Revue de Presse du Samedi 15 fevrier 2020

Unes de la Presse du Samedi 15 fevrier 2020
Unes de la Presse du Samedi 15 fevrier 2020

René Lake : »IL FAUT GÉRER AVEC INTELLIGENCE L’INTÉRÊT DES GRANDES PUISSANCES POUR NOTRE PAYS »

https://www.seneplus.com/-L’Observateur-Erdogan, Trudeau, Mike Pompeo et bientôt Nakatani Shinichi… Les chefs d’Etat ou de gouvernement se succèdent au Sénégal ces derniers temps. Comment expliquer cette attraction pour Dakar ? Décryptage avec René Lake, consultant en stratégie internationale
Comme par enchantement, le Sénégal est devenu le carrefour du monde. Les visites officielles de chefs d’Etat ou de gouvernement se multiplient à Dakar. Après Raccep Tayyip Erdogan, président de la Turquie, Justin Trudeau, Premier ministre du Canada qui a quitté Dakar il y a quelques jours pour rallier l’Allemagne où il assistera à la Conférence de Munich sur la sécurité, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis, Mike Pompeo est au Sénégal du 15 au 16 février. Il sera suivi de Nakatani Shinichi, ministre des Affaires étrangères du Japon, attendu à Dakar la semaine semaine. Qu’est-ce qui fait que le Sénégal est tant convoité ? René Lake, Consultant en stratégie internationale et expert en développement, basé aux Etats-Unis depuis plusieurs années, décrypte pour «L’Observateur» cet intérêt soudain des pays occidentaux pour le Sénégal.
Depuis peu, le Sénégal semble faire l’objet de toutes les convoitises avec les visites de chefs d’Etat ou de gouvernement occidentaux. Qu’est-ce qui peut expliquer ce phénomène ?
On a tendance, dès qu’un intérêt particulier se manifeste pour nous, à tout de suite entrer dans une sorte de transe qui n’est pas nécessairement de mise. Je suis toujours un peu méfiant vis-à-vis de ce type de réaction. C’est une bonne chose que le monde extérieur puisse afficher un certain intérêt vis-à-vis de notre pays et j’espère que cela va aller crescendo. Cependant, cela doit nous pousser à encore plus d’efforts pour troquer l’attraction en actions à travers des investissements de développement qui soient transformateurs au plan économique et social. Ce qui tempère mon enthousiasme par rapport à tous les acteurs que vous avez cités, c’est qu’ils sont tous des représentants étatiques. L’investissement « propre et intelligent » ce n’est pas nécessairement celui qui vient de la coopération publique. A mon avis, l’indicateur le plus important, c’est l’attraction que l’on présente vis-à-vis des investisseurs privés. L’argent du développement soutenable, c’est d’abord celui du secteur privé dans une économie de marché. Quand nous verrons de nombreux investisseurs privés s’intéresser à notre pays, alors nous aurons un bon indicateur pour apprécier notre véritable niveau d’attraction basé sur des facteurs endogènes. Cela voudra dire que les efforts du pays en matière de transparence, en matière de justice économique, de justice sociale, en termes de gouvernance seront devenus significatifs pour raisonner sur les marchés internationaux.
Mais qu’est-ce-qui justifie que les chefs d’Etat ou de gouvernement et autres ministres des Affaires étrangères des grandes puissances se ruent vers Dakar ?
Il y a peut-être la perspective du gaz et du pétrole. Et dès que l’on fait référence aux ressources extractives, on ne peut pas s’empêcher d’exprimer une certaine prudence. Les répercussions sur les populations peuvent être plus négatives que positives. Le fait que d’autres États s’intéressent à nous ne suffit pas pour éluder la réflexion au sein de notre société pour générer des conditions internes pour toujours plus de transparence. Pour un renforcement des contre-pouvoirs politiques et économiques afin d’assurer une gestion de ces ressources au bénéfice des populations.
En venant au Sénégal, les chefs d’Etat embarquent souvent des hommes d’affaires dans leurs avions et signent des contrats avec l’Etat. Le Sénégal ne devrait-il pas faire attention à tout cela ?
L’investissement de développement soutenable, c’est celui de l’investisseur Dupont ou Smith qui, en dehors des connections d’État à État prend son propre argent et débarque à Sénégal parce qu’il pense que les conditions pour faire des affaires sont réunies pour l’essentiel. Ce type d’investissement est pertinent dans la durée. Quand nous seront attractifs de la sorte, nous pourrons enfin dire que nous sommes sur la bonne voie. Ce serait un leurre à mon avis de penser que le développement ou l’émergence, pour utiliser un mot à la mode, peut devenir une réalité en gardant les choses en l’état avec des lois qui ne favorisent pas la transparence, la mobilité de l’emploi ; une justice qui n’a pas encore suffisamment affirmer son indépendance et un environnement politique général qui ne semble pas suffisamment consensuel sur les grandes questions qui touchent aux intérêts fondateurs du Sénégal.
Mais quand même le pays gagne beaucoup en termes de visibilité internationale avec toutes ces visites officielles ?
Ce n’est jamais mauvais quand on parle de vous, en particulier si cela se fait de manière positive. Cela donne plus de visibilité, même si nous en avons déjà beaucoup à travers nos artistes comme Youssou Ndour ou encore nos sportifs comme Sadio Mané, Gana Guèye, etc. Bien entendu qu’il nous faut aller au-delà de tout cela et chercher à être attractif pour nos propres populations d’abord. C’est là que le jeu, y compris économique, doit se dérouler. La visibilité internationale elle, sera d’autant plus grande que les Sénégalais au pays et dans la diaspora en seront les principaux « représentants commerciaux »
La diplomatie sénégalaise a toujours été reconnue de par le monde.  Est-ce qu’elle ne joue pas aussi un rôle dans l’attrait du Sénégal. Justin Trudeau est venu, par exemple,  chercher le vote du Sénégal pour un siège au Conseil de sécurité de l’Onu. Qu’en pensez-vous ?
Ce sont là des calculs entre États. Je ne pense pas que cela soit déterminant, voire même pertinent, par rapport aux questions de développement véritable de pays comme le Sénégal. Les analyses se font toujours de manière comparative. Quelqu’un peut se plaindre de l’absence d’une véritable démocratie au Sénégal, ou d’une véritable bonne gouvernance, mais il est évident qu’à l’extérieur, les analyses sont faites de manière comparative. Un pays comme le Sénégal, comparé à la Mauritanie, au Mali, ou encore au Togo, apparaît plus attractif. En clair, tout est relatif. C’est bien que Trudeau, Erdogan et autres débarquent à Dakar, mais cela ne me semble pas déterminant par rapport à une vraie dynamique de construction et de développement économique. La dynamique pour être réelle, effective, doit venir de l’intérieur. Quand cela sera effectif, je vous garantis, que ce ne sont plus les Erdogan et autre Macron, mais les véritables investisseurs qui viendront avec leurs moyens propres chercher à faire des affaires qui bénéficieront à nos populations. Parmi ces investisseurs, il y aura d’abord la diaspora sénégalaise qui vit un peu partout dans le monde. Le premier grand investisseur, c’est souvent la diaspora de son propre pays. Pour l’instant, les Sénégalais eux-mêmes sont méfiants par rapport à notre espace économique dont les règles du jeu ne sont pas toujours claires et transparentes. Le jour où notre diaspora viendra investir en masse au pays, cela enverra au reste du monde un message annonçant que le pays est sur une trajectoire de développement économique. La visibilité dont vous parlez sera à ce moment effective et l’attraction maximale.
Mais cela relève de la capacité du pays à gérer ses intérêts. Ce qui  relance le débat sur la méfiance dans la signature des contrats de partenariats, surtout dans le domaine du pétrole…
Oui il s’agit avant tout de gérer ses intérêts. Mais nous parlons bien des intérêts du pays. Ce n’est pas une abstraction. Le pays, ce sont les populations. Tout doit se faire dans l’intérêt effectif des Sénégalaises, des Sénégalais. La réussite dépendra de la capacité à être dans des consensus en tenant compte de l’apport de tous les acteurs par rapport à l’exploitation du pétrole et du gaz, entre autres. Nos perspectives doivent rester endogènes. C’est la capacité que notre pays aura à avoir une approche inclusive des intérêts des populations qui déterminera la trajectoire sur laquelle ces nouvelles découvertes lanceront notre pays. Codou Badiane

 États-Unis: après l’Europe, Mike Pompeo se rend en Afrique

:RFI–Le chef de la diplomatie américaine entame samedi 15 février une tournée en Afrique. Mike Pompeo se rend d’abord au Sénégal samedi et dimanche, puis en Angola et en Éthiopie, alors que les États-Unis envisagent de réduire leurs effectifs militaires au Sahel et que les propos de Donald Trump sur les « pays de merde » restent dans les esprits. Washington veut toutefois afficher de bonnes relations sur le continent. Côté américain, le Sénégal est d’ailleurs qualifié de « partenaire solide
Jusqu’ici l’administration Trump n’a pas fait de l’Afrique sa priorité. Le dernier passage d’un ministre américain remonte à 19 mois. Et après deux ans à la tête de la diplomatie américaine, c’est la première visite sur le continent de son secrétaire d’État, Mike Pompeo. Une tournée africaine de 5 jours qui commence par Dakar. Mike Pompeo aime le rappeler : cette année 2020 marque les 60 ans des relations entre le Sénégal et les États-Unis.
Cette visite intervient au moment où le Pentagone réfléchit au retrait partiel, voire total, de ses troupes au Sahel, ainsi qu’à l’arrêt de son soutien à l’armée française pour lutter contre les groupes jihadistes. Malgré ce désengagement et les mots souvent désobligeants de Donald Trump à l’égard du continent, les États-Unis espèrent se maintenir en principal partenaire économique de l’Afrique subsaharienne.

Le choix du Sénégal, seul pays francophone visité

Seul pays francophone visité par l’ancien directeur de la CIA lors de cette tournée, le Sénégal a été sélectionné pour son « attachement aux valeurs démocratiques » et sa « contribution à la stabilité de la région » selon Washington.
Sur le plan sécuritaire, le Sénégal est qualifié de « rempart absolu », dans une région sous la menace terroriste, par un haut responsable du département d’État américain… Les États-Unis ont d’ailleurs installé à Thiès un centre régional de formation à la lutte contre le terrorisme. Ils utilisent également l’ancien aéroport international comme escale militaire.

En toile de fond de cette visite, l’influence croissante de la Chine
Au programme de la visite de Mike Pompeo à Dakar : une rencontre avec le président Macky Sall (qui a déjà rencontré le Premier ministre canadien 

Justin Trudeau mercredi 12 février), une autre le ministre des Affaires étrangères Amadou Ba… Côté affaires, Washington parle d’« énormes opportunités économiques bilatérales », avec en toile de fond l’influence croissante de la Chine. Fin 2019, une quarantaine d’entreprises américaines opéraient au Sénégal. De nouvelles compagnies s’intéressent notamment à l’exploitation du gaz et du pétrole.
Autre message : renoncer à ce que Washington qualifie de diplomatie de la dette de Pékin. La deuxième étape, en Angola lundi  17 février, sera d’ailleurs consacrée à l’économie. À Luanda, Mike Pompeo doit rencontrer le président João Lourenco pour «  réaffirmer le soutien des États-Unis… à sa politique anticorruption et aux efforts de démocratisation ». La fin de sa tournée sera consacrée à l’Éthiopie les 18 et 19 février. Le chef de la diplomatie américaine rencontrera le président éthiopien et les officiels de l’Union africaine pour discuter sécurité régionale. De notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac et notre correspondant à San Francisco, Éric de Salve

PRÉSENCE MILITAIRE EN AFRIQUE– L’Amérique face à la percée de la Turquie et de la Chine

https://oeildumonde.com/–Le périple africain du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, intervient dans un contexte où l’on prête aux Etats-Unis de vouloir se désengager de leurs missions de contre-terrorisme pour mieux se focaliser sur ses deux priorités, la Chine et la Russie.
Selon le « New York Times », la première étape de cette réduction des opérations extérieures concernerait l’Afrique, où les Etats-Unis comptent entre 6 000 et 7 000 soldats dans l’ouest du continent mais aussi à l’est, notamment en Somalie.
Selon lemonde.fr, la perspective inquiéterait la France qui a appelé le lundi 27 janvier les Etats-Unis à maintenir leur soutien militaire aux efforts antidjihadistes de Paris dans le Sahel, sans toutefois recevoir de garanties de la part de Washington. « Le soutien américain à nos opérations est d’une importance cruciale et sa réduction limiterait gravement l’efficacité de nos opérations contre les terroristes », a déclaré la ministre française des armées, Florence Parly, à l’issue d’une rencontre au Pentagone avec le ministre américain de la défense Mark Esper.
Pour d’autres, il s’agit d’un simple bluff des USA qui espèrent ainsi par un jeu de chantage obtenir de la France qu’elle soutienne la position de l’Amérique sur le dossier iranien.
Vrai ou faux ? La carte sécuritaire du continent est en passe de se redessiner avec l’intervention d’acteurs émergents comme la Chine et la Turquie.
En Libye, Reccep Tayip Erdogan se repositionne dans un pays qu’il colonisa au temps de l’Empire ottoman, en exécution de son plan stratégique « Vision 2023 ». En septembre 2017, Ankara a inauguré le plus grand centre d’entraînement militaire étranger de Somalie. Ce centre sera destiné à la formation des forces somaliennes qui devront à terme assurer seules la sécurité de ce pays miné par les attaques des islamistes shebab.
Depuis l’arrivée au pouvoir en 2013, de Xi Jinping, la Chine a opéré un redéploiement diplomatique vers l’Afrique et le fait est relié aux enjeux sécuritaires du moment. Déjà le 1er août 2017, la Chine inaugurait sa première base militaire à Djibouti. Celle-ci est située précisément à proximité d’un port international qui se veut compétitif à l’instar de celui de Dubaï. 250 soldats chinois environ y sont postés en permanence. Selon les projections, ils pourraient être 10 000 en 2026. Sur ce registre toujours, les ventes d’armes chinoises ont augmenté de 55%. 22 pays africains achètent ce matériel militaire chinois et la formation qui l’accompagne.
Un tiers de l’armement importé en Afrique vient de Chine. Selon, le Stockholm international peace research institute, la Chine revendique une part de marché de 17%. Elle devance les États-Unis, qui n’est qu’à 11% de parts de marché.
Avant la Turquie et la Chine, les deux acteurs majeurs de la guerre Froide : l’Occident, dont le pivot stratégique est l’Amérique, et la Russie, se sont livrés une âpre guerre d’influence en Afrique.
Toutes choses qui font qu’à l’issue de ce périple africain qui concerne le Sénégal, l’Ethiopie et l’Angola, l’on saura, peut-être, comment les Etats-Unis vont composer avec la nouvelle donne.

Africabourse mobilise 110 milliards de FCFA pour l’Etat de la Côte d’Ivoire

https://www.financialafrik.com/-Pour un montant total de 110 milliards de francs CFAsubdivisé en deux tranches A & B respectivement de 80 Milliards pour une maturité de 7 ans et 30 milliards pour une maturité de 10 ans, la SGI AFRICABOURSE conduira en tant que chef de file le premier emprunt par syndication de l’année 2020 de l’État de Côte d’Ivoire sur le marché financier régional.
Le montant de l’émission de FCFA 110 000 000 000 est représenté par 11 000 000 obligations d’une valeur nominale FCFA 10 000 chacune. Les taux d’intérêt annuels retenus sont de 5,80% pour tranche A et de 5,90% pour la tranche B. Cette opération a été enregistrée par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) de l’UMOA sous les N° EE/20-03 pour la tranche A et EE/20-04 pour la tranche B.
Cette mobilisation de ressources pour l’Etat de la Côte d’Ivoire intervient dans le cadre du financement des investissements prévus au budget au titre de l’année 2020. La SGI la plus représentée dans la zone UEMOA (AFRICABOURSE) vient ainsi de gagner une fois encore la confiance de l’Etat Ivoirien.
Faut-il le rappeler, cette même SGI a été en novembre dernier arrangeur et chef de file pour l’émission du Billets de trésorerie émis sur le marché monétaire par le Groupe Véto Services (GVS SA)  pour laquelle elle a mobilisé avec succès 03 milliards de Francs CFA. Egalement, Co chef de file de deux emprunts de l’Etat de Niger ( pour un montant cumulé de 120 milliards de FCFA) ; Co chef de file sur plusieurs d’autres emprunts obligataires de l’Etat de Côte d’Ivoire pour lequel il lui a été décerné le « Prix d’Excellence de la catégorie des SGI de droit non ivoirien mobilisant le plus pour l’État de Côte d’Ivoire ». Plus aucun doute sur l’expertise et le professionnalisme de  la SGI  Africabourse sur le marché financier régional.

