Revue de Presse du Mercredi 12 Fevrier

Unes de la presse du Mercredi 12 Fevrier 2020
Unes de la presse du Mercredi 12 Fevrier 2020

Macky Sall répond à Justin Trudeau: «pas de gay pride chez nous!»

http://www.dakarmatin.com/-L’annonce de la visite officielle du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, au Sénégal avait soulevé une levée de boucliers sur la question de l’homosexualité. La question a été abordée lors de la conférence de presse qu’il a animée, à l’instant, au Palais de la République, en compagnie de son hôte, Justin Trudeau, sensible sur ce sujet. « Moi, comme vous le savez très bien, je défends toujours les droits humains, et j’amène ces enjeux-là partout où je vais, avoue-t-il.
Le président Macky Sall connait très bien mes positions là-dessus, et on en a parlé brièvement mais surtout on est en train de voir à quel point le Sénégal est un leader en matière de démocratie, et de valeurs. On a, tous, du travail encore à faire mais on a eu de très bonnes discussions là-dessus.
Mais la réponse du chef de l’Etat du Sénégal ne s’est pas faite attendre. Sans gant et en prenant le soin de parler également en langue wolof sur cet aspect, sans doute pour toucher le public local, Macky Sall a été sans équivoque.
« Je crois que Justin l’a bien dit, et en effet, nous en avons parlé. Evidemment, je respecte son choix d’être défenseur des droits, je n’en suis pas moins un, seulement les lois de notre pays obéissent à des normes qui sont le condensé de nos valeurs de culture, et de civilisation. En fait, ces lois sont le reflet de cette vision, de notre manière de vivre et d’être. Cela n’a rien à voir avec l’homophobie.
Le Sénégal est un pays de droit, c’est clair, un pays qui respecte les droits de l’homme mais c’est un pays qui a des lois qui interdisent en tout cas ce que le Code a indiqué, c’est, en réalité, l’exhibition, les relations contre-nature du point de vue de la législation. C’est cela qui est mis en œuvre mais ceux qui ont une orientation sexuelle selon leur choix ne font pas l’objet d’exclusion. Mais on ne peut pas non plus demander au Sénégal de dire demain on légalise l’homosexualité, et demain c’est le gay-pride. Ça, ce n’est pas possible », tranche-t-il

Homophobie et homosexualité-Macky Sall catégorique: «Nous sommes à l’aise avec nos lois qui sont, pour l’instant, en vigueur…Mais, il faut savoir que chaque pays a…»

https://www.dakaractu.com/-Le président de la République a reçu ce matin le Premier ministre Canadien à Dakar. C’est par la même occasion que les deux partenaires bilatéraux se sont évertués à se prononcer sur la question de l’homosexualité
Le président de la République reste ferme dans sa décision de suivre les textes et lois qui régissent la règle dans ce domaine. « Il y’a une législation qui est là et qui doit être suivie dans ce cas. C’est la loi qui interdit la légalisation de l’homosexualité ».
Le présiedent de la République dira par ailleurs que ceux qui ont une orientation sexuelle, ne doivent pas non plus faire l’objet d’exclusion.
« Il n’y a pas un pays au monde où tous  font la même chose, ou pensent la même chose », ajoutera t-il.
Toutefois, Macky Sall dira devant le Premier ministre canadien « qu’il est bon parfois que les gens échangent, sensibilisent car les sociétés évolueront à leur rythme, chacun d’entre eux ayant son propre métabolisme…

Justin Trudeau à Dakar: «Je défends toujours les droits humains,et j’amène ces enjeux-là partout où je vais»

https://www.pressafrik.com/Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, arrivé à Dakar hier soir, pour une visite de trois jours, a déclaré ce mercredi qu’il défendait toujours les droits humains, et amenait ces enjeux-là partout où il se rendait.
Justin Trudeau l’a souligné au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président Macky Sall, où il a plaidé la cause des Lgbt.
« Comme vous le savez très bien, je défends toujours les droits humains, et j’amène ces enjeux-là partout où je vais », soutient M. Trudeau.
Mieux dit-il: « Le président Macky Sall connait très bien mes perspectives là-dessus, et on en a parlé brièvement, mais surtout on est en train de voir à quel point le Sénégal est un leader en matière de démocratie, en termes de valeurs. On a tous encore du travail à faire, mais on a eu de très bonnes discussions là-dessus ».

Homosexualité: «On a eu de très bonnes discussions avec Macky Sall» (PM canadien)

https://senego.com/-La question de l’homosexualité a été abordée mercredi, au Palais lors de la conférence de presse conjointe entre le Président Macky Sall et le Premier ministre canadien.
Justin Trudeau, Premier canadien, défenseur des droits humain, dit avoir abordé avec le Président Sall la question des droits humains voire de l’homosexualité.
« Je suis toujours à la défense des droits humains. Et j’emmène ces enjeux partout où je vais. Le Président Macky Sall connait mes perspectives là-dessus. On en a parlé brièvement », a-t-il déclaré face à la presse nationale et internationale.
Le Pm a aussi reconnu que le Sénégal est un leader en matière de démocratie, en termes de valeurs…. Mais, ajoute-il, « on a tous du travail à faire encore. Mais nous avons eu de très bonnes discussions là-dessus ».

Agissements de l’ambassadeur de France au Sénégal: Macky Sall envoie une lettre de protestation à la France

http://www.dakarmatin.com/Excédé par les sorties jugées condescendantes de l’ambassadeur de France Philippe Lalliot sur la date de la commercialisation du Ter et du Directeur général de Senac Sa, Xavier Idier, sur le contrat de concession de l’Autoroute à péage, l’Etat du Sénégal, par le biais du ministre Oumar Youm, a écrit à l’Etat français
C’est une véritable note de protestation, une lettre aux allures de mise en garde ou en demeure (c’est selon) que l’Etat du Sénégal a envoyée par voie diplomatique, depuis avant-hier lundi 10 février 2020, au gouvernement français. Dans cette correspondance, aux termes austères, signée de la main du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, adressée à Jean-Baptiste Jebbari, Secrétaire d’Etat chargé des Transports de la République française, Oumar Youm ne fait pas dans la dentelle.
Dans cette missive sur laquelle «L’Observateur» a jeté un œil, l’ancien directeur de Cabinet du président de la République s’insurge contre les agissements de l’ambassadeur de France au Sénégal, Philippe Lalliot. Mais aussi des entreprises françaises sous contrat avec le Sénégal, principalement la société Eiffage qui gère le gros boulot du Train express régional (Ter).
«J’ai suivi hier (dimanche 9 février 2020), l’interview (sur la Rfm, à l’émission «Grand Jury») de l’ambassadeur (Phillipe Lalliot) de France au Sénégal au cours duquel, il s’est prononcé sur l’agenda du Ter, en affirmant que la mise en service commerciale ne pourrait se faire en avril 2020, prenant ainsi le contre-pied du gouvernement (sénégalais), seul habilité à communiquer sur le sujet objet d’un marché entre l’Etat du Sénégal et des entreprises françaises», a d’emblée fait savoir le ministre Oumar Youm à son homologue français. A qui il fait remarquer plus loin : «L’ambassadeur de France (au Sénégal) semble privilégier les intérêts des entreprises françaises qui, dans ce chantier, font peu cas du droit contractuel et des préoccupations des populations sénégalaises.»

«Attitudes dommageables»

Pour asseoir sa conviction, le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement convoque la récente sortie du Directeur général de Senac Sa qui a provoqué l’ire des plus hautes autorités sénégalaises. Xavier Idier avait fait état d’absence de clause de renégociation dans le contrat de concession sur l’Autoroute à péage. Une sortie médiatique qui semble rester en travers de la gorge du ministre qui a tenu à en faire cas à son homologue français. «Auparavant, la société Senac Sa, autrement dit Eiffage, titulaire du marché le plus important du Ter, avait fait, relativement à la concession de l’autoroute, une déclaration téméraire et aberrante sur la demande légitime de l’Etat taxée d’arbitraire avant de se raviser», souligne, dans sa correspondance, le  ministre sénégalais des Infrastructures. «En droite ligne de notre entretien lors de la récente visite du Premier ministre français (Édouard Phillipe) au Sénégal, j’attire encore une fois votre attention sur ces attitudes dommageables à un partenariat fondé sur le respect et la confiance, ajoute Oumar Youm. Il convient de noter qu’un commerce plus équitable est l’unique solution à ces mouvements citoyens de plus en plus nombreux qui posent la problématique de la refondation des termes de l’échange.»

«Pénalités pour les retards indus»

En guise de preuve ultime de la nécessité d’écrire à l’Etat français, le ministre épingle l’immixtion de l’ambassadeur de France dans les affaires internes du Sénégal qui, selon Me Youm, n’hésitera pas de sanctionner les entreprises françaises au cas où… «En tout état de cause, dans le marché du Ter, le Sénégal entend respecter strictement les termes du contrat le liant aux entreprises françaises et se réserve le droit d’appliquer des pénalités pour les retards indus. Au demeurant, l’ambassadeur de France doit rester dans son rôle de prêteur en s’abstenant de communiquer sur un agenda contractuel qui lie l’Etat (du Sénégal) à des entreprises privées (françaises)», a conclu le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement. La France appréciera.

Mise en garde contre la France: les vraies raisons de la brouille

https://www.beut7.com/–La lettre de protestation du gouvernement du Sénégal suite à la sortie de l’Ambassadeur Philippe Lalliot sur les délais de l’exploitation du TER puise ses racines dans de nombreux désaccords dont l’un des plus marquants reste celui opposant l’Etat à Eiffage sur l’exploitation des autoroutes AIBD-Mbour et Ila Touba. Il est de notoriété publique que l’entreprise voulait se voir confier ces deux tronçons finalement gérés par l’Etat lui-même à travers la Société les autoroutes du Sénégal, filiale de l’Agéroute. Le géant français qui avait beaucoup misé sur ces deux concessions probablement juteuses digère aujourd’hui mal cette pilule. En guise de représailles, Eiffage exigera de l’APIX de paiement de tous les montants dû dans les travaux du TER avant toute poursuite des travaux. S’en suive une longue période d’arrêt des travaux du TER. Ce qui explique aujourd’hui les retards accusés dans le démarrage des tests et par conséquent, de l’exploitation commerciale.
Cette attitude de Eiffage, loin de plaire aux autorités du Sénégal, est à l’origine d’une brouille jusq’ici « plus ou moins bien gérée par les deux parties » selon nos sources. Le gouvernement du Sénégal voit dans ce refus de  Eiffage de poursuivre les travaux du TER comme une volonté de l’entreprise française de lui mettre la pression. Il en est de même pour la sortie jugée d’attitude « condescendante et d’immixtion » dans les affaires intérieures de notre pays. Cette mise en garde du ministre des infrastructures bénie par son chef devrait, de l’avis d’une source très proche du dossier, produire l’effet escompté, dans la mesure où le géant français des BTP est dans « une zone de confort » où il dispose d’une avance certaine qu’il compte garder sur ses concurrents chinois et turcs.

LE TON «MENAÇANT» DU MINISTRE CHINOIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES A SON HOMOLOGUE SÉNÉGALAIS LORS D’UN ENTRETIEN TÉLÉPHONIQUE: «En 2014, quand il y a eu l’épidémie Ebola, lorsque les pays occidentaux ont évacué leur personnel, les diplomates chinois

https://www.jotaay.net/-Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, assurait : «aucun Sénégalais à Wuhan n’est à ce jour touché par le coronavirus». Le chef de la diplomatie sénégalaise faisait ainsi le compte-rendu de sa conversation téléphonique avec le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Seulement, l’ex-argentier de l’État a omis un pan important de la discussion.
Au moment où des pays africains comme l’Algérie, le Maroc ou encore la Mauritanie ont rapatrié certains de leurs ressortissants depuis la ville de Wuhan, le Président Macky Sall a estimé le rapatriement des Sénégalais de Wuhan «hors de portée du Sénégal».  Ce qui lui a valu la colère noire du collectif des parents des étudiants sénégalais en Chine.
Mais le gouvernement n’a pas flanché. Et le ministre des Affaires étrangères Amadou Ba a publié, dimanche, un communiqué pour évoquer la situation. Dans sa note, le ministre qui fait état d’un entretien téléphonique avec son homologue chinois, informe que les mesures prises par les autorités de ce pays pour lutter contre cette maladie concernent «toutes les personnes sans discrimination, selon qu’elles soient chinoises ou étrangères».
Il a tenu à rassurer les familles des Sénégalais qui sont à Wuhan, notant que selon «les informations en sa possession, aucun Sénégalais n’est à ce jour touché par la maladie». «[…] Le ministre Wang Yi a assuré que le gouvernement chinois reste entièrement mobilisé pour combattre la maladie, comme en témoignent les moyens importants déployés, notamment la construction en toute urgence d’hôpitaux dotés des meilleurs équipements et la mobilisation d’un personnel hautement qualifié», informait le communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Seulement, ce n’est qu’une partie de la discussion entre les deux diplomates. En effet, le communiqué officiel publié par le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine laisse apparaitre des pans entiers de cette conversation téléphonique omis par les services du ministre Amadou Bâ. Des parties de la conversation qui montrent combien la Chine en veut à ceux qui veulent rapatrier leurs ressortissants.
La conversation téléphonique a en effet été transcrite et publiée sur le site internet du ministère chinois des Affaires étrangères. Sur le document en ligne, le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi informe avoir eu un appel téléphonique avec le ministre sénégalais des Affaires étrangères Amadou Ba, le 8 février 2020. «Le ministre sénégalais des Affaires étrangères a déclaré que le Président Macky Sall félicite vivement la Chine pour ses mesures robustes et efficaces contre la nouvelle flambée de pneumonie à coronavirus (Pcn) et croit fermement que le peuple chinois l’emportera sur les difficultés actuelles», note le document qui précise que Ba a rappelé à son homologue chinois que la Chine a apporté un soutien solide au Sénégal lorsque l’Afrique de l’Ouest a été frappée par l’épidémie d’Ébola en 2014.
«À un moment difficile comme celui-ci, le Président Sall et le gouvernement et le peuple sénégalais se tiennent fermement avec la Chine et sont confiants dans la résilience du peuple chinois pour résister à la pression et vaincre rapidement l’épidémie», aurait ajouté Amadou Ba.

Ce que le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a vraiment dit à son homologue sénégalais Amadou Bâ 

Et le communiqué de poursuivre que Wang a informé le ministre des Affaires étrangères Ba des efforts continus de la Chine contre l’épidémie de pneumonie à coronavirus. «Il a souligné que le peuple chinois déploie tous ses efforts dans cette lutte unie et qu’il mettra définitivement fin à l’épidémie à une date rapprochée». Et que «la partie chinoise protégera la santé et la sécurité des ressortissants sénégalais en Chine et répondra à leurs préoccupations légitimes».
Mais Wang a également déclaré qu’en tant que partenaires de coopération stratégique globale, la Chine et le Sénégal se tenaient toujours côte à côte lorsque nous avons besoin l’un de l’autre, en toute circonstance. Là, le diplomate chinois, comme pour rappeler à son homologue sénégalais des moments difficiles de l’histoire de son pays, évoque le soutien que la Chine a apporté en 2014 lorsque l’épidémie Ébola frappait des pays de la sous-région ouest-africaine dont le Sénégal, qui avait enregistré un cas. «Lorsque l’Afrique de l’Ouest a été frappée par Ébola, le personnel chinois a été le premier à offrir son aide contre toute attente», a d’abord fait savoir le diplomate de Pékin. Avant d’ajouter que «lorsque les pays occidentaux ont évacué leur personnel, les diplomates chinois et les experts médicaux ont choisi de rester». Pour terminer, Wang Yi a assuré que son pays n’oubliera jamais qu’à ce moment crucial de sa lutte contre l’épidémie de Coronavirus, il a eu le soutien indéfectible du Sénégal.

