Revue de Presse du Jeudi 13 Fevrier 2020

Unes de la Presse du Jeudi 13 Fevrier 2020
Unes de la Presse du Jeudi 13 Fevrier 2020

États-Unis: Le Pentagone a annoncé un programme de réajustement de ses forces en Afrique

https://senego.com/–Le Pentagone a annoncé mercredi procéder à des ajustements de sa présence en Afrique. Une unité de combat va laisser place à « des instructeurs » qui auront pour tâche de former leurs collègues africains contre les menaces terroristes.
Les États-Unis changent de stratégie en Afrique. Le Pentagone a annoncé mercredi 12 février un premier ajustement de ses forces dans la région avec le rapatriement d’une unité de combat, qui sera remplacée par des « instructeurs » chargés de former leurs collègues africains.
Le ministre de la Défense, Mark Esper, a « ordonné le déploiement de la 1st Security Force Assistance Brigade (SFAB) de l’armée de terre sur le continent pour conduire des missions de formation, conseil et assistance dans des pays phares d’Afrique », a indiqué une porte-parole du Pentagone, Alyssa Farah, dans un communiqué.Leur arrivée, destinée à « mieux concurrencer la Chine et la Russie » en Afrique, permettra à l’armée américaine de rapatrier les unités de combat de la 101e Division aéroportée vers sa base de Fort Campbell, dans le Kentucky (sud) », a-t-elle précisé.
Selon un responsable du Pentagone ayant requis l’anonymat, cet échange, qui est prévu dans quelques semaines, ne signifie pas qu’il y aura moins de militaires américains sur le terrain, les unités rapatriées représentant à peu près les mêmes effectifs que les 800 « instructeurs » qui les remplaceront.

Concurrencer la Russie et la Chine

Les États-Unis veulent réduire leurs opérations antijihadistes dans le monde pour mieux se préparer à répondre à ce qu’ils considèrent comme une menace de la Russie et de la Chine envers leur suprématie militaire dans le monde.
Mais en même temps, ils ne veulent pas laisser le champ libre en Afrique à Moscou et Pékin, qui cherchent à accroître leur influence sur le continent, a souligné mercredi le patron des forces terrestres américaines en Afrique, le général Roger Cloutier.
« Le message que je transmets à mes partenaires (africains), c’est que nous ne partons pas », a indiqué le général Cloutier au cours d’une téléconférence au Pentagone. « Nous sommes encore impliqués. »
Selon un récent rapport du bureau de l’inspecteur général du Pentagone, un organisme indépendant dont c’est le premier rapport public sur les opérations militaires américaines sur le continent africain, « la menace terroriste en Afrique persiste et en certains endroits, s’accroît ».
Le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom) a modifié sa stratégie face aux groupes extrémistes sur le continent, en se fixant désormais l’objectif de les « contenir » et non plus de les « affaiblir », note l’inspecteur général Glenn Fine, dans ce rapport.
Quelque 6 000 militaires américains sont actuellement déployés en Afrique, précise le rapport, dont 800 en Afrique de l’Ouest où ils soutiennent notamment les efforts antijihadistes de la France au Sahel, et 500 éléments des forces spéciales en Somalie où ils combattent les jihadistes shebab, affilés à Al-Qaïda.
La plus grosse base américaine est celle de Camp Lemonnier, à Djibouti (3 000 militaires américains).

L’AFRIQUE PORTE LA CROISSANCE D’ORANGE

Le Monde avec AFP- https://www.seneplus.com/ –Sur le continent, l’opérateur voit son chiffre d’affaires progresser de 8,8 %, en particulier grâce à une hausse des services « mobile seul »
Orange a publié jeudi 13 février un bénéfice net en nette progression de 53,8 % sur l’ensemble de l’exercice 2019, à 3 milliards d’euros, grâce en particulier à de bonnes performances en Afrique et au Moyen-Orient, ainsi que sur les services à destination des entreprises. Sur l’année écoulée, l’opérateur de télécoms a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,1 %, à 42,24 milliards d’euros. « Au regard du contexte de marchés très concurrentiels, 2019 a été une année réussie pour Orange. Cette année encore, l’Afrique et le Moyen-Orient sont les principaux moteurs de croissance du groupe », s’est félicité le PDG du groupe, Stéphane Richard, cité dans un communiqué.
Sur la zone Afrique et Moyen-Orient, l’opérateur voit son chiffre d’affaires progresser de 8,8 % (+6,2 % en données comparables), en particulier grâce à une hausse des services « mobile seul », qui intègre par ailleurs Orange Money, en forte hausse, et une amélioration de la base clients sur le continent, qui atteint 122 millions de clients mobile, avec une hausse des clients avec abonnement.
Sur son principal marché, la France, l’opérateur historique voit son chiffre d’affaires se replier très légèrement, de 0,3 %, avec cependant une reprise de la croissance sur le dernier trimestre, grâce en particulier aux offres convergentes, combinant fixe et mobile, qui sont en augmentation, et une amélioration du revenu moyen par abonné.

500 000 clients pour Orange Bank

En Espagne, le deuxième marché du groupe, Orange voit ses ventes se replier de 1,3 %, dans un contexte de concurrence très forte et une croissance du bas de marché nettement moins rémunératrice. Cela entraîne un recul de la base de clients, partiellement compensé par une amélioration du revenu moyen par abonné.
« Nous avons de belles performances sur le haut de marché, que l’on va continuer à conforter et on va chercher à mieux adresser le bas de marché, notamment avec des offres convergentes, qui est un élément d’attractivité auprès de nos clients espagnols. Nous prévoyons un retour de la croissance de l’EbtidaaL [excédent brut d’exploitation après loyers] pour 2021 », a détaillé Ramon Fernandez, le directeur financier du groupe, lors d’une conférence de presse téléphonique.
Concernant Orange Bank, dans un contexte d’acquisition de clients, Orange voit l’EbitdaaL reculer de 8,5 % sur un an, à -186 millions d’euros. Le service dépasse les 500 000 clients au 31 décembre, dont 29 % ont contracté un prêt à la consommation, plus rémunérateur que les services bancaires.
En matière de perspectives, le groupe anticipe un EbtidaaL « stable positif » pour 2020 et un flux de trésorerie organique supérieur à 2,3 milliards d’euros, « en amélioration par rapport à l’objectif annoncé lors de la journée investisseurs » en décembre. Orange va par ailleurs lancer un plan d’économies de 1 milliard d’euros d’ici à 2023 et assure viser un ratio de dette nette sur EbitdaaL à moyen terme autour de deux fois.
Pourquoi le succès de la dette souveraine africaine est jugé inquiétant

Les États africains se tournent de plus en plus vers les marchés internationaux pour emprunter. C’est même devenu l’un des moteurs du surendettement en Afrique sub-saharienne.

http://www.rfi.fr/fr/Depuis le début de l’année, les émissions d’obligations libellées en euro ou en dollar s’enchaînent sur le continent. Le Gabon a ainsi levé un milliard de dollars, le Ghana 3 milliards de dollars, le Bénin vient d’annoncer qu’il voulait emprunter 500 millions d’euros par le même canal. Son grand voisin, le Nigeria, voudrait emprunter près de 3 milliards d’euros sur les marchés. Cela fait deux ans que le FMI s’alarme du niveau d’endettement des pays africains. Mais ces avertissements n’ont en rien dissuadé les emprunteurs ou les investisseurs. Au cours des deux dernières années, le volume des eurobonds a explosé. C’est un cinquième de la dette totale des États africains. Vingt et un pays d’Afrique sub-saharienne ont maintenant recours à ce type d’emprunt.
Pourquoi cet engouement pour le marché ?
Parce les taux sont plus attractifs que ceux proposés par leurs créanciers habituels. Les investisseurs sont très friands de cette dette africaine. Le rendement de la dette occidentale est actuellement très faible, voire négatif, c’est pourquoi ils se ruent sur les obligations subsahariennes beaucoup plus lucratives. L’emprunt émis par le Gabon a été sursouscrit trois fois plus que le montant demandé, et celui du Ghana cinq fois plus.
En quoi ces emprunts sont-ils risqués ?
Le taux initial est alléchant, mais l’émetteur se retrouve à la merci du marché, car la dette est revendue sur le marché secondaire. L’expérience de la Zambie donne un aperçu du risque : le taux de son emprunt en dollar a déjà quasiment doublé, passant de 9 à 17%. Le remboursement peut aussi s’avérer bien plus douloureux quand la monnaie du pays perd du terrain face à la devise dans laquelle l’obligation a été émise. Enfin, la capacité d’un État à rembourser dépend aussi de l’usage fait de l’argent emprunté. S’il a été investi dans un projet qui dynamise l’économie, cela va profiter à la croissance, et donc améliorer les rentrées fiscales. En revanche si l’investissement est un échec, c’est la double peine.
Le défaut de paiement redevient une menace?
La situation de certains pays est inquiétante. Comme en Zambie où l’État dévore toutes ces réserves de change pour faire face au service de la dette, ou au Congo Brazzaville, où le déblocage des fonds du FMI est toujours suspendu. Ou encore en Angola dont la dette représente presque 100% du PIB. La Banque africaine de développement estime toutefois qu’il n’y a pas de risque de crise systémique en 2020, c’est-à-dire une possible contagion à l’ensemble du continent, voire au-delà. Et comme le FMI et la Banque mondiale, la BAD trouve que le niveau de la dette publique est préoccupant. Le surendettement est un phénomène mondial, mais il concerne encore plus l’Afrique que les autres régions, parce que les économies y sont plus fragiles et parce que c’est la région où le niveau d’endettement s’est élevé le plus rapidement.

Les déboires du Canadien Bombardier profitent à Airbus

Le groupe européen vient de confirmer le rachat de la participation du constructeur aéronautique québécois dans le programme A220. Le fleuron français du ferroviaire Alstom est par ailleurs candidat au rachat de la branche chemin de fer de Bombardier. Sa réponse est attendue dans la journée.
Le World Mobile Forum de Barcelone annulé à cause du coronavirus,
Une décision motivée par la vague de désistements d’un grand nombre d’acteurs de la téléphonie mobile. C’est un coup dur pour l’économie de la capitale catalane. Les organisateurs attendaient 110 000 visiteurs. Par :Dominique Baillar

«Les entreprises sénégalais de BTP croulent sous la dette»

http://www.dakarmatin.com/http://www.emedia.sn/-Invité de ’’Dakar direct’’, la matinale d’iRadio (90.3), Babacar Ndiaye, le vice-président du syndicat des Bâtiment et des travaux publics (BTP), aborde les difficultés que rencontrent les entreprises sénégalaises surtout dans le domaine en question. Le prétexte est l’annonce faite par le Consortium des entreprises (CDE) du licenciement de 200 travailleurs.
Est-ce la crise dans les BTP ? Catégorique, Ndiaye répond par l’affirmative. Pourquoi ? Il indexe la dette publique intérieure et la concurrence étrangère. « Les entreprises du BTP ont beaucoup d’argent dehors, surtout avec l’Etat d’une part. D’autre part, il y a que les entreprises de BTP n’arrivent plus à travailler parce que les travaux ont été confiés à des entreprises étrangères. Ce qui fait aujourd’hui que beaucoup d’entreprises n’arrivent plus à travailler. »
Selon lui, « les chiffres (de la dette due aux BTP) varient » car « il y en a qui parlent de 100 milliards F CFA, d’autres de 200 milliards F CFA. » Une situation lourde de conséquences : « Quand on n’a plus de quoi payer les travailleurs, on est obligé de les licencier. Mais le problème le plus grave qui guette aujourd’hui nos entreprises, c’est le fait que nos entreprises ne travaillent plus, et le savoir-faire qu’il y avait dans nos entreprises est en train de nous quitter. Parce que quand vous n’êtes plus à l’œuvre, finalement vous allez devoir licencier, vous débarrasser de votre matériel, le personnel qui avait le savoir-faire part. De telle sorte qu’aujourd’hui les entreprises perdent leur mémoire technique. »

 «LES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES ONT CONSTRUIT L’AFRIQUE»

Est-ce dû au manque de compétitivité des entreprises sénégalaises face à celles étrangères ? « Non, là n’est pas la question. Parce que ce sont les entreprises sénégalaises qui ont construit l’Afrique. Du Sénégal au Gabon, tous les bâtiments que vous voyez. CDE dont vous parliez tout de suite, était en Sierra Leone, au Libéria, même à Lomé, c’est eux qui ont construit le siège de la BOAD. C’est donc un faux prétexte. Le problème, c’est que nos États empruntent de l’argent à des pays, qui demandent à ce que leurs entreprises exécutent leurs travaux. Et ces entreprises ont leur banque derrière elles. C’est ça qui fait qu’aujourd’hui nos entreprises ont du mal à travailler. Il y a aussi les banques et le Code des marchés, qui a affaissé toutes les entreprises sénégalaises. Parce que les entreprises étrangères mettent pratiquement les prix qu’elles veulent. Ce n’est pas le cas pour les nôtres. C’est les moins disant qui gagnent. Quand vous soumissionnez avec un bénéfice de 10%, et que la Banque au finish, avec les agios, les intérêts sur les cautions etc., vous prend 15%, et que vous achetez 10, vous vendez 5. Ça aussi, c’est un problème que les entreprises sénégalaises vivent.

«L’ÉTAT DU SÉNÉGAL N’ACCOMPAGNE PAS LES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES»

Quid des reproches faits par l’Etat du Sénégal aux entreprises peinant à livrer leurs travaux ? « Quand vous achetez 10 et que vous vendez 5, mais là, ce n’est pas possible. Déjà vous soumissionnez comme moins disant, pour gagner avec le Code des marchés sénégalais, il faut soumissionnez moins disant. Une fois que vous avez soumissionné, vous avez les cautions (avance de démarrage, garantie, etc.) à payer. Mais tout ça ne fait pas moins de 15 %. Et celui qui soumissionne avec plus de 10% au Sénégal ne gagne pas le marché. Les entreprises sénégalaises veulent se rassembler pour avoir des travaux beaucoup plus importants. Mais quand vous vous rassembler pour avoir de gros marché et que ces marchés-là aillent dans l’escarcelle des entreprises étrangères, que voulez-vous que les entreprises sénégalaises fassent ? »
Fort de ce fait, le syndicaliste persiste et signe : « L’Etat du Sénégal n’accompagnent pas les entreprises sénégalaises qui plient sous le poids des difficultés. On n’en parle depuis des années mais jusqu’à présent aucune solution ne pointe à l’horizon. Il faut faire comme tous les pays qui se respectent. Même les grands pays comme les Etats-Unis quand ils voient que leurs entreprises piquent le nez, alors ils les accompagnent pour les relever. » Par exemple, en les exonérant de caution pendant 2 ans

PLACE BANCAIRE SÉNÉGALAISE: Les chiffres clés de 2019

https://www.seneweb.com/Ahmadou Al Aminou Lô, le Directeur national de la Bceao pour le Sénégal, s’est réuni, ce mercredi, avec les responsables des établissements de crédit de la place. Rencontre qui a permis de passer en revue la situation du système bancaire sénégalais, composé de 25 banques et 4 établissements financiers.
Les statistiques provisoires de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest renseignent que l’activité des établissements de crédit est restée dynamique à fin décembre 2019, à un rythme plus soutenu que l’année précédente. Le total bilan des établissements de crédit est ressorti à 7.675,5 milliards, en progression de 425,7 milliards (+5,9%), comparativement à la même période de l’année précédente.
Le Total Bilan c’est la somme des actifs, à savoir les immobilisations, les stocks, les créances, les disponibilités ou la somme de tous les passifs, à savoir le capital social, les réserves, les résultats, les dettes…
Les taux de base bancaires, eux, sont compris entre 6,5% et 9,0%. Le taux de base moyen est resté stable à 8,2% selon la Bceao. Les plafonds des taux débiteurs des banques varient entre 11,6% et 14% tandis que les taux créditeurs s’établissent entre 1% et 8,9%.
Les emplois nets, quant à eux, sont passés de 6.331,2 milliards en décembre 2018 à 6.775,5 milliards en décembre 2019, sous l’impulsion des crédits qui se sont inscrits en hausse de 356,3 milliards (+8,0%) pour se chiffrer à 4.881 milliards de francs Cfa.
«Nous continuons à avoir des créances en souffrance, c’est-à-dire les crédits qui n’ont pas été payés à temps qui représentant 18.8% de l’ensemble des crédits», a, cependant, regretté le Directeur national.
«Le taux de créances en souffrance est de 732 milliards, un chiffre qui peut paraître important mais c’est le chiffre brut, le chiffre net est moyennement important puisque les banques ont provisionné une bonne partie, car le taux est de l’ordre de 5.9%»,ajoute-t-il.
Il renseigne que l’Etat du Sénégal s’est engagé à modifier la loi sur le tribunal du Commerce pour lui permettre d’hériter d’anciens dossiers et d’accélérer ainsi la procédure de résolution. Saluant le travail abattu par ledit tribunal, il souligne cependant, que l’institution a besoin de renforts en termes de personnel et de matériel.
Les questions de la cybercriminalité, de la centrale des bilans, du renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et du ravitaillement du système en billets de petites coupures et en pièces de monnaie, ont aussi été au cœur des discussions

