Revue de Presse du lundi 10 fevrier 2020

Unes de la Presse du lundi 10 fevrier 2020
Unes de la Presse du lundi 10 fevrier 2020

BOND DE 43, 8 % DES EXPORTATIONS SÉNÉGALAISES EN DÉCEMBRE (ANSD)

Dakar, 10 fév (APS) – La valeur des exportations sénégalaises a atteint 183, 8 milliards de francs en décembre 2019 contre 127, 8 milliards le mois précédent, équivalant à une hausse relative de 43, 8 %, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
‘’Les exportations du Sénégal sont ressorties en décembre 2019 à 183,8 milliards de FCFA contre 127,8 milliards de FCFA au mois précédent, soit un relèvement de 43,8%’’, annonce la structure dans son bulletin des statistiques du commerce extérieur.
Le document rendu public lundi lie cette hausse à l’augmentation des expéditions d’arachides non grillées (35,3 milliards de FCFA contre 1,1 milliard de FCFA au mois précédent), de légumes frais (4,1 milliards de FCFA contre 0,4 milliard de FCFA au mois précédent), de poissons frais de mer (+43,4%) et d’or non monétaire (+23,1%).
L’ANSD fait néanmoins état d’une atténuation de cette tendance par la baisse des exportations de produits pétroliers (-59, 7 %) et de zirconium (-45,3%).
En comparaison de leur niveau de décembre 2018, les exportations se sont relevées de 2, 5 %, tandis que leur cumul à fin décembre 2019 est ressorti à 1985,1 milliards de FCFA, contre 1670,0 milliards de FCFA pour la période correspondante de l’année précédente, soit un relèvement de 18, 9 %, souligne le rapport consulté par l’APS.
Les arachides non grillées (35,3 milliards de FCFA), l’or non monétaire (33,0 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (16,9 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (11,4 milliards de FCFA) et les conserves de poissons (6,8 milliards de FCFA) ont été les principaux produits exportés, en décembre 2019, note la même source.
Dans le même temps, la Chine (21,9%), la Suisse (17,2%), le Mali (7,8%), l’Inde (6,6%) et les Etats-Unis (5,6%) ont été les principaux destinataires des exportations sénégalaises, fait-on savoir.AKS/OID

Bonne tenue de l’activité économique interne en décembre 2019

https://www.lejecos.com/-Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) , en décembre 2019, l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est consolidée de 9,2%, en rythme mensuel.
Cette situation découle  à la faveur d’une bonne évolution d’ensemble des secteurs primaire (+21,3%), secondaire (+8,3%), tertiaire (+5,7%) et de l’administration publique (+14,3%).
Sur une base annuelle, la croissance de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est estimée à 1,4% en décembre 2019, principalement portée par les secteurs tertiaire (+7,1%) et primaire (+9,1%).Oumar Nourou

 Ahmadou Aly Mbaye,Professeur d’Economie à l’UCAD: «le dynamisme de l’économie est beaucoup plus déterminant que la seule formation du capital humain»

https://www.financialafrik.com/-L’économiste sénégalais, Ahmadou Aly Mbaye estime  que le dynamisme de l’économie est beaucoup plus déterminante  que la seule formation du capital humain. C’était mardi 4 février 2020 à Dakar, dans un entretien exclusif accordé à Financial Afrik en marge de la 19e édition du forum du Premier Emploi du Sénégal organisée par le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS).
Le  Directeur du Laboratoire d’Analyse des Politiques de Développement (LAPD) mondiale  a  évoqué la situation de l’emploi en Afrique dans un contexte d’économie du savoir.  L’ex-doyen de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (FASEG) de Dakar  a également donné un bref aperçu sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et son pronostic sur l’ECO.
Pensez-vous que ces assises du Mouvement des entreprises du Sénégal (MDES), organisées les 4 et 5 février 2020,  pourront aider  le Sénégal  à faire face à la problématique de l’emploi ?
Je pense effectivement que ces assises pourront  contribuer à améliorer la situation de l’emploi à plusieurs niveaux. D’abord,   ces concertations mettent  la question de l’emploi  au-devant de l’actualité.  Parce que c’est un forum qui réunit les chercheurs,  les décideurs politiques et privés, les jeunes  sortant pour la plupart  des universités ou écoles de formations pour réfléchir sur  différents sujets liés à l’emploi et à la formation.
La deuxième raison, c’est que  de plus en plus  d’entreprises, d’entités publiques  comme privées, viennent  à la rencontre des jeunes, à l’occasion de ce forum. Des jeunes qui pourraient  être des  recrues  pour  ces différentes organisations. Pour ces deux raisons principales, je réponds oui à votre question.
La stratégie adoptée dans le Plan Sénégal Émergent  (axe 2 du document), misant sur la valorisation du capital humain, réglera- t-elle le  phénomène de l’inadéquation  emploi-formation ?
Quand on parle de  création d’emplois,  il y a souvent beaucoup de confusions. En termes de création d’emplois, la première contrainte, c’est le dynamisme de l’économie. Si  l’activité  économique  croit de façon rapide, elle sera en mesure  de générer des emplois, même s’ils sont des emplois non qualifiés. Par contre, en cas de récession économique, l’emploi souffrira inévitablement.
C’est ce qu’on voit tout le temps, même dans les pays développés. Prenons le cas  récent de l’Espagne,  avec la crise récente qu’elle a connue, vous avez vu que  le taux de chômage y a atteint plus de 20% presque 25%, alors que la capacité de ses structures de formations à générer des produits de qualité n’a jamais été remise en cause.
Donc pour dire que l’environnement économique est beaucoup plus déterminante  que la formation. Evidemment, nous ne pouvons pas négliger l’importance de la formation. Mais il ne faut pas croire non plus qu’une fois le problème de la formation est résolu, le chômage des jeunes et le sous-emploi vont  disparaître. Sur la question de l’emploi, il faut  des  entreprises fortes  et  capables de créer des emplois  pour que la question du chômage puisse être résolue.
Dans un contexte de mise en œuvre de la ZLECA, quelles sont les perspectives de l’emploi en  Afrique ?
Le  libre-échange continental est une bonne initiative, mais à condition de permettre aux ressources de se déplacer.  Par exemple,  s’il y a des opportunités au Rwanda, une entreprise basée  au Sénégal  devrait pouvoir aller  les chercher  et inversement.
Mais,  encore une fois, c’est juste un moyen. Il faudra aller plus loin  et travailler  à développer les complémentarités  entre nos différentes économies.  Je crois  que jusqu’à maintenant, il n’y a pas  beaucoup de complémentarité entre nos économies. L’échange se base d’abord  sur une production existante. Donc les capacités productives  doiventêtre développées  car elles sont souvent trop faibles.Et il faut créer les institutions pour que les individus  et les marchandises puissent bouger.
L’Afrique peut-elle compter sur l’économie du savoir pour asseoir son développement ?
Bien sûr ! Parce que l’économie du savoir change les formes d’organisations  de la production et  les rend plus efficaces.
Mais il faut faire attention ! Il faudra utiliser l’intelligence artificielle en particulier  avec énormément de prudence. Parce qu’elle peut aussi remplacer les humains dans un contexte où nous  avons  une main-d’œuvre abondante cherchant à trouver des opportunités d’emplois. Donc  il ne faut pas que les robots et  les machines  viennent prendre leurs emplois aux humains. Cette situation n’est pas souhaitable. C’est tout un débat qui concerne le monde entier, y compris les  pays développés.
Dans un monde où les capitaux circulent aussi librement, la différence se fera dans la formation des ressources humaines : votre commentaire ?
Les capitaux circulent librement mais  ils sont à la recherche  d’opportunité d’investissements fructueux. Il faut faire en sorte qu’il soit intéressant  pour les investisseurs de venir  dans nos pays et y créer des emplois décents.
La démographie galopante de l’Afrique est-elle  un atout où  un handicap pour l’emploi ?
Cela dépend de ce qu’on en fait. Actuellement, c’est  plutôt  un handicap. Parce qu’il y a beaucoup de jeunes  qui ne savent pas quoi faire. Ils  empruntent les chemins  hasardeux   de la traversée des Océans pour rallier l’Europe.
Mais, malgré tout, on s’est rendu compte que tous les pays qui se sont développés l’ont fait à travers l’industrie légère et  intensive en main-d’œuvre.  Ce fut le cas des USA et de l’Europe  avant  etdel’Asie, plus récemment. Mais l’Afrique n’a pas pu tirer profit de  ce processus parce que c’est la forme d’organisation sociale  qui n’a pas été très favorable  à cette forme d’industrialisation. Ce qui fait qu’on est resté piégé  entre deux secteurs peu productifs. Le premier c’est l’agriculture  et le deuxième c’est le secteur des services informels. Donc la transformation structurelle  n’a pas pu s’enclencher.
Le constat est là, l’Afrique a quasiment assuré sa transition numérique en tant que premier  continent  utilisateur de smartphone. Maintenant comment pourra-t-elle utiliser la digitalisation pour booster le marché de l’emploi ?
Encore une fois  la digitalisation peut régler pas mal de choses. Vous voyez   au Kenya, elle permet par exemple  de renforcer le système financier  et de booster l’innovation financière.
Cette numérisation  a permis  également d’encourager le financement des PME. La nouvelle économie  ouvre beaucoup de portes  mais également  pose des menaces. Il faut gérer  la digitalisation avec  énormément  de  prudence.
Face aux urgences du marché  des biens et services, de la monnaie et du travail, quelle doit être la  nouvelle stratégie de l’Afrique ?
La nouvelle stratégie  de l’Afrique encore une fois, c’est faire en sorte qu’il soit intéressant  d’y faire des affaires. Il s’agit  de maîtriser les coûts de productions, de limiter les délais d’exécution de certaines tâches notamment  celles liées aux services publics  au niveau du port,  de l’aéroport,  de l’administration du trésor, de l’administration du travail, des impôts et de la douane.
Il y a énormément de lenteurs  et de rigidités  qu’il faut  à mon avis  maîtriser. Nous devons  faire en sorte que  les coûts de productions, le coût du travail, le coût du foncier et  les impôts soient  moins élevés.  Vraiment, il y a du travail à faire pour  sécuriser l’investissement et faire en sorte que les gens aient confiance  dans nos systèmes juridiques et institutionnels. Voilà  les réformes phares  qu’il faudra engager.
Votre pronostic sur l’ECO ?
Les États de la CEDEAO ont parlé de critères de convergences macroéconomiques. On verra quels sont les pays qui vont atteindre ces seuils de convergence.
Nous allons voir également, est-ce qu’il va y avoir un ECO pour seulement la zone francophone ou un ECO pour la zone de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?   Si ce dernier se met en place, pourra-t-il inclure le Nigéria ? Selon quelles modalités ? Voilà autant  de questions qui trouveront réponses d’ici quelque temps, j’espère.  Ibrahima jr Dia

Sept entreprises préqualifiées pour le développement du secteur pétrolier et gazier en Mauritanie

https://www.financialafrik.com/Le sud africain  EPCM Consultants et le marocain PwD, chef de file du consortium PwC/QED Consultants/SRL Consulting/Chamoil Consulting,
, sont préqualifiés pour le recrutement d’un cabinet spécialisé pour l’élaboration d’un plan directeur pour le développement du secteur pétrolier et gazier en Mauritanie.
C’est ce qui ressort du procès verbal de l’ouverture des plis de manifestations d’intérêt rendu public ce 6 février par Cheikh Mohamed Elhafedh Tolba, responsable des marchés publics au sein du ministère du Pétrole de l’Energie et des Mines.
Les africains en l’occurrence EPCM consultants (Afrique du Sud) et PwC (Maroc)  dirigé par Philippe Bozier devront sortir le grand jeu s’ils veulent remporter le contrat qui entre dans les cadre du Programme d’appui aux négociations des projets gaziers et de renforcement des capacités institutionnelles de la Mauritanie (PADG) financé par la Banque mondiale à hauteur de 20M$ .
La tâche sera d’autant plus ardue qu’ils ont comme concurrents le consortium italien Rina Consulting/ COMETE ; les britanniques ECA et Mott Madonald, le géant   aux 14 000 employés implanté dans une cinquantaine du pays du globe et qui s’intéresse désormais à la Mauritanie, ainsi que les français Soffregaz et Enercap déjà attributaires du contrat de consultant  chargé de fournir des conseils ad hoc sur la stratégie de commercialisation des ressources pétrolières et gazières de la Mauritanie, lequel contrat entre dans le cadre du PADG.
Les français – Egis engagé par Arise comme conseiller dans leprojet d’extension du port de Nouakchott, Artélia recruté pour accompagner la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) dans un méga projet électrique d’un montant global de plus de 300M$ et Enercap ,attributaire du marché de conseiller du ministèr du Pétrole, d’Energie et des Mines…. – sont très actifs dans le domaine du consulting en Mauritanie.
Mais pour autant, rien n’indique que le concours pour le recrutement d’un cabinet spécialisé pour l’élaboration d’un plan directeur pour le développement  du secteur pétrolier et gazier en Mauritanie est déjà plié. Aux africains préqualifiés, en l’occurrence EPCM Consultants et PWC/QED Consultants/SRL Consulting/Chamoil Consulting dirigé par PwC (Maroc) de saisir leurs chances alors. Samba Camara, Nouakchott

Ces nouvelles spécifications qui vont frapper l’essence et le gasoil à partir du 1er janvier 2021.

https://www.dakaractu.com/-À compter du 1er janvier 2021, de nouvelles spécifications harmonisées vont être appliquées pour l’essence et le gasoil. Mais aussi pour l’utilisation de la norme Euro 4/IV pour les limites d’émission des gaz et particules émis par les véhicules. Cela est une décision prise à l’issue d’une réunion tenue à Ouagadougou (Burkina Faso), le 08 février 2020.
Une rencontre qui a regroupé les ministres en charge des Hydrocarbures et ceux en charge de l’Environnement, le commissaire Energie et Mines et le commissaire Agriculture, Environnement et Ressources en Eau de la Commission de la Cedeao, ainsi que les experts venus des États membres, de la Commission de la Cedeao et d’organismes régionaux et internationaux. Lesquels ont examiné du 5 au 6 février 2020, les conclusions de l’étude portant sur l’harmonisation des spécifications des carburants et des limites d’émission des gaz et particules émis par les véhicules.
Concernant les nouvelles spécifications de l’essence et du gasoil qui limitent tout particulièrement la teneur en soufre à 50 ppm, des dates sont retenues pour leur application. Selon le communiqué parcouru par Dakaractu, elle débutera à partir du 1er janvier 2021 pour toutes les importations hors Cedeao et à partir de 1er janvier 2025 pour la production émanant des raffineries de l’espace Cedeao.
En ce qui concerne l’âge recommandée pour l’importation des véhicules dans l’espace Cedeao, les participants ont décidé de le fixer à 5 ans pour les véhicules légers et à 10 ans pour les véhicules lourds. Une période transitoire de 10 ans est accordée aux pays n’ayant pas encore arrêté ces limitations d’âge pour se mettre progressivement à jour, a indiqué le document.
Au cours de cette réunion à la fois ministérielle et technique de deux jours, les participants ont adopté le rapport qui leur avait été soumis. Celui-ci « vise à l’amélioration de la qualité des carburants et la préservation de l’Environnement dans l’espace Cedeao, ainsi qu’à promouvoir le développement d’un marché régional dynamique et intégré des hydrocarbures respectueux de l’environnement.

Hydrocarbures:Une doctorante de l’Ipar produit une étude sur la fiscalité de l’or noir au Sénégal

https://www.lejecos.com/– «La fiscalité sur l’or noir au Sénégal ». C’est l’intitulé de l’étude faite par Awa Diouf, doctorante à l’Ipar (Initiative prospective agricole et rurale) en codirection avec l’Université Clermont Auvergne, sous la direction et l’encadrement scientifique du Dr. Ibrahima Hathie, directeur de recherches à l’Ipar.
Selon la doctorante, avec la découverte d’un premier gisement de pétrole en 2014, puis des découvertes gazières en 2015 et 2016, le Sénégal prévoit d’améliorer ses performances économiques à moyen et long terme.
« N’ayant pas toute l’expertise technique requise pour exploiter cette richesse, le pays envisage de faire de la fiscalité l’un des principaux moyens d’en tirer profit », explique la doctorante dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Selon elle, l’objectif de ce texte est de contribuer à éclairer le débat sur la fiscalité appliquée à l’exploration et à l’exploitation pétrolière au Sénégal, notamment avec l’entrée en vigueur d’un nouveau Code Pétrolier, en 2019. Il propose une définition des instruments mis en place et une comparaison des Codes pétroliers de 1998 et de 2019 suivant différents critères ; notamment l’efficacité, la neutralité et la transparence. Elle pose des questions notamment « Comment taxe-t-on l’activité pétrolière au Sénégal ? » ou « Quels sont les apports/manquements du nouveau Code pétrolier ? ».Adou FAYE

Une chercheure de l’Ipar décortique le contenu des Codes pétroliers de 1998 et 2019

https://www.lejecos.com/Les Codes pétroliers de 1998 et 2019 ont fait l’objet d’une étude par la doctorante de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), Awa Diouf. Son texte est intitulé « La fiscalité sur l’or noir au Sénégal ».
Dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’auteure explique que l’objectif de ce texte est de contribuer à éclairer le débat sur la fiscalité appliquée à l’exploration et à l’exploitation pétrolière au Sénégal, notamment avec l’entrée en vigueur d’un nouveau Code pétrolier, en 2019.
« Le premier Code Pétrolier du Sénégal est la Loi n°86-13 du 14 avril 1986 (CP-1986). Ce texte a été abrogé par la Loi n°98-05 du 8 janvier 1998 portant Code Pétrolier (CP-1998). Le CP-1998 avait pour principal objectif de favoriser la recherche d’hydrocarbures. Il proposait une fiscalité avantageuse pour attirer les investisseurs. Seize années après l’entrée en vigueur du CP-1998, le Sénégal découvre des gisements de pétrole. Il est dès lors nécessaire pour les décideurs, de se garantir une part raisonnable de la rente, c’est-à-dire des bénéfices ou profits pétroliers tirés de l’exploitation du pétrole ou du gaz après déduction des coûts de production », rappelle Mme Diouf.
Elle a souligné qu’avec la Loi n°2019-003 du 1er février 2019 (CP-2019), le Sénégal adopte une nouvelle législation pétrolière.
L’objectif est de « (…) disposer d’un Code pétrolier en adéquation avec le contexte de pays à fort potentiel en hydrocarbures » (République du Sénégal, 2019). La chercheure de l’Ipar soutient que les Codes Pétroliers de 1998 et de 2019 sont différents sur plusieurs points et n’ont pas les mêmes objectifs. Dans certains cas, explique-t-elle, le Code pétrolier ne donne pas de précisions sur les modalités d’application des impôts. Awa Diouf soutient qu’avec cette configuration, c’est le contrat signé avec l’exploitant qui donne ces informations.
« Ainsi, lorsque les modalités de prélèvement d’un impôt ne sont pas précisées par le CP-1998, nous étudions le contrat de recherche et de partage de production pour les blocs Rufisque offshore, Sangomar offshore et Sangomar offshore profond (contrat SNE-2004). Ce dernier est en effet basé sur le CP-1998 qui était en vigueur lors de sa signature », renseigne la doctorante.Adou FAYE