L’ambassadeur chinois au Sénégal rassure

Animant une conférence de presse, mardi, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Zhang Xun, a évoqué la situation des treize étudiants sénégalais résidant à Wuhan. «Le rapatriement n’est un pas un choix prioritaire ni impératif. Les étudiants sénégalais à Wuhan sont en bonne santé. Ils ont accès à internet, peuvent aller faire des courses au supermarché, et leurs repas sont désormais gratuits. Nous garantissons leur santé et sécurité, et prenons soin d’eux comme de nos propres enfants. Cependant, nous veillons au respect des consignes énoncées par les autorités locales et l’Oms», a-t-il assuré, ajoutant que l’ambassadeur du Sénégal à Pékin était constamment en liaison étroite avec les étudiants, mais aussi les gouvernements chinois et sénégalais.Sidy Djimby NDAO

RENCONTRE AVEC AMADOU BÂ: LES PARENTS DES ÉTUDIANTS SÉNÉGALAIS DE WUHAN RASSURÉS

http://www.emedia.sn/-Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Bâ, a rencontré hier mardi, 11 février, le collectif des parents des étudiants sénégalais de Wuhan, dans la province de Hubei, épicentre du coronavirus en Chine. Après 04 heures de discussion, les parents sont repartis rassurés. Ils affirment que leurs enfants se portent bien et que le contact sera établi avec l’aide des autorités chinoises.
« On a vu le ministre, il nous a bien accueillis, signale Coulibaly, l’un d’eux. On a bien discuté de la situation des étudiants qui sont actuellement à Wuhan mais il nous a promis des choses qui vraiment nous rassurent. »
Toutefois, Coulibaly indique qu’il « ne peut rien dire » sur lesdites propositions. Mais une chose est sûre, une autre rencontre est prévue demain jeudi, 13 février, entre ces différents acteurs après la validation des propositions par le chef de l’Etat, Macky Sall. En effet, le ministre va rendre compte à l’autorité, avant de revenir faire face à nouveau à ses interlocuteurs.
En proie à la panique, ce collectif était dernièrement monté au créneau pour afficher leur inquiétude sur le sort de leurs enfants basés en Chine, et exiger leur rapatriement. Ce, suite à la sortie du chef de l’Etat
Le dernier bilan de cette épidémie fait état de 1 113 morts, selon les autorités sanitaires chinoises.

Les investissements canadiens au Sénégal avoisineront 500 milliards en 2020

https://actunet.net/-Le Président Macky Sall reçoit en visite officielle le Premier ministre canadien Justin Trudeau du 11 au 13 février 2020. À travers une note de cadrage parvenue hier à la rédaction, le Bureau d’information gouvernementale (Big) précise que «cette visite vient consolider les relations de coopération multiformes entre le Sénégal et le Canada. Elle intervient dans un contexte particulier, car l’année 2020 est déclarée «année du Canada au Sénégal»».
Saluant une coopération multilatérale active, en vigueur depuis 1962, le Big ajoute que les deux pays ont construit un partenariat dynamique et multiforme aussi bien à l’échelon fédéral qu’à l’échelle des provinces, avec le Québec en tête de pont. Si l’éducation (70% de l’aide canadienne avec pour cibles les enfants et les jeunes), la formation professionnelle et l’autonomisation des femmes et des jeunes restent toujours les domaines prioritaires de l’aide canadienne au développement, il y a lieu de se féliciter de la présence de plus en plus marquée d’entreprises canadiennes au Sénégal, ajoute la même source.
Estimée à 1,3 milliard de dollars canadiens (environ 452.162.647.000 Cfa) depuis 1962, l’aide publique au développement octroyée au Sénégal par le Canada a significativement contribué aux efforts de lutte contre la pauvreté dans notre pays. Entre 2017 et 2018, cette aide a atteint 87,82 millions de dollars canadiens (environ 39.708.923.000 Cfa), faisant du Canada le troisième bailleur de fonds bilatéral pour le Sénégal qui en est le premier bénéficiaire en Afrique de l’Ouest.
La même source laisse entendre que les relations économiques entre le Sénégal et le Canada offrent un potentiel intéressant de croissance, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, du pétrole, du gaz, des énergies propres et du numérique. Le bureau d’information gouvernementale d’assurer, à ce propos, que grâce au cadre attractif mis en place par le gouvernement du Sénégal, une soixantaine de compagnies canadiennes sont aujourd’hui actives dans les domaines stratégiques de notre économie à l’instar du secteur minier.
Les échanges commerciaux entre les deux pays s’établissaient à 60,7 millions $ canadiens en 2018 (environ 27.282.405.722 Cfa). Les entreprises canadiennes occupent une place stratégique dans différents secteurs, particulièrement le secteur aurifère. En 2020, les investissements canadiens au Sénégal dépasseront le milliard de dollars canadiens (environ 449.463.026.725 Cfa) relève le document.

Candidature au Conseil de sécurité: «Le Canada aura le soutien du Sénégal»(Macky Sall)

https://www.seneweb.com/-Le Canada peut bel et bien compter sur le soutien du Sénégal pour sa candidature au Conseil de sécurité de l’Onu. En effet, lors de la conférence de presse conjointe avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le chef de l’Etat Macky Sall a montré sa volonté de soutenir le Canada dans sa conquête de siège au Conseil de sécurité de l’Onu.
« On a besoin de la voix du Canada au Conseil de sécurité des nations unies. Le Canada aura le soutien du Sénégal pour sa candidature au Conseil de sécurité », a promis le Président Macky Sall. Et d’ajouter : « on va voir également comment le Canada peut contribuer dans la zone de Libre-échange africaine ».
S’agissant des relations diplomatiques entre les deux pays, Macky indique que le Sénégal partage avec le Canada beaucoup de choses en particulier la francophonie. « Notre coopération avec le Canada date de 1962 et porte sur plusieurs secteurs dont l’agriculture. Et nous sommes disposés à fournir nos efforts pour que cette coopération soit beaucoup plus rigide. Et aujourd’hui, le Canada est disposé à contribuer au renforcement des capacités dans le secteur pétrolier et gazier », informe-t-il.
De son coté, Justin Trudeau a réitéré le sens que le Canada accorde à sa candidature au Conseil de sécurité.«On comprend l’importance des institutions comme l’Onu.Le Canada est très engagé pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies»,ditil.
« On peut participer à la lutte contre la radicalisation des jeunes, dans certaines contrées du continent africain, en les aidant sur le développement de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes », a promis le PM canadien

Procédure d’accès au Canada: La promesse du Premier ministre Trudeau aux étudiants sénégalais

https://www.seneweb.com/-Au cours de sa visite officielle entéme ce mercredi au Sénégal, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est sur prononcé sur les procédures d’accès des étudiants sénégalais en terre canadienne.
« On est dans un monde qui change, et l’éducation aussi change. On a besoin d’investir dans la science, la technique et on doit préparer l’économie de cette éducation. L’année passée, on a fait une augmentation de 20%  pour les étudiants sénégalais. Actuellement nous sommes en train de préparer un programme pour faciliter l’accès au étudiants sénégalais et-  marocains », a promis le Premier ministre canadien au cours de sa conférence de presse conjointe avec  le président de la République Macky Sall.

Palais Sénégal: La presse internationale toujours mieux traitée que la nationale

https://senego.com/-S’il y a quelque chose qui fruste les journalistes sénégalais une fois au palais de la République, c’est bien le sort inélégant que la présidence leur réserve lors des visites officielles au Palais.
On peut bien le dire aujourd’hui. Devant la presse étrangère, le personnel de la présidence a toujours réservé aux journalistes Sénégalais, un traitement inégal qui ressort, si on ose le dire, du complexe de supériorité ou de la non-considération.
En outre, 80% des restrictions ne sont appliquées qu’à la presse nationale. Les pantalons de marque Jean, les téléphones portables, les ordinateurs portables interdits à la presse sénégalaise sont honteusement autorisés à la presse internationale. Pourquoi ?
Jamais il n’a été facile pour un journaliste Sénégalais, surtout du privé, de déroger à cette règle, contrairement aux journalistes étrangers qui entrent, se baladent librement avec leurs gadgets aujourd’hui incontournables dans le cadre du travail journalistique.
Mais, il faut le dire, un cadre d’accueil au palais pour les journalistes est inexistant. La presse, souvent convoquée à une heure précise, est laissée à la traîne, pendant des heures, sous le chaud soleil…
Au demeurant, rien ne leur est obligé, mais le traitement égalitaire et impartial entre journalistes nationaux et ceux venus de l’étranger, dans une enceinte aussi sénégalaise que le palais, serait moins humiliant pour la presse nationale vis-à-vis de leur confrères venus d’ailleurs. On ne demande pas plus !
Ces images sont une parfaites illustration de nos propos. Elles sont toutes prises à l’intérieur du palais, au cœur même de la présidence. Regardez !

Signature D’un Accord Avec DP World :La Direction Générale Du Port Dément…

Dans sa livraison du mardi 11 février 2020, le journal L’Observateur N°4910 titrait : « INFRASTRUCTURE : Macky Sall cède le port de Ndayane à DP World pour 1000 milliards de Cfa». En sous-titre, L’Observateur ajoute que « L’accord a été signé vendredi dernier (07 février 2019) à Dubaï » et ensuite « Dp World, le retour en grâce du banni ».
La Direction Générale du Port autonome de Dakar tient à démentir totalement une telle information. Elle précise qu’il n’y a eu aucune signature pour le moment entre le Sénégal et Dubaï Port World à propos du port de Dakar à Ndayane.
En effet, le processus de négociations entamé entre les deux parties n’a pas encore abouti. D’ailleurs, s’adressant à la délégation Sénégalaise chargée de négocier avec DP World, Le Président de la République leur a fait comprendre avec force, qu’elle doit avoir à l’esprit qu’elle négocie exclusivement au nom du peuple sénégalais et des intérêts de celui-ci.
En revanche, il y a eu bel et bien une rencontre vendredi (07 février 2020) entre le président de la République Son Excellence Macky Sall et le Président Directeur Général de DP World, Ahmed Bin Sulayem, lors de la visite officielle que le chef de l’Etat effectuait aux Emirats Arabes Unis la semaine dernière.
A l’occasion de cette rencontre, le président de la République, Macky Sall, a instruit le comité de négociations (partie Sénégalaise et Dubaï Port World) d’accélérer la finalisation des discussions.
Au jour de ce mardi 11 février 2020, aucune signature portant sur le port de Dakar à Ndayane n’a eu lieu, encore moins une cession de 1000 milliards de FCFA.
Le comité de négociation mis en place par le Président de la République, sur la base des dernières instructions reçues du Chef de l’Etat, s’évertuera à finaliser les négociations dans les meilleurs délais.Dakar, le 12 Février 2020 La Cellule de Communication stratégique

MOUSSA BALDE, MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ÉQUIPEMENT RURAL:«LES EXPORTATEURS ONT INJECTE PLUS DE 100 MILLIARDS DE FCFA»

http://www.sudonline.sn/–La campagne de commercialisation de l’arachide de cette année a suscitée beaucoup de débats chez les acteurs de la filière. Pendant que les producteurs se frottent les mains, parce qu’ayant écoulé leurs graines à des prix dépassant de loin le prix plancher fixé à 210 francs, les Huiliers, eux, se plaignent car l’arachide est devenu une denrée rare sur le marché à cause des exportations. Dans une interview accordée à Sud Quotidien, le Ministre de l’agriculture et de l’équipement rural Moussa Baldé est revenu sur  cette campagne à  double vitesse qu’il juge «réussie». Car selon lui, les exportateurs ont injecté cette année dans le monde rural  plus de 100 milliards de Fcfa sans que l’Etat du Sénégal ne débourse aucun franc.  Mieux, les producteurs qui ont facilement écoulé leur productions à des prix record. Interpellé sur les statistiques du ministère  jugées erronées par certains acteurs, le Ministre soutient qu’il  n’a aucun argument scientifique pour contredire ces chiffres
Certains acteurs de la filière disent que cette campagne est catastrophique. Qu’en pensez-vous ?
Je suis un mathématicien. Pour qualifier des choses, il faut qu’on s’entende sur des termes. Une campagne de commercialisation réussie, c’est une campagne où les producteurs  arrivent à écouler leurs graines à bon prix. Cette année, tout le monde est d’accord que les producteurs ont écoulé leurs graines sans difficulté et à un prix jamais imaginé. Les prix ont haussé entre 250 et 325 francs le kilogramme. Aucun producteur n’avait imaginé qu’il pouvait vendre ses graines au bord de son champ à ces prix-là. Parmi les acteurs, il y’a un million de producteurs qui sont contents. Maintenant, on est d’accord qu’il y’a d’autres acteurs, en particulier les Huiliers qui n’ont pas pu collecter comme ils avaient  l’habitude de le faire, en particulier la Sonacos. Ce qui peut menacer  semble-t-il, 1500 emplois. Mais moi, en tant que ministre de l’agriculture, entre un million de producteurs et les 1500 emplois, je pense qu’on ne peut pas dire que la campagne est un échec. Les huiliers, depuis 3 ans achètent les graines à 150 francs le kilo gramme, pour les 210 francs, c’est l’état qui leur compensait  à peu près 60 francs de kilogramme. Cette année, j’ai décidé qu’il n’y aurait pas de compensation. Cette compensation a coûté 33 milliards de francs CFA à l’Etat du Sénégal, les trois dernières années. J’aimerais bien savoir si  la masse salariale des saisonniers de ces Huiliers a atteint 33  milliards  F Cfa ces  3 dernières années. Je ne le pense pas. Les exportateurs ont injecté cette année dans le monde rural  plus de 100 milliards de francs CFA, sans que l’Etat du Sénégal ne débourse aucun franc. Nous nous retrouvions dans le scenario, où  les producteurs sont aux anges parce qu’ils ont vendu leurs graines  environ 400 mille tonnes à plus  de 250 francs, et les Huiliers  qui sont à la peine. Mais  étant donné que  nous avons suspendu les exportations, nous espérons que le reste de la campagne qui court jusqu’au mois de mai, la Sonacos va pouvoir, elle aussi, avoir  un taux de collecte raisonnable qui lui permet de faire fonctionner ses usiniers.
Avez-vous collecté suffisamment de semences pour la prochaine campagne agricole ?
Après 2  mois et 10 jours de campagne, le niveau de collecte global est d’environ 500 mille tonnes de graines coques  parce qu’il  ne faut pas confondre les graines décortiquées et les graines coques. On a collecté d’environ 500 mille tonnes. Nous avons les exportateurs qui ont exporté 200 mille tonnes, le 30 mille qui étaient  déjà au Port que j’ai autorisé aussi pour l’exportation,  soit environ 230 mille décortiquées. Si on convertit, c’est autour de  400 mille tonnes de graines.  Le niveau de collecte des semences à ce jour est de 66 mille 430 tonnes de semences à certifier. Sur ces 66 mille 430 tonnes nous avons 55 mille 437 tonnes de semences certifiées. Sur  un objectif global de 61 mille tonnes. Donc, nous avons atteint l’objectif à 83%, et nous pensons  pouvoir atteindre l’objectif final d’ici la fin de la campagne en fin avril. Nous avons 9 mille tonnes de semence écrémées.  Ce qui fait un total de 66 mille tonnes. On peut dire qu’actuellement notre objectif est couvert à hauteur de 83%.
Ensuite, il y’a les Huiliers. Cette année, il n’y a que la Sonacos qui s’active dans la collecte. La Sonacos à ce jour a collecté 18 mille tonnes environ. Sur cette collecte, on peut considérer que plus de 3 mille, c’est après la suspension. Donc la Sonacoss a bénéficié pour ce début de mois, aux effets de la  suspension des  d’exportations. Je rappelle que l’année dernière, à  cette période, la collecte totale était au environ de 400 mille tonnes. Donc, la collecte de cette année  est supérieure à ce jour à la   collecte de l’année dernière.
Pourtant l’intersyndical des corps gras du Sénégal soutient que le chiffre de 1 million 400 mille tonnes avancé par le gouvernement comme étant la production de cette année est erronée. Sur qu’elle base faites-vous vos calculs ?
Vous savez, les méthodes utilisées par le ministère de l’agriculture,  sont des méthodes qui sont rodées depuis plus de 5 ans. Ce sont des méthodes statistiques d’estimation, de production  qui sont reconnues par les partenaires internationaux, en participer la FAO. Les enquêteurs de la direction de l’analyse et de la prévision des statistiques agricoles (Dapsa)  sillonnent le pays avec un échantillon de 6 mille 300 ménages à l’intérieur du pays. Ce sont ces enquêteurs qui, depuis trois ans, quatre ans voire cinq ans, font l’estimation de la campagne. Ils ont estimé cette année la production à 1 million 400 mille tonnes. Je répète que je n’ai aucun argument scientifique pour contredire cela. Quand on regarde le niveau de collecte de cette année aujourd’hui 10 février (l’interview a été réalisée lundi, Ndlr),  ce niveau est supérieur à celui qu’on avait  l’année dernière à la même date. Je considère que le résultat est fiable, et la campagne sur le terrain prouve que leurs données sont fiables. Pour la production arachidière du Sénégal, il n’y a pas que la collecte officielle. Il  y a beaucoup de personnes qui achètent des arachides et qui ne nous le déclarent pas. La deuxième chose, il y’a de producteurs qui ont gardé par devers eux, des milliers de tonnes qu’ils vont utiliser pour leurs semences, qu’ils ne nous déclarent pas.  Tout le monde est d’accord qu’au Sénégal  quand on regarde la consommation locale elle a été estimée il y a quelques années à 300 mille tonnes et je pense que cela n’a pas diminué. Je crois même qu’elle est supérieure à 400 mille tonnes. Donc, c’est l’ensemble de tout ça qui fait notre production arachidière. Encore une fois, je n’ai aucun argument scientifique pour contester les résultats qui m’ont été ramenés par le service des  statistiques du ministère de l’agriculture.
Le gouvernement du Sénégal a pris la décision de suspendre les exportations de graines jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure n’est-elle pas tardive ?
Absolument pas ! Lorsqu’on s’était réuni au début de la campagne, chacun des acteurs avait défini ses objectifs. Par exemple la Sonacos avait fixé un objectif de 150 mille tonnes et les exportateurs 400 mille tonnes. Aujourd’hui, ils ont atteint les 400 mille tonnes. Je rappelle que l’année dernière, ils n’ont pas atteint ces 400 mille tonnes  jusqu’au 30 avril et j’avais suspendu les exportations jusqu’au mois de mai. Cette année, ils les ont atteint le 31 janvier et j’ai dit aux producteurs que j’ai  décidé de suspendre les exportations de graines. Donc, il y a aucune contradiction. Il y a rien de tardif encore moins quelque chose de précipitée. Ce n’est pas seulement une décision du ministère de l’agriculture mais une décision du comité de suivi de la campagne agricole. Et il y avait les exportateurs, les Huiliers et des producteurs. Ils ont dit : compte tenu du niveau de collecte atteint par les exportateurs, nous pensons qu’il est temps de suspendre les exportations.
Avec les exportations de graines, les Huiliers étaient pourtant obligés de revoir à la baisse leurs objectifs. Maintenant, qu’il y a le gel, pensez-vous qu’ils seront en mesure de collecter suffisamment de graines cette année tout en sauvegardant leurs emplois menacés ?
Je l’espère.
Certains acteurs de la filière réclament votre départ à la tête du ministère de l’agriculture. Qu’en pensez ?
Je ne réponds pas à cette question. Recueillis par NDEYE AMINATA CISS