Les banques sénégalaises réalisent un total bilan provisoire de 7675,5 milliards de FCFA à fin décembre 2019

https://www.lejecos.com/–Le total bilan des établissements de crédit est ressorti provisoirement à 7 675,5 milliards à fin décembre 2019. C’est une révélation de Ahmadou Al Amine Lo, directeur national de l’Agence Bceao Sénégal.
2 068 470. C’est le nombre de comptes bancaires de la clientèle recensé par la Bceao dans le paysage du secteur de la banque au Sénégal en septembre dernier. En effet, à l’issue de la rencontre entre le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Amine Lo et les directeurs généraux des établissements de crédit de la place, il est noté que, contre un nombre de 1 859 368 comptes bancaires en décembre 2018, le taux de bancarisation strict s’est accru de 2,8%, passant de 19,0% en 2018 à 21,8% en 2019
La Banque centrale révèle dans la même veine que selon « les statistiques provisoires arrêtées dans l’attente de la réception des états financiers annuels certifiés, le total bilan des établissements de crédit est ressorti à 7 675,5 milliards Cfa à fin décembre 2019, en progression de 425,7 milliards (+5,9%) comparativement à la même période de l’année précédente ».
Aussi, faut-il noter, d’après l’Institution financière centrale, les emplois nets du système bancaire ont augmenté de 7,0%, passant de 6 331,2 milliards en décembre 2018 à 6 775,5 à la même période de 2019. Cela, dit-on, sous l’impulsion des crédits qui se sont inscrits en hausse de 356,3 milliards Cfa (+8,0%) pour se chiffrer à 4 803,3 milliards de francs Cfa.
Dans le même sillage, « les ressources se sont consolidées de 10,1% pour s’établir à 6 524,9 milliards en décembre de l’année dernière, en liaison avec la progression de 566,4 milliards (11,7%) des dépôts collectés auprès de la clientèle à 5 396,0 milliards à la même période de 2019. Les dépôts à vue représentent environ 57,3% de l’ensemble des dépôts collectés ».
La Bceao confie par ailleurs que pour « les conditions de banque, les taux bancaires s’inscrivent à l’intérieur d’une fourchette comprise entre 6,5% et 9,0%. Le taux de base moyen est resté stable à 8,2% ». Elle relève enfin que les taux débiteurs des banques varient entre 11,6% et 14% tandis que les taux créditeurs s’établissent entre 1% et 8,9%.Bassirou MBAYE

Manque de billets de petites coupures et de pièces de monnaie dans certaines structures: 22 mille clients à l’assaut de la Bceao par an

https://www.lejecos.com/Environ 22 mille clients sont admis pour des opérations d’échanges de billets et de monnaie aux guichets de l’agence nationale de la Bceao au Sénégal. Selon le directeur national Ahmadou Al Aminou Lo, la Bceao a pris des mesures pour parer à cette situation, qui résulte du manque de billets de petites coupures et des pièces de monnaie au niveau des banques et d’autres structures.
Nombreux sont les clients (une cinquantaine par jour et environ 22 mille par an) qui se rabattent sur les guichets de l’agence de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar  pour avoir des billets de petites coupures et des pièces de monnaie. Ce constat est ressorti de l’enquête faite par la Bceao auprès 300 structures dont une centaine d’officines de pharmacie.
En effet, selon Ahmadou Al Amine Lo, directeur national de la Bceao Sénégal, l’enquête a dévoilé « une forte demande de billets de petites coupures et des pièces de monnaie pour les transactions imposant à certaines structures l’adoption de prix arrondis et à défaut, la proposition d’articles en lieu et place de la petite monnaie ». Aussi, dit-elle, l’enquête a montré « une certaine réticence des banques relevée par une forte proportion des enquêtés, à délivrer des billets de petites coupures et des pièces de monnaie à leurs guichets ».
Pour faire face à une telle situation, la direction nationale de Bceao pour le Sénégal dit avoir mis en œuvre un dispositif d’échanges de billets et de monnaie depuis le mois de septembre dernier, avec les établissements de crédit. Depuis le démarrage dudit dispositif, souligne l’Institution d’émission , les besoins de monnaie de 105 gros clients sont désormais traités par le canal des banques pour des montants de 72 milliards de francs Cfa en billets de petites coupures et 308 millions Cfa de pièces de monnaie.
Par ailleurs, la Bceao précise que pour bénéficier du service d’échange de pièces de monnaie et de billets de petites coupures, il fallait disposer d’un compte bancaire dans un établissement de crédit de la place et faire la demande à son chargé de compte au niveau des banques qui seront approvisionnées dans la mesure des disponibilités.Bassirou MBAY

Le Sénégal Fait Du Secteur De L’énergie Une Priorité Pour 2020 Et Lance Son Évènement Officiel

https://www.xibaaru.sn/-Le Sénégal lancera des projets structurants et encouragera un nouvel élan en 2020 en adéquation avec la vision de S.E Macky Sall et du gouvernement selon laquelle l’énergie constitue un élément-clé de la croissance économique nationale ; Africa Oil & Power (www.AfricaOilandPower.com) organisera l’événement officiel du secteur énergétique sénégalais, Sénégal Oil & Power 2020, avec le soutien du Ministère du Pétrole et de l’Énergie ; Le gouvernement et les organisateurs invitent la communauté internationale des investisseurs à Dakar les 27 et 28 mai pour rencontrer les principaux acteurs et explorer les opportunités de nouveaux projets.
En 2020, le Sénégal lance officiellement son cycle de licences et proposera des blocs pétroliers et gaziers aux compagnies d’exploration. Dans le même temps débutera l’exploitation de son premier parc éolien et avancera sur différents projets-clés dans le secteur des hydrocarbures. Le gouvernement et l’organisateur Africa Oil & Power invite les investisseurs locaux, régionaux et internationaux à la première conférence annuelle Sénégal Oil & Power, qui se tiendra les 27 et 28 mai 2020 au Centre de conférences international Abdou Diouf (CICAD) à Dakar.
Soutenue par le ministère du Pétrole et de l’Énergie, Senegal Oil & Power 2020 mettra en commun tous les acteurs de la filière énergétique et sera la plateforme officielle du secteur du pétrole, du gaz et de l’électricité au Sénégal. La conférence sera accompagnée du lancement de la deuxième édition du guide d’investissement intitulé Africa Energy Series: Sénégal 2020, qui sera publié plus tard dans l’année.
«Senegal Oil & Power et le rapport Africa Energy Series constituent la plate-forme nationale pour promouvoir la voix du Sénégal dans le secteur international de l’énergie et montrer l’importance de l’énergie dans son émergence économique», a déclaré James Chester, CEO par intérim de l’organisateur Africa Oil & Power. «Le Sénégal n’est plus une destination d’exploration potentielle, il est devenu une province pétrolière et gazière reconnue. Il existe peu de pays en Afrique capable d’offrir un environnement des affaires aussi stable et sûr, avec une vision gouvernementale à long-terme et une grande diversité de possibilités dans le secteur de l’énergie ».
Senegal Oil & Power est le seul événement organisé au Sénégal avec un soutien gouvernemental complet qui ouvre des opportunités nationales et régionales, non seulement dans le pétrole et le gaz, mais tout au long de la chaîne de valeur énergétique. Le programme 2020 mettra en valeur des acteurs et des projets représentant l’ensemble du spectre des activités énergétiques, de l’exploration pétrolière et gazière à la fourniture de biens et services locaux, aux infrastructures, au financement, à la production et à la distribution d’électricité.
Le thème de la conférence « A New Wave Of Investment » reflète la vision présidentielle de S.E Macky Sall et l’ambition sénégalaise visant à développer l’économie sur la base d’un secteur énergétique diversifié. Depuis 2014, huit découvertes de pétrole et de gaz ont été effectuées et en 2022, le premier pétrole sera produit à partir du gisement de Sangomar (ex-SNE) et le premier gaz naturel liquéfié sera produit par le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le secteur de l’énergie au Sénégal devrait connaître une année 2020 très active : le gouvernement présentera les permis pétroliers et gaziers lors d’une tournée internationale dans le cadre du programme de licences 2020; le parc éolien PETN de Lekela Power fournira de l’électricité à 2 millions de personnes à partir de l’année prochaine; le projet GTA connaîtra des avancées décisives puisque McDermott finalisera la fabrication du système de production sous-marin; et Halliburton commencera les services de forage et de complétion sur Sangomar à la fin de l’année, qui a validé la décision finale d’investissement il y a quelques semaines.
Senegal Oil & Power 2020 mettra en lumière la prochaine vague de prise de décisions d’investissements et de lancements de projets en 2020 et au-delà. Le programme comprend les initiatives allant du gaz à l’énergie, au Sénégal ainsi que dans les pays voisins : la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau et la République de Guinée.

MENACE SUR LA PRODUCTION DE GAZ BUTANE: Les responsables de l’Unagaz étalent leurs craintes

Les complaintes d’industriels du gaz déplorant la dette énorme que leur doit l’Etat et qui est en train de plomber leurs activités a fait sortir l’Union nationale des distributeurs grossistes de gaz (Unagaz) de son silence. Le Secrétaire général et le chargé de la communication de l’association, qui nous ont rendu visite hier, ont étalé leurs craintes. 
Les distributeurs grossistes de gaz butane sont inquiets. «Nous avons aujourd’hui des craintes. Car notre activité dépend de celle des producteurs (butaniers). Or ils sont actuellement confrontés à d’énormes difficultés du fait du non versement de la subvention de l’Etat devant couvrir leurs pertes commerciales. Et si ces entreprises qui importent à 90% le gaz (la Sar ne produisant que 10%), n’ont plus les moyens de se payer le produit, elles ne pourront pas fonctionner correctement. Cela va se traduire par une pénurie de gaz. Et ce sera catastrophique pour nous, comme pour les consommateurs», a expliqué M. Sèye, responsable de la communication de l’Unagaz. Ce dernier d’ajouter qu’aujourd’hui, ils sont «hantés par le syndrome des années 2006, 2007 et 2008, où il y avait des pénuries récurrentes de gaz». Dès lors, il urge pour lui que «l’Etat trouve une solution à cette situation, en payant les arriérés dus aux producteurs, pour éviter au secteur une crise». Et si l’Etat ne peut plus honorer ses engagements, les distributeurs plaident pour «l’application de la vérité des prix». Car, expliquent-ils, avec la vérité des prix, «le produit sera disponible et le consommateur pourra l’acheter à un prix acceptable». Or, en cas de pénurie, «non seulement le consommateur peinera à trouver du gaz, mais il le payera encore beaucoup plus cher s’il parvient à en trouver».

Plus de 5000 emplois directement menacés

En outre, ne cachant pas leurs craintes, les grossistes du gaz soulignent qu’une crise serait dramatique pour eux. «Nous serons obligés de fermer, avec des conséquences terribles. Nous avons pris des crédits dans les banques pour investir, notamment dans l’achat de véhicules, car il est interdit maintenant de distribuer le gaz par les charrettes à Dakar. Et si nos activités sont compromises, nous ne pourrons plus payer les banques, et nous n’aurons plus la possibilité d’avoir des crédits pour reprendre nos activités. De même, plus de 5000 emplois que nous avons créé seront directement menacés.Mbaye THIANDOUM

Total, Auchan, Senac, Alstom, Fonroche,Sgbs…: La France s’approprie le Sénégal

https://actunet.net/-Sgbs, Cfao, Total, Senac, Auchan, Canal+, Orange money, Fonroche, Alstom…, sont autant d’enseignes de sociétés françaises implantées au Sénégal. De la banque à l’autoroute en passant par la télévision jusqu’au transfert d’argent, la mainmise de la France sur l’économie sénégalaise est bien réelle. Plus de mille milliards remportés par le Ter et Alstom seule…
Au Sénégal,  la  Société générale de banque du Sénégal (Sgbs) ne se plaint pas. Ses clients se comptent par milliers, avec un chiffre d’affaire de plusieurs milliers de milliards à son actif. La Sgbs est une filiale de la banque française Bnp. Son implantation au Sénégal est aussi vielle que celle de la Cfao qui représente les marques  françaises telles Peugeot, Renault… Ainsi, le Sénégalais qui perçoit son salaire à la fin du mois à la Sgbs, s’il a un véhicule Peugeot en panne, peut se rendre à la Cfao pour sa réparation avant d’aller prendre du carburant à Total qui est aussi une société française.
Ce n’est pas tout, car avec la Senac, la France gère l’autoroute à péage du Sénégal qui compte sur son territoire, plusieurs grandes surfaces à l’enseigne Auchan qui a fini de reléguer les marchés des grandes villes du pays au second plan. En effet, n’en pouvant pas faire face à la concurrence d’Auchan, beaucoup de commerçants ont mis la clé sous le paillasson. La mainmise de la France sur l’économie du Sénégal est perceptible dans les maisons avec l’abonnement Canal+ pour la télévision. Le marché du solaire avec Fonroche, celui du Ter entre les mains d’Alstom, le marché des visites techniques des véhicules, de la confection des nouveaux permis de conduire, et sous peu, des plaques d’immatriculation des véhicules et des nouvelles cartes grises, tous ces marchés ont été remportés par des sociétés françaises qui s’en mettent pleines les poches. Même pour procéder à un transfert d’argent, la plupart des Sénégalais utilisent le réseau d’orange money bousculé par E-money et Free-Money, mais qui rafle le marché des transferts.
Pour rappel, après les indépendances, le Sénégal, à l’instar des anciennes colonies, a retrouvé la souveraineté sur beaucoup de domaines. Plusieurs secteurs de l’économie étaient sous le contrôle de l’État propriétaire. Mais avec la mondialisation de l’économie et le libéralisme sauvage qui l’accompagne, beaucoup de secteurs névralgiques sont récupérés par des étrangers. Au Sénégal, la grosse part revient à la France qui est omniprésente dans le pays.

Renégociation du contrat de l’autoroute à péage: l’Etat a déposé la requête

https://www.rewmi.com/-L’appel du secteur privé lancé par le président du Meds, Mbagnick Diop a été entendu. L’Etat du Sénégal va renégocier le contrat de l’autoroute à péage avec l’entreprise française Eiffage. Selon la RFM, le ministre en charges des infrastructures, Oumar Youm, a déjà déposé une requête dans ce sens auprès de l’entreprise pour notamment la baisse des tarifs et revoir la clef de répartition des recettes générées par l’autoroute à péage. La question de l’éclairage de l’autoroute fait également partie des récriminations de l’Etat. Eiffage avait toujours soutenu qu’il n’y a pas de clause de renégociation dans le contrat qui le lie à l’Etat du Sénégal.

Abdoulaye Daouda Diallo-Amadou Hott, la guerre de territoires

IGFM – Entre Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget et Amadou Hott, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, les relations ne seraient pas des meilleures. Les deux collègues qui sont obligés de collaborer seraient opposés par une affaire d’ego. Leurs collaborateurs par une histoire de sous.
La scène se passe de commentaires. Elle perturbe la solennité de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, agace le chef de l’Etat Macky Sall, indispose les membres du gouvernement. Dans la salle Bruno Diatta du Palais de la République, une voix résonne. Un homme crie sa colère. Sa rage, son amertume. Ministre de l’Économie, du plan et de la coopération, Amadou Hott s’en prend (ou)vertement à son collègue des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo. Les deux ministres s’échangent des propos aigres-doux, sous le regard médusé et ahuri du chef de l’Etat qui semble être pris au dépourvu. Macky Sall intervient pour calmer les esprits. Dans la foulée, il sollicite l’expertise du ministre Amadou Bâ qui a eu à occuper le ministère de l’Economie et des finances, avant d’atterrir au ministère des Affaires des étrangères et des Sénégalais de l’extérieur pour arrondir les angles. Gêné par le spectacle qui s’offre à ses yeux, Amadou Bâ se veut élégant dans sa démarche équidistante. Il ne donne ni raison à l’un, ni tort à l’autre. L’ex-argentier de l’Etat tente de purger l’atmosphère, de remettre tout à zéro. Sa communication est suivie, la bombe désamorcée. Une semaine plus tard, le sujet revient sur la table du Conseil des ministres. Pas pour jouer les prolongations d’un Mortal Kombat dommageable à l’image du gouvernement, mais pour susciter une mise au point du chef de l’Etat. «Le Conseil des ministres est une séance solennelle. Il ne faut pas que ce qui se dit ici se retrouve dans la presse», rappelle furax Macky Sall, outré par la limpidité des comptes rendus que la presse a fait de cet incident le lendemain.