Crédit Suisse: le petit parachute doré de Tidjane Thiam

https://www.financialafrik.com/-Le désormais ex CEO de Crédit Suisse part avec un parachute  doré de 30 millions de dollars (18,2 milliards de Franc CFA). Il s’agit d’un solde de tout compte comprenant salaires, bonus et stock options. Trop cher payé ?
Pour rappel, un autre ivoirien, Thierry Tanoh en l’occurrence, avait touché 15 millions de dollars en guise de dommages et intérêts quand il a quitté Ecobank en 2015. Tidjane Thiam aurait touché deux fois plus et à l’amiable que son homologue, justifiant le proverbe  qui veut qu’un mauvais arrangement soit meilleur qu’un bon procès.
Le Franco-ivoirien sera resté cinq ans à la tête de la deuxième banque suisse avant de se  faire rattraper par le scandale des écoutes et filatures révélé l’automne dernier.
Le package  ferait de Thiam, qui a reçu en moyenne environ 10 millions de francs annuels (6 milliards de Franc CFA) par la banque au cours des trois années jusqu’en 2018, l’un des patrons de banque européens les mieux payés.  El hadji Ibrahima Dia

Avis aux touristes: le Sénégal n’est pas un pays sûr

https://www.rewmi.com/–Le Sénégal ne  figure pas parmi les pays les plus sûrs au monde pour voyager, selon le dernier rapport d’Insurly de son classement 2020. Sur la base des résultats d’une enquête visant à identifier les pays/zones les plus susceptibles de se sentir en sécurité, le pays de la Teranga est classée 141e sur 148 pays. En effet, ce classement est mesuré sur les risques épidémiques, violences, catastrophes naturelles, qualité de l’air. La Suisse s’est hissée à la tête du classement, suivie de Singapour, du Norvège, du Luxembourg et de Chypre. En Afrique, l’Ile Maurice qui arrive en tête du podium décroche la 57e place sur le plan mondial.

Dette au secteur de l’énergie: le gouvernement promet un règlement progressif

iGFM(Dakar) Le ministère des Finances et du Budget a réitéré vendredi l’option d’un règlement progressif cette année de la dette due au sous-secteur des hydrocarbures suivant un plan d’apurement conclu dans le cadre de l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE).
La dette de l’Etat auprès des acteurs du sous-secteur des hydrocarbures concerne des obligations impayées qui seront progressivement réglées en 2020 conformément au plan d’apurement conclu dans le cadre de l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE) et inscrit dans la Loi de Finances Initiale (LFI) pour l’année 2020 à travers le Fonds spécial de soutien à l’énergie (FSE), souligne le ministère des Finances dans un communiqué, transmis à l’APS.
La tutelle réagit ainsi à une sortie publique du Syndicat national de travailleurs du pétrole et du gaz du Sénégal (SNTPGS) attirant l’attention des pouvoirs publics entre autres sur le poids de la dette dont le non règlement pourrait plomber le secteur.
‘’Le secteur ne peut aller de l’avant sans la satisfaction de nos revendications. Il s’agit du blocage des négociations sur la convention collective du sous-secteur des transports d’hydrocarbures et de la lourdeur de la dette de plus de 100 milliards de francs CFA due par l’Etat et ses démembrements’’, a notamment soutenu jeudi Cheikh Diop, un membre dudit syndicat.
Plusieurs entreprises sénégalaises sont sur le point de fermer. Les sociétés étrangères installées au Sénégal ne sont pas épargnées. Elles ne peuvent plus importer à cause de cette dette’’, a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse.
Au cours de cette rencontre avec les journalistes, Sara Konaté, secrétaire général du SNTPGS a lié des arrêts récurrents des activités de la Société africaine de raffinage (SAR) à un manque de brut et aux conséquences du volume de la dette qui plombe sa trésorerie.
‘’En ce qui concerne la SAR, la dette de l’Etat au titre des pertes commerciales est de 97 milliards francs CFA et a été totalement réglée en 2019’’, a ainsi réagi le ministère des Finances et du Budget dans le même communiqué.

 Ahmadou Al Amine LO: «Nous avons besoin de l’épargne internationale pour financer notre balance des paiements»

https://www.lejecos.com/-Selon le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, « le déficit courant qui rend compte de nos relations avec l’extérieur devrait, pour l’année 2019 s’améliorer même s’il reste encore négatif ».
En d’autres termes, Ahmadou Al Amine Lo avoue que « nous avons besoin de l’épargne internationale pour financer notre balance des paiements puisque le déficit ressort à 8,4% en 2019 après 9,4% en 2018 contre une norme communautaire de 5% de déficit du compte courant ».
Cela se justifie essentiellement selon lui, par les importants investissements qui sont en cours au Sénégal et qui contiennent une bonne dose d’importations de biens d’équipement, par la facture d’importation de produits alimentaires (d’où la nécessité pour le Sénégal de maîtriser l’autosuffisance alimentaire surtout pour les céréales) et enfin par la facture pétrolière qui continue à grever la balance des biens ».
Par ailleurs, M. Lo relève que les créances sur l’économie continuent à augmenter. « Après un léger repli en 2018 de l’ordre de 5,9%, nous escomptons en 2019 une hausse des crédits à l’économie, au secteur privé de l’ordre de 8,1% ».
Cette hausse, dit-il, devrait continuer en 2020 pour s’établir à 10,1%. C’est dire, ajoute-il, « que nous nous attendons à ce que le système bancaire continue à financer l’économie ». Il informe enfin que les crédits à l’économie rapportés au Pib qui est une mesure du degré de financiarisation de l’économie restent l’un des plus élevés en Afrique. « Au Sénégal nous sommes autour de 33% », argue le directeur national de la Bceao Sénégal.Bassirou MBAYE

Avec 14 mois d’arriérés de salaire Les ex-travailleurs de Pcci racontent leur calvaire

https://actusen.sn/-Les ex-travailleurs du Centre d’appel Pcci ne décolèrent toujours pas. Ces derniers qui réclament 14 mois d’arriérés de salaire, n’en peuvent plus endurer cette situation sociale. Ce qui les a poussés à tenir, hier vendredi, un point de presse pour réclamer 404 millions de F Cfa à la Sonatel. « Ils doivent nous payer aujourd’hui et le montant s’élève à plus de 400 millions FCFA. Vous avez vu l’incongruité de la dernière décision de justice qui nous a fait venir devant les médias. Ils nous disent qu’il faut cautionner 500 millions avant de toucher 404 millions, pour des gens qui sont restés 14 mois sans salaire et certains ont été licenciés abusivement », ont-ils déploré par l’entremise de leur porte-parole Youssoupha Ndaw.
Ils ont, aussi, profité de cette occasion pour fustiger l’attitude du préfet de Dakar, qui selon eux, n’a pas accédé à leur demande de sit-in devant les locaux de la Sonatel. Ce collectif qui regroupe des démissionnaires, des licenciés, de même que ceux qui ont anticipé leur retraite a, aussi déploré «l’indifférence du Ministère du travail et celui de l’emploi qui peinent jusqu’à présent à réagir face à leurs doléances».
Le collectif, avec le soutien du mouvement «Frapp France Dégage» estime que le combat va continuer jusqu’au bout.

LA SAR DÉMENT TOUTE IDÉE DE PÉNURIE DE CARBURANT

http://www.emedia.sn/-La Société Africaine de Raffinage (SAR) dément le syndicat national des travailleurs eu pétrole et du gaz. « La (SAR) informe l’opinion nationale que, contrairement à une rumeur répandue dans la presse, il n’y a aucun risque de pénurie de carburant sur l’ensemble du territoire national », lit-on dans le communiqué parvenu à Emedia.sn. Dans lequel, le service de communication de la structure ajoute, par ailleurs, « qu’il y a suffisamment de stock dans le pays pour assurer un approvisionnement correct du marché en produits pétroliers. »
En outre, la Sar réaffirme « la décision ferme de ses actionnaires et de l’Etat de pérenniser l’outil national de raffinage et qu’en conséquence, un important programme d’investissement est en cours de réalisation pour la modernisation et l’extension de ses unités pour un approvisionnement sécurisé du pays à partir du brut ’’Sangomar’’ qui va être prochainement produit au Sénégal ».

LA VISION INTÉGRÉE TOURISME-TRANSPORT AÉRIEN PRÉSENTÉ

http://lesoleil.sn/-La nouvelle vision intégrée tourisme-transport aérien et la feuille de route 2020-2025 ont été présentées jeudi à Saly-Portudal (Mbour, ouest).
Les documents ont été exposés à l’ouverture de l’atelier d’élaboration du Plan d’actions de la stratégie de développement du tourisme et des transports aériens (PSDTTA).
La nouvelle stratégie ‘’Tourisme et voyageurs’’ renforcera, de façon significative, la contribution du secteur à l’économie, selon le rapport final des consultants qui ont travaillé sur le PSDTTA.
Selon ce rapport, en plus des recettes qui vont être triplées en 2025, le secteur créera ‘’plus de 650 000 emplois’’ et aura ‘’un impact significatif’’ sur plusieurs autres secteurs de l’économie (infrastructures, agriculture, transports, commerce, services, divers…).
Vingt-cinq chantiers prioritaires autour de cinq axes de développement stratégiques permettront au Sénégal de décliner la vision du PSE dans le secteur du tourisme et du voyage, de concevoir des offres sur mesure, selon le document de 78 pages.
‘’La mise en œuvre de ces initiatives devra se faire selon une approche de gestion de projets et de risques, dans un cadre collaboratif et de préservation/pérennisation du patrimoine’’, indique le rapport.
A travers les axes de transformation, le Sénégal valorisera son patrimoine naturel et culturel tout en le protégeant, afin de développer et de soutenir son offre et ses produits touristiques. Sept sites du Sénégal sont considérés par l’UNESCO comme faisant partie du patrimoine immatériel.
‘’Donc le repositionnement du pays à travers le développement du patrimoine, une expérience tourisme renforcée et identifiée, mais aussi une promotion touristique qui s’appuie sur le digital vont être le socle sur lequel la stratégie va reposer’’, souligne le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr.Il considère que ces objectifs sont largement à la portée du Sénégal qui a un ‘’peuple extrêmement intelligent et performant’’.
Cela suppose néanmoins, dit-il, que l’ensemble des parties prenantes de la chaîne de valeur jouent le jeu.
« Destination touristique phare de l’Afrique de l’Ouest et pionnier du tourisme balnéaire, le secteur représente la seconde source de devises et compte pour 6,8% du PIB. Il contribue également à 75 000 emplois directs et 25 000 emplois indirects’’, a fait valoir Alioune Sarr.APS

L’EMPRISE DE LA DÉCHARGE DE MBEUBEUSS PROCHAINEMENT RÉDUITE À 30 HECTARES (MINISTRE)

Mbour, 15 fév (APS) – Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a détaillé samedi à Mbour (ouest) les contours de la fermeture prochaine de la décharge de Mbeubeuss dont l’emprise sera dans un premier temps réduite à 30 hectares.
‘’L’approche nouvelle prévoit une fermeture progressive de la décharge à travers une réduction de son emprise de 114 ha à 30 ha et une maîtrise de l’étalement du massif de déchets’’, a-t-il notamment fait savoir.
Il intervenait à un atelier d’élaboration des mesures d’urgence pour l’amélioration de la gestion de la décharge de Mbeubeuss, dans la banlieue de Dakar.
‘’Conscient des nuisances actuelles et des risques socio-environnementaux, l’Etat prévoit une nouvelle approche consistant à la réhabiliter et requalifier la décharge de Mbeubeuss’’, a-t-il assuré.
Cet atelier organisé par l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (UCG), est une des déclinaisons du Projet de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides au Sénégal (PROMOGED).
Le projet financé à hauteur de 178 milliards de francs par la Banque mondiale, l’Agence française de développement, l’Agence espagnole de coopération internationale et la Banque européenne d’investissement, vise à renforcer la gouvernance en matière de gestion des déchets et d’améliorer les services de gestion des déchets solides.
Il sera mis en œuvre dans les régions de de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Matam, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.
La stratégie du gouvernement du Sénégal à travers le PROMOGED repose sur une résorption progressive de la décharge de Mbeubeuss, a laissé entendre Abdou Karim Fofana.
Il a expliqué que la réussite de la stratégie de fermeture de la décharge de Mbeubeuss se fera en relation avec les populations riveraines et l’ensemble des acteurs concernés.
Fofana a dans le même temps évoqué des mesures urgentes déjà prises à travers notamment la mise à disposition de deux citernes d’eau sur le site, l’installation prochaine d’un poste de police et l’enlèvement des pneus sur la décharge de Mbeubeuss qui a depuis 1963 enfoui plus de 9,5 millions de tonnes déchets.ADE/AKS

 Un environnementaliste alerte: « Gorée risque de disparaître »

https://www.seneweb.com/-L’île de Gorée est, aujourd’hui, fortement menacée par l’avancée de la mer qui prend des proportions inquiétantes. Si l’évolution continue, c’est une bonne partie de l’île qui va disparaître.
L’alerte est lancée par le Doctorant à l’Institut des Sciences de l’Environnement, Papa Waly Bakhoum.
«J’ai analysé des images satellitaires et des photographies aériennes pour connaitre le taux d’avancée de la mer par an. J’ai calculé les taux d’évolution de 1940 jusqu’en 2015. Le taux d’évolution tournait autour de 0,13 m par an», a-t-il déclaré dans L’Observateur.
Il ajoute : «Il y a une marge d’erreur plus ou moins de 0,05 (…). Mais, il y a des zones où les taux d’évolution sont beaucoup plus importants, notamment du côté de la mosquée où  on a des évolutions de 0,5 mètre par an. Du coté de la batterie (mur de pierre) ouest, le taux tourne autour de 0,6 m par an.»
Papa Waly Bakhoum de préciser que la célèbre l’école Mariama Bâ  est également menacée par les fortes houles qui agressent en permanence le bâtiment.

MACKY SALL DÉBOURSE 200 MILLIONS FCFA POUR LE SIÈGE DES TRANSPORTEURS

http://www.emedia.sn/-Le chef de l’Etat, Macky Sall, a présidé, ce samedi, 15 février 2020, la journée du transporteur célébrée dans la commune de Sébikotane.
Cette journée a été l’occasion pour les transporteurs du Sénégal de lancer le démarrage des travaux de leur siège. La pose de la première de cette infrastructure a été effectuée par le président de la république qui a promis de contribuer à hauteur de 200 millions de F Cfa pour la réalisation de cette infrastructure
Il faut noter que cette maison des transporteurs portera le nom de feu Abdoulaye Guèye, un des pionniers du transport public au Sénégal, premier président de l’AFTU (Association de Financement des professionnels du Transport Urbain), décédé en 2018. Babacar FALL & Pape D. DIALLO

Sénégal: les radios communautaires sur la voie du pluralisme

APA-Dakar (Sénégal) Par Mame Seynabou Babou–L’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (Urac) entend promouvoir le pluralisme médiatique sur les ondes de ces médias de proximité.
« Les radios communautaires sont des médias de proximité et de développement. Des radios locales qui sont ancrées dans leur communauté. (Nous voulons) sensibiliser nos membres sur le pluralisme médiatique, la diversité éditoriale et la diversité des programmes pour s’adapter véritablement au contexte local », a déclaré Souleymane Mboup, le vice-président de l’Urac.
Il s’exprimait, hier jeudi à Dakar, lors de la célébration de la Journée mondiale de la radio organisée par l’Union des radios associatives et communautaires (Urac) avec l’appui de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).
Selon Joshua Massarenti, le représentant du Bureau régional de l’Unesco à Dakar, « la radio représente 70% du paysage médiatique sénégalais ».
En outre, M. Massarenti a rappelé l’importance « de la thématique de la qualité des genres, l’égalité des gens dans les rédactions et la diversité du contenu dans le traitement de l’information dans le paysage radiophonique sénégalais, régional voire africain ».
Pour sa part, Ibrahima Sané, représentant du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a informé que cet organe prévoit de « former le personnel des radios communautaires » puisque « c’est de notre intérêt qu’elles vivent et soient fortes ».
De l’avis de M. Sané, « la radio est un médium encore plus fort que la télévision. Il faut savoir l’utiliser simplement parce que l’écran de la radio, c’est l’écran de la tête de la personne ».
Concluant son propos, le représentant du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a fait part de leur « ambition de décentralisation » afin de travailler avec tous les médias y compris les radios de proximité, communément appelées radios communautaires.
L’Union des radios associatives et communautaires (Urac), née en 2009, est le fruit de la fusion de l’Association des radios et projets de radios associations et communautaires du Sénégal (Arpac) et de l’Alliance des Radios Communautaires du Sénégal (ARC).
Cette entité regroupe 102 radios communautaires. Elle est présente dans les 14 régions du Sénégal et les radios membres diffusent dans toutes les langues du pays.MSB/id/te/APA

Les secrets de la pénétration turque en Afrique

https://www.leral.net/-1). Par son intervention en Libye et l’envoi massif de combattants syriens, parmi lesquels des jihadistes d’Al Qaïda et de l’Etat islamique, Ankara fait peser un risque de dissémination de ces terroriste dans la sous-région et de connexion plus directe entre AQMI et Boko Haram, et les jihadistes en Syrie (canaux de financement, filières logistiques). Il ne s’agit pas d’une inconséquence turque, mais bien d’une stratégie visant pour les services turcs, à se débarrasser des nombreux djihadistes syriens qui évoluent parmi les 4 millions de réfugiés syriens.
2). Déjà très présente économiquement (Corne de l’Afrique – Afrique de l’Ouest) et militairement (Somalie, désormais Lybie) sur le continent, la Turquie développe en Afrique un véritable colonialisme ottoman. Elle entend asseoir son influence dans les domaines culturel et religieux, afin de renforcer son emprise, à l’encontre des intérêts africains.

