Revue de Presse du Mardi 18 Fevrier 2020

Unes de la presse du Mardi 18 Fevrier 2020
Unes de la presse du Mardi 18 Fevrier 2020

COMMUNIQUE CONJOINT A L’ISSUE DE LA VISITE D’AMITIE ET DE TRAVAIL, EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE, DE SON EXCELLENCE MONSIEUR MACKY SALL,PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
NOUAKCHOTT, 17 & 18 FÉVRIER 2020
A l’invitation de Son Frère et Ami, Son Excellence Monsieur Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, a effectué, du 17 au 18 février 2020, une visite de Travail et d’Amitié en Mauritanie, à la tête d’une importante délégation comprenantplusieurs ministres et des hauts fonctionnaires.
Cette visite, qui s’inscrit dans la continuité des relations séculaires d’amitié confiante et de coopération multiforme entre les deux pays, traduit la volonté de concertation et de dialogue permanents entre les deux Présidents et vise à solidifier et enraciner davantage les liens historiques et de fraternité qui unissent les peuples mauritanien et sénégalais.
Au cours de cette visite, les deux Présidents ont eu des entretiens en tête-à- tête, et en séance élargie sur le renforcement des relations bilatérales ainsi que sur des questions d’intérêt commun, au plan sous-régional, continental et international.
Le Président Macky SALL a remercié le Président Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI pour avoir bien voulu rehausser de sa présence le Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, tenu les 18 et 19 novembre 2019.
A son tour, le Président Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI a remercié le Président Macky SALL pour le succès de ce Forum qui est devenu un rendez-vous majeur sur les questions de paix et de sécurité sur le continent.
Ces entretiens, élargis par la suite, aux deux délégations, ont été marqués par une parfaite convergence de vues sur l’ensemble des sujets abordés.
SEM Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI et SEM Macky SALL se sont félicités de l’excellence des relations de fraternité, d’amitié et de bon voisinage existant entre les pays. Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur volonté de tout mettre en œuvre afin de les développer et de les renforcer davantage dans l’intérêt des deux peuples frères.
Les deux Présidents ont passé en revue les divers domaines de coopération et salué les réalisations accomplies. Ils ont particulièrement insisté sur la coopération dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, de la pêche, de l’élevage et de l’hydraulique.
Abordant la question de la sécurité, ils se sont félicités des résultats obtenus dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Ils ont insisté sur la nécessité d’approfondir la collaboration entre les deux Gouvernements afin de prévenir et de lutter, plus efficacement, contre la criminalité transfrontalière sous toutes ses formes, en particulier le terrorisme, l’extrémisme violent, la migration clandestine, le trafic illicite d’armes et de drogue ainsi que le blanchiment d’argent.
Dans le domaine de l’énergie les deux Présidents ont salué les efforts concertés entre les deux pays en vue de développer la coopération dans ce secteur et exprimé leur volonté commune de les poursuivre en les intensifiant.
Les deux Chefs d’Etat ont aussi invité les deux gouvernements à consolider la coopération en matière de recherche géologique et hydrogéologique. Dans le contexte des changements climatiques, ils ont appelé à revisiter les résultats géologiques obtenus, en collaboration avec les universités et centres de recherche des deux pays. Ils ont, par ailleurs, invité les deux gouvernements à renforcer leur collaboration en matière de valorisation des substances utiles, aussi bien pour la construction qu’à d’autres fins.
En matière de pêche, SEM Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI et SEM Macky SALL ont abordé les questions liées aux conditions d’exploitation des ressources halieutiques. Ils ont donné des instructions aux Ministres en charge de la Pêche et de l’Economie Maritime à l’effet de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la coopération bilatérale dans ce secteur.
S’agissant du secteur de l’élevage, les deux Chefs d’Etat ont salué l’étroite collaboration entre les deux gouvernements, notamment dans le cadre du protocole d’accord règlementant la transhumance transfrontalière du bétail. En vue de l’approvisionnement adéquat du marché sénégalais en moutons de Tabaski, ils ont engagé leurs deux gouvernements à initier des concertations sur la commercialisation du bétail, y compris quarante-cinq (45) jours après la Tabaski.
Les deux Présidents ont également donné des instructions à leurs gouvernements respectifs afin que soit mis en place un groupe de suivi de la mise en œuvre des accords signés dans ce domaine entre les deux pays.
Les deux Chefs d’Etat ont assisté à la signature d’un communiqué conjoint et de six (06) accords en matière d’agriculture, de pêche, d’énergie, de télécommunications, de sécurité et de fiscalité.
En outre, les deux Présidents ont réaffirmé leur attachement à l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), fondée sur le principe d’une gestion équitable et solidaire du bassin du Fleuve Sénégal qui constitue, un modèle de coopération réussi.
Compte tenu de l’importance stratégique des eaux souterraines partagées, les deux Chefs d’Etat se sont réjouis des premières initiatives prises dans le cadre de la gestion concertée et durable du Bassin Aquifère Sénégalo-Mauritanien (BASM) qui regroupe la Gambie, la Guinée Bissau, la Mauritanie et le Sénégal. A cet égard, ils ont engagé les deux gouvernements à poursuivre leurs efforts, en rapport avec les autres parties, en vue de réaliser les objectifs convenus.
Les deux Présidents ont, par ailleurs, insisté sur le rôle stratégique du Comité Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) et l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte dans la lutte contre la désertification dans le Sahel, tout comme sur l’importance de la transhumance et du Commerce de bétail entre les deux pays.
Sur le plan régional, continental et international, SEM Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI et SEM Macky SALL ont insisté sur la nécessité de mettre en place une large coalition continentale et internationale pour éradiquer le terrorisme et la violence en Afrique, particulièrement au Sahel et en Libye. Sur le plan socio-économique, ils ont réitéré leur volonté commune d’œuvrer à la réussite de la Zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et plus globalement à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
En ce qui concerne la question palestinienne les deux Présidents ont réaffirmé leur soutien résolu à une solution pacifique, juste et durable du conflit, sur la base des principes du droit international énoncés dans toutes les résolutions pertinentes des Nations Unies pour la création d’un Etat palestinien indépendant, avec Jérusalem Est comme capitale.
Abordant les questions multilatérales, les deux Présidents ont, en particulier, réitéré la nécessité d’une réforme globale du système des Nations Unies, y compris le Conseil de Sécurité, de façon à assurer la représentation équitable de tous les Etats membres et refléter la réalité géopolitique actuelle. Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur attachement à la position africaine commune exprimée dans le Consensus d’Ezulwini.
Au terme de sa visite de Travail et d’Amitié en République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur le Président Macky SALL a exprimé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à son frère, Son Excellence Monsieur le Président Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI, au Gouvernement et au Peuple mauritaniens, pour l’accueil chaleureux et fraternel et l’hospitalité généreuse qui lui ont été réservés, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne.
Son Excellence Monsieur le Président Macky SALL a adressé une invitation à son frère et ami, Son Excellence Monsieur le Président Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI, pour effectuer une visite officielle en République du Sénégal. Cette invitation a été acceptée avec un grand plaisir et la date de la visite sera fixée par voie diplomatique.
Fait à Nouakchott, le 18 février 2020 en deux versions, en langues arabe et française, les deux textes faisant également foi.
Pour le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie
S.E.M Ismail Ould Cheikh Ahmed
Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, et des Mauritaniens de l’Extérieur
Pour le Gouvernement de la République du Sénégal
S.E.M Amadou Ba
Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur
MACKY SALL POURSUIT SA VISITE À NOUAKCHOTT

Dakar, 18 fév (APS) – Le chef de l’Etat sénégalais poursuit ce mardi sa visite officielle à Nouakchott, une première depuis l’élection de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Macky Sall, est arrivé ce lundi après-midi à Nouakchott pour une visite officielle de deux jours.
Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI, officielle), le président de la République a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsi, par son homologue Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Sur place, il y avait Ismail Bedde Cheikh Sidiya, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, la ministre conseillère à la Présidence de la République, le directeur de Cabinet du Président de la République, les chefs d’état-major des Forces armées et de sécurité, le chef d’état-major particulier du Président de la République, le wali de Nouakchott-Ouest et de l’adjointe à la présidente du Conseil régional de Nouakchott.
L’AMI rapporte qu’après avoir écouté les hymnes nationaux de la Mauritanie et du Sénégal, et passé en revue des détachements militaires venus présenter les honneurs, le président sénégalais a salué les membres du gouvernement mauritanien et les hautes personnalités présentes à l’accueil, le corps diplomatique et les représentants des organisations internationales accrédités en Mauritanie, et la délégation mauritanienne d’accompagnement.
Selon la même source, « les deux présidents ont eu, ensuite, un tête-à-tête au salon d’honneur de l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsi ».
Macky Sall est accompagné durant son voyage par Amadou Ba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre du Pétrole et des Energies, Alioune Ndoye, ministre des pêches et de l’Economie maritime, Samba Ndiobène Ka, ministre de l’Elevage et des Productions animales, Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie, Ndèye Tické Ndiaye Diop, ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Alioune Aïdara Niang, gouverneur de Saint-Louis, entre autres.
La présidence mauritanienne a organisé, lundi soir, au palais présidentiel, un dîner de gala, en l’honneur du président Macky Sall, indique AMI.
Cette cérémonie a été marquée par « des séquences musicales reflétant la diversité culturelle de la Mauritanie et ses liens solides avec la République sœur du Sénégal ».
La même source souligne que le dîner s’est déroulé en présence du Premier ministre, Ismaïl Bedda Cheikh Sidiya, du président du Conseil Constitutionnel, du ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, de la ministre conseillère à la Présidence de la République, des membres de délégation mauritanienne d’accompagnement, de la délégation sénégalaise d’accompagnement, des membres du gouvernement et du corps diplomatique ainsi qu’un certain nombre d’invités.
Dans son éditorial, l’Agence mauritanienne d’information revient sur le caractère historique et l’importance de cette visite à la lumière des relations entre les deux pays frontaliers.
« La Mauritanie accueille le Président Macky Sall. Il est le premier Président étranger à fouler le sol de notre pays depuis l’accession effective du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir. Normal qu’il soit le premier parmi nous », écrit AMI.
’’Oui. Le frère est présent aussi quand il fait beau, pas seulement quand le temps est maussade. Pour cela la présence parmi nous du Président Macky Sall revêt un cachet particulier et envoie des messages ineffables », lit-on dans cet éditorial.
L’Agence parle de « message de l’Histoire », notant que « cette visite vient nous rappeler que les relations entre les deux pays sont enracinées dans le plus profond des sols africains ».
AMI évoque « Le message des intérêts communs », « l’intelligence de la nécessité de préserver ces intérêts ».
« C’est sans doute cette conscience de destins partagés qui a poussé récemment les deux Etats à se mettre ensemble pour exploiter les grandes richesses gazières découvertes dans le bassin sénégalo-mauritanien, face aux côtes atlantiques. En mutualisant leurs arguments, les négociateurs des deux pays ont pu tirer le maximum de cette manne », souligne l’agence.
Le Sénégal et la Mauritanie ont signé récemment à Dakar un contrat d’achat et de vente du gaz naturel liquéfié de la première phase d’exploitation du champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
Le contrat a été signé par les directeurs des sociétés pétrolières de la Mauritanie et du Sénégal, la société américaine Kosmos Energy et la multinationale britannique BP.
La signature de l’accord a eu lieu en présence du ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, et de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Vetah.
AMI relève que « cette conscience est celle qui permet aux pêcheurs de Guet-Ndar d’accéder à cette richesse nationale qu’est le poisson, aux éleveurs mauritaniens de profiter des riches pâturages en territoire sénégalais, au moindre coût ».
PSE–Le Brésil veut sa part du gâteau
https://oeildumonde.com/-Tous les chemins mènent à Dakar. Au lendemain de la visite du secrétaire d’Etat américain au Sénégal, il est nécessaire de se demander pourquoi le pays de la teranga attire tous les grands de ce monde. Rien que durant l’année 2018, Macky Sall a accueilli ses homologues chinois, français, allemand et turc. Avant la visite de Mike Pompeo, c’est le Premier ministre canadien qui a séjourné au Sénégal. En marge de la Coupe du Monde 2018, le chef de l’Etat sénégalais a été reçu en audience par Vladimir Poutine à Moscou.
Très présent au Sénégal durant le magistère de Lula, le Brésil, qui s’était éclipsé sur le continent, tente de revenir. Dans un article intitulé «Le come-back africain de Bolsonaro » et publié le 8 janvier dernier, La Lettre du continent révèle que si le président brésilien ne s’est quasiment pas exprimé sur l’Afrique depuis sa prise de fonction, le 1er janvier 2019, un an après, le continent est devenu un objectif prioritaire pour son administration. « Du 8 au 13 décembre, le ministre brésilien des Relations extérieures, Ernesto Araùjo, a ainsi effectué une discrète tournée ouest-africaine. Il s’est notamment rendu en Angola et au Nigéria-l’un des principaux débouchés du sucre brésilien-tout comme au Sénégal où il a convié Macky Sall à une visite d’Etat au second semestre 2020 ».  C’est dire…
UN ÉCRIVAIN SÉNÉGALAIS REVISITE L’HISTOIRE DE LA NAVIGATION SUR LE FLEUVE SÉNÉGAL
Dakar, 17 fév (APS) – L’écrivain et enseignant sénégalais Daha Chérif Ba vient de publier un roman intitulé « Chemins d’eaux », un livre-prétexte pour revisiter l’histoire de la navigation sur le fleuve Sénégal.
Le roman de 272 pages, édité par L’Harmattan-Sénégal, conduit « sur les traces de Labbo Méry, un boisselier du village de Méryal Sayboobe, recueilli dès son jeune âge à Kayes, un hameau destiné à devenir une florissante escale à la croisée des chemins des eaux du Haut-Sénégal », lit-on sur la quatrième de couverture.
Pour l’auteur, « ce texte romancé est un prétexte pour revisiter l’histoire de la navigation sur le fleuve Sénégal, le long des côtes atlantiques africaines ».
« Il revisite les bâtiments commerciaux et militaires sortis des chantiers navals de la Rochelle, de Bordeaux, entre autres, qui animèrent une vie de relation particulièrement dense et florissante’’, peut-on encore lire.
Le roman publié le 4 février dernier, se veut un clin d’œil à « une période particulièrement agitée et riche de l’histoire du Sénégal, de la Sénégambie et de l’ouest africain ».
Daha Chérif Ba est chercheur au département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a à son actif plusieurs publications parmi lesquelles « Crimes et délits dans la vallée du fleuve Sénégal de 1810 à 1970 » (2010), « L’Albanie : Le Vestibule De L’Europe » (2016). FKS/BK/ASG
AUTOSUFFISANCE EN POULETS:une bataille gagnée !
https://toutinfo.net/-Les statistiques disponibles montrent que le chiffre d’affaires de la filière avicole sénégalaise (hors vente d’aliments volailles) a connu une croissance de +77% % entre 2000 et 2011 passant de 72,2 à 130 milliards de FCFA.
Sur la période consécutive à la mesure à la mesure de suspension des importations de poulets (2006-2011), la croissance a été de 44%. La production de viandes de volailles est passée de 29 042 tonnes en 2005 à 55 839 tonnes en 2011, soit une augmentation de 26 797 tonnes, soit 92,26 % en valeur relative. Elle représente 27,94% de la production de viande en 2011
L’aviculture moderne pour 28 688 tonnes, représente un chiffre d’affaires à la vente au détail de 43 milliards de FCFA  et l’aviculture familiale avec 27 039 tonnes pour un chiffre d’affaires de 54 milliards de francs Cfa.
Actuellement, 12 couvoirs assurent une offre annuelle de 21 millions poussins d’un jour. La  contribution au Pib de l’élevage est de 17%.
Malgré cette bonne santé financière et d’avoir réussie l’autosuffisance en matière de poulets, El Hadji Ndiaye, un ingénieur qui s’active dans l’aviculture salue cette volonté politique qui a consisté en 2006 d’arrêter l’importation de poulets pour protéger la filière.
« Mais, il faut encore davantage de politiques incitatives, notamment, en matière de réduction des intrants (poussins et aliments) en vue de mieux satisfaire la demande locale, voire à exporter », estime M. Ndiaye.( Toutinfo.net )
Les administrateurs de la Bad veulent s’enquérir des projets financés par la banque
iGFM – (Dakar) – Les administrateurs du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) sont attendus ce lundi au Sénégal pour un séjour au cours duquel ils vont visiter les projets financés par la Banque, indique un communiqué parvenu à l’APS.
Les administrateurs, qui resteront dans le pays jusqu’au 22 février, « prévoient également de rencontrer les plus hautes autorités du pays ainsi que différents partenaires stratégiques ».
« Des échanges sont prévus avec les partenaires gouvernementaux, notamment le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, gouverneur de la Banque pour le Sénégal, ainsi que son homologue des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le gouverneur suppléant », souligne le communique.
Il ajoute que « des entrevues auront également lieu avec les ministres clés, sous la tutelle desquels sont placés plusieurs projets financés par la Banque ». « Il s’agit des ministres de l’Agriculture et de l’Equipement rural, des Infrastructures terrestres et du Désenclavement, du Tourisme et des Transports aériens, du Développement communautaire, du Pétrole et des Energies. »
L’agenda prévoit aussi des échanges prévus avec d’autres partenaires techniques, comme l’Agence de promotion des investissements (APIX), le Bureau de suivi du plan Sénégal émergent (BOS), la Délégation à l’entreprenariat rapide (DER), la société civile et le secteur privé, etc.
La Banque africaine de développement, partenaire du Sénégal depuis 1972, a financé jusqu’à présent 114 opérations pour un montant cumulé d’environ 3,15 milliards de dollars américains (1 878 milliards de FCFA), selon le communiqué.
Les engagements en cours s’élèvent à environ 2 milliards de dollars (1 187 milliards de FCFA) et sont composés de projets du secteur public, d’opérations du secteur privé et d’une garantie partielle de crédit pour la couverture du risque de change.Auteur : Aps 
URBANISME–DAKAR VERS UN NOUVEAU PLAN D’AMÉNAGEMENT
NETTALI.COM – Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a présidé ce lundi 17 février un séminaire de partage du plan directeur d’urbanisme de Dakar et ses environs (PDU). Un plan élaboré avec l’appui de la coopération japonaise.
” Le nouveau plan horizon 2035 constitue la suite logique des grandes lignes de l’agglomération dakaroise et que c’est une grande mise à jour pour la révision de l’organisation de la vie urbaine, car Dakar a beaucoup évolué“, a déclaré Abdou Karim Fofana en présence de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Tatsuo Arai.
Selon le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique ce plan va au delà de la ville de Dakar. ” L’objectif majeur de cet atelier est de rééquilibrer la structure urbaine. La préservation des écosystèmes reste un défi majeur par rapport aux problèmes liés à l’urbanisme et une planification est nécessaire selon le ministre, car sur le plan financier, le Japon a bien accompagné le Sénégal“, ajoute le ministre.
