Revue de Presse du Mardi 11 Fevrier 2020

Unes de la presse du ardi 11 Fevrier 2020
Unes de la presse du ardi 11 Fevrier 2020

LE NIGERIA DEMANDE UN REPORT DU LANCEMENT DE L’ECO

AFP  |   Le Nigeria a demandé lundi un report du lancement de l’eco, monnaie unique ouest-africaine, prévu théoriquement cette année.
« La position du Nigeria sur l’eco est que les critères de convergence (entre Etats) n’ont pas été atteints par la majorité des pays » devant adopter cette monnaie commune, a indiqué la présidence nigeriane sur son compte Twitter.
« Il doit par conséquent y avoir un report du lancement de la monnaie unique », ajoute-t-elle.
Les quinze pays membres de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédeao), dont le Nigeria est membre, avaient indiqué l’an dernier qu’ils souhaitaient lancer l’eco en 2020, après bientôt trente de débats.
Mais fin décembre, huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’eco et de rompre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l’euro.
L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d’une visite de son homologue français Emmanuel Macron au lendemain d’un sommet de la Cédeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet.
Le Nigeria et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment anglophones, avaient deux semaines plus tard dénoncé cette décision de remplacer le franc CFA par l’eco, affirmant qu’elle n’était « pas conforme » au programme adopté récemment par l’ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique.

Bp s’adjuge le gaz du GTA

http://www.dakarmatin.com/-Le Sénégal et la Mauritanie ont porté leur choix sur BP Gas Marketing (BPGM) pour l’achat et la vente du Gaz Naturel Liquéfié de la phase 1 du champ gazier Grand Tortue GTA.
C’est dans ce cadre que les ministres en charge des hydrocarbures de la Mauritanie et du Sénégal, les compagnies pétrolières contractantes et BP Gas Marketing (BPGM), adjudicataire de l’appel d’offres international, vont signer le contrat aujourd’hui à Dakar.
Ce champ gazier de GTA, à cheval entre le Sénégal etla Mauritanie, sera développé en 3 phases. La première phase pour laquelle intervient cette signature de contrat produira au total environ 2,5 millions de tonnes par an (mtpa) de gaz naturel liquéfié (GNL) pour l’exportation et 70 millions de pieds cubes par jour de gaz (environ 500 MW électrique) pour les deux marchés domestiques.
Ces quantités sont équitablement partagées entre les deux pays selon les conditions fixées par l’Accord de Coopération Inter-Etats. Après la signature du contrat, les parties vont continuer à travailler sur les différentes procédures nécessaires à l’opérationnalisation du SPA

 Ndayane: Le Port Cédé À DP World Pour 1000 Milliards

https://www.xibaaru.sn/-Dans une série de publications, le président du groupe et chef de la direction de DP World, le sultan Ahmed bin Sulayem, a fait un point succinct de son tête-à-tête avec le président du Sénégal, Macky Sall, à Abu Dhabi le vendredi 7 février 2020.
« Nous avons discuté des grands progrès de l’économie sénégalaise et du rôle de DP World dans le développement du port et de la zone économique qui desservira l’Afrique de l’Ouest. »
« Nous avons convenu de faire avancer la construction du nouveau port ainsi que la zone économique qui servira de grand agrégateur de fret », a ajouté Ahmed bin Sulayem, indiquant que cette infrastructure deviendra « une plaque tournante pour les exportateurs et importateurs africains, générant ainsi de la valeur pour le Sénégal et les économies de la région ».
En octobre dernier, le président Macky Sall a demandé au ministre des Finances et du Budget d’engager toutes les diligences nécessaires à la mise à disposition effective de l’assiette foncière intégrale requise par le développeur, DP World.
Le futur port multifonctionnel sera construit à Ndayane, village situé sur la Petite-Côte au sud de Dakar. S’étendant sur 600 hectares, il serait selon des indiscrétions, une réplique du port Jebel Ali de Dubaï. D’après le ministère sénégalais de la Pêche et de l’Économie maritime, le plan d’investissement de ce projet est de l’ordre de 1 000 milliards FCFA ( $1,5 milliard).
Ndayane sera un port en eau profonde de 18 mètres de profondeur, et l’un des plus grands en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il pourra, à terme, recevoir des post-Panamax, c’est-à-dire des porte-conteneurs qui pourront venir avec 10 000 conteneurs, explique-t-on au ministère. Il offrira une forte opportunité de connexion à la Zone économique spéciale intégrée, tout en bénéficiant de la proximité de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar (AIBD).
A sa mise en service, cette plateforme servira d’alternative au port de Dakar qui capte actuellement 95 % des échanges commerciaux du Sénégal.Rewmi

Baisse de la production de phosphates

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–Le cumul de la production de phosphate du Sénégal durant les 11 premiers mois de 2019 a connu une légère baisse de 1,8% comparé à la même période de l’année 2018, a appris APA lundi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette production est passée de 1,644 million de tonnes en 2018 à 1,615 million de tonnes un an plus tard, soit un repli de 29.000 tonnes en valeur absolue. Cependant, en variation mensuelle, la production de phosphate a enregistré une hausse de 4,3% avec une réalisation qui se situe à 170.000 tonnes en novembre 2019 contre 163.000 tonnes au mois d’octobre 2019.
Concernant la production de phosphate de chaux, l’ANSD a relevé une forte chute de 31,3% en variation annuelle à 643.900 tonnes contre 917.200 tonnes à fin novembre 2018. Il faut souligner que depuis le mois de septembre 2019, aucune production de phosphate de chaux ni d’attapulgite n’a été enregistrée.
En variation annuelle, la production d’attapulgite a également chuté de 31,2% à 117.100 tonnes contre 170.200 tonnes un an auparavant.
Par contre concernant la production de sel marin iodé, la production a enregistré une hausse de 15,6% avec une réalisation se situant à 260.700 tonnes contre 225.400 tonnes à fin novembre 2018.
En revanche, en variation mensuelle, la production de sel marin iodé a chuté de 12,3% à 20.800 tonnes en novembre 2019 contre 23.700 tonnes en octobre 2019.MS/te/APA

LE DÉFICIT COMMERCIAL S’EST CREUSÉ DE 16, 8 MILLIARDS DE FRANCS EN DÉCEMBRE (ANSD)

Dakar, 10 fév (APS) – Le Sénégal a accentué son déficit commercial de 16, 8 milliards de francs en décembre 2019 avec un solde négatif ayant atteint 234, 2 milliards de francs, contre 217, 4 milliards le mois précédent, a annoncé l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’Le solde commercial s’est établi à -234,2 milliards de FCFA en décembre 2019 contre -217,4 milliards de FCFA au mois précédent’’, a notamment souligné la structure dans son Bulletin des statistiques du commerce extérieur.
Le document rendu public lundi impute cette détérioration au renforcement du déficit vis-à-vis du Danemark (-32,4 milliards de FCFA contre -4,3 milliards de FCFA au mois précédent) et des Emirats Arabes Unis (-8,4 milliards de FCFA contre -5,1 milliards de FCFA) et le déficit vis-à-vis du Nigéria (-35,3 milliards de FCFA contre +0,7 milliard de FCFA).
L’ANSD note cependant une atténuation de cette tendance par la réduction du déficit vis-à-vis de la Chine (-2,8 milliards de FCFA contre -29,2 milliards de FCFA au mois précédent) et des Pays-Bas (-18,7 milliards de FCFA contre -29, 1 milliards de FCFA.
Il est dans le même temps fait état d’une amélioration du déficit solde commercial du pays relativement à son cumul à fin décembre 2019 avec un solde négatif qui s’est établi 2244, 2 après avoir atteint 2246, 3 milliards à fin 2018.AKS/OID

Amadou Hott,ministre de l’Economie,aux pays africains: «Il faut s’appuyer sur la transformation structurelle de nos économies pour relever les défis de l’émergence»

https://www.lequotidien.sn/-Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération invite les Etats africains à s’appuyer sur la transformation structurelle de nos économies pour relever les défis de l’émergence. Amadou Hott présidait hier le symposium en hommage à Samir Amin.
«Parlant de transformation structurelle de nos économies, je voudrais souligner la nécessité pour nos pays de s’y appuyer pour relever les défis de l’émergence. Point d’émergence, s’il n’y pas la transformation.» Telle est la demande formulée hier par Amadou Hott, ministre de l’Eco­no­mie, du plan et de la coopération, aux pays africains. Il présidait un symposium en hommage à Samir Amin, économiste Franco-Egyptien, décédé le 12 août 2018.
A M. Hott de rappeler que durant la 1ère phase du Plan Sénégal émergent (Pse), des résultats «probants ont été obtenus plaçant le Sénégal parmi les pays à croissance rapide en Afrique Sub Saharienne». Ce­pen­dant, fait-il remarquer, cela n’est pas suffisant. «C’est pourquoi, il est nécessaire d’accélérer la transformation structurelle de notre économie et garantir la durabilité de la croissance. C’est pourquoi, l’Etat doit se focaliser sur le secteur privé pour que la croissance soit davantage plus créatrice d’emplois.»
«Gestion de la crise multidimensionnelle du système mondial : les réponses des pays du Sud», est le thème dudit symposium. Un thème pertinent, selon Amadou Hott, pour rendre un hommage à sa juste valeur au professeur Amin. «Le renforcement de la coopération sud-sud est un impératif pour le développement et une plus grande résilience de nos économies face aux chocs économiques mondiaux», croit-il savoir. Selon lui, il peut ainsi contribuer à créer davantage d’emplois, construire des infrastructures et promouvoir les échanges commerciaux sud-sud sur la base d’une solidarité et d’une commune volonté de se renforcer mutuellement.
Il appelle à ce propos à vulgariser l’œuvre de Samir Amin, de faire connaitre son travail «gigantesque» pour défendre les intérêts de l’Afrique, et ceux des pays du Sud pour les pousser à s’émanciper définitivement, économiquement. «C’est important que nous gouvernements, nous puissions nous inspirer de son œuvre. Mais également la jeunesse, pour que tout le monde puisse œuvrer pour une Afrique intégrée», appuie-t-il.
L’une des idées du Pr Amin c’était une amélioration des termes des échanges. Ce qui fait dire à Amadou Hott que, «pour l’Afrique, on ne peut plus continuer à exporter des produits agricoles sans les transformer, il nous faut la transformation sur place, pour rajouter de la valeur ajoutée et créer des emplois. Et tous les pays africains devront se focaliser sur la transformation locale».
Pour Chérif Salif Sy, président du Forum du tiers-monde (Ftm), notre monde va très mal. «Il n’est pas besoin de démonstration qui ne serait, malheureusement, qu’une compilation longue et dramatique de situations d’insécurité et d’injustice humaines. C’est dans ce contexte lourd d’incertitudes et d’interpellations que nous avons perdu notre ami le professeur Samir Amin», a-t-il dit.
Si l’on se fie aux propos de M. Sy, le Pr Samir Amin avait en effet, un très fort attachement sentimental pour le Séné­gal.  «Nous avions de la peine à le voir souffrir et s’en aller petit à petit à partir de l’année 2016. Notre consolation est de savoir qu’il a été bien entouré. Tous ici nous avons tenu bon pour arriver à ce jour mémorable…» Etreint par l’émotion, Cherif Salif Sy fond en larmes et rejoint sa place, il n’a pas pu terminer son speech.mfkebe@lequotidien.sn

Campagne de commercialisation de l’arachide:Des producteurs demandent de laisser la concurrence chinoise

https://www.lequotidien.sn/Jamais une campagne de commercialisation de l’arachide n’a été aussi profitable aux producteurs de l’oléagineux du fait de l’intervention des opérateurs chinois. C’est l’avis de grands producteurs du département de Vélingara qui demandent au chef de l’Etat de lever la mesure interdisant l’exportation de l’arachide sénégalais.
Malick Sarr est un grand producteur d’arachide établi dans le département de Vélingara. Jamais, de son avis, «depuis 1989, une campagne arachidière n’a été aussi bonne en termes de productions et de recettes à la commercialisation. Je touche du bois. J’ai fait une bonne campagne», dit-il. Cette bonne campagne, M. Sarr dit la devoir à la mise en place précoce des intrants par l’Etat, de l’engrais précisément et, surtout, à la «présence d’opérateurs chinois qui ont acheté le kg d’arachide à 300 francs Cfa par moments, et qui nous trouvent dans nos champs ou à la maison pour prendre nos graines au comptant. Pas de charge de transport pour le producteur».
Et puis vint la mesure présidentielle interdisant l’exportation de l’oléagineux sénégalais comme pour doucher l’enthousiasme et la bonne humeur des paysans.
Un autre producteur, Amadou Niang, tout en essayant de comprendre les fondements patriotiques de la mesure, rassure le chef de l’Etat en ces termes : «Il n’y aura pas de pénurie de semences. Le prix très attractif du kg d’arachide va donner assez de moyens financiers aux producteurs, leur autorisant à garder une partie de leurs productions comme semences et, pourquoi pas, en revendre le moment venu. C’est que par le passé, la faiblesse des revenus des paysans due à la modicité du prix de vente du kg les poussait à vendre la totalité de leurs récoltes. Ce ne sera pas le cas cette année», rassure M. Niang.
D’ailleurs, ces deux producteurs demandent au Président Sall d’ouvrir les portes du Sénégal de l’arachide aux Turques, aux Indiens et même aux Américains, inonder le pays de matériels agricoles et de bons fertilisants. Ainsi, tout le monde se ceindra les reins pour l’agriculture. Et puis, conseillent-ils : «On ne doit pas privilégier les intérêts de la Sonacos où travaillent, tout au plus, 1 millier de personnes, au détriment des intérêts de près de 6 millions d’agriculteurs.» Puis de conclure : «Nous avons encore des graines entre nos mains et nous ne sommes pas disposés à les brader à la Sonacos. Il faut lever la mesure.» D’ailleurs, pour Malick Sarr, «si toutes les campagnes à venir ressemblent à celle-ci, on ne parlera plus d’émigration irrégulière et les grands centres urbains vont se vider petit à petit de son surplus de population au profit des campagnes».

LBC/FC–Exigences applicables aux notaires, experts comptables…Le Sénégal engage des actions correctives

https://www.lequotidien.sn/Au regard des lacunes constatées dans la mise en œuvre des exigences légales de la Lbc/Fc applicables aux Entreprises et professions non financières désignées (Epnfd), c’est-à-dire les notaires, les experts comptables entre autres, «le Sénégal s’est résolument engagé dans la voie des actions correctives», selon la présidente de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Ramatoulaye Gadio Agne.
La présidente de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a annoncé hier, que le Sénégal s’est résolument engagé à apporter des correctifs aux insuffisances notées dans la mise en œuvre des exigences légales de la Lbc/Fc applicables aux Entreprises et professions non financières désignées (Epnfd), c’est-à-dire les notaires, les experts comptables, entre autres. Ramatoulaye Gadio Agne expli­que que des évaluations du système sénégalais de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ont révélé «des faiblesses tant dans l’appropriation des obligations par ces professionnels que dans le contrôle et la supervision de la mise en œuvre des règles en matière de Lbc/Fc par des organes dédiés».
Dans la même foulée, le Directeur général du Groupe­ment intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba) souligne que les Epnfd «représentent la principale vulnérabilité dans la sous- région en matière Lbc/Ft. Cette vulnérabilité interpelle d’autant plus que la plupart de ces Epnfd ont des liens très étroits avec le secteur informel dont les méthodes de transaction ne permettent pas une traçabilité des flux financiers et la justification de l’origine des fonds…». Cependant, indique Aba Kime­labalou, «de nombreuses lacunes sont soulignées dans la supervision des Epnfd dans l’ensemble des Etats membres du Giaba. Cela se justifie notamment par l’absence d’autorité de supervision pour certaines Epnfd, le manque de ressources (en termes de personnels, formés, de moyens de contrôle, de guides de bonnes pratiques et de lignes directrices). A ce jour donc, malgré les insuffisances répertoriées dans le secteur des Epnfd, très peu de sanctions sont prises par les autorités de supervision pour inciter les acteurs à se conformer aux exigences de la Lbc/fc».
C’est pour pallier toutes ces insuffisances que la Centif, en collaboration avec le Giaba, a tenu hier une rencontre d’échanges sur «la problématique de la supervision effective des Entre­prises et professions non financières désignées pour la mise en œuvre efficace des mesures préventives de Lbc/Fc». A l’issue de laquelle une batterie de recommandations ont été formulées.
Pour l’effectivité du contrôle et la supervision des Epnfd, par exemple, il a été suggéré de «veiller à l’encadrement juridique des secteurs particulièrement vulnérables identifiés dans le rapport d’évaluation nationale des risques; multiplier les évaluations sectorielles des risques et développer l’approche basée sur les risques ; automatiser le processus de connaissance du client (Elaborer une matrice de risques pour détecter l’origine des fonds, l’identification des clients et des personnes politiquement exposées) ….».
Et pour l’efficacité du contrôle et de la supervision des Epnfd,  les participants préconisent l’élaboration d’un guide et des lignes directrices pour une meilleure prise en compte des obligations de supervision ; le renforcement de capacités des autorités de contrôle et de supervision (ressources humaines, matérielles, sensibilisation et formation).
Le Dg du Giaba rappelle que «les standards internationaux de Lbc/Fc imposent des obligations de vigilance et de diligence à l’endroit des Epnfd. En effet, à l’instar des institutions financières, ces Epnfd doivent mettre en place un dispositif interne de prévention de la Lbc/Fc et s’assurer de pouvoir détecter toute opération suspecte afin de la déclarer à la Centif».dialigue@lequotidien.sn

Le Ter,une infrastructure à controverse

http://www.dakarmatin.com/-De son utilité à son coût, en passant par ses impacts sur l’environnement des quartiers traversés par les rails, le Train express régional (Ter) a toujours fait objet de polémiques. La dernière en date, c’est la sortie de Philippe Lalliot, l’ambassadeur de la France au Sénégal, qui sur les ondes de la Radio futurs médias (Rfm) dimanche, est venu encore remettre en question la date de livraison jusque-là fixée par les autorités sénégalaises.
Il n’est pas convaincu d’une possibilité de mettre le Train express régional (Ter) sur les rails au mois d’avril prochain, comme annoncé par les autorités sénégalaises. Mieux, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Philippe Lalliot a dit au Grand Jury de la Rfm, dont il était l’invité, dimanche 9 février, qu’en avril, il ne pense pas qu’il puisse y avoir une mise en service commercial du Ter. «C’est en tout cas, ce que me disent les entreprises françaises. Les Sénégalais verront le Ter circuler. Mais ils devront attendre pour pouvoir l’utiliser». Pour lui, il «reste à faire un certain nombre de choses qu’on ne voit pas, mais qui sont absolument indispensables pour que le train roule à son maximum de performance et en parfaite sécurité. L’impératif de la sécurité, il est absolu. On va faire circuler 100 mille personnes par jour avec ce train. Il faut que ce soit en parfaite sécurité».

