Revue de Presse du Vendredi 14 Fevrier 2020

Unes de la Presse du Vendredi 14 Fevrier 2020
Unes de la Presse du Vendredi 14 Fevrier 2020

LE REGARD ACERE DU SAGE MOUHAMADOU MOUSSA SY PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

LeTemoin-Le texte que nous publions ci-dessous est assurément un document d’anthologie. Il s’agit des observations et réflexions d’un homme, Mouhamadou Sy, qui a été un acteur majeur de la vie économique et sociale nationale de ces 60 dernières années.
Le texte que nous publions cidessous est assurément un document d’anthologie. Il s’agit des observations et réflexions d’un homme, Mouhamadou Sy, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole de Rueil-Malmaison, en France et l’un des premiers ingénieurs du Sénégal indépendant. Deuxième directeur Sénégalais des Mines et de la géologie, il participa aux premières prospections minières du Sénégal. M. Mouhamadou Sy administra pendent plusieurs années la compagnie sénégalaise des phosphates de Taïba (CSPT), après en avoir était directeur général adjoint de 1976 à 1978 puis directeur général de 1986 à 1999.
Une expérience intéressante et inédite qu’il explique. Membre du conseil économique et social de l’époque, lors que les Français tenaient le haut du pavé dans cette institution, il fut aussi l’une des figures de proue de l’UNYSYNDI, le puissant syndicat patronal à l’époque. Il fait partie de ceux qui ont impulsé la création de l’ex-IUT (Institut universitaire de Technologie) devenu ENSUT (École nationale supérieure de Technologie) et l’un des premiers employeurs à faire confiance aux techniciens sortis de cette pépinière. Au moment où le Sénégal s’achemine vers  l’exploitation de son pétrole et de son gaz, mais aussi de son fer avec l’arrivée attendue de légion de Turcs après l’importation massive de travailleurs indiens aux ICS ! Les réflexions de Mouhamadou Sy, un homme qui n’aspire plus à rien si ce n’est à un repos mérité, ces réflexions, donc, méritent d’être lues avec attention. Et ses conseils, notés avec soin. Il s’agit assurément d’un bréviaire que ce grand Monsieur, qui a toujours eu un rapport très détaché avec l’argent, livre à la génération actuelle.
. Bonne lecture !                         
L’inventaire des ressources minérales a préoccupé le gouvernement sénégalais qui, dès l’Indépendance, grâce à un financement du FAC (Fonds d’Aide et de Coopération) a mené une vaste campagne de géophysique aéroportée dans l’Est du Sénégal. Toutes les méthodes d’investigation connues à l’époque ont été utilisées (gravimétrie, sismiques (réflexion et réfraction), magnétométrie, radiométrie, scintillométrie électrique…). Cette campagne a permis d’identifier 78 anomalies.
Pour vérifier ces anomalies au sol, le gouvernement a obtenu un important financement du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement). Ce programme qui a duré huit ans a permis la vérification de 39 de ces 78 anomalies.
L’orientation pour la recherche de l’or et du diamant a été privilégiée. Le démarrage de ce programme a coïncidé avec mon recrutement à la Direction des mines et de la géologie et je fus affecté à ce programme comme géologue du gouvernement conformément aux accords passés entre l’Etat du Sénégal et le PNUD. C’est ainsi qu’après un an passé au Sénégal oriental, je fus envoyé en Union soviétique pour parfaire ma formation dans la prospection minière, notamment dans l’étude des placers d’or et de diamant. Au début de la mission, le directeur du projet, un Suisse très expérimenté dans le domaine des recherches minières, M. Agassiz, me demandera de mener une monographie sur les minerais de fer de la Falémé appelés « chapeaux de fer ». On trouvait quelques rapports de géologues de la Direction fédérale des Mines mais deux rapports de campagne, dont celui de 1957 qui estimait les réserves à 87 millions de tonnes et celui complémentaire de 1958 qui poussait les réserves à 92 millions de tonnes de fer. La Sénégalaise des Mines qui avait commandité cette étude serait intéressée à 100 millions de tonnes minimum.
La thèse péremptoire du Dr Soule Delafont consistant à dire que les minerais de fer ne s’enracinaient pas mais constituaient uniquement des chapeaux devait condamner définitivement ces gisements de fer de la Falémé. Mon résumé portant sur ces « chapeaux de fer » ne pouvait qu’adopter la même conclusion puisque aucune autre étude n’avait été menée sur le terrain. Dr Soule Delafont ne s’était d’ailleurs intéressé qu’aux deux collines de Koudékourou et de Kouroudiakou, et les affleurements de Karakaéne et du Gotto, moins apparents, n’avaient pas fait l’objet d’investigations. Au cours d’un diner offert au directeur régional du Brgm en visite de chantier, diner auquel j’ai été convié, divers sujets étaient au menu et cette occasion m’a permis de faire comme par hasard une remarque qui s’est avérée intéressante.
Dans les années 60, on vivait à l’ère du cuivre (qui était un élément conducteur par excellence et très maniable) avec les gisements du Chili, de la Zambie et du Katanga. J’avais remarqué en effet que dans les tableaux d’analyses des rapports du Dr Soule Delafont des teneurs très faibles, disons des traces, de cuivre étaient généralement présentes. Cette remarque ayant retenu l’attention du directeur du Brgm, celui-ci exprima l’idée de solliciter l’accord du PNUD pour l’implantation de quelques forages pour rechercher du cuivre. La demande du Brgm fut acceptée — d’ailleurs à ma grande surprise. Le premier forage est resté 400 mètres dans la minéralisation du fer, ce qui voulait dire que la thèse du Dr Soule Delafont était inexacte. Les collines de fer s’enracinaient bien. Ainsi débuta la campagne d’évaluation des réserves de fer de la Falémé.
L’évaluation poussée donna 650 millions de tonnes de réserves certaines ; 850 millions de tonnes de réserves probables et plus d’un milliard de tonnes de réserves possibles. Nous avions donc là un potentiel très appréciable. Il faut rappeler qu’à la fin des années 60 et au début des années 70, les gigantesques gisements de fer du Minas Gérais au Brésil arrivaient sur le marché avec les capitaux des grands sidérurgistes européens et les institutions de Bretton Woods. Il était alors difficile d’envisager l’exploitation des autres nouveaux gisements et encore plus de construire 750 km de chemin de fer pour sortir le minerai. L’investissement colossal de Minais Gérais commence à s’amortir aujourd’hui. On devrait donc réactualiser le dossier dont les chances d’exploitation seraient beaucoup plus grandes si on réalisait le chemin de fer Dakar-Bamako, nécessité absolue pour la survie du Port de Dakar. Avec le projet ivoirien de San Pedro qui non seulement s’accaparera du trafic malien — Mali Est et Mali Centre — mais risque également de nous ravir le Mali Ouest, auquel cas l’avenir du Port de Dakar serait sérieusement compromis car ne disposant plus que du marché intérieur sénégalais.
En matière de transport, l’investissement le plus urgent c’est la réalisation du chemin de fer Dakar-Bamako avec des normes internationales pouvant supporter un trafic lourd d’environ 3 à 5 millions de tonnes de fer/an et le ravitaillement du Mali en carburant et conteneurs divers. Il y a un moment, un de nos quotidiens a parlé de 25 millions de tonnes de fer/ an avec 3000 emplois et 400 experts turcs. Nos autorités doivent surveiller davantage ce qui est écrit dans notre presse. Il est vrai qu’il y a eu une révision à 5 millions de tonnes de fer quelques jours après mais on n’a pas rectifié le chiffre parlant des emplois créés ni du nombre d’expatriés turcs.
A ce propos, une politique très claire doit être définie dans l’utilisation d’employés étrangers. Je rappelle qu’en 1970-72, avec les plans de sénégalisation, le gouvernement sénégalais ne disposait que de 3,65 % du capital de la Compagnie sénégalaise des phosphates de Taïba (CSPT) mais un plan de sénégalisation de tous les postes avait été établi avec des délais raisonnables de telle sorte qu’en 1996, au moment de la fusion ICS/Taïba, il y avait à Taïba un seul expatrié, directeur des exploitations, qui avait pris le poste d’un Sénégalais parti à la retraite. Ce alors qu’en 1972, il y avait 67 expatriés. Certes, des dépenses énormes de 250 millions de francs CFA par an ont été employées pour la formation ou le perfectionnement de notre encadrement (du maîtrisard au cadre supérieur). Notre politique de sénégalisation nous a poussés à offrir jusqu’à trois années de salaires à certains expatriés pour la formation d’homologues sénégalais. Taïba a disposé d’un encadrement exceptionnel chanté par tous les visiteurs et consultants qui nous fréquentaient. J’entends souvent parler d’adéquation formation/emploi mais, dans ma petite expérience en la matière, on ne dispose que de clefs brutes qu’il faut ajuster à chaque serrure. Avec l’évolution rapide de la technologie et l’accélération des connaissances, il serait souhaitable, selon la filière, de prévoir des rencontres tous les 5 ou 10 ans entre employeurs et enseignants des universités pour réactualiser les programmes mais les entreprises devront toujours apporter un complément nécessaire à leurs employés.
Deux faits pourraient être cités à cet égard pour prouver la compétence de notre encadrement de l’époque. M. Milliote, ingénieur diplômé de l’Ecole centrale de Paris, me fit un jour le témoignage suivant : « M. SY, comme vous, je ne cherche jamais à faire du ‘’volume’’ mais, en toute modestie, je vous dirais qu’en matière d’électricité, je suis très ‘’calé’’ vu mon Cv qui m’a conduit à la direction des Houillères du Midi, à Electricité de France, à la direction de la Miferma (Mines de fer de Mauritanie) en tant que directeur des exploitations. Je vais pourtant vous surprendre en vous disant que je ne pesais pas lourd en face de M. Silly Faye, ingénieur électricien sénégalais qui, à l’époque, était le chef du Service Electrique de la Maintenance. Je dois préciser que M. Milliote était l’ingénieur en chef de la production de la CSPT et était à un an de sa retraite.
Le deuxième témoignage venait de M. Deau, directeur général de Cegos qui, au cours d’une rencontre avec l’Unisyndi (syndicat patronal de l’époque) parlant de l’encadrement maîtrisard à Taïba (en majeure partie venant de l’IUT de Dakar), M. Deau, donc, avait fait un éloge appuyé de notre politique de sénégalisation à Taïba. Il m’est revenu que tout cet encadrement qui nous a coûté autant d’efforts est parti à la retraite et tout cet encadrement aurait été remplacé par des expatriés ! Aucune transmission de connaissances et de compétences ne s’est donc opérée. Tous les efforts de plus de 25 ans sont donc partis en fumée, c’est vraiment révoltant ! L’exploitation des gisements de fer avec des partenaires sérieux devrait changer beaucoup le visage de notre pays.
Avec la réalisation comme souhaité plus haut du chemin de fer aux normes internationales, le fer de la Falémé serait à 200 km. Ainsi, avec un investissement masqué de plus de 500 km, nous pourrions trouver beaucoup plus facilement des investisseurs pour nous accompagner ; la politique de l’emploi devant toujours être sous notre contrôle.
Pour le fer, une production annuelle de cinq millions de tonnes avec trois millions à l’exportation pour nos partenaires et deux millions environ transformés sur place soit à Bargny soit à Kayar selon les résultats des études. Notons également qu’avec les gisements de phosphates d’alumine et d’ilménite (oxyde double de fer et de titane), on pourrait fabriquer des aciers spéciaux si la demande existe. La Société sénégalaise des Phosphates de Thiès dispose d’un grand gisement de phosphates d’alumine. Ses usages en tant qu’engrais étant limités, c’est le seul gisement au monde commercialisable connu. On dispose d’environ 60 millions de tonnes à 30 % de P205. Un dossier très complet a été réalisé pour la séparation du phosphate de l’alumine.
L’industrie de l’aluminium étant très énergétivore, on a conclu à l’époque à la non-rentabilité de l’exploitation de l’alumine. Aujourd’hui, avec l’existence de gisements de gaz au Sénégal, les paramètres devraient changer. Concernant le titane, on le trouve dans les ilménites (oxyde double de fer et de titane. Ces ilménites, sables noirs ou encore minéraux lourds sont charriés par nos fleuves depuis le Birrimien au Sénégal oriental jusqu’à nos côtes atlantiques.
Les affluents et sous affluents de la rive gauche de la Falémé pour le fleuve Sénégal comme ceux du Niokolo Koba, sur la rive droite, par leur érosion, ont charrié des tonnes de sables noirs qui ont fini avec les temps géologiques à former des placers de minerais lourds qui constituent divers gisements de Lompoul à Kayar sur la partie Nord de nos côtes ; sur la Petite côte, on peut signaler les gisements de Nianing où opérait la société Gazziolo et, plus au Sud encore, les gisements de la Casamance.
Les gisements d’ilménite ont connu une bonne exploitation de la part de la société Gazziolo. A l’époque, leur usage principal consistait à fabriquer des peintures (blanc de titane). La société Gazziolo a fermé en 1961-62 parce que l’industrie des peintures ne fabriquait plus que des peintures chimiques plus pures que celles provenant des ilménites.
A l’époque, le zircon était un sous-produit de l’exploitation des métaux lourds. Aujourd’hui, avec la conquête de l’espace, le zircon est devenu très rentable à cause de sa forte température de fusion de plus de 1800 degrés. En dehors des différents gisements jalonnant nos côtes, des réserves inestimables existent dans cette province géologique du Sénégal oriental. Pendant mes missions au Sénégal oriental, après la période des pluies, je trouvais dans les rivières asséchées des tonnes de sables noirs débarrassées de leur gangue. Je passais beaucoup de temps à admirer ces beaux minéraux d’ilménite d’un noir d’ébène rutilant et scintillant au soleil.
A chaque fois que l’occasion s’est présentée, j’ai invité la Faculté des Sciences et l’IST (Institut des Sciences de la Terre) à porter beaucoup plus d’attention dans l’étude de ces minerais. Il faut jalonner les parcours de ces sables noirs car on peut trouver des accumulations importantes dans les zones de dépôt de nos fleuves. Il n’est pas exclu que des accumulations de minéraux lourds existent un peu partout le long de nos fleuves au niveau de leurs zones de dépôt ; cette probabilité pourrait changer la vie de nos populations intérieures. On voit donc que le Sénégal, de par ses ressources minérales (or, fer, zircon, ilménites, phosphates d’alumine, phosphates de chaux et bien d’autres minéraux utiles) devrait connaître un développement industriel satisfaisant. Avec la découverte du gaz et du pétrole, l’espoir est permis qu’avec une gestion méticuleuse de nos richesses, notre économie sera florissante.
Le pétrole, le gaz et leurs dérivés constituent une niche inépuisable de création d’activités. On doit se préparer à ces échéances radieuses en investissant des moyens colossaux dans la formation de nos enfants. Tout devrait être fait pour que nous soyons capables de gérer toutes ces activités qui vont s’offrir à nous. Un comité d’experts des ministères du Pétrole, de l’Enseignement technique et professionnel, de l’Enseignement supérieur de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental, devrait être créé.
Sa mission principale serait d’examiner tous les dossiers de l’ensemble du personnel des sociétés contractantes avec l’Etat. Tous les postes pouvant être occupés par des Sénégalais devraient être identifiés et les autres devraient faire l’objet de sénégalisation dans des délais raisonnables avec une formation adéquate. Au besoin, chaque étranger qui assurerait la bonne formation de son homologue sénégalais pourrait être bien récompensé. Avec la disponibilité de cette belle main d’œuvre sénégalaise, nous créerons les conditions pour booster nos industries locales et nos finances publiques (impôts, taxes directes et indirectes), gage d’une stabilité sociale. Enfin, parlons de la Casamance avec la COPETAO qui a trouvé une très bonne huile à son forage (SF4). S’agissant de l’exploitation de nos ressources pétrolières et gazières, la bonne entente avec nos voisins devrait être privilégiée sans perdre de vue que, pour avoir la paix, il faut préparer la guerre.
Les années 50 et 60 ont connu au Sénégal des activités intenses de recherche du pétrole ; les résultats ont été faibles mais ont permis de tirer des conclusions intéressantes. Le bassin sénégalais on-shore a renfermé du pétrole et du gaz mais l’activité intense du volcanisme n’a pas permis la préservation des gisements. Au Sud du pays, en Casamance, en dehors du pétrole lourd (environ 100 millions de tonnes) dans la zone de Diogué, la COPETAO (Compagnie des Pétroles de l’Afrique de l’Ouest), filiale des sociétés françaises Elf et Total, a rencontré dans on puits SF 4 une huile de bonne qualité sous environ un recouvrement d’eau de 120 mètres. Un puits de confirmation au Sud-Est n’a pas été mené à sa fin pour cause de rupture du train de tige. Les activités de la COPETAO ont cessé probablement pour des raisons financières de fin de programme et peut-être aussi des raisons politiques et de sécurité à cause du litige sur la frontière Sénégal/Guinée Bissau.

Mike Pompeo à Dakar :La signature de 5 accords au menu

IGFM – Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, effectue une visite en Afrique du 15 au 19 février 2020. Ce sera sa première visite en Afrique subsaharienne depuis sa nomination, il y a deux ans.  Selon un officiel de l’ambassade des Etats Unis, le voyage débute au Sénégal ce samedi et se poursuivra en Angola et en Ethiopie
Un officiel de l’ambassade américain au Sénégal s’est réjoui de ce voyage du patron de la diplomatie américaine qui intervient au moment où les Usa et notre pays fêtent leur 60e anniversaire de «relations fondées sur un respect mutuel et sur la ferme conviction que les intérêts profonds des deux nations sont intimement liés».
Selon l’officiel, au cours de sa visite en Afrique, le Secrétaire d’Etat américain abordera des questions liées à la jeunesse, à la croissance, au commerce, à l’investissement privé, à la sécurité et à la stabilité régionale.
La jeunesse sera surtout au cœur des préoccupations de l’officiel car, selon notre interlocuteur, «la jeunesse constitue le vecteur de la croissance» et que «65% de la population africaine sont constitués de jeunes de moins de 35 ans».