En effet, la région de Dakar a eu son premier Plan Directeur d’Urbanisme en 1946.
” L’organisation d’une ville doit prendre en charge des paramètres comme l’hydraulique et plusieurs autres aspects de façon à éviter que les populations ne s’installent dans des zones interdites à l’habitat.
Le PDU qui est un ensemble d’outils de planification urbaine aura comme objectif de revoir le plan d’occupation des sols, mais aussi l’organisation de la vie urbaine sur toute la région de Dakar“.
A en croire Abdou Karim Fofana, cette planification est d’une grande nécessité.
” La ville a beaucoup évolué avec une densité de la population qui s’augmente de jour en jour. Il était nécessaire de le faire de façon récurrente en planifiant l’organisation de l’espace.
Quand on parle souvent de l’encombrement dans les grandes villes comme Dakar, c’est parce qu’on n’a pas planifié les espaces pour mettre par exemple les mécaniciens et les vendeurs de véhicules dans des lieux précis“, a-t-il dit.
Il estime que ce nouveau Plan Directeur d’Urbanisme devrait permettre de surmonter beaucoup de défis dans les domaines de l’habitat, de l’économie, de l’industrialisation, de la préservation des écosystèmes notamment l’agriculture et le maraîchage.
Aussi, ce plan va réserver une importante place à la nature avec la reforestation, aux activités économiques et artisanales.
De son côté, l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Tatsuo Arai s’est réjoui du soutien apporté par son pays au Sénégal dans son projet d’urbanisation.
AIR SENEGAL s’installe dans les retards
https://www.dakarposte.com/Le vol HC 403 de Air Sénégal assurant la liaison Dakar – Paris à connu cette nuit un retard de plus de 4h. Prévu pour 00h15, c’est à 04h41 que l’Airbus A330 Sine Saloum a pris son envol au niveau de l’aéroport Blaise Diagne de Diass. Pendant ce temps, sa concurrente sur la même ligne avait fini de rallier Paris, avec un départ à l’heure et une arrivée de 37 minutes en avance sur l’horaire prévu. Notre pavillon national en plus d’un an de service traîne la réputation de ne pas faire de la ponctualité son fort. Ce lundi le vol Dakar – Marseille – Barcelone avait aussi connu un retard de 2h30 impactant le vol retour qui s’est posé à Diass le même jour à 16h29 alors qu’il était attendu à 14h05.
Rappelons que le Président Sall a instruit les autorités sénégalaises d’emprunter la compagnie nationale lors des déplacements officiels.
Perturbation en vue dans le secteur du Transport:sauf recul de dernière minute, le syndicat des routiers du Sénégal entrera en grève demain
http://www.lactuacho.com/Frustrés de ne trouver aucune satisfaction sur les douze points de revendications déposés sur la table des autorités, les Transporteurs routiers sénégalais et maliens iront en grève à partir du 19 février prochain, c’est-à-dire demain.
Non seulement aucune satisfaction pour le moment n’a été noté, selon le secrétaire général du Syndicat des transporteurs routiers du Sénégal, Gora Khouma, mais d’autres points portent sur le règlement 14 de l’UEMOA, la baisse du prix du carburant, les contrôles des forces de sécurité, la Convention Collective, entre autres sont en attente.
Pour les grévistes, il s’agit des camionneurs et autres transporteurs sénégalais et maliens de Moussala, dans le Sénégal oriental et tous exient une tarification régulière des contraventions payées le long du corridor Dakar-Bamako.
« Nous sommes fatigués avec la tracasserie, il y a une infraction d’un véhicule, normalement le chauffeur a tort et devrait payer une contravention à l’Etat. Mais ce n’est pas un policier ou un gendarme qui doit lui demander combien il va payer. Nous voulons que les tarifs soient régulés en cas d’infraction », ont clamé ces acteurs qui disent lutter pour que les sommes, versée aux forces de l’ordre ne rentre pas dans les poches de ces derniers, mais  directement au Trésor public.
INCIDENT ENTRE LE SÉNÉGAL ET LA GAMBIE:Les transporteurs gambiens interdisent aux véhicules de transport sénégalais le territoire gambien
https://www.jotaay.net/-C’est officiel. Les transporteurs gambiens ont mis leur menace à exécution. La Gambia national Transport Union (le syndicat des transporteurs gambiens) a pris la ferme décision d’interdire l’accès du territoire gambien à tous les véhicules de transport en provenance de la Casamance ou du Nord du pays en partance pour la Casamance.
«Nous informons l’opinion nationale et internationale de la ferme décision du syndicat d’interdire aux véhicules de transport du Sénégal de traverser la Gambie. Ceci à compter du 19 février prochain. Plus aucun véhicule de transport en commun en provenance du Sénégal ne pourra entrer en Gambie», informe le président dudit syndicat, Omar Ceesay. Une décision qui vient au mauvais moment, après l’inauguration du pont sénégambien qui participe au désenclavement de la Casamance. Cette prise de position radicale complique davantage les voyageurs en provenance ou en partance pour le sud du pays.
Banjul interdit à Dakar d’envoyer des véhicules de transport en Gambie
Ce qui a fait prendre cette décision radicale aux Gambiens, selon Ceesay, c’est que «les transporteurs sénégalais établis à Karang bloquent les bus de la compagnie gambienne de transport public. Chaque fois que les bus de la société arrivent au poste frontalier de Karang, ils sont malheureusement bloqués. A plusieurs reprises, des transporteurs sénégalais qui exercent dans ce secteur ont intercepté des bus. Le dernier exemple en date a eu lieu vendredi dernier, où un bus de la Gambia transport company service a été intercepté et a échappé de peu à un saccage. Des comportements que déplorent les Gambiens qui demandent ainsi aux présidents Macky Sall et Adama Barrow de régler ce différend qui risque d’avoir des conséquences néfastes.
Les Gambiens réclament un principe de réciprocité entre les deux pays
Mais selon les transporteurs de Karang, «un seul bus est autorisé à embarquer à partir de Banjul pour se rendre à Dakar. Et les Gambiens veulent en abuser. C’est pourquoi nous avons dit niet et nous avons bloqué leur véhicules, car cela va nous porter préjudice», arguent les transporteurs de Karang. Une sortie que bottent en touche les transporteurs gambiens. «Il n’y a aucune restriction en la matière. Une telle mesure constitue une violation flagrante du principe de la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’espace Cedeao. La preuve, les véhicules de transport en commun sénégalais entrent sans restriction en Gambie. Donc un principe de réciprocité doit être appliqué entre les deux pays», argue-t-il.Baye Modou SARR
DÉCISION DES TRANSPORTEURS:DEUX MINISTRES GAMBIENS À DAKAR POUR DÉNOUER LA CRISE
http://www.emedia.sn/–Joint dans la soirée par notre correspondant en Gambie, l’ambassadeur du Sénégal à Banjul, Bassirou Sene, a indiqué que la situation des transporteurs est suivie au sommet des deux États. Selon lui, une délégation du gouvernement gambien sera d’ailleurs à Dakar ce jeudi pour rencontrer leurs homologues du Sénégal pour tenter de trouver une solution à cette crise. Cette délégation comprend le ministre des Affaires étrangères et le ministre des Transports. Elle sera accompagnée de l’ambassadeur du Sénégal en Gambie.
Niveau de criminalité élevé, interdiction de l’homosexualité, attaques terroristes..:le gouvernement canadien vilipende le Sénégal
https://www.jotaay.net/Quelques jours après la visite du Premier ministre Justin Trudeau, le gouvernement canadien a placé le Sénégal à un niveau très élevé d’insécurité. Pour prévenir ses concitoyens désirant se rendre au Sénégal, le gouvernement canadien les invite à faire preuve d’une grande prudence en raison des niveaux élevés de criminalité.
Tout d’abord, les Canadiens rappellent que le conflit casamançais est caractérisé par des périodes de calme relatif suivies de périodes de conflit alimentées par des explosions de mines, des attaques directes ou indirectes, des vols et des attaques contre des entreprises ou des villages. D’ailleurs, ils précisent que les groupes rebelles opèrent sporadiquement sur les routes (souvent fermées la nuit) et dans les zones proches des frontières avec la Gambie et la Guinée-Bissau. «Des mines antipersonnel et antichar, ainsi que des engins explosifs non explosés se trouvent dans de nombreuses régions (nord Sindian, Niassya, sud d’Oussouye, Niaguiss)», précise le gouvernement canadien. En guise de conseil, il demande à ceux qui veulent faire du tourisme au Sud du pays de «rester sur les routes principales, de voyager en convoi et d’embaucher des transporteurs ou des voyagistes de bonne réputation». En plus «les zones proches des frontières avec la Mauritanie et le Mali, où les groupes djihadistes sont actifs, sont à risque, car elles peuvent abriter des éléments extérieurs en raison de la porosité des frontières», fait savoir le Canada à ses citoyens.
Le Canada ne badine pas avec la position du Sénégal sur l’homosexualité
Quant à l’homosexualité, largement débattue lors de la visite du Premier ministre Justin Trudeau, le Canada soutient que ses concitoyens homosexuels devraient considérer attentivement les risques de voyager au Sénégal.
Les sites «ciblés» par les terroristes selon le Canada
Pour ce qui est du terrorisme, le gouvernement canadien, même s’il fait savoir que le Sénégal n’a subi aucune attaque terroriste, précise que le contexte de la menace terroriste régionale pesant sur les pays d’Afrique de l’Ouest, des attaques pourraient se produire à tout moment. Tout en demandant à leurs concitoyens de rester prudents, le Canada pointe les cibles qui pourraient faire l’objet d’une attaque : «bâtiments gouvernementaux, y compris les écoles ; les lieux de cultes ; aéroports et autres plaques tournantes et réseaux sociaux de transport ; les espaces publics tels que les attractions touristiques, restaurants, bars, cafés, centres commerciaux, marchés, hôtels et autres sites fréquentés par des étrangers».
Dakar… la capitale de tous les dangers
Comme toujours, la capitale sénégalaise est dépeinte à l’image des villes où règne l’insécurité totale. En effet, souligne le Canada, «des délits mineurs tels que le vol à la tire et le vol de sacs sont parfois commis par des voleurs à moto. La jetée de Gorée est un lieu de prédilection pour les pickpockets». A ses ressortissants, le Canada demande de rester vigilants : «lorsque vous voyagez, assurez-vous que vos effets personnels, y compris votre passeport et autres documents de voyage sont en sécurité en tout temps… Ne marchez pas seul. Évitez de marcher le long de la route de la Corniche le soir, en particulier sur la Corniche Est (Petite Corniche) et sur la Corniche Ouest. Évitez également de vous attarder le long de la plage en fin de journée». Des consignes de sécurité sont aussi fournies aux Canadiens par leur gouvernement quant à la conduite à tenir en cas de manifestations et grèves. Tout en précisant que «les vols à domicile et les vols à main armée sont fréquents. En général, les agressions ont lieu tôt le matin et après le crépuscule».
Sécurité routière, un problème éternel
Alors que les accidents n’en finissent plus d’être enregistrés au Sénégal, le gouvernement canadien renseigne que «les routes principales sont en bon état, mais les déplacements après la tombée de la nuit peuvent être difficiles en raison d’un mauvais éclairage. La plupart des routes secondaires nécessitent un véhicule à quatre roues motrices, en particulier pendant la saison des pluies». Et de poursuivre : «la présence de piétons et d’animaux, de mauvaises habitudes de conduite et des véhicules mal entretenus contribuent à rendre les conditions de conduite locales difficiles». Pour ce qui est du transport, le gouvernement canadien alerte sur les taxis qui «sont souvent mal entretenus et les conducteurs peuvent avoir de mauvaises habitudes de conduite». Ainsi il est recommandé aux Canadiens d’utiliser des taxis officiellement identifiés (jaune et noir).Samba THIAM
Une fiscalité verte bientôt mise sur pied pour financer l’action climatique
(Agence Ecofin) – Le Sénégal envisage de mettre en place une fiscalité verte qui lui permettra de mobiliser des ressources internes supplémentaires afin de faire face au changement climatique. C’est ce qu’a affirmé Al Hassane Diop, le directeur des partenariats et des financements verts au ministère de la Promotion des investissements.
Ce mécanisme fiscal permettra d’alimenter le Fonds national pour le climat qui sera bientôt mis en place sur recommandation du chef de l’Etat sénégalais.
« Nous travaillons autour des termes de référence pour les harmoniser de façon à pouvoir dérouler la mise en œuvre des recommandations faites par les autorités. Nous devons trouver d’autres moyens pour financer l’adaptation aux effets du changement climatique. Il s’agit d’une question de survie, une nécessité », a affirmé le responsable.
Outre cette mobilisation interne, le pays s’applique également à mobiliser des ressources externes pour financer sa stratégie climatique. Il s’appuiera pour cela sur certains leviers tels que la gestion des déchets, la gestion des ressources en eau, l’énergie ou encore la foresterie.Gwladys Johnson Akinocho
ACCES ENERGIE, TRAITEMENT EAUX USEES, CONSTRUCTION DURABLE‘’City Lab’’ à la rescousse des capitales africaines 
http://www.enqueteplus.com/L’ONG Make Sense a lancé, en partenariat avec le groupe Eiffage Sénégal, le programme ‘’City Lab’’ destiné à la promotion des villes durables en Afrique.
La plupart des villes africaines sont confrontées à des défis majeurs tels que l’assainissement, l’accès à l’eau ou à l’électricité qui nécessitent l’union de plusieurs acteurs pour apporter des solutions durables. C’est dans ce sens que le Conseil présidentiel français pour l’Afrique a initié le concept ‘’City Lab’’. Ce projet est destiné à la promotion de villes africaines durables. Il a été officiellement lancé, à l’échelle du continent, en décembre dernier, à l’occasion de la visite du président français en Côte d’Ivoire. Il est piloté par l’ONG panafricaine Make Sense qui a décidé de collaborer avec des grandes entreprises françaises et des acteurs locaux pour apporter des solutions innovantes de villes durables.
Le programme ‘’City Lab’’ vise à faciliter l’émergence de projets collaboratifs associant les entreprises françaises et les écosystèmes africains, dans le domaine de la ville durable. Ainsi, après Abidjan en décembre 2019, le programme ‘’City Lab’’ est officiellement lancé au Sénégal. Il concerne, pour l’instant, la ville de Dakar uniquement. Le groupe Eiffage Sénégal s’est positionné, à cet effet, comme le premier partenaire du projet qui va débuter par une formation des acteurs autour de cinq thématiques prioritaires ayant trait à l’eau, à l’énergie, aux déchets, à l’habitat et à la mobilité.
‘’’City Lab’ est un projet pour faciliter la collaboration entre les différents acteurs de la société pour imaginer et apporter des solutions concrètes aux enjeux du développement durable de nos villes. Au Sénégal, on est confronté à des enjeux tels que l’accès à l’énergie, le traitement des eaux usées, la construction durable et bien d’autres sujets complexes à résoudre pour un seul acteur. C’est pourquoi, après trois ans d’expérience et de collaboration sur ces questions avec le département du développement durable d’Eiffage, l’opportunité s’est présentée et on s’est associé pour pouvoir imaginer des solutions qu’on va présenter au sommet Ville durable 2020 à Bordeaux’’, a déclaré Mambe Souaré, co-fondateur de l’ONG Make Sense.
Pour apporter des solutions durables à des problèmes tels que l’assainissement, l’accès à l’eau ou à l’électricité, le projet ‘’City Lab’’ se veut inclusif et vise la participation de certains acteurs cibles, à savoir les collectivités territoriales, les politiques, la société civile, les start-up ainsi que de grande entreprises françaises. Et sur ce dernier volet, Eiffage s’est positionné pour apporter son expertise. ‘’Nous sommes une société de BTP. Malheureusement, nous polluons beaucoup avec nos camions, même si nous faisons le nécessaire pour réduire les actions polluantes.
C’est pourquoi Eiffage à décider d’être auprès des jeunes et de les accompagner sur tout ce qu’on aimerait vivre. La force d’Eiffage, c’est d’avoir compris que tout seul, on ne peut pas être pertinent à apporter des solutions concrètes à ces enjeux globaux. Maintenant, il s’agit de transformer nos business modèles pour apporter des offres plus cohérentes face aux enjeux climatiques qui nous touchent tous. C’est pourquoi Eiffage veut se positionner dans ce projet multi-acteurs afin d’être prêt à pouvoir travailler en collaboration avec d’autres acteurs sur ces enjeux’’, a soutenu, de sa part, Gérard Sénac, DG d’Eiffage Sénégal.ABBA BA
Sit-in devant le ministère de la Fonction publique:les diplômés sans emploi exigent un audit des recrutements
http://www.dakarmatin.com/-Les diplômés sans emploi ont tenu un sit-in, ce mardi, devant les locaux du ministère de la Fonction publique. Ils dénoncent le népotisme et le clientélisme dans les recrutements et exigent un audit.
« Diplômés sans emploi, nous voulons travailler », ont scandé les membres du groupement des diplômés sans emploi du Sénégal devant les locaux de leur ministère de la Fonction publique. Munis de brassards rouges et des papiers grands formants sur lesquelles ils ont écrit : où sont les 5 400 emplois ? Pourquoi vous ne recrutez que vos militants?, ils accusent leur tutelle de népotisme dans les recrutements.
Le coordonnateur du regroupement de déclarer :  » On ne peut pas concevoir qu’on utilise la Fonction publique pour préparer les élections locales. La Fonction publique appartient à tous les Sénégalais qui doivent avoir la même chance d’accès aux recrutements. On ne peut pas concevoir qu’on recrute un jeune de 20 ans qui vient d’avoir son Baccalauréat et laisser ceux qui ont leurs diplômes ».
Les manifestants dénoncent un clientélisme dans ces recrutements et demandent un audit. « Nous demandons qu’il y ait un audit des recrutements parce que la ministre de la Fonction publique (Mariama Sarr) a fait preuve d’incompétence et de laxisme »
Le Scandale Des Déchets Médicaux…Au Sénégal
https://www.xibaaru.sn/-Le journal L’Observateur dans un dossier de deux pages sonnent l’alerte sur les dangers des déchets médicaux dont la gestion est une catastrophe au Sénégal. Seringues, pansements infectés, cotons usagés…, des milliers de déchets médicaux atterrissent dans nos poubelles, sur nos plage. Vecteurs d’infections, ces déchets sont parfois très toxiques et aptes à transmettre des maladies d’une personne à une autre.
Dr Fallou Samb de l’Ordre des médecins prévient : «Ces déchets, si on les enfouit, cela peut contaminer la nappe phréatique. Si on les jette à la mer, c’est beaucoup plus dangereux, car cela risque de finir dans nos assiettes. Si on les brûle, la fumée toxique est nocive, car elle peut revenir sous forme de vapeur et infecter les sols et sous-sols.»