Difficulté De La Filière Arachidière: Mamadou Lamine Diallo Fusille Diagne Fada…

https://www.xibaaru.sn/Dans sa question économique de la semaine (la QES TEKKI), le député Mamadou Lamine Diallo n’y est pas allé de main morte pour tacler son ancien camarade à l’hémicycle Modou Diagne Fada. Selon MLD,  Macky Sall a choisi le transhumant Fada pour tuer la filière industrielle de l’arachide.
« Fadd » en wolof, c’est tuer d’un coup sec. C’est bien ce que le libéral DG de la Sonacos est en train de faire à la filière arachidière. L’exportation des graines prend le dessus sur la trituration au Sénégal. Il est vrai que les chiffres de production d’arachide annoncés par le régime BBY sont faux. Cela entretient le mythe de la croissance à plus de 6% et surtout permet de continuer la politique des subventions aux rentiers des semences et des engrais », a attaqué MLD.
Les libéraux paresseux de BBY a ajouté le leader de Tekki, « nous rappellent le point de vue des avantages comparatifs de Ricardo et proposent que le Sénégal revienne à l’exportation des graines d’arachide et l’importation de l’huile raffinée comme au début de la période  coloniale. Dans ce sillage pourquoi ne pas exporter des graines en Turquie ?
La filière arachidière fonctionne à l’envers des principes économiques simples, les prix au producteur sont fixés après la récolte. Cette pratique résulte de la fonction coloniale d’accumulation des réserves de change affectée à la filière arachidière. Elle est dépassée. »
Pour Mamadou Lamine Diallo, enfin le Sénégal a une carte à jouer dans la filière industrielle de l’huile d’arachide. « Il faut revenir aux fondamentaux  et éliminer les rentiers des semences, des engrais, et reconnaitre qu’en effet,  dans toute activité économique,  la connaissance du prix de vente guide la production »

ABU DHABI: Le Sénégal se dote d’une usine de fabrication de pirogue en fibre de verre.

https://www.dakaractu.com/Lors de la visite d’État effectuée par le président Macky Sall aux Émirats Arabes Unis, le DG de la SIRN, M. Samba Ndiaye, a signé une convention de financement pour la construction de pirogues en fibre de verre.
Cet accord a été signé entre les deux pays ce 7 février en marge de la visite officielle du chef de l’État Macky Sall. Cela devra permettre aux pêcheurs Sénégalais de moderniser leurs embarcations avec plus de sécurité en mer.
Selon Samba Ndiaye, « Nous faisons en sorte que l’industrie navale soit une réalité au Sénégal. C’est dans ce cadre que nous avons signé ces accords ou plutôt un mémorandum de coopération ici avec nos partenaires. »
Au delà de l’industrie navale, ces partenaires vont appuyer les pêcheurs en équipement, ce qui va faciliter et rentabiliser davantage le secteur de la pêche qui est plutôt artisanal.
Selon toujours, le patron de la SIRN, « ces pirogues seront plus sophistiquées. Elles vont disposer de cages pour la conservation et la sécurisation des produits halieutiques en haute mer. Les problèmes d’hygiène seront du coup résolu avec ces pirogues en fibre de verre », a-t-il conclu.
Un panel s’est déjà tenu à Saint-Louis pour entretenir les acteurs du secteur sur ces pirogues qui vont remplacer bientôt les veilles pirogues en bois.

Mise à niveau et compétitivité des entreprises: 50 entrepreneurs renforcés en capacité managériale

https://www.lequotidien.sn/La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) a renforcé une cinquantaine de chefs d’entreprises et opérateurs économiques de divers secteurs en management entrepreneurial. Il s’agit d’entreprises non éligibles au programme de mise à niveau.
La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) a remis hier des attestations à cinquante chefs d’entreprise et opérateurs économiques qui ont bénéficié durant une année d’une formation en management entrepreneuriale.
Ces entreprises non éligibles au programme de mise à niveau ont été retenues suite à un appel à candidature dans la phase-pilote (2017-2018) du Projet d’encadrement des entreprises en veille et intelligence économique (Peevie), initié par la Cciad.
La prise en charge de leurs préoccupations s’inscrit dans les missions de l’institution consulaire pour mieux armer les entreprises dont la mortalité élevée constitue un réel fléau pour l’Economie nationale.
Ainsi, ils ont bénéficié des sessions de formation en veille technologique, en intelligence économique, en éducation financière et en passation de marchés publics. S’y ajoutent des voyages d’affaires.
Selon le président de la Cciad, Abdoulaye Sow, la phase-pilote a permis à 60% des chefs d’entreprise bénéficiaires de mieux maitriser leur environnement national et international, à 45% de nouer des relations de partenariats et à 15% d’augmenter leur chiffre d’affaires.
La cérémonie de restitution des attestations de la phase-pilote du Peevie a permis de lancer la phase I du même projet. «Cet important projet va permettre sans nul doute de renforcer les capacités des entrepreneurs en leur donnant tous les outils intelligents nécessaires pour pouvoir anticiper sur les mutations du marché et se battre à armes égales avec leurs concurrents», a dit Ousmane Goudiaby, directeur de Cabinet du ministre du Commerce et des Pme. «Le comité de gestion et de suivi du Peevie et les chefs d’entreprise avaient identifié les besoins réels de formation pour être plus compétitifs et s’engager dans la voie de l’émergence comme inscrit dans le Pse», a expliqué Abdoulaye Sow, président de la Cciad.
Pour le représentant des chefs d’entreprise récipiendaires, l’expérience a été riche en apprentissage et en renforcement de capacités managériales. «Le Peevie nous a permis de disposer d’outils nécessaires pour une maitrise parfaite de l’environnement économique national, international et entrepreneurial. Cela nous a permis d’avoir une bonne connaissance des techniques de passation et de soumission aux marchés publics, mais surtout d’avoir plus de retenu dans le traitement et la gestion de certaines informations stratégiques et pertinentes», a fait savoir Daniel Vidal.ksonko@lequotidien.sn

Risque de tension à la Poste: le Syndicat réclame à l’Etat une dette de 63 milliards de FCfa

https://www.pressafrik.com/-Le Groupe La Poste est sous une réelle menace de tension de trésorerie. Les travailleurs réclament à l’Etat du Sénégal une ardoise de 63 milliards de F Cfa. C’est suite au cumul d’arriérés de paiement des bourses familiales et de la compensation de la dette croisée.
Face à la presse mardi, les syndicalistes de la boîte ont étalé leur inquiétude et ont sonné l’alerte. Ils ont tenu à informer l’Etat du Sénégal des risques et menaces qui pèsent sur leur entreprise.
« Ces 63 milliards de F Cfa sont le cumul d’arriérés de paiement des bourses familiales d’une valeur de 43 milliards de F Cfa et de la dette croisée entre les deux organes qui est estimée à 20 milliards de F Cfa », a déclaré le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Poste (Sytpost).
Amadou Dème a tenu à prévenir les autorités gouvernementales que si les nombreuses résolutions et décisions consensuelles prises pour accompagner le Groupe La Poste ne sont pas mises en œuvre, lui et ses camarades passeront à la vitesse supérieureIls menacent de se faire entendre dans les jours à venir.

Transaction immobilière: L’immeuble, abritant l’ex-Ministère de la Culture vendu à des Chinois

https://www.leral.net/-L’immeuble abritant l’ex-ministère de la Culture sis en ville, précisément à la Place Washington, a été cédé aux Chinois, informe le journal Tribune. La vente validée (le montant n’a pas été dévoilé), il ne reste que la signature du contrat. Le bâtiment sera transformé en centre commercial.
Pour rappel, l’État a vendu récemment une bonne partie du camp Sékou Mballo, à des Chinois, à hauteur de 4 milliards Fcfa.
Selon toujours « Tribune », « l’État est dans un sillage de vendre tous les bâtiments publics en état de vétusté« .

LE CREDIT MUTUEL DU SENEGAL EN ZONE DE TURBULENCE

https://www.seneplus.com/-L’AS–Le collège des délégués du personnel a déposé, hier, sur la table du Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale, sa plateforme revendicative.
Le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) renoue avec la crise. Tout au moins, le collège des délégués du personnel a déposé, hier, sur la table du Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale, sa plateforme revendicative. Les travailleurs se désolent du climat social actuel et exigent plus de considération.
La grogne s’accentue au Crédit Mutuel Sénégal (CMS). Les travailleurs, par le biais de leurs syndicats respectifs, sont allés hier se plaindre chez le Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale. Ainsi, ils ont déposé leur plateforme revendicative dans laquelle ils ont consigné tous les griefs qu’ils reprochent au top management de l’institution financière.
Dans la lettre dont «L’As» détient une copie, les mandataires des collèges des Délégués du personnel sollicitent en application des dispositions L 272 du Code du travail, l’intervention des autorités en charge du respect des droits des travailleurs auprès de leur employeur, le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS). En effet, ils estiment que depuis plus de trois ans, ils traversent une situation très difficile qui se traduit, selon eux, par une dégradation des relations personnelles et de travail ; une violation continue de la législation du travail ; une démotivation du personnel dans sa majorité ; et une faible évolution de notre niveau d’activité.
Conscients de cette situation et convaincus qu’il est encore possible de sauver leur entreprise, les syndicalistes demandent au Crédit Mutuel Sénégal de «réviser l’accord d’entreprise suite au projet soumis par les délégués du Personnel et à l’engagement de l’employeur ; de payer la prime de productivité conformément à l’Accord d’Entreprise». Ils espèrent ainsi que l’autorité arrivera à une conciliation sur le différend les opposant à leur employeur. Cette crise survient après une longue période d’accalmie au niveau de l’institution financière. En fait, les dernières tensions au sein du CMS remontent à deux ans, période à laquelle les travailleurs réclamaient la fin de l’administration provisoire, mais aussi le versement des primes de productivité et de mission pour les exercices 2016. Il déplore également le non-respect jusque-là par l’Administration du CMS de l’accord d’entreprise signé depuis février 2017.
A préciser que les syndicalistes se sont toujours montrés ouverts au dialogue pour trouver une issue heureuse à leurs doléances. A rappeler que le Crédit Mutuel du Sénégal a été créé en 1988 suite à une coopération entre la France et le Sénégal avec comme mission principale de financer les démunis. En 2000, il est devenu une Institution de finance et de micro finance. C’est en 2004 que le CMS a eu son premier directeur noir en la personne de Mamadou Touré décédé en février 2018.

Gaz naturel liquéfié de Grand tortue ahmeyim: L’accord de vente et d’achat paraphé

https://www.lequotidien.sn/Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre du Pétrole et des énergies, et son homologue mauritanien, Mohamed Abdel Vetah, ainsi que les compagnies pétrolières contractantes et Bp gas marketing (Bpgm) ont paraphé hier l’accord de vente et d’achat du gaz naturel liquéfié (Gnl) de la phase I du projet gazier Grand tortue ahmeyim (Gta) que partagent le Sénégal et la Mauritanie.
Un autre jalon dans la mise en œuvre du projet gazier Grand tortue ahmeyim (Gta) que partagent le Sénégal et la Mauritanie. Les ministres en charge des hydrocarbures de ces deux pays, les compagnies pétrolières contractantes (Bp et Cosmos) et Bp gas marketing (Bpgm), adjudicataire de l’appel d’offres, ont procédé hier à la signature du contrat d’achat et de vente (Sale and purchase agreement – Spa : en anglais) du gaz naturel liquéfié (Gnl) de la phase 1 du projet gazier Gta.
La première phase, pour laquelle intervient cette signature de contrat, selon M. Cissé, «produira, au total, environ 2,5 millions de tonnes par an (mtpa) de gaz naturel liquéfié (Gnl) pour l’exportation et 70 millions de pieds cubes par jour de gaz (environ 500 Mw électrique) pour les deux marchés domestiques. Ces quantités seront équitablement partagées entre les deux pays selon les conditions fixées par l’Accord de coopération inter-Etats. Les différentes entités impliquées dans le projet (Etats et compagnies pétrolières) ont convenu de commercialiser conjointement tout le Gnl de cette phase 1 pour l’optimiser».
Le début de production de Gnl est attendu en 2022. Ainsi relève le ministre sénégalais du Pétrole et des énergies, «beaucoup de gens, non familiers à l’industrie du gaz, vont naturellement se poser la question de savoir, pourquoi conclure un contrat de vente du gaz, maintenant ?». A cette interrogation, Moukha­madou Makhtar Cissé répond : «Contrairement au pétrole brut, le gaz naturel ne se stocke pas aisément. Sous sa forme liquéfiée (Gnl), il est stocké dans des bacs cryogéniques ou dans des méthaniers. Dans les deux cas, ces équipements nécessitent un niveau d’investissement, par mètre cube de Gnl stocké très élevé, en comparaison au coût de stockage du pétrole brut.
Cela induit un certain nombre de contraintes pour les projets gaziers. Pour tout cela, les investisseurs exigent, de sécuriser la vente de la production, avant de financer tout projet de gaz, comme c’est le cas du coton par exemple, où la production est vendue avant même les semis, sur la base des intentions de culture.
Autrement dit, dans l’industrie du gaz, contrairement au pétrole, il faut d’abord trouver le marché avant d’exploiter le gaz. Et le moyen le plus sûr de le faire est de trouver un acheteur, qui a besoin d’une garantie d’approvisionnement à long terme. Le producteur s’engage à livrer une quantité de gaz que le client s’engage à acheter. C’est comme cela que cette industrie marche, à travers le monde.»