18 entreprises américaines aux portes du Sénégal

L’officiel s’est réjoui du fait que sur les 10 économies émergentes, les 6 sont africaines. Aussi, les 3 pays que le Secrétaire d’Etat américain va visiter (Le Sénégal, l’Angola et l’Ethiopie) «bénéficient d’un leadership dynamique», dit-il. «Les dirigeants de ces pays sont en train de faire des changements significatifs», note l’officiel.
Il dit se féliciter de ce que le Sénégal et les Usa font ensemble, surtout en matière de sécurité. Le Sénégal, dira-t-il, est un exportateur de la sécurité dans la sous-région.
A cours de son séjour au Sénégal, annonce l’officiel américain, le Secrétaire d’Etat signera 5 accords avec le gouvernement Sénégalais. Il assistera également à un forum de businessmen pour voir les possibilités pour des entreprises américaines d’investir au Sénégal. En effet, note l’officiel, 18 nouvelles entreprises américaines frappent aux portes du Sénégal.
Le Secrétaire d’Etat américain assistera aussi à une rencontre à l’église dans le cadre de la promotion de la tolérance religieuse, plus connue au Sénégal sous le vocable de «dialogue islamo-chrétien». Une rencontre au Cesag pour parler à la jeunesse africaine fait également partie du programme.
Une réunion bilatérale avec son homologue Amadou Bâ, ministre des Affaires étrangères du Sénégal et une rencontre au palais avec le chef de l’Etat, Macky Sall, suivie d’un déjeuner sont également au menu.
Un point de presse mettra fin à la partie officielle de la visite du Secrétaire d’Etat Pompéo qui reprendra l’avion le dimanche soir pour continuer son périple africain.

Le chef de la diplomatie américaine attendu à Dakar: l’ombre de la Chine

https://oeildumonde.com/-Les 15 et 16 février 2020, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo,  sera à Dakar pour évoquer avec le président sénégalais Macky Sall un renforcement des relations « déjà fortes » entre les deux pays en matière de sécurité et d’économie. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un périple africain qui mènera aussi le chef de la diplomatie américaine en Ethiopie et en Angola.
C’est dire que Dakar est au cœur de la géopolitique internationale. La diplomatie américaine surveille de très près les manœuvres de la Chine au pays de la teranga.
Pour rappel, déjà en janvier 2014, sur l’invitation du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, le ministre chinois des Affaires étrangères avait effectué à Dakar une visite de 48 heures, axée sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération sino-sénégalaises. M. Wang Yi sera de nouveau au Sénégal en janvier 2019. A l’occasion, la Chine s’était engagée à construire le nouveau siège du ministère sénégalais des Affaires étrangères.
Depuis l’élection de Macky Sall en 2012, le Sénégal a reçu l’ancien président de la République des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama en 2013 et son homologue chinois Xi Jinping en 2018.
Dakar, qui vient de recevoir le président de la Turquie pour la quatrième fois en sept ans, n’a jamais suscité autant d’intérêt de la part des grandes puissances, autre que la France. Cette frénésie de voyages est-elle reliée à l’enjeu du pétrole découvert sous nos cieux ?

Tortue/Ahmeyim à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie «Pour la seule phase 1 du projet GTA,  BP est déjà à presque 10 milliards de dollars d’investissements»

https://www.financialafrik.com/-Aperçu du gisement Grand Tortue Ahmeyim à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie.
Spécialiste des négociations commerciales internationales et ancien Directeur de SNC-Lavalin Mauritanie, Hassana Mbeirick justifie d’une expérience de plus de 25 ans dans le développement du secteur privé mauritanien dont 17 ans dans le secteur minier et pétrolier. Il est aujourd’hui le Directeur-Fondateur de Meen & Meen, une firme d’Ingénierie-Conseil dans le secteur Oil&Gas. Polyglotte, Hassana Mbeirick est un fin connaisseur des rouages de l’économie mauritanienne, de son potentiel économique ainsi que de son environnement des affaires. Sa faculté d’analyse prospective et son esprit indépendant le placent aujourd’hui parmi les rares spécialistes du secteur dont l’objectivité fait référence. En sa qualité de consultant indépendant, ses multiples mandats nationaux et internationaux l’ont mené aux quatre coins du monde au grand bénéfice d’une expertise qui s’affine jour après jour. Dans cet entretien réalisé à son bureau de Nouakchott, l’expert nous entraine à la découverte du projet Grand Tortue/Ahmeyim.
Comment est structuré le  projet  gazier Grand Tortue Ahmeyim entre la Mauritanie et le Sénégal?
A la genèse, c’est un schéma classique observé partout dans le monde dans le secteur de l’exploration/exploitation des hydrocarbures. Très souvent, ce sont les juniors qui partent investir dans ce que le jargon désigne par Upstream ou Amont (Autrement dit, exploration, les études géophysiques, bref la recherche dans son ensemble).  Quand ces juniors découvrent un gisement, elles doivent passer à l’exploitation ; ce qui bien entendu nécessite des moyens plus conséquents. Le plus souvent, ces juniors n’ont pas accès à la ressource financière suffisante et se voient obligés ou jugent plus intéressant de faire appel aux majors.  Il n y a pas un gisement détenu à 100% par un seul groupe. Excepté les très gros gisements qui sont seulement entre les majors.  En Russie, ce type de gisement est détenu par Total et Gazprom ou Rosneft.  C’est le même schéma dans le secteur minier où les Big Four du secteur comme BHP Billiton, Rio Tinto ou encore Vale détiennent les plus grands gisements.
Quelles sont les quantités de gaz découvertes sur le gisement Grand Tortue/Ahmeyim et d’une manière générale entre la Mauritanie et le Sénégal?
Il y a d’abord plusieurs gisements potentiels entre les deux pays dont Marsouins, Teranga, etc. côté Sénégal. Sur le champ gazier GTA proprement dit, le gisement est évalué à 15 milliards de mètres cubes  sur 33 000 km2.  C’est un projet d’une durée de vie de 30 ans dirigé par BP. Je salue ici l’accord inter-Etat conclu entre les deux pays et qui témoigne d’une grande maturité de part et d’autre ainsi que d’une clairvoyante vision prospective pour nos deux peuples.
Comment est structuré le projet GTA ?
Le projet GTA est structuré en 03 phases. Et Tout le tapage auquel nous assistons depuis deux ans ne concerne que la  phase 1 qui prévoit la production de 2 500 000 mètres cubes dont la commercialisation  débutera en 2022. Au terme des phases 2 et 3 la production devra passer à 10Millions de mètres cubes. Je rappelle ici que les études de préfaisabilité (FEED) sont déjà en cours et ont été confiées à KBR, déjà auteur de celle de la phase I. L’incidence en termes d’investissement est énorme entre la première et la deuxième et Troisième phase ; sachant que BP est aujourd’hui à presque déjà 10 milliards d’investissement (phase 1). Il est à noter que le champ gazier GTA est  constitué de 12 puits et la phase actuelle d’investissement porte sur l’exploitation de seulement quatre (04) puits.
Justement, quelles sont les parts des deux Etats (Sénégal et Mauritanie)  dans ces projets?
Dans un cas comme dans l’autre, la participation des deux Etats est de 10% gérée côté Sénégal par Petrosen et côté Mauritanie par SMH-PM. La petite différence porte sur le profit share entre BP et Kosmos. Sur le Sénégal, c’est 60% BP, 30% Kosmos et 10% Etat du Sénégal. En Mauritanie, c’est 62% BP, 28% Kosmos et 10% Etat de Mauritanie. Le schéma est à peu près le même. Le ticket d’entrée de BP était de 1 milliard de dollars au profit de Kosmos Energy. Dans ce partenariat, il est stipulé que Kosmos continuera de s’occuper de toute la partie exploration (Upstream) et à BP reviendra la responsabilité de l’Intermédiaire (Midstream) ainsi que de l’Aval (Downstream).
Est-ce que la Mauritanie et le Sénégal ont reçu une part du montant de la transaction entre BP et Kosmos, à savoir le Milliard de Dollars qu’à empocher cette dernière ?
Autant que je sache, non. A ce propos, je me rappelle qu’en 2010, au moment du rachat de la mine d’or  de Tasiast par Kinross à Redback Mining pour 7 milliards de dollars à la bourse de Toronto, j’avais posé cette question lors de la première édition des « Mauritanides ». Je trouvais et je trouve toujours illogique que les gouvernements ne trouvent pas leurs parts d’une quelconque façon dans de telles transactions de Cession-Fusion-Acquisition. Pour en revenir au cas de Redback Mining, elle a investi en Mauritanie et s’est consituée une substantielle plus-value, soit. Mais il est tout aussi logique que l’Etat qui leur a accordé beaucoup d’avantages y gagne quelque chose.  Les législations minières et pétrolières doivent prendre en compte cette problématique de la phase de prospection.  Quant à la phase d’exploitation, il n’y a pas de problèmes puisque les Etats disposent de 10% de prise de participation.
Est-ce que dans les codes pétroliers et gaziers des deux pays, les transactions portant sur ces blocs en prospection ou en exploitation sont fiscalisés ou défiscalisés?
Intéressante question. Il y a en effet tout un mécanisme de privilèges fiscaux inhérents à ce type d’investissement ; et c’est normal. En l’occurrence, L’Accord de coopération inter-Etats (ACI) entre le Sénégal et la Mauritanie relatif au développement et à l’exploitation conjointe du champ GTA a été signé en février 2018 et plus tard on y a greffé un acte additionnel relatif au régime fiscal et douanier applicable aux sous-traitants. Autrement dit, les sous-traitants devront – par voie de conséquence – bénéficier des avantages fiscaux dont bénéficie leur commanditaires (ici BP).
Est-ce qu’il y a eu des bonus de signature lors de l’entrée de BP dans le projet?
A priori non, pour la simple raison que BP a racheté des parts d’une entreprise qui opérait déjà.   Les bonus concernent le plus souvent les nouveaux contrats de licence.
Comment le gouvernement mauritanien doit-il utiliser les recettes issues de ces ressources?
Cette question renvoie à la notion de Bonne Gouvernance. Et il y a plus qualifié que moi pour en parler. Je dirai seulement que la « malédiction du pétrole » ou l’oil curse se fonde essentiellement sur les appareils statistiques des économistes. Elle est souvent assez théorique, comparatiste et internationaliste, réduisant la question des effets politiques du pétrole à la corruption et à l’autoritarisme.
Ceci dit, nous devons déconstruire certaines idées reçues et tordre le coup à la vision, communément partagée, de la production pétrolière et gazière comme facteur de corruption et d’autoritarisme. Certes, nous ne sommes pas encore épargnés par un tel stéréotype qui appauvrit l’analyse en occultant les autres mécanismes de production du politique et d’appropriation des ressources extractives.
L’économie politique des hydrocarbures est bien trop complexe pour qu’on la limite à des rapports d’exploitation entre des multinationales «modernes» et des communautés d’autochtones plus ou moins «traditionalistes». A nos gouvernants de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de la postérité.
Comment associer le secteur privé ?
C’est la question la plus qu’intéressante, car elle touche à une dimension plus fondamentale et plus pertinente que celle concernant la bonne gouvernance. Ceci est valable autant pour la Mauritanie que pour le Sénégal qui – soit dit en passant – a déjà une bonne longueur d’avance sur nous concernant le développement de ce que l’on appelle communément le Local Content. Je vous préviens que sur ce sujet, je pourrais m’attarder un petit peu. C’est, pour ainsi dire, ma corde sensible.
Vous savez, ce type de projets suscite des fantasmes qui donnent lieu à toutes sortes de théories plus ou moins fantaisistes. Mais tout réside dans le rapport de l’Etat aux citoyens.
Cette notion englobe des aspects comme l’emploi et la formation des travailleurs locaux, l’approvisionnement et les opportunités d’affaires pour les entreprises locales. Ce concept qui est un véritable moyen pour les populations locales et les opérateurs économiques nationaux d’être directement impliqués dans les activités
Le contenu local se définit comme la somme des biens et services produits dans le pays, des salaires et des dividendes perçus respectivement par les employés et les entrepreneurs nationaux.
Dit autrement, le contenu local est la composante privée des retombées économiques des projets pétroliers et gaziers. Cette composante privée vient s’ajouter aux revenus de l’État pour faire “tourner la machine économique“ du pays.
Ainsi, il faudra que notre secteur privé soit présent sur toute la chaine de valeur mais de manière compétitive. Cela veut dire qu’il faudra qu’il soit formé au gré des exigences spécifiques du secteur de l’exploitation des hydrocarbures.
Avec une stratégie réaliste et ambitieuse, nous y arriverons au fur et à mesure du développement de ce projet et d’autres.
Malgré des lois souvent ambitieuses et volontaires, le taux moyen de contenu local en Afrique ne dépasse probablement pas 20% des coûts de développement et de production.
Le développement du contenu local a été au coeur des accords entre BP et les deux Etats mauritanien et sénégalais et a été un des principaux leviers des négociations. Afin de soutenir les deux pays dans cette voie, La Banque Mondiale a octroyé un don de 20 millions de dollars pour chacun des pays. Côté mauritanien, on n’a pas encore avancé dans ce sens. Le processus d’élaboration d’une stratégie pour le développement du local content en Mauritanie n’a même pas encore été enclenché sans parler de l’adoption d’une loi y afférent. Le Sénégal – qui bénéficie au moment où je vous parle d’un financement de la BAD pour son projet PADCEJ – a d’ores et déjà adopté sa loi en la matière !
Est-ce que chacun des pays va commercialiser de son côté sa quote-part de la production du gaz ?
Pas du tout. La commercialisation de la production du gaz a déjà fait l’objet d’un appel d’offres international qui a été remporté par BP Gaz Marketing (une filiale de BP) et le contrat définitif devra être signé en début 2020 pour une durée de 20 ans.
Comment le projet a-t-il été structuré dans ses différentes composantes? 
Le  projet GTA s’articule autour de quatre (04) principales composantes: la construction d’un brise-lames en haute mer qui va abriter l’usine de liquéfaction. Ce contrat de type EPC a été confié au consortium franco-italien Eiffage-Saipen pour un montant de 350 millions de dollars (contrat EPC).  La composante  ingénierie sous marine d’extraction de gaz a été remportée parMcDermott en partenariat avec Baker Hughes (filiale de Général Electric) pour 750 millions de dollars en mode EPCI (engenering, procurement, construction and installation). La troisième composante est le navire flottant FPSO pour un contrat d’environ 1 milliard de dollars remporté par TechnipFMC en mode EPCIC qui va de la construction à l’opérationalisation. Et la quatrième composante est le FLNG (l’usine flottante de liquéfaction du gaz), un contrat remporté par Golar LNG, via sa filiale à 100% GIMI Corporation. D’une valeur de 1,3 milliard de dollars, ce contrat est de type location et exploitation ou LOA (Lease and Operate Agreement) pour une durée de 20 ans. Le FLNG sera construit en partenariat avec le singapourien Keppel Shipyards. Rien que sur ces contrats, le volume d’investissement s’élève déjà à presque 04 milliards de dollars.
Les ports de Nouakchott et de Dakar sont-ils assez équipés pour un volume d’activités de cette envergure ?
Le port de Nouakchott a l’avantage d’être moins congestionné que celui de Dakar. En revanche le port de Dakar est mieux équipé que celui de Nouakchott qui manque cruellement d’infrastructures et d’aménagements adéquats. Pour vous donner des ordres de grandeur, les chiffres sont déjà éloquents : Rien que pour la partie logistique de McDermott, il est question d’acheminer 250 000 tonnes d’équipements qui doivent arriver principalement au port de Nouakchott dans un intervalle de temps d’une année et demi au plus tard. Dans ce total, il y aura 110 000 tonnes de pipe pour relier 80 à 100 km de conduites sous-marines. Le défi logistique à relever est tout simplement énorme. Il y aura par exemple des équipements qui pèsent 350 tonnes/pièce. Ajoutez à cela l’activité d’acheminement des roches par Eiffage et la congestion portuaire est garantie.
Par contre, la Mauritanie a l’avantage du port de Ndiago dont la proximité du site offshore d’exploitation constitue un premier avantage. A mon humble avis, c’est le futur grand hub offshore de la sous-région. Car dans un proche avenir, l’essentiel des services logistiques lié à l’industrie gazière et pétrolière sera abrité dans ce port. Il est vrai que cela suppose d’énormes investissements pour en faire une véritable zone économique spéciale et un pôle de développement économique à l’image de Saldanha Bay en Afrique du Sud.
A propos justement de McDermott, qu’en est-il réellement de sa faillite en janvier dernier qui a semé un vent de panique dans les milieux boursiers internationaux ?
Pas tant que cela. Il y a eu certes quelques sueurs froides mais plutôt du côté des partenaires opérationnels de McDermott. A l’origine, cette dernière avait fait l’acquisition en début 2018 de Chicago Bridge & Iron (CBI) pour une transaction d’une valeur de Six (06) Milliards de Dollars et depuis McDermott n’est pas arrivé à équilibrer ses finances et trainait des créances globales de quatre (04) Milliards de Dollars dont 02 milliards 600 Millions particulièrement nocifs. Cette situation a perduré jusqu’en début décembre 2019 où elle a vu sa cotation à la bourse de New York chuter en une journée de 47 Dollars à moins de 1 Dollars l’action ! En réaction à une telle situation, la SEC (Security Exchange Commission) qui est le gendarme boursier de New York leur a notifié un ultimatum de redressement de situation ou à défaut d’annoncer la faillite en invoquant l’article 11 y afférent. Acculée, McDermott a fini – en janvier dernier – par activer l’article 11 relatif à la faillite. Une solution a vite été trouvée et tout s’est joué en presque une journée. Ainsi, le calme est vite revenu.
Cette faillite aura-t-elle une incidence sur le bon déroulement du projet GTA ?
Absolument pas. Car, l’accord de négociation pour éviter une faillite totale réelle portait principalement – entre autres – sur la conversion des créances en actifs, la vente de certaines de ces filiales et en contrepartie McDermott recevra un montant de 500 Millions de Dollars d’argent frais pour renflouer ces caisses vides. A la suite de cela, il y a eu des annonces officielles de BP et d’autres voies autorisées pour garantir que tous les engagements de McDermott vis-à-vis de ses clients, partenaires, sous-traitants, employés, etc. seront respectés. Ainsi, tout le monde a retrouvé le sourire et McDermott est reparti du bon pied au grand plaisir des Mauritaniens et des Sénégalais. C’est vrai que cela a été une semaine de panique générale.
Pour finir, Comment le défi environnemental sera-t-il géré compte tenu des aires marines protégées comme le Banc d’Arguin ?
La menace n’est pas seulement pour le littoral mais elle englobe tout aussi les fonds marins. Toutefois, Toutes les parties prenantes au projet mettent cette question en tête de liste des priorités. C’est une problématique majeure prise en compte dans les études environnementales préalables et le spectre d’une potentielle catastrophe écologique est toujours présent à l’esprit. J’espère seulement que toutes les précautions ainsi que les dispositions nécessaires ont été prises à l’effet de conjurer pareil sort.
Il est vrai que BP traine encore dans les esprits le sinistre souvenir de la tragédie de Deepwater Horizon en 2010 dans le golfe du Mexique. Une tragédie causée par une erreur humaine et qui peut arriver partout. Que Dieu nous en garde.  Adama WADE