Louga : Le sang des malades s’échappe des évacuations des eaux usées
Dr Samb ajoute que la quantité moyenne de déchets dangereux biomédicaux par lit d’hospitalisation et par jour est de 0,5 kg dans les pays à revenu élevé et de 0,2 kg dans les pays à revenu faible. Au Sénégal, révèle-t-il, des millions d’injections sont pratiqués chaque année dans nos hôpitaux.
Saint Louis : Les placentas et membres amputés congelés puis enterrés
Au centre hospitalier Amadou Sakhir Mbaye de Louga, le sang des malades s’échappe parfois du système d’évacuation des eaux usées de l’hôpital  connecté à partir du réseau d’égoût de Louga. Ce qui peut à la longue contaminer la nappe phréatique, selon un spécialiste.  À l’hôpital de Saint Louis, les placentas et membres amputés sont congelés une semaine avant d’être enterrés
EDMOND BORA PREND LES COMMANDES DU MFDC
http://www.emedia.sn/–Trois mois après l’assassinat de son leader Abou Elinkine Diatta, Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) a un nouveau patron. Il se nomme Edmond Bora.
Le nouveau boss du Mfdc n’est pas un néophyte dans le maquis. L’on renseigne qu’il fut l’adjoint de l’ancien chef rebelle, feu Abbé Diamacoune Senghor.
D’après une source bien renseignée, Bora a intégré le Mfdc depuis 1961, et, il était bien impliqué dans le processus de négociation entre le Mfdc et l’Etat du Sénégal en Guinée Bissau. Babacar FALL
Début d’une manœuvre militaire internationale en Mauritanie
https://www.pressafrik.com/Depuis 15 ans les Etats Unis partagent leurs expériences avec les armées de plusieurs pays à travers le monde.
Quelques 1600 soldats africains et européens participent dans le centre-ouest de la Mauritanie à une importante manœuvre militaire.
La manœuvre appelée « Flintock » organisée depuis 2005 est organisée sous commandement américain.
Elle intervient à un moment où les Etats Unis ont l’intention de réduire le nombre de leurs soldats en Afrique notamment dans la région du Sahel.
Parmi les pays africains qui prennent part à cette exercice de formation et d’échange figurent le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, le Nigeria, le SénégalLes Etats-Unis, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, la République tchèque, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni participent également à l’exercice, selon l’ambassade américaine à Nouakchott.
Débuté ce lundi à Atar dans le centre-ouest de la Mauritanie Flintock qui prendra fin le 28 février prochain, passera par Nouakchott et Kaédi en Mauritanie avant de s’achever à Thiès au Sénégal et le Togo.bbcAfrique
Non respect des textes et orientation des nouveaux bacheliers:Le SAES dépose un préavis de grève.
https://www.dakaractu.com/-Le syndicat autonome des enseignants du supérieur a déposé un préavis de grève depuis le 1er Février 2020. Selon David Célestin Faye, le chargé des revendications, c’est pour s’offusquer du non-respect des textes qui régissent l’université et l’orientation des nouveaux bacheliers, rapporte le quotidien du groupe avenir communication.
Selon toujours le syndicaliste, le gouvernement a été interpellé sur beaucoup de questions, mais leur application pose encore un réel problème et installe l’université dans une parfaite illégalité.
L’autre question qui préoccupe le syndicat autonome des enseignants du supérieur, c’est l’orientation des nouveaux bacheliers.
David Célestin Faye estime que « c’est l’autorité qui décide maintenant de l’orientation des bacheliers ». Une chose qu’il trouve anormale. « Le ministre des sports ne peut peut pas faire le  classement de l’équipe nationale. Pourquoi alors le ministre de l’éducation doit choisir et décider de l’orientation des bacheliers ? », se demande t-il…
Perturbations du système éducatif:«Il faut éviter d’être dans le pourrissement,attendre la dernière minute pour vouloir sauver une année scolaire»(Cheikh Mbow, D.EX. Cosydep)
https://www.dakaractu.com/-Le système éducatif sénégalais a renoué avec les séries de débrayages et grèves. Pour rappel, le G7 et le G20 qui regroupent les syndicats d’enseignants sont remontés contre l’État, qui n’aurait pas respecté ses engagements. Le Directeur Exécutif de la Coalition en Synergie pour la Défense de l’éducation publique (Cosydep), M. Cheikh Mbow, s’est prononcé sur ces perturbations notées en milieu scolaire. Le directeur exécutif de la Cosydep, M. Cheikh Mbow, demande à l’État de prêter attention aux alertes des syndicats d’enseignants et les organismes citoyens. Il ajoute qu’en tant que société civile, il est inquiet de constater ces remous dans le système éducatif sénégalais. « Il faut éviter d’être dans le pourrissement, attendre la dernière minute pour vouloir sauver une année scolaire… »
Thiès:le principal du CEM Ousmane Ngom introuvable depuis dimanche
iGFM (Dakar) Encore une autre disparition qui est sur toutes les lèvres à Thiès. Cette fois-ci c’est un quinquagénaire qui n’est personne d’autre que le principal du CEM Ousmane Ngom de Thies, Sadiouka Mbodj. âgé de 59 ans, ce dernier a disparu mystérieusement depuis dimanche dernier.
Il a été aperçu pour la dernière fois dans son domicile sis au quartier « SOM » aux environs de 15 heures, en laissant son téléphone portable chez lui. Ce qui ne facilite pas sa localisation. Selon le quotidien l’AS, c’est une situation qui a installé des sentiments  de tristesse et de consternation dans le domicile du disparu ainsi que dans l’établissement scolaire où il officie.
Sadiouka Mbodj est un  professeur d’histoire et de Géographie qui a eu à exercer son métier au Lycée Malick Sy avant d’être promu principal du CEM Ousmane Ngom.Hawa SIGNATE
PR ALAIN KHASSIM NDOYE, UROLOGUE A L’HOPITAL LE DANTEC, SUR L’INSUFFISANCE RENALE : «TANT QU’IL N’Y A PAS DE TRANSPLANTATION, ON N’A PAS UN DEBUT DE SOLUTION»
http://www.sudonline.sn/-«Tant qu’il n’y a pas de transplantation, on n’a même pas un début de solution pour les insuffisants rénaux. L’hémodialyse n’est pas une solution». Selon le professeur Alain Khassim Ndoye, chef du service urologie de l’Hôpital Aristide Le Dantec, seule la transplantation peut sauver le malade souffrant d’insuffisance rénale. Comme solution, il préconise le démarrage de la transplantation rénale qui, à son avis, évolue lentement et le partage des tâches pour plus d’efficacité. «Il va falloir que l’on se partage  les tâches, que beaucoup d’hôpitaux se mettent à niveau,  pour pouvoir prendre en charge les malades, de créer un service mais de façon virtuelle dont un pool de spécialistes qui officient avec des blocs réservés, à tour de rôle, dans les hôpitaux.»
Entretien !
Quelle appréciation faites-vous de la prise en charge de l’insuffisance rénale au Sénégal?
L’insuffisance rénale est une catastrophe au Sénégal. Pendant des années, on a pris l’option de l’hémodialyse qui est un procédé mécanique extracorporel pour nettoyer le sang de personnes souffrantes d’insuffisance rénale. Quand on commence à mettre quelqu’un en dialyse, c’est pour la vie et une machine ne peut prendre qu’un nombre limité de malades. De ce fait, il y a des malades qui devaient relever de ce traitement et qui ne le feront pas, faute de places. Certains devront attendre qu’il y ait des décès, chez les bénéficiaires, pour pouvoir en faire.  Il s’y ajoute que les séances de dialyse sont très chères dans le privé et tous les malades n’ont pas les moyens d’en bénéficier. Et, du coup, certains vont mourir, faute de place. C’est inadmissible.
Face à la situation évoquée, quelles  peuvent  les solutions?
La seule façon d’enlever un malade d’une machine et pour en mettre un autre, c’est qu’il meurt. La deuxième façon, c’est de le transplanter, de lui trouver un rein et de le lui mettre. La seule solution, c’est la transplantation rénale. Nous sommes urologues, nous avons tous été formés  en ça, nous sommes conscients de la situation.
A vous entendre parler, il n’y a que la transplantation rénale qui peut sauver les malades en situation de dialyse ?
Tant qu’il n’y a pas de transplantation, on n’a même pas un début de solution pour les insuffisants rénaux. L’hémodialyse n’est pas une solution. J’ai été formé en 1978 et la première fois où j’ai  assisté à une intervention  de transplantation, c’était en 1998. A l’époque, je bénéficiais d’un stage  associé en France, dans un service qui ne s’occupait que de cela. Avant moi, il y a  le Professeur  Cheikhna Sylla  qui a été formé et il a eu un DEA de transplantation rénale. Ce que beaucoup de Français n’ont pas. Toutes ces ressources humaines sont  revenues au pays, mais rien. Les Professeurs Ameth Fall, Babacar Gaye ont tous  été formés ; ils sont revenus, mais toujours rien.
Un Comité préparatoire est mis en place par le ministère de la Santé pour statuer sur les conditions de faisabilité de la transplantation.Où en est-on?
Aujourd’hui, il semblerait que le ministère a mis en place  les conditions  pour faire la transplantation,  mais il y a un problème. D’abord, personnellement,  je trouve que les choses vont très lentement,  puisqu’il y a des conférences, des visites à l’étranger, pleins de choses. Et, jusqu’à ce jour, ils n’ont eu aucun bénéfice au moment où des malades meurent. Cette notion d’attente, nous qui n’avons rien, nous pouvons attendre, mais le malade qui n’espère que ça, pour lui, le temps est important. Pour ma part, c’est cela qui me révolte.
Dans un deuxième temps,  le ministère avait dit qu’il allait donner des critères pour agréer des hôpitaux à faire de la transplantation rénale. Sur ce point, c’est vrai qu’il faut mettre de l’ordre  dans la transplantation mais, aujourd’hui, on a l’impression que nous qui avons fait la transplantation, c’est beaucoup de travail à la limite, nous n’allons faire que ça.
En ce qui concerne la transplantation, j’ai peur,  que les gens soient en train de se battre pour faire la première transplantation rénale. S’ils le font, ils risquent de faire les trois ou quatre premiers cas et, après, ça va s’arrêter. Et si ça s’arrête, ce sont encore les pauvres malades qui vont payer.
Vous êtes à l’hôpital Le Dantec, que fait votre structure pour être apte pour la transplantation rénale ?
Ce qu’on est en train d’essayer de mettre sur pied à Le Dantec, c’est une solution pérenne. On a tous travaillé dans les systèmes de transplantation, mais on s’est rendu compte que c’est beaucoup de travail, on a encore nos malades qui ont des cancers,  des infections, il va falloir gérer tout ça. Je ne peux pas dévoiler tout ce que l’hôpital Le Dantec fait,  mais on est en train de créer  des systèmes qui, à mon avis, sont originaux. Je ne pense pas que cela existe encore, de partenariat, de jumelage entre hôpitaux sénégalais d’abord et éventuellement avec la sous-région, pour pouvoir pérenniser, vulgariser, simplifier ce genre de geste qui n’aurait d’intérêt que si ça se prolonge dans le temps. Si un pays  arrive aujourd’hui, à l’instar d’autres pays, à réaliser 50 ou 60 transplantations la première année, ça serait une réussite. Je pense que dès que les gens vont annoncer qu’on a fait la première transplantation rénale, nous, nous allons nous mettre au travail.
Quelle solution pérenne pour démarrer la transplantation ?
Je pense que la situation va se débloquer finalement. Je pense que le Conseil de la transplantation  a une mission qu’il mène, à mon sens, lentement mais qu’il mènera à bout. Ce qu’il y a d’important, c’est que la transplantation rénale tire tous les hôpitaux vers le haut. Les gens sont en train de se mettre à niveau par des travaux, des formations, pour se mettre face à ce cas. Et, je suis convaincu d’une chose, ils sont en train de dire qu’on va agréer tel et tel hôpital, mais aucun hôpital tout seul ne peut gérer la transplantation. Il va falloir que l’on se partage  les tâches, il va falloir que beaucoup d’hôpitaux se mettent à niveau  pour pouvoir se partager les malades. Il y a d’autres pathologies et il n’est pas normal que l’on laisse tomber nos cancers, les infections, pour se concentrer sur la transplantation. Et, au-delà de celui qui fera la première transplantation, il faut qu’on puisse mettre en place cette solidarité  entre hôpitaux.
Êtes-vous pour la centralisation de la transplantation ?
C’est une option qui a été évoquée à savoir de construire un service dédié ; mais, aujourd’hui, je pense que ce n’est pas nécessaire, c’est emprisonner des spécialistes dont on a besoin  dans la transplantation rénale. On à un déficit en spécialistes, mais emprisonner des urologues, neurologues, biologistes, radiologues, c’est trop, tandis que tous ces personnels se trouvent dans les hôpitaux. Il suffit de créer ce service, mais de façon virtuelle dont un pool de spécialistes qui officient avec des blocs réservés. Le Sénégal a fait l’option du donneur vivant, c’est-à-dire de prélever des reins chez des parents et de les transplanter chez le malade. Et ça fait deux interventions par malade. Aujourd’hui, on ferme le bloc de Le Dantec, on ne fait que ça ; le mois prochain, on fermera celui de CTO etc. Je pense que c’est comme ça qu’on va s’en sortir.
Existe-t-il des collaborations entres spécialistes ?
Pour le moment, il n’y a pas de collaboration. Ce sont les équipes qui y travaillent à l’intérieur d’elles-mêmes. Pour Le Dantec, il y a des Conventions de jumelages passées avec d’autres hôpitaux. Ce qui agrandit l’équipe, l’espace, les moyens se mutualisent et  facilitent les choses ; mais c’est entre un ou deux hôpitaux.Réalisé par Denise ZAROUR MEDANG et Sidy BADJI (Photos)
Unicef Sénégal condamne les décès des enfants talibés
https://www.pressafrik.com/Unicef Sénégal dit condamner les décès des enfants talibés dans les écoles coraniques, demandant à l’Etat du Sénégal d’adopter la loi sur les statuts des « Daara » pour la protection des enfants.
« Nous ne pouvons que nous en émouvoir, il est temps que les  décisions et mesures idoine soient prises, comme l’adoption de la loi portant statut des daara (écoles coraniques). Mais aussi d’aller vers une évaluation par rapport à ceux qui ne sont pas aux normes de les mettre aux normes », a plaidé le chef du Bureau pour les régions Est et Sud, Yves Kassoka.
Pour, lui certaines situations, notamment la mort de talibés, ne sont que la conséquence de la non-application et non-adoption de la loi. « Nous savons qu’il y a plusieurs daara qui sont déjà aux normes. De la même manière qu’une surveillance est faite dans les écoles formelles et que les auteurs des maltraitances sont sanctionnés, il doit être de même pour tous les enfants qui sont dans d’autres cadres d’éducation ».
« Il est légitime que des parents choisissent de mettre leurs enfants dans ces types d’éducation, et aussi il est du devoir de l’Etat de garantir la protection de ces enfants qui évoluent dans ce cadre. Le premier responsable c’est l’Etat qui doit garantir à ces enfants le mieux-être, mais aussi c’est la responsabilité des parents », dit-il.
A Louga, au nord du Sénégal, un talibé de 13 ans aurait été sévèrement réprimandé par son maître jusqu’à en subir des coups qui, quelques jours plus tard, lui auraient été fatal. Les proches de la victime ont demandé l’autopsie. Le corps sans vie de l’enfant qui se trouvait depuis dimanche à la morgue de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga a été acheminé à Dakar mardi pour une diagnostique plus approfondie.
Qui pour délivrer les enfants talibés ?Par Par El Hassane SALL
https://actunet.net/-Qui pour briser les chaînes de l’asservissement qui enchaînent les enfants /talibés ? Cette question s’impose parce que le pouvoir qui était censé les protéger semble être lui-même ligoté par ses contradictions. Aussi, l’impression qui se dégage est, qu’autant les enfants mendiants sont dans les chaînes de l’asservissement, autant le pouvoir semble être ligoté, car n’étant pas libre de ses mouvements. Sinon, comment comprendre le fait qu’il promette tout le temps de les retirer de la rue avant de faire marche arrière ? Combien de fois a-t-il promis de les extirper des mains de ces exploiteurs qui usurpent le boubou de marabout pour les transformer en machines à sous ?
Aujourd’hui, le pouvoir semble incapable de trouver la bonne formule pour mettre un terme à la souffrance de ces pauvres bouts-de-chou. Alors que l’on ne cesse de parler de la maltraitance de ces enfants qui se termine souvent par un drame. D’ailleurs, la presse a fait cas de ce qui s’est produit à Louga où un talibé de 13 ans aurait été sévèrement réprimandé par son maître jusqu’à en subir des coups qui, quelques jours plus tard, lui auraient été fatals. Pourtant, lors du dialogue national du 28 mai, interpellé par Aïda Mbodj sur le cas des enfants mendiants, le Président Macky Sall, avait déclaré devant l’assistance :«L’affaire des enfants de la rue, je l’ai dit à Aly Ngouille Ndiaye, il faut qu’on la règle après la Korité, et définitivement. Les enfants qui mendient dans la rue sont différents des enfants des «Daaras». Et je suis d’accord qu’on répertorie les écoles coraniques afin de les aider».
Depuis lors, rien ! Les enfants continuent leur chemin de croix en arpentant les rues de la capitale à la recherche de pitance et piécettes, plus nombreux que jamais. Livrés à eux-mêmes, à la merci des prédateurs et autres dangers de la rue, ils souffrent en silence, dans l’indifférence générale, alors qu’ils devraient être protégés. Ce qui est le plus révoltant, c’est la faiblesse coupable dont fait montre l’État face à ce qui s’apparente à un esclavage moderne. Un État qui, pourtant, a ratifié toutes les conventions sur la protection de l’enfant, mais qui, paradoxalement, ferme les yeux sur les périls qui les guettent. Ce qui n’est rien d’autre qu’une non-assistance à enfant en danger. Et les autorités, au lieu d’anticiper sur les événements pour éradiquer ce fléau, attendent toujours qu’une catastrophe survienne pour jouer au médecin après la mort. D’ailleurs, comment un État qui est censé protéger les couches vulnérables peut-il rester indifférent devant le calvaire de ces jeunes innocents, malades, affamés, maltraités, dont la tranche d’âge est comprise entre 7, 8, 9… à 13 ans, dans les rues ? Quand est- ce qu’on va se rendre compte que c’est inhumain tout cela ?
Ce qui inquiète le plus de nos jours est la banalisation de ce phénomène. Pourtant, cette situation peut avoir de lourdes conséquences dans la société, une fois que ces enfants auront atteint la majorité. Il n’est pas exclu qu’ils se retournent contre elle pour solder leurs comptes avec elle. Parce qu’il est communément admis qu’une enfance malheureuse entraîne souvent une certaine dureté de cœur. Ayant l’habitude d’être malmenés, brutalisés etc. ne seront-ils pas tentés de se venger ? «Occupez-vous des enfants avant qu’ils ne s’occupent de vous», disait le prêtre italien, Saint Jean Bosco. À bon entendeur…. !!!