Besoin d’investissement de 3 000 milliards de francs Cfa

Il ajoute qu’environ «5 milliards de dollars américains, soit environ 3 000 milliards de francs Cfa, sont nécessaires pour réaliser les investissements de production de la première phase de Gta».
Et dit-il, «ce contrat de vente est la résultante d’un appel d’offres international, qui a permis aux deux Etats ainsi qu’aux compagnies pétrolières nationales et internationales d’avoir la meilleure offre possible sur le marché mondial, après la soumission de plusieurs offres dont celle de BP Gas Marketing, qui a proposé le meilleur prix et a donc remporté le marché».
Sur le choix de l’adjudicataire Bpgm, le ministre mauritanien du Pétrole, des mines et de l’énergie, précise qu’il a été fait à la fin d’un processus transparent mené conjointement par les deux sociétés nationales des deux pays, ainsi que des partenaires Bp et Cosmos sous la supervision des deux départements en charge du Pétrole. «Le processus de négociation mené de concert démontre encore une fois notre volonté commune de mutualiser nos efforts pour un meilleur positionnement commercial au sein du marché mondial en concurrence perpétuelle. L’aboutissement à cette étape de commercialisation nous permettra d’accélérer le processus de discussion relative au développement des phases suivantes de Gta, notamment celle inhérente à la commercialisation des quantités produites au cours des phases ultérieures», assure Mohamed Abdel Vetah.
Pour rappel, la République islamique de la Mauritanie et la République du Sénégal avaient signé l’accord de coopération inter-Etats le 9 février 2018. Cet acte a été suivi par la signature de la Décision finale d’investissement, le 21 décembre 2018, et celle de l’accord d’unitisation pour l’exploitation du champ gazier offshore de Gta, le 7 février 2019. Le quatrième acte «significatif, de la volonté manifestée par les deux pays à exploiter, ensemble, le gisement à cheval sur leur frontière maritime», consistant à la signature de l’accord de vente et d’achat du Gnl du projet Gta, vient d’être posé ce mardi 11 février 2020. https://www.lequotidien.sn/dialigue@lequotidien.sn

Chute de la production d’électricité de Senelec en novembre 2019

https://www.lejecos.com/-La production brute d’électricité de la Senelec qui s’est établit à 350 mille Mhw, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), a chuté de 13,2% en novembre 2019, par rapport au mois précédent (plus de 400 000 Mwh).
Cependant, précise l’Ansd qui cite la Senelec, cette production s’est améliorée de 14,7% par rapport à la période correspondante de l’année 2018 qui a enregistré une production d’un peu plus de 300 mille Mwh.
Par ailleurs, l’Agence note que l’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi) –base 100 en 2006- qui mesure l’évolution de la production industrielle, s’est contracté de 0,8% en novembre 2019 comparée au mois précédent. En revanche, à en croire la dernière publication «  Repères statistiques- Novembre  2019 » de l’Ansd, la production s’est renforcée de 2,8% par rapport au mois de novembre 2018.Bassirou MBAYE

Noo Lank taille en pièces la SENELEC

http://www.dakarmatin.com/-L’As-Le collectif «Noo Lank» change de stratégie et passe à la vitesse supérieure dans sa lutte contre la hausse du prix de l’électricité. Face à la presse hier, «Noo Lank» a présenté un mémorandum intitulé «Soupçon de fraude : comment la Senelec rackette les Sénégalais» dans lequel il démonte en pièces les arguments du gouvernement concernant la hausse du prix de l’électricité. A les en croire, la Senelec a fraudé avec la complicité de la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse). Le président de Sos Consommateur, Me Massokhna Kane, demande l’audit du plan «Yeesal», de l’ASER et de la SENELEC.
Comme il l’avait annoncé dans le cadre de sa nouvelle stratégie de lutte pour obtenir du gouvernement le retrait de la mesure de hausse des prix de l’électricité, le collectif «Noo Lank» a présenté hier son mémorandum. Il s’agit d’un document de 26 pages intitulé «Soupçon de fraude : comment la Senelec rackette les Sénégalais» qui comporte les arguments du collectif de se révolter contre la mesure impopulaire du pouvoir d’augmenter les prix de l’électricité. Pour Aliou Sané et ses camarades, l’argument du gouvernement est infondé. «Il s’agit d’une stratégie frauduleuse sans scrupule basée sur une surestimation arbitraire et exagérée. Cette hausse est un moyen pour le gouvernement de permettre à la Senelec de transférer et de repartir sa dette au niveau des consommateurs.»
Pour asseoir leur thèse, les camarades de Bentaleb Sow évoquent le traitement que la Crse a réservé à l’approbation de la nouvelle grille tarifaire que lui a adressée la Senelec. «La Commission a validé la grille tarifaire en moins de 24h, ce qui ne respecte pas les lois et règlements», relèvent-ils avant de citer l’article 36 alinéa 6 du contrat de concession entre l’Etat du Sénégal et la Senelec qui stipule que «si la révision envisagée est telle que l’un au moins des nouveaux tarifs soit supérieur ou inférieur de plus de 5% aux tarifs correspondants appliqués durant les douze mois précédents, la Senelec soumet à la Commission un projet de révision et la Commission dispose d’un délai de deux mois à compter de la réception du projet de révision pour faire connaître sa décision.» Ce qui les pousse à dire que le travail de contrôle n’a pas été fait par la Commission qui, selon eux, s’est comportée comme une «sous-direction» et a permis à la Senelec de «s’auto-entraîner».
Toujours dans sa démarche de déconstruction de l’argumentaire de gouvernement, «Noo Lank» rappelle la hausse exponentielle des factures de l’électricité le mois même de l’entrée en vigueur de la mesure. «Au cours du mois de décembre, les clients de la Senelec ont été surpris de voir leurs factures connaître une hausse exagérée alors que les factures portent sur une période de consommation antérieure à l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs», indiquent Aliou Sané et Cie. Ainsi, le Collectif demande à la société nationale de l’électricité de cesser immédiatement la surestimation arbitraire et frauduleuse. «Le doute n’est plus permis sur la fraude qu’est en train d’opérer la Senelec en concomitance avec la Crse pour épurer sa dette.» D’ores et déjà, «Noo Lank» demande au Président Macky Sall d’annuler la hausse des tarifs de l’électricité et de saisir l’Inspection Générale d’Etat(Ige) afin d’évaluer la gestion de la Senelec, de 2012 à nos jours.

AUDIT DES STRUCTURES PUBLIQUES D’ELECTRICITE

Ayant pris part à la rencontre, le président de Sos Consommateurs, Me Massokhna Kane, se réjouit du combat mené par le collectif «Noo Lank». Pour lui, le Sénégal devait baisser les prix de l’électricité de moins de 30% au lieu de ramer à contre-courant.
Rappelant une batterie de mesures prises par le chef de l’Etat allant dans le sens d’assouplir l’accès à l’électricité, le défenseur des consommateurs trouve paradoxal qu’en 2020, les prix de l’électricité flambent. «Lorsqu’on dit qu’on va produire 1 229 MW, donc plus que le besoin des Sénégalais qui était environ de 800 MW, on ne va pas louer un bateau turc pour 5 ans pour une somme de 115 milliards Fcfa qui doit produire 240 MW. On ne peut pas être en surproduction et aller même jusqu’à envisager de vendre de l’électricité en Gambie et en Guinée Bisseau et aller louer des bateaux pour vous fournir de l’électricité», clame Me Massokhane Kane qui estime que tout ce qui a été avancé pour justifier cette hausse n’est pas fondé. «Comme mesure, il faut auditer le plan Yeesal.
Dans le plan Yeesal, dans le plan 2016- 2020, on nous avait promis qu’en 2020, on allait vendre le courant entre 60 et 80 F le Kwh. Maintenant, on en est au double. Ce qui veut dire que ce plan a échoué et qu’il faut l’auditer», fulmine-t-il. D’autant que beaucoup de centaines de milliards de F Cfa ont été investis dans le plan.
Dans la foulée, ils demandent également l’audit de l’Aser. Il estime d’ailleurs que l’audit de cette agence permettra d’éclairer la population sur l’électrification rurale. Poursuivant sa liste de revendication, il demande l’éclatement de la Senelec qui a été décidé depuis maintenant 10 ans afin de réduire ses charges. En outre, le leader consumériste demande la libération de Guy Marius Sagna qu’il considère comme un otage de la Senelec

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE L’AFRIQUE, COOPERATION SUD-SUD :Les pensées de Samir Amin revisitées par les économistes 

http://www.enqueteplus.com/Un symposium international en hommage à l’économiste franco-égyptien Samir Amin, décédé le 12 août 2018, se tient à Dakar depuis hier. Une occasion saisie par les économistes pour revisiter ses pensées sur les défis du développement de l’Afrique, la coopération Sud-Sud face à la crise multidimensionnelle du système mondial.
Le monde actuel ‘’va très mal’’. C’est le constat de l’économiste sénégalais Chérif Salif Sy, par ailleurs Président du Forum du Tiers-monde et du comité d’organisation du symposium en hommage au Pr. Samir Amin. Selon lui, ‘’il n’est pas besoin’’ de démonstrations qui ne seraient ‘’malheureusement’’ qu’une compilation longue et dramatique de situations ‘’d’insécurité et d’injustices’’ humaines. ‘’C’est dans ce contexte lourd d’incertitudes et d’interpellations que nous avons perdu notre ami le professeur Samir Amin, au décès duquel Monsieur le Président de la République du Sénégal a déclaré que notre pays avait perdu l’un de ses fils’’, témoigne M. Sy qui a été un ami proche de l’économiste franco-égyptien.
D’après Chérif Salif Sy, qui s’exprimait hier lors de la cérémonie d’ouverture de ce symposium, le Pr. Samir Amin avait, en effet, un très fort attachement sentimental pour le Sénégal, qui semblait être le lieu de confluence de ses réflexions et travaux qui couvrent toutes les problématiques au cœur de la situation des pays tiers et au cœur de l’œuvre monumentale qu’il leur a léguée.
En fait, la présidente de l’Institut de développement économique et de la planification (Idep) a confié, à cette occasion, que lors de ses entretiens avec Samir Amin, ce dernier lui a fait part de son inquiétude pour que la relève ‘’ne soit suffisamment assurée’’. Que les jeunes d’aujourd’hui ne voient plus les défis de développement de la même façon que leurs aînés et qu’ils finissent par se détacher des cercles de réflexion.
‘’Aujourd’hui, ces jeunes sont les citoyens d’un monde fortement numérisé, sont de plus en plus connectés et, paradoxalement, restent bien isolés. Crise identitaire, tentations migratoires, chômage, pauvreté, populisme, inégalité des chances en conduisent certains à rechercher hors de chez eux un avenir plus heureux, les poussant vers des solutions extrêmes’’, soutient Karima Ben Sultan.
Or, la présidente de l’Idep précise que 2020 marque le début de la décennie de l’action pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). ‘’Il est primordial, pour cette dernière ligne droite qui va nous mener à 2020, de nous assurer que les actions menées par et dans nos pays soient en conformité avec les véritables priorités, besoins et attentes de nos populations.
Ceci afin que personne ne soit laissé-pour-compte, que la zone de libre-échange qui se construit puisse gagner le pari de l’intégration qui bénéficie au plus grand nombre’’, dit-elle. Madame Ben Sultan pense que ceci doit se faire pour que les peuples africains ne payent pas un lourd tribut, du fait du changement climatique, notamment dans la relation ‘’si fragile’’ qu’ils entretiennent avec la terre. Et que la transformation numérique, la révolution industrielle 4.0, l’économie verte, celle bleue, ne conduisent pas à de nouvelles marginalisations. Mais deviennent autant d’opportunités à saisir.
Pour sa part, le Pr. Moustapha Kassé estime que la mondialisation, telle qu’elle se présente aujourd’hui, est à la fois une tourmente et pose beaucoup d’inquiétudes. ‘’Celle-ci, qui était censée apporter prospérité et bonheur, tourne presque au cauchemar pour des milliards d’individus. S’agit-il de théories impertinentes, d’erreurs de diagnostic, de solutions erronées, d’inadaptations des politiques de rigueur, d’hostilité qu’on nous impose ? S’agit-il simplement des politiques monétaires qui permettent à des milliardaires de s’enrichir en dormant ?’’, se questionne l’économiste.
Ainsi, le Pr. Kassé affirme que ce nouvel ordre impose, comme le demande d’ailleurs Samir Amin, une certaine ‘’reconceptualisation’’ autour de 3 idées maitresses. Il s’agit, d’abord, de la notion de multipolarité, ensuite, d’intérêts nationaux, c’est-à-dire redécouvrir les intérêts nationaux et la souveraineté nationale. Et la troisième idée est la notion d’alternatives. ‘’Si le monde dans lequel nous vivons est aussi injuste, il le deviendra un peu plus. S’il est difficile de léguer un monde meilleur, il me semble important et déterminant pour les élites intellectuelles, de contribuer à baliser les luttes populaires qui améliorent les conditions de vie et de travail des peuples’’, prône le Pr. Kassé.

Le renforcement de la coopération Sud-Sud, un impératif

L’une des idées chères au Pr. Amin, rappelle le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, c’était l’amélioration des termes de l’échange pour l’Afrique. ‘’Le renforcement de la coopération Sud-Sud est un impératif pour le développement et une plus grande résilience de nos économies face aux chocs économiques mondiaux. Les partenariats Sud-Sud constituent un levier de partage de connaissances, de compétences et d’expériences réussies. Ils peuvent ainsi contribuer à créer davantage d’emplois, construire des infrastructures et promouvoir des échanges commerciaux Sud-Sud sur la base d’une solidarité et d’une commune volonté de se renforcer mutuellement’’, fait savoir Amadou Hott.
Sur ce, il pense que les récentes initiatives, notamment l’Agenda 20-63 et l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) constituent des illustrations d’une ‘’volonté de changement et de renforcement’’ des partenariats Sud-Sud. ‘’Cette volonté de changement en Afrique intègre, désormais, la dimension de la durabilité dans le processus de développement et conforte le Pr. Samir Amin dans sa pensée’’, poursuit le ministre.
En effet, la Zlecaf favorise, d’après lui, la création de chaines de valeur pour la transformation locale des produits, une étape cruciale pour l’industrialisation de l’Afrique et l’amélioration des termes de l’échange. Pour la transformation structurelle de leur économie, Amadou Hott souligne la nécessité, pour les pays africains, de s’y appuyer pour relever les défis de l’émergence.

L’idéologie panafricaniste ‘’instrumentalisée’’

Au-delà de ces maux qui empêchent le continent de décoller, les amis de Samir Amin ont également déploré la dépréciation de l’idéologie panafricaniste. ‘’Nous regrettons l’instrumentalisation faite de l’idéologie panafricaniste telle que nos ancêtres Du Bois et les autres l’avaient comprise. On est loin de cela, puisque c’est quand même une vision économique de comment sont signés les accords afin de profiter encore plus des ressources naturelles de l’Afrique. Ou des accords commerciaux uniques pour bénéficier de tout cela et en signant aussi des accords de sécurité’’, fustige la militante française Mireille Fanon Mendès-France, Présidente de la fondation Frantz Fanon internationale.
Dès lors, elle souligne qu’il serait important, dans la déclaration finale de cette rencontre, de montrer qu’au regard de tous les apports sur les analyses économiques faites par Samir Amin, qu’ils ne sont pas ‘’dupes’’. ‘’Des sommets s’organisent en France (France-Afrique) ou aux Etats-Unis, mais nous devons comprendre que le développement de l’Afrique ne viendra pas d’accords particuliers avec la France. Il viendra plutôt des Africains et de l’Afrique elle-même’’, défend la militante française. En 2003, elle rappelle que l’Union africaine avait décidé que la diaspora africaine serait la 6e région de l’Afrique. ‘’Donc, devant les difficultés pour l’UA d’organiser cette 6e région, des personnes commettent des actes coloniaux. Il serait important, dans la déclaration finale, de dénoncer de telles instrumentalisations qui sont très loin de ce qu’est le panafricanisme, de ce pourquoi nous nous battons et de ce qui nous réunit aujourd’hui. C’est-à-dire une Afrique debout. C’est bien de travailler sur l’unité africaine, indépendamment des gens qui ont des envies de continuer à opérer de manière coloniale en Afrique’’, conclut-elle.MARIAMA DIEME

«Statut particulier de Dakar»: des experts parlent de recul démocratique

http://www.dakarmatin.com/– http://www.sudonline.sn/-L’idée agitée par la Présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Aminata Mbengue Ndiaye sur le «statut particulier» à doter aux villes capitales de régions, comme celle de Dakar, inquiète plus d’un. De l’avis de certains experts en décentralisation, qui ont requis l’anonymat, une telle décision sonnerait comme un recul sur les exigences de démocratie représentative, non sans trouver «fallacieux» les arguments servis par l’actuelle patronne des Verts. Ils restent formels que cela relève simplement de la politique politicienne.
La ville de Dakar, comme certains chefs-lieux de régions avaient, vers les années 60 à 70 des statuts spéciaux, avec à leur tête des administrateurs spéciaux nommés par l’Exécutif. Mieux, Dakar et certaines communautés rurales, du temps de Me Wade, avaient été mises sous délégation spéciale. Toutefois, ce statut ne doit aucunement durer un certain nombre d’années, dans la mesure où il est encadré par des critères. D’où certainement l’idée de «statut spécial» pour la ville de Dakar, tout comme les villes capitales de régions, d’autant plus qu’il ne peut pas rester sous délégation spéciale éternellement.
Cependant, la question de l’opportunité d’une telle mesure taraude les esprits d’observateurs avertis. En tout état de cause, des experts en décentralisation contactés par la Rédaction de Sud Quotidien battent en brèche les arguments servis par la Présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Aminata Mbengue Ndiaye, en marge de l’ouverture de la première session ordinaire 2020 du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct).
Tout d’abord, ils expliquent qu’à l’état actuel de notre démocratie, l’ensemble des maires sont élus au suffrage universel (indirect). C’est-à-dire qu’ils passent par des élections et bénéficient de la démocratie représentative pour être élus. Donc, en termes clairs, leur légitimité vient des urnes. Pour ce qui est du statut spécial, selon eux, le maire peut être nommé par le président ou par un ministre, selon les dispositions d’une loi, à savoir le Code général des collectivités territoriales modifié ou d’un décret. Ce qui voudrait dire, dans le cas d’espèce, que la ville de Dakar sera mise sous tutelle de l’Etat qui va décider des grandes orientations et de qui il va mettre à la tête de la ville.
Sur cette base, ces experts pensent que le principe de la décentralisation sera dévoyé, d’autant plus que l’idée était de donner aux populations la possibilité de s’auto-administrer en élisant leurs maires, leurs présidents de conseils départementaux, etc. Une occasion de montrer, selon eux, qu’il y avait une démocratie locale.