Réunions sectorielles avec Boun Dionne

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de ce différend au sommet de l’Etat, mais les postures restent figées, le malaise entier. D’après des sources au cœur de la République, le Président Sall qui s’est retrouvé en pleine réunion du gouvernement à gérer une querelle d’ego entre deux ministres qui se disputent la gestion du pilotage des opérations de levée de fonds comme les Eurobonds, a été obligé de mettre son ex-Premier ministre en tampon entre les deux chef de département.
Le principal objet du conflit – la signature de conventions de financement et des prêts de l’Etat –  est pourtant clairement défini. Selon un agent de l’Etat et expert en la matière, le remboursement des dettes doit normalement être géré par le ministère des Finances, alors que le ministère de l’Economie signe les conventions et s’occupe de la coopération. Mais même si les choses semblent évidentes, la  pratique ne se passe pas sans heurts. Cela aurait même plongé Amadou Hott et Abdoulaye Daouda Diallo dans une longue et dure épreuve de bras de fer. «Il y a eu plein d’incompréhensions sur ce point et, dans bien des cas, le Président Macky Sall a arbitré», confie l’expert. Pour juguler le mal et éviter l’escalade, le chef de l’Etat a même été obligé, souffle-t-on des arcanes du gouvernement, d’activer Mahammad Boun Abdallah Dionne pour qu’il serve de tampon entre les deux. L’ancien Premier ministre jouerait aujourd’hui le rôle de sapeur-pompier chargé d’éteindre le feu qui couve entre les deux ministères. Pour y arriver, Mahammad Boun Abdallah Dionne tiendrait souvent des réunions sectorielles avec Abdoulaye Daouda Diallo, mais également avec Amadou Hott. Parfois avec les deux ensemble. «C’est lui le relais entre les deux ministres. Il les convoque régulièrement à des rencontres pour harmoniser les positions. Il fait tout son possible pour créer un cadre d’harmonisation avec des réunions de coordination», glisse un membre du cabinet de l’ex-PM. Au delà des hommes, le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République est chargé d’éviter que subsistent des goulots d’étranglement entre les deux ministères, des problèmes qui ralentiraient la vitesse d’exécution des projets du chef de l’Etat qui a inscrit son quinquennat sous le sceau du «Fast-track». Un «coaching» important, selon des membres du gouvernement qui révèlent que malgré l’accalmie, la tension est encore vive entre leurs deux collègues.
D’après de hauts dignitaires de l’Etat, le ministre Amadou Hott a toujours dénoncé l’empiètement de Abdoulaye Daouda Diallo sur son champ d’actions. «Il s’est toujours plaint, mais il n’a jamais eu de réponses favorables, c’est pourquoi il a pété les plombs en Conseil des ministres», défend un proche du chef de l’Etat qui prétend avoir discuté des supposés «agissements» de Abdoulaye Daouda Diallo avec Amadou Hott. Le  différend entre les deux hommes a longtemps été appréhendé au ministère de l’Economie et du plan. «Au début, ce n’était pas facile. Le temps que les gens prennent leurs marques, il peut y avoir quelques fissures», avouent de hauts fonctionnaires rencontrés par «L’Observateur». «Il peut même y avoir des ratés au démarrage, mais tout est rentré dans l’ordre», ajoutent-ils. Une volonté de circonscrire le conflit larvé entre les ministres qui bute sur les problèmes de fonctionnement et de gratification qui ont installé un gros malaise entre les deux départements.

Les fonds communs, le nœud du problème

Au delà des conflits de compétences, il y a surtout une affaire de sous qui serait source de remous entre les deux ministères. «Il y a eu des incidences financières avec la scission du ministère de l’Economie et des finances», murmure une source qui a longtemps arpenté les couloirs du «Bercy sénégalais», au 4017 Dakar, sur l’Avenue Carde, derrière le Théâtre Daniel Sorano. Pour ce grand commis de l’Etat qui a été affecté à ce département stratégique presque 20 ans avant la scission du ministère, «ce sont les fonds communs qui sont aujourd’hui le nœud du problème». D’après lui, pour les primes de rendement, les régies financières sont logées au ministère des Finances et les agents du ministère de l’Economie ne peuvent pas y accéder. Une situation qui n’est certes pas nouvelle, mais qui est assez sérieuse pour impacter négativement le fonctionnement du ministère de l’Économie. «C’était la même chose avec Abdoulaye Bibi Baldé qui a aussi vécu cette mésaventure au département du Plan, explique-t-on. A l’époque, des chefs de service lui avaient dit qu’il leur en coûtait énormément d’avoir à renoncer aux fameux fonds communs qui leur permettaient d’arrondir fortement leurs fins de mois.» Aujourd’hui encore, les mêmes démons ont resurgi de la décision du Président Sall de diviser le ministère de l’Economie et des finances en deux. Mais pas que… Il y aurait dans ce capharnaüm de raisons évoquées, la bataille en sourdine entre les économistes-planificateurs et les comptables au ministère de des Finances. «Sur ce point, avoue-t-on des deux côtés, la situation était très tendue au début. Mais là, les choses commencent à se tasser.» Une sorte de paix des braves loin de mettre un terme à la guerre de territoires que se livrent les deux ministères.CODOU BADIANE

Construction LSS: l’homme d’affaires Matar Diéne détourne 450 millions

http://www.dakarmatin.com/-La gestion du dossier des expropriés des terres au niveau de Grand Médine révèle un gros scandale. Au cœur de cette rocambolesque affaire de détournement, l’homme d’affaires Matar Diène
Il a été discrètement placé sous mandat de dépôt par le juge du huitième cabinet, Mamadou Seck, pour escroquerie et blanchiment de capitaux. Ce, à la suite d’une enquête de la redoutée et redoutable section de recherches qui l’a cueilli et interrogé sous le régime de la garde à vue.
Mais que s’est-il passé ? Il aurait fait main basse sur une rondelette somme de 450 millions de F Cfa destinés à des familles expropriées par l’Etat dans le cadre de la construction du stade Léopold Sédar Senghor.
Matar Diène qui avait été mandaté par les familles aurait perçu successivement, deux versements de 200 millions de F Cfa et un troisième versement de 50 millions de F Cfa, soit la somme totale de 450 millions de F Cfa. Il se trouve que depuis le dernier versement, qui date de 2017, les héritiers n’ont rien perçu et, malgré toutes les mises en demeure, Matar Diène faisait le mort, selon Libération.
Les familles concernées avaient entamé plusieurs procédures et recours avant que l’Etat n’accepte de les indemniser à hauteur de 1.084.240.000 FCFA.
Le site en question concernait le titre foncier numéro 15999/Nga appartenant à dix parties : l’Etat du Sénégal, Seyni Ndoye, Meissa Gaye, moussa Gaye, Aminata Mbaye, Rokhaya Gaye, Khary Paye, Awa Paye, Khary Diagne paye et Fatoumata Paye

La filière mangue menacée par…

https://actunet.net/-À Kolda, la filière mangue est aujourd’hui fortement menacée par la mouche et la fusariose. Ce sont les acteurs eux-mêmes qui ont sonné l’alerte. C’était à l’occasion d’un atelier de restitution des résultats du diagnostic d’attractivité de la Casamance tenu récemment dans la capitale du Fouladou.
Selon Ousmane Kéïta, membre de la plateforme de la filière mangue à Kolda, la dernière maladie citée est vraiment redoutable. Il explique que «la fusariose est une maladie qui occasionne la malformation du manguier. Elle s’attaque aussi bien aux fleurs, aux jeunes plantes qu’aux arbres adultes et cela, quelle que soit la variété».
Ce producteur qui est aujourd’hui dans le désarroi total, regrette l’absence de remède contre cette fusariose qui est en train de faire des dégâts. «Le seul moyen de lutte utilisé par les producteurs, c’est l’élagage des branches attaquées qu’ils incinèrent par la suite pour éviter la propagation de la maladie», a fait savoir M. Kéïta. Qui exprime, dans la foulée, ses inquiétudes par rapport aux effets néfastes de la mouche de la mangue en Casamance. «Cette mouche fait des ravages et diminue considérablement la production. Des produits existent pour la combattre, mais ils coûtent chers», a déploré Ousmane Kéïta.
D’où son plaidoyer en faveur d’un soutien conséquent des acteurs de la filière mangue pour surtout faire face à ces attaques. Sans quoi, «c’est la catastrophe», a-t-il laissé entendre.

Il faut rapatrier immédiatement les sénégalais de WUHAN

http://www.dakarmatin.com/Le président Wade demande le rapatriement de nos 13 jeunes compatriotes qui vivent à Wuhan. Evidemment, il faut le faire avec précaution et ne pas exposer les Sénégalais au risque du coronavirus. Eux aussi ont droit à la santé.
Ce rapatriement doit être entrepris immédiatement car, si une maison brûle, on ne dit pas ‘’je vais réfléchir’’.
Toutefois on doit prendre des précautions pour que des malades n’importent pas dans notre pays les microbes d’une épidémie dangereuse qui expose la population entière.
Dans ce cas les précautions à prendre sont très simples.
1-Envoyer une équipe médicale constituée de médecins sénégalais qui, avec leurs collègues chinois, sélectionnent ceux qui ne sont pas atteints pour un rapatriement immédiat, les autres, s’il y en a, devant être traités sur place dans les hôpitaux chinois jusqu’à leur guérison totale ;
2-Les autres étudiants doivent être mis en quarantaine dans un pays très chaud car, selon les spécialistes, le risque de propagation au Sénégal est faible du fait que nous sommes un pays chaud.
Nous ne devons pas laisser plus longtemps nos étudiants, leurs parents et amis dans l’angoisse.
Je lance un appel à tous les pays africains sans exception, mais particulièrement ceux d’Afrique de l’Ouest. Dans le cas où il y aurait des ressortissants d’autres pays africains bloqués à Wuhan, nos pays pourraient mutualiser leurs efforts et organiser un rapatriement collectif dans le respect des mesures traditionnelles de précaution, notamment la quarantaine en pays chaud avant la rentrée à leur domicile.

Seulement 4 pays africains sont en bonne voie pour réaliser les engagements de Malabo d’ici 2025 (rapport)

(Agence Ecofin) – 5 ans après son adoption, la Déclaration de Malabo affiche toujours un bilan en demi-teinte. D’après le second bilan bisannuel de la Déclaration, publié le 10 février dernier par l’Union africaine (UA), seulement 4 pays africains sont sur une bonne trajectoire pour atteindre les engagements d’ici 2025 contre 20 nations identifiées en 2017.
Il s’agit du Rwanda, du Maroc, du Mali et du Ghana. Ces pays ont pu atteindre ou dépasser l’indicateur de performance de 6,66 élaboré par les experts de l’institution. Si le rapport indique que 36 pays ont affiché des progressions notables de leurs scores entre 2017 et 2019, il précise globalement qu’il reste du chemin à faire pour l’ensemble du continent qui affiche un score moyen de 4,03.
L’organisation note ainsi un recul concernant les engagements pris à Maputo en 2003 et renouvelés à Malabo en 2014, de consacrer au moins 10 % de leur budget au secteur agricole. Le Burkina Faso, le Burundi, le Mali et la Mauritanie sont les 4 pays qui ont pu réaliser cette ambition alors qu’en 2017, 10 pays avaient pu l’atteindre.
Pour rappel, les engagements de Malabo comprennent entre autres, l’élimination de la faim et de la malnutrition infantile, la réduction de moitié de la pauvreté et le triplement du commerce intra-africain des produits et services agricoles.Espoir Olodo

«Les 10.000 étudiants de l’Uvs seront dans les conditions optimales»

https://actunet.net/-Lors de l’amphi de rentrée académique 2020 de l’Uvs à l’Espace numérique ouvert (Eno) dans la région de Saint Louis, le professeur Moussa Lô, coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a souligné que les étudiants orientés dans toutes les filières et qui se sont inscrits seront dans de bonnes conditions.
Les 10 mille étudiants qui se sont déjà inscrits dans toutes les filières seront dans les conditions optimales. Ce, pour poursuivre leurs études jusqu’à la licence. C’est l’annonce faite, hier, à Saint Louislors de l’amphi de rentrée académique 2020 de l’Uvs à l’Espace numérique ouvert (Eno) par le professeur Moussa Lô, coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal. Ce dernier a fait savoir que les Eno sont une grande innovation dans l’Enseignement supérieur. Selon lui, c’est pour «permettre aux bacheliers orientés de suivre les activités pédagogiques, au même titre que le modèle classique, grâce à leur disposition».
L’amphi de rentrée, estime Moussa Lô, est une «tradition universitaire permettant à l’institution universitaire de partager les informations avec les étudiants». Aussi, ajoute-t-il, cela va leur permettre de questionner sur leurs inquiétudes par rapport aux études.
À cet effet, le coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal a annoncé l’ouverture d’autres Eno à Ourossogui, Orkadiéré, dans la région de Saint-Louis, et l’Eno de Podor déjà en finition, qui sera bientôt réceptionné. À travers le pôle en sciences, en technologie et numérique (Stn), d’un pôle sciences économiques, juridiques et de l’administration (Seja) et d’un pôle lettre, sciences humaines et de l’éducation (Lshe), les étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal disposent de 35 formations pour leurs choix d’études

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE PARLE DE LA NOUVELLE VIE DE SENGHOR

Saint-Louis, 13 fév (APS) – Le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, dont une nouvelle édition du livre ’’Léopold Sédar Senghor, l’art africain comme philosophie’’ vient de paraître, assure que la pensée du premier président sénégalais « est plus que présente » dans un monde en train selon lui de mourir dans « une sorte d’enfermement’’.
« Senghor est plus que présent dans ce monde où l’on vit une sorte d’enfermement, ce qui fait qu’on est en train voir le monde mourir », a-t-il dit, ajoutant que dans ce contexte, la pensée de Léopold Sedar Senghor « donne une leçon de pluralisme, d’ouverture et de tolérance ».
Souleymane Bachir Diagne intervenait à l’occasion de la cérémonie de dédicace de la nouvelle édition de son ouvrage publié aux éditions Riveneuve, mercredi à Saint-Louis, en présence d’un public composé d’hommes de lettres, d’enseignants, d’étudiants, d’élèves des lycées et collèges de la capitale nord du Sénégal.
Selon l’auteur, la réédition vient « donner une nouvelle vie » à cet ouvrage, « un mélange de philo et littérature ».
Il a rappelé que l’idée d’écrire cet ouvrage, « Léopold Sédar Senghor, l’art africain comme philosophie », était partie d’une conférence hommage à Léopold-Sédar Senghor, organisée par l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar en 1996, à l’occasion des 90 ans du poète-président.
Il fut question, lors de cette rencontre, « du président qu’il avait été, et de ce que furent sa longue carrière et ses décisions politiques », peut-on lire dans la préface.
L’heure était « surtout au dialogue intellectuel avec le philosophe et le +maitre de langue » quand, dans l’espace qui avait été par excellence le territoire de l’opposition de gauche à sa pensée et à sa politique, les universitaires sénégalais décidèrent ainsi de l’accueillir et de le célébrer, comme un collègue », ajoute le texte.
Selon Souleymane Bachir Diagne, agrégé de philosophie et professeur à l’Université de Columbia (New York), le livre qu’il a publié une première fois il y a 10 ans s’inscrit « dans l’esprit et dans la continuation du colloque de 1996 ».
L’ouvrage « répond à sa manière à l’appel pour une relecture de Senghor, en ce qu’il a réellement pensé, afin de restituer le sens et la portée d’une œuvre qui excède ce à quoi ses critiques l’ont souvent réduite : un essentialisme primitiviste en réaction à l’essentialisme colonial », lit-t-on encore dans la préface
La nouvelle édition en livre-proche, fruit d’une nouvelle relecture, a l’ambition de montrer « comment le poète-président, prisonnier de la politique, a pu se libérer de cette politique, pour redevenir lui-même, dans son rôle de poète-philosophe et écrivain », explique M. Diagne.
« Senghor était fondamentalement attaché aux objets d’art africains », a-t-il rappelé, avant d’ajouter qu’à travers la pensée du premier président sénégalais, « c’est d’abord une affirmation de soi et la rencontre de l’autre » qui est mis en exergue, par le biais de la Négritude, ’’tout en cultivant en soi les vertus du métissage, car chacun doit être métissé à sa façon »
Le philosophe cite Gaston Berger, « père de la prospective », pour dire que « s’enfermer dans sa propre identité, tout en ayant la capacité de se déconcentrer, pour donner l’hospitalité à l’autre, c’est cela la base de la tolérance ».
Souleymane Bachir Diagne, élève de Louis Althusser et de Jacques Derrida à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, à Paris, a été reçu à l’agrégation de philosophie en 1978.
M. Diagne est un logicien et spécialiste réputé de la philosophie des sciences et de la philosophie islamique, domaines dans lesquels il a écrit des ouvrages de référence, dont « Boole, 1815-1864 : l’oiseau de nuit en plein jour » (1989).
Il y a aussi « Logique pour philosophes » (1991), mais aussi « Islam et société ouverte : la fidélité et le mouvement dans la philosophie d’Iqbal » (2001) ou « Comment philosopher en islam ? » (2008).BD/BK

Violences faites aux femmes: 115 victimes recensées en 2019 à Guédiawaye (Association)

https://www.pressafrik.com/-Le rapport de 2019 de l’association « Touche pas à ma sœur », a révélé que 115 femmes ont subi des violences dans le département de Guédiawaye en 2019. Ce qui a amené le président de ladite structure à alerter et à annoncer un vaste programme de sensibilisation.
« Notre rapport de 2019 a révélé qu’il y a 115 femmes qui ont été victimes de violences multiformes dans le département de Guédiawaye. Dans ce lot, il y a des violences physiques, mais également des violences économiques dues à l’abandon de domicile conjugal de la part du mari », révèle Ismaëla Kamby.
Poursuivant ses propos, il annonce un vaste programme de sensibilisation dans ce sens. « Nous sommes en train de préparer une vaste opération de sensibilisation au niveau des écoles pour échanger avec les directeurs, mais aussi afin d’être proche des élèves qui sont souvent victime de violence », annonce M. Kamby.Ibrahima Mansaly

Actes de pédophilie sur des garçons: « les victimes peuvent nourrir de penchants homosexuels » (Sociologue)

https://www.pressafrik.com/Cela fait plusieurs années que des mineurs gardent le silence sur le viol, l’attouchement sexuel et la pédophilie à Ouakam ou à Dakar Sacré-cœur. Mais, l’omerta a pris fin le week end dernier pour Mouhammed Abibou Guèye, se disant « maître coranique » à Ouakam et pour Olivier B. Sylvain,  responsable de la cellule performance de l’Académie de football Dakar Sacré-Cœur. Désormais, c’est la justice sénégalise qui s’occupe des présumés coupables.
Mais psychologiquement, que deviennent les victimes ? Le silence et la honte freinent-ils leur guérison ? A force de prendre goût à ces actes contre-nature, ne risquent-ils pas de tomber dans l’homosexualité un jour ? Réponses avec le sociologue spécialiste de la protection de l’enfance, ancien de l’Unicef Mamadou Mao Wane.
Oui, pour le sociologue câblé par PressAfrik, les abus sexuels notés récemment à l’Académie Dakar Sacré cœur et à Ouakam sur des mineurs peuvent avoir de lourdes conséquences. Car, à force de s’adonner à de tel pratique, finalement ça devient quelque chose de normal pour les enfants.  Parce que les victimes tombent facilement dans ses fantasmes sexuels. Oui ! Il y-a de grands risques de basculer la trajectoire psycho-affective et l’orientation sexuelle de ses enfants.  Mieux, dans l’avenir ils peuvent nourrir des penchants homosexuels », s’inquiète le spécialiste de la Protection de l’enfance Mamadou Mao Wane.