La BAD réfute les commentaires du président de la Banque mondiale sur le profil de la dette de l’Afrique

https://www.financialafrik.com/-Le président de la Banque mondiale, David Malpass, a récemment déclaré que certaines banques multilatérales de développement, dont la Banque africaine de développement, avaient tendance à prêter trop rapidement et dans le processus, ajoutent aux problèmes d’endettement du continent.
Cette déclaration est inexacte et non fondée sur des faits selon la BAD. Les propos du président de la Banque Mondiale mettent en cause «l’intégrité de la Banque africaine de développement, sapent nos systèmes de gouvernance et insinuent à tort que nous fonctionnons selon des normes différentes de la Banque mondiale. La notion même va à l’encontre de l’esprit du multilatéralisme et de notre travail collaboratif », réfute la BAD.
Pour mémoire, la Banque africaine de développement maintient un niveau de transparence mondial très élevé. Dans le rapport 2018 Publish What You Fund, l’institution a été classée 4ème institution la plus transparente au monde.La Banque africaine de développement propose un programme de gouvernance solide à nos pays membres régionaux qui se concentre sur la gestion des finances publiques, une gestion des ressources naturelles meilleure et transparente, une gestion durable et transparente de la dette et la mobilisation des ressources intérieures. «Nous avons dirigé l’émission de financements en monnaie locale dans plusieurs pays afin d’atténuer les effets des risques de change, tout en aidant les pays à améliorer la collecte des impôts et l’administration fiscale, et en tirant parti des fonds de pension et des fonds souverains pour affecter davantage de fonds au financement des programmes de développement, en particulier Infrastructure », détaille l’institution basée à Abidjan.
La Facilité d’appui juridique en Afrique (ALSF) de la Banque africaine de développement aide les pays à négocier les conditions de leurs redevances et taxes aux entreprises internationales, ainsi que les conditions de leurs prêts non concessionnels à certains financiers bilatéraux. «Nous y sommes parvenus avec beaucoup de succès».

Ce sont les faits:

La Banque mondiale, avec un bilan plus substantiel, a des opérations beaucoup plus importantes en Afrique que la Banque africaine de développement. Les opérations de la Banque mondiale approuvées pour l’Afrique au cours de l’exercice 2018 se sont élevées à 20,2 milliards de dollars, contre 10,1 milliards de dollars par la Banque africaine de développement.
En ce qui concerne le Nigéria et l’Afrique du Sud, l’encours des prêts de la Banque mondiale pour l’exercice 2018 aux deux pays s’élevait respectivement à 8,3 milliards de dollars et 2,4 milliards de dollars. En revanche, les encours du Groupe de la Banque africaine de développement au Nigéria et en Afrique du Sud étaient respectivement de 2,1 milliards de dollars et 2,0 milliards de dollars pour le même exercice.
En ce qui concerne les pays décrits comme «lourdement endettés», notre Banque reconnaît et suit de près la tendance à la hausse de la dette. Cependant, il n’y a pas de risque systémique de surendettement.
Selon les Perspectives économiques en Afrique 2020, fin juin 2019, la dette publique totale au Nigéria s’élevait à 83,9 milliards de dollars, soit 14,6% de plus que l’année précédente. Cette dette représentait 20,1% PIB, en hausse par rapport à 17,5% en 2018. Sur la dette publique totale, la dette publique intérieure s’élevait à 56,7 $  milliards tandis que la dette publique extérieure était de 27,2 milliards de dollars (soit 32,4% de la dette publique totale). La dette publique nationale de l’Afrique du Sud était estimée à 55,6% du PIB en 2019, contre 52,7% en 2018. L’Afrique du Sud lève l’essentiel de ses financements au niveau national, la dette publique extérieure ne représentant que 6,3% du PIB du pays.
Les banques de développement continuent de jouer un rôle essentiel dans les efforts de développement et dans les aspirations des pays en développement, notamment en Afrique.
Compte tenu des besoins de financement substantiels sur le continent africain, l’aide au développement de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale et d’autres partenaires au développement reste d’une importance vitale, avec des appels croissants pour que ces institutions fassent encore plus.
Les services de prêt, de politique et de conseil de ces institutions de développement dans leurs régions respectives sont souvent coordonnés et offrent un meilleur rapport qualité-prix aux pays en développement, par rapport à d’autres sources de financement.
«En raison du statut AAA de la Banque africaine de développement, nous obtenons des financements à des conditions très compétitives et passons des conditions favorables à nos pays membres régionaux ». Combiné à d’autres mesures visant à garantir que les fonds sont utilisés aux fins prévues, il aide les pays membres régionaux à financer la dette et le développement de la manière la plus responsable et la plus durable.
En ce qui concerne la nécessité d’une meilleure coordination des prêts et le maintien de normes élevées de transparence, la Banque africaine de développement coordonne les activités de prêt, en particulier ses prêts à l’appui des politiques du secteur public, en étroite collaboration avec les institutions financières internationales sœurs (notamment la Banque mondiale et le FMI). . Cela comprend le recours aux analyses du FMI et de la Banque mondiale sur la viabilité de la dette (AVD) pour déterminer la composition de notre aide financière aux pays à faible revenu; et des approches institutionnelles conjointes pour lutter contre la vulnérabilité de la dette dans les pays du Fonds africain de développement (FAD) et de l’Association internationale de développement (IDA).
En outre, les économistes nationaux de la Banque africaine de développement participent pleinement aux missions régionales et nationales du FMI au titre de l’article 4. Contrairement aux suggestions, ce ne sont là que quelques exemples concrets de coordination historique et continue entre les banques multilatérales de développement sœurs, les IFI et les partenaires au développement. La Banque africaine de développement est engagée dans le développement du continent africain. Il a tout intérêt à suivre de près les moteurs de la dette et les tendances dans les pays africains, car il les soutient dans leurs efforts pour améliorer la vie des Africains.
«Nous pensons que la Banque mondiale aurait pu explorer d’autres plateformes disponibles pour discuter des problèmes d’endettement entre les banques multilatérales de développement. La déclaration générale du président du Groupe de la Banque mondiale insinuant que la Banque africaine de développement contribue au problème de la dette de l’Afrique et qu’elle a des normes de prêt moins élevées est simplement formulée: trompeuse et inexacte. ».

Monnaie unique: 3 propositions phares des Banques Centrales Africaines

https://www.financialafrik.com/-La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a abrité, jeudi 13 février, la première réunion ordinaire du bureau de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) au titre de l’année 2020. Ainsi, spécialistes, financiers, membres de la commission de l’Union Africaine (CUA), du programme de coopération Monétaire en Afrique (PCMA), vont faire le point sur l’état d’évolution du projet de création d’une monnaie unique et de la Banque Centrale Africaine (BCA).
Dans cette optique, l’ABCA a formulé 3 recommandations phares pour accélérer le processus de création de la monnaie commune et de la BCA. Il s’agit de faire une proposition de structure de l’Institut Monétaire Africain (IMA), constituant un organe de transition vers la mise en place de la Banque Centrale Africaine (BCA). De statuer sur les termes de références (TDR) d’un projet portant sur deux initiatives. L’une relative à l’intégration inter-régionale des systèmes de paiement et l’autre afférent à l’intégration inter-régionale des paiements par téléphone mobile. L’initiative d’intégration des systèmes de paiement a pour objectif principal de faciliter le commerce intracontinental et l’intégration économique. Selon l’agenda 2063, de l’Union Africaine, les échanges interafricains devraient passer de 12% en 2013 à 50% d’ici 2045. La troisième mesure phare met l’accent sur les activités de la Communauté des Supervisions Bancaires Africains (CSBA), réalisées dans le cadre du programme de travail 2017-2019 ainsi que sur celles prévues dans le programme de travail couvrant les années 2020 à2022.
L’ordre du jour de cette réunion de Dakar portait aussi sur une évaluation de la mise en œuvre des décisions prises par le conseil des gouverneurs de l’ABCA, en sa session tenue le 1er aout 2019 à Kigali, au Rwanda. Victor Harison, Commissaire aux affaires économiques de la commission de l’Union Africaine, a laissé entendre que dans un contexte de mise en œuvre de la ZLECA, il est devenu un impératif de créer une monnaie unique pour réussir cette intégration. Car, souligne-t-il, on ne peut pas imaginer une zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) continuer à faire des transactions en devises étrangères. Sur ce, le responsables exhorte l’ABCA à réviser les délais et fournir ainsi les efforts nécessaires pour aligner les critères de convergences macroéconomiques.
En outre, les participants vont annoncer la feuille de route de 2020 suivant des thématiques : «niveau élevé des créances douteuses en Afrique : déterminants et implications pour la stabilité financière et l’économie réelle dans la région». Entre autres : «rôles des banques centrales africaines dans la transition vers l’économie numérique et l’inclusion financière». L’ABCA s’est assignée comme mission principale de développer la coopération entre banques centrales africaines dans plusieurs domaines notamment bancaire, financier. Créée en mai 1963, l’institut compte à son actif 41 Banques centrales membres dont celles du Nigeria et du Ghana, cette dernière étant élue récemment « Banque centrale de l’année 2019 » par Central Banking Awards.  Ibrahima jr Dia

Tidjane Thiam tourne la page Crédit Suisse: «j’irai me reposer»

https://www.financialafrik.com/ Le Crédit Suisse a réalisé en 2019 net de 3,42 milliards Francs Suisse (1 Franc Suisse = 0,94 euros) contre 2,0 milliards en 2018, soit une hausse de 69%, selon le communiqué de la banque publiée ce jeudi 13 février à Zurich (Suisse). «Je suis fier de ce que la banque a réalisé pendant mon mandat. Nous avons remis le Crédit Suisse sur de bons rails et nos résultats de 2019 montrent que nous pouvons être durablement rentables. J’apporterai mon soutien enthousiaste à mes collègues tandis qu’ils continueront à développer les affaires», s’est félicité le banquier ivoirien. Qui part ainsi du Crédit par la grande porte.
En outre, l’ancien patron de Prudential n’a pas tari d’éloges à l’égard de Thomas Gottstein, son successeur : « Je luis souhaite la bienvenue dans ses nouvelles fonctions. J’ai un grand respect pour ses qualités de dirigeant d’entreprise, mais également pour la personne qu’il est, et je sais qu’il permettra au Credit Suisse de franchir un nouveau palier.» Malgré un ralentissement de la croissance au premier trimestre 2019, « nous avons continué à créer, tout au long de cette année, un levier d’exploitation positif. Ainsi, le quatrième trimestre a été notre 13e trimestre consécutif de croissance du bénéfice en glissement annuel, une importante réalisation selon nous », fait remarquer Tidjane Thiam.
Jamais un patron de banque d’origine africaine n’a été autant médiatisé que Tidjane Thiam, tout au long de son mandat (4 années et demie) à la tête de la banque helvétique. Les commentaires à relents parfois politiques fusaient de partout, notamment sur son retour dans la vie politique ivoirienne. Mais, le prédécesseur de Thomas Gottstein a été sans ambages: «… j’irai me reposer ». Parviendra-t-il à tenir promesse? Ou, à contrario, se lancera-t-il dans une lagune politique Ebrié en effervescence ?  Issouf Kamgate

Banque africaine de développement: Une mission des administrateurs attendue à Dakar à partir du 17 février

https://www.lejecos.com/-La Banque africaine de développement organise une mission de consultation de ses administrateurs du 17 au 21 février prochains à Dakar, capitale du Sénégal.
Selon un communiqué de l’institution, cette mission vise, d’une part, à renforcer la coopération entre la Banque et le gouvernement du Sénégal et, d’autre part, à évaluer le portefeuille et les engagements de la Banque dans le pays et constater, sur le terrain, l’état d’avancement de différents projets qu’elle finance.
«Une réunion est prévue avec le ministre de l’Économie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, gouverneur de la Banque au Sénégal, ainsi qu’avec le gouverneur adjoint, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget. Des rencontres sont prévues avec les ministres de l’Agriculture et de l’équipement rural, des Infrastructures terrestres et du désenclavement, du Tourisme et des transports aériens, du Développement communautaire, du Pétrole et des énergies », renseigne la même source.
Les administrateurs de la Banque visiteront l’aéroport international Blaise Diagne  et les réalisations du projet de renforcement de la résilience au Sahel (P2rs) dans la région de Fatick.
Les administrateurs rencontreront également les partenaires au développement de la Banque au Sénégal, des représentants du secteur privé et de la société civile. Une conférence de presse est prévue à l’issue de cette mission.
«La Banque africaine de développement, partenaire du Sénégal depuis 1972, a financé jusqu’à présent 114 opérations pour un montant cumulé d’environ 3,15 milliards de dollars américains (1 878 milliards de FCfa). Les engagements en cours s’élèvent à environ 2 milliards de dollars (1 187 milliards de FCfa) et sont composés des projets du secteur public, des opérations du secteur privé et d’une garantie partielle de crédit pour la couverture du risque de change », lit-on dans le document.Adou FAYE

Dette au secteur de l’énergie: Les précisions du Ministère des Finances et du Budget

A la suite de la conférence de presse des travailleurs du pétrole et du gaz, le jeudi 13 février 2020, faisant état d’une dette de l’Etat de 200 milliards de FCFA due au secteur de l’énergie et principalement à la SAR, le Ministère des Finances et du Budget tient à apporter les précisions suivantes.
En ce qui concerne la SAR, la dette de l’Etat au titre des pertes commerciales est de 97 milliards francs CFA et a été totalement réglée en 2019.
Pour ce qui est de la dette de l’Etat auprès des autres acteurs du sous-secteur des hydrocarbures, il s’agit d’obligations impayées qui seront progressivement réglées en 2020 conformément au plan d’apurement conclu dans le cadre de l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE) et inscrit dans la Loi de Finances Initiale (LFI) pour l’année 2020 à travers le Fonds spécial de soutien à l’énergie (FSE).