DEPUIS LA RECEPTION DE LA PREMIERE PHASE DU PROJET ET LE VOYAGE INAUGURAL DU 14 JANVIER 2019, LE TER TOUJOURS A LA GARE

Cette déclaration du chef de la diplomatie française au Sénégal vient donc remettre en cause la date de la réception de l’infrastructure annoncée par le gouvernement, en dépit des nombreuses autres (dates) avancées précédemment par l’Etat.
En effet, lors du vote du projet de loi portant deuxième loi de fiance rectificative pour l’année 2019, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, avait fixé l’échéance en fin 2019. «Les travaux du Ter ne sont pas arrêtés. Au contraire, l’essentiel des infrastructures de circulation est terminée. D’ici le 31 décembre 2019, le Ter sera totalement réceptionné», avait-il dit. Pendant ce temps, son collègue en charge des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, avait quant à lui, auparavant, pris date pour septembre 2019, au plus tard. «Les travaux du Train express régional (Ter) avancent très bien. Nous avons retenu la date contractuelle du 14 juin 2019 pour la fin des travaux. Il y aura une période de pré-exploitation, dont le démarrage est imminent et qui devra se terminer au plus tard en septembre 2019».
Quelques mois plus tard, lors de son passage à l’Assemblée nationale, le 4 décembre, il a fixé à nouveau le démarrage du Ter en avril 2020. Déjà, le mercredi 14 décembre 2016, c’est un président Macky Sall, enthousiaste et galvanisé par des souteneurs qui ont pris d’assaut la grande salle du Centre de conférence de Diamniadio, qui avait donné une date aux Sénégalais. «Je donne rendez-vous aux entreprises partenaires le lundi 14 janvier 2019 pour inaugurer la ligne et faire le premier trajet Dakar-Diamniadio en Ter».
Mieux, avait-il ajouté, «j’exhorte toutes les entreprises partenaires et toutes les autorités impliquées à différents niveaux dans la réalisation du projet à faire preuve de la même diligence dans l’exécution des travaux. Ensemble, nous avons pris des engagements ; ensemble respectons nos engagements. Alors, au travail et en avant pour les autres étapes. Et, croyez-moi, je ferai souvent des visites de chantier sans prévenir». Cette même date du 14 janvier avait été choisie par le chef de l’Etat pour faire le voyage inaugural. Depuis lors, le Ter est resté à la gare.

 COUT ET UTILITE CONTESTES

A la cérémonie de lancement de l’infrastructure, le président de la République, Macky Sall, avait dit que le montant du financement était 568 milliards de F CFA. Plus tard, un prix contradictoire a été donné. Sur le site officiel du Bureau d’information gouvernemental, il est dit que le Ter a couté 656 milliards de F CFA : 568 milliards au début du projet et un avenant de 88 milliards, soit 15% du coût de départ, signale-t-on. Aussi, dans la même source, il est mentionné que 5 milliards de F CFA ont été prévus pour l’indemnisation des impactés, mais finalement 50 milliards F CFA ont été payés. D’ailleurs, le député et ancien inspecteur des impôts et domaines, Ousmane Sonko, a toujours contredit la version officielle. Selon lui, le projet qu’il qualifie de «mégalomanie» va coûter 1300 milliards de F CFA à l’Etat.
A cause de son coût important, des Sénégalais, notamment la classe politique, ont émis des réserves quant à l’utilité d’un tel projet dont le montant injecté pouvait servir à autre chose, selon ses détracteurs. Le Ter, c’est également un lot de problèmes que les habitants de certaines quartiers traversés par ses rails vivent, en attendant la réception définitive du projet. De Fass-Mbao, Route de Boune, à Keur Massar, Yeumbeul et Rufisque, des voix se sont élevées pour dénoncer des manquements liés aux travaux du Ter notamment l’enclavement, l’envahissement de maisons et quartiers entiers par les eaux de pluie pendant l’hivernage, entre autres. N atteste, l’hivernage passé, à Rufisque, les populations ont exprimé leurs frustrations en accusant le Ter comme étant à la source de leur malheur. A Thiaroye, Pikine, Ginaw-Rail aussi, des manifestations ont lieu contre le Ter

ABDOU NDENE SALL, DIRECTEUR GENERAL DE LA SOCIETE NATIONALE DE GESTION DU TRAIN EXPRESS REGIONAL (SENTER) : «Il n’y a aucune contradiction»

Le directeur général de la Société nationale de gestion du Train express régional (SenTer), Abdou Ndéné Sall, trouve que la déclaration de l’ambassadeur de la France est conforme à la position des autorités sénégalaises sur la date de livraison du Ter. «Il n’y aucune contradiction. Le président (Macky Sall, ndlr) a toujours dit que le Ter va fonctionner lorsque les travaux seront terminés totalement et que tous les tests de conformité, de sécurité et sureté sont faits. C’est après que nous aurons l’autorisation de mise à niveau commerciale pour démarrer. Ces tests sont un examen. Tant que l’examen n’est pas concluant, nous n’allons pas démarrer le Ter. Le 4 avril, nous allons commencer les tests qui vont se dérouler sur deux ou trois mois ; si tous les tests sont concluants, nous allons donner l’autorisation de mise à niveau commerciale», at-il expliqué. Il a réagi sur la Radio futurs medias (Rfm), hier lundi

Abbé Alphonse Seck, Sg de Caritas Sénégal,sur la prise en charge des couches vulnérables: «Il y a encore beaucoup de choses à faire»

https://www.lequotidien.sn/ «Enjeux et défis de l’accès et de la gestion de l’eau pour la sécurité alimentaire» : Tel est le thème de la 56ème Assemblée générale de Caritas Sénégal qui s’est tenue du 7 au 9 février 2020 à Ziguinchor. Pour l’abbé Alphonse Seck, secrétaire général de Caritas Sénégal, l’eau est un secteur sur lequel Caritas travaille et s’investit beaucoup, et que la question de l’eau est une condition sine qua non pour arriver, argue-t-il, à assurer la sécurité alimentaire des populations. Pour ce faire, Caritas Sénégal, de l’avis de l’abbé Alphonse Seck, est en partenariat avec l’Etat du Sénégal pour travailler main dans la main avec les autorités du pays au service des populations et particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables. «C’est notre credo et nous avons beaucoup fait dans beaucoup de secteurs, mais les besoins sont tellement importants que même si nous apprécions ce que nous avons réalisé, nous pensons qu’il y a encore beaucoup de choses à faire», a soutenu l’abbé Seck. Pour le secrétaire général de Caritas Sénégal, dans un contexte où les ressources se raréfient pour les organisations comme la leur, la nécessité de trouver toujours des partenariats nouveaux leur permettant de donner encore davantage des réponses aux besoins des populations se pose avec acuité. «C’est notre préoccupation et nous continuerons sur la lancée de ce service que nous avons assuré pour les populations depuis plus de 60 ans maintenant que Caritas Sénégal existe», espère-t-il.
«Ils sont venus solidairement maintenant qu’il y a l’accalmie pour faire tenir cette rencontre ici d’une part. D’autre part, ce sont des occasions pour nous de voir les expériences qui se font dans un milieu sénégalais, les échanger, car chaque Caritas a sa spécificité en termes d’actions liées aux réalités du milieu», a indiqué l’abbé Fulgence Coly, directeur diocésain de Caritas Ziguinchor. Et sur la spécificité de Caritas Casamance, l’abbé Coly a laissé entendre que la plupart de leurs projets dans la partie sud du pays sont destinés à l’accompagnement des populations qui ont souffert du conflit.
Toutefois, pour le directeur diocésain de Caritas Ziguinchor, cette rencontre intervient également dans un contexte où il faut tourner une page, car «beaucoup de nos vallées ont été abandonnées et elles doivent nourrir les populations comme dans le temps. Et l’action de Caritas c’est justement d’essayer d’accompagner ces populations pour qu’elles produisent elles-mêmes ce dont elles ont besoin», a-t-il avancé. Abbé Fulgence Coly de poursuivre en outre que l’action de Caritas à côté du gouvernement, c’est de récupérer les terres ensablées, salinisées et abandonnées. «C’est d’ailleurs l’occasion, avec cette rencontre de Ziguinchor, de montrer aux autorités locales des choses que nous faisons et qui ne sont pas très visibles parce que nous plantons dans le cœur de personnes qui sont dans le besoin l’amour. Elle nous donne aussi l’occasion de faire un bilan nous-mêmes pour orienter nos actions», a-t-il justifié.imane@lequotidien.sn

TNT AU SENEGAL :Basculement effectif au mois de juin

http://www.enqueteplus.com/L’ensemble du territoire national va basculer dans la Télévision numérique terrestre (TNT) au plus tard en juin 2020. Les responsables de la Société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) promettent de régler les disparités et autres manquements relevés par les usagers.
‘’Le choix de Diourbel n’est pas fortuit. Aujourd’hui, le signal est disponible. Nous avons fait une surveillance qui nous a permis de réaliser, dans les différents départements de la région – Bambey, Diourbel et Mbacké – que le signal était relativement disponible sur toute l’étendue de ce territoire. Donc, il était intéressant pour nous de commencer par Diourbel, tant en termes de densité que de disponibilité sur l’ensemble de cette région ciblée. C’est ce qui a justifié le choix de la région du Baol pour pouvoir notamment amorcer ou même finaliser ce processus de basculement qui est déjà effectif dans la région. L’ensemble des acteurs et éditeurs ont déjà éteint leurs signaux analogiques dans cette région. Donc, le basculement est déjà effectif’’, renseigne Amadou Diop, Directeur de la Télédiffusion du Sénégal (TDS).
‘’Nous sommes, aujourd’hui, poursuit-il, dans une période où on finalise. Déjà, sur Diourbel, on pense qu’on va démarrer à la fin de ce mois, c’est-à-dire fin février-début mars, et finaliser le processus sur toute l’étendue du territoire en juin 2020’’. D’ailleurs, ‘’seules la RTS et la 2STV diffusent encore en analogie dans la région’’, constate-t-il.
Ainsi, ‘’en passant au tout numérique, on va avoir la possibilité de ramener les 17 chaines en mode numérique sur toute la région’’, se réjouit Amadou Diop.
Interpellé sur les ruptures de décodeurs constatées souvent, le directeur de TDS répond : ‘’Nous sommes en train de préparer ces éléments pour garantir l’accès des populations aux décodeurs. La mise en place de ce réseau de distribution permettra aux populations de pouvoir acheter les décodeurs. Aujourd’hui, les prix sont en train d’être discutés. Il faut savoir qu’on part d’un constat de base où il y a le prix du décodeur et celui de la carte qui permet d’accéder aux différentes chaines. Donc, on est en train de les finaliser, notamment pour pouvoir informer. Dans deux ou trois semaines, on pourra communiquer les prix.’’
Le gouverneur de la région de Diourbel, Gorgui Mbaye, s’est lui félicité que la Télévision numérique terrestre (TNT) va générer des emplois, en particulier pour les jeunes.
La radio numérique est aussi un projet en cours. Amadou Diop s’en félicite. ‘’La Radio numérique terrestre (RNT) est un engagement communautaire comme la TNT. Nous sommes en train de travailler avec le régulateur pour mettre en œuvre ce projet, dans un avenir proche. Il y a des actions qui sont en train d’être faites pour nous permettre de démarrer aussi la RNT’’.
Au cours de cette réunion, plusieurs participants ont déploré le fait que le nombre de chaines (45) soit très infime par rapport à Dakar (100), les coupures incessantes du signal et la cherté des décodeurs.Boucar Aliou Diallo

UNIVERSITES SENEGALAISES :Haro sur les menaces académiques 

http://www.enqueteplus.com/Le Sudes/Esr et le Saes font partie d’un réseau international de syndicats de lutte pour la défense des universités publiques. A cet effet, les syndicats du supérieur ont organisé, ce 8 février, au restaurant du Saes, une table ronde sur le thème des libertés académiques au Sénégal.
L’université fait face à des entraves de ses libertés académiques. Le constat est fait par Seydi Ababacar Sy Ndiaye, ancien Secrétaire général du Saes.  La plus prégnante est la loi 18-2014 qui a été modifiée. ‘’Cette loi sur la gouvernance universitaire, dit-il, n’assure pas une articulation judicieuse entre le Conseil d’administration et le Conseil académique. Avec cette loi, l’université sera sous l’égide d’un conseil d’administration. Ce conseil est composé, d’un côté, du monde socio-économique dont font partie des membres de l’Assemblée nationale, notamment de la Commission éducation jeunesse, sport et loisirs, des membres des collectivités locales et, enfin, des parents d’élèves. D’un autre côté, on aura les académiques composés du personnel enseignant et de recherche (Per), du personnel administratif, technique et de service (PATS) et des étudiants’’.
Le professeur de philosophie, Hady Ba, ajoute : ‘’Nous sommes à l’université. Donc, les universitaires devraient avoir une majorité de membres dans le conseil d’administration. Or, sur les 20 membres, 8 sont des enseignants du supérieur. Là se trouve le problème. Cette loi est passée en catimini, sans suivre le circuit normal qui aurait voulu qu’elle soit soumise, au préalable, au monde universitaire. C’est une œuvre du ministre en charge de l’Enseignement supérieur de l’époque. Cette loi ne serait jamais passée, si le Sudes et le Saes en avaient connaissance’’.
L’argumentaire de l’Etat, pour expliquer la minorité des enseignants du supérieur, est la vocation financière du conseil d’administration. La majorité représentative du monde socio-économique lui fait craindre ‘’d’éventuelles conséquences, comme le refus du financement de certaines activités de recherche, au motif qu’ils n’apporteraient pas d’argent. Nos inquiétudes sont l’extinction du champ de la recherche qui aurait, à coup sûr, un impact important’’, souligne le membre du Sudes.

Les régressions académiques : le cas des franchises universitaires

L’Unesco, selon Dr Oumar Dia, Secrétaire général national du Sudes/Esr, définit la liberté académique ‘’comme la liberté d’enseignement et de discussion en dehors de toute contrainte doctrinale ; la liberté d’effectuer des recherches et d’en diffuser les résultats ; le droit d’exprimer librement son opinion sur l’établissement ou le système au sein duquel l’universitaire travaille ; le droit de ne pas être soumis à la censure institutionnelle et celui de participer librement aux activités d’organisations professionnelles ou d’organisations académiques représentatives’’. Un idéal aux antipodes de la situation sénégalaise, eu égard à l’histoire et son contexte actuel.
Des régressions des libertés académiques ont concerné les franchises universitaires : ‘’Au sortir de 1968, et plus tard de l’année invalide de 1994, les franchises ont été réduites aux libertés indispensables uniquement dans l’enceinte des facultés ou autres établissements d’enseignement supérieur. Ensuite, il y aussi la création de campus séparés : pédagogique et social. Un projet que le Saes a épiquement combattu, car le considérant comme un et indivisible. Toutes ces décisions sont passées avec les conséquences qu’on connait : les morts de Balla Gaye et de Bassirou Faye’’, fustige l’ancien secrétaire général du Saes.
Seydi Ababacar Sy Ndiaye révèle d’ailleurs une tentative inaboutie de faire reculer les libertés académiques, lors de la première concertation nationale sur l’enseignement supérieur, en 1993, dont les conclusions, contrairement à celles de 2013, avaient été commanditées par la Banque mondiale. Cette concertation, explique-t-il, ‘’voulait ritualiser l’enseignement supérieur, en créant l’université virtuelle africaine. Disons, de façon caricaturale, que de grands professeurs qui seraient aux Etats-Unis, en France, soi-disant dans les grands pays, délivreraient les cours virtuelles. Tandis que nous, nous serions de simples moniteurs ici pour encadrer les étudiants et leur expliquer de petites choses’’.
Une menace toujours actuelle, surenchérit le Pr. Oumar Fall, Secrétaire général national du Saes, qui voit des menaces voilées. ‘’Avec l’assurance qualité instituée dans nos universités, on risque d’aller, dans un avenir proche, vers une déstructuration des universités physiques, d’aller vers des enseignements qui se feront majoritairement en ligne’’.

La menace à la liberté d’expression

Hady Ba, dénonce, en plus, les agressions des savants relativement à leurs théories. ‘’La société sénégalaise devient de plus en plus irrationnelle et même anti-intellectuelle’’, constate-t-il. ‘’En tant que savants, nous sommes libres d’énoncer des théories. Ces dernières sont critiquables sur le plan scientifique par des arguments. Une consubstantialité à l’enseignement supérieur. Mais c’est hélas des menaces et les tirs groupés contre nos productions que nous remarquons. Dans le passé, ils ont conduit un collègue à se rétracter face à ses écrits. En tant qu’universitaire, nous avons tergiversé face à cette situation qui demandait une réponse immédiate. Nous avons failli dans la défense de principes académiques’’.
Le professeur Hady Ba a largement axé sa communication sur l’intérêt de la liberté de l’enseignant du supérieur. ‘’Dans la situation actuelle, nous sommes attaqués de toute part. L’autorité a besoin de restreindre les libertés académiques, parce que des impératifs politiques se posent’’. dit-il.
En philosophe, il a démarré sa communication par une question. Pourquoi les académiques ont-ils besoin de liberté ? Opérant un rapport entre l’universitaire et le maçon, tous deux experts en leur domaine, il souligne une différence. Le maçon, dans son travail, ne va jamais invoquer sa liberté maçonnique (NDLR : la liberté de faire son travail de maçon, comme il l’entend). Et pourtant, l’universitaire, lui, contrairement aux autres corps, revendique une liberté. Cette liberté, argumente-t-il, est indissociable de l’universitaire. Elle s’explique par les fonctions qu’il doit remplir au nombre de trois.
D’abord, de maitriser le savoir, dans son domaine de spécialisation. Il donne l’exemple de l’épistémologue, du biologiste végétal. Une maitrise absolue, précise-t-il, qui n’est pas demandée aux autres corps de métier. Ensuite, l’universitaire a une fonction de transmission du savoir et du choix de l’objet à dispenser. Enfin, sa dernière fonction est celle de création du savoir, ce que le panéliste assimile à l’élargissement de la frontière du domaine du savoir déjà existant. ‘’A cet effet, on ne peut nous refuser un excès de liberté. C’est un besoin pragmatique et vital’’.
Au bout de son propos, il conclut que l’université ne sert pas à former à des métiers, mais à réfléchir. C’est le rôle du gouvernement de créer des écoles de formation à côté des universités. ‘’Notre fonction n’est pas de pallier ces fautes-là’’, termine-t-il.