Pas de suivi psychologique pour les  victimes 

Donc pour remédier à ces conséquences fâcheuses, un suivi médical doit s’imposer aux victimes, préconise l’ancien de l’UNICEF.  » Ici (Sénégal) on arrête les coupables sans même s’inquiéter du sort de leurs victimes. Se demander si les enfants sont pris en charge psychologiquement ou pas. Et pourtant, au moment de leur audition, ils fondent en larmes à l’idée d’en parler avec les enquêteurs, les nom des victimes sont dévoilés, ils ne sont pas protégés », s’indigne t-Il  avant d’ajouter, « Et voila les gens en parlent sur la place publique tout simplement et c’est fini. Mais il n’y a aucune prise en charge psycho-affective qui est fait pour les victimes. C’est pas une question de les acheter des biscuits ».
Toutefois, les responsabilités sont partagées. Pour le sociologue, les parents ont une attitude à ne pas tenir. Ils veulent cacher la chose pour qu’il ne soit pas une honte surtout avec une société sénégalaise comme la nôtre, pour qu’ils ne soient pas stigmatisés. » Fana CiSSE

Viol-Pédophilie: la nouvelle loi envoie directement le « maître coranique » et Olivier B. Sylvain devant la Chambre Criminelle

https://www.pressafrik.com/Placés sous mandat de dépôt, mercredi par le Doyen des Juges d’instruction, Mouhammed Abibou Guèye, le « maître coranique » de Ouakam  et Olivier B. Sylvain, le responsable de la Cellule performance de l’Académie de football Dakar Sacré-Cœur risquent gros.
En effet, le viol qui n’est plus considéré au Sénégal comme un simple délit, passible de cinq à dix ans de prison, les mis en cause s’acheminent directement à la Chambre Criminelle de Dakar, avec la nouvelle loi qui criminalise leur forfaiture.
L’Assemblée nationale sénégalaise a voté le 30 décembre dernier à l’unanimité et par acclamation le projet de loi criminalisant les actes de viol et de pédophilie et a été officiellement promulguée par le Président Macky Sall 10 janvier 2020.
Ce projet de loi avait d’abord été adopté en Conseil des ministres le 27 novembre dernier. Il s’agit d’une loi modifiant celle du 21 juillet 1965, portant sur le Code pénal, relative notamment aux chapitres visant à durcir la répression du viol et de la pédophilie avec des peines pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.
Pour rappel,  Mouhamed Habibou Gueye, se disant maître coranique, domicilié à Ouakam est accusé pour viol sur mineurs âgés de moins de 13 ans, pédophile, détournement de mineurs, acte contre nature et charlatanisme.  Et quant au responsable de la cellule performance de l’Académie de football Dakar Sacré-Cœur. Olivier B.  Sylvain  est accusé d’abus sexuels sur sept (7)  joueurs mineurs de 13 à 15 ans. Fana CiSSE

Refus de la légalisation de l’homosexualité: Macky très ferme en wolof mais plus souple en français

https://www.jotaay.net/-Après sa visite à l’île de Gorée, le Premier ministre canadien a été reçu vers 12h au palais de la République par le Président Macky Sall. Les deux hommes ont fait face à la presse après s’être entretenus d’abord en privé avant d’élargir les discussions à leurs délégations. Les sujets de discussion ont tourné autour des questions telles que la coopération entre le Sénégal et le Canada, l’implication des femmes dans la gestion des questions sécuritaires, mais aussi la dépénalisation de l’homosexualité. Sur ce point, si le Président sénégalais est resté très ferme dans son discours en wolof. En Français par contre, il a été moins explicite.
Comme l’avait prédit «Les Echos», le Premier ministre canadien, en visite officielle au Sénégal, a parlé de l’homosexualité. Lors d’une conférence de presse conjointe hier à la salle des banquets du palais de la République, Justin Trudeau et Macky Sall ont salué l’excellence de la coopération entre les deux pays. Selon le Président Sall, les deux pays partagent les valeurs de paix, de liberté, de démocratie et de respect des droits de l’homme. Interpellé sur leurs échanges par rapport à l’homosexualité, Justin Trudeau, connu pour ses combats pour le respect des droits humains, dira : «comme vous le savez, je suis un défenseur des droits humains et j’amène ces questions partout où je vais. Le Président Macky Sall connaît très bien mes perspectives là-dessus et on en a parlé brièvement», a fait savoir le Premier ministre canadien.

Macky Sall : «nos valeurs et coutumes ne nous permettent pas de légaliser l’homosexualité… Mais les sociétés évoluent et ça prendra le temps que ça prendra»

Le Président Macky Sall, à son tour, a mis en exergue les valeurs et coutumes qui ne permettent pas à l’État de légaliser l’homosexualité. «Je respecte son choix d’être défenseur des droits humains, je n’en suis pas moins un. Seulement, les lois de notre pays obéissent à des normes qui sont le condensé de nos valeurs, cultures et civilisations. Ces lois sont le reflet de notre manière de vivre et d’être. Cela n’a rien à voir avec l’homophobie», indique Macky Sall, avant de poursuivre : «le Sénégal est un pays de droit qui respecte les droits de l’homme, mais c’est un pays qui interdit l’exhibition, les relations contre-nature, mais ceux qui ont une orientation sexuelle de leur choix ne font pas l’objet d’exclusion. On ne peut pas non plus demander au Sénégal de dire que l’on légalise demain l’homosexualité, ou d’organiser la gay-Pride, la société ne l’accepte pas», précise-t-il.

Macky Sall ferme en Wolof mais plus ouvert en Français

Alors qu’on s’y attendait le moins, le Président Sall change de discours en laissant entrouvrir des portes : «la société va évoluer et ça prendra le temps qu’il faudra. Même dans les pays du Nord, ce débat n’est pas totalement épuisé. On ne peut pas avoir une vision globale du monde ou tous les pays pensent et font la même chose. Mais il est bon que l’on échange, sensibilise et les sociétés évolueront à leur rythme». Le Président Sall de rappeler que chaque pays a son propre métabolisme.
Mais en version wolof, le Président Sall s’est voulu beaucoup plus ferme, en précisant que le Sénégal est très à l’aise dans sa position contre l’homosexualité et qu’il ne mènera aucune action allant dans le sens contraire. La journaliste canadienne qui voulait savoir ce que le Président Sall entendait par homophobie restera sur sa fin, car le chef d’État a simplement esquivé la question.

Justin Trudeau: «à Gorée, jetais bouleversé et ému…je me souviendrai de cette visite toute ma vie»

Revenant sur les autres aspects de son voyage, le Premier ministre canadien a d’abord retracé sa visite effectuée à l’île de Gorée. «Tôt ce matin, jetais à l’île de Gorée et jetais bouleversé et ému de retracer le passage douloureux et déchirant emprunté par tant d’hommes et de femmes contraints à l’esclavage. Je me souviendrai de cette visite toute ma vie», lance-t-il.

Trudeau: «au Sahel, les défis au niveau de la radicalisation des jeunes sont dus au manque d’opportunités économiques, d’emplois ou d’avenir…»

D’après le Premier ministre canadien, ils ont aussi discuté de la contribution du Canada aux efforts de maintien de la paix dans la région.  Le Canada participe avec le Sénégal à la Minusma. Plaidant pour la candidature de son pays au Conseil de sécurité des Nations-Unies, Trudeau pense que cela permettrait au Canada d’être une voix de plus pour tous ceux qui partagent leur désir de créer la paix et la sécurité. «Par exemple, quand on parle de sécurité dans la région, l’implication de la communauté internationale doit avoir plusieurs volets. Mise à part sa contribution par les forces de sécurité, il faut reconnaître qu’au Sahel particulièrement, les défis au niveau de la radicalisation des jeunes sont dus au manque d’opportunités économiques, d’emplois ou d’avenir. C’est cela qu’il faut essayer de contrer avec des investissements, création de partenariat économique», souligne le Premier ministre canadien. Le Président Macky Sall a fait savoir que le Sénégal soutient la candidature du Canada au Conseil de sécurité des Nations-Unies.Ndèye Khady D. FALL

Statut spécial ville de Dakar: Barthélemy Dias annonce « un combat de principe » et remet à sa place Aminata Mbengue Ndiaye.

https://www.dakaractu.com/-La proposition d’accorder à Dakar « un statut spécial » avec comme finalité d’accorder au Président de la République la latitude de nommer son maire, continue de susciter la réaction des acteurs de l’opposition. Notamment les camarades de l’ancien maire de la Capitale, Khalifa Sall. Selon le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, cette proposition entre dans la stratégie du pouvoir d’occulter la parution du livre « scandale au cœur de la République » et la gestion du COUD par Cheikh Oumar Hanne, actuel ministre de l’enseignement supérieur.
« Quand on leur parle de courant ou de gaz, il crée une diversion. Ce statut particulier de la ville de Dakar sera la mère des batailles. La goutte d’eau qui fera déverser le vase », a-t-il d’abord prévenu dans une vidéo postée sur sa page officielle. Dias fils de renchérir en indiquant que « ce sera un combat pour la démocratie, la décentralisation et pour la fierté de Dakar ».
Pour Barthélémy Dias, ce combat n’est pas celui des partisans de Khalifa Sall puisque la ville de « Dakar » même est « née avant le Sénégal ». « C’est en 1857 que la ville a été créé, une ville référentielle. Un maire a été élu puis réélu, et lui (NDLR : Macky Sall) a tout fait pour s’emparer de cette mairie sans succès. Ils ont emprisonné le maire et aujourd’hui ils veulent créer ce statut spécial de la ville « par force ».
Cela démontre, a-t-il ajouté, que « Macky Sall lors de la dernière élection présidentielle n’est pas vainqueur de Dakar. Il a usurpé cette élection ».
Ce sera donc un combat de principe a-t-il noté, avant de conseiller à Aminata Mbengue Ndiaye de veiller d’abord à la meilleure organisation du HCCT « où le bureau et même les commissions n’ont pas encore été renouvelés ». Le Haut conseil des collectivités territoriales devrait s’évertuer à faire « l’évaluation de l’acte 3 de la décentralisation, corriger les imperfections plutôt que de s’aventurer sur des détails. « Mais on sait que c’est Khalifa Sall qui vous empêche de dormir », dira t’il.
« Un Président pour qui on vote 3000 milliards de budget et qui empêche au maire de Dakar, son opposant d’avoir 50 milliards de budget. Macky Sall depuis qu’il a été élu a bénéficié de 25.000 milliards de budget pour aucune réalisation. Maintenant il veut empêcher que le maire de Dakar travaille pour les citoyens. Comment peut-on réagir de la sorte ? », s’est-il offusqué.
Enfin pour Barthélémy Dias, la ville de Touba « réclame plus ce statut spécial » qu’elle a toujours réclamé et puisque n’ayant pas respecté la loi sur la parité. « Nio lank nio bagne » a-t-il conclu au statut particulier pour la ville de Dakar.

Nomination du maire de Dakar par le chef de l’Etat: Mamadou Diop Decroix et compagnie dénoncent un « recul démocratique »

http://www.dakarmatin.com/-Les camarades de Mamadou Diop Decroix assurent avoir été informés de la volonté des partisans du pouvoir d’introduire dans les discussions, la proposition de désigner le maire de Dakar par décret présidentiel, et non plus par élection. Ils estiment que cela ramènerait la capitale au moins un siècle en arrière. Et pour eux, cette affaire rappelle de manière atroce, ce qui s’était passé avec la loi sur le parrainage, rejetée par tous, et imposée par la majorité présidentielle.
Chaque jour, les sessions du Dialogue national, surtout dans son volet politique, charrient leur lot de mésententes entre le Pôle du pouvoir (majorité) et celui de l’opposition ou des nonalignés. Hier, c’est le parti de Mamadou Diop Decroix, And jef (Aj/Pads), qui dans un communiqué, a voulu mettre en garde «l’opposition et toutes les forces démocratiques et citoyennes» qui participent au dialogue contre l’intention prêtée à «la délégation de la mouvance présidentielle», d’introduire dans le dialogue politique, «un projet dont l’essence est d’enlever aux citoyens de Dakar le droit de désigner leur maire et de conférer au président de la République le pouvoir de nommer par décret une autorité chargée de conduire les destinées de la capitale».
Les camarades de Mamadou Diop Decroix s’offusquent du fait que cette question n’a jamais été discutée au cours des débats, et mieux encore, précisent-ils, «aucune commission n’a envisagé ce genre de question dans ses termes de référence». Ibra Mboup, le directeur de l’Ecole du parti Aj qui signe le communiqué publié hier dans la soirée, a tenu à rappeler que les citoyens de Dakar ont pris l’habitude d’élire leur maire depuis 1882. Par conséquent, retirer la métropole sénégalaise du «champ de la gouvernance démocratique locale, constituerait un recul démocratique d’un siècle» au moins.
Cette proposition est jugée d’autant plus inquiétante pour ces membres du Frn, parce qu’elle rappelle des précédents fâcheux. Le communiqué d’Aj rappelle ainsi la cruelle expérience vécue avec l’introduction du parrainage électoral. Le projet avait été introduit «au dialogue de 2017 et rejeté par la totalité des participants hormis la délégation du pouvoir et ses affidés, mais malgré tout, introduit à l’Assemblée nationale et voté dans les conditions que l’on sait».
Ce jour-là, la levée de boucliers des opposants, au sein de l’Hémicycle et en dehors de l’Assemblée, n’avait pu empêcher les tenants du pouvoir d’aller au bout de leur logique et de voter la loi. L’opposition, qui avait rêvé de faire de cette journée un «23 Juin bis», n’avait eu que ses yeux pour pleurer, devant le déploiement des forces de police qui empêchaient tout mouvement dans le périmètre de l’Assemblée.
La conséquence du vote de la loi sur le parrainage avait été l’élimination de l’essentiel des candidats à la Présidentielle de 2019. Cette histoire empêche les anciens communistes de dormir car ils voient que le chef de l’Etat a ajouté, «de manière unilatérale», assurent-ils, une quarantaine de personnes dans le dialogue.
S’ils se félicitent du profil de certaines de ces personnalités, dont ils ne trouvent rien à redire sur leurs compétences et leur moralité, les camarades de Decroix s’inquiètent par contre de certains qu’ils n’hésitent pas à qualifier de «sinistres». Aj explique que ces «personnages font aujourd’hui circuler des documents appelant à la suppression dans la Constitution, de la limitation des mandats».
L’une des personnes qui s’est illustrée sur cette question a été Serigne Mbacké Ndiaye, qui a été de ceux qui ont préconisé un 3ème mandat pour le Président Macky Sall. Il avait fait cette proposition avant d’être coopté au sein du dialogue. D’avoir rejoint cette instance a donné une certaine force et légitimité au ballon de sonde qu’il avait lancée en son temps.
Nénmoins, le communiqué de Aj s’inquiète que «tous ces phénomènes se manifestent alors que, dans le même temps, la cause principale qui est à la rupture du consensus sur les règles de dévolution démocratique et pacifique du pouvoir n’est pas encore examinée».
Pour ne pas être surpris, après en avoir appelé à toutes les forces parties prenantes au dialogue, Aj/Pads se tourne également vers le chef de l’Etat Macky Sall, qui a initié le dialogue, à ne pas laisser celui-ci être discrédité par toutes les manœuvres en coulisses

Recours sur le parrainage: l’Etat du Sénégal va comparaître le 04 mars devant la Cour de justice de la Cedeao

http://www.dakarmatin.com/L’Etat du Sénégal va comparaître le 4 mars 2020 devant la Cour de justice de la Cedeao, à la suite d’un recours déposé par une quarantaine de partis d’opposition contre la loi sur le parrainage, lors de la présidentielle du 24 février dernier.
« Ce qu’on a demandé à la Cour, c’est très simple. C’est de constater que la loi du parrainage était une loi d’éviction qui violait les droits civils et politiques des Sénégalais et des formations politiques qui étaient en lice pour la présidentielle de 2019. Il fallait constater que c’était une loi qui ne répondait pas aux garantis de sécurité juridique », a dit le président de l’Union sociale et libérale (Usl), Abdoulaye Tine.
Selon la RFM qui donne cette information, le président réélu dès le premier tour, Macky Sall pourrait perdre son mandant si la Cedeao donne une suite favorable à cette requête.
A en croire M. Tine, si la Cour leur donne raison, ils vont saisir à nouveau le conseil constitutionnel sénégalais pour lui demander de rouvrir le dossier de prestation de serment de Macky Sall. Il estime que c’est loin d’un rêve de voir l’annulation de la présidentielle du 24 février 2019, donnant l’exemple de celle du Malawi.