I. Le déploiement de mercenaires et de terroristes syriens en Lybie : la colonisation en marche.

1.1. La double stratégie turque de transferts de combattants syriens : projection de force et exportation de la menace.
• Avec le lancement de l’offensive du régime syrien dans la poche d’Idlib (Nord-Ouest du pays) le 09 mai 2019, la Turquie, soucieuse de ménager ses intérêts exclusifs et préserver ses proxys, a commencé à organiser la sortie méthodique d’une partie des combattants insurgés qu’elle soutient.
• Une partie d’entre eux a participé à l’opération turque « Source de Paix » contre les Forces démocratiques syriennes (FDS) à partir du 9 octobre 2019, où ils se sont adonnés à des exactions contre les populations locales. Outre le pillage des habitations, ces combattants engagés par Ankara ont torturé les combattants des Forces Démocratiques Syriennes et assassiné des responsables politiques. Le 19 octobre, près de Tell al Abiad (frontière syro-turque), les salafistes d’Ahrar al Charquiyeh ont ainsi assassiné Hevrin Khalaf, femme politique locale, membre du Conseil démocratique syrien, après l’avoir sauvagement mutilée.
• L’autre partie des salafistes pro-Ankara a été déployée en Libye, sur ordre du président Recep Tayyip Erdogan, pour rejoindre les forces pro-GEN à Tripoli. Pour cela, le sultan d’Ankara a spécialement dépêché Abou Furqan, son caïmacan en Libye, déjà notoirement connu en Syrie pour avoir confisqué une partie de l’insurrection syrienne au profit des seuls intérêts de la Sublime porte. Abou Furqan a ainsi notamment emmené avec lui ses mercenaires, véritables gangsters.
• Entre fin décembre 2019 et fin janvier 2020, les compagnies libyennes Afriqiyah Airways et Libya Airlines ont transporté plus de 2000 combattants salafistes avec leurs armes personnelles, vers les aéroports de Tripoli-Mitiga et de Misratah. Parmi eux figurent des combattants de l’Etat islamique et d’Al Qaïda (Jabhat al Nousra) dont la Turquie veut se débarrasser pour ne pas les garder sur son territoire, de peur qu’ils se retournent contre leur prétendu « maître ». L’Associated Press a d’ailleurs rapporté le 05/02/2020, les propos de deux chefs de milice libyens et un observateur du conflit syrien, qui soulignaient l’envoi, par la Turquie, de combattants syriens affiliés à Al Qaïda et à l’Etat Islamique pour soutenir le GEN.
• Les services turcs ont mis au point cette stratégie visant à renforcer la sécurité en Turquie tout en exploitant les savoir-faire de combattant aguerris et souvent incontrôlables au profit de ses intérêts expansionnistes en Libye. Le recrutement s’est systématisé et se poursuit. D’abord très ciblé sur des compétences spécifiques (explosifs, tireurs d’élite), le recrutement de combattants syriens pour être envoyés en Libye s’est massifié à partir de plusieurs bureaux dédiés dans le nord-syrien à Azzaz, Afrin, Jarablus. A terme, la Turquie entend transférer 10 000 combattants dans la région afin de renverser définitivement le rapport de force face à l’ANL.
1.2. La double conséquence de la stratégie turque pour l’Afrique : la dissémination des jihadistes syriens et la jonction avec les groupes terroristes africains
• Les chefs syriens, à l’instar de Fahim Issah, de Sultan Mourad, sont connus pour leurs exactions et pour les pillages dont ils se rendent responsables partout où ils passent. On peut ainsi s’attendre à ce que ces terroristes, pillent et volent les citoyens libyens, comme ils ont fait dans le Nord-Est de la Syrie. Déjà, des accrochages ont eu lieu entre ces mercenaires et les forces du GEN qu’elles sont censées appuyer dans le secteur de Salah Eddine.
• Arrivés massivement, ces Syriens lourdement armés et adeptes d’un islam inspirant les terroristes d’Al Qaïda jusqu’à Boko Haram, n’ont pas vocation à retourner en Syrie tant le contexte sur place leur est défavorable. La Turquie s’y opposera. Le risque est donc significatif de voir s’installer des filières d’infiltration de ces combattants vers la bande sahélo-saharienne pour rejoindre Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), l’Etat islamique et Boko Haram, étendant ainsi le terrorisme et leur joug islamiste dans toute la région.
• Le risque de dissémination en Afrique ne concerne pas que les hommes, mais aussi les armements. Les armes lourdes sont transférées par voie maritime depuis la Turquie vers Tripoli et Misratah, sous escorte des navires de guerre turcs (frégates antiaériennes).
• Les djihadistes en provenance de Syrie représentent un facteur important de déstabilisation politique et sociale pour l’Ouest libyen, où l’islam soufi est majoritaire.

2. Erdogan, artisan du colonialisme ottoman en Afrique

2.1 Sous des prétextes économiques, Ankara infiltre les domaines de souveraineté africains.
• Forte de sa tradition colonialiste, la Turquie adopte une stratégie offensive en Afrique et s’est engagée dans une stratégie d’acquisition d’infrastructures stratégiques et de contrats dans des domaines de souveraineté, particulièrement l’industrie de défense.
• La société turque Summa détient depuis le 1er mai 2019, le monopole d’exploitation de l’aéroport Diori Hamani de Niamey. A la fin octobre 2019, la société a décidé de mener d’importants travaux nécessitant la fermeture de la piste toutes les nuits pendant 30 jours, fragilisant la capacité d’action des forces alliées présentes au Niger et menaçant donc, la sécurité de la sous-région.
• Prêts à taux réduits accordés par l’Eximbank à certains gouvernements africains, afin de les encourager à coordonner leur industrie de défense au sein d’un même groupement professionnel national, qui offrirait un interlocuteur unique à l’industrie de défense turque.
2.2. La Turquie étend son empire militaire sur l’Afrique
• La Turquie dispose déjà d’une base militaire en Somalie, qui peut accueillir 1500 soldats et qui lui permet de renforcer son influence sur les autorités locales. Ankara entend ainsi disposer d’un point d’appui en mer Rouge, pour surveiller les détroits et accroître son influence sur l’armée somalienne pour la contraindre à terme, d’acheter des matériels militaires produits en Turquie.
• Ankara étend désormais sa présence militaire à la Libye et la Méditerranée orientale par le biais de son soutien au Gouvernement d’entente nationale (GEN). Outre les centaines de militaires (400) déployés sur le territoire libyen, Ankara a également envoyé plus de 2000 mercenaires en provenance de Syrie et construit des emprises militaires turques en Lybie (Misratah, prise de contrôle de l’aéroport de Tripoli Mitiga).

• La Turquie veut acheter l’Île soudanaise de Sawakin pour y construire une base dans la mer Rouge.

• Négociation d’accords de coopération militaire avec des pays du continent à l’instar du Togo, de la Guinée, pour favoriser l’exportation de l’industrie de défense turque.
• Offre de bourses à des ressortissants africains souhaitant suivre un cursus au sein de l’Université turque de la défense.
2.3. Au plan religieux, l’ottomanisation de l’islam africain est en marche
• La Diyanet a reçu pour mandat de construire dans chaque grande capitale africaine, une mosquée de style ottoman. Ankara veut ainsi imposer sa vision de l’islam sur le continent africain et y légitimer sa présence pérenne.Alassane KANE

Université de Bambey: Les étudiants décrètent une grève illimitée

https://www.seneweb.com/-Les étudiants de Bambey ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils viennent de décréter un mot d’ordre de grève illimité.
Avant cette décision, ils avaient observé des mots d’ordre de 48 heures, 72 heures et 96 heures. Les étudiants réclament des conditions de travail acceptables.

UNIVERSITÉS PUBLIQUES SÉNÉGALAISES : DÉFIS ET PERSPECTIVES :LE SAES ET LA CJRS POSENT LE DEBAT

http://www.sudonline.sn/-Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) et la Convention des jeunes reporters du Sénégal ont procédé hier, vendredi 14 février 2020, à l’Ucad 2, à un atelier de mise à niveau des jeunes reporters du Sénégal. Cette activité avait regroupé toutes les parties prenantes de l’enseignement supérieur notamment, l’Université virtuelle du Sénégal et les jeunes reporters du pays. Le débat a été organisé autour du thème : «Situation des universités publiques Sénégalaises : état des lieux, défis et perspectives »
Apres la sortie du président de la République et du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réalités du marché de l’emploi par rapport à la délivrance des licences et masters dans les universités publiques , le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) et la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) s’engagent dans un débat d’échanges de deux jours, le 14 et le 15 février, pour essayer d’apporter des réponses à la situation actuelle des universités publiques sénégalaises : état des lieux , défis et perspectives.
Le secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, Malick Fall, revient sur les objectifs de cet atelier : « Le Saes et la Cjrs abordent ensemble le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Nous avons un besoin de pouvoir relier les questions qui touchent à l’enseignement supérieur. Mais, la Convention des jeunes reporters a besoin d’avoir les bonnes informations sur le fonctionnement normal de nos universités ». « C’est dans cet esprit que nous organisons cet atelier. Le Saes est représenté par le bureau national mais également par toutes les coordinations pour affronter les problèmes des différents campus »,  a fait savoir le secrétaire général du Saes.
Poursuivant, il ajoutera : « La situation des universités du Sénégal est très difficile avec cette décision prise d’orienter tous les bacheliers dans les universités publiques. Après cette décision en septembre dernier, le Saes avait acquiescé mais à condition du respect de certaines conditions de préalables. Le Saes est resté sur la même ligne depuis lors.  Après l’exécution de ses préalables, il y a encore des manquements par rapport aux engagements, il y a beaucoup de retard. Tous ces engagements pris au préalable posent problème dans la mise en œuvre. Les salles de cours qui avait été construites ne sont pas encore disponibles.
L’université de Bambey qui a reçu d’un seul coup 3000 bacheliers, cela pose également des difficultés. Dans le domaine de la biologie, nous avons des salles qui été construites pour 36 personnes, aujourd’hui, nous avons plus de 65 personnes »,  a martelé Malick Fall. Pour des bonnes conditions de travail, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur demande à l’Etat de revoir ses décisions avant l’exécution de ces travaux inachevés.
Sur ces entrefaites, le président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (cjrs), Ibrahima Baldé, confie : « la Cjrs a des missions fondamentales, la formation initiale, offrir  des bourses aux jeunes journalistes et la formation continue. Cet atelier entre dans ce champ d’intervention qui se tient dans un contexte bien particulier d’orientation ou d’affectation des nouveaux bacheliers. Les universités publiques ont-elles la capacité d’accueillir tous les nouveaux bacheliers ?
Voilà la question de base que nous avons posée pour organiser des activités. Aujourd’hui, la situation des universités intéresse les jeunes reporters du Sénégal, sur la question de la gouvernance, d’infrastructure, sur l’enseignement, les conditions de travail, le budget de l’année académique. Ce sont les questions sur lesquelles nous allons travailler et essayer d’apporter des réponses pour les jeunes reporters à travers des différentes coordinations du Saes qui feront un état des lieux sur les différentes universités dans lesquelles elles travaillent ». Et de conclure : «  nous allons les écouter et prendre une bonne note, et nous irons aussi sur le terrain pour constater l’état des lieux ».

L’école sénégalaise est malade

https://www.rewmi.com/-L’école sénégalaise est malade. Depuis fort longtemps, notre école, l’école sénégalaise, est malade.
Si elle n’est pas encore à l’agonie, elle dort d’un sommeil troublant, profond. Une intifada pédagogique accompagne chaque année sa marche cahoteuse, résultat d’accusations mutuelles. Tantôt ce sont les parents qui accusent l’enseignant d’assoiffé d’argent, d’incompétences notoires, tantôt ce sont les enseignants eux-mêmes qui dénoncent le laxisme déroutant des parents et la paresse légendaire des apprenants. Entendez étudiants, élèves. Parfois ce sont ces derniers qui jugent leurs propres enseignants en les accusant de méchants ou évidement d’absentéistes.
Très souvent, c’est l’Etat qui est pris entre trois, enseignants, parents d’élèves, apprenants, et ne sachant où donner de la tête, joue ou plus intelligent en organisant de grandes campagnes de plaidoirie où chaque parti va déployer intimement  son énergie, d’où la mythologie africaine dont parlait justement Roland Barth.
«Quelle est le discours le plus ou moins cynique, qui permet de ruser avec le temps en arrêtant des échéances qu’on ne respecte jamais ?» Et d’année en année, depuis des décennies, c’est la même rengaine : salaires, reclassement, titularisation, rétention des notes, coupures de salaire, menaces de boycott d’examens, des surveillances, affectation et réaffectation, examens et concours bloqués, et j’en passe. Comme s’il y avait là une main démoniaque, invisible mais réelle, qui empêche et empêche encore l’école d’éclore. D’où les signes avant-coureurs d’un déclin national suite au malaise endémique de l’école.
Ne nous trompons surtout pas : quand dans une société, l’école s’endorme, toute la société périclitera à court ou long terme.
En effet, une école dynamique, performante, accompagnée, parce que renforcée, n’est pas une solution, mais la solution. Aussi, il faut arrêter de jouer à cache-cache avec l’école et la faire basculer sur la pente de son destin démocratique et social.PAPE AMADOU FALL

Coronavirus: les étudiants sénégalais de Wuhan se portent bien, mais veulent toujours leur rapatriement

iGFM(Dakar) Cheikh Mbacké Amar, président des étudiants sénégalais de Wuhan, a tenu à rassurer ses compatriotes qui s’inquiètent pour eux à cause de l’épidémie du Coronavirus qui continue de faire des ravages en Chine.
“Les autorités sénégalaises nous ont contactés, on leur a fait part de nos souhaits qui sont de quitter ce lieu. Nous voulons juste savoir comment et quand nous pourrons être rapatriés. Si on aura aussi des médecins et des endroits sûrs où nous pourrons nous installer. Nous leur avons dit que nous souhaitions aller dans un endroit où il y a plus de sécurité”, a-t-il réagi sur la TFM, dans l’émission Jakaralo de ce vendredi. “Depuis le début de l’épidémie, on a été mis en quarantaine le 23 janvier. Les ministres de la santé et des affaires étrangères nous ont rassurés. D’ailleurs, ils le font tous les jours. Il y a aussi le Directeur des Sénégalais de l’extérieur ainsi que l’ambassadeur afin qu’on ait des soins spéciaux. Donc, à chaque fois, il y a un suivi. Maintenant, le rapatriement est possible, mais pas maintenant. Ce sera peut-être après cette phase qui est cruciale”, a-t-il expliqué, appelant au calme.Pour rappel, le Coronavirus a déjà fait plus de 1.500 morts en Chine.Mamadou Salif GUEYE

COVID 19: LES MINISTRES DE LA SANTÉ DE LA CEDEAO VEULENT RENFORCER LA COLLABORATION TRANSFRONTALIÈRE

Dakar, 15 fév (APS) – Les ministres de la Santé de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont convenu de renforcer au niveau communautaire la coordination, la communication et la collaboration transfrontalière dans le cadre de la préparation à l’épidémie de Covid 19, a appris l’APS.
Les ministres en charge de la santé de l’espace communautaire, réunis vendredi à Bamako, la capitale du Mali ont souligné l’urgence de renforcer la coordination, la communication et la collaboration entre les États membres en matière de préparation à l’épidémie de Covid19, en particulier la collaboration transfrontalière, indique le communiqué final parvenu à l’APS.
Il a été également décidé à l’issue de cette rencontre de renforcer les mesures de surveillance aux points d’entrée (voie aérienne, terrestre et maritime, rapporte la même source.
Les ministres de la Santé de la CEDEAO ont dans le même temps préconisé une amélioration de la sensibilisation et de la communication ‘’afin que le public reçoive des informations précises, appropriées et opportunes au sujet de l’épidémie’’.
Ils ont fait part de la nécessité d’accroître en urgence les capacités nationales essentielles pour le diagnostic et la prise en charge des cas, tout en élaborant un plan stratégique de préparation régionale, assorti de prévision de dépenses, basé sur les priorités des Etats membres.
La nécessité de promouvoir les efforts nationaux multisectoriels en mettant en œuvre des mesures plus concrètes pour assurer la disponibilité des fournitures médicales essentielles, y compris le matériel de laboratoire, et les équipements de protection individuelle dans la région.
Les ministres de la Santé de la CEDEAO ont appelé à un travail en étroite collaboration avec les autorités compétentes des gouvernements nationaux et chinois pour surveiller l’état de santé et assurer le bien- être de ressortissants de l’espace communautaire résidant en Chine.
Ils ont par ailleurs réitéré leur soutien à la Chine tout en saluant les efforts déployés par le gouvernement chinois pour gérer cette épidémie.AKS