La journée de mobilisation pour la défense des libertés académiques

La Plateforme syndicale de l’internationale de l’éducation, à l’issue de l’atelier de Paris, en juin 2019, avait constaté qu’’’en mettant en avant le profit et la rentabilité immédiate, les politiques publiques en cours dans l’enseignement supérieur obligent les universités à reléguer au second plan la production de connaissances scientifiques servant l’intérêt des humains, de la société et de la nature. Les différents pouvoirs sont aujourd’hui en train de détruire méthodiquement l’idée même de l’université qui est pourtant le berceau de la liberté de pensée et de la démocratie’’.
Ces atteintes aux libertés académiques des universités publiques ont conduit à la mise en place d’un réseau international pour la défense des universités publiques et ce qui les fondent : les libertés académiques.
A cette occasion, il a été décidé de l’organisation, dans tous les pays membres, d’une journée internationale de mobilisation pour la défense des libertés académiques. Une date arrêtée symboliquement au Sénégal au 8 février, lendemain de la commémoration du rappel à Dieu de Cheikh Anta Diop, pour la première. Cette journée célébrée au Sénégal l’est également en Tunisie, en Turquie, en France, au Portugal et en Espagne.
La table ronde, initiée à cette occasion, a vu la participation des coordinations du Saes et du Sudes des différentes universités.MAMADOU DIALLO (STAGIAIRE)

ÉPILEPSIE: 80% DES PATIENTS GUÉRISSENT DE LA MALADIE

http://www.emedia.sn/-Au Sénégal, 8 à 14 sur 1000 habitants sont touchés souffrent de la maladie de l’épilepsie. Mais, selon le Professeur Anna Basse Faye, neurologue, on peut être guéri de cette maladie. Interrogée par Sud-Quotidien, elle renseigne que sur les 100 patients, les 80% sont guéris. Elle précise, tout de même que c’est une maladie chronique et le traitement peut prendre 2 à 3 ans. « Il reste 20% qui ne seront pas guéris, ce sont les malades de l’épilepsie pharmaco-résistante. Ce sont des épilepsies qui sont appelés à être opérées. Il y a des cas où il est nécessaire de faire une intervention chirurgicale pour être guéri », informe-t-elle non sans faire savoir que la chirurgie n’a pas encore commencé au Sénégal.
Revenant sur ls causes de cette maladie, elle soutient que le plus souvent, la majorité des cas touchent les enfants qui ont eu des problèmes pendant périnatales, qui ont eu à souffrir d’une méningite, d’un neuro-paludisme ou des enfants dont l’accouchement n’a pas été des meilleurs. Chez les adultes, on peut observer des causes comme des AVC, on peut avoir une personne qui a une tumeur. En outre, elle renseigne que c’est une maladie héréditaire. S’agissant des mesures de prévention, elle estime qu’il faut une bonne politique sanitaire, un suivi des grossesses, des accouchements, un bon plateau technique et éradiquer tout ce qui est infection chez l’enfant Aliou DIOUF
Mimi Touré sur les rapports de la Cour des comptes:«Que les responsables prennent leurs responsabilités»
La présidente du Conseil économique, social et environnemental, connue par son franc-parler, n’a pas fait dans la langue de bois face au confrère de l’As. Selon Mimi Touré,  »le président a demandé l’application intégrale des recommandations de la Cour des comptes. Que chacun prenne par conséquent ses responsabilités. »

NOO LANK UCAD va barrer la circulation tous les jours pour exiger la libération de Guy Marius Sagna

https://www.pressafrik.com/Après une longue attente et concertation, la section Ucad NOO LANK des étudiants sont allés au front ce mardi 11 février pour exiger la libération immédiate de leur camarade, l’activiste Guy Marius Sagna, membre des mouvements citoyens « Aar Li Nu Bokk » et « Frapp-France Dégage ». Ces étudiants comptent descendre dans la rue tous les jours jusqu’à obtenir gain de cause.
« Vous savez depuis un certain temps, notre camarade Guy Marius Sagna est incarcéré d’une manière injuste. Une arrestation que nous jugeons illégale pour quelqu’un qui porte le combat du peuple. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition. Autrement, nous continuerons à sortir dans rue et bloquer la circulation », avertit Saliou Diamanka étudiant à l’UCAD, par ailleurs membre du mouvement « Noo Lank ».
Selon lui, tous les combats que les étudiants ont menés, ont été gagnés. « C’était une première fois aujourd’hui. Nous continuerons de leur (le pouvoir) faire la pression. C’est illimité, le combat continue. Tous les jours, nous allons sortir pour barrer les routes. Nous n’avons pas d’autre obligation. Notre seul et unique combat, c’est la libération de l’activiste Guy Marius Sagna », martèle M. Diamanka
Pour rappel, ce mardi Diamnaka et une dizaine de ses camarades étudiants de l’Ucad sont sortis vers 7 heures du matin pour barrer l’avenue Cheikh Anta Diop. Ils ont été dispersés en quelques minutes par les forces de l’ordre.

Mort du jeune Lamine Keïta à Fatick: Sa mère accuse la police et révèle

https://actusen.sn/-L’après-midi a été très chaude hier dans les différentes artères de la ville de Fatick. La raison ? Les conducteurs de moto Jakarta affirment que la police aurait battu à mort Lamine, un jeune très timide habitant le quartier populaire de Mboubane.
Selon Aïda Seck, la maman de la victime « la police a trouvé son garçon avec ses camarades regroupés devant l’arène du quartier et les ont conduits à la mer. Les pandores auraient battu Lamine Keita jusqu’à ce qu’il vomisse du sang. Transporté à l’hôpital, mon ami, mon fils aîné décéda avant mon arrivé. Mon fils n’était pas malade, il était en bonne santé. Il a prit le petit déjeuner avant de sortir », narre telle en sanglots.
Selon la source policière, ils ont été informés qu’un groupe de jeunes fumait du chanvre indien au niveau de l’arène de Ndiandiaye. Sur place, les uns ont couru et les autres sont restés sur place. Après une course poursuite sans succès, les flics se sont repliés vers le groupe sédentaire. Après une fouille stérile, ils sont rentrés au commissariat. Et c’est vers les coups de 14 heures que la maman de Lamine Keita a débarqué chez eux pour leur annoncer le décès de son fils.
Dans la nuit, les jeunes ont mis le feu sur le camion poubelle de la mairie de Fatick. Armés de pierres, les jeunes conducteurs de moto Jakarta ont affronté la police. Selon eux, les limiers aurait battu à mort un jeune résidant au quartier populaire de Mboubane leur de leur patrouille. C’est à travers une manifestation spontanée, que les conducteurs de motos ont brûlés des pneus et barricadés la plupart des  coins stratégiques des principaux axes routiers de la commune. Les jeunes dans leur furie ont caillassé une voiture et la pare-brise d’un bus interurbain. Les échauffourées se sont poursuivit  pendant plusieurs heures. Il a fallu l’intervention des Gmi venu de Kaolack pour venir à bout de la furie de la jeunesse de la ville de Mame Mindiss.Matar DIOUF, Correspondant à FATICK (Actusen.sn)

Plainte contre Pape Alé Niang, Nafi Ngom Keïta et Mody Niang: Les avocats de Cheikh Oumar Anne passent à l’acte…

https://www.leral.net/-Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Cheikh Oumar Anne, est déterminé à laver son honneur.
Selon des sources, c’est ce mardi que ses avocats vont déposer la plainte au parquet de Dakar. Cette plainte sera suivie de citations directes à l’endroit du journaliste Pape Alé Niang, de l’ancienne présidente de l’Ofna Nafi Ngom Keita et du chroniqueur Mody Niang.
Le maire de la commune de Ndioum et ancien directeur du Coud accuse le trio d’avoir cherché à nuire à sa réputation en le présentant comme le symbole de la mal-gouvernance du régime de Macky Sall à travers le livre intitulé « scandale au cœur de la République : le dossier du coud ».
Une conférence de presse des conseils de Cheikh Oumar Anne est d’ailleurs prévue jeudi pour éclairer davantage les sénégalais sur cette affaire qu’ils qualifient de « banditisme ».

Retrouvailles avec Macky: Wade s’est-il fourvoyé ?Par Assane Samb

On peut en effet se demander si Wade, l’ancien président, n’a pas été victime d’une fourberie de Macky. Ce dernier semble lui avoir donné toutes les gages de sincérité pour des retrouvailles digne de ce nom, en vertu de l’esprit de Massalakul Jinane. L’ancien président s’est exposé en acceptant de s’afficher avec lui, d’être raccompagné mais surtout d’aller au Palais de la République sceller ce qui semble être une réconciliation familiale.
Le risque était gros pour le Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) de tourner ainsi le dos à une opposition amère après la défaite de février 2019. Mais le risque le plus grand était de perdre un fort capital sympathie engrangé depuis longtemps auprès d’une opinion publique, dont une large partie n’était pas en phase avec le Président actuel.
Si l’ancien Chef d’État s’est ainsi exposé, c’est qu’il avait reçu des garanties certaines, non seulement du côté de Macky, mais également de la part des médiateurs de la crise dont le Khalife général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké.
Et c’est un secret de polichinelle, beaucoup pensaient que le dossier de Karim Wade, son fils, allait, enfin, connaitre un épilogue.
Aujourd’hui, la sortie de Doudou Wade à la Rfm montre que la montagne a accouché d’une souris.
Il semble bien en effet que Macky n’a pas respecté ses engagements d’aller rendre visite à Wade, de discuter surtout sur les questions importantes objet de leur litige, notamment le cas de son fils Karim resté au Qatar. Rien depuis lors n’a changé dans la situation son fils en « exil ». Et même si le Pds semble être en hibernation politique, dans l’attente probable du retour du successeur de son père, son nouveau patron, c’est le statu quo ante. Le retard observé dans le traitement de l’affaire et la sortie de Doudou Wade, s’ils ne sont pas l’exécution d’une stratégie de communication, révèlent d’une méprise grave de la part de Wade, celle qui a consisté à croire, encore, aux promesses de Macky. S’il s’est vraiment laissé berner, cela voudra dire que Macky a encore gagné la bataille politique et a fini de discréditer son ancien mentor.
Car, depuis qu’il est retourné dans l’opposition, le Pds n’a jamais été aussi amorce, inexistante, effacée.
Il s’y ajoute que depuis le Qatar, Karim a cessé ses agissements. Il ne réagit même plus sur les réseaux sociaux, comme avant.
Une posture qui arrange beaucoup Macky qui est le premier à en profiter. Et Wade ne peut accepter tout cela pour rien. Il y a forcément anguille sous roche.
Car la situation actuelle du Pds est d’autant plus ambiguë qu’elle est pleine de non-dits, de contradictions, de sous-entendus.
Soit Doudou Wade n’est pas au courant, et là, il est de bonne foi, soit il exécute une stratégie murement réfléchie.
Mais, on ne peut pas nous dire que Wade est passif dans l’attente d’une hypothétique réaction de Macky. C’est connaitre qu’il ne contrôle pas la situation.
En tout état de cause, quel que soit ce que l’on nous cache, il reste qu’il y a, pour Macky, le revers de la médaille: La communauté Mouride ne lui pardonnera jamais ce qui sera interprété comme un manque de considération envers leur guide qui était garant des  retrouvailles ainsi scellées. Et nous ne pouvons non plus croire que le Khalife général des Mourides ne suit pas de près la situation qui lui tient à cœur.
C’est dire que Macky et Wade ont, chacun en ce qui le concerne, intérêt à cheminer ensemble.
Mais, ce qui est sûr, c’est que, pour le moment, l’actuel Président tient la situation en main parce qu’il continue à gouverner tranquillement tout en empêchant le Pds de s’opposer convenablement.

STATUT SPECIAL POUR DAKAR – Les dauphins en eaux troubles

https://oeildumonde.com/-En marge de la première session ordinaire de l’année 2020 du Haut conseil des collectivités territoriales(Hcct) sur le thème de l’équité territoriale, la présidente de l’institution a souhaité qu’on dote Dakar d’un « statut particulier ».
Depuis lors, on assiste à une levée de boucliers de la part des proches de Khalifa Sall.
D’abord c’est Barthelemy Dias, avec la faconde qu’on lui connait, qui déclare sur sa page Facebook : « Pauvre et minable Ps, complot toujours, encore complot, incapable de gagner Dakar. Vous voulez confisquer Dakar par décret, honte à vous ». Ensuite, de la tribune de Soir d’info sur Tfm, ce lundi, le maire de la Médina Bamba Fall abonde dans le même sens et parle « d’un recul démocratique de plus de 30 ans », en remontant la pente de l’Histoire jusqu’à l’époque où Me Lamine Gueye était l’édile de la capitale.
Pourtant, une seconde lecture, par-delà l’écorce superficielle, semble indiquer que la proposition vise à étouffer les contradictions internes qui minent la mouvance présidentielle en direction des prochaines locales. Car, comme le Pds en 2009 et l’Alliance pour la République elle-même en 2014, on risque de voir plusieurs listes se réclamer de Benno Bokk Yakaar. Le Parti socialiste également a failli être victime de ce syndrome de la division en 1996, mais il avait institué l’acte 2 de la décentralisation pour porter à 45 le nombre de collectivités locales à Dakar (curieusement y avait 45 coordinations du Ps dans la capitale de Ngor à Rufisque).
Ainsi, les socialistes parvinrent à caser le maximum de responsables pour éviter la division dans les rangs.
Cependant, malgré toutes ces manœuvres, il eut lieu, durant cette année 1996, le « congrès sans débat », qui préfigura la dislocation du Parti socialiste précipitée dès 1997 par la naissance du mouvement dénommé le Renouveau démocratique de Djibo Kâ.
De la même manière, en nommant, comme le préconise Aminata Mbengue Ndiaye, le maire de Dakar par décret, on voudrait endiguer automatiquement toute velléité de rébellion au sein de l’Apr, dans un contexte de guerre pour la succession de Macky Sall.
De plus, avec la série de défections qu’elle a connues durant ces dernières années, il n’est pas sûr que Taxawu Dakar réédite le coup de 2014, même si le maire est élu au suffrage universel direct. Depuis le référendum de 2016, Benno a toujours gagné les batailles électorales dans la capitale. Qui plus est, Khalifa Sall étant inéligible jusqu’à la preuve du contraire, il n’est, pour l’heure, pas évident que sa coalition puisse se trouver un leader de rechange qui a le même charisme que lui.
En définitive, doter Dakar d’un statut particulier serait pour le pouvoir une manière de différer le déclenchement de la bataille de succession. Puisqu’un dauphin qui va au front avec le statut de maire de la capitale sera difficile à contrôler. Et comme à l’Apr il y a de nombreux cagoulards qui rêvent de succéder à Khalifa Sall, on ne sait jamais…

Attaques contre Aminata Mbengue Ndiay : Ps promet la loi du Talion

http://canal221.com/Dans la coalition présidentielle, ce n’est pas l’union des cœurs. On se regarde en chien de faïence et tous les coups sont permis. A l’occasion de la Session ordinaire du Haut conseil pour les collectivités territoriales du 8 février dernier, portant sur le thème : «L’équité territoriale», la présidente Aminata Mbengue Ndiaye déclare avoir constaté que le statut de la ville de Dakar n’a pas évolué alors que «des villes-capitales politiques et économiques comme Yaoundé, Yamoussoukro, Douala, Lagos disposent d’un statut particulier à la hauteur de leur taille et à la dimension de leurs ambitions». C’est pourquoi elle a plaidé pour un «statut particulier» pour Dakar. Cette proposition du Haut Conseil des collectivités locales (Hcct) ne vise nullement la nomination d’un Maire de Dakar mais poursuit l’amélioration de la qualité des réformes contenues dans l’acte 3 de la décentralisation. Depuis lors, le successeur du défunt Tanor Dieng à la tête de cette institution fait l’objet d’attaques sur les réseaux sociaux. Ses camarades du Ps ont riposté. Dans un communiqué signé par son Secrétaire national adjoint chargé des Tic, le Parti socialiste s’indigne. Le Ps se déclare indigné et même outré du fait que «des trafiquants d’influence et des imposteurs champions de la désinformation et de la manipulation à travers les réseaux sociaux s’attaquent injustement contre le Hcct, troisième institution de la République, en insultant son autorité suprême à savoir la Présidente Aminata Mbengue Ndiaye». A ces «vautours et charognards de tous les cieux», poursuit Abdoulaye Gallo Diao, «nous déclarons désormais que ce sera œil pour œil et dent pour dent. Le Parti socialiste ne laissera personne discréditer ni diaboliser sa Secrétaire générale sur l’autel de mesquineries politiciennes».
Revenant sur cette proposition du Hcct sur le «statut particulier» de Dakar, il souligne : «Cette déclaration-proposition puise sa source et sa pertinence dans la perspective de corriger obligatoirement certaines imperfections, puis de combler certaines insuffisances de l’acte 3 de la décentralisation dont la mise en œuvre a fini de déceler quelques manquements à l’image de l’acte 2 et l’acte 1 de la décentralisation». Par voie de conséquence, poursuit-il, «cette proposition du Hcct ne vise nullement la nomination d’un Maire de Dakar mais poursuit l’amélioration de la qualité des réformes contenues dans l’acte 3 de la décentralisation. Réformes dans lesquelles la ville de Dakar avec ses trois départements que sont Dakar, Guediawaye et Pikine occupent une place non négligeable voire centrale». Pour comprendre et apprécier la pertinence de cette proposition du Hcct, il a fait une re-lecture du schéma institutionnel des collectivités locales concernant les 45 départements du Sénégal pour s’apercevoir que les trois départements précités disposent déjà d’un statut spécial. «Cette exception découle du fait que seules ses trois circonscriptions parmi les 45 que compte le Sénégal sont dépourvus d’un Conseil départemental tout en gardant initialement leurs Conseils municipaux», rappelle-t-il. Non sans faire savoir qu’«à cela s’ajoute le fait qu’avec l’avènement de l’acte 3 toutes les communes d’arrondissement sont devenues des communes de plein exercice. Cette nouvelle configuration institutionnelle des collectivités locales mérite des corrections et des améliorations allant dans le sens de doter la ville de Dakar d’une référence juridique particulière en vue de renforcer ses pouvoirs et ses moyens d’interventions».WALF

Commission politique du dialogue national: La pertinence ou non d’accorder l’amnistie à Khalifa Sall et Karim Wade débattue ce mardi

https://actusen.sn/-Ce mardi est un jour fatidique pour Karim Wade et Khalifa Sall, respectivement coffrés puis graciés, dans le cadre de l’enrichissement illicite de 138 milliards F Cfa et détournement de deniers publics d’une valeur de 1,8 milliard F Cfa.
Pour cause, selon SourceA, ils jouent la der de leur der, aujourd’hui, devant la Commission politique du Dialogue national. D’après les informations du canard de castors/Bourguiba, dans le Cadre normatif de la vie politique de l’Objectif Spécifique (O.S n°7), qui traite de l’Article 80, de l’Arrêté Ousmane Ngom, la pertinence ou non d’accorder l’amnistie à l’ancien député-maire, Khalifa Sall et à Karim Wade, fils de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, sera débattue, ce mardi.