BARTHÉLÉMY DIAS: «Avant de donner un statut spécial à Dakar qui n’en a pas besoin, mieux vaut le donner à Touba qui court derrière depuis 30 ans»

https://www.dakaractu.com/L’ambition affichée par le régime actuel de donner à Dakar un statut spécial écœure profondément Barthélemy Dias. Le maire de Sacré-cœur Mermoz, invité de Yoonwi sur Rfm, estime que le Président Macky Sall est en train  de prouver aux Sénégalais qu’il n’a pas la culture démocratique en lui. Le socialiste de regretter l’idée émise consistant à laisser au pouvoir central le privilège de nommer le maire de Dakar par décret étant donné que le Chef de l’État se refuse encore de laisser Dakar entre les mains de l’opposition.
Barthélemy Dias de rappeler que depuis François Mitterrand, Paris a toujours été entre les mains de l’opposition et jamais il n’a été  question pour Mitterrand et ses successeurs  ( Chirac, Hollande et Macron) de tordre le bras à celle-ci.
Ainsi souhaite-t-il que cette trame s’estompe non sans inviter l’État à donner ce statut spécial aux localités qui en ont besoin. « Avant de donner un statut spécial à une ville qui n’en a besoin, mieux vaut le donner à Touba qui court derrière depuis 30 ans. » Il martèle que Touba dotée d’un statut spécial ne dérange aucun Sénégalais. « Le fait qu’à Touba, il n’ y a pas de listes concurrentes ne me dérange pas.
Aucune autorité n’a osé bloquer la liste du Khalife. » Pour lui, ce privilège, Touba le mérite bien, au vu de ce que représente son fondateur et de tout ce qu’il a fait pour la religion, la communauté musulmane et pour cette ville…

Ville de Dakar:Vers la « réforme déconsolidante record » Par Mouhamadou Ngouda MBOUP,Enseignant-chercheur de droit public FSJP/UCAD

Comment désigne-t-on les maires ? Les populations locales, dans la plupart des démocraties, aujourd’hui, se donnent des représentants. En pratique, il existe plusieurs modes de désignation : l’auto-proclamation, l’hérédité, le tirage au sort, la cooptation, la nomination, etc. Mais, il est convenu que le mode de désignation le plus fidèle à l’idéal démocratique est l’élection. A cet effet, la réforme agitée concernant le mode de désignation du maire de la ville de Dakar est porteuse d’un grand recul qui, du reste, viole le choix du constituant sénégalais pour un État unitaire décentralisé. En réalité, la réforme annoncée ne s’engage ni sur le chemin de l’approfondissement de la décentralisation ni même sur celui qu’on appelle de nos jours l’État régional ou autonomique et dont on peut trouver des exemples en Espagne ou en Italie. Simplement, elle va certainement beaucoup plus loin dans la dynamique régressive : elle confisque les droits des populations de la ville de Dakar à travers la réintroduction de la tutelle et de la centralisation. Dans cette perspective, un observateur pourrait être surpris par le caractère insensé de la réforme proposée qui, à priori, dévalorise une institution (le maire) qui, aux yeux de beaucoup, personnifie la décentralisation et doit donc bénéficier d’une forte légitimité découlant du suffrage universel. A la limite, une telle réforme ne constitue-t-elle pas une forme de reconnaissance de la crise du modèle démocratique sénégalais? Sans compter qu’il est évident que, très souvent, le choix du maire pressenti est un élément déterminant de l’élection du conseil municipal, donc de l’expression du suffrage universel direct. C’est donc clairement la démocratie et l’État de droit qui sont attaqués. Et, au centre même de ceux-ci, la relation toute spécifique qu’ils ont historiquement, juridiquement et politiquement tissée entre gouvernants et gouvernés. Dans notre système politique, étatique et institutionnel actuel, cette relation a un nom : le mandat représentatif. Ce qualificatif de représentatif donne toute sa primeur à l’élection du maire au suffrage universel. C’est pourquoi cette réforme annoncée porte atteinte au droit de suffrage des dakarois (I) ainsi qu’à l’égalité entre les territoires (II).

  • L’atteinte au droit de suffrage
L’article 102 de la Constitution du 22 janvier 2001 affirme le principe de libre administration des Collectivités territoriales et en fait un principe à valeur constitutionnelle. Il faut comprendre cet article comme contenant les différents aspects de la décentralisation à la sénégalaise. Il faut préciser que le législateur est seul compétent en matière électorale, notamment concernant les assemblées territoriales (en vertu de l’art. 67 de la Constitution). Il peut ainsi modifier librement les règles antérieures, sous réserve de ne pas porter atteinte à des règles ou principes de valeur constitutionnelle. Si la Constitution impose l’élection des assemblées territoriales au suffrage Universel direct, il reste que pour les organes exécutifs (le maire et ses adjoints), c’est le suffrage Universel indirect qui est retenu par le Code électoral et surtout le Code général des Collectivités territoriales. Toutefois, il faut rappeler que le mandat de maire est un mandat éminemment important. Son association au suffrage universel relève de données logiques. A cet effet, le mandat de maire apparait comme un mandat spécifique. C’est d’abord le plus vieux des mandats, même s’il n’a pas toujours été acquis par le suffrage universel. Ensuite, cette fonction de maire se retrouve dans tous les pays du monde, à quelque niveau que ce soit. Elle n’est donc pas familière dans sa seule ville ou commune rurale mais à l’échelle de la planète tout entière. Plusieurs grandes villes (à l’image de certaines villes sénégalaises) ont fourni à leur pays des dirigeants au niveau gouvernemental ou présidentiel. Ce qui permet de rappeler qu’aux yeux des sénégalais, le maire occupe le bâtiment de la République dans chaque commune, au milieu flotte le drapeau national, et que la fonction de maire peut bien être un prolongement vers d’autres fonctions… A côté des parlementaires, il est le seul élu à porter le drapeau faisant office d’écharpe. Comment comprendre que l’on veuille supprimer son élection à la faveur d’une nomination sans aucune légitimité ? Le maire pour qu’il continue de garder, aux yeux des habitants de sa localité, une forte identification et une grande adhésion (la légitimité), il faut qu’il soit élu au suffrage universel. La nomination du maire de la ville de Dakar apparaitrait ainsi comme un véritable recul démocratique. En effet, qu’il soit battu ou réélu à une élection cela ne change rien à cette préférence marquée des sénégalais. On dit d’ailleurs : « maire un jour, maire toujours ». Dans le plus grand nombre de cas, le maire vit dans la commune ou la ville elle-même. Il y conduit ses enfants à l’école. Il y travaille, même si c’est de moins en moins vrai ces derniers temps. Ces différents éléments permettent de dénoncer une réforme dangereuse qui viendrait porter atteinte à l’État de droit et à la démocratie.

II-L’atteinte à l’égalité entre les territoires

En fonction de son nombre d’habitants et du poids économique, une ville n’égale pas une ville, de la même manière une commune n’égale pas une commune. Il y a Dakar (capitale de la République, seule collectivité territoriale inscrite dans la Constitution), Ziguinchor, Kolda, Saint-Louis, Diourbel, Tamba, Kédougou, Thiès, Kaolack, Matam, Louga, Fatick, Kaffrine, Sédhiou, (et d’autres grandes villes ou communes qui peuvent bien figurer sur cette liste, et il faut rappeler que la région n’est plus une Collectivité territoriale mais simple subdivision administrative), mais aussi des centaines de communes à quelques centaines ou dizaines d’habitants. S’il y a des différences énormes dans l’exercice de la fonction de maire, il faut, toutefois, rappeler un maire égale un maire et l’égalité entre les territoires doit être impérativement préservée.
La maitrise éventuelle des autorités déconcentrées sur l’appareil municipal de la ville de Dakar risquerait d’être sans contrepartie. En effet, dans le passé, le droit de regard du conseil municipal de Dakar qui s’exerçait au moyen de questions orales en cours de sessions ou de questions écrites hors sessions auxquelles l’autorité compétente (le gouverneur ou ses représentants) était tenue de répondre était, en pratique, sans aucune efficacité du fait de l’absence de sanctions. Les élus locaux n’avaient aucun moyen juridique de destituer le Gouverneur-maire ni de l’acculer à la démission. Une opposition systématique avec l’administrateur tournerait en faveur de ce dernier et pourrait aboutir tout au plus à une dissolution du conseil municipal. Elle ne pourrait conduire, en aucun cas, à la démission du gouverneur, représentant local du pouvoir central dont le sort dépend uniquement de ce dernier. Le gouverneur risquerait alors d’exercer toutes les compétences dévolues à un maire élu. Ainsi, en supprimant l’institution d’un maire élu à la tête de l’administration de la ville et en le remplaçant par un fonctionnaire aux ordres étroitement lié et soumis à la hiérarchie du pouvoir, les promoteurs de cette réforme entendent asseoir la prépondérance de l’État dans le régime administratif de la capitale. Pourtant, la politique de décentralisation territoriale, telle qu’elle s’est principalement développée à partir de la loi 96-06 du 22 mars 1996 relative au Code des collectivités locales, a conduit, sur la base du principe constitutionnel de libre administration, à lever la tutelle de l’État sur les collectivités territoriales. Elle a traité de façon égale les collectivités territoriales de même niveau pour leur transférer des compétences identiques, et les a organisées, sur le plan juridique et institutionnel, de façon quasi uniforme.
Une atteinte déterminante et réelle à la libre administration de la ville de Dakar sera certainement la réintroduction de la tutelle exercée par le pouvoir central. Il reviendrait au Ministre de l’intérieur la charge essentielle de la tutelle sur la ville de Dakar qui va s’exercer sur les personnes et sur les actes. Cette tutelle serait une violation de la Constitution en contradiction avec le contrôle de légalité en vigueur dans toutes les autres collectivités territoriales sénégalaises. Elle donnerait des pouvoirs exorbitants au gouverneur.
De tels pouvoirs vont tourner autour du contrôle de l’exercice des fonctions, du pouvoir de suspension, du pouvoir d’approbation, d’annulation, de substitution et d’administration générale de la ville. Cette tutelle est singulièrement lourde et porte atteinte à la libre administration de la Ville de Dakar. A noter que, dans ce schéma, le ministre de l’intérieur va pouvoir se substituer au Gouverneur-maire à tout moment et en cas de nécessité, (notion fourre-tout), ceci en raison de l’importance des problèmes spécifiques de maintien de l’ordre public dans la capitale. Cette possibilité de substitution ne pourrait se retrouver dans les autres régions. En d’autres termes, l’exercice de la police administrative dans la ville de Dakar risque de devenir, en réalité, une affaire d’État, de même que les mesures de maintien et de rétablissement de l’ordre. En outre, il serait possible de regrouper sous l’autorité du gouverneur certains services des administrations civiles de l’État et de la ville de Dakar qui ont une mission identique dans le but de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains.
En faisant cette proposition attentatoire à la libre administration des Collectivités territoriales, le Haut conseil des collectivités territoriales porte atteinte au principe d’équité territoriale au menu de sa session. Il y a plusieurs manières de comprendre le « droit à l’équité territoriale » : il peut s’agir du droit à l’existence du territoire et du droit à l’intégrité des limites du territoire. Le droit à l’existence du territoire se dédouble lui-même. Il peut d’abord être la traduction des aspirations à être reconnu en tant que territoire, et aboutir à l’apparition d’un nouveau territoire, nouvelle catégorie, ou nouvelle entité. Cela peut également passer par le droit au maintien du territoire, lorsque son existence est menacée, soit en tant que catégorie, soit en tant qu’unité. Dans ce second cas, la disparition prend nécessairement la forme d’une fusion avec une autre collectivité, ou d’une absorption dans celle-ci, ce qui confine à l’étude des modifications du territoire. En effet, et c’est la seconde acception du droit à l’équité territoriale, un territoire reconnu peut également faire valoir ses prétentions territoriales, qui, elles-mêmes, se dédoublent. D’une part, un territoire peut chercher à défendre ses limites, contre des modifications qui lui seraient imposées. Il peut d’autre part chercher à faire valoir lui-même ses prétentions de modifications. Dans les deux cas, le territoire en cause peut être une circonscription susceptible de donner lieu à une représentation particulière ou une collectivité territoriale. Le droit à l’équité territoriale se traduit ainsi en un droit à être reconnu comme collectivité territoriale, ou comme groupe d’intérêts. Immédiatement, l’identification d’un éventuel droit à l’équité territoriale interroge les titulaires potentiels de ce droit.
Au final, les objectifs de transformation de la ville de Dakar en district à statut spécial constituent une démarche insensée. Les populations de la capitale seraient les seules à vivre sous un régime de la tutelle, dépassé, rétrograde et attentatoire à leur droit de choisir librement leur maire. Aussi, pour y arriver, il faudra forcément réviser la Constitution et toucher au Code Général des Collectivités territoriales ainsi qu’au Code électoral.Mouhamadou Ngouda MBOUP,Enseignant-chercheur de droit public FSJP/UCAD