Statut spécial pour la ville de Dakar:Abdoulaye Wade menace de descendre dans la rue pour contrer Macky
https://www.pressafrik.com/-L’ancien Président Abdoulaye Wade ne gobe pas du tout la proposition d’accorder à Dakar «un statut spécial» avec, comme finalité, d’accorder au Président de la République la latitude de nommer son maire par décret.
Lui, qui recevait en audience Me Abdoulaye Tine de l’Union sociale libérale (Usl), à son domicile, a annoncé son intention de mener «une véritable guerre» au régime de Macky Sall.
« Je suis prêt à descendre dans la rue pour combattre ce projet, quitte à y laisser ma vie. Ce projet ne passera pas. Macky passera sur nos cadavres pour faire de Dakar un statut spécial», a menacé Me Wade dans des propos rapportés Rewmi Quotidien.
L’activiste Ardo Gning libre !
https://www.pressafrik.com/-L’activiste Ardo Gning, auteur de l’#Opération_grille_palais, arrêté vendredi dernier à Tivaoune, puis placé en garde à vue au siège de la Division des investigations criminelles (Dic) pour « appel à l’insurrection » (article 80) vient d’être libéré, ce mardi, après son face-à-face avec le procureur hier lundi.
Son avocat Me Khoureyssi Ba assimile la détention de son client de théâtrale. « Coup de théâtre ! ARDO GNINGUE libre! Un substitut est venu lui signifier qu’il n’a rien fait de répréhensible et que son dossier est donc classé sans suite. Donc 4 nuits de goulag pour rien … Ardo reprend actuellement des forces au restau du Palais avant de rentrer à Tivaouane », lâche la robe noire.
Pour rappel, jeudi dernier, Ardo Gningue avait lancé l’Opération grille palais » sur les réseaux sociaux pour appeler les Sénégalais à se rendre devant les grilles du Palais afin d’exiger la libération de Guy Marius Sagna, activiste emprisonné depuis plus de deux mois pour avoir manifesté devant la Palais, contre la hausse du prix de l’électricité.Fana CiSSE
Amnistie Karim et Khalifa, marches, arrêté Ousmane Ngom:Débats houleux au dialogue politique
http://www.dakarmatin.com/-Le dialogue national se poursuit. Ce mardi, les différents acteurs qui se sont retrouvés se sont penchés sur plusieurs questions dont l’arrêté Me Ousmane Ngom, l’article 80, l’autorisation de marche et la nécessité d’amnistier Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade. Mais, selon la Rfm, les débats ont été houleux, très houleux. Le consensus n’a, pour l’instant, pas été trouvé entre les différentes parties
Statut spécial pour la ville de Dakar:les socialistes parlent de Fake news et prennent la défense d’Aminata Mbengue Ndiaye
http://www.dakarmatin.com/-Les socialistes sont sortis de leur mutisme pour faire une mise au point par rapport aux propos prêtés à leur secrétaire générale par intérim, par ailleurs présidente du Haut conseil des collectivités territoriales, Mme Aminata Mbengue Ndiaye à propos d’un « statut spécial » de la Ville de Dakar.
Lundi, les socialistes sont montés au créneau pour démentir ceux qui ont tenté d’attribuer à leur secrétaire générale, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, une proposition visant à doter la mairie de Dakar d’un statut spécial. Autrement dit, la secrétaire générale par intérim du Parti socialiste aurait proposé que le maire de la capitale soit désormais nommé et non plus élu.
Selon l’économiste Kadialy Gassama, membre du comité central du Ps, des responsables politiques comme Barthélémy Dias et des membres de l’APR auraient travesti les propos de leur patronne à eux socialistes, Mme Aminata Mbengue Ndiaye. « Halte à la désinformation et à l’interprétation tendancieuse de propos de leaders politiques. Barthélemy Dias attaque de façon virulente la Secrétaire Générale du Parti Socialiste, Madame Mbengue Ndiaye, lui prêtant des propos de changement de mode d’élection du maire de Dakar et d’un statut spécial pour la Ville de Dakar. Certains responsables politiques APR bottent en touche », a-t-il expliqué.
A cet effet, Kadialy Gassama a tenu à revenir sur les propos de l’ancien ministre de la Pêche concernant le statut spécial des grandes villes comme Dakar. Selon lui, la secrétaire générale du Parti Socialiste n’aurait jamais évoqué un statut spécial pour la ville de Dakar, encore moins parlé de nomination par décret du maire de la capitale. Ce dont il s’agit, explique le responsable socialiste rufisquois, c’est de discussions dans le contexte du dialogue politique et des réformes envisageables sur la décentralisation pour son approfondissement et la cohérence territoriale. Ainsi, des avis sont émis pour voir quel nouveau statut pour les villes comme Dakar, Rufisque, Guédiawaye, Thiès qui polarisent des communes de plein exercice.
« A partir du moment où le mode d’élection du maire par le suffrage universel direct semble être un consensus de la classe politique, quel modus operandi pour les villes comme Rufisque, Dakar, Guédiawaye et Thiès ? A ce titre, la secrétaire générale du Parti Socialiste a émis un avis sur le changement de statut pour les villes qui polarisent des communes. Une proposition qui, d’ailleurs, fait l’objet de discussions. Par conséquent, il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! » estime Kadialy Gassama.
Selon lui, les Sénégalais ont compris que certains ont voulu entretenir l’amalgame à propos de cette proposition. « Aller vite en besogne pour des considérations politiciennes et faire dire à la secrétaire générale du Parti socialiste ce qu’elle n’a pas dit en interprétant ses propos autrement, procède de l’amalgame et de la désinformation. Toutefois, les esprits éclairés sauront distinguer le bon grain de l’ivraie », soutient-il.
Statut particulier pour Dakar sens et portée d’une proposition du HCCT 
Le secrétaire national adjoint chargé des TIC au Ps, Abdoulaye Gallo Diao, a abondé dans le même sens que Kadialy Gassama. Rappelant l’article évoquant le rôle du Haut conseil des collectivités territoriales, le membre de la cellule du communication du parti de Colobane, M. Diao, estime que Aminata Mbengue Ndiaye qui exposait sur un thème concernant les villes a rappelé que le statut de la ville de Dakar n’a pas évolué alors que «des villes-capitales politiques et économiques comme Yaoundé, Yamoussoukro, Douala, Lagos disposent d’un statut particulier à la hauteur de leur taille et à la dimension de leurs ambitions».
Ainsi, elle a plaidé pour un «statut particulier» pour Dakar. C’est cette déclaration que ses « adversaires » politiques ont dénaturée pour faire de l’amalgame. « Le Ps est indigné et même outré du fait que des trafiquants d’influence et des imposteurs champions de la désinformation et de la manipulation à travers les réseaux sociaux s’attaquent injustement au HCCT, troisième institution de la République, en insultant son autorité suprême à savoir la Présidente Aminata Mbengue Ndiaye. A ces vautours et charognards de tous les cieux, nous déclarons désormais que ce sera œil pour œil et dent pour dent. Le Parti socialiste ne laissera personne discréditer ni diaboliser sa secrétaire générale sur l’autel de mesquineries politiciennes », martèle M. Diao. Le Témoin
Nafi Ngom Keita a reçu la citation directe de Cheikh Oumar Anne
Dakarmatin via Pressafrik-L’ex-présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Nafi Ngom Keita a finalement reçu, selon L’Observateur, la citation directe de l’ancien directeur des Centres des œuvres universitaires de Dakar (Coud), Cheikh Oumar Anne qui l’accuse de « diffamation et complicité de diffamation ».
Mais cette plainte pourrait ne pas aboutir, si l’on en croit au constitutionnaliste Ngouda Mboup. Selon lui, l’ex-présidente l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) est couverte d’une double immunité.
« Il y a des agents de l’Etat et des fonctionnaires qui sont protégés par la loi dans le cadre de l’exercice de leurs missions. A cet effet, Mme Nafy Ngom Keita fait partie de ces personnes là. Elle a une double casquette et une double qualité. Inspectrice générale d’Etat et présidente de l’Ofnac. D’ailleurs, l’article 9 de la loi de l’Ofnac précise que les membres ne peuvent être poursuivis, recherchés et arrêtés, détenus ou jugés à l’occasion des avis, opinions qu’ils démettent pour les actes pour décisions qu’ils prennent dans l’exercice de leurs missions », rappelle le constitutionnaliste.
Au delà cela, en tant que Inspectrice générale d’Etat, « elle ne peut pas être poursuivie n’importe comment et devant n’importe quelle juridiction. Cela dit, il sera très compliqué d’attraire Nafy Ngom Keita devant la barre », ajoute l’enseignant.
Les avocats de l’ancien directeur des Centres des œuvres universitaires de Dakar (Coud), Cheikh Oumar Hann, ont déposé une plainte contre, notamment, Nafy Ngom Keita, ancienne présidente de l’Ofnac. Cela fait suite à la publication d’un rapport dans lequel M. Aann est soupçonné de mauvaise gestion. Cette partie du document a été exploité par le journaliste Pale Alé Niang, lui aussi visé par une plainte
Composition du Cabinet du Président Famara Ibrahima Sagna:Les collaborateurs de la peur
https://actusen.sn/-Le président du Comité de pilotage du Dialogue national, Famara Ibrahima Sagna a dit au chef de l’Etat qu’il travaillera, bénévolement, qu’il n’a besoin ni de salaire, ni d’indemnités et qu’il l’a dit au président de la République. Mais qu’en sera-t-il pour les conseillers et autres assistantes de l’ancien ministre sous le défunt régime socialiste ? La question garde toute son importance.
En effet, selon SourceA, si les mille et un collaborateurs membres du Cabinet du ‘’Big’’ Famara devaient, à la fin du mois, bénéficier d’un salaire pour leurs états de services qui seront rendus dans le cadre du Comité de pilotage du Dialogue national, il n’y a pas de doute que le budget dont ‘’SourceA’’ ignore, pour le moment, le montant, pourrait fortement saigner. Car c’est une population digne du nom qui siège dans le Cabinet du président du Comité de pilotage du Dialogue national entré, officiellement, en fonction depuis le 26 décembre 2019
Amadou Siré Sall, appartenant au troisième âge, est propulsé au rang de directeur de Cabinet du président Famara Ibrahima Sagna.
En attendant la tempête en provenance de la majorité présidentielle Par Mamadou SY Albert
https://actunet.net/-Macky Sall, le président de l’Alliance pour la République et de la coalition majoritaire Benno bokk yakaar, a réussi à museler son parti et son alliance stratégique. Ces deux leviers politiques ont été réduits depuis sa reconduction à la tête du Sénégal, au soutien à l’action du chef de l’État. Le traitement des  grandes questions de la société sénégalaise est désormais l’apanage exclusif du maître du jeu. Il a fixé des règles de conduite infranchissables ou presque. Le soutien dans le silence et la discipline ou le remerciement. En attendant la prochaine tempête des élections locales ou le débat du troisième mandat tant attendu, le ton est à la fermeté au Palais Présidentiel.
Silence, le président de l’Alliance pour la République et de Benno bokk yakaar gouverne. Il dirige seul les destinés de la majorité présidentielle et du Sénégal. Depuis la décision supprimant le poste de Premier ministre, le chef de l’État a repris tous les leviers de la chaîne de commandement du pouvoir exécutif. Le pouvoir étatique décide dans ce cercle restreint du périmètre présidentiel. Le président de la République concentre ainsi tous les pouvoirs sous sa forme fast-tract.
Ce tournant politique exceptionnel de la seconde alternance se combine à un autre tournant imprimé à la relation entre le parti présidentiel, la majorité présidentielle et son acteur principal. Le maître du jeu politique de l’Alliance et de la majorité incarne la seule autorité habilitée à traiter et à donner des instructions et des directives sur les grandes questions de l’heure. Le troisième mandat potentiel en 2024, les préoccupations  politiques au centre du dialogue national et du dialogue politique, constituent un domaine réservé du président de l’Apr et du Benno bokk yakaar.
Au mieux, les militants et responsables de la mouvance présidentielle peuvent prendre la parole dans le cadre du dialogue -politique et national – mais à condition qu’ils soient dûment mandatés par les instances régulières dépendante du reste  de la volonté exclusive du chef de la majorité. Un commandement, un chef et des troupes obéissant à l’œil et au doigt du président de la République devenant le tout puissant de la majorité.
Ces deux tournants marquant une concentration du pouvoir de décision et une distribution démocratique plus sélective de la parole de la majorité, placent l’Apr et le Benno bokk yakaar dans un état de musèlement rappelant les périodes du parti unique et du chef suprême de la mouvance présidentielle. On n’est pas loin de l’ère du président à vie. La majorité, c’est son chef et inversement, le chef est l’incarnation de l’autorité incontestée et incontestable.
L’Apr finit par ne plus exister en tant que parti gouvernant. Le Benno bokk yakaar se confine à des déclarations solennelles de soutien sans réserve à la politique définie par le président de la République et mise en œuvre par lui-même. Cette ligne de conduite est la ligne rouge à ne point franchir. Elle fixe des règles infranchissables. Les responsables de l’Alliance pour la République qui ont tenté d’exprimer des idées subversives des hiérarchies, de la discipline et  des choix contraires à la pensée du chef du parti présidentiel, ont été purement et simplement exclus par le bras armé du président du parti présidentiel, en l’occurrence, la commission de discipline de l’Apr. D’autres responsables frustrés par la nouvelle démarche présidentielle n’ont plus accès au président du parti et de la coalition.
Le message présidentiel est apparemment passé et circule bien dans les rangs de la mouvance présidentielle. Plus de responsable parmi les responsables républicains et des alliés ne prendrait le risque de ramer à contre-courant de la volonté du président de la République, du chef de la majorité présidentielle et de l’Alliance. C’est le musèlement de la majorité présidentielle. Les acteurs de la mouvance présidentielle attendent certainement ce qui sortira du dialogue national. Il n’y aura pas de surprise susceptible de remettre en cause le schéma de gouvernance en cours. Les élections locales prochaines risquent pour autant être un moment de vérité pour le chef de  l’Apr et de Benno bokk yakaar.
Le musèlement pourrait être rompu par des responsables républicains et des partis alliés. Il ne fait l’ombre d’un doute que le silence imposé par le président de l’Apr et de Benno bokk yakaar sur les grandes questions de société et d’orientation politique, ne résistera point à la guerre des positionnements à l’intérieur des rangs des partisans républicains et les conflits entre l’Apr et certains des alliés du chef de l’État. Il y aura une guerre fratricide inéluctable. Une guerre indispensable est nécessaire entre les alliés.
Ces conflits futurs pourraient affecter l’autorité et l’unité de la majorité présidentielle à l’occasion des élections locales, à l’instar d’ailleurs des locales de 2014. À l’époque, malgré l’invite du président de l’Apr pour constituer des alliances locales à partir du noyau des forces soutenant l’action du président de la République, de nombreux responsables républicains passeront outre la consigne présidentielle. Les prochaines élections locales constitueront un véritable test de l’unité de la majorité présidentielle et des capacités du président de la mouvance présidentielle à museler sa majorité.
Livre de Pape Ale Niang:Pourquoi chercher un bouc-émissaire ?Par Assane Samb
Notre confrère Pape Alé Niang a écrit un livre intitulé ‘’Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud’’. Un livre qui vise directement Cheikh Oumar Hann, ancien Directeur de cette institution universitaire, et devenue aujourd’hui Ministre de l’Enseignement supérieur.
Et par ricochet, Pape Alé, vise Macky dans sa gestion, notamment par rapport à des promesses faites relativement à la reddition des comptes.
Un brulot dont l’objectif est justement de démontrer que la rupture n’a pas été opérée à ce niveau et que des personnalités de l’actuel régime épinglées par des institutions publiques de contrôle n’ont pas été sanctionnées. Et, pire, ont été promues.
Mais, ça, on le savait. Le rapport du Coud, tout le monde connaissait le contenu. L’Affaire du Coud ne date pas du livre de Pape Alé Niang. Il est bizarre, alors, de vouloir chercher coûte que coûte un bouc-émissaire, quelqu’un qui serait derrière le journaliste pour s’attaquer à Macky et à ses ouailles.
On a avancé le nom de Nafi Ngom Keïta et, aujourd’hui, on indexe l’ancien Ministre Mary Teuw Niang. Parce que, sans doute, un expert du droit a pu démontrer, publiquement, que Madame Keïta bénéficie d’une immunité qui fait qu’il n’est pas possible de l’inquiéter en ce qui concerne son travail à l’Ofnac.
Pis, les tenants de la théorie complotiste ont même avancé le nom de Mody Niang que la plainte du Ministre vise également.
C’est étonnant parce que l’Ofnac est une institution sérieuse, apolitique, que l’on est en train de discréditer par cette démarche qui vise son ancienne présidente.
Si tous ceux qui étaient épinglés par les institutions de contrôle s’attaquaient à celles-ci, on arriverait à une situation où il serait préférable de les dissoudre.
Alors, pour en revenir au journaliste, ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend à la gestion de Macky.
C’est un chroniqueur qui, d’une façon permanente, fait des révélations et des analyses qui n’arrangent pas le régime. Or, qui peut faire une chronique librement doit  pouvoir écrire un livre.
Pourquoi, alors, on ne s’est jamais demandé qui était derrière les chroniques qu’il faisait ?
Est-ce à dire que les livres d’Abdou Latif coulibaly étaient aussi commandités par quelqu’un au temps de l’ancien Président Abdoulaye Wade ?
Mieux, depuis que Macky est au pouvoir, beaucoup d’intellectuels qui lui sont favorables, comme Alioune Fall Sall, ont écrit des livres. Est-ce à dire que le pouvoir ne supporte que les livres qui lui sont favorables ? Ce serait la fin de l’esprit critique, du débat contradictoire dans notre pays.
En clair, s’il s’agit des gens qui écrivent des livres, dont le dernier est justement Latif, pour dire que Macky gère bien le pays et qu’il est le meilleur, laissons à ceux qui pensent le contraire, le soin de l’exprimer. C’est aussi simple que cela.
Pape Alé Niang n’a pas besoin d’être instrumentalisé pour écrire un livre. Et ce serait penser que tous ceux qui écrivent actuellement le sont. Un pas que nous ne franchirons pas.
Qu’à cela ne tienne, ceux qui se sentent diffamés par une publication quelconque peuvent toujours porter plainte. A ce propos, rien n’à dire, alors, sur la plainte de Hann.
Mais, ceux qui s’activent encore pour entretenir un débat clos par la plainte, doivent savoir raison garder s’ils font confiance à la Justice.
C’est à la Justice de s’accaparer du dossier pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur le contenu du livre ou du rapport de l’Ofnac. Car l’un ne peut pas aller sans l’autre.
Quant aux hommes de médias, il serait heureux qu’ils poursuivent leurs investigations sur tous les dossiers importants de la République et écrivent des livres pour les laisser à la postérité.