Réunion stratégique de Noo Lank à l’Ucad: Les autorités universitaires disent niet   

https://actusen.sn/-Les autorités universitaires n’ont pas été hospitalières vis-à-vis du collectif No Lank. Les membres dudit Collectif avaient prévu de tenir une réunion stratégique  à l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) dimanche dernier, pour élaborer leur prochain plan d’action.
Mais à leur grande surprise, l’université leur a fermé ses portes. Le président Malick Ndiaye et Cie se réunissent finalement aujourd’hui, mais ailleurs. Les membres du collectif sont compréhensifs face à la décision.
Ils estiment que les autorités, en particulier le Recteur de l’Ucad, n’ont pas le choix car « Noo Lank  fait peur», soutiennent-ils dans les colonnes du quotidien L’AS. Non sans rappeler que l’université est un espace de démocratie  et que c’est là-bas où les jeune apprennent la démocratie.
« L’université a accueilli Abdoulaye Wade alors qu’il était dans l’opposition. Dans les autres démocraties comme la France, on voit Méchelon faire le tour des universités », souligne un de leurs interlocuteurs.Adja Khoudia Thiam

Pierre R. Yahoume: «Les plus grands comploteurs de l’Apr sont assis à côté du Président»

https://senego.com/–Le vent des humeurs torrides qui traversent l’Apr ne semble décroître de si tôt. Partout, les membres de premières heures se plaignent de l’envahissement en excès des places qui auraient pu revenir aux militants authentiques de l’Apr.
Ici, un Pierre René Yahoume, président du Moder (Mouvement pour la Défense de la République), membre de l’Apr, de sortir de sa réserve pour dénoncer des alliances avec le président Macky Sall qui coûteront cher aux mécanismes qui ont conduit Macky Sall au pouvoir à cause des grands comploteurs du régime qui sont engouffrés à côté du Président
« Nous sommes en train de tuer tous les mécanismes qui nous ont porté au pouvoir et les plus grands comploteurs de notre régime sont assis à côté du président et surtout en conseil des ministres avec des agendas cachés. Ces gens veulent tous le remplacer en mettant le désordre partout, tapis dans l’ombre », a indiqué Pierre René Yahoume.
Il ajoute : « Le président Macky Sall avait raison, en disant ces propos lors de la Grande rentrée citoyenne en 2017 au Grand Théâtre : Il y a des gens qui sont tellement fous car ils veulent coûte que coûte devenir président… ».
Et pour terminer, Pierre René qui dit assumer ses déclarations, indique ceci : « Par conséquent  leur courbe tend vers moins l’infini. Que vous soyez mathématiciens du ventre ou pas, vous comprenez aisément notre langage. Osons les démasquer notre seul adversaire est à l’intérieur de notre parti et de la coalition Benno Bokk Yaakaar ».

Abdoulaye Wade Ou Les Caprices D’un Vieux Sage Déchu

https://www.xibaaru.sn/–Selon les révélations de Doudou Wade : Le Sénégal doit se soumettre aux caprices de Me Abdoulaye Wade.Si l’on suit l’argument servi par son neveu Doudou Wade, Me Abdoulaye Wade doit être un personnage plein de caprices. Voilà une révélation très ahurissante ! Si l’on en croit Doudou Wade, les retrouvailles de Massalikoul Jinaan entre Me Abdoulaye Wade et son successeur à la tête de l’Exécutif, M. Macky Sall ont été plombées parce que le dernier nommé n’a pas respecté sa parole de rendre la visite à son prédécesseur à son domicile, après que celui-ci a effectué le déplacement au Palais. Non, on a hâte d’entendre la cellule de communication de Me Abdoulaye Wade faire une sortie pour désavouer Doudou Wade, sur cet argument très léger. Me Abdoulaye Wade fâché contre Macky Sall, parce que tout simplement, ce dernier lui a promis une visite non encore effectuée. On rêve !
C’est-à-croire que le calendrier républicain du Chef de l’Etat doit être soumis aux désirs de son prédécesseur au Palais de la République. C’est comme si, il n’y a pas d’autres dossiers plus urgents à régler par le Palais concernant la marche de la nation que d’aller rendre visite à Me Abdoulaye Wade à son domicile par le Président de la République, Macky Sall. Non, des dossiers plus brûlants sur l’actualité nationale restent sur la table du Chef de l’Etat et qu’il urge de traiter plutôt que ceux relevant de politique politicienne qui se révèlent au final comme des deals fomentés sur le dos du peuple sénégalais.
A moins que l’ancien Président de la République du Sénégal ne prenne son successeur au Palais comme son dévolu, qui doit être en priorité soumis à ses caprices, personne ne voit l’urgence que Macky Sall mette de côté d’autres dossiers plus urgents à régler, pour se soumettre à ses désidératas dont le finish n’est que d’obtenir que Karim Wade soit lavé de toute affaire judiciaire. Certainement que Doudou Wade et ses semblables pensent que le Sénégal doit être à jamais une République de deals.La rédaction de Xibaaru

Saisine de l’Ofnac, plainte de Ousmane Sonko…:Pourquoi l’affaire des 94 milliards n’est pas (définitivement) close…

https://www.dakaractu.com/Dans l’affaire dite des 94 milliards, le leader du parti Pastef Les Patriotes avait « contourné le procureur », en saisissant « directement » le juge d’instruction, le vendredi 23 août 2019,  par une plainte contre Mamour Diallo, Tahirou Sarr et autres.
Mais, le classement sans suite a été demandé par le procureur.
Cet avis du parquet, que le juge d’instruction peut librement suivre ou non, est motivé par un élément principal : « le défaut de qualité à agir de Ousmane Sonko dans cette affaire ». Le parquet a décidé de ne pas donner suite à sa plainte, visant ainsi les dispositions de l’article 2 du Code de procédure pénale.
Mais rien ne garantit que le juge va suivre le parquet. Toutefois, la plainte du candidat malheureux à la présidentielle de 2019, avec constitution de partie civile, est « différente » de la saisine de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption. Dans ces dossiers, a-t-on ajouté, «les traitements ne sont pas les mêmes».
L’Ofnac avait saisi le parquet de Dakar pour qu’il enquête sur de « possibles cas de détournement de deniers publics » visant l’ancien Directeur des Domaines, Mamour Diallo et autres, selon un courrier consulté par Dakaractu. Et, le maître des poursuites « n’a encore émis aucun avis sur le traitement » de l’affaire des 94 milliards relevant de cette saisine de l’Ofnac.
Le procureur de la République, qui semble en faire une affaire personnelle, n’a pas dit son dernier mot. Serigne Bassirou Guèye (ou son substitut) « entend faire valoir son droit tout en examinant le dossier qui lui a été remis par Seynabou Ndiaye Diakhaté », a-t-on appris de source judiciaire. Le ministère public, qui a le dernier mot (information judiciaire ou classement sans suite), « décidera d’engager ou non des poursuites ».
Le magistrat, qui « dispose d’une durée indéterminée » pour le traitement de l’affaire, « souhaite avoir plus de temps pour décider de poursuivre ou non », d’après nos informations. Dans cette éventualité, le parquet pourrait confier à la Section de recherche, notamment, la tâche de faire la lumière sur les soupçons, ou confier le dossier au Juge d’instruction qui va ouvrir une information judiciaire, ou encore demander un classement sans suite. L’affaire n’est donc pas finie…

Les prismes réducteurs de l’anti-impérialisme en Afrique Par Mamadou SY Albert

L’impérialisme n’est point un phénomène récent. Il est consubstantiel au développement du capitalisme. La volonté politique de conquérir des espaces commerciaux, des territoires et d’occuper des postures de domination et d’influence sur la gouvernance d’une région, d’un continent et du monde a nourri et nourrit encore de nos jours, le phénomène de l’impérialisme à l’échelle de la planète terre. L’impérialisme est l’expression d’un stade de développement économique et politique de l’économie capitaliste. Il a produit dans le passé le  système esclavagiste et le système colonial puis, le modèle néo-colonial.
Les pays dominés constituent toujours les principales victimes de ce système inégalitaire par son essence. Il est régi par la recherche effrénée de débouchés commerciaux, économiques et financiers et le contrôle du pouvoir de décision. L’anti- impérialisme est une des conséquences du règne de ce système mondialisé. Il est un courant de pensée antinomique à cette trajectoire des sociétés contemporaines imprimée par l’évolution du capitalisme mondialisé. Ce courant anti-impérialiste de lutte aspirant à l’exercice de la souveraineté des peuples dominés et à une gouvernance plus éthique tournée vers la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et de l’humanité, n’est point un ressentiment anti-étranger. Les prismes réducteurs des occidentaux ne perçoivent pas les véritables enjeux de l’anti-impérialisme en terre africaine.
Les dirigeants occidentaux et français établissent à tort un lien épidermique entre la lutte anti-impérialiste brandie par des pans entiers de la jeunesse africaine et sénégalaise et un certain ressenti anti-français dans le continent noir. Ce glissement à la frontière d’un nationalisme étroit et de la race, dans sa compréhension du phénomène du rejet de la domination des puissances occidentales en terre africaine ne correspond pas réellement aux véritables préoccupations des acteurs militants contre l’impérialisme, singulièrement français. Il ne s’agit point d’un ressentiment anti-français. La confusion entretenue entre ce ressentiment anti-français et la lutte contre l’impérialisme ne permet pas réellement de comprendre ce qui se passe dans la société africaine contemporaine. Encore moins d’envisager des comportements de rupture avec les modes de domination et de banalisation de luttes éminemment politiques.
L’anti-impérialisme n’est point une nouveauté. C’est un courant de pensée de lutte contre toutes les formes d’occupation étrangère. Il s’est exprimé en Europe, en Amérique et en Asie. Il s’est exprimé également en Afrique. Curieusement, son expression anti-impérialiste en terre africaine est perçue sous le prisme d’une lutte anti-étranger, anti- français et britannique. Depuis quelques années, certains responsables politiques européens, singulièrement français, stigmatisent des comportements africains tendant à réduire la lutte anti-impérialiste en Afrique à des sentiments anti-étrangers. Il n’en est absolument rien.
Le racisme contre l’homme blanc ou l’étranger  est le fruit d’un imaginaire colonialiste. Cet imaginaire se poursuit de nos jours sous une nouvelle forme ressentie en termes d’anti occidental. Au-delà de cette perception raciale, nationaliste à souhait, l’anti-impérialisme est une lutte politique contre toutes les formes de dominations. Et, ce n’est guère par hasard si le système politique des occidentaux et des français soient la cible de cette lutte en terre africaine. L’Afrique continue d’être sous la domination des puissances occidentales, notamment de la France dans sa zone ouest.
Comment ne pas voir le retard de l’Afrique à l’échelle du monde. Le faible poids de l’Afrique sur la balance de la gouvernance du monde suffit à montrer que les pays africains restent à la marge du monde. L’anti-impérialisme est avant tout cette lutte politique endogène contre les dirigeants africains acceptant cette domination de l’Occident sur tous les leviers du développement. C’est faire un mauvais procès aux militants anti-impérialistes en faisant croire que cette lutte pour la souveraineté et la liberté est menée contre le peuple français et les français.
C’est à la France de prendre ses responsabilités historiques. Elle ne peut vouloir à tout prix préserver ses intérêts post-coloniaux en imposant un modèle de gouvernance et de développement à l’origine de la situation dramatique que vivent les peuples africains, singulièrement la jeunesse, et refuser que les Africains luttent pour devenir maîtres de leur destin. Ils aspirent être maîtres de leurs choix de développement dans un monde globalisé ne leur laisser que le choix de se battre pour devenir des partenaires et non des éternels dominés de l’Occident impérialiste.https://actunet.net/

Qu’est-ce que le Sénégal a-t-il de plus que la Chine pour vaincre le coronavirus ?Par Madiambal

A-t-on idée que le Sénégal est le seul au pays au monde où la polémique fait rage quant à l’attitude vis-à-vis de l’épidémie du coronavirus nouvellement apparue en Chine ? Cette épidémie n’a pas pris sa source chez nous, n’est pas encore entrée sur le sol sénégalais et jusqu’à présent, on ne dénombre aucun Sénégalais parmi ses victimes. Pourtant, les passions se déchaînent, la polémique enfle, et on n’en a que pour le coronavirus sur les réseaux sociaux, les radios, les télés et autres médias traditionnels, ainsi que dans les discussions dans les chaumières. Le Sénégal est cependant l’un des premiers pays à avoir mis en place un dispositif d’alerte et de veille pour faire face à l’arrivée du coronavirus dans ses frontières. L’expérience acquise avec la prise en charge de l’épidémie du virus Ebola, qui avait durement frappé la région d’Afrique de l’Ouest en 2014-2015, aura bien servi. Le Sénégal avait pris les bonnes mesures pour endiguer l’entrée du virus dans son territoire. Pour faire face à la menace coronavirus, les autorités sénégalaises se sont attelées à prendre des mesures préventives. Le gouvernement est attaqué de toutes parts, non pas pour une quelconque négligence coupable dans son dispositif d’alerte et de prévention, mais paradoxalement, pour n’avoir pas pris le risque de faire entrer le virus au Sénégal. Les détracteurs du Président Macky Sall et de son gouvernement considèrent que c’est une faute de ne pas rapatrier des citoyens sénégalais pris au piège en Chine par l’épidémie. La classe politique, dont certains leaders ont la démagogie et le populisme de mauvais alois comme credo, s’est emparée du débat et on voit un homme politique y aller jusqu’à donner un ultimatum au gouvernement pour rapatrier un groupe d’étudiants sénégalais vivant dans la ville chinoise de Wuhan, épicentre de l’épidémie. Est-ce que «la raison et le bon sens, le jugement et le discernement sont des termes qui signifient encore quelque chose», aux yeux des farouches opposants de Macky Sall ?