 Viols, abus sexuels sur des enfants au Sénégal: l’ONG Human Right Watch va se plaindre devant l’ONU

https://www.pressafrik.com/Alors que les meurtres, viols et rapts d’enfants connaissent une recrudescence au Sénégal, l’Ong Human Rights Watch a saisi l’Organisation des Nations Unies, via une lettre pour dénoncer les nombreux cas de viols et d’abus sexuels dont sont victimes les enfants en milieu scolaire au Sénégal.
Le journal L’Observateur d’informer que l’Ong va remettre son rapport-polémique 2018 sur l’exploitation sexuelle des élèves en milieu scolaire et la maltraitance des enfants talibés, en marge de la 77e présentation du Comité de lutte pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Un rapport qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive…AYOBA FAYE

Saisie record de cocaïne à Dakar: comment le donneur d’ordre « Boss » a été identifié

https://www.pressafrik.com/– «Je ne peux pas vous communiquer son nom. Il est dangereux et j’ai peur pour ma sécurité. On l’appelle Boss. C’est tout ce que je sais». C’est ainsi que s’exprimait Said Laghmouri, lors de son interrogatoire, sous le régime de la garde à vue. Tout ce qu’il consentait à révéler aux enquêteurs c’est qu’il avait été recruté pour prêter main forte à Sean Robert Chapman, le capitaine du navire Adaccious dans lequel les 750 kilogrammes de cocaïne ont été saisis à 120 kilomètres au large de Dakar. La révélation est du journal Libération qui démêle l’écheveau de ce sulfureux dossier dans sa parution de ce samedi.
Interrogé sur l’identité de «Boss», Sean a aussi pris peur comme le reste de son équipe : «Je ne connais pas son nom. Je ne peux pas vous dire son nom». Lorsque les enquêteurs insistent, il leur répétera, au moins une dizaine de fois : «Je ne peux pas répondre à votre question». Selon les informations de Libération, «Boss» a été formellement identifié. Son nom : Patrick Geisink. Il est le propriétaire du bâteau «Adacious» dans lequel la drogue a été saisie, mais aussi d’un autre navire «Loms52» qui a servi au transbordement de la marchandise.
Les services sénégalais ont aussi pu établir que «Boss» a séjourné, à deux reprises, au Radisson de Diamniadio, les 20 avril et 15 octobre 2019, avant d’être «tracé» au poste frontalier de Karang d’où il a, en toute vraisemblance, rejoint la Gambie. Justement c’est grâce aux services gambiens que le Sénégal a pu récolter ces précieux renseignements. En effet, le 6 février dernier, l’Agence gambienne spécialisée dans la lutte contre la drogue, la «Dleag», a remis à l’Ocrtis deux suspects : un Belge du nom de Francis Désiré C. Symoens et un Marocain appelé Abdellah Lamrabet.
Ces derniers, placés sous mandat de dépôt par le Doyen des juges de Dakar cette semaine, ont été arrêtés en Gambie et la bateau au bord duquel ils se trouvaient, «Loms52 », arraisonné. En effet, le 8 octobre 2019, la Dea américaine a saisi la Dleag à propos d’images satellites capturées par le Marine analysis and operation center, basé à Lis-bonne, attestant de la présence d’un bateau à Lamin Lodge, un port situé sur la côte gambienne. Les investigations de la Dleag ont révélé que le bateau est arrivé en Gambie avec deux membres d’équipage dont Sean Chapman.
Son propriétaire, Patrick Geisink, qui logeait alors à l’hôtel Seaview, y faisait des va-et-vient incessants avant de quitter la Gambie, laissant sur place Sean Chapman. Le 31 octobre 2019, le bateau, qui se trouve être «Adacious», a quitté Lamin lodge. Une quantité de 750 kilogrammes de cocaïne a été saisie à son bord, le même jour, par la Guardia civile espagnole et la Marine sénégalaise. Cinq membres de l’équipage, dont Sean Chapman, seront arrêtés. Mieux, rapporte encore Libération, des images satellites ont confirmé que le bateau «Adacious » a eu un contact en mer, avoir quitté la Gambie, avec «LOms52» qui venait de Suriman.
Après avoir transbordé la drogue dans l’«Adacious», «Loms52» s’est dirigé vers les côtes gambiennes. Les deux membres d’équipage (Francis Désiré C. Symoens et Abdellah Lamrabet) seront, à leur tour, arrêtés. Les prélèvements effectués sur «LOms52» ont révélé des traces de cocaïne. Les deux suspects, remis au Sénégal, jurent n’être que des exécutants dans cette affaire rocambolesque qui vient d’ailleurs de connaître un autre rebondissement aux Pays-Bas avec l’arrestation du nommé Abderrahman Jermouni, proche de Patrick Geisink dit «Boss», traqué par tous les services anti-drogue de la sous-région.LibérationAYOBA FAYE

Financement du terrorisme: 3 Sierra-Léonais dont un ancien ambassadeur et un professeur d’université, arrêtés à l’AIBD

https://www.leral.net/–M. L. Samura, ancien ambassadeur de la Sierra-Léone en Lybie, I. I. Korona, Professeur à l’université de Freetown et M. O. M. Ahmed, représentant au Sénégal de l’Association mondiale pour l’appel islamique (Amai), en partance pour l’Afrique du Sud, ont été arrêtés avec 45 millions FCFA non déclarés, vendredi dernier par la DIC, à l’aéroport Blaise Diagne et déférés au parquet de Mbour. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, rapporte « Enquête ».
Les éléments de la DIC ont découvert sur M. O. M. Ahmed des passeports de 2 jeunes Sénégalais, 6 Guinéens, 4 Sierra Léonais, 6 Tchadiens et 4 Comoriens, un chèque d’une banque de la place d’un montant de 386 millions Fcfa et une lettre de transfert d’une somme de 10 000 dollars Us au Liban. Il a été également trouvé sur le téléphone du professeur d’université I. I. Koroma, un document faisant état d’un virement de 35 625 dollars qu’il a reçus d’une association dénommée «Diana» sise en Turquie.
Les mis en cause ont soutenu que l’argent est destiné à payer des enseignants officiant dans les écoles coraniques de l’Amai en Sierra Léone.

OUMAR GUEYE ORDONNE L’APPLICATION DES REFORMES DU STATUT DES FONCTIONNAIRES LOCAUX

https://www.seneplus.com/-L’As-Le Ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires a organisé, hier, un Comité Régional de Développement (CRD) sur la fonction publique locale
Le Ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires a organisé, hier, un Comité Régional de Développement (Crd) sur la fonction publique locale. Le but de cette rencontre est de rationaliser le statut des travailleurs des collectivités territoriales
«La rencontre d’aujourd’hui a pour objectif de sensibiliser les exécutifs locaux afin de s’approprier des réformes nées à la suite de la promulgation de la Loi N° 2011-08 du 30 mars 2011 relative au statut général des fonctionnaires des Collectivités locales», a expliqué d’entrée de jeu le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Oumar Guèye, qui présidait hier un Comité Régional de Développement (Crd) consacré à cette question.
Selon le maire de Sangalkam, la mise en œuvre de la fonction publique permettra aux agents de poursuivre successivement leurs carrières dans plusieurs collectivités locales quels que soient leurs niveaux de recrutement tout en conservant leurs cartes au niveau de la fonction publique de l’Etat De plus, souligne Monsieur Guèye, «le Président Macky Sall a instruit le gouvernement de tout mettre en œuvre pour rendre opérationnelle la fonction publique locale afin d’améliorer au quotidien les conditions de travail des agents des collectivités territoriales». En ce qui concerne les ressources financières liées aux salaires et aux autres rubriques pour la prise en charge des fonctionnaires, le ministre s’est montré sans ambages.
A l’en croire, «ce sont les Collectivités territoriales qui prendront en charge les salaires et autres avantages de leurs agents à travers leurs budgets». Dans le même sillage, il a rappelé que le 10 octobre dernier, le Président Macky Sall a reçu au Centre International de Conférence Abdou Diouf (Cicad) à Diamniadio l’ensemble des maires et présidents des conseils départementaux.
A cette occasion, le chef de l’Etat leur a transmis comme message que dans la mise en œuvre des politiques publiques qu’il a définies, il compte s’appuyer sur les exécutifs locaux qui sont plus proches de la population pour une diffusion et mise en œuvre des politiques de l’Etat.
C’est pourquoi, insiste le ministre Oumar Guèye, «cette responsabilisation s’accompagne notamment de la prise en charge des travailleurs». Après avoir écouté religieusement le ministre de la Décentralisation, le secrétaire général de l’intersyndicale des travailleurs des Collectivités locales Sidiya Ndiaye a affiché une large banane.
En effet, il s’est fortement réjoui de l’initiative avant de souligner que les mesures annoncées promettent des lendemains meilleurs. «Depuis plus de deux décennies, l’intersyndicale se bat pour l’institution de la fonction publique locale». Ainsi invite-t-il les exécutifs locaux à appliquer la réforme pour aller de l’avant. «Nous allons nous y atteler jusqu’à la régularisation de la situation des agents des Collectivités territoriales», a dit le syndicaliste.
Avant de conclure, Sidiya Ndiaye a demandé notamment la mise en place d’une structure de gestion dédiée aux Collectivités locales qui va s’occuper de la gestion des carrières et de la masse salariale.

 Cheikh Oumar Hanne et ses avocats entament une guerre judiciaire contre Pape Alé Niang et Mody Niang

iGFM-(Dakar)  L’ex Directeur du Coud et actuel ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann, et ses avocats ont entamé une véritable guerre judiciaire contre le journaliste, Pape Alé Niang. Une plainte a été déposée devant le Tribunal correctionnel par les avocats de M. Hann.
En conférence de presse ce vendredi, les conseils de l’ancien Directeur du COUD ont également annoncé que la plainte qui a été déposée contre Pape Alé Niang vise également  l’écrivain Mody Niang qui a préfacé le livre intitulé « Scandale au cœur de la République » et dans lequel Pape Alé Niang indexe la gestion de l’ancien Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud).
“Je précise qu’il n’est pas le seul qui est poursuivi dans cette affaire. Nous avons fait la plainte contre M. Pape Alé Niang mais aussi contre M. Mody Niang qui a préfacé le livre pour laver l’honneur de Cheikh Oumar Hann. En fait, Mody Niang est l’auteur de propos que notre client considère comme diffamatoires. C’est pour cela que les deux sont poursuivis pour le délit de diffamation “, a déclaré Me Baboucar Cissé, avocat de Cheikh Oumar Hann.
L’avocat a expliqué que “M. Niang aurait dit qu’il ne s’est basé que sur des faits mais en fait la loi lui donne la possibilité de rapporter ses preuves parce que quand vous faites une procédure en diffamation, c’est parce que vous considérez que des allégations ou des imputations ont été faites sur votre personne et qui portent atteinte à votre honneur et à votre considération. Donc la loi dit que la personne qui est visée à un délai de 10 jours pour rapporter la vérité des faits qualifiés de diffamatoires par la personne qui a déposé plainte. Puisque Pape Alé Niang et Mody Niang ont les éléments qui prouvent le contraire, la loi leur donne la possibilité de notifier cela à la partie civile qui se trouve être M. Cheikh Oumar Hann”, a plaidé Me Baboucar Cissé.

 Double immunité de Nafy Ngom Keïta: Cheikh Oumar Hanne perd d’avance son procès…

http://www.dakarmatin.com/-La double immunité de l’ancienne présidente de l’Inspectrice générale d’Etat (IGE) et non moins ex-présidente de l’Ofnac constituent déjà des obstacles majeurs dans la procédure judiciaire initiée par le ministre Cheikh Oumar Hanne, ci-devant, ancien directeur général du Centre des oeuvres universitaires de Dakar (Coud). Une plainte motivée par des soupçons de complicité dans la rédaction du brûlot : «Scandale au coeur de la République:le dossier du COUD ».

L’article 9 de l’Ofnac couvre Nafy Ngom Keïta

Selon les analyses de l’enseignant-chercheur Ngouda Mboup « Nafy Ngom Keïta ne peut être poursuivie n’importe comment, et devant n’importe quelle juridiction ». D’ailleurs, il a convoqué les dispositions de l’article 9 relatives au règlement intérieur de l’Ofnac, garantissant l’immunité aux membres de cet organe de contrôle.

Une plainte nulle et non avenue !

Même si par ailleurs, Ngouda Mboup reconnaît que dans un état de droit, nul ne doit être au-dessus des lois, il n’en demeure pas moins que dans l’exercice de la mission de Nafy, la plainte de Cheikh Oumar Hanne est partie pour être nulle et non avenue.

Obligation de reserves…

Toutefois, l’enseignant-chercheur rappelle que « Nafy Ngom Keïta reste astreinte à une obligation de reserves. Ce qui ne lie pas le journaliste Pape Alé Niang et l’ancien porte-parole de l’Ofnac Mody Niang »

Le journaliste Pape Alé Niang promet de sortir d’autres livres sur les scandales de corruption

http://www.dakarmatin.com/-Le journaliste sénégalais Pale Alé Niang, ne compte pas se limiter à la publication du livre intitulé, « Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud », dans lequel l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne est accusé de corruption. Alors qu’une plainte vient d’être déposée contre lui, M. Niang promet de mettre à la disposition des Sénégalais, d’autres livres, qui seront édités sur la base des rapports des organes de corps de contrôle.
« Ce n’est que le premier livre. Comme les rapports ne sont pas instruits au niveau de la justice, nous nous ferons de telle sorte que les Sénégalaise prennent connaissance de ces rapports, et dire dans leur intime conviction, si oui ou non, il y a détournement, faux ou usages de faux. Voila le travail que nous voulons faire et j’espère que cela va servir aux Sénégalais pour la bonne gouvernance », a-t-il fait savoir ce samedi à Paris, lors d’une conférence de presse sur la présentation de son livre.
Pape Alé affirme que c’est le président de la République, Macky Sall qui pousse les directeurs généraux à voler. « J’assume ce que je dis, en réunion de secrétariat exécutif de son parti, il a dit + un directeur qui perd les élections, je le vire+. Ca veut dire, puiser de l’argent dans les caisses et aller battre campagne », a rappelé le journaliste, qui se demande comment un directeur peut donner 10 millions FCFA en campagne, alors qu’il n’a pas un salaire de 5 millions FCFA.
Accusé par les avocats de Cheikh Oumar Anne, d’être au service des membres de l’opposition, le journaliste a balayé d’un revers de main, ces accusations. Mais aussi s’est défendu. «  Au moment où Macky Sall était convoqué au commissariat central par le président Abdoulaye Wade, j’étais dans la voiture avec mon caméraman, est-ce que j’étais au service de Macky Sall ? », a-t-il notamment posé

Me El Hadji Diouf tire sur les opposants qui étaient à la cérémonie de dédicace du livre de Pape Alé Niang: «c’est un regroupement de mécontents, d’aigris et d’anciens dignitaires éjectés et de rancuniers»

http://www.dakarmatin.com/-Le tonitruant avocat, Me El Hadji Diouf n’a pas été du tout tendre avec les opposants qui étaient présents à la cérémonie de dédicace du livre publié par le journaliste chroniqueur de la Sen Tv, Pape Alé Niang.
«Ce sont des ennemis du pouvoir qui ont fini par être démasqués, qui au lieu de travailler pour la République, travaillent pour leurs poches et cherchent à détruire. Les gens qui étaient à la cérémonie de dédicace du livre mensonge, c’est un regroupement de mécontents, d’aigris et d’anciens dignitaires éjectés et de rancuniers», a dit l’ancien parlementaire ce vendredi lors de la conférence de presse animée par les avocats de Cheikh Oumar Hann.
Poursuivant, Me El Hadji Diouf ajoute : «l’intention de nuire, le désir de faire mal et de salir une personne honnête sont constants dans le livre. Ce qu’il faut savoir, c’est que Cheikh Oumar Hann n’a pas cédé au chantage de ces politiciens qui lui réclament de l’argent. Le journaliste Pape Alé Niang et Mody Niang qui  a préfacé le livre seront poursuivis et vont répondre de leurs actes. Ils seront appelés à fournir toutes les preuves des allégations prêtées à notre client Cheikh Oumar Hann»