Et ils n’ont pas besoin que quelqu’un soit derrière eux, même si la source est indispensable à ce type de travail. Et comme la source est protégée, c’est peine perdue.Le seul responsable du contenu du livre, c’est Pape Alé Niang. Et il ne s’en cache pas.Assane Samb
Etat de droit,mal gouvernance:Où s’arrêtera l’État-Apr?
https://actunet.net/-Pour l’observateur qui essaie de situer sa démarche au plan de la réflexion et de l’analyse, il peut paraître anachronique ou saugrenu de parler d’État de droit et de bonne gouvernance dans le Sénégal d’aujourd’hui. En effet, lorsqu’on se fonde uniquement sur ce qu’on voit, ce qu’on entend, ce qu’on remarque dans la conduite des hommes qui dirigent le pays, dans leur comportement, dans leur façon de faire,  de dire, de se dédire, l’on est choqué, inquiet et même révolté, tant ce qui s’offre à l’observation et à la critique est loin de correspondre à ce que le Président Sall avait promis à ses compatriotes.
Quand l’incompétence le dispute à une politique d’opacité et de mensonges, à la calomnie, aux détournements de deniers publics et au bradage de nos ressources naturelles, le tout sur fond d’impunité,  il y a de quoi se faire du mouron pour l’avenir de notre pays. Aujourd’hui, l’amer constat est que tous les secteurs sont en crise, et ça va de mal en pis, le régime de Macky  Sall semble n’avoir aucun moyen, pour sortir le pays du pétrin dans lequel il l’a enfoncé à travers sa gestion “sobre et vertueuse”.
Pourtant, c’est Macky Sall himself, qui disait ceci devant des membres de l’association des Sénégalais au Burkina Faso : «l’une de mes premières  missions ce n’est pas de construire des routes, des autoroutes, des ponts. Ma première mission c’est de reconstruire l’État de droit». Et le même Macky Sall d’enfoncer le clou, en expliquant que «l’État de droit ne s’apprécie pas  de façon matérielle, ce sont des valeurs, ce sont des principes, c’est l’égalité des citoyens devant la loi, c’est la lutte farouche contre la corruption et le népotisme, c’est de faire du travail un dogme et que tout le monde soit convaincu que c’est avec le travail que nous pouvons développer notre pays».
La question qui s’impose aujourd’hui est de savoir si l’on peut peut, en dehors de toute considération partisane, dire que ces termes déclamés dans le discours du Président Sall sont vécus dans ce pays ? La triste réalité est que ce régime a exacerbé les maux de la société en faisant la promotion des contre valeurs. Et tous les principes qui fondaient la République sont foulés au pied.
Aussi, l’impression que l’on a, est que le Sénégal de nos jours, n’a presque plus rien de commun avec ce que les figures illustres ont laissé comme valeurs. «Aussi bien le pays que ses hommes  donnent l’image pitoyable d’une sorte de mal insidieux qui, tel un cancer épidermique, ronge graduellement, mais inexorablement, le tissu social qui, au plan de la moralité, se rappetit et tend à s’anéantir, avec la disparition des vertus dont il semble ne rester maintenant que des souvenirs, que l’on évoque avec tristesse et amertume», pour paraphraser Abdoulaye Sokhna Diop.
Au-delà des faits de prévarication et de mal gouvernance qui alimentent quotidiennement et inlassablement les Unes des journaux, au grand dam du goorgoolu à la fois blasé et indigné, c’est la menace qui pèse sur la nation toute entière qui est ici en cause, au nom de la Pensée unique à laquelle semble s’être converti corps et âme, le pouvoir en place. Aujourd’hui il suffit seulement de s’indigner ou de dénoncer des comportements qui heurtent la morale pour se voir taxer de tous les noms d’oiseaux. Certains thuriféraires du président osent même déclarer sans sourciller que le Président Sall n’a pas d’adversaires mais des ennemis.
Peut on seulement parler de l’égalité des citoyens devant la loi au moment où les dossiers des prédateurs des deniers publics sont sous le coude présidentiel alors que les voleurs de poule et autres portables infestent les cachots ? Où encore quand Guy Marius Sagna est maintenu en prison alors que ceux avec qui il avait commis le même délit sont relâchés ? Pourtant  Guy Marius a eu le seul tort de s’être agrippé aux grilles du palais pour faire lâcher prise au pouvoir qui s’est agrippé à nos poches, à nos ressources naturelles et à nos deniers en toute impunité.
Il est temps  que tous les démocrates de ce pays qui sont épris de paix et de justice élèvent la voix pour que ce régime aveuglé par les lambris dorés du pouvoir retrouve sa lucidité et revienne à la raison, parce que laisser perdurer de tels agissements, c’est remettre en péril  notre commun vouloir de vie commune. Aujourd’hui où l’on parle de montée du terrorisme et autre djihadisme, le combat contre la mal gouvernance et l’injustice doit être l’affaire de tous parce qu’ils constituent un terreau fertile. Étant entendu que le terrorisme et le djihadisme se nourrissent des frustrations, de l’injustice sociale et de la corruption érigée en mode de gouvernement.À bon entendeur Salut !!!
Assassinat de Mohamed Cissé Américain à Fass Kahone:l’enquête accable un des deux suspects
https://actusen.sn/-Du neuf dans l’affaire de l’assassinat de Mohamed Cissé « Américain » à Fass Kahone. Selon le quotidien Libération, l’enquête a accablé un des deux suspects. Le sang de la victime a en effet été retrouvé sur les habits qu’il portait le jour des faits.
Le suspect prétendait que c’était le sang d’un animal qu’il avait égorgé avant d’être confondu par les analyses.
Les recherches se poursuivent pour retrouver le reste de la bande qui serait composé de six (6) personnes. En attendant, les deux suspects arrêtés ont été mis à la disposition du procureur qui a ouvert une information judiciaire pour assassinat.
PLUS DÉTERMINÉ QUE JAMAIS!Par Le Colonel(er) Abdourahim Kébé
L’État du Sénégal continue de s’adonner à son jeu favori: l’intimidation, le harcèlement, l’acharnement et la tentative de bâillonner toute voix discordante de citoyens qui ne cherchent à s’exprimer qu’au nom  de la démocratie et de la liberté d’expression. Il s’illustre par des pratiques anti-démocratiques et contraires à l’éthique.
C’est tout le sens qu’il faut donner à l’élimination d’adversaires politiques comme Khalifa Sall et Karim Wade lors des élections présidentielles de 2019 et l’emprisonnement injustifié du patriote Guy Marius Sagna pour avoir manifesté son indignation face à la violence que ce même État  exerce sur sa population par manque de ‘yeurmandé’.
C’est aussi comment il faut comprendre la traque dont je fais l’objet dans mes activités quotidiennes et qui s’est traduite récemment par mon arrestation à Saint-Louis le mercredi 5 février 2020 suivie de mon interdiction de sortie du territoire national à partir de l’AIBD, le mercredi 12 février. Le soubassement de ces tracasseries n’est ni policier ni juridique; il est éminemment politique.
En premier lieu, Je voudrais souligner que c’est en tant que simple citoyen soucieux de ne pas voir sa ville à feu et à sang, que je me suis investi dans la résolution du violent conflit qui opposait les jeunes pêcheurs de Guet-Ndar à l’État resté inerte et impassible face à leurs revendications légitimes liées aux licences de pêche mal négociées par le Gouvernement
Devant le tout répressif d’une police nerveuse et violente, les jeunes étaient décidés à ne pas céder du terrain et avaient réussi à interdire aux forces de l’ordre l’accès au quartier de Guet-Ndar. Après les échauffourées, les casses et les arrestations, policiers et jeunes pêcheurs se regardaient en chiens de faïence de part et d’autres du petit bras du fleuve. C’est au cours de ce long face à face que je me suis rendu à Guet-Ndar pour parler aux jeunes qui m’ont bien accueilli, écouté et suivi.
C’est ainsi qu’ils ont accepté, à ma demande, de se démobiliser pour aller rejoindre leur famille, étant entendu que nous avions envisagé de nous retrouver le lendemain à 10 heures a.m avec trois à quatre responsables choisis pour exposer tous leurs griefs devant la presse et de laisser le soin aux bonnes volontés de faire le reste
En réalité, ce que je n’avais pas dit, c’est que j’étais prêt à aller moi-même solliciter une rencontre avec le président mauritanien qui est un camarade de promotion avec qui j’ai passé trois ans à l’Académie Royale de Mecknès, au Maroc, pour qu’il aide à atténuer la souffrance de mes parents guet-ndariens.
Après la dispersion des manifestants, je suis parti sur l’autre rive du fleuve où se trouvaient le commissaire central, la toute nouvelle commissaire de l’île de Saint-Louis et les hommes en alerte. J’ai informé le commissaire central de ma démarche, de la dispersion pacifique des jeunes et de l’état final recherché. Je lui ai aussi fait part du programme pour le lendemain évoqué plus haut et il avait salué l’initiative.
Grande fut cependant ma surprise en recevant tôt le jeudi matin l’information selon laquelle la police avait quadrillé la zone dès six heures du matin. Qu’est-ce qui a pu changer?
En tout état de cause, Je décidai d’aller voir même et dès mon arrivée sur les lieux,  à dix heures, j’ai été arrêté par la police avec une brutalité inacceptable pour être conduit manu militari dans les locaux du commissariat de la police du Nord de l’île où j’ai passé une audition de plus de cinq heures d’horloge sur…mes intentions
L’enseignement tiré de cet incident est que les forces de sécurité sont instrumentalisées par le pouvoir qui en fait des forces de répression plutôt que des forces de protection du citoyen. Craignant certainement de me voir engranger un gain politique important en parachevant l’opération de pacification,  il fallait m’arrêter et laisser la place à l’APR qui a immédiatement dépêché ses sbires à Saint-Louis pour enfin remettre les licences de pêche. Voilà un gouvernement réactif et non proactif.
En second lieu, j’ai été interdit de sortie du territoire national alors que Je m’apprêtais à embarquer à bord du vol Air Sénégal en destination de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s’agissait de représenter le parti Rewmi à la 16ème Assemblée Générale annuelle du Réseau Libéral Africain dont le thème portait sur « Paix et stabilité pour le développement économique et social en Afrique »
Certes, Je suis encore sous contrôle judiciaire. Cependant, j’ai bien informé le juge du voyage projeté et il a donné son blanc-seing en présence de mon avocat. En première approche, on serait tenté de penser à un manque de coordination entre le bureau du juge et les autorités de l’AIBD mais il n’en est rien.  Je ne blâme pas le juge qui a fait de son mieux pour que je puisse prendre le prochain vol mais le dossier préparé à cet effet est resté bloqué chez le procureur de la république pour des raisons que j’ignore pour l’instant
Ainsi donc, après avoir échoué à donner un contenu politique à la notion de devoir de réserve pour me faire lâcher prise, les voilà en train de mener une guerre d’usure avec des provocations tous azimuts. Avec un pouvoir sans foi ni loi de cet acabit, englué dans des scandales financiers d’une ampleur jamais égalée, impitoyablement arrogant, aucun mode d’action n’est à écarter, y compris l’élimination physique d’un opposant où d’un empêcheur de tourner en round.
Dans tous les cas, leurs tentatives d’intimidation ne font que renforcer ma détermination à faire face et à ce titre, je suis aux cotés de tous ceux qui sont debout pour combattre démocratiquement la corruption, l’injustice, l’impunité, et toutes les formes de violence exercées sur le peuple.Dr Abdourahim KEBE,Colonel (er),Enseignant-chercheur
«Arrêtez d’emmerder les Sénégalais!»Par Soro DIOP
Certains journaux rapportent que le Président de la République Macky Sall, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la Maison des transporteurs à Diamniadio, a désolé de l’attitude de gens qui aiment tout corriger en français, qui s’emploient à tout bout-de-champ à déformer ses propos. C’est devenu leur jeu favori, leur hobby, pour ne pas dire leur unique boulot.
A bien des endroits, le Président Macky Sall a raison. C’est un constat indéniable. Les médias et les réseaux sociaux sont envahis, comme dans une piste de danse d’un orchestre qui réussit sa musique, par toutes sortes des danseurs. Certains dansent au rythme de l’orchestre ; d’autres à leur propre cadence endiablée. Ce sont ces derniers qui ne jouent que la musique de la médisance, de la déformation, de la désinformation, de la transformation de leurs suspicions et soupçons en certitudes.
Ces gens, férus des réseaux sociaux et ceux qui se shootent à l’opium des médias s’alimentent au brouet des relations si torturées avec les vérités. Les faits. Dans un dérèglement fou des convenances morales, éthiques, sociales, politiques et républicaines, pour tout dire dans un déni des règles du savoir-vivre.
Certes, ils sont des milliers et des milliers de Sénégalais qui sont dans les réseaux sociaux et dans les médias, porteurs de vertus de la parole qu’ils ne font point pleurer. A côté, il y a qui désole à juste raison le Président de la République, parce qu’ils sont une poignée de spécialistes des verbatim du mensonge, de fabricants de l’enfumage.
Il y en a qui sont dans l’incapacité, face au discours du Président de la République, de débusquer le moindre aspect positif. Il leur faut, quand il s’agit du Président Macky Sall s’oxygéner aux mensonges, aux accusations, à la transformation forcée et forcenée de leurs doutes en vérités. Sans passer par le crible de la raison. Et pourtant, le respect envers les Sénégalais commence par l’usage de la langue, le choix d’un lexique convenable en lieu et place de la production trop facile de torrents d’insultes et de mensonges qui cachent souvent une perclusion de la réflexion, une anémie de la pensée.
Rien d’étonnant que ce soit là l’identité remarquée de ces accros des réseaux sociaux qui se meuvent en daltoniens qui ne voient que du noir. Rien que du noir. Seulement du noir. Qui ne président que l’enfer et l’apocalypse. Les orages et les tempêtes. Les marées noires et les naufrages. Friands du fiel, jamais du miel.
Cette espèce qui pollue l’Internet et prostitue les paroles et les vérités dans les réseaux sociaux déshonore la pensée positive, la réflexion instructive et le bon sens communicatif. Qui n’a pas, objectivement, déceler le cynisme politique dans l’exploitation de la communication présidentielle, les calculs politiciens à la petite semaine et à la petite semelle, allant jusqu’à une volonté machiavélique de détruire notre socle commun ? Régulièrement, certains se livrent à cet exercice désopilant qui n’offre rien qui participe au progrès de notre pays.
DEMOCRATIE ET ESPRIT CHEVALERESQUE
En 2012, ça les avait rendu dingues que Macky Sall ait ravi le pouvoir à l’issue d’une campagne électorale et d’une stratégie de communication rondement bien menées, après avoir tissé une solide histoire avec l’immense majorité du peuple sénégalais. Ils croyaient qu’il n’était qu’une bulle, un accident politique qui ne durerait que le temps d’un feu de paille, «une légère brise qui passe». Que n’a-t-on pas entendu et lu comme prédictions les plus sinistres annonçant des implosions de l’APR, des explosions dans la coalition Benno Bokk Yakaar, des défaites à chaque élection ?
Chaque prédiction a été sanctionnée par des fessées publiques par un peuple sénégalais, jamais pris à défaut dans son bon sens, sa sagesse et sa capacité à faire la part entre l’ivraie électoraliste, partisane et la bonne graine politique arrimée à une ambition de mettre le pays sur la rampe de l’émergence.
Au bout du compte -et c’est ce qui rend encore leur rage plus tenace,  leurs tentatives de destruction et de déconstruction plus obstinées-, le Président Macky Sall dont ils avaient sous-estimé et mésestimé, s’est avéré un roc politique, un stratège dans la démarche et un leader performant dans ses actions. Il renverse les quilles moisies de beaucoup de ses adversaires encore dans les vieilleries politiques. Ceux-là, il les ringardise par ses innovations, des programmes politiques visant l’émergence par son courage à affronter les nouveautés, comme dans le cas de l’exploration et l’exploitation future du pétrole et du gaz, nouveautés qui font souvent peur aux adeptes du «bougisme», autrement ceux qui veulent que tout bouge pour que rien ne bouge.
Ça les détraque, ces cloneurs de nos existences, que le Président Macky Sall ait rempilé pour un deuxième mandat. Il leur fait vivre la hantise de leur échec cuisant. Autant donc occuper le temps et les espaces des réseaux sociaux à s’abimer à affubler sur ses dires et ses non-dits, à transfigurer ses pensées et à se détruire à enfumer, déformer et transformer. On comprend alors les vrais ressorts de leur acrimonie.
Qui plus est, les grossiers et autres prédicateurs de l’apocalypse sont face à des initiatives politiques du Président Macky Sall, qui sont en train d’avoir, entre autres effets, une recomposition politique dont l’ampleur, la nature et la portée les échappent. D’où leurs réactions pavloviennes qui tanguent entre «hystérisations» et recours aux diabolisations pour essayer de duper l’opinion. On a envie de leur répéter comme Georges Pompidou, alors aux Français : «arrêtez d’emmerder les Sénégalais !». Quand on est si psychologiquement atteint, en politique, on ne peut produire qu’un discours qui tord les faits et qui produit des troubles de langage. C’est dans tous les cas une façon d’incarner une posture crépusculaire du fait d’une maladie convulsive portée par une adversité aveugle et aveuglante.
Au fond, l’adversité, la saine celle-là, en démocratie, n’a pas jamais été incompatible avec l’esprit chevaleresque.
VÉRITÉS D’UN HCCT:«Notre institution est accusée à tort…Ce brouhaha est entretenu par ceux qui lorgnent les 66 milliards de Dakar…Nous ne rendons de compte à aucun parti»
Pour que nul n’en ignore, un Hcct est sorti de sa réserve pour remettre certaines pendules à l’heure. Dans cet entretien accordé à Dakaractu, Makhtar Diop a tenté de mettre fin à certaines supputations, non sans préciser que leur institution n’a jamais proposé que le maire de Dakar soit nommé par décret. Elle s’est limitée à souhaiter un statut spécial pour les capitales régionales.
Visiblement agacé par les attaques essuyées par Aminata Mbengue Ndiaye, le leader politique accusera « ceux qui ne respirent que pour devenir maire de Dakar, friands d’avoir à portée de main un budget qui dépasse les 60 milliards l’an et qui, dit-il,  » ne sert à rien de concret, sinon à assouvir des appétits politiques »…
Notre interlocuteur fera diverses révélations dont l’audition programmée pour fouiner dans la gestion de plusieurs maires et ministres. Entretien…
Dakaractu : Vous êtes Haut conseiller des collectivités territoriales et votre institution est accusée de chercher à  faire nommer par décret le futur maire de Dakar.