«Rien ne vaut une vie»

L’émotion gagne la population avec les chaudes larmes versées par des parents de ces étudiants. La situation est humainement difficile pour ces familles. On ne peut que compatir avec ces familles dont les fils et filles sont dans une situation d’angoisse, d’incertitude et même de péril. Il reste qu’on devrait se demander si la précaution, la prudence et le sens des responsabilités ne devraient pas pousser un gouvernement à éviter de braver les risques d’importation de la maladie sur son sol. Quelques pays, disposant des moyens logistiques et d’infrastructures sans commune mesure avec les moyens de riposte dont pourrait se prévaloir le Sénégal, ont déjà tenté de faire rapatrier quelques groupes de leurs ressortissants qui se trouvaient en Chine. Résultat des courses ? Des personnes rapatriées qui étaient diagnostiquées comme saines et n’ayant pas incubé le virus, au moment de leur transfert, se sont révélées finalement des vecteurs de transmission du coronavirus en France, en Angleterre, aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, à Singapour, à Taïwan et au Japon. La France a décompté à ce jour quelques douze cas de porteurs du coronavirus et s’évertue à rechercher et mettre en isolement toute personne qui a pu être en contact avec ces malades. Au Japon, Hong Kong ou Taïwan, des milliers de personnes, provenant de la Chine continentale, restent bloquées dans des paquebots en mer, empêchées de débarquer. Les autorités craignent la propagation du coronavirus. Pendant qu’on y est, pourquoi n’exigerait-on pas aussi le rapatriement des Sénégalais qui se trouvent dans ces derniers pays où commence à sévir le coronavirus ? Quelles seraient les conséquences de la propagation du coronavirus si d’aventure un ressortissant sénégalais, rapatrié de Chine par son gouvernement, se révélait porteur du virus ? On augure que tout le monde prendrait à partie le gouvernement pour avoir pris un tel risque qui mettrait en danger 16 millions de Sénégalais. «Rien ne vaut une vie», encore moins celle de 13 étudiants. Rien ne vaut non plus la vie de toute une population. Le même raisonnement a sans doute été celui des autorités du Rwanda ou de l’Ethiopie. Le Rwanda compte 86 étudiants dans la ville de Wuhan et l’Ethiopie en dénombre 254. Aucun de ces pays n’a envisagé de rapatrier ses étudiants. La question n’y fait pas autant polémique. Nos compatriotes qui sont portés à aller chercher toutes les leçons au Rwanda apprécieront.
Le Sénégal pourrait-il prétendre être mieux outillé et préparé que la Chine, le Japon, les Etats-Unis, la France ou Singapour ou Taïwan ou le Canada, pour contrecarrer la propagation d’un virus ? Bien sûr que non ! Assurément, un ressortissant sénégalais qui attraperait le coronavirus aurait plus de chance de s’en sortir s’il est pris en charge en Chine. Peut-être aussi, et j’allais l’oublier, que nous avons plus que la Chine et tous les autres pays, ce serait sans doute les prières de nos marabouts. On ne le répètera jamais assez, la Chine est mieux préparée que tous les pays pour juguler l’épidémie. Le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, ne le pense pas moins quand il indique à son homologue sénégalais, Amadou Ba, que la Chine a pris toutes les mesures idoines, «conformément aux normes et standards internationaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, et que ces mesures sont rigoureusement appliquées par le gouvernement chinois, avec la meilleure expertise et les moyens les plus adéquats. Ces mesures, incluant la prévention, les soins et le suivi sanitaire, bénéficient à toutes les personnes concernées, sans discrimination selon qu’elles soient chinoises ou étrangères». Le ministre Wang YI a également assuré que le gouvernement chinois reste entièrement mobilisé pour combattre la maladie, comme en témoignent les moyens importants déployés, notamment la construction en toute urgence d’hôpitaux dotés des meilleurs équipements et la mobilisation d’un personnel hautement qualifié. C’est le lieu de fustiger cette attitude irresponsable de certains Sénégalais qui voulaient justifier la demande de rapatriement de leurs proches par de prétendus comportements discriminatoires des autorités chinoises dans la prise en charge des malades atteints du coronavirus. On en arrive aussi à croire que d’aucuns ont perçu que la détresse des personnes installées en Chine ou celle de leurs parents et proches pourrait constituer une opportunité pour, une fois de plus, lever des fonds dans le cadre d’appels publics à la solidarité, comme cela avait été le cas par exemple, au plus fort de la crise des atteintes génocidaires contre les populations «Rohingyas» en Birmanie. On n’a pas encore connaissance d’un bilan fait de cette campagne de solidarité et nul ne sait non plus si les «Rohingyas» ont encore reçu les dons de diverses natures récoltés en leur nom au Sénégal.

Apprendre et réciter la leçon Ebola

La gestion par le gouvernement du Sénégal de la crise Ebola qui avait sévi lourdement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone dans la période 2014-2015 lui avait valu toutes les félicitations de la communauté internationale. Le Sénégal avait vite fait de prendre les mesures idoines pour fermer ses frontières avec la Guinée voisine touchée, et avait mis en place un dispositif efficace de veille. Comme toujours, il se trouvait de grands «patriotes», des «panafricanistes», des «humanistes» pour flétrir la décision courageuse de fermer les frontières avec la Guinée. On reprochait au Sénégal de manquer de solidarité à l’endroit de ses voisins. Le Président guinéen Alpha Condé avait été encouragé par des élites sénégalaises à insulter notre pays pour ce geste d’outrecuidance. Le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta s’en mêla, lui aussi, pour accabler le Sénégal et chercher à lui faire la leçon. Nous ne pouvions pas ne pas relever dans un texte du 10 novembre 2014, intitulé «La fumisterie de IBK, les insultes de Condé», qu’un mauvais procès était ainsi fait au Sénégal. En effet, écrivions-nous, «force est de dire que la décision de fermeture des frontières prise par le Sénégal procède d’une précaution salutaire. On sait quels ravages cette épidémie a provoqué au Liberia et en Sierra Leone (des milliers de morts), deux pays frontaliers de la Guinée, qui n’avaient pas pris les mêmes mesures que le Sénégal. Le Sénégal a réussi jusqu’ici à contenir la propagation du virus, comme la Côte d’Ivoire qui a, elle aussi, décidé de fermer ses frontières. Mais c’est le Sénégal seul qui est ainsi stigmatisé ; ce qui démontre le caractère subjectif des attaques de IBK et de Alpha Condé. Le sens des responsabilités aurait dicté aux autorités guinéennes de faire comme la République Démocratique du Congo, en mettant en quarantaine la région foyer du virus Ebola afin de préserver les autres parties du pays. Mais il semble plus facile de s’en prendre aux voisins». Les populations sénégalaises étaient donc assez soulagées, à la fin de l’épidémie Ebola, d’avoir été épargnées grâce à la vigilance de leur gouvernement. Pourquoi à l’époque les mêmes personnes qui s’agitent aujourd’hui n’avaient pas demandé de rapatrier des Sénégalais qui se trouvaient en Guinée, en Sierra Leone ou au Liberia ?

Macky Sall en rajoute à la polémique

Le Président Macky Sall aurait grand besoin d’apprendre, plus que jamais, que dans la société contemporaine où l’émotion résultant de la force des réseaux sociaux prend rapidement au sein des populations, «les faits objectifs ont moins d’importance que leur appréhension subjective», comme l’écrit Myriam Revault d’Allonnes dans son livre La faiblesse du vrai. Le chef de l’Etat a rajouté à la polémique quand il a tenté de répondre aux demandes insistantes de rapatriement des étudiants sénégalais pris dans le confinement de Wuhan. L’impair de sa communication aura été de dire que le Sénégal n’a pas les moyens nécessaires pour rapatrier ces personnes. Devrait-on désespérer que le Président Sall ne retiendra la leçon que la parole du chef de l’Etat doit être la dernière à être entendue sur des sujets à polémiques ? L’inadéquation du dispositif institutionnel ou l’attitude de ses collaborateurs, qui consiste à le laisser en première ligne et à découvert pour prendre les premiers coups, fait que le chef de l’Etat est souvent exposé et se trouve obligé d’intervenir, toujours en premier lieu et à tout bout de champ, sur toutes les questions. Dans le cas d’espèce, il est manifeste que la parole du chef de l’Etat n’avait pas été préalablement préparée ; autrement, des éléments de langage plus judicieux auraient pu lui permettre d’exprimer la vérité qu’il a déclamée, mais sans faire de grosses vagues comme c’est malheureusement le cas. Ce sera peut-être une autre de ses leçons chinoises. Il reste que les parents et proches des étudiants restés à Wuhan auront besoin d’être rassurés davantage par les autorités étatiques. Le communiqué publié le week-end dernier par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ne saurait suffire pour cela.
L’Etat devra éviter de verser dans une émotion au point de créer des précédents qui le rattraperont plus tard et autoriseront des revendications les plus farfelues provenant d’autres concitoyens de par le monde.

IDIOVISUEL – CACOPHONIE VIRALE !

NETTALI.COM – Une affaire qui a défrayé la chronique et suscité une vive polémique, ces deux dernières semaines, c’est celle du rapatriement de Sénégalais bloqués à Wuhan, épicentre de l’épidémie de Coronavirus en Chine.
Sur les infos relayées par les différentes chaînes de télé, radios, les titres de la presse écrite et journaux du net, l’on peut noter des parents d’étudiants angoissés et au bord des larmes, ruer dans les brancards pour demander le rapatriement de leurs enfants. Mais le plus terrible, ce sont surtout les victimes de ce confinement en Chine qui, pris de panique, commencent à s’en prendre aux autorités politiques qui semblent, selon leurs propres termes, les avoir abandonnés à leur sort. On a même pu lire et entendre : « si c’étaient les enfants de tel ou tel autre ministre, Ils n’auraient pas réagi de la sorte ». Bref un concert de désespoir et d’appels à l’aide que les autorités ont mal géré.
Mais il n’y a pas que des Sénégalais qui vivent le calvaire de l’épidémie. Depuis le lundi 3 février, 3711 personnes sont confinées à bord du Diamond Princess, un navire de croisière mis en quarantaine au large de Tokyo (Japon). Le huis clos de l’angoisse, devrait-on dire dans ce cas-là car au fur et à mesure que les jours passent, l’inquiétude grandit puisque le nombre de personnes à bord victimes du coronavirus, ne fait qu’augmenter. Il est hélas passé de 8 à environ 130 en une semaine d’après les infos à notre possession.
Des personnes qui finalement, se retrouvent dans des sortes de cage où leurs activités sont réduites à l’oisiveté, attendant certainement, dans l’incertitude totale, la délivrance. Les plus chanceux d’entre eux, comme l’on a pu le noter dans des reportages télévisuels, sont ceux qui sur ce bateau, disposent d’une cabine avec balcon d’où ils peuvent admirer la mer et le spectacle de ceux qui sont venus à bord de jet ski, leur apporter leur soutien. Le seul contact avec le monde extérieur reste pour beaucoup, la télévision et les réseaux sociaux où ils peuvent discuter avec leurs familles, amis qui cherchent à leur apporter du réconfort en attendant la fin de leur calvaire.
Une épidémie qui n’est peut-être pas près de s’arrêter car avant d’être en quarantaine au large du Japon, le bateau de croisière avait fait escale à Taïwan. Des tests effectués par la suite ont d’ailleurs permis de dénombrer 64 cas de contamination, nous apprend RFI. En réaction, les autorités taïwanaises ont diffusé une carte d’une trentaine de lieux visités par les passagers.
Mais dans le cas du Sénégal, la gestion de la situation a été source de polémiques. Elle a été plutôt mal prise en charge même si elle n’est pas d’une grande simplicité.
Il y a eu tout d’abord, une première étape marquée par la publication d’un communiqué daté du 28 janvier 2020. « Notre représentation diplomatique est en alerte et certains étudiants qui ont pu être contactés par le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur se disent en effet en bonne santé et suivent, à l’instar de toute la population de Wuhan, les mesures préventives édictées par les autorités chinoises pour éviter la propagation du virus et qu’aucun moyen ne sera épargné pour porter secours et assistance à nos compatriotes », avait déclaré le ministère des Affaires étrangères. Depuis, plus un mot. Une teneur de son communiqué tellement laconique et d’une vacuité telle que l’on a pu se demander si les services du ministère des Affaires étrangères se préoccupent réellement de l’affaire ou s’ils mesurent vraiment la gravité de cette épidémie. A la vérité, il aurait mieux valu ne rien écrire.
L’inquiétude grandissante chez les étudiants sénégalais de Wuhan, mais également chez leurs parents, obligera le chef de l’Etat, lors d’une cérémonie de levée des couleurs à monter au créneau pour communiquer sur le cas des 13 étudiants sénégalais. Le Président ne fera que rajouter à la grosse inquiétude des parents. « Le Sénégal n’a pas les moyens de rapatrier ses compatriotes », dira celui-ci, lors d’une sortie le 5 février passé. Il a jugé «hors de portée» de son pays, le rapatriement d’étudiants coincés dans le berceau chinois de l’épidémie. «Même les grands pays qui ont pu faire des rapatriements, l’ont fait avec beaucoup de difficultés. Cela requiert une logistique tout à fait hors de portée du Sénégal. Il faut des avions spéciaux qui puissent aller sur place, il faut du personnel, ce ne sont pas des compagnies aériennes, mais des appareils militaires. Lorsque ces personnes reviennent, il faut pouvoir les mettre en quarantaine dans un lieu équipé en conséquence, ce n’est pas encore le cas pour le moment dans notre pays et des pays africains.», commentera-t-il.
Une sortie qui n’a pas été loin de contredire le communiqué du 28 janvier des services d’Amadou Ba qui disaient travailler à la possibilité d’un rapatriement. « Dans l’hypothèse où la situation ne connaîtrait pas une nette amélioration, des discussions sont engagées avec les autorités chinoises pour étudier la possibilité d’obtenir une autorisation pour un rapatriement de nos étudiants », pouvait-on lire dans le même document daté du 28 janvier dernier.
La sortie du Président Sall a-t-elle poussé les Affaires étrangères à communiquer le moins possible sur ce dossier depuis lors ? Personne ne sait. En tout cas c’est silence radio pour ce que nous en savons.
3ème étape : les critiques se multipliant, Abdoulaye Diouf Sarr va à la rescousse du Président Sall pour tenter de désamorcer la bombe. «Les propos du chef de l’Etat ont été galvaudés, manipulés et transformés de telle sorte qu’on a eu l’impression qu’il s’agit de moyens financiers», avait-il nuancé.
Un commentaire d’un interlocuteur de « nettali.com », fonctionnaire du ministère de la Santé tentera d’expliquer : «Je ne sais pas si les gens s’en rendent compte. Mais l’hôpital le plus proche de l’aéroport de Diass se trouve à Thiès où il n’y a presque pas d’équipements.» Lorsqu’il lui est demandé ce qu’il en est de l’aéroport de Dakar alors ? «C’est possible, mais est-ce que vous savez que le Sénégal n’a même pas de masques triple-filtre utilisé dans de tels cas ?», a-t-il répondu, non sans regretter Eva Marie Coll Seck «qui avait su gérer l’épidémie d’Ebola plus proche, à l’époque, de nos frontières».
La sortie de l’ancien ministre des Affaires religieuses, Bamba Ndiaye qui a cherché à toucher la fibre religieuse des musulmans, ne calmera pas le jeu. Rappelons que c’est dans une contribution, parue vendredi et intitulée:”Que dit l’Islam sur le rapatriement de nos concitoyens se trouvant à Wuhan ?”
Il évoquera même un hadith du prophète Mohammed rapporté par al-Boukhari et Mouslim qui donnent des recommandations dans pareille situation : ”Si vous apprenez l’existence de la peste en un lieu, n’y entrez point ! Et si la peste apparaît dans un lieu où vous vous trouvez, n’en sortez point!”, enseigne-t-il.
Au finish, l’on a eu affaire à une gestion calamiteuse et des propos du Président Sall qui n’ont pas du tout été bien appréciés. Il s’en est suivi une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux. Et l’on ne peut manquer de se demander si un président de la république devrait parler de cette manière-là ? Même si dans le fond, on peut essayer de comprendre les arguments avancés, les obstacles invoqués ne sont pas pour autant insurmontables. Dans la forme en effet, le discours a du mal à passer. Des situations de détresse de cette nature-là, requièrent en effet des précautions de langage et des formules qui apaisent d’un point de vue psychologique, l’essentiel étant de rassurer mais surtout de trouver les voies et moyens d’agir. La communication sur ce sujet a été en tout cas, disons le, désastreuse à tout point de vue.
Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, Seydi Gassama n’a d’ailleurs pas mis de temps pour réagir au Hadith invoqué par Bamba Ndiaye. C’est sur Facebook qu’il a apporté la réplique. Le militant des droits de l’homme s’est même permis une comparaison pour tacler Mouhamadou Bamba Ndiaye. ”Les Etats musulmans (Maroc, Algérie, Mauritanie, Turquie, Azebaidjan, etc.) qui ont rapatrié leurs ressortissants de Wuhan, ne connaissent-ils pas le hadith invoqué par Mouhamadou Bamba Ndiaye pour venir au secours du gouvernement“, s’interroge-t-il.
Une question peut toutefois être légitimement posée. La jurisprudence Eva Marie Coll Seck ne pourrait-elle pas servir de référentiel, ce d’autant plus que ce sont des médecins formés comme elle dans les mêmes facultés de médecine qui étaient à l’œuvre et s’activaient sur le terrain. A noter qu’elle était ministre de la Santé et plutôt dans un rôle de coordinatrice.
L’Institut Pasteur de Dakar de son côté, a même affirmé avoir les capacités de mener les tests afin d’identifier les éventuels porteurs du Coronavirus.
Cette polémique soulève en tout cas bien des questions à l’heure où le Sénégal, fier de son Institut Pasteur de Dakar, a été désigné pour recevoir en fin de semaine des experts de 15 pays du continent afin de les préparer à faire face au virus. Le paradoxe est d’autant plus grand que le Sénégal n’est pas un novice de cette expérience-là : lors de l’épidémie d’Ebola, il a fait partie des pays qui avaient le mieux géré cette crise sanitaire.
Ce lundi matin 10 février, Le Quotidien national « Le Soleil », a barré à sa une, le titre suivant : « chers parents, ne cédez pas à la panique » tout en tirant un bilan arrêté  samedi dernier (ndlr – 8 février, et relevant ainsi 37 198 cas confirmés, 811 décès constatés, 2649 cas guéris et 28 942 cas suspects signalés en Chine continentale).

Des chiffres et un bilan provisoire

L’épidémie a causé 97 décès supplémentaires, dimanche en Chine continentale, ont annoncé ce lundi 10 février les autorités sanitaires chinoises. Ce qui porte à 908 le nombre de cas mortels dans le pays. Dans un communiqué, la Commission nationale de la santé a ajouté que 3 062 cas de contamination
recensés au cours de la journée de dimanche, portant à 40 171 le nombre de patients infectés par le virus en Chine. Dans la seule province de Hubei, épicentre de l’épidémie qui a démarré en décembre sur un marché de la ville de Wuhan, le nombre de décès a augmenté de 91 dimanche, faisant grimper le bilan total à 871 morts. Pour le spécialiste américain Ian Lipkin de l’université Columbia, l’épidémie pourrait atteindre un pic dans les deux semaines, avant de refluer nettement.
Des chiffres qui, même s’ils sont rassurants pour les 13 Sénégalais, nous dit-on « en bonne santé », prouve que l’épidémie ne recule pas vraiment. Mais fidèle  à sa réputation d’organe gouvernemental, « le Soleil » n’a pas manqué de glisser au bénéfice du président Macky Sall et de son gouvernement, « le professionnalisme et le sens de la responsabilité du gouvernement sénégalais » qui ont « touché la Chine, son président et les Chinois ». De qui se moque-t-on ? Une réaction qui arrive bien tard même si elle peut contribuer à rassurer les parents engagés dans une course contre la montre et une fatigue psychologique insoutenable. Le ministère des Affaires étrangères et certainement le président Sall, au fort moment de la crise, auraient sans doute pu mettre un peu plus de contenu dans leurs communiqués et de compassion plutôt que d’emprunter ces formules laconiques et surtout sèches pour rien.
Mais quelles que soient les analyses fournies par ci par là, le destin de ces Sénégalais n’est pas de rester enfermés dans ce bunker de Wuhan. Combien de temps durera tout cela ? Nous espérons et souhaitons que cette épidémie soit rapidement un mauvais souvenir et que des solutions soient trouvées pour ces jeunes sénégalais.
La gestion de cette affaire est en tout cas venue nous rappeler que la communication est un métier et non une affaire d’improvisation ou de capacité innée. Elle nécessite formation et expérience. L’expérience nous montre en effet que si Macky Sall s’enfonce tous les jours dans ce domaine, c’est parce qu’il prend cette matière à la légère.
Le Président Sall devrait peut-être s’inspirer de Nicolas Sarkozy qui avait déployé d’énormes efforts pour sauver des citoyens français empêtrés dans une affaire bien compliquée. Pour rappel, cette affaire de L’Arche de Zoé concernait six Français qui déclaraient avoir pour objectif l’aide aux enfants orphelins et l’aide humanitaire. Celle-ci avait défrayé la chronique en octobre 2007 lorsque les forces de police arrêtèrent tous les participants qui s’apprêtaient à embarquer 103 enfants dans un avion affrété pour les conduire en Europe. La justice tchadienne avait alors condamné les principaux membres aux travaux forcés pour « tentative d’enlèvement de mineurs…. » Sarkozy avait ainsi déclaré : « quel que soit ce qu’ils ont fait, je vais les ramener en France ».
Ce qui fut fait car, rapatriés en France le 28 décembre 2007, les six membres de l’Arche de Zoé voient leur peine de travaux forcés commuée en 8 ans de prison ferme le 28 janvier 2008. L’affaire trouve en partie son épilogue le 31 mars 2008 par la grâce présidentielle tchadienne qui leur est accordée, puis leur libération immédiate.