 «Amnistier Karim Wade et Khalifa Sall,c’est procéder à une redistribution des cartes»

http://www.dakarmatin.com/Enseignant chercheur en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint Louis, Dr Maurice Soudieck Dione décortique la portée et les enjeux de la demande d’amnistie de Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall faite par l’opposition lors de la dernière réunion de la commission politique du dialogue national.
Lors de la réunion de la Commission politique du dialogue national du mardi 11 février dernier, l’opposition a posé sur la table la question de l’amnistie. A votre avis, cette commission est-elle un cadre idéal pour débattre de cette question ?
Pour répondre à cette question, il faut interroger d’abord le contexte de la mise en place du Dialogue national mené dans son volet politique par la Commission politique ; et revenir pour les besoins de la compréhension sur les deux cas en cause : Karim Wade et Khalifa Sall.
Le pouvoir en place a organisé un Dialogue national après la victoire du Président Sall avec 58,27% des voix, après toutes les manœuvres unilatérales faites au mépris des règles démocratiques pour faciliter sa réélection notamment le parrainage ; et après une certaine instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Dans le cas de Karim Wade, à travers l’opération dévoyée dite traque des biens mal acquis. Il a été ainsi condamné par la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite), avec beaucoup d’irrégularités, lesquelles ont été dénoncées et décriées par le Groupe des Nations Unies contre la détention arbitraire, le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies et la Cour de justice de la CEDEAO. Dans le même ordre d’idées, dans le dossier politico-judiciaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Khalifa Sall a subi beaucoup de violations de ses droits : il n’a pas été assisté par un avocat lors de son interrogatoire, son immunité parlementaire a été violée, notamment. La manipulation de la justice a encore été fortement suspectée à travers l’accélération de son dossier à une vitesse supersonique, du jamais vu dans l’histoire judiciaire du Sénégal, pour qu’il soit condamné définitivement, afin que sa candidature soit invalidée pour l’élection présidentielle du 24 février 2019. La candidature de Khalifa Sall a donc été rejetée par le Conseil constitutionnel, malgré le fait que les voies de droit n’étaient pas encore totalement épuisées, dans la mesure où il avait introduit un rabat d’arrêt en date du 8 février 2019. De ce point de vue, affirmer que le rabat d’arrêt qui est une voie de recours n’est pas suspensif est une aberration du point de vue juridique. Car, de deux choses l’une : ou c’est une voie de recours et en ce moment puisque l’examen de l’affaire n’est pas terminé, il n’y a donc pas encore une décision revêtant l’autorité de la chose jugée pouvant fonder l’exclusion de Khalifa Sall bénéficiant toujours de la présomption d’innocence. Ou alors le rabat d’arrêt n’est pas une voie de recours, ce qui est tout autant insensé, parce que l’article 51 de la loi organique n° 2017-09 du 17 janvier 2017 relative à la Cour suprême le prévoit expressément comme tel : « Les décisions de la Cour suprême ne sont susceptibles d’aucun recours, à l’exception de la requête en rectification d’erreur matérielle ou pour omission de statuer sur un ou plusieurs moyens et de la requête en rabat d’arrêt ».
L’article 52 ajoute en son alinéa 4 : « Le rabat est ordonné lorsque l’arrêt attaqué est entaché d’une erreur de procédure non imputable à la partie intéressée et qui a affecté la solution donnée à l’affaire par la Cour suprême » ; et l’alinéa 3 de renforcer : « La requête en rabat d’arrêt est jugée par la Cour, statuant toutes chambres réunies ». Il apparaît donc clair que Karim Wade arbitrairement condamné par la CREI au point de ne pas pouvoir être candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019, tout comme Khalifa Sall, liquidé politiquement à travers cette affaire de la caisse d’avance en raison de sa démarcation de la coalition Benno Bokk Yaakar, tous deux sont victimes des pratiques autoritaires du régime du Président Sall. Car, si tous sont d’accord sur la nécessité de la reddition des comptes et de la lutte contre la corruption, dans un pays pauvre comme le nôtre, il faut que cela se fasse dans le respect des droits et libertés des mis en cause, et en dehors de toute politisation, qui vise des finalités de construction hégémonique à travers la liquidation d’adversaires politiques. La grosse mascarade inqualifiable qu’il y a derrière tout cela, c’est que la plupart des corps de contrôle sont tombés en léthargie. Dans ces conditions, c’est comme s’il y avait une sorte d’organisation machiavélique de l’impunité de la mal gouvernance ; une couverture politique que les gouvernants eux-mêmes s’accordent sur leurs propres actes de corruption, de prévarication et de prédation des ressources publiques. À titre d’illustration, la Cour des comptes est restée pendant pratiquement cinq ans sans fournir de rapports, alors qu’aux termes de l’article 3 alinéa 4 de la loi organique n° 2012-23 du 27 décembre 2012, obligation lui est faite de publier chaque année un rapport. Or, les faits répréhensibles découverts, qui sont le plus souvent constitutifs de délits, sont éteints par la prescription de l’action publique au bout de trois ans ; c’est-à-dire que leurs auteurs ne peuvent plus être poursuivis au plan pénal. À préciser que le point de départ du décompte pour calculer le délai de prescription est fixé au jour de la commission des faits.
En définitive, il y a une conjonction entre les pratiques néo-patrimoniales de gaspillage et de pillage des deniers publics et les pratiques autoritaires qui ont tendance à étouffer et à piétiner les droits et libertés démocratiques et à manipuler tendancieusement les règles de la compétition électorale de même que les institutions à des fins de conservation du pouvoir. Le dialogue national cherche à requinquer l’image du régime du Président Sall et à rétablir un minimum de confiance entre les acteurs politiques, et pour cela, il faut que les victimes de l’autoritarisme et de l’arbitraire soient rétablies dans leurs droits, et c’est tout à fait légitime que ces questions soient discutées au sein de la commission politique du Dialogue national.
Le contexte actuel marqué par l’interdiction par le chef de l’Etat, au sein de son camp tout débat sur sa succession est-il propice à l’adoption de cette mesure qui va faire des deux (Khalifa et Karim) des présidentiables ?
C’est une situation complexe dans la mesure où on ne sait pas encore précisément quelles sont les intentions du Président Sall par rapport à une candidature à un troisième mandat. En effet, la réponse qu’il a donnée le 31 décembre 2019 est manifestement ambiguë : « Je ne répondrai ni oui, ni non ». Il faut préciser encore que la Présidentielle du 24 février 2019 a été une compétition particulière, car le jeu a été sciemment et anti-démocratiquement fermé par le pouvoir au moyen du parrainage pour éviter la dispersion des voix, dans un scrutin majoritaire à deux tours, afin de favoriser la réélection du Président Sall au premier tour. Donc amnistier Karim Wade et Khalifa Sall, c’est procéder à une redistribution des cartes et donc à une reconfiguration des forces politiques. Car, le PDS n’a pas présenté de candidat à la Présidentielle de 2019 ; ce qui n’a jamais été le cas depuis 1978. Khalifa Sall, maire de Dakar, a été mis en prison, et malgré tout la coalition au pouvoir n’a pas réussi à obtenir la majorité des voix aux Législatives du 30 juillet 2017 ; elle a remporté la majorité des sièges à Dakar en raison du scrutin majoritaire à un tour au niveau départemental. Benno Bokk Yaakar lors de ces mêmes élections législatives était à 49,47% des voix avec 125 sièges sur 165, encore une fois à cause du mode de scrutin majoritaire à un tour au niveau départemental. Khalifa Sall, après avoir enduré l’épreuve de l’incarcération avec tout l’acharnement qu’il a subi, peut être auréolé d’un soutien populaire du fait que les Sénégalais ont tendance à éprouver de la sympathie envers les leaders qu’ils estiment avoir été l’objet d’injustices. Djibo Leyti Kâ paix à son âme, après ses difficultés au Parti socialiste avec qui il a fini par rompre, en avait bénéficié lors des Législatives de 1998, avec la percée remarquable de la coalition autour de son mouvement du Renouveau démocratique qui avait engrangé 11 députés. Idrissa Seck, après son emprisonnement sous le régime du Président Wade, se classe deuxième à la Présidentielle de 2007 avec 14,93% des voix. Le Président Sall lors de la Présidentielle de 2012, après avoir été injustement combattu au PDS et évincé du perchoir de l’Assemblée nationale, se classe deuxième derrière le Président Wade, en obtenant au premier tour 26,58% des voix, avant de remporter l’élection au second tour.
On comprend dès lors les réticences quant à remettre Khalifa Sall en selle, en lui permettant de revenir dans la compétition politique. C’est certainement ce qui motive les velléités nourries par le régime de conférer à Dakar un statut particulier avec un maire nommé par le président de la République ; ce qui serait un recul démocratique inacceptable, et une violation flagrante de l’article 102 de la Constitution du 22 janvier 2001, qui dispose : «Les collectivités territoriales constituent le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques. Elles s’administrent librement par des assemblées élues». Ces mêmes raisons liées à la sympathie cristallisées en la personne des leaders persécutés valent également pour Karim Wade qui a été pour une bonne part construit politiquement par le régime en place, à travers son emprisonnement et sa condamnation arbitraires ; à preuve les nombreuses entorses au droit qui sont allées avec. Dans un contexte où la coalition Benno Bokk Yaakar qui a comme dénominateur commun et comme fédérateur le Président Sall, est traversée par une crise larvée du fait des ambitions à la succession des uns et des autres, l’amnistie de Karim Wade et de Khalifa Sall est une décision politique plus que problématique.
Quelles sont les chances selon vous pour que cette demande d’amnistie puisse passer ? 
Le dialogue national ne peut évacuer cette question d’amnistie, si vraiment le but visé est de décrisper le jeu et de rétablir les fondamentaux de la démocratie. Mais cela me semble illusoire, au regard des actes et des pratiques constants du régime. Il faut rappeler que Président Sall avait signé la Charte des Assises nationales qui proposait des réformes pertinentes pour rationaliser les pouvoirs présidentiels, et éviter le danger que fait courir aux droits et libertés la toute puissance d’un homme ; et qui visait aussi le renforcement de l’État de droit. Le Président Sall a mis ensuite en place la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) qui a englouti 700 millions de francs CFA ; et aucune réforme sérieuse n’a été faite pour encadrer les pouvoirs du Président, pour consolider l’État de droit et assurer l’indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir exécutif. On en est encore aujourd’hui à parler de manifestations interdites ; d’instrumentalisation de la justice ; d’arrestations pour cause de distribution de flyers sur la cherté de l’électricité ; d’activistes embastillés comme c’est le cas pour Guy Marius Sagna ; de troisième mandat, alors que le pays a failli basculer en 2011-2012, après l’une des crises les plus graves de son histoire, liée effectivement au syndrome du troisième mandat du Président Wade ; et que c’est dans ce contexte de forte aspiration à changer de méthodes de gouvernance que le Président Sall est arrivé avec toutes ses promesses de réformes en définitive non tenues et d’engagements reniés comme la réduction de son mandat de 7 à 5 ans. Pour tout cela, il y a suffisamment de motifs pour être sceptique quant au dialogue politique. Recueils par Nando Cabral GOMIS

TOUBA/HAUSSE DE LA DOT: Les raisons qui ont poussé le Khalif des Mourides à majorer le montant de 10 000 francs…

https://www.dakaractu.com/Pour que soit scellé un mariage dans une mosquée de Touba, il faudra désormais débourser la somme de 26.000 francs. La décision est celle du Khalife Général des Mourides qui a demandé au dahira Muqadimatul Khidma de tenir informées les populations de la cité religieuse de la majoration de 10.000 francs. L’annonce de cette majoration a été faite hier à Porokhane par Serigne Cheikh Abdou Latyf Mbacké, sous le ndigël du Patriarche de Darou Miname qui recevait une délégation de chercheurs islamiques.
Serigne Mountakha Mbacké Bassirou a été, ainsi, amené à prendre cette décision à la suite du bouclage d’un travail d’études qu’il avait confié à ses religieux et maîtres coraniques qui étaient venus lui faire savoir qu’ils avaient  achevé leur conclave. Parmi ceux-ci, il peut-être cité Serigne Serigne Abdourahmane Mbacké de Darou Moukhty, Serigne Mbacké Abdourahmane et plusieurs membres de la Rabita des maîtres coraniques.
La majoration et son montant ont été décidés en réaction à la difficile conjoncture économique qui fait que le montant antérieur n’était plus en mesure de régler les besoins immédiats de la mariée (le franc Cfa ayant considérablement perdu de sa valeur entre temps.)
Serigne Abdoulaye Diop que Dakaractu a joint au téléphone, signale que Serigne Touba avait fixé cette dot, en son temps à 1000 francs. Devenu Khalife Général des Mourides, Serigne Fallou Mbacké l’avait augmenté  jusqu’à 15.000 francs à laquelle somme, il ajoutait les 1.000 francs de Serigne Touba. Ce qui donnait un total de 16 000 francs.
Aujourd’hui, la somme a été portée à 25.000 francs en plus des 1.000 francs du Cheikh. Ce qui fait une somme de 26.000 francs. Dakaractu reviendra sur cette information plus amplement…

Le seuil critique du laisser-pourrir Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/-Le gouvernement sénégalais a souvent choisi, après des accords dûment signés entre les partenaires que sont l’État, le patronat et les syndicats, de laisser pourrir les mouvements sociaux des travailleurs, singulièrement dans les milieux scolaires et universitaires, avant qu’ils ne se terminent dans l’essoufflement et l’échec quasi inéluctable. Cette attitude semble se dessiner à l’horizon de l’année en cours au moment où le mouvement social monte en puissance dans les rangs des organisations des travailleurs décidés à faire pression sur le Président de la République en exercice, Macky Sall, et sa majorité.
Tous les accords ayant des incidences financières sont mis dans les tiroirs du gouvernement. Laisser pourrir constitue toutefois un risque énorme pour le gouvernement dès qu’il franchit son seuil critique. Cette méthode de gestion a secrété dans le passé, le discrédit gouvernemental, les remaniements ministériels et la chute du pouvoir. Laisser pourrir la situation dans laquelle se meuvent actuellement les organisations syndicales des travailleurs, singulièrement, des enseignants, n’a donc jamais profité à aucun pouvoir.
Cette tendance est fortement ressentie dans la chair des négociateurs syndicalistes réclamant la mise en œuvre effective des accords. Certains syndicalistes ne comprennent plus le jeu gouvernemental. Ils sont perdus entre les promesses jamais tenues et le laisser-pourrir conscient, mené de main de maître par les autorités administratives et politiques.
Les lenteurs des procédures administratives intriguent à cet effet plus d’un enseignant en attente de recasement, de rétablissement de droits administratifs légitimes et du respect des engagements financiers des pouvoirs publics. Les responsables syndicaux ne savent plus eux-mêmes quoi faire face au refus de l’autorité politique de mettre en œuvre des décisions consensuelles. La grève est une arme à double tranchant que le mouvement syndical enseignant brandit. La grève seule pourrait peut-être faire bouger le gouvernement de son jeu. Elle peut toutefois provoquer le désaveu de l’opinion publique.
Il faut savoir utiliser le mouvement de grève, cette arme légale au bon moment. Les syndicats se préparent, à ce titre depuis la rentrée, à cette bataille qui pourrait être très longue après les alertes, les débrayages, les grèves perlées. Le jeu du pouvoir face à cette menace syndicale consiste à actionner le levier classique des efforts consentis en matière de traitement du corps enseignant et l’engagement à respecter les engagements en tenant compte de l’état réel des finances publiques. C’est le cheval de baille de l’État.
Le gouvernement a choisi entre les lignes de son louvoiement de laisser pourrir la situation entre les mains des syndicalistes. Ce choix gouvernemental participe d’une méthode de gestion des mouvements sociaux très connue du reste des syndicalistes sénégalais. Tous les régimes ont usé et même abusé de ce subterfuge à chaque fois que les revendications des travailleurs sont susceptibles d’affecter de manière significative les dépenses publiques. Le régime socialiste des années 1980 a été très fortement secoué par les mouvements sociaux. Il utilisera la carotte avec les États Généraux de l’Éducation,  le bâton et les promesses jamais suivies d’actes. Le régime libéral avait lui aussi fini par choisir cette option du laisser-pourrir et la confrontation. La présidentielle de 2012 s’est déroulée d’ailleurs dans un contexte de crise de confiance entre le gouvernement et les syndicats des enseignants, singulièrement avec les enseignants du supérieur.
Les libéraux mettront naturellement en exergue les sommes englouties dans le secteur éducatif : près de 40% du budget national. Cet argument massif ne résistera pas à la grève totale dans les universités publiques sénégalaises. C’est à la demande du candidat – président, Macky Sall, que les enseignants du supérieur regagneront les amphithéâtres au deuxième tour de la présidentielle qui le portera au pouvoir suprême. L’année a été sauvée de justesse. L’arrivée de ce dernier au pouvoir, ne semble guère correspondre à un pas qualitatif dans le respect des engagements financiers gouvernementaux. Le laisser-pourrir renaît sous le régime républicain. La reconduction du Président de la République, Macky Sall, en février 2019, n’est point étrangère à ce choix de gestion par le laisser-pourrir les conflits syndicaux ayant des incidences financières.
Jamais, la montée en puissance des syndicats en posture de grève totale n’a été aussi puissante sous le règne du président de la République en exercice. Le mouvement social se réchauffe dans de nombreux secteurs d’activité économique et sociale. La fin des régimes socialistes en 2000 et des libéraux en 2012 a en commun avec celui des républicains, l’échec des accords avec les syndicats, particulièrement avec les syndicats des enseignants. Le refus de la mise en œuvre des accords a été toujours précédé par la radicalisation du mouvement social, la perte de crédibilité gouvernementale et la chute du pouvoir. Le pouvoir républicain est certainement conscient de ces liens très étroits entre la contestation sociale et syndicale dans le domaine éducatif et la perte de confiance en l’autorité administrative et politique.

Lass Badiane,militant de Macky: « les gens peinent à avoir la dépense quotidienne dans ce pays »

https://www.pressafrik.com/-Se disant un des jeunes membres fondateurs du parti, au pouvoir l’APR, Lass Badiane, conseiller municipal à la commune de Grand-Yoff, est connu pour son franc-parler qui le fait sortir du lot des politiciens adeptes de la langue de bois. Dans un entretien accordé au journal Le Témoin, ce jeune entrepreneur a abordé les sujets brûlants de l’actualité notamment le tollé suscité par les rapports de la Cour des comptes ainsi que le rapatriement des Sénégalais coincés en Chine par le coronavirus. Sur la problématique du chômage, il dit avoir pu mesurer les difficultés que rencontrent les jeunes pour trouver de l’emploi et des ménages à assurer la dépense quotidienne.
Interpellé sur sa lettre ouverte au Président qu’il a intitulée  « Deuk bi mettina », dans laquelle il fait état de la persistance du chômage pour alerter son chef sur la morosité du climat socio-économique dans le pays. Lass Badiane répond sans détour.
« Vous savez, moi, je suis un républicain dans l’âme. Je fais partie des jeunes membres fondateurs de l’APR. Et quand je vois qu’il y a des personnes qu’il a responsabilisées et qui, malgré sa volonté de faire bouger les lignes, sont incapables de traduire sa vision en pratique, je les dénonce. Quand ça marche, j’applaudis des deux mains, mais quand ça ne marche pas, j’use de ma plume ou de ma voix pour dire tout haut ce que les populations ressentent. Parce qu’il faut le rappeler, le président Macky Sall a été élu et réélu sur la base d’un programme dans lequel la question de l’emploi des jeunes occupe une place déterminante. Or, moi, je vis dans la banlieue et je me déplace souvent à l’intérieur du pays dans le cadre de mes activités professionnelles. De là, j’ai pu mesurer les difficultés que rencontrent les jeunes pour trouver de l’emploi. Les gens peinent à avoir la dépense quotidienne », dit-il dans les colonnes du journal.AYOBA FAYE

STATUT SPÉCIAL DE DAKAR, AMNISTIE KARIM ET KHALIFA, INSÉCURITÉ… LE GRAND ORAL DE GAKOU

https://directnewsinfo.com/-Le leader du Grand Parti était en visite, ce mercredi 12 février 2020, dans les locaux du groupe Emedia-Invest. Malick Gakou s’est dit impressionné par l’engagement du groupe. L’occasion faisant le larron, il a été interpellé sur l’actualité nationale notamment sur l’insécurité qui prend des proportions inquiétantes mais également le statut particulier de la région de Dakar proposé par la présidente du Haut Conseil des Collectivités territoriales.