Par conséquent, ces derniers soutiennent qu’une telle décision serait «une rupture du processus démocratique»,  qu’«aucun argument ne peut justifier».

Même la thèse de l’existence de conflits politiques entre l’exécutif central et le maire de la ville de Dakar ne tiendrait pas la route, à leur avis. Car, ils trouvent que «si chacun respecte son domaine de compétence, il n’y aura pas de problème». Mieux, ils considèrent même que le principe de la démocratie voudrait qu’il y ait des communes gérées par l’opposition.
Quid alors des différends entre exécutif et maire de la capitale sénégalaise qui plomberaient le développement de Dakar ? Sur ce point, ces experts précisent que les finances sont différentes et que la ville de Dakar dispose de ses propres ressources. Même pour ce qui concerne les dotations de l’Etat, ils expliquent qu’il y a des critères de répartition selon le régime financier des collectivités territoriales et que le budget de la ville ne va aucunement changer selon que le maire ait été nommé ou qu’il ait été  élu. Ainsi donc, ils avancent l’argument «des calculs politiciens» pour justifier une telle initiative, non sans avertir qu’il ne faudrait pas que «les calculs politiciens prennent le dessus sur les exigences de démocratie représentative».

Les Dakarois optent pour leur libre choix du Maire

https://actunet.net/-La proposition faite par la présidente du Haut conseil des collectivités territoriale (Hcct), en l’occurrence Aminata Mbengue Ndiaye, d’accorder un statut à la ville de Dakar a soulevé beaucoup de vagues et fait couler encre et salive. Des voix s’élèvent pour fustiger cette proposition.
La proposition d’Aminata Mbengue Ndiaye n’est pas sans conséquences. La réaction de la population s’est faite de façon spontanée. Le quotidien Tribune a fait une descente dans certaines localités de Dakar pour s’enquérir de l’état d’esprit de la population concernée. Mouhamed Dieng, trouvé dans son magasin de chaussures, après un court temps d’hésitation finit par se décider : «Je préfère qu’on laisse les gens voter, rien ne fait la différence entre Dakar et les autres localités du Sénégal. Il faut conserver à la population sa liberté de choisir ses mandataires». Dans cette optique, Baba Diouf vendeur de friperie, de soutenir à son tour : «Je suis contre l’idée d’un statut spécial pour Dakar. Si le président venait à choisir le maire de Dakar, il va certainement choisir parmi les siens, et les choses ne doivent pas se passer ainsi».
La position affichée par nos précédents interlocuteurs ne diverge pas avec celle qui semble être celle de Falou, un vendeur ambulant, qui affirme : «Je suis contre le statut spécial de Dakar. Si on veut procéder par nomination du maire on risque de placer à la tête de la mairie une personne qui n’arrange pas la population». À quelques mètres de là, nous rencontrons une femme, vendeuse de poissons. À la question elle s’empresse de répondre : «Ce n’est pas une bonne idée. La gouvernance doit avoir un aspect participatif, c’est à dire, laisser les populations choisir qui ils veulent. Le président de la République lui-même est élu, alors nous ne pouvons pas concevoir un statut spécial pour un maire».
Dans l’attente de voir l’évolution et la trajectoire que va prendre ce serpent de mer, les populations fustigent déjà l’idée faite proposition de donner un statut spécial à Dakar en passant à la nomination de son maire, jusque là élu au suffrage universel par les électeurs et électrices.

ABABACAR GUEYE, PROFESSEUR DE DROIT PUBLIC :«L’IDEE DE NOMMER LE MAIRE DE DAKAR VA DANS LE SENS CONTRAIRE DE LA PROPOSITION FAITE AU SEIN DU DIALOGUE NATIONAL DE L’ELIRE AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT»

http://www.sudonline.sn/Comment appréciez-vous la proposition allant dans le sens de doter d’un statut spécial la ville de Dakar avec un maire qui sera nommé par décret présidentiel ou par un arrêté ministériel?
Déjà Dakar depuis 2016 n’a plus le statut de commune de droit commun. En effet, elle a été érigée en ville depuis cette période. Aujourd’hui, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales a proposé de faire évoluer cette situation en renforçant le statut spécial de la ville de Dakar. L’un des points forts de cette proposition est la nomination du maire par le pouvoir exécutif. Cette situation pourrait entraîner une certaine incompréhension d’autant plus que la réforme de l’acte III de la décentralisation est en cours et n’a pas encore fait l’objet d’évaluation. N’oublions que cette réforme avait déjà fait évoluer le statut des villes.
Ensuite dans le cadre du dialogue national, on parle de la volonté d’élire le maire au suffrage universel direct. Or, cette idée de nommer le maire de Dakar va dans le sens contraire de cette proposition qui constituerait une véritable avancée d’un point de vue démocratique.
Quoi qu’il en soit, il ne faudrait pas que l’Etat par cette réforme remette en cause l’autonomie de la ville de Dakar en en prenant le contrôle avec un maire aux ordres parce que nommé par le Chef de l’Etat.
Une telle mesure ne remettrait elle pas en cause la vocation de la décentralisation dont le but est de rapprocher l’administration des administrés mais aussi de permettre aux populations de choisir leur maire ?
Le rapprochement de l’administration des administrés est plus un objectif de la déconcentration que de la décentralisation. Les collectivités territoriales sont davantage des cadres de gouvernance locale et d’impulsion d’activités de développement.
Aujourd’hui, c’est une mesure qui pourrait remettre en cause le principe constitutionnel de la libre administration des collectivités territoriales consacré par l’article 102 de la Constitution du Sénégal qui prévoit que «les collectivités territoriales constituent le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques. Elles s’administrent librement par des assemblées élues. »
La lecture de ce texte pourrait faire penser que l’obligation d’élection ne pèse que sur l’organe délibérant qu’est le conseil municipal en l’occurrence. Mais pour respecter les principes de la démocratie locale, il faudrait que le maire soit au moins élu par les populations en tant que conseiller municipal.
Personne n’ose dire que la démocratie locale est remise en cause aux Pays-Bas et pourtant dans cet Etat, les maires sont nommés par l’exécutif. Mais en général c’est la personnalité présentée par la liste qui a remporté les élections qui est nommée. Donc quelqu’un qui a déjà la légitimité démocratique.
Toutefois compte tenu des différents conflits entre le maire de Dakar et l’exécutif, une telle idée ne pourrait-elle être considérée comme une panacée dans le but de développer la capitale sénégalaise qui semble en pâtir ?
Je ne partage pas du tout cette idée. Un comportement responsable des autorités étatiques et territoriales devrait permettre d’éviter que la ville de Dakar subisse les conséquences de conflits purement politiques. Dakar c’est la capitale du Sénégal, le siège du Gouvernement du Sénégal. Mais c’est aussi une collectivité territoriale et le maire de Dakar, malgré le dédoublement fonctionnel, doit travailler pour satisfaire les besoins des populations locales. C’est la mission que la loi lui confère. Donc, malgré les contingences et les adversités politiques, les deux autorités doivent collaborer pour participer efficacement chacune en ce qui la concerne à la réalisation de l’intérêt général. Tout le reste ne peut que mener vers des situations de blocage et d’inertie. Ce qui est préjudiciable aux intérêts des populations.Recueillis par A.T

Moustapha Diakhaté: «L’initiative De Nommer Le Maire De Dakar Est Un Inacceptable Retour Vers Le Passé…»

https://www.xibaaru.sn/-Le nouveau statut de la ville de Dakar annoncé par la Présidente du HCCT Aminata Mbengue Ndiaye est rejeté de tous bords.
Moustapha Diakhaté plaide le « rejet de la nomination du Maire de Dakar». Selon l’ancien Président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakar, « l’initiative de nommer le Maire de Dakar est un inacceptable retour vers le passé et un pied de nez à la démocratie sénégalaise ».
Le fondateur de Mànkoo Taxawu sunu Apr estime que « cette idée doit être dénoncée et combattue par les sincères militants de l’Apr, de la coalition Bby et des Sénégalais de tous bords ».
L’ancien parlementaire ajoute ; « C’est inconcevable qu’au moment où le Sénégal est présidé par un ancien maire qu’on puisse envisager d’empêcher aux Dakarois la possibilité de choisir par eux-mêmes celle ou celui qui doit présider les destinées de la Ville Capitale. »
L’exclu du Parti Présidentiel ne mâche pas ses mots et fusille ses anciens camarades de Parti:«les échecs répétés de la majorité présidentielle de conquérir la ville de Dakar ne sauraient absolument pas justifier le tripatouillage du code des collectivités territoriales pour enlever aux dakarois la prérogative d’élire le maire de la Ville».
« En démocratie il faut faire confiance aux électeurs et accepter leurs choix » ; a conclu Moustapha Diakhaté.

Aminata Mbengue Ndiaye vs Serigne Mbaye Thiam. La rose va-t-elle se faner entre leurs mains ?

http://www.dakarmatin.com/-Au parti socialiste, après le temps du deuil, l’heure est au contrôle de l’héritage laissé par Tanor. Et l’histoire politique nous enseigne que l’héritage politique esquinte les protagonistes et les éloigne. Et c’est ce qui risque d’arriver entre Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, deux lieutenants de feu Ousmane Tanor Dieng.
Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, sont fogures éminents du Ps. L’une est présidente du Hcct et l’autre ministre dans le gouvernement. Tous les deux aspirent à avoir la main mise sur ce bout du parti socialiste légué par Tanor.
Ces deux figurent emblématiques du PS mènent une guerre froide terrible au niveau national et international pour le contrôle de ce parti, éprouvé par les guerres de leadership. Et pour bien comprendre cette guerre fratricide déclenchée par les partisans des deux « Tanoristes », il faut se pencher sur le récent communiqué de la coordination PS-France, titré :  » Le Ps-France est avec Serigne Mbaye Thiam « .
Diffusé suite à la visite de Serigne Mbaye Thiam aux figures du Ps-France version Tanor, ce communiqué très ambigu, est annonciateur d’une adversité politique au sein du PS.
L’ancienne ministre de l’élevage, Aminata Mbengue Ndiaye, successeuse désignée et imposée par Macky Sall à la tête du HCCT, et Serigne Mbaye Thiam, l’actuel ministre de l’hydraulique, semblent se retrouver dans les tranchées, malgré l’entente de façade pour avoir une main mise sur cet appareil politique.

2024 en ligne de mire

Loin d’être des néophytes en politique, ces deux lieutenants de feu Ousmane Tanor Dieng se positionnent en vue de 2024 pour plusieurs raisons. Soit, conscients que le parti a besoin d’un candidat pour continuer à exister, ou se voir représenter par un autre candidat qui revendique l’héritage et l’idéologie socialiste en dehors du parti.
L’autre option, pas du tout saugrenue, c’est de positionner le parti comme un allier incontournable pour gagner et gouverner ensemble si Macky Sall décide de se représenter en 2024. Dans ce jeu, Aminata Mbengue Ndiaye se voit comme la successeuse naturelle de Tanor, ce qui a ses yeux, justifie « cette légitimité à assumer sa charge du secrétaire général du Ps » et de mener « le parti au congrès ».
Sauf que Serigne Mbaye Thiam a bien appris de l’histoire récente du PS du Sénégal. Lui qui est témoin et acteur du fameux « congrès sans débats, ni soupire de son parti en 1996 » qui a intronisé Ousmane Tanor Dieng à la tête du parti, n’a pas dit son dernier mot.
Fort de cette expérience, l’actuel ministre de l’hydraulique a pris les devants. À défaut d’avoir une base politique, il s’active à avoir davantage une crédibilité politique auprès des militants. Une attitude qui passe mal auprès de certains proches d’Aminata Mbengue Ndiaye qui jugent les démarches de Serigne Mbaye Thiam inélégantes et traduisent « une émulation malsaine » envers la grande dame.Reseaunews

DIALOGUE POLITIQUE OU DIALOGUE DE SOURDS: Opposition et pouvoir inconciliables sur les cas Khalifa et Karim, l’arrêté Ousmane Ngom, l’article 80…

https://www.jotaay.net/-La commission politique du Dialogue national s’est réunie hier autour de plusieurs questions. Mais celles qui ont surtout fait débat sont celles concernant les cas Karim Wade, Khalifa Sall, l’arrêté Ousmane Ngom, les lois jugées entravant aux libertés et la demande d’intégration de Birahim Seck… Des questions sur lesquelles oppositions et pouvoir ont brillé par leurs désaccords, au point de pousser le général Niang à les inviter à «se départir des considérations partisanes».
Hier, c’est à un véritable dialogue de sourds qu’on a eu droit, entre l’opposition et le pouvoir. En effet, Oumar Sarr et Cie ont souhaité qu’il soit trouvé «un accord afin d’apaiser l’espace démocratique». A cet effet, ils ont plaidé pour le règlement des cas Karim Wade et Khalifa Sall, pour que «le Président se détache de son statut de chef de parti», pour que «l’arrêté Ousmane Ngom qui enfreint les libertés» soit supprimé, tout comme de ce fait «les articles 34, 254 et autres articles du code pénal». Les opposants ont également «remis en cause la Crei», dénonçant son «caractère politique». Toujours dans le souci de garantir les libertés, le pôle de l’opposition a demandé que les autorités administratives «soient beaucoup plus regardantes par rapport à l’article 10 de la Constitution».
A leur tour, les non-alignés se sont retrouvés dans quasiment toutes les préoccupations des opposants. «Pratiquement les problèmes soulevés dans les propositions des non-alignés sont identifiés dans celles du pôle de l’opposition et sont liés à certaines libertés mises en cause par l’article 80 du Code de procédure pénale et de l’arrêté Ousmane Ngom», soutient notre source.

La majorité refuse de discuter des «cas Khalifa Sall et Karim Wade déjà vidés par la justice»

Tout le contraire du pôle de la majorité, foncièrement opposé aux propositions des opposants. A propos de Khalifa Sall et Karim Wade, Benoit Sambou et Cie ne veulent même pas en entendre parler. ««Le pôle de la majorité a indiqué clairement qu’il ne discutera pas des cas Khalifa Sall et Karim Wade déjà vidés par la justice», rapporte notre interlocuteur. Qui note que les représentants du pouvoir sont restés également fermes sur d’autres aspects. En effet, fait remarquer la source, le pôle de la majorité trouve que l’exposé des opposants présente «des insuffisances», en ce sens qu’ils parlent de dispositions de la loi qui entravent les libertés, en omettant d’indiquer que «toutes ces dispositions incriminées sont l’œuvre des régimes précédents». N’acceptant aucun compromis sur l’article 80 du Code pénal, la majorité affirme qu’on ne saurait y toucher, car c’est «une disposition qui garantit la sécurité de l’Etat». A la limite, pour la mouvance présidentielle, si la question doit être discutée, son examen recommanderait «d’élargir le débat à des experts dans le domaine de la sécurité». De même, sur les interdictions de marche et autres, la majorité trouve les propositions de l’opposition infondées car, dit-elle, «l’autorité administrative ne fait qu’appliquer la loi 78-02 relative aux réunions et manifestations». Leur proposition sur ce point est de «mettre en place une charte de moralisation de la vie politique». En définitive, pour les représentants du pouvoir, en aucun cas, «la Commission politique ne saurait se substituer en Comité ad-hoc pour réécrire les lois», comme le suggérerait l’opposition.

Les non-alignés pour «l’encadrement» des lois qui entravent les libertés, la «dissociation» des statuts de chef de parti et de chef de l’Etat

Mais pour les non-alignés, qui ont voulu faire des propositions qui font avancer les débats, «à défaut de ne pouvoir supprimer les lois jugées comme une entrave aux libertés», ils proposent «leur encadrement». Aussi, plaidant la dissociation du statut du chef de l’Etat et celui de chef de parti, les non-alignés notent qu’à cet effet, seul «le président de la République en tant qu’Institution» sera protégé par la loi. Sur ce point, le pôle propose que «le Président élu démissionne de son parti avant la prestation de serment».