VERS UNE SOLUTION DANS LE SECTEUR DU GAZ: L’Etat propose des certificats nominatifs d’obligations aux pétroliers et butaniers pour éponger sa dette

https://www.jotaay.net/-Début de solution dans le secteur du gaz où la dette de l’Etat est en train de mettre à genoux les entreprises. Le gouvernement, à travers le Directeur général du Budget, qui a reçu hier le président du Groupement des professionnels du pétrole (Gpp), leur a fait une proposition qui devrait permettre de régler à la fois les arriérés et les paiements de l’année en cours.
Va-t-on vers un règlement de la situation dans le secteur du gaz, menacé de crise par le non-versement de la subvention de l’Etat, devant compenser les pertes commerciales des marketeurs ? Tout porte à le croire. En effet, selon nos sources, une rencontre entre le Directeur général du Budget et le président du Groupement des professionnels du pétrole (Gpp) a eu lieu hier. Une rencontre au cours de laquelle, comme solution, le Directeur général du Budget a proposé que la dette due aux entreprises et qui se chiffrerait à des centaines de millions, soit payée par l’émission de certificats nominatifs d’obligations. Mieux, pour éviter l’accumulation des arriérés, Mouhamadou Moustapha Bâ a proposé que la subvention pour l’année 2020 en cours soit payée par le même procédé. Reste à savoir si cette solution fera l’affaire des marketeurs qui, normalement, devraient faire parvenir leur décision finale à qui de droit, aujourd’hui même. Entre-temps, ils devront consulter leurs banquiers pour voir si cette solution est bonne. Mais selon des sources bancaires, cette proposition ne devrait pas poser de problème, car les certificats nominatif d’obligations peuvent être cédés au banques locales, selon la règlementation en vigueur.
Quoi qu’il en soit, il urge de trouver une solution à cette situation, qui a fini de mettre les entreprises évoluant dans le secteur, notamment les butaniers, sur les nerfs. Leurs pertes commerciales, qui devaient être compensées par la subvention de l’Etat qui ne tombe plus depuis des mois, s’accumulent, menaçant leurs activités. C’est d’ailleurs pour cela que les marketeurs, à défaut d’être payés, réclament la vérité des prix. Ce qui, pour eux, garantira la production et la disponibilité des produits. Mbaye THIANDOUM

Le Syndicat des travailleurs du pétrole et du gaz en ébullition

https://actunet.net/-Rupture récurrente de brut à la Société africaine de raffinage (Sar), les travailleurs jugent cette situation inacceptable. Selon le président du collège des délégués, la dette due à la société par l’État du Sénégal est estimée à plus de 100 milliards. Ce qui constitue une partie de la dette que l’État doit au secteur dans sa globalité, qui frôle les 200 milliards.
Face à la presse, le Syndicat des travailleurs du pétrole et du gaz du Sénégal reste ferme sur sa menace d’aller en grève dans une semaine, si l’État ne réagit pas face à cette situation qui prévaut à la Sar, aujourd’hui au bord de la rupture, regrette Cheikh Diop, Sg de la Cnts-FC. «Nos activités et nos emplois sont compromis. Dans toutes les Pme sénégalaises, les acteurs sénégalais qui évoluent dans le secteur du pétrole, parmi ces acteurs, de nombreuses Pme et Pmi à qui l’État doit près d’un milliard pour certains. C’est inimaginable, sans compter la dette de la Sar, également celle des importateurs qui n’en peuvent plus. Au total, c’est plus de 200 milliards de dette dans ce secteur. Une dette qui est en train de plomber le secteur à cause de sa lourdeur».
À cela s’ajoutent les négociations sur la Convention collective qui sont bloquées depuis 6 mois. Ils ont également dénoncé les menaces qui pèsent sur les libertés syndicales des travailleurs. Selon Sara Konaré, Sg par intérim, pas moins de 16 travailleurs ont été licenciés à Petrosen et à la société de transport du gaz Gazal, au motif de syndicalisme. Ce qui, à leurs yeux, constitue une violation flagrante des droits des travailleurs de se syndiquer : «Le directeur de Petrosen continue de faire dans le harcèlement et les menaces à l’endroit de ses employés et travailleurs, qui ne cherchent qu’à user d’un droit constitutionnel pour adhérer à une organisation syndicale et défendre leurs intérêts».
Le Sntpgs-FC se donne une semaine pour convoquer l’assemblée générale des travailleurs, et des délégués, qui décidera de la date de la grève qui sera décrétée très prochainement dans le secteur du pétrole et du gaz.

Mansour Faye annonce un budget de 2,5 milliards de francs CFA pour le démarrage de la stabilisation de la brèche de Saint-Louis.

XALIMANEWS-L’annonce est faite par le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye. L’Etat du Sénégal a dégagé 2,5 milliards de francs CFA, en guise d’avance de démarrage pour permettre à l’entreprise en charge de la stabilisation de la brèche de Saint-Louis, de commencer les travaux. Le maire de Saint Louis s’exprimait en marge de l’inauguration d’un réseau électronique à Keur Daouda Cissé, dans les départements de Thiès et Tivaouane.
Il informe, par ailleurs, que les sondages ont déjà commencé au niveau de la brèche, sous la direction du ministère en charge de la Pêche et de l’ANAM. « J’ai bon espoir qu’au courant de l’année, les travaux de dragage et de balisage vont démarrer et s’achever », a indiqué Mansour Faye. Pour rappel, la brèche de Saint-Louis a été ouverte en 2003 sur la Langue de Barbarie, une bande de terre séparant la mer du fleuve, pour épargner une inondation à la capitale nord du Sénégal. Elle ne cesse depuis de s’agrandir, au point de menacer de disparition l’ancienne capitale du Sénégal.  Elle est aussi le théâtre de beaucoup d’accidents de pêcheurs.

Ahmadou Al Amine LO: «Nous avons besoin de l’épargne internationale pour financer notre balance des paiements»

https://www.lejecos.com/Selon le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, « le déficit courant qui rend compte de nos relations avec l’extérieur devrait, pour l’année 2019 s’améliorer même s’il reste encore négatif ».
En d’autres termes, Ahmadou Al Amine Lo avoue que « nous avons besoin de l’épargne internationale pour financer notre balance des paiements puisque le déficit ressort à 8,4% en 2019 après 9,4% en 2018 contre une norme communautaire de 5% de déficit du compte courant ».
Cela se justifie essentiellement selon lui, par les importants investissements qui sont en cours au Sénégal et qui contiennent une bonne dose d’importations de biens d’équipement, par la facture d’importation de produits alimentaires (d’où la nécessité pour le Sénégal de maîtriser l’autosuffisance alimentaire surtout pour les céréales) et enfin par la facture pétrolière qui continue à grever la balance des biens ».
Par ailleurs, M. Lo relève que les créances sur l’économie continuent à augmenter. « Après un léger repli en 2018 de l’ordre de 5,9%, nous escomptons en 2019 une hausse des crédits à l’économie, au secteur privé de l’ordre de 8,1% ».
Cette hausse, dit-il, devrait continuer en 2020 pour s’établir à 10,1%. C’est dire, ajoute-il, « que nous nous attendons à ce que le système bancaire continue à financer l’économie ». Il informe enfin que les crédits à l’économie rapportés au Pib qui est une mesure du degré de financiarisation de l’économie restent l’un des plus élevés en Afrique. « Au Sénégal nous sommes autour de 33% », argue le directeur national de la Bceao Sénégal  Bassirou MBAYE

DR SOULEYMANE NDAO (ECONOMISTE) SUR L’ECO :‘’Le Nigeria est conscient qu’il a plus à perdre qu’à gagner’’

http://www.enqueteplus.com/La monnaie commune Eco de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne verra pas le jour en 2020, si les pays membres respectent le souhait du géant économique de la sous-région, le Nigeria, qui a demandé, lundi soir, le report de son lancement. Dans cette interview accordée à ‘’EnQuête’’, l’économiste sénégalais et enseignant-chercheur du Centre de recherches de l’industrie des institutions des sciences économiques en France, Dr Souleymane Ndao, revient sur les craintes du Nigeria par rapport à ce projet monétaire, les impacts des critères de convergence, etc.
Le Nigeria a demandé, lundi soir, le report de la date du lancement de l’Eco de la CEDEAO pour un non-respect des critères de convergence des pays de la sous-région. Quelle analyse faites-vous de cette proposition ?
Les raisons pour lesquelles le Nigeria est encore réticent par rapport au démarrage de l’Eco, c’est, d’abord, pour un fondement purement idéologique. C’est aussi lié au fait que la plupart des pays de la CEDEAO (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ne remplissent pas un certain nombre de critères. Il s’agit notamment des critères de convergence. Ce pays les considère comme étant des préalables dans la mise en œuvre de cette monnaie. Ces critères sont relatifs au ratio dette sur le produit intérieur brut (PIB). Il faut que le pays ne soit pas endetté et que le taux ne dépasse pas 70 %. Le déficit budgétaire doit être relativement faible, environ 3 %. Le Nigeria considère que l’ensemble des pays qui veulent constituer la future zone monétaire Eco doivent remplir ces critères-là, sans lesquels le démarrage ne saurait être possible.
Il ne faut pas mettre l’accent sur ces critères, parce que l’ensemble des pays de la zone, qu’ils soient de la CEDEAO de manière générale, ne vont jamais, un jour, remplir au même moment l’ensemble de ces critères. Cela ne va jamais avoir lieu. Aujourd’hui, le seul pays qui remplit presque à 98 % ces critères, c’est le Togo. Mais ce dernier a son niveau d’endettement qui a presque atteint les 70 %. Il sera bientôt à 71 %. Ce qui fait que ce pays-là, qui ne pèse que presque 1 % de l’économie de la CEDEAO, va sortir de ce lot des pays qui remplissent ces critères-là. Le Nigeria est très sceptique par rapport aux critères de convergence. Et quand on parle de convergence dans ce contexte, il s’agit de celle nominale. Qui est basée sur le taux d’endettement sur PIB, l’inflation qui doit être aussi relativement basse. Ce qui veut dire que les pays doivent maitriser la structure de leurs prix, etc. Monnayant le fait que les pays doivent remplir toutes ces conditions, on pense que le démarrage, ou la constitution de la zone, ne peut pas être possible.
Mais est-ce que ces critères ont un impact réel sur la monnaie ou sur l’économie ?
Ces critères-là ne reposent pas sur un élément scientifique réel. On les a importés d’Europe. En fait, lors de la création de la zone euro, avant son démarrage, l’Allemagne avait exigé que les pays membres respectent les critères de convergence. Or, ils n’ont aucun fondement scientifique réel. Ce n’est pas prouvé que si on respecte toutes ces conditions, les pays qui adhérent à cette zone n’auront plus de problèmes. Les pays de la zone euro ont eu énormément de difficultés, lors de la crise financière de 2008. Est-ce que ces critères-là avaient pu régler ces problèmes ? Les pays comme l’Italie, la Grèce, etc., ont connu un dérapage budgétaire. Ils étaient au bord du gouffre budgétaire. Si ces critères reposaient sur quelque chose, on n’en serait pas là.
Alors, dans les pays, la convergence ne doit pas être seulement nominale. Elle doit être réelle, c’est-à-dire en termes de niveau de vie des populations. Les pays doivent, s’ils partagent une zone monétaire, à terme, être au même niveau que les pays locomotifs. Ce qui veut dire que l’espace CEDEAO, si aujourd’hui on démarrait la zone Eco, des pays comme le Niger, le Togo, la Gambie, la Serra Leone, le Liberia devraient converger pour tendre économiquement à rattraper les pays comme le Nigeria. Les recherches ont montré que si ce rattrapage était possible, les pays qui avaient partagé la même monnaie qu’est le CFA, économiquement, le Niger, le Togo devaient être au même niveau que la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Ce qui veut dire que la convergence réelle impacte sur celle nominale par rapport au niveau de vie. Ces critères-là ne sont jamais bons en termes de soutenabilité et de développement économique. Cela les plombe. Parce que tous les pays ne peuvent pas avoir un déficit faible. La convergence nominale impacte négativement sur celle réelle.
Est-ce que le Nigeria veut réellement d’une monnaie commune sous-régionale ?
Le Nigeria est conscient qu’en adhérent à ce projet, il a plus à perdre qu’à y gagner. Il y a plusieurs blocs par rapport à ce projet. Il y a celui qui est derrière le Nigeria et qui a intérêt à ce qu’ils aient leur propre monnaie. Le second bloc est formé du Sénégal, du Ghana de la Côte d’Ivoire et du Cap-Vert qui ont plus intérêt pour qu’il y ait cette monnaie commune. Ceci pour permettre à leur Banque centrale commune qui ne serait plus fixée sur une monnaie, d’avoir un panier de devises pour mieux participer à des opérations qui pourraient engendrer une croissance en matière de développement de l’économie. Et le reste, des pays comme le Liberia, etc., ont tout intérêt à former leur propre bloc pour avoir leur propre monnaie.
Aujourd’hui, une monnaie Eco CEDEAO ne verra pas le jour, dans ces cinq prochaines années. Les pays de la CEDEAO ont des économies hétérogènes. Non pas que je suis anti-CEDEAO, mais c’est parce qu’il faut tenir compte des conditions de faisabilité, les opportunités. Il y a toute une littérature sur la question des zones monétaires optimales. C’est certes optimal d’avoir cette zone-là.  Aujourd’hui, du point de vue optimal, le Nigeria n’a pas intérêt à y rentrer. Il s’agit d’abord du caractère disparate de nos économies hétérogènes. Il faut rappeler que le budget du Nigeria, c’est 80 voire, 90 % de pétrole ou d’hydrocarbures. Il suffit simplement qu’il y ait un effondrement du prix du baril pour que cela ait un impact sur la politique monétaire de la future zone Banque centrale. Ce qui fait que ce n’est pas bon pour les autres pays. Parce qu’on ne subit pas les chocs de la même manière. Qu’il s’agisse d’un choc conjoncturel ou celui du marché mondial, etc.
Si la CEDEAO accepte la demande du Nigeria, est-ce que cela n’aura pas un impact sur le futur lancement de l’Eco de l’UEMOA ?
Non. Il ne va pas y avoir un chevauchement. Parce que cet Eco n’est que de nom. En dehors des changements qui ont été opérés ; changement de nom, 50 % des réserves de change ne vont plus être logés au Trésor français, les Français ne vont plus séjourner dans les instances de gouvernance de la BCEAO, etc. Ce sont des aspects minimes au changement. Fondamentalement, il n’y a pas grand-chose en profondeur. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, la politique monétaire qui est menée par la Banque centrale n’impactera pas sur la croissance et le financement du développement de nos pays. A moins qu’on puisse opérer d’autres changements au niveau de l’Eco. L’Eco UEMOA va faire son chemin. C’est tout simplement le franc CFA bis et peut-être, ces pays vont essayer encore de faire des efforts qui iront dans le sens, peut-être dans 5 ou 10 ans, de fusionner intégralement l’ensemble des pays de la CEDEAO, de manière à avoir un Eco CEDEAO. Il faut tabler au moins sur 10 ans pour qu’on puisse au moins avoir une monnaie commune. On aurait peut-être allégé les conditions d’adhésion, en amoindrissant les critères de manière qu’un pays qui remplit 90 % de ces critères puisse être admissible. Mais ce qu’on demande aux pays nécessite beaucoup d’efforts, de moyens.
Est-il envisageable que le Nigeria propose un changement du nom de la future monnaie de la CEDEAO, s’il considère, avec les autres pays de la ZMOA, que les Etats de l’UEMOA ont trahi le pacte ?
C’est sûr. Et le prochain sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO va nous en dire plus sur cet aspect. Puisque le Nigeria le considère comme une trahison, une usurpation de nom. Puisque le projet était, à la base, pour l’ensemble des 15 pays de la CEDEAO. Le fait que les pays de l’UEMOA prennent ce nom, n’est pas bon signe. Le contexte dans lequel l’annonce a été faite en présence du président de la République français peut être considéré comme une trahison. Le Nigeria peut même, au-delà de cet aspect, dire qu’il faut respecter les critères impératifs et, pour cela, il faut un délai supplémentaire sans préciser le calendrier, sans dresser une nouvelle feuille de route.
Lors du prochain sommet, on attend qu’il ait une nouvelle feuille de route qui va être déroulée. Puisqu’à la base, l’Eco, c’est Ecowas, si c’est par consensus ou référendum qu’on a pu obtenir ce nom, il va falloir peut-être le changer. Car cela sème le doute dans l’entendement même des populations. Cela, c’est juste la forme. Mais, dans le contenu, les pays de l’UEMOA, avec leur Eco, gagneraient plus à opérer d’autres changements, à saisir cette fixité de la monnaie.
Il faudrait qu’on puisse avoir une monnaie de nature à promouvoir le développement, une banque qui sera beaucoup plus réactive, qui contraint les autres établissements financiers à préfinancer les crédits, à alléger les politiques monétaires, les rendre plus conventionnelles. Elles ne vont plus dépendre de la conjoncture internationale, mais seraient plus endogènes, portées sur le développement économique de l’UEMOA. On a fait la moitié du chemin, parce que les réformettes qui ont été annoncées nous ont permis de faire la moitié du chemin. L’autre partie est à aller chercher. Et la société civile, les autorités, les médias ont un rôle énorme à jouer pour que ce changement puisse être effectué.
Au-delà de la monnaie, d’une manière générale, est-ce qu’il n’existe pas une crise de confiance entre le Nigeria et les pays francophones de la sous-région ?
Oui. Cela peut être constaté lors de la dernière sortie des ministres des Finances et gouverneurs de la Banque centrale des pays anglophones. Ils ont dit clairement que les pays de l’UEMOA ont torpillé le projet et ont un tout petit peu trahi le pacte. Il y aura une méfiance qui va s’instaurer. Ce qui va engendrer un dialogue de sourds. C’est alarmant, car là, on ne va plus parler de la même chose. Les pays vont s’assoir autour d’une même table, mais, désormais, les termes de référence ont été quasiment bousillés et cela va encore une fois retarder tout le processus qui a été enclenché depuis 1983.
In fine, à cause du retardement, de ce mimétisme, de ces critères qu’on a importés qui sont copiés dans le traité de Maastricht (Ndlr : traité fondateur de l’Union européenne, signé le 7 février 1992).
Or, tous les grands économistes les plus avertis ont clairement reconnu que ces critères n’ont fait qu’entrainer la pagaille. Ils apportent plus de mauvaises choses que de bonnes, en termes de retombées. Le soubassement de cette crise est relatif au fait qu’il y a eu une guerre de leadership dans la sous-région. Il y a le Nigeria qui veut phagocyter tout, qui règne en maitre sur le plan économique. La Côte d’Ivoire va se comporter comme un petit, etc. Ce qui fait peur. Si on pèse 77 % en termes de richesses, on impose forcément sa logique économique, monétaire. Ce qui est sûr,
c’est que la Banque centrale va avoir son siège là où la monnaie Eco CEDEAO va être fabriquée.MARIAMA DIEME 

OR: Le gisement de Massawa passe dans les mains de Teranga Gold

https://www.seneweb.com/-Le gisement aurifère de Massawa, qui appartenait jusqu’ici à Barrick Gold, appartient à présent à Terango Gold. Le rachat a été officialisé ce jeudi, en marge de la visite du Président Trudeau au Sénégal.
«C’est une opération qui permet au Sénégal d’accroître sa production d’or. Et le fait de fusionner ces deux projets est bénéfique pour l’environnement car cela évitera l’installation de deux usines d’exploitation», a indiqué le ministre des Mines Mme Sophie Gladima.
Elle ajoutera  aussi que Teranga Gold a accepté de porter la redevance minière de 5% à 6% dans le gisement de Massawa.
François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères du Canada, a indiqué qu’il est question de permis d’exploitation, mais aussi, «d’éducation parce qu’on parle de voir comment former les jeunes sénégalais à pouvoir opérer dans le domaine minier.»