#Coronavirus-Un individu aurait quitté Wuhan et serait en route pour Dakar

https://www.pressafrik.com/-Un individu  aurait quitté la Chine, précisément à Wuhan, épicentre du Coronavirus pour rejoindre Dakar. Selon la Radio futur média, qui a donné l’information, le ministère de la Santé suit les traces de cette personne, après qu’elle a été signalée par l’ANACIM (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie).

IL Y A HUIT ANS, MACKY SALL ENTAMAIT SA CHEVAUCHÉE CONQUÉRANTE PAR ABOU ABEL THIAM

Le texte ci-après, signé et publié par Abou Abel Thiam à l’époque, est celui d’un témoin-acteur ayant vécu les événements de l’intérieur, aux côtés de Macky Sall. Sa reproduction vise à replonger les lecteurs dans des souvenirs, souvenirs…
Il ya huit (8) ans, jour pour jour, le 9 février 2012, le candidat Macky Sall démarrait sa campagne électorale. Le démarrage officiel de la campagne de l’élection présidentielle de cette année-là s’était fait le 6 février. Mais le Mouvement du 23 Juin ayant appelé au départ de Wade dont il récusait la validité de sa candidature, de larges forces de l’opposition avaient déserté la campagne pour des manifestations organisées à la Place de l’Indépendance. Macky Sall, lui, s’en remettant à l’arbitrage des électeurs, avait choisi d’aller à la rencontre des populations.
Le texte ci-après, signé et publié par Abou Abel Thiam à l’époque, est celui d’un témoin-acteur ayant vécu les événements de l’intérieur, aux côtés de Macky Sall. Sa reproduction vise à replonger les lecteurs dans des souvenirs, souvenirs…
Dans sa conquête du Sénégal démarrée le 9 février, la longue chenille faite de véhicules aux couleurs de l’Alliance Pour la République renvoie à l’image d’un jeu de quilles : comme les boules, les localités tombent, une à une. De charme. Parti de Touba, où il a reçu les bénédictions du Khalife Général de la confrérie Mouride, Macky Sall plonge dans le Ferlo. Cette immensité de désolation, le candidat de la coalition Macky 2012 la connaît bien, pour y avoir séjourné durant ses tournées d’implantation et de promotion de son parti politique ; il y a passé des nuits, dans des cases en toits de chaume, mangé les mets locaux, serré des milliers de mains calleuses, foulé le sol rugueux…
Ranérou, petite bourgade érigée en département, perdue dans un No Man’s Land, exposée aux vents chauds et souffrant de déficits en toutes infrastructures, étale ses attentes et espoirs au candidat. Ici, l’on est en pays peul, ce qui se manifeste dans le port des hommes, tous enturbannés mais aussi dans la beauté aquiline et longiligne des femmes à l’allure altière
Dahra annonce la couleur
Les promesses non tenues du régime Wade relèvent de tous domaines. En réponse, Macky Sall expose les grandes lignes de la Voie du Développement (Yoonu Yokute)… Cap sur Dahra, en traversant à toute vitesse
Linguère, ville chargée d’histoire. Le décor ne change pas, les formules sont les mêmes, les manifestations d’engagement auprès du candidat sont identiques. A l’approche de Dahra, les grosses 4X4 Toyota affichent leur boulimie en carburant. Elles sont guettées par la panne sèche. En ces lieux, si le gas-oil se trouve sans grande peine, il n’en est pas de même pour l’essence. Il a fallu moult astuces pour en trouver, et éviter ainsi l’immobilisation de la caravane. L’affluence, elle, a évolué. Parce que plus populeuse, la ville de Dahra a mobilisé des milliers de personnes acquises à la cause du candidat.
Des échos parviennent de Dakar, faisant état d’une immense mobilisation qui attend Macky Sall à Louga. Une autre information fait noter qu’un guet-apens est tendu par les adversaires à l’entrée de cette ville. Les pressions amicales se font nombreuses et insistantes au téléphone : elles demandent à ce que l’on hâte le pas, pour arriver à temps dans la capitale du Ndjambour. Hélas, l’état des pistes, les routes qui ne sont que des successions de trous, mais aussi le retard pris au départ de Dakar, se conjuguent pour rendre difficile le respect du timing. L’on prend conscience que rien de vraiment important n’a été réalisé en ces lieux depuis Bouna Alboury Ndiaye, avec ses puits et le rail Louga Linguère chantés par des générations de généalogistes.
La chevauchée fantastique de la caravane du candidat ayant l’étalon comme emblème multiplie les efforts, mais les destriers de fer et d’acier ne parviendront à Louga qu’à 4 heures du matin. Les responsables locaux sont inconsolables. La délégation est reçue à la richissime demeure de feu Djily Mbaye. La belle résidence ressent l’avancée inéluctable du temps, mais aussi le manque d’initiatives de l’Etat qui n’a pas su s’impliquer pour la sauvegarde de ce monument national. Pas le temps de dormir, juste de se reposer un peu… et c’est reparti, pour la cavalcade.
Une mesure est prise : le meeting de Louga est reporté au 22 février. Au départ de la ville, pour soigner les déceptions, Macky Sall, debout dans sa décapotable, sillonne les rues de la cité, où les populations affluent de tous bords pour venir à sa rencontre. Une image : cette jeune femme, un bébé accroché au flanc, de la mousse de savon aux mains, accourue pour faire un joyeux signe de la main au convoi. Visiblement, elle était en train de faire de linge, tâche qu’elle a entrecoupée pour manifester son choix. Décidément, personne ne veut être en reste.
Fourbus mais ragaillardis par l’accueil populaire, les membres de la délégation reprennent la route, à la rencontre de citoyens dépositaires de la souveraineté, ceux sur qui Macky Sall compte pour gagner et faire respecter le choix de la majorité.
Kébémer, ville natale du vieux président sortant, n’est pas en reste dans l’enthousiasme à dénoncer les promesses non tenues, et dans l’espoir placé en Macky Sall.
Les nervis de Ndjombors détalent comme des lapins
Saggata
 a été une étape marquante. Mal inspirés, des nervis accompagnant une députée locale du PDS sont postés à l’entrée de cette localité, devant les locaux de la brigade de gendarmerie. Selon les informations fournies par nos partisans, ils tentent depuis ce matin de les intimider, pour les empêcher de se rendre au meeting de l’APR. A quelques dizaines de mètres des nervis, le convoi s’arrête pour permettre la mise en place de notre dispositif de sécurité. L’accrochage ne durera que quelques minutes à peine. Les gros bras du PDS, le parti de Ndjombor, détalent comme des lapins à travers bosquets et broussailles, devant la riposte des éléments de sécurité du convoi, nombreux, déterminés et courageux.
De même que le combat de rue était déséquilibré, la balance de la situation politique locale l’était tout aussi : Saggata était quasi unanime dans son soutien à Macky Sall. Après cet épisode « guerrier », il fallait bien une plongée dans la spiritualité. Alors bonjour Dahrou Mousty, cité religieuse dont le khalife, trouvé dans son lieu de retraite, insiste pour que le candidat aille prier à Beyti, le mausolée de Mame Thierno Birahim Mbacké. Le vœu semble exaucé, puisqu’à peine la prière terminée, Macky Sall enregistre, à la sortie d’un mausolée, le ralliement d’un chef religieux influent dans la contrée.
Après cette immersion dans un fief ardent du mouridisme, cap sur la plus française des villes sénégalaises. La cité qui avait envoyé ses cahiers de doléances à l’Assemblée constituante de la Métropole coloniale en 1789 ne pouvait faire les choses comme tout le monde. Elle a une réputation à sauvegarder, puisqu’il existe bien un Saint-Louis way of life inimitable. C’est pourquoi, en lieu et place des traditionnels meetings, la vieille ville opte pour une procession colorée, genre fanal, à travers ses rues au cadastre en damier parfait. La caravane charrie les populations, à l’image du fleuve, le convoi progresse et grossit, gonfle et gronde de décibels, éructe des vivats…
Il plonge dans le quartier de Pikine, se fait reptile pour serpenter dans les ruelles étroites, se découvre fauve par ses rugissements libérés, faisant vibrer les murs des vieilles maisons décaties et en mal de restauration. « Yaakaar djékhoul » annonce Macky Sall entre les envolées lyriques de Abou Djouba Deh, les couplets gawlo de Doudou Ndiaye Mbengue et les rimes de sagesse de Souleymane Faye qui ont, chacun, dédié un tube au candidat Macky Sall. La nuit agonise, avec elle déclinent les forces des membres du convoi, le froid des vents croisés du fleuve et de la mer mord les peaux, la fatigue déclupe la faim. Il est minuit, l’on peine à sortir de la ville des eaux, qui nous happe de son manteau de teranga.
Après moult péripéties et tiraillements entre responsables locaux, le calme revenu semblant avoir épaissi la nuit, l’on finit par une halte à la permanence du parti. Puis cap sur le delta du fleuve. L’on sort de Ndar pied au plancher, les chauffeurs font rugir les bolides dont le vrombissement des moteurs effraie quelques bêtes à la recherche de pitance en ces lieux de grande production de riz et d’oignon en souffrance faute de bonne politique de commercialisation. On progresse vers le nord. En bifurquant pour aller vers Richard-Toll l’on tombe sur les émissaires de la ville frontalière qu’est Rosso qui s’étranglent de rage de ne pourvoir faire dévier la caravane vers leur localité. C’est que la nuit est bientôt finie, et grand est le retard pris sur le calendrier des meetings et manifestations. En termes de courage, les populations de Richard-Toll ont remporté la palme au regard de la rudesse du froid, l’ampleur du retard accusé sur l’heure du meeting et le caractère tardif de l’arrivée la caravane. Mobilisés depuis 16 heures, elles ont attendu le convoi jusqu’à son arrivée, à deux heures du matin, sous un froid glacial. La ville ouvrière s’est parée de ses atours de fête pour chanter son candidat. Le meeting se tient vers la sortie de la ville, et réunit une immense foule venue des nombreux villages et hameaux aux alentours. Puisant dans son programme Yoonu Yokute, le candidat Macky Sall étale ses propositions de solutions. A quatre heures du matin, le convoi reprend la route, cahin-caha.
Les phares illuminent Dagana, la capitale du Walo, qui se prépare à sortir du sommeil nocturne. Pas le temps de s’éterniser. L’on entre dans Ndioum au petit matin. Deux heures pour souffler, les populations de la ville assaillent le gîte d’étape qui nous a servi de motel. La capitale de Lao Demba Macina Toro si joliment chantée par Baba Maal tient le premier meeting du Fouta. Le succès populaire est éclatant. Le temps presse, le programme de la journée est démentiel. Les localités sont proches les unes des autres, bordant la longue route, quelques fois distantes d’à peine 2 kilomètres. Chacune tient à recevoir le candidat Macky Sall pour lui manifester son engagement, pour ensuite l’accompagner au meeting régional de Matam. L’on avance, avance… Le temps, lui, s’écoule à un rythme plus rapide que la progression du convoi qui ralentit parce que grossi un peu plus après chaque étape, chaque hameau, chaque village.
Le plus difficile est de comparer les mobilisations, le caractère coloré, la force des engagements et l’originalité de l’accueil. Mais un fait historique est là, manifeste et indéniable : jamais les populations du Fouta n’avaient réservé un accueil aussi populaire et enthousiaste à un opposant. Les lignes ont bougé, le contexte est nouveau, la conscience citoyenne a évolué. La contrée, tenue à bout de bras par les émigrés, a déjà reçu plusieurs fois Macky Sall, notamment lors des tournées d’implantation de son parti, et à l’occasion des élections locales de 2009. Ici, un fait s’impose à qui sait observer : les résidents sont majoritairement des femmes, des vieux et des jeunes. Les hommes se sont expatriés.
Aéré Lao, Galloya, Oréfondé, les gros bourgs se ressemblent : foules joyeuses en marron-beige, les couleurs de l’APR, des responsables se distinguent par leurs casquettes à l’effigie de Macky Sall qui détonnent sur leurs caftans et grands boubous en tissu bazin.
La constellation des Agnam a fait le plein. Ici les scores sont partis pour être élevés en faveur du candidat. La procession grossit, à 100 km de là, Matam se fait impatiente et le manifeste par des coups de fil nerveux. Les régions traditionnelles du Lao et du Bossea dépassées, l’on est maintenant dans le Nguénar, après Thilogne la ville chargée d’histoire. On est quasiment dans l’hystérie. Bokidiawé, la cité des Soninkés, et les Doumga ne sont pas en reste…c’est toute la région qui affiche son adhésion derrière le candidat Macky Sall. Nabadji, puis Boinadji, et nous voilà à Ourosogui.
La grande ville carrefour, la plus populeuse de la zone, accueille comme il se doit le convoi qui ne fait pas moins de 80 véhicules maintenant, sirènes hurlantes, feux scintillants et occupants joyeux quoique fourbus. L’on bifurque pour prendre la bretelle d’accès à Matam, ville comptoir fluviale. Les deux ponts à l’entrée de la ville ne tiennent que par miracle. Pendant une bonne partie de l’année, les camions ne peuvent plus accéder à la ville tellement la route y menant est défectueuse. « Si René Caillé revenait à Matam, il ne se perdrait pas » avait dit, par boutade, l’alors opposant Abdoulaye Wade de passage dans la ville. Force remarque : depuis cette saillie, après douze ans de pouvoir de son auteur, le Pape du Sopi, rien n’a changé non plus. Le meeting de Matam est le premier tenu à peu près à l’heure prévue, après quatre jours de campagne électorale. C’est l’apothéose : des milliers de personnes, venues d’elles-mêmes, scandent le nom de leur candidat et raillent le président sortant.
Envolées de Yéla
Dans le Damga, c’est Kanel qui a l’honneur d’accueillir le grand meeting. L’organisation est impeccable, la foule nombreuse et les engagements fortement exprimés. De Ogo à Wendou Bosseabe, de Sinthiou Garba à Banadji et Orkodjéré, partout c’est la même ferveur militante. Waoundé, l’une des plus grandes cités soninkés, a, elle, aussi, fait le plein. Nous voilà à Bakel. Depuis Bondji, sa frontière sud, nous sommes sortis du territoire traditionnel du Fouta. Nous entrons dans les contrées du Guidimakha, du Gadiaga et du Boundou. D’envoutantes envolées du Yela accueillent Macky Sall qui n’est pas insensible à ces airs. A l’instar de Matam et Podor, comptoirs fluviaux importants du temps de la colonisation, à l’époque de la splendeur du Bou El Mogdad, Bakel est comme restée figée dans l’Histoire. La délégation éprouve toutes les peines du monde pour se loger, du fait du déficit de réceptifs. Comme presque partout, le grand meeting se tient en pleine nuit. Le Niani place la barre très haut L’on croyait avoir atteint le sommet, mais le meilleur restait à venir.
De mémoire de Tambacoundois, jamais cette ville n’avait connu pareille affluence pour un homme politique. C’est toute une ville qui s’est mobilisée, au point que, pour la première fois, des responsables de l’Apr se sont affrontés pour des questions de leadership. La capitale du Niani a choisi son camp : si les fleurs de la mobilisation se traduisent par des fruits électoraux, Macky Sall s’est retrouvé un nouveau fief à l’image de Fatick qui l’a vu naître et du Fouta de ses parents. En fait, c’est le pays entier qui s’exprime à travers ces régions. réplique forte du Fouladou Dans la délégation, la question qui traversait tous les véhicules était de savoir qui de Tamba ou de Kolda allait remporter la palme.
La capitale du Fouladou ne se laisse pas damer le pion. Depuis Richard Toll l’argileuse, le Fouta des épineux, Tamba et sa savane boisée, et maintenant Kolda à l’orée de la forêt, seule la végétation a changé, le teint des populations et leur allure physique. La mobilisation populaire, elle, est la même, les doléances quasiment identiques. Sur la route de Kédougou, les haltes sont nombreuses. Celle de Dialoncoto (sous le cailcédrat, en langue locale) est sympathique, avec des groupes de danseurs firdous, mais aussi cette pancarte dont l’écriteau indique que les hommes de son âge invitent Me Wade à les retrouver à la mosquée.
En s’enfonçant dans le parc de Niokolo Koba, l’on ne peut s’empêcher de s’émouvoir d’apprendre qu’il est placé sur la liste des patrimoines mondiaux en péril par les organisations internationales. Et ce péril, au vrai, ne guette pas que les animaux, mais aussi les hommes abandonnés à eux-mêmes. Les membres de la délégation qui découvrent cette partie du pays sont frappés par l’extrême indigence qui frappe un si grand nombre de gens. Kédougou aussi a mobilisé, à l’échelle de sa démographie. Ici aussi, le cri de cœur qui traverse le Sénégal se fait entendre. « Na dem ! » dit-on, à l’adresse du candidat sortant. Demain, la procession va remonter du sud, remonter par le centre, et irradier dans tout le reste du pays.Abou Abel THIAM

Dakar Sacré-coeur: Olivier B. Sylvain abusait des jeunes mineurs

https://actusen.sn/-Selon les informations de Libération, le responsable de la cellule performance de l’As Dakar Sacré-Coeur a été arrêté samedi dernier. Olivier B. Sylvain pour ne pas le nommer est un franco-malgache. Il abusait de jeunes joueurs pour satisfaire ses fantasmes de pédéraste. Sept victimes ont d’ailleurs livré des témoignages explosifs aux enquêteurs de la Brigade de protection des mineurs qui ont neutralisé le « monstre ».