Critiqué pour avoir vanté les mérites du régime de Macky Sall, l’ancien journaliste Abdou Latif Coulibaly se défend

http://www.dakarmatin.com/-L’ancien journaliste d’investigation, Abdou Latif Coulibaly qui, pendant une décennie, a bâti sa réputation en s’évertuant souvent avec acharnement à dénoncer la mal-gouvernance des régimes précédents, est victime d’une vague de critiques depuis qu’il a changé de trajectoire. Interrogé par nos confères de L’Observateur, le désormais homme politique s’est défendu, dans un entretien.
« Que ceux qui pensent que le gouvernement de Macky Sall est pareil à celui de Abdoulaye Wade prennent leurs responsabilités comme je l’avais fait avec Me Abdoulaye Wade. Que ceux qui pensent que la mal-gouvernance que j’ai dénoncée se présente dans le régime de Macky Sall, qu’ils prennent leur responsabilité et qu’ils donnent aux Sénégalais des faits qui confortent leurs positions », a-t-il d’emblée répondu.
« Quand moi je le pensais d’Abdoulaye Wade et du Parti socialiste, j’avais écrit des livres. En 1999, j’ai écris un ouvrage sur le Parti socialiste et le Pouvoir. Dans la décennie 2002-2012, j’ai dit ce que je pensais du gouvernement de Wade. Libre aux autres de le faire », a-t-il ajouté.
Coulibaly voudrait aujourd’hui, qu’on lui reconnaisse le droit de faire autre chose.  Apparemment, poursuit-il, on ne lui reconnait pas de droit là. Une chose qu’il ne comprend pas. « Ceux qui pensent que Macky Sall fait la même chose que Abdoulaye Wade, libre à eux de le démontrer par des faits ».
« Il se trouve que je l’ai fait quand j’étais journaliste. J’ai décidé librement de ne plus être journaliste et de faire de la politique. Ne me demander pas moi, Latif Coulibaly, engagé dans un gouvernement, d’aller parler de ce gouvernement en mal, ni de dénoncer quoi que ce soit dans ce gouvernement (…) J’ai la loyauté et la dignité de ne pas insulter ce dans quoi je suis. Je m’étonne d’ailleurs que des journalistes me posent la question. Pourquoi les journalistes n’écrivent pas pour dire la mal-gouvernance de Macky Sall » s’interroge, l’actuel porte-parole de la Présidence de la République

Collectif Noo Lank: L’activiste Ardo Gningue en passe de rejoindre Guy Marius Sagna en prison

http://www.dakarmatin.com/-L’activiste Ardo Ngingue du Collectif Noo Lank risque de rejoindre Guy Marius Sagna en prison. Selon le quotidien LesEchos, il a été arrêté hier à Tivaouane et transféré à Dakar en début de soirée.
En attendant son audition pour savoir ce qui lui est reproché, tout porte à croire que c’est à cause d’un post qu’il a fait sur Facebook. En effet, il a initié une action : « Opération grille du palais », invitant les volontaires à s’inscrire pour un rassemblement devant le palais pour réclamer la libération de Guy Marius Sagna. Le poste est accompagné d’une affiche avec la photo de l’activiste emprisonné et l’inscription « Guy Gënouma goré »

NOO LANK dénonce « énergiquement » l’arrestation « abusive » de Ardo Gningue à Tivaouane

https://www.pressafrik.com/-Le Collectif Noo Lànk a dénoncé, énergiquement, dans un communiqué, l’arrestation abusive de Ardo Gningue coordonnateur de l’organisation « Sénégal va mal » (SVM), membre du Collectif, le 14 février à Tivaouane et son acheminement à la DIC où il est gardé à vue aux dernières nouvelles.
« En violation flagrante des droits et libertés consacrées par la constitution et les lois de notre pays, le régime liberticide, répressif et inique du président Macky Sall vient de prouver encore une fois son mépris pour les droits élémentaires des citoyens. Cet abus manifeste du régime de Macky Sall n’est qu’une forfaiture de plus dans la longue liste de ses dénis de droit qui ont fini de le présenter comme un tyrannosaure précoce de la constitution et de nos lois », déplorent les responsables.
Selon eux, de tels abus ne feront que renforcer la détermination du collectif à lutter encore plus fort pour le respect des libertés individuelles et la défense des intérêts populaires de plus en plus menacés par cette violence d’Etat qui exaspère les sénégalais, marque un recul démocratique et trahit leur confiance.
« Nous avons récemment déclaré : « Nous degageons toutes nos responsabilités sur tout ce qui arrivera dans les prochains jours. Nous ne pouvons plus retenir les gens décidés de riposter à la hauteur de l’injustice que les citoyens subissent, par la hausse injustifiée des prix de l’électricité, et par l’incarcération arbitraire et absurde du camarade Guy Marius Sagna », rappellent-ils
« Ces agressions contre les libertés et les droits fondamentaux, loin de la refroidir, décuplent la détermination des sénégalaises et des sénégalais à poursuivre le combat pour l’annulation de la hausse du prix de l’électricité, la libération de Guy Marius Sagna et Ardo Gningue », conclut la note.Salif SAKHANOKHO

 DIALOGUE POLITIQUE: Le cumul des fonctions de Chef d’État et Président de parti au cœur des discussions

http://lesoleil.sn/-La Commission politique du Dialogue national, qui a engagé des discussions de fond sur le cumul des mandats du Chef de l’État, n’est pas parvenue à s’accorder sur ce point. Pour autant, elle a pu trouver un consensus sur la nécessité de réactualiser la loi du 02 janvier 1978 qui régit les manifestations.
Les débats ont été un peu houleux, hier, lors de la réunion de la Commission politique du Dialogue national. Pour l’opposition, le pôle des non-alignés et la société civile, un Chef d’État nouvellement élu doit démissionner de son poste de Président de parti. Pour ces trois pôles, le principe de la séparation des fonctions devra permettre de maintenir l’article 80 qui institue le délit d’offense au Chef de l’État. Dans cette dynamique, il y a lieu de retenir, selon Valdiodio Ndiaye de la société civile, que « si le Président de la République n’est plus Chef de parti,  toute personne qui s’attaque à l’institution peut être passible de sanction. Le principe d’offense du Chef de l’État sera essentiel, car c’est cette confusion qui a toujours posé problème ». Pour Djibril Gningue, également de la société civile, « un Chef d’État et Président chef de parti a tendance à placer ses hommes à certains postes. Tous les régimes ont été victimes de cela ; ce qui fait qu’on se retrouve avec une Administration qui n’est pas toujours à la hauteur des enjeux et qui n’est pas capable de porter des projets de développement ». Par ailleurs, les parties prenantes au Dialogue politique ont exprimé leur accord sur la réactualisation de la loi du 02 janvier 1978 qui régit les manifestations. Elles ont tenu à ce qu’elle soit conforme à la Constitution en vigueur. La société civile a proposé, entre autres, qu’il n’y ait pas de restriction sur l’itinéraire choisi pour les marches ; et si c’est le cas, que la situation puisse faire l’objet de discussions entre le Préfet et les demandeurs. La possibilité de saisir le Juge des référés a été aussi proposée. L’opposition souhaite, en outre, qu’une éventuelle interdiction soit notifiée 72 heures avant.Matel BOCOUM
«C’est Touba qui a demandé un statut spécial, pas Dakar » Barthélémy Diaz
http://www.echos-senegal.com/-Le maire de Mermoz sacré-cœur n’a pas manqué les autorités politiques du régime, dans une émission radio, il a noté que es dakarois ne vont jamais accepter que leur maire soit nommé. « Dakar n’a pas besoin de statut spécial, moins encore qu’on lui choisisse son maire, les dakarois sont assez matures pour élire leur maire de ville » a souligné M Diaz. Il précise que s’il y a une ville qui a toujours réclamé un statut spécial, c’est Touba. Revenant sur le dialogue national, le maire invite les participants politiques, à ne pas prendre de détour pour caresser le président, «  beaucoup d’entre-eux participent à ce soit disant dialogue que pour des intérêts personnels et pour entrer dans un gouvernement » a lancé M Diaz.Marieme Diop

 Des élus de Dakar démontent Aminata Mbengue Ndiaye

http://www.dakarmatin.com/Des élus de Dakar se prononcent sur le débat en cours portant sur l’idée de doter un «statut particulier» à certaines villes du Sénégal comme Dakar avec la nomination du futur maire par décret présidentiel. Interpellés par Sud quotidien hier, vendredi 14 février, ces élus issus des trois forces politiques à la tête des communes de la capitale dont la majorité Benno Bokk Yaakaar, Taxawu Dakar de l’ancien député maire de Dakar et le Parti démocratique sénégalais se sont démarqués de cette idée évoquée par la Présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Aminata Mbengue Ndiaye.

SANTY AGNE SÉNE, MAIRE DE LA COMMUNE DE LIBERTÉ :«Pourquoi doit-on limiter cette proposition seulement à Dakar ? »

«C’est à travers la presse que je suis informé qu’une haute autorité de ce pays a évoqué une proposition d’un statut particulier pour la ville de Dakar. Mais, je n’ai encore entendu aucune argumentation. Il me semble que quand vous voulez passer d’un statut à un autre, il faut mettre sur la place publique les tenants et les aboutissants de cette proposition. Quels sont les arguments ? Je ne les ai pas entendus, il me sera donc très difficile de commenter une position sur le mode du «c’est comme ça» ou «c’est comme ça qu’il faut». Je veux qu’on me dise le pourquoi on doit faire comme ça. Quelles sont les incidences ? Pourquoi doit-on limiter cette proposition seulement à Dakar ? Étant entendu qu’il y a des villes qui polarisent également des communes. Alors, c’est sur la base de tout cet argumentaire que je peux me permettre de juger de la pertinence ou non d’une proposition et que je pourrais donner mon avis. Ce qui n’est pas encore le cas. Donc, pour le moment, je ne peux que dire il faut argumenter. Parce que celui qui dit qu’il faut changer doit avoir les arguments et jusqu’à preuve du contraire je ne les ai pas encore entendus. Je ne peux pas me prononcer sur le fond d’une proposition non argumentée ».

MOUHAMED DJIBRIL WADE, MAIRIE DE BISCUITERIE : «Nommer le maire de la ville de Dakar… revient à ôter à la population son droit légitime»

«À vrai dire, je n’ai pas encore lu le texte et les arguments développés pour soutenir cette idée mais je pense que le Sénégal a connu des avancées significatives en matière de démocratie que nous devons sauvegarder et renforcer. Pour se faire, il nous faut impérativement éviter certaines démarches dont l’objectif est de nous faire reculer. Nommer, aujourd’hui, le maire de la ville de Dakar par décret présidentiel, revient à ôter à la population son droit légitime. Et, je pense que ce n’est pas une bonne chose. Cependant, je pouvais comprendre qu’on parle d’un statut particulier pour Dakar, Touba à l’image de Monaco et la Corse en France. Car, le département de Dakar concentre, aujourd’hui, l’essentiel des activités économiques du pays. Je pourrais également comprendre qu’on pose le débat concernant le découpage administratif du département de Dakar. Car, je pense que le nombre des communes (dix-neuf) est énorme. À mon avis, on devait voir comment mettre ensemble certaines communes afin de les rendre plus compétitives. Si je prends l’exemple de ma commune, je pense qu’elle n’a pas sa raison d’être, on pouvait la jumeler avec celle des Hlm et Grand Dakar etc. Pour le reste, je pense que les Dakarois doivent continuer à élire leur maire comme leurs frères et sœurs habitant à Pikine et Guédiawaye».

CHEIKH GUEYE, MAIRE DE DIEUPPEUL DERKLE : «Je ne peux pas comprendre qu’on puisse vraiment faire un recul avec ce statut de Dakar»

«Sur ce dossier, il y a à boire et à manger. J’aurais aimé que les gens attendent de voir le rapport de présentation pour avoir la matière et s’exprimer après. Parce que, je ne pense pas que tout ce qui se dit dans la presse, soit quelque chose qui est fondée. Je ne peux pas comprendre qu’en 2020, après la mise en place de l’Acte III, après l’ambition de l’Etat qui consiste à faire de nos territoires des endroits viables au développement durable, qu’on puisse vraiment faire un recul avec ce statut de Dakar, pour nommer le maire. Je ne pense pas que le gouvernement soit dans cette disposition. Ce que je pense, par contre, c’est de réfléchir sur comment renforcer les pouvoirs de la ville de Dakar ; comment faire de sorte que les programmes de Dakar puissent être déroulés sans difficultés, sans obstacles. Ça, je peux le comprendre. Mais, penser qu’aujourd’hui, il est question de revenir sur le mode d’élection du maire de Dakar ne me semble pas être à l’ordre du jour».

Ibou Fall, journaliste-analyste politique et l’Enseignant-chercheur, Moussa Diaw sur une éventuelle nomination, par décret, du maire de la ville de Dakar : «Ce serait un coup d’Etat constitutionnel»

http://www.dakarmatin.com/-Ce ne sont pas seulement les politiques, qui sont contre une éventuelle décision de nomination par décret du maire de la Ville de Dakar. Plusieurs observateurs de la scène politique, aussi, rejettent, en bloc, la proposition. Sur ce, le journaliste-analyste politique, Ibou Fall n’y va pas par quatre chemins.
Pour lui, «ce serait un coup d’Etat constitutionnel». «Si Macky Sall réussit à faire passer cette loi, ce serait un coup d’Etat constitutionnel et rien d’autre». «Ce sera comme si les militaires, ne supportant plus Macky Sall, débarquent au Palais, pour le déloger», explique-t-il
De son côté, Moussa Diaw, enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis déclare : «lls sont en train de tester le niveau de résistance des Sénégalais, mais ils savent très bien qu’on ne peut pas changer les règles du jeu, à quelques mois des élections départementale et communale»

Un Statut Spécial Pour Dakar,Pour Quoi Faire?…Par Ibrahima Sène

Avec l’interview donnée au journal « Libération » de ce 13 février 2020, par Me Ousmane SEYE , Vice- Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), l’on commence à avoir un contour plus net de ce qui est visé dans ce projet de réforme destiné à Dakar, et éventuellement à d’autres Capitales régionales. En effet, quelque soient les explications données pour motiver cette réforme, il ne s’agit en fait que d’un projet de transférer la gestion de la Ville de Dakar, des mais des représentants élus par les populations, aux mains d’administrateurs, nommés par le Président de la République.
Du point de vue des acquis de notre peuple dans le choix de ceux qui exercent une parcelle du pouvoir d’Etat en son nom, il ne s’agirait que d’un recul grave impossible à justifier, ni pour des raisons de gestion et d’administration, encore moins pour des raisons d’incompatibilité politique entre le Premier Magistrat de la Ville, et le premier Magistrat de la Ville.
En effet, du point de vue de la gestion et de l’administration, le Code Général des Collectivités Territoriales a suffisamment bien délimité les compétentes et les prérogations des Villes par rapport aux Communes de plein exercice du Département concerné. D’ailleurs, la représentation des Communes dans le Conseil Municipal de la Ville, à côté de Conseillers élus au suffrage universel direct à la proportionnelle, renforce le contrôle démocratique sur la gestion et sur l’administration de celle -ci. Cette circonstance confère déjà aux Villes un  » Statut particulier » par rapport aux Communes de plein exercice.
Aucun conflit de compétence n’a eu à être noté entre les Villes et les Communes qui les composent. Le seul conflit de compétence qu’il a été donné de noter c’est celui entre le pouvoir Exécutif et le pouvoir de la Ville, qui a été surmonté en se référant strictement au Code Général des Collectivités Territoriales. D’ailleurs, dans la « Commission du Dialogue Politique » en cours, les participants, en proposant d’élire les Maires et les Présidents des Conseils Départementaux au suffrage universel direct, n’ont senti nulle part, la nécessité de doter la Ville de Dakar d’un  » nouveau Statut particuliers ».
Ce faisant, ils n’ont pas pris en considération, le risque, le cas échéant, d’un véritable « conflit de légitimité » entre le Président de la République et le Maire de Ville de Dakar, d’une part, et d’autre part, entre les Maires des Communes et les Présidents de Département, et le Représentant de l’Etat, dans chaque conscription administrative. Ce qui a motivé cette proposition ne repose nullement sur un souci de rendre la gestion et l’administration des collectivités territoriales plus efficace, plus efficiente, mais bien par le souci de libérer le Maire ainsi élu, d’un contrôle démocratique du Conseil Municipal, sous prétexte de mettre » fin aux marchandages » lors de son élection, tout en créant un « conflit de légitimité locale », avec le Représentant de l’Etat dans la circonscription administrative. C’est donc le rêve de transformer sa collectivité territoriale en « fief personnel », et de se transformer en  » Lamanes » (anciens Maitres de la Terre), en usant des prérogatives du Maire sur la gestion des terres du Domaine National, qui a motivé les représentants de la majorité et de l’opposition dans la  » Commission du Dialogue Politique », à adopter une telle proposition, sans égards aux conséquences néfastes que leurs ambitions politiques individuelles ont sur les acquis démocratiques de notre peuple, sa cohésion nationale et sa stabilité légendaire.
Ce sont ces ambitions personnelles démesurées qui ont poussé à la proposition d’élire les Maires adjoints au suffrage universel direct, pour ne pas avoir moins de légitimité que le Maire! C’est ce risque de « conflit de légitimité » qui a été artificiellement introduit par les participants à la « Commission du Dialogue politique » , que l’on tente d’éviter pour la Ville de Dakar, sous couvert d’un  » Statut spécial », pour justifier le projet de transférer la gestion et l’administration de la Ville de Dakar, des mains des représentants élus du peuple, aux mains d’une administration nommée par le Président de la République, tout en laissant intact, ce conflit dans les Communes de plein exercice, constituant une menace grave pour l’intégrité du territoire national et la cohésion de notre peuple.
C’est cela qui, en visant uniquement la Ville de Dakar, donne la fausse impression d’un projet de réforme pour écarter des concurrents politiques pour son contrôle. C’est donc ce grave « conflit de légitimité  » qu’il faut résoudre totalement, en laissant aux Conseillers élus, leur droit démocratique de choisir de façon transparente leur Maire, sous la supervision du Représentant de l’Etat dans la circonscription administrative.
Aucune Démocratie représentative ne peut fonctionner de façon optimale, sans « marchandages politiques » pour nouer ou dénouer des alliances. Ce n’est que dans les régimes de Dictature, où il ne peut y avoir « aucun marchandage », puisque ne prévaut que la volonté du Chef. Il est donc fallacieux de prétendre en finir avec les « marchandages » dans un régime de Démocratie représentative, pour soustraire le Maire d’un contrôle démocratique du Conseil Municipal. L’évocation d’Abidjan, de Bamako et d’Accra qui sont organisés en  » Districts » avec des administrateurs nommés par le Président de la République, pour justifier une telle réforme pour la Ville Dakar, n’est pas fondée eu égard à l’ancienneté, à l’ampleur et à la stabilité des conquêtes démocratiques de notre peuple, par rapport aux conquêtes de ces autres peuples. Ce sont ces conquêtes démocratiques qui ont toujours fondé la bonne réputation en la matière de notre pays, qui vient d’être classé au « top ten » des pays les plus démocratiques d’Afrique, et de « premier », parmi les pays de l’UEMOA, donc loin devant Abidjan et Bamako.
Les Républicains et Démocrates qui composent le  » Comité de Pilotage du Dialogue National » sont interpellés à préserver nos acquis démocratiques, en refusant d’endosser le projet d’élection du Maire au suffrage universel direct, avec son corollaire, le transfert de la gestion et de l’administration de la Ville de Dakar, des mains des représentants élus de la population du Département de Dakar, aux mains d’administrateurs nommés par le Président de la République. Notre pays est la croisée de son trajectoire d’évolutionde son système démocratique! L’Afrique retient son souffle et le monde entier vous regarde!Ibrahima SENE
Avec l’interview donnée au journal « Libération » de ce 13 février 2020, par Me