Général Niang: «se départir des considérations partisanes pour faire une étude objective»

Pris entre les feux des deux camps foncièrement opposés, le général Niang ne pouvait rien faire que de les inciter à «se départir des considérations partisanes pour faire une étude objective» des questions posées. Aussi, faisant comprendre que «la Commission politique est limitée dans ses prérogatives», le président Niang a appelé à «œuvrer pour la cohésion nationale, la sécurité des populations et l’intégrité territoriale». Pour sa part, la société civile pense que les débats doivent tourner autour de trois axes notamment : assainissement des partis politiques, transparence des élections et libertés d’opinion. Mais, elle ne se fait pas trop d’illusion, convaincue que «les solutions (à ces questions) ne peuvent pas provenir de la Commission politique».

Les portes de la Commission politique fermées à Birahim Seck 

D’ailleurs, la société civile a été très présente dans la rencontre d’hier. Et pour cause, alors qu’il s’était fait représenter, Birahim Seck a demandé à intégrer la commission politique. Une demande qui lui a été refusée, aussi bien par Famara Ibrahima Sagna que par la commission politique. Selon notre source, à l’entame des travaux, le président de séance a informé avoir reçu «une correspondance de M. Birahim Seck du Forum civil, qui exprime son souhait d’intégrer la Commission politique après que sa demande n’a pas été satisfaite auprès du président Famara Ibrahima Sagna». Sa demande ne sera pas non plus satisfaite à la Commission politique, y compris par son propre camp, la société civile. «La société civile a renseigné que Birahim Seck a effectivement agité la question au sein du Pacte duquel il est membre. Malgré tout, elle reste ferme sur les principes et par conséquent ne peut pas l’admettre d’autant plus que M. Seck a préféré se faire représenter par Malick Bousso», informe une source. La majorité a été plus catégorique. «Le pôle de la majorité, qui a confirmé que Birahim Seck a effectivement posé le problème au sein du Comité de pilotage du Dialogue national, rejette la requête au motif que la Commission politique est fermée à tout nouvel adhérant et que ce principe s’applique sans exception». L’opposition, elle, a rappelé «les principes qui gouvernent le fonctionnement de la Commission politique», qui a pour chaque entité «un nombre de participants qui ne doit pas évoluer». Mais les opposants, comme les non-inscrits et le président Niang lui-même laissent la patate chaude entre les mains de la société civile, qui doit décider en dernier ressort. Mais sans grand espoir de voir Birahim Seck intégrer la commission, car dans ce cas, il va falloir retirer son représentant actuel, le nombre ne pouvant pas évoluer. Mbaye THIANDOUM

Son passeport confisqué: Colonel Kébé bloqué à AIBD

http://www.dakarmatin.com/-En partance pour Ouagadougou où il est invité pour participer au colloque de l’International Libérale, Colonel Kébé Bloqué a l’aéroport International Blaise Diagne. «Je suis a l’aéroport mon passeport est confisqué. On attend de voir», informe Abdourahim Kébé
Kébé, qui devait s’envoler, ce mercredi 12 janvier à 15h, a été surpris de voir son passeport confisqué par les forces de sécurité de l’Aéroport internationale Blaisse Diagne (Aibd) de Diass.
«C’est aux environs de 14h, alors qu’il voulait commencer les formalités d’embarcation, qu’on l’a interpellé pour confisquer ses documents de voyages», informe notre interlocuteur.
D’après notre source, l’ancien colonel de l’armée, en compagnie de Lamine Ba, devrait prendre part à la 16eme Assemblée générale du réseau libéral, prévue du 13 au 15 février 2020, à Ouagadougou, dans la capitale burkinabé

Idrissa Diallo sur la détention de Guy Marius Sagna: «Macky Sall est un préfet qui est là pour exécuter les directives de la France»

https://actusen.sn/-Idrissa Diallo dénonce la détention de Guy Marius Sagna. Dans un entretien avec SourceA, le maire de Dalifort soutient que si l’Activiste de Frapp / France dégage n’est pas libéré, c’est seulement parce qu’il dérange la France. « C’est la France qui est dérangée. Quand Frapp / France Dégage dit que c’est la main de Macron qui est derrière, je dis c’est vrai. Il y a la main de la France dans cette affaire sinon pourquoi, tout le monde a été libéré sauf lui », déclare-t-il.
« Je vais reprendre les propos d’Idrissa Seck contre Macky lorsqu’il disait que la France a ses préfets au Sénégal. Si on regarde aujourd’hui c’est un préfet qui est là pour exécuter les directives de la France sinon rien ne justifie la détention de Guy Marius. Il n’est pas le seul à avoir touché aux grilles mais il a dit « France dégage » et c’est ce qui dérange la France. Et quand la mère France n’est pas contente, les préfets ont des problèmes », ajoute-t-il.

Me Elhadj Diouf: « Macky sait mieux que tous qu’il ne peut être candidat »

https://www.seneweb.com/-Le président Macky Sall sait bel et bien qu’il ne peut être candidat pour un troisième mandat. C’est ce qu’a déclaré Me Elhadj Diouf ce mercredi. « Le Président Macky Sall sait plus que tous qu’il ne peut candidater pour un troisième mandat. C’est lui-même qui l’a fait écrire dans la constitution », a-t-il déclaré sur Rfm matin.
Il explique que la constitution a bien précisé que nul ne peut effectuer deux mandats consécutifs. « Il a raison de ne pas parler de cette question parce que la constitution s’impose à lui. Wade l’avait écrit, et ne l’a pas respecté. Il s’est battu contre et s’est retrouvé au pouvoir. Puis, il l’a lui-même précisé dans la constitution », rappelle-t-il.

Me El Hadji Diouf: «Celui qui s’agrippe aux grilles du palais doit être abattu»

https://senego.com/-Invité de la matinale Rfm matin, Me El Hadji Diouf n’a pas du tout raté Guy Marius Sagna. Avec le style particulier qu’on lui connait, il se prononçait sur les hausses du prix de l’électricité.

Les hausses de prix

Me El Hadji Diouf a remis sa robe d’avocat pour défendre le président Macky Sall et son régime sur la hausse des prix de l’électricité et de certaines denrées de consommation. « Il faut que les gens arrêtent de profiter de certaines situations. Parce que depuis le Président Senghor, il y a toujours eu des hausses de prix dans ce pays », martèle-t-il.

La faute de Guy 

Il a également tenu à préciser que « c’est faux de dire que Guy Marius a été emprisonné parce qu’il manifestait contre la hausse des prix de l’électricité ». « Il a fait une infraction ». Car ajoute-t-il, « celui qui s’agrippe aux grilles du palais et se bat avec les gardes, doit être abattu. C’est ce qu’en dit le droit et le règlement du palais ».

Ingérence de l’ambassadeur de France: Moustapha Diakhaté «soutient» les gilets jaunes

https://senego.com/-Constant dans sa démarche d’esprit libre, doublé de cette liberté de ton qu’on lui connaît, Moustapha Diakhaté a vivement taclé Philippe Lalliot, l’ambassadeur de France qui a eu récemment l’outrecuidance de se « substituer » aux autorités de la République pour donner des délais par rapport à l’exploitation commerciale du Train Express Régional (TER).

« Le Sénégal doit réagir par un acte fort…. »

Pour l’ancien chef de cabinet du président de la République, le Sénégal doit réagir par un acte fort, suite à la dernière sortie de l’ambassadeur de France au Sénégal, Philippe Lalliot, affirmant que « l’exploitation commerciale du Ter ne saurait être possible en avril ».

L’ambassadeur du Sénégal en France, doit apporter le soutien du peuple Sénégalais aux gilets jaunes

Poursuivant ses propos publiés sur sa page Facebook, Moustapha Diakhaté tonne : « En réponse à la discourtoisie diplomatique de son homologue à Dakar, l’ambassadeur du Sénégal en France doit recevoir les gilets jaunes éborgnés pour leur apporter le soutien fraternel du peuple Sénégalais ».

Détention De Guy Marius: «C’est La France Qui Est Dérangée» Selon Idrissa Diallo

Idrissa Diallo dénonce la détention jugée arbitraire de Guy Marius Sagna. Dans un entretien avec le journal SourceA, le maire de Dalifort soutient que si l’Activiste de Frapp / France dégage n’est pas libéré, c’est seulement parce qu’il dérange la France.
« C’est la France qui est dérangée. Quand Frapp / France Dégage dit que c’est la main de Macron qui est derrière, je dis c’est vrai. Il y a la main de la France dans cette affaire sinon pourquoi, tout le monde a été libéré sauf lui », déclare-t-il.
« Je vais reprendre les propos d’Idrissa Seck contre Macky lorsqu’il disait que la France a ses préfets au Sénégal. Si on regarde aujourd’hui c’est un préfet qui est là pour exécuter les directives de la France sinon rien ne justifie la détention de Guy Marius. Il n’est pas le seul à avoir touché aux grilles mais il a dit « France dégage » et c’est ce qui dérange la France. Et quand la mère France n’est pas contente, les préfets ont des problèmes », ajoute-t-il.

Pape Alé Niang attaque Macky sur «faux» engagements

Dans sa chronique de la semaine Pape Alé Niang revient sur les nombreux engagements en matière de bonne gouvernance du Président Macky Sall jamais respectés. Avant de dénoncer la volonté de l’Etat de nommer désormais le maire de Dakar par décret. Ecoutez !

Le mode de fonctionnement informel de l’État décrié Par Mamadou SY Albert

Le mode de fonctionnement informel de l’État semble avoir pris le dessus sur le mode de fonctionnement formel. Le recrutement dans la Fonction publique, l’accès aux postes de responsabilités nationales, locales et aux marchés publics obéissent désormais plus à des critères informels qu’à des critères administratifs, techniques et professionnels formalisés. L’exécution des grands travaux publics, la mise en œuvre des politiques et la couverture des besoins territoriaux des populations dépendent également d’un marchandage électoraliste très peu soucieux d’un service public de qualité au service des collectivités locales. L’État est devenu au fil de son histoire, le premier acteur de l’informel au Sénégal.
L’expression informelle renvoie assez souvent à tout ce qui relève d’un mode de fonctionnement non formalisé à travers des lois, des règles et des pratiques institutionnalisées. Ce mode de fonctionnement informel a toutefois ses propres mécanismes internes antinomiques à ceux qualifiés de formels. Cet fonctionnement informel a son code de conduite non écrit dans les livres. C’est le cas assurément du secteur du commerce informel au Sénégal. L’activité de commerce est ouverte à tout citoyen qui le désire. L’activité de commerce n’exige à ce titre, aucun diplôme requis, aucune qualification professionnelle préalable à l’exercice du métier de commerçant. On apprend le métier par la pratique sociale. Tout ce mode de fonctionnement repose sur le socle informel : se débrouiller pour fructifier ses produits.
Dans le cas du commerce informel, le prix peut aller du simple au double suivant que le client a une idée approximative du prix réel ou non. Par contre, dans le mode de fonctionnement formel, il existe des lois, des règles et des pratiques. Le formel est par essence encadré par un environnement juridiquement formalisé. C’est le cas par exemple, de l’État, dont la mission centrale est de gérer les affaires de la Cité. La puissance publique est ainsi régie par des lois et des règles définissant son mode de fonctionnement et sa finalité. L’État est certainement l’incarnation suprême du mode formel. C’est tout le contraire de l’informel. Tout au moins sur le plan juridique et administratif. Pourtant, au regard de l’état actuel du mode dominant dans le fonctionnement de l’État de droit, il semble relativement établi que la puissance publique fonctionne plus sous le mode informel que sous le mode formel.
L’État est quasi réduit à une simple boîte d’expression administrative. Le mode de fonctionnement informel semble prendre le dessus sur le mode de fonctionnement formel dans de nombreux domaines de ses services. Le recrutement dans la Fonction publique constitue un exemple-phare, du basculement de l’État dans le fonctionnement informel. L’accès à des postes de responsabilité administrative et politique ne dépend plus d’un diplôme ou de l’expertise professionnelle. Il en est de même des promotions administratives. Tout se joue désormais sous un mode relationnel et d’influence du décideur. Les marchés publics sont eux-aussi soumis à des pratiques en rupture complète avec les pratiques classiques formelles de l’administration publique.
Le gré à gré, l’absence d’appels d’offre, la corruption ont pris une proportion sans précédent au cœur du fonctionnement de l’État et des passations de marchés publics nationaux et locaux. Le mode de fonctionnement informel affecte également les politiques publiques. Les grands travaux de l’État destinés à des terroirs sont mis en œuvre suivant les intérêts des gouvernants locaux et des majorités politiques. Que ces travaux soient des travaux routiers, des projets d’aménagement, d’urbanisation, de santé publique ou de l’éducation, ils obéissent tous ou presque avant tout à la volonté politique fortement soumise aux aléas politiciens.
L’État est de moins en moins au service des populations en souffrance chronique et des priorités lancinantes du développement du Sénégal. La puissance publique est en réalité au service d’une clientèle politique dictant ses choix propres en raison des gains électoraux attendus des investissements publics. Le pire se dessine peut-être à l’horizon. Les agents de l’État recrutés pour des raisons politiciennes, électoralistes constituent les véritables vecteurs principaux de ce mode informel du fonctionnement étatique. Ils finiront à terme par transformer la puissance publique de l’intérieur. Ce risque est déjà lisible à travers de nombreux dysfonctionnements de l’État, les carences notoires dans la gouvernance des affaires publiques et des fautes administratives dans les services publics. L’État informel est devenu au fil de son histoire un réel danger pour l’avenir du Sénégal dans un monde globalisé exigeant de la qualité des ressources humaines et des services publics et privés.

Kédougou: La Douane a saisi 135kg de Cyanure, un produit toxique…

Ce Jeudi, 06 février 2020 à 01h du matin, les agents de la Subdivision des Douanes de Kédougou ont intercepté une livraison de 135kg de Cyanure, renseignent les services des soldats de l’économie.
C’est un produit hautement toxique, utilisé dans les sites d’orpaillage. Selon le rapport de la Douane, le cyanure était conditionné dans des sacs entreposés au fond d’un camion frigorifique.
Une opération ordonnée par le Parquet de Kédougou. Le propriétaire, un burkinabé et le convoyeur, de nationalité sénégalaise, ont été interpelés et mis à la disposition de la Justice.
Selon le rapport, les unités de la Subdivision des Douanes de Kédougou saisissent de plus en plus des produits chimiques tels que le cyanure et le mercure ainsi que des bâtons de dynamite et de mèches d’allumage.
Ce produit est utilisé dans les sites d’exploitation clandestine d’or. Il est nuisible à l’environnement et expose les populations à de graves conséquences de santé, indique le rapport.

AXE LOUGA-DAHRA-TOUBA: La Douane saisit un important lot de faux médicaments d’une valeur de 100 millions F CFA.

https://www.dakaractu.com/-De faux médicaments d’une valeur de près de 100 millions de francs CFA saisis par l’Unité douanière dénommée Groupement polyvalent de Recherches et de Répression de la Fraude basé à Thiès
Le Groupement polyvalent de Recherches et de Répression de la Fraude (GPRRF) a saisi, ce lundi 10 février aux environs de 21 heures deux véhicules remplis de faux médicaments.
L’opération a eu lieu dans le triangle Louga-Dahra-Touba. Lesdits véhicules, l’un de marque Peugeot 504 Pick Up et l’autre de type Mitsubishi en provenance de la Mauritanie avaient à bord d’importantes quantités de faux médicaments et roulaient à vive allure au moment de leur interception.
L’embuscade tendue par les éléments de la Brigade polyvalente n°2 du GPRRF, le dispositif de herses et la détermination de l’escouade ont eu raison des deux véhicules.
Au total, des dizaines de milliers de boites de médicaments de plusieurs natures ont été découvertes dans les véhicules et saisies. L’inventaire et l’estimation réalisés en présence de deux représentants de l’Ordre national des pharmaciens du Sénégal ont donné le résultat suivant :
1-Valeur totale des faux médicaments sur le marché intérieur : 97 759 382 francs CFA ;
2-Valeur des moyens de transports : 7 millions 500 mille francs CFA.
Le Groupement polyvalent de Recherches et de Répression de la Fraude (GPRRF) est une Unité douanière qui a une compétence nationale. Il vient en appoint et en complémentarité avec les autres unités de surveillance disséminées à travers tout le territoire.
Avec cette action,les Douanes sénégalaises marquent leur engagement à accompagner les pouvoirs publics dans leur volonté affirmée de combattre farouchement le crime organisé sous toutes ses formes, e trafic de faux médicaments en particulier.
L’administration de Douanes réaffirme sa détermination à mener avec professionnalisme et abnégation les missions qui lui sont assignées et à ne reculer devant aucune menace, intimidation ou chantage. Elle en appelle à la collaboration des populations de toutes les régions et de toutes les contrées du pays.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 12/02/2020

La suspension des budgets programmes

Une folle rumeur a circulé hier, faisant état de la suspension de l’application du budget programme jusqu’au 1er avril prochain. Que nenni ! « L’As » s’est déambulé dans les arcanes du Ministère des Finances et du Budget pour en avoir le cœur net. En réalité, d’après nos interlocuteurs, il ne s’agit nullement de suspension d’autant plus que la loi des finances 2012 a déjà été votée, mais plutôt de la déconcentration de l’ordonnancement qui a été reportée au 1er avril. En clair, si dans le format budget programme, les ministères deviennent leurs propres ordonnateurs des dépenses, il se trouve que cette disposition n’est pas applicable pour le moment. Ce d’autant que la loi organique validant le projet adoptée le 3 février dernier, devra faire un long circuit, notamment devant le Conseil constitutionnel avant d’être promulguée par le chef de l’Etat. Elle sera suivie de la signature de plusieurs décrets, arrêtés, circulaires et instructions pour fixer les règles de gestion budgétaire de l’Etat, les attributions des nouveaux acteurs, les modalités et procédures de préparation et d’exécution budgétaires, le suivi et l’évaluation des performances et la reddition des comptes. En définitive, Abdoulaye Daouda Diallo reste le seul ordonnateur des budgets jusqu’à cette date fatidique. En somme, on retourne au statu quo le temps de se préparer à mettre en œuvre ce budget programme tant vanté et qui du reste est en train de prouver son efficacité. D’après nos interlocuteurs, le Budget 2010 est déjà exécuté à 18% après seulement plus d’un mois de service. Une bonne performance comparée à l’année écoulée où à cette période, le taux d’engagement était de 21% bien qu’elle fût une année électorale.