LA COPEOL AU BORD DE LA FAILLITE

https://www.seneplus.com/-L’As-Si rien n’est fait, la compagnie nationale de Production des oléagineux (copeol) va déposer le bilan. L’huilerie, qui s’est séparée de 200 agents contractuels pour motif économique, est presque dans l’obligation de licencier des travailleurs permanents
Si rien n’est fait, la compagnie nationale de Production des oléagineux (copeol) va déposer le bilan. L’huilerie, qui s’est séparée de 200 agents contractuels pour motif économique, est presque dans l’obligation de licencier des travailleurs permanents. Selon Ibrahima Diallo de l’intersyndicale des corps gras du Sénégal, les 7 milliards fcfa de dette que l’etat lui doit, ainsi que les arriérés de l’Asprodeb estimés à 4 milliards fcfa ont entraîné l’entreprise dans un profond gouffre.
Qu’est-ce qui peut sauver la Copeol de la faillite? En tout cas, cette huilerie est au bord du précipice, de l’avis du porte-parole de l’intersyndicale des travailleurs des corps gras du Sénégal, Ibrahima Diallo. Asphyxiée par les dettes de l’Etat estimées à 7 milliards Fcfa, les arriérés de paiement de ses contractants de l’Association Sénégalaise pour la Promotion du Développement à la Base du Sénégal (Asprodeb), victime de la concurrence «déloyale» des opérateurs chinois et d’un laisser-aller du gouvernement, la Copeol invoque des raisons économiques pour se séparer de certains travailleurs permanents qui ont travaillé pendant 25 ans dans la boîte. Ce, après que 200 contractuels ont été déjà licenciés. Plus de 1 300 personnes travaillent autour de l’huilerie. Ce sont des chauffeurs, des apprentis, des journaliers, des prestataires de services et des gargotes etc. «Plusieurs familles risquent d’être disloquées parce que la Copeol ne peut pas embaucher des gens à ne rien faire», souligne le porte-parole de l’intersyndicale des corps gras affiliée à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal/Force de Changement (Cnts/Fc).
Selon Ibrahima Diallo, cette situation est la conséquence de la mauvaise politique du régime qui, d’après lui, a tardivement réagi en décidant de suspendre les exportations. Malgré les alertes de l’intersyndicale, dénonce-t-il, le gouvernement a laissé des gens écouler des graines sur le marché extérieur avant même l’ouverture officielle de la campagne. «Nous, on achète le kilogramme à 210 Fcfa, plus le frais de transport. Si on calcule le Taux sur la valeur ajoutée (Tva), on se retrouve à plus de 300 Fcfa. Le Chinois qui achète à 300 ou 275 Fcfa ne paie pas de taxes. Il envoie la graine dans son pays pour créer du travail, il génère une plus-value au bénéfice de l’économie de son pays. Nous, nous sommes là à regarder les gens exporter les bonnes graines. Après la circulaire, il ne restait plus de bonnes graines», se plaint Ibrahima Diallo. A ses yeux, le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, fait un mauvais procès aux opérateurs économiques nationaux et cela ne se justifie. «Il est inadmissible qu’on donne les récoltes à des opérateurs chinois alors que nos camions ne peuvent même pas aller jusqu’au Mali. Au contraire, ce sont les camions venant du Mali qui traversent notre pays. Au Sénégal, il n’y a plus de grands transporteurs qui possèdent un parc automobile, parce qu’ils ne sont pas soutenus. Tout cela concourt à mettre notre économie à terre», fulmine Ibrahima Diallo.

La tête de Moussa Baldé réclamée

Pour Ibrahima Diallo, le ministre de l’Agriculture a montré ses limites et il doit rendre le tablier. «Tous les acteurs, à l’unanimité, demandent le départ du ministre de l’Agriculture. Cela fait 32 ans que je suis dans le secteur, mais je n’ai jamais vu un ministre aussi nul. Il a lamentablement échoué», tonne Ibrahima Diallo. Pour lui, la filière arachidière est victime du fast track. «D’autant qu’à chaque campagne, on a tenu un Conseil interministériel associant tous les acteurs pour s’entendre sur le bon déroulement de la campagne. Ce n’est plus le cas depuis qu’on a supprimé le poste de Premier ministre», déclare le syndicaliste qui estime que le secteur ne peut pas être bien organisé sans concertation avec les producteurs et les techniciens qui connaissent mieux le terrain.

L’intersyndicale réclame les assises de la filière

Les assises de la filière arachidière s’imposent actuellement pour sauver le secteur, d’après l’intersyndicale des corps gras du Sénégal. Selon Ibrahima Diallo et ses camarades, il est impératif de réorganiser le secteur. «Si on n’organise pas les assises de la filière pour revenir au dialogue et à la concertation, la prochaine campagne sera encore hypothéquée», prédit-il

Agriculture: Plus de 80 milliards pour mettre fin aux aléas climatiques

https://www.seneweb.com/En collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, et le ministère de l’Environnement et du développement durable, le fonds International de de développement agricole (Fida), a organisé ce lundi un atelier régional sur le financement climatique dans le secteur de l’agriculture.
Les impacts du changement climatique continuent de susciter des inquiétudes du côté des Etats et des organisations internationales.  Et c’est la raison pour laquelle, les pays  de L’Afrique de l’Ouest ont demandé une enveloppe de 135 millions de dollars soit plus 😯 milliards de FCFA  pour mettre un terme à ce phénomène.
« Aujourd’hui, les impacts du changement climatique n’épargnent aucun secteur. Tous les secteurs sont touchés mais l’agriculture constitue un secteur particulier parce que selon les projections qui sont faites, surtout pour l’Afrique de l’Ouest, dans  les décennies à venir, les changements climatiques risquent d’impacter considérablement ce secteur, au point de diminuer tout ce qui est rendement et productivité », a soutenu Dr Amadou Lamine Diagne, conseiller technique du ministre de l’Environnement et du développement durable.
Selon lui, c’est important pour nos pays, parce que l’agriculture a un poids important dans l’économie de nos Etats. Et si on prend  l’exemple du Sénégal, plus de 54% des populations environ trouvent principalement leurs revenus à travers le secteur agricole. Alors si le changement climatique affecte ce secteur, il va affecter l’économie de manière générale. Et les gouvernants sont sensibles à l’impact des changements climatiques sur l’agriculture.
Cet atelier veut donner des éléments de réponse à cela, dit-il. « Ce que nous voulons, c’est mobiliser des financements parce que nous avons regroupé des acteurs étatiques, le Fida, mais également le secteur bancaire et un certain nombre de techniciens qui travaillent sur les aspects du climat, mais surtout nous avons avec nous certains mécanismes du climat dont le fonds vert du climat, le fonds d’adaptation, mais aussi le fonds mondial pour le climat. »
Ainsi, révèle-t-il, le Sénégal a été l’un des premiers pays à être accrédité au fonds d’adaptation avec le centre de suivi écologique. « Nous avons été aussi l’un des premier pays à être accrédité au fonds vert climat. Cet atelier ne bénéficie pas seulement au Sénégal, mais à tous les pays de l’Afrique de l’Ouest qui vont ensemble exprimer leurs besoins sur le mécanisme de financements », a-t-il précisé.

BILAN D’ETAPE DE LA CAMPAGNE ARACHIDIERE: Plus de 100 milliards injectés dans le monde rural

https://www.lejecos.com/Après deux mois de commercialisation de l’arachide, les exportateurs ont injecté plus de 100 milliards de francs CFA dans le monde rural. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Agriculture qui a fait hier, à Kolda, le bilan d’étape de la présente campagne arachidière.
La campagne arachidière en cours est loin de connaitre un échec. Mieux, elle est en avance même sur celle de l’année dernière, à en croire le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Le professeur Moussa Baldé, qui a fait hier, à Kolda, le bilan d’étape de la campagne arachidière, confie que la collecte tourne autour de 500 mille tonnes, tous opérateurs confondus, alors que l’année dernière, à la même période, on était aux alentours de 400 mille.
‘’Sur 500 mille tonnes collectées, les 90 % de cette quantité constituent les exportations. En conséquence, les objectifs de collecte fixés par les exportateurs, qui étaient de 400 t de graines coques, sont atteints. Ce qui a motivé la suspension des exportations jusqu’à nouvel ordre’’, a-t-il soutenu. Il relève, dans la même veine, qu’au 1er février dernier, 200 mille tonnes de graines décortiquées sont exportées contre 59 mille, à la date du 31 janvier 2019.
Selon le Pr. Baldé, les 400 mille tonnes de graines achetées par les exportateurs, à raison de 250 F au moins le kilogramme, fait un peu plus de 100 milliards. A ce montant, il faut ajouter les frais de décorticage, de transport, de mise en containers, entre autres, estimés à des milliards de francs aussi. ‘’Cette année, le niveau de collecte d’exportation que nous avons au 31 janvier 2020, est le même que celui de l’année dernière, à la date du 30 avril. C’est pourquoi j’ai décidé, dès maintenant, de suspendre les exportations’’, déclare-t-il. Non sans relever d’ailleurs que la présence des exportateurs étrangers dans la présente campagne arachidière a permis aux producteurs de vendre à un prix jamais atteint et sans bons impayés.

La reconstitution du capital semencier

Dès le démarrage de la campagne arachidière, les producteurs ont été invités, par les plus hautes autorités du pays, à garder des semences pour eux, afin de pouvoir produire l’année prochaine.
D’ailleurs, les opérateurs semenciers ont déjà collecté, à ce jour, 50 000 t sur un objectif de 60 000 t de semences certifiées. Ce qui fait dire au ministre Moussa Baldé que d’ici février, le besoin en semences sera couvert. Pour ce qui est de la Sonacos, le Pr. Moussa Baldé soutient qu’elle est à 14 000 t d’arachide collectées sur un besoin exprimé de 150 mille tonnes par cette entreprise.  Mais avec la suspension des exportations, l’entreprise dirigée par Modou Diagne Fada pourra certainement avoir des améliorations dans ses opérations de collecte, d’ici la fin de la campagne arachidière.http://www.enqueteplus.com/

MESURE DE SUSPENSION DU MARCHE DE L’EXPORTATION DE L’ARACHIDE :LES ACTEURS RESTENT SUR LEUR FAIM

http://www.sudonline.sn/–La décision du gouvernement  du Sénégal de suspendre les exportations de graines d’arachide jusqu’à nouvel ordre est encore loin de résoudre les problèmes des acteurs de la filière arachidière pour cette présente campagne de commercialisation. Car, au-delà même de la question liée à la mobilisation de semences pour la prochaine année agricole qui est aujourd’hui difficile à solutionner, la plupart des acteurs de la filière  pensent que l’arachide est devenue une denrée rare ou quasiment introuvable dans les greniers des producteurs, encore moins sur le marché local.  Cette  mesure  est donc jugée tardive par la plupart des acteurs de la filière arachide. Certains huiliers  la qualifient même de médecin après la mort

KAOLACK : Une mesure encore loin de résoudre le problème de la  collecte au niveau local

La décision du gouvernement de suspendre les exportations de graines d’arachide, malgré qu’elle soit saluée par les entreprises huilières, opérateurs privés, stockeurs, transporteurs et autres acteurs de la filière au plan local, est encore loin de résoudre certaines incertitudes liées à la mobilisation du reste de production arachidière de cette année. Car au-delà même de la question de mobilisation des semences pour la prochaine année agricole qui est aujourd’hui difficile à répondre, la plupart des acteurs de la filière pensent que l’arachide est devenue une denrée rare quasiment introuvable dans les greniers des producteurs encore moins sur le marché local. Un fait qui témoigne encore une fois que le chiffre de plus d’un millier de tonnes annoncé cette année pour quantifier la production arachidière n’est pas du tout exact et laisse encore des doutes dans le monde paysan et partout au sein des milieux d’acteurs de la filière. La raison ! Le marché de l’exportation n’a pas dépassé cette année le cap de 400.000 tonnes et l’on commence déjà à se lamenter à cause de la rareté des graines.
D’après certaines sources d’ailleurs, la Compagnie de production des Oléagineux (Copéol) s’est retrouvée dans l’obligation d’affecter les 2000 tonnes qu’elle gardait dans ses magasins à un contractant. Et ceci sous prétexte qu’elle ne va jamais allumer ses machines et gaspiller ses énergies pour une production aussi dérisoire qui ne va rien lui coûter. En somme, une situation qui ne donnerait aucune possibilité aux entreprises huilières d’atteindre leurs prévisions de cette année, malgré leurs récentes décisions de les réduire au dernier moment à cause des innombrables difficultés qu’elles ont traversées tout au long de ces cinq (5) dernières semaines de campagne. Chez les opérateurs, la déception est quasi générale, car la plupart d’entre eux qui étaient en contrat avec les producteurs ont perdu les semences et intrants qu’ils avaient offerts sous caution d’être privilégiés le moment venu des ventes. Les producteurs ont plutôt préféré leur tourner le dos et commercialiser leurs produits sur le marché qui proposait le prix le plus rémunéré.

Le peu de graines restant, entre les mains des gros operateurs

Pour les opérateurs de Kaolack, le fait de retrouver de nouveaux stocks d’arachide dans le monde rural ressort de l’utopie. En tout cas, pas au niveau des producteurs qui ont tout vendu. C’est dans certains cas qu’on trouve un producteur avec de l’arachide qui n’est pas souvent destiné à la spéculation, mais plutôt aux réserves de semences. C’est surtout dans les greniers des gros opérateurs qu’on parvient aujourd’hui à dénicher de l’arachide. Le peu de graines qui est présentement sur le marché provient de ces cachettes, car compte tenu de leur importance, et la forte canicule qui règne en maître dans la région, ces opérateurs ne veulent point accuser les pertes en gardant cette marchandise avec tout ce que cela recommande comme mesure de protection. Ils optent ainsi à la mettre sur le marché moyennant parfois des bénéfices considérables.

Le paiement de la facture de 60 milliards due lors de la précédente campagne réclamé

Dans le but de rectifier le tir et résoudre de manière stratégique la question de mobilisation des semences qui inquiète de plus en plus, les opérateurs privés réclament l’enveloppe de 60 Milliards représentant la facture que l’Etat leur doit la saison passée. Pas disent-ils pour leur intérêt personnel, mais pour arriver à mettre à la disposition des opérateurs les moyens nécessaires d’accroître les 40.000 tonnes de semences acquises difficilement lors de la campagne. Pour un objectif de 75.000 tonnes, c’est seulement en renforçant le pouvoir d’achat des opérateurs que l’Etat pourrait parvenir à la mobilisation de ce patrimoine national. Puisque, du côté des huiliers, on est plutôt comblé par les matières premières qu’on tarde à mobiliser, les opérateurs privés pensent que même avec une partie de cet argent, le Sénégal pourrait oublier ce débat et parvenir à ses besoins en termes de semence.

ZIGUINCHOR : «Du médecin après la mort», selon les Huiliers

La décision du gouvernement de suspendre les exportations d’arachide est perçue par les huiliers de Ziguinchor comme du «  médecin après la mort ». Ces derniers estiment que c’est une décision prise très tard par les autorités qui ont laissé faire. «  Aujourd’hui, toutes les bonnes graines ont été vendues aux exportateurs étrangers qui ont fait le tri des graines avant de laisser la mauvaise qualité sur place. Et ce sont ces graines à la qualité douteuse que nous allons prendre car tout a été vendu  », se désolent les travailleurs de l’usine Sonacos que nous avons rencontrés.
Les exportations ont de fait largement pris le dessus sur la collecte locale. En atteste la faible quantité de graines collectées par la Sonacos depuis le début de la campagne. Un peu plus de 3000 tonnes seulement ont été collectées sur les objectifs de 45.000 tonnes assignées à l’usine de Ziguinchor. Des objectifs qui ont été largement revus à la baisse si l’on en croit les responsables locaux du syndicat des oléagineux qui ont toujours décrié les exportations des graines. Les Opérateurs Privés Stockeurs de Ziguinchor eux sont d’avis que cette mesure est juste prise pour soulager la Sonacos et qu’en aucun cas, elle ne peut combler le gap de quantité d’arachide perdue par les huiliers cette année .La récente visite en catimini du Directeur General de la SONACOS Modou Diagne FADA la semaine dernière, à Ziguinchor, n’a pas permis de lever les écueils de cette campagne de commercialisation arachidière que les acteurs de la filière ont fini de qualifier de pure catastrophe pour cette année.

DIOURBEL : Une mesure jugée tardive par les acteurs de cette filière

La mesure  prise par le gouvernement  du Sénégal de geler les exportations de l’arachide a été faiblement ressentie dans la collecte de l’arachide au niveau des huiliers. On pouvait rester toute une journée sans recevoir un camion. Aujourd’hui, 2 à 3 camions sont arrivés au niveau de l’unité industrielle de la Sonacos Sa de Diourbel. Pour les  huiliers, cette mesure a été tardivement prise par l’Etat. Il y a au total  un peu près de 3 000 tonnes  graines d’arachide  qui ont été collectées  par la Sonacos Sa de Diourbel sur une prévision de 30 000 tonnes.
Par contre, les producteurs agricoles ont poussé un ouf de soulagement cette année car le Kg d’arachide de coques a atteint 275 frs à 300 frs. Babacar Ndiaye, un paysan de la localité de Thiandigue dans la commune de Toure Mbonde explique : « nous avons passé une bonne campagne de commercialisation. Nous avons été surpris car on ne croyait qu’on allait avoir une production arachidière. Mais Dieu merci, nous avons trituré, vendu nos graines moyennant 275 frs à 300 frs. Mais cela risque d’être compliqué pour nous, paysans, parce que nous aurons plus tard un besoin de semences». Les opérateurs estiment que l’Etat a mis la charrue avant les bœufs. Il fallait collecter d’abord les semences, puis les graines destinées à l’huilerie avant d’ouvrir le marché sénégalais aux exportateurs de graines. La menace de licenciement des saisonniers mais aussi des permanents plane au niveau de la Sonacos.