SORTIE DU MINISTRE DE L’AGRICULTURE DANS SUD QUOTIDIEN : LE SYNDICAT DES CORPS GRAS CONTREDIT MOUSSA BALDE

http://www.sudonline.sn/-La sortie récente du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural dans l’édition du journal « Sud Quotidien» du 12 Février dernier n’est pas passée sans réactions. Au contraire, cette large réflexion sur la campagne arachidière 2019/2020 telle que perçue par le Syndicat des corps gras, n’a point reflétée la réalité, comme si la remontée des données offertes par les institutions étatiques de base a frôlé la vérité ou est malintentionnée
Ainsi, la plupart des travailleurs des unités industrielles de l’agriculture disent avoir eu comme impression que le Ministre de l’Agriculture a commencé toutes ses interventions en rappelant à son public qu’il est mathématicien de formation.
A le lire, ils disent avoir supposé que sa spécialité est le calcul différentiel ou trigométrique, mais pas la statistique ou les mathématiques économiques et financières. Le patron de l’Agriculture, dans ses dires, n’a pas agi avec certitude, mais s’est montré plutôt approximatif. La preuve, nous confient les camarades d’Ibrahima Diallo, «il dit avoir suspendu de facto les exportations de graines sous prétexte que les exportateurs avaient déjà atteint au 31 Janvier dernier le même volume d’exportation qu’à la date du 30 Avril 2019.
Alors que les rapports du Comité interprofessionnel de l’arachide (Cnia) mis sur la place révèlent un poids de 234.000 tonnes d’arachide décortiquée, exportées le 21 Avril de la même année. Mais loin de là, le Syndicat des travailleurs des usines agricoles dit avoir trouvé curieusement que le 21 Janvier dernier, date de la suspension des exportations, le cumul des graines d’arachide sorties du pays était alors estimé à 199.000 tonnes. Plus captivant et surprenant dans cet exercice de chiffres, les huiliers disent avoir constaté dans les mêmes rapports que dans la grille des chiffres convertis en arachide /graine, il est mentionné 343.000 tonnes en Avril 2019 et 400.000 tonnes en Janvier 2020. Déjà en 2019, un Kilogramme d’arachide en coque donnait 68 % de graines décortiquées et en 2020, cela donne bizarrement 50 %. Comme pour confirmer que cette fois-ci, l’objectif est bien dépassé et que la coque d’arachide s’épaissit d’année en année et la graine se rétrécit.

LE SYNDICAT RECUSE LES 100 MILLIARDS INJECTES PAR LES EXPORTATEURS COMME PRECEDEMMENT ANNONCES

Pour le Syndicat des corps gras qui mobilise en même temps certains étrangers venus de pays occidentaux, le chiffre de 100 Milliards annoncé comme montant de l’enveloppe injectée dans cette présente campagne de commercialisation par les exportateurs, est mathématiquement impossible. Car si l’on s’aventure à reconvertir les 199.000 tonnes d’arachide décortiquée exportée, ce poids fait 294.000 tonnes. Vendue à raison de 250 Frs le kilogramme comme avancé par le ministre, cette production livre une enveloppe de 73 Milliards en valeur marchande. Ce qui sous entend un manque de 27 Milliards dont la destination est encore non élucidée. Les syndicalistes trouvent toutefois que même si leur tutelle se félicite encore des résultats obtenus par les producteurs, un petit rappel suffit pour dire qu’en 2019, les rapports du Cnia avaient révélé à l’époque un cumul de 612.000 tonnes entre le marché des huiliers et celui de l’exportation. Une production qui était vendue à 210 Frs le kilogramme pour une recette de 128 Milliards de Frs. Et tout le monde s’était félicité des performances acquises. Aujourd’hui, porter à l’attention du public que les 100 Milliards des Chinois pourraient compenser 1500 personnes licenciées de travail, selon les syndicalistes, relève de l’absurdité.

LA SONACOS EST PRESENTEMENT SOUTENUE PAR LES ENTREPRISES HUILIERES

Même s’il n’est pas aujourd’hui permis de dire que la campagne de commercialisation arachidière 2019/2020 est un échec, les travailleurs des entreprises huilières quant à eux continuent encore de le clamer, mieux de le confirmer. Ces personnes estiment que dés l’entrée en vigueur de la mesure de suspension, la Sonacos en sa qualité de société nationale a réussi à collecter 3000 tonnes en une semaine. Mais pas à cause de son propre génie. Elle a pu bénéficier du soutien des autres entreprises industrielles qui lui ont cédé le peu d’arachide qu’elles ont pu collecter et dont elles ne peuvent pas se servir cette année. Ces travailleurs se persuadent qu’à ce rythme, la Sonacos pourra ainsi collecter d’ici décembre prochain une production de 150.000 tonnes et pouvoir anticiper sur les prochaines opérations en perspective.

LE SNCG REGRETTE LES 1.420.000 TONNES DE PRODUCTION ANNONCEE PAR LE MINISTRE

Même si certains services déconcentrés de l’Etat en activité dans l’Agriculture l’ont annoncé et porté sur la table du Ministre, les 1.420.000 tonnes d’arachide déclarées cette année comme la production obtenue ne relève que de l’utopie. Ce tonnage n’existe pas et n’a jamais existé. Pourtant, ces informations ont été approuvées par certaines organisations alimentaires mondiales telles que le FAO. Et ceci en l’absence de quelconque superviseur ou autre observateur que ces organismes ont mandaté pour cette mission précise. La programmation et la falsification des chiffres selon l’autorité du Syndicat national des corps gras est depuis quelques années un mal qui empiète dangereusement sur la bonne marche de la filière arachidière. Car, révèlent les syndicalistes, «si l’on remonte en 2015, le poids annoncé à l’époque était limité à 669.000 tonnes. Les huiliers et les exportateurs se sont emparés à l’époque des 255.000 tonnes et les 414.000 tonnes étaient alors affectées à la consommation locale. Cinq (5) ans après, les institutions chargées de ce programme annoncent et attribuent un poids de 1.100.000 tonnes au marché de la consommation locale. Soit le triple, comme si la consommation de l’arachide est sur le point de bientôt remplacer celle du riz au Sénégal.

RENÉGOCIATION DU CONTRAT DE CONCESSION DE L’AUTOROUTE À PÉAGE :LE COLLECTIF CITOYEN DES USAGERS ENGAGE L’ETAT A PRESERVER LES INTERETS DU PEUPLE

http://www.sudonline.sn/-En perspective de la renégociation annoncée du contrat de concession de l’autoroute de l’avenir Dakar-Diamniadio, le Collectif Citoyens des Usagers de l’Autoroute à Péage (CCUAP) appelle l’Etat à sauvegarder l’intérêt des usagers dans le prochain accord pour répondre efficacement aux attentes des Sénégalais. «Le Collectif des Citoyens des Usagers de l’Autoroute à Péage (CCUAP) se félicite de cette mesure salutaire et encourage le gouvernement à sauvegarder l’intérêt des usagers pour ainsi répondre efficacement aux attentes du peuple sénégalais», lit-on dans un communiqué du collectif
Le CCUAP qui dit avoir «appris avec beaucoup de satisfaction la volonté de l’État du Sénégal», représenté par messieurs El Hadj Oumar Youm, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du Réseau ferroviaire et Amadou Hott, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de renégocier le contrat de concession de l’autoroute à péage avec l’entreprise SENAC SA, expose ses revendications. Il s’agit de «la publication du contrat de concession conformément à la loi n°2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques ; la réduction consistante des tarifs, donc la renégociation du contrat en cours ; l’éclairage de l’autoroute ; une meilleure prise en charge de la sécurité des personnes», rappelle-t-on dans le texte.
En attendant, le CCUAP envisage l’organisation, dans les prochains jours, d’une «grande mobilisation citoyenne pour soutenir les actions du gouvernement en faveur de la renégociation du contrat de concession de l’autoroute à péage pour une plus grande prise en charge des préoccupations des usagers».
Pour la réussite de cette initiative, le CCUAP en appelle au soutien des députés du peuple, des membres Hauts conseillers des Collectivités territoriales (HCCT) et du Conseil Économique Social et Environnement (CESE), des chefs religieux et coutumiers, de la Société civile, des centrales syndicales, en particuliers les syndicats de transporteurs, des partis politiques, des journalistes, des activistes et autres citoyens de tout bord invités «à venir massivement prendre part à cette éminente action citoyenne»

Non paiement de leurs indemnités: les ex-travailleurs de la défunte société SOTRAC menacent d’aller manifester devant le Palais

Dakarmatin via Pressafrik-Les ex-agents de la défunte Société de transport du Cap vert (SOTRAC) ont animé une conférence de presse ce jeudi pour réclamer à L’État du Sénégal leurs dus estimés à 9 milliards FCFA contrairement aux 5 milliards FCFA relevés par le ministre des Finances Abdoulaye Douada Diallo, lors de son passage à l’Assemblée nationale. Ils n’épargnent pas d’aller manifester devant le palais.
« Dire que le montant de notre dû était de 5 milliards FCFA et que cette somme s’était soldée depuis très longtemps, ‘c’est erroné. Le montant s’élevait à 14 milliards. Nous nous sommes basés sur les conclusion du médiateur de la République. Nous réclamons un reliquat de 9 milliards FCFA. Car nous avons reçu un acompte de 5 milliards fin avril 2012 »,  a soutenu leur porte-parole, Talibouya Ouattara.
Ces ex-travailleurs de la Sotrac, ont décidé de s’unir pour faire face à l’État. « Si toutefois ils persévéraient dans leur positon et chercher des excuses pour ne pas nous payer, nous allons manifester devant le Palais. Nous savons que nous serons violentés et quand ils finiront, ils vont se retrouver avec nos cadavres ».
Ils sont presque tous des sexagénaires. Ces chefs de familles disent être aujourd’hui confrontés à une situation sociale très difficile. Sur les plus de 2.000 ex-agents de la Sotrac, plus de 1.000 sont déjà morts, selon la rfm

La Bceao annonce une plainte contre Thione et Bougazelli

http://www.dakarmatin.com/-La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest  va porter plainte, avec de constitution de partie civile, contre Thione Seck et l’ex député Seydina Fall, alias Bougazelli, s’il y a un préjudice subi par l’institution financière.
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) va en guerre contre le faux monnayage. Son Directeur national pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lo, a annoncé  des  poursuites judiciaires contre les mis en cause, lorsqu’il sera constaté un préjudice subi, et de se constituer partie civile.
« La loi sur le faux monnaye répartit bien les rôles. Et nous, notre rôle en tant que banque centrale, c’est exclusivement un rôle d’authentification des billets saisis sur saisine, donc de l’autorité judiciaire. Notre rôle s’arrête à cela ! Quand l’enquête sera bouclée, si nous sentons que nous avons subi un préjudice, c’est en ce moment, et en ce moment seulement, que nous nous constituons partie civile », a déclaré M. Lo. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse.
Quid du silence de la Bceao depuis l’éclatement de l’affaire Bougazelli arrêté pour faux billets ? «C’est parce que la loi nous impose une seule chose», a-t-il expliqué. A l’en croire « il ne peut y avoir procès sur des faux billets tant que la Banque centrale n’a pas authentifié. » « C’est donc, sur tout ce que vous entendez, on nous saisit, on nous envoie les billets. Et nous, on donne notre avis sur le caractère faux ou non des billets. Donc, sur tous les scandales que vous entendez, sachez qu’à un moment, on nous a demandé formellement d’authentifier les billets.Le reste,maintenant, il faut laisser la procédure judiciaire se poursuivre»,ressasse-til.
Avant de rappeler : «on l’a été une fois et cela continue, donc nous continuons à suivre. Nous ne commentons pas des décisions de justice, mais nous suivons de façon très étroite’’, a-t-il précisé.
Dans l’affaire de faux billets impliquant Thione Seck et Alay Djité, la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a engagé des poursuites contre l’auteur-compositeur et son présumé complice. L’affaire a conduit à un procès devant le tribunal correctionnel de Dakar. Les conseils de la Bceao avaient réclamé le franc symbolique à titre de dommage et intérêt

Les ex-agents de PCCI réclament 404 millions à la Sonatel

https://senego.com/-Les ex travailleurs du centre d’appel PCCI réclament leurs 404 millions de francs Cfa au groupe Sonatel.
Malgré la décision de justice, déplorent-ils en conférence de presse, ce vendredi, ils n’arrivent toujours pas à rentrer dans leur fonds.
En décembre dernier, la Sonatel et la banque panafricaine Ecobank ont été lourdement condamnées par la justice sénégalaise. Les deux entreprises devront payer respectivement 404,5 millions FCFA et 202,4 millions FCFA au risque de voir leurs comptes bancaires saisis.
En effet, suite à une plainte de Moustapha Diallo et 144 autres travailleurs de PCCI (centre d’appel), le juge a déclaré la Sonatel débitrice des causes de la saisie et attributions des créances pratiquées le 16 avril 2019 sur ses comptes par exploit de Me Fatma Harris Diop, huissier de justice. L’opérateur téléphonique devra débourser la rondelette somme de 404,5 millions FCFA pour les plaignants.
Seulement jusqu’à présent, les ayants droit ne sont pas rentrés dans leurs droits. Ils ont le soutien du mouvement Frapp-France Dégage. Et le secrétaire administratif Guy Marius Sagna, en détention au Camp Pénal, a toujours plaidé leur cause.
En l’absence d’autorisation préfectorale, ils n’ont pu tenir un sit-in devant les locaux de la Sonatel. A la place, ils ont fait une déclaration.

APS: le Dg porte plainte contre Bamba Kassé et deux autres licenciés pour un détournement de 65 millions de FCFA

Dakarmatin via Pressafrik-Plainte contre plainte à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Après celle de la responsable du service financier, Mme Diop déposée à la Section de recherche de la Gendarmerie de Colobane, le DG Thierno Birahima Fall a déposé ce mercredi sa plainte à la Division des investigations criminelles (DIC). Il poursuit les deux dames q’il a licenciées en décembre et le SG du SYNPICS, Bamba Kassé.
Le vent de troubles qui sévit l’Agence de presse sénégalaise ne se limite pas au licenciement et suspension d’employés.  En effet, le Directeur général Thierno Birahim Fall a déposé une plainte, contre la cheffe de service commerciale Yaye Fatou Mbaye Diagne et la cheffe de service affaires financières Fatou Diop Wade, deux agents récemment licenciés, ainsi que le Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et la communication (Synpics) Ahmadou Bamba Kassé et X.
Dans cette plainte déposée mercredi dernier à la Brigade des affaires générales (Bag) de la Division des investigations criminelles (Dic), le plaignant vise les chefs de faux et usage de faux dans un document administratif, escroquerie et abus de confiance portant sur des deniers publics, violences et voies de fait, rébellion et association de malfaiteurs. Il leurs reproche une gestion « peu orthodoxe » des fonds alloués par le ministère de la Communication au personnel de l’agence lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019.
Selon le quotidien national qui ébruite l’affaire dans sa livraison de ce vendredi, la somme est au total de 65 millions de FCfa, répartie ainsi : 55 millions en espèces et 10 millions par chèque au nom de l’APS.
A rappeler que ces deux dames visées ici ont été les premières à déposer plainte à la Section de recherche et qu’un convocation a été adressée au DG de l’APS qui n’avait pas déféré. Des agents étaient même venus à l’APS pour l’amener mani militari

Affaire Coud: Cheikh Oumar Hann accuse Nafi Ngom Keïta de complicité

https://actusen.sn/Après Pape Alé Niang et Mody Niang, Cheikh Oumar Hann poursuit l’ancienne patronne de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, Nafi Ngom Keïta. L’ancien directeur du Centre des oeuvres universitaires de Dakar (Coud) poursuit Mme Ngom pour complicité et diffamation. Selon le quotidien LesEchos qui rapporte l’information, Nafi Ngom a déjà reçu une citation directe de la part de l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

«Les 10.000 étudiants de l’Uvs seront dans les conditions optimales»

https://actunet.net/-Lors de l’amphi de rentrée académique 2020 de l’Uvs à l’Espace numérique ouvert (Eno) dans la région de Saint Louis, le professeur Moussa Lô, coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a souligné que les étudiants orientés dans toutes les filières et qui se sont inscrits seront dans de bonnes conditions.
Les 10 mille étudiants qui se sont déjà inscrits dans toutes les filières seront dans les conditions optimales. Ce, pour poursuivre leurs études jusqu’à la licence. C’est l’annonce faite, hier, à Saint Louislors de l’amphi de rentrée académique 2020 de l’Uvs à l’Espace numérique ouvert (Eno) par le professeur Moussa Lô, coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal. Ce dernier a fait savoir que les Eno sont une grande innovation dans l’Enseignement supérieur. Selon lui, c’est pour «permettre aux bacheliers orientés de suivre les activités pédagogiques, au même titre que le modèle classique, grâce à leur disposition».
L’amphi de rentrée, estime Moussa Lô, est une «tradition universitaire permettant à l’institution universitaire de partager les informations avec les étudiants». Aussi, ajoute-t-il, cela va leur permettre de questionner sur leurs inquiétudes par rapport aux études.
À cet effet, le coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal a annoncé l’ouverture d’autres Eno à Ourossogui, Orkadiéré, dans la région de Saint-Louis, et l’Eno de Podor déjà en finition, qui sera bientôt réceptionné. À travers le pôle en sciences, en technologie et numérique (Stn), d’un pôle sciences économiques, juridiques et de l’administration (Seja) et d’un pôle lettre, sciences humaines et de l’éducation (Lshe), les étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal disposent de 35 formations pour leurs choix d’études

Malick Fall,Saes: «Pourquoi les cours n’ont pas repris dans certaines universités publiques»

https://www.seneweb.com/Secrétaire général du Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes), Malick Fall s’est exprimé sur la «situation difficile » dans les universités publiques du Sénégal. Ce, lors de la cérémonie d’ouverture, ce vendredi, du séminaire de deux jours sur la situation des universités publiques du Sénégal, organisé par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) et le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur.
« Nous avons un besoin de relayer les questions qui touchent à l’enseignement supérieur mais également la Cjrs a besoin d’avoir les bonnes informations sur le fonctionnement de nos universités», a-t-il d’emblée déclaré.
Ainsi, Malick Fall a déploré la mesure brutale prise par les autorités pour l’orientation de tous les bacheliers qui le désirent dans les universités publiques.  « Lorsque cette décision a été prise au mois de septembre, le Saes avait donné son avis, en disant que nous étions d’accord, mais à condition qu’un certain nombre de préalables puissent être respectés. Mais force est de reconnaître aujourd’hui qu’il y a des manquements par rapport à ces engagements », a dit le syndicaliste.
Avant de poursuivre : « Il y a des retards dans l’exécution par le ministère l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’innovation. Nous voudrions commencer les enseignements dans certaines universités, mais ces mesures d’accompagnements préalables qui ont été acceptées posent des problèmes dans leur mise en œuvre ».