Acte de racisme en Italie: Des nationaux attaquent et blessent un Sénégalais

https://actusen.sn/-Le racisme est un véritable problème en Italie. En effet, malgré le durcissement de sa répression dans le pays, il continue de faire des victimes. Boubacar Kandé ne dira pas le contraire. Ce jeune de 20 ans originaire du Sénégal a été agressé par un groupe de jeunes Italiens qui l’ont frappé au visage en criant « nigga de m…, sortez d’ici ».  Ces individus ont, pendant plusieurs minutes, déversé leur haine sur lui avant de prendre la fuite. D’après le quotidien LesEchos, les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi au dimanche 9 février 2020 à Palerme.

Drame à Touba: Une camionnette écrase une fillette de 3 ans

https://actusen.sn/-L’horreur s’est produit ce lundi à Touba plus précisément au quartier Darou Miname de Touba. Une fillette de 3 ans a perdu la vie dans des conditions effroyables.
La petite a été tuée, écrasée par une camionnette aux environs de 19 heures, ce lundi, 10 février 2020. Le corps sans vie a été acheminé à l’hôpital Matlaboul Fawzeini. La police a ouvert une enquête.

DJIDJACK À REBEUSS, UNE ENQUÊTE OUVERTE CONTRE VIVIANE

http://www.emedia.sn/-L’affaire du trafic présumé de visas impliquant le manager de la chanteuse Viviane Chidid n’a pas encore livré tous ses secrets. Mais, selon des informations obtenues par Emedia.sn, Djidjack Diouf va déjà passer sa première nuit à la Maison d’arrêt de Rebeuss, en compagnie de ses co-accusés, au nombre de trois, à ce stade de l’enquête. Leur premier face à face avec le Procureur n’ayant pu se faire aujourd’hui pourrait avoir lieu demain, mardi. Si jusqu’ici Viviane n’a pas encore été inquiétée, ce n’est plus qu’une question de temps puisque nos sources précisent qu’une enquête est ouverte contre la chanteuse, lead-vocal du Jolof Band.

PAS DE PLAINTE DE VIVIANE À LA SR, SON EX MARI N’A PAS ÉTÉ ENTENDU

Pis, contrairement à une information véhiculée juste après l’arrestation du manager, Viviane Chidid n’a jamais déposé une plainte à la Section de Recherches de Colobane où Djidjack Diouf a été entendu. Aucune plainte de sa part n’y a été enregistrée, même si elle a été entendue une première fois ce week-end à titre de témoin pour les besoins de l’enquête. Nos sources révèlent d’ailleurs que le manager, mis en cause dans cette affaire, serait très en colère contre l’artiste avec laquelle il a cheminé pendant plusieurs années. Djidjack Diouf reprocherait ainsi à Viviane de l’avoir royalement ignoré lors de son passage à la SR de Colobane. Djidjack serait très remonté contre Viviane qui n’aurait même pas daigné le saluer, comme si elle ne l’avait jamais connu.
Dernier détail, selon des sources proches du dossier, l’ex mari de Viviane, Tapha, ancien rappeur du groupe Da Brains aujourd’hui reconverti dans la promotion de spectacles, n’a pas (encore ?) été entendu dans le cadre de l’enquête, pas même à titre de témoin comme cela a pu être annoncé à travers la presse. La cause de la fausse nouvelle serait son passage à la Section de Recherches, ce week-end, mais c’était uniquement pour apporter son soutien au mis en cause, Djidjack Diouf.

Paul Coréa, vice-président de Présence Chrétienne :«JE PREFERE LE BRUIT DES HAUT-PARLEURS DES DAHIRAS A CELUI DES CANONS DE L’EXTREMISME»

https://www.seneplus.com/Le vivre ensemble a de beaux jours devant lui si l’on se fie aux propos de Paul Coréa, vice-président de Présence Chrétienne qui estime qu’ils sont des Sénégalais d’abord avant d’être des chrétiens ou des musulmans
Le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS) a organisé samedi une conférence sur le thème : ‘’Le vivre ensemble à l’épreuve des mondes extrêmes, la voix de l’Islam source de valeurs et d’équilibre‘’. A cette occasion, le sociologue et vice-président de Présence chrétienne se veut clair à l’encontre de certains pourfendeurs de la cohésion religieuse dans le pays. A l’en croire, il préfère de loin le bruit des hauts parleurs des ‘’dahiras’’ (associations religieuses confrériques) à celui des canons de l’extrémisme religieux.
Les oiseaux de mauvais augure qui tenteraient de semer la zizanie entre les religions au Sénégal peuvent déchanter. Le vivre ensemble a de beaux jours devant lui si l’on se fie aux propos de Paul Coréa. Le vice-président de Présence Chrétienne, organisation qui fait partie du Conseil du laïcat, a estimé qu’ils sont des Sénégalais d’abord avant d’être des chrétiens ou des musulmans. Se rappelant une anecdote où des étrangers étaient venus chez lui pour lui demander d’intervenir pour arrêter une association religieuse qui faisait une ‘’dahira ‘’en bas de son immeuble, le sociologue a indiqué qu’il a été sans équivoque dans sa réponse : ‘’C’est ça le Sénégal et je préfère le bruit des haut-parleurs des dahiras à celui des canons de l’extrémisme’’, avait-il servi à ces étrangers qui visiblement méconnaissaient encore les réalités du Sénégal. A l’en croire, il y a des consensus forts sur la question du vivre ensemble au Sénégal qui est bel et bien un acquis comme la laïcité à la sénégalaise. Mais il faut essayer, insiste-t-il, de le consolider tous les jours en dépassant les simples slogans parce que c’est toujours un projet à construire en permanence, et il ne faut pas qu’on dorme sur ces acquis. Donnant l’exemple de ce qui s’est passé avec les élèves expulsés à l’institut Jeanne d’ARC, il a affirmé que c’est révélateur des incompréhensions qui peuvent exister.
Restant toujours dans le même sillage, il pense que des difficultés ne peuvent pas manquer sur ces questions, mais les associations religieuses, toutes obédiences confondues, doivent converger pour lutter par exemple contre la pauvreté, la mal gouvernance ou encore la crise des valeurs.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général du cade unitaire de l’Islam au Sénégal, Dr Cheikh Guèye, a estimé que le Sénégal est un pays qui se distingue par la cohésion entre les religions. ‘’Les classements qui sont faits par les centres de recherche mettent le Sénégal dans une position de leader dans le fait que l’Islam occupe une place très importante chez les Sénégalais en général et dans l’exceptionnalité du vivre ensemble sénégalais‘’, révèle Dr Guèye.
Insistant néanmoins sur le renforcement des acquis, le chercheur à Enda pense qu’il faut éviter que les réseaux sociaux deviennent des instruments de division et d’offense entre Sénégalais. ‘’Le vivre ensemble est aujourd’hui menacé par de nouveaux phénomènes et de nouvelles idées comme l’extrémisme violent qui n’est pas simplement la particularité de l’Islam’’, prévient-il.
Pour sa part, le conférencier et président du RIS Cheikh Matar Kébé trouve que l’Islam est une religion qui reconnaît et respecte l’identité de l’autre, donnant l’exemple du Pacte de Médine.
‘’Et le vivre ensemble est une situation qui favorise l’unité car les gens peuvent diverger sur les questions religieuses et être ensemble en vivant dans l’harmonie’’, soutient le célèbre prêcheur qui ajoute, pour attirer l’attention, que le monde est aujourd’hui au cœur du choc des civilisations.
Les conflits, renseigne Pr Kébé, ne vont plus être entre pays mais entre obédiences confessionnelles intolérantes. Signalons que les membres du RIS ont organisé cette conférence en prélude à leur congrès qu’ils comptent organiser les 27, 28 et 29 mars.

ABDOULATIF COULIBALY, PORTE-PAROLE DE LA PRESIDENCE:«Je n’ai jamais dit que Karim Wade s’est enrichi»