Et c’est à tort que nous sommes accusés. Notre institution n’a jamais été jusqu’à proposer que le futur maire de Dakar soit nommé par décret. Cette conclusion hâtive est le fruit d’imaginations fertiles, mais burlesques de politiciens qui n’ont d’yeux que pour le budget de cette mairie de Dakar. Je suis le Président de la commission Santé et Affaires sociales et je suis très assidu aux sessions. Je rappelle en passant, que notre institution n’est pas composée d’ignares. Parmi nous, il y a une trentaine de maires, des conseillers municipaux, des anciens ministres, des syndicalistes, des professeurs d’Université. Bref, des personnes qui ont de l’expérience professionnelle et un vécu politique avéré.  Par conséquent,  nous exigeons plus de respect de la part des politiciens professionnels qui tentent depuis quelques moments de jeter le discrédit sur l’institution et sur sa présidente.
Dakaractu : De quoi s’est-il agi alors concrètement ?
Il s’est agi de mettre un terme à cette bamboula qui a lieu au niveau de la mairie de Dakar. C’est un budget de plus de 60 milliards qui ne sert à rien, qui n’a aucune incidence sur la vie des autres communes de la capitale. Vous savez comme moi que les 19 communes d’arrondissement sont devenues des communes autonomes. Et la commune de Dakar ne leur sert à rien. Aucun maire ne peut vous parler de réalisations en dehors de celles faites par l’État. C’est parce que c’est l’État qui gère,  fondamentalement tout… qui paie l’éclairage public, qui s’occupe des questions de salubrité, d’assainissement, qui construit les routes et toutes les autres infrastructures etc… Maintenant, ce budget voté n’a aucune destination connue d’avance. C’est de l’argent qui ne servira qu’à faire de la politique. Voilà pourquoi, tout le monde veut devenir maire de Dakar. Et puis, qu’est ce qui dit que la proposition de Madame Aminata Mbengue Ndiaye visait uniquement Dakar ?
Dakaractu : Autrement dit ?
Mais ce sont les Khalifistes qui s’agitent et qui veulent tenir l’opinion mal informée. Cette proposition vise toutes les capitales régionales. Allez dans les autres pays du monde, vous trouverez des villes qui ont ce statut spécial. Il y a Yamoussokro, Abidjan, Lagos etc… Encore une fois, nous sommes un organe consultatif. Et nous débattons de plusieurs thèmes. Ce statut de Dakar n’est même pas un thème, mais un point d’un thème. Le statut de Dakar n’était pas un point majeur dans nos discussions. Nous avons discuté du statut de la commune, du Pôle urbain de Diamniadio et des villes capitales de région, du statut des chefs de village et des délégués de quartier, du dialogue et de la solidarité des territoires, de l’intercommunalité, de la transcommunalité et des pôles territoires etc… Nous n’avons pas le droit de fuir nos responsabilités. Nous les assumons, mais nous n’accepterons pas cette politique de diabolisation de l’institution et de sa présidente.
Dakaractu:Personnellement, soutenez-vous ce statut spécial pour Dakar?
Dakar n’est pas la seule capitale régionale du Sénégal.  Et ce n’est pas elle singulièrement que la proposition vise. Mais puisque vous insistez, laissez-moi vous dire que je la soutiens. Et ce, pour les raisons que j’ai évoquées un peu plus tôt. Cet argent de la mairie de Dakar qui ne sert précisément à rien, doit arrêter d’entrer dans des poches ou de financer des projets politiques. L’argent doit surtout profiter aux communes qui composent Dakar puisque nous n’avons plus de communes d’arrondissement. Mais, nous ne sommes pas un organe de décision. Nous avons juste fait une proposition au Chef de l’État.
Dakaractu:Au sein de votre parti, Mme Aminata Mbengue Ndiaye a été désavouée…
Madame Aminata Mbengue Ndiaye n’a pas d’interlocuteur au niveau des partis politiques. Elle est présidente d’une institution, d’un organe consultatif qui réfléchit et qui fait des propositions. Elle n’a de compte à rendre à aucun parti politique. Aucun responsable politique de l’Apr ou d’une autre formation politique n’a à la désavouer. J’ai entendu  à travers la presse que Aminata Mbengue Ndiaye a été lâchée par l’Apr. Mais, elle ne rend aucun compte à l’Apr. Nous menons des reflexions et faisons des recommandations que nous donnons au Président de la République. Et cette proposition est directement destinée au Président de la République. Maintenant, même le dialogue national peut s’en approprier et échanger à souhait.  Ce n’est pas nécessaire que chacun essaie d’en faire les choux gras de la presse parce qu’ils n’y a pas de quoi fouetter un chat très sincèrement.
Dakaractu : Un mot pour conclure 
Je tiens à dire à l’intention des Khalifistes que nul ne peut nous intimider et que les croassements des crapauds ne peuvent empêcher le lion de boire l’eau du marigot. Notre institution et sa présidente vont continuer à réfléchir sereinement pour ce pays. Et d’ailleurs, nous allons bientôt entamer des auditions. Et nous accueillerons les maires de Saint-Louis, de Derklé, de Dakar, de Diamniadio, de Kaolack, des Parcelles Assainies etc… Nous ferons autant avec les Ministre du plan, de l’énergie, de l’économie économie solidaire etc… Nous n’avons pas d’états d’âme.
Porokhane:Les détails de l’audience entre le Khalife des mourides et Sokhna Aïda Diallo
IGFM – Sokhna Aïda Diallo a été introduite «par effraction» dans la cour du Khalife à Porokhane, mercredi dernier entre 19H30 et 20H30. Une audience tenue secrète jusque-là. Cette visite de la veuve de Cheikh Béthio Thioune au Khalife a soulevé un tollé indisposant Serigne Modou Rokhaya Mbacké, son interlocuteur, à faire des précisions.
«Chassée» de Touba et Ngabou après le grand tollé créé après le Grand Magal de Touba, Sokhna Aïda Diallo, veuve de Cheikh Béthio, semble revenir en force. Alors que le Khalife l’avait jetée à la poubelle et que plusieurs proches de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké l’avaient rayée de leur liste, Sokhna Aïda Diallo comptent sur certains proches du Khalife général des mourides, dont Serigne Modou Rokhaya Mbacké, pour revenir. En force. C’est d’ailleurs ce dernier qui a arrangé l’audience entre Serigne Mountakha et Sokhna Aïda Diallo à Porokhane où séjourne le guide des mourides. Une audience tenue secrète jusque-là.
Des personnes proches de l’entourage du khalife reviennent sur les détails près de cette rencontre. Elles attestent que c’est par la porte située au côté ouest que la délégation de Aïda Diallo, conduite par Serigne Mame Mbaye Niang, est passée pour accéder dans la cour du khalife. A peine la dizaine de personnes composant la délégation franchit furtivement les marches de l’escalier qui mènent vers le salon du marabout que les lumières sont automatiquement éteintes, installant le peu d’individus encore présents sur les lieux dans une obscurité totale.
Un nommé Madické, proposé ce jour-là au chant des «khassaïdes» dans la cour du khalife, a même été contraint de vider les lieux. C’est bien après l’audience que les chambellans et autres membres de l’entourage du khalife ont été informés de la venue de Sokhna Aïda Diallo à Porokhane. La veuve de Cheikh Béthio Thioune, par la voix de Mame Mbaye Niang, lui a transmis son ziar avant de lui renouveler ses prières. Elle lui a remis 30 tonnes de riz et une enveloppe de 10 millions de FCfa en guise de contribution à l’organisation du Magal de Porokhane prévu le 05 mars prochain.
Se félicitant de ce geste de générosité, Serigne Mountakha en a profité pour rappeler à l’endroit de Aïda Diallo ceci : «Vous m’aviez manifesté votre disponibilité à vous repentir et à vous engager à ne plus poser d’actes qui vont à l’encontre des enseignements de l’Islam, nous avions accepté volontiers vos excuses tout en espérant qu’elles soient sincères et que vous allez vous conformer aux enseignements de l’Islam. Je vous exhorte au respect strict de ces recommandations qui ne vous feront que du bien. Inspirez-vous de Sokhna Diarra Bousso qui repose ici et dont la célébration de son Magal reste l’une des raisons qui vous a amenée aujourd’hui à Porokhane», dira Serigne Mountakha à l’endroit de Sokhna Aïda Diallo.
Les aveux de Serigne Modou Rokhaya Mbacké
«C’est sur mon invitation que Aïda Diallo est venue à Porokhane. Sokhna Baly n’a rien à voir dans cette visite, personne d’autre non plus. Ce qui m’a poussé à la faire venir auprès du Khalife, c’est pour lui éviter le scénario de Idrissa Seck lors de la polémique entre Bakka et Makka. Je m’étais porté volontaire jusqu’à l’amener auprès du khalife et les réconcilier.  L’autre raison, c’est que je fais partie de ceux qui pensent qu’on ne doit pas agir dans le sens d’entretenir un malentendu entre le khalife et des personnes. Au contraire, nous devons faire de sorte que les gens aient accès au khalife comme ça il pourra au besoin les instruire ou les interdire de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose. Ma posture m’oblige à faire du bien et non le contraire. Ils sont nombreux, les hauts placés de la communauté mouride qui viennent montrer au khalife des vidéos à travers lesquelles Sokhna Aida Diallo ne se comporte pas comme il le voulait. Me concernant, avant de décider de l’amener ici dans le domicile du khalife, je suis allé la rencontrer, je les ai infiltrés pendant un long moment et j’ai pu connaître beaucoup de leur façon de vivre et leurs comportements.
C’est à partir de ce moment que Sokhna Aïda Diallo m’a manifesté son intention d’effectuer un ziar auprès de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké et à l’occasion, lui présenter ses excuses. Car elle ne veut pas que ses actions soient entachées. C’est la raison pour laquelle je l’ai invitée ici à Porokhane. Mais celui qui me connaît sait que je ne me mêle pas des futilités ou des conneries. Je suis d’un tempérament bouillant, raison pour laquelle avant d’entamer une quelconque action, je réfléchis mille fois. Tout individu que vous verrez devant le khalife sur mon invitation, sachez que c’est dans le souci de l’aider que je le fais. Je ne connaissais pas Sokhna Aïda Diallo, mais ce sont des dignitaires qui sont venus à Touba montrer au khalife des vidéos et lui faire cas des actes qu’elle a posés. Ce sont les individus qui sont dans l’entourage du Khahife qui divulguent les informations. Moi je ne m’en cache pas, la dame je l’ai filée. On me l’a recommandé et je l’ai suivie jusque chez-elle.
J’ai même impliqué des commissaires de police dans mes investigations qui l’ont infiltrée jusqu’à la cerner totalement. Connaître son mode de vie et surveiller ses moindres déplacements et ses activités avant de m’engager à discuter avec elle. Mon souhait est de réconcilier un jour Serigne Saliou Thioune et Sokhna Aïda Diallo, mais toute chose à son temps. Le Khalife est animé par ce sentiment de les réunir un jour mais il y a toujours des individus qui s’y opposent catégoriquement. L’argent que Sokhna Aïda Diallo m’a remis à sa sortie d’audience avec Serigne Mountakha, je l’ai distribué aux proches du khalife.»EL-H ABDOULAYE BAMBA SALL
POURQUOI LES HOMMES POLITIQUES DONNENT L’IMPRESSION D’AVOIR CHANGE, UNE FOIS AU POUVOIR ? PAR WALMAAKH NDIAYE
https://www.seneplus.com/http://www.sudonline.sn/-L’objet de cette réflexion est une incursion dans cette réalité qu’est le Pouvoir sur lequel beaucoup de compatriotes continuent de s’interroger sur la puissance transformatrice, pour ne pas dire malaxeuse, des hommes et femmes qui le servent.
La question taraude l’esprit de tous les citoyens que le pouvoir n’a pas encore happés. Pourtant une telle mutation rentre dans l’ordre naturel des choses qui expose tout être à défaut de prendre en compte les changements en cours dans son nouvel environnement, aux   risques  de se faire harakiri.  Ainsi Entend-on des récriminations fuser, concernant beaucoup de chefs d’Etat surtout  Africains dont les profils en tant qu’anciens opposants ne seraient plus les mêmes aussitôt au pouvoir.  Hélas, c’est le statuquo aurait été étonnant  voir désastreux pour  le devenir de nos jeunes et fragiles nations.  Cependant  Il est fort à croire, c’est  là un enduit cosmétique et de circonstances qui ne change en rien  les convictions premières de ces derniers et que c’est à leur corps défendant qu’ils sont obligés de composer avec la real politique, visible et invisible, connue ou inconnue, immédiate ou lointaine pour le citoyen ordinaire
L’objet de cette réflexion est une incursion dans cette réalité qu’est le Pouvoir sur lequel beaucoup de compatriotes continuent  de s’interroger sur la puissance transformatrice, pour ne pas dire malaxeuse, des hommes et femmes qui le servent.  Nous l’abordons ici, sous un angle autre que  la question factuelle, factice et galvaudée des privilèges supposés que le Pouvoir accorderait.
La réalité tangible du pouvoir est que l’on ne peut pas connaître le Pouvoir à partir de l’extérieur et dans ce cadre la mythologie des Etats repose en partie  sur les « secrets d’Etat » dont seule  une infime minorité d’initiés,  liés et ligotés par le devoir de réserve et l’honneur d’homme d’Etat. Cette mythologie consignée et transmise par certains  sectes de la République à travers un rituel d’Etat, constitue le premier facteur d’isolement, de conditionnement  qui fait que l’opposant au Pouvoir n’est plus le même, il n’est plus  l’ami d’alors, le parent accessible ou membre d’une  coterie quelconque, exceptée celle politique qui l’a porté au pinacle et qui reste son adosseoir et dernier bras armé.
Au-delà de ce rituel initiatique qui peut prendre du temps en fonction de la familiarité avec les dossiers d’Etat,  de la réceptivité, des prédispositions et de la réactivité du nouvel élu, rituel  qui lui ouvre les yeux  sur  la réalité de la machine d’Etat dont il a en charge,  d’autres réalités plus ardues  surgissent,  insondables de l’extérieur surtout par des protagonistes politiques amateurs, toujours distants et ignorants des politiques publiques en cours et aux aguets pour la critique facile au nom d’un radicalisme inapproprié et  stérile. L’on peut  surtout retenir, la  découverte et la gouvernances de l’Economie politique du Pays, la découverte et la gouvernance des Forces centrifuges et centripètes du Pouvoir, à évaluer, s’y ajoute  la géopolitique  et géostratégie régionales  et internationales à prendre avec minutie, l’évaluation réelle des moyens  financiers, matériels et humains disponibles au regard des besoins ou des prétentions et promesses toujours généreuses. C’est suite à ce debriefing qu’on se fait  une idée du caractère glissant du terrain conquis et on s’évertue  sous pression à trouver les voies et moyens d’un  équilibre difficile,  du  maintien du pouvoir et de la stabilité. Très souvent  au sortir de cet exercice qui reste un impératif pour tout gouvernant,  des  évidences majeures dont la première est la non-conformité entre les appréhensions de l’extérieur et la Réalité du Pouvoir qui n’est jamais unipersonnel, contraignent à un changement de perception et de fusil d’épaule dont le plus efficace reste le Klashnikov dont la vertu est celle du «mal nécessaire» Ainsi c’est l’avalanche de changement de paradigmes, bon gré, mal gré, pourvu que l’intérêt général passe avant les considérations, partisanes, élitistes ou claniques
Cependant le facteur le plus prégnant  et qui peut infléchir la trajectoire de l’opposant  propulsé à la magistrature suprême reste le poids  et l’étendue de sa base socio-affective. Cette base qui l’a propulsé est souvent composite, hétérogène, faite sur la base de calculs politiciens, plus affective que programmatique, et elle s’effrite au fil des ans en fonction de l’aptitude ou non du Président à distribuer des sucettes or elle constitue le piédestal à partir duquel il faut contenir toutes ces forces internes qui se disputent des parcelles du Pouvoir ou neutraliser d’éventuelles résistances aux changements arrivés à maturité. Malheureusement  dans nos pays,  ni l’ancrage de la politique dans nos sociétés, ni le charisme des hommes politiques ou la perception du Pouvoir et la pratique de ceux qui l’incarnent,   ne favorisent la construction  d’une base consolidant  à   l’exercice d’un Pouvoir révolutionnaire. C’est là le talon d’Achille de la politique dans nos pays en Développement, une politique fractionniste, alimentaire au service d’intérêts particuliers, crypto personnels, soumis à marchandage  à la veille des grandes échéances Républicaines  en vue de  constituer une base de façade qui fait long feu.
Dans ce cadre l’expérience de la Coalition Bennoo Bokh yakhaar, à l’origine de la deuxième fait école pour deux raisons. D’une part son étendue originelle, sa résilience au temps et aux velléités fractionnistes et monopolistiques,  sa philosophie politique « Gagnons ensemble et gouvernons ensemble », son fondement programmatique (le PSE), ont  permis de surmonter beaucoup  d’obstacles, de relever beaucoup de défis et de réaliser des performances socio-économiques inédites depuis l’indépendance du Sénégal. Mais d’autre part, à contrario, la défection de plusieurs pans,  inhérente à une certaine frustration,  suite à la distribution des Responsabilités que certains esprits tordus considèrent comme parts du gâteau, au volte face de certaines forces sociales et politiques par rapport à leur engagement et positionnement face à certains défis majeurs comme la reddition des comptes, la lutte contre les délinquants financiers de l’ancien régime, la corruption, le retour aux valeurs éthiques, la lutte contre les pratiques anti Républicaines, n’ont pas permis d’avoir une base sociale suffisamment consensuelle et dissuasive pour mener à bien cette œuvre de salut public. L’on a constaté avec regret une contre mobilisation pour lutter contre ces fléaux et plus grave l’on trouve  Aujourd’hui le malin plaisir de demander  la Réhabilitation des prévaricateurs. De qui se moque-t-on ?
En conclusion pour faire disparaître à jamais cette impression, scellons nos Alliances avec celui que nous portons au Pouvoir sur la base de programmes, élisons sur la base de programmes et non de promesses de campagne et une fois le candidat élu, étouffons les rancœurs et la haine, rassurons le et accompagnons le, de l’intérieur comme du dehors de l’appareil jusques au terme du mandat, au nom de l’intérêt supérieur, ce faisant on permet à notre Démocratie de respirer et il  est  plus facile d’avoir une prise sur un programme que sur l’être humain.Walmaakh Ndiaye wandiaye @gmail.com
MAME MBAYE NIANG–“IL Y A UN TRAÎTRE À L’APR…”
NETTALI.COM  – Après le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) qui dénonce des “cellules dormantes” à l’Apr, c’est Mame Mbaye Niang qui monte au créneau. Le chef de cabinet de Macky Sall promet que les traîtres seront démasqués.