Copeol entre dans ses fonds

Le cri de détresse lancé avant-hier dans les colonnes de «L’As» a été payant. D’après des sources dignes de foi, l’Etat a décaissé plus de 4 milliards FCFA en faveur des huiliers dont les 2,6 milliards FCFA pour Copeol. Il s’agit d’une cagnotte émanant du bilan de la campagne agricole de 2017- 2018. Pour celle de 2019, le bilan reste à faire. En revanche, d’après nos sources, l’Etat n’ayant pas subventionné le prix pour la campagne en cours, il n’y aura pas de dette à solder. En tout cas, avec le prix plancher à 210, ce sont les paysans qui se frottent les mains puisque même Sonacos a été obligée de suivre les Chinois dans leur concurrence en payant à plus de 250 francs le kilogramme d’arachide.

Les JOJ de 2022 dans la pointe de Sarène

Le Sénégal est en train de mettre les bouchées doubles pour accueillir les JO en 2022. En visite sur le site de Pointe Sarène où les travaux de construction d’hôtel ont démarré, Alioune Sarr a informé que le groupe espagnol qui dispose d’un espace pour y construire un hôtel va terminer les travaux dans les délais requis. «514 chambres au mois de mars 2021 seront prêtes ; ensuite une deuxième phase sera lancée avant les Jeux Olympiques pour que nous puissions disposer des 1 000 chambres ici à Pointe Sarène», a-t-il informé. En empruntant la route qui mène vers le site, on aperçoit le château d’eau qui doit ravitailler Pointe Sarène. Cette infrastructure qui est en phase de finition permettra au site d’être hors coupure d’eau. Sur les lieux, les ouvriers sont en train de se donner corps et âme pour respecter les délais. Ragaillardi par l’état d’avancement des travaux, le ministre du Tourisme invite les autres promoteurs «à s’inspirer du groupe RIO qui a débuté les travaux. Ils vont respecter le délai de 12 mois. L’ensemble des promoteurs qui ont bénéficié de protocoles auprès de la SAPCO, je les encourage à faire de même dans le cadre de ces investissements que nous suivons pour les grands évènements parce que le Sénégal va accueillir les Jeux Olympiques », soutient Alioune Sarr. Pour développer le tourisme local, le ministre informe que des mesures sont prises afin de rénover plusieurs aéroports dans les autres régions.

Bentaleb Sow retourne à la barre

La Bceao ne lâche pas l’affaire du billet de banque brûlé en 2017 lors d’une marche anti-Franc Cfa. En effet, le co-coordonnateur du collectif «Noo Lank» et membre du mouvement Frapp France Dégage, Bentaleb Sow sera le 24 février prochain à la barre de la Cour d’appel de Dakar. Interpellé sur son procès après sa relaxe en première instance, Bentaleb Sow dénonce un acharnement de la Bceao sur sa personne. Il estime que leur acte était symbolique et non répréhensible avant d’exprimer toute sa confiance à la justice. «Nous pensons que la justice fera son travail et nous rentrerons tranquillement chez nous avec une victoire encore une fois», dit-il. Il faut souligner qu’il doit comparaitre en compagnie de Kémi Séba qui avait brûlé un billet de 5.000 Fcfa. Expulsé du territoire sénégalais, ce dernier a obtenu une dérogation pour venir se présenter devant les juges.

Colère des jeunes de Fatick

 A Fatick, les jeunes conducteurs de motos jakarata ne décolèrent toujours pas. Ils ont repris les manifestations dès l’annonce de l’arrivée de la dépouille mortelle de Lamine Koita qui était à Dakar pour les besoins de l’autopsie. Elle se trouve présentement à l’hôpital régional de Fatick. Le climat est toujours très tendu. Les jeunes multiplient les manifs paralysant ainsi toutes les activités de la commune. D’ailleurs, le gouverneur de la région a décidé de reporter les réunions du Comité Régional de Développement (Crd) et les ateliers de la semaine.

Rectificatif

Restons à la manifestation violente des conducteurs de motos jakarta de Fatick à la suite du décès de Lamine Koita. Nous avons écrit par méprise dans l’édition d’hier que le jeune conducteur de Jakarta est décédé au commissariat de Police. En fait, les policiers n’avaient pu fouiller que deux jeunes, les deux autres avaient pris la tangente. Les autorités policières soutiennent que Lamine Koïta n’a pas été violenté. «L’As» présente ses excuses à la Police et aux lecteurs.

Mort du jeune Koita: L’autopsie disculpe la Police

https://www.rewmi.com/La Police n’a pas tué Amadou Lamine Koita. Selon les résultats de l’autopsie effectuée à l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, le jeune conducteur de moto taxi est décédé d’une mort naturelle à la suite d’une ‘’cardiopathie volontaire et ischémique décompensée ». « Il y a absence de signe traumatique et de trace de violences », note également l’autopsie

MOUHAMED HABIBOU GUEYE ET OLIVIER BRICE SYLVAIN A REBEUSS

https://www.rewmi.com/Mouhamed Habibou Guèye vient d’être placé sous mandat de dépôt. Il va être acheminé à Rebeuss où il attendra son procès.
Il a été inculpé pour viol sur mineurs âgés de moins de 13 ans, pédophilie, détournement de mineurs, actes contre nature et charlatanisme.
Idem pour Olivier Brice Sylvain. En effet, le responsable de la Cellule performance de l’As Dakar Sacré-Cœur, soupçonné d’avoir abusé de joueurs mineurs, a été aussi écroué par le Doyen des juges.

LE FRANC CFA OU LE CHAOS ? PAR MAKHTAR DIOUF

D’éminents économistes africains et français ont attiré l’attention sur le franc Cfa avec des éclairages pertinents. Mais bon nombre d’Africains francophones sont sceptiques, résistants au changement, pensant que le franc Cfa est la panacée, et que les pays africains de la zone franc (pazf) sont incapables de prendre en mains leur destinée monétaire. Sans le franc Cfa, ce sera le chaos. Ils sont comme cet esclave dont parlait Cheikh Anta Diop : libéré par son maître, il va jusqu’à la porte, puis revient ; il ne sait pas où aller, il a perdu tout repère, toute idée d’émancipation, pensant que la servitude est sa condition naturelle.
Par conséquent, le devoir d’information et de sensibilisation doit continuer. Commençons par attirer l’attention sur l’historique du franc Cfa, dans ses aspects techniques, mais d’abord dans son côté crapuleux jonché de délits et de crimes, pour voir qui y tenait vraiment et pourquoi.
La face crapuleuse de l’historique du franc Cfa
Deux présidents français pourtant assez différents, le général de Gaulle et Nicolas Sarkozy ont fait du franc Cfa un cactus : qui s’y frotte s’y pique. Comme le montrent les exemples suivants.

Guinée : Faux monnayage contre Sékou Touré

Lorsque Sékou Touré proclame l’indépendance de la Guinée en 1958 et sort de la zone franc en 1960 pour créer le franc guinéen devenu syli, il devient pour de Gaulle l’homme à abattre. Le témoignage nous vient d’un de ses hommes de main pour les affaires africaines, surnommé « ministre de l’Afrique », Maurice Robert, un des piliers de la Françafrique, moins connu que Jacques Foccart dont il est un proche collaborateur. Il est chargé du secteur Afrique du Sdece (Service de documentation extérieure d’espionnage et de contre-espionnage).
En 2004, un an avant sa mort, il libère sa conscience en publiant un ouvrage (Entretiens avec Jacques Arnault) intitulé Maurice Robert, ministre de l’Afrique. Voici ce qu’il écrit sur leurs rapports avec Sékou Touré :
Nous devions déstabiliser Sékou Touré, le rendre vulnérable, impopulaire et faciliter la prise du pouvoir par l’opposition… Parmi ces actions de déstabilisation, je peux citer l’opération “Persil”, par exemple, qui a consisté à introduire dans le pays une grande quantité de faux billets de banque guinéens dans le but de déséquilibrer l’économie… Cette méthode du faux monnayage est en revanche redoutablement efficace : les billets (fabriqués en France), de très bonne qualité, font tabac à Conakry, où le climat humide détériore la monnaie (guinéenne) imprimée à Prague, et inondent le marché guinéen. Cette phase de l’opération ‘’Persil’’ est un succès, ce qui ne fut pas le cas des autres.
Les ‘’autres cas’’, c’est l’armement et l’entraînement de mercenaires pour faire tomber Sékou Touré, comme l’écrit Maurice Robert, ajoutant que sa liquidation physique avait même été envisagée. Le faux monnayage est un délit contre lequel  la police internationale Interpol a été créée en 1923. De Gaulle s’y est livré pour défendre son franc  Cfa.

Togo : Sylvanus Olympio assassiné

Sylvanus Olympio n’a pas le profil du « président africain ami de la France ». Par ses origines lointaines (Brésil, Nigéria). Par sa formation : diplômé de London School of Economics and Political Science, ancien cadre de la multinationale Unilever. Il est polyglotte : anglais, français, allemand (né à Lomé sous l’occupation allemande).
En mai 1960 il déclare à l’Agence France Presse : « Je vais faire mon possible pour que mon pays se passe de la France». Selon Maurice Robert, à l’Elysée, Olympio est considéré comme plus dangereux que Sékou Touré. Début janvier 1963 il décide de quitter la zone franc pour créer une monnaie togolaise indexée au deutchmark allemand. Le 13 de ce mois il est criblé de balles à 7 h du matin, alors que la radio France Inter a annoncé sa mort une heure plus tôt. Selon le vétéran togolais GoodwinTeteh, il a été tué par des militaires français. L’ambassadeur de France au Togo Henri Mazoyer avait demandé à un légionnaire français Gnassingbé Eyadéma (futur président) d’endosser le crime contre paiement de 300 000 francs, une fortune à l’époque.

Mali : coup d’Etat contre Modibo Keita

Au Mali, le président Modibo Keita quitte la zone franc en 1962 et crée une monnaie nationale. En 1968, il est renversé par un coup d’Etat qui installe au pouvoir un autre ancien légionnaire de l’armée française Moussa Traoré qui fait revenir le Mali dans la zone franc. Modibo Keita meurt en détention en 1977 dans des conditions non élucidées.

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo enlevé et déporté

A la suite des élections controversées de 2010 en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo au pouvoir se voit refuser les caisses de la BCEAO pour les besoins de son administration. Il décide de quitter la zone franc et de créer une monnaie ivoirienne, ce qui aurait sonné le glas du franc Cfa. Aussitôt le 3 avril 2011, Sarkozy lui envoie son armée pour l’enlever et le déporter aux Pays-Bas (Cour pénale internationale). Il installe au pouvoir A. Ouattara, ancien cadre du FMI, ancien sous-gouverneur puis gouverneur de la BCEAO, intégriste du franc Cfa.

Libye : Khadafi assassiné

Le journaliste américain Sydney Blumenthal est le conseiller technique de Hilary Clinton,  ministre des affaires étrangères (Secretary of State) sous l’administration Obama 2009 – 2013. Il envoie à celle-ci secrètement par courrier électronique privé ‘’email’’ (ce qui est illégal) plus de 3000 mémos. En 2015, la justice américaine découvre l’affaire qui fait scandale (Hilary emailgate). Un de ces mémos du 2 avril 2011 révèle les véritables raisons de l’intervention française en Libye sur ordre de Sarkozy et de l’assassinat de Khadafi le 20 octobre 2011 :
Selon des sources autorisées, Khadafi disposait d’une masse de 143 tonnes d’or et du même montant d’argent équivalent à plus de 7 milliards de dollars qu’il comptait utiliser pour créer une monnaie africaine qui aurait entre autres été une alternative au franc Cfa. C’est lorsque Sarkozy a été informé de ce plan par ses services de renseignement qu’il a déclenché l’attaque en Libye en soutien des rebelles. Il déclare alors que Khadafi est une menace pour la sécurité financière du monde et que la France a décidé d’assumer son rôle devant l’histoire.
Cette monnaie africaine devait aussi « mettre fin à la tyrannie du dollar, monnaie de compte du pétrole » et c’est Hilary Clinton de mèche avec Sarkozy qui a persuadé Obama d’intervenir aussi en Libye avec le mensonge amplement médiatisé d’action humanitaire contre Khadafi qui allait massacrer son peuple.
Pourquoi diantre cet acharnement de gouvernements français à défendre le franc Cfa jusqu’au crime ? Quel est le mobile du crime ? Et si François Mitterrand avait été mis sur une piste ? Dans un ouvrage de 1957 Présence française et abandon, l’ancien ministre des colonies (1950-51), écrivait : « Sans l’Afrique il n’y aura pas d’Histoire de France au 21ème siècle … Déjà la France sait combien l’Afrique lui est nécessaire » (p. 237).

Dans l’antre du franc Cfa

Pour pénétrer l’antre du franc Cfa, sans risque d’erreur ou de subjectivisme, prenons comme boussole deux ouvrages écrits par des Français ardents défenseurs de la zone franc :  Bernard Vinay, ancien gouverneur de la Banque  des Etats d’Afrique centrale, auteur de Zone franc et coopération monétaire, Ministère de la coopération, 1980 ; Patrick et Sylviane Guillaumont, professeurs d’Economie à l’université de Clermont-Ferrand, consultants des autorités monétaires françaises, auteurs de Zone franc et développement africain, 1984.
Bernard Vinay dit d’emblée que « la zone franc est une organisation unique au monde » (p.3) et qu’elle repose sur trois principes : parité du franc Cfa avec le franc français en libre convertibilité ; centralisation des devises africaines (réserves de change) au Trésor français avec garantie du franc Cfa ; libre circulation des capitaux. Le pivot de la zone franc est la centralisation des devises. C’est pour cela que la zone franc a été créée en 1939 par la France avec toutes ses colonies d’Afrique et d’Indochine pour se constituer un fonds de guerre.

Compte d’opérations et Garantie de la France

Selon B. Vinay « la France s’engage à fournir sur simple demande des francs français avec lesquels les agents économiques des pays partenaires pourront, soit régler leurs achats de biens et services,  soit acquérir sur le marché des changes de Paris toutes les devises dont ils pourraient avoir besoin… »

Que deviennent les devises des pays africains au Trésor français ? :

Les conventions que les banques centrales (de la zone franc) ont passées avec le Trésor français leur font obligation de centraliser toutes leurs ressources de change en francs français dans les ‘’ comptes d’opérations’’ que cet organisme leur a ouverts … La Banque de France devait se porter acheteur de la monnaie dont le cours en francs français risquait en fonction d’un excédent des demandes sur les offres de dépasser la limite haute. Dans ces conditions les opérations de change sur le marché des changes de Paris pouvaient conduire la Banque de France à intervenir et éventuellement à accumuler des ressources de change provenant de cessions par des agents économiques des pays partenaires de la zone franc (p.225).
Cela signifie que les devises africaines au Trésor français sont converties en francs français pour soutenir le cours du franc français au jour le jour, contribuant ainsi, autant que possible, à la stabilité de cette monnaie.
Rappelons qu’en juillet 1944, 44 pays se réunissent à Bretton-Woods aux Etats-Unis pour se pencher sur l’instabilité monétaire. Le FMI et la Banque mondiale sont créés. Une autre mesure prise est la fin de l’étalon-or (émission de monnaie gagée sur l’or). Les Américains dont l’économie n’a pas été affectée par la guerre qui a eu lieu en Europe ont l’économie la plus puissante et peuvent imposer le dollar comme gage de toute émission monétaire. C’est l’avènement du ‘’gold exchange standard’’ (étalon change or) : l’émission du dollar est gagée sur l’or, et l’émission des autres monnaies est gagée sur le dollar jugé aussi bon que l’or (« as good as gold »), à un taux fixe autour d’une marge de fluctuation de plus ou moins 1 pour cent (passé à plus ou moins 2,25 pour cent). Ces monnaies doivent être soutenues sur le marché des changes par des opérations d’achats et de ventes de devises pour rester dans ces limites afin d’éviter la dévaluation.
Pierre Mendès-France représentant français à la réunion de 1944 signe l’accord, mais de Gaulle ne le ratifie qu’un an après, le 26 décembre 1945, après avoir la veille (25 décembre) créé le franc Cfa. Bizarre, non ?