http://www.walf-groupe.com/ «Si la situation exige qu’on rapatrie nos concitoyens, l’Etat va s’y prendre»
«Je ne suis plus journaliste». Abdoulatif Coulibaly le dit et le répète pour que nul n’en ignore. Il a choisi de faire de la politique auprès du Président Macky Sall dont il porte la parole. Invité de la rédaction de WalfQuotidien, l’ancien patron de Sud Fm n’évite aucune question. Du mandat tant redouté à la dette en passant par ses brûlots sous le régime de Wade et les rapports de la Cour des comptes, l’ancien ministre de la Bonne gouvernance dit tout. Avec le sens de la répartie qu’on lui connaît.
Walf Quotidien : C’est quoi comme mission en tant que porte-parole de la présidence de la République ? Que faites-vous au quotidien auprès du président de la République ?
Abdoulatif COULIBALY : Je voudrais, d’abord, dire un mot de ce qu’on mon frère et ami Tidiane Kassé vient de dire. Quand Sidy Lamine est parti, j’ai écrit une tribune dans laquelle je disais, en résumé : «C’est une école qui est parti.». J’en suis convaincu. Moi-même, je suis passé par cette école. J’ai dit à un jeune journaliste que j’ai fait WalFadjri, il y a longtemps. Il m’a dit qu’il n’a pas remarqué ma signature. J’ai même dit : «Si tu demandes à Tidiane, Ass Mademba ou Camou, quand on parle de +l’époque des pseudos+, ils savent très bien de quoi je parle». J’ai signé sous le nom de Latif Fally Fall. Ensuite, j’ai commencé à signer avec mon nom. C’est pour dire qu’il y a une très longue histoire qui me lie à cette maison. Ensuite, il y a eu des relations d’amitié avec Tidiane Kassé, Ass Mademba… C’était une bande de copains, joyeuse, qui rigolait souvent et ensemble. Cela a commencé depuis le Cesti. On était des condisciples. On était dans la même promotion. C’est une génération de journalistes : Tidiane, Ass Mademba, Mame Less… Je suis très heureux d’être parmi vous. J’ai également une pensée pieuse pour Abdourahmane Camara dit Camou. Nous avons tous été éprouvés par sa mort très prématurée. Il laisse un vide professionnel. Après avoir dit cela, je voudrais répondre à votre question. Je suis le porte-parole du président de la République. Il me confie sa parole, je la dis.
Vous tenez la parole du chef de l’Etat ?
Il me l’a confiée, je la dis. Je ne la tiens pas.
Récemment le Président a fait une déclaration qui fait débat dans le pays. Il dit que le rapatriement des étudiants sénégalais de Wuhan, en Chine, est logistiquement hors de portée de notre pays. Est-ce que le Président dont vous portez la parole doit parler ainsi ?
Si vous posez la question, c’est que vous pensez naturellement à ce qu’on appelle la communication politique. Les gens ont tellement de préoccupations par rapport à la communication politique au point qu’on en est arrivé au stade où, dans notre société et les sociétés modernes, on ne peut plus être sincère dans la parole et on ne peut plus dire la vérité. Ça c’est un vrai problème. Les communicants et les journalistes qui font leur travail cherchent toujours la moindre dérive dans un propos pour l’élever à un rang qui, me semble-t-il, dans la réalité des choses, ne correspond certainement à rien. Quand le Président a parlé comme cela, il ne pose pas, dans le principe, une incapacité absolue. Il se réfère simplement à la complexité d’une opération pareille qui, si elle est déclenchée, ne saurait se limiter simplement aux treize étudiants qui sont à Wuhan. Il faut savoir qu’en Chine, il y a énormément de Sénégalais. Si vous décidez de convoyer un avion de transport spécial qui va aller les chercher, vous pouvez imaginer ce qui peut être ailleurs parce qu’il y a beaucoup de Sénégalais. Même si Wuhan est l’épicentre de l’épidémie, il est incontestable qu’il y a des Sénégalais qui souhaitent aujourd’hui rentrer au bercail. Ce n’est pas une incapacité absolue qui se pose dans le principe mais simplement de dire d’une certaine manière qu’il y a énormément de difficultés à le faire. Ce n’est pas simplement lié à une question de capacité financière. Ce serait la question la plus facile à régler. C’est une épidémie et il y a un certain nombre de précautions qu’il faut prendre. Et même en convenir avec les autorités chinoises. Ce ne sont pas des choses qui sont faciles. Mais, je comprends la préoccupation des uns et des autres quand cela a été dit. C’est d’autant plus compréhensible que des parents sont angoissés. Au-delà des parents, il y a des Sénégalais qui le sont. On ne peut pas dire dans ce cas que le Président n’a pas entendu l’angoisse des parents ni la détresse des jeunes qui sont là-bas. La première chose qui manifeste sa préoccupation, c’est de voir dans quelle mesure on pourrait soutenir humainement, socialement ces étudiants. Et il y a une observation permanente et un suivi de la situation. Je suis tout à fait convaincu, aujourd’hui, que si la situation exige qu’on rapatrie nos concitoyens, l’Etat du Sénégal va évidemment s’y prendre. Il est vrai que des Etats ont affrété des avions. Si vous regardez la communauté de l’Union européenne elle-même, c’est des convoiements regroupés. L’avion qui est parti de la France, pour la première fois, a atterri en France mais la seconde fois il a atterri en Belgique. Ce n’est pas anodin. C’est simplement vous dire que le Président a entendu la détresse de ces jeunes. Il comprend également le désarroi des parents. Quel que soit le Sénégalais et où qu’il soit dans le monde, la responsabilité du président de la République et du gouvernement, c’est de le mettre à l’abri et dans des conditions de sécurité absolue.
«Les gens ont tellement de préoccupations par rapport à la communication politique au point qu’on en est arrivé au stade où, dans notre société et les sociétés modernes, on ne peut plus être sincère dans la parole et on ne peut plus dire la vérité.»
Pour l’Ong Horizon sans frontières Macky peut être poursuivi de non-assistance à personne en danger
Je n’ai pas l’habitude de commenter les opinions des uns et des autres. Ils sont libres d’apprécier. Je n’ai pas dit que la question financière n’est pas importante. J’ai dit qu’elle est sans doute la moins complexe de toutes les autres opérations à faire. Et des Etats ont estimé qu’ils vont le faire et ils l’ont fait. Le Président a dit qu’il y a des conditions qu’il faut remplir pour le faire. Et il a estimé que ces conditions ne sont pas remplies. Il appréciera et réagira selon l’évolution de la situation.
Donc il n’est pas tout à fait exclu que ces étudiants puissent être rapatriés si la situation le permet ?
Je vais au-delà des étudiants, je dis simplement les étudiants sont certes dans l’épicentre de l’épidémie mais ils ne sont pas les seuls concernés. Il y a beaucoup de Sénégalais là-bas. Et je dis que l’Etat a la responsabilité où que les citoyens du pays se trouvent de les protéger et de faire en sorte qu’ils se retrouvent dans les meilleures conditions de survie par rapport à une situation pareille. Je ne pourrai pas dire, aujourd’hui, qu’on pourrait être amené à le faire. On souhaite d’ailleurs que l’épidémie disparaisse. Ce qui est possible, parce que j’ai appris des scientifiques dire qu’il y a un pic qu’on a atteint. Maintenant, ça évolue moins. Cela veut dire, probablement, que les conditions seront telles qu’on n’aura plus besoin de les rapatrier. Même ceux qui rapatrient vont cesser de le faire. Vous n’entendez plus d’avion spécial affrété par des pays. La France en a loué deux. C’est terminé, on n’en parle plus. Cela veut dire que, bientôt, probablement, ils vont maitriser parfaitement la situation et qu’il n’y aura plus besoin de rapatrier.
L’autre actualité brûlante, ce sont les rapports de la Cour des comptes.  Le président de la République a récemment dit qu’il va créer une commission pour le suivi desdits rapports. N’est-ce pas une manière de noyer le poisson ?
Non. Il faut comprendre les décisions que la Cour des comptes et celles de l’Inspection générale d’Etat (Ige). Si on comprend bien le mécanisme, on comprend parfaitement ce que le Président a dit. Je suis assez bien placé pour le dire. J’ai été Secrétaire général du gouvernement pendant trois ans. Quand le rapport de la Cour des comptes ou celui de l’Ige arrive, il comporte trois aspects. Si c’est la  Cour des comptes, il y a la partie sur la discipline budgétaire, le respect de la comptabilité publique. Il ne parle pas nécessairement des malversations ni des détournements. On peut vous dire, par exemple, que pour décaisser telle somme d’argent, il faut un arrêté ministériel. On vous dira, pour illustrer, il faut, avant l’arrêté, qu’il y ait l’avis de telle ou telle structure. Si vous ne l’avez pas respecté, vous risquez d’aller devant la chambre de discipline budgétaire qui est au niveau de la Cour des comptes. On peut vous dire que cet aspect est constitutif d’un détournement de deniers publics. Par conséquent, il doit aller au tribunal. Ensuite, il y a la troisième composante : ce sont les recommandations. Pour ces dernières, il y a une commission restreinte au niveau de la Primature devenue le Secrétariat général du Gouvernement. Cette commission réduite est composée du Secrétaire général du Gouvernement, d’un Inspecteur général d’Etat et subsidiairement, parfois, d’un connaisseur sachant par rapport à la question qui est débattue. Ce sont ces trois personnes qui suivent les recommandations de l’instance qui a fait le rapport. En l’occurrence, les exhortations qui sont faites par la Cour des comptes doivent être prises en compte par le Secrétaire général du Gouvernement afin de suivre la mise en œuvre de ces recommandations. Quand la Cour des comptes transmet un dossier au procureur, le président de la République ne peut pas revenir pour dire : «Ramenez-le». Il y a des prérogatives dont il ne dispose pas, du fait de la loi. Ce qu’il veut dire, c’est que la commission de suivi des recommandations devrait pouvoir être élargie à une autre qui serait beaucoup plus opérationnelle sur le terrain. Les gens qui l’interprètent ne vont pas jusqu’au bout de ce qu’il dit. Il déclare : «Les autres aspects seront déposés devant la justice, transférés devant les juges.» Il distingue ces trois catégories.
Qu’est-ce qui peut expliquer le retard de la publication des rapports ?
Il faut aller le demander au président de la Cour des comptes. Je suis bien désolé qu’il y ait ce retard. Mais, il y a des conditions, un travail interne, qui peuvent expliquer que tout ne fonctionne pas de façon absolue et que ça ne marche pas. Il peut y avoir plusieurs explications. Je n’en dispose pas, malheureusement. C’aurait été, d’ailleurs, interférer dans le travail de la Justice parce qu’il faut savoir qu’il y a une transformation radicale de la Cour des comptes, de l’origine jusqu’à maintenant. D’abord partant d’une simple chambre de la Cour suprême, la Chambre financière, elle est devenue une Cour avec des magistrats qui sont du même ordre que les magistrats des juridictions ordinaires. C’est une transformation radicale. Avant, c’était quasiment des sanctions administratives. Du point de vue de l’autonomisation de ravail, il y a la construction d’un établissement dédié à la Cour des comptes. Un immense bâtiment avec toutes les fonctionnalités possibles et un investissement de plusieurs milliards de francs Cfa que l’Etat a pu obtenir auprès des bailleurs de fonds. Il y a un changement qualitatif qui participe de la volonté de l’autorité politique de mettre en place ce qu’on appelle un système d’intégrité nationale au sein duquel la Cour des comptes joue un rôle essentiel comme structure et institution. Il y a une évolution notable. Elle a été engagée depuis le Président Abdoulaye Wade, matérialisée et concrétisée par des actes et lois qui ont changé le statut de la Cour, son fonctionnement et plusieurs autres. Il est clair que ça prendra du temps pour en arriver à une opérationnalité qui soit à la satisfaction générale de tous. La Cour des comptes avait des retards de 10 ans pour préparer ce qu’on appelle les lois de règlement. On accusait souvent l’Assemblée nationale de ne pas diligenter le vote. Elle ne vote la loi de règlement que si celle-ci est préparée et complètement mise en norme par la Cour des comptes qui est le bras séculier et opérationnel de ce qu’on appelle la loi de règlement qui est l’acquit donné au Gouvernement par l’Assemblée nationale pour certifier les comptes d’un budget qui a été voté. Voilà la réalité des choses.
«Je n’ai jamais eu le complexe de l’opposition, de croire que tout ce qu’elle dit est vrai.»
Comment expliquez-vous cette sorte de politisation des rapports de la Cour des comptes chaque fois que quelqu’un est mis en cause ?
Non, il ne faut pas le dire comme cela. Je ne suis pas d’accord que cela soit dit ainsi. Quand la Cour des comptes sort un rapport, les politiques prennent le relais. Ils font toutes les déclarations imaginables et inimaginables sur le rapport qui est présenté. Vous voulez que, à partir de ce moment, que ceux de la majorité qui sont mis en cause, parce que c’est eux qui gèrent, restent tranquilles dans leur coin, ne parlent pas ? C’est le propre même d’une démocratie libérale ouverte comme la nôtre. Vous avez le droit d’écrire ce que vous écrivez, personne ne vient vous inquiéter. Les politiques ont le droit de dire ce qu’ils pensent. Excusez-moi l’expression, comme dit l’autre : «Y compris le droit de dire des bêtises». Ce n’est pas moi qui le dis. Probablement, vous avez dû écouter des bêtises des deux côtés d’ailleurs. De l’opposition comme de la majorité. Je n’ai jamais eu le complexe de l’opposition, de croire que tout ce qu’elle dit est vrai. C’est faux. Les premiers à avoir consacré une enquête sur l’affaire Me Sèye, c’est Tidiane Kassé et Abdourahmane Camara qui ont publié un livre pour dire : «Arrêtez les gars !» Ils m’ont inspiré. Je suis allé à Banjul et j’ai fait 15 jours là-bas dans le cadre de cette enquête. C’est ça qui nous manque aujourd’hui.
«Ce que je dis, aujourd’hui, c’est exactement ce que je disais il y a quelques années en arrière. Ce n’est pas parce que je suis dans un gouvernement que je le dis. Mais c’est une préoccupation personnelle comme tout citoyen.»
Que vous inspire le livre de Pape Alé Niang?
Franchement je ne l’ai pas lu. Je n’ai pas eu le temps de le lire mais, je l’achèterai et je le lirai. Dans ma vie, celui qui me critique, il ne m’offense pas mais il me compense plutôt. Sans aucun doute, il y a des choses dans ce livre qui peuvent m’intéresser comme citoyen mais aussi comme quelqu’un qui écrit également. Il peut m’intéresser aussi comme quelqu’un qui participe à l’action gouvernementale. Je ne fais pas de jugements de valeurs par rapport à ça mais je constate qu’autant on parle de faits dans notre métier autant il est bon que l’opinion soit prégnante, que les faits soient dominants. Une opinion éclairée permet de comprendre davantage les faits. Parce qu’un fait, si vous le traitez, vous avez l’obligation professionnelle et éthique de l’insérer dans un contenu social politique qui est autre pour que celui qui n’a pas de maîtrise des faits puisse davantage comprendre. C’est ça que je veux expliquer. Je ne fais pas de critiques particulières. Et ce que je dis, je l’ai écrit dans un ouvrage en 2006, Une démocratie prise en otage par ses élites. Ce que je dis, aujourd’hui, c’est exactement ce que je disais il y a quelques années en arrière. Ce n’est pas parce que je suis dans un gouvernement que je le dis. Mais c’est une préoccupation personnelle comme tout citoyen.
Vous avez dévoilé beaucoup de scandales sous le régime de Wade. Y a-t-il moins de scandales sous Macky ?
Il y a deux choses qui me font sursauter à chaque fois que je lis les médias. Il s’agit de révélations et de scandales. Moi j’ai révélé des faits. Et le mot «scandale», c’est la personne qui lit qui considère que c’est un scandale. Ma préoccupation de journaliste, c’était de révéler des faits. Parce que le rôle d’un journaliste d’investigation est de mettre à la connaissance du public des faits qui n’étaient pas connus des citoyens pour plusieurs raisons. Soit on les cache, soit c’est par manque d’intérêt des uns et des autres parce qu’on n’a pas mesuré la portée des faits ou on enquête pour faire comprendre un phénomène  qui n’est pas nécessairement à la portée des populations. Donc le journaliste d’investigation n’a pas fonction de révéler des scandales.  
Etes-vous aujourd’hui à l’aise dans ce gouvernement au moment où on parle de scandales comme le Prodac, le Coud…?
Pourquoi je ne serai pas à l’aise ? Si je n’étais pas à l’aise dans le gouvernement, je sais quoi faire. Je n’ai jamais demandé à quelqu’un de me dire ce que je dois faire dans la vie. Je suis totalement à l’aise dans ce gouvernement. Au moment où j’étais journaliste, ce qui était de ma responsabilité de journaliste, je le faisais. Ma fonction était, à l’époque, d’aller voir les faits et de les rapporter. Je rapportais des faits. Même dans mon livre que j’ai écrit, je n’ai jamais dit que Karim Wade s’est enrichi personnellement à partir de la gestion de l’Anoci. En revanche, j’ai les moyens de démontrer qu’il y a eu un gaspillage d’argent. Entre le gaspillage d’argent qui a été constaté et l’enrichissement personnel de quelqu’un, il faut faire la part des choses. Et je l’ai fait. Et ce que je vous dis est écrit dans le livre. Mais aujourd’hui, il suffit que quelqu’un soit présent quelque part au moment des faits et on est pressé de dire que le gars s’est sucré. Il a un poste juteux, etc. C’est un problème.
Pourquoi ce regain d’intérêt pour l’écriture ?
J’ai publié un ouvrage de 400 pages en 2015 et un autre de 430 pages que je dois publier la semaine prochaine. Bien sûr que j’écris. J’ai écrit mon expérience de 7 ans dans le gouvernement notamment ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu. Pourquoi voulez-vous que, moi, ministre de la République je continue à être journaliste ? Pour moi un journaliste qui se sent faire la politique doit être honnête. Si vous êtes organiquement encarté c’est-à-dire membre d’un parti politique, vous devez quitter la rédaction. On ne peut pas être membre d’un parti politique, être dans une rédaction et prétendre faire du journalisme. A moins que vous écriviez à la tête de votre article que vous appartenez à tel ou tel parti politique. Là, c’est la première remarque. Une fois que vous voulez faire de la politique, pour être honnête avec vous-même et avec le public, quittez la rédaction. C’est ce que j’ai fait et on me le reproche encore. Je ne suis plus journaliste. Cela veut dire que j’ai le droit de faire une option et je ne vois pas pourquoi on devrait me refuser cette option. Il y a beaucoup de mes confrères qui sont partis faire autre chose. Et pourtant personne ne leur reproche quoi que ce soit. Mais, moi, on me le reproche. Le jour où je considère, en mon âme et conscience, que je dois partir parce que je ne suis plus à l’aise dans ce gouvernement, je vais partir. Mais croyez-moi bien, je suis tout à fait à l’aise. Je n’ai aucun problème par rapport à ça. Par contre je serai heureux que, au-delà des dénonciations, que la personne ait de vrais documents à l’appui. Dans mes enquêtes, les opinions ont peu compté, c’est les faits qui ont marqué les gens. J’ai été traduit une fois avec un livre au tribunal, je n’ai pas perdu le procès. Je suis sorti du tribunal libre sans condamnation.
«Le jour où je considère, en mon âme et conscience, que je dois partir parce que je ne suis plus à l’aise dans ce gouvernement, je vais partir.»
Que répondrez-vous à ceux qui s’inquiètent du niveau d’endettement du Sénégal ?
Si on parle de la dette, on n’en parle pas simplement pour le plaisir d’en parler. C’est parce qu’elle doit avoir des conséquences économiques. Elle doit également avoir des impacts signifiables. Cela n’a rien à voir avec les belles formules. C’est la réalité que nous vivons. C’est à charge pour nous tous de voir ce qui est essentiel dans cela. Et on pourra discuter. Parce que, dans un Etat démocratique, il n’est pas imaginable d’engager des programmes de cette envergure sans qu’il y ait un débat de fond sur l’ensemble des questions. Le premier lieu de débat constitue l’Assemblée nationale. Le second qui a tendance à être le premier, c’est la presse. Le débat est hyper ouvert au Sénégal. C’est la question de la qualité du débat qui se pose actuellement. C’est une vraie question. Sans aucune forme de prétention, nous pouvons nous interroger pour savoir ce qu’est un débat, les questions pertinentes et dans quels termes elles sont posées (…) On parle aujourd’hui d’endettement. Les sources les plus fiables sur l’évaluation des dettes – la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, les Nations unies, les organes de notation – indiquent que la dette du Sénégal est de l’ordre de 4,5 % rapporté au Pib qui est à peu près de 24 mille milliards de dollars américains. C’est ce qui a permis le classement qu’on a tout récemment opéré. Rapportée au Pib, la dette représente 64,5 %, soit 10 % d’endettement qui est consolidé sur les créances des établissements et sociétés qui ont la couverture de l’Etat et sa garantie plus 54 % des contrats de l’Etat. Cet endettement est largement dans les normes posées par toutes les organisations telles que la Banque mondiale, l’Uemoa, etc. Cette dernière institution dit que le taux d’endettement maximum est de 70 %. Elle dit également que le Sénégal est en risque modéré d’endettement. Il y a des pays qui sont endettés. Le Sénégal ne l’est pas encore pour plusieurs raisons. Parmi ces raisons, il y a la croissance continue de 6,5 % à 7 % pendant 5 ans, la gestion rigoureuse des finances publiques et la discipline budgétaire. Enfin, il y a un chiffre mythique établi par l’Europe et les occidentaux qui disent qu’aucun Etat ne doit pas dépasser 3 % du déficit budgétaire. Cela veut dire que le Sénégal a, à peu près, chaque année, 2 580 milliards de francs Cfa comme recettes. Pour combler le budget, il faut aller chercher ailleurs 1 500 milliards de francs Cfa ailleurs. Voilà le déficit. On dit que ce déficit ne doit pas faire 3 % de votre Pib. Cela veut dire quoi ? Si nous respectons cela, on est condamné à l’état de sous-développement éternel. Cela veut dire que vous n’avez pas d’argent, mais vous ne pouvez pas emprunter. Même si vous avez la capacité d’emprunter, vous ne pouvez pas le faire. Parce que, pour ceux qui décident de cela, il faut qu’on s’assure que tous les Etats en voie de développement disposent de moyens pour payer leurs dettes. Il y a un mythe qu’on a établi et sur lequel nous-mêmes, sommes tombés. Si vous avez 2 000 milliards par an, vous payez les salaires des fonctionnaires, le fonctionnement à 1 500 milliards, il vous reste 500 milliards. Où allez-vous trouver l’argent ? Vous n’avez pas construit de routes, d’écoles, des hôpitaux… Maintenant on vous dit : Pour les 500 millions, contentez-vous de ça ; il faut respecter les grands équilibres macro économiques. Parce qu’un Etat ne peut pas faire n’importe quoi. Mais, il faut comprendre que, pour qu’on sorte du sous-développement, il faut qu’on fasse des emprunts. Il faut analyser les choses en termes d’impact social. Les autoroutes, c’est quoi d’abord ? Les axes les plus accidentogènes sont connus : Dakar-Saint-Louis, Dakar-Mbour, Kaolack-Tamba. Et les accidents les plus graves sont des collisions. Si vous éliminez le risque de collision pour les citoyens, ce sont des vies épargnées, des routes épargnées quelque part.
En 2011 vous étiez candidat déclaré à la présidentielle ; êtes-vous prêt à rééditer le coup ?
En 2011, j’avais 55 ans, j’étais dans un groupe que je n’avais jamais imaginé en arriver là. Je ne m’étais pas choisi moi-même. C’est un honneur pour moi qu’ils m’aient choisi. Une semaine après, j’ai vu qu’on n’a pas les moyens d’y aller. Parfois il y a de la prétention et des ambitions. Une ambition, on se donne les moyens de l’atteindre, une prétention est hors de portée. C’était la prétention que d’aller à une élection présidentielle.
Est-ce que vous êtes candidat pour la mairie de Sokone ?
Oui, si j’ai la santé qui me permet d’être candidat. Oui, si mon parti me dit que c’est moi. Là, je vais l’assumer.
Petit Guèye (son principal adversaire, en 2014) est toujours là-bas…
Oui, mais depuis, il n’a gagné qu’une seule élection. Cela aussi fait partie de l’information.
On dit que c’est un bon maire…
Laissez les Sokonois dire que c’est un bon maire à la prochaine élection. Je vous ai dit que c’est une information. Quand j’ai perdu l’élection à Sokone avec 83 voix de moins, j’avais gagné le conseil départemental comme leader. J’ai perdu Sokone parce que j’avais moins bien travaillé là-bas. Parce que je n’étais plus présent, parce que mon adversaire a su nouer des canaux à Sokone qui lui ont permis de gagner et j’ai respecté sa victoire. La position dans laquelle j’étais me permettait de travailler avec lui et de l’aider dans certains projets. Je l’ai fait et je l’ai aidé. Ce n’est pas le fait de tomber qui est problème ; c’est ne pas savoir se relever qui est problème. J’ai lu quelque chose sur la vie de Mandela : «Quand je vais dans un combat, je ne suis jamais un perdant. Soit je gagne, soit j’apprends.» Croyez bien que j’ai beaucoup appris. Cela va me servir pour la prochaine fois.
Le Président Macky est-t-il à son dernier mandat ?
On lui a posé la question, il a bien répondu. Vous voulez que je réponde autre chose que ce qu’il a déjà répondu ? Je suis un vieux briscard du journalisme.
C’est le deuxième mandat ou le second ?
Je suis un vieux briscard du journalisme. Il y a même des patrons qui sont ici qui étaient dans ma classe.
En tant qu’intellectuel libre que vous inspire ce débat sur le troisième mandat ?
Les citoyens ont le droit d’en parler. Qu’est-ce que vous voulez ? Heureusement qu’ils en parlent parce que nous sommes dans un Etat démocratique. Ils ont le droit de parler de tout ce qui leur parait essentiel.
Vous avez dit que nous sommes dans un pays démocratique, Pensez vous que c’est normal qu’on emprisonne Guy Marius Sagna ?
Il n’y a que dans un pays démocratique qu’on puisse parler de cela. Les gens sont en prison et les journalistes écrivent ce qu’ils pensent de cela. Si ce n’était pas un pays de démocratie, vous ne l’auriez pas fait.
C’est la Constitution qui garantit le droit de marche…
La Constitution dit que le droit de marcher est reconnu sous réserve des dispositions légales et réglementaires qui l’organisent. Il n’y a aucun droit absolu dans la vie, même en philosophie. Jean Paul Sartre a dit que votre liberté s’arrête la où commence la mienne. Vous considérez qu’il n’a pas commis d’infraction. La semaine dernière les gens ont marché de l’Université au rond-point de la Médina. Pourquoi on s’émeut parce quelqu’un est allé s’accrocher aux grilles du Palais de la République ? Dans n’importe quel pays, j’en connais un qui est un des Etats les plus démocratiques du monde, si vous montez sur les grilles du Palais, c’est un tireur d’élite qui vous descend.
Le dialogue national peut-il aboutir à la formation d’un gouvernement élargi ?
Je constate qu’il y a le dialogue national. Attendons les conclusions !(FIN)Réalisé par la Rédaction

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