Fermeté contre l’homosexualité: Le cadre unitaire des musulmans approuve Macky Sall

https://senego.com/-Le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal salue la position du chef de l’Etat, Macky Sall, qui a réaffirmé mercredi devant le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, l’option du Sénégal de ne pas légaliser l’homosexualité.
« Cela n’a rien à voir avec l’homophobie. Ceux qui ont une orientation sexuelle de leur choix ne font pas l’objet d’exclusion. Mais on ne peut pas non plus demander au Sénégal de dire : Demain, on légalise l’homosexualité, et, demain, c’est la gay pride (…). Ça, ce n’est pas possible parce que notre société ne l’accepte pas », a-t-il déclaré.
“Mais on ne peut pas non plus demander au Sénégal de dire demain on légalise l’homosexualité, et demain c’est la gay pride. Ça, ce n’est pas possible”, a tranché le président Sall, lors d’un point de presse conjoint avec le dirigeant canadien, arrivé à Dakar mardi pour une visite officielle de trois jours au Sénégal.
Dans un communiqué reçu à l’APS, le cadre unitaire de l’islam au Sénégal ’’félicite le Président de la République et note avec satisfaction sa constance dans les déclarations sur cet enjeu majeur qui constitue un des socles de résistance de notre société à une mondialisation débridée qui cherche à universaliser les modèles de famille et les modes de vie occidentaux ainsi que leur vision du monde’’.
Selon la même source, ‘’cette position déjà exprimée devant le Président des États-Unis, Barack Obama, en juin 2013, est un sujet d’inquiétudes de la plupart des composantes sociales et religieuses de la communauté nationale qui craignent que notre pays baisse pavillon sous la pression des lobbies et États favorables à cette évolution’’.
Ainsi, le cadre ’’encourage le Président de la République à renforcer les outils et moyens d’éducation des jeunes sur ces déviances sociales en porte à faux avec nos principes et vertus’’.
La structure affirme qu’elle ’’travaille pour la sauvegarde du modèle sénégalais d’un islam tolérant et pour l’unité des musulmans et des croyants’’.

Macky Sall sur les mutations dans les médias : ’’pourquoi pas des états généraux de la presse ?’’

XALIMANEWS : Le chef de l’Etat Macky Sall, soulignant la nécessité de rendre le rôle des médias ’’plus en adéquation avec nos réalités’’, a suggéré la tenue des états généraux de la presse, dans un éditorial publié par le quotidien Le Soleil à l’occasion de ses 50 ans.
« La presse a changé. Avec ce changement, tous les acteurs concernés par son existence, voire sa survie, doivent faire une introspection en vue de la préserver davantage face aux périls qui la menacent », écrit le président sénégalais.
La presse étant « l’institution non établie dans la structure étatique à la fois la plus indispensable et la plus redoutable pour la démocratie », Macky Sall suggère une réflexion sur « le rôle de la presse dans nos sociétés démocratiques actuelles afin de le rendre plus en adéquation avec nos réalités, nos besoins et nos aspirations ».
« La presse est certes indispensable, car elle structure et anime principalement le débat démocratique qui est, entre autres, la principale sève nourricière de la contradiction démocratique porteuse de progrès pour notre société ».
De cette manière, écrit le chef de l’Etat, elle « assure la production et la circulation des informations, la diffusion et la confrontation des opinions, en un mot, l’institution des conditions d’un débat public nécessaire à la formation des volontés individuelles et collectives des citoyens. »
« La presse est, cependant, redoutable parce qu’elle peut casser l’harmonie sociale, en mettant en péril les équilibres des grandes nations. Elle y arrive facilement surtout quand celle-ci est encore fragile dans ses bases », note-t-il.
Et pour cause : « Il lui suffit de déformer, de désinformer, d’escamoter, de colporter des rumeurs, d’opposer les citoyens les uns aux autres, d’attiser les conflits factices pour manipuler l’opinion et exercer une influence néfaste sur la formation de ces volontés ».
« Tout est ainsi dit ! J’appelle, par conséquent, à la responsabilité de chacun d’entre nous. Prenons garde à ne pas tomber encore davantage dans les pièges que nous tendent quotidiennement la pratique des médias et l’exigence démocratique ! », prévient Macky Sall.
« Une pratique et exigence rendues encore plus redoutables par les nouveaux moyens de communication autour d’un réseau Internet », souligne-t-il, avant d’ajouter que les professionnels du secteur « devront réfléchir avec le gouvernement, pour tenter de mettre davantage à l’abri notre système médiatique et démocratique, ainsi que notre légendaire stabilité sociale. »
« Et pourquoi pas la tenue des états généraux de la presse ? », suggère le président Sall, selon qui le quotidien Le Soleil, créé le 14 février 1970, pour prendre « le relais de Dakar-Matin sorti des entrailles de Paris-Dakar, éléments marquants du vestige colonial légué au jeune Etat indépendant », s’est imposé 50 ans après comme « un symbole reflétant une bonne pratique du métier » de journaliste.
« Il s’agit, naturellement, de reconnaître, d’abord, et de magnifier, ensuite, les multiples et utiles services que cet organe de presse a rendus pendant un demi-siècle au pays. Services rendus avec rigueur, efficacité et régularité, disons avec professionnalisme, dans son rôle affirmé d’accompagner l’entité nationale naissante dans sa quête quotidienne de progrès, d’unité et d’harmonie », écrit le président de la République.
Il a salué le rôle joué par ce journal dans l’information, l’éducation et la sensibilisation des populations et rendu « un hommage appuyé » à son père fondateur, le président Léopold Senghor, ainsi qu’aux directeurs généraux successifs du Soleil, plumes « sublimes, célébrées ou discrètes, qui ont dessiné le parcours élogieux de ce journal ».APS

L’avenir incertain des groupes de  presse du privé sénégalais Par Mamadou SY Albert

La presse nationale occupe une place centrale dans le système démocratique sénégalais. Elle a participe au renforcement de la démocratie pluraliste et à la consolidation de la gouvernance transparente des affaires publiques. Elle a contribué très fortement à l’émergence de la conscience citoyenne. Ces apports inestimables de la presse dans la longue marche du Sénégal vers plus de démocratie, plus de transparence et une meilleure participation des citoyens à la gestion des affaires publiques et des biens communs se conjuguent paradoxalement à une situation économique peu reluisante. Le métier peu friand de journaliste ne fait point vivre ses acteurs principaux. L’avenir de l’entreprise de presse est fortement compromis par des mutations profondes du métier, des outils de communication de masse et de l’économie.
Une rétrospective de l’évolution du Sénégal au cours de ces dernières décennies laisse penser que sans une presse libre et indépendante, la démocratie sénégalaise serait restée probablement moins vivante, moins pluraliste, moins rayonnante à l’échelle du continent africain et du monde. Les années 1980 marquent l’irruption de la première génération significative de la presse privée libre et indépendante. Elles constituent une étape charnière de la démocratie sénégalaise.
Cette période correspond à la naissance des premiers maillons des groupes de presse privés professionnels. Par son professionnalisme, son engagement au service des acteurs politiques, des acteurs de la société civile et de l’opinion publique nationale, ces groupes de presse  embryonnaires ont réussi le passage délicat à l’époque du Sénégal, du parti unique dominant au multipartisme intégral.
Cette transition démocratique a permis à la presse privée de jouer un rôle central dans le processus de démocratisation du système politique fortement influencé par une majorité contrôlant tout le pouvoir de décision et de la gouvernance des affaires publiques. La presse a contribué à l’expression plurielle des sensibilités politiques divergentes et la participation des citoyens à la vie démocratique et à la gouvernance des affaires publiques.
L’avènement de la première alternance politique survenue en mars 2000 constitue le premier couronnement de ce travail harasant de la presse sénégalaise libre. Ce pas franchi réconfortera le professionnalisme et la contribution de la presse libre au renforcement du pluralisme démocratique propre à tout État de droit de la communauté des démocraties.
Cette fonction altière fait de la presse d’aujourd’hui un pilier essentiel de la démocratie pluraliste. Elle est et reste un des signes majeurs de la contribution de la presse sénégalaise au renforcement de la démocratie plurielle et au processus de développement économique et social. En dépit de ces apports multiformes des journalistes, la presse n’en reste moins une préoccupation. Elle fait naturellement l’objet de vives critiques de la société, des acteurs politiques et de la société civile en matière de rigueur dans le traitement de l’information, de son indépendance discutable à l’égard des pouvoirs politiques, des pouvoirs religieux et des détenteurs des moyens financiers.
Cette critique des faiblesses du métier de journaliste ne saurait toutefois occulter l’état économique actuel des groupes de presse sénégalais. La naissance de nouveaux groupes de presse a certes augmenté le nombre des organes et des groupes. La presse sénégalaise est très loin d’avoir un pouvoir économique à la hauteur de son ambition professionnelle et des attentes de l’opinion.
La presse ne fait pas vivre décemment ceux qui ont choisi d’exercer le métier de journaliste. Comment envisager l’avenir de la presse dans un contexte de morosité économique et financière plombé par l’irruption des Nouvelles technologies de l’information et de la communication ?  Les mutations impulsées par les Nouvelles technologies de l’information et de la communication auront un impact significatif sur l’état de la presse, tant au plan professionnel que sur sa rentabilité économique.
Les groupes de presse sont aujourd’hui contraints d’associer l’internet à leurs services de base. Le journal, la radio, la télévision sont  dans l’obligation d’intégrer les Ntic, les sites internet, les blogs et les réseaux sociaux. Cet exemple d’une adaptation indispensable  traduit une contrainte à la fois technologique et économique. Le marché de l’information va ainsi connaître des changements très importants. Il faut intégrer le numérique pour rester dans les espaces médiatiques actuels et futurs. Pendant que les groupes de presse devront intégrer certaines des exigences des Nouvelles technologies de l’information et de la communication en matière de traitement et de diffusion de l’information, ils devront aussi trouver des ressources financières de plus en plus importantes. Le soutien financier de l’État est indispensable. Il ne sera guère suffisant pour faire vivre les groupes de presse exigeant des investissements et de la rentabilité.
L’avenir de la presse est compromis par la concurrence de plus en plus rude entre les acteurs contraints à plus d’investissement et à une meilleure gestion et à la rareté des investissements privés susceptibles de provenir des hommes d’affaires et des banques. Ces derniers acteurs croient difficilement à la rentabilité de l’entreprise de presse telle qu’elle est aujourd’hui au Sénégal. Le regroupement des organes ne devrait point être exclu des schémas de recomposition et des modèles de relance en cluster de la presse privée sénégalaise. C’est une hypothèse de travail que les éditeurs de presse et les journalistes devraient étudier. Le regroupement peut sauver des groupes de la mort certaine

Dialogue national: La Commission politique bute sur le cumul de fonctions de Chef d’Etat et de Chef de Parti

https://actusen.sn/-Faut-il procéder à l’enterrement de première classe de la Commission politique du Dialogue national ? La question garde tout son pesant d’or, et pour cause. Selon SourceA,il n’y a presque pas de compromis, en ce qui concerne le Cadre normatif de la vie politique de l’Objectif Spécifique (O.S n°7), qui traite de l’Article 80, de l’Arrêté Ousmane Ngom, la pertinence ou non d’accorder l’amnistie à l’ancien député-maire, Khalifa Sall et à Karim Wade.
/Après le flop sur la requête portant ‘’amnistie’’ des deux ‘’K’’ et le dialogue de sourds autour de la pertinence ou pas de célébrer les funérailles de l’Arrêté Ousmane Ngom,  qui interdit les manifestations au Centre ville de Dakar, la Mouvance présidentielle, refuse, même sous la torture, de concéder le moindre lopin de terre, au sujet de la fin du cumul des mandats du président de la République qui est à la fois chef de Parti.

L’aventure ambiguë de Macke Sall face à l’occident Par OUSSEYNOU NAR GUEYE

Confronté à la mainmise occidentale sur l’économie sénégalaise, le président Macky Sall fait le grand écart entre une opinion demandeuse de gages de souveraineté et des « partenaires » qui n’hésitent pas à donner leur avis sur la conduite des affaires du pays.
Dans son roman L’Aventure ambiguë, étudié par des générations d’étudiants africains, l’écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane fait dire à son héroïne emblématique, la Grande Royale, que les Africains doivent aller apprendre en Occident « l’art de vaincre sans convaincre ». Cette semaine, Macky Sall aura fait tout l’inverse : il aura manié l’art de convaincre sans vaincre.
Convaincre son opinion publique. Ou à tout le moins aller dans le sens des convictions profondes de celle-ci. Sans pour autant vaincre le lourd tribut concédé à la mainmise occidentale sur l’économie sénégalaise.
Tout d’abord, Macky Sall, par l’entremise de son ministre des Infrastructures, a fait tenir une lettre de protestation à l’ambassadeur de France. La réalité de cette lettre n’a pas été confirmée officiellement. Toutefois, le quotidien le plus lu du pays, L’Observateur, indique que celle-ci existe. Une source proche du chef de l’État, l’ancien ministre en charge de la Communication de la présidence, El Hadj Hamidou Kassé, le confirme également.

Bras de fer autour du TER

Le crime de « lèse-Mackyesté » de l’Excellence française ? Il a contredit les autorités sénégalaises, en disant lors d’une émission radiophonique dominicale que le TER, Train Express Régional, ne pourra pas procéder à du transport commercial de passagers dès avril 2019. Or, début novembre, le ministre Abdou Karim Fofana, en charge entres autre de l’Urbanisme, avait indiqué que le TER roulera « dans trois ou quatre mois ».
L’ambassadeur de France à Dakar, Philippe Lalliot, n’a pas mis que ce coup de canif à la sérénité diplomatique habituelle avec le Sénégal. Il a aussi indiqué que son ambassade avait fait savoir à l’État sénégalais que le rétablissement des visas d’entrée au Sénégal n’était pas opportun du point de vue économique, car il avait nui au tourisme, en faisant baisser le nombre d’entrées de visiteurs, lorsqu’il avait été mis en place en 2012.
Si l’ambassadeur a pris le soin d’emmailloter tout cela d’un « Nous ne nous immisçons pas dans les affaires intérieures du Sénégal », ce n’en est pas moins l’inverse qui a été compris par les Sénégalais. La lettre de protestation s’imposait donc, envers cet ambassadeur de l’ex-puissance coloniale qui se comporte en VRP des entreprises françaises installées au Sénégal.
L’incident survient en plein moment de tension entre l’État sénégalais et Senac SA, qui exploite l’autoroute à péage de Dakar (« l’autoroute à pillage », ironisent les activistes), dont le gouvernement sénégalais veut renégocier les tarifs à la baisse. Ce à quoi le directeur de Senac SA s’est publiquement opposé.

Gages de souveraineté

Au total, le Sénégal est dans une situation schizophrénique : le Sénégalais lambda fait ses courses chez Auchan, Carrefour et Casino, achète son carburant chez Total, téléphone grâce à Orange et rentre chez lui en payant le péage de l’autoroute à Senac SA. Toutes des entreprises françaises.
Mais dans le même temps, l’opinion publique sénégalaise nourrit de la sympathie pour le combat de Guy-Marius Sagna, actuellement emprisonné, dont le slogan simpliste du mouvement citoyen est tout simplement « France dégage ! ».

Un oxymore face à Justin Trudeau

Macky Sall a fort à faire pour satisfaire une opinion demandeuse de gages de souveraineté. Il aura aussi eu l’occasion de s’y exercer lors de la visite, cette semaine, du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Auquel il a opposé que s’il respectait sa défense des droits (des homosexuels), « une gay parade n’était pas possible au Sénégal » en raison « des valeurs » du pays.
Là aussi, Macky Sall a abondé dans le sens de l’opinion majoritaire au Sénégal, qui ne veut pas de ce que la loi qualifie pudiquement d’actes contre-nature. Le président Sall indique qu’« interdire l’homosexualité n’est pas homophobe », même s’il ne s’est pas expliqué plus en avant de cet oxymore.
Sur un autre registre, Macky Sall a déclaré que le Sénégal soutient la candidature du Canada au Conseil de sécurité de l’ONU. Un soutien quelque peu bizarre, quand on sait que quelques semaines plus tôt, le Sénégal accueillait une conférence qui a eu pour conclusion la demande véhémente de trois sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies.
Alors, il faudrait savoir ; car il n’y aura pas de sièges pour tout le monde. Un bon point pour Macky Sall ? Lors du 33ème Sommet de l’Union Africaine, il a proposé au FMI d’autoriser les États africains à laisser filer un point au-dessus du déficit public plafonné à 3%, pour servir à financer une force militaire africaine qui interviendrait notamment au Sahel. La gestion des relations avec l’Occident est un exercice d’équilibriste. Une aventure ambiguë, à laquelle Macky Sall se sera prêté avec un bonheur inégal, cette semaine.

Statut spécial ville de Dakar: Barthélemy Dias annonce «un combat de principe» et remet à sa place Aminata Mbengue Ndiaye.

La proposition d’accorder à Dakar « un statut spécial » avec comme finalité d’accorder au Président de la République la latitude de nommer son maire, continue de susciter la réaction des acteurs de l’opposition. Notamment les camarades de l’ancien maire de la Capitale, Khalifa Sall. Selon le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, cette proposition entre dans la stratégie du pouvoir d’occulter la parution du livre « scandale au cœur de la République » et la gestion du COUD par Cheikh Oumar Hanne, actuel ministre de l’enseignement supérieur.
« Quand on leur parle de courant ou de gaz, il crée une diversion. Ce statut particulier de la ville de Dakar sera la mère des batailles. La goutte d’eau qui fera déverser le vase », a-t-il d’abord prévenu dans une vidéo postée sur sa page officielle. Dias fils de renchérir en indiquant que « ce sera un combat pour la démocratie, la décentralisation et pour la fierté de Dakar ».
Pour Barthélémy Dias, ce combat n’est pas celui des partisans de Khalifa Sall puisque la ville de « Dakar » même est « née avant le Sénégal ». « C’est en 1857 que la ville a été créé, une ville référentielle. Un maire a été élu puis réélu, et lui (NDLR : Macky Sall) a tout fait pour s’emparer de cette mairie sans succès. Ils ont emprisonné le maire et aujourd’hui ils veulent créer ce statut spécial de la ville « par force ».
Cela démontre, a-t-il ajouté, que « Macky Sall lors de la dernière élection présidentielle n’est pas vainqueur de Dakar. Il a usurpé cette élection ».
Ce sera donc un combat de principe a-t-il noté, avant de conseiller à Aminata Mbengue Ndiaye de veiller d’abord à la meilleure organisation du HCCT « où le bureau et même les commissions n’ont pas encore été renouvelés ». Le Haut conseil des collectivités territoriales devrait s’évertuer à faire « l’évaluation de l’acte 3 de la décentralisation, corriger les imperfections plutôt que de s’aventurer sur des détails. « Mais on sait que c’est Khalifa Sall qui vous empêche de dormir », dira t’il.
« Un Président pour qui on vote 3000 milliards de budget et qui empêche au maire de Dakar, son opposant d’avoir 50 milliards de budget. Macky Sall depuis qu’il a été élu a bénéficié de 25.000 milliards de budget pour aucune réalisation. Maintenant il veut empêcher que le maire de Dakar travaille pour les citoyens. Comment peut-on réagir de la sorte ? », s’est-il offusqué.
Enfin pour Barthélémy Dias, la ville de Touba « réclame plus ce statut spécial » qu’elle a toujours réclamé et puisque n’ayant pas respecté la loi sur la parité. « Nio lank nio bagne » a-t-il conclu au statut particulier pour la ville de Dakar.

Un statut spécial pour Dakar, pour quoi faire? Par Ibrahima SENE

Avec l’interview donnée au journal « Libération » de ce 13 février 2020, par Me Ousmane SEYE , Vice- Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), l’on commence à avoir un contour plus net de ce qui est visé dans ce projet de réforme destiné à Dakar, et éventuellement à d’autres Capitales régionales. En effet, quelque soient les explications données pour motiver cette réforme, il ne s’agit en fait que d’un projet de transférer la gestion de la Ville de Dakar, des mais des représentants élus par les populations, aux mains d’administrateurs, nommés par le Président de la République
Du point de vue des acquis de notre peuple dans le choix de ceux qui exercent une parcelle du pouvoir d’Etat en son nom, il ne s’agirait que d’un recul grave impossible à justifier, ni pour des raisons de gestion et d’administration, encore moins pour des raisons d’incompatibilité politique entre le Premier Magistrat de la Ville, et le premier Magistrat de la Ville.
En effet, du point de vue de la gestion et de l’administration, le Code Général des Collectivités Territoriales a suffisamment bien délimité les compétentes et les prérogations des Villes par rapport aux Communes de plein exercice du Département concerné. D’ailleurs, la représentation des Communes dans le Conseil Municipal de la Ville, à côté de Conseillers élus au suffrage universel direct à la proportionnelle, renforce le contrôle démocratique sur la gestion et sur l’administration de celle -ci. Cette circonstance confère déjà aux Villes un  » Statut particulier » par rapport aux Communes de plein exercice.
Aucun conflit de compétence n’a eu à être noté entre les Villes et les Communes qui les composent. Le seul conflit de compétence qu’il a été donné de noter c’est celui entre le pouvoir Exécutif et le pouvoir de la Ville, qui a été surmonté en se référant strictement au Code Général des Collectivités Territoriales. D’ailleurs, dans la « Commission du Dialogue Politique » en cours, les participants, en proposant d’élire les Maires et les Présidents des Conseils Départementaux au suffrage universel direct, n’ont senti nulle part, la nécessité de doter la Ville de Dakar d’un  » nouveau Statut particuliers ».
Ce faisant, ils n’ont pas pris en considération, le risque, le cas échéant, d’un véritable « conflit de légitimité » entre le Président de la République et le Maire de Ville de Dakar, d’une part, et d’autre part, entre les Maires des Communes et les Présidents de Département, et le Représentant de l’Etat, dans chaque conscription administrative. Ce qui a motivé cette proposition ne repose nullement sur un souci de rendre la gestion et l’administration des collectivités territoriales plus efficace, plus efficiente, mais bien par le souci de libérer le Maire ainsi élu, d’un contrôle démocratique du Conseil Municipal, sous prétexte de mettre » fin aux marchandages » lors de son élection, tout en créant un « conflit de légitimité locale », avec le Représentant de l’Etat dans la circonscription administrative. C’est donc le rêve de transformer sa collectivité territoriale en « fief personnel », et de se transformer en  » Lamanes » (anciens Maitres de la Terre), en usant des prérogatives du Maire sur la gestion des terres du Domaine National, qui a motivé les représentants de la majorité et de l’opposition dans la  » Commission du Dialogue Politique », à adopter une telle proposition, sans égards aux conséquences néfastes que leurs ambitions politiques individuelles ont sur les acquis démocratiques de notre peuple, sa cohésion nationale et sa stabilité légendaire.
Ce sont ces ambitions personnelles démesurées qui ont poussé à la proposition d’élire les Maires adjoints au suffrage universel direct, pour ne pas avoir moins de légitimité que le Maire! C’est ce risque de « conflit de légitimité » qui a été artificiellement introduit par les participants à la « Commission du Dialogue politique » , que l’on tente d’éviter pour la Ville de Dakar, sous couvert d’un  » Statut spécial », pour justifier le projet de transférer la gestion et l’administration de la Ville de Dakar, des mains des représentants élus du peuple, aux mains d’une administration nommée par le Président de la République, tout en laissant intact, ce conflit dans les Communes de plein exercice, constituant une menace grave pour l’intégrité du territoire national et la cohésion de notre peuple.
C’est cela qui, en visant uniquement la Ville de Dakar, donne la fausse impression d’un projet de réforme pour écarter des concurrents politiques pour son contrôle. C’est donc ce grave « conflit de légitimité  » qu’il faut résoudre totalement, en laissant aux Conseillers élus, leur droit démocratique de choisir de façon transparente leur Maire, sous la supervision du Représentant de l’Etat dans la circonscription administrative.
Aucune Démocratie représentative ne peut fonctionner de façon optimale, sans « marchandages politiques » pour nouer ou dénouer des alliances. Ce n’est que dans les régimes de Dictature, où il ne peut y avoir « aucun marchandage », puisque ne prévaut que la volonté du Chef. Il est donc fallacieux de prétendre en finir avec les « marchandages » dans un régime de Démocratie représentative, pour soustraire le Maire d’un contrôle démocratique du Conseil Municipal. L’évocation d’Abidjan, de Bamako et d’Accra qui sont organisés en  » Districts » avec des administrateurs nommés par le Président de la République, pour justifier une telle réforme pour la Ville Dakar, n’est pas fondée eu égard à l’ancienneté, à l’ampleur et à la stabilité des conquêtes démocratiques de notre peuple, par rapport aux conquêtes de ces autres peuples. Ce sont ces conquêtes démocratiques qui ont toujours fondé la bonne réputation en la matière de notre pays, qui vient d’être classé au « top ten » des pays les plus démocratiques d’Afrique, et de « premier », parmi les pays de l’UEMOA, donc loin devant Abidjan et Bamako.
Les Républicains et Démocrates qui composent le  » Comité de Pilotage du Dialogue National » sont interpellés à préserver nos acquis démocratiques, en refusant d’endosser le projet d’élection du Maire au suffrage universel direct, avec son corollaire, le transfert de la gestion et de l’administration de la Ville de Dakar, des mains des représentants élus de la population du Département de Dakar, aux mains d’administrateurs nommés par le Président de la République. Notre pays est la croisée de son trajectoire d’évolutionde son système démocratique! L’Afrique retient son souffle et le monde entier vous regarde!Ibrahima SENE

Ces engagements de Macky qui n’engagent personne Par El Hassane SALL

Quand est-ce que l’État se résoudra t-il à respecter les engagements qu’il signe à tout va avec les travailleurs ? Cette question mérite réponse, car il semble que nos autorités ignorent royalement que la parole donnée est sacrée. Mais de nos jours, l’amer constat est que les dirigeants font peu cas du respect de leur parole. Pire, non seulement ils prennent des engagements qu’ils violent allégrement, mais encore, ils prennent le malin plaisir de raconter des contrevérités. En tout cas, ce ne sont pas les ex-travailleurs de la Sotrac ou les enseignants et autres sinistrés de l’incendie du Cices qui diront le contraire.
Pour ce qui concerne par exemple la dette de 9 milliards due aux ex-travailleurs de la Sotrac, le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo a récemment, face aux députés, déclaré que l’État avait épongé la créance et ne leur doit plus rien. Une sortie contestée par les ex-employés qui, par la voix de leur porte parole, Mamadou Badiane, s’est inscrit en faux contre les propos de l’argentier de l’État. Selon Badiane, «ces propos d’Abdoulaye Daouda Diallo ne reflètent pas la réalité, car sur les 14 milliards que l’État du Sénégal restait leur devoir, l’ancien Président Abdoulaye Wade leur avait avancé 5 milliards. Ce qui fait qu’il restait 9 milliards à solder. Mais aujourd’hui, Abdoulaye Daouda Diallo se permet de dire à l’ Assemblée que l’État nous devait la somme de 5 milliards qu’il a épongée. “₩Où et quand cette somme a été épongée ?”, s’interroge t-il ? Avant d’ajouter : «En plus de cela, il soutient que le tribunal nous a débouté à deux reprises, ce qui n’est pas vrai», s’offusque Badiane.
Quant aux enseignants, ils ne cessent de réclamer l’application des accords signés depuis 2014 avec l’État du Sénégal.  Un État qui ne semble guère ébranlé par les innombrables débrayages et autres récriminations des enseignants. D’après eux, il reste toujours des points d’accord qui ne sont pas matérialisés. Il s’agit, entre autres, de la question relative à la fin des des lenteurs administratives, par la mise en place du dispositif de dématérialisation de la gestion des carrières des agents de l’État, l’ouverture de négociations sérieuses sur la révision du système de rémunération et de motivation des agents de la fonction publique, la mise en place de parcelles viabilisées etc. À ce jour, ils continuent de courir dernière des accords que  l’État ne semble pas encore prêt à respecter, usant de dilatoire et autre subterfuge pour gagner du temps.
Concernant les sinistrés de l’incendie  qui a ravagé le pavillon vert du Centre international de commerce du Sénégal (Cices) dans la nuit du 12 au 13 Décembre 2015 lors de la 24ęme édition de la Fidak, ils ne décolèrent toujours pas contre l’État du Sénégal qui ne cesse de les faire valser. Ce qui accroît leur ire est le fait que les autorités avaient crié sur tous les toits qu’ils seraient indemnisés avant l’ouverture de la dernière Fidak. Le 4 décembre dernier, lors d’une visite pour s’enquérir des préparatifs de la 28ème édition de la foire internationale de Dakar, le ministre du Commerce Aminata Assome Diatta, avait déclaré que les sinistrés seraient indemnisés dans 4 jours. Mais ces derniers constatent pour le déplorer qu’à ce jour, aucun centime ne leur a été alloué. Accroché par Tribune, l’un d’eux ne trouve plus les mots pour qualifier cette attitude des autorités. «Vraiment on ne sait plus quoi dire parce que cela ressemble à un manque de respect de la part de l’État. Vous imaginez, clamer partout qu’on serait payé dans 4 jours depuis décembre et voilà aujourd’hui deux mois après toujours rien. Quand des autorités se permettent de manquer à leur parole devant tout le monde, il ya vraiment du souci à se faire pour ce pays» clame t-il, un brin déçu. Avant de rembobiner : «Voilà maintenant 4 ans que l’on nous ballotte de promesses non tenues en engagements non respectés, pourtant nous  avons tout perdu dans cet incendie et sommes depuis lors confrontés à d’énormes difficultés. Que l’État nous paye les 200 millions qu’il nous doit. Trop c’est trop», lâche t-il dépité.
En tout cas il est temps que l’État mette un point d’honneur à respecter ses engagements, car au rythme où vont les choses, il risque de perdre sa crédibilité. https://actunet.net/

Arrestation Guy Marius: «L’église sénégalaise doit se prononcer» (Barthélémy Dias)

https://senego.com/-Barthélémy Dias regrette l’arrestation de Guy Marius Sagna, qu’il juge arbitraire. Il sollicite l’intervention de l’église catholique car Guy Marius Sagna est avant tout Chrétien.

Guy Marius Catholique

« L’église catholique sénégalaise doit se prononcer  sur l’affaire Guy Marius Sagna… » C’est en ces termes que Barthélemy Dias a interpellé l’église catholique à propos de l’arrestation de Guy Marius Sagna.

Comme l’affaire khalifa Sall…

Guy Marius Sagna est catholique donc l’église doit se prononcer. Car, rappelle le maire de Mermoz-Sacré Cœur, lorsque Khalifa Sall a été arrêté des guides religieux tidianes ( Serigne Abdou Aziz Sy), mourides ont fait des interventions en sa faveur.

Affaire des pêcheurs de Saint-Louis: Le SEP/BBY «fustige avec la dernière énergie de tels agissements»…

Ferloo.com – Réuni le 13 février 2020, le Secrétariat exécutif permanent de Bennoo Bokk Yaakaar (SEP/BBY) a examiné la situation nationale. Le SEP « se réjouit vivement du démarrage des travaux du Comité de pilotage du Dialogue ponctués par l’adoption d’un règlement intérieur consensuel, la mise en place d’un Bureau, la désignation des Présidents des commissions thématiques et la validation des termes de références de celles-ci ».
Et de déclarer : « Ce résultat traduit l’engagement patriotique des forces vives de la nation dans leur diversité pour la réussite du dialogue. Il réduit à néant toutes les suspicions et tentatives d’intoxication destinées à torpiller cette initiative historique qu’est le Dialogue national. Le SEP/BBY félicite toutes les composantes de notre société engagées dans cet exercice de réflexion concertée et leur exprime ses encouragements à persévérer dans la voie de la construction de consensus au seul bénéfice de la nation sénégalaise ».
Abordant la question de la journée de la propreté dont la deuxième a été organisée le 1er février 2020, le SEP/BBY « félicite le Président pour avoir lancé l’initiative du programme « Sénégal zéro déchet ». Il engage tous les membres de la coalition, partout où ils se trouvent sur le territoire national, à se mobiliser avec les populations pour la réussite d’un tel programme. L’enjeu touche à l’image de notre pays, à notre cadre de vie, à notre santé et à notre bien-être, singulièrement celui de nos enfants. Chaque citoyen est ainsi interpellé pour assurer sa part d’engagement dans cette action de portée nationale ».
S’agissant de l’épidémie du Coronavirus sévissant en Chine, particulièrement dans la région de Wuhan où certains de nos compatriotes, jeunes étudiants, sont établis, le SEP/BBY « exprime sa solidarité à ces derniers et sa compassion à l’endroit de leurs parents vivant dans l’angoisse. Il appelle les familles des étudiants et les populations sénégalaises à garder la sérénité devant un tel phénomène et de n’écouter que l’avis des médecins et de l’instance internationale de santé qu’est l’OMS, en plus de celui des autorités nationales et de la Chine. A ce propos, le message de l’ambassadeur de Chine au Sénégal est plein de bon sens et d’assurance en demandant de ne pas céder à la panique et de faire confiance à l’expertise et à la sollicitude des autorités chinoises en charge de l’épidémie. C’est le lieu d’exprimer toute notre solidarité au grand peuple chinois et à ses dirigeants ainsi qu’au personnel médical engagé dans la prise en charge des populations et la recherche de solutions à cette épidémie ».
Revenant sur les événements survenus récemment à Saint-Louis, où les pécheurs de Guet-Ndar ont, au nom de leurs revendications, saccagé des édifices publics (agence Senelec, maison de l’Omvs, l’hôpital régional), et détruit des biens de particuliers, le SEP/BBY, tout en saluant l’accalmie intervenue grâce à la diligence du Ministre de l’Economie maritime, « fustige avec la dernière énergie de tels agissements que rien ni personne ne doit justifier. Il est tout de même affligeant de constater comment des hommes politiques peuvent faire montre d’un aveuglement et d’un autisme aussi innommable en tentant de justifier les actes de violence posés par les pêcheurs de Guet-Ndar ».
Le Sep/Bby « se félicite de la visite du premier ministre canadien qui renforce la coopération entre nos deux pays. C’est l’occasion pour le  SEP/BBY de rendre hommage au président Macky Sall pour son intransigeance constante à veiller sur le respect de nos valeurs et normes culturelles et de l’encourager à persévérer dans cette voie qui exprime notre identité et notre souveraineté ».

Macky N’a Pas Fini Avec Khalifa Sall… Il Veut Sa Mort Politique

https://www.xibaaru.sn/Ultimes manœuvres au sein de la mouvance présidentielle : Barrer à Khalifa Sall la route de la mairie de Dakar
Décidément, l’on a comme l’impression qu’au sein de la majorité présidentielle, on ne veut entendre parler d’accalmie. C’est une stratégie de tout pouvoir, afin de mieux obtenir ce que l‘on recherche d’ouvrir plusieurs fronts, de disperser l’opposition dans les combats, afin de pouvoir obtenir ce que l’on recherche. Le Dialogue national se trouve empêtré, quoi de plus logique, depuis que la majorité présidentielle veut curieusement refuser que la question des amnisties de Karim Wade et Khalifa Sall soit inscrite à l’ordre du jour des sujets qui doivent être discutés au sein de la Commission politique.
Une attitude qui confirme les appréhensions de nombreux observateurs qu’au sein de la majorité présidentielle, Khalifa Sall et Karim Wade recalés lors de la dernière élection présidentielle de février 2019. Contre toute attente, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, la Présidente du Haut Conseil des territoires, une institution aussi inutile que budgétivore du reste, vient de faire une curieuse proposition. C’est-à-dire, accorder un statut spécial à la ville de Dakar dont la finalité est de laisser le soin au Chef de l’Etat de nommer le maire par décret présidentiel.
Une proposition très provocatrice. De qui se moque-t-on ? Qui veut-on berner ? Même l’âne de la classe au cycle primaire chargé de débattre du sujet, aurait relevé l’absurdité d’une telle démarche. L’on comprend à présent les raisons pour lesquelles, on refuse une seule fois une amnistie à Khalifa Sall. Adversaire qui risque de ne faire qu’une bouchée au candidat du pouvoir en place lors de la prochaine présidentielle en 2024 puisque Macky Sall se retrouve disqualifié à cette compétition au regard de la Constitution, Khalifa Sall dans l’immédiat, sème la terreur au sein de la mouvance au pouvoir. A Dakar, lors des élections locales qui se profilent à l’horizon qui, dans les rangs du pouvoir pour tenir tête à Khalifa Sall, libre de se présenter ? Difficile d’en trouver quelqu’un.
Pour mieux verrouiller, l’on refuse que la question de son amnistie ainsi que celle de Karim Wade ne soient débattues comme cela a été initialement retenu à l’intérieur de la Commission politique du Dialogue national. Pour renforcer davantage le verrou, si le premier doit sauter, voilà que la Présidente du Haut Conseil des territoires nous sort de sa poche, cette triste proposition de faire nommer le prochain maire de Dakar par la voie d’un décret présidentiel. Empêchant ainsi toute possibilité d’un come-back de Khalifa Sall à la mairie de Dakar. Evidemment, sans possibilité de recourir à une élection, Khalifa Sall sous le régime du Président Macky Sall ne peut avoir une chance même infime de retrouver le fauteuil du maire de Dakar. Ce qui aurait été la plus belle des revanches face à un régime qui l’a révoqué de son poste de maire de Dakar.La rédaction de Xibaaru

LE PS REND HOMMAGE À TANOR LE 21 FÉVRIER

https://www.seneweb.com/-Le Parti socialiste (PS) prépare activement les journées d’hommage à Ousmane Tanor Dieng. Le Secrétariat exécutif national (Sen), qui s’est réuni hier, a été consacré entièrement aux préparatifs de l’hommage au défunt Secrétaire général. Selon le porte-parole du jour, Karim Mbengue, les socialistes se donnent rendez-vous, le vendredi 21 février, à Nguéniène, village natal de Tanor, pour une séance de prières.
Une occasion pour la direction du PS de rencontrer les responsables et militants de la localité. Selon L’As, les 14 unions régionales du PS vont célébrer, le 23 février prochain, le défunt Secrétaire général du Parti Socialiste (PS) à la Maison du Parti sis à Colobane. Il y est attendu d’éminentes personnalités du Sénégal et de l’étranger. La mouvance présidentielle, l’opposition et la société civile prendront part à la cérémonie.

Le sexe! Mais ils ne pensent donc qu’à ça ?Par Amadou Tidiane WONE

Le Premier Ministre du Canada rend visite au Sénégal.  Au vu du dynamisme de la coopération entre les deux pays, l’on se serait attendus à ce que les Unes des journaux sénégalais rivalisent d’ardeur pour étaler les performances des entreprises canadiennes. Qu’elles vantent la qualité du système éducatif canadien qui a produit plusieurs générations de cadres supérieurs sénégalais.  On aurait aimé saluer l’esprit d’ouverture du Premier Ministre Trudeau qui multiplie les signes d’ouverture fraternelle à l’endroit des minorités religieuses du Canada, notamment celle musulmane. On aurait pu, on aurait dû négocier vers la hausse le nombre de bourses d’exemption qui permettent à des étudiants sénégalais de bénéficier, au Québec, de tarifs préférentiels dans les universités. Et pourquoi pas étendre le même mécanisme aux autres provinces du Canada ? On aurait pu jeter les bases d’une négociation sur une politique hardie d’émigration concertée qui fournirait, au Canada, la main d’œuvre qualifiée dont elle a grand besoin avec un système de rotation des effectifs tel, qu’au bout de cinq ans le travailleur ayant acquis expérience et expertise puisse céder la place à d’autres qui seraient préparés à les remplacer. Avec le double avantage de ne pas priver nos pays de bras nécessaires, mais aussi de contribuer au développement économique du Canada. Il y’aurait tant d’autres sujets à aborder car, le Canada est un beau et grand pays où l’innovation est permanente
Au lieu de cela et, certainement sous la pression de puissants lobbies qui avaient déjà annoncé la couleur,  le séjour de Monsieur Trudeau sera réduit, dans l’entendement populaire sénégalais, à une campagne de promotion des droits des homosexuels ! La réponse, apportée par le Président Macky Sall à son illustre hôte fera couler beaucoup d’encre à n’en pas douter. Parce qu’elle aurait pu être plus catégorique selon de larges secteurs de l’opinion publique sénégalaise. Mais enfin, elle a le mérite de poser un digue.  Il reste à la consolider !
L’envahissement du discours public des pays occidentaux par le sexe et la notion « d’orientation sexuelle » a quelque chose d’indécent pour des cultures et des traditions religieuses où la sexualité n’est pas sensée être étalée sur la place publique. Même  si les médias ont une fâcheuse tendance à nous assiéger de nouvelles macabres, lubriques et désolantes. Le Sénégal  médiatique n’est pas le Sénégal réel.  Il est une fabrication dont il faudra sonder les ressorts et démonter les mécanismes. En vérité,  il est temps d’aborder franchement les questions de fond liées au respect des différences culturelles et cultuelles. Et notons dés l’abord, une contradiction dans la démarche intellectuelle des pays occidentaux : lorsqu’il s’agit de croyance, notamment religieuse,  on nous dit cela doit rester strictement privé ! Mais inversement,  lorsqu’il s’agit de sexe, il faut en débattre à l’Assemblée Nationale, sur les plateau de télévision et de radios. Il y’a là comme un parti pris délibéré pour encanailler la société et flatter les bas instinctifs des humains dans leur dimension animale. Or, selon les croyances et les traditions, la sexualité ne se réduit pas à la dimension animale ! Elle est le prolongement de l’Amour dont la quintessence est d’ordre spirituel. Elle convoque pudeur et secret. Elle est le moment d’une intimité telle que l’on se croit seuls au monde ! une solitude propice à la reproduction de l’espèce humaine. Un miracle permanent si beau, si mystérieux.
Il faut le dire et en tirer toutes les conséquences : les pays occidentaux dits développés dérivent dangereusement. La vieille Europe a rayonné sur le monde à la faveur de la décadence d’autres aires de puissance. De l’Antiquité à nos jours, les forces économiques, politiques et sociales n’ont cessé d’être redistribuées. Apogées et décadences sont les moteurs de l’Histoire. Depuis les 18ème et 19ème siècles, l’Europe est à l’initiative.
Elle s’est déployée dans les Amériques,  en Asie, en Afrique, en Océanie, aux Indes et en Orient. Le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre,  l’Italie, la France, la Hollande pour citer les principaux pays colonialistes, ont dessiné la carte du monde contemporain à leur avantage exclusif.
Puis, la décolonisation s’en est suivie bien des fois de manière sanglante… Toujours est-il que la vieille Europe et ses excroissances, notamment les USA, le Canada, l’Australie, et même Israël ( !) cherche à imposer ses valeurs de civilisation à toute l’Humanité sous prétexte qu’elles seraient universelles.
Ce qui est plus que discutable ! Il est temps de mettre ces questions sur la table pour que l’on puisse parler de coopération et non plus de rapports asymétriques.
Encore plus préoccupante est la déviation quasi pornographique de la civilisation du loisir qui inonde un monde où plusieurs nations vivent en deçà des seuils de bien-être compatibles avec la dignité humaine. Mais, la mondialisation et ses avatars ( NTIC, télévisions planétaires) ont brisé les frontières et imposent à l’Humanité un agenda global dont les objectifs véritables échappent aux regards. Il va falloir résister à ce rouleau compresseur !
Notre petit pays, le Sénégal, qui vit depuis plusieurs siècles un modèle islamique confrérique qui a su résister à la colonisation et se développe envers et contre tous les vents contraires, a son mot a dire. Un modèle à offrir en partage au monde à la condition de savoir défendre et illustrer notre héritage spirituel plurimillénaire.
A cet égard, lisons  Jacques Neyrinck, catholique pratiquant, professeur honoraire de l’École polytechnique fédérale de Lausanne  :
L’Occident s’efforce de convertir toutes les cultures à la mondialisation, au règne de l’argent, à la productivité, à la diffusion d’une sous-culture audiovisuelle à base de violence, de sexe, de convoitise pour les biens matériels, de refus de toute norme transcendante. La Chine, le Japon, la Thaïlande, les Philippines se sont laissés séduire. (…) La résistance (…) provient de l’Islam. (…) Cette résistance constitue peut-être une chance pour l’humanité face au polythéisme d’aujourd’hui qui est (le culte des choses suivantes) : l’argent, le pouvoir, la technique, le sexe, la violence, le bruit, la négation astucieuse ou brutale de toute spiritualité, de toute morale, de toute transcendance. Telles sont les idoles d’aujourd’hui. in Peut-on vivre avec l’Islam, p.45
Les temps actuels commandent une réflexion urgente et profonde sur le devenir de l’Homme. Chef d’œuvre du Créateur,  il est destiné à taquiner les cîmes de l’intelligence.  Il a le potentiel pour séduire les anges et asservir les djinns.  Mais s’ils renonce à sa dimension spirituelle pour laisser prendre le dessus son animalité,  s’il n’a comme préoccupation que la satisfaction de ses bas instinctifs, alors même que l’Univers tout entier est à la portée de sa sagacité,  il passe à côté du Projet divin pour l’Homme… Sachons avoir l’esprit hors de la culotte. Là n’est point sa place !

 LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 14/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Grève des techniciens et travailleurs de l’agriculture

Le Syndicat National des Techniciens et Travailleurs de l’Agriculture du Sénégal ne décolère toujours pas contre le ministre de l’Agriculture, Pr Moussa Baldé. Las d’attendre des promesses qui ne se concrétisent jamais, ces techniciens de l’agriculture ont mis à exécution leurs menaces. Le Syndicat a décrété une grève de 24h qui entre en vigueur aujourd’hui. Les responsables syndicaux invitent les travailleurs du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural à observer le mot d’ordre.
Le G7 déroule son plan d’actions
Les syndicats les plus représentatifs de l’éducation (G7) continuent de dérouler leur troisième plan d’actions. En effet, les enseignants affiliés aux syndicats du G7 ont observé un débrayage hier à partir de 10h. Ils poursuivent le mouvement d’humeur aujourd’hui en effectuant une présence passive. Les grévistes vont également porter des brassards rouges en signe de protestation du non-respect des accords signés en 2018. Il faut souligner que le G7 va observer également un débrayage mardi prochain, une grève totale le jeudi et organiser une marche nationale à Thiès le samedi 22 février prochain.

Mansour Faye désenclave Notto Gouye Diama…

«800 km sont prévus à l’échelle nationale. Les financements sont mobilisés à partir de la Bid et du bailleur, la Banque africaine de développement (Bad), avec la contribution de l’Etat du Sénégal qui décaissera aussi un budget pour réaliser ces ouvrages». Ces informations ont été données hier par le ministre du Développement Communautaire, de l’Equité sociale et Territoriale, lors d’une visite dans les départements de Tivaouane et Thiès. Dans la capitale de la Tidiania, Mansour Faye a procédé au lancement des travaux de la piste de production. Selon lui, « l’ouvrage de 7 km de long financé par la Banque Islamique de développement (Bid) pour environ 800 millions de francs Cfa, est une piste de production reliant Notto-Keur Mallal à Keur Oumar. Il va desservir environ huit localités et désenclaver cette zone de maraîchage et horticole par excellence où s’activent énormément de Sénégalais». Et globalement, dit-il, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) a réalisé plus de 700 km de pistes depuis 2015.

…et électrifie Keur Daouda Cissé

Et le meilleur reste à venir, selon le Ministre Mansour Faye, car « 800 km sont prévus à l’échelle nationale. Les financements sont mobilisés à partir de la Bid et de la Banque africaine de développement (BAD), avec la contribution de l’Etat du Sénégal qui mettra aussi un budget pour réaliser ces ouvrages ». Le beau-frère du Président a également lancé les travaux de l’adduction d’eau de Keur Mbir Ndao dont les populations ont souvent dénoncé le manque d’eau récurrent auquel elles font face à longueur de journée. Il s’agit d’un système multi-villages, qui va étancher la soif de 4 villages, pour un coût global estimé à 180 millions de francs Cfa. Faisant le bilan d’étape du PUDC dans ce domaine, il affirme : « Le PUDC a réalisé environ 300 forages à l’échelle nationale, dans le cadre de sa première phase. Et nous allons encore en réaliser 80 pour des financements déjà disponibles.» Ce qui veut dire, à ses yeux, que le taux d’accès à l’eau est d’environ 90% en milieu rural. Dans le département de Thiès, c’est la commune de Fandène dirigée par Augustin Tine qui a accueilli le Ministre Mansour Faye, venu procéder au lancement de l’électrification de Keur Daouda Cissé.

Assises de la presse

A l’instar des autres pays du monde, le Sénégal a célébré hier la Journée mondiale de la Radio. A la Radio communautaire Oxy jeunes de Pikine, notre confrère Mbagnick Diouf, membre du réseau de l’Association des journalistes spécialisés en traitement de l’information sanitaire, a exprimé son inquiétude sur les contenus des programmes des radios. Il regrette la domination du folklore, de la comédie mais aussi l’immixtion des politiques dans le paysage audiovisuel. A l’en croire, des politiciens créent des médiums pour régler des comptes à leurs adversaires. Une situation qui nécessite, selon Mbagnick Diouf, la tenue des assises de la presse pour lui redonner ses lettres de noblesse.

Un Consortium de 500 millions USD pour développer l’Afrique

Consortium pour l’Afrique. C’est la toute nouvelle initiative lancée par les Emirats arabes Unis (EAU) en faveur du continent africain. Avec un investissement engagé de 500 millions USD (Ndlr : 325 milliards FCFA), ce pays du Golfe veut aider à réaliser la vision d’une nouvelle Afrique «boostée» et connectée, menée par la jeunesse africaine. La ministre de la Coopération Internationale et directrice générale de l’Exposition universelle de 2020 à Dubaï, Reem Al Hashimy, a déclaré en marge du 33e Sommet de l’Union Africaine à Addis Abeba en Éthiopie, que le Consortium permettra de renforcer le capital humain à long terme sur le continent avec deux priorités immédiates : la transformation numérique et la jeunesse. A l’en croire, le Consortium respectera l’engagement du gouvernement des ÉAU et de son secteur privé envers l’Afrique, combinant l’ambition pour le progrès et les ressources pour le soutenir dans une seule entité tournée vers le développement et l’investissement. Les Emirats arabes Unis s’engagent également à aider à la mise en place d’un mécanisme dans lequel les startups pourront prospérer. Elle a magnifié la participation de la commission de l’Union Africaine à la prochaine Exposition universelle de Dubaï, une première dans l’histoire des Expos.

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