HABIB THIAM, PRESIDENT DU  COPEGA SUR LE GEL DE L’EXPORTATION DE L’ARACHIDE : «Cela n’impactera aucunement le bon déroulement de la campagne …»

Le gouvernement du Sénégal a décidé de suspendre les exportations de graines d’arachide afin de sécuriser la reconstitution du capital semencier du Sénégal et de faciliter l’approvisionnement des huileries locales. Selon  le président du Collectif des producteurs exportateurs de graines d’arachide (Copega), Habib Thiam, cette mesure qui a été prise d’une manière consensuelle n’impactera aucunement le bon déroulement de la campagne de commercialisation  qui a  déjà connu un succès.
La suspension a été un consensus. C’était d’un commun accord avec le  ministère de l’Agriculture. Chaque année, arrivé à un certain niveau d’exportation, on opère à une suspension  pour permettre la préservation des semences. Cette année, la particularité, c’est qu’on l’a fait un peu plus tôt. Mais il y a une  autre particularité, c’est de permettre aux exportateurs de finir leurs encours. On l’a suspendu mais il y a eu des dérogations pour certains exportateurs qu’on a identifiés avec leur poids. C’est pour cela que certains continuent à charger, parce qu’il y avait la congestion au port avec la grève des transporteurs mais aussi avec le manque de conteneurs. Le Ministre avec sa compréhension a décidé de donner des dérogations. Cela n’impactera aucunement le bon déroulement de la campagne  qui a   enregistré un succès. On n’a pas entendu cette année les producteurs se plaindre. Ils ont vendu à des prix record. Je pense que le succès d’une campagne de commercialisation  repose sur la satisfaction du producteur. Les autres acteurs font partie des maillons secondaires de la filière. Le premier élément, c’est le producteur. S’il est satisfait, la campagne a réussi.Une commercialisation obéit à un certains normes. Il y a un prix-plancher qui est fixé, le marché obéit à un autre prix. Si on veut s’activer dans une campagne de commercialisation, il faut s’aligner au prix. Les huiliers ne se sont pas alignés au prix et ils demandent qu’on ferme les exportations qui sont essentielles. Je pense qu’ils auraient dû acheter au même prix que les exportateurs. S’ils  l’avaient fait quand même, ils n’auraient pas  à  licencier  des employés qui sont temporaires. Il ne faudrait pas que les gens trouvent comme alibi le manque de graines. Puisque les graines étaient là. Il faut que les gens sachent raison garder au moins parce que ça, c’est une libéralisation. La loi la plus élémentaire en termes de business, c’est la loi de l’offre et de la demande. Les années précédentes, se sont les exportations qui ont sauvé la campagne. Et si on se trouve dans une situation de surproduction et que la capacité de de trituration des usines dépasse même pas 300 mille tonnes, qu’est-ce qu’on va faire avec le reste ? On demande juste d’organiser. Oui on doit organiser  parce que les huiliers sont des maillons essentiels de la filière ».Abdoulaye FALL, Ignace NDEYE, Adama NDIAYE, Ndeye Aminata CISSE­­

Démarrage du TER et sortie de Philippe Lalliot: Abdou Ndéné Sall confirme…

https://senego.com/ « En avril, je ne pense pas qu’il puisse y avoir une mise en service commercial du TER. C’est en tout cas, ce que me disent les entreprises françaises…« , une réaction de Philippe Lalliot qui révèle que le TER ne serait pas à la disposition des usagers à la date prévue par les autorités sénégalaises, soit en avril. L’ambassadeur de France au Sénégal était l’invité, ce dimanche, du « Grand jury » sur la Rfm. Une sortie qui n’a pas manqué de faire réagir les autorités centrales dont Abdou Ndéné Sall.
« Aucune contradiction…« 
Le directeur général de la Société nationale de gestion du Train express régional (Senter) estime qu’il n’y a « aucune contradiction par rapport à cette déclaration et celle donnée auparavant par le gouvernement… Le président a toujours dit que le Ter va commencer lorsque les travaux seront terminés totalement. Et que tous les tests de conformité, de sécurité et de sûreté seront faits. Après, nous allons avoir l’autorisation de mise en exploitation commerciale pour démarrer… »
 » (…) Nous n’allons pas démarrer le Ter… « 
« Ce permis sera délivré d’ici deux à trois mois… C’est un test que nous allons faire ; c’est un examen. Et tant qu’il n’est pas concluant, nous n’allons pas démarrer le Ter. Le 4 avril, nous allons entamer. Ils vont se dérouler sur deux à trois mois« , souligne Abdou Ndéné Sall sur la Rfm, ce lundi.

Développement de l’Afrique: Microsoft 4Afrika outille les jeunes

https://www.lejecos.com/-A l’occasion du 7eme anniversaire de Microsoft 4Afrika, une table ronde a été organisée ce matin au siège de Microsoft à Dakar. Cette rencontre s’inscrit selon Yacine Barro Bourgault, responsable du segment Pme/Pmi chez Microsoft Moyen-Orient et Afrique dans le cadre de faire le point sur les actions mises en œuvre par Microsoft 4Afrika à travers les formations et partenariats menés pour autonomiser les jeunes du continent africain.
L’initiative Microsoft 4Afrika a touché, d’après un document remis à la presse lors de la table ronde, 1.7 million de petites et moyennes entreprises, soutenu 300 start-ups, 12 partenariats d’accélération, et a formé 10800 africains à la Microsoft cloud society. Aussi, note-t-on ladite initiative a placé 926 stagiaires chez 176 partenaires avec un taux d’emploi de 85%
Cette initiative qui, pour les responsables de Microsoft Dakar, a été reconnue par l’International finance corporation comme un exemple de meilleure pratique en matière de développement en Afrique Subsaharienne, a été mise en place pour autonomiser les jeunes africains et à accélérer le potentiel numérique du continent.
« Le partenariat stratégique entre Usaid et Microsoft 4Afrika pour la mise en œuvre des Centres régionaux de leadership (RLC) de l’initiative des jeunes leaders africains (Yali RLC) a permis de former plus de 11000 jeunes africains », indique Mme Bourgault.
Les quatre RLC (Kenya, Afrique du sud, Ghana, Sénégal) ont pour but d’encourager l’apprentissage autour de la transformation et d’améliorer les compétences en matière de leadership, dit le responsable de Microsoft. C’est ainsi qu’à Dakar, le Centre régional de leadership a « formé 3000 anciens élèves grâce aux programmes hybrides  et en ligne qui compte de nos jours 1000 participants ».
« Les efforts de Microsoft4Afrika se concentrent sur notre population jeune afin de s’assurer que la technologie puisse bénéficier à tous les jeunes pour devenir les leaders de demain » confie enfin Yacine Barro Bourgault.Pauline MINKA

UMOA: l’AFD octroie 2 millions d’euros au CREPMF pour stimuler le développement du marché financier régional

https://www.lejecos.com/-L’Agence française de développement (AFD) et le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) ont signé, le jeudi 6 février 2020, un accord de financement d’un montant de 1,3 milliard FCFA (environ 2 millions d’euros) pour la mise en œuvre du Projet d’accélération du développement durable du marché financier régional (PACDEM).
Ce projet qui vise la consolidation, la protection et l’éducation financière dans l’UMOA, s’articule autour de 3 composantes essentielles.
La première composante est relative à l’appui au renforcement de la surveillance du marché qui vise à prévenir et gérer les risques. A travers, notamment, l’élaboration d’une cartographie, de systèmes de sauvegarde et de la surveillance.
La deuxième composante concerne l’appui au renforcement de la protection et l’éducation financière des investisseurs. Il s’agit notamment de la mise en place d’un dispositif d’encadrement et de supervision de la finance technologique, et le renforcement du dispositif de la vérification des connaissances pour exercer des fonctions réglementaires sur le marché.
La dernière composante est relative à la coordination du projet.
Pour le président du CREPMF, Mamadou Ndiaye, « cet appui qui bénéficie au marché financier régional, renforcera les efforts considérables déployés par les Etats de l’UMOA dans le cadre du projet de réforme du marché et contribuera au renforcement de la sécurité de notre système financier».
Notons que le PACDEM s’inscrit dans le cadre des nouvelles priorités de développement du marché financier régional de l’UMOA pour la période 2020-2024.https://www.agenceecofin.com/

SONATEL SACRÉ MEILLEURE ENTREPRISE COTÉE EN BOURSE

NETTALI.COM – Ce samedi 8 janvier, le groupe Sonatel a été sacré lauréat de la Meilleure entreprise cotée en bourse C’était  lors de la 1re édition des BRVM Awards, à Abidjan.
Le trophée de la Meilleure société cotée à la BRVM d’Abidjan a été remis au directeur général de Sonatel, Sékou Dramé, par Daniel Kablan Duncan, Vice-président de la République de Côte d’Ivoire, qui a présidé la cérémonie.
A en croire la note y relative qui nous a été transmise, Sonatel a été primée pour la qualité de son information financière, sa gouvernance (comité d’audit, nombre de réunions…) et la vie boursière de son titre (liquidité, paiement du dividende, capitalisation).
C’est ainsi qu’il nous est revenu que l’action Sonatel a été cotée, pour la première fois, le 2 octobre 1998 à la Bourse régionale des valeurs mobilières. Celle-ci, en outre, a connu un succès auprès des actionnaires qui fait qu’au 31 décembre 2019, la capitalisation boursière de Sonatel se chiffrait à 1 695 milliards, soit 35 % de la capitalisation totale des 46 sociétés cotées à Abidjan. Sur ce registre toujours, aux fins d’améliorer la liquidité du titre et toucher le plus grand nombre de petits porteurs, Sonatel a procédé, en 2012, à son fractionnement avec un ratio de 10 nouvelles actions pour 1 action ancienne.
Les bonnes performances de la boite feront le reste, puisqu’elles ont permis d’atteindre le cours record de 28 810 F CFA en 2015, soit plus de 2 800 milliards de F CFA de capitalisation boursière. La même source rapporte que sur le marché obligataire, un appel public à l’épargne de 12 milliards de F CFA à un taux de 7 % sur cinq ans a été lancé en 1999. Cerise sur le gâteau, un autre emprunt obligataire est prévu en 2020, dans le but de diversifier les sources de financement, qui a fait solliciter à Sonatel une notation par l’agence Wara qui lui a décerné une note AA-.
“Sonatel a toujours adopté une politique généreuse de distribution de dividendes avec une moyenne de 33 milliards de F CFA distribués aux actionnaires du flottant au cours des 5 dernières années’’, précise le texte.
Mieux, “il faut ajouter l’actionnariat salariés (10 % du capital lors de la privatisation, avec une politique permanente de distribution d’actions), le fonds commun de placement complément retraite en 2001 (valorisation actuelle de l’actif supérieure à 12 milliards de F CFA) et une communication financière active pour satisfaire les exigences du marché et attirer des investisseurs locaux et internationaux avec des résultats financiers bilingues publiés à la BRVM (rapports d’activité trimestriels en 2019) et un titre inclus dans les principaux indices Frontier comme le AI40 et Morgan Stanley African Index’’.

 Pêche à Get-Ndar: «Avec les installations de Bp, il y a des tragédies en perspective» (Moundiaye Cissé)

http://www.dakarmatin.com/Les autorités sénégalaises pensent avoir réglé le problème des pêcheurs de Get-Ndar avec l’annulation des pénalités infligées par la Mauritanie. Pour Moundiaye Cissé, l’Etat a trop tôt crié victoire car le problème des pêcheurs de Get-Ndar confrontés à la raréfaction des ressources reste entier et risque d’être encore plus persistant avec les futures installations offshore de BP. La société d’extraction pétro-gazière qui va installer ses quartiers en haute mer sous peu, va davantage réduire le périmètre des pêcheurs.
« Ces problèmes continueront à se poser quand BP va mettre en place ses plateformes offshore. Une fois installées, ces plateformes seront inaccessibles aux pêcheurs. Les poissons vont se retrouver là-bas. C’est des tragédies en perspective. L’Etat ne doit pas être dans des politiques d’urgence sur ces questions », prévient Moundiaye Cissé qui crie haro sur la gestion des ressources naturelles.
« Il y a une gestion très légère des ressources naturelles. Comment voyez vous qu’on signe des accords de pêche avec l’Union européenne pour vendre des licences de pêche et que nous, nos pêcheurs aillent chercher des licences de pêche en Mauritanie. Il y a problème ! Parce qu’on négocie mal en Afrique. Comment cela se fait que l’UE qui est composé de 27 pays puisse venir négocier avec un seul Etat pendant que les pays africains devaient se retrouver pour négocier avec l’UE », regrette-t-il.
Pourtant, signale le directeur exécutif de l’Ong 3D, « au niveau sous-régional on a une commission pour la pêche mais il n’y a pas d’entente; c’est pourquoi l’Union européenne signe séparément avec les Etats. Pendant que 36 chalutiers sont au Sénégal, 36 autres sont en Gambie, en Guinée …cela fait plus de 200 chalutiers dans nos eaux et qui captent nos ressources halieutiques. On doit aller vers des assises de la pêche », exige-t-il

Travailleurs de SEN’Eau talonnent Serigne Mbaye Thiam

http://canal221.com/ Les travailleurs de SEN’Eau menacent de se faire entendre si le ministre Serigne Mbaye Thiam ne diligente pas leurs dossiers. Ils reprochent au ministre de l’Eau et de l’Assainissement de traîner les pieds alors qu’il a reçu des instructions du président Macky Sall. En assemblée générale, les travailleurs ont fustigé le retard noté dans le versement de l’enveloppe destinée à leur avancement. Il y avait une polémique entre la Sénégalaise des eaux (Sde) et SEN’Eau sur laquelle l’une d’entre elles devrait verser l’enveloppe. Mais le problème a été résolu lors de l’audience que les travailleurs ont eue avec le chef de l’Etat. Désormais, c’est SEN’Eau qui va verser plus de 500 millions Fcfa au personnel. Mais le hic, d’après les travailleurs, c’est que SEN’Eau ne peut pas s’exécuter parce qu’elle attend une directive du ministre de l’Eau et de l’Assainissement qui tarde à réagir.

Zac Mbao: Grogne des populations contre l’Apix

https://www.seneweb.com/– «Les populations de Zac Mbao haussent le ton contre l’Apix en charge des travaux du Train express régional (Ter). Elles sont sorties en masse, samedi dernier, dans la rue pour réclamer des passerelles et la sécurisation de leur cité», rapporte L’As.

La réponse cinglante du Frapp à l’ambassadeur de France au Sénégal

https://senego.com/L’ambassadeur de France au Sénégal, Phillipe Lalliot a jugé « insensé » ce dimanche, la lutte que mène le mouvement citoyen, Frapp France dégage. Une déclaration mal vue par les membres dudit mouvement. Dans un communiqué transmis à Senego, ils soulignent qu’ils n’ont « pas de leçon à recevoir d’un Ambassadeur dont le pays qu’il représente s’est illustré comme étant le plus grand éborgneur de manifestants au monde ! »

Texte in extenso. 

Invité de l’émission «Grand jury» de la Rfm, ce dimanche 9 février 2020, l’ambassadeur de France au Sénégal, Philippe Lalliot a insulté la lutte que mène FRAPP France Dégage en la traitant  »d’insensée » Comme à leurs habitudes l’ambassade de France vient de violer le droit international et le droit de la coopération en faisant une ingérence dans la marche de notre pays et l’exercice des libertés citoyennes. De quel droit dispose M. Philippe Laillot pour parler des entreprises qui interviennent sur des marchés souvent au montage usuraire payés par les citoyens Sénégalais ? En matière de lutte contre l’impérialisme, le FRAPP tient à faire savoir qu’il n’a pas de leçon à recevoir d’un Ambassadeur dont le pays qu’il représente s’est illustré comme étant le plus grand éborgneur de manifestants au monde ! Les ambassadeurs de France doivent revoir leur copie. Vis-à-vis des mouvements comme FRAPP et des activistes leurs messages se résument à l’intimidation, aux menaces et à la violence verbale. Les faits qu’ils soient depuis quelques temps issus des services de renseignements français, ce qu’un Etat responsable devait refuser, banalise leur attitude condescendante et paternaliste. Le Mouvement que nous sommes ne cherchera jamais à plaire ni à la France ni à l’Etat prédateur.

Naissance et combat du Frapp

Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste, Populaire et Panafricaine est né en 2017 d’une jonction entre dix-sept organisations autour d’une campagne dénommée  » Pour la SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE, France Dégage ». FRAPP FRANCE DÉGAGE lutte contre le néocolonialisme particulièrement Français dans toutes ses ramifications ( économiques, culturelles et sécuritaires). Encore une fois, la cible de FRAPP FRANCE DÉGAGE n’est pas le peuple français dont une bonne partie est tout autant opprimée, exploitée par les mêmes qui oppriment, exploitent le nôtre. France Dégage vise la France institutionnelle, celle qui a esclavagisé, colonisé, pillé et continue encore aujourd’hui de néo-coloniser les peuples.

Déclaration de Philippe Lalliot

Cette sortie de l’ambassadeur de la France est un des résidus du colonialisme que même la presse doit refuser de promouvoir. Nos ambassadeurs ne sont jamais invités dans les médias français pour parler des libertés en France, de l’économie française. Le FRAPP appelle l’Etat Sénégalais, s’il est encore digne de cette qualité, à prendre ses responsabilités et à recadrer vigoureusement l’ambassadeur français. En France, il existe des partis xénophobes tout à fait légaux qui stigmatisent les populations Africaines sans que les autorités Africaines n’y interviennent. Par conséquent, les citoyens Sénégalais n’ont aucune leçon de bon sens à recevoir de l’ambassade de France.

Guy Marius Sagna

Aussi, FRAPP FRANCE DÉGAGE dénonce la main invisible de la France concernant l’arrestation arbitraire de GUY Marius Sagna. Le fait que l’ambassadeur de la France déclare implicitement qu’il y’a des limites à ne pas franchir sur l’exercice des libertés montre que la France donne son avis sur l’affaire Guy Marius Sagna et sa main invisible est derrière son arrestation. Cette immixtion dans les affaires intérieures du Sénégal est devenue banale.

Karim Xrum Xax

Lors de l’une des arrestations de Abdou Karim Gueye (Xrum Xax) à la place de l’indépendance alors qu’il faisait un live, deux éléments des renseignements français observaient Karim. L’un d’eux utilisera son téléphone et quelques minutes après le policier sénégalais arrivera. Après avoir pris le téléphone de Karim et sa carte d’identité, le policier sénégalais ira à plusieurs reprises consulter son « supérieur  » français. A la question « qui sont ces gens ? », le policier sénégalais répondra : « ce sont des stagiaires français » ! La sortie de l’ambassadeur de la France n’est donc pas fortuite. Elle répond à son agenda paternaliste et d’intimidation.

Bentaleb Sow

Le 24 février 2020, Bentaleb Sow co-coordonnanteur de la plateforme Noo lank et membre du FRAPP est convoqué dans le cadre de l’inutile procès sur le billet du franc CFA brûlé par Kemi Seba. La convocation de l’audience constitue une preuve manifeste de vouloir briser son engagement. Le FRAPP rappelle à l’Etat français et à son nouveau représentant que rien ne le déviera de sa mission de combattre l’ogre colonialiste dans ses manœuvres d’accaparement de nos ressources nationales. Le FRAPP est tout autant conscient que la lutte contre le terrorisme n’est qu’une stratégie géopolitique d’installation militaire permanente qui a trop duré alors qu’il a fallu tout au plus 4 années de guerre pour que les troupes africaines libèrent la France du joug allemand. Monsieur Laillot il y’a des limites qu’un ambassadeur ne doit pas franchir. Votre sortie n’a ni queue, ni tête. Soyez ambassadeur et taisez-vous ! Le FRAPP FRANCE DÉGAGE annonce dans ce sens que le 60 ème anniversaire de nos pseudo-indépendances sera célèbré de la plus belle des manières avec la 4eme édition de la DE-FETE DE INDÉPENDANCE. Nous appelons dans ce sens la jeunesse qui s’est appropriée de ce discours à la mobilisation pour faire du voeux de Baye Niass ‘l’Afrique aux Africains » une réalité.