Mame Mbaye Niang n’en doute point. Selon lui, “il y a un traître à l’Alliance pour la république (Apr). Invité ce lundi de l’émission “7Politique” sur la 7Tv, le chef de cabinet du président de la République martèle : “Si quelqu’un pense qu’il peut nous imposer ce débat (sur le mandat présidentiel, ndlr), il se trompe. Ils n’ont pas le droit de saper la dynamique unitaire”. Et ce qui met davantage en colère Mame Mbaye Niang, c’est que, d’après lui, la majeure partie de ceux qui posent ce débat “ont été invités par le président de la République à venir servir le pays”. “Certains parmi eux n’ont jamais participé à notre combat politique, n’ont jamais partagé cette volonté de changer le Sénégal. C’est sur la base de la confiance, de compétences qu’il ont été choisi. Ils ne peuvent pas venir disloquer la machine qui a conquis ce pouvoir parce que tout simplement ils veulent la place du président”, dit-il. Avant de s’interroger : “Pourquoi vous n’avez pas eu le courage d’adhérer au moment où c’était difficile ? C’est de la malhonnêteté.”
“A mes camarades qui n’ont pas compris le jeu de ces gens, je leur dirai qu’il n’est pas prudent de nager à côté de quelqu’un qui se noie. Il n’y a pas de perspective gagnante dans cet isolement. C’est un peu ridicule”, poursuit Mbaye Niang. Qui lance au “traître” : “Vous ne pouvez pas aller créer votre groupe à l’université pour contrecarrer notre Cojeer, avoir  votre journaliste, votre petit commentateur, votre analyste, votre politologue… ce n’est pas sérieux. Ça sape la dynamique.” “Même nos opposants sont plus responsables. Ils ont choisi d’être opposants et ils sont en face. Mais vous ne pouvez pas être à l’intérieur et miner le parti. C’est malhonnête. C’est de la déloyauté. Est-ce que vous avez déjà vu un traître réussir ? Jamais. On vous fait l’honneur de servir votre pays malgré que vous étiez neutre ou partisan d’une autre personne, vous suscitez une polémique, vous êtes de connivence avec nos détracteurs sous prétexte que vous préparez votre propre candidature. Mais c’est irresponsable”, insiste l’ancien ministre de la Jeunesse.
Attention Si Vous Attaquez Amadou Ba…Cette Dame Vous Griffera !
https://www.xibaaru.sn/-Sortie de Bara ndiaye dans RFM Matin contre Amadou Ba:Sophie Ndour décrie les délires sataniques d’un cynique parvenu qui s’ignore.
Un adage bien de chez nous renseigne que pour se procurer une certaine dose de célébrité indue, des anonymes et autres illustres inconnus ont tendance à s’attaquer gratuitement à plus fort et plus grand qu’eux. Cette pensée plusieurs fois séculaire n’en trouve pas moins toute sa pertinence par ces temps qui courent. S’il y’a une personne qui l’incarne au plus haut point, c’est bien Bara Ndiaye, directeur de la maison de la presse. Aphone face aux attaques dirigées contre le Président Macky Sall et frileux pour poser des actes allant dans le sens de l’amélioration des conditions d’existence de ses administrés de Méouane, il a pris le parti de sortir de sa torpeur par des déclarations fracassantes dans le but de clouer au pilori, le discret, l’efficace et le bien éduqué ministre des affaires étrangères Amadou Ba.
Manifestement, ceux qui, comme Bara Ndiaye peinent à le voir manger le mets servi sur un plat de chien en sont arrivés à inventer des mensonges aussi grotesques qu’effrayants. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. A défaut de pouvoir prendre à défaut M Amadou Ba sur le plan des idées et des principes, singulièrement sur la mission que le Président Macky Sall lui a assignée, ce sont des ambitions présidentielles imaginaires qui lui sont prêtées. Invité de l’émission « Rfm matin » du 17 février 2020, Bara Ndiaye n’a rien trouvé de mieux à dire que ceci : « Si Amadou
Compagnie ont des ambitions, ils n’ont qu’à débarrasser le plancher ». A l’image de la bave du crapaud qui n’atteindra jamais la blanche colombe, ces propos discourtois, irrévérencieux et hypocrites relèvent d’un débat de caniveau qui ne pourront jamais atteindre ni éclabousser le très serein Ministre Amadou Ba. Ces propos aux allures de délires sataniques d’un cynique parvenu qui s’ignore relèvent d’une méchanceté inouïe. Elles ne peuvent provenir que de la bouche d’un journaliste jadis membre de la racaille qui a cru devoir brûler les étapes pour se faire une place au soleil. La question qu’on doit se poser des lors est de savoir jusqu’où les effronteries de Bara Ndiaye vont le mener quand il sera directeur général ou ministre lui qui se complait dans sa station de directeur de le maison de la presse pour s’attaquer de façon gratuite et désinvolte au ministre Amadou Ba.
En réalité, Bara Ndiaye est de mauvaise foi et sans scrupules. Sinon il n’aurait pas dû nier le soleil en plein jour. Le ministre Amadou Ba est, par la naissance, l’expérience et la compétence, bien au-dessus du débat de caniveau auquel il l’invite. Le détenteur d’un collier doré aurait bien tort de se battre avec un adversaire qui a le cou nu, l’esprit limité et la bouche sanguinolente. Que Bara Ndiaye et les pourfendeurs innés d’Amadou Ba sachent que ce dernier n’a pas une perception mercantiliste et calculatrice de la pratique politique ni de la gestion du pouvoir. Les sénégalais ne sont ni amnésiques ni de mauvaise foi pour savoir que partout où il est passé, il a marqué de son empreinte indélébile les différentes stations qu’il a eu à occuper. Comme le dit si bien l’adage : les esprits faibles parlent des personnes, les esprits moyens parlent d’événements et les grands esprits parlent d’idées. Plus que des attaques subjectives, bêtes, méchantes et personnalisées qui renseignent sur l’état d’esprit rétrograde de son auteur. Les pourfendeurs du même acabit que Bara Ndiaye doivent se le tenir pour dit : Si Amadou Ba avait réellement des ambitions présidentielles comme les langues de vipère et les fumistes veulent l’accréditer, il n’hésiterait pas une seconde à les décliner à haute et intelligible voix et se donnerait les moyens qui concourent à la réalisation de ce postulat. N’en déplaise à ses détracteurs qui le combattent en cachette ou à visage découvert avec des armes non conventionnelles : la seule préoccupation du Ministre Amadou Ba est de servir aujourd’hui plus qu’hier le Président Macky Sall en apportant sa pierre à l’édification d’un Sénégal émergent. Ce qu’il a déjà fait laisse entrevoir un compagnonnage sincère, fécond et pérenne avec le Président Macky Sall contrairement aux prédictions apocalyptiques des cassandres doublés de nihilistes. En effet, après avoir lancé le Plan Sénégal Emergent, plan de développement du Président Macky Sall en tant que Ministre de l’Economie, des finances et du plan, il a conduit le plan d’actions prioritaires (PAP) de 2014 à 2018. A l’issue de la présidentielle du 24 février 2019, la noble mission qu’il s’est assignée de servir son pays continue au Ministère des Affaires Etrangères où la diplomatie économique qu’il est entrain d’impulser est le continuum des actions enclenchées aux MEEP. Le délire de Bara cache mal un combat d’arrière-garde que mènent certains politiciens couardement masqués par l’entreprise d’une meute de journalistes stipendiés pour euthanasier certains hommes politiques comme Amadou Ba. Entreprise infamante plus que vouée à l’écheSophie Ndour responsable de l’alliance pour la république (Apr) aux parcelles assainies
Mauvaise Gestion De La Senelec…Tous Coupables par Mohamed Dia
Un audit externe de la gestion de la SENELEC risquerait d’incriminer plus d’un
Dans sa lettre du 18 novembre 2019, adressée à Monsieur David Malpass, président de la banque mondiale, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, sollicite un Crédit d’Appui aux Réformes Structurelles Multisectorielles d’un montant de 180 millions de dollars. Il y présente les orientations sur la période 2019-2023. Nous allons préalablement faire l’état des lieux du secteur énergétique, avant d’expliquer le même scénario dans le passé qui a échoué, pour enfin dire aux gouvernants qu’il faut privatiser la gestion de la SENELEC, car tout auditeur sérieux vous dira que le problème de la SENELEC vient des gouvernants qui s’immisce dans la gestion de la boite à des fins politiques.
En février 2017, le gouvernement a réduit les tarifs d’électricité de 10 % et depuis cette date, le gouvernement ne paie pas les subventions dues à la SENELEC de manière régulière. Le gouvernement du Sénégal a refusé d’ajuster les tarifs à cause des élections présidentielles, et cela, malgré l’augmentation du prix du baril du pétrole. Ce désalignement est la cause principale du problème de la SENELEC et du déficit budgétaire dont fait face le Sénégal. Conséquemment, le gouvernement était dans l’obligation d’emprunter 125 milliards de FCFA auprès des banques. Le problème est que le gouvernement voulait juste donnait sa parole contre le paiement de 25 milliards par an pendant cinq ans. Malheureusement, les banques ont refusé et ont exigé une garantie officielle. Il a fallu l’autorisation du FMI pour le prêt de 125 milliards de FCFA pour payer la SENELEC en 2019 et cela a causé un déficit de 3,7 % dans la même année. Ce prêt sera qualifié d’exceptionnelle afin de faire en sorte que le déficit ne dépasse pas 3 %.
La SENELEC est constamment confrontée aux problèmes identiques et le président est toujours pas assez informé ou mal informé. On se rappelle quand Samuel Sarr était directeur de la SENELEC, il a dit et répété que ceux qui accompagnaient le président Wade lui mentaient à propos de l’état critique de la crise énergétique au Sénégal et disait qu’il avait sonné l’alarme bien avant la crise. Il ajoute avoir envoyé des lettres au ministre de l’Énergie durant la hausse du prix du pétrole brut, mais que ce dernier n’avait pas réagi. Ainsi, il en a parlé au Premier ministre du temps, Macky Sall, par voie officielle. Ce ne sera que deux mois plus tard qu’il obtiendra une audience avec le président pour lui parler de ses préoccupations. Le président a alors délégué Macky Sall de concevoir une stratégie pour faire face à la situation énergétique. Ce ne sera que 12 mois plus tard que Macky Sall convoquera une réunion interministérielle sur la situation énergétique. Qu’est-ce qui explique une attente de douze mois pour une situation critique ? Il y a été décidé de rétablir un fonds d’urgence, pour pouvoir conserver les surplus sur le carburant. Rappelons que le fonds avait été abandonné depuis 1998 conformément à l’initiative prise par la Banque mondiale afin de libéraliser le secteur.
Très endettée, la SENELEC a finalement accepté un programme de restructuration. La Banque mondiale et l’Agence française de développement ont respectivement donné 80 millions de dollars et 45 millions de dollars. Le gouvernement a injecté 40 millions de dollars grâce à un prêt de la Compagnie Bancaire de l’Afrique de l’Ouest (CBAO). Comment est-ce acceptable alors qu’à cette époque, le Sénégal affichait l’un des prix les plus élevés en Afrique de l’Ouest, 100 FCFA par KWh ? Quel était le véritable problème ?
La SENELEC présente une histoire ennuyeuse de difficultés financières et de problèmes de trésorerie. L’ancien gouvernement avait aussi mis fin aux versements de subventions à la SENELEC et malgré cela, les tarifs ont été augmentés de 17 % en moyenne. Malgré cette décision de hausser le prix du courant, la dette était encore de 126 millions de dollars et la SENELEC avait encore reçu de l’argent comme l’a sollicité l’actuel ministre, Abdoulaye Daouda Diallo, dans le but de payer ses dettes et d’entamer des réformes structurelles. C’est ainsi que la France nous a accordé un prêt de 45 millions de dollars et la Banque mondiale nous a octroyé 80 millions de dollars et 40 millions de dollars de la CBAO. Dans le cadre de son programme avec la Banque mondiale et l’AFD, le gouvernement du Sénégal a convenu de scinder les activités de la SENELEC en trois entités principales : une filiale de production, une filiale de distribution et une filiale de transport. Les filiales de production et de distribution doivent être privatisées avec une éventuelle participation locale et étrangère, et peut-être aussi des actions offertes au public et aux salariés de l’entreprise. Le groupe des transports continuera d’être contrôlé par le gouvernement en tant que principal partenaire stratégique avec la participation d’investisseurs privés locaux et étrangers. Des années plus tard, on entend de nouveau cette même chanson. En échange contre ce prêt de 180 millions de dollars, la Banque mondiale nous a imposé des reformes. Parmi ces réformes, la Banque mondiale en contrepartie du prêt, nous dit qu’afin de renforcer la transparence dans le secteur de l’électricité, le ministère de l’Énergie a chargé la SENELEC de se réorganiser, à travers la création de la holding Senelec, des filiales distinctes pour la production, transport et distribution d’électricité ; et une filiale associée à le segment du gaz naturel pour jouer un rôle d’agrégateur de gaz. Ça ressemble à du déjà-vu.
Le problème de la SENELEC se trouve dans sa gestion, car il est inconcevable que le gouvernement y ait injecté 266 milliards en 2019 et que ce gouvernement ait bénéficié du prix du baril du pétrole très abordable. L’effet de boule neige s’y pratique pendant plus de dix ans, et cela ne semble point gêner nos gouvernants qui se permettent de vendre le Sénégal pour 180 millions de dollars de la Banque mondiale. Nos gouvernants provoquent notre honte et la SENELEC fait la honte de notre nation. Peut-on parler du Port et de la Poste ?
IDIOVISUEL–L’ENVERS DE LA VERTU !
NETTALI.COM – Doit-on considérer Mame Mactar Guèye comme un moraliste-champion de la vertu publique comme certains se sont plus à le décrire sur les réseaux sociaux ? Doit-on le prendre comme une personnalité utile à la société, voire une alternative aux pouvoirs publics qui ne joueraient plus suffisamment leur rôle dans la surveillance des mœurs publiques sénégalaises ?
Qu’on le veuille ou pas, Mame Mactar Guèye a fini par se tailler une réputation de personnage public et médiatique ayant son mot à dire sur toutes les questions liées aux mœurs publiques. Il n’est certes pas le président de l’ONG Jamra, mais juste le vice-Président puisque l’Imam Massamba Diop en est à la tête. Il est cependant de loin, la personne la plus médiatisée et la plus connue du grand public, du monde politique et des médias.
Mais qu’en est-il justement de Jamra ? L’Ong a écrit ses lettres de noblesse avec feu Latif Guèye qui lui a donné sa notoriété. Ces personnages que l’on cite aujourd’hui, n’ont fait que l’accroître. A ses débuts, l’organisation se consacrait uniquement à la lutte contre le Sida. C’est par la suite qu’elle a évolué dans ses missions et s’est orientée vers la lutte contre la drogue et la dépravation des mœurs. On doit par exemple à feu Latif Guèye, le fondateur de l’ONG, la fameuse loi dite « loi Latif Guèye » portant criminalisation du trafic international de drogue, promulguée par le président de la République et adoptée par le Parlement sénégalais au courant de l’année 2007. Une loi aujourd’hui décriée par les acteurs de la justice qui estiment qu’elle a créé plus de problèmes qu’elle n’en a résolus. Entre autre griefs, est  soulevé l’encombrement des cabinets d’instruction et des prisons du fait des longues périodes de détention préventive.
Le rôle d’influenceur de Jamra n’est donc plus à démontrer. Sauf qu’à force d’activisme, Mame Mactar Guèye a ouvert beaucoup trop de fronts et s’est fait beaucoup d’ennemis. Le personnage ne rate pas la moindre occasion de porter la bataille médiatique contre tout ce qui lui paraît contraire aux bonnes mœurs islamiques, à tel point que certains en sont arrivés à le juger excessif, fougueux, trop censeur et même jusqu’au-boutiste au point de vouloir, à chaque fois pousser dans leurs derniers retranchements, ceux dont le comportement est jugé répréhensible point de vue entorse aux bonnes moeurs. Tel un procureur, il n’hésite jamais à «s’auto-saisir» ou à saisir les autorités pour toute affaire jugée comme étant symbolique de la dépravation des mœurs ou susceptible d’être d’une mauvaise influence pour les jeunes et la société en général. Lorsqu’il constate de la résistance, il en arrive à faire le tour des médias pour hurler son chagrin sur tous les toits.
Face à la chanteuse «Déesse major», connue pour son accoutrement parfois excentrique, parfois jugé par d’aucuns comme allant à l’encontre de la décence, il déposera une plainte en 2014, histoire de lui demander de  «couvrir ses cuisses et ses seins » qu’il ne « saurait voir». Cette dernière sera même placée en garde à vue par la Sûreté urbaine, suite à cette plainte, avant d’être finalement relâchée.
Waly Seck en a aussi eu pour son grade, lui qui a osé arborer un t-shirt connoté un peu trop gay à son goût.
Lorsque la série  «Maîtresse d’un homme marié» a commencé à être diffusée par la 2stv, Mame Mactar Guèye rue dans les brancards, estimant que les images montrées, influenceraient négativement la vie des Sénégalais qui n’en sont pas arrivés à ce degré de permissivité.
Malgré certaines mises en garde, Mame Mactar Guèye n’en avait cure. Il continuera à prendre son bâton de pèlerin, toujours à la recherche d’une nouvelle croisade.
Avec Rangou, l’ex-animatrice de la SenTV, initiatrice d’une soirée privée à 200 000 F, le secrétaire de l’Ong Jamra est encore monté au créneau pour déposer une plainte contre elle. La réaction de «la mise en cause» sera très violente.  “Mame Makhtar est un habitué de virées sulfureuses que j’organise chez moi. D’ailleurs, il vient régulièrement pour y déguster mon succulent thiébou dieun, boire du bon ndiarou sôw (lait caillé) et y rencontrer des homosexuels »,  avait-riposté celle-ci, poussant Mame Mactar à faire une autre sortie en ces termes : « il est urgent que ses proches parents se penchent sérieusement sur son cas pathologique, avant qu’il ne devienne irréversible».
A peine cette affaire Rangou enterrée que Mame Mactar Guèye se remet au-devant de la scène, mais cette fois-ci dans la posture de la victime. Dans cette affaire, tout est en effet parti d’une lettre adressée ce samedi 15 février 2020 au commissaire central de Dakar, El Hadji Cheikh Dramé, signalant la disparition de sa fille Fatou Binetou Guèye depuis la veille, le vendredi 14 février.
Dans sa lettre, il rappelait qu’il y a quatre ans, au mois de mai de l’année 2016, le président exécutif de JAMRA, Imam Massamba Diop avait alerté le directeur général de la Police nationale (DGPN), M. Oumar Maal, suite à des «menaces téléphoniques assorties de chantage», dont le vice-président de JAMRA, qu’il est, faisait l’objet.
«Un anonyme, au bout du fil, me signifiait lâchement son intention de s’en prendre à ma fille unique, Fatou Binetou Guèye, alors collégienne en classe de 5e, dans un établissement scolaire privé de la place», rappelle-t-il. Suite aux réquisitions légales, formulées par le patron de la Police Judiciaire de l’époque, Seydou Bocar Yague, auprès d’un opérateur de téléphonie mobile, la mobilisation des enquêteurs du chef de la Division des Investigations criminelles (Dic), le commissaire Ibrahima Diop, porte rapidement ses fruits. L’auteur des menaces est rapidement arrêté et écroué.