Caroline Faye, première femme députée et ministre au Sénégal

https://www.ferloo.com/Caroline Faye Diop, née le 11 juillet 1923 à Foundiougne et décédée le 29 juillet 1992 à Dakar, a été la première femme députée et ministre du Sénégal. Elle était l’épouse de Demba Diop, assassiné en 1967.
Origines familiales et études
Caroline Faye Diop naît à Foundiougne (Fatick, alors en Afrique-Occidentale française), le 11 juillet 1923. Elle est la fille de Louis Diène Faye, expert-comptable, militant de la SFIO, un des fondateurs du Bloc démocratique sénégalais et de Fatim Diop, descendante de Magne Diop Mbathio du Walo. Elle effectue ses études primaires dans sa ville natale, puis à l’école Albert-Sarraut devenue Berthe Maubert. Elle réussit le concours d’entrée à l’École Normale des jeunes filles de Rufisque de l’Afrique-Occidentale française, à Rufisque, d’où elle sort diplômée en 1945, 3ème de sa promotion. Parmi ses camarades de promotion, Annette Mbaye d’Erneville, 1ère de la promotion, Ndèye Coumba Diakhaté, 2ème de la promotion, Anne Marie SohaïJeanne Martin Cissé,
Carrière d’enseignante
Grâce à son diplôme, en 1945, elle devient institutrice à Louga sous les ordres de son mentor Abdoulaye Sadji, à Thiès, à Matam puis à Mbour1 où elle dirigera L’Ecole des Filles de 1951 à 1962. Dans cette dernière ville, elle rencontre Demba Diop, alors surveillant général du cours normal de Mbour (cet établissement sera renommé en son nom ultérieurement) ; elle l’épouse en 1951. Poursuivant sa carrière d’enseignante, elle intègre à Louga en 1945 le Bloc démocratique sénégalais ; remarquant néanmoins la difficulté de concilier ces deux vies, alors que son engagement politique se fait de plus en plus intensément, Léopold Sédar Senghor, dirigeant du parti, lui permet de devenir enseignante détachée de l’Animation rurale1
Carrière politique
Caroline Faye Diop participe à la création du mouvement féminin associé à l’Union progressiste sénégalaise, puis, en juin 1954, à Thiès, elle en prend la tête devant le désistement de Fatou Siga Niang. Elle devient ensuite députée, entre 1963 et 1978, devenant alors la première femme de l’histoire du pays à intégrer l’Assemblée Nationale1. Dès 1963, elle parle de la création d’un code de la famille et encourage les femmes à gagner leur vie. Elle sera la seule femme à participer au vote du Code de la famille. Elle a été la quatrième vice-présidente de l’Assemblée Nationale. Elle est élue en 1964 Présidente des Femmes de l’Union Progressiste Sénégalais. La même année, elle secrétaire Générale Adjointe de la Panafricaine des Femmes. Elle devient également la première femme ministre, alors qu’elle est nommée, en 1978, ministre de l’Action sociale ; puis ministre délégué auprès du premier ministre de 1981 à 1982 puis ministre d’état de 1982 à 1983. Sous son ministère, on relève la création des Groupements de promotions féminines1. Une anecdote marque son riche parcours, le congrès du parti de 1958 à Thiès auquel aucune femme de Mbour n’est conviée. Elle s’y rend et proteste auprès du président Senghor car malgré le nombre de femmes présentes aucune n’y a pris la parole.
Caroline Faye Diop estime qu’elle défendu les femmes de son pays pendant dix ans où elle était seule à l’Assemblée nationale “je me suis battue pour le Code de la famille, les allocations familiales versées à la femme” Elle estime également que son parcours politique a été difficile et les hommes de son parti ne lui ont pas fait de cadeau car ils n’ont jamais apprécié “que les femmes se distinguent et qu’elles aient l’audace de regrouper leurs soeurs”Des citations qui ont marqué son discours, Elle dira à propos de la quinzaine de la femme “le baobab a beau être grand et fort, une toute petite graine est sa mère”. A propos du féminisme, elle dira “Je ne parle pas d’un féminisme outrancier. Je suis féministe. Je suis pour l’égalité entre l’homme et la femme. Je ne parle pas d’égalité mathématique. Mais de celle qui se résout dans la complémentarité. Je ne suis pas partisane d’une promotion au rabais.”

Actions et Hommages

-Une banque de données céréalières par l’USAID.
-Marraine de la 27ème Quinzaine de la Femme.
-Aménagement de champs collectifs
-Installation des pharmacies dans les villages, de garderies pour les enfants à Grand Dakar, à Thiès, à Tendième en Casamance et au Aéré Lao au Fouta
-Elaboration du code de la famille au Sénégal (la seule femme à prendre part au vote)
-Allocations familiales aux femmes
-Proposition de la Journée de la Femme sénégalaise le 25 mars 1972 transformée en quinzaine de la femme
Création de Groupements de promotion féminine (GPF)
-Création de coopératives et de mutuelles de crédit et d’épargne fusionnés en fédération
Bibliographie
-« Caroline Faye Diop » in Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006, p. 164
-« Caroline Faye : Première femme députée et ministre du Sénégal », in « Femmes au Sénégal », Les Cahiers de l’Alternance (Dakar), Partenariat Fondation Konrad Adenauer et Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), no 10, décembre 2006, p. 78-79Source : Wikipedia
La fille unique de Mame Makhtar Guèye portée disparue
Mame Makhtar Guèye est dans la tourmente. Sa fille unique, Fatou Bintou Guèye, est portée disparue. Sortie hier vers 20h pour sa séance sportive habituelle, elle n’a plus donné signe de vie. L’information est donnée par son père.
Son téléphone sonne dans le vide. Après avoir tout fait durant toute la nuit, le porte-parole de Jamra a adressé une lettre au commissaire central de Dakar pour attirer son attention. Seneweb vous propose in extenso la lettre.
URGENT:À l’attention de:M. El Hadji Cheikh Dramé, Commissaire central de Dakar
OBJET: DISPARITION DE MA FILLE FATOU BINETOU GUEYE,(depuis hier vendredi 14 février 2020, vers 20h30).
Monsieur le Commissaire,
Il y a quatre ans, au mois de mai de l’année 2016, le président exécutif de JAMRA, Imam Massamba Diop, avait alerté, sur ma demande, le directeur général de la Police nationale (DGPN), M. Oumar Maal, suite à des «menaces téléphoniques assorties de chantage», dont le vice-président de JAMRA, que je suis, faisait l’objet.
UN ANONYME, au bout du fil, me signifiait lâchement son intention de s’en prendre à ma fille unique, Fatou Binetou Guèye, alors collégienne en classe de 5e, dans un établissement scolaire privé de la place.
SUITE aux réquisitions légales, formulées par le patron de la Police Judiciaire, Seydou Bocar Yague, auprès d’un opérateur de téléphonie mobile, le savoir-faire des enquêteurs du chef de la Division des Investigations criminelles (DIC), M. Ibrahima Diop, a rapidement porté ses fruits, et l’auteur de ces menaces fut arrêté et écroué.
AUJOURD’HUI, je ne puis donc m’empêcher de prendre très au sérieux le fait que ma fille Fatou Binetou Guèye, qui m’avait demandé l’autorisation, depuis hier, vendredi 14 février, vers 20h30, d’aller faire sa promenade sportive habituelle sur le périmètre du Centre aéré de la BCEAO, n’ait toujours pas donné signe de vie.
TOUTE LA NUIT durant, après avoir parcouru, en vain, les coins et recoins de la Cité Djily Mbaye, où nous habitons, et après avoir essayé de la joindre, sans succès, sur son téléphone (7734295??, qui sonne toujours dans le vide), je ne puis que m’en remettre à votre autorité.
EN NOURRISSANT l’ultime espoir que vous nous aiderez à être édifié sur le silence étrange de ma fille unique, en ces heures d’insécurité grandissante surtout, où même les quartiers résidentiels habituellement sereins ne sont plus épargnés, je vous prie de recevoir, M. le Commissaire centrale, l’assurance de mes respectueuses considérations.LE PLAIGNANT (père de la disparue):Mame Mactar Guèye,Vice-Pdt de l’ONG Islamique JAMRA

Rocambolesque affaire de proxénétisme: «L’immeuble du sexe» cerné à Ouest-Foire.

https://www.dakaractu.com/-Des prostitués, hommes et femmes occupaient un immeuble de 6 étages à Ouest-Foire, prêts à satisfaire tous les clients. Ce, avec la bénédiction du propriétaire de l’immeuble, S. G, un riche comme d’affaires, qui percevait des… commissions sur les passes. La 2ème Section mœurs du commissariat central de Dakar a mis fin à ce sale business.
Libération révèle que la 2ème Section mœurs du commissariat central de Dakar a frappé un grand coup. Dans la nuit du 09 février 2020, aux environs de 20 heures, ses éléments, exploitant une information faisant état de l’exploitation d’un… immeuble de débauche à Ouest Foire, ont interpellé le propriétaire S. G.
Ce dernier, un homme d’affaires très connu, exploitait d’une drôle de manière son bien immobilier : il y avait logé des prostitués, hommes et femmes, qu’il proposait à des clients pour entretenir des relations sexuelles tarifées dans les appartements. Lors de leur descente, les enquêteurs ont trouvé sur place plusieurs prostitués dans l’attente de clients.
La fouille des appartements de l’immeuble a permis la découverte d’un lot de… sex-toys, de plusieurs préservatifs, de lits pliant pour  les «massages » et de bouteilles en plastique contenant de l’huile pour faciliter les… pénétrations anales.
Interrogé sous le régime de la garde à vue, le mis en cause a reconnu sans ambages les faits. Il a déclaré qu’à l’issue des ébats, les clients payaient un montant sur lequel était prélevée la commission des prostitués. Nous y reviendrons en détails.
Pour l’effectivité du droit de vote des détenus placés en détention provisoire et ceux qui purgent une peine n’entrainant pas une incapacité électorale.Par Seydi Gassama,Directeur Exécutif Amnesty International Sénégal
L’Etat du Sénégal est partie à plusieurs traités internationaux de promotion et de protection des droits humains en général et des catégories vulnérables en particulier. De plus, le cadre institutionnel et normatif sénégalais est fondé sur des principes favorables à une application effective des normes du droit international des droits de l’homme. Le respect des droits humains comme fondement de l’Etat démocratique est un engagement reflété par toutes les constitutions du Sénégal depuis son accession à la souveraineté internationale. Ce principe constitue un pilier de l’ordre constitutionnel sénégalais. D’ailleurs, le préambule de notre constitution se réfère entres autres à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et aux deux pactes : le pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
L’Article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques dispose que «  Tout citoyen a le droit et la possibilité, sans aucune des discriminations visées à l’article 2 (discriminations fondées sur la race, la couleur de la peau, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation) et sans restrictions déraisonnables :                de prendre part à la direction des affaires publiques, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis ; de voter et d’être élu au cours d’élections périodiques, honnêtes, au suffrage universel et égal et au scrutin secret assurant l’expression libre de la volonté des électeurs ; d’accéder dans des conditions générales d’égalité aux fonctions publiques de son pays.
La constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 en son article 8 dispose que « la république du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté de déplacement, la liberté de manifestation.
Tous les citoyens peuvent ainsi revendiquer ces droits civils et politiques sans aucune considération. Cependant, il existe des cas où la loi restreint la liberté individuelle de la personne. Il en est ainsi des personnes déchues de leurs droits civils et politiques du fait de décisions de justice.
Au Sénégal ce sont les articles 34 et 35 du Code pénal qui traitent du droit de vote des détenus. En effet selon les dispositions des articles susmentionnés, les personnes détenues ne sont privées du droit de vote que si la justice a prononcé une peine d’incapacité électorale à leur encontre. Aux termes de l’article 34 du Code Pénal, les tribunaux jugeant correctionnellement pourront dans certains cas, interdire en tout ou en partie, l’exercice de droits civiques, civils et de famille suivants : les droits de vote et d’éligibilité, le droit d’être appelé ou nommé aux fonctions de juré ou autres fonctions publiques, ou aux emplois de l’administration ou d’exercer ces fonctions ou emplois.
Lorsque la peine d’emprisonnement encourue sera supérieure à cinq ans, les tribunaux pourront prononcer pour une durée de dix ans de plus l’interdiction totale ou partielle des droits énumérés ci-dessus.
Lorsque la peine d’emprisonnement prononcée sera supérieure à cinq ans, l’interdiction définitive de tous les droits devra obligatoirement être prononcée.
L’interdiction prendra effet à compter du jour où la condamnation sera devenue définitive.
En outre, le Code électoral sénégalais prévoit des conditions pour participer aux élections législatives, locales et présidentielles. S’agissant des conditions relatives à l’inscription sur les listes électorales, le code prévoit en son article L30 que « nul ne peut refuser l’inscription sur les listes électorales :
1) à un citoyen sénégalais jouissant de ses droits civils et politiques et remplissant les conditions fixées par les articles L36 et L38 qui traitent des conditions d’inscription sur les listes électorales des communes et les conditions d’inscription sur les listes électorales des missions diplomatiques et consulaires.
2) à un citoyen sénégalais par naturalisation, après la date d’acquisition de la nationalité sénégalaise ou pour l’un des conjoints ayant acquis la nationalité sénégalaise par le mariage, après la date d’expiration du délai d’incapacité prévu par l’article 7 du code de la nationalité.
3) aux personnes qui, frappées d’incapacité électorale à la suite d’une condamnation, bénéficient de la réhabilitation ou font l’objet d’une mesure d’amnistie.
Cependant, le code écarte les personnes frappées par certaines infractions. En effet selon l’article L31, ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale :
1) les individus condamnés pour crime ;
2) ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement ;
3) ceux condamnés à plus de trois (03) mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énumérés au deuxièmement ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L30 ;
4) ceux qui sont en état de contumace ;
5) les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux sénégalais, soit par un jugement rendu à l’étranger et exécutoire au Sénégal ;
6) ceux contre qui l’interdiction du droit de voter a été prononcée par une juridiction pénale de droit commun ;
7) les incapables majeurs.
En outre selon l’article L.32, ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale pendant un délai de cinq (05) ans à compter de la date à laquelle la condamnation est devenue définitive, les condamnés soit pour un délit visé à l’article L31, troisième tiret, à une peine d’emprisonnement sans sursis égale ou supérieure à un mois et inférieure ou égale à trois (3) mois ou à une peine d’emprisonnement avec sursis égale ou supérieure à trois (03) mois et inférieure ou égale à six (6) mois, soit pour un délit quelconque à une amende sans sursis supérieure à 200.000 FCFA, sous réserve des dispositions de l’article L.30. Toutefois, les tribunaux, en prononçant les condamnations visées au précédent alinéa, peuvent relever les condamnés de cette privation temporaire du droit de vote et d’éligibilité.  Sans préjudice des dispositions de l’article L.31 et du premier alinéa du présent article, ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale pendant un délai fixé par le jugement, ceux auxquels les tribunaux ont interdit le droit de vote et d’élection par application des lois qui autorisent cette interdiction.
Enfin aux termes de l’article L.33,n’empêchent pas l’inscription sur les listes électorales :
1) les condamnations pour délit d’imprudence, hors le cas de délit de fuite concomitant ;
2) les condamnations prononcées pour une infraction autre que celles prévues par l’Acte uniforme du 17 avril 1997 relatif au droit des sociétés commerciales et des groupements d’intérêt économique et de la loi du 29 juillet 1985 sur les sociétés qui sont qualifiées de délit mais dont la répression n’est pas subordonnée à la preuve de la mauvaise foi de leurs auteurs et qui ne sont passibles que d’une amende ;
3) les condamnations prononcées pour des infractions prévues aux articles 92 à 95 du Code pénal.
On constate cependant que certains détenus ne participent pas à l’expression du suffrage alors que la déchéance des droits civiques n’a pas été prononcée à leur encontre. Nous pouvons donc affirmer que ce manquement constitue une violation de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que des dispositions pertinentes de la Constitution et du code électoral qui garantissent à ces citoyens privés de liberté le droit de voter ; la question de leur éligibilité ayant été réglée, à notre avis, par la jurisprudence Khalifa Ababacar Sall, l’ancien maire de Dakar qui a été déclaré éligible aux élections législatives du 30 juillet 2017 alors qu’il était en détention provisoire.
Il importe donc de trouver des voies et moyens permettant aux détenus sénégalais qui jouissent de leurs droits civils et politiques d’exercer leur droit de vote. En France par exemple les textes prévoient des cas ou la personne en détention provisoire peut voter lui-même ou par procuration selon les dispositions de l’article L71 du code électoral français.
-Le vote par procuration : les personnes placées en détention provisoire et les détenus purgeant une peine n’entrainant pas une incapacité électorale peuvent voter par procuration.
Les personnes incarcérées qui souhaitent voter par procuration doivent s’adresser au greffe de l’établissement pénitentiaire qui produira un extrait du registre d’écrou, à titre de justificatif de leur incapacité à se rendre dans un bureau de vote et la photocopie d’une des pièces d’identité requise. Il appartient au chef d’établissement pénitentiaire de recenser les détenus souhaitant exercer leur droit de vote, de prendre contact avec l’autorité pour organiser dans l’établissement la venue d’un officier de police judiciaire qui établira les procurations. La validité de la procuration est limitée à un seul scrutin. Toutefois, à la demande de la personne détenue, la durée de la procuration peut être étendue à une année.
La permission de sortir : Depuis la réforme du code électoral de 1994, la possibilité de voter lors d’une permission de sortir est ouverte aux détenus français condamnés soit à une peine privative de liberté inférieure ou égale à cinq ans, soit à une peine privative de liberté supérieure à cinq ans lorsqu’ elles ont exécuté la moitié de leur peine. L’obtention d’une permission de sortir n’étant pas de droit, elle est soumise à l’appréciation de  l’autorité judiciaire. Ces techniques permettent à bon nombre de détenus de pouvoir participer au vote comme tous citoyens.
D’autres pays comme le Danemark et la Pologne ont fait le choix de l’inclusion et de la protection des droits civiques des personnes incarcérées en installant des bureaux de vote en détention.
En Afrique également, certains pays permettent aux détenus de participer à l’expression du suffrage. C’est le cas du Kenya ou 4000 détenus ont pu participer aux dernières élections du 8 aout 2017. Les détenus ont pu voter dans des centres spéciaux ou à l’intérieur des établissements pénitentiaires. Ce qui constitue une avancée majeure dans la lutte pour le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens.
Le droit de vote des détenus, garanti par la constitution de l’Afrique du sud post-Apartheidest effectif et quelque 160 000 détenus ont pu s’inscrire sur les listes électorales et voter lors des élections générales du 8 mai 2019.
Le 19 août 2019, répondant à une interpellation du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève, l’Etat du Sénégal a déclaré : « Au Sénégal, à l’exception des personnes privées de droits électoraux à savoir le droit de vote et le droit d’être éligible par une décision de justice, tous les citoyens détenus ou en liberté ont le droit de vote.
Toutefois, en l’état actuel, les mesures d’accompagnement pour l’exercice de ce droit ne sont pas encore prises dans les établissements pénitentiaires. »
Il urge donc que l’Etat du Sénégal respecte sa constitution et les traités internationaux de droits humains dont il est partie en adoptant les mesures d’accompagnement qui permettent aux détenus qui ne sont pas déchus de leur droit de vote par une décision de justice d’exercer ce droit sans entraves en milieu pénitencier.Seydi Gassama,Directeur Exécutif Amnesty International Sénégal