Les populations du quartier Ouest-Foire noires de colère : à l’origine, leur unique espace public aurait été bradé

http://www.lactuacho.com/A Ouest Foire, surtout la cité Xandanlou 2, les populations riveraines sont très fâchés et ont exprimé leur colère contre les autorités à cause de  leur seul espace public qui est en construction pour habitation.
Ce terrain dont l’attribution irrite est un espace de 200 mètres carrés et selon Amdi Moustapha Niang, le délégué quartier, c’est un scandale foncier dans leur quartier car  les rues ont été fermées
« Cette place est un espace public pour les enfants et le quartier car nous ne disposons pas d’école, ni de marché, donc nous ne pouvons pas accepter que le seul espace nous reste pour le donner à quelqu’un », a-t-il martelé.
Avant de déverser leur colère devant la presse ce weekend, ils avaient entrepris des démarches pour freiner ce mal :
« Nous avons écrit à toutes les autorités compétentes mais ils n’ont daigné réagir. Le mis en cause est un certain Mouhamed Fall. Nous  lui avons demandé son titre de bail mais il refuse de le montrer à quelqu’un ».
A l’analyse des propos de Fallou Diom, un autre résident, il y a un flou et même un mystère en cette construction. Car l’accusé dit avoir ses papiers en régle, mais « nous qui habitons ici depuis 20 ans, nous attendons toujours pour la régularisation de nôtres !».
« Nous lançons un appel aux autorités pour arrêter cette magouille avant que la situation ne dégénère,  car ce type nous envoie des nervis qui nous insultent pour protéger sa construction», clament ces populations.

Le Poste des Douanes de Moussala, Subdivision de Kédougou, dévalisé:Plusieurs armes emportées

http://www.rp221.info/index.phpLe Poste des Douanes de Moussala, Subdivision de Kédougou, a été cambriolée, dans la nuit du 7 au 8 février 2020. Selon SourceA, les bandits ne sont partis avec les mains vides, lors de leur retraite. Car ils ont emporté, avec eux, plusieurs armes à feu. Il s’agit, d’armes d’assaut ‘’Famas’’, ainsi que de ‘’HK’’ qui ont été subtilisés par les assaillants, lors de cette descente.
Après avoir fait main basse sur les armes, les brigands ont filé à l’anglaise ; direction, le Mali. Ils ont embarqué à bord de camionnettes qui leur ont permis de convoyer leur butin.
Le Service Communication des Douanes confirme le cambriolage et invoque une enquête administrative, mais ne s’avance pas sur le nombre d’armes dérobées par les braqueurs.

LA FILLE DE FRANTZ FANON DÉNONCE LA POLITIQUE DE LA FRANCE EN AFRIQUE

http://www.emedia.sn/Les enfants de Frantz Fanon ont participé à l’hommage rendu ce lundi, 10 février, au Pr Samir Amin, par ses amis, économistes et intellectuels, à la salle de conférence de l’UCAD 2, à Dakar. L’un d’eux n’est pas passé inaperçu. Il s’agit de Mireille Fanon, qui a sévèrement taclé la politique de la France en Afrique, et Louis-Georges Tin, qui s’est autoproclamé Premier ministre de la diaspora africaine.
« Au nom du panafricanisme, le président de la République française, je ne citerai pas son nom, va organiser en juin, un sommet France – Afrique. On peut imaginer l’instrumentalisation faite de l’idéologie du panafricanisme tel que nos ancêtres l’avaient pensé. On est loin de cela puisque c’est quand même une vision économique de comment essayer de profiter encore plus des ressources naturelles de l’Afrique ou par des accords commerciaux iniques, comment bénéficier de tout cela, dénonce-t-elle. Aussi par des accords de sécurité, comment est-ce que la France continue à avoir le pied en Afrique et particulièrement à Bamako où 700 soldats vont arriver bientôt quand on sait que la solution du terrorisme est totalement politique mais absolument pas militaire ? » s’est interrogé la fille de Frantz Fanon (1925-1961), célèbre psychiatre et essayiste français fortement impliqué dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie et dans un combat international dressant une solidarité entre « frères opprimés ».

HARO SUR « L’INSTRUMENTALISATION DE L’IDÉOLOGIE DU PANAFRICANISME »

Mireille Fanon note que dans la déclaration finale de cette rencontre, « il serait extrêmement important de montrer qu’au regard de tous les apports sur les analyses économiques faites par Samir Amin, que nous ne sommes pas dupes lorsque des sommets s’organisent en France, aux Etats-Unis, que le développement de l’Afrique ne viendra pas d’accords particuliers avec la France mais des Africains, et de l’Afrique elle-même. »
Dans ce contexte-là, elle note que tout ceci procède de la même idéologie de la domination et du colonialisme. « Si vous vous souvenez, en 2003, l’Union africaine (UA) a décidé que la diaspora africaine serait la 6e région de l’Afrique. Or, ce qui se passe, c’est que devant les difficultés pour l’UA d’organiser cette 6e région, des personnes commettent des actes parfaitement coloniaux en étant adoubées, je suis désolé de le dire par des présidents de pays africains. Ce qui pose quand même un véritable problème et je vous alerte », prévient-elle.
Militante française, Mireille Fanon-Mendès est la présidente de la Fondation Frantz Fanon internationale. Elle a écrit de nombreux articles sur les droits humains et le droit international et humanitaire, sur le processus de radicalisation et de discriminations 2, sur la ’’colonialité’’ du pouvoir, des savoirs et de l’Être. DIE BÂ

Macky Sall à Addis-Abeba: «Nous devons sortir la Culture de l’espace  dans lequel elle est confinée»

 « Nous devons sortir la Culture de l’espace  dans lequel elle est confinée »
Le discours du Président Macky Sall à la Session inaugurale du Comité africain des Pairs sur les Arts la Culture et le Patrimoine
« Merci beaucoup cher frère, de m’avoir convié à cette session inaugurale du Comité africain des Pairs pour les Arts, la Culture et le Patrimoine. Je voudrais te féliciter pour les efforts appréciables consacrés à la redynamisation de la culture africaine. Je suis loin d’être surpris par le regain d’intérêt de notre union pour la culture depuis votre désignation comme champion.
Car,  à vrai dire, la culture ne pouvait avoir meilleur avocat qu’un digne fils du mandé, descendant légitime et héritier d’un riche patrimoine culturel de renommée mondiale. Qu’il me suffise d’évoquer la publication <Des manuscrits de Tombouctou > pour comprendre ce que représente le patrimoine culturel dans le développement des nations modernes. Sous ce rapport, nous devons sortir la Culture de l’espace  dans lequel elle est confinée. Le développement durable inclusif, que nous appelons de tous nos vœux dans le cadre de l’Agenda 2063, se réalisera également à travers l’élaboration d’une nouvelle vision de la culture.
Ces deux aspects agissent constamment l’un sur l’autre et se complètent mutuellement. Le développement culturel entraîne et accélère le développement économique qui lui fournit, en retour, les moyens de sa qualification et de sa dynamisation.

Dès lors, il est impératif de renforcer le financement de l’économie de la culture.

C’est la raison pour laquelle j’attache du prix à la revalorisation significative du secteur culturel au Sénégal. Ainsi, les différents instruments financiers dédiés à la promotion culturelle et à la valorisation du patrimoine culturel au Sénégal ont été sensiblement renforcés.
Je partage, cher frère IBK, votre conviction profonde que la culture, reflet de l’âme du peuple, n’a pas de prix. C’est le lieu pour moi de rendre un vibrant hommage à tous nos hommes et femmes de culture. Nous devons faire face au double défi de la formation des acteurs culturels et d’une meilleure intégration de la culture dans tous les domaines d’éducation, d’une part, et, d’autre part, du développement des infrastructures culturelles.
Je soutiens l’initiative du Fonds africain du Patrimoine mondial, en ce qu’elle permettra de renforcer la contribution de la culture au développement socio-économique du Continent.
Mais au-delà, ce Fonds constitue une opportunité remarquable pour restaurer la vérité sur l’immense contribution de notre Continent à l’histoire de l’humanité. Dans la même veine, il nous faut travailler au renforcement de la coopération régionale et internationale pour le retour des biens du patrimoine culturel africain dans leurs pays d’origine.
Je lance un appel en faveur d’une plus grande synergie entre la Commission de l’Union africaine et les Communautés économiques régionales, notamment la CEDEAO qui vient d’adopter un plan d’action pour le retour des biens culturels.Je vous remercie ». http://lesoleil.sn/

Session consacrée à la réforme institutionnelle de l’Ua pilotée par le Président Kagamé: La proposition du président Macky Sall.

Au cours de la session consacrée à la réforme institutionnelle de l’UA pilotée par le Président Kagamé, le Président Macky Sall a soumis à ses pairs une proposition soutenue à l’unanimité pour la rationalisation des méthodes de travail y compris la simplification de la cérémonie d ouverture et la programmation des réunions des comités adhoc. L’objectif visé est un gain de temps pour mieux se consacrer aux débats de fond sur les questions majeures comme la paix la sécurité la lutte contre le terrorisme les infrastructures les questions économiques sociales et environnementales. Ainsi avec l’adoption des statuts et du Règlement intérieur de l’Agence africaine de développement l’Union africaine engage par un saut qualitatif la modernisation de ses structures et de son fonctionnement pour mieux relever les défis du développement du continent. Et cela apparaît comme une volonté politique très forte des dirigeants pour résoudre les inégalités et promouvoir l’emploi des jeunesses africaines.
Trois (3) ans après l’adoption de la Décision 635 sur la reforme institutionnelle et, à présent que le programme est presque intégralement mis en œuvre, on mesure avec plus d’objectivité et de recul, le temps et les efforts investis dans ce dossier.
Je renouvelle mes chaleureuses félicitations au Président Paul KAGAME pour la réussite de l’exercice de réforme.
En ma qualité de président sortant du Comité d’orientation des Chefs d’État et de gouvernement du NEPAD, je note avec intérêt l’adoption des instruments juridiques des nouvelles structures de gouvernance de l’Agence de Développement de l’Union africaine (ADUA-NEPAD).
La transformation de l’Agence de Planification et de Coordination du NEPAD en ADUA-NEPAD étant maintenant actée, je souhaite que la nouvelle structure de la Commission en cours d’élaboration lui réserve la place qu’il faut en tant qu’entité chargée de la coordination et de la mise en œuvre des grands projets de l’Agenda 2063.
Sur le processus de présélection pour la composition de la future Commission, il est important de veiller à l’application rigoureuse des règles de performance et de gestion administrative et financière.
Des mesures hardies, garantissant la reddition des comptes, l’équité et la transparence, doivent être prises pour remédier aux manquements relevés dans les divers rapports d’audit.
La crédibilité durable de notre organisation est à ce prix.
Il me semble également fondamental de veiller à la rationalisation de nos méthodes de travail.
Nous nous rendons tous compte que nous pourrions gagner beaucoup de temps en simplifiant davantage la cérémonie d’ouverture.
De plus, il me parait tout aussi essentiel de rationaliser la programmation des réunions officielles et des rencontres parallèles, pour éviter les chevauchements. Nous ne pouvons pas être partout en même temps.Je vous remercie. https://www.dakaractu.com/

«Plan Trump»: Le collectif de solidarité Sénégal-Palestine rejette le plan de paix du Proche Orient

https://www.dakaractu.com/Pour le Collectif de Solidarité Sénégal-Palestine, l’Ambassadeur de l’Etat de Palestine au Sénégal, Safwat Ibraghith n’a que trop raison de souligner devant la presse que ‘’ le Plan Trump’’ ou prétendu « Plan de paix pour le Proche Orient » ou encore « Deal du siècle », annoncé à grand renfort de publicité par Donald Trump et son acolyte israélien Benyamin Netanyahou, constitue un enterrement public de première classe de toute recherche de solution juste et pacifique au conflit israélo-palestinien. Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne, selon le collectif n’a pas hésité à qualifier ce ’’ deal’’ de « claque du siècle’’ ! « En effet, à la place d’une « solution à deux Etats », incluant un Etat de Palestine indépendant reconnu dans les frontières de 1967, avec Jérusalem Est comme capitale, Trump et les sionistes considèrent « Jérusalem comme capitale indivisible et éternelle du peuple juif et de l’État d’Israël ». Ils annexent purement et simplement la Cisjordanie avec tous ses lieux saints, musulmans comme chrétiens, légalisent les colonies avec notamment l’occupation de la Vallée du Jourdain, qui représente à elle seule plus de 30% de la Cisjordanie, riche de tout son potentiel économique qui fait travailler et vivre nombre de secteurs des populations civiles palestiniennes ». D’un trait de plume, ils effacent tout droit au retour des réfugiés palestiniens, consacré pourtant par la Résolution 194 de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 11 novembre 1948, accuse aussi le collectif. « Après tant d’ignominies et de pieds de nez au droit international, le Plan Trump peut bien s’autoriser la création d’un faux « Etat palestinien », limité à une toute petite portion de banlieue limitrophe de Jérusalem ! « Un État palestinien sans aucune souveraineté et sans aucune frontière », selon le mot de Son Excellence le frère Safwat Ibraghith ». Dans le communiqué signé Madièye Mbodj, coordonnateur dudit collectif, on le constate donc aisément, ce plan prend exactement le contrepied de toutes les Résolutions des Nations-Unies et même des Accords de paix d’Oslo signés en 1993 par les deux pays. « Naturellement, le peuple palestinien martyr n’a jamais accepté et n’acceptera jamais ni la soumission à la rétrograde ‘’loi du plus fort’’, ni le piétinement de son droit légitime à l’existence et à la souveraineté ». Pour le Collectif de Solidarité Sénégal-Palestine, enfin, seuls i) l’arrêt des massacres des populations civiles palestiniennes, ii) la libération des prisonniers politiques, iii) le retour des réfugiés et iv) last but not least, l’établissement d’un Etat palestinien libre, démocratique et indépendant, dans les frontières de 1967 garanties par les Nations Unies, avec Jérusalem Est Al Qods comme capitale, demeurent les bases d’une solution juste, pacifique et durable au conflit, pour la paix au Proche et Moyen Orient ainsi que dans le monde entier.

Ris:Rassemblement islamique du Sénégal

http://www.enqueteplus.com/En prélude au 3e Congrès ordinaire du Ris (Rassemblement islamique du Sénégal) prévu en mars prochain, des associations chrétiennes et musulmanes ont coanimé, samedi dernier, une table ronde pour exprimer leurs vives préoccupations, face aux menaces (tels que « certains extrémismes ») qui pèsent sur la cohésion nationale. A cette occasion, lesdites organisations ont émis quelques pistes de solution pour préserver la stabilité du pays.
A en croire le président du Ris, Cheikh Matar Kébé, malgré sa stabilité, le Sénégal présente quelques signes de nature à porter atteinte à cette concorde nationale. Pour sa part, le vice-président de Présence chrétienne, Paul Dominique Corréa, invite l’État à ne pas dormir sur ses lauriers. Le vivre ensemble, pense-t-il, est certes un acquis, mais surtout un projet en construction permanente. Ainsi, il considère qu’il faut miser sur l’éducation, particulièrement le projet pédagogique, pour renforcer l’unité entre les différentes couches de la nation.
…Selon M. Correa, le projet actuel de l’école n’est pas assez cohérent et ne répond pas à certaines aspirations culturelles et cultuelles des populations sénégalaises. Profitant de l’occasion, il a lancé un appel au gouvernement en faveur des ‘’daara’’ qui accueillent des milliers d’enfants, confrontés à bon nombre de difficultés.
Abondant dans le même sens, le docteur Cheikh Guèye, Secrétaire général du Cadre unitaire de l’islam, prône la vulgarisation de l’enseignement de nos guides religieux, pour éviter que les réseaux sociaux ne soient source de division, d’offense entre Sénégalais. Le panéliste a également émis l’idée d’instaurer « une semaine du vivre ensemble », à l’instar du dialogue national. Ce sera l’occasion, à son avis, de convoquer et revaloriser les liens entre Sénégalais, comme le cousinage à plaisanterie, les interrelations entres les différents courants religieux. Des valeurs dont devrait s’approprier la jeunesse sénégalaise.

Cérémonie officielle de la 46e édition de la ziarra annuelle de Saré Mamady (Kolda) : Le khalife général appelle les fidèles à retourner vers l’Islam et l’union des cœurs.

https://www.dakaractu.com/-La cérémonie officielle a mis fin à la 46e édition de la ziarra annuelle de Saré Mamady, ce samedi 08 février.  Cette cérémonie officielle s’est effectuée  sous la présence effective de la délégation envoyée par le gouvernement et conduite par Abdoulaye Diop, ministre de la culture et de la communication. Cette délégation était composée de Moussa Baldé (maer), Abdoulaye Bibi Baldé (DG poste), Mame boye Diao (DG des domaines) et de Mamadou Salif Sow entre autres.
Occasion saisie par le khalife de la famille chérifienne, Chérif Leheib Aïdara de remercier tout le monde de leur présence pour la noble cause, à savoir l’Islam. Selon lui, « il faut prier pour la paix au Sénégal et dans la sous-région, mais également pour le président de la République et le gouvernement. »
Dans cette foulée, il ajoute : « nous devons prier pour Moussa Baldé (maer) car nous avons vu les avancées dans l’agriculture. Nous avons reçu des semences de qualité, de l’engrais et du matériel agricole. Nous devons l’accompagner dans sa mission car il est un homme honnête qui a révolutionné l’agriculture. Mais aussi, je remercie du fond du cœur Abou Diop et El Hadj Kabiné Diané (IEF) de Kolda qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement religieux ».
Cependant, le khalife a rappelé aux fidèles « nous sommes tous des parents donc évitons les calomnies car l’Islam est une religion de paix. Nous devons savoir que c’est l’Islam qui fait vivre notre âme et celui qui vit de l’Islam ne peut se suicider, ni couper la forêt sans penser aux générations futures ».
Cette ziarra rassemble tous les foyers religieux de la Casamance et des peuples des deux Guinée (Bissau et Conakry) qui viennent se recueillir et prier pour demander pardon, mais aussi avoir des bénédictions.
Restant sur l’actualité, il poursuit « nous devons croire en ALLAH (SWT) en ce qui concerne la maladie coronavirus pour que nos compatriotes et les autres soient épargnés. Cependant, la centralité de l’humain pour sa spiritualité est le retour vers ALLAH (SWT). Et ce retour vers notre créateur n’est rien d’autre que se soumettre par la prière, le jeûne, la zakat et un cœur pur  en disant la vérité », avant de rappeler « ce qui nous a réuni ici ces deux jours doit nous éveiller en ayant comme repère l’Islam et le Saint Coran. Et surtout ceci montre que nous sommes tous les mêmes devant le Tout Puissant, donc soyons unis entre nous… »

LA COMMUNE DE SOKONE FÊTE LE LIVRE ‘’DIYAHOU NAYIRAÎNI’’, UN LEGS DU GUIDE RELIGIEUX EL HADJ AMADOU DÈME

Sokone, 9 fév (APS) – Les populations de Sokone, commune située dans la région de Fatick (centre), ont commémoré ce week-end l’achèvement de l’écriture du ‘’Diyahou Nayiraîni’’, un livre du défunt guide musulman El Hadj Amadou Dème (1890-1973).
‘’Nous fêtons depuis hier (vendredi) le +Diyahou Nayiraîni+. C’est un ouvrage composé de 20 tomes, qui a été rédigé pendant trente ans par El Hadj Amadou Dème’’, a dit l’imam de Sokone, Ahmadou Mamadou Dème.
L’ouvrage de 14.000 pages a été rédigé de 1938 à 1959, selon l’imam de Sokone, petit-fils de l’auteur, qui a pris en compte les opinions de plusieurs jurisconsultes, dont Màlick ibn Anas, Ash-Shafiî et Ahmad ibn Hanbal, sur des questions ‘’controversées’’ de la religion musulmane.
El Hadj Amadou Dème enseignait ses disciples dans cinq langues : l’arabe, le wolof, le pulaar, le diola et le mandingue.
D’autres guides religieux ont contribué à la rédaction de l’ouvrage, selon l’imam de Sokone, qui donne l’exemple d’El Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (1904-1997).
Pour l’impression du livre, ce dernier avait sollicité de l’aide des fidèles qui venaient à la mosquée de Liberté 5, à Dakar, selon Ahmadou Mamadou Dème. ‘’Beaucoup d’argent et d’autres dons en nature avaient été offerts par les fidèles pour l’impression des premiers tomes de l’ouvrage.’’
Le ‘’Diyahou Nayiraîni’’ – ‘’L’Eclat du soleil et de la lune’’ – a été réédité le 16 août 2018 à l’initiative du président de la République, Macky Sall, à la suite de la création d’un comité scientifique mis en place à cette fin par le ministre de la Culture de l’époque, Abdou Latif Coulibaly.
Les travaux qui ont conduit à la réédition du livre avaient été menés sous la supervision de la direction du livre et de la lecture, placée sous la tutelle du ministère de la CultureAN/ESF

Tatouages gingivaux: Une pratique en voie de disparition

https://www.lequotidien.sn/-Le tatouage de la gencive appelé «diamou» a, au fil des temps, perdu en notoriété et symbolique. C’était dans le temps une pratique obligatoire pour toute jeune fille en transition vers un autre statut dans la société. Une épreuve douloureuse que ces filles parvenaient à supporter pour un sourire plus éclatant et aussi pour ne pas déshonorer sa famille. Mais aujourd’hui que la pesanteur sociale couvrant la pratique n’est plus de rigueur, le tatouage gingival poursuit son bonhomme de chemin, s’invitant même dans des places plus appropriées hygiéniquement parlant ; cela, au bonheur de nombreuses femmes qui donneraient tout pour un sourire ravageur.
Au Sénégal, les femmes se font piler la gencive avec des aiguilles. Stoïques, elles endurent, sans anesthésie encore moins le moindre palliatif pour atténuer la douleur. Cette épreuve communément appelée «diamou» pour en sortir avec un sourire encore plus radieux, tel que le conçoit la perception populaire. Penda Dieng s’est livrée quatre fois à une tatoueuse et la dernière en date remonte au mois de février. «C’est une opération très douloureuse qui requiert beaucoup de courage», témoigne-t-elle avec la ferme volonté de renouveler encore le tatouage gingival qui revient à 500 F Cfa le passage. «Obligée» à la première fois par ses parents alors qu’elle avait juste 16 ans, la quadragénaire dit s’être «soumise de son propre gré» pour les autres fois, avouant même avec l’habitude parvenir à supporter «les coups d’aiguilles» que reçoit sa gencive. «La douleur dépend des parties de la gencive. Le milieu est beaucoup plus difficile à supporter, comparé aux cotés», fait-elle savoir. A l’aide d’un fagot d’une dizaine d’aiguilles solidement nouées avec du fil, la praticienne, grâce aux coups répétitifs, fixe sur la gencive une matière noire enduite au préalable sur la partie à pilonner aux aiguilles. «Un mélange d’arachides grillées jusqu’à la carbonisation, de la suie de marmite et du beurre de karité», détaille, en ce qui concerne la matière noire onctueuse, Bineta Dia, une tatoueuse d’un âge avancé, exerçant à son domicile au quartier Dangou à Rufisque-Nord. Revenant sur cette pratique dont l’origine se perd dans le temps, la dame qui a reçu la science de sa mère après que celle-ci l’a héritée de sa propre mère de faire savoir que «le tatouage se faisait autrefois avec des épines végétales». En ce temps du «diamou» par les épines, Bineta Dia ne professait pas encore ; elle qui a une expérience de 40 années dans le métier. De jeunes filles rencontrées ont émis des avis mitigés sur la question. «Pas question de me faire piler la gencive. Je ne pourrai supporter cette épreuve, c’est trop dur. Mon sourire, il est juste bon comme ça. Je ne refourrerai jamais au tatouage pour essayer de le rendre plus beau comme ils disent», a confessé Fatou Cissé, jeune dame habitant aux Parcelles Assainies et ne s’étant jamais fait tatouer la gencive. Anta Faye, elle aussi, n’a jamais eu recours à la pratique et la raison n’est pas la crainte des aiguilles. «Dieu a fait que j’ai naturellement des gencives noires. C’est pourquoi je ne l’ai jamais fait. Si elles étaient roses, j’allais me les faire tatouer parce que le sourire est plus rayonnant au sortir d’une bouche avec une gencive noire», a assuré la trentenaire rencontrée à Rufisque.
Jusqu’à un passé récent, le tatouage gingival était une obligation pour toutes les jeunes filles arrivées à l’âge de la puberté. La pratique, comparativement à la circoncision chez les hommes, marquait la transition vers un nouveau statut et revêtait ainsi une puissante symbolique sociale. «Le sourire fait partie des critères de beauté. C’est pourquoi, arrivées en âge de se marier, les filles devaient obligatoirement se faire tatouer la gencive pour attirer l’attention des prétendants», a expliqué Mariama Pouye ayant vécu cette période. «Le tatouage permettait aussi de mesurer la capacité d’endurance de la femme, car quiconque ne pouvait résister à la douleur des aiguilles sur la gencive ne serait pas capable d’être une bonne mariée», ajoute la sexagénaire pour témoigner de la lourde pesanteur sociale assujettie alors au phénomène. Entre tambours battants et hymnes à l’endurance rythmant la cérémonie, la jeune fille, ambassadrice de toute une famille, en ressortait auréolée pour n’avoir ni pleuré encore moins gémi ou s’être tordue de douleur malgré les coups d’aiguilles sur sa gencive. «Si elle faisait montre d’un manque de courage pendant l’épreuve sacrée, elle serait couverte d’opprobre et les railleries la suivraient durant le reste de son existence», fait savoir Mariama Pouye. Elle s’est montrée d’ailleurs formelle à ce propos. «Je n’ai jamais vu ou entendu de témoignages sur une quelconque fille ayant pleuré ou interrompu volontaire la séance sous le coup de la douleur. Mieux valait même mourir dans les bras de la tatoueuse que d’agir de la sorte parce que c’était une question d’honneur», a-t-elle fait prévaloir. «Maman penche-toi au-dessus de moi, si j’ai envie de m’enfuir que je meurs là», a-t-elle ainsi ressassé comme un des nombreux hymnes au courage chantés à l’occasion. Une tante paternelle de la tatouée, assise à même le sol à côté de la tatoueuse, tapotait ainsi légèrement la poitrine de la jeune fille pour lui insuffler la force nécessaire pour endurer l’épreuve pouvant aller jusqu’à 30 minutes.

Prix à payer pour être belle

Le tatouage qui ne s’applique que sur la gencive du haut présente des bienfaits en termes de santé bucco-dentaire, croit savoir notre interlocutrice. «Il rend les dents solides et plus blanches, procure une bonne haleine et pare au saignement de la gencive», soutient en effet le dame Pouye à ce propos. Une étude menée par un groupe de cinq odontostomatologues sénégalais révèle «une tendance nette sur le plan épidémiologique à la réduction des manifestations cliniques de l’inflammation gingivale, en particulier le saignement».
L’enquête réalisée sur 67 femmes dont une population témoin de 30 non tatouées d’indiquer au sujet de l’inflammation gingivale : «51,9% des gencives tatouées sont indemnes d’inflammation cliniquement décelable contre 40% des gencives de femmes témoins. Dans ce groupe, 68% présentent une inflammation de légère à modérée de la gencive contre 29,6% pour le groupe de femmes ayant une gencive tatouée». «Globa­lement, pour les autres paramètres, la gencive tatouée ne montre pas de différence significative avec une gencive naturellement pigmentée ou rose», ont montré en outre les résultats de l’étude publiée en 2006.
A propos du choix du maxillaire «visible lorsqu’on sourit» au détriment de la gencive mandibulaire, l’étude justifie en même temps «cette préférence par l’insupportable douleur provoquée par le tatouage au niveau de la gencive mandibulaire qui est moins épaisse». La palme en l’exercice revient cependant aux Peuls. Chez cette communauté implantée au Sénégal et un peu partout dans l’ouest africain, le tatouage intéresse aussi bien la gencive maxillaire que le contour de la bouche, jusqu’au menton. «Chez nous, le tatouage revêt les mêmes fonctions esthétiques et de bien-être que pour les autres communautés», est d’avis Samba Ba. Pour disséquer cette particularité qui leur est propre, le quinquagénaire se fonde sur «des récits ancestraux». «Les Peuls ont, contrairement aux autres communautés, le teint clair. Le tatouage du pourtour de la bouche donne ainsi un contraste entre le visage, la bouche et les dents. Le sourire est un élément incontournable d’appréciation de la beauté chez la femme», a-t-il avancé. M. Ba reconnaît toutefois une récession notoire de la pratique dans sa communauté.

Science héréditaire

Un dentiste établi à Rufisque est de ceux qui tentent d’imprimer une touche moderne à la pratique du tatouage gingival. Pour ce faire, l’homme de l’art reçoit dans son cabinet des femmes qui, soit par crainte de la douleur soit pour des considérations hygiéniques, choisissent ce genre de procédés. «Ce n’est pas une science qu’on apprend à l’Université, mais c’est un fait social fortement ancré dans notre vécu», a-t-il déclaré tout en y allant de son constat. «Celles qui le font ont moins de problèmes gingivaux que les autres», fait-il remarquer. Requérant l’anonymat pour «ne pas donner l’impression de préconiser le tatouage gingival», l’homme de l’art d’assimiler cependant, en termes de vertu thérapeutique, la pratique «au curetage parodontal». Lequel procédé clinique visant, d’après son propos, «à nettoyer en faisant sortir le sang mort de la gencive». La blouse blanche d’avertir toutefois ne se limiter qu’à «l’asepsie et l’anesthésie». «Stériliser les aiguilles, donner des gants, un masque et des compresses à la praticienne, mettre sous anesthésie la zone d’intervention», a-t-il égrené comme tâches lui revenant de fait. Confor­tablement installée dans la chaise du dentiste, la candidate au tatouage se livrait alors entière à la tatoueuse traditionnelle, collaborant avec le dentiste. Fatou Ndiaye a vécu cette forme moderne à deux reprises. «On paye 5 000 francs, à savoir dix fois plus que pour la méthode traditionnelle, mais c’est ça l’idéal pour un tatouage sans douleur et sans risque», commente-t-elle. C’est une aubaine pour la tatoueuse Bineta Dia qui voit ses revenus croître considérablement. «Chaque samedi, j’ai en moyenne six opérations dans un cabinet où je partage en parts égales avec le dentiste les revenus de mes prestations», fait-elle savoir. «C’est 15 mille francs par mois environ», se réjouit la dame. Son seul regret est que l’aiguille de la transmission de mère à fille de cette science héritée de sa lignée maternelle se perdra entre ses mains. «Aucune de mes filles ne s’intéresse à cette science héritée de ma lignée maternelle», a-t-elle soupiré avec gros regret. «Une gencive noire et étincelante et des dents d’une blancheur enivrante lorsqu’on sourit. Bien que n’étant plus une obligation sociale, le tatouage à encore de beaux jours devant lui», a soutenu Abdoul Faye, un quinquagénaire appréciant particulièrement cette «facette féminine».

Intronisation du Roi « MAAD A SINIG » de Diakhao : 51 ans après, le Sine restaure la couronne 

https://actusen.sn/–Diakhao capitale de l’ancien royaume du Sine a abrité hier, la première édition de la journée du roi avec la cérémonie marquée par  l’intronisation de  » Maad a sinig » son excellence Niokhobaye Diouf. C’est un  grand événement de la renaissance culturelle Sérère.
Diakhao a son nouveau roi depuis la mort du dernier Mahecor Diouf en 1969. Ceci après la prise officielle de fonction hier de sa majesté  » Maad a sinig » Niokhobay Diouf 58 ème roi du sine. Né un 31 Décembre 1954, le nouveau monarque fonctionnaire à la retraite est issu de la lignée de la famille de Semou Mack Diouf.Matar DIOUF,

Journée de propreté a Ngayokheme: Mbagnick Ndiaye réussit le pari de la mobilisation

https://actusen.sn/La population de la commune de Ngayokheme dans le département de Fatick a fortement répondu, ce dimanche à l’appel de leur maire Mbagnick Ndiaye à l’occasion de sa journée de propreté.
La jeunesse et les femmes étaient les plus visibles à ce rendez-vous qui s’inscrit dans le cadre de l’appel lancé par le président Macky Sall pour un ‘‘Sénégal zéro déchet’’.
Le maire a promis une enveloppe financière au village le plus propre parmi les 18 de la commune de Ngayokheme avec en prime une grande soirée folklorique de remerciement avec les plus grands musiciens sérères.
« Je suis entièrement satisfait de cette grande mobilisation de la population de Ngayokheme mais également de l’appui venant des communes voisines. Ce jour de propreté est extrêmement important conformément au souhait du chef de l’État  » annonce Mbagnick Ndiaye.
Jusqu’au environ de quatorze heures, les populations en particulier la jeunesse a  travaillé sous les chansons. Pour le maire, le secret de la forte mobilisation et de l’implication s’explique par le fait qu’il n’existe pas de sensibilité politique chez-lui .
« Ici, nous sommes tous des parents. Tout le monde a mobilisé. Les chants galvanisent les troupes et cela nous rappelle la culture sérère quand nous travaillions dans les champs. Ici, il n’existe que la coalition Benno Bokk Yaakaar », s’est réjoui le nouveau président du Conseil d’administration de la Sodefitex.
Cet grand engouement est du aussi qu’à Ngayokheme, les dimanches sont consacrés au nettoyage des différents quartiers.
En collaboration avec le sous-préfet de Niakhar et les chefs de village, un calendrier de propreté a été établi dans la commune. « Aujourd’hui, nous sommes ici, dimanche prochain, ce sera le tour du village de Ngonine et ainsi de suite », annonce le maire.
Pour la pérennisation de la propreté dans sa commune,Mbagnick Ndiaye promet « un prix au village le plus propreMatar DIOUF,

Monseigneur Benjamin Ndiaye: « Le Sénégal est prisonnier de ses hommes politiques »

https://www.seneweb.com/-L’archevêque de Dakar estime que le peuple sénégalais est « prisonnier » de ses hommes politiques. « Nous sommes prisonniers des politiciens. (…) Le politique doit être au service de la cité. Mais, aujourd’hui, à travers des querelles politiciennes, on prend en otage la population, qui n’a plus d’autres visées que d’être du bon côté pour bénéficier d’un certain nombre d’avantages », a dénoncé, dans Kritik, Monseigneur Benjamin Ndiaye

Doudou Wade: «Oumar Sarr a été considéré comme démissionnaire du parti…»

https://senego.com/–La page Oumar Sarr est tournée au niveau du Parti démocratique sénégalais (Pds). Invité de l’émission Jury du Dimanche sur iradio, Doudou Wade est revenu sur le cas de celui qu’il considère désormais comme son ex camarade de parti.
L’auto-exclusion
Doudou Wade persiste et signe : « Oumar Sarr a été considéré comme démissionnaire du parti à partir des instructions qui lui ont été données de ne pas aller à la rencontre avec le président Macky Sall sur le dialogue national ».
La candidature de Karim
« Oumar Sarr et Cie ont toujours dit un oui courbé à Karim Wade », assène le responsable libéral. Pour lui, « ils ont porté sa candidature. Ils ont parcouru le Sénégal pour vendre Karim Wade. Ils ont fait une tournée partout : à la radio, à la télévision, devant les juridictions, sous la pluie. Ils sont partis à Doha ».
Le Pds
L’ancien président du groupe parlementaire libéral a par la suite rassuré sur l’organisation et le fonctionnement du Pds. « Notre parti vit une vie heureuse avec des jeunes, des femmes et d’autres personnalités. Et nous avons un parti d’avenir. Le Pds est et sera un parti qui compte au Sénégal  » rassure-t-il.

Cheikh Bamba Dièye: «450 morts depuis 2003 à Guet-Ndar»

https://www.seneweb.com/– «Depuis 2003, 450 Guet-Ndariens sont morts, soit près d’un kilomètre de cadavres humains». La révélation est faite par le leader du Front pour le Socialisme et la démocratie/Benno Jubël (Fsd/Bj), Cheikh Bamba Dièye, qui s’exprimait sur les échauffourées de la semaine dernière entre pêcheurs et forces de l’ordre dans la ville tricentenaire. C’est, en tout cas, ce que rapporte le journal L’As dans sa livraison de ce lundi.
«Guet-Ndar est une poudrière qui avale chaque année des dizaines et des dizaines de citoyens de ce pays. Des gens sont tués, des pirogues arraisonnés, le matériel et l’investissement perdus et il y a des escrocs dans le système qui se nourrissent de la léthargie et de la disparition de l’État, par rapport à ce qu’il faut faire avec la Mauritanie, pour traiter cette question, de manière responsable, d’État à État», martèle Cheikh Bamba Dièye.

Mody Niang: «Anne est un présumé coupable»

https://www.rewmi.com/-La sortie de Mody Niang à l’émission Face-to-face sur la TFM était annoncée en grande pompe. L’on s’attendait à ce que l’ancien inspecteur de l’éducation fasse de grosses révélations sur la gestion de Dr Cheikh Oumar Anne à la tête du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), après qu’il a accusé ce dernier de tous péchés d’Israël, notamment dans la préface du livre du journaliste Pape Alé Niang intitulé «Scandale au cœur de la République : Le dossier du COUD». Mais, il n’en fut rien. Le vieux chroniqueur, «sans doute ébranlé par la plainte annoncée par le ministre de l’Enseignement supérieur», selon les Boucliers de Cheikh Oumar Anne, «a servi du réchauffé» concernant le maire de Ndioum.
«Il faut dire que Mody Niang a tout simplement lâché Pape Alé Niang. D’abord, il s’est agrippé sur la visite du chef de l’Etat à l’Université avec la fameuse accusation des 89 millions décaissés selon lui sans justification. Une question sur laquelle, le Président Macky Sall a blanchi Cheikh Oumar Anne en remettant l’OFNAC à sa place. Ensuite, M. Niang a qualifié l’ex-DG du COUD de délinquant présumé. Autrement dit, après avoir, toutes ces années durant, été catégorique sur ses accusations, il lui accorde aujourd’hui la présomption d’innocence», assènent Bouna Ba et ses camarades.
L’autre lecture de sa sortie, toujours à en croire, les Boucliers de M. Anne, c’est que «Mody Niang a jeté le doute sur toute l’enquête de l’OFNAC sur le COUD en ramenant l’accusation aux 89 millions. En effet, il a été incapable de donner d’autres chiffres pour étayer ses accusations contre l’édile de Ndioum».
Pour les Boucliers de Cheikh Oumar Anne, la crédibilité de cette enquête pose un sérieux problème, quand c’est Mody Niang qui monte au créneau pour défendre Nafi Ngom, son éphémère employeur à l’OFNAC, allant jusque dans les détails du déroulement de l’enquête, quand l’ex-Dg et le COUD attaquent sur le caractère non contradictoire du rapport.
«Mody Niang a confirmé le Président de la République et Pape Alé devra compter sur ses talents de chroniqueur pour se défendre. Car son oncle-soutien s’est débiné devant la plainte de Cheikh Oumar Anne. De coupable, il le présente  aujourd’hui comme un présumé coupable», ajoutent les partisans du ministre de l’Enseignement supérieur. .
A signaler que, d’après nos sources, les avocats de Cheikh Oumar Anne sont fin prêts pour lancer l’offensive judiciaire contre Nafi Ngom Keïta et ceux qui sont considérés comme ses acolytes, Pape Alé Niang et Mody Niang.

Aminata Touré pêche dans les eaux du Grand Parti.

https://www.dakaractu.com/La mouvance présidentielle vient d’élargir ses rangs à travers le ralliement des membres de la Convergence des Jeunes pour un Saloum Prospère, avec à leur tête le jeune, Bocar Faye. Ces derniers ont fait face à la presse à Kaolack où ils sont revenus sur leur choix récent de soutenir la politique du chef de l’État, en se rangeant derrière la présidente du CESE, madame Aminata Touré.
« Après les élections présidentielles, j’ai gelé mes activités politiques au sein du Grand Parti. Depuis lors, il y a eu pas mal d’autorités qui m’ont tendu la main, la dernière invitation étant l’audience que madame la présidente Aminata Touré m’a accordée le 13 janvier 2020 à Dakar, au cours de laquelle nous avons eu à discuter sur un certain nombre de points qui intéressent le Sénégal en général et Kaolack en particulier. Alors, à l’issue de cette audience, j’ai eu à consulter toute la base au niveau de la région de Kaolack, notamment les camarades avec qui j’ai été dans le Grand Parti et plus particulièrement les membres de la Convergence des Jeunes pour un Saloum Prospère qui m’ont donné leur accord pour accompagner le président Macky Sall par le truchement de madame Aminata Touré. Alors, nous avons trouvé en elle, une femme intègre et respectueuse faisant une politique autrement, c’est-à-dire celle du développement de son pays, telle qu’elle est définie par le chef de l’État… », a laissé entendre Mr Faye.
Venu représenter la présidente Aminata Touré, son conseiller spécial, Abdoulaye Diop, a souhaité la bienvenue aux membres de la Convergence des Jeunes pour un Saloum Prospère avant de répondre aux détracteurs de madame Touré qui, dit-il, n’a qu’un seul objectif, celui de travailler à la massification de l’Apr et de la coalition Benno Bokk Yakaar…

Mal gouvernance: Le député Guèye demande aux Sénégalais de prendre leur responsabilité

https://www.rewmi.com/-Malick Gueye était l’invité de Sen Jotay de ce dimanche sur la Sen tv. Le jeune député est largement revenu sur les questions de l’heure.
Du rapport de la Cour des comptes, le dialogue politique, l’épidémie de Coronavirus entre autres actualités qui secouent le Sénégal, le responsable des jeunes du parti de Gackou a derechef indiqué sa position sur les sujets évoqués.
Justement, sur la polémique autour du rapport de la cour des comptes avec toutes ces autorités du pouvoir épinglées et qui semblent bénéficier de la protection du Chef de l’état, le responsable de Nguekhokh estime qu’il appartient au citoyens de prendre leur responsabilité pour faire cesser l’impunité.
Dans Sen Jotay, il a aussi justifié la participation du Grand Parti au dialogue par une nécessité de surveiller la gestion future de nos ressources pétrolières et gazières. Pour lui, il est important pour eux qui aspirent a diriger le pays d’être au courant de la moindre décision majeure du régime de Macky Sall.
Dans l’entretien, Malick Gueye n’a pas manqué de fustiger la position du président de la république sur les cas des étudiants sénégalais bloqués en Chine en pleine épidémie de Coronavirus. En fait, pour lui, leur rapatriement ne devrait surtout pas poser de problème à un pays comme le nôtre qui presque de bonnes relations avec toutes les puissances de la planète.

Portée disparue et retrouvée à Touba: Awa Ndiaye,la femme d’Oustaz Oumar Sall ne veut pas retourner à Dakar

https://actusen.sn/-Portée disparue depuis le 02 février 2020, la femme d’Oustaz Oumar Sall a été retrouvée, samedi à Touba. Awa Ndiaye a révélé qu’elle est victime de toutes sortes de brimade à Dakar. Son mari a dépêché hier, son chauffeur et son cameraman à Touba, où ces derniers ont trouvé le cousin d’Awa Ndiaye.
Mais arrivée à la grande mosquée, chacune des parties voulait repartir avec ladite dame. Finalement, les limiers les ont conduites au Commissariat spécial de Touba pour les besoins d’une enquête. Toutefois, selon les informations de SourceA, Awa Ndiaye a juré qu’elle préfère mourir que de retourner à Dakar. Elle dit vouloir rentrer à son village d’origine de Thioubène (Keur Madiabel).

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 10/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Grogne des populations de Zac Mbao

Les populations de Zac Mbao haussent le ton contre l’Apix en charge des travaux du Train express régional (TER). Elles sont sorties dans la rue samedi dernier pour réclamer des passerelles et la sécurisation de leur cité.

Incendie à Zac Mbao

Restons à Zac Mbao pour parler de l’incendie qui s’est produit près du garage malien de la localité. Heureusement ! Il y a eu plus de peur que de mal. N’eût été l’intervention très rapide des sapeurs-pompiers, le pire allait se produire. Nos sources signalent que les soldats du feu sont très vite intervenus pour circonscrire le feu occasionné par des pneus. Avant de mettre la zone sous surveillance pour parer à toute éventualité.

Colère de la section Pastef de Thiaroye sur mer

La section Pastef de Thiaroye sur Mer est très remontée contre les autorités à cause de la pollution des plages aggravée par la récente fuite d’hydrocarbures. Ces responsables sont fâchés contre le Directeur général de la Société Africaine de raffinage (SAR) pour avoir minimisé les risques sécuritaires et sanitaires des pipe-lines. Ils demandent aux autorités étatiques, notamment le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, de prendre toutes leurs responsabilités pour protéger les populations qui vivent dans l’inquiétude totale.

Le député Mame Diarra Fam tacle Macky Sall

Elle est déçue par le Président Macky Sall. Le député des Sénégalais de l’extérieur, Mame Diarra Fam par ailleurs responsable politique au Parti démocratique sénégalais (Pds), s’indigne de la déclaration du chef de l’Etat qui avoue que le Sénégal n’a pas la logistique nécessaire pour rapatrier nos compatriotes coincés en Chine. Pour Mame Diarra Fam, le Président Macky Sall est passé à côté de la plaque. A l’en croire, un chef d’Etat doit être à la hauteur pour rassurer ses administrés quelle que soit la situation de détresse. Toutefois, elle n’est pas surprise par cette sortie qu’elle trouve «catastrophique et inappropriée» du chef de l’Etat. Elle promet de plaider le dossier de nos étudiants en Chine à l’Assemblée nationale. Pour ce qui est de l’émigration clandestine, Mame Diarra Fam regrette la mort tragique de jeunes aux larges des côtes de la Méditerranée. Elle pense qu’il sera difficile d’éradiquer le phénomène à cause d’un conflit d’intérêts entre l’Afrique et l’Europe..

Escroquerie portant sur 537 millions: Aramine Mbacké envoyé à Rebeuss

https://www.seneweb.com/–L’ex-Dg de Dangote Sénégal, Aramine Mbacké, arrêté par la Section de Recherches, est retourné en prison. Il croupit à la prison de Rebeuss. Ce après l’exécution de la contrainte par corps sollicitée par la femme d’affaires Oumy Thiam.
Selon Les Échos, Aramine Mbacké est poursuivi pour escroquerie et abus de confiance portant sur plus de 537 millions de Fcfa. Il a été reconnu coupable, le 16 février 2017, avant d’être condamné à un an de prison avec sursis.

20 KG DE CHANVRE INDIEN SAISIS, QUATRE PRÉSUMÉS TRAFIQUANTS ARRÊTÉS

http://www.emedia.sn/Les pandores de Bignona ont mis la main sur quatre jeunes qui transportaient 20 kg de chanvre indien. Ils ont été arrêtés dans le village de Koulaye où le chanvre indien est cultivé. Parmi les mis en cause, les trois sont originaires de Ouakam. En effet, c’est grâce à la vigilance des populations qu’ils ont été interpellés.
Lamine Mangane est le chef du village de Koulaye. Il revient sur les faits. « Depuis vendredi dernier, nous avons repéré dans le village une rutilante voiture 4X4. Il y avait à son bord 5 jeunes. Le véhicule faisait des allers et retours. Ce qui a attiré l’attention des femmes qui pensaient que c’était le véhicule qui enlevait les enfants. Tout le village s’est ainsi mobilisé pour intercepter le véhicule », raconte le Chef de village.
Il poursuit : « Quand on a intercepté le véhicule, on a demandé à ceux qui étaient à bord de descendre. Ils ont dit qu’ils n’ont rien fait, qu’ils ne sont pas dans le village pour commettre un quelconque acte délictuel. Mais, nous avons insisté pour qu’ils descendent. Ils ont fini par obtempérer. Ils nous ont dit, dans un premier temps, qu’ils étaient venus voir un marabout. Ensuite, ils ont avoué qu’ils sont venus se procurer du chanvre indien. Une fouille effectuée a permis de découvrir le « yamba » qui a été dissimulé dans des pneus ».
Sur ces entrefaites, les éléments de la gendarmerie ont été alertés. Ils n’ont pas perdu de temps pour rappliquer sur les lieux afin de procéder à l’arrestation de quatre des mis en cause. Leur fournisseur a pris la tangente et est activement recherché.

750 kg cocaine saisis: un Belge et un Marocain arrêtés en Gambie

https://www.rewmi.com/Rebondissement dans l’histoire des 750 kg de cocaïne saisis en haute mer, au mois d’octobre dernier. Le troisième navire qui avait réussi à semer les garde-côtes espagnols et sénégalais a été arraisonné en Gambie. Les membres de l’équipage, un marocain et un belge ont été interpellés par la marine gambienne. Ils sont transférés au Sénégal et d’après nos confrères de L’Obs, mis à la disposition des limiers de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) pour continuer l’enquête. Une nouvelle donne, qui vient compléter la liste des personnes qui avaient été déployées le 31 octobre 2019, en haute mer, pour convoyer un stock de 750 kg de cocaïne. Avant que leur mission ne soit avortée par l’action de la Guardia espagnole et la marine sénégalaise qui patrouillaient au large des côtes sénégalaises

Djidiack Diouf, le faux concert et le présumé cerveau

https://www.rewmi.com/-Le manager de Viviane n’est pas le cerveau de cette rocambolesque affaire. Il s’agit de Petit Mbaye qui se disait promoteur de spectacle. Écroué à Dubaï pour escroquerie portant sur 200 millions de F cfa, l’homme, revenu à Dakar, a trouvé un moyen bien particulier pour se remplir les poches : créer de faux concerts de Viviane Chidid, avec la complicité de Djidiack Diouf.
Son modus operandi est dévoilé par Libération:  Petit Mbaye invente donc un faux concert de Viviane en Italie, Djidiack Diouf confectionne un faux contrat avec le cachet du Djoloff Band et établit la liste des « membres de l’orchestre » devant accompagner la reine du Djoloff Band pour la déposer à l’ambassade », révèle, dans sa livraison de ce lundi, le quotidien Libération.
Sauf que sur la liste le « guitariste » ou le « percussionniste » sont des candidats au voyage qui déboursaient entre 3 et 4 millions de Fcfa.
La Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane, qui avait reçu des renseignements sur les activités de ce réseau, a longuement filé la bande avant de la cerner dans un cybercafé de Liberté VI où Petit Mbaye et deux « membres de l’orchestre » de Viviane s’étaient rendus pour imprimer des passeports. Djidiack Diouf sera cueilli plus tard.
Les deux candidats au voyage ont fait des aveux explosifs lors de leurs auditions sous le régime de la garde à vue. Viviane Chedid, qui a été interrogée comme témoin, a confié qu’elle n’a jamais signé un contrat pour un concert en Italie…………………………

Seyda Zamane: «Ce qu’on fait n’a rien à voir avec la franc-maçonnerie»

https://www.seneweb.com/En seulement quelques heures, ses vidéos ont fait le tour de la toile suscitant ainsi de vives polémiques sur les réseaux sociaux et faisant réagir la communauté layène, qui s’est d’ailleurs, à travers un communiqué, vite démarquée de son organisation et des actes qu’elle pose. Pour voir de plus près sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Seyda Zamane, Seneweb est allé à sa rencontre dans sa résidence.
Entourée de ses sœurs et de ses plus proches, Seyda Zamane, dont nous tairons le nom de famille, a d’emblée précisé que les images en question ont été tournées, le 27 janvier dernier, dans un hôtel de la place. En plus clair, c’était à l’occasion de la fête de son anniversaire qu’elle organise, depuis 2018, avec les membres de sa famille et des proches sous forme de prières.
«C’est une occasion d’inviter quelques proches et des érudits musulmans pour formuler des prières pour la paix, la santé dans les familles, l’unité des musulmans et l’harmonie dans la société», dit-elle. Sur les lieux, certains témoignages ont fait état de guérison miraculeuse qu’elle aurait effectuée chez des personnes souffrant de diverses pathologies.
Les membres de sa famille, qui parlent même de «caricatures et stigmatisations», n’ont pas manqué d’affirmer leur «grande surprise» face à ce qu’ils considèrent comme des «accusations sans fondement» portées à l’encontre de la dame.
Ils ont dans la foulée déclaré que leurs « activités n’ont rien à voir avec la franc-maçonnerie ni avec une quelconque secte ».
«Tout ce que nous faisons repose essentiellement sur l’islam et les paroles de Dieu. Nous ne sommes pas une secte maçonnique ou satanique, jure-t-elle. Nous n’avons aucun bailleur, même pour les activités, nous nous débrouillons seuls pour assurer les dépenses».

«Pèlerinage à la Mecque à l’âge de 21 ans»

D’ailleurs, d’après toujours ses proches, le penchant de Zeyda Zamane pour l’islam et les pratiques de la religion musulmane remontent à sa tendre enfance.
«Elle a effectué son premier pèlerinage à la Mecque à l’âge de 21 ans», a en effet témoigné une de ses sœurs qui dit même appartenir à une famille «pieuse, rangée et d’une bonne moralité».
Et de rappeler que : «Seyda Zamane jouit dans le quartier où elle habite d’une grande considération. Sa maman est une talibé layenne connue dans la communauté, ce qui lui a valu le nom de Sherifa Laye».
Par ailleurs, d’après des informations de Seneweb, les mèches, perruques et pantalons sont interdits aux femmes dans sa maison.

« Excuses »

Il est toutefois à signaler que même si elle est connue du grand public à travers ses récentes vidéos, Seyda Zamane aurait commencé à recevoir des paroles divines, depuis déjà une décennie.
C’est après ce qu’elle a considéré comme un temps d’initiation, que Seyda Zamane a mis sur pied l’Association Taha Mounawara Taj Maha, décrite comme une «organisation religieuse».
Quoi qu’il en soit, Seyda Zamane et ses proches ont tenu à présenter leurs «excuses à tous ceux qui ont pu être gênés ou heurtés par les propos et images diffusés dans la presse lors des différentes activités».

TÉMOIGNAGE: «NOTRE QUOTIDIEN DE SÉNÉGALAIS À WUHAN»

http://www.emedia.sn/A Wuhan, dans la province de Hubei, ils sont une douzaine de Sénégalais pris au piège de la ville épicentre du Coronavirus. Le nombre aurait pu être plus important si quatre de nos compatriotes n’avaient pas eu la chance de sortir des frontières de la ville avant sa mise en quarantaine par les autorités chinoises. Cheikh Mbacké Amar est le président et le porte parole des étudiants sénégalais de Wuhan, également président de la Commission pédagogique de l’Association des étudiants sénégalais de Chine (AESC). Dans cet entretien accordé à Emedia.sn, cet étudiant en histoire des relations internationales et stratégiques (HIRIS), à Wuhan depuis septembre 2017 pour préparer son Doctorat sur les relations diplomatiques Sino-sénégalaises, nous conte le quotidien des siens, dans un contexte pesant.
Quelle est la situation à ce jour ? Est-elle conforme avec ce que disent les médias locaux, à savoir qu’elle est bientôt sous contrôle ?
A vrai dire, nous n’avons pas d’informations précises à ce sujet. Nous ne pouvons que nous contenter des chiffres officiels du Gouvernement chinois et les informations que nous avons, comme tout le monde via internet et la presse internationale. Quant au contrôle de la situation, je ne peux ni l’affirmer ni l’infirmer. Nous sommes en quarantaine, nous n’en savons pas grand-chose.
Combien y a-t-il de Sénégalais exactement à Wuhan, puisqu’on voit plusieurs chiffres différents…
Les Sénégalais, de manière générale, sont dans différentes villes en Chine. Il y en a un peu partout. Ici, en temps normal, nous sommes 15 étudiants et un entraîneur de basket. Ce qui fait un total de 16 Sénégalais. Mais, actuellement, les quatre sont hors de Wuhan. Ils sont rentrés au pays, au Sénégal. Il y a également eu un autre étudiant venu de Beijing (Pékin), passer un séjour ici et il est bloqué dans la ville de Wuhan. C’est ce qui porte le total d’étudiants sénégalais présents ici à 13 étudiants. Les quatre qui sont rentrés sont rentrés bien avant la mise en quarantaine. Il y a parmi eux trois filles et un garçon. Une première fille est rentrée durant les vacances d’hiver, entre fin décembre et début janvier. Les deux autres filles étaient parties dans un autre pays asiatique, la Malaisie, il me semble. A leur retour, il y avait le blocus et elles ne pouvaient plus entrer à Wuhan, elles ont préféré rentrer au Sénégal. Enfin, il y a l’entraîneur de basket qui a quitté, mais qui n’est pas allé au Sénégal. Il est allé au Maroc ou en Europe.
Dites-nous comment ça se passe dans la ville, comment les gens vivent la psychose en ce moment ?
Wuhan est l’épicentre de l’épidémie. Il y a peut-être d’autres villes où les gens sont sur le qui-vive, même s’ils ne sont pas touchés au même titre que Wuhan où c’est beaucoup plus sévère. A Wuhan, personne ne sort pratiquement. Je dois dire que dès les premières heures de l’apparition de la maladie, des mesures d’hygiène ont été élaborées et encouragées pour éviter d’être infecté : port de masque, nettoyage des mains avec des détergents, etc. C’est précisément le 23 janvier que la ville a été mise en quarantaine. Depuis lors, tous les moyens de transports sont à l’arrêt. Bus, taxis, trains, avions, tout est bloqué. De même que les magasins, le petit commerce…
Comment se passe le contact avec les autorités sénégalaises ? Quel est votre interlocuteur et qui parmi vous lui parle ?
Notre interlocuteur principal, c’est M. l’Ambassadeur du Sénégal, Mamadou Ndiaye. Il nous apporte son soutien moral. Il appelle tout le monde chaque matin pour demander ce qui se passe, si le moral est bon, savoir si on manque de quelque chose… Il nous considère comme ses propres fils. A part lui, il y a aussi Emile Bakhoum du SGEE à Paris, qui appelle régulièrement pour s’enquérir de la situation. Ils parlent avec moi parce que je suis le porte-parole des étudiants mais parfois ils appellent les autres. En gros, avec l’ambassadeur, le contact est régulier, quotidien. Avec les autres autorités, c’est périodique, chaque semaine, disons. Nous sommes en contact avec le Secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’Extérieur, Moise Sarr et avec Amadou Françoise Gaye, Directeur des Sénégalais de l’Extérieur.
Justement, le Secrétaire d’Etat Moïse Sarr, a annoncé une aide financière, pendant que vous réclamiez un rapatriement…
Dès que nous avions demandé le rapatriement, le gouvernement du Sénégal a automatiquement réagi, mais en prenant des mesures qui n’étaient pas celles qu’on demandait. On nous a envoyé 1000 dollars chacun. Je tiens à préciser que nous avons reçu cet argent, mais ce n’était pas notre demande. Mais j’avoue que cela nous a aidés à nous procurer des denrées. Avec la mise en quarantaine de la ville, les produits se sont raréfiés et et tout est devenu plus cher. Cet argent nous a servi à nous procurer des denrées de première nécessité. Ce n’était pas notre sollicitation. Dès le début, nous avons demandé à être rapatriés et jusqu’à présent, nous n’avons pas changé de position.
Entre Sénégalais à Wuhan comment êtes-vous organisés en ce moment ?
Nous sommes organisés en une association des étudiants sénégalais de Wuhan, dont je suis le président et le porte-parole. Nous sommes dans différentes universités. Dans la mienne, je suis le seul Sénégalais. Tout le monde n’est pas boursier. Il y a des étudiants boursiers et d’autres non boursiers. Permettez-moi de préciser qu’il n’y a aucune coloration politique dans ce combat que nous menons. Nous sommes ici entre frères et sœurs sénégalais. Je ne sais pas s’il y a parmi nous des étudiants de tel ou tel autre parti. Nous sommes en phase avec nos parents, nous avons discuté avec eux avant leur point de presse et ils ont jugé nécessaire de se réunir autour d’un collectif, pour tirer la sonnette d’alarme et parler aux autorités compétentes de notre pays.
Comment avez-vous pris la déclaration du président de la République à propos de votre demande de rapatriement ?
Nous espérons vivement que le Président Sall va changer d’avis et que le Sénégal puisse déployer les moyens nécessaires pour nous rapatrier. Nous ne nous sentons pas rejetés. Nous sommes et resterons Sénégalais, quel que soit ce qui puisse arriver, et nous croyons que le Sénégal va bien s’occuper de ses enfants qui sont ici. Nous restons sur notre position de demander notre rapatriement, comme nous l’avions fait à travers une vidéo qui nous avions publiée ou les lettres ouvertes que nous avons écrites. Nous demandons toujours notre rapatriement puisque nous savons que c’est possible. Nous avons vu d’autres pays rapatrier leurs fils, des étudiants qui étaient ici. C’est le cas de la Mauritanie, l’Algérie, le Maroc, la France, etc. Nous aussi nous voulons rentrer chez nous, le temps que la situation évolue positivement, afin de s’éloigner de cette menace.
Quel est votre quotidien ? Quand vous vous levez le matin, jusqu’au soir, que faites-vous généralement ? Êtes-vous confinés à un seul lieu ou avez-vous la possibilité de sortir, de bouger ?
Notre quotidien est simple. Nous restons dans nos chambres, dans nos dortoirs. Nous ne sortons pas. Les gens sont confinés dans leurs chambres, dans leurs maisons. Je fais mon sport dans ma chambre. Si j’ai envie de lire, je le fais, je prie, je suis avec mon téléphone… Nous essayons de nous regrouper avec nos frères des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, pour essayer de remonter les choses au niveau de la CEDEAO, afin d’avoir une solution commune. On aurait pu contacter la France ou un autre pays, mais nous ne voulons pas de cette aide. Nous voulons que la solution vienne de nos pays.
Emedia.sn a interviewé l’ambassadeur de Chine au Sénégal qui assure que la situation est sous contrôle et évoque les recommandations de l’organisation mondiale de la santé qui conseille d’éviter les mouvements pour limiter la propagation de l’épidémie. Comprenez-vous cette préoccupation ?
Je comprends sa préoccupation, parce que le problème avec la maladie, c’est que latransmission est rapide. Les Chinois essaient de la circonscrire, c’est pourquoi la ville a été mise en quarantaine. Je comprends que ces mesures de sécurité soient prises et encouragées.Retrouvez notre interview avec l’Ambassadeur de Chine au Sénégal Propos recueillis par BNF

De l’exfiltration des étudiants sénégalais de Wuhan:Entre perception, relation et réalité Par Siré SY, Président du Think Tank Africa WordWide Group

Si l’angoisse des parents des Étudiants bloqués à Wuhan et la préoccupation du Peuple sénégalais resté au Sénégal et établi dans la diaspora, est compréhensible en de pareil moment où le coronavirus reste très contagieuse et très mortel (déjà 250 morts et  plus de 10.000 patients contaminés), cet papier-éclairage a pour ambition, de nous expliquer techniquement (du point de vue de la Logistique), comment il est presque impossible à l’heure actuelle de la situation à Wuhan et en Chine, d’exfiltrer nos frères restés bloqués à Wuhan et non pas abandonné par l’Etat du Sénégal.
A l’heure actuelle (le 09/02/2020), il est impossible d’exfiltrer ni personne, ni aucun patient contaminé, en dehors de Wuhan et de la Chine et le Gouvernement chinois, en concert avec l’OMS, ont décidé de confiner tous les malades au coronavirus, dans deux hôpitaux (Wuhan Coronavirus Hospital), spécialement construits à cet effet, en 10 jours, dans la banlieue de Wuhan, capitale de la province de Hubei) . Le premier bâtiment de 25.000 m² – appelé «Hôpital du Dieu de feu», a été ouvert depuis lundi 3 février à Wuhan, le second hôpital sur 30.000 m², a été ouvert depuis le mercredi 5 février dernier.

Ce n’est pas une question d’argent, mais un problème d’avion à réaménager

De Wuhan, c’est seulement à bord d’un avion qu’une exfiltration de personne, était encore possible, il y a quelques semaines auparavant. Ensuite, il fallait, pour l’occasion et en espèce, transformer l’intérieur de l’avion, pour en faire un avion médicalisé avec un dispositif  préventif de type médicalisation épidémiologique (un hélicoptère ne serait pas adapté en ce genre d’opération. Tout au plus, un hélicoptère évacue des patients avec des soins palliatifs et curatifs à bord, le temps de regagner l’hôpital). Avec le Coronavirus, nous sommes dans le registre des maladies virales (virus) extrêmement contagieuses (rapidité du virus à infecter le porteur à un autre sujet sain). Avec le Professeurs Souleymane Mboup, Président de l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de Formations (IRSSEF) et le Professeur Daouda Ndiaye, Chef du Département de Parasitologie-Mycologie à Université Cheikh Anta Diop de Dakar, tout a été planifié et tout était fin prêt sous le lead de ces deux sommités mondiales, sur le plan de l’évacuation et de la prise en charge des étudiants bloqués à Wuhan, mais il fallait trouver un avion, pour la cause. Ce que le Sénégal n’a pu trouvé au moment opportun. AIr Sénégal, notre compagnie nationale, ne dispose que de 2 avions (ATR 72-600) dans sa flotte et encore, ses deux avions sont toujours en option, c’est-à-dire que le Sénégal continue à payer des traites jusqu’à termes, afin que ses deux avions lui appartiennent définitivement et c’est en ce moment seulement, que des transformations à l’intérieur de l’avion, pourraient être possibles. Même sur le marché privé mondial de l’aviation civile, aucune société de location d’avions, n’a voulu loué un avion de sa flotte, pour qu’il aille à Wuhan. Aucun opérateur privé dans le monde si feutré de l’avion civile privé, n’a voulu prendre le risque.

‘’Sacrifier’’ un avion dans sa flotte

Il fallait donc une décision de souveraineté nationale, ‘’en sacrifiant’’ dans sa flotte nationale, un avion, réaménagé et isolé en l’espèce, pour aller exfiltrer ses citoyens. Et regardons bien, les pays qui ont réussi, en son temps, dans les délais impartis, à exfiltrer leurs citoyens: ce sont (entre autres et en ce qui nous concerne, l’Afrique), le Maroc qui dispose de 61 avions dans sa flotte, l’Algérie qui dispose de 56 avions dans sa flotte, de la Tunisie qui dispose de 29 avions dans sa flotte, de l’Ethiopie qui dispose de 96 avions avec 8 avions Cargo et … de la France qui dispose de 295 avions dans sa flotte.
Sur le plan de la connaissance médicale et de la prise en charge des maladies épidémiologiques, il n y a pas de meilleur au monde que les médecins et le personnel de Soins sénégalais. Le point faible du Sénégal, ce sont les infrastructures (plateau médical et l’écosystème de Santé). Quand le Président Macky Sall disait que les difficultés logistiques font que le Sénégal ne peut pas exfiltrer ses enfants, à son corps défendant et au coeur meurtri du Peuple, ce n’était pas un problème d’argent, ni un problème de médecins, mais simplement un problème d’avion adapté parce que devant être réaménagé de fond en comble.

Pour une Diplomatie et des Diplomates pro-actives

S’il y a une réflexion que nous souhaitons soulever par ailleurs, c’est d’inviter notre diplomatie et nos diplomates, à être plus pro-actifs. On aurait pu se la jouer à la solidarité africaine, car ni le Maroc qui est un pays plus que frère, ni l’Algérie, ni l’Ethiopie et ni la Tunisie, qui sont des pays amis et des Républiques sœurs, n’auraient lésiner sur les moyens et la logistique, si la demande leur aurait été faite à son temps. Si Sa Majesté le Roi Mohamed VI était au courant, si le Président Abdelmadjid Tebboune de l’Algérie, le Président Kais Saied de la Tunisie,si la Présidente Sahle-Work Zewde de l’Ethiopie, avaient été au courant de cette situation, à temps, tous les sénégalais et sub-africains, seraient exfiltrés à Wuhan.
Aux Étudiants sénégalais et autres frères africains du continent encore en Wuhan et en Chine, nos prières et nos cœurs vous accompagnent en ce moment de haute pénibilité. Mais l’Afrique, a confiance à la médecine moderne chinoise et à la République Populaire de Chine, dont nous rappelons ici, les Chinois furent le premier contact extérieur entre l’Afrique et le reste du monde. L’Afrique, continent du Rythme.
La Chine, continent du Signe. La Chine et l’Afrique, se complètent harmonieusement.
A toutes les victimes du 2019 nCov (Coronavirus), le Think Tank Africa WorldWide, prie pour le repos de leurs âmes. A toutes les personnes infectées, nos vœux de prompte guérison. A nos frères sénégalais, de garder le moral et de suivre à la lettre, les consignes des autorités chinoises. All be gonna right. In ch’Allah.Siré SY, Président du Think Tank Africa WordWide Group

Enquête: Macky Sall-Cheikh Oumar Hann, les secrets d’une longue entente

http://www.dakarmatin.com/-L’Obs-Entre le Président Macky Sall et le ministre de l’Enseignement supérieur, qu’il défend en tout lieu, malgré les fortes accusations de prédation de deniers publics, il y a une forte relation qui déborde du lit politique.
C’était pas la Saint-Sylvestre, mais une Saint-Macky. Pour la dernière soirée de l’an 2019, le Sénégal n’avait d’yeux que lui. Le Président aimante tous les regards, magnétise toutes les attentions. Juché sur son statut de chef…d’Etat, au cœur du Palais présidentiel, il débriefe les dits et les non-dits de son allocution de fin d’année, questionné par un parterre de journalistes triés sur le volet. Entre sourire millimétré, verbe calibré et omission volontaire, Macky Sall mène un show sur mesure, quand surgit une question sur la «promotion» de Cheikh Oumar Hann, passé du strapontin de Directeur décrié du Coud au rang de ministre révéré de l’Enseignement supérieur, malgré le rapport à charge de l’Ofnac sur sa gestion du Centre des œuvres universitaires de Dakar. Visage subitement crispé, verbe raidi, le Président bredouille une réponse teintée de colère froide : «Le cas de Cheikh Oumar Hann, quand il était au Coud, je l’ai appris à (travers) la presse. Parce que l’Ofnac transmet son rapport au procureur (de la République), ce qui signifie qu’il est  indépendant. (…) Ce n’est pas le rôle de l’Ofnac de parler des subventions et autres. Il gère les questions de corruption. (…) Ce n’est pas parce que quelqu’un est cité dans un rapport qu’il est forcément coupable. Parce que, comme nous le savons tous, il y a un principe contradictoire consistant à recueillir la version de la personne incriminée.» Et ce ne fut pas le cas, selon celui qui s’est posé ce soir-là comme l’avocat-défenseur d’une des figures les plus clivantes de sa majorité. En sous-texte, le message présidentiel semblait bluffant de limpidité : «Touche pas à mon Cheikh Oumar Hann !» Une posture incomprise par beaucoup de suiveurs de la République et qui interroge sur la nature foncière de la connexion affective et politique entre Macky Sall et l’un de ses ministres les plus controversés. Un rapport quelque peu singulier entre Sall et Hann qui (entre)mêle l’histoire, la famille, la politique et la religion.
Il y a de la passion dans sa rage, de l’affection dans son verbe. Il la revendique, cette parole, lui l’oncle, le frère puiné à la «mère de…». Ce n’est pas une simple intervention à enfouir dans une page de journal. C’est une question d’honneur, un exercice à portée symbolique, historique. Un devoir de loyauté envers un neveu que la chronique présente comme le symbole de la mal gouvernance du régime de Macky Sall. Un sulfureux gestionnaire à qui on ne refuse rien et qui ne se refuse rien. Une accusation qu’il a longtemps perçue comme un outrage contre sa famille et dont le livre de Pape Alé Niang, «Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud», basé intégralement sur un rapport de l’Office National de lutte contre la Fraude et Corruption (Ofnac), est venu exacerber, accentuant sa douleur. Un peu comme on remue le couteau dans une plaie. Alors, quand on interpelle Mamadou Diagne dit Kopa, ancien garde pénitentiaire à la retraite, sur les relations entre Macky Sall et Cheikh Oumar Hann qu’il défend en toute occasion malgré la clameur publique, le frangin de Khardiata Diagne dite Coumba, mère du ministre de l’Enseignement supérieur, est comme investi d’une mission. Celle, selon ses mots, de rétablir la vérité. Il en est intimement persuadé. Il dit, comme on tisse un fil d’Ariane : «Entre les deux, la relation remonte à quand ils étaient étudiants.»

Cheikh Oumar Hann, Professeur de Marième Faye Sall 

A l’époque, l’actuel chef de l’Etat et son ministre de l’Enseignement supérieur militent tous les deux, à And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme. Un parti de la Gauche sénégalaise. Même s’ils ne sont pas des inséparables, Macky Sall et Cheikh Oumar Hann se fréquentent. Ils partagent en commun leur origine foutanké, mais aussi un idéal : celui porté par ce parti, né dans la clandestinité en 1973, dans un contexte général influencé par les manifestations contre la guerre du Viêt Nam, en mai 68 et la Révolution culturelle chinoise. Un parti officiellement reconnu le 14 avril 1992. Les jeunes Sall et Hann ont un rêve commun : la transformation structurelle du Sénégal. Un objectif que AJ/Pads peine à atteindre à cause d’une régression idéologique face à la marche du monde et un surplace électoral qui feront plus tard partir beaucoup de cadres, dont Macky Sall. Pas Cheikh Oumar Hann
Selon des témoins de l’époque, quand l’actuel président de la République est parti rejoindre le Parti démocratique sénégalais (Pds) de Me Wade, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation est resté dans les rangs.
«Par pur opportunisme», accuse-t-on. Une occasion unique de profiter de sa proximité avec Landing Savané… qu’il «trahira» plusieurs années plus tard pour rejoindre le camp de Mamadou Diop Decroix. Quelques années après que sa trajectoire politique a (re)croisé celle de Macky Sall, dont l’épouse, l’actuelle
Première Dame, Marième Faye Sall, est l’étudiante en 1re année à l’Ecole Nationale
Supérieure Universitaire de Technologie (Ensut) devenue Ecole supérieure polytechnique. Docteur ingénieur en sciences physiques, option Génie des
Procédés, l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur a servi dans cet établissement où il a été un assistant-stagiaire avant de devenir plus tard maître-assistant. «C’est dans ces circonstances, explique un proche du couple présidentiel, qu’il a connu Marème Faye Sall qui fut son étudiante.» Et plus tard, l’amie de son épouse, Astou Niane. Mamadou Diagne dit Kopa, oncle de Cheikh Oumar Hann, en témoigne. «Le jour où la mère de Cheikh Oumar Hann est revenue de La Mecque, à cette époque Macky Sall n’avait pas de grandes responsabilités sous le régime de
Me Wade, Marième Faye Sall était venue ici à la maison (à Thiès) accompagnée de Astou Niane, épouse de Cheikh Oumar pour présenter ses hommages à ma sœur.
Leurs relations datent de longtemps.» Elle est à l’image de celle de leurs époux engagés en politique.

Macky Sall, patron de Cheikh Oumar Hann au ministère de l’Industrie

L’élection du Président Wade en 2000 va réunir les deux amis qui vont activement participer à la gestion des affaires publiques. Ils font partie des premiers servis par le Pouvoir de l’alternance. De simple agent, Macky Sall est bombardé Directeur général de la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen). Nommé ministre de l’Industrie, Landing Savané envoie son ombre, Cheikh Oumar Hann, à l’Agence sénégalaise pour l’innovation technologique (Asit). Et si Macky Sall qui va, un an plus tard, devenir le ministre de tutelle de son camarade d’infortune, prend du galon au sein du gouvernement dont il sera le chef en 2007, avant d’être atrocement combattu par Me Wade qui le fera ensuite tomber du Perchoir de l’Assemblée nationale, Cheikh Oumar Hann, lui, est resté tout ce temps au même poste. Un strapontin qu’il cédera juste après la réélection du Pape du Sopi. En 2007.
Deux ans plus tard, en 2009, une fronde éclate au sein d’Aj/Pads. Cheikh Oumar Hann choisit son camp. Il quitte Landing Savané pour s’allier avec Mamadou Diop Decroix. Homme politique controversé, il sera accusé à tort ou à raison d’avoir fait le vide autour de Landing Savané. Vieux Sow est membre du secrétariat permanent de Aj/Pads. Il révèle : «Ils voyageaient ensemble partout dans le monde. Mais bon nombre de nos camarades ne l’appréciaient pas parce qu’il avait réussi à créer le vide autour de Landing Savané. D’ailleurs, il avait réussi à créer un cercle restreint autour de Landing Savané. Ce qui n’avait pas plu à beaucoup de responsables du parti. En vérité, il a participé à créer le différend entre Landing et Decroix. Devant ses intérêts, Cheikh Oumar Hann ne recule jamais.» Et lors du Congrès de la scission portant Mamadou Diop Decroix secrétaire général de Aj/Pads, Cheikh Oumar Hann fait partie des trois secrétaires généraux adjoints. «Durant cette période, Mamadou Diop Decroix s’était arrangé avec Me Abdoulaye Wade pour faire nommer Cheikh Oumar Hann, ministre-Conseiller à la présidence de la République», informe un haut responsable de Aj/Pads. Mais il ne prendra pas fonction. Il n’a pu rejoindre son poste de ministre-conseiller à la Présidence de la République. «Parce qu’il voulait plus qu’un simple poste de ministre-conseiller», explique-t-on.

Cheikh Oumar Hann lâche Aj-Pads et Wade pour soutenir Macky Sall

Alors que son ami Macky Sall, qui se cherche un destin présidentiel, lance son propre parti, l’Alliance pour la République (Apr), Cheikh Oumar Hann, lui, au plus fort de la crise au sein de Aj/Pads entre Mamadou Diop Decroix et Landing Savané, veut se positionner à Thiès. Mais il sera rudement rejeté par ses camarades. Touché dans son orgueil, il se radicalise et décide de se ranger du côté de Decroix. Vieux Sow raconte : «A l’époque, Cheikh Oumar Hann était le Secrétaire général adjoint (Sga) de And-Jëf, proche de Mamadou Diop Decroix. Il était venu assister à une réunion du Bureau permanent (Bp) de Aj à Thiès. Il a manifesté son souhait de militer à Thiès. Les responsables du parti lui ont fait comprendre qu’il pouvait militer, mais il était impensable qu’il aspire à diriger le parti à Thiès. Quand il a été rejeté à Thiès, il est allé militer à Ndioum.» L’intégration de Cheikh Oumar Hann à Ndioum, cité d’origine de ses parents, sera facilitée, selon des témoins, par l’ancien maire de la localité, Habibou Datt, mari de Oumou Salamata Tall. Les deux hommes étaient des alliés politiques et, de 2002 à 2009, Cheikh Oumar Hann a été le premier adjoint au maire de cette ville du nord. «Aux Locales de 2009, ils se représentent mais sont battus par l’ancien directeur général du Cosec, Amadou Kane Diallo, devenu maire de Ndioum.» Macky Sall, lui, rempile à Fatick sous la bannière de la coalition «Dékkal Ngor», regroupant les partis alliés du leader de l’Alliance pour la République (Apr).
Cheikh Oumar Hann, qui a gardé les meilleures relations avec Macky Sall n’aura aucun scrupule à le rejoindre au second tour de la Présidentielle de 2012. Vieux Sow se rappelle le spectaculaire retournement de veste de Cheikh Oumar Hann : «Lors d’une réunion du secrétariat permanent d’Aj/Pads en 2012, il a voulu convaincre nos camarades de gauche de soutenir Macky Sall au second tour de la Présidentielle. Mamadou Diop Decroix et nos camarades avaient décidé d’être du même bord que Me Abdoulaye Wade. Cheikh Oumar Hann, qui avait senti que les carottes étaient cuites pour le Président sortant, décide de quitter Aj/Pads pour soutenir Macky Sall. Il n’a pas attendu la tempête marron-beige qui va emporter Wade.» Cheikh Oumar Hann aurait voulu faire payer à Me Wade son refus de le nommer ministre plein. «Mamadou Diop Decroix avait 3 secrétaires généraux adjoints. Il y avait Seydou Touré qui était directeur général d’une société nationale, Mouhamadou Daff était président de conseil d’administration (Pca), Cheikh Oumar Hann était le seul Sga qui n’avait pas de poste de responsabilité dans l’appareil d’Etat. Il a très mal pris cela. Il n’a donc pas hésité à rejoindre Macky Sall au 2nd tour», explique Vieux Sow. Il ajoute : «Je ne dis pas qu’il n’a pas de vertus politiques, mais il a au moins beaucoup de qualités humaines. Il donne tout ce qu’il a. Quand il a un million de FCfa en poche, il peut le distribuer tout de suite et se retrouver avec zéro franc l’heure suivante. C’est sa nature. Il donne sans compter.» Jusque dans ses croyances… religieuses qu’il partage également avec Macky Sall.

Le Président et son ministre ont le même marabout

Une grande partie de la confiance à toute épreuve que le chef de l’Etat accorderait au ministre de l’Enseignement supérieur est à chercher à Louga, auprès de la famille Omarienne. Cette famille religieuse, plus précisément son Khalife actuel, Thierno Bachirou Tall, est, selon beaucoup de témoignages, le point d’ancrage entre les deux hommes. «Pour ne pas exagérer, explique un proche du marabout, je dirais juste que Cheikh Oumar Hann fait partie des hommes de confiance du Khalife. Il est dans le premier cercle de proches du saint-homme. C’est à lui qu’il avait confié les travaux pour le désenclavement de la ville de Halwar. Et ce sont les mêmes relations que le Président entretient avec le marabout, qui est également un ami et un père pour lui. En signe d’affection à Macky Sall, il lui a récemment offert une maison à Louga.» C’était en janvier dernier, lors de la 56e édition de la ziarra annuelle de la famille omarienne dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall.
Entre Macky Sall et Cheikh Oumar Hann, la relation déborde même du lit du sentimentalisme, de l’historicité des rapports familiaux et du spirituel, elle aurait aussi épousé les formes d’une stratégie politique. «Dès les premières fuites du fameux rapport, le Président a encaissé le travail de l’équipe de l’Ofnac comme une attaque à son encontre personnelle, explique un proche du Palais. Outre la personne de Cheikh Oumar Hann, il se sent visé par une enquête qui cherche, selon lui, à éclabousser sa mandature. Déjà que pour le Président, l’Ofnac a outrepassé ses prérogatives dans cette affaire. Macky Sall ne veut pas aussi offrir Hann comme une victime sacrificielle pour tenter de se donner bonne conscience ou de contenter une partie de l’opinion qui lui est défavorable.» Mieux, il y aurait, en arrière-plan, une stratégie politique derrière ce soutien accru du Président de la République à son ami Cheikh Oumar Hann. «C’est en partie pour réduire l’ascension du ministre Abdoulaye Daouda Diallo à Podor, explique un célèbre parlementaire. En appuyant et renforçant Cheikh Oumar Hann, Macky Sall a aussi voulu atténuer la puissance d’Abdoulaye Daouda Diallo à qui on prête une ambition présidentielle à Podor.» De quoi offrir une énième grille de lecture et complexifier davantage l’exégèse du rapport entre un Président et «son» ministre dont la relation reste sourde face à la clameur des vigies de la bonne gouvernance.OUSSEYNOU MASSERIGNE GUEYE & SOPHIE BARRO

Abdoul Mbaye sur sa collaboration avec Macky Sall en tant que Premier ministre « sincèrement, je n’ai pas de regret »

https://www.jotaay.net/Abdoul Mbaye revient à la charge. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, l’ancien Premier ministre (avril 2012-septembre 2013) a mis à nu la situation économique du pays, caractérisée, pour lui, par une mauvaise gestion, qui a naturellement comme conséquence un ajustement structurel, que le régime tente de présenter sous des termes politiquement corrects. Sur son compagnonnage avec Macky Sall, il note que ce dernier a renié ses engagements de base, au point qu’il a du mal à comprendre comment le Macky Sall d’aujourd’hui en est arrivé à être si différent de celui qu’il a connu. Abdoul Mbaye n’a également pas raté les responsables Apr qui le traitent de mécontent, notant qu’ils sont incapables de donner un minimum de sens intellectuel et de la hauteur à un débat politique, c’est pourquoi ils se rabattent sur les attaques ad hominem. Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et la travail, qui reconnait qu’il est difficile d’évoluer dans le champ politique, déplore l’image de la politique et des politiciens renvoyée aux Sénégalais et le rôle prépondérant de l’argent dans le champ politique.
Les Echos : Récemment, vous avez décrié la situation économique et sociale du pays, en prédisant même une année 2020 difficile. Maintenez-vous cette appréciation et sur quoi vous basez-vous ?
Abdoul Mbaye : Je n’ai pas véritablement décrié, je n’ai fait que décrire la situation économique et en partie sociale du pays, telle qu’elle se présente. Au regard non seulement des politiques mises en place par le gouvernement, mais également au regard des conséquences de ce qu’ils ont fait. Eux, ils utiliseront des termes plus polis, plus politiquement corrects, en évoquant la restauration de l’équilibre budgétaire, la recherche d’un ralentissement de la dégradation des payements extérieurs… Mais ce qui est sûr, nous vivons une situation d’ajustement structurel, depuis au moins le début de cette année. Et cet ajustement structurel est la conséquence de mauvaises décisions, d’une mauvaise gouvernance du Sénégal. Quand vous gérez mal un pays, vous avez ça comme conséquences : déficit commercial, déficit budgétaire, déficit de payements extérieurs. Et il faut corriger tout ça par un ajustement.
Le Sénégal a régressé à l’indice de la démocratie, passant même d’un régime à démocratie imparfaite à un régime hybride, c’est-à-dire entre la démocratie et l’autoritarisme. Avez-vous fait le même constat ?
Mais nous le faisons depuis longtemps. Les observateurs étrangers viennent toujours avec un peu de retard. Nous dénonçons le recul démocratique dans ce pays depuis 2015. C’est un constat de tous les jours. Et au niveau de notre parti, on parle de soft dictature. Pourquoi soft dictature, parce que le Président Macky Sall se débrouille bien dans ses relations avec l’international. Il continue à faire croire que tout va bien. Une démocratie est affaiblie, une démocratie recule, dès lors que le principe de la séparation des pouvoirs est remis en cause par l’exécutif, qui est déjà fort. Avant même qu’il n’apporte ces modifications constitutionnelles, il y a quelques années, nous considérions que le régime présidentiel au Sénégal était un régime excessif, parce que le président de la République est une clef de voûte absolue et qu’il lui est facile de contrôler au moins l’Assemblée nationale. Mais, plus grave, on a rendu la justice particulièrement dépendante. L’appareil judiciaire est devenu une machine à écraser des opposants. Ça n’échappe à personne. C’est clair. Alors que déjà, il n’était pas très important, le pouvoir de l’Assemblée nationale, on lui a enlevé la possibilité de motion de censure contre le gouvernement, en supprimant le poste de Premier ministre. Aujourd’hui, le président de la République contrôle une Assemblée nationale à 100%. Et pourtant, les promesses du candidat Macky Sall étaient de rechercher et de mettre en place un système de démocratie renforcée, par une Assemblée nationale du citoyen, par une justice indépendante et un exécutif soucieux d’une bonne gouvernance au service des citoyens. Aujourd’hui, ce qui est mis en œuvre est en total déphasage avec ce qui était annoncé, avec un régime et un Président qui magnifient le wax-waxeet. Une trahison de sa part.
Les responsables de l’Apr vous accusent d’acharnement, car vous en voulez au Président Macky Sall, pour vous avoir limogé du poste de Premier ministre…
Vous savez, quand vous avez une opinion qui a été émise, répondez à l’opinion qui a été émise. Donnez des arguments. Non seulement nous parlons, mais nous prenons le soin d’écrire et nous faisons des productions. Il est important dans un débat politique qu’il puisse être un minimum intellectuel. Ils ont cette difficulté à prendre de la hauteur. C’est pourquoi ils s’en tiennent à des attaques ad hominem, en disant : il est fâché, il n’est pas content…
Le président lui-même a souligné que si aujourd’hui vous dites qu’il n’a pas de vision, c’est peut-être parce que c’est vous-même qui ne voyez plus….
Le programme c’est quoi ? Le programme, je le défends toujours. Vous m’entendrez toujours dire : la patrie avant le parti.  Vous m’entendrez toujours dire : gouvernance sobre et vertueuse du bien public. Moi je n’ai pas bougé de mes engagements. Ce sont des engagements qui ont été pris, mais malheureusement…
Donc à votre avis, cette vision de base a été dévoyée ?
Évidemment ! c’est la réalité.
Est-ce que c’est facile pour vous de critiquer un régime que vous avez servi ? Ce n’est pas délicat. 
Non, le problème n’est pas de critiquer un régime. Je critique une ligne de conduite. Dès lors qu’elle ne correspond plus à la précédente, on est obligé d’être critique. Mais je vous renvoie la question. Que disent-ils de Macky Sall qui s’oppose à Abdoulaye Wade ? Il est arrivé un moment où la ligne de conduite d‘Abdoulaye Wade ne convenait plus à Macky Sall. Macky Sall qui doit tout à Abdoulaye Wade. Je dis bien tout. Chef de service, Dg, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, par la grâce d’Abdoulaye Wade. C’est lui qui l’a fait. Il faut également dans notre pays qu’on se mette dans des perspectives historiques. Il est totalement logique que l’on puisse, en un moment, ne pas se retrouver dans la ligne défendue par celui qui était dans une autre posture, à partir du moment où il a changé de posture et que sa nouvelle posture ne vous convient pas. Le problème est ailleurs. Est-ce que Macky Sall est encore aujourd’hui dans la dynamique qui était la sienne en 2011-2012, avant son élection ? Est-ce que signer un décret sur la base d’un faux rapport de présentation qui permet à votre frère de bénéficier avec ses complices de puits pétrolier du Sénégal, c’est de la bonne gouvernance ? Où est le secrétariat d’Etat à la Bonne gouvernance qui a été créé au début du mandat et qui était une traduction des préoccupations principales du Président Macky Sall ? On n’en parle plus. On n’ose même plus en parler. Voilà les vraies questions qu’il faut poser. Voilà là où il faut mettre le doigt. Est-ce que c’est normal d’affaiblir à ce point les corps de contrôle de ce pays ? Au point de ne donner aucune suite aux recommandations qu’ils formulent consistant à poursuivre tel directeur de société ou d’agence ?
Où est la bonne gouvernance ? C’est ça le problème. Le problème est que lui, il n’est plus dans la dynamique de la démarche qui avait créé cet engagement, en tout cas le mien. Parce que je ne devais pas à Macky Sall autre chose que servir mon pays. 
Aujourd’hui, avec le recul, quels sont vos regrets et vos satisfactions après avoir servi l’Etat aux côtés de Macky Sall ?
Il n’y a aucun regret, très sincèrement. Ce fut une expérience formidable, parce que jamais à un tel niveau, je n’avais été au service de mon pays. J’ai servi mon pays à d’autres niveaux, en détachement auprès du gouvernement du Sénégal. J’ai servi mon pays dans le football, dans l’athlétisme…mais jamais à un niveau tel que celui de Premier ministre. Et je n’ai commis aucun acte qui pourrait aujourd’hui jurer avec ma morale, avec mon éthique. Je suis satisfait de ce que j’ai fait. Et très sincèrement, je ne le faisais pas pour Macky Sall, mais pour mon pays, en ayant conscience ou croyant, c’est peut-être là que je me suis trompé, que je servais une politique sincère et une sincérité politique… Bon je peux être utilisé…mais sincèrement je n’ai pas de regret
Aujourd’hui, que retenez-vous de l’homme Macky Sall que vous avez côtoyé ?
Jusqu’à présent, parfois, je me demande comment le Macky Sall d’aujourd’hui peut être à tel point différent de celui que j’ai connu ? Très sincèrement, il m’arrive de ne pas comprendre. Peut-être aussi, c’est le propre des politiciens sénégalais. Cette capacité à montrer un visage et à en cacher un autre. Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas jusqu’à présent.
Vous êtes arrivé récemment dans le champ politique, avec un nouveau parti. Est-ce que c’est facile ou difficile d’évoluer dans le champ politique sénégalais ? 
Ah ! C’est difficile. C’est difficile, personnellement, c’est comme ça que je l’expérimente, parce qu’il y a des habitudes ; il y a une conception de la politique, de l’homme politique des Sénégalais. Et notre ambition est d’ailleurs de changer cette conception. Les dirigeants, les hommes politiques ont réussi à faire croire aux Sénégalais que le politicien, c’est quelqu’un qui travaille pour lui ; et donc quand vous essayez de l’aider, quand vous essayer de voter pour lui, vous devez recevoir quelque chose de lui, parce que c’est lui que vous aidez. Or, l’homme politique, il se met au service des citoyens, il se met au service de son pays. Malheureusement, c’est une vieille pratique. Et il faut éveiller les consciences. Il faut réveiller les Sénégalais et leur demander d’être plus sélectifs dans le choix de leurs dirigeants, à l’occasion des élections présidentielle et législatives. Et qu’ils orientent leurs choix vers d’autres critères que les critères d’argent, d’achat de conscienceEntretien réalisé par Mbaye THIANDOUM

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