«Aujourd’hui, je ne puis donc m’empêcher de prendre très au sérieux le fait que ma fille Fatou Binetou Guèye, qui m’avait demandé l’autorisation, depuis hier, vendredi 14 février, vers 20h30, d’aller faire sa promenade sportive habituelle sur le périmètre du Centre aéré de la BCEAO, n’ait toujours pas donné signe de vie. Toute la nuit durant, après avoir parcouru, en vain, les coins et recoins de la Cité Djily Mbaye, où nous habitons, et après avoir essayé de la joindre, sans succès, sur son téléphone (7734295??, qui sonne toujours dans le vide), je ne puis que m’en remettre à votre autorité. En nourrissant l’ultime espoir que vous nous aiderez à être édifié sur le silence étrange de ma fille unique, en ces heures d’insécurité grandissante surtout, où même les quartiers résidentiels habituellement sereins ne sont plus épargnés», concluait Mame Mactar Guèye.
Une affaire qui aurait dû certainement rester entre Mame Mactar Guèye et le commissaire à qui a été adressée cette lettre pour des raisons de confidentialité nécessaire à l’enquête. Mais la lettre publiée sur la page facebook de l’activiste, va se retrouver sur les réseaux sociaux. Devenue virale, une chaîne de solidarité et de sympathie se créa aussitôt. Dès lors une pression énorme commençait à peser sur les épaules de la police qui se démena comme un diable pour tenter de résoudre au plus vite, l’affaire,  au risque de se voir accusée de ne pas avoir déployé d’efforts et de moyens pour retrouver la fille disparue.
Seulement, les investigations de la Sûreté urbaine à qui l’enquête est confiée, ont vite permis de retrouver la fille dans une auberge en compagnie de son amant. C’est en tout cas ce qu’a relaté le chef du Bureau des relations publiques de la police (Brp), le lieutenant Ndiassé Dioum. Une version en tout cas battue en brèche par Mame Mactar Guèye qui s’en est violemment pris à l’officier de police coupable, à ses yeux, de “précipitation suspecte”. “Ma fille est en train d’être auditionnée, elle est traumatisée et dépassée par les évènements car elle n’a jamais posé les pieds dans un commissariat. A ma grande surprise, j’entends un lieutenant de la police jeter le discrédit sur ma fille. Je le tiens responsable de tout ce qui arrivera à ma fille. Parce que depuis qu’elle a entendu cette version, elle est dans tous ses états”, a fait savoir le militant de Jamra.
Rangou qui devait attendre Mame Mactar Guèye au tournant, ne perdra pas de temps pour afficher sa solidarité.  Elle y est allée de son ironie bien subtile, malgré sa posture sérieuse et de compassion vis-à-vis de Mame Mactar. Elle n’a d’ailleurs manqué de conseiller aux internautes de laisser les enfants sortir s’amuser un peu. Une sorte de pierre dans le jardin du sieur Guèye, en même temps qu’une revanche par rapport au passé.
Dans cette affaire, il a été finalement beaucoup question de la posture de la police qui a suscité moult interrogations sur la toile à savoir si elle était en droit de fournir un tel niveau de détails en affirmant avoir trouvé la jeune fille dans une auberge avec son amant. Pour d’aucuns c’est une violation pure et simple de la vie privée car certains internautes en veulent pour preuve que dans bien des cas, la police se contente de communiqués laconiques, épargnant de fait, certains détails de l’enquête. Ce qui a amené certains à même parler « d’acte malveillant ». Moustapha lui purement et simplement le retrait du Lieutenant Dioum du bureau des relations publiques dont il considère le maintien comme « une grave entorse à la gouvernance vertueuse et une menace de la crédibilité de la prestigieuse police sénégalaise… ». D’aucuns y ont même vu un règlement de comptes qui a poussé la police à agir de la sorte car, faisant valoir dans leurs arguments, que Mame Mactar Guèye, en ébruitant l’affaire de la sorte sur les réseaux sociaux, a jeté la police en pâture quand bien même il ne s’attendait pas à une telle bombe. Pour beaucoup d’autres, ceci n’est qu’un retour de flammes qui s’est opéré, tout moraliste que Mame Mactar Guèye est. Ils ne l’épargneront point et le trouvent pour bon nombre d’entre eux, « bien trop moraliste à leur goût ».
Seydi Gassama, le directeur d’Amnesty Sénégal a lui rappelé à la presse et aux forces de l’ordre, leurs responsabilités dans un tweet de ce lundi 17 février : «A part, bien sûr, l’âge de la fille de Mame Makhtar Guèye, la police, la gendarmerie et la presse doivent toutes revoir leur manière de travailler. La présomption d’innocence et le respect de la vie privée doivent être mis en avant».
Dans l’Observateur de ce mardi 18 février, Mactar Guèye exige que la police rétablisse les faits après un examen gynécologique réalisé sur la fille.
Une affaire qui pose la question des mœurs sénégalaises dans un contexte de société en profonde mutation, avec à la clef, l’équation de l’éducation des enfants dans un monde plus ouvert avec les réseaux sociaux et un nombre de médias bien plus important. Elle pose en même temps celle de la responsabilité des pouvoirs publics et des autorités religieuses quant à la délimitation du périmètre des libertés publiques et libertés individuelles.
Le rôle de vigie de l’Etat sur la question des mœurs, est en même temps assumé par ces religieux qui sont de fait devenus, de par leurs actions et leurs prêches, les censeurs du monde moderne où l’Etat brille par son absence. Lorsque par exemple les organes de régulation de l’Etat par exemple désertent le terrain qu’ils doivent occuper, ces religieux voient tout simplement un sacerdoce qui est de combler le vide. Combien de temps par exemple, aura-t-il fallu au CNRA pour demander l’application de la loi contre la publicité des produits de dépigmentation. Une loi qui pourtant existait depuis belle lurette, mais faute d’être appliquée, a fini par être rangée aux oubliettes par les médias qui en ont profité pour récolter l’importante manne publicitaire dans ce business. La pratique de la dépigmentation s’est entre temps beaucoup répandue.
Nous osons croire que Mame Mactar Guèye mène ce combat contre la dépravation des mœurs sénégalaises parce qu’il y croit et non pour un autre dessein inavoué. Il a amené sur bon nombre de sujets, les autorités et le Cnra à ouvrir les yeux et à être bien plus vigilants.
Il est bien évident que la vie privée des gens doive être respectée à condition qu’elle reste dans le cadre strictement privé. Que Rangou par exemple décide de montrer son corps sur sa page privée, cela la regarde. Mais que cette image déborde de cet espace privé pour atterrir dans le domaine public, peut poser problème. Reste maintenant à savoir qui a  dû l’y avoir bien transportée. A chaque fois qu’un tel évènement malheureux se produit, des responsabilités sont à situer. Qu’une soirée à 200 000 F l’entrée, arrive aux oreilles des plus jeunes ou même des adultes, n’est point souhaitable. Qu’y a-t-on réellement fait ? Lorsqu’en effet une affaire relève du domaine privé, elle doit strictement rester dans ce cadre et ne point déborder sur la sphère publique. De même que des films sénégalais, sous prétexte de singer ce qui se fait sous d’autres cieux, ne doit pas être contraire aux bonnes mœurs ou servir de mauvais exemples aux enfants. Les scénaristes doivent pouvoir faire preuve de créativité en intégrant les réalités sénégalaises dans ces téléfilms. C’est cela qui a va apporter son originalité au cinéma sénégalais avec toute pudeur et la retenue qui sied.  Le constat est malheureusement que des glissements sont notés dans les téléfilms sénégalais où on peut de plus  en plus voir des acteurs qui s’embrassent et même de nos jours, des scènes suggestives de rapports sexuels.
L’actrice Khadija Sy alias Kalista de la série «Maîtresse d’un homme marié», était un moment apparue sur les réseau sociaux pour mettre Mame Mactar Guèye en garde, alors qu’il critiquait certains passages de « Maîtresse d’un homme marié » : «Beussam dina ñeuw” (son jour viendra) ! “Lou yagoul nak (et ça ne saurait tarder)”. Une sorte de propension sous nos cieux à penser que ceux qui sont présentés comme des moralistes, finissent par être victimes de leurs tendances moralisantes.
Cette affaire malheureuse ne doit point faire sourire les détracteurs de Mame Mactar Guèye. Bien au contraire, ce qui lui est arrivé, peut arriver à n’importe quel autre parent. Cela ne veut non plus point dire qu’il n’ait pas fait son devoir en tant que parent en inculquant une bonne éducation à sa fille.  Sachons juste raison garder et soyons modérés dans nos jugements. Mieux vaut privilégier la discussion que les rapports de force.
LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI
SenePlus  |   Publication 18/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx
Mort suspecte d’un talibé de 13 ans à Louga
La situation des enfants talibés constitue une véritable préoccupation. Dans la région de Louga. Alors qu’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur l’affaire du meurtre du talibé Fallou Diop âgé seulement de 11 ans, voilà qu’un autre cas commence à défrayer la chronique dans cette partie nord du pays. Il s’agit d’un enfant talibé du nom d’Abiboulaye Camara âgé de 13 ans. En effet, Abiboulaye Camara aurait été sévèrement réprimandé par son maître coranique.
Mort suspect d’un talibé de 13 ans à Louga (bis)
Les coups reçus lui ont été fatals puisque l’enfant a rendu l’âme. La famille du défunt ne compte pas rester les bras croisés. Elle entend aller jusqu’au bout pour que lumière soit faite sur cette affaire. Elle demande purement et simplement l’autopsie. Selon notre source, le corps sans vie de l’enfant, qui se trouve depuis hier à la morgue de l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga, sera acheminé dans les prochaines heures sur Dakar pour une autopsie. Seulement au début de l’affaire, selon nos sources, l’enfant avait confié être blessé en jouant au football. Mais cuisiné par son oncle, il a changé de version en soutenant avoir été battu par son marabout alors qu’il était au lit. Amené à l’hôpital, il a succombé quelques heures plus tard.
Avortement clandestin à Ziguinchor
Une infirmière nommée E. S. officiant à l’institut sanitaire «Hopital Silence de Ziguinchor», âgée de 35 ans, ainsi qu’une de ses patientes, habitante du quartier Goumel et âgée de 18 ans, croupissent depuis hier en prison. Elles ont été déférées au parquet par le commissaire central de Ziguinchor, Adramé Sarr, respectivement pour avortement clandestin et complicité. Selon des sources de «L’As», la dame M.H.S s’est rendue au centre de santé pour une consultation. Mais à sa grande surprise, le médecin constate des traces de sang révélatrices d’un avortement. Soumise au feu des questions, elle crache le morceau en révélant avoir avorté avec l’aide de l’infirmière E. S. Interrogée à son tour, elle a nié les faits dans un premier temps avant de passer aux aveux. Elle aurait effectué l’interruption de la grossesse moyennant un tissu et 3 500 francs. Le Commissaire central Adramé Sarr a déferré la patiente et l’infirmière au parquet de Ziguinchor.
Un accident de minicar à Sinthiane dans le Matam
Un minicar de transport en commun s’est renversé hier vers 15h à l’entrée du village de Sinthiane dans le département de Matam. En effet, le minicar qui roulait à vive allure a tenté de suivre le cortège du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall. L’un des pneus avant du véhicule a éclaté avant qu’il ne se retrouve dans le décor. On a dénombré quelques blessés. Informé, le Garde des Sceaux est allé au chevet des blessés qui ont été acheminés à l’hôpital de Ourossogui où ils bénéficient de soins qu’il a entièrement pris en charge. Aux dires des médecins, il y a eu plus de peur que de mal. Rassuré, Me Malick Sall a continué sa tournée.
Insécurité à Wakhinane 03 de Pikine-Est
Les agresseurs et les voleurs hantent le sommeil des habitants du quartier Wakhinane 03 de la Commune de Pikine-Est, établis près des emprises du Train Express Régional(Ter). Ils sont obligés de veiller toute la nuit même s’ils doivent aller au travail. Une situation insupportable qui les a poussés à crier secours pour bénéficier d’une protection des services de sécurité.
Victimes du Plan Jaxaay
Les victimes des inondations de 2005 devant recevoir leurs logements au plan Jaxaay attendent toujours leurs clés. Irrité par la situation, le délégué de quartier de Djidah 02, Saliou Ndir, a profité d’une réunion préparatoire pour l’inauguration d’une maison communautaire de la zone 05 dont il sera le parrain, pour interpeller les autorités sur la question. A l’en croire, cette affaire est devenue un casse-tête pour certaines familles qui arrivent difficilement à joindre les deux bouts avec la cherté de la location.
Marché central au poisson de Pikine
Les mareyeurs s’impatientent de la mise en place du comité de gestion du Marché central au poisson de Pikine qui avait été validé par un arrêté signé par le ministre Oumar Guèye, le 17 janvier 2019. Ils espèrent qu’avec l’arrivée du nouveau ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, ce problème sera résolu définitivement pour une gestion plus collégiale de l’équipement marchand.
AFFAIRE CHEIKH OMAR HANN – DES ÉTUDIANTS ET AGENTS DU COUD SOUTIENNENT LEUR “MENTOR”
NETTALI.COM – L’affaire de la gestion du Coud qui aurait éclaboussé Cheikh Omar Hann suite à la publication du livre de Pape Alé Niang ” Scandale au cœur de la République – Dossier du Coud” est loin de connaître son épilogue. Après ses avocats, l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur peut compter sur le soutien des étudiants et agents du Coud qui se sont érigés en bouclier pour le défendre.
Si le pool d’avocats de Cheikh Omar Hann a promis une guerre judiciaire au triumvirat Pape Alé, Mody Niang et Nafi Ngom Kéita, des étudiants et agents du Coud de leur côté, portent le combat.
En conférence de presse, ce lundi au sein du campus social, ils se disent prêts à en découdre avec le journaliste, Pape Alé Niang.
Selon Abdou Khadre Diop, porte parole du jour, le journaliste chroniqueur a écrit son livre en se basant sur un faux rapport de l’OFNAC, dans le but de discréditer l’ancien directeur du Coud.
Pis, disent-ils, Pape Alé Niang n’a mené aucune enquête.
D’ailleurs, ces étudiants et agents du Coud comptent rendre hommage à l’ancien directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud) et actuel ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pour ses différentes réalisations lors de son passage au Coud de 2014 à 2019.
Ingérence dans la Présidentielle en Guinée Bissau: Ousmane Sonko a joué et a perdu! Par Moise SARR,Secretaire d’Etat auprès du MAESE, Chargé des sénégalais de l’Extérieur.
« La paix n’est jamais acquise, il importe de la vouloir, de la défendre et de la consolider à tous les niveaux de responsabilité » disait l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Perez DE CUELLAR. Telle est la posture du Président Macky SALL dans notre sous région Ouest africaine et dans le monde entier.
Quand les enjeux des délices et jouissances du pouvoir prennent le dessus sur le jeu démocratique et le sacerdoce de l’exercice du pouvoir, certains acteurs politiques ont une réaction irrationnelle qui interroge leur intelligence des situations voire leur statut d’homme d’Etat et de patriote.
C’est le cas de Monsieur Ousmane SONKO qui cherche par tous moyens à se faire un nom, au détriment de la cohésion sociale et des règles de bon voisinage avec les pays limitrophes. Il n’a pas encore compris que la Paix au Sénégal dépend, en partie, de la stabilité de nos voisins les plus immédiats et des efforts longtemps consentis par nos dirigeants pour assurer des relations apaisées de dialogue et de concertation.
Quand le climat politico social est en pleine ébullition, certains politiques ont toujours du mal à agir dans les limites de l’acceptable :  attaquer en règle, s’opposer dans la fermeté en ayant en bandoulière les intérêts de son pays et éviter de personnaliser les points de divergence.
L’élégance démocratique s’entend sous l’angle d’un comportement républicain vertueux, d’une attitude citoyenne responsable et d’un échange de propos contradictoires mais respectueux entre adversaires politiques. Or, cela semble échapper à Monsieur Ousmane SONKO qui confond la temporalité de l’activité politique en période électorale avec celle du fonctionnement normal d’un État et de ses institutions. Ses dernières sorties sur le dossier des élections en République soeur de Guinee Bissau ont fini de démontrer son manque discernement voire son incapacité à distinguer le jeu diplomatique du jeu politique.
Pour preuve, en date du 3 décembre 2019, il soutenait publiquement le candidat arrivé premier à l’issue du premier tour, s’ingérant ainsi de façon déplorable dans les affaires intérieures d’un État souverain. Cette inculture diplomatique, sur fond d’immaturité politique, avait fini par démontrer résolument le caractère puéril d’un politicien obsédé par la fonction présidentielle et qui a bâti toute sa ligne politique sur la base d’une opposition aveugle et parfois irréfléchie au Président Macky Sall.Hélas!
Monsieur Ousmane SONKO, contrairement au Président Macky SALL, avait publiquement opéré une intrusion dans le jeu politique Bissau Guinéen au premier tour de la présidentielle de décembre 2019. Il écrivait le 3 décembre 2019 sur sa page Facebook « J’apporte mon total soutien à mon frère Domingos Simoes PEREIRA, candidat du PAIGC arrivé premier à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée Bissau. »
Ces propos maladroits démontrent à suffisance qu’il est un piètre connaisseur des fondementaux de la gestion des relations de bon voisinage.
Il avait poussé l’imprudence jusqu’à accueillir ce dernier à Dakar, et lui assurer de son soutien.
En quoi Monsieur SONKO peut il être déterminant dans le choix des Bissau Guinéens dont nous avons la plus haute estime et le plus grand respect pour la liberté de leur conscience d’électeurs et leur culture démocratique ?
Il s’est ainsi aliéné pour longtemps une précieuse amitié voire un ressort diplomatique important pour quelqu’un qui ambitionne de diriger un pays qui a une grande tradition diplomatique.
En effet, son candidat a perdu et lui avec…
Le jour où Monsieur SONKO comprendra que la politique étrangère et la diplomatie qui la sous-tend ne se nourrissent pas de sentimentalisme mais plutôt de réalisme, le jour où il comprendra que la politique étrangère s’abreuve à la source de l’intérêt national, ce jour là nous pourrons lui prêter le gouvernail qui le sortira de ses errances euphoriques.
La fonction de Chef d’Etat ne s’improvise pas, elle se construit.
Monsieur Ousmane Sonko a encore joué et perdu !
Force est de rappeler que le candidat soutenu par Monsieur Ousmane SONKO avait averti le Sénégal de sa volonté de renégocier l’accord sur le partage des ressources dans la zone maritime entre nos deux pays. C’est dans cet esprit qu’il avait promis de poser toutes les conditions pour défendre des intérêts de son pays.
Quid alors du patriotisme d’un homme, en l’occurrence Monsieur Ousmane Sonko, qui s’est rangé du côté d’un candidat d’un État autre que le sien, qui menace de façon à peine voilée les intérêts de notre pays ?Mauvais joueur, mauvais perdant, merci de vous en vouloir qu’à vous même.

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