POUR METTRE FIN AUX NOMBREUX CAS D’ACTES CRIMINELS: Propositions pour la nouvelle loi sur la sécurité intérieure Par Mamadou Mouth BANE

Le président de la République a annoncé, au début de l’année, le vote d’une loi sur la sécurité intérieure. Aux Usa, le «Patriot Act» en était une. Elle a été inspirée par les attentats du 11 septembre 2011. Cette loi américaine visait à renforcer les pouvoirs et les compétences des officiers de Justice et du Parquet. Plusieurs contraintes d’ordre juridique qui limitaient le travail du FBI et des procureurs ont été levées. Le contexte dans lequel cette loi a été votée, avait fait que la majeure partie des citoyens américains avaient acquiescé lors du vote de cette loi, sous l’administration BUSH. Au-delà des Usa, c’est toute la communauté internationale qui était sensible aux menaces sécuritaires. Car lorsque la première puissance militaire mondiale est touchée, aucun pays ne pourra plus se plastronner pour son invincibilité.
Si les attentats du WTC avaient inspire la loi sur la sécurité intérieure des Usa, au Sénégal, ce sont les nombreux cas de meurtres et d’agressions qui expliquent la décision du président de la République dont la responsabilité première c’est d’assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens. Protéger les Sénégalais, leurs patrimoines, et sécuriser l’espace aérien, numérique, maritime ainsi que l’intégrité territoriale. Le Sénégal n’est pas en insécurité même si la violence a atteint des proportions inquiétantes.
Nous avons connu des cas de meurtres avec des mobiles différents. Seulement, il est difficile pour les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) d’empêcher les violences commises dans la cour familiale. Par exemple un mari qui tue sa femme. Ou bien, une femme qui commet un meurtre contre sa coépouse. En outre, que pourra faire la police pour empêcher un chauffeur d’assassiner son patron ? Comment la police pourra-t-elle empêcher une épouse d’ébouillanter son mari ? Ce sont des homicides qui se produisent pour la plupart, dans la cour familiale (espace privé) où les FDS n’ont pas un accès direct
Dans tous les pays, la sécurité des personnes et de leurs biens incombe à l’État. Il doit recruter un personnel, le former, l’équiper et bien le payer. En amont, le recrutement, la formation continue, l’équipement et le salaire décent sont les principaux éléments indispensables pour une bonne gestion de la sécurité intérieure d’un pays, avant d’arriver à l’aspect judiciaire en aval.
L’insécurité est une situation de trouble et de violence permanente, provoquée par des individus en groupes organisés, opérant dans un espace précis. Pour lutter contre elle, les services de sécurité doivent mettre en place des stratégies qui visent à empêcher la menace, à la neutraliser lorsqu’elle se produit ou limiter ses conséquences. Toutefois, il est mieux d’anticiper sur une menace que de gérer ses effets néfastes. Il faut alors un maillage du territoire et un quadrillage des zones à risque par les FDS.

DES CAS DE CRIMES DE SANG

Le président de la République définit la politique sécuritaire du pays au niveau stratégique, mais l’opération de sécurité est du ressort des FDS. C’est peut-être la pertinence des politiques publiques de sécurité qui a fait que le Sénégal est jusque-là épargné par les terroristes. Mais c’est la violence le problème. Le pays souffre du taux élevé de meurtres et d’agressions. Alors, la nouvelle loi annoncée par le président, va redéfinir une nouvelle politique publique de sécurité. Elle devrait être transversale et générale par principe.
L’Autorité ne peut qu’avoir l’ambition de diminuer la violence, parce que promettre son éradication totale, relève de la démagogie ou d’une promesse irréaliste. Toutefois, il est possible de baisser le taux de crimes si l’Autorité injecte les moyens conséquents.
Voici, quelques cas de crimes de sang organisés et crimes de sang isolés qui nous permettront de mieux comprendre les différentes facettes de la problématique surtout dans son aspect sociologique.Comprenons définitivement que les FDS ne peuvent pas mettre fin aux crimes de sang isolés. Parce que souvent, ils s’opèrent dans le milieu familial. Plusieurs cas constatés ont été commis par des membres de la famille, des proches, des amis, des voisins etc.
Et, mêmes les FDS ne sont pas épargnés par ces crimes isolés. On se rappelle le
cas de l’agent des Douanes, Cheikh Sakho, retrouvé mort à Keur Massar. A rebours, concernant les crimes de sang organisés qui peuvent être réduits par les FDS. Là, c’est du fait que les auteurs du crime organisé appartiennent à des groupes criminels qui opèrent dans des secteurs avec des méthodes et des moyens (armes, véhicules, tenues, langues parlées etc…) qui facilitent leur identification pour les enquêteurs. Pour certains cas, les crimes de sang isolés ne sont pas intentionnels. Tout le contraire des crimes organisés qui sont toujours planifiés avant d’être exécutés.
Les villes, les plus touchées par les crimes de sang sont parmi les plus peuplés du pays. Il s’agit Pikine, Guédiawaye, Parcelles Assainies, Touba, Keur Massar, Yeumbeul, Kaolack, Ziguinchor. S’ajoutent à cette liste, les localités frontalières vers le Mali (Tambacounda, Bakel, Kédougou). Il y a aussi le centre du pays : Louga, Diourbel. La pauvreté qui a fini de s’imposer dans ces villes encourage la criminalité. Les jeunes, en bonne santé et ayant l’âge de produire, s’entasse dans les maisons. Ils ne sont pas instruits et sont sans revenus. Entre 25 ans à 35 ans, ces jeunes investissent leur force physique dans la criminalité s’ils ne trouvent pas d’emploi dans le milieu sportif ou dans le secteur informel. Au-delà de 40 ans, ces criminels aspirent souvent à se reconvertir.
A l’intérieur du pays, les acteurs du crime organisés ciblent les banques, les stations, les alimentations. Ce sont des lieux où ils espèrent trouver de la liquidité. Mais, souvent les braquages se soldent par des morts d’hommes. Un débat sur l’autorisation de création de Forces de Sécurité privées devrait être engagé. Puisque le niveau de la menace devrait permettre aux institutions financières par exemple, de signer des contrats avec des sociétés de sécurité privée, autorisées à utiliser des armes d’assaut contre les braqueurs.
La zone Sud est aussi touchée par la violence. Le cas de Ziguinchor est particulier à cause de la rébellion qui s’est fractionnée pour donner naissance à des bandes armées qui écument la zone.

LA NOUVELLE LOI EN QUESTION

Qu’est ce qui, au-delà de ces nombreux cas de meurtre, devrait inspirer le vote d’une nouvelle loi sur la sécurité intérieure ? Pour répondre à cette question, on ne pourra pas épargner l’acte de l’activiste Guy Marius Sagna, qui s’est agrippé aux grilles du Palais de la République. Le limogeage du Commissaire de la Police centrale de Dakar s’en était suivi. Guy a démontré les disfonctionnements du dispositif de la Police, ce jour-là.
Ensuite, il y a les FS (Forces de Sécurité) chassées par des pêcheurs, manifestant à Mbour. A Saint-Louis aussi, les Forces de Sécurité ont reculé devant la détermination des manifestants. Nous n’irons pas jusqu’à préconiser le chamboulement total du Commandement de la Police, comme le suggèrent certains, mais il faut que l’Autorité engage des améliorations à tous les niveaux
Il faut penser à mettre en place un dispositif sécuritaire qui va rendre les FDS moins visibles dans les artères de la capitale. La présence des FDS dans les coins stratégiques de Dakar, est certes dissuasive. Mais, il faut éviter de donner l’impression que le Sénégal est dans une situation d’instabilité qui nécessite une occupation quotidienne des rues par les FDS. Tel n’est pas le cas !
Les nombreuses manifestations dans les rues de Dakar et ailleurs (Saint-Louis, Mbour, Kaolack, Thiès etc…) sont couvertes par la police avec succès. Qu’ils en soient félicités
Mais, il serait plus facile pour les FDS de procéder par anticipation, par la surveillance et l’alerte. En effet, la prochaine loi sur la sécurité nationale doit être sans ambiguïté et générale en tout temps et en tout lieu, tout comme la loi d’orientation. Elle devrait aussi éteindre tout ce débat suscité par l’arrêté Ousmane Ngom.
Le président de la République est aujourd’hui dans l’obligation de renouveler le personnel de la Communauté du renseignement du Sénégal s’il voulait se départir de la routine. Il faut dire que depuis la mort des 14 personnes à Boffa-Bayotte, l’inertie perdure. La reprise de l’initiative est une exigence pour mieux cerner la problématique liée à la sécurité et à la violence organisée. Et pour mettre fin aux crimes, il faudrait que tout ce qui génère des fonds, soit gérés directement par les services de l’Etat. Cela permet également d’éviter le trafic illicite et d’éloigner les FDS à toute tentation.
Pour certains, il faut rétablir la peine de mort pour limiter les crimes de sang. Reste à savoir si la peine de mort pourra être un remède efficace. Car, récemment, malgré la criminalisation du viol et des actes de pédophilie, deux personnes ont été arrêtées cette semaine pour ces faits.

LES PRÉALABLES POUR ANTICIPER SUR LES CRIMES ET LES VIOLENCES

– Identification des zones théâtres de violences ;
– Identification des groupes générateurs de violences ;
– Identification des manifestations sources de violences ;
– Identification des événements susceptibles d’attirer des groupes criminels ; -Identification des personnes inspiratrices de violences ;
– Identification des périodes à violences accrues ;
– Identification des zones exposées à l’insécurité ;
-Identification des circuits d’approvisionnement de produits illicites ;
– Identification et immatriculation des étrangers par des moyens biométriques ; – Identification et protection des lieux de cultes ;
– Identification et audit des puces téléphoniques tout opérateur confondu ;
Pour lutter contre les crimes de sang organisés et la violence, les FDS devraient d’abord procéder à :
– Identification et audit des applications et logiciels utilisés dans l’Administration sénégalaise en vue d’unifier le Système d’information de l’État.

Les Forces de Défense et Sécurité (FDS) devraient aussi à procéder au :

– Contrôle des voies d’accès sur le territoire national ;
– Protection et surveillance des endroits sensibles du pays : Les installations au Lac de Guiers, les pipelines de la SAR, les Installations de la SENELEC, les plateformes pétrolières et gazières, les installations des Opérateurs de téléphonie etc. ;
– Protection des lieux abritant des Institutions et des Edifices publics : Palais, Assemblée Nationale, Siège du Gouvernement, Etat-Major des Armées, Haut Commandement de la Gendarmerie, Direction Générale de la Police, Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Conseil Economique Social et Environnemental, Direction Général des Impôts et Domaine, les sièges de la Senelec, des Douanes, du Trésor, de l’Agence Informatique de l’Etat etc. ;
– Renforcement les moyens des FDS (carburant, logistiques) afin de multiplier les patrouilles de proximité dans les quartiers exposés ;
– Motivation des FDS par le paiement de primes de résultats ;
– Renforcement des moyens et des pouvoirs de la police judiciaire et du Parquet ;
– Développement la télésurveillance dans les lieux publics et dans certaines zones exposées ;
– Investir dans l’éclairage public et le déguerpissement des bastions des groupes criminels comme : sous les échangeurs aux Maristes, les alentours de l’arène nationale de Pikine, les alentours de l’ancien pont le Sénégal92, la plage de Diamalaye à Keur Massar en passant par Gadaye etc. ;
– Créer une base de données biométriques pour la police scientifique qui doit être également dotée de suffisamment de moyens. Elle devrait être transformée en un département autonome au sein de la Police, avec un personnel suffisant et bien formé ;
– Renforcer la collaboration entre le Citoyen et les FDS. Mais pour cela, il faudrait que les policiers et les gendarmes considèrent le citoyen comme un partenaire afin d’apaiser les relations. Car souvent, les citoyens voient les policiers ou les gendarmes comme des ennemis. C’est dans le comportement des FDS qu’il faudra éliminer cette appréhension malheureuse. Dans les quartiers populaires, seuls les résidents peuvent aider les FDS à mettre la main sur les trafiquants. Il faut alors une collaboration des citoyens pour réduire le trafic de stupéfiants accessibles comme le Yamba qui alimentent l’insécurité et secrètent la violence.