La garantie a-t-elle été effective ?

Suivons B. Vinay : « La garantie est virtuelle aussi longtemps que les instituts d’émission (africains) disposent de réserves (p. 116) … Lorsque les pays de la zone franc disposent de réserves de change, cette garantie est purement nominale puisqu’elle n’est pas mise à contribution » (p.117).
P et S Guillaumont présentent l’évolution des avoirs extérieurs des pays de l’UEMOA (p. 68 – 69) : de 1963 à 1979 ils ont été créditeurs et en progression. Et ils écrivent : « Lorsque le solde est positif, il constitue un gain de devises pour la France (p. 57) ».
Lorsque le solde du compte d’opérations des pays de l’UEMOA devient négatif en 1979, la France s’écarte pour faire passage au FMI qui intervient pour la première fois dans ces pays avec des financements assortis de conditionnalités : les programmes d’ajustement structurel. P et S Guillaumont en rendent ainsi compte : « La conditionnalité du FMI modérait les risques que pouvait faire courir à la France l’automaticité du recours au compte d’opérations » (p. 209).
Quels risques pour la France ? Pour une fois qu’il lui est donnée l’occasion de faire jouer sa garantie, elle se décharge sur le FMI. (C’est la France qui en 1962 avait parrainé l’admission de ses anciennes colonies au FMI). S’il est vrai que les avoirs extérieurs des pazf n’ont jamais atteint 10 pour cent des avoirs extérieurs français, la Banque de France  les utilisait tout de même sur le marché des changes pour soutenir le cours du franc français. Autre mise à contribution des pazf. En 1940, les Allemands occupent Paris, et les autorités françaises pour sauvegarder les lingots d’or de la Banque de France en transfèrent une partie sur l’axe Dakar-Thiès-Kayes.

Franc Cfa et développement 

L’argument sempiternellement avancé pour le franc Cfa est la stabilité. Quelle stabilité ? Sûrement pas politique, au regard du record détenu de coups d’Etat. Au plan économique, dans l’UEMOA a, 6 pays sur 8 sont classés PMA (pays moins avancés). La stabilité se réduit en fait à l’octroi de crédits au compte-gouttes aux économies africaines, pour soi-disant éviter l’inflation.
Lisons B. Vinay : Les politiques de crédit expansionnistes sont généralement inadaptées dans ces pays. Les structures de production sont insuffisamment diversifiées, et en tout état de cause manquent d’élasticité : elles ne sont pas prêtes à répondre à une croissance rapide de la demande provoquée par le développement du crédit. Un développement rapide du crédit est de ce fait plus enclin sur le plan intérieur à peser sur les prix qu’à générer l’activité (p. 95).
Autrement dit, il faut laisser les pays africains dans le statu quo du sous-développement. Il ajoute : « Les banques centrales de la zone franc ont pendant longtemps fixé des taux d’intérêt parmi les plus bas du monde » (p.98). Une bonne manière d’encourager la fuite de capitaux vers des sites plus rémunérateurs.
Le cheminement avec le franc Cfa a été parsemé d’autres embûches non favorables au développement. Par exemple, les entreprises françaises ont longtemps disposé d’un quasi-monopole sur les importations de produits manufacturés des pazf. Avec l’osmose entre le franc français et le franc Cfa, traiter avec un fournisseur français, c’est comme aller faire ses courses au marché du quartier. Alors que son concurrent allemand peut être plus compétitif en prix et qualité, mais éloigné par les complexités de change monétaire, et aussi la langue.  Les dévaluations du franc français, 8 fois depuis 1948, compte tenu de la parité fixe avec le franc Cfa, ont entraîné des pertes importantes pour les pazf. Surtout au niveau de la dette contractée en d’autres devises. Des milliards de francs sont ainsi partis en fumée.
Il n’est pas étonnant que le franc Cfa n’ait pas contribué au développement des pazf. Les derniers Rapports 2018 et 2019 sur l’Indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement sont accablants. Les 8 pays de l’UEMOA figurent tous dans le peloton de queue, derrière le Cap Vert et la Mauritanie, pays hors zone franc. L’indice de développement humain prend en compte le revenu par tête, mais aussi les indicateurs d’éducation et de santé. Parmi les 12 premiers pays africains figure un seul de la zone franc, le Gabon classé 7ème grâce à son revenu par tête généré par d’importants pétrodollars et une faible population d’un peu plus de 2 millions d’habitants.
Les obstacles au développement des pays africains de la zone franc sont certes nombreux. Mais le franc Cfa en est un. « Le sort de l’homme se joue sur la monnaie », écrivait Jacques Rueff, conseiller monétaire du général de Gaulle, dans L’âge de l’inflation (1963).

Quand la France lâche du lest

L’appartenance à la zone franc autorisait à faire fi de la souveraineté des membres africains. Comme le dit B. Vinay :
Jusqu’en 1973, les gouverneurs généraux des banques centrales étaient désignés par le gouvernement français (p. 126). Après l’africanisation des postes de direction, un accord entre la France et les pays membres stipule que  deux administrateurs désignés par le gouvernement français participent au conseil d’administration de la BCEAO dans les mêmes conditions et avec les mêmes attributions que les administrateurs désignés par les Etats membres  (p.127)…  Il est des circonstances où les décisions des conseils d’administration ne peuvent être prises qu’avec l’appui effectif de la représentation française »  (p. 129).
La sortie de Madagascar et de la Mauritanie en 1973 n’a pas été sans effet sur les mesures de concession partielle de souveraineté qui allaient suivre. Sans doute pour ne pas donner des idées à d’autres. Le premier Africain gouverneur de la BCEAO est nommé en 1974, et en 1977-78 le siège est transféré de Paris à Dakar.
L’année 2019 a été marquée par des attaques sans précédent contre le franc Cfa : manifestations, écrits documentés d’intellectuels africains appuyés par des démocrates français, accusations de responsables politiques italiens contre la France dans sa politique avec les pays africains … La coupe était devenue trop pleine. Ce qui a conduit au projet de remplacer le franc Cfa par l’éco, avec comme principales mesures la fin de la détention des réserves de change de l’UEMOA en France et de la représentation française dans la BCEAO.

Du franc Cfa à l’éco

Le projet éco court-circuite le projet initial de dirigeants africains de la sous-région consistant à procéder en deux étapes : dans un premier temps, au niveau de l’UEMOA remplacer le franc Cfa par une monnaie indépendante, adopter une monnaie commune entre les pays à monnaies autonomes, pour dans un second temps fusionner les deux monnaies dans le cadre de la Cedeao, à l’horizon 2005.
Les pays de la Cedeao hors zone franc ont été pris de court par l’initiative éco. Dans l’immédiat, les pays Uemoa doivent lancer leur expérience de monnaie autonome, quitte à ce que des pays de la Cedeao viennent y adhérer par la suite individuellement.

Pour une monnaie ouest-africaine non-Cfa

Faut-il brûler le palais présidentiel de Dakar parce qu’il a été la résidence des gouverneurs de l’AOF ? Personne n’y pense. Gardons notre BCEAO, expurgée de ses scories coloniales, pour mener notre première expérience de monnaie commune indépendante.

Quid des critères de convergence ?

Les critères de convergence (CDC) sont des normes présentées comme devant être respectées par chacun des pays engagés dans une expérience de monnaie commune : taux d’inflation, taux de déficit budgétaire, taux d’endettement, à ne pas dépasser. Le traité de Maastricht de 1992 instituant l’Union européenne en remplacement de la Communauté économique européenne incorpore les CDC sur conseil de l’économiste canadien Robert Mundell, théoricien de la zone monétaire optimale.
Cependant, au moment de lancer la monnaie commune euro en janvier 2000, la moitié des pays membres ne remplit pas les exigences des CDC. Mais il faut faire vite et on ferme les yeux. La marche de l’euro est par la suite truffée de manipulations et maquillages de statistiques par certains membres pour se conformer aux CDC.
Il est certes préférable dans une zone monétaire que chaque économie  fonctionne avec une bonne maîtrise de l’inflation, du déficit budgétaire, de l’endettement …, pour éviter de grandes disparités.  Mais il n’y a pas lieu de faire des critères de convergence une obsession, de s’y focaliser au point de bloquer l’avènement de monnaies communes africaines. Depuis les années 1960, l’inflation est devenue le cauchemar des pays occidentaux. La lutte contre l’inflation est ainsi le premier objectif de politique économique dans ces pays développés. Cet objectif, quelle que soit son importance, peut-il constituer la priorité des priorités dans des pays africains qui cherchent à se développer ?

Mythe autour de la convertibilité

Certains Africains se confortent dans la possibilité de pouvoir convertir leurs francs Cfa en d’autres monnaies. Encore que cette convertibilité soit limitée, même entre le franc Cfa d’Afrique de l’Ouest et celui d’Afrique centrale. Il existe actuellement dans le monde 180 monnaies différentes, dont 18 totalement convertibles sans restriction, le reste étant constitué par des monnaies partiellement convertibles et des monnaies non convertibles. Ce sont les gouvernements et leurs banques centrales qui chaque année décident du degré de convertibilité de leurs monnaies, tenus d’en informer le FMI.
Les monnaies classées les plus convertibles (dollar US, euro, franc suisse, livre sterling, yen japonais) sont certes celles de grandes puissances économiques. Mais la monnaie du Kenya, le shilling, est totalement convertible, alors que le réal, monnaie du Brésil émergent, n’est que partiellement convertible. Pourtant le produit intérieur brut du Brésil fait 27 fois celui du Kenya, et le revenu par tête d’habitant 4,5 fois (chiffres 2019). En Chine, il a été décidé que la monnaie le renminbi (unité de compte yuan) ne soit que partiellement convertible.
Ce n’est pas la monnaie qui fait elle-même sa convertibilité. C’est le gouvernement qui en décide. Il n’existe aucun critère unanimement établi pour conférer la convertibilité à une monnaie. On aurait tort de penser que la convertibilité, même limitée, du franc Cfa est un gage de monnaie forte qu’il serait aventureux d’abandonner.

Atouts d’une monnaie UEMOA non-Cfa

Les pays de l’UEMOA sont parfaitement en mesure de battre leur monnaie par la BCEAO sans ingérence de la France. Ce ne sont pas les atouts qui manquent.
(1)Selon le ‘’Rapport sur la politique monétaire de l’UEMOA, BCEAO, juin 2019’’, le montant des réserves de change est de 8 874,5 milliards francs Cfa en mars 2019, soit un taux de couverture de l’émission monétaire de 77,1 pour cent et près de 5 mois d’importations de biens et services. Ce qui est bien suffisant pour émettre une monnaie solide et crédible.
(2)Un facteur important d’une expérience monétaire est l’indépendance de la banque centrale. Une banque centrale commune à un groupe d’Etats est une garantie. Elle ne peut être manipulée par un seul Etat jusqu’à déclencher une spirale inflationniste.
(3)La BCEAO dispose d’une quarantaine d’années d’expérience en sol africain. Les banques centrales des pays africains à monnaies autonomes n’avaient pas une telle expérience en matière de gestion monétaire au moment de s’affranchir de la tutelle monétaire coloniale. Pourtant, par  leurs performances économiques ces pays  n’ont rien à envier aux pazf.
(4)La monnaie commune non-Cfa  ne risque pas d’être perturbée par le voisinage avec les monnaies inconvertibles des pays frontaliers. L’insularité géographique a été un facteur non négligeable de la réussite monétaire du Cap Vert, à la différence de la Guinée-Bissau qui a fini par adopter le franc Cfa.
Le gouverneur de la banque centrale de Mauritanie dans une interview à ‘’La Tribune Afrique’’ en juillet 2018 déclarait : « Nous avons quitté le Franc Cfa et nous ne le regrettons pas ». Il ajoutait que l’inflation y est bien maîtrisée autour de 3 pour cent. Lorsque la Mauritanie crée sa propre monnaie (ouguiya) en 1973, ses avoirs extérieurs au Trésor français ne sont que de 3. 136 millions  francs Cfa, le montant de loin le plus faible des membres de la  BCEAO où le montant total est de 72.192 millions francs Cfa, soit 4 pour cent seulement.
Ce que le Cap Vert et la Mauritanie ont fait individuellement, pourquoi les 8 pays de l’UEMOA ne peuvent pas le faire, et en mieux, avec une banque centrale commune indépendante des Etats et sans tutelle extérieure ? Les citoyens de cette zone monétaire peuvent se rassurer. Il n’y a pas péril en la demeure.
Mais il ne faut pas se faire d’illusions. Une nouvelle monnaie n’a jamais et nulle part été plébiscitée par les populations. Dans l’Union européenne, les Suédois et les Danois ont par référendum rejeté l’adhésion à l’euro. Pour les Britanniques, il n’était pas question d’abandonner la livre sterling. L’euro a tardé à être accepté et a encore ses détracteurs. Il en sera de même avec la nouvelle monnaie non-Cfa.
L’appréhension des populations à l’égard d’une nouvelle monnaie a surtout prévalu tant que la masse monétaire était constituée pour l’essentiel par la monnaie liquide dite fiduciaire (billets et pièces métalliques). Cette inquiétude peut être dissipée en partie avec l’avènement de la monnaie électronique qui permet les transactions (paiement de factures, envois d’argent, achats sur Internet… etc.) sans contact physique avec des signes monétaires.
Pour plus d’indépendance, la nouvelle monnaie non-Cfa, peu importe le nom à lui donner, devra être indexée à un panier de monnaies et non au seul euro. Cela évitera en tout cas à la nouvelle BCEAO d’être présentée comme la Banque centrale européenne en Afrique de l’Ouest.
NB.  Cfa : Colonies françaises d’Afrique, puis Communauté financière africaine. Cette étude a été limitée à la zone franc Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo).

GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE–1 321 CAS RÉPERTORIÉS ENTRE OCTOBRE 2018 ET JUILLET 2019

NETTALI. COM – Les grossesses et les mariages précoces gagnent du terrain en milieu scolaire. L’observatoires de la vulnérabilité à la déperdition scolaire (Ovds) dit avoir répertorié 1 321 cas entre octobre 2018 et juillet 2019 dans 1 264 établissements (Cem et lycées).
1 321. C’est le nombre de cas de grossesse d’adolescentes âgées entre 12 et 19 recensés, durant la période allant du 15 octobre 2018 au 31 juillet 2019. Ce chiffre est avancé par le rapport des observatoires sur les grossesses chez les adolescentes en milieu scolaire, réalisé par le Groupe d’enseignement sur l’étude de la population (Geep) avec l’appui du Fnuap
Le recensement a été effectué dans 1 264 établissements (Cem et lycées) sur un total de 1 356. Les cas de grossesse ont été recensés dans 563 établissements.
Le rapport indique qu’une hausse a été constatée par rapport à l’année 2018 durant laquelle 1 222 cas de grossesse avaient été enregistrés, entre 12 et 19 ans, dans 427 établissements, soit un pourcentage de 31,48 % sur les 1 356 notés en 2019.
Cette hausse s’explique, selon le rapport, par une augmentation des cas dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor, Matam, Louga, Kaffrine et Kédougou. Par contre, pour ce qui concerne les régions de Kolda, Kaolack, Diourbel, Thiès et Saint-Louis, une baisse a été notée.
L’étude révèle que 77,97 % des cas de grossesse sont intervenus entre 12 et 18 ans. Les cas avant 15 ans sont de 25,59 %. C’est à Kédougou où l’on note le taux le plus élevé de cas de grossesse intervenus à cet âge, avec 60 %.
Le rapport note que 73,6% dans des cas de grossesses sont survenus dans le premier cycle, c’est-à-dire entre la 6ème et la 3ème contre 26,34% dans le second cycle. 51,55 % des cas de grossesse concernent des filles qui ne sont pas dans les liens du mariage, contre 48,45 % de filles mariées.

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