« Ce que j’ai vu aujourd’hui me séduit »

« Je suis venu visiter le groupe Emedia-Invest et je dois dire qu’en venant, ici, j’étais loin de m’imaginer combien je vais trouver une équipe aussi engagée, moderne et performante. De jeunes Sénégalais qui ont choisi d’aller à l’aventure. Je suis chef d’entreprise et je sais que c’est extrêmement difficile de monter une entreprise, de l’organiser et de la rendre performante. Ce que j’ai vu, aujourd’hui, me séduit. C’est la raison pour laquelle je suis impressionné par la manière avec laquelle cette équipe de professionnels entend relever le défi et le challenger communicationnel qu’elle a engagés. Donc, je suis satisfait de cette visite et j’encourage le groupe et, je suis persuadé qu’avec tous les talents que je viens de voir et le professionnalisme avec lequel l’équipe engagée entend relever le défi, je demeure optimiste que la réussite est au bout du chemin »

« Il nous faut une osmose nationale »

« Le monde est devenu un monde très violent. Et, c’est une conséquence des crises multiformes pour la vie des Nations. C’est la raison pour laquelle cette insécurité est visible partout. Mais, l’insécurité est accompagnée par une forme de violence extrême qui secoue la société sénégalaise. C’est la raison pour laquelle j’ai lancé une déclaration pour dire qu’au-delà des considérations politiques, les hommes politiques, la société civile, les forces vives de la Nation doivent trouver un consensus pour qu’ensemble, nous puissions éradiquer définitivement le fléau de la violence et des extrémismes dans notre société. Je pense que cet appel a été entendu. Puisque, j’entends des réactions des autorités étatiques, de la société civile ou des personnalités religieuses qui vont dans la même direction. C’est la raison pour laquelle je pense que pour que le Sénégal puisse éradiquer définitivement la violence, il nous faut une osmose nationale autour de la question. Je pense que les Sénégalais sont prêts à s’unir et à unir leurs forces autour d’un consensus national pour combattre toutes les formes de violences qui sont préjudiciables aux perspectives du développement économique et social de notre pays ».

« Si jamais on voudrait aller dans la direction… »

« S’agissant du statut spécial de Dakar, c’est une idée qui est glanée par ci et par là. Mais, ce qui demeure constant il faut avancer dans la perspective de renforcer la décentralisation. Et, l’un des piliers de la décentralisation, c’est le droit de vote pour les élus locaux. Je crois que le Sénégal est avancé à ce niveau-là et que si jamais on voudrait aller dans la direction de mettre un frein aux avancées démocratiques dans notre pays, cela poserait un problème. Comme c’est une idée qu’on n’a jamais vue en termes de projet, il sera difficile de se prononcer. Mais, le jour où, de manière effective, on verrait ce projet ou cette tentative de mise en œuvre, on se prononcera de manière vigoureuse contre toute forme d’aliénation des libertés et de la démocratie au Sénégal ».

L’opposition a toujours demandé une amnistie pour Karim Wade et Khalifa Sall

« Dans le cadre de l’apaisement du champ politique, l’opposition a toujours demandé une amnistie générale pour Karim Wade et Khalifa Sall. C’est un postulat de l’opposition. Et dans le cadre du dialogue, le front a aussi défendu cette position qui est invariable ».

L’AFRIQUE PERPETUELLEMENT TRAHIE PAR SES ELITES PAR ALASSANE K. KITANE

Les élites africaines ont remplacé les négriers et autres « apôtres » concubins de la politique. Elles ont toujours tiré profit de la détresse et de la candeur de leur peuple. Elles n’ont jamais cherché à amener les masses vers la lumière, vers un humanisme affranchi de tout obscurantisme et de tout calcul mercantile. Nous n’avons pas inventé la démocratie, mais nous l’avons apprivoisée à des fins antihumanistes. Nous n’avons pas non plus inventé les religions révélées, mais nous en avons fait un succédané des pires entreprises d’exploitation de l’humain et de l’humanité en nous.
La politique sert une minorité, et n’a d’autres orientations que la prise en charge des problèmes ponctuels. Aucune vision prospective, aucune planification typiquement locale à long terme, aucun souci de transformation structurelle de la société. Les rois qui vendaient des esclaves ont réussi à mouler nos mœurs dans le mépris de soi : c’est le même principe qui est perpétué aussi bien dans la sphère politique que dans celle religieuse. L’exemple de Mamadou Dia est illustratif du complot qui se joue contre les biens et les intérêts du peuple. Ce grand monsieur défendait les intérêts du peuple, il voulait faire payer aux députés et aux débiteurs occultes leurs dettes, il voulait mettre fin aux privilèges accordés sans raison à des minorités et on l’a trahi.
Cheikh Anta Diop a connu le même sort : ostracisé et mis en mal avec les élites maraboutiques, son discours était devenu inaudible, même parmi les intellectuels. Les élites religieuses (toutes religions confondues) ont travesti l’essence de la foi, ils l’ont sécularisée et réduite à un ensemble de stratagèmes pour le salut terrestre. Et que je dis salut terrestre, ne croyez surtout pas qu’il s’agit de celui des fidèles : il s’agit bien et exclusivement du salut des élites. Le culte à ciel ouvert n’a jamais développé un pays. Le nombre de fêtes religieuses dans les pays africains est irrationnel, déraisonnable et fortement suspect.
La religion, telle qu’elle est pratiquée en tout cas dans nos pays, ne peut pas développer nos sociétés. Une société se développe d’abord par la foi au premier cadeau que Dieu a fait à l’homme : la raison. Une religion qui étouffe ou congédie la raison n’est pas humaniste. Nous ne sortirons jamais des ténèbres sans une critique sans complaisance de notre « religiosité ». Nous ne sortirons jamais de l’esclavage, car nous sommes encore doublement esclaves ou esclaves d’autres esclaves. Nos sociétés ont besoin d’être reformées en profondeur. Nous n’irons nulle part avec nos mœurs politiques et religieuses actuelles.
Notre hypocrisie nous tuera, notre torpeur intellectuelle nous enchaînera davantage dans la pauvreté, notre peur de regarder la réalité en face et de prendre notre destin en main nous damnera éternellement. Il est temps, pour nous, de penser à la communauté et de dépasser nos mesquines individualités. Ce n’est pas acceptable que dès qu’un citoyen accède à un poste, son premier réflexe soit de distribuer des prébendes aux siens et à des élites qui n’en ont aucun droit. Ce n’est pas acceptable que le rêve de tout intellectuel se résume à un mot : nomination ! Il faut abolir la culture de la rente, il faut se battre pour que la religion et la politique ne soient plus des espaces de rentes. Il nous faut une révolution culturelle pour sortir notre peuple de cette situation qui n’est ni esclavage ni souveraineté. La peur inhibe ; la croyance, quand elle n’est pas réfléchie, aliène l’homme : nous devons renaître si nous ne voulons pas mourir.Alassane K. KITANE,Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès,Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

LYCÉE KEUR MABA DE NIORO – UN PROFESSEUR POIGNARDE UN ÉLÈVE

NETTALI.COM – La violence s’invite encore dans les établissements scolaires. A l’aide d’un couteau, un professeur du lycée Keur Maba Diakhou Ba de Nioro a poignardé son élève. Ce dernier s’en est sorti avec de graves blessures.
Après l’incident qui s’est produit au lycée Lamine Guèye où un professeur d’EPS a été violenté par son élève, voilà une nouvelle affaire qui secoue le milieu scolaire.
Selon le quotidien Vox Populi, des témoins ont indiqué que l’élève et le professeur se disputaient une copie de composition.
Les parents d’élèves qui sont mobilisés veulent disposer du certificat médical pour porter l’affaire devant la justice.Les autorités ont engagé une médiation pour une issue heureuse.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 13/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Les auditions dans l’affaire Fallou Sène ont démarré mardi

Le procureur de la République l’avait annoncé lors de sa dernière sortie médiatique. Eh bien ! Le dossier de Fallou Sène, l’étudiant qui a été tué lors des échauffourées entre gendarmes et étudiants à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, avance depuis mardi. Des sources proches du dossier renseignent que le doyen des juges d’instruction a entamé les auditions dans le fond depuis mardi dernier. D’après les sources de «L’As», le juge d’instruction a convoqué trois personnes pour les auditionner. Mais seul le lieutenant Sané, présumé meurtrier de Fallou Sène, a répondu à la convocation du magistrat. Il a été auditionné par le juge. Selon nos sources, les deux autres gendarmes n’ont pas déferré à la convocation du magistrat instructeur. Pour cause, ils n’ont pas reçu à temps leurs convocations. Mais les auditons se poursuivent. Tout compte fait, le doyen des juges va bientôt clôturer l’instruction. Fallou Sène est décédé le 15 mai 2018.

Le fugitif Amadou Diallo tombe à Ziguinchor

Arrêté pour meurtre et actes de barbarie en 2016 sur un agent de la Sonatel à Ziguinchor, Amadou Diallo avait été placé sous mandat de dépôt à la prison de Ziguinchor. Seulement, il n’avait pu supporter les conditions de détention et était tombé malade. Vu la dégradation de son état de santé, il a été transféré à Dakar, précisément à l’hôpital de Thiaroye. Mais à peine guéri, Amadou Diallo s’évade de l’hôpital et retourne à Ziguinchor pour replonger dans ses activités illicites partagées entre agressions et vols. Il a terrorisé les habitants du quartier Goumel en multipliant les vols. Mais les éléments du Commissaire central Adramé Sarr l’ont mis hors d’état de nuire. Pris en flagrant délit de vol, Amadou Diallo a été dénoncé au Commissariat central de Ziguinchor qui a dépêché ses éléments pour l’arrêter avant de le conduire dans leurs locaux. Face aux enquêteurs, Amadou Diallo a reconnu les faits. Les policiers qui voulaient en savoir plus sur son identité ont interrogé le fichier de la police. A leur grande surprise, ils se sont rendu compte qu’Amadou Diallo était un délinquant multirécidiviste en cabale. Suffisant pour qu’il soit placé en garde à vue pour vols multiples avec escalade. Mais le quidam risque un retour de parquet avec le délit d’évasion. C’est dire qu’Amadou Diallo est dans le pétrin.

Le lutteur «Armée» arrêté pour agression

Les hommes du Commissaire Khady Diouf de Malika ont mis la main sur un lutteur qui excelle également dans l’agression. Surnommé «Armée » dans le monde de la lutte, il avait établi son quartier général à Mbeubeuss. Sadique, il n’hésitait pas avec sa bande de trois personnes à utiliser des machettes pour s’attaquer violemment aux passants même en plein jour. Mais les éléments du commissaire Khady Diouf ont mis fin à ses activités délictuelles. Le lutteur est mis aux arrêts depuis lundi dernier pour vols avec violence. Il a été déféré au parquet hier et placé sous mandat de dépôt.

Disponibilité des médicaments pour l’épilepsie

Lors de la célébration de la Journée internationale contre l’épilepsie, les acteurs avaient dénoncé la rupture fréquente de médicaments pour les épileptiques. Cette plainte n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Dans un communiqué, la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement (Pna) tient à rassurer les malades, mais aussi les structures sanitaires, de la disponibilité des médicaments contre la maladie. Selon la Pna, cette disponibilité va couvrir au minimum l’année 2020/2021 avec des molécules de qualité et en quantité. Il s’agit principalement de la chlorpromazine injectable, du Tégretol, du Gardénal et du valproate de sodium. Ainsi, la rupture de stock de ces médicaments ne sera plus qu’un mauvais souvenir si la Pna tient sa promesse.

Saisie de 1,444 kg d’or brut

La Douane intensifie son combat contre la criminalité transfrontalière organisée. Les Brigades des Douanes de la Subdivision de Kédougou ont effectué une saisie importante d’or brut et de cyanure au cours d’un contrôle et d’une opération de livraison surveillée. En effet, la Brigade mobile des Douanes de Kédougou a mis la main hier, vers 2h du matin, sur 1,444 kg d’or brut d’une valeur de 33,200 millions Fcfa. L’or a été saisi dans un bus immatriculé au Mali en partance pour Bamako via le corridor sud. Les gabelous ont mis aux arrêts trois personnes. Il s’agit d’un Malien, d’un Sénégalais et d’un Burkinabé. Une enquête est ouverte et la procédure suit son cours.

La Douane saisit 135 kg de Cyanure

Restons avec les agents de la Brigade mobile des Douanes de Kédougou qui ont intercepté, jeudi 6 février, vers 1h du matin, une livraison de 135 kg de Cyanure, un produit hautement toxique, utilisé dans les sites d’orpaillage. D’après un communiqué de la Douane parvenu à «L’As», le cyanure était conditionné dans des sacs entreposés au fond d’un camion frigorifique. Selon la même source, l’opération de livraison surveillée a été réussie grâce à une synergie d’actions entre la Brigade mobile des Douanes de Kédougou et la Brigade mobile des Douanes de Saréya sous la supervision du Parquet de Kédougou. Le propriétaire, un Burkinabé et le convoyeur, de nationalité sénégalaise, ont été aussi interpellés et mis à la disposition de la Justice. Il faut noter que les douaniers de Kédougou saisissent de plus en plus des produits chimiques tels que le cyanure et le mercure ainsi que des bâtons de dynamite et des mèches d’allumage. Utilisés dans les sites d’exploitation clandestine d’or, ces produits sont nuisibles à l’environnement et exposent les populations à de graves conséquences de santé. En plus des infractions douanières relatives à l’introduction frauduleuse de ces produits, les personnes qui s’adonnent à ce trafic commettent également des délits environnementaux et sanitaires.

Le manager de Viviane et Cie envoyés en prison

Après deux retours de parquet, le manager de Viviane Chedid et ses acolytes ont fait face hier au juge d’instruction. Le procureur de la République a transmis leurs dossiers au redoutable juge du 8e cabinet, Mamadou Seck qui est réputé avoir la gâchette facile. Puisque le procureur a requis un mandat de dépôt, le juge n’avait pas d’autre choix. Ainsi, il a placé sous mandat de dépôt Djidiack Diouf, Petit Mbaye et la dame K. K. D’après nos sources, la dame a servi pendant 33 ans à l’ambassade d’Italie à Dakar. Elle se retrouve en prison à quelques mois de sa retraite après de loyaux services rendus à l’Italie. Si elle est reconnue coupable, elle risque de tout perdre, mais puisqu’il y a une présomption d’innocence, osons croire.

Les pédophiles violeurs écroués

Ils sont de nationalités différentes, mais ils sont poursuivis tous pour des affaires de mœurs. En effet, les deux présumés pervers Mouhamed Habibou Guèye et Olivier Brice Sylvain ont passé toute la matinée d’hier dans la cave du tribunal de Dakar. Et dans l’après-midi, c’était le défilé des présumés maniaques sexuels dans le cabinet du doyen des juges d’instruction de Dakar, Samba Sall. Ce dernier les a placés sous mandat de dépôt. Mais ils vont devoir patienter pendant au moins six mois à la prison de Rebeuss le temps de voir le sort que le doyen des juges leur réservera. Pour rappel, Mouhamed Habibou Guèye est poursuivi pour viol sur mineurs âgés de moins de 13 ans, pédophilie, détournement de mineurs, actes contre-nature et charlatanisme. Quant à Olivier Brice Sylvain, le désormais ex-responsable de la cellule performance de l’As Dakar Sacré-Cœur, il est soupçonné d’avoir abusé de joueurs mineurs.

Dernier jour de visite de Justin Trudeau

En visite officielle au Sénégal, le Premier ministre canadien va rencontrer aujourd’hui des femmes sénégalaises qui participent aux missions de la paix dans le cadre du premier cycle de financement du fond «ELSIE». Ce programme lancé en mars 2019 par ONU-Femmes, dont le Sénégal fait partie des 15 pays pilotes, vise la promotion et l’autonomisation de la femme. Pour Justin Trudeau, le fait d’inclure davantage les femmes dans tous les domaines de l’économie mène à de meilleurs résultats. «On doit arrêter de demander pourquoi l’inclusion des femmes et des filles et plutôt demander comment peut-on continuer à tolérer leur exclusion », s’interroge l’hôte de Macky Sall. Le Premier ministre canadien va également s’entretenir avec des jeunes à l’université Cheikh Anta Diop avant d’échanger avec des représentants du milieu des affaires. Pour Justin Trudeau, ces activités vont permettre de tracer les grandes lignes d’une coopération renouvelée entre le Sénégal et le Canada.