LA PROTECTION CIVILE

En outre, l’efficacité de la politique sécuritaire d’un pays se mesure par sa capacité à protéger ses citoyens contre l’agression de certaines maladies nées sur le territoire national ou ailleurs, à l’instar du Coronavirus ou du Ebola. Ce travail de protection des citoyens contre ces épidémies, incombe aux professionnels de la santé. Le Coronavirus est une agression extérieure qu’il faudra éliminer comme s’il s’agissait d’un contingent de terroristes armés jusqu’aux dents.
Il en est de même pour l’invasion acridienne qui constitue une menace réelle à la sécurité des populations et de leurs récoltes. Lorsque les criquets ravagent les récoltes des paysans, cela entraine des conséquences énormes sur le plan politique, économique et social dés fois plus dramatiques qu’une bombe larguée dans une ville.
La lutte contre l’insécurité ne peut pas se démarquer de la protection civile, car les finalités entre la sécurité et la protection civile sont identiques. C’est la raison pour laquelle l’Etat doit, également, disposer d’assez de moins pour pouvoir faire face aux calamités naturelles (inondations, mouvements de sol, pluies hors saison, tempêtes etc.).
Pour une sécurité efficace, l’Etat doit avoir une capacité de réaction rapide à tout instant et en tout lieu sur toute l’étendue des territoires. Lorsqu’on parle de territoire au pluriel, il s’agit du territoire maritime, aérien, terrestre mais aussi numérique. La sécurité des Systèmes informatiques des structures vitales de l’Etat doit être prise en charge dans le cadre de la politique publique sécuritaire. Nous ne devons pas omettre la violence dans les réseaux sociaux qui touche souvent des communautés ethniques, religieux ou culturelles.
Il faut, par ailleurs, créer une base de données des passagers qui arrivent sur le territoire national par la voie maritime. Ce fichier va compléter ceux établis par la police des aéroports nationaux et des frontières.
Il va falloir alors disposer des outils numériques de stockage de ces données aussi longtemps possible. Il ne sert à rien de les collecter et de les jeter à la poubelle quelques mois après. Alors que ces données doivent servir à la police judiciaire. C’est pareil pour les nationaux, car la police doit disposer d’un fichier d’identification nationale biométrique pour chaque sénégalais né sur le territoire nationale. Il se pourrait que cela existe déjà. Un Code personnel doit être également crée pour chaque citoyen. Il va faciliter les identifications, les paiements d’impôts, les recherches de documents comme les extraits de naissance etc… C’est déjà le cas en Europe et au Cap Vert.
strictement veiller à l’identification des voyageurs qui entrent sur le territoire national du côté de la zone Est. Cela passera évidement par la vérification des titres de voyages et
Au niveau des frontières surtout, il faudra par l’implication des chefs et des notables des villages frontaliers. Ce qui permet de créer un fichier de données des voyageurs. Et protéger l’intégrité du territoire en vue de réduire les agissements du Mfdc qui est Il faut veiller aussi un mouvement terroriste qui entre dans le champ de l’article 279-1 de la loi du 08 Novembre 2016.
La politique sécuritaire du pays doit partir des quartiers pour mailler tout le territoire. Mais, pour un maillage complet du territoire, il faut renforcer le personnel des FDS qui pourront ainsi planifier des patrouilles rapprochées dans les quartiers à risques.
Peuvent réduire la violence, le combat contre les inégalités, pour la justice sociale, pour l’emploi des Jeunes, pour le renforcement de l’État de droit, pour la lutte contre la pauvreté, pour la bonne gouvernance, pour l’éradication de la corruption et pour l’égalité des
citoyens devant la loi etc.
Car au-delà de tout, l’injustice et la pauvreté sont des sources de violences et d’insécurité. Aucune loi, pertinente soit-elle, ne pourra être efficace lorsque les citoyens sur qui elle est appliquée, vivent dans la pauvreté et l’injustice sociale.Mamadou Mouth BANE

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 15/02/2020

Le vacarme de Aïda Diallo importune Scat Urbam

Revoilà la plus célèbre des épouses de feu Béthio Thioune qui a même voulu lui succéder à la tête des Thiantacounes au détriment de sa famille biologique. Eclipsée après les sévères mises en garde du Khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké, elle revient progressivement dans l’espace public. Hier, ses fidèles ont littéralement importuné le paisible quartier de Scat Urbam et ses habitants en érigeant une tente dans la rue, sans compter le vacarme qu’occasionnaient les cris et chansons qui accompagnaient la bonne dame. Certains ont même appelé l’As pour s’en plaindre. D’après nos informations, Aïda Diallo célébrait sa première rencontre, un 14 février, avec le chef suprême des thiantacounes. Qui disait qu’elle a aussi ses droits ?

Point de Presse du Procureur de Fatick

La mort du jeune conducteur de moto Jakarta, Lamine Koïta continue d’alimenter les débats à Fatick. Les populations ne veulent pas encore croire à la thèse de la mort naturelle comme l’attestent les résultats de l’autopsie. Elles veulent être édifiées sur les circonstances réelles et véritables de Lamine Koïta. Et le procureur de Fatick va se prêter à cet exercice ce samedi. Le chef du parquet de la capitale du Sine tient un point de presse sur l’affaire pour parler de l’enquête qu’il a ordonnée. En tout cas, on en saura davantage aujourd’hui lors de son face-à-face avec les journalistes.

Le lutteur «Armée»

Dans notre édition de jeudi dernier, on évoquait l’arrestation, par la police de Malika, d’un lutteur nommé «Armée» suite à de nombreuses plaintes pour agression. Eh bien, un autre lutteur surnommé «Armée» s’est senti visé avant de produire une vidéo pour tenter de démentir. Pourtant sur le procès-verbal de police parcouru par «L’As», le lutteur arrêté s’appelle bel et bien Babacar Ndiaye dit «Armée». Selon les sources de «L’As». D’ailleurs, il a été déféré au parquet par la Police de la localité.

Alioune Ndoye sur le marché central au poisson

Le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime, Alioune Ndoye multiplie les visites des services relevant de son département. Il s’est rendu hier au Marché central au poisson de Pikine (Mcp) pour s’imprégner de la situation et recueillir les doléances du Directeur général, Abou Mbaye, du personnel et des mareyeurs. Alioune Ndoye qui s’est réjoui du travail abattu par le Directeur du marché, a promis de l’appuyer. A l’en croire, le projet de réorganisation et de modernisation du marché est en cours parce qu’il est impacté par le TER. Alioune Ndoye a révélé que le Directeur lui a fait part de la baisse de recettes du marché qui l’aidaient à équilibrer les comptes. Aussi des acteurs lui ont fait part de leurs craintes de perdre leurs emplois. Il promet de régler le problème, mais dans l’équité et la justice. Alioune Ndoye pense qu’il faut encourager et accompagner le marché qui est du reste très dynamique au grand bonheur des acteurs.

Alioune Ndoye sur le statut du marché central au poisson

Restons avec le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime qui a profité de sa visite pour se prononcer sur le statut du marché central. Et c’est pour recadrer le personnel et certaines organisations de mareyeurs qui faisaient état de l’inexistence de statut du marché. D’après Alioune Ndoye, le statut du marché est clair et il est rattaché à son ministère. Maintenant tout le reste, dit-il, découle de considération. A l’en croire, si le marché a changé autant de tutelles, c’est parce qu’il y avait des problèmes. Il pense que son rattachement actuel au ministère de la Pêche, est un satisfecit.

«Cash back» arrive au Sénégal

Avec des prix qui ne cessent d’augmenter et des revenus qui ne suivent pas, les consommateurs sénégalais doivent trouver de nouveaux moyens pour faire des économies. C’est dans cette optique que la start-up sénégalaise «4YOU™», spécialisée dans le financement de la consommation au quotidien, a développé le «cash back» pour permettre aux consommateurs d’économiser toujours plus. Selon une note parvenue, hier, à «L’AS», le «cash back» est la traduction anglaise de « remise en argent ». Née aux Etats-Unis, cette forme de promotion consiste à recevoir automatiquement de l’argent après chaque achat en magasin ou en ligne. Ce phénomène débute au Sénégal grâce à une start-up locale, «4YOU™ ». Elle envisage de redonner environ 3,6 milliards de FCFA de pouvoir d’achat aux consommateurs sénégalais d’ici la fin 2021, d’après Draman Traoré, le co-fondateur. «Cash back» sera disponible dans les commerces de Dakar et de sa banlieue en 2020, puis dans les principales villes du Sénégal à partir de 2021. Pour construire rapidement ce maillage de proximité tout en créant de l’emploi local, la start-up va déployer un réseau de 1 000 agents, composé exclusivement de jeunes femmes auto-entrepreneuses.

Pèlerinage annuelle à Caytou

Les professeurs de philosophie, élèves et étudiants sont en route pour le pèlerinage annuel à Caytou, village natal du Professeur Cheikh Anta DIOP. D’ailleurs, l’inventeur du carbone 14 repose à Caytou dans un mausolée où les pèlerins vont se recueillir. En effet, ce pèlerinage est devenu un évènement phare dans le calendrier scolaire de notre pays. Il s’inscrit dans le contexte d’une sortie pédagogique permettant aux élèves de s’éloigner des cours intramuros et de rendre hommage au dernier Pharaon Noir. Cette idée du pèlerinage est née d’une volonté de faire revivre l’œuvre de l’éminent professeur Cheikh Anta Diop qui est méconnu surtout par les jeunes. Selon l’enseignant de philosophie Abdoulaye Sow, cette année, ce pèlerinage comporte d’autres aspects que celui pédagogique. Ainsi, les pèlerins comptent inclure dans leurs différentes activités une soirée de reboisement pour relever les défis écologiques de ce milieu, faire des dons de denrées aux populations de cette localité qui sont dans le besoin. Les pèlerins vont faire un investissement humain pour débarrasser le village de ses ordures.

Affaire des 94 milliards : que cache le silence de Mamour Diallo ?

https://oeildumonde.com/Depuis le 24 avril 2019, date à laquelle il a été débarqué de la tête de la direction des impôts et domaines, Mamour Diallo n’est pas recasé. Le prédécesseur de Mame Boye Diao, qui a presque disparu de la circulation, est le seul responsable de l’Alliance pour la république (Apr) de la catégorie des poids lourds à demeurer dans cette situation de « chômage ».
Au lendemain de sa défénestration, d’aucuns croyaient savoir qu’il s’agissait d’un contrecoup de l’affaire des 94 milliards. Curieusement, il a été « blanchi » par la commission mise sur pied par l’Assemblée nationale aux fins d’enquêter sur cette nébuleuse.
A vrai dire, l’on a l’impression que Mamour Diallo est dans une sorte « d’armée de réserve » avant la grande offensive contre le leader de Pastef, dont les plaintes, selon une certaine presse, ont été rejetées par le procureur de la République. Dès lors, il ne subsiste que la plainte déposée par le Lougatois, qui serait destinée à faire rendre gorge à Sonko, conformément à un signal lancé avant la présidentielle de 2019.
Pour mémoire, dans un entretien avec l’Observateur diffusé le 24 janvier 2019, M. Diallo menaçait : « Mon premier réflexe avait été́ de porter plainte, de demander à la justice de mon pays de me blanchir de ces accusations aussi insensées que malveillantes, mais aussi de punir le calomniateur qui les a proférées. Mais, pour toutes les raisons que je vous ai expliquées au début de notre entretien, j’avais décidé́ de ne pas judiciariser ce dossier. Car je sais très bien ce que recherche Ousmane Sonko. Il est devenu drogué au buzz. Il faut tout le temps qu’il fasse la une de l’actualité́. De préférence, en se plaçant dans une position de victime. N’ayant aucune base électorale, son action politique repose totalement sur Facebook, WhatsApp et les micros que les journalistes lui tendent de temps en temps. Je n’ai aucune envie de lui rendre service en le trainant en justice dans le contexte actuel. Il va transformer la première convocation devant la police en meeting de lancement de sa campagne. Je vais attendre jusqu’après l’élection présidentielle, quand le peuple sénégalais lui aura infligé la raclée qu’il mérite et qu’il ne pourra plus prétendre que ma plainte est une stratégie de l’Etat pour torpiller sa campagne. Mais je peux vous dire que mes avocats piaffent d’impatience de le trainer en justice ».
Ainsi dit, ainsi fait, le 15 octobre dernier, Me El Haj Diouf et Cie avaient, au nom de Mamour Diallo, déposé la plainte contre Ousmane Sonko auprès du procureur de la République. Les chefs d’accusation de diffamation et injures publiques avaient été mentionnés par les conseils de l’ancien Directeur des Domaines comme motifs de la plainte.
L’on se demande, pour finir, ce qu’il va advenir de cette plainte. Est-ce un simple coup de bluff pour endormir l’opinion et noyer le poisson ? Le silence de Mamour Diallo participe-t-il d’une stratégie de repli tactique pour mieux sauter ? Le temps le dira…

Présidentielle en Guinée-Bissau: La Cour suprême brise le rêve d’Umaro Sissoko Embalo

https://senego.com/-La Cour suprême a invalidé les résultats de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau. Ce, au moment le candidat Umaro Sissoko Embalo continue de jubiler, en faisant le tour des pays étrangers pour préparer son investiture.
La Cour Suprême a invalidé hier, les résultats de l’élection présidentielle et demandé un recomptage des voix bureau par bureau.
Selon L’As, la juridiction a été saisie d’un recours par le candidat Domingos Simoes Pereira qui a également jubilé dès l’annonce de cette décision.
Sur sa page Facebook, le challenger d’Umaro Sissoko Embalo a posté : « Croire en la justice est le seul chemin sûr vers la construction d’une patrie vraiment démocratique. C’est pourquoi, le PAIGC célèbre avec le peuple Guinéen cette courageuse et louable décision de la Cour Suprême ».

Guinée Bissau: La Cour suprême rejette la demande d’invalidation du scrutin

https://www.dakaractu.com/ Contrairement à l’information donnée par une certaine presse, la Cour suprême de justice de Guinée Bissau n’a pas invalidé les résultats du second tour de la présidentielle.
Dans un arrêt rendu ce vendredi 14 février, la juridiction a rejeté la demande de nullité de l’ensemble du processus électoral introduite par les avocats du candidat du PAIGC.
Cependant, elle exige un nouvel apurement des résultats issus du vote du 29 décembre dernier.
Le candidat du Mouvement pour l’alternance démocratique, Umaro Sissoco Embalo a été déclaré vainqueur de la présidentielle avec 53,55% des voix  exprimées.
Son adversaire, investi par le Parti pour l’indépendance de la Guinée et du Cap vert a obtenu 46,45% à l’issue de ces joutes électorales. Un score que Domingos Simoes Pereira conteste…

LA COUR SUPRÊME ORDONNE UN NOUVEAU DECOMPTE DES VOIX

RFI–Les résultats de la présidentielle de décembre dernier se font toujours attendre. La Cour suprême a une nouvelle fois demandé à la Commission électorale de procéder à la vérification du procès-verbal global. Une décision dans laquelle les juges affirment par ailleurs que toute tentative de médiation est malvenue, un camouflet pour la Cedeao.
À Bissau, la Cour suprême a demandé vendredi à la Commission électorale de se plier à sa décision de janvier dernier. Les juges redemandent donc à la commission de procéder à la vérification du procès-verbal global du second tour de la présidentielle du 29 décembre.
Pour calmer les tensions institutionnelles, juridiques et politiques, la Cedeao est intervenue. Le bloc régional de l’Afrique de l’Ouest a commencé par envoyer une mission ministérielle à Bissau fin janvier puis s’est prononcée sur cette affaire au dernier sommet de l’Union africaine.
À Addis, les chefs d’État et de gouvernement ouest-africains a invité la cour suprême à « finaliser » ses travaux « afin de permettre la normalisation politique et institutionnelle ».
Vendredi, la Cour suprême a fait comprendre qu’il ne lui appartenait pas, à elle, de « finaliser » quoi que ce soit, mais plutôt à la Commission électorale. Dans son jugement, elle nomme explicitement la Cedeao et s’insurge contre « toute tentative de médiation, surtout politique ».

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*