomberie et sanitaire ont reculé de 0,8%, par suite de la chute de ceux des matériaux pour sanitaire et WC (-1,2%). Par rapport au mois de janvier 2019, ils se sont contractés de 2,2%.
Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols ont diminué de 0,3%, sous l’effet de la baisse des prix des carreaux sol (-0,5%). En variation annuelle, ils ont connu une baisse de 0,5% », renseigne l’Ansd. Elle souligne que le repli des prix des matériaux pour la protection électrique (-1,0%) et des interrupteurs et prises (-0,4%) explique le fléchissement de ceux des matériaux pour travaux d’électricité (-0,1%). En comparaison à la période correspondante en 2019, ils sont ressortis à -0,4%. « Les prix de la peinture n’ont pas connu de variations sensibles au cours du mois sous revue. Par rapport à la période correspondante en 2019, ils se sont contractés de 2,6%
Les prix des matériaux de base se sont inscrits en hausse (+ 0,1%) comparés au mois précédent, sous l’impulsion des prix du fer à béton (+1,1%). Toutefois, le repli des prix du ciment (-0,4%) a atténué cette évolution.
En variation annuelle, ils ont baissé de 1,4% », détaille cette structure qui dépend du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
Quant aux prix des matériaux d’étanchéité, ils ont augmenté de 0,5% en janvier 2020, en rapport avec le renchérissement des prix du feutre de bitume (+1,1%). Par rapport au mois de janvier 2019, ils se sont bonifiés de 0,3%. Oumar Nourou

De la Banque mondiale aux paradis fiscaux,«l’itinéraire» de l’aide financière

iGFM – (Dakar) – Une étude, publiée mardi, avance qu’environ 5 % de l’aide financière fournit par la Banque mondiale aux 22 pays qui en dépendent le plus se retrouvent dans des paradis fiscaux. Un rapport qui soulève la controverse au sein de l’organisation internationale.
Àquel point l’aide financière fournie par la Banque mondiale aux pays les plus pauvres se retrouve-t-elle détournée dans des paradis fiscaux ? C’est précisément l’objet d’une étude, mise en ligne mardi 18 février par la Banque mondiale, qui agite la vénérable institution financière depuis le début du mois.
Tout a commencé par l’annonce, le 5 février, de la démission de Pinelopi “Penny” Koujianou Goldberg, l’économiste en chef de la Banque mondiale, qui n’a occupé son poste que quinze mois. Penny Goldberg a affirmé, dans un message à ses équipes consulté par France 24, qu’elle voulait reprendre son travail de recherche à l’université de Yale. Mais le magazine The Economist a suggéré une autre raison au départ de Penny Goldberg : elle aurait été “agacée” que la publication d’une étude, soumise par trois économistes au département de recherche de la Banque mondiale (sous son autorité) en décembre 2019, a “été bloquée par des hauts responsables”, note le magazine, citant des “sources informées”.

Du Burundi, de l’Érythrée à la Suisse ou au Luxembourg

Une interprétation contestée par la Banque mondiale qui assure, dans un communiqué, que le travail des économistes méritait d’être précisé sur plusieurs points. “La version révisée, publiée par la Banque mondiale, répond à plusieurs commentaires faits pendant le processus de relecture”, note le communiqué. L’organisation réitère, en outre, son soutien à des “recherches indépendantes, évaluées par les pairs, sur des sujets importants comme les flux financiers illicites”.
Il n’empêche que l’article des économistes n’a été mis en ligne qu’une fois la polémique bien installée et relayée par plusieurs médias, tels que le Financial Times. Il faut dire que le contenu de cette étude pourrait gêner la Banque mondiale aux entournures. Intitulé “L’aide financière accaparée par les élites”, le document de 45 pages démontre que lorsque la Banque mondiale prêtait d’importantes sommes aux 22 pays les plus dépendants de l’aide financière – dont le Burundi, l’Érythrée ou encore l’Afghanistan -, il y avait systématiquement un pic des transferts d’argent vers des États connus pour leur secret bancaire, tels que la Suisse ou le Luxembourg.
Le problème de la corruption n’est pas nouveau pour la Banque mondiale et une importante littérature souligne déjà à quel point elle peut nuire à l’efficacité de l’aide financière internationale. Mais les auteurs donnent aussi, pour la première fois, une estimation chiffrée de la part de ces fonds avancés par l’institution internationale puis transférés dans des paradis fiscaux. Ils estiment qu’en moyenne 5 % se retrouve dans des comptes off-shore. Cette fuite des capitaux au profit des plus riches atteindrait même 15 % pour les sept pays qui dépendent le plus de l’aide de la Banque mondiale (Burundi, Guinée-Bissau, Érythrée, Malawi, Sierra Leone, Ouganda, Mozambique).

“Estimation a minima”

Les économistes soulignent aussi que l’ampleur de la captation de cet argent par une petite minorité pourrait être bien plus importante. “Ces taux représentent une estimation a minima car l’étude ne prend en compte que les transferts vers des comptes off-shore, sans intégrer les possibles dépenses en immobilier ou en biens de luxe”, remarquent les auteurs du document.
Ils reconnaissent cependant que leur constat n’est pas une preuve de cause à effet. Ils ont simplement constaté une forte augmentation des dépôts d’argent de ressortissants des pays bénéficiaires de l’aide financière de la Banque mondiale dans des paradis fiscaux les trimestres où l’institution débloquaient des fonds. Pour ce faire, ils ont compilé les données disponibles sur les transferts d’argent vers les principaux centres financiers de la planète. Mais, même s’il existe d’autres explications, ils estiment que l’hypothèse d’un détournement de l’aide internationale par les “élites” de ces pays est l’explication la plus plausible.
Ce constat est pour le moins gênant pour la Banque mondiale, estime le Financial Times. Au moment où les débats sur la croissance des inégalités font rage, cette étude laisse entendre qu’une organisation qui œuvre à “améliorer la situation économique dans les pays en développement, participe peut-être, sans le savoir, à exacerber le fossé entre les riches et les plus pauvres”, souligne le quotidien financier britannique. Surtout, “l’étude montre que les efforts de la Banque mondiale peuvent s’avérer futiles”, poursuit le Financial Times. Elle n’a, en effet, pas les moyens humains et logistiques pour s’assurer qu’une partie de l’argent prêté ne se retrouve pas sur des comptes en Suisse, très loin des populations qui en ont le plus besoin.Auteur : France24

Une monnaie unique pour les 15 États membres de la CEDEAO est peu probable à moyen terme, selon Standard & Poors

 (Agence Ecofin) – Dans son rapport intitulé « Entrée dans l’âge de l’eco : implications de la réforme monétaire en Afrique de l’Ouest », publié le 17 février dernier, la société de notation financière Standard & Poor’s revient sur la situation de la monnaie, qui fait couler tant d’encre et de salive depuis son annonce en décembre dernier. Si l’ECO est bien parti pour remplacer le FCFA, en tant que monnaie Uemoa, elle ne va pas de sitôt devenir la monnaie commune de la Cedeao (qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest), selon S&P. Ceci, notamment à cause des vents contraires qui souffle depuis le Nigéria, poids lourd de la région.
Si la mise en place de l’ECO dans l’espace UEMOA ( Union économique et monétaire ouest africaine), peut marquer un premier pas vers une monnaie commune de la CEDEAO, la persistance des « obstacles matériels », rend cependant le projet « peu probable à moyen terme ». Commentaire de l’agence de notation Standard & Poors, sur la monnaie ECO, en tant que monnaie commune pour l’espace communautaire ouest africain.
En effet, S&P vient de commettre un rapport sur la question, dans un contexte d’incertitude et d’atermoiements dans la marche vers cette monnaie, surtout avec le dernier revirement du Nigéria, véritable géant de la Communauté des 15 Etats, dont le PIB représente environ deux-tiers du PIB de la CEDEAO (670milliards $, selon S&P, soit 5 fois celui de tout l’UEMOA, avec ses 130 milliards $).
Ainsi, de par son poids important, couplé à sa politique « à contre-courant » d’une intégration sous-régionale (notamment son protectionnisme, marqué par la fermeture de ses frontières terrestres depuis plus de six mois avec le Bénin et le Niger), le Nigéria constitue un frein non négligeable à l’extension de l’ECO à la sous-région, en l’Etat actuel des choses.
En effet, « Convenir d’une politique monétaire commune entre le Nigeria  et ses partenaires de la CEDEAO semble donc difficile », souligne S&P, « d’autant plus que le Nigeria a récemment  décidé de fermer ses frontières avec le Bénin et le Niger afin de réduire la contrebande et de soutenir la production agricole locale. »

Au sein de l’Uemoa, pas d’inquiétude à l’horizon

Ceci dit, selon l’Agence de notation, si l’ECO ne devrait donc pas être étendu de sitôt à l’ensemble de la CEDEAO, il n’en est pas moins que son introduction en zone Uemoa (8 pays), verra la parité maintenue avec l’Euro, une parité qui par le passé a notamment permis de maintenir un taux d’inflation bas dans la Zone (autour de 2 %), beaucoup plus bas en comparaison au reste de la CEDEAO (environ 10%), ou au reste de l’espace sub-saharien (environ 16%).
Pas de changement non plus, en ce qui ce qui concerne la notation souveraine des pays UEMOA par S&P (par exemple, le Togo est noté « B », avec perspectives stables).

Parité fixe, Dévaluation et Dettes souveraines

Par contre, un changement du régime de change impactera significativement la dette extérieure des pays Uemoa (environ 50% de l’endettement en devises en Côte d’Ivoire, 40% au Sénégal et 30% au Bénin), pour le cas où ils renonceraient à la garantie de convertibilité, assurée jusqu’alors par le Trésor français. Une nouvelle donne dont il leur faudra tenir compte. Plus encore, une éventuelle dévaluation « aurait un effet immédiat et significatif sur la situation budgétaire de ces États à  travers une augmentation matérielle du poids de leur dette », relève le rapport.
Du reste, selon l’évaluateur, si la dévaluation leur donnerait plus de compétitivité à l’export, ses avantages ne pourraient cependant pas l’emporter sur les coûts, car « les gains budgétaires associés seraient sans doute insuffisants pour compenser l’envolée soudaine de l’endettement ».Ce qui pousserait, à terme, à dégrader les notes des pays Uemoa.
A titre d’illustration, la Côte d’Ivoire et le Sénégal apparaissent comme les plus sensibles à une éventuelle dévaluation dans la zone Franc, principalement du fait du poids important de leur dette en devises (environ 40% et 50% du PIB respectivement). Pour sa part, avec ses 16% de dette publique en devise, le Togo est le quatrième pays le plus sensible à une baisse de la valeur de la monnaie, dans toute la zone CFA.

Discipline budgétaire et politique économique forte

Quoi qu’il en soit, quel que soit au final le choix qui sera fait par les pays Uemoa (environ 120 millions d’habitants), quant à leur régime de change ( maintien de l’arrimage à l’euro, arrimage à un panier de devises (comprenant l’euro, le dollar américain et le renminbi chinois), ou un régime de change flottant, avant tout, « la discipline budgétaire et une politique économique forte (passant notamment par un renforcement du cadre institutionnel) », seront des leviers importants, pour le maintien de la stabilité économique de l’Union monétaire, conclue S&P.Ayi Renaud Dossavi

Allègement des taux d’intérêt débiteurs appliqués par les SFD:Zahra Iyane Thiam évoque la pertinence de la mesure

https://www.dakaractu.com/Reconnu comme un outil important pouvant apporter des réponses adéquates et durables aux besoins de financement de l’entrepreneuriat, notamment, chez les couches vulnérables, le secteur de la micro finance contribue de manière très appréciable au financement de l’économie du pays.
Au Sénégal, la micro finance a enregistré d’importants progrès ces dernières années, comme en attestent les statistiques : 3.052.345 membres/clients ; 303 SFD avec 905 points de services ; 439 milliards de FCFA d’encours de crédit ; 335 milliards de FCFA d’encours d’épargne ; 15,8% de taux de pénétration
Cependant, cette situation dynamique, est marquée aussi par des difficultés qui affectent les interventions des SFD et rend plus contraignante les conditions d’accès des populations aux services financiers. Parmi celles-ci, on peut relever particulièrement le niveau élevé des taux d’intérêt appliqués par les SFD. Cette question est devenue une préoccupation forte au sein des usagers mais également pour les autorités publiques.
Selon les résultats de l’enquête de satisfaction auprès des usagers des SFD réalisée par l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) en 2017, le taux de satisfaction des usagers sur les taux d’intérêt appliqués aux prêts s’est fortement dégradé.
C’est pourquoi le Ministère de la Micro finance et de l’Economie sociale et solidaire a engagé la réflexion autour de cette question avec l’ensemble des acteurs du secteur
En effet, l’un des objectifs visés par le Ministère de la micro finance et de l’économie sociale et solidaire est de consolider les acquis du secteur de la micro finance et d’améliorer ses performances en terme de portée et d’accès aux services financiers à des conditions allégées.
Dans ce cadre, il convient de rappeler que le Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire et l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Sénégal (APSFD-Sénégal) ont signé une convention de partenariat dont l’objet est de contribuer au renforcement de la performance sociale et financière des SFD.
D’ailleurs, ce diagnostic a poussé le Président de la République, lors de la cérémonie d’ouverture du Salon Tournant de l’Économie Sociale et Solidaire le 31 octobre 2019 au centre des expos de Dakar à Diamniadio, d’instruire le Ministère en charge de la micro finance de travailler avec les acteurs afin d’adresser la question et de déboucher sur des propositions de  solutions permettant d’amoindrir les taux d’intérêt appliqués par les SFD.
Dans cette perspective, le Ministère de la Micro, finance et de l’Economie sociale et solidaire organise du 21 au 22 février à l’hôtel Terrou Bi de Dakar un atelier national de  concertation avec l’ensemble des parties prenantes autour de cette  problématique majeure.
À cet effet, il est attendu la participation du Ministère des Finances et du Budget, et celui en charge de l’économie ; de la BCEAO, de l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF), de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD), de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers (APBEF) et des associations de consommateurs et structures d’assurance.
Il s’agira, durant ces deux jours, dans le cadre d’une démarche inclusive et participative,  d’engager la réflexion et de proposer des solutions permettant à la fois d’aller vers un allégement des conditions d’accès aux services financiers offerts par les SFD, en particulier les taux d’intérêt, tout en préservant la pérennité et la viabilité de ces institutions.
Au sortir de cet atelier, il est attendu l’identification des contraintes qui entraînent  le renchérissement des taux d’intérêt et la proposition de solutions permettant d’aller vers des taux compatibles avec les objectifs d’inclusion financière et sociale des populations.

Les impactés du TER comptent déposer une plainte contre l’État du Sénégal pour non respect de ses engagements…

https://www.dakaractu.com/Encore une plainte déposée contre l’État du Sénégal brandie par le collectif des impactés du TER. Ce dernier, à la suite de plusieurs manifestations dénonçant les nombreux désagréments que ce projet leur a causés, sans compter le retard dans les indemnisations promises, a tenu une conférence de presse ce mercredi. Les différents intervenants ont fustigé le non respect par l’Apix des normes édictées par les institutions financières dans le cas d’espèce. Ainsi, en vue de préparer les conciliations avec le gouvernement, prévues du 17 au 22 mars prochain, le collectif a jugé nécessaire de se concerter avec ses partenaires stratégiques pour s’accorder sur les points focaux à exposer…

ÉTAT DE DROIT ET RESPECT DES DROITS DE L’HOMME: L’Allemagne dit ses vérités au Sénégal

https://www.jotaay.net/-L’Allemagne s’inquiète-t-elle de l’État de droit et du respect des droits de l’homme au Sénégal ? La question a tout le mérite du monde d’être posée après une déclaration du Secrétaire d’État parlementaire auprès du ministre fédéral de la Justice et de la Protection des Consommateurs, Christian Lange, qui était en visite de travail dans notre pays. Le Secrétaire d’État a informé avoir abordé les questions avec le ministre sénégalais de la Justice, Me Malick Sall.
Alors que le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp/France Dégage) a décidé d’internationaliser son combat pour la libération de son leader, Guy Marius Sagna, en envoyant une «Note d’information interpellative» aux représentations diplomatiques de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l’Union Africaine (Ua), et de l’Organisation des Nations-Unies (Onu) au Sénégal, c’est plutôt la République fédérale d’Allemagne qui a été la plus prompte à aborder la question des droits l’homme avec les autorités sénégalaises.
En effet, en visite de travail au Sénégal, le Secrétaire d’État parlementaire auprès du ministre fédéral de la Justice et de la Protection des Consommateurs de la République fédérale d’Allemagne, Christian Lange, a abordé les questions de l’État de droit et de respect des droits de l’homme avec le ministre de la Justice, Me Malick Sall.
C’est l’officiel allemand lui-même qui a fait l’annonce. Christian Lange a écrit sur twitter qu’il a fait savoir, à la fin de sa visite au Sénégal, au ministre de la Justice Malick Sall que «l’État de droit et le respect des droits de l’homme sont essentiels pour la société humaine et le développement économique». Et de préciser : «même dans la lutte contre le terrorisme !»
Fait-il état des nombreux cas de violations des droits de l’homme au Sénégal ?

Encouragement à Serigne Bassirou Guèye

D’ailleurs Christian Lange ne s’est pas limité à sa rencontre avec le ministre de la Justice. En effet, outre Me Malick Sall, le Secrétaire d’État parlementaire auprès du ministre fédéral de la Justice et de la Protection des Consommateurs a également eu une séance de travail avec le procureur de la République. A ce propos, il rend compte que celui-ci, Serigne Bassirou Guèye, lui a fait savoir que «la lutte contre la corruption est le principal domaine d’activité». «Je l’ai encouragé», a-t-il dit.

Ce que Mamadou Badio Camara lui a dit sur l’indépendance de la justice

Il a également rencontré le Premier président de la Cour suprême du Sénégal Mamadou Badio Camara à Dakar. A ce propos, il dira que le haut magistrat l’a assuré que «l’indépendance de la justice est juridiquement protégée, mais doit toujours être préservée».
A signaler qu’avant de quitter Dakar, Christian Lange a procédé à la signature d’un protocole d’accord avec le ministère sénégalais de la Justice. Il s’agit pour l’Allemagne de soutenir les juges et les procureurs dans les domaines du droit pénal, du droit pénal procédural et de la formation continue.Sidy Djimby NDAO

 Commune de Ngayokhème: Mbagnick Ndiaye remet 19 millions F Cfa aux femmes

https://actusen.sn/–Le maire de la commune de Ngayokhème dans le département de Fatick et ancien ministre de la Culture en partenariat avec l’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit a procédé hier, au deuxième financement pour 17 groupements de femmes de sa commune. C’est un total de 190 femmes qui ont été appuyées pour booster leurs différentes activités économiques en vue de leur autonomisation. Par ce geste, Mbagnick et son Conseil municipal concrétisent leur volonté de faire de la « femme rurale une réelle actrice de développement ».Matar Diouf,

Interdits de marcher, les nouveaux bacheliers non orientés donnent un ultimatum d’une 7 jours à Cheikh Oumar Anne

https://www.pressafrik.com/–A la place d’un point de presse devant les locaux du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), une marche pacifique et autorisée allant de la « Couloir de la mort » de l’UCAD au rond-point du bureau de Poste de la Médina était prévue, ce jeudi, par les nouveaux bacheliers non orientés. Mais, le préfet de Dakar s’est opposé à cette manifestation.  Une décision qui a provoqué la colère de ces nouveaux bacheliers qui accusent l’autorité de vouloir saboter leur lutte.
« Le préfet nous a interdits de tenir notre marche. Ce n’est que pour saboter », s’indigne leur président Souleymane Diouf, épaulé par une vingtaine de jeunes pour déplorer cette attitude du préfet qui, selon eux veut les empêcher de réclamer ce qui leur revient de droit:  une demande d’admission

« Nous sommes plus de mille bacheliers non orientés »

Poursuivant leurs complaintes, les nouveaux bacheliers donnent un ultimatum d’une semaine à leur ministre de tutelle Cheikh Oumar Hann. Si rien n’est fait, ils se pointeront devant les locaux du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour arracher leur demande d’admission.
« Le ministre a déclaré que les bacheliers non orientés sont au nombre de 526 alors que plus de 1000  bacheliers ne sont pas orientés. Et j’ai eu la capacité de les regrouper sur les Réseaux sociaux. Donc, d’ici une semaine, si on a pas reçu nos demandes d’admissions, on va faire un autre combat. Le ministère là où il se pointe on sera là-bas avec tous nos camardes afin d’arracher nos demande d’admission. Parce que ce que nous réclamons, c’est notre droit « , prévient-il.
Ces nouveaux bacheliers déplorent également  le traitement inégal fait par les autorités dans les orientations.  « Certains de nos camarades sont entrain de faire cours et nous sommes là comme des chômeurs. Pourtant nous avons combattu toutes les journées de nuit et de jour pour décrocher notre Bac. Il y a des bons élèves qui n’ont pas reçu leur demande d’admission et suis la preuve vivante parce que suis deuxième de ma classe et jusque-là suis pas orienté. La fois passée, on a fait un point de presse et on a pas eu d’information au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur », s’indigne le président du collectif. Fana CiSSE

Grève illimitée à l’université de Ziguinchor: les étudiants demandent à parler directement au Président Macky Sall

https://www.pressafrik.com/L’université Assane Seck de Ziguinchor paralysé pour une durée illimitée, par les étudiants qui dénoncent leurs difficiles conditions d’études, de vie et de restauration.
L’inter-amical des étudiants exige l’achèvement des chantiers en construction. Très remontés contre les autorités, il se disent déterminés et demandent à parler directement au Président Macky Sall.
« Il y a un problème de considération qui se pose. Le gouvernement du Sénégal se fout de notre avenir. Nous ne demandons plus à négocier avec les autorités qui sont là. Ils jouent avec notre avenir. Depuis qu’ils ont commencé les travaux du chapiteau, ça fait une semaine, personne ne travaille là-bas. Ceux qui étaient là, ont quitté pour aller à Bambey. Parce que nous, on ne nous respect pas », martèle le porte-parole des étudiants.
Poursuivant ses propos, il ajoute : « Nous n’avons pas de laboratoire. Nous ne pouvons pas être scientifiques sans laboratoire. Le ministre même a dit ‘d’ici le 6 octobre vous allez avoir les salles de classé, mais jusque-là, rien. Nous avons déposé un mémorandum et nous étions à la préfecture pour leur demander, mais jusque-là, nous ne savons pas ce qui se passe. Maintenant on ne parle plus à traiter avec les autorités qui sont là. Les étudiants demandent à ce que le président de la République leur parle directement ».
L’inter-amical a décidé de manger gratuitement sans payer.«Que ça leur plaise ou non,Ils vont cuisiner.Deuxièmement,nous avons décrété une grève illimitée»,tonne le porte-parole.Ibrahima Mansaly

Pr Saliou Diop (Directeur du CNTS): « Les patients doivent payer avant de disposer du sang »

https://www.seneweb.com/-De l’aiguille qui prélève le sang dans la veine du donneur bénévole à la poche qui délivre les globules rouges au patient, le sang a un coût important.
Car, selon le Pr Saliou Diop, directeur du Centre national de transfusion sanguine (Cnts), « il faut beaucoup de moyens pour que ce sang puisse être traité ». « Ça a un coût important, ce coût est entièrement supporté par le gouvernement », a-t-il déclaré  dans Le Quotidien
Mieux, il estime le prix d’une poche de sang varie entre 45 et 50 000 Fcfa. « Dans n’importe quel autre pays, les patients doivent payer avant de disposer du sang. Mais ce n’est pas le cas du Sénégal », s’empresse-t-il de préciser pour démentir toute vente de dons de sang dans sa structure.

Rapatriement des Étudiants sénégalais basés à Wuhan / Me Amadou Sall rejoint le PR : « ce qu’il a dit est acceptable… »

https://www.dakarposte.com/Le cas des 13 étudiants sénégalais à Wuhan a cristallisé ces derniers jours le débat sur l’opportunité ou pas de leur rapatriement. Me Amadou Sall du Parti démocratique sénégalais (Suxalli Soppi) a profité de La tribune offerte par l’émission hebdomadaire Faram Facce pour se prononcer sur le sujet : « c’est une question qui interpelle les autorités et c’est normal que ces étudiants manifestent leur droit d’être rapatriés vers leur pays. Mais il faut savoir que le rapatriement exige certaines conditions préalables », préviendra l’avocat libéral.
Il jugera dès lors la position du Président Macky Sall, « acceptable même s’il souligne qu’elle a été trop brutale… Il y’avait une possibilité de demander aux médecins quels sont les risques, quelles dispositions prendre ou encore quelles stratégies adopter pour cette prise en charge des sénégalais. » dakaractu

L’Eglise Préoccupée Par La Violence Sur Les Enfants

http://www.walf-groupe.com/-Il ne passe plus un jour sans que les médias ne fassent écho de cas de viol, d’agression d’enfants. La dernière en date le jeune talibé battu à mort par son maitre coranique à Louga. Ces abus dont ces enfants sont victimes préoccupent l’église. Profitant hier de la cérémonie de remise de prix aux lauréats pour primer l’école la plus propre et verte, Monseigneur Benjamin Ndiaye a abordé cette question. Et c’est pour conscientiser les populations par rapport à ce phénomène qui est en train de prendre de l’ampleur. L’Archevêque de Dakar a, à ce titre, appelé à une «écologie humaine» pour une meilleure prise en compte de la frange jeune. «Il y a des dangers qu’ont fait courir aux générations d’aujourd’hui par le manque de soins. Il y a beaucoup d’agressions contre les enfants. Je pense aux viols, à la maltraitance, aux abus de toutes sortes… L’école ce n’est seulement pas la nature mais les relations humaines. Une écologie humaine est donc très importante», a souligné Mgr Benjamin Ndiaye qui avait à ses côtés le maire de Dakar Soham Wardini et la secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental (Cese) Dr Anta Sané.M. GAYE

Mame Mactar Guèye révèle: «Les associations Lgbt au Sénégal ont reçu 185 millions de la part du  Justin Trudeau, via l’Ambassade du Canada»

https://actusen.sn/Décidément, le vice-président de l’Ong Jamra, Mame Matar Gueye ne se lasse pas pour riposter contre certains internautes malintentionnés. Moqué sur les réseaux sociaux par des présumés membres de la communauté Lgbt, après la disparition de sa fille la nuit de la Saint Valentin, Mame Mactar Guèye a fait de grosses révélations. Sur sa page Facebook, il affirme que les associations Lgbt au Sénégal ont reçu 185 millions de la part du  Justin Trudeau, via l’Ambassade du Canada, en guise de subvention.
«Que les associations de goordjiguénes le sachent bien! Jamra continuera à exiger la suppression de ces récépissés qui vous ont récemment permis de percevoir indûment (fausses déclarations d’objet social, en violation du Code des obligations civiles et commerciales) de la part du  Justin Trudeau, via l’Ambassade du Canada, une subvention de 185 millions, alors que vous n’êtes pas plus méritants que ces milliers de braves jeunes diplômés sans emplois, qui courent sans cesse derrière d’hypothétiques financements de projets », a notamment écrit Mame Matar Guèye.
Poursuivant son propos, il prévient ces internautes : «Aux militants Lgbt qui, se camouflant sous de faux-profils Facebook, mais dont la traçabilité des adresses-IP ne saurait mentir, ont le culot de me demander, avec cynisme, de faire profil bas, je voudrais solennellement dire ceci. Je ne ferais profil-bas que lorsque Jamra, de concert avec ses 34 partenaires de la coalition « And sameu jiko-yi », fera annuler et déchirer les 16 récépissés scandaleusement délivrés par l’État du Sénégal aux associations d’homosexuels et de lesbiennes».Saly Sagne

LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DU STADE DU SÉNÉGAL LANCÉS PAR MACKY SALL

Diamniadio, 20 fév (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall a lancé ce jeudi après-midi les travaux de construction du stade du Sénégal dans la nouvelle ville de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar.
D’une capacité d’accueil de 50 000 places, cette infrastructure inclut deux stades d’entrainement dont l’un est équipé d’une piste d’athlétisme et d’une seconde tribune de 2000 places.
L’ensemble sera entièrement alimenté par une centrale d’énergie solaire autonome, renseigne la source.D’un coût de 238 millions d’euros, le futur stade sera doté de loges présidentielle et VIP, d’une tribune de presse de plus de 1500 sièges, de 40 postes de commentateurs, d’un système de climatisation performant et d’équipements audiovisuels correspondant aux normes réclamées par la Fédération internationale de football (FIFA).Le futur stade, qui sa construit par la société turque Summa, doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse 2022 (JOJ).BHC/ASG/BK

ACQUISITIONS DE NOUVEAUX VEHICULES–POURQUOI MACKY A DIT STOP

NETTALI.COM  – C’est par un stop retentissant que le Président Macky Sall a annoncé, mercredi en Conseil des ministres, la suspension de toutes les nouvelles acquisitions de véhicules dans tous les services de l’Etat. Mais ce que le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement ne dit pas, c’est que cette suspension est née d’une grosse colère du chef de l’Etat.
On en sait davantage sur les raisons qui ont poussé Macky Sall à dire stop aux nouvelles acquisitions de véhicules dans tous les services de l’Etat. Dans la presse de ce jeudi, on apprend que cette décision du chef de l’Etat est loin d’être tombée du ciel. Elle serait même née d’une grosse colère du président de la République.  Ce dernier aurait découvert des pratiques peu orthodoxes dans certains ministères, directions ou agences nationales.
Selon le journal L’Observateur, Macky Sall aurait été surpris de découvrir que des ministères et autres directions ont inscrit dans leur budget plus de 5 milliards de francs pour l’acquisition de véhicules. Or, seule la Direction du matériel et du transit administratif  (Dmta) est habilitée à acquérir de nouveaux véhicules pour le compte de l’Etat et de ses services. “Certains ministres  ont même contourné la Dmta pour dépenser 122 milliards dans l’achat de voitures administratives”, révèle L’Obs.
Et comme si cela ne suffisait pas. Libération ajoute une nouvelle couche en révélant une “bamboula” à l’Agence de régulation des postes et télécommunications (Artp) qui a dépensé 147 millions de francs Cfa pour l’achat de… deux véhicules.  Une bamboula que Macky Sall a donc décidé d’arrêter avec cette suspension jusqu’à nouvel ordre de toutes les acquisitions de nouveaux véhicules pour le compte de l’Etat.

Macky Sall et le cirque de la «gouvernance sobre et vertueuse» !Par Ousmane Sonko

https://www.pressafrik.com/La presse de ce matin a largement titré sur une supposée subite prise de conscience par monsieur Macky Sall du niveau de gabegie sur fond de surfacturations que cachent les acquisitions de véhicules administratifs par l’État.
Les Sénégalais sont plus que lassés de ses simulacres d’indignations présidentielles jamais suivis d’effet tout simplement parce qu’il s’agit de juteux marchés impliquant les proches, amis et collaborateurs ainsi enrichis sans cause.
Voilà singulièrement ce que je disais sur la question dans mon ouvrage « Solution pour un Sénégal nouveau », publié en septembre 2018 :
« Le gaspillage est l’autre moyen de dilapidation des ressources. Les dépenses politiques fantaisistes avec la démultiplication de ministères, la création tous azimuts d’institutions politiques et d’agences, uniquement pour caser une clientèle politique de partisans et d’alliés, véritables parasites étatiques ; ce qui provoque une hausse énorme et irrationnelle de la masse salariale et des dépenses de fonctionnement. Il prend aussi la forme de commandes en matériels administratifs ne répondant à aucune nécessité, pour enrichir des « entrepreneurs » choisis qui, à leur tour, ristournent une part à ces mêmes autorités.
Il n’est qu’à voir le volume du parc automobile de l’État pour s’en rendre compte, certaines autorités sont dotées de deux, trois voire plus de véhicules allant des berlines de luxes aux grosses cylindrées 4X4. Partout dans les rues de Dakar gisent des véhicules de l’État qui, faute d’entretien, deviennent des épaves et finissent à la ferraille. C’est des centaines de milliards qui sont gaspillés ainsi d’année en année, dans l’indifférence totale.
Quand j’étais fonctionnaire, ce qui me choquait beaucoup c’était le rythme auquel le mobilier et le matériel de bureau étaient renouvelés alors que l’existant était encore intact. Et il n’était pas rare de retrouver du matériel de qualité délaissé dans la cour et détérioré progressivement par l’exposition au soleil et à la pluie. Et encore, on ne parle pas ici des énormes budgets engloutis par les consommations d’électricité au delà même des heures de travail ni de carburant ».Ousmane Sonko,« Solution pour un Sénégal nouveau », page 134, Sept 2018

CUMUL DE FONCTIONS DE CHEF DE PARTI ET DE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE :LA SOCIETE CIVILE MAINTIENT LA PRESSION

http://www.sudonline.sn/–La question du cumul de fonctions de chef de parti et de président de la République constitue un point d’achoppement entre acteurs parties prenantes au dialogue national, dans sa composante politique. Si le manque de consensus est constaté au sein de la commission cellulaire du dialogue, à cause du statu quo noté du côté de la majorité présidentielle, la société civile, à l’origine de la proposition de ladite réforme, n’en démord toujours pas. Sud quotidien a donné la parole à Moundiaye Cissé, Secrétaire exécutif de l’Ong 3D, tout comme Valdiodio Ndiaye, expert électoral du Collectif des organisations de la société civile pour les élections du Sénégal (Cosce), sans oublier Ababacar Fall du Groupe de recherche et d’appui conseils pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), qui sont tous revenus sur les avantages d’une telle réforme pour une lisibilité du jeu politique

MOUNDIAYE CISSE, SECRETAIRE EXECUTIF DE L’ONG 3D: «On doit interdire toutes les autres formes de cumuls»

«En prêtant serment, le président de la République est de fait un juge au-dessus des partis politiques. Ça doit être rendu effectif dans les faits. Alors, le président de la République, une fois élu, ne doit pas être partisan. Parce que ça crée un conflit d’intérêt entre son parti et l’Etat. Vous voyez que certaines réunions de son parti se tiennent au niveau du palais. De Diouf, à lui-même Macky Sall, en passant par Wade, ce débat a toujours été posé.
Cette double fonctionnalité du président de la République avec sa fonction de chef de parti aussi créé des problèmes par rapport à l’interprétation de l’article 80 du Code de procédure pénal. Parce que, tous ceux qui ont été incriminés dans le cadre de l’article 80, l’ont été du fait de ce qu’on appelle communément «Offense au chef de l’Etat». Quelle est la frontière entre celui qui parle au chef de l’Etat et au chef de parti politique ? Donc, en déchargeant le président de la République de sa fonction de chef de parti, on protège davantage la fonction présidentielle. On évite les conflits d’intérêts et on met le président de la République au-dessus de la mêlée.
Un chef de l’Etat est assez pris à un agenda chargé pour s’occuper de parti. Cela permet qu’il se consacre beaucoup plus à ses fonctions présidentielles qu’à ses fonctions partisanes. Cela permet que quand il prend une décision, on voit le chef de l’Etat et non le chef de parti. Donc, en adoptant cette réforme, on contribuerait à renforcer et à consolider notre démocratie. Mais, on ne doit pas s’en arrêter-là. On doit aller au-delà du chef de l’Etat. On doit aussi interdire toutes les autres formes de cumuls. Au Sénégal, il y a beaucoup de cumuls dits horizontaux et verticaux. Il y en a qui sont ministre-maire, ou encore maire et directeur de société. Alors que, les compétences sont là, elles sont plurielles et diverses. Pourquoi on devrait faire concentrer entre les mains d’une seule personne plusieurs fonctions étatiques ? Ça pose problème.
Le cumul de la fonction de président de la République et de chef de parti est le premier acte que nous posons. Mais, conformément à ce que le président lui-même a vendu aux Sénégalais, à travers son programme Yoonu Yokkute, on doit aller au-delà et revoir toutes les formes de cumuls qui peuvent être préjudiciables et qui sont en contradiction avec ce qu’on appelle le fast-tract. Quelqu’un qui est ministre, qui doit s’occuper de ses fonctions ministérielles, quand est ce qu’il aura le temps de s’occuper efficacement et de façon efficiente ses fonctions de maire ? Donc, on doit aller dans le sens de limiter les cumuls au niveau central, comme au niveau décentralisé. C’est à ce prix que nous contribuerons à renforcer davantage notre démocratie».

VALDIODIO NDIAYE, EXPERT ELECTORAL DU COSCE :«C’est la clarification du débat politique»

«Le premier avantage que nous pouvons en tirer de la suppression du cumul des fonctions de chef de parti et de président de la République, c’est la clarification du débat politique. Autrement dit, il sera dorénavant assez difficile de faire une confusion entre la fonction de président de la République et celle de chef de parti. Nous avons toujours défendu qu’il était nécessaire de dissocier ces deux fonctions
L’autre élément est que nous savons tous que les actes que le président de la République, chef de parti politique pose sont généralement interprétés par ses adversaires sous l’angle politique. Et dans ce cas, il est souvent accusé à tort ou à raison de défendre son groupe politique ou de dérouler des stratégies.
Donc, s’il est président de la République tout court, il serait dans une posture d’équidistance entre les acteurs politiques. Et il va incarner l’unité nationale conformément à la constitution en tant que chef d’État.
Ensuite, outre la clarification du jeu politique en évitant toute forme de confusion sur les actes du président de la République, l’autre avantage de la suppression du cumul de fonction c’est que cette mesure est plus conforme aux dispositions de la Constitution qui considèrent que le chef de l’Etat est l’incarnation de la nation. Donc, ne peut travailler pour un groupe au détriment d’un autre mais, il est au service du peuple dans son intégralité. Dans ce cas de figure, les décisions qu’il est amené à prendre seront toutes acceptées par tout le monde.
Par ailleurs, nous avons toujours remarqué que très souvent, quand des personnalités sont poursuivies pour le délit d’«offense au chef de l’état», ils disent très clairement qu’ils ne parlaient pas du président de la République mais qu’ils s’adressaient au chef de parti. Ensuite, ils disent au sujet de tous les actes que le président de la République pose qu’ils sont partisans.
La suppression du cumul va donc permettre de sacraliser davantage la fonction de chef de l’état et donne plus de hauteur à la fonction présidentielle pour une meilleure incarnation de l’unité nationale.
C’est tenant compte de tous ces aspects que nous, de la société civile, avons fait cette proposition qui a trouvé écho favorable chez l’essentiel des acteurs parties prenantes au dialogue excepté le groupe de la majorité. Qui avance souvent des questions purement opérationnelles en disant que cette mesure va être difficile à appliquer du fait que ça donne l’impression que le président de la République,  une fois élu, a lâché son groupe, son parti… Mais, nous savons que cela ne pose aucun problème puisque c’est le parti qui a porté le président au pouvoir. Ensuite, si nous procédons à une évaluation de la situation actuelle, nous constatons que c’est un petit nombre de sénégalais qui militent dans les partis. D’ailleurs, le président de la République est généralement élu à 90% par de simples citoyens qui ne sont ni dans son parti ni dans les autres partis».­­

ABABACAR FALL, SG DU GRADEC : «Le Président de la République doit être au-dessus de la mêlée»

«La question qui est en débat au sein de la commission du dialogue politique est une question aussi vieille que nos institutions. Du Président Senghor au Président Macky Sall en passant par les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, cette question s’est toujours posée au sein de la classe politique. C’est surtout du côté de l’opposition que cette revendication de la séparation entre les deux fonctions a été réclamée et à juste raison du fait que certains désaccords politiques entre la majorité et l’opposition  soumis à l’arbitrage du Président de la République ont souvent été tranchés en faveur de la majorité».
«Abdoulaye Wade farouche opposant à Senghor et Abdou Diouf a toujours combattu le cumul des deux fonctions, demandant même que les réunions du bureau politique qui se tenaient au palais présidentiel soient délocalisées à la maison du parti socialiste, ce que ses prédécesseurs accepteront finalement. N’empêche, lorsqu’il accédât au pouvoir en 2000, Abdoulaye Wade ne se priva pas de s’appliquer ce qu’il reprochait à ses prédécesseurs ; il cumulera jusqu’à la perte du pouvoir en 2012 les deux fonctions. Le Président Macky Sall à son arrivée au pouvoir est resté dans la même logique de cumul des deux fonctions».
«Notre classe politique, en tout cas, ceux qui se sont succédé à la tête du pays, ont un dénominateur commun consistant à ne pas appliquer ce qu’ils avaient combattu dans l’opposition (cumul des fonctions, bulletin unique, mode de scrutin majoritaire aux élections de liste)».
«Le président de la République est par définition le Président de tous les Sénégalais sans exception, il doit être, en principe, au-dessus de la mêlée et des positions politiques partisanes et se consacrer à la mise en œuvre du  programme pour lequel il a été élu. De ce point de vue, la dissociation entre les deux fonctions trouve toute sa justification et son bien-fondé ; c’est cela la position institutionnellement correcte qui va dans le sens du renforcement de la démocratie».
«Cependant, la question n’est pas aussi simple du fait de la gestion patrimoniale de nos partis politiques qui sont dans la plupart des cas la propriété de celui qui l’a créée. C’est la raison pour laquelle la question du numéro 2 a toujours été un problème au sein des partis et une source de conflit et de séparation. «La seule constante»  à laquelle tout le monde se réfère et accepte l’autorité, c’est le président ou le secrétaire général ; alors on perçoit aisément à ce niveau la difficulté de cette question dans un contexte d’absence de démocratie interne dans les partis, d’absence le plus souvent de formation politique».
«Notre constitution n’autorise pas plus de deux mandats consécutifs. Or, on sait que tous les présidents élus pensent déjà au courant du premier mandat à briguer un deuxième mandat. Qu’en sera-t-il s’il démissionne de son poste de chef de parti au profit d’un autre ? Cela lui ôte bien entendu  les moyens d’avoir un contrôle sur son parti et ses militants, socle sur lequel, il compte pour porter ses ambitions de briguer un second mandat».

«Nos présidents doivent apprendre à se détacher des positions partisanes»

«Autant la question peut paraitre difficile à régler. Autant, il faut dans le cadre des discussions en cours et à travers un consensus, lui trouver une solution politiquement correcte et acceptable. Cela suppose de mon point de vue une profonde réforme de notre système partisan et la modernisation du fonctionnement de nos partis politiques qui demeurent encore le principal instrument de conquête du pouvoir politique. Dans la pratique, le Président ou secrétaire général du parti est toujours le candidat du parti à l’élection présidentielle, tant qu’on ne rompra pas d’avec ce schéma en envisageant des primaires au sein des partis pour désigner le candidat, cette question demeurera assez difficile à régler. Le reste est une question de vertu, de culture démocratique et de détachement de nos hommes politiques par rapport aux fonctions que leur confère leur position à un moment donné. Nos présidents doivent apprendre à se détacher des positions partisanes et à rester impartiaux en tout état de cause malgré les multiples tentations à se baser sur des appareils politiques soumis du fait du seul pouvoir de nomination aux fonctions civiles et à la mainmise sur les députés qui doivent leur élection au Président de la République. La balle est dans le camp des acteurs politiques qui doivent mettre les intérêts de la République au-dessus des intérêts de partis»

ME OUSMANE NGOM, ANCIEN MINISTRE DE L’INTÉRIEUR :«AUCUNE LIBERTE N’EST ABSOLUE»

http://www.sudonline.sn/—L’ancien ministre l’intérieur, Ousmane Ngom brise le silence. Dans une interview accordée au groupe Sud Communication (Sud FM et Sud Quotidien), l’auteur de l’arrêté à controverse, interdisant toute manifestation au centre-ville, revient sur les motifs. L’ancien numéro 2 du PDS évoque aussi l’article 80, sans occulter les débats sur la désignation du maire de Dakar par décret et le rapatriement des 13 sénégalais de Wuhan en Chine

ARRETE INTERDISANT DES MANIFESTATIONS AU CENTRE VILLE

«Au-delà de l’arrêté Ousmane Ngom qui se justifiait et qui se justifie toujours par rapport au contexte et par rapport aux enjeux dans notre pays, le problème aujourd’hui, c’est que nous avons une nécessité d’un débat national sur la sécurité et les libertés publiques. La problématique aujourd’hui, c’est comment gérer l’exercice des libertés publiques ? Souvent, l’on agite en disant : «oui, il faut respecter les libertés de manifester» en oubliant qu’aucune liberté n’est absolue. La liberté de marcher, est inscrite dans la constitution mais elle est encadrée juridiquement par cette constitution puisqu’elle doit s’exercer dans le cadre des lois et règlements. Elle doit s’exercer en tenant compte également de la liberté des autres. C’est-à-dire de ceux qui ne participent pas  à la marche, qui ne sentent pas concernés. Qu’en est-il de leurs droits et de leurs libertés d’aller et de venir, de commercer ou bien de travailler ou bien d’aller se soigner. On dit souvent que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. L’Etat doit être le garant de l’ordre public ; veiller à ce qu’il n’y ait pas de troubles à l’ordre public, à la sécurité publique. Ce sont des prérogatives de l’Etat qui sont incontournables. Comment préserver l’intérêt général face aux droits de la minorité, aux droits des autres ? Voilà toutes ces questions qui se posent aujourd’hui et qu’il faut donc mettre sur la table. Ce débat doit s’élargir au niveau national pour que nous puissions aborder toutes ces questions de l’exercice des libertés tout en préservant la sécurité publique, tout en préservant les droits et les libertés des uns et des autres. Il s’agit certes d’encadrer juridiquement les marches et les manifestations publiques dans le respect de l’ordre public mais aussi il s’agit de sauvegarder l’intérêt général qui prime sur tout.
C’est ça le fond et l’assistance de l’arrêté Ousmane Ngom. Il faut rappeler l’environnement et le contexte d’alors qui était un contexte d’effervescence et de troubles où il était important de préserver le centre-ville contre tous ces dérapages qui étaient en vue car le centre-ville n’est pas seulement le centre de la ville. C’est le cœur du pays puisqu’il y’a  toutes les institutions de la République, les grands hôpitaux, la zone militaire mais aussi c’est le cœur économique et financier du pays parce que il n’y a plus de 12 établissements financiers qui en dépendent. Je rappelle souvent l’exemple de la Cote d’Ivoire où tout est partie d’un dérapage d’une manifestation à Korogo et à Bouaké où des rebelles ont attaqué les banques centrales, ont dérobé des dizaines voire des centaines de milliards. Ils ont acheté des armes ; ont pu donc installer la guerre civile en Côte d’Ivoire et déstabiliser le pays. Et la Côte d’Ivoire a reculé de plus de 10 ans avec des milliers de morts, son économie s’est effondrée et voilà ce qu’on appelle le manque d’anticipation. La France d’ailleurs l’a vécu récemment. Vous vous rappelez, le ministre de l’Intérieur de France qui  avait dit il faut exercer les libertés, finalement les gilets jaunes ont occupé les Champs Elysées et ont paralysé l’économie de Paris et les ministres de l’Intérieur sont appelés de prendre un arrêté Ousmane Ngom à la parisienne ou à la française qui a interdit les manifestations au niveau des champs Élysées. C’est comme ça qu’il a pu endiguer le problème des gilets jaunes. Donc, il a eu à rattraper les choses alors que nous, nous avons anticipé pour éviter d’en arriver à ce genre de situation».

SUPPRESSION DE L’ARTICLE 80

«L’article 80 pose le problème de la sécurité publique et de la sureté de l’Etat. A partir de ce moment, il est important qu’on mette sur la table cette problématique ; cette question et qu’on puisse en débattre. Quelles sont les prérogatives et les égards qu’on doit au Chef de l’Etat, aux institutions de la République ? Comment ensemble, on doit les respecter et les gérer ? Donc, au-delà de la suppression ou non de l’article 80, le problème véritable, c’est la gestion de l’ordre public, de la sécurité publique. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes dans un monde globalisé où il y’a une interdépendance des phénomènes. Il peut y avoir des subversions imprévisibles venant de l’intérieur du pays comme de l’extérieur du pays qui peuvent être la porte d’entrée de toutes sortes de catastrophes, le terrorisme, les criminalités nationales ou transnationales, les réseaux de traite de vies humaines et bien d’autres fléaux. Il faut donc tenir compte de tout cela sans compter que notre pays a aujourd’hui d’autres enjeux. Nous sommes un pays qui vient de découvrir des ressources  importantes en gaz et pétrole et donc qui va devenir un émirat noir prochainement. Donc, un pays qui est très convoité.
Raison de plus pour avoir une autre vision de la sécurité, de la gestion de la paix mais aussi de la sécurité et une autre vision  de la menace qui peut venir de l’intérieur du pays comme de l’extérieur du pays. Et souvent, il y’a une liaison intime entre les deux. Souvent les groupes extérieurs utilisent des groupuscules intérieurs pour déstabiliser un pays. Il faut tenir compte de tout cela lorsqu’on gère un Etat».

NOMMEE LE MAIRE DE DAKAR PAR DECRET

«Je ne vais pas m’appesantir sur cette question-là parce que pour moi, c’est un débat qui n’est pas encore clair dans mon esprit parce qu’il ne faut pas confondre statut spécial et délégation spéciale. Délégation spéciale, veut dire que lorsqu’il y’a un dysfonctionnement au niveau de la collectivité territoriale ou bien au niveau de l’institution municipale, l’Etat central  prend une mesure d’exception en nommant un haut fonctionnaire par décret pour diriger l’institution à la place du conseil qui a été élu. Statut spécial, ça veut dire tout simplement, il y’a des personnalités spéciales qui ont été élues aux suffrages universelles directes ou indirectes avec à leur tête un maire qui dirige l’institution. Mais quand on parle de statut spécial, ça veut dire qu’il faut voir la répartition des compétences, des attributions et comment on peut justement bien les répartir entre l’Etat central et l’institution municipale pour que chacun puisse jouer pleinement son rôle ; pour qu’on sache qui doit rendre propre la ville, qui doit éclairer la ville, qui doit bien faire les routes, fleurir les carrefours, rendre agréable le cadre de vie. Aujourd’hui, on ne sait pas qui fait quoi et ça pose beaucoup de problèmes. Donc, on peut parler de statut spécial lorsqu’on envisage de parler des compétences, des attributions, du renforcement de l’attribution des autorités municipales ou du renforcement de leurs compétences, de l’implication dans la gestion quotidienne de la vie des populations comme cela existe dans beaucoup de capitales du monde. Que ce soit à Paris, à Londres, à New York, à Marseille, à Lyon ou ailleurs, on parle de statut spécial mais ça ne veut pas dire qu’il faut dégager l’équipe municipale pour nommer de hauts fonctionnaires qui vont venir gérer à leur place la ville. Toutefois, comme le débat est en cours, ce sont ces réflexions-là que je peux donner mais je ne peux pas aller plus loin».

CORONAVIRUS ET RAPATRIEMENT DE NOS COMPATRIOTES

L’Etat du Sénégal a pris les devants et a pris les mesures qu’il faut pour faire face à cette situation très tôt et il faut s’en féliciter. Ce n’est pas étonnant d’ailleurs parce que le Sénégal a quand même une certaine expérience de la gestion de la prévention d’épidémies. Rappelez-vous notre pays a connu ces dernières années des flambées d’épidémies, la fièvre jaune des années 96 mais aussi la méningite en 95 et le choléra aussi dans les années 95 et 96. Nous avons même eu un risque d’épidémie avec ce qui s’est passé chez notre voisin la Guinée. Il y’a eu d’ailleurs un cas qui a été importé et traité avec succès lors de cette épidémie d’Ebola qui sévissait en Guinée entre 2013 et 2016. C’est vous dire donc, nous avons un système sanitaire qui a une expérience et qui a des capacités, qui a aussi des compétences et des notoriétés qui sont au plan international. Donc, il est heureux que l’Etat ait pris des mesures très tôt pour anticiper par rapport à cette situation même si nous sommes très loin de la Chine. Quid du débat sur rapatriement ou non nos compatriotes qui sont en Chine ? La Chine est un pays qui a toujours été solidaire par rapport aux autres pays. Rappelez-vous au Sénégal depuis 1960, la Chine envoie des missions médicales ici pour aider nos populations, des missions agricoles ; participe à bien d’autres projets très importants pour le développement de notre pays. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, elle subit l’épreuve qu’il faut la stigmatiser. Moi, je considère que nous devons tous dire que nous sommes tous des chinois et que nous sommes solidaires avec le peuple chinois par rapport à cette épreuve. Maintenant, est-ce qu’il faut forcément rapatrier nos compatriotes ?
Bien sûr, nous sommes compatissants par rapport à eux, nous sommes aussi solidaires par rapport à eux et par rapport à leurs parents et l’angoisse qu’ils ont, c’est tout à fait normal et humain. Mais la question que je pose est de savoir est-ce qu’il faut tout de suite les rapatrier et transférer cette angoisse qui concerne 13 personnes et leurs parents au 15 millions de sénégalais pour se dire est-ce qu’on ne va pas attraper le coronavirus ou pas ? Ça va créer une psychose, une angoisse beaucoup plus grande. Rappelez-vous, le seul cas Ebola qui avait été importé de la Guinée, lorsque ça a eu lieu, tout ce que ça a créé comme psychose ici dans le pays. Alors si vous imaginez les 13 ou plus, ensuite il faut trouver les structures qu’il faut, avoir les capacités qu’il faut pour les héberger, les mettre en quarantaine etc. Je ne crois pas que le Sénégal soit en mesure de régler toutes ces questions dans les délais. La Chine a les capacités.
C’est quand même la deuxième ou la première puissance économique mondiale qui a quand même un système sanitaire qui a les capacités. En 10 jours, ils ont construit 3 hôpitaux. Ils ont créé des robots qui vont servir à manger aux malades. Ils ont aussi eu la possibilité de prendre même le placement des malades qui ont été guéris pour soigner ceux qui sont malades et tout. Ils ont bien d’autres capacités. On parle déjà d’un vaccin. Je pense qu’ils sont plus en sécurité et mieux là-bas en Chine pour être pris en charge et soignés éventuellement s’il y’en avait un qui est donc atteint que de les amener coute que coute au Sénégal.­­recueillis par El Hadj Malick Ndiaye (SudFm), Transcrits par Mariame Djigo

Suppression ou non de l’article 80: Seydi Gassama ne gobe pas du tout la sortie de Ousmane Ngom

https://www.pressafrik.com/Le Directeur exécutif de Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama ne gobe pas du tout la sortie de l’ancien ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom, qui a essayé de défendre son controversé arrêté (article 80) interdisant toute manifestation au centre-ville de Dakar.
« Me Ousmane Ngom est pathétique. Veut-il faire croire aux Sénégalais que les institutions de l’État, les banques et hôpitaux qui se trouvent dans la commune de Dakar Plateau n’étaient pas protégés avant son arrêté scélérat du 20 juillet 2011 ? » s’est interrogé le défenseur des droits humains.
IL ajoute : « Ce n’est un secret pour personne que ce scélérat arrêté a été pris à la suite d’une circonstance particulière: la panique qui s’est emparée du régime d’Abdoulaye Wade le 23 juin 2011 suite aux manifestations contre une modification anti-démocratique de la Constitution sénégalaise ».

Cumul des Fonctions de Président de la République et de Chef de Parti: Il faut recadrer le débat…Par Ibrahima SENE

Le cumul des fonctions de Président de la République et de Chef de Parti est soulevé pour la première fois par l’opposition dans les années 80,  parce que le Président Diouf le pratiquait alors que la Constitution, qui était en vigueur, l’interdisait.
C’est ainsi que le RND de l’époque en faisait son cheval de bataille, pour obliger Diouf à se conformer à la Constitution, tandis qu’à Gauche, le PIT et AJ voyaient que la fin de ce cumul n’était opérationnelle que dans le cadre d’un régime parlementaire, où le Pouvoir exécutif n’est plus exercé par le Président de la République, mais par un Premier Ministre issu de la majorité à l’Assemblée nationale.
En effet, dans un tel régime, celui qui dispose du Pouvoir exécutif, le Premier Ministre, a toujours besoin de le cumuler avec la fonction de Chef de Parti, pour mettre en oeuvre sa politique, tandis que, dans ce cadre, le Président de la République  qui veille au bon fonctionnement des Institutions et qui nomme les Présidents des Cours et Tribunaux, ne peut pas cumuler cette fonction trans-partisane avec la fonction de Chef de Parti.
C’est dans un tel régime seulement que le Pouvoir Judiciaire peut être indépendant du Pouvoir Exécutif et du pouvoir Législatif, et le Procureur porte le nom de « Procureur de la République » ou de « Procureur du Roi », s’il s’agit d’une Monarchie Constitutionnelle, où le Roi joue la même fonction institutionnelle que le Président de la République.
C’est ce que le Sénégal avait connu sous le Président Dia et le Président Senghor, jusqu’à ce que ce dernier l’accuse  d’avoir voulu fomenter un «  Coup d’Etat », le fit arrêter et juger par le Pouvoir judiciaire.
Mais, contrairement aux apparences, il ne s’agissait pas d’un conflit entre le  Président de la République, Senghor, et le Président du Conseil et Chef de Parti, Mamadou Dia, dans leurs rapports intentionnels, mais bien d’un conflit entre le Président du Conseil avec la Majorité à l’Assemblée nationale, décidée de lui voter une Motion de Censure pour s’opposer à son projet de réduction des Salaires des Députés, que Senghor  a su exploiter à son profit, pour cumuler les fonctions de Président de la République,  de Chef de l’Exécutif et de Président de  Parti .
Devant la dénonciation persistante de ce cumul  en violation de la Constitution, le Président Abdou Diouf en 1996, dût réaménager la Direction du Parti Socialiste en créant le Poste de Premier Secrétaire, chargé de la gestion administrative du Parti, pendant que lui  devenait le Président du Parti.
Cela satisfaisait le RND mais pas  le PIT et  A J, surtout que  tout le monde convenait que Diouf, Président du Parti, en était toujours le véritable Chef !
Cette séparation factice des fonctions de  Président de la République et de Chef  de Parti ne prit fin  que lorsque le Président Wade, dans sa nouvelle Constitution  de 2001,  contre laquelle  le PIT et Jëf Jël  se sont mobilisés, a institutionnalisé  ce cumul, avec le consentement de  tous ses alliés et du PS dans l’opposition, qui ont voté  et fait voter en faveur de son adoption
Pourtant, les Partis membres du Pôle de Gauche, dans le cadre du « Programme de la CA 2000 »  accepté par le PDS, avait prévu, en cas de victoire, la mise en place, d’un « régime parlementaire » avec la suppression du cumul des fonctions de Président de la République   de Chef de l’Exécutif, et Chef   de Parti.
Mais le Président Wade, à la place de ses engagements dans le cadre du « Programme de la CA2000 », a maintenu le régime présidentiel hérité de Diouf, tout en renforçant la concentration du pouvoir entre ses mains, avec l’institution de la possibilité de dissolution de l’Assemblée nationale à sa guise, après deux ans de mandature sur les cinq que compte le Pouvoir législatif.
Ce faisant, le Président Wade avait conscience que son régime est en recul par rapport aux  acquis du peuple dans la démocratisation de ses Institutions républicaines, et c’est pour cela  qu’il a baptisé son régime de « Despotisme éclairé » ou de «  Césarisme démocratique ».
Le PIT et Jëf Jël furent peu à peu rejoints sur le terrain de la lutte contre le «  Despotisme éclairé » du Président Wade, jusqu’à la tenue, en 2008, des «  Assises nationales du Sénégal », dont les «  Conclusions » recommandaient de conférer le Pouvoir exécutif à un Premier Ministre issu de la majorité à l’Assemblée nationale, mais avec un Président de la République élu au  suffrage universel direct.
C’est à cause de l’incompatibilité de ces deux recommandations que le « Comité National de Pilotage » des « Assises nationales » précisait que les «  Conclusions » n’avaient pas recommandé de « régime politique précis », laissant ainsi aux différentes sensibilités leur droit souverain de choix de leur régime politique.
Donc, c’est une erreur de dire que les «  Conclusions des Assises nationales » avaient recommandé la fin de ce cumul,sans préciser le cadre de régime parlementaire qui  sou-tendait cette recommandation.
C’est ainsi que, là où les partisans du régime parlementaire membres des « Assises nationales » trouvaient leur compte dans les critiques sans concession  du régime de «  Despotisme éclairé » du Président Wade, par contre, d’autres, adeptes du régime présidentiel, se contentaient de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, avec des pouvoirs moindres que ceux du Président Wade.
C’est cette contradiction qui s’est prolongée au sein de la «  Coalition BSS », empêchant ainsi l’adoption d’un Projet de Constitution conforme aux « Conclusions des Assises nationales » avant la tenue de la Présidentielle de 2012.
Mais lors des débats autour de la «  candidature unique »,  la très grande fixation  autour de ce choix au point de provoquer les  départs de l’APR et  du PS de BSS, démontrait clairement, que les protagonistes  n’avaient pas en vue, de mettre, en cas de victoire, un régime parlementaire qui devait faire  que le Choix d’un Premier de Consensus devrait être plus important  que celui du Candidat à la Présidence.
Le Président Macky Sall, élu en 2012, avait hérité du «  régime de despotisme éclairé » du Président Wade, dont les pouvoirs, dans sa réforme de 2016,  furent réduits en renforçant ceux de l’Assemblée nationale dotée du pouvoir d’évaluation des politiques publiques, et en trouvant, avec l’ « Union des Magistrats du Sénégal », les voies et moyens d’encadrer ses pouvoirs de nomination  des Présidents des Cours et Tribunaux qui constituent le Pouvoir Judiciaire pour une plus grande autonomie.
Cette réforme fut moins ambitieuse que celle préconisée par la « Commission Nationale de Réforme des Institutions » ( CNRI),  qui a proposé la fin du cumul des fonctions de Président de la République et de Chef de Parti en prévoyant un régime où le Pouvoir exécutif revient  au Premier Ministre issu de la Majorité  à l’Assemblée nationale, au cas où il n’ y a pas de coïncidence entre la Majorité Présidentielle et la Majorité à l’Assemblée nationale, pour mieux traduire l’esprit des « Conclusions des Assises nationales ».
Mais la réforme de 2016 n’a pas touché aux rapports institutionnels entre le Président de la République, Chef de l’Exécutif et Chef de Parti, avec le Pouvoir législatif.
Ce n’est que lors de la deuxième réforme des Institutions en 2019, que cela fut fait, avec davantage de Pouvoir législatif,  en supprimant le pouvoir de  l’Exécutif de dissoudre l’Assemblée nationale, tout en enlevant à cette dernière le pouvoir de faire tomber le gouvernement.
Le Sénégal renouait ainsi avec un régime Présidentiel sans fard avec une nette séparation institutionnelle entre l’Exécutif et le Législatif, mais à la différence du régime présidentiel étasunien, le  Président Macky Sall ne dispose pas d’un pouvoir de véto lui permettant de passer outre une loi ou une résolution du Parlement,même s’il  continue de  partager avec les Députés, le pouvoir de proposition  des Projets de Loi.
Avec cette réforme, il est devenu incongru de continuer à exiger la séparation des fonctions de Président de la République, Chef de l’Exécutif, avec celle de Chef de Parti, dont il a besoin pour mettre en œuvre la Politique qu’il a définie, mais que contrairement aux Etats unis,  la Majorité à l’Assemblée nationale peut bloquer sans qu’il puisse passer outre sans violer gravement la  Constitution.
Ainsi, le Sénégal consolide, certes, la séparation des Pouvoirs Exécutif et Législatif, tout en encadrant mieux le pouvoir de nomination des Juges par le Président de la République, Chef de l’Exécutif et Chef de Parti,mais il rentre dans l’ère de graves conflits institutionnels, lorsque la Majorité présidentielle ne correspond plus à la Majorité à l’Assemblée nationale.
En effet, le cas échéant, le Pouvoir législatif peut destituer le Président de la République, Chef de l’Exécutif et Chef de Parti, en votant une «  Motion d’accusation » contre lui pour le juger par la «  Haute Cours » composée des représentants  de l’Assemblée nationale et du Pouvoir judiciaire.
Donc, malgré ces cumuls de fonctions, le Président de la République ne dispose plus de pouvoir absolu durant son mandant, alors que l’Assemblée nationale en dispose totalement.
Voilà pourquoi, il est absurde de désigner le Pouvoir issu de la réforme de la Constitution de 2019,de «Pouvoir despotique» à l’image de ce que le Président Wade a institué !
Cependant, pour sortir le Sénégal des perspectives de conflits institutionnels graves, il est devenu incontournable d’approfondir la démocratisation des Institutions de la République, en mettant fin au cumul des fonctions de Président de la République et de Chef de l’Exécutif, pour avancer allègrement vers un régime Parlementaire, où la Fonction de Président de la République devient institutionnellement incompatible avec la fonction de Chef de Parti.
En dehors de cette perspective, toute revendication de séparation des fonctions de Président de la République et de Chef de Parti, devient un slogan creux véhiculé pour amuser la galerie.
Par contre, le cumul de la fonction de Chef de l’Exécutif, en la personne d’un Premier  issu de la Majorité parlementaire,  et de Chef de Parti, est vital pour la mise en œuvre de la Politique  qu’il a définie, comme c’est le cas dans tous les pays de régime parlementaire.
Donc osons profiter du « Dialogue national » en cours, pour mettre fin au régime présidentiel avec son cumul des fonctions de Président de la République, et   de Chef de l’Exécutif, et son corollaire de cumul de Chef de Parti, pour entrer résolument dans l’ère de régime parlementaire en gestation depuis la tenue des «  Assises nationales » en 2008, en mettant fin définitivement  aux revendications  stériles de séparation des fonctions de Président de la République et de Chef de Parti, tout en maintenant le régime présidentiel.Ibrahima SENE /PIT/SENEGAL

Libération de Guy Marius Sagna, affaire Petrotim: Aar Liniou Bokk revient à la charge

http://www.dakarmatin.com/-Le front pour la sauvegarde des ressources naturelles du Sénégal, Aar Liniou Bokk, a fait face à la presse ce jeudi pour exiger la libération de Guy Marius Sagna et réitérer son combat pour la manifestation de la vérité dans l’affaire du scandale sur les contrats pétroliers et gaziers. Le mouvement annonce une conférence publique ce samedi.
« A ce jour, Guy Marius Sagna reste en détention dans des conditions réservées aux détenus très dangereux. Nous dénonçons avec la plus grande force cette atteinte aux libertés publiques et cette justice à vitesse variable», ont déclaré la Co-coordonnatrice de la plateforme Aar Li Nu Book, Fatou Blon Diop et ses camarades.
Pour ces membres de Aar Liniou Bokk, les fondements juridiques de l’emprisonnement de Guy Marius Sagna sont plus que discutables et semblent relever du pur arbitraire du Gouvernement de Macky Sall. «Guy Marius est retenu en prison par le président Macky Sall, le ministre de la Justice, Malick Sall, et le doyen des juges, Samba Sall », soutiennent-ils.
Par ailleurs, les membres de Aar Liniou Bokk annoncent la tenue d’une conférence publique avec d’éminentes personnalités pour évoquer le dossier Pétrotim et dénoncer l’implication des membres du régime de Macky Sall dans « cette nébuleuse affaire »

Cannibalisme à l’Apr

LeTemoin–Comme on se retrouve ! Le Chef a à peine fait un an sur les cinq de son second mandat que ses partisans s’étripent déjà, s’accusant même de cannibalisme. Ainsi, l’armée mexicaine compterait des renégats dans ses rangs. Des messieurs et dames à l’agenda caché et qui lorgneraient le fauteuil du Chef. Ces gens-là, il faut les tuer ou à tout le moins les démasquer pour leur faire la fête. Pour le moment, ceux qui s’illustrent le plus à travers ces accusations d’anthropophagie, ce sont des gens qui savent que leur existence prendrait fin au terme des deux mandats de celui qui les a nommés à des postes de prestige et qui ils retomberont dans le néant après. S’ils ne transhument pas vers le régime de son tombeur ! Ils sont les plus bavards et tirent sur tout ce qui bouge. Ils n’ont bien sûr aucune représentativité si ce n’est leur proximité avec le Chef ou son épouse. Tous ces gens rivalisent de loyauté pour plaire au couple présidentiel. Ils accusent sans les nommer leurs adversaires. Ces traitres seraient à l’intérieur du parti et siègeraient même chaque semaine à côté du Chef. Et ce dernier n’en saurait rien alors qu’on lui prête la réputation d’être l’homme le mieux informé de ce pays ? Comme c’est bizarre ! C’est sûr qu’il y a dans le régime actuel des gens qui ne veulent pas mourir idiots et portent des masques. Des messieurs et dames qui ont pu goûter aux délices du pouvoir et ne veulent guère s’en éloigner. D’où leurs courbettes à la porte du Chef. Pourquoi donc pensez-vous à ces transhumants devenus plus obséquieux que les militants de la première heure ? Ces individus sont à l’affut, et à la moindre tempête, ils vont quitter le bateau pour se ranger du côté du vainqueur. Les autres ? C’est-à-dire ceux que l’on désigne sans les nommer et à qui on prête des ambitions présidentielles. Eux, ils tentent de donner des gages de fidélité et le proclament partout même quand on ne leur pose pas la question. Et bizarrement, plutôt que de mettre fin à ce jeu de massacre, le Chef semble être au balcon appréciant le spectacle de ses petits Maures qui balancent après avoir soupé à sa table. Lui qui voulait travailler dans la quiétude et réussir son mandat, le voilà bien servi par les éléments incontrôlables de son armée avec comme snipers des protégés de la vice – présidente.Pardon,de son épouse.Défense de ronger un os devant elle !

Forces obscures dans l’APR: La mise au point de Lass Badiane

https://www.dakaractu.com/–La Convergence des Jeunesses Républicaines ainsi que le mouvement des élèves et étudiants républicains (MEER) avaient, dans des sorties différentes, soupçonné d’activités fractionnistes des militants de leur parti. Un débat que réfute Lass Badiane responsable APR à Grand-Yoff, qui appelle à plus de responsabilité. Un débat malsain qui fragilise le Président Macky Sall est-il aussi d’avis.
« Les bonnes mesures jamais réalisées de l’indépendance à nos jours, que le Président a prises depuis 2012, peinent à être connues des sénégalais. Pourquoi ? Il ne faut pas donner l’impression aux sénégalais qu’on ne se consacre pas à eux de par notre manque d’humilité et de sociabilité. Les sénégalais détestent les hautains et les prétentieux. Ayons du respect pour le Président de la République ainsi qu’aux sénégalais qui lui ont renouvelé leur confiance pour un nouveau mandat ! Il faut comprendre les enjeux et permettre à nos concitoyens de mieux s’approprier les projets structurants du Président Macky Sall qui sont bénéfiques pour les jeunes et les femmes », a-t-il rappelé à ses camarades.
Les personnes détentrices de décret de nomination doivent, a-t-il aussi dit, « porter la parole pour protéger le Président. Si elles ne font leur travail et n’utilisent pas cette responsabilité pour porter la politique, c’est sur le Président que ça revient. C’est pourquoi la communication est parfaitement nécessaire, mais il ne suffit pas de parler, il faut parler juste et bien », dira-t-il…

UN COMPLOT A L’APR,UNE POSSIBILITÉ? Par .Souleymane Ly,Spécialiste en communication

Depuis quelques jours certains responsables de l’APR crient au complot orchestré par de hauts responsables depuis l’intérieur du groupe politique.
Sans dire qu’ils ont raison, il est indéniable que ces pratiques sont bien courantes. Il arrive que des personnes appartenant à une formation politique veuillent remplacer « le boss » sans en donner l’air. Pour cela, ils mettent en place une stratégie digne des grands comploteurs.
Pour y arriver, il faut d’abord une planque, une structure qui permet de recruter à tour de bras. C’est soit un cabinet ministériel ou une institution. Là on aura la latitude d’enrôler des têtes bien faites et des jokers positifs qui peuvent être des artistes, des sportifs de renom…bref des porteurs de voix.
Afin de bien mailler le territoire, on procède ensuite à un recrutement suivant les régions et les départements avec un seul mot d’ordre : « massifier dans le plus grand secret ce qui deviendra plus tard le réceptacle politique qui accueillera la candidature dudit responsable ».
C’est ce qu’avait réussi Emanuel Macron devant François Hollande. Le premier a eu sa base arrière : le ministère de l’économie où il a intégré des hommes influents.
Ceci fait, il faudra apprendre le travail gouvernemental et tout ce qui fait l’action diplomatique internationale. De petits voyages, des invitations « négociées » par ci et par là, des entrées dans des palais présidentiels hors du pays et le tour est joué.
Pour bien rester discret, il faut mettre en avant une loyauté de principe vis à vis du Président mais ne pas hésiter à faire le pas de coté en le critiquant en off et en disant que si vous étiez aux commandes vous n’auriez pas fait comme lui.

Ce genre de personne d’habitude se croit meilleures que tous les autres et maitrise les forces et faiblesses du dispositif.

Le ministère ou l’institution sera la base arrière, le repaire, la salle des opérations pour aller à l’assaut de la cible. Cependant, le comploteur va s’appuyer sur un deuxième cerveau qui sera un stratège politique, une tête pensante, extrêmement discret et muet comme une carpe. Pour Macron, cet homme était Ismael Emelien. Fin tacticien, il avait la charge de lever une armée secrète et de la coordonner. C’est ainsi qu’il mit en place le groupe qui était appelée celui de La Planche, nom de la rue où les membres se rencontraient souvent. Au début, le groupe mis en place se réunit de manière informelle, sans se fixer quelque part. Les membres se parlent par sms surtout via Whatsapp où les massages sont cryptés.
Lors des différentes rencontres, le responsable pour qui le groupe travaille n’a pas besoin d’être là. Il ne parle qu’au deuxième cerveau qui lui fait un compte rendu exhaustif.
Parallèlement, cette personnalité travaillera à entretenir sa popularité en faisant des sorties médiatiques bien pensées. Il cherchera à avoir une presse crédible à son service même s’il faille acheter des pages à la Une ou des reportages.
L’étape suivante sera de négocier la sortie et pour cela deux options  se présentent : une démission ou une exclusion. Opter pour le premier cas de figure est périlleux car il faudra trouver des arguments solides pour le faire. Pour Macron c’était le lancement d’un think tank comme il l’avait fait croire à Hollande en l’assurant de son soutien pour sa candidature.
Hollande y avait cru même si un de ses fidèles amis, Michel Sapin, ancien ministre de l’économie française, avait attiré son attention sur ce que préparait Macron. Le premier était resté impassible et ne se doutait pas que dans son dos des opérations clandestines se préparaient. C’est pourquoi, il ne faut jamais prendre à la légère certaines alertes surtout quand elles sont faites par des gens dont le destin est intimement lié au vôtre.
En ce qui concerne l’exclusion, c’est un couteau à double tranchant car elle dépend inéluctablement du moment où celle-ci est faite et des arguments avancés. Dans un pays comme le nôtre la victimisation fonctionne à merveille ; Cela certains politiciens le comprennent et savent en user. Il faut pour cette option une vraie stratégie afin d’arriver à noyer le poisson dans l’eau.
Maintenant, si ce que Mame Mbaye Niang et les autres disent est vrai alors ce serait la plus mauvaise leçon donnée à la jeunesse de notre pays. Comment peut-on comploter contre quelqu’un qui vous a tout donné ? Si on y arrive ce sera une façon de montrer que dans la politique on peut tout se permettre et aller jusqu’à trahir la main bienfaitrice pour ses propres fins. Vouloir être Président de la République ne doit pas pousser à fouler des pieds certaines valeurs qui font l’humain tout court. Quand quelqu’un place un temps sa confiance en vous sans pour autant y être obligé, vous avez alors l’obligation de lui témoigner reconnaissance en tout lieu et à toute époque. Rien dans cette vie ne mérite la trahison. Absolument RIEN !
L’on me dira que la politique ne s’accommode pas de l’éthique ; ce qui est bien faux. Vivre avec certaines valeurs c’est faire honneur aux parents qui vous ont mis au monde et éduqué car l’histoire retiendra.,Spécialiste en communication

Le Sénégal Piégé Entre…Dialogue Politique Et Complots À L’APR

https://www.xibaaru.sn/-Le Sénégal pris au piège par les politiciens. Entre dialogue national et campagne de dénigrement au sein du parti présidentiel, les populations sont livrées à elles-mêmes et assistent à un spectacle digne des séries à intrigue.
Le climat social se dégrade:Les politiciens se mettent dans les intrigues
-L’enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger, Bakary Samb a sonné l’alerte. « Il y a un sentiment général de contestation au Sénégal. Le thème politique le plus porteur dans un contexte national comme le nôtre, c’est la contestation », lance-t-il. Puis d’ajouter : « L’une des grosses bombes, c’est celle sociale dans laquelle, il y a la jeunesse désespérée, sans horizon dans le contexte politique majeur marqué par une crise de confiance ». Ailleurs, cette alerte aurait attiré l’attention au sein de la classe politique et de la société civile. Au Sénégal, elle n’inquiète guère. Oui, « l’une des grosses bombes, c’est celle sociale dans laquelle, il y a la jeunesse désespérée, sans horizon dans le contexte politique majeur marqué par une crise de confiance ».
Pendant ce temps, que font nos hommes politiques. Au sein de la formation au pouvoir, l’Alliance pour la République (APR), responsable au premier plan de la dégradation du climat social, au lieu de poser les principaux problèmes et de proposer des solutions de sortie de crise, l’on préfère évidemment se lancer dans une campagne de dénigrement. Les responsables de ce parti préfèrent jeter en pâture les uns, en vue mieux tromper le Chef de l’Etat, et réussir leur entreprise funeste d’écarter tous ceux qui les gênes dans leur tentative de contrôler l’APR en vue de l’horizon 2024.
Les manœuvres pour 2024 ont bien démarré à l’APR. Pendant ce temps, personne pour apporter des solutions à la dégradation du climat social à laquelle on assiste et porteuse de tous les dangers. Malheureusement, une partie de l’opposition semble être prise au piège de ces responsables de l’APR, en se faisant détourner des véritables défis de l’heure. Une partie de l’opposition n’a l’œil pour l’heure qu’au Dialogue national dont le pouvoir voudrait bien le voir durer, en refusant que n’y soient abordées des questions politiques pouvant permettre d’établir un climat de confiance entre acteurs politiques. Le Dialogue national semble emprunter une voie sans fin, parce que tel est le souhait de ceux qui sont actuellement en train de poser les coups les plus tordus contre la République, en ne s’attirant pas les regards. Des coups dignes des scènes que l’on assiste dans les séries à intrigues. Peut-être qu’ils n’arrêteront que lorsque cette bombe, celle sociale, aura éclaté, et les aura emportés.La rédaction de Xibaaru

Mary Teuw, l’homme à abattre

https://www.seneweb.com/Isolé politiquement, l’ancien ministre Mary Teuw Niane est devenu l’homme à abattre au sein de l’Establishement Apr. En effet, sa déclaration de candidature à la mairie de Saint-Louis le place, de facto, dans la liste déjà longue des « cibles mouvantes ».
Selon L’Observateur, ses camarades de parti, « qui subodorent une trahison, soupçonnent une tentative de chevauchée solitaire en vue de l’élection présidentielle de 2024. »
Aujourd’hui, Mary Teuw Niane est accusé de diableries de toutes sortes. La dernière infraction politique pour laquelle l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur est lourdement condamné par « les magistrats comploteurs des tribunaux secrets du régime » est l’accusation de collusion avec le journaliste Pape Alé Niang qu’il aurait aidé dans la rédaction de son livre intitulé « Scandale au cœur de la République, le dossier du Coud ».
Mais, toutes ces accusations sont des manœuvres pour préparer l’opinion de l’isolement en cours de Mary Teuw Niane. Et le maître d’œuvre n’est personne d’autre que son camarade de parti et éternel rival : le beau-frère du Président, maire de Saint-Louis et tout puissant ministre des Développement communautaire, de l’Equité sociale et Territoriale, Mansour Faye.

 Ousmane Ngom charge Guy Marius Sagna

http://www.dakarmatin.com/-En prison depuis le 29 novembre 2019, Guy Marius Sagna ne pourra certainement pas compter sur l’avocat Me Ousmane Ngom pour le défendre. Dans l’entretien exclusif qu’il a accordé au groupe Emedia, l’ancien ministre de l’Intérieur a donné son avis sur l’emprisonnement de l’activiste qui manifestait contre la hausse du prix de l’électricité, aux abords du Palais présidentiel.
Et quand on lui demande s’il ne trouve pas incohérent que soient libérés tous les co-accusés avec lesquels Guy Marius Sagna avait été emprisonné, Ousmane Ngom évoque la récidive et estime qu’il ne faut pas sous-estimer l’acte posé par… l’activiste. « C’est un acte qui peut donner des petits. Aujourd’hui, des gens disent : opération grilles du palais. Mettre dans la tête des gens ce genre de bravades, ça peut être des portes d’entrée de subversions graves et inattendues qui peuvent conduire à tout, à l’ère du terrorisme, des réseaux et des narcotrafiquants… »

Affaire Guy Marius Sagna: Le FRN va commettre un avocat

https://actusen.sn/–Le Front de résistance nationale va s’attacher les services d’un avocat pour faire libérer Guy Marius Sagna. Selon le quotidien LesEchos, la décision a été prise hier, à l’issue d’une réunion. L’Activiste de Frapp/France Dégage a été arrêté le 29 novembre 2019 devant les grilles du Palais de la République lors d’une manifestation contre la hausse du prix de l’électricité. Placé sous mandat de dépôt, il est toujours en détention. Les personnes arrêtées en même temps que lui ont tous bénéficié d’une liberté provisoire

Guy Marius Sagna Bloque Le Dialogue Politique

L’opposition et la société civile ont posé le cas Guy Marius Sagna sur la table du dialogue politique. Les plénipotentiaires de ces deux entités exigent la libération immédiate et sans condition de l’activiste, même s’ils n’en font pas une condition sine qua none pour la poursuite du dialogue politique. Avant-hier, les plénipotentiaires de l’opposition et de la société civile avaient réclamé le rétablissement de Karim Wade et de Khalifa Sall dans leurs droits pour leur permettre de pouvoir briguer le suffrage universel lors de la prochaine élection présidentielle prévue en 2024. Mais, pour l’instant, la mouvance présidentielle fait de la résistance. Elle refuse de céder d’un iota aux exigences de l’opposition et de la société civile. Guy Marius Sagna et sept autres activistes avaient été arrêtés le 28 novembre dernier à la suite d’une manifestation devant les grilles du palais de la République, contre la hausse du prix de l’électricité. Mais ses codétenus sont libres depuis lors. Il est le seul à croupir en prison. Ce qui constitue, aux yeux de la société civile et de l’opposition, une volonté de le casser.Ch.G.DIENE

Kemi Seba annonce son retour au Sénégal dimanche prochain

https://actusen.sn/Sous le coup d’une procédure d’expulsion qui lui avait été notifiée par les autorités sénégalaises en 2017,  l’activiste franco-béninois Kemi Seba a décidé de revenir à Dakar ce week end.
« Trois ans après avoir été déporté du pays de la Teranga, je serai de retour ce Dimanche 23 Février à l’aéroport Blaise Diagne International pour répondre à ma convocation judiciaire comme un homme (ou une femme) de principe se doit de le faire. J’assisterai donc le lendemain à mon procès qui débutera le Lundi 24 Février à 9h. Je serai accompagné de mes avocats. Apaisé, sans rancune, sans colère, car je sais que Dieu me donne et me donnera encore plus raison demain pour chacun des sacrifices encourus pour notre peuple.Chers frères et sœurs », a-t-il annoncé.
Kemi Seba affiche ainsi sa confiance. «Nous avons déjà gagné. C’est pour cela que nos adversaires se déchaînent autant contre nous», écrit-il sur sa page Facebook.
Pour rappel, l’activiste Kemi Seba, Président de l’Ong l’Urgence panafricaine avait été relaxé en première instance sans peine ni dépens, mais la partie civile, à savoir la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), avait fait appel. A sa sortie de prison, il avait été conduit à l’aéroport et expulsé du pays avec la décision d’interdiction de séjour au Sénégal.

WADE RENCONTRE L’AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS AU SENEGAL

https://www.rewmi.com/Abdoulaye Wade a reçu en audience ce mercredi, l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Dr. Tulinabo S. Mushingi. Même si aucune infirmation n’a filtré de cette rencontre, sans doute, les deux personnalités ont parlé de l’actualité, mais surtout de la démocratie au Sénégal et en Afrique.
Il faut rappeler que plusieurs dignitaires du pays ont été reçus par le Pape du Sopi. Il s’agit du leader du parti Pastef Ousmane Sonko, Awa Gueye Kebé, Mamadou Lamine Diallo, Y en a marre, Khalifa Sall, entre autres…
Dr. Tulinabo S. Mushingi a été nommé par le président Trump le 28 février 2017 et confirmé par le Sénat américain le 18 mai 2017, comme ambassadeur au Sénégal et en Guinée-Bissau. Avant cette nomination, M. Mushingi était ambassadeur au Burkina Faso de 2013 à 2016.

Coud: L’intersyndical  des travailleurs menace de saisir la justice contre les «accusations fallacieuses et infondées»

https://actusen.sn/-Le livre «Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud» publié par le journaliste et chroniqueur Pape Alé Niang pour déplorer la gestion «nébuleuse» du Coud a été mal provoque la colère des travailleurs du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). En conférence de presse, ce mercredi, ces derniers ont décidé de traduire devant la justice tous ceux qui continuent d’accuser la direction de mauvaise gestion.
«Depuis un certain temps, le non du Coud et ses agents sont trainés dans la boue. Nous trouvons ces accusations fallacieuses et infondées. Cette situation a fini par mettre tout le personnel dans une situation inconfortable. La possibilité d’ester en justice est aujourd’hui une option très sérieuse pour nous intersyndicale des Personnels administratifs, technique et de service (Pats) pour laver l’honneur du Coud. Parce que c’est notre maison qui est attaquée», déclare le porte-parole, Saliou Fall.
Selon lui, «le Coud s’est soumis à tous les corps de contrôle du pays. Il a passé de la mauvaise cotation à la bonne cotation par l’Armp, l’Ige et la Cour des comptes. Nous sommes en train de respecter toutes les recommandations formulées par ces corps de contrôle».
C’est d’ailleurs, ce qui pousse ces travailleurs, «à condamner avec la dernière énergie cette publicité négative et toutes ces attaques injustifiées».  «Nous tenons à informer l’opinion nationale, nos familles, nos amis qu’au Coud, il y a de digne sénégalais qui y travaillent et y gagnent leur vie honnêtement. Et dire aujourd’hui qu’au Coud il y a des voleurs, c’est comme dire que les syndicalistes ont failli à leur mission», ont-ils dit.Mansour SYLLA (Actusen.sn)

Moustapha Diakhaté Cherche Refuge Chez Bamba

En rupture de ban avec son parti, l’Apr, Moustapha Diakhaté cherche des soutiens du côté de la hiérarchie mouride. Le fondateur de Mànkoo Taxawu sunu Apr/Initiative pour la Refondation de l’Alliance s’est rendu en «pèlerinage» le week-end dernier à Thiéyène Djoloff, village où Cheikh Ahmadou Bamba «a été placé en résidence surveillée pendant 5 ans». L’ancien président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakaar et ancien ministre-conseiller, Diakhaté s’est également rendu chez les familles de Serigne Mbacké Madina de Serigne Fallou Asta Diéye. Deux visites qu’il a fortement médiatisées sur les réseaux sociaux avec une vidéo qu’il a publiée dans YouTube.Ch.G.DIENE
Maa lank” en toute diplomatie Par Ibe Niang Ardo
Maa lank en l’absence de manifestation de “nio lank nio bagn”
Pour la seconde fois depuis qu‘il est à la tête du pays le président Macky oppose une fin de non recevoir à d’éminents chefs d’État du monde développé, venus de loin avec l’intention de le convaincre à légaliser l’homosexualité chez nous. Que de telles personnalités soient si motivées à perpétrer une telle turpitude sous le couvert d’une mission d’une toute autre allure, légitime et noble au regard de la communauté internationale, nous interpelle quelque part pour le moins.
En ce qui me concerne je voudrais que l’on m’explique:
-Comment est-ce qu’un chef d’État de pays puissant peut-il alors qu’il est en fonction, se rabaisser à un rôle d’ambassadeur et prosélyte de la perversion?
-Pourquoi le choix du Sénégal, un si petit pays à leurs yeux?
-Pourquoi le président de la République a été laissé quasi-esseulé dans sa posture de défenseur de nos valeurs face à ces assauts chaque fois que c’est arrivé ?

L’évidence d’un lobbyisme pour l’homosexualité.

Je pense que la logique voudrait que l’on en déduise qu’un lobby puissant agit au niveau des sphères politiques les plus élevées au monde pour imposer leurs agendas amoraux à travers la planète. Je vois également en leur intérêt pour le Sénégal un signe de reconnaissance de notre pays en la foi islamique, socle de nos valeurs et dont l’essor et la résilience à leur mode de vie dérange. Et parce que nous sommes perçus, du fait de la cohabitation pacifique d’aspirations au fondamentalisme religieux et à des libertés démocratiques indéfinies, comme une société poreuse et d’une hybridité capable d’intégrer totalement toute tare et lui donner un élan, ces lobbyistes n’auront de cesse à nous harceler. Il nous appartient d’en bien prendre conscience, de faire bloc et preuve d’organisation à toutes épreuves capable de se régénérer, pour ne pas finir par perdre notre âme. C’est là une vérité qui se conçoit facilement et pourtant peu parmi nous semblent intéressés à prendre une initiative dans ce sens. Si tel était le cas Obama et Trudeau auraient trouvé à leur arrivée dans ce pays des gens sur leur chemin, massés le long des trottoirs avec des banderoles figurant « légalisation de l’homosexualité nio lank nio bagn »; davantage de mobilisation qu’il n’y en a eu pour les manifs contre la hausse de l’électricité.
Les questions de valeurs morales sont d’ordre structurel pour la société et méritent à cet égard plus de motivation et d’ardeur à les défendre que les questions de décisions conjoncturelles, qui sur le long terme n’intéressent qu’une moindre partie de la société. Où étaient la société civile, les droits-de-l’hommiste, human rights watchistes, les partis d’opposition, et les panélistes média buzz ? Qu’est-ce qui explique leurs silence et timidité face à ces agressions ignobles de notre souveraineté et nos idéaux moraux?

Nous jouons en marge de la vraie compétition.

Cette désertion regrettable du champ des compétitions majeures, là est toute la gravité de l’exacerbation d’opinions partisanes dans une société. Des gens habiles  à détourner l’attention collective au nom d’idéaux génériques et entraîner les énergies dans des compétitions hors du champ des défis d’interêt général. Au nom de la démocratie, au nom de la justice, au nom de l’éthique, au nom de la constitution, au nom du droit de la liberté d’expression, du droit de manifester, de faire la grève, de tout et de rien, où est-ce que l’abus de tout cela nous a mené? – Juste à une jungle d’êtres qui se déshumanisent et se complaisent dans de futiles conflits quand les autres construisent un monde à nos dépens. Pendant ce temps nos priorités qui ont besoin d’une communion des cœurs et des moyens pour être prises en compte, sont délaissées. Aucun changement significatif ne peut intervenir dans un tel climat social, qui plutôt favorise un chaos dont profitent toutes les communautés qui vivent parmi nous tout en restant hors de nos interminables querelles intestines. Tant qu’il en sera ainsi, il n’y aura que perpétuation d’un lamentable statuquo. Qu’un groupe mû par la haine ou l’obsession de déchoir une autorité dûment élu organise des manifestations et marches continuelles n’a rien d’un projet porteur de changements impératifs; cela tend juste au remplacement d’un individu par un autre, en l’absence de garantie d’un meilleur devenir puisque les fondements de nos aspirations n’en sont pas le motif. Continuellement accuser les uns et les autres de corrompu relève plus d’un esprit corrompu que d’une qualité de leadership. Il ne faut pas s’y méprendre

Nécessité d’interconnecter à nouveau la société

Dans une telle situation, il faut impérativement un dialogue national. Heureusement que le président l’a compris et l’a initié. Il est temps de resocialiser les citoyens de ce pays en ramenant leurs attentions dans le champ des compétitions utiles et diriger leurs énergies vers les intérêts collectifs. Instaurer un dialogue national au lendemain d’une victoire nette au sortir des élections est une preuve de leadership et non de culpabilité, qui du reste n’existe que dans les chimères de mauvais perdants. Aucun leader ne ferait l’économie d’un dialogue national dans le climat social qui prévaut dans ce pays, même élu à 98% des suffrages. Pourvu seulement que les représentants au comité de pilotage du dialogue national soient à la hauteur de la mission, bien conscients du fait qu’il s’agisse là de retissage du tissu social. Point de cas individuels à l’agenda, ni attitude  partisane qui viennent occulter l’essentiel. Notre société veut des changements et une paix sociale dans un merveilleux et moderne cadre de vie.

Touba: Quatre filles asphyxiées et séquestrées dans un bâtiment inachevé par deux individus encagoulés

https://actusen.sn/-Le pire a été évité de justesse, mardi dernier, au quartier ‘’Alomega’’  à Touba, où 4 filles ont été asphyxiées et kidnappées, en plein jour, selon les informations de SourceA. Mais elles ont  été retrouvées, finalement, dans un bâtiment inachevé, le même jour, vers 18 heures.
Selon les confidences faites par les victimes, tout a commencé quand deux individus encagoulés les ont appréhendées sur le chemin de leur école coranique (daara), les ont neutralisées, conduites dans ledit bâtiment, où elles ont été gazées.
Fatou Fall, Amy Kandji, une autre Fatou Fall, dite maman et Mame Saï ont été retrouvées couchées au sol, inertes, dans un bâtiment inachevé au quartier ‘’Alomega’’.
Les éléments de l’Adjudant de Diagne de la Section Recherches de la Compagnie de Touba sont aux trousses des mis en cause, dans ladite affaire. De ce fait, l’enquête se poursuit toujours jusque-là

Suicide à Rebeuss:Mouhamed Akim se pend dans les toilettes de sa maison

https://actusen.sn/–Mouhamed Akim, un jeune âgé de trente ans a été retrouvé pendu dans les toilettes de sa demeure. Le drame s’est produit hier au quartier de Rebeuss. Selon le quotidien Vox Populi, Akim était un métis, de père Libanais et de mère Sénégalaise. Orphelin de père, il est décrit par le voisinage comme un garçon réservé, mais dépressif.

AFFAIRE DE LA TERREUR PRESUMEE DES STARS DE BOLLYWOOD: Pourquoi la Cour suprême a validé le décret d’extradition de Ravi Poojari

https://www.jotaay.net/Réclamé par l’Inde, Ravi Sulya Poojari est à deux pas d’être renvoyé chez lui, même si c’est la dernière chose qu’il souhaite. En effet hier, la Chambre administrative de la Cour suprême a rejeté le recours en annulation du décret portant son extradition et qui a été déposé par son avocat. La Cour suprême valide ainsi le décret de Macky Sall.
La Chambre administrative de la Cour suprême a validé hier le ticket de sortie de Ravi Sulya Poojari. Le président de la République avait signé d’abord le décret d’extradition de celui qui est surnommé la «terreur des stars de Bollywood», mais son avocat, Me El Hadji Diouf, avait formé un recours en annulation. C’est hier que la haute juridiction a rejeté le recours, cautionnant ainsi le décret déjà signé par Macky Sall. En fait, après que la Cour d’appel de Dakar a rendu un arrêt confirmant l’extradition du bourreau présumé des stars de Bollywood, un pourvoi en annulation a été formé par la robe noire, mais devant la Chambre criminelle de la Cour suprême. Ce recours a été déclaré irrecevable par la Chambre criminelle, il y a quelques mois, car la Chambre avait estimé qu’elle n’était pas compétente. C’est ainsi que la robe noire a revu sa copie en saisissant cette fois la Chambre administrative qui est compétente en la matière.
Pour l’annulation du décret signé par Macky Sall, Me El Hadji Diouf a invoqué un traité, une résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies portant sur l’abolition de la peine de mort. Selon l’avocat, l’Inde n’a pas aboli la peine de mort et il est quasiment certain que si le Sénégal procède à l’extradition de son client, ce dernier va passer à la guillotine.
Seulement, la Chambre administrative ne l’entend pas de cette oreille. Selon les juges suprêmes, il s’agit de directives de l’Onu qui n’ont pas valeur contraignante et qui n’ont pas été soumises à signature. Toutes choses qui font que la haute juridiction a rejeté le recours formé par l’avocat pour le compte de son client.
 lL est soupçonné d’extorsion de fonds, enlèvement, meurtre et intimidation…
Rappelons que depuis son arrestation en janvier 2019, Ravi Sulya Poojari crie sur tous les toits pour que les autorités sénégalaises ne procèdent pas à son extradition. Devant la Chambre d’accusation de la Cour d’appel comme devant la Cour suprême, son avocat s’est battu pour obtenir son maintien au Sénégal, en vain. De l’autre côté, son pays d’origine le réclame. Sulya Poojari est en fuite depuis plusieurs années. Il est soupçonné de faits criminels, notamment extorsion de fonds, enlèvement, meurtre et intimidation etc.Alassane DRAME    

PRIS AVEC 50 KG DE CHANVRE INDIEN: Madiama Cissé déclare le trafic de yamba plus rentable que la vente de piments secs et de citrouilles

Pour une très longue durée, le cultivateur de 52 ans, Madiama Cissé, risque de rester loin de ses activités. Il encourt 10 ans de travaux forcés, devant la Chambre criminelle de Dakar où il a été renvoyé hier pour trafic de chanvre indien. Cet accusé qui a été trouvé en 2017 à Rufisque avec 50 kilos de yamba, a confié au juge avoir tourné le dos à son commerce de piments secs et de citrouilles pour le trafic de drogue qui est plus lucratif. Délibéré le 4 mars prochain.
Cultivateur de son état, Madiama Cissé, qui moisit en prison depuis plus de 3 ans pour trafic de chanvre indien, risque gros devant la Chambre de Dakar, où il a été renvoyé hier. Car, si le juge Dembélé suit le procureur qui a requis 10 ans, cet homme âgé de 52 ans risque de croupir en prison 7 ans durant. En effet, courant 2017, les éléments des investigations criminelles avaient reçu une information sur un réseau d’intense trafic de drogue à Rufisque, au quartier Arafat. Ainsi, ils ont placé un dispositif de filature pour mettre aux arrêts Madiama Cissé. Pour y parvenir, les agents enquêteurs infiltrés lui ont commandé 2 kilos de chanvre indien. Madiama Cissé qui ne se doutait de rien a mordu à l’hameçon. Ainsi, il a remis lesdits kilos de yamba à son petit-frère Fana Fall qui devait convoyer la drogue et la livrer aux enquêteurs. Ces derniers l’ont alors arrêté avant qu’il ne les conduise auprès de Madiama, qui a été arrêté à son tour. Perquisition faite chez lui, les agents ont trouvé 48 kg de yamba dans sa chambre, en plus des 2 kilos qui ont été saisis auparavant. Ce qui fait un total de 50 kilos en plus des 2 téléphones portables.

Madiama Cissé explique le circuit de ravitaillement

Soumis à un interrogatoire, Madiama Cissé a reconnu les faits de trafic qui lui sont imputés tout en expliquant le procédé par lequel il convoyait ce produit illicite. Mais, les investigations ont permis de relever que son frère Fana Fall n’était pour rien dans cette activité délictuelle et il a été libéré. Après plus de 3 ans de détention préventive, il a, à l’entame de son propos, essayé de contester la quantité de drogue que les agents ont mentionnée sur procès-verbal et qu’ils ont dit avoir trouvée dans sa chambre. «Le client avait commandé 3 kg de yamba. C’est 8 kilos qui ont été trouvés chez moi et non 50 comme l’ont indiqué les enquêteurs», précise l’accusé qui a donné plus de précisions sur le transport de sa marchandise depuis son lieu de ravitaillement. «Mon fournisseur s’appelle Apaye Bodian et il est établi en Casamance dans le village de Djilis au sud. Après avoir embarqué la drogue depuis la Casamance, elle passe par la Gambie où je payais 100.000 F pour qu’elle puisse être transportée par bus puis acheminée à Mbour. De là-bas, je louais les services d’un taximan à qui je payais 40 ou 50.000 F pour le transporter à Rufisque. Il m’a vendu le kilogramme à 40.000F. Quant à moi, je le revendais à 80.000 F», dit Madiama Cissé, qui souligne qu’il était à sa deuxième opération et non à sa sixième comme l’ont consigné les policiers sur Pv.
S’agissant du montant de 38 mille F que les agents ont dit avoir trouvé sur lui, l’accusé l’a récusé avec véhémence avant d’alléguer que c’est une somme de 3 millions.

Les aveux circonstanciés de Madiama Cissé

Madiama Cissé a ouvertement révélé à la Chambre qu’il est un trafiquant invétéré qui a tiré une bonne partie de ses revenus de cette activité illicite. «Concernant la somme qui a été retrouvée, cela résulte de mon activité de commerce de piments secs et de citrouilles que je faisais au marché Sandika de Pikine. Aussi, une partie de cet argent provient du trafic de drogue que je faisais. J’avoue que c’est le trafic de chanvre qui est plus rentable que la vente de piments dans laquelle je m’activais. Je voulais de l’argent et c’est la raison pour laquelle je me suis tourné vers le trafic de yamba», déclare l’accusé qui a cité le nommé Soki établi aux Parcelles Assainies comme étant l’un de ses clients.

Le procureur requiert 10 ans de travaux forcés

Les faits étant constants, le procureur a requis 10 ans de travaux forcés contre lui assortis d’une amende de 500.000 F. «J’estime qu’il est coupable de trafic de drogue. La détention ne fait l’ombre d’aucun doute. Concernant le trafic, il a reconnu et la quantité saisie démontre qu’elle était destinée à la commercialisation et non pour sa consommation personnelle. Il faut durcir la peine parce que c’est un professionnel qui n’est pas conscient. Et il est en train de mettre en danger la santé des citoyens, vu que la consommation de la drogue est la base des agressions et des personnes qui ont perdu leurs facultés mentales», a fait remarquer le ministère public. La défense quant à elle, a demandé au juge la disqualification des faits de trafic en offre et cession en vue de la consommation personnelle et de lui faire une application bienveillante de la loi. Délibéré le 4 mars 2020. Fatou D. DIONE

ESCROQUERIE A GRANDE ECHELLE: La Section De Recherches Démantèle Un Réseau

http://www.walf-groupe.com/-La gendarmerie a demantelé un groupe de cinq jeunes soupconnés d’avoir escroqué un Espagnol, à hauteur d’un milliard 500 millions Fcfa. Soumis au feu roulant des questions des enqueteurs, les mis en cause ont balancé de gros bonnets de la République.
Une affaire d’escroquerie portant sur 1,5 milliard de FCfa a atterri, hier, devant la table du commandant de la Section des recherches. Dans ce dossier, sont impliqués cinq jeunes dont quatre, à savoir Moustapha Diop, Babacar Diop, Bassirou Mbengue et Pape Bâ. Ils ont passé la nuit d’hier entre les mains des enquêteurs. L’autre répondant au nom de Pape Baba Mbaye est déjà en prison, incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour depuis le 09 décembre dernier. C’est lui qui a indiqué aux enquêteurs les endroits où se refugient ses complices.
La victime de ces faits est un ressortissant espagnol installé au Sénégal en 2017, pour y dérouler son business. Après des investigations personnelles et des conseils d’amis, il décide de se lancer dans la livraison de produits alimentaires aux grossistes. Pour ce faire, il crée une entreprise dénommée «Sénégal Food plus Suarl» la même année. C’est dans ce cadre qu’il a démarré avec des importations de produits alimentaires venant d’Europe, d’Amérique, etc. destinés à la livraison de ses clients.
Ne pouvant effectuer seul ce travail, on le met en contact avec les cinq jeunes précités qu’il recruta en qualité de commerciaux. Leurs contrats assurés, ces jeunes lui serviront de relais avec lesdits grossistes. Pour les motiver, il met en place des commissions pour celui qui parviendra à décrocher le plus de clients. Un an après, les choses commencent à marcher. Sa société anonyme au capital d’un million, commence à faire des recettes. En 2018, les jeunes lui rapportent plus de 150 millions de francs Cfa par semaine.
Ce rythme ne durera pas longtemps car  quelques mois après, le patron de l’entreprise constate un gap financier. Une situation qui réveille une sorte d’angoisse chez lui parce qu’un écart important a été noté entre les produits livrés et la somme d’argent reçue par la société. Suffisant pour qu’il procède à un inventaire, afin de situer les problèmes. Avant cela, il a fait connaître aux jeunes qu’il ne peut plus fonctionner avec ces pertes. D’où la décision de ne plus leur donner de produits à livrer. A sa grande surprise, les grossistes l’appellent directement pour s’enquérir de la situation puisqu’ils ne lui doivent aucun sou.

Les mis en cause en garde à vue

C’est dans ces échanges que les masques sont tombées. Selon notre source, les grossistes au cours des entretiens avec l’Espagnol, ont révélé qu’ils versaient aux jeunes leur argent comptant. Interrogés, les cinq jeunes nient en bloc les accusations. Il aura fallu qu’il fasse le tour des magasins pour savoir réellement qui chantent faux entre les commerciaux et les grossistes. Cela, après avoir recueilli la version de ses proches collaborateurs. «Au départ, les sommes d’argent étaient transmises main à main. Quelques mois plus tard, les grossistes imposent aux commerciaux de changer de méthodes de paiement en leur demandant le numéro du compte bancaire de l’entreprise. Cela leur permettra d’effectuer directement des transferts car la cognotte commençait à dépasser les 150 millions par semaine», confie une source. «Au lieu d’en parler à leur patron, les jeunes se concertent en catimini pour ouvrir chacun un compte bancaire. Lesquels comptes bancaires seront passés à leurs clients respectifs pour le règlement des transferts. Sans vérification, les grossistes, à leur tour, commencent à y verser de l’argent tout en gardant des reçus pars devers eux», ajoute-t-elle. A l’en croire toujours nos informateurs, au lieu de verser à l’Espagnol son argent, les jeunes en abuse jusqu’à ce que ce dernier se rende compte que son entreprise va en faillite. Parce qu’un manque à gagner d’un milliard 500 millions de francs Cfa a été révélé par les auditeurs.
Pour l’heure, les cinq mis en cause sont placés en garde à vue dans les locaux de la section de recherches.Salif KA

Talibé tué: L’autopsie révèle…

https://www.rewmi.com/-Le corps du talibé, Abiboulaye Camara dit Camou,  acheminé à Dakar, a été finalement livré à ses parents pour inhumation. L’autopsie révèle une mort due à une hémorragie interne. Son maître coranique, qui l’aurait battu à mort, est en garde à vue. En effet, les derniers propos de la victime enfoncent ce dernier.
« J’ai parlé avec lui, quelques instants avant qu’il ne rende l’âme. Il m’a clairement dit que c’est son maître coranique qui l’a battu. Il a demandé à aller aux toilettes, avant sa mort », confirment ses parents.

Soumbédioune: 3 pêcheurs disparaissent

https://www.rewmi.com/Un chavirement d’une pirogue artisanale a encore fait des victimes à Soumbédioune. Le bilan fait état de trois (3) pêcheurs portés disparus.
L’embarcation a été retrouvée ce matin, rapporte la Rfm, qui précise que les pêcheurs ont embarqué hier vers 18 h.

Son bureau attaqué, Diaby fait le point sur l’enquête

https://www.rewmi.com/-Le député allemand du Bundestag, d’origine sénégalaise, en compagnie du vice-président du Parlement allemand, Thomas Oppermann, séjourne à Dakar pour une visite officielle du 17 au 20 février 2020. Accroché par Rewmi Quotidien, Karamba Diaby, le premier député noir d’Allemagne, élu du Parti social-démocrate (SPD), revient en exclusivité sur l’attaque à main armée de son bureau situé dans la circonscription locale de Halla, en ex-RDA. Après cette attaque, Diaby, né le 27 novembre 1961 en Casamance, notamment à Marssassoum, dit avoir a reçu le soutien de la Chancelière allemande, Angela Merkel, et du Ministre de l’Intérieur allemand. Connu pour ses dénonciations contre le racisme, notamment au sein de la société allemande, Diaby n’entend pas céder sous la menace. Qui aurait pensé que cet enfant, orphelin à 7 ans et élevé par sa sœur, contraint de travailler dans les champs sur les rives du Soungrougrou, entrerait un jour au Bundestag ? Peut-être l’actuel président Sénégalais, Macky Sall, qui l’avait côtoyé autrefois au lycée de Kaolack avant qu’ils n’étudient à l’université de Dakar. Il sera en reçu en audience prochainement par le Chef de l’Etat sénégalais.

 Entretien exclusif !

 Qui est Karamba Diaby ?

Je suis né à Marsassoum (région de Sédhiou, Sud du Sénégal). J’ai obtenu mon baccalauréat en 1982 au lycée Gaston Berger de Kaolack (actuel lycée Valdiodio Ndiaye), après des études primaires à Sédhiou. J’ai quitté la Faculté des Sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à la Faculté des Sciences naturelles qui est devenu aujourd’hui Facultés des Sciences et Techniques (FST), après l’obtention d’une bourse d’études pour l’Allemagne. Je me suis installé dans ce pays en 1985 pour étudier la Chimie. Après une formation intensive de 9 mois, je me suis inscrit à l’Université d’où je suis sorti, quelques années plus tard, avec un doctorat en Géo-écologie dans le domaine de l’environnement. Ma thèse de doctorat a d’ailleurs porté sur les jardins urbains en Allemagne. Ensuite, j’ai fait mon entrée en politique en militant au parti politique allemand, le SPD. En 2008, j’ai été élu pour la première fois conseiller municipal. Pendant ce temps, je suis élu au Parlement local et depuis 2013, je suis au Parlement fédéral. Donc pour moi, ce qui est important quand on est dans un pays, même si je décide de retourner au bercail, je considère l’Allemagne comme un pays d’accueil. Je m’engager sur toutes les questions qui concernent cette société, que ça soit sur le plan de la formation, sur le plan social, que sur le plan des activités culturelles et autres.
«L’enquête suit son cours, la police fait son travail (…) Il n’y a pas de résultats, il n’y a encore rien de nouveau»

Comment avez-vous vécu l’attaque de votre bureau, les injures racistes dont vous êtes victimes ?

Vous savez, quand on mène un débat politique, il faut savoir qu’on n’a pas toujours des amis. Les gens qui appliquent la violence, ce qu’ils veulent, c’est qu’on ait peur et qu’on cesse les activités politiques. Nous allons refuser cela. Je vais continuer avec mon équipe, nous allons continuer notre travail. Nous sommes pour la démocratie, nous sommes pour la solidarité dans cette société. Nous refusons de quitter la scène à cause d’eux, donc nous continuerons à faire notre sensibilisation politique pour la paix et la sécurité dans ce pays. Pour moi, il s’agit d’une intimidation visant à m’écarter de la politique.

Avez-vous reçu le soutien des autorités allemandes ?

En effet, j’ai reçu un soutien extraordinaire au sein de la société allemande. Dans ma circonscription électorale où je suis élu en 2009 pour la première fois comme conseiller municipal,  l’électorat de Halle m’a soutenu et a été derrière moi. J’ai reçu des milliers de messages, que ça soit par mails, à travers les médias sociaux, et aussi des autorités allemandes qui m’ont appelé. Personnellement, la Chancelière allemande m’a contacté directement en me disant ceci : « j’ai tout lu et vraiment, reste sur la voie que tu suis. » Elle m’a appelé au téléphone pour me dire qu’elle soutient mon travail et que je ne me laisse pas intimider. Le Ministre de l’Intérieur allemand m’a invité dans son bureau pour me dire que nous avons tous lu ce qui s’est passé. Il m’a félicité pour le travail « important » que je fais.
Bref, ce sont ces soutiens qui me renforcent et qui me donnent le courage de continuer mon travail avec mon équipe.

Où en est-on avec l’enquête sur l’attaque par balles de votre bureau ? 

L’enquête suit son cours, la police fait son travail et ils m’ont dit qu’ils sont en train de suivre le dossier. Bon, j’ai confiance en la police allemande et j’attends les résultats mais, jusqu’à présent, il n’y a pas de résultat, il n’y a encore rien de nouveau. Vous savez, les personnes qui ont des idées nocives, agressives, leur objectif est d’intimider les personnes qui s’engagent pour la société. Et donc moi je ne me laisse pas intimider par ces gens. Je sais que j’ai un soutien extraordinaire au niveau de la population, donc je n’ai pas peur.

Vous avez été reçu tout récemment par le président Macky Sall à Berlin. Quelle a été la teneur de vos discussions ?

J’ai eu à rencontrer Monsieur le président Macky Sall à Berlin. C’était donc à l’occasion de la réception du Réseau des entreprises allemandes qui l’ont invité en tant qu’invité d’honneur. J’ai eu à le rencontrer, je l’ai informé sur les nouvelles lois que nous avons votées et dont le Sénégal peut profiter, et surtout les entrepreneurs allemands qui sont installés au Sénégal, notamment sur le plan de la formation professionnelle et d’autres domaines. Le Président Sall a eu vraiment  beaucoup d’idées qui m’ont ému. Je suis en train de voir comment est-ce que je peux le soutenir dans mon travail parlementaire. Je lui ai parlé de mes projets, on va en parler en détail.

Quel est l’objet de votre visite au Sénégal ?

Le vice-président du Parlement allemand, Thomas Oppermann, m’avait dit qu’il allait venir en Afrique de l’Ouest et m’a demandé de lui faire une proposition de pays. Et naturellement, je lui ai proposé le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Il m’a demandé de l’accompagner parce que je connais très bien l’Afrique de l’Ouest. Alors, nous avons discuté sur les thèmes ensemble et je suis vraiment très fier d’être là au Sénégal avec le vice-président du Parlement allemand. Et pour cette visite, nous allons travailler avec l’Assemblée nationale du Sénégal dans le cadre de la coopération parlementaire entre les deux pays. Il est prévu une visite de parlementaires sénégalais en Allemagne.
«J’ai constaté qu’il n’y a plus de coupures d’électricité au Sénégal»

Qu’est-ce que ça vous fait de fouler le sol sénégalais à nouveau en tant que originaire du pays ? Ça vous fait sentir quoi ?

Oui vous savez, moi j’ai beaucoup à rendre au Sénégal et je suis très fier d’être Sénégalais et je suis très reconnaissant à mon pays, à ma famille qui m’a tout donné. Et quand j’arrive à l’aéroport, j’ai un sentiment de fierté, d’être originaire d’un tel pays comme le Sénégal.

Comment voyez-vous la politique au Sénégal ?

Écoutez, bon, je suis un politicien allemand et je ne veux pas interpréter ou analyser la politique interne du Sénégal. Je suis les activités et nous avons des domaines sur lesquels nous coopérons avec le Sénégal. Bon, je sais qu’il y a beaucoup de défis à relever, il y a beaucoup d’aspects positifs que je vois. Je constate qu’il y a beaucoup d’investissements sur le plan infrastructurel : des routes et des ponts sont construits. Il y a 10 ans, quand je venais au Sénégal régulièrement, je voyais qu’il y avait toujours des coupures d’électricité. Et j’étais là en décembre, j’étais là en 2016, je suis revenu cette fois-ci aussi, mais je n’ai pas constaté de coupures d’électricité.Ousmane Sow (Stagiaire)

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