La dote fixée à 26 000 Cfa

Dans la cité religieuse de Touba, il faut désormais débourser 26 000F constituant la dot pour célébrer le mariage dans une mosquée. C’est le «Ndiguel» (directive) pris hier à Porokhane par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Le patriarche de Darou Miname a chargé le Dahira Moukhadmatoul Khidma de veiller à l’application stricte de cette nouvelle mesure dans la capitale du Mouridisme. Et d’après Serigne Cheikh Abdou Latif Mbacké qui a rendu publique cette décision du guide mouride, cette hausse est motivée par la conjoncture actuelle qui fait que la somme de 16 000 F ne permet plus de satisfaire l’ensemble des dispositions à prendre en compte pour organiser la célébration de mariages dans les mosquées à Touba.

Dr Cheikh Oumar Hanne

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Anne, prend part à la conférence internationale sur la sécurité nucléaire dont le thème est : «Soutenir et intensifier les efforts de l’Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA)». Cette rencontre qui se tient à Vienne réunit plus de 66 ministres représentant les Etats membres. Dans leur déclaration, les différentes délégations ont magnifié le travail de l’AIEA pour aider les Etats membres à mettre en place et améliorer les régimes nationaux de sécurité nucléaire efficaces et durables. En marge de la conférence, Dr Cheikh Oumar Anne s’est entretenu avec le Directeur général de l’AIEA, le Directeur de la Coopération Technique, Division Afrique et le Directeur de la Sécurité nucléaire.

La société ED Citelum Sarl déboutée

La société ED Citelum Sarl a fait comparaître hier 11 de ses employés devant la barre des flagrants délits pour abus de confiance et commerce déloyal. Mais la poursuite n’a pas prospéré parce que la partie civile a été déboutée. Les prévenus ont été relaxés. Lors des débats, le représentant de la société, Ibrahima Koné, a accusé les mis en cause d’avoir utilisé leur numéro de téléphone pour faire des transactions à travers Orange Money. A l’en croire, cela a fait perdre à la boîte des centaines de millions. Il renseigne que leur société compte plus de 3 000 prestataires sur l’ensemble du territoire. Ibrahima Koné soutient que l’équipe enquêteuse de la boîte a constaté une perte de 2 millions par jour. Le juge lui a fait savoir qu’il n’y a pas eu de rapport d’expertise qui justifie ces dires. Par contre, les prévenus qui sont au nombre de 11 ont nié les faits et précisent que leurs chefs de service n’ont jamais mentionné qu’utiliser leurs portables était un délit. L’avocat de la partie civile, Me Mamadou Diallo, a réclamé 50 millions pour toutes causes et préjudices confondus. Le parquet a requis l’application de la loi. La défense a plaidé la relaxe. Finalement le juge a débouté la société EDCitelum Sarl.

LE KHALIFE DE DIAMAL, EL HADJ MAME ABDOU CISSÉ, INHUMÉ DANS SON VILLAGE

Diamal (Birkelane), 13 fév (APS) – El Hadj Mame Abdou Cissé, le khalife de Diamal (centre) décédé mercredi à l’âge de 76 ans, a été inhumé jeudi, vers 14 heures, dans ce village situé dans la région de Kaffrine, en présence d’une foule nombreuse, a constaté l’APS.
Il repose désormais au cimetière de Diamal, où a été enterré son père, après la prière mortuaire qui s’est déroulée dans la mosquée du même village, sous la direction de son frère Serigne Modou Cissé.
Son inhumation a eu lieu en présence de chefs religieux de la région de Kaffrine et de délégations venues de Touba (centre) et de Tivaouane (ouest), sous la direction de Serigne Bassirou Mbacké Nawel et de Serigne Mansour Sy.
El Hadj Mame Abdou Cissé, 5e khalife de Diamal, est le premier petit-fils d’El Hadji Abdoulaye Cissé dit Borom Diamal à avoir accédé au khalifat de ce village situé dans le département de Birkelane.
Son père, Aladji Babou Mariétou, fut le premier khalife de Diamal, où a été créée en 1910 une école d’enseignement du droit islamique, de la grammaire arabe, de l’astronomie, etc., selon Djim Ousmane Dramé, chercheur au département d’islamologie de l’Institut Fondamental d’Afrique noire de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.
Le fondateur de l’école de Diamal, El Hadji Abdoulaye Cissé, né vers 1840 à Wanar, dans la région de Kaolack (centre), fut un érudit musulman qui se rendit en Mauritanie entre 1876 et 1883 pour apprendre les sciences islamiques, ajoute M. Dramé.Selon ce dernier, le village de Wanar abrite l’une des plus anciennes mosquées du Sénégal.MNF/ESF/ASB

SAINT-LOUIS – LA POLICE LANCE LA CHASSE AUX… PÊCHEURS

NETTALI.COM  – Dix jours après les affrontements entre forces de l’ordre et pêcheurs de Guet Ndar, les arrestations se poursuivent à Saint-Louis. Deux responsables des pêcheurs ont été interpellés par la police. Les pêcheurs dénoncent une chasse aux sorcières.
Après avoir envoyé en prison plus d’une trentaine de personnes dont des mineurs, la police de Saint-Louis ne s’arrête plus. De sources dignes de foi, elle a mis aux arrêts deux responsables des pêcheurs de Guet Ndar. En fait, c’est une véritable chasse aux… pêcheurs que les autorités ont lancée.
Les personnes arrêtées depuis mercredi sont Yamm Dièye et Macoumba Dièye. Selon nos sources, ces deux responsables étaient allés répondre à un simple coup de fil du commissaire de la police centrale de Saint-Louis. Depuis, ils sont entre les mains de la police. Pourtant, deux autres responsables d’organisations de pêcheurs ont reçu le même appel du patron de la police. Mais ils n’ont pas jugé nécessaire d’aller répondre. Risquent-ils d’être arrêtés à leur? En tout cas, à Guet Ndar, des voix s’élèvent pour dénoncer une chasse aux sorcières. Déjà que 33 jeunes de la localité ont été placés sous mandat de dépôt. Et les dernières arrestations n’ont fait qu’ajouter de la tension à une situation déjà plus que tendue.

COUP DE GUEULE – DE QUOI SE MÊLE LA FRANCE ?

NETTALI.COM – Invité de l’édition du « Grand Jury » de la Rfm,  dimanche 9 février, Philippe Lalliot, l’ambassadeur de la République française au Sénégal a fait des commentaires empreints de condescendance  sur la date de la commercialisation du Train express régional (TER) et sur le contrat de concession de l’Autoroute à péage.
Sur ce dernier point, concernant l’autoroute à péage, il appuie la position du Directeur général de Senac Sa, Xavier Idier, qui, dans une sortie en janvier 2020, excluait toute option de renégociation sur le contrat signé avec le gouvernement sénégalais. Cela, après que le président Macky Sall a, le 11 juin 2018, en conseil des ministres, engagé le gouvernement à prendre toutes les mesures idoines pour la renégociation de la concession et des tarifs sur l’Autoroute à péage Patte d’Oie-AIBD.
Des représentants d’un Etat étranger devraient-ils se permettre des ingérences dans les affaires intérieures du Sénégal. ? L’ambassadeur Philipe en faisant cette sortie, s’est rendu coupable de ce crime vis-à-vis de l’Etat du Sénégal. S’est-il à ce point senti en territoire conquis qu’il a eu l’idée de se prononcer de la sorte sans se préoccuper de possibles conséquences ? Ce n’est la première fois qu’un ambassadeur français accrédité à Dakar, parle de l’autoroute à péage en ces termes.
Pour mémoire, en mai 2018, le prédécesseur de Philippe Lalliot, le très actif Christophe Bigot qui était sur tous les fronts des intérêts français au Sénégal, enfilait une robe d’avocat pour dire qu’Eiffage ne tirait aucun profit des tarifs jugés excessivement cher de l’infrastructure autoroutière. « Eiffage est un grand groupe qui a pris un risque en investissant et faisant construire cette autoroute. Le trafic aurait pu ne pas être à la hauteur de ce qui était escompté. D’ailleurs sur le volet camions, il y a beaucoup moins de camions que ce qui était escompté. Aujourd’hui, tout ce que je sais c’est que pour l’instant, il n’en a tiré aucun dividende », soutenait Bigot, à la rescousse de Eiffage. Dans un entretien avec le site dakarmatin, toujours en mai 2018, la réponse du berger à la bergère viendra de Bara Tall. « L’ambassadeur de France n’a pas dit la vérité. Il nous prend, nous autres Sénégalais, pour des ignorants. Ils ont gagné des centaines de milliards avant même de commencer. Les générations futures vont en souffrir », soulignait le PDG de Jean Lefèbvre.
C’est donc, à juste raison que dans les colonnes du quotidien «L’Observateur» ce mercredi 12 février, le ministre sénégalais des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, dans une lettre  adressée à Jean-Baptiste Jebbari, Secrétaire d’Etat chargé des Transports de la République française, ait jugé utile de remettre l’ambassadeur Lalliot et le patron de Senac S.a à leur place.
Il faut dire que le gouvernement du Sénégal a tardé à siffler la fin de la récréation en ce qui concerne ces deux projets. Personne ne peut savoir les pertes subies par le contribuable sénégalais, devant ce montage financier rocambolesque ayant permis d’édifier l’autoroute à péage. « Je peux réaliser l’autoroute à péage Dakar-Thiès à 120 milliards de F Cfa. La preuve, vous avez entendu récemment le directeur des Routes et le directeur de l’Investissement dire qu’ils vont lancer l’autoroute côtière Dakar-St-Louis à 240 milliards de F Cfa pour 195 km. C’est cela le coût réel. Pour toutes les autoroutes construites au Maroc, le km est à 2,3 milliards de F Cfa, malgré le relief fait de montagnes qui induit un coût beaucoup plus cher…. Pour la Tunisie, le coût au km tourne autour d’1,1 milliard. Pour Abidjan-Yamoussoukro c’est 1,2 milliard », comparait le PDG de Jean Lefèbvre, qui regrettait que la partie qui va de Pikine à Diamniadio et réalisée par Eiffage ait coûté 7,4 milliards de F Cfa le Km.
De même pour le Train Express Régional. En marge d’une visite privée en France, Macky Sall rappelait aux dirigeants des entreprises tricolores chargées de la réalisation du TER, son intention de l’inaugurer avant la fin de son premier mandat. En mai 2019, il a encore évoqué le projet avec Emmanuel Macron à Paris.
Comme il est arrivé un moment où, après plusieurs reports, le gouvernement ne pouvait plus donner de date d’inauguration à cause des retards imputables aux partenaires français, il coule de source que cette sortie de Philippe Lalliot ne pouvait que susciter une vive réaction.

OLIVIER BRICE SYLVAIN AUX ENQUÊTEURS – “JE N’AI JUSTE FAIT QUE DES MASSAGES’’

NETTALI. COM– Lors de son face-à-face avec les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar, le responsable de la Cellule performance de l’AS Dakar Sacré-Cœur a nié les faits d’attouchements sur les mineurs. Olivier Brice Sylvain parle de séances de massage avec les jeunes du centre.
Le responsable de la Cellule performance de l’AS Dakar Sacré-Cœur, Olivier B. Sylvain est depuis ce mercredi emprisonné 12 février à la prison de Rebeuss. C’est à l’issue de son inculpation par le Doyen des juges pour les délits de viol sur mineur, acte contre-nature, détournement de mineur.
Ces accusations le technicien les a niées lors de son audition par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar.
Selon le journal EnQuête, lors de son face-à-face avec les hommes du commissaire Bara Sangharé, Olivier Brice Sylvain n’a pas reconnu les faits d’abus sexuels sur les jeunes joueurs âgés entre 13 et 15 ans. “Je nie les faits qu’on me reproche, dans le cadre de cette enquête, concernant des attouchements sexuels que j’aurais eu avec eux. Je peux vous assurer que je ne l’ai jamais fait. Mais, par contre, je peux vous confier, en toute franchise, que j’ai eu à m’adonner, avec des jeunes enfants du club, à des séances de massage’’, a-t-il dit.
Quand les enquêteurs lui ont posé la question de savoir s’il en avait pas le droit, car il y a un kinésithérapeute et un infirmier dans le centre, il a été dans l’impossibilité de répondre. “Je n’ai jamais eu à faire des attouchements sur ces personnes mineures. Je vous le répète. J’avais de bonnes relations avec tous les enfants. Je les adore trop. Entre nous, il y avait une grande complicité’’, a poursuivi le mis en cause, présenté comme un délinquant primaire.
A noter que sept victimes ont livré des témoignages explosifs aux enquêteurs de la Brigade de protection des mineurs. Les garçons ont confié aux enquêteurs que le responsable a agi, pendant au moins un an, avant d’être démasqué. Car, les jeunes victimes qui avaient honte, préféraient souffrir en silence.
Le sieur Sylvain a été démasqué lorsque l’une des victimes a décidé de briser le silence en racontant ses mésaventures avec le technicien. Ainsi, le président de Dakar Sacré Cœur a alerté la police, après avoir reçu l’affreux témoignage d’une victime présumée qui n’en pouvait plus des assauts du présumé pédophile.
Pour rappel, le club s’était fendu d’un communiqué dans lequel il rappelait les valeurs de son équipe, était revenu sur les faits avant d’exiger que toute la lumière soit faite. Le club avait d’ailleurs informé avoir “dû mettre un terme, avec effet immédiat, à sa collaboration avec un volontaire du club, arrivé en octobre 2019 en charge de la Cellule de Performance, pour des faits contraires aux principes et valeurs qui sont les nôtres mais aussi celles de nos partenaires. Ces faits se seraient déroulés dans le cadre des activités du secteur football professionnel de notre club. Dès qu’elle en a été informée, la direction du club a pris les mesures nécessaires pour que cet individu soit interpellé par les forces de police….”

Homosexualité au Sénégal : L’Imam Kanté félicite Macky Sall après sa sortie devant Trudeau

https://directnewsinfo.com/ « Le Sénégal est un pays de droit, qui respecte les droits de l’homme. Mais ces droits au Sénégal interdisent l’homosexualité, les relations contre-nature, l’exhibition. Cependant, ceux qui ont des orientations sexuelles de leur choix ne font pas l’objet d’une exclusion. Mais on ne peut pas demander au Sénégal de légaliser l’homosexualité et d’organiser demain la Gay Pride. Ce n’est pas possible. Notre société ne l’accepte pas ». C’est par ces mots que le Président Macky Sall a répondu à l’invitation de Justin Trudeau de faire un pas vers la légalisation de l’homosexualité au Sénégal.Des mots courtois de Macky, mais assez fermes pour faire savoir à l’opinion internationale que nous ne légaliserons pas l’homosexualité chez nous. D’ailleurs, le chef de l’Etat sénégalais a été félicité par l’Imam Makhtar Kanté.« Je trouve que le président Macky Sall est à féliciter vivement pour la clarté et la fermeté attendues de sa part sur cette question. Il a plus et mieux dit que lors de la venue d’Obama. Nous serons juste vigilants pour que rien ne se fasse sur le terrain qui mette en cause sa déclaration », affirme l’imam de la mosquée de Point E.

FUNÉRAILLES DE LAMINE KOITA: DES DÉPUTÉS DE L’APR ÉCHAPPENT AU LYNCHAGE

http://www.emedia.sn/De nouveaux affrontements entre forces de l’ordre et conducteurs de moto Jakarta, ont eu lieu hier soir, à Fatick. En effet, des scènes de violences ont émaillé les funérailles de Lamine Koïta, le jeune (26 ans) conducteur de moto Jakarta, décédé lundi à la suite d’une course poursuite avec la police. Les siens qui rejettent les résultats de l’autopsie, laquelle a conclu à une mort naturelle, ont exprimé leur colère dans la rue, barrant les routes et brûlant des pneus.
Des députés et autres responsables politiques du parti au pouvoir, l’APR, venus présenter leurs condoléances à la famille éplorée ont échappé de peu à la furie des conducteurs de moto Jakarta après l’enterrement du jeune au cimetière musulman de Peulga. L’un d’eux, Fada Guène, a été sauvée par les populations qui sont rapidement intervenues pour le cacher dans une maison.
Jusque tard le soir, l’atmosphère était irrespirable avec les pneus brûlés par les manifestants et les grenades lacrymogènes lancés par les policiers, à Fatick. Où les jeunes, dans leur furie, ont assiégé toutes les zones stratégiques de la commune pour exprimer leur colère. Ils reprochent à ces responsables de les avoir abandonnés dans le « sous-emploi chronique ».L’Imam est monté au créneau pour appeler